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Climat aux îles Canaries en février 2012? English translation pending
Bonjour ! Voilà ma fille et moi partont en février aux iles canaries pendant les vacances scolaires. J'aimerais savoir le climat de ces iles ? Et surtout où allez pour trouver la chaleur la plus forte a cette période quelle ville etc... Merci !
Sri Lanka: itinéraire de vingt jours en août 2011 English translation pending
Voila, nous partons dans une semaine pour le Sri lanka
Nous arrivons à colombo à 8h
Voici notre trajet
1ier jour Colombo Negombo
Le lendemain départ pour Anuradhapura ( en train ??)
Nous pensons rester 1 jour puis partir sur Sigiriya pour rester au moins 3 nuits (pour rayonner sur Dambulla et polonorawiva)
Ensuite 2 jours à Kandy puis descente sur les plantations de thé à Ella d'ou nous resterons aussi 2 jours pour rayonner sur Adam's peak et les plantations
La suite avec le parc de Yala et Sinharaja puis on descendra sur Tangalla pour profiter de la plage et des tortues
Ce sera déjà la dernière semaine et je pense que l'on montera doucement sur Colombo en passant par Mirissa, Galle, hikkadawa.
Quelques Questions Et il possible de faire tous cela en train ou bus sans perdre trop de temps?? Je recherche des bonnes adresses de GH ou l'on dors et mange bien pour un mini ( j'ai encore le prix du billet d'avion entre la gorge) La pluie?? Grosse intérrogation
Merci pour vos réponses Est-ce que l'on oubli rien dans ce trajet ( ou sont les elephants??)
Quelques Questions Et il possible de faire tous cela en train ou bus sans perdre trop de temps?? Je recherche des bonnes adresses de GH ou l'on dors et mange bien pour un mini ( j'ai encore le prix du billet d'avion entre la gorge) La pluie?? Grosse intérrogation
Merci pour vos réponses Est-ce que l'on oubli rien dans ce trajet ( ou sont les elephants??)
Idée de circuit en Auvergne? English translation pending
Bonjour
Je voudrait visiter le parc régional des volcans d'auvergne avec mon mari et mon fils de 2ans et demi. Nous avons un fourgon ménagé. Nous souhaiterion provilégier les lacs, cascades, et bien sur les volcans...
Auriez vous une idée d'itinéraire sur 8/10 jours?
Je voudrait visiter le parc régional des volcans d'auvergne avec mon mari et mon fils de 2ans et demi. Nous avons un fourgon ménagé. Nous souhaiterion provilégier les lacs, cascades, et bien sur les volcans...
Auriez vous une idée d'itinéraire sur 8/10 jours?
Voyage de trois mois pendant l'été 2012 aux États-Unis English translation pending
Bonjour tout le monde,
Mon nom est Michelle,
Je vous écris car j'ai remarqué que plusieurs personnes ici avaient de l'expérience avec les voyages aux États-Unis.
Moi et mon copain et notre petit chien, comptons faire un voyage aux États-Unis pendant 3 mois.
Nous aimerons, si possible, avoir de l'information sur plusieurs aspects de notre voyage.
Résumé du voyage Nous allons traverser l'Est américain assez rapidement. Nous commençons par traverser le Main en voiture et nous rendre en direction N-Y 2 jours, Ensuite Washington dc 2 jours, peut-être Atlanta, peut être Boston (que suggérez-vous ?). Par la suite, direction Floride : Orlando 4 jours, Miami 2 et Key's west 2. Par la suite, vers le côté de Tampa Bay. Je suis ensuite indécise, est-ce que je dois suivre la frontière Alabama, Mississippi et me rendre jusqu'en Louisiane et Texas ou monter l'alabama ou la Gorgie et remonter jusqu'au Tennessee, Arkansas, Oklahoma et Texas. Ensuite de Texa's (Fort Alamo) au Nouveau-Mexique (Rosswell et autres, nombreux parcs), Utha (Plusieurs parcs célèbres), Nevada (Las Végas, Grand Canyon) et Californie (San diégo, Holliwood, Los Angeles). Peut-être le Colorado. Ensuite direction Mont Rush More (j'aimerais avoir des recommandations pour le trajet à prendre de la Californie au Mont Rush More). Ensuite Chicago et les environs retour vers le Main.
Budget 12 000$ à 16 000 dollars américain. Moyen de transport, nous allons faire l'achat d'un véhicule 2 ou 3 mois avant le voyage d'un véhicule 4x4 ( peut être hybride) long assez pour que deux personnes puissent se coucher lorsque les sièges sont abaissés. Suggestions ??? Dormir: 3 moyens Dormir dans le véhicules. Dormir en camping. Dormir en motel et hôtel. Nourriture quelques bons restos, restos rapides et propres nourritures à partir de petit bbq propane, style camping et sandwichs, etc.
Si j'ai oublié quelque chose à laquelle vous pouvez penser, n'hésitez pas à nous le suggérer.
Nous attendons vos idées et commentaires! Cordialement Michelle
Résumé du voyage Nous allons traverser l'Est américain assez rapidement. Nous commençons par traverser le Main en voiture et nous rendre en direction N-Y 2 jours, Ensuite Washington dc 2 jours, peut-être Atlanta, peut être Boston (que suggérez-vous ?). Par la suite, direction Floride : Orlando 4 jours, Miami 2 et Key's west 2. Par la suite, vers le côté de Tampa Bay. Je suis ensuite indécise, est-ce que je dois suivre la frontière Alabama, Mississippi et me rendre jusqu'en Louisiane et Texas ou monter l'alabama ou la Gorgie et remonter jusqu'au Tennessee, Arkansas, Oklahoma et Texas. Ensuite de Texa's (Fort Alamo) au Nouveau-Mexique (Rosswell et autres, nombreux parcs), Utha (Plusieurs parcs célèbres), Nevada (Las Végas, Grand Canyon) et Californie (San diégo, Holliwood, Los Angeles). Peut-être le Colorado. Ensuite direction Mont Rush More (j'aimerais avoir des recommandations pour le trajet à prendre de la Californie au Mont Rush More). Ensuite Chicago et les environs retour vers le Main.
Budget 12 000$ à 16 000 dollars américain. Moyen de transport, nous allons faire l'achat d'un véhicule 2 ou 3 mois avant le voyage d'un véhicule 4x4 ( peut être hybride) long assez pour que deux personnes puissent se coucher lorsque les sièges sont abaissés. Suggestions ??? Dormir: 3 moyens Dormir dans le véhicules. Dormir en camping. Dormir en motel et hôtel. Nourriture quelques bons restos, restos rapides et propres nourritures à partir de petit bbq propane, style camping et sandwichs, etc.
Si j'ai oublié quelque chose à laquelle vous pouvez penser, n'hésitez pas à nous le suggérer.
Nous attendons vos idées et commentaires! Cordialement Michelle
Idée de parcours de randonnée dans les Cévennes English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais soumettre une idée de randonnée à vos avis éclairés. Ma copine et moi avons envie de voir du pays, nous avons choisi d'aller randonner dans le parc des Cévennes. Nous voulons y consacrer entre une semaine et dix jours, début Aout, avec la contrainte de faire une boucle, pour pouvoir déposer la voiture et la reprendre à la fin. J'ai passé une journée à potasser ça, à regarder tous les GR qui traversent la région etc. et n'arrivant pas à choisir entre le 66 (tour de l'Aigoual) le 67 (tour des cévennes), le 68 (tour du mont lozére), le 6, le 7 ... j'ai eu envie de composer une rando à partir de plusieurs GR.
Le but est de faire une rando qui va traverser des paysages plus divers qu'en faisant une autre boucle, on voit bien les différences de paysage et de relief sur la carte satellite.
La voici:

Le trajet est celui qui passe par tous les points rouges, signifiant un changement de GR, et par le chemin le plus court (je ne fais pas le tour du 67 ni du 68). La partie en orange pointillé traverse, si je ne me trompe pas, le Causse Méjéan, celle en bleu pointillé suit le Tarn. Ce sont les parties qui me posent problème. Comme je n'ai pu trouver d'itinéraire pour ces portions, je voulais demander à ceux qui connaissent s'il est possible de les emprunter (bien sur, ça ne sera pas aussi rectiligne que sur mon dessin), s'il y a des chemins sympas etc., bref, si mon itinéraire est réaliste, intéressant, et viable.
Merci d'avance !
J'aimerais soumettre une idée de randonnée à vos avis éclairés. Ma copine et moi avons envie de voir du pays, nous avons choisi d'aller randonner dans le parc des Cévennes. Nous voulons y consacrer entre une semaine et dix jours, début Aout, avec la contrainte de faire une boucle, pour pouvoir déposer la voiture et la reprendre à la fin. J'ai passé une journée à potasser ça, à regarder tous les GR qui traversent la région etc. et n'arrivant pas à choisir entre le 66 (tour de l'Aigoual) le 67 (tour des cévennes), le 68 (tour du mont lozére), le 6, le 7 ... j'ai eu envie de composer une rando à partir de plusieurs GR.
Le but est de faire une rando qui va traverser des paysages plus divers qu'en faisant une autre boucle, on voit bien les différences de paysage et de relief sur la carte satellite.
La voici:

Le trajet est celui qui passe par tous les points rouges, signifiant un changement de GR, et par le chemin le plus court (je ne fais pas le tour du 67 ni du 68). La partie en orange pointillé traverse, si je ne me trompe pas, le Causse Méjéan, celle en bleu pointillé suit le Tarn. Ce sont les parties qui me posent problème. Comme je n'ai pu trouver d'itinéraire pour ces portions, je voulais demander à ceux qui connaissent s'il est possible de les emprunter (bien sur, ça ne sera pas aussi rectiligne que sur mon dessin), s'il y a des chemins sympas etc., bref, si mon itinéraire est réaliste, intéressant, et viable.
Merci d'avance !
Voyage à deux hors des sentiers battus à Bali? English translation pending
Bonsoir,
mon épouse et moi souhaitons partir à Bali au mois de juin l' année prochaine.
Nous ne connaissons pas l' asie, nous souhaiterions avoir des conseils sur le transport ( vol sec), il semble qu'il est plutot long avec des escales😕
puis comment organiser notre séjour, en sachant que l' on voudrait sortir des sentiers battus.
On disposera de deux semaines sur place, je souhaiterais louer une moto à la journée, faire du vélo, voir des rizières.......
Enfin on voudrait finir notre séjour par du farniente sur une belle plage😉
Quel budget prévoir pour le logement et les repas?
Nous sommes plutot hotel qu' auberge de jeunesse.
Tous plans sympas sont les bienvenus😉
Quinze jours Yukon/Alaska English translation pending
Bonjour à tous,
Avec ma copine, nous partons tous deux pour 15 jours dans le Yukon. Après de longues hésitations, et des discussions avec certains sur le forum (merci à eux), nous avons réduit nos choix et nous pensons faire le circuit suivant... Nous allons en Alaska et dans le Yukon pour la première fois. Nous sommes preneurs de tous vos commentaires / conseils / critiques !
Jour 1 Arrivée à Fairbanks Jour 2 Fairbanks - Chicken Jour 3 Chicken Dawson (oui, je sais, la route sera certainement cabossée... mais ça se tente, non?) - recherche d'or à Dawson et show le soir au saloon :-) Jour 4 Dawson - Tombstone TP et quelques petites ballades à la journée Jour 5 Aller à Grizzly Lake en rando avec tente Jour 6 Revenir de Grizzly Lake et rentrer sur Dawson Jour 7 Dawson - Whitehorse avec des arrêts en route (des conseils?) Jour 8 Whitehorse - Whitepass - Skagway (avec de nombreux arrêts en route, et peut etre le Pont suspendu à Tutshi Canyon) Jour 9 Skagway / descente de rivière depuis Dyea Jour 10 ferry pour Haines - tour en avion au dessus de Glacier National Park Jour 11 Rando au Mont Riley ou kayak dans le Chilkat Inlet Jour 12 Haines - Haines Junction (avec de nombreux arrêts en route) Jour 13 Depart pour rando (Auriol ou King Throne ou Slim East) Jour 14 Rando toujours (à la journée ou retour de backcountry) Jour 15 Haines Junction - Tok (avec des arrêts ; on aurait souhaité découvrir plus de choses sur les Premières Nations - je crois qu'à Burwash Landing on peut faire des trucs ?) - peut être canoé sur le Kluane Lake le matin ? Jour 16 Retour à Fairbank et avion au soir.
J'ai l'impression qu'on prévoit beaucoup trop de trucs... Je me demande par exemple si on fait bien de passer une journée à Haines (rando au mont Ritley) ou si on ferait mieux de passer cette journée à Kluane... Sur Kluane, je ne sais pas quelles randos sont les plus marquantes... il y en a tantqui ont l'air magnifiques ! :-)
Je suis donc preneur de tous vos conseils. Merci d'avance.
Avec ma copine, nous partons tous deux pour 15 jours dans le Yukon. Après de longues hésitations, et des discussions avec certains sur le forum (merci à eux), nous avons réduit nos choix et nous pensons faire le circuit suivant... Nous allons en Alaska et dans le Yukon pour la première fois. Nous sommes preneurs de tous vos commentaires / conseils / critiques !
Jour 1 Arrivée à Fairbanks Jour 2 Fairbanks - Chicken Jour 3 Chicken Dawson (oui, je sais, la route sera certainement cabossée... mais ça se tente, non?) - recherche d'or à Dawson et show le soir au saloon :-) Jour 4 Dawson - Tombstone TP et quelques petites ballades à la journée Jour 5 Aller à Grizzly Lake en rando avec tente Jour 6 Revenir de Grizzly Lake et rentrer sur Dawson Jour 7 Dawson - Whitehorse avec des arrêts en route (des conseils?) Jour 8 Whitehorse - Whitepass - Skagway (avec de nombreux arrêts en route, et peut etre le Pont suspendu à Tutshi Canyon) Jour 9 Skagway / descente de rivière depuis Dyea Jour 10 ferry pour Haines - tour en avion au dessus de Glacier National Park Jour 11 Rando au Mont Riley ou kayak dans le Chilkat Inlet Jour 12 Haines - Haines Junction (avec de nombreux arrêts en route) Jour 13 Depart pour rando (Auriol ou King Throne ou Slim East) Jour 14 Rando toujours (à la journée ou retour de backcountry) Jour 15 Haines Junction - Tok (avec des arrêts ; on aurait souhaité découvrir plus de choses sur les Premières Nations - je crois qu'à Burwash Landing on peut faire des trucs ?) - peut être canoé sur le Kluane Lake le matin ? Jour 16 Retour à Fairbank et avion au soir.
J'ai l'impression qu'on prévoit beaucoup trop de trucs... Je me demande par exemple si on fait bien de passer une journée à Haines (rando au mont Ritley) ou si on ferait mieux de passer cette journée à Kluane... Sur Kluane, je ne sais pas quelles randos sont les plus marquantes... il y en a tantqui ont l'air magnifiques ! :-)
Je suis donc preneur de tous vos conseils. Merci d'avance.
Bali en neuf jours English translation pending
bonjour,
J'aurai besoin de quelques conseils sur Bali.
Actuellement je suis en Nouvelle-Zélande pour un an et je passe par Bali pendant 9 jours avant de rentrer.
Je voudrais savoir si j'aurais le temps de faire le tour de l'île ou si je dois cibler des endroits.
Est-ce possible en 2 jours environ pour aller sur une île Gili, Lombok ou j'oublie ?
Dernière question j'aurais un bagage de 20k et j'aurais voulu louer un scooter. Puis-je laisser a un endroit mon bagage pour rester en sac a dos ?😉
Merci d'avance 🙂
Camping dans les parcs nationaux au Québec English translation pending
Bonjour à tous,
Ceci est ma première expérience sur le site de VoyageForum, en espérant recevoir d'aidantes réponses :)
Mon copain et moi voulons partir en camping, pour un séjour d'une durée totale de 5 jours. C'est peu, mais c'est tout ce que nous avons comme temps de vacances commun. Nous aimerions avoir des suggestions quant aux parcs nationaux et provinciaux au Québec. Nous sommes déjà allé au parc d'Oka: nous avons adoré la plage. Nous sommes allé au Mont-Tremblant: belle découverte inattendue, nature dense et attraits touristiques(le village de Mont-tremblant) intéressants à proximité. Mont Orford: sympathique, mais trop ''commun'', venant nous même de l'estrie. Cette année, nous hésitons entre le parc des Hautes-Gorges de la Malbaie, Parc du Bic, et Forillon. Nous aimons la plage, les activités nautiques (canot, kayak) et aimerions découvrir de beaux paysages qui en valent le détour. Alors, nous aimerions connaître la meilleure destination pour le camping dans ces types de parcs, et les activités possibles environnantes.
Merci beaucoup!
Alexandra
Ceci est ma première expérience sur le site de VoyageForum, en espérant recevoir d'aidantes réponses :)
Mon copain et moi voulons partir en camping, pour un séjour d'une durée totale de 5 jours. C'est peu, mais c'est tout ce que nous avons comme temps de vacances commun. Nous aimerions avoir des suggestions quant aux parcs nationaux et provinciaux au Québec. Nous sommes déjà allé au parc d'Oka: nous avons adoré la plage. Nous sommes allé au Mont-Tremblant: belle découverte inattendue, nature dense et attraits touristiques(le village de Mont-tremblant) intéressants à proximité. Mont Orford: sympathique, mais trop ''commun'', venant nous même de l'estrie. Cette année, nous hésitons entre le parc des Hautes-Gorges de la Malbaie, Parc du Bic, et Forillon. Nous aimons la plage, les activités nautiques (canot, kayak) et aimerions découvrir de beaux paysages qui en valent le détour. Alors, nous aimerions connaître la meilleure destination pour le camping dans ces types de parcs, et les activités possibles environnantes.
Merci beaucoup!
Alexandra
Itinéraire pour seize jours en Indonésie: vos commentaires? English translation pending
Bonjour,
Je pars le 6 aout prochain pour l'Indonésie et j'aimerais avoir vos conseils sur l'itinéraire que je m'apprête à faire. Y a-t-il des sites que j'oublie et qui méritent vraiment de faire?? Avez-vous des recommandations pour les hotels/gites?? Puisque je vais passer 2 jours à Singapour, si vous avez des suggestions d'hotels et de choses à faire, ce serait super!! Merci de votre aide!
J1 - 8 août : Arrivée a Singapour - souper et nuit.
J2 - 9 août : Journée à Singapour - visite, souper et vol pour Jakarta à 19h45 arrivé à 22h.
J3 - 10 août : Jakarta - Vol en mâtiné pour Yogyakarta à 7h arrivé à 9h. Visite, soirée et hôtel.
J4 - 11 août : Réveil matinal pour se rendre au temple de Borobodur au lever du soleil. Poursuite de l’excursion jusqu’au plateau de Dieng, et visite des temples Arjuna ainsi que du volcan de Sikidang (total : environ 6h de route dans la journée).
J5.6.7 - 12.13.14 août : Tour organisé au départ de Yogjakarta pour Mont Bromo et Kawah Ijen. Visite du palais et du marché de l’argent à Kota Gede. Puis direction vers Denpasar dans la nuit.
J8 - 15 août : Journée à Denpasar, et direction Kuta.
J9.10 – 16.17 août : Kuta: plage et coucher du soleil.
J11.12.13 – 18.19.20 août : Direction Ubud. Visite rizière et palais, massage, rafting, monkey forest, spectacle de danse, balade à dos d’éléphant
J14.15.16 – 21.22.23 août: Direction Îles Gili. Visite îles Gili, plongée, plage.
J17 - 24 août: Départ Îles Gili vers Bali en matiné. Bali vers Jakarta pour le vol à 19h45 vers Singapour.
J17 - 25 août : Journée à Singapour. Visite.
J18 - 26 août : Départ de Singapour pour Montréal.
Je pars le 6 aout prochain pour l'Indonésie et j'aimerais avoir vos conseils sur l'itinéraire que je m'apprête à faire. Y a-t-il des sites que j'oublie et qui méritent vraiment de faire?? Avez-vous des recommandations pour les hotels/gites?? Puisque je vais passer 2 jours à Singapour, si vous avez des suggestions d'hotels et de choses à faire, ce serait super!! Merci de votre aide!
J1 - 8 août : Arrivée a Singapour - souper et nuit.
J2 - 9 août : Journée à Singapour - visite, souper et vol pour Jakarta à 19h45 arrivé à 22h.
J3 - 10 août : Jakarta - Vol en mâtiné pour Yogyakarta à 7h arrivé à 9h. Visite, soirée et hôtel.
J4 - 11 août : Réveil matinal pour se rendre au temple de Borobodur au lever du soleil. Poursuite de l’excursion jusqu’au plateau de Dieng, et visite des temples Arjuna ainsi que du volcan de Sikidang (total : environ 6h de route dans la journée).
J5.6.7 - 12.13.14 août : Tour organisé au départ de Yogjakarta pour Mont Bromo et Kawah Ijen. Visite du palais et du marché de l’argent à Kota Gede. Puis direction vers Denpasar dans la nuit.
J8 - 15 août : Journée à Denpasar, et direction Kuta.
J9.10 – 16.17 août : Kuta: plage et coucher du soleil.
J11.12.13 – 18.19.20 août : Direction Ubud. Visite rizière et palais, massage, rafting, monkey forest, spectacle de danse, balade à dos d’éléphant
J14.15.16 – 21.22.23 août: Direction Îles Gili. Visite îles Gili, plongée, plage.
J17 - 24 août: Départ Îles Gili vers Bali en matiné. Bali vers Jakarta pour le vol à 19h45 vers Singapour.
J17 - 25 août : Journée à Singapour. Visite.
J18 - 26 août : Départ de Singapour pour Montréal.
Idée de montagne en France avec activités et vues à couper le souffle? English translation pending
Coucou tout le monde,
Je souhaite aller me ressourcer à la Montagne (en France) pour y respirer mais je n'y ai jamais été. Je ne sais pas ou aller...
Connaissez vous un super endroit, station ? J'aimerai un endroit avec quelques activités et surtout des vues à couper le soufle, faire des ballades ...
Merci d'avance ^^ 🙂🙂
Ramener un pouf du Japon English translation pending
Bonjour a tous
Le titre dit tout : je souhaite ramener un pouf du Japon mais pas n'importe quel pouf...celui de chez muji avec des microbilles! Cest le dieu des pouf, le plus incroyable et confortable que je connaisse mais ce confort a un prix 220euros en France. Je suis allée sur le site muji Japon et j'ai vu que le pouf coutait seulement 80 euros labas. Une idée tordue est née dans mon esprit : essayer de ramener ce pouf à la maison.
Jessaye de voir ce qui pourrait marcher le mieux : *prendre un deuxième bagage et le mettre dedans...mais combien coute le bagage supplémentaire chez AirFrance? Cher je pense
* L'envoyer par la poste? Quelqu'un a deja essaye? Combien ça coute ?
* le faire rentrer dans ma valise et dépasser le poids Max de 23 kg par valise? Combien ça coute un excès de 5 kg ( poids du pouf) ?
* dernière solution: ouvrir le pouf verser les billes dans un sac et le remplir a l'arrivée.
Quelqu'un a t'il deja essaye de ramener un objet volumineux et si oui comment on t'il fait?
Eté 2012 au Québec avec deux enfants: attractions pour les jeunes? English translation pending
Bounjour a tous
Je voudrais connaitre vos experences au quebec avec enfant (13 et 15ans pour nous). Nous pensons visiter les parcs, villes mais y a t il des attractions plus pour les jeunes, Est ce que c est la bonne periode pour les baleines ? Je commence juste mes recherches pour la preparation de notre parcour. Visite de quebec en Aout Merci d avance
Chrisoli
Je voudrais connaitre vos experences au quebec avec enfant (13 et 15ans pour nous). Nous pensons visiter les parcs, villes mais y a t il des attractions plus pour les jeunes, Est ce que c est la bonne periode pour les baleines ? Je commence juste mes recherches pour la preparation de notre parcour. Visite de quebec en Aout Merci d avance
Chrisoli
Quoi visiter dans les Vosges avec trois enfants? English translation pending
bonjour,
famille composée de 3 enfants, nous aimerions aller prendre le frais dans les vosges, habitant la moselle...
s y trouve t il quelque chose a visiter ? j ai entendu parler d un lac...
et pour passer une ou deux nuits sur place eventuellement?
merci d avance pour vos reponses
famille composée de 3 enfants, nous aimerions aller prendre le frais dans les vosges, habitant la moselle...
s y trouve t il quelque chose a visiter ? j ai entendu parler d un lac...
et pour passer une ou deux nuits sur place eventuellement?
merci d avance pour vos reponses
Votre avis sur un circuit de quatre semaines en Guyane? English translation pending
Bonjour amis voyageurs, et merci d'avance à ceux qui pourront m'aider.
Après avoir parcouru les différents sujets concernant la Guyane, les sites spécialisés et mon guide je voulais connaitre votre avis sur ma sélection de sites et sur le planning.
Je parts 4 semaines : Normalement 10 jours Guyane/10 jours Brésil et ensuite Dernière semaine soit 7 jours pour aller à Saul (avion) et ensuite Maripasoula (avion) et descente du Maroni en pirogue et direction aéroport de Cayenne pour le retour en France.
Donc mes questions concerne le première partie soit les 10 premiers jours J'ai retenu 3 points de chutes pour dormir : Remire, Kourou, et Mana
Jour1 Arrivé à cayenne, reception de la voiture et direction Guest House vers REmire
Jour2 Visite de Cayenne le matin et après midi visite des alentours :Route entre Remire et Montjoly avec visite de roche gravée et fort diamant et ensuite sentiers des salines voir le sentier du mont mahury. Le soir nous allons tenter de voir la ponte des tortues de Luth sur la plage.
Jour 3 Sentier de Rorota de bon heure pour essayer d'apercevoir le paresseux (je compte 2heures de marche) Ensuite sentier du montabo
Jour4 Sentier Lamirande au petit matin et sentier du mont grand matoury
Jour 5 Repos le matin et peut etre visite du bagne des annamites puis on direction Roura.
Jour6 Direction Kaw + Nuit a Kaw Avez vous des infos? Accès ? Reservation? combien de temps necessaire? Si nous avons le temps visite des 2 layons Rochers gravées et Coq deroches
Jour7 Visite de la crique Gabriel et visite de la ville de Cacao. Trajet et Nuit dans le coin pres de Kourou
Jour8 Visite du centre spatial Guyanais et repos l'apres midi.
Jour 9 Visite des iles du salut du matin et retour le soir
Jour 10 Direction Sinnamary : Journée avec expédition pour ibis rouge
Jour 11 Direction Mana et après midi près de Awala pour apercevoir la ponte des tortue Luth 2 crique dans le coin : crique canceler et crique toussaint)
Jour 12 Visite de Saint Laurent et du bagne
Jour 13 Retour sur Cayenne pour prendre l'avion
Mes questions? Est ce que je vois l'essentiel de la guyane ? Est ce que je loupe quelques chose d'incontournable sur ce circuit? Est ce que c'est sur de laisser la voiture stationner sur les parking? Est ce que c'est difficile de trouver un logement? (idéalement chambre avec lit) Est ce que pour la descente du Maroni les affaire peuvent être mouillé? (j'ai un appareil photo num) Est ce que faut réserver a saul si je veux faire un trek de 2/3 jours? (couts?) Si je compte 3 jours de trek et 3 jours de descente du Maroni est ce que c'est raisonnable?
Merciiii pour vos réponses
Après avoir parcouru les différents sujets concernant la Guyane, les sites spécialisés et mon guide je voulais connaitre votre avis sur ma sélection de sites et sur le planning.
Je parts 4 semaines : Normalement 10 jours Guyane/10 jours Brésil et ensuite Dernière semaine soit 7 jours pour aller à Saul (avion) et ensuite Maripasoula (avion) et descente du Maroni en pirogue et direction aéroport de Cayenne pour le retour en France.
Donc mes questions concerne le première partie soit les 10 premiers jours J'ai retenu 3 points de chutes pour dormir : Remire, Kourou, et Mana
Jour1 Arrivé à cayenne, reception de la voiture et direction Guest House vers REmire
Jour2 Visite de Cayenne le matin et après midi visite des alentours :Route entre Remire et Montjoly avec visite de roche gravée et fort diamant et ensuite sentiers des salines voir le sentier du mont mahury. Le soir nous allons tenter de voir la ponte des tortues de Luth sur la plage.
Jour 3 Sentier de Rorota de bon heure pour essayer d'apercevoir le paresseux (je compte 2heures de marche) Ensuite sentier du montabo
Jour4 Sentier Lamirande au petit matin et sentier du mont grand matoury
Jour 5 Repos le matin et peut etre visite du bagne des annamites puis on direction Roura.
Jour6 Direction Kaw + Nuit a Kaw Avez vous des infos? Accès ? Reservation? combien de temps necessaire? Si nous avons le temps visite des 2 layons Rochers gravées et Coq deroches
Jour7 Visite de la crique Gabriel et visite de la ville de Cacao. Trajet et Nuit dans le coin pres de Kourou
Jour8 Visite du centre spatial Guyanais et repos l'apres midi.
Jour 9 Visite des iles du salut du matin et retour le soir
Jour 10 Direction Sinnamary : Journée avec expédition pour ibis rouge
Jour 11 Direction Mana et après midi près de Awala pour apercevoir la ponte des tortue Luth 2 crique dans le coin : crique canceler et crique toussaint)
Jour 12 Visite de Saint Laurent et du bagne
Jour 13 Retour sur Cayenne pour prendre l'avion
Mes questions? Est ce que je vois l'essentiel de la guyane ? Est ce que je loupe quelques chose d'incontournable sur ce circuit? Est ce que c'est sur de laisser la voiture stationner sur les parking? Est ce que c'est difficile de trouver un logement? (idéalement chambre avec lit) Est ce que pour la descente du Maroni les affaire peuvent être mouillé? (j'ai un appareil photo num) Est ce que faut réserver a saul si je veux faire un trek de 2/3 jours? (couts?) Si je compte 3 jours de trek et 3 jours de descente du Maroni est ce que c'est raisonnable?
Merciiii pour vos réponses
Point de vue en hauteur à Prague English translation pending
Bonjour,
Je parts 4 jours à Prague en juillet.
Pouvez-vous m'indiquer les endroits d'où je pourrai prendre la capitale de "haut", avec du recul, au dessus des toits etc...
par exemple: depuis un clocher, une tour, immeuble etc...
Par exemple:
ou encore

ou bien celle là que j'aime beaucoup:

merci !!
Par exemple:

ou encore

ou bien celle là que j'aime beaucoup:

merci !!
Qu'y a-t-il de bien à voir à Nice? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite aller à Nice et j'aimerais savoir ce qu'il ya de bien à Nice comme les centres commerciaux (surtout en cette periode de solde) ou bien des parcs et des beaux endroits à visiter.
Merci d'avance pour vos reponses.
Quoi visiter en France? English translation pending
Je suis du Quebec et je vais faire un voyage de 3-4 semaine en france en juin prochain Je sais que ce nest pas suffisant pour faire le tour de la France mais jaimerais me faire conseiller quelque peu sur ce que je prevoit pour linstant. Je part avec mon sac a dos et je vais atterrir a Paris.
1- 3 chateau de Loire
2- Chateau de Versaille
3-Mont st michel
4-Caen
5-dieppe
6-plage du debarquement
7-arromanche
8 quelque musée de guerre
9-quelque champs de vigne
et bien sur Paris
Jaimerais voir aussi quelque champs de bataille de la 2eme G.M.
Joubli probablement plein de site que je passerais proche mais se sons les principal attrai jaimerais voir ..
Est ce que je voit trop pour le temps que jai ?
Combien de temps cela me prendra til environ?
Est-ce mieu louer une petite voiture ou bien prendre une passe de train?
Merci beaucoup de bien vouloir me conseiller
Hôtel Quatro Palmas: endroits où on a le droit de fumer? (Honduras) English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si quelqun a été a cette hotel et peux me dire si il y a des endroits ou nous avons le droit de fumer a l'hotel?
Je part avec quelque fumeur et je veux bien les informer avant de partir
merci😎
Décalage horaire Québec/Honduras, heures de vol Montréal-Ceiba? English translation pending
Bonjour,
Est ce que quelqun pourrais me dire le décalage horaire entre quebec et le honduras ?
et aussi combien d'heure de vol de montreal a la ceiba se serais tres apprécié.
merci Daniele😏
Bus Shanghai-Wuyuan: horaires et fréquence? English translation pending
Bonjour,
Je n'arrive pas a avoir d'info pour ce trajet (horaires et frequence). Quelqu'un peut-il m'aider ? Merci.
Quel sac de couchage acheter pour le GR 10 (Pyrénées) en août? English translation pending
Bonjour,
J' ai besoin de conseils: Je pars en août 2011 faire une partie du GR10(départ d'Hendaye)pendant 15 jours.Je serais en compléte autonomie avec une tente, un matelas auto gonflant... mais il me manque le "fameux" sac de couchage. Actuellement j'en posséde un pour des températures dites "douces" et je souhaiterais acquérir un nouveau, car l'année derniére sur le mont canigou(juillet) j'ai eu un peu froid🤪. Par rapport à mes finances, je souhaiterais m'orienter vers un sac synthétique avec si possible un prix inférieur à 100 euros et pour le "reste des critéres" j'avoue que je suis perdue, tellement il y a du choix.... Que pouvez vous me conseillé? je vous remercie d'avance
Kiki
J' ai besoin de conseils: Je pars en août 2011 faire une partie du GR10(départ d'Hendaye)pendant 15 jours.Je serais en compléte autonomie avec une tente, un matelas auto gonflant... mais il me manque le "fameux" sac de couchage. Actuellement j'en posséde un pour des températures dites "douces" et je souhaiterais acquérir un nouveau, car l'année derniére sur le mont canigou(juillet) j'ai eu un peu froid🤪. Par rapport à mes finances, je souhaiterais m'orienter vers un sac synthétique avec si possible un prix inférieur à 100 euros et pour le "reste des critéres" j'avoue que je suis perdue, tellement il y a du choix.... Que pouvez vous me conseillé? je vous remercie d'avance
Kiki
Conseils pour un séjour à Tokyo du 14 au 20 juillet English translation pending
Bonjour,
Je débarque dans la capitale nipponne après 3 jours à Bangkok grâce à un package hotel + vol sur airasia (vol + hotel) et je n'ai absolument AU-CU-NE idée de ce que je vais bien pouvoir faire (en dehors du shopping, shopping et shopping). J'atteris au Shinjuku washington hotel. Quelqu'un connait ?
Auriez-vous des conseils à me prodiguer.🙂 Autrement s'il y a des gens intéressés pour découvrir la mégalopole aux même dates que moi, merci de me contacter par PM.
Je débarque dans la capitale nipponne après 3 jours à Bangkok grâce à un package hotel + vol sur airasia (vol + hotel) et je n'ai absolument AU-CU-NE idée de ce que je vais bien pouvoir faire (en dehors du shopping, shopping et shopping). J'atteris au Shinjuku washington hotel. Quelqu'un connait ?
Auriez-vous des conseils à me prodiguer.🙂 Autrement s'il y a des gens intéressés pour découvrir la mégalopole aux même dates que moi, merci de me contacter par PM.
Quel itinéraire pour trois semaines de nature et randonnées en Indonésie? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de jeunes baroudeurs ; nous prévoyons de partir en Indonésie 3 semaines de mi septembre à début octobre.
Nous recherchons un voyage très dépaysant : nature, rencontres, aventures !
Nous sommes au début de notre recherche pour déterminer notre itinéraire, ne serait ce que pour l'aéroport d'arrivée / de départ.
Nous sommes un peu perdus dans le choix des iles. Pouvez-vous nous aider ou nous raconter vos aventures dans ces iles ?
Nous souhaitons surtout être submergé dans la nature et par les rencontres...
N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences et de vos conseils.
A bientot !
Nous sommes au début de notre recherche pour déterminer notre itinéraire, ne serait ce que pour l'aéroport d'arrivée / de départ.
Nous sommes un peu perdus dans le choix des iles. Pouvez-vous nous aider ou nous raconter vos aventures dans ces iles ?
Nous souhaitons surtout être submergé dans la nature et par les rencontres...
N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences et de vos conseils.
A bientot !
Les Causses à vélo en juin 2011 English translation pending
650 km sur les Causses à vélo
Juin 2011
Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.
Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.
Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.
Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km
Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.
Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.
Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.
Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.
Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.
En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.
Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.
Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km
L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.
Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :
« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».
Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.
Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.
Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.
Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures
Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.
Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km
Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.
Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.
Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.
Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.
Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !
Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.
Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km
Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.
La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l��onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.
Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.
Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.
Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.
Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km
Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;
L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.
Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.
Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.
Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km
Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.
Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.
Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.
Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.
Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.
Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !
Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.
Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km
Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.
Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !
Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.
Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !
Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.
Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.
Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km
Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.
Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !
Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km
Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.
Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !
Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.
Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.
Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.
Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.
J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Juin 2011
Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.
Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.
Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.
Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km
Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.
Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.
Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.
Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.
Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.
En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.
Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.
Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km
L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.
Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :
« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».
Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.
Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.
Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.
Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures
Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.
Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km
Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.
Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.
Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.
Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.
Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !
Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.
Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km
Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.
La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l��onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.
Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.
Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.
Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.
Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km
Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;
L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.
Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.
Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.
Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km
Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.
Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.
Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.
Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.
Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.
Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !
Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.
Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km
Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.
Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !
Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.
Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !
Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.
Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.
Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km
Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.
Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !
Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km
Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.
Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !
Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.
Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.
Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.
Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.
J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Le Col du Théodule dans les Alpes English translation pending
Bonjour à tous !
Je souhaiterais poser une question concernant un certain col, le Col du Théodule. Je vais en effet cet été réaliser un trek solo dans les Alpes, j'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion d'en parler par ici et d'avoir de très bons conseils de la part de certains d'entre vous. Merci encore ! 🙂 ( http://voyageforum.com/..._les_alpes_D4154962/ )
Sauf que je me suis rendu compte un peu tard que... Passer de Breuil-Cervinia à Zermatt entièrement par remontées mécaniques était impossible ! Je me suis donc vite renseigné sur la façon de procéder (Il existe bien un Tour du Cervin et un Tour du Mont Rose, bon sang !), et j'ai donc vu que le trajet passait par ce fameux Col du Théodule. Seulement, c'est à 3300m, et évidemment il y a de la neige et de la glace. Bon, alors je sais que c'est un domaine skiable ; je sais aussi qu'une piste part directement du Col du Théodule pour rejoindre la grande piste principale. Seulement, en faisant une recherche sur le forum, j'ai pu voir que l'encordement était conseillé, qu'il pouvait y avoir des crevasses...
Des crevasses sur une piste de ski ? Bref, je n'avais absolument pas prévu de me retrouver sur de la neige. Ceci dit, j'affronte l'épreuve.
Selon vous, et surtout si certains d'entre vous ont déjà réalisé la chose : Puis-je descendre le long de la piste de ski damée sans gros risque de danger (A part me faire embrocher par un skieur) ? (J'ai des bâtons avec rondelles d'hiver.)
Il y a 300m de dénivelé, en pente assez douce, jusqu'au Trockener Steg où l'on rejoint la terre ferme.
Je remercie d'avance ceux qui pourront m'apporter une réponse qui me sera infiniment utile. 🙂
Cordialement à tous, K.
PS : Le site de Cervinia ne me dit même pas si l'on peut aller au Théodule en télésiège en été. Ceci dit, un sentier de caillasse y mène... (Quelqu'un l'a t-il déjà emprunté ?)
Du Plateau Rosa (environ 120m plus haut que le Théodule), il y a aussi des pistes qui partent, et qui rejoignent celles sus-nommées. D'où ma question, que je repose histoire de marquer le coup : Puis-je descendre tranquillement, avec bâtons, le long d'une piste de ski damée ?
Merci à tous.
Je souhaiterais poser une question concernant un certain col, le Col du Théodule. Je vais en effet cet été réaliser un trek solo dans les Alpes, j'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion d'en parler par ici et d'avoir de très bons conseils de la part de certains d'entre vous. Merci encore ! 🙂 ( http://voyageforum.com/..._les_alpes_D4154962/ )
Sauf que je me suis rendu compte un peu tard que... Passer de Breuil-Cervinia à Zermatt entièrement par remontées mécaniques était impossible ! Je me suis donc vite renseigné sur la façon de procéder (Il existe bien un Tour du Cervin et un Tour du Mont Rose, bon sang !), et j'ai donc vu que le trajet passait par ce fameux Col du Théodule. Seulement, c'est à 3300m, et évidemment il y a de la neige et de la glace. Bon, alors je sais que c'est un domaine skiable ; je sais aussi qu'une piste part directement du Col du Théodule pour rejoindre la grande piste principale. Seulement, en faisant une recherche sur le forum, j'ai pu voir que l'encordement était conseillé, qu'il pouvait y avoir des crevasses...
Des crevasses sur une piste de ski ? Bref, je n'avais absolument pas prévu de me retrouver sur de la neige. Ceci dit, j'affronte l'épreuve.
Selon vous, et surtout si certains d'entre vous ont déjà réalisé la chose : Puis-je descendre le long de la piste de ski damée sans gros risque de danger (A part me faire embrocher par un skieur) ? (J'ai des bâtons avec rondelles d'hiver.)
Il y a 300m de dénivelé, en pente assez douce, jusqu'au Trockener Steg où l'on rejoint la terre ferme.
Je remercie d'avance ceux qui pourront m'apporter une réponse qui me sera infiniment utile. 🙂
Cordialement à tous, K.
PS : Le site de Cervinia ne me dit même pas si l'on peut aller au Théodule en télésiège en été. Ceci dit, un sentier de caillasse y mène... (Quelqu'un l'a t-il déjà emprunté ?)
Du Plateau Rosa (environ 120m plus haut que le Théodule), il y a aussi des pistes qui partent, et qui rejoignent celles sus-nommées. D'où ma question, que je repose histoire de marquer le coup : Puis-je descendre tranquillement, avec bâtons, le long d'une piste de ski damée ?
Merci à tous.
Petit trip seule en France: où aller? English translation pending
Bonjour,
Je prévois un petit trip en 2012, le hic c'est que je suis seule et j'aurai 19... et je n'ai jamais voyager seule. Je veux partir backpack ( pour la premiere fois aussi) et dormir dans des auberges jeunesse ( cela ne m'inquiete pas trop pour la propreté et tout.. je suis seulement inquiete a cause du vol) . En voyage, j'adore sortir et rencontrer des personnes sympatiques qui ont pleins d'histoires a raconter ... et je me suis fait dire que la France est sécuritaire..alors j'opte pour la France mais je suis ouverte a d'autres propositions.. Je me débrouille bien en espagnol alors peut-etre l'Espagne.
Quels sont les endroits incontournables en France? car je n'ai aucune idée du trajet que je vais faire apart que j'atterirai de Paris (les billets d'avions sont moins chers...)
Des trajets a me proposer? Pour les transports je compte utiliser le train, le bus et louer un vélo serait bien cool.
Merci
Je prévois un petit trip en 2012, le hic c'est que je suis seule et j'aurai 19... et je n'ai jamais voyager seule. Je veux partir backpack ( pour la premiere fois aussi) et dormir dans des auberges jeunesse ( cela ne m'inquiete pas trop pour la propreté et tout.. je suis seulement inquiete a cause du vol) . En voyage, j'adore sortir et rencontrer des personnes sympatiques qui ont pleins d'histoires a raconter ... et je me suis fait dire que la France est sécuritaire..alors j'opte pour la France mais je suis ouverte a d'autres propositions.. Je me débrouille bien en espagnol alors peut-etre l'Espagne.
Quels sont les endroits incontournables en France? car je n'ai aucune idée du trajet que je vais faire apart que j'atterirai de Paris (les billets d'avions sont moins chers...)
Des trajets a me proposer? Pour les transports je compte utiliser le train, le bus et louer un vélo serait bien cool.
Merci
Douane à passer à la gare de Genève Eaux-Vives en venant de France? English translation pending
J'arrive à Genève eaux vives en provenance de st gervais ( france ) le 13-08 -2011 à 17h25 , puis je dois me rendre à genève cornavin où je dois prendre un autre train à 18h42 pour Milan .
Je pensais relier ces 2 gares à pied mais y a t- il une douane à passer à Genève Eaux -vives (en venant de FRance)? Si oui aurais-je le temps de relier ces 2 gares en à peine 1h ?🙁
Merci de votre aide !
Merci de votre aide !
S'évader de Paris à vélo pour une dizaine de jours English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu de m'évader de Paris avec mon vélo et ma tente pendant une dizaine de jours, quitte à revenir en train. Quelques questions :
- Est-ce raisonnable de prévoir une moyenne de 70 km par jour sans entraînement particulier avec un VTC? (j'ai juste l'habitude de pédaler en ville) - Quel parcours sympa au départ de Paris ? Vers la Bretagne ? Vers le sud ? ... - Quelqu'un serait-il à priori intéressé pour partager ce genre de trip ? Ou peut-être existe t-il un site pour rencontrer des équipiers à vélo ?
Le départ est prévu pour cette semaine
Raphaël
J'ai prévu de m'évader de Paris avec mon vélo et ma tente pendant une dizaine de jours, quitte à revenir en train. Quelques questions :
- Est-ce raisonnable de prévoir une moyenne de 70 km par jour sans entraînement particulier avec un VTC? (j'ai juste l'habitude de pédaler en ville) - Quel parcours sympa au départ de Paris ? Vers la Bretagne ? Vers le sud ? ... - Quelqu'un serait-il à priori intéressé pour partager ce genre de trip ? Ou peut-être existe t-il un site pour rencontrer des équipiers à vélo ?
Le départ est prévu pour cette semaine
Raphaël
Week-end à Rhodes English translation pending
Bonjour,
Je vais partir en amoureux, le week end du 14 juillet à Rhodes et j'aimerai avoir des infos sur les choses à visiter absolument ( monuments, balade, plage sympa....) . Nous souhaiterions découvrir un max de choses en 3 jours.... Merci pour vos réponses 😉
Je vais partir en amoureux, le week end du 14 juillet à Rhodes et j'aimerai avoir des infos sur les choses à visiter absolument ( monuments, balade, plage sympa....) . Nous souhaiterions découvrir un max de choses en 3 jours.... Merci pour vos réponses 😉