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Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2) English translation pending
Suite de la première partie qui se trouve là.
Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros
Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.
C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.

Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!
Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.
Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!
A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!
Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.


Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit
Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros
Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.
C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.

Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!
Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.
Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!
Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.


Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit
Rencontre de trois mois avec la culture thaïlandaise English translation pending
Voilà je pars 3 mois en thailande, je me demandais s'il était facile de rencontrer et de se lier d'amitié avec les thailandais, ou si la différence de culture représentait une trop grande "barrière".
merci davance
merci davance
De retour de Polynésie English translation pending
Salut à tous
je reviens de mon voyage en polynésie : 25 jours de vacances bien méritées ! comme ce forum (et celui du routard et de au feminin.com) m'a permis de construire mon voyage je laisse mes impressions, je ferai aussi un site internet avec les photos des hébergements, etc. (il faut juste que je trie mes photos !)
on est parti le 15 octobre de paris. on a fait Paris Londres, et Londres Los Angeles (LAX) avec bristish airways (BA). super service à bord, avion super confortable, et moderne... ce qui était moins le cas de l'avion Air Tahiti Nui (ATN) entre Los Angeles et Papeete. Un exemple : sur ATN, vous choisissez votre film mais ils commencent tous en même temps, si vous voulez en voir un deuxième il faut attendre que le plus long soit fini pour qu'ils les relancent tous. Sur BA, vous faites démarrer le film de votre choix en appuyant sur votre écran tactile et vous le démarrez quand vous voulez. ça peut paraître de l'ordre du détail mais le vol étant assez long, les films sont une occupation très utilisée.
Entre les vols on n'a eu que 2 h et 3 heures d'attente à Londres et à LAX, et que les contrôles à la douane se sont super bien passés dans les deux pays. On est arrivés à Papeete le même jour (pour nous) à 22h. Et dès qu'on sort de l'avion le chaleur nous fait vite comprendre qu'on est bien arrivés !
Première nuit à la pension Damyr : à recommander. la chambre est propre, le lit confortable et une bouteille d'eau fraiche nous attendait dans le frigo. ventilo fourni. et le lendemain super petit déj.
MOOREA : pension Linareva on a été surclassé car notre bungalow était en travaux donc on s'est retrouvé dans un fare plus grand que prévu et encore plus près de la plage ! la pension est bien située (à 2 minutes en voiture du Tiki village, vers un centre commercial avec internet, petit resto, cartes postales, etc.), et si vous louez une voiture chez avis, vous aurez une réduction sur le prix. notre bungalow était climatisé, propre, lit confortable, cuisine bien aménagée et équipée (micro ondes, frigo, ustensiles, etc..), avec la télé Accueil très sympa du proprio, qui vous organisera aussi des activités si vous le souhaitez (pour nous tiki village et transfert aéroport pour partir, le reste on l'avait fait nous mêmes)
Huahine : Fare IE La première nuit s'est déroulée à Parea au sud de l'ile et les deux suivantes à Fare (la capitale au nord). Parea : grande cocoteraie, super agréable, plage magnifique et grand fare pote (coin cuisine). Fare : plus intimiste car il n'y a que deux tentes situés dans le jardin de la maison des proprio : plage également très sympa. Le concept est super : une grande toile de tente (genre 60m2) avec deux lits deux personnes, fauteuils, déco et meubles en tek, et salle de bain à l'arrière. les patrons étant en vacances ce sont les employées polynésiennes qui se sont occupées de nous : elles ont été super sympa : elles nous ont emmené au resto (et c'est le patron qui vous ramène après), en course à Fare (et nous attendu pendant qu'on faisait un peu d'internet). elles sont au petit soin pour nous.
Raiatea : chez ma tante donc rien à redire !!!
Maupiti : Pension Marau Une pension là encore à recommander : située sur le motu de l'aéroport, Tea et sa femme vous accueillent dans leur bungalow installés coté océan : une bonne initiative qui saura vous rafraichir ! de l'autre côté vous pourrez aussi profiter du lagon. d'autant que le matin de notre départ, les baleines ont eu la bonne idée de passer juste devant la pension. Là encore chambre propre, avec salle de bain. Côté repas, on a laissé faire le chef (Tea étant un excellent cuisinier, et sa femme une très bonne patissière). pour le repas du midi par contre demandez avant ou allez au magasin faire quelques courses.
Bora bora : le méridien bon ben hotel de luxe, rien à redire, super confort, etc. je pense que j'ai pas besoin de détailler (si vous voulez en savoir plus sur les navettes, etc... n'hésitez pas à demander)
Tahiti : la pension de la plage (à Punaauia) là encore un bon choix : plusieurs chambres avec ou pas un coin cuisine. le tout donnant sur la piscine. tout est bien équipé et confortable, en plus il y a un centre commercial à 500m idéal pour faire ses courses avec petit supermarché, pharmacie, patisserie salon de thé, etc. et la pension est située juste en face de la plage toaroto (si je ne me trompe pas de nom). pour situer c'est à 200m à peu près du méridien.
ACTIVITES Moorea : quad avec ATV : je vous le conseille, on avait pris la formule de 3h30, bonnes sensations en quad et superbes points de vue. Baleines : on a fait avec un type qui aide un biologiste marin et qui est donc le seul à avoir un hydrophone, on a donc pu écouter le chant de la baleine et on l'a aperçu (elle se déplace hyper vite). à la fin de la matinée on a aussi nagé avec les raies et les requins. tiki village : à faire, le spectale est super bien fait (et la boutique de perle ou est offert le cocktail de bienvenue, super attractive...) le repas est... ça dépend des gens ! par contre si on vous propose un cocktail de bienvenue (à table avant de commencer le repas) c'est payant mais personne ne vous le dira ! on a commandé un jus de fruit et une addition est apparue sur la table alors qu'on ne savait pas que c'était en plus du repas. ils auraient pu au moins prévenir. le lendemain, vous pourrez revenir découvrir les explications sur la ferme perlière de démonstration : explications succintes mais claires et c'est la seule fois où on a vu les huitres dans l'eau.
Huahine excursions 3 en 1 avec Huahine nautique : arrêt à la ferme perlière, snorkelling, picinic sur un motu, et shark feeding. le guide est sympa, joue du yukulélé et donne plein d'explications. à faire on a aussi découvert l'ile en 4x4 avec Poto : on a eu la chance de n'être que tous les deux alors on a eu droit à plein d'arrêts photo, explications super complètes, là aussi une excursion à faire.
Raiatea remontée de la rivière avec Andrew (qui gère la pension manava) en pirogue, avec un arrêt au marae Taputapuatea (le marae royal). Andrew nous a donné les explications les plus complètes possibles. On a aussi visiter l'ile de Tahaa avec Edwin, également en pirogue : arrête perle, aussi dans une vanilleraie, le midi on mange chez edwin (repas succulent), puis baignade dans un motu pur finir. Après les perles, et jusqu'à la fin du repas, on échange la pirogue contre le 4x4, ce qui permet de découvrir l'ile par le lagon et par l'intérieur. on a aussi assisté à la course de pirogue Hawaiki nui va'a (mais pour ça il faut etre sur place fin octobre début novembre). et on a fait de la plongée avec ma tante, je ne peut donc que vous recommander son club : te mara nui.
Maupiti sentier marin avec le club de plongée : on a beaucoup aimé : c'est une sorte de snorkelling guidé : il y a un circuit de 5 bouées, auxquelles sont attachés juste en dessous de la surface des panneaux explicatifs sur la faune et la flore de l'ile, Ronald explique également les poissons, la formation des iles. une excursion à faire. on a aussi loué un vélo pour faire le tour de l'ile (en une matinée). sympa mais attention au rétro pédalage !
Bora bora on a fait l'excursion avec le lagoonarium : ce qui n'a pas été cool c'est qu'ils sont venus nous récupérer à 8h et qu'on a attendu une heure à leur base qu'un autre gros groupe de touriste arrive. on était un peu nombreux, du coup comme on surveillait l'heure les arrêts étaient un peu chronométrés. arrêt shark feeding, snorkelling et mini visite du lagoonarium et des bassins des raies, des requins, etc. on avait pris que la demi journée. l'après-midi on a visite l'ile par nous même en voiture : belle ile, seul bémol les routes défoncées. ce sont les pires routes qu'on aient vus !
Tahiti 4x4 avec tahiti safari expédition : super sympa, on va dans des coins reculés de l'ile. à faire. on a aussi fait le tour de l'ile, (enfin des deux iles) en voiture et on a visité Papeete par nous même. on a eu de la chance on a aussi pu aller au salon du tattouage. on aurait aimé faire Tétiaroa mais il n'y avait pas de bateau qui y allait. pour le retour (lundi 10 novembre) : on a pris l'avion lundi à 22H à Papeete, on est arrivés à 8h à LAX (le 11). on a pu laisser nos bagages au "bagages drop off" et aller visiter la ville. on a passé une partie de notre journée à santa monica. on a repris l'avion à 18H, on est arrivés à londres le lendemain matin (le 12 nov) à 11h45 . on a repris l'avion pour paris vers 15h (ce dernier vol on a du le décaller car le précédent était en retard et que ça ne suffisait pas pour transférer nos bagages entre les deux avions, mais on a été prévenus dès los angeles et nos bagages ont bien suivis)
en résumé : beaucoup (pour ne pas dire tous) d'endroits sont chauffés à l'eau chaude solaire (à Maupiti elle était plutot fraiche), vous trouverez toujours un point internet sur les iles (connexion lente mais ça va), tous les vélos sont à rétropédalage dans pas mal d'excursions il y aura un picnic motu ou un arrêt snorkelling
j'ai surement oublié des choses alors n'hésitez pas à demander si besoin.
a+ et merci à tous ceux à qui 'ai demandé des conseils et qui m'ont permis de construire notre voyage.
on est parti le 15 octobre de paris. on a fait Paris Londres, et Londres Los Angeles (LAX) avec bristish airways (BA). super service à bord, avion super confortable, et moderne... ce qui était moins le cas de l'avion Air Tahiti Nui (ATN) entre Los Angeles et Papeete. Un exemple : sur ATN, vous choisissez votre film mais ils commencent tous en même temps, si vous voulez en voir un deuxième il faut attendre que le plus long soit fini pour qu'ils les relancent tous. Sur BA, vous faites démarrer le film de votre choix en appuyant sur votre écran tactile et vous le démarrez quand vous voulez. ça peut paraître de l'ordre du détail mais le vol étant assez long, les films sont une occupation très utilisée.
Entre les vols on n'a eu que 2 h et 3 heures d'attente à Londres et à LAX, et que les contrôles à la douane se sont super bien passés dans les deux pays. On est arrivés à Papeete le même jour (pour nous) à 22h. Et dès qu'on sort de l'avion le chaleur nous fait vite comprendre qu'on est bien arrivés !
Première nuit à la pension Damyr : à recommander. la chambre est propre, le lit confortable et une bouteille d'eau fraiche nous attendait dans le frigo. ventilo fourni. et le lendemain super petit déj.
MOOREA : pension Linareva on a été surclassé car notre bungalow était en travaux donc on s'est retrouvé dans un fare plus grand que prévu et encore plus près de la plage ! la pension est bien située (à 2 minutes en voiture du Tiki village, vers un centre commercial avec internet, petit resto, cartes postales, etc.), et si vous louez une voiture chez avis, vous aurez une réduction sur le prix. notre bungalow était climatisé, propre, lit confortable, cuisine bien aménagée et équipée (micro ondes, frigo, ustensiles, etc..), avec la télé Accueil très sympa du proprio, qui vous organisera aussi des activités si vous le souhaitez (pour nous tiki village et transfert aéroport pour partir, le reste on l'avait fait nous mêmes)
Huahine : Fare IE La première nuit s'est déroulée à Parea au sud de l'ile et les deux suivantes à Fare (la capitale au nord). Parea : grande cocoteraie, super agréable, plage magnifique et grand fare pote (coin cuisine). Fare : plus intimiste car il n'y a que deux tentes situés dans le jardin de la maison des proprio : plage également très sympa. Le concept est super : une grande toile de tente (genre 60m2) avec deux lits deux personnes, fauteuils, déco et meubles en tek, et salle de bain à l'arrière. les patrons étant en vacances ce sont les employées polynésiennes qui se sont occupées de nous : elles ont été super sympa : elles nous ont emmené au resto (et c'est le patron qui vous ramène après), en course à Fare (et nous attendu pendant qu'on faisait un peu d'internet). elles sont au petit soin pour nous.
Raiatea : chez ma tante donc rien à redire !!!
Maupiti : Pension Marau Une pension là encore à recommander : située sur le motu de l'aéroport, Tea et sa femme vous accueillent dans leur bungalow installés coté océan : une bonne initiative qui saura vous rafraichir ! de l'autre côté vous pourrez aussi profiter du lagon. d'autant que le matin de notre départ, les baleines ont eu la bonne idée de passer juste devant la pension. Là encore chambre propre, avec salle de bain. Côté repas, on a laissé faire le chef (Tea étant un excellent cuisinier, et sa femme une très bonne patissière). pour le repas du midi par contre demandez avant ou allez au magasin faire quelques courses.
Bora bora : le méridien bon ben hotel de luxe, rien à redire, super confort, etc. je pense que j'ai pas besoin de détailler (si vous voulez en savoir plus sur les navettes, etc... n'hésitez pas à demander)
Tahiti : la pension de la plage (à Punaauia) là encore un bon choix : plusieurs chambres avec ou pas un coin cuisine. le tout donnant sur la piscine. tout est bien équipé et confortable, en plus il y a un centre commercial à 500m idéal pour faire ses courses avec petit supermarché, pharmacie, patisserie salon de thé, etc. et la pension est située juste en face de la plage toaroto (si je ne me trompe pas de nom). pour situer c'est à 200m à peu près du méridien.
ACTIVITES Moorea : quad avec ATV : je vous le conseille, on avait pris la formule de 3h30, bonnes sensations en quad et superbes points de vue. Baleines : on a fait avec un type qui aide un biologiste marin et qui est donc le seul à avoir un hydrophone, on a donc pu écouter le chant de la baleine et on l'a aperçu (elle se déplace hyper vite). à la fin de la matinée on a aussi nagé avec les raies et les requins. tiki village : à faire, le spectale est super bien fait (et la boutique de perle ou est offert le cocktail de bienvenue, super attractive...) le repas est... ça dépend des gens ! par contre si on vous propose un cocktail de bienvenue (à table avant de commencer le repas) c'est payant mais personne ne vous le dira ! on a commandé un jus de fruit et une addition est apparue sur la table alors qu'on ne savait pas que c'était en plus du repas. ils auraient pu au moins prévenir. le lendemain, vous pourrez revenir découvrir les explications sur la ferme perlière de démonstration : explications succintes mais claires et c'est la seule fois où on a vu les huitres dans l'eau.
Huahine excursions 3 en 1 avec Huahine nautique : arrêt à la ferme perlière, snorkelling, picinic sur un motu, et shark feeding. le guide est sympa, joue du yukulélé et donne plein d'explications. à faire on a aussi découvert l'ile en 4x4 avec Poto : on a eu la chance de n'être que tous les deux alors on a eu droit à plein d'arrêts photo, explications super complètes, là aussi une excursion à faire.
Raiatea remontée de la rivière avec Andrew (qui gère la pension manava) en pirogue, avec un arrêt au marae Taputapuatea (le marae royal). Andrew nous a donné les explications les plus complètes possibles. On a aussi visiter l'ile de Tahaa avec Edwin, également en pirogue : arrête perle, aussi dans une vanilleraie, le midi on mange chez edwin (repas succulent), puis baignade dans un motu pur finir. Après les perles, et jusqu'à la fin du repas, on échange la pirogue contre le 4x4, ce qui permet de découvrir l'ile par le lagon et par l'intérieur. on a aussi assisté à la course de pirogue Hawaiki nui va'a (mais pour ça il faut etre sur place fin octobre début novembre). et on a fait de la plongée avec ma tante, je ne peut donc que vous recommander son club : te mara nui.
Maupiti sentier marin avec le club de plongée : on a beaucoup aimé : c'est une sorte de snorkelling guidé : il y a un circuit de 5 bouées, auxquelles sont attachés juste en dessous de la surface des panneaux explicatifs sur la faune et la flore de l'ile, Ronald explique également les poissons, la formation des iles. une excursion à faire. on a aussi loué un vélo pour faire le tour de l'ile (en une matinée). sympa mais attention au rétro pédalage !
Bora bora on a fait l'excursion avec le lagoonarium : ce qui n'a pas été cool c'est qu'ils sont venus nous récupérer à 8h et qu'on a attendu une heure à leur base qu'un autre gros groupe de touriste arrive. on était un peu nombreux, du coup comme on surveillait l'heure les arrêts étaient un peu chronométrés. arrêt shark feeding, snorkelling et mini visite du lagoonarium et des bassins des raies, des requins, etc. on avait pris que la demi journée. l'après-midi on a visite l'ile par nous même en voiture : belle ile, seul bémol les routes défoncées. ce sont les pires routes qu'on aient vus !
Tahiti 4x4 avec tahiti safari expédition : super sympa, on va dans des coins reculés de l'ile. à faire. on a aussi fait le tour de l'ile, (enfin des deux iles) en voiture et on a visité Papeete par nous même. on a eu de la chance on a aussi pu aller au salon du tattouage. on aurait aimé faire Tétiaroa mais il n'y avait pas de bateau qui y allait. pour le retour (lundi 10 novembre) : on a pris l'avion lundi à 22H à Papeete, on est arrivés à 8h à LAX (le 11). on a pu laisser nos bagages au "bagages drop off" et aller visiter la ville. on a passé une partie de notre journée à santa monica. on a repris l'avion à 18H, on est arrivés à londres le lendemain matin (le 12 nov) à 11h45 . on a repris l'avion pour paris vers 15h (ce dernier vol on a du le décaller car le précédent était en retard et que ça ne suffisait pas pour transférer nos bagages entre les deux avions, mais on a été prévenus dès los angeles et nos bagages ont bien suivis)
en résumé : beaucoup (pour ne pas dire tous) d'endroits sont chauffés à l'eau chaude solaire (à Maupiti elle était plutot fraiche), vous trouverez toujours un point internet sur les iles (connexion lente mais ça va), tous les vélos sont à rétropédalage dans pas mal d'excursions il y aura un picnic motu ou un arrêt snorkelling
j'ai surement oublié des choses alors n'hésitez pas à demander si besoin.
a+ et merci à tous ceux à qui 'ai demandé des conseils et qui m'ont permis de construire notre voyage.
Travail à l'hôpital de Cayenne English translation pending
Salut à toutes et tous,
Je part le 12 janvier pour venir travailler à l'hôpital de Cayenne pour au moins 6 mois. Je compte sur l'expérience de chacun pour pouvoir répondre a ces quelques questions... Même si sa fait un peu question réchauffée😊, je souhaite savoir ce qu'il en est des opérateurs mobile guyanais? Est-ce que Only s'est amélioré? Je souhaiterais trouver une (co)location sur Cayenne, si possible pas trop loin de l'hôpital à pied ou alors déservis par les transports, car je ne compte pas louer ou acheter de voiture.
Voilà merci aux personnes qui sauront me répondre...
Je part le 12 janvier pour venir travailler à l'hôpital de Cayenne pour au moins 6 mois. Je compte sur l'expérience de chacun pour pouvoir répondre a ces quelques questions... Même si sa fait un peu question réchauffée😊, je souhaite savoir ce qu'il en est des opérateurs mobile guyanais? Est-ce que Only s'est amélioré? Je souhaiterais trouver une (co)location sur Cayenne, si possible pas trop loin de l'hôpital à pied ou alors déservis par les transports, car je ne compte pas louer ou acheter de voiture.
Voilà merci aux personnes qui sauront me répondre...
Question pour ceux qui sont rentrés cette semaine de Varadero English translation pending
bonjour,
Je voudrais savoir ce qu'il y avait aux menus dans les hotels où vous avez séjouné à Varadero
Je suis rentrée jeudi de la havane où on ne trouve pas grand chose .Je crois que toute la production va en priorité aux hotels puis aux cubains s'il en reste J'aimerais savoir si j'ai raison ou si je fais du mauvais esprit Merci
Je voudrais savoir ce qu'il y avait aux menus dans les hotels où vous avez séjouné à Varadero
Je suis rentrée jeudi de la havane où on ne trouve pas grand chose .Je crois que toute la production va en priorité aux hotels puis aux cubains s'il en reste J'aimerais savoir si j'ai raison ou si je fais du mauvais esprit Merci
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Vivre au Québec: modes de garde des enfants lorsque les deux parents travaillent? English translation pending
Bonjour,
Mon chèr et tendre, et moi-même carressons l'idée de partir vivre au Quebec.Il semblerait d'ailleurs que les choses commencent sérieusement à prendre forme.Mais quelques infos d'ordre pratique nous manquent. Nous avons 3 enfants, dont deux en âge scolaire, pour la petite dernière qui a 1 an, nous aimerions connaître les modes de garde, car j'aimerais poursuivre ma vie professionnelle une fois sur place. Merci de nous éclairer.
Julie
Mon chèr et tendre, et moi-même carressons l'idée de partir vivre au Quebec.Il semblerait d'ailleurs que les choses commencent sérieusement à prendre forme.Mais quelques infos d'ordre pratique nous manquent. Nous avons 3 enfants, dont deux en âge scolaire, pour la petite dernière qui a 1 an, nous aimerions connaître les modes de garde, car j'aimerais poursuivre ma vie professionnelle une fois sur place. Merci de nous éclairer.
Julie
Carnet ATA pour le Sénégal English translation pending
je viens d etre contactee par la chambre de commerce de grenoble, il n est plus possible d obtenir de carnet ata pour le senegal ou sont les tourings clubs qui delivrent carnet passage en douane, car les passavents pour vehicules +de 5 ans ne sont pas delivres a la frontiere merci
Est-ce nécessaire d'aider humanitairement Cuba? English translation pending
si on se contente de lire les déclarations du ministre cubain de l'economie, c'est NON!!!celui ci vient de déclarer:"que 2008 sera une année de croissance économique malgré les deux cyclones avec 8 % de croissance"(il en était de 7, 5% en 2007, prés de 12% en 2006..................à ce rythme là, CUBA va vite intégrer le G7!!!);N.B.:la méthode choisie par le gouvernementt cubain pour mesurer la croissance économique n'est pas reconnu par les organismes internationaux.La HAVANE a l'habitude d'inclure dans ses calculs entre autres les couts destinés à la santé, l'éducation........................Mais si on se rend à Cuba, il est evident que OUI les cubains ont besoin d'une aide humanitaire(si possiuble en donnant directement aux personnes et non à des organisations ....)
Egypte et transports en bus + coup de gueule English translation pending
De retour d'Egypte le 23 octobre j'apprends ce week-end qu'un bus faisant la liaison Assouan - Abou-Simbel a fait des tonneaux et qu'il y a 7 morts et 23 blessés !!!
Nous avons fait ce même voyage, levée à 0h00 départ en convoi à 04h00 et ensuite frayeur de tous les instants en observant la façon imbécile, sinon criminelle de conduire, en pleine nuit sur cette petite route pompeusement baptisée Autoroute.
Au retour deux passagers se manifestent auprès de l'accompagnateur pour lui faire remarquer que le chauffeur montre des symptomes d'endormissement . Sourires 🤪
Il faudra l'intervention d'un de mes amis, chauffeur professionnel, pour qu'enfin les responsables de cette triste équipée interviennent !!!
En dehors du niveau des chauffeurs recrutés je suis révolté de la négligence coupable dont font preuve les agences de voyages qui organisent ces transports. Il n'y a pas d'argument économique valable pour justifier ces errements. Le voyage est facturé 90€ par personne !!! une fortune en Egypte et une escroquerie lorsque l'on compare ce qui est proposé par ailleurs (Luxembourg-Napoli-Luxembourg 150€ par ex.).
Nous avons fait ce même voyage, levée à 0h00 départ en convoi à 04h00 et ensuite frayeur de tous les instants en observant la façon imbécile, sinon criminelle de conduire, en pleine nuit sur cette petite route pompeusement baptisée Autoroute.
Au retour deux passagers se manifestent auprès de l'accompagnateur pour lui faire remarquer que le chauffeur montre des symptomes d'endormissement . Sourires 🤪
Il faudra l'intervention d'un de mes amis, chauffeur professionnel, pour qu'enfin les responsables de cette triste équipée interviennent !!!
En dehors du niveau des chauffeurs recrutés je suis révolté de la négligence coupable dont font preuve les agences de voyages qui organisent ces transports. Il n'y a pas d'argument économique valable pour justifier ces errements. Le voyage est facturé 90€ par personne !!! une fortune en Egypte et une escroquerie lorsque l'on compare ce qui est proposé par ailleurs (Luxembourg-Napoli-Luxembourg 150€ par ex.).
Mise des photos sur un album ou blog de voyages English translation pending
Bonjour tout le monde, 🙂
Jusqu'à présent j'ai utilisé la bonne vieille méthode de l'appareil photo traditionnel et pour mon prochain voyage en Asie je décide de m'acheter un numérique afin de pouvoir créer un blog ou album photo sur le net. Problème, je suis absolument inexpérimentée 😊 et j'aurais besoin d'aide. Je n'ai pas d'ordi chez moi et je me rends dans les cyber cafés, alors j'aimerais avoir comment faire :
Comment utilise-t-on un appareil numérique ?😊 quelle capacité faut-il prendre pour mettre bcp de photos ?(mon voyage durera 3 mois)
Comment les mettre sur un blog ou album quand on est en voyage et qu'on se rend dans un cybercafé ?
Voila je vous remercie de vos conseils 😏
Jusqu'à présent j'ai utilisé la bonne vieille méthode de l'appareil photo traditionnel et pour mon prochain voyage en Asie je décide de m'acheter un numérique afin de pouvoir créer un blog ou album photo sur le net. Problème, je suis absolument inexpérimentée 😊 et j'aurais besoin d'aide. Je n'ai pas d'ordi chez moi et je me rends dans les cyber cafés, alors j'aimerais avoir comment faire :
Comment utilise-t-on un appareil numérique ?😊 quelle capacité faut-il prendre pour mettre bcp de photos ?(mon voyage durera 3 mois)
Comment les mettre sur un blog ou album quand on est en voyage et qu'on se rend dans un cybercafé ?
Voila je vous remercie de vos conseils 😏
Insécurité en Inde? English translation pending
je suis deja partie au vietnam, thailande et surtout cambodge. Je n'ai jamais ressenti de l'insécurité.
mais j'ai l'impression en vous lisant qu'il faut vraiment faire attention a pleins de truc.
alors question j'ai un canon reflex/numérique. Est ce que ca craind de l'emmener ou pas plus qu'ailleurs ?
j'ai vraiment l'impression d'aller dans un pays avec une insécurité importante ?????
cela commence à m'engoisser un peu
alors question j'ai un canon reflex/numérique. Est ce que ca craind de l'emmener ou pas plus qu'ailleurs ?
j'ai vraiment l'impression d'aller dans un pays avec une insécurité importante ?????
cela commence à m'engoisser un peu
L'Afrique aurait-elle le syndrome de Stockholm? English translation pending
Bonsoir à tous,
A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?
cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)
j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.
qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)
merci
A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?
cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)
j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.
qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)
merci
Avoir marre de voyager en tour du monde? English translation pending
Bonjour,
Ma question s'adresse à ceux qui ont fait ou qui sont en train de faire un TDM ou un très long voyage.
Je pars faire un TDM avec mon chéri pendant 16 mois et je voudrais savoir si c'est fréquent d'en avoir marre au bout de plusieurs mois de voyager? Est-ce que les conditions de vie précaires lors d'un voyage routard, la fatigue, les mauvaise conditions climatiques etc peuvent changer vos envies de long voyage😕?
J'ai déjà voyagé routard dans des pays étrangers (camping sauvage, auto stop etc) pendant plusieurs semaines mais jamais pendant plusieurs mois.....Je pense être une aventurière mais je reste quand même une fille....😛
J'attends vos témoignages avec beaucoup d'impatience!
Vladi
Ma question s'adresse à ceux qui ont fait ou qui sont en train de faire un TDM ou un très long voyage.
Je pars faire un TDM avec mon chéri pendant 16 mois et je voudrais savoir si c'est fréquent d'en avoir marre au bout de plusieurs mois de voyager? Est-ce que les conditions de vie précaires lors d'un voyage routard, la fatigue, les mauvaise conditions climatiques etc peuvent changer vos envies de long voyage😕?
J'ai déjà voyagé routard dans des pays étrangers (camping sauvage, auto stop etc) pendant plusieurs semaines mais jamais pendant plusieurs mois.....Je pense être une aventurière mais je reste quand même une fille....😛
J'attends vos témoignages avec beaucoup d'impatience!
Vladi
Choix d'un gps English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà... j'y viens moi aussi maintenant... j'envisage l'achat d'un GPS pour itinéraires divers Maroc, Mauritanie, Mali... ( OK J'entends maugréer les ceusses qui n'en voient pas l'utilité, mais tant pis). J'ai besoin de conseils pour faire mon choix. Je ne cherche pas quelque chose de compliqué ou de sophistiqué avec 36000 fonctions pas très utiles dans le désert (en France ou en Europe, j'aime encore pratiquer le bon vieux système cartes papier), mais un outil lisible et fiable... j'espère qu'il s'en trouvera quelques parmi vous pour m'aider à faire un tri de bon sens dans ce qui est proposé sur le marché. Merci beaucoup...
avec sympathie
Location de voiture à Alajuela au Costa Rica English translation pending
Nous partons en janvier pour le Costa. Peut-on louer un véhicule a Alajuela (prés de San-José) et combien ça coute?
Nous avons l'intention de faire un circuit dans la montagne par le sud jusqu'à San Isidro del General, puis remonter vers Quepos pour visiter le parc de San Antonio, continuer la cote pacifique :Jaco, la zone Carara, et retour Alajuela .
Un véhicule normal suffit-il ou faut-il un 4x4?
Autre question: Faut-il des vêtements chauds pour visiter les volcans?(j'étais allé en Equateur, et là il les fallait....)
Merci de vos réponses et de vos bons plans si vous étes passés par là (hotels, ou posadas, resto, coins sympa...)
La mort et le voyage English translation pending
O Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l'ancre!
Ce pays nous ennuie, ô Mort! Appareillons!
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,
Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons!
Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte! Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau, Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe! Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau!
Les fleurs du mal, Charles Baudelaire
Presque en novembre🤪... prennez ce post comme vous voulez!l La mort est le voyage suprême qui apporte le bonheur. Il enlève le temps et l'ennui. Il permet de reconstruire un monde nouveau. Consacrer sa vie aux voyages, partir pour ne plus revenir...
Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte! Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau, Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe! Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau!
Les fleurs du mal, Charles Baudelaire
Presque en novembre🤪... prennez ce post comme vous voulez!l La mort est le voyage suprême qui apporte le bonheur. Il enlève le temps et l'ennui. Il permet de reconstruire un monde nouveau. Consacrer sa vie aux voyages, partir pour ne plus revenir...
Fort Dauphin à Madagascar: ceux qui doutent encore des problèmes English translation pending
Fort-Dauphin: "...plus sombre, l'obscurité..."
(19-10-2008) - La ville de Tolagnaro vit actuellement dans la pleine obscurité et la situation est devenue depuis quelques temps le lot quotidien des habitants de cette ville de la région Anosy. Ils se demandent quand aura lieu la lumière...le jour que la nuit.
La ville de Tolagnaro
© QMM S.A "Tellement, c'est fatigant à la fin car les coupures d'électricité sont intempestives en fréquence qu'en durée !", se plaint un opérateur travaillant dans cette ville où la vie est devenue soudainement chère avec les projets de développement entrepris dans cette capitale de la région Anosy.
Coupures, qui selon toujours les explications de notre source d'information, surviennent à tout moment, le jour que la nuit. "On ne sait plus quand exactement l'électricité serait coupée. On s'attend à tout. Même les zones classées "zones rouges" ne sont pas épargnées par cette situation", a-t-il ajouté tout en recommandant "que chaque famille et ménage ait un électrogène". Ce qui n'est pas faisable pour tout le monde, vu les prix à la pompe des carburants. "Dans la journée, ces coupures sont comblées par le bruit des groupes électrogènes de ceux qui ont les moyens de s’en procurer, pour bercer dans la soirée ceux qui se résignent à aller au lit. Si certains quartiers de la ville se retrouvent habituellement dans le noir deux à trois heures par soirée, d’autres s’estiment plus illuminés par une ampoule ordinaire de 40 watt de laquelle émane une lumière ne dépassant pas un lux à cause de la faiblesse de la tension"
D'après une autre source, les explications de la part de la Jirama ne sont pas convaincantes. On leur parle d'usure du groupe électrogène qui ne fournit actuellement que 1, 35MW alors que la demande et les besoins actuels avoisinent les 1, 8MW. "On nous parle d'un transfert pour fournir une puissance de 3, 8MW pour tout l'ensemble de la ville de Tolagnaro par QMM, mais on ne sait pas exactement quand aura lieu ce transfert de puissance", se plaint-elle.
Les groupes életrogènes de la centrale thermique de QMM S.A à Mandena, Tolagnaro
© QMM S.A
De source auprès de la QMM, le groupe électrogène pouvant fournir ces 3, 8MW que la société canadienne a promis à la Jirama est déjà installé tout comme la connexion reliant l'usine de production électrique de Mandena et une station de relais.
"Le reste, c'est-à-dire la distribution à partir de cette station relais jusque dans la ville revient à la Jirama et au PIC", selon le responsable de QMM que l'on a contacté. A ce dernier d'ajouter que la société nationale d'eau et d'électricité et le projet PIC sont en train de changer les poteaux de transport d'électricité dans la ville de Tolagnaro. On annonce même sur place que ce renouvellement de transport prendra fin février 2009. De ce fait, même le projet d'éclairage de la ville que la société d'exploitation et d'exportation d'ilménite envisage de faire avec la commune urbaine de Fort Dauphin est en attente.
Rappelons que cette capitale de la région Anosy est classée dans la zone tarifaire 3 pour l'électricité. Zone employant comme source électrique du thermique fonctionnant avec du gas-oil. C'est-à-dire que dans la tarification, la prime fixe est faible mais le prix de l'énergie est élevé. Les tarifs applicables dans la ZT3 entre Octobre 2007 et octobre 2008 donnaient des fourchettes d’Ar 410 à Ar 19.500 / Kw pour la prime fixe, entre Ar 410 à Ar 755 / Kwh pour le prix de l’énergie et entre Ar 760 et Ar 141.000 pour la redevance. Le tout dépend bien sûr du besoin du client (Haute tension, Basse tension ou Moyenne tension).
Recueillis par Solofo Andrianjakarivelo
© DTS il y a bien l exploitaiton miniere qui a son energie mais la ville plus rien jusqu en fevrier : bien l investissement il y en a qui ont du se sucrer au passage
La ville de Tolagnaro
© QMM S.A "Tellement, c'est fatigant à la fin car les coupures d'électricité sont intempestives en fréquence qu'en durée !", se plaint un opérateur travaillant dans cette ville où la vie est devenue soudainement chère avec les projets de développement entrepris dans cette capitale de la région Anosy.Coupures, qui selon toujours les explications de notre source d'information, surviennent à tout moment, le jour que la nuit. "On ne sait plus quand exactement l'électricité serait coupée. On s'attend à tout. Même les zones classées "zones rouges" ne sont pas épargnées par cette situation", a-t-il ajouté tout en recommandant "que chaque famille et ménage ait un électrogène". Ce qui n'est pas faisable pour tout le monde, vu les prix à la pompe des carburants. "Dans la journée, ces coupures sont comblées par le bruit des groupes électrogènes de ceux qui ont les moyens de s’en procurer, pour bercer dans la soirée ceux qui se résignent à aller au lit. Si certains quartiers de la ville se retrouvent habituellement dans le noir deux à trois heures par soirée, d’autres s’estiment plus illuminés par une ampoule ordinaire de 40 watt de laquelle émane une lumière ne dépassant pas un lux à cause de la faiblesse de la tension"
D'après une autre source, les explications de la part de la Jirama ne sont pas convaincantes. On leur parle d'usure du groupe électrogène qui ne fournit actuellement que 1, 35MW alors que la demande et les besoins actuels avoisinent les 1, 8MW. "On nous parle d'un transfert pour fournir une puissance de 3, 8MW pour tout l'ensemble de la ville de Tolagnaro par QMM, mais on ne sait pas exactement quand aura lieu ce transfert de puissance", se plaint-elle.
Les groupes életrogènes de la centrale thermique de QMM S.A à Mandena, Tolagnaro
© QMM S.A
De source auprès de la QMM, le groupe électrogène pouvant fournir ces 3, 8MW que la société canadienne a promis à la Jirama est déjà installé tout comme la connexion reliant l'usine de production électrique de Mandena et une station de relais.
"Le reste, c'est-à-dire la distribution à partir de cette station relais jusque dans la ville revient à la Jirama et au PIC", selon le responsable de QMM que l'on a contacté. A ce dernier d'ajouter que la société nationale d'eau et d'électricité et le projet PIC sont en train de changer les poteaux de transport d'électricité dans la ville de Tolagnaro. On annonce même sur place que ce renouvellement de transport prendra fin février 2009. De ce fait, même le projet d'éclairage de la ville que la société d'exploitation et d'exportation d'ilménite envisage de faire avec la commune urbaine de Fort Dauphin est en attente.Rappelons que cette capitale de la région Anosy est classée dans la zone tarifaire 3 pour l'électricité. Zone employant comme source électrique du thermique fonctionnant avec du gas-oil. C'est-à-dire que dans la tarification, la prime fixe est faible mais le prix de l'énergie est élevé. Les tarifs applicables dans la ZT3 entre Octobre 2007 et octobre 2008 donnaient des fourchettes d’Ar 410 à Ar 19.500 / Kw pour la prime fixe, entre Ar 410 à Ar 755 / Kwh pour le prix de l’énergie et entre Ar 760 et Ar 141.000 pour la redevance. Le tout dépend bien sûr du besoin du client (Haute tension, Basse tension ou Moyenne tension).
Recueillis par Solofo Andrianjakarivelo
© DTS il y a bien l exploitaiton miniere qui a son energie mais la ville plus rien jusqu en fevrier : bien l investissement il y en a qui ont du se sucrer au passage
Croisière sur le Costa Concordia du 8 au 19 avril 2009 English translation pending
😉Bonjour
Nous partons sur le Concordia ( suite au désistement de L'Europa d'octobre 2008) du 8 au 19 avril 2009.😎
Nous partons avec 2 enfants: une fille de 11 et un garçon de 14 ans.J'aimerais savoir si d'autres personnes partent aussi à cette même époque.Le circuit s'appelle " Les trésors de l'histoire", au départ de Nice. Gréce, Turquie, Rhodes, Alexandrie, Chypre et Rome.Le tout sur 12 jours.Tout se rapportant à cette croisiére me fera plaisir.Amicalement😏 et à bientôt peut-être sur les flots bleus ( du moins je l'espère)😎
Hôtel Sirenis La Salina à Varadero English translation pending
Bonjour !
Je partirai pour le Sirenis avec mon conjoint et mes deux enfants de 10 ans le 9 décembre prochain. Au départ, nous avions choisi cet hotel pour la glissade qu'il y a au centre de la piscine principale. Cependant, j'ai lu sur certains site Internet que la glissade était maintenant fermée.🙁
Y a-t-il une personne qui est allée récemment au Sirenis qui pourrait me faire savoir si cette information est véridique ou non ?
Avec tous les commentaires négatifs que nous lisons sur cet hotel, nous commençons à regretter un peu notre choix pour notre tout premier voyage... 😕
Merci beaucoup !!!
Je partirai pour le Sirenis avec mon conjoint et mes deux enfants de 10 ans le 9 décembre prochain. Au départ, nous avions choisi cet hotel pour la glissade qu'il y a au centre de la piscine principale. Cependant, j'ai lu sur certains site Internet que la glissade était maintenant fermée.🙁
Y a-t-il une personne qui est allée récemment au Sirenis qui pourrait me faire savoir si cette information est véridique ou non ?
Avec tous les commentaires négatifs que nous lisons sur cet hotel, nous commençons à regretter un peu notre choix pour notre tout premier voyage... 😕
Merci beaucoup !!!
Le consulat de France en Algérie ne répond pas aux appels English translation pending
bonjour;
bon voila mon histoire pour moi c'est impossible de joindre le consulat de france en algérie tt ca pour avoir un renseignement concernat le ccm
vous imaginez depuis juillet dernier j'éssaye de les rejoindre par mails par appels par fax rien q pour avoir un rendez vous pour l'audition du ccm
mais c'estimpossible ils ne répondent a rien mais pourquoi???
que dois je fair?,
Lastminute.com incompétent et Air France pitoyable. English translation pending
Bonjour,
nous avons réservé et payés 3 billets électroniques pour la Guadeloupe il y a 1 mois (départ en décembre), 2 adultes plus un bébé à naître, le formulaire ne permettant pas de ne pas renseigner le prénom du bébé donc j'ai du saisir "pasencorchoisi" pour le prénom.
Lastminute, valide, je paye et des la naissance je les appelle au 01 58 79 10 14 pour leur communiquer le prénom de notre petite fille: "une certaine Sylvie me réponds:"billet électronique non modifiable, il faut voir avec Air France"!
J'appelle Air France, réponse: "on peut tout a fait le modifier, les billets ne sont pas édités, mais on ne le fera pas, on l'aurait fait si vous aviez directement pris les billets sur notre site mais là c'est Lastminute qui doit s'en occuper en se mettant en relation avec nos services."
Je rappelle Lastminute: "on peut rien faire, il faut racheter un billet pour la petite" je leur signale que j'ai déjà commandé pas mal de billet chez eux, que je leur ai laissé déjà pas mal d'argent ces dernières années (env 4000€) et qu'il serait bien qu'ils fassent un geste commercial pour prendre ce billet à leur charge (35 € c'est pas la ruine) d'autant que je n'ai jamais bénéficié de réductions ou code promo sur mes commandes. L'opérateur, Eric, acquiesce et me dit qu'il va faire la demande auprès du service pour que lastminute me réédite un billet pour notre fille et le fasse à titre commercial. Réponse garantie sous 48h.
Rien. Je rappelle aujourd'hui, je retombe sur Sylvie qui me confirme que rien n'a été fait ni demandé, il faut que je rachète un billet. Sauf que c'est impossible sur lastminute puisque un bébé ne peut voyager seul et donc il faudrait que je reprenne un billet pour moi!!!! Je lui signale mon mécontentement, c'est sans appel, et donc la seule solution est d'essayer d'aller racheter un billet directement par Air France, donc Lastminute se dégage totalement du problème et n'essaye même pas de se mettre en relation avec Air France.
Conclusion, Air France peut tout faire mais ne veux rien gérer. Lastminute ne gère rien, service=0, vous balade au téléphone, leur site, lui, permet de mettre n'importe quoi, Lastminute ne vérifie rien ce qui est saisi mais débite votre compte en banque et ne veut s'occuper de rien.
Tout ça pour un bébé qui porte mon nom et qui voyage sur mes genoux puisque aucun siége ne lui est attribué.
Moralité Lastminute est une enseigne totalement incompétente à débrouiller le moindre petit souci, qu’est ce que cela aurait été pour une affaire complexe? Que dire d' Air France qui s'en lave les mains: aucune classe, de plus ils semblent jubiler de voir les intermédiaires patauger.
Si vous avez des solutions, merci d'avance, c'est une affaire de principes, je vais remuer ciel et terre et contacter les médias.
A bientôt
Lastminute, valide, je paye et des la naissance je les appelle au 01 58 79 10 14 pour leur communiquer le prénom de notre petite fille: "une certaine Sylvie me réponds:"billet électronique non modifiable, il faut voir avec Air France"!
J'appelle Air France, réponse: "on peut tout a fait le modifier, les billets ne sont pas édités, mais on ne le fera pas, on l'aurait fait si vous aviez directement pris les billets sur notre site mais là c'est Lastminute qui doit s'en occuper en se mettant en relation avec nos services."
Je rappelle Lastminute: "on peut rien faire, il faut racheter un billet pour la petite" je leur signale que j'ai déjà commandé pas mal de billet chez eux, que je leur ai laissé déjà pas mal d'argent ces dernières années (env 4000€) et qu'il serait bien qu'ils fassent un geste commercial pour prendre ce billet à leur charge (35 € c'est pas la ruine) d'autant que je n'ai jamais bénéficié de réductions ou code promo sur mes commandes. L'opérateur, Eric, acquiesce et me dit qu'il va faire la demande auprès du service pour que lastminute me réédite un billet pour notre fille et le fasse à titre commercial. Réponse garantie sous 48h.
Rien. Je rappelle aujourd'hui, je retombe sur Sylvie qui me confirme que rien n'a été fait ni demandé, il faut que je rachète un billet. Sauf que c'est impossible sur lastminute puisque un bébé ne peut voyager seul et donc il faudrait que je reprenne un billet pour moi!!!! Je lui signale mon mécontentement, c'est sans appel, et donc la seule solution est d'essayer d'aller racheter un billet directement par Air France, donc Lastminute se dégage totalement du problème et n'essaye même pas de se mettre en relation avec Air France.
Conclusion, Air France peut tout faire mais ne veux rien gérer. Lastminute ne gère rien, service=0, vous balade au téléphone, leur site, lui, permet de mettre n'importe quoi, Lastminute ne vérifie rien ce qui est saisi mais débite votre compte en banque et ne veut s'occuper de rien.
Tout ça pour un bébé qui porte mon nom et qui voyage sur mes genoux puisque aucun siége ne lui est attribué.
Moralité Lastminute est une enseigne totalement incompétente à débrouiller le moindre petit souci, qu’est ce que cela aurait été pour une affaire complexe? Que dire d' Air France qui s'en lave les mains: aucune classe, de plus ils semblent jubiler de voir les intermédiaires patauger.
Si vous avez des solutions, merci d'avance, c'est une affaire de principes, je vais remuer ciel et terre et contacter les médias.
A bientôt
Boca Chica: tourisme et sécurité... English translation pending
Les voyageurs qui se rendent en République Dominicaine (Boca Chica) devraient faire preuve d'une grande prudence, en raison d'une hausse de la criminalité, vol à la sauvette et agression .....
Oui, quand on lit une phrase comme celle-là on se dit toujours ''Que se sont des cas isolés'' ou ''Oui la criminalité il y en a partout'' .....
Qu'en on voyage un peu partout dans le monde on s'attend toujours qu'un jour on pourrait perdre un objet de valeur ou se faire voler notre porte-feuille, ça va de soit.
Mais quand une personne ou un membre de votre famille se fait agressé sauvagement, se faire délester de tout son bien et laisser pour mort au beau milieu de la rue à moitié nu, il y a plus qu'un problème ... la sécurité est précaire ... Et ce n'est pas le premier cas qu'on entend parler!
Pourtant les agences de voyages continuent de nous vendre des forfaits à taux réduits, disant que Boca Chica est une ville balnéaire renommée .... et si vous poussez vos recherches vous trouverez que vous ne devez pas sortir à la tombée de la nuit et d'être très prudent ....
Des amis de mon père possèdent un condo en location à l'année. Se sont des gens quinquagénaires ou retraités qui vivent quelques mois par années à Boca Chica et reçoivent leurs familles et amis pour les vacances. Moi qui pensais aller passer 2 semaines pour faire de la plongée, après les événements qui viennent de se passer, je vais y réfléchir deux fois.
La République Dominicaine traverse actuellement une période très difficile économiquement et vie en principe des retombées économiques du tourismes ... mais je pense que celui-ci devrait limité ses entrées (touristes) en exigent des Visas d'entrées pour assurer d'avantages la sécurité et le confort des ses visiteurs.
Ce n'est que mon point de vu!
Avant votre départ, consultez les rapports intitulés Conseils aux Voyageurs pour obtenir des renseignements sur les conditions de sécurité et de sûreté ..... et de consulter la foire aux questions sur l'inscription en ligne à l'étranger.
Oui, quand on lit une phrase comme celle-là on se dit toujours ''Que se sont des cas isolés'' ou ''Oui la criminalité il y en a partout'' .....
Qu'en on voyage un peu partout dans le monde on s'attend toujours qu'un jour on pourrait perdre un objet de valeur ou se faire voler notre porte-feuille, ça va de soit.
Mais quand une personne ou un membre de votre famille se fait agressé sauvagement, se faire délester de tout son bien et laisser pour mort au beau milieu de la rue à moitié nu, il y a plus qu'un problème ... la sécurité est précaire ... Et ce n'est pas le premier cas qu'on entend parler!
Pourtant les agences de voyages continuent de nous vendre des forfaits à taux réduits, disant que Boca Chica est une ville balnéaire renommée .... et si vous poussez vos recherches vous trouverez que vous ne devez pas sortir à la tombée de la nuit et d'être très prudent ....
Des amis de mon père possèdent un condo en location à l'année. Se sont des gens quinquagénaires ou retraités qui vivent quelques mois par années à Boca Chica et reçoivent leurs familles et amis pour les vacances. Moi qui pensais aller passer 2 semaines pour faire de la plongée, après les événements qui viennent de se passer, je vais y réfléchir deux fois.
La République Dominicaine traverse actuellement une période très difficile économiquement et vie en principe des retombées économiques du tourismes ... mais je pense que celui-ci devrait limité ses entrées (touristes) en exigent des Visas d'entrées pour assurer d'avantages la sécurité et le confort des ses visiteurs.
Ce n'est que mon point de vu!
Avant votre départ, consultez les rapports intitulés Conseils aux Voyageurs pour obtenir des renseignements sur les conditions de sécurité et de sûreté ..... et de consulter la foire aux questions sur l'inscription en ligne à l'étranger.
Quelles places ont été touchées par l'ouragan à Cuba? English translation pending
Salut
Je voudrais savoir quelles places ont été touchées par l'ouragan à cuba car je veux y aller en janvier et je ne veux pas me faire avoir. Il parait que pas mal tout cuba est touché???
Retour d'un voyage de quatre semaines au Cambodge en septembre-octobre English translation pending
quelques infos en retour voyage de 4 semaines septembre-octobre
l'inflation etant officiellement de 22%, le cout de la vie est difficile pour pas mal de cambodgiens. un petit de viande revient vite a 2-3 $.
pour les touristes l'incidence est faible . un dollard de plus sur des prestations ne grevent pas le budget.
l'essence redescend doucement et se trouve a 4800 riels dans les grandes stations. le prix des mototop n'a guere varier.
les bus on augmenté d'un dollard en moyenne : pp-sr : 7-12 $, pp-kampot ou shv : 7$, battambang- pp : 6$, et apres avoir augmenté plus, resdescendent
pour les bateaux, l'augmentation serait beaucoup plus importante, on parle de 35$ pour pp-siem reap (a verifier), sr- battambang : 20$, pour shv -koh kong, maddy devrait en parler
kep : ouverture de la nouvelle gh de la sary rega. tres bien, toute neuve, beau jardin interieur, chambre a partir de 7$, cuisine tres correcte, c'est une equipe jeune et sympa qui va gerer sous le regard des anciens excursion sur ile aux lapins pour 8 $ avec un guide, bateau, le casse croute, et une natte pour se mettre sous les cocotiers, sur l'ile des petites gargottes pour manger et possibilites de passer une nuit dans petites cases pour 5$ l'annee prochaine, devrait voir le debuts des constructions et reconstructions et le kep fantome que l'on connait devrait disparaitre. tous les terrains sont racheté.
siem reap : ca construit a tour de bras, le batiment se porte bien, merci pour eux... attention a l'eau, de moins en moins bonne, meme pourt les dents, eaux minerale. je sais pas comment ils vont faire, car plus de touristes = plus d'eau bonne adresse pharmacie : angkor tom pharmacy, la pharmacienne parle français et connait son sujet
battambang : somnole toujours, bonne adresse hotel, le groupe royal hotel et star hotel (deja 3 sejours), c'est neuf, clean, de 10-15$ (clim)
ile de la soie : environ 3-4$ pour pp-embarcadere, puis 1-2$ pour rejoindre la gh ( en motodop)
coté bus, evitez si possible compagnie sorya, il y a d'autres compagnies un peu moins delabrées. cote meteo, fin septembre est finalement tres jouable, encore quelques orages et des pistes pas toujours evidentes, mais ca le fait. cote sante, si probleme, medecin de l'ambassade de france, il a sa clinique privée, et evitez les "bouchers-charcutiers" qui se disent medecin
kep : ouverture de la nouvelle gh de la sary rega. tres bien, toute neuve, beau jardin interieur, chambre a partir de 7$, cuisine tres correcte, c'est une equipe jeune et sympa qui va gerer sous le regard des anciens excursion sur ile aux lapins pour 8 $ avec un guide, bateau, le casse croute, et une natte pour se mettre sous les cocotiers, sur l'ile des petites gargottes pour manger et possibilites de passer une nuit dans petites cases pour 5$ l'annee prochaine, devrait voir le debuts des constructions et reconstructions et le kep fantome que l'on connait devrait disparaitre. tous les terrains sont racheté.
siem reap : ca construit a tour de bras, le batiment se porte bien, merci pour eux... attention a l'eau, de moins en moins bonne, meme pourt les dents, eaux minerale. je sais pas comment ils vont faire, car plus de touristes = plus d'eau bonne adresse pharmacie : angkor tom pharmacy, la pharmacienne parle français et connait son sujet
battambang : somnole toujours, bonne adresse hotel, le groupe royal hotel et star hotel (deja 3 sejours), c'est neuf, clean, de 10-15$ (clim)
ile de la soie : environ 3-4$ pour pp-embarcadere, puis 1-2$ pour rejoindre la gh ( en motodop)
coté bus, evitez si possible compagnie sorya, il y a d'autres compagnies un peu moins delabrées. cote meteo, fin septembre est finalement tres jouable, encore quelques orages et des pistes pas toujours evidentes, mais ca le fait. cote sante, si probleme, medecin de l'ambassade de france, il a sa clinique privée, et evitez les "bouchers-charcutiers" qui se disent medecin
Cherche à faire du bénévolat humanitaire en Haïti English translation pending
Bonjour à tous!
Je m'appelle Mathieu et je suis étudiant de premier cycle au Collège Universitaire de Saint-Boniface, au Manitoba. Je suis présentement à la recherche d'un poste de bénévolat à partir du mois de mai, cet été. Je suis prêt à faire n'importe quoi, et j'ai déjà de l'expérience dans le domaine des voyages humanitaires (voyage au Rwanda, 2008).
Si quelqu'un connaît des organismes à la recherche de bénévoles pour aider les gens en Haïti, svp me faire parvenir les détails pour que je puisse entamer les démarches.
Il est à noter que je suis certifié en premiers soins, réanimation RCR ainsi qu'en sauvetage aquatique (lifeguard).
Merci de votre considération!
Il est à noter que je suis certifié en premiers soins, réanimation RCR ainsi qu'en sauvetage aquatique (lifeguard).
Merci de votre considération!
La grande évasion: envie de stopper vos prochains voyages due à la crise économique? English translation pending
Salut à tous,
Les récents développements de l'actualité mondiale et les perspectives économiques plutôt sombres, vous donnent-ils envie de stopper vos prochains projets de voyages, de les retarder ou alors de vous évader le plus longtemps possible de ce monde visiblement compliqué!
Tout plaquer et faire le tour du monde English translation pending
Salut, je suis nouveau sur le Forum. Je m'appelle Rémy, j'ai 20 balai, bientôt 21, je suis dans la région de Lille.
Ca fait déjà 2 ans que je songe à tout lacher pour faire le tour du Monde à pied. J'ai déjà commencé à préparer la base du voyage. Mon itinéraire bien que pas encore définitif et plutôt vague commence déjà à avoir de la gueule : Les 5 continents seront traversé, je prévois juste assez de blé pour pouvoir traverser les mers et océans (3 voyages si tout se passe bien : Asie - Océanie, Océnie - Amériques et Amériques - Europe.).
La question qui me revient sans cesse c'est "Pourquoi?". J'en sais rien, jai simplement envie, pendant quelques années, d'être totalement libre : voir des étendues de paysages calmes, propres, belles; découvrir des langues, des pays, des coutumes. Etre à la merci de la nature et rien qu'elle. Etre libre quoi. Vous allez certainement penser que je suis encore un de ces illuminés en quête d'un soi-même spirituel. Ben c'est pas faux.
Mon principe est tout simple : plus de 200 pays, plus de 6 milliards d'être humain, des millions de coutumes, de paysages magnifiques, d'animaux, de dangers. Alors pourquoi l'homme reste-t-il dans son pays, dans sa région, dans sa maison, à ne faire que ce qu'il à l'habitude de faire? Je sais que si je me limite à avoir une vie conforme à celle que la société compte me donner je m'en voudrais. Nous avons une moyenne d'âge de 80 ans, mais c'est minuscule à l'échelle de la planête! Alors j'ai pas envie de découvrir les chose via des reportages et des images : je veux les vivre, c'est tout. Si je part pas j'aurais gâcher ma vie c'est sûr. Question de point de vue me direz-vous, le mien est tou vu.
Pour ce qui est des désillusions, pas de soucis je m'y attend bien évidemment, surtout dans les pays dit "évolués", où forcément ce sera pas mieux que la France, mais qu'importe certaines choses méritent d'être vécue et je pense que pour mourir serein il ne faut pas perdre son temps avec les codes sociaux si restrictifs.
Donc voilà, je prépare mon voyage, je partirais sûrment dans 1 ans ou 2, tout dépendra de la façon dont tout ceci s'organise, mais il est clair que ce voyage sera fait.
Eventuellement si des personnes cherche un coéquipier pour un voyage du genre, ou veulent me rejoindre, j'accepte à bras ouvert.🙂
Voilà, je voulais votre avis, bon ou mauvais, moqueur ou enthousiaste, peu m'importe, un avis c'est déjà pas mal🙂
Ca fait déjà 2 ans que je songe à tout lacher pour faire le tour du Monde à pied. J'ai déjà commencé à préparer la base du voyage. Mon itinéraire bien que pas encore définitif et plutôt vague commence déjà à avoir de la gueule : Les 5 continents seront traversé, je prévois juste assez de blé pour pouvoir traverser les mers et océans (3 voyages si tout se passe bien : Asie - Océanie, Océnie - Amériques et Amériques - Europe.).
La question qui me revient sans cesse c'est "Pourquoi?". J'en sais rien, jai simplement envie, pendant quelques années, d'être totalement libre : voir des étendues de paysages calmes, propres, belles; découvrir des langues, des pays, des coutumes. Etre à la merci de la nature et rien qu'elle. Etre libre quoi. Vous allez certainement penser que je suis encore un de ces illuminés en quête d'un soi-même spirituel. Ben c'est pas faux.
Mon principe est tout simple : plus de 200 pays, plus de 6 milliards d'être humain, des millions de coutumes, de paysages magnifiques, d'animaux, de dangers. Alors pourquoi l'homme reste-t-il dans son pays, dans sa région, dans sa maison, à ne faire que ce qu'il à l'habitude de faire? Je sais que si je me limite à avoir une vie conforme à celle que la société compte me donner je m'en voudrais. Nous avons une moyenne d'âge de 80 ans, mais c'est minuscule à l'échelle de la planête! Alors j'ai pas envie de découvrir les chose via des reportages et des images : je veux les vivre, c'est tout. Si je part pas j'aurais gâcher ma vie c'est sûr. Question de point de vue me direz-vous, le mien est tou vu.
Pour ce qui est des désillusions, pas de soucis je m'y attend bien évidemment, surtout dans les pays dit "évolués", où forcément ce sera pas mieux que la France, mais qu'importe certaines choses méritent d'être vécue et je pense que pour mourir serein il ne faut pas perdre son temps avec les codes sociaux si restrictifs.
Donc voilà, je prépare mon voyage, je partirais sûrment dans 1 ans ou 2, tout dépendra de la façon dont tout ceci s'organise, mais il est clair que ce voyage sera fait.
Eventuellement si des personnes cherche un coéquipier pour un voyage du genre, ou veulent me rejoindre, j'accepte à bras ouvert.🙂
Voilà, je voulais votre avis, bon ou mauvais, moqueur ou enthousiaste, peu m'importe, un avis c'est déjà pas mal🙂
Combien de temps dure la transcription d'un mariage franco-algérien? English translation pending
Salut je suis algerien marié avec une francaise au juillet 2008 .et j'ai déposer le dossier au consulat ? salut je suis algérien mari avec une française en juillet 2008 .et j'ai déposé le dossier au consulat de france à Alger. pour la transcription .pour l'envoi à nante. et après un mois ma femme a reçu un courrier de nante concernant la convocation, elle a la mairie proche de sa résidence .et moi au consulat de france à alger
svp si quelqu'un peut m'aider je veux savoir sa va durer combien de temps la transcription?
et ou je récupère livret de famille?
et pour l'enquête quel genre de questions posé......????
MERCI BCP
Hôtel Gran Bahia Principe Bavaro, quel emplacement de chambre à privilégier? English translation pending
Bonjour,
J'ai pré commander samedi notre voyage à Punta cana en Février 2009 au près de NF à l'hotel Hôtel Gran Bahia Principe Bavaro (merci à ceux qui donnent leurs retours d'experience )
Je faits appel à ceux qui ont déjà été dans cet hotel car il est possible de donner des préférences en terme d'hebergement, sans être assuré que ces souhaits seront respéctés à priori .
Hormis le fait que nous ne souhaitons pas uen chambre qui donne sur un mur ou autre désagrément .... (je plaisante, quoi que ^^) etc ...nous souhaitons une chambre qui soit au calme le soir.
J'ai entendu parler de la section Hacienda qui à priori serait bien placé au coeur du complexe pas trop loin des piscines et plage et surtout au calme, en particulier loin de l'agitation en soirée. c'est un supplément ? D'autre part il vaut mieux être au 1er étage ? ce sont des petits batiments de 2 étages c'est ca ? Y a t-il d'autres points à notifier à l'agence de voyage ?
Merci d'avance pour votre aide précieuse 🙂
J'ai pré commander samedi notre voyage à Punta cana en Février 2009 au près de NF à l'hotel Hôtel Gran Bahia Principe Bavaro (merci à ceux qui donnent leurs retours d'experience )
Je faits appel à ceux qui ont déjà été dans cet hotel car il est possible de donner des préférences en terme d'hebergement, sans être assuré que ces souhaits seront respéctés à priori .
Hormis le fait que nous ne souhaitons pas uen chambre qui donne sur un mur ou autre désagrément .... (je plaisante, quoi que ^^) etc ...nous souhaitons une chambre qui soit au calme le soir.
J'ai entendu parler de la section Hacienda qui à priori serait bien placé au coeur du complexe pas trop loin des piscines et plage et surtout au calme, en particulier loin de l'agitation en soirée. c'est un supplément ? D'autre part il vaut mieux être au 1er étage ? ce sont des petits batiments de 2 étages c'est ca ? Y a t-il d'autres points à notifier à l'agence de voyage ?
Merci d'avance pour votre aide précieuse 🙂