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Quelle moto 125 solide et économique pour un long voyage? English translation pending
by Kamantché · 2006-04-22 · 35 replies
Pour un voyage au long cours : 125 ou d'avantage ? Quelle moto sobre (conduite pépère) et rustique choisir ? Quelles modifs à apporter ? Merci de vos conseils éclairés !!!

Kamantche
Votre avis sur Marsans pour la République Dominicaine? English translation pending
by Zouket · 2006-04-21 · 19 replies
Aprés lecture de plusieurs de vos messages je constate que beaucoup de personne sont mécontents du TO Marsans...

Rassurez moi, Il y a t-il quelques personnes qui sont partis avec marsans et qui n'ont rencontré aucun probleme??????????????????????????????????????????????

je pars avec marsans dans 2 semaines!!! SOS
Thomas Cook Village Thalassa Skanes (Tunisie) English translation pending
by Josee38 · 2006-04-21 · 49 replies
est ce qu'il y a une personne qui revient du thomas cook village thalassa skanes et qui me donnerait des renseignements. merci
Films préférés japonais English translation pending
by Nicolas5 · 2006-04-20 · 87 replies
Bonjour

Comme beaucoup j'aime ENORMEMENT le Japon et sa culture. Mes films "cultes" nippons sont;

Dolls de Kitano (et toute sont oeuvre en fait) Nobody knows de Hirokazu Chiriro de Miyazaki. (et toute sont oeuvre en fait, enfin presque ...)

Et vous ?

Nico5
Ouest américain: température du désert en été et autres questions English translation pending
by Spaghetti · 2006-04-15 · 17 replies
Bonjour à tous, Je prépare un voyage pour 4 dans le sud ouest des USA prévu à partir du 23 jullet et d'une durée 4 semaines/1 mois. Voici l'itinéraire auqel je pense :

j1 San Francisco (dimanche 23 juillet) j2 San Francisco j3 Lake Tahoe j4 Yosemite j5 Yosemite j6 Mono Lake, Bodie j7 Mammoth Lakes, Devil's Postpile j8 Lone Pine, Whitney Portal, Cerro Gordo, dodo à Mahogany Flat (Death Valley) j9 Death Valley en voiture, Las Vegas j10 Las Vegas j11 Hoover Dam, Lake Mead, dodo à Zion NP j12 Zion NP j13 Bryce Canyon NP j14 Lake Powell (Page) j15 Monument Valley j16 Grand Canyon rive sud j17 Grand Canyon j18 trajet jusqu'à Joshua Tree j19 Joshua Tree, San Diego j20 San Diego j21 Los Angeles j22 Los Angeles j23 Los Angeles j24 Santa Barbara j25 Big Sur j26 Monterey, Carmel j27 Palo Alto, Stanford, San Francisco j28 San Francisco j29 retour à Nice J'aurais besoin de vos lumières sur les questions suivantes : Fait-il trop chaud dans le désert en jullet et en août ? Pour se ballader en voiture ? Pour randonner ? En particulier randonnées dans le Grand Canyon et dans Bryce Canyon possibles ? Quel site sur le bord du Lake Powell est le plus intéressant, il semble qu'il n'y ait pas de route qui le longe, mais plusieurs sites très éloignés. Lors du trajet Hoover Dam > Zion NP, est-il intéressant/possible de longer le lac Mead sur une bonne partie avant de rejoindre l'autoroute plus tard ou bien vaut-il mieux prendre l'autoroute dès le Hoover Dam ? Vaut-il mieux visiter Grand Canyon par la rive sud ou nord ? On aimerait faire au moins 1 ou 2 randos (voire plus). Comment organiser ça, choisir les randos ? Existe-t-il des bouquins détaillés la dessus ? On pense en faire dans le Yosemite, Zion, Bryce et Grand Canyon. Avez-vous des suggestions ou conseils ? On compte camper quand on peut pour limiter les frais d'hébergement. Faut-il réserver à l'avance les emplacements ou bien on peut arriver en fin d'après-midi et avoir de la place ? Y a-t-il quelquechose d'inoubliable qu'on loupe ? Sachant qu'on peut rajouter qq jours et qu'on pourra pas aller plus à l'est que l'Arizona et l'Utah à cause de la compagnie de location (pas encore réservé mais c'est la seule que j'ai trouvé qui surtaxe pas les -25ans). Autres commentaires sur ce voyage ? Merci pour votre aide !
Hôtel Aldiana Nabeul English translation pending
by Leannelouise · 2006-04-10 · 22 replies
bonjour, je suis nouvelle sur ce forum, j'ai beau eu lire toutes les discussions, je n'ai jamais rien lu sur l'hotel aldiana de nabeul😕. personne ne le connait? à bientôt j'espère leannelouise
Apprendre l'anglais à 50 ans aux Etats-Unis English translation pending
by Lefort · 2006-04-09 · 49 replies
Attention j'ai 50 ans et comme projet, j'envisage en 2007 de partir quelques mois aux Etats-Unis pour devenir bilingue!!! J'ai besoin de conseils : combien de temps dois je partir ? quelle ville ? quelles écoles ? quel budget ? J'ai visité NYork l'année dernière et j'ai été emballée mais frutrée de ne pouvoir communiquer. Bref avez vous des astuces ? merci à tous.
Conseils pour un périple dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Zappa59 · 2006-04-05 · 93 replies
Bonjour,

J'ai découvert ce forum au hasard de recherches Google sur les Etats-Unis. Comme je l'ai parcouru et qu'il me semble hyper actif et bourré de renseignements intéressants, je me décide à soumettre mon projet de vacances à vos critiques. J'aurai ensuite une série de questions à poser aux spécialistes.

Voilà, c'est pour août 2006 : Les passages obligés : - New-York : je pense 3 jours. A l'aller ou au retour (éviter week-end pour tarifs hôtels). - Las Végas : y passer au moins une soirée pour voir ce que c'est (éviter week-end pour tarifs hôtels). - Los Angeles : pas fan à priori mais pour voir également, donc 2 nuits pour avoir une vraie journée sur place. - Parcs/Nature : Yosémite, Séquoia, Lac Tahoe. - San Francisco : 4 ou 5 jours dont un week-end car mon fils y a décroché un stage durant l'été.

Nous serons un couple + une fille de 10 ans, donc comme je l'ai vu sur ce site, nous avons passé un deal avec elle pour que les étapes ne soient pas trop longues et qu'il y ait une piscine dans chaque hôtel à l'arrivée.

Nous avons demandé à une agence spécialisée sur les USA (je ne sais pas si on peut la citer sur ce forum) de nous faire une proposition chiffrée (avions + hôtels + location auto). Je vous fais part des étapes prévues et des hôtels : - 2 nuits à Las Végas donc 1 jour sur place à Hôtel Circus Circus - 2 nuits à Los Angelès - 1 jour sur place à Hôtel Marriott Airport - 1 nuit à San Siméon (+ au nord sur la côte ) à Hôtel Courtesy Inn - 1 nuit Visélia (Séquoia) à Hôtel Holiday Inn - 1 nuit El portal (Yosemite) à Hôtel Cedar Lodge - 2 nuits à South Lake Tahoe à Hôtel Quality Inn & Suites - 1 nuit à Sacramento à Hôtel La Quinta Inn - 5 nuits à San Francisco à Radisson Hotel at Sierra Point (Brisbane) - 3 nuits à New york à Hôtel Holiday Inn Midtown (47th street)

Si vous avez des remarques générales sur le parcours ou un hôtel, n’hésitez pas … Est-ce qu’en gros ça tient la route ? auriez-vous conçu différemment ?

Par rapport à ça, je me pose beaucoup de questions et j’espère que certains auront le courage de lire mon post jusqu'au bout pour nous aider en y apportant leurs réponses.

- 2 nuits à Las Végas (avec la fatigue du voyage le 1er soir), donc 1 seule journée pleine, est-ce suffisant ? Une voiture est prévue à l’aéroport, est-ce utile (parking des hôtels payant ?) ? Vu le tarif, le Grand Canyon en hélico me semble compromis, est-il possible en voiture d’aller faire un tour au début de Death Valley et retour ?

- Après Los Angelès, est-ce vraiment intéressant de passer au nord sur la côte à San Simeon ? (Hearst Castle à voir ?).

- Ensuite, (Séquoia, Yosemite puis Lac Tahoe), il y a 2 nuits prévues à Lac Tahoe. Lequel de ces 3 sites mérite le plus de temps ? (auquel cas on peut déplacer la nuit supplémentaire).

- J’ai pensé à Sacramento (que je ne connais que de nom) comme étape avant de rejoindre San Francisco. Ai-je bien fait ?

- L’hôtel a l’air très bien mais excentré de San Francisco apparemment, puisque situé à Brisbane (sur la baie). Est-ce pénalisant ? (dommage de ne pas être dans SF ?). Même si nous serons motorisés ?

- Ensuite, nous envisageons de faire des balades dans San Francisco et de rayonner dans la région : Napa, Berkeley et comme nous n’aurons pas vu la côte au dessus de San Simeon, nous envisageons de descendre jusqu’à Monterey et- Big Sur sur une journée. Est-ce que cela vous semble faisable ?

- 3 nuits à NY peut paraître court mais comme nous prenons l’avion du retour assez tard, ça nous fait quand même 3 jours pleins sur place. Suffisant ???

Voilà, félicitations à ceux et celles qui sont arrivés au bout et un GRAND MERCI par avance aux connaisseurs. Pour nous, vos avis seront forcément déterminants car nous devons confirmer tout ça pour vendredi (surtout les vols, pour lesquels il y a déjà des options). Bref, je n'en dors quasiment plus 😉

Cordialement.ZAP
C'est quoi l'affaire des grosses manifestations en France English translation pending
by Cbotron · 2006-04-05 · 150 replies
Quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe en France avec les CPE?
Conseils pour recherche d'appartement à Bogota en Colombie English translation pending
by Kiwilie · 2006-04-04 · 24 replies
Bonjour,

Je viens de trouver un stage à Bogota et m'apprête donc à partir entre 6 et 12 mois en Colombie.

Dans un premier temps je pense être hébergée chez des amis mais je compte me trouver un appart au plus vite! Quelqu'un a-t-il une idée du prix moyen pour la location d'un appart individuel? Quels sont les quartiers les plus surs (à part les quartiers riches évidemment!)? Comment dois-je m'y prendre pour trouver un appart? Y-a-t-il des agences spécialisées (j'imagine que oui!)?

Merci à tous pour votre aide. Si vous avez d'autres commentaires sur la vie à Bogota, des trucs incontournables (et peut-être insolites) à me conseiller je prends!!!!!😎

P.S:Trop mignons tous ces petits smileys!!!!!😛
Pourquoi aller au marché Chatuchak? English translation pending
by Youpi88 · 2006-03-24 · 39 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Voila j'ai passé plusieurs mois en Thailande et j'y travaille, donc je connais pas trop mal. Cela dit, une question me taraude, pourquoi la plupart des gens aiment aller à Chatuchak, j'y ai été 3 ou 4 fois et à chaque fois c'est le même constat : les souvenirs c'est du Toc, on trouve la même chose partout ailleurs en Thailande, il fait chaud, c'est blindé de monde, ...

Bon ce topic n'a pas pour but de critiquer, j'essaye juste de comprendre pourquoi tant d'engouement pour ce marché ?

Euh le seul point positif que je vois à ce marché c'est pour le mobilier, mais à moins d'habiter en Thailande...

Voila, ouvrez moi les yeux et peut etre verrais-je Chatuchak d'une autre facon (je l'espere!!!). Il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis 😉
De retour de l'hôtel Bahia Principe à Punta Cana English translation pending
by Gros6 · 2006-03-22 · 19 replies
Nous sommes revenus hier du Bahia Principe de PUNTA CANA. Et tout d'abord un GRAND MERCI à tous ceux qui maintiennent et alimentent ce forum.

Tous vos commentaires ont fortement contribués au très bon déroulement de nos vacances.

Si certains ont des questions sur le BAHIA PRINCIPE de PUNTA CANA n'hésitaient surtout pas je vous ferrais part de nos observations.

Un grand merci à tous.

😎
Rencontre dans le Forez du 25 au 28 mai 2006 English translation pending
by Oliverte · 2006-03-14 · 248 replies
Bonjour à tous et toutes !!!😉

Et oui ca y est je suis finallement rentré dans mon Auvergne chérie, après un long et beau voyage... j'ai meme repris le travail.... Muskan, qui était présente lors de ma dernière rencontre, l'été dernier, piaffe d'impatience pour recommencer !!!! Je poste ce message pour voir si les courageux de la dernière sont prets à retenter une expérience de vie au grand air, et meme au très grand air, ce matin on avait -11°C😛 Il y aurait peut etre aussi, et je l'éspère, des petits nouveaux, vous serez bienvenus !!!!🙂 Au mois de mai, les prés seront couverts de narcisses !!!, mais si on attend trop, les foins seront trop hauts...

Je vous rappelle le principe : On prend un long week end (3 jours mini, et cette année on va etre gatés au mois de mai) On amène sa guitoune et des habits chauds (je vous rappelle que je vous avais dit ca pour le mois d'aout !!!! et cetrains ne m'avaient pas trop écouté...😛). Pour ceux qui s'en inquièteraient un peu, je les rassure, y a pas de toilettes, et encore moins de douche, ce sera non pas du camping à la ferme, mais chez un paysan plutôt😛 On fera des courses sur place et on mangera autour du feu ! (cette fois il faut absolument que l'on puisse en faire, pour pas mourir congelés !)

Tout cela poiur se raconter des histoires de voyages et faire des ballades

Il faut encore que je vous trouve une prairie sympathique pour installer tout ça !!! J'ai pensé récement à un petit vallon pas très loin d'Arlanc (livradois Forez, au sud d'Ambert) ou il y a un petit hameau, "le Verdelet", je vais aller repérer les lieux... De toute facon mon petit coin est plein de ressources...

Si certains d'entre vous veulent s'impliquer avec moi dans l'organisation, je peux aisément loger chez moi quelques personnes, quelques jours avant ou après (et ya la douche et des toulettes là, par contre😉)

Bises à tous et toutes Olive
Retour du Destiny English translation pending
by Rsaby50 · 2006-03-13 · 7 replies
Nous arrivons tout juste de notre croisière. on va faire dodo et on en discute demain, revenez.... A ces Espagnols! 😠
Au pays des kasbah dans le sud marocain English translation pending
by Senmout · 2006-03-11 · 12 replies
INTRO Voyageant en famille, notre but est de poser le pied sur chaque continent en laissant les enfants choisir la destination.Cette année, nous donnons la priorité à l'Afrique .Pour l'Afrique du nord, les enfants ont donc choisi le Maroc du sud!Nous sommes partis du 15 fevrier au 1er mars 2006

BUDGET Pour 5 personnes pour les 2 semaines :3000 euros Avion: 990 euros Restauration(restos, epicerie, eau, jus d'orange...) 120 euros Sorties et visites:120 euros Hebergement:1200 euros Voiture: 270 euros et rachat franchise en plus : 54 euros Taxi, navettes aéroport...: 40 euros Parking Bruxelles :168 euros😕

ITINERAIRE Une semaine à Marrakech:4 jours à l'arrivée et 3 jours avant le depart Une semaine circuit sud J1: Marrakech-Essaouira J2:Essaouira-Taroudant J3:Taroudant-Ait Ben Addou J4:Ait Ben Addou-Zagora J5:Zagora-Merzouga J6:Merzouga-Tinegir-vallée du todra J7:Todra-vallée du Dades-Marrakech J8:Vallée de l'ourika

TRANSPORT AVION:Bruxelles -Marrakech pris en juillet avec Jetair www.jetairfly.com AR 190 euros par pers ttc.NOus avions choisi de partir de Bruxelles pour ses prix compétitifs;l'économie malgré les frais de route et le prix exorbitant du parking de l'aéroport était encore conséquent par rapport à un départ de France. Cie :bonne prestation:pas de retard.Petit plateau collation correct. VOITURE:louée comme d'habitude par www.autoescape.com.270 euros pour 8 jours.Modéle fiat Palio mais sur place, nous avons eu la chance d'avoir une Renault Logan plus spacieuse mais essence au lieu de diesel (eh oui, on ne gagne pas à tous les coups😕)Attention au Maroc, les palio ne ressemblent pas au palio break de France et n'offrent que trés peu de coffre.Rachat franchise:54 euros.Sociéte Europcar.Aucun probléme ;voiture nickel!

CLIMAT: Beau et ensolaillé 20 à 25 degrés ;nuits fraiches

GUIDES Le routard le petit futé Lonely planet

SOUVENIRS Nous avions la chance de pouvoir compter sur Abdel(voir hebergement) pour nous donner quelques idées de prix, car il ne suffit pas de negocier encore faut-il avoir une idée de la valeur des choses.Beaucoup d'incitations pour rentrer dans les boutiques"pour le plaisir des yeux" mais jamais d'agressivité en cas de refus.

Une bonne adresse:la caverne d'Ali Baba n°93 sur la place.Negocier avec Mourhssin(de la part des parents des jumeaux)

Exemples de prix: Djelabah:100dh babouches de bonne qualité :entre 80 et 100 dh Coupe à fruit en poterie:50 dh Tunique coton:70dh

REPAS Nous étions le plus souvent en demi-pension.Pour le midi, 3 repas pris au resto, sinon, nous achetions du pain, des fruits... Resto à Marrkech: Toubkal, place djemaa, couscous:25 dh ;yaourt maison:3dh delicieux! Ens correct. Awab, place Djemaa, à côté du Toubkal.Plutôt moyen.Brochettes 25 dh Le Bejab :COUP DE COEUR.Dans la rue partant de la place entre la poste et la banque populaire.Lieu de restauration rapide de nombreux marocains.Delicieux, légerement plus cher, service nickel:Brochettes x12 :35dh;Tajine:25dh

QUELQUES PRIX: vie quotidienne Essence:1, 070 dh par litre Bouteille eau:5dh Orange:1kg :5dh Fraises:1 kg:10 dh Pain rond:2dh Plaquette chocolat:7dh

HEBERGEMENT

Marrakech :COUP DE COEUR! Maison d'hôtes Taddert de l'association franco-marocaine croqnature trouvée par un forumiste (Merci Pierre-Marie!!!!!!) www.croqnature.com/taddert.HTM Mail:dartaddert@voilà.fr tel:00 212 61 67 55 09 Par jour :adulte 23 euros en DP et enfants 18 euros Au coeur de la Medina, à 15 mn à pied de la place, une jolie maison.Au rdc vit la famille:Mohamed, Rabia, leurs enfants et leur neveu Abdel(une perle!).A l'étage:4 chambres (une de 4 lits, une de 5 lits, et deux de trois lits), douches, Wc, Au deuxiéme étage, terrasse et salle de repas:banquettes et tables basses.Tout est trés propre. C'est Rabia qui nous mijote des repas delicieux:tajines, couscous...Les petits dejeuners sont trés copieux:galettes, crepes, beignets, pain confitures, lait, café, thé, et jus d'oranges. Abdel fut un ami précieux lors de notre sejour.Il nous a aidé dans nos achats, nos choix de visites, confirmer nos billets de retour, reservé nos taxis...et le soir en prenant son repas avec nous, nous a beaucoup appris sur son pays, ses traditions, sa culture... Bref, vous l'avez compris:un excellent souvenir!!!!!

Essaouira: Hotel Emeraude www.essaouirahotel.com 78 euros pour 2 chambres (une double et une triple)SDB et WC, petit dej. Située dans la medine, prés d'un grand parking gardé.Calme.Propre et bien tenu.

Taroudant:COUP DE COEUR Riad Laissi www.riadelaissi.com 40 euros la chambre avec petit dejeuner A 6 km de Taroudant, au coeur d'une exploitation de bananes, oranges, citron, un magnifique riad tenu par Latifa, une marocaine accueillante, chaleureuse et devouée.Chambre immense avec SDB et WC ;trés propre et decorée avec gout. Le petit dejeuner est gargantuesque et delicieux.Nous y avons aussi pris le repas du soir (brochettes 50dh) au coin du feu.piscine. A recommander chaudement!!!!!

Ait ben addou Auberge de l'étoile filante 80 euros pour une grande chambre de 5 personnesen DP Je ne relancerai pas la polemique sur la salmonellose de mon fils et de mon mari mais les faits sont là! Accueil sympa jusqu'à la caisse où on essaie de nous embrouiller sur les prix, service non compris...bref on paiera ce que nous avions convenu par fax.Propre mais pas d'eau chaude.

Zagora Kasbah sirocco www.kasbahsirocco.com 110 euros en DP 2 chambres spacieuses avec SDB et WC Dans la palmeraie, au calme.Chambres trés propres et eau chaude.Accueil trés chaleureux autour d'un thé et patisseries.Repas et petits dej copieux.Tout le monde est au petit soin pour satisfaire le moindre de vos desirs.

Merzouga tsar Sania ou chez Françoise. www.tsarsania.com 25 euros par pers en DP 2 chambres communicantes. Organise les ballades en dromadaire et fait bivouac. Au bout de l'erg.Trés propre et bien tenu.Batiments en pisé autour d'une piscine.Repas et petit dej sympa.

Gorges du Todra hotel Amazir WWW.lamazir.com 2 chambres en DP. Bel hotel recent avec piscine à 5 km de l'entrée des gorges.Accueil chaleureux et repas sympa au coin du feu.

LES SORTIES ET VISITES

MarrakechLe minaret de la koutoubia:un peu notre tour eiffel.Nous avons aimé la regarder encore et encore sous differents angles et sous differentes lumiéres. Palais Bahia:A=20dh et E=10 La palais de la belle;ancien harem de Ba ahmed.Ens magnifique d'appartements, cours, patios...Architecture superbe. Jardin Majorelle:A=30 et E = idem mais un gratuit. Jardin du célebre peintre et artiste jacques Majorelle.Comprend des essences des 5 continents collectionnées lors de ses voyages.Palmiers, cactus, bassins, la celebre villa...Un havre de paix! Medersa Ben youssef A= 40 et E=20 Ecole coranique.On visite la salle des priéres, les cellules des éléves(dont 2 meublés).En entrant dans la cour, déjà une impression de grande beauté!Tout y est magnifique! Tombeaux saadiens A=10 Nous n'avons pas trouvé cela fracassant mais peut-étre aurait-il fallu le faire avant la medersa et bahia.Dans un joli jardin, les mausolés et quelques tombes de la famille de Moulay ahmed el mansour. Les tanneries Nous y sommes allés seuls en repoussant les nombreux rabatteurs qui sevissent encore dans ce coin retiré de la medina.(mais nous avions un plan fait par Abdel).A l'entrée, nous avons accepté le guide (en negociant de suite le prix de sa visite) qui nous a expliqué les differentes étapes de la tannerie..Impressionnant et pitoyable.Sans doute, la visite qui a le plus marquée les esprits (des jeunes et moins jeunes!😕) par les conditions de vie de ses familles et de travail de ses hommes et enfants. La Menara Pavillon au bord d'un bassin.Cela respire le calme.Difficile d'y acceder le soir depuis le son et lumiéres ;dommage car la lumiére doit y étre beaucoup plus belle. Le cyber jardin Lien entre la medina et la nouvelle ville.Sponsorisé par des grandes marques.Un hâvre de paix. ballade en caléche 180dh les 2 heures. Oui, je sais cela fait trés touriste mais ma fille en revait!

Sur le circuitEssaouira: la medina, les remparts, la criée, le port.Une autre vision du maroc dans d'autres couleurs.Pas besoin d'y rester bien longtemps car c'est petit!Ne pas manquer les artisans de la sqala en marquetterie.Ils travaillent avec amour le bois.Les prix sont interessants. Route Essaouira-Agadir Magnifique et sauvage! Ne pas manquer les detours par Sidi kaouki au milieu des arganiers et chévres acrobates et Cap Tafelney.Vues splendides sur la côte et l'Atlantique dechaîné. Coopérative de l'huile d'argan Amal de Tamaran. Une jeune femme nous explique l'exploitation de ce fruit(arbre ne poussant qu'au maroc), les vertus gustatives et curatives de l'huile et le travail de ces femmes remunéres au kg.Conditions de travail bien difficiles. Route Taroudant-Ait ben addou Desertique mais des paysages comme nous les aimons!Etroite attention aux pare-brises Taroudant Les remparts y sont jolis surtout au coucher du soleil mais pas mieux qu'à Marrakech. Les souks ne nous ont pas emballés. Kasbah Ait ben addou Trés belle vue en arrivant au village surtout au coucher et lever du soleil. Aprés un passage un peu difficile de la riviére sur des sacs de pierres (des enfants sont là pour vous aider moyennant finance ), visite de la kasbah encore habitée.Certains nous avaient dit qu'on ne pouvait visiter seul (rabatteurs)mais nous n'avons vu personne et nous avons deambulé tranquillement au coucher du soleil.Nous avons seulement regretté que les commerçants étaient beaucoup plus insistants qu'ailleurs limite agressifs. Studio de Ouarzazate Eh oui avec des enfants!Il y en a maintenant deux.Nous sommes allés au premier en arrivant de Ait ben addou sans savoir que ce n'était pas ceux de l'atlas.Mais bon c'était moins cher et sensiblement pareil d'aprés certains? Premiére partie dans un immense hangar ou le sol est jonché des differents objets et costumes des films celebres(ma fille, fan de ciné, n'en revenait de voir le trone de monica Belluci! mon mari aurait préfére qu'elle y soit encore😉) Deuxiéme partie à quelques kilometres de là :les restes de la forteresse de" heaven of kingdom".tout est postiche;je serai moins epatée la prochaine fois🤪.Les enfants étaient ravis de soulever d'énormes rochers (ben oui en mousse😛) Bref un moment de detente pas indispensable du tout mais qui a satisfait les petites curiosités; Musée des arts et traditions de la vallée du Draa A=20dh E= gratuit COUP DE COEUR! Dans la kasbah Tissergat à 7 km avant d'arriver à zagora. 2 heures de pur bonheur. Amenagé depuis peu, un vieux monsieur charmant et plein d'humour vous fait vivre une grande page d'histoire.Entre les salles amenagées avec des objets agricoles, costumes, bijoux..., une chambre d'accouchement et les explications sur la vie d'une kasbah, les rites funeraires, religieux...vous saurait tout sur la vie marocaine d'hier et d'aujourd'hui;

Les dunes de Merzouga les dunes:les qualificatifs :merveilleux, superbes, genial....vont me manquer donc allez les voir! la ballade en dromadaire: 2 h.J'en gardais de mes souvenirs d'enfant une vision d'horreur!Avec les 3 enfants, on se doutait qu'on n'y échapperait pas.Aprés avoir repoussé plusieurs tentatives:autour des hotels :trop kitch...là au milieu des dunes, je n'avais plus vraiment d'excuses!Ce fut moins traumatisant qu'il y a trente ans (déjà😕)Nous avons passé un bon moment.Le plus difficile dans le fond fut de gravir la dune de 150 m pour y admirer le coucher du soleil (si, si je ne suis pas sportive et c'est dur!)Seul ombre au tableau:entendre encore et encore les 4x4 et les quads gravir les dunes dans un nuage de pollution

Les gorges du Todra Aprés 15 km et une route avec de vues magnifiques sur kasbah et palmeraie, l'entrée dans les gorges est impressionnante.Ensuite, tout est jeu de lumiére, de la terre...Superbe!Nous y sommes allés en fin d'aprés -midi, c'était trés calme!

La coopérative du poignard. A l'entrée de El Kelaa des M'Gouma en venat de tineghir. Les berberes exposent et façonnent devant vous poignards, bijoux...Il y en a pour tous les gouts:travaillé, cisilé, manche en cédre, en os de dromadaire...Travail impressionnant de ces hommes sans aucune machine.Je ne suis pas trés arme mais nous avons craqué pour un poignard 30 com ciselé, manche en cédre:40dh.Etait-ce ou non une affaire, nous ne le savons pas mais nous sommes ravis de la visite et de l'objet!🙂

Vallée de l'Ourika paysages variés et différents de ce que nous avions vu dans le sud.La vallée est reposante.Nous avons flané au fil de la route. Le lundi:grand marché de Tnine l'ourika où tous les paysans descendent de parfois 30 km pour vendre et acheter.Nous avons laissé un guide nous emmener (aprés negociation du tarif bien sur! 20dh)au gré des rues:marché au mouton, au mule, épices, fruits et legumes... ;ils nous a donné quelques explications et emmené là où nous n'aurions pas osé aller.A la fin, il n'a pas cherché à nous demander plus.On a passé deux heures agréables.A voir sa mine rejouie quand nous lui avons laissé 30 dh au lieu de 20 et quelques stylos et jouets pour enfant, nos enfants ont compris que nous ne naissons pas tous libres et égaux!

CE QUE NOUS AVONS AIME l'accueil des marocains l'envoutante ambiance de la place djemaa à Marrakech Les kasbah qui se confondent avec la roche la magie des dunes de merzouga Le musée de la valée du draa Ne jamais nous sentir en insécurité

CE QUE NOUS N'AVONS PAS AIME les rabatteurs et la malhonneteté d'un hotelier qui feraient passé les marocains pour ce qu'ils ne sont pas! la pauvreté:nous ne nous y attendions pas en tout cas pas dans telle mesure!

EN BREF Un voyage reussi, une bonne approche de l'Afrique du nord. Aprés autant d'événements en France et de part le monde, les enfants ont compris qu'il ne fallait pas faire d'assimilation trop hative sur le peuple arabe et la religion musulmane.
Qui a vu Syriana? English translation pending
by Aristomakos · 2006-03-10 · 21 replies
Bonjour,

Je crois qu'on a pas encore évoqué ce fim récent. Je viens de le voir, tout à l'heure.

Et je ne le regrette pas. C'est un bon film.

Je n'ai pas encore fait de recherches mais bp de scènes ont été tournées en extérieure, les paysages urbains et désertiques font authentiques.

J'ai eu peur du début de prestation de Matt Demon mais finalement on croit en son personnage.

Quant à l'histoire, qui dénonce les conivences CIA/grands groupes d'hydrocarbures US dans le Golfe persique et aux alentours, elle est tres crédible, même si certains aspects paraissent hyperbolés (assassinat d'un héritier au trone d'un émirat du golfe, via satellite et missile de croisière ; mais aussi côté idéalisé de cet héritier qui veut rendre ''l'independance'' à son pays et le developper en le modernisant).

Ce film, qui imbrique plusieurs histoires qui se recoupent logiquement et assez facilement, dénonce bien des aspects de la lutte pour le controle des gisements dans le monde, avec les accords secrets, la corruption, les trahisons, les manipulations nonbreuses...

Enfin, tous les noms de pays et de villes sont réels, celui de l'émirat en question n'étant pas cité. Je précise cela car je viens de voir Le Terminal avec son horrible Crakhovia ou une ineptie proche.

Vous, qu'en avez-vous pensé ?
Egypte, février 2006: antiquités et plongées tropicales English translation pending
by Gwennou · 2006-03-02 · 25 replies
19/02/06 -- PHOTOS A LA FIN --

Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?

Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".

Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.

La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.

( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)

Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.

(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)

Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.

Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...

Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.

Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.

Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....

Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.

D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
Tour du monde avec les enfants English translation pending
by Maururuee · 2006-03-01 · 123 replies
je suis enceinte et j'ai déjà un fils de 3 ans; j'ai depuis toujours la folie des voyages et mon compagnon et moi pensons à un tour du monde; il pensait le faire à deux quand les enfants seront grands mais j'aimerai mieux le faire rapidement et avec les enfants; quels sont vos arguments pour le convaincre de partir avec eux (un n'est pas encore né !) ? Quel budget car nous souhaiterions mettre de l'argent de côté tous les mois pendant quelques années et bien préparer ce tour; je ne pense qu'à ça et j'ai envie de me fixer des objectifs ; merci pour vos conseils
Janvier 2006 au Cambodge English translation pending
by Pierrôôt · 2006-02-24 · 3 replies
Nous sommes partis un mois au Laos et au Cambodge en janvier 2006. Voici le récit de notre voyage au Cambodge et quelques informations qui vous aideront peut-être pour un futur voyage. N’hésitez pas à me demander des précisions, je m’efforcerai de répondre.

La partie Laos du voyage est là : http://voyageforum.com/v.f?post=462746

Budget et préparatifs : Vol Paksé-Siem Reap préacheté par Internet sur LaoAirlines avant notre départ (86 $). Visa Cambodge payé 20$ à l’arrivée à Siem Reap; Vol Phnom Penh-Bangkok acheté 50 € sur le site Internet de Airasia. Retour Paris : vol GULFAIR Bangkok -Paris (avec une escale à Bahrein) acheté 620 € sur le net en novembre 2005 chez Ebooker. A la même époque un vol direct sur la Thaï coûtait 900 €..

Argent : On est parti avec des dollars et des travellers en dollars, plus une carte VISA. Change sur place d’environ 4 000 riels pour 1 dollar. (Pour des raisons de commodité j’indiquerai mes prix en dollars).

En fait, les riels ne servent pas à grand chose et le change dans la monnaie locale est inutile, voire désavantageux; ici le dollar est roi et les riels servent souvent de petite monnaie pour les sommes inférieures à un dollar.

Hors budget avion, hors visa, et hors “galère” de fin de voyage, nous avons dépensé sur place 850 $ pour deux personnes pendant 18 jours, y compris les cadeaux.

Guide :

On est partis avec le Guide du Routard 2006/2007. En général les infos sont bonnes, mais très succintes. On aurait dû avoir en plus le Lonely Planet, plus complet.

Santé :

On avait fait le choix, mais ce n’est pas un conseil, de ne pas prendre de traitement anti-palu. En presque trois semaines au Cambodge, on n’a jamais vu beaucoup de moustiques. Question grippe aviaire, il est impossible d’éviter les volailles vivantes : elles sont partout en liberté dans les rues, en quantité impressionante. On s’y est très bien habitués.

Téléphoner en France : Nous avons beaucoup utilisé Internet sur place. On peut aussi téléphoner en France dans les cyber cafés, à des prix dérisoires. Certains touristes avaient leur téléphone portable au Cambodge. On peut aussi utiliser la carte FranceTélécom au Cambodge.

Journal :

Vendredi 20. Arrivée au Cambodge

Décollage de Paksé au Laos à 7 h 40. 50 minutes plus tard, nous sommes déjà au Cambodge, à Siem Reap. Les formalités de visa sont aussi simples qu’au Laos. Nous prenons un taxi avec un américain désargenté qui se joint à nous pour partager les frais (5$ pour aller en ville).

Sur notre route, nous verrons de très beaux hôtels. Nous avions choisi et réservé par mail le Red Lodge (Réf. GR). Il est situé près du vieux marché, mais légèrement en retrait, ce qui sera beaucoup moins bruyant. C’est une grande bâtisse d’un étage, type maison bourgeoise, avec un petit patio sur le côté pour y prendre le petit dej. Nous choisirons finalement une chambre avec air conditionné au premier étage (12 $ avec petit dej).

On change nos dollars en riels dans une banque (3 9 00 riels pour un dollar). On trouvera mieux par la suite. Premier repas près du marché.

D’emblée, ce qui frappe, c’est la circulation assez dense et plutôt anarchique. Beaucoup de deux roues, des voitures, et des tuk-tuks. Autour du marché, beaucoup de cafés-internet, d’agences de voyage, de bars et restos pour touristes.

Nous y achetons le fameux livre de Maurice Glaize sur Angkor (5$) ainsi que “Le portail” de François Bizot sur le génocide des khmers rouges. Ces deux livres sont en fait des photocopies. Avec toutes les pages!! Jusqu’ où va se nicher l’univers du “faux”.

Notre chauffeur-guide Meas (connu sur le forum ) nous attend comme convenu à notre hôtel. Nous discutons avec lui de notre programme pour trois jours. Et sans plus tarder nous partons avec son tuk-tuk pour notre première visite.

Temple de WATBO. Magnifiques peintures murales que nous découvrons quand le moine ouvre les volets du sanctuaire. Temple de ATVEA : Deux ados qui vivent chez les moines se proposent de nous guider dans ce temple. L’un des deux avait commencé à étudier le français, mais il a dû arrêter car il ne pouvait plus payer 5$ par mois.

Musée d’une fondation pour l’enfance crée par l’ONG Krousar Thmey, (sur la route des temples côté droit après l’hôpital Jayarvamanmi). Cette fondation scolarise des enfants des rues, des orphelins, des enfants sourds, et leur assure une formation professionnelle. Présentation très didactique du Cambodge dans ce musée, En une heure de visite, on a un aperçu du pays que l’on visite, de ses ressources, de ses capacités, de ses difficultés. Idem sur leur site Internet (
http://www.myfriend.org/krousar-thmey/cambodge.htm).

Achat des pass pour trois jours de visite des temples (40$ + une photo). Attention, ils sont en vente à partir de 17 heures seulement pour le lendemain. Par contre, on peut les utiliser dès le jour même (on gagne une soirée).

Et première visite d’Angkor What.

Les qualificatifs vont me manquer, mes commentaires pouvant être vite redondants, voire inutiles, je m’abstiendrai donc à propos des temples. Et je ne peux que recommander encore un fois la lecture sur place du livre de Maurice Glaize. Les descriptions des temples sont très détaillées et fort intéressantes.

Première soirée à Siem Reap. Dans les rues, on croise beaucoup de personnes estropiées, amputées des jambes et parfois des bras ou des mains à cause des mines anti-personnelles. Beaucoup d’enfants des rues errent pieds nus, certains “travaillent” à ramasser les canettes de coca qu’ils iront revendre pour une poignée de riz. On savait tout cela, mais le voir est encore plus terrible.

Le plus terrible est sans doute de voir deux mondes, deux planètes se croiser sur le même trottoir et s’ignorer. Les mendiants, les enfants des rues sont comme transparents; ils paraissent invisibles aux yeux de beaucoup de touristes ( un peu comme les SDF chez nous ?).

Samedi 21 janvier. Angkor

Journée avec Meas pour visiter les temples. Meas est chauffeur de tuk-tuk et parle français ( ainsi que l’anglais et le russe). En écoutant travailler les guides et en lisant, il a appris les bases sur chaque temple. Ensuite nous lirons les détails sur place avec le livre de Glaize. Dans cette journée, nous aurons visité :PRASAT KRAVAN, BANMEY KDEY, TA PHROM TA KEO, THOMMANON, BAYON, BATHUON, le Palais Royal, la Terrasse des éléphants.

Le midi, nous mangeons dans une petite échoppe en face d’un temple. Nous y goûtons une spécialité khmère : l ’amok. C’est du poisson coupé menu, cuit dans un wok avec un légume vert qui a de très grandes feuilles un peu comme les épinards, le tout arrosé de lait concentré sucré et de lait de coco. Délicieux.

Mireille profite une fois de plus de la proximité immédiate de la cuisine pour prendre une leçon avec la patronne qui se plie volontiers à sa demande.

Après le repas, Meas nous racontera très pudiquement que son père qui était médecin et sa mère sage-femme ont été tués par les Khmers rouges. Pour échapper au même sort, il a dû déménager dans une autre ville. Et raconter qu’il était orphelin, qu’il n’avait jamais connu ses parents et qu’il était obligé de vivre chez les moines car sans aucune ressource. En se faisant passer pour illettré - quand les Khmers rouges l’ont “testé”, il a saisi le stylo de la main gauche pour rendre son geste plus maladroit - il a pu sauver sa peau!

Le soir ballade dans le vieux marché. Manque de chance pour nous, les rues sont complètement défoncées pour cause de gros travaux. Dans de profondes et larges tranchées parfois nauséabondes, des hommes, des femmes aussi travaillent à installer de grosses canalisations. Quelques uns sont les pieds nus.

Dimanche 22 janvier. Angkor

Encore une journée à visiter d’autres temples avec notre guide. Cette façon de visiter nous convient parfaitement : nous restons dans les temples le temps que nous voulons, nous nous déplaçons sur les sites sans chercher notre chemin et la compagnie de Meas, toujours très rieur est très agréable. Nous profitons des pause-repas pour discuter avec lui de la vie actuelle au Cambodge.

Nous verrons aussi des touristes visiter les temples à vélo, ou sur des vélos électriques loués sur le site. D’autres encore avec des moto-taxis.

Temples visités ; PHNOM BAKHENG, BAKSEI CHAM KRONG, PREAH KHAN, NEAK PEAN, MEBON ORIENTAL, TA SUM;

Ballade du soir dans les rues à restos et bars pour touristes : une de ces rues (“rue de la soif”) est interdite le soir à la circulation; à chaque extrémité un policier y interdit l’entrée aux tuk-tuks, enfants des rues et aux mendiants. On n’est pas loin de la “réserve”, ou du ghetto pour touristes hyper protégés! Malaise....

Ici, la rue, c’est avant tout le bruit. Et surtout celui des motos et des tuk-tuks pétaradants. C’est le bruit principal de la rue sur lequel s’accordent les autres, celui des voitures, des camions et de quelques klaxons. Quand on marche à pied, il faut ajouter à cette musique de fond assez forte les appels de chauffeurs de tuk-tuks “hello sir, tuk-tuk ?”, hello papa, tuk-tuk ?”, sans oublier les voix des jeunes filles qui accrochent le client à l’entrée des restos “Good food here, very cheap”.

Lundi 23 janvier. Angkor

Journée grand circuit avec Meas. Comme le ciel est couvert de nuages et que nous essuyons même quelques gouttes, la température a chuté d’au moins dix degrés, ce qui n’est pas plus mal pour la longue journée de tuk-tuk qui nous attend (Meas propose aussi ce circuit en voiture).

Avant de prendre la route, nous nous arrêtons à une échoppe qui vend des billets de bateau. Grâce à Meas, nous payons 22$ pour la traversée Siem Reap-Ventiane avec transfert depuis l’hôtel au lieu des 23 $ proposés par notre GH.

Arrêt ensuite à une “cabine téléphonique” : c’est en fait quelqu’un qui fait payer l’utilisation de son portable. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, notre chambre à Phnom Penh est réservée.

Visite des temples de PRE RUP, BATEAY SREI, BANTEY SAMRE, GROUPE DES RULOS.

Les déplacements pour les temples sont assez propices pour observer la campagne, l’architecture des villages avec les maisons sur pilotis, les plus pauvres en palmes tressées, d’autres en bois.

Comme nous sommes en janvier, nous ne verrons presque jamais le vert si tendre et si particulier des rizières. Au contraire, les parcelles ne sont que champs de paille coupée et très seiche où viennent paître les buffles et les vaches en général assez maigres.

Dans les villages, toujours beaucoup de volailles en liberté ainsi que des petits chiens qui font l’adoration des enfants. La végétation est vraiment luxuriante : beaucoup de cocotiers, des manguiers en fleurs (dans un mois ce sera la pleine saison), des papayers, des arbres à noix de cajou, des jujubiers, des longaniers et bien d’autres arbres que nous ne saurons pas identifier.

On verra aussi la récolte des fruits de certains palmiers, leur pressage pour en obtenir un jus, la cuisson de ce jus qui donnera le fameux sucre de palme.

Sur les routes, les petites motos sont toujours les plus nombreuses. Elles sont toutes japonaises et valent ici entre 1 100$ et 1 300$. Elles sont très robustes puisqu’elles peuvent transporter jusque trois adultes qui se serrent sur la longue selle. Ou bien une famille avec deux enfants : un enfant assis devant le papa les mains sur le guidon, un autre enfant entre le papa et la maman. Sans oublier la variante papa devant, maman derrière assise en amazone avec bébé dans les bras.

Les motos servent aussi à transporter des marchandises. Nous en croiserons une qui transportait au moins vingt canars accrochés par les pattes à des morceaux de bambous fixés sur la selle. Et une autre avec deux cochons vivants, le dos attaché en travers de la moto, les pattes en l’air.

Et quand on ajoute une remorque derrière la moto, l’éventail des marchandises, leur volume transporté s’en trouve décuplé.

L’essence, très chère dans les stations service (presque 1$ le litre) est vendue aussi par des revendeurs d’essence de contrebande venant de Thaïlande; sous un abri de fortune, s’entassent au bord de la route des bouteilles en plastique ou en verre remplies d’essence.

Nous faisons nos adieux à Meas et le remercions pour ces trois jours passés avec lui.

Publicité gratuite : Meas THOEUN measthoeun@yahoo.com Tél. : 855 16 862 117

Mardi 24 janvier. Journée tranquille à Siem Reap

Petite ballade à vélo empruntés à la GH dans les rues animées de notre quartier.

Ici beaucoup d’activités sont effectuées dehors. Les maisons construites en retrait de la rue possèdent un jardin ou une courette. Et cet espace sert souvent de cuisine, de salle à manger; on y accroche le hamac pour la sieste. On y fait la lessive, on y lave les enfants dans une cuvette. Une table en bois, quelques chaises en plastique, et voilà un salon pour causer, bavarder avec ses voisins.

Idem pour les petits commerçants qui utilisent le “trottoir” davant leur échoppe : selon la nature du commerce, on y cuisine, on répare les motos, on les lave à grand jet d’eau, on y coupe les cheveux, on y manucure, on y pédicure...

Apparemment l’intérieur des maisons semble réservé au sommeil et à la nuit.

Le premier élément de confort, après l’électricité est bien sûr la télé, captée par des antennes râteau hissées en haut d’un immense bambou.

L’eau courante est plus rare, ou sous la forme d’une pompe à main dans le jardin. Sinon, il faut aller la chercher. La cuisine se fait souvent au feu de bois ou au charbon et l’on voit souvent des paysans ou leurs enfants partir chercher à vélo le précieux fagot. En ville à Siem Reap nous verrons aussi quelques dépôts de bouteilles de gaz.

L’assainissement et le traitement des ordures ménagères sont assurément deux problèmes énormes qui restent entiers. Certes en ville, nous croiserons plusieurs fois des hommes et des femmes juchés sur d’énormes camion-bennes malodorants; le visage protégé par un large foulard ils y entassent les sacs d’ordures que leur lancent leurs collègues depuis le trottoir.

A la campagne, et aussi en ville les habitants font aussi brûler les ordures sur le trottoir. Tous ces efforts réels sont encore très loin d’empêcher les décharges sauvages, les tas d’ordures dans les fossés, les égouts à ciel ouvert et les millions de sacs plastique sur les routes ou dans les rivières.

Dès qu’ils travaillent les jeunes veulent acheter un téléphone portable ou une moto. Ils sont nombreux dans les cafés Internet à “chatter”. Et si l’école est en théorie obligatoire et gratuite, beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés.

Déjeuner au “Sala Baï” (Réf. GR), resto d’application d’une école hôtelière gratuite et destinée à des jeunes défavorisés. Cette école a été créée par l’ONG française “Agir pour le Cambodge”. L’école sélectionne sur dossier et sur entretien une centaine d’élèves de plus de 17 ans, dont 70% de filles, sur 500 candidats. Pendant 10 mois dont pratiquement la moitié en stages d’entreprises, ces jeunes vont apprendre les métiers de la cuisine et de l’hôtellerie, avec leurs profs cambodgiens et deux français expatriés. Ils trouveront du travail à la sortie de l’école.

La salle de resto est joliment décorée et nous avons été servis par des élèves, sous l’oeil vigilant mais pas toujours sympathique d’un professeur. Le repas y est excellent : poisson vapeur et porc sauté aux légumes, servi dans de belles assiettes bien décorées. Café expresso et tarte au citron pas très locale pour la gourmandise.

Le Cambodge est dit-on le pays où il y a le plus d’ONG. Personnellement nous y avons vu des écoles, centres de santé, orphelinats, centres pour enfants aveugles ou sourds, Enfants du Mékong, Agir pour le Cambodge, et d’autres ONG cambodgiennes qui luttent contre la prostitution forcée d’enfants et de femmes. Nous avons même vu un médecin d’une ONG faire des consultations en ULM!

Mercredi 25 janvier. Phnom Penh

Les chants et la musique de la mosquée voisine, ceux des coqs et le stridulement des premières cigales ont eu raison de notre sommeil bien avant que notre réveil ne sonne à cinq heures.

Nous avalons rapidement un petit dej dans la cour de notre GH afin d’être fin prêts pour notre départ en voiture, direction l’embarcadère, programmé à six heures.

6h 05, 6h 10, 15, 20... Alors que nous étions prêts à partir avec un tuk-tuk que j’étais aller chercher, notre minibus arrive finalement à 6h 30. Il s’arrête encore au pied de trois hôtels pour d’autres touristes. Au dernier arrêt, cinq allemands et leur guide local se demandent, perplexes, comment ils vont pouvoir monter tous à bord. Finalement les deux plus corpulents ( c’est un euphémisme...) s’installent à côté du chauffeur et les trois autres sur les strapontins restés libres. Reste sur le trottoir le guide qui s’apprête à prendre une moto-taxi; mais finalement les occupants de la banquette arrière lui proposent de les rejoindre. La fenêtre s’ouvre, le temps que le guide se faufile dans le véhicule; no problem.

Sans doute en retard sur son horaire, le chauffeur avale les kilomètres jusqu’au débarcadère à grande vitesse, avec force coups de klaxon pour contraindre vélos et motos à se ranger devant notre passage.

Une piste cabossée, défoncée a remplacé la route. De chaque côté, d’infâmes cabanes ou vivent dans une crasse immonde des familles de pêcheurs. Plus nous approchons, plus l’odeur devient insoutenable : le poisson est entassé à même le sol dans des caisses en bois, prêt à être chargé dans des pick-up. Quelques caisses seulement sont recouvertes de glace.

Au milieu de ce fatras, et assaillis par des femmes qui vendent de la “Vache qui rit” et du pain, nous nous faufilons jusqu’ à l’embarcadère. Une planche étroite y fait office de passerelle. Sitôt montés à bord du bateau déjà bondé, aussi bien à l’intérieur que sur le pont, nous comprenons vite qu’il nous faut renoncer à nos places numérotées (on avait même choisi le bon côté par rapport au soleil!!) et nous sommes bien contents de trouver deux sièges.

Mireille voyage au milieu d’un groupe de nantais avec qui elle sympathise. Je me contenterai de la proximité de hongrois qui ne parlent pas un mot d’anglais ni de français.

Traversée du lac Tonlé sans grand intérêt : rien à voir, on se croirait en pleine mer, sans les vagues. Puis nous rejoignons le fleuve pendant trois heures. Nous serons finalement déçus de ce voyage assez cher. Mieux aurait-il valu prendre un bus VIP.

A l’arrivée à Phnom Penh, nous sommes happés par la foule des chauffeurs de taxis et de tuk-tuk qui se ruent sur nous malgré la présence des policiers, matraque à la main. Rapide négociation sur le prix (2$) du tuk-tuk et nous voilà en route.

La GH, le Cafe Freedom and Lodge (Réf GR) est au bord du grand lac au nord de la ville, le Boeng kak. On y accède par une ruelle en terre battue bordée d’agences de voyage, de cafés Internet et de petits restos. Nous sommes dans le quartier favori des routards.

En fait notre GH est un ponton flottant aménagé pour moitié en terrasse couverte pour y prendre un verre, et pour l’autre moitié de huit chambres aux parois en bois. Grand lit avec moustiquaire. Matelas usé, salle de bains avec eau froide. Clientèle de routards très amateurs de “cigarettes” très fortes... Le patron est écossais, très maigre, speed et très bavard.

Le soir, dîner sympa avec deux français, Patrick et Michèle en voyage pour deux mois.

Jeudi 26 janvier. Phnom Penh

Nous inaugurons un nouveau moyen de transport, très prisé à Phnom Penh, le moto-taxi. Nous voilà donc sur cette moto, serrés l’un contre l’autre et derrière notre chauffeur. Dans la circulation assez dense de la capitale, voyager ainsi est plutôt rapide. Bien sûr, nous aurons quelques frayeurs, notamment quand il s’agira de tourner à gauche à un carrefour.

La méthode cambodgienne est assez originale. Il faut couper la route à gauche le plus tôt possible, sans se soucier du flot de véhicules qui vous arrivent dessus et qui doivent vous éviter. Une fois franchi ce premier obstacle, vous êtes avec de la chance dans la bonne voie de la bonne rue; ou alors dans la bonne rue mais sur la chaussée inverse. N’hésitez pas, roulez à contresens jusqu’à ce qu’ un creux dans le trafic ne vous permette de vous rabattre dans la bonne file. C’est tout simple!

Notre première visite est consacrée au S 21, ou Tuol Sleng, véritable antichambre de la mort installée par les Khmers Rouges dans un ancien lycée.

Ici, 15 000 prisonniers ont été photographiés, fichés, torturés, et pendus sur place ou bien envoyés dans d’autres camps pour y être exterminés.

Visite terrifiante à travers les salles de cours transformées pour les interrogatoires ou en cellules, le mémorial avec des photos de détenus arrêtés en famille avec leurs enfants ainsi que celles de leurs geôliers et de leur chef Douch. On reste sans voix.

A la sortie, quelques mendiants dont un homme au visage complètement brûlé se mêlent aux tuk-tuks et aux motos pour réclamer une aumône.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce sujet, Internet et notamment Wikipédia sont de bonnes sources. Je recommande encore une fois la lecture du livre de François Bizot, le Portail.

La visite du musée national, installé dans un magnifique bâtiment cernant un jardin fleuri et construit par des français dans le respect de l’architecture khmère nous offre un réconfort bien mérité après cette première visite : même si on perçoit le peu de moyens dont dispose ce musée, on est réellement subjugué par la beauté des trésors exposés.

Déjeuner juste à côté du musée dans un resto d’une école hôtelière “Friends” fondée par une ONG locale, Mith Samlanh qui s’adresse aux jeunes qui sortent de la rue. Ici le style est délibérément occidental, la déco jaune et bleue branchée. Les jeunes serveurs portent un jean avec un polo aux couleurs de leur école. Ils ont l’air joyeux et font leur travail dans la bonne humeur. Nous y mangeons entre autre une excellente salade de papaye.

Vendredi 27 janvier. Phnom Penh

Deux soirées très bruyantes dans notre GH ont raison de notre patience! Nous déménageons sans regret pour le New Lodge GH dans la même rue. Nous choisissons un petit bungalow en dur, éloigné des terrasses, qui nous coûtera 5$.

Le patron de la GH, très dynamique, nous emmène en tuk-tuk au marché russe à l’autre bout de la ville.

On y trouve tout ce qu’on veut, depuis les produits frais en grands nombres jusqu’aux bijoux en or, aux statues en pierre, en passant par les vêtements, les ustensiles de cuisine, les jouets, les DVD, etc. ...

Demain commence le Nouvel An chinois et les étals vendant des guirlandes rouge et or font le plein de clients. On y vend aussi beaucoup d’arbustes qui seront décorés dans les maisons comme nos “sapins de Noël”.

Grande ballade à pied dans le centre de la capitale. On aime bien cette ville. L’ambiance y est sympa, avec beaucoup de verdure et l’architecture est assez plaisante. Ville visiblement assez jeune.

En nous promenant le soir, nous serons surpris d’apercevoir une mitraillette dans le coffre d’un 4 x 4 que son chauffeur avait laissé ouvert. Anecdotique ? Peut-être. Mais tous les chauffeurs de tuk-tuk nous ont recommandé de bien tenir en main nos sacs afin d’éviter les vols à l’arraché. Et beaucoup de villas, de commerces sont gardés en permanence par des vigiles. Reste qu’à aucun moment nous n’avons ressenti une quelconque insécurité. A notre égard, pas un geste ni un regard équivoques.

Samedi 28 janvier. Sihanoukville

Voyage en car climatisé pour Sihanoukville, au bord de la mer à 230 km au sud de la capitale. Le car mettra quatre heures sur une belle route pour atteindre sa destination. Arrêt à mi-parcours pour de détendre les jambes et se restaurer : les occidentaux jettent leur dévolu sur les ananas ou les mangues; les khmers préfèrent la noddle soup ou le riz gluant avec les légumes.

Sihanoukville, principale lieu de villégiature du pays est noire de monde ce week-end pour cause de Nouvel an chinois. Ici on fête le premier janvier, le nouvel An chinois et le Nouvel An cambodgien à la mi-avril. Un français qui vit ici nous raconte que les cambodgiens ont 60 jours fériés.

Notre Gh, Lovely GH ( réservée par l’intermédiaire du red Lodge) est située deux rues derrière la plage des orchidées. Nous y logeons dans une grande chambre avec fan, TV (on peut voir TV5), salle de bain carrelée pour 6$. On y mange assez bien (moins cher qu’à PP) et on y louera une moto pour 4$ par jour.

Dimanche 29 janvier. Sihanoukville

Avec la moto, nous longeons la plage des orchidées jusqu’à une petite colline où un hôtel propose de jolis bungalows en bois, sous les arbres et ouverts sur la mer. Puis nous choisissons au hasard une des nombreuses paillotes installées entre la route côtière et la plage. On peut y manger, y boire un verre, s’y prélasser sur des chaises longues à l’ombre d’un parasol.

Bien qu’elle soit tenue par un couple de français, le public est cambodgien à 99, 9%. Depuis le matin, les voitures, les motos, les pick-up, les minibus, les camions, bref tout ce qui peut rouler est rempli au maximum et afflue sur les plages. On y vient en famille, entre amis pour la journée du Nouvel An chinois. La plupart des gens ont amené le pique-nique dans d’énormes glacières et s’installent dans les restaurants qui proposent des “pool table”, grandes tables collectives pour les familles.

Un joyeux brouhaha s’élève de cette foule, à peine couvert par le bruit d’un jet ski qui tire mollement un grand canoë gonflable où ont pris place une dizaine de personnes harnachées de gilet de sauvetage orange et vert fluo.

La mer, très chaude et sans aucune vague accueille tout le monde. Mais ici les marchands de maillots de bain ne font pas recette : on se baigne tout habillé, en robe, en jean ou en pantalon, avec une chemise ou un T-shirt. Seuls les enfants en très bas âge sont nus ou en slip. Quelques ados osent le torse nu. Beaucoup, enfants ou adultes barbotent pendant des heures à quelques mètres du bord sur de grosses chambres à air.

Des photographes ambulants proposent aux familles d’immortaliser ce moment. Un autre marchand vend des animaux gonflables qu’il a accrochés sur son vélo. Des femmes portent sur la tête un grand plateau circulaire en émail rempli de beignets, de chips ou d’ananas. D’autres, sur un balancier traditionnel en bambou ont installé un petit barbecue pour y cuire des crabes et de grosses langoustines. D’autres enfin proposent des soins de manucure, de pédicure ou d’épilation. Le matériel tient dans un panier en plastique. Tout ce commerce se déroule dans la bonne humeur, sans aucune animosité quand on refuse poliment d’acheter.

Les enfants ne sont pas exemptés de travail. Sur des cintres en métal, ils ont accroché des colliers et des bracelets en coquillages. Une association expose sur la plage des dessins très colorés réalisés par eux sur des planchettes de bois. Les plus pauvres déambulent le long des plages, sac de jute sur le dos à la recherche des canettes en alu.

Comme sur toutes les plages, on y joue aussi au foot, on s’éclabousse, on se pousse dans l’eau. Les ados se promènent en petit groupe, les garçons entre eux, les filles de leur côté.

Le soir les touristes se retrouvent pour prendre un verre ou envoyer un mail dans les cafés-restos de la plage un peu plus chics.

Les cambodgiens fêteront le Nouvel An sur la plage ou dans de grands restos en ville et s’époumoneront tard dans la nuit à chanter des tubes sirupeux sur la musique du karaoké.

Lundi 30 janvier. Sihanoukville

Vers 7 h 30, deux jeunes moines bouddhistes, crâne rasé, vêtus de leur tenue safran et portant chacun une large ombrelle jaune s‘arrêtent à la porte de notre GH, comme ils venaient de le faire à la porte de la maison voisine. Dans les deux cas, ce sont les enfants qui amènent un petit sachet de nourriture pour leur aumône. Ils restent quelques instants à prier, accroupis devant les moines qui rapidement y mettent fin et les renvoient à leurs jeux.

Un tour en moto sur les autres plages nous conforte dans notre choix de la plage des orchidées. A notre goût, c’est la plus sympa, la plus animée, la plus vivante.

Sur la plage, les festivités continuent. Comme le Nouvel An est cette année un dimanche, le lundi est férié aussi. Et on dirait qu’il y a encore plus de monde sur la plage qu’hier. C’est une vraie fourmilière. Toujours les pétards que les enfants font claquer; toujours les karaokés et toujours les feux d’artifice.

Mardi 31 janvier. Sihanoukville

Les congés du Nouvel An continuent encore aujourd’hui au vu du flot incessant de véhicules qui arrivent encore sur la plage.

Ce matin, nous partons visiter la réserve naturelle de Ream à une vingtaine de km (réservé par notre GH pour 15$ par personne). Nos compagnons sont deux jeunes lituaniens, un américain, et deux canadiens vivant à Hong-kong et venus passer ici le Nouvel An. Après une demi-heure de voiture, nous arrivons déjà à l’entrée du parc. Le reste du trajet aura lieu en bateau, dans une grande barque à moteur qui longera pendant 90 minutes la foret de mangrove.

Étrange végétation que ces arbres, essentiellement des palétuviers qui plongent leurs racines aériennes dans l’eau. La densité est telle qu’il semble impossible d’y pénétrer.

Le chauffeur de voiture, également guide, donne quelques explications sur le Parc, beaucoup trop succinctes à notre goût. Nous croisons quelques pécheurs et rejoignons finalement la côte pour une halte sur une petite plage de sable blanc.

Notre chauffeur-guide est également cuisinier et mitonne sur un barbecue dans le sable des papillotes de barracuda. Un vrai régal pour qui peut oublier les étals de poissons sur le marché.

Belle ballade à pied dans la forêt tropicale. La moiteur intense, la chaleur extrême nous laisseront KO au moment de remonter dans le bateau.

La route du retour est encombrée par les nombreux véhicules qui quittent Sihanoukville ainsi que par les camions qui vont ou reviennent au port pour le transport des conteneurs. Nous croisons également une moto qui pulvérise le record de tout ce que nous avons vu : 4 enfants et deux adultes sur la moto!

Mercredi 1er et jeudi 2 février. Sihanoukville

Ce matin, la plage est presque déserte en comparaison des jours précédents, mis à part les touristes et quelques cambodgiens qui prolongent leur week-end.

Restent aussi hélas les ordures jetées par terre. On ne compte plus les sacs en plastique, les barquettes en polystyrène, les gobelets en carton qui jonchent le sol. Quelques rares restos de plage ont fait le ménage devant leur commerce. Il faut aussi préciser qu’il n’y a aucune poubelle sur la plage et que le ramassage des ordures est vraiment succinct. La propreté a un coût encore inaccessible pour le Cambodge. Et les marchands de sacs en plastique continuent d’y faire de bonnes affaires.

Sur la route de la plage, des affiches publicitaires rappellent que l’exploitation sexuelle des enfants et le “tourisme sexuel” sont des crimes. Trois ou quatre touristes croisés sur la plages n’en sont visiblement pas convaincus...

Ce soir, c’est la nouvelle lune et le minuscule croissant bien dessiné n’est pas à la même place que dans nos contrées.

En regardant des enfants jouer aux billes sur le sable, je m’amuse à comparer la façon dont ils propulsent la bille avec leurs doigts : rien à voir avec les gestes de nos cours de récréation! Tout comme la façon de compter sur les doigts est différente : ici pour montrer “1”, on ne met pas le pouce en l’air; au contraire, on le cache à l’intérieur des autres doigts et on tend l’index. De même, on ne se serre pas la main pour se saluer, mais on joint les mains au niveau du cœur. Pour appeler quelqu’un par un geste, la paume de la main est tournée vers le sol.

“Quand le bâtiment va, tout va”. Si ce proverbe s’applique au Cambodge, l’économie devrait y être prospère. Dans toutes les rues, surtout près de la mer, on construit ou on agrandit. Le tourisme est le nouvel eldorado, alors pour espérer une part du gâteau, on construit des GH et des restos.

Dernière ballade sur la plage, on croise les enfants vendeurs de colliers qui s’accordent une pause en plaisantant avec un jeune américain. Vont-ils à l’école ? Pas sûr. Certains ont les yeux pétillants d’intelligence, d’autres pleins de tristesse malgré leur très jeune âge. Où habitent-ils, que font leurs parents, autant de questions sans réponse.

Vendredi 3 février : Grosse galère à Phnom Penh

Voyage en car VIP pour la capitale. Seulement 3, 5$ par personne. Tuk-tuk jusqu’à notre GH le red Lodge réservé par téléphone.

Et après le déjeuner, catastrophe : Mireille n’a plus sa pochette avec le passeport, le billet d’avion, la carte Visa !

Bien sûr, on fouille dix fois dans le sac en question; on vérifie si par hasard, elle n’est pas dans un autre bagage. On téléphone à la GH de Sihanoukville pour qu’ils fouillent dans notre chambre. Rien. Il faut se rendre à l’évidence, on nous l’a volée. Pourtant, on ne l’a jamais quittée des yeux. ! Un vrai mystère. Et surtout une catastrophe, car nous devons prendre l’avion dimanche matin pour Bangkok et lundi soir pour Paris, avec des billets non échangeables et non modifiables. Nous sommes vendredi et il est 15 h.

Première destination, l’ambassade de France où nous sommes reçus immédiatement. La collaboratrice du consul nous explique les démarches à suivre : tout d’abord elle peut nous établir un laissez-passer provisoire, grâce à la photocopie du passeport que nous avons avec nous.

Elle aurait pu aussi nous faire un vrai passeport provisoire, si la Préfecture du Gard, émettrice du passeport avait répondu à temps à sa demande.

Nous partons donc à moto-taxi faire des photos d’identité. Muni des recommandations du consulat, nous expliquons que la proportion du visage dans la photo doit être au moins de 70 %. “OK, no problem”.

En attendant les photos, je téléphone à notre banque pour faire opposition à la carte Visa. J’explique qu’on est au Cambodge, qu’on nous a volé la carte, etc. Réponse : “OK, la carte est annulée; mais vous devez sans faute passer à l’agence lundi pour signer un formulaire”. Il vaut mieux en rire, rester calme et réexpliquer calmement qu’on est en Asie, qu’on ne sait pas quand on va pouvoir rentrer en France, et que le formulaire devra attendre.

Une demi-heure plus tard, les photos arrivent enfin : elles ne sont pas du tout cadrées comme on voulait. Compte tenu de l’heure, on décide de ne pas refaire les photos.

On fonce avec la moto chez Exotissimo, (http://www.exotissimo.com) une agence de voyage dirigée par une française, Karine. On lui explique le problème. Et sans tarder, elle envoie à Gulfair Bangkok la copie du billet d’avion perdu. Attente de la réponse; Mireille repart toute seule au consulat; moi, j’attends pour en savoir davantage. Gulfair répond qu’il faut l’accord de l’agence de Paris qui a émis le billet, l’accord de Gulfair à Bahreïn, qu’ on est vendredi et que la réponse arrivera lundi.

Je rejoins Mireille au consulat pour y apprendre qu’il nous faudra deux ou trois jours pour obtenir le visa de sortie des autorités cambodgiennes. Autrement dit, vous ne pouvez pas partir dimanche matin pour Bangkok.

J’explique à nouveau que nos billets ne sont ni modifiables ni échangeables et demande, faussement naïf si il n’y pas un moyen d’obtenir ce visa en dix minutes.

L’éclat de rire en guise de réponse attire heureusement l’attention du consul qui travaille dans le bureau voisin. Il écoute notre histoire et passe un coup de téléphone. “Vous avez peut-être de la chance; on doit me rappeler.” Deux minutes plus tard, son portable sonne : il a le sourire, c’est bon signe. Dimanche matin, à l’aéroport, nous devrons nous présenter de sa part au commandant Bouna, de la police des étrangers, qui nous délivrera le visa sur place. Et nous avons son numéro de portable, au cas où. De ce côté ça avance.

En une heure de temps et deux appels téléphoniques en France, nous recevons le code qui nous permet de retirer de l’argent chez Western Union. Il est 21 h mais au Naga world hôtel, le guichet de Western Union est ouvert 7 jours sur 7, 24 h/24. Petite anecdote, Western Union est installée dans la salle du casino de l’hôtel, au milieu des machines à sous. L’employé qui nous y a reçu voulait à tout prix nous offrir à manger ou à boire et surtout nous faire jouer! Le plus heureux a été le chauffeur de moto-taxi qui est reparti avec les deux canettes de coca offert par le casino.

Samedi 4 février. Attente à Phnom Penh

Retour chez Exotissimo pour n’y rien apprendre de neuf. Nous devrons patienter jusque lundi.

Retour au consulat . On paye le laissez-passer 28$. On demande les coordonnés du consulat à Bangkok, car avec ce laissez-passer, nous ne pourrons pas sortir de l’aéroport à Bangkok et devrons attendre 36 heures dans la salle de transit. Joyeuse perspective.

Après-midi et soirée longues : on essaye de penser à autre chose, de parler d’autre chose. Dernière belle ballade au centre-ville, le long des quais. Et dernier repas, on l’espère au Cambodge.

Dimanche 5 février. Bangkok

6 heures 30: Arrivée à l’aéroport où nous croisons le fameux commandant Bouna au pied d’un escalator. Dans un charabia anglais encore plus mauvais que d’habitude, je lui explique noter situation, le consul, le visa. A notre grand soulagement, il est effectivement au courant et nous demande d’aller enregistrer nos bagages avant de le rejoindre.

Encore une petite négociation à l’enregistrement du vol Airasia pour Bangkok, car le laissez-passer est au nom de jeune fille de Mireille et le billet électronique à notre nom marital. On exhibe encore une fois la photocopie du passeport, on se recommande du commandant Bouna et ça passe.

Le commandant Bouna qui nous attend bien au contrôle de police donne les instructions nécessaires pour le visa, nous fait payer 30$ avec un reçu et nous voilà prêts à décoller pour Bangkok. On n’est pas au bout de nos peines mais on a franchi une étape.

Arrivés à Bangkok, on décide de tenter une sortie avec le fameux laissez-passer. J’explique au policier notre petite mésaventure. Il sort un formulaire, y met trois coups de tampon et nous voilà, contre toute attente, sortis de l’aéroport. Incroyable!

Nous prenons le bus pour rejoindre notre hôtel le Manhattan sur Sukhumvit, réservé par Internet. Le plus bel hôtel de notre voyage, avec piscine, buffet petit dej, eau chaude, vraie salle de bains, confort à l’occidental.

Après-midi au MBK, l ‘immense marché de Bangkok ouvert le week-end. On ne sait plus où donner de la tête au milieu de ces 15 000 échoppes. Trop grand pour nous, ou alors, il faudrait des indications.

De retour à l'hôtel on profite un peu de la piscine pour se reposer.

Lundi 7 février. Décollage de Bangkok

Dernière épreuve à affronter : GULFAIR pour le billet Bangkok-Paris perdu. Nous y sommes accueillis par une femme pas très aimable. On lui montre les mails envoyés par Karine depuis Phnom Penh, on donne le nom de M. Tin qui lui avait répondu et finalement tout se règle en quelques minutes, le temps de remplir un formulaire de perte, de payer 30 $ pour les frais de dossier et d’éditer à nouveau le fameux billet. Notre départ ce soir à 18 h se précise.

Dernière formalité : on décide d’aller au consulat de France pour faire ajouter le nom marital sur le laissez-passer afin d’éviter le même problème qu’à Phnom Penh. Deux heures d’attente . Et une ligne manuscrite avec un tampon officiel. Ce coup-ci, c’est certain, on décolle ce soir pour Paris.

Après trois jours de silence radio, on envoie un mail général pour raconter nos péripéties. Dernier repas thaïlandais. Taxi pour l’aéroport. Enregistrement des bagages, Taxe de 500 bahts, enfin la routine.

Conclusion sur le Cambodge :

on a bien sûr beaucoup aimé Siem Reap pour les temples d’Angkor. Pour qui aime l’histoire et les vieilles pierres, y passer trois jours est un minimum. Mais il faut savoir que ces trois jours coûtent assez cher, quand on ajoute le pass, le guide, et les autres frais habituels.

On a bien aimé la capitale pour son ambiance de grande ville d’Asie pas trop stressée. Et pas polluée comme Bangkok. On voulait terminer notre séjour au bord de la mer : d’où le choix de Sihanoukville assez sympa, surtout avec le Nouvel an chinois.

Bien sûr nos trois derniers jours ont été assez galère. Mais nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer plusieurs personnes qui se sont “décarcassées” pour nous. Encore un grand merci à M. Martial, consul de France à Phnom Penh et à sa collaboratrice, à Karine de Exotissimo, au commandant Bouna et au policier de Bangkok qui ne s’est pas posé de questions à propos de notre laissez-passer.

Et bien sûr merci à VoyageForum qui conseille de photocopier ses papiers, de les mettre en sécurité sur Internet, ainsi qu’ à tous ceux qui nous donné de bons conseils pour notre voyage.

Pub : Pour en savoir plus sur le bruit au Cambodge lire l’excellent article publié dans Gavroche : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=18

Pour ceux qui auraient du mal à suivre mes explications sur la circulation, voici un article très détaillé sur la question : http://www.gavroche-thailande.com/ailleurs.php?pays=cambodge&sujet=4

Qui connait "projects-abroad"? English translation pending
by Nanao · 2006-02-22 · 194 replies
Bonjour tout le monde !!

Je viens de trouver le site suivant :
http://www.projects-abroad.fr/

qui propose des missions de 1 à 3 mois voir plus, un peu partout dans le monde et qui ont l'air super intéressantes !

Seulement quand je lis le site j'ai plus l'impression que c'est orienté sur le développement personnel du volontaire (c'est très bien!) plutôt que sur les missions en elles-mêmes...

Ils insistent bcp sur le fait que tout le monde peut le faire, pas besoin de qualifs particulières, qu'on peut passer notre diplome de plongée, expérimenter plusieurs domaines professionnels avant de s'engager dans une voie etc etc. Après je m'y connais pas trop donc c'est surement moi qui me fait des idées, mais est ce quelqu'un connait? C'est sérieux? Les actions menées ont elles un réel impact positif sur les populations ou l'environnement?

En fait je pars vivre en Polynésie dans quelques mois et j'envisage sérieusement de faire régulièrement des allers-et retour pour des missions humanitaires de 2, 3 mois. Donc ce genre d'organisme a priori ce serait super pour moi!

Merci bcp d'avance :)

Nana
Surclassement chez Air France? English translation pending
by Titou29 · 2006-02-19 · 641 replies
bonjour à tous,

est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
Traversée du Soudan English translation pending
by Fab85 · 2006-02-16 · 35 replies
Bonjour tout le monde!😉 Je voudrais quelques renseignements sur le Soudan, Je souhaiterai traverser le Soudan en arrivant d'Egypte pour aller en Ethiopie. est ce possible? Comment se deplacer dans le pays?en train? en bus? taxi?avec ou sans guide? (si vous avez connaissance des trajets en train, bus, des arrets, des prix, toutes infos sera la bienvenue) Quelles sites sont a ne pas manquer au Soudan?😮 Si c'est possible je pense y rester 1 a 3 semaines (combien peu me couter un visa)? Est ce qu'il y a des portions faisable facilemment a pied? Quelles circuits me conseiller vous? (sur une base de 2 semaines) Quelles sont les infos qui seraient succeptible de m'interesser?

MERCI

a + 🙂Fab
Où aller à Cuba? English translation pending
by VaLoup · 2006-02-10 · 28 replies
Bonjour! (^o^)/

Ça va être mon premier voyage et je voudrais avoir un tout compris à Cuba! pour pas trop cher... genre 700$ - 1000$ avec taxes.

J'ai regardé les forfaits sur GTD, il y en a plusieurs dans mes prix! mais je voudrais savoir quel endroit serait le mieux pour un premier voyage et ne pas être déçu...

En ce momant il y a le MERCURE LAS PALMAS qui n'est pas cher.. un 3*... Y a t-il quelqu'un qui y est déjà allé??

Merci!
Hôtel Thalassa Village à Sousse English translation pending
by Gaoul · 2006-02-07 · 462 replies
Bonjour, à tous,

J'aimerai avoir plus d'infos sur l'hotel ci-dessus mentionné car j'aimerai partir au mois d'aout avec FRAM, sur certain sites il est 4* et d'autres 3* comme chez Fram.

D'avance merci pour vos réponses.
Vietnam-Cambodge et retour sur le Vietnam English translation pending
by Marionnette3 · 2006-02-06 · 29 replies
Qui a fait Vietnam-Cambodge et retour Vietnam?
Témoignages et renseignements sur Mayotte English translation pending
by Camillesophi · 2006-02-01 · 21 replies
Bonjour à tous, Je cherche des témoignages et des renseignements sur la vie à Mayotte. J'ai une possibilité de venir travailler à Mamoudzou, et pour l'instant on a du mal "sauter le pas". C'est vrai que j'embarque ma famille dans l'aventure (mari et deux enfants 7 et 11 ans) et j'ai peur de me louper !!! Est-il facile de trouver un logement ? des écoles pour les enfants ? Est ce que ça vaut le coup de faire venir tous ces meubles ? mon mari doit démissionner pour me suivre, il y a t-il les Assedics ? Est-il vrai qu'il n'y a pas de sécurité sociale ? Bref la vrai panique 🏴‍☠️ !!! Pouvez vous m'aider en me donnant vos témoignages et bons conseils... Je vous remercie et j'attend avec impatience vos réponses...
Agence de voyage et compagnie aérienne pour l'Égypte English translation pending
by Typh · 2006-01-26 · 28 replies
Bonjour

Je prépare un voyage en Egypte pour septembre, mais il y a tellement d'agences de voyage, je ne sais pas laquelle choisir? Que me proposez-vous? Je voulais aussi savoir quelle compagnie aérienne a éviter? Merci de vos réponses . Typhaine😛
Vivre et travailler en Martinique ou Guadeloupe English translation pending
by Val33 · 2006-01-24 · 51 replies
Bonjour, nous souhaitons nous installer définitivement sur un de ces département, mais nous aimerions savoir si l'intégration est difficile autant au niveau de la vie par elle méme que pour le travail. Merci d'avance pour vos réponses

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