Search VoyageForum
FR
Acheter un camping-car en Allemagne English translation pending
by Olipen1976 · 2008-06-01 · 7 replies
Bonjour,

J'aimerais trouver des (grands) concessionnaires qui vendent des camping car en Allemagne (comme l'équivalent d'Urbano, Caravaning Hainaut, ... en Belgique) ? Si vous avez des adresses n'hésitez pas ...

Merci d'avance.

Olivier
Cimetières et musées de voitures et d'avions dans le Sud-Ouest américain? English translation pending
by Bluesjake · 2008-06-01 · 38 replies
Bonjour les ami(e)s,

Je n'ai rien trouvé sur ce sujet dans ce forum. C'est pourquoi je lance ce post.

Comme pour beaucoup de gens, pour moi, l'Amérique c'est aussi les voitures de légendes que l'industrie US produisait durant les fifties, sixities et seventies. Qui n'a pas rêvé en voyant ces belles carrosseries ?

Est-ce que vous connaissez des cimetières de voitures aux Etats-Unis, principalement sur la West Coast; mais pourquoi pas ailleurs aussi.

Ou des musées où l'on pourrait admirer ces belles d'une époque révolue.

Idem pour les avions, je sais qu'il y a un énorme et magnifique cimetière d'avions près de Tucson, Arizona. Je compte le visiter cet été. Est-ce qu'il y en a d'autres ?

Merci pour vos réponses et vos liens si vous trouvez quelque chose sur le web.

A + 😎
Mon périple asiatique English translation pending
by Olivier04051 · 2008-05-30 · 0 replies
Bonjour à tous ! Je veux simplement vous présenter mon blog: www.lodysseedolivier.blogspot.com

J'y publies mes photos et aussi mes impressions. Ça rappellera de bons souvenirs à ceux qui ont déjà visité le coin et ça fera rêver les autres...

Olivier
Avis sur le Lapierre cheyenne en cyclo-randonnée English translation pending
by Armand2 · 2008-05-30 · 9 replies
Bonjour Après 16000 kms sur mon vélo VTC diamond, un vélo de 300 €, sans trop de problèmes, pour ma retraite je me suis offert le Lapierre cheyenne. Je viens de terminer le canal de la Garonne, le canal du Midi et la descente du Rhone. Dans l'ensemble je suis un peu déçu par le vélo dont j'avais tant rèvé. De loin, il ne vaut pas trois fois plus cher que mon vieux diamond dont le principal défaut était le bris de rayon (trois fois) dû au poids du bonhomme et des bagages (+/- 110 kgs). Avec le Lapierre j'ai quand même réussi à voilé la roue. plus grave, les pneus michelin transwold ne sont pas de bonne qualité ils s'usent très vite sont très inconfortables et très grave celui de l'arrière commencait à se déchirer ! Le vélociste de Condrieu n'avait qu'un 700x28 super roulant mais même gonflé à 6 kgs c'était le festival des crevaisons (5 fois sur 500 kms). Je regrette amèrement le choix des freins à disques. Bien sur, cela freine un peu plus fort mais à partir de Condrieu j'avais très souvent un "tchip tchip" qui me rendait fou. Au début je pensais que c'était les oiseaux ou les insectes. J'ai tout essayé c'était la projection d'eau avec ma gourde qui marchait le mieux mais au bout de 2 ou 3 kms cela recommencait. Le vélociste de Arles (vélo oxygène), un parfait incompétent, m'a conseillé de mettre un peu de WD40. Résultat : Je n'ai plus de bruit mais plus de frein ! ou sur la fin un véritable barrissement d'éléphant. Mon vélociste m'a dit que grace à cette intervention mes plaquettes étaient foutues. Avec les nouvelles, même après nettoyage, le freinage n'est plus si bon et le barrissement continue. Je dois aussi déploré la qualité "prixunic" des poignées en mousse et très souvent, au changement de plateaux à l'avant, la chaine se bloque ou saute vers l'intérieur. Si je visse la petite vis de réglage la chaine ne saute plus mais la fourche à tendance à frotter sur la chaine. Merci de m'avoir lu. Quelqu'un connait-il un truc quelconque qui empêche les freins à disque de couinner. Si quelqu'un veut profiter de ma toute petite expérience au sujet des balades que je viens de faire qu'il n'hésite pas à me poser des questions. La prochaine sera la Loire de la source à l'embouchure.
Recherche Mohamed Rissa English translation pending
by Salério · 2008-05-30 · 0 replies
Qui a pu rencontrer au Mali, Mohamed Rissa, ancien instituteur, responsable dans le camp de réfugiés de Médecins du monde à Fassala en Mauritanie, me donne des nouvelles. J'aimerais le retrouver pour réaliser notre rêve d'alors! Il comprendra... . Merci à tous.
Argentine-Pérou en trois mois English translation pending
by Este85 · 2008-05-28 · 9 replies
bonjour a tous je voudrait effectuer un "périple" en amérique du sud partir de buenos aires et arrivée à lima, le tout en 3 mois, je suis assez et jeune je n'ai jamais fait de gros voyage mais c'est mon rêve de toujours de faire ce parcours car je suis fan de ce continent et de la civilasation inca . J'aimerais avoir votre avis sur le parcours et les lieux a visiter en priorité ainsi que sur le budget du voyage. MERCI cordialement
Circuit de vingt-cinq jours dans l'Ouest américain sans comprendre la langue! English translation pending
by Brihen · 2008-05-28 · 13 replies
bonjour à tous, Impossible de trouver un circuit organisé par T.0. répondant à notre attente, surtout après avoir découvert les sublimes sites et récits (ouestusa : whouaaa!! - dommm63 - fred XII - vasyvite - mlefevre - grisemote et tant d'autres encore.. je ne peux les citer tous). On a envie de tout voir, mais surtout de bien voir, d'apprécier et de rêver devant ces superbes paysages. Aussi on va essayer de se lancer un défi : 25 jours dans l'ouest USA sans comprendre la langue !

Est-ce faisable et raisonnable ou est-on inconscient ? Sachant que l'on ne voudrait pas transformer ce circuit en galère, mais on a tellement envie de le faire en individuel !! Petite précision : voyage prévu fin mai 2009 (2 couples) niveau d'anglais au ras des pâquerettes cours du soir prévus en septembre et je viens d'investir dans une méthode d'apprentissage (mais ça ne rentre pas trop vite dans ma petite tête - qui n'a pas plus 20 ans depuis longtemps)

J'ai lu sur ce forum que les américains sont super gentils et se mettent en 4 ....mais encore faut-il se comprendre non ?

Merci pour vos conseils,
Transsibérien ou Transmongolien pour voyager seule et avec un budget limité? English translation pending
by Nathaée · 2008-05-27 · 16 replies
Bonjour à toutes et à tous, Les discussions sur le transsibérien et le transmogolien qui parcourent une bonne partie de la planète me font rêver. J'ai tout juste 20 ans, ai quelque expériences du voyage en baroudeuse en sac à dos au Vénézuela, + en juillet je vais partir en Malaisie-Indonésie. Mais avec des amies. Cette fois-ci je prévois de voyager seule, pour un mois. Il est vrai que le fait d'arriver à Vladivostok, en Russie on ne peut plus orientale est grisant, néanmoins passer par la Mongolie pour finir en Chine l'est peut-être encore plus. Autre chose, je partirais avec un budget limité, même si entre temps j'aurais travaillé. Tout ceci n'est que du conditionnel, même si j'en meure d'envie. Est-ce raisonnable ? Quel train me conseillez-vous ? Au niveau de la durée, du prix, de la beauté des paysages, des arrêts effectués ? Le transsibérien ou le Transmongolien ? Un mois +/- ??? Le train se prend de Moscou. Mais peut-il démarrer de Saint Petersbourg ? Vaut-il mieux en Septembre ou Août ? Beaucoup d'autres questions me viennent encore à l'esprit, mais ça ira pour le moment. Grandement merci pour votre aide et votre contribution qui pourra m'être précieuse... Si vous avez d'autres remarques, n'hésitez pas ! Tous les conseils sont bons à prendre !🙂
Itinéraire pour quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Bulma546 · 2008-05-27 · 6 replies
Bonjour

Je suis en train de me renseigner pour un voyage aux USA, dans pas mal de temps, 2010 je pense. J'ai déjà fait l'ouest américain en 12 jours en voyage de jeunes mais là c'est pour faire découvrir à mon ami qui en rêve. Il voudrait voir les grandes villes LA, SF et LV, et aussi le Grand Canyon et un parc national.

Notre formule serait voiture louée + camping, pas soucis d'économie. J'ai regardé les billets d'avions, au hasard pour Janvier 2009 et pour un aller retour Bordeaux/LA ou Bordeaux/SF il y en a pour 700e environ (selon période bien sur) par personne mais avec une escale (16h de trajet au total en comptant l'attente à l'escale à Londres par exemple) ce qui ne me dérange pas si j'économise. Il semble moins cher d'arriver et partir au meme aéroport que d'arriver à LA et repartir de SF ou vice versa. C'est dommage mais quand on a pas trop les moyens :(

Auriez vous des idées d'itinéraires pour un départ LA et une arrivée LA pour 15 jours de voyage ou arrivée SF départ SF ?

Quels sont les périodes les moins cheres pour patir (je parle pour les billets d'avion) Merci
Circuit de deux semaines sur Cambodge-Vietnam-Thaïlande-Laos English translation pending
by Bastos80 · 2008-05-27 · 1 reply
Bonjour a tous!

Je fais appel a votre imagination, vos connaissances en asie du sud-est, pour organiser un petit voyage...

Circonstances : Je bosse a Singapour, et pour mes prochaines vacances (dans moins d'un mois), ma mere va me rejoindre, pour que je lui fasse decouvrir l'asie du sud-est. Elle reve d'Angkor surtout, mais d'autres decouvertes egalement. Je compte donc realiser un petit tour ds la region, avec un avion tous les 3-4 jours pour aller au spot suivant.

Objectif : Decouvrir les merveilles de l'asie du Sud-Est, idealement dans ces 4 pays cites ci-dessus. (Mais pourquoi pas d'autres?) Imperatif : Angkor! sinon ma moman me desherite 😇😛😛😛(blague). Phnom-Penh aussi, sur la route...

Contraintes : Ma douce moman n'a plus 20 ans! donc les backpackers, les bus pourris, hotels miteux, 15km a pied/jour (ca use, ca use), je les garde pour moi la prochaine fois!

Sur deux semaines, ca nous fait disons 4 spots a visiter. J'ai deja Angkor Wat (Siem Reap) et Phnom-Penh...

Quels sont vos idees de spots les plus originaux, jolis, legendaires, si possible pas trop satures de touristes🏴‍☠️, pour faire decouvrir l'Asie du Sud-Est?...

Merci d'avance pour votre aide

je fouille egalement de mon cote et placerai qques idees sur l'avancement de mes recherches...

Bastos
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Financer son billet d'avion pour aller faire du bénévolat à l'étranger? English translation pending
by Maktoub · 2008-05-26 · 6 replies
bonsoir tout le monde....

VOILA tout est dans la question....

Partir cett été dans l humanitaire me tient vraiment à coeur mais le seul frein à ce petit reve ce sont les billets d avion..........

Comment avez vous financé vos billets d avion avec un budget limité?

merci de votre attention!!! Et bonne soiree

LETY
Aller vivre en Nouvelle-Zélande English translation pending
by Secondlife · 2008-05-25 · 3 replies
Bonsoir à toutes et tous, je suis nouveau ici et je cherche à changer ma vie en allant qui sait à l'autre bout du monde pour sortir de ma vie bien établie qui consite à faire comme tout le monde je rêve de partir berger en nouvelle zélande ou des activités de ce style..Si quelqu'un aime mon profil ou ma vision des choses ou posséde des idées n'hésitez pas...
Première croisière en Méditerranée avec Costa English translation pending
by Pantufa · 2008-05-25 · 13 replies
bonjour tout le monde pour moi, c'est la première fois que je viens sur le forum croisieres

mais, je lis se forum depuis un peu plus d'une année alors je vous connais un peu

et pour moi c'est une premiere croisiere en mediterranee avec costa en 2010 ;direz-vous c'est encore loin mais vous tous me

faites réver et comme je suis a la maison, encore pour au mois quinze jours ca maide a passer le temps je m'escuse pour les fautes mais tout ca c'est nouveau pour moi.

alors a bientot pour les questions merci :d !!

et bravo a vous tous pour le forum !!
Camping sauvage en Australie: animaux, insectes et reptiles? English translation pending
by BelgeNoise · 2008-05-22 · 14 replies
question peut etre stupide mais je prévoit faire un voyage en australie en backpack ce qui veut dire dormire en camping sauvage, marche en pleine nature, etc donc, y a t'il un réel risque quand au serpent, areigner, etc ou si les accidents de ce type sont rare, est ce un risque a prendre en compte ??
Taxi Ziguinchor-Vélingara en Casamance (Sénégal) English translation pending
by JM11 · 2008-05-20 · 11 replies
🙁arrivee prevue à ziguinchor courant juin08 peut on trouver depuis la france un taxi pour velingara? si oui comment?merci de nous aider car nous avons un peu peur de nous lancer dans l aventure.le trajet est il possible dans la journee?
Retour de l'hôtel Coco Palm Dhuni (9-17 mai 2008) English translation pending
by Pucesamson · 2008-05-20 · 13 replies
Bonjour à tous !!! comme dit dans le titre : retour du coco palm dhuni par Kuoni ; séjour du 9 au 17 mai ; que dire sinon le rêve !!! Nous étions en chambre deluxe( n°78) en pension complète ; l'hôtel est vraiment exceptionnel, trés calme et effectivement on se croirait seul au monde malgré un fort taux de remplissage, sur cette période seulement 1 orage au cours d'une nuit et une matinée avec quelques pluies sinon :soleil, soleil !!! La plage est superbe et malgré quelques détracteurs : oui il y a effectivement quelques sacs de sable pour retenir la plage...mais en France nous avons des digues faites en cailloux pour retenir la plage !!!! La nourriture trés bonne, l'accueil trés convivial, le personnel discret et trés gentil ; notre seul regret : le peu de personnel parlant un peu le français, si vous"baraguouinez" comme nous juste l'anglais c'est parfois casse tête..mais on y arrive!!! si vous voulez plus de renseignements sur le Coco palm n'hésitez pas !!! En tout cas je le recommande fortement, cela restera pour nous notre coin de paradis en attendant d'autres îles de rêve....
Combien ça coute...avis de retraités en voyage English translation pending
by Laboitadanielle · 2008-05-19 · 34 replies
😠 Au prix du carburant pouvons nous encore prévoir de longs voyages en CC ou en voiture ??? Au mieux 8 euros les cent bornes ! A la retraite, nos rêves ne sont -ils pas entrain de s'éffriter ...? Quel est le budget jour que vous prévoyez ( le moins élevé ) pour continuer à voyager ....?
Avis sur les assurances AXA? English translation pending
by Ametill · 2008-05-18 · 1 reply
L'agence auprès de laquelle j'ai acheté mes billets pour mon tour du monde (Travel Nation) m'a proposé une assurance qui se révèle apparemment gérée par AXA : que pensez-vous de cet organisme de votre assurance de manière générale, quelle est votre expérience ? Par ailleurs, ceux d'entre vous qui sont passés par Travel Nation ont-ils eu recours à cette assurance proposée, et en ont-ils été satisfaits ?
Acheter une moto en Iran English translation pending
by Nhraim · 2008-05-18 · 13 replies
Allo,

Je suis Canadien et je désire fare le tour de l'Iran à moto, mais je n'ai aucune idée comment je pourait réaliser ce rêve car il n'y a aucun moyen pour moi de m'y rendre avec une moto. Livrer ma moto en Turquie et faire le trajet est beaucoup trop couteux.

J'ai pensé à acheter une moto (de marque chinoise - moins cher) en Iran (Téhéran) et de faire le tour de l'Iran et puis la vendre si je peux. Croyez vous que c'est possible?, faudra-t-il surement l'enregistrer et les assurances et et et... SPV qqn, j'ai absolument besoin d'aide.

Mon trajet est Téhéran, Kashan, Abanieh, Asfahan, Marv Dsht, Shiraz, Bushehir, Ahvaz, Shush, Elam, Kermanshah, Sanandaj, Urmia, Tabriz, Téhéran.

Merci beaucoup, Elie
Vivre en Grèce English translation pending
by Ramon111 · 2008-05-18 · 10 replies
je suis du maroc j ai droit de rentrer en turkie et de là je voudrai savoir si il y a moyen de passer à la gréce sans avoir de visa c mon réve
Hôtel Catalonia Moroma à Riviera Maya le 17 mai English translation pending
by Beauté · 2008-05-16 · 4 replies
Bonjour, je voudrais savoir qui part pour demain pour Le catalonia Maroma? Moi je pars avec Nolitours et Air transat, moi et mon chum. J' attend vos réponses j' ai Hate ca fait 12 ans que je reve de partir pour le mexique!!! beauté
Retour de croisière dans les Caraïbes avec le Costa Fortuna (16 au 25 février 2008) English translation pending
by Leratouille · 2008-05-15 · 13 replies
Bonjour à tous, Alors, je vais vous faire un petit résumé de ma croisière au caraïbes en février.Premier jour, nous sommes arriver le samedi après-midi à Miami, puis transfert à l'hotel hyatt regency pour une nuit.Lendemain matin réveil matinal pour aller visiter la ville et ses boutiques à prix très dérisoire. De retour à midi, à l'hôtel, nous attendions notre bus qui nous a ramené au port d'embarquement. Costa FORTUNA.1er jour en mer pour Cozumel très belle journée chaude mais venteuse.2ème jour Cozumel magnifique île typiquement méxicaine, nous avons fait l'excursion en kanoë kayak dans les mangroves et détente sur l'île toute la journée, (Boisson à volontées)3éme jour Grand Caïmans, aller ABSOLUMENT à la plage de 7 milles beach eaux magnifique et plage de sable blanc.4éme jour Jamaïque la plus belle île à mon gout, extrêmement verdoyante et sauvage. Pour cette île prenez l'excursion du tour de l'île et visite des chutes de dunns river falls.5ème jour Grand Turks île de sable pour une détente assurée.6ème jour en mer pour rejoindre Miami mer très agité et averses éparses.7éme jour Miami visite guidée des vieux et nouveaux quartiers et transfert à l'aéroport pour le retour.

Durant cette croisière du 16 au 25 février, nous avons eu toujours un temps superbe (apart le dernier) température de 27 à 31, et la mer été bonne. Le costa Fortuna est sublime!!! Pour d'autre infos sur le bateau ou sur la croisière n'hésiter pas.
Itinéraire pour un voyage de noces en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Marcanais · 2008-05-08 · 12 replies
Bonjour à tous,

Nous nous sommes mariés l'été dernier et partons en Nouvelle Calédonie en Aout 2008 pour notre voyage de noces. C'est un rêve depuis longtemps et je compte donc organiser ce voyage le mieux possible. Nous serons sur place 21 jours. Pour l'instant le programme c'est 2 jours à Nouméa pour se remettre du décalage horaire, puis 3 jours sur une des îles Loyauté (nous hésitons beaucoup entre Lifou et Ouvéa, laquelle est la plus belle? On a vu l'hotel paradis à Ouvéa qui a l'air magnifique, quelqu'un le connait? Est ce que c'est bien pour un voyage de noces?), après les îles on veut se faire le tour de l'île en 5-6 jours (pensez vous qu'il faut réserver les hôtels en avance ou au grès de nos envies ça sera bon?est ce que la route qui relie les garndes villes est bonne?), puis pour finirl'île des pins où on pense rester 2 jours au Méridien (est ce qu'il vaut son prix?) et tout le reste à Nouméa.

C'est sûr que comme on est en voyages de noces, on veut se faire plaisir sur les hôtels (mais pas pour la grande terre, on se fera plutôt local, là), mais par contre on veut pas avoir cher de location de voitures. Pensez vous qu'il faut réserver en avance ou sur place c'est bon pour la voiture? J'ai vu dans une discussion que point rouge c'est pas mal?

Pour finir, quels sont les sites à ne pas manquer ?(mais qui ne sont pas forcément touristique)

Merci à tous pour vos réponses.

Marc et Anais
Aventure au Costa Rica English translation pending
by Steve25 · 2008-05-07 · 4 replies
Bonjour à vous tous. je planifie un séjour d'environ de 2 à 3 mois ( peut-être plus on ne sait jamais...) au costa rica. J'aimerais savoir à quoi m'attendre dans ce qui me semble être une destination de rêve !!. est-il possible de travailler dans le domaine du tourisme meme si je nai aucune expérience dans celui-ci ??. Avez vous des suggestions de région à ne pas manquer ???. Si vous avez des informations utiles pour un long séjour pour maider dans ma préparation, vous seriez bien gentil car on lisant tout les messages inscrits dans ce site, je peux dire qu'il y a des voyageurs aguerris !!!😎

merci à vous tous pour votre aide
Boucle en Argentine/Chili/Bolivie/Pérou English translation pending
by Milooze · 2008-05-06 · 3 replies
Salut à vous,

Je devais partir en Chine cet été mais vu les restrictions de visa je me suis tourné vers l'Amérique du Sud autre destination qui me faisait rêver. Je voudrais savoir si depuis Buenos Aires il était possible de faire une boucle par voie terrestre en montant jusque dans la région de Cuzco par le Chili et en redescendant par la Bolivie et le nord de l'Argentine jusqu'à Buenos Aires. J'arrive le 16 juillet et repart le 3 septembre. Pensez-vous que cela soit réalisable ? merci d'avance pour vos réponses 😉
Premier voyage aux États-Unis, en septembre English translation pending
by Fleur974 · 2008-05-05 · 32 replies
Bonjour,

Eh oui tout est dans le titre!

Je suis nouvelle sur le forum, et je voulais vous faire part de ce que je ressent!

Au mois de septembre, je pense réaliser mon rêve d'aller pour la première fois aux Etats-Unis, en Floride exactement à Walt Disney World!

Je suis très heureuse, cela peut paraitre un peu "too much" pour certain mais cela fais des années que je rêve de ce jour.

Alors je voudrait des témoignages de personnes qui y sont allé pour la première fois et ce qu'ils ont ressenti! Faite moi rever jusqu'au bout!

Merci beaucoup pour vos futurs messages!
Partir en Guadeloupe avec bébé, mais où? English translation pending
by Cicou09 · 2008-05-04 · 22 replies
bonjour,

aprés une année dificile nous avons decidé avec mon conjoint de partir en guadeloupe courant juin avec notre fille qui aura 10 mois mais qu'elle hotel choisir nous souhaitons un hotel d'ou l'on peut faire pas mal de visite pourquoi pas louer une voiture mais aussi avec une belle plage (jamais voyager de notre vie je reve de voir des cocotiers ! lol ) et surtout un hotel qui acceuil les bebes ! (chaise haute au resto lit parapluie pataugeoire halte garderie...) selon vos experiences perso je souhaite faire le pleins d'idée et de conseil merci !!!!!!!!!

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display