Results for "Gorges+Aveyron+|+127"
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La Cappadoce en février? (Turquie) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite me rendre en Cappadoce une dizaine de jours fin février début mars afin de découvrir la région tranquillement par mes propres moyen. J'aimerais me poser à un endroit puis rayonner à partir de ce point pour faire des ballades d'une journée vers les principaux centres d'intérêt.
Je compte arriver par Ankara, est ce facile de rejoindre la Capadocce ?
Si j'ai bien compris, le climat risque d'être fort rigoureux à cette époque ! Est ce que cela vaut néanmoins le coup ou bien pensez vous que les chemins de randonnés riquent d'être impraticables ? Quelqu'un a-t-il déjà voyagé là bas en hiver ?
Il semble qu'il y ait des pensions assez sympatiques dans la région, auriez vous des adresses à me conseiller.
Pour les ballades, doit on utiliser un guide ou les itinéraires sont ils suffisament balisés.
Quels sont les choses à ne pas manquer ?
Merci de vos conseils.
Je souhaite me rendre en Cappadoce une dizaine de jours fin février début mars afin de découvrir la région tranquillement par mes propres moyen. J'aimerais me poser à un endroit puis rayonner à partir de ce point pour faire des ballades d'une journée vers les principaux centres d'intérêt.
Je compte arriver par Ankara, est ce facile de rejoindre la Capadocce ?
Si j'ai bien compris, le climat risque d'être fort rigoureux à cette époque ! Est ce que cela vaut néanmoins le coup ou bien pensez vous que les chemins de randonnés riquent d'être impraticables ? Quelqu'un a-t-il déjà voyagé là bas en hiver ?
Il semble qu'il y ait des pensions assez sympatiques dans la région, auriez vous des adresses à me conseiller.
Pour les ballades, doit on utiliser un guide ou les itinéraires sont ils suffisament balisés.
Quels sont les choses à ne pas manquer ?
Merci de vos conseils.
Noa en Argentine, Sud de la Bolivie et Nord du Chili English translation pending
Bonjour,
Je pars en argentine l'été prochain pour 3 semaines, j'atteris à buenos aires et je voulais savoir si il était possible de monter visiter le NOA ( salta-jujuy...etc) pour ensuite visiter un peu le sud de la bolivie et la region de san pedro de atacama au chili pour revenir 2 ou 3 jours à buenos aires?
Au depart, je voulais passer par iguazu pour revenir sur BA mais je crois que ça serait trop juste...
merci..
Je pars en argentine l'été prochain pour 3 semaines, j'atteris à buenos aires et je voulais savoir si il était possible de monter visiter le NOA ( salta-jujuy...etc) pour ensuite visiter un peu le sud de la bolivie et la region de san pedro de atacama au chili pour revenir 2 ou 3 jours à buenos aires?
Au depart, je voulais passer par iguazu pour revenir sur BA mais je crois que ça serait trop juste...
merci..
Paris-Monténégro en voiture: itinéraire, visites et logement English translation pending
Bonjour,
On songe à aller au Monténégro à partir de Paris cet été en voiture. On pense prévoir deux semaines et demi.
- trouvez-vous ça faisable sur cette durée, sans que ça soit que de la voiture ?
- Quel itinéraire privilégier ? : On souhaiterai passer par Venise puis longer la côte Adriatique mais le guide du routard a l’air de dire que c’est une route pas géniale. Qu’en pensez-vous ? Faut-il privilégier le passage par l’Autriche ?
- Si l’un d’entre vous a déjà visité le Monténégro,
- quels sont les sites à ne pas manquer et au contraire ceux qui se sont avérés décevants ?
- On voudrait réserver un logement une semaine, vous avez des conseils sur le lieu idéal ?
Merci d’avance !
On songe à aller au Monténégro à partir de Paris cet été en voiture. On pense prévoir deux semaines et demi.
- trouvez-vous ça faisable sur cette durée, sans que ça soit que de la voiture ?
- Quel itinéraire privilégier ? : On souhaiterai passer par Venise puis longer la côte Adriatique mais le guide du routard a l’air de dire que c’est une route pas géniale. Qu’en pensez-vous ? Faut-il privilégier le passage par l’Autriche ?
- Si l’un d’entre vous a déjà visité le Monténégro,
- quels sont les sites à ne pas manquer et au contraire ceux qui se sont avérés décevants ?
- On voudrait réserver un logement une semaine, vous avez des conseils sur le lieu idéal ?
Merci d’avance !
Randonnée d'une semaine en France English translation pending
Bonjour bonjour!
Cet été j'ai le projet de partir faire de la randonnée en France. J'ai d'abord été séduite par l'idée du GR20 mais en y refléchissant on s'est rendues compte que c'était peut-etre mieux de commencer par quelque chose de moins conséquant pour un début. Et de plus 2 semaines c'est un peu plus dur a caser dans l horaire déja chargé des vacances! Auriez-vous des propositions de parcours montagneux d'une semaine environ et de niveau moyen?
Merci pour votre aide!
Hésitation sur parcours au Québec et hébergement English translation pending
Nous avons réservés l'avion, départ pour le Québec le 20 juin retour le 14 juillet.
On souhaiterait se diriger vers l'océan, avez-vous des conseils de trajets et d'hébergement ?
Nous resterons le 20 et le 21 à Montréal avant de louer la voiture, j'hésite entre me diriger vers le bas saint Laurent ou vers la Mauricie ??
Merci de vos conseils
😎
Merci de vos conseils
😎
Randonnée dans le Djebel Saghro au Maroc English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons partir en randonnée dans le djebel sahro fin avril sans agence (seul, guide local ou muletier).
Nous cherchons tous les conseils possibles.
Un grand merci
Bripsy
Traverser l'Amazonie par les fleuves... English translation pending
bon voila, je vais donc traverser tout ca jusqu a la cote atlantique.
en fait ce qui m interesse ce st d aller dans des petits villages le long des affluents et de la marcher vers d autres villages plus recules.
j ai du temps, mais pas trop d argent bien sur!!!😎
donc je voudais savoir:deja d ou ce st mieux de demarrer:
de tabatinga depuis iquitos?
ou alors plus au sud genre a rio branco et de la remonter le rio jurua jusqu a fonte boa?
ou sinon de boca de acre remonter le rio purus jusqu a manaus?et aussi bien sur vers ou il y a des bleds interesants.connaisez vous la terra indigena javani pres de la frontiere du perou?et la terra indigena yanomami pas tres loin de boa vista?et la reserva extrativista chico mendes pres des frontieres avec le perou et la bolivie?
je precise que je compte bien tout faire par moi meme et ne pas joindre un quelconque tour via une agence.
je suis preneur de toute info et vous en remercie d avance...
Zhongdian en Chine English translation pending
j'envisage un circuit organisé au yunnan avec passage à zhongdian, j'ai bientôt ... 70 ans, je suis une femme en forme il est vrai, mais esy-ce bien raisonnable avec tout es les marches à grimper à une altitude important. Quelqu'un de mon genre peut-il me renseigner pour y avoir été . merci. minilomi
Mhamid ou Merzouga pour cinq jours dans le désert? (Maroc) English translation pending
Bonjour,
on avait précedemment envoyé un mail (trop flou...) au sujet de notre prochain voyage au maroc (déplacé rubrique "voyager avec des enfants")
depuis, on a eu directement des contacts avec des voyageurs et des guides, (merci à ceux qui ont pu nous aider!) et nous avons une idées plus précise de ce que nous souhaitons et pourrons faire avec nos 3 enfants de 4, 6, et 9 ans, dans le sud marocain, mais nous hésitons toujours entre 2 options au sujet d'une virée de 4/5 jours dans un désert de sable (1er contact), peut être avez vous des avis?...
Depuis Ouarzazate, est ce mieux de prendre du temps dans la vallée du Draa, puis passer 4/5 jours en rando chamelière au départ de Mhamid (trop touristique? "poubelle à ciel ouvert"? pas un vrai désert?...), ou se rajouter plus de transport pour parcourir la vallée du dades, puis le tafilalt, jusqu'à merzouga, et de là passer 4/5 jours dans le désert, vers erg chebbi? quelles différences entre les 2 destinations "desert"? ceux qui ont vécu l'une ou l'autre, voire les 2, quelles impressions svp?... si vous avez gardé des contacts sur place, de bonnes adresses, de belles rencontres, ou de bons plans, merci aussi de nous les transmettre!...
merci à ceux qui pourront (encore!) nous aider à décider et affiner nos projets!!!😉
sandrine et Cyril
Itinéraire Marrakech-Ouarzazate English translation pending
Bonjour, nous souhaiterions aller de Marrakech à Ouarzazate avec une voiture de location.
Connaissez vous le temps qu'il nous faudra et l'état des routes, pas trop dangereuses?
Merci d'avance à tous pour vos réponses.
Choisir mon voyage dans le sud du Maroc? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais avoir quelques conseils pour choisir mon voyage dans le sud du Maroc. J'aimerais connaître les sites incontournables à visiter. Les circuits proposés sont assez différents les uns des autres et je suis un peu perdue.
Merci pour votre aide précisieuse
Stéphanie
Je souhaiterais avoir quelques conseils pour choisir mon voyage dans le sud du Maroc. J'aimerais connaître les sites incontournables à visiter. Les circuits proposés sont assez différents les uns des autres et je suis un peu perdue.
Merci pour votre aide précisieuse
Stéphanie
Itinéraire pour le Maroc en juin English translation pending
Bonjour, 😉
Je suis nouvelle venue sur ce forum qui m'a l'air très complet et plein de personnes qui connaissent bien le Maroc.
Je vais découvrir ce pays début juin avec un groupe d'amis et nous avons choisit la formule dite "à la carte" avec location de véhicule et location d'hôtels.
Nous allons voyager de Marrakech à Ouarzazate puis Zagora, Erfoud, skoura. J'essayes en vain de trouver un site qui me permettrait de calculer la distance et le temps qu'il nous faudra pour relier ces différentes villes. Nous voyaferons avec des véhicules de tourisme (et non des 4X4) pourriez vous me renseigner.
Merci à tous 🙂
Je suis nouvelle venue sur ce forum qui m'a l'air très complet et plein de personnes qui connaissent bien le Maroc.
Je vais découvrir ce pays début juin avec un groupe d'amis et nous avons choisit la formule dite "à la carte" avec location de véhicule et location d'hôtels.
Nous allons voyager de Marrakech à Ouarzazate puis Zagora, Erfoud, skoura. J'essayes en vain de trouver un site qui me permettrait de calculer la distance et le temps qu'il nous faudra pour relier ces différentes villes. Nous voyaferons avec des véhicules de tourisme (et non des 4X4) pourriez vous me renseigner.
Merci à tous 🙂
Une semaine en train dans le sud de France English translation pending
où dois-je visiter dans le sud de france? je fais des études à toulouse; j'ai une semaine de vacances entre les deux semestres, et j'ai un eurrail pass pour le train, mais je sais pas où je veux aller. j'ai pas de voiture.. j'ai déjà visiter la plupart d'Aquitaine, Albi, Carcasonne, Narbonne, et Nice.. alors.. pays basque? où? ou provence? ou côte d'azur?
merci en avance..
merci en avance..
Conseil sur notre itinéraire en Australie English translation pending
Bonsoir tout le monde...
Nous allons faire un tour du monde et nous faisons un arret de 5 semaines en Australie et 4 semaines en nouvelle Zelande! Nous souhaitons louer un camping car pour ces 2 pays..
Voici un peu l'itineraire pour l'australie : arrivée à Darwin : 2-3 jours les environs : kakadu et Litchfield park : 3 jours route ves alice springs : 2-3 jours les environs : Mac donnell ranges et Uluru : 4 jours Route vers Adelaide : 2-3 jours les environs : Peninsule de Fleurien et Kangaroo island : 4 jours Route vers Melbourne : 4 jours Route vers Sydney : 4 jours les environs : blues mountains : 1 jour
Reste 5 jours mais c'est pour la route soit environ 6000 km
Pour la nouvelle zelande je suis encore decu!!
Cela vous semble correct surtout en CC!! Merci😉
Nous allons faire un tour du monde et nous faisons un arret de 5 semaines en Australie et 4 semaines en nouvelle Zelande! Nous souhaitons louer un camping car pour ces 2 pays..
Voici un peu l'itineraire pour l'australie : arrivée à Darwin : 2-3 jours les environs : kakadu et Litchfield park : 3 jours route ves alice springs : 2-3 jours les environs : Mac donnell ranges et Uluru : 4 jours Route vers Adelaide : 2-3 jours les environs : Peninsule de Fleurien et Kangaroo island : 4 jours Route vers Melbourne : 4 jours Route vers Sydney : 4 jours les environs : blues mountains : 1 jour
Reste 5 jours mais c'est pour la route soit environ 6000 km
Pour la nouvelle zelande je suis encore decu!!
Cela vous semble correct surtout en CC!! Merci😉
Caen - Digne à vélo English translation pending
J'aimerai avoir des conseils sur ce genre de périple sachant que je compte partir avec une remorque à vélo où je mettrai simplement ma tente, duvet et matelas ( le tout super léger).
Comment choisir son itinéraire?
Combien de kms par jour semblent possible pour un cycliste amateur sans prétention?
Est-ce une bonne idée la remorque?
Je cherche éventuellement un compagnon.
Merci Eric
Conseils pour un séjour en Grèce en juillet 2007 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons partir en Crète (ou cyclades) cet été une 10aine de jours (autour du 9-20 juillet) en couple.
Je ne connais pas du tout ce coin alors j'aurais besoin de vos lumières. J'ai donc plein de questions !! Nous prendrions un vol sec et un logement séparé ensuite.
1- Est-il possible de faire 1 semaine en Crète puis 3 jours sur une ile des Cyclades? Je ne me rends pas compte des superficies! 2- Est-il indispensable de louer une voiture sur les iles ou fait-on le tour avec un scooter? 3- Est-il indispensable de réserver l'hébérgement avant le départ ou peut-on trouver sur place (en Crète et dans les Cyclades)? 4- Avez-vous des plans de logement? 5- Si on ne devait faire qu'une ile des Cyclades, laquelle nous conseilleriez-vous? Nous aimons la nature, les beaux paysages, les jolis petits ports, les belles plages, les rando (faciles !). Nous fuions les usines à touristes et les endroits bétonnés et surfaits.
Faites moi part de vos suggestions et de vos expériences.
Merci d'avance !!
Nous souhaitons partir en Crète (ou cyclades) cet été une 10aine de jours (autour du 9-20 juillet) en couple.
Je ne connais pas du tout ce coin alors j'aurais besoin de vos lumières. J'ai donc plein de questions !! Nous prendrions un vol sec et un logement séparé ensuite.
1- Est-il possible de faire 1 semaine en Crète puis 3 jours sur une ile des Cyclades? Je ne me rends pas compte des superficies! 2- Est-il indispensable de louer une voiture sur les iles ou fait-on le tour avec un scooter? 3- Est-il indispensable de réserver l'hébérgement avant le départ ou peut-on trouver sur place (en Crète et dans les Cyclades)? 4- Avez-vous des plans de logement? 5- Si on ne devait faire qu'une ile des Cyclades, laquelle nous conseilleriez-vous? Nous aimons la nature, les beaux paysages, les jolis petits ports, les belles plages, les rando (faciles !). Nous fuions les usines à touristes et les endroits bétonnés et surfaits.
Faites moi part de vos suggestions et de vos expériences.
Merci d'avance !!
El Golea en Algérie English translation pending
j envisage de me rendre a el golea en mars 2007 pouvez vous me donner des tuyaux sur les vols pour m y rendre et les possibilites dhebergement dans cette oasis
Chine avec un enfant de cinq ans? English translation pending
Bonjour,
J'ai bien effectue une recherche sur le site mais n'ai point trouve reponse complete a ma demande, d'où l'ouverture de ce topic.
Voila, avec me femme et notre fiston de 5 ans, nous avons une belle opportunite
de nous rendre en Chine en aout 2007. En effet, ma soeur et sa famille (accompagnement de mon beau frere qui y va pour le boulot😎) vont sejourner ~10 mois a Suzhou (~300km de Shanghai) a partir de juillet 2007. Bien sur, d'avoir un point de chute en "terra cognita" 😉 nour rassure et nous motive d'autant plus a realiser un tel voyage. Par contre, je crains qu'un tel voyage ne soit pas folichon pour un enfant qui aura 5, 5 ans en aout. Y a-t-il parmi les gens de ce forum des personnes ayant voyage en Chine avec des enfants en bas age et si oui, quelles recommendations, conseils pourraient ils nous donner sur l'aspect voyage avec un enfant. Est-ce facile de trouver des hebergements/organiser des deplacements pour 2 adultes+1 enfant ? Peut-on organiser (par le net ?, par agence ?) des deplacments interieurs dpuis la France. Ou vaut-il mieux le faire sur place ?
D'une maniere plus generale, que y 'aurait il a faire a partir de Suzhou en sachant que nous ne voulons pas accumuler trop de deplacements en avion/train/bus? Deja, on pensait pouvoir visiter Shanghai et Hangzhou qui sont assez proches. On envisage eventuellement aussi d'effectuer la croisiere sur le Yang Tse entre Chongqing et Yichang (passage des trois gorges) ? Demeure le cas de Pekin ? J'ai peur que cela fasse trop avec un enfant ?
Notre idee n'est pas bien sur de voir le maximum, ni d'optimiser notre deplacement mais d'avoir une premiere impression de ce pays.
D'avance je remercie pour tout avis et conseils.
de nous rendre en Chine en aout 2007. En effet, ma soeur et sa famille (accompagnement de mon beau frere qui y va pour le boulot😎) vont sejourner ~10 mois a Suzhou (~300km de Shanghai) a partir de juillet 2007. Bien sur, d'avoir un point de chute en "terra cognita" 😉 nour rassure et nous motive d'autant plus a realiser un tel voyage. Par contre, je crains qu'un tel voyage ne soit pas folichon pour un enfant qui aura 5, 5 ans en aout. Y a-t-il parmi les gens de ce forum des personnes ayant voyage en Chine avec des enfants en bas age et si oui, quelles recommendations, conseils pourraient ils nous donner sur l'aspect voyage avec un enfant. Est-ce facile de trouver des hebergements/organiser des deplacements pour 2 adultes+1 enfant ? Peut-on organiser (par le net ?, par agence ?) des deplacments interieurs dpuis la France. Ou vaut-il mieux le faire sur place ?D'une maniere plus generale, que y 'aurait il a faire a partir de Suzhou en sachant que nous ne voulons pas accumuler trop de deplacements en avion/train/bus? Deja, on pensait pouvoir visiter Shanghai et Hangzhou qui sont assez proches. On envisage eventuellement aussi d'effectuer la croisiere sur le Yang Tse entre Chongqing et Yichang (passage des trois gorges) ? Demeure le cas de Pekin ? J'ai peur que cela fasse trop avec un enfant ?
Notre idee n'est pas bien sur de voir le maximum, ni d'optimiser notre deplacement mais d'avoir une premiere impression de ce pays.
D'avance je remercie pour tout avis et conseils.
Itinéraire sur la partie Kimberley d'Australie English translation pending
Bonjour à tous, Et voilà, après pas mal de recherche, je fixe (jusqu’à changement par vous) mon itinéraire pour mes 6 semaines en Australie. Si vous avez des avis et surtout sur la partie Kimberley, je serais très intéressé. Région Nord
Jour 1-2-3: Arrivée à Darwin en avion et visite de la ville
Jour 4: départ en voiture pour Kununurra
Jour 5-6 : Mirima National Park, lac Argyle
Jour 7-8 : Purnululu National Park
Jour 9-10: Katherine National Park
Jour 11-12-13: Kakadu National Park + village aborigène
Jour 14: Départ vers Alice Springs en avion
Région Centrale
Jour 15-16: Alice Springs
Jour 17-18: Kings Canyon
Jour 19-20-21-22: Uluru et Kata Tjuta N.P.
+ Mont Mac Donnell ?
Jour 23 :Retour à Alice Springs + avion sur Brisbane
Côte Est
Jour 24-25: Brisbane
Jour 26-27: Cooloola
Jour 28-29: Plongée à Fitzroy island
Jour 30-31-32-33: Waterfall way avec voiture louée
Jour 34: Port Macquarie
Jour 35-36-37-38: Blue Mountain
Jour 39-40-41: Sydney
Jour 42: départ
Merci beaucoup,
Pat
Merci beaucoup,
Pat
Maroc en voyage organisé English translation pending
Bonjour à tous,
Voila, nous comptons ma maman et moi aller pour une semaine au maroc probablement à Agadir.
Nous ne sommes pas des voyageuses averties et confirmées.
Et comme il s'agit de nos premières "vraies" vacances, nous avons décidé de partir en voyage organisé (all in).
Je sais que bcp d'entre vous n'aiment pas ce principe de vacances mais je pense qu'il nous conviendra très bien dans un premier temps.
Alors voila, j'aurais voulu savoir si vous pouviez nous conseiller un hotel, une agence de voyage mieux qu'une autre car il y en a tellement!!
Je vous remercie d'avance.
bonne journée😉
Tour de Madère en randonnée? English translation pending
Bonjour,
Je recherche un topo rando sur le TOUR de MADERE en FRANCAIS. Merci d'avance et pourquoi pas bienvenu(e, s, es) aux amateurs.... J'envisage de partir vers le 18 mars pour... 1 ou 2 semaines de rando itinérante.
Je recherche un topo rando sur le TOUR de MADERE en FRANCAIS. Merci d'avance et pourquoi pas bienvenu(e, s, es) aux amateurs.... J'envisage de partir vers le 18 mars pour... 1 ou 2 semaines de rando itinérante.
Andalousie et Portugal à moto English translation pending
🙂 bonjour à tous et à toutes
nous partons(avec ma femme)faire l'andalousie et un bout du portugal en moto, 15 avril au 5 mai(date non figées)
cette periode est choisie pour cause de chaleur, de prix et de fréquentation touristique, moindre a cette époque de l'année.un couple d'amis sera peut-etre de la partie.
Nous recherchons donc des partenaires de voyage, 2 ou 3 motos maxi.Si vous etes interessés, vous etes les bienvenus(me contacter)nous roulons en 750 africa twin et sommes habitués à ce genre de périple.
Je compte sur vos réponses; à bientôt peut-etre? Philippe
Trois semaines en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai décidé de partir en mai prochain pour 3 semaines en Chine. Ne connaissant pas l'Asie (j'ai par contre déjà baucoup voyagé en routard sur les autres continents), j'aurais voulu avoir quelques-uns de vos conseils avisés, notamment sur les questions suivantes : Quel itinéraire me conseillez-vous pour un séjour de 3 semaines ? Le mois de mai est-il un bon choix ? Quels sont les bons plans au niveau des vols Europe-Chine ? J'ai déjà remarqué que les prix des vols pour Shangai étaient moins chers que ceux pour Pékin. Peuit-être avez-vous d'autres bons plans ? La Chine est-elle un pays "facile" pour voyager en routard ? (J'en doute, mais je voudrais avoir des avis concrets).
Un grand merci pour vos réponses Benoît
J'ai décidé de partir en mai prochain pour 3 semaines en Chine. Ne connaissant pas l'Asie (j'ai par contre déjà baucoup voyagé en routard sur les autres continents), j'aurais voulu avoir quelques-uns de vos conseils avisés, notamment sur les questions suivantes : Quel itinéraire me conseillez-vous pour un séjour de 3 semaines ? Le mois de mai est-il un bon choix ? Quels sont les bons plans au niveau des vols Europe-Chine ? J'ai déjà remarqué que les prix des vols pour Shangai étaient moins chers que ceux pour Pékin. Peuit-être avez-vous d'autres bons plans ? La Chine est-elle un pays "facile" pour voyager en routard ? (J'en doute, mais je voudrais avoir des avis concrets).
Un grand merci pour vos réponses Benoît
Un si p'tit bout d'Chine: six semaines dans la province du Guizhou (Chine du Sud-ouest) English translation pending
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Une semaine entre Alice Springs et Ayers Rock en mai 2007 (Australie) English translation pending
Bonjour,
Je viens d'acheter mon billet TDM ( que je fais pour l'instant en solo) et j'ai prévu Sydney du 6 au 13 mai puis je m'envole vers Alice Springs pour une petit periple d'une semaine entre A Springs et Ayers Rock ( 13 au 20 mai). Puis de nouveau vol de Ayers rock vers Cairns.
Ets ce que que 6 jours suffisent? je ne sais pas comment faire ce petit tour et j'ai un budget serré, est ce qu'il y a des tours organisés? possibilité de co voiturage ? autre?
Je dois confirmer les options de mon billet demain ( et chaque changement de date coute cher sur quantas) Merci à ceux qui peuevnt m'aider!!!! je flippe! lena
Je viens d'acheter mon billet TDM ( que je fais pour l'instant en solo) et j'ai prévu Sydney du 6 au 13 mai puis je m'envole vers Alice Springs pour une petit periple d'une semaine entre A Springs et Ayers Rock ( 13 au 20 mai). Puis de nouveau vol de Ayers rock vers Cairns.
Ets ce que que 6 jours suffisent? je ne sais pas comment faire ce petit tour et j'ai un budget serré, est ce qu'il y a des tours organisés? possibilité de co voiturage ? autre?
Je dois confirmer les options de mon billet demain ( et chaque changement de date coute cher sur quantas) Merci à ceux qui peuevnt m'aider!!!! je flippe! lena
Maroc en janvier et précisions sur Merzouga et Zagora? English translation pending
Bonsoir tout le monde,
Alors voila, je retourne au Maroc fin Janvier pour une semaine, je suis logé à Marrakech mais je compte bouger un peu notamment voir le désert...
Je suis allé il y a quelques temps maintenant (en 1992) à Merzouga et j'avais adoré ce petit village où j'avais dormi dans "l'auberge" du village... ce qui était sympa (hormi la tempète de sable mais ca c'est autre chose)...
Je voulais donc savoir si c'était toujours aussi tranquille ou pas car j'imagine que ca a du pas mal changer...
Et sinon, que me conseillerez vous à faire sur 2-3 jours pour profiter et voir le désert...
On est un peu routard, pas forcément exigeant sur la qualité, pas cher... et surtout pas bondé de touristes ni grand luxe... plutôt typique je dirais, à la rencontre des gens...
Et ceci est valable pour tout ce que je pourrais faire en vadrouille 2-3 jours à partir de marrakech car j'imagine que ce que j'ai connu il y a 14 ans a du bien changer (j'avais adoré ce pays que j'ai parcouru en routard pendant plus d'un mois)...
J'aurais une voiture et un petit budget et je suis preneur de tout conseil...
Merci d'avance de vos conseils....
Activités dans et aux environs de Trois Rivières en février? (Québec) English translation pending
Ca y est je vais partir un mois à trois Rivières en février (glagla) pour faire un stage (je suis ensiegnante en maternelle-élémentaire).
Bon maintenant je cherche des trucs sympa à faire dans et aux environs de Trois Rivières (je vais peut être partir seule donc il va falloir s'occuper) et aussi plus loin (un très bon ami habite Montréal). j'avais pensé à :
visite de Montréal cabane à sucre (oui touristique mais je serais en touriste) visite de Québec j'aimerais visiter une réseve d'autochtones mais est-ce vraiment trop touristique ? motoneige (une journée) : avez vous des adresses aux environs de Montréal (en gros pour y aller, en profiter et revenir sur Montréal dans la journée) chute de Montmorency
Avez vous des propositions ?
Sinon une question : combien coûte le taxi par rapport à la France ? En février est-ce froid froid froid au point que je serais la seule folle à prendre le bus ou on peut quand même "vivre" ?
Merci d'avance !!
Avez vous des propositions ?
Sinon une question : combien coûte le taxi par rapport à la France ? En février est-ce froid froid froid au point que je serais la seule folle à prendre le bus ou on peut quand même "vivre" ?
Merci d'avance !!
Canoé en Ardèche (France) English translation pending
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Encore un carnet de voyage, je ne m’en lasse pas ! Cette fois-ci, je vous emmène en Ardèche où nous avons passé une semaine en avril 2002. Nous ne connaissions pas cette région que nous savions être très fréquentée en été. En avril, nous avons eu un temps magnifique avec une eau certes un peu fraîche (les enfants se sont tout de même baignés mais… en combin’), et nous avons eu les rivières pour nous tous seuls !!
PREPARATION : Notre expérience en canoë se limitait à quelques descentes sur nos braves rivières lorraines et ça nous a bien suffit pour les descentes que nous avions auparavant soigneusement choisies. Il n’est en effet pas question de se lancer sur les flots en se disant : « on verra bien ». Certains passages sont dangereux et ces dangers ne sont pas facilement décelables de l' amont. Nous avons donc utilisé le guide suivant : « Rivières d’Ardèche » de Claude PESCHIER et Denis CHEMINADE, trouvé sur le site du Canotier : http://www.canotier.com/
Nous avons chargé les 2 canöés sur le toit du camping-car, attaché un vélo à l’arrière, et mis le cap sur l’Ardèche. (600 km depuis Nancy)
EQUIPEMENT : Il est agréable d’avoir des chaussures adaptées type chaussons de néoprène avec semelle antidérapante. Nous portons tous des combinaisons néoprènes, parfois des fourrures polaires, cirés et pantalons coupe-vent et des toujours des gilets. Marion, qui a eu la mauvaise idée de se fracturer le coude quelques jours plus tôt, est la seule à ne pas avoir de pagaie. Par prudence nous lui ferons passer certains rapides à pied afin d’épargner sa résine (en fait nous nous en sommes sortis sans aucun chavirage !)
Nous disposons de quelques bidons étanches (fixés par des sangles) pour le matériel qui doit rester au sec : appareil photo, papiers et… pique-nique !
EN PRATIQUE : Nous partons en effet en général pour la journée car il faut : Déposer les canöés en amont, avec les enfants et môman. Conduire le camping car en aval à l’arrivée, puis revenir en vélo au point de départ en amont (c’est Fred qui s’y colle et forcément, ça grimpe !) Déguster ensuite la descente : reconnaître parfois à pied quand le bruit de la rivière parait un peu trop puissant, se lancer, attendre le deuxième canoë, faire des pauses-pipi, goûter, pique-nique, observer les oiseaux (on a même vu une biche qui s’abreuvait), profiter du paysage, des petites plages de sable fin, faire une petite sieste. Bref, tout ça prend du temps, mais c’est bien agréable… Parfois il faut aussi lutter contre le vent de face, c’est nettement moins drôle, surtout quand le courant faiblit dans de longues lignes droites ! Et enfin, ne pas oublier de récupérer le vélo!
PARCOURS : Le premier jour a été consacré à une belle petite balade dans le bois de Païolive (j’adore ce nom) qui surplombe les gorges du Chassezac.
Voir ces eaux limpides se faufiler entre ces profondes gorges calcaires nous a immédiatement mis l’eau (!) à la bouche.
C’est donc par le Chassezac que nous commençons dès le lendemain, du Pont de Fer D104 au Pont N104 Maison Neuve (Gorges du Chassezac) : 9, 5 km, classe II à III.
Le printemps est très sec et le niveau des rivières est un peu bas pour la saison mais ça passe tout de même quitte à marcher un peu à côté des bateaux.


Enhardis, nous nous lançons le jour suivant dans la descente des fameuses gorges de l’Ardèche ! De Vallon Pont d’Arc à Sauze-Saint Martin en Ardèche: 27 km, classe II à III. C’est précisément là qu’on a eu le vent dans le nez !



Les jours suivant furent consacrés à deux autres descentes : La Beaume : de Joyeuse Pont D104 à l’Ardèche (en aval de Ruoms) (Gorges de la Beaume) : 12 km, classe II à III.
La rivière a donné son nom (ou c'est l'inverse!) à cet adorable petit village incrusté dans le calcaire avec quelques maisons troglodytes.
La place du village donne sur la plage de sable fin qui borde la rivière!

Il faut bien viser pour se faufiler sous ce pont submersible, vu depuis les hauteurs du village de La Beaume.
Echo! .... Echo!... Echo!...
La Haute Ardèche : de Balazuc à Ruoms (très belles gorges) : : 11 km, classe II à III.Le village de Balazuc domine l'Ardèche. Autrefois abandonné, il a été restauré et abrite de nombreux ateliers d'artistes. On le visite à pied tout au long des calades...

Lui aussi possède sa petite plage de sable fin, dont nous partirons pour descendre vers Ruoms.

Quelques canards opportunistes font la joie des enfants en attendant Fred qui remonte à vélo.

Décor de rêve... personne!

Pour changer un peu nous roulons jusqu'à l'étonnant village cévenol de Thines, perché sur son piton rocheux, tout au bout de la D513 (c'est un cul de sac)
J'adore ce toit de lauzes!

EN CONCLUSION : La réputation des Gorges de l’Ardèche n’est pas usurpée. Nous avons aussi beaucoup aimé la Haute Ardèche. Les gorges de la Beaume et du Chassezac sont magnifiques, très sauvages mais ça manquait un peu d’eau ! Avec un peu d’organisation, ces rivières sont faciles d’accès et peu techniques en conditions « normales ». C’est ce qui fait le succès de ce coin hyper-fréquenté sans aucun doute en été : les clubs et les loueurs de canöé-kayaks sont légions, mais tous ou presque étaient fermés à cette époque, de même que les campings : il faut donc venir avec son matériel… Bien sûr, il y aussi de quoi faire à pied! (mais sans doute avec une pointe de frustation tant les rivières sont belles...)
Encore un carnet de voyage, je ne m’en lasse pas ! Cette fois-ci, je vous emmène en Ardèche où nous avons passé une semaine en avril 2002. Nous ne connaissions pas cette région que nous savions être très fréquentée en été. En avril, nous avons eu un temps magnifique avec une eau certes un peu fraîche (les enfants se sont tout de même baignés mais… en combin’), et nous avons eu les rivières pour nous tous seuls !!
PREPARATION : Notre expérience en canoë se limitait à quelques descentes sur nos braves rivières lorraines et ça nous a bien suffit pour les descentes que nous avions auparavant soigneusement choisies. Il n’est en effet pas question de se lancer sur les flots en se disant : « on verra bien ». Certains passages sont dangereux et ces dangers ne sont pas facilement décelables de l' amont. Nous avons donc utilisé le guide suivant : « Rivières d’Ardèche » de Claude PESCHIER et Denis CHEMINADE, trouvé sur le site du Canotier : http://www.canotier.com/
Nous avons chargé les 2 canöés sur le toit du camping-car, attaché un vélo à l’arrière, et mis le cap sur l’Ardèche. (600 km depuis Nancy)
EQUIPEMENT : Il est agréable d’avoir des chaussures adaptées type chaussons de néoprène avec semelle antidérapante. Nous portons tous des combinaisons néoprènes, parfois des fourrures polaires, cirés et pantalons coupe-vent et des toujours des gilets. Marion, qui a eu la mauvaise idée de se fracturer le coude quelques jours plus tôt, est la seule à ne pas avoir de pagaie. Par prudence nous lui ferons passer certains rapides à pied afin d’épargner sa résine (en fait nous nous en sommes sortis sans aucun chavirage !)
Nous disposons de quelques bidons étanches (fixés par des sangles) pour le matériel qui doit rester au sec : appareil photo, papiers et… pique-nique !EN PRATIQUE : Nous partons en effet en général pour la journée car il faut : Déposer les canöés en amont, avec les enfants et môman. Conduire le camping car en aval à l’arrivée, puis revenir en vélo au point de départ en amont (c’est Fred qui s’y colle et forcément, ça grimpe !) Déguster ensuite la descente : reconnaître parfois à pied quand le bruit de la rivière parait un peu trop puissant, se lancer, attendre le deuxième canoë, faire des pauses-pipi, goûter, pique-nique, observer les oiseaux (on a même vu une biche qui s’abreuvait), profiter du paysage, des petites plages de sable fin, faire une petite sieste. Bref, tout ça prend du temps, mais c’est bien agréable… Parfois il faut aussi lutter contre le vent de face, c’est nettement moins drôle, surtout quand le courant faiblit dans de longues lignes droites ! Et enfin, ne pas oublier de récupérer le vélo!
PARCOURS : Le premier jour a été consacré à une belle petite balade dans le bois de Païolive (j’adore ce nom) qui surplombe les gorges du Chassezac.

Voir ces eaux limpides se faufiler entre ces profondes gorges calcaires nous a immédiatement mis l’eau (!) à la bouche.
C’est donc par le Chassezac que nous commençons dès le lendemain, du Pont de Fer D104 au Pont N104 Maison Neuve (Gorges du Chassezac) : 9, 5 km, classe II à III.
Le printemps est très sec et le niveau des rivières est un peu bas pour la saison mais ça passe tout de même quitte à marcher un peu à côté des bateaux.

Enhardis, nous nous lançons le jour suivant dans la descente des fameuses gorges de l’Ardèche ! De Vallon Pont d’Arc à Sauze-Saint Martin en Ardèche: 27 km, classe II à III. C’est précisément là qu’on a eu le vent dans le nez !



Les jours suivant furent consacrés à deux autres descentes : La Beaume : de Joyeuse Pont D104 à l’Ardèche (en aval de Ruoms) (Gorges de la Beaume) : 12 km, classe II à III.
La rivière a donné son nom (ou c'est l'inverse!) à cet adorable petit village incrusté dans le calcaire avec quelques maisons troglodytes.
La place du village donne sur la plage de sable fin qui borde la rivière!
Il faut bien viser pour se faufiler sous ce pont submersible, vu depuis les hauteurs du village de La Beaume.
Echo! .... Echo!... Echo!...La Haute Ardèche : de Balazuc à Ruoms (très belles gorges) : : 11 km, classe II à III.Le village de Balazuc domine l'Ardèche. Autrefois abandonné, il a été restauré et abrite de nombreux ateliers d'artistes. On le visite à pied tout au long des calades...

Lui aussi possède sa petite plage de sable fin, dont nous partirons pour descendre vers Ruoms.

Quelques canards opportunistes font la joie des enfants en attendant Fred qui remonte à vélo.
Décor de rêve... personne!

Pour changer un peu nous roulons jusqu'à l'étonnant village cévenol de Thines, perché sur son piton rocheux, tout au bout de la D513 (c'est un cul de sac)
J'adore ce toit de lauzes!
EN CONCLUSION : La réputation des Gorges de l’Ardèche n’est pas usurpée. Nous avons aussi beaucoup aimé la Haute Ardèche. Les gorges de la Beaume et du Chassezac sont magnifiques, très sauvages mais ça manquait un peu d’eau ! Avec un peu d’organisation, ces rivières sont faciles d’accès et peu techniques en conditions « normales ». C’est ce qui fait le succès de ce coin hyper-fréquenté sans aucun doute en été : les clubs et les loueurs de canöé-kayaks sont légions, mais tous ou presque étaient fermés à cette époque, de même que les campings : il faut donc venir avec son matériel… Bien sûr, il y aussi de quoi faire à pied! (mais sans doute avec une pointe de frustation tant les rivières sont belles...)
Excursions et balades à l'île Maurice English translation pending
Bonjour,
Nous allons faire prochainement un séjour à Maurice.
Sommes à la recherche de bons plans pour faire des excursions et belles ballades...
Si vous avez des idées et des suggestions, elles sont les bienvenues:-)
Merci d'avance de vos réponses🙂
Nous allons faire prochainement un séjour à Maurice.
Sommes à la recherche de bons plans pour faire des excursions et belles ballades...
Si vous avez des idées et des suggestions, elles sont les bienvenues:-)
Merci d'avance de vos réponses🙂
Tamerza Palace en Tunisie English translation pending
Bonjour à tous
Qui a deja séjourné au Tamerza Palace? J'aimerais y rester 1 semaine avec un enfant de 18 mois. Se reposer et faire quelques ballades. Vais-je m'ennuyer? J'hesite avec un bel hotel à Tozeur ( sofitel?) Merci de vos réponses
Qui a deja séjourné au Tamerza Palace? J'aimerais y rester 1 semaine avec un enfant de 18 mois. Se reposer et faire quelques ballades. Vais-je m'ennuyer? J'hesite avec un bel hotel à Tozeur ( sofitel?) Merci de vos réponses