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Trek de sept à dix jours au Ladakh English translation pending
Bonjour à tous...
Je souhaite faire un trekk dans le Ladack (manali ou Leh ?) Pouvez vous me donner des renseignements sur une agence que je pourrai contacter afin de reserver un guide (plutot vers Leh)... quelle ville de départ ? quel trekk ? pour 7 à 10 Jours... Qu'est ce que vous me conseiller de faire dans cette région ?
Merci d'avance...
Julien
Je souhaite faire un trekk dans le Ladack (manali ou Leh ?) Pouvez vous me donner des renseignements sur une agence que je pourrai contacter afin de reserver un guide (plutot vers Leh)... quelle ville de départ ? quel trekk ? pour 7 à 10 Jours... Qu'est ce que vous me conseiller de faire dans cette région ?
Merci d'avance...
Julien
Photos des marchés thaïs English translation pending
Profitant du mauvais temps lors de mon séjour, je me suis amuser de faire des photos dans les marchés thais, dont on peut rencontrer des personnages différents comme sur la première photo par exemple, ce marchand thaï au chapeau de cowboy très sympa d'ailleurs le gars et ainsi que d'autres .
Si vous avez aussi des photos des marchés thaï ce serait sympa de partager nos clichés .😉


Traduction de documents pour un mariage à Cuba English translation pending
bonjour, je prévois me marier en novembre 2007 au playa pesquero de cuba. certaines personnes m'ont dit que je n'avais pas besoin de faire traduire aucun document. par contre, d'autres m'ont dit que je devais faire
traduire mon certificat de naissance au consulat cubain. je voudrais savoir ce qui est vrai. alors, si jamais quelqu'un c'est déjà marié a cuba, j'apprécierais avoir un retour là dessus. merci à l'avance.
Retour de l'hôtel Bahia Principe Bavaro à Punta Cana (séjour du 27 avril au 11 mai) English translation pending
hola ! hola amigos ! De retour de la République Dominicaine, un séjour ( du 27 avril au 11 mai à l'hôtel Bahia Principe Bavaro à Punta Cana) merveilleux sur une côte idyllique, une mer cristalline avec des degradés de verts turquoise frangée de magiques cocotiers, un sable d'un blanc extraordinaire qui invite au farniente
avec des intervalless pour danser le merengué entre'autres ! Une météo radieuse, beau temps durant le séjour, petites pluies nocturnes (env.10' quelques soirées..) un seul jour de grosses pluies tropicales. C'est franchement peu. Chaleur très supportable car il y avait un peu de vent. Mes vacances se sont extrêmement bien déroulées dans ce fabuleux hôtel : le Bahia Principe Bavaro que je recommande chaudement . Un complexe immense mais absolument pas dérangeant par son étendue que du contraire tout y est bien organisé de façon à ne pas se rendre compte qu'il y a autant de résidents. Pour se déplacer, à longueur de journée, des petits trains circulent c'est rigolo d'autant plus que c'est aussi un moyen pour ma part, de se faire des contacts avec des résidents de tous les coins de l'Univers ! C'est génial ! Tout d'abord, je vous rassure toutes les chambres de l'hôtel sont identiques c.à.d. spacieuses et très confortables. Très belles salles de bain en marbre correspondant exactement à l'attente d'un 5 étoiles vacances. Que vous logez dans la section Punta Cana, ou Bavaro, ou Club Premier etc....seule différence l'emplacement . Pour ma part j'avais réservé l'Hacienda et je dépendais du Diamond Club où les adorables petites hotesses se coupent en quatre pour enjoliver votre séjour, réserver les restaurants, vous donner une gratuité pour internet - 20 minutes - etc...). D'ailleurs partout dans l'hôtel le personnel est d'une serviabilité et d'une gentillesse remarquables, ils ont le soleil dans le coeur, ils chantent, ils dégagent quelque chose de formidable "une joie de vivre, même si malheureusement ils n'ont pas nos privilèges comme "nous" les touristes ! Alors passons aux choses dites "sérieuses" ;-)), miam miam la cuisine . A tout point de vue délicieuse, il faut vraiment être extrêmement difficiles pour se plaindre . Les buffets excellents, la nourriture bigrement bien présentée, très variée, avec thèmes. Malgré le monde, aucune pagaille et les plats sont remplacés régulièrement quelque soit le moment ou vous arrivez. Donc aucune crainte pour votre heure d'arrivée comme dans la plupart des hôtels /buffets où les gens se ruent sur la nourriture comme le mendiant sur l'aumône donc dès 19h30 bonjour les plats vides ! Au Bahia Principe Bavaro vous arrivez à votre convenance, sans la moindre inquiètude, les plats sont régulièrement remplacés ! Puis il y a aussi l'opportunité de manger à la carte dans différents restaurants. Faisant partie de l'Hacienda, j'avais la possibilité de 4 choix de restaurants à la semaine (c'est vrai que vu le monde, il vaut mieux réserver vos places au tout début de votre séjour) Vous dire lequel est le meilleur, c'est un ressenti personnel . Pour ma part, j'ai fort apprécié "le Café de Paris", le Méditerranéo (2 restaurants ou la saveur est dans l'assiètte ainsi que la présentation ), j'ai très bien mangé également au restaurant Italien ainsi qu'aux restaurant de Poissons. Le Japonais ( je ne suis pas une inconditionnelle de cette cuisine ) mais je vous le recommande pour sa table d'hôte très amusante et le show que le chef propose. La décoration est superbe, vraiment même si vous n'êtes pas adeptes de cette cuisine, il faut y aller à tout prix! Le Garden Grill était bon sans être mon préféré . Le seul petit bémol, je dois vous le signaler, mamamia bonjour les kilos !!!! Les piscines sont toutes sans exception magnifiques et très propres. Un charmant bar au centre des piscines permet de se désaltérer à volonté. J'ajouterais aussi que j'ai été bluffée par les shows dans la soirée." Le Michael Jackson show fabuleux, spectacle digne de Brodway . Vraiment du grand professionnalisme, c'était magique ! Pour les mariages, notez que tout est absolument prévu pour se marier sur place, kiosque, fleurs etc...j'ai même trouvé ces mariages nettement plus sympas qu'à Las Vegas ! Ah oui, je dois dire qu'avant mon départ, j'étais un peu angoissée suite à tout ce que j'avais lu sur le forum à propos de la malaria etc.... Finalement, je n'ai rien fait comme vaccin et j'en suis ravie car ce n'est absolument pas nécessaire si l'on séjourne dans un bon hôtel. J'en profite pour remercier une nouvelle fois Easy2use de m'avoir tranquillisée à ce sujet avant mon départ et aussi d'avoir été aussi précis dans ces explications, ses partages relatifs à cet hotel qui se sont révélés totalement exactes à tout point de vue Je suis, par prudence, nénamoins partie avec une petite pharmacie indispensable pour chaque voyage, hormis un bon répulsif contre les moustiques quoiqu'il y en avait peu...mais il vaut mieux prévoir que guérir, je n'ai du rien utiliser ! Pour conclure, j'ai adoré cet hôtel paradisiaque comprenant une jolie infrastrure, une propreté exemplaire, une excellente cuisine, une très chouette animation ainsi qu' une gestion impeccable sans oublier la gentillesse du personnel qui ne sait que faire pour vous être agréables ! Si vous souhaitez une information complémentaire, n'hésitez pas je me ferai un plaisir de vous répondre VIVE LE BAHIA PRINCIPE BAVARO à PUNTA CANA !
Corse, sur le sentier Mare a Mare Centre English translation pending
L’Ile de Beauté est notre destination favorite. Nous y avons déjà séjourné trois fois en été (1 mois) et deux fois à l’automne (1 semaine). Nous y avons souvent randonné, mais toujours à la journée. Alors ce nouveau séjour sera une première à plus d’un titre : la saison : première fois au printemps. le type de randonnée : première fois en randonnée itinérante avec portage. le type d’hébergement : première fois en gîte d’étape.
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia
Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo
Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju
Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano
Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier
Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi
Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !
Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier
EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia

Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo

Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju

Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano

Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier

Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi

Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !

Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier

EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Nouvelle-Calédonie: combien de temps pour visiter? English translation pending
Aidez-moi, je suis indécise. En prenant son temps, combien de temps faut-il pour bien visiter la nouvelle calédonie, Nouméa, le Sud, le Nord, les iles Loyauté, l'ile des pins. Un mois ? un mois et demi ?Je dois prendre mon billet cette semaine. Merci de m'éclairer.
Nord du Vietnam à moto English translation pending
Bonjour,
je vais partir 10 jours dans le nord du vietnam. J'atterris à Hanoi et ensuite j'aimerais bien louer une moto avec ma copine. Le voyage en moto va etre surement super sympa. J'ai vu sur un message que le mieux etait de quitter Hanoi par train en mettant la moto dedans. Etant donné que je n'ai malheureusement pas deux mois pour visiter tout le pays, pourriez vous me conseiller un itinéraire sympatoche pour ces 10 jours? J'ai quelques idées sur la question mais j'aimerais bien bien avoir votre avis. Merci d'avance,
Yoann
je vais partir 10 jours dans le nord du vietnam. J'atterris à Hanoi et ensuite j'aimerais bien louer une moto avec ma copine. Le voyage en moto va etre surement super sympa. J'ai vu sur un message que le mieux etait de quitter Hanoi par train en mettant la moto dedans. Etant donné que je n'ai malheureusement pas deux mois pour visiter tout le pays, pourriez vous me conseiller un itinéraire sympatoche pour ces 10 jours? J'ai quelques idées sur la question mais j'aimerais bien bien avoir votre avis. Merci d'avance,
Yoann
Randonnées des vieux villages et lieux touristiques au Népal English translation pending
Namaste!
En cherchant sur internet je suis tombée sur cet itinéraire. Pour un premier voyage au Népal qu'en pensez vous? Bien, bof? Ne passons nous pas à côté de certains lieux comme pokara ou chitwan? Est ce un rythme soutenu ou au contraire plutôt calme? je tiens à dire que je suis pas sportive, meme si je vais pouvoir m'entrainer à la marche en montagne dans les vosges Vous avez peut être lu déjà plusieurs messages de moi, disons que je recherche la meilleure solution pour nos futures 2 semaines au Népal... en mars prochain! Jour 1. Kathmandu Arrivée à Kathmandu, accueil à l’aéroport par un membre de notre équipe et transfert à l'Hôtel. Jour 2. Kathmandu visite Kathmandu, visite accompagnée de Pashupatinath (hindou), Swayambunath (hindou et bouddhiste) et de Boudhnath à l’heure ou les pèlerins Tibétains viennent pour prier. Jour 3. Kathmandu - Pharping Départ de Kathmandu en bus local pour Bungamati. Visite de Bungamati, un beau village newari ou l'on retrouve des sculpteurs sur bois, suivi par la visite du village de Khokana où les femmes filent et tissent la laine. Ces deux villages sont d'allure moyenâgeuse. Nous partirons à pied pour le village de Pharping ou se trouve la Grotte célèbre de Padmasambhaba (Guru Rimpoche), et Ashura Cave, et le monastère de Dhang Chholing Gumba où se trouve le Vajra Yoghini (symbole bouddhiste). Jour 4. Pharping visite Visite du temple Dakshin Kali (temple de la déesse Kali où se déroulent des sacrifices d’animaux le mardi et samedi) au sud de Kathmandu. Ces sacrifices ont lieu pour calmer la soif sanguinaire de la déesse Kali et pour que le samedi (jour néfaste pour les animaux) ne se déroule pas trop mal. Des centaines de Népalais y rendent visite avec des fleurs, fruits et encens pour sacrifier poulets et jeunes boucs offerts à Kali pour qu’elle réalise leurs voeux. Jour 5. Pharping visite Visite d’un village Danuwar (ethnie particulière) et d’autre village avec des paysages de cultures en terrasses magnifiques (picnic à midi). Nuit à l’hôtel. Jour 6. Pharping – Markhu Départ à pied de Pharping pour Markhu (etape de 5h de marche) via Kulekhani, Phurandi et Phakal (villages typiques des Tamangs, Newars, Chetris et Bramans). On y peut voir un grand barrage de retenue d’eau pour l’électricité. Nuit au lodge à Markhu. Jour 7. Markhu – Daman Départ en bus local pour Palung et visite du village. Apres midi départ à pied (2h1/2) pour Daman. Daman est un des meilleurs et grands points de vue sur la chaîne himalayenne. Nuit à l’Hôtel Daman. Jour 8. Daman Visite du Temple Rikeshwar et d’un village d'ethnie Tamang, si le ciel est clair nous pouvons voir les grands sommets; Annapurnas, Machhapuchhre etc. Nuit à l’Hôtel. Jour 9. Daman – Palung Départ de Daman à pied 2h, visite du village Newari de Palung. Nuit au Lodge. Jour 10. Palung – Kathmandu Départ de Palung en bus local (4h) pour Kathmandu. Tout au long du trajet, des paysages superbes de cultures en terrasses et forets, c’est le Népal profond. Nuit au même Hôtel à Kathmandu. Jour 11. Kathmandu visite Visite accompagnée de Bhaktapur et Shangunarayan. Nuit à l’Hôtel à Kathmandu Jour 12.Kathmandu Kathmandu, Journée libre. Hôtel inclus. Jour 13.Kathmandu Transfert à l’aéroport 3 heures avant le départ de votre avion. Merci d'avance de vos commentaires Sarah
En cherchant sur internet je suis tombée sur cet itinéraire. Pour un premier voyage au Népal qu'en pensez vous? Bien, bof? Ne passons nous pas à côté de certains lieux comme pokara ou chitwan? Est ce un rythme soutenu ou au contraire plutôt calme? je tiens à dire que je suis pas sportive, meme si je vais pouvoir m'entrainer à la marche en montagne dans les vosges Vous avez peut être lu déjà plusieurs messages de moi, disons que je recherche la meilleure solution pour nos futures 2 semaines au Népal... en mars prochain! Jour 1. Kathmandu Arrivée à Kathmandu, accueil à l’aéroport par un membre de notre équipe et transfert à l'Hôtel. Jour 2. Kathmandu visite Kathmandu, visite accompagnée de Pashupatinath (hindou), Swayambunath (hindou et bouddhiste) et de Boudhnath à l’heure ou les pèlerins Tibétains viennent pour prier. Jour 3. Kathmandu - Pharping Départ de Kathmandu en bus local pour Bungamati. Visite de Bungamati, un beau village newari ou l'on retrouve des sculpteurs sur bois, suivi par la visite du village de Khokana où les femmes filent et tissent la laine. Ces deux villages sont d'allure moyenâgeuse. Nous partirons à pied pour le village de Pharping ou se trouve la Grotte célèbre de Padmasambhaba (Guru Rimpoche), et Ashura Cave, et le monastère de Dhang Chholing Gumba où se trouve le Vajra Yoghini (symbole bouddhiste). Jour 4. Pharping visite Visite du temple Dakshin Kali (temple de la déesse Kali où se déroulent des sacrifices d’animaux le mardi et samedi) au sud de Kathmandu. Ces sacrifices ont lieu pour calmer la soif sanguinaire de la déesse Kali et pour que le samedi (jour néfaste pour les animaux) ne se déroule pas trop mal. Des centaines de Népalais y rendent visite avec des fleurs, fruits et encens pour sacrifier poulets et jeunes boucs offerts à Kali pour qu’elle réalise leurs voeux. Jour 5. Pharping visite Visite d’un village Danuwar (ethnie particulière) et d’autre village avec des paysages de cultures en terrasses magnifiques (picnic à midi). Nuit à l’hôtel. Jour 6. Pharping – Markhu Départ à pied de Pharping pour Markhu (etape de 5h de marche) via Kulekhani, Phurandi et Phakal (villages typiques des Tamangs, Newars, Chetris et Bramans). On y peut voir un grand barrage de retenue d’eau pour l’électricité. Nuit au lodge à Markhu. Jour 7. Markhu – Daman Départ en bus local pour Palung et visite du village. Apres midi départ à pied (2h1/2) pour Daman. Daman est un des meilleurs et grands points de vue sur la chaîne himalayenne. Nuit à l’Hôtel Daman. Jour 8. Daman Visite du Temple Rikeshwar et d’un village d'ethnie Tamang, si le ciel est clair nous pouvons voir les grands sommets; Annapurnas, Machhapuchhre etc. Nuit à l’Hôtel. Jour 9. Daman – Palung Départ de Daman à pied 2h, visite du village Newari de Palung. Nuit au Lodge. Jour 10. Palung – Kathmandu Départ de Palung en bus local (4h) pour Kathmandu. Tout au long du trajet, des paysages superbes de cultures en terrasses et forets, c’est le Népal profond. Nuit au même Hôtel à Kathmandu. Jour 11. Kathmandu visite Visite accompagnée de Bhaktapur et Shangunarayan. Nuit à l’Hôtel à Kathmandu Jour 12.Kathmandu Kathmandu, Journée libre. Hôtel inclus. Jour 13.Kathmandu Transfert à l’aéroport 3 heures avant le départ de votre avion. Merci d'avance de vos commentaires Sarah
GR 96 massif de Bauges (France) English translation pending
Voila j'ai quelques jours (une semaine) pour faire une rando fin juillet et je suis tentee par la traversee du massif de bauges...
Mais je n'arrive aps a trouver de renseignments reels sur l itinieraire, et les refuges?
Je suis tres debutante, pas en matiere de rando mais en matiere de GR et donc je me demande comment ca se passe? est ce que l'on trouve des refuges regulierement? bon je em doute que oui, mais pourrai-je y planter ma tente?(car je crains depasser le budget si j y dors a chaque fois)
Et l'approvisionnement alimentaire? en eau?
bref je me pose pas mal de questions...
Et si vous connaissez cette randos comment est elle? est ce que ca vaut plus le coup d'aller dans le parc des ecrins?(mon deuxieme choix)
merci pour tous vos renseignements
Et l'approvisionnement alimentaire? en eau?
bref je me pose pas mal de questions...
Et si vous connaissez cette randos comment est elle? est ce que ca vaut plus le coup d'aller dans le parc des ecrins?(mon deuxieme choix)
merci pour tous vos renseignements
Thaïlande: périple à vélo dans les montagnes du nord. English translation pending
Me voici à Chiang-Raï, la province la plus au nord du royaume de Thaïlande. Cette petite province est très agréable, beaucoup plus que sa grande sœur Chiang-Maï polluée à souhait, car la circulation est moindre.
Mon point de chute est la Chat Guest-House coincée dans une petite ruelle derrière le temple le plus important de Chiang-Raï.
L’après-midi, j’en profite pour faire un petit tour au marché, thermomètre de la vie locale. Je suis agréablement surpris de voir tous ce petit monde s’agiter de la sorte dans la joie et la bonne humeur, pas une once d’agressivité, tous se négocie pour le mieux sans hausser le ton. Les ethnies montagnardes sont très présentes sur ce marché et ils en profitent pour vendre leurs productions de fruits et de légumes.
J’en profite pour m’acheter de la nourriture que je mangerais à la Guest-House.
Le soir venu, je discute avec le personnel Thaï sous les yeux médusés des autres touristes, apparemment surpris de voir un autre occidental parler le Thaï couramment.
Plus tard dans la soirée, la cuisinière me propose une sortie en boîte de nuit, j’hésite car demain je dois repartir dés l’aube. Mais comme elle insiste en me disant qu’elle payera toutes les consommations, je finis par accepter.
À minuit, je rentre heureusement seul, je m’endors aussitôt pour me lever 4 heures plus tard.
J’ai la tête dans le brouillard, encore déchiré par la bière.
Je file vite au marché qui est déjà bien animé, j’en profite pour boire un bon café Thaï additionné de lait concentré.
Puis, j’en profite pour acheter de quoi grignoter pendant mon parcours à vélo, ensuite, je rentre à la guest-house afin de préparer tranquillement mes affaires.
Une fois tous mon bardas ficelés sur ma monture, je m’élance dans la semi-obscuritée et la fraîcheur matinal de Chiang-Raï.
Aujourd’hui, l’étape du jour est de rallier Mae-saï, ville frontiere avec la Birmanie en passant par les montagnes, nettement plus intéressant que la plaine et sa route emcombrée.
J’emprunte la route principale sur 25 Km, jusqu'à Mae Jan, puis à une intersection, puis je tourne à gauche droit dans les montagnes.
La route est très sinueuse et pas trop raide, puis d’un seul coup, cette dernière tombe littéralement dans le paysage, je me fais mal aux avants bras à force de freiner.
Puis d’un coup, un mur d’une raideur incroyable se présente devant moi, dans la montée, je grimace atrocement même avec un braquet de 22 par 32. Ma suunto, m’indique une vitesse ascensionnelle de 21 m/min, impressionnants ! Même la Bastille de Grenoble et ses passages à 20 % que j’ai eu l’occasion de me chronométrer à plusieurs reprises, je ne monte pas aussi vite.
Il fait très chaud, mon ventre se contracte tellement dû à l’effort et j’ai une envie soudaine de faire une grosse commission. J’essaie de me retenir jusqu’au sommet du Dooy Mae Faa Louang à 1400 mètres d’altitude sachant que mon point de départ : Chiang-Raï est à 580 mètres d’altitude.
Le Dooy Mae Faa Louang est un haut lieu touristique pour les Thaï, car la mère du roi y a créé un jardin immense à cet endroit là.
Ma préoccupation, principale à ce moment-là, n’est pas le jardin de la reine mère, mais plutôt les toilettes en marbres.
J’ai eu chaud et l’honneur est sauf.
Après avoir visité ce magnifique jardin avec de belles fleurs, je continue ma route jusqu’au Dooy Toung avec des portions bien raides avec une vue magnifique.
Puis, je dois passer un barrage de militaires qui veille sur la frontière Birmanes, ces derniers me prêtent une paire de jumelle afin que je voie mieux les petits villages Birmans perdus dans les montagnes.
Puis la descente est très impressionnante, j’ai l’impression d’être à bord d’un petit avion tellement que la route est aérienne, je dois à nouveau solliciter mes freins sous peine d’être greffé définitivement dans le paysage.
L’ambiance est extraordinaire car je suis sur une crête en altitude avec une brume qui apparaît tantôt pour disparaître aussitôt avec le soleil qui essaie en vain de percer, un vrai jeu de lumière conjugué avec les rafales de vents qui me rappellent que je suis en montagne, prudence est mère de sûreté.
Puis la route remonte de plus belle pour finalement descendre d’un coup dans la vallée avec un panorama exceptionnel.
Mae-Saï, mon objectif du jour n’est plus qu’à quelques kilomètres. Une fois sur place, je me dirige vers la grande porte qui sers de frontière avec la Birmanie, puis je tourne à gauche le long d’une rivière qui fait une ligne de démarcation naturelle entre les deux pays dont les relations politiques sont très tendues.
Dans ce petit quartier très bucolique, les guest-house ne manquent pas, j’opte pour la « Bamboo GH » et ses chambres à 150 baths.
Mae-Saï est une ville frontière très importante du fait que la Chine n’est pas très loin, tous les produits manufacturés de l’empire du milieu se retrouvent en grosse partie sur l’immense marché de Mae-Saï, on y trouve aussi des pierres précieuse et du jade de Birmanie, mais gare aux contrefaçons.
Bilan de la journée: 95 Km et 1800 mètres de déni
La suite demain.
Pour voir toutes les photos de ce récit: http://riton.travelblog.fr/30.php
Pour voir toutes les photos de ce récit: http://riton.travelblog.fr/30.php
Avis sur itinéraire de trois semaines en Namibie et conseils pratiques English translation pending
Bonjour, pourriez vous nous donner votre avis et vos conseils sur le voyage de 3 semaines en Namibie que nous souhaitons effectuer en Juillet. Nous avons pour cela reserve un 4*4 avec equipement de camping.
1 er jour : Nuit a Windhoek
2 eme jour : Sesriem
3 eme jour : Solitaire
4 eme jour : Walvis-Bay
5 eme jour : Cap-cross ou Torra Bay
(nous avons decide de ne pas passer par le DAMARALAND)
6 eme jour : Palwag
7 eme jour : Sesfontein
8 eme jour : Opuwo
9, 10, 11, 12, 13 eme jour : (Epopa falls, fin a Ruacana) Nous souhaitons prendre un guide pour explorer le KAOKOLAND
14 eme : Namutoni
15, 16, 17 eme jour : Etosha
18 eme jour : Otjiwarongo
19 jour : Windhoek
# Y a t il des acces reglementes ? (a reserver depuis la france ?)
# est il possible de faire du camping sauvage sur chacune de nos etapes ?
# Auriez vous deux-trois lodges sympas et peu cheres ou nous pourrions recuperer ?
# faut il reserver les places de camping pour Etosha ?
# D autres types de reservation sont ils necessaires (ex : 4*4 dans les dunes ou excurtion maritime vers Walvis-Bay)
# Auriez vous des contacts de guide pour notre petit periple au KAOKOLAND ?
Merci a tous d avance pour vous conseils et vos indications,
😛
1 er jour : Nuit a Windhoek
2 eme jour : Sesriem
3 eme jour : Solitaire
4 eme jour : Walvis-Bay
5 eme jour : Cap-cross ou Torra Bay
(nous avons decide de ne pas passer par le DAMARALAND)
6 eme jour : Palwag
7 eme jour : Sesfontein
8 eme jour : Opuwo
9, 10, 11, 12, 13 eme jour : (Epopa falls, fin a Ruacana) Nous souhaitons prendre un guide pour explorer le KAOKOLAND
14 eme : Namutoni
15, 16, 17 eme jour : Etosha
18 eme jour : Otjiwarongo
19 jour : Windhoek
# Y a t il des acces reglementes ? (a reserver depuis la france ?)
# est il possible de faire du camping sauvage sur chacune de nos etapes ?
# Auriez vous deux-trois lodges sympas et peu cheres ou nous pourrions recuperer ?
# faut il reserver les places de camping pour Etosha ?
# D autres types de reservation sont ils necessaires (ex : 4*4 dans les dunes ou excurtion maritime vers Walvis-Bay)
# Auriez vous des contacts de guide pour notre petit periple au KAOKOLAND ?
Merci a tous d avance pour vous conseils et vos indications,
😛
De retour du Vietnam English translation pending
Bonjour,
Rentrés depuis le 4 Mai, juste à temps pour voter ! Le séjour de 4 semaines, du Nord à l'extrême Sud (Phu Quoc) a été intense en émotions de toutes sortes (surtout dans le Nord-Ouest).
Il reste maintenant à récupérer de la fatigue du circuit (avec mes 66 printemps, j'avoue que la fatigue se fait beaucoup sentir, surtout avec la chaleur du Sud !)
Mais, je suis prête à vous parler un peu de mon périple si vous le désirez, pour faire partager un peu les émotions que j'ai ressenties en remettant le pied, pour la troisième fois dans mon pays natal. Les situations vécues ont été parfois cocasses et parfois un peu... énervantes, sinon déstabilisantes... Par exemple, à SIN HO et à BAI KHEM à PHU QUOC !
Pour aujourd'hui, mon message se bornera à cette prise de contact, car j'ai de quoi m'occuper ayant laissé ma maison et mon jardin livré à lui-même pendant 30 jours ! Et cet aprèm, je vais voir un film sur la Chine et le Barrage des 3 Gorges, histoire de me dépayser encore un peu !
A bientôt
Rentrés depuis le 4 Mai, juste à temps pour voter ! Le séjour de 4 semaines, du Nord à l'extrême Sud (Phu Quoc) a été intense en émotions de toutes sortes (surtout dans le Nord-Ouest).
Il reste maintenant à récupérer de la fatigue du circuit (avec mes 66 printemps, j'avoue que la fatigue se fait beaucoup sentir, surtout avec la chaleur du Sud !)
Mais, je suis prête à vous parler un peu de mon périple si vous le désirez, pour faire partager un peu les émotions que j'ai ressenties en remettant le pied, pour la troisième fois dans mon pays natal. Les situations vécues ont été parfois cocasses et parfois un peu... énervantes, sinon déstabilisantes... Par exemple, à SIN HO et à BAI KHEM à PHU QUOC !
Pour aujourd'hui, mon message se bornera à cette prise de contact, car j'ai de quoi m'occuper ayant laissé ma maison et mon jardin livré à lui-même pendant 30 jours ! Et cet aprèm, je vais voir un film sur la Chine et le Barrage des 3 Gorges, histoire de me dépayser encore un peu !
A bientôt
Tour d'Italie en train et à vélo English translation pending
Pour mes vacances, j’avais décidé de mettre le cap sur Rome et de revenir à Milan. Comme d’habitude, à part le billet et l’achat du guide touristique, je ne prépare pas mon voyage. Je sais juste la direction que je veux prendre (voir Naples puis le nord) et le moyen de transport : le train et la bicyclette, celle-ci plus pour éviter de ne voir que les coins à touristes que pour faire des km.
Mon départ par le train couchette a bien failli ne pas avoir lieu. Le vélo même en sac y étant interdit, j’ai dû m’imposer au contrôleur italien : parler beaucoup en français et surtout occuper le terrain en s’installant dans le train comme si on était dans son bon droit. Comme me l’a dit un contrôleur français arrivant un peu tard, j’aurais dû normalement être débarqué. Mais quand on est sûr de son bon droit, et que les Italiens ont l’ombre d’une hésitation sur l’application de leur loi, ce qui arrive souvent, on a le bénéfice du doute. Quand on n’en abuse pas cette souplesse rend le pays très sympathique.
Enfin après avoir plié tant bien que mal mon vélo dans son sac, fixé le cap pour le lendemain (sites à voir à Rome) et passé cette première épreuve, j’ai engagé la conversation avec un jeune séminariste en route vers Florence. Français il portait l’habit. En fait, il appartient à un nouvel ordre très militant fondé à la fin des années 80 prônant le retour à la messe en latin et à la tradition. Là où lui se dit d’obédience salésienne, moi j’ai mis l’étiquette Saint Pie V à tort ou à raison. Mais la discussion est assez intéressante du fait de son militantisme. Ce n’est pas que je trouve toutes les sectes intéressantes (non je n’ai pas été discuter avec les témoins de Jéhovah rencontrés à Pérouse), mais comme il a des idées bien arrêtées sur tout pour son âge c’était assez curieux. Disons qu’être sur de ses idées à 60 ans ça me semble plus normal qu’à 20 ans. Quand l’esprit est jeune il est plus souple, donc plus apte à se remettre en question. Mais bon on verra à 60 piges ce que j’en dirai. En Italie leur séminaire réunit français (surtout) et étrangers pour ensuite les envoyer au bout de sept ans en Italie France et Etats-Unis selon les chemins de la providence. En clair obéis au chef avant de voir tes désirs propres. Cette nouvelle congrégation m’a paru être le fer de lance de l’Eglise pour les missions. Même en Italie si les religieux sont nombreux, ils sont souvent vieux. Or là c’est un séminaire pour jeunes uniquement. Et il semble très proche des idées de Ratzinger. Mais l’intriguant est l’archaïsme des arguments utilisés : utiliser la physique d’Aristote pour prouver scientifiquement l’existence de Dieu, c’est déjà un peu vieillot au temps de la troisième république, quand les élites étaient pétries d’humanisme. C’est décalé pour combattre le « relativisme » comme il dit, même si je lui accorde que celui-ci est une faiblesse européenne. En physique, sur Darwin, il était un peu à court d’arguments alors que je ne suis pas moi-même un scientifique. Enfin lui a dormi du sommeil du juste, moi de celui du mécréant qui méditait encore notre conversation.
Nous sommes arrivé à Rome avec quelques heures de retard mais pas un mot d’excuse (la SNCF c’est finalement pas si mal). A Rome l’auberge de jeunesse est difficile à trouver mais grâce à cela je progresse en italien. Je finis loin du centre, dans une chambre mixte (je ne savais pas que la chose existât). Mais cet éloignement m’a permis de ne pas voir que le côté touristique de la ville avec ses incontournables vendeurs de gelato et de faux sacs de marque. Ces derniers sont généralement étrangers. Dans la capitale, comme à Florence, Naples ou Milan j’ai été stupéfait du nombre de clandestins tenant leur atelier au noir. Désormais il y a même un coin chinois à l’intérieur du vieux Naples c’est dire. Mais leur organisation est surprenante : vente de faux Vuitton pour les Noirs, les Pakistanais ou les Chinois ayant eux aussi toujours le même bric-à-brac quelle que soit la ville. Il serait intéressant de savoir quels Italiens se commerce enrichit. C’est la seule présence visible de la mafia dans les rues pour un touriste. Quant aux Roms, ils mendient dans les gares ou les Eglises. A voir une telle concentration de vendeurs parasites et méprisés, on se dit que le spectacle n’incite guère au respect des autres cultures. La police participe elle aussi à la scène. Paraît-il ils auraient la matraque un peu lourde sur le dos des malheureux, mais les patrouilles de police ne font que remballer aux locaux leur attirail pour le déballer quelques pas plus loin. D’autant plus intriguant que certains marchés autorisés vendent la même chose sans aucun souci. Enfin pour un bengali, vendeur de vêtements comme ils le sont souvent, même ainsi la vie est meilleure que dans son pays. Par rapport au vendeur de fleurs ou de sacs c’est vrai il est déjà au dessus dans l’ascension sociale.
La police municipale semble avoir une vie pas trop désagréable, à voir la pose nonchalante de bien des agents. Elle est en revanche beaucoup plus présente que la française. Leur arme secrète : Les cabines vertes d’où ils sont censés surveiller la rue. Je n’en ai pas vu d’actives dans les autres villes. Même dans le centre de Naples des flics s’aventurent à deux et pas en bataillon comme chez nous. Enfin partout le portable est un élément de la panoplie ; Quand même les gardiens de musée l’utilisent sans vergogne, il faut renoncer à trouver ça dérangeant.
L’avantage d’un vélo c’est que cela peut aussi occasionner des rencontres. Un gars avec un vélo hors d’âge dégonflé à qui je n’ai pas pu venir en aide m’a fait visiter l’ex ghetto juif. Et c’est vrai que la pâtisserie y vaut le détour. Seul, j’étais passé dans le quartier sans le voir.
Avant de partir pour Salerne, j’ai fait une excursion à Tivoli en vélo. Je pensais y aller en métro au départ mais comme pour des raisons de sécurité ( !) les vélos sont interdits dans les métros, j’ai visité la banlieue romaine. On voit je trouve plus à celle-ci la richesse d’une ville que dans son centre trop original. Force est de constater que la banlieue romaine est plus pauvre déjà que la française. Sur les routes, vendeurs de fruits (fraises surtout) et cafés. Les prix ne m’ont pas vraiment semblé moins chers qu’en magasin. Pour le vélo la route italienne c’est souvent du sport : j’ai versé deux fois dans mon périple et pour Tivoli, ayant crevé au milieu de nulle part, je n’ai dû mon salut qu’à un proche Décathlon. Je fais la pub parce que je leur suis reconnaissant : vu le cagnard qu’il faisait dehors, je me suis mis au frais dans le magasin pour changer la chambre. Après avoir bien sali leur sol, ils m’ont certes incité à partir, mais plutôt avec le sourire comme souvent en Italie.
Après Rome départ pour Naples en train omnibus. Métro titrait sur une femme qui s’était mise en tenue d’Eve dans la fontaine du Bernin à Rome… Information de fond pour les Italiens, toujours aussi réservés dans leur tenue vestimentaire. Le short est banni surtout au sud. Les manches courtes sont rares même à 30° et le port de la veste n’est pas rare. Au nord de l’Italie s’est un peu plus cool mais pas tant que ça. A Milan certaines font le trottoir en jeans. A Naples, les amoureux vont à l’écart, dans le parc des champs Phlégréens pour s’embrasser souvent en cachette. Quoiqu’il en soit le port de lunettes de soleil dans le métro j’adore.
Naples est sale, bruyante et pauvre : c’est ce qui fait tout son charme avec le linge aux fenêtres et l’impression d’être entré dans la maison quand on se promène dans les rues. Ville toujours envahie par les scooters. Les flics ont beau mettre des prunes souvent le napolitain frimeur ne se laisse pas faire. Moi non plus et je m’adapte très bien à la conduite « virile » nécessaire dans la ville. Il y a des compensations à la sauvagerie sur a voirie. Pour un français griller avec le plus grand détachement un feu rouge devant un policier reste quand même des plus plaisants. Ville aux trésors culinaires cachés : même les plus banales échoppes de restauration sans prétention servent une cuisine originale. J’ai pu me rendre compte que la cuisine locale, ce n’est pas seulement les pates et la pizza.
Il existe un métro napolitain. Je l’ai testé sans composter de billet. Bon ce n’est pas pour le prix, de toute façon je ne comptais pas utiliser le métro à nouveau mais plus pour le plaisir de frauder en vacances. Bien sûr j’ai été exaucé dès le premier trajet contrôle. Et numéro classique du je ne savais pas je ne parle pas italien je suis un imbécile d’étranger et étonnamment ça marche. J’ai le droit de poursuivre ma route sans la prune ! Je ne peux donc pas critiquer un tel mode de transport, même si dès 11h le métro était fermé, m’imposant une salutaire promenade à travers tout Naples pour rentrer.
A l’auberge de jeunesse, j’ai discuté avec un français qui faisait le tour du monde en vélo. Il m’a donné son mail pour que nous faisions route commune mais je l’ai perdu dès le lendemain. Nos routes ont donc divergé après Naples. Avec une amie qui l’accompagnait un bout du chemin, nous sommes allé manger chinois en ville. J’ai donc fait la piètre démonstration de mon excellente maîtrise de l’Italien fondé sur l’ajout du « a » à la racine quand on ne connaît pas le mot. La serveuse chinoise ne faisait cependant guère d’efforts pour comprendre notre souhait d’avoir de l’eau du robinet. Nous avons dû cependant céder pour avoir de l’eau et commander une bouteille. La variante italienne du resto chinois est assez surprenante, avec la distinction entre antipasti et pasta des cartes italiennes.
Après le retour à l’auberge nous avons également sympathisé avec des Japonais. Moi qui pensais les émerveiller avec ma fine connaissance de leur langue, je n’ai eu en réponse qu’un pfff sayonara tous les occidentaux le disent aux japonaises. Genre tu ne connais rien de plus original pour leur parler ? Bon il faudra que je travaille un peu plus pour impressionner. A noter que les Japonais voyageant en auberge comme les chinois sont plus ouverts que les autres. Comme ils parcourent de longues distances souvent pour faire un tour du monde et sont forcés de se mêler aux autres, leur contact est plus facile me semble-t-il.
En quittant Naples et après la visite aux milieux des classes scolaires de petits Français d’Herculanum et Pompéi, j’ai mis le cap sur Amalfi. Sur le Cap de Sorrente, la montée à Bicyclette de la montagne permettait de redescendre vers et mon objectif de l’autre côté. Plutôt que suivre la côte l’itinéraire était effectivement plus sympathique et pittoresque. Sur le versant coté Pompéi l’Italie pauvre avec petits vieux sur le bord des routes, âne pour le transport du bois et poubelles en stockage plus ou moins long. Un village traversé était pourtant ville de « sapore ». Cependant l’autre versant vers Amalfi c’est les résidences plus aisées occupées par des touristes internationaux, les souvenirs et le gelato. Amalfi accueille aussi des bateaux de croisières, au point que les vendeurs locaux en oublient l’italien : on ne comprend pas quand je dis que je veux mon gelato piccolo et on m’en sert une grande au prix du double. Sur la route les paysans vendent leurs agrumes aux touristes. S’ils sont très sympathiques, je n’ai pas été très convaincu par le goût des citrons géants. A Salerne baignade pour le principe mais sans trop de conviction entre deux orages. Et puis les plages de gravier, entre les bateaux ce n’est quand même pas le top. Paraît-il plus au sud elles sont plus belles mais je n’ai pas été jusque là.
La remontée de Salerne à Pérouse en train m’a fait dépenser une journée. Autant de petites villes me semblent bien desservies en Italie autant les trains entre différentes régions me semblent peu pratique. J’ai du prendre trois billets : à Salerne, Naples et Rome. A la gare de Rome mon charme fou m’a fait aborder pour une distribution d’échantillons gratuits pour lavage de mains sans eau. Un train sur deux n’acceptant pas les vélos je dois tantôt le prendre avec moi tantôt le mettre dans un sac en le démontant. Mes mains ont donc toujours plus ou moins étaient plus noires que méticuleusement manucurées. De plus le billet de train ne mentionnant pas la correspondance, je me suis retrouvé débarqué quelque part sur la route d’Ancône. Au vu de ma lassitude, pour le retour vers Pérouse, j’ai tenté de passer en force avec le vélo. Pour le premier train, c’est passé juste (positionné à l’autre bout du quai, je n’ai pas compris les signes du contrôleur). Bon je l’ai fait rigoler alors… En revanche pour le deuxième train le contrôleur suivant n’était pas d’humeur. Montée en fanfare, comme je squattais déjà son train, il l’a retenu en gare tant que je n’ai pas rangé mon vélo… avec diffusion d’une annonce aux voyageurs, pour leur expliquer que le retard était dû à un jeune français … Mais personne n’est venu me féliciter hélas.
Le coucher de soleil sur Pérouse était magnifique. Vie nocturne très active, j’ai pas mal arrosé ma pizza sans écarter le pasticcerie locales. A l’intérieur de la pasticceria il y a toujours des biscuits pas cuits dont le goût est assez décevant mais quand on écarte cela les gâteaux à l’amande ou la crème pâtissière, voire au fromage sont vraiment enthousiasmant. Bizarrement une ville aussi provinciale que Pérouse a une vie nocturne bien plus active m’a-t-il semblé que Naples.
Après Pérouse, arrivé à Florence. Grand moment de stress au milieu du flux touristique. J’ai résisté une journée vaillamment avant de trouver refuge à Bologne. Les gens sont étonnamment serviables quand même au vu du nombre de touristes. Intrigant, comme le duomo était fermé à mon arrivé aux touristes, seule restait ouverte l’entrée des fidèles pour la messe. Des policiers filtraient l’entrée et il y en avait même un à l’intérieur pour observer la dévotion ! Etonnant soutient étatique au culte je trouve. Enfin j’ai visé le grand baraqué pour me cacher derrière et j’ai pu assister à la première messe de ma vie. Indépendamment des touristes infiltrés, il y avait foule, même des jeunes. Cela dit en général, quand la police ne surveille pas l’entrée, pour la messe ce sont les vieux qui y vont, comme en France.
A Bologne, trouver l’auberge de jeunesse m’a permis d’admirer la campagne. En principe il était à 5 km du centre d’après le guide, j’ai donc été assez aléatoirement en pleine nature. Les locaux ne sont pas des chasseurs, le faisan qui s’est mollement dérangé à mon approche ne semblait pas inquiet outre mesure. En revanche le machisme reste. Quand j’ai arrêté deux retraités pour demander ma route, j’ai provoqué le recadrage de madame par monsieur « mais arrête de l’embrouiller enfin c’est moi qui explique ! Tu vois bien qu’il ne comprend pas quand on est deux à parler, c’est moi qui ai commencé… » La rue particulièrement au sud reste dominée par le mâle.
Dans la ville elle-même je n’ai pas vu de tracts appelant à la révolution. C’était assez décevant pour Bologne la rouge. Un étudiant m’a dit que la tradition se perdait dans le matérialisme actuel. Le danger des Brigades faisant trembler les journaux serait un mythe ? En tout cas il m’a également assuré qu’il n’y avait pas de hiérarchie entre les facs italiennes, je ne sais pas si c’est vrai. Lui avait pris soudain le parti de faire l’école buissonnière, quand il s’est rendu compte que beaucoup de ses petits camarades faisaient le pont. Calabrais il trouvait Cosenza plus sure pour les « petits » : là bas, pas de vendeur de drogue marocain comme dans le nord grâce au monopole de la Ndrangheta
Sur la route de Milan, je me suis retrouvé face à une mamie italienne. J’ai voulu engager la conversation mais le problème de la mamie esseulée italienne c’est qu’une fois lancée, elle ne s’arrête plus. Toute l’histoire de la famille y passe. Mes voisins s’amusent visiblement beaucoup du Français qui avait provoqué une telle quantité de paroles et n’osaient plus dire que des si ou no par intermittence.
L’auberge de jeunesse à Milan est un peu une usine au vu du nombre d’étudiants. J’ai lié contact avec des Allemands et des Espagnoles, offrant généreusement la boisson pour que la compagnie soit plus divertissante. Après avoir débattu sur le thème les Français aiment-ils les Allemands avec exemples familiaux un peu arrangés à l’appui, j’ai détourné la conversation sur les Italiens. Visiblement pour une blonde décolorée, avoir des contacts ne semble pas une grande difficulté dans ce pays...
Le jour de mon départ j’ai assisté au défilé du premier mai à Milan. Il y avait deux manifestations, je n’ai vu que la première. Mais cela tenait plus du carnaval que du défilé du premier mai. Des groupuscules défilaient avec force bannières rouges et symboles d’une autre époque. En général c’était rouge sauf une secte chrétienne en jaune au milieu mais qui ne devait pas avoir bien compris le thème de la parade. Sur le côté la manifestation était encadrée par des noirs vendant des brochures pour le socialisme. Militants de fraîche date ceux-là… Une jeune fille m’a vendu une cocarde rouge à attacher à mon bagage, celui-ci a fière allure je dois dire, en dépit des pièces perdues sur le pavé napolitain. Autrement moyenne d’âge du millier de manifestants : 50-60 ans. Pour les révolutionnaires actifs ce n’était pas trop convaincants.
A part ça Milan c’est la Mittel Europa : propre, grandes rues, immeubles de la reconstruction dans l’après-guerre. Les voitures témoignent d’une richesse qui n’a rien à voir avec les tacots napolitains. Le tramway ancien côtoie le moderne.
Allez pour finir de faire le tour idéologique de l’Italie, dans le train de retour, j’ai rencontré un jeune prof d’Italien à Paris. Nous avons débattu du fascisme et de ses héritiers. En bien ou en mal le régime a apporté pas mal d’innovations c’est vrai au pays. Son caractère criminel aujourd’hui vient de son évolution après l’invasion de l’Ethiopie, mais avant ce n’était pas une dictature plus étouffante que bien d’autres. Et une dictature dans l’entre deux guerres c’est mieux vu qu’aujourd’hui. Maintenant l’opinion s’émeut tout de suite quand on ouvre un camp au soleil pour opposants dispensés de jugement, mais à l’époque la République aussi à un camp de vacances à Cayenne. Un Berlusconi a récupéré une partie de l’héritage fasciste notamment dans sa façon de faire sa promotion personnelle et le pouvoir fort en Italie reste attaché aux références fascistes. L’art de la propagande est la première vertu du grand homme au dessus des partis ; peu importe qu’il fasse l’essentiel c’est de montrer qu’il fait. Pour résumer en Italie je n’ai pas aimé : Le klaxon a Naples. Le parcours du combattant pour le vélo dans les trains
De bien petits désagréments par rapport à ce que j’ai aimé : L’ouverture des ItaliensLa nourriture dans les cafés et les petits magasins locaux. Comment Mac Donald peut-il y être rentable ?
Mon départ par le train couchette a bien failli ne pas avoir lieu. Le vélo même en sac y étant interdit, j’ai dû m’imposer au contrôleur italien : parler beaucoup en français et surtout occuper le terrain en s’installant dans le train comme si on était dans son bon droit. Comme me l’a dit un contrôleur français arrivant un peu tard, j’aurais dû normalement être débarqué. Mais quand on est sûr de son bon droit, et que les Italiens ont l’ombre d’une hésitation sur l’application de leur loi, ce qui arrive souvent, on a le bénéfice du doute. Quand on n’en abuse pas cette souplesse rend le pays très sympathique.
Enfin après avoir plié tant bien que mal mon vélo dans son sac, fixé le cap pour le lendemain (sites à voir à Rome) et passé cette première épreuve, j’ai engagé la conversation avec un jeune séminariste en route vers Florence. Français il portait l’habit. En fait, il appartient à un nouvel ordre très militant fondé à la fin des années 80 prônant le retour à la messe en latin et à la tradition. Là où lui se dit d’obédience salésienne, moi j’ai mis l’étiquette Saint Pie V à tort ou à raison. Mais la discussion est assez intéressante du fait de son militantisme. Ce n’est pas que je trouve toutes les sectes intéressantes (non je n’ai pas été discuter avec les témoins de Jéhovah rencontrés à Pérouse), mais comme il a des idées bien arrêtées sur tout pour son âge c’était assez curieux. Disons qu’être sur de ses idées à 60 ans ça me semble plus normal qu’à 20 ans. Quand l’esprit est jeune il est plus souple, donc plus apte à se remettre en question. Mais bon on verra à 60 piges ce que j’en dirai. En Italie leur séminaire réunit français (surtout) et étrangers pour ensuite les envoyer au bout de sept ans en Italie France et Etats-Unis selon les chemins de la providence. En clair obéis au chef avant de voir tes désirs propres. Cette nouvelle congrégation m’a paru être le fer de lance de l’Eglise pour les missions. Même en Italie si les religieux sont nombreux, ils sont souvent vieux. Or là c’est un séminaire pour jeunes uniquement. Et il semble très proche des idées de Ratzinger. Mais l’intriguant est l’archaïsme des arguments utilisés : utiliser la physique d’Aristote pour prouver scientifiquement l’existence de Dieu, c’est déjà un peu vieillot au temps de la troisième république, quand les élites étaient pétries d’humanisme. C’est décalé pour combattre le « relativisme » comme il dit, même si je lui accorde que celui-ci est une faiblesse européenne. En physique, sur Darwin, il était un peu à court d’arguments alors que je ne suis pas moi-même un scientifique. Enfin lui a dormi du sommeil du juste, moi de celui du mécréant qui méditait encore notre conversation.
Nous sommes arrivé à Rome avec quelques heures de retard mais pas un mot d’excuse (la SNCF c’est finalement pas si mal). A Rome l’auberge de jeunesse est difficile à trouver mais grâce à cela je progresse en italien. Je finis loin du centre, dans une chambre mixte (je ne savais pas que la chose existât). Mais cet éloignement m’a permis de ne pas voir que le côté touristique de la ville avec ses incontournables vendeurs de gelato et de faux sacs de marque. Ces derniers sont généralement étrangers. Dans la capitale, comme à Florence, Naples ou Milan j’ai été stupéfait du nombre de clandestins tenant leur atelier au noir. Désormais il y a même un coin chinois à l’intérieur du vieux Naples c’est dire. Mais leur organisation est surprenante : vente de faux Vuitton pour les Noirs, les Pakistanais ou les Chinois ayant eux aussi toujours le même bric-à-brac quelle que soit la ville. Il serait intéressant de savoir quels Italiens se commerce enrichit. C’est la seule présence visible de la mafia dans les rues pour un touriste. Quant aux Roms, ils mendient dans les gares ou les Eglises. A voir une telle concentration de vendeurs parasites et méprisés, on se dit que le spectacle n’incite guère au respect des autres cultures. La police participe elle aussi à la scène. Paraît-il ils auraient la matraque un peu lourde sur le dos des malheureux, mais les patrouilles de police ne font que remballer aux locaux leur attirail pour le déballer quelques pas plus loin. D’autant plus intriguant que certains marchés autorisés vendent la même chose sans aucun souci. Enfin pour un bengali, vendeur de vêtements comme ils le sont souvent, même ainsi la vie est meilleure que dans son pays. Par rapport au vendeur de fleurs ou de sacs c’est vrai il est déjà au dessus dans l’ascension sociale.
La police municipale semble avoir une vie pas trop désagréable, à voir la pose nonchalante de bien des agents. Elle est en revanche beaucoup plus présente que la française. Leur arme secrète : Les cabines vertes d’où ils sont censés surveiller la rue. Je n’en ai pas vu d’actives dans les autres villes. Même dans le centre de Naples des flics s’aventurent à deux et pas en bataillon comme chez nous. Enfin partout le portable est un élément de la panoplie ; Quand même les gardiens de musée l’utilisent sans vergogne, il faut renoncer à trouver ça dérangeant.
L’avantage d’un vélo c’est que cela peut aussi occasionner des rencontres. Un gars avec un vélo hors d’âge dégonflé à qui je n’ai pas pu venir en aide m’a fait visiter l’ex ghetto juif. Et c’est vrai que la pâtisserie y vaut le détour. Seul, j’étais passé dans le quartier sans le voir.
Avant de partir pour Salerne, j’ai fait une excursion à Tivoli en vélo. Je pensais y aller en métro au départ mais comme pour des raisons de sécurité ( !) les vélos sont interdits dans les métros, j’ai visité la banlieue romaine. On voit je trouve plus à celle-ci la richesse d’une ville que dans son centre trop original. Force est de constater que la banlieue romaine est plus pauvre déjà que la française. Sur les routes, vendeurs de fruits (fraises surtout) et cafés. Les prix ne m’ont pas vraiment semblé moins chers qu’en magasin. Pour le vélo la route italienne c’est souvent du sport : j’ai versé deux fois dans mon périple et pour Tivoli, ayant crevé au milieu de nulle part, je n’ai dû mon salut qu’à un proche Décathlon. Je fais la pub parce que je leur suis reconnaissant : vu le cagnard qu’il faisait dehors, je me suis mis au frais dans le magasin pour changer la chambre. Après avoir bien sali leur sol, ils m’ont certes incité à partir, mais plutôt avec le sourire comme souvent en Italie.
Après Rome départ pour Naples en train omnibus. Métro titrait sur une femme qui s’était mise en tenue d’Eve dans la fontaine du Bernin à Rome… Information de fond pour les Italiens, toujours aussi réservés dans leur tenue vestimentaire. Le short est banni surtout au sud. Les manches courtes sont rares même à 30° et le port de la veste n’est pas rare. Au nord de l’Italie s’est un peu plus cool mais pas tant que ça. A Milan certaines font le trottoir en jeans. A Naples, les amoureux vont à l’écart, dans le parc des champs Phlégréens pour s’embrasser souvent en cachette. Quoiqu’il en soit le port de lunettes de soleil dans le métro j’adore.
Naples est sale, bruyante et pauvre : c’est ce qui fait tout son charme avec le linge aux fenêtres et l’impression d’être entré dans la maison quand on se promène dans les rues. Ville toujours envahie par les scooters. Les flics ont beau mettre des prunes souvent le napolitain frimeur ne se laisse pas faire. Moi non plus et je m’adapte très bien à la conduite « virile » nécessaire dans la ville. Il y a des compensations à la sauvagerie sur a voirie. Pour un français griller avec le plus grand détachement un feu rouge devant un policier reste quand même des plus plaisants. Ville aux trésors culinaires cachés : même les plus banales échoppes de restauration sans prétention servent une cuisine originale. J’ai pu me rendre compte que la cuisine locale, ce n’est pas seulement les pates et la pizza.
Il existe un métro napolitain. Je l’ai testé sans composter de billet. Bon ce n’est pas pour le prix, de toute façon je ne comptais pas utiliser le métro à nouveau mais plus pour le plaisir de frauder en vacances. Bien sûr j’ai été exaucé dès le premier trajet contrôle. Et numéro classique du je ne savais pas je ne parle pas italien je suis un imbécile d’étranger et étonnamment ça marche. J’ai le droit de poursuivre ma route sans la prune ! Je ne peux donc pas critiquer un tel mode de transport, même si dès 11h le métro était fermé, m’imposant une salutaire promenade à travers tout Naples pour rentrer.
A l’auberge de jeunesse, j’ai discuté avec un français qui faisait le tour du monde en vélo. Il m’a donné son mail pour que nous faisions route commune mais je l’ai perdu dès le lendemain. Nos routes ont donc divergé après Naples. Avec une amie qui l’accompagnait un bout du chemin, nous sommes allé manger chinois en ville. J’ai donc fait la piètre démonstration de mon excellente maîtrise de l’Italien fondé sur l’ajout du « a » à la racine quand on ne connaît pas le mot. La serveuse chinoise ne faisait cependant guère d’efforts pour comprendre notre souhait d’avoir de l’eau du robinet. Nous avons dû cependant céder pour avoir de l’eau et commander une bouteille. La variante italienne du resto chinois est assez surprenante, avec la distinction entre antipasti et pasta des cartes italiennes.
Après le retour à l’auberge nous avons également sympathisé avec des Japonais. Moi qui pensais les émerveiller avec ma fine connaissance de leur langue, je n’ai eu en réponse qu’un pfff sayonara tous les occidentaux le disent aux japonaises. Genre tu ne connais rien de plus original pour leur parler ? Bon il faudra que je travaille un peu plus pour impressionner. A noter que les Japonais voyageant en auberge comme les chinois sont plus ouverts que les autres. Comme ils parcourent de longues distances souvent pour faire un tour du monde et sont forcés de se mêler aux autres, leur contact est plus facile me semble-t-il.
En quittant Naples et après la visite aux milieux des classes scolaires de petits Français d’Herculanum et Pompéi, j’ai mis le cap sur Amalfi. Sur le Cap de Sorrente, la montée à Bicyclette de la montagne permettait de redescendre vers et mon objectif de l’autre côté. Plutôt que suivre la côte l’itinéraire était effectivement plus sympathique et pittoresque. Sur le versant coté Pompéi l’Italie pauvre avec petits vieux sur le bord des routes, âne pour le transport du bois et poubelles en stockage plus ou moins long. Un village traversé était pourtant ville de « sapore ». Cependant l’autre versant vers Amalfi c’est les résidences plus aisées occupées par des touristes internationaux, les souvenirs et le gelato. Amalfi accueille aussi des bateaux de croisières, au point que les vendeurs locaux en oublient l’italien : on ne comprend pas quand je dis que je veux mon gelato piccolo et on m’en sert une grande au prix du double. Sur la route les paysans vendent leurs agrumes aux touristes. S’ils sont très sympathiques, je n’ai pas été très convaincu par le goût des citrons géants. A Salerne baignade pour le principe mais sans trop de conviction entre deux orages. Et puis les plages de gravier, entre les bateaux ce n’est quand même pas le top. Paraît-il plus au sud elles sont plus belles mais je n’ai pas été jusque là.
La remontée de Salerne à Pérouse en train m’a fait dépenser une journée. Autant de petites villes me semblent bien desservies en Italie autant les trains entre différentes régions me semblent peu pratique. J’ai du prendre trois billets : à Salerne, Naples et Rome. A la gare de Rome mon charme fou m’a fait aborder pour une distribution d’échantillons gratuits pour lavage de mains sans eau. Un train sur deux n’acceptant pas les vélos je dois tantôt le prendre avec moi tantôt le mettre dans un sac en le démontant. Mes mains ont donc toujours plus ou moins étaient plus noires que méticuleusement manucurées. De plus le billet de train ne mentionnant pas la correspondance, je me suis retrouvé débarqué quelque part sur la route d’Ancône. Au vu de ma lassitude, pour le retour vers Pérouse, j’ai tenté de passer en force avec le vélo. Pour le premier train, c’est passé juste (positionné à l’autre bout du quai, je n’ai pas compris les signes du contrôleur). Bon je l’ai fait rigoler alors… En revanche pour le deuxième train le contrôleur suivant n’était pas d’humeur. Montée en fanfare, comme je squattais déjà son train, il l’a retenu en gare tant que je n’ai pas rangé mon vélo… avec diffusion d’une annonce aux voyageurs, pour leur expliquer que le retard était dû à un jeune français … Mais personne n’est venu me féliciter hélas.
Le coucher de soleil sur Pérouse était magnifique. Vie nocturne très active, j’ai pas mal arrosé ma pizza sans écarter le pasticcerie locales. A l’intérieur de la pasticceria il y a toujours des biscuits pas cuits dont le goût est assez décevant mais quand on écarte cela les gâteaux à l’amande ou la crème pâtissière, voire au fromage sont vraiment enthousiasmant. Bizarrement une ville aussi provinciale que Pérouse a une vie nocturne bien plus active m’a-t-il semblé que Naples.
Après Pérouse, arrivé à Florence. Grand moment de stress au milieu du flux touristique. J’ai résisté une journée vaillamment avant de trouver refuge à Bologne. Les gens sont étonnamment serviables quand même au vu du nombre de touristes. Intrigant, comme le duomo était fermé à mon arrivé aux touristes, seule restait ouverte l’entrée des fidèles pour la messe. Des policiers filtraient l’entrée et il y en avait même un à l’intérieur pour observer la dévotion ! Etonnant soutient étatique au culte je trouve. Enfin j’ai visé le grand baraqué pour me cacher derrière et j’ai pu assister à la première messe de ma vie. Indépendamment des touristes infiltrés, il y avait foule, même des jeunes. Cela dit en général, quand la police ne surveille pas l’entrée, pour la messe ce sont les vieux qui y vont, comme en France.
A Bologne, trouver l’auberge de jeunesse m’a permis d’admirer la campagne. En principe il était à 5 km du centre d’après le guide, j’ai donc été assez aléatoirement en pleine nature. Les locaux ne sont pas des chasseurs, le faisan qui s’est mollement dérangé à mon approche ne semblait pas inquiet outre mesure. En revanche le machisme reste. Quand j’ai arrêté deux retraités pour demander ma route, j’ai provoqué le recadrage de madame par monsieur « mais arrête de l’embrouiller enfin c’est moi qui explique ! Tu vois bien qu’il ne comprend pas quand on est deux à parler, c’est moi qui ai commencé… » La rue particulièrement au sud reste dominée par le mâle.
Dans la ville elle-même je n’ai pas vu de tracts appelant à la révolution. C’était assez décevant pour Bologne la rouge. Un étudiant m’a dit que la tradition se perdait dans le matérialisme actuel. Le danger des Brigades faisant trembler les journaux serait un mythe ? En tout cas il m’a également assuré qu’il n’y avait pas de hiérarchie entre les facs italiennes, je ne sais pas si c’est vrai. Lui avait pris soudain le parti de faire l’école buissonnière, quand il s’est rendu compte que beaucoup de ses petits camarades faisaient le pont. Calabrais il trouvait Cosenza plus sure pour les « petits » : là bas, pas de vendeur de drogue marocain comme dans le nord grâce au monopole de la Ndrangheta
Sur la route de Milan, je me suis retrouvé face à une mamie italienne. J’ai voulu engager la conversation mais le problème de la mamie esseulée italienne c’est qu’une fois lancée, elle ne s’arrête plus. Toute l’histoire de la famille y passe. Mes voisins s’amusent visiblement beaucoup du Français qui avait provoqué une telle quantité de paroles et n’osaient plus dire que des si ou no par intermittence.
L’auberge de jeunesse à Milan est un peu une usine au vu du nombre d’étudiants. J’ai lié contact avec des Allemands et des Espagnoles, offrant généreusement la boisson pour que la compagnie soit plus divertissante. Après avoir débattu sur le thème les Français aiment-ils les Allemands avec exemples familiaux un peu arrangés à l’appui, j’ai détourné la conversation sur les Italiens. Visiblement pour une blonde décolorée, avoir des contacts ne semble pas une grande difficulté dans ce pays...
Le jour de mon départ j’ai assisté au défilé du premier mai à Milan. Il y avait deux manifestations, je n’ai vu que la première. Mais cela tenait plus du carnaval que du défilé du premier mai. Des groupuscules défilaient avec force bannières rouges et symboles d’une autre époque. En général c’était rouge sauf une secte chrétienne en jaune au milieu mais qui ne devait pas avoir bien compris le thème de la parade. Sur le côté la manifestation était encadrée par des noirs vendant des brochures pour le socialisme. Militants de fraîche date ceux-là… Une jeune fille m’a vendu une cocarde rouge à attacher à mon bagage, celui-ci a fière allure je dois dire, en dépit des pièces perdues sur le pavé napolitain. Autrement moyenne d’âge du millier de manifestants : 50-60 ans. Pour les révolutionnaires actifs ce n’était pas trop convaincants.
A part ça Milan c’est la Mittel Europa : propre, grandes rues, immeubles de la reconstruction dans l’après-guerre. Les voitures témoignent d’une richesse qui n’a rien à voir avec les tacots napolitains. Le tramway ancien côtoie le moderne.
Allez pour finir de faire le tour idéologique de l’Italie, dans le train de retour, j’ai rencontré un jeune prof d’Italien à Paris. Nous avons débattu du fascisme et de ses héritiers. En bien ou en mal le régime a apporté pas mal d’innovations c’est vrai au pays. Son caractère criminel aujourd’hui vient de son évolution après l’invasion de l’Ethiopie, mais avant ce n’était pas une dictature plus étouffante que bien d’autres. Et une dictature dans l’entre deux guerres c’est mieux vu qu’aujourd’hui. Maintenant l’opinion s’émeut tout de suite quand on ouvre un camp au soleil pour opposants dispensés de jugement, mais à l’époque la République aussi à un camp de vacances à Cayenne. Un Berlusconi a récupéré une partie de l’héritage fasciste notamment dans sa façon de faire sa promotion personnelle et le pouvoir fort en Italie reste attaché aux références fascistes. L’art de la propagande est la première vertu du grand homme au dessus des partis ; peu importe qu’il fasse l’essentiel c’est de montrer qu’il fait. Pour résumer en Italie je n’ai pas aimé : Le klaxon a Naples. Le parcours du combattant pour le vélo dans les trains
De bien petits désagréments par rapport à ce que j’ai aimé : L’ouverture des ItaliensLa nourriture dans les cafés et les petits magasins locaux. Comment Mac Donald peut-il y être rentable ?
Séjour à l'hôtel Meeru aux Maldives en chambre standard English translation pending
Je prépare mon voyage de noces aux Maldives et l'agence me propose un hebergement en chambre standart.
D'après toutes les critiques que je peux lire depuis quelques jours, je me demande si je ne devrais pas choisir une Land Villa.
Mais sur le site de l'hotel, les Land Villa sont collées les unes aux autres tout au long de la plage....est-ce vraiment mieux?
Après tout mon séjour, je ne vais pas le passer dans la chambre....
Je ne sais plus quel choix faire ente la chambre standart et la Land Villa Pour ceux et celles qui y ont été, pouvez vous me dire vos opinions.
Merci.
D'après toutes les critiques que je peux lire depuis quelques jours, je me demande si je ne devrais pas choisir une Land Villa.
Mais sur le site de l'hotel, les Land Villa sont collées les unes aux autres tout au long de la plage....est-ce vraiment mieux?
Après tout mon séjour, je ne vais pas le passer dans la chambre....
Je ne sais plus quel choix faire ente la chambre standart et la Land Villa Pour ceux et celles qui y ont été, pouvez vous me dire vos opinions.
Merci.
Slovaquie en août English translation pending
Bonjour à tous
Nous avons décider, moi et ma petite famille de partir en slovaquie, via prague.
Nous partons en voiture.
Apres avoir visiter prague, nous pensons établir un camps de base dans les tatras.
Auriez vous des tuyeau?, les bons plans? les choses et les endroits à ne pas manquer? Un camping plutot sympa?
J'ai lu le GDR, mais j'aimerai bien avoir vos impressions?
Cuba ou Jamaïque? English translation pending
Hello la compagnie!
Je suis déjà allé 2X en Rép Dom (au passage, l'Iberostar de Bayahibe est extraordinaire et ns avons du mal à changer d'endroit du coup).
Nous partons à 2 couples (30ans) en novembre 2007 2 semaines (1 circuit + 1 tout compris) et ns souhaitons changer de destination.
Nos critères:
Plage idilique sans vague et poissons pour le snorking
Tout compris de qualité (dès 4 étoiles)
Animations et activités gratuites nombreuses
Eau chaude voir bouillon
Nous avons pensé à Cuba ou Jamaique, mais autres suggestions bien venues??????? Help!!!!!
Nous avons pensé à Cuba ou Jamaique, mais autres suggestions bien venues??????? Help!!!!!
Séjour à Goa (Inde) English translation pending
bonjour à tous
je fais un voyage dans le sud de l'Inde, un tour de 3 semaines que j'envisage de prolonger par un séjour à Goa Pour y aller, avion ou train. Opodo propose des vols A/R à 120€ sur Sahara airlines. Le prix serait il plus interressant en l'achetant sur place quel est l'endroit le plus agréable pour un séjour à Goa . Je souhaite visiter l'état de Goa et donc ne pas faire que de la plage nom d'hôtel avec un peu de confort réservation à faire avant mon départ ou nonmerci poru vos avis et réponses
bonne journée
Croisière "voiles et lagons" aux Seychelles English translation pending
Bonjour!
Je souhaite faire une croisière aux Seychelles avec "Voiles et Lagons". Quelqu'un serait-il déjà parti avec eux et pourrait me donner ses impressions de voyage?
Merci!
Carole
Je souhaite faire une croisière aux Seychelles avec "Voiles et Lagons". Quelqu'un serait-il déjà parti avec eux et pourrait me donner ses impressions de voyage?
Merci!
Carole
Camping "Atlantica" à Saint-Jean-de-Luz? English translation pending
Bonjour, je viens de réserver pour une semaine dans le camping Atlantica, à Saint-Jean-de-Luz, connaissez vous ce camping ?
Qu'en avez-vous pensé ??
Merci !
Douze pays européens en douze jours English translation pending
12 pays en 12 jours, tel est le superbe voyage que proposent des agences chinoises à leurs clients avides de découverte de l'Europe. C'est un ami chinois, consterné par une telle offre ridicule qui m'a dit que c'était une formule très populaire.
Pour remplir le quota de 12 pays, on n'hésite pas à faire des détours par San Marin et Monaco lors de la traversée de la France et de l'Italie. Les voyageurs chinois sont très contents comme ça. La plus grande partie du voyage se déroule dans un bus, avec un ou deux arrêts photos chaque jour, devant le monument d'une capitale, mais pas plus, car sinon on ne peut pas tenir le rythme et on ne peut donc pas "faire" 12 pays.
Mon ami n'avait pas pris cette option, mais avec sa femme, il sont partis en Europe l'année dernière. En raison des difficultés de sa femme pour obtenir un visa, ils ont été obligés de prendre un tour organisé, alors que mon ami, qui voyage beaucoup pour son boulot, aurait été parfaitement capable et aurait préféré voyager en indépendant. Ce qui m'a le plus choqué (et lui aussi) n'est même pas le fait qu'ils aient mangé chinois à TOUS les repas, ni que l'une des rares visites à Paris soit aux Galeries Lafayette, mais quand il m'a dit qu'ils n'avaient eu qu'une demi-journée à consacrer à Rome, j'ai bondi! Et lui était honteux. Que certains chinois s'en contentent, je peux le concevoir, mais pour lui qui est si cultivé et qui s'intéresse vraiment aux pays qu'il visite, ça devait vraiment être une terrible torture.
Ce qui est vraiment terrifiant, c'est qu'une majorité de chinois sont persuadés que le voyage c'est ça. Vous me direz que les occidentaux sont capables de faire presque pareil, mais est-ce vraiment dans les mêmes proportions? Une demi-journée à Rome, quand même...
Pour remplir le quota de 12 pays, on n'hésite pas à faire des détours par San Marin et Monaco lors de la traversée de la France et de l'Italie. Les voyageurs chinois sont très contents comme ça. La plus grande partie du voyage se déroule dans un bus, avec un ou deux arrêts photos chaque jour, devant le monument d'une capitale, mais pas plus, car sinon on ne peut pas tenir le rythme et on ne peut donc pas "faire" 12 pays.
Mon ami n'avait pas pris cette option, mais avec sa femme, il sont partis en Europe l'année dernière. En raison des difficultés de sa femme pour obtenir un visa, ils ont été obligés de prendre un tour organisé, alors que mon ami, qui voyage beaucoup pour son boulot, aurait été parfaitement capable et aurait préféré voyager en indépendant. Ce qui m'a le plus choqué (et lui aussi) n'est même pas le fait qu'ils aient mangé chinois à TOUS les repas, ni que l'une des rares visites à Paris soit aux Galeries Lafayette, mais quand il m'a dit qu'ils n'avaient eu qu'une demi-journée à consacrer à Rome, j'ai bondi! Et lui était honteux. Que certains chinois s'en contentent, je peux le concevoir, mais pour lui qui est si cultivé et qui s'intéresse vraiment aux pays qu'il visite, ça devait vraiment être une terrible torture.
Ce qui est vraiment terrifiant, c'est qu'une majorité de chinois sont persuadés que le voyage c'est ça. Vous me direz que les occidentaux sont capables de faire presque pareil, mais est-ce vraiment dans les mêmes proportions? Une demi-journée à Rome, quand même...
Reportage sur le tourisme en Chine English translation pending
bonjour
je suis journaliste pour l'émission Capital diffusée sur M6 je prépare un reportage sur le tourisme en Chine et je cherche à entrer en contact avec des Français qui visiteront Pékin en mai ou juin prochain
le but est de découvrir le tourisme en Chine à travers le regard de ces voyageurs ; Pékin est elle une ville facile à arpenter quand on ne parle pas un mot de chinois ? est il possible de trouver un hotel correct à pas cher ? que valent les excursions organisées par les agences de tourisme chinoises ?
bref, vous l'avez compris, l'idée est de suivre des routards une journée ou deux !
si l'idée vous tente, ou si vous voulez en savoir plus, nh'ésitez pas à m'écrire
merci de votre aide ; à très vite
je suis journaliste pour l'émission Capital diffusée sur M6 je prépare un reportage sur le tourisme en Chine et je cherche à entrer en contact avec des Français qui visiteront Pékin en mai ou juin prochain
le but est de découvrir le tourisme en Chine à travers le regard de ces voyageurs ; Pékin est elle une ville facile à arpenter quand on ne parle pas un mot de chinois ? est il possible de trouver un hotel correct à pas cher ? que valent les excursions organisées par les agences de tourisme chinoises ?
bref, vous l'avez compris, l'idée est de suivre des routards une journée ou deux !
si l'idée vous tente, ou si vous voulez en savoir plus, nh'ésitez pas à m'écrire
merci de votre aide ; à très vite
Randonnée autour de Gavarnie du 16 au 24 juin English translation pending
Bonjour !
je cherche toutes les infos concernant les rando. autour de Gavarnie. On part une semaine à plusieurs du 16 au 24 juin, c'est ce coin qu'on veut faire, mais on a pas encore décidé du trajet exact... Quelles sont vos suggestions ? Quels sont les endroits à voir, à faire, ceux à éviter ...? Doit-on réserver les gîtes ? On est un groupe +/- homogène, ms pas forcément chevronnés ! J'ai entendu dire qu'il était très dur de passer la frontière Espagnole...quel est votre avis ?
Je vous remercie pour votre aide !
je cherche toutes les infos concernant les rando. autour de Gavarnie. On part une semaine à plusieurs du 16 au 24 juin, c'est ce coin qu'on veut faire, mais on a pas encore décidé du trajet exact... Quelles sont vos suggestions ? Quels sont les endroits à voir, à faire, ceux à éviter ...? Doit-on réserver les gîtes ? On est un groupe +/- homogène, ms pas forcément chevronnés ! J'ai entendu dire qu'il était très dur de passer la frontière Espagnole...quel est votre avis ?
Je vous remercie pour votre aide !
Dans quel quartier loger à San Francisco? English translation pending
Bonjour,
Nous partons bientot a SF ou nous allons rester 5 nuits et je me demande ou resider a SF ?? Apparemment j'ai lu dans divers posts que Union square n'etait pas vraiment l'endroit ou dormir.
Alors ou !? 😮 nob hill ? fisherman's wharf, marina, Pacific Heights ... ??
Le mieux etant un mix de calme, proximité de restaus et des lieux a visiter ...
Bon vous le voyez je m'y perds un peu entre tous ces quartiers... Help!
Nous partons bientot a SF ou nous allons rester 5 nuits et je me demande ou resider a SF ?? Apparemment j'ai lu dans divers posts que Union square n'etait pas vraiment l'endroit ou dormir.
Alors ou !? 😮 nob hill ? fisherman's wharf, marina, Pacific Heights ... ??
Le mieux etant un mix de calme, proximité de restaus et des lieux a visiter ...
Bon vous le voyez je m'y perds un peu entre tous ces quartiers... Help!
Montréal, Québec et New York: visites et excursions English translation pending
Bonjour à tous c'est mon premier message sur ce forum mais ca fait un bout de temps que je le lis surtout la partie vélo meme si le voyage que je prepare ne se fera pas en vélo faute de temps et de preparation...
Je pars deux semaines au quebec en juillet avec ma mere, une semaine à montréal et une semaine à quebec. Je lis un peu les messages sur le sujet mais il y en a beaucoup c'est pas simple de faire le tri. Qu'est-ce qui est le plus interressant de visiter dans ces villes ? On aimerait aussi faire quelques excursions à la campagne, mais est-ce que c'est possible sans voiture ? Où est-ce que ce serait le mieux pour faire du kayak ? Est-ce qu'il y a moyen de faire une balade en ferry depuis quebec vers la mer ?
Je pensais aussi faire du vélo dans ces deux villes pour nous deplacer. Est-ce que c'est bien praticable en vélo ? Vu les prix à la location je pensais en acheter d'occasion et les revendre avant de partir est-ce faisable ?
Enfin je pars après une dizaine de jours à new york tout seul mais là il y a beaucoup d'infos je crois que je vais savoir comment m'occuper...
Merci d'avance pour vos reponses.
Je pars deux semaines au quebec en juillet avec ma mere, une semaine à montréal et une semaine à quebec. Je lis un peu les messages sur le sujet mais il y en a beaucoup c'est pas simple de faire le tri. Qu'est-ce qui est le plus interressant de visiter dans ces villes ? On aimerait aussi faire quelques excursions à la campagne, mais est-ce que c'est possible sans voiture ? Où est-ce que ce serait le mieux pour faire du kayak ? Est-ce qu'il y a moyen de faire une balade en ferry depuis quebec vers la mer ?
Je pensais aussi faire du vélo dans ces deux villes pour nous deplacer. Est-ce que c'est bien praticable en vélo ? Vu les prix à la location je pensais en acheter d'occasion et les revendre avant de partir est-ce faisable ?
Enfin je pars après une dizaine de jours à new york tout seul mais là il y a beaucoup d'infos je crois que je vais savoir comment m'occuper...
Merci d'avance pour vos reponses.
Manille ou Bangkok en octobre? English translation pending
Bonjour mickael 19 ans bientot, amoureux de voyage, voilà 5 moi que je suis en afrique, et c mortelle mai bon mon coeur est en asie, et je planifie de prendre des vacances en octobre de cette année et j'hésite entre deux ville bangkok et manille, j'ai déjà était 7 fois au philippines donc je connais très bien, ma petite amie est là bas, j'adore ce pays de rêve, je me sens bien là bas et de l'autre côté le rêve de ma vie la thailande je ne sai pas quoi faire, au philippines je connais tout et au fur et a mesure que j'y vais je me sens de plus en plus heureux, mais j'ai decouvert un côté assez aventurier en venant en afrique donc j'hésite encore pour la destination, donc thailande ou philippines ????
AIDEZ MOI
AIDEZ MOI
Escales de croisière à Agadir et Casablanca English translation pending
L'un de vous a-t-il fait ces escales lors d'une croisière ? Je compte les faire avec le nouveau Norwegian Gem. Mais j'ai eu des échos négatifs concernant ces escales, d'après certains il vaut mieux carrément rester sur le bateau à Agadir...
Se rendre à La Désirade (Guadeloupe) English translation pending
Bonjour,
Je vais venir passer une semaine en Guadeloupe et veux me rendre à La Désirade. Comment faire pour y aller en avion ? et en bateau ? Combien de temps cela prend il et combien çà coûte ? Merci
Je vais venir passer une semaine en Guadeloupe et veux me rendre à La Désirade. Comment faire pour y aller en avion ? et en bateau ? Combien de temps cela prend il et combien çà coûte ? Merci
Bivouac / camping sauvage en Provence-Alpes-Côte d'Azur English translation pending
Bonjour,
Connaissez vous un endroit sympa où il est possible de faire un bivouac (camping sauvage) en PACA sans difficulté?
merci beaucoup
marc
Connaissez vous un endroit sympa où il est possible de faire un bivouac (camping sauvage) en PACA sans difficulté?
merci beaucoup
marc
Manger chez un Indien English translation pending
Salut a tous!
Tout d'abord happy tamil new year!
Nous nous posons quelques questions car nous avons ete invite pour la premiere fois a manger chez un Indien que nous connaissons bien puisque nous allons travailler avec lui pendant 6 mois. Nous ne connaissions pas trop leur culture et leur coutume a ce sujet et nous nous sommes demande si nous n'avions pas fait quelques erreurs. Savez vous s'il est bien vu d'amener quelques chose (un cadeau)?? Et a qui? Plutot pour la femme, l'enfant ou pour le mari?
Ensuite nous avons manger alors qu'eux nous regardaient tout en nous expliquant ce que l'on mangeait! A la fin du repas, nous continuames a parler quelques instants mais ils avaient l'air d'attendre que l'on debarrasse ou que l'on partes. Alors faut il debarrasser sa vaisselle des la fin du repas puis s'en aller?? (ce qui est evidemment tres impoli en France) C ce que nous nous sommes demander car la femme a debarrasser puis nous ont fait assoir dans le canape et ils ont mange a leur tour. On sentait comme un climat d'incomprehension les uns envers les autres mais nous n'avons pas oser demander s'il fallait kon parte car cela nous semblait tres impoli et c sur kil nous aurait dit de rester!! Dc nous sommes parti environ 1/2h apres qu'il aient fini de manger.
Merci d'avance de nous eclaircir et de nous raconter vos diverses experience a ce sujet.
Freddy et Maud
Tout d'abord happy tamil new year!
Nous nous posons quelques questions car nous avons ete invite pour la premiere fois a manger chez un Indien que nous connaissons bien puisque nous allons travailler avec lui pendant 6 mois. Nous ne connaissions pas trop leur culture et leur coutume a ce sujet et nous nous sommes demande si nous n'avions pas fait quelques erreurs. Savez vous s'il est bien vu d'amener quelques chose (un cadeau)?? Et a qui? Plutot pour la femme, l'enfant ou pour le mari?
Ensuite nous avons manger alors qu'eux nous regardaient tout en nous expliquant ce que l'on mangeait! A la fin du repas, nous continuames a parler quelques instants mais ils avaient l'air d'attendre que l'on debarrasse ou que l'on partes. Alors faut il debarrasser sa vaisselle des la fin du repas puis s'en aller?? (ce qui est evidemment tres impoli en France) C ce que nous nous sommes demander car la femme a debarrasser puis nous ont fait assoir dans le canape et ils ont mange a leur tour. On sentait comme un climat d'incomprehension les uns envers les autres mais nous n'avons pas oser demander s'il fallait kon parte car cela nous semblait tres impoli et c sur kil nous aurait dit de rester!! Dc nous sommes parti environ 1/2h apres qu'il aient fini de manger.
Merci d'avance de nous eclaircir et de nous raconter vos diverses experience a ce sujet.
Freddy et Maud
Scène musicale et théâtrale: la meilleure ville canadienne? English translation pending
Hello, je pars très bientôt au Canada avec mon PVT. Je commence par un boulot en Gaspésie, et après j'ai vraiment envie de vivre dans une grande ville canadienne pour essayer de percer, que ce soit musicalement, théâtralement ou cinématographiquement. Je suis fou de théatre et de cinéma, je suis des cours de théatre depuis toujours et je n'ai qu'une envie : tenter le plus d'auditions possibles et essayer de me lancer dans ma passion (tout en gardant les pieds sur terre évidemment).
Quelqu'un a une idée ? Entre Montréal, Québec, Toronto et Vancouver, par exemple ? J'ai déja été à Québec et j'y suis resté deux mois et demi, j'ai tout simplement adoré la ville et les environs, mais est-ce le bon endroit pour vivre sa passion pleinement ?
Merci !