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Des girafes aux Philippines? Au nooord, il y avait Coron... English translation pending
by Simplybrice · 2010-09-21 · 8 replies
Ahhh, les Philippines!! Ses montagnes et ses lagons... Ses requins et ses requines...

Voilà déjà plus d'un mois et demi que je suis dans le pays et je n'arrive toujours pas à m'en lasser. Comment pourrait-il de toute façon en être autrement quand la collection de sourires est inépuisables, quand le poisson se déguste dans des feuilles de bananier, quand le coucher de soleil du jour rend grace à celui de la veille? Cela dit maintenant, mes jours sont comptés. En théorie, la durée maximum d'un séjour touristique est de deux mois si on renouvèle son visa à mi-chemin. Pour ma part, je suis tellement loin de ces considérations administratives que je ne m'en suis même pas occupé, espérant qu'à l'heure du grand départ, les officiers des douanes me propose en guise de pot de départ le verre de l'amitié à la place d'une amende à laquelle je devrais avoir droit. Mais une chose à la fois. La question est d'abord de savoir si je peux cloturer cette parenthèse enchantée de manière tonitruante comme chaque jour passé ici.

La veille, la grande majorité de notre groupe de joyeux félés a levé le camp. Ne restent plus, en plus de ma modeste personne, que Mira et Rob', derniers membres actifs de la Holland Connection. Mira est encore là pour deux jours et Rob' pour un peu plus encore. Pour l'instant, on loge toujours au Crystal Lodge dans une chambre de trois qui nous parait ridiculement étroite en comparaison avec la vie de chateau que l'on menait quand l'union d'une demie-douzaine faisait la force. Mais, malgré cela, comme le soleil brille et que l'on passe la grande majorité de nos journées à l'extérieur, ça n'a que peu d'incidence.

D'ailleurs, en terme d'activité, on a pas vraiment décidé de se reposer sur nos lauriers. Depuis que j'ai débarqué sur Palawan puis sur Busuanga, on a beau avoir fait de l'exploration marine, force est de constater que la plupart du temps, nous ne nous sommes pas beaucoup éloignés de la surface. En bon plongeur, il va falloir remédier à cela. Je commence donc par convaincre Mira, la plus réticente. Le discours de motivation passe à ce point, qu'elle entreprend même de complèter le premier diplome du plongeur autonome : l'"open water" de chez PADI. Elle en a pour trois jours et quelques plongées qu'elle appréhende quelque peu. Pour Rob', c'est encore un peu plus facile, il suffit que je lui décrive ce qui se trame ici par une vingtaine de mètres de profondeur pour qu'il adhère au projet branché à l'air comprimé.

C'est que la plongée autour de Busuanga a quelque chose d'unique. Dans un rayon d'une dizaine de kilomètres, on peut admirer et visiter les épaves d'une dizaines de bateaux militaires japonais coulés pendant la seconde guerre mondiale. Et comme si ça ne suffisait pas, la quasi majorité d'entre eux mesure plus de cent mètres de long. Une paille. Dix aiguilles à tricoter dans un bol de foin. Immancable. Ce qu'ils font là? L'histoire mérite d'être racontée. Le haut commandement japonais avait décidé, au plus fort de la guerre du Pacifique contre les américains, de se baser ici en attendant de pouvoir lancer une attaque massive sur la flotte de l'Oncle Théodore. L'endroit est à l'abri des courants, caché du grand large par une multitude d'île qui sont autant de barrières protectrices. Les nippons sont donc installé confortablement et durablement à tel point qu'ils prennent la peine de camoufler leur flotte avec des pans (pants? Pands? pff...) entiers de branchages qu'ils arrachent aux îles environnantes. Durant quelques semaines, les américains qui survolent les environs en prenant des photographies aériennes n'y voient que du bleu, prenant les navires de l'empereur pour des îlots sans intéret. Mais, ça ne dure pas. Il se trouve que les japonais ont comis une erreur. Les bateaux sont solidements ancrés mais là où le bas blesse, c'est qu'ils ne sont ancrés qu'avec une attache par bateau, laissant ceux-ci tournés au gré du courant. Or, lors d'une observation des photos par les opérateurs attitrés, il s'avère que ce qu'ils prenaient pour des îles ne sont pas orientés de la même façon au gré du temps qui passe. Qu'est ce c'est que cette sorcellerie? Des îles qui bougent avec la marée? Bon sang mais c'est bien sur, LES JAPONAIS SONT LA!!!!!! Les portes-avions à la banière étoilée entre alors en action et en quelques heures, ce sont des centaines d'avions qui déversent un flot de bombes ininterrompu sur les bateaux pris au piège, les coulant un à un à quelques dizaines de mètres des côtes. C'est ainsi que maintenant au large de Busuanga se trouve un paradis pour plongeur en quête d'épaves accessibles et titanesques. Des croiseurs, des destroyers, des portes-avions, tout le bestiaire naval et militaire git ici, s'offrant à qui aura d'une part l'expérience, et d'autre part la volonté de mettre la tête sous l'eau. On en est!!

Au centre de plongée, on débarque la fleur au fusil. Théoriquement, pour pouvoir pénétrer dans les entrailles des monstres, il faut être titulaire de l'"advance water", le niveau supérieur que je ne possède pas encore. C'en est trop, il n'est pas encore né celui qui va me priver d'explorer de fond en comble ces trésors historiques. Ni une ni deux, je m'inscrits sur la liste des candidats au brevet. Que demain soit un grand jour, ça ne fait aucun doute.

L'étape obligatoire par le bistrot n'est alors qu'anecdotique.

S'en suivent alors huit plongées en quatre jours. Huit plongées au cours desquelles la visibilité n'est pas exceptionnelle puisque ne dépassant pas la dizaine de mètres, mais tout le reste l'est, exceptionnel. Dès que l'on aperçoit une à une les épaves, c'est le vertige qui nous gagne. Les dimensions de ces choses qui gisent au fond sont tellement impressionnantes que ça donne le tourni. Plus on s'en rapproche, plus ça empire, impossible de savoir où donner de la tête. Puis, par endroit, il y a une brêche résultant d'une explosion ou du choc lorsque l'ogre de d'acier s'est échoué. Pour nous, c'est une aubaine, c'est la porte d'entrée. A l'intérieur, dès lors que l'on pénètre, la luminosité plonge. Tout sens de l'orientation est alors affecté si bien que si l'on perd de vue la lampe torche du guide qui nous précède, il y a de fortes chances qu'on ne retrouve jamais la sortie où qu'elle soit. Le haut, le bas, la gauche, la droite, sont alors des notions toutes relatives. La discipline prévaut. Cette sensation est d'autant plus renforcée quand en de multiples endroits, le faisceau lumineux s'attarde sur des obus qui n'ont pas bougés depuis plus de 65 ans, et qui de ce fait, non pas non plus été désamorcés. Gare à la curiosité, chien méchant, très méchant, à la limite du n'importe quoi!

Au bout du troisième jour, c'est la fin d'un cycle avec Mira qui rentre à Manille rejoindre sa potesse Josha durant quelques jours. Pour fêter son diplome fraichement acquis, l'équipe des plongeurs lui réserve une surprise. C'est l'opération boisson apnéiste. Assise, on l'équipe d'un masque et d'un tuba. Un des membres de l'école prend alors une bouteille de bière et commence à verser son contenu dans le tuba. En une seconde, la pauvre suffoque et se laisse gagner par le mal des profondeurs dans l'hilarité générale. Certes, ce n'est pas très fin comme humour mais passons, moi aussi j'ai ri.

Avec Rob', on s'accorde une ultime journée dans les bas fonds à contempler le corail qui se développe sur les carcasses éparpillées. C'est ensuite mon tour de boire au tuba. Avec plaisir. Si ça peut contribuer à la bonne humeur ambiante... Sur cette dernière gageure, me voilà plongeur certifié émérite au delà de la soixantaine de descente que j'ai déjà derrière moi. Pourvu que ça dure...

D'une dizaine, nous voilà maintenant les deux derniers rescapés du radeau de la mumuse. Tachons de nous en montrer digne. Une journée de pluie plus tard où je deviens peu à peu la mascotte de la GH, le démon de la bougeotte a raison de nous. Profitant du ciel bleu qui nous repasse le bonjour comme pour célébrer l'arrivée de l'été en ce 21 juin, on se lève aux aurores pour une visite pour le moins bizarre. De l'autre côté de l'île de Busuanga, l'ex-président-dictateur Marcos s'est offert une petite folie. Une autre île de quelques hectares dont il s'est dit que ce serait le cadre parfait pour y créer son propre zoo à ciel ouvert. Profitant de tous ses amis africains un peu douteux, l'homme s'est fait livré des gazelles, des zèbres, des girafes pour assouvir sa soif de n'importe quoi. A priori, c'est l'Afrique sans l'Afrique, la savane sans le Kilimandjaro. Pour aller voir ça, il faut encore traverser Busuanga et quoi de mieux qu'une étape motocycliste pour parvenir à nos fins? Rien.

A 8h du matin, on est donc d'attaque faisant le planton en attendant l'ouverture du loueur. A 8h30, la route défile à grande vitesse. C'est qu'il faut qu'on en profite, le secteur goudronné sur la centaine de kilomètres qu'il va nous falloir parcourir ne couvre qu'une infime portion. A 8h45, c'est sur la terre qu'il faut déjà éviter le ornières. Ce qui aurait pu être un problème quelques mois plus tôt ne l'est maintenant plus. L'expérience du Laos et du Vietnam faisant de moi un conducteur expérimenté, c'est avec délectation que les difficultés s'appréhendent. Et s'il faut traverser le lit des rivières, c'est encore mieux! Au cours de la traversée, les paysages s'enchainent. En cinq minutes, on peut passer d'une plaine fertile où les cowboys à cheval guident les vaches vers les patures à une foret dense et luxuriante. En tout, il nous faut pas moins de quatre heures pour atteindre la côte ouest. Le chrono tourne, il n'est pas prévu qu'on fasse le chemin du retour à la nuit tombée. Laissant là nos motos, on fait alors le tour des maisons pour s'enquérir de la présence opportune d'un possesseur de bateau capable de nous faire traverser l'étroit détroit qui nous sépare des girafes. On est alors guidé vers une maison où un petit vieux sans dents est ravi de nous trouver, se chargeant de nous convoyer sans remous. En dix minutes, nous y sommes. Pour l'instant en bas d'un chemin mais comme le dit le préposé à un guichet de fortune :

- Dès la colline franchie, vous ne serez pas déçu!

Il a raison l'animal... Le chemin nous ammène jusqu'à une grande maison sans mur où on est sommé d'attendre notre guide. Pendant la courte attente, on profite de la vue que l'on a sur tout le parc en s'émerveillant des zèbres qui jouent à chat. Pour l'instant loins de nous, bientôt plus proche. Le guide arrive et les présentations faites, on marche à travers la plaine. Partout autour, des zèbres par dizaines. Incroyable!! Qui plus est, habitués à la présence de l'homme depuis toujours, ceux-là ne sont en aucun cas farouches et s'accomodent de notre présence sans peine. C'est d'autant plus surprenant qu'en présence des petits, c'est le même refrain. On peut déambuler quasi librement dans ce non sens sans qu'aucun animal ne s'en émeuve. Et quand ce ne sont pas les zèbres, ce sont les biches, et quand ce ne sont pas les biches, ce sont des petits oursons arboricole, et ainsi de suite jusqu'au clou du spectacle : les girafes. L'emploi de superlatifs est alors inutile. Ces animaux semblent être à tel point sortis d'un livre des rêves que tout commentaire est vain pour décrire ce que l'on ressent à leur contact. C'est que pour une raison dont je ne me souviens plus, les girafes sont provisoirement dans un enclos potentiellement grand comme le zoo de Vincennes à lui tout seul! C'est tellement bien agencé qu'en aucune manière je ne peux être désolé pour ces chevaux tomb��s dans la potion magique. Ils ont droit à un traitement quatre étoiles et ils le méritent bien!!

Nageant dans un bonheur de tous les instants, il se trouve que nous aussi bénéficions d'un traitement quatre étoiles. Le hasard faisant bien les choses, nous sommes là exactement au moment où les girafes se font apporter leur encas de l'après-midi. Avec Rob', on saute alors sur l'occasion pour nous aussi attrapper de longues branches feuillues et nourrir les phénomènes. Inimaginable! Prenez une branche. Mettez ma main à une extrémité pendant qu'à l'autre extrémité s'excite le plus grand animal de la planète se délectant avec une grande précision d'une feuille après l'autre. Gigantesque!!!! WHAOUUUUUU!!!!!!! Impossible de se lasser d'un tel spectacle!!

C'est donc une autre raison qui nous impose de repartir. Coron City est dans le sens du retour aussi à quatre heures de lutte contre les glissades, sorties de route, téléscopages avec une chèvre. Comme chaque fois que je suis sur un deux roues, l'appel de la nature a beau résonné à travers mon cerveau, il reste une parcelle qui supplie de ne pas encore conduire quand la nuit est tombée. La DDE locale n'étant pas exactement au taquet, si tu respectes la devise "Sécurité avant tout", tu roules de jour. Ca me permet aussi, en outre, de récupérer le passeport que j'ai laissé comme caution, ça peut s'avérer utile... Loin d'être en avance, ne laissant derrière nous que des nuages de poussière, on parvient à rentrer dans les délais fixés. Le loueur est ravi, Félicie aussi.

La boucle est maintenant bouclée. Busuanga Island n'a plus de secrets pour moi, mais de là à dire que je la connais comme ma poche, c'est un pas que je me garderais bien de faire. Gardons cela pour ma prochaine visite.

Le lendemain, toujours avec Rob, on décolle vers Manille l'odorante. Mira et Josha sont toujours sur place, agréable compagnie pour une dernière soirée sans histoire.

Le 23 juin, nouvelle journée, nouvel avion. A la douane, je présente mon passeport qui certifie que ma date d'entrée dans le pays remonte à près de huit semaines au lieu du mois autorisé. Qu'à celà ne tienne, démontrant une dernière fois leur hospitalité légendaire, je m'acquitte d'un forfait journalier supplémentaire minime.

A l'heure du décollage, j'ai le coeur serré. J'ai toujours estimé que cette période philippine était synonyme de vacances. Or, le plus dur commence. Dans quelques heures, j'atterris à Hong Kong en prélable à mon séjour chinois où, à priori, personne ne va comprendre ce que j'ai à lui dire avant une autre partie de plaisir, l'Inde qui ne laisse jamais aucun voyageur indifférent en bien ou en mal.

Les pieds bien calés dans les étriers, je suis paré.
Températures lors de ces escales de croisière en novembre? English translation pending
by Vousaider · 2010-09-15 · 14 replies
Bonjour, Devant faire une croisière du 1 au 11/11 prochain, vous serait-il possible de me dire, quelle température il fera, lors de nos escales : - à Pompéi - en Sicile - à Chypre - en Egypte - en Turquie - sur une île grecque entre le 1 et le 11/11. D'autre part, quand on embarque à Savone, y-a-t-il un contrôle de la douane ainsi qu'au retour.
Boulogne sur Mer - Paris à par des routes tranquilles à vélo English translation pending
by Mouset74 · 2010-09-08 · 5 replies
Bonjour,

Nous sommes une bande de potes qui allons faire la LF1 en octobre prochain. C'est un parcours entre Amsterdam et Boulogne sur mer. Essentiellement des pistes cyclables, tout ce que l'on aime🙂. A l'issu de cela, nous voudrions rejoindre Paris par des routes de campagnes, des pistes cyclables ou des routes peu fréquentées par les automobilistes. Nous recherchons des personnes qui connaissent la région, ou qui on déjà fait ce parcours afin de nous aider dans notre trajet.

Merci d'avance pour votre aide.
Cinq mois en Europe: visa, trains, assurances, sécurité? English translation pending
by GuillaumeSka · 2010-08-25 · 11 replies
bonjours a vous je suis en train de planifier un voyage et je part dans même pas un mois j aimerais simplement m assurer que tout les info que je possède sont exacte et j aurais besoin de quelque conseille. premièrement je vous dit mon itinéraire je débarquerais en Angleterre suivie du pays bas, Belgique, France .suisse, Italie, Espagne et Portugal.

coté visa l'info que je dispose c, est que les pays la sont tous ensemble et que j aurais le droit daller en simple touriste sans visa pour une limite de trois mois dans chaque pays mais que j aurais le droit daller en France 2 mois aller en Italie 1 mois et revenir 2 mois en France exemple... j aimerais être éclairer la déçu si vous pouvez confirmer mes dire.

deuxièmement j aimerais un peu d'info sur le train je prévoie de me déplacer en train donc je sait pas si il a des passe similaire pour tout ces pays sinon si vous pouvez m expliquer le fonctionnement cela serais très apprécier

.il me faut t'il une assurance et ou que je la trouve si oui.

il me faut tu des vacin? si oui les quel?

j aimerais aussi savoir les principales danger ou les chose a pas faire, ou les endroit a ne pas aller durant mon voyage. je sait quil me reste peut de temps mais merci a l avance de m aider a ce que ce voyage ce réalise bien.

pour finir j aimerais savoir ou trouver un liste complète des auberge jeunesse dans tout c pays et faut t'il réserver? et si jamais quelqun veux ce joindre et faire un bout ensemble gêner vous pas !
Appel à la prière à Kamala? (Thaïlande) English translation pending
by Pupuce75 · 2010-08-13 · 48 replies
Bonjour à tous,

J'ai entendu ou lu, que Kamala étant un lieu musulman, il y a l'appel à la prière plusieurs fois par jour. Est-ce bien correcte ? Est-ce dérangeant ? Je ne veux pas paraitre impolie, mais me concernant cela me gênerait d'entendre "hurler" 5 x par jour...

Merci
Croisière "Retour en Terre sainte" sur le Costa Mediterranea: réaliser au mieux ses escales? English translation pending
by Piwi71 · 2010-08-03 · 9 replies
nous sommes 6 personnes de la meme famille et partirons en croisiere avec costa mediterranea en 2011. Afin de bien preparer cette croisiere je demande conseil aux croisieristes qui ont deja fait ce voyage : Comment realiser au mieux ces escales sans reserver a chaque fois celles prevues par costa et qui coutent assez cher. L'itineraire est le suivant : Civitavecchia/Rome - Alexandrie/Port Said - Ashdod/Jerusalem - Limassol - Rhodes - Le Piree/Athenes - Katakolon. Merci de me faire profiter de votre experience. Rien ne vaut le vecu.
Information sur l'accident de paquebot en Turquie le 30 juillet? English translation pending
by Seb3f33 · 2010-07-30 · 14 replies
BONSOIR Mon mari rentre de son travaille, en me disant que des collègues à lui on signalé qu'il y aurait eu un accident de bateau en Turquie ce jour, info ou intox , je compte sur vous pour me dire. Moi je n'ai rien trouvé, mais je sais que sur le forum, il y a des pros de la recherche
Avis sur hôtel Pensée el Qsair? English translation pending
by Barbeauteur · 2010-07-28 · 1 reply
Bonjour à tous Je vais partir 7 jours fin AOUT au PENSEE à EL QSAIR par MARMARA ( jumeau de UTOPIA d'après ce que j'ai pu voir ) et il n'y a pas beaucoup de nouvelles fraiches . Avez vous passé un bon séjour ( personnel , repas , chambres ) ? Avez vous fait des excursions , avec l'hôtel ou un autre prestataire ? lesquelles ? Quel budget envisager pour ce type d' excursions J'envisage le QUAD (j'aime bien ) , une excursion en bateau vers d'autres sites de snorkeling , diner dans une tente bédouine ?? , et un petit tour à el qusair . Le but du voyage reste le passage du 1er degre PADI pour pouvoir être un peu plus autonome ensuite . Avis sur le ( les ) clubs de plongée ? Beaucoup de questions car les infos disponibles sont déjà anciennes et/ou assez contradictoires . Merci beaucoup de tes ou de vos réponses Sinon belles et bonnes vacances à tous Bruno
Iberia: compagnie aérienne fiable? English translation pending
by Boliviafan · 2010-07-19 · 11 replies
Hola ! Es-ce que quelqu'un a déjà voyagé avec ibéria ? Il semble que c'est souvent douteux .... quelles sont vos expériences ? J'ai pour l'instant toujours passé par lufthansa ... mon épouse est fort craintive .... donc c'est ce dernier choix que nous avions fait lors de vols précédents pour Sao Paulo.
Visite du sanctuaire des éléphants à Kuala Gandah (Pahang) English translation pending
by Javaman · 2010-07-14 · 34 replies
Hello,

Je vais passer quelques temps en Malaisie le mois prochain.Je voulais visiter le sanctuaire des éléphants avec ma fille en partant de KL. Je voulais demander aux connaisseurs si une journée était suffisante pour cette visite? Est-ce vraiment nécessaire de s'héberger à Temerloh le soir aprés la visite de Kuala Gandah ou est-ce possible de joindre directement Tasik Chini, passer une nuit là-bas et enchainer la visite de Tasik Chini le lendemain? Et la liaison Kuala Gandah -Tasika Chini est elle bien desservie? Merci d'avance!
Dragon de Komodo sur l'île de Rinca (Indonésie) English translation pending
by Nostalgy · 2010-07-12 · 23 replies
Nous avons fait comme tout le monde, nous avons tenté de voir les fameux dragons sur l'île de Rinca. Nous avons donc loué un bateau et nous sommes partis à 7h30 pour Rinca. Ce fut une véritable croisière, magnifique. Heureusement car en fait de dragons nous n'en avons vu que 5: quatre étalés près de la cuisine des gardes forestiers et un véritablement sauvage qui a déguerpi, vif comme l'éclair, au cours de la randonnée de 2heures (avec supplément payé) que nous avons faite avec 2 employés du parc national.

En fait, notre guide s'est contenté de suivre un chemin tout tracé à croire que les fameux dragons se prélassent d'habitude aux abords du sentier. Il y en aurait théoriquement des milliers mais à part celui qui s'est sauvé bien loin devant nous, les autres n'ont pas eu la décence de se montrer à nous qui avions fait tant de kilomètres et dépensé tant de roupies et dollars pour les voir...A vous dégoûter ! mais il semblerait que nous avons eu toutefois de chance d'en voir au départ car à notre retour il n'y avait même plus ceux qui étaient près de la cuisine et que les touristes nouvellement arrivés n'ont donc pas pu photographier !

Conclusion: profiter de l'aller comme du retour en bateau qui ont été merveilleux (vues, îles...) avec un arrêt plage serein au retour sur une île réellement déserte et ne pas trop attendre des fameux dragons dont le marketing est très bien organisé.
Playa del Carmen: zone inquiètée par l'ouragan Alex? English translation pending
by Audreybrb · 2010-07-11 · 3 replies
bonjour a tous !!!

voila mon probleme, nous partons avec mon ami dimanche prochain pour 15 jours a playa del carmen et sommes assez inquiets de la situation la bas.

en effet qu en es t il de l ouragan alex ??n doit on craindre que cette zone soit concernée ??? doit on egalement craindre qu il ne fasse pas beau ???

merci de me dire si vous connaissez la météo la bas, car sur les sites je trouve que du temps gris ce qui n es pas encouragean et je ne trouve pas bcp d info sur ALEX a playa del carmen.

merci d avance pour votre aide !!!

bizzzz
Problème avec internet-windows7 English translation pending
by Daisyone · 2010-07-08 · 8 replies
J'ai la version IE 8 sous windows 7. Très souvent j'ai le même problème : une petite croix rouge à la place d'une photo ou autre. Exemple : je veux m'inscrire à la newsletter de Srilankan airlines et là il y a des lettres à reproduire mais je ne vois que cette p... de croix rouge. Suite à des recherches sur internet + appel à un technicien j'ai réinstallé adobe flash player mais ça ne change rien. Avez-vous une Solution SIMPLE ???? Merci merci beaucoup par avance car c'est super énervant.
Cuba: risques d'ouragans plus pour septembre ou octobre? English translation pending
by Laurencelg · 2010-07-07 · 35 replies
Bonjour, nous désirons partir deuz semaines fin août début septembre à Cuba (Varadero). Nous savons très bien que c'est la période des ouragans mais avons décidé de partir en connaissance de cause vu les prix. Notre agent de voyage nous disait qu'il n'y a pas plus de chance qu'il y ait un ouragan en septembre qu'en octobre et pas plus début septembre que fin septembre. Quelqu'un peut-il me confirmer s'il a raison? Je vous remercie!
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
by Avanarasi · 2010-06-11 · 2 replies
Dimanche 27 mai 2007

Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.

J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.

J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.

Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.

Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.

Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.

Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.

Lundi 28 mai

Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.

Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.

Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.

Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.

Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.

Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.

Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.

Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.

Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.

Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.

Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.

De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.

A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.

Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.

Mardi 29 mai

Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.

Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.

J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.

Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.

Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.

Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.

Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.

Les conditions de vie sont souvent inhumaines.

Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.

Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.

Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.

Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.

Sachez que 10 DH valent 1 €.

Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.

Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.

Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.

En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.

Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.

Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.

En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.

Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.

Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.

Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.

Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.

Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.

Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.

Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.

A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.

Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.

Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.

L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.

Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.

Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.

Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.

Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.

Mercredi 30 mai

Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.

Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.

Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.

Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.

Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.

Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.

Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.

Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.

Jeudi 31 mai

Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.

Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.

Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.

Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.

La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.

Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.

Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.

Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.

J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.

Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.

Vendredi 1 juin

Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.

Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.

Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.

Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.

Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.

En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.

Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.

Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.

Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.

3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.

Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.

De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.

Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.

Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.

Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.

Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.

Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.

Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.

Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.

Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.

A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.

Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.

Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.

Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.

Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.

Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.

Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.

Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.

Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.

Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.

Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.

Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.

Samedi 2 juin

Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.

Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.

Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.

Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.

Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.

Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.

Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.

Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.

Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.

Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.

Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.

Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.

En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?

On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.

Dimanche 3 juin

Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.

J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.

J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.

Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.

De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.

Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.

De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.

Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.

Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.

Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.

Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.

Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.

Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.

J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.

Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.

Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.

En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.

A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?

Lundi 4 juin

Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.

En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !

Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.

Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.

La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.

Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.

Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.

Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.

Mardi 5 juin

Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.

Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.

Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.

Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.

A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.

Mercredi 6 juin

Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.

Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.

Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.

Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.

Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.

Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.

Jeudi 7 juin

Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.

Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.

Vendredi 8 juin

Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.

A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.

Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.

Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.

Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.

Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.

Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.

Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.

J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.

Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».

Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.

J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.

En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.

Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.

Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.

J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !

Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.

J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.

Samedi 9 juin

Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.

N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.

Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.

Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.

Tony
Projet de randonnées surprises English translation pending
by Flococh · 2010-05-17 · 6 replies
Bonjour, j'ai un projet concernant une manière de voyager originale. Le but est tout simple. Il s'agit d'organiser des treks de A à Z. Jusqu'ici rien d'original. La ou ça se complique c'est que la clientèle ne connait pas sa destination. Ils fournissent leurs attentes, leurs niveaux, et surtout leurs budgets et on gère le reste (réservation refuge, train etc...). Le but est de toucher une clientèle qui a envie d'aventures sans pour autant avoir un guide en permanence avec de eux. Une sorte de jeu de pistes ou ils ont tout en main pour se débrouiller avec un numéro de tél au cas ou. De plus je pense personnellement que les voyages les moins planifiés sont les plus excitant. Je pars de mon expérience personnelle ou j'ai toujours voyagé comme cela. Ce type de voyage "à la carte" existe déjà, mais laisser la surprise de la destination c'est la que c'est nouveau. En gros j'aimerais avoir l'avis de trekkeurs sur ce projet qui peut paraitre stupide. Je crois pourtant qu'il y a peut être quelque chose de vraiment original à faire. Bref, j'ai simplifié la description du projet à outrance, alors pour les curieux toutes vos questions pour en savoir plus ou vos avis tant positif que négatif sont les bienvenus.

Merci pour ceux que la question intéresse de me faire part de leurs impressions. Cordialement flococh
Où voir un condor de Californie en Californie ou Arizona? English translation pending
by Sylessonne · 2010-05-12 · 20 replies
Dans quel endroit de Californie ou d'Arizona puis je voir "facilement" un condor de Californie en liberté ( pas en zoo 😕 ) ? Y a t il des lieux privilégiés comme au Pérou ?
Où sortir le soir à Beyrouth? English translation pending
by Titania · 2010-05-11 · 8 replies
Hello tous,

Tout est dans le titre ou presque. Je serai au Liban à compter de la semaine prochaine et je voudrais savoir où l'on peut sortir le soir à Bey. Je précise que l'ambiance "m'as-tu vu" n'est pas mon truc et j'exclus donc de me retrouver dans un endroit qui ressemblerait aux boîtes branchées de l'ouest parisien.

Si quelqu'un a des adresses récentes je suis preneuse ... surtout qu'il semblerait que là-bas ça change à un rythme assez impressionant, ça ouvre ça ferme et ça ne s'arrête pas.

A +
Remorque et camping-car poids lourd English translation pending
by Imparcil · 2010-05-07 · 34 replies
Bonjour à vous,

Camping Cariste presque à temps plein...je tracte ma remorque de 1800 kgs. ( bien sur, j'ai le permis EB) On va dire que je n'ai pas fais correctement le contrôle à l'achat de mon CC, il y a 2 ans et celui ci accuse un poids à vide de 3550 kgs.(3880 kgs chargé) Soucieux des risques encourus en cas d'accident, l'assurance suivrait-elle si je tuais quelqu'un, je me dis qu'il faut envisager l'achat d'un poids lourd, privilège de l'âge, j'ai la mention 79 sur mon permis.....mais....là, un collègue CC me dit que mon permis EB n'est plus valable...car je conduis un PL. J'en doute, mais je suis obligé de vérifier, et je n'ai pas trouvé de réponse sur le web. Je suis connecté une fois par semaine, alors si je ne réponds pas tout de suite.... Autre chose , si un Camping Cariste faisant également de la moto passe, du coté de Barcelone, on pourrait se faire quelques sorties. Merci à tous et surtout bonnes balades

Phil
Trajet Tuléar-Morondava en fourgonnette à Madagascar English translation pending
by Aepyornis · 2010-05-04 · 33 replies
nous déplaçant toujours en 4L fourgonnette à mada sur les routes et les pistes (cool cool ou dur dur!!!), connaissez vous l'état des pistes pour le trajet de tulear a morondava , le temps qu'il faut mettre (on s'arrêtera bien sur), point carburant ? ou prévoir jerrican en plus ? et aussi vos conseils d'arrêts , lieux et hotels sympas , ( le luxe on s'en fiche).la langue n'est pas un soucis . merci a vous
Rencontre avec les ethnies minoritaires au Vietnam English translation pending
by Sunanny · 2010-05-01 · 18 replies
Je rentre d'un séjour de deux semaines au nord Vietnam consacré surtout à la rencontre avec certaines ethnies minoritaires. Des nuits chez l'habitant ainsi que des simples rencontres et visites de maisons. Grâce à notre guide, francophone confirmé, passionné par la culture et les coutumes de son pays, nous avons eu les explications et commentaires ainsi que la possibilité de discuter avec les gens par son intermédiaire? Je le recommande chaleureusemant pour sa disponibilité et sa compétence et la qualité des circuits qu'il élabore sur demande. Je tiens ses coordonnées à disposition . Ce voyage aura été un total dépaysement grâce à ces rencontres et aux magnifiques paysages traversés . Les 54 groupes éthniques du Vietnam, avec leurs coutumes encore très vivantes nous en promettent encore d'autres . J'espère vous avoir donné l'envie d'y aller.
Le Canada déconseille tout voyage en Thaïlande English translation pending
by Terce2 · 2010-04-29 · 11 replies
Est-ce pire que c'était depuis les derniers jours?
Tour de l'Oisans et des Écrins (GR 54) English translation pending
by Ethanol · 2010-04-15 · 24 replies
Bonjour à tous.

Voilà après avoir été sur plusieurs sujets de ce forum et être passé sur plusieurs sites adaptés, je me prie de vous demander un complément d'informations concernant une petite rando. Le forum présent nous a indiqué déjà pas mal de choses.

Nous sommes 4 jeunes (environ 18ans) qui souhaitent faire une randonnée en totale autonomie d'environ une semaine, sur le début du mois de juillet. Notre choix s'est porté sur le GR 54 dans le Parc des Écrins. Seulement, nous ne savons vraiment pas quelle portion du GR faire pour une semaine. A savoir que notre objectif n'est pas la marche intensive mais plutôt de nous en mettre plein les yeux et d'être confronté à la nature la plus riche possible. Nous nous organiserons en bivouac (à côté de refuge ou dans les zones autorisées) et en autonomie pour ce qui est de l'alimentation.

C'est ainsi que nous aurions diverses questions, du type :

- Quelle portion serait, en une semaine, la plus belle et la plus riche, à savoir que nous ne voulons pas nous retrouver dans une zone pseudo touristique mais plutôt être les plus isolés possible ?

- Quel type de conseil du genre "astuces de rando" pouvez-vous nous donner pour ce type d'itinéraire ? Par exemple comment gagner du poids, ou des trucs spécifiques à apporter (bouffe, matos, type de cartes...)

Si vous avez des expériences à rajouter ce sera avec plaisir que nous vous écouterons. Mais c'est surtout la zone de rando qui nous préoccupe.
Visite du Machu Picchu: est-ce sûr? (rapport de l'intérieur le 1er avril 2010) English translation pending
by FabriceMen · 2010-04-01 · 16 replies
C’est officiel. Le Machu Picchu est aujourd’hui rouvert au public après plus de deux mois de fermeture en raison des fortes pluies, des glissements de terrain et de la rivière destructrice Vilcanota. Est-ce vraiment dangereux de se rendre au Machu Picchu ou est-ce sans danger?

Je viens de passer les 6 dernières semaines à Santa Maria, Vallée de la Convención, où l’Inca Jungle Trail commence. Chaque nuit, il a plu intensivement et tous les jours une route était coupée en raison des glissements de terrain, laissant les gens bloqués dans un bus ou un combi pendant des heures. La situation s’est-elle améliorée? Pas vraiment. Il y a une semaine, ainsi que l’ont rapporté les Médias, un tracteur est tombé dans la rivière depuis la nouvelle route entre Santa Maria et Santa Teresa qui n’avaient ouvert que 8 ou 9 jours plus tôt. L’opérateur a sauté à temps et le tracteur a disparu instantanément dans la rivière rugissante. La pensée que cela pourrait arriver à un van bondé de passagers est terrorisante.

Je suis revenu de Santa Maria, le 26 Mars. La route de Cuzco était coupée par une coulée de boue et une équipe avec un bulldozer était en train de rouvrir la route quand nous sommes arrivés. Nous avons seulement eu à attendre 10 minutes. Mais nous aurions pu être bloqués pendant des heures. Sur le chemin du retour à Cusco, j’ai vu 4 ou 5 autres glissements de terrain qui avaient été dégagés quelques heures plus tôt.

Le 1er avril, il pleut toujours. Toutes les zones entre Cusco et le Machu Picchu sont sursaturées par les eaux de pluies. J’ai rencontré trois couples de touristes à Santa Maria, qui voulaient rejoindre la ville inca il y a environ trois semaines. Deux couples n’ont pas pu atteindre Santa Teresa, car une colline était tombée sur la route. Ils sont retournés à Cusco. Le troisième couple voyageait avec un guide expérimenté. Ils marchaient en ligne sur un sentier vers la Hidrolica quand une coulée de boue a séparé les deux de l’avant avec le reste de l’équipe, y compris les 3 chevaux portant les équipages. Les deux de devant ont dû traverser la coulée de boue toujours en mouvement afin de rejoindre leur équipe. Heureusement, personne n’a été blessé. Il leur a été fortement conseillé de quitter immédiatement la zone et de retourner à Cusco.

J’ai rencontré un ingénieur il y a une semaine à Santa Maria qui travaillait sur la reconstruction du nouveau Chemin Inca de la Jungle (Inca Jungle Trail) entre Santa Maria et Aguas Calientes. Il m’a dit que certaines sections du chemin de fer sont dangereuses et risquent de s’effondrer si la pluie ne s’arrête pas.

Les destructions que j’ai vues au cours de ces six dernières semaines sont difficiles à décrire. Une rivière rugissante enlève un village entier, des ponts et des routes partis avec les eaux brunes. Des demi-coteaux disparus avec des maisons et des sections de routes. Terres inondées avec des maisons d’Adobe fondant comme des cubes de sucre dans de l’eau chaude.

Pour le moment, le tour suivant est proposé:

Aller en bus de Cusco à Ollantaytambo. De là, prendre le train jusqu’à Aguas Calientes. Le lendemain, aller à la ville Inca en bus. Retour en train à Ollantaytambo, puis à Cusco en bus. Le coût, sans la nourriture, est d’environ $ 230 dollars US. Vous pouvez également prendre le Inca Jungle Trail avec votre sac à dos et vos chaussures de marche les plus confortables. De Ollantaytambo, aller à Santa Maria et de là, commencer le parcours par Santa Teresa, Hidrolica et Aguas Calientes. Tous les arrêts aux sources naturelles avec eau chaude ont disparus, emportés par la rivière.

La visite est-elle sûre? Le trajet en bus entre Cusco et Ollantaytambo ne devrait pas poser de problèmes. Vous préférez peut-être passer une nuit et dormir à Ollantaytambo avant de prendre le train le lendemain matin. Mais les problèmes peuvent commencer à Ollantaytambo.

Chemin de fer: un glissement de terrain pourrait couper la ligne. Les touristes devront prendre le bus ou combis pour atteindre Aguas Calientes ou Ollantaytambo ou Santa Maria. Retards et changements de plans. Le train pourrait aussi être surbooké et les touristes devraient prendre un autre train.

Routes: des glissements de terrain pourraient couper les routes pendant des heures ou jours, selon l’intensité. Les touristes seraient alors obligés de retourner à Cusco sans atteindre leur destination ou attendre que la route soit rouverte pour poursuivre leur expédition. Ceux retournant du Machu Picchu pourraient se retrouver piégés pendant quelques jours afin de dégager la route de Cusco. De tels scénarios peuvent se produire tous les jours jusqu’à la fin de la saison des pluies. Toute personne qui tente d’atteindre le Machu Picchu aujourd’hui doit être consciente que des changements de dernière minute pourraient se produire et qu’ils pourraient se retrouver bloqués quelques heures ou quelques jours. Donc, si vous vous lancez dans ce voyage, partez avec l’esprit de celui qui apprécie chaque minute, quelques soient les évènements.

La visite est-elle sûre? Vous en serez le juge. J’invite seulement les familles avec enfants à attendre que les collines sèchent bien. La vie est précieuse.

Il pleut à Cusco alors que je publie ce rapport. Pour plus d’informations, s’il vous plaît contactez-moi. Un rapport de suivi devrait être disponible dans quelques jours: «Le retour du Machu Picchu ».

PS. Si vous allez à Santa Maria, vous devez aller à la rencontre d’une famille qui me reçut avec beaucoup d’amour et de bonté. Ils vous traiteront avec le même respect et hospitalité. Alvaro est un excellent cuisinier. Il sert des repas péruviens (soupe et segundo) à un prix péruvien. Il peut préparer les extras et de délicieux repas végétariens et végétaliens. Aller au restaurant Auchi et dites à Alvaro que vous venez de ma part. Vous obtiendrez de lui des rapports honnêtes sur l’état de la route et du chemin de fer. Ou demandez à l’un des policiers qui y mange tous les jours. La sœur d’Alvaro dirige une maison d’hôtes. Je la recommande également pour une nuit en famille et dans le confort.

Pour plus d'info et photos, allez sur mon deuxieme site personel. Voyez la blog et les photos.

Bisous,

Fabrice
Coût de la vie à Cebu aux Philippines? English translation pending
by Lodang · 2010-03-26 · 11 replies
Bonjour à tous,

J'ai une proposition de poste à Cebu et suis en cours de négociation des conditions financières ...

Parmi les expérimentés et expatriés là bas, quelqu'un peut il m'aider à évaluer le coût de la vie, pour avoir une idée de mon budget mensuel à prévoir

- loyer pour un appart ou petite maison ( 2 pers) - frais divers : charges, electricité, tel, internet, assurance - impots locaux ou taxes ?

merci de votre aide, conseils et expériences !
Retour de l'hôtel Barcelo Dominican Beach, Punta Cana (mars 2010) English translation pending
by Jucy · 2010-03-22 · 3 replies
bonjour à tous ; je souhaite vous faire part de mon expérience : séjour à deux "all inclusive" une semaine à l'hôtel (resort) BARCELO DOMINICAN. Le lieu est très beau, superbes jardins, mer et plage comme sur les cartes postales. C'est ensuite que ça se gâte : les batiments sont très sonores et le service, qu'il soit pour les chambres ou les restaurants, est consternant : je ne sais pas si, comme le dit une autre personne : "ils sont débordés", mais honnêtement je ne pense pas : j'ai vu nombre de repas, matin ou midi, où il y avait peu de monde, mais en tous cas, il manque toujours quelque chose, les boissons arrivent après le repas si vous ne demandez pas au moins trois fois, les serviettes dans les chambres sont oubliées mais vous ne le voyez qu'en rentrant ...vers 22 heures ! etc...Je veux préciser que j'ai l'habitude de ces voyages, et que j'ai le plus grand respect pour les gens qui y travaillent. Je n'attends pas non plus "la lune" de ces voyages, mais il y a des limites, qui ont largement été atteintes comme je vais l'expliquer. En effet, les petits reproches ci-dessus ne sont rien en comparaison de ce qui suit. Pour en finir avec le générique, disons que les repas au principal restaurant sont corrects, sans grande saveur et répétitifs, mais ce n'est pour moi pas essentiel. On peut faire ce constat pour touts les hôtels type "complexe" que je connais.

Le pire a été la fatigue générée par la présence d'étudiants américains puisque nous sommes "tombées" sur la semaine (ou l'une des semaines ?) des étudiants. Et là : grand festival ! Les piscines -surtout bien sûr la plus grande et belle - squattées par des colonies de jeunes hurleurs, musique techno audible à 200 m (ben oui : c'est de la techno !), agglutinés au bar qui est dans la piscine, renversant régulièrement le contenu du verre dans l'eau...🙁La nuit c'est plus achevé : ils ont déversé le contenu du bar dans la piscine, avant de jouer au foot...avec un des canards VIVANTS bien sûr ! 🏴‍☠️ Ensuite nous avons eu droit à divers règlements de compte alcoolisés, diverses vomissures jusque dans le hall d'accueil, et pour clore en beauté : la porte vitrée de notre bâtiment a volé en éclats, quelqu'un a été blessé et il y avait du sang sur la hauteur de deux étages...qui n'a pas été nettoyé pendant trois jours !Après, je ne sais pas : on est rentrées ; il y est peut-être encore?😕

Nous étions de nombreux français, nous avons demandé à changer de bâtiment mais on nous a répondu que ce serait la même chose...de fait, les gens nous l'ont confirmé : tous les bâtiments étaient touchés, sauf peut-être le bloc 9, mais l'hôtel ne pouvait pas y loger tous les non-fêtards ! En fait, j'en veux surtout au TOUR OPERATOR qui ne peut pas ignorer ces manifestations mais continue à vendre des séjours dans cet hôtel à cette période ! peut-être n'est ce pas le seul hôtel de cette zone touché, mais alors pourquoi ne pas procéder comme certains organismes qui proposent des hôtels pour les jeunes étudiants et d'autres hôtels pour les autres gens ? J'ai horreur de la ségrégation sous toutes ses formes, mais je suis sûre que si on donnait le choix à ces jeunes, ils choisiraient d'eux-mêmes cette solution !

Toujours est-il que tous les français (et probablement les autres nationalités aussi) ont déposé une réclamation auprès du correspondant du tour operator, et que nous comptons suivre cela de près : nous ne sommes pas très riches, on a dû économiser pour se payer le soleil à la sortie de l'hiver et on rentre très fatiguées : nous n'avons jamais eu une nuit correcte !

PLUS JAMAIS CA ! Je préfère ne pas partir ! En conclusion, je vous conseille de toujours vous renseigner avant de réserver si vous ne voulez pas vous trouver piégés ! </htm
Traduction français-thaïlandais pour un tatouage English translation pending
by Nakmuay13 · 2010-03-21 · 7 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je souhaite me faire tatouer la phrase suivante en écriture thai : "la souffrance grandit l'âme"

Est-ce que quelqu'un pourrait me faire la traduction et me montrer son écriture en thai s'il vous plait? D'autre part, existe t-il un proverbe équivalent en thailandais?

Merci beaucoup pour vos réponses.
Problème de moteur d'un appareil Air Transat à Cuba le 18 mars English translation pending
by Nico267 · 2010-03-20 · 34 replies
holla

je reviens de santa maria, et moi aussi, j ai fait un escale a cayo coco. je l ai su 6 sem avant mon depart, mais ils ne m ont pas rembourse $.

mais jeudi 18 mars, nous etions assis dans l avion, quand le pilote a dit

probleme de moteur, fuite d huile, nous verrons si nous pouvons reparer. pas stressant du tout, quand tu vois le truck de pompier a cote de l avion 😠

attente de 2hrs assis dans l avion. nous, c etait correct car on avait club transat et la porte etait ouverte, donc on avait de l air et des breuvages.😊

mais a l arriere, ils ont seche pendant 2 hrs , pas d eau.🙁 finalement , ils l ont repare et le vol s est tres bien passe.

dommage pour les gens a l arriere, car 2 hrs sans boire c est long. air transat devrait prevoir apporter plus d eau, au cas , ou il y aurait des problemes au sol comme pour nous.

nico
Voyage à Hong Kong pour quarante-deux personnes: où dormir? English translation pending
by Jonasyak · 2010-03-17 · 10 replies
salut tout le monde

En septembre, avec ma classe, nous partons, dans le cadre de nos études, à Hong Kong pour une periode d'une semaine et nous cherchons un logement. Le problème est que nous sommes 42 🤪 et que nous avons de la peine à trouver un établissement qui pourrait tous nous accueillir. Est ce que l'un de vous connais un tel lieu? Nous cherchons une auberge (nuit en dortoir) pour un prix de 10 à 15 euro.😇 Que pensez vous des Mansions (Nathan road) au point de vu du confort et de la réservation online?

Merci d avance pour vos réponses 😉

Jonas

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