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La circulation automobile en Inde! English translation pending
by Registoubkal · 2010-03-27 · 27 replies
Bonjour !

Après avoir effectué plusieurs voyages en Inde, je constate que la circulation automobile indienne (sous ses apparences "anarchiques") est finalement très disciplinée !!! Il y a déjà un élément indispensable : Le klaxon ! Les conducteurs préviennent lorsqu'ils veulent doubler, lorsqu'ils ont besoin de place, et les autres se poussent naturellement sur le bas-côté de la route. Tout s'organise parfaitement bien. Les plus gros ont la priorité sur les petits, et tout le monde le sait. La signalisation ne sert plus à rien mais chacun trouve sa place... On slalome, on zigzague, la circulation reste fluide...

Pour le piéton, je me suis aperçu qu'il est bien respecté. Même s'il faut parfois beaucoup de temps pour traverser une avenue, les véhicules évitent avec dextérité le piéton. Il reste toujours en sécurité et ressemble à une petite chose "précieuse" au milieu de la chaussée.
Poids du vélo? English translation pending
by Philena · 2009-10-11 · 48 replies
Bonjour à tous, Je suis actuellement en train de me choisir un vélo pour faire des petites randonnées en Europe, et , au vu des réponses que j'ai reçues dans les discutions précédentes (utilité d'une fourche suspendue, d'un éclairage, etc), mon choix s'arrèterait sur un Koga Signature "full options". Mais voila, cette "Roll's" en ordre de marche (avec les sacoches) pèserait 24 Kg. Est-ce rhédibitoire pour voyager "pépère"sur des petites routes? Merci de vos réponses.
Changement du petit plateau English translation pending
by Olivetjulia · 2009-05-01 · 9 replies
Bonjour à tous,

Nous partons cet été 3 semaines aux canaries avec ma copine, et puisque ça monte pas mal je pensais changer le petit plateau de nos pédaliers afin de mouliner davantage. Je ne trouve pas d'explications précises sur la façon de démonter celui d'origine pour en installer un nouveau. Par ailleurs, quel nombre de dents (pour le plateau !) me conseillez-vous afin de monter plus facilement et question technique; comment l'installer ? Ce nouveau plateau peut-il se trouver en grande distribution, type décat ou go sport ?

Merci d'avance, Olivier
Partir en Roumanie avec sa voiture? English translation pending
by Carobenj · 2009-04-20 · 66 replies
Bonjour à tous !

Nous partons cet été en Roumanie. Nous avons besoin d'avoir des avis sur le fait de prendre sa voiture ou pas pour s'y rendre. Evidemment, nous faisons appel à tous le monde pour nous éclairer nos lanternes. Les critiques des personne ayant visiter le pays par les transport en commun et à pieds sont les bienvenus !!! Est-ce que cela vaut le coup ? ou pas ;)

A la prochaine,

CaroBen
Remplacer les freins V-Brake par des Magura à patin? English translation pending
by Chrisputeaux · 2009-03-19 · 21 replies
salut à tous,

ma nana et moi partons pendant 4 semaines, de cahors à st brieuc. les giant CRS chargés de 4 sacoches + 2 portes bagages chacun.

es-ce que certain d'entre vous ont rencontrés des problèmes de freinages, en pleine charge dans une grosse descente ?

c'est un peu hors budget, mais si c'est vraiement mieux, je mettrais peut-etre des freins hydrauliques à patin magura sur nos roues avant. modèle HS 11 ou HS 33.

j'attends vos conseils,

a+ chris
Mon but: construire une remorque pour 0€ English translation pending
by Jojobzh · 2009-02-28 · 16 replies
Bonjours à tous

J'ai pour projet de faire le canal de Nantes à Brest à trois pour cet été. En camping, je pense que le mieux, c'est une remorque on l'ont puissent mettre camping gaz, tente, ... J'essaye donc de me construire cette remorque pour 0€ ou du moins pour pas grand chose et le tout le moins lourd possible.

Pour l'instant, j'ai récupéré pas mal de chose (avec l'aide de la famille ^^): une structure aluminium qui me servira de support. une paire de roue 20"(sur un vélo chez le ferrailleur). une cage de roulements qui ira sur la tige de la selle du vélo pour la rotation de la remorque dans les virages. une barre (qui servira au timon) avec un bout taraudé (partie 1) pour la liaison pivot qui évite à la remorque de se renverser, la tige fileté (partie 2) en liaison avec la barre taraudé (partie1) sera attaché à la cage de roulement de façon à permettre une rotation horizontale, perpendiculaire au vélo. une béquille pour un stationnement pratique (^^)

Me reste plus qu'à trouver des plaques d'aluminium assez léger pour l'habillage de la caisse, ou alors une bâche épaisse(?). Ainsi que des tubes pour compléter la première barre qui servira de timon.

Pour le démontage, la cage de roulement et autour de la tige de selle, il suffira don d'enlever la selle et de retirer la cage de roulement.

Photos à venir, demain peut être...
Découvrir le nord du Cameroun English translation pending
by Vagabon38 · 2009-02-25 · 25 replies
Aprés un séjours de 3 semaines au Cameroun en fin d'année 2008; où j'ai visité Douala, Buéa, Limbé, Yaoundé, et Kribi. J'aimerai retourné dans ce beau pays pour découvrire, cette fois-ci le nord. Je pense arriver a Yaoundé, faire une approche en train jusqu'à Ngaoundéré, et l'à j'aimerai avoir des renseignements sur les moyens de transport, les prix, les hébergements pas trop chers mais sécurisés. Connaitre les incontournables visites et circuits. ( Petit budget!) Merci de vos conseils...
Carnet de voyage juin 2008: entre Utah et Colorado (1ère partie) English translation pending
by Wavemaster · 2008-08-14 · 10 replies
Jour 1 (05/06) : Paris -> LA

Après un vol direct Paris -> L.A (merci fréquence plus) sans histoire, on se rend compte à quel point un vol direct fatigue moins qu’un vol avec une ou deux escales comme celui de juin 2007. Arrivés à L.A direction le parking de Dollar pour le choix de la voiture, primordial pour le voyage. Là j’ai le choix entre jeep liberty, grand Cherokee mais 2WD, et Toyota 4 runner qui ne semble pas équipé d’une boite courte et possède des marchepieds. J’hésite mais mon choix se porte sur la liberty qui possède pourtant un handicap de taille dont je ne me suis pas aperçu et que je vérifie pourtant à chaque fois : La roue de secours est une roue galette sur la version 2008, plate forme commune avec la Dodge Nitro oblige. Sans le savoir, cela nous handicapera plus tard…. Le temps de sortir de la ville, faire les courses au wal mart et nous voilà prêts le lendemain pour le big trip

Jour2 (06/06) : Los Angeles -> Las Vegas Après une nuit à 2m de l’autoroute (on avait l’impression que les camions roulaient dans la chambre), lever matinal comme toujours le premier jour et route vers Red Rock, premier site sur notre longue liste. Pour commencer soft ce sera la randonnée de Keystone Thrust. Il fait déjà très chaud mais il y pas mal de vent ce qui rend la température beaucoup plus supportable. La rando n’est pas géniale et on ne voit pas vraiment où est la fin avec d’ailleurs plusieurs passages casse gueule.



Après cette mise en jambe, pique nique à Willow Spring avant d’attaquer Calico hills où nous irons jusqu’à la sandstone Quarry.





Le paysage est sympa et les roches très rouges : le parc mérite bien son nom.



De retour sur la route, quelques stops permettent de faire de beaux panoramas en fin d’après midi





puis retour vers Vegas où on constate l’étendue de l’expansion immobilière de ces dernières années : problème, les quartiers sont à moitié inhabités. On a du mal à imaginer le raisonnement des promoteurs alors que la région de Vegas se prépare à des lendemains difficiles vu la pénurie programmée d’eau et le business en forte baisse depuis la crise des subprimes. Cette année, Vegas n’étant pas notre tasse de thé, nous fuirons le « new » strip pour préférer le vieux Las Vegas, celui des casinos kitch et des vieilles illuminations. Ce sera donc séance photo de nuit autour de Fremont street





et spectacle de lumière sur « we will rock you » de Queen



avant de rejoindre la clim salutaire de la chambre et une bonne nuit avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain

Jour3 (07/06) : Las Vegas -> Zion

Départ matinal comme toujours car j’ai prévu d’arriver vers midi au bout de la rando de middle fork of Taylor creek. Nous voici donc partis sur l’interstate 15 quand après environ 15 minutes, les deux voitures devant nous freinent brutalement apparemment sans raison : je pile à mon tour (comme toujours les freins des voitures américaines sont déplorables) mais je vois la voiture derrière qui nous fonce dessus avec les pneus qui crissent. Je donne donc un coup de volant pour aller sur la file de droite mais la voiture ne répond pas, lenteur de la boite auto oblige et au même moment un pick up arrive sur la droite et nos deux voitures se frottent. Arrêt au milieu de l’autoroute, je crains le pire pour la voiture mais en fait il n’y a que des dégâts de carrosserie avec les deux portes, une aile et le pare choc. Nous décidons de prendre la première sortie pour faire le constat avec le conducteur mexicain qui parle très mal Anglais. L’affaire semble réglée en 30 minutes mais un coup de fil à Dollar plus tard, il leur faut un n° d’incident fourni par la Police. Je me rends donc à la station service la plus proche pour appeler la Police, ce que nous aurions du faire dès le départ. Ils ne tardent pas à arriver et ils font également rappliquer les Mexicains pour rédiger le rapport de Police. Au final, 2 bonnes heures de perdues, plus de peur que de mal mais un voyage qui ne débute pas très bien. Finalement on n’arrive dans Kolob Canyons que vers 12h30 pour pique niquer au bout de la route où le panorama est somptueux.



Tant pis, nous n’aurons pas de conditions optimales de lumière pour Middle Fork of Taylor Creek et je tire un trait sur Kanara creek que j’avais prévu en fin d’AM. La rando est sympa, nous voyons nos trois premiers serpents (autant que la moyenne d’un voyage entier…) et la double alcôve finale est impressionnante même s’il l’heure tardive ne procure pas le spectacle escompté.



Après cet en cas avant les deux gros morceaux des jours suivants, le Subway et la West Rim trail, route vers la maison de Steeve qui nous accueille à Hurricane pour 3 jours après nous avoir pris en stop l’année dernière alors que nous cherchions à rallier le trailhead de East Rim Trail. Au cas où, je lui avais pris un permis pour le Subway et il est ravi de faire avec nous cette rando qu’il n’a jamais effectuée. Après un coup de fil pour confirmer le survol de Zion le lendemain et un excellent repas arrosé d’une bonne bouteille de Ruinart, de vin Californien dont steeve est un grand amateur, il est temps de reprendre quelques forces avant la longue journée qui nous attend le lendemain

Jour4 (08/06) : Zion Lever 6h. Le ciel est bien dégagé et le vent de la nuit est tombé. Ce sont donc des conditions idéales pour effectuer un vol. Nous arrivons peu avant 7h à l’aéroport de Saint George et rencontrons notre pilote du jour qui nous montre le plan de vol et c’est parti, direction Kolob Canyons

pour revenir ensuite par Snow Canyon.



Je suis toutefois resté un peu sur ma faim car nous n'avons pas survolé le canyon principal de Zion (question d'autorisation ?). J'aime bien en effet reconnaître vu d'en haut les endroits visités sur le plancher des vaches et là je n'ai rien reconnu à part Snow Canyon. Mis à part ce détail, les vues sont tout de même impressionnantes et bonne surprise finale, le tarif est deux fois moins élevé que prévu car il facture au temps quelque soit le nombre de personnes à bord (max 3). 140 photos plus tard, retour à Hurricane pour prendre steeve et partir pour Left Fork of North creek. Nous sommes au trailhead vers 9h30 et c’est le départ vers cet endroit magique qu’est le Subway. Après environ 1 mile sur le plat, une descente très raide (c'est casse patte au retour) permet d'accéder assez rapidement au fond du Canyon. A partir de là, il n'y a pas vraiment de chemin et on alterne entre sentier et marche dans l'eau. Pour ne pas perdre trop de temps, je décide rapidement de marcher dans l’eau ce que ne font pas Lysiane et Steeve qui s’y résigneront peu de temps après moi. Qui plus est la marche dans l’eau est très fun (faire attention aux serpents d'eau, aperçus à 2 reprises...). Le chemin n'est pas de tout repos, cassant, parfois un peu acrobatique et autant dire que la progression est plutôt lente. Après 3H, nous arrivons aux premières terrasses et Cascades où je me vautre en grimpant sur une terrasse en train de filmer.

C’est en effet très glissant et il faudra faire attention en descendant. 3H45 après le départ, arrivée au subway.

Nous n’explorerons que la partie basse faute de corde pour monter. Un américain a même tenté de m’en vendre une : business is business. L’endroit mérite bien son nom avec sa forme de tunnel et ses piscines naturelles

mais il est encore trop tôt pour la photo car une langue de soleil éclaire celui ci et empêche d’avoir un angle large sans sur exposition. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre que le soleil se cache derrière les falaises. Après deux heures sur place, il reste toujours un poil de soleil. Tant pis, il faut partir mais ce sera une bonne raison pour revenir. Le soleil est maintenant plus bas et c’est la séance photo sur les terrasses et cascades dans le premier mile. Le retour sera plus rapide que l’aller mais la montée finale est un vrai casse patte. En tout cas, j’ai eu les pieds au frais toute la journée mais Steeve et Lysiane ont les pieds dans un sale état après avoir marché avec des sandales quasiment toute la journée. Cela promet pour la west rim trail le lendemain que steeve fera avec nous après l’avoir convaincu de l’intérêt de cette rando

Jour5 (09/06) : Zion

Réveil matinal une fois de plus autour de 6h30 car la journée qui s’annonce va être longue. Après l'impression négative que nous avait laissée l'East Rim trail en 2007, je me demandais si nous allions tenter la West Rim Trail en 2008. Comme il faut toujours laisser sa chance au produit et que nous logons en 2008 chez notre ami Steeve (le conducteur qui nous avait pris en stop sur la route en 2007 pour nous emmener au trailhead de la East Rim Trail), nous avons saisi cette opportunité de disposer de 2 véhicules pour tenter l'expérience. Route donc vers le visitor center du canyon de Zion avec les 2 voitures puis ensuite avec notre voiture vers la Kolob terrace road. Après 23 miles dont les 2 derniers de piste, départ à 9h40 du trailhead et heureuse surprise, il fait frais, moins de 20°. Il est vrai qu’on est à 2250m. Démarrage sur un bon rythme puisque les 10 premiers kilomètres seront avalés en 2H car sans grand intérêt. Après la première montée de la randonnée, les quelques kilomètres avant la descente vers le Canyon de Zion sont un régal pour les yeux et j’enfile les panoramiques comme des perles.





C’est au-delà de nos espérances avec des points de vue tous plus beaux les uns que les autres. C’est l’endroit idéal pour le pique nique au bord de la rim. Après la pause, on entame la première descente de 500m de dénivelé et c’est la première fois que je ressens une douleur sous le pied gauche. J’ignore si c’est l’échauffement ou une boule nerf, toujours est il que c’est très douloureux et m’oblige à m’arrêter pour refroidir le pied avec un freezpack, ce qui calme la douleur pendant 2 ou 3km. Nouvelle montée un peu casse patte à ce moment déjà avancé de la randonnée avant de redescendre ensuite vers Scout Lookout





et la partie Finale de Angel's Landing que je ne ferai pas comme en 2007 car mon pied me fait vivre un calvaire. Et dire qu’il reste encore 3.5km… je serre les dents et ne pense qu’à la Virgin river en bas où je vais tremper mes pieds et détendre les nerfs. En plus des pieds, les genoux commencent à être douloureux et je regrette de ne pas avoir pris de bâtons de marche pour la descente. La rivière est enfin en vue, j’y cours presque et me jète dans l’eau. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les deer flies m’attendaient patiemment et me dévorent les jambes le temps que je remette le bas de pantalon. L’eau glaciale fait un bien fou après ces 24km et environ 6h30. On est tous un peu fatigués mais en arrivant au visitor center, Steeve dégaine l’arme fatale : deux Corona bien fraîches dans sa glacière…. Reste enfin l’aspect pénible, retourner chercher la voiture au trailhead et faire le chemin inverse soit quasiment 2h de route

avant d’aller dans un très bon restaurant à Saint George avec Jennifer, la nouvelle girlfriend de Steeve. Au moment de me lever pour payer, je me rends compte de l’état de mes genoux car ils sont quasiment bloqués…

Jour6 (10/06) : Hurricane -> Moab

Quelques centilitres de voltarène et une bonne nuit plus tard, je me refais une demi-santé car le genou restera douloureux pendant tout le voyage tandis que Lysiane doit faire maintenant sécher les blessures de ses pieds héritées du Subway et amplifiées dans la west rim. Ce sera donc repos pour elle ce matin et la journée de voiture tombe donc à pic pour elle car pour un début, enchaîner le Subway et la west rim pouvait sembler un peu ambitieux. C’est donc seul que je ferais ce matin Kanara creek. A la sortie de la ville, j’ignore jusqu’où on peu aller en voiture sur la piste un peu rugueuse. Je m’arrête à un premier gué mais un coup d’œil sur le GPS me montre qu’on peu aller plus loin. Je traverse donc le gué et continue sur quelques centaines de mètres avant de garer la voiture. Je sors le transat pliable de Lysiane qui se reposera un peu et je pars vers les Narrows de Kanarra creek non sans avoir mis le bas de pantalon car les deer flies sont encore de la partie. La végétation est dense et parfois on se demande où est le chemin. Je prends l’option de marcher dans l’eau lorsque je ne trouve pas le chemin et au bout d’environ 45minutes, en comptant les poses photos, j’arrive dans les Narrows et la première double cascade.

J’ai de la chance car vu qu’il est tôt, il y a une belle lumière réfléchie sur la falaise qui ajoute une touche de beauté supplémentaire. Je commence à monter sur le tronc d’arbre jusqu’en haut en m’aidant de la corde accrochée au mur. C’est très glissant et je me dis qu’étant seul dans le canyon et ne voulant pas hypothéquer le reste du voyage en me blessant, je fais finalement demi-tour en me disant qu’on y reviendra en toute fin de voyage et avec Lysiane cette fois ci. Route donc vers Moab en cette journée avec un vent très violent annoncé pour les prochains jours sur tout l’Utah, cela tombe plutôt bien pour une journée de route mais cela promet pour le lendemain où j'ai prévu un vol sur Canyonlands et le San Rafael swell. Arrivés vers 17h à l’aéroport de Canyonlands, je vois qu’ils n’ont pas suspendu les vols mais en voyant les mouvements des avions en vol, j’imagine l’état de l’estomac des passagers….Renseignements pris, au guichet de Redtail aviation, je préfère décaler le vol après notre retour de notre trip dans The Maze. Nous prenons nos quartiers pour la semaine chez Dave et Kay qui sont dans le Missouri. Il fait une chaleur d’enfer malgré le vent violent. Direction le city market pour le ravitaillement avant de finir la journée à Delicate Arch. Arrivés sur le parking, je ne trouve pas mes chaussettes et pour cause, Lysiane les a toutes sorties à notre arrivée à Moab. Je tente donc la rando pied nus dans les chaussures de rando mais je les remplace bien vite par les sandales bien plus confortables. Le vent redouble de violence dans ce relief à découvert et arrivé à Delicate arch



on a du mal à rester debout tellement les bourrasques sont violentes. En retirant mon sac, je dois l’aggriper à deux mains pour ne pas qu’il s’envole. J’abandonne donc l’idée de descendre au fond et de monter en face, ce sera pour une prochaine fois. Le vent gâche vraiment notre plaisir et après 10 minutes, retour vers le trailhead. Retour à Moab pour un bon repas à la maison après un dernier arrêt à Park avenue



Jour 7 (11/06) : Island in the Sky et Arches

Grand ciel bleu en ce début de journée qui avait pourtant été annoncé nuageux. Tant mieux, je verrai peut être enfin double o arch sous le soleil après trois visites sous le ciel gris. Ce sera pour l’après midi car en cette matinée, je choisis d’aller à Aztec Butte dans Island in The sky que Lysiane ne connaît pas. Surprise, il fait frais et la température est idéale dans Canyonlands où c’est souvent le caniard en été (mais nous ne sommes qu’en fin de printemps…). La rando est sympa avec un beau panorama au sommet de la butte

et les granaries en contrebas même si ceux ci ont perdu de leur charme après une reconstruction hasardeuse. Après cette petite incursion dans Canyonlands, route vers Arches pour le pique nique du côté de Balanced Rock avant notre rando dans Devil’s garden pour Double O arch,



Partition arch



et Navajo arch. Enfin, je découvre Double O arch, une de mes arches préférées, sous le soleil et c’est grandiose. 2H30 plus tard, route vers les Klondike bluffs que nous ne connaissons pas. La piste est moins difficile que prévu et faisable, en tout cas le jour de notre visite, par une berline standard. Nous sommes en fin de journée et c’est le départ pour la dernière rando de la journée. Après une petite montée, le paysage s’ouvre avec les marching men au fond.





Une petite dune de sable à gravir et nous voici à parallel

et Tower Arch massive et originale mais pas si facile à photographier.





Après avoir flâné un peu, retour par le même chemin avec des teintes plus chaudes de fin d’après midi. Dernier stop à Park avenue pour une journée bien remplie qui se conclura dans notre resto favori, la Moab Brewery et ses bières maisons.

Jour 8 (12/06) : The Maze Une fois n’est pas coutume, lever très matinal puisque nous devons être chez Tag A long à 6H30. Je vérifie si je n’ai rien oublié car ce n’est pas au fin fond de the Maze que je ferai demi-tour. On se demande bien pourquoi ils nous demandent d’être présents à 6h30 puisque au final, on ne partira que vers 8H30 avec le 4*4 hyper chargé et à 6 dans la voiture avec nos compagnons d’aventures, un couple de Hollandais, une allemande vivant à San Francisco et notre guide Dave dans le pur style Tag a long ; c’est à dire babacool. Dernier arrêt à Green river où nos compagnons s’empressent de faire les réserves de bière après avoir vu à Moab que je j’avais prévu des réserves (mais de la vraie à 6° et pas à 3.2°…). Après la première partie de la piste sans difficulté qui mène à Hans Flat ranger station, et environ 12 miles de piste plus ou moins rugueuse c’est le début de la descente sur le flint trail et là ce n’est plus du tout la même histoire,



la piste étant très rugueuse avec de nombreux frottements et une conduite souvent au millimètre. Je préfère pour ma part avancer à pied devant la voiture puisque de toute façon, on va plus vite à pied…. 3 miles plus tard, nous voici au départ de la rando des Golden stairs mais avant d’y aller pause pique nique. Nous entamons ensuite la descente vers le fond du canyon sur un semblant de chemin très peu stabilisé et glissant : mieux vaut bien regarder où on met les pieds.





Pendant ce temps là Dave, descend en voiture les 16 miles de piste en passant par Teapot rock que je lui demande de photographier en route avec mon deuxième appareil photo. Il n’a pas du bien comprendre ce que je lui avais demandé car au final il photographiera la voiture…



Nous arrivons en bas environ 20 minutes avant lui qui a besoin de 2 bonnes heures pour parcourir la piste par le sud. C’est reparti pour les 8 derniers miles de piste et là c’est une succession de Gros dômes de slickrock à franchir, ça secoue dans tous les sens et après 1 heure, nous voici enfin à Land of Standing Rock,



lieu de notre première nuit de Camping. Le panorama est top niveau entre les Chocolate drops au fond,



les monolithes au premier plan et les needles qui peuplent le canyon. C’est pas le tout, mais il faut monter la tente et ce n’est pas facile car le sol est constitué de roche dure donc pour planter la tente, c’est pas une partie de plaisir. Je tape comme un sourd sur les sardines avec des rochers (pas de maillet) et arrive à peu près à mes fins. Pendant ce temps, Dave installe les toilettes chimiques (obligatoires dans The Maze)



devant un panorama d’enfer (on se battrait presque pour aller aux toilettes…)



et prépare un bon repas chaud de pâtes farcies à la riccota et champignons. Déguster un bon plat chaud et une bière devant le coucher de soleil est magique.



Une petite marche digestive autour de Chimney Rock et il est temps de faire sa toilette (vive les gants du vieux campeur et les lingettes intimes) et de se glisser dans la tente pour cette première nuit dans le wilderness

Jour9 (13/06): The Maze

La nuit n’a pas été de tout repos à cause d’un vent assez fort et je n’ai donc pas de difficulté à me lever vers 5h20 pour aller à pied à l’autre camping de Land of Standing rock pour apprécier le lever de soleil pendant que cette bande de fainéants dorment comme des loirs.



Il fait très frais mais je tombe vite le polaire et le gore tex car je marche à un bon rythme et j’ai vite fait de m’échauffer. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur des attentes,





les autres ne savent pas ce qu’ils manquent… De retour au camp, ils ne sont toujours pas levés sauf Dave qui prépare un petit dej pantagruélique. Il nous faudra bien cela pour affronter la rando de Harvest Scene. Une fois le matériel remballé (le côté chiant du camping), nous entamons la première grande rando dans The Maze pour se rendre à Harvest scene, un beau panel de petroglyphs. Très vite, nous voyons que Dave marche trop vite et que les autres suivent comme des bœufs. Je n’aime pas ce rythme car j’aime bien m’arrêter pour prendre des photos et profiter des endroits alors que là on a l’impression qu’on fait une course. Après la descente raide dans le canyon, c’est de la marche dans le sable



jusqu’au panel qui est magnifique.



Finalement heureusement que Dave à marché vite car 5 minutes plus tard le panel est en plein soleil….Nous faisons la pause pique nique au pied de la falaise à l’ombre et là déception, quasiment rien à manger : soit il a tout oublier, soit il nous met tous au régime ce qui est un peu fort vu le prix à payer (heureusement il se rattrapera le lendemain). Après la pause, on continue notre route et il marche toujours aussi vite. Ils feront comme ils l’entendent, nous nous marchons à notre rythme en prenant le temps qu’il faut pour apprécier. 5 minutes après être repartis, Lysiane s’aperçoit qu’elle a oublié son sac sous l’alcôve. Heureusement qu’elle ne s’en ait pas aperçu au bout de 2 heures…. Les deer flies sont de retour et nous les chassons en agitant des feuilles derrière nos jambes. Nous voici au pied de la montée : Dave nous annonce 45 minutes de montée mais vu le rythme qu’il imprime dans celle ci, je me dis qu’on va vite être en haut et cela ne loupe pas : En 20 minutes nous sommes sortis du Canyon et 10 minutes après, nous voici à la voiture. Au total, environ 5 à 6 heures de rando et 9 miles sous le caniard qui à refait son apparition. Route vers Dollhouse qui sera notre camp de base pour les 2 prochaines nuits. L’endroit est grandiose et à l’abri du vent.



Avec l’habitude, la tente est cette fois vite montée et nous profitons de cette fin d’après midi pour aller aux autres campings et apprécier les vues sur les needles et le Colorado en contrebas. Dave à sorti les chips mexicaines et la sauce piquante : 2 bières par-dessus et c’est le top. S’ensuit un repas succulent avec saumon en papillote au trois riz et gâteau aux cerises en dessert. Pas de risque d’hypoglycémie ce soir et nous nous endormons sous ce beau ciel remplis d’étoiles.

Jour 10 (14/06): The Maze

Cette fois ci la nuit a été très calme et j’ai même eu la flemme pour être debout au lever de soleil mais ce n’est que partie remise. Après un nouveau petit dej copieux à base d’omelette bacon, champignons, toilette du matin dans notre salle de bain de quelques km2 avec vue sur le Colorado et les Needles…. On se met ensuite en route pour notre rando du jour, Colorado et Green river Overlook. J’ai fait valoir mes arguments la veille pour imposer cette randonnée et espère ne pas être déçu car j'ai plusieurs livres qui donnent un rating assez faible. Le paysage va vite me rassurer car après Beehive arch, une grosse partie de la rando se déroule dans un paysage style Needles,





ce qui est logique car cette partie du parc est située en face, de l’autre côté du Colorado. Dave marche toujours aussi vite (il ne prend pas de photo lui) mais qu’à cela ne tienne, nous les laissons partir devant pour mieux profiter de l’endroit. Heureusement, Goose, le Hollandais fait un peu de photos (souvent à contre jour, je me demande bien pourquoi…) et se retrouve aussi souvent à la traîne. Sa femme nous avouera que le rythme est trop élevé pour elle mais il n’empêche qu’ils ne lui ont pas fait remarquer contrairement à nous. Nous arrivons après environ 2h30 au point de vue sur le Colorado qui est vertigineux.





Peu après c’est à la green river de se dévoiler avec un gooseneck de toute beauté.



Ce sera le lieu du pique nique. Dave s’est rattrapé avec des tacos au thon et aux fruits frais. Nous en profitons pour faire une petite sieste à l’ombre (38°c) et corps en contact avec la pierre pour abaisser la température du corps. Cela fait beaucoup de bien mais finalement au moment de repartir, la chaleur me tombe dessus et je souffre un peu dans les premiers kilomètres et ce d’autant plus que les nerfs sous le pied me font à nouveau souffrir. Lysiane souffre aussi de la chaleur car c’est l’heure la pire pour randonner et la fin de la rando dans le sable est un peu un calvaire. 6H30 après le départ et 10 miles, retour au camp de base à l’ombre des needles pour un repos bien mérité. Les autres iront vers Bear Panel qu’ils ne trouveront jamais tandis que nous préférons nous reposer dans ce calme olympien. Nouvel apéro bien arrosé : les Hollandais enchaînent Bière sur bière sans compter le soda. J’en reste pour ma part à deux après que Cris, L’allemande, m’ai donné un peu de son stock… Nouveau repas succulent avec Poulet au citron et aux herbes avec des pâtes et gâteau à la cerise. Le ventre plein, une petite balade au sunset s’impose avec le trépied pour faire de jolies photos de Dollhouse.









Nouvelle nuit très étoilée et nous nous endormons avec des images plein la tête

Jour 11 (15/06): The Maze Cette fois ci, pas de problème pour me lever, sans réveil comme d’habitude, pour le lever de soleil vers 6H.



Une fois de plus, personne ne me suit et ils ronflent tous dans les tentes. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour aller au camping n°2 pour apprécier le spectacle.



De retour au camp, Dave est le seul debout pour préparer cette fois ci un continental breakfast avec toast, fruits frais et tout le toutim. C’est de nouveau très copieux et c’est le ventre plein que nous prenons la direction de Granary Hike. Ces Granaries bien préservés (il faut dire qu’ils ne voient pas souvent de visiteurs) valent le détour.

Avant d’entamer la descente vers Spanish Bottom, détour vers la Surprise valley avec un point de vue remarquable.





Si j’avais su, j’y serais venu en fin d’après midi la veille car le matin on a le soleil en pleine face. C’est ensuite la descente pentue vers Spanish bottom. De nouveau c’est la galère avec mes deux genoux -> pour les prochains jours, ce sera bâtons obligatoires pour soulager les articulations. Ne pouvant descendre rapidement, je laisse les autres partir devant.



Arrivés au fond, Dave propose d’aller jusqu’aux premiers rapides de Brown Betty. Bonne idée pour prendre un bon bain de pied et se rafraîchir après ces 3 jours de forte chaleur. S’asperger d’eau fraîche fait un bien fou. C’est ensuite le pique nique en attendant le Jet Boat qui doit nous ramener au bout de la Potash Road. Un peu de glande sur le bateau ne fait pas de mal. Nous filons sur le Colorado avec les falaises de chaque côté qui se reflètent dans le fleuve



et au bout de 2h de bonheur, nous voici arrivés après un dernier virage à 180° pris à fond qui aspergera tous les passagers arrière. Les gars de Tag a long sont très joueurs….Je donne l’adresse de mon site à nos compagnons et nous nous quittons à Moab après ces 4 jours fantastiques qui ont été au-delà de mes espérances. Reste une dernière chose que l’on attend depuis 4 jours : la douche qui est un pur bonheur mais finalement nous avons craint beaucoup pour l’hygiène alors qu’en fait notre gallon d’eau pour la toilette, les gants imprégnés du vieux campeur (corps et pieds) ainsi que les lingettes nous ont permis d’avoir une hygiène tout à fait correcte. Nous n’avons même pas utilisé le shampoing sec que j’avais acheté en France….Un petit coup de fil à notre pilote du lendemain pour confirmer notre vol et fin de journée à la Moab Brewery avant une nuit dans un vrai lit qui à vrai dire ne nous à pas tant manqué que cela, surtout Lysiane qui avait en camping un matelas gonflable de 1m de large et 15cm d’épaisseur….

Jour 12 (16/06): Moab

Pas de grasse matinée aujourd’hui car il faut être à 7h à l’aéroport de Canyonlands pour un survol de Canyonlands et de la région du San Rafael Swell notamment le Waterpocket Fold que je rêve de survoler depuis quelques années. Le temps est très calme, le ciel dégagé, bref conditions idéales pour un vol. Le pilote est très sympa et fait d’ailleurs pas mal de vols avec Tom Till, mon photographe préféré qui est basé à Moab.



Après Labyrinth Canyon,



survol de Horse Shoe canyon, Robbers Roost, Henry Mountains et arrivés à Capitol reef au début du Waterpocket fold. Je me régale car ce phénomène géologique vu d’avion est visuellement incroyable.





Nous longeons celui ci pendant un bon moment jusqu’à Bullfrog ou nous remontons ensuite le Lac Powell jusqu’à Hite



pour suivre ensuite le Colorado dans Glen Canyon et Canyonlands avec Confluence Overlook,



The Loop,

les Needles

et Chesler Park,



Angel Arch,



Monument Basin,



Dead Horse point

etc….250 photos plus tard, c’est sans conteste un des plus beau vol qu’on ait effectué. Après ce début de journée flamboyant, retour sur terre pour un rythme de journée assez cool. Vu la chaleur qui règne à Moab, direction Mill creek pour se rafraîchir et pique niquer.

Je crois n’avoir jamais autant pris de plaisir à plonger la tête dans l’eau sous cette chaleur écrasante. La saison chaude est bien là et le mois de mai semble très loin. Je laisse Lysiane se reposer un peu et part explorer un peu en aval de la deuxième cascade mais c’est sans grand intérêt. Après 2h passées sur place, retour à la maison pour un peu de lessive avant de repartir pour les Fisher towers en fin de journée. Je tire sur la corde car Lysiane aurait bien aimé se reposer un peu plus et n’appréciera que moyennement les efforts à consentir pour aller au bout de la rando des Fisher Towers, sous un temps couvert qui plus est.

Je pense que le soleil ne se montrera plus aujourd’hui et c’est devant ces falaises majestueuses mais à l’ombre que nous dégustons un cocktail de crevettes avec un verre de vin pour Lysiane et une bière pour moi. Cependant, durant un bref instant, le soleil refait son apparition pour nous gratifier d'un superbe effet



Sur la route vers Moab, le soleil arrive tout de même à percer et donne un panorama de tout premier plan.

Une décision s’impose : vu la chaleur qui s’est installée, je décide d’écourter d’une journée le séjour à Moab et de faire une croix sur la rando de Murphy Hogback et de passer une journée de plus dans le Colorado. Soirée rangement donc et repas à la maison avec Lasagnes et une bonne glace.

Jour 13 (17/06): Moab -> Fruita

je ne pouvais pas quitter Moab sans aller vivre un lever de soleil dans Arches. Lever matinal une fois de plus pour être sur place vers 6h. Je laisse Lysiane dormir et prend donc la route dans la fraîcheur du matin vers la section des Windows. Après quelques photos en route,



c’est le bonheur pour les yeux avec le soleil qui éclaire petit à petit les windows et Turret arch.







Après le petit dej, nous quittons la maison de Dave et Kay où nous avions nos quartiers depuis plus d’une semaine. Route vers Colorado National Monument où nous avons prévu de passer la journée. Arrivée en fin de matinée, il fait un poil moins chaud qu’à Moab et avant d’entamer les choses sérieuses, pique nique près du camping. C’est loin d’être l’heure idéale pour faire de la rando car il est 13h mais on n’a pas le choix. On commence donc par Coke Ovens trail et un joli panorama en fin de trail.





On parcourt ensuite la route qui traverse le parc vers le sud et Devil’s kitchen, point de départ de notre deuxième rando du jour. Elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne donnera que de la photo documentaire comme on le dit parfois avec Philippe. Demi-tour pour aller au trailhead de Monument canyon. En route, arrêt à Red canyon overlook, fallen rock



et Artist point.



Le trailhead de Monument canyon est le même que celui de Coke ovens et au bout de quelques dizaines de mètres, on descend rapidement dans le Canyon. A un moment, je perds l’équilibre sur une pierre et bascule vers le ravin. Heureusement, les arbres m’empêchent de tomber. Durant la descente, on peut mesurer l’immense travail de John Otto qui a construit à lui tout seul toutes les randonnées du parc. Nous arrivons près d’une alcôve et là surprise divine, une cinquantaine de Bighorns se reposent à l’ombre. C’est un spectacle magique car il est rare de voir des animaux sauvages en si grand nombre.



Nous nous approchons doucement d’eux sans les effrayer.



Certains ont peur, d’autres pas et nous nous éloignons petit à petit non sans avoir pris de nombreuses photos et filmer ce moment rare. Nous ne ferons pas les 12 miles A/R mais uniquement 6 dans ce très beau canyon que l’on a pour nous tout seuls en cette fin d’après midi.





Pour terminer la journée, ce sera les points de vue de Grand View, Independance monument

Fruita Canyon et Balanced rock. Nous n’en attendions pas tant de Colorado NM qui nous a beaucoup plu. Reste à trouver une chambre car je n’ai rien réservé puisque nous sommes à Fruita avec un jour d’avance. Et là surpise, pas une chambre de libre ou alors à des tarifs prohibitifs. Route donc vers Grand Junction où après 5 tentatives infructueuses, nous trouvons enfin une chambre à 85$. J’ignorais que Grand Junction était un haut lieu du tourisme…

TO BE CONTINUED....
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-27 · 5 replies
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms

L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.

La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.

L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.

Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.

Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.

Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.

Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…

J + 2: TANA toujours :

J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…

Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.

Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?

Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.

J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS

Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.

Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.

Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.

C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…

Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…

Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.

De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.

Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.

J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :

Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.

Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.

Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.

Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.

Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.

Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…

J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :

On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.

Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.

Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.

Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)

Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.

Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...

J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :

Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.

Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.

En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.

Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.

Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.

Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.

Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?

J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :

Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.

Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.

STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.

On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?

J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :

Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.

Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…

La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.

Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.

Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?

J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :

L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.

Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.

Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.

Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.

La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.

J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :

4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.

Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.

Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.

Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.

Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.

Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.

J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :

En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.

60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.

Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.

Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.

J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :

Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.

Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?

En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.

Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?

Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.

J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :

5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.

J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.

Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.

Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.

Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.

Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.

Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.

Chic, mon portable capte à nouveau.

J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?

J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.

Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.

La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.

Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.

J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?

A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)

Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.

Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.

Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.

J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:

Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:

C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:

"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."

Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:

"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."

Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.

J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:

A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...

Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.

Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....

J + 18 : BLUES TROPICAL:

aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.

Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.

Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.

Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.

J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.

Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.

J + 19 :

Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..

Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...

Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...

J + 20

AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)

17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...

14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)

En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)

je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.

J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:

Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.

Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.

Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Hôtel Sol Pelicano English translation pending
by Dyan · 2008-02-24 · 7 replies
Bonjour, y-a-t'il quelqu'un qui revient de cet hôtel? J'aimerais savoir l'état de la plage, ainsi comment est l'hôtel en général, la bouffe, la chambre, le personnel. Nous allons là-bas à la fin de mars.

Merci!

Dyan
Deux: le cauchemar (au Burkina Faso) English translation pending
by Opai · 2006-12-15 · 5 replies
Tout est bien préparé : le piano et les sacs dans la remorque et la remorque attachée à la mobylette. La remorque a été réparée hier, on a changé un roulement à bille. Le casque sur la tête, je repars, comme toujours, curieux de ce que je vais découvrir aujourd'hui...

Je roule, un oeil sur la route, l'autre sur mon attelage. Pourvu que ça tienne. Déjà, je ne le sens pas très bien, c'est mauvais signe. Après dix kilomètres, je sens que ma mobylette peine. Elle n'a plus de reprise et ralentit toute seule. Je quitte la route goudronnée et m'engage sur une piste large mais plutôt cabossée. Après dix kilomètres, je sens que ma mobylette peine. Elle n'a plus de reprise et ralentit toute seule. Je continue jusqu'à ce qu'elle cale. Je garde mon calme, je suis calme. Le soleil cogne. Je commence par enlever mon casque et boire de l'eau. Je me penche sur l'engin quand un vieux paysan arrive. Je dis vieux mais il n'a sûrement pas plus de quarante ans. Il est juste usé par la dure vie qu'il mène ici. Il ne parle pas français. On se sourit juste et je lui passe mes quelques outils. Il dévisse le carburateur et souffle dedans. Ouf, ce n'est que ça, de la poussière l'avait encrassé. Je peux continuer...

Je reste tendu, je sens que ma remorque fait des bruits étranges. Au bout de trois kilomètres, je m'arrête pour jeter un oeil. Une pièce du roulement à bille semble avoir glissé. Je le remets en place et repars, lentement. Hors de question de faire demi-tour. Je roule sous le soleil, avec un sentiment désagréable mais pas tout à fait conscient. Je suis comme un automate, j'avance, j'avance, il faut avancer...

Quelques kilomètres plus loin, c'est la rupture, le roulement à bille saute. Par bonheur j'ai réussi à contrôler la mobylette. Je ne tombe pas, pas cette fois-ci. Il est onze heure et je vais me poser contre un arbre. Personne aux alentours. Que faire? J'attends...

Quelques bus passent mais il ne vont qu'au prochain village, à deux ou trios kilomètres. Et je ne suis pas seul : un piano, un mobylette et une remorque. Je ne vois pas trop comment sortir de là. Je suis coincé par tout ce que je traîne. Seul, je pourrai filé, tout simplement mais là, c'est différent.

Enfin, une moto rouge arrive. Elle ralentit lorsque je lui fait signe. Une chance, il parle assez bien français. Je lui expose mon problème, on va certainement trouver une solution, tout est possible, n'est-ce pas? Tu veux que je t'aide? Très bien, pour 20000 CFA (30 euros), je trouve une solution pour que tu arrives à destination. J'aurais pu le tuer avec ses lunettes de soleil et sa casquette. Je suis sonné, et il n'y a strictement personne ici. Allons bon, je ne vois pas d'autre alternative, on part ensemble.

Je roule lentement, l'axe de la roue frotte sur le moyeux. Je sais que ça peut tenir, j'ai déjà fait cinquante kilomètres comme cela, voici quelques jours. On réparera ça plus loin.

Arrivé au village, on cherche le mécano. Il remplace le roulement à bille par une rondelle de semelle de sandale. Tu peux faire mille kilomètres avec ça me promet-il. J'en demande pas tant! Quarante et ce sera bon.

Au bout de quelques centaines de mètre, je suis poussé vers la droite. La roue a sauté, la remorque a basculé. Je tombe joliment, l'épaule fait mal et ma jambe est bien éraflée, rien de grave! Le porte bagage est arraché, le pot plié, la remorque a vécu... J'ai envie de me couché là, de pleurer puis de me réveiller. Mais non, ce n'est pas fini, il faut avancer, toujours avancer. Je ne dors pas et il fait trop chaud.

Mon motard intéressé me propose de le suivre dans son village. Il y connaît les musiciens de tous les environs. Ce n'est pas trop loin et là -bas, je pourrais réfléchir à la suite.

On ne peut remonter que lorsqu'on a vraiment touché le fond... Donc, j'accepte!

On abandonne la remorque et attachons le piano à l'arrière de la moto. Je prends les sacs à l'arrière et la batterie entre les jambes. Je reprends espoir, on avance...

Après quelques kilomètres, nous quittons la piste large et entrons dans un chemin plus étroit. Il ne m'avait pas parlé de ça. J'ai peur pour le piano. Il y du sable partout, je glisse sans cesse. Je n'en peux plus. Je perds mon calme. En tanguant, la batterie déverse de l'acide sur mes mollets. Ca pique, ça fait mal. Continuons, cela va bien s'arrêter.

Il est trois heures, le vent souffle de plus en plus fort, la pluie arrive. Voilà, elle trempe tout. Il n'y a plus de chemin, nous roulons dans des torrents. La pierre affleure, ça cogne, ça frotte, la mécanique trinque. Je suis passé en mode automatique, réflexe de survie, je ne ressens plus rien. J'attends, j'attends juste la fin...

La pluie nous accompagne pendant trois heures sur cette foutue piste. On arrive à Saïa, enfin. Tout est trempé mais mon piano n'a pas souffert, lui. Je me réchauffe en buvant un thé. Mon guide s'occupe bien de moi. Il m'annonce calmement que pour passer quatre jours avec lui, cela me coûtera 70000 FCA (100 euros). Il voudrait aussi que je l'aide (comprendre, que je lui paie) les papiers pour sa moto rouge. Je suis épuisé. Je m'endors bien vite, après m'être forcé à manger du riz aux miettes de poissons. Dur à avaler mais il faut manger.

Je suis réveillé le matin par des coups de feu. Des braconniers sans doute. Je me lève avec le soleil et vais faire un tour dans le village. On me demande de ne pas rester là, il y a un chien enragé qui rôde et on s'apprête à faire une battue.

Un grand malaise m'envahit. Je me sens prisonnier ici, complètement dépendant de mon guide inhospitalier. Je ne suis pas contre payer un service ou un guide mais dans ces conditions, je ressens cela comme du racket. Je n'ai pas le choix, il faut fuir. Je lui annonce que je veux partir. Il se dit fâché et me presse de le payer. Je discute. Il s'en moque. Si je veux partir et récupéré mes affaires, je dois payer.

J'attends, je n'en peux plus. Finalement, faible, je pars après avoir payé. Je retourne sur la route et rentre en ville en stop, mobylette et piano sur le toit. Au retour, un coup de fil chez moi en France me donne des nouvelles dont j'aurais préféré me passer. Voilà, c'est le fond, je peux remonter, essayer de remonter...

http://notesvagabondes.club.fr/moto.jpg
Poids de votre remorque vélo à vide? English translation pending
by Landais · 2006-07-19 · 21 replies
bonjour a tous je suis en train de me fabriquer une remorque velo a 2 roues pour la rando . Pouvez vous me dire quel est le poids de la votre a vide pour me faire une idée et combien de charge y mettez vous 3 eme question : quelle genre d'attache utilisez vous si vous avez quelques photos de remorque artisanale merci pour le lien
Fifth wheel en Europe English translation pending
by Grospif · 2005-10-12 · 341 replies
salut à tous En surfant pour trouver des plans pour une cellule amovible, je viens de decouvrir les fifth whell et je me demande: est ce qu'il y en a en europe? (vu leurs poids j'en doute) un petit tour la pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle http://www.nuwa.com/ http://www.wrv.com/html/alpenlitefw_about.html

ce type de mecanisme d'attelage est il autorisé en europe (hors poids lourd bien sur)

j'imagine bien un "mini" fifth wheel deriere mon navara (3500 kg ca limite...)

Au vu de tout ca, cellules amovibles, fifth wheel et caravanes, je me dit que l'on a pas la meme notion du confort de chaque coté de l'atlantique.

merci pour vos lumieres et vos avis.
Coût de la vie au Maroc English translation pending
by Newton60 · 2004-06-24 · 3 replies
Salut 😉

Je pars dans moins de 15 jours au Maroc et je voudrai avoir une idée du coût de la vie là bas en ce qui concerne les repas, les visites mais également les excursions (quad, dromadaires...) et les souvenirs

N'hésitez pas à me donner vos bonnes adresses et idées pour passer un super séjour

J'ai lu dans un guide qu'il fallait éviter de se promener en short et débardeur. C'est vrai ??

Merci pour votre aide
USB-Werk: stop ou encore? (à vélo) English translation pending
by Jfv34 · 2020-08-20 · 2 replies
J'ai voulu répondre à un message ancien, concernant USB-WERK, c'est impossible! Trop de majuscules dans le titre. Si un admin passe par là. Je démarre donc un nouveau sujet

Bon, là je craque: c'est mon 2e usb-werk qui me lâche à des moments pénibles. Le premier a montré de signes avant-coureurs avec un mode intermittent. Le second m'a lâché d'un coup avec les symptômes connexion/déconnexion. Mon équipement: dynamo son-28, un phare axa (qui aune sortie usb, mais c'est ou le phare ou la charge usb, pas les deux), en parallèle avec l'usb-werk qui régule et a une sortie 5V 500mA et surtout un petit accu intégré. Je branche en sortie de l'usb-werk pon GPS etrex-30. L'avantage de l'accumulateur est de permettre de stationner 20 minutes sans que le GPS ne s'éteigne ou passe en mode piles. Un autre avantage est de pouvoir rouler à basse vitesse sans problème. Et en descente ou à bonne vitesse on peut même charger un smartphone ... un peu. Donc c'est bien ... quand ça marche. Un détail de la documentation Busch & Müller doit alerter: "Attention, la connexion USB n'est pas étanche aux éclaboussures et à la pluie". J'ajoute "La connexion et aussi l'USB-werk". Dans les 2 cas ils m'ont lâché par forte pluie, la coque enveloppant les circuits n'est pas 100% étanche.

Ma solution de secours consiste à brancher le GPS sur mon powerbank (13000 mA), et de recharger celui-ci régulièrement. J'ai bien essayé de brancher le GPS sur la sortie USB du phare Axa. Ça marche très bien tant qu'on roule au dessus de 5km/h, mais à basse vitesse ou à l'arrêt le GPS n'aime pas, et un smartphone encore moins du style connexion/déconnexion à une entrée 5V pour la charge.

Mon prochain investissement, qui fait un peu mal au portefeuille: le chargeur Sinewave Revolution 100% étanche, sortie 5V/1A max, mais sans accu tampon. Il est minuscule et léger, et sera branché à un powerbank ~ 10000mA, qui a la fonction dite "pass-through", cad qui permet de charger 1 à 2 appareils usb, tout en étant chargé lui-même par le sinewave revolution.

Bon, on verra à l'usage.

Achat d'une voiture au Chili (en 4x4) English translation pending
by Sofialarre · 2019-01-12 · 4 replies
Bonjour à tous Nous arrivons bientôt au Chili et nous aimerions acquérir un véhicule pour voyager et nous déplacer plus facilement ... Si des personnes souhaitent se séparer de leur véhicules où ont des idées ... Merci beaucoup A bientôt
Maricar Tokyo English translation pending
by Nany10 · 2018-12-28 · 8 replies
Bonjour a tous,

Ce post ne sert pas a faire de la pub, mais je voulais juste vous dire que si vous avez un peu de temps a Tokyo (juste 3h), je vous conseille de faire le tour de karting avec l'agence Maricar. Ils proposent differents circuits, et celui que j'ai fait durait 3h pour environ 80 Euros (de 18h a 21h). Franchement c'est un de mes meilleus souvenirs. On passe 3h dans les rues de Tokyo, au milieu des voitures, tout ca en securite, avec un guide qui fait attention a nous.

Bref un excellent moment a partager. Si vous voulez voir a quoi cela ressemble, vous pouvez faire un tour sur mon blog www.duovagamundo.com
Voyage au Japon en septembre English translation pending
by Dada1978 · 2018-11-24 · 5 replies
Bonjour. J'aimerais partir avec un camarade au Japon en septembre 19. Probablement 3 semaines. On aimerait pas mal de nature (rando et campagne ou petites villes).... des idées? Pour les logements on aimerait plutôt bon marché... merci pour votre aide
De Hô-Chi-Minh-Ville à Hanoï en passant par Angkor English translation pending
by 72chris72 · 2018-11-02 · 52 replies
Voila, dimanche mon mari et moi partons, pour le Vietnam et surtout Angkor , pour un périple de 19 jours .Un peu court pour certains , mais nous n'avons pas plus de temps . Après avoir lu de nombreux récits sur le forum , pris quelques renseignements ici et là , posé quelques questions , notre circuit est bouclé. 4 jours à Ho Chi Minh 2.5 jours à Phnom Penh 5.5 jours à Siem Reap 5 jours à Hanoi Nous essaierons de donner de nos nouvelles tous les jours , en espèrant que cela servira à certains .Pardon d'avance , si notre ressenti est différent du votre . A bientôt sur le forum Christiane
4x4 ou 4x2 pour le Chili English translation pending
by Titoualsace · 2018-04-15 · 17 replies
Bonjour à tous. Récemment j'ai remarqué que l'on parle de véhicule 4x2 . Avant on disait 2 roues motrices. Dans mon entourage les gens se posent la question sur une quelconque différence. En fait si un 4x4 a quatre roues motrices, un 4x2 n'en n'a que deux, donc c'est un deux roues motrices. 4x2 signifie 4 roues porteuses dont 2 motrices. Pour ceux qui se posent des questions, une Twingo, une 2cv, la Rolls de la reine ou le food-truck du coin sont des 4x2. Effectivement il vaut mieux un engin haut sur pattes pour la piste, mais cette appellation prête à confusion, ce ne sera tout de même qu'un deux roues motrices.
Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc English translation pending
by Facteur4 · 2018-02-02 · 63 replies
Mercredi 13 Septembre 2017 Balaruc Sète 9 km Je suis le seul participant à la randonnée Solarbike 2017 a avoir dormi au camping de Balaruc où était prévu le regroupement. Retardés les autres n’arriveront que pour le départ du bateau de 20h à Sète. Voir préambule : voyageforum.com/...post=8369614#8369614 J’ai donc toute la journée pour plier ma tente et réorganiser mes bagages. J’en profite pour redresser les sardines de mon tapis de sol beaucoup moins rigides que les piquets de ma tente et qui ont déjà souffert de mes 3 premières nuits.

Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.

Je m’offre une daurade et une dame blanche en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer. Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres. Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque. Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry. Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids. Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.



ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147



Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique. Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher. Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets. Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h. Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :

13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.



C'est parti ! bien installés dans les cabines.

Le pilote veille sur notre sortie du port.



je finis de rassurer les followers en ajoutant :

13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.
Acheter un 4x4 en Afrique Australe English translation pending
by Anne2392 · 2018-01-10 · 1 reply
Bonjour à tous,

Pour commencer je vais me présenter: Anne, 33 ans, passionnée d'Afrique, ayant déjà parcourue seule la Namibie plusieurs fois ainsi que le Kenya. Alors voilà, un peu marre de louer et j'aimerai aller où bon me semble. Sauf que je n'y connais rien en voiture et pas grand chose en 4X4, juste que j'ai conduit un land rover et toyota Hilux. Et donc j'ai pleins de questions.

Est ce trop tôt pour que je m'en offre un ou dois je attendre d'avoir un peu plus parcourue l'Afrique?

Sinon

Où acheter? A quel prix minimum en occasion? Où le laisser? (car je travaille) Pour se repérer, j'ai entendu des GPS CARMIN mais comment ça fonctionne? Téléphone satellite obligatoire ? A part tente, frigo et de quoi manger... Qu'est ce qui est obligatoire d'avoir? Téléphone satellite? Est ce que vous avez déjà acheté sans voir le 4X4? Comment doit il être équipé? Heureusement je n'ai jamais eu de tuiles, mais si je crève, comment une fille de mon gabarit peut changer une roue?

Voilà pour l'instant, d'autres questions me viendront sûrement :) En vous remerciant d'avance pour vos réponses, Anne
Circuit organisé soi-même en Thaïlande English translation pending
by Claire67thai · 2017-07-07 · 74 replies
Bonjour, J'organise mon voyage en thailande. Nous serons deux personnes et on arrive à Bangkok le 29 décembre au matin. 15 jours en tout sur place. J'aimerais avoir vos avis concernant mon séjour :

Ayutthaya 1 jour Chiang mai 2 jours Chiang Rai 2 jours Koh phangan 2 jours Ko Tao 3 jours Parc maritime d'ang Thong 1 jour Bangkok 3 jours

Je me suis laissée une journée en plus pour les transports... J'aurais aimé dans le Nord, avoir une activité avec les éléphants, c'est à dire les nourrir, les laver etc... Pas faire une promenade ! Cela est il possible et dans quelle ville faut il s'y rendre pour cela ?

Est il possible de prendre un train de nuit de chiang mai ou de chiang rai pour descendre dans le Sud aux alentours de ko Samui afin de prendre les ferrys pour se rendre sur les îles ? N'est ce pas risquer de dormir dans un train avec toutes nos affaires personnelles à côté de nous ?

Merci de vos retours et de votre aide !!
Trouver le bon carton pour l'avion (vélo) English translation pending
by Cjtroc · 2017-02-25 · 10 replies
Hello

Aujourd'hui les cartons vélo disponibles dans la plupart des magasins sont très longs, bien supérieurs au 1,50m disponibles dans un scénic (pour aller à l'aéroport), car les vélos sont livrés le plus souvent tout montés... Il faudrait donc les recouper ? A défaut ils sont petits quand ils sont livrés tout démontés ! D'autres idées ?

Pour info Easyjet 32 kg maxi, Ryanair 30kg, Transavia Lmax 3,6m, l max 1,15m, h max 0,86m

Merci d'avance
Routes de la région d'Ooty à tandem English translation pending
by Lemercierlc · 2016-12-07 · 9 replies
Bonjour Es t il "raisonnable" d emprunter à Tandem les routes de la région de Ooty. Nous voudrions savoir si il y a de fort %. Routes´casse pattes ´ ou montées régulières ? Balade dans le sud en février mars. Merci pour toutes vos bonnes infos. Claude Liliane
19 jours hors des sentiers battus Michigan, Ohio, Indiana et plus English translation pending
by Americalover · 2016-12-05 · 56 replies
Carnet de route Introduction : Pour ce sixième voyage au pays de l’oncle Sam, plusieurs options ont été étudiées, tout d’abord, la destination, sur ce premier critère voici celles qui étaient envisagées : La première, la Californie sud et route 1 avec incorporation en début de voyage du fameux Fun Run sur la Route 66 de Seligman à Topock, avec comme contrainte le début de voyage sur le 1erweek end de mai date annuelle du fun run, et pour faire le tour de cette région une programmation sur 3 semaines. La deuxième destination pré étudiée a été la Floride, là aussi l’estimation du temps nécessaire à une découverte dans sa globalité s’est portée sur 3 semaines, et par contre concernant la période, une programmation de novembre à avril pour éviter les températures excessives, orages comme nous l’on conseillé nos amis américains. La troisième destination pré étudiée et finalement réaliséea été autour des grands lacs avec comme contrainte, un déroulement du voyage possible du printemps à l’automne, sur 3 semaines lui aussi voir plus. En regard des contraintes personnelles sur les jours de congés restant, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, le choix s’est fait sur cette dernière. Est venu, après cette pré étude, le déroulement des différentes étapes du projet réalisé, comme à chaque voyage par : recherche de documentations, guides, consultation des 4 sites internet :

La lecture et synthèse de toutes les informations, le choix des curiosités ou centres d’intérêt à retenir, l’établissement d’un pré circuit chiffré en temps de route et km /miles sont les étapes suivantes qui permettent d’affiner le projet et s’assurer de sa faisabilité. Dans notre cas comme à l’accoutumé, le 1er jet était un peu ambitieux en partant au départ sur l’Est de Chicago qui incorporait la visite d’une partie du Minnesota, de l’Iowa, du Wisconsin, il nous a donc fallu pour respecter la contrainte de durée de 3 semaines supprimer cette partie du programme en ne conservant que les états qu’il nous semblait important de visiter en regard de nos centres d’intérêt et objectif de voyage soit le Michigan, l’Ohio, la partie nord de New York state, de la Pennsylvanie et de l’Indiana. Ce préprogramme a été complété et enrichi par les infos, conseils ou retours d’expérience d’amis voyageurs, la lecture du forum, et des commentaires de mon post sur le sujet. La période du 10 au 30 septembre a été définie en fonction des différents critères : belle arrière saison avec températures idéales pas trop chaud pas trop frais, compatibilité avec durée de nos congés respectifs, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, programme de festivités sur un des week end (rally airstream à Sugarcreek Ohio) Les différentes simulations et contraintes ou exigences (vol direct, prix, aéroport sur le circuit de visite) pour réservation des billets d’avion nous ont fait préférer Chicago comme lieu d’arrivée et départ de ce trip. (Plus économique et sans escale en comparaison de Detroit, Cleveland ou Indianapolis) Résumé données de départ : Destination : Chicago, Michigan, Ohio, New York state, Pennsylvanie, Indiana. Objectif : découverte de la culture automobile et récréative (RV), des curiosités naturelles, des ponts couverts, pays Amish, avec en complément, la culture musicale, les roadsides, diners…. autour et dans les états traversés Durée : 3 semaines, 19 jours sur place Période : 10 au 30 septembre 2016 Contraintes : départ et arrivée à Chicago, présence le dimanche 25 Septembre à Sugarcreek OH pour la journée d’ouverture de l’Airstream rally Contexte : Pour ce sixième voyage après 2 voyages dans l’ouest, 1 sur la Route 66 avec retour par le Tennessee, le Kentucky et l’Indiana, 1 dans l’Est et la Nouvelle Angleterre, 1 dans le grand Deep South (sud profond) et avant le Nord Ouest, la Floride, la Californie du Sud, Hawaï et l’Alaska, cette destination était tout à fait compatible, voir être le choix judicieux pour la poursuite de notre découverte de ce grand pays, de sa géographie, et de sa Culture en général. Le fait que cette destination ne soit pas « touristique » et en dehors des sentiers battus a été une motivation complémentaire. Références, bibliographie : Guides vert Michelin Est ed 2001, Nord Est ed 2016, Routard, le petit Futé
Choix de roues 26 pouces pour cadre Intec M01 English translation pending
by Andre029 · 2016-04-01 · 28 replies
Bonjour a tous Je suis a la recherche d'une paire de roues 26" en frein a disque avec une dynamo. Je cherche des roues solides car je roule assez chargé et je fait 90 kg. Merci pour l'aide que vous pourrez m'apporter. cordialement andré
Transsibérien et Japon (compte-rendu et carnet photo) English translation pending
by Citipati · 2016-02-06 · 72 replies
Bonjour,

Apres quelques mois, je vous propose un petit compte-rendu et quelques photos d'un voyage qui me tenait a coeur : Le transsiberien + un transfert au Japon, effectue en septembre/octobre dernier.

Deja, pour situe, l'itineraire prevu sur 5 semaines (3 semaines en Russie, 2 semaines au Japon) :



Paris > Moscou > Kazan > Ekaterinbourg (passage rapide) > Tomsk > Irkutsk > Ulan-Ude > Vladivostok > Tokyo > Kyoto > Kagoshima > Nagasaki > Osaka > Kumano > Tokyo > Paris.

Pour les vols :

- Paris-Riga-Moscou : Air Baltic - Vladivostok - Tokyo : Siberia Airlines - Tokyo - Abu Dhabi - Paris : Etihad

Pour les trains :

RUSSIE

- Moscou-Kazan : SV (№ 002Й«Премиум») - Kazan-Ekaterinbourg : SV (№ 060У«Тюмень») - Ekaterinbourg-Tomsk : SV (№ 038Н«Томич») - Tomsk-Irkutsk : Kupe (№ 391Н) - Irkutsk-Ulan Ude : Kupe (№ 322И «Баргузин») - Ulan Ude-Vladivostock : SV (№ 002М «Россия»)

JAPON

- Tokyo - Kyoto (shinkansen) - Kyoto - Kagoshima (transfert a Shin-Osaka puis shinkansen jusqu'a Kagoshima) - Kagoshima - Nagasaki (shinkansen jusqu'a Shin-Tosu puis tokkyu jusqu'a Nagasaki) - Nagasaki - Osaka (tokkyu jusqu'a Shin-Tosu puis shinkansen jusqu'a Shin-Osaka) - Osaka - Kii-Katsuura (tokkyu au depart de Tennoji direction Wakayama puis toute la cote de la peninsule de Kii) - Kii-Katsuura - Tokyo (tokkyu jusqu'a Nagoya puis shinkansen pour Tokyo)

__

Reservations Hotels :

(Attention, ce n'est pas un voyage mis sous le signe du "luxe" en particulier, mais encore moins de l'economie, on s'est clairement fait plaisir sur certains hotels, et on assume 😉, je detaillerai mes impressions sur les hotels listes ci-dessous dans le dernier message dans lequel je ferai le point niveau budget).

RUSSIE

Moscou > Hilton Leningradskaya***** Kazan > TatarInn*** Ekaterinbourg > Marins Hotel*** Tomsk > Magistrat Hotel**** Irkutsk > Marussian Boutique Hotel*** Listvyanka > Gavan Baikala Guesthouse Ulan-Ude > Baikal Plaza**** Vladivostok > Hotel Primorye ***

JAPON

Tokyo > Toyoko-Inn Kanda/Akihabara (pres de Asakusabashi) ** Kyoto > Heianbo Ryokan Kagoshima > Nakazono Ryokan Nagasaki > Fujiwara Ryokan Osaka > Comfort Hotel Shinsaibashi Yunomine-Onsen > Adumaya Ryokan&Onsen Tokyo > chez un ami

Demain, je vous raconterai donc brevement notre arrivee a Moscou avec quelques photos. A bientot. ;)
La Namibie par les gravels, les pistes de pierre et de sable (octobre-novembre 2015) English translation pending
by Jacomo32 · 2015-11-22 · 276 replies
Bonsoir,

De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (
http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :

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