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Retour d'un Road Trip de 3 mois: tour complet des USA en 25 étapes English translation pending
by ClemToulouse · 2012-05-24 · 12 replies
Bonjour à tous !

Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:

http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/

Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montréal pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.

Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).

- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.

- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.

- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.

- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.

- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !

- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !

- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.

- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.

- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.

- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.

- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!

- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.

- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.

- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !

- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.

- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.

- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.

- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.

- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.

- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.

- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.

- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.

- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.

- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !

- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.

Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.

Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.

Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
De Las Vegas à Las Vegas (Utah, Arizona, Californie, Nevada - mars 2012) English translation pending
by DamianBlacks · 2012-05-11 · 44 replies
Maintenant que j'ai terminé de trier et traiter mes photos, je peux publier le carnet de nos 3 semaines passées dans l'Ouest des USA au mois de mars. C'est la 3ème fois en 4 ans que nous allons passer quelques semaines dans cette région. Et nous avons essayer de visiter des sites que nous ne connaissions pas ou qui méritaient une deuxième visite. Encore une fois, je tiens à remercier en particulier Marie Lefevre (mlefevre), Philippe Schuler (Sedonax) et Thierry Lagarde (wavemaster), et toutes les membres du forum. Vos récits, vos sites m'ont une nouvelle fois été précieux pour préparer ce voyage dans l'ouest américain.

samedi 10 mars: D’un continent à un autre

Très grosse journée du samedi afin de rejoindre notre premier hôtel à Cedar City, Utah. Nous sommes parti à 10h de gare du Nord (Paris, France) pour aller prendre notre avion à Heathrow (Angleterre) à 15h40. C’est parti pour 10h de vol … Arrivée sans problème à Vegas (Nevada, USA) à 18h45 et direction l’immigration. Il semblerait que nous soyons le seul vol, donc passage assez rapide pour une fois. Étape suivant: aller récupérer la voiture de location. Comme d’habitude, je suis passé par locationdevoiture.com. J’ai réservé un Jeep Liberty pour 3 semaines pour 540€. Évidemment, Alamo n’a pas ce véhicule. Dans la meme categorie, nous pouvons avoir un Toyota Rav4, qui n’est pas, d'après le loueur, un 4 roues motrices (4wd), et qui n’est pas très grand. Hors nous en aurons peut-être besoin pour la suite du voyage. Pour avoir un 4wd, le vendeur nous propose de prendre la catégorie au-dessus. Hésitations car c’est 550$ de plus. Le vendeur vérifie quand même si il a un 4wd dans cette catégorie. Pas de bol, il n’en a pas. Le seul véhicule 4 roues motrices de disponible, c’est 2 catégories au-dessus, et donc 1800$ en plus. Mais il nous propose ce modèle pour les 550$ de supplément du modèle inférieur. Nous n’avons pas vraiment le choix, on prend. On se retrouve donc avec un Chevrolet Traverse dans lequel on pourrait voyager à 6 … Il est 20h heure locale, et nous avons maintenant au moins 3h de route pour Cedar City (Utah, USA). Fatigué, nous arrivons enfin à l’hôtel, mais avec 2h de plus: 1h de decallage horaire entre le Nevada et l’Utah, et 1h supplémentaire car c’est ce dimanche que nos amis américains passent à l’heure d’été. Nous nous couchons donc à 2h du matin, éclatés.

dimanche 11 mars: Cedar Breaks, Kodachrome, Red Canyon

Les choses sérieuses commencent aujourd’hui. Nous avons rendez-vous avec Bryce Canyon et ses environs pour les 2 journées qui viennent. Levé 8h, nous avons donc eu droit à 6h de repos qui se sont traduites par 3 ou 4h de sommeil. Après le petit-déjeuner simple mais efficace du Best Western de Cedar City, nous partons au Wallmart faire quelques courses. 2h plus tard et 200$ en moins, nous partons serein en direction de Bryce: nous avons suffisamment de nourriture dans le coffre pour parer à toute éventualité. Comme je l’avais prévu, nous prenons la route qui passe par Brian Heads et Cedar Breaks. Nous découvrons avec surprise que Brian Heads est une petite station de ski qui a l’air très sympa. Je commence à me demander si nous n’aurions pas dû poser 2 ou 3 jours de plus histoire de skier un peu … Ensuite, nous nous arrêtons au point de vue Nord de Cedar Breaks, petit Bryce couvert de neige. D’ailleurs la route qui permet de visiter ce parc à la belle saison, est fermée, recouverte d’une épaisse couche de neige d’environ 1m50 … Il est plus de 15h lorsque nous arrivons enfin au Rubys Inn de Bryce Canyon, après une courte pause photos à Red Canyon. Nous posons nos affaires, nous nous préparons un petit sandwich et nous repartons, direction un autre parc: Kodachrome Basin. Nous n’avions jamais visité ce petit parc à l’est de Bryce, et nous allons y passer la fin d’après-midi. Nous choisissons de faire Panorama trail, histoire de nous dégourdir les jambes. Il est temps de nous habituer à marcher en moyenne altitude. Les principales attractions de ce parc, ce sont les cheminées calcaires, probablement signes de la présence de geysers, il y a bien longtemps. Nous faisons donc 2h de randonnée avec quelques arrêts photo, et vers 19h30, nous attendons le coucher de soleil qui ne donnera pas grand chose. Dommage. Il est temps de rentrer se reposer.





lundi 12 mars: Bryce Canyon

La journée commence très tôt pour moi, car je me lève à 5h30 pour retourner voir le lever de soleil à Bryce Point comme il y a 3 ans. Camille ne m’accompagne pas afin de se reposer. Evidemment, en me levant si tôt, j’arrive le premier sur le site. Le ciel est couvert et cela ne donne pas un grand lever de soleil, mais cela ne m’empêche de rester une bonne heure sur ce site magnifique. Sur le chemin du retour, je m’arrête à Inspiration Point, que je ne connais pas. J’en profite pour faire quelques photos supplémentaires … Je rentre vers 9h pour prendre une bonne douche chaude et un bon petit-déjeuner préparé par Camille. Un peu plus tard, nous repartons ensemble vers le Canyon. Nous avons décidé de refaire Fairyland Loop trail: c’est une très belle randonnée qui permet de prendre conscience de l’immensité et de la diversité des formations rocheuses de Bryce. Nous gardons un excellent souvenir de cette randonnée que nous avions faîte en environ 5h, il y a 3 ans. Nous allons cette fois la découvrir sous la neige. Voir Bryce Canyon sous la neige, c’est assez magique. Le blanc de la neige s'oppose au rouge, orange et jaune de la roche. En revanche, cette neige ne va absolument pas faciliter notre randonnée. En effet, le chemin va osciller entre neige et boue, rendant notre progression beaucoup plus lente. Résultat, 6h30 de rando … De plus, au lieu d’aller récupérer la voiture à Sunrise Point, nous poussons jusqu’à Sunset Point. Camille m’attend ici, et je repars chercher la voiture. Je me dépêche car je veux justement prendre quelques photos à Sunset Point. Malheureusement, je vais arriver trop tard. Dommage. Nous rentrons à l’hôtel exténué. Et dire que j’ai prévu de nous lever très tôt demain matin … je crois qu’on va se lever plus tard finalement.





mardi 13 mars: Escalante – Capitol Reef

Comme je le supposais hier soir, nous avons quitté le Ruby’s Inn plus tard que lors de mes prévisions initiales. Je pensais aller profiter du lever de soleil à Devil’s Garden, près d’Escalante (Utah, USA), mais nous nous contenterons de la lumière du matin. À Escalante, nous faisons un arrêt au Visitor Center pour vérifier l’état de la Hole-In-The-Rock Road et afin d’avoir quelques informations concernant l’accès à Zebra Slot. Aucun problème. Premier arrêt: Devil’s Garden. Ce site porte bien son nom tellement on a l’impression que des doigts sortent de terre. De plus, d’ici, la vue sur le Staircase est fascinante. Deuxième arrêt: Zebra Slot. Cette fois, il y a un peu de marche avant d’atteindre le site: 5 miles aller-retour. La petite rando est agréable et le paysage est splendide. Arrivé à Zebra Slot, ça se complique un peu. C’est très étroit et il faut adopter la marche à “l’égyptienne”, i.e. de profil … Un obstacle supplémentaire apparaît sous la forme d’une grosse pierre coincée à environ 1m. Je vais réussir à me hisser sur la pierre, non sans m’être explosé le tibia gauche dessus: ma souplesse légendaire! Camille me passe mon grand angle et mon trépied et décide de m’attendre ici avec les affaires. Une fois cet obstacle effacé, le reste du chemin est plus simple. Zebra Slot porte aussi bien son nom. C’est comme Antelope Canyon mais avec les parois zébrées et ondulées. Magnifique. Nous reprenons ensuite la Scenic Byway 12. Nous traversons successivement des paysages extrêmement variés: des zones arides, des montagnes enneigées, des forêts denses. C’est vraiment impressionnant. Nous arrivons en fin d’après-midi au Capitol Reef National Park et nous découvrons ses grandes parois rocheuses rouges. Nous n’allons passer malheureusement qu’une journée et demi ici, et comme 1 journée entière sera consacrée à Cathedral Valley, si c’est possible, nous ne devons pas trainer pour avoir un aperçu du parc. Nous partons directement faire la courte randonnée de Hickman Bridge afin de profiter d’une lumière plus chaude sur la Pectol Pyramid et sur Capitol Dome. Ensuite, nous nous arrêtons sur le site où d’anciens pétroglyphes ornent la paroi rocheuse. Puis, nous enchainons avec la Guilford Fam House. Et enfin, nous allons voir le coucher de soleil à Panorama Point. Je vous l’ai dit, la fin de journée était dense, et en plus, c’est le seul endroit où je n’ai pas réservé d’hôtel. Mais, à cette période de l’année, ce n’est pas le plus dur à trouver.









mercredi 14 mars: Cathedral Valley

Pour une fois, nous pouvons un peu dormir ce matin. Ce n’est pas la peine de nous presser car j’ai prévu de partir vers Cathedral Valley vers midi. Mais avant de tenter notre chance, nous passons par le visitor center de Fruita pour prendre connaissance de l’état de la route et du niveau de la Fremont River. En effet, pour atteindre la Hartnet Road que nous allons emprunter aujourd’hui, nous devons traverser une petite rivière avec notre super 4wd. La personne au visitor center nous informe que la route est praticable et que nous devrions facilement traverser la rivière au niveau du guet. Donc, c’est parti. Une fois arrivé au guet, j’avoue avoir un peu d’appréhension. Ce n’est pas comme si je traversais une petite rivière en voiture tous les jours. Nous suivons les conseils reçus au visitor center: rentrer dans la rivière, coller la rive droite et ensuite tourner à 90° vers l’autre rive. Tout se passe très bien, nous sommes de l’autre côté et nous allons commencer notre balade de 58 miles dans Cathedral Valley. Même si j’avais repéré les principaux sites sur le GPS, nous suivons le guide acheté au visitor center pour 2$. Nous passons par les multicolores bentonites hills. Nous nous arrêtons ensuite déjeuner au Lower South Desert Overlook. Nous profitons du silence et de la vue sur le monolithe Jailhouse Rock. Notre étape suivante est la randonnée qui va nous mener à un point de vue sur la Lower Cathedral Valley, et donc sur d’autres monolithes appelés Temple of the Sun et Temple of the Moon. Nous terminons notre journée en profitant du coucher de soleil sur Upper Cathedral Valley … enfin presque, étant donné que le soleil sera voilé par un énorme nuage. Et c’est aussi presque la fin de notre journée, car nous allons ensuite continuer notre route pendant 15 miles jusqu’aux fameux Temples. Nous allons dormir ici, juste en dehors du parc. Oui, nous allons dormir en plein milieu de nulle part, dans la voiture. Le Chevrolet Traverse s’avère être d’une taille parfaite pour deux adultes, nos 2 sacs de voyage et les courses qu’il nous reste. Nous rabattons les deux rangées de sièges arrière et nous nous installons pour dormir dans les 2/3 de l’espace dégagé.





jeudi 15 mars: En route pour Moab

Nous nous levons de bonne heure pour voir le lever du soleil sur les Temples, après une bonne nuit dans la voiture. Nous arrivons aux pieds du Temple of the Sun et nous avons la chance de voir le soleil rougir les 2 monolithes. Après quelques photos sur ce site pendant que Camille range la voiture, nous avançons vers le deuxième monolithe: Temple of the Moon. En dehors de quelques stratocumulus, le temps est une nouvelle fois magnifique. Il est temps de reprendre notre route en direction de la Highway 24. Nous faisons encore quelques arrêts pour prendre quelques photos. Cathedral Valley est un site magnifique, immense et d’une grande quiétude. J’avais des doutes quant à la faisabilité de cette étape au mois de mars, mais finalement, cela s’est très bien passé, et nous avons vraiment apprécié ce site. Sortis de Cathedral Valley, nous prenons la route vers Moab (Utah, USA) et décidons de faire escale à Goblin Valley. Nous n’y arrivons pas forcément au meilleur moment de la journée, d’un point de vue lumière évidemment, mais il est difficile de ne faire que des levers et des couchers de soleil. Protégés par de hautes parois, plusieurs champs de formations rocheuses en forme de champignons sortent de terre. Nous décidons de faire l’une des trois randonnées proposées et à notre grande surprise, elle nous conduit à l’extérieur de la zone “intéressante”, celle avec les grands champignons. La randonnée n’est pas inintéressante, mais je pense que dans ce parc, il est plus amusant de se balader au milieu de ce champ de champignons. C’est un parc très ludique, surtout pour les enfants. La rando terminée, nous descendons dans la vallée de Gobelins pour voir ces drôles de gnomes, de champignons de plus prêt. Nous reprenons ensuite la route vers Moab. Avant de trouver notre hôtel, nous prévoyons une petite rando mystérieuse dans Canyonland afin de trouver False Kiva. Le fameux site “confidentiel”. La randonnée nous conduit dans une zone boisée magnifique et aux odeurs agréables. Après quelques, enfin plusieurs, hésitations, nous rejoignons à priori le bon chemin. A moins d’1km de l’objectif, nous vérifions l’heure afin de ne pas effectuer le chemin retour, non balisé, dans le noir. Il est, semble-t-il, 18:30 et nous décidons de faire demi-tour afin de regagner la voiture et pouvoir assister au coucher du soleil depuis un autre point. Le chemin trouvé pour la Kiva, nous saurons le retrouver demain. Arrivé à la voiture, l’horloge indique 17:50 … nous n’avions pas changé nos montres depuis Vegas et nous nous sommes plantés! Nous sommes des boulets! Tant pis, nous verrons demain. Nous saisissons cette malchance pour repasser à Mesa Arch, Green River Overlook et Grand View Point: un peu de repérage pour l’expédition matinale de demain. Arrivés à l’hôtel, c’est la course à la douche! Nous en avions bien besoin … Pour notre retour à la civilisation, nous décidons d’aller diner dehors pour une fois. Nous hésitons entre la brewery et le resto italien. Nous avions essayé les 2 il y a 3 ans. Notre choix se porte sur le resto italien, dont j’ai un excellent souvenir de leur pizza. Ce sera une pizza pour moi, des linguini à tomber pour Camille, et évidemment une bonne pinte de bière locale pour faire passer tout ça! Après cette belle journée, nous pouvons aller nous coucher, surtout que je vais me lever très tôt demain matin.





vendredi 16 mars: Canyonland / Arches

C’est reparti pour un lever de soleil, cette fois à Mesa Arch: un classique. Debout 5h45 et départ 6h afin d’être sur le site à 7h. Il y a souvent du monde sur ce site pour le lever de soleil et les places sont chères pour poser son trépied. Je laisse Camille dormir. Lorsque je j’arrive sur le site, en m’éclairant de ma lampe torche, afin d’éviter de me casser la gueule, il y a déjà une personne. C’est un Californien et c’est sa « première fois », comme moi. Petit à petit, le site se peuple. Et effectivement, 10 mn avant le lever, il y a une rangée de trépieds en face de Mesa Arch. Il y a également une deuxième rangée de personnes sans trépied. Le soleil se lève et c’est parti pour le crépitement des appareils photos. Tout l’intérêt du site réside dans le fait que le dessous de l’arche rougisse en voyant apparaître le soleil: c’est mignon! Je continue ensuite mon périple photos matinales dans Canyonland par Grand View Point et Green River Overlook. Il n’y a quasiment personne sur les sites à cette heure-ci. Je repars vers Moab aux environs de 9h30 et j’arrive comme prévu vers 10h15 afin de me doucher et d’aider Camille à ranger les affaires dans la voiture. Depuis hier, le tendon d’Achille de ma cheville gauche commence à me faire mal. Il semblerait que mes chaussures de rando, que je n’ai pas mise depuis 9 ans, me mâche la cheville. Et en plus, je les porte constamment (sauf pour dormir, pour les petits malins) depuis le début du voyage. Les clés de la chambre rendues, nous repartons vers Canyonland pour essayer d’atteindre aujourd’hui cette fameuse Kiva. Arrivés au départ du trail, je remets mes chaussures de rando que j’avais quitté hier soir car ma cheville commençait à tirer. Ce n’est pas brillant: j’ai du mal à marcher avec … que faire … je ne vais pas continuer à m’abimer la cheville alors qu’il reste plus de 2 semaines de voyage et de nombreuses randos. Nous prenons la décision de ne pas faire cette rando, ni celle menant à Delicate Arch (rando que Camille n’aime pas trop de toute manière). Un peu déçu, nous quittons Canyonland pour basculer dans le parc des Arches. Nous déjeunons en face de Balanced Rock avec en arrière plan les montagnes La Sal enneigées. Le vent commence à vraiment se lever et je dois constamment faire attention à mon trépied … Nous faisons l’autre rando vers Delicate Arch. Cette randonnée ne nous amènera pas au pied de l’arche comme il y a 3 ans, mais en revanche, elle nous permettra de voir l’arche de derrière. D’ailleurs, à cette période de l’année, je ne pense pas que le côté « classique » de l’arche bénéficie d’un bon ensoleillement, alors que sa face arrière est bien éclairée. Ca change de la dernière fois, et c’est moins dur! Un dernier arrêt photo pour recapturer les pétroglyphes de Wolfe Ranch. Mes photos d’il y a 3 ans de ces pétroglyphes ne sont pas nettes, et tant que je suis là, autant en refaire de bien nettes. Nous quittons le parc des Arches, après cette rapide incursion. Retour vers Moab. Il est évident que je ne vais pas pouvoir continuer le voyage en utilisant mes chaussures de rando actuelles. Donc on va essayer de me trouver des chaussures de trail, style Salomon XT Wings, comme celle que j’ai déjà, et qui sont restées à Paris. De toute manière, je dois les changer. Vous pensez que cela va être simple, surtout dans une ville comme Moab, pas si petite et où le sport (VTT, Trail, …) est omniprésent. Et bien détrompez vous, c’est la galère. Nous faisons 3 magasins avant que Camille en trouve un qui vende des Salomon. Pas de XT Wings mais des X Ultra, très confortables, dont je vais me contenter. Nous pouvons continuer un peu plus rassurés pour les randos à venir. Nous prenons la route vers Blanding (Utah, USA) pour y passer la nuit.







samedi 17 mars: De Blanding à Page

Il est 6h et il est temps de se lever, car encore une fois, une grosse journée nous attend. J'ai l'impression de répéter cette phrase tous les jours depuis que nous sommes arrivés ... Heureusement que ce sont les vacances! Notre première étape est Road Canyon où une randonnée doit nous emmener vers Fallen Roof Ruin, ancienne habitation indienne. Nous engageons le 4wd sur la piste qui mène au début du chemin de randonnée. Entre la neige glacée, la boue et le sable, on repeint un peu (trop) le véhicule … enfin, nous signons le registre, nous nous acquittons des droits d’entrée (2$ par personne) et nous commençons la rando. Encore une fois, le chemin n’est pas très clair et nous montons trop haut: il faut éviter de suivre bêtement les cairns. Nous redescendons et nous finissons par trouver l’habitation en question. C’est tellement petit, que je me demande si nous n'avons pas trouvé le village des Schtroumpfs! Sur le chemin du retour toujours un peu enneigé, nous nous pressons un peu plus, le ciel devenant de plus en plus menaçant. Je ne tiens pas à vérifier si ce qu’il y a d’écrit sur le panneau passé à l’entrée indiquant “chemin mouillé impraticable ” est vrai. Finalement, nous rattrapons la route principale sans problème et nous nous arrêtons prendre un petit thé chaud afin de nous remettre (quel achat judicieux ce thermos!). Nous repartons en arrière sur la route afin d’aller cette fois faire la rando dans Mule Canyon. Vous me direz, pourquoi ne pas l'avoir faite à l'aller: pour des raisons de lumière et donc de photo! Cette rando nous mène vers House on Fire, encore des habitations indiennes. Merci "Photographing the Southwest". Nous reprenons la route dans le sens inverse, i.e. nous repartons vers Road Canyon. Ca donne le mal de mer, non? Direction Valley of the Gods. La route s’arrête d’un coup pour devenir une piste en zigzag descendant le canyon, c’est Mokey Dugway. De là haut, nous voyons l’immensité du territoire et peut être même Monument Valley. Dans Valley of the Gods, qui ressemble à Monument Valley en moins impressionnant, nous circulons sur un chemin de terre une bonne heure. Le ciel est très nuageux, et cela écrase un peu l’horizon. Donc, nous ne sortons pas vraiment emballé de ce site. Ensuite c’est direction le Gooseneck de San Juan. Pour ceux qui connaissent Horseshoe Bend, c’est dans le même style, mais un peu moins photogénique pour moi. Mais, je ne suis peut-être pas bon juge tellement j’aime Horseshoe Bend. Nous restons juste le temps de faire quelques photos pendant que Camille fait une sieste réparatrice. Nous continuons notre chemin en passant à côté de Monument Valley. Nous nous arrêtons juste le temps de prendre un cliché très classique. Le vent souffle fort entraînant derrière lui ces amas de brindilles que l’on voit souvent dans les westerns. Puis nous arrivons à Page (Arizona, USA) où nous retrouvons nos petites habitudes.







dimanche 18 mars: The Wave

Aujourd’hui, nous sommes le Dimanche 18 Mars. Vous allez me dire: « Oui, et alors? ». Je vais vous répondre simplement que nos 3 semaines de vacances dans l’Ouest des USA sont construites autour de ce jour ô combien important. En effet, c’est aujourd’hui que nous devons aller voir le fabuleux site de the Wave! J’ai eu la chance d’être tiré au sort en participant à la loterie sur internet, et nous avons donc cette fois 2 permis. Camille, qui avait obtenu un seul permis sur place il y a 2 ans, et qui me l'avait donné, va enfin pouvoir admirer ce site avec moi. En théorie, c’est simple. Dans la pratique, c’est plus compliqué. En effet, depuis plusieurs jours, je regarde les prévisions météo dans la région de Page et Kanab (Utah, USA), et elles ne sont pas vraiment bonnes pour Dimanche et Lundi. Pas de chance. Et ce matin, les prévisions se confirment: il neige à Page. Oui, oui, il neige, et la neige tombe fort. Nous essayons d’appeler les centres BLM notés sur notre permis mais personne ne répond. Hors de question de se laisser abattre: commençons par un bon petit déjeuner hivernal avec du bacon, des œufs brouillés et des toasts. L’estomac calé, nous prenons la route pour voir si l’un des bureaux des rangers est ouvert. Nous voulons savoir dans quel état est la route pour accéder au début du Wire Pass Trailhead. Mieux vaut être prudent. Premier stop à Big Water, fermé. Deuxième stop à la petite Paria Station sans trop y croire: bingo, elle est ouverte! La jeune ranger adorable nous confirme que nous pouvons y aller, et, en revanche, de faire attention au verglas qui pourrait vite arriver. Tranquillisés, nous reprenons la voiture, excités de pouvoir y aller et un peu nerveux pour la route. Nous arrivons au parking sans problème, notons notre passage sur le registre et partons vers le site mythique: il est environ midi. Il semblerait que nous ayons une fenêtre de tir car le ciel se veut un peu plus clément pour l’instant. Donc, nous ne trainons pas en route et nous nous dirigeons directement vers The Wave, sans passer par la case Lace Rocks comme je l’avais fait il y a 2 ans. 1h30 plus tard nous y sommes. Le chemin n’est pas vraiment balisé mais le feuillet des rangers est assez précis. La randonnée est relativement accessible mais la dune de sable à la fin est un peu raide. Et après… oh merveilleuse nature, les stries de couleurs dans la roche sont magnifiques, le site spectaculaire! Nous y restons un peu plus d’une heure et demie avant de partir vers la deuxième Wave. Là, le vent se lève vraiment. On commence à prendre conscience de ce que “rafales à 60 km/h” signifie! Le ciel s’obscurcie aussi très rapidement … Il est temps d’accélérer le mouvement, et de repartir à la voiture. Nous ne serons restés que 2 heures sur le site, et je n’aurai pas pu, encore une fois, grimper sur Top Rock. Mais, il me semble que ce n’est pas le moment de prendre des risques: nous avons vu l’attraction majeure. Nous reprenons notre chemin et à environ 30mn de la voiture, la neige arrive rendant notre visibilité et notre avancée plus difficiles. Arrivé à la voiture, nous reprenons la House Rock Valley Road, et je ne traine pas en route. Pas le temps de fignoler. La neige tombe de plus en plus fort et je ne tiens pas à rester bloqué sur la route, même si nous avons les duvets, les matelas, de la nourriture et de l’eau dans le coffre. Enfin, nous arrivons sur la route goudronnée, rassurés! Nous repartons vers Page et, en chemin, nous faisons un petit arrêt photo près de Lake Powell. Nous rentrons nous réchauffer avec un thé et des cookies. À la vue des prévisions météo pour demain, qui ne sont pas très bonne encore, nous décalons notre excursion à Coyote Buttes South à mardi. En effet, j’ai 2 permis, un pour lundi et un pour mardi, et le temps devrait être plus clément mardi. Pour bien finir cette soirée et vu que demain c’est relâche, nous allons au cinéma à Page. Nous avions trouvé cela sympa, il y a 2 ans, et cela l’est encore. Nous allons voir « John Carter », du roman d’Edgar Rice Burrough, qui a été en grande parti tournée dans la région, à la Paria Movie Set et au Lake Powell. C’est assez sympa de voir ces superbes paysages dans le film. Un bon moment! Demain, c’est repos. Donc, à priori, pas de photo, car nous allons glander, faire de la lessive, glander, et enfin … glander! Les vacances!







mardi 20 mars: White Pocket / Coyote Butte South

Après une journée de repos bien méritée, nous allons avoir aujourd’hui une journée bien chargée: White Pocket, Cottonwood Cove et Paw Hole. N’ayant pas pu utiliser notre permis pour Coyote Butte South hier, nous allons utiliser notre deuxième permis aujourd’hui. J’ai bien fait d’en prendre 2 … Nous avons rendez-vous avec Steve et Susan du Paria Outpost & Outfitter à 8h30, heure de l’Utah, i.e. 7h30 heure de l’Arizona, notre référence actuelle. Nous allons donc nous lever une fois de plus à 6h! Depuis plusieurs semaines, je suis en contact avec Kurt, qui nous avait servi de guide la dernière fois et qui travaille avec Steve et Susan, pour préparer cette journée. Malheureusement, étant donné que nous avons dû décaler cette excursion, nous ne verrons pas Kurt aujourd’hui. Nous partons avec Steve aux environs de 8h30 comme prévu. La tempête de neige est passée, il fait un temps magnifique! Comme Dimanche, nous reprenons la House Rock Valley Road, mais avec le 4wd de Steve. Rien avec voir avec notre voiture, et heureusement! Je n’ai pas dû le préciser, mais la House Rock Valley Road est un chemin non goudronné, quelque peu cabossé à certain endroit, mais sur lequel une voiture « normale » peut rouler. En revanche, pour aller à White Pocket, notre premier arrêt de la journée, nous empruntons une piste. Je vais faire la différence entre chemin et piste. Ici, la piste, c’est du sable, des gros cailloux, des zones rocheuses, du sable, des gros cailloux, … Vous m’avez compris, je suis bien content de ne pas avoir à prendre notre voiture de location pour rouler là-dessus, et je suis encore plus content que ce soit Steve qui conduise! Nous arrivons à White Pocket aux environs de 10h. Il n’est pas nécessaire, à l’heure actuelle, d’avoir un permis pour visiter cette zone. Il faut juste un bon 4wd et surtout savoir le conduire. White Pocket est surement l’un des endroits préféré de Camille, qu’elle appelle le grand cerveau. Comme le laisse entendre son nom, ce site est majoritairement blanc. En fait, sous la première couche de roche blanche se cachent d’autres couches de couleurs: rouge, orange, jaune. La roche semble avoir été torturée: elle fait des vagues, des boucles. Nous passons 3h sur ce site et nous n’avons vraiment pas vu le temps passer. Nous partons ensuite en direction de Cottonwood Cove, qui est à 45 mn de voiture. Après une courte pause pour déjeuner, nous attaquons la visite de Cottonwood Cove. Cette fois, pas de première couche blanche, nous avons immédiatement droit aux couleurs: jaune, orange, rouge, violet, rose … Des drapés violets viennent couvrir la roche orange. C’est de toute beauté, et étant donné qu’il est environ 16h, le soleil commence à réchauffer ces couleurs: c’est encore mieux ! Encore une fois, nous passons quasiment 3h dans cespaysages extraordinaires. Il est temps de filer vers notre dernière étape: Paw Hole. Nous n’allons pas explorer en profondeur ce site, mais nous allons nous en approcher un peu plus que la dernière fois. Paw Hole, c’est un ensemble de cônes ou teepees, d’un orange tirant sur le rouge. Et avec le soleil qui se couche, les teepees sont de plus en plus rouge. Cette journée nous donne un aperçu complémentaire de celle que nous avions eu il y a 2 ans. Et je vous garantis que si vous passez dans la région, c’est une journée à planifier … et dans ce cas, n’hésitez pas à passer par le Paria Outpost & Outfitter, vous passerez une excellente journée en leur compagnie!







mercredi 21 mars: Coal Mine Canyon / Horseshoe Bend

Je ne sais pas si c’est la journée d’hier, mais ce matin, c’est vraiment difficile. Nous prenons notre temps, et décidons d’aller faire un tour jusqu’à Coal Mine Canyon, à côté de Tuba City (Arizona, USA), en début d’après-midi. Nous partons donc aux environs de 12h30 et nous arrivons 2h plus tard. Les zones habitées que nous avons passées nous rappellent que notre mode de vie et notre environnement est bien différent des indiens vivants dans la réserve. En suivant les indications que j’ai trouvées sur différents sites, nous trouvons l’entrée de Coal Mine Canyon. Nous nous garons et marchons un peu autour du canyon. Nous ne pouvons y descendre, du moins depuis là, et puis, je crois qu’il faut un permis. Je ne sais pas si nous sommes à l’endroit le plus photogénique du canyon mais les couches colorées sont assez impressionnantes: blanc, noir intense, orange, rouge puis marron. Après une courte balade nous reprenons la voiture pour essayer d’aller vers un autre point de vue, là où les zigzags colorés sont plus visibles. Nous voilà partis sur une piste qui n’a pas dû voir de véhicule depuis bien longtemps! Du coup, étant donné que la route est un enchainement de boue et de sable, il est assez difficile de conduire dessus, voir peu prudent par moment. Après 500 mètres, nous décidons de rebrousser chemin, la piste devenant de plus en plus imprévisible. Il serait dommage de rester coincés ici, surtout que cela nous couterait cher pour nous sortir de ce pétrin! Nous rebroussons donc chemin vers la vraie route. Là, nous essayons de trouver une autre entrée: sans succès. Nous décidons donc de revenir vers Page et de nous arrêter à Horseshoe Bend. Il y a beaucoup plus de monde que les années précédentes, et pourtant nous sommes au mois de mars. Je n’ose imaginer ce que cela doit être pendant la haute saison. Peut-être le panneau indiquant le lieu sur la route principale et les quelques aménagements faits sur le site y sont pour quelque chose. Nous y restons quelques heures, histoire de profiter du lieu et de faire quelques photos au coucher du soleil. C’est agréable mais je regrette le coucher de soleil de la veille, beaucoup plus impressionnant, grâce aux nuages. Comme le dit Camille, nous devons nous réjouir de ce que nous avons pu voir et c’est vrai que nous avons de la chance, le soleil était au rendez-vous aujourd’hui et le lieu est magnifique.



jeudi 22 mars: Antelope Canyons

Ce matin c’est un peu grasse mat: nous avons réservé le Photography Tour pour Upper Antelope à 10h30. Le tour se fait avec un des opérateurs Navajo opérant depuis Page. Nous sommes chargés à l’arrière du pick-up avec 6 autres personnes. Un petit mot sur notre moyen de transport: il est 10h30 précises et on se rend compte qu’un des pick-up ne démarre pas. Les autres groupes prennent la route et là, on se dit “tu vas voir avec notre chance, il est pour nous celui-là!”. Le conducteur de l’engin en panne passe un coup de fil et un gros 4wd arrive. Rassurés? Pas du tout! Ils sortent les pinces et font démarrer l’engin qui lâche un nuage noir épais! Bon là, on se dit que c’est bon mais non, il part faire de l’essence … Patience. La route vers Upper Antelope assez rapide: environ 15mn avec 3 miles dans le sable à fond les ballons durant lesquels il vaut mieux fermer la bouche et les yeux! On arrive enfin à l’entrée où il y a déjà pas mal d’autres 4wd : même au mois de Mars, il y a du monde. Nous avions déjà visité Lower Antelope Canyon mais c’est notre première fois ici. A notre arrivée le canyon est très sombre. Nous sommes venus pour les célèbres rayons de lumière donc on espère en avoir un ou deux. Nous passons les autres groupes pour avancer plus profondément dans le Slot. La lumière est toujours très faible et on oublie vite les 22 degrés qu’il fait dehors … petit à petit on revient en arrière et voilà, nous avons notre premier rayon de lumière. Bon, il y a du monde alors c’est un peu la course dans le canyon. On aura de la chance avec deux rayons supplémentaires. Et dire que ce n’est pas la haute saison. Ça m’impressionne. De retour à Page, nous récupérons la voiture et nous repartons vers Lower Antelope. Nous en gardons un très bon souvenir. Lorsque nous arrivons, il n’y a que quelques voitures. Et nous allons avoir la chance de nous balader pendant 2h dans le canyon, sans guide, et en ne croisant quasiment personne. Franchement c’est très agréable. Globalement, nous préférons ce Canyon. Ensuite c’est retour au motel, déjeuné dans le jardin, discussions avec le gérant et direction Wahweap Marina au bord du lac Powell. L’entrée payante est inclue dans le National Park Pass donc nous en profitons. Depuis la route, nous longeons le lac vers la marina. C’est assez joli et Camille se demande encore comment c’était avant, avant que l’eau envahisse la zone. Nous avons l’impression que le niveau de l’eau a encore baissé, ce qui nous amène à réfléchir à l’utilisation par notre société de l’or bleu … surtout Las Vegas! A la marina nous prenons deux bonnes glaces, que, pour une raison inconnue, la serveuse nous offre (non, elles ne sont pas périmées). Nous nous installons sur les transats, au bord de la piscine avec vu sur le lac. Le soleil étant de la partie, nous passons une fin d’après-midi des plus agréables! Le soleil couché, nous repartons vers Page où nous allons essayer le Fiesta Mexicana, histoire de vérifier si les commentaires postés sur Trip Advisor sont corrects.





vendredi 23 mars: Edmaier’s Secret

Nous arrivons presque à la fin de notre séjour à Page, déjà! Ce matin, levé raisonnable à 8h. J’essaie de nettoyer mon capteur après avoir changé d’objectif à l’intérieur d’Antelope Canyon hier… et oui, je sais, ce n’était pas à faire avec toute cette poussière! Pour la troisième fois, nous reprenons la House Rock Valley Road. Nous allons cette fois nous promener à un endroit appelé Edmaier’s Secret, site que j'ai évidemment découvert sur ce fantastique forum. Nous nous garons au départ de la randonnée pour Buckskin Gulch. Le permis s’achète sur place pour $6 par personne. La rando commence doucement, 4 miles essentiellement dans le lit d’une rivière, avec pas mal de sable, c’est un peu meuble mais on avance. Ensuite, c’est un peu plus l’aventure, car j’ai récupéré quelques informations sur Internet, mais est-ce que cela sera suffisant? Nous quittons la rando qui mène à Buckskin et nous nous dirigeons vers les Brain Rocks. L’un des objectifs du jour, c’est de trouver des Lace Rocks car je n’ai pas pu montrer à Camille ceux que j’avais vu sur le chemin menant à The Wave. D'après le GPS, les points que nous recherchons semblent être plus haut alors c’est parti, nous commençons à monter, puis à escalader. Nous faisons une pause une fois arrivée au-dessus des Brain Rocks. De là, nous pouvons voir que certaines portions du paysage ressemble très fortement à White Pocket. Nous continuons notre montée. La vue est vraiment magnifique: on retrouve maintenant certains paysages de Coyotte Buttes South, de vrais similarités au moins. Nous trouvons ensuite quelques Lace Rocks (YES!!!) et des stries colorées dans la roche faisant penser à The Wave. Le site tient bien ses promesses, c’est superbe! Nous repartons vers 15h, un peu fatigués des montés et descentes nécessaires sur ce site. Une fois descendus, on se rend bien compte qu’en prenant à gauche de la formation centrale, l’ascension est BEAUCOUP plus simple …C’était pour le fun et parce que Camille adore tellement les pentes raides! Retour vers 16h à notre véhicule, on traîne un peu sur la route pour prendre encore quelques photos de ces couleurs si fascinantes que prend la roche. Une fois à Page, après une bonne douche, une bonne session lessive pour Camille et rangement des sacs pour moi, nous dînons et nous partons au cinéma local (et oui, encore) pour aller voir the Hunger Games. Et voilà, c’est notre dernière journée à Page, demain on reprend la route vers de nouveaux horizons, avec un peu de tristesse pour ma part, car j'aime beaucoup cette petite ville et son environnement …





samedi 24 mars: Grand Canyon

Nous partons vers 9h de notre motel. Nous faisons un stop au Safeway pour acheter un peu de nourriture pour nos sandwichs, et nous nous prenons 2 boissons au Starbucks pour déjeuner! Avant de quitter définitivement Page, nous faisons un dernier arrêt à Horseshoe Bend pour que je puisse prendre encore quelques photos. On ne devrait pas revenir de si tôt à Page, donc j’en profite! Depuis Page, nous mettons environs 2h30 pour rejoindre le Parc National du Grand Canyon. Je ne me souvenais pas que la végétation fût aussi présente sur cette rive aussi. La ranger qui nous accueille à l’entrée du parc est très sympa: en montrant mon passeport, elle essaie de nous parler en français. Elle nous explique qu’elle essaie d’apprendre le français toute seule et Camille lui montre son petit bouquin pour apprendre l’allemand. C’était assez rigolo comme situation. Vu que nous sommes entrés par le côté est du parc, notre premier arrêt est à Desert View. C’est la journée de l’archéologie aujourd’hui dans le parc, donc de petites randonnées sont organisées avec des rangers, des chercheurs et des universitaires. Camille demande donc les dispo au premier visitor center: sans succès. Nous trainons un peu autour de la Watchtower. Je trouve le point de vue que je recherche mais le ciel nuageux donne un aspect voilé et je décide de prendre des photos plus tard dans l’après midi. Nous partons donc vers notre hôtel. Pas de chance, la chambre n’est pas prête, il faudra revenir à partir de 16h. Nous grignotons un morceau en attendant, vérifions les prévisions météo et repartons en direction de Desert View afin de nous arrêter aux différents points de vue. Le canyon est très impressionnant, ses proportions sont au-delà de ce que nous pouvons voir. Nous devinons les quelques rapides de la Colorado River, rien d’impressionnant depuis ici … sauf que l’une des pancartes stipule qu’il peut y avoir des creux jusqu’à 3m! Nous retournons donc à la Watchtower pour faire les photos que je n’ai pas pu faire un peu plus tôt. Et ensuite, nous repartons à l’hôtel, récupérer notre chambre et déposer nos affaires, avant de nous diriger vers Hopi Point pour le coucher de soleil. Nous utilisons la navette pour nous y rendre. Très pratique ce système de navettes au sein du parc, un peu comme à Zion. Pas de chance, le coucher n’est pas fantastique, il y a trop de nuage épais! On ne peut pas dire que je sois très chanceux avec mes couchers de soleil pour l’instant. Bon, ça ira pour aujourd’hui, nous posons nos affaires et nous décidons d’aller faire un tour au resto, histoire de changer de notre ordinaire. Direction le Arizona Room: ils font des steaks et je crois que nous commençons à développer une petite carence en viande. Je prends un énorme steak et Camille, qui n’aime pas trop la viande, fait de même: c’est pour dire! Au passage, la viande est excellente!





dimanche 25 mars: Road 66

Ce matin, nous allons continuer un peu notre visite « touristique » de la rive sud du Grand Canyon. Nous quittons l’hôtel vers 9h, et après avoir pris un thé à emporter à la cafétéria, nous nous dirigeons vers Yavapai Point. Nous allons faire la petite balade qui va de Yavapai à Mather Point. Cela me permet de prendre d’autres points de vue du Canyon. A Mather Point, nous prenons le navette, ligne orange, pour aller bien plus loin: Yaki Point. Globalement, nous passons 2 bonnes heures à nous promener le long du Canyon. Il commence à y avoir du monde, mais ce n’est pas encore insupportable. Ça doit quand même être l’usine pendant la haute saison. Lorsque j’ai planifié le voyage, j’avais prévu de faire le premier tronçon de la South Kaibab Trail, qui n’est pas trop long. Mais depuis hier, Camille se ressent d’une cuisse (contracture ?), et vu que nos deux journées suivantes vont être un peu plus sportive, nous abandonnons l’idée de faire cette rando. Nous partons désormais en direction de notre étape intermédiaire: Seligman (Arizona, USA). Pourquoi étape intermédiaire? Tout simplement, car demain matin, nous devons aller à Supai, village indien au fond du Canyon. Il y a environ 3 ou 4 heures de descente, et l’idéal est de partir tôt pour profiter de l’après-midi sur place. Le rapport avec mon étape intermédiaire? Seligman est la ville la plus proche (enfin presque) avant de rejoindre le départ de la rando pour Supai. Pour ceux qui connaissent le film d’animation de Pixar, Cars, Seligman n’est rien d’autre que l’inspiration de la ville de Radiator Springs! C’est donc une étape folklorique intéressante. Et, en effet, même si la ville semble un peu à l’abandon, nous passons une bonne après-midi au milieu des anciennes voitures américaines qui, pour certaines, apparaissent dans Cars. Je vais aussi, pour une fois (et peut-être pas la dernière) mettre un petit mot sur notre chambre d’hôtel. Nous avons réservé au Canyon Lodge. Lorsque Camille va faire le check-in, elle se rend compte que l’un des managers de l’hôtel, n’est pas américain … plutôt allemand. Evidemment, elle continue la conversation dans la langue de Goethe … enfin, presque. Nous avons la chambre Harley-Davidson (chaque chambre a un thème). Et bien, franchement, c’est l’une des plus jolies (décorée avec goût) et plus propre chambre de motel que nous ayons eu. C’est une excellente surprise, et si vous devez dormir dans le coin, n’hésitez pas. Rapport qualité/prix imbattable! Enfin, en discutant avec le manager, nous apprenons que la route qui mène au Hualapai Hilltop (départ de la rando pour Supai) est désormais entièrement goudronnée et qu’il nous faudra environ 1h30 pour y aller depuis Seligman. J’avais prévu 2h30: c’est 1h de sommeil en plus!





lundi 26 mars: Supai

Debout aux environs de 6h30, car nous allons essayer de partir avant 8h. Cela nous laisse le temps de prendre notre petit-déjeuner (inclus) au motel pour une fois. Maintenant, je vais vous reparler météo … Comme d’habitude, je regarde la météo tous les jours. Et comme la semaine dernière, depuis 3 jours, le National Weather Service annonce pour ce lundi matin, 30% de chance de pluie, neige et vent. Super pour faire la descente de 13km vers Supai. Et bien, ce matin, nous sommes dans les 70% de beau temps, et vraiment, ça tombe bien. Nous partons donc rassurés. Nous faisons un peu d’essence et en route pour le village de Supai (Arizona, USA). Ce village se trouve en bas d’un canyon et abrite environ 650 personnes qui vivent essentiellement du tourisme. Tourisme rendu possible grâce à leurs joyaux: de magnifiques chutes d’eau. Il est possible d’accéder au village à pied, ce que nous allons faire, à dos de mulets, attention aux fessiers fragiles, ou par hélicoptère, attention au porte-monnaie sensible. Nous mettons 3h pour descendre … sans traîner: Camille adore le rythme effréné! La rando commence par une succession de lacets, avec pas mal de cailloux et de gravillons, le long de la falaise, ce qui doit nous permettre de descendre les 2/3 du dénivelé sur une très courte distance. Ca va être sympa à remonter. Il y a un peu d’ombre par endroit, de la verdure et vers la fin du chemin, nous longeons la petite rivière qui alimente les chutes. Nous arrivons au village que nous reconnaissons grâce l’odeur des animaux (chevaux, mules et ânes) et le désordre environnant. Nous prenons notre clé au Lodge, grignotons un morceau au frais et partons avec nos sacs à dos, enfin allégés, vers les chutes. Les chutes sont assez loin du village, à environ 3 et 4 km. La première chute que nous voyons, Lower Navajo Falls, est surprenante par sa végétation et son enchaînement de petites chutes: le lieu est extrêmement reposant! Nous continuons notre descente pour rejoindre Havasu Falls, la chute la plus connue avec ses bassins turquoises. Même modifiée par les dernières inondations, la chute reste superbe! Mais il est regrettable que les abords ne soient pas mieux entretenus. Enfin nous traversons le camping pour atteindre Mooney Falls: des trois, c’est la plus impressionnante par sa hauteur mais c’est aussi peut être la plus difficile à saisir. Après avoir passé du temps à prendre des photos des 3 chutes, nous repartons vers le village. Ne chercher pas à acheter quelque chose après 18h, tout est fermé! Heureusement nous avions de quoi manger et boire alors ça ira pour ce soir. Fatigués, nous retrouvons le Lodge pour une bonne douche. Attardons nous un peu sur la chambre maintenant … Nous avons réservé cette chambre longtemps à l’avance, et elle coûte la bagatelle de $145, sachant qu’il n’y pas de tv, pas de micro-onde, pas de frigo. Mais, tout cela, on s’en passe facilement, même si à ce prix, on s’attend à un certain confort. Ce qui est plus embêtant, c’est que la chambre n’est pas vraiment propre. Les draps sont propres, pas de problème. Mais c’est à peu près tout. Encore une fois, c’est très très cher pour la prestation. Maintenant, l’apothéose! Après dîner, je m’assois sur le lit et je soigne ma cheville en me passant de l’arnica. Je remets mes chaussettes, car il ne fait pas très chaud (pas de chauffage). Je m’apprête à me relever, et là, je vois un truc me passer entre les jambes. Stupeur, c’est un scorpion! Oui, un vrai scorpion, tout mignon avec sa queue en l’air, dans notre chambre, sortant de derrière notre lit! Ça calme un peu. Le scorpion est allé se poser au pied du deuxième lit. Le temps de reprendre mon souffle, d’enfiler mes chaussures, et le scorpion est mort. J’ai quand même dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour l’achever. Je ne sais pas si la piqûre de ce scorpion était dangereuse, mais je ne tenais pas à le savoir! Du coup, alors que nous tombions de sommeil à 20h45, plus personne n’a envie de dormir. Nous allons passer une longue nuit, une très longue nuit … très très très longue nuit: interminable. Décision unanime: nous partirons tôt demain matin.







mardi 27 mars: De Supai à Moapa

Après cette longue nuit de sommeil, très réparatrice, nous sommes prêts pour à quitter les lieux vers 7h15. Départ à la fraiche pour remonter à la civilisation. Comme je vous l’ai dit lors du post précédent, nous avons mis 3h pour descendre, sur un rythme assez soutenu. Je ne sais pas combien de temps nous allons mettre pour remonter, mais avec nos sacs à dos bien chargés, je pense que ça va être difficile. Finalement, nous arrivons au sommet après 3h45 de marche et de nombreuses pauses. Je ne pensais vraiment pas que nous mettrions moins de 4h. Tant mieux, nous aurons plus de temps pour nous reposer ce soir. A noter, quand même, que sur la fin de la rando, nous avons fait la course pour ne pas être doublés par les mulets chargés de valises. Un peu de fierté quand même! Il est temps de reprendre la route vers Moapa Valley (Nevada, USA), en passant par Hoover Dam. C’est un petit bout de chemin qui va nous faire quitter l’Arizona pour retourner dans le Nevada. Premier arrêt en route pour un gros burger avec des curly fries (frites enroulées), dans un « Jack in the Box » (fastfood que l’on trouve sur la côte ouest des USA … il ne me semble pas en avoir vu du côté de NYC ou de Boston). Camille avait mis cette étape « curly fries » sur sa to-do liste. Ca fait du bien et nous en avons un peu marre des sandwichs. Deuxième arrêt au Hoover Dam. Nous sommes impressionnés par la capacité des américains à transformer n’importe quoi en une attraction. Car ce barrage est devenu une vraie attraction avec parking payant, visite guidée payante, souvenir, resto, … Énormes les Ricains! Le barrage est quoi qu’il en soit un beau et impressionnant monument, avec une architecture art-déco. Notre petite visite, gratuite, réalisée, nous partons vers Moapa Valley où nous allons passer 2 nuits. Nous passons prêt de Las Vegas (notre dernière destination) et longeons le lac Mead pour rejoindre Moapa Valley. Encore une fois le pass pour les parcs nationaux nous rend service, car il nous permet de rentrer dans la zone du lac Mead sans payer! La région est beaucoup plus verte que nous ne l’aurions pensé. Nous arrivons à l’hôtel, bien plus tôt que prévu, et pouvons nous installer pour deux nuits. Demain: Valley of Fire.

mercredi 28 mars: Valley of Fire

J’ai découvert ce State Park (non inclus dans le pass des national parks, mais qui coute $10 pour la journée) en lisant les récits d’autres voyageurs sur ce forum, alors merci à eux. Et bien, je vous conseille VIVEMENT ce parc. Mais revenons au récit de la journée. J’ai planifié cette journée extrêmement précisément. Encore plus que d’habitude, et ceux qui me connaissent bien savent ce que cela signifie. Et pour planifier la journée aussi précisément, j’ai utilisé le guide de Steffen Synnatschke, qui n'est pas très cher, qui est très précis et qui est illustré par de magnifiques photos. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous décrire dans le détail ce que nous avons fait, ce serait long et fastidieux. Nous avons commencé cette journée à 8h et nous l’avons terminée à 19h30, après le coucher du soleil. Les choses importantes à savoir sont les suivantes:Il y a un grand nombre d’arches. Cela ne remplace pas Arches National Park, mais si vous n’avez pas le temps d’aller jusqu’à Moab, c’est quand même un excellent lot de consolation.Il y a des zones (à trouver) où la forme et la couleur des roches m’ont vraiment fait penser à Coyote Butte South. Bon, encore une fois, pour ceux qui n’iront pas jusqu’à Page ou qui ne peuvent se payer les services d’un outfitter, ce parc est encore un joli lot de consolation.Enfin, il y a une Wave. Alors, évidemment, ce n’est pas The Wave (Coyote Butte North), mais cette wave s’appelle Fire Wave, et elle est vraiment magnifique, surtout au coucher du soleil.Je n’ai pas d’action dans le parc, je ne suis pas payé par l’état du Nevada, mais, il serait vraiment dommage de passer à Vegas, et de louper ce parc. Vous l’avez compris, nous avons adoré ce parc!







jeudi 29 mars: Death Valley

Après la journée d’hier bien chargée, nous partons maintenant faire un petit, tout petit, tour en Californie. Tout de suite vous pensez: Los Angeles, plage, soleil. Et bien, nous allons garder soleil et chaleur, car nous partons passer une courte journée dans la Vallée de la Mort! Personnellement, ce n’est pas un site où je passerai plusieurs jours, mais lorsque j’ai planifié le voyage, je trouvais que cela valait le coup d’y passer, car ce n’est pas très loin de Las Vegas. De plus, Camille ne connaissait pas et moi, j’y étais passé assez rapidement, il y a 12 ans. Arrivé dans le parc, nous nous arrêtons à Zabriskie Point, histoire de faire du repérage pour ma cession lever de soleil de demain matin. Et oui, je vais me lever de bonne heure demain matin. Ensuite, nous allons voir si notre « cabine » est prête au Furnace Creek Ranch. Avant d’aller directement au Furnace Creek Ranch, nous nous arrêtons au Furnace Creek Inn. Je ne me souvenais plus ce que j’avais réservé. Camille descend et va faire le check-in. Et puis au bout d’un moment, alors que je l’attends dans la voiture, je commence à me souvenir que ce n’est pas là que j’ai réservé. Le Inn, c’est la version « luxe », alors que le Ranch, c’est la version « abordable ». Lorsque je vois Camille revenir, avec une petite moue, j’éclate de rire, car je suis maintenant sûr de ne pas l’avoir envoyé au bon endroit. Après cette courte pause rigolade, nous partons pour le Ranch et posons nos affaire dans la cabine, qui est un sorte de petit chalet avec une chambre et une douche. C’est très bien fait et très confortable. Le site est très sympa. Nous continuons notre visite en allant jusqu’à Badwater, point le plus bas d’Amérique du Nord, en dessous du niveau de la mer (-86m). Ensuite, nous empruntons la route en sens unique Artist Drive. Comme de nombreuses fois, nous découvrons des roches multicolores, avec en plus, cette fois, des teintes vertes et violettes. Je ne cesse d’être émerveillé par les différentes couleurs de roche de puis le début du voyage, et je ne m’en lasse pas … C’est la dernière étape pour Camille, qui est crevée. Je la dépose au Ranch, et je poursuis la découverte de Death Valley, en allant profiter du coucher du soleil au milieu des dunes de sable de Mesquite. Tout d’abord, je ne pensais vraiment pas que ce serait aussi fréquenté: ce sont les Champs-Elysées sur sable! Il y a du monde partout, et c’est la galère pour trouver des dunes vierges de tout pas. Après m’être éloigné un peu, j’arrive à trouver de petites dunes un peu moins peuplées. Encore une fois, le coucher de soleil n’est pas « inoubliable ». Tant pis. Je ne m’attarde pas trop longtemps, car il faut ensuite que je retourne à la voiture. Et marcher dans les dunes de sable, ce n’est pas ma tasse de thé. Je rentre au Ranch, retrouver Camille qui nous a préparé à manger. Normalement, il faudrait que je me couche assez tôt, en prévision du lever de soleil de demain, mais finalement, ce sera 23h30. Ça va être très dur demain matin.





vendredi 30 mars: Las Vegas

Deuxième petite demi-journée à Death Valley. Comme je vous l’ai dit, je commence de bonne heure pour aller profiter du lever de soleil à Zabriskie Point: un classique. Je me lève donc à 5h30 pour être sur place à 6h. Je laisse dormir Camille qui en a besoin. J’ai vraiment eu du mal à décoller ce matin, me demandant même si je n’allais pas rester au lit. Et à force de me poser des questions, je me suis réveillé. Donc, à 6h, j’étais à Zabriskie Point, seul. Petit à petit, quelques trépieds sont arrivés, et au final, nous étions moins d’une dizaine à venir immortaliser ce moment. Je comprends désormais pourquoi ce site est prisé pour ses levers de soleil. La montagne qui s’illumine petit à petit, la roche jaune et marron que le soleil rasant vient réchauffer: c’est splendide! Ensuite, vers 8h, je décide de retourner à Badwater, histoire d’avoir des photos plus acceptables. Lorsque j’arrive, le soleil, bloqué par la montagne, n’a pas encore illuminé la couche de sel qui recouvre le sol. J’ai le temps de me préparer et de faire quelques photos avant de rentrer, aux environs de 9h15. Cela nous laisse le temps de nous préparer tranquillement pour notre dernière destination de ces vacances: Las Vegas! Nous décollons un peu avant 11h pour la cité du jeu. Nous allons cette fois passer par le sud de Vegas, ce qui nous permettra de faire un arrêt « fastfood » à Parhump. Arrivé à Death Valley Junction, i.e. après environ 30km de route, je suis tellement fatigué que je m’arrête pour laisser le volant à Camille. C’est tellement rare, qu’elle en est surprise. En fait, étant donné que je ne conduis pas le reste de l’année, j’aime bien conduire pendant les vacances, surtout sur les routes « tranquilles » américaines. Camille va conduire pendant 1h jusqu’à Parhump, et moi, je vais dormir. Oui, je vais vraiment dormir, car à un moment, après un cauchemar, je me suis même réveillé en sursaut dans la voiture, effrayant Camille, ce qui aurait pu être dangereux. Terrible cauchemar, car je me voyais en train de conduire, m’endormir au volant et perdre le contrôle du véhicule. Vraiment réaliste … Après notre pause déjeuné à Parhump, et un peu plus reposé, je reprends le volant. Notre objectif suivant est logistique. Avec les chaussures que j’ai dû acheter, et la suite du shopping que nous prévoyons, il est évident que nous allons avoir un problème de valise. Mon vieux trolley que j’ai depuis plus de 13 ans commence à se décomposer, et nous avions prévu de le changer avant de partir en congés. Nous allons donc le changer aujourd’hui. Depuis plusieurs jours, nous regardons sur internet où nous allons trouver des valises à Vegas. Pas si évident. Nous terminons dans un Target (type Gifi pour ceux qui connaissent). Nous trouvons une grosse valise pour environ $90 et nous gardons pour l’instant l’ancienne, histoire de pouvoir monter dans notre futur hôtel à Vegas sans passer pour des clodos avec tous nos sacs plastiques. Et oui, car nous allons passer notre dernière nuit dans l’un des grands hôtels casinos de Vegas. L’un des plus récents aussi. Le Cosmopolitan. C’est également l’un des seuls hôtels avec terrasse. Il est idéalement placé, car au milieu du Strip (Las Vegas Boulevard), juste à côté du Bellagio et quasiment en face du Paris. Comme nous avons pris une chambre avec vue sur le Bellagio, nous allons profiter du spectacle des fontaines depuis notre chambre. Et la vue est grandiose. C’est un très bel hôtel, moderne et très bien décoré. Nous adorons. Pendant que je prends des photos depuis la terrasse, Camille vient de lancer l’opération « Tornade sur les valises ». Elle les a vidées et elle commence à les réorganiser. Au final, il ne peut rester que 2 valises. Une fois la nuit tombée, nous partons dîner. Nous allons tester l’un des nombreux buffets de Vegas. Après une petite recherche sur le web, il semblerait que le buffet de notre hôtel soit bien noté: le Wicked Spoon. Pour $37 par personne, nous avons droit à un magnifique buffet All You Can Eat. Je vous passe les détails, mais nous n’avions pas mangé comme ça depuis un bon moment. Digne d’un réveillon. Nous sommes ressortis avec le ventre au-dessus de la ceinture … Quelle élégance! Ensuite, nous sommes allés faire un petit tour dans la ville du jeu et de la débauche. D’ailleurs, c’est Spring Break en ce moment, et pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les vacances « débauches » de la jeunesse puritaine américaine. C’est à vivre mais pas trop longtemps quand même. Notre balade sur le Strip nous mène jusqu’au fameux signe Fabulous Las Vegas. Ce n’est pas la porte à côté à pied. Nous prenons un bus pour nous ramener vers notre hôtel. Camille part se coucher et je continue un peu pour aller prendre des photos du côté du Venice, du Caesar Palace et du Bellagio. Il est 3h du matin lorsque je rentre. Un peu éclaté, je l’admets, la journée ayant commencé il y a presque 24h pour moi.









samedi 31 mars: Las Vegas … La fin

Dernier jour de nos 3 semaines de balade. Ca passe à une vitesse … Nous allons essayer de bien profiter de cette dernière journée, sachant que nous ne décollons qu’à 20h45. Tout d’abord, nous allons profiter des avantages de notre magnifique chambre: prendre un bain avec vue sur Las Vegas. Le luxe! La journée s’annonce encore belle et chaude. Tant mieux. Nous devons quitter la chambre à 11h, cela nous laisse 45mn pour finir l’opération « Tornade sur les valises ». Opération réussie évidemment, mais maintenant nous nous posons des questions sur le poids des valises, qui, à mon avis, a bien augmenté. Nous verrons bien à l’aéroport. Après avoir chargé les valises dans la voiture, nous partons nous promener sur le Strip, histoire de rentrer dans certains Casinos, ce que nous n’avons pas eu le temps de faire hier soir. En attendant, la voiture reste au parking de l’hôtel, qui est gratuit. Nous allons enchaîner 3 casinos: le Bellagio, le Caesar Palace et le Paris. Nous faisons juste de rapides incursions dans les casinos, mais cela permet d’avoir une impression. De tous ces casinos, le Bellagio a notre préférence grâce à sa luminosité. De plus, pour le printemps, la décoration est axée sur les fleurs. C’est magnifique. Nous partons récupérer la voiture, car nous devons à présent attaquer la dernière étape cruciale de ce voyage: le shopping. Nous partons tout d’abord au Las Vegas South Outlet … il y a un outlet Coach pour les spécialistes en beaux sac-à-mains … Une fois que Camille a trouvé son bonheur, nous partons cette fois dans un mall que nous connaissons déjà: Town Square. C’est un mall en plein air où nous nous étions arrêtés il y a 3 ans. C’est vraiment sympa, et nous y passons 3 heures, entre déjeuner et shopping. La carte bleue ayant bien chauffé, il est temps de rentre notre voiture de location (au passage, il semblerait que nous ayons fait 3200 km … pas mal), et de partir à l’aéroport. Evidemment, au moment d'enregistrer les bagages, nous découvrons que nous avons explosés les limites. Rien d’extraordinaire, mais il faut réorganiser les valises, et chausser nos grosses chaussures de rando pour voyager. Encore plusieurs heures de vol vers Londres et quelques heures de train vers Paris. Voyage terminé!



HôtelsCedar City (1 nuit): Best Western El Rey Inn & Suites - Bryce (2 nuits): Best Western Plus Ruby's InnTorrey (1 nuit): Howard JohnsonMoab (1 nuit): Inca Inn Blanding (1 nuit): Super 8Page (7 nuits): Debbie’s Hide A WayGrand Canyon (1 nuit): Maswik LodgeSeligman (1 nuit): Canyon LodgeSupai (1 nuit): LodgeMoapa Valley (2 nuits): North Shore InnDeath Valley (1 nuit): The Ranch at Furnace CreekLas Vegas (1 nuit): CosmopolitanLa palme du meilleur rapport qualité/prix est attribué au Canyon Lodge de Seligman. La palme du pire rapport qualité/prix est attribué sans surprise au Lodge de Supai (la prestation scorpion laisse à désirer ... 😉) Tous les autres hôtels sont très bien, voir fantastique pour le Cosmopolitan. D'ailleurs, si vous allez à Vegas et que vous voulez faire des photos, le Cosmopolitan, c'est l'idéal ... un peu cher peut-être (plus de $400 la nuit).
Neuf jours sur le Zambèze en canoë English translation pending
by Mlefevre · 2012-05-10 · 41 replies
Bonjour à tous,

Découvrez le récit d'une belle virée sur le Zambèze : 9 jours en canoë du Lac Kariba à la frontière du Mozambique. 260 km de belle nature sauvage, portés par un fleuve puissant, à slalommer entre hippos et crocos!

Le récit en image est là :



Bonne lecture! Marie

Texte seul:

RECIT ZAMBEZE

Préparatifs... Après plusieurs voyages en Afrique Australe, tous motorisés, nous avions envie de nous plonger réellement au cœur de la nature pour vivre simplement au rythme de celle-ci. La descente d'une partie du Zambèze en canoë s'imposa rapidement comme une solution idéale. En 15 jours de vacances, il nous fallait cependant être moins ambitieux que Livingstone en son temps, et nous contenter de la portion du fleuve (qui fait en tout 3500 km de long) située entre le Lac Kariba et la frontière du Mozambique. Nous allions donc naviguer sur la frontière entre la Zambie au Nord et le Zimbabwe au sud. En affinant mes recherches, j'optais pour un parcours côté zimbabwéen car la navigation en canot à moteur y est le plus souvent interdite, ce qui n'est pas le cas côté zambien. Ce parcours, réalisé en 9 jours à un rythme tranquille représente 260 km d'une nature variée : après les gorges du départ, le fleuve s'étale dans une vaste pleine alluviale puis se resserre dans des gorges sauvages avant d'entrer au Mozambique. Nous allons passer dans plusieurs réserves ou parcs nationaux dont les célèbres Mana Pools NP au Zimbabwe et Lower Zambezi NP en Zambie. Merci à Thien An et François de nous avoir accompagnés avec enthousiasme dans cette belle aventure ! C'est parti !

En route pour le Zimbabwe ! 21 et 22/04/12 Après un vol de nuit sans histoire depuis Francfort, où nous avons retrouvé Thien An et François mais aussi Pierre77N de voyage forum et sa petite famille (coucou!), nous nous posons au petit matin sur le mignon petit aéroport de Windhoek. Après 2h d'attente glaciale, nous embarquons pour Lusaka, survolons la rivière Kafue, puis le sud de la capitale zambienne, enfin le nord-est plus cossu, quelques toits colorés, et c'est vers midi que nous foulons la Zambie pour la 1ère fois. Tous les bagages ont suivi, les visas se font assez vite, le chauffeur de Richbel nous attend. Les 200 km de route plein sud vers le Zimbabwe sont très beaux, ponctués de petits villages de huttes et nous nous promettons de prendre le temps au retour de faire qq arrêts photos. Nous voulons arriver avant la nuit au Warthogs Bush Camp et sous les tropiques, elle tombe d'un coup vers 17h45. A ma demande, le chauffeur nous dépose au poste frontière zambien car je souhaite passer le barrage qui marque la frontière et se situe dans une sorte de no man's land, à pied afin d'avoir le temps d'admirer le paysage. Erreur ! Arrivés sur le barrage, nous réalisons que le poste frontière zambien se situe bien au-dessus et je n'ai déjà plus qu'une roulette à mon sac... Heureusement Thien An sympathise avec une famille de Zim venus visiter le barrage et ils nous proposent gentiment de nous accompagner tout là-haut avec leur camionnette. Ouf ! Le 1er contact avec ces Zim est vraiment super chaleureux ! Une fois laborieusement réalisées les formalités douanières, il nous reste une dizaine de km jusqu'au Warthogs Bush Camp. Pas de bus ni de taxi à l'horizon. Un homme s'avance et nous propose de nous conduire pour 20$...un peu cher mais on n'a pas le choix ! Il les aura bien mérités ! 1ère panne au bout de 2 km : « il faut que je répare le bruit » en qq coups de clés, il refixe le pot d'échappement 2ème panne 5 minutes après : cette fois il démonte l'arrivée d'essence, l'aspire « goulûment », bricole le réservoir et c'est reparti. Remarquez la tête de François qui travaille à longueur d'année à la pointe de la technologie ! Il faut dire que la route serpente à flanc de montagne au-dessus du lac Kariba : les freins ont l'air de fonctionner, c'est déjà ça. On arrive enfin au Warthogs : nos 2 « Ensuite Cabin » sont prêtes. De jolies cabanes de Robinson au toit de chaume avec SDB privée sans toit sous les arbres. Le lac est à qq dizaines de mètres. On adore ! Après un dîner simple mais bon, moins de 24h après avoir quitté Francfort, nous sombrons dans les bras de Morphée au son des grognements d'hippopotames, des croassements de grenouilles et du vent dans les arbres. Cool !

Glandouille au Warthogs 23/04/12 Sans nous être concertés, nous nous retrouvons tous les 4 au bord du lac pour le lever du soleil, impatients de découvrir cet environnement. Le soleil se lève vers 6h. Nous avons à peine 12h de jour, il s'agit d'en profiter! La lumière est superbe... Libellules, aigrettes, vanneaux (je crois), ibis sacré, cormoran et héron, martin pêcheur, pintades, hippos... Tout ce petit monde à 2 pas du lodge dont le chien nous accompagne. Par habitude je m'apprête à lui lancer un bâton dans l'eau et me ravise juste à temps en apercevant cette charmante bestiole. Voilà le chien qui arrive tenant du bout des dents un petit varan (ça a l'air très mauvais!) Non ce n'est pas un hippo mais le chien qui infuse un peu après avoir bien joué ! Ce pêcheur à pied capture à l'aide d'une poignée de sel jetée dans l'eau de petits poissons qui lui serviront à appâter le tigerfish. Gare aux crocos !

Un peu plus tard, nous allons faire un tour « en ville » à Kariba située à qq km (10$ A/R pour le taxi qui nous attendra patiemment pendant nos emplettes) : il y a un supermarché et un marché de rue avec fruits et légumes en abondance. Les gens sont très souriants et discrets. Pas la moindre sollicitation, c'est cool ! Depuis 2009, la monnaie officielle du Zimbabwe est le dollar américain, ce qui a résolu le problème de l'inflation galopante qui handicapait tant l'économie du pays. Nous sommes étonnés des prix, quasiment à un niveau européen alors que selon les explications que nos guides nous donneront par la suite, le salaire d'un employé non qualifié tourne aux environs de 250$, 1000 à 3000$ pour les professions intellectuelles supérieures. Pas de photos, je n'ai pas osé sorti pour gros boîtier sous le nez de ces gens si sereins et naturels... Retour au Warthogs, il fait soif ! Paul, un des 2 néozélandais qui va nous accompagner pour le canoë nous fait signe de regarder derrière nos cabanes.... 1er éléphant ! Quasiment dans le jardin ! Il faut dire que Kariba et le lodge se situe sur leur route ancestrale et qu'ils s'y sentent comme chez eux. On en trouve régulièrement « en ville » dans les jardins ou faisant les poubelles... Fin de journée au bord du lac Kariba où un dernier rayon éclaire ce bateau : peut-être s'agit-il du ferry qui en 22 h de traversée parcourt les 290 km du lac Kariba jusqu'à son extrémité ouest.

C'est parti pour le canoë ! 24/04/12 J1 canoë jusqu'à Nyamomba 16,4 km A 8h30 pétantes arrive le gros 4X4 de Natureways : Cloud le guide « en chef » nous fait un topo rapide et nous embarquons après avoir confié nos affaire inutiles à une autre partie de l'équipe dans la « bétaillière » Après qq km d'une très mauvaise piste, c'est le terminus : après c'est à pied et en 10 mn nous découvrons nos canoës, fin prêts au bord du Zambèze, qui n'attendent plus que nos sacs. L'endroit est superbe, le courant file à vive allure. Mon œil pas encore exercé ne remarque pas immédiatement que ces rochers « bougent » ! Le chargement est soigneux : tout doit être bien arrimé et bien équilibré. Nous allons à tour de rôle partager un canoé avec Cloud ou Kibo le 2ème guide. Fred et moi pensons bien faire en nous proposant pour le 1er tour si bien que Paul et Rachelle, 2 jeunes néozélandais qui bourlinguent depuis 2 mois en Afrique Australe se retrouvent de suite dans le vif du sujet alors que visiblement ils n'ont jamais touché une pagaie de leur vie : ils serrent les dents et au prix de qq zig-zags supplémentaires suivent le rythme sans problème. Nous sommes donc 6 avec 2 guides qui assurent l'orientation, la sécurité (Cloud porte à la ceinture un 357 magnum), les démarches administratives pour les parcs et...la popote ! Dans l'hémisphère sud, c'est l'automne et le début de la saison sèche : la forêt prend des couleurs magnifiques. Quel contraste avec le bleu du ciel et les roches rouge sombre de cette jolie gorge ! Très vite nos guides nous épatent : quel œil pour débusquer les animaux ! Après 16 km de navigation tranquille (le courant est au minimum de 4 km/h parfois 8 voire 10) nous arrivons à la fin des gorges, et posons notre 1er bivouac. Nous sommes enchantés de cette première journée : le groupe est homogène et fonctionne bien, les paysages à la hauteur de nos espérances et le repas du soir très bon ! Un frêle mokoro profite des contre-courants pour remonter le fleuve, pas très prudent avec la nuit qui tombe : les crocos deviennent plus entreprenants... Il fait nuit à 18h, on a tout le temps de profiter du ciel !

J2 canoë jusqu'à Twin Logs 25/04/12 36,6 km Tout le monde a acquis un peu d'assurance à la pagaie et ça vaut mieux car il faut parfois slalomer entre souches et hippos. On a encore des progrès à faire par rapport à certains ! Les rives sont maintenant bordées de roseaux au détour desquelles les surprises ne manquent pas : lavandières colorées, envol majestueux, ou acrobate cueillant les fruits d'un énorme baobab. Il y a de plus en plus d'hippos, parfois alignés comme à la parade ! Un rythme tranquille s'installe : lever 5h30, thé ou café+qq biscuits et départ vers 6h30 2h de navigation dans les belles lumières du matin puis english breakfast puis c'est reparti jusqu'à trouver un coin propice à la baignade (ç'est-à-dire avec assez peu d'eau pour voir arriver d'éventuels crocodiles) dans une eau à 24-26°C Lunch vers 12h puis sieste pour laisser passer les heures chaudes (nous avons eu au maximum 33°C en milieu de journée, ce qui est très supportable sur l'eau) Après 1H30 à 2h de pagaie (soit 5 à 6h/jour en tout) on pose le camp vers 16h30 ou 17h00, bien avant la nuit et la reprise d'activité des crocodiles. Au fil des méandres, nous apprenons à gérer les hippos : ce sont de gros herbivores craintifs et pas très malins, qui fuient l'homme en se réfugiant coûte que coûte dans leur trou favori d'eau profonde. La stratégie consiste donc à ne pas se trouver sur leur chemin quand ils s'y précipitent car ces gros bébés peuvent peser jusqu'à 2,5 tonnes. J'ai ainsi une une (très) grosse frayeur quand passer à une distance que je jugeais respectable d'un hippo, j'ai vu celui-ci arc-bouter sur ses postérieurs, sortir les épaules de l'eau et foncer vers notre canoë. Voyant cela, les guides ont amplifié notre trouille en nous criant : « Quick paddle ! Close to the bank ! » (pagayez à toute vitesse vers la rive!) Debriefing le soir où ils nous ont expliqué qu'en fait il ne chargeait pas mais se précipitait dans son trou d'eau. Mouais...facile à dire après coup, pensé-je ! Toujours est-il qu'après cet épisode toute la troupe a bien pagayé « very close to the bank », dérangeant une nuée d'élégantes aigrettes, aussi belles que bornées puisqu'elles s'obstinaient à aller comme nous vers l'aval et que nous les avons obligées à décoller et atterrir au moins une dizaine de fois, pour notre plus grand plaisir. Il y a un peu de vent et tout là-haut les vautours s'en donnent à cœur joie, loin des enquiquineurs ! Nouveau problème à l'horizon : tout un troupeau d'hippos sur la berge : nous ralentissons au maximum, poussés par le puissant courant du Zambèze pour laisser le temps aux mastodontes de rejoindre l'eau profonde. Ça déménage ! On passe au ras de la berge, surveillés attentivement par un gros mâle qui roule des mécaniques, en avant du reste de la troupe... On profite d'une petite pause/radeau pour admirer un Nième vol d'aigrettes puis on arrive tranquillement à notre 2ème lieu de bivouac. Au loin apparaissent les montagnes.

J3 canoë jusqu'à Long Island via Chirundu, 26/04/12 34,7 km Nuit moins fraîche que les précédentes (les tentes, matelas et duvets sont fournis et nous regrettons de ne pas avoir pris nos propres sacs car ils sont trop fins. Ça doit vraiment cailler en plein hiver austral), le ciel est un peu couvert... Je suis enchantée car lassée par les ciels d'un bleu immuable rencontrés en Namibie en juillet, je rêvais de ciels plus tourmentés. Nous avons quelques heures de belle lumière orageuse, puis parvenus à Chirundu (la route qui va du Cap au Caire y passe) le beau temps revient. C'est aujourd'hui que je vais avoir la confirmation que les explications des guides concernant « la charge de l'hippo » étaient vraies. Il y a pas mal de vent, dans le nez bien sûr, qui lève un clapot assez désagréable et fait chanter les roseaux. Alors que nous longeons la rive pour éviter les vagues, je vois soudain un énorme (ben wouih, vu de tout près!) hippo presque sauter depuis la rive dans notre canoë ! Avec le bruit du vent, broutant tranquillement sur la rive entre 2 rideaux de roseaux, il ne nous a vus qu'au dernier moment (et réciproquement!) et sans un regard vers notre canoë (ce qui m'a immédiatement rassurée) a plongé à toute vitesse vers son trou d'eau. Quelle émotion ! Que du plaisir en fait ! Les crocodiles aussi sont timides et seuls sont qui sont profondément endormis se laissent approcher. Les guides nous obligent toutefois à toujours garder une bonne distance avec ces bestioles. Après une bonne petite sieste, nous rencontrons un éléphant solitaire. On est loin des grands troupeaux des parcs d'Afrique du sud, du Botswana ou de la Namibie, mais la rencontre « hors cocon protecteur d'une voiture » a un charme particulier. Pour les gens d'ici, c'est la routine... De même que les crocos... 3ème bivouac, toujours sur une île pour diminuer le risque d'une rencontre avec un gros carnivore, dans une savane joliment arborée.

J4 canoë, jusqu'à Vundu (Acacia Point près de Mana Pools), 27/04/12, 34,7 km Petit matin à contre-jour, belle atmosphère mais pas idéal pour voir des animaux... Pause baignade ou François fait le croco ou l'hippo, on sait pas trop ! Kibo a toujours un savon à portée de main : le fleuve est sa salle de bain mais il faut savoir qu'ici les gens boivent tous les jours l'eau du fleuve. Nous n'avons pas essayé mais avons sans problème encaissé la vaisselle et les légumes lavés à l'eau du fleuve. Qui est à l'envers ? Kibo dans le canoë de tête rythme sa progression de sonores coups de pagaie contre la coque afin de prévenir les hippos de notre passage. Ceux-ci aiment se poster juste en aval des îles pour se reposer, protégés du courant. Méfiance donc au détour de chaque îlot... Aigrettes flemmardes ou stoïques qui ne daigneront pas décoller. Nous longeons pendant un bon moment la rive zambienne et c'est l'occasion de découvrir un peu de la vie du fleuve. Ici, la barrière anti-crocos fait aussi office de séchoir à linge. Là, les gens attendent, cachés derrière une palissade, munis de grandes « épuisettes » le passage d'oiseaux qu'ils attirent en sifflant bruyamment. Nous avons croisé 3 ou 4 rangs de cueilleurs d'oiseaux. Nous n'avons pas ce genre de préoccupation pour améliorer l'ordinaire : Cloud et Kibo se débrouillent comme des chefs pour nous concocter des menus variés, bons et équilibrés ! Chapeau ! Un ravitaillement est d'ailleurs prévu demain à Mana Pools et il nous faut utiliser le téléphone satellite (bien pratique pour rester en contact avec les enfants, restés en France) pour le confirmer car nulle part (en particulier à Chirundu) Cloud n'a pu trouver de réseau avec son portable. Nous profitons d'une pause lunch pour faire une petite balade le long du fleuve et rencontrons encore un éléphant et quelques antilopes. Dans le fleuve hippos et crocos sont toujours au RDV. 4ème bivouac sur une île partagée avec un troupeau de Cobs à croissant.

J5 canoë, jusqu'à Buffalo Thorn (Mana Pools), 28/04/12 20,7 km Un ravitaillement est donc prévu aujourd'hui en milieu de journée. Nous sommes un peu en avance et allons en profiter pour faire un Game Walk (Safari à pied) avec un ranger armé. Nous croisons qq buffles qui nous offrent un beau spectacle en traversant un bras du fleuve juste devant nous et arrivons à Nyamepi Camp à Mana Pools. 2 éléphants assurent le spectacle alors que nous étendons notre lessive (désormais les nuits sont plus humides et ça ne sèche pas complètement) et de quoi préparer le breakfast. Le ventre plein, nous partons pour 2h de marche commando (il fait 33°C et il est midi) sur les pas d'un ranger qui s'est mis en tête en 2h de temps de nous emmener jusqu'à Long Pool et retour. Quelle frustration que de marcher à toute vitesse sans avoir le temps d'observer tranquillement... Dommage ! Vu un éléphant, des singes et antilopes, oiseaux variés et surtout une belle forêt très aérée qui rend (heureusement!) la marche facile. A notre retour, la voiture de Natureways est là avec le ravitaillement et même la remorque pour les canoës. Il est prévu qu'ils ne retournent pas à Kariba mais filent directement au terme de notre périple, à Kanyemba, nous y attendre pendant 4 jours (ils sont 2, cela donne une idée du coût de la main d'oeuvre par rapport à l'essence) C'est l'heure du lunch (je crois bien que pour une fois nous n'avons pas maigri pendant les vacances!) que nous prenons en compagnie de mignons singes vervet, bien moins entrepenants que des babouins, heureusement. 5ème bivouac, ciel de braise comme tous les soirs...

J6 canoë, jusqu'à G.Channels, 29/04/12 30,6 km Comme souvent, les hippos et leurs borborygmes nous ont tenu compagnie toute la nuit et nous les retrouvons au petit matin, l'oeil vif au saut du lit dans la douce lumière de l'aube! Après qq km de pagaie, pause baignade... Thien An infuse... Cloud aime bien se faufiler dans de petits chenaux...parfois ça manque un peu d'eau ! Encore un bel endroit pour le lunch... Kibo le plus jeune des 2 guides fait 15 à 18 descentes/an (parfois plus courtes que la nôtre) depuis 7 ans : nos guides connaissent donc le fleuve sur le bout des doigts (même si le lit de celui-ci change en fonction des pluies) et ont leurs « bons coins » Malgré cette relative fréquentation nous avons été épatés par la propreté quasi parfaite du fleuve et de ses rives. Pas le moindre déchet, quasi pas de traces de campement (quelques vestiges de feux allumés par des pêcheurs), une nature vierge et intacte. Impensable en Europe où les rivières drainent toutes les cochonneries véhiculées par les eaux de ruissellement. Il faut dire qu'ici les berges sont quasi désertes : tout au plus quelques villages paumés où les gens vivent quasiment en autarcie (donc pas de déchets de la société de consommation, tout se recycle) et quelques camps de pêche ou de chasse, de grand luxe, à la pelouse impeccablement tondue par un personnel attentif. Nos guides ne laissent pas le moindre déchet (épluchures comprises) à tel point que je me suis sentie honteuse d'avoir jeté un trognon de pomme dans le fleuve. Autant dire qu'il était temps, arrivés à Mana Pools, de pouvoir nous débarrasser de notre gros sac poubelle. Ils poussent la philosophie du « leave no trace » (ne pas laisser de traces) jusqu'à effacer les traces causées par les canoës quand nous les hissons sur la berge ! En effet, les crocodiles attaquant à la nuit tombée, il ne faut pas y mettre les pieds surtout si la berge est abrupte et l'eau profonde. Nous sortons donc entièrement les canoës chaque soir, c'est d'ailleurs le plus gros effort de la journée car chargés ils doivent peser au bas mot 150 kg pièce.

Après le lunch côté Zim, nous apercevons un éléphant côté Zam : tout schuss pour la traversée de plusieurs centaines de mètres avec le courant par le travers ! Pas de chance, la bête est timide et disparaît dans les roseaux, pfff ! Débarquement pour le 6ème bivouac. On évite de poser la tente sur le chemin des éléphants. Fred fait du 43... Observation réciproque.

J7 canoë, jusqu'à Highsand Bank (Chewore), 30/04/12 24,5 km Nous quittons Mana Pools qui m'aura finalement un peu déçue. Il n'y a pas plus d'animaux qu'ailleurs me semble-t-il...Faut dire qu'il y en a partout ! Cependant leur observation n'est pas aussi aisée que depuis une voiture dans un parc national classique : on est au ras de l'eau, tributaire du courant, du vent, des souches, des roches et des hippos. Mais quel plaisir d'avancer lentement au fil du fleuve, de voir évoluer les paysages, magnifiques (j'y suis en fait plus sensible qu'à l'observation animalière), de profiter de toutes les lumières de l'aube au couchant, d'écouter les bruits de la nuit et de découvrir un ciel étoilé magnifique sans la moindre pollution lumineuse, de frisonner un peu à l'aube, de se rafraîchir avec l'eau du fleuve sous le soleil brûlant de midi et de se réjouir de la fraîcheur qui tombe le soir. Quels sourires aussi, échangés le long du fleuve, avec ces qq villageois qui doivent nous trouver bien étranges, nous qui avons « tout », de vouloir partager un peu de leur vie le long du fleuve.

Cela fait 7 jours que nous naviguons et qq batteries donnent des signes de fatigue : Fred est tout content de son cadeau d'anniversaire ! Ça marche du tonnerre sous le soleil des tropiques ! Enfin j'arrive à photographier un pygargue (fish eagle) pas trop flou : c'est l'emblème du Zambèze mais pas facile d'en « attraper » un avec mon 24-105. Impossible d'utiliser le téléobjectif en navigation, ça bouge trop ! J'adore ces petits nids qui ressemble à des boules de Noël ! Traversée express pour ces antilopes, gare aux crocos ! Navigation dans les champs ! Etrange dallage d'allure +/- volcanique... Pause lunch dans une crique bordée de belles roches polies par les flots. Le paysage reprend du relief, on approche des gorges qui marquent la fin du parcours. Un grand kudu mâle et sa cour qui ne sait par où s'échapper de la rive. Nous approchons de notre 7ème bivouac, le préféré de Cloud et nous sommes bien d'accord avec lui ! Une belle dune s'est formée en aval d'une île formée de roches rouges. L'endroit est magique ! Cerise sur le gâteau, nous observons sur la rive (trop loin pour de bonnes photos) quelques zèbres, éléphants et impalas. Les hippos du coin nous observent nous installer puis une fois la nuit tombée regagnent la rive. Nous les éclairons avec une lampe de poche et il leur faut bien 5 secondes avant que ça ne monte au cerveau et qu'ils se précipitent à l'eau. Il faut dire qu'il ont un cerveau de la taille d'une orange... On aime bien faire les malins à terre... sur l'eau c'est une autre histoire et il nous faudra rester vigilants jusqu'à la fin car nous auront eu des hippos du 1er au dernier km, soit sans aucun doute quelques milliers !

J8 canoë, jusqu'à Golf course (Gorge), 01/05/12 36,6 km Collation au soleil levant et départ vers 6h30 comme d'habitude. Les sentiers d'hippos sont parfaitement mis en valeur par la lumière rasante. Passage rapide chez les rangers de Kapirinhungu pour payer un droit d'entrée quelconque (j'ai renoncé à comprendre où et pourquoi il fallait payer. Parfois les postes de ranger sont vides, parfois j'ai l'impression qu'ils ne nous font pas payer. On aura payé au total 65 $/personne de droit d'entrée dans les différents et parcs et de droits de navigation sur la rivière alors que théoriquement cela aurait du être le double. Bonne surprise!) Preuve des changements de lit du fleuve. Cette partie du fleuve est ma préférée, son lit se creuse, il est ponctué d'une alternance de roches rouges et de petites dunes blondes, la forêt est multicolore. Les hippos sont toujours parfaitement assortis à leur environnement. Amusants ces singes équidistants, très calme, qui grignotent paisiblement leur verdure. Etranges arbres « blancs » Tiens, encore un éléphant ! Comme par hasard il est encore sur la rive opposée ! Traversée tout schuss pour compenser le courant traversier, ouf ! Celui-ci est né sans défenses... Nous nous échouons pour ne pas être entraînés par le courant et bien qu'à une distance raisonnable l'éléphant finit par nous charger ! Marche arrière toute ! Il ne s'agissait que d'une charge d'intimidation, qui théoriquement précède toujours la vraie de vraie. Mouais... encore faut-il qu'il connaisse les règles hein ! Donc grosse trouille et pas de photos, j'ai choisi la pagaie plutôt que le déclencheur ! Le cours du fleuve se resserre, nous sommes vraiment dans les gorges, 8 km/h sans donner un coup de pagaie et moins d'hippos car le fleuve est trop profond. Coool ! Cette partie est très sauvage, sans doute la plus sauvage du parcours. Fred et moi l'avons adorée ! Jeu de lumière qui se faufile dans les gorges. 8ème et dernier bivouac sauvage

J9 dernier jour en canoë, jusqu'à Kanyemba, 02/05/12, 23,9 km Départ de bonne heure comme d'habitude, les guides semblent pressés de décoller. Il faut dire que le vent a soufflé toute la nuit et que celui-ci a pour habitude de se renforcer au fil de la journée, ce qui peut lever un clapot très court et assez gênant, surtout dans les gorges. Seuls les sommets des collines sont éclairés quand nous partons. Où le fleuve va-t-il passer dans ces montagnes ? Tiens, un humain ! Le fleuve dépose une quantité incroyable de sable joliment érodé. La fin des gorges se profile à l'horizon, elle se situe au pied de cette montagne bifide. 32 km au total. Cloud s'amuse à nous faire passer dans un bras très étroit. Quelques huttes apparaissent, puis qq lodges et c'est l'arrivée à Kanyemba vers midi. La voiture, la remorque, Papa Mike et son jeune collègue sont au RDV. Débarquement et chargement ! Retour à la civilisation ! On fait le plein à la pompe ! C'est parti pour 3h30 d'une très mauvaise piste. Après 70 pénibles km, nous posons les tentes sur le terrain de foot d'une école. Ça manque carrément de charme après nos 8 bivouacs de rêve sur le fleuve. L'endroit a sans doute été choisi en raison de la présence d'un puits et de toilettes mais pas de chance la pompe ne fonctionne pas. Les gens du village (d'une certaine importance : école, épicerie, « clinique » et même « nite club » dont la musique cessera sagement à 20h30!) doivent aller à 2 km pour avoir de l'eau...

Retour sur Kariba, 03/05/12 lever 5h, départ 6h ! Le fond de l'air matinal est frais à l'arrière du 4X4, ouvert à tous les vents. « Heureusement » on ne va pas vite car la piste reste mauvaise pendant un moment. Enfin on rejoint le bitume, on avale qq sandwiches amoureusement préparés par l'équipe et on arrive vers 14h à Kariba. Et qui voit-on à la sortie du village, juste avant le Warthogs Bush Camp : 7 éléphants qui batifolent sous les lignes à haute-tension issues du barrage tout proche ! Les gens du lodge s'empressent de nous allumer nos « cumulus » : bonne douche chaude avec vue sur un écureuil qui batifole au-dessus de la cabane. Grosse lessive chez Thien An et François ! Dîner de bonne heure dans le jardin avec vue sur le lac. La nuit tombe vite. Soudain, le petit chien du lodge se met à grogner puis à aboyer, sans effrayer le moins du monde un placide hippo blasé qui lui aussi vient dîner dans le jardin. Nous n'en croyons pas nos yeux ! Il est à 10m de notre table et c'est comme si nous n'existions pas ! Il va ainsi se promener toute la soirée dans le jardin/camping. En fait ici il n'y a pas de tondeuse et on sait pourquoi !

Départ pour Lusaka, 04/05/12 Nous avons très bien dormi dans nos lits moelleux, chaperonnés par cette drôle de grenouille juchée au sommet de la moustiquaire. Petit déjeuner avec vue sur le lac. Tiens...encore un hippo... Ne semble pas bien réveillé... Nous avons RDV à 10h côté zambien avec le chauffeur de Richbel. Renseignements pris, le taxi zimbabwéen peut nous amener jusqu'à celle-ci (20$, voiture impeccable celle-ci...), franchissant le barrage qui est en zone internationale. Il arrive avec 20 mn de retard (crevaison impromptue mais arrivée imminente confirmée par téléphone) mais le passage des 2 douanes se fait vite (plus de visa à établir) et nous sommes dans les temps. Comme prévu à l'aller nous faisons qq arrêts photos rapides en cours de route. Gros bouchon en arrivant à Lusaka si bien que nous arrivons au Pioneer Camp vers 15h. Personnel et chiens (3 titittes et un boxer) très accueillants, jardin magnifique, petit bémol sur la partie hébergement (cf carnet pratique), très bonne restauration. Nous sommes contents de pouvoir nous poser un peu avant l'avion. Online check in impossible du fait de la mauvaise connexion internet, ce qui n'empêche pas Fred et Thien An et François, en geek assumés de faire joujou avec leurs smartphones.

Retour en Europe, 05 et 06/05/12 A 8h30 pétantes le chauffeur de Richbel est là pour nous conduire à l'aéroport (compter 35 mn) Décollage vers midi, 2h30 de vol jusqu'à Windhoek puis longue attente de 6h avant le vol pour Francfort qui décolle à 20h00 et arrivée le lendemain à 7h00. Nous faisons nos adieux à Thien An et François, récupérons la voiture et à 11h30 retrouvons enfants, chien et chats à Nancy. Il fait 13°C et il pleut. Demain, on reprend le boulot !

Carnet pratique : Contrairement à nos habitudes, nous avons choisis de passer par une agence locale : nous ne nous sentions pas capables de gérer nous même la rencontre avec les animaux (hippos et crocos en particulier), le matériel, le ravitaillement, les entrées de parc (pas faciles de trouver les endroits où s'enregistrer et payer côté fleuve) et le retour avec tout le matériel depuis le terminus à Kanyemba, au NE du Zimbabwe. J'ai donc réservé (après avoir facilement « recruté » Thien An et François -qui nous avaient déjà accompagnés lors d'une virée hivernale en Norvège- car il faut un minimum de 4 participants) auprès de zambezi.co. uk. (qui sous-traite avec Natureways, agence zimbabwéenne) le Zambezi Long Classic canoe trip pour une somme qui m'a d'abord semblé exorbitante (voir budget page suivante) Impossible de faire autrement : il y a peu voire pas de concurrence. Au fil des jours, nous réaliserons finalement que cet argent est bien mérité, compte-tenu des contraintes matérielles d'organisation et du dévouement des guides !

Le départ de la rando se situe à Kariba au Zimbabwe, à 230 km au sud de Lusaka où nous atterrirons. J'ai choisis d'organiser moi-même les transferts et hébergements avant et après le canoë, les tarifs proposés par zambezi.co.uk étant vraiment prohibitifs...

Les communications avec le Zimbabwe sont très difficiles (peu ou pas de réponses aux mails) si bien que j'ai préféré atterrir à Lusaka en Zambie : après sondage de différentes agences par email, j'ai finalement retenu Richbel Car Hire pour le transfert aller et retour de Lusaka à la frontière du Zim : aucun problème (environ 25 mails tout de même pour finaliser tout ça!!)

Nous avons filé directement à la descente de l'avion vers Kariba et logé 2 nuits (avec résa internet) au Warthogs Bush Camp, petite structure idéalement située sur un trajet régulièrement emprunté par les éléphants pour aller s'abreuver au lac. Attention à leur site internet : les tarifs indiqués sont faux (et inférieurs à la réalité of course) mais ça reste raisonnable et on y mange correctement pour pas bien cher.

A la fin de notre rando en canoë, nous y avons logé une nouvelle fois puis après le transfert à Lusaka avons logé au Pionner Lodge Camp, réservé facilement par internet. Jardin magnifique (mais pas de lac!), nourriture très bonne, personnel très sympathique et serviable mais Family Chalets un peu décatis et poussiéreux et SDB partagée ce qui ne me semble pas indiqué sur leur site. Quasi personne en cette saison.

VISAS : Nous avons pris des visas double entrée pour la Zambie (sur place 80 $) et avons réalisé après coup que nous aurions pu nous contenter de visas de transit, ce qui nous aurait coûté 2 fois moins cher. 30 $ pour le visa zimbabwéen (aussi sur place)

SANTE Paludisme : très peu de moustiques, bien qu'au tout début de la saison sèche. Nous avons pris de la Malarone. Fièvre jaune : le Zim exige que les voyageurs en provenance de Zambie soient vaccinés. A faire au CHU. Vaccinations recommandées : DT polio, typhoïde, hépatite A. Bilharziose : théoriquement absente des eaux « courantes ». Courant de 4 à 10 km/h sur le Zambèze donc a priori pas de risque. Hippo et croco : très mauvais pour la santé ! On apprend sur place à les gérer. Bien contents d'avoir des guides !

BUDGET/personne/2 semaines

Visa Zambie double entrée80$ Navette de Lusaka à Kariba (border) A/R 50$ Taxi border to Warthogs bush campA/R10$ Visa Zimbabwe30$ Entrée Mana Pools+ marche avec ranger +River Fee 65$ 3 nuits Wartogs bush camp 60$ 1 nuit Pioneer camp Lusaka Family Chalet pour 2 70$35$ Taxi du Pioneer camp à Lusaka airport20$ Restos 2j avant et 2j après canoé trip145$

Canoe trip 10jours/9 nuits970$

AvionFrancfort-Windhoek-Lusaka A/R780€

TOTAL1904 € sans les pourboires
Itinéraire d'un tour du monde dès septembre 2012 English translation pending
by Jopops06 · 2012-04-10 · 19 replies
Bonjour a tous!!!

Tout d'abord je vous remercie les créateurs de ce site et aussi tous les gens qui y apportent une contribution avec des infos super intéressantes!!!

J'ai des questions vous poser ou plutôt des avis à vous demander sur mon projet (enfin notre projet, moi et ma copine).

Nous avons décidé le mois dernier de réaliser un tours du monde avec départ prévu début septembre. Ce n'est pas une envie soudaine, en effet cela fait déjà plusieurs années que cela me trotte dans la tête. Aujourd'hui mon travaille me plait de moins en moins, tout comme celui de Laurence (ma copine), et le besoin de (re) voyager et trop fort!!!

Nous avons donc prévu un itinéraire avec un billet tours du monde sur lequel j'aimerai avoir votre avis.

voici notre itinéraire prévu:

Début septembre (Départ entre 1 et 5 sept): Londres - Delhi

Nous resterions 3 mois ou 3 mois et demi en inde du nord et central avec au minimum 3 semaines au nepal avec un trek dans l'annapurna.

Décembre (Départ entre le 10 et le 20) : Delhi - Bangkok

De mi-décembre à Fin mars, début avril . Au programme : Thailande, Laos, Cambodge, Vietnam. Nous aimerions aussi allé à Hong Kong pour le nouvelle ans chinois et y rester 3 semaines pour visiter les alentours ( seulement si cela est jouable au niveau temps et prix du billet).

Début Avril: Nous traverserions la Malaisie (environ 2 semaines) jusqu'a Singapour (pour 3 ou 4 jours) ou un ami habite. Si le temps nous manque nous pourrions limiter ou supprimer la partie Malaisie. Un avis?

Fin Avril Début Mai : Singapour - New zealand

Nous y resterions de 3 semaines à un mois. (Selon le temps passé et les dépenses dans les pays précedents). Nous prévoyons de louer un camping car pour cette partie du voyage.

Début Juin: New Zealand - Santiago du Chili.

Nous y resterions 3 Mois avec au programme : Chili, Bolivie, Perou, Equateur (si nous avons le temps), Argentine du nord. Nous aurions aimé descendre jusqu'en terre de feu mais cela va faire trop juste au niveau temps... peut être avec un vol interne?

Fin aout, début septembre : Buenos aires - Londres

Voila pour ce qui est prévu pour le moment. Qu'en pensez-vous? Cela semble t'il réaliste au niveau du temps et des saisons.

Pour les marges des dates de départ , nous ne souhaitons pas nous mettre trop la pression et pouvoir profiter des endroits qui nous plairons. Cela pourra nous donner plus de temps en Amérique du Sud par exemple (ou peut être moins...).

Pour le budget nous avons prévu pour l'ensemble du voyage 13 000 euros chacun (tout compris, avions , équipements, ... ). Convenable selon vous? nous avons une petite marge en plus au cas ou, mais j'aimerai ne pas y toucher si possible....

Pour parler de nous, nous avons tout les deux 25 ans, Laurence et directrice de créche et je suis responsable développement d'une boite dans le solaire et l'éolien. Nous avons déja un peu voyager mais sur des courtes durée (3 semaines à un mois en thailande, US, Australie, Europe) et je suis déja partie 3 mois au Vietnam (visite et boulot).

Au niveau logement, nourriture et transport nous souhaitons le faire au maximum au plus proche de l'habitant.

Voila je pourrai rentré plus dans le détail de chaque pays avec des choses que nous souhaitons absolument faire (Igauzu, Le Salar de Uyuni, ... ) mais j'ai peur que vous ne me lisiez pas jusqu'au bout!!!

Cela fait beaucoup mais qu'en pensez vous? Dans les grandes lignes le projet te semble t'il cohérent?

Merci à de m'avoir lu et pour vos réponses!!
Lake Powell un week-end en juillet English translation pending
by Taq · 2012-04-09 · 21 replies
Bonjour à tous, Notre circuit fait que nous serons au bord du lac Powell les vendredi 20/07 et samedi 21/07 et zut, ça tombe un week-end! Mais bon, faut bien être quelque part le we ( Yosemite tombe aussi un we et re-zut car je vois que ces 2 endroits sont des destinations très prisées des américains pour les we..). Toutes nos réservations sont faites donc pas possible de modifier. Et nous qui aimons la nature sans trop de monde 😕... Bref, j'hésite entre louer un bateau à la journée le samedi 21/07 et réserver une "croisière" d'1h30. La 1ère option m'attire beaucoup plus au vu des retours d'expérience mais le coût est élevé ( 500 $ + carburant). Quant la croisière, nous sommes 5 donc ça fait tout de même un petit budget mais moins conséquent que la location d'un powerboat. Ce qui me fait peur, c'est de dépenser cette somme pour le bateau à la journée et d'être très déçus si le lac est "surchargé" de bateaux à moteurs et autres jet ski et que les plages auxquelles nous auront accès en bateau sont bondées... Merci de me donner vos avis et retours d'expérience de vos visites un week-end d'été.
Tarifs extravagants pour un vol vers l'Ouest américain English translation pending
by AglaePheryl · 2012-04-05 · 174 replies
Bonjour,

Nous avons l'habitude de voyager tous les été en Californie (2 adultes et 3 enfants de moins de 12 ans) depuis de nombreuses années. Cette année après un séjour en Floride en février nous avions envisagé de refaire un séjour dans l'ouest.

A notre grande surprise, les tarifs ont quasiment doublés par rapport à l'année dernière (nous arrivons à plus de 5500,00 € au départ de Lyon pour a peu près toutes les companies). Pour info, l'été dernier (et les années précédentes), nous avions eu nos billets pour 3700,00 €.

Que se passe t'il ? Arrivent-ils vraiment à vendre des billets à ces tarifs ?

Enfin si quelqu'un à une solution nous sommes preneurs, car nous ne voyagerons pas à ces tarifs là c'est clair.

Merci,
D'une côte à l'autre des USA en Harley English translation pending
by Genevois · 2012-03-28 · 64 replies
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.

Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.

Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.

Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.

Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...

Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.

Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.

Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.



La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.

Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.

Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…

Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…

La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …

Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.

Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.

Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.



Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.



A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.

Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !

Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.

Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !

C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.

Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.



Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Vélo + vélo suiveur (enfant de 7 ans et demi) + remorque: est ce possible? English translation pending
by Celrev · 2012-03-17 · 21 replies
Bonjour,

L'année dernière, nous avons testé les vacances à vélo avec les enfants et toute la famille est ravie. Cet été, nous décidons donc de partir sur les voies vertes de Bretagne. Nous avons besoin de conseil pour la logistique (transport du matériel) Notre fille de 4 ans sera encore dans la remorque. Pour notre fils de 7 ans et demi, nous hésitons entre vélo ou vélo suiveur ? S'il a son propre vélo, nous ne pourrons pas faire beaucoup de kilomètres par jour (peut-être 20 kms par jour maxi?)

Et notre question est : s'il est sur un vélo suiveur derrière son papa, comment tirons-nous la remoque bagage?

Est ce que quelqu'un est déjà parti avec une vélo tirant un vélo suiveur + une remorque bagage? Si oui, c'était comment?

Merci de votre réponse
Besoin d'aide pour préparation de voyage Iguaçu/nord Argentine/sud Bolivie/nord Chili English translation pending
by Madikéra · 2012-02-05 · 170 replies
Bonjour,

D'avance merci à celles et ceux prenant de leur temps pour nous accompagner en cette prépa.

Notre prochain voyage prend de plus en plus des allures de Iguaçu/Nord Argentine/Sud Bolivie/Nord Chili…

Cette nouvelle prépa avance tout doucettement… Bien sûr, nous avons déjà parcouru de nombreux carnets (Chrissand, krikri, …) ou sujets du forum et stocké les premières infos de Pascale (Khastin) et d'autres.

Nous avons quelques points clefs: - Un voyage principalement en août 2012 - Nous savons que c'est en hiver nous avons déjà testé en Patagonie, au Pérou… - Arrivée et départ du continent par Belem (Brésil) à moins de changement sur les vols d'Air Caraibes - Une trentaine de nuits sans compter celle de Belem, au retour - Un point d'arrivée et un point de départ différents - Un besoin d'habituation en douceur à l'altitude - Une non-envie de gérer une voiture en permanence mais en qqs points seulement - Une envie de voyage en mode rou-confor-tard donc avec des chambres aux sanitaires privés et le chauffage (sauf dans les endroits où c'est totalement introuvable). - Une conscience qu'on ne pourra tout voir dans ces secteurs et que nous avons à faire une grande sélection. Nous envisageons ce voyage comme, très probablement, notre dernier dans ce coin, donc c'est à priori l'ultime chance pour certains de nos Musts ! - Résas fixes uniquement pour les premiers jours et le vol interne. Pour le reste, ce sera au fil du voyage et des découvertes…

Notre base actuelle:

- Iguaçu, que l'un des deux ne connaît pas – base 3 nuits (1 Brésil et probablement 2 Argentine) – A déterminer

Avion pour Salta - Location de voiture – 6/7 nuits dans le secteur – donc sélection à faire…

Passage en Bolivie vers Tupiza – bus - 6/7 nuits dans le secteur avec comme objectifs Salar et sud Lipiez – agence – Recherche d'une solution avec hébergement "confort. Nous nous questionnons sur l'intérêt d'aller à Sucre. Nous sommes peu fans de ville et même si c'est, aux dires des uns et des autres, une belle ville, c'est ???

Passage au Chili pour San Pedro de Atacama - 4/5 nuits dans le secteur – agence ou voiture

- Ski – 3/4 jours. Nous recherchons la station… Nous habitons à la Martinique et avons fortement apprécié de pouvoir skier en 2010, à Bariloche. Valle Nevado nous intéresse par sa proximité avec Santiago et donc la possibilité de repartir de là. Mais c'est aussi la station de la capitale, donc très fréquentée… Ce site nous sert de référence:
http://www.chile-pucon.com/-Ski-Chili- Si vous avez des suggestions...

- Une envie de voir l'Aconcagua…

- 3/4 jours de battage pour les impondérables et autres

Pour l'instant, nous amassons les infos, consultons les sites, regardons les cartes et parcourons les guides… Donc, si vous avez des éléments pouvant alimenter notre pré-brainstorming du planning de ce voyage, ils sont les bienvenus… Nos billets d'avion sont à acheter dans les prochaines semaines et donc nous devons déterminer notre point de terminaison du voyage.
Voyage 4x4 en Asie Centrale (été 2012) English translation pending
by Disco3 · 2012-01-31 · 25 replies
Bonjour,

Nous allons partir en Asie Centrale avec notre 4x4 aménagé l’été prochain.

Nous voyagerons en 4x4 et en autonomie (à priori pas de nuits à l'hôtel sauf si nécessaire).

Voilà comment nous envisageons notre voyage :

Suisse, Italie, Croatie, Serbie, Bulgarie, Turquie, Iran (visa tourisme), Turkménistan (visa transit), Ouzbékistan (visa tourisme), Tadjikistan (visa tourisme et permis GBAO-nous voulons passer par la route du Pamir M41), Kirghizstan (visa tourisme), Kazakhstan (visa tourisme- nous aimerions visiter la base russe de Baïkonour ??), Russie (visa transit ou tourisme), Ukraine, Pologne, Tchéquie, Autriche, Suisse.

Nous pensons rester 1 semaine dans chaque pays mais faire faire des visas de 2 semaines pour plus de liberté.

La durée du voyage est elle limité par nos congés (2 mois).

1. Première interrogation : Les Visas.

Comme nous n’aurons pas le temps de prendre les visas sur place, nous souhaitons les avoir tous avant de partir. Nous allons passer par un intermédiaire car nous sommes novices dans ce domaine et n’habitons pas sur Paris.

Action-Visas France nous a été recommandé mais ils ne font pas le Tadjikistan. Ils nous conseillent de voir directement avec l’ambassade de ce pays. Pour les autres pays, pas de soucis.

Visa-Express Belgique eux ne veulent pas faire les visas Iranien et Turkmène par contre aucun soucis semble t’il pour les autres.

Quelqu’un a-t-il une expérience qui pourrait nous être utile ?

2. Deuxième interrogation : Le véhicule.

L’approvisionnement en gasoil (qualité médiocre en Iran, rare en Ouzbékistan) et l’adaptation du disco3 à l’altitude sur la route du Pamir (plus de 4000m) et aux fortes chaleurs au Kazakhstan (aout) sont des inconnus pour nous. Quequ'un a t'il fait la route à cette période (juillet-aout) ?

Nb. Pour le gasoil, la voiture est équipée d’un réservoir supplémentaire de 100 l.

3. Troisième question : la vie à bord.

Où peut-on trouver de l’eau pour refaire le plein du réservoir d’eau intégré de 50 l ? (en Ukraine par exemple, il faut puiser l’eau des puits).

Existe-t-il des cartouches de Gaz ou faut-il en prévoir un stock pour tout le voyage ? (En Scandinavie du nord, impossible de trouver des cartouches Camping Gaz).

Merci beaucoup de nous faire partager vos expériences.
Parcs nationaux américains en RV: conseils sur les campgrounds? English translation pending
by Leamail · 2012-01-22 · 87 replies
Bonjour,

Nous effectuons un périple dans les parcs nationaux en août prochain en RV. Voici notre itinéraire: 4/08: Las Vegas - Valley of fire (nuit à VOF) 5/08: VOF - ZION (nuit) 6/08: ZION - BRYCE (nuit) 7/08: BRYCE - CAPITOL REEF (nuit) 8/08: CR - MOAB (3 nuits) 9/08: MOAB ( Arches) 10/08: MOAB ( Canyonland) 11/08: MOAB - MONUMENT VALLEY (nuit) 12/08: MV - PAGE (nuit) 13/08: PAGE - GRAND CANYON (nuit) 14/08: GC (nuit) 15/08: GC - LV

Je souhaiterais avoir un avis sur les campground sympas pour chaque étape.

Concernant Valley of fire, j'ai trouvé le ATLALT campground mais il semble qu'il ne soit pas possible de réserver à l'avance... et la perspective d'arriver le soir et de ne pas trouver de place m'inquiète fortement, comment fait-on dans ce cas-là puisqu'on ne peut pas stationner n'importe où??? C'est pourquoi j'aimerais tout réserver à l'avance pour ne pas se stresser là-dessus une fois sur place...

J'attends vos bons tuyaux! Par ailleurs, le vocabulaire utilisé sur les sites de réservation de campground n'est pas toujours accessible pour moi. Ex: que veut dire "slideout" et d'autres encore. Que faut-il cocher pour un RV et comment cela se traduit-il en anglais? Merci pour tous vos bons conseils!!!🙂
Avis sur circuit d'un mois en Namibie-Botswana cet été? English translation pending
by Isat83 · 2012-01-16 · 28 replies
bonjour, nous avons prévu pour cet été un mois en namibie-botswana (4x4 avec tente) voici notre proposition de circuit :

j1 dakar -escale j2 escale-windhoek j3 windhoek - ghanzi j4 ghanzi - maun j5 maun - nxai j6 moremi xakanaxa j7 idem j8 moremi north gate j9 moremi - savute j10 savute j11 savute - kasane j12 kasane - victoria falls j13 victoria - kasane j14 kasane - kongola j15 secteur kongola j16 kongola - secteur mahangu j17 mahangu - grootfontein j18 grootfontein - etosha j19 etosha j20 west etosha j21 estosha - epupa j22 epupa j23 epupa - khowareb j24 khowareb - palmwag j25 palmwag - twyfelfontein j26 twyfelfontein - swakopmund j27 swakopmund j28 swakopmund - sesriem j29 sesriem j30 sesriem -windhoek j31 le retour sur 2 jours encore

hé oui, ce n'est pas parce qu'on habite déjà en Afrique que la route est plus courte. Au contraire, et bien sûr c'est aussi plus cher et plus compliqué !!! Tourmaline me propose ce circuit et aussi des activités annexes. Lesquelles sont à privilégier, car nous sommes 4 avec 2 grands ados ? donc budget pas extensible indéfiniment ! j'ai vu que bcp faisaient la sortie en mer pour voir dauphins et pélicans. les survols avions, mongolfières et hélicos sont très très chers. Faut-il intégrer Purros dans le circuit ? est ce ça rallonge de bcp ?

merci beaucoup pour vos réponses. vos carnets de voyage sont super, merci à tous ceux qui se donnent la peine de les écrire.
Trek en Patagonie English translation pending
by Carochristo · 2012-01-07 · 41 replies
Bonjour, Nous souhaiterions découvrir la Patagonie pendant 3 semaines en visitant 2 à 3 sites en trek. Transport en bus, hébergement en auberge de jeunesse et chez l'habitant. Nous hésitons pour l'arrivée à Santiago ou à Buenos Aires, puis faire la région des lacs (Bariloche), le Parc des Glaciers (El Calafate), région du Fitz Roy. Nous vous rermercions de vos avis et conseils.
Itinéraire au Botswana pour juillet-août 2012 English translation pending
by Charamal · 2011-12-12 · 28 replies
Bonjour, Après un séjour en Afrique du sud et en Namibie l'an dernier, nous souhaitons nous "attaquer" au Botswana en juillet août 2012. Je me suis renseignée sur les disponibilités dans certains campings qui semblent très recherchés (Ihaha, Third Bridge, Sunday Pan et South Camp à Nxai) et pour l'instant les réponses sont positives. Y -a-t-il d'autres campings à réserver bien à l'avance?

Nous allons partir de Johannesburg par la route et comptons rester entre 12 et 14 jours au Botswana. Nous visons Chobe et Moremi prioritairement, mais je voudrais également passer par Nxai et Makgadikgadi Pans, le Central Kalahari entre autres. Quelqu'un pourrait-il proposer un itinéraire incluant les coins "incontournables", sachant que nous ne voulons pas entreprendre des choses trop ambitieuses (on n'a pas d'expérience de la conduite en 4 x 4) et que nous préférons éviter des périodes trop longues en autonomie. Les campings à Savuti et Linyanti me semblent horriblement chers, mais s'il faut passer par là, tant pis!

Sur un autre forum j'ai lu des choses assez alarmistes par rapport à la faisabilité d'un tel voyage sans guide. J'espère que c'est quand même réaliste de l'envisager!

Merci beaucoup!
Organiser son voyage au Japon, hébergement, déplacements...? English translation pending
by Katalan · 2011-12-07 · 106 replies
Bonjour, je m'appelle Anthony, j'ai 20 ans et je souhaite voyager au Japon pendant 1 mois du 14 février au 15 mars 2012 ( mon billet est déjà acheter avec les compagnies Air China et China Eastern ). Cela fait maintenant 3 ans que je désire voyager à travers le Japon. Je me lance enfin ! Seul soucis, comment organiser un voyage ? Je me suis inscrit sur ce forum dans le but de pouvoir profiter des expériences des membres et un jour, faire profiter de nouveaux membres de mes expériences. Je souhaite donc vous faire part de mon organisation actuel ( c'est le bazar 😄 ) en espérant des critiques, conseils, recommandations et suggestions de votre part.

Je souhaite voyager dans Tokyo (6 jours ), Kyoto( 4 jours ), Nara ( 2 jours ) puis Nagoya ( 2 semaines ). Pourquoi Nagoya ? Car ma petite amie y vie 😉 j'ai séquencé la première partie de mon voyage en 2 semaines pour Tokyo, Kyoto et Nara en 6, 4 et 2 jours...Je suis donc ouverts à tout autres propositions...Concernant les endroits à visiter de ces villes, je procède par élimination, bien entendu je compte faire les lieux les plus merveilleux du japon, donc si vous avez des suggestions, je suis preneur ^^ Ce qui me pose le plus de problèmes, c’est ce qu’il faut préparer AVANT le voyage..comme l’argent, assurances, ….C’est pourquoi j’ai organiser les points à aborder par thèmes. Voilà mon organisation puis toutes mes questions >< : Hébergement : Je compte être héberger par des contacts japonais. Seulement, je pense qu’il est plus prudent de prévoir un plan B et je pensais justement aux capsules hôtel qui ne sont pas cher et je ne suis pas obligé de réserver…pour moi c’est le plan B idéale, avez-vous d’autres suggestions ou critiques à ajouter ?Déplacements : Suivant les villes de mon voyage, je pense que le JRPass n’est pas rentable. Pour Tokyo, je pense prendre le métro et la ligne Yamanote ( mais sans JRPass …. L ), cependant j’hésite entre plusieurs pass concernant le métro ( Suica, Passmo, tickets à le journée ou simple ticket ) quel sont vos avis sachant je peux rester à Tokyo pour +/- 6 jours et que j’utiliserais le métro tous les jours je pense ? Pour Kyoto, je pensais prendre le bus mais cela à l’air compliqué… Pour Nara, je pensais tous faire à pied puis pour Nagoya en métro. Dernière question, peut-on avoir des tarif réduit si l’on réserve ses billets de trains au Japon à l’avance ? Comme en France..Argent : Je pense que le plus pratique et le plus intéressant est le paiement en liquide, seulement sachant que je reste pendant 1 mois, j’ai peur que mes poches soit pleines à l’arrivé >< De plus, c’est un risque de perdre les billets. On m’a parlé des « chèques travelers » qu’est ce que c’est ? Sinon, il y a la carte internationale…seulement il y a des taxes et pas de distributeur partout, de plus si je venais à perdre ma carte, je n’aurais plus aucun moyen de paiement >< J’ai entendu parler des banques HSBC, seulement à quoi cela m’avance d’être dans cette banque ? Que me suggérez-vous ?Assurance : J’ai une assurance lorsque j’ai acheté mon billet d’avion, pensez-vous quel assure tout mon voyage ou seulement l’avion ? Sinon, où puis-je me renseigner pour une assurance lors de mon voyage ?Restauration : Si je peux être héberger , je souhaite faire mes courses et pouvoir partager le dîner avec les propriétaires, ce qui je pense est le plus économique et très intéressant…Sinon, je pensais à des petits restaurants que je croise par hasard et le plan B … Mc Donnald >< Qu’en pensez-vous ?Electricité : Je pense qu’il me faut un adaptateur pour mon portable ( qui sera très utilisé avec ses nombreuses applications), où me conseillez-vous de l’acheter ? avant le voyage ou sur place ?Entrées : Je compte visiter beaucoup de temples et quelques musées, je compte aussi faire la croisière sur la Sumida, pensez-vous qu’il faut réserver pour certaines entrées ?Baguages : je compte dans l’idéale emporter seulement un gros sac à dos ( montagnard ) mais je doute que pour 1 mois cela suffise. De plus le poids maximum autorisé est de 15kg non ? Je vais emporter des vêtements, mais pour 1 mois, mon sac risque d’être remplie ! Pensez-vous que laver mon linge 1 fois pas semaine dans des pressing ( désoler je ne trouve plus le nom de ces endroits où l’on lave le linge avec des pièces ) est une bonne idée ?Communication : Y a-t-il beaucoup de point d’accès à la Wifi au Japon ? Si oui, où se trouvent ils ? Dans les restaurants ? Fêtes : Savez-vous s’il y a des Matsuri ou autre spectacle en période de février mars dans les villes que je compte visiter ?Cartes : je pensais acheter une carte de tokyo, nagoya, nara et kyoto, est-ce réellement nécessaire ? ou bien existe t-il un autre moyen pour ne pas se perdre 😄 ? Voilà! En espérant avoir été clair et de ne pas avoir enfreint les règles de ce forum. Je remercie infiniment les membres qui ont répondus à mon avalanche de questions >< C'est mon premier voyage et je ne suis pas sûre de moi....😕 Merci à l'avance.
L'Ouest américain cet hiver English translation pending
by Ladyblue15 · 2011-11-17 · 10 replies
Bonjour à tous !

Nous avons la chance de partir en famille cet hiver dans l'ouest américain. Après 1 semaine à Las Vegas, nous pensons partir à la découverte des parcs (Zion, Bryce, Monument Valley, Arches, Antelope ...) environ 2 semaines puis remonter sur San Francisco (itinéraire à travailler !!), y passer 3 jours avant de reprendre l'avion pour Paris. J'ai lu que la plupart de ces parcs sont ouverts en hiver, mais faut-il une voiture spéciale type 4*4 ou une voiture "ordinaire" suffit? Faut-il réserver toutes nos nuits à l'avance ou pourrons nous improviser au gré de la météo et de nos envies ? Merci de vos précieux conseils, les récits de voyages en hiver sont rares !!
Enceinte et renseignements voyages avec jeune bébé English translation pending
by CandySugar · 2011-10-25 · 16 replies
Bonjour

Je suis enceinte de bb2. Notre ainé de 22 mois a fait cette année Guadeloupe et Maurice avec nous, tout s est bien passé. A présent nous avons aussi tenté de le laisser 10 jrs chez ses grands parents et tout se passe bien.

Ne pouvant plus prendre l avion ni trop de voiture, j ai une forte envie de planifie de nouvelles destinations, avec ou sans notre ainé, lorsque la petite nous aura rejoint, normalement en janvier 2012.

Mais je ne sais pas niveau vaccins, climat, ce qu il serait raisonnable de tenter avec un enfant de moins de 6 mois...

Pourriez vous me donner des idées destinations par trimestre, selon le climat? Avec les précautions sanitaires et des details sur les specificités de la destination?

J allaiterai la puce, et j espere qu elle fera ses nuits plus tot que son frere(à 9 mois!), afin que je ne sois pas trop HS et que je puisse avoir un rythme de découverte des destinations intéressant...

Merci d avance!

C.
Voyager "roots" au Maroc? English translation pending
by Paul37 · 2011-10-18 · 46 replies
Bonsoir, voila un ami et moi voulons partir quelque mois au maroc... L'objéctif : 1000 euro pour 2/3 moi. Est-ce réalisable ? Sachant que j'ai des possibilité d'être héberger dans certaines villes, c'est la 5 eme fois que je vais au maroc mais ca remonte a quelque années, la vie a du changer... Sachant que nous sommes prêts a beaucoup de sacrifice au vus de certains !! Et oui nous n'avons pas tous la même vision du mot "voyage" 😉 Sachant que la bouffe, les transports et l'hotel sont les "seuls" dépense que nous comptons faire... Ce qui est déja un petit budjet ihihihihi. Sachant qu'on a 19 et 21 ans et pas vraiment froid au yeux... Mon pote et partis en guyane a dormir dans des hamacs sous une bache, a manger au feu et faire la guerre contre les moustiques pendant 3 semaines... Moi étant habituer depuis petit a voyager avec peut de confort (encore une fois question de point de vue...) Thailande il y'as 10 ans bungalow sans éléctricité, pas de douches a moins de 10 min de marches etc... Voila et par la même occasion si vous avez des petites villes ou coin qui vous tiennent a coeur, des anécdotes... des souvenirs... Hésiter pas se post et fait pour vous 🙂
Vols secs vers l'Ouest américain: les prix aussi s'envolent... English translation pending
by JeanMichel54 · 2011-10-06 · 496 replies
Bonjour ,

En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !

Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !

Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
Sept semaines en Australie sans prendre l'avion English translation pending
by Orionide · 2011-09-18 · 111 replies
bonjour,

Nous sommes une famille de 4 et désirons visiter l'Australie l'été prochain (juillet-août 2012). Vu les prix d'avion nous aterrirons à Sydney où on compte rester 3-4 jours puis de cette ville faire le grand tour Sydney-Townsville-tennant creek-Port Augusta-Sydney. les prix des vols intérieurs étant chers (surtout à 4: enfants de plus de 12 ans) et ayant du mou en temps est-ce réalisable selon vous en tenant compe bien sûr qu'on est prêts à faire quelques journées de route entière mais aussi se poser à différents endroits. Cela pourrait donner: Sydney-Townsville en 17 jours (inclus la visite de Sydney). La route Townsville-Tennant Creek en 6 jours (300 bornes par jour) Tennant creek-Port Augusta en 17 jours Et enfin Port Augusta -Sydney en une semaine. Qu'en pensez-vous ? Où vais-je vraiment trop vite ? Merci pour vos futurs éclaircissements.
Namibie: étapes Damaraland et Kakoaland English translation pending
by Max68 · 2011-09-10 · 64 replies
Bonjour tous🙂

Après un premier post sur l’articulation générale de notre voyage nous avons retravaillé.😛 J’ai encore du mal à m’organiser pour la partie entre le Brandberg et Epupa. Une de nos contraintes est le logement en Guest Farm ou Lodge.

Voici les différentes options entre lesquelles j’hésite😊 :

Version A, si on trouve un logement à Purros J7 : Bandberg – Grootberg Lodge 227 kms / 4h14

J8 : Grootberg – Purros 240 kms / 5h45 Mais là un gros hic : où dormir ?. J’ai trouvé quelque chose qui s’appelle Purros Bush Lodge mais impossible de trouver plus d’infos (prix, existe encore, ..)🤪 L’après midi longer la rivière avec un guide local

J9 : Purros – Opuwo par les pistes (Orupembe) : 8 h Nuit Opuwo Country Lodge

J10 Opuwo – Epupa : 3h

J11 Epupa – Kunene River Lodge : 3h30

J12 Kunene River Lodge – Dolomite Camp (Etosha): 5 à 6h

Version B, une journée sur place pour une approche un peu hors route J7 : Bandberg – Grootberg Lodge 227 kms / 4h14

J8 : Grootberg – Sesfontein 135 kms / 2h45 Ce jour là nous aurions aimé faire la concession de Palmwag, mais est-ce possible sans dormir au lodge ou au Campsite de Palmwag ? Sinon quelle alternative faisable en self drive (nous serons deux 4x4)

J9 : rester Sesfontein Soit descendre le long de l’Hoanib. Guide nécessaire ? Soit faire un morceau de la piste vers Purros, mais comme ce sera en aller-retour on ne pourra pas atteindre Purros

J10 : Sesfontein – Epupa : 5h30 à 6h30

J11 Epupa – Kunene River Lodge : 3h30

J12 Kunene River Lodge – Dolomite Camp (Etosha): 5 à 6h

Version C, monter plus doucement J7 : Bandberg – Grootberg Lodge 227 kms / 4h14

J8 : Grootberg – Sesfontein 135 kms / 2h45 Palmwag concession ou équivalent

J9 : Sesfontein – Opuwo : 151 kms / 3h Faire une partie de la piste d’Hoanib

J10 : Opuwo – Epupa : 3h

J11 Epupa – Kunene River Lodge : 3h30

J12 Kunene River Lodge – Dolomite Camp (Etosha): 5 à 6h

Version D, privilégier deux nuits au même endroit pour se détendre J7 : Bandberg – Grootberg Lodge 227 kms / 4h14

J8 : Grootberg – Sesfontein 135 kms / 2h45 Soit Concession Palmwag Soit un bout de la piste d’Hoanib

J9 : Sesfontein - Epupa : 5h30 à 6h30

J10 Epupa

J11 Epupa – Kunene River Lodge : 3h30

J12 Kunene River Lodge – Dolomite Camp (Etosha): 5 à 6h

Version E : idem sauf la journée de repos à Kunene River Lodge

Je sais il y a beaucoup de choix ! d’où mon intérêt pour avoir vos avis et commentaires😊

Merci par avance, cordialement🙂

Max
Ouest américain: troisième voyage English translation pending
by Mlefevre · 2011-09-04 · 126 replies
Hello, Voici le carnet de notre 3ème voyage dans l'ouest américain.

Pour la version en images, cliquez ici :
https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!

Marie

USA 2011

INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.

ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !

GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.

ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3  jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !

MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.

SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)

Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...

Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.

Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !

POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)

Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.

HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!

Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :

YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !

Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !

YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...

http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf

http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS

http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm

http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html

TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !

Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !

YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.

DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.

Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html

La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !

Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)

MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.

Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !

ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.

DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'idée de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.

Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...

GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !

Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...

Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.

Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.

Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !

RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)

On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...

Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !

DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et à contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !

DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...

De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.

Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !

ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !

SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !

Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !

En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.

Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)

GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !

ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !

L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...

ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !

Photo graphique

Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)

EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.

J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)

OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)

Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)

On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)

plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)

On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)

En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !

WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.

Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)

COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !

On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)

EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de r��insertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !

COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !

On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.

On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)

Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)

Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.

EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)

Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...

Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.

Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.

DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php

La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !

Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise

Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail  http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.

La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !

Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.

RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town

En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.

Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...

RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)

La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !

Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.

RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)

On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.

ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)

GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.

YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)

L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !

Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)

On a un ciel terrible, je jubile !

On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)

J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)

YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.

YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)

YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)

YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !

YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)

YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.

YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...

YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...

GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !

Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !

Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.

IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.

Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...

RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)

CONCLUSION

Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)

4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.

On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)

Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)

Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)

Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)

AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €

Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
Retour sur trois semaines passées au Botswana, août 2011 English translation pending
by Bernicotti · 2011-08-28 · 61 replies
Voila, retour à la réalité depuis une semaine. Evidement des images, émotions ... plein la tête. Je commence ce carnet rapidement avec quelques images. D'autres seront disponibles sur mon site perso plus tard, je vous en informerais.

Je tiens également à remercier tout ceux qui m'ont aidé à préparer ce voyage.

Après la Namibie, le Botswana s'imposait naturellement. Sauf que c'est un pays plus sauvage et que l'on se retrouve au milieu de la faune qui est bien plus abondante qu'en Namibie. La préparation est plus fastidieuse car elle doit être réalisée longtemps à l'avance, le pays ne disposant pas d'infrastructure pour le tourisme de masse (et c'est voulu, et c'est tant mieux). Il faut donc réserver les camps, lodges … minimum 8 à 10 mois à l'avance. De plus, en cas d'indisponibilité de camp à un endroit, c'est tout le planning qui est à revoir car il n'y a pas forcement de camp à 10 km à la ronde, les temps de trajet peuvent être long … Bref, je décide de passer par une personne locale, Brenda de chez Maun Self Drive que je remercie pour son efficacité. Je lui donne mon itinéraire et elle s'occupe de toutes les réservations. J'ai de la chance, aucun problème sur l'itinéraire voulu. Seules les lodges à Maun et Kasane que je souhaitais sont indisponibles. Fin février tout est quasiment bouclé. Fin avril, je règle toutes les réservations et mi mai je reçois tous les voucher par courrier (enfin par fedex). Le 4x4 est également réservé dès janvier chez AJC4x4, petite agence de location mais avec du super matos. Dernier point, réservation d'un téléphone satellite chez Sat4Rent, on ne sait jamais. Très longue attente avant le voyage.

29/7 Départ 4h45 de la maison pour un train prévu 5h50 depuis Marseille direction Bruxelles. Train à l'heure. Arrivée 11h20 à Bruxelles Midi. Il ne fait pas très chaud. On est un peu perdu, il n'est pas facile de se repérer dans cette gare. Je galère pour trouver le guichet afin d’acheter les billets nous permettant de nous rendre à l'aéroport. Finalement j'arrive à le trouver, mais il nous faudra plus de 30mn d’attente pour les récupérer. Ce sont les vacances et ce sont des stagiaires qui sont aux commandes. Arrivée à l’aéroport vers 12h30, passage chez Quick car il n’y a pas grand chose dans cette aéroport puis check-in. Une file d’attente incroyable devant les guichets d’Egyptair. Et ça ne va pas vite, à tel point que je me dis que l’on aura du retard. Finalement tout se passe bien, malgré la lenteur, décollage à 16 :00 comme prévu dans un A321 assez récent. Notre premier repas Egyptair nous rappel que nous ne sommes plus dans le même monde gastronomique qu’est la France. Ce sera d’ailleurs pour moi la seule tentative de ce trajet allé. Transit par le Caire pour un changement d’avion, pour un A330-200 au hub d’Egyptair ou toutes les bétaillères arrivent et repartent. A la descente sur le tarmac, une chaleur étouffante nous envahis, il fait très chaud. 3h30 d’attente à airer dans les couloirs puis on repart pour Johannesburg. On arrive plus ou moins à dormir mais le vol passe finalement vite. Repas servi à bord, sauf pour moi car je pense que ça ne passera pas.

30/7 Arrivée à Johannesburg à 7h25 un peu en avance (Déjà 26h que nous sommes partis de la maison). Il fait beau mais froid. Récupération des bagages sans soucis puis direction le guichet American Express pour les retraits d’argent. J’ai besoins de Rand (Afrique du Sud et Namibie), de Pulas (Botswana) et de Dollars (Zimbabwe). Petit soucis, je ne peux pas retirer les sommes souhaitées car avec ma carte Amex je suis limité à 1500 € par semaine (je ne le savais pas, il a fallu que je téléphone pour comprendre le problème. Bonjour le prix de la communication et le temps perdu !). Je récupère ensuite le téléphone satellite loué auprès de Sat4Rent, rendez-vous avez été pris devant le guichet Amex quelques jours avant notre arrivée. Enfin, avec 1h30 de retard sur l’horaire prévue, départ pour Modimolle afin de récupérer notre 4x4 chez AJC4x4 Hire. La personne qui nous accompagne, dont le nom m’échappe, est le représentant d’AJC en Allemagne. Lui et sa femme ont quittés l’Europe depuis Avril pour s’installer en Afrique du Sud. Arrivée vers 11h45 à Modimolle qui se trouve à environ 150 km de Joburg. En chemin, test de tous mes GPS munis des fameuses cartes T4A. 4 GPS au total : 1 ipad, 2 iphone et 1 pocket pc qui avait bien fonctionné deux ans auparavant en Namibie. Quel régal cet ipad en tant que GPS et ça marche impec. Nandi, la patronne d’AJC nous accueil, on règle les derniers détails administratifs puis vient le moment de découvrir la bête. Un Defender TD5 Rouge de 2004, 158000 Km au compteur plutôt rustique mais super équipé. Oups, que c’est imposant ! 2m45 de hauteur tentes fermées. On fait le tour, on check un peu tout, on nous explique comment utiliser le treuille, le hi-lift jack (cric pour les 4x4), la boite courte, le diff lock, ce que l’on doit ou ne doit on pas faire dans le sable, passages de gués, le snorkel … Tout y passe. Faut dire que j’avais préparé un questionnaire concernant l’utilisation du 4x4 et de ses accessoires. Le timing prévu était de partir vers 11h30 pour arriver, à minima, à Palapye au Botswana. Il est 13h30 lorsque l’on quitte AJC, 2 heures de retard sur le planning. La patronne nous déconseille de nous arrêter à Mokopane pour la nuit et pense qu’il serait mieux de rester à Modimolle. Je n’en fait qu’à ma tête, pas envie de rester en Afrique du Sud. Je décide donc de partir directement au Botswana mais par le chemin le plus directe à savoir le poste frontière de Stockpoort/Parr's Halt Border. La route est goudronnée, et on retrouve des paysages de brousse jusqu'à Lephalale. On s’arrête à une petite superette à Vaalwater pour acheter le minimum à savoir de l’eau et 4 salades toutes prêtes, ce qui nous arrangent bien. Après Lephalale, notre première piste sablonneuse, je teste le 4x4, tout va bien. Tout le monde s’est endormi, je vois les premiers animaux. Phacochères et kudus. Pas d’arrêt, pas le temps. Le passage à la frontière côté Afrique du Sud se passe bien. Côté Botswanais, c’est plus long, on voit tout de suite la différence : côté Afrique du Sud, des stressés alors qu’ici, c’est la force tranquille. Faut remplir des papiers pour l’immigration, payer les assurances pour le véhicule mais aussi passer la barrière sanitaire : un gars muni d’un asperseur fait tout le tour du 4x4 et dépose une tonne de produit blanc un peu partout. On nous demande également de marcher dans un bac dans lequel se trouve une vieille serpillère noirâtre, légèrement humidifiée probablement par le même liquide contenu dans aspersoir du gars. On se demande en quoi tout ceci peu servir à empêcher la diffusion de bactérie ou autre. Bref, une demi-heure pour tout ceci. Finalement, on arrive à Serowe en début de soirée dans la nuit (mais avec beaucoup de véhicule qui circulent). Comme point de chute, j’avais repéré le Serowe Hôtel bien, mais sans plus, ambiance et température froide dans cet endroit. Repas à l’hôtel, pas rapide car on est au Botswana, puis gros dodo ! Trajet : 400 Km - 5h 2 chambres + 4 repas + 4 petits déjs : environ 1700 Pulas (180€)

31/7 Bonne nuit récupératrice. On prend notre temps au petit déjeuner (de toute façon on n’a pas le choix, c’est lent !). Première impression positive, les Botswanais on l’air heureux dès que l’on commence à communiquer avec eux, sourire, rigolade. Programme du jour : gros ravitaillement, plein du 4x4, visite de Serowe puis direction le Khama Rhino Sanctuary à moins de 50 km. Pour le ravitaillement, direction le nouveau SPAR à quelques km au sud de l’hôtel. On trouve tout ce dont on à besoin. 2 caddies remplis pour 1100 pulas (120 €). Madame n’en revient pas. Exemple, la viande est à moins de 4€ le kg ! Sur le parking, on passe un bon moment pour tout ranger. Vient la visite du centre de Serowe. Je pensais que ce genre de ville était plutôt développé. En réalité, c’est un gros village avec quelques commerces en tout genre typiquement africain comme on peu le voir à la télévision. Quelques cahutes ou l'on trouve de tout et n'importe quoi. Tout est concentré dans un rayon de 500 mètres au maximum. On y trouve une case faisant office de coiffeur, une autre vendant quelques oranges ou oignons, un hangar dans lequel on trouve d’énorme sac de farine (je pense). Quel dépaysement lorsque l’on ne s’attend pas à cela. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu cela en Namibie. On a donc vite fait le tour du centre ville. Nous arrivons au Khama Rhino vers 13h00. On s’installe sur notre emplacement que l’on a d’ailleurs du mal à trouver tant il y a de chemin qui parte dans tout les sens. Petit tour aux abulitions (sanitaires) et la c'est la cata (j'ai pas dit caca mais ça aurait pu). C'est mal entretenu et en plus il y a un courant d'air la dedans et avec le froid qu'il fait (même à 13h), impossible d'envisager de prendre une douche la dedans. On attendra plus tard pour la toilette. On s'installe, on prépare un déjeuner rapide puis on part pour notre premier game drive du voyage. Les pistes sont plus ou moins sablonneuses et sont plutôt concentrées autour d'une plaine herbeuse (mais plusieurs pans) avec des points de vue tout autour. Il a beaucoup plu cette année, les herbes sont très hautes. Le but du Khama c'est de voir des rhino. Malheureusement rien en vue. Des impalas, autruches, zèbres, gnous mais pas de rhino. Cela nous permet quand même de nous remémorer tous ces animaux et qu'évidement on ne voit pas chez nous. Dès que l'on voit une zèbre, tout le monde dans le 4x4 : hooo le zèbre. Vient ensuite le tour des impalas : hooo les impalas. Il est presque 18h lorsque l'on retourne au camp. Le soleil se couche, on prépare le repas du soir. Dès que le soleil disparaît, il fait (encore) plus froid, on ne s'éternise pas pour rentrer dans les tentes. A propos des tentes, l'automatisme de dépliage n'est pas perdu ! 5 minutes max par tente.

1/8 1ère nuit sous la tente difficile car froide. On s'active dans le froid pour le game drive du matin. Pliage des tentes, la c'est plus long, le système de housse est différent de la namibie. Il est 6h50 lorsque l'on quitte le camp. Le soleil va se lever. On retourne sur les pistes fréquentées la veille. Encore des impalas, gnous, zèbres … mais aussi un chacal qui a récupéré une proie, un impala a priori. On assiste à une scène curieuse : l'impala est visiblement en deux morceaux distant d'une trentaine de mètre. Se trouvent prêt d'un des deux morceaux deux vautours. Mais ça ne plait pas au chacal qui ne souhaite pas partager. Il leurs fonce dessus. A ce moment, les deux vautours s'envolent pour atterrirent prêt de l'autre morceaux. Le chacal voyant cela repart d'ou il était venu pour les chasser. Du coup les vautours repartent eux aussi de la ou ils étaient précédemment. Ce petit manège durera 10 bonnes minutes puis le chacal disparaîtra derrière un buisson. On aperçoit ensuite de l'autre côté du pan, un rhino. 10 mn plus tard, on se retrouve de l'autre côté du pan pour essayer de le trouver. On tourne, retourne puis on tombe dessus. Très imposant mais il rentre dans le bush et est de dos. Impossible de le voir de face. On continue nos recherches puis on s'arrête au bird hide. Aucun oiseau mais 4 superbes impalas éclairés par la belle lumière du matin. A notre retour au camp, j'aperçois brièvement un Cobe à Croissant femelle planqué dans le bush. On peut voir la hauteur des herbes sur la photo. Au camp, préparation du petit déjeuner, rapide toilette puis départ pour ...

Suite prochainement ...

PS : pour regarder les photos, 1 clique sur la première puis défilement avec les flèches gauche et droite.
Voyage au Botswana: Chobe ou Moremi? English translation pending
by Max68 · 2011-08-25 · 48 replies
Bonjour à tous,

Nous (2 familles avec deux 4x4) envisageons de faire un voyage en Août 2012 en Namibie et au Botswana, malheureusement comme pour beaucoup de destinations nous nous rendons compte que nous n’arriverons pas à tout voir en 3 semaines. Après la Namibie nous prévoyons d’aller au Botswana, mais je crains que nous ne puissions pas faire tous les parcs. Il nous faudra choisir entre : - La route Nord Rundu, arrêt à Mahango (1 jour) puis Chobe (2 jours). - La route Sud par Maun et dans ce cas faire le Moremi. Après soit retourner à Windhoek, plus économique, soit continuer vers Victoria Falls.

Au niveau animalier Moremi vaut-il Chobe ? Au niveau beauté de la route et des paysages les deux routes se valent-elles ? Et de façon générale avez-vous un conseil ou une remarque à nous donner qui puisse nous permettrent de choisir

Merci d’avance, cordialement

Max
De retour de l'Ouest américain en camping English translation pending
by Viviandco · 2011-08-25 · 7 replies
De retour de l'ouest depuis une semaine, voici un petit compte-rendu de notre voyage sous tente en famille (5 pers).

Tout d'abord, un grand merci à tous les membres du forum qui par leurs parcours, leurs conseils et leurs retours d'expériences ont grandement contribué à la réussite de notre voyage, un merci plus particulier à Grisemote et Marie Lefevre, qui m'ont inspirée, donné l'envie de camper au milieu des parcs américains et conseillée. Merci également à Ph. Schuler pour son site fabuleux, une mine d'informations et ses remarques toujours pertinentes.

Nous sommes partis du 20/7 au 17/08. Arrivée à LA et Départ de SF. Voici qq commentaires sur certains lieux de notre voyage.

LA (2 jours) : Avons aimé Venice Beach ++, Hollywood Bd à voir + , Universal Studio + (avions pris le pass pour ne pas faire la queue - très cher - mais pas de queue..) pourquoi pas mais au final j'aurai préféré faire autre chose sur un journée à LA, hôtel : Orchid suite - TB situé sur Hollywood Bd. Le moins de cette ville : distances immenses et embouteillages

Vol Helico Grand Canyon : +++ Impressionnant, pour certains, la musique et les commentaires trop présents "show à l'américaine", sinon grand moment, vue magique sur le canyon + 1ère fois en hélico.

Monument Valley : Mythique, Valley of the Gods : tbeau circuit, personne, +++

Page : Camping wahweap campground : tb vue sur le lac +++, location bateau + bouée : +++ Antelope canyon upper (le lower était fermé : orage la veille donc inondé) ++ malgré le monde, je ne regrette pas la visite.

MOAB (3 jours) : ++++ bq aimé cet endroit, plein de choses à faire ! Arches : Delicate Arch et Devils Garden +++ Mill Creek Canyon en fin d'après midi personne +++ La sal loop mountains ++ logement dans des cabins KOA (il fait très très chaud) TB Un regrêt : ne pas avoir découvert Canyonland.... Ne pas rester plus longtemps..

Escalante : le temps orageux a compromis tout le parcours mis au point avec Marie L et Grisemote.. Donc pas pu faire Sulphur Creek (déception..) ni Peek a Boo (inondé, redéception) mais avons vu Devils Garden +++ et nuit au camping d'Escalante + Lac +++

Bryce : TBeau. Rando t. tôt pour éviter la foule - Devils Garden + Navajo +++

Zion (1 jour) : ++++ j'aurai aimé rester plus longtemps pour faire plus de randos dont Angels landing. The Narrows (très tôt pour éviter la foule sinon c'est bq moins sympa), ++++ avons rebroussé chemin après à peu près 2h00 car la plus jeune de nos filles (8 ans) fatiguait : bq de courant.

LVegas : ++ à voir. Repos au Mirage +++ - Outlets intéressants (nous avons 3 filles !!), sinon...

Death Valley : nuit au furnace creek ranch +++ - Dante's view (coucher du soleil) Zabriskie point au lever du soleil : +++

Yosemite : ++++ j'ai adoré : énormes montagnes, lacs, forêts... Dog lake +++ petite rando sympa jusqu'au lac, Vernall falls (au début bq bq de monde 🤪 puis ça va, tt beau mais nous sommes partis trop tard.) +++ pas vu les séquoias géants trop de monde. Sommes restés 2 jours, un peu court.

Big sur et la côte : ++ lieu mythique pour certains mais le charme n'a pas vraiment opéré, est-ce à cause du tps et du brouillard ? Sympa mais j'aurai préféré passer plus de tps ailleurs. Vu rapidement Carmel (sans intérêt)

Bolinas ++ : intéressant. Notre camping préféré : Steep ravin campground ++++ au bout du monde sur la falaise avec vue sur Stinson Beach : Magnifique (en plus du soleil !!) seulement 5 emplacements et qq cabins (à réserver 1 an à l'avance)

SFrancisco (4 j) : +++ tb ville, facile à vivre et en plus nous avons eu du soleil ! Hôtel Grosvenor suite : tb situé.

En conclusion, nous avons adoré ce voyage et avons été séduits par les grands espaces et la démesure des paysages ! Camper dans les parcs restera aussi un moment unique : feux de bois, animaux, emplacements immenses...

Merci encore à tous les membres de ce forum !
Louer à la dernière minute un campervan en Nouvelle-Zélande? English translation pending
by Arnaudcindy · 2011-08-13 · 22 replies
Bonjour à tous !

Nous préparons actuellement, mon petit mari et moi-même, un périple de 6 mois en Asie/Océanie et les interrogations se bousculent 😛.

En ce qui concerne la partie en NZ; nous avons d'ores et déjà les billets pour une arrivée à Christchurch et un départ de Queenstown, et ce du 18 mars au 8 avril 2012 (haute saison?). Comme beaucoup avant nous, nous hésitons entre location campervan ("stationnements" gratuits privilégiés...bourse oblige) et location voiture (+ hébergements bon marché).

Nous avons lu attentivement les nombreux posts en la matière mais il reste néanmoins difficile de trancher tant les avis sont partagés🤪. Aussi, pris de doutes et ne souhaitant pas tout planifier longtemps à l'avance, nous souhaiterions avoir des retours d'expériences pour nous orienter;vous qui avez vécu cette fabuleuse épopée, pensez-vous qu'il soit possible d'attendre d'être sur place pour louer un van sans que les prix ne soient trop élevés? Se trompe-t-on quand nous arrivons à la conclusion que les locations entre Christchurch et Queenstown paraissent minoritaires et/ou soumises à conditions (durée minimale 1 mois pour "escaperentals")? Faisons-nous fausse route lorsque nous pensons que le van nous permettra d'avoir une indépendance sans équivalent ?

Vous l'aurez compris: si vous avez "globetrotter" en NZ dans une période similaire à la nôtre, que vous avez rencontré les mêmes interrogations et/ou si vous avez "attendu" d'être sur place pour faire votre choix sur le mode de transport, votre retour nous intéresse énoooormément ! (on croirait presque un appel d'une émission de France télévision 😊).

Au plaisir de vous lire 😉
Retour de cinq semaines en Inde du Nord English translation pending
by Olivierq · 2011-08-07 · 9 replies
Voici un petit récit succin de notre voyage en Inde durant 5 semaines pour mes filles Cloé 10 ans et Pauline 13 ans et moi et 4 semaines pour mon épouse. Billet d’avion avec Air india 536E Adultes et 506E enfant achetés en novembre. INDE JUILLET 2011 ALLER OLIVIER PAULINE CLOE Départ Paris Ch de Gaulle 1 juillet 21H30 / New delhi 10h35 (trajet 9h35) ODILE Départ Paris Ch de Gaulle 1 juillet 21H30 / New delhi 10h35 (trajet 9h35) RETOUR ODILE OLIVIER PAULINE CLOE Retour 5 aout New delhi 12h55 / Paris ch.de Gaulle 17h45 (trajet 8h20) 1 V Départ TGV Direct, l’avion TB sans être le top mais direct et sans escale. Pour les billets de train en Inde, je les avais presque tous réservés avec http://www.cleartrip.com/ très facile à utiliser commission minime. Je conseille fortement de réserver ses billets avant surtout lorsque l’on voyage en famille, cela permet d’être à coté et la classe SL est très confortable (sleeper sans A/C). Les couchettes du haut sont à réserver en priorité car en journée tout le monde est sur la banquette du bas mais si l’on veut se reposer s’allonger, lire ou dormir on peut remonter sur sa couchette ; alors que pour la couchette du bas ou du milieu, il faudra attendre que tous soient allongés pour s’allonger à son tour. Pour le train parfois d’autres voyageurs essayeront de s’installer sur votre banquette prévue pour 3. Le fait de se retrouver à 4,5 voire 8 sur une banquette pour trois ne pose pas de problème aux Indiens et la promiscuité est garantie. Si cela vous pèse n’hésitez pas à vous imposer pour préserver votre espace 3 ont payés et non 6 alors à vous de voir. 2 S Delhi – Gwalior LP662 (Train 15H05/19H35) le train passe par Agra arrivé à Gwalior Hôtel DM 800RPS la chambre pour trois propre mais basique. Petite balade en la ville est sale, bruyante et fort peu agréable. Par contre pas de touriste. 3 D Gwalior visite de la ville forteresse 250RPS superbe avec ses carreaux bleu vernissée nous avons pris un guide 100RPS une heure (maintenant il faut un deuxième ticket de 250PRS pour aller au bout de la forteresse juste pour la vue sur la ville on s’en passera donc), temples, musée et tombeaux. La chaleur est écrasante et malgré notre recherche d’ombre et l’achat d’eau Cloé se prend un coup de chaud et le repos s’impose. Le soir le son et lumière prévu ne sera pas fait les filles sont HS. 4 L Gwalior – Orchha (Train 10H35/12H35) en premier, passer par Jhansi train 3H LP444 puis 18km/30mn et c’est Orchha on viendra nous chercher à Jhansi pratique et pas cher. Ce n’est pas un hôtel mais une famille chez qui nous logerons. C’est une petite ONG suisse qui a monté ce projet à taille humaine, tous les renseignements et tarifs sont sur www.orchha.org. Nous avions demandé à Asha la responsable de l’ONG si il était possible d’être logé dans une famille avec des filles. Les gens chez qui nous sommes avaient trois filles 14/10/2 ans, super ! mes filles sont enchantés. Malgré un Anglais très basique la richesse des échanges sera passionnante et instructive pour tous. Cette petite ONG travaille avec une petite dizaine de familles de paysans, commerçants ou artisans qui ont aménagés une ou deux chambres très simple avec sol en dur chez et toilettes sèches. Pour notre famille, seul le père travaille. Il est vendeur de couleurs au temple. Le matin, après être allé chercher de l’eau au puis, la maman s’occupe de ses filles de votre petit dèj local et de la vache de la famille qui fournira le lait pour le thé. Nous avons régulièrement mangé le soir chez eux (la cuisine se fait à l’aide de bouses de vache séchées) c’était un moment d’échange privilégié. Je vous conseille vivement de vivre cette expérience très riche qui vous permettra d’approcher un peu l’Inde des campagnes et restera dans votre voyage un instant à part. 5 M Orchha LP668 visite de la ville, fort et palais, le soir les Ghats de Chhatri c’est superbe, des palais fastueux personne ou presque, un parc autour des palais propice pour les balades, une petite ville calme et relativement propre rien à voir avec Gwalior. L’après-midi est tellement chaud que nous irons à l’hotel Betwa qui a une piscine et nous y passerons les heures chaudes pour 400RPS à trois. Oui, c’est cher mais nous dépensons tellement peu pour le reste.. L’hôtel est totalement vide et nous avons la piscine pour nous 3. 6 M Orchha Balade vers la rivière, pic-nique et baignade. C’est Asha qui nous a organisé ceci pour un prix dérisoire, une personne nous accompagne et nous mangerons tous ensemble. Superbe journée. 7 J Orchha Nous louons des vélos pour aller dans la réserve naturelle qui est de l’autre coté de la rivière, un beau sentier de 12km (départ sur votre gauche, il y a la guérite du gardien mais il était absent nous n’avons donc rien payé) ombragé il serpente entre les arbres nous voyons quelques cerfs et à 14h rafting avec l’hôtel Betwa 1200RPS. C’est très bien organisé, il y a trois accompagnateur plus le chauffeur, le bateau est récent, nous avons casques et gilet. Cette balade nous permet de voir les tombeaux et les palais de l’eau c’est superbe et si vous avez le temps je vous recommande cette sortie. Arrivé en aval de la ville nous avons droit à un petit repas et à du thé. 8 V Orchha –((Jhansi – Dati ) bus 18km/30mn il faut repasser par Jhansi et de là bus Dati est à 30km. RP341 partir le matin tôt, laisser le sac dans un hôtel à Jhansi puis aller à Dati, en fin de journée visite de la petite forteresse de Jhans)i. Tout ceci est ce que j’avais prévu mais en fait, notre séjour à Orccha est tellement sympa que nous décidons d’y rester un jour de plus donc pas de Dati

Voici pour l’instant la suite un autre jour. Olivier

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