Langue universelle?
by Deniol
This discussion is in French, the community’s main language.
Original post
Bonjours à tous, je vais réalisé le 1 avril 2007 une traverser de l'Europe et de l'Asie en mobylette, et j'ai entendu parlé d'une langue universel mais je ne me rappelle plus comment elle s'appelle. Si vous pouvez m'aidé en me disant le nom et des lien web je vous en serai reconnaissant.
C'est avec le changement que la vie prend tous son sens.
http://www.deniol.com
Une langue universelle qui puisse te servir dans tous les pays d'Europe et d'Asie?
Je ne vois que l'anglais.
L'esperanto peut-être? Tu risques d'avoir du mal à trouver les locuteurs dans la rue.
Le langage du sourire peut-être? Ca ça marche presque partout oui.
Je ne vois que l'anglais.
L'esperanto peut-être? Tu risques d'avoir du mal à trouver les locuteurs dans la rue.
Le langage du sourire peut-être? Ca ça marche presque partout oui.
Tu dois sans doute parler de l'éspéranto, c'est vrai (comme dit ci dessus) que cette langue n'est pas très devellopé mais elle forme néammoins une communauté assez forte, il existe des dizaines de sites sur cette langue avec pleins de façon pour l'apprendre. Elle va pas t'aider beaucoup mais c'est un plus.
Il est vrai que malheuresement de notre temps l'Anglais est LA langue internationale qui est la plus parlée à travers le monde et c'est celle qui faut connaitre, (tout en priviligiant si possible les autres langues, mais ça c'est une autre histoire).
Bon voyage !
Il est vrai que malheuresement de notre temps l'Anglais est LA langue internationale qui est la plus parlée à travers le monde et c'est celle qui faut connaitre, (tout en priviligiant si possible les autres langues, mais ça c'est une autre histoire).
Bon voyage !
Salut, c'est bien l'éspéranto dans je parlait. Merci. En anglais je me débrouille mais dans les pays asiatique il est peu parler. Merci quand même.
C'est avec le changement que la vie prend tous son sens.
http://www.deniol.com
Bonjour
Moi j'ai entendu dire qu'une langue issue de l'anglais permettait aux personnes qui voyages partout dans le monde de se débrouiller dans tous les pays au quotidien le nom est du genre "glendish" "... dish"
J'ai cherché sur internet je n'ai pas trouvé. Si par hasard qqn a des infos ... merci
l'espéranto est en effet une langue parlée par une petite communauté de personnes dans le monde et j'ai déjà lu que les liens sont très forts et ces personnes ont un grand sens de la solidarité et de la coopération.
bonne route
Certains voient les choses comme elles sont et se disent
« pourquoi ? ». Moi je les vois telles qu'elles n'ont jamais été et je me dis « pourquoi pas ? »
George Bernard Shaw
George Bernard Shaw
Il y a un portail sur l'espéranto qui donne accès à plein d'informations,
http://esperanto.net/
et des méthodes d'apprentissage à télécharger, comme Kurso de Esperanto
qui est une méthode interactive plutôt bien faite.
Ensuite, il existe le pasporta servo qui est un guide répertoriant les espérantistes acceptant de recevoir d'autres espérantistes : http://www.tejo.org/ps/ps_lingv/ps_fr.htm
Ensuite, il existe le pasporta servo qui est un guide répertoriant les espérantistes acceptant de recevoir d'autres espérantistes : http://www.tejo.org/ps/ps_lingv/ps_fr.htm
Tu fais sûrement allusion au globish, c'est à dire le baragouin d'anglais minimal qui est devenu la lingua franca de la planète Terre sous l'influence des USA.
La variante européenne usitée à Bruxelles s'appelle l'euroenglish. Au Parlement Européen, un député britannique qui s'exprimait dans un anglais très riche et châtié, a été tancé par ses collègues qui l'ont prié de ne plus employer son patois shakespearien!
En Inde, on a l'inglish, ou anglais parlé sur le subcontinent, et l'hindglish, mélange d'anglais et d'hindi qui fait toute la saveur des dialogues de certains films indiens. Certains pensent qu'avec l'essor de l'Inde, l'inglish pourrait remplacer le globish avant la fin du siècle.
Quant à l'espéranto, ce joujou cantonné à un club d'illuminés, son échec, qui rend son nom ridicule, montre qu'une langue ne se fabrique pas de toutes pièces. De tous temps, la lingua franca, la langue internationale, est souvent celle du plus fort, dont la puissance politique va souvent de pair avec son rayonnement culturel: l'espagnol au temps des Grandes Découvertes, le français à l'Epoque Moderne, l'anglo-américain à l'Epoque Contemporaine, et régionalement le nahuatl dans le Mexique précolombien, le russe dans l'Europe de l'Est de la Guerre Froide... Et demain?
Ne parlons pas du volapük, autre langue artificielle fabriquée par des idéalistes qui n'avaient pas compris qu'une langue s'enracine dans une culture, et se propage grâce à un contexte géopolitique ou/et un rayonnement culturel, les deux allant le plus souvent de pair comme cause de l'extension ou de la régression des langues.
La variante européenne usitée à Bruxelles s'appelle l'euroenglish. Au Parlement Européen, un député britannique qui s'exprimait dans un anglais très riche et châtié, a été tancé par ses collègues qui l'ont prié de ne plus employer son patois shakespearien!
En Inde, on a l'inglish, ou anglais parlé sur le subcontinent, et l'hindglish, mélange d'anglais et d'hindi qui fait toute la saveur des dialogues de certains films indiens. Certains pensent qu'avec l'essor de l'Inde, l'inglish pourrait remplacer le globish avant la fin du siècle.
Quant à l'espéranto, ce joujou cantonné à un club d'illuminés, son échec, qui rend son nom ridicule, montre qu'une langue ne se fabrique pas de toutes pièces. De tous temps, la lingua franca, la langue internationale, est souvent celle du plus fort, dont la puissance politique va souvent de pair avec son rayonnement culturel: l'espagnol au temps des Grandes Découvertes, le français à l'Epoque Moderne, l'anglo-américain à l'Epoque Contemporaine, et régionalement le nahuatl dans le Mexique précolombien, le russe dans l'Europe de l'Est de la Guerre Froide... Et demain?
Ne parlons pas du volapük, autre langue artificielle fabriquée par des idéalistes qui n'avaient pas compris qu'une langue s'enracine dans une culture, et se propage grâce à un contexte géopolitique ou/et un rayonnement culturel, les deux allant le plus souvent de pair comme cause de l'extension ou de la régression des langues.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
L'espéranto n'est pas une langue mais un machin artificiel auquel, en étant généreux, on peut attribuer le titre de langage, au sens où le basic informatique ou le code de la route sont aussi des langages.
Créé de toutes pièces par des idéalistes qui voulaient une langue universelle facile à apprendre, il n'a jamais pu sortir des cercles espérantistes, même si le Journal de l'Unesco est publié aussi dans ce langage, à l'intention des mêmes espérantistes.
Même si ce langage fabriqué se voulait indépendant de toute nation dominante, son créateur, le docteur Zamenhof, a bien dû trouver son vocabulaire quelque part: principalement dans le latin (sed…), l'allemand (morgau…), le français (kelkfoje…), l'anglais (birdo), le grec ancien (kaj, j du pluriel…) et le russe (krom…). Ce gadget reste donc d'une certaine façon européen malgré ses prétentions universalistes.
Une langue est un moyen d'expression qui nait d'une réalité, d'une culture, d'une société, d'une identité. Comme tout être vivant, elle est pleine d'aspérités et de bizarreries qui font son mystère et sa saveur.
L'espéranto, lui, est une machine froide, sans verbes irréguliers, sans racines. Il fallait être un idéologue universaliste pour croire un seul instant que ce truc serait adopté comme langue universelle...
On peut donc apprendre l'espéranto comme on fait une collection de timbres, ou comme on entre dans un club sympa, mais certainement pas pour voyager et communiquer avec les vraies gens...
Créé de toutes pièces par des idéalistes qui voulaient une langue universelle facile à apprendre, il n'a jamais pu sortir des cercles espérantistes, même si le Journal de l'Unesco est publié aussi dans ce langage, à l'intention des mêmes espérantistes.
Même si ce langage fabriqué se voulait indépendant de toute nation dominante, son créateur, le docteur Zamenhof, a bien dû trouver son vocabulaire quelque part: principalement dans le latin (sed…), l'allemand (morgau…), le français (kelkfoje…), l'anglais (birdo), le grec ancien (kaj, j du pluriel…) et le russe (krom…). Ce gadget reste donc d'une certaine façon européen malgré ses prétentions universalistes.
Une langue est un moyen d'expression qui nait d'une réalité, d'une culture, d'une société, d'une identité. Comme tout être vivant, elle est pleine d'aspérités et de bizarreries qui font son mystère et sa saveur.
L'espéranto, lui, est une machine froide, sans verbes irréguliers, sans racines. Il fallait être un idéologue universaliste pour croire un seul instant que ce truc serait adopté comme langue universelle...
On peut donc apprendre l'espéranto comme on fait une collection de timbres, ou comme on entre dans un club sympa, mais certainement pas pour voyager et communiquer avec les vraies gens...
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
BRAVOOOOOOOOOOOOOO
je pense que tu veux parler du Globish
c'est un anglais simplifié
tu trouveras beaucoup d'information à ce sujet sur le site de jean paul nerrière
Quelle violence avec l'esperanto ...
J'avais deja lu des trucs comme cela.
Ca me rappelle aussi les histoires de medecins criant à la folie des hommes au 19eme en démontrant comment les poumons des voyageurs aller exploser lorsques les trains entreraient dans les tunnels a toute vapeur (30 kmh ?).
Bon j'avoue, cette comparaison est facile et n'est pas constructive, je vais donc modestement essayer d'apporter un peu d'eau au moulin.
L'esperanto. Ce nom n'est pas ridicule. Il est permis d'esperer que les hommes se comprennent mieux de par les nations du monde. Pour moi l'esperanto c'est un engagement fort de citoyen du monde. Une langue universelle qui ne soit pas celle d'une superpuissance.
Evidemment l'eperanto est un compromis entre facilité et universalité, nottament de par son vocabulaire d'origine europeenne.
Mais, pour ceux qui aiment la diversité dans le monde, il me semble que c'est la meilleure solution existante de langue antionale.
Comprenons nous bien,
Pour la paix, il faut casser le chatiment biblique de Babel. Autant que faire ce peux.
Par contre il y a bien une dualité langue/culture .
Il faut donc prendre guarde à ce qu'une langue internationale n'écrase pas les langues nationales et regionales et surtout qu'une culture n'en ecrase pas d'autres. le phenomene etant lié. la romanisation, l'americanisation ...
Je pense qu'on est à peu prés d'accord.
Purquoi donc ne pas utiliser une langue commune 'fabriquée de maniére inteligente' ?
1) Parcequ'elle n'a pas de culture associée ? non justement pour cela ! En fait, pour dire vrai, il y a indiscutablement une culture esperantiste, mais elle est supranationale. C'est une sorte de cosmpolitisme citoyen.
2) L'esperanto est un echec ? Cela se discute. C'est une langue qui a deja une histoire riche, elle est plus que centenaire. Et elle est parlée dans le monde. Pas dans les epiceries bien sur. Mais il est possible de faire un tour du monde en s'appuyant sur les esperantistes locaux pour effleurer les cultures et les peuples du monde. A ma connaissance, l'Esperanto est la seule langue 'synthetique' avec autant de succés. Un succés seulement porté par des volontés individuelles. Il est vrai que l'esperanto reste une langue de militants de l'elite citoyenne d'un monde global et egalitaire. En tout cas, pour mon voyage eurasiatique, je tache de l'etudier et de m'en servir pour avoir quelques contacts au-prealable. Je dois dire que je m'amuse beaucoup à echanger modestement avec des russes, turcs et japonais dans cette langue.
3) L'esperanto est un machin un gadget issu d'un esprit fantasque etque des professeurs tournesols se parelent à eux memes en prenant leur bain ? En fait, je ne suis pas linguiste, mais je peux dire qu'il y a beaucoup de logique dans cette langue et qu'en m'y interessant, je me pose des questions sur ma langue maternelle. En gros, il y a des radicaux en esperanto qui se 'decline' avec un suffixe en sujet, verbe, adverbe, adjectif ... Bref il y a une mecanique dans cette langue qui est fort seduisante et permet une amusant gymnastique de l'esprit.
je crois donc, qu'en tant que machin, elle est deja assez seduisante.
De la même maniére que je fut heureux de tenir ma premiere pseudo conversation en roumain avec un chauffeur de taxi, de me faire comprendre au telephone en portuguais, de dire à ma belle-mere ukrainienne que son repas etait bon ... je fus très content de recevoir d'envoyer et de recevoir mon premier mail en esperanto.
Bref, je crois que les raisons qui font que l'on peut mepriser l'esperanto sont aussi celles pour lesquelles on peut l'aimer.
Je crois en tout cas que c'est certainement quelquechose digne d'interet, que ce soit pour son histoire, par militantisme (peut etre un peu beat, certes), pour la gymnastique intelectuelle, ou par interet pratique pour le voyage.
Bon j'avoue, cette comparaison est facile et n'est pas constructive, je vais donc modestement essayer d'apporter un peu d'eau au moulin.
L'esperanto. Ce nom n'est pas ridicule. Il est permis d'esperer que les hommes se comprennent mieux de par les nations du monde. Pour moi l'esperanto c'est un engagement fort de citoyen du monde. Une langue universelle qui ne soit pas celle d'une superpuissance.
Evidemment l'eperanto est un compromis entre facilité et universalité, nottament de par son vocabulaire d'origine europeenne.
Mais, pour ceux qui aiment la diversité dans le monde, il me semble que c'est la meilleure solution existante de langue antionale.
Comprenons nous bien,
Pour la paix, il faut casser le chatiment biblique de Babel. Autant que faire ce peux.
Par contre il y a bien une dualité langue/culture .
Il faut donc prendre guarde à ce qu'une langue internationale n'écrase pas les langues nationales et regionales et surtout qu'une culture n'en ecrase pas d'autres. le phenomene etant lié. la romanisation, l'americanisation ...
Je pense qu'on est à peu prés d'accord.
Purquoi donc ne pas utiliser une langue commune 'fabriquée de maniére inteligente' ?
1) Parcequ'elle n'a pas de culture associée ? non justement pour cela ! En fait, pour dire vrai, il y a indiscutablement une culture esperantiste, mais elle est supranationale. C'est une sorte de cosmpolitisme citoyen.
2) L'esperanto est un echec ? Cela se discute. C'est une langue qui a deja une histoire riche, elle est plus que centenaire. Et elle est parlée dans le monde. Pas dans les epiceries bien sur. Mais il est possible de faire un tour du monde en s'appuyant sur les esperantistes locaux pour effleurer les cultures et les peuples du monde. A ma connaissance, l'Esperanto est la seule langue 'synthetique' avec autant de succés. Un succés seulement porté par des volontés individuelles. Il est vrai que l'esperanto reste une langue de militants de l'elite citoyenne d'un monde global et egalitaire. En tout cas, pour mon voyage eurasiatique, je tache de l'etudier et de m'en servir pour avoir quelques contacts au-prealable. Je dois dire que je m'amuse beaucoup à echanger modestement avec des russes, turcs et japonais dans cette langue.
3) L'esperanto est un machin un gadget issu d'un esprit fantasque etque des professeurs tournesols se parelent à eux memes en prenant leur bain ? En fait, je ne suis pas linguiste, mais je peux dire qu'il y a beaucoup de logique dans cette langue et qu'en m'y interessant, je me pose des questions sur ma langue maternelle. En gros, il y a des radicaux en esperanto qui se 'decline' avec un suffixe en sujet, verbe, adverbe, adjectif ... Bref il y a une mecanique dans cette langue qui est fort seduisante et permet une amusant gymnastique de l'esprit.
je crois donc, qu'en tant que machin, elle est deja assez seduisante.
De la même maniére que je fut heureux de tenir ma premiere pseudo conversation en roumain avec un chauffeur de taxi, de me faire comprendre au telephone en portuguais, de dire à ma belle-mere ukrainienne que son repas etait bon ... je fus très content de recevoir d'envoyer et de recevoir mon premier mail en esperanto.
Bref, je crois que les raisons qui font que l'on peut mepriser l'esperanto sont aussi celles pour lesquelles on peut l'aimer.
Je crois en tout cas que c'est certainement quelquechose digne d'interet, que ce soit pour son histoire, par militantisme (peut etre un peu beat, certes), pour la gymnastique intelectuelle, ou par interet pratique pour le voyage.
Romain,
cyclotouriste de temps en temps
Derniere balade :
2 couples en tandem sabbatique en Eurasie (europe du sud et Asie)
Bonjour,
Je suis un peu surpris de la violence de ton propos.
Loin de moi l'idée de prendre spécialement le parti de l'espéranto, dont je ne sais pas grand'chose, mais il me semble que ta vision de ce qu'est une langue n'est pas beaucoup moins idéologique que ne l'est celle des créateurs de langues articielles que tu voues avec vigueur aux gémonies.
"Une langue est un moyen d'expression qui nait d'une réalité, d'une culture, d'une société, d'une identité."
La langue naît de la culture ? Ou la culture de la langue ? La langue naît de la réalité ? Ou la réalité de la langue ? La langue naît de la société ? Ou la société de la langue ? La langue naît de l'identité ? Ou l'identité de la langue ? Je n'en sais rien, c'est sans doute un peu tout cela à la fois... En tous cas ce n'est pas aussi simple que tu le dis, à mon avis.
Michel
Je suis un peu surpris de la violence de ton propos.
Loin de moi l'idée de prendre spécialement le parti de l'espéranto, dont je ne sais pas grand'chose, mais il me semble que ta vision de ce qu'est une langue n'est pas beaucoup moins idéologique que ne l'est celle des créateurs de langues articielles que tu voues avec vigueur aux gémonies.
"Une langue est un moyen d'expression qui nait d'une réalité, d'une culture, d'une société, d'une identité."
La langue naît de la culture ? Ou la culture de la langue ? La langue naît de la réalité ? Ou la réalité de la langue ? La langue naît de la société ? Ou la société de la langue ? La langue naît de l'identité ? Ou l'identité de la langue ? Je n'en sais rien, c'est sans doute un peu tout cela à la fois... En tous cas ce n'est pas aussi simple que tu le dis, à mon avis.
Michel
Si l'espéranto correspondait à ce qui se passe dans vie réelle des langues, tout le monde l'aurait adoptée...
L'espéranto est une fabrication idéologique qui nie la réalité, et ses partisans ne sont même pas capables de voir leur échec au bout d'un siècle. Les idéologues sont toujours aveugles et fiers de l'être...
L'espéranto est une fabrication idéologique qui nie la réalité, et ses partisans ne sont même pas capables de voir leur échec au bout d'un siècle. Les idéologues sont toujours aveugles et fiers de l'être...
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
D' accord avec nemoxxx pour te dire bravo. Tu as tres bien exprime ce que je pensais moi-meme du concept bizarre de creer une langue de toute piece (sans compter le biais occidental, une faute impardonnable par definition). Dans un poste precedent, sur l' utilisation des langues etrangeres pour communiquer avec les gens du cru, il y a deja eu des reflexions dans cet esprit. Comment peut-on esperer gouter a une culture locale en utilisant (meme si ca pouvait se faire) une langue artificielle, qui ne peut pas vehiculer ne serait-ce qu' une ombre de culture locale????
Bonsoir,
Moi je ne suis pas doué en linguistique, mais par contre j'aime bien la logique, et quand je lis ce que tu écris je me pose des questions :
" Si l'espéranto correspondait à ce qui se passe dans vie réelle des langues, tout le monde l'aurait adoptée..."
Pourquoi ? Il y a des milliers de langues qui meurent quoiqu'elles correspondent totalement à ce qui se passe dans le vie des langues...
"L'espéranto est une fabrication idéologique qui nie la réalité, "
Penser qu'il y a une réalité, exterieure à nous, qui serait en tant que telle et ne nous devrait rien, en voilà bien une, d'idéologie... La réalité n'est rien d'autre qu'une création des hommes eux-mêmes...
Je suis assez d'accord avec toi quand tu bouscules l'espéranto, mais je déplore que tu le fasses au non d'idéologies qui ne valent pas vraiment plus que celles que tu dénonces.
Michel
Moi je ne suis pas doué en linguistique, mais par contre j'aime bien la logique, et quand je lis ce que tu écris je me pose des questions :
" Si l'espéranto correspondait à ce qui se passe dans vie réelle des langues, tout le monde l'aurait adoptée..."
Pourquoi ? Il y a des milliers de langues qui meurent quoiqu'elles correspondent totalement à ce qui se passe dans le vie des langues...
"L'espéranto est une fabrication idéologique qui nie la réalité, "
Penser qu'il y a une réalité, exterieure à nous, qui serait en tant que telle et ne nous devrait rien, en voilà bien une, d'idéologie... La réalité n'est rien d'autre qu'une création des hommes eux-mêmes...
Je suis assez d'accord avec toi quand tu bouscules l'espéranto, mais je déplore que tu le fasses au non d'idéologies qui ne valent pas vraiment plus que celles que tu dénonces.
Michel
Oui, il y a des milliers de langues qui vivent et qui meurent suite à des rapports de force entre les cultures, mais jusqu'ici, personne n'a réussi à faire adopter une langue artificielle sortie d'une pochette surprise.
Si certains veulent s'amuser à l'apprendre, qu'ils le fassent, mais sans espérer la faire sortir de leurs cénacles.
Je n'ai jamais dit que la réalité ne nous devait rien. Nous en faisons partie. Je dis simplement que jusqu'ici, il y a des cultures fortes qui imposent leur langue comme lingua franca en en balayant parfois d'autres au passage, et pas forcément dans la violence, et que c'est comme ça que l'on obtient des langues temporairement internationales. Il s'agit d'un banal rapport de force, d'un processus naturel. Ce fut récemment le cas de la langue de ma terre, l'occitan, quasiment anihilé en l'espace de deux générations par l'école de la République et le désir d'ascension sociale de ses locuteurs infidèles.
Par conséquent, nul besoin de fabriquer quelquechose qui s'impose naturellement et pour un temps limité. Pourquoi fabriquer une lingua franca? On en a une qui s'appelle le globish, jusqu'à ce qu'une autre s'impose à sa place, au gré des évènements historiques.
Pour que l'espéranto ait une chance de s'imposer, il faudrait qu'il soit porteur d'un espoir partagé par la masse (identitaire, social...). Si les Israéliens ont pu ressuciter l'hébreu, c'est parce que la renaissance de cette langue morte était porteuse de l'identité de leur nouvel Etat, en même temps qu'elle était le symbole de la résurrection de leur pays, après une parenthèse de 2000 ans. Par contre, quand l'Irlande a fait du gaélique sa langue officielle, et l'a fait enseigner dans les écoles, les Irlandais anglophones ne l'ont pas adoptée, car on pouvait se sentir irlandais sans parler la langue ancestrale.
Pour qu'une langue s'impose comme outil de communication universel, il faut qu'elle représente un pouvoir d'attraction phénoménal à la mesure du rayonnement de la civilisation qui la parle, qu'il soit politique, culturel ou les deux. Or, quel rayonnement peut bien avoir l'artificiel espéranto? Qui représente-t-il? A quel modèle auquel s'identifier correspond-il ? Concrètement? Il correspond juste à un idéal universaliste incarné dans une langue qui se veut universelle. Mais manque de pot, la langue universelle, concrètement, nous l'avons, et nous en avons eu une à toutes les époques.
Beaucoup de bruit pour rien, pour paraphraser le plus grand écrivain ayant oeuvré dans cette langue, quand elle ne s'appelait pas encore le globish... 😏
Si certains veulent s'amuser à l'apprendre, qu'ils le fassent, mais sans espérer la faire sortir de leurs cénacles.
Je n'ai jamais dit que la réalité ne nous devait rien. Nous en faisons partie. Je dis simplement que jusqu'ici, il y a des cultures fortes qui imposent leur langue comme lingua franca en en balayant parfois d'autres au passage, et pas forcément dans la violence, et que c'est comme ça que l'on obtient des langues temporairement internationales. Il s'agit d'un banal rapport de force, d'un processus naturel. Ce fut récemment le cas de la langue de ma terre, l'occitan, quasiment anihilé en l'espace de deux générations par l'école de la République et le désir d'ascension sociale de ses locuteurs infidèles.
Par conséquent, nul besoin de fabriquer quelquechose qui s'impose naturellement et pour un temps limité. Pourquoi fabriquer une lingua franca? On en a une qui s'appelle le globish, jusqu'à ce qu'une autre s'impose à sa place, au gré des évènements historiques.
Pour que l'espéranto ait une chance de s'imposer, il faudrait qu'il soit porteur d'un espoir partagé par la masse (identitaire, social...). Si les Israéliens ont pu ressuciter l'hébreu, c'est parce que la renaissance de cette langue morte était porteuse de l'identité de leur nouvel Etat, en même temps qu'elle était le symbole de la résurrection de leur pays, après une parenthèse de 2000 ans. Par contre, quand l'Irlande a fait du gaélique sa langue officielle, et l'a fait enseigner dans les écoles, les Irlandais anglophones ne l'ont pas adoptée, car on pouvait se sentir irlandais sans parler la langue ancestrale.
Pour qu'une langue s'impose comme outil de communication universel, il faut qu'elle représente un pouvoir d'attraction phénoménal à la mesure du rayonnement de la civilisation qui la parle, qu'il soit politique, culturel ou les deux. Or, quel rayonnement peut bien avoir l'artificiel espéranto? Qui représente-t-il? A quel modèle auquel s'identifier correspond-il ? Concrètement? Il correspond juste à un idéal universaliste incarné dans une langue qui se veut universelle. Mais manque de pot, la langue universelle, concrètement, nous l'avons, et nous en avons eu une à toutes les époques.
Beaucoup de bruit pour rien, pour paraphraser le plus grand écrivain ayant oeuvré dans cette langue, quand elle ne s'appelait pas encore le globish... 😏
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
De nouveau bravo!
Non, sincerement, et serieusement, je suis 100% d' accord. D' habitude, j' aime a en rajouter mais la je n' ai qu' a suivre la discussion, puisque tu y contribues tous les arguments que je pourrais avoir.
Mais, pour couper court au petit manege intellectuel, je dirai (et je sais que ca va choquer certains) que les champions de l' esperanto sont simplement de doux reveurs.
Je dirais probablement la meme chose du volapuk.
Non, sincerement, et serieusement, je suis 100% d' accord. D' habitude, j' aime a en rajouter mais la je n' ai qu' a suivre la discussion, puisque tu y contribues tous les arguments que je pourrais avoir.
Mais, pour couper court au petit manege intellectuel, je dirai (et je sais que ca va choquer certains) que les champions de l' esperanto sont simplement de doux reveurs.
Je dirais probablement la meme chose du volapuk.
Oui, moi je suis assez d'accord avec toi, sauf quand tu parles de "processus naturel" pour les processus culturels et sociaux, ce qui, pour le compte, est franchement idéologique.
Ce que je ne comprends pas c'est la hargne qui s'attache à ton propos ; que les espérantistes t'indiffèrent, comme ils m'indiffèrent, je peux le concevoir, mais pourquoi cette détestation ?
Michel
Ce que je ne comprends pas c'est la hargne qui s'attache à ton propos ; que les espérantistes t'indiffèrent, comme ils m'indiffèrent, je peux le concevoir, mais pourquoi cette détestation ?
Michel
Bonjour,
"je dirai (et je sais que ca va choquer certains) que les champions de l' esperanto sont simplement de doux reveurs."
Cela ne me choque pas, cela m'interroge... Ce sont des idéalistes, oui certes ; comme peut-être 80 % des penseurs occidentaux majeurs ; et puis ?
Je me permets d'attirer ton attention sur le fait que se référer au réel comme s'il était un fait objectif qui nous serait extérieur est au moins autant une erreur et une illusion ; il n'est pas d'autre réel que celui que nous projetons : comme j'ai lu quelque part : "Créer le réel. Nos langues nous imprègnent ; nos cultures s’y élaborent – autrement dit, nos vies s’y encodent, s’y projettent, en sont marquées. Nommer des personnes « père », « mère », « enfant »… ou « formateur », « apprenant »… ou « autochtone », « étranger »… ou « homme », « femme »… ou « citoyen », « belge », « wallon », « canadien », « français », « suisse »… nommer des comportements « langue » ou « langage » ou « travail » ou « politique » ou « culture » ou « économie »… tout ça, ce n’est pas indifférent, c’est organiser le réel, c’est créer le réel d’une façon plutôt qu’une autre. Le langage a un effet de réel."
Michel
"je dirai (et je sais que ca va choquer certains) que les champions de l' esperanto sont simplement de doux reveurs."
Cela ne me choque pas, cela m'interroge... Ce sont des idéalistes, oui certes ; comme peut-être 80 % des penseurs occidentaux majeurs ; et puis ?
Je me permets d'attirer ton attention sur le fait que se référer au réel comme s'il était un fait objectif qui nous serait extérieur est au moins autant une erreur et une illusion ; il n'est pas d'autre réel que celui que nous projetons : comme j'ai lu quelque part : "Créer le réel. Nos langues nous imprègnent ; nos cultures s’y élaborent – autrement dit, nos vies s’y encodent, s’y projettent, en sont marquées. Nommer des personnes « père », « mère », « enfant »… ou « formateur », « apprenant »… ou « autochtone », « étranger »… ou « homme », « femme »… ou « citoyen », « belge », « wallon », « canadien », « français », « suisse »… nommer des comportements « langue » ou « langage » ou « travail » ou « politique » ou « culture » ou « économie »… tout ça, ce n’est pas indifférent, c’est organiser le réel, c’est créer le réel d’une façon plutôt qu’une autre. Le langage a un effet de réel."
Michel
Eh bien moi je ne vois pas où tu vois de la détestation.
Je me contente juste d'appeler un chat un chat sans pratiquer la langue de bois.
J'appelle processus naturel les choses qui se passent tout le temps, en l'occurence dans les rapports de force entre les langues. Si catégoriser les choses relève de l'idéologie, alors toute entreprise d'observation, de compréhension du monde devient idéologique...
Bon week-end.
J'appelle processus naturel les choses qui se passent tout le temps, en l'occurence dans les rapports de force entre les langues. Si catégoriser les choses relève de l'idéologie, alors toute entreprise d'observation, de compréhension du monde devient idéologique...
Bon week-end.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Bonjour Michel,
C' est une reference excellente que tu nous donnes la. C' est curieux comme ce raisonnement se rapproche d' un autre sujet qui m' interesse, a savoir le bouddhisme. Le boudhisme (et il y a eu beaucoup d' echanges la-dessus sur VF) a beaucoup de facettes qui permettent de l' aborder de multiples facons, sans contradiction aucune d' ailleurs, comme des branches qui sortent du meme arbre. La branche philosophique est tres developee et l' un des sujets dont elle traite est justement la "realite". Qu' est-ce qui est reel? La question de la realite vis-a-vis de la perception etc... Ca fait quelques annees que je n' ai plus fait de lectures la-dessus, mais une source dont je me rappelle que je l' avais trouvee excellente, c' est un livre qui presente des discussions organisees par le Dalai Lama et une demi-douzaine d' experts au niveau mondial dans des disciplines du genre psychologie, genetique, mathematiques etc.... Absolument fascinant.
Cependant, au-dela de l' intellectualisation du sujet de ce poste (la langue universelle), je dirai que ce qui compte le plus pour moi c' est le vecu, l' experience directe. J' ai touche, experimente un certain nombre de langues: l' Alsacien (ma langue natale), le Francais (bien sur, la langue de la republique donc la langue de l'ecole), l' Allemand (couramment, bien que je manque enormement de pratique dernierement), le Neerlandais (j' ai vecu plus de 10 ans aux Pays-Bas), l' Anglais (ma langue de tous les jours, que je maitrise peut-etre mieux que le francais), l' Espagnol (tres belle langue, malheureusement trop peu d' experiences "sur le tas" a mon gout, en Amerique Centrale), l' Arabe (langue magnifique, que j' ai apprise pendant 2 annees vecues a Tunis, puis pratiquee pendant 6 ans vecus a Damas), le Farsi (autre langue magnifique, que j' ai apprise a plusieurs reprises, et exercee avec la famille et les amis de ma femme, Iranienne), le Bahasa Indonesia (appris par necessite alors que je travaillais, pendant 1 1/2 an, en Irian Jaya, et que j' ai pu pratiquer de nouveau en Malaisie - c' est 95% la meme langue), et enfin le Thai (j' ai mis du temps, mais ces dernieres annees j' ai du succomber au charme de cette langue superbe, faire des efforts enormes, mais payants).
J' enumere toutes ces langues pour bien montrer que j' ai du "vecu". Et quel plaisir, pemierement de pouvoir communiquer avec un brin de communication (le premier degre), deuxiemement avec les expressions et l' humour du cru (le deuxieme degre), troisemement de pouvoir lire (dechiffrer!) une lettre ou quelqu' un veut me dire quelque chose en utilisant des tournures qu' on ne trouve dans aucune methode, mais qui sont issues tout droit d' un veritable patrimoine culturel - on "sent" par la un peuple et c' est tout simplement genial (derniere experience, une lettre en Thai).
Comment pourrait-on avoir de telles experiences avec une langue creee de toutes pieces?
Et si on veut considerer le cote unifiant d' une lingua franca, comme l' a deja dit quelqu' un plus haut (desole, je ne me rappelle pas qui!), eh bien nous avons l' Anglais (une langue authentique avec un enorme bagage culturel). Il ne sert de rien, en passant, de rechigner parceque nous aurions prefere que cela soit le Francais. Les faits sont la et il faut savoir tourner la page et aller de l' avant.
C' est une reference excellente que tu nous donnes la. C' est curieux comme ce raisonnement se rapproche d' un autre sujet qui m' interesse, a savoir le bouddhisme. Le boudhisme (et il y a eu beaucoup d' echanges la-dessus sur VF) a beaucoup de facettes qui permettent de l' aborder de multiples facons, sans contradiction aucune d' ailleurs, comme des branches qui sortent du meme arbre. La branche philosophique est tres developee et l' un des sujets dont elle traite est justement la "realite". Qu' est-ce qui est reel? La question de la realite vis-a-vis de la perception etc... Ca fait quelques annees que je n' ai plus fait de lectures la-dessus, mais une source dont je me rappelle que je l' avais trouvee excellente, c' est un livre qui presente des discussions organisees par le Dalai Lama et une demi-douzaine d' experts au niveau mondial dans des disciplines du genre psychologie, genetique, mathematiques etc.... Absolument fascinant.
Cependant, au-dela de l' intellectualisation du sujet de ce poste (la langue universelle), je dirai que ce qui compte le plus pour moi c' est le vecu, l' experience directe. J' ai touche, experimente un certain nombre de langues: l' Alsacien (ma langue natale), le Francais (bien sur, la langue de la republique donc la langue de l'ecole), l' Allemand (couramment, bien que je manque enormement de pratique dernierement), le Neerlandais (j' ai vecu plus de 10 ans aux Pays-Bas), l' Anglais (ma langue de tous les jours, que je maitrise peut-etre mieux que le francais), l' Espagnol (tres belle langue, malheureusement trop peu d' experiences "sur le tas" a mon gout, en Amerique Centrale), l' Arabe (langue magnifique, que j' ai apprise pendant 2 annees vecues a Tunis, puis pratiquee pendant 6 ans vecus a Damas), le Farsi (autre langue magnifique, que j' ai apprise a plusieurs reprises, et exercee avec la famille et les amis de ma femme, Iranienne), le Bahasa Indonesia (appris par necessite alors que je travaillais, pendant 1 1/2 an, en Irian Jaya, et que j' ai pu pratiquer de nouveau en Malaisie - c' est 95% la meme langue), et enfin le Thai (j' ai mis du temps, mais ces dernieres annees j' ai du succomber au charme de cette langue superbe, faire des efforts enormes, mais payants).
J' enumere toutes ces langues pour bien montrer que j' ai du "vecu". Et quel plaisir, pemierement de pouvoir communiquer avec un brin de communication (le premier degre), deuxiemement avec les expressions et l' humour du cru (le deuxieme degre), troisemement de pouvoir lire (dechiffrer!) une lettre ou quelqu' un veut me dire quelque chose en utilisant des tournures qu' on ne trouve dans aucune methode, mais qui sont issues tout droit d' un veritable patrimoine culturel - on "sent" par la un peuple et c' est tout simplement genial (derniere experience, une lettre en Thai).
Comment pourrait-on avoir de telles experiences avec une langue creee de toutes pieces?
Et si on veut considerer le cote unifiant d' une lingua franca, comme l' a deja dit quelqu' un plus haut (desole, je ne me rappelle pas qui!), eh bien nous avons l' Anglais (une langue authentique avec un enorme bagage culturel). Il ne sert de rien, en passant, de rechigner parceque nous aurions prefere que cela soit le Francais. Les faits sont la et il faut savoir tourner la page et aller de l' avant.
Et j' oubliais (!) l' Italien, langue "officielle" de ma mere, le dialecte Piemontais etant en fait ce que j' ai entendu parler dans la famille.
Ayant goute a la riche saveur de deux dialectes (a-t-on la moindre idee de la richesse d' expression de l' Alsacien, qui est aussi different de l' Allemand que le Catalan l' est de l' Espagnol? je dis ca en passant car les francais sont souvent plutot ignares sur ce genre de question.....), sans compter les langues "officielles", comment pourrais-je etre interesse/attire par une langue artifielle, parachutee de toutes pieces?????
Ayant goute a la riche saveur de deux dialectes (a-t-on la moindre idee de la richesse d' expression de l' Alsacien, qui est aussi different de l' Allemand que le Catalan l' est de l' Espagnol? je dis ca en passant car les francais sont souvent plutot ignares sur ce genre de question.....), sans compter les langues "officielles", comment pourrais-je etre interesse/attire par une langue artifielle, parachutee de toutes pieces?????
Re....
Mouais...
Ce que tu reproches à l'esperanto c'est qu'il ne te vienne pas de tes origines ou de tes expériences... Avec un grand père esperantiste tu aurais pu "légitimement" apprendre l'espéranto ; en tous cas c'est ce que je crois comprendre.
Je ne vois pas en quoi ce serait une langue plus artificielle que les autres ; toutes sont artificielles 🙂...
Ceci dit, et sans méchanceté, je trouve qu'il y a quelque chose de bien paradoxal à brocarder les idéalistes comme de "doux rêveur" et d'avoir une conception plutôt "romantique" de la langue.
Michel
Mouais...
Ce que tu reproches à l'esperanto c'est qu'il ne te vienne pas de tes origines ou de tes expériences... Avec un grand père esperantiste tu aurais pu "légitimement" apprendre l'espéranto ; en tous cas c'est ce que je crois comprendre.
Je ne vois pas en quoi ce serait une langue plus artificielle que les autres ; toutes sont artificielles 🙂...
Ceci dit, et sans méchanceté, je trouve qu'il y a quelque chose de bien paradoxal à brocarder les idéalistes comme de "doux rêveur" et d'avoir une conception plutôt "romantique" de la langue.
Michel
Bon, je crois que nous ne nous comprenons pas, donc nous pouvons arreter la. Dire que les langues parlees dans le monde, l' Italien, le Serbo-Croate, l' Arabe Syrien ou le Strine (anglais d' Australie) sont artificiels, ... a mon avis tu es completement a cote de la plaque, desole!
Re...
D'où veux-tu donc que proviennent les langues si ce n'est de l'action des hommes ? 🤪
Michel
D'où veux-tu donc que proviennent les langues si ce n'est de l'action des hommes ? 🤪
Michel
Les langues ne viennent pas à 100% de l'action consciente et volontaire des hommes.
Un parler est un legs dont ils héritent comme, leurs gènes, des générations précédentes, dont l'apprentissage se fait spontanément par un processus encore mystérieux pour nous. Chaque parler exprime une sensiblité propre, une vision du monde propre, une conception de la vie propre. On est plus dans le registre du cerveau émotionnel que du cerveau intellectuel. Un parler dit qui nous sommes inconsciemment.
Ensuite, il est vrai, les hommes façonnent leur parler consciemment en le codifiant. Le dialecte qui a l'honneur d'être ainsi ciselé par les dépositaires du savoir (lettrés, grammairiens, académiciens...), acquiert alors le noble statut de langue aux yeux de la société. A ce moment là, la langue dit ce que nous voulons être (ou ce qu'une élite veut que nous soyons) consciemment.
Prenons pour illustrer les doublets populaire/savant qui abondent en français: fuir est l'évolution phonologique naturelle dans le gosier des gens, du latin fugare. On appelle ça un terme populaire. fuguer est une francisation tardive (artificielle) de ce latin par des clercs qui avaient besoin d'un nouveau mot. On appelle ça un terme savant.
Quand les lettrés indiens débarassent l'hindi des termes arabo-persans pour le resanskritiser, et que les lettrés pakistanais font le nettoyage et le ravalement de l'ourdou en sens inverse, on voit bien la part artificielle injectée consciemment, pour des raisons politiques, dans ces langues. Les nazis avaient fait de même en débarassant l'allemand de nombreux termes français.
Lorsqu'un Etat se dote d'une académie chargée de dégager des règles d'orthographe et de syntaxe, comme on affute et lustre son épée, la langue devient instrument de prestige et de puissance.
Il est donc vrai que toute langue officielle porte en elle une part de changements voulus par une élite de ses locuteurs, même si elle continue aussi à se regénérer naturellement dans l'argot de ses locuteurs les moins distingués. Tel est rarement le cas des dialectes non officiels, bouillons de culture de la part populaire d'une langue.
Mais dans le cas de l'espéranto, il s'agit d'une création à 100%, totalement savante, où la part du populaire, de l'inconscient, du mystérieux, des exceptions, est encore réduite, si tant est qu'elle existe. Si l'espéranto avait la chance d'être parlé une jour par un peuple, il commencerait à changer lui aussi selon des processus mystérieux. La vie de la langue se mettrait en branle, des expressions nouvelles naîtraient au hasard de la vie des locuteurs, un argot émergerait, et l'espéranto deviendrait une vraie langue. Cela est arrivé à l'hébreu, langue morte et ressucitée par un Etat, et au basque standart, langue artificiellement façonnée par des linguistes nationalistes pour unifier la culture basque.
Un parler est un legs dont ils héritent comme, leurs gènes, des générations précédentes, dont l'apprentissage se fait spontanément par un processus encore mystérieux pour nous. Chaque parler exprime une sensiblité propre, une vision du monde propre, une conception de la vie propre. On est plus dans le registre du cerveau émotionnel que du cerveau intellectuel. Un parler dit qui nous sommes inconsciemment.
Ensuite, il est vrai, les hommes façonnent leur parler consciemment en le codifiant. Le dialecte qui a l'honneur d'être ainsi ciselé par les dépositaires du savoir (lettrés, grammairiens, académiciens...), acquiert alors le noble statut de langue aux yeux de la société. A ce moment là, la langue dit ce que nous voulons être (ou ce qu'une élite veut que nous soyons) consciemment.
Prenons pour illustrer les doublets populaire/savant qui abondent en français: fuir est l'évolution phonologique naturelle dans le gosier des gens, du latin fugare. On appelle ça un terme populaire. fuguer est une francisation tardive (artificielle) de ce latin par des clercs qui avaient besoin d'un nouveau mot. On appelle ça un terme savant.
Quand les lettrés indiens débarassent l'hindi des termes arabo-persans pour le resanskritiser, et que les lettrés pakistanais font le nettoyage et le ravalement de l'ourdou en sens inverse, on voit bien la part artificielle injectée consciemment, pour des raisons politiques, dans ces langues. Les nazis avaient fait de même en débarassant l'allemand de nombreux termes français.
Lorsqu'un Etat se dote d'une académie chargée de dégager des règles d'orthographe et de syntaxe, comme on affute et lustre son épée, la langue devient instrument de prestige et de puissance.
Il est donc vrai que toute langue officielle porte en elle une part de changements voulus par une élite de ses locuteurs, même si elle continue aussi à se regénérer naturellement dans l'argot de ses locuteurs les moins distingués. Tel est rarement le cas des dialectes non officiels, bouillons de culture de la part populaire d'une langue.
Mais dans le cas de l'espéranto, il s'agit d'une création à 100%, totalement savante, où la part du populaire, de l'inconscient, du mystérieux, des exceptions, est encore réduite, si tant est qu'elle existe. Si l'espéranto avait la chance d'être parlé une jour par un peuple, il commencerait à changer lui aussi selon des processus mystérieux. La vie de la langue se mettrait en branle, des expressions nouvelles naîtraient au hasard de la vie des locuteurs, un argot émergerait, et l'espéranto deviendrait une vraie langue. Cela est arrivé à l'hébreu, langue morte et ressucitée par un Etat, et au basque standart, langue artificiellement façonnée par des linguistes nationalistes pour unifier la culture basque.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Encore une fois, Nalesnik, je te tire mon chapeau! Langues, dialectes etc...: je suis 100% d' accord avec ce que tu dis. Tu m' etonnes quand-meme a propos du Basque (standard, dis-tu). Je n' y connais absolument rien du tout, mais vraiment? une langue artificielle? Je lisais hier soir un livre extra d' un grand voyageur Britannique, qui parlait de la langue surprenante qu' il entendait dans les petites communautes vivant au Nevada, isolees des masses de Las Vegas et de Reno ... c' etait du Basque, parle par les descendants des gens venus comme main d' oeuvre il y a +/- un siecle, lors d' une de ces fameuses ruees vers l' or (ou etait-ce l' argent dans ce cas precis?), les seuls a etre restes sur place quand les filons se sont epuises......
Comme tu dis, si l' Esperanto a la chance de prendre racine dans une communaute suffisamment nombreuse pour que ces mecanismes conscient/sous-conscients se mettent a jouer, alors il passera de l' artificiel au naturel. L' ennui, c' est que je ne vois vraiment pas comment cela pourrait se produire. Et si j' avais le choix d' imposer une langue a l' Univers, je choisirais l' une des multiples langues bien vivantes, il n' y a que l' embarras du choix!
Comme tu dis, si l' Esperanto a la chance de prendre racine dans une communaute suffisamment nombreuse pour que ces mecanismes conscient/sous-conscients se mettent a jouer, alors il passera de l' artificiel au naturel. L' ennui, c' est que je ne vois vraiment pas comment cela pourrait se produire. Et si j' avais le choix d' imposer une langue a l' Univers, je choisirais l' une des multiples langues bien vivantes, il n' y a que l' embarras du choix!
Eh oui, la langue officielle des régions autonomes espagnoles du Pays Basque (Euskadi) et de Navarre (Nafarroa) s'appelle le basque unifié ou euskara batua. Elle tire son origine d'une action qui est bien au delà de la simple normalisation.
Il faut d'abord indiquer qu'il y a dans la nature 7 dialectes basques: en Iparralde (Pays Basque français): le labourdin, le bas et le haut navarrais, et le souletin en Euskadi et Nafarroa: le roncalais, le bas et le haut navarrais (encore), le guipuzcoan et le biscayen
Comme l'intercompréhension n'était pas facile entre certains de ces dialectes (notamment le biscayen de Bilbao et le labourdin de Biarritz), l'Euskaltzaindia (Académie de la Langue Basque) a mis au point, de 1968 à 1973, une langue synthétique qui a été adoptée les autorités bascophones qui ont émergé avec la démocratisation de l'Espagne.
Cet euskara batua tire sa substance du guipuzcoan, du navarro-labourdin, et du labourdin classique du XVII°s, ancienne langue littéraire.
Elle commence, avec la 2° et la 3° génération, à devenir une vraie langue vivante dans les villes, au détriment des dialectes naturels parlés à la campagne.
Pour ce qui est des Basques des USA, la majorité de ses ancêtres est arrivée pour excercer le métier de berger dans le nord-ouest des Montagnes Rocheuses. La capitale de cette communauté est Boise, en Idaho. C'est là, je crois, que les basco-américains se réunissent annuellement pour la fête de leur ethnie.
Il faut d'abord indiquer qu'il y a dans la nature 7 dialectes basques: en Iparralde (Pays Basque français): le labourdin, le bas et le haut navarrais, et le souletin en Euskadi et Nafarroa: le roncalais, le bas et le haut navarrais (encore), le guipuzcoan et le biscayen
Comme l'intercompréhension n'était pas facile entre certains de ces dialectes (notamment le biscayen de Bilbao et le labourdin de Biarritz), l'Euskaltzaindia (Académie de la Langue Basque) a mis au point, de 1968 à 1973, une langue synthétique qui a été adoptée les autorités bascophones qui ont émergé avec la démocratisation de l'Espagne.
Cet euskara batua tire sa substance du guipuzcoan, du navarro-labourdin, et du labourdin classique du XVII°s, ancienne langue littéraire.
Elle commence, avec la 2° et la 3° génération, à devenir une vraie langue vivante dans les villes, au détriment des dialectes naturels parlés à la campagne.
Pour ce qui est des Basques des USA, la majorité de ses ancêtres est arrivée pour excercer le métier de berger dans le nord-ouest des Montagnes Rocheuses. La capitale de cette communauté est Boise, en Idaho. C'est là, je crois, que les basco-américains se réunissent annuellement pour la fête de leur ethnie.
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Je vois que tu es bien renseigne! 😉 Fascinant tout ca.... Mais y-a-t-il vraiment une difference avec la facon dont la France a, au cours des siecles, impose un dialecte particulier au reste de la France? Il y a du y avoir aussi un peu de panachage entre certains dialectes francais, non? Ou si on compare avec l' Allemand, dialecte du centre-nord de l' Allemagne qui a ete promu (sans aucun doute a cause des rapports de force economique et politiques entre les diverses regions germanophones) au rang de langue nationale. Ce qui fait que dans les grandes villes on parle plutot cette langue officielle (soit, avec des accents locaux et un peu de vocabulaire local), alors que dans les campagnes on parle encore souvent des dialectes assez eloignes de la langue officielle. Les dialectes se perdent d' ailleurs a cause de l' ecole, des media, de la mobilite demographique liee a l' essor economique etc.... Meme processus en Italie, etc....
Non, cela n'a rien à voir. Chaque pays a son histoire, et chaque langue aussi, et les causes du triomphe d'un parler ne sont pas celles du succès de l'autre...
Le français standard vient du dialecte francien, parlé en Île de France, donc par le roi. Il s'agit là d'un parler imposé par le pouvoir centralisateur français. Comme toute langue, il a intégré des apports extérieurs, des autres dialectes français, des autres langues du royaume -puis, de la république), et des langues étrangères. Mais il n'y a pas eu de bricolage à partir de plusieurs dialectes.
Le vecteur de l'allemand standard fut tout autre. Rappelons d'abord que les dialectes allemands forment 3 groupes: bas allemand (niederdeutsch) au nord, subdivisé en bas allemand oriental (ostniederdeutsch) et occidental (westniederdeutsch) haut allemand (hochdeutsch), subdivisé en moyen allemand (mitteldeutsch) au centre, et allemand supérieur (oberdeutsch) au sud
L'allemand standard (hochsprache) repose sur le thuringien, dialecte moyen allemand de l'est (parlé d'Erfurt à Dresde en passant par Leipzig), choisi par le Thuringien Luther pour imprimer sa bible en langue vulgaire, justement parce qu'en plus d'être sa langue natale, ce parler intermédiaire pouvait, à l'époque, être compris du plus grand nombre. Il se répandit avec les progrès de l'imprimerie et du protestantisme, et toucha aussi les pays catholiques. Elle pénétra en Autriche et en Suisse au XVIII°s, et en Prusse au XIX°.
Quand à l'italien standard, il s'agit du dialecte de Florence, le toscan, qui jouissait d'un prestige littéraire sans pareil depuis le Moyen Age et la Divine Comédie de Dante.
Le français standard vient du dialecte francien, parlé en Île de France, donc par le roi. Il s'agit là d'un parler imposé par le pouvoir centralisateur français. Comme toute langue, il a intégré des apports extérieurs, des autres dialectes français, des autres langues du royaume -puis, de la république), et des langues étrangères. Mais il n'y a pas eu de bricolage à partir de plusieurs dialectes.
Le vecteur de l'allemand standard fut tout autre. Rappelons d'abord que les dialectes allemands forment 3 groupes: bas allemand (niederdeutsch) au nord, subdivisé en bas allemand oriental (ostniederdeutsch) et occidental (westniederdeutsch) haut allemand (hochdeutsch), subdivisé en moyen allemand (mitteldeutsch) au centre, et allemand supérieur (oberdeutsch) au sud
L'allemand standard (hochsprache) repose sur le thuringien, dialecte moyen allemand de l'est (parlé d'Erfurt à Dresde en passant par Leipzig), choisi par le Thuringien Luther pour imprimer sa bible en langue vulgaire, justement parce qu'en plus d'être sa langue natale, ce parler intermédiaire pouvait, à l'époque, être compris du plus grand nombre. Il se répandit avec les progrès de l'imprimerie et du protestantisme, et toucha aussi les pays catholiques. Elle pénétra en Autriche et en Suisse au XVIII°s, et en Prusse au XIX°.
Quand à l'italien standard, il s'agit du dialecte de Florence, le toscan, qui jouissait d'un prestige littéraire sans pareil depuis le Moyen Age et la Divine Comédie de Dante.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
L'allemand standard (hochsprache) repose sur le thuringien, dialecte moyen allemand de l'est (parlé d'Erfurt à Dresde en passant par Leipzig), choisi par le Thuringien Luther pour imprimer sa bible en langue vulgaire, justement parce qu'en plus d'être sa langue natale, ce parler intermédiaire pouvait, à l'époque, être compris du plus grand nombre. Il se répandit avec les progrès de l'imprimerie et du protestantisme, et toucha aussi les pays catholiques.--
Dommage qu' il n' ait pas choisi un dialecte alemanique, sinon l' Alsacien serait devenu la langue officielle de l' Allemagne! 😉
Les parlers alémaniques ont eu leur heure de gloire au Moyen Age, au temps des Minnelsänger (les troubadours allemands).
Et encore à l'époque de la réforme, le prestige de l'alsacien était à l'ouest au moins égal à ce qu'était le rayonnement du thuringien à l'est. Des intellectuels de premier plan avaient placé l'Alsace à la pointe des lettres allemandes: Sébastien Brandt, Geiler de Kaysersberg, Jacques Fischart, Thomas Murner, Beatus Rhenanus.
Mais les catholiques strasbourgeois ne purent résister à la déferlante de la bible de Luther, portée par la diffusion de l'imprimerie. Dès 1524, la messe était célébrée en allemand standard à Strasbourg, en dépit des protestations de Murner. Et cette nouvelle lingua franca allemande allait vite devenir la langue écrite de l'Alsace, reléguant son parler alémanique au rang de "dialecte".
Et encore à l'époque de la réforme, le prestige de l'alsacien était à l'ouest au moins égal à ce qu'était le rayonnement du thuringien à l'est. Des intellectuels de premier plan avaient placé l'Alsace à la pointe des lettres allemandes: Sébastien Brandt, Geiler de Kaysersberg, Jacques Fischart, Thomas Murner, Beatus Rhenanus.
Mais les catholiques strasbourgeois ne purent résister à la déferlante de la bible de Luther, portée par la diffusion de l'imprimerie. Dès 1524, la messe était célébrée en allemand standard à Strasbourg, en dépit des protestations de Murner. Et cette nouvelle lingua franca allemande allait vite devenir la langue écrite de l'Alsace, reléguant son parler alémanique au rang de "dialecte".
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
L'allemand standard (hochsprache) repose sur le thuringien, dialecte moyen allemand de l'est (parlé d'Erfurt à Dresde en passant par Leipzig)
Bonjour,
tu parles de l'allemand standard (Hochsprache) d'aujourd'hui ?! Si oui, tu n'as pas raison. L'allemand standard d'aujourd'hui repose sur la variante allemande parlée autour de Hannovre (capitale du Land de Basse-Saxe) et sa ville voisine, Celle. Chez nous, on dit "A Hannovre, on parle l'allemand le plus pur" ... Par exemple, l'ex-chancelier allemand, Gerhard Schröder, lui parle cet allemand ... Quant au thuringien, il est un dialecte très proche de la variante de Hannovre ...
hgb
Bonjour,
tu parles de l'allemand standard (Hochsprache) d'aujourd'hui ?! Si oui, tu n'as pas raison. L'allemand standard d'aujourd'hui repose sur la variante allemande parlée autour de Hannovre (capitale du Land de Basse-Saxe) et sa ville voisine, Celle. Chez nous, on dit "A Hannovre, on parle l'allemand le plus pur" ... Par exemple, l'ex-chancelier allemand, Gerhard Schröder, lui parle cet allemand ... Quant au thuringien, il est un dialecte très proche de la variante de Hannovre ...
hgb
L'allemand standard d'aujourd'hui repose sur la variante allemande parlée autour de Hannovre--
Je pense que tu as raison, Herbert, c' est ce que je crois me rappeler avoir entendu, il y a bien longtemps.
Des esch wohr, gloiw' i! S' esch d' Sproch vo' Hannover, des haw' i oi g' heert!
Mais revenons au sujet de depart: langue universelle? Ce qui m' avait accroche, c' etait la proposition de l' esperanto. Le concept d' une langue artificelle me deplait foncierement. Entre autres, parcequ' il n' y aurait pas ce cote "vecu", "senti", transmis le long de sait-on combien de generations. Je me suis permis d' ecrire quelques mots en Alsacien (essai de transcription de celui qu' on parle entre Colmar et "Schlettstadt") pour illustrer ce point: je me rappelle avoir vu une recette de cuisine en dialecte Francique (Frankisch), qu' on parle je crois du cote de Cologne, au dos d' un album de ...Pink Floyd (ils ont de l' humour! 😉), et j' avais pu comprendre 80-90%, parceque ces vieux languages (Alemaniques, Franciques; proches de ce que parlait Charlemagne?) sont suffisamment apparentes. Ce genre d' experience, c' est "riche", et ca me deplairait qu' on laisse tomber ces vieilles langues, qui ont beaucoup de charme et de substance, dans les oubliettes de l' histoire. 😠 Qu' une langue authentique soit promue au rang de langue universelle, soit, ca peut se produire, mais qu' on force une langue totalement artificielle, alors la non!
Des esch wohr, gloiw' i! S' esch d' Sproch vo' Hannover, des haw' i oi g' heert!
Mais revenons au sujet de depart: langue universelle? Ce qui m' avait accroche, c' etait la proposition de l' esperanto. Le concept d' une langue artificelle me deplait foncierement. Entre autres, parcequ' il n' y aurait pas ce cote "vecu", "senti", transmis le long de sait-on combien de generations. Je me suis permis d' ecrire quelques mots en Alsacien (essai de transcription de celui qu' on parle entre Colmar et "Schlettstadt") pour illustrer ce point: je me rappelle avoir vu une recette de cuisine en dialecte Francique (Frankisch), qu' on parle je crois du cote de Cologne, au dos d' un album de ...Pink Floyd (ils ont de l' humour! 😉), et j' avais pu comprendre 80-90%, parceque ces vieux languages (Alemaniques, Franciques; proches de ce que parlait Charlemagne?) sont suffisamment apparentes. Ce genre d' experience, c' est "riche", et ca me deplairait qu' on laisse tomber ces vieilles langues, qui ont beaucoup de charme et de substance, dans les oubliettes de l' histoire. 😠 Qu' une langue authentique soit promue au rang de langue universelle, soit, ca peut se produire, mais qu' on force une langue totalement artificielle, alors la non!
Ce nest pas georges qui a fait cette erreur mais moi: l'allemand standard qui a émergé au temps de Luther reposait en effet sur les parlers moyen-allemands de Thuringe et de Saxe (haut-saxon).
Le problème, c'est qu'à Hannovre, même si ça n'est pas bien loin, on est déjà dans le bas-allemand, avec le dialecte ostphalien. Mes références ne parlent pas de ce glissement qui a dû se produire postérieurement.
Quand aux troubadours allemands, c'étaient les Minnesänger. Un L s'était inopportunément glissé dans le mot que j'avais écrit.
Le problème, c'est qu'à Hannovre, même si ça n'est pas bien loin, on est déjà dans le bas-allemand, avec le dialecte ostphalien. Mes références ne parlent pas de ce glissement qui a dû se produire postérieurement.
Quand aux troubadours allemands, c'étaient les Minnesänger. Un L s'était inopportunément glissé dans le mot que j'avais écrit.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Entierement d'accord avec vous deux !!
Une langue, ce n'est pas seulement le parler, mais egalement une culture, une musique, une gastronomie, une histoire, etc...
Cela coute beaucoup d'efforts a apprendre, mais le rend au centuple !
On ne peut pas vraiment ressentir cela si on utilise une langue artificielle, qui n'appartient en fin de compte, a personne... et ou l'on n'arrive pas a faire passer les nuances.
Il existe une seule langue universelle et c'est la langue du pays que nous visitons .
90% des pays du monde parlent d'autres langues que le français et l'anglais.
Et l'anglais dit universel n'est pas de l'anglais mais du globish interlangue . Ce globish est souvent incompréhensible pour un anglophone.
Pour chaque pays il est préférable de se préparer une liste d'une centaine d'expressions au son ( chiffres, politesse, nourriture, pour se loger etc...)
Les citoyens de chaque pays apprécient que nous parlions leur langue.
je trouve que tu es très érudit sur la question. mais je n'ai pas tout à fait les mêmes données que toi.
En fait, pour moi, il y a dans l'Euskara 4 grands groupes, et 32 dialectes.
Les groupes sont : le navarro-labourdin le guipuzkoan le biscayen le souletin
les dialectes sont plus la traduction de façon de parler différente de vallées à vallées.
En fait, il faut se dire que le Basque est avant tout une langue qui s'est transmise oralement, et dont on a les premiers écrits que depuis 1400 et des poussières ( le 1er texte est du curé Etchepare de saint michel "Garaziko Herria benidika dadila ..' qu'on appelle aussi kontrapas ... un des suivant est la traduction de la bible en basque par des pasteurs dépendant de jeanne d'Albret ). Certes il y a eu quelques écrits avant ( tels des mots que l'on retrouve dans le Liber sancti jacobi daté dit-on de 1140 ( ogi pour pain, ura pour eau etc ..paradoxalement c'est toujours exact).
selon les régions, on disait "nous sommes : gu gara, gu gare, gu gira " et bien lors de l'établissement du basque unifié ou batua, on a choisi le terme le plus utilisé globalement.
en dehors de la conjugaison, le reste est plus simple. Quand 2 mots existaient pour traduire la même chose, ils sont devenus synonymes. Quand 1 mot existait dans une région et pas dans les autres, ils devenait le mot courant officiel. Et quand il n'existait pas, on a d'abord regardé sa construction, ou tout simplement importé le mot le plus courant.
Alors le Batua, qu'est-ce que c'est. et bien, c'est finalement 80% de navarro-labourdin et de guipuzkoan.
Bien évidemment, les mots de la mer, ce sont les régions maritimes qui les ont fixé, et les mots agricoles, ce sont ceux des régions agricoles qui ont servi de base.
Et de toute façon, l'homogénéisation se fait tout naturellement, car l'euskaldun n'est pas un isolé. Il y a des radios basque, une télé basque, des journaux basques, et même qu'il y a des nuances dialectiques, des façons de prononcer un peu différentes, on dira que c'est parce nos voisins ont de l'accent.
il n'y a pas à ce jour plus de différences entre basque de biscaye et basque d'iparralde, que de différence entre le parler français d'un canadien ou le parler français d'un auvergnat.
😛
A+
l'euskara est une belle langue, sans doute la plus vieille d'europe. Sais-tu que le vieux aragonais, c'était du proto-basque, un mélange de basque et d'occitan?
Pour un sujet aussi sensible que le basque, les classifications dialectales diffèrent selon les linguistes et leur orientation idéologique, mais ce n'est pas là l'essentiel.
L'eesentiel était de dire et de faire comprendre que le basque moderne était une création intégrale des intellectuels qui ont mélangé plusieurs éléments naturels pour crééer un produit officiel.
Je ne sais ce que tu appelles le proto-basque. Est-ce le basque ancien parlé avant le Moyen Age, ou la langue préhistorique dont le basque devait naître, et parlée avant que les langues indo-européennes telles que le latin n'aient fait leur apparition en Europe?
L'occitan (langue occitano-romane) est né du latin il y a environ mille ans. Dans la partie occidentale de l'Occitanie (au sud de la Garonne), la toponymie et la phonologie attestent la présence d'un substrat local très basque. Il en va de même de l'aragonais, langue ibéro-romane née du latin sur un versant sud-pyrénéen coincé entre pays gascon et Espagne musulmane.
En Occitanie occidentale (pays gascon) et dans le nord de l'Aragon, on trouve en effet un substrat toponymique (de vieux noms de lieux) qui indique de façon claire et nette que des Basques ont vécu dans ces régions il y a très longtemps. Ainsi, en Ariège gasconne, près de St Girons, on a la ville d'Oust, du mot basque "ust" (la plaine) Pas très loin, se trouve le célèbre Val d'Aran, seule région du monde ou l'occitan (sous sa forme gasconne) est langue officielle. Val d'Aran est un savoureux nom pléonasmatique puis qu' "Aran" signifie "vallée" en basque. J'ai lu dans un livre écrit par un linguiste basque que capitales resectives de la Gascogne (Auch, ville de la tribu des Auscii) et du Haut Aragon (Huesca) partageaient la racine commune "eusk" que l'on retrouve dans Euskadi et peut-être même dans Aquitaine. D'ailleurs, "gascon" vient de "vascon", les Gascons n'étant rien d'autre que des Basques latinisés peu après la conquête romaine. César lui même distinguait les Gaulois des Aquitains, séparés les uns des autres par la Garonne.
Mais un substrat n'est qu'un socle où l'on prend racine, dont on tire une sève qui donne une couleur particulière, mais ne saurait constituer l'essence même d'une langue qui s'implante quelque part. Une langue imposée par des conquérants ne vient pas de la culture locale conquise (ici les Basques) mais de celle des conquérants (ici les Romains). Occitan (y compris gascon) et Aragonais (fabla du nord) sont bien des langues romanes (latines), même si leur substrat basque ne saurait être nié.
Qui oserait prétendre que l'espagnol parlé en Amérique Latine tient davantage des langues amérindiennes que du parler castillan apporté par les Conquistadors?
L'eesentiel était de dire et de faire comprendre que le basque moderne était une création intégrale des intellectuels qui ont mélangé plusieurs éléments naturels pour crééer un produit officiel.
Je ne sais ce que tu appelles le proto-basque. Est-ce le basque ancien parlé avant le Moyen Age, ou la langue préhistorique dont le basque devait naître, et parlée avant que les langues indo-européennes telles que le latin n'aient fait leur apparition en Europe?
L'occitan (langue occitano-romane) est né du latin il y a environ mille ans. Dans la partie occidentale de l'Occitanie (au sud de la Garonne), la toponymie et la phonologie attestent la présence d'un substrat local très basque. Il en va de même de l'aragonais, langue ibéro-romane née du latin sur un versant sud-pyrénéen coincé entre pays gascon et Espagne musulmane.
En Occitanie occidentale (pays gascon) et dans le nord de l'Aragon, on trouve en effet un substrat toponymique (de vieux noms de lieux) qui indique de façon claire et nette que des Basques ont vécu dans ces régions il y a très longtemps. Ainsi, en Ariège gasconne, près de St Girons, on a la ville d'Oust, du mot basque "ust" (la plaine) Pas très loin, se trouve le célèbre Val d'Aran, seule région du monde ou l'occitan (sous sa forme gasconne) est langue officielle. Val d'Aran est un savoureux nom pléonasmatique puis qu' "Aran" signifie "vallée" en basque. J'ai lu dans un livre écrit par un linguiste basque que capitales resectives de la Gascogne (Auch, ville de la tribu des Auscii) et du Haut Aragon (Huesca) partageaient la racine commune "eusk" que l'on retrouve dans Euskadi et peut-être même dans Aquitaine. D'ailleurs, "gascon" vient de "vascon", les Gascons n'étant rien d'autre que des Basques latinisés peu après la conquête romaine. César lui même distinguait les Gaulois des Aquitains, séparés les uns des autres par la Garonne.
Mais un substrat n'est qu'un socle où l'on prend racine, dont on tire une sève qui donne une couleur particulière, mais ne saurait constituer l'essence même d'une langue qui s'implante quelque part. Une langue imposée par des conquérants ne vient pas de la culture locale conquise (ici les Basques) mais de celle des conquérants (ici les Romains). Occitan (y compris gascon) et Aragonais (fabla du nord) sont bien des langues romanes (latines), même si leur substrat basque ne saurait être nié.
Qui oserait prétendre que l'espagnol parlé en Amérique Latine tient davantage des langues amérindiennes que du parler castillan apporté par les Conquistadors?
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
Je maintiens que tu es très erudit sur la question. Mais pour moi, l'homogénéisation est en marche dès que les moyens de communications permettent une diffusion plus large. Il me parait évident, dès lors que dans tout iparralde, on écoute Gure iratia, radio Iruleguy et Chiberuko Boza que les habitants bascophones écoutent le même language et s'adaptent. de même dès qu'ils regardent des émissions d'infos, culturelles, ou sportives sur euskal televista. Mais, nous même, ne faisons nous pas de même . Il suffit d'écouter le parler actuel pour voir que l'anglais nous influence. Week-end, tee-shirt, short, pull, sheat, sans parler de l'informatique Email, etc .. Pour moi, l'accadémie de langue basque ne fait qu'officialiser la chose. Quant au haut-aragonais, je te laisse le soin de rechercher quelques documents, quelques thèses sur la linguistique du haut-aragonais.Mais ne soit pas surpris, pour moi la langue basque est la langue ancestrale des Pyrénées, et le haut Aragon faisait partie de la Navarre du temps de Sanche le fort dans les années 1030 je crois.
Je n'ai jamais mis en cause l'uniformisation. Le basque moderne, d'origine "artificielle" est en effet devenue une langue parlée, qui suit à présent une évolution "naturelle"...
La langue basque est en effet le substrat, la langue ancestrale des Pyrénées, comme je le disais moi même, supplantée par le latin (à qui elle a donné une couleur locale), partout sauf au Pays Basque.
Nous sommes donc bien d'accord.
La langue basque est en effet le substrat, la langue ancestrale des Pyrénées, comme je le disais moi même, supplantée par le latin (à qui elle a donné une couleur locale), partout sauf au Pays Basque.
Nous sommes donc bien d'accord.
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison
En réponse à Nalesnik
> Si l'espéranto correspondait à ce qui se passe dans vie réelle des langues, tout le monde l'aurait adoptée...
Si la France ne s'y étais pas opposée dans l'entre-deux guerres malgrès le soutien affiché à la Société Des Nations à un manifeste recommandant l'enseignement de l'espéranto comme première langue vivante, manifeste soutenu par des éducateurs de 28 pays et les délégués officiels de 16 gouvernements (dont si je me souviens bien la Chine, la Nouvelle-Zélande, ...) sous le prétexte que la langue française était la langue internationale et la langue de la culture, l'espéranto serait actuellement adopté...
En Hongrie, c'est la troisième langue présentée aux examens scolaires après l'anglais et l'allemand.
> Les idéologues sont toujours aveugles et fiers de l'être...
Tu n'as pas l'air d'avoir une idéologie qui vole bien haut, mais niveau aveuglement tu en tiens une sacrée couche !
Fais des recherches dans google (en espéranto : http://www.google.com/intl/eo/ ), tu trouveras des sites pour voyager grâce à l'espéranto, tu pourras aller dans des congrès jeunes dans un cadre associatif sympathique http://esperanto-jeunes.org/...a-l-etranger?lang=fr tu pourras participer à des rencontres internationales toute l'année dans le monde entier grâce à l'espéranto : http://www.eventoj.hu/2007.htm tu pourras regarder des clips de musique en espéranto, des délires, ... http://farbskatol.net/.../99-kore-tielas-vivo tu pourras lire le Monde diplomatique en esperanto http://eo.mondediplo.com/ tu pourras trouver des jeux en espéranto tu pourras t'instruire en espéranto http://eo.wikipedia.org/ tu pourras correspondre avec des gens en espéranto http://members.aol.com/enrike/eksfra.htm, http://www.esperantomondo.net/, ... tu pourras écouter des radios en esperanto http://www.radioarkivo.org/ : Ĉina Radio Internacia, Radio Vatikana, Radio Polonia, Radio Suda Kanalo, Radio Okcitanio, ... http://www.polskieradio.pl/eo/, ... tu pourras écouter et acheter de la musique en espéranto : http://www.vinilkosmo.com, ... tu pourras lire des infos en espéranto : http://www.liberafolio.org/, ... tu pourras l'apprendre gratuitement et tu verras comme c'est simple : http://ikurso.esperanto-jeunes.org/ tu pourras lire des livres traduits ou originaux en espéranto tu pourras regarder des vidéos recensées sur youtube, ... en espéranto : http://www.esperantomondo.net/...ranto/television.php tu pourras lire des articles d'interprètes, ... qui soutiennent l'emploi de cette langue http://www.esperanto-sat.info
tu apprendras aussi que l'UNESCO soutient et encourage le développement de l'espéranto ( http://unesdoc.unesco.org/...2/001240/124020f.pdf ), et a voté diverses résolutions en sa faveur (IV.1.4.422 à Montevideo session de 1954, 11.11 en 1985 à Sofia, )
Bien sûr, ce ne sont que quelques exemples de ce à quoi l'esperanto peut servir...
Tiens, une vidéo de présentation de l'espéranto assez intéressante : http://youtube.com/watch?v=UagwWN_myL8
Tu peux avoir d'autres informations sur l'histoire de la langue et tout ici : http://www.esperantomondo.net/expose.pdf
Les rencontres internationales dans le monde étant personnellement ce que j'apprécie beaucoup, mais des personnes utilisent l'espéranto pour travailler, ...
Tiens, jette un oeil à ça : http://www.esperanto-sat.info/...G1-Grinraporto.w.pdf
ce sont des extraits d'un rapport demandé par le Haut Conseil de l'Évaluation de l'École sur l'enseignement des langues, et l'espéranto est justement ressorti comme une langue potentiellement très intéressante !
Les réticences sont de nos jours liées à l'anglais, langue internationale, et aux intérêts énormes qu'ont les pays anglophones à ce que ça n'évolue pas.... tout comme dans le passé les français ont empêché l'espéranto pour que le français reste "la" langue internationale... on voit ce que ça donne aujourd'hui...
Quel dommage que ton ignorance t'aveugle, j'espère que tu prendras la peine de te renseigner un peu plus avant de continuer à parler d'un sujet que tu ne connais visiblement pas du tout !
Fais une recherche sur l'espéranto ( http://www.google.com/...l=eo&q=esperanto ), visite quelques sites espérantistes (avec environ 43, 300, 000 résultats tu as de quoi !), parle avec des espérantistes (sur lernu.net, ...) et reviens quand tu sauras de quoi tu parles !
Tu as déjà entendu parler de linux par exemple ? Prends Mandriva, Debian, Ubuntu, installe... et hop, l'esperanto est proposé comme langue du système, utile quand on travaille en équipe avec d'autres espérantistes dans des groupes de travail grâce à l'informatique. Si cette langue est ainsi proposée, c'est qu'elle est utile, et utilisée.
Tu utilises Firefox ? Va dans les options linguistiques, l'espéranto est proposé.
On ne parle pas ici d'une langue morte, on parle d'une langue utilisée quotidiennement dans des rencontres, ... dans le monde entier !
Pour notre ami qui voulait utiliser l'espéranto pour voyager, un site utile : http://www.tejo.org/eo/ps, il y a des espérantistes qui proposent de t'héberger gratuitement dans 85 pays quand tu voyages, ça peut t'intéresser, bon voyage !
PS : je reviens de 6 semaines au Sri Lanka, et oui, il y a des espérantistes au Sri Lanka 😉
> Si l'espéranto correspondait à ce qui se passe dans vie réelle des langues, tout le monde l'aurait adoptée...
Si la France ne s'y étais pas opposée dans l'entre-deux guerres malgrès le soutien affiché à la Société Des Nations à un manifeste recommandant l'enseignement de l'espéranto comme première langue vivante, manifeste soutenu par des éducateurs de 28 pays et les délégués officiels de 16 gouvernements (dont si je me souviens bien la Chine, la Nouvelle-Zélande, ...) sous le prétexte que la langue française était la langue internationale et la langue de la culture, l'espéranto serait actuellement adopté...
En Hongrie, c'est la troisième langue présentée aux examens scolaires après l'anglais et l'allemand.
> Les idéologues sont toujours aveugles et fiers de l'être...
Tu n'as pas l'air d'avoir une idéologie qui vole bien haut, mais niveau aveuglement tu en tiens une sacrée couche !
Fais des recherches dans google (en espéranto : http://www.google.com/intl/eo/ ), tu trouveras des sites pour voyager grâce à l'espéranto, tu pourras aller dans des congrès jeunes dans un cadre associatif sympathique http://esperanto-jeunes.org/...a-l-etranger?lang=fr tu pourras participer à des rencontres internationales toute l'année dans le monde entier grâce à l'espéranto : http://www.eventoj.hu/2007.htm tu pourras regarder des clips de musique en espéranto, des délires, ... http://farbskatol.net/.../99-kore-tielas-vivo tu pourras lire le Monde diplomatique en esperanto http://eo.mondediplo.com/ tu pourras trouver des jeux en espéranto tu pourras t'instruire en espéranto http://eo.wikipedia.org/ tu pourras correspondre avec des gens en espéranto http://members.aol.com/enrike/eksfra.htm, http://www.esperantomondo.net/, ... tu pourras écouter des radios en esperanto http://www.radioarkivo.org/ : Ĉina Radio Internacia, Radio Vatikana, Radio Polonia, Radio Suda Kanalo, Radio Okcitanio, ... http://www.polskieradio.pl/eo/, ... tu pourras écouter et acheter de la musique en espéranto : http://www.vinilkosmo.com, ... tu pourras lire des infos en espéranto : http://www.liberafolio.org/, ... tu pourras l'apprendre gratuitement et tu verras comme c'est simple : http://ikurso.esperanto-jeunes.org/ tu pourras lire des livres traduits ou originaux en espéranto tu pourras regarder des vidéos recensées sur youtube, ... en espéranto : http://www.esperantomondo.net/...ranto/television.php tu pourras lire des articles d'interprètes, ... qui soutiennent l'emploi de cette langue http://www.esperanto-sat.info
tu apprendras aussi que l'UNESCO soutient et encourage le développement de l'espéranto ( http://unesdoc.unesco.org/...2/001240/124020f.pdf ), et a voté diverses résolutions en sa faveur (IV.1.4.422 à Montevideo session de 1954, 11.11 en 1985 à Sofia, )
Bien sûr, ce ne sont que quelques exemples de ce à quoi l'esperanto peut servir...
Tiens, une vidéo de présentation de l'espéranto assez intéressante : http://youtube.com/watch?v=UagwWN_myL8
Tu peux avoir d'autres informations sur l'histoire de la langue et tout ici : http://www.esperantomondo.net/expose.pdf
Les rencontres internationales dans le monde étant personnellement ce que j'apprécie beaucoup, mais des personnes utilisent l'espéranto pour travailler, ...
Tiens, jette un oeil à ça : http://www.esperanto-sat.info/...G1-Grinraporto.w.pdf
ce sont des extraits d'un rapport demandé par le Haut Conseil de l'Évaluation de l'École sur l'enseignement des langues, et l'espéranto est justement ressorti comme une langue potentiellement très intéressante !
Les réticences sont de nos jours liées à l'anglais, langue internationale, et aux intérêts énormes qu'ont les pays anglophones à ce que ça n'évolue pas.... tout comme dans le passé les français ont empêché l'espéranto pour que le français reste "la" langue internationale... on voit ce que ça donne aujourd'hui...
Quel dommage que ton ignorance t'aveugle, j'espère que tu prendras la peine de te renseigner un peu plus avant de continuer à parler d'un sujet que tu ne connais visiblement pas du tout !
Fais une recherche sur l'espéranto ( http://www.google.com/...l=eo&q=esperanto ), visite quelques sites espérantistes (avec environ 43, 300, 000 résultats tu as de quoi !), parle avec des espérantistes (sur lernu.net, ...) et reviens quand tu sauras de quoi tu parles !
Tu as déjà entendu parler de linux par exemple ? Prends Mandriva, Debian, Ubuntu, installe... et hop, l'esperanto est proposé comme langue du système, utile quand on travaille en équipe avec d'autres espérantistes dans des groupes de travail grâce à l'informatique. Si cette langue est ainsi proposée, c'est qu'elle est utile, et utilisée.
Tu utilises Firefox ? Va dans les options linguistiques, l'espéranto est proposé.
On ne parle pas ici d'une langue morte, on parle d'une langue utilisée quotidiennement dans des rencontres, ... dans le monde entier !
Pour notre ami qui voulait utiliser l'espéranto pour voyager, un site utile : http://www.tejo.org/eo/ps, il y a des espérantistes qui proposent de t'héberger gratuitement dans 85 pays quand tu voyages, ça peut t'intéresser, bon voyage !
PS : je reviens de 6 semaines au Sri Lanka, et oui, il y a des espérantistes au Sri Lanka 😉
maxmanseb
Mais dans le cas de l'espéranto, il s'agit d'une création à 100%, totalement savante, où la part du populaire, de l'inconscient, du mystérieux, des exceptions, est encore réduite, si tant est qu'elle existe.
Si l'espéranto avait la chance d'être parlé une jour par un peuple, il commencerait à changer lui aussi selon des processus mystérieux. La vie de la langue se mettrait en branle, des expressions nouvelles naîtraient au hasard de la vie des locuteurs, un argot émergerait, et l'espéranto deviendrait une vraie langue.
Ne croit pas qu'il s'agit d'une langue figée, ce n'est pas du tout le cas ! L'espéranto a subit des évolutions comme toute autre langue depuis sa création, des mots sont apparus, d'autres ne sont plus usités, l'usage a fait que certains ont changé de fonction, ...
Des expressions d'ailleurs n'existent qu'en espéranto du fait de son usage dans des congrès internationaux par exemple, comme par exemple les verbes aligatori, krokodili et kajmani :
krokodili : parler dans notre langue maternelle lors d'un congrès (et pas l'esperanto) aligatori : parler notre langue maternelle avec une personne dont ce n'est pas la langue maternelle (et pas l'esperanto) kajmani : parler avec quelqu'un dans une langue qui n'est ni la notre ni la sienne (et pas l'esperanto)
Ces verbes sont apparus dans le cadre des rencontres dans le cadre de l'intercompréhension par exemple, c'est un exemple d'apparition d'expressions directement liées à l'usage. Bon, il y en a qui ne peuvent pas crocodiler puisqu'il y a des personnes dont la langue maternelle est l'espéranto, mais ça c'est un autre sujet...
Il y a aussi des mots tels que memzorgantejo (prononcer mèmzorgann'téyo ), moi très utilisé dans les congrès internationaux et qui désigne en fait le lieu ou dorment les personnes qui décident de loger en commun dans un gymnase ou autre pour payer moins cher (traduction littérale : "le lieu des personnes qui s'occupent d'elles même"), mot difficilement traduisible mais qui est apparu dans le cadre de l'usage de la langue comme utile.
Au niveau des expressions spécifiques, il y a aussi par exemple le gufujo (prononcer goufouyo), gufo état la chouette et ujo le conteneur, cela signifie littéralement "le conteneur de chouette"... Vous ne devinez sans doute pas ce que c'est, en fat c'est encore lié à l'usage de l'espéranto dans les rencontres internationales : le soir, en plus de la discothèque, du bar, ... il y a dans les rencontres une salle avec ambiance feutrée, lumière douce où l'on peut se retrouver pour discuter tranquillement autour d'une tasse de thé, un endroit calme si on n'a pas envie de s'éclater sur la piste de danse, et cet endroit a donc finit par obtenir son propre nom, Gufujo, le contenant des chouettes 😛
Kie vi estas ? Mi trinkas teon en la gufujo ! Venu en la drinkejon, estos pli bone !Où es tu ? Je bois du thé au gufujo ! Viens au bar, ça sera mieux !
Il ne faut pas imaginer l'espéranto comme une langue d'intellectuels à lunettes plongés dans leur livre, j'étais en Pologne à Zakopane à un congrès jeunes, 450 participants environ, c'était la grosse fête tout le temps, on n'est pas là pour faire les linguistes où se la péter parce qu'on parle une langue différente des autres, le but (enfin moi c'est mon utilisation de l'esperanto, pour d'autres ça sert dans leur boulot, ...) c'est bien d'avoir un outil pour se retrouver et faire la fête dans une ambiance internationale en voyageant et faisant des congrès, avec des ateliers culturels pendant la journée, cours de langues, présentations de pays par des gens qui y habitent, cours de chant, de dessin, ...
L'espéranto est un outil vivant et utile, certainement pas une langue théorique abstraite inutile pour perdre du temps ! (et ceux qui le parlent pas je m'en fous moi tant que je sais que moi ça m'est utile, qu'avec je fais des rencontres, je voyage, je fais la fête, ..., moi ça me sert, mais entendre des contrevérités sur cette langue par des personnes qui n'y connaissent rien par contre c'est vexant quand on sait ce que c'est !)...
Moi ce que je sais pour l'avoir vécu, c'est que ça s'apprend super vite, que ça m'est super utile dans l'usage que j'en fais, je sais aussi que je suis en école d'ingénieurs, que j'ai majoré en anglais sur une promo de 110 étudiants, et que pourtant je m'exprime moins bien en anglais qu'en espéranto (que j'ai appris 3 ans au collège, une heure par semaine, c'est tout), que je comprends beaucoup moins bien un livre en anglais qu'en esperanto, et que si l'anglais je le maitrise et que je l'utilise chaque jour (j'aime lire des bouquins en anglais, mes films je les écoute le plus souvent en VO, ...) l'esperanto m'est également tout à fait utile, et dans le cadre de l'usage que j'en fais beaucoup plus que l'anglais...
Ce que je veux dire, c'est que si je parle à un péruvien, dans le cadre de l'espéranto je sais que je le comprendrais très bien, qu'il me comprendra aussi, et je sais que le niveau de la discussion et les sujets que l'on pourra donc aborder seront beaucoup plus poussés et élaborés que les sujets que j'aurais traités avec l'anglais...
Je ne jette pas la pierre à l'anglais et je pense que très peu d'espérantiste le font, reconnaître une langue comme internationale c'est avant tout politique et histoire de gros sous et je sais très bien que l'anglais est la langue internationale actuellement (et après six semaines à bosser comme géomètre au Sri Lanka dans la rue je peux vous dire que l'anglais m'a été plus qu'utile !), mais l'espéranto est pour moi une richesse supplémentaire tout à fait utile, et vu le peu de temps qu'il faut pour le maîtriser c'est dommage de s'en priver sur de simples préjugés dépassés et rétrogrades ! Les langues, plus on en connait, mieux c'est, dans un pays qui parle l'espagnol l'anglais est moins utile, ..., l'avantage de l'espéranto est que ça donne une langue supplémentaire en peu de temps, je trouve ça bête de s'en priver, ça prétend pas prendre la place du reste...
Voilà, jamais je n'arrêterai de faire en sorte d'améliorer mon niveau en anglais car d'un j'aime cette langue et de deux elle me sert quotidiennement, mais je n'arrêterai jamais non plus de faire ressortir la vérité sur ce qu'est l'espéranto face à de telles réactions totalement dépassées et déplacées parce que d'un j'aime cette langue et de deux je connais ses qualités et son utilité ! 🤪
Moi deniol, je te dis : si tu es intéressé par l'espéranto, n'hésites pas, tu n'as rien à y perdre et tout à y gagner. Ça ne sert à rien d'écouter les commentaires de personnes qui n'y connaissent rien puisque par définition elles ne peuvent rien t'apprendre sur le sujet.
Si ça te branche, tu peux essayer de jeter un oeil à son apprentissage ( tente le logiciel ikurso, c'est tout gratuit : http://ikurso.esperanto-jeunes.org/ ) tu verras bien si ça te branche et après à toi de voir si ça t'es utile. Dans l'optique de ta question de départ, je pense que oui, à toi de te faire une idée précise de la chose. 😉
Amike, Sebeto
PS : sur l'éducation de l'espéranto : http://edukado.net/ Vous pouvez même trouver des films en espéranto : http://www.imagu.com.br/
Ne croit pas qu'il s'agit d'une langue figée, ce n'est pas du tout le cas ! L'espéranto a subit des évolutions comme toute autre langue depuis sa création, des mots sont apparus, d'autres ne sont plus usités, l'usage a fait que certains ont changé de fonction, ...
Des expressions d'ailleurs n'existent qu'en espéranto du fait de son usage dans des congrès internationaux par exemple, comme par exemple les verbes aligatori, krokodili et kajmani :
krokodili : parler dans notre langue maternelle lors d'un congrès (et pas l'esperanto) aligatori : parler notre langue maternelle avec une personne dont ce n'est pas la langue maternelle (et pas l'esperanto) kajmani : parler avec quelqu'un dans une langue qui n'est ni la notre ni la sienne (et pas l'esperanto)
Ces verbes sont apparus dans le cadre des rencontres dans le cadre de l'intercompréhension par exemple, c'est un exemple d'apparition d'expressions directement liées à l'usage. Bon, il y en a qui ne peuvent pas crocodiler puisqu'il y a des personnes dont la langue maternelle est l'espéranto, mais ça c'est un autre sujet...
Il y a aussi des mots tels que memzorgantejo (prononcer mèmzorgann'téyo ), moi très utilisé dans les congrès internationaux et qui désigne en fait le lieu ou dorment les personnes qui décident de loger en commun dans un gymnase ou autre pour payer moins cher (traduction littérale : "le lieu des personnes qui s'occupent d'elles même"), mot difficilement traduisible mais qui est apparu dans le cadre de l'usage de la langue comme utile.
Au niveau des expressions spécifiques, il y a aussi par exemple le gufujo (prononcer goufouyo), gufo état la chouette et ujo le conteneur, cela signifie littéralement "le conteneur de chouette"... Vous ne devinez sans doute pas ce que c'est, en fat c'est encore lié à l'usage de l'espéranto dans les rencontres internationales : le soir, en plus de la discothèque, du bar, ... il y a dans les rencontres une salle avec ambiance feutrée, lumière douce où l'on peut se retrouver pour discuter tranquillement autour d'une tasse de thé, un endroit calme si on n'a pas envie de s'éclater sur la piste de danse, et cet endroit a donc finit par obtenir son propre nom, Gufujo, le contenant des chouettes 😛
Kie vi estas ? Mi trinkas teon en la gufujo ! Venu en la drinkejon, estos pli bone !Où es tu ? Je bois du thé au gufujo ! Viens au bar, ça sera mieux !
Il ne faut pas imaginer l'espéranto comme une langue d'intellectuels à lunettes plongés dans leur livre, j'étais en Pologne à Zakopane à un congrès jeunes, 450 participants environ, c'était la grosse fête tout le temps, on n'est pas là pour faire les linguistes où se la péter parce qu'on parle une langue différente des autres, le but (enfin moi c'est mon utilisation de l'esperanto, pour d'autres ça sert dans leur boulot, ...) c'est bien d'avoir un outil pour se retrouver et faire la fête dans une ambiance internationale en voyageant et faisant des congrès, avec des ateliers culturels pendant la journée, cours de langues, présentations de pays par des gens qui y habitent, cours de chant, de dessin, ...
L'espéranto est un outil vivant et utile, certainement pas une langue théorique abstraite inutile pour perdre du temps ! (et ceux qui le parlent pas je m'en fous moi tant que je sais que moi ça m'est utile, qu'avec je fais des rencontres, je voyage, je fais la fête, ..., moi ça me sert, mais entendre des contrevérités sur cette langue par des personnes qui n'y connaissent rien par contre c'est vexant quand on sait ce que c'est !)...
Moi ce que je sais pour l'avoir vécu, c'est que ça s'apprend super vite, que ça m'est super utile dans l'usage que j'en fais, je sais aussi que je suis en école d'ingénieurs, que j'ai majoré en anglais sur une promo de 110 étudiants, et que pourtant je m'exprime moins bien en anglais qu'en espéranto (que j'ai appris 3 ans au collège, une heure par semaine, c'est tout), que je comprends beaucoup moins bien un livre en anglais qu'en esperanto, et que si l'anglais je le maitrise et que je l'utilise chaque jour (j'aime lire des bouquins en anglais, mes films je les écoute le plus souvent en VO, ...) l'esperanto m'est également tout à fait utile, et dans le cadre de l'usage que j'en fais beaucoup plus que l'anglais...
Ce que je veux dire, c'est que si je parle à un péruvien, dans le cadre de l'espéranto je sais que je le comprendrais très bien, qu'il me comprendra aussi, et je sais que le niveau de la discussion et les sujets que l'on pourra donc aborder seront beaucoup plus poussés et élaborés que les sujets que j'aurais traités avec l'anglais...
Je ne jette pas la pierre à l'anglais et je pense que très peu d'espérantiste le font, reconnaître une langue comme internationale c'est avant tout politique et histoire de gros sous et je sais très bien que l'anglais est la langue internationale actuellement (et après six semaines à bosser comme géomètre au Sri Lanka dans la rue je peux vous dire que l'anglais m'a été plus qu'utile !), mais l'espéranto est pour moi une richesse supplémentaire tout à fait utile, et vu le peu de temps qu'il faut pour le maîtriser c'est dommage de s'en priver sur de simples préjugés dépassés et rétrogrades ! Les langues, plus on en connait, mieux c'est, dans un pays qui parle l'espagnol l'anglais est moins utile, ..., l'avantage de l'espéranto est que ça donne une langue supplémentaire en peu de temps, je trouve ça bête de s'en priver, ça prétend pas prendre la place du reste...
Voilà, jamais je n'arrêterai de faire en sorte d'améliorer mon niveau en anglais car d'un j'aime cette langue et de deux elle me sert quotidiennement, mais je n'arrêterai jamais non plus de faire ressortir la vérité sur ce qu'est l'espéranto face à de telles réactions totalement dépassées et déplacées parce que d'un j'aime cette langue et de deux je connais ses qualités et son utilité ! 🤪
Moi deniol, je te dis : si tu es intéressé par l'espéranto, n'hésites pas, tu n'as rien à y perdre et tout à y gagner. Ça ne sert à rien d'écouter les commentaires de personnes qui n'y connaissent rien puisque par définition elles ne peuvent rien t'apprendre sur le sujet.
Si ça te branche, tu peux essayer de jeter un oeil à son apprentissage ( tente le logiciel ikurso, c'est tout gratuit : http://ikurso.esperanto-jeunes.org/ ) tu verras bien si ça te branche et après à toi de voir si ça t'es utile. Dans l'optique de ta question de départ, je pense que oui, à toi de te faire une idée précise de la chose. 😉
Amike, Sebeto
PS : sur l'éducation de l'espéranto : http://edukado.net/ Vous pouvez même trouver des films en espéranto : http://www.imagu.com.br/
maxmanseb
... en quoi ce serait une langue plus artificielle que les autres ; toutes sont artificielles
Ouououh ... Vraiment ?! Je sais bien faire une différence entre les langues naturelles sur notre planète et les quelques langues artificielles dont l'espéranto ...
Une! simple différence (parmi beaucoup) est le fait qu'une langue naturelle n'a de date de naissance ni celle de mort. Vouloir fixer le jour où la langue parlée à Rome a terminé d'être latine, pour reprendre son existence en tant que langue italienne, c'est absurd. Par contre, l'espéranto a bien sûr une date de naissance ...
Par ailleurs, ce fait touche aussi l'absurdité de comparer une langue à un organisme (de la biologie) même si la terminologie linguistique s'est servie bien sûr de ce domaine (parenté, morphologie, langue mère etc.). Un organisme (p.ex. un animal) a comme "individu" une vie limitée (y compris la date de naissance et celle de mort), a un! père et une! mère etc. etc. Une langue naturelle n'a pas été créée consciemment par la main de l'homme. Par contre, l'espéranto a un père, Zamenhof, qui a, à un jour fixe, commencé à créer l'espéranto ! Tout ça ne vaut pas à une langue (naturelle) ...
Une langue est primairement un moyen pour l’expression resp. pour l’échange des idées, des connaissances et des informations ainsi que pour la fixation et tradition de savoir et d’expérience. Voici, les quelques caractéristiques essentielles (à part celle nommée en haut) :
# elle base aux processus cognitifs # elle est due à une communauté de langage (caractère conditionnel social) # elle est soumise à une permanente évolution historique (changement linguistique !!!) # elle est créative # elle a la faculté de l’abstraction conceptionnelle # elle est faite pour la réflexion métalinguistique # ...
Dans ce sens, l’espéranto n’est pas de langue ! Par contre, selon la sémiotique et la théorie d’informations, l’espéranto est un système de signes linguistiques (> F. de Saussure) à un objectif communicatif, et donc une langue (comme une langage informatique ou des signaux par pavillon aussi).
Personnellement, je refuse de qualifier l’espéranto d’une langue et donc le mettre au même niveau que le français, le russe, le bambara, le tamasheq et toutes les autres langues naturelles parlées au monde (y compris les langues mortes). Bref, l’espéranto n’est pas de langue mais une idée farfelue ...
Une poupée gonflable, est-elle un être vivant ou non ... ?!
hgb
P.S. : Un grand BRAVOOOOOOOOO à Nalesnik dont les messages sur ce sujet sont imprimables. Chapeau !!!
Ouououh ... Vraiment ?! Je sais bien faire une différence entre les langues naturelles sur notre planète et les quelques langues artificielles dont l'espéranto ...
Une! simple différence (parmi beaucoup) est le fait qu'une langue naturelle n'a de date de naissance ni celle de mort. Vouloir fixer le jour où la langue parlée à Rome a terminé d'être latine, pour reprendre son existence en tant que langue italienne, c'est absurd. Par contre, l'espéranto a bien sûr une date de naissance ...
Par ailleurs, ce fait touche aussi l'absurdité de comparer une langue à un organisme (de la biologie) même si la terminologie linguistique s'est servie bien sûr de ce domaine (parenté, morphologie, langue mère etc.). Un organisme (p.ex. un animal) a comme "individu" une vie limitée (y compris la date de naissance et celle de mort), a un! père et une! mère etc. etc. Une langue naturelle n'a pas été créée consciemment par la main de l'homme. Par contre, l'espéranto a un père, Zamenhof, qui a, à un jour fixe, commencé à créer l'espéranto ! Tout ça ne vaut pas à une langue (naturelle) ...
Une langue est primairement un moyen pour l’expression resp. pour l’échange des idées, des connaissances et des informations ainsi que pour la fixation et tradition de savoir et d’expérience. Voici, les quelques caractéristiques essentielles (à part celle nommée en haut) :
# elle base aux processus cognitifs # elle est due à une communauté de langage (caractère conditionnel social) # elle est soumise à une permanente évolution historique (changement linguistique !!!) # elle est créative # elle a la faculté de l’abstraction conceptionnelle # elle est faite pour la réflexion métalinguistique # ...
Dans ce sens, l’espéranto n’est pas de langue ! Par contre, selon la sémiotique et la théorie d’informations, l’espéranto est un système de signes linguistiques (> F. de Saussure) à un objectif communicatif, et donc une langue (comme une langage informatique ou des signaux par pavillon aussi).
Personnellement, je refuse de qualifier l’espéranto d’une langue et donc le mettre au même niveau que le français, le russe, le bambara, le tamasheq et toutes les autres langues naturelles parlées au monde (y compris les langues mortes). Bref, l’espéranto n’est pas de langue mais une idée farfelue ...
Une poupée gonflable, est-elle un être vivant ou non ... ?!
hgb
P.S. : Un grand BRAVOOOOOOOOO à Nalesnik dont les messages sur ce sujet sont imprimables. Chapeau !!!
Hahaha! Bien vu, Herbert, la comparaison avec une poupée gonflable ! Tu commencais à m’ ennuyer il y a quelques jours, quand nous discutions du Hindi, mais là je dois dire que tu te rachètes bien ! 😎
Il y a quelques mois (ou plus) il y a déjà eu du sang versé sur le forum à propos de l’ esperanto, et j’ ai été l’ un des tireurs de lame les plus agressifs …. Contre l’ esperanto. Pas besoin de longues diatribes intello, pour moi l’ esperanto est un rêve qui ne m’ attire pas du tout …. triple zéro …. period ! Comment pourrait-on comparer le bagage culturel, émotif, esthétique que véhiculerait une langue créée de toutes pièces à l’ héritage que porte toute langue ou tout dialecte naturel ?
Salut George,
j'espère que tu me pardonnes de t'avoir ennuyé dans la discussion "Hindi" ...
J'ai bien entendu lu avec intérêt tes commentaires quant à l'espéranto, et finalement, je ne peux qu'adhérer à toi, à Nalesnik et à Nemo ...
Moi, je pense que cette "langue" (respecter les guillemets !!!) manque presque tout ce que constitue une langue : elle est beaucoup beaucoup plus que sa morphologie et sa syntaxe (ordre de mots etc.) ... Cela me rappelle un peu à ces programmes de traduction qui ne fonctionnent pas (du moins, je ne connais pas de seul).
Nous, les êtres humains, pouvons alunir ou inventer je ne sais quoi d'autre mais - j'ose dire - nous ne savons pas reproduire une langue. Toutes les descriptions de langues ne sont que des rapprochements à ce phénomène dit langue ... L'appréhender à 100/100, c'est impossible !
hgb
j'espère que tu me pardonnes de t'avoir ennuyé dans la discussion "Hindi" ...
J'ai bien entendu lu avec intérêt tes commentaires quant à l'espéranto, et finalement, je ne peux qu'adhérer à toi, à Nalesnik et à Nemo ...
Moi, je pense que cette "langue" (respecter les guillemets !!!) manque presque tout ce que constitue une langue : elle est beaucoup beaucoup plus que sa morphologie et sa syntaxe (ordre de mots etc.) ... Cela me rappelle un peu à ces programmes de traduction qui ne fonctionnent pas (du moins, je ne connais pas de seul).
Nous, les êtres humains, pouvons alunir ou inventer je ne sais quoi d'autre mais - j'ose dire - nous ne savons pas reproduire une langue. Toutes les descriptions de langues ne sont que des rapprochements à ce phénomène dit langue ... L'appréhender à 100/100, c'est impossible !
hgb
Je ne suis pas du genre a pardonner, alors je t' attends au virage pour prendre ma revanche, hahaha! 😉
Bonjour,
Je suis journaliste pour M6 et nous aimerions réaliser un reportage sur la communauté espérantiste en France. Des familles membres qui hébergent des etrangers parlant aussi l'espéranto. Merci beaucoup pour votre aide Vous pouvez me contacter au 01 46 43 18 62
Je suis journaliste pour M6 et nous aimerions réaliser un reportage sur la communauté espérantiste en France. Des familles membres qui hébergent des etrangers parlant aussi l'espéranto. Merci beaucoup pour votre aide Vous pouvez me contacter au 01 46 43 18 62
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Hi there,
I’m thinking of doing a short language-stay this summer to practice Russian. Given the current situation, I’d prefer to stay in Europe if possible (no visa). And I don’t think Ukraine is really a good idea either—I’d feel weird being a tourist while they have more important concerns right now. Any ideas where I could go?
Thanks so much!
Hi,
I want to do a trip to practice my Russian this summer. Since it’s simpler, I’d rather stay in Europe (no visa). And I’m not sure Ukraine is a good idea—being a tourist there right now doesn’t feel quite right to me. Do you have any destination ideas?
Thanks!
I’m thinking of doing a short language-stay this summer to practice Russian. Given the current situation, I’d prefer to stay in Europe if possible (no visa). And I don’t think Ukraine is really a good idea either—I’d feel weird being a tourist while they have more important concerns right now. Any ideas where I could go?
Thanks so much!
Hi,
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Thanks!
"I created the African Languages Universe for a proud, playful, and accessible reclaiming of our languages in homes and imaginations, from ages 7 to 77" (Diaddou Cissé, founder of Univers des Langues Africaines)
A bridge between generations, continents, and languages
Since its beginnings, Univers des Langues Africaines, an independent publishing house, has had a simple yet powerful dream: to bring African languages to life in homes, schools, games, and everyday conversations. This dream grows with every word passed on, every language rediscovered, every child who speaks their first words in Soninke, Lingala, Bambara, Wolof, Pulaar...
Today, Univers des Langues Africaines has become:
an educational, accessible, and multilingual publishing house,
a brand committed to intergenerational transmission,
a lively, playful, and reality-connected learning space.
Children of the African diaspora, regardless of their level in Soninke, Wolof, Bambara, Lingala..., all face the same issue: the lack of books in their heritage languages tailored to them. Univers des Langues Africaines was born to fill this gap by offering simple and fun books and supporting them in learning African languages. Whether you're a minor, an adult beginner, a parent wanting to pass on their language to their child, or an African language enthusiast, Univers des Langues Africaines has a program suited to your needs!
At Univers des Langues Africaines, we offer:
conversation manuals or guides (Bambara, Lingala, Soninke, Wolof, Pulaar...); the books consist of lessons accessible to everyone, with exercises, reviews, and audio to easily speak the language.
games for children; tools adapted for kids to gently discover African languages.
online language courses, tailored for adults and children, interactive and immersive; they allow you to master an African language while discovering its cultural richness.
In short: manuals, games, and online courses—everything you need to learn (or relearn) an African language, at any age and at your own pace.
LAfrican languages deserve more than just a memory: they deserve to be lived, spoken, and loved.
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In short: manuals, games, and online courses—everything you need to learn (or relearn) an African language, at any age and at your own pace.
LAfrican languages deserve more than just a memory: they deserve to be lived, spoken, and loved.
A real gem for those who want to connect with their roots or discover an African language. The explanations are simple, and I really appreciated the cultural examples included in the book. Highly recommended. (Fatoumata T)
Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
30 lessons with 6 reviews
Over 50 audio files available online
Over 100 exercises (baarakɛ) with answer keys
A small vocabulary section in each lesson
Blank "notes" page at the end of every lesson
The audio files help facilitate learning. They are accessible via a specific link that should only be used by the manual’s purchaser.
African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Malle, Tahirou / Oumou Coulibaly / Issoufou Keïta (authors) Bambara in 30 Days. Conversation Guide 184 pages ISBN 978-2-49304713-7 21.90 €
L'Univers des Langues Africaines 38 rue de Bonneuil 77100 MEAUX/France https://universdeslanguesafricaines.com
hgb

Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
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African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Malle, Tahirou / Oumou Coulibaly / Issoufou Keïta (authors) Bambara in 30 Days. Conversation Guide 184 pages ISBN 978-2-49304713-7 21.90 €
L'Univers des Langues Africaines 38 rue de Bonneuil 77100 MEAUX/France https://universdeslanguesafricaines.com
hgb

hi
Could someone translate the following sentence into Moroccan Arabic for me?
I think of you every day
thanks
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Hi, I’d like to know how to say in Fang: “Mom, I want to give you this souvenir from my trip to Annecy.”
Hi everyone, I’d love to know if anyone has tips for learning English easily. Thanks in advance to anyone who shares theirs!
English: Hello everyone, I’d like to know if anyone has tips for learning English easily. Thanks to all who share them with me.
English: Hello everyone, I’d like to know if anyone has tips for learning English easily. Thanks to all who share them with me.
Hi there!
I’d love to hear about your experiences!
So, I’d like to learn Chinese with a SIMPLE and fairly quick method.
I won’t be able to study full-time, so I need a method I can pick up and put down depending on my schedule.
In addition to this personal learning method, have any of you taken classes? Are they essential?
Thanks for your replies here or via private messages!
See you soon! 😉
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Hi everyone,
I’m thinking about going on a language trip in the next few months and I’m wondering how to prepare well before leaving.
I feel like going without at least some basics can be frustrating at first, especially for speaking.
So, I have a few questions:
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method? What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)? Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊 Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method? What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)? Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊 Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Hi,
so I’m heading off solo through China and I’d like to stay for a good while (about a year—do you think that’d be enough to pick up a bit of the language???).
I’d love to know if there’s a website, or if someone can help me live, that teaches the basics:
to understand the alphabet and characters.
to understand how a sentence is formed.
just the super simple basics, really.
Thanks for your help! ^o^
PS: My goal is to speak a tiny bit—not to write or anything—but still be able to read a little too...
PS: My goal is to speak a tiny bit—not to write or anything—but still be able to read a little too...
Hi everyone!
I’m Tina, and I’ve organized French group trips to China for over 10 years. Over the years, I’ve noticed that the language barrier is the biggest stress for travelers—especially when ordering food, asking for directions, or negotiating in markets!
Today, I want to share 5 essential Chinese phrases I’ve taught my travelers—they’re simple, easy to pronounce, and work in 90% of travel situations:
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors). 谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother. 多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!). 请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works! 我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free. Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help! Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors). 谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother. 多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!). 请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works! 我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free. Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help! Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
I want to improve my English. Are there any free learning or improvement websites?
Thanks for your reply
Hi, I'm looking for someone who could teach me Kabyle, thanks.
Hi everyone,
I’d like a translation into Guadeloupean Creole for:
- "Because I love you, my love"
Thanks in advance for your replies
Thanks in advance for your replies
Hi everyone, and thanks in advance for your help! I know this forum is really great, and I feel a bit awkward posting this request... I speak a little Polish, but not that well, especially when it comes to slang or colloquial speech... Someone said to me the other day: "kurwa ty kurwa". Of course, I know what the word "kurwa" means, but when someone is really angry, I’m not sure how to interpret this phrase. Could you please help me by giving the French equivalent? I’m really sorry for this somewhat unusual request, but it’s very important to me. Thanks!
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples: I love you My love My heart My life You’re the man of my life I care about you I want to live with you Kiss me I miss you Thank you Please Hello See you soon
Here are a few examples: I love you My love My heart My life You’re the man of my life I care about you I want to live with you Kiss me I miss you Thank you Please Hello See you soon
Hi everyone. Can anyone tell me what the inscription in Nepali or Tibetan on my bracelet means? I forgot! 😅
Hey everyone,
I’m heading to Georgia for a month in October. I’m currently looking for a Georgian Assimil course, but it seems like it’s no longer published. I’ve scoured the internet but can’t find a used one. So my questions are:
- Do you know where I might find a used one somewhere?
- Do you know of a nice equivalent to Assimil for Georgian?
It’s just to get a few basic phrases, be able to read some signs, etc., because with only English and French, I think I might be a bit stuck sometimes.
Thanks!
simon
I’m heading to Georgia for a month in October. I’m currently looking for a Georgian Assimil course, but it seems like it’s no longer published. I’ve scoured the internet but can’t find a used one. So my questions are:
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- Do you know of a nice equivalent to Assimil for Georgian?
It’s just to get a few basic phrases, be able to read some signs, etc., because with only English and French, I think I might be a bit stuck sometimes.
Thanks!
simon
Hi there! I’m currently working on a project and came across a text that seems to be in Khmer. Would anyone know how to translate it or at least point out the main themes/info it contains? There are a lot of "garbage" characters in it. Thanks!
ៀលៀលឪើឪើឪើឪ់ឪើ។ឪ។ឪើឪឪុំៀកឥក្០្០ក០ក០្ផក០្០ៀ្្ផ០ុ០ិឥិ០ុ០ុ០ុ០ុ០ុ០យ០យ៩ង៩០្ៀកឪលឪឪុំៀនផបោងិងិិថុដុីទួ((ួ៍(័)័៍ីគញ)ះភភះភះភណពភណឿណឿណឿំភណោះំឡឡភឡឿឡភឡឿំភណោញភញភគី)ីឿៅភីឿញភីឿីញភញភូភូភូឿូ)ូ៌ី)៍(%(ឬ)ឰីគីឰឰភទៅឬីែឺឈឡលើឡឯុះឯគ៉ញ៉ញោះះឡអអធញញណពជឡជឡឃឃឃជេះំព៕ណណ៕ណណ៉ណ៉ញ៉ញ៉អភអីឌឌួាំឈឈ៍ៗៗ"ួ៌ូ)៍៍(%៛"(ៗ៏ៗ៏៏ៗ៏ឺីឰីឰឰឰូឰូឿះអភឬភឬៅីឌីឺឺពោពឡពជណជណះជជេះំពុះេពេះេឃឃគជឡឡឡគឡឡឡគឡឡឡឡឡឡឡឡឡឡឡុះុឡោះឡំំ៕៕៕៕ំំំអអធធអធអអអំំអអអអអអំំំធអំំ៕ុះុ៕ុះុពញញះះះអធធឬទអធឬឬគភុះឡោះោឰឿឰឿភភភឡឡឡឡឡុះុឡឡុះុគឡគគគឡៅភៅៅៅញញណពះេះអអជជជធឌឌែៃឺឈឺឺឺៗ!ៗៗៗ"៛%%%%៍៍័((៌៌ឿភឡឡគឝញួភូអភអ៌អ)៍ធ័៌ឌភួឌ៍)ៃ)ួឌ)៏ធញភញភំភគភណៅពៅះៅញៅញៅីះ(ះូ)ូ(ួ៏៍%))((%ឬទ(ួ៏ទ៏៏ទ៏ទ៏ទ៏៏ទ៏ទីទ៏ឬ៏៏%ឬ័ឬ័%%ឬែ៍"!ឈ៏អធីទអទទីធធញភទអភួៅអះោះហោតិេះគេពះពុះពុះណណុះណ៕ណ៕ព៕ព៕៕ណពឡពោះពណពឡពណះះៅភញភូញពោះពពុះពេះេ។ ព ព ព៕។ េះេជឃឍឍធៅធឌូែែឈឈែ%៌៏ឰូឿួឬឺឺឈ៍ឺឺឈឈឈួឺឈួាំឈួឈួឡឰគឯគ៕អឡធគឌឡជឃឃំជេះ៕ពេះលគឰញញូឿីឰៅៅ៎)ួ)ទៅ(%(%៏៛័ឺ!ែឺ៍ឈឈទភូូឿឰគ៉ញឯញ៉ះអលកញគឃគឃគជំេះលើញ៉ណឿញឿញ៌ូ))%%៛"ៗ!%ឺលើ(៌ីឰួួៅទីឬូឺឺឈឈឺូាឈួាំឈឈឈឈឈឈឈឈឈឈឈឈឈឺូឈូឈ៍ឈឺ័ឈឈាំ័ឈូឈាំ័ឈឈាឈឈឈឈឈាំឈឈឈឈឈឈឈឈឈំឈាំឈឈឈាំឈឈឈាំឈាំសេលើឡទឺាំភួឺភៃោភភភឈភឈភឈភឿឌូភឌូភៃូភូោះភៃោះភៃូភាំភៃភឈូភួភាំឈភឈឈទឈ%ឈទឈទឺទីឺទឈឬីីឈទីឈទៅ%(ទួៅឺទទឺៅាទៅទៃៅទឺឈួៅ(ៅឈទឡឈអគឈទអឡឺឡៃភួៅទឈឈឈ%ឺគទះៅៃឈអឡៅៃីឈៅឈឈទីាំឈ(ឬឺៅាទឈទាំទឈ(ៅឈៅឈីទ៏ទឺទីឈីឬឺីឈីឈូទីឺទឈឬឈឈឈឈឬ%(ឺៅទ(ឺឈឈឈឺឺឈឈទឺ៍(ឈភូឈភឺឿឈឈៅៜឈឺៅួឈួៅឈ))()(៙)៍)ឈ)៍)ឈ៌័)៍)៍ឺ)៌៌័ឈ៎ឈឈ៎៎ឈ័ឈ៌័៎ឈ៌ឈ))៍)៌ឈ)))))ូទ{័ោះណធធះីីធ(ៅទ៏ទ×ូឿធធភធភឌភឌភូឌភឌៅែ(ែ)៍ៃៅ%ឈ%ឺ(ែ(ួឺទៅភភែ៍()៌ែ័)៍ែ)ែ)ឬឬ៏ឬទឬឬឬឬឬធភធធអៅះៅញៅពោះពោះណឡណំោះភុះុឰុះ៉ណោះគជធឌធទ%((((ឈ(%ឺ៏ឈ៏ឈ%៏ឺ()័ែ)័ឬធឬធ៎៏៌ឬ៎៏ឬ៌ឬ័ធូឿូភធូ)័ឬឬ)ឬ)ឬឬឬ)៍័ឬ័៌ទទ)ទ័ព)័))៍៌័ទ៌ះីឰះីឰញៅឰីះឿទ៌ទទ))ញោណឰុះឿឡឿុះឯុះ៉ឡំ៉ុណំ៉ណណពពភណណណណណណញណញញ៌ញឿ៌គ៌ីី((អ)ូ)ួី៏ណពពះះះញគគណេះពឞពញ៙មនស្សិត្ថិយា
ៀលៀលឪើឪើឪើឪ់ឪើ។ឪ។ឪើឪឪុំៀកឥក្០្០ក០ក០្ផក០្០ៀ្្ផ០ុ០ិឥិ០ុ០ុ០ុ០ុ០ុ០យ០យ៩ង៩០្ៀកឪលឪឪុំៀនផបោងិងិិថុដុីទួ((ួ៍(័)័៍ីគញ)ះភភះភះភណពភណឿណឿណឿំភណោះំឡឡភឡឿឡភឡឿំភណោញភញភគី)ីឿៅភីឿញភីឿីញភញភូភូភូឿូ)ូ៌ី)៍(%(ឬ)ឰីគីឰឰភទៅឬីែឺឈឡលើឡឯុះឯគ៉ញ៉ញោះះឡអអធញញណពជឡជឡឃឃឃជេះំព៕ណណ៕ណណ៉ណ៉ញ៉ញ៉អភអីឌឌួាំឈឈ៍ៗៗ"ួ៌ូ)៍៍(%៛"(ៗ៏ៗ៏៏ៗ៏ឺីឰីឰឰឰូឰូឿះអភឬភឬៅីឌីឺឺពោពឡពជណជណះជជេះំពុះេពេះេឃឃគជឡឡឡគឡឡឡគឡឡឡឡឡឡឡឡឡឡឡុះុឡោះឡំំ៕៕៕៕ំំំអអធធអធអអអំំអអអអអអំំំធអំំ៕ុះុ៕ុះុពញញះះះអធធឬទអធឬឬគភុះឡោះោឰឿឰឿភភភឡឡឡឡឡុះុឡឡុះុគឡគគគឡៅភៅៅៅញញណពះេះអអជជជធឌឌែៃឺឈឺឺឺៗ!ៗៗៗ"៛%%%%៍៍័((៌៌ឿភឡឡគឝញួភូអភអ៌អ)៍ធ័៌ឌភួឌ៍)ៃ)ួឌ)៏ធញភញភំភគភណៅពៅះៅញៅញៅីះ(ះូ)ូ(ួ៏៍%))((%ឬទ(ួ៏ទ៏៏ទ៏ទ៏ទ៏៏ទ៏ទីទ៏ឬ៏៏%ឬ័ឬ័%%ឬែ៍"!ឈ៏អធីទអទទីធធញភទអភួៅអះោះហោតិេះគេពះពុះពុះណណុះណ៕ណ៕ព៕ព៕៕ណពឡពោះពណពឡពណះះៅភញភូញពោះពពុះពេះេ។ ព ព ព៕។ េះេជឃឍឍធៅធឌូែែឈឈែ%៌៏ឰូឿួឬឺឺឈ៍ឺឺឈឈឈួឺឈួាំឈួឈួឡឰគឯគ៕អឡធគឌឡជឃឃំជេះ៕ពេះលគឰញញូឿីឰៅៅ៎)ួ)ទៅ(%(%៏៛័ឺ!ែឺ៍ឈឈទភូូឿឰគ៉ញឯញ៉ះអលកញគឃគឃគជំេះលើញ៉ណឿញឿញ៌ូ))%%៛"ៗ!%ឺលើ(៌ីឰួួៅទីឬូឺឺឈឈឺូាឈួាំឈឈឈឈឈឈឈឈឈឈឈឈឈឺូឈូឈ៍ឈឺ័ឈឈាំ័ឈូឈាំ័ឈឈាឈឈឈឈឈាំឈឈឈឈឈឈឈឈឈំឈាំឈឈឈាំឈឈឈាំឈាំសេលើឡទឺាំភួឺភៃោភភភឈភឈភឈភឿឌូភឌូភៃូភូោះភៃោះភៃូភាំភៃភឈូភួភាំឈភឈឈទឈ%ឈទឈទឺទីឺទឈឬីីឈទីឈទៅ%(ទួៅឺទទឺៅាទៅទៃៅទឺឈួៅ(ៅឈទឡឈអគឈទអឡឺឡៃភួៅទឈឈឈ%ឺគទះៅៃឈអឡៅៃីឈៅឈឈទីាំឈ(ឬឺៅាទឈទាំទឈ(ៅឈៅឈីទ៏ទឺទីឈីឬឺីឈីឈូទីឺទឈឬឈឈឈឈឬ%(ឺៅទ(ឺឈឈឈឺឺឈឈទឺ៍(ឈភូឈភឺឿឈឈៅៜឈឺៅួឈួៅឈ))()(៙)៍)ឈ)៍)ឈ៌័)៍)៍ឺ)៌៌័ឈ៎ឈឈ៎៎ឈ័ឈ៌័៎ឈ៌ឈ))៍)៌ឈ)))))ូទ{័ោះណធធះីីធ(ៅទ៏ទ×ូឿធធភធភឌភឌភូឌភឌៅែ(ែ)៍ៃៅ%ឈ%ឺ(ែ(ួឺទៅភភែ៍()៌ែ័)៍ែ)ែ)ឬឬ៏ឬទឬឬឬឬឬធភធធអៅះៅញៅពោះពោះណឡណំោះភុះុឰុះ៉ណោះគជធឌធទ%((((ឈ(%ឺ៏ឈ៏ឈ%៏ឺ()័ែ)័ឬធឬធ៎៏៌ឬ៎៏ឬ៌ឬ័ធូឿូភធូ)័ឬឬ)ឬ)ឬឬឬ)៍័ឬ័៌ទទ)ទ័ព)័))៍៌័ទ៌ះីឰះីឰញៅឰីះឿទ៌ទទ))ញោណឰុះឿឡឿុះឯុះ៉ឡំ៉ុណំ៉ណណពពភណណណណណណញណញញ៌ញឿ៌គ៌ីី((អ)ូ)ួី៏ណពពះះះញគគណេះពឞពញ៙មនស្សិត្ថិយា
Hi friends,
I’m putting together a multilingual card game and need help translating and transcribing 16 words into Hindi. Could anyone lend a hand?
Thanks, and happy gaming,
Dan
Here are the words:
TREE BOAT CHAIR HAT HEART STAR FlOWEr BOOK HAND HOUSE WATCH CLOUD EYE FISH WHEEL CAR
I’m putting together a multilingual card game and need help translating and transcribing 16 words into Hindi. Could anyone lend a hand?
Thanks, and happy gaming,
Dan
Here are the words:
TREE BOAT CHAIR HAT HEART STAR FlOWEr BOOK HAND HOUSE WATCH CLOUD EYE FISH WHEEL CAR
Bonjour,
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ? Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
Merci.
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ? Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
Merci.
Bonjour,
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise. Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန် Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère. https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans. https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise. Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန် Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère. https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans. https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
Bonjour !
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase : --> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau " J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है Est-ce exact ?
Je vous remercie de m'aider ! A bientôt !
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase : --> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau " J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है Est-ce exact ?
Je vous remercie de m'aider ! A bientôt !
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara
si t u en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
voici neuf contes bambara et deux assemblages de mots à se tordre la langue (kumafòcogo gèlèn) ...
Désolé, j'arrive pas à ajouter les textes en orthographe moderne (JPG) dans le message, donc j'utilise l'ancienne orthographe ...
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Koyan ni Bwatu
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma. Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò. A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò. U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un gar��on qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour. Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou ! ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
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Du ani dudadu
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn." Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou." Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
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Kunatòkè ni bòn
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna. Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan. Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
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Sinamuso jugu
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan. Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye: – Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye. – Ko haan ? – Ko awò. – Ayiwa, ko baasi tè ! Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko : – E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ? A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle. Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi : – Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène. – Quoi ? – Parfaitement ! Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme. – N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ? Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Dònnin dòn goman
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo. Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la. Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait. Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents. Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte. Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
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Ntugannin
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko : – Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye. Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit : – Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle ! Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait. Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit : – C'est bien ! Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
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Terima fila
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò : – Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan ! Sanyò sinna k'i jò, ko : – E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ? A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko : – Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ? A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko : – I kana to i ka n tòn ci dè ! A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò : – I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè ! Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko : – Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan ! A bolila ka se o ma, a ko : – Cè, e dun bolikun ? – Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè ! Cè ko : – Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ? Bo ko : – K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so. N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna : – Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné ! Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement : – Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ? Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors : – Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ? L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha : – Eh toi, ne va pas me briser la nuque ! Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient : – Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela ! Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent : – Mais ne nous écrase pas comme cela ! L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin. – Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ? – Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser ! L'ami se mit à rire : – Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ? Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac : – Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ? Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Nyinè dingè
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè. Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux. Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
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Furukènyè npogotiginin
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte. C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe. Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit. Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage ! Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
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Kumafòcogo gèlèn (Assemblages de mots à se tordre la langue)
Fasakunbatigèzan ! E n'i ka fasakunbatigèzanya E bè se ka misi kunba saba Fasa kunba saba tigè Tile kunba saba kònò wa ?
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Nònò nògò o nògò Sugulanònò nyògòn Nònò nògòlen tè
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J'espère que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
si t u en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
voici neuf contes bambara et deux assemblages de mots à se tordre la langue (kumafòcogo gèlèn) ...
Désolé, j'arrive pas à ajouter les textes en orthographe moderne (JPG) dans le message, donc j'utilise l'ancienne orthographe ...
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Koyan ni Bwatu
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma. Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò. A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò. U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? hmm hmm n bolo bila hmm hmm hmm n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan ! i t'a fò ko Bwatu ? ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu ee Bwatu ! n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un gar��on qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour. Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe ! lâche donc ma main ! aïe aïe aïe ! lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou ! ah ! Boitou ! lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
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Du ani dudadu
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn." Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou." Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
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Kunatòkè ni bòn
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna. Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan. Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
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Sinamuso jugu
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan. Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye: – Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye. – Ko haan ? – Ko awò. – Ayiwa, ko baasi tè ! Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ? a b'a fò ayi n tè sunògò tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ? dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ? sinè ye n kè suruku ye sinamuso jugu ye n kè suruku ye awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko : – E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ? A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle. Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi : – Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène. – Quoi ? – Parfaitement ! Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ? non, non, je ne dors pas ! il y a des arachides dans le grenier en as-tu donné à ton petit frère ? il y a de la crème dans la petite gourde en as-tu donné à ton petit frère ? ma coépouse m'a transformée en hyène ma méchante coépouse m'a transformé en hyène oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme. – N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ? Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Dònnin dòn goman
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo. Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la. Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait. Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents. Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte. Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
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Ntugannin
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko : – Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye. Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin na ni kunannin ye dennin n ka nyò dò k'i kun dennin i fa bè sa don min dennin i fa y'i kalifa n ma dennin i ba bè sa don min dennin i ba y'i kalifa n ma dennin na ni kunannin ye dennin n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit : – Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle ! Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait. Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit : – C'est bien ! Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite quant ton père mourut, petite il t'a confiée à moi, petite quand ta mère mourut, petite elle t'a confiée à moi, petite apporte-moi ton plat, petite que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
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Terima fila
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò : – Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan ! Sanyò sinna k'i jò, ko : – E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ? A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko : – Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ? A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko : – I kana to i ka n tòn ci dè ! A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò : – I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè ! Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko : – Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan ! A bolila ka se o ma, a ko : – Cè, e dun bolikun ? – Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè ! Cè ko : – Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ? Bo ko : – K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so. N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna : – Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné ! Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement : – Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ? Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors : – Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ? L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha : – Eh toi, ne va pas me briser la nuque ! Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient : – Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela ! Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent : – Mais ne nous écrase pas comme cela ! L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin. – Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ? – Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser ! L'ami se mit à rire : – Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ? Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac : – Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ? Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Nyinè dingè
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè. Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux. Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
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Furukènyè npogotiginin
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la ! Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la ! jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè. N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte. C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe. Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit. Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà ! les pères de Diowélé m'ont dit de venir pour Diowélé dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage ! Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
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Kumafòcogo gèlèn (Assemblages de mots à se tordre la langue)
Fasakunbatigèzan ! E n'i ka fasakunbatigèzanya E bè se ka misi kunba saba Fasa kunba saba tigè Tile kunba saba kònò wa ?
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Nònò nògò o nògò Sugulanònò nyògòn Nònò nògòlen tè
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J'espère que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
Bonjour à tous👋,Lors de mon dernier voyage à vélo, jai acheté un t-shirt sur un marché de vêtements d'occasions en Thaïlande. Le texte du t-shirt a bien fait maré les Thaïs😂. De ce que j'ai compris de leur anglais (mauvais) grâce à mon anglais (mauvais) et après avoir essayé quelques traducteurs : c'est ta femme qui commande, tu fais le ménage, tu fais la vaisselle et si tu sors, ce n'est pas pour boire avec tes amis mais pour faire les courses. L'essence du message est là je crois, mais si quelqu'un pouvait m'apporter des précisions. Merci pour votre aide 😀
De plus, trouvant les motifs sympas et ne connaissant pas la signification ... ... Je me le suis fait tatouer dans le dos ...😬
Bonjour,
Pour mon prochain tatouage je souhaiterai me faire ça mais je ne connais pas la traduction. Quelqu'un peut-il m aider svp ?😊Bonjour, quelqu'un pourrait-il me fournir la traduction de ces signes ?
merci
Bonjour,
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait? J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction. लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Merci! :)
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait? J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction. लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Merci! :)
Bonjour,
Je cherche à savoir quel est le sens d'une expression employée par feue ma grand-mère vietnamienne quand elle était énervée :"Baanotia ! ".Merci pour votre aide.
Bonjour, je souhaiterais connaître la signification de cette écriture que je trouve très belle et me la faire tatouer lors d'un futur voyage en Thaïlande 😊 ( vu le contexte actuel j'ai encore du temps devant moi )
Merci pour votre aide.
Bonjour a Tous,
Pour toute personne voulant traduire des messages de l'arabe académique ou dialect Nord Africain en franacais ou en anglais dans la mésure du possible et vis versa , je suis disponible a vous apportez de l'aide .
Bonne Journée
Salutations