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Côte atlantique française à vélo English translation pending
bonjour à tous,
je compte partir cet été avec des amis et mon frere et coucin pour 10, 12 jous en vélo_camping sauvage. nous avons entre 16 (moi) et 20 ans (mon frere). ma mère ne veux oas que je parte mais veux bien laissé mon frer. mon poère lui est daccord si c'est bien organisé. comment puis je comvaincre ma mère. y en a til qui sont déja parti si jeune?
nous habitons à angres, et nous coptons longer la loire, puis au 2/3 du chemin pour nates descendre à la roche sur yon, puis les ables dolonnes, la rochelle, royan arachon.
ce périple sera couper de pauses plage_bronzette. à votre avis, est ce qu'on peut descendre plus bas, jusqu'a bayonne? puis remonter en train.
jusqu'a arcachon sa fait un peu moin de 450 km par la cote.a votre avis, on peut faire combien de kilometre si on roule de 8h à 12h et de 17h à 20h environ pour éviter la chaleur mais en profiter sur la plage😉 .
merci beaucoup de vos réponses fuues.😎
Fespaco à Ouagadougou (Burkina Faso) English translation pending
Salut,
Je compte me rendre au FESPACO (Ouagadougou), du 23 février au 3 mars. Je pense arriver quelques jours plus tôt, histoire de prendre les marques. Je fais le trajet depuis le Sénégal, via Bamako (départ début février), en camping car et en solo. Je cherche un endroit où planter mon camion. Si quelqu'un a une idée, je suis très intéressé. Je suis également intéressé par tous les plans relatifs au trajet (où s'arrêter, où passer deux trois jours tranquillou), et je peux également proposer du covoiturage si l'on s'accorde sur les fondamentaux. Merci d'avance !
Tonton JC
Je compte me rendre au FESPACO (Ouagadougou), du 23 février au 3 mars. Je pense arriver quelques jours plus tôt, histoire de prendre les marques. Je fais le trajet depuis le Sénégal, via Bamako (départ début février), en camping car et en solo. Je cherche un endroit où planter mon camion. Si quelqu'un a une idée, je suis très intéressé. Je suis également intéressé par tous les plans relatifs au trajet (où s'arrêter, où passer deux trois jours tranquillou), et je peux également proposer du covoiturage si l'on s'accorde sur les fondamentaux. Merci d'avance !
Tonton JC
Destination pour faire du naturisme? English translation pending
Bonjour,
Ma copine et moi cherchons une destination pour faire du naturisme. Nous avons déja pratiqué le naturisme à Cuba. Nous cherchons une autre destination. est-ce que le naturisme se pratique en Guadeloup ou en Martinique ? Sinon pouvez vous nous faire quelques suggestions ?
Merci.
Ma copine et moi cherchons une destination pour faire du naturisme. Nous avons déja pratiqué le naturisme à Cuba. Nous cherchons une autre destination. est-ce que le naturisme se pratique en Guadeloup ou en Martinique ? Sinon pouvez vous nous faire quelques suggestions ?
Merci.
Baie de Ha Long ou d'Halong terrestre? (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
Suite à mon dernier message (vieux de quelques semaines) et surtout à la réponse de Béatrice59, nous sommes en train de revoir notre circuit au Vietnam de façon à moins courrir et profiter au mieux de notre séjour. Donc voici la question, avec les 3 enfants de 4 et 8 ans, vaut il mieux prendre 2 jours pour faire la baie d'Halong ou Ha long terrestre étant donné que nous ne pourrons pas faire les deux durant ce voyage.
Ensuite nous partons dans les Hauts Plateaux en passant par Kontum et ensuite en allant jusqu'à Buon me Thuot durant 4 jours avez vous des idées de visites à faire agréables pour les enfants.
Merci de tous les conseils fort intéressants que vous donner tous chaque jour.
Suite à mon dernier message (vieux de quelques semaines) et surtout à la réponse de Béatrice59, nous sommes en train de revoir notre circuit au Vietnam de façon à moins courrir et profiter au mieux de notre séjour. Donc voici la question, avec les 3 enfants de 4 et 8 ans, vaut il mieux prendre 2 jours pour faire la baie d'Halong ou Ha long terrestre étant donné que nous ne pourrons pas faire les deux durant ce voyage.
Ensuite nous partons dans les Hauts Plateaux en passant par Kontum et ensuite en allant jusqu'à Buon me Thuot durant 4 jours avez vous des idées de visites à faire agréables pour les enfants.
Merci de tous les conseils fort intéressants que vous donner tous chaque jour.
Second voyage en Thaïlande English translation pending
Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006. Comme d'hab pour ne pas vous saouler, je vais le poster ici progressivement ...
Téléphone satellitaire en tour du monde? English translation pending
Nous allons partir début 2007 en camping-car tout d'abord vers l'Asie pendant une durée indéterminée (certainement au moins un an), ensuite vers l'Afrique (au moins aussi longtemps), puis vers l'Amérique (peut-être plus longtemps encore). Nous souhaitons avoir un téléphone satellitaire de façon à pouvoir recevoir des nouvelles des amis et de la famille et au cas où il nous faudrait absolument nous en servir en cas d'urgence.
Alors, vous les "tourdumondistes" qui allez partir ou êtes déjà partis (veinards !), avez-vous ce genre d'appareil et que nous conseillez-vous : Thuraya, Iridium, ... ? Location ? Achat ?
Merci d'avance à tous pour vos avis et que le vent vous emmène vers des horizons lointains !
F.R.
Globe-trotter en Irlande English translation pending
Bonjour,
Je suis tout nouveau sur ce forum et souhaiterais connaitre des personnes qui ont deja parcouru l irlande en globe-trotter.
Voila je pars du 15/08/06 au 29/08/06. je débarque a Shannon ( Limerik ) en avion et compte descendre sur Cork et remonté en prennant une route autre que celle de l aller pour la région de Galway en solo pour l instant.
Si certain on des conseille a me donné, des choses a évité, a faire absolument pour vous etc etc... je suis prenneur.
ca serait une grande joie aussi de connaitre votre expérience de globe trotter dans d autre pays aussi 😉
Je suis tout nouveau sur ce forum et souhaiterais connaitre des personnes qui ont deja parcouru l irlande en globe-trotter.
Voila je pars du 15/08/06 au 29/08/06. je débarque a Shannon ( Limerik ) en avion et compte descendre sur Cork et remonté en prennant une route autre que celle de l aller pour la région de Galway en solo pour l instant.
Si certain on des conseille a me donné, des choses a évité, a faire absolument pour vous etc etc... je suis prenneur.
ca serait une grande joie aussi de connaitre votre expérience de globe trotter dans d autre pays aussi 😉
Toronto ou Vancouver? English translation pending
Voila, je connais aucune de ses deux villes ( à part de nom évidement 😉), je voudrais apprendre l'anglais et pour cela on me donne la possibilité de suivre des cours dans un des ces deux lieux. Ici, je ne veux pas parler des cours, mais savoir quelle est la ville la plus chouette à découvrir, ainsi que ses allentours en sachant que ce serait pour y rester 6 mois! Ce que je veux surtout c'est être dépaysagé, voir des coins sauvages, ne pas rester qu'en ville mais aller aussi à la campagne, ...
Donc si vous pouvez me dire quel est le coin le plus sympa, le plus accueillant, etc...
Merci pour vous réponses et conseils.
Rob
Donc si vous pouvez me dire quel est le coin le plus sympa, le plus accueillant, etc...
Merci pour vous réponses et conseils.
Rob
Déception sur la Bolivie English translation pending
¡ Hola à tous !
J´ai été pas mal déçu par la Bolivie, au regard des commentaires de ce forum, je m´attendais à un pays avec des habitants chaleureux, curieux envers l´étranger, à des paysages magnifiques.
Rien de tout cela. Je tiens à préciser que le commentaire qui suit ne s´applique qu´aux zones touristiques de la Bolivie, peut etre qu´ailleurs dans le pays c´est un peu mieux.
Je m´explique: la grande majorité des boliviens n´ont que faire du touriste, le seul aspect qui les interesse se trouve dans votre besace, vos poches. C´est malheureusement très courant en amérique du sud par la pauvreté qui y règne, mais d´autre peuples sont beaucoup plus courtois ( péruviens ) ou malins ( colombiens ).
Le bolivien lui est seulement lourdaud: "achète moi" ou "donne moi" sera le seul contact que vous aurez. Pas commercial pour un sou.
Il semblerait qu´ils se sont lançés trop tot dans le marché de la consommation, on voit facilement une indienne habillé de façon traditionnelle dégainer un telephone portable. C´est pas l´argent qui leur manque, juste que pas assez pour les biens de consommation qui passent à la TV. Les enfants vous poursuivent en quémandant de l´argent ou la variante " argent + photo ". Déplorable.
Saludos
J´ai été pas mal déçu par la Bolivie, au regard des commentaires de ce forum, je m´attendais à un pays avec des habitants chaleureux, curieux envers l´étranger, à des paysages magnifiques.
Rien de tout cela. Je tiens à préciser que le commentaire qui suit ne s´applique qu´aux zones touristiques de la Bolivie, peut etre qu´ailleurs dans le pays c´est un peu mieux.
Je m´explique: la grande majorité des boliviens n´ont que faire du touriste, le seul aspect qui les interesse se trouve dans votre besace, vos poches. C´est malheureusement très courant en amérique du sud par la pauvreté qui y règne, mais d´autre peuples sont beaucoup plus courtois ( péruviens ) ou malins ( colombiens ).
Le bolivien lui est seulement lourdaud: "achète moi" ou "donne moi" sera le seul contact que vous aurez. Pas commercial pour un sou.
Il semblerait qu´ils se sont lançés trop tot dans le marché de la consommation, on voit facilement une indienne habillé de façon traditionnelle dégainer un telephone portable. C´est pas l´argent qui leur manque, juste que pas assez pour les biens de consommation qui passent à la TV. Les enfants vous poursuivent en quémandant de l´argent ou la variante " argent + photo ". Déplorable.
Saludos
Printemps ou automne pour voyage en Europe? English translation pending
bonjour, nous sommes un couple de la ville de québec, canada et prevoyons faire un voyage en europe soit cet automne ou le printemps prochain.Nous avons l'habitude lorsque nous voyagons de ne rien reserver d'avance sauf la voiture et on reussit toujours a trouver des bons endroits pour passer la nuit.Nous voulons partir 3 semaines avec comme depart la ville de paris(3 jours) et ensuite nous aimerions visiter des petits villages et aussi faire un peu de plage. quand est-ce le meilleur temps pour faire ce voyage et avez-vous des suggestions.
Denis
Denis
voyager à pied ou à vélo? English translation pending
Bonjour à vous,
j'aimerais poser quelques questions aux voyageurs, qui ont si possible "essayé" les deux solutions de voyage au long cours de ce genre : la marche à pied sac au dos (genre trekking en autonomie) ou le voyage à VTT avec sacoches ou remorques
(de mon coté je n'ai pas fait de très grandes randonnées, dans les deux manières, donc peu d'experience )
Quelle est selon vous la meilleure manière et la plus "facile" de voyager (loin ou pas ) ? les avantages et les inconvenients possibles des deux ? et celui vers lequel va votre preference ?
Personnellement par exemple, je trouve que les avantages de la marche sont : le naturel, pas de soucis mecaniques, la possiblité de randonner en pleine nature, en dehors des "routes, agglomerations et villes", mais les défauts sont la lenteur, le fait de devoir porter ton son equipement de camping et autres sur le dos, donc plus d'effort physique sur certains cotés, donc on peut moins emporter de matériel
Pour le VTT, les avantages selon moi sont la rapidité donc plus de distance (sauf pour certaines cotes ..), c'est le vélo qui porte nos bagages, nous on pédale, on peut emmener plus de choses avec soi, (je pense par exemple qu'il y a plus de tours du monde à vélo qu'a pied... lol) mais inconvenients biensur la mecanique, et la "promiscuité"' avec les véhicules sur les routes, mais d'un autre coté peut-etre que certains font du hors -piste et poussent leur machine quand le terrain n'est plus roulable ? (dans les champs, les forets par exemple )
Je n'ai pas toujours la réponse parfaite a ce genre d'interrogations, pré ou post vagabonde
Désolé si mes questions sont un peu simplistes, mais j'aimerais avoir des avis plus "éclairés" que moi sur le sujet 🙂
merci d'avance s'il y a réponses
Amicalement
j'aimerais poser quelques questions aux voyageurs, qui ont si possible "essayé" les deux solutions de voyage au long cours de ce genre : la marche à pied sac au dos (genre trekking en autonomie) ou le voyage à VTT avec sacoches ou remorques
(de mon coté je n'ai pas fait de très grandes randonnées, dans les deux manières, donc peu d'experience )
Quelle est selon vous la meilleure manière et la plus "facile" de voyager (loin ou pas ) ? les avantages et les inconvenients possibles des deux ? et celui vers lequel va votre preference ?
Personnellement par exemple, je trouve que les avantages de la marche sont : le naturel, pas de soucis mecaniques, la possiblité de randonner en pleine nature, en dehors des "routes, agglomerations et villes", mais les défauts sont la lenteur, le fait de devoir porter ton son equipement de camping et autres sur le dos, donc plus d'effort physique sur certains cotés, donc on peut moins emporter de matériel
Pour le VTT, les avantages selon moi sont la rapidité donc plus de distance (sauf pour certaines cotes ..), c'est le vélo qui porte nos bagages, nous on pédale, on peut emmener plus de choses avec soi, (je pense par exemple qu'il y a plus de tours du monde à vélo qu'a pied... lol) mais inconvenients biensur la mecanique, et la "promiscuité"' avec les véhicules sur les routes, mais d'un autre coté peut-etre que certains font du hors -piste et poussent leur machine quand le terrain n'est plus roulable ? (dans les champs, les forets par exemple )
Je n'ai pas toujours la réponse parfaite a ce genre d'interrogations, pré ou post vagabonde
Désolé si mes questions sont un peu simplistes, mais j'aimerais avoir des avis plus "éclairés" que moi sur le sujet 🙂
merci d'avance s'il y a réponses
Amicalement
St Jacques de Compostelle en vélo English translation pending
St Jacque de Compostel en vélo ! Voila ce que j'aimerais prochainement organisé ! par la route, lorsque les chemins sont trop scabreux ... par le chemin officiel quand c'est techniquement possible ...
Que pensez vous de ce projet ? quelqu'un d'entrevous l'aurait il déja fait tout ou partie ?
Je suis preneur de toute info utile à ce sujet
Combien de temps faut il ? Quel est le pourcentage de goudron sur le chemin officiel ?
Et pour le retour, peux t'on charger les vélos dans un bus Eurolines et hop en route ? Faut il réserver à l'avance ?
Merci de votre aide
Que pensez vous de ce projet ? quelqu'un d'entrevous l'aurait il déja fait tout ou partie ?
Je suis preneur de toute info utile à ce sujet
Combien de temps faut il ? Quel est le pourcentage de goudron sur le chemin officiel ?
Et pour le retour, peux t'on charger les vélos dans un bus Eurolines et hop en route ? Faut il réserver à l'avance ?
Merci de votre aide
Madagascar/Ile Sainte Marie English translation pending
Bonsoir,
Je pars le 12 novembre pour Tana puis a Sainte Marie quelques jours.J'aimerais que ceux qui connaissent cette ile m'indiquent des hebergements basiques mais corrects a prix sympas en ville et les coins supers a visiter.Est il facile de louer une petite moto?Merçi pour vos infos.
Je pars le 12 novembre pour Tana puis a Sainte Marie quelques jours.J'aimerais que ceux qui connaissent cette ile m'indiquent des hebergements basiques mais corrects a prix sympas en ville et les coins supers a visiter.Est il facile de louer une petite moto?Merçi pour vos infos.
Sécurité au Sri Lanka English translation pending
bonjour
nous voulons faire un circuit puis un sejour plage au srilanka.
🏴☠️ le ministere des affaires etrangeres est de mauvaise augure sur la securite et sur les baignades dangereuses en mer.
ou est la verite ?
😎MERCI POUR VOTRE COOPERATION.
A BIENTOT.
nous voulons faire un circuit puis un sejour plage au srilanka.
🏴☠️ le ministere des affaires etrangeres est de mauvaise augure sur la securite et sur les baignades dangereuses en mer.
ou est la verite ?
😎MERCI POUR VOTRE COOPERATION.
A BIENTOT.
Swedish Lapland - Padjelantaledden solo trek
A travel journal—it’s been a while!
I must say, my personal situation has "changed a bit" since my last journals (my 3 kids are grown up + a divorce finalized in early 2021). So, no more long-haul family trips; now I’m focusing on multi-day hikes for my vacations. I found a hiking buddy in 2021 to join me on the Laugavegur trek in Iceland, but this year, no one was available.
That’s how the idea of a solo trek in Lapland took root—a region I’ve been dreaming about ever since I read Marie Lefevre’s 2012 journal on the topic.
Marie, who I hiked with for the first time in 2015 during my very first multi-day trek, and whom I can never thank enough for sharing her knowledge and saving me so much time.
To build my confidence for this solo trek, I hiked around Cantal in May (okay, I’m capable of spending nights alone in the middle of nowhere without being overly terrified) and camped in the Mercantour in July, where a massive storm made me realize I still had room for improvement in managing wet conditions...
After some research, I bought 2 Nylofume bags—large, ultra-lightweight ones to protect my gear in my backpack—and a set of 4 Aloksak bags in different sizes for my passport, camera, battery, etc. (and I’m so glad I did!!)
Well, I think I’m all set...
My 16/08 - Day 1 - Ritsem – Gisuris (well, almost) Wed 17/08 – Day 2 - Partly in the tent + minimal progress toward Gisuris Thu 18/08 – Day 3 - Gisuris – Laddejakha (23 km) Fri 19/08 – Day 4 – Laddejakha – Arasluokta (13 km) Sat 20/08 - Day 5 - Arasluokta – Staloluokta (12 km) Sun 21/08 – Day 6 - Staloluokta – Duottar (18 km) Mon 22/08 Day 7 - Duottar – Dareluoppal (10 km) Sammarlappa (15.3 km) Tue 23/08 - Day 8 - Sammarlappa – Tarrekaise (12 km) + halfway to Tarrekaise-Nunjes (approx. 3 km) Wed 24/08 – Day 9 – Finish Tarrekaise-Nunjes (approx. 4 km) Kvikkjokk (12.6 km) Thu 25/08 and Fri 26/08 – Around Kvikkjokk Food and gear summary
I must say, my personal situation has "changed a bit" since my last journals (my 3 kids are grown up + a divorce finalized in early 2021). So, no more long-haul family trips; now I’m focusing on multi-day hikes for my vacations. I found a hiking buddy in 2021 to join me on the Laugavegur trek in Iceland, but this year, no one was available.
That’s how the idea of a solo trek in Lapland took root—a region I’ve been dreaming about ever since I read Marie Lefevre’s 2012 journal on the topic.
Marie, who I hiked with for the first time in 2015 during my very first multi-day trek, and whom I can never thank enough for sharing her knowledge and saving me so much time.
To build my confidence for this solo trek, I hiked around Cantal in May (okay, I’m capable of spending nights alone in the middle of nowhere without being overly terrified) and camped in the Mercantour in July, where a massive storm made me realize I still had room for improvement in managing wet conditions...
After some research, I bought 2 Nylofume bags—large, ultra-lightweight ones to protect my gear in my backpack—and a set of 4 Aloksak bags in different sizes for my passport, camera, battery, etc. (and I’m so glad I did!!)
Well, I think I’m all set...
My 16/08 - Day 1 - Ritsem – Gisuris (well, almost) Wed 17/08 – Day 2 - Partly in the tent + minimal progress toward Gisuris Thu 18/08 – Day 3 - Gisuris – Laddejakha (23 km) Fri 19/08 – Day 4 – Laddejakha – Arasluokta (13 km) Sat 20/08 - Day 5 - Arasluokta – Staloluokta (12 km) Sun 21/08 – Day 6 - Staloluokta – Duottar (18 km) Mon 22/08 Day 7 - Duottar – Dareluoppal (10 km) Sammarlappa (15.3 km) Tue 23/08 - Day 8 - Sammarlappa – Tarrekaise (12 km) + halfway to Tarrekaise-Nunjes (approx. 3 km) Wed 24/08 – Day 9 – Finish Tarrekaise-Nunjes (approx. 4 km) Kvikkjokk (12.6 km) Thu 25/08 and Fri 26/08 – Around Kvikkjokk Food and gear summary
New Walks from Jodhpur to Narnaul (Feb 24)
I’ve been busy—here’s another travel journal on Rajasthan, with some new discoveries as always.
Thursday, January 25: I left home at 4:30 AM and headed to Barcelona airport. The roads weren’t blocked by farmers yet, so I made the trip without any issues. I arrived at the airport at 7:10 AM, called Parkvia, and someone picked up my car 15 minutes later. All that was left was to check in my luggage. My Etihad flight was at 10:25 AM, which gave me time for breakfast. We landed in Abu Dhabi at 7:30 PM. The flight to Delhi was at 10:15 PM, the transfer went smoothly without any stress, and we arrived in Delhi at 3:00 AM. I couldn’t waste any time upon arrival because I had a flight to Jodhpur at 6:55 AM. I got to customs, and what a nice surprise—the hall was empty. I went through immediately, had my passport and visa checked, and everything was fine. I grabbed my bag quickly and looked for the transfer to T2, which is outside. You have to walk along the taxi parking lot and take the long corridors—it’s well signposted, and the transfer took 10 minutes. At first, I was a little stressed, not knowing how long customs would take, but in the end, I was early for my 6:55 AM flight. I’m even glad I booked this one, as it got me to Jodhpur at 8:20 AM.
When I arrived, I took an auto-rickshaw to Jodhpur Palace GH, which I’d booked on Booking. The welcome was nice, and I was given a room right away. I was hoping to rest a bit, but unfortunately, it was very noisy. I settled in, took a shower, and was ready to go out and explore the city. The owner stopped me as I was leaving and told me I had to change rooms—I had to repack my bag before heading out. He showed me the way to the clock tower, which is about a 15-minute walk away.
A market lines the street leading to the tower, and the traffic is intense.

I set off in search of the stepwells and Gulab Sagar, a large basin with three water jets and a great view of Mehrangarh Fort. And yes, more baoris!

Toorji Ka Jhalra Bawdi isn’t far away. It’s a meet-up spot for tourists, with restaurants and terraces lining the area. The place is nice.


I looked for Mahila Bagh Ka Jhalra, went around in circles a bit, and finally found it right across from Gulab Sagar, where I’d already been. It’s not in good condition—it’s a shame it hasn’t been restored.

I went back through the clock tower area, found a currency exchange with a good rate, and booked my train tickets for the whole trip. The street was lively, with heavy traffic.


I was tired and headed back to the guesthouse. When I got there, I realized my phone wasn’t showing the right time, which gave me a chance to rest before going out for dinner. The Indigo restaurant is nearby and will be perfect.
Thursday, January 25: I left home at 4:30 AM and headed to Barcelona airport. The roads weren’t blocked by farmers yet, so I made the trip without any issues. I arrived at the airport at 7:10 AM, called Parkvia, and someone picked up my car 15 minutes later. All that was left was to check in my luggage. My Etihad flight was at 10:25 AM, which gave me time for breakfast. We landed in Abu Dhabi at 7:30 PM. The flight to Delhi was at 10:15 PM, the transfer went smoothly without any stress, and we arrived in Delhi at 3:00 AM. I couldn’t waste any time upon arrival because I had a flight to Jodhpur at 6:55 AM. I got to customs, and what a nice surprise—the hall was empty. I went through immediately, had my passport and visa checked, and everything was fine. I grabbed my bag quickly and looked for the transfer to T2, which is outside. You have to walk along the taxi parking lot and take the long corridors—it’s well signposted, and the transfer took 10 minutes. At first, I was a little stressed, not knowing how long customs would take, but in the end, I was early for my 6:55 AM flight. I’m even glad I booked this one, as it got me to Jodhpur at 8:20 AM.
When I arrived, I took an auto-rickshaw to Jodhpur Palace GH, which I’d booked on Booking. The welcome was nice, and I was given a room right away. I was hoping to rest a bit, but unfortunately, it was very noisy. I settled in, took a shower, and was ready to go out and explore the city. The owner stopped me as I was leaving and told me I had to change rooms—I had to repack my bag before heading out. He showed me the way to the clock tower, which is about a 15-minute walk away.

A market lines the street leading to the tower, and the traffic is intense.

I set off in search of the stepwells and Gulab Sagar, a large basin with three water jets and a great view of Mehrangarh Fort. And yes, more baoris!

Toorji Ka Jhalra Bawdi isn’t far away. It’s a meet-up spot for tourists, with restaurants and terraces lining the area. The place is nice.


I looked for Mahila Bagh Ka Jhalra, went around in circles a bit, and finally found it right across from Gulab Sagar, where I’d already been. It’s not in good condition—it’s a shame it hasn’t been restored.

I went back through the clock tower area, found a currency exchange with a good rate, and booked my train tickets for the whole trip. The street was lively, with heavy traffic.


I was tired and headed back to the guesthouse. When I got there, I realized my phone wasn’t showing the right time, which gave me a chance to rest before going out for dinner. The Indigo restaurant is nearby and will be perfect.
Tanzania 2019 - Polé Polé
KARIBUUU
Over 5 years later, I’m finally getting around to writing the travel journal for our first trip to East Africa: Tanzania. *Polé Polé*, as they say! 😎
A trip I’d started planning just 6 years ago, in February 2019, for my post-internship exam vacation. After returning to South Africa in July 2019 with my family, this trip, planned for September 2019, would be all about discovery and a few firsts: first trip with friends, first trek, first time in East Africa. I really wanted to attempt the Kilimanjaro ascent, try to still see some of its "eternal" ice, and Alison wanted to do as much safari as possible. Unlike with the Zulus, Himbas, or San, visiting a Maasai village wasn’t on the agenda. Thanks to the Kessy Brothers agency, who were super responsive, Sandy from VF, and other members who helped prepare our trip, we settled on the following itinerary:
Day -1 (8/30): Departure from Pointe-à-Pitre Day 0 (8/31): Departure from Paris Day 1 (9/01): Arrival at Kilimanjaro Airport / Ameg Lodge (Moshi) DAY 2 (9/02): Machame gate / Machame camp DAY 3 (9/03): Shira / Shira camp DAY 4 (9/04): Baranco / Baranco camp DAY 5 (9/05): Barafu / Barafu camp DAY 6 (9/06): Barafu + Summit at midnight / Mweka camp DAY 7 (9/07): Mweka gate / Sal Salnero Hotel (Moshi) DAY 8 (9/08): Arusha National Park / Kanga camp DAY 9 (9/09): Tarangire National Park / Kanga camp DAY 10 (9/10): Tarangire National Park / Twiga Lodge DAY 11 (9/11): Lake Manyara / Twiga Lodge DAY 12 (9/12): Ngorongoro Crater / Simba campsite DAY 13 (9/13): Serengeti National Park / Seronera campsite DAY 14 (9/14): Serengeti National Park - Uoga Kuria Camp DAY 15 (9/15): Serengeti National Park / Waso campsite DAY 16 (9/16): Lake Natron / Maasai Giraffe Ecolodge DAY 17 (9/17): Kilimanjaro Airport Day 18 (9/18): Zanzibar Day 19 (9/19): Zanzibar Day 20 (9/20): Zanzibar Day 21 (9/21): Zanzibar
As I mentioned in my first travel journal about our South Africa trip, I’ve had a special connection to Tanzania for a long time. Growing up in the Indian Ocean without ever visiting Africa, those wildlife documentaries on TV when I skipped my pharmacy classes... I imagined and dreamed about this land and country so much.
The original plan was to go just the two of us with Alison, but somehow—though I don’t quite remember how—we ended up organizing the trip with our friends Mélissa and Doriane, who joined us in Arusha after our Kilimanjaro trek for the last two weeks and their very first safari. I think it was Melissa who had the idea to crash our trip, and she was right to do so! 😉 Flights: Pointe-à-Pitre-Grand Case and Grand Case-Paris with Air Caraïbes. Flights: Paris-JRO and ZNZ-Paris with Kenya Airways (layover in Nairobi). Flight: JRO-ZNZ with Air Tanzania.

Safe travels! !
Over 5 years later, I’m finally getting around to writing the travel journal for our first trip to East Africa: Tanzania. *Polé Polé*, as they say! 😎
A trip I’d started planning just 6 years ago, in February 2019, for my post-internship exam vacation. After returning to South Africa in July 2019 with my family, this trip, planned for September 2019, would be all about discovery and a few firsts: first trip with friends, first trek, first time in East Africa. I really wanted to attempt the Kilimanjaro ascent, try to still see some of its "eternal" ice, and Alison wanted to do as much safari as possible. Unlike with the Zulus, Himbas, or San, visiting a Maasai village wasn’t on the agenda. Thanks to the Kessy Brothers agency, who were super responsive, Sandy from VF, and other members who helped prepare our trip, we settled on the following itinerary:
Day -1 (8/30): Departure from Pointe-à-Pitre Day 0 (8/31): Departure from Paris Day 1 (9/01): Arrival at Kilimanjaro Airport / Ameg Lodge (Moshi) DAY 2 (9/02): Machame gate / Machame camp DAY 3 (9/03): Shira / Shira camp DAY 4 (9/04): Baranco / Baranco camp DAY 5 (9/05): Barafu / Barafu camp DAY 6 (9/06): Barafu + Summit at midnight / Mweka camp DAY 7 (9/07): Mweka gate / Sal Salnero Hotel (Moshi) DAY 8 (9/08): Arusha National Park / Kanga camp DAY 9 (9/09): Tarangire National Park / Kanga camp DAY 10 (9/10): Tarangire National Park / Twiga Lodge DAY 11 (9/11): Lake Manyara / Twiga Lodge DAY 12 (9/12): Ngorongoro Crater / Simba campsite DAY 13 (9/13): Serengeti National Park / Seronera campsite DAY 14 (9/14): Serengeti National Park - Uoga Kuria Camp DAY 15 (9/15): Serengeti National Park / Waso campsite DAY 16 (9/16): Lake Natron / Maasai Giraffe Ecolodge DAY 17 (9/17): Kilimanjaro Airport Day 18 (9/18): Zanzibar Day 19 (9/19): Zanzibar Day 20 (9/20): Zanzibar Day 21 (9/21): Zanzibar
As I mentioned in my first travel journal about our South Africa trip, I’ve had a special connection to Tanzania for a long time. Growing up in the Indian Ocean without ever visiting Africa, those wildlife documentaries on TV when I skipped my pharmacy classes... I imagined and dreamed about this land and country so much.
The original plan was to go just the two of us with Alison, but somehow—though I don’t quite remember how—we ended up organizing the trip with our friends Mélissa and Doriane, who joined us in Arusha after our Kilimanjaro trek for the last two weeks and their very first safari. I think it was Melissa who had the idea to crash our trip, and she was right to do so! 😉 Flights: Pointe-à-Pitre-Grand Case and Grand Case-Paris with Air Caraïbes. Flights: Paris-JRO and ZNZ-Paris with Kenya Airways (layover in Nairobi). Flight: JRO-ZNZ with Air Tanzania.

Safe travels! !
The Great Ocean Road in Australia
Tuesday, December 5, 2023
Melbourne – Lorne
We pick up the car 500 meters away, in a Chinatown parking lot that the hotel has a deal with, then it’s off with a *vroom vroom* while listening to a podcast about the victim of a compulsive mythomaniac—who also happens to be her husband—leading a completely compartmentalized double life. Later, he discovers, after contacting his alter-ego from this parallel universe, that he was actually living a *third* life... and maybe even more? We arrive in Torquay, where we stretch our legs along the Koorie Cultural Walk with a view of Bells Beach...


It’s here, just outside Lorne, that the Great Ocean Road officially begins...
We arrive at our apartment, which is pretty nice—Dom and I are really particular about the quality of our terraces. I’ve never really talked about the practical quirks of daily life in Australia. For example, I could tell you that *every single* power outlet we used on this trip had a switch to turn it on or off. No exceptions, ever! Why? They must find it useful, but for us, it’s a total mystery... And of course, their power outlets require an adapter. Just one of many little peculiarities.
Another odd observation: *every* toilet, even the most remote ones hidden deep in the bush, always had a roll of toilet paper available. No shortages here!
And then we’re greeted by a big family of cute sparrows...


We spent a long time enjoying their pool before heading out for a walk—all the way to Erskine Falls, about ten kilometers away...
We pick up the car 500 meters away, in a Chinatown parking lot that the hotel has a deal with, then it’s off with a *vroom vroom* while listening to a podcast about the victim of a compulsive mythomaniac—who also happens to be her husband—leading a completely compartmentalized double life. Later, he discovers, after contacting his alter-ego from this parallel universe, that he was actually living a *third* life... and maybe even more? We arrive in Torquay, where we stretch our legs along the Koorie Cultural Walk with a view of Bells Beach...



It’s here, just outside Lorne, that the Great Ocean Road officially begins...

We arrive at our apartment, which is pretty nice—Dom and I are really particular about the quality of our terraces. I’ve never really talked about the practical quirks of daily life in Australia. For example, I could tell you that *every single* power outlet we used on this trip had a switch to turn it on or off. No exceptions, ever! Why? They must find it useful, but for us, it’s a total mystery... And of course, their power outlets require an adapter. Just one of many little peculiarities.
Another odd observation: *every* toilet, even the most remote ones hidden deep in the bush, always had a roll of toilet paper available. No shortages here!
And then we’re greeted by a big family of cute sparrows...

We spent a long time enjoying their pool before heading out for a walk—all the way to Erskine Falls, about ten kilometers away...

Discussion parallèle au concours photo d'août: "Noir & Blanc" English translation pending
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre et s'amuser 😛
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
Le concours se passe par-là: https://voyageforum.com/v.f?post=10330487;a=10330487
Les mythes touristiques English translation pending
Les Mythes Touristiques
Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :
« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »
Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).
Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?
Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.
Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :
« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »
Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).
Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?
Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.
Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Retour de 8 jours en Côte d'Ivoire en février 2020 English translation pending
Bonjour
Habitués à voyager surtout en Asie, Amérique du Nord et du sud, nous voulions découvrir l'Afrique subsaharienne, ses traditions et ses villages apres juste un séjour au Kenya il y a 2 ans mais plutot consacré aux safaris. On voulait un pays peu perverti par le tourisme de masse et pas tres loin pour un voyage de 8 jours. Des billets d'avion trouvés avec la TAP pas très chers (280 euros de Toulouse) ont fini de nous convaincre de choisir la Cote d'Ivoire.Mais qui dit peu touristique dit aussi peu de retour par les touristes. Doù les difficultés de préparer à l'avance ce périple d'autant qu'il n'existe qu'un guide papier (le petit futé). Pour aider les futurs voyageurs, je vais vous résumer nos 8 jours en Cote d'Ivoire. Tout d'abord, nous avons voyagé à 6, mes 3 grands garçons agés de 16 à 20 ans, leur cousin de 21 ans, ma femme et moi meme. Il a été très difficile de trouver une voiture pour 6 sans chauffeur, solution que j'aurai sans doute priviligiée (ayant conduit dans presque tous les pays que nous avons fait) si ça avait été possible mais à tort. Nous avons donc fait appel à Ismael (merci Pascal ROTHER qui m'a donné ses coordonnées) qui nous a trouvé une voiture et un chauffeur, Thimothée avec qui le courant est vraiment bien passé, qui a été parfait dans son rôle (ni trop effacé ni trop exubérant). Je ne peux que vous le conseiller. Par contre ce n'est pas un guide mais seulement un chauffeur. C'est moi qui avait établi toutes les étapes et réservé tous les hotels. Il ne connaissait pas tous les lieux et le GPS maps.me a été précieux. Par contre l'intéret de voyager avec un chauffeur est de nous expliquer les us et coutumes du pays et mieux appréhénder comment vivent les ivoiriens. D'autre part, les trajets sont longs et fatigants ce qui a permis de nous reposer pendant qu'il conduisait.
Assez de bla-bla, place au récit de notre voyage (vous pouvez voir les photos de notre voyage sur ce lien https://photos.app.goo.gl/8z1555rVFpQ6XbcT9
J1 Arrivée à Abidjan à 23h15. Chaleur accablante plus de 32° à minuit. Premier contact avec Timothée, notre chauffeur, qui nous accompagne à notre hotel, assez loin de l'aeroport, au nord de la ville pour ne pas avoir à traverser Abidjan et ses célèbres embouteillages le lendemain matin car une longue route nous attend. Hotel Bonté divine : correct
J2 Abidjan- Man Depart assez tot à 8h (c'est diffile plus tot avec mes grands ados) pour une longue route qui nous attend. Heureusement car un incident mécanique (pb de boite à vitesse) nous a obligé à nous arreter 1 heure apres le depart avec une réparation de fortune par un garagiste sur le bord de la route (où probablement nous nous serions pas arrétés si nous avions été seuls). Le super garage :


Ce qui nous a permis un premier contact avec les enfants (mais ausssi de perdre 1h30)







Après réparation, on reprend la route direction Yamoussoukro et sa basilique. Officiellement capitale politique de la Côte d'Ivoire depuis mars 1983, Yamoussoukro, ou familièrement «Yakro», est surtout le village natal du président Houphouët-Boigny.
Juste devant l’entrée de la Présidence, il y a le Lac aux caïmans. C’est un lac artificiel installé sur demande de l’ancien Président et qui longe le site comme une clôture

La Basilique Notre-Dame de la paix La Basilique de Yamoussoukro estLA PLUS GRANDE AU MONDE. (Eh oui, plus grande que la Basilique St Pierre du Vatican).



On reprend la route et on s'arrete dans un petit maquis en bord de route .


Apres cette halte, on reprend la tres longue route vers Man avec une route particulièrement défoncée avec des nids "d'éléphants " comme ils disent. Heureusement quelques scènes nous distraient de ce long voyage.






Avec l'incident mécanique nous avons du rouler de nuit ce qui est fortement déconseillé d'après ce que j'avais lu en raison de coupeurs de route (mais pas vus heureusement). Les seuls coupeurs de route que nous ayons vus, ce sont les gendarmes à l'entrée et sortie des grandes villes qui nous arretaient presque systematiquement pendant tout le voyage pour nous extorquer de l'argent. Ils vérifiaient tout pour trouver une faille (soit une perte à chaque fois de 10-20 mn) et malgré l'absence de délit et de possibilité de mettre une contravention, ils nous demandaient à chaque fois de l'argent. Nous avons fait semblant de pas comprendre et n'avons jamais payé. Mais cette corruption nous a gaché une partie du voyage (et fait perdre pas mal de temps).
Hotel Amoitrin à Man très bien avec piscine
Habitués à voyager surtout en Asie, Amérique du Nord et du sud, nous voulions découvrir l'Afrique subsaharienne, ses traditions et ses villages apres juste un séjour au Kenya il y a 2 ans mais plutot consacré aux safaris. On voulait un pays peu perverti par le tourisme de masse et pas tres loin pour un voyage de 8 jours. Des billets d'avion trouvés avec la TAP pas très chers (280 euros de Toulouse) ont fini de nous convaincre de choisir la Cote d'Ivoire.Mais qui dit peu touristique dit aussi peu de retour par les touristes. Doù les difficultés de préparer à l'avance ce périple d'autant qu'il n'existe qu'un guide papier (le petit futé). Pour aider les futurs voyageurs, je vais vous résumer nos 8 jours en Cote d'Ivoire. Tout d'abord, nous avons voyagé à 6, mes 3 grands garçons agés de 16 à 20 ans, leur cousin de 21 ans, ma femme et moi meme. Il a été très difficile de trouver une voiture pour 6 sans chauffeur, solution que j'aurai sans doute priviligiée (ayant conduit dans presque tous les pays que nous avons fait) si ça avait été possible mais à tort. Nous avons donc fait appel à Ismael (merci Pascal ROTHER qui m'a donné ses coordonnées) qui nous a trouvé une voiture et un chauffeur, Thimothée avec qui le courant est vraiment bien passé, qui a été parfait dans son rôle (ni trop effacé ni trop exubérant). Je ne peux que vous le conseiller. Par contre ce n'est pas un guide mais seulement un chauffeur. C'est moi qui avait établi toutes les étapes et réservé tous les hotels. Il ne connaissait pas tous les lieux et le GPS maps.me a été précieux. Par contre l'intéret de voyager avec un chauffeur est de nous expliquer les us et coutumes du pays et mieux appréhénder comment vivent les ivoiriens. D'autre part, les trajets sont longs et fatigants ce qui a permis de nous reposer pendant qu'il conduisait.
Assez de bla-bla, place au récit de notre voyage (vous pouvez voir les photos de notre voyage sur ce lien https://photos.app.goo.gl/8z1555rVFpQ6XbcT9
J1 Arrivée à Abidjan à 23h15. Chaleur accablante plus de 32° à minuit. Premier contact avec Timothée, notre chauffeur, qui nous accompagne à notre hotel, assez loin de l'aeroport, au nord de la ville pour ne pas avoir à traverser Abidjan et ses célèbres embouteillages le lendemain matin car une longue route nous attend. Hotel Bonté divine : correct
J2 Abidjan- Man Depart assez tot à 8h (c'est diffile plus tot avec mes grands ados) pour une longue route qui nous attend. Heureusement car un incident mécanique (pb de boite à vitesse) nous a obligé à nous arreter 1 heure apres le depart avec une réparation de fortune par un garagiste sur le bord de la route (où probablement nous nous serions pas arrétés si nous avions été seuls). Le super garage :


Ce qui nous a permis un premier contact avec les enfants (mais ausssi de perdre 1h30)







Après réparation, on reprend la route direction Yamoussoukro et sa basilique. Officiellement capitale politique de la Côte d'Ivoire depuis mars 1983, Yamoussoukro, ou familièrement «Yakro», est surtout le village natal du président Houphouët-Boigny.
Juste devant l’entrée de la Présidence, il y a le Lac aux caïmans. C’est un lac artificiel installé sur demande de l’ancien Président et qui longe le site comme une clôture

La Basilique Notre-Dame de la paix La Basilique de Yamoussoukro estLA PLUS GRANDE AU MONDE. (Eh oui, plus grande que la Basilique St Pierre du Vatican).



On reprend la route et on s'arrete dans un petit maquis en bord de route .


Apres cette halte, on reprend la tres longue route vers Man avec une route particulièrement défoncée avec des nids "d'éléphants " comme ils disent. Heureusement quelques scènes nous distraient de ce long voyage.






Avec l'incident mécanique nous avons du rouler de nuit ce qui est fortement déconseillé d'après ce que j'avais lu en raison de coupeurs de route (mais pas vus heureusement). Les seuls coupeurs de route que nous ayons vus, ce sont les gendarmes à l'entrée et sortie des grandes villes qui nous arretaient presque systematiquement pendant tout le voyage pour nous extorquer de l'argent. Ils vérifiaient tout pour trouver une faille (soit une perte à chaque fois de 10-20 mn) et malgré l'absence de délit et de possibilité de mettre une contravention, ils nous demandaient à chaque fois de l'argent. Nous avons fait semblant de pas comprendre et n'avons jamais payé. Mais cette corruption nous a gaché une partie du voyage (et fait perdre pas mal de temps).
Hotel Amoitrin à Man très bien avec piscine
Chapka et valenki English translation pending
Voilà, nous sommes presque partis !
Pas de valises latérales, pas de sacoche de réservoir, pas de casque ! Ce sera l’avion pour Novossibirsk, quelques heures dans les airs. On regrette presque de ne pas repartir à moto depuis la maison. Notre grosse moto est sous la bâche pour l’hiver. Déjà 15 ans quand nous partions début Janvier pour l’Inde à moto. Déjà 2 ans quand nous partions début mars pour le Japon encore à moto.
Aujourd’hui Homme frôle les sept décennies, et toujours fringuant, il préfère partir au long cours, à moto, sous un climat plus printanier. Je m’incline, facilement d’ailleurs, je deviens paresseuse.
Peu de bagages, valises qui roulent, plus de sacs à dos qui fusillent les épaules, on prend deux valises cabine en tassant bien les cadeaux, ça tient.
Olga et Sergueï seront à l’aéroport avec les vêtements chauds, les gants, moufles et les chapkas. Ils nous ont dit de ne pas acheter des vêtements – grand froid-, qu’ils ont tout ce qu’il faut bien adapté à leur climat et nous les croyons. On a investi dans les chaussures et les chaussettes et c’est tout ! Depuis des semaines, depuis l’été où nos amies étaient chez nous, on se parle avec ouatssappe, nos amis envoient des photos et ici, nous nous réjouissons de la pureté de la neige qui s’est installée chez eux. Chaque jour je regarde la météo de là-bas, comme un rituel matinal. -36° il y a quelques jours et hier un petit -11°. Les grands-parents de Sergueï étaient des zek et nous irons voir où était leur goulag. Si j’ai beaucoup lu sur les conditions d’existence dans ces lieux terribles, si durant notre dernier voyage au travers de la Russie, nous imaginions la vie des prisonniers, c’était le printemps puis l’été et tout semblait moins effroyables que l’hiver sibérien. Ma perception et mes émotions seront encore plus profondes et intenses, je pense.
Nous allons découvrir l’Altaï en hiver. J’en frissonne autant d’excitation que de froid anticipé. Autour du lac Teletskoïe, nous serons dans une maison traditionnelle de rondins, spartiate mais chauffée puis nous irons dans la vallée de la rivière Tchoulychman. Comment ? Je ne sais pas, surprise ont-ils dit.
Nous savons que nous habiterons chez un ami altaïen qui est un musicien et joue du tovshuur et que nous boirons du samogon, la vodka maison bien meilleure pour la santé que la vodka des magasins ! Et « n’aies pas peur pour les femmes elle n’a que 36 ° et pour les hommes 47 ° ». Il paraît que nous serons si heureux que nous pourrons communiquer avec les sources et la montagne, comme eux.
J’vais finir en glaçon translucide, je crois. J’ai hâte de vivre ma vie de glaçon.
A plus tard, quand j'aurai fondu...
Pas de valises latérales, pas de sacoche de réservoir, pas de casque ! Ce sera l’avion pour Novossibirsk, quelques heures dans les airs. On regrette presque de ne pas repartir à moto depuis la maison. Notre grosse moto est sous la bâche pour l’hiver. Déjà 15 ans quand nous partions début Janvier pour l’Inde à moto. Déjà 2 ans quand nous partions début mars pour le Japon encore à moto.
Aujourd’hui Homme frôle les sept décennies, et toujours fringuant, il préfère partir au long cours, à moto, sous un climat plus printanier. Je m’incline, facilement d’ailleurs, je deviens paresseuse.
Peu de bagages, valises qui roulent, plus de sacs à dos qui fusillent les épaules, on prend deux valises cabine en tassant bien les cadeaux, ça tient.
Olga et Sergueï seront à l’aéroport avec les vêtements chauds, les gants, moufles et les chapkas. Ils nous ont dit de ne pas acheter des vêtements – grand froid-, qu’ils ont tout ce qu’il faut bien adapté à leur climat et nous les croyons. On a investi dans les chaussures et les chaussettes et c’est tout ! Depuis des semaines, depuis l’été où nos amies étaient chez nous, on se parle avec ouatssappe, nos amis envoient des photos et ici, nous nous réjouissons de la pureté de la neige qui s’est installée chez eux. Chaque jour je regarde la météo de là-bas, comme un rituel matinal. -36° il y a quelques jours et hier un petit -11°. Les grands-parents de Sergueï étaient des zek et nous irons voir où était leur goulag. Si j’ai beaucoup lu sur les conditions d’existence dans ces lieux terribles, si durant notre dernier voyage au travers de la Russie, nous imaginions la vie des prisonniers, c’était le printemps puis l’été et tout semblait moins effroyables que l’hiver sibérien. Ma perception et mes émotions seront encore plus profondes et intenses, je pense.
Nous allons découvrir l’Altaï en hiver. J’en frissonne autant d’excitation que de froid anticipé. Autour du lac Teletskoïe, nous serons dans une maison traditionnelle de rondins, spartiate mais chauffée puis nous irons dans la vallée de la rivière Tchoulychman. Comment ? Je ne sais pas, surprise ont-ils dit.
Nous savons que nous habiterons chez un ami altaïen qui est un musicien et joue du tovshuur et que nous boirons du samogon, la vodka maison bien meilleure pour la santé que la vodka des magasins ! Et « n’aies pas peur pour les femmes elle n’a que 36 ° et pour les hommes 47 ° ». Il paraît que nous serons si heureux que nous pourrons communiquer avec les sources et la montagne, comme eux.
J’vais finir en glaçon translucide, je crois. J’ai hâte de vivre ma vie de glaçon.
A plus tard, quand j'aurai fondu...
Soyons un peu chauvin, quelle est votre destination préférée dans votre pays? English translation pending
Bonjour à tous les membres !
Je suis encore de retour avec un petite question de voyage pour vous.
Soyons un peu chauvin, quelle est votre destination préférée dans votre pays ?
quant à moi , Facile et ça ne surprendra personne la Bretagne ! j'aime beaucoup son côté sauvage et préservé , c'est un peu ma deuxième maison. Mais pour changer un peu j'aimerais prévoir une escapade en Languedoc-Roussillon, Région dans laquelle j'ai vécu quelques temps et que j'ai beaucoup aimée. Vu que je suis FRANCO-ITALIENNE je tiens aussi à dire mes destination préférée dans mon pays natal. L'Italie est un très beau pays que j'ai passé presque que toute mon enfance et j'y vais de temps en temps. Les régions que je préfère il a Roma là ou j'ai grandit et je garde de très bon souvenir , il a aussi Abruzzes waouh , une très belle région avec ces montagnes et ces parcs nationaux.
Voilà j'attends les réponse
Bonne et excellente weekend à vous
Soyons un peu chauvin, quelle est votre destination préférée dans votre pays ?
quant à moi , Facile et ça ne surprendra personne la Bretagne ! j'aime beaucoup son côté sauvage et préservé , c'est un peu ma deuxième maison. Mais pour changer un peu j'aimerais prévoir une escapade en Languedoc-Roussillon, Région dans laquelle j'ai vécu quelques temps et que j'ai beaucoup aimée. Vu que je suis FRANCO-ITALIENNE je tiens aussi à dire mes destination préférée dans mon pays natal. L'Italie est un très beau pays que j'ai passé presque que toute mon enfance et j'y vais de temps en temps. Les régions que je préfère il a Roma là ou j'ai grandit et je garde de très bon souvenir , il a aussi Abruzzes waouh , une très belle région avec ces montagnes et ces parcs nationaux.
Voilà j'attends les réponse
Bonne et excellente weekend à vous
De Cahors à Aire-sur-l'Adour par le Chemin de Compostelle (GR65) English translation pending
21 septembre, 10:53 · Cahors ·
Chaque année, j'effectue un tronçon du Chemin de Compostelle. Après avoir parcouru ce chemin mythique du Puy à Aumont-Aubrac et l'année dernière de Aumont-Aubrac à Cahors me voici reparti pour 2 semaines sur la Via Podiensis.
Afin de ne pas me charger d’un livre, j’ai acheté l’application « Compostelle » qui fonctionne parfaitement sur mon téléphone Android. Après avoir téléchargé la carte du parcours, grâce au GPS je peux localiser ma position, voir les gîtes, points d’eau, magasins d’alimentation… J’ai réservé les gîtes la veille de mon arrivée et parfois le jour même. Ma première étape me conduira de Cahors à Lascabanes, soit 22 km.

Tout de suite après le pont de Valentré, vous vous engagez dans une montée très raide pour atteindre le plateau : vue superbe sur la ville de Cahors.

Pause déjeuner à Labastide-Marnhac où l'on trouve un café épicerie puis poursuite du chemin en ligne de crête avant de plonger dans la vallée de Lascabanes où j'arrive vers 16h30.
J'ai choisi Le Nid des Anges pour cette première étape : situé au coeur de Lascabanes, village fleuri du Quercy Blanc. Gîte d'une capacité d'accueil de 17 places, aménagé dans l'ancien presbytère datant du 19ème siècle. Bâtiment possédant une grande salle à manger voûtée et un très agréable jardin. Nous sommes une douzaine de pélerins ce toutes origines (Américains, Québécois, Australiens et Français à partager l'excellent dîner préparé par Cécile qui fait le maximum pour rendre cette étape agréable.
Le nid des Anges
Chaque année, j'effectue un tronçon du Chemin de Compostelle. Après avoir parcouru ce chemin mythique du Puy à Aumont-Aubrac et l'année dernière de Aumont-Aubrac à Cahors me voici reparti pour 2 semaines sur la Via Podiensis.
Afin de ne pas me charger d’un livre, j’ai acheté l’application « Compostelle » qui fonctionne parfaitement sur mon téléphone Android. Après avoir téléchargé la carte du parcours, grâce au GPS je peux localiser ma position, voir les gîtes, points d’eau, magasins d’alimentation… J’ai réservé les gîtes la veille de mon arrivée et parfois le jour même. Ma première étape me conduira de Cahors à Lascabanes, soit 22 km.

Tout de suite après le pont de Valentré, vous vous engagez dans une montée très raide pour atteindre le plateau : vue superbe sur la ville de Cahors.

Pause déjeuner à Labastide-Marnhac où l'on trouve un café épicerie puis poursuite du chemin en ligne de crête avant de plonger dans la vallée de Lascabanes où j'arrive vers 16h30.
J'ai choisi Le Nid des Anges pour cette première étape : situé au coeur de Lascabanes, village fleuri du Quercy Blanc. Gîte d'une capacité d'accueil de 17 places, aménagé dans l'ancien presbytère datant du 19ème siècle. Bâtiment possédant une grande salle à manger voûtée et un très agréable jardin. Nous sommes une douzaine de pélerins ce toutes origines (Américains, Québécois, Australiens et Français à partager l'excellent dîner préparé par Cécile qui fait le maximum pour rendre cette étape agréable.
Le nid des AngesL'Ouest américain a-t-il mené à la ‘’rustography"? English translation pending
L’Ouest américain a-t-il mené à la ‘’rustography’ ? …
Dans un vaste échange précédent très ouvert Fabhyene a fait des remarques judicieuses qui m’ont paru mériter un petit développement …
‘’’ C'est marrant parce que certains se demandent pourquoi sur internet on trouve une telle fascination pour la rouille et les ruines. Sans remonter aux textes bibliques (tu es poussière et tu retourneras poussière), c'est oublier que les ruines étaient déjà fascinantes pour les Romantiques au 19ème siècle (à relier aussi à la thématiques des cités englouties)... et c'est aussi oublier la tradition dans la peinture occidentale des "vanités", ces représentations allégoriques de la mort, du temps qui passe et du caractère vain de toute activité humaine, vouée à la mort et la destruction... Plus récemment, c'est aussi une thématique qui s'est développée d'une revanche de la nature sur les hommes... Je pense qu'aux USA cela renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine... ‘’’ …
Le sujet est en effet assez fascinant quand on y réfléchit….
Chez les Romains qui ont dû leur Empire pour une bonne part à la maîtrise du fer mais qui n’avaient pas les moyens de comprendre l’oxydation, la rouille était un acte des dieux compensant la facilité avec laquelle le nouvel armement permettait de tuer l’ennemi … en tous cas c’est ce qu’ aurait écrit un certain Pline l’Ancien (🙂) en parlant de ferrum corrumpitur ( pas besoin de traduire). Cette interprétation force d’ailleurs le rapprochement avec la fiction développée dans La mort du fer(1931) de S.S. Held oû ce n’est pas une force divine mais une maladie venue de l’espace la sidérie encore appelée Mal bleu qui détruit la civilisation industrielle. La sidérie aurait bien sûr été introduite sur terre par une Sidérite …
Au Moyen Age et sous les latitudes humides on imagine le travail que çà devait être de maintenir l’armure hors rouille. Heureusement le Chevalier avait son fidèle Ecuyer qui s’en chargeait en frottant consciencieusement ladite armure avec du sable fin puis de l’huile de poisson, à ce qu’on lit chez les historiens! Cependant quand l’écuyer n’est plus là les choses peuvent mal tourner… on raconte d’un Chevalier Normand, en Angleterre, frappé par la Grâce divine ou pour échapper à l’ennemi, se réfugie dans la forêt et en signe de pénitence décide d’y vivre en ermite et ne plus jamais quitter son armure … de mauvaise langues disent qu’en réalité il ne pouvait plus l’ôter tant elle était rouillée. …...
Bon… passons sur les ponts effondrés à cause de la rouille des boulonnages de poutres acier ou du ferraillage interne, la plus récente étant celle du béton armé du pont Morandi de Gênes Alors, effectivement aux Etats Unis l’attrait contemporain de la rouille ‘’ renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine…’’
mais pas seulement….
Aux Etats Unis, en Australie et plus récemment au Royaume Uni se sont développés depuis une trentaine d’années un intérêt voire une passion pour ‘’la rouille’’ largement et d’abord associés à son esthétisme On peut probablement trouver un repère important dans l’introduction vers 1983 par le magazine Hemmings Motor News d’un calendrier thématique sur les voitures abandonnées dont voici la dernière édition :
L’art s’est donc emparé de la rouille : en peinture, en photographie, dans l’art textile oû c’est souvent tout simplement un objet de fer rouillé qui, posé pour un certain temps sur le tissu, imprime en rouille le canevas de l’oeuvre (textile rust dye) ..
Parlons photo et vieux trucks rouillés...
Il y a une douzaine d’années, ou un peu plus, une jeune architecte d’intérieur de la Côte Est, un peu pour s’amuser, met en vente dans une boutique quelques photos de vieux trucks abandonnés et rouillés prises à l’occasion d’un voyage dans l’Ouest. Elle s’aperçoit alors qu’elles partent toutes en un clin d’oeil et que les gens en redemandent. Stupeur : il y avait donc un marché pour çà !
Lors d’un interview de 2015 trucks & rust - Nancy "Weezy"Forman devait en effet déclarer :
“ A little bell went off in my head, ” Forman said. “I realized it was something people were loving, artistically, automotively and nostalgically.”
C’est ainsi qu’elle devient photographe spécialisée en RUSTOGRAPHY et qu’elle parcourt le pays, en particulier l’Ouest et le Sud Ouest, à la recherche de nouveaux sujets, mue par un sens artistique opportun puisque, incidemment, elle vend ses photos à partir de 250 et jusqu’à 2500 à 3000 dollars pour décorer les murs de votre cuisine, de votre bureau, de votre salle de séjour ou même de votre chambre…
Pour elle au moins l’expression ‘’beau comme un camion’’ a pris un sens concret !
Un autre photographe, Wayne Stadler, à peu près en même temps crée le groupe Rustography
S’il existe donc maintenant indiscutablement un rust art en anglophonie (à défaut d’un art de la rouille en francophonie) c’est à dire en fin de compte un art associé à l’oxydation du fer on peut en retracer l’origine loin… très loin en arrière, au paléolithique quand maîtrise du feu (= charbon de bois) et prise en compte des oxydes de fer (ocre etc..) ont permis l’art pariétal avec en premier lieu l’impression de mains positives ou négatives comme à La Grotte Chauvet-Pont d'Arc ( 36000 ans)
Le fer joue décidément un rôle capital dans l’histoire de la Terre et dans celle de l’humanité qu’elle porte.
Il a d’abord permis à la vie de se développer et de se maintenir grâce au puissant champ magnétique généré par le noyau externe (du fer liquide) au centre du globe qui la protège d’un excès de rayonnements et de particules solaires et cosmiques potentiellement léthales. Si un jour, le noyau s’étant suffisamment refroidi, le fer liquide arrêtait de ‘’bouger’’ sous nos pieds, le champ magnétique terrestre disparaissant alors, nous n’aurions plus à nous soucier de changement climatique…Nous disparaîtrions aussi, probablement complètement irradiés… mais çà n’est pas pour demain !
je m’égare un peu…...
Parlons ‘’rust’’ et paysages….
En peinture je me demande si ce n’est pas Georgia O'Keeffe elle-même qui n’aurait pas, la première, associé le terme ‘’rust’ à la peinture interprétative des paysages du sud ouest américain avec ‘’rust red hills’’. De ceci je ne suis pas sûr... quoiqu’il en soit le rust painting est maintenant bien établi
En francophonie on ne trouve pas un tel engouement. Cependant on peut citer au Quebec L'Art de la rouille de Jean-Pierre Tremblay (2016) et en France Rust-Art ou l'art de la rouille by AYRAULT BRIGITTE de Nantes (2015) dont le patronyme est bien celui auquel vous pensez . Son livre disponible chez l’ Américain Blurb, Inc. est payable en dollars. En en pied de couverture : ‘’ Rust in photo is an artistic and philosophic subject ‘’.
Au fait et la sculpture ?
Il existe bien sûr depuis des décennies des sculptures, constructions métalliques d’art plus ou moins rouillées ou plus ou moins potentiellement rouillées mais qui ne sont ni dédiées à la rouille ni construits avec elle . Superbe exemple avec Anza Borrego !
Par contre l’an dernier (2018) à Pittsburg ville qui semble avoir surmonté la crise de la Rust Belt issue du déclin industriel amorcé à la fin des années 70 le Carnegie Museum of Art a inauguré une œuvre dédiée à l’histoire industrielle passée, aux ouvriers, afro-américains entre autres qui l’ont fait vivre et à la musique jazz qui en est sortie. Occupant 185 m², constituée à partir de 11 tonnes de ferraille rouillée récupérée sur une friche industrielle et arrangée sur du charbon (en principe, peut-être une lave volcanique noire tenant lieu de charbon) et sur du verre pilé, l’oeuvre évoque par sa géométrie un ‘’sand painting’’ Navajo , ce qui n’est pas fortuit les auteurs étant trois Amérindiens de l’Ouest (dont un Navajo d’Albuquerque). From Smoke and Tangled Waters We Carried Fire Home est le titre complet de l’oeuvre que l’on peut admirer ... ou simplement voir ici :
From Smoke and Tangled Waters
Mais la rouille au sens large, c’est à dire l’oxydation du fer est à l’origine de bien d’autres beautés…..
Sans l’oxydation du fer , sans la ‘’rouille’’ le sud ouest américain serait à peu près monochrome et les formes mêmes des sédiments du plateau du Colorado (bof!) plus cohérents, seraient moins découpées, beaucoup moins spectaculaires parce que de la même manière que l’oxydation du ferraillage contribue à la désagrégation du béton des ponts elle contribue à celle des couches géologiques en créant des hétérogénéités. Le Plateau du Colorado ne serait qu’une masse d’une monotonie accablante. Déprimante perspective !
Rust et imagination
C’est un fait que les épaves abandonnées çà et là dans le désert, les ghost-towns, ou la forêt … çà titille l’imagination et on peut rêver un instant devant chacune d’entre elles. Le mystère est d’autant plus prégnant que, au milieu de nulle part, l’abandon semble avoir été brutal et imprévu.
L’exemple le plus médiatisé , le plus photographié depuis que les touristes affluent en Utah est probablement celui de la foreuse d’eau de Cathedral Valley (cathedral valley abandoned drill rig). On y voit un vieux truck de la marque INTERNATIONAL des années 50, reconnaissable à sa calandre, dont la peinture verte (comme c’était courant chez INTERNATIONAL à l’époque) est encore visible. On imagine qu’il a été pris dans une coulée de boue suite à un flash flood, que l’équipage ( de la Compagnie J. Pinkerton) a fuit, n’ayant plus tard jamais été en mesure de l’extirper de sa gangue. Peu à peu le sable, le recouvrant, il se fossilise pour...les archéologues du futur, tel un dinosaure de l’ère moderne ! Pour eux il portera aussi témoignage de l’une des Gun cultures les plus affirmées de notre temps puisque, comme beaucoup d’autres épaves, il a servi de cible aux ‘’ trigger happy’’ de la région en devenant un exemple d’une variante du ‘’rust art’’... à savoir le '’bullet ridden rusty car ‘’ dont voici un autre classique :
et dont un autre exemple fameux est bien sûr le véhicule dans lequel Bonnie and Clyde furent mitraillés libéralement ( Bonnie and Clyde's bullet riddled "death car" ). Assez morbide !
Si la foreuse sur camion est encore en batterie, tour dressée, matériel éparpillé tout autour, l’effet est encore plus saisissant. On dirait alors que le temps s’est figé.. comme à Pompéi ... sans les cendres. Mais là nous sommes dans l’ouest et, pendant une seconde, une idée va vous traverser la tête…. l’équipage aurait-il dû fuir pour échapper à une attaque d’ Apaches irréductibles descendus des montagnes. Que diable a-t-il bien pu survenir en effet à l’équipage de cette foreuse fantomatique abandonnée là, en urgence (sud de l’Arizona du côté de la San Pedro valley)….

En réalité l’affaire remonte à la fin des années 50 quand nombre de prospecteurs ont commencé à forer pour le pétrole dans le coin et sans beaucoup de succès… certains qui avaient vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et emprunté pour payer leur matériel ont simplement dû couper court à leur aventure de manière en effet brutale... Mais qu’en est-il de ce mystérieux porte-voitures encore chargé de ses 4 voitures, lui aussi des années 50… ?
... Si vous avez une idée….lâchez vous !
Pour conclure sur une note d’humour tout en poursuivant votre réflexion métaphysique et si vous passez par là, visitez donc, en Oregon : The Rust Age - Zymoglyphic Museum
p.s. inutile de chercher Zymoglyphic dans le Merriam-Webster il n’y est pas encore ! Bonne journée !
Dans un vaste échange précédent très ouvert Fabhyene a fait des remarques judicieuses qui m’ont paru mériter un petit développement …
‘’’ C'est marrant parce que certains se demandent pourquoi sur internet on trouve une telle fascination pour la rouille et les ruines. Sans remonter aux textes bibliques (tu es poussière et tu retourneras poussière), c'est oublier que les ruines étaient déjà fascinantes pour les Romantiques au 19ème siècle (à relier aussi à la thématiques des cités englouties)... et c'est aussi oublier la tradition dans la peinture occidentale des "vanités", ces représentations allégoriques de la mort, du temps qui passe et du caractère vain de toute activité humaine, vouée à la mort et la destruction... Plus récemment, c'est aussi une thématique qui s'est développée d'une revanche de la nature sur les hommes... Je pense qu'aux USA cela renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine... ‘’’ …
Le sujet est en effet assez fascinant quand on y réfléchit….
Chez les Romains qui ont dû leur Empire pour une bonne part à la maîtrise du fer mais qui n’avaient pas les moyens de comprendre l’oxydation, la rouille était un acte des dieux compensant la facilité avec laquelle le nouvel armement permettait de tuer l’ennemi … en tous cas c’est ce qu’ aurait écrit un certain Pline l’Ancien (🙂) en parlant de ferrum corrumpitur ( pas besoin de traduire). Cette interprétation force d’ailleurs le rapprochement avec la fiction développée dans La mort du fer(1931) de S.S. Held oû ce n’est pas une force divine mais une maladie venue de l’espace la sidérie encore appelée Mal bleu qui détruit la civilisation industrielle. La sidérie aurait bien sûr été introduite sur terre par une Sidérite …
Au Moyen Age et sous les latitudes humides on imagine le travail que çà devait être de maintenir l’armure hors rouille. Heureusement le Chevalier avait son fidèle Ecuyer qui s’en chargeait en frottant consciencieusement ladite armure avec du sable fin puis de l’huile de poisson, à ce qu’on lit chez les historiens! Cependant quand l’écuyer n’est plus là les choses peuvent mal tourner… on raconte d’un Chevalier Normand, en Angleterre, frappé par la Grâce divine ou pour échapper à l’ennemi, se réfugie dans la forêt et en signe de pénitence décide d’y vivre en ermite et ne plus jamais quitter son armure … de mauvaise langues disent qu’en réalité il ne pouvait plus l’ôter tant elle était rouillée. …...
Bon… passons sur les ponts effondrés à cause de la rouille des boulonnages de poutres acier ou du ferraillage interne, la plus récente étant celle du béton armé du pont Morandi de Gênes Alors, effectivement aux Etats Unis l’attrait contemporain de la rouille ‘’ renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine…’’
mais pas seulement….
Aux Etats Unis, en Australie et plus récemment au Royaume Uni se sont développés depuis une trentaine d’années un intérêt voire une passion pour ‘’la rouille’’ largement et d’abord associés à son esthétisme On peut probablement trouver un repère important dans l’introduction vers 1983 par le magazine Hemmings Motor News d’un calendrier thématique sur les voitures abandonnées dont voici la dernière édition :

L’art s’est donc emparé de la rouille : en peinture, en photographie, dans l’art textile oû c’est souvent tout simplement un objet de fer rouillé qui, posé pour un certain temps sur le tissu, imprime en rouille le canevas de l’oeuvre (textile rust dye) ..
Parlons photo et vieux trucks rouillés...
Il y a une douzaine d’années, ou un peu plus, une jeune architecte d’intérieur de la Côte Est, un peu pour s’amuser, met en vente dans une boutique quelques photos de vieux trucks abandonnés et rouillés prises à l’occasion d’un voyage dans l’Ouest. Elle s’aperçoit alors qu’elles partent toutes en un clin d’oeil et que les gens en redemandent. Stupeur : il y avait donc un marché pour çà !
Lors d’un interview de 2015 trucks & rust - Nancy "Weezy"Forman devait en effet déclarer :
“ A little bell went off in my head, ” Forman said. “I realized it was something people were loving, artistically, automotively and nostalgically.”
C’est ainsi qu’elle devient photographe spécialisée en RUSTOGRAPHY et qu’elle parcourt le pays, en particulier l’Ouest et le Sud Ouest, à la recherche de nouveaux sujets, mue par un sens artistique opportun puisque, incidemment, elle vend ses photos à partir de 250 et jusqu’à 2500 à 3000 dollars pour décorer les murs de votre cuisine, de votre bureau, de votre salle de séjour ou même de votre chambre…
Pour elle au moins l’expression ‘’beau comme un camion’’ a pris un sens concret !
Un autre photographe, Wayne Stadler, à peu près en même temps crée le groupe Rustography
S’il existe donc maintenant indiscutablement un rust art en anglophonie (à défaut d’un art de la rouille en francophonie) c’est à dire en fin de compte un art associé à l’oxydation du fer on peut en retracer l’origine loin… très loin en arrière, au paléolithique quand maîtrise du feu (= charbon de bois) et prise en compte des oxydes de fer (ocre etc..) ont permis l’art pariétal avec en premier lieu l’impression de mains positives ou négatives comme à La Grotte Chauvet-Pont d'Arc ( 36000 ans)
Le fer joue décidément un rôle capital dans l’histoire de la Terre et dans celle de l’humanité qu’elle porte.
Il a d’abord permis à la vie de se développer et de se maintenir grâce au puissant champ magnétique généré par le noyau externe (du fer liquide) au centre du globe qui la protège d’un excès de rayonnements et de particules solaires et cosmiques potentiellement léthales. Si un jour, le noyau s’étant suffisamment refroidi, le fer liquide arrêtait de ‘’bouger’’ sous nos pieds, le champ magnétique terrestre disparaissant alors, nous n’aurions plus à nous soucier de changement climatique…Nous disparaîtrions aussi, probablement complètement irradiés… mais çà n’est pas pour demain !
je m’égare un peu…...
Parlons ‘’rust’’ et paysages….
En peinture je me demande si ce n’est pas Georgia O'Keeffe elle-même qui n’aurait pas, la première, associé le terme ‘’rust’ à la peinture interprétative des paysages du sud ouest américain avec ‘’rust red hills’’. De ceci je ne suis pas sûr... quoiqu’il en soit le rust painting est maintenant bien établi
En francophonie on ne trouve pas un tel engouement. Cependant on peut citer au Quebec L'Art de la rouille de Jean-Pierre Tremblay (2016) et en France Rust-Art ou l'art de la rouille by AYRAULT BRIGITTE de Nantes (2015) dont le patronyme est bien celui auquel vous pensez . Son livre disponible chez l’ Américain Blurb, Inc. est payable en dollars. En en pied de couverture : ‘’ Rust in photo is an artistic and philosophic subject ‘’.
Au fait et la sculpture ?
Il existe bien sûr depuis des décennies des sculptures, constructions métalliques d’art plus ou moins rouillées ou plus ou moins potentiellement rouillées mais qui ne sont ni dédiées à la rouille ni construits avec elle . Superbe exemple avec Anza Borrego !
Par contre l’an dernier (2018) à Pittsburg ville qui semble avoir surmonté la crise de la Rust Belt issue du déclin industriel amorcé à la fin des années 70 le Carnegie Museum of Art a inauguré une œuvre dédiée à l’histoire industrielle passée, aux ouvriers, afro-américains entre autres qui l’ont fait vivre et à la musique jazz qui en est sortie. Occupant 185 m², constituée à partir de 11 tonnes de ferraille rouillée récupérée sur une friche industrielle et arrangée sur du charbon (en principe, peut-être une lave volcanique noire tenant lieu de charbon) et sur du verre pilé, l’oeuvre évoque par sa géométrie un ‘’sand painting’’ Navajo , ce qui n’est pas fortuit les auteurs étant trois Amérindiens de l’Ouest (dont un Navajo d’Albuquerque). From Smoke and Tangled Waters We Carried Fire Home est le titre complet de l’oeuvre que l’on peut admirer ... ou simplement voir ici :
From Smoke and Tangled Waters
Mais la rouille au sens large, c’est à dire l’oxydation du fer est à l’origine de bien d’autres beautés…..
Sans l’oxydation du fer , sans la ‘’rouille’’ le sud ouest américain serait à peu près monochrome et les formes mêmes des sédiments du plateau du Colorado (bof!) plus cohérents, seraient moins découpées, beaucoup moins spectaculaires parce que de la même manière que l’oxydation du ferraillage contribue à la désagrégation du béton des ponts elle contribue à celle des couches géologiques en créant des hétérogénéités. Le Plateau du Colorado ne serait qu’une masse d’une monotonie accablante. Déprimante perspective !
Rust et imagination
C’est un fait que les épaves abandonnées çà et là dans le désert, les ghost-towns, ou la forêt … çà titille l’imagination et on peut rêver un instant devant chacune d’entre elles. Le mystère est d’autant plus prégnant que, au milieu de nulle part, l’abandon semble avoir été brutal et imprévu.
L’exemple le plus médiatisé , le plus photographié depuis que les touristes affluent en Utah est probablement celui de la foreuse d’eau de Cathedral Valley (cathedral valley abandoned drill rig). On y voit un vieux truck de la marque INTERNATIONAL des années 50, reconnaissable à sa calandre, dont la peinture verte (comme c’était courant chez INTERNATIONAL à l’époque) est encore visible. On imagine qu’il a été pris dans une coulée de boue suite à un flash flood, que l’équipage ( de la Compagnie J. Pinkerton) a fuit, n’ayant plus tard jamais été en mesure de l’extirper de sa gangue. Peu à peu le sable, le recouvrant, il se fossilise pour...les archéologues du futur, tel un dinosaure de l’ère moderne ! Pour eux il portera aussi témoignage de l’une des Gun cultures les plus affirmées de notre temps puisque, comme beaucoup d’autres épaves, il a servi de cible aux ‘’ trigger happy’’ de la région en devenant un exemple d’une variante du ‘’rust art’’... à savoir le '’bullet ridden rusty car ‘’ dont voici un autre classique :

et dont un autre exemple fameux est bien sûr le véhicule dans lequel Bonnie and Clyde furent mitraillés libéralement ( Bonnie and Clyde's bullet riddled "death car" ). Assez morbide !
Si la foreuse sur camion est encore en batterie, tour dressée, matériel éparpillé tout autour, l’effet est encore plus saisissant. On dirait alors que le temps s’est figé.. comme à Pompéi ... sans les cendres. Mais là nous sommes dans l’ouest et, pendant une seconde, une idée va vous traverser la tête…. l’équipage aurait-il dû fuir pour échapper à une attaque d’ Apaches irréductibles descendus des montagnes. Que diable a-t-il bien pu survenir en effet à l’équipage de cette foreuse fantomatique abandonnée là, en urgence (sud de l’Arizona du côté de la San Pedro valley)….

En réalité l’affaire remonte à la fin des années 50 quand nombre de prospecteurs ont commencé à forer pour le pétrole dans le coin et sans beaucoup de succès… certains qui avaient vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et emprunté pour payer leur matériel ont simplement dû couper court à leur aventure de manière en effet brutale... Mais qu’en est-il de ce mystérieux porte-voitures encore chargé de ses 4 voitures, lui aussi des années 50… ?

... Si vous avez une idée….lâchez vous !
Pour conclure sur une note d’humour tout en poursuivant votre réflexion métaphysique et si vous passez par là, visitez donc, en Oregon : The Rust Age - Zymoglyphic Museum
p.s. inutile de chercher Zymoglyphic dans le Merriam-Webster il n’y est pas encore ! Bonne journée !
La cathédrale Notre-Dame de Paris en feu English translation pending
Bien triste ce soir de voir qu'un de nos plus beau monument soit en proie a un énorme incendie ce soir.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/04/15/01016-20190415LIVWWW00055-en-direct-incendie-notre-dame-de-paris.php
J'imagine que tout le monde a déjà vu ces terribles images.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/04/15/01016-20190415LIVWWW00055-en-direct-incendie-notre-dame-de-paris.php
J'imagine que tout le monde a déjà vu ces terribles images.
2017/2018: comment j'ai effectué un voyage spatio-temporel en Écosse English translation pending
28 avril 2017
Arrivée à Glasgow au terme d’un voyage d’une journée, longue étape à Londres oblige. Il est 22h45 et le bureau de location de voitures Firefly ferme à 23h00. Le timing est serré, je le savais.
L’employé du guichet est un jeune mec sympa avec un accent écossais terrible. Il me donne les clés d’une Mercedes 250D en croyant me faire une bonne surprise. J’avais réservé un petit modèle compact et le paquebot qu’il me refile doit se situer à une dizaine de catégories au dessus. Je suis le dernier client de la journée et j’ai l’impression qu’il ne leur reste plus que ça. Le premier avantage est l’embrayage automatique. L’autre, que je constaterai plus tard, c’est la consommation très faible du moteur diesel. Le gros point noir, c’est la taille, assez peu adaptée aux minuscules « single track roads » des Highlands.
Débarquer de nuit dans un pays étranger est toujours compliqué. Et la conduite à gauche ne facilite pas l’adaptation. J’ai réservé pour la nuit à l’Erskine Hôtel qui se trouve à seulement quelques kilomètres de l’aéroport. Par chance la signalisation est bonne – ce qui n’est pas toujours le cas en Ecosse – et je trouve assez facilement le chemin de l’hôtel qui s’avère être en pleine campagne.
29 avril 2017
Après un petit déjeuner copieux à l'hôtel, départ de bon matin et direction Glencoe sous un ciel gris et bas. C’est on ne peut plus simple. Une fois l’Erskine Bridge traversé, il suffit de suivre la route 82 qui vous y mène tout droit. Ça commence par la traversée d’une zone urbaine assez peu intéressante, puis on arrive à proximité du Loch Lomond, dans la région des Trossachs. Ensuite, la route longe ce très long loch pendant plus de trente miles. La route est très étroite, collée à la falaise, et très fréquentée par toutes sortes de véhicules parmi lesquels d'imposants cars de touristes. Je mesure pour la première fois avec inquiétude les dimensions inquiétantes de mon véhicule et la longueur démesurée de son capot.
La route s’élargit en quittant le Loch et commence à s’élever. C’est à partir de Brige Of Orchy que le paysage devient plus rude, moins champêtre. Là commence l’Ecosse telle que je me l’imaginais. Des montagnes pelées, de la lande sauvage, des lochs cernés de tourbières infranchissables. Tout ce que je souhaitais découvrir.

Mon premier arrêt photo se situe autour de Lochan Na Achlaise. Le temps n’est pas encore dégagé mais des trouées de lumière donnent déjà du relief à ce paysage tourmenté. C’est la région de Rannnoch Moor.




De là, Glencoe n’est plus qu’à une petite demi heure de route. J’y arrive dans un épais brouillard pluvieux qui se dissipe néanmoins rapidement. Je décide d’aller me dégourdir les jambes du côté de Buachaile Etive Mar, la spectaculaire montagne pyramidale qui garde l’entrée du Glen. Partout, le sol est gorgé d’eau. Difficile de progresser afin de trouver des points de vues intéressants quand on ne veut pas se tremper les pieds.



Glencoe est une vallée assez courte traversée par une route pentue, étroite et sinueuse, que les grands bretons en week end adorent parcourir très vite aux volants de rutilantes décapotables sportives. Ils se prennent tous pour Daniel Craig, ma parole !


J'avise l'entrée d'un parking en bord de la route, juste avant de plonger dans la partie basse du Glen, et je décide de m'y ranger afin de profiter un peu du paysage. A l'entrée du petit chemin menant au parking, il y a un panneau indiquant « Hidden Hip ». Cela signifie qu'on se trouve juste en face une pente sévère et cachée, alors que le chemin du parking effectue un coude brusque vers la droite. Aujourd'hui, je le sais. Pas à l'époque. Ma position dans la voiture, le capot interminable de la Mercedes et mes quelques lacunes linguistiques font que je rate le chemin et que je file tout droit, dans le « hidden hip ».
« La route est droite mais la pente est forte », disait un ancien premier ministre. Il avait raison. Ca racle fort au dessous et sur le devant. Sur le moment, je ne comprends pas ce qui s'est passé. Ce n'est que lorsque je m'arrête quelques mètres plus bas sur le parking et que je descends que je réalise mon erreur. Je me penche sous le pare choc pour évaluer les dégâts qui sont heureusement assez peu importants.
Rien de cassé mais le plastique au niveau des entrées d'air est bien entamé. Merde et remerde ! Le genre d'incident qui vous casse le moral d'entrée. Et qui ne se réglera pas par des raffarinades. Pourtant, quand je me retourne et que je regarde le degré de la pente que j'ai dévalée, je me dis que ça aurait pu être bien pire. Et tout ça le jour de mon anniversaire ! On appelle ça l'ironie du sort...
Bon, on ne va pas rester là. Je poursuis vers le bas de la vallée, la plus belle partie avec ces couleurs arc-en-ciel qui courent sur le sol. Plus loin, un petit loch recouvre le bas du glen et on se dit que le propriétaire de cette maison (dernière photo) doit se sentir un peu seul durant les longues soirées d'hivers.





Je vais jeter un œil à la bunkhouse qui doit m'abriter ce soir. Celle-ci se trouve un peu avant le village de Glencoe et on y accède par une petite single track road qui trace son chemin en parallèle à la route principale. On me remet les codes d'accès à mon bungalow que je visite rapidement. Une grande pièce principale fait office de cuisine et de salle à manger, plusieurs cabines de douche et trois petits dortoirs de quatre ou cinq lits chacun pour l'heure inoccupés.
Pas grand chose à dire que le reste de cette journée. Une exploration tranquille des contours du loch Leven, tout proche. Assez long et pas inintéressant mais le ciel est un peu couvert et la lumière s'en trouve très affadie. Et mon accident de la mi-journée me reste dans la tête.

Au retour à l'hostel, je fais connaissance avec mes colocataires. Un couples de sexagénaires hollandais qui traversent les Highlands à pieds, une jeune marseillaise – Julia – qui passe une semaine en solo, et deux jeunes coréennes (du sud). On passe une soirée plutôt sympa.
30 avril 2017
Réveil sous un ciel radieux. J'ai décidé de retourner rapidement à Glasgow pour faire estimer les dommages causés à cette maudite Mercedes. Deux jeunes néerlandais qui dormaient dans une autre chambre me demandent si je peux les déposer au début de la rando « Hidden valley ». Ils sont venus passer quelque jours à Edimbourg, puis se sont laissé prendre au jeu et sont venus jusqu'ici en car. Bon, c'est sur mon chemin, alors pourquoi pas ? Avant cela, je les emmène acheter des sandwiches à Glencoe, puis je les dépose comme prévu.
Deux heures plus tard, je me retrouve chez Firefly, à l'aéroport. J'explique le cas à l'employé de faction. Il examine scrupuleusement les dégâts et les détails de mon contrat. La franchise est de 1500 euros et il s'avère que les dommages sont assez largement en dessous de cette somme. Bonne nouvelle, je vais pourvoir reprendre le cours du voyage l'esprit plus tranquille.
Retour sur Glencoe en début d'après midi. Je vais finir par la connaitre par cœur cette route. Après un déjeuner au village (fish and chips), je vais me balader dans la partie haute de Glencoe. Pas l'heure idéale pour la lumière.
Je suis quelques sentiers sans grande conviction.


J'avais repéré une ballade pour la fin de journée : Pap of Glencoe. Il s'agit de grimper au sommet d'une montagne qui garde l'entrée du Loch Leven.

Je vais en faire la première partie avant de faire demi tour. D'abord parce que que c'est super raide et que ça fait beaucoup pour une première rando, ensuite parce que je doute de pouvoir faire l'aller retour avant la nuit et que les éboulis de roches que l'on doit passer dans la première partie seraient extrêmement dangereux à pratiquer dans le noir. D'accident en renoncement, voilà un séjour qui commence bien mal !
Je vais finalement me contenter de faire le tour du loch Leven qui comporte de très beaux point de vue avant de retourner à la bunkhouse.




Arrivée à Glasgow au terme d’un voyage d’une journée, longue étape à Londres oblige. Il est 22h45 et le bureau de location de voitures Firefly ferme à 23h00. Le timing est serré, je le savais.
L’employé du guichet est un jeune mec sympa avec un accent écossais terrible. Il me donne les clés d’une Mercedes 250D en croyant me faire une bonne surprise. J’avais réservé un petit modèle compact et le paquebot qu’il me refile doit se situer à une dizaine de catégories au dessus. Je suis le dernier client de la journée et j’ai l’impression qu’il ne leur reste plus que ça. Le premier avantage est l’embrayage automatique. L’autre, que je constaterai plus tard, c’est la consommation très faible du moteur diesel. Le gros point noir, c’est la taille, assez peu adaptée aux minuscules « single track roads » des Highlands.
Débarquer de nuit dans un pays étranger est toujours compliqué. Et la conduite à gauche ne facilite pas l’adaptation. J’ai réservé pour la nuit à l’Erskine Hôtel qui se trouve à seulement quelques kilomètres de l’aéroport. Par chance la signalisation est bonne – ce qui n’est pas toujours le cas en Ecosse – et je trouve assez facilement le chemin de l’hôtel qui s’avère être en pleine campagne.
29 avril 2017
Après un petit déjeuner copieux à l'hôtel, départ de bon matin et direction Glencoe sous un ciel gris et bas. C’est on ne peut plus simple. Une fois l’Erskine Bridge traversé, il suffit de suivre la route 82 qui vous y mène tout droit. Ça commence par la traversée d’une zone urbaine assez peu intéressante, puis on arrive à proximité du Loch Lomond, dans la région des Trossachs. Ensuite, la route longe ce très long loch pendant plus de trente miles. La route est très étroite, collée à la falaise, et très fréquentée par toutes sortes de véhicules parmi lesquels d'imposants cars de touristes. Je mesure pour la première fois avec inquiétude les dimensions inquiétantes de mon véhicule et la longueur démesurée de son capot.
La route s’élargit en quittant le Loch et commence à s’élever. C’est à partir de Brige Of Orchy que le paysage devient plus rude, moins champêtre. Là commence l’Ecosse telle que je me l’imaginais. Des montagnes pelées, de la lande sauvage, des lochs cernés de tourbières infranchissables. Tout ce que je souhaitais découvrir.

Mon premier arrêt photo se situe autour de Lochan Na Achlaise. Le temps n’est pas encore dégagé mais des trouées de lumière donnent déjà du relief à ce paysage tourmenté. C’est la région de Rannnoch Moor.




De là, Glencoe n’est plus qu’à une petite demi heure de route. J’y arrive dans un épais brouillard pluvieux qui se dissipe néanmoins rapidement. Je décide d’aller me dégourdir les jambes du côté de Buachaile Etive Mar, la spectaculaire montagne pyramidale qui garde l’entrée du Glen. Partout, le sol est gorgé d’eau. Difficile de progresser afin de trouver des points de vues intéressants quand on ne veut pas se tremper les pieds.



Glencoe est une vallée assez courte traversée par une route pentue, étroite et sinueuse, que les grands bretons en week end adorent parcourir très vite aux volants de rutilantes décapotables sportives. Ils se prennent tous pour Daniel Craig, ma parole !


J'avise l'entrée d'un parking en bord de la route, juste avant de plonger dans la partie basse du Glen, et je décide de m'y ranger afin de profiter un peu du paysage. A l'entrée du petit chemin menant au parking, il y a un panneau indiquant « Hidden Hip ». Cela signifie qu'on se trouve juste en face une pente sévère et cachée, alors que le chemin du parking effectue un coude brusque vers la droite. Aujourd'hui, je le sais. Pas à l'époque. Ma position dans la voiture, le capot interminable de la Mercedes et mes quelques lacunes linguistiques font que je rate le chemin et que je file tout droit, dans le « hidden hip ».
« La route est droite mais la pente est forte », disait un ancien premier ministre. Il avait raison. Ca racle fort au dessous et sur le devant. Sur le moment, je ne comprends pas ce qui s'est passé. Ce n'est que lorsque je m'arrête quelques mètres plus bas sur le parking et que je descends que je réalise mon erreur. Je me penche sous le pare choc pour évaluer les dégâts qui sont heureusement assez peu importants.
Rien de cassé mais le plastique au niveau des entrées d'air est bien entamé. Merde et remerde ! Le genre d'incident qui vous casse le moral d'entrée. Et qui ne se réglera pas par des raffarinades. Pourtant, quand je me retourne et que je regarde le degré de la pente que j'ai dévalée, je me dis que ça aurait pu être bien pire. Et tout ça le jour de mon anniversaire ! On appelle ça l'ironie du sort...
Bon, on ne va pas rester là. Je poursuis vers le bas de la vallée, la plus belle partie avec ces couleurs arc-en-ciel qui courent sur le sol. Plus loin, un petit loch recouvre le bas du glen et on se dit que le propriétaire de cette maison (dernière photo) doit se sentir un peu seul durant les longues soirées d'hivers.





Je vais jeter un œil à la bunkhouse qui doit m'abriter ce soir. Celle-ci se trouve un peu avant le village de Glencoe et on y accède par une petite single track road qui trace son chemin en parallèle à la route principale. On me remet les codes d'accès à mon bungalow que je visite rapidement. Une grande pièce principale fait office de cuisine et de salle à manger, plusieurs cabines de douche et trois petits dortoirs de quatre ou cinq lits chacun pour l'heure inoccupés.
Pas grand chose à dire que le reste de cette journée. Une exploration tranquille des contours du loch Leven, tout proche. Assez long et pas inintéressant mais le ciel est un peu couvert et la lumière s'en trouve très affadie. Et mon accident de la mi-journée me reste dans la tête.

Au retour à l'hostel, je fais connaissance avec mes colocataires. Un couples de sexagénaires hollandais qui traversent les Highlands à pieds, une jeune marseillaise – Julia – qui passe une semaine en solo, et deux jeunes coréennes (du sud). On passe une soirée plutôt sympa.
30 avril 2017
Réveil sous un ciel radieux. J'ai décidé de retourner rapidement à Glasgow pour faire estimer les dommages causés à cette maudite Mercedes. Deux jeunes néerlandais qui dormaient dans une autre chambre me demandent si je peux les déposer au début de la rando « Hidden valley ». Ils sont venus passer quelque jours à Edimbourg, puis se sont laissé prendre au jeu et sont venus jusqu'ici en car. Bon, c'est sur mon chemin, alors pourquoi pas ? Avant cela, je les emmène acheter des sandwiches à Glencoe, puis je les dépose comme prévu.
Deux heures plus tard, je me retrouve chez Firefly, à l'aéroport. J'explique le cas à l'employé de faction. Il examine scrupuleusement les dégâts et les détails de mon contrat. La franchise est de 1500 euros et il s'avère que les dommages sont assez largement en dessous de cette somme. Bonne nouvelle, je vais pourvoir reprendre le cours du voyage l'esprit plus tranquille.
Retour sur Glencoe en début d'après midi. Je vais finir par la connaitre par cœur cette route. Après un déjeuner au village (fish and chips), je vais me balader dans la partie haute de Glencoe. Pas l'heure idéale pour la lumière.
Je suis quelques sentiers sans grande conviction.


J'avais repéré une ballade pour la fin de journée : Pap of Glencoe. Il s'agit de grimper au sommet d'une montagne qui garde l'entrée du Loch Leven.

Je vais en faire la première partie avant de faire demi tour. D'abord parce que que c'est super raide et que ça fait beaucoup pour une première rando, ensuite parce que je doute de pouvoir faire l'aller retour avant la nuit et que les éboulis de roches que l'on doit passer dans la première partie seraient extrêmement dangereux à pratiquer dans le noir. D'accident en renoncement, voilà un séjour qui commence bien mal !
Je vais finalement me contenter de faire le tour du loch Leven qui comporte de très beaux point de vue avant de retourner à la bunkhouse.




Itinéraire 20 jours en Bolivie English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de préparer nos vacances en Bolivie pour octobre 2019. Pour le moment, nous ne savons pas encore si nous allons louer une voiture ou passer par une agence et prendre un chauffeur/guide. Nous ne sommes pas très ville, nous n'avons donc pas inclus Sucre et Santa Cruz dans notre itinéraire. Nous aimons marcher, c'est la raison pourquoi nous avons prévu plusieurs randonnées.
Après de nombreuses recherches sur Internet, dans des forums, livres, retours d'expériences d'amis, etc. nous pensons faire l'itinéraire comme suit (en gras les étapes du soir) :
J1 La Paz, arrivée J2 La Paz, visite de la ville et la vallée de la lune J3 Lac Titicaca, visites, randonnée J4 Lac Titicaca, visite, randonnée J5 Tuni, activités avec les habitants J6 La Paz, le matin une activité à Tuni, route Tuni-La Paz J7 Sajama, route La Paz-Sajama J8 Laguna Sorapata, geysers, trek Laguna Khasiri et Sorapata J9 Sajama, trek Laguna Sorapata, Laguna Chiar J10 Jirira, longue route Sajama-Jirira J11 Jirira, ascension partielle (Mirador) du volcan Tunupa, dans l'après-midi le Salar d'Uyuni jusqu'aux îles Pescado et Incahusi, coucher du soleil sur le Salar J12 Laguna Hedionda hôtel Los Flamingos, départ tôt le matin de Jirira pour voir le lever du soleil sur le Salar d'Uyuni, traverser le Salar et route pour la Laguna Hedionda via San Juan J13 Laguna Colorada auberge Latitudes, le matin randonnée autour de la Laguna Hedionda, route pour la Laguna Colorada, après-midi, profiter de la Laguna Colorada J14 Quetena, route Laguna Colorada-Quetena, visites de geysers Sol de Manana, desert de Dali, Laguna Blanca, Laguna Verde J15 Quetena, ascension du volcan Uturuncu J16 San Pablo de Lipez, route Quetena-San Pablo de Lipez via la Laguna Celeste et Morejon, formation géologique de Torreon J17 Guadalupe, route San Pablo de Lipez-Guadalupe, visite de la Cidudad de Roma, randonnée pour découvrir les formations rocheuses J18 Tupiza, route Guadalupe-Tupiza J19 La Paz, route Tupiza-Uyuni, vol interne pour La Paz le soir. J20 vol international pour rentrer
Qu'en pensez-vous? Que visiter à La Paz en une bonne demie journée? Comment visiter la vallée de la Lune?
Cordialement Carmen
Nous sommes en train de préparer nos vacances en Bolivie pour octobre 2019. Pour le moment, nous ne savons pas encore si nous allons louer une voiture ou passer par une agence et prendre un chauffeur/guide. Nous ne sommes pas très ville, nous n'avons donc pas inclus Sucre et Santa Cruz dans notre itinéraire. Nous aimons marcher, c'est la raison pourquoi nous avons prévu plusieurs randonnées.
Après de nombreuses recherches sur Internet, dans des forums, livres, retours d'expériences d'amis, etc. nous pensons faire l'itinéraire comme suit (en gras les étapes du soir) :
J1 La Paz, arrivée J2 La Paz, visite de la ville et la vallée de la lune J3 Lac Titicaca, visites, randonnée J4 Lac Titicaca, visite, randonnée J5 Tuni, activités avec les habitants J6 La Paz, le matin une activité à Tuni, route Tuni-La Paz J7 Sajama, route La Paz-Sajama J8 Laguna Sorapata, geysers, trek Laguna Khasiri et Sorapata J9 Sajama, trek Laguna Sorapata, Laguna Chiar J10 Jirira, longue route Sajama-Jirira J11 Jirira, ascension partielle (Mirador) du volcan Tunupa, dans l'après-midi le Salar d'Uyuni jusqu'aux îles Pescado et Incahusi, coucher du soleil sur le Salar J12 Laguna Hedionda hôtel Los Flamingos, départ tôt le matin de Jirira pour voir le lever du soleil sur le Salar d'Uyuni, traverser le Salar et route pour la Laguna Hedionda via San Juan J13 Laguna Colorada auberge Latitudes, le matin randonnée autour de la Laguna Hedionda, route pour la Laguna Colorada, après-midi, profiter de la Laguna Colorada J14 Quetena, route Laguna Colorada-Quetena, visites de geysers Sol de Manana, desert de Dali, Laguna Blanca, Laguna Verde J15 Quetena, ascension du volcan Uturuncu J16 San Pablo de Lipez, route Quetena-San Pablo de Lipez via la Laguna Celeste et Morejon, formation géologique de Torreon J17 Guadalupe, route San Pablo de Lipez-Guadalupe, visite de la Cidudad de Roma, randonnée pour découvrir les formations rocheuses J18 Tupiza, route Guadalupe-Tupiza J19 La Paz, route Tupiza-Uyuni, vol interne pour La Paz le soir. J20 vol international pour rentrer
Qu'en pensez-vous? Que visiter à La Paz en une bonne demie journée? Comment visiter la vallée de la Lune?
Cordialement Carmen
Saint-Pétersbourg, Moscou, l'Anneau d'Or et la Carélie, 22 jours en août 2018 English translation pending
Hello,
Nous voici revenu d'un magnifique voyage qui nous a fait découvrir une toute petite partie de la Russie. Le plus difficile fut de faire une sélection, j'aurais aimé aller faire un petit tour au parc national Yugyd Va et au lac Baïkal. Mais ça devenait vraiment compliqué à intégrer surtout au niveau timing.
Nous sommes partis en famille du 8 au 30 août 2018 : mon conjoint, moi, mes ados (17 et 15 ans) et une amie qui s'est jointe à nous pour les 2 1eres semaines.
Le voyage a été subdivisé en 4 parties. Pour chacune des parties nous avons opté pour le mode de découverte qui nous convenait le mieux, sachant qu'on préfère voyager en autonomie : 1/ 5 jours à St-Petersbourg : découverte à pied, logement en Airbnb 2/ 10 jours en Carélie en mini-van avec un guide (organisé via une agence) : ses lacs, ses forêts, ses églises en bois, les îles Solevtski.... 3/ 3 jours à Moscou : découverte à pied et en métro, logement en Airbnb 4/ 5 jours dans l'Anneau d'Or en voiture de location et logements réservés via Book*.com
Lien vers l'itinéraire <>
Lien vers les infos pratiques : louer une voiture ? la Russie sans parler russe ?<>
Cela a donné un voyage très diversifié où, à part quelques lieux à St-Petersbourg et Moscou avec leur horde de groupes et de cars, on a voyagé tranquille loin de la pression touristique.
Nos coups de coeur de ce voyage Vu la diversité de ce qu'on a eu la chance de découvrir, difficile de faire la sélection. Comment comparer la magnificence des salles du palais de l'Hermitage avec une petite église en bois perdue au milieu de la forêt dont on a eu la chance d'entendre le carillon. On a tout de même essayé de se plier à l'exercice, en listant ce que nous n'aurions voulu rater pour rien au monde durant ce voyage.
1. Les 2 jours en kayak et la nuit en camping au bord du lac Ladoga. Après 5 jours trépidants à St-Petersbourg, se retrouver seuls au bord d'un lac immense à se promener au bord de l'eau et profiter du spectacle de la nature
2. Le "International Military Tattoo" sur la Place Rouge à Moscou et l'occasion d'admirer St-Basile se parant de toutes les couleurs
3. Les îles Solovetski, dans la Mer Blanche et son monstère, mais aussi les petites îles aux alentours
4. Souzdal, un petit écrin de tranquillité à 3h de Moscou. Une petite ville endormie au bord d'une rivière avec une miriade d'églises et de monastères. L'occasion d'une belle journée de randonnée pour les découvrir et d'une promenade en barque pour découvrir la ville depuis l'eau.
5. La découverte des petites églises en bois sur les îles autour de l'île-musée Kizhi, sur le lac Onega. C'est le propriétaire de notre cottage qui nous a guidé pour ce tour de quelques heures dans son petit bateau. L'occasion aussi de s'adonner à la cueillette des champignons qu'on nous cuisinera le lendemain.
6. Le spectacle du soleil et des nuages se reflétant dans les lacs de Carélie
7. et bien sûr, la magnificence et les dorures dans les lieux de cultes et les palais

J'espère que ce carnet vous donnera envie d'aller découvrir cette partie de la Russie et d'aller au-delà de Moscou et St-Petersbourg.
A bientôt pour la suite, Pascale
Nous voici revenu d'un magnifique voyage qui nous a fait découvrir une toute petite partie de la Russie. Le plus difficile fut de faire une sélection, j'aurais aimé aller faire un petit tour au parc national Yugyd Va et au lac Baïkal. Mais ça devenait vraiment compliqué à intégrer surtout au niveau timing.
Nous sommes partis en famille du 8 au 30 août 2018 : mon conjoint, moi, mes ados (17 et 15 ans) et une amie qui s'est jointe à nous pour les 2 1eres semaines.
Le voyage a été subdivisé en 4 parties. Pour chacune des parties nous avons opté pour le mode de découverte qui nous convenait le mieux, sachant qu'on préfère voyager en autonomie : 1/ 5 jours à St-Petersbourg : découverte à pied, logement en Airbnb 2/ 10 jours en Carélie en mini-van avec un guide (organisé via une agence) : ses lacs, ses forêts, ses églises en bois, les îles Solevtski.... 3/ 3 jours à Moscou : découverte à pied et en métro, logement en Airbnb 4/ 5 jours dans l'Anneau d'Or en voiture de location et logements réservés via Book*.com
Lien vers l'itinéraire <>
Lien vers les infos pratiques : louer une voiture ? la Russie sans parler russe ?<>
Cela a donné un voyage très diversifié où, à part quelques lieux à St-Petersbourg et Moscou avec leur horde de groupes et de cars, on a voyagé tranquille loin de la pression touristique.

Nos coups de coeur de ce voyage Vu la diversité de ce qu'on a eu la chance de découvrir, difficile de faire la sélection. Comment comparer la magnificence des salles du palais de l'Hermitage avec une petite église en bois perdue au milieu de la forêt dont on a eu la chance d'entendre le carillon. On a tout de même essayé de se plier à l'exercice, en listant ce que nous n'aurions voulu rater pour rien au monde durant ce voyage.
1. Les 2 jours en kayak et la nuit en camping au bord du lac Ladoga. Après 5 jours trépidants à St-Petersbourg, se retrouver seuls au bord d'un lac immense à se promener au bord de l'eau et profiter du spectacle de la nature

2. Le "International Military Tattoo" sur la Place Rouge à Moscou et l'occasion d'admirer St-Basile se parant de toutes les couleurs

3. Les îles Solovetski, dans la Mer Blanche et son monstère, mais aussi les petites îles aux alentours

4. Souzdal, un petit écrin de tranquillité à 3h de Moscou. Une petite ville endormie au bord d'une rivière avec une miriade d'églises et de monastères. L'occasion d'une belle journée de randonnée pour les découvrir et d'une promenade en barque pour découvrir la ville depuis l'eau.

5. La découverte des petites églises en bois sur les îles autour de l'île-musée Kizhi, sur le lac Onega. C'est le propriétaire de notre cottage qui nous a guidé pour ce tour de quelques heures dans son petit bateau. L'occasion aussi de s'adonner à la cueillette des champignons qu'on nous cuisinera le lendemain.

6. Le spectacle du soleil et des nuages se reflétant dans les lacs de Carélie

7. et bien sûr, la magnificence et les dorures dans les lieux de cultes et les palais

J'espère que ce carnet vous donnera envie d'aller découvrir cette partie de la Russie et d'aller au-delà de Moscou et St-Petersbourg.
A bientôt pour la suite, Pascale
Kreiz Breizh - Au coeur de la Bretagne English translation pending
Kreiz Breizh 2018
Au cœur de la Bretagne
Billet d’été 1
Samedi 21 juillet
Vallée du Faoudel
Pluie matinale et brume n’entament pas mon moral et je choisis de randonner vers un circuit situé dans la vallée du Faoudel, près de Saint Nicolas du Pelem. Quatorze kilomètres annoncés, j’en ferai vingt trois !. Mais voyons d’abord le parcours initial. Je cherche comme toujours le début du sentier et sa balise jaune au cœur du village. Rien. J’hèle un passant passablement endormi et qui n’a pas ses lunettes. Vague explication mais qui me dirige vers la piscine que je retrouve sur mon plan. J’entame le début du chemin sur une petite route bitumée entourée d’un côté du ruisseau et de l’autre de chaos rocheux spectaculaires. Je croise un grand barbu, seul humain rencontré lors de tout mon périple. Un peu plus haut, la vallée laisse serpenter le Faoudel autour des rochers et l’ambiance boisée de pins et hêtres laisse place à la rêverie matinale. Une bruine fraiche glisse sur mon visage et j ‘enfile mon imper Canadien tout en protégeant le sac. Plus loin, je longe de creux chemins, abrité par la dense végétation de fougères, hêtres et végétation luxuriante. Je retrouve peu à peu mon rythme de marche qui laisse les pensées venir à l’esprit. Je trouve un petit hameau où un panonceau indique miel à vendre, trois euros cinquante les deux cent cinquante grammes. L’aubaine ! Je sonne, rien. Je lève la tête par dessus le portail et donne de la voix vers une dame qui nourrit ses poules. Une autre jeune femme apparaît et m’explique que ma vendeuse est partie au village. Pas de chance. Du coup je converse quelques mots (en Anglais) pour apprendre qu’elle est Turque. Non seulement on trouve une flopée d’Anglais dans ce coin, mais de Turquie, ça, je n’avais pas encore vu. Je trouve aussi en cours de chemin de nombreux coins déserts où de ci de là, une ou deux maisons sortent du paysage et de nulle part. Il existe ici un mode de vie que recherchent ses habitants : solitude dans la pierre et le granit, loin des foules et du vacarme incessant des villes et des cités urbaines.
Je me remémore mes marches et parcours passés. Grands treks solitaires dans les contrées éloignées et sauvages du Canada, marches longues sur les sables désertiques de Mauritanie, découvertes spirituelles sur les cimes Himalayennes ou encore les folles escalades du GR 20 Corse. Tout est bien ancré en moi, imprimé et marqué par le corps et l’esprit. Je m’interroge sur le renouvellement de telles aventures. La loi, ou appelons là plutôt la conséquence de ces actes, fait que le physique au fil du temps en prends pour son grade. Les grands aventuriers sont marqués comme par le fer rouge de l’effort, du stress et du dépassement de soi. C’est là qu’il m’apparaît comme un signe d’accomplissement, voire d’achèvement. Ou une fin de cycle qui s’impose d’elle même. Parfois il faut savoir s’écouter, parfois il faut laisser la calèche aller là où va la piste, sans s’en faire plus que de raison. On veut toujours trop maitriser son destin.
J’en suis là dans mes pensées lorsqu’une variante s’affiche par un panneau qui ne figure pas dans la fiche de mon parcours. L’intitulé diffère de celui-ci. Je tourne le dos à la variante et m’engage en m’enfonçant plus avant dans la forêt. Cette petite et légère incartade me vaudra cinq kilomètres de plus ! Et je me retrouve donc hors sentier avec des balises qui restent bien comme celles du début, mais qui me perdent pendant un moment. Je m’aide du GPS du portable mais qui capte un mauvais signal et m’envoie à l’opposé de ma direction de retour. Je m’en aperçois au bout d’un ou deux kilomètres et rebrousse chemin. Puis je finis par déduire que cette variante me déporte plus à l’Ouest de Saint Nicolas du Pelem. Je finis par retrouver un peu plus plus loin les signes du retour vers la bonne direction. Arrêt déjeuner sous le porche du lavoir de Poha. J’imagine l’animation passée lors de ces lavages en plein air, ménagères penchées sur leurs bassines et récipients de bois inclinés vers l’eau qui perce au bas du rocher. Le soleil pointe le bout de ses rayons. Les herbes humides se couchent sur le sentier, telles un parterre royal qui s’offre à mes pieds. Quatre heures de marche sont déjà passées, je sens une douce fatigue me gagner quand je loupe encore une fois le sentier. Ce qui a le don de m’énerver et donc de me stresser, et du coup de me réveiller avec une pêche retrouvée. C’est aussi lors de ces moments que l’on retrouve une énergie que l’on pense avoir perdue. Je passe l’étang de Beaucours, puis une motte féodale, et m’enfonce à nouveau dans les chemins creux jusqu’au village. Mon espoir de voir mes efforts récompensés par un bon thé disparaissent quand au moment de franchir le seuil du bar du coin je m’aperçois que des gueules saoules s’en donne à grands gosiers. Pas pour moi ! Je patiente donc avec ma soif et repars sur la route jusqu'à la voiture. Ces villages se désertifient avec leurs nombreuses maisons en vente, devantures de magasins et boutiques définitivement fermées. Une forme de vie s’efface inexorablement, laissant place au vide, aux déplacements et migrations des êtres. Quelques irréductibles restent, l’échine courbée, soignant leurs jardins ou lopins de terre avec la ferme intention d’y rester jusqu’au bout. On s’ancre, on s’attache, et puis on meurt.
Au cœur de la Bretagne
Billet d’été 1
Samedi 21 juillet
Vallée du Faoudel
Pluie matinale et brume n’entament pas mon moral et je choisis de randonner vers un circuit situé dans la vallée du Faoudel, près de Saint Nicolas du Pelem. Quatorze kilomètres annoncés, j’en ferai vingt trois !. Mais voyons d’abord le parcours initial. Je cherche comme toujours le début du sentier et sa balise jaune au cœur du village. Rien. J’hèle un passant passablement endormi et qui n’a pas ses lunettes. Vague explication mais qui me dirige vers la piscine que je retrouve sur mon plan. J’entame le début du chemin sur une petite route bitumée entourée d’un côté du ruisseau et de l’autre de chaos rocheux spectaculaires. Je croise un grand barbu, seul humain rencontré lors de tout mon périple. Un peu plus haut, la vallée laisse serpenter le Faoudel autour des rochers et l’ambiance boisée de pins et hêtres laisse place à la rêverie matinale. Une bruine fraiche glisse sur mon visage et j ‘enfile mon imper Canadien tout en protégeant le sac. Plus loin, je longe de creux chemins, abrité par la dense végétation de fougères, hêtres et végétation luxuriante. Je retrouve peu à peu mon rythme de marche qui laisse les pensées venir à l’esprit. Je trouve un petit hameau où un panonceau indique miel à vendre, trois euros cinquante les deux cent cinquante grammes. L’aubaine ! Je sonne, rien. Je lève la tête par dessus le portail et donne de la voix vers une dame qui nourrit ses poules. Une autre jeune femme apparaît et m’explique que ma vendeuse est partie au village. Pas de chance. Du coup je converse quelques mots (en Anglais) pour apprendre qu’elle est Turque. Non seulement on trouve une flopée d’Anglais dans ce coin, mais de Turquie, ça, je n’avais pas encore vu. Je trouve aussi en cours de chemin de nombreux coins déserts où de ci de là, une ou deux maisons sortent du paysage et de nulle part. Il existe ici un mode de vie que recherchent ses habitants : solitude dans la pierre et le granit, loin des foules et du vacarme incessant des villes et des cités urbaines.
Je me remémore mes marches et parcours passés. Grands treks solitaires dans les contrées éloignées et sauvages du Canada, marches longues sur les sables désertiques de Mauritanie, découvertes spirituelles sur les cimes Himalayennes ou encore les folles escalades du GR 20 Corse. Tout est bien ancré en moi, imprimé et marqué par le corps et l’esprit. Je m’interroge sur le renouvellement de telles aventures. La loi, ou appelons là plutôt la conséquence de ces actes, fait que le physique au fil du temps en prends pour son grade. Les grands aventuriers sont marqués comme par le fer rouge de l’effort, du stress et du dépassement de soi. C’est là qu’il m’apparaît comme un signe d’accomplissement, voire d’achèvement. Ou une fin de cycle qui s’impose d’elle même. Parfois il faut savoir s’écouter, parfois il faut laisser la calèche aller là où va la piste, sans s’en faire plus que de raison. On veut toujours trop maitriser son destin.
J’en suis là dans mes pensées lorsqu’une variante s’affiche par un panneau qui ne figure pas dans la fiche de mon parcours. L’intitulé diffère de celui-ci. Je tourne le dos à la variante et m’engage en m’enfonçant plus avant dans la forêt. Cette petite et légère incartade me vaudra cinq kilomètres de plus ! Et je me retrouve donc hors sentier avec des balises qui restent bien comme celles du début, mais qui me perdent pendant un moment. Je m’aide du GPS du portable mais qui capte un mauvais signal et m’envoie à l’opposé de ma direction de retour. Je m’en aperçois au bout d’un ou deux kilomètres et rebrousse chemin. Puis je finis par déduire que cette variante me déporte plus à l’Ouest de Saint Nicolas du Pelem. Je finis par retrouver un peu plus plus loin les signes du retour vers la bonne direction. Arrêt déjeuner sous le porche du lavoir de Poha. J’imagine l’animation passée lors de ces lavages en plein air, ménagères penchées sur leurs bassines et récipients de bois inclinés vers l’eau qui perce au bas du rocher. Le soleil pointe le bout de ses rayons. Les herbes humides se couchent sur le sentier, telles un parterre royal qui s’offre à mes pieds. Quatre heures de marche sont déjà passées, je sens une douce fatigue me gagner quand je loupe encore une fois le sentier. Ce qui a le don de m’énerver et donc de me stresser, et du coup de me réveiller avec une pêche retrouvée. C’est aussi lors de ces moments que l’on retrouve une énergie que l’on pense avoir perdue. Je passe l’étang de Beaucours, puis une motte féodale, et m’enfonce à nouveau dans les chemins creux jusqu’au village. Mon espoir de voir mes efforts récompensés par un bon thé disparaissent quand au moment de franchir le seuil du bar du coin je m’aperçois que des gueules saoules s’en donne à grands gosiers. Pas pour moi ! Je patiente donc avec ma soif et repars sur la route jusqu'à la voiture. Ces villages se désertifient avec leurs nombreuses maisons en vente, devantures de magasins et boutiques définitivement fermées. Une forme de vie s’efface inexorablement, laissant place au vide, aux déplacements et migrations des êtres. Quelques irréductibles restent, l’échine courbée, soignant leurs jardins ou lopins de terre avec la ferme intention d’y rester jusqu’au bout. On s’ancre, on s’attache, et puis on meurt.