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Retour de New York English translation pending
by Ondine14 · 2009-11-10 · 28 replies
Nous sommes rentrés de New York (9 jours logés à Times square) et pouvons donner tous les conseils que vous souhaitez avoir. Ondine 14
Passage de quatre jours à Paris avec deux enfants English translation pending
by Ninistef · 2009-10-13 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons à Paris du 24 au 28 octobre, avec nos 2 enfants, 9 et 11 ans. Hotel réservé place d'italie. Voici le programme : Jour 1: Arrivée TGV 11h30 aprés midi : promenade bâteaux mouches, visite tour eiffel

Jour 2: château de Versailles, dernier jour des grandes eaux ( choix de ma fille)

Jour 3: Matin musée du Louvres Aprés midi ?

Jour 4: Cité des sciences ( Choix de mon fils, billets réservés)

Jour 5: Départ TGV vers 17h Auriez-vous des suggestions pour cette dernière journée ?

Auriez-vous aussi des adresses pour manger pas trop cher, dans des lieux sympas prés de nos visites? Ou d'autres idées de choses à faire avec les enfants ? Merci pour votre aide. Une marseillaise qui monte à la capitale!
New York: réserver un spectacle à Broadway? English translation pending
by Texas42 · 2009-09-09 · 28 replies
Bonjour ! Je pars pour un ptit séjour à New York début octobre ! Est-ce une bonne idée que de voir un spectacle à Broadway ??? Faut-il réserver avant et sur quel site ? Les réservations sont elles possibles sur place ?? Bref, vous avez compris, je ne sais pas du tout ce qui est le mieux !!! Les conseils sont donc les bienvenus !!!
Retour d'une dizaine de jours à La Paz English translation pending
by GC75 · 2009-04-23 · 9 replies
j ai profite de ce forum donc a moi de donner mes bons plans. j ai passe une dizaine de jours a la paz qui est une ville geniale: les marches, l ambiance, les differents quartiers, l amabilite des gens et la beaute des alentours...

cote pratique, nous avons choisi le milton sur conseil de colistiers et je ne le regrette pas. Nous avons paye 120 bol (environ 12 euros) la chambre double avec sdb avec eau chaude au gaz (precieux a la paz) et petit dej americain. L hotel est gentiment desuet, le personnel adorable et la terrasse offre une vue exceptionnelle sur La paz. L hotel est un peu plus cher que les traditionnels petites hotels de la Sagarnaga mais bcp plus confortable. Les restos: le comedor popular pour els fauches ou ceux qui ont l estomac plutot solide. Un super italien tout maison Pizza et pasta ds la sagarnaga dans une galerie apres l hotel maya. ne paie pas de mine mais tout est casero (au royaume des restos pour touristes, c est appreciable) et les deux dames adorables. Pour des restos plus chics, c est du cote de sopocachi, quartier ou il faut de toute facon aller pour ne pas rester ghettoise dans le centre: Swiss fondue, excellent. Un japonais dont j ai oublie le nom ou l on mage des sushis de truite. La comedie est pas mal sans plus. Excellents gateaux au salon de the allemand aps loin de l alliance francaise( desolee pour al memoire edfaillante mais ces adresses sont en general ds les guides dc vous trouverez). De la Paz, facile de se rendre au lac Titicaca (5h), a sajama (exceptionnel, mais aps si facile en fait, depend du temps a remplir le combi a El alto (nous ce fut 7h). Chacaltaya (1h), tiwanaku (2h). Aucunmenet besoin des agences pour tout ca. Excellent endroit pour faire du shopping egalement: allez trainer dans les marches au dessus du quartier touritique: on y trouve de tout, c ets fascinant. Cote textile: tout se concentre adns la rue des sorcieres et Linares. Attention au faux alpaca. Il existe des boutiques de commerce equitable ou on ne negocie pas mais la qualite est au rdv et ces magasins font vivre diverses communautes du pays. De toute facon, on voit d emblee la difference. Nous sommes actuellemt au Perou et il est tres clair qu il vaut mieux faire ses emplettes et cadeaux en Bolivie. Si vous avez besoin d envoyer des colis, idem. Poste locale, ca fonctionne. Nous avosn egalement fait l ascension du Huayna Potosi. Pas si difficile (premiere haute montagne pour nous) a condition de s acclimater (ce qui ne signifie pas buller 3 jours a La paz): allez marcher a chacaltaya (facile mais pas tres joli), Sajama (magnifique) histoire de monter et descendre entre 4000 et 5000 avant. Apres avoir fait le tour des agences de la Sagarnaga qui proposent l ascension en 3 jours a 120-140 dollars environ (en dessous, ca devient franchement inquietant), on a beaucoup tergiverse et finalement decide de partir avec un vrai guide de montagne parce qu on est quand meme a 6000m. On est donc partis avec Jaime qui fait partie de la ssociation des guides de montagnes qui nous a pris a peine plus cher que les les agences. C est un professionnel et pas un guide cuisinier comme dans les agences ou seuls les patrons sont officiellemnt guide et l argent lui revient directement alors que les guides des agences n en touchent qu une infime partie. son mail: jaime_quispe2003@hotmail.com On lui fait de la pub mais de toute facon, lui ou un autre, allez voir l asso des guides de montagne.
http://www.agmtb.org/ Profitez bien de cette ville geniale.
Bonnes adresses pour le petit-déjeuner à Times square-New York? English translation pending
by Holstein · 2009-04-16 · 4 replies
Bonjour, S'il vous plaît, connaissez-vous une (des) bonne adresse pour petits-déj. à Times square. Merci pour vos éventuelles réponses. Cordialement. Holstein.
Choix d'hôtels pour un voyage aux États-Unis en juillet 2009 English translation pending
by NacerH · 2009-04-04 · 6 replies
Bonjour, Je parts au U.S.A le 6 juillet mais, j'ai trouvé des billet beaucoup moins chère a partir de Londres (je pars en Eurostar) je vait donc y passer une nuit dans un hotel pas très chère près de l'aeroport de London Heathrow, j'ai trouvé l'easyhotel pas très chère et assez interessant car il a une navette pour l'aeroport si quelq'un a une meilleure adresse ou a plus d'infos sur cette hotel merci de me les donner. Le lendemain je prends l'avion pour New-York ou j'atterirai a l'aeroport de Newark et puis je compte m'installer à L'Amsterdam Court Hotel près de Times Square je voudrais savoire si quelqu'un y est deja aller et si quelqu'un a des infos sur cette hotel, je repart le 9 juillet pendant ces 4 jours je voudrai des conseils pour faire des truc sympa comme central parc, match de sport, comédie musicale...etc . Par la suite je partirer a San Francisco ou je resterer jusqu'au 12 juillet je n'est pas encore choisi mon hotel donc je voudrai bien des aides sur les hotel et truc a visiter. Puis je compte aller quelque jours a Los Angeles quelque jour je voudrai des infos sur cette ville . Par la suite je voudrai aller a Las Vegas vos infos son les bienvenus surtout pour le shopping genre : Abercombie, American Apparel, Ralphe Loren ...etc.Ensuite j'aimerai bien descendre vers la frontiere mexiquaine et passer quelque jours en San diego et ensuite remonter a L.A et prendre l'avion pour Londres.

Mercii, d'avance pour vos infos et conseil 😏 !
Que faire à Atlanta? (États-Unis) English translation pending
by Catherine56 · 2009-01-06 · 9 replies
Je pars quelques jours dans la région d'Atlanta en avril prochain, et je ne trouve pas beaucoup de renseignements sur cette région des Usa : est-ce-que quelqu'un connaîtrait bien cette ville et ses alentours ?

D'autre part, l'un d 'entre vous a t-il passé le 31 décembre à New York? C'est 1 de mes projets, mais les hotels sont très chers, alors cela en vaut-il vraiment la peine?

Merci pour vos réponses .
La coût du blocage des aéroports de Bangkok English translation pending
by Envallis · 2008-11-28 · 27 replies
Salut à tous

je viens de lire que le coût du blocage (et donc la fermeture) des aéroports de BKK (en particulier Suvarnhabumi) est estimé à 3 milliards de dollars !!! 🤪

Ce blocage c'est vraiment du grand n'importe quoi. La Thaïlande est en train de se tirer une balle dans le pied... Sad but true 😕

Quand je pense que j'y étais il y a encore quelques jours et que c'était merveilleux... Les thais donnent actuellement une bien mauvaise image de leur pays qui doit bien moins faire réver depuis une semaine... Où est parti le Pays du Sourire ?
Endroits à visiter à Genève? English translation pending
by Stardan · 2008-06-13 · 50 replies
Bonjour, Voilà je vais en vacances cet été comme beaucoup de onde et au retour j'aimerai passer une journée par Genève car je ne serai pas loin. Sauf que je ne connais pas du tout ! Bon comme c'est que pour une journée et peut étre une nuit (même surement) j'éviterai d'avoir a payer la fameuse vignette autoroute! J'arriverai certainement par Annemasse, en plus il y a un Formule 1 donc pour passer une nuit c'est largement suffisant. Sinon pour ce garer en voiture pas trop galère ? il y a surement des parking ? lol ! Sans trop rentrer dans les détails que me conseillé vous de vister ? Voilà pour la 1ère série de question, d'autre suivrons surement. Amicalement
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Retour de l'Hôtel Sirenis la Salina English translation pending
by Ninicool · 2008-03-23 · 7 replies
Bonjour la gang,

Comme promis voici mon résumé sur notre voyage au Sirenis la Salina à Cuba. Il y a des points forts et points faibles comme dans tous les voyages. Pour commencer disons que ça très très très mal parti. Je crois que tout le monde a lu et entendu les vols annulés lors de la tempête du 8 mars. Voilà nous étions sur le vol de Canjet qui devait partir de Montréal le 8 mars à 6h45. À notre arrivée au guichet Canjet à 3h45 le préposé, nous avise qu'il y a un retard d'une heure et que le vol se fera à 7h45. Bon, une heure c'est pas si pire. Mais là, à partir de 7h45 ça commence à se corser. Ensuite le vol est reporté à 10 heures pour bris d'avion. Un gars est parti à 2 heures du matin en voiture à Toronto chercher une pièce d'avion. Vu que l'aéroport de Toronto est fermée à cause de la tempête il n'y a pas de vol. Et là il reporte le vol à 13 heures et ainsi de suite. Quand enfin nous aurions pu quitter, la tempête faisait rage, alors ils ont annulés les vols. Et là, commence la plus grosse comédie jamais vécu par une gang d'amateurs. Ils sont environ 5 personnes de Canjet et là-dessus je crois qu'il n'y a qu'une fille qui a l'air à prendre ça au sérieux. Les autres se mangent les ongles dans les coins en espérant qu'ils ne seront pas vu. Il y a un employé qui nous raconte n'importe quoi et qu'ensuite il dit qu'il c'est trompé et il nous dit autre chose. Par exemple pour les gens de Montréal il y avait des billets de taxi. Sauf qu'il y a seulement 4 taxis pour l'aéroport avec une attente de 4 heures !!! il était 10 heures le soir et nous avions un vol de prévu pour 5h50 le lendemain il fallait être revenu pour 4 heures. Nous avons dormi à l'aéroport et c'était vraiment pénible. Ils ont fermé les restos et les bars, gentil n'est-ce-pas?

Le lendemain le 9 mars nous étions tous au rendez-vous à 4 heures pour notre vol de 5h50. Tous sauf l'équipage!!!! Cette charmante équipe ne sont arrivés qu'à environ 8 heures !!! Avant que tous le monde soit monté à bord et bien disons qu'il devait être 9h30 - 9h45. Là, ils nous disent qu'ils doivent faire un tour de piste pour vérification du système. Malheureusement, il y a un problème avec le dégivreur d'un moteur et on doit retourner à l'aérogare!! Je peux vous dire là que nous étions tellement découragé, fatigué et épuisé que nous étions certains que le voyage était foutu. Enfin de compte ils ont envoyé une équipe de mécanos à l'avion et là à commencer la promenade entre le moteur et le cockpit. Je peux vous dire que tout cela n'est pas très rassurant, surtout quand les représentants ne sont même pas capable de nous informer. Vers les 11 heures ils nous annoncent que tout devrait être correcte mais qu'ils doivent mettre le système à "reset" et qu'ensuite ça devrait être bon. Nous avons enfin décollé à 11h15 et non sans une certaine angoisse.

Enfin arrivée à l'hôtel. Checkin privé au salon de Nolitours pour Groupe Caméléon. Une autre tuile nous tombent dessus, ils ont donné nos chambres au gens qui devaient arriver après nous mais qui sont arrivé finalement avant nous. Là tout le monde est perdu ils ne trouvent pas nos noms sur les listes. Nous avons attendu environ 1h30 pour avoir enfin nos chambres. Vite une douche. Nous étions 4 et avions demandé des chambres communicantes au 3e étage avec vue sur la mer. Nous avons eu 2 chambres dans le bloc 30 qui n'est pas Caméléon, elles n'étaient pas communicantes mais elles étaient au 3e étage et nous avions vue sur un coin de mer et sur une route en construction. Mais nous les avons gardé, là de toute façon nous n'avions même plus l'énergie de se battre. Nous ne l'avons pas regretté par contre. C'était super calme. Les chambres sont très belles et très grandes. Notre femme de chambre était très gentille. Les cartes magnétiques sont assez capricieuses. Ne les mettez pas avec vos MP3 et les autres appareils car elles se démagnétisent très facilement.

Le site est beau et super grand. Pour nous marcher ce n'était pas un problème et même à l'occasion nous avons pris un petite voiturette. Il y en a beaucoup qui passent et souvent ils nous demandent si nous voulons monter. Les spectables sont bons et l'animation était bien.

Le plus gros problème à notre avis concerne le service. Pour ce qui est de la nourriture nous, nous avons bien mangé. Les choix se répètent par contre il n'y a pas une grande variété. Pas de fruits frais et pas de légumes frais non plus. C'est la première fois que je vais en voyage et qu'il n'y a pas de fruits frais. Mais où sont-ils ?? Pour trouver une assiette propre il faut souvent en trier environ une dizaine. Et quand les plats sont vides ils ne sont pas remplis immédiatement cela peut prendre souvent des dizaines de minutes. Concernant le gros buffet, il y a beaucoup de bruit c'est comme une immense cantine d'école secondaire. Pour le déjeûner nous avons essayé le resto qui est au dessus de la piscine avec la grotte. Il y a un petit buffet pour les fruits, le lait, les céréales etc. mais il prépare les oeufs et les crêpes à la carte. Pour le peu de fois que nous avons pu y aller c'était bon. Un matin mon fils et sa copine ont dû changer de resto après 20 minutes d'attente, parce que personne n'était venu prendre leur commande et même ils faisaient comme s'ils n'existaient pas. Cela arrive parfois. Nous avons dîné au buffet sur le bord de la plage mais c'est assez spécial. Nous sommes environ 20 personnes qui attendent pour un hamburger (il y a presque juste ça) le cook arrive avec 4 boulettes il les mets sur sa grill et les fait cuire et les distribues au 4 premier. Ensuite il repart vers la cuisine et revient avec ... 4 boulettes et ainsi de suite !!! Je sais que nous sommes à Cuba mais quand même, il y a des limites.

Les piscines sont magnifiques mais guetté vos serviettes. Nous sommes partis environ 5 minutes chercher un drink sous la grotte et quand nous sommes revenu il manquait une serviette. Nous avons dû garder nos serviettes de plage trois jours consécutifs parce qu'ils en avaient pas. Il y avait même des gens qu'ils avaient apporté sur la plage leurs serviettes de salle de bain.

Nous avons quand même passé de très belles vacances. La chaleur et le soleil étaient au rendez-vous pendant 12 jours (oups c'est vrai 11 jours). Si vous voulez des palaps il faut se lever à 6 heures à 6h30 il est trop tard déjà. Il y en a si peu. Il y a environ 10 palapas de commencer sur le terrain. Les bâtis sont là mais personne ne les tressent. Tout ça se résume par un manque flagrant de personnels. Ceux qui sont là, la plupart font tout leur possible mais il n'y a pas de miracles. Ils ne sont pas tous souriants et que non.

Si vous avez des questions ne vous gênez pas et je tenterai d'y répondre.

Ninicool
Spectacle à Las Vegas English translation pending
by Elocin · 2008-03-23 · 11 replies
bonjour à tous 😉,

dans notre périple aux usa en juillet-aout prochain, on passe par las vegas et on voudrait voir un spectacle, d'après l'avis de

bcp d'entre vous, le cirque du soleil semble bien, mais je suis embetée car on l'a vu qd il était en tournée en france, il y a qq

années, c'était super mais est-ce le meme genre à vegas ?

si certains ont vu le cirque du soleil en france et à vegas, j'aimerais votre avis 🤪..

il semble que "le reve" soit bien aussi ...autres avis ???? on cherche 1 spectacle tout public, on a 2 ados de 15 et 17 ans

pensez-vous qu'on puissse trouver des places de spectacle sans résa sur place?? et si oui, où ?

si qq'un a un bon plan pour des réduc, à 4 ça fait vite 1 budget conséquent !!..

merci à tous -😏
Assurance rapatriement pour le Sénégal English translation pending
by Lematin1 · 2008-03-12 · 4 replies
Bonjour,

Je suis appelé à résider, à titre privé, au Sénégal durant des périodes plus ou moins longues. Je souhaite bénéficier d'une assurance rapatriement en cas de problème sérieux (maladie, accident, ...)

Où puis-je m'adresser et quel coût faut-il compter ? Merci de vos réponses.

Yves
New York avec un adodescent English translation pending
by Lokid · 2008-03-10 · 6 replies
Bonjour à tous,

Départ le 17 avril pour New york avec mon fils de 17 ans. Nous y sommes déjà allés un week end il y a 5 ans. Là on reste une semaine et j'aimerai trouver des idées un peu originales pour l'occuper car à cet age là c'est pas toujours facile des les intéresser. Donc si quelqu'un à des idées ou une expérience à me faire partager, merci d'avance de votre aide.

Bonne journée
Pièce de théatre à Broadway (New York) English translation pending
by Mathiou49 · 2007-12-11 · 10 replies
Bonjour,

Je voulais avoir vos conseils sur quelle pièce de théatre allé voir à NY (Broadway) durant ces vacances de noël ? Je sais que les prix sont assez chère et je ne voudrais pas me tromper... il y en a tellement.

Merci d'avance. Biz
Touristes à Delhi English translation pending
by Pluuume · 2007-11-19 · 15 replies
Bonjour a tous !

Je suis arrivee a Delhi il y a 2 jours. Je voyage en Inde avec mon copain pour 2 mois. Le premier jour, nous nous sommes fait balader par les taxis et rickshaws dans toutes les agences de voyage de la ville :) Tous nous disaient etre des offices du tourisme et nous conseillaient de quitter la ville en leur achetant des billets de bus, parce comme il y avait soit disant une foire en ce moment, tous les hotels etaient pleins (en fait, ce n'est pas du tout le cas). Ils jouaient tous tres bien la comedie. Plein de gens aussi dans la rue nous ont donne des renseignements completement faux. Pourquoi ?

Je voudrais avoir votre avis et vos temoignages concernant la question suivante : Hier, nous avons decide de visiter le fort rouge de Delhi et toutes les 10 minutes quelqu'un nous demandait a nous prendre en photo, a nous serrer la main, ou nous prenait en photo sans nous demander (de facon pas trop discrete). Souvent, ils rigolaient tous ensemble apres. Dans la rue, un groupe de garcons est meme venus nous voir, nous a serre la main, un par un, et fait chacun une accolade, avant de disparaitre. Est-ce que cela vous arrive aussi ? Pourquoi ces gestes ? Sont-ils amicaux ou se moquent ils de nous pour quelque chose qui nous echappe ?? Nous avons pourtant des looks tres passe-partout...

Merci pour vos reponses !
Le pre-paid taxi à l'aéroport de Delhi English translation pending
by Yokatai · 2007-11-14 · 38 replies
Bonjour, A mon premier sejour en inde, en octobre de cette année, j'achete un pre paid taxi. Je donne 300 R, on me rend 20 R au lieu de 30 R. Je m'en rend compte qu'apres.

Je reviens en inde (hier), et la meme chose, je donne 300 R, mais juste avant de quitter le comptoir, le souvenir de la premiere fois revient et là je demande de suite de me rendre ma monnaie en montrant ma colere de voir le bureau Pre Paid où il y a ecrit en grand "We want you safe" arnaquer les voyageurs qui n'ont pas toute leur tete apres plusieurs heures de vols et souvent une nuit blanche.

J'attends mon prochain retour en inde en janvier, là je lui saute au cou du vendeur s'il ne me rend pas la monnaie, je previendrais les flics et ferait une bonne comedie de scandale à voix haute pour lui faire la honte et tanpi si c'est mechant et qu'il perd sa place.

A noter qu'il n ya pas que l'inde qui ne rend pas ou mal la monnaie. J'ai pu voir cela en Pologne et Oman. C'est dans tout les pays, et plus particulierement pays à faire salaire.
Trajet de La Havane à Cayo Coco? English translation pending
by JackDaniels · 2007-11-02 · 19 replies
Salut

Le 7 décembre prochain je vais prendre pour épouse Yudeisy ma fiancée et nous projetons de faire notre voyage de noces au Melia Cayo Coco du 10 décembre au 20 décembre. Je me demande comment faire avec le gros bon sens le trajet de La Havane à Cayo Coco. De mémoire au point de contrôle près de Morón il n'est pas possible de continuer la route sauf si en véhicule officiel comme le taxi national. Un vol intérieur de La Havane a Cayo Coco je ne sais pas si ça existe mais ça serait probablement hors de ma fourchette de prix. Idéalement je pense à prendre l'autobus comme l'Astro ou Viazul (Quelques chose d'abordable si évidemment cela est possible) de La Havane jusqu'à Morón. Et de là prendre le taxi national jusqu'au Melia. Je voudrais aussi préparer tout cela avec le moins de perte de temps une fois arrivé à Morón.

J'ai pensé que peut-être quequ'un sur le Forum ici pourrait m'aider.

Voilà à peu près ma préoccupation

Jack
Bollywood party à Lille le 30 juin 2007 English translation pending
by Mandms · 2007-06-14 · 7 replies
de 11 à 20 heures

dans le parc de la mairie de quartier de Saint Maurice Pellevoisin (proche du metro Saint Maurice Pellevoisin)

Au programme

carrom,

danse indienne (bollywood),

conference (voyage au cœur de l’Inde),

association humanitaire,

artisanat,

henné,

snack (chapati et samoussa),

boissons,

repas indien complet a 7 euros sur reservation.
Hôtel Turquoise à Side English translation pending
by Yves221 · 2007-01-24 · 15 replies
Bonjour,

Je vais passer mes prochaines vacances en Turquie à l'hôtel Turquoise à Side. Avez-vous des infos et/ou des photos à me communiquer...

Merci

Yves
Hôtel Bavaro Princess à Punta Cana English translation pending
by Justjack · 2006-06-02 · 20 replies
Bonjour à tous !

J'ai lu énormément de bonnes choses sur cet hôtel et je suis heureux de l'avoir choisi et de partir dans 15 jours ! J'ai hâte ! C'est la première que mon ami et moi partons en voyage formule tout inclus, sommes nous bien pris en charge dès notre départ de Paris et à notre arrivée sur place ? (Nous partons avec Marsans)

J'ai lu qu'il y avait des animaux en liberté près des bungalows, y'a t-il des serpents ? La plage de l'hôtel est-elle aussi belle que sur les photos ? Comment les chambres sont-elles exactement ? Y'a t-il des endroits où l'on peut pratiquer le naturisme pas très loin ? En dehors des 3 repas de la journée, peut-on réellement grignoter et boire à volonté ?

Mon ami et moi souhaitons vraiment être tranquille sur place, éviter les animations, les cours d'aquagym ... est ce que ce sera possible ?

Je vous remercie d'avance pour vos réponses, les vacances sont sacrées pour moi et j'aimerai que tout se passe bien .
Langue universelle? English translation pending
by Deniol · 2005-09-01 · 49 replies
Bonjours à tous, je vais réalisé le 1 avril 2007 une traverser de l'Europe et de l'Asie en mobylette, et j'ai entendu parlé d'une langue universel mais je ne me rappelle plus comment elle s'appelle. Si vous pouvez m'aidé en me disant le nom et des lien web je vous en serai reconnaissant.
Enregistrement de visa en Russie English translation pending
by Discus · 2005-08-17 · 9 replies
Bonjour! J aurais un besoin urgent de l aide des routards qui sont parvenus a percer les mysteres de l enregistrement du visa une fois en russie, voici ma situation: je suis arrive il y a 10 jours chez des amis russes, comme je m y suis pris un peu tard pour leur demander la fameuse lettre d invitation et pour leur eviter toutes les tracasseries afferentes a ce document j ai fais faire un voucher touristique par l agence Visa to Russia.

Jusque la pas de probleme j obtiens mon visa mais une fois en russie la comedie commence.... Comme je ne reste pas a l hotel (mes amis habite pres de Samara a 1 jour de moscou et m hebergent) je me rend a l OVIR et apres avoir finalement identifie le bureau que je crois competent ce qui m a pris plusieurs jours entre la recherches des horaires et les interminabables files d attentes au milieu de Russes aussi desesperes que moi pour glaner le moindre renseignement, sans parler de la fonctionnaire qui m envoi ballade parce que sois disant on enregistre pas les touristes a l OVIR, contredite 3 jours apres par une autre. Bref apres tout cela on m a envoye dans un autre bureau parce que celui du centre ville ne traitait pas des gens habitant dans la peripherie. Aujourd hui finalement je trouve le bon batiment paume a l autre bout de la ville, le bon bureau parmis les 20 du couloir, a la bonne heure pour une fois parce que comme personne ne repond jamais au telephone il faut venir au hasard, et apres une heure et demie d attente j accede au saint des saint: le bureau du fonctionnaire, deja dans la file j ai eu un mauvais pressentiment en voyant les tonnes de paperasses qu avaient les autres sous le bras mais bon je me suis dit qu apres tout j etais un simple touriste ne restant que 15 jours, pas un ouzbek m installant definitivement en russie comme la majorite des autres. Donc je rentre avec respect et crainte dans le bureau et la, misere, le fonctionnaire a qui je tend mon pauvre passeport et une petite lettre de l agence me regarde d un air rejouis en me sortant une liste de papiers a presenter longue comme le bras (attestation d hebergement, declaration de presence au bureau de police local, formulaire adequat correctement remplis (en russe est t il besoin de le preciser ?et bien sur je ne connais que 2 ou 3 mots dans la langue de Tolstoi) et le plus drole de tout une fois que j aurais reunis tous ca il me faudrait egalement avant d oser me representer devant lui les avis favorable des bureau 212, 213, 214, 215 et 216.... Et evidemment acheter quelques part dans la ville les bons formulaires parce que l adminitration ne les fournis pas (manquerais plus que l adminitration fournisses les formulaires adminitratifs!Et puis quoi encore!!!;-)

Bon donc apres un moment de franc decouragement et un vrai sentiment de solidarite pour les malheureux russes qui font la queue pour des tampons vitaux et des document indispensables je me retrouve sans enregistrement et j ai abandonne l idee de l obtenir ici...

Vous savez ce que je risque a la frontiere si je n ai pas ce fameux tampon, je sais que c est grave mais a quel ponut(tout en sachant que jamais je n aurais de quoi paye l amende qui va avec son abscence?), et si je passe une ou deux nuit dans un hotel ca sera suffisant? mon sejour dure en tout 3 semaines)

Merci d avance!!!!
Faut-il aller en Inde? English translation pending
by Mart888 · 2005-08-10 · 131 replies
je suis allé quelques instants sur le sur mIRC sur le channel india et j'ai parlé à une fille de Delhi qui n'a pas cessé de me décourager d'aller en inde, que c'est mauvais pour le peuple, etc... Q'en penser vous? Le peuple nos acceptent parce qu'on amène de l'argent, uniquement? Eli svp répond moi !!
taxe aéroport au départ de Delhi vers Paris? English translation pending
by Claire2005 · 2005-04-07 · 11 replies
j'ai pas encore atterri que déjà je pense au retour ! si qqun peut me dire le montant de la taxe à payer à l'aéroport au moment de partir... j'ai eu des infos contradictoires...

merci
Avion ou TGV pour Londres? English translation pending
by StethoJones · 2004-08-30 · 3 replies
Bonjour, je souhaiterais partir pour 4/5 jours à LONDRES du 9 au 12 Novembre 2004. Quel est le plus pratique (et avantageux, côté finances...), sachant que j'habite Bordeaux: l'avion ou le TGV? Pour ce qui est du logement, les auberges de jeunesse ou les bed and breakfast? Je préfère mettre un peu plus cher dans le logement, et être près du centre, ceci pour avoir moins de transport. Marcher ne me dérange pas trop, même sous la pluie...

Que prévoir comme vêtements, justement? Et pour finir, qu'est-ce qui est incontournable pour une première rencontre avec LONDRES?

Merci à toutes et à tous. (Coéquipier, coéquipière bienvenue)

JiBi
Trajet Corée du sud - Corée du nord English translation pending
by Jcrennes · 2004-08-09 · 13 replies
bonjour

y a t il un moyen d'aller de corée du sud en corée du nord?

si oui, combien ça coute? que peut on visiter? est ce que ça vaut vraiment le coup?

merci de votre aide

JC
The Island of Pelops
by UnaMilanese · 2024-10-11 · 15 replies
October 7, 2023, is a sunny day in Milan. Since morning, in this light, I’m WhatsApping with Afrooz in Tehran, and I decide to call her. A lively, joyful conversation—French with that Farsi accent becomes a wonderful language. Suddenly, everything feels possible. Isfahan, Shiraz, Damavand, Yazd, Yazd, Yazd—a delicious word savored endlessly—become within reach. Iran, so longed for, is finally here. Pure joy, absolute enthusiasm. Six months to plan and relish a trip before living it.

Then I open *Le Monde*.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Frozen. Empty. No. We decide to wait, not to give up right away, pretending to believe—just a little, just to keep from collapsing—that with this wretched human race, the worst isn’t necessarily certain. It is.

So... meh, Madeira? The Azores? Uzbekistan (a pale substitute)? New Zealand? Greece. Again, always. Nestling into the only European promise we’ve been given. Indulging in illusions, for the pleasure of it.

So, train from Milan to Ancona (9 AM–12 PM), a typically Marchigiano lunch (Italy is paradise for food lovers), a stroll through the city, then at 4 PM boarding the *Olympic Champion*. Arrival in Patras the next afternoon, car rental, and off to Lepanto—Nafpaktos today—to reminisce about glorious victories and pay tribute to Cervantes, who lost a hand there before writing.

That’s the plan, anyway. The train is unusually on time. The ferry, replaced in the meantime by the *Hellenic Spirit* (why not? Even if it’s less suited to the season), is 3 hours late, then 4, no 5, then finally 6—oh wait, 7. And on top of that, it’s pouring rain in Ancona, and the port waiting room closes at 6 PM. Great...

At 11 PM, the ferry’s lights emerge in the pitch-black night. We jostle through the downpour, board, and sleep well in a cozy cabin with the white noise of the engines. Then:

23 hours of rest. Of forgetting.
La SNCF aime-t-elle le vélo? English translation pending
by Parigino · 2020-06-17 · 200 replies
Bonjour à tous

Cyclo de fraîche date, j'ai pour ambition d'amener mon vélo de Paris à Nice fin août et de démarrer mon voyage là-bas. Je pensais qu'il serait assez simple de trouver une place dans un train (quitte à payer un supplément). Comme j'étais naïf !! Je découvre qu'il n'y a absolument rien. L'alternative serait de démonter mon vélo et de le mettre dans une housse, sauf que la SNCF ne prête pas de housse. Or, sachant que je repartirai de Nice à vélo, je n'ai aucune intention de me trimballer une housse.

Bref, quelle solution voyez-vous ? Enchaîner les TER et mettre 2 jours pour aller de Paris à Nice ? Prendre l'avion, et tant pis pour la planète ?

Je suis à l'écoute de vos idées, mais vraiment je tombe de haut.

Merci !

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