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Guide francophone à Siem Reap? English translation pending
by Saintex94 · 2013-02-18 · 52 replies
Bonjour à tous, Je pars à Siem Reap mercredi 27/02, et je cherche en vain un chouette guide francophone qui puisse nous aider à sortir un peu des sentiers battus. J'ai essayé plusieurs contacts indiqués sur VF, mais aucune réponse. J'attends votre aide avec impatience Merci à tous
Mongolie - juillet 2012 English translation pending
by ARD07 · 2012-11-01 · 4 replies
Ce carnet est réalisé par copie des articles de notre blog (fait pour notre famille et nos amis); ce n'est donc pas un vrai carnet comme certains rédigent. Il peut cependant donner une idée de parcours dans ce superbe pays.

Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.

Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.

Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.

Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.

Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.

Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!

Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4

Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.

Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6

Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7

Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8

Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.

Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.

Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.

Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…

Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.

Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!

Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.

Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.

Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!

Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8

Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).

Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.

Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!

Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.

Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota

Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.

Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.

Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.

Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Où faire la fête dans le monde? English translation pending
by AnaBannana · 2012-05-18 · 95 replies
Bonjour,

L'année dernière je suis partie avec une amie en Asie (Cambodge, vietnam, laos et thailande) pendant 2 mois.

Cette année je souhaite repartir dans une destination lointaine (800€ de budget d'avion)

Nous souhaitons une destination pour faire la fête, voir de magnifique paysage, profiter de la plage (on travail assez dur toute l'année).

On pense partir de mi aout à mi septembre

Nous prenons toutes les précautions nécessaire mais nous souhaitons quand même une destination sécuritaire.

Avez vous des idées de destination à nous proposer.

Bonne soirée
Une semaine à Chypre en avril 2012 English translation pending
by Lucbertrand · 2012-05-16 · 1 reply
Une semaine à Chypre avril 2012

Nous sommes partis pour une semaine à Chypre, île de quelques 9100 kilomètres carrés et possédant une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Nous avons choisi cette destination car à cette époque de l’année nous voulions aller dans une contrée où il ne ferait pas très froid. Et comble de l’ironie, cette sélection, car je ne voulais pas aller en Ecosse à cause de la conduite à gauche ! Tout voyage est toujours enrichissant, même si ce que l’on découvre est presque à l’opposé de ce qu’on imaginait dans ses rêves. Mais j’ai bien conscience qu’en une semaine il est illusoire de vouloir se faire une idée définitive d’un pays, même s’il s’agit d’une île de petite taille. Cependant je vais livrer les impressions que j’ai ressenties durant cette période, bien que de nombreux endroits comme la vallée des cèdres ou la zone turque, hors Nicosie me restent inconnus. Nous avons parcouru avec notre voiture de location un peu moins de mille kilomètres, ce qui nous a permis néanmoins de se faire une assez bonne idée de l’île.

Lundi 9 avril Nous voilà donc débarquant à la nuit tombée à Larnaka. Nous y sommes attendus, on nous remet les différents documents de notre voyage prévoyant sept nuits sur place, deux à Larnaka, deux à Limassol et trois à Paphos. Ces formalités vite expédiées, nous prenons possession de notre véhicule de location, une Ford focus. Elle se révélera être un véritable veau, pas plus de 110 sur autoroute et dans les nombreuses côtes de l’île souvent nous nous traînerons à moins de cinquante à l’heure. Mais ce ne sera pas plus mal, car on circule à gauche et les autochtones ont tendance à rouler très mal et se garent n’importe comment. Donc la prudence sera de mise à chaque instant. Ce premier soir nous voilà partis du parking des voitures de location à la recherche de notre hôtel quelque part dans Larnaka. Cela me fait bizarre, ce véhicule avec volant à droite et levier de vitesses à gauche. Les premiers kilomètres nécessitent une accoutumance. En effet, je ne suis pas du tout habitué à passer les vitesses de la main gauche. Ce n’est pas brillant au début, et Adrien mon passager avant se charge de manœuvrer ce satané levier de vitesses. Les quelques dix kilomètres pour se rendre à notre hôtel en bord de mer en pleine ville nous demandent quelques tours et détours. S’engager dans des grands ronds-points par la gauche me fait violence mais enfin il faudra s’y faire. Nous voilà enfin arrivés. La partie de la ville où nous nous trouvons n’a aucune caractéristique, lieu de tourisme sans cachet ressemblant à tout ce que l’on peut trouver, là où la mondialisation s’est installée. Notre hôtel, deux étoiles, se dénomme les palmiers, notre chambre donne sur une ruelle glauque, très bruyante, un café genre dancing distille ses braillements et les clients quelque peu éméchés nous gratifient de leurs cris et rires lorsqu’ils quittent l’endroit ou tout simplement lorsqu’ils s’en grillent une devant. Mardi 10 La nuit fut cependant acceptable. La salle de restauration pour le petit déjeuner était belle et claire avec vue sur la mer. Pour notre première journée nous décidons d’aller visiter la capitale Nicosie, avant de rejoindre Limassol, où nous séjournerons deux nuits. Nous empruntons l’autoroute et en quelques quatre-vingt kilomètres nous voilà rendus dans la dernière ville au monde à être partagée entre deux pays. En effet, en 1974 les Turcs ont envahi la partie nord de l’île et l’occupent toujours. Nous laissons la voiture dans un parking dans la zone grecque et partons en direction de l’un des différents points de passage à pied. Là, nous nous mêlons aux touristes qui attendent pour se faire délivrer le papier qui permettra de passer de l’autre côté. Les douanières turques me font penser à certaines grosses matrones croisées dans les administrations des pays de l’est ! Mais tout se passe rapidement et munis de notre sésame nous franchissons la ligne verte et nous trouvons brusquement dans une ambiance beaucoup plus balkanique et orientale. Nous avons pris le temps de visiter quelques bâtiments, un ancien caravansérail transformé en centre commercial, une mosquée construite à partir d’une église, un peu à la manière de Sainte Sophie à Istanbul. Dans un restaurant turc dont la terrasse était envahie de chats nous nous sommes restaurés et reposés. Avant de quitter la ville, une promenade nous a perdus dans les vieux quartiers turcs, qui par leur architecture me rappelaient un peu les villes albanaises. Une dernière visite de mosquée dans la partie grecque, je suis intrigué par une grosse horloge sous laquelle de nombreuses heures sont affichées. Piqué de curiosité, je m’adresse à l’imam qui me renseigne, il s’agit des heures de prière. Chaque jour elles sont modifiées en se calquant sur les horaires du lever et du coucher du soleil. Il est temps de retourner à la voiture pour prendre la route de Limassol. Nous commençons par prendre une mauvaise direction, une route assez étroite et très passante, une circulation rapide, les distances de sécurité complètement ignorées, et tout cela en circulant à gauche, un vrai cauchemar ! Nous finissons par nous retrouver et prendre l’autoroute. Rouler dans ces conditions est très fatigant. Heureusement, les parcours ne sont jamais bien longs. Après une heure de route et quelques quatre-vingt kilomètres nous rejoignons Limassol. Notre hôtel ne se trouve pas très loin du bord de mer, dans un immense espace de blocs en béton d’une quinzaine d’étages. Très surprenant, nous qui pensions visiter une île ayant gardé son cachet de petits ports de la Méditerranée ! Nous sommes bien installés, mais une fois de plus nous réalisons la défiguration consécutive à la construction débridée. Je commence à vraiment comprendre les Corses qui s’opposent avec acharnement et parfois avec violence aux promoteurs, prêts à toutes les défigurations pour gagner toujours plus d’argent. Le buffet de l’hôtel est gargantuesque, et bien entendu nous ne savons pas nous réfréner et nous empiffrons. Ces vacances, où tous les soirs et tous les matins nous sommes tentés par d’énormes tas de victuailles, sont d’autant plus terribles que nous ne savons absolument pas y résister ! Aïe ! Aïe ! Aïe! Où sont nos vœux pieux d’écologie ! Mercredi 11 Nous avons la journée entière pour rayonner autour de Limassol. Dans un premier temps nous nous dirigeons vers la presqu’île à l’ouest de la ville. Là se trouve un salar. Chouette ! Cela me rappellera la Bolivie et ses vastes étendues de sel. Mais à cette époque de l’année, il s’agit d’un grand lac, le long duquel nous nous déplaçons en voiture sur un sol dur, compacté par les roues des véhicules. Nous sommes pratiquement seuls, pas un être humain en vue. En bord de mer, un bar restaurant. Nous y faisons halte pour prendre un café. Une pluie diluvienne, comme seules les régions méditerranéennes en ont le secret, s’abat. Du toit une véritable cascade descend dans un grand fracas, phénomène très impressionnant, bien qu’il soit de courte durée. Les couleurs de la mer et du ciel sont extraordinaires, présentant toutes les gammes du blanc au gris anthracite. Nous ne pouvons aller au bout de cette presqu’île, en effet une base militaire anglaise y est installée. De grandes clôtures en barrent donc l’accès. Le nombre de militaires britanniques semble important, nous verrons d’autres installations de grandes dimensions. Nous quittons ce petit bout de terre désert, après avoir bien sali notre voiture de projections d’eau sableuse et boueuse. Nous prenons la direction du site archéologique de Kourion, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. Chaque fois que l’altitude est faible, la campagne chypriote regorge d’arbres fruitiers, tout particulièrement les oranges y pullulent. A l’intérieur des villes, par endroits les trottoirs sont jonchés de ces fruits tombés. Le site archéologique est de toute beauté, perché sur des monticules permettant une vue extraordinaire sur la côte escarpée qui s’étend en contrebas. Lieu majeur de l’île, nous n’y sommes bien évidemment pas seuls. Les mosaïques, bien protégées sont conservées dans de bonnes conditions et se révèlent magnifiques. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres de tout premier plan à Paphos. Le ciel tourmenté permet des contrastes particulièrement esthétiques entre colonnes de pierre, mer et nuages. Un temps incertain peut parfois apporter le désagrément de la pluie, mais généralement la nature et les sites sont mis en valeur autrement mieux que sous un ciel d’azur, qui uniformise les couleurs et les rend ternes. A près cette visite, nous nous arrêtons dans un village où nous déjeunons dans un restaurant tenu par une anglaise. Nous découvrons le mezzé, menu particulièrement copieux, les plats de viandes et de crudités défilent, défilent presqu’à l’infini ! On peut en compter une trentaine ! En ce qui nous concerne, ils étaient un peu moins nombreux, mais en comptabilisant les différentes sauces, multiples légumes et viandes, cela devait faire le compte. Puis retour à Limassol où nous retrouvons notre hôtel 4 étoiles, logé dans son immense barre d’immeubles. Cela doit sans doute donner un avant-goût d’une visite dans les pays du Golfe. Cela me rappelle aussi la période où j’ai travaillé en Arabie Saoudite ! Afin de parfaire notre digestion et faire un peu d’exercice physique nous partons pour une longue promenade le long du bord de mer. Large esplanade, sur laquelle court une piste cyclable, nous nous déplaçons entre mer et béton. Sur l’eau de nombreux bateaux, sans doute pétroliers et transports de fret, sont ancrés et attendent sagement leur tour de rejoindre le port. Nous sommes en pleine semaine pascale et de gros œufs sont disposés en un vaste champ. Nous aurons l’occasion d’en voir à plusieurs reprises. Notre randonnée nous conduit dans la vieille ville en pleins travaux. Il est étonnant de voir une multitude de gros véhicules souvent neufs, BMW, Porsche Cayenne, Audi etc. La crise européenne, voire mondiale, ne frappe manifestement pas tous les Chypriotes ! Peut-être s’agit-il de riches étrangers résidant sur l’île ?

Jeudi 12 Ce troisième jour à Chypre, notre exploration nous conduit en son centre. Le point culminant se dénomme le Mont Olympe et il atteint presque les deux mille mètres d’altitude. Lorsque l’avion était en approche de l’aéroport de Larnaka, nous l’avons survolé, il était encore bien enneigé. La route que nous prenons n’est pas trop passante et la conduite n’est pas pénible, mais demande cependant de l’attention. En effet, dès que je passe en mode réflexe, j’ai tendance à me mettre à conduire à droite. A plusieurs reprises le passager avant, et parfois l’une des passagères arrière, me rappellent qu’il faut rester à gauche. Je me souviens de ce jour en Ecosse, il y a déjà bien longtemps, sans la présence d’esprit de mon fils qui m’avait pris le volant, car à ses injonctions « à gauche Papa », je tournais stupidement la tête et cherchais du regard quelque curiosité naturelle, ça se serait très mal terminé ! Alors, devant mon incompréhension mon fils dans une courbe sans visibilité avait ramené la voiture à gauche d’un coup de volant, et quelques secondes après nous croisions un véhicule se déplaçant à vive allure. On l’avait échappé belle. Cela m’avait profondément marqué et depuis je n’aime pas du tout devoir conduire dans les pays où l’on roule à gauche. Nous voilà dans la neige, à la petite station de ski au pied du Mont Olympe, effectivement le manteau neigeux est encore épais. Le lieu n’est pas très caractéristique, quelques bâtiments modernes. Nous nous arrêtons prendre un café. De ce promontoire, nous bénéficions d’une vue panoramique. Devant nous jusqu’à la mer à une cinquantaine de kilomètres, la montagne déroule ses pentes couvertes de pins, de façon régulière. Aucune paroi rocheuse ne vient apporter une touche montagnarde à cet immense déroulé d’arbres. Ensuite, nous partons à la découverte des villages qui s’accrochent sur ces montagnes. Nous ne leur trouvons pas un charme particulier, ni par leur situation ni par leur agencement ni leur architecture. Cependant, nous aurons le plaisir de visiter deux vieilles églises orthodoxes, dont les fresques multi centenaires sont de toute beauté et dans un bel état de conservation. Dans le village de Pedoulas nous déjeunons, comme d’habitude de façon presque pantagruélique. Mais je fais particulièrement attention au vin, car outre la réglementation, conduite à gauche oblige, je dois redoubler de précaution. Nous prenons la route de Paphos, à travers la montagne par un chemin sinueux sans trop de circulation. Non décidément les paysages, bien que sauvages, ne m’enthousiasment pas. Cela me fait un peu penser à la garrigue entre la vallée du Rhône et Nîmes. Pas de grandes parois pour rehausser ces vastes moutonnements couverts de végétation méditerranéenne. Je suis peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Quelques kilomètres avant la ville de notre destination nous rejoignons l’autoroute et rapidement nous sommes dans la circulation de l’agglomération. Nous avons quelque peine à trouver notre lieu de chute pour les trois nuits à venir. Il ne s’agit pas d’un hôtel, mais d’un petit appartement dans un village de vacances. Exactement ce que nous n’aimons pas, Danielle semble catastrophée ! Décidément nous sommes bien formatés et pas faciles à contenter. Bon enfin, pour nous consoler, les buffets seront toujours aussi copieux et nous nous situons juste entre deux sites archéologiques que nous irons visiter sans prendre la voiture. D’autre part, la mer est toute proche, bien que nous ne la voyions pas. Cela me donnera l’occasion d’aller y jeter ma canne à pêche et d’attraper quelques poissons aux couleurs vives, comme la Méditerranée en recèle tant. Mais très précautionneusement je les décrocherai et leur rendrai leur liberté, d’ailleurs ils ne demanderont pas leur reste pour s’enfuir non à tire-d’aile mais à « tire-nageoire ».

Vendredi 13 Ouille ! Vendredi 13, heureusement aujourd’hui nous ne prévoyons que des déplacements à pied, car superstition et conduite à gauche doivent probablement constituer un mélange détonnant, que je n’ai pas envie d’expérimenter ! Nous partons donc à pied pour le site archéologique des tombeaux des rois. Nom qui pourrait prêter à sourire, car justement il n’y a jamais eu le moindre os de roi enseveli dans ce lieu. Ce nom est dû à la grandeur des constructions. Il s’agit en fait des riches de ces époques lointaines qui se faisaient ensevelir de cette façon, entre le 3ème siècle avant J.C jusqu’au 3ème siècle après J.C. Ce mode d’ensevelissement dans de grandes demeures creusées en sous-sol à même la roche est hérité de la tradition ancienne égyptienne, qui voulait que les morts puissent évoluer dans des espaces qui leur rappelaient leur vie de leur vivant. Sur cet immense espace face à la mer, on descend dans de multiples cryptes, qui pour certaines sont sculptées de magnifiques colonnes qui rendent la grandeur et le luxe des villas qu’occupaient les défunts lors de leur passage terrestre. La roche est de couleur ocre, et l’on imagine d’autant mieux les déserts où s’épanouissent les merveilles égyptiennes. Après une matinée déjà bien chargée à courir à travers les tombes, nous décidons de partir cette fois-ci encore à pied vers le vaste site archéologique de l’ancienne ville de Paphos. De note lieu de résidence nous y accédons par une promenade de quelques deux kilomètres qui nous conduit au port de la ville. L’entrée du site se trouve pratiquement sur le port. L’endroit est très vaste, la visite vaut vraiment le détour pour ses magnifiques mosaïques de grandes dimensions et de parfaite conservation. Elles racontent des scènes de la mythologie grecque, de mortels ou de dieux s’adonnant à leurs passions, comme la chasse.

Samedi 14 Nous partons pour la visite de la presqu’île d’Akamos à l’ouest de Chypre. La fontaine d’Aphrodite est l’une des curiosités du lieu. Il s’agit d’une source sortant d’une petite falaise et remplissant un bassin au pied des rochers. L’endroit est joli, la vue sur la mer vaste. A Polis nous aimerions visiter l’église Agios Andronitos, mais malheureusement elle est fermée. Son extérieur était cependant prometteur. Nous remontons ensuite le long de la côte un peu plus au nord vers San Barbara, où nous déjeunons d’un mezzé de poissons. Là encore le nombre de plats est impressionnant, poissons nombreux, poulpes, et nous accompagnons tout cela d’un excellent vin blanc local. Nous hésitons à poursuivre vers le nord en direction de la vallée des cèdres, mais personne n’est prêt à me relayer au volant, et nous reprenons la route de Paphos. Dans la périphérie de cette dernière nous nous rendons dans le village de Geroskipou, dont l’église est réputée. Nous ne serons pas déçus. Extérieurement et intérieurement elle est l’une des plus esthétiques qu’il m’ait été donné de contempler. Elle date du IX siècle et son état de conservation, comme celui de ses fresques, est excellent. Comme nous sommes en période pascale, sur la place de l’église de gros œufs multicolores accompagnés d’énormes poules et poussins aux tons pour le moins criards se laissent admirer. Un gros bûcher au bois bien sec n’attend que l’étincelle du soir pour embraser la fête.

Dimanche 15 Dernier jour à Chypre, nous rejoignons Larnaka, car nous prenons l’avion demain matin. Nous y arrivons un peu avant midi, jour de la Pâque orthodoxe. Nous avons droit à midi à un buffet spécial fête avec un agneau pascal à la broche qui embaume la terrasse de l’hôtel. Des danseurs et danseuses aux habits traditionnels hauts en couleurs nous offrent un spectacle à base de danses et musiques grecques, qui me rappellent avec nostalgie lorsque j’habitais dans les Balkans en Albanie. L’après-midi sera calme, j’en profiterai pour aller prendre un bain de mer. Je suis seul, la piscine couverte, elle étant comble. L’entrée dans l’eau est difficile, mais une fois que j’y suis, que c’est bon !

Lundi 16 Dès huit heures, nous nous pointons à l’aéroport. Pour commencer, il nous faut rendre notre véhicule de location. On nous avait dit de le laisser sur le parking en déposant les clefs sous le tapis passager. Mais ce parking est bondé, ce qui nous oblige à laisser notre Ford Focus en double file. Mais les loueurs ne l’entendent pas comme cela. En effet, notre agence s’appelle San Andeas et aucun emplacement ne lui est attribué, donc nous nous faisons chasser par les institutionnels comme Europcar. En désespoir de cause, après avoir été sommé d pousser notre véhicule par différents institutionnels, presque catimini, nous l’abandonnons et nous enfuyons presque. Cela ne fait pas très sérieux, et nous ne recommanderons pas forcément ce type d’agence. Les derniers souvenirs que j’ai de cette semaine, ce sont les îles de la Mer Egée que nous survolons durant le retour. Visions fabuleuses de ces myriades de terres disséminées dans la mer. Peut-être un futur projet ? C’est la première fois que je voyage de cette façon, avec les lieux de chute programmés par agence ainsi que billets d’avion et location de véhicule fournis. Cela nous a coûté à quatre de l’ordre de 1100 ou 1200 euros par personne. Il est vrai que nous n’avons pas trop regardé à la d��pense hors forfait. Mais j’ai trouvé que les logements n’étaient pas toujours placés au mieux, quant à l’environnement immédiat. Nous aurions pu je pense trouver au jour le jour sans trop de difficulté, ce qui nous aurait laissé plus de liberté quand à notre vagabondage à travers l’île. Ce n’est que mon point de vue, car pour les trois autres participants, la petite incertitude du point de chute pour la nuit était plutôt génératrice de stress. Mais la prochaine fois que nous partirons tous les quatre direction les pays baltes, je les ai persuadés de partir un peu plus à l’aventure, même si en définitive cela nous coûtera peut-être plus cher, car nous aurons systématiquement tendance à aller dans des hôtels d’un certain standing. Mais ce n’est pas certain car dans ces pays, je me souviens de certains logements chez l’habitant de très bonne qualité, permettant un excellent contact avec la population et le tout pour un prix dérisoire, mais généralement assez loin des grandes villes.
Retour de croisière dans les Caraïbes sur le Carnival Dream du 11 au 18 février 2012 English translation pending
by Erijac · 2012-03-18 · 22 replies
Nous prenons un peu de temps pour faire notre CR après une croisière dans les Caraïbes du 11 au 18 février 2012 sur le Carnival Dream, en espérant apporter quelques informations aux membres du forum.

Les escales : Cap Canaveral, Nassau, St Thomas USVI et St Martin.

Jour 1

Départ de Lyon pour Orlando (via Francfort) avec nos 2 enfants (17 et 21 ans) le 9 février sur un vol Lufthansa (très bonne compagnie aérienne).😎

Arrivée à Orlando international airport vers 18h. Nous prenons possession de notre voiture de location chez Hertz (réservée sur le site internet) très simple car ils se trouvent dans l'aéroport. Nous sommes agréablement surpris car nous avons été surclassés et nous avons une belle voiture américaine : une Dodge Charger (photo 1). On ne sera pas trop ridicules sur la route.

Direction l'hôtel (réservé chez expedia) : un Best western (photo 1) que nous recommandons vivement, 5618 Vineland Road, à proximité d'Universal Studios. Chambre spacieuse et confortable, propre, parking non fermé devant, petit déjeuner copieux dans une salle à manger avec suffisamment de places assises. Navette gratuite pour différents parcs. Restaurants, supérette et fast food ouverts tards à proximité.

Jour 2

Super journée à Universal Studios Florida (photo 2), parc à thème Cinéma, beaucoup de productions Universal Studios ont leur attraction (Men in black, shrek 4D...), des spectacles à heures fixes (Blues Brothers...). L'accès en voiture se fait par des routes très larges (photo 3), pas d'embouteillage, une organisation top avec beaucoup de personnel qui nous ont dirigé vers notre emplacement de parking, tellement large et long que nous aurions pu rentrer deux voitures...

Nos attractions préférées : Terminator 2 3D, revenge of the mummy.

Côté restauration, un diner déco année 50/60 (style série happy days). Délicieux hamburgers, les enfants ont adoré 😛 (et nous aussi) ! (photo 4) Pour info, on peut prendre une entrée pour les deux parcs "Universal Studios" et "Islands of Adventure" avec Harry Potter. Pour faire les deux parcs, il faut au moins deux jours. Le soir, à la fermeture des parcs, nous sommes restés à Citywalk (spectacles, bars, restos). C'est gratuit si on est dans les parcs la journée, sinon il faut payer l'entrée et le parking. (photo 5)

Retour à l'hôtel pour boucler les valises car le lendemain nous avons rendez-vous avec le Carnival Dream.
Plongée en apnée à Tela, Honduras English translation pending
by Druffus · 2012-02-19 · 8 replies
Bonjour, j'aimerais savoir si il y a sur place à Punta Sal un site offrant un bateau pour faire de la plongee en apnee car j aimerais m y rendre par mes propres moyens et ce dans la semaine debutant le 23 fevrier 2012. J ai lu sur ce forum par Nicole qu un certain Pierre pourrait m y conduire en faisant escale dans un petit village en montagne. Quels seraient les meilleurs d idees cadeaux pour ces gens? Aussi, y a t il des guichets (interac) dans la ville de Tela? A l'hotel Telamar, y a t il la location de batons de golf pour le 9 troues inclus?

merci

Robert et Denyse
Enchaîner un vol El Nido-Manille puis Manille-Paris le même jour, trop risqué? English translation pending
by Sandie75 · 2012-01-12 · 5 replies
Bonjour,

Nous partons le 15/02 prochain aux Philippines pour 15 jours.

La 1ère semaine, nous allons louer une voiture et nous balader à Luzon, trajet classique, Manille, Baguio, Sagada, Bontoc, Banaue puis retour Manille.

La 2ème semaine, nous avons prévu d'aller à Palawan. Nous arriverons par Puerto Princesa où nous comptons passer 3 nuits (de PP nous irons à la journée à Sabang et probablement dans la Honda Bay) Ensuite direction El Nido pour a priori 4 nuits.

N'ayant aucune envie de repasser une nuit à Manille (on en aura déjà passé 2, la 1ère nuit et une autre au retour de Banaue), on se demandait si c'était faisable de prendre le même jour un vol El Nido-Manille et d'enchaîner le soir même avec notre vol de retour sur Paris (il est à minuit).

J'ai vu qu'il y avait 3 vols par jour avec ITI mais comme c'est des vols charters, on se demandait si c'était vraiment fiable, s'il y avait des annulations fréquentes ... car il n'est vraiment pas envisageable qu'on rate notre vol pour Paris. J'ai envoyé un mail à l'Artcafé d'El Nido, ils m'ont répondu "it should be OK"... 😐 Ca me rassure moyen...

Qu'en pensez-vous ? est-ce vraiment risqué ? est-on prévenu un peu à l'avance des annulations (on pourrait alors se replier sur Puerto Princesa pour revenir sur Manille) ? Peut -on prendre ce risque ? ou suis-je trop parano et il n'y a aucun problème ? Pour info, notre retour est le vendredi 2 mars.

Merci d'avance pour votre aide.

🙂
Périple à moto en 2011 English translation pending
by Minotaure · 2010-11-23 · 78 replies
Salut a tous,

J'aimerai faire un periple à moto pour printemps ou été 2011. Je trouve difficile de se faire accepter par des groupes déjà formés: c'est normal de ne pas chercher un débutant (40 ans) quand on s'entend bien avec ses pots.

Ca fait 11 forums que je cherche a voyager à moto et bien ce n'est pas facile. Je me pose les questions suivantes:

1° ou je cherche aux mauvais endroits 2° ou personne ne veut partir à l'aventure 3° ou les groupes formés ne se mélange pas

Je comprends qu'il n'est pas évident de préparer un trip de plusieurs jours ou plusieurs semaines en Inde ou en Ousbekistan mais en Europe ca me parait plus abordable.

J'attends vos remarques....de Minotaure qui est dans le labyrinthe
Voyage à deux de la France à la Chine en camion aménagé English translation pending
by Tijah · 2010-08-12 · 46 replies
bonjours,

Nous sommes deux bretons qui avons comme projet un voyage France, Chine en camion aménager. nous voudrions savoir d'abord si la route de l'est est une bonne idée d'itinéraire? si 1ans c'est adapter pour avoir le temps de profiter des pays traverse?. combien couterais ce voyage sans compter le prix du camion? si un Mercedes 307D est un bon camion pour ce genre de voyage? et si quelqu'un a déjà fait ce voyage pour nous conseiller?

merci d'avance 😉
Bilan d'un voyage en Égypte hors vallée du Nil en individuel English translation pending
by Schischi · 2010-06-19 · 7 replies
Voyage en individuel en couple en Egypte hors vallée du Nil , un peu plus d'un mois en février 2010; très facile, peu coûteux, egyptiens adorables: pas de bakshish demandé, rien à vous vendre, juste des mots de bienvenue sincères. En bus locaux Aéroport du Caire-Alexandrie (ville et bibliothèque intéressante)-Oasis de Siwa. Oasis vraiment charmante, paisible; balades à pied et excursions aux environs, citadelle de terre..il fait bon y rester quelques jours. De là on peut traverser en 4x4 le désert (intéressant mais pas spectaculaire) pour rejoindre le désert noir et le désert blanc(fantastique) et dormir 2 nuits sous les étoiles (magique). Voir les agences locales de Siwa car personne ne viendra vous embêter ou vous proposer quelque chose. Etre 4 est moins coûteux évidemment.(environ 100 euros par personne si 3 dans le véhicule tout compris, 2 jours et demi). (Possibilité aussi de visiter le désert blanc depuis Le Caire, moins coûteux, sans la grande traversée) - De là on peut rejoindre les autres oasis vers le sud est (Darkla et vieille ville Al Qasr) et possibilité d'aller de Assiout à Louxor et Assouan en train; même le 3ème classe très local et bon marché est autorisé contrairement à ce qui est souvent dit. - Bus Assouan-Hurghada (une horreur, sauf je pense pour les amateurs de plongée); toute la côte est affligée de batiments de béton plus ou moins en chantier ou abandonnés; ça ne fait pas rêver. - Bus Hurghada-Suez: demander à s'arrêter à Zafarana: il n'y a rien à part un motel et une station d'essence dans le désert. Le patron de l'hotel peut louer un pick-up avec chauffeur pour aller admirer les 2 monastères coptes les plus anciens de la chrétienté: St Paul et St Antoine (25 euros le temps que vous souhaitez y compris les 180 km).Fresques magnifiques. - Rejoindre ensuite Suez, son canal et ses cargos puis partir dans le Sinaï en bus local qui passe par Sharm el Sheikh; Dahab est sympa bien que touristique, beau cadre:montagne et mer. Plongée pour ceux qui aiment. - Monastère Ste catherine (moins intéressant que St Paul et St Antoine) mais paysage somptueux; grimpette de 2h1/2 au mont Moïse; guide absolument inutile et pas obligatoire (contrairement à ce que disent des jeunes qui veulent avoir leur gagne pain).Dans la matinée on est les seuls et c'est superbe. Tout le monde grimpe au coucher ou au lever du soleil (belles couleurs c'est vrai). Retour par Port Saïd, vieilles maisons avec balcons de bois, et le Caire. Aller trainer dans le Khan el Kalili, seul, à pied, loin des boutiques pour touristes. On est immergé et balloté dans le flot continuel des egyptiens qui viennent faire toutes leurs emplettes. On peut rester 4-5 jours au Caire sans s'ennuyer; mosquées, palais, souks, quartiers divers..et flaner, discuter.
Itinéraire de quinze jours Jordanie-Syrie: votre avis? English translation pending
by Neuchlord · 2010-04-11 · 27 replies
Bonjour à tous les voyageurs où que vous soyez dans le monde en train d'admirer ses merveilles!

Je reviens vers vous pour solliciter, s'il-vous plait, votre avis sur mon plan de vacances en Jordanie et Syrie. La demande de visa syrien demandant une adresse en Syrie et une date de passage de la frontière, il a bien fallu que j'établisse un petit plan. Mon idée est de louer une voiture dans les deux pays. J'apprécie la route et le sentiment de liberté que l'on peut avoir en conduisant dans ces grands espaces. Néanmoins, c'est quelque chose de nouveau pour moi, est-ce que vous auriez quelques conseils pour qu'il ne m'arrive pas de bricoles?

Voici mon idée d'itinéraire (flexible, bien sûr):

23.05: Amman (Jordanie) 24.05: Madaba et son parc archéologique, cherhcer une chambre dans les environs pour la nuit (Jordanie). 25.05: Mont Nebo et mer morte, départ en fin d'après-midi sur Al Karak (Jordanie). 26.05: Al Karak, départ en fin d'après-midi sur Petra (Jordanie). 27.05: Petra (Jordanie). 28.05: Petra et excursion dans le désert (Jordanie). 29.05: journée de transit, passage de la frontière syrienne, nuit à Bosra. 30.05: Bosra / Monastère Mar Mousa / Seydnaya (Syrie) 31.05: Qanawat / Shahba, départ sur Palmyra (Syrie) 01.06: Palmyra (Syrie) 02.06: Palmyra, départ dans l'après-midi vers l'Euphrate (Syrie). 03.06: longer l'Euphrate et retour sur Damas (Syrie). 04.06: Damas (Syrie) 05.06: Damas (Syrie) 06.06: retour

Je tiens à préciser que je suis un type de vacanciers assez sprinter, s'entend que, pour moi, les vacances ne sont pas faites pour se reposer mais pour découvrir les richesses du pays et les gens mais je ne veux quand même pas bâcler des lieux si magnifiques. Personnellement, j'ai des gros doutes sur ma capacité profiter de l'Euphrate dans mon planning (trop peu de temps dans la zone et beaucoup de kilomètres). J'ai eu plusieurs échos m'annonçant qu'Amman ne valait pas trop le coup d'oeil. Je pourrais donc partir directement sur Madaba et gagner une journée mais arrivant le 23.05 à 3h du matin, je ne suis pas spécialement tenté d'enchainer immédiatement avec la voiture.

Ah oui, si jamais un des voyageurs de ce forum se trouve dans la région dans les mêmes dates, c'est avec plaisir que je fais un bout de chemin avec lui. Rencontrer d'autres voyageurs dans le même esprit de découverte, ça n'a pas de prix! ;)

Salutations à tous et au plaisir de lire vos commentaires.

Neuchlord
Avis sur itinéraire de quinze jours dans l'Ouest américain en avril 2010? English translation pending
by OLS78 · 2009-10-24 · 168 replies
Bonjour à tous,

Ca nous trottait dans la tête depuis longtemps (avec mon épouse) et nous nous lançons dans l'aventure d'organiser un périple de 15j dans l'Ouest pour les prochaines vacances de Pâques du 17/04 au 01/05 avec nos 2 enfants (15 et 18 ans).

A la lecture de nombreuses discutions dans cet excellent forum, nous avons pris comme éléments de base :Éviter une boucle car 15j c'est trop court Oublier Yellowstone à cette période de l'année Envie de dormir une fois dans un Lodge (au Grand Canyon)Nous envisageons donc un Itinéraire de ce type (inspiré du post de Charlène) que nous soumettons

J1 (sa 17): Paris - San Francisco (nuit SFO) J2 (di 18) : San Francisco (nuit SFO) J3 (lu 19): San Francisco (nuit SFO) J4 (ma 20) : San Francisco (nuit SFO) J5 (me 21): Vol intérieur SFO - Las Vegas + (location véhicule Las Vegas) - visite de Las Vegas J6 (je 22) : Las Vegas (nuit Las Vegas) J7 (ve 23) : Las Vegas - Bryce via Valley of Fire - Zion (nuit à Mount Carmel) J8 (sa 24) : Bryce (nuit à côté du parc) J9 (di 25) : Bryce - Page (Lac Powell + Horseshoe Bend) (nuit à Page) J10 (lu 26) : Page (Antelope Canyon) - Monument Valley (nuit à Mexican Hat) J11 (ma 27) : Monument Valley - Grand Canyon (nuit au Grand Canyon) J12 (me 28) : Grand Canyon - Route 66 - LA (ou un arrêt vers Kingman ???) J13 (je 29) : Los Angeles ou Kingman - Los Angeles (Hollywood, Griffith Observatory Park) J14 (ve 30) : Los Angeles (Universal ) J15 (sa 01) : Los Angeles (restitution véhicule) - vol vers Paris tôt le matin J16: arrivée Paris

Cette première "mouture" vous semble t-elle réaliste ? Nous n'avons pas trop de repères sur le nb de km quotidiens que ces étapes représentent.

En ce qui concerne l'avion, nous trouvons des vols A/R Paris-SFO à des prix raisonnables (env 500€/600€), mais les prix "explosent" dès que je cherche des aller simples Paris-SFO (1400€) et retour LAX-Paris (900€) !!!

Auriez-vous une astuce pour trouver ces vols simples moins cher ? Nous nous demandons maintenant si nous ne devrions pas faire une boucle (Paris-SFO-Paris) à cause du budjet avion.....

Merci de votre aide
Choix de circuit à moto aux États-Unis? English translation pending
by JAP35 · 2009-06-28 · 14 replies
Bonjour, à une dizaine d'amis, nous envisageons un périple aux US du 20 juin au 12 juillet 2010. Nous pensons louer 5 motos (probablement chez eaglerider) et une voiture suiveuse (que chacun conduirait à tour de rôle). 1ère question; y a t-il des conditions particulières pour pouvoir changer de conducteurs et pilotes. Pour l'instant, nous avons quelques discutions sur le circuit. Nous arriverons en soirée à Las Végas. Prise des véhicules le lendemain et circuit (route 66, grand canyon, canyon de chinle, monument valley, mesa verde, canyonlands et arches). Jusque là nous sommes d'accord mais pour la suite, on aurait besoin d'avis éclairés. Nous avons plusieurs options: 1)monter sur Grand Teton et Yellowstone (2j aller, 2-3 jours sur place, 2j pour redrescendre vers Capitol reef, brice canyon, zion et retour sur Végas où on rend les motos et fin de séjour avec 2 ou 3 voitures pour death valley 2) on ne fait pas Yellowstone et notre dernière semaine (voiture) nous emmene par la vallée de la mort, bodie, yosemite jusqu'à San Francisco l'idéal étant bien sûr de faire le tout mais en 22 jours ça semble bien présomptueux, non ?
Quelle carte routière pour Californie-Nevada-Utah-Arizona? English translation pending
by Envallis · 2009-04-03 · 24 replies
Hello,

je prépare mon autour SFO-Yosemite-DV-Vegas-Bryce-MV-GC-Phoenix, et je vais donc traverser 4 états...

Pour l'instant j'(ai acheté à la Fnac une carte routière Marco Polo qui couvre tout l'Ouest des USA, depuis le Colorado et jusqu'au Canada... c'est pas mal pour repérer ne gros l'itinéraire, mais par exemple de nombreuses villes qeu l'on me consille ici pour passer la nuit ne sont pas reportées (échelle trop grande : 1cm=2km).

Quelle(s) carte(s) plus détaillée recommandez-vous ? (du genre des carte Michelin régionales) Est-ce commandable par internet ou vaut-il mieux acheter sur place ?

le mieux serait évidemment un document qui regroupe les 4 états sus-cités (une sorte de mini Atlas routier)

qu'usilisez-vous habituellement ?

Merci
Traverser l'Argentine de Buenos Aires à Ushuaïa en un mois à vélo English translation pending
by Larrystourne · 2009-01-27 · 5 replies
j'ai le projet de taverser l'argentine de buenos aires a ushuaia en octobre 2009 en velo en solitaire. j'aimerai avoir des avis sur se projet.Est ce réalisable en 1 moi sachant que c'est mon premier voyage en velo, savoir les types de route en argentine, choisir un bon velo, si c'est cher de prendre l'avion avec un velo dans les bagages......merci d'avance

"penser que la vie n'est régit que par la raison s'est nier la possibilité meme de la vie"
Grand tour du nord-ouest du Vietnam English translation pending
by Larsay · 2008-07-26 · 42 replies
Bonjour tout le monde

Depuis le temps que je voulais ecrire ca, c'est fait! On part quand? LE VIETNAM DU NORD-OUEST (Hanoi-Mai Chau-Sonla-DBP-Lai Chau-Phong Tho-Sapa)

HANOI-HOA BINH-MAI CHAU

A Hoa Binh, faire un petit détour et grimpez la colline à gauche du barrage, où se dresse la gigantesque statue d’Ho Chi Minh. Vue magnifique sur toute la région

La route ne commence à être belle qu’après Hoa Binh

MAI CHAU

A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenue l’usine à groupes et il serait grand temps que le Chef du Village ou autres responsables interdise l’entrée du village aux voitures (visiblement, les touristes sont trop fainéants pour marcher 50 m avec un sac !!!!!!!). Ceci dit, c’est quand même à faire, d’autant plus que c’est près de Hanoi donc parfait pour une excursion de 2-3 jours.

Bang La est un très charmant petit village thai avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôte très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/ karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses :

Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti : « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).

Possibilité de trekking super dans les montagnes avoisinantes. Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Traverser la rizière et le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir ! Si vs êtes en forme, continuer le chemin, ca finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dzao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôte. Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.

Pour les fortunés, je signale l’ouverture d’un hôtel de luxe ($100-150) à l’entrée de Mai Chau, avec piscine etc. (le proprio est autrichien et fait des sous à Bangkok)

MAI CHAU-SONLA

La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande !

A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire.

Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette entourée de montagnes de 5 km sur 2. En 1952, le Général Salan, alors Commandant en Chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Laos. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire massacrer les colonnes françaises. Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installés par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.

En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.

A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union Hotel, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange très bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs !!! (par contre, il y a à la réception une petite mignonne qui parle bien anglais). Allez plutôt dormir au petit hôtel moderne en face ; pas un traite mot d’anglais mais petites chambres sympas à 8-12 dollars.

Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’ile de Poulo Condor (maintenant Phu Quoc) est intéressant à voir, surtout le petit musée avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers; la seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) ; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas ? Et pourtant, il ya beaucoup à dire sur le sujet !

A faire : la Tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (attention aux pieds en bas des marches : il est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que …….)

SON LA - DIEN BIEN PHU

Je vous signale que les Viets ne comprennent pas le mot « Dien Bien Phu », qui est le nom du canton « phu » en vietnamien). Le nom exact de la ville est Dien Bien.

Avec la route de Cao Bang à Ha Giang, la route Sola-DBP est la plus épouvantable que j’ai faite au Vietnam : sur plus de 100 km, une nouvelle route tranchant à travers les montagnes est en construction, l’un des plus gros chantiers actuels du pays. On passe sans arrêt de l’ancienne petite route goudronnée avec virages « non-stop » à la nouvelle route –en terre et bourrée de gros matériel. Compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :

A faire absolument : le QG de Giap

A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4 km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20 km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25 km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.

DIEN BIEN PHU

A voir pour se rendre compte de l’insondable connerie militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 51 jours de bombardement jour et nuit !

Il reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi!

Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien.

Je ne connais que l’hôtel Muong Thanh(le Routard signale des ours en cage, ils ont disparu). Piscine. Chambres de 12 000 à 400 000 dongs. Les moins chères, très sympas, dans la maison en bois originelle, sont douches communes uniquement, et les plus chères ont une caractéristique rigolote : ce sont de grandes chambres en L, le lit dans la grande branche et la télé dans la petite…. donc on regarde la télé d’abord et après on se couche !!! Excellente cuisine, mais le service…un poème ! Hôtel gouvernemental, tout le monde s’en fout ! Par contre, gènes obligent (DBP est en plein pays thaï), les nanas du salon de massage sont TRES entreprenantes ; y’avait pas 5 minutes que j’étais dans ma chambre que l’une a rappliqué : super belle mais bourrée de drogue jusqu’au trognon, donc, hélas, je l’ai virée

DIEN BIEN-LAI CHAU (MUANG SAY)

Le bordel des noms de villes dans le coin, c’est étonnant ! Le vrai nom de la ville, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est le nom de la province ; ce sont les français qui ont baptisé la ville Lai Chau ; comme elle doit disparaitre sous un barrage (terribles inondations dont une a tout détruit), les Viets ont décidé de transporter la capitale du coin à ce qui était avant Tam Duong, et de donner au village de Lai Chau, car il y en a un, le nom de Tam Duong. Fallait y penser ! DONC, le Lai Chau des français, celui où s’arrêter absolument, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est Tam Duong, et Tam Duong, c’est Lai Chau ; see what I mean, man ? En plus, confondez pas, un peu plus loin, y’a un Muang Cha !!!!!!!!!

Super hôtel avec bouffe divine servie sur terrasse : le Lan Anh : www.lanahotel.com, hotelananh@yahoo.com. (attention, ils en ont un autre à Phong To, donc bien précisez Lai Chau). Belles chambres pour tous les prix dans des maisons en bois.

A faire absolument : Déo Van Long

Traverser le pont suspendu situé au milieu du ville (juste avant le Lan Anh), tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1, 5 km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long (quelques ruines au coin de ce qui est maintenant l’école, à la sortie gauche du village), un tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée avec Vincent Auriol). On dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.

Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé.Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !

MUANG SAY (LAI CHAU)-PHONG THO

PS: on dit que la route passant par Sinh Lo est magnifique, mais que les gens n'y sont pas sympas du tout, Commentaires please!

Attention: sur certaines cartes, et pour les Thais locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont.

Petite ville d’étape quasi obligatoire vu l’état actuel des routes. A 2 ou 3 kilomètres avant d’arriver à Phong To, une petite route prend à droite direction le charmant village thaï de Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; lui, le Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Il est célèbre pour ses 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route, très chouette, elle longe la rivière, et vous arrivez à Paso après 15 km ; à gauche sur le grand pont et à gauche pour l’hôtel.

Lan Anh Hotel (mêmes propriétaires que celui de Lai Chau). Sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche (vu que la propriétaire, une belle garce bien conservée de 40-45 ans qui doit être impitoyable, a l’œil ouvert en permanence).

PHONG THO-SAPA

Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong –enfin, Lai Chau, vous me suivez ? S’arrêter pour déjeuner dans un des nombreux restaus de cette ville moche à se tirer une balle d’AK 47. Après déjeuner, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifiques paysages. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.

SAPA 2 conseils :

Les H’mongs sont, avec les Sherpas, les meilleurs marcheurs de montagne du monde. Faites bien comprendre à votre guide que vous êtes là pour admirer les paysages et prendre des photos, pas pour faire un marathon, sinon, ils marchent –et grimpent- à leur vitesse normale et…amusez-vous bien !

Ils détestent qu’on les appelle Miao, nom donné par les français –« chat » en viet- à cause de leur faculté de grimper tout droit comme des chats.

Je vais pas vous faire une salade sur Sapa et Bac Ha, tout a été dit et redis

PS : tout le monde va de Hanoi à Sapa en train de nuit, et tout le monde à tort ! La route est magnifique et se fait sans problème dans la journée (10-11h), et les petites Dzao, avec leurs cheveux qui leur descendent parfois jusqu’aux mollets, elles sont très mignonnes en costume national
Passer de l'Iran à l'Inde à vélo? English translation pending
by Vincenbe · 2008-06-06 · 27 replies
Je projète actuellement d'aller en Inde à vélo dans un futur relativement proche dans 2 ou 3 mois. D'après mes recherches la route la moins laborieuse et la plus intéressante parait être par la Turquie puis l'Iran! Cependant dans mes recheches je n'arrive pas à savoir comment il est préférable d'aller de l'Iran à l'Inde? Passer par le Pakistan et le Balouchistan assez périlleux mais peut-être possible en faisant du stop pour un combi ou autre véhicule!Comment avoir le visa pakistanais? Où?prendre un avion d'Iran vers l'Inde en se faisant transporter le vélo en bagage?prendre un bateau sur les côtes Iranienne vers les côtes Indienne en se faisant employer sur le cargo?

Si quelqu'un possède une des expériences utilisant l'une des solutions cités ceci me ferait plaisir de receuillir son témoignage et d'en parler. Si quelqu'un à déjà expérimenté un voyage vers l'Asie en biciclette par un autre chemin, son témoignage serait aussi le bienvenu! Merci pour tous renseignements pour un tel projet!
Embouchure du Draa bientôt interdite? (Maroc) English translation pending
by Dancoine · 2008-04-14 · 21 replies
De notre dernier séjour au Maroc (février 2008) nous avons rapporté l'info suivante : L'embouchure du Draa a été concédé aux Américains pour en faire la plus grande base militaire d'Afrique. Quant on connait leur adoration pour le béton armé, c'est la fin prochaine d'un site exceptionnel. De plus un pont gigantesque va réunir les deux rives, reliant par le goudron (qui arrive déjà jusque Foum Assaka) Sidi Ifni - El Ouatia. Dépêchez vous d'aller admirer cette embouchure encore sauvage pour combien de mois encore. Info sure à 90%, qui peut la recouper où l'infirmer avec certitude. Investisseurs déjà sur place à El Ouatia.
La poste en Inde… English translation pending
by Yksis · 2007-02-01 · 15 replies
Juste pour sourire, histoire des tribulations d'un petit paquet à destination de la France:

9 décembre 2006 : 11h fin des cours à l'ashram, je me précipite à l'arrêt du bus, direction Trivandrum (TRV), disons plus exactement que je hâte le pas malgré la chaleur sur la route et le déjeuner tout juste ingurgité et qu'un gentil chauffeur de rickshaw me dépose gracieusement à l'arrêt dudit bus, 500 m plus loin. 11h30 : Attente, un bus à l'allure désaffectée, passe s'arrête et repart. Après vérification il n'allait pas directement à Trivandrum mais à Kattaka, j'aurai du le prendre et changer. Le chauffeur de rickshaw me propose d'aller à TRV pour 300 roupies, il fait très chaud mais je résiste, je n'ai pas encore pris le bus en Inde et je veux goûter ce plaisir là… 11h45 je me décide à monter dans le prochain, celui qui n'est pas direct. 12 h : bringuebalée de partout serrée sur un siège qui n'accepte pas la totalité de la longueur de mes jambes, ma voisine dodeline de la tête et semble vouloir s'endormir sur mon épaule, je la repousse doucement. Au passage je remarque l'état lamentable des routes et ces espèces de tapis-paillassons disposés dans les trous pour amortir les chocs. C'est vraiment un omnibus, il s'arrête dans les endroits les plus improbables. Après un parcours interminable, la ville est en vue, je descends et me mets en quête d'un rickshaw, direction la poste centrale. Mission accomplie, me voilà devant le bâtiment officiel. Je rentre, repère le guichet et me voilà en train d'expliquer. Il y a deux tarifs : l'aérien en express et le terrien par bateau (3 mois). Pour mes livres de cours et mes bouquins (3, 2) kilos) il va m'en coûter 3000 rs en express. (plus cher que tous les bouquins réunis bien sûr). Mais je les recevrai sous 10 jours, m'affirme-t-on et j'accepte donc. Il me faut maintenant les emballer et me revoilà dehors à la recherche d'un emballeur (on m'avait dit qu'il y en avait à la poste, fausse information). Je ressors et là je ne peux que faire une rapide prière mentale devant le flot ininterrompu de voitures, motos, rickshaws et engins de tous genre. Enfin on m'indique une échoppe et voilà mon colis enveloppé d'enveloppes renforcées (2) et d'un papier d'emballage orangé enrubanné de multiples scotchs. Retour à la poste. Mademoiselle qu'y -a-t-il dans votre colis ? Ben, des livres, je viens de vous les montrer. Ah mais non, il ne fallait pas fermer le colis… après négociation elle accepte mon colis et là, Mademoiselle votre numéro de passeport ? Mon passeport, ben il est à l'ashram, dans le coffre bien sûr… et me voilà à inventer un numéro de passeport… inutile de penser à retourner il est déjà au moins 15h… la tension monte serais-je à l'heure pour la cérémonie de clôture ? Un reçu électronique en main, je quitte la poste direction la gare de bus. Une surprise m'attend : une foule de bus bigarrés, tous en habits malayalam, impossible de deviner la destination et pas d'officiel en vue… Je dégouline, la chaleur est de plomb, aucun bus ne stoppe à l'endroit qu'on m'a vaguement désigné. La tension monte, les larmes sont proches, enfin un chauffeur de taxi (?) voyant que je ne me déciderai pas pour un taxi m'emmène vers un bus tout à fait éloigné de l'endroit où l'on m'avait dit d'attendre et juste avant qu'il ne parte, me voilà de justesse dans l'express pour Neyyar Dam. Ouf ! Retour sans complications.

25 décembre, je passe Noël chez ma mère-grand… C'est en effet là que j'ai envoyé mes précieux cours et livres, au fin fond de l'Ariège, chez une ancienne receveuse des postes. Au moins là-bas les paquets ne se perdent pas et ne sont pas volés par les voisins vu qu'au village tout le monde se connaît et connaît le facteur. Mais… mais… toujours pas de trace de mon colis. Déçue je rentre à Paris, nous sommes début janvier. Je vais à mon bureau de Poste avec le reçu de Trivandrum et là après recherche sur les écrans informatiques, je lis "aucune trace du colis". Je perds espoir mais miraculeusement coup de fil de ma grand-mère le 19 janvier, "ton paquet est arrivé ! tu auras une surprise en regardant les tampons". En effet, de Trivandrum (côte ouest, Kerala), il est d'abord passé à la douane de Chennai (côte est de l'inde). Et puis surtout le 10 janvier 2007, mon paquet était au contrôle de Sydney en Australie… !!! "missent to Sydney " comme il est écrit. Moralité, si vous confiez vos paquets à la poste indienne, soyez patients (plus de 5 semaines en express quand même !) et rappelez-leur gentiment que la France c'est tout à côté de l'Angleterre, en Europe…
Ville de Gumuldur en Turquie English translation pending
by Francis54 · 2007-01-09 · 11 replies
Bonjour,

des personnes de ce site ont-elles été à Gumuldur? si oui, pouriiez-vous me me dire à quoi ressemble cette ville ou village (nombre d'habitants, étendues, curiosités, bar, restos, magasins), car j'ai du mal a trouver ces renseignements via un moteur de recherce Merci à toutes et tous

Francis
"Je déteste voyager" English translation pending
by Yangguizi · 2006-07-29 · 75 replies
Hier soir, j'engageais la conversation avec un italien dans le métro, et sans que je me souvienne bien pourquoi, nous avons vaguement abordé le thème du voyage.

D'emblée il m'affirma ceci en faisant la grimace: "je déteste voyager". Il évoqua rapidement ses enfants en bas âge et le fait que ça l'avait changé, mais nous sommes malheureusement arrivés à ma station et j'ai du mettre subitement un terme à cette conversation. Je ne saurais donc pas pourquoi il détestait tant voyager.

Comme j'imagine que personne ici ne partage un tel sentiment, certains parmi vous ont-il quand même déjà fréquenté des gens détestant voyager? Quelles peuvent bien être leurs raisons?
Débarquer à Bénarès face au choc culturel en Inde? English translation pending
by Grogragri · 2006-04-20 · 72 replies
🙂 bonjour,

Je me demande si je peux vous soumettre ce projet et si vous n'allez pas sauter au plafond.

Alors voilà, je me lance: j'ai 28 ans, depuis mon adolescence, je rêve des Indes et plus particulièrement de Bénarès. Seulement voilà, je n'ai jamais mis les pieds hors de l'Europe Occidentale 🤪

J'ai la possibilité d'aller là-bas au mois d'octobre. J'ai l'argent, le temps mais surtout, je me sens prêt. Bien que je meurs de trouille également !

J'avais dans l'idée de prendre un vol Paris-Delhi-Bénarès, avec donc 1 seule escale à Delhi (histoire de me ménager au maximum....), à l'aéroport de Delhi, me jeter dans un taxi prepaid (toujours pour éviter au maximum le fameux choc...), me faire amener le plus rapidement possible à un hôtel de standing moyen que j'aurais réservé auparavant(toujours pour me ménager), et enfin y prendre le temps de m'acclimater tout doucement à l'ambiance de ce pays.

Pensez-vous que, pour un premier voyage en Asie et surtout aux Indes, débarquer à bénarès soit une bonne idée ? En effet, comme tout le monde, j'ai beaucoup entendu parler du fameux choc culturel d'une arrivée aux Indes, et je l'appréhende beaucoup😊

Désolé si cette questions a déjà été posée 1000 fois....

(Ensuite, si vos avis sur la question sont favorables, j'aurai tout plein d'autres questions 😛)

merci🙂
Un matin inoubliable au Bénin English translation pending
by Idisis · 2005-12-15 · 8 replies
Il est 5h30. Un baché remplis de yovos endormis quitte le centre Paul VI pour rejoindre le paisible village de Gbowelè. L’enthousiasme n’est pas au rendez vous, la journée va être longue et pénible. On espère tous voir le toit du bâtiment terminé Notre véhicule s’engouffre sur le goudron de Cotonou. Un taxi moto courageux est déjà à l’affût des rares clients matinaux. La route est déserte. Cotonou semble pour la première fois dormir. Pas de bruits de moteurs, pas de musique assourdissante ni de cris. Deux joggeurs profitent de la fraîcheur matinale, l’air pollué est certainement mieux respirable. Un jeune homme erre sur le trottoir. La lettre d’une enseigne lumineuse clignote. Nous quittons la capitale économique pour la brousse, nous quittons tout un monde pour un autre. Cotonou, d’ordinaire si bruyante, si vivante apparaît comme vulnérable. Quand nous reviendrons ce soir elle aura retrouvé son ambiance lourde et son atmosphère polluée. Dans peu de temps, les premières buvettes vont ouvrir, la sirène de 7h va envoyer les employés dans leurs bureaux. Certains enfants prendront le chemin de l'école, d'autres n'auront pas cette chance. Tous les matins Cotonou s’éveille et ce matin, une poignée de blancs y assistent, mals entassés dans leur vieux baché. Presque tous finissent leur nuit, je préfère profiter de cette atmosphère paisible, endormie pour m'imprégner, une dernière fois peut-être de ce pays que j'aime tant. L’air gelé nous glace le sang, nous redécouvrons le froid pour la première fois depuis un mois. Malgré la fatigue je veux garder les yeux ouverts, je suis en train d’assister à quelque chose auquel je n’assisterai certainement plus jamais. Le réveil d’un bout d’Afrique. Nous sortons doucement de Cotonou. Quelques lampes à huile brûlent le long de la route afin d’offrir un peu de lumière aux quelques commerçants déjà présents derrière leur échoppe dans l’espoir d’un client. L'avenir appartient-il aux gens qui se lèvent tôt en Afrique? Pas sûr... Les arbres ressemblent à de petits fantômes noirs dansants avec le vent. Ils semblent nous observer passer, nous et nos richesses. Nous roulons sur cette route et passons devant les villages en bordure, comme nous passons dans ce pays, rapidement, futilement, superficiellement, plein d’idéaux utopiques. Il n’y a pas de circulation, peut-être arriverons nous plus vite que prévu. Le soleil commence doucement à faire son apparition. Certains tentent le chef d’œuvre photographique. L’air se réchauffe doucement et les premières femmes des villages les plus éloignés sont déjà en route pour aller vendre leur maigre récolte au marché le plus proche. Nous croisons les premiers véhicules, les premières chèvres. Les premiers bruits se font entendre, oiseaux et moteurs principalement. Etrange mélange. Le soleil se lève vite désormais et j’essaie de profiter de ces derniers instants magiques. Je respire profondément l’odeur de cette Afrique, de ce Bénin. Je voudrais pouvoir l’emprisonner dans une petite bouteille pour pouvoir la sentir de retour en Suisse. Nous assistons à un splendide levé de soleil à travers les arbustes et les huttes. Le paysage a changé désormais. Le jour est levé et le pays réveillé. Nous avons quitté Cotonou de béton et ses environs pour un paysage broussailleux. Une végétation dense tout le long de la route, parfois interrompue par une piste qui s’enfonce dans les profondeurs des terres. Je me demande vers quel petit village elles mènent. Je voudrai pouvoir toutes les emprunter, mais ce baché va trop vite, comme le lever du soleil. Je m'apperçois que même au Bénin le soleil se lève rapidement, trop rapidement. Je voudrai pouvoir lui attribuer cette légendaire heure africaine. Cet instant passe trop vite, comme ce voyage. Les yovos se réveillent aussi peu à peu, prêts à attaquer cette journée. Nous nous arrêterons prendre un petit déjeuner omelette-piments dans une buvette de Allada.
Mongolie à cheval English translation pending
by Letixmondix · 2005-11-10 · 13 replies
Combien de temps pour traverser la Mongolie a cheval de Altanbulag à Sain-Chand? combien coute un guide? est-i facile de faire Pékin Sain_Chand et Sain-Chand Pékin? Je souhaite faire la Mongolie à cheval en aout/septembre, ya t'il des amateurs?
Frontière Maroc/Algérie? English translation pending
by Tiznit · 2005-08-12 · 20 replies
😮Salut à tous;qui pourrait me renseigner sur la région de Figuig au sud-est du Maroc?est-il possible en camp/car d'aller sur Beni-Ounif (Algerie) sans problèmes?J'aimerais bien revoir cette ville ou j'ai passé de longs mois en 1960 pendant la guerre d'Algerie.Merçi à tous.
Retour de Crète: commentaires sur l'hôtel Gouves Bay English translation pending
by Polo2 · 2005-07-01 · 9 replies
SALUT JE RENTRE DE CRETE AVEC karavell L'ILE EST SUPER SYMPA PAR CONTRE JE VOUS MONTRE LA LETTRE QUE JE VIENS D'ENVOYER A KARAVELL POUR CE QUI EST DE LEUR PRESTATION ET DE LA PUBLICITE MENSONGERE SUR LE NET A BIENTOT bonjour je rentre de voyage de crete a l'hotel gouves bay que j'ai achete chez vous les date du 20 06 au 27 06 alors voila LAMENTABLE POUR COMMENCER l'hotel n'est pas a cote des magasins mais tout seul entre deux zone de magasin a part un minimarket il n'y a rien ou alors il faut marcher comme pour le bus qui se trouvez a au moins 1 km de l'hotel pour ce qui est de la plage DE SABLE il faudra me dire ou elle et car sur a peut pres 3 km il n'y a rien si ce n'est une avance de trois metre maximum avec que des CAILLOUX en face de l'hotel pour acceder il faut sauter un mur de beton et enlever les poubelles qui se trouve a cet endroit ensuite pour la chambre pas de clim ni de telephone ni de television ni de seche cheveux. le menage est fait pour ce qui nous concerne 2 fois dans la semaine les draps on ete changes 1 fois et les serviettes de salle de bain pareil la chambre etait sale Pour le personel je pense que pour l'amabilite il devrait prendre des cours et surtout pas nous prendre pour des cons mais c'est autre chose pour en venir a la premiere cerise je pense que vous devriez aller manger au" buffet " de l'hotel je crois que meme au resto du coeur il jeterai la "bouffe" en 8 jours les seul fruit etait pomme coupe en tranche et orange(super pour un hotel 3 etoile) le petit dej pas de fruit que de la boite( salade de fruit) la confiture de fraise devait etre perime pas de jus de fruit des biscote et du pain de la veille pas de beurre que de la margarine et et pour ce qui est des plat chaud tout a l'huile et bien sur les reste de la veille aranger comme si on ne s'apercevais de rien mais le pire ans tout ca c'est que au petit dej ou au repas du soir un quart d'heure avant la fin du service il n'y avait plus rien (le premier soir on a pas manger le buffet etait debarrasser ) et le serveur passe pour que l'on paye l'eau car il allait fermer ( l'eau de grece n'est pas bonne pour vous nous a t'il dit en nous vendant une bouteille de 25cl 80 cts) pour ce qui est de la deuxieme cerise et ce sera la derniere l'accueil de votre representente sur place a l'arrive, bien elle nous fait monter dans un car nous dit a demain et disparait le lendemain matin elle nous vends les escursions et puis plus rien pas vu de la semaine soit disant elle devait revenir mais a la place une pseudo remplacante au courant de rien meme le jour du depart on ne la pas vu c'est sa remplacante, qui toujours pas au courant, lui telephonait pour lui demander ce qu'il fallait faire, meme a l'aeroport personne, il a fallut se debrouiller tout seul ce qui est vraiment lamentable a oui petite phrase de la remplacante" normalement je ne suis pas la je me deplace que pour les gros depart" super surtout que nous ce jours la on etait que 9 voila sur une bonne partie de la clientelle cette semaine au moins 80 pour cent etait mecontent ne regardez vous pas les hotel que vous vendez et surtout ne les testez vous pas je pense que vous refuseriez de payer pour un voyage comme ca et surtout j'en oubli tellement c'etait lamentable une fois de plus vraiment decu par votre enseigne et je compte bien le faire savoir dans l'attente d'une explication de votre part.....
Naissance de deux cyclo-voyageurs!!! English translation pending
by Azero · 2003-04-07 · 3 replies
ça y est, c'est décidé, on s'y met!!!!

avec mon épouse, nous pratiquons principalement le vtt toute l'année, mais aussi, à plus faible dose maintenant, tous les sports de montagne. et cet hivers on s'est décidé a se lancer dans le vélo de voyage, le cyclo-camping par les petites routes.

première objectif: descendre dans le sud de la France par le Diois, les Barronies, le Luberon, le Verdon, le Vars. pour un coup d'essai nous resterons modeste, mais..... nous rêvons déjà de destinations beaucoup plus exotiques!!! 😉 .... chaque chose en son temps!!!

premièrement s'équiper de vélo adaptés au voyage!!! j'ai donc monté deux "randonneuses" sur la base de vtt cadres acier, montage simple et fiable, porte bagage avant/arrière il me faut encore nous équiper de bonnes sacoches et de pneus polyvalents adaptés à la route et aux bonnes pistes!

mais je suis friand de conseils en tout genre!!! quoi emmener?, ce qui est indispensable, utile, innutile, comment charger le vélo?, quel poids maxi de bagages?, quelle longueur d'étape prévoir?...etc... bref, c'est l'émullation des premières fois!!! 🙂

alors si vous etes experimenté et que vous avez des conseils, des remarques, des mise en garde, je suis preneur!!!! 😎
Un vélo Gravel Bike pour le voyage? English translation pending
by Nomade743 · 2019-11-06 · 52 replies
Le gravel bike est il un bon vélo de voyage ?Face à cette "nouvelle" catégorie de vélo la question se pose car beaucoup de nouveaux modèles arborent des inserts permettant le montage de porte bagages .

Le Gravel, ça nous vient des USA ? En fait pratiquer le gravel c'est rouler sur des routes secondaires plus ou moins bonnes et des pistes forestières voire des chemins , Aux USA d'une part il existe un réseau secondaire mal entretenu et/ou non goudronné et d'autre part dans certaines régions les automobilistes admettent difficilement partager la route avec des cyclistes. ça a conduit beaucoup de cyclos a rouler sur ce qu'on appelle des "Gravel road" (littéralement "route en gravier"). Le terrain étant plus tranquille et plus nature . Certains fabricants se sont interressés à cette pratique et ont développé des machines issues des vélos de route , avec des bases plus longues pour le confort et la stabilité, une douille de direction plus longue, des pneus plus gros et bien sur un cadre et des roues plus solides qu'un pur routier.

Mais c'est une randonneuse cette description ! On peut effectivement en conclure que le Gravel Bike c'est la randonneuse, qu'on connait en Europe depuis des lustres , modernisée et plus sportive ! En Europe le réseau routier n'est en aucun cas comparable à celui d'outre atlantique , pour autant la densification de la circulation automobile conduit tout naturellement les cyclos vers le réseau secondaire, vers les routes vicinales, les voies de halages et autres pistes forestières. Les fabricants trouvant la matière à relancer les ventes se sont jeté sur ce nouveau créneau.

Alors pour nous qui voyageons à vélo quel intérêt présente ces vélos ? Si il y a 5 ans lorsque le phénomène est arrivé en france les vélo n'étaient pas très adaptées au voyage : pas d'insert pour les porte bagages, mono plateau ... La situation a évoluée notamment coté transmission (avec un double 30/46 et une cassette 11/34 on peu envisager de monter un col chargé), les freins a disques permettent un meilleur freinage notamment sous la pluie et les pneus tubeless apportent plus de confort tout en réduisant les risques de crevaisons.

En conclusion je dirais que pour qui veut voyager à vélo aujourd'hui on trouve des vélos de voyage à "l'allemande" pas dénués de qualités mais lourds et pas du tout sportifs, des vélos d'artisans magnifiques mais pas accessibles à tout le monde . Dans ce contexte le Gravel me semble le meilleur choix pour celui qui souhaite un vélo qui ne pèse pas une tonne, qui passe partout avec un bon rendement tout en étant suffisamment fiable.

Reste à convaincre les retissants ou les traditionalistes (rayer la mention inutile!) que : 1) l'acier n'est pas le seul matériaux pour faire un cadre de voyage, on trouve aujourd'hui des cadres en carbone aptes à emmener des bagages et largement aussi confortables. 2) que les freins a disque hydrauliques ne sont pas plus compliqués à entretenir qu'un vbrake, c'est juste une autre technique qu'il faut apprendre et changer ses plaquettes est infiniment plus simple que de régler des patins ! 3) que le tubless est plus efficace et plus fiable qu'un montage à chambres (je connais un cyclo qui a parcouru les rocheuses à VTT du Canada au Mexique sans la moindre crevaison) 4) que le 26' n'est pas le graal du voyageur, d'abord parce qu'il est en voie de disparition (cherchez donc une roue 26' de qualité, aujourd'hui ça n'existe plus !) ensuite parce que le 700 est largement assez fiable. 5) qu'être équipé a demeure d'une roue dynamo, d'un système d'éclairage et de rechargement alourdit le vélo inutilement et coute cher . Qui roule la nuit en voyage, ? personne . Pour passer un tunnel la frontale qu'on a dans sa sacoche suffit largement et une batterie auxiliaire à 30€ permet de tenir une semaine sans recharger.

Coté bagages aussi la situation a changé, il y a 30 ans une tente 2 places pesait 3kg , aujourd'hui on en trouve à moins de 2kg. Duvets, sacoches, vêtements synthétiques, popotes, tout est plus léger. On trouve des réchauds qui tienne dans une poche pour pas cher (souvenons nous des bleuets !). Aujourd'hui en optimisant bien son matériel on peut sans probleme partir en limitant la charge à 15kg , tout en étant parfaitement autonome.

Pourquoi s'alléger ? Parce qu'avec moins de chargement on peut se contenter d'une monture plus légère. Parce qu'un traditionnel vélo à l'allemande de 16/17kg plus prés de 30kg de bagages ça fait 45kg à trainer et qu'a coté de cela un bon gravel avec un chargement optimisé c'est 25kg entre les pattes ! ça change la vie dans les cotes et ça rend les descentes moins dangereuses, croyez moi ...

Pour ne pas arriver à l'agonie en haut d'un col, pour allonger les étapes ou moins se fatiguer et mieux profiter du voyage, pédalons léger, pédalons heureux !
Premier road trip en Croatie fin août - début septembre English translation pending
by Phelma · 2019-07-06 · 14 replies
Bonjour, comme beaucoup d'autre je viens demander votre avis sur le circuit que j'envisage pour mon premier séjour en Croatie.

J'ai déjà parcouru les différents sujets et potassé mon guide Lonely Planet, mais rien ne vaut l'avis de voyageurs avisés qui ont déjà visité le pays.

Nous arriverons à Split le 28/08 et repartirons toujours de Split le 11/09.

Je ne voudrais pas passer des journées sur la route, mais j'aimerais bien aller jusqu'au parc de Plitvice et à Dubrovnik

Voici notre itinéraire:

J1 Arrivée à Split à 18h00 => nuit à Trogir

J2 Visite de Trogir le matin, départ pur Plitvice en début d'après-midi

J3 Visite du parc le matin puis départ pour Pag J4 Pag-Sibenik J5 Sibenik J6 Sibenik J7 Sibenik-Hvar via Split en Ferry

J8 Hvar J9 Hvar-Dubrovnik en Ferry

J10 Dubrovnik J11 Dubrovnik-Korcula en Ferry? J12 Korcula J13 Korcula-Split en Ferry? J14 Split J15 Split départ à 12h00

Il faut encore que je regardes les distances et les temps de trajet mais ça m'a l'air faisable. Vous en pensez quoi?

Merci pour vos réponses
Beware of scams at Wakai port (Togean Islands, Sulawesi)
by Maboo · 2019-06-23 · 29 replies
Hi everyone,

After years of traveling, I finally settled down a few years ago in the Togean Islands, Indonesia (on the main island of Sulawesi).

For those planning to visit the Togeans via Wakai (arriving either by ferry from Gorontalo or speedboat from Ampana), watch out for a person who goes by the name Bagong, also known as Farid.

This gentleman is a teacher and supplements his income with tourism-related activities. He often hangs around Wakai port looking for tourists to sell things to (a charter boat transfer, a cabin on the ferry, etc.), using dishonest methods and lining his pockets.

More recently, he was hired by the authorities of Togean Islands National Park (TNKT) to sell entry tickets. And this is even worse: in the name of the National Park, he outright scams tourists, either by selling tickets at a higher price, asking them to pay again, or charging children who are supposed to enter for free.

Here’s what you need to know: 1. Entry fee for the National Park: 150,000 IDR (ONLY FOR ADULTS, aged 18 and up)

2. This entry fee is only payable once, even if the ticket states it’s a daily price. These tickets were printed a long time ago, before tourists even had to pay anything, and since then the payment system has changed. So it’s indeed 150,000 IDR per person, payable once regardless of how long you stay in the Togeans.

3. Where to pay (depends on your entry point to the Togeans):

Ampana: entry fee payable when departing from Ampana port Gorontalo: entry fee payable upon arrival at Wakai port Bumbulan (Marisa): entry fee payable upon arrival at Dolong port

If you’re asked to pay these fees anywhere else or when leaving the Togeans, it’s a scam—don’t pay.

4. You should receive one receipt per person in exchange for the 150,000 IDR. If not, know that the money won’t go to the National Park but into the ticket seller’s pocket. If someone offers to charge you less (e.g., 100,000 IDR), you won’t get a receipt, so the money still won’t go to the National Park. Please don’t accept these practices, even if you think it’s good for your wallet (seriously, a 50,000 IDR discount is only about 3 €). The National Park needs these funds to protect the Togean Islands’ ecosystem. By saving 3 €, you’re just lining the pockets of a dishonest guy.

Several resorts have already reported Bagong’s (or Farid’s) dishonest practices to the National Park. The authorities are still struggling to find a trustworthy person to sell tickets in Wakai (no scams have been reported in the other two ports so far). We all hope this person will be replaced soon.

5. Contribution for the Ministry of Tourism: Since early 2019, every tourist staying in the Togean Islands must, in addition to the National Park entry fee, pay a 50,000 IDR contribution (regardless of the length of stay). These fees are to be paid at the same time as the 150,000 IDR for the National Park.

6. Price for renting a cabin on the ferry Wakai - Gorontalo (and vice versa): 500,000 IDR. If someone offers you 600,000 IDR, it’s a scam, and those extra 100,000 IDR will go into the same dishonest guy’s pocket (or one of his accomplices). Note that the 500,000 IDR already includes the commission for the person acting as an intermediary to rent the cabin.

7. Going rates for charter boats from Wakai to the various resorts (approximate prices, just to give you an idea—it may vary slightly from one boat operator to another or from one resort to another):

Wakai - Kadidiri (Harmony Bay, Kadidiri Paradise, Black Marlin, Pondo Lestari): usually free if the transfer is arranged by the resort (if you have a confirmed booking and stay more than one night), otherwise between 100,000 and 150,000 IDR Wakai - Una Una (Sanctum, Pristine Paradise): I’ll get back to you with the info, but you can also check with these two resorts. Wakai - Katupat (Fadhila Cottages and Bolilanga): 400,000 IDR Wakai - Bomba (Polyalisa, Poki-Poki, Araya Dive Resort, Island Retreat): 400,000 IDR Wakai - Malenge (Malenge Indah, Bahia Tomini, Sera Beach, Sandy Bay, Lestari Cottages): 600,000 IDR Wakai - Waleakodi (Lia Beach, Pulotiga Resort): 900,000 IDR

There you go, fellow travelers—my little contribution to help you avoid what’s known here as the "Wakai mafia."

I’ve included some photos of Bagong/Farid (found on Facebook) so you can recognize him. Note that he sometimes wears glasses, sometimes not, sometimes has a mustache, sometimes not, and sometimes wears his teacher’s uniform to appear more official or legitimate. Heh, the habit doesn’t make the monk ;)

Other shady individuals in Wakai:

Lamin: sometimes sells ferry tickets to Gorontalo, but mostly acts as a taxi to resorts, with shady deals and unfair prices. Uni: a seemingly charming woman, but not always honest. She offers cabin rentals on the ferry and arranges charter boat transfers to resorts.

And while I’m at it, if you meet "Miss Harbor" at Ampana port, run away like the plague. She doesn’t handle National Park ticket sales but will try to sell you a car rental for Toraja, Tentena, Luwuk, or Manado, a cabin rental on the ferry to Gorontalo, or other things. Her real name is Ulfa, and she’s a real scammer (on top of being an alcoholic and a bit unhinged). I’ll try to post something about her later.

Don’t worry, there are also plenty of great people in the Togean Islands :P :P

If, despite everything, you fall victim to these scammers’ schemes, be sure to report it to the resort where you’re staying. And of course, leave a comment here so I can report it to the National Park and the Ministry of Tourism (communications are difficult in the Togeans, and some resort owners don’t have many opportunities to contact the authorities). Together, we can put an end to these dishonest practices and make the Togean Islands even more beautiful :)

Have a great summer, travel safely, and return with your heart filled with the beauty of our world!

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