Results for "Flers+|+127"
11558 results found.
Quelles îles choisir en Grèce English translation pending
Nous avons un projet de voyage en Grèce pour l'automne 2016 d'une durée de 3 semaines mais il y a tellement à voir donc demandons vos suggestions. Comme nous désirons voir l'essentiel et s'imprégner de chaque site et non tout voir mais sans pour autant prendre le temps d'apprécier, quelles sont les îles à prioriser, quelles sites à visiter sans faute et quelles sont les villes où demeurer. Au plaisir de vous lire
Hébergement et coût moyen 30 € en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en pleine préparation d'un voyage de +ou- 6 mois ne Asie du sud est (Birmanie, Laos, Cambodge, Vietnam, Philippines, Malaisie et Indonesie) de Janvier à Juin 2016.
J'ai prévu un budget de 30 € par jour sur place (hors billet d'avion), en me basant sur les études d'autres voyageurs et tourmondialistes.
Ce budget moyen en mode routard semble un peu au dessus des évaluations faites pour les pays que je vais traverser.
Le problème c'est que je n'ai jamais fait de voyage purement routard. Je n'arrive pas à me rendre compte de ce que ça implique sur le terrain au niveau hébergement. Dans l'idéal, j'aimerais alterner auberges et petits hôtels.
Par rapport à mon budget, est ce que je vais devoir dormir uniquement en dortoirs d'auberges de jeunesses pour tenir le budget ou est ce que ce budget me permettra d' alterner avec des petits hôtels ou chambre individuelle d'auberges.
J'ai vu qu'un lit en auberge se trouve relativement partout pour 5 à 10 euros alors que le petit hôtel s'est plutôt 15 € minimum.
Selon vous, est ce envisageable d'alterner tout en restant dans mon budget ou dois je prévoir une réévalution et de quel ordre?
H'hésitez pas à me faire part de vos expériences et conseils...
Merci par avance!
Stéphane
Je suis en pleine préparation d'un voyage de +ou- 6 mois ne Asie du sud est (Birmanie, Laos, Cambodge, Vietnam, Philippines, Malaisie et Indonesie) de Janvier à Juin 2016.
J'ai prévu un budget de 30 € par jour sur place (hors billet d'avion), en me basant sur les études d'autres voyageurs et tourmondialistes.
Ce budget moyen en mode routard semble un peu au dessus des évaluations faites pour les pays que je vais traverser.
Le problème c'est que je n'ai jamais fait de voyage purement routard. Je n'arrive pas à me rendre compte de ce que ça implique sur le terrain au niveau hébergement. Dans l'idéal, j'aimerais alterner auberges et petits hôtels.
Par rapport à mon budget, est ce que je vais devoir dormir uniquement en dortoirs d'auberges de jeunesses pour tenir le budget ou est ce que ce budget me permettra d' alterner avec des petits hôtels ou chambre individuelle d'auberges.
J'ai vu qu'un lit en auberge se trouve relativement partout pour 5 à 10 euros alors que le petit hôtel s'est plutôt 15 € minimum.
Selon vous, est ce envisageable d'alterner tout en restant dans mon budget ou dois je prévoir une réévalution et de quel ordre?
H'hésitez pas à me faire part de vos expériences et conseils...
Merci par avance!
Stéphane
Projet autotour personnel parcs et villes ouest USA English translation pending
Ce forum est riche d'enseignement et tirer profit des expériences diverses qui s'y expriment.
Notre projet se résume succinctement aux visites suivantes : San Francisco, Yosemite, Sequoia, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce Canyon, Lac Powel, Monument Valley, Grand Canyon, Joshua, Los Angeles, San Francisco, en 3 semaines.
Celà pourrait se passer du 23/3 au 13/4 : certains d'entre vous ont-ils eu l'expérience de cette période et qu'en pensent-ils. Merci d'avance
Bilan de notre périple: La Corse à vélo en 15 jours English translation pending
Né d’une réflexion au lendemain du nouvel an 2015, le projet « La Corse à vélo » est arrivé à son terme. Ce qui pouvait être une blague pour nous qui ne faisions pas beaucoup de vélo est devenu au fil du temps un véritable challenge, que ce soit psychologique mais surtout physique. Lors de nos étapes nous avons appris beaucoup sur nous-même et sur notre faculté à aller jusqu’au bout des choses, même si ça semble difficile. Dans la souffrance de certaines ascensions de cols (notamment à Galeria, Porto ou encore Piana) nous avons été porté par notre volonté mais aussi par les encouragements des gens. Quelle satisfaction nous avions au sommet de chaque col, c’est comme-ci nous avions réalisé l’impensable… Nous nous remémorons les propos de beaucoup de personnes à qui nous avions soumis ce projet « Vous savez, la Corse ça monte, ça descend » ou encore « Bravo, c’est un magnifique projet, mais à vélo…? ». Au fil du temps, nous avons su dépasser nos limites et aller jusqu’au bout de ce magnifique projet qui nous tenait vraiment à cœur.
Aujourd’hui l’heure est au bilan, la Corse à vélo c’est aussi :10 étapes pour 375 km parcourusUne dizaine de cols11 campings (et oui presque 1 par jour…)9 plages différentes + 1 piscine (Baignade tous les jours sauf à Ajaccio)1 crevaison (sur le char d’assaut)1 réserve Nationale (Scandola)Environ 30h de vidéo pour 8000 photos, de quoi faire de supers montages…1 100€ de budget tout compris (autoroute, parking, camping, nourriture, excursions).Vitesse maximale atteinte : 50 km/h !La Corse à vélo ça a été également de nombreuses rencontres, des fous rires, quelques imprévus, beaucoup d’efforts, énormément de soleil, et des litres d’eau!
Merci par avance pour vos retour n'hésitez pas. Je reste à votre disposition pour toutes demande d'information complémentaire.
Vous pouvez également suivre toutes nos aventures sur notre blog à l'adresse suivante:
http://autourdumonde.no-ip.org/blogTerre en vue…Bastia :
« Il est 6h00 et notre bateau va bientôt accosté dans le port de Bastia » s’exclame le commandant. Après avoir dormi tant bien que mal sur le sol dans des « lits » improvisés, le réveil est un peu difficile, pas de café, pas de thé, on est un peu loin de notre confort habituel.
Un petit tour sur le pont nous permet d’admirer le lever de soleil sur la méditerranée ainsi qu’une vue sur la ville de Bastia. L’île est très vallonnée, on sent que cette expédition sera difficile. Nous sommes invités à gagner le pont où nos vélos sont rangés afin de nous préparer à sortir du bateau. Après être sortie du ferry nous allons vers l’adresse indiquée pour notre premier camping qui est situé à environ 5 kms du port. La route monte puis descend…les premiers kilomètres sont difficiles mais se font assez rapidement. Le personnel à l’accueil nous indique qu’il y a 2 emplacements de disponibles.
Il s’agit d’un camping basique qui offre très peu de confort, mais qu’importe nous ne sommes pas là pour ça et après avoir pris une bonne douche nous refaisons le chemin inverse pour pouvoir visiter la ville de Bastia. Sous forme d’escaliers, Bastia rappel un peu l’Italie, ou encore la ville de Lisbonne et nous prenons beaucoup de plaisir à la visiter. A l’office du tourisme nous obtenons une carte de la ville avec un parcours à faire, celui-ci nous fait passer par le port, sous le regard d’une statue en mémoire de Napoléon Bonaparte, puis par la citadelle en passant par de petites ruelles. Cette ville est magnifique d’autant plus que le soleil est bien présent avec ses 31°C (en sachant qu’il en faisait déjà 25°C à 7h30). Bastia est une ville d’art et d’histoire et cela se voit avec l’architecture et l’âge de certains de ces bâtiments.
La pause du déjeuner se fait dans un petit parc avec des sandwiches improvisés. Allongés à l’ombre dans l’herbe nous en profitons pour faire une petite sieste avant de regagner le camping pour bénéficier de la plage qui est à côté.
Il y a un peu de monde sur cette plage de galet, et l’eau est remarquablement bonne bien au-delà de nos espérance et de ce que nous avions pu voir précédemment sur la côte atlantique. Nous nous prélassons bien tranquillement en savourant ce moment de pause et de détente. Vers 18h30 nous regagnons notre emplacement pour faire une douche et préparer à manger. Il est 19h mais il fait toujours 30°C.
Cette première journée de voyage a été riche en paysage mais aussi en effort (environ 20km à vélo de parcouru). Pour ce qui est du repas du soir ce sera des pates avec une bonne tranche de jambon. C’est également l’occasion de discuter avec les locaux, en effet lors de notre repas une vieille dame nous interpelle, nous demande d’où l’on vient et nous parle un peu de sa vie. Elle descend les marches étroites qui la mène à chez elle d’un pas plutôt sur et nous informe fièrement qu’elle a 77 ans. Native de Corse on sent bien qu’elle est fière de sa région et plutôt désireuse de raconter l’histoire locale.
Le reste de la soirée se déroule tranquillement entre réglage de compteur kilométrique, ou encore tri de photos.
A 23h tous les monde est au lit, demain la journée promet d’être bien plus difficile…
Direction Maccinagio :
Mardi 4 août, la première nuit en Corse se fait dans la chaleur, il a fait lourd et lorsque le réveil sonne c’est un peu difficilement que nous sortons du lit. Il est 6h15 et il nous reste plus qu’à ranger nos affaires, dégonfler les matelas et replier les duvets sans oublier de ranger la tente. Notre tente est assez facile à ranger puisque nous n’avons que 5 sardines à enlever puis la plier en 2 et enrouler le tout. La mission du jour c’est de bien répartir le poids sur les sacoches afin que Jean-Yves ne perde pas trop l’équilibre sur la route. Il faut dire que pour cette deuxième étape du voyage nous avons 35 kms à faire dans des conditions un peu plus difficiles que la vielle.
Il est 7h15, nous prenons le petit déjeuné, nous avions prévu de partir à 7h15…..L’ambiance est plutôt bonne et la fatigue ne se fait pas encore trop sentir…Si tout se passe bien, ce soir nous pourrons de nouveau nous baigner dans la méditerranée.
7h45 nous prenons la direction du « Cap Corse » vers la petite ville de Macinaggio située à environ 35 kms de Bastia. Le soleil est déjà bien présent et sur la route on peut voir des panneaux qui indiquent déjà 30°C. Du fait de l’heure à laquelle nous sommes partis il n’y a pas trop de monde sur la route cependant il faut être vigilant. La route est tortueuse et les locaux n’hésitent pas à doubler en plein virage sans même tenir compte des lignes blanches…Nous longeons la mer sur tout le parcours et il faut bien dire que le spectacle qui nous est offert est magnifique avec l’eau de couleur si pure que l’on n’hésiterais pas à se jeter dedans….La Corse porte bien son nom d’île de beauté. Pour cette première étape notre GPS nous indique qu’il nous faudra environ 3h pour faire les 35 kms, notre arrivée est prévue vers 11h…les premières pentes sont difficiles, il nous faut nous caler sur ce nouvel environnement….lors de nos différents entrainements nous n’avions pas eu à faire à des pentes pareilles….Malgré les craintes qu’il avait pour cette première étape vis-à-vis du poids des sacoches, Jean-Yves s’en est plutôt bien sortie mais ça n’était pas sans effort….Amandine quant à elle a surmonté cette première étape sans trop de difficultés tout comme Céline. Alexis quant à lui à souffert un peu du poids de sa chariote que l’on a rebaptisé le « Char d’assaut ». C’est un peu avant 11h que nous sommes arrivés à bon port plutôt agréablement surpris de notre performance. Le camping du jour est face à la mer et bercé par le bruit des cigales…..Nous prenons le temps de nous poser avant de préparer le campement. L’endroit est plutôt sympas et ombragé ce qui n’est pas rien au regard de la chaleur ambiante. Nous allons faire des petites courses pour le midi et le charbon pour le barbecue du soir. Après avoir mangé, une petite sieste s’impose avant de partir en ballade afin de profiter au maximum des lieux.Maccinagio, à l’extrémité du Cap Corse :

La petite ville de Macinaggio est située vers l’extrémité du cap corse. Son port de plaisance est magnifique et au loin on peut voir l’île d’Elbe, la fameuse île où l’empereur Napoléon a été exilé avant de reprendre le pouvoir puis ré-exilé sur l’île de Saint Hélène… Si nous avions eu plus de temps nous aurions pu la visiter mais à la place nous irons nous baigner tranquillement dans la méditerranée. Avec une journée bien remplie comme celle que nous venons de faire, ça fait un bien fou d’autant plus que l’eau est très bonne et surtout très calme….une véritable piscine. Macinaggio est une cité plutôt touristique avec beaucoup de boutiques mais aussi de restaurants apportant beaucoup de vie et de dynamisme.
La journée se termine par un magnifique barbecue avec au menu des saucisses de Toulouse accompagnées de pommes de terre en papillote. Nous profitons au maximum de cette soirée car demain nous n’avons pas de camping sur notre parcours et la nuit risque d’être compliquée…
Pour l’heure nous profitons de chaque instant en regardant la braise du barbecue. Un peu plus loin une italienne nous demande ce qu’il y a dans nos papillotes et c’est l’occasion d’échanger une petite conversation.
La nuit tombe et nous ne nous coucherons pas trop tard car demain c’est improvisation totale et l’on ne sait pas de tout ce qu’il nous attend…Le vrai périple commencera dès demain pour l’heure nous nous endormons bercé par le bruit des grillons.Cap vers Centuri :

Mercredi 4 août, le réveil sonne il est 6h15 et c’est une nouvelle journée qui commence. Les affaires sont rapidement rangées et la tente également. Les tâches sont bien réparties tout le monde sait ce qu’il a à faire et c’est vers 7h45 que nous partons en direction de Centuri de l’autre côté de la Corse pour rejoindre Pino. D’entrée de jeu nous attaquons l’ascension d’un col plutôt impressionnant pour nous qui n’avons pas beaucoup l’habitude de ce genre d’exercice. Sur la route il y a beaucoup moins de voitures qu’hier mais beaucoup plus de cyclistes. Etonnamment l’ascension se déroule plutôt bien même si Alex et son « char d’assaut » peine un petit peu. Nous faisons plusieurs pauses pour reprendre notre souffle mais aussi pour prendre le temps de faire des photos sans oublier de se réhydrater. Pour cette ascension notre vitesse de croisière s’élève à environ 7 km/h….hier nous étions plus proche des 25 km/h…. Même si la tâche est difficile nous savourons les paysages et admirons la mer sous un autre angle. A environ 6 Km du lieu de départ nous arrivons sur un point de vue nous offrant une vue splendide sur la mer mais aussi sur l’Italie, c’est l’occasion pour nous de nous reposer un peu et d’admirer les beautés de la Corse.
Nous repartons sereinement vers Centuri où nous devrions pouvoir manger un morceau et profiter de la ville…la route semble descendre dans la vallée avant de remonter vers un nouveau col…Ce qui est amusant c’est que la route descend mais que nous sommes obligés de pédaler pour avancer dans ce qui ressemble plus à un grand faux plat qu’une descente. Dans le petit village qui suit sur notre route nous nous arrêtons pour attendre Alexis et son « char d’assaut » mais aussi pour profiter du panorama. La vue est superbe, de loin ont peu voir la montagne d’un côté et la mer de l’autre côté. Au loin on aperçoit également une petite chapelle un peu perdue dans les hauteurs…tout est calme il ne subsiste qu’un faible murmure généré par le vent….Le « char d’assaut » met beaucoup de temps à nous rejoindre et nous commençons à nous inquiéter… Sur la route un cycliste s’arrête à notre hauteur et nous dis « Ca va tout se passe bien ? » nous répondons naturellement que oui puis il nous dit « Parce que votre ami un peu plus loin a des problèmes à environ 1km, il a éclaté un pneu … » Nous remercions ce cycliste et ni une ni deux nous redescendons pour rejoindre Alex qui tranquillement assis sur le bord de la route nous dit « On est dans la merde…le pneu est éclaté et ça n’est pas réparable… ». Nous prenons le temps de faire un état des lieux de la situation en décidant de faire du stop jusqu’à Centuri pour voir si l’on peut retrouver les pièces nécessaires à la réparation. Environ 5 min après, un couple s’arrête et nous informe que nous ne trouverons rien à Centuri et qu’il vaut mieux aller sur Macinaggio. Nous faisons donc du stop dans l’autre sens, et par chance dès la première voiture quelqu’un est disposer à nous amener…Du fait qu’il sache réparer et qu’il connaisse précisément les pièces dont il a besoin, c’est Alex qui part en expédition… Pendant ce temps sur le bord de la route on prend le temps d’analyser la situation en nous disant plutôt que de pousser jusqu’à Pino nous envisageons de poser notre campement à Centuri. Vers 11h15, Alex appelle en nous indiquant que le seul magasin qui pouvait nous dépanner n’a pas les pièces et qu’il lui faut pousser jusqu’à Bastia… nous arrivons à l’heure du déjeuner et nous nous disons que quand il sera à Bastia tout sera fermé jusqu’à 14h voir 14h30 ce qui ne nous mettra pas du tout en avance pour notre périple.

Pendant ce temps Jean-Yves en profite pour faire un petit tour du propriétaire et décide d’aller visiter la vielle chapelle à l’abandon sur le bord de la route….Chose étonnante, à l’entrée de cette chapelle on peut voir un « Registre » maintenu par des pierres afin que celui-ci ne se disperse pas avec le vent. Les cigales sont omniprésentes et le soleil brûle. Amandine et Céline, quant à elles en profitent pour appeler les offices de tourisme afin d’obtenir le numéro de téléphone du camping de Centuri pour pouvoir réserver un emplacement pour ce soir au cas où. 12h40 Alex appelle pour nous informer qu’il est arrivé à Bastia (en utilisant 6 voitures différentes) et que comme prévu le magasin est fermé ouvrant à 14h30. Nous décidons de manger, dans une ambiance très bonne enfant avec au menu des raviolis et une tranche de pain de mie ! On relativise cet évènement qui fait également parti du voyage. Ne captant pas beaucoup ici nous demandons à Alex de voir dans une grande surface s’ils n’ont pas les pièces pour nous dépanner. Vers 13h30 Alex nous appelle de nouveau pour nous dire qu’il a pu trouver toutes les pièces pour réparer et qu’il reprend la route vers notre « Campement »… 1h30 après environ, Alex est revenu en compagnie de 2 voyageuses qui ont bien voulu le prendre en stop depuis Maccinagio. C’est une vrai chance et en plus de cela celles-ci sont également de grandes voyageuses et l’on a pu parler ensemble de notre passion commune, l’une d’entre elles voyage déjà depuis 2 ans elle est partie de son pays natale : La Colombie. Elles nous ont laissé leur site, que nous irons surement voir. Après une petite demi-heure de conversation celles-ci repartent et de notre côté nous effectuons les réparations sur le « char d’assaut ». Il est environ 16h nous pouvons enfin reprendre la route après environ 5h d’immobilisation. Cette fois-ci c’est décidé nous dormirons à Centuri et nous reprendrons la route le lendemain pour Saint Florent. Ce contre-temps ne devrait pas nous retarder à condition de ne pas trop tarder demain matin.
Il ne nous reste plus que 8 kms avant de gagner le camping de Centuri qui est proche du port. Au regard des évènements du jour nous persévérons, cette journée sera très vite à oublier. Sur les 4 derniers kilomètres nous avons 2 beaux cadeaux, d’une part la fin de cette étape se fera en descente…et d’autre part nous faisons face à un nouveau point de vue magnifique comme il en existe de nombreux en Corse.Découverte de Centuri :

Le port de Centuri est magnifique et mérite bien que l’on s’y arrête, il est temps de poser nos tentes. L’accueil du camping est ouvert de 18h à 20h mais nous avons la chance de tomber sur un homme qui nous indique les emplacements libres. Malgré la fatigue extrême de la journée nous posons nos tentes dans un emplacement qui semble convenable. Une fois l’installation du campement terminée, l’homme qui nous a accueillis nous dit que cet emplacement est réservé aux camping-cars et qu’il nous faut nous déplacer. Un peu frustrés nous nous exécutons pour ne pas attirer l’attention. Le campement définitif étant prêt nous partons à la découverte de Centuri qui est un petit village de pêcheurs qui vaut largement le détour. Le port est vivant, des bateaux vont et viennent…Dans les petites ruelles, les gens flânent profitant ainsi du soleil si omniprésent depuis notre arrivée en Corse. Pour finir cette journée nous faisons quelques petites courses, et rentrons au camping afin de nous poser. Demain il nous faudra reprendre la route pour une étape fleuve d’environ 60 kms….Direction Saint-Florent :

Jeudi 6 août, 5h du matin, le réveille sonne pour une journée qui s’annonce plus que difficile. Le retard que nous avons accumulé hier pour des raisons techniques (crevaison du « char d’assaut » nous a imposé de raccourcir l’étape de la veille où nous devions nous arrêter à Pino. au lieu de cela nous devons partir de Centuri, environ 15 kms avant…. Ce matin le moral est un peu bas, à cause du fait qu’il faille se lever plus tôt et parcourir une distance plus importante que ce qui était prévu sous une chaleur écrasante. Il faut dire que depuis le début de notre périple nous n’avons pas eu de pluie mais un soleil omniprésent. Un habitant de la région nous expliquait qu’il n’y avait pas eu de pluie depuis environ 1 mois et que les températures avoisinaient les 30°C en moyenne. Tout le monde range ses affaires et le petit déjeuner permet d’émerger de cette « sieste ». Il fait bon et les vélos, que nous avions laissé devant les tentes ont pris un peu la rosée du matin. 6h45 nous partons du camping, pour une première escale à Pino si tout va bien. Le parcours commence par une grande montée plutôt corsée qui sollicite les mollets et genoux d’entrée de jeux… Toutes ces souffrances et ces difficultés ne sont rien comparées aux merveilleux paysages que nous avons la chance de voir sur notre route. Sommes-nous toujours en France ??? Le dépaysement est total, entre montagne et mer nous en prenons plein la vue. Tout au long du parcours nous essayons de nous arrêter régulièrement pour ne pas forcer et profiter des nombreux panoramas. Au loin, on peut voir la mer caresser le ciel et l’on arrive même plus à les distinguer l’un de l’autre.
C’est vers 9h30 que nous arrivons à Pino, situé dans les hauteurs, ce petit village est un écrin de beauté perdu face à la mer. Sur l’axe principal, des gens prennent leur café en terrasse et profitent de la fraicheur du matin. Nous nous arrêtons à la petite superette pour faire un plein de courses pour ce midi mais aussi remplir les gourdes grâce à la magnifique fontaine publique. Depuis que nous sommes partis ce matin nous avons déjà bu 3 litres d’eau… Le gars de la superette nous explique que la route monte encore un peu jusqu’à Nonza et qu’après ça devrais descendre jusqu’à Saint Florent. Nous repartons donc direction Nonza où nous arrivons vers 11h30.
La ville de Nonza est une ville classée. Située dans les hauteurs, sa tour est visible de très loin. C’est vers l’église sainte Julie que nous posons nos vélos afin de profiter du point de vue. D’ici nous pouvons voir la mer, et l’on peut apercevoir de loin toute la route que nous venons de parcourir, cette route qui forme un sillon dans la montagne. Sur la place de l’église on peut entendre un petit groupe de locaux discuter, dont l’un s’exclamant : « Vivement qu’il se termine ce mois d’août… ». On peut comprendre sa réaction lorsque l’on voit la densité de voitures transitant dans un aussi petit village. Nous interpellons ce petit groupe de locaux pour leur demander combien de kilomètres il reste pour aller à Saint-Florent…très gentiment l’un d’entre eux nous répond « 18 Kms environs, en descente vous pouvez y être en 30 ou 45min… » Ce sera plutôt 1 heure pour nous…
La fin de la visite de Nonza se termine par la tour génoise, située dans les hauteurs. Elle nous permet d’avoir une vue panoramique sur les environs, il faut tout de même fournir un effort supplémentaire car les marches sont nombreuses !
Vers 12h45 nous repartons pour boucler cette étape fleuve….il est temps que nous arrivions car le soleil commence vraiment à brûler.

Le reste de la route pour aller à Saint-Florent est plutôt difficile, de descentes en montées la fatigue accumulée rend les derniers kilomètres plus qu’éprouvant, sollicitant les organismes au maximum. En haut d’une des nombreuses montées nous voyons un panneau indiquant « Domaine de Patrimonio, camping à la ferme », nous nous arrêtons pour faire une petite pause. Il ne nous reste plus que 8 Kms pour arriver à Saint-Florent et la chaleur se veut écrasante. Soudain une porte s’ouvre et une voix s’exclame « Je me disais bien que j’avais entendu du bruit ? Tout va bien ? Vous avez besoin de quelque chose ? De l’eau ??? » Et sans attendre cette charmante dame nous sort 5 ou 6 bouteilles d’eau bien fraîche, on en avait vraiment besoin nos gourdes étant quasiment vides. Une conversation s’engage, elle nous demande de qu’elle région nous sommes, elle ne connaît ni Nantes, ni Angers…puis elle nous demande ce que l’on fait en Corse et admire notre parcours.
Après cet échange enrichissant et après s’être réhydratés correctement nous repartons. Il fait très chaud et les derniers kilomètres sont un vrai calvaire. Vers 14h nous décidons de nous arrêter sur le bord de la route pour manger, au menu ce sera sandwichs tomate, jambon et emmental avec en dessert une banane. La fatigue nous gagne et c’est sur notre aire de « pic-nic » improvisée que nous entamons une micro sieste. Vers 15h, nous repartons, logiquement il ne nous reste plus que 4 kms qui se font difficilement mais nous arrivons enfin à bon port.

La suite dans un prochain épisode si vous le voulez bien. Merci par avance pour vos retour n'hésitez pas. Je reste à votre disposition pour toutes demande d'information complémentaire. Vous pouvez également suivre toutes nos aventures sur notre blog à l'adresse suivante: http://autourdumonde.no-ip.org/blog
« Il est 6h00 et notre bateau va bientôt accosté dans le port de Bastia » s’exclame le commandant. Après avoir dormi tant bien que mal sur le sol dans des « lits » improvisés, le réveil est un peu difficile, pas de café, pas de thé, on est un peu loin de notre confort habituel.
Un petit tour sur le pont nous permet d’admirer le lever de soleil sur la méditerranée ainsi qu’une vue sur la ville de Bastia. L’île est très vallonnée, on sent que cette expédition sera difficile. Nous sommes invités à gagner le pont où nos vélos sont rangés afin de nous préparer à sortir du bateau. Après être sortie du ferry nous allons vers l’adresse indiquée pour notre premier camping qui est situé à environ 5 kms du port. La route monte puis descend…les premiers kilomètres sont difficiles mais se font assez rapidement. Le personnel à l’accueil nous indique qu’il y a 2 emplacements de disponibles.
Il s’agit d’un camping basique qui offre très peu de confort, mais qu’importe nous ne sommes pas là pour ça et après avoir pris une bonne douche nous refaisons le chemin inverse pour pouvoir visiter la ville de Bastia. Sous forme d’escaliers, Bastia rappel un peu l’Italie, ou encore la ville de Lisbonne et nous prenons beaucoup de plaisir à la visiter. A l’office du tourisme nous obtenons une carte de la ville avec un parcours à faire, celui-ci nous fait passer par le port, sous le regard d’une statue en mémoire de Napoléon Bonaparte, puis par la citadelle en passant par de petites ruelles. Cette ville est magnifique d’autant plus que le soleil est bien présent avec ses 31°C (en sachant qu’il en faisait déjà 25°C à 7h30). Bastia est une ville d’art et d’histoire et cela se voit avec l’architecture et l’âge de certains de ces bâtiments.
La pause du déjeuner se fait dans un petit parc avec des sandwiches improvisés. Allongés à l’ombre dans l’herbe nous en profitons pour faire une petite sieste avant de regagner le camping pour bénéficier de la plage qui est à côté.
Il y a un peu de monde sur cette plage de galet, et l’eau est remarquablement bonne bien au-delà de nos espérance et de ce que nous avions pu voir précédemment sur la côte atlantique. Nous nous prélassons bien tranquillement en savourant ce moment de pause et de détente. Vers 18h30 nous regagnons notre emplacement pour faire une douche et préparer à manger. Il est 19h mais il fait toujours 30°C.
Cette première journée de voyage a été riche en paysage mais aussi en effort (environ 20km à vélo de parcouru). Pour ce qui est du repas du soir ce sera des pates avec une bonne tranche de jambon. C’est également l’occasion de discuter avec les locaux, en effet lors de notre repas une vieille dame nous interpelle, nous demande d’où l’on vient et nous parle un peu de sa vie. Elle descend les marches étroites qui la mène à chez elle d’un pas plutôt sur et nous informe fièrement qu’elle a 77 ans. Native de Corse on sent bien qu’elle est fière de sa région et plutôt désireuse de raconter l’histoire locale.
Le reste de la soirée se déroule tranquillement entre réglage de compteur kilométrique, ou encore tri de photos.
A 23h tous les monde est au lit, demain la journée promet d’être bien plus difficile…Direction Maccinagio :
Mardi 4 août, la première nuit en Corse se fait dans la chaleur, il a fait lourd et lorsque le réveil sonne c’est un peu difficilement que nous sortons du lit. Il est 6h15 et il nous reste plus qu’à ranger nos affaires, dégonfler les matelas et replier les duvets sans oublier de ranger la tente. Notre tente est assez facile à ranger puisque nous n’avons que 5 sardines à enlever puis la plier en 2 et enrouler le tout. La mission du jour c’est de bien répartir le poids sur les sacoches afin que Jean-Yves ne perde pas trop l’équilibre sur la route. Il faut dire que pour cette deuxième étape du voyage nous avons 35 kms à faire dans des conditions un peu plus difficiles que la vielle.
Il est 7h15, nous prenons le petit déjeuné, nous avions prévu de partir à 7h15…..L’ambiance est plutôt bonne et la fatigue ne se fait pas encore trop sentir…Si tout se passe bien, ce soir nous pourrons de nouveau nous baigner dans la méditerranée.
7h45 nous prenons la direction du « Cap Corse » vers la petite ville de Macinaggio située à environ 35 kms de Bastia. Le soleil est déjà bien présent et sur la route on peut voir des panneaux qui indiquent déjà 30°C. Du fait de l’heure à laquelle nous sommes partis il n’y a pas trop de monde sur la route cependant il faut être vigilant. La route est tortueuse et les locaux n’hésitent pas à doubler en plein virage sans même tenir compte des lignes blanches…Nous longeons la mer sur tout le parcours et il faut bien dire que le spectacle qui nous est offert est magnifique avec l’eau de couleur si pure que l’on n’hésiterais pas à se jeter dedans….La Corse porte bien son nom d’île de beauté. Pour cette première étape notre GPS nous indique qu’il nous faudra environ 3h pour faire les 35 kms, notre arrivée est prévue vers 11h…les premières pentes sont difficiles, il nous faut nous caler sur ce nouvel environnement….lors de nos différents entrainements nous n’avions pas eu à faire à des pentes pareilles….Malgré les craintes qu’il avait pour cette première étape vis-à-vis du poids des sacoches, Jean-Yves s’en est plutôt bien sortie mais ça n’était pas sans effort….Amandine quant à elle a surmonté cette première étape sans trop de difficultés tout comme Céline. Alexis quant à lui à souffert un peu du poids de sa chariote que l’on a rebaptisé le « Char d’assaut ». C’est un peu avant 11h que nous sommes arrivés à bon port plutôt agréablement surpris de notre performance. Le camping du jour est face à la mer et bercé par le bruit des cigales…..Nous prenons le temps de nous poser avant de préparer le campement. L’endroit est plutôt sympas et ombragé ce qui n’est pas rien au regard de la chaleur ambiante. Nous allons faire des petites courses pour le midi et le charbon pour le barbecue du soir. Après avoir mangé, une petite sieste s’impose avant de partir en ballade afin de profiter au maximum des lieux.Maccinagio, à l’extrémité du Cap Corse :

La petite ville de Macinaggio est située vers l’extrémité du cap corse. Son port de plaisance est magnifique et au loin on peut voir l’île d’Elbe, la fameuse île où l’empereur Napoléon a été exilé avant de reprendre le pouvoir puis ré-exilé sur l’île de Saint Hélène… Si nous avions eu plus de temps nous aurions pu la visiter mais à la place nous irons nous baigner tranquillement dans la méditerranée. Avec une journée bien remplie comme celle que nous venons de faire, ça fait un bien fou d’autant plus que l’eau est très bonne et surtout très calme….une véritable piscine. Macinaggio est une cité plutôt touristique avec beaucoup de boutiques mais aussi de restaurants apportant beaucoup de vie et de dynamisme.
La journée se termine par un magnifique barbecue avec au menu des saucisses de Toulouse accompagnées de pommes de terre en papillote. Nous profitons au maximum de cette soirée car demain nous n’avons pas de camping sur notre parcours et la nuit risque d’être compliquée…Pour l’heure nous profitons de chaque instant en regardant la braise du barbecue. Un peu plus loin une italienne nous demande ce qu’il y a dans nos papillotes et c’est l’occasion d’échanger une petite conversation.
La nuit tombe et nous ne nous coucherons pas trop tard car demain c’est improvisation totale et l’on ne sait pas de tout ce qu’il nous attend…Le vrai périple commencera dès demain pour l’heure nous nous endormons bercé par le bruit des grillons.Cap vers Centuri :
Mercredi 4 août, le réveil sonne il est 6h15 et c’est une nouvelle journée qui commence. Les affaires sont rapidement rangées et la tente également. Les tâches sont bien réparties tout le monde sait ce qu’il a à faire et c’est vers 7h45 que nous partons en direction de Centuri de l’autre côté de la Corse pour rejoindre Pino. D’entrée de jeu nous attaquons l’ascension d’un col plutôt impressionnant pour nous qui n’avons pas beaucoup l’habitude de ce genre d’exercice. Sur la route il y a beaucoup moins de voitures qu’hier mais beaucoup plus de cyclistes. Etonnamment l’ascension se déroule plutôt bien même si Alex et son « char d’assaut » peine un petit peu. Nous faisons plusieurs pauses pour reprendre notre souffle mais aussi pour prendre le temps de faire des photos sans oublier de se réhydrater. Pour cette ascension notre vitesse de croisière s’élève à environ 7 km/h….hier nous étions plus proche des 25 km/h…. Même si la tâche est difficile nous savourons les paysages et admirons la mer sous un autre angle. A environ 6 Km du lieu de départ nous arrivons sur un point de vue nous offrant une vue splendide sur la mer mais aussi sur l’Italie, c’est l’occasion pour nous de nous reposer un peu et d’admirer les beautés de la Corse.

Nous repartons sereinement vers Centuri où nous devrions pouvoir manger un morceau et profiter de la ville…la route semble descendre dans la vallée avant de remonter vers un nouveau col…Ce qui est amusant c’est que la route descend mais que nous sommes obligés de pédaler pour avancer dans ce qui ressemble plus à un grand faux plat qu’une descente. Dans le petit village qui suit sur notre route nous nous arrêtons pour attendre Alexis et son « char d’assaut » mais aussi pour profiter du panorama. La vue est superbe, de loin ont peu voir la montagne d’un côté et la mer de l’autre côté. Au loin on aperçoit également une petite chapelle un peu perdue dans les hauteurs…tout est calme il ne subsiste qu’un faible murmure généré par le vent….Le « char d’assaut » met beaucoup de temps à nous rejoindre et nous commençons à nous inquiéter… Sur la route un cycliste s’arrête à notre hauteur et nous dis « Ca va tout se passe bien ? » nous répondons naturellement que oui puis il nous dit « Parce que votre ami un peu plus loin a des problèmes à environ 1km, il a éclaté un pneu … » Nous remercions ce cycliste et ni une ni deux nous redescendons pour rejoindre Alex qui tranquillement assis sur le bord de la route nous dit « On est dans la merde…le pneu est éclaté et ça n’est pas réparable… ». Nous prenons le temps de faire un état des lieux de la situation en décidant de faire du stop jusqu’à Centuri pour voir si l’on peut retrouver les pièces nécessaires à la réparation. Environ 5 min après, un couple s’arrête et nous informe que nous ne trouverons rien à Centuri et qu’il vaut mieux aller sur Macinaggio. Nous faisons donc du stop dans l’autre sens, et par chance dès la première voiture quelqu’un est disposer à nous amener…Du fait qu’il sache réparer et qu’il connaisse précisément les pièces dont il a besoin, c’est Alex qui part en expédition… Pendant ce temps sur le bord de la route on prend le temps d’analyser la situation en nous disant plutôt que de pousser jusqu’à Pino nous envisageons de poser notre campement à Centuri. Vers 11h15, Alex appelle en nous indiquant que le seul magasin qui pouvait nous dépanner n’a pas les pièces et qu’il lui faut pousser jusqu’à Bastia… nous arrivons à l’heure du déjeuner et nous nous disons que quand il sera à Bastia tout sera fermé jusqu’à 14h voir 14h30 ce qui ne nous mettra pas du tout en avance pour notre périple.

Pendant ce temps Jean-Yves en profite pour faire un petit tour du propriétaire et décide d’aller visiter la vielle chapelle à l’abandon sur le bord de la route….Chose étonnante, à l’entrée de cette chapelle on peut voir un « Registre » maintenu par des pierres afin que celui-ci ne se disperse pas avec le vent. Les cigales sont omniprésentes et le soleil brûle. Amandine et Céline, quant à elles en profitent pour appeler les offices de tourisme afin d’obtenir le numéro de téléphone du camping de Centuri pour pouvoir réserver un emplacement pour ce soir au cas où. 12h40 Alex appelle pour nous informer qu’il est arrivé à Bastia (en utilisant 6 voitures différentes) et que comme prévu le magasin est fermé ouvrant à 14h30. Nous décidons de manger, dans une ambiance très bonne enfant avec au menu des raviolis et une tranche de pain de mie ! On relativise cet évènement qui fait également parti du voyage. Ne captant pas beaucoup ici nous demandons à Alex de voir dans une grande surface s’ils n’ont pas les pièces pour nous dépanner. Vers 13h30 Alex nous appelle de nouveau pour nous dire qu’il a pu trouver toutes les pièces pour réparer et qu’il reprend la route vers notre « Campement »… 1h30 après environ, Alex est revenu en compagnie de 2 voyageuses qui ont bien voulu le prendre en stop depuis Maccinagio. C’est une vrai chance et en plus de cela celles-ci sont également de grandes voyageuses et l’on a pu parler ensemble de notre passion commune, l’une d’entre elles voyage déjà depuis 2 ans elle est partie de son pays natale : La Colombie. Elles nous ont laissé leur site, que nous irons surement voir. Après une petite demi-heure de conversation celles-ci repartent et de notre côté nous effectuons les réparations sur le « char d’assaut ». Il est environ 16h nous pouvons enfin reprendre la route après environ 5h d’immobilisation. Cette fois-ci c’est décidé nous dormirons à Centuri et nous reprendrons la route le lendemain pour Saint Florent. Ce contre-temps ne devrait pas nous retarder à condition de ne pas trop tarder demain matin.

Il ne nous reste plus que 8 kms avant de gagner le camping de Centuri qui est proche du port. Au regard des évènements du jour nous persévérons, cette journée sera très vite à oublier. Sur les 4 derniers kilomètres nous avons 2 beaux cadeaux, d’une part la fin de cette étape se fera en descente…et d’autre part nous faisons face à un nouveau point de vue magnifique comme il en existe de nombreux en Corse.Découverte de Centuri :

Le port de Centuri est magnifique et mérite bien que l’on s’y arrête, il est temps de poser nos tentes. L’accueil du camping est ouvert de 18h à 20h mais nous avons la chance de tomber sur un homme qui nous indique les emplacements libres. Malgré la fatigue extrême de la journée nous posons nos tentes dans un emplacement qui semble convenable. Une fois l’installation du campement terminée, l’homme qui nous a accueillis nous dit que cet emplacement est réservé aux camping-cars et qu’il nous faut nous déplacer. Un peu frustrés nous nous exécutons pour ne pas attirer l’attention. Le campement définitif étant prêt nous partons à la découverte de Centuri qui est un petit village de pêcheurs qui vaut largement le détour. Le port est vivant, des bateaux vont et viennent…Dans les petites ruelles, les gens flânent profitant ainsi du soleil si omniprésent depuis notre arrivée en Corse. Pour finir cette journée nous faisons quelques petites courses, et rentrons au camping afin de nous poser. Demain il nous faudra reprendre la route pour une étape fleuve d’environ 60 kms….Direction Saint-Florent :

Jeudi 6 août, 5h du matin, le réveille sonne pour une journée qui s’annonce plus que difficile. Le retard que nous avons accumulé hier pour des raisons techniques (crevaison du « char d’assaut » nous a imposé de raccourcir l’étape de la veille où nous devions nous arrêter à Pino. au lieu de cela nous devons partir de Centuri, environ 15 kms avant…. Ce matin le moral est un peu bas, à cause du fait qu’il faille se lever plus tôt et parcourir une distance plus importante que ce qui était prévu sous une chaleur écrasante. Il faut dire que depuis le début de notre périple nous n’avons pas eu de pluie mais un soleil omniprésent. Un habitant de la région nous expliquait qu’il n’y avait pas eu de pluie depuis environ 1 mois et que les températures avoisinaient les 30°C en moyenne. Tout le monde range ses affaires et le petit déjeuner permet d’émerger de cette « sieste ». Il fait bon et les vélos, que nous avions laissé devant les tentes ont pris un peu la rosée du matin. 6h45 nous partons du camping, pour une première escale à Pino si tout va bien. Le parcours commence par une grande montée plutôt corsée qui sollicite les mollets et genoux d’entrée de jeux… Toutes ces souffrances et ces difficultés ne sont rien comparées aux merveilleux paysages que nous avons la chance de voir sur notre route. Sommes-nous toujours en France ??? Le dépaysement est total, entre montagne et mer nous en prenons plein la vue. Tout au long du parcours nous essayons de nous arrêter régulièrement pour ne pas forcer et profiter des nombreux panoramas. Au loin, on peut voir la mer caresser le ciel et l’on arrive même plus à les distinguer l’un de l’autre.

C’est vers 9h30 que nous arrivons à Pino, situé dans les hauteurs, ce petit village est un écrin de beauté perdu face à la mer. Sur l’axe principal, des gens prennent leur café en terrasse et profitent de la fraicheur du matin. Nous nous arrêtons à la petite superette pour faire un plein de courses pour ce midi mais aussi remplir les gourdes grâce à la magnifique fontaine publique. Depuis que nous sommes partis ce matin nous avons déjà bu 3 litres d’eau… Le gars de la superette nous explique que la route monte encore un peu jusqu’à Nonza et qu’après ça devrais descendre jusqu’à Saint Florent. Nous repartons donc direction Nonza où nous arrivons vers 11h30.
La ville de Nonza est une ville classée. Située dans les hauteurs, sa tour est visible de très loin. C’est vers l’église sainte Julie que nous posons nos vélos afin de profiter du point de vue. D’ici nous pouvons voir la mer, et l’on peut apercevoir de loin toute la route que nous venons de parcourir, cette route qui forme un sillon dans la montagne. Sur la place de l’église on peut entendre un petit groupe de locaux discuter, dont l’un s’exclamant : « Vivement qu’il se termine ce mois d’août… ». On peut comprendre sa réaction lorsque l’on voit la densité de voitures transitant dans un aussi petit village. Nous interpellons ce petit groupe de locaux pour leur demander combien de kilomètres il reste pour aller à Saint-Florent…très gentiment l’un d’entre eux nous répond « 18 Kms environs, en descente vous pouvez y être en 30 ou 45min… » Ce sera plutôt 1 heure pour nous…
La fin de la visite de Nonza se termine par la tour génoise, située dans les hauteurs. Elle nous permet d’avoir une vue panoramique sur les environs, il faut tout de même fournir un effort supplémentaire car les marches sont nombreuses !
Vers 12h45 nous repartons pour boucler cette étape fleuve….il est temps que nous arrivions car le soleil commence vraiment à brûler.
Le reste de la route pour aller à Saint-Florent est plutôt difficile, de descentes en montées la fatigue accumulée rend les derniers kilomètres plus qu’éprouvant, sollicitant les organismes au maximum. En haut d’une des nombreuses montées nous voyons un panneau indiquant « Domaine de Patrimonio, camping à la ferme », nous nous arrêtons pour faire une petite pause. Il ne nous reste plus que 8 Kms pour arriver à Saint-Florent et la chaleur se veut écrasante. Soudain une porte s’ouvre et une voix s’exclame « Je me disais bien que j’avais entendu du bruit ? Tout va bien ? Vous avez besoin de quelque chose ? De l’eau ??? » Et sans attendre cette charmante dame nous sort 5 ou 6 bouteilles d’eau bien fraîche, on en avait vraiment besoin nos gourdes étant quasiment vides. Une conversation s’engage, elle nous demande de qu’elle région nous sommes, elle ne connaît ni Nantes, ni Angers…puis elle nous demande ce que l’on fait en Corse et admire notre parcours.

Après cet échange enrichissant et après s’être réhydratés correctement nous repartons. Il fait très chaud et les derniers kilomètres sont un vrai calvaire. Vers 14h nous décidons de nous arrêter sur le bord de la route pour manger, au menu ce sera sandwichs tomate, jambon et emmental avec en dessert une banane. La fatigue nous gagne et c’est sur notre aire de « pic-nic » improvisée que nous entamons une micro sieste. Vers 15h, nous repartons, logiquement il ne nous reste plus que 4 kms qui se font difficilement mais nous arrivons enfin à bon port.

La suite dans un prochain épisode si vous le voulez bien. Merci par avance pour vos retour n'hésitez pas. Je reste à votre disposition pour toutes demande d'information complémentaire. Vous pouvez également suivre toutes nos aventures sur notre blog à l'adresse suivante: http://autourdumonde.no-ip.org/blog
Les Thaïlandais sont-ils violents? English translation pending
Au vu des tragiques évènements de Koh Tao, à savoir le double meurtres des anglais David Miller et Hannah Witheridge, et a l’explosion de violence a phuket samedi dernier, certains affirment que la Thaïlande est devenu une destination à risques. Le flot médiatique abondant, voudrait nous faire croire que la tendance en Thaïlande n'est plus à la fumette et au Pink Floyd mais au crack et à l'homicide ?!? Certes, la criminalité en Thaïlande est effectivement une réalité dont il vaut mieux avoir conscience, que l’on soit touriste ou expatrié, mais la très grande majorité des thaïlandais reste d'un naturel relativement calme et leur religion décourage et condamne les actes d'impulsivité.
Tentons d'éclaircir la situation, qui fait peur aux touristes et développe le marché des alarmes et des caméras de surveillance à Phuket... Pas de thèse ni de certitudes, juste quelques faits, quelques conversations de comptoir qui pourraient expliquer le phénomène de violence chez les thaïlandais.LA FORTE CRIMINALITÉ EN THAÏLANDE EST UNE RÉALITÉ :
Oui, la criminalité en Thaïlande existe et depuis longtemps, elle est ancrée dans les mœurs et entretenue par l'incapacité du gouvernement à réagir et faire évoluer la culture. Les crimes et délits ont décuplé depuis l'arrivée du tourisme de masse, la consommation abusive d'alcool, d'amphétamines et l'augmentation des ventes d'armes. Rien de bien neuf sous le soleil thaïlandais qui subit, comme tous les autres pays de notre planète une évolution pas toujours tendre. Pas utile de s'affoler pour autant... Le climat général en Thaïlande reste clément et le monde ne tourne toujours pas rond.LES VIOLENCES CONJUGALES EN THAÏLANDE : Une étude de l’ONU a affirmé que la Thaïlande occupait le deuxième rang parmi les 49 pays étudiés sur le thème de «la perception de la violence domestique». Selon un sondage du Bangkok Post, 63% des gens en Thaïlande pensent qu’il est justifié pour un homme de battre sa femme... Les querelles de ménage en Thaïlande finissent régulièrement en bain de sang. Les Thaïs sont extrêmement possessifs et jaloux, donc les actes de tromperie ou de rupture peuvent être très mal vécus. Les médecins thaïlandais sont devenus des experts reconnus mondialement pour les interventions chirurgicales de reconstruction plastique du pénis. En effet, les Thaïlandaises au cœur brisé aiment à couper le sexe de leur partenaire infidèle...LE TAUX D'HOMICIDES EN THAÏLANDE (68 millions d'hab.) : Plus de 3000 homicides par an contre 500 au Japon (127 millions d'hab.) ou 600 en Malaisie (30 millions d'hab.) et 600 en France (66 millions d'hab.). D'après l'ONDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime) la Thaïlande se classerait en 33 ème position sur 143 pays répertoriés... Les pays d'Amérique du sud détiennent les plus forts taux de criminalité. Il est également intéressant de préciser que la Thaïlande est bien devant les USA en matière de meurtres par armes à feu !UNE FASCINATION POUR L’HÉMOGLOBINE : Une presse hebdomadaire (à vomir) relatant toutes les agressions criminelles et les accidents de la semaine (largement illustrée par des photos chocs de corps décapités, mutilés) est largement diffusée dans tous le pays. Les films gore sont également très appréciés par une majorité de thaïlandais, on y voit encore des corps ensanglantés et démembrés... L'attroupement massif qui se forment lors d'effroyables accidents de la route nous montre encore une forme de voyeurisme malsain. On s'approche au plus près des cadavres écrabouillés par un camion et l'on s'applique à faire des photos... L'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes thaïlandais est elle aussi particulière, on se plaît à partager les plus grandes misères du corps humain, monstruosités, visages hideux, corps décharnés, maladies de peau, bagarres ultra-violentes d'adolescents, homicides, violences conjugales, etc... etc...COMMENT EXPLIQUER LA VIOLENCE EN THAILANDE ?LE CULTE DU MUAY THAI : La boxe thaïlandaise ancrée dans les mœurs populaires depuis 5 siècles, est le sport national pratiqué par tous et toutes dès le plus jeune age. "Opium du peuple" interdit dans années 30, revenu plus tard avec de nouvelles règles et moins d'accidents mortels... En Thaïlande, quand ça bastonne, ça bastonne... Le bourre pif et le coup de genou en pleine poire ne fait peur à personne, une fois le premier coup donné, on s'acharne jusqu'au K.O...HISTOIRE ET EDUCATION : Une Histoire thaïlandaise qui a rarement été confrontée aux misères et aux dégénérescences de la guerre. La Thaïlande est toujours restée neutre face aux grands conflits du 20 ème siècle, c'est tout à son honneur (malgré cette petite défaillance morale pendant la guerre du Vietnam et son alliance avec Nixon). Les cruautés de l'histoire du monde n'ont jamais été transmises, ni par les familles, ni par le système éducatif. On se laisse à penser que les dernières générations thaïlandaises, n'ayant vécu ni de de près, ni de loin, les génocides d'Hiroshima ou de la Shoah, n'ont créé aucune sensibilité morale sur l'horreur et la cruauté humaine... Leur ignardise les pousse même à porter des vêtements militaires nazis, par simple effet de mode ! L'ALCOOLISME ET LA DROGUE : La consommation excessive de drogues et d'alcools fait perdre la tête aux plus raisonnables et décuple leur susceptibilité... Leur éducation bouddhiste et leur zen attitude se volatilisent dans les vapeurs du Mékong. Aussi, si vous trainez dans les coins chauds à 3 heures du mat, soyez vigilants. Et, si vous êtes également chargés, alors ne haussez pas trop la voix, n'entonnez pas la Marseillaise, évitez d'aller pisser sous la photo du roi ou près d'une représentation sacrée et tout ira bien...15,6% DES THAÏS POSSÈDENT UNE ARME A FEU : De faux airs de western... Il suffit d'une licence pour pouvoir posséder un revolver ou un fusil. Le nombre de gens qui se font tirer dessus le samedi soir en campagnes et en villes est hallucinant, il suffit de parcourir la presse locale pour le constater... De nombreux thaïlandais possèdent une arme de poing, soit chez eux, soit dans leur voiture. Selon une étude de l'université de Sydney, il y a 6,2 millions d'armes à feu déclarées à la police, 1 thaïlandais sur 100 possède une licence de port d'arme mais si l'on ajoute les propriétaires illégaux, cela représente 15,6% de la population globale ! On ne s'étonne pas que la Thaïlande détienne le record mondial d'homicides par armes à feu, bien avant les États-Unis...UNE ÉVOLUTION CULTURELLE FIGÉE : Un peuple dont le manque de culture et l'absence de modération auraient peut être mal supporté le rapide développement économique national et le passage brutal à notre ère moderne ultra mercantile et sur médiatisée. La Thaïlande a en effet subit cette transition dans un espace temps très court alors que les pays occidentaux ont vécu ce changement en une trentaine d'années ! Sans vouloir chercher à s'acharner sur nos amis thaïlandais mais plutôt sur leurs gouvernants monarques et militaires, incapables de préparer leur peuple à l'évolution de notre monde culturel moderne. Il convient de reconnaître que l'hyper nationalisme-protectionniste n'a fait qu'aggraver cette situation de vide culturel et de décalage avec le monde extérieur. On a pu observer récemment les réactions souvent violentes, d'un peuple brimé et bâillonné depuis des siècles, qui cherche aujourd'hui à s'exprimer par n'importe quel moyen.L'IMAGE DU TOURISTE OCCIDENTAL : Les occidentaux sont perçus en Thaïlande comme extrêmement riches... La certitude aujourd'hui est qu'ils voyagent avec mobiles, tablettes, PC, carte de crédit, cash et sacs à mains. La tentation est forte pour les jeunes thaïs qui recherchent l'argent facile. Pas de panique pour autant mais dîtes-vous que cela peut représenter une menace réelle et qu’il faut la prendre en compte. Alors si vous êtes en vacances face à un local douteux, s'il est imbibé de whisky, s'il tient des propos incohérents et agressifs, s'il a entre 15 et 40 ans, s'il semble être bas de plafond, si son corps est tatoué à plus de 10%, s'il vous regarde avec insistance aves des yeux "sales"... Quelque soit son gabarit, un conseil : soyez discret et prenez la tangente...LE GOUVERNEMENT : L'implication du gouvernement thaïlandais pour lutter contre le trafic et l'utilisation d'armes est quasi nulle, les forces de l'ordre ne renforcent pas les contrôles par crainte de devenir des cibles de stands de tir. Les dirigeants admettent cette criminalité excessive et l'explique par une trop grande consommation de films, d'émissions de télévision et de jeux trop violents mais n'évoquent jamais la moindre injustice sociale ou la sourde révolte du peuple contre ses politiciens magouilleurs et corrompus. Le gouvernement serre de plus en plus la vis à grands coups de lois et censures, sous prétexte de protéger la culture et la morale... A un moment, les thaïs ne pourront plus supporter les mensonges, et les récents évènements montrent qu'ils sont moins disposés à accepter la marche à suivre officielle. Nous verrons comment cette lutte naissante évoluera. LES RISQUES AU COURS D'UN VOYAGE EN THAILANDE ?
Beaucoup d'expatriés et d'observateurs en Thaïlande vous le confirmeront, la majorité des conflits verbaux considérés par les occidentaux comme de simples engueulades tournent ici, au pugilat ou à l'homicide... Une banale discorde pourra se terminer à coups de revolver. Les thailandais ont cette fâcheuse tendance à intérioriser leurs sentiments pour "ne pas perdre la face" et lorsque la goutte d'eau fait déborder le vase, il n'est plus du tout question de "self-control" ou de diplomatie mais plutôt de défoulements vengeurs et de "pétages de plombs" quelquefois fatals pour certains des protagonistes.
Enfin pour finir en beauté, pour agacer la communauté thaïlandaise et leurs "anges-gardiens farangs", une liste de quelques stéréotypes (à ne pas prendre à la légère) qui caractérisent les thaïs :En chaque thaïlandais(e) sommeille souvent un(e) psychopathe en puissance...Les thaïlandais(es) ont un sens de l'humour très relatif...La boxe thaïlandaise (muay thaï) est le sport national...Un thaïlandais ne réfléchit à la portée de ses actes, qu'après le massacre...Le thaï est d'une susceptibilité à fleur de peau...Les thaïlandais(es) supportent difficilement les conseils, remarques ou ordres de la part d'un "farang"...Ils (elles) manquent définitivement de pragmatisme.Les thaïlandais(es) sont très "fleur bleue"...Les Thaïlandais(es) sont fier(e)s, ultra-nationalistes et fanatiques... A noter: Ceci n'est aucunement une agression raciste, un règlement de compte ou une rancune haineuse mais tout simplement un constat (sarcastique) et une mise en garde pour certains voyageurs inconscients...
Source: http://www.rawai.fr/thailande-pays-dangereux.html
Source: http://www.rawai.fr/thailande-pays-dangereux.html
Italie: Au coeur de l'archipel toscan, l'île d'Elbe English translation pending
Moins connue que ces grandes sœurs, Sicile et Sardaigne, l'île d'Elbe est néanmoins par sa superficie la troisième île d'Italie. Certes ses dimensions sont nettement plus petites *, aussi on peut facilement en faire le tour en une (grande) journée. C'est ce que je vous propose d'effectuer virtuellement à travers ce récit illustré.
Dès que l'on évoque Elbe, voilà que cela éveil pour beaucoup d'entre nous quelques souvenirs scolaires de leçons d'histoire … l'île de l'exil de Napoléon ! Pour autant, on doit être nombreux à avoir des difficultés à situer avec précision ce territoire insulaire, j'avoue qu'il en était de même pour moi avant de m'y rendre et de parcourir les routes de cette charmante île de l'Archipel Toscan. Après avoir évoqué ce fait historique, passons à une courte leçon de géographie : Elbe est située à environ 10 kilomètres des côtes italiennes et à une cinquantaine de la Corse. Les eaux de la mer de Ligurie la borde à l'Est, celles de la mer Tyrrhénienne à l'Ouest. Si l'on consulte sa carte, on constate que cette île ressemble (avec beaucoup d'imagination, je le conçois) à un poisson cela tombe bien, une île est bien par définition au milieu de la mer !

Aborder une île par la mer est toujours un moment que j'apprécie, et lorsque l'arrivée est accompagnée par la lumière dorée d'un soleil matinal, c'est encore mieux. En ce matin de début Septembre, les rayons d'un généreux soleil illuminent de très belle façon les façades du port ainsi que les fortifications de Portoferraio, la petite capitale de l'île. Le temps de débarquer à terre et la balade buissonnière peut débuter. La direction ? La côte nord-ouest. Prenons la route, très vite les dernières habitations de l'agglomération sont passées et la voie serpente ensuite entre les collines. Ce que l'on remarque le plus en observant les paysages environnants est l'aspect très verdoyants des alentours. Dans cette partie de l'île, les collines sont couvertes d'une végétation foisonnante composée principalement de forêts de pins et de hêtres. Après seulement quelques minutes de montée, la route plonge maintenant en sinuant sur le versant opposé. On domine la côte mais le rideau d'arbres et d'arbustes masque quelque peu le panorama … me rendant encore plus impatient de l'admirer. Je guette une première trouée qui apparaît enfin au débouché d'un virage.

La vue est magnifique avec au large du golfe une mer d'un bleu intense et sous nos yeux, en contrebas, lové dans une crique abritée, on aperçoit le village de Procchio et sa plage.
--
Notre première halte, c'est sur les quais du village de Marciana Marina que nous la ferons. Un lieu pittoresque avec ses habitations aux teintes pastel et sa tour dominant le port de pêche.

Une tour ronde édifiée au 16 ème qui est devenue l'emblème de la petite cité côtière, elle avait pour objectif d'être une vigie destinée à protéger le port d'éventuelles attaques de corsaires ! Ils rodaient, paraît-il, le long de ces côtes, d'îles en îles. De nos jours ce port est bien plus fréquenté par de pacifiques plaisanciers … mais également par encore quelques pêcheurs, même si l'époque de la grande pêche aux thons est en partie révolue. Vous vous en doutez certainement, le tourisme est maintenant la principale ressource de la localité. Juste à côté du port et de la tour, une petite crique fait office de plage. Ici pas de sable fin mais des galets, c'est moins confortable si l'on veut y poser sa serviette pour s'y reposer après le bain, mais l'eau est ici claire et cristalline à souhait.

L'eau … de l'île d'Elbe, « Acqua dell'Elba », parlons en ! Non, je ne veux pas seulement évoquer à présent les douces eaux bleues bordant les rivages insulaires ni même une quelconque eau minérale locale mais plutôt une eau, pardon, un parfum produit à Marciana Marina. « Acqua dell'Elba » est en effet le nom de parfums renommés bien au-delà de l'île. Des créations inspirées de l'air marin et des senteurs de l'île … Un peu de l'île d'Elbe en flacons un souvenir que l'on peut bien entendu se procurer dans une parfumerie de la marque près du front de mer.


Des senteurs aux saveurs locales. D'autres spécialités sont aussi proposées aux visiteurs dans les boutiques. Le fameux Limoncello et sa douce saveur citronnée et encore plus typique de l'île, le gâteau Schiaccia brica … dont la traduction approximative veut dire gâteau « ivre » ! Il est préparé avec des produits locaux, vin rouge Aleatico et liqueur Alkermès qui donnent une teinte rouge à ces galettes. Pour vous donner l'eau à la bouche, sachez que cette pâtisserie est préparée avec des raisins, des fruits secs, du miel, de la farine, de l'huile d'olive et des pignons … et l'indispensable savoir faire du pâtissier. Préférez les Schiaccia brica fraîchement préparés, ils sont plus goûteux et moins secs que les galettes sous emballage proposées comme souvenir.
--
Prenons de la hauteur en empruntant maintenant une route à lacets. C'est le privilège des îles où seules quelques minutes suffisent pour passer d'un décor de bord de mer à celui de la montagne. Après avoir traversé une forêt touffue de châtaigniers nous atteignons le village perché de … Marciana ! Mais là ce n'est plus Marciana Marina mais Marciana Alta. Nous sommes sur un des versants du Monte Capanne, le point culminant de l'île d'Elbe (1015 mètres) en levant les yeux on voit le sommet et le téléphérique qui permet d'atteindre facilement le toit de l'île. Marciana Alta a tout le charme de ces villages accrochés à une montagne. De plus, ce lieu a une longue histoire puisque ce bourg a été fondé par les Romains, c'était il y a 2000 ans. Vous l'imaginez aisément, parcourir les ruelles du village nécessite de gravir une succession d'escaliers et de ruelles pentues. Ici, une petite place, celle de l'église du bourg dédiée à Ste Catherine.


Arrivé dans la partie haute de Marciana Alta, comme une récompense méritée après la montée des interminables marches, un belvédère bien placé permet de bénéficier d'un panorama grandiose sur une partie de l'île d'Elbe. Côté terre et versant montagneux, le regard est capté par le coquet village de Poggio, adossé à la montagne et entouré d'un écrin verdoyant.

Côté mer et rivage marin, le bleu domine en s'estompant vers l'horizon. La côte s'étire jusqu'au Cap d'Enfola, cette pointe rocheuse s'avance avec aisance sur la splendide grande bleue. En contrebas on aperçoit le port de Marciana Marina, où nous étions plutôt dans la matinée, paisiblement blotti entre terre et mer.

--
Le parcours se poursuit le long de la route côtière, tracée en surplomb du rivage, elle dévoile sans cesse de splendides points de vue. Ce sont surtout les passagers qui en profitent le plus car le conducteur doit rester en permanence concentré sur sa conduite … la route s'avère être une succession de virages ! Un coup d’œil tout en bas et une nouvelle photo, celle du village de Sant Andrea.

Au débouché d'un virage (un de plus !), on vient d'apercevoir, comme posé sur l'horizon marin et nimbé parmi les brumes de chaleur, le Cap Corse. En scrutant avec plus d'attention la silhouette montagneuse, distante quand même d'une cinquantaine de kilomètres, on devine les immeubles de la ville de Bastia.

Au fil des quelques kilomètres parcourus, voici qu'on atteint à présent l'extrémité Ouest de l'île d'Elbe : la Punta Nera. L'amas de rochers au bord de la route semblant en équilibre au dessus de la falaise en est le symbole. Nous commençons à longer la bien nommée Costa del sol. Autour du village de Chiesi, la végétation se fait déjà un peu plus rare, seulement quelques arbres, surtout des arbustes et des lauriers en fleurs mais on ne voit plus de forêts comme au Nord de l'île de toutes parts les rochers affleurent sur les collines alentour. Si le paysage paraît plus aride, c'est bien que le microclimat local est ici plus chaud et plus ensoleillé. La saison estivale peut ainsi se prolonger jusqu'en automne, aussi il n'est pas étonnant d'apprendre que cette côte ensoleillée est devenue un lieu de villégiature particulièrement prisé.

--
A force de contempler ces eaux si bleues, l'envie d'une pause face à la mer se fait sentir avec insistance … une pause revigorante au bord d'une plage et finalement une pause qui sera accompagnée d'une relaxante baignade. La balade itinérante va donc s'arrêter (momentanément) à Marina di Campo, une des plages les plus étendues de l'île. En effet, la baie de sable blond s'étend longuement au fond d'un golfe bien abrité.

Sur ma photo où l'on voit ce large premier plan presque déserté, on pourrait croire qu'il n'y avait que peu de monde en ce bel d'après-midi de début septembre … ce n'est qu'une illusion ! L'effet grand angle accentue la profondeur de l'image et je me suis placé à l'endroit le moins fréquenté de la plage. Partout ailleurs, les estivants étaient bien présents sur le sable et en nombre, je n'ose imaginer les lieux en plein mois d'août ! D'un côté, la baie se ferme par une avancée rocheuse et de l'autre par le port dominé ici aussi par une tour (édifiée en au XVème siècle). Comme l'île a connu une époque sous domination de la république de Pise, les tours elbiennes sont principalement pisanes … mais on se rassure, elles ne penchent pas comme à Pise !

Il y un temps pour les photos et un temps pour la baignade (enfin !) dans des eaux claires et très peu profondes. La plage est ainsi idéale et sans danger pour les baignades des jeunes enfants, les mères de famille doivent apprécier. Marina di Campo n'est donc pas une station balnéaire familiale par hasard. Quittons maintenant la plage pour une rapide promenade en front de mer puis dans la rue principale toute entière dédiée aux piétons. Je vous épargne la vue des commerces d'articles de plage et les terrasses des cafés, ils ressemblent à tous ceux que l'on peut voir dans ce genre de ville d'eau. Cependant, quelques belles demeures bordent cette rue jalonnée de palmiers et puis il y a aussi une église. Ce n'est pas parce qu'elle ne date pas du Moyen Age que son architecture n'est pas intéressante. Une église contemporaine construite avec des moellons de pierre de la région, cela lui donne un bel aspect, cela valait bien une photo.

--
Chemin faisant et d'une plage à l'autre … En voici une parmi les nombreuses que longe la route côtière sud. C'est elle de Norsi, une double plage qui a attiré mon objectif. Depuis ce point de vue, j'ai trouvé cette anse particulièrement photogénique avec ses deux arcs de cercle séparés seulement par quelques rochers.

Des côtes déchiquetées, des plages de sable fin, des collines qui prennent l'aspect de hautes montagnes et des routes constamment sinueuses … sauf dans cette partie sud- ouest de l'île. Cette portion de route est pratiquement rectiligne, c'est une plaine que nous traversons, la seule de l'île ! Habituellement, sur les îles montagneuses, un rare terrain plat est utilisé pour y tracer une piste d'aviation ! Ce n'est pas le cas pour cette plaine au pied du village de Capoliveri, toute consacrée à l'agriculture : vignoble, oliveraies, arbres fruitiers et cultures maraîchères …
...........................................................................................................................................................
Suite du récit dans le message suivant avec Porto Azzuro, Portoferraio et le souvenir de Napoléon … et * l'île d'Elbe en quelques données ainsi qu'une Carte.
Dès que l'on évoque Elbe, voilà que cela éveil pour beaucoup d'entre nous quelques souvenirs scolaires de leçons d'histoire … l'île de l'exil de Napoléon ! Pour autant, on doit être nombreux à avoir des difficultés à situer avec précision ce territoire insulaire, j'avoue qu'il en était de même pour moi avant de m'y rendre et de parcourir les routes de cette charmante île de l'Archipel Toscan. Après avoir évoqué ce fait historique, passons à une courte leçon de géographie : Elbe est située à environ 10 kilomètres des côtes italiennes et à une cinquantaine de la Corse. Les eaux de la mer de Ligurie la borde à l'Est, celles de la mer Tyrrhénienne à l'Ouest. Si l'on consulte sa carte, on constate que cette île ressemble (avec beaucoup d'imagination, je le conçois) à un poisson cela tombe bien, une île est bien par définition au milieu de la mer !

Aborder une île par la mer est toujours un moment que j'apprécie, et lorsque l'arrivée est accompagnée par la lumière dorée d'un soleil matinal, c'est encore mieux. En ce matin de début Septembre, les rayons d'un généreux soleil illuminent de très belle façon les façades du port ainsi que les fortifications de Portoferraio, la petite capitale de l'île. Le temps de débarquer à terre et la balade buissonnière peut débuter. La direction ? La côte nord-ouest. Prenons la route, très vite les dernières habitations de l'agglomération sont passées et la voie serpente ensuite entre les collines. Ce que l'on remarque le plus en observant les paysages environnants est l'aspect très verdoyants des alentours. Dans cette partie de l'île, les collines sont couvertes d'une végétation foisonnante composée principalement de forêts de pins et de hêtres. Après seulement quelques minutes de montée, la route plonge maintenant en sinuant sur le versant opposé. On domine la côte mais le rideau d'arbres et d'arbustes masque quelque peu le panorama … me rendant encore plus impatient de l'admirer. Je guette une première trouée qui apparaît enfin au débouché d'un virage.

La vue est magnifique avec au large du golfe une mer d'un bleu intense et sous nos yeux, en contrebas, lové dans une crique abritée, on aperçoit le village de Procchio et sa plage.
--
Notre première halte, c'est sur les quais du village de Marciana Marina que nous la ferons. Un lieu pittoresque avec ses habitations aux teintes pastel et sa tour dominant le port de pêche.

Une tour ronde édifiée au 16 ème qui est devenue l'emblème de la petite cité côtière, elle avait pour objectif d'être une vigie destinée à protéger le port d'éventuelles attaques de corsaires ! Ils rodaient, paraît-il, le long de ces côtes, d'îles en îles. De nos jours ce port est bien plus fréquenté par de pacifiques plaisanciers … mais également par encore quelques pêcheurs, même si l'époque de la grande pêche aux thons est en partie révolue. Vous vous en doutez certainement, le tourisme est maintenant la principale ressource de la localité. Juste à côté du port et de la tour, une petite crique fait office de plage. Ici pas de sable fin mais des galets, c'est moins confortable si l'on veut y poser sa serviette pour s'y reposer après le bain, mais l'eau est ici claire et cristalline à souhait.

L'eau … de l'île d'Elbe, « Acqua dell'Elba », parlons en ! Non, je ne veux pas seulement évoquer à présent les douces eaux bleues bordant les rivages insulaires ni même une quelconque eau minérale locale mais plutôt une eau, pardon, un parfum produit à Marciana Marina. « Acqua dell'Elba » est en effet le nom de parfums renommés bien au-delà de l'île. Des créations inspirées de l'air marin et des senteurs de l'île … Un peu de l'île d'Elbe en flacons un souvenir que l'on peut bien entendu se procurer dans une parfumerie de la marque près du front de mer.


Des senteurs aux saveurs locales. D'autres spécialités sont aussi proposées aux visiteurs dans les boutiques. Le fameux Limoncello et sa douce saveur citronnée et encore plus typique de l'île, le gâteau Schiaccia brica … dont la traduction approximative veut dire gâteau « ivre » ! Il est préparé avec des produits locaux, vin rouge Aleatico et liqueur Alkermès qui donnent une teinte rouge à ces galettes. Pour vous donner l'eau à la bouche, sachez que cette pâtisserie est préparée avec des raisins, des fruits secs, du miel, de la farine, de l'huile d'olive et des pignons … et l'indispensable savoir faire du pâtissier. Préférez les Schiaccia brica fraîchement préparés, ils sont plus goûteux et moins secs que les galettes sous emballage proposées comme souvenir.
--
Prenons de la hauteur en empruntant maintenant une route à lacets. C'est le privilège des îles où seules quelques minutes suffisent pour passer d'un décor de bord de mer à celui de la montagne. Après avoir traversé une forêt touffue de châtaigniers nous atteignons le village perché de … Marciana ! Mais là ce n'est plus Marciana Marina mais Marciana Alta. Nous sommes sur un des versants du Monte Capanne, le point culminant de l'île d'Elbe (1015 mètres) en levant les yeux on voit le sommet et le téléphérique qui permet d'atteindre facilement le toit de l'île. Marciana Alta a tout le charme de ces villages accrochés à une montagne. De plus, ce lieu a une longue histoire puisque ce bourg a été fondé par les Romains, c'était il y a 2000 ans. Vous l'imaginez aisément, parcourir les ruelles du village nécessite de gravir une succession d'escaliers et de ruelles pentues. Ici, une petite place, celle de l'église du bourg dédiée à Ste Catherine.


Arrivé dans la partie haute de Marciana Alta, comme une récompense méritée après la montée des interminables marches, un belvédère bien placé permet de bénéficier d'un panorama grandiose sur une partie de l'île d'Elbe. Côté terre et versant montagneux, le regard est capté par le coquet village de Poggio, adossé à la montagne et entouré d'un écrin verdoyant.

Côté mer et rivage marin, le bleu domine en s'estompant vers l'horizon. La côte s'étire jusqu'au Cap d'Enfola, cette pointe rocheuse s'avance avec aisance sur la splendide grande bleue. En contrebas on aperçoit le port de Marciana Marina, où nous étions plutôt dans la matinée, paisiblement blotti entre terre et mer.

--
Le parcours se poursuit le long de la route côtière, tracée en surplomb du rivage, elle dévoile sans cesse de splendides points de vue. Ce sont surtout les passagers qui en profitent le plus car le conducteur doit rester en permanence concentré sur sa conduite … la route s'avère être une succession de virages ! Un coup d’œil tout en bas et une nouvelle photo, celle du village de Sant Andrea.

Au débouché d'un virage (un de plus !), on vient d'apercevoir, comme posé sur l'horizon marin et nimbé parmi les brumes de chaleur, le Cap Corse. En scrutant avec plus d'attention la silhouette montagneuse, distante quand même d'une cinquantaine de kilomètres, on devine les immeubles de la ville de Bastia.

Au fil des quelques kilomètres parcourus, voici qu'on atteint à présent l'extrémité Ouest de l'île d'Elbe : la Punta Nera. L'amas de rochers au bord de la route semblant en équilibre au dessus de la falaise en est le symbole. Nous commençons à longer la bien nommée Costa del sol. Autour du village de Chiesi, la végétation se fait déjà un peu plus rare, seulement quelques arbres, surtout des arbustes et des lauriers en fleurs mais on ne voit plus de forêts comme au Nord de l'île de toutes parts les rochers affleurent sur les collines alentour. Si le paysage paraît plus aride, c'est bien que le microclimat local est ici plus chaud et plus ensoleillé. La saison estivale peut ainsi se prolonger jusqu'en automne, aussi il n'est pas étonnant d'apprendre que cette côte ensoleillée est devenue un lieu de villégiature particulièrement prisé.

--
A force de contempler ces eaux si bleues, l'envie d'une pause face à la mer se fait sentir avec insistance … une pause revigorante au bord d'une plage et finalement une pause qui sera accompagnée d'une relaxante baignade. La balade itinérante va donc s'arrêter (momentanément) à Marina di Campo, une des plages les plus étendues de l'île. En effet, la baie de sable blond s'étend longuement au fond d'un golfe bien abrité.

Sur ma photo où l'on voit ce large premier plan presque déserté, on pourrait croire qu'il n'y avait que peu de monde en ce bel d'après-midi de début septembre … ce n'est qu'une illusion ! L'effet grand angle accentue la profondeur de l'image et je me suis placé à l'endroit le moins fréquenté de la plage. Partout ailleurs, les estivants étaient bien présents sur le sable et en nombre, je n'ose imaginer les lieux en plein mois d'août ! D'un côté, la baie se ferme par une avancée rocheuse et de l'autre par le port dominé ici aussi par une tour (édifiée en au XVème siècle). Comme l'île a connu une époque sous domination de la république de Pise, les tours elbiennes sont principalement pisanes … mais on se rassure, elles ne penchent pas comme à Pise !

Il y un temps pour les photos et un temps pour la baignade (enfin !) dans des eaux claires et très peu profondes. La plage est ainsi idéale et sans danger pour les baignades des jeunes enfants, les mères de famille doivent apprécier. Marina di Campo n'est donc pas une station balnéaire familiale par hasard. Quittons maintenant la plage pour une rapide promenade en front de mer puis dans la rue principale toute entière dédiée aux piétons. Je vous épargne la vue des commerces d'articles de plage et les terrasses des cafés, ils ressemblent à tous ceux que l'on peut voir dans ce genre de ville d'eau. Cependant, quelques belles demeures bordent cette rue jalonnée de palmiers et puis il y a aussi une église. Ce n'est pas parce qu'elle ne date pas du Moyen Age que son architecture n'est pas intéressante. Une église contemporaine construite avec des moellons de pierre de la région, cela lui donne un bel aspect, cela valait bien une photo.

--
Chemin faisant et d'une plage à l'autre … En voici une parmi les nombreuses que longe la route côtière sud. C'est elle de Norsi, une double plage qui a attiré mon objectif. Depuis ce point de vue, j'ai trouvé cette anse particulièrement photogénique avec ses deux arcs de cercle séparés seulement par quelques rochers.

Des côtes déchiquetées, des plages de sable fin, des collines qui prennent l'aspect de hautes montagnes et des routes constamment sinueuses … sauf dans cette partie sud- ouest de l'île. Cette portion de route est pratiquement rectiligne, c'est une plaine que nous traversons, la seule de l'île ! Habituellement, sur les îles montagneuses, un rare terrain plat est utilisé pour y tracer une piste d'aviation ! Ce n'est pas le cas pour cette plaine au pied du village de Capoliveri, toute consacrée à l'agriculture : vignoble, oliveraies, arbres fruitiers et cultures maraîchères …
...........................................................................................................................................................Suite du récit dans le message suivant avec Porto Azzuro, Portoferraio et le souvenir de Napoléon … et * l'île d'Elbe en quelques données ainsi qu'une Carte.
En direct d'Ometepe! English translation pending
Notre voyage au Nicaragua a commençé il y a une semaine déjā. Nous sommes allés directement ā Granada, ā la siesta où j'avais réservé une chambre, et, nous y sommes restés 4 nuits. Visite de la ville, sortie en bateau aux Iletas, avec une agence.15 dollars par personne, sortie ā la lagune d'Apollo, avec l'auberge de l'Oasis, 12 dollars par personne. Très bonne journée, avec repas sur place ( en supplément), ă prix abordable.
Ensuite, nous avons quitté Granada, en bus local pour Rivas, puis taxi collectif pour Sa n. Georges, et ferry pour Moyagalpa.Là, nous avons logé ā l'American Café, une très grande chambre pour 25 dollars. Nous y sommes restés 3 nuits et, nous avons loué scooter pour 15 dollars la journée nous sommes allés ā Chaco Verde, la Playa San Domingo .Aujourd'hui, nous sommes arrivés en bus ā Altagracia.Hôtel du centre 20 dollars le cabana dans un jardin. Si vous avez des questions sur cette partie de notre parcours, je vous répondrai ...La suite de notre périple viendra la prochaine fois.
Mon itinéraire de trois semaines au Rajasthan English translation pending
Bonjour,
Nous préparons, mon mari et moi, un circuit au Rajasthan, en février 2016, en individuels et en utilisant les transports publics (bus, éventuellement train ?).
Que pensez-vous de notre projet ( en prenant notre temps) ? :
- J 1 vol Paris - Delhi et correspondance pour Jodhpur - J 2 et J3 : Jodhpur - J4 à J7 : Udaïpur (avec excursion à kumbhalgarh et Ranakpur) - J8 à J10 : Bundi - J11 à J12 : Pushkar - J13 à J14 : Jaïpur - J15 à J17 : Agra (excursion à Sikri Fatehpur) - J18 à J 20/21 : Delhi retour Delhi - Paris
merci pour votre aide !
- J 1 vol Paris - Delhi et correspondance pour Jodhpur - J 2 et J3 : Jodhpur - J4 à J7 : Udaïpur (avec excursion à kumbhalgarh et Ranakpur) - J8 à J10 : Bundi - J11 à J12 : Pushkar - J13 à J14 : Jaïpur - J15 à J17 : Agra (excursion à Sikri Fatehpur) - J18 à J 20/21 : Delhi retour Delhi - Paris
merci pour votre aide !
Je suis partagée entre coeur et raison English translation pending
Bonjour,
Je suis allée au Sénégal, en juillet 2013, pour 2 semaines , à la Somone, avec mon mari et notre fils, qui a maintenant 14 ans. Pour notre fils, nous étions en hôtel club, mais nous sommes sortis tous les jours en excursions, avec un guide local. Nous avons adoré notre séjour. Nous avions créé un lien avec un jeune homme, devant l'hôtel, qui reste à la somone pour s'occuper de son petit magasin artisanal. On se retrouvait sur la plage de la lagune, on mangeait des huîtres avec lui, il nous préparait le thé... Quand nous sommes repartis, nous avons pleuré, lui comme nous. Par la suite, je lui ai envoyé des photos. Et de temps en temps, un peu d'argent, notamment pour la grande fête de fin septembre, pour l'aider à acheter le mouton... Nous nous donnons des nouvelles régulièrement, il nous appelle papa / maman...
En décembre, nous y allons pour une semaine. Nous ne lui avons rien dit, pour faire la surprise. Je suis très heureuse d'y retourner, et en même temps j'ai des craintes. Au téléphone, il m'avait dit, que si un jour on pouvait se revoir, il nous emmènerait rencontrer sa famille. Son village est assez loin de la somone, près du désert de lompoul.
Avec notre guide, nous nous sentions en sécurité, et avons apprécié toutes nos sorties.
Ce que je crains, c'est que "notre fils", pense que nous arrivons pour donner de l'argent (j'ai bien sûr prévu d'apporter des petits cadeaux), alors que je ne voudrais pas que notre relation soit basée sur cela. Je pense que je lui expliquerai, quand on se reverra, et je pense qu'il comprendra. Mais si nous allons dans son village, qu'est-ce que les membres de sa famille vont penser trouver dans nos petits cadeaux ?
Je me demande maintenant si j'ai bien fait de lui avoir envoyé quelque fois de l'argent.
Dans l'attente de vous lire,
Je suis allée au Sénégal, en juillet 2013, pour 2 semaines , à la Somone, avec mon mari et notre fils, qui a maintenant 14 ans. Pour notre fils, nous étions en hôtel club, mais nous sommes sortis tous les jours en excursions, avec un guide local. Nous avons adoré notre séjour. Nous avions créé un lien avec un jeune homme, devant l'hôtel, qui reste à la somone pour s'occuper de son petit magasin artisanal. On se retrouvait sur la plage de la lagune, on mangeait des huîtres avec lui, il nous préparait le thé... Quand nous sommes repartis, nous avons pleuré, lui comme nous. Par la suite, je lui ai envoyé des photos. Et de temps en temps, un peu d'argent, notamment pour la grande fête de fin septembre, pour l'aider à acheter le mouton... Nous nous donnons des nouvelles régulièrement, il nous appelle papa / maman...
En décembre, nous y allons pour une semaine. Nous ne lui avons rien dit, pour faire la surprise. Je suis très heureuse d'y retourner, et en même temps j'ai des craintes. Au téléphone, il m'avait dit, que si un jour on pouvait se revoir, il nous emmènerait rencontrer sa famille. Son village est assez loin de la somone, près du désert de lompoul.
Avec notre guide, nous nous sentions en sécurité, et avons apprécié toutes nos sorties.
Ce que je crains, c'est que "notre fils", pense que nous arrivons pour donner de l'argent (j'ai bien sûr prévu d'apporter des petits cadeaux), alors que je ne voudrais pas que notre relation soit basée sur cela. Je pense que je lui expliquerai, quand on se reverra, et je pense qu'il comprendra. Mais si nous allons dans son village, qu'est-ce que les membres de sa famille vont penser trouver dans nos petits cadeaux ?
Je me demande maintenant si j'ai bien fait de lui avoir envoyé quelque fois de l'argent.
Dans l'attente de vous lire,
Slovénie: trek autour du Triglav et autres pérégrinations English translation pending
Trek Magazine a sorti un numéro début 2015 sur la Slovénie avec la présentation d’un circuit autour du Triglav (plus au sommet de Slovénie) dans les Alpes Juliennes. Il y a deux tours de proposer : un de 6 jours et un autre de 12 jours. Le « Tour du Triglav » est une idée des auteurs de l’article et consiste à relier entre eux différents sentiers existants afin d’en faire une boucle.
Le problème, c’est que je n’ai que 9 jours de disponible et que j’ai bien envie de faire les deux. Pour tenir les délais, il va donc falloir le faire en autonomie pour éviter de perdre du temps à rejoindre tel ou tel refuge. Cela évite, d’une part, de devoir s’arrêter à un refuge alors que la journée n’est pas terminée et, d’autre part, de devoir faire un détour pour rejoindre ledit refuge (qui ne se trouve pas forcément au niveau du sentier).
J’ai donc réalisé ce trek en autonomie, c’est-à-dire avec mon matériel de camping (tente, matelas, sac de couchage, réchaud…) et la nourriture pour 9 jours pour un sac qui pesait, au début du périple, 18 kg.
Je précise toutefois qu’en principe, il est interdit de camper dans le parc. Maintenant, une partie de l’itinéraire est extérieure au parc et de plus, il s’est avéré que certains refuges étaient complets lors de mon passage (ceux autour du Triglav notamment (Dolic, Planika, Zasavska koca na Prehodavcih…)) à tel point qu’il n’était même pas possible de dormir dans la cuisine ou la salle à manger.
Pour le GPS, il est facile de trouver une carte GPS topo sur internet.
Jeudi 30 juillet 2015 : Arrivée à l’aéroport de LJUBLJANA à 11h35. Il est possible de prendre le bus public pour se déplacer mais c’est extrêmement lent. Il est préférable de prendre un minibus qui attend en face de la sortie. Le prix dépend du nombre de personnes transportées. Celui qui peut m’amener à BOHINJSKA BISTRICA passe également par le très touristique village de BLED donc pas de problème pour que ce bus se remplisse rapidement. Cela m’aura coûté 28 €. Arrivé au village à 13h15, je remplis ma poche à eau au robinet du cimetière et c’est parti ! L’objectif est de rejoindre le refuge Zorka Jelincica (durée : 4h00), c'est-à-dire d’atteindre la ligne de crête en partant du fond de la vallée : beau dénivelé pour commencer ; Le sentier commence par traverser le village, puis un champ (il faut ouvrir un portail). Je mange un morceau avant de commencer la montée. Le temps n’est pas terrible, il y a des nuages et il commence à pleuvoir au point que mes chaussures finissent par être détrempées ;
En plus, le sentier n’est pas simple car il est argileux et donc glissant lorsqu’il est mouillé ;
Le sentier traverse une sorte de plaine d’altitude avec quelques maisons de bergers mais il n’y a personne. Je poursuis jusqu’au col mais c’est assez difficile car c’est le 1er jour. Je l’atteins à 18h30 : je décide de camper juste avant le col sur le versant est car il y a un petit espace plat (inespéré dans ce coin-là) mais c’est aussi très exposé au vent et la nuit sera agitée (vent et pluie): je ne dormirais quasiment pas…
Vendredi 31 juillet 2015 : Départ à 7h30 tant bien que mal avec mes chaussures mouillées : il fait froid, il pluviote et il y a du vent ;
Je m’arrête au refuge Zorka Jelincica pour acheter une bouteille d’eau (3,5 €) car la gardienne refuse de me donner de l’eau du robinet car elle pense que je vais tomber malade. Sauf que j’avais prévu les pastilles chlorées mais difficile de se faire comprendre ;
Direction le mont VOGEL en suivant la ligne de crête : les paysages sont beaux mais le sentier est parfois compliqué avec quelques passages de varappe. A l’est, le TRIGLAV est déjà dans les nuages ;


Je monte au sommet du mont SIJA : il y a pas mal de monde car on peut y accéder depuis le village en contrebas grâce au téléphérique.

Je décide de poursuivre jusqu’au refuge de KOMNA (4h) mais c’est difficile car le sac est encore assez lourd et que les chaussures sont trempées : les cloques sont inévitables ; J’avais pensé rejoindre le refuge RAZOR au niveau du mont VOGEL mais cela oblige à faire un détour d’1h30 car il est un peu à l’écart du parcours. En plus, le lendemain, il aurait fallu remonter pour récupérer le sentier…

J’arrive au refuge à 19h30 pour demander de l’eau du robinet et je poursuis à la recherche d’un coin tranquille pour camper : j’en trouverais un peu après (avant d’atteindre le Krnskih Jezerih).
Samedi 1er août 2015 :
Je pars à 8h30 en direction de Krnskih Jezerih après avoir séché ma tente au soleil ;
Il y a un joli lac à 20 min du refuge sur le chemin du mont KRN. Atteindre ce sommet n’aura pas été simple compte tenu du poids du sac et de l’état de mes pieds ! Je l’atteins à 16h. Pour mémoire, il est parfois inscrit sur une pierre près du sentier l’inscription VODA : cela signifie qu’il y a une source d’eau à proximité ;



Le paysage est vraiment beau : de là-haut, il est possible de voir tout le massif des alpes juliennes avec le TRIGLAV en point d’orgue et le lac en contrebas ;
En redescendant, on tombe tout de suite sur le refuge du KRN gardé par un sympathique couple : j’en profite pour faire le plein d’eau ;
J’entame la descente en direction du village de DREZNICA à 16h30. C’est interminable et le chemin est parfois très étroit à partir du moment où on bifurque sur le versant nord est.

Je décide de camper dans la forêt à l’abri des averses du soir…
Le problème, c’est que je n’ai que 9 jours de disponible et que j’ai bien envie de faire les deux. Pour tenir les délais, il va donc falloir le faire en autonomie pour éviter de perdre du temps à rejoindre tel ou tel refuge. Cela évite, d’une part, de devoir s’arrêter à un refuge alors que la journée n’est pas terminée et, d’autre part, de devoir faire un détour pour rejoindre ledit refuge (qui ne se trouve pas forcément au niveau du sentier).
J’ai donc réalisé ce trek en autonomie, c’est-à-dire avec mon matériel de camping (tente, matelas, sac de couchage, réchaud…) et la nourriture pour 9 jours pour un sac qui pesait, au début du périple, 18 kg.
Je précise toutefois qu’en principe, il est interdit de camper dans le parc. Maintenant, une partie de l’itinéraire est extérieure au parc et de plus, il s’est avéré que certains refuges étaient complets lors de mon passage (ceux autour du Triglav notamment (Dolic, Planika, Zasavska koca na Prehodavcih…)) à tel point qu’il n’était même pas possible de dormir dans la cuisine ou la salle à manger.
Pour le GPS, il est facile de trouver une carte GPS topo sur internet.
Jeudi 30 juillet 2015 : Arrivée à l’aéroport de LJUBLJANA à 11h35. Il est possible de prendre le bus public pour se déplacer mais c’est extrêmement lent. Il est préférable de prendre un minibus qui attend en face de la sortie. Le prix dépend du nombre de personnes transportées. Celui qui peut m’amener à BOHINJSKA BISTRICA passe également par le très touristique village de BLED donc pas de problème pour que ce bus se remplisse rapidement. Cela m’aura coûté 28 €. Arrivé au village à 13h15, je remplis ma poche à eau au robinet du cimetière et c’est parti ! L’objectif est de rejoindre le refuge Zorka Jelincica (durée : 4h00), c'est-à-dire d’atteindre la ligne de crête en partant du fond de la vallée : beau dénivelé pour commencer ; Le sentier commence par traverser le village, puis un champ (il faut ouvrir un portail). Je mange un morceau avant de commencer la montée. Le temps n’est pas terrible, il y a des nuages et il commence à pleuvoir au point que mes chaussures finissent par être détrempées ;
En plus, le sentier n’est pas simple car il est argileux et donc glissant lorsqu’il est mouillé ;
Le sentier traverse une sorte de plaine d’altitude avec quelques maisons de bergers mais il n’y a personne. Je poursuis jusqu’au col mais c’est assez difficile car c’est le 1er jour. Je l’atteins à 18h30 : je décide de camper juste avant le col sur le versant est car il y a un petit espace plat (inespéré dans ce coin-là) mais c’est aussi très exposé au vent et la nuit sera agitée (vent et pluie): je ne dormirais quasiment pas…Vendredi 31 juillet 2015 : Départ à 7h30 tant bien que mal avec mes chaussures mouillées : il fait froid, il pluviote et il y a du vent ;
Je m’arrête au refuge Zorka Jelincica pour acheter une bouteille d’eau (3,5 €) car la gardienne refuse de me donner de l’eau du robinet car elle pense que je vais tomber malade. Sauf que j’avais prévu les pastilles chlorées mais difficile de se faire comprendre ;
Direction le mont VOGEL en suivant la ligne de crête : les paysages sont beaux mais le sentier est parfois compliqué avec quelques passages de varappe. A l’est, le TRIGLAV est déjà dans les nuages ;


Je monte au sommet du mont SIJA : il y a pas mal de monde car on peut y accéder depuis le village en contrebas grâce au téléphérique.

Je décide de poursuivre jusqu’au refuge de KOMNA (4h) mais c’est difficile car le sac est encore assez lourd et que les chaussures sont trempées : les cloques sont inévitables ; J’avais pensé rejoindre le refuge RAZOR au niveau du mont VOGEL mais cela oblige à faire un détour d’1h30 car il est un peu à l’écart du parcours. En plus, le lendemain, il aurait fallu remonter pour récupérer le sentier…

J’arrive au refuge à 19h30 pour demander de l’eau du robinet et je poursuis à la recherche d’un coin tranquille pour camper : j’en trouverais un peu après (avant d’atteindre le Krnskih Jezerih).
Samedi 1er août 2015 :
Je pars à 8h30 en direction de Krnskih Jezerih après avoir séché ma tente au soleil ;
Il y a un joli lac à 20 min du refuge sur le chemin du mont KRN. Atteindre ce sommet n’aura pas été simple compte tenu du poids du sac et de l’état de mes pieds ! Je l’atteins à 16h. Pour mémoire, il est parfois inscrit sur une pierre près du sentier l’inscription VODA : cela signifie qu’il y a une source d’eau à proximité ;



Le paysage est vraiment beau : de là-haut, il est possible de voir tout le massif des alpes juliennes avec le TRIGLAV en point d’orgue et le lac en contrebas ;
En redescendant, on tombe tout de suite sur le refuge du KRN gardé par un sympathique couple : j’en profite pour faire le plein d’eau ;
J’entame la descente en direction du village de DREZNICA à 16h30. C’est interminable et le chemin est parfois très étroit à partir du moment où on bifurque sur le versant nord est.
Je décide de camper dans la forêt à l’abri des averses du soir…
Madagascar à très haut risque pour les touristes English translation pending
Très haut risque pour les touristes à Madagascar . Crimes , enlèvements , insécurité violente .
En 2 jours :
-Groupe de 10 touristes attaqués et mises à sac dans un parc national (Belo sur Tsiribina) -Attaque d'un couple Franco Allemand par un groupe armé à Mahambo, pillage de leur bagage puis ligoté pour enlèvement . Passé récent : Crime Consul honoraire de france , enlèvements des commerçants ....
Ne comptez pas sur la presse française pour vous informer , ni sur les groupes opérateurs , ni sur les forces de l 'ordre. Seuls les forums et les informations des réseaux sociaux peuvent informer les candidats au voyage vers ce pays devenu à TRES TRES HAUT RISQUE.
-Groupe de 10 touristes attaqués et mises à sac dans un parc national (Belo sur Tsiribina) -Attaque d'un couple Franco Allemand par un groupe armé à Mahambo, pillage de leur bagage puis ligoté pour enlèvement . Passé récent : Crime Consul honoraire de france , enlèvements des commerçants ....
Ne comptez pas sur la presse française pour vous informer , ni sur les groupes opérateurs , ni sur les forces de l 'ordre. Seuls les forums et les informations des réseaux sociaux peuvent informer les candidats au voyage vers ce pays devenu à TRES TRES HAUT RISQUE.
De San Francisco à Denver en 3 semaines... English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai déjà validé avec vous un planning pour un superbe tour en Rv, mais Madame me dit, qu'avec les enfants, pour l'année prochaine, elle n'est pas encore prête à "affronter" la nature et le Rv aux USA...
La bonne nouvelle, ce que, même avant de partir, elle sous-entend donc que nous repartirons déjà plus tard...!
Voici le trajet pour lequel je sollicite votre avis pour 3 semaines en 2016 (ou 2017) pour aller de San Francisco à Denver et je n'ai aucune connaissance du Colorado et donc je ne sais pas du tout si le trajet est pertinent par rapport aux arrêts et aux visites à faire...
Nous partirons avec nos deux enfants, dont un petit garçon de 2 ans pour 2017. J'ai donc essayé de modérer le nombre de trajet par jour, et il faut que je maximise les activités pour les enfants dans les différents lieux visités. D'avance merci pour votre aide et vos idées...
J1: Arrivé à San Francisco J2: Visite de SF, Haight Ashbury J3: Alcatraz j4: SF - Las Vegas par avion (oui, on rate Yosemite et Death Valley, mais avec les petits, je pense que ce n'est pas plus mal) J5: Las Vegas J6: Las Vegas - Grand Canyon (grosse journée de route) J7: Grand Canyon- tour en hélico si le cochon le permet ! j8: Grand Canyon - Monument Valley, logement MV J9: Monument Valley - Page J10: Page - Antelope Canyon J11: Page - Tour en bateau Lac Powell J12: Page - Zion - Canyon overlook zion, logement à Zion J13: Zion, Angels Landing hike. Oui, je sais, je le ferai seul! Mais j'en rêve déjà... J14: Zion - Bryce, logement à Bryce J15: Bryce - Torrey, logement à Torrey, visite ? J16: Torrey - Moab, logement à Moab J17: Moab, delicate Arch J18: Moab ? J19: Moab - Glendwood Springs, logement à Glenwood J20: Glendwood Springs, Visite ? J21: Glenwood Springs - Georgetown J22: Georgetown - Visite de la mine et tour en train J23: Georgetown - Denver - Retour
D'avance un grand merci pour vos précieux conseils...
Ju
J'ai déjà validé avec vous un planning pour un superbe tour en Rv, mais Madame me dit, qu'avec les enfants, pour l'année prochaine, elle n'est pas encore prête à "affronter" la nature et le Rv aux USA...
La bonne nouvelle, ce que, même avant de partir, elle sous-entend donc que nous repartirons déjà plus tard...!
Voici le trajet pour lequel je sollicite votre avis pour 3 semaines en 2016 (ou 2017) pour aller de San Francisco à Denver et je n'ai aucune connaissance du Colorado et donc je ne sais pas du tout si le trajet est pertinent par rapport aux arrêts et aux visites à faire...
Nous partirons avec nos deux enfants, dont un petit garçon de 2 ans pour 2017. J'ai donc essayé de modérer le nombre de trajet par jour, et il faut que je maximise les activités pour les enfants dans les différents lieux visités. D'avance merci pour votre aide et vos idées...
J1: Arrivé à San Francisco J2: Visite de SF, Haight Ashbury J3: Alcatraz j4: SF - Las Vegas par avion (oui, on rate Yosemite et Death Valley, mais avec les petits, je pense que ce n'est pas plus mal) J5: Las Vegas J6: Las Vegas - Grand Canyon (grosse journée de route) J7: Grand Canyon- tour en hélico si le cochon le permet ! j8: Grand Canyon - Monument Valley, logement MV J9: Monument Valley - Page J10: Page - Antelope Canyon J11: Page - Tour en bateau Lac Powell J12: Page - Zion - Canyon overlook zion, logement à Zion J13: Zion, Angels Landing hike. Oui, je sais, je le ferai seul! Mais j'en rêve déjà... J14: Zion - Bryce, logement à Bryce J15: Bryce - Torrey, logement à Torrey, visite ? J16: Torrey - Moab, logement à Moab J17: Moab, delicate Arch J18: Moab ? J19: Moab - Glendwood Springs, logement à Glenwood J20: Glendwood Springs, Visite ? J21: Glenwood Springs - Georgetown J22: Georgetown - Visite de la mine et tour en train J23: Georgetown - Denver - Retour
D'avance un grand merci pour vos précieux conseils...
Ju
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================
Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================
Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Madagascar: usage local des sacs plastiques English translation pending
l utilisation ou la commercialisation des sacs plastique est soumise a une amende variant de dix millions d ariary ... à cent millions d ariary ( la peine de mort étant abolie les utilisateurs y échapperont ) En première page de la" gazette dgi"
Egladil sur la route de l'ouest (USA - Juillet 2015) English translation pending
Bonjour à tous
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Hawaï septembre 2015 2 petites semaines English translation pending
Bonjour à tous
je me dis ce n'est pas le tout de lire et de prendre des infos mais il faut aussi faire partager son voyage
nous sommes un couple quarantaine
nous avions pris la décision de la destination d'Hawaii vers décembre janvier
plus exactement je voulais visiter le parc de Yellowstone en y apportant un complément
nous avions été déjà aux rocheuses du canada et les principaux parcs ouest usa 3semaines
quoi faire je voyais dans certain catalogue Hawaii. Pourquoi pas. Nous faisons des estimations tarif et là les prix sont entrain de flamber après un projet tout monté de 1 semaine sur Yellowstone et 2 sur Hawaii et l'avis de mon mari nous supprimons Yesllowstone à mon regret et partons juste sur Hawaii
voici notre parcours
le 07 et 08/09/2015 vol + honolulu
Aujourd 'hui grand jours nous décollons direction Honolulu notre voyage a été réservé en agence car partenariat du CE de mon travail Nous donnons le souhait des iles que nous voulons visiter les dates et le budget Nous finissons par honolulu 3 nuits kauai 3 nuits Hilo 2 nuits Kona 1 nuits 3 nuits Mauai je fais mon road book pour l'organisation de nos journées comme à mon habitude carte et infos à l'appui Donc départ la maison 6h 30 pour un rdv à 8h45 à notre parking privé déposer notre voiture. Effectivement bien vu en arrivant près de Roissy les bouchons commence l'heure de pointe un lundi matin. Nous nous enregistrons donc dès notre arrivé à Américain Airline T2 vol paris londres Bristich airway ensuite Américain airline pour Londre los angeles et los angeles Honolulu avec des changements très juste 1H30 ouf aucun retard ensuite à l'arrivée à chaque aéroport un agent vous attend avec votre nom et vous donne une fiche express mais attention pas toujours respecté pour vous mettre sur la bonne fil passage en douane pour Londre j'ai insisté en voyant la queue que nous y arriverons jamais je ne sais pas si c'était inscrit sur nos têtes mais on nous disais à los angeles "Honolulu" yes come nous avions une gentille agent qui avait fini sa journée nous accompagna à l'autre bout du terminal pour donné la main à un autre agent qui nous a fait passé en express les passages de fouille mais zut nous arrivons à la porte d'embarcation indiqué sur le coupon express on nous dit non pas pour vous il n y a pas votre vol l'agent regarde en express sur son ordi et réoriente vers 4 portes avant nous sommes les derniers en montant dans l'avion nous reconnaissons des têtes déjà vu ils ont fait le même parcours que nous nous avions vite fait discuté à l'arrivée des jeunes retraités qui partent pour 6 semaines à Honolulu avec échange d'appartement (ils logent dans un quartier très touristique de PARIS) on échange nos téléphones mais je fais comprendre que pour nous 2 semaines et en vadrouille pas très possible sauf à notre retour en fin de compte nous avons bien digéré tout notre périple 1h30 de correspondance faisable mais très juste et sans retard d'avion on se dit pour une destination Zen on commence que par courir très peu de français dans le dernier avion arrivé à Honolulu ouf on sent l'ambiance la chaleur humide direction bagage tout est là remarquez que déjà à Los angeles nous avions du confirmer nos bagages mis de coté par un agent à coté du tapis arrivé que nous avons donné en main propre au guichet pour embarcation direction bus location de voiture chaque compagnie à son bus donc direction Aloma nous tentons l'enregistrement sur la borne ça marche nous partons sur le parking ou quelqu'un nous donne le lot de voiture à choisir tient on connait ça ouest usa on prend la new beatle la fois d'avant il y avait 3 bagages depuis les compagnies n'autorisent que 2 donc ça rentre la dernier fois non non le sac en trop + glacière nous voilà en route pour Honolulu j'avais visionné sur map le trajet qu'il fallait monter sur l'autoroute A1 réussi le gps déjà programmé nous y monte direction hotel vers 22H30 la fatigue se fait ressentir le tour du cadran est bien là malgres quelques sommes dans l'avion arrivé sans encombre devant l'hotel Aqua Hokele Waikiki porte fermée toujours repéré via map (avantage on gagne du temps inconvénient nous avons l'impression d'avoir tout vu) un flic devant la porte et un monsieur qui se penche à notre voiture votre nom on donne il ne connait que le mien en nom de jeune fille on nous informe que l'hotel est fermé pour raison de travaux déjà depuis quelques mois l'opérateur des usa à du volontairement pas informer donc on nous donne un autre hôtel pour remplacement et une adresse on rentre dans le gps nous finissons dans un autre quartier à plus d'un kilomètre et industriel rien on revient sur nos pas ouf le monsieur n'est pas parti nous aurions du plutot écouter ses explications trois rue plus loin dans même quartier on le suit en voiture on s'enregistre à la réception tout est prévue on prend le parking en négociant à 0 dollard on ne se fait pas prié une douche et au lit mais hi pi pi le décalage à 5h réveillé on décide de tente pour Pearl harbord le lendemain comme prévue et bien non rien proposition pour le jour j à 8h via site internet on valide ne changeons pas les habitudes 2 heures pour se préparer et y aller sachant heure de pointe sur la route on arrive pile à l'heure en courant un peu on inverse l'ordre des visites j'avais programmé cool le premier jour et bien non se sera normalement le lendemain effectivement nous avons rentré la ville sur le gps et raté la sortie mais après nous arrivions sur les acces avec ticket direct ou pour militaire enfin on arrive sur le grand parking et on court car l'heure approche dernier rentré dans l'amphi pour visionner le film et c'est parti pour un tour de bateau visite tout à fait ce que j'avais lu sur place nous prenons les coupons pour le sous marin et navire occasion de voir la promiscuité sur le sous marin et de voir de vrais ce que l'on voit à la télé intéressant effectivement le stricte minimum on voit pas mal de gens revenir à leur voiture pour déposer le surplus retour à l'hôtel pour déposer la voiture on choisi l'option bus pour rejoindre le centre touristique d'honolulu enfin plutôt bureau mon mari assez déçu que je lui dis que tout est vue que le reste bureau bureau nous rentrons mais assez fatigué en passant sur les champs Elyses d'ici on voit un monde sur la plage les planchistes on sent ceux qui on finit la journée école ou travail et qu'ils viennent se détendre grand mot nous avons l'impression que le stress il ne connaisse pas troisième fois usa et on peut que constater qu'ils prennent leur temps bon ici on le savait on rentre ensuite à l'hôtel monsieur s'endort sur le lit le repas se sera pour un autre jour
le 09/09/2015 honolulu
comme prévu réveil tôt direction aujourd'hui vers le sud est de l'île comme nous avions inversé les jours pour la plage baie Hamauna nous étions dans le bon sens si le gps ne voulait pas faire des siennes maintenant la carte sera en plus une fidèle amie plus le sens orientation par rapport à la côte D'abord Diamont Head nous le trouvons parking mais pas le bon celui d'une université je pense donc nous décidions de monter en voiture et payer les 5 dollars et c'est partie nous sommes parties tôt mais le soleil cogne bien déjà on voit des gens déjà descendre et bien trempé on monte on monte tout en faisant les quelques arrêts de vue. Premier tunnel je ne sais pas pourquoi j'ai du mal la dedans mais pas le choix effectivement le trajet et juste pour faire l'allée retour mais en fil indienne ça passe mais la rambarde pour se tenir n'est que d'un côté dommage effectivement très belle vue à savoir que le parking est au centre du cratère il suffit de faire un tour de 360° pour voir que l'on est dans un trou prévoir eau protection et crême la crême pour nous elle est resté dans le sac comme nous avions prévu d'aller à la Baie Hamauna et pour la nature pas de crême ensuite nous prenons la voiture direction le bord de cote on retrouve bien les images d'Hawaii les montagnes très vertes très accidentées à brute qui finissent dans la mer. Et oui nous sommes bien à HAWAII et bien déception comme il est indiqué sur le forum très brisé donc parking full ensuite autour rien pour se garer ou je pense très loin en voyant le monde à pied mais je me dis si autant de monde ça va être un vrais hamam rempli donc nous décidions de poursuivre notre route arrêt sur la première plage on retrouve les couleurs sable blanc et superbe mer mais idéale pour les surfeurs notre étape suivant la maison ou fut tourné le film de Magnum merci google map et les indications de fada de cette série nous trouvons du premier coup bon le parking juste après pour la plage plein un mariage était célébré nous décidions de nous baigner première baignade chouette nous sortons la gopro pour les fonds marins et bien non pas cette fois les vagues font que le sable blanc est bien remué et on ne voit rien mais je m'amuse bien car impossible de rester tranquillement assis au bord de l'eau sans être remué dans tous les sens je commence à ressentir mon manque de repas de la veille on s'arrête à la première cahute pas mal de monde qui si arrête en général je me fies si des locaux viennent toujours aussi copieux c'est américain nous sommes bien calés nous continuons notre route en longeant le bord de côté arrêt kailua beach deuxième baignade pour monsieur l'eau est trop bonne nous cherchons ensuite lanikai beach nous finissons sur une route sens unique avec que de belles propriétés dont pas mal en vente mais aucun panneau à l'horizon nous surveillons les gros nuages noirs menaçant dans la montagne intérieur des terres la direction que nous devons prendre pour retourner à Waikiki mais ouf rien si quelques bouchons mais surtout dans l'autre sens nous arrivons à l'hotel pour ensuiste faire une ballade sur Waikiki quelques achats chemise hawaii pour touriste bon une pas trop coloré sinon je n'aurais pas réussi à faire mettre à monsieur nous trouvons l'hotel tout rose pour notre repas nous allons au plus simple un resto self japonais qui est bourré de monde la queue sur le trottoir mais qui avance vite on voit que tout est frais même les partes faites maison très bon et vite rassasié (nous aimons le japonais reste d'un voyage) on rentre trop fatigué pour préparer les valises pour décolage le lendemain
le 10/09/2015 aujourd'hui nous partons sur Kauai nous prenons de la marge comme nous sommes en heure de pointe les bouchons sont plus dans l'autre sens cheks liste on nous fait pas payer le parking comme convenue à l'arrivée on verra bien sur la carte bleue à notre retour décolage à 11h43 horaire qui nous mange une partie de la journée mais pas le choix nous cherchons une station autour de l'aéroport pas facile content dans trouver une mais non elle est faite pour les gens avec carte d'abonnement les locaux un jeune homme à la gentillesse de nous diriger vers une autre station et nous revenons sur nos pas pour rendre la voiture sans encombre direction enregistrement sur borne avec l'aide du personnel nous avions mis un modèle de valise non standard oh la la le surplus mais non nous avons chacun une valise classic remise à zéro les valises étaient dans le prix de départ pour nous bon l'aéroport n'est pas immense on fait vite fait le tour retard de l'avion d'une heure environ avec changement de porte dernière minute ce sera que la deuxième fois les places dans l'avion nous étions à 3 rangées d'écart mais chacun à son hublot je profite de faire des photos mon mari me fera la remarque un peu plus tard que tout autour de l'ile beau ciel bleu et sur l'ile tout couvert valise à récuperer et direction via un bus alamo pour la voiture deuxième enregistrement sur borne nous n'irons pas plus vite que les guichets malheureusement l'enregistrement d'avant n'est pas gardé en mémoire zut on retape tout on sort le parking est assez vide le monsieur regarde notre catégorie moyen nous étions à plusieurs avec cette catégorie un couple dirigé vers un suv et nous et bien non une grosse voiture confortable de route je fais la tête je sais d'avance que ce n'est pas fait pour atteindre des canyons un vrais paquebot enfin pas le choix comme dirait mon mari à peine sortie nous voyons un subway il est 14h nous prenons notre repas à l'intérieur les premières gouttes arrivent ensuite nous entamons les visites comme prévues sur le road book d'abord direction sud Menehune Fishpond on s'arrête au point de vue il pleut je dirais juste une photo on ne se rend peut etre pas compte mais sans plus on reprend la voiture direction wailua falls un point de vue une photo mais sans plus ensuite direction lydgate state park une plage aménagé avec effectivement deux bassins aménagés avec des rochers comme une barrière de corail non naturelle quelques baigneurs avec enfant mais un amas de tronc et branches d'arbre qui ne donne pas envie de se baigner on se disait aussi dangereux qu'une vage de se faire assommer surprise aussi de voir que l'eau est trouble donc pas de masque et tuba nous longeons la plage direction de Opaekaa falls donc cascade nous nous arrêtons au point de vue une photo avec la pluie et oui la voilà celle là nous tentons de poursuivre la route pour voir si on peut la photographier de plus près et bien après une route pas trop large avec notre paquebot rien en parlant de paquebot après la première chutte nous finissons sur un port ou était accosté un énorme paquebot de croisière direction l'hôtel notre programme est rentré dans les temps et là les choses se compliquent on rentre l'adresse déjà programmé on arrive sur une grande route on voit les bâtiments et on se gare merci map internet et le petit bonhomme ensuite j'avais lu sur le site forum voyage que l'accès pour faire le check liste pas facile à trouver à l'extérieur du motel car pour moi ressemble plus à un motel qu'à un hotel passer le pont et tourné mais là on tombe sur la réception d'un hotel supérieur pas bon on revient sur la route on tourne un peu plus loin mais trop loin résidence pavillonnaire je demande à un monsieur qui ne sait pas lui même il nous indique l'hôtel ou il y a les bâtiments on lui explique que la réception n'est pas là bas du coup il prend son téléphone et appel la fille donne des indications et il nous amène directe jusqu'à l'entrée en nous expliquant que le restaurant qui se trouve juste à côté est très bon une adresse pour ce soir donc il faut passée les deux ponts et tourner dans la rue qui fini en cul sac et se trouve un bâtiment et une porte ouverte avec une fille qui fait la réception merci monsieur la rue est en perpendiculaire à la grande route et en face ce trouve une base grand parking et des commerces nous faisons la réception on explique que c'est compliqué pour les trouver déjà la pancarte ne porte pas le même nom d'hôtel exactement ensuite c'est ailleurs et rien ne le dit pas une seul flèche ou indication nous n'avons pas aimé la mauvaise fois de la fille qui ne voit pas ou est le problème deuxième hôtel deuxième hic elle nous donne les codes le plan et là nous voyons que nous sommes à ras de la route dommage 3ème étage chouette les valises par contre bonne surprise en ouvrant la porte grand appartement deux chambres bon pour deux ça va ensuite salle de bain avec lave linge et sèche linge et grande pièce salon avec cuisine ouverte et un bar pour s'assoir manger mais pour cette fois nous irons au resto sans compte le déluge nous arrivons trempé pour manger pas agréable je pense que je vais changer le programme pour demain et inverser car le canyon je crais qu'il ne soit pas facile d'accès avec toute la plus et notre paquebot il aura plus toute la nuit on croise les doigts pour le lendemain en tout cas ça joue sur notre humeur on aime le soleil un peu de plus ok mais on craint que le temps ne s'améliore pas en tout cas le temps passe vite pas vue les on est déjà jeudi je vais contrôler que c'est bien la plus pluvieuse pour rassurer monsieur
le 11/ 09/ 2015 donc aujourd'hui modification de programme départ pour le nord est de l'ile en espérant que les routes sèches pour le lendemain le waimea canyon nous allons chercher quelques courses dans le grand magasin en face de l'hotel pour petit déjeuné et quelques fruits pas de subway nous en trouverons bien un sur le trajet (erreur) donc direction le 56 arret à kilauea lithshousse un phare avec une réserve nous resterons à observer de loin porte fermé mais jolie vue un effet bretagne sans être la bretagne nous nous arrêtons à la plage Anini beach conseille pour masque et tuba on voulait essayer la go pro donc baignade eau aussi chaude que dehors 30° premier coup de nage vers là ou se trouve déjà le monde et oui facile à trouver et effectivement quelques beaux poissons mais pas pris le premier coup la go pro. on retourne à la plage cette fois monsieur repart avec le matériel je dois avec son téléphone programmé en wifi validé les photos mais la wifi ne porte pas loin et encore moins quand il met la tête sous l'eau donc pas concluant il repart avec cette fois la manip d'appuyer sur le bonton lui même au pif ça fonction on verra le soir mais les poissons les plus interressants sont plus là après une bonne baignade route vers d'autes arrêt nous constatons de belles propriétés sur élevé pour l'eau avec panneau sortie de zone risque tsudami et oui ici aussi arret à anea stade park quelques photos et nous voici à kee beach mais avant il y a droit à une serie de pont avec passage d'une seule voiture on demande que les gens soient courtois ça marche peut être ici mais pas dans notre région en france ça y est les voitures bougent sur le parking nous arrivons vers 13h ça doit être ceux du matin qui partent une place chouette on grignotte ce que l'on trouve dans le sac avec belle vue sur la mer accompagné de nos chers coq et poule de l'ite la renommée de l'ile les coqs et la pluie on aura eu les deux on regarde les panneaux du treck pas mal d'indication pour savoir ou s'arreter d'ailleurs nous aurions du mieux regardé nous nous serions arrêtes avant on voulait photographier les falaises de pia et à la borne 1/2 miles c'est bon on voit les gens revenir fatigués et les jambes assez boueuses c'est partie effectivement entre la masse de passage et la pluie de la veille pas mal la boue de petit ruisseau à passer mais sans plus donc on monte on monte il faut prendre de la hauteur pour avoir une belle vue donc premier arrêt de belles photos des deux cotés nous continuons en aillant le balayage des hélicoptères mais nous voyons que l'on redéscent effectivement sur le plan on atteind la plage on croise un couple dont madame avec des jambes plaints de piqures de moustique on suppose je regarde les miennes tient ça ressemble on décide de faire demi tour les moustiques sont de bon compagnon donc se couvrir et se badigeonner avant de partir une bonne bouteille d'eau chacun nous referons le même trajet dans l'autre sens mais berc la descente avec petits roche + boue ça glisse retour à la voiture un bon lavage jambe et chaussure prévoir un sac et change pour mettre se qui est mouille dans le coffre retour à l'hôtel en passant les ponts la circulation vers kapa est importante d'ailleurs trop grosse ville pas de charme on cherche la météo sur la télé Honolulu inondé et des cyclones tourne autour de Hawaii mal partie pour demain le plan que ça sèche pour aller au canyon entre la voiture et la route on retour au resto de la veille je prends un New york steack mais déçu par ce que j'ai connu au par avant il va falloir que demain on essaye d'aller à l'adresse que j'avais trouvé avant de partir on charge et visionne les photos on est assez fatigué
le 12/09/2015 aujourd'hui route vers Waiema canyon pour tout dire nous sommes allés au grand canyon ouest usa nord et sud donc ce matin malgrès les inversions de jours de visite des trombes d'eau ça colle avec les prévisions plus ou moins les échantillons du cyclone qui tourne dans les iles Hawaii on hésite mais partons comme même sous la bonne pluie direction donc Waiema canyon en arrivant un bon brouillard par endroit à couper au couteau quand nous nous arrêtons au subway au pied du début de la route du canyon la vendeuse n'est pas optimiste de ce que l'on va pouvoir voir mais bon nous y sommes nous y allons effectivement nous pouvons faire des photos avec des effets de nuage et pluie nous arrivons au dernière point qui doit être la plus belle vue nous décidons d'attendre un peu d'ailleurs nous piquons un somme mais toujours autant dans le brouillard nous mangeons notre sandwich au milieu des poules et coqs nous prenions la décision de redescendre la vue se dégage nous arrivons à apercevoir le canyon effectivement il a un grand aire de ressemblance à ouest usa mais avec des chutes d'eau en plus et oui nous sommes sur l'ile la plus pluvieuse et celui des ouest usa dans le désert on retente notre chance à remonter dans le point de vue le plus haut et non il ne faut pas rêver l'altitude nous joue des tours sur le retour nous nous arrêtons à Salt pond Park plage tranquille très adapté pour les campeurs nous constatons que de grand groupe de locaux se font des fiestas anniversaires et autres en profitant des coins aménagés table électricité et couvert en tout cas nous finissons sur quelques choses de reposant pour nous détendre des va et vient dans le brouillard et pluie nous rentrons à l'hôtel départ sur un autre resto vu sur internet dans le centre commercial en face mais loupé il y a plutôt des produits en vente pour végétarien on s oriente du coup à côté serveur sympa et ambiance cool direction valise à boucler et demain départ très tôt les vacances avec pas de soleil pour moi ça enlève de son charme je ne nie pas que le cadre et beau et les températures chaudes mais la pluie ça limite
le 13/09/2015 Donc réveille à 5H ça va l'aéroport est juste à côté de Kapa mais j'ai trouvé sans charme donc nous rendons la voiture avec le plein comme convenue sur le contrat ensuite navette aéroport cette fois vol vers Hilo avec escale à Honolulu nous n'avons pas réussi à réserver nos places nous étions avec un numéro de réservation Américan airline et pas la main sur Hawaii airline l'hôtesse à du mal aussi elle nous enregistre sans attribution de place nous verrons plus tard au comptoir d'embarcation l'avion est plein mon mari revient avec des places au fond de l'avion pas idéale quand vous avez une escale de 45mn à merci les réacteurs sont en queue comme nous d'ailleurs bon 45mn de vol pour Honolulu en fin de compte le changement se fait facilement on reste au même endroit juste deux portes plus loin sans repasser par le contrôle trop facile l'embarcation a déjà commencé on voit l'hôtesse pour nos places chouette je vois nos cartes d'embarcation imprimées et de bonnes places elle les déchire et en réimprime de nouvelle en nous remettant exactement à la même place que le vol précédant on se sera du compte que si on dit rien ou si on retournait pas à leur enregistrement nous étions toujours en queue et qu'il y avait d'autres places mieux placées libre du coup pour la fin on retournait à la borne passait le passeport au lecteur on nous retrouvait sans problème et on modifiait nos places près enregistrées donc en queue d'avion réacteur et pas d'hublot si les toilettes bon cette fois pas besoin de courir nous sommes à l'arrivée de la destination Hilo il pleut des trompes pas gâté on sort les kawais, les voitures sont en face juste à se décaler un peu et traverser on a droit à un surplus car changement aéroport pour la déposer ensuite on nous donne les clefs pas le choix et bien encore une voiture pour monsieur dodge chalengeur il biche pas moi j'imagine la route pour les volcans donc direction hôtel juste à côté très à coté on voit bien les avions nous prenons le culot de nous présenter il est 11h ça marche on nous attribue une chambre nous montons les valises un coup de rafraichissement et c'est repartie on rentre une adresse subway que j'ai enregistrée dommage nous repartons à l'opposé direction aéroport en fin pas tout à fait il y a Rainbow falls à voir donc nous chargeons un peu de nourriture petit dej et pique nique midi comme d'habitude arrivé aux chutes ne changeons pas nos habitudes il pleut d'ailleurs comme en décendant de l'avion un vrais déluge on attend une accalemie pour les photos direction Akaka falls on voit une proposition de route touristique mais loupé ce sera pour plus tard à Akaka falls surprise je vois un aurodateur et une fille à coté je dis à mon mari de mettre comme les autres la voiture en bord de route pas loupé en voulant entrée on nous demande ou est la voiture nous payons du coup pour deux piétons donc 2 dollars au lieu de 5 dollars juste pour le principe par contre parcours sympa aménagé entre fleurs végétation et point de vue sur chute d'eau après quelques photos en kaway il va y en avoir pas mal de photos avec kaway retour à l'hôtel nous décidons de voir un peu la ville de Hilo j'avais lu pas facile de trouver un stationnement gratuit du coup à pied nous avons du nous retrouver dans un quartier un peu chaud avec proposition de massage de toute sorte pas mal d'église en fonction ou rassemblement du coup une ville sans charme comme le reste des villes vues on rentre à l'hôtel en longeant la mer des parcs en cours de marche avec des familles ou amis rassemblés un gros bateau de croisière repart et nous nous longeons le parc jardin japonais on rentre après avoir fait une quinzaine de kilomètre (j'ai investi avant de partir) on apperçoit quelques clochards après une bonne douche direction resto et une bonne nuit
le 14/09/2015
donc hier le restaurant de l'hôtel addition pour 100$ pour deux personnes nous avons compris par la suite un jour à la carte le lendemain en buffet effectivement très bon mais valable pour quelqu'un qui mange beaucoup enfin donc ce matin départ pour la suite de la visite de grande ile coté ilot nous programmons Mauna kea ensuite Hapuna beach, Wiapio valley comme le gps nous joue des tours et que le matin certaines rues sont a sens unique aux heures de déposer les enfants à l'école nous n'arrivons pas à joindre la route 200 du coup nous prenons la décision de faire le circuit en sens inverse donc direction Waipion vallée lookout nous y arrivons au parking nous faisons quelques photos mais ne déscendons pas plus bas à pied je pense que le paronama ne peut être que de là haut ensuite direction Hapuna beach rien pour se garer sauf le parking de la plage nous sortons un billet non on nous le refuse que carte bleue pour 5$ mais expliqué plus loin pour une histoire de sécurité je ne savais pas et je ne me rappelais plus si on pouvait rentrer dans l'hôtel avec la voiture mais bon on ne va pas chipoter nous nous baignons dans une eau bien chaude sable blanc pas mal de vague donc pas possible de faire du masque et tuba décidement pas gâté à ce niveau là bon très belle plage mais j'avoue que j'ai vu aussi beau voir mieux à cuba dans le nord les iles cayots après baignade un pique nique et nous reprenons la route direction Mauna kea pas facile à trouver il y a un arrêt mais pas de rangeur et rien autour que un air de jeux nous reprenons la route assez déçu en fin de compte en continuant on arrive à la base ou tous les malades d'étoile on droit à du super matériel on voit au loin de la bonne fumé on imagine par l'orientation que c'est kilauea qui crache on redescent la route assez pentu on traverse des champs de lave la route d'ailleurs a été déviée quelques photos la végétation reprend le dessus cette fois direction hôtel nous réservons notre place au restaurant de celui ci car c'est la soirée menu carte ce que l'on voulait la veille d'ailleurs pas trop le choix sauf si on reprend la voiture avant nous nous promenons derrière l'hôtel qui donne sur une mini presqu'ile d'ailleurs pas mal de monde y pèche à la grande surprise de monsieur des tortues de mer mange sur les cailloux dans l'eau allez des photos pour rattraper tout ce que l'on a pas pu photographier avec la go pro sous l'eau
le 15/09/2015 donc aujourd'hui départ pour aller vers kona trajet par le sud nous avons un hôtel de réservé là bas on part sous la pluie pour changer route 11 direction le volcan Parck kilauea au center tout est expliqué, nous choisissons la version la plus rapide direction le musé ou nous nous trouvons au plus près du cratère qui fume nous nous arrêtons Sulphur banks nous nous rendons bien compte qu'il n'est pas complètement éteint ça fume de toute part ensuite le tunnel sympa à voir et nous repartons direction sortie maintenant direction Punalu u beach nous avons droit à deux tortue qui attendent avant de se mettre à l'eau voyant le temps de parcours restant plus la météo couverte et menaçante nous décidons d'annuler Papakolea green ce ne sera pas la seule étape mais cette fois par le manque d'infos et de pancarte on fait un arrêt à Kealakekua bay difficile d'accès route étroite à double sens en passant par le bas en paralèle de la 11 nous arrivons au bout mais toujours par manque d'information nous loupons Capitain cook qui était à l'autre bout quand ça ne veut pas ça ne veut pas du coup nous partons direct à l'hôtel vraiment nous sommes déçu quoique que moyennement j'avais vu sur internet notre chambre donne de l'autre coté de la rue très bruyante 3ème étage merci les valises enfin on verra demain car là pour l'instant pour ce voyage vue mieux ce soir à voir pour restaurant surprise nous avons droit je pense au éclaboussure des cyclones qui tournent autour de Hawaii donc j'avais repéré que dans l'hôtel enfin un simulé hôtel qu'il y avait un resto nous tentons à travers le superbe déluge de traverser la route déjà bien inondé pas le choix que de ce retrouver avec les chaussures jusqu'au cheville inclus dans l'eau arrivé à la réception de l'hôtel on nous dit que le resto en question ferme à 18H raté il est plus de 19H donc demi tour pour aller au mini marquet au pied de notre bâtiment nous pensons comme pour la première étape c'est une chaine d'hôtel qui achète quelques appartement et qui propose comme hôtel au milieu d'appartement avec des propriétaires mais pas toujours au top au niveau des emplacements ce qui fut le cas pour cette fois l'autre coté de la route très passagère et un superbe décor par la fenêtre l'arrière de la market en tout cas pour l'atteindre nous marchons sur le muret impossible par le trottoir inondé nous trouvons une boite de raviolie dans le studio il y a de quoi cuire chouette nous ouvrons la boite et bien non que de le sauce tomate retour à la market pour chercher des pâtes enfin en court de préparation une scène de ménage éclate au dessous de notre appartement une personne dedans n ouvre pas et celle de dehors s'énerve sur la porte à l'éclater une femme d'après les hurlements ce qui fini avec la police sur cela mon mari va voir l'état de la voiture rien vu la nuit et interrogé par la police de ce qu'il a entendu nous nous couchons
le 16/09/2015 Aujourd'hui départ pour la dernière ile MAUI nous allons rendre la voiture comme prévu en fin de matinée nous quittons assez rapidement cette appartement hôtel nous n'avons pas apprécié d'ailleurs se fut le pire nous trainons un peu avant d'atteindre l'aéroport nous avons du temps nous arrêtons pour acheter un subway et autour il y avait un type de centre commerciale plein aire style zac de chez nous en plus chic cartes postales et la poste était là donc nous faisons notre devoirs de vacances à la poste le monsieur était fière de voir que nous parlions français et commence la conversation il est originaire de marne la vallée je me permets de lui poser des questions sur la vie ici il me répond il faut arriver avec sa fortune et vivre ici avec un cumul de petit boulot pour s'en sortir ce qui était le cas pour lui il avait choisi big island pour le coté le plus calme des iles ensuite direction l'avion ça s'est un aéroport que je m'imaginais dans les iles d'ailleurs se sera le seul de l'ensemble les portes d'embarquement sur le tarmac pour ainsi dire donc nous voilà parti pour Maui arrivé il fait beau à enfin pas de pluie pour nous accueillir pour la location de voiture nous commençons mal effectivement deux couples plus agés que nous sont surclassé car il ne reste plus que une petit voiture on va dire c'est la catégorie que nous avons pris pour nous la petit sans la planche du hayon donc on voyait bien nos bagages les choses n'aurait rien changé pour mettre les bagages il fallait la mettre en breack rabattre les sièges nous attendons un faux espoir madame du couple d'avant voulait une petite propose le change avec la leur et bien non monsieur lui fait les gros yeux donc je vais voir à deux reprises des personnes différentes de chez alamo pour à la fin obtenir un surclassement un jeune couple prenne la dernière petite voiture la seule que je ne voulais pas au moins à Honolulu petite mais sympa et les deux valises rentraient dans le coffre enfin c'est parti pas mal de circulation tout en restant fluide nous prenons la direction de Perouse bay sud de l'ile pour l'atteindre nous finissons dans des lotissements de golf avec maison de luxe on ressent l'argent ici d'ailleurs c'est l ile pro pour les golfeurs une plage très volcanique comme beaucoup d'autre ici ensuite Big beach on remonte en longeant toute la cote ouest pour atteindre l'hôtel situé au dessus de LAHAINA à Napali nous nous baignons pas on voit que le temps passe trop vite et du coup j'abrège les arrets visite plage enfin on arrive à l'hôtel on nous donne notre appartement studio mon mari fait la tête voyant sur le plan nous sommes encore placé au début des bâtiments peur du bruit en fin de compte très sympa appartement propre sympa et fonctionnel vu sur un jardin central avec piscine nous aurons l'impression que les gens passent des vacances ici comme nous sur la cote d'azur accés à une plage qui est bien renommée nous allons profiter pour nous baigner enfin !!! avec couché de soleil en prime restaurant quelques hôtels plus loin très bon et correct la carte sur place il y a un resto mais pas le soir mais à dispostion des barbecues pour faire ses propres grillades que les américains exploitent bien
le 17/09/2015 Aujourd'hui grosse route nous attaquons the road to Hana d'abord arrêt à Paia effectivement très colorée on a l'impression d'être une ville de western un peu beaucoup mais avec plein de couleur je traine un peu pour trouver des souvenirs pour moi on arrive à la fin de notre voyage et pas fait grand chose je craque pour des bijoux dans une boutique qui fait de tout une petite tortue en pendentif en nacre je pense et la fleur monsieur lui rien nous continuons notre route effectivement très tortueuse et fatigante surtout que du coté ou on est dans ce sens pas pratique de voir quelques choses sauf arrêt d'ailleurs on a tendance à regarder coté mer mais l'autre coté et pas mal non plus nous nous arrêtons pour le pique nique à Wai anapanapa state park bien aménagé mais quels mondes on trouve une table nous nous baladons on vise le haut du bord de mer mais nous finissons dans une grotte ou des gens se baignent je ne tente pas trop peur que l'eau soit froide donc nous remontons et nous partons sur la droite face mer. nous arrivons sur des roches volcaniques on voit bien la plage et l'arche nous reprenons la route on passe par le sud sans faire demi tour ou on fait demi tour et on reprend la même route qu'à l'allée bon il n'a pas plu donc route sec ce qui est conseillé par le forum on y va par le sud nous n'étions pas les seules mais rien à voir avec la circulation de l'autre côté quand nous voyons des mini bus touristique on se dit c'est bon effectivement il y a des moments ou l'on peut passer à une seule voiture nous avions une voiture devant qui utilisait le système méditéranéen le klaxon à chaque virage en épingle ou il n'y avait aucune visibilité un peu de parcours sur un chemin caillouteux et un passage de nid de rivière et effectivement ça allait il était sec d'ailleurs il y a un panneau pour indiquer à vos risques sinon nous avons préféré largement ce côté bien plus dégagé sur la mer avec de superbe vue mais il ne faut pas oublier de regarder côté montagne aussi beau nous sommes arrivés bien fatigué nous réservons le restaurant un peu plus coté que celui de la veille pour enfin de compte conclure plus cher plus de chichi mais pas mieux dans l'assiette voir moins on verra demain
le 18/09/2015 Ce matin qu'es ce qu'on font je laisse le choix à monsieur c'est lui le chauffeur qui la veille n'a pas été de tout repos au programme normalement Lao valley state et parc national de Haleakala nous prenons la décision de faire le plus proche pas forcement le plus impressionnant et ensuite plage à coté de l'hôtel direction Lao valley en fin de compte nous y arrivons rapidement et avons aussi fait la visite rapidement de belles images mais le parcours n'est pas long on fait quoi bon il sent que je serais déçu de ne pas tenter le deuxième parc j'avais tellement entendu qu'il est impressionnant nous sommes sur l'ile et pas prêt d'y revenir on y va un coup de plein d'essences et nous revoilà cette fois ci c'est bien plus loin mais là pas gâté du tout d'ailleurs c'était notre crainte à chaque trajet on voit bien que le centre de l'ile est bouché dans les nuages et bien là on n'a pas dérogé à la règle dans le coton effectivement on croise beaucoup de vélos qui descendent, d'ailleurs majoritairement des Asiatiques une camionnette les montes avec les vélos accrochés à l'arrière et ensuite tout shos pour nous se sera en voiture qu'elle déception en voyant rien de là haut et en plus pluie on repart direction l'appartement d'ailleurs très bien à Napili direction la plage de kapalua bay du monde on sent les vacanciers une cérémonie de mariage traditionnelle se prépare quelques gouttes mais pas grave une tortue vient s'approcher de la plage et oui elle est renommée pour ça nous nous baignons on les voies dans l'eau aussi avec notre masque et tuba chouette j'aurais réalisé mon rêve et monsieur aussi donc nous finissons tranquille notre soirée d'ailleurs la dernière en retournant au premier restaurant ou nous avions été satisfait
le 19/09/2015 Ce matin petit déjeuné et on doit tout plier d'abord nous allons voir l'accueil comme il est proposé sur le prospectus que l'on peut s'arranger avec eux en cas de vol tardif ce qui est notre cas elle nous propose de prendre les toilettes de l'accueil pour se changer et la douche extérieur pour se laver celle à coté de la plage donc rien de spécial on a jamais fait ça profiter jusqu'au bout être arrivé à l'aéroport en tong et bien là si je voulais aller jusqu'au bout donc plage plage juste un allé retour pour trouver à manger à l'heure du midi nous allons à la plage de la veille à pied comme d'ailleurs nous avions fait cette fois avec la go pro nous nous baignons les tortues sont présentent mais les vagues aussi par a coup nous faisons attention car elles sont sur le récif et on ne voudrait pas pour le dernier jour finir à l'hôpital la deuxième baignade il abandonne l'idée de photographier les tortues trop risqué nous rangeons tout car il faut pas louper l'heure nous devons rendre la voiture à 17h et prévoir une marge si bouchon normalement 1h de route nous multiplions par 2 on utilise les douches et toilette et nous voilà direction aéroport effectivement il y a des bouchons mais dans l'autre sens ils partent en we ou soit des vacanciers arrivent en tout cas les bateaux et planches sont de sorties c'est samedi nous enregistrons en oubliant le passage agricole une valise sur deux du coup sera passé au laser. il faut dire que ce n'est pas claire nous n'avons rien à déclarer au niveau agricole mais en fin de compte c'est le laser sécurité tout court une hôtesse nous valide tout notre trajet avec une escale à dallas pour rejoindre Roissy et c'est parti pour 30 heures en tout porte à porte de voyage en conclusion il aurait fallu une journée de plus par ile pour se poser et profiter plus de la plage nous n'avons pas toujours été gâté sur la météo mais nous avons évité de justesse aux inondations on n'a pas pu voir les superbes vues de certains parcs, à cause du brouillard manque de chance waimea canyon nous avons entre aperçu et imaginé très proche du grand canyon usa déjà vue et parc haleakala malheureusement brouillard cracha et pluie ouf on a pu voir Napali bay
Américain airline bien organisé pour les correspondances courtes comme nous 1h30 on vous attend et accompagne essayé de vous placer à l'avant de l'avion mais je sais les places sont vites pris à la réservation
l'hotel à kona à éviter celui que je recommande c'est napli shore maui by outrigger agréable spacieux et pratique castle jaui kailani très pratique mais très dur à trouver la loge pour les clefs voir deux rues avant si on arrive de l'aeroport et au fond de la rue aqua hokele suites waikiki en travaux sur septembre surprise pas averti donc fermé et réorienté sur un autre à 23h aprés + de 24h de voyage chouette
très beau paysage que nous n'avions jamais vu sur nos voyages précédents température agréable bon de la pluie intérieur des terres en bord de mer vite dégagé ambiance agréable, une touche amérique tout en restant cool les villes pas trop de charme, dès fois un peu western on sent qu'il y a de l'argent ce ne doit pas être les pauvres qui si installe
au niveau budget nous avons réservé les vols trop tard validation cp travail donc pas bon tarif et pour rattraper une escale en plus à l'allée tout avait été réservé via agence sinon je pense que le plan loc chez habitant doit être aussi bien et si pris plus tôt budget voiture aurait permis prendre catégorie au dessus pour achat en grande surface nous avons trouvé même tarif que chez nous en france essence avantageux par rapport à nous prévoir budget visite comme partout maintenant entre parc parking plage etc etc mais ça été le plus gros budget vacances pour moins de temps que ouest usa, ouest canada, temps idem que japon. Le dollars moins intéressant au change que les années précédentes voilà en regardant les images de nouvelles Zélande j'ai retrouvé le paysage d'Hawaii merci de m'avoir lu Bon voyage pour ceux qui y partent
le 07 et 08/09/2015 vol + honolulu
Aujourd 'hui grand jours nous décollons direction Honolulu notre voyage a été réservé en agence car partenariat du CE de mon travail Nous donnons le souhait des iles que nous voulons visiter les dates et le budget Nous finissons par honolulu 3 nuits kauai 3 nuits Hilo 2 nuits Kona 1 nuits 3 nuits Mauai je fais mon road book pour l'organisation de nos journées comme à mon habitude carte et infos à l'appui Donc départ la maison 6h 30 pour un rdv à 8h45 à notre parking privé déposer notre voiture. Effectivement bien vu en arrivant près de Roissy les bouchons commence l'heure de pointe un lundi matin. Nous nous enregistrons donc dès notre arrivé à Américain Airline T2 vol paris londres Bristich airway ensuite Américain airline pour Londre los angeles et los angeles Honolulu avec des changements très juste 1H30 ouf aucun retard ensuite à l'arrivée à chaque aéroport un agent vous attend avec votre nom et vous donne une fiche express mais attention pas toujours respecté pour vous mettre sur la bonne fil passage en douane pour Londre j'ai insisté en voyant la queue que nous y arriverons jamais je ne sais pas si c'était inscrit sur nos têtes mais on nous disais à los angeles "Honolulu" yes come nous avions une gentille agent qui avait fini sa journée nous accompagna à l'autre bout du terminal pour donné la main à un autre agent qui nous a fait passé en express les passages de fouille mais zut nous arrivons à la porte d'embarcation indiqué sur le coupon express on nous dit non pas pour vous il n y a pas votre vol l'agent regarde en express sur son ordi et réoriente vers 4 portes avant nous sommes les derniers en montant dans l'avion nous reconnaissons des têtes déjà vu ils ont fait le même parcours que nous nous avions vite fait discuté à l'arrivée des jeunes retraités qui partent pour 6 semaines à Honolulu avec échange d'appartement (ils logent dans un quartier très touristique de PARIS) on échange nos téléphones mais je fais comprendre que pour nous 2 semaines et en vadrouille pas très possible sauf à notre retour en fin de compte nous avons bien digéré tout notre périple 1h30 de correspondance faisable mais très juste et sans retard d'avion on se dit pour une destination Zen on commence que par courir très peu de français dans le dernier avion arrivé à Honolulu ouf on sent l'ambiance la chaleur humide direction bagage tout est là remarquez que déjà à Los angeles nous avions du confirmer nos bagages mis de coté par un agent à coté du tapis arrivé que nous avons donné en main propre au guichet pour embarcation direction bus location de voiture chaque compagnie à son bus donc direction Aloma nous tentons l'enregistrement sur la borne ça marche nous partons sur le parking ou quelqu'un nous donne le lot de voiture à choisir tient on connait ça ouest usa on prend la new beatle la fois d'avant il y avait 3 bagages depuis les compagnies n'autorisent que 2 donc ça rentre la dernier fois non non le sac en trop + glacière nous voilà en route pour Honolulu j'avais visionné sur map le trajet qu'il fallait monter sur l'autoroute A1 réussi le gps déjà programmé nous y monte direction hotel vers 22H30 la fatigue se fait ressentir le tour du cadran est bien là malgres quelques sommes dans l'avion arrivé sans encombre devant l'hotel Aqua Hokele Waikiki porte fermée toujours repéré via map (avantage on gagne du temps inconvénient nous avons l'impression d'avoir tout vu) un flic devant la porte et un monsieur qui se penche à notre voiture votre nom on donne il ne connait que le mien en nom de jeune fille on nous informe que l'hotel est fermé pour raison de travaux déjà depuis quelques mois l'opérateur des usa à du volontairement pas informer donc on nous donne un autre hôtel pour remplacement et une adresse on rentre dans le gps nous finissons dans un autre quartier à plus d'un kilomètre et industriel rien on revient sur nos pas ouf le monsieur n'est pas parti nous aurions du plutot écouter ses explications trois rue plus loin dans même quartier on le suit en voiture on s'enregistre à la réception tout est prévue on prend le parking en négociant à 0 dollard on ne se fait pas prié une douche et au lit mais hi pi pi le décalage à 5h réveillé on décide de tente pour Pearl harbord le lendemain comme prévue et bien non rien proposition pour le jour j à 8h via site internet on valide ne changeons pas les habitudes 2 heures pour se préparer et y aller sachant heure de pointe sur la route on arrive pile à l'heure en courant un peu on inverse l'ordre des visites j'avais programmé cool le premier jour et bien non se sera normalement le lendemain effectivement nous avons rentré la ville sur le gps et raté la sortie mais après nous arrivions sur les acces avec ticket direct ou pour militaire enfin on arrive sur le grand parking et on court car l'heure approche dernier rentré dans l'amphi pour visionner le film et c'est parti pour un tour de bateau visite tout à fait ce que j'avais lu sur place nous prenons les coupons pour le sous marin et navire occasion de voir la promiscuité sur le sous marin et de voir de vrais ce que l'on voit à la télé intéressant effectivement le stricte minimum on voit pas mal de gens revenir à leur voiture pour déposer le surplus retour à l'hôtel pour déposer la voiture on choisi l'option bus pour rejoindre le centre touristique d'honolulu enfin plutôt bureau mon mari assez déçu que je lui dis que tout est vue que le reste bureau bureau nous rentrons mais assez fatigué en passant sur les champs Elyses d'ici on voit un monde sur la plage les planchistes on sent ceux qui on finit la journée école ou travail et qu'ils viennent se détendre grand mot nous avons l'impression que le stress il ne connaisse pas troisième fois usa et on peut que constater qu'ils prennent leur temps bon ici on le savait on rentre ensuite à l'hôtel monsieur s'endort sur le lit le repas se sera pour un autre jour
le 09/09/2015 honolulu
comme prévu réveil tôt direction aujourd'hui vers le sud est de l'île comme nous avions inversé les jours pour la plage baie Hamauna nous étions dans le bon sens si le gps ne voulait pas faire des siennes maintenant la carte sera en plus une fidèle amie plus le sens orientation par rapport à la côte D'abord Diamont Head nous le trouvons parking mais pas le bon celui d'une université je pense donc nous décidions de monter en voiture et payer les 5 dollars et c'est partie nous sommes parties tôt mais le soleil cogne bien déjà on voit des gens déjà descendre et bien trempé on monte on monte tout en faisant les quelques arrêts de vue. Premier tunnel je ne sais pas pourquoi j'ai du mal la dedans mais pas le choix effectivement le trajet et juste pour faire l'allée retour mais en fil indienne ça passe mais la rambarde pour se tenir n'est que d'un côté dommage effectivement très belle vue à savoir que le parking est au centre du cratère il suffit de faire un tour de 360° pour voir que l'on est dans un trou prévoir eau protection et crême la crême pour nous elle est resté dans le sac comme nous avions prévu d'aller à la Baie Hamauna et pour la nature pas de crême ensuite nous prenons la voiture direction le bord de cote on retrouve bien les images d'Hawaii les montagnes très vertes très accidentées à brute qui finissent dans la mer. Et oui nous sommes bien à HAWAII et bien déception comme il est indiqué sur le forum très brisé donc parking full ensuite autour rien pour se garer ou je pense très loin en voyant le monde à pied mais je me dis si autant de monde ça va être un vrais hamam rempli donc nous décidions de poursuivre notre route arrêt sur la première plage on retrouve les couleurs sable blanc et superbe mer mais idéale pour les surfeurs notre étape suivant la maison ou fut tourné le film de Magnum merci google map et les indications de fada de cette série nous trouvons du premier coup bon le parking juste après pour la plage plein un mariage était célébré nous décidions de nous baigner première baignade chouette nous sortons la gopro pour les fonds marins et bien non pas cette fois les vagues font que le sable blanc est bien remué et on ne voit rien mais je m'amuse bien car impossible de rester tranquillement assis au bord de l'eau sans être remué dans tous les sens je commence à ressentir mon manque de repas de la veille on s'arrête à la première cahute pas mal de monde qui si arrête en général je me fies si des locaux viennent toujours aussi copieux c'est américain nous sommes bien calés nous continuons notre route en longeant le bord de côté arrêt kailua beach deuxième baignade pour monsieur l'eau est trop bonne nous cherchons ensuite lanikai beach nous finissons sur une route sens unique avec que de belles propriétés dont pas mal en vente mais aucun panneau à l'horizon nous surveillons les gros nuages noirs menaçant dans la montagne intérieur des terres la direction que nous devons prendre pour retourner à Waikiki mais ouf rien si quelques bouchons mais surtout dans l'autre sens nous arrivons à l'hotel pour ensuiste faire une ballade sur Waikiki quelques achats chemise hawaii pour touriste bon une pas trop coloré sinon je n'aurais pas réussi à faire mettre à monsieur nous trouvons l'hotel tout rose pour notre repas nous allons au plus simple un resto self japonais qui est bourré de monde la queue sur le trottoir mais qui avance vite on voit que tout est frais même les partes faites maison très bon et vite rassasié (nous aimons le japonais reste d'un voyage) on rentre trop fatigué pour préparer les valises pour décolage le lendemain
le 10/09/2015 aujourd'hui nous partons sur Kauai nous prenons de la marge comme nous sommes en heure de pointe les bouchons sont plus dans l'autre sens cheks liste on nous fait pas payer le parking comme convenue à l'arrivée on verra bien sur la carte bleue à notre retour décolage à 11h43 horaire qui nous mange une partie de la journée mais pas le choix nous cherchons une station autour de l'aéroport pas facile content dans trouver une mais non elle est faite pour les gens avec carte d'abonnement les locaux un jeune homme à la gentillesse de nous diriger vers une autre station et nous revenons sur nos pas pour rendre la voiture sans encombre direction enregistrement sur borne avec l'aide du personnel nous avions mis un modèle de valise non standard oh la la le surplus mais non nous avons chacun une valise classic remise à zéro les valises étaient dans le prix de départ pour nous bon l'aéroport n'est pas immense on fait vite fait le tour retard de l'avion d'une heure environ avec changement de porte dernière minute ce sera que la deuxième fois les places dans l'avion nous étions à 3 rangées d'écart mais chacun à son hublot je profite de faire des photos mon mari me fera la remarque un peu plus tard que tout autour de l'ile beau ciel bleu et sur l'ile tout couvert valise à récuperer et direction via un bus alamo pour la voiture deuxième enregistrement sur borne nous n'irons pas plus vite que les guichets malheureusement l'enregistrement d'avant n'est pas gardé en mémoire zut on retape tout on sort le parking est assez vide le monsieur regarde notre catégorie moyen nous étions à plusieurs avec cette catégorie un couple dirigé vers un suv et nous et bien non une grosse voiture confortable de route je fais la tête je sais d'avance que ce n'est pas fait pour atteindre des canyons un vrais paquebot enfin pas le choix comme dirait mon mari à peine sortie nous voyons un subway il est 14h nous prenons notre repas à l'intérieur les premières gouttes arrivent ensuite nous entamons les visites comme prévues sur le road book d'abord direction sud Menehune Fishpond on s'arrête au point de vue il pleut je dirais juste une photo on ne se rend peut etre pas compte mais sans plus on reprend la voiture direction wailua falls un point de vue une photo mais sans plus ensuite direction lydgate state park une plage aménagé avec effectivement deux bassins aménagés avec des rochers comme une barrière de corail non naturelle quelques baigneurs avec enfant mais un amas de tronc et branches d'arbre qui ne donne pas envie de se baigner on se disait aussi dangereux qu'une vage de se faire assommer surprise aussi de voir que l'eau est trouble donc pas de masque et tuba nous longeons la plage direction de Opaekaa falls donc cascade nous nous arrêtons au point de vue une photo avec la pluie et oui la voilà celle là nous tentons de poursuivre la route pour voir si on peut la photographier de plus près et bien après une route pas trop large avec notre paquebot rien en parlant de paquebot après la première chutte nous finissons sur un port ou était accosté un énorme paquebot de croisière direction l'hôtel notre programme est rentré dans les temps et là les choses se compliquent on rentre l'adresse déjà programmé on arrive sur une grande route on voit les bâtiments et on se gare merci map internet et le petit bonhomme ensuite j'avais lu sur le site forum voyage que l'accès pour faire le check liste pas facile à trouver à l'extérieur du motel car pour moi ressemble plus à un motel qu'à un hotel passer le pont et tourné mais là on tombe sur la réception d'un hotel supérieur pas bon on revient sur la route on tourne un peu plus loin mais trop loin résidence pavillonnaire je demande à un monsieur qui ne sait pas lui même il nous indique l'hôtel ou il y a les bâtiments on lui explique que la réception n'est pas là bas du coup il prend son téléphone et appel la fille donne des indications et il nous amène directe jusqu'à l'entrée en nous expliquant que le restaurant qui se trouve juste à côté est très bon une adresse pour ce soir donc il faut passée les deux ponts et tourner dans la rue qui fini en cul sac et se trouve un bâtiment et une porte ouverte avec une fille qui fait la réception merci monsieur la rue est en perpendiculaire à la grande route et en face ce trouve une base grand parking et des commerces nous faisons la réception on explique que c'est compliqué pour les trouver déjà la pancarte ne porte pas le même nom d'hôtel exactement ensuite c'est ailleurs et rien ne le dit pas une seul flèche ou indication nous n'avons pas aimé la mauvaise fois de la fille qui ne voit pas ou est le problème deuxième hôtel deuxième hic elle nous donne les codes le plan et là nous voyons que nous sommes à ras de la route dommage 3ème étage chouette les valises par contre bonne surprise en ouvrant la porte grand appartement deux chambres bon pour deux ça va ensuite salle de bain avec lave linge et sèche linge et grande pièce salon avec cuisine ouverte et un bar pour s'assoir manger mais pour cette fois nous irons au resto sans compte le déluge nous arrivons trempé pour manger pas agréable je pense que je vais changer le programme pour demain et inverser car le canyon je crais qu'il ne soit pas facile d'accès avec toute la plus et notre paquebot il aura plus toute la nuit on croise les doigts pour le lendemain en tout cas ça joue sur notre humeur on aime le soleil un peu de plus ok mais on craint que le temps ne s'améliore pas en tout cas le temps passe vite pas vue les on est déjà jeudi je vais contrôler que c'est bien la plus pluvieuse pour rassurer monsieur
le 11/ 09/ 2015 donc aujourd'hui modification de programme départ pour le nord est de l'ile en espérant que les routes sèches pour le lendemain le waimea canyon nous allons chercher quelques courses dans le grand magasin en face de l'hotel pour petit déjeuné et quelques fruits pas de subway nous en trouverons bien un sur le trajet (erreur) donc direction le 56 arret à kilauea lithshousse un phare avec une réserve nous resterons à observer de loin porte fermé mais jolie vue un effet bretagne sans être la bretagne nous nous arrêtons à la plage Anini beach conseille pour masque et tuba on voulait essayer la go pro donc baignade eau aussi chaude que dehors 30° premier coup de nage vers là ou se trouve déjà le monde et oui facile à trouver et effectivement quelques beaux poissons mais pas pris le premier coup la go pro. on retourne à la plage cette fois monsieur repart avec le matériel je dois avec son téléphone programmé en wifi validé les photos mais la wifi ne porte pas loin et encore moins quand il met la tête sous l'eau donc pas concluant il repart avec cette fois la manip d'appuyer sur le bonton lui même au pif ça fonction on verra le soir mais les poissons les plus interressants sont plus là après une bonne baignade route vers d'autes arrêt nous constatons de belles propriétés sur élevé pour l'eau avec panneau sortie de zone risque tsudami et oui ici aussi arret à anea stade park quelques photos et nous voici à kee beach mais avant il y a droit à une serie de pont avec passage d'une seule voiture on demande que les gens soient courtois ça marche peut être ici mais pas dans notre région en france ça y est les voitures bougent sur le parking nous arrivons vers 13h ça doit être ceux du matin qui partent une place chouette on grignotte ce que l'on trouve dans le sac avec belle vue sur la mer accompagné de nos chers coq et poule de l'ite la renommée de l'ile les coqs et la pluie on aura eu les deux on regarde les panneaux du treck pas mal d'indication pour savoir ou s'arreter d'ailleurs nous aurions du mieux regardé nous nous serions arrêtes avant on voulait photographier les falaises de pia et à la borne 1/2 miles c'est bon on voit les gens revenir fatigués et les jambes assez boueuses c'est partie effectivement entre la masse de passage et la pluie de la veille pas mal la boue de petit ruisseau à passer mais sans plus donc on monte on monte il faut prendre de la hauteur pour avoir une belle vue donc premier arrêt de belles photos des deux cotés nous continuons en aillant le balayage des hélicoptères mais nous voyons que l'on redéscent effectivement sur le plan on atteind la plage on croise un couple dont madame avec des jambes plaints de piqures de moustique on suppose je regarde les miennes tient ça ressemble on décide de faire demi tour les moustiques sont de bon compagnon donc se couvrir et se badigeonner avant de partir une bonne bouteille d'eau chacun nous referons le même trajet dans l'autre sens mais berc la descente avec petits roche + boue ça glisse retour à la voiture un bon lavage jambe et chaussure prévoir un sac et change pour mettre se qui est mouille dans le coffre retour à l'hôtel en passant les ponts la circulation vers kapa est importante d'ailleurs trop grosse ville pas de charme on cherche la météo sur la télé Honolulu inondé et des cyclones tourne autour de Hawaii mal partie pour demain le plan que ça sèche pour aller au canyon entre la voiture et la route on retour au resto de la veille je prends un New york steack mais déçu par ce que j'ai connu au par avant il va falloir que demain on essaye d'aller à l'adresse que j'avais trouvé avant de partir on charge et visionne les photos on est assez fatigué
le 12/09/2015 aujourd'hui route vers Waiema canyon pour tout dire nous sommes allés au grand canyon ouest usa nord et sud donc ce matin malgrès les inversions de jours de visite des trombes d'eau ça colle avec les prévisions plus ou moins les échantillons du cyclone qui tourne dans les iles Hawaii on hésite mais partons comme même sous la bonne pluie direction donc Waiema canyon en arrivant un bon brouillard par endroit à couper au couteau quand nous nous arrêtons au subway au pied du début de la route du canyon la vendeuse n'est pas optimiste de ce que l'on va pouvoir voir mais bon nous y sommes nous y allons effectivement nous pouvons faire des photos avec des effets de nuage et pluie nous arrivons au dernière point qui doit être la plus belle vue nous décidons d'attendre un peu d'ailleurs nous piquons un somme mais toujours autant dans le brouillard nous mangeons notre sandwich au milieu des poules et coqs nous prenions la décision de redescendre la vue se dégage nous arrivons à apercevoir le canyon effectivement il a un grand aire de ressemblance à ouest usa mais avec des chutes d'eau en plus et oui nous sommes sur l'ile la plus pluvieuse et celui des ouest usa dans le désert on retente notre chance à remonter dans le point de vue le plus haut et non il ne faut pas rêver l'altitude nous joue des tours sur le retour nous nous arrêtons à Salt pond Park plage tranquille très adapté pour les campeurs nous constatons que de grand groupe de locaux se font des fiestas anniversaires et autres en profitant des coins aménagés table électricité et couvert en tout cas nous finissons sur quelques choses de reposant pour nous détendre des va et vient dans le brouillard et pluie nous rentrons à l'hôtel départ sur un autre resto vu sur internet dans le centre commercial en face mais loupé il y a plutôt des produits en vente pour végétarien on s oriente du coup à côté serveur sympa et ambiance cool direction valise à boucler et demain départ très tôt les vacances avec pas de soleil pour moi ça enlève de son charme je ne nie pas que le cadre et beau et les températures chaudes mais la pluie ça limite
le 13/09/2015 Donc réveille à 5H ça va l'aéroport est juste à côté de Kapa mais j'ai trouvé sans charme donc nous rendons la voiture avec le plein comme convenue sur le contrat ensuite navette aéroport cette fois vol vers Hilo avec escale à Honolulu nous n'avons pas réussi à réserver nos places nous étions avec un numéro de réservation Américan airline et pas la main sur Hawaii airline l'hôtesse à du mal aussi elle nous enregistre sans attribution de place nous verrons plus tard au comptoir d'embarcation l'avion est plein mon mari revient avec des places au fond de l'avion pas idéale quand vous avez une escale de 45mn à merci les réacteurs sont en queue comme nous d'ailleurs bon 45mn de vol pour Honolulu en fin de compte le changement se fait facilement on reste au même endroit juste deux portes plus loin sans repasser par le contrôle trop facile l'embarcation a déjà commencé on voit l'hôtesse pour nos places chouette je vois nos cartes d'embarcation imprimées et de bonnes places elle les déchire et en réimprime de nouvelle en nous remettant exactement à la même place que le vol précédant on se sera du compte que si on dit rien ou si on retournait pas à leur enregistrement nous étions toujours en queue et qu'il y avait d'autres places mieux placées libre du coup pour la fin on retournait à la borne passait le passeport au lecteur on nous retrouvait sans problème et on modifiait nos places près enregistrées donc en queue d'avion réacteur et pas d'hublot si les toilettes bon cette fois pas besoin de courir nous sommes à l'arrivée de la destination Hilo il pleut des trompes pas gâté on sort les kawais, les voitures sont en face juste à se décaler un peu et traverser on a droit à un surplus car changement aéroport pour la déposer ensuite on nous donne les clefs pas le choix et bien encore une voiture pour monsieur dodge chalengeur il biche pas moi j'imagine la route pour les volcans donc direction hôtel juste à côté très à coté on voit bien les avions nous prenons le culot de nous présenter il est 11h ça marche on nous attribue une chambre nous montons les valises un coup de rafraichissement et c'est repartie on rentre une adresse subway que j'ai enregistrée dommage nous repartons à l'opposé direction aéroport en fin pas tout à fait il y a Rainbow falls à voir donc nous chargeons un peu de nourriture petit dej et pique nique midi comme d'habitude arrivé aux chutes ne changeons pas nos habitudes il pleut d'ailleurs comme en décendant de l'avion un vrais déluge on attend une accalemie pour les photos direction Akaka falls on voit une proposition de route touristique mais loupé ce sera pour plus tard à Akaka falls surprise je vois un aurodateur et une fille à coté je dis à mon mari de mettre comme les autres la voiture en bord de route pas loupé en voulant entrée on nous demande ou est la voiture nous payons du coup pour deux piétons donc 2 dollars au lieu de 5 dollars juste pour le principe par contre parcours sympa aménagé entre fleurs végétation et point de vue sur chute d'eau après quelques photos en kaway il va y en avoir pas mal de photos avec kaway retour à l'hôtel nous décidons de voir un peu la ville de Hilo j'avais lu pas facile de trouver un stationnement gratuit du coup à pied nous avons du nous retrouver dans un quartier un peu chaud avec proposition de massage de toute sorte pas mal d'église en fonction ou rassemblement du coup une ville sans charme comme le reste des villes vues on rentre à l'hôtel en longeant la mer des parcs en cours de marche avec des familles ou amis rassemblés un gros bateau de croisière repart et nous nous longeons le parc jardin japonais on rentre après avoir fait une quinzaine de kilomètre (j'ai investi avant de partir) on apperçoit quelques clochards après une bonne douche direction resto et une bonne nuit
le 14/09/2015
donc hier le restaurant de l'hôtel addition pour 100$ pour deux personnes nous avons compris par la suite un jour à la carte le lendemain en buffet effectivement très bon mais valable pour quelqu'un qui mange beaucoup enfin donc ce matin départ pour la suite de la visite de grande ile coté ilot nous programmons Mauna kea ensuite Hapuna beach, Wiapio valley comme le gps nous joue des tours et que le matin certaines rues sont a sens unique aux heures de déposer les enfants à l'école nous n'arrivons pas à joindre la route 200 du coup nous prenons la décision de faire le circuit en sens inverse donc direction Waipion vallée lookout nous y arrivons au parking nous faisons quelques photos mais ne déscendons pas plus bas à pied je pense que le paronama ne peut être que de là haut ensuite direction Hapuna beach rien pour se garer sauf le parking de la plage nous sortons un billet non on nous le refuse que carte bleue pour 5$ mais expliqué plus loin pour une histoire de sécurité je ne savais pas et je ne me rappelais plus si on pouvait rentrer dans l'hôtel avec la voiture mais bon on ne va pas chipoter nous nous baignons dans une eau bien chaude sable blanc pas mal de vague donc pas possible de faire du masque et tuba décidement pas gâté à ce niveau là bon très belle plage mais j'avoue que j'ai vu aussi beau voir mieux à cuba dans le nord les iles cayots après baignade un pique nique et nous reprenons la route direction Mauna kea pas facile à trouver il y a un arrêt mais pas de rangeur et rien autour que un air de jeux nous reprenons la route assez déçu en fin de compte en continuant on arrive à la base ou tous les malades d'étoile on droit à du super matériel on voit au loin de la bonne fumé on imagine par l'orientation que c'est kilauea qui crache on redescent la route assez pentu on traverse des champs de lave la route d'ailleurs a été déviée quelques photos la végétation reprend le dessus cette fois direction hôtel nous réservons notre place au restaurant de celui ci car c'est la soirée menu carte ce que l'on voulait la veille d'ailleurs pas trop le choix sauf si on reprend la voiture avant nous nous promenons derrière l'hôtel qui donne sur une mini presqu'ile d'ailleurs pas mal de monde y pèche à la grande surprise de monsieur des tortues de mer mange sur les cailloux dans l'eau allez des photos pour rattraper tout ce que l'on a pas pu photographier avec la go pro sous l'eau
le 15/09/2015 donc aujourd'hui départ pour aller vers kona trajet par le sud nous avons un hôtel de réservé là bas on part sous la pluie pour changer route 11 direction le volcan Parck kilauea au center tout est expliqué, nous choisissons la version la plus rapide direction le musé ou nous nous trouvons au plus près du cratère qui fume nous nous arrêtons Sulphur banks nous nous rendons bien compte qu'il n'est pas complètement éteint ça fume de toute part ensuite le tunnel sympa à voir et nous repartons direction sortie maintenant direction Punalu u beach nous avons droit à deux tortue qui attendent avant de se mettre à l'eau voyant le temps de parcours restant plus la météo couverte et menaçante nous décidons d'annuler Papakolea green ce ne sera pas la seule étape mais cette fois par le manque d'infos et de pancarte on fait un arrêt à Kealakekua bay difficile d'accès route étroite à double sens en passant par le bas en paralèle de la 11 nous arrivons au bout mais toujours par manque d'information nous loupons Capitain cook qui était à l'autre bout quand ça ne veut pas ça ne veut pas du coup nous partons direct à l'hôtel vraiment nous sommes déçu quoique que moyennement j'avais vu sur internet notre chambre donne de l'autre coté de la rue très bruyante 3ème étage merci les valises enfin on verra demain car là pour l'instant pour ce voyage vue mieux ce soir à voir pour restaurant surprise nous avons droit je pense au éclaboussure des cyclones qui tournent autour de Hawaii donc j'avais repéré que dans l'hôtel enfin un simulé hôtel qu'il y avait un resto nous tentons à travers le superbe déluge de traverser la route déjà bien inondé pas le choix que de ce retrouver avec les chaussures jusqu'au cheville inclus dans l'eau arrivé à la réception de l'hôtel on nous dit que le resto en question ferme à 18H raté il est plus de 19H donc demi tour pour aller au mini marquet au pied de notre bâtiment nous pensons comme pour la première étape c'est une chaine d'hôtel qui achète quelques appartement et qui propose comme hôtel au milieu d'appartement avec des propriétaires mais pas toujours au top au niveau des emplacements ce qui fut le cas pour cette fois l'autre coté de la route très passagère et un superbe décor par la fenêtre l'arrière de la market en tout cas pour l'atteindre nous marchons sur le muret impossible par le trottoir inondé nous trouvons une boite de raviolie dans le studio il y a de quoi cuire chouette nous ouvrons la boite et bien non que de le sauce tomate retour à la market pour chercher des pâtes enfin en court de préparation une scène de ménage éclate au dessous de notre appartement une personne dedans n ouvre pas et celle de dehors s'énerve sur la porte à l'éclater une femme d'après les hurlements ce qui fini avec la police sur cela mon mari va voir l'état de la voiture rien vu la nuit et interrogé par la police de ce qu'il a entendu nous nous couchons
le 16/09/2015 Aujourd'hui départ pour la dernière ile MAUI nous allons rendre la voiture comme prévu en fin de matinée nous quittons assez rapidement cette appartement hôtel nous n'avons pas apprécié d'ailleurs se fut le pire nous trainons un peu avant d'atteindre l'aéroport nous avons du temps nous arrêtons pour acheter un subway et autour il y avait un type de centre commerciale plein aire style zac de chez nous en plus chic cartes postales et la poste était là donc nous faisons notre devoirs de vacances à la poste le monsieur était fière de voir que nous parlions français et commence la conversation il est originaire de marne la vallée je me permets de lui poser des questions sur la vie ici il me répond il faut arriver avec sa fortune et vivre ici avec un cumul de petit boulot pour s'en sortir ce qui était le cas pour lui il avait choisi big island pour le coté le plus calme des iles ensuite direction l'avion ça s'est un aéroport que je m'imaginais dans les iles d'ailleurs se sera le seul de l'ensemble les portes d'embarquement sur le tarmac pour ainsi dire donc nous voilà parti pour Maui arrivé il fait beau à enfin pas de pluie pour nous accueillir pour la location de voiture nous commençons mal effectivement deux couples plus agés que nous sont surclassé car il ne reste plus que une petit voiture on va dire c'est la catégorie que nous avons pris pour nous la petit sans la planche du hayon donc on voyait bien nos bagages les choses n'aurait rien changé pour mettre les bagages il fallait la mettre en breack rabattre les sièges nous attendons un faux espoir madame du couple d'avant voulait une petite propose le change avec la leur et bien non monsieur lui fait les gros yeux donc je vais voir à deux reprises des personnes différentes de chez alamo pour à la fin obtenir un surclassement un jeune couple prenne la dernière petite voiture la seule que je ne voulais pas au moins à Honolulu petite mais sympa et les deux valises rentraient dans le coffre enfin c'est parti pas mal de circulation tout en restant fluide nous prenons la direction de Perouse bay sud de l'ile pour l'atteindre nous finissons dans des lotissements de golf avec maison de luxe on ressent l'argent ici d'ailleurs c'est l ile pro pour les golfeurs une plage très volcanique comme beaucoup d'autre ici ensuite Big beach on remonte en longeant toute la cote ouest pour atteindre l'hôtel situé au dessus de LAHAINA à Napali nous nous baignons pas on voit que le temps passe trop vite et du coup j'abrège les arrets visite plage enfin on arrive à l'hôtel on nous donne notre appartement studio mon mari fait la tête voyant sur le plan nous sommes encore placé au début des bâtiments peur du bruit en fin de compte très sympa appartement propre sympa et fonctionnel vu sur un jardin central avec piscine nous aurons l'impression que les gens passent des vacances ici comme nous sur la cote d'azur accés à une plage qui est bien renommée nous allons profiter pour nous baigner enfin !!! avec couché de soleil en prime restaurant quelques hôtels plus loin très bon et correct la carte sur place il y a un resto mais pas le soir mais à dispostion des barbecues pour faire ses propres grillades que les américains exploitent bien
le 17/09/2015 Aujourd'hui grosse route nous attaquons the road to Hana d'abord arrêt à Paia effectivement très colorée on a l'impression d'être une ville de western un peu beaucoup mais avec plein de couleur je traine un peu pour trouver des souvenirs pour moi on arrive à la fin de notre voyage et pas fait grand chose je craque pour des bijoux dans une boutique qui fait de tout une petite tortue en pendentif en nacre je pense et la fleur monsieur lui rien nous continuons notre route effectivement très tortueuse et fatigante surtout que du coté ou on est dans ce sens pas pratique de voir quelques choses sauf arrêt d'ailleurs on a tendance à regarder coté mer mais l'autre coté et pas mal non plus nous nous arrêtons pour le pique nique à Wai anapanapa state park bien aménagé mais quels mondes on trouve une table nous nous baladons on vise le haut du bord de mer mais nous finissons dans une grotte ou des gens se baignent je ne tente pas trop peur que l'eau soit froide donc nous remontons et nous partons sur la droite face mer. nous arrivons sur des roches volcaniques on voit bien la plage et l'arche nous reprenons la route on passe par le sud sans faire demi tour ou on fait demi tour et on reprend la même route qu'à l'allée bon il n'a pas plu donc route sec ce qui est conseillé par le forum on y va par le sud nous n'étions pas les seules mais rien à voir avec la circulation de l'autre côté quand nous voyons des mini bus touristique on se dit c'est bon effectivement il y a des moments ou l'on peut passer à une seule voiture nous avions une voiture devant qui utilisait le système méditéranéen le klaxon à chaque virage en épingle ou il n'y avait aucune visibilité un peu de parcours sur un chemin caillouteux et un passage de nid de rivière et effectivement ça allait il était sec d'ailleurs il y a un panneau pour indiquer à vos risques sinon nous avons préféré largement ce côté bien plus dégagé sur la mer avec de superbe vue mais il ne faut pas oublier de regarder côté montagne aussi beau nous sommes arrivés bien fatigué nous réservons le restaurant un peu plus coté que celui de la veille pour enfin de compte conclure plus cher plus de chichi mais pas mieux dans l'assiette voir moins on verra demain
le 18/09/2015 Ce matin qu'es ce qu'on font je laisse le choix à monsieur c'est lui le chauffeur qui la veille n'a pas été de tout repos au programme normalement Lao valley state et parc national de Haleakala nous prenons la décision de faire le plus proche pas forcement le plus impressionnant et ensuite plage à coté de l'hôtel direction Lao valley en fin de compte nous y arrivons rapidement et avons aussi fait la visite rapidement de belles images mais le parcours n'est pas long on fait quoi bon il sent que je serais déçu de ne pas tenter le deuxième parc j'avais tellement entendu qu'il est impressionnant nous sommes sur l'ile et pas prêt d'y revenir on y va un coup de plein d'essences et nous revoilà cette fois ci c'est bien plus loin mais là pas gâté du tout d'ailleurs c'était notre crainte à chaque trajet on voit bien que le centre de l'ile est bouché dans les nuages et bien là on n'a pas dérogé à la règle dans le coton effectivement on croise beaucoup de vélos qui descendent, d'ailleurs majoritairement des Asiatiques une camionnette les montes avec les vélos accrochés à l'arrière et ensuite tout shos pour nous se sera en voiture qu'elle déception en voyant rien de là haut et en plus pluie on repart direction l'appartement d'ailleurs très bien à Napili direction la plage de kapalua bay du monde on sent les vacanciers une cérémonie de mariage traditionnelle se prépare quelques gouttes mais pas grave une tortue vient s'approcher de la plage et oui elle est renommée pour ça nous nous baignons on les voies dans l'eau aussi avec notre masque et tuba chouette j'aurais réalisé mon rêve et monsieur aussi donc nous finissons tranquille notre soirée d'ailleurs la dernière en retournant au premier restaurant ou nous avions été satisfait
le 19/09/2015 Ce matin petit déjeuné et on doit tout plier d'abord nous allons voir l'accueil comme il est proposé sur le prospectus que l'on peut s'arranger avec eux en cas de vol tardif ce qui est notre cas elle nous propose de prendre les toilettes de l'accueil pour se changer et la douche extérieur pour se laver celle à coté de la plage donc rien de spécial on a jamais fait ça profiter jusqu'au bout être arrivé à l'aéroport en tong et bien là si je voulais aller jusqu'au bout donc plage plage juste un allé retour pour trouver à manger à l'heure du midi nous allons à la plage de la veille à pied comme d'ailleurs nous avions fait cette fois avec la go pro nous nous baignons les tortues sont présentent mais les vagues aussi par a coup nous faisons attention car elles sont sur le récif et on ne voudrait pas pour le dernier jour finir à l'hôpital la deuxième baignade il abandonne l'idée de photographier les tortues trop risqué nous rangeons tout car il faut pas louper l'heure nous devons rendre la voiture à 17h et prévoir une marge si bouchon normalement 1h de route nous multiplions par 2 on utilise les douches et toilette et nous voilà direction aéroport effectivement il y a des bouchons mais dans l'autre sens ils partent en we ou soit des vacanciers arrivent en tout cas les bateaux et planches sont de sorties c'est samedi nous enregistrons en oubliant le passage agricole une valise sur deux du coup sera passé au laser. il faut dire que ce n'est pas claire nous n'avons rien à déclarer au niveau agricole mais en fin de compte c'est le laser sécurité tout court une hôtesse nous valide tout notre trajet avec une escale à dallas pour rejoindre Roissy et c'est parti pour 30 heures en tout porte à porte de voyage en conclusion il aurait fallu une journée de plus par ile pour se poser et profiter plus de la plage nous n'avons pas toujours été gâté sur la météo mais nous avons évité de justesse aux inondations on n'a pas pu voir les superbes vues de certains parcs, à cause du brouillard manque de chance waimea canyon nous avons entre aperçu et imaginé très proche du grand canyon usa déjà vue et parc haleakala malheureusement brouillard cracha et pluie ouf on a pu voir Napali bay
Américain airline bien organisé pour les correspondances courtes comme nous 1h30 on vous attend et accompagne essayé de vous placer à l'avant de l'avion mais je sais les places sont vites pris à la réservation
l'hotel à kona à éviter celui que je recommande c'est napli shore maui by outrigger agréable spacieux et pratique castle jaui kailani très pratique mais très dur à trouver la loge pour les clefs voir deux rues avant si on arrive de l'aeroport et au fond de la rue aqua hokele suites waikiki en travaux sur septembre surprise pas averti donc fermé et réorienté sur un autre à 23h aprés + de 24h de voyage chouette
très beau paysage que nous n'avions jamais vu sur nos voyages précédents température agréable bon de la pluie intérieur des terres en bord de mer vite dégagé ambiance agréable, une touche amérique tout en restant cool les villes pas trop de charme, dès fois un peu western on sent qu'il y a de l'argent ce ne doit pas être les pauvres qui si installe
au niveau budget nous avons réservé les vols trop tard validation cp travail donc pas bon tarif et pour rattraper une escale en plus à l'allée tout avait été réservé via agence sinon je pense que le plan loc chez habitant doit être aussi bien et si pris plus tôt budget voiture aurait permis prendre catégorie au dessus pour achat en grande surface nous avons trouvé même tarif que chez nous en france essence avantageux par rapport à nous prévoir budget visite comme partout maintenant entre parc parking plage etc etc mais ça été le plus gros budget vacances pour moins de temps que ouest usa, ouest canada, temps idem que japon. Le dollars moins intéressant au change que les années précédentes voilà en regardant les images de nouvelles Zélande j'ai retrouvé le paysage d'Hawaii merci de m'avoir lu Bon voyage pour ceux qui y partent
Retour vers le sud sur le neoRomantica, avec quelque imprévus... English translation pending
bonjour me voilà de retour pour faire un compte rendu de ma première fois sur la gamme néo de costa
au mois de janvier je suis revenue fâchée avec costa car j'avais été déçue par plusieurs choses, toutefois on m'a vivement conseillé d'essayer la gamme néo, ..
j'appréhendais un peu, car ce sont de petits bateaux, et j'ai peur de la promiscuité que cela peu induire....mais une vente privé aura raison de mes dernières réticences ...
donc j'ai donc profité d'une offre sur la croisière de repositionnement du néo romantica, 14 jours au départ de Hambourg, avec arrivée à Marseille ..avec à la clés des escales inédites pour nous !
la croisière a aussi été ponctuée par des gros et petits imprévus, comme par exemple un avis de vent fort en atlantique, avec obligation de revoir notre parcours ...
1er jour : Grenoble -Hambourg : comme je n'ai pu avoir que la croisière seule, je me suis débrouillée seule pour les acheminements ... ayant notre 1er vol à 11H35 à lyon, nous partons de la maison à 8h15. j'avais réservé le parking p5 de lyon sur internet, et comme prévu, la barrière s'ouvre automatiquement à la lecture de la plaque d'immatriculation... nous nous enregistrons, passons la douane, et nous prenons notre petit déj en attendant l'heure...l'embarquement doit débuter à 11h .. 11h05, 11h10, personne au comptoir, la pression monte d'un cran, car nous n'avons que 45 min entre les 2 vols ... 15, 20,25 ....30 ...je suis maintenant en mode panique .... 35 l'embarquement commence enfin ...nous montons dans l'avion, et j'entend le commandant dire que nous décollerons dans 30 min !! il ne reste que 15 min pour le changement .... dans le stress, je m'assoie à l'avant, car j'avais pris soin de prendre des places le plus possible à l'avant pour éviter d'attendre pour descendre , comme nous ne pouvions pas avoir de place cote à cote, mon mari s'assoit un peu plus loin derrière ...je me rendrais compte de mon erreur peu après le décollage, quand l'hotesse viendra me proposer le journal, puis une boisson... en me retournant, je m'aperçois que seuls les 1ers rangs sont concernés, et que je me suis assise en classe bisness...je refuserai poliment la salade proposée un peu plus tard, mais je prendrais quand même le chocolat proposé ensuite non sans lancer un sourire narquois à l'homme qui bave et n'a rien droit ...😛
il faut bien ça pour essayer de me calmer, car je me dis que si par miracle on arrive a avoir la correspondance, il est très peu probable que les valises suivent, l'hôtesse me rassure, en me disant que nous pourrons les récupérer le lendemain ... sauf que le lendemain, nous sommes en mer .... bref le commandant de bord est vraiment gentil, car il prendra un raccourci, et nous atterrirons qu'avec 10 minutes de retard.... il nous reste donc 35 min avant le décollage de l'autre vol, nous nous précipitons, annoncé porte A53 sur les billets, ...cool c'est presque en face !! tiens l'enregistrement n'est pas commencé ! ....ah ben non !! A 53 vol pour redjavick 🏴☠️ ce sera porte A 45 on se précipite, et je me demande si les valises ne vont pas passer par l'islande avant de nous être rendues....🤪 l'embarquement se termine, nous montons dans l'avion, et de suite je demande au chef de cabine de vérifier si nos valises ont bien été transférées....bon le monsieur il s'en tape royal, de nos bagages, en plus je suis dans la partie ou les passagers n'ont droit que de regarder les autres manger et boire ....(ben oui j'ai pris le bon siège cette fois ci ...😕) je guette par le hublot tous les chariots à bagages qui passent dans mon champs de vision, et je vois soudain les 2 notres trônant fièrement tout en haut d'une pile, et le chariot s'arrête au bas de l'avion !! ouuuuuuuuuuuuuuuuuuff!! il fait chaud dans l'avion, au fond, un bébé s'époumone ....🏴☠️ finalement, nous décollerons avec 30 min de retard !!!🏴☠️ après un vol tranquille nous arrivons enfin à Hambourg ! comme d'habitude, l'homme a faim, il veut un sandwich, je lui dis de patienter encore 1/2 heure et qu'il mangera sur le bateau....😠 manque de pot, il faudra encore 1/2 pour récupérer nos bagages nous sortons et montons dans un taxi, 30 euros et encore une bonne 1/2 plus tard nous arrivons au pied du bateau ... ah oui quand même il est plus petit que ceux de d'habitude ... aujourd'hui c'est le festival de la croisière, nous décidons de redescendre plus tard l'enregistrement est ultra rapide, car il n'y a que 3 couples en tout, après avoir coché tous les "non" du questionnaire de santé, sous l'œil étonnés des 2 autres couples, qui eux prennaient le temps de lire les questions, je décline poliment la photo, en faisant la sourde oreille à l'insistance du photographe, nous montons enfin à bord !!! il est 16h et je suis comme l'homme ...affamée ... nous trouvons rapidement notre chambre, posons les affaires et ressortant dans l'espoir de trouver quelque chose à manger ... le cabinier nous chope dans le couloir et nous demande de retourner en cabine pour qu'il nous explique ...🏴☠️😠 grrr on n'y arrivera donc pas ?? Je resiste à l'envie de lui montrer la carte gold pearl en lui disant que nous sommes "rodés" et qu'on peut voir ça plus tard, et nous le suivons docilement dans la cabine ... après les explications d'usage, il nous annonce que l'exercice de sauvetage se fera dans ..... 20 min !!!!🏴☠️ nous fonçons maintenant droit sur la cafet, car je sais qu'ils ferment tout pendant l'exercice ..et ça l'homme ne me le pardonnera pas !!! j'opterai pour fromage et dessert, mais l'homme se fait une salade immense et râle quand je lui dis qu'il faudra la manger en 10 min .... il a à peine le temps de finir que l'alarme sonne .. nous retournons en cabine récupérer les gilets et nous redescendons pont 9 notre point de rassemblement se situe au centre du bateau, en fait il n'y a que très peu de coursives extérieures, donc tout les rassemblements se font à l'intérieur, pendant l'exercice qui me semble interminable, je me dis que si nous avons le malheur de devoir évacuer en chaloupes se sera juste ingérable, jamais les personnes iront se rassembler toutes au même pont dans un couloir avec seulement 2 petites portes en chaque bout si le bateau coule ...et en plus nous ne sommes que env 700 à faire l'exercice ....pour un bateau qui peut contenir 1800 passagers ... lorsque nous sommes enfin libéré, nous descendons à terre, avant toutefois nous allons prendre une extension au spa
1er jour : Grenoble -Hambourg : comme je n'ai pu avoir que la croisière seule, je me suis débrouillée seule pour les acheminements ... ayant notre 1er vol à 11H35 à lyon, nous partons de la maison à 8h15. j'avais réservé le parking p5 de lyon sur internet, et comme prévu, la barrière s'ouvre automatiquement à la lecture de la plaque d'immatriculation... nous nous enregistrons, passons la douane, et nous prenons notre petit déj en attendant l'heure...l'embarquement doit débuter à 11h .. 11h05, 11h10, personne au comptoir, la pression monte d'un cran, car nous n'avons que 45 min entre les 2 vols ... 15, 20,25 ....30 ...je suis maintenant en mode panique .... 35 l'embarquement commence enfin ...nous montons dans l'avion, et j'entend le commandant dire que nous décollerons dans 30 min !! il ne reste que 15 min pour le changement .... dans le stress, je m'assoie à l'avant, car j'avais pris soin de prendre des places le plus possible à l'avant pour éviter d'attendre pour descendre , comme nous ne pouvions pas avoir de place cote à cote, mon mari s'assoit un peu plus loin derrière ...je me rendrais compte de mon erreur peu après le décollage, quand l'hotesse viendra me proposer le journal, puis une boisson... en me retournant, je m'aperçois que seuls les 1ers rangs sont concernés, et que je me suis assise en classe bisness...je refuserai poliment la salade proposée un peu plus tard, mais je prendrais quand même le chocolat proposé ensuite non sans lancer un sourire narquois à l'homme qui bave et n'a rien droit ...😛
il faut bien ça pour essayer de me calmer, car je me dis que si par miracle on arrive a avoir la correspondance, il est très peu probable que les valises suivent, l'hôtesse me rassure, en me disant que nous pourrons les récupérer le lendemain ... sauf que le lendemain, nous sommes en mer .... bref le commandant de bord est vraiment gentil, car il prendra un raccourci, et nous atterrirons qu'avec 10 minutes de retard.... il nous reste donc 35 min avant le décollage de l'autre vol, nous nous précipitons, annoncé porte A53 sur les billets, ...cool c'est presque en face !! tiens l'enregistrement n'est pas commencé ! ....ah ben non !! A 53 vol pour redjavick 🏴☠️ ce sera porte A 45 on se précipite, et je me demande si les valises ne vont pas passer par l'islande avant de nous être rendues....🤪 l'embarquement se termine, nous montons dans l'avion, et de suite je demande au chef de cabine de vérifier si nos valises ont bien été transférées....bon le monsieur il s'en tape royal, de nos bagages, en plus je suis dans la partie ou les passagers n'ont droit que de regarder les autres manger et boire ....(ben oui j'ai pris le bon siège cette fois ci ...😕) je guette par le hublot tous les chariots à bagages qui passent dans mon champs de vision, et je vois soudain les 2 notres trônant fièrement tout en haut d'une pile, et le chariot s'arrête au bas de l'avion !! ouuuuuuuuuuuuuuuuuuff!! il fait chaud dans l'avion, au fond, un bébé s'époumone ....🏴☠️ finalement, nous décollerons avec 30 min de retard !!!🏴☠️ après un vol tranquille nous arrivons enfin à Hambourg ! comme d'habitude, l'homme a faim, il veut un sandwich, je lui dis de patienter encore 1/2 heure et qu'il mangera sur le bateau....😠 manque de pot, il faudra encore 1/2 pour récupérer nos bagages nous sortons et montons dans un taxi, 30 euros et encore une bonne 1/2 plus tard nous arrivons au pied du bateau ... ah oui quand même il est plus petit que ceux de d'habitude ... aujourd'hui c'est le festival de la croisière, nous décidons de redescendre plus tard l'enregistrement est ultra rapide, car il n'y a que 3 couples en tout, après avoir coché tous les "non" du questionnaire de santé, sous l'œil étonnés des 2 autres couples, qui eux prennaient le temps de lire les questions, je décline poliment la photo, en faisant la sourde oreille à l'insistance du photographe, nous montons enfin à bord !!! il est 16h et je suis comme l'homme ...affamée ... nous trouvons rapidement notre chambre, posons les affaires et ressortant dans l'espoir de trouver quelque chose à manger ... le cabinier nous chope dans le couloir et nous demande de retourner en cabine pour qu'il nous explique ...🏴☠️😠 grrr on n'y arrivera donc pas ?? Je resiste à l'envie de lui montrer la carte gold pearl en lui disant que nous sommes "rodés" et qu'on peut voir ça plus tard, et nous le suivons docilement dans la cabine ... après les explications d'usage, il nous annonce que l'exercice de sauvetage se fera dans ..... 20 min !!!!🏴☠️ nous fonçons maintenant droit sur la cafet, car je sais qu'ils ferment tout pendant l'exercice ..et ça l'homme ne me le pardonnera pas !!! j'opterai pour fromage et dessert, mais l'homme se fait une salade immense et râle quand je lui dis qu'il faudra la manger en 10 min .... il a à peine le temps de finir que l'alarme sonne .. nous retournons en cabine récupérer les gilets et nous redescendons pont 9 notre point de rassemblement se situe au centre du bateau, en fait il n'y a que très peu de coursives extérieures, donc tout les rassemblements se font à l'intérieur, pendant l'exercice qui me semble interminable, je me dis que si nous avons le malheur de devoir évacuer en chaloupes se sera juste ingérable, jamais les personnes iront se rassembler toutes au même pont dans un couloir avec seulement 2 petites portes en chaque bout si le bateau coule ...et en plus nous ne sommes que env 700 à faire l'exercice ....pour un bateau qui peut contenir 1800 passagers ... lorsque nous sommes enfin libéré, nous descendons à terre, avant toutefois nous allons prendre une extension au spa
Périple solo Italie sans le Vatican... English translation pending
Montpellier- Paris-Milan-Côme-Milan-Parme-Bussetto-Parme-Bologne-Pistoïa-
Florence-Naples-Sorrente-Amalfi-Palerme-Barcelone-Montpellier.
De la princesse Carlotta à Giovanni Falcone.......
Ma parenthèse enchantée 2012.
L'Italie du nord au sud.........................j'en rêvais...................je l'ai fait......
http://www.tripadvisor.fr/LocationPhotos-g635626-d528348-w2-Villa_Carlotta-
Tremezzo_Lake_Como_Lombardy.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Chapel_of_the_family_Falcone.jpg
(Préalable : attendre un peu pour que les photos s'ouvrent à vous).
6 mai
Je quitte mon hâvre de paix occitane sous de bonnes augures.
A suivre...ya de l'Espoir !
7 mai- 8 mai
Aïe...ma valise qui a connu tant d'expéditions et de soutes aériennes, me lâche.A remplacer
d'urgence. Je la vide en un clin d'oeil dans le hall de l'hotel pour remplir un sac tout neuf et fleuri.
Aléas du parcours. Faux frais qui sont plus vrais que vrais. Comme la fortune que j'ai laissée au
taxi en arrivant, vu que le quartier Bastille était bouché par la police dés 17 heures !
Mais la joie inaltérable de mes départs ne transporte plus et mieux que tout.
9 mai 9 heures
Navette Orly à partir de Montparnasse: erreur, elle mettra trois quart d'heure à rejoindre la Porte
d'Orléans où j'aurais dû aller la prendre en métro. Qu'on se le dise !
Regard sur tableau des départs, qui me font toujours rêver d'ailleurs.
Ligne low coast..parfaite et sans retard. Durée vol une heure 30.
Aeroport Lineate , surprise : dans les kiosques Carla Bruni en couverture avec la mention :
" Carla: addio Eliseo ! "...On me félicitera plusieurs fois pour mon vôte.
Rejoindre mon hotel et mon quartier préféré: Galleria, Scala....et tutti quanti...
A moi Milan, l'hotel Vecchia Milano, le hérisson de marbre ( duomo) , Verdi et la scaloppina !
Comme j'ai été satisfaite de mes hotels, bon rapport qualité prix et prés du centre historique, j'en
donne les adresses :
http://www.hotelvecchiamilan.com/
La façade du hérisson de marbre est irisée par le soleil couchant.
Je paie une fortune un cappuccino au café face à lui pour déguster les premiers émois de mon
itinéraire.
10 mai matin
Musée de la Scala. Costumes de scène, affiches anciennes, Verdi est en grande partie responsable
de mon Amour pour ce pays, tant pour sa musique que ce qu'il représente dans la lutte pour la
Liberté.
" Avec NABUCCO, VERDI commence à s’intégrer au RISORGIMENTO et à payer de sa personne
pour l’unité italienne et la libération des provinces encore sous le joug étranger. On sait que le
principal personnage de NABUCCO est en réalité le peuple juif en exil à Babylone, et qui chante
la patrie perdue en des termes qui pouvaient fort bien convenir à la situation des Milanais
soumis à la domination autrichienne. VERDI, dès lors, devient tout naturellement l’un des
personnages de la mythologie de la "Résistance" VA, PENSIERO... devient tout de suite le symbole
de la patrie réduite en esclavage et qui attend sa libération. "
Je reviens encore et encore devant l'Hotel où il a terminé ses jours, via Manzoni chambre 11...en
attendant de le célébrer plus intensément à Bussetto sa ville natale, prés de Parme.
Retrouvé un article de l'époque :
" Verdi meurt le 27 janvier 1901 à Milan. Ses funérailles durent douze heures, tandis que
Toscanini dirige un des airs les plus bouleversants du disparu : " Va pensiero ".
Le jour des funérailles du maestro, la Piazza Duomo et les rues adjacentes sont recouvertes de
paille pour que le vacarme des fiacres ne vienne pas troubler son repos. Ses funérailles sont
immenses. 250 000 personnes sont présentes pour rendre un dernier hommage à l’une des plus
importantes figures de la musique italienne. Lorsque son corps est transféré du cimetière à la
Casa di riposo, un choeur de 820 chanteurs dirigé par Arturo Toscanini interprète le Va pensiero
et le Miserere. "
Dans le nord, je trouverai autant de statues et bustes de Verdi, Toscanini que de Garibaldi.
Mais romantisme étant ami de gourmandises...je me régale de parmigiano et de prosciutto, surtout
à Parme, servis ensemble à profusion sur des tablettes de bois.
10 mai de Milan au Lacs
Départ pour Côme, ce lac dont j'entend parler et que je ne connais pas. La saison est la meilleure
pour l'éclosion de la nature. Une demi-heure depuis Milan.
Avant, quelques mots sur la prestigieuse gare de Milan-Garibaldi ou Milano-Centrale
ENORME, Monumentale tels les édifices construits du temps de Mussolini. Trés spacieuse en
hauteur sous des verrières qui éclairent les statues ( comme au Grand palais) et, miracle, des
employés pour renseigner, des bancs pour s'asseoir et des pentes à la place des escaliers pour les
valises. Viva Italia !
Je ne résiste pas aux images à vous transmettre :
ano Centrale
L'image monumentale a été soutenue par l'ornementation lourde composée de couronnes, festton et
des motifs géométriques abstraits. La portée libre de l'arc principal mesure 72 mètres, le plus grand
en Italie, et les auvents s'étendent sur une longueur de 341 mètres, couvrant une superficie de
66500 m2. La station a finalement été ouverte en mai 1931.
Dans le train je suis à côté d'une jeune femme sympathique, ayant envie de discuter avec moi mais
ne parlant qu'Italien. Elle engage un dialogue qui deviendra vite, hélas, un monologue sur nos
élections. Félicitation pour mon vote, Carla S. ne semble pas être unanimement aimée dans son
pays d'origine.
J'ai pourtant bûché mon italien, mais pas assez et ne peut suivre non plus le dialogue qu'elle
entretiendra avec deux bonnes soeurs voilées face à nous, qui riaient de bon coeur en se servant
constamment de leurs portables. J'écoute la musique des mots et observe la gestuelle foisonnante
pour saisir le sens....
Il fait beau.
Arrivée en gare de Côme, un peu de mal à trouver mon hotel " In riva al lago " où il faut être
spécialement souple pour voir le lac depuis la fenêtre...des WC.
Ma chambre pas prête, qu'importe...Je laisse bagage et vais déjeuner au bord du lac, puis prend le
funiculaire pour monter voir la vue sublime depuis Comobrunate...
.
Au retour surprise, il n'y avait plus de chambre et le gérant me loge dans un grand appartement
pour moi toute seule... de quoi loger une famille nombreuse. Vieille maison, murs trés hauts et trés
épais. Folklore. J'adore.
Je file à l'office du tourisme pour organiser mon lendemain. On m'apprend qu'il y aura grêve des
marins dont j'accompagnerai le défilé le lendemain, mais j'ai le temps de faire une grande balade
en bateau le soir même.
Course du centre au port où j'embarque pour 2 heures.
Le temps est idéal, trés peu de touristes, tous italiens...tout me va, les vues sont splendides.
J'aurai même le temps de descendre à Tremezzo visiter la Villa Carlotta et ses jardins.
Merveille des merveilles où je passerais sous une tonnelle croûlante sous les citrons.
La villa elle-même est habitée de délicieuses statues de marbre dont une me posera question sur les
latin-lovers....( "Psyché ranimée par le baiser de l'amour" ..Eros n'est pas si ranimé que ça..j'ai
vérifié..) Voir à :[/ihttp://musee.louvre.fr/oal/psyche/psyche_acc_fr_FR.html"]]musee.louvre.fr/oal/psyche/psyche_acc_fr_FR.html
Comme sur la Piazza della signoria à Florence où le gabarit du magistral Neptune laisse croire à
sa virilité sauf ....l'essentiel .....style miniature.
A moins que cela ait changé avec les siècles ou que ma mémoire ne me trahisse.
Attendre ouverture de la photo :
Villa Carlotta :
Voir photos ci-dessous bien plus belles que si prises par moi.
La villa Carlotta
(Tremezzo)
Sur l'autre rive du lac de Côme, à Tremezzo en face de Bellagio, se trouve la villa Carlotta, un
petit palais de style néoclassique .
Elle a été construite en 1690 pour le marquis marquis Giorgio Clerici, un riche banquier milanais.
En 1843, le domaine a été acheté par la princesse Marianne de Nassau(épouse du prince Albert de
Russie) qui l'a offert un peu plus tard à sa fille Carlotta pour son mariage avec le duc Georges de
Saxe-Meiningen. Elle meurt jeune, mais Giorgio Clerici s'attache aux lieux .
La villa est alors baptisée Villa Carlotta et agrémentée à partir de 1856 d'un somptueux parc de
type jardin anglais avec escaliers de marbre, trois terrasses, bassins, et collection de plus de 500
espèces botaniques arborescentes dont des camellias de grandes dimensions, grottes de verdure,
forêts de bambous, pergolas d'orangers, tonnelles d’agrumes, palmiers, arborescentes australes,
glycines géantes, myrrhes en cascades, tulipiers démesurés, collections de fougères, cactus,
conifères d’espèces rares et autres espèces tropicales, rhododendrons, azalées rares...
Depuis le jardin on peut admirer le centre du lac, Bellagio, la chaîne montagneuse des « Grignes »
et le Monte Legnone.
Je ne résiste pas à vous offrir le plaisir, comme moi en direct, des vues que je me
suis offertes :
Le monsieur au pied de l'arbre n'est pas à moi..... Un régal cette balade aller bateau retour bus en corniche. A la hauteur de mes rêves y compris le temps clair et ensoleillé. Le lendemain 11 mai, j'aurais tout mon temps pour faire une grande promenade à pied le long du lac, avec toujours la chance qui témoigne du bien-fondé de mon voyage : Expo Brueghel un de mes peintres préféré à la Villa Olmo au bord de l'eau. Toute la famille Brueghel y est représentée et ça fait du monde.... www.grandimostrecomo.it/la-mostra-in-corso Je découvre aussi dans un jardin, la statue d'Alessandro Volta qui inventa la pile ici en..1800. Je quitterai Côme le soir même pour Milan, juste en transit avant de filer sur Parme, une de mes villes préférées. Une paire de chaussures refusera de me suivre, ce que je comprends vu les beautés du lac. J'en découvrirai l'absence le lendemain, ça me fait plaisir d'avoir laissé un peu de moi et ma valise s'en trouve allégée...... Question : Dans le nord de l'Italie, alors que je m'applique à dire le mieux possible " Buongiorno " on m'accueille à l'hotel avec un " Bonjour "... 1: qu'est-ce qui dit que je suis française ? 2: mon accent est-il nul à ce point ? A partir de Florence, je devrai faire appel à toutes mes bribes de langues étrangères pour me faire comprendre : anglais, italien, allemand.... Du coup, je prépare sur mon carnet de notes les phrases indispensables et quotidiennes : – " Bisogno un taxi .Pottrebe chiamare ? " – -" Pottrebe mi aiutare à scendere ma mia valiglia " ( Orthographe non garantie..) 12 mai. Milan-Parme-Bussetto Trois quart d'heure de train jusqu'à Parme où j'ai réservé mon hotel, puis une petite heure jusqu'à la "ville" natale de Verdi, petit bourg bien calme en cette saison, où je flânerai sur les traces de l'artiste, et déplacerai les guides éventuels qui voudront bien ouvrir les portes des lieux pour moi seule. Aucun touriste, la vraie vie parmesane.C'est dimanche, les femmes sont apparemment à la messe, les hommes aux bistrots, où je m'immisce discrètement. On me sert une énorme planchette de Parme et Prosciutto et un verre de vin du coin. Tout ce que j'aime; entourée de brouhaha et fumée...à l'italienne. "C’est la ville d'origine du chef d’orchestre Arturo Toscanini et du peintre Parmigianino ; le compositeur Giuseppe Verdi a grandi à Busseto dans la province de Parme et occupe encore aujourd'hui une place importante dans la vie musicale parmesane ." J'ai tout vu de l'Itinéraire " Verdien " La maison natale à Roncole et l’église San Michele Archangelo où Verdi fut baptisé et où il prit ses premières leçons d’orgue. La Casa Barezzi : la demeure de son beau- père où Verdi rencontra sa première femme, puis avec celle du palais Orlandi acquis par Verdi en 1845 et où séjourna Toscanini. Le monument à Giuseppe Verdi érigé en 1913 sur la place Verdi à Bussetto. La villa Verdi : l’ultime demeure du Maître, qu’il acquit en 1848, et qui est toujours la propriété privée de ses héritiers, les Carrara- Verdi.( pas eu le temps....). Soirée et nuit à Parme 12 mai Parme Hotel Villa Toscanini. L'hotel est de classe, son nom m'a séduite à distance. Classique, sobre, mélange que j'aime de design actuel et de meubles et oeuvres anciennes. Comme souvent quand on arrive à l'hotel, important de vérifier immédiatement l'état de la télévision qui m'aide à m'acclimater au pays, et de la climatisation dont je ne suis pas fan, mais utile parfois. On dirait souvent que les précédents passagers se sont ingéniés à tout détraquer.... Ce qui fut le cas et j'appelais le garçon d'étage pour la clim. Délicieux brun aux yeux bleus..miam miam..que je dus rappeler sans arrière pensée....pour la télévison un peu plus tard. Charmant. Et là me vient à l'idée un flash que je ne me pardonne pas..mais en suis je responsable ? DSK m'apparut sous un autre jour....Misère ! J'erre et je dîne en fin de journée place principale sous les yeux de Garibaldi., quand les couleurs du soir donnent à l'Italie la lumière qui lui va si bien, "La place Garibaldi, située sur le site de l’ancien forum, est aujourd'hui coeur de la ville, entourée du Palazzo Finardi, de l'église San Pietro Apostolo néoclassique, du Palazzo del Comune construit en 1627 et du Palazzo del Governatore édifié en 1283. " Puis je me rend sur les lieux du palais de Marie-Louise, ex de Napoléon, régente du duché durant quelques années avec son amant le comte de Neipperg... Une pensée pour mon petit frère trés connaisseur de l'époque napoléonienne. Je n'irai pas cette fois çi voir l'extraordinaire Théatre Farnèse, du XVIIème siècle dont le décor en trompe l'oeil figure dansle film de Losey : Don Giovanni ". Mais je le recommande. (Spettacolare, grande, sfarzoso, e acusticamente impeccabile. Supera di gran lunga il Teatro Regio per bellezza, ma non ditelo a chi vive a Parma ). - " Le Théâtre Farnèse, à Parme, était le théâtre de la cour des ducs de Parme. En 2009, il est intégré dans le parcours de la galerie nationale de Parme. " Soirée. Délicieux repas en terrasse, ambiance parmesane, pas un touriste, c'est parfait. J'ai bien choisi ma saison. 13 mai Parme- Bologne Bologne. Mon hotel sympa: Albergo centrale (piazza maggiore) Nadia vient me chercher à l'hotel en fin d'après midi et me fait la surprise de m'amener à une exposition dans un jardin, qui fait penser à celui de Trénet et aux fontaines de Niki de Saint-Phalle: "C´est un jardin extraordinaire Il y a des canards qui parlent anglais Je leur donne du pain ils remuent leur derrière En m´disant " Thank you very much Monsieur Trenet " On y voit aussi des statues Qui se tiennent tranquilles tout le jour dit-on Mais moi je sais que dès la nuit venue Elles s´en vont danser sur le gazon Papa, c´est un jardin extraordinaire Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet Ils vendent du grain des petits morceaux de gruyère " Sculptures en trouvailles insolites, parmi plantes et arbres magiques et surtout le jasmin que je découvre pour la première fois en buisson foisonnant. De la joie partout.... Merci Nadia qui ensuite nous concoctera, à son amoureux et à moi, la pasta à la façon Bolognaise. Un régal aussi. Leur appartement leur ressemble avec un beau parfum d'harmonie.On refait le monde....La soirée se finira trés tard. Le lendemain Nadia me fait visiter sa ville qu'elle aime tant, c'est évident, je n'ai jamais eu meilleur guide. A remarquer les kilomètres d'arcades. Bon déjeuner et dîner dans des coins sympas connus par eux. Visité aussi le lieu de répétition théatre d'Alain qui me transporte dans mes années de théatre . Rien ne vaut mieux que de découvrir une ville, un pays avec ses habitants, surtout quand ils sont aussi cools et agréables à fréquenter. Avant de partir, je me régalerai d'un chocolat chaud au sein de Bologne, unique en son genre. Et Alain me confiera un livre délicieux sur Palerme. Pour info: Bologne chef-lieu de la région d'Émilie-Romagne. Très ancienne ville universitaire (qui fut officiellement créée en 1088), elle accueille toujours beaucoup d'étudiants, lui confèrant son animation culturelle et sociale. Plus vieille et turbulente université d'Europe, bien avant la Sorbonne. Des femmes y enseignaient bien avant que d'autres universités s'y mettent... Célèbre pour ses tours et ses portiques en arches (plus de 38 Km dans le centre historique), dont le plus long au monde (Portique de San Luca, 3.500 m pour 666 arches), elle possède le centre historique médiéval le plus grand d'Europe après celui de Venise. 15 mai Vers le sud : Florence, Pistoïa et Franco Franco m'attend à la gare, on se reconnaît tout de suite après 20 ans d'éloignement.... Il me propose une visite de Florence, je viens de visiter plusieurs villes, je préfère admirer la Toscane verte en traversant avec lui la campagne jusqu'à sa ville: Pistoïa. Je suis trés gâtée, mon ami m'avait demandé par mail ce que j'aimais notamment au petit déjeuner et je dois dire que je n'ai jamais dégusté un aussi bon Tiramisu...Et bien sûr aussi la pasta. Avec au réveil, une table garnie des meilleurs mets de la région. Excellent guide que Franco qui, comme Nadia, aime sa ville natale.J'en ferais le tour avec lui, connaisseur en architecture et me faisant découvrir les détails des pierres et monuments d'époques où je note là comme ailleurs, que plusieurs architectes et périodes ont fait des églises un amoncellement d'arts différents et successifs harmonisés dans une rivalité probable de talents. Trés gourmet et excellent cuisinier, je comprends que ce serait lui faire injure que de lui proposer un restaurant qui n'aurait pas les saveurs de ses préparations. Le lendemain je découvre avec lui une proprieté immense d'oliviers et une ferme en colocation où des gens charmants nous accueillent. Vue du haut de la colline sur ces arbres précieux et la Toscane. Expérience intéressante entre personnes autonomes pouvant ou pas, se retrouver autour d'une table commune quand ils le souhaitent. Rien de mieux pour moi que de m'efforcer de comprendre la langue parlée par les autochtones. Si on ne comprend pas tous les mots, l'italien permet de se fier aux musiques, aux sons et aux gestes qui les accompagnent. On échange beaucoup sur la vie, la musiqueet l'amour qu'on lui porte et nos intensités. Trés belle étape. Merci Belami Franco pour tes attentions et connaissances. Le 17 mai, je regagne Florence et un B and B ( Bed and Breakfast) dont l'accueil me surprendra. Seul moment du voyage où j'ai fulminé.... Arrivant avec chaleur et lourde valise en début d'aprés midi à " Le Seggiole " dont le site internet indiquait un ancien palais tout proche du centre historique...je trouve porte close. Je sonne, re-sonne, et découvre un petit mot mal écrit avec un N° de téléphone.... Au fil, une personne de langue anglaise, avec qui je me débrouille en charabia 3 langues.....pour lui dire mon étonnement ( euphémisme). Elle me répond qu'elle a eu un empêchement et m'envoie quelqu'un avec la clef.... Contrairement à ce que j'avais vécu ailleurs dans des B and B, celui-ci n'était pas habité par la proprietaire mais " tenu " par une jeune étudiante américaine.La clientèle était exclusivement américaine et je constaterai vite que les rues de Florence sont envahies par cette population d'outre-atlantique. Du mal avec ces troupeaux menés par un parapluie hissé au dessus de la foule. Les asiatiques font pâle et rare figure parmi eux. Aux petits déjeuners, la jeune femme ne savait que faire pour se faire pardonner et deux "vieilles " américaines de mon âge, style miss Marpple, s'ébrouaient, s'esclaffaient, s'adressaient à moi comme si je comprenais tout de leur liesse.... J'avais prévu 2 jours sur place pour redonner chance à Florence de me plaire, mes précédents voyages m'ayant déçue, vu les foules de touristes et le peu de recul sur la piazza pour admirer Duomo et Baptistère. Je n'avais pas noté que c'était le week-end de l'ascension....d'où embouteillages humains partout. Et dans ce centre historique, je préférais encore une fois et de loin, la piazza Signoria où je restais longuement attablée le soir au son d'un petit orchestre face à la superbe Loggia dei Lanzi. http://fr.wikipedia.org/wiki/Loggia_dei_Lanzi et deux vidéos une amateur et une plus élaborée ( un peu bruyante, taire le son): http://www.youtube.com/watch?v=iWkf8gCBLBM&feature=related http://www.youtube.com/watch?v=jo047KzCd3A Inutile ce jour, d'essayer de visiter le palais Pitti...dont la file d'attente au soleil me fait fuir vers les arbres et les plantes. Heureusement qu'il y a le jardin Boboli....nettement moins fréquenté. Dans cet espace de verdure avec fontaines, statues, massifs de fleurs et allées de cyprés, juste une belge aimant comme moi nature et solitude.Je ne sais pourquoi elle m'appela " une française pas comme les autres"..... http://www.youtube.com/watch?v=uKaLnhAMjcM&feature=related Remarquable aussi la vue de la Piazzale Michelangiolo ( il est partout ...) vue le matin dont sans trop de monde. Le lendemain, je tente avec bonheur, une balade en bus vers les hauteurs de Florence et Fiesole. On y grimpe en lacets parmi oliveraies , somptueux jardins et enfilades de cyprés. Enchantement.....et miracle, autobus presque vide avec vue sur les collines qui laisse croire qu'on est quelques sièces en arrière sans immeubles ni antennes. Réconciliation avec la ville vue d'en haut. Voici le site où vous pourrez découvrir et participer à mon émerveillement : www.cityzeum.com/...iesole/photo/1#photo Imprudente mais chanceuse : J'avais cru bon de laisser la date du 19 sans réservation d'hotel, pensant passer cette journée à Sienne... Pas noté que c'était le pont de l'ascension...Ce qui fait que j'ai erré plusieurs heures tard le soir dans Florence, pour dégotter un hotel.J'aurais dormi n'importe où sauf dans la rue...même au pied de Michel- Ange. J'aime l'imprévu, j'avais garé ma valise pour aller à la recherche de ma chambre et j'ai visité tous les hotels ** et ***. Ne pouvant m'en prendre qu'à moi ( que j'aime bien..), je pris cela légèrement surtout quand au bout d'une vingtaine de gîtes sans place, je trouvais enfin le mien, prés de la gare et..bruyant. Seul détail sympathique: il est via Panzani...qui n'est pas un musicien, ni italien...comme beaucoup d'artistes ayant laissé trace et nom dans l'art culinaire... On ne risque rien de s'instruire : - "À peine démobilisé suite à la débâcle, Giovanni Panzani, qui s'appelle Jean depuis sa naturalisation, retourne dans sa famille à Niort, des Italiens tenant une boutique de pâtes et de produits italiens. Finalement, ce retour va vite se transformer en opportunité car tous les producteurs de pâtes en France sont établis en zone Libre (historiquement, les régions de l'immigration italienne d'avant-guerre telles que la Savoie, la vallée du Rhône, ou la Provence...). ". Ouf....Je serai plus proche demain de mon train pour Napoli ! 20 mai grand départ vers le Sud Si jusqu'ici, j'ai fait de petits trajets en train, me voilà partie pour un long parcours: Florence-Naples. Quatre heures de train sans encombres et à l'heure en fin d'après-midi . Je n'aurais sur tout le périple que 20 minutes de retard..rien à dire quand on lit les récriminations de beaucoup de voyageurs concernant Trenitalia. Napoli Le taxi me dépose à distance de la place Plebiscito car impossible d'y accéder en voiture. Dimanche soir et grandes manifestations à cet endroit réputé pour cela depuis des siècles. Je marchais difficilement jusqu'à ma rue avec mon lourd sac roulant; la place entière était couverte de monde et de drapeaux rouges (?), bannières etc....scandés par des refrains repris en hauts parleurs.. Etant coupée des infos depuis plusieurs jours, je pensais d'abord à un évènement politique important .... alors qu'il s'agissait d'une victoire de Naples au football... Me voilà projetée, précipitée dans l'ambiance en croisant aussi des processions menées par des curés en soutanes et dentelles chantant à tue-tête....J'ignore s'il s'agit de remercier Dieu pour cette victoire ou de fêter la journée dominicale... La« Place du plébiscite ») est la plus importante place de Naples. Située au choeur de la ville elle a une superficie de 25 000 m2 bordée par la Basilique San Francesco di Paola, le Palais Royal, le Palazzo Salerno et le Palazzo della Prefettura. Son nom est issu du plébiscite du 2 octobre 1860 intervenu dans le cadre de l'unification italienne. J'ai encore trés bien choisi, à distance, mon emplacement. Vive le net ! L'hotel que j'ai réservé faisait mon bonheur à l'avance. Situé à cent mètres de la place Plebiscito et de Santa Lucia, à deux pas de l'opèra San Carlo, dans la longue et montante rue Chiaia, du même nom, il était dit ancien Palais et je me voyais déja dansant au rythme du " Guépard..." dans les bras de Burt... Voir le beau document : lecoindesmemeres.com/photosnaples.html qui...remet les pendules à l'heure ! L'entrée est trés ordinaire, entre deux boutiques, grand porche, petite portière.Cour intérieure pavée où deux petits magasins bruyants dont on ne sait ce qu'ils vendent...restent ouverts nuit et jour.. L'entrée est au fond, muni d'un somptueux escalier en pierres à deux directions que j'ai retrouvé comme pièce unique dans un beau reportage sur Naples.. La réceptionniste vient m'accueillir. Premier étage trés élevé, les plafonds des palais sont hauts. Quand la porte du palier s'ouvre je découvre l'entrée d'un palace, salons, meubles précieux, toiles anciennes. Je vous laisse jouir de la traduction sur leur site : "L’hôtel, naît de la restructuration de l’appartement où le marquis Nicola Lecaldano Sasso la Terza habitat vers la fin du I8ème et le début du 19, au premier étage noble de l’immeuble du 216 de Via Chiaja, à 20 mètres seulement de Piazza du Plebiscito et de Piazza San Ferdinando (aujourd’hui Piazza Trieste e Trento), coeur de la ville de Naples." Accueil sympa, je m'installe dans une chambre trés cosy donnant sur une étroite cour intérieure ( il y en a trois, chacune entourée de passerelles, balcons et plantes vertes diverses). J'ai donc un balcon... donnant sur une passerelle ornée de plantes exotiques et faisant le tour de la cour.... Des tentures, une ambiance un peu sombre et calme. Nous sommes dimanche. En sortant de ma chambre pour explorer Napoli, pas fière du tout, vu la liesse envahissante des alentours, je croise dans les couloirs, un groupe d'italiens mené par un guide..... Je m'enquiers à la réception de cette animation surprenante. Et j'apprends que je suis logée dans un Casino ( bordel de luxe) célèbre au 19ème siècle et bien connu des aristocrates napolitains de l'époque... Je remarquais ensuite au virage d'un couloir un.......... bidet trés élégant sur pieds sculptés...qui avait dû voir du pays ...Une relique ! Ma chambre n'étant pas des plus fastueuses, n'aura pas droit à la visite des touristes... C'est à mon retour que je trouverais sur Google la mention discrète suivante : Hotel de charme....Chiaia Je sors pleine d'audace, et affronte la foule....en cherchant avec peine une place dans une trattoria . Au coin de ma rue je découvre la patisserie la plus célèbre de Naples : le Gran Caffe Gambrinus : - "Gambrinus est le café -pâtisserie historique de Naples où de célèbres et nombreuses figures telles que Verdi, Wilde ou Sartre y ont dégusté des fines pâtisseries locales légèrement relevées de zestes confits, accompagnées d’apéritifs sucrés ou de ristretti cardiotoniques servis par des camerieri en queue de pie virevoltant dans ses salons dorés. Le Caffè Gambrinus est fondé en 1860 par l'entrepreneur Vincenzo Apuzzo qui sait s'entourer des meilleurs brigades de pâtissiers et glaciers de l'époque. Dès lors, le Gambrinus obtient immédiatement un énorme succès. Décoré de peintures, stucs dorés, larges glaces, il a été défini par les critiques de l’époque comme «une authentique galerie d’art». -" De grandes personnalités y sont venues, dont Verdi, et le café Gambrinus est devenu, depuis l’unité italienne, le lieu de référence des chefs d’état, politiciens et intellectuels. Parmi les personnalités les plus célèbres, on compte Gabrielle d’Annunzio, Oscar Wilde ou Edorado De Filippo, qui ont tous contribué, par une poésie, une photo ou une dédicace, à l’immortalité du lieu. Aujourd’hui encore, les personnalités les plus connues, dont Odile Lamourère....., :-) ne manquent pas de s’y arrêter pour boire un café (délicieux) et déguster des pâtisseries. Comme souvent par ici, il faut faire deux fois la queue, une fois à la caisse pour prendre un ticket en donnant le nom de la gourmandise souhaitée ( ce que j'aurais du mal à faire...) et ensuite pour se faire délivrer le gateau... Franco m'avait recommandé de goûter la " pastiera " que je dégusterai avec délice le lendemain. Pour gourmands et cuisiniers : www.undejeunerdesoleil.com/2012/03/lamythique- pastiera-napoletana-typique.html Je trouve une table libre au premier étage du restaurant Rosati en face, devant fenêtre donnant sur la place animée dont les clameurs baissent avec la nuit. Délicieux repas fin de spécialités légères. Je prendrai une pizza demain, ce qui sera une expérience savoureuse obligeant à constater que nos pizzas n'ont rien à voir avec la vraie...napolitaine. A deux pas de la monumentale piazza del Plebiscito, un appartement bourgeois et un ancien bordel, ou premier étage d'un palazzo, ont été transformés en un hotel de charme à la forte personnalité. Accueil convivial, une trentaine de chambres aménagées avec gout, bar et salon confortables. A savoir : pour vingt euros on fait un repas dans un restaurant classe. Et où que l'on achète la bouteille d'eau minérale, elle est partout à un euro ! Avis à nos eaux de TGV...et d'ailleurs, au coût trés variable, atteignant chez nous parfois deux euros cinquante.. Je garde un excellent souvenir de mon passage à Naples. Tout m'a plu, depuis l'originalité de mon logis et son emplacement, jusqu'à la balade à travers la ville en bus et les jardins foisonnants. Je visite l'opéra San Carlo..un de mes grands rêves dans cette épopée. www.tripadvisor.fr/...-Teatro_di_San_Carlo- Naples_Province_of_Naples_Campania.html Avec moi un couple de français BCBG peu aimable et se plaignant qu'il n'y a pas de visite en français alors que je me régale sans tout comprendre, de visiter un lieu superbe et célèbre dans sa propre langue. Et avec un petit groupe de lycéens italiens dont le comportement d'un jeune m'attendrit. Il est amoureux-fou d'une des lycéennes trés mignonne et n'a d'yeux que pour elle.Lui aussi a bcp de charme avec ses 17 ans... Mais hélas..elle n'en veut pas et n'arrête pas de repousser ses avances comme Carmen avec José.... Opéra dans l'Opéra... Je suis aussi à côté du Chateau Castel Nuovo, forteresse ayant vu passer des rois de plusieurs nationalités depuis..1279....y compris des français ( angevins )www.naples-napoli.org/chateauneuf_info.html C'est fou le nombre de pays qui ont tenté de posséder Naples et ont géré la province en y laissant belles traces même si leur passage n'est pas fait que de bons souvenirs . Pour en savoir plus :www.naples-passion.com/histoire.html Je découvrirai la résidence de Rossini à Naples et pourrai me cultiver un peu plus sur ce bon vivant : -"C’est à Naples, à partir de 1815, que Rossini a le mieux exploité le versant dramatique de sa fabuleuse richesse d’inspiration. Cela peut sembler paradoxal lorsqu’on sait que la ville passe alors pour la capitale de l’opéra buffa. C’est là que l’impresario Serino fit jouer en 1706 la première oeuvre baptisée « opera buffa », la Cilla de Faggioli, donnée en dialecte napolitain. Toutefois on se tromperait si l’on croyait à une Naples vouée exclusivement à cette tradition séculaire. Ce sont les compositeurs « napolitains » eux-mêmes tels Paisiello et Cimarosa qui ont amorcé le rapprochement de l’opéra seria et de l’opéra buffa qui culmine, avec Cenerentola. Le Barbiere di Siviglia de Paisiello, en 1782, et Il matrimonio segreto de Cimarosa. C’est bien un extraordinaire appétit d’expériences nouvelles qui caractérise la Naples du début du XIX siècle. On y présente désormais les opéras de Gluck, de Spontini, de Sacchini et pas seulement par opportunisme face au conquérant Napoléon Bonaparte qui les adorait. " Le dernier soir j'aborderai, place Plebiscito, une femme la quarantaine, en lui disant spontanément : " Vous êtes française "...et elle, un peu inquiète : " Comment le savez vous ? ". Intuition. Elle vient d'arriver et voyage comme moi en solo. Je lui dis qu'il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai pas parlé français et comme elle cherche un restaurant, nous dînons ensemble.Toulousaine sympa, elle a loué un appart dans les Pouilles pour les jours qui suivent. Pour éviter toute ambiguité, je lui parlerai...des hommes et de mon amour pour eux. Bonne soirée de confidences échangées sans réticences comme dans toute rencontre éphémère. Aprés coup, je pense qu'il aurait été encore plus savoureux que cette rencontre fut masculine... Aucune crainte dans Naples le soir, je me sens bien dans cette ville, trés vite à l'aise après l'affolement su premier soir.Seul petit problème : ici on parle Napolitain ..et si je commençais à saisir quelques phrases autour de moi, il me semble avoir changé de pays. J'ai beaucoup circulé à pied et en bus et commence à peiner. Heureusement le temps est délicieux, un printemps frais et ensoleillé. 22 mai Côte Amalfitaine et Sorrente ! Temps légèrement pluvieux pour gagner Sorrente par la mer. Toujours pas de touristes sur le bateau sauf un couple allemand dont l'homme trés bavard me rappelera mes jeunes années dans son pays... en me faisant faire des efforts dans sa langue. www.europeportreviews.com/Naples4.ht Tout le monde se réfugie à l'intérieur sauf moi, d'abord parce que je perçois que la mer va secouer et que j'aime ça. Et aussi parce qu'il est peu agréable de s'agglutiner au chaud en risquant mal d'estomac voire pire... ceux des voisins. Je me glisse dehors avec les marins et le couple allemand. Je sors mon k-way et me régale.... Je ne sais pourquoi le tangage et le roulis poussent à rire, sans doute à cause de l'équilibre fragile dés qu'on veut changer de place mais je retrouve des réflexes et sensations d'enfant. Et cela créé une belle complicité éphémère... Avec le vent, les embruns et toujours ces douces secousses lentes qui font surfer le bateau sur les hautes vagues. A Sorrente le temps se lève, on accoste comme dans une île, tel un village corse ou grec. Mon hotel a un joli nom : Désirée. Un taxi m'y amène. C'est la haut sur la falaise couverte de végétation florissante. Accueil sympa et émerveillement en ouvrant ma chambre. Sa terrasse donne sur un a-pic de 200 mètres au dessus de la mer. Site enchanteur, retenez-l'adresse. Je m'installe, impossible de descendre à pied sur la petite crique en bas, un ascenseur y accéde. Je passe un moment à contempler ce que j'avais imaginé en rêve. A mes pieds et au large, la baie de Naples et en face, le Vésuve..... Si on ouvre les photos on voit exactement les vues de ma chambre...terrasse : www.desireehotelsorrento.com/photogallery.php La pluie reprend, seul jour au temps morose, mais je suis ko et m'allonge face à la vue, grande baie ouverte à mes pieds. Je savais que j'aurais à marcher jusqu'au village et restaurants mais la réceptionniste trés serviable me téléphone pour me dire que vue le temps, ils mettent un chauffeur gratuitement à ma disposition pour m'amener à un restaurant plus haut encore....."Il Borgo" que je recommande à qui aura le bonheur de faire ce périple. Que ce soit Eole ou Vénus....les dieux sont avec moi surtout ce soir grace à "Gigi l'amoroso " ..... www.youtube.com/watch?v=yfVZYFbB1uY D'abord parce ce jeune chauffeur bien sapé me dira rapidement qu'il s'apelle Gigi, ensuite parce que c'est un beau garçon brun , tout ce que j'aime, qui me donnait envie de chanter : - " L´histoire d´un p´tit village près de Napoli ..........tous ceux qui venaient C´était pour écouter Celui qui faisait battre tous les coeurs Et quand il arrivait La foule s´écriait : Arriva, Gigi l´Amoroso Croqueur d´amour, l´oeil de velours comme une caresse Gigi l´Amoroso Toujours vainqueur, parfois sans coeur Mais jamais sans tendresse Partout, c´était la fête quand il chantait Zaza, luna caprese, o sole mio " Quand il me demande mon prénom et ...si j'étais seule...je perd 30 ans d'un coup. Le fait qu'il ne parle pas un mot de français ni d'anglais mais le napolitain freine notre dialogue, à moins que cela n'induise plus de mystère...Bien joli sourire. Eentre Edouard Bear et Bixente Lizarazu...le folklore et mon imaginaire en plus.. Au retour, il était évident que ce n'était pas le dialogue qu'il avait envie de privilégier.... Je me régalais d'un plaisir dépassé qui complétait parfaitement le repas délicieusement gastronomique avec large vue sur les lumières de Naples. Soirée enchanteresse, retour charmant, sourire complice et Adieu Jeunesse ! Qui a dit: " Gai comme un italien quand il sait (croit) qu'il y aura de l'amour et du bon vin"... Ma nuit au bord des étoiles fut belle et le soleil me réveilla. Je déboulais la route pour attraper l'autobus régional longeant la côte amalfitaine. Merveille des merveilles...avec à l' arrivée à Amalfi applaudissements pour le chauffeur ! Belles émotions lors de voitures en face et vues-surprises à chaque virage entre villages et mer. Positano, Praiano, Conca, Ravello...des noms qui chantent à l'italienne. Encore une journée de rêve, un cadeau prestigieux.... En passant à Positano, une pensée pour Pablo Néruda et le film émouvant " Il Postino" qui se passe là. Amalfi place avec sa curieuse cathédrale www.coteamalfitaine.net/amalfi-cathedrale.html et ruelles en escaliers. Je m'installe pour déjeuner sur la petite place face à l'édifice religieux où plusieurs styles et plusieurs siècles depuis 1182....en ont fait une curiosité. Le retour en bus sera aussi périlleux mais avec des vues différentes de l'aller, bien que sur la même route; il n'y en a qu'une. On ne voit pas les mêmes choses, du même côté, et la lumière sur les villages, les a-pics et la mer est différente entre matin et soir. Je découvre des champs de coquelicots ramassés les uns contre les autres comme un grand tissu de satin rouge, ( Salerne) puis des vergers immenses de citronniers et orangers couverts de fruits. Dans ces bus, pas un touriste....le rêve.Seulement des villageois totalement indifférents aux paysages qu'ils côtoient depuis qu'ils y sont nés. Et ma présence ne les gêne nullement, sont tous trés gentils quand je me renseigne sur les horaires etc... Le soir je dîne sur ma terrasse, avec quelques délices italiens achetés à Sorrente. On dit " Voir Naples et Mourir".......( mais on ne dit pas que c'est urgent). Moi, je l'ai vue dans ses ruelles et de loin au delà de la mer, brillante comme un bijou au fond de sa rade-écrin. Dernier soir : j'ai attendu que mes yeux n'en puissent plus de s'émerveiller pour aller dormir. L'Ephémère est toujours fascinant et plus fort en plaisir. Peut-être n'y reviendrais-je plus ? Mais le souvenir en est brûlant comme un soleil... 24 mai Sorrente- Naples- Palerme La grande traversée.... Grande journée, 9 heures de train que je redoute un peu...mais l'avion entre Naples et Palerme gréverait sérieusement mon budget. Quant au bateau il n'existe que de nuit, et je n'aime pa la navigation enfermée en cabine avec co-habitation non choisie. Et puis, j'ai un joli souvenir d'un aller Milan Naples en train avec des voyageurs cocasses, prosciutto et parmiggiano largement étalés sur les sièges. Sorrente-Naples en train, on longe la côte, autres vues que lors de la traversée mer. Des villas alternent avec les quartiers populaires. Et des tunnels....diable que l'Italie aime les tunnels ! Puis je me prépare à mon trajet train...en prévoyant juste un petit sandwich... Bizarre mais un "serveur" passera une seule fois vendre ce qu'il a dans deux poches en plastique.. et rien d'autre, ni bar..Heureusement que nous sommes un jour de joli printemps frais. Bonne chose : seconde classe trés confortable au niveau des sièges uniquement en compartiment. Je serai avec un couple mûr qui ne se parle pas et un monsieur plus âgé qui nous gate de ses ronflements ( en italien) de Naples à Palerme.... Dans les couloirs je croiserai un couple de râleurs...français... Mon romantisme en prend un coup. Je sors une tonne de documents sur la Sicile et plusieurs pages de mots croisés. Traversée mer : animation, distraction quand on arrive au détroit de Messine où l'on met le train sur le bateau... Manoeuvres bruyantes et sourdes. Nous sommes dans la câle. Hélas je ne comprend pas le sicilien...et impossible de savoir combien de temps va durer la traversée. Certains voyageurs quittent le train et montent sur les passerelles. Je crains bêtement de ne pas comprendre l'heure où il faudra regagner le compartiment et mon seul regret : ne pas être montée sur le pont surtout quand je lis maintenant que ce passage est trés périlleux et agité en mer. L'importance des manoeuvres et les bruits insolites donnent l'impression de passer dans un autre monde. On coupe le train en deux pour le caser, on entre et on sort en deux parties, durée du passage: une bonne heure pour 3 kilomètres mais une belle expérience insolite de plus. Et voilà une autre terre entre Messine et Palerme...Ouf..arrivée en fin de journée en bon état. Palermo 24 25 mai Ca sent la fin d'un voyage extraordinaire et unique, rêvé depuis longtemps dont Palerme est l'aboutissement. Il faut finir en beauté et je m'y emploie.... Je rêve depuis longtemps d'un hotel ancien palais dénommé " Grand Hotel et des Palmes " dont déja le nom surprend, et les photos que j'en ai vu m'enchantent comme toute l'époque où il a été construit et visité par des rois et princes, bien avant la jetset.. en 1874-1891. Je vous livre la traduction trés aléatoire de Google : - "Le Grand Hôtel et des Palmes était à la maison à de nombreux événements qui ont marqué l'histoire de la Sicile. En 1881, Richard Wagner a composé son «Parsifal» en 1882 Francesco Crispi a donné des leçons dans la vie politique, également, est le fameux 12-souper servi dans Vittorio Emanuele Orlando qu'il est fréquemment visité ses voyages alors. L'écrivain français Raymond Roussel y vécut jusqu'à sa mort, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le général Charles Poletti a déménagé son siège là-bas, et le dernier, le baron Giuseppe Di Stefano a «choisi» d'y rester emprisonné jusqu'à la mort. " Quelle histoire ! Et encore plus cocasse et proche de nous : www.touristie.com/...-Hotel-des-Palmes-16 Pourquoi ai-je choisi son voisin aussi luxueux : l'Hotel Wagner ? Sans doute pour son célibre lustre...et Wagner, Rossini, Verdi : -" Bienvenu au majestueux Grand Hôtel Wagner de Palerme, hôtel historique de Sicile et hommage vivant au compositeur allemand de renommée mondiale Richard Wagner. C'est ici que se trouve le lustre qui apparaît dans la fameuse scène du bal du Guépard de L. Visconti, au dessus de vos têtes dans le hall d'accueil! Les intérieurs de cet hôtel sont décorés de fresques étonnantes, de tapis et marbres précieux, et, dans le hall principal, on y trouve également une splendide cheminée antique. Au quatrième étage, une immense terrasse panoramique vous attend pour des cocktails exclusifs et des soirées chics, de même que les salles Verdi et Rossini pour vos réunions ou conférences. " Wagner me semble moins sympathique que ses congénères italiens mais il est passé partout à Palerme et y a laissé trace , rue, place, maisons etc.... Superbe entrée de cet hotel, j'ai fait au mieux pour mon dernier jour. Tapis, meubles anciens, toiles, calme, statues bien disposées et marbres partout. Sans oublier les lustres magistraux les tableaux du I8ème, le paravent en bronze sculpté du bar et les plafonds peints. Le balcon de ma chambre est en marbre....mais je verrai dans les églises que les marbres de toutes teintes sont partout dans cette ville. Tout proche de la côte et des anciens palaces sur mer faisant ressembler la côte à Nice en plus vaste et plus long. Le quartier est onéreux, et je dîne en arrivant dans un restaurant de luxe, bon mais sans le floklore que j'attendais. Ni maffia, ni ordures sur le trottoir...Le petit livre d'Alain m'a fait prévoir le pire mais avec beaucoup d'humour et ( carte bleue et papiers dans pochette-slip...) je ne crains personne. Je m'écroule, vannée d'émotions et de trépidations. Bizarre comme en train, on reste assis et cependant comme cela peut fatiguer....mais je n'ai pas chômé depuis Milan.... Il n'y a que dans les palaces qu'on peut se faire monter le petite déjeuner dans sa chambre; et je ne m'en priverais pas. Et quel petit déjeuner ! J'y gouterais des fruits savoureux, mûrs à point et toutes les patisseries siciliennes, sans oublier mon dernier Cappuccino ! Le tout servi sur un vaste plateau d'argent...( ou presque)... Le lendemain je cherche les Citysightseeing car je n'ai qu'une journée et demi pour visiter cette superbe et immense ville aux aspects multiples. Ces bus peu fréquentés en cette saison et qui nous font sourire à Paris....sont trés bien agencés. Les écouteurs sont en bon français et les commentaires fort intéressants pour une ignare comme moi. Deux heures permettent de noter les endroits qu'on souhaite revoir. Et que je reverrai dans une autre vie....comme le quattro Canti: - Quattro Canti: place aussi appelée le «théâtre du soleil», car elle est éclairée par les rayons du soleil de l'aube au crépuscule. Les quatre bâtiments qui composent les Quattro Canti ont des sculptures sur leur façade illustrant différents thèmes comme les quatre saisons, entre autres. Curieuse cette place entourée de 4 immeubles dont la façade est garnie de statues. Je reviendrai Via Principe Belmonte, allée-cafés foisonnante d'arbres trés feuillus dont je trouverai le nom plus tard : micoucouliers. Je reviendrai flâner parmi les arbres de la villa Guilia. Et le Giardino Inglese et la villa Malfitano ....et le parc de la Favorita et l'église du Gesu.... Je reviendra pour visiter le théatre Massimo www.azurever.com/...icile/palermetheatro- mazzara.php3 où se déroule la scène finale du Parrain III. Dans un piteux état pendant 25 ans puis rénové, la production du film a pu y tourner sa dernière (et tragique) scène. - " A ce propos, ceux qui partent en Sicile sans avoir vu le Parrain, n'auront jamais bien compris le passé (et aussi le présent) mafieux de cette île. Ce théâtre est l'un des plus grand d'Europe. A l'intérieur, il faut surtout lever la tête. De somptueux lampadaires en verre de Murano ornent des plafonds fleuris. A part ça pas grand chose à y voir si ce n'est la salle Pompeienne, la dernière salle de la visite qui grâce à sa rondeur présente la meilleure acoustique du théâtre." Je reviendrai visiter le palais du Guépard, ( attendre ouverture photo) uniquement sur rendez-vous... pour y danser la valse dans les bras de l'actuel maître des lieux, avec la crinoline de Claudia..... - La famille Vanni Calvello a fait et continue de faire partie de l'aristocratie palermitaine. Son palais est donc tel qu'il a toujours été, avec ses meubles, peintures, porcelaines, verreries, etc... C'est l'un des plus beaux bijoux de Palerme. Il appartient au Prince Vanni Calvello Mantegne di Gangi. C'est ici, dans la salle de bal, que Visconti tourna une scène du Guépard. Trés belle gallerie des glaces. Dommage que la visite, chère, ne soit autorisée qu'aux groupes. Le temps raccourçit et mes jambes préfèrent l'autobus...mais je m'arrête au célèbre jardin botanique dont les arbres magistraux impressionnent autant que leurs immenses et robustes racines tentaculaires. Dernier matin : Avant de m'envoler de Trapani jusqu'à Barcelone et après un bon sommeil, je repars en goguette quelques heures. Les églises en Italie sont rarement ouvertes quand j'y passe tant il y a d'offices....durant lesquels elles sont réservées aux fidèles. Je suis surprise de tant de confessionals remplis et pas seulement par des bigottes mémères. Un gardien suveille l'entrée et décide qui est fidèle et qui ne l'est pas ( touriste)... Malgré ma tenue sage et mon âge certain + déclaration que je viens pour prier , on décide toujours que je ne peux avoir accés àl'intérieur. GGGGGGGRRRRRRRRRRRRRR Enfin, j'arrive à la bonne heure à San Domenico que vous découvrirez ici : www.palerme-palermo.net/eglises_palerme.html et là : www.routard.com/..._di_san_domenico.htm Joyaux baroque aux autels incrustés de marbres verts, bleus, roses, blancs et noirs. Eglise comme je les aime car on y imagine mieux une opérette qu'une messe. Panthéon de la Sicile dit-on mais où mes connaissance ne me font reconnaître personne. Les autels sont incrustés de marbres de toutes couleurs, jamais vu autant de teintes différentes. Lisant ensuite que cette église est " incontournable " je serais ravie de ne pas l'avoir contournée et qu'on ait bien voulu m'ouvrir ses portes... Juste à côté le Museo del Risorgimento qui retrace avec souvenirs et costumes d'époque la guerre Nord Sud en Italie reprise dans Le Guépard. Casquettes et chassures de " partisans " et de Garibaldi.. Il en est le maître de maison, photos et statues, puis Victor Emannuel et je dois demander où est représenté Verdi plus célèbre à Milan et à Parme mais brillant acteur de la libération. Un peu d'histoire : Napoléon III : la France aide le Piémont qui cède Nice et la Savoie. 1859 : bataille de Magenta entre l’Autriche et le Piémont. Les alliés progressent jusqu’à Milan. Bataille de Solferino : 400000 morts mais le Piémont récupère la Lombardie. Les régions de l’Italie centrale se prononcent par plébiscite pour un ralliement au Piémont. En Sicile, François II succède à Ferdinand ; le 4 avril : insurrection palermitaine et marche sur Messine de Rosalino Pilo. 1860 : entrée en scène de Garibaldi : débarquement des mille à Marsala le 11 mai ; il se proclame dictateur de l’île au nom de Victor-Emmanuel et marche sur Calatafimi (15 mai), occupe Palerme et gagne la bataille de Milazzo. Retour en Calabre : débarquement de 20000 hommes. Garibaldi remonte la péninsule, est le 7 septembre à Naples et défait François II à Gaete. Mais Napoléon III craint que marche jusqu’à Rome. Victor-Emmanuel intervient pour arrêter Garibaldi : entrevue de Teano. 21 octobre : rattachement au Piémont des Deux-Siciles par plébiscite (sans doute truqué). Rome reste au Pape. Loi du 17 mars 1861 : Victor-Emmanuel prend titre de Roi d’Italie ; Turin devient capitale. 1862 : Garibaldi prévoit expédition contre Rome mais les volontaires se heurtent à l’armée piémontaise à Aspromonte (Calabre ; 29 août 1862). 1865 : capitale transférée à Florence. 1866 : nouvelle guerre contre l’Autriche. Le Piémont est à nouveau battu à Custoza mais les Provinces autrichiennes votent par plébiscite le rattachement à l’Italie, en profitant de affaiblissement de l’Autriche vaincue par les Prussiens à Sadowa. Triste et Trente restent autrichiens. 1867 : Garibaldi tente à nouveau de libérer Rome mais l’Italie doit attendre la défaite de Napoléon III à Sedan contre la Prusse pour s’emparer de la ville (septembre 1870). 1871 : la capitale est transférée à Rome. Finale....sniff..... Trop court une journée et demi pour Palerme quand on est un peu k.o après un itinéraire mouvementé Nord Sud mais j'y reviendrai... Bus aéroport, vol sans histoire vers l' Espagne....mais pas envie de laisser aussi vite fuir l'Italie; tant pis pour Barcelone, je reste le soir à l'hotel avant de prendre le train du matin pour Montpellier... Addio Palermo ! Viva Italia ! www.youtube.com/watch?v=the9_fs1Za0 www.youtube.com/watch?v=KK-qFN3i2S8 Sans oublier à qui je dois aussi ce délicieux périple : Merci amis Christine, Yves, Christiane, Babeth , Elisabeth, Lysliane et frère dont les textos m'ont accompagnée quand mon coeur était si plein d'émotions qu'il me fallait en partager l'instant. Merci Nadia, Alain, Franco dont l'accueil chaleureux et leur amour des lieux m'ont fait aimer encore plus ce pays. Pour vous cette écriture maladroite et spontanée, afin de ne jamais oublier des journées depuis longtemps rêvées et que j'ai pu m'offrir avant que les plaisirs/souvenirs des sens ne s'échappent.... Mais des rêves italiens............j'en aurai toujours ! Merci de bien vouloir excuser fautes et maladresses..la belle intention y est...
Le monsieur au pied de l'arbre n'est pas à moi..... Un régal cette balade aller bateau retour bus en corniche. A la hauteur de mes rêves y compris le temps clair et ensoleillé. Le lendemain 11 mai, j'aurais tout mon temps pour faire une grande promenade à pied le long du lac, avec toujours la chance qui témoigne du bien-fondé de mon voyage : Expo Brueghel un de mes peintres préféré à la Villa Olmo au bord de l'eau. Toute la famille Brueghel y est représentée et ça fait du monde.... www.grandimostrecomo.it/la-mostra-in-corso Je découvre aussi dans un jardin, la statue d'Alessandro Volta qui inventa la pile ici en..1800. Je quitterai Côme le soir même pour Milan, juste en transit avant de filer sur Parme, une de mes villes préférées. Une paire de chaussures refusera de me suivre, ce que je comprends vu les beautés du lac. J'en découvrirai l'absence le lendemain, ça me fait plaisir d'avoir laissé un peu de moi et ma valise s'en trouve allégée...... Question : Dans le nord de l'Italie, alors que je m'applique à dire le mieux possible " Buongiorno " on m'accueille à l'hotel avec un " Bonjour "... 1: qu'est-ce qui dit que je suis française ? 2: mon accent est-il nul à ce point ? A partir de Florence, je devrai faire appel à toutes mes bribes de langues étrangères pour me faire comprendre : anglais, italien, allemand.... Du coup, je prépare sur mon carnet de notes les phrases indispensables et quotidiennes : – " Bisogno un taxi .Pottrebe chiamare ? " – -" Pottrebe mi aiutare à scendere ma mia valiglia " ( Orthographe non garantie..) 12 mai. Milan-Parme-Bussetto Trois quart d'heure de train jusqu'à Parme où j'ai réservé mon hotel, puis une petite heure jusqu'à la "ville" natale de Verdi, petit bourg bien calme en cette saison, où je flânerai sur les traces de l'artiste, et déplacerai les guides éventuels qui voudront bien ouvrir les portes des lieux pour moi seule. Aucun touriste, la vraie vie parmesane.C'est dimanche, les femmes sont apparemment à la messe, les hommes aux bistrots, où je m'immisce discrètement. On me sert une énorme planchette de Parme et Prosciutto et un verre de vin du coin. Tout ce que j'aime; entourée de brouhaha et fumée...à l'italienne. "C’est la ville d'origine du chef d’orchestre Arturo Toscanini et du peintre Parmigianino ; le compositeur Giuseppe Verdi a grandi à Busseto dans la province de Parme et occupe encore aujourd'hui une place importante dans la vie musicale parmesane ." J'ai tout vu de l'Itinéraire " Verdien " La maison natale à Roncole et l’église San Michele Archangelo où Verdi fut baptisé et où il prit ses premières leçons d’orgue. La Casa Barezzi : la demeure de son beau- père où Verdi rencontra sa première femme, puis avec celle du palais Orlandi acquis par Verdi en 1845 et où séjourna Toscanini. Le monument à Giuseppe Verdi érigé en 1913 sur la place Verdi à Bussetto. La villa Verdi : l’ultime demeure du Maître, qu’il acquit en 1848, et qui est toujours la propriété privée de ses héritiers, les Carrara- Verdi.( pas eu le temps....). Soirée et nuit à Parme 12 mai Parme Hotel Villa Toscanini. L'hotel est de classe, son nom m'a séduite à distance. Classique, sobre, mélange que j'aime de design actuel et de meubles et oeuvres anciennes. Comme souvent quand on arrive à l'hotel, important de vérifier immédiatement l'état de la télévision qui m'aide à m'acclimater au pays, et de la climatisation dont je ne suis pas fan, mais utile parfois. On dirait souvent que les précédents passagers se sont ingéniés à tout détraquer.... Ce qui fut le cas et j'appelais le garçon d'étage pour la clim. Délicieux brun aux yeux bleus..miam miam..que je dus rappeler sans arrière pensée....pour la télévison un peu plus tard. Charmant. Et là me vient à l'idée un flash que je ne me pardonne pas..mais en suis je responsable ? DSK m'apparut sous un autre jour....Misère ! J'erre et je dîne en fin de journée place principale sous les yeux de Garibaldi., quand les couleurs du soir donnent à l'Italie la lumière qui lui va si bien, "La place Garibaldi, située sur le site de l’ancien forum, est aujourd'hui coeur de la ville, entourée du Palazzo Finardi, de l'église San Pietro Apostolo néoclassique, du Palazzo del Comune construit en 1627 et du Palazzo del Governatore édifié en 1283. " Puis je me rend sur les lieux du palais de Marie-Louise, ex de Napoléon, régente du duché durant quelques années avec son amant le comte de Neipperg... Une pensée pour mon petit frère trés connaisseur de l'époque napoléonienne. Je n'irai pas cette fois çi voir l'extraordinaire Théatre Farnèse, du XVIIème siècle dont le décor en trompe l'oeil figure dansle film de Losey : Don Giovanni ". Mais je le recommande. (Spettacolare, grande, sfarzoso, e acusticamente impeccabile. Supera di gran lunga il Teatro Regio per bellezza, ma non ditelo a chi vive a Parma ). - " Le Théâtre Farnèse, à Parme, était le théâtre de la cour des ducs de Parme. En 2009, il est intégré dans le parcours de la galerie nationale de Parme. " Soirée. Délicieux repas en terrasse, ambiance parmesane, pas un touriste, c'est parfait. J'ai bien choisi ma saison. 13 mai Parme- Bologne Bologne. Mon hotel sympa: Albergo centrale (piazza maggiore) Nadia vient me chercher à l'hotel en fin d'après midi et me fait la surprise de m'amener à une exposition dans un jardin, qui fait penser à celui de Trénet et aux fontaines de Niki de Saint-Phalle: "C´est un jardin extraordinaire Il y a des canards qui parlent anglais Je leur donne du pain ils remuent leur derrière En m´disant " Thank you very much Monsieur Trenet " On y voit aussi des statues Qui se tiennent tranquilles tout le jour dit-on Mais moi je sais que dès la nuit venue Elles s´en vont danser sur le gazon Papa, c´est un jardin extraordinaire Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet Ils vendent du grain des petits morceaux de gruyère " Sculptures en trouvailles insolites, parmi plantes et arbres magiques et surtout le jasmin que je découvre pour la première fois en buisson foisonnant. De la joie partout.... Merci Nadia qui ensuite nous concoctera, à son amoureux et à moi, la pasta à la façon Bolognaise. Un régal aussi. Leur appartement leur ressemble avec un beau parfum d'harmonie.On refait le monde....La soirée se finira trés tard. Le lendemain Nadia me fait visiter sa ville qu'elle aime tant, c'est évident, je n'ai jamais eu meilleur guide. A remarquer les kilomètres d'arcades. Bon déjeuner et dîner dans des coins sympas connus par eux. Visité aussi le lieu de répétition théatre d'Alain qui me transporte dans mes années de théatre . Rien ne vaut mieux que de découvrir une ville, un pays avec ses habitants, surtout quand ils sont aussi cools et agréables à fréquenter. Avant de partir, je me régalerai d'un chocolat chaud au sein de Bologne, unique en son genre. Et Alain me confiera un livre délicieux sur Palerme. Pour info: Bologne chef-lieu de la région d'Émilie-Romagne. Très ancienne ville universitaire (qui fut officiellement créée en 1088), elle accueille toujours beaucoup d'étudiants, lui confèrant son animation culturelle et sociale. Plus vieille et turbulente université d'Europe, bien avant la Sorbonne. Des femmes y enseignaient bien avant que d'autres universités s'y mettent... Célèbre pour ses tours et ses portiques en arches (plus de 38 Km dans le centre historique), dont le plus long au monde (Portique de San Luca, 3.500 m pour 666 arches), elle possède le centre historique médiéval le plus grand d'Europe après celui de Venise. 15 mai Vers le sud : Florence, Pistoïa et Franco Franco m'attend à la gare, on se reconnaît tout de suite après 20 ans d'éloignement.... Il me propose une visite de Florence, je viens de visiter plusieurs villes, je préfère admirer la Toscane verte en traversant avec lui la campagne jusqu'à sa ville: Pistoïa. Je suis trés gâtée, mon ami m'avait demandé par mail ce que j'aimais notamment au petit déjeuner et je dois dire que je n'ai jamais dégusté un aussi bon Tiramisu...Et bien sûr aussi la pasta. Avec au réveil, une table garnie des meilleurs mets de la région. Excellent guide que Franco qui, comme Nadia, aime sa ville natale.J'en ferais le tour avec lui, connaisseur en architecture et me faisant découvrir les détails des pierres et monuments d'époques où je note là comme ailleurs, que plusieurs architectes et périodes ont fait des églises un amoncellement d'arts différents et successifs harmonisés dans une rivalité probable de talents. Trés gourmet et excellent cuisinier, je comprends que ce serait lui faire injure que de lui proposer un restaurant qui n'aurait pas les saveurs de ses préparations. Le lendemain je découvre avec lui une proprieté immense d'oliviers et une ferme en colocation où des gens charmants nous accueillent. Vue du haut de la colline sur ces arbres précieux et la Toscane. Expérience intéressante entre personnes autonomes pouvant ou pas, se retrouver autour d'une table commune quand ils le souhaitent. Rien de mieux pour moi que de m'efforcer de comprendre la langue parlée par les autochtones. Si on ne comprend pas tous les mots, l'italien permet de se fier aux musiques, aux sons et aux gestes qui les accompagnent. On échange beaucoup sur la vie, la musiqueet l'amour qu'on lui porte et nos intensités. Trés belle étape. Merci Belami Franco pour tes attentions et connaissances. Le 17 mai, je regagne Florence et un B and B ( Bed and Breakfast) dont l'accueil me surprendra. Seul moment du voyage où j'ai fulminé.... Arrivant avec chaleur et lourde valise en début d'aprés midi à " Le Seggiole " dont le site internet indiquait un ancien palais tout proche du centre historique...je trouve porte close. Je sonne, re-sonne, et découvre un petit mot mal écrit avec un N° de téléphone.... Au fil, une personne de langue anglaise, avec qui je me débrouille en charabia 3 langues.....pour lui dire mon étonnement ( euphémisme). Elle me répond qu'elle a eu un empêchement et m'envoie quelqu'un avec la clef.... Contrairement à ce que j'avais vécu ailleurs dans des B and B, celui-ci n'était pas habité par la proprietaire mais " tenu " par une jeune étudiante américaine.La clientèle était exclusivement américaine et je constaterai vite que les rues de Florence sont envahies par cette population d'outre-atlantique. Du mal avec ces troupeaux menés par un parapluie hissé au dessus de la foule. Les asiatiques font pâle et rare figure parmi eux. Aux petits déjeuners, la jeune femme ne savait que faire pour se faire pardonner et deux "vieilles " américaines de mon âge, style miss Marpple, s'ébrouaient, s'esclaffaient, s'adressaient à moi comme si je comprenais tout de leur liesse.... J'avais prévu 2 jours sur place pour redonner chance à Florence de me plaire, mes précédents voyages m'ayant déçue, vu les foules de touristes et le peu de recul sur la piazza pour admirer Duomo et Baptistère. Je n'avais pas noté que c'était le week-end de l'ascension....d'où embouteillages humains partout. Et dans ce centre historique, je préférais encore une fois et de loin, la piazza Signoria où je restais longuement attablée le soir au son d'un petit orchestre face à la superbe Loggia dei Lanzi. http://fr.wikipedia.org/wiki/Loggia_dei_Lanzi et deux vidéos une amateur et une plus élaborée ( un peu bruyante, taire le son): http://www.youtube.com/watch?v=iWkf8gCBLBM&feature=related http://www.youtube.com/watch?v=jo047KzCd3A Inutile ce jour, d'essayer de visiter le palais Pitti...dont la file d'attente au soleil me fait fuir vers les arbres et les plantes. Heureusement qu'il y a le jardin Boboli....nettement moins fréquenté. Dans cet espace de verdure avec fontaines, statues, massifs de fleurs et allées de cyprés, juste une belge aimant comme moi nature et solitude.Je ne sais pourquoi elle m'appela " une française pas comme les autres"..... http://www.youtube.com/watch?v=uKaLnhAMjcM&feature=related Remarquable aussi la vue de la Piazzale Michelangiolo ( il est partout ...) vue le matin dont sans trop de monde. Le lendemain, je tente avec bonheur, une balade en bus vers les hauteurs de Florence et Fiesole. On y grimpe en lacets parmi oliveraies , somptueux jardins et enfilades de cyprés. Enchantement.....et miracle, autobus presque vide avec vue sur les collines qui laisse croire qu'on est quelques sièces en arrière sans immeubles ni antennes. Réconciliation avec la ville vue d'en haut. Voici le site où vous pourrez découvrir et participer à mon émerveillement : www.cityzeum.com/...iesole/photo/1#photo Imprudente mais chanceuse : J'avais cru bon de laisser la date du 19 sans réservation d'hotel, pensant passer cette journée à Sienne... Pas noté que c'était le pont de l'ascension...Ce qui fait que j'ai erré plusieurs heures tard le soir dans Florence, pour dégotter un hotel.J'aurais dormi n'importe où sauf dans la rue...même au pied de Michel- Ange. J'aime l'imprévu, j'avais garé ma valise pour aller à la recherche de ma chambre et j'ai visité tous les hotels ** et ***. Ne pouvant m'en prendre qu'à moi ( que j'aime bien..), je pris cela légèrement surtout quand au bout d'une vingtaine de gîtes sans place, je trouvais enfin le mien, prés de la gare et..bruyant. Seul détail sympathique: il est via Panzani...qui n'est pas un musicien, ni italien...comme beaucoup d'artistes ayant laissé trace et nom dans l'art culinaire... On ne risque rien de s'instruire : - "À peine démobilisé suite à la débâcle, Giovanni Panzani, qui s'appelle Jean depuis sa naturalisation, retourne dans sa famille à Niort, des Italiens tenant une boutique de pâtes et de produits italiens. Finalement, ce retour va vite se transformer en opportunité car tous les producteurs de pâtes en France sont établis en zone Libre (historiquement, les régions de l'immigration italienne d'avant-guerre telles que la Savoie, la vallée du Rhône, ou la Provence...). ". Ouf....Je serai plus proche demain de mon train pour Napoli ! 20 mai grand départ vers le Sud Si jusqu'ici, j'ai fait de petits trajets en train, me voilà partie pour un long parcours: Florence-Naples. Quatre heures de train sans encombres et à l'heure en fin d'après-midi . Je n'aurais sur tout le périple que 20 minutes de retard..rien à dire quand on lit les récriminations de beaucoup de voyageurs concernant Trenitalia. Napoli Le taxi me dépose à distance de la place Plebiscito car impossible d'y accéder en voiture. Dimanche soir et grandes manifestations à cet endroit réputé pour cela depuis des siècles. Je marchais difficilement jusqu'à ma rue avec mon lourd sac roulant; la place entière était couverte de monde et de drapeaux rouges (?), bannières etc....scandés par des refrains repris en hauts parleurs.. Etant coupée des infos depuis plusieurs jours, je pensais d'abord à un évènement politique important .... alors qu'il s'agissait d'une victoire de Naples au football... Me voilà projetée, précipitée dans l'ambiance en croisant aussi des processions menées par des curés en soutanes et dentelles chantant à tue-tête....J'ignore s'il s'agit de remercier Dieu pour cette victoire ou de fêter la journée dominicale... La« Place du plébiscite ») est la plus importante place de Naples. Située au choeur de la ville elle a une superficie de 25 000 m2 bordée par la Basilique San Francesco di Paola, le Palais Royal, le Palazzo Salerno et le Palazzo della Prefettura. Son nom est issu du plébiscite du 2 octobre 1860 intervenu dans le cadre de l'unification italienne. J'ai encore trés bien choisi, à distance, mon emplacement. Vive le net ! L'hotel que j'ai réservé faisait mon bonheur à l'avance. Situé à cent mètres de la place Plebiscito et de Santa Lucia, à deux pas de l'opèra San Carlo, dans la longue et montante rue Chiaia, du même nom, il était dit ancien Palais et je me voyais déja dansant au rythme du " Guépard..." dans les bras de Burt... Voir le beau document : lecoindesmemeres.com/photosnaples.html qui...remet les pendules à l'heure ! L'entrée est trés ordinaire, entre deux boutiques, grand porche, petite portière.Cour intérieure pavée où deux petits magasins bruyants dont on ne sait ce qu'ils vendent...restent ouverts nuit et jour.. L'entrée est au fond, muni d'un somptueux escalier en pierres à deux directions que j'ai retrouvé comme pièce unique dans un beau reportage sur Naples.. La réceptionniste vient m'accueillir. Premier étage trés élevé, les plafonds des palais sont hauts. Quand la porte du palier s'ouvre je découvre l'entrée d'un palace, salons, meubles précieux, toiles anciennes. Je vous laisse jouir de la traduction sur leur site : "L’hôtel, naît de la restructuration de l’appartement où le marquis Nicola Lecaldano Sasso la Terza habitat vers la fin du I8ème et le début du 19, au premier étage noble de l’immeuble du 216 de Via Chiaja, à 20 mètres seulement de Piazza du Plebiscito et de Piazza San Ferdinando (aujourd’hui Piazza Trieste e Trento), coeur de la ville de Naples." Accueil sympa, je m'installe dans une chambre trés cosy donnant sur une étroite cour intérieure ( il y en a trois, chacune entourée de passerelles, balcons et plantes vertes diverses). J'ai donc un balcon... donnant sur une passerelle ornée de plantes exotiques et faisant le tour de la cour.... Des tentures, une ambiance un peu sombre et calme. Nous sommes dimanche. En sortant de ma chambre pour explorer Napoli, pas fière du tout, vu la liesse envahissante des alentours, je croise dans les couloirs, un groupe d'italiens mené par un guide..... Je m'enquiers à la réception de cette animation surprenante. Et j'apprends que je suis logée dans un Casino ( bordel de luxe) célèbre au 19ème siècle et bien connu des aristocrates napolitains de l'époque... Je remarquais ensuite au virage d'un couloir un.......... bidet trés élégant sur pieds sculptés...qui avait dû voir du pays ...Une relique ! Ma chambre n'étant pas des plus fastueuses, n'aura pas droit à la visite des touristes... C'est à mon retour que je trouverais sur Google la mention discrète suivante : Hotel de charme....Chiaia Je sors pleine d'audace, et affronte la foule....en cherchant avec peine une place dans une trattoria . Au coin de ma rue je découvre la patisserie la plus célèbre de Naples : le Gran Caffe Gambrinus : - "Gambrinus est le café -pâtisserie historique de Naples où de célèbres et nombreuses figures telles que Verdi, Wilde ou Sartre y ont dégusté des fines pâtisseries locales légèrement relevées de zestes confits, accompagnées d’apéritifs sucrés ou de ristretti cardiotoniques servis par des camerieri en queue de pie virevoltant dans ses salons dorés. Le Caffè Gambrinus est fondé en 1860 par l'entrepreneur Vincenzo Apuzzo qui sait s'entourer des meilleurs brigades de pâtissiers et glaciers de l'époque. Dès lors, le Gambrinus obtient immédiatement un énorme succès. Décoré de peintures, stucs dorés, larges glaces, il a été défini par les critiques de l’époque comme «une authentique galerie d’art». -" De grandes personnalités y sont venues, dont Verdi, et le café Gambrinus est devenu, depuis l’unité italienne, le lieu de référence des chefs d’état, politiciens et intellectuels. Parmi les personnalités les plus célèbres, on compte Gabrielle d’Annunzio, Oscar Wilde ou Edorado De Filippo, qui ont tous contribué, par une poésie, une photo ou une dédicace, à l’immortalité du lieu. Aujourd’hui encore, les personnalités les plus connues, dont Odile Lamourère....., :-) ne manquent pas de s’y arrêter pour boire un café (délicieux) et déguster des pâtisseries. Comme souvent par ici, il faut faire deux fois la queue, une fois à la caisse pour prendre un ticket en donnant le nom de la gourmandise souhaitée ( ce que j'aurais du mal à faire...) et ensuite pour se faire délivrer le gateau... Franco m'avait recommandé de goûter la " pastiera " que je dégusterai avec délice le lendemain. Pour gourmands et cuisiniers : www.undejeunerdesoleil.com/2012/03/lamythique- pastiera-napoletana-typique.html Je trouve une table libre au premier étage du restaurant Rosati en face, devant fenêtre donnant sur la place animée dont les clameurs baissent avec la nuit. Délicieux repas fin de spécialités légères. Je prendrai une pizza demain, ce qui sera une expérience savoureuse obligeant à constater que nos pizzas n'ont rien à voir avec la vraie...napolitaine. A deux pas de la monumentale piazza del Plebiscito, un appartement bourgeois et un ancien bordel, ou premier étage d'un palazzo, ont été transformés en un hotel de charme à la forte personnalité. Accueil convivial, une trentaine de chambres aménagées avec gout, bar et salon confortables. A savoir : pour vingt euros on fait un repas dans un restaurant classe. Et où que l'on achète la bouteille d'eau minérale, elle est partout à un euro ! Avis à nos eaux de TGV...et d'ailleurs, au coût trés variable, atteignant chez nous parfois deux euros cinquante.. Je garde un excellent souvenir de mon passage à Naples. Tout m'a plu, depuis l'originalité de mon logis et son emplacement, jusqu'à la balade à travers la ville en bus et les jardins foisonnants. Je visite l'opéra San Carlo..un de mes grands rêves dans cette épopée. www.tripadvisor.fr/...-Teatro_di_San_Carlo- Naples_Province_of_Naples_Campania.html Avec moi un couple de français BCBG peu aimable et se plaignant qu'il n'y a pas de visite en français alors que je me régale sans tout comprendre, de visiter un lieu superbe et célèbre dans sa propre langue. Et avec un petit groupe de lycéens italiens dont le comportement d'un jeune m'attendrit. Il est amoureux-fou d'une des lycéennes trés mignonne et n'a d'yeux que pour elle.Lui aussi a bcp de charme avec ses 17 ans... Mais hélas..elle n'en veut pas et n'arrête pas de repousser ses avances comme Carmen avec José.... Opéra dans l'Opéra... Je suis aussi à côté du Chateau Castel Nuovo, forteresse ayant vu passer des rois de plusieurs nationalités depuis..1279....y compris des français ( angevins )www.naples-napoli.org/chateauneuf_info.html C'est fou le nombre de pays qui ont tenté de posséder Naples et ont géré la province en y laissant belles traces même si leur passage n'est pas fait que de bons souvenirs . Pour en savoir plus :www.naples-passion.com/histoire.html Je découvrirai la résidence de Rossini à Naples et pourrai me cultiver un peu plus sur ce bon vivant : -"C’est à Naples, à partir de 1815, que Rossini a le mieux exploité le versant dramatique de sa fabuleuse richesse d’inspiration. Cela peut sembler paradoxal lorsqu’on sait que la ville passe alors pour la capitale de l’opéra buffa. C’est là que l’impresario Serino fit jouer en 1706 la première oeuvre baptisée « opera buffa », la Cilla de Faggioli, donnée en dialecte napolitain. Toutefois on se tromperait si l’on croyait à une Naples vouée exclusivement à cette tradition séculaire. Ce sont les compositeurs « napolitains » eux-mêmes tels Paisiello et Cimarosa qui ont amorcé le rapprochement de l’opéra seria et de l’opéra buffa qui culmine, avec Cenerentola. Le Barbiere di Siviglia de Paisiello, en 1782, et Il matrimonio segreto de Cimarosa. C’est bien un extraordinaire appétit d’expériences nouvelles qui caractérise la Naples du début du XIX siècle. On y présente désormais les opéras de Gluck, de Spontini, de Sacchini et pas seulement par opportunisme face au conquérant Napoléon Bonaparte qui les adorait. " Le dernier soir j'aborderai, place Plebiscito, une femme la quarantaine, en lui disant spontanément : " Vous êtes française "...et elle, un peu inquiète : " Comment le savez vous ? ". Intuition. Elle vient d'arriver et voyage comme moi en solo. Je lui dis qu'il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai pas parlé français et comme elle cherche un restaurant, nous dînons ensemble.Toulousaine sympa, elle a loué un appart dans les Pouilles pour les jours qui suivent. Pour éviter toute ambiguité, je lui parlerai...des hommes et de mon amour pour eux. Bonne soirée de confidences échangées sans réticences comme dans toute rencontre éphémère. Aprés coup, je pense qu'il aurait été encore plus savoureux que cette rencontre fut masculine... Aucune crainte dans Naples le soir, je me sens bien dans cette ville, trés vite à l'aise après l'affolement su premier soir.Seul petit problème : ici on parle Napolitain ..et si je commençais à saisir quelques phrases autour de moi, il me semble avoir changé de pays. J'ai beaucoup circulé à pied et en bus et commence à peiner. Heureusement le temps est délicieux, un printemps frais et ensoleillé. 22 mai Côte Amalfitaine et Sorrente ! Temps légèrement pluvieux pour gagner Sorrente par la mer. Toujours pas de touristes sur le bateau sauf un couple allemand dont l'homme trés bavard me rappelera mes jeunes années dans son pays... en me faisant faire des efforts dans sa langue. www.europeportreviews.com/Naples4.ht Tout le monde se réfugie à l'intérieur sauf moi, d'abord parce que je perçois que la mer va secouer et que j'aime ça. Et aussi parce qu'il est peu agréable de s'agglutiner au chaud en risquant mal d'estomac voire pire... ceux des voisins. Je me glisse dehors avec les marins et le couple allemand. Je sors mon k-way et me régale.... Je ne sais pourquoi le tangage et le roulis poussent à rire, sans doute à cause de l'équilibre fragile dés qu'on veut changer de place mais je retrouve des réflexes et sensations d'enfant. Et cela créé une belle complicité éphémère... Avec le vent, les embruns et toujours ces douces secousses lentes qui font surfer le bateau sur les hautes vagues. A Sorrente le temps se lève, on accoste comme dans une île, tel un village corse ou grec. Mon hotel a un joli nom : Désirée. Un taxi m'y amène. C'est la haut sur la falaise couverte de végétation florissante. Accueil sympa et émerveillement en ouvrant ma chambre. Sa terrasse donne sur un a-pic de 200 mètres au dessus de la mer. Site enchanteur, retenez-l'adresse. Je m'installe, impossible de descendre à pied sur la petite crique en bas, un ascenseur y accéde. Je passe un moment à contempler ce que j'avais imaginé en rêve. A mes pieds et au large, la baie de Naples et en face, le Vésuve..... Si on ouvre les photos on voit exactement les vues de ma chambre...terrasse : www.desireehotelsorrento.com/photogallery.php La pluie reprend, seul jour au temps morose, mais je suis ko et m'allonge face à la vue, grande baie ouverte à mes pieds. Je savais que j'aurais à marcher jusqu'au village et restaurants mais la réceptionniste trés serviable me téléphone pour me dire que vue le temps, ils mettent un chauffeur gratuitement à ma disposition pour m'amener à un restaurant plus haut encore....."Il Borgo" que je recommande à qui aura le bonheur de faire ce périple. Que ce soit Eole ou Vénus....les dieux sont avec moi surtout ce soir grace à "Gigi l'amoroso " ..... www.youtube.com/watch?v=yfVZYFbB1uY D'abord parce ce jeune chauffeur bien sapé me dira rapidement qu'il s'apelle Gigi, ensuite parce que c'est un beau garçon brun , tout ce que j'aime, qui me donnait envie de chanter : - " L´histoire d´un p´tit village près de Napoli ..........tous ceux qui venaient C´était pour écouter Celui qui faisait battre tous les coeurs Et quand il arrivait La foule s´écriait : Arriva, Gigi l´Amoroso Croqueur d´amour, l´oeil de velours comme une caresse Gigi l´Amoroso Toujours vainqueur, parfois sans coeur Mais jamais sans tendresse Partout, c´était la fête quand il chantait Zaza, luna caprese, o sole mio " Quand il me demande mon prénom et ...si j'étais seule...je perd 30 ans d'un coup. Le fait qu'il ne parle pas un mot de français ni d'anglais mais le napolitain freine notre dialogue, à moins que cela n'induise plus de mystère...Bien joli sourire. Eentre Edouard Bear et Bixente Lizarazu...le folklore et mon imaginaire en plus.. Au retour, il était évident que ce n'était pas le dialogue qu'il avait envie de privilégier.... Je me régalais d'un plaisir dépassé qui complétait parfaitement le repas délicieusement gastronomique avec large vue sur les lumières de Naples. Soirée enchanteresse, retour charmant, sourire complice et Adieu Jeunesse ! Qui a dit: " Gai comme un italien quand il sait (croit) qu'il y aura de l'amour et du bon vin"... Ma nuit au bord des étoiles fut belle et le soleil me réveilla. Je déboulais la route pour attraper l'autobus régional longeant la côte amalfitaine. Merveille des merveilles...avec à l' arrivée à Amalfi applaudissements pour le chauffeur ! Belles émotions lors de voitures en face et vues-surprises à chaque virage entre villages et mer. Positano, Praiano, Conca, Ravello...des noms qui chantent à l'italienne. Encore une journée de rêve, un cadeau prestigieux.... En passant à Positano, une pensée pour Pablo Néruda et le film émouvant " Il Postino" qui se passe là. Amalfi place avec sa curieuse cathédrale www.coteamalfitaine.net/amalfi-cathedrale.html et ruelles en escaliers. Je m'installe pour déjeuner sur la petite place face à l'édifice religieux où plusieurs styles et plusieurs siècles depuis 1182....en ont fait une curiosité. Le retour en bus sera aussi périlleux mais avec des vues différentes de l'aller, bien que sur la même route; il n'y en a qu'une. On ne voit pas les mêmes choses, du même côté, et la lumière sur les villages, les a-pics et la mer est différente entre matin et soir. Je découvre des champs de coquelicots ramassés les uns contre les autres comme un grand tissu de satin rouge, ( Salerne) puis des vergers immenses de citronniers et orangers couverts de fruits. Dans ces bus, pas un touriste....le rêve.Seulement des villageois totalement indifférents aux paysages qu'ils côtoient depuis qu'ils y sont nés. Et ma présence ne les gêne nullement, sont tous trés gentils quand je me renseigne sur les horaires etc... Le soir je dîne sur ma terrasse, avec quelques délices italiens achetés à Sorrente. On dit " Voir Naples et Mourir".......( mais on ne dit pas que c'est urgent). Moi, je l'ai vue dans ses ruelles et de loin au delà de la mer, brillante comme un bijou au fond de sa rade-écrin. Dernier soir : j'ai attendu que mes yeux n'en puissent plus de s'émerveiller pour aller dormir. L'Ephémère est toujours fascinant et plus fort en plaisir. Peut-être n'y reviendrais-je plus ? Mais le souvenir en est brûlant comme un soleil... 24 mai Sorrente- Naples- Palerme La grande traversée.... Grande journée, 9 heures de train que je redoute un peu...mais l'avion entre Naples et Palerme gréverait sérieusement mon budget. Quant au bateau il n'existe que de nuit, et je n'aime pa la navigation enfermée en cabine avec co-habitation non choisie. Et puis, j'ai un joli souvenir d'un aller Milan Naples en train avec des voyageurs cocasses, prosciutto et parmiggiano largement étalés sur les sièges. Sorrente-Naples en train, on longe la côte, autres vues que lors de la traversée mer. Des villas alternent avec les quartiers populaires. Et des tunnels....diable que l'Italie aime les tunnels ! Puis je me prépare à mon trajet train...en prévoyant juste un petit sandwich... Bizarre mais un "serveur" passera une seule fois vendre ce qu'il a dans deux poches en plastique.. et rien d'autre, ni bar..Heureusement que nous sommes un jour de joli printemps frais. Bonne chose : seconde classe trés confortable au niveau des sièges uniquement en compartiment. Je serai avec un couple mûr qui ne se parle pas et un monsieur plus âgé qui nous gate de ses ronflements ( en italien) de Naples à Palerme.... Dans les couloirs je croiserai un couple de râleurs...français... Mon romantisme en prend un coup. Je sors une tonne de documents sur la Sicile et plusieurs pages de mots croisés. Traversée mer : animation, distraction quand on arrive au détroit de Messine où l'on met le train sur le bateau... Manoeuvres bruyantes et sourdes. Nous sommes dans la câle. Hélas je ne comprend pas le sicilien...et impossible de savoir combien de temps va durer la traversée. Certains voyageurs quittent le train et montent sur les passerelles. Je crains bêtement de ne pas comprendre l'heure où il faudra regagner le compartiment et mon seul regret : ne pas être montée sur le pont surtout quand je lis maintenant que ce passage est trés périlleux et agité en mer. L'importance des manoeuvres et les bruits insolites donnent l'impression de passer dans un autre monde. On coupe le train en deux pour le caser, on entre et on sort en deux parties, durée du passage: une bonne heure pour 3 kilomètres mais une belle expérience insolite de plus. Et voilà une autre terre entre Messine et Palerme...Ouf..arrivée en fin de journée en bon état. Palermo 24 25 mai Ca sent la fin d'un voyage extraordinaire et unique, rêvé depuis longtemps dont Palerme est l'aboutissement. Il faut finir en beauté et je m'y emploie.... Je rêve depuis longtemps d'un hotel ancien palais dénommé " Grand Hotel et des Palmes " dont déja le nom surprend, et les photos que j'en ai vu m'enchantent comme toute l'époque où il a été construit et visité par des rois et princes, bien avant la jetset.. en 1874-1891. Je vous livre la traduction trés aléatoire de Google : - "Le Grand Hôtel et des Palmes était à la maison à de nombreux événements qui ont marqué l'histoire de la Sicile. En 1881, Richard Wagner a composé son «Parsifal» en 1882 Francesco Crispi a donné des leçons dans la vie politique, également, est le fameux 12-souper servi dans Vittorio Emanuele Orlando qu'il est fréquemment visité ses voyages alors. L'écrivain français Raymond Roussel y vécut jusqu'à sa mort, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le général Charles Poletti a déménagé son siège là-bas, et le dernier, le baron Giuseppe Di Stefano a «choisi» d'y rester emprisonné jusqu'à la mort. " Quelle histoire ! Et encore plus cocasse et proche de nous : www.touristie.com/...-Hotel-des-Palmes-16 Pourquoi ai-je choisi son voisin aussi luxueux : l'Hotel Wagner ? Sans doute pour son célibre lustre...et Wagner, Rossini, Verdi : -" Bienvenu au majestueux Grand Hôtel Wagner de Palerme, hôtel historique de Sicile et hommage vivant au compositeur allemand de renommée mondiale Richard Wagner. C'est ici que se trouve le lustre qui apparaît dans la fameuse scène du bal du Guépard de L. Visconti, au dessus de vos têtes dans le hall d'accueil! Les intérieurs de cet hôtel sont décorés de fresques étonnantes, de tapis et marbres précieux, et, dans le hall principal, on y trouve également une splendide cheminée antique. Au quatrième étage, une immense terrasse panoramique vous attend pour des cocktails exclusifs et des soirées chics, de même que les salles Verdi et Rossini pour vos réunions ou conférences. " Wagner me semble moins sympathique que ses congénères italiens mais il est passé partout à Palerme et y a laissé trace , rue, place, maisons etc.... Superbe entrée de cet hotel, j'ai fait au mieux pour mon dernier jour. Tapis, meubles anciens, toiles, calme, statues bien disposées et marbres partout. Sans oublier les lustres magistraux les tableaux du I8ème, le paravent en bronze sculpté du bar et les plafonds peints. Le balcon de ma chambre est en marbre....mais je verrai dans les églises que les marbres de toutes teintes sont partout dans cette ville. Tout proche de la côte et des anciens palaces sur mer faisant ressembler la côte à Nice en plus vaste et plus long. Le quartier est onéreux, et je dîne en arrivant dans un restaurant de luxe, bon mais sans le floklore que j'attendais. Ni maffia, ni ordures sur le trottoir...Le petit livre d'Alain m'a fait prévoir le pire mais avec beaucoup d'humour et ( carte bleue et papiers dans pochette-slip...) je ne crains personne. Je m'écroule, vannée d'émotions et de trépidations. Bizarre comme en train, on reste assis et cependant comme cela peut fatiguer....mais je n'ai pas chômé depuis Milan.... Il n'y a que dans les palaces qu'on peut se faire monter le petite déjeuner dans sa chambre; et je ne m'en priverais pas. Et quel petit déjeuner ! J'y gouterais des fruits savoureux, mûrs à point et toutes les patisseries siciliennes, sans oublier mon dernier Cappuccino ! Le tout servi sur un vaste plateau d'argent...( ou presque)... Le lendemain je cherche les Citysightseeing car je n'ai qu'une journée et demi pour visiter cette superbe et immense ville aux aspects multiples. Ces bus peu fréquentés en cette saison et qui nous font sourire à Paris....sont trés bien agencés. Les écouteurs sont en bon français et les commentaires fort intéressants pour une ignare comme moi. Deux heures permettent de noter les endroits qu'on souhaite revoir. Et que je reverrai dans une autre vie....comme le quattro Canti: - Quattro Canti: place aussi appelée le «théâtre du soleil», car elle est éclairée par les rayons du soleil de l'aube au crépuscule. Les quatre bâtiments qui composent les Quattro Canti ont des sculptures sur leur façade illustrant différents thèmes comme les quatre saisons, entre autres. Curieuse cette place entourée de 4 immeubles dont la façade est garnie de statues. Je reviendrai Via Principe Belmonte, allée-cafés foisonnante d'arbres trés feuillus dont je trouverai le nom plus tard : micoucouliers. Je reviendrai flâner parmi les arbres de la villa Guilia. Et le Giardino Inglese et la villa Malfitano ....et le parc de la Favorita et l'église du Gesu.... Je reviendra pour visiter le théatre Massimo www.azurever.com/...icile/palermetheatro- mazzara.php3 où se déroule la scène finale du Parrain III. Dans un piteux état pendant 25 ans puis rénové, la production du film a pu y tourner sa dernière (et tragique) scène. - " A ce propos, ceux qui partent en Sicile sans avoir vu le Parrain, n'auront jamais bien compris le passé (et aussi le présent) mafieux de cette île. Ce théâtre est l'un des plus grand d'Europe. A l'intérieur, il faut surtout lever la tête. De somptueux lampadaires en verre de Murano ornent des plafonds fleuris. A part ça pas grand chose à y voir si ce n'est la salle Pompeienne, la dernière salle de la visite qui grâce à sa rondeur présente la meilleure acoustique du théâtre." Je reviendrai visiter le palais du Guépard, ( attendre ouverture photo) uniquement sur rendez-vous... pour y danser la valse dans les bras de l'actuel maître des lieux, avec la crinoline de Claudia..... - La famille Vanni Calvello a fait et continue de faire partie de l'aristocratie palermitaine. Son palais est donc tel qu'il a toujours été, avec ses meubles, peintures, porcelaines, verreries, etc... C'est l'un des plus beaux bijoux de Palerme. Il appartient au Prince Vanni Calvello Mantegne di Gangi. C'est ici, dans la salle de bal, que Visconti tourna une scène du Guépard. Trés belle gallerie des glaces. Dommage que la visite, chère, ne soit autorisée qu'aux groupes. Le temps raccourçit et mes jambes préfèrent l'autobus...mais je m'arrête au célèbre jardin botanique dont les arbres magistraux impressionnent autant que leurs immenses et robustes racines tentaculaires. Dernier matin : Avant de m'envoler de Trapani jusqu'à Barcelone et après un bon sommeil, je repars en goguette quelques heures. Les églises en Italie sont rarement ouvertes quand j'y passe tant il y a d'offices....durant lesquels elles sont réservées aux fidèles. Je suis surprise de tant de confessionals remplis et pas seulement par des bigottes mémères. Un gardien suveille l'entrée et décide qui est fidèle et qui ne l'est pas ( touriste)... Malgré ma tenue sage et mon âge certain + déclaration que je viens pour prier , on décide toujours que je ne peux avoir accés àl'intérieur. GGGGGGGRRRRRRRRRRRRRR Enfin, j'arrive à la bonne heure à San Domenico que vous découvrirez ici : www.palerme-palermo.net/eglises_palerme.html et là : www.routard.com/..._di_san_domenico.htm Joyaux baroque aux autels incrustés de marbres verts, bleus, roses, blancs et noirs. Eglise comme je les aime car on y imagine mieux une opérette qu'une messe. Panthéon de la Sicile dit-on mais où mes connaissance ne me font reconnaître personne. Les autels sont incrustés de marbres de toutes couleurs, jamais vu autant de teintes différentes. Lisant ensuite que cette église est " incontournable " je serais ravie de ne pas l'avoir contournée et qu'on ait bien voulu m'ouvrir ses portes... Juste à côté le Museo del Risorgimento qui retrace avec souvenirs et costumes d'époque la guerre Nord Sud en Italie reprise dans Le Guépard. Casquettes et chassures de " partisans " et de Garibaldi.. Il en est le maître de maison, photos et statues, puis Victor Emannuel et je dois demander où est représenté Verdi plus célèbre à Milan et à Parme mais brillant acteur de la libération. Un peu d'histoire : Napoléon III : la France aide le Piémont qui cède Nice et la Savoie. 1859 : bataille de Magenta entre l’Autriche et le Piémont. Les alliés progressent jusqu’à Milan. Bataille de Solferino : 400000 morts mais le Piémont récupère la Lombardie. Les régions de l’Italie centrale se prononcent par plébiscite pour un ralliement au Piémont. En Sicile, François II succède à Ferdinand ; le 4 avril : insurrection palermitaine et marche sur Messine de Rosalino Pilo. 1860 : entrée en scène de Garibaldi : débarquement des mille à Marsala le 11 mai ; il se proclame dictateur de l’île au nom de Victor-Emmanuel et marche sur Calatafimi (15 mai), occupe Palerme et gagne la bataille de Milazzo. Retour en Calabre : débarquement de 20000 hommes. Garibaldi remonte la péninsule, est le 7 septembre à Naples et défait François II à Gaete. Mais Napoléon III craint que marche jusqu’à Rome. Victor-Emmanuel intervient pour arrêter Garibaldi : entrevue de Teano. 21 octobre : rattachement au Piémont des Deux-Siciles par plébiscite (sans doute truqué). Rome reste au Pape. Loi du 17 mars 1861 : Victor-Emmanuel prend titre de Roi d’Italie ; Turin devient capitale. 1862 : Garibaldi prévoit expédition contre Rome mais les volontaires se heurtent à l’armée piémontaise à Aspromonte (Calabre ; 29 août 1862). 1865 : capitale transférée à Florence. 1866 : nouvelle guerre contre l’Autriche. Le Piémont est à nouveau battu à Custoza mais les Provinces autrichiennes votent par plébiscite le rattachement à l’Italie, en profitant de affaiblissement de l’Autriche vaincue par les Prussiens à Sadowa. Triste et Trente restent autrichiens. 1867 : Garibaldi tente à nouveau de libérer Rome mais l’Italie doit attendre la défaite de Napoléon III à Sedan contre la Prusse pour s’emparer de la ville (septembre 1870). 1871 : la capitale est transférée à Rome. Finale....sniff..... Trop court une journée et demi pour Palerme quand on est un peu k.o après un itinéraire mouvementé Nord Sud mais j'y reviendrai... Bus aéroport, vol sans histoire vers l' Espagne....mais pas envie de laisser aussi vite fuir l'Italie; tant pis pour Barcelone, je reste le soir à l'hotel avant de prendre le train du matin pour Montpellier... Addio Palermo ! Viva Italia ! www.youtube.com/watch?v=the9_fs1Za0 www.youtube.com/watch?v=KK-qFN3i2S8 Sans oublier à qui je dois aussi ce délicieux périple : Merci amis Christine, Yves, Christiane, Babeth , Elisabeth, Lysliane et frère dont les textos m'ont accompagnée quand mon coeur était si plein d'émotions qu'il me fallait en partager l'instant. Merci Nadia, Alain, Franco dont l'accueil chaleureux et leur amour des lieux m'ont fait aimer encore plus ce pays. Pour vous cette écriture maladroite et spontanée, afin de ne jamais oublier des journées depuis longtemps rêvées et que j'ai pu m'offrir avant que les plaisirs/souvenirs des sens ne s'échappent.... Mais des rêves italiens............j'en aurai toujours ! Merci de bien vouloir excuser fautes et maladresses..la belle intention y est...
Meilleures pizzas d'Italie English translation pending
pour ceux que ça interesse , voici un lien vers les 41 meilleures pizzerie d'italie selon le guide gastronomique gambero rosso
perso , il me semble qu'aller en italie , du moins pour ceux qui y vont pour la 1ere fois où y vont rarement , c'est plutôt l'occasion de gouter aux 99,9% de la cuisine italienne inconnus hors d'italie
c'est en italien , mais tout le monde peut lire le nom de l'établissement , la ville et ( ) la province
http://cucina.corriere.it/foto-gallery/15_settembre_20/41-migliori-pizzerie-d-italia_b84e7394-5fa0-11e5-9125-903a7d481807.shtml
Beaucoup de questions sur Bali English translation pending
Bonjour à toutes et à tous ,
nous n'avons jamais été en Asie et Bali me semble être l'endroit idéal pour en découvrir les charmes.
Nous sommes un couple de 30 et 28ans avec un enfant de 5ans.
Ma compagne étant dans l'enseignement et ma fille actuellement scolarisée , nous n'avons d'autre possibilités que de partir fin juin-Début juillet et ce pour une période de 2 à 3 semaines à définir en fonctions du nombre de visites.
J'ai lu sur différents postes que la ville d'Ubud serait idéal comme lieux d'hébergement , car elle est visiblement assez bien située. Pouvez vous me le confirmer?
Nous aimerions voir des lieux typiques (temples , rizières , foret des singes , lacs, ...) , je suppose donc qu'il faudra louer une voiture? La conduite est elle simple et sécurisante la bas?
La population est elles ouvertes aux touristes? existe t il des lieux ou les touristes ne seront pas trop présent à cette période??
Au niveau des vaccins, faut il un vaccins spécifique?
D'avance merci pour toutes vos réponse ainsi que toutes vos informations utiles,
Chatulu
nous n'avons jamais été en Asie et Bali me semble être l'endroit idéal pour en découvrir les charmes.
Nous sommes un couple de 30 et 28ans avec un enfant de 5ans.
Ma compagne étant dans l'enseignement et ma fille actuellement scolarisée , nous n'avons d'autre possibilités que de partir fin juin-Début juillet et ce pour une période de 2 à 3 semaines à définir en fonctions du nombre de visites.
J'ai lu sur différents postes que la ville d'Ubud serait idéal comme lieux d'hébergement , car elle est visiblement assez bien située. Pouvez vous me le confirmer?
Nous aimerions voir des lieux typiques (temples , rizières , foret des singes , lacs, ...) , je suppose donc qu'il faudra louer une voiture? La conduite est elle simple et sécurisante la bas?
La population est elles ouvertes aux touristes? existe t il des lieux ou les touristes ne seront pas trop présent à cette période??
Au niveau des vaccins, faut il un vaccins spécifique?
D'avance merci pour toutes vos réponse ainsi que toutes vos informations utiles,
Chatulu
La route des hauts plateaux: mode d'emploi? (Vietnam) English translation pending
Bonjour les trotteurs !
Nous voilà arrivé à Saigon avec une cops. Notre premier repas fut orgasmique (si si !) D'ici 2 ou 3 jours on aimerait faire route jusqu'à Da Lat. On nous a proposé un bus à couchette pour 15 dolls. Mais ce que nous voudrions surtout, c'est prendre notre temps et le faire en 3 ou 4 étapes (jours). Pour profiter de la route et du paysage entre autres. Par quel moyen pourrait on faire ça ? On ne peut ni louer ni acheter de moto car nous portons 15kg chacun.
Merci d'avance bekos !
Nous voilà arrivé à Saigon avec une cops. Notre premier repas fut orgasmique (si si !) D'ici 2 ou 3 jours on aimerait faire route jusqu'à Da Lat. On nous a proposé un bus à couchette pour 15 dolls. Mais ce que nous voudrions surtout, c'est prendre notre temps et le faire en 3 ou 4 étapes (jours). Pour profiter de la route et du paysage entre autres. Par quel moyen pourrait on faire ça ? On ne peut ni louer ni acheter de moto car nous portons 15kg chacun.
Merci d'avance bekos !
Itinéraire en Thaïlande English translation pending
Bonjour à toutes et à tous
Me voici de retour sur le forum avec toujours des tas de questions...
Nous n'avons jamais mis les pieds en Asie donc pour nous ça va être un choc des cultures mais nous sommes très contents de venir découvrir ce pays.
J'ai lu les différents posts récents. J'ai bien compris que ce que la plupart de ce forum recherche et tranquillité, authenticité, culture et pas de tourisme de masse, mais une plage isolée seules au monde mi février...
Nous avons déjà nos billets d'avion Nous arriverons à Bangkok le 12 février à 7h du matin. Départ le jeudi 25 février à 10h20.
Ce que nous recherchons avant tout ce n'est pas de tout voir en un maximum de temps mais de voir le nord et le sud du pays, pour s'imprégner de l'ambiance de la culture, siroter un verre en admirant le coucher de soleil.
Nous serons 3 dont 1 ado de 16 ans.
Ce qui me pose le plus de problème ce sont les distances et le temps pour parcourir ces distances... Idem pour une île au Sud, j'aimerai bien éviter le bain de foule, du monde oui mais pas de bus de touriste....
Donc voilà ce que je pensais faire...
Vendredi 12 : départ pour Kantchanaburi et le pont de la Rivière Kwai. Pas de stop à Bangkok. Nuit sur place. Samedi 13 : Khao Yai National parc, dodo au parc. Dimanche 14 : AYUTTHAYA, dodo sur place Lundi 15 : Sukhotai : Visite et dodo sur place. Mardi 16 : Route pour Chiang Mai Mercredi 17 : Chiang Mai Jeudi 18 : Chiang Mai. Transfert en soirée pour Bangkok. Vendredi 19 : Bangkok Samedi 20 : Bangkok. Dimanche 21 : Transfert pour Krabi et Ko Lanta Lundi 22 Mardi 23 Mercredi 24 : tranfert en fin d'après midi pour Bangkok et dodo à Bangkok.
Je me rends compte que les jours 12/13/14/15 vont trop vite... Que dois je supprimer ? Est ce que je dois rester plus à Suhkotai ou Ayutthaya ? Avez vous des conseils pour des cours de cuisine Thaï ? Avez vous des conseils pour une ile dans le Golfe de Thaïlande ou on peut se baigner, faire du masque tuba et manger des bons poissons ?
Beaucoup de questions. Beaucoup d'hésitations.
En tout cas un grand merci d'avance de prendre le temps de lire et encore + de me donner vos précieux conseils.
Cordialement Claire
Me voici de retour sur le forum avec toujours des tas de questions...
Nous n'avons jamais mis les pieds en Asie donc pour nous ça va être un choc des cultures mais nous sommes très contents de venir découvrir ce pays.
J'ai lu les différents posts récents. J'ai bien compris que ce que la plupart de ce forum recherche et tranquillité, authenticité, culture et pas de tourisme de masse, mais une plage isolée seules au monde mi février...
Nous avons déjà nos billets d'avion Nous arriverons à Bangkok le 12 février à 7h du matin. Départ le jeudi 25 février à 10h20.
Ce que nous recherchons avant tout ce n'est pas de tout voir en un maximum de temps mais de voir le nord et le sud du pays, pour s'imprégner de l'ambiance de la culture, siroter un verre en admirant le coucher de soleil.
Nous serons 3 dont 1 ado de 16 ans.
Ce qui me pose le plus de problème ce sont les distances et le temps pour parcourir ces distances... Idem pour une île au Sud, j'aimerai bien éviter le bain de foule, du monde oui mais pas de bus de touriste....
Donc voilà ce que je pensais faire...
Vendredi 12 : départ pour Kantchanaburi et le pont de la Rivière Kwai. Pas de stop à Bangkok. Nuit sur place. Samedi 13 : Khao Yai National parc, dodo au parc. Dimanche 14 : AYUTTHAYA, dodo sur place Lundi 15 : Sukhotai : Visite et dodo sur place. Mardi 16 : Route pour Chiang Mai Mercredi 17 : Chiang Mai Jeudi 18 : Chiang Mai. Transfert en soirée pour Bangkok. Vendredi 19 : Bangkok Samedi 20 : Bangkok. Dimanche 21 : Transfert pour Krabi et Ko Lanta Lundi 22 Mardi 23 Mercredi 24 : tranfert en fin d'après midi pour Bangkok et dodo à Bangkok.
Je me rends compte que les jours 12/13/14/15 vont trop vite... Que dois je supprimer ? Est ce que je dois rester plus à Suhkotai ou Ayutthaya ? Avez vous des conseils pour des cours de cuisine Thaï ? Avez vous des conseils pour une ile dans le Golfe de Thaïlande ou on peut se baigner, faire du masque tuba et manger des bons poissons ?
Beaucoup de questions. Beaucoup d'hésitations.
En tout cas un grand merci d'avance de prendre le temps de lire et encore + de me donner vos précieux conseils.
Cordialement Claire
GR20 sud de Conca à Vizzavona English translation pending
Bonjour à tous,
Il y a déjà beaucoup de posts sur le GR20, mais parfois on aimerait bien savoir comment cela se passe lorsqu'on y ait. Voici un petit compte rendu de mon parcours de Conca à Vizzavona en 7 étapes. C'est un demi-GR20 donc. Nous étions deux personnes avec le matériel de camping et de la nourriture pour toutes les étapes. Mon coéquipier est un super costaud, il faisait un peu office de mule (il avait la tente quoi !). Le prix des refuges PNRC (Parc Naturel Régional Corse) est de 6 euros si on le prend sur internet en avance, sinon ce sera 7 euros sans réservation sur place.Vendredi 7 août 2015: - 6h00 du matin :on laisse la voiture au parking Mayol (face au port) au niveau 3 spécial longues durées. Il faut aller voir le gardien (il y a quelqu'un 24h/24h) et lui demander de faire les formalités longues durées. Pour 11 jours, j'ai payé 75 euros (c'est cher, mais je n'ai pas trouvé d'autre solution sécurisée). Puis on rejoint le port à pied et avec nos sacs à dos. Traversée avec Corsica Ferry, départ 7h30 et arrivée à Ajaccio à 14h30. Cela a couté 59.46 euros par personne (piéton) en ayant acheté le billet 4 mois avant. Lorsque nous arrivons, nous avons un mini-bus qui part à 16h30 pour Porto-Vecchio (20 euros par personne) en passant par la montagne (chouette, on aperçoit les montagnes que nous allons parcourir). Une demi-heure avant d'arriver à Porto-Vecchio nous téléphonons (06 10 56 92 88) au camping-gîte de Conca pour demander un transport en navette. C'est 15 euros par personne si il y a 2 passagers; puis le tarif devient dégressif en fonction du nombre de passager. On arrive assez tard à Conca (plus de 20h). Pas grave, nous avons prévu large (nous n'étions pas sur d'avoir un bus le jour de l'arrivée du bateau) et on démarrera le trek que le surlendemain. Le bivouac coûte 6 euros par personne et par jour. Samedi 8 août 2015 : Conca et Sainte Lucie. On profite. En plus il y a des douches chaudes. Cela ne va pas durer.Dimanche 9 août 2015 : parce qu'on est un peu fou et parce que nous avons vu qu'il faisait très chaud la veille, nous nous levons à 3h45 afin de partir à la fraîche et de marcher le plus possible avant la grosse chaleur. Le temps de déjeuner, de ranger la tente, de fermer les sacs, il est presque 5h. On part bien sûr dans le noir avec la lampe frontale. Pas terrible pour commencer un trek. Le jour se lève tôt et nous profitons rapidement des magnifiques paysages du sud de la Corse : brèche d'Usciolu, vasques et ruisseaux, forêts de pins lariccio.. Il y a une source prés des ruines d'une bergerie. Attention pas sur le GR20, mais sur un sentier balisé en jaune qu'il faut parcourir durant 10 mn. Il y avait de l'eau lors de notre passage. Seule source (sans compter celle du départ) sur cette étape. Nous avons eu vraiment très chaud sur l'étape. Je pense même que c'est ici que nous avons le plus souffert de la chaleur. Je ne suis pas une sportive et je marche à mon rythme (pas vite donc). Nous sommes arrivés vers 14h au refuge d'I Paliri. L'aire de bivouac coûte 6 euros par personne. La douche est folkorique : il faut prendre un sentier dans les pins, marcher au moins 5 mn avant de trouver une cabane avec un côté douche et un côté évier (laver le linge). Une seule douche alors qu'il y a une aire de bivouac + un refuge plein. On voit la queue se former rapidement. La douche est froide et donc rapide. J'avais pris un gant de toilette pour être plus efficace car avec un filet d'eau froide qui coule, ce n'est pas très commode de se laver. Je n'ai vu qu'un seul WC (turc et très propre) proche des tentes. Près des tentes, il y a aussi des tables avec bancs et un coin cuisine équipé de réchauds à gaz. Pratique pour faire sa popote. Avec 950 m de dénivelé positif et 160 m en négatif dans les pattes, on ne tarde pas pour aller au fond du sac de couchage. Lundi 10 août 2015 : on se lève à nouveau à 3h45 (dingue) pour partir dès 5h00. Et en plus il faut remplir les poches à eau sur le chemin à 500 m de l'aire de bivouac. Le terrain est très accidenté et la progression de nuit est assez pénible. Le début est en dénivelé positif puis lorsque le jour est levé, nous entamons une descente vers le col de Bavella. On s'arrête au bistrot du coin et on en profite pour acheter un fromage (pour améliorer l'ordinaire). Le gardien du refuge d'I Paliri a déconseillé à tous de prendre la variante Alpine qui démarre ici. Un orage est annoncé pour 11 h. On prend la route la plus longue et la plus facile aussi. A savoir, sur le GR20, il y a plusieurs fois des variantes ou des options possibles. Elles ne sont pas balisées en blanc et rouge, mais en jaune. Après Bavella, c'est un parcours en forêt sur un terrain relativement régulier. Mais lorsque nous arrivons à la rivière pour la traverser, nous découvrons que le refuge est en altitude, il faut monter. Arrivée à 16h00 à Asineau crevée. On monte vite la tente car le ciel est menaçant. Pas la peine de faire une petite lessive ce soir. Il pleut. Ici, je crois qu'il y avait 2 douches (pas certaines). Par contre, il y avait au moins 4 WC (toilettes sèches). Le terrain de bivouac est assez chaotique. Pas facile de planter sa tente entre les blocs et les dénivelés. C'est aussi un refuge tenu par le PNRC, tarif idem : 6 euros par personne pour le bivouac.Mardi 11 août 2015 : puisqu'on a pris l'habitude, on se lève encore à 3h45. Mais là il faut monter une montagne avec des blocs énormes...ne pas se perdre, trouver les balises...le sentier est multiple et plein de pièges. Il nous faudra 3 heures pour arriver au sommet. C'est 600 m de dénivelé positif très éprouvant. Arrivés en haut, le brouillard masque tout. Ici, on a le choix entre 2 possibilités : le nouveau tracé GR20 qui passe par Matalza ou l'ancien tracé (balisé en jaune) qui part à droite et qui va directement à Usciolu. Nous avons choisi de rester sur le GR20 et donc de faire une étape de plus car ce nouveau tracé est long. On descend par la gauche avec un paysage totalement différent. Nous voyons ici les premières vaches, les premiers cochons...le tout en liberté totale. Nous avons 3 possibilités d'hébergements dans l'ordre géographique : la bergerie d'I Croci (06 75 49 60 59), puis le gîte de Matalza (06 89 30 90 43) et enfin la bergerie de Bassetta (06 27 25 95 33). Nous avons choisi de nous rapprocher le plus possible de la prochaine étape et notre choix a été Bassetta. A remarquer, les pozines avec des fleurs. Bonne adresse, la douche était chaude et coulait normalement. Ici, nous avons fait un break dans notre régime alimentaire : on s'est offert le repas à la bergerie. Rencontre avec Alice, une jeune femme seule sur le parcours. Mercredi 12 août 2015 : c'est grasse matinée avec un réveil à 4h45. Et on prend son temps pour un départ vers 6h30. Le parcours est au début en forêt, puis nous arrivons sur une crête et nous devons faire quelques pas d'escalade afin de franchir d'un côté puis de l'autre la paroi rocheuse. Attention de ne pas se tromper de sentier, car parfois le balisage est un peu bizarre. Nous sommes arrivés à 12h45 à Usciolu (on fait des pauses bien sûr et je ne marche pas vite). Ce refuge est super, c'est aussi un refuge du PNRC (6 euros par personne pour le bivouac). Il y a 2 douches. Celle du bas est presque chaude car l'eau chemine dans un gros tuyau noir. Avec le soleil l'eau est tiède. Il y a aussi 2 WC. Grand luxe. On a bien sûr un coin cuisine vraiment bien équipé : des réchauds avec du gaz, 2 éviers pour la lessive ou la vaisselle. Pour l'eau, la source est en haut de l'aire de bivouac. Nous retrouvons Alice et d'autres personnes que nous croisons régulièrement à chaque étapes. Dans chaque refuge, il y a une épicerie pour dépanner ceux qui ont besoin. Celle d'Usiolu est très fournie. Il y a même des chaussures de randonnée. Le gardien a des mules pour aller se ravitailler. Elles se promènent le soir entre les tentes. Il fait beau, nous en profitons pour laver nos fringues (un pantalon et un tee-shirt de rechange seulement). Mais c'est ici que j'aurai un peu froid durant la nuit (nous sommes à 1750 m). Pourtant, nous sommes sur un versant plein sud. Jeudi 13 août 2015 : on se lève à 5h car je ne veux plus marcher de nuit et on démarre à 6h40. C'est magnifique de voir les paysages de montagne avec le soleil levant. Etape très longue et la seule source du parcours est tarie. Il y a pas mal de passages techniques, un peu dangereux comme un énorme éboulis de gros cailloux qu'il faut sauter un à un. Lorsqu'on voit enfin le refuge de Prati, on n'imagine pas qu'il reste un sacré bout de chemin à faire. Le refuge est là, mais sur le versant d'une autre montagne...on a encore une bonne heure de marche. Il sera 16h lorsque nous arriverons à Prati. C'est un refuge du PNRC (6 euros). Il y a une seule douche qui ne coule que lorsque le réservoir est rempli. Il a fallu attendre 1 heure avant de pouvoir en profiter. Un seul WC (turc). C'est bien insuffisant pour l'aire. A moins qu'il y avait des sanitaires ailleurs ? Je ne suis pas toujours certaine d'avoir tout vu. On arrive fatigué et on ne cherche pas à explorer les environs. Ici aussi, il y a des mules pour le ravitaillement du refuge. Il fait un peu froid et pas de soleil pour nous réchauffer. vendredi 14 août 2015 : on se lève à 4h15 pour partir à 5h45 de Prati. On commence par une petite ascension puis c'est la descente vers la forêt. Il y a ici aussi une variante Alpine, mais on n'a pas vu où ??? Nous sommes restés sur le GR20 avec un parcours assez facile. Peu de dénivelé sauf avant d'arriver à E Capannelle vers 14h30. Nous avons pris une aire de bivouac à Fugonu (4 euros par personne pour le bivouac). Ici, douche chaude et WC "normal". 3 lavabos à disposition. Un réchaud à gaz + 2 grandes tables permettant de prendre les repas avec les autres randonneurs. Vraiment bien pour le prix.Samedi 15 août 2015 : dernière étape, on se lève à 5h30 pour partir à 7h00. C'est une étape très facile avec peu de dénivelé (325 m en positif). Parcours en forêt. Nous arrivons à Vizzavona sous la pluie (mais nous ne nous sommes mouillés que 20mn) vers 13h00. On se réfugie aussitôt dans un restaurant. Pas d'autre choix car le train pour Ajaccio est parti depuis peu. Jour férié et donc moins de trains. Il nous faudra attendre 17h50 pour monter dans le prochain. 7 euros par personne. Arrivés à Ajaccio, nous allons à pied (on a l'habitude) au camping les Mimosas. Pas de réservation, c'est complet. Mais la personne trouve toujours une place pour les voyageurs à pied. Tarif 15 euros pour 2 personnes.Dimanche 16 août 2015 : on profite de la journée off pour mettre à la machine à laver tout le linge. On pue vraiment après ce trek. Tout est imprégné de transpiration malgré les lessives dans les refuges.Lundi 17 août 2015 : c'est le retour vers Toulon en ferry. Toujours avec Corsica Ferry et pour 43.38 euros par personne sur le départ de 15h30. Arrivée à 22h00 à Toulon. Fin du voyage.Bibliographie :Frédéric Humbert, Le guide du GR20 de Conca à Caleneana (oui il part du sud vers le nord)topo guides, à travers la montagne corse - parc naturel régional de Corse (mais c'est du nord vers le sud) carte Corse le GR20, éditions Didier RichardAlice si tu lis ce post, sache que j'ai perdu le papier sur lequel j'avais tes coordonnées. J'ai des photos à te faire parvenir.
Il y a déjà beaucoup de posts sur le GR20, mais parfois on aimerait bien savoir comment cela se passe lorsqu'on y ait. Voici un petit compte rendu de mon parcours de Conca à Vizzavona en 7 étapes. C'est un demi-GR20 donc. Nous étions deux personnes avec le matériel de camping et de la nourriture pour toutes les étapes. Mon coéquipier est un super costaud, il faisait un peu office de mule (il avait la tente quoi !). Le prix des refuges PNRC (Parc Naturel Régional Corse) est de 6 euros si on le prend sur internet en avance, sinon ce sera 7 euros sans réservation sur place.Vendredi 7 août 2015: - 6h00 du matin :on laisse la voiture au parking Mayol (face au port) au niveau 3 spécial longues durées. Il faut aller voir le gardien (il y a quelqu'un 24h/24h) et lui demander de faire les formalités longues durées. Pour 11 jours, j'ai payé 75 euros (c'est cher, mais je n'ai pas trouvé d'autre solution sécurisée). Puis on rejoint le port à pied et avec nos sacs à dos. Traversée avec Corsica Ferry, départ 7h30 et arrivée à Ajaccio à 14h30. Cela a couté 59.46 euros par personne (piéton) en ayant acheté le billet 4 mois avant. Lorsque nous arrivons, nous avons un mini-bus qui part à 16h30 pour Porto-Vecchio (20 euros par personne) en passant par la montagne (chouette, on aperçoit les montagnes que nous allons parcourir). Une demi-heure avant d'arriver à Porto-Vecchio nous téléphonons (06 10 56 92 88) au camping-gîte de Conca pour demander un transport en navette. C'est 15 euros par personne si il y a 2 passagers; puis le tarif devient dégressif en fonction du nombre de passager. On arrive assez tard à Conca (plus de 20h). Pas grave, nous avons prévu large (nous n'étions pas sur d'avoir un bus le jour de l'arrivée du bateau) et on démarrera le trek que le surlendemain. Le bivouac coûte 6 euros par personne et par jour. Samedi 8 août 2015 : Conca et Sainte Lucie. On profite. En plus il y a des douches chaudes. Cela ne va pas durer.Dimanche 9 août 2015 : parce qu'on est un peu fou et parce que nous avons vu qu'il faisait très chaud la veille, nous nous levons à 3h45 afin de partir à la fraîche et de marcher le plus possible avant la grosse chaleur. Le temps de déjeuner, de ranger la tente, de fermer les sacs, il est presque 5h. On part bien sûr dans le noir avec la lampe frontale. Pas terrible pour commencer un trek. Le jour se lève tôt et nous profitons rapidement des magnifiques paysages du sud de la Corse : brèche d'Usciolu, vasques et ruisseaux, forêts de pins lariccio.. Il y a une source prés des ruines d'une bergerie. Attention pas sur le GR20, mais sur un sentier balisé en jaune qu'il faut parcourir durant 10 mn. Il y avait de l'eau lors de notre passage. Seule source (sans compter celle du départ) sur cette étape. Nous avons eu vraiment très chaud sur l'étape. Je pense même que c'est ici que nous avons le plus souffert de la chaleur. Je ne suis pas une sportive et je marche à mon rythme (pas vite donc). Nous sommes arrivés vers 14h au refuge d'I Paliri. L'aire de bivouac coûte 6 euros par personne. La douche est folkorique : il faut prendre un sentier dans les pins, marcher au moins 5 mn avant de trouver une cabane avec un côté douche et un côté évier (laver le linge). Une seule douche alors qu'il y a une aire de bivouac + un refuge plein. On voit la queue se former rapidement. La douche est froide et donc rapide. J'avais pris un gant de toilette pour être plus efficace car avec un filet d'eau froide qui coule, ce n'est pas très commode de se laver. Je n'ai vu qu'un seul WC (turc et très propre) proche des tentes. Près des tentes, il y a aussi des tables avec bancs et un coin cuisine équipé de réchauds à gaz. Pratique pour faire sa popote. Avec 950 m de dénivelé positif et 160 m en négatif dans les pattes, on ne tarde pas pour aller au fond du sac de couchage. Lundi 10 août 2015 : on se lève à nouveau à 3h45 (dingue) pour partir dès 5h00. Et en plus il faut remplir les poches à eau sur le chemin à 500 m de l'aire de bivouac. Le terrain est très accidenté et la progression de nuit est assez pénible. Le début est en dénivelé positif puis lorsque le jour est levé, nous entamons une descente vers le col de Bavella. On s'arrête au bistrot du coin et on en profite pour acheter un fromage (pour améliorer l'ordinaire). Le gardien du refuge d'I Paliri a déconseillé à tous de prendre la variante Alpine qui démarre ici. Un orage est annoncé pour 11 h. On prend la route la plus longue et la plus facile aussi. A savoir, sur le GR20, il y a plusieurs fois des variantes ou des options possibles. Elles ne sont pas balisées en blanc et rouge, mais en jaune. Après Bavella, c'est un parcours en forêt sur un terrain relativement régulier. Mais lorsque nous arrivons à la rivière pour la traverser, nous découvrons que le refuge est en altitude, il faut monter. Arrivée à 16h00 à Asineau crevée. On monte vite la tente car le ciel est menaçant. Pas la peine de faire une petite lessive ce soir. Il pleut. Ici, je crois qu'il y avait 2 douches (pas certaines). Par contre, il y avait au moins 4 WC (toilettes sèches). Le terrain de bivouac est assez chaotique. Pas facile de planter sa tente entre les blocs et les dénivelés. C'est aussi un refuge tenu par le PNRC, tarif idem : 6 euros par personne pour le bivouac.Mardi 11 août 2015 : puisqu'on a pris l'habitude, on se lève encore à 3h45. Mais là il faut monter une montagne avec des blocs énormes...ne pas se perdre, trouver les balises...le sentier est multiple et plein de pièges. Il nous faudra 3 heures pour arriver au sommet. C'est 600 m de dénivelé positif très éprouvant. Arrivés en haut, le brouillard masque tout. Ici, on a le choix entre 2 possibilités : le nouveau tracé GR20 qui passe par Matalza ou l'ancien tracé (balisé en jaune) qui part à droite et qui va directement à Usciolu. Nous avons choisi de rester sur le GR20 et donc de faire une étape de plus car ce nouveau tracé est long. On descend par la gauche avec un paysage totalement différent. Nous voyons ici les premières vaches, les premiers cochons...le tout en liberté totale. Nous avons 3 possibilités d'hébergements dans l'ordre géographique : la bergerie d'I Croci (06 75 49 60 59), puis le gîte de Matalza (06 89 30 90 43) et enfin la bergerie de Bassetta (06 27 25 95 33). Nous avons choisi de nous rapprocher le plus possible de la prochaine étape et notre choix a été Bassetta. A remarquer, les pozines avec des fleurs. Bonne adresse, la douche était chaude et coulait normalement. Ici, nous avons fait un break dans notre régime alimentaire : on s'est offert le repas à la bergerie. Rencontre avec Alice, une jeune femme seule sur le parcours. Mercredi 12 août 2015 : c'est grasse matinée avec un réveil à 4h45. Et on prend son temps pour un départ vers 6h30. Le parcours est au début en forêt, puis nous arrivons sur une crête et nous devons faire quelques pas d'escalade afin de franchir d'un côté puis de l'autre la paroi rocheuse. Attention de ne pas se tromper de sentier, car parfois le balisage est un peu bizarre. Nous sommes arrivés à 12h45 à Usciolu (on fait des pauses bien sûr et je ne marche pas vite). Ce refuge est super, c'est aussi un refuge du PNRC (6 euros par personne pour le bivouac). Il y a 2 douches. Celle du bas est presque chaude car l'eau chemine dans un gros tuyau noir. Avec le soleil l'eau est tiède. Il y a aussi 2 WC. Grand luxe. On a bien sûr un coin cuisine vraiment bien équipé : des réchauds avec du gaz, 2 éviers pour la lessive ou la vaisselle. Pour l'eau, la source est en haut de l'aire de bivouac. Nous retrouvons Alice et d'autres personnes que nous croisons régulièrement à chaque étapes. Dans chaque refuge, il y a une épicerie pour dépanner ceux qui ont besoin. Celle d'Usiolu est très fournie. Il y a même des chaussures de randonnée. Le gardien a des mules pour aller se ravitailler. Elles se promènent le soir entre les tentes. Il fait beau, nous en profitons pour laver nos fringues (un pantalon et un tee-shirt de rechange seulement). Mais c'est ici que j'aurai un peu froid durant la nuit (nous sommes à 1750 m). Pourtant, nous sommes sur un versant plein sud. Jeudi 13 août 2015 : on se lève à 5h car je ne veux plus marcher de nuit et on démarre à 6h40. C'est magnifique de voir les paysages de montagne avec le soleil levant. Etape très longue et la seule source du parcours est tarie. Il y a pas mal de passages techniques, un peu dangereux comme un énorme éboulis de gros cailloux qu'il faut sauter un à un. Lorsqu'on voit enfin le refuge de Prati, on n'imagine pas qu'il reste un sacré bout de chemin à faire. Le refuge est là, mais sur le versant d'une autre montagne...on a encore une bonne heure de marche. Il sera 16h lorsque nous arriverons à Prati. C'est un refuge du PNRC (6 euros). Il y a une seule douche qui ne coule que lorsque le réservoir est rempli. Il a fallu attendre 1 heure avant de pouvoir en profiter. Un seul WC (turc). C'est bien insuffisant pour l'aire. A moins qu'il y avait des sanitaires ailleurs ? Je ne suis pas toujours certaine d'avoir tout vu. On arrive fatigué et on ne cherche pas à explorer les environs. Ici aussi, il y a des mules pour le ravitaillement du refuge. Il fait un peu froid et pas de soleil pour nous réchauffer. vendredi 14 août 2015 : on se lève à 4h15 pour partir à 5h45 de Prati. On commence par une petite ascension puis c'est la descente vers la forêt. Il y a ici aussi une variante Alpine, mais on n'a pas vu où ??? Nous sommes restés sur le GR20 avec un parcours assez facile. Peu de dénivelé sauf avant d'arriver à E Capannelle vers 14h30. Nous avons pris une aire de bivouac à Fugonu (4 euros par personne pour le bivouac). Ici, douche chaude et WC "normal". 3 lavabos à disposition. Un réchaud à gaz + 2 grandes tables permettant de prendre les repas avec les autres randonneurs. Vraiment bien pour le prix.Samedi 15 août 2015 : dernière étape, on se lève à 5h30 pour partir à 7h00. C'est une étape très facile avec peu de dénivelé (325 m en positif). Parcours en forêt. Nous arrivons à Vizzavona sous la pluie (mais nous ne nous sommes mouillés que 20mn) vers 13h00. On se réfugie aussitôt dans un restaurant. Pas d'autre choix car le train pour Ajaccio est parti depuis peu. Jour férié et donc moins de trains. Il nous faudra attendre 17h50 pour monter dans le prochain. 7 euros par personne. Arrivés à Ajaccio, nous allons à pied (on a l'habitude) au camping les Mimosas. Pas de réservation, c'est complet. Mais la personne trouve toujours une place pour les voyageurs à pied. Tarif 15 euros pour 2 personnes.Dimanche 16 août 2015 : on profite de la journée off pour mettre à la machine à laver tout le linge. On pue vraiment après ce trek. Tout est imprégné de transpiration malgré les lessives dans les refuges.Lundi 17 août 2015 : c'est le retour vers Toulon en ferry. Toujours avec Corsica Ferry et pour 43.38 euros par personne sur le départ de 15h30. Arrivée à 22h00 à Toulon. Fin du voyage.Bibliographie :Frédéric Humbert, Le guide du GR20 de Conca à Caleneana (oui il part du sud vers le nord)topo guides, à travers la montagne corse - parc naturel régional de Corse (mais c'est du nord vers le sud) carte Corse le GR20, éditions Didier RichardAlice si tu lis ce post, sache que j'ai perdu le papier sur lequel j'avais tes coordonnées. J'ai des photos à te faire parvenir.
Impressions d'Afrique du Sud et du sud de la Namibie English translation pending
Bonsoir de Martinique

Madiba, tu es la raison de mon voyage en Afrique australe, celui que ma mère admirait tant et dont elle m'avait tellement parlé. Elle aurait voulu venir visiter ton pays, Soweto, Robben island, mais elle est partie vers les étoiles 5 mois avant mon voyage, alors j'espère que la-haut enfin, vous êtes en paix avec tous les autres valeureux qui se battent pour que la terre aille mieux!!!!!
Forcément, ce voyage s'est fait avec le prisme déformant de la tristesse que j'avais dans le cœur, et mon hyper sensibilité a certainement accentué ma forte aptitude à percevoir les émotions.
J'ai changé d'avatar, c'est le signal que je suis prête, prête à me lancer dans mes impressions d'Afrique australe. Mis à part le wimpy et le mugg and bean, que j'ai vraiment appréciés, il y a quand même des trucs sympas la-bas et puis il y en a d'autres qui m'ont bouffé les trippes et m'ont fait verser des larmes.
Je suis une non white et je tient avec fierté mon ticket d'entrée au musée de l'apartheid. Cette donnée aussi est importante pour comprendre mes choix et mes réactions, par la suite.

J'entends déjà le "Ah! Enfin!"...... Et j'imagine les sourires et le soulagement de voir enfin apparaître ce début de carnet.
Il est de bon ton de remercier. Il parait que les gens biens font ça. Alors comme j'essaie de temps en temps d'être quelqu'un de bien, et surtout vu que j'ai énormément taquiné, embêté, perturbé, agacé, énervé, amusé........... je vais remercier les intervenants principaux qui ont eu la patience de répondre à mes questions depuis 2 ans, le temps de gestation d'une éléphante.

1ère préparation que d'aucun auront surnommé tout ce vous avez toujours voulu savoir sur l'Afrique australe et que vous n'avez jamais osé demander. 2ème préparation que d'autre auraient pu surnommé "l'Afrique australe à la japonaise" car j'avais même rajouté un peu de Zimbabwé en plus de la namibie et du Botswana!!!!!
Alors je remercie Rivière-Fox, mon ange à moi, bienveillante et si compréhensive, tu sais déjà.
Pierre 77 renommé Pierre Philosophale, ça fait longtemps hein; promis, la prochaine fois si elle arrive, il y aura encore plus de Namibie (j'ai adoré les paysages) et du Botswana. Tes conseils ne sont pas perdus, loin de là.
Attila, ma tila à moi, merci de ta patience mise à rude épreuve. Tes conseils n'ont pas été vains.
Régis, que j'ai eu la chance de rencontrer et qui a réussi à ne pas me jeter aux lions. il paraît que j'ai un caractère qui rappelle celui de sa fille........ merci pour le soutient indéfectible.
Airone renommé Air onus magnus que j'ai aussi eu la chance de rencontrer au cour de ce voyage, le p'tit punch sera pour une autre fois. Merci en particulier pour tous ces Mp réconfortants.
Michel 85200 dont le carnet est une vraie mine d'or. Merci pour tout ce temps consacré à nous faire découvrir tous ces voyages. C'est quand le prochain?
Claw que j'ai aussi rencontré. Quel personnage tu fais. Merci aussi pour tous nos échanges.
Kola, la poétesse entre toutes, j'espère que tu continueras longtemps à embellir le monde de tes mots.
Muriel P, qui s'est bien amusée de mes espièglerie et qui la première a appris la mauvaise nouvelle du décès de ma mère. Merci de ton soutien.
Marimijean qui a suivi ma première préparation et donné pas mal d'idées, merci depuis bien longtemps.
Nammanu, tu es celui que je regrette de ne pas avoir rencontré. Si ce n'est pas sur cette terre ce sera ailleurs, je l'espère en tout cas.
Max 68 dit Maxou, merci pour tes conseils nombreux, le KTP c'était différent, et les routes dans les dunes, vraiment comme un toboggan!!!
Boulwaï surnommé boule de gomme, le monde serait bien triste sans toi, merci pour l'insistance sur la Namibie et le fish river canyon. Tu as eu cent mille fois raisons, comme Pierre.
les Caperam, Merci pour vos 2 centimes d'info qui sont toujours tombés à point
Carine Ned que j'ai suivi avec plaisir au Lesotho, merci de ce temps consacré à faire découvrir ce pays.
Voyajou surnommé Voyou ou Voyajoueur, l'écrivain, l'amoureux de l'Afrique, prompt à faire des blagues, à provoquer, à donner des conseils, mais qui joue les filles de l'air quand les sujets deviennent vraiment graves!!!!! Merci pour tout.
Madikéra, que je surnomme affectueusement Madi, qui sait toujours trouver les mots justes quand il faut, même si ça ne concerne pas directement l'Afrique australe. Merci du réconfort.
Le tout jeune Pierre de Guadeloupe dont on n'a plus de nouvelles. J'espère que son voyage s'est bien passé et qu'il est rentré sain et sauf
Et tous ceux que j'ai pu oublier, je vous demande pardon et je fais à tout le monde un gros calin.

Un petit lien vers un post où je récapitule mon itinéraire total de 31 jours entre Afrique du sud et Namibie.

Madiba, tu es la raison de mon voyage en Afrique australe, celui que ma mère admirait tant et dont elle m'avait tellement parlé. Elle aurait voulu venir visiter ton pays, Soweto, Robben island, mais elle est partie vers les étoiles 5 mois avant mon voyage, alors j'espère que la-haut enfin, vous êtes en paix avec tous les autres valeureux qui se battent pour que la terre aille mieux!!!!!
Forcément, ce voyage s'est fait avec le prisme déformant de la tristesse que j'avais dans le cœur, et mon hyper sensibilité a certainement accentué ma forte aptitude à percevoir les émotions.
J'ai changé d'avatar, c'est le signal que je suis prête, prête à me lancer dans mes impressions d'Afrique australe. Mis à part le wimpy et le mugg and bean, que j'ai vraiment appréciés, il y a quand même des trucs sympas la-bas et puis il y en a d'autres qui m'ont bouffé les trippes et m'ont fait verser des larmes.
Je suis une non white et je tient avec fierté mon ticket d'entrée au musée de l'apartheid. Cette donnée aussi est importante pour comprendre mes choix et mes réactions, par la suite.

J'entends déjà le "Ah! Enfin!"...... Et j'imagine les sourires et le soulagement de voir enfin apparaître ce début de carnet.
Il est de bon ton de remercier. Il parait que les gens biens font ça. Alors comme j'essaie de temps en temps d'être quelqu'un de bien, et surtout vu que j'ai énormément taquiné, embêté, perturbé, agacé, énervé, amusé........... je vais remercier les intervenants principaux qui ont eu la patience de répondre à mes questions depuis 2 ans, le temps de gestation d'une éléphante.

1ère préparation que d'aucun auront surnommé tout ce vous avez toujours voulu savoir sur l'Afrique australe et que vous n'avez jamais osé demander. 2ème préparation que d'autre auraient pu surnommé "l'Afrique australe à la japonaise" car j'avais même rajouté un peu de Zimbabwé en plus de la namibie et du Botswana!!!!!
Alors je remercie Rivière-Fox, mon ange à moi, bienveillante et si compréhensive, tu sais déjà.
Pierre 77 renommé Pierre Philosophale, ça fait longtemps hein; promis, la prochaine fois si elle arrive, il y aura encore plus de Namibie (j'ai adoré les paysages) et du Botswana. Tes conseils ne sont pas perdus, loin de là.
Attila, ma tila à moi, merci de ta patience mise à rude épreuve. Tes conseils n'ont pas été vains.
Régis, que j'ai eu la chance de rencontrer et qui a réussi à ne pas me jeter aux lions. il paraît que j'ai un caractère qui rappelle celui de sa fille........ merci pour le soutient indéfectible.
Airone renommé Air onus magnus que j'ai aussi eu la chance de rencontrer au cour de ce voyage, le p'tit punch sera pour une autre fois. Merci en particulier pour tous ces Mp réconfortants.
Michel 85200 dont le carnet est une vraie mine d'or. Merci pour tout ce temps consacré à nous faire découvrir tous ces voyages. C'est quand le prochain?
Claw que j'ai aussi rencontré. Quel personnage tu fais. Merci aussi pour tous nos échanges.
Kola, la poétesse entre toutes, j'espère que tu continueras longtemps à embellir le monde de tes mots.
Muriel P, qui s'est bien amusée de mes espièglerie et qui la première a appris la mauvaise nouvelle du décès de ma mère. Merci de ton soutien.
Marimijean qui a suivi ma première préparation et donné pas mal d'idées, merci depuis bien longtemps.
Nammanu, tu es celui que je regrette de ne pas avoir rencontré. Si ce n'est pas sur cette terre ce sera ailleurs, je l'espère en tout cas.
Max 68 dit Maxou, merci pour tes conseils nombreux, le KTP c'était différent, et les routes dans les dunes, vraiment comme un toboggan!!!
Boulwaï surnommé boule de gomme, le monde serait bien triste sans toi, merci pour l'insistance sur la Namibie et le fish river canyon. Tu as eu cent mille fois raisons, comme Pierre.
les Caperam, Merci pour vos 2 centimes d'info qui sont toujours tombés à point
Carine Ned que j'ai suivi avec plaisir au Lesotho, merci de ce temps consacré à faire découvrir ce pays.
Voyajou surnommé Voyou ou Voyajoueur, l'écrivain, l'amoureux de l'Afrique, prompt à faire des blagues, à provoquer, à donner des conseils, mais qui joue les filles de l'air quand les sujets deviennent vraiment graves!!!!! Merci pour tout.
Madikéra, que je surnomme affectueusement Madi, qui sait toujours trouver les mots justes quand il faut, même si ça ne concerne pas directement l'Afrique australe. Merci du réconfort.
Le tout jeune Pierre de Guadeloupe dont on n'a plus de nouvelles. J'espère que son voyage s'est bien passé et qu'il est rentré sain et sauf
Et tous ceux que j'ai pu oublier, je vous demande pardon et je fais à tout le monde un gros calin.

Un petit lien vers un post où je récapitule mon itinéraire total de 31 jours entre Afrique du sud et Namibie.
L’expo de Milan comme si vous y étiez (ou presque…) English translation pending
Merci aux intervenants de ce forum qui m’ont bien aidée à préparer ces deux jours et demi à l’expo de Milan.
Nous avions acheté les billets sur le site Internet de l’expo, en choisissant des billets à date fixe, nettement moins chers et de toutes façons, nous étions sures de nos dates ! (57 € les 2 jours consécutifs pour une adulte – 42 € pour une senior).
Après quelques pas inutiles avant de trouver la bonne correspondance entre le bus 73 venant de l’aéroport Linate et notre appartement situé rue Léon Tolstoï, nous faisons l’acquisition d’un plan afin de nous permettre de « naviguer » dans cette ville que nous ne connaissons pas. Nous découvrons ainsi la magnifique cathédrale « Duomo »
avant de prendre le métro M1 qui nous emmènera jusque Rho Fiera, juste à côté de l’entrée Ouest Fiorenza.
Il est possible d’acheter un billet « nocturne » à 5 € avec entrée à partir de 19h. Cela en vaut la peine car beaucoup de pavillons s’illuminent dès la tombée de la nuit (vers 20 h30 en cette fin août). Les pavillons sont encore ouverts mais ferment rapidement.
Nous zappons le premier pavillon à gauche de l’entrée, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée car c’est l’ « Expo Centre » et nous aurions sans doute pu compléter nos informations…
Nous souhaitons profiter de cette expo pour goûter aux cuisines du Monde et jetons notre dévolu sur le SOUDAN. Le pavillon n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est l’utilisation d’ocre pour simuler les murs traditionnels, mais le repas est vraiment sympa pour un prix correct.

Nous poursuivons ensuite notre découverte de cette partie droite du parcours, en visitant rapidement le cluster des pavillons dédiés au riz et notamment : LAOS BANGLADESH, CAMBODGE. Les clusters sont des pavillons multi-pays regroupés sur la base d’identités thématiques et de filières alimentaires. Nous repérons quelques idées de repas pour les prochains jours. Un peu plus loin, le pavillon du Kazakhstan attire l’œil grâce aux projections multicolores qui ondulent sur les façades. Notez la fontaine à eau qui permet de remplir nos bouteilles gratuitement avec de l’eau plate ou gazeuse fraîche. Il y a régulièrement dans l’enceinte de l’expo.
Toujours sur la droite, nous entrons dans le pavillon de L’ESPAGNE. Là, on insiste sur la diversité de la production « jardin » de l’Europe » et de la gastronomie espagnole. Nous profitons d’un agréable spectacle de lumières dans une salle tapissée d’assiettes.

Nous espérons trouver notre dessert au Pavillon de la France mais celui-ci vient de fermer (21h). Non loin de là se trouve l’arbre de vie, emblème de l’expo. Magnifique spectacle.
Ce sera tout pour notre soirée, nos pieds souffrent déjà ! Le lendemain matin (28 août), nous sommes à 9 h 40 devant les couloirs de contrôle des sacs et des billets. Il y a déjà la queue mais c’est ouvert et nous sommes dans l’enceinte un peu avant 10h. Nous avions envisagé de prendre la navette gratuite pour nous rendre directement au pavillon de la Chine, pour lequel l’attente est longue apparemment. Nous abandonnons en voyant la file d’attente et décidons de nous y rendre à pied. En chemin, sur la gauche, nous remarquons que le pavillon de la CORÉE DU SUD, qu’on nous a conseillé, n’a pas de file d’attente. Nous y entrons et sommes rapidement émerveillées par la présentation, aussi bien niveau de l’esthétique que de l’intérêt du thème. Après avoir mis en scène les effets de la « malbouffe », la Corée nous présente un film sur leur système de conservation par fermentation. Cette technique permet d’améliorer les performances des ingrédients. Les salles suivantes présentent les pots utilisés et une grande salle noire offre un spectacle lumineux. Ce pavillon est notre coup de cœur et le restera encore après les autres visites.


Nous traversons l’allée pour nous rendre au pavillon du VIETNAM. Nous arrivons juste à temps pour le début d’un spectacle de musique moderne jouée sur des instruments traditionnels. A la sortie, nous traversons le restaurant qui est bien alléchant.
De l’autre côté à nouveau pour visiter rapidement le pavillon de la MOLDAVIE - puis celui de la LITHUANIE très agréable
et la BIELORUSSIE où il y a bien peu à voir… Tous ces pavillons se visitent très rapidement, sans file d’attente.
La MALAISIE demande un peu plus de temps. On entre dans une reconstitution de forêt équatoriale puis dans une salle de projection où on peut s’asseoir. Un peu plus loin, des écrans miroirs donnent l’impression d’être près d’animaux de la jungle… Depuis l’étage, on peut admirer une rizière. Le pays insiste sur les bienfaits des plantations de palmiers à huile…

Chemin faisant, nous sommes arrivés devant le pavillon de la CHINE et joignons la file d’attente pour un parcours d’une trentaine de minutes. Le pavillon a fière allure mais nous sommes un peu déçues par le traitement du thème.
Il est maintenant 13 h 20, grand temps d’aller déjeuner et nous retournons pour cela au Pavillon de la Corée pour nous offrir un extra dans un véritable restaurant. Je choisis l’option du plateau de dégustation, ce qui me permet de goûter à plusieurs spécialités, dont certaines sont très relevées !!! Une pause de près d’une heure qui nous a fait du bien… De là, nous prenons la navette gratuite à l’arrêt N° 3 pour nous arrêter au n° 7, plus près du Japon qui fait partie de nos musts. Hélas, la file d’attente est vraiment très longue ce qui s’explique par le fait que la visite du site lui-même prend 50mn. Tant pis, on ressaiera demain. Nous faisons alors une visite systématique de tous les pavillons situés à cette extrémité (Entrée Est Roserio), en commençant par L’INDONÉSIE. Nous apprécions plus particulièrement la présentation des épices dans des cases en bois reprenant la forme des différentes îles. On peut toucher et sentir.
C’est ensuite le tour du SULTANAT D’OMAN que nous parcourons peut-être un peu rapidement... Beaucoup d’information sur la façon dont ils gèrent le peu d’espaces cultivables et la rareté de l’eau. Un des espaces permet d’évoluer dans un habitat traditionnel avec meubles et objets usuels.

Deux immenses tapis nous accueillent dans le pavillon du TURKMENISTAN et on peut visiter une yourte sur le toit.
La RUSSIE nous offre de grands murs d’images représentant des céréales, les éléments chimiques et organiques… Au milieu, une étrange machine de type alambic permet à une équipe de laborantin de nous concocter d’étranges boissons. Hélas (ou heureusement ?), nous sommes trop loin dans la file pour pouvoir déguster !

Le QATAR est fermé pour une heure afin d’accueillir une personnalité… Tant pis, nous ne rebrousserons pas chemin et nous nous dirigeons vers la TURQUIE qui cherche à apprendre des traditions anciennes pour préparer le futur.
Le suivant sur la liste, ce sont les ETATS-UNIS. L intérieur est bien décevant et ce n’est qu’en levant la tête depuis le pavillon voisin que nous découvrirons un mur végétal composé de grands panneaux pivotants. Mes jambes ont bien du mal à me porter, je m’assois à une terrasse de bar pendant qu’Anne-Lise visite le pavillon du MAROC, pour lequel il y a une petite file d’attente. Pas de chance, ce n’était vraiment pas celui qu’il fallait manquer, elle en revient enthousiasmée et le met en 2e position dans ses préférences (après la Corée) Et c’est reparti ! Dès l’entrée, on plonge dans la magie du KOWEIT : un mur d’eau dessine peu à peu des messages. Malheureusement, les batteries de nos appareils photo ont rendu l’âme, donc pas de photos… Nous nous mettons à la suite de la file d’attente pour l’EQUATEUR, qui ne parait pas longue. C’est un leurre parce que rien n’avance pendant un quart d’heure et quand un gros contingent est admis à l’intérieur, on calcule qu’à ce rythme, nous en aurons pour plus d’une heure trente !
Du coup, nous filons vers la France où il n’y a pas d’attente. Nous parcourons tout d’abord un labyrinthe de cultures et d’arbustes qui ont dû être prévues pour faire patienter… Le pavillon nous plait bien, les films sont courts et instructifs, la présentation est sympa. Nous passons à la boulangerie acheter une baguette.Nous retournons vers l’entrée (qui devient la sortie !) avec un arrêt au LAOS pour déguster un petit repas pour 10 € (plat et boisson). La suite au prochain numéro pour la dernière journée.
avant de prendre le métro M1 qui nous emmènera jusque Rho Fiera, juste à côté de l’entrée Ouest Fiorenza.
Il est possible d’acheter un billet « nocturne » à 5 € avec entrée à partir de 19h. Cela en vaut la peine car beaucoup de pavillons s’illuminent dès la tombée de la nuit (vers 20 h30 en cette fin août). Les pavillons sont encore ouverts mais ferment rapidement.
Nous zappons le premier pavillon à gauche de l’entrée, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée car c’est l’ « Expo Centre » et nous aurions sans doute pu compléter nos informations…
Nous souhaitons profiter de cette expo pour goûter aux cuisines du Monde et jetons notre dévolu sur le SOUDAN. Le pavillon n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est l’utilisation d’ocre pour simuler les murs traditionnels, mais le repas est vraiment sympa pour un prix correct.

Nous poursuivons ensuite notre découverte de cette partie droite du parcours, en visitant rapidement le cluster des pavillons dédiés au riz et notamment : LAOS BANGLADESH, CAMBODGE. Les clusters sont des pavillons multi-pays regroupés sur la base d’identités thématiques et de filières alimentaires. Nous repérons quelques idées de repas pour les prochains jours. Un peu plus loin, le pavillon du Kazakhstan attire l’œil grâce aux projections multicolores qui ondulent sur les façades. Notez la fontaine à eau qui permet de remplir nos bouteilles gratuitement avec de l’eau plate ou gazeuse fraîche. Il y a régulièrement dans l’enceinte de l’expo.
Toujours sur la droite, nous entrons dans le pavillon de L’ESPAGNE. Là, on insiste sur la diversité de la production « jardin » de l’Europe » et de la gastronomie espagnole. Nous profitons d’un agréable spectacle de lumières dans une salle tapissée d’assiettes.

Nous espérons trouver notre dessert au Pavillon de la France mais celui-ci vient de fermer (21h). Non loin de là se trouve l’arbre de vie, emblème de l’expo. Magnifique spectacle.

Ce sera tout pour notre soirée, nos pieds souffrent déjà ! Le lendemain matin (28 août), nous sommes à 9 h 40 devant les couloirs de contrôle des sacs et des billets. Il y a déjà la queue mais c’est ouvert et nous sommes dans l’enceinte un peu avant 10h. Nous avions envisagé de prendre la navette gratuite pour nous rendre directement au pavillon de la Chine, pour lequel l’attente est longue apparemment. Nous abandonnons en voyant la file d’attente et décidons de nous y rendre à pied. En chemin, sur la gauche, nous remarquons que le pavillon de la CORÉE DU SUD, qu’on nous a conseillé, n’a pas de file d’attente. Nous y entrons et sommes rapidement émerveillées par la présentation, aussi bien niveau de l’esthétique que de l’intérêt du thème. Après avoir mis en scène les effets de la « malbouffe », la Corée nous présente un film sur leur système de conservation par fermentation. Cette technique permet d’améliorer les performances des ingrédients. Les salles suivantes présentent les pots utilisés et une grande salle noire offre un spectacle lumineux. Ce pavillon est notre coup de cœur et le restera encore après les autres visites.



Nous traversons l’allée pour nous rendre au pavillon du VIETNAM. Nous arrivons juste à temps pour le début d’un spectacle de musique moderne jouée sur des instruments traditionnels. A la sortie, nous traversons le restaurant qui est bien alléchant.

De l’autre côté à nouveau pour visiter rapidement le pavillon de la MOLDAVIE - puis celui de la LITHUANIE très agréable
et la BIELORUSSIE où il y a bien peu à voir… Tous ces pavillons se visitent très rapidement, sans file d’attente.
La MALAISIE demande un peu plus de temps. On entre dans une reconstitution de forêt équatoriale puis dans une salle de projection où on peut s’asseoir. Un peu plus loin, des écrans miroirs donnent l’impression d’être près d’animaux de la jungle… Depuis l’étage, on peut admirer une rizière. Le pays insiste sur les bienfaits des plantations de palmiers à huile…
Chemin faisant, nous sommes arrivés devant le pavillon de la CHINE et joignons la file d’attente pour un parcours d’une trentaine de minutes. Le pavillon a fière allure mais nous sommes un peu déçues par le traitement du thème.

Il est maintenant 13 h 20, grand temps d’aller déjeuner et nous retournons pour cela au Pavillon de la Corée pour nous offrir un extra dans un véritable restaurant. Je choisis l’option du plateau de dégustation, ce qui me permet de goûter à plusieurs spécialités, dont certaines sont très relevées !!! Une pause de près d’une heure qui nous a fait du bien… De là, nous prenons la navette gratuite à l’arrêt N° 3 pour nous arrêter au n° 7, plus près du Japon qui fait partie de nos musts. Hélas, la file d’attente est vraiment très longue ce qui s’explique par le fait que la visite du site lui-même prend 50mn. Tant pis, on ressaiera demain. Nous faisons alors une visite systématique de tous les pavillons situés à cette extrémité (Entrée Est Roserio), en commençant par L’INDONÉSIE. Nous apprécions plus particulièrement la présentation des épices dans des cases en bois reprenant la forme des différentes îles. On peut toucher et sentir.

C’est ensuite le tour du SULTANAT D’OMAN que nous parcourons peut-être un peu rapidement... Beaucoup d’information sur la façon dont ils gèrent le peu d’espaces cultivables et la rareté de l’eau. Un des espaces permet d’évoluer dans un habitat traditionnel avec meubles et objets usuels.

Deux immenses tapis nous accueillent dans le pavillon du TURKMENISTAN et on peut visiter une yourte sur le toit.

La RUSSIE nous offre de grands murs d’images représentant des céréales, les éléments chimiques et organiques… Au milieu, une étrange machine de type alambic permet à une équipe de laborantin de nous concocter d’étranges boissons. Hélas (ou heureusement ?), nous sommes trop loin dans la file pour pouvoir déguster !


Le QATAR est fermé pour une heure afin d’accueillir une personnalité… Tant pis, nous ne rebrousserons pas chemin et nous nous dirigeons vers la TURQUIE qui cherche à apprendre des traditions anciennes pour préparer le futur.

Le suivant sur la liste, ce sont les ETATS-UNIS. L intérieur est bien décevant et ce n’est qu’en levant la tête depuis le pavillon voisin que nous découvrirons un mur végétal composé de grands panneaux pivotants. Mes jambes ont bien du mal à me porter, je m’assois à une terrasse de bar pendant qu’Anne-Lise visite le pavillon du MAROC, pour lequel il y a une petite file d’attente. Pas de chance, ce n’était vraiment pas celui qu’il fallait manquer, elle en revient enthousiasmée et le met en 2e position dans ses préférences (après la Corée) Et c’est reparti ! Dès l’entrée, on plonge dans la magie du KOWEIT : un mur d’eau dessine peu à peu des messages. Malheureusement, les batteries de nos appareils photo ont rendu l’âme, donc pas de photos… Nous nous mettons à la suite de la file d’attente pour l’EQUATEUR, qui ne parait pas longue. C’est un leurre parce que rien n’avance pendant un quart d’heure et quand un gros contingent est admis à l’intérieur, on calcule qu’à ce rythme, nous en aurons pour plus d’une heure trente !
Du coup, nous filons vers la France où il n’y a pas d’attente. Nous parcourons tout d’abord un labyrinthe de cultures et d’arbustes qui ont dû être prévues pour faire patienter… Le pavillon nous plait bien, les films sont courts et instructifs, la présentation est sympa. Nous passons à la boulangerie acheter une baguette.Nous retournons vers l’entrée (qui devient la sortie !) avec un arrêt au LAOS pour déguster un petit repas pour 10 € (plat et boisson). La suite au prochain numéro pour la dernière journée.
Nord Vietnam: Sapa +/- Bac Ha? English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Vietnam début octobre. j'essaie d'organiser au mieux un séjour sportif et hors des sentiers battus.
Nous avons 8 jours pleins à passer dans les montagnes du nord ouest en arrivant et repartant avec le train de nuit Hanoi-Lao Cai. J'ai prévu plusieurs jours à Sapa avec trek et nuit chez l'habitant, journée moto, peut être marché de Sinho avec l'agence ethos travel. Nous souhaiterions faire le mont Fansipan en une journée (nous sommes très sportifs ) avec l'agence nomadtrail.
J'hésite vraiment à passer quelques jours dans la région de Bac Ha ... A priori de ce que j'ai lu et entendu dire, le marché dominicale et vraiment très touristique et nous ferons donc plutôt celui de Sinho dans la région de Sapa, plus authentique. Mais j'hésite à prendre deux jours de trek dans la région de Bac Ha avant d'aller à sapa. Cela nous ferait donc un long trajet en voiture pour retourner à Sapa. La région vaut elle vraiment le coup ? ou vaut il mieux rester 8 jours plein à sapa et alentours ? les paysages sont ils vraiment si différents ?
Je cherche aussi de bonnes adresses sur Phu Quoc où nous terminerons nos vacances ! Merci !!!! Marie
Nous partons au Vietnam début octobre. j'essaie d'organiser au mieux un séjour sportif et hors des sentiers battus.
Nous avons 8 jours pleins à passer dans les montagnes du nord ouest en arrivant et repartant avec le train de nuit Hanoi-Lao Cai. J'ai prévu plusieurs jours à Sapa avec trek et nuit chez l'habitant, journée moto, peut être marché de Sinho avec l'agence ethos travel. Nous souhaiterions faire le mont Fansipan en une journée (nous sommes très sportifs ) avec l'agence nomadtrail.
J'hésite vraiment à passer quelques jours dans la région de Bac Ha ... A priori de ce que j'ai lu et entendu dire, le marché dominicale et vraiment très touristique et nous ferons donc plutôt celui de Sinho dans la région de Sapa, plus authentique. Mais j'hésite à prendre deux jours de trek dans la région de Bac Ha avant d'aller à sapa. Cela nous ferait donc un long trajet en voiture pour retourner à Sapa. La région vaut elle vraiment le coup ? ou vaut il mieux rester 8 jours plein à sapa et alentours ? les paysages sont ils vraiment si différents ?
Je cherche aussi de bonnes adresses sur Phu Quoc où nous terminerons nos vacances ! Merci !!!! Marie
Apprendre à grimper à vélo English translation pending
Bonjour à tous ,
Cycliste assidu je commence à avoir fait plus ou moins le tour des canaux et je voudrais me lancer sur les départementales et prendre de temps à autre un peu de hauteur. Mais je grimpe à peu près aussi bien qu'une planche à pain.... j'en ai marre de pousser le vélo, je ne comprends pas pourquoi je n'y arrive pas. J'ai essayé 2 stratégies, attaquer avec un gros braquet et réduire au fur et à mesure mais dans ce cas une fois en fin de course (11/24) je fais du sur-place ou au contraire amorcer par un petit braquet quitte à augmenter ensuite.
Bon, ma machine avec les bagages fait ses 22 kilos, m'enfin j'ai de bons pneus et tout le monde y arrive, je ne suis pas plus nul qu'un autre, je fais mes 100 bornes par jour sans problème sur 4 semaines, il n'y a pas de raison.
Quelqu'un aurait-il quelque conseil à me donner pour que le relief ne soit plus une source d'angoisse ?
Cycliste assidu je commence à avoir fait plus ou moins le tour des canaux et je voudrais me lancer sur les départementales et prendre de temps à autre un peu de hauteur. Mais je grimpe à peu près aussi bien qu'une planche à pain.... j'en ai marre de pousser le vélo, je ne comprends pas pourquoi je n'y arrive pas. J'ai essayé 2 stratégies, attaquer avec un gros braquet et réduire au fur et à mesure mais dans ce cas une fois en fin de course (11/24) je fais du sur-place ou au contraire amorcer par un petit braquet quitte à augmenter ensuite.
Bon, ma machine avec les bagages fait ses 22 kilos, m'enfin j'ai de bons pneus et tout le monde y arrive, je ne suis pas plus nul qu'un autre, je fais mes 100 bornes par jour sans problème sur 4 semaines, il n'y a pas de raison.
Quelqu'un aurait-il quelque conseil à me donner pour que le relief ne soit plus une source d'angoisse ?
Ecosse 2015: Au pays des clans, des glens et des lochs brumeux English translation pending
Préambule :
En septembre 2014, au retour des USA (dont vous pouvez trouver le carnet ici : voyageforum.com/...-ouest-usa-d6753077/ 🙂), la destination de l’Ecosse avait été prise rapidement. Nous avions cette destination en tête depuis déjà quelques temps.
Ayant déjà voyagé plusieurs fois en Angleterre et/ou Pays de Galles, l’Ecosse était encore le dernier sanctuaire de l’ile britannique à visiter.🙂
Une chose est certaine, c’est que l’on n’envisage pas un voyage en Ecosse comme un autre voyage, notamment pour la raison climatique. Concrètement, personne ne va en Ecosse pour bronzer.😎
Mais l’histoire et la littérature de l’Ecosse frappe tellement notre imaginaire qu’elle était attirante, en vrac :
William Wallace, Robert Bruce, Marie Stuart, Rob Roy, Prince Bonnie…
Nessie, Walther Scott, Conan Doyle…
Kilt, cornemuse, whisky…
Lochs brumeux entourés de tourbières, montagnes arides recouvertes de bruyère mauve, châteaux hantés en ruine…
Bref nous voulions tout ça🙂… Et nous l’avons trouvé (enfin sauf Nessie)😉La bande de voyageurs s’est composée de nos enfants (Annwen, fille de 8 ans et Louenn, garçon de 6 ans), de leurs grands-parents (F. 67 ans et P. 65 ans) et de nous (C&JF âgés de 41ans). Après quelques discussions, les données du périple se sont précisées en fonction des disponibilités de chacun : 2 semaines sur place avec nos 2 camping-cars.😛
Débarquant à Portsmouth, notre volonté initiale était de remonter rapidement l’Angleterre (avec une halte au mur d’Hadrien) puis de cheminer sur la côte ouest. L’objectif était alors de monter jusqu’à Cape Wrath (Nord-Ouest). Evidemment, certaines étapes se sont imposées d’elles-mêmes (Isle of Skye, un Highland Game, un parc d’attraction pour les enfants, Eilean Donan castle, Glencoe, Inverness, Oban) mais grâce à la lecture de multiples carnets d’autres destinations ont été découvertes (Sana, Crinan, Loch Cluanie, etc.). Nous avons délibérément ignoré la côte Est. L’avantage principal d’un périple avec nos CC est qu’il nous a laissé beaucoup de liberté : seul le Ferry a nécessité une réservation en février (dans les 1100€ pour les passagers + 2CC).
Dans les faits, nous ne sommes pas allés jusqu’à Cape Wrath 🙁 . Lors de la préparation méthodique par C., nous avions vite constaté que ce serait impossible.
En outre, quelques aléas sympathiques(opinion pas forcément partagée sur le moment), que vous découvrirez au fur et à mesure de votre lecture de ce carnet, nous ont écarté du trajet initial 😕 😛😇
Au final, nous avons effectué 3500km/64h (dont 1200km en territoire « perfide albionide ») et en voici dans les grandes lignes les étapes et quelques données :
J0 et J1 : Brest - Ouistreham – Portsmouth – Darlington (350km + 498km) J2 : Darlington – Mur d’Hadrien – Stirling – Loch Katrine (362km) J3 : Loch Katrine – Loch Lomond – Faslane – Tarbet – Inveraray – Loch Fyne - Crinan – Oban (233km) J4 : Oban – Loch Linnhe – Glencoe – Lost valley – Corran – Glen Tarbert (123km) J5 : Glen Tarbet - Péninsule d’Ardnamuchan – Sana – Glenfinnan (170km) J6 : Glenfinnan –Fort Williams – Fort Augustus – Loch Ness – Loch Cluanie – Glen Shiel – Eilean Donan castle (167km) J7 : Eilean Donan castle – Isle of Skye (Cuillins, Dunvegan, Nest Point) (131km) J8 : Isle of Skye (Dunvegan, Glen fairy, plateau du Quiraing, Old man of Storr, Kilt Rock, Portree, Kyleakin) (157km) J9 : Kyleakin – Loch Carron – Shieldaig- Loch Maree – Red Point- Firemore sand (173km) J10 : Firemore sand – Loch Broom – Ullapool – Ardvreck castle (137km) J11 : Ardvreck castle - Loch Assynt – Culrain – Cromarty Firth – Moray Firth- Inverness (184km) J12 : Inverness – Carrbridge – Cairn Gorm (80km) J13 : Cairn Gorm – Newtonmore – Loch Tummel (113km) J14 : Loch Tummel – Edinburgh (277km) J15 : Edinburgh – New Forest (692km) J16 : New Forest – Portsmouth – Ouistreham (100km)
Conditions économiques : Elles sont très défavorables😠. La £ est aux alentours de 1,4€, le litre de gasoil environ à 1,8€... Logiquement, pour nous français, tout semble cher. L’exemple du whisky est frappant : la même bouteille à 36£ en Ecosse et 25€ en France…🤪
Conditions climatiques : Comme précisé plus haut, on ne va pas en Ecosse si on veut bronzer. Et bien nous n’avons pas été déçus !! Nous avons enfin compris l’expression « douche écossaise ». 😎Ce n’est pas une légende : dans la même journée vous passez du maillot de bain au blouson de ski entre plusieurs lourdes averses. Mais très objectivement, nous rentrons de ce périple sans avoir eu l’impression de subir ces conditions : nous avons eu de la pluie MAIS aussi du soleil tous les jours.😎
Les routes, autoroutes et sites : Les routes : Elles sont en bon état. Beaucoup de routes sont trop petites pour circuler à deux véhicules : il y a donc des « passing places » très réguliers et peu espacés. Et ça fonctionne très bien ! Nous sommes passés en CC sur toutes les routes ! Le « passing place » est aussi un mode de vie chez les écossais : cela permet de se saluer, de remercier et d’avoir le plaisir d’un échange, ne serait-ce que gestuel🙂.
Les autoroutes : C’est la période des grands travaux routiers ! Franchement sur les 400km d’autoroute effectués lors la montée anglaise vers l’Ecosse, au moins 150 étaient en travaux avec une seule voie de circulation (au lieu des 3 habituelles) et une vitesse limitée à 54km/h… Sans compter les embouteillages à proximité des grosses villes où l’on roule à 30km/h (mais avec le sourire, sans klaxon ni slalom entre les files).
Les sites pour passer la nuit : Aucune difficulté à trouver des emplacements pour passer la nuit😎. Peu de panneaux « no overnight » Outre le fait que le camping sauvage n’est pas interdit chez eux (nous avons même vu des tentes de pêcheurs plantées en bord de routes), il y a beaucoup moins de touristes en Ecosse qu’en France… Et donc bien moins de désagréments occasionnés par le manque de savoir-vivre de certains camping- caristes. Enfin, nous avons pris des routes que seuls des petits camping-cars comme les nôtres pouvaient prendre. S’il n’y a qu’une seule règle à retenir sur les trajets en Ecosse : les distances sont longues. Il n’est pas rare de ne parcourir que 25-30km à l’heure dans certains endroits !!
La conduite à gauche : Bah... comme à chaque fois que nous sommes allés au RU, nous avions notre propre véhicule. Donc pas de souci de levier de vitesse à gauche !! Et, une fois la première demi-heure écoulée et le premier rond-point franchi, on prend vite l'habitude !😉 A ce propos, beaucoup des grands rond-points ont des feux !! Pourquoi? Just to be different than the others, of course !!🙂
Les midges : Nous avions lu plusieurs articles à ce sujet : « on en tue un et on en a 300 qui viennent assister aux funérailles »😎, « ils passent par les bouches d’aérations des véhicules », « ils piquent à travers les vêtements fins »… Bref de quoi être inquiets ! Nous avions donc commandé le produit « Skin so soft » du laboratoire Avon car F&C., très sensibles aux moustiques, appréhendaient logiquement ces bébètes… En début de matinée et de soirée, la présence omniprésente de ces petites bestioles est remarquée et très gênante...🙁 Mais dès qu’une faible brise se lève, il n’y a plus rien. Et comme l’Ecosse semble rarement encalminée 😇, dans l’ensemble nous n’avons pas eu de gros soucis. Nous les avons plutôt apparentés à des « bibets » et nous ne les avons jamais croisés en nuages. F. a été piquée mais la piqûre semble bien moins douloureuse que celle des moustiques. Lisant ces lignes, elle sera plus à même pour vous donner des précisions sur le chapitre « Midges » A noter que vous pouvez trouver dans n’importe quel centre commercial écossais des petites bombes anti-midges (Jungle ou Smidges) en vente aux caisses.
🙂Les écossais : Ils associent le savoir-vivre flegmatique « so british » à la rudesse de leur histoire et de leurs conditions de vie. Ce n’est pas pour rien que les régiments écossais ont toujours été utilisés par le royaume britannique dans des missions difficiles, voire ont servi de chair à canon. Ce n’est pas non plus un hasard que les premiers commandos de la 2ème guerre mondiale étaient pour la plupart écossais et que le lieu de formation était en Ecosse. Au fil de notre carnet, nous évoquerons plusieurs exemples de cette rage que nous avons perçue chez eux. Rage certes, mais toujours avec classe, politesse et pragmatisme.
Voilà donc, en guise de préambule, ces quelques lignes. Vous l’aurez compris, nous avons aimé ce voyage.🙂
Avant d'aller plus loin dans ce carnet, nous tenons à remercier les rédacteurs des carnets que nous avions lu avec avidité avant notre départ ! Et surtout un grand merci à celles et ceux qui ont apporté des précisions à nos questions plus précises ! Elles/ils se reconnaitront à la lecture de ces lignes.🙂
Désormais, nous sommes en train de développer/trier les quelques 1100 photos rapportées de ce périple et de sélectionner/monter les vidéos GoPro (déjà bouclé les 4 premiers jours)😛😛. Evidemment, la rédaction du carnet est aussi très largement engagée.
Sous peu nous mettrons petit à petit en ligne ! A bientôt pour la suite C&JF😎
PS : Petit jeu pour celles et ceux qui sont déjà allés en Ecosse. Essayez d'ores et déjà de trouver les lieux du montage photo. Certains sont très connus, d'autres sont un peu plus "underground"
Ouest Canada - Retour d'expérience English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un retour d’expérience de notre voyage sur l’ile de Vancouver et dans les Rocheuses fait en Aout 2015. A titre d’information, nous sommes un jeune couple (23 ans), donc notre rythme de voyage peut paraitre élevé et nous possédons le Guide du Routard et quasiment tous les hôtels, restaurants que nous avons faits, sont visibles sur tripadvisor : http://www.tripadvisor.fr/members/Vincest
Tout notre voyage était réservé : Hotels, Voiture, Ferry, Excursions.
Notre itinéraire
Premier jour, 31 juillet 2015, arrivée à Vancouver par un vol AF. Passage des contrôles de passeport long… surtout que tous les avions arrivent en même temps. Nous récupérons nos bagages et nous allons chercher la voiture de location chez Hertz (que je déconseille fortement). Toutes les locations de voiture sont accessibles à pied depuis l’aéroport. Nous prenons en voiture la direction de Vancouver. Petite étape à l’outlet à cote de l’aéroport MacArthurGlen pour les boutiques (Gap, Levis, Under Armour, Ralph Lauren pour nous), puis de l’hôtel, le Moda Hôtel, au croisement entre Seymour Street et Smithe Street. Si je ne recommande pas l’hôtel (rapport qualité/prix moyen), je recommande sa situation. Un hôtel sur Robson street reste le mieux pour Vancouver à mon avis. Nous restons deux nuits à Vancouver, et un jour et demi de visite. Arrivant en début d’après-midi, nous allons pour visiter la ville quand nous avons un accident de voiture avec la voiture de location… après être retourné changer la voiture, nous visitons rapidement Granville Street, Water Street et Seymour Street avant d’aller manger sur les coups de 21h dans un bon petit restaurant vietnamien sur Davie Street : BaoQi Eateri. L’emplacement de l’hôtel nous a permis de tout faire à pied.
Le lendemain, nous remontons tout Robson Street, nous y prenons le petit déjeuner (très bonnes gaufres belges) avant d’aller visiter à pied le Stanley Park, où nous faisons la partie avec la vue sur le pont, Vancouver Harbour, et le port. Nous y voyons aussi les totems et un petit jardin sympathique. Ensuite nous avons remonté Denman Street (et acheté le repas de midi) pour le manger sur English Bay Beach. Plage sympathique et très fréquentée. Nous redescendons sur Vancouver par Davie Street (quartier Gay, nous y étions d’ailleurs la veille de la GayPride, c’était très animé) puis Granville Street (pas très bien fréquenté) avant d’arriver de nouveau sur Water Street. Nous remontons sur Seymour Street. Le soir nous avons mangé fast food chez Five Guys. Cette journée intense (19km de marche) nous a permis de bien découvrir Vancouver, même si nous n’avons pas pris le temps de découvrir la ville « by night ». Pas de musée pour nous (pourtant on aime ça : Ermitage, MoMA, MET, Louvres, Rijksmuseum)
Le troisième jour, nous prenons la voiture pour aller à North Vancouver (30/40 minutes). Nous faisons halte au Lynn Canyon Park et son pont suspendu (Bien et Gratuit, un autre pont concurrent est apparemment payant, très touristique et très cher). C’était amusant. Puis nous sommes allés sur le Mont Seymour pour voir la vue sur Vancouver… que nous n’avons pas vue. Peut-être fallait-il aller encore plus haut (quoi que, plus haut il y avait la station de ski…)… mais le temps nous pressait, le ferry de HorseshoeBay nous attendait à 12h (Je recommande de réserver le ferry, c’est + rapide et c’était complet). Une heure et demie après nous arrivons sur l’ile de Vancouver, à Nanaimo et nous continuons la route vers Tofino (3heures minimum car il faut faire des pauses pour les paysages). Arrêt sur la route au MacMilan Provencial Park et ses arbres géants et vieux de 300 ans, et sur différents lacs tout au long de la route. La route est magnifique. Puis nous arrivons à Tofino. La ville est toute petite, et nous avons mangé fish and chips Ice House Oyster Bar en regardant le coucher de soleil sur le port, c’était très romantique…
Quatrième jour. Levés tôt et direction … Jaime’s Whaling. Départ le matin pour voir les ours (c’était réservé, nous étions le second groupe). Magnifique, nous avons vu 16 ours dont 7 bébés (c’est merveilleux). Les ours sont au bord de l’eau et cherchent de la nourriture à marée basse, des crabes notamment. Le bateau s’approche à une vingtaine de mètres de la plage de galet, suffisamment pour que l’on puisse bien les voir sans les effrayer. Après 2 heures et demie, nous revenons à Tofino et mangeons Fish and Chips (la spécialité locale ! - Big Daddy's Fish Fry) :-). L’après-midi… tour en zodiac pour voir les baleines. Très belle journée, nous en avons vu 7/8. Elles étaient à 50 mètres. On aperçoit d’abord leur jet, deux ou trois fois, puis leur queue lorsqu’elles replongent. C’était de nouveau magique. Quelle journée. Le zodiac ça secoue beaucoup, faut pas voir le mal de mer, mais ça vaut vraiment le coup. Le soir, nous prenons la direction d’Ucluelet (40 minutes de route) et une superbe GuestHouse nous attend (Liahona Guest House). Sur les conseils de nos hôtes, nous avons assisté au coucher de soleil sur le Wild Pacific Trail. Nous avons dîné ce soir là dans un food truck, RAVENLADY OYSTER FORTE, spécialisé dans les huitres (délicieux), et tenu par des Québécois (adorables).
Le lendemain, nous avons pris la route de Victoria ( 4 heures ) , petite étape à Chemainus pour les peintures murales (sans grand intérêt). Nous faisons un fish and chips, Red Fish Blue Fish, sur le port de Victoria sur les coups de 14h, établissement très réputé où nous avons fait 30 minutes de queue, puis nous allons garer la voiture à l’hôtel en plein centre ville : Helms’inn (parking payant). Visite de la ville, c’est sympathique, des magasins à faire mais c’est cher. La partie Fisherman's Wharf est sympa, Wharf street et Goverment street aussi. Nous avons mangé de délicieux sushi bon marché, Ebizo Japanese Restaurant.
6ème jour : Nous prenons la voiture et nous passons par Dallas Street, Beach Street et nous remontons tout le bord de mer pour rejoindre Swartz Bay et son ferry (avec les pauses photos des paysages et des biches, prévoir 2 heures). Passage par Oak Bay aussi. Ce n’est pas la route la plus courte mais elle est très agréable. Après le ferry et donc Tsawwassen, direction Kamloops… route route et route (4heures). Le ferry arrivant à 14h, nous arrivons vers 18h à l’hôtel (Riverland Inn - propre). Kamloops est une ville étape pour ne pas rejoindre clearwater directement (trop de route sinon).
7ème jour, vous l’avez compris, direction ClearWater (2heures) et le Well Grey Provencial Park (Wells Gray Provincial Park et aller au Visitor Center +++). Dodo dans la même ville et très bon restaurant (Hop N Hog Tap & Smokehouse). 8ème jour, nous allons au supermarché low low food, bon prix et nous prenons un petit déjeuner. Le midi, nous avions notre doggy bag de la veille (super pratique et cheap !). Direction Jasper. Sur la route arret au Mont Robson Provencial Park. Le temps ne nous a pas permis de voir le sommet de la montagne mais sur les très bons conseils du Visitor Center nous entamons la randonnée du très beau Kinney Lake (2 heures A/R nous y avons mangé aussi). Direction Jasper, 2heure de route (dont une perdue avec le changement d’heure). Arrivée à Jasper : Visitor center, indispensable. Et petite balade autour des lake annette et edith. Nous avons fait aussi le Canyon Maligne (à voir). On nous a aussi conseillé d’aller voir le lac Pyramid mais nous n’avons pas eu le temps. Nous étions pour deux nuits à l’hotel Becker’s Chalet (très cher, et Wifi inutilisable). Pour les restaurants, Downstream, les burgers sont justes EXCEPTIONNELS.
Au Visitor Centre du Mont Robson, nous avons acheté un pass family/group pour avoir accès aux parcs, il coute 136$ et est valable un an. Il donne accès à tous les parcs nationaux canadiens. Sachez qu’un jour dans un parc (stationner dans le parc, attention ne vous amusez pas à gruger, il y a des contrôles, même pour 5 minutes) coûte environ 10$ par adulte. Sachant que nous allions passer plus de 7 jours dans les parcs, c’était plus avantageux pour nous de prendre ce pass. Nous pouvons désormais le revendre, si toutefois quelqu’un était intéressé pour visiter les parcs avant le 31 août 2016… (me contacter)
9ème jour, toujours à Jasper, direction tôt le matin le lac maligne. Randonnées sur Bald Hills (sur les conseils sur routard) points de vues sont beaux mais pas les plus beaux du lac. Nous redescendons et nous allons prendre le bateau pour Spirit Island (pas la peine de réserver, ya énormément de bateau). C’est à Spirit Island qu’il y a la plus belle vue du Lac. 67$ par personne le bateau, ça fait mal mais ça vaut vraiment le coup. En fin de journée, nous allons voir le mont Edith Cavell. Très beau (randonnée facile de 30 minutes). Il fait prendre conscience du problème de la fonte des glaciers… 2ème nuit au becker’s chalet.
10ème jour : la Promenade des Glaciers, « la plus belle route du monde ». 230km en 8heures… Pas à cause des embouteillages mais de tous les magnifiques points de vues. Le visitor Center de Jasper nous a donné une carte avec tous les points à voir. Carte très efficace (bien + que celle du routard). Ne surtout pas manquer le lac Peyto en forme d’ours, et prévoir un sandwich (trop de touristes, nous avons aperçus deux restaurants bondés…) !!!! En arrivant au bout de la route à Lake Louise, nous nous arrêtons au Visitor Centre du village, étape encore une fois indispensable. On nous conseille un restaurant caché et d’excellent rapport qualité prix pour le coin, Bill Peyto. Nous avons un hôtel sur la route de Field, à 10 minutes de Field et du Lake Louise village, donc parfaitement placé : The Great Divide Lodge.
11ème jour. Direction tôt le matin à Lake Louise (nous sommes arrivés à 8h30 la bas en prenant petit déjeuner et sandwich à emporter à Lake Louise village). 8h30 c’est la bonne heure :-) il n’y a pas encore les cars de touristes... Nous chaussons les chaussures de marches, petit déjeuner devant le lac avec 0 touriste, juste un petit peu frais et c’est parti. Little Beehive, Lake Agnes, Big Beehive (juste wahou), Six Glaciers avec vue sur le Glacier Victoria (impressionnant). 15km, long (+ de 7heures avec pause midi), mais incroyable. A FAIRE ! En repartant sur les coups de 16 heures, arrêt pour voir le lake Moraine rapidement. IMPORTANT : ne pas escalader le rocher comme un imbécile, il y a un chemin sur la gauche pour y monter facilement en cinq minutes !
12ème jour, identique au précédent, levés tôt, petit déjeuner et sandwich à emporter à Lake Louise la ville et direction… Lake Morraine. Nous avons fait la randonnée du lake consolation à faire en groupe de 4 minimums à cause des ours, même si nous n’en avons pas vus, quand bien même nous étions le premier groupe de la journée. Suffit d’attendre devant le panneau, et 5 minutes après d’autres personnes arriveront. Nous étions finalement 8. Le lac est magnifique ! Au retour, nous avons pris de nouvelles photos du lac Moraine, avec le soleil de 11h, c’était splendide. Puis nous avons pris la direction de YOHO National Park (cf tripadvisor). C’est à faire.
13ème jour, (c’est le jour raté) après trois nuits à notre hôtel à Field, direction le col rogers et ses 3 étoiles selon le guide du routard (2 heures de routes, beaux paysages)… arrivé la-bas, visitor center et rien…. Aucune randonnée ne nous donne envie… Prévoir minimum quatre heures, nous sommes un peu fatigué et les randonnées par groupe de 4 sont déjà parties (dernier départ organisé 12h)… nous faisons quelques pas sur les vestiges Glacier Hotel … inutile et nous avons pris la direction de Radium Hot Sprint… Arrivé à 16h, grosse sieste :-). Puis à 21h après le repas (CasaVino), nous sommes allés voir les sources d’eaux chaudes. Pas cher et original mais beaucoup de monde. Je n’ose même pas imaginer en plein après-midi.
14ème jour, direction Banff par Kootenay National Park. Comme vous pouvez le voir, on n’a pas fait revelstoke national park, mais des gens sur le chemin nous ont dit qu’ils n’ont pas aimé. Sur Kootenay, l’interet n’est qu’à la fin avec le Marble Canyon qui est à voir. Paints pots est aussi à voir car c’est court. Une randonnée de 4heures au glacier Stanley est à faire… mais nous ne l’avons pas faite. (a vrai dire, il faisait très très chaud ce jour là). Nous sommes ensuite allé au Johnson Canyon (à fuir, trop trop de monde et pas + beau que le Marble Canyon, la seule différence c’est qu’on marche dedans… sur des passerelles, trop bien aménagé donc trop de monde). Nous avons fait la route Bow Valley Parkway, avec le point de vue sur la Castle Moutain. Puis nous sommes allés nous balader dans Banff. Nous sommes allés voir le Lake Minnewanka vers 17h/18h les couleurs étaient très belles.
15ème jour, un tour en vélo était prévu, mais le 42$/personne la location du vélo nous a refroidits. Donc randonnée. Le hoodoo trail, petite randonnée de 3h A/R facile pour aller voir les hoodoo. (Visibles aussi en voiture). A 12h, nous prenons la direction de Canmore. Le visitor Center était parfait. Il nous a conseillé un itinéraire de 6heures… voitures + randonnées. Lakes Grassi, de toutes les teintes de vert, à faire en prenant le chemin « more difficult » à l’aller et « easy » au retour, la superbe route … en chemin de terre (mais toutes les voitures peuvent l’emprunter, elle dure juste une heure et est absolument magnifique), puis arrivée aux Kananaskis Lakes (randonnée de 1heure en bordure du Lower Lake, à faire si vous avez le temps, nous ne l’avions pas). Point de vue sur le lower et le upper à aller voir. Puis nous sommes redescendus par la route 40, où nous avons eu la chance de croiser un ours noir au bord de la route (ne bous arrêtez pas trop près et empêchez vous de vous arrêter si vous conduisez une caravane, cela les effraie particulièrement…), puis la route 1A, sur les conseils du Visitor Centre, pour rentrer à Banff.
16ème jour. Très mauvais temps, ça tombe bien, nous prenons la route pour Hope (ville étape). 7 heures de route avec le décalage horaire, en notre faveur cette fois, 8 en réalité. Nous n’avons pas pu voir le paysage tellement le temps était mauvais. Heureusement que nous l’avions vu le 13ème jour. Arrivés à Hope, surprise, nous tombons sur le concours de sculpture à la tronçonneuse. C’était cocasse, vous ne verrez cela nulle part ailleurs. Des sculptures sont parsemées un peu partout dans la ville tant ils en sont fiers, allez les voir si vous faîtes une étape ici.
17ème jour : Arrivé à 10h à Vancouver (après 2 heures de route), de nouveau l’outlet pour l’ouverture et utiliser nos derniers $, et vol à 13h55. Petit passage par le Duty Free. Des questions :-) ?
</htm
Voici un retour d’expérience de notre voyage sur l’ile de Vancouver et dans les Rocheuses fait en Aout 2015. A titre d’information, nous sommes un jeune couple (23 ans), donc notre rythme de voyage peut paraitre élevé et nous possédons le Guide du Routard et quasiment tous les hôtels, restaurants que nous avons faits, sont visibles sur tripadvisor : http://www.tripadvisor.fr/members/Vincest
Tout notre voyage était réservé : Hotels, Voiture, Ferry, Excursions.
Notre itinéraire
Premier jour, 31 juillet 2015, arrivée à Vancouver par un vol AF. Passage des contrôles de passeport long… surtout que tous les avions arrivent en même temps. Nous récupérons nos bagages et nous allons chercher la voiture de location chez Hertz (que je déconseille fortement). Toutes les locations de voiture sont accessibles à pied depuis l’aéroport. Nous prenons en voiture la direction de Vancouver. Petite étape à l’outlet à cote de l’aéroport MacArthurGlen pour les boutiques (Gap, Levis, Under Armour, Ralph Lauren pour nous), puis de l’hôtel, le Moda Hôtel, au croisement entre Seymour Street et Smithe Street. Si je ne recommande pas l’hôtel (rapport qualité/prix moyen), je recommande sa situation. Un hôtel sur Robson street reste le mieux pour Vancouver à mon avis. Nous restons deux nuits à Vancouver, et un jour et demi de visite. Arrivant en début d’après-midi, nous allons pour visiter la ville quand nous avons un accident de voiture avec la voiture de location… après être retourné changer la voiture, nous visitons rapidement Granville Street, Water Street et Seymour Street avant d’aller manger sur les coups de 21h dans un bon petit restaurant vietnamien sur Davie Street : BaoQi Eateri. L’emplacement de l’hôtel nous a permis de tout faire à pied.
Le lendemain, nous remontons tout Robson Street, nous y prenons le petit déjeuner (très bonnes gaufres belges) avant d’aller visiter à pied le Stanley Park, où nous faisons la partie avec la vue sur le pont, Vancouver Harbour, et le port. Nous y voyons aussi les totems et un petit jardin sympathique. Ensuite nous avons remonté Denman Street (et acheté le repas de midi) pour le manger sur English Bay Beach. Plage sympathique et très fréquentée. Nous redescendons sur Vancouver par Davie Street (quartier Gay, nous y étions d’ailleurs la veille de la GayPride, c’était très animé) puis Granville Street (pas très bien fréquenté) avant d’arriver de nouveau sur Water Street. Nous remontons sur Seymour Street. Le soir nous avons mangé fast food chez Five Guys. Cette journée intense (19km de marche) nous a permis de bien découvrir Vancouver, même si nous n’avons pas pris le temps de découvrir la ville « by night ». Pas de musée pour nous (pourtant on aime ça : Ermitage, MoMA, MET, Louvres, Rijksmuseum)
Le troisième jour, nous prenons la voiture pour aller à North Vancouver (30/40 minutes). Nous faisons halte au Lynn Canyon Park et son pont suspendu (Bien et Gratuit, un autre pont concurrent est apparemment payant, très touristique et très cher). C’était amusant. Puis nous sommes allés sur le Mont Seymour pour voir la vue sur Vancouver… que nous n’avons pas vue. Peut-être fallait-il aller encore plus haut (quoi que, plus haut il y avait la station de ski…)… mais le temps nous pressait, le ferry de HorseshoeBay nous attendait à 12h (Je recommande de réserver le ferry, c’est + rapide et c’était complet). Une heure et demie après nous arrivons sur l’ile de Vancouver, à Nanaimo et nous continuons la route vers Tofino (3heures minimum car il faut faire des pauses pour les paysages). Arrêt sur la route au MacMilan Provencial Park et ses arbres géants et vieux de 300 ans, et sur différents lacs tout au long de la route. La route est magnifique. Puis nous arrivons à Tofino. La ville est toute petite, et nous avons mangé fish and chips Ice House Oyster Bar en regardant le coucher de soleil sur le port, c’était très romantique…
Quatrième jour. Levés tôt et direction … Jaime’s Whaling. Départ le matin pour voir les ours (c’était réservé, nous étions le second groupe). Magnifique, nous avons vu 16 ours dont 7 bébés (c’est merveilleux). Les ours sont au bord de l’eau et cherchent de la nourriture à marée basse, des crabes notamment. Le bateau s’approche à une vingtaine de mètres de la plage de galet, suffisamment pour que l’on puisse bien les voir sans les effrayer. Après 2 heures et demie, nous revenons à Tofino et mangeons Fish and Chips (la spécialité locale ! - Big Daddy's Fish Fry) :-). L’après-midi… tour en zodiac pour voir les baleines. Très belle journée, nous en avons vu 7/8. Elles étaient à 50 mètres. On aperçoit d’abord leur jet, deux ou trois fois, puis leur queue lorsqu’elles replongent. C’était de nouveau magique. Quelle journée. Le zodiac ça secoue beaucoup, faut pas voir le mal de mer, mais ça vaut vraiment le coup. Le soir, nous prenons la direction d’Ucluelet (40 minutes de route) et une superbe GuestHouse nous attend (Liahona Guest House). Sur les conseils de nos hôtes, nous avons assisté au coucher de soleil sur le Wild Pacific Trail. Nous avons dîné ce soir là dans un food truck, RAVENLADY OYSTER FORTE, spécialisé dans les huitres (délicieux), et tenu par des Québécois (adorables).
Le lendemain, nous avons pris la route de Victoria ( 4 heures ) , petite étape à Chemainus pour les peintures murales (sans grand intérêt). Nous faisons un fish and chips, Red Fish Blue Fish, sur le port de Victoria sur les coups de 14h, établissement très réputé où nous avons fait 30 minutes de queue, puis nous allons garer la voiture à l’hôtel en plein centre ville : Helms’inn (parking payant). Visite de la ville, c’est sympathique, des magasins à faire mais c’est cher. La partie Fisherman's Wharf est sympa, Wharf street et Goverment street aussi. Nous avons mangé de délicieux sushi bon marché, Ebizo Japanese Restaurant.
6ème jour : Nous prenons la voiture et nous passons par Dallas Street, Beach Street et nous remontons tout le bord de mer pour rejoindre Swartz Bay et son ferry (avec les pauses photos des paysages et des biches, prévoir 2 heures). Passage par Oak Bay aussi. Ce n’est pas la route la plus courte mais elle est très agréable. Après le ferry et donc Tsawwassen, direction Kamloops… route route et route (4heures). Le ferry arrivant à 14h, nous arrivons vers 18h à l’hôtel (Riverland Inn - propre). Kamloops est une ville étape pour ne pas rejoindre clearwater directement (trop de route sinon).
7ème jour, vous l’avez compris, direction ClearWater (2heures) et le Well Grey Provencial Park (Wells Gray Provincial Park et aller au Visitor Center +++). Dodo dans la même ville et très bon restaurant (Hop N Hog Tap & Smokehouse). 8ème jour, nous allons au supermarché low low food, bon prix et nous prenons un petit déjeuner. Le midi, nous avions notre doggy bag de la veille (super pratique et cheap !). Direction Jasper. Sur la route arret au Mont Robson Provencial Park. Le temps ne nous a pas permis de voir le sommet de la montagne mais sur les très bons conseils du Visitor Center nous entamons la randonnée du très beau Kinney Lake (2 heures A/R nous y avons mangé aussi). Direction Jasper, 2heure de route (dont une perdue avec le changement d’heure). Arrivée à Jasper : Visitor center, indispensable. Et petite balade autour des lake annette et edith. Nous avons fait aussi le Canyon Maligne (à voir). On nous a aussi conseillé d’aller voir le lac Pyramid mais nous n’avons pas eu le temps. Nous étions pour deux nuits à l’hotel Becker’s Chalet (très cher, et Wifi inutilisable). Pour les restaurants, Downstream, les burgers sont justes EXCEPTIONNELS.
Au Visitor Centre du Mont Robson, nous avons acheté un pass family/group pour avoir accès aux parcs, il coute 136$ et est valable un an. Il donne accès à tous les parcs nationaux canadiens. Sachez qu’un jour dans un parc (stationner dans le parc, attention ne vous amusez pas à gruger, il y a des contrôles, même pour 5 minutes) coûte environ 10$ par adulte. Sachant que nous allions passer plus de 7 jours dans les parcs, c’était plus avantageux pour nous de prendre ce pass. Nous pouvons désormais le revendre, si toutefois quelqu’un était intéressé pour visiter les parcs avant le 31 août 2016… (me contacter)
9ème jour, toujours à Jasper, direction tôt le matin le lac maligne. Randonnées sur Bald Hills (sur les conseils sur routard) points de vues sont beaux mais pas les plus beaux du lac. Nous redescendons et nous allons prendre le bateau pour Spirit Island (pas la peine de réserver, ya énormément de bateau). C’est à Spirit Island qu’il y a la plus belle vue du Lac. 67$ par personne le bateau, ça fait mal mais ça vaut vraiment le coup. En fin de journée, nous allons voir le mont Edith Cavell. Très beau (randonnée facile de 30 minutes). Il fait prendre conscience du problème de la fonte des glaciers… 2ème nuit au becker’s chalet.
10ème jour : la Promenade des Glaciers, « la plus belle route du monde ». 230km en 8heures… Pas à cause des embouteillages mais de tous les magnifiques points de vues. Le visitor Center de Jasper nous a donné une carte avec tous les points à voir. Carte très efficace (bien + que celle du routard). Ne surtout pas manquer le lac Peyto en forme d’ours, et prévoir un sandwich (trop de touristes, nous avons aperçus deux restaurants bondés…) !!!! En arrivant au bout de la route à Lake Louise, nous nous arrêtons au Visitor Centre du village, étape encore une fois indispensable. On nous conseille un restaurant caché et d’excellent rapport qualité prix pour le coin, Bill Peyto. Nous avons un hôtel sur la route de Field, à 10 minutes de Field et du Lake Louise village, donc parfaitement placé : The Great Divide Lodge.
11ème jour. Direction tôt le matin à Lake Louise (nous sommes arrivés à 8h30 la bas en prenant petit déjeuner et sandwich à emporter à Lake Louise village). 8h30 c’est la bonne heure :-) il n’y a pas encore les cars de touristes... Nous chaussons les chaussures de marches, petit déjeuner devant le lac avec 0 touriste, juste un petit peu frais et c’est parti. Little Beehive, Lake Agnes, Big Beehive (juste wahou), Six Glaciers avec vue sur le Glacier Victoria (impressionnant). 15km, long (+ de 7heures avec pause midi), mais incroyable. A FAIRE ! En repartant sur les coups de 16 heures, arrêt pour voir le lake Moraine rapidement. IMPORTANT : ne pas escalader le rocher comme un imbécile, il y a un chemin sur la gauche pour y monter facilement en cinq minutes !
12ème jour, identique au précédent, levés tôt, petit déjeuner et sandwich à emporter à Lake Louise la ville et direction… Lake Morraine. Nous avons fait la randonnée du lake consolation à faire en groupe de 4 minimums à cause des ours, même si nous n’en avons pas vus, quand bien même nous étions le premier groupe de la journée. Suffit d’attendre devant le panneau, et 5 minutes après d’autres personnes arriveront. Nous étions finalement 8. Le lac est magnifique ! Au retour, nous avons pris de nouvelles photos du lac Moraine, avec le soleil de 11h, c’était splendide. Puis nous avons pris la direction de YOHO National Park (cf tripadvisor). C’est à faire.
13ème jour, (c’est le jour raté) après trois nuits à notre hôtel à Field, direction le col rogers et ses 3 étoiles selon le guide du routard (2 heures de routes, beaux paysages)… arrivé la-bas, visitor center et rien…. Aucune randonnée ne nous donne envie… Prévoir minimum quatre heures, nous sommes un peu fatigué et les randonnées par groupe de 4 sont déjà parties (dernier départ organisé 12h)… nous faisons quelques pas sur les vestiges Glacier Hotel … inutile et nous avons pris la direction de Radium Hot Sprint… Arrivé à 16h, grosse sieste :-). Puis à 21h après le repas (CasaVino), nous sommes allés voir les sources d’eaux chaudes. Pas cher et original mais beaucoup de monde. Je n’ose même pas imaginer en plein après-midi.
14ème jour, direction Banff par Kootenay National Park. Comme vous pouvez le voir, on n’a pas fait revelstoke national park, mais des gens sur le chemin nous ont dit qu’ils n’ont pas aimé. Sur Kootenay, l’interet n’est qu’à la fin avec le Marble Canyon qui est à voir. Paints pots est aussi à voir car c’est court. Une randonnée de 4heures au glacier Stanley est à faire… mais nous ne l’avons pas faite. (a vrai dire, il faisait très très chaud ce jour là). Nous sommes ensuite allé au Johnson Canyon (à fuir, trop trop de monde et pas + beau que le Marble Canyon, la seule différence c’est qu’on marche dedans… sur des passerelles, trop bien aménagé donc trop de monde). Nous avons fait la route Bow Valley Parkway, avec le point de vue sur la Castle Moutain. Puis nous sommes allés nous balader dans Banff. Nous sommes allés voir le Lake Minnewanka vers 17h/18h les couleurs étaient très belles.
15ème jour, un tour en vélo était prévu, mais le 42$/personne la location du vélo nous a refroidits. Donc randonnée. Le hoodoo trail, petite randonnée de 3h A/R facile pour aller voir les hoodoo. (Visibles aussi en voiture). A 12h, nous prenons la direction de Canmore. Le visitor Center était parfait. Il nous a conseillé un itinéraire de 6heures… voitures + randonnées. Lakes Grassi, de toutes les teintes de vert, à faire en prenant le chemin « more difficult » à l’aller et « easy » au retour, la superbe route … en chemin de terre (mais toutes les voitures peuvent l’emprunter, elle dure juste une heure et est absolument magnifique), puis arrivée aux Kananaskis Lakes (randonnée de 1heure en bordure du Lower Lake, à faire si vous avez le temps, nous ne l’avions pas). Point de vue sur le lower et le upper à aller voir. Puis nous sommes redescendus par la route 40, où nous avons eu la chance de croiser un ours noir au bord de la route (ne bous arrêtez pas trop près et empêchez vous de vous arrêter si vous conduisez une caravane, cela les effraie particulièrement…), puis la route 1A, sur les conseils du Visitor Centre, pour rentrer à Banff.
16ème jour. Très mauvais temps, ça tombe bien, nous prenons la route pour Hope (ville étape). 7 heures de route avec le décalage horaire, en notre faveur cette fois, 8 en réalité. Nous n’avons pas pu voir le paysage tellement le temps était mauvais. Heureusement que nous l’avions vu le 13ème jour. Arrivés à Hope, surprise, nous tombons sur le concours de sculpture à la tronçonneuse. C’était cocasse, vous ne verrez cela nulle part ailleurs. Des sculptures sont parsemées un peu partout dans la ville tant ils en sont fiers, allez les voir si vous faîtes une étape ici.
17ème jour : Arrivé à 10h à Vancouver (après 2 heures de route), de nouveau l’outlet pour l’ouverture et utiliser nos derniers $, et vol à 13h55. Petit passage par le Duty Free. Des questions :-) ?
</htm
La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
Bonjour à tous,
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian