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Bilan du tsunami pays par pays English translation pending
by Cextra · 2005-01-01 · 3 replies
PHUKET (Thaïlande), 31 déc (AFP) Des centaines de touristes étrangers tués par les tsunamis

Des centaines de touristes étrangers sont morts dans les tsunamis en Asie du Sud et du Sud-Est et des milliers d'autres étaient toujours portés manquants vendredi, cinq jours après la catastrophe qui a frappé dimanche huit pays de la région en pleine saison touristique.

En Thaïlande, 2.230 étrangers ont été tués (sur environ 4.510 morts recensés), a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Selon les autorités, au moins la moitié des morts et des disparusdisparus au total) en Thaïlande sont des touristes étrangers.

Au Sri Lanka, 100 touristes étrangers sont morts et 60 autres sont portés disparus, selon le directeur général du tourisme, Kalai Selvam.

Voici la liste des pays situés hors de la région sinistrée et dont les autorités ont fourni un bilan de leurs ressortissants touchés par la catastrophe:

= EUROPE =

ALLEMAGNE: 34 morts identifiés (27 en Thaïlande, sept au Sri Lanka), "nettement plus d'un millier de disparus", selon le ministère allemand des affaires étrangères.

AUTRICHE: 20 morts, selon Europe Assistance Autriche. Le ministère des affaires étrangères n'a confirmé officiellement que cinq décès, mais le ministre, Ursula Plassnik, a déclaré que l'Autriche redoutait d'avoir perdu 130 ressortissants. Le ministère n'a pas encore réussi à entrer en contact avec 782 autres Autrichiens.

BELGIQUE: 6 décès confirmés, 215 disparus.

CHYPRE: Les 20 Chypriotes dont les autorités étaient sans nouvelles sont tous sains et saufs, selon le ministère chypriote des affaires étrangères.

CROATIE: La fille d'un couple croato-néerlandais est décédée en Thaïlande. La Croatie est sans nouvelles de deux touristes croates.

DANEMARK: 7 morts (dont 6 en Thaïlande), 490 manquants (dont 443 en Thaïlande).

ESPAGNE: 11 disparus.

ESTONIE: 14 disparus.

FRANCE: Au moins 122 morts, dont 23 victimes confirmées et 99 disparus identifiés qui, "sauf miracle", sont morts, selon le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères Renaud Muselier. Il y a aussi "plusieurs centaines de familles dont nous sommes sans nouvelles", a déclaré M. Muselier.

FINLANDE: 4 morts (3 en Thaïlande, 1 au Sri Lanka). 263 Finlandais manquants.

GRANDE-BRETAGNE: au moins 29 morts (23 en Thaïlande, trois au Sri Lanka, trois aux Maldives, officiel). Le nombre des Britanniques portés disparus après les tsunamis "pourrait atteindre des centaines" (ambassadeur du Royaume-Uni à Bangkok).

GRECE: 10 disparus.

HONGRIE: 2 Hongrois blessés à Phuket (Thaïlande), dont un grièvement.

ITALIE: 14 morts, près de 700 personnes portées disparues (officiel).

LETTONIE: on est sans nouvelles de 23 personnes.

LITUANIE: pas de nouvelles de 18 personnes.

NORVEGE: 21 morts, 462 manquants et environ 980 personnes susceptibles de s'être trouvées en Asie du Sud ou du Sud-Est au moment de la catastrophe. Evoquant les disparus, le Premier ministre norvégien Kjell Magne Bondevik a prévenu qu'"il faut se préparer à l'idée que beaucoup d'entre eux sont morts".

PAYS-BAS: 10 morts.

POLOGNE: Cinq Polonais "probablement morts", 63 "portés disparus ou recherchés", selon le ministère des Affaires étrangères.

PORTUGAL: 8 disparus, pas de nouvelles de 22 autres personnes.

REPUBLIQUE TCHEQUE: un mort, neuf disparus en Thaïlande.

RUSSIE: Deux morts en Thaïlande. Moscou est sans nouvelles de 80 Russes qui se trouvaient en Thaïlande.

SUISSE: au moins 12 morts (9 en Thaïlande, 2 au Sri Lanka, un en Inde). Berne est sans nouvelles de 850 personnes, dont 380 en Thaïlande.

SUEDE: 60 morts, 3.500 personnes manquantes (officiel). Le Premier ministre Goeran Persson a estimé jeudi que le nombre de victimes suédoises pourrait se chiffrer par centaines, voire dépasser le millier.

TURQUIE: Une personne probablement morte, 55 personnes recherchées, selon le ministre des affaires étrangères Abdullah Gul.

= ASIE-OCEANIE =

AUSTRALIE: 10 morts (7 en Thaïlande, 3 au Sri Lanka), 41 disparus et 1.250 Australiens dont on est sans nouvelles.

CHINE: au moins dix blessés originaires de Chine continentale en Thaïlande.

COREE DU SUD: trois morts en Thaïlande, 12 disparus.

HONG KONG: un citoyen de Hong Kong mort à Phuket, près de 400 dont on est sans nouvelles.

JAPON: au moins 15 morts (8 au Sri Lanka, 7 en Thaïlande), 21 disparus.

NOUVELLE-ZELANDE: un mort en Thaïlande. On est sans nouvelles de quelque 720 Néo-Zélandais.

PHILIPPINES: trois Philippins tués, 20 disparus en Asie du Sud.

SINGAPOUR: 7 morts (dont 5 à Phuket), 18 autres portés disparus, 227 autres recherchés.

TAIWAN: deux morts, une disparue.

= AMERIQUES =

BRESIL: 2 morts en Thaïlande.

CANADA: 4 morts (trois en Thaïlande, un au Sri Lanka), 17 blessés hospitalisés, 13 disparus, 74 manquants.

CHILI: pas de nouvelles d'une Chilienne qui se trouvait en Thaïlande.

COLOMBIE: un mort en Thaïlande.

ETATS-UNIS: 14 morts (7 au Sri Lanka, 7 en Thaïlande), au moins 150 grièvement blessés en Thaïlande, le nombre des disparus reste impossible à chiffrer, selon l'ambassade des Etats-Unis à Bangkok.

MEXIQUE: 4 disparus en Thaïlande.

= AFRIQUE =

AFRIQUE DU SUD: au moins 4 morts, 12 disparus (10 en Thaïlande, deux en Birmanie).

= PROCHE-ORIENT =

ISRAEL: un mort et 30 portés manquants dans le sud de la Thaïlande

Pseudo Mot de passe je m'abonne l'opinion du jour En Asie, ne pas confondre l'aide et la charité dossiers d'actualité L’affaire Ioukos La guerre en Tchétchénie n° 738-739 - 23 déc. tous les dossiers les archives les fiches pays les dessins Imprimer dernières dépêches AFP NEW DELHI 01/01/2005-11:31 En dépit de la catastrophe, solidarité et espoir en Inde pour le Nouvel An PARIS 01/01/2005-11:27 Séisme: l'aide s'amplifie, difficultés pour l'acheminement en Indonésie ANKARA 01/01/2005-09:58 La Turquie s'est débarrassée d'une monnaie aux zéros encombrants HASBAYA (Liban) 01/01/2005-09:55 Les herbes des montagnes enneigées du Liban au secours des malades du cancer BANDA ACEH (Indonésie) 01/01/2005-09:52 Gros obstacles pour répartir l'aide en Indonésie BANGKOK 01/01/2005-09:51 Les Français, touristes et résidents en Thaïlande, "dans les larmes" PHUKET (Thaïlande) 01/01/2005-09:47 Les coraux de Thaïlande endommagés, mais pas détruits PHUKET (Thaïlande) 01/01/2005-09:46 La fastidieuse collecte de l'ADN des victimes en Thaïlande a commencé BANDA ACEH (Indonésie) 01/01/2005-09:35 Sur un tas de vêtements, Andian pleure et demande "de l'aide" CRAWFORD (Etats-Unis) 01/01/2005-09:08 Pour Bush, les raz-de-marée soulèvent la question délicate de l'aide autres dépêches
L'Ouest américain en avril English translation pending
by Sarven1980 · 2004-12-26 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je suis nouvel inscrit sur ce orum, & j'ai besoin de conseils sur mon premier voyage aus Usa, & tout particulièrement dans l'Ouest.

Tout d'abord, je précise que je ne vais pouvoir y rester que 8 jours, je sais que c'est très court, mais je ne pourrais pas ya rester + longtemps ...

Je compte faire San Francisco - Las Vegas - Los Angeles.

Pour les liaisons internes, je compte utiliser l'avion & louer une voiture uniquement à L.A.

Pour infos, je compte rester 2 nuits à SF, 2 nuits à LasVegas & 4 nuits à LA.

J'aurais besoin de conseils sur les quartiers ou l'on doit choisir son hotel à SF & à LA. Sahant que l'on est 4 adultes & 1 enfant de 16 ans. Pensez-vous qu'il est possible de loger dans une seule chambre, ou devra-t-on en louer 2 ? Si vous également des hotels à me conseiller, n'hesitez pas !

Si vous avez d'autres infos à me donner sur ce qu'il ne faut pas rater par exemple, je suis preneur ...

Je vous remercie d'avance pour votre aide !
Mygales en République Dominicaine English translation pending
by Villers14 · 2004-12-15 · 98 replies
Salut à tous,

Je viens d'apprendre avec STUPEUR sur un autre site, que c'était courant de rencontrer des migales en RD. 😕 un français qui résidait là bas...

Quelqu'un peut-il m'en dire un peu plus ????? j'ai en HORREUR ces bestioles, même devant un faucheux je détale, alors imaginez devant une migale........

dans l'espoir que les connaisseurs vont me rassurer..... 🤪
Tour des Annapurnas ou camp de base de l'Everest? English translation pending
by JimLiz · 2004-12-03 · 22 replies
Bonour, étant donné le nombre restreint de jours dont je dispose pour mon voyage (23 jours) et que je dois soustraire 4 jours juste pour le transport aller-retour Montréal-Katmandou, je commence à me demander si je vais avoir le temps de faire le tour des Annapurnas. Est-il possible ou raisonnable de faire le tour des Annapurnas en 16-17 jours? Je commence à me demander si je ne serais pas mieux de faire le camp de base de l'Everest d'autant plus que l'agence Aux portes de l'aventure offre un forfait intéressant incluant le vol aller-retour Katmandou-Lukla, guide, porteurs, lodges, repas. Y en a-t-il parmi vous qui ont fait ce trek? Y en a-t-il qui ont fait les deux? Que me conseillez-vous? Merci à l'avance! Jim
Partir ou rester? English translation pending
by Missmary · 2004-12-01 · 8 replies
Bonjour à Tous,

😛

Je viens demander un peu d'aide auprès de vous!! Ma question partir ou rester??

situation :Je suis actuellement, comme on dit, "une jeune diplomée" en communication. J'ai fait mes études sur paris. Mais voilà...j'ai travaillé sur annecy l'été, en mission pour une boite de sport (cela fait 3ans que je fais ca...) mais cet été j'ai rencontré quelqu'un et cela fait 4 mois que nous sommes ensemble. Il est québecois, et cela fait 3ans et demi qu'il habite à Annecy. Et bien sur...car mes histoires ne sont jamais simples...et tant mieux quelques part...il s'installe à Montréal pour monter sa boite. Avant de le rencontrer j'avais décidé de partir dans un an à Montréal (j'ai de la famille là bas aussi) ou étranger pour travailler (1 an pour pouvoir mettre de l'argent de côté). Mais voilà le fait d'être avec lui me donne envie de me lancer maintenant.Aujourd'hui je me suis installé provisoirement sur Annecy et je cherche un job 😐 soit missions ou autres! Lui, fait des allez retour entre montréal et annecy (perso et professionnel car client en france)....c simple !

Mes craintes : Partir, ok ! mais j'ai peur de ne pas trouver un job qui me corresponde la bas ou que cela mette du tps. Je travaille dans la com et l'événementiel. Y'a t'il des opportunités là bas intéressantes ? Je suis consciente que je pourrai commencer par un p'tit job (en espérant que l'on trouve rapidement...) mais j'aime ce que je fais et j'ai envie de trouver une job passionnant.Vaut il mieux regarder déjà les opportunités d'ici (envoyer des lettres...) et voir. Ou dois je faire le grand saut et on verra là bas???tout en sachant que j'ai un budget relativement bas.....je pars pour les fetes à montréal...!!!!!???

si quelqu'un peu m'informer sur les opportunités???ou si vous avee vécu des histoires semblables...ca m'interrese aussi!

bye bye.becs de france🙂
Pétra la magnifique... (Jordanie) English translation pending
by Parvat · 2004-11-22 · 13 replies
En attendant de reprendre la route, v'là une p'tite histoire de voyage... Bonne lecture 🙂

"Cela fait plusieurs longues années que je rêve de venir en Jordanie, et de voir le site, magnifique à ce qu’il paraît, de Petra la Rose...

Maintenant, ca y est, je suis en route ! Heureuse comme tout... Nous de rivière dont on dit qu’il est le seul moyen d’accès pour accéder au site de « Petra la Rose », ex capitale de la Nabatéenne. Entre les hautes falaises, de chaque côté du petit chemin, aux mille couleurs folles, nous hallucinons.. Je suis d’une humeur extraordinaire... A chaque tournant je me dis...Est ce maintenant que je vais tomber sur « le Trésor » ? Le temple le plus photographié de Petra? Mon p’tit appareil photo en main, prêt pour la carte postale que l’on voit dans les kiosques, je continue à marcher, dépasse de temps à autre un groupe de touristes pour une photo sans eux dessus. Je marche assez vite, tellement impatiente de voir ce Temple, remettant à demain ou après une visite plus méticuleuse du Siq... Le voilà! Ah, non, pas encore... Le Siq fait quand même un kilomètre trois cent de long... On hallucine toujours devant les formes et les couleurs de la roche... Enfin le voilà cette fois... Il est encore tôt, le soleil éclaire de ses tendres et déjà chaud rayons le « Kasneh » ou « Trésor » le magnifique... Nous y rentrons mais il n'y a qu'une pièce, avec de splendides encadrements de portes taillés dans la falaise, tout comme le temple en lui même et tous les autres qui suivront... Nous ne sommes pas les seuls Indianas Jones, mais on s’en fou. On a réussi des photos sans personnes, avec la belle lumière de ce début de matinée, on est heureux!!!

On grimpe sur les rochers, se retrouvons seuls à mi hauteur devant le Kasneh, je rêve, je délire, flashe, hallucine, profite du moment présent, admire tous les détails du temple, de la roche... Le ciel est d’un bleu pétant, mais à l’ombre il fait un peu frisquet, mon gros pull est juste assez gros pour me protéger du froid. Mais je m’en fou du froid, c’est tellement beau ici... Au bout d’une heure ou plus, on décide de continuer la visite de Petra. Je reste sans voix... C’est gigantesque... On grimpe les rochers, la roche est de sable et accroche bien aux chaussures, je sens les muscles de mes jambes travailler, j’m’arrête, regarde une ligne jaune dans le rose de la pierre, une autre bleue, la vue est indescriptible, je suis désolée.... Les tombeaux des Nobles et celui à étage en face, le théâtre en dessous, l’église byzantine d’un côté, la forteresse de l’autre...

J’ouvre notre p’tit paquet pic nique, le p’tit dèj’ de ce matin, et je vois un joli poupouss tigré roux et blanc courir dans notre direction... Il se frotte à moi, grimpe sur mes genoux et essaye d’attraper un bout de mon sandwich! Oui mais oh... Je ne peux pas résister, je lui donne un p’tit bout... Bien mal m’en prend! Je n’ai eu droit qu’au trois quart de mon sandwich! Mon homme aussi! Et il miaule encore comme s’il mourait de faim! On continue la balade, (il nous suit) et tant pis pour mes muscles douloureux, j’adore halluciner devant les millions de grottes dans la falaise multicolore, les dizaines et dizaines de temples sculptés dans la pierre... Un âne monté par un vieux bédouin, son foulard à carreaux typique rouge sur la tête, nous dépasse en trottinant... On échange un « Massah el kher » (bonjour) souriant, et j’aperçois une cafétéria dans la vallée, un délicieux p’tit café à la cardamome nous ferait bien plaisir... .../... Il n’y a pas beaucoup de monde, quelle chance...

Aujourd’hui on décide de monter au haut lieu des sacrifices... je regarde la colline, et j’imagine que le paysage vu d’en haut doit être superbe... On commence par emprunter les escaliers, on croise souvent des bédouins sur leurs ânes, cherchant après des touristes pour leurs faire faire un tour sur cet animal.. Mais, non merci... Même si nos muscles souffrent, on aime prendre notre temps.. Mais qu’est ce que c’est haut... Le petit chemin qui serpente entre les flans des deux collines n’en fini pas... Des jordaniens nous dépassent à toute allure... Nous on s’arrête... Regardons les dessins colorés que les oxydes de minerais forment dans la roche sableuse, les couleurs sont souvent hallucinantes... Parfois, le sentier est vraiment minuscule, ou bien disparaît sur des rochers... Je ne vois pas la fin... Cela fait bien 20 minutes qu’on grimpe, et mon cœur s’essouffle, je m’arrête souvent, n’étant pas trop habitué à la grimpette... C’est fou comme la végétation sort de la pierre comme de nulle part dans ce désert rocheux... La vallée devait sans doute être fertile à la grande époque de la Nabatéenne...

On arrive enfin sur un plateau, où une tente bédouine abrite une espèce de cafétéria, on ne résiste pas, et nous attablons devant un spectacle fabuleux...

Plein de collines partout, habitées de temps à autre par de petits villages, un temple au sommet de l’une d’elle, très loin, très haut... Mais comment ont ils fait pour construire un temple au sommet d’une haute colline rocailleuse??? Le bédouin arrive pour la commande « Etneen ahwa mazpoud minfedlek » « Machi » (deux cafés sucrés svp, ok) ... /...

Nous sommes restés 4 jours complets dans cet endroit inoubliable, et pour le retour, nous avons partagé un taxi avec un couple d’australiens jusqu’au port d’Aquaba, et repris le bateau rapide pour Nuweiba, et de là, un bus pour Sharm El Sheikh, ou nous avons terminé nos vacances par un séjour plongée."

Petra la Magnifique... A voir au moins une fois dans sa vie...

P.S: euh, les photos sont un peu plic ploc, mais clik ici:
http://fr.pg.photos.yahoo.com/ph/parvatititi/album?.dir=798a&.src=ph&store=&prodid=&.done=http%3a//fr.pg.photos.yahoo.com/ph/parvatititi/my_photos
Deore ou Deore lx? English translation pending
by Tonio64 · 2004-11-22 · 18 replies
je vais m'acheter un vélo pour partir sur 2/3ans a travers le monde, surtout asie et afrique. Le magasin au je veux acheter mon velo me propose 2 modeles:

le premier équipe deore 1300euros

le second équipé deore lx 1500euros.

la difference de prix se justifie t'elle.

le type deore est il suffisant.

merci d'avance.
Nouvelle de Madagascar enfin.... English translation pending
by Marsu · 2004-11-17 · 27 replies
Bonjour bonjour, j avais promis des nouvelles et j'ai tardé en a en donné mais voici un mail envoyé a tous mes amis que je vous joint pour vous dire que meme si on ne traine plus sur le site Ivo et moi on pense encore a vous... Bonne route a tous

Bonjour tous le monde,

Il y a très longtemps qu’on a pas écris ni moi ni Yves, on vous demande pardon, la raison première est que l’ordinateur portable de l’association a rendu l’âme du coup on ne peux plus écrire nos mails (si jamais y’a un d’entre vous qui a un vieux portable au fond d’une malle et qui se sent généreux faites le nous savoir on trouvera le moyen de le faire venir jusqu’ici) et en deuxième lieux on ne viens pas souvent a Morondave et quand on vient la connexion n’est pas toujours tip top quoi….Surtout pour Yves qui a en général à vraiment pas de bol.

Alors voila pour nous c’est l’été qui commence, bientôt (janvier) ce sera la saison des pluies, chaque jour que le bon dieu ouvre la chaleur monte sensiblement le record absolu pour le moment 42°, on s’y habitue tout doucement mais j’avoue que certain jour c’est un peu difficile.

Tout doucement la routine s’installe aussi, voila pourquoi on ne sait pas toujours quoi écrire a nos chères amis qui nous manquent.

Pour ma part ce mois ci c’est le rythme calme avant la tempête de la saison des pluies j’ai trouvé mes marques, le malgache s’intègre tout doucement se mélangeant au mots de népalais que je ne saurai plus parlé bientôt. Trois matins et 4 après midi par semaines ce sont les consultations au dispensaire bobo en tout genre parfois pas très ragoûtant mais on tiens le coup. Le mercredi journée vaccin a laquelle je vais bientôt aussi intégrer un relais santé dans les villages de brousse ou je me rend en vélo ; a pied en voiture ou en pirogue…

Parlant de pirogue hier un village est venue chercher une grosse armoire qu il on posé tant bien que mal sur la pirogue pour l amener a leur école … On ne sait pas si elle est arrivé a bon port mais des qu on aura la photo on vous la fera parvenir.

Parlant de photo si quelque un a encore les photos que nous vous avons fait parvenir dans leur boites mails ce serait sympa de reprendre toutes les adresses ici présentent et les faire suivre parce que certain ne les ont pas reçu….Azafady (pardon en malgache)…

Personnellement tout ça manque un peu d’action pour moi alors je songe a mettre de nouveau projet en place pour être le plus souvent occupé. Je ne sais pas trop encore sur quoi porterons ses projets mais sûrement sur le coté enseignement et prévention.

Yves quand a lui continue la formation de ses élèves en travaillant sur notre futur maison qui n est toujours pas prête parce qu’on a eu un petit problème de termites; du coup notre installation est encore reporté de quelques semaines du a ses locataires indésireux !!!!!Bouuuuuuuuuu

Pour ce qui est de la vie en communauté comme vous vous en doutez ça commence a faire un petit peu des ratés, mais nous sommes tous des êtres intelligent et doucement on répare les pots cassé en prenant le temps de parler entre nous, mais j avoue que personnellement mes amis me manque énormément, parfois avoir quelqu’un a qui parler ça ferait du bien.

Nos week end on organise ça entre travail a l’atelier pour construire nos meubles (superbe expérience) et promenade a moto en amoureux dans le sable…On voulait ce faire une semaine de moto vers Noël mais notre bonheur a été tuer dans l œufs déjà a ce moment la les routes seront impraticable donc impossible a moto bouuuuuuuuu on trouvera bien autre chose.

Quelques petites tranche de vie pèles mêles ; Hier soir vers 23 heures ( s’entend qu on se couche et se lève avec le soleil…) bien endormis malgré Yves qui ronfle dans un coin, notre ami le grillon caché dans les vêtements qui hurle a la mort et notre canard en pleine forme qui couac comme un con j’entend : Chantalie chantalie azafady marary marary village (un malade au village) faut l amener a Andranoumene voir la sorcière, hein quoi ? Je suis dans une brume totale Yves grogne roule sur le coté se remet a ronfler ; je sors des limbes dans une semi conscience ouvre la porte avec mon lambaone ( genre pareo ) a moitié mis correctement sur moi et demande ce que l’enfant a…… malheureusement vous ne pouvez pas voir mais ils font brrrr brrrrr (j essaie de ne pas rire ) je dis donc il fait de la fièvre ils me répondent non non brrrr brrrr… Je vais donc voir l enfant en voulant prendre au passage mon aide soignante qui est partie faire des choses pas catholique dans le bois (elle se fera d ailleurs engueuler par sa mère a cause de ça) et je descend en bas voir l enfant… Minimum 40° de fièvre emmitoufler dans au moins 20 couvertures j ai la frontale sur le front je suis blanche il hurle./…. Je suis retourner au lit après un suppositoire bien posé ou il fallait et ce matin tout le monde m appelle la sorcière…..hihihihih

Des petites tranches de vie comme ça il y en a plein, comme quand les patients viennent me voir parlant tout bas pour me dire qu’ils ont des boutons sur le pénis ou encore que la personnes qui travaille avec Yves lui dit ah non ça va pas non ça va pas (avec l’accent malgache je vous laisse l imaginer) parce qu il ne comprend pas ce que Yves lui raconte….

Parfois on se marre bien une fois je me suis retrouver dans une maison pour soigner un enfant dans l’incompréhension de langage je croyais qu’on me proposais un thé avant mon départ je dis oui malgré la chaleur extrême pour être polie et j attend… Tout le monde me regarde ne sachant pas trop que faire de moi alors tout le monde vaque a ses opérations et tout a coup je me sens bien conne parce que le thé ce n est pas a moi qu on le proposait mais on me demandais seulement si c’étais bon d’en donner au papy malade… oupssss

Voila notre petite vie ressemble a ça…..

On pense bien fort a vous tous, je vous redonne notre adresse pour ceux qui sentent leur doigts fourmiller et qui aurait envie de nous écrire

Centre Tsaravahiny

C/O Chantal Autotte Bouchard et Yves Carrasco

Boite Postale 222

Morondava 619

Madagascar

Bisou de nous deux Chantal et Yves xoxoxxoxoxoxoxoxox (MARSU ET IVO)
La Thaïlande menacée d'une révolte musulmane? English translation pending
by Marseil · 2004-11-15 · 20 replies
Pour info, paru dans le Libé d'aujourd'hui.

Marseil.

La Thaïlande menacée d'une révolte musulmane Les violences dans les provinces du Sud pourraient gagner tout le pays.

Par Solenn HONORINE lundi 15 novembre 2004

Bangkok correspondance

es provinces musulmanes du sud de la Thaïlande avaient déjà connu des violences, mais jamais de cette ampleur. Selon le gouvernement, 340 personnes ont été tuées par des rebelles depuis janvier dans les provinces de Pattani, Yala et Narathiwat. Majoritairement, des policiers, fonctionnaires, maîtres d'école. Si l'on y ajoute les victimes de la répression des forces de l'ordre, le total se monte à 535. «Quand quelque chose comme cela arrive à votre pays, vous vous sentez vraiment mal», soupire Sirichai Wungaeo. Comme ses collègues universitaires, comme les hommes politiques, les militants associatifs, ce professeur de sciences politiques n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce pays de 62 millions d'habitants, à 95 % bouddhiste, a basculé dans cette violence.

Loi martiale. Le 4 janvier, des hommes armés attaquent une caserne, tuent quatre gardes et volent 300 armes. La Thaïlande est sous le choc ; la loi martiale est appliquée dans plusieurs districts du Sud. Elle n'a toujours pas été levée depuis, car l'escalade se poursuit, notamment depuis la manifestation de Tak Bai, qui a fait 87 morts il y a deux semaines. Un nouveau choc : 6 civils sont tués par balles, 3 noyés. 1 290 personnes sont arrêtées, entassées dans six camions en route vers un camp militaire. 78 d'entre elles meurent étouffées. Le gouvernement dépêche une commission d'enquête pour établir les responsabilités, et, côté musulman, les tueries s'accélèrent. On parle de vengeance. Pas un jour sans une nouvelle attaque, de nouveaux morts : une personne âgée victime de la fusillade d'un temple ; trois employés de chemins de fer dont les corps sont déchiquetés par un train ; un vice-chef de village décapité. Plus de 25 en deux semaines, tous bouddhistes. Il ne s'agit plus d'attaques ciblées contre les représentants de l'Etat ; tout le monde est potentiellement visé.

Sur les trois provinces musulmanes, un territoire d'un ancien royaume indépendant, annexé par la Thaïlande en 1902, les différents régimes militaires ont longtemps tenté de balayer la culture des musulmans, d'origine ethnique malaise : imposition de la langue thaïe, interdiction des costumes traditionnels. D'où une crispation identitaire et l'émergence de mouvements séparatistes violents. «Mais, avec la démocratisation du pays, tout devait se résoudre : la Constitution garantissait la parole aux minorités musulmanes. Les idées séparatistes pouvaient être débattues en public. Et soudain : boum !», s'étonne encore Wattana Sugansil, professeur de sociologie à l'université de Pattani. Car, dès les années 80, le mouvement séparatiste s'essoufflait et les organisations historiques, Pulo et BRN, sont considérées comme moribondes.

Si les assassinats sont parfois accompagnés de lettres parlant de «vengeance», cela faisait bien vingt ans que toute revendication claire avait disparu. Les attaques ressemblaient plutôt à des règlements de comptes entre mafieux qu'�� des actions de type guérilla séparatiste. D'où la surprise de constater que, depuis janvier, les attaques sont à nouveau planifiées. Depuis janvier, 185 musulmans sont morts lors de répressions militaires, et nombre d'intellectuels dénoncent cette politique dure comme le principal détonateur des violences. «Vers 2001, lorsque le nombre de fauteurs de troubles a été réduit à quelques petites douzaines, le gouvernement a décidé de taper fort et de les éradiquer», explique Gothom Arya, président du Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement. «Ce fut l'ouverture de la boîte de Pandore», confirme Panitan Wattanayagorn, expert en matière de sécurité à l'université Chulalongkorn. Nombreux sont ceux qui voient là la main d'organisations islamistes de type international ; les écoles coraniques sont montrées du doigt comme des usines à fabriquer des martyrs. «Les assaillants sont en train de changer de stratégie pour passer à un mode d'action plus radical, visant notamment Bangkok ou Phuket», hauts lieux du tourisme pour les Occidentaux, affirme Wattanayagorn. «Les rebelles sont encore logistiquement incapables d'étendre leur rayon d'action, mais ce n'est qu'une question de temps avant que les attaques ne frappent la capitale. Comment pourrait-on rester en dehors de cette violence ?», soutient-il.

Fermeté. Dans une lettre ouverte au gouvernement, 144 intellectuels affirment que c'est uniquement en misant sur le dialogue avec les musulmans que la tension pourrait retomber. «Nous sommes encore globalement dans un conflit entre population et autorité centrale, et non entre bouddhistes et musulmans», considère Gothom Arya. Le pouvoir, lui, compte sur la fermeté envers les «séparatistes» pour rétablir l'ordre. «Ils pensent qu'on a juste une grosse crise de hoquet, résume Wattana Sugansil. Alors qu'en fait, c'est un véritable cancer.»

 
http://www.liberation.fr/page.php?Article=254089

© Libération
Visite de Rio de Janeiro English translation pending
by Thony23 · 2004-11-12 · 66 replies
Salut !!!

je pars au brésil dans à peine 2 mois, j'ai deja prevu beaucoup de choses mais je suis en train de me poser la question de savoir combien de jours je dois rester à Rio pour voir le principal ??? et qu'y a t il de principal justement à voir ??? de plus je vais sans doute passer une nuit blanche à rio pendant le carnaval, savez vous combien peut couter une telle nuit au sambodrome ???

merci de vos reponses

Até logo Anthony
Notre plans pour les Seychelles English translation pending
by Babette · 2004-11-10 · 18 replies
Salut

Ce site est vraiment pratique. J'ai déjà eu plusieurs info et mêmes des photos super par Xavier (merci) mais il n'avait pas séjourné à la même période que nous y allons et n'avait pas expérimenté personnellement les hôtels. Alors si quelqu'un parmi vous est allé aux Seychelles en juin ou est resté à un des hôtels suivants vos commentaires seront grandement appréciés.

Je pars aux Seychelles les deux premières semaines de juin 2005. Rien n'est encore réservé mais voici notre plan :

4 jours sur Mahé au Beachcomber en demie-pension 6 jours sur Praslin à la Vanille en demie-pension 4 jours sur la Digue à L'Océan en demie-pension

But du voyage : repos, isolement, apnée et plongée. On ne veut pas être aux endroits les plus touristiques même si les foules ne semblent pas exister aux Seychelles. Nous louerons une voiture à Mahé et Praslin et probablement un vélo à la Digue. Nous aimons beaucoup marcher. Nous avons prévu faire des excursions sur les îles voisines à partir de Praslin et la Digue. Et prendre un scenic tour en hélicoptère. Nous terminerons notre voyage par un safari de 3 jours au Kenya.

Que pensez-vous de ce plan? Connaissez-vous les hôtels? En avez-vous d'autres à nous proposer? Pour les îles avoisinantes y a-t-il des locaux qui offrent de meilleurs tours que d'autres?

En ce qui concerne les algues, est-ce vrai que Praslin est couverte d'algues à cette période de l'année? Est-ce seulement Grand Anse.

Merci d'avance pour toutes informations.

Isabelle
Guadeloupe (grève des dockers à Pointe à Pitre) English translation pending
by Abeille1 · 2004-11-01 · 23 replies
S'il y a des habitants de la Guadeloupe tel que Parco par exemple, j'aimerais savoir s'ils ont des informations sur la grève actuelle des dockers au port de Pointe-à-Pitre. Croyez-vous que le règlement sera rapide 😕. Merci de vos réponses !
Voyage aux origines du monde... Là où tout a commencé! English translation pending
by Trekkerbeub · 2004-10-14 · 17 replies
Il y a de nombreuses années déjà, je me faufilais au travers de la minuscule lucarne de paix qu’entrouvrait un pays mystérieux et inaccessible. Mystérieux il le restera longtemps encore, inaccessible malheureusement aussi … Je vous compte ici cette formidable épopée au royaume de Gilgamesh et des temps immémoriaux qui ont précédé son règne …

Beub
Saint Laurent en voilier English translation pending
by Gibraltar · 2004-10-05 · 8 replies
Bonsoir à tous,

je recherche des petits ports de peches sympa (site, restos, faunes, flores) accessibles pour un voilier de 11 métres ou tous simplement des mouillages pittoresques entre Mer et Terre sur les rives du Saint Laurent

merci pour votre aide

Gibratar
Découverte de la République Dominicaine English translation pending
by Leti74 · 2004-10-05 · 5 replies
Bonjour,

Nous souhaitons partir en RD fin novembre, début décembre. En cherchant un peu, les formules tout inclus semblent alléchantes mais rester à l'hotel pour le farniente ce n'est pas trop notre truc..Auriez-vous des infos sur les endroits sympas à visiter, les endroits où hôtels à éviter, si sur place il est facile d'organiser des excursions soi-même ou avec des agences locales (sans se ruiner..)..enfin toutes les infos nous serons utiles! De même, les déguats occasionnés par les cyclones sont-ils conséquents?

Merci d'avance
Playa Pesquero English translation pending
by Emmy · 2004-09-23 · 34 replies
Salut à tous,

Je pars pour le Playa Pesquero le 1 octobre, et j'aimerais remercier toutes les personnes qui mon donner des renseigements et des photos sur cette hotel, c'est une foule de donnés qui me seront utile tout au long de mon voyage, ce site est merveilleux et les gens qui y écrivent le sont tout autant .

Les récits de voyages pour plusieurs sont extrêment interressant et enrichissant, c'est bien de nous faire partager ces moments là.

Aussi étant donné que je pars dans la saison des ouragans je me suis mise à jour depuis plusieurs semaines sur l'évolution et la trajectoire de certain de ces monstres qui peuvent gacher un voyage.

l'ouragan Jeanne est en route vers la Floride, Karl le suivant monte vers le nord et la petite dernière Lisa elle aussi tend à aller le rejoindre, comme ça nous aurons l'esprit en paix pour partir dans les Caraibes.

Merci encore pour tous vos commentaires et éloges de chacun de vos voyages.

Emmy (Hélène)
Itinéraire et santé au Madagascar avec enfants English translation pending
by Mlaurence · 2004-09-19 · 10 replies
Retour du costa rica, nous pensons à notre prochain voyage pour l'été prochain, peut être madagascar avec nos 3 enfants qui auront 5 ans 7 ans et 15 ans. Ils sont vaccinés pour tout même rage et nous prendrons le traitement antipalu plus une énorme trousse de médicaments. A part cela vu l'état des routes que nous conseillez vous comme itinéraire avec des petits ?Avion, location avec chauffeur(cela a l'air obligatoire ???)etc...Ma fille peut elle faire du surf et où ?A quel moment faut il acheter ses billets ?Le climat l'été ?Possibilité de louer une maison une semaine à un endroit reposant ? Merci pour tous vos conseils et bon voyage à tous ml
Spitzberg: les guillemots d'Hinlopen English translation pending
by Chris51 · 2004-09-16 · 9 replies
18 juillet 2004. 6 heures du mat' …

On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !

Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …

Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.

Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !

Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.

Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.

Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.

Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !

Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …

Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.

Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !

Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !

Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.

Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …

L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.

Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !

Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux mètres !

C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !

Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».

Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !

Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !

On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.

A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !

Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».

Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.

Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !

A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »

C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !

Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !

La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !

La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.

Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !

A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »

Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)

Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.

Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !

Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »

Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »

Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !

Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !

Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !

Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.

Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !

Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !

Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !

Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !

Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !

Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !

Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !

Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !

Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !

C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »

Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !

Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !

« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).

Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !

Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !

Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !

L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !

Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.

Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.

Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !

Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !

Chris.
Quand prendre un billet d'avion? English translation pending
by Yann · 2004-09-05 · 20 replies
Salut à tous,

Petite question.....Afin de faire souffrir le moins possible le porte monnaie, a quel moment est il préférable de prendre son billet d'avion? Longtemps avant pour des questions de disponibilité et de choix ou peu avant le départ prévu pour bénéficier de promos? Comment faites vous?

Toutes vos expériences sont les bienvenues..

amicalement

yann
25h de vol avec enfant de 2 ans? English translation pending
by Carinee9 · 2004-09-02 · 14 replies
Qui a déjà fait seule avec un enfant de deux ans, 25h de vol?comment ça se passe?
En préparation: tour du Manaslu au Népal English translation pending
by Raymess · 2004-08-30 · 5 replies
Bonjour à tous, en vue d'un voyage au népal pour le tour du Manaslu et une partie du tour des Annapurnas à partir du 14 octobre 2004, je voudrais savoir comment notre groupe peut s'entrainer pour être au mieux..

Merci pour tous vos commentaires..

"Demain, ou dans une prochaine vie, on ne sait jamais ce qui arrivera en premier" (Dicton Sherpa).
Petite question aux femmes qui voyagent seule English translation pending
by Ren · 2004-08-26 · 9 replies
N'ayant jamais vraiment voyagé seule et suite à mes deux derniers voyages en Inde et au Guatémala accompagnée d'une amie, nous avions eu l'opportunité de rencontrer des gens ( locaux et voyageurs confondus ) avec qui nous avions passées d'excellents moments. Quand je me baladais de mon côté en Inde, je sympathisais beaucoup avec les gens ( parmi eux, plus d'hommes que de femmes pour ne pas dire uniquement que des hommes ), qui m'invitaient souvent à déjeuner et me rendre chez eux.

J'ai toujours cogité sur le fait que l'on me disait de ne pas faire confiance aux hommes, étant seule ( quand j'avais besoin de solitude ) à cause de la fameuse réputation de personnes qui recherchaient un visa pour l'Europe, qui pouvaient abuser de la situation ( somnifère dans une boisson ou nourriture ) et je ne sais quoi d'autre 😕. Je ne crois pas qu'il faille négliger tous ces détails mais je me dis seulement que j'ai peut-être raté un formidable moment en refusant à chaque fois de dîner avec des locaux, tant la méfiance était grande et me contentait d'une belle conversation sur le pas d'une porte ou de leur magasin ou au restaurant...

Comment faîtes-vous, vous qui avez voyagé, voyagent et vont voyager seule pour envisager cette situation ? Est-ce que vous suivez votre instinct focalisé dans la magie du voyage et donc de la découverte pour accepter de vous rendre chez un habitant qui vous propose un repas ?

Est-ce que je passe à côté de quelque chose ?

Votre point de vue me rassurerait et me remettrait en question, merci... 🙂
Aller de l'Inde au Népal? English translation pending
by Franç · 2004-08-23 · 18 replies
Salut.

Je suis en vacances un mois de Mi octobre à mi novembre. J’hésite entre 2 destinations : Inde-Népal ou Amérique du sud (je n’ai pas acheté mon billet d’avion).🤪

Au sujet de l’Inde je suis plus inquiète. Il semblerai que ce soit une destination pour « routard expérimenté », ce que je ne suis absolument pas, de plus je voyage toute seule. Autre difficulté mon anglais est presque nul. Arrivée à Delhi je désire aller de suite au Népal (passionnée de montagne, alpinisme…)et m’arrêter en Inde au retour suivant le temps restant et les envies.

Questions :

- Mon projet est-il réalisable ? en 1 mois ?

- Comment relié Delhi au Népal?

- Prendre un train en Inde est-il si difficile lorsqu’on a pas l’habitude du pays et une grande expérience du voyage? Y a-t-il un moyen pour réserver à l'avance… ?

- Au sujet des visas comment faire ? Visa pour l’inde et visa pour le Népal ?

J’ai encore beaucoup de questions en réserve.

Il faut que je me décide rapidement afin d'acheter mon billet d’avion.

Merci pour les réponses 😛

A+

Franç
Mon Paris-Hendaye stoppé au but de 2 jours: récit English translation pending
by Cyclomoulin · 2004-08-16 · 35 replies
Un Paris-Hendaye en solo, 13-14 août 2004, stoppé le deuxième jour- Récit

J’étais sur le depart depuis deux-trois jours. Des courriers à faire, des factures à payer, des bricoles pour le voyage…

Finalement je suis parti vendredi très tard, le soir vers 18-19 heures.

j’étais très decalé dans mes heures de sommeil ces derniers jours, et considerant que s’il me fallait patienter jusqu’au retablissement d’horaires normaux, l’arrêt des orages, ceci cela, bref : je suis parti.

Le tracé de mon parcours fût tout simple, trop simple : j’ai tracé une ligne droite entre Paris-Porte de St Cloud et Hendaye. j’ai voulu faire au plus court.

J’ai ensuite choisi les voies semblant les moins frequentées par les autos quand c’était possible à proximité de cette ligne.

j’ai essayé d’éviter la forêt de Meudon menant à Velizy, pour ceux qui connaisent, à cause de fortes côte incompatibles avec les rapports de vitesse sur mon vélo.

Je n’ai pas les rapports plateaux/pignons qu’il me faudrait pour rouler sans forcer dans ce genre de côtes.

Je suis donc passé par le Pont de Billancourt (Boulogne-Issy les Moulineaux), puis pris une côte relativement modeste pour quelqu’un d’un peu entrainé comme moi, mais ne m’obligeant pas trop forcer sur mes pauvres genoux à cause des lacunes de mon vélo. c’est un des Hics dans ce voyage. vélo pas fait pour ça.

Clamart, Plessis Robinson, Bievres, Igny, Saclay et ça a commencé à me plaire beaucoup car c���est là il me semble que j’ai vu mon premier champs, la campagne, l’espace, la lumière !

moi qui vit dans un environnement hyper urbain, complètement saturé par les voitures, le bruit, dans l’ombre des immeubles.

J’ai suivi une piste cyclable longeant une departementale à vitesse rapide, à moins que ce ne soit une autoroute. C’est décidement tres long de sortir de la grande ville tentaculaire.

Gif sur Yvette (j’espere qu’il prennent leur pied tous les 2 au moins), puis je passe dans la forêt : St Rémy de Chevreuse, - C’est beau ! je comprends maintenant pourquoi tant de cyclistes parisiens vont rouler là-bas. La route est tres belle. Des côtes ‘sympas ‘ aussi.

Les Molières, Limours, encore des bois … apres j’ai un trou, je sais que je suis passé dans Ablis, puis pres de St Arnoult.

Le temps a été parfait pour rouler. Un ciel un peu menaçant mais par conséquent pas de chaleur etouffante, pas trop de vent. j'ai eu droit à un magnifique arc-en-ciel que j’ai pris en photo. Quelques gouttes de pluie, rien de méchant.

Que du bonheur. la belle lumière de la fin du jour sur les paysages : un régal pour les yeux.

j'etais compeletement euphorique dans l’effort .

Vers Ablis/St Arnoult donc il faisait presque nuit. Il devait être dans les 21h30.

Plus que temps de me poser la question ‘ où vais je planter la tente ?’

En réalité tout en roulant j’avais envisagé de camper dans la nature, mais quelque chose me poussait chaque fois à continuer ma route. Probablement mon départ en fin de journée,

mais aussi le fait que je n’avais pas envie de me retrouvé isolé pour ma premiere nuit dehors.

Au bord de la route, dans Ablis, je vois un homme chaussant des pantoufles roses promener un petit chien . Savez-vous s’il y aurait un camping dans le coin svp ? Oui, il y en a un tout pres. vous continuer, à droite. J’aime beaucoup vos pantoufles roses Ce sont celles de ma femme Ah je vois.

J’ai peut-être parcouru 1 km et je suis tombé sur l’entrée d’un petit camping. C’était comme magique. il faisait presque nuit, je n’avais aucune idée d’où j’allais bivouaquer, et d’un coup je me trouve tout étonné devant l’entrée d’un camping !

Ce camping se trouve apparament dasn la localité de St Arnoult (cachet sur la facture).

j'ai monté ma tente - ultralight T2 Decath - avec l’aide du gars du camping, et d’une jeune fille qui nous a gentiment eclairés avec une grosse lampe.

Je suis aller faire un tour histoire de me frotter un peu au groupe d’humains.

Les gens étaient réunis dans un coin-pétanque. J’ai un peu bavardé, puis je suis allé me preparer de délicieuses pâtes complètes dans mon bol/popotte. Degustation sous les étoiles, abrité du froids par une veste de cycliste epaisse, qui venait alourdir pas mal mes bagages mais qui se revelait mainetenant bien indispensable.

J’avais aussi emmené un pull fin au cas où. Le fameux principe du ‘muticouches’ à vélo.

J’ai évoqué mes problèmes de synchro question sommeil. Je me suis donc forcé à dormir.

Le résultat fût un mauvais sommeil de quelques heures seulement dans cette situation tres inhabituelle pour moi en outre. Dormir sous une tente exigüe, moi qui suit legerment claustrophobe.

Les conséquences furent catastrophique pour le lendemain.

Reveil bien avant le lever du jour.

J’allais me faire du thé, mais la boîte d’allumette était fichue, trempée. De l’eau avait dégouliné du sac plastique contenant le bol/gamelle apres la vaisselle du soir.

Je n’ai pas fait de scoutisme dans ma jeunesse moi. Les erreurs du débutant j’imagine.

Pas de pain. Pas envie de manger des sardines à l’huile sans pain à 7 heures du mat.

Tout le monde dort autour de moi. Je vais me laver.

J’aurais du le faire avant de me coucher. Grosse erreur.

C’est mieux avant de se glisser dans le sac de couchage je pense. Dorenavent je me doucherai le soir quitte à eventuellment omettre de le faire le matin, me dis-je.

Ah oui, j’ai oublié le petit sac avec le (demi) savon, la brosse à dent à la maison.

Zut.

Mais tout ceci ne stoppe pas un véritable aventurier, n’est ce pas ?

Je me douche sans savon.

Je me seche avec une sorte de torchon que j’ai pris à la place d’une serviette dans le but d’alleger le paquetage (lu sur le web).

Je jette le truc à la poubelle en me disant que c’était une mauvaise idée. C’est nul, ça sèche pas et ça brûle la peau ce machin. J’acheterai une petite serviette à la premère occasion

je remonte sur mon velo sans trop de mal, mais pas du tout reveillé. En réalité complètement endormi.

Ensuite 10 km contre le vent à une vitesse d'escargot et dans la souffrance.

Manque de sommeil implique pas d'influx nerveux. Les muscles fonctionnent mais l’electronique, les commandes de la machine sont défaillantes. C’est ce qui arrive par exemple quand on fait la nouba et qu’on va travailler le lendemain sans avoir dormi : c’est l’horreur, le moindre geste est penible, le moindre bruit raisonne dans la tête.

Bon, là je suis à Ablis donc. J’ai fait 10 Km en 45 minutes !

la journée commence tres mal pour moi.

C’est samedi matin, y’a pratiquement personnne sur cette jolie place.

je hèle un jeune gars devant la poste. Lui demande s’il accepterait de me vendre un briquet. il me l'offre.

je me fais du thé dans le bol en alu qui me sers à la fois de gamelle et de bol (attention : l’alu pèse moins que l’inox, mais c’est probablement tres nefaste pour notre santé. Je déconseille. La conso d’alu augmenterait considérablement les risques d’Alzheimer à la longue.

en plus il n’est pas tres secure ce bol. la base est etroite et je risque de m’eboullanté en cas de chute. Mauvaise pioche).

Là je constate que vu la température matinale plus que fraîche mon rechaud met beoucoup de temps à chauffer le bol d’eau.

le garçon au briquet m’a dit que tout était fermé ! boulangerie, supermarché …

C’est catastrophique. Moi qui rêve depuis le levé d’acheter du pain et de me taper un enorme sandwich. quand je suis crevé je dévore !

En plus je devrais probablement dévier de ma route sur des km pour trouver un magasin, me dis-je. ReZut.

Je bois goulument un thé tres sucré.

Hummm ! c’est bon. Ça rechauffe, ça reveille.

C’est alors que je prends soudain conscience de quelque chose de tres important :

j’ai roulé avec un cuissard court – plus ma chaude veste de vélo - mais je suis en réalité mort de froid.

je réalise que j’ai froid, que j’ai faim, et que j’ai sommeil ! ! !

La totale.

Incroyable : Je ne m’en étais pas rendu compte jusque là, à cause de mon état d’endormissement.

Alors je retire mon cuissard - en slip au milieu de la place du village ! hihi - et j’enfile mon cuissard long.

Oh là ! ça va mieux. J’étais vraiment transis de froid.

Je ressens intensément un bien être.

Quelques autochtones apparaissent et se dirigent vers le grand supermarché du village que l’on voit depuis la grande place. Le jeune au briquet s’est trompé.

Je suis drôlement content, je vais pouvoir acheter de la nourriture et de l’eau ! super.

Apres avoir avalé un second bol de thé, il est 9 heures 10, le supermarché est ouvert, je m’y rends. Je rentre le vélo dans le magasin et apres un premier regard sevère la responsable fait preuve de comprehension vu l’impressionant volume de bagages sur le vélo. Impossible de tout decharger, attacher le vélo, tout porter dans le magasin. Et pas question de le laisser dehors sans surveillance. Jamais.

En principe je prends toujours la sacoche-avant avec moi (appareil photo, parpiers…) mais là je suis à coté de mes pompes, il faut bien le reconnaître.

j'achète de l'eau, du pain, des abricots, un petit savon de maseille, (vendu par deux. j'en abandonne un sur un banc après), brosse à dent ( dont j'ai coupé la moitié du manche), une boîte de spaghetti bolognese pas terrible par definition à la sauce tomate grasse…(que je devore froid avec du pain plus tard sur la place comme un festin) .

j'achète un petit tube de dentifrice à la pharmacie huste après, et quand la phamacienne charmante me donne un detail sans interêt à propos de du produit – j’ai demandé un tube de petite taille – je lui dit retorque avec un ton sec ‘J’men fiche, j’veux juste me brosser les dents avec !’

Oh là ! qu’est ce qui m’arrive ? J’ajoute immediatement ‘Excusez-moi, je manque de sommeil’

J’ai les nerfs en vrilles, c’est clair.

Finalement je repars.

Au fait : la boussole c'est génial. faut pas oublier la boussole. on navigue super bien à la boussole une fois qu’on connais le cap (environ 220 degré dans mon cas).

je l'avais oubliée l'année derniere en rando en Normandie, ça m’avait joué des tours.

Erreurs de routes, pertes de temps. Avec une boussole c’est parfait. Pas la peine d’en prendre une grosse encombrante… encore que si on n’a pas les dregrés dessus … hmmm, à voir.

samedi j'ai donc vécu UNE DES PIRES JOURNEE DE MON EXISTENCE

mais maintenant je réalise la chance que j’ai eu !

J’expliquerai plus loin.

J’ai souffert d’un impitoyable manque de sommeil, donc, allié au fait que j’ai roulé à travers ce qu’on appelle ….

… la Beauce.

des routes départementales peu frequentées, pratiquement toutes droites, pas trop de pente mais interminables avce un paysage monotone : Des champs immenses, de blé la plupart du temps, et un vent (de face dans mon cas) tout le temps, tout le temps, tout le temps

LE DESERT ! PAS UN ENDROIT OU S’ALLONGER D0 L'OMBRE, PAS UN ARBRE ! RIEN ! et bien sûr le cagnard total dès 10 heures du mat ce samedi 14 août !

de temps en temps on passe dans un petit village, presque desert à cette epoque de l’année apparament.

A un moment donné, éxtenué, je suis entré dans une immense ferme, à pied avec le velo à la main. je pressentait LE chien qui allait m'aggresser, comme d’hab. quoi.

finalement un enorme mollosse m’aboyais dessus appuyé sur la porte grllagée d’une sorte de chenil où il était enfermé heureusement.

à par lui, personne. je voulais demander la permission de m’allonger un moment sur un coin d'herbe ombragé.

je repars sous les aboiements menaçants.

je vois des humains passer dans la cours d’une petite maison. je demande à une dame s’il elle connaitrait un endroit où je pourrais m’allonger un moment à l’ombre car je tombe de fatigue.

elle me dit ‘NON’ avec une voix détruite de fumeuse inveterée.

je lui demande, lui suggere à demi-mot si je ne pourrais pas eventuellement m'allonger dans sa cours. ‘Et vous n’auriez pas un coin d’herbe dans votre cours ?… " quelque chose comme ça:

elle dit NON. ‘je ne reçois personne chez moi !’

elle se dirige vers la porte de la maison et lance à son compagnon, j’imagine, , toujours de sa voix ‘destroy’ (p etre la cousine de Dark Vador jene sais pas) quelque chose comme " he, tu sais quoi : y’a un mec qui veut venir s’allonger chez nous ! "

Misère !

La situation ne s’ameliore pas pour moi on dirait.

Je remonte en selle, dépité, en marmonant sans forces un ‘Mais non madame, je n’ai pas dis ça. Excuser-moi pour le dérangement’

Le calvaire continue, dans cette chaleur étouffante.

je roule, j'en peux plus, mais que faire d'autre sous ce soleil de plomb, au mileu de nulle pars ?

c'est ‘marche où crève’.

je demande à Dieu de m'éviter une crevaison : ce serait le sommet de l'horreur.

Je crois que le cagnard a débuté vers 10 h. c'est à dire 8 heures du matin heures solaire !

En effet en été lheure officilelle se situe 2 heures avant la ‘vraie’ heure solaire.

C’est à dire quele soleil est la verticale à 14 heures et non à midi heure oficielle en fait ).

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé quand j’ai vu un agriculteur travaillant son champs près de la route coté opposé.

je l'ai interpelé en levant peniblement la main, un peu comme quand on lève le doigt à l’école.

c'était un homme jeune et apparament ouvert.

je lui dit mon problème, et lui demande la permission de m’allonger un moment entre son champs et le voisin.

il me dit ‘pas de probleme’, et que le proprio d'à coté à son avis "s'en fiche aussi certainement’.

Le coup de chance si je puis dire c’est qu’il y avait une sorte de chemin de 5-6 metres de large entre ces deux champs. D’un coté du maïs, de l’autreet là … je ne sais pas, moi qui suit de la ville.

A part ce chemin marqué par les passages d’un gros tracteur, rien, aucun endroit où camper.

mais je me repete.

La Beauce quoi !

J’ai laborieusement poussé mon vélo dans le passage jusqu’à atteindre unn certaine distance, afin de m’éloigner un peu de la route.

Et j’ai monter la tente, oui, car que faire d'autre pour m'abriter, essayer de dormir un peu ?

J’y ai mis toutes mes affaires, sacoches, etc, attaché le velo.

je me suis allongé en sous vêtement dans minuscule tente : une vraie fournaise !

Un peu de ce vent qui me ralentissait dans ma progression venait me rafraichir un petiti peu de temps à autre, mais c'était pas terrible.

Voilà. J’'étais en slip, allongé dans une minuscule tente de randonneur, sous le cagnard, avec un air etouffant, au milieu de nulle part et c’etéiat INSUPPORTABLE !

je n'arrivais pas apaiser les pensées qui s'entrechoquaient dans mon esprit, ma nervosité m'enpechait de me reposer, de trouver un appaisement.

C’est comme ça que je fonctionne. Quand je suis privé de sommeil je deviens super nerveux comme ‘pour assurer’.

Je sentais aussi les rayons du soleil sur ma peau, si bien que j’ai pensé mettre ma carte (IGN 1 :100 000) sur moi. Ce que je fit. Mais j’aurais pu faire beaucoup mieux : J’avais une couverture de survie au fond d’une sacoche ! j’y ai pas pensé. Il paraît que c’est tres efficace.

apres un certain temps dans cette situation etrange - peut-être une heure, ou peut-être un

peu moins - apres une espece de mauvais sommeil plein de pensées bizarres, angoissantes, j'ai soudain eu la sensation intense d'etouffer, et le sentiment que j’allais mourrir de suite !!!

je me redresse, je me parle à haute voie pour me rassurer. je me rhabille lentement il est midi. toujours ce soleil qui m'écrase.

toujours ce ciel bleu gigantesques nuages blancs comme du coton, presque tous identiques alignées comme sur du paier peint.

Je regarde au loin et on dirait que ce groupe de nuages bougent les uns par rapport aux autres ! s’éloignent d’une façon biezarre. C’est comme dans certaines effets spéciaux à la télé !

Ma parole j’ai des hallucination ou quoi ?

C’est la fatigue. Quelle galère, j’te jure.

Je ne regarde plus les nuages, ça me fait flipper.

je defais la tente, remet tout le paquetage sur le vélo et repars doucement.

je sens quand même un certain mieux en me remettant à pédaler apres ce repos

alors pendant un temps qui me semble infini je roule face au vent à une vitesse de limace, ne dépassant jamais les 12-15 km/h, le vent me freine toujours.

le cauchemard continue.

dans ma tête je me demande si je ne devrais pas abandonner completement mon voyage jusqu'en Espagne ! avec ces conditions climatiques, ce vélo qui me fait des douleurs au dessus des genoux- oui j’ai oublié d’en parler, j’avais déjà forcé avant de partir, et j’avais déjà des reserves je n’étais pas dutout sur de moi à cause de ces problemes musculaires et tendineux, car j’ai aussi des sequelles de tendinites aux 2 coudes qui m’ont obligé à stopper complement tout sport durant 5 mois. J’ai repris le vélo il y a 1 mois et demi environ.

Le fait qu’il n’y ait pas de rapports de vitesses suffisement connfortables sur ma machine pour les pentes tres raides semble donc décidement redhibitoire.

je suis finalement arrivé au croisement d'une nationale qui me permettrait de remonter vers la ville de Chartres si je le décidais. Qui dit ville, dit gare sncf.

Que faire ? j'hésite.

je suis trop épuisé. je décide de rentrer chez moi, de rallier mon Q.G. !

je suit donc la Nationale 154 et me tape 20 km horriblement penibles là encore j'avais du vent, une progression toujours aussi minable. J’ai dû mêttre au moins une heure et demi je pense.

C’est une nationale que je déconseille aux cyclistes

Je n’en ai croisé aucun d’ailleurs, ni là ni sur les departementale. y’a peu d’inconscients comme moi apparament !

Je ne connaissais pas ‘la Beauce’. c’est chose faite.

La N 154 est trés etroite, de nombreuses voitures qui roulaient à des vitesses de fusées ce week end du 15 août ! sûrement des departs vers la mer. Y’avait même un effet de souffle sur moi et mon velo avec les vehicule de gros gabarit.

Heureusemlent j’ai un truc formidable : un gilet jaune fluo, avec des bandes reflechissantes pour la nuit, dit gilet ‘haute visibilité’

N’en cherchez pas dans le magasins de sport : y’en a pas. Ça se trouve dans le magasins de ‘vêtements professionnels’, environ 15 €, et c’est vachement efficace !

mettez ce gilet et vous verrez de suite la difference sur les routes. La plupart des automobilistes se tiennent naturellement à distance. Ça les interpellent de voir un gars avec ça. Ils se posent pas plus de question, l gardent des distances.

Le vêtement n’est pas vraiment beau, mais je m’en fiche. Ce que je veux c’est resté en vie.

Quand on sent la puissance des voitures lancée à des vitesse delirantes - bien au delà des autorisées - on est forcés d’avoir la frousse. Un choc et la fête est finie pour de bon.

En arrivant sur Chartres il y a avait un ralentissement !

Je suis entré dans un MacDo et moi qui ne mange habituellment que du poulet et ne bois que de l‘eau et du thé - en fait plus par necessisté que par vertu car j’ai des problemes d’estomac - là j’ai devoré une enorme BeukMac (gras + sucre) avec un grand Caca Cola.

Je me sentais comme un nauvragé ayant dérivé pendant des jours sur un radeau perdu au milieu de l’océan et venant d’être miraculeusment hissé sur un navire de passage.

Ensuite j’ai à nouveau commandé la même chose !

ça allait mieux : mon esprit critique était de retour.

J’essayais d’imiter les aboiements grotesques de la responsable du MacDo surses subalternes dociles en lui passant la commande.

(Si vous ne me croyez pas allez y elle y est surement encore).

Elle ne semblait pas comprendre mon message. Alors je terminais pas un " Garde à vous ! "

en regardant ailleurs. Pardon ? " me dit-elle enfin. Rien, je plaisante.

J’imaginais les employés à sa botte, lui hurlant un ‘Chef !Oui Chef !’ au garde à vous, façon meurinzs U.S. !

La réalité depasse tres souvvent la fiction.

Apres m’être grassement restauré je suis repartie sur le boulevard peripherique de Chartres, une ville toute en pente, au sommet de laquelle trône une cathédrale tres ancienne. Ils rouletn comme des ouf là aussi.

J’ai remarqué plein de mobylettes et scooters avec des pots d’chappements trafiqués faisant un tintammare infernal. et aussi des decoletés affolant chez pluesieurs gamines e 14-16 ans (dans 2 quartiers diffrents). Doit y avoir une mode en ce moment là-bas je suppose.

Je decidais finalement de chercher un hebergement et de faire un tour le lendemain.

mais je quittais la ville dès le lendemain matin finalement apres une ballade improvisée autour de la cathedrale le soir même.

Je suis allé à l’auberge de jeunesse de Chartres, toute proche de là où je me trouvait alors.

J’y ai i pris une douche brûlante - oui, en été l’eau est bouillante dans les douches de cet etablissement.

En revanche ils ont un ingenieux système permettant de fermer les portes des chambres et des toilettes automatiquement.

Ça fonctionne tres bien.

La seule chose c’est que quand vous essayez de dormir ….vous entendez les portes claquer sans arrêt jusqu’à une heure tardive : ‘PRRRRRRRR’ !

mais il est possible d’empêcher la porte de claquer si on souhaite menager le voisinage des voyageurs fatigués. Suffit de la retenir… et une fois que la porte est presque close … ‘PRRRRRRRR!’ euh … oui, c’est pratiquement impossible d’empecher le truc. Ça ne sert à rien. Ça claque. Hihi !

Enfin perso je ne me plains pas car j’ai eu la chance d’avoir une chambre avec seulement un voisin de lit. Un jeune homme musulman tres pratiquant. je respecte.

Quand je sus entré dans la chambre il priait assis sur un beau tapis devant la fenêtre.

Comme chacun sait les chambres des ADJ en France sont souvent minuscules avec 3 lits superposés double (6 lits en tout) dans 9m². ça s’appelle une cage à lapin quoi.

En plus on crevait de chaud là-dedans, mais mon colocataire d’un soir ne voulait pas dormir fenêtre ouverte à cause ‘du bruit le matin’.

Malgré mon respect pour le sacré je dois dire qu’il m’a legerement incommodé quand même quand il a refait une prière avant de se coucher – je dormais quand il est rentré – lumiere allumée et malgré qu’il recitait à voie basse. Ça a duré 10 environ minutes.

Ce sont des choses qui arrivent.

(Un ami musulman m’expliqué hier qu’il doivent faire 5 prières quoridienne)

Mais donc avant ça, je suis sorti me ballader aux alentours de la cathédrale apres ma douche, avec dusavon cette fois.

J’ai pris quelques photos.

Je suis rentré à l’ADJ et me suis collé une demi heure devant les idioties habituelles de la télé, le samedi soir, avant d’aller me coucher car je m ‘endormais.

Sur la Une justement un animateur-producteur tres connu introduit en ce moment le concept de la troupe de nanas sexys, concept qui sévitt au quotidien dur les chaines italiennes berlusconienns notamment. Le spectacteur-voyeurs-mâle prends ainsi progressivement la malsaine habitude d’allumer le poste dans le but de se rincer l’œil abondament et libidineusement.

Regardez une chaine italienne du câble, vous comprendrez. C’est pas désagréable d’ailleurs.

Donc je pense que ça ça va marcher en France.

Merci à ces gens qui nous encouragent dans ce qui il y a de meilleur en nous.

Justement la troupe de danceuses-potiches-idiotes-sexy dont je parlais su Tf1 est grimée en meurinzs US et crie en cheour tous les samedis " Chef, oui Chef ! " à cet Ani-Mateur, en réponse à une question pretexte. lui même semble tres libidineux. Dans la version quotidienne de ce ‘jeu’ il met constament les mains sur les candidates !

C’est vrai j’invente rien : regardez par vous même.

Enfin ça rassure de se planter devant la télé apres une journée pareille.

je dois dire que pour ma part j’ai recement fichue mon poste de télé à la poubelle car je suis moi-même un être faible.

Si je me contente de la mettre en quarantaine il y a toujours un bon pretexte qui apparaît pour la remettre en place et la rallumer. Mais j’ai enormement de mal à l’éteindre.

une methode radicale s’imposait en consequence.

Pour en revenir à mon périple, je suis rentré dimanche matin. J’ai limpression d’être parti une semaine !

Pour fini, mes conclusions :

1 - Mon vélo ne me permet pas de réaliser ce voyage sans me faire mal. (Genoux) manque un troisieme plateau plus petit, plus grand pignon. Déjà l’énnée derniere, le dernier jour d’une semaine de vélo en Normandie j’avais une douleur au genoux. Y’a un soucis avec le matos.

2 - Je pense partir la prochaine fois au printemps ou en automne (en septembre ou octobre) pour un voyage au long court pour eviter de crever de chaleur. C’est insupportable.

3- Le sommeil est aussi important que la nourriture, l’eau, la temperature.

Et je ne peux pas faire un voyage pareil si je suis incapable de dormir à des heures ‘normales‘.

4 - J‘ai mal choisi mon itineraire. Pas de bois, pas un arbre sur des km, donc pas d’ombre pour s’abriter le cas echeant.

5 - Partir avec déjà des (petites) douleurs musculaires et/ou articulaires est insensé.

6 - Qu’est ce qu’on peut passer comme temps sur un ordinateur à relater un petit periple qui n’interrdse probablement que soi d’ailleurs.

7 - j’aime pas Arthur.

8 - Au final, etonnement, je réalise que j’ai une grande chance d’avoir vécue cette journée infernale.

J’en ressors avec une super envie de VIVRE, et j’ai beaucoup appris sur moi-même.

Bien sûr je ne dis qu’il faut se faire volontairement du mal à ce point là . Ce serait absurde.

je ne fais pas de la rando pour me détruire au contraire, faut que je m’amuse, même s’ il y a parfois des journées dures, ça reste globalement du bonheur. c’est pourquoi j’ai stoppé mon ‘aventure’. Reportée plus exactement.

‘L’envie’ de Goldman (c'est chanté par ’Jauni à l’idée’)

Qu'on me donne l'obscurité puis la lumière Qu'on me donne la faim la soif puis un festin Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire Que Je retrouve le prix de la vie... enfin !

Qu'on me donne la peine pour que j'aime domir Qu'on me donne le froid pour que j'aime la flamme Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil Et qu'on m'enferme un an pour rêver à... des femmes !

On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi.. qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie... qu'on allume ma vie !

Qu'on me donne la haine pour que j'aime l'Amour La solitude aussi pour que j'aime les gens Pour que j'aime le silence qu'on me fasse des discours Et toucher la misère pour respecter... l'argent !

Pour que j'aime etre sain, vaincre la maladie Qu'on me donne la nuit pour que j'aime le jour Qu'on me donne le jour pour que j'aime la nuit Pour que j'aime aujourd'hui oublier les... "toujours" !

On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi... qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie, qu'on... Rallume ma vie !
Les Philippines, pour changer English translation pending
by Lepiaf · 2004-08-13 · 32 replies
Dimanche 19/10/2003

Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.

Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.

Lundi 20/10 22H

Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.

Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.

Mardi 21/10 le soir

Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.

Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.

Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.

10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.

Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.

Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.

Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.

Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.

Mercredi 22/10, le soir

Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.

Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.

Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).

Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.

Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.

Vendredi 24/10 9h

Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.

Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.

Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.

Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.

De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.

Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.

Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.

Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.

Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.

Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?

A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.

A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.

Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.

Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.

Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.

Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.

Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.

Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.

Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Vélo en Corse English translation pending
by Tyftou · 2004-08-08 · 57 replies
bonjour

j aimerai partir en corse et utiliser le velo comme moyen de locomotion

j entends souvent la corse a velo mais t es folle !!😕 je pensais faire le tour par la cote a raison d environ 20/30 km par jour .

est ce que c est vraiment physique comme periple ou est ce que c est plutot accessible a une fille pas trop trop sportive comme moi ?

ca monte vraiment beaucoup ?

quelqun a t il deja tente l experience ?

merci de vos reponses
Espagne...quelle ville? English translation pending
by Nikky · 2004-08-05 · 24 replies
Nous aimerions visiter l'Espagne à la mi-décembre prochain, pour un séjour d'environ 1 semaine. Nous ne savons pas quelle (s) ville(s) choisir...que me conseillez-vous? Merci d'avance pour vos impressions! 🙂
Remorque vélo pour voyager avec bébé English translation pending
by Meije · 2004-07-26 · 121 replies
Bonjour,

Nous avons un petit garçon de 6 mois et souhaitons voyager avec lui à vélo.

Nous souhaitons avoir des retours d'expérience de parents ayant trimbalé leur enfant comme ça (sur de longs parcours). à partir de quel âge y avez-vous mis votre enfant, et avez-vous prévu un adaptateur pour un bébé qui ne tient pas encore bien assis ? votre remorque comporte-t-elle des amortisseurs, pour diminuer les vibrations ? est-ce mieux que l'ouverture regarde face ou dos à la route (poussières)? remorque tout tissu (légèreté) ou coque plastique (plus sécuritaire ?) ? quelle est la marque/modèle de votre remorque et à quel prix avez-vous déniché votre merveille ? quels inconvénients avez-vous noté : par temps de pluie, par grosses chaleurs... BB s'est-il ennuyé, et combien de temps rouliez-vous par jour ?

Merci beaucoup pour vos réponses.
Séjour en Syrie pendant le ramadan English translation pending
by Micmarie2 · 2004-07-18 · 10 replies
quels sont les avantages et inconvénients d'effectuer une partie d'un séjour touristique (individuel, sac à dos) en Syrie durant le Ramadan qui cette année se situe assez tôt dans l'automne. Voyage prévu tout le mois d'octobre. Merci pour les tuyaux.

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