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De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Hôtel Barcelo Cayo Largo English translation pending
Salut tout le monde,
Je pars pour cayo largo, au Barcelo, la semaine prochaine. Qui y revient? Qu'en est-il de la plage devant l'hôtel? Peut-on se procurer des parasols ou s'il y a suffisamment d'ombre? Et les spectacles du soir? Avez-vous des conseils pour soulager (ou mieux, empêcher) les piqûres de puces de sable? J'ai été littéralement "bouffée" l'an dernier et ça a pris plus d'un mois à disparaître. Avez-vous des escapades à me suggérer? Nous aimons beaucoup l'apnée mais pas nécessairement en excursion. Est-ce possible d'avoir une chambre bungalow plutôt que celle directement dans l'hôtel? Pouvez-vous me suggérer quelqu'un à qui je peux demander ça et qui pourra m'aider? Tout autre petits trucs utiles sont les bienvenus. J'ai hâte, hâte! Merci pour les réponses et conseils.
L'euro repasse à plus d'1.35$ américain English translation pending
Pour ceux qui, comme moi suivent l'évolution du rapport €/$, vous avez remarqué, qu'il est repassé à 1, 35$ contre 1, 25$ il y a une dizaine de jours.
A espérer que ça en reste là, ou même que ça continue de monter.
Peut être pourrais je me rajouter à la liste de ceux qui partent en juin, ça va dépendre des perspectives de boulot!! Mais un taux de change à 1, 35 ou plus est toujours plus appréciable qu'à 1, 20€!
Voyage de trois semaines en France, quoi voir? English translation pending
Bonjour à tous,
Je planifie un voyage de 3 semaines en France en mai prochain. J'arriverai par le Sud (arrivée à Barcelone, Espagne) et je repartirai au Nord (Bruxelles, Belgique). J'aimerais avoir des avis, conseils, commentaires, par des voyageurs et aussi par des Français, à savoir, quelles villes (et pourquoi!) selon vous qu'il faut absolument visiter lors d'un premier voyage en France ? Quels sont vos coups de coeur ? Quelles sont les villes moins essentielles (et pourquoi!) ?
Je voyagerai à budget restreint, en trains et dormirai dans des auberges de jeunesse ou des B&B.
Valérie
Je planifie un voyage de 3 semaines en France en mai prochain. J'arriverai par le Sud (arrivée à Barcelone, Espagne) et je repartirai au Nord (Bruxelles, Belgique). J'aimerais avoir des avis, conseils, commentaires, par des voyageurs et aussi par des Français, à savoir, quelles villes (et pourquoi!) selon vous qu'il faut absolument visiter lors d'un premier voyage en France ? Quels sont vos coups de coeur ? Quelles sont les villes moins essentielles (et pourquoi!) ?
Je voyagerai à budget restreint, en trains et dormirai dans des auberges de jeunesse ou des B&B.
Valérie
Budget pour trois semaines en Inde en décembre 2009? English translation pending
Amis voyageurs, bonjour!
Je me présente, Gaelle, Lyonnaise de 25 ans passionnée par l'Inde....sa culture, ses religions, ses traditions...
Mon ami et moi envisageons de partir 3 semaines en Inde, pour un 1er aperçu du pays. Ce voyage aura lieu du 11 décembre 2009 au 4 Janvier 2010...il parait que c'est une très bonne période pour visiter le sud...
Nous sommes invités au mariage d'un ami Indien à Goa la dernière semaine de Décembre donc nous resterons dans les alentours de Goa du 27 Décembre au 4 Janvier
Mais pour les 2 semaines précédent le mariage, nous pensions faire un saut dans l'inconnu : découvrir le Sud de L'inde avec notre sac à dos et notre soif de découverte, de Chennai à Bombay, en passant par Pondichery, Bangalore...
Nous nous posons donc questions :
1 - Nous avons estimé que 2000/2500€/ personne (billet AR compris + visa, départ de Paris) serait suffisant pour un tel voyage, est-ce selon vous réaliste? 2- Quels sont les tarifs des hotels "moyenne gamme" dans le sud de l'Inde? existe t'il des systèmes de chambre chez l'habitant? On nous a déconseillé de dormir en auberge de jeunesse en Inde, qu'en pensez vous? 3- Quel est le "meilleur" moyen de transport pour transiter entre les villes : voiture louée, car, taxi, train, vélo? 4- Quel vaccin/traitement conseillez vous pour un voyage en Inde du Sud (possibilité de treck en Jungle, ou nuit à la campagne)?
Bref, nous débutons nos recherches sur notre prochain lieu de destination et les questions ne manquent pas..
Merci pour vos conseils, astuces, remarques.... Bonne journée Gaelle
Nous sommes invités au mariage d'un ami Indien à Goa la dernière semaine de Décembre donc nous resterons dans les alentours de Goa du 27 Décembre au 4 Janvier
Mais pour les 2 semaines précédent le mariage, nous pensions faire un saut dans l'inconnu : découvrir le Sud de L'inde avec notre sac à dos et notre soif de découverte, de Chennai à Bombay, en passant par Pondichery, Bangalore...
Nous nous posons donc questions :
1 - Nous avons estimé que 2000/2500€/ personne (billet AR compris + visa, départ de Paris) serait suffisant pour un tel voyage, est-ce selon vous réaliste? 2- Quels sont les tarifs des hotels "moyenne gamme" dans le sud de l'Inde? existe t'il des systèmes de chambre chez l'habitant? On nous a déconseillé de dormir en auberge de jeunesse en Inde, qu'en pensez vous? 3- Quel est le "meilleur" moyen de transport pour transiter entre les villes : voiture louée, car, taxi, train, vélo? 4- Quel vaccin/traitement conseillez vous pour un voyage en Inde du Sud (possibilité de treck en Jungle, ou nuit à la campagne)?
Bref, nous débutons nos recherches sur notre prochain lieu de destination et les questions ne manquent pas..
Merci pour vos conseils, astuces, remarques.... Bonne journée Gaelle
Conseils pour voyager en Pologne English translation pending
bonjour, mon ami et moi souhaitons partir en vacances en pologne cet été en voiture pour une vingtaine de jours ; nous ne parlons pas la langue évidemment et en plus nous ne sommes pas très fortiches en anglais; est-ce un handicap important ? Nous aimerions avoir un point de chute autour duquel nous pourrions effectuer des visites soit la location d'un mobil home dans un camping soit une chambre d'hotel ? Les campings sont-ils nombreux quel que soit l'endroit de la pologne ? au niveau du coût quelle serait la solution la plus économique ? Nous aimerions visiter un peu autour de Cracovie, varsovie et sa région. Peut-on rajouter la baltique en une vingtaine de jours ? j'ai beaucoup d'interrogations mais peut etre pouvez vous me donner quelques conseils et tuyaux pour que ce voyage se déroule dans des conditions sympas. Merci d'avance à tous !!!!
Momo
A-t-on le droit de prendre des risques pour ses enfants? English translation pending
Je me demande quel intérêt il peut y avoir à emmener des enfants en bas âge dans des pays non adaptés aux enfants en bas âge (environ en dessous de 8 à 10 ans).
Quelle joie peut trouver un enfant à crever de chaud, ne rien pouvoir manger, avoir la gastro, être malade de divers trucs ?
Quelle joie pour les parents de se retrouver à côté de leur gamin qui pleure, malade ou affamé, parce qu'il n'a rien demandé et préfèrerait être bien tranquille dans un pays cool, avec d'autres gamins de son âge ?
On a beaucoup voyagé, mais les risques pour les enfants, JAMAIS !!!
On voit des parents sur ce forum qui emmène leur bébé au fin fond de l'Afrique par 50° à l'ombre, ou dans des pays où la mousson sévit et où il fait 40° et 95% d'humidité ! Outre le risque pour soi-même, car même les adultes peuvent être malades en voyage, prendre des risques pour ses propres enfants est intolérable.
Le pire c'est de voir des gens encourager les familles à emmener leurs gamins dans ces pays à risque. Quelle responsabilité ! Les messages de ce type ne devraient même pas être publiés, on n'a décemment pas le droit de mettre la vie des autres en danger, encore moins celle de bout'choux...
A bon entendeur !
On voit des parents sur ce forum qui emmène leur bébé au fin fond de l'Afrique par 50° à l'ombre, ou dans des pays où la mousson sévit et où il fait 40° et 95% d'humidité ! Outre le risque pour soi-même, car même les adultes peuvent être malades en voyage, prendre des risques pour ses propres enfants est intolérable.
Le pire c'est de voir des gens encourager les familles à emmener leurs gamins dans ces pays à risque. Quelle responsabilité ! Les messages de ce type ne devraient même pas être publiés, on n'a décemment pas le droit de mettre la vie des autres en danger, encore moins celle de bout'choux...
A bon entendeur !
Mi-janvier/début février: excellente période pour visiter le sud du Vietnam English translation pending
Nous rentrons d'un mois de voyage dans le Sud du Vietnam!...
Quand bien-même nous avons été accueilli dans bien des pays celui est particulièrement accueillant. Jamais nous n'avons eu à chercher notre route, jamais nous avons subit la moindre agression, jamais des regards portés sur nous n'ont été aussi agréables et doux, sans pour autant être intéressés.
Vraiment ce peuple est joyeux, paisible et accueillant.
On nous avait mis en garde sur les lendemains de la fête du TET: Qu'aucune boutique n'était ouverte: Faux tout était ouvert y compri dans les villages!
On nous a alerté sur des vols: Avec le minimum de précaution qui s'impose, jamais nous avons été inquiété!
Dans chacun des établissements où nous avons logé, catégorie " Budget moyen:10 15$/nuit" chaque fois les gérant ont été attentifs, prévenant, serviables. Ils ont également tout fait pour nous être agréable et facilité nos déplacements vers nos destinations choisies ou conseillées par eux-même
Vraiment ce pays est à la fois accueillant beau et ...Qu'on y mange bien!!! Tiens pardi! On est Français ou on ne l'est pas!!! Et cela aussi est un plus dans l'évaluation qualitative d'un pays!
Cette période de l'année est agréable pour le Sud à bien des titres puisque la chaleur n'y est pas excessive (à part dans les grandes villes comme Ho Chi Minh et encore le soir c'est vraiment agréable);Un flux de tourisme tout à fait raisonnable qui permet de trouver facilement un hôtel même en arrivant tard le soir.
Voilà un p'tit bout de bonheur que nous voulions vous faire partager car c'était BON
Nous restons à votre dispositions pour des adresses ou autres infos qui pourraient vous intéresser
Bon voyage😉
Madagascar - Mayotte au mois de juin English translation pending
Bonjour,
Pourriez-vous me dire si le mois de juin est une période sympa pour Madagascar ??? Nous voulons visiter la partie Nord / Nord-Ouest du pays puis terminer sur Mayotte.
Merci de vos retours.
Yo.
Pourriez-vous me dire si le mois de juin est une période sympa pour Madagascar ??? Nous voulons visiter la partie Nord / Nord-Ouest du pays puis terminer sur Mayotte.
Merci de vos retours.
Yo.
Visite (photos) du Costa Classica English translation pending
photos réalisées en septembre 2008.
le classica est le sister ship du romantica. construit en 1991 et réaménagé en 2001.
le classica est le sister ship du romantica. construit en 1991 et réaménagé en 2001.
Voler vers l'Égypte avec XL Airways? English translation pending
😕 je pars le 6 décembre pour Sharm el Cheik avec XL airways
d'après ce que j'ai pu lire sur cette compagnie( surtout vol longs courriers) ce n'est pas franchement encourageant
Qui a déjà pris cette compagnie pour l'egypte. Mon retour se fait avec Air Cairo ! Connais pas
Quête du bonheur English translation pending
Bonjour à tous,
je m'appelle Pascaline, j'ai 26 ans, je suis mariée sans enfants.
Je suis dans une situation de torture mentale depuis maintenant quelques années.
Depuis toujours je rêve d'une vie d'aventurière mais je n'ai malheureusement jamais eu le courage de m'ouvrir à cette vie, je pense que j'ai été emportée par les tourments du quotidien, du moule dans lequel la société nous aspire sans que l'on s'en rende compte...
Aujoud'hui je pense pouvoir dire que je ne suis pas heureuse, comme si quelque chose en moi ne cessait de marteler que je ne suis pas faite pour cette vie qui m'ennuie.
J'aime mon mari mais il n'a pas du tout la même conception de l'existence que moi.Lui rêve d'une vie pépère, travailler, payer ses factures, faire les courses, avoir des enfants;je ne peux pas lui en vouloir car je n'ai pas à juger la vision de la vie que souhaite chacun d'entre nous.
Mais plus le temps passe et plus je trouve que je mène une existence presque vide de sens.
Suis je normale?Ais je donc une inaptitude au bonheur?Suis je trop exigeante?
Parfois j'ai envie de tout plaquer, partir, et enfin assouvir ma soif de connaissance et de curiosité.
Je voudrais me libérer des rouages de cette société que je n'ai jamais comprise, et dans laquelle je ne me suis jamais vraiment épanouie.
Le monde m'ouvre ses bras mais aurais je le courage de l'embrassé?
Peut être devrais me résigner comme je l'ai toujours fait et me contenter de ce que la vie veut bien me donner...
Et puis je ne veux pas faire souffrir mon entourage, même si je tente parfois de faire comprendre ce que je ressens, ce n'est pas facile d'être une sorte de marginale aux yeux de ceux qui vous aiment.
Peut être qu'un jour je déciderais de prendre mon destin en main et de mener la vie dont je rêve secrètement mais ce jour n'est pas encore arrivé trop de culpabilité me courbe l'échine.
Merci à tous et j'éspère ne pas avoir été trop barbante .
Merci de nous faire profiter de vos expèriences et de vos incroyables épopées.
Messes gospel à San Francisco le samedi? English translation pending
Bonjour,
Nous serons 3 jours à San Francisco : jeudi, vendredi et samedi et aimerions assister à une messe gospel. J'ai lu sur le forum que celle du dimanche vaut le déplacement mais le dimanche nous quittons SFO !!😕
Si pas de messe le samedi, est-il possible de faire dans la journée du dimanche : messe 9 h à SFO (y rester une heure par exemple) départ pour la côte sud et visites diverses Monterrey - carmel....etc....sans être trop speed
Nuit à CAMBRIA ( hôtel réservé).
Merci
Nous serons 3 jours à San Francisco : jeudi, vendredi et samedi et aimerions assister à une messe gospel. J'ai lu sur le forum que celle du dimanche vaut le déplacement mais le dimanche nous quittons SFO !!😕
Si pas de messe le samedi, est-il possible de faire dans la journée du dimanche : messe 9 h à SFO (y rester une heure par exemple) départ pour la côte sud et visites diverses Monterrey - carmel....etc....sans être trop speed
Nuit à CAMBRIA ( hôtel réservé).
Merci
La grande aventure australienne English translation pending
AU PAYS DES KANGOUROUS
Fidèles à notre désir de poser sur le pied sur chaque continent avec toute la tribu, nous étions, cette fois, sur le point d’atteindre notre objectif : l’Océanie ! Nous avions depuis longtemps des images plein la tête de l’Australie : l’opéra de Sydney, Ayers Rock, la barrière de corail, les Bungle-Bungle, les Pinnacles, Kangaroo Island… Il a donc fallu faire des choix car couvrir en quelques semaines un pays grand comme treize fois la France était impossible. Après deux mois houleux, les choix sont tombés, ô combien difficiles à accepter !On s’est tourné vers l’Ouest et le centre du pays abandonnant Sydney à regret. Nous avons alors pris les billets d’avion. L’itinéraire était quasiment bouclé quand tout fut remis sur la table : Romain avait une petite copine est souhaité l’emmener : adieu donc la possibilité de faire l’Ouest en 4X4 sur 6 semaines . J’ai donc recommencé et arrêté le choix sur Cairns-Mackay-Longreach-Ayers Rock-Darwin ( cette fois, on a choisi le camping-car pour y loger tout ce petit monde ! ). Nous n’avions cependant plus besoin des 6 semaines. La solution fut vite trouvée, nous allions faire deux voyages en un ( laissant beaucoup de personnes sceptiques sur notre choix) en faisant 4 semaines en Australie et 2 semaines au Cambodge.
Tout était réuni : la petite copine, le camping-car, l’Australie, Le Cambodge, Singapour et à moi de me débrouiller avec tout cela ! Eh bien, je vous l’avoue, je m’y suis cassée la tête 😕: un truc de ouf comme dirait la tribu ! Mais on y arrive toujours… Nous voilà donc partis pour 6 semaines et à 6 pour la première fois ! Grand avantage quand même pour les filles, on a rétabli l’équité de trois filles et trois garçons et puis le proverbe ne dit-il pas " plus on est de fous, plus on rit " ? cela allait se vérifier !
LE PERIPLE 11 juin : Valence/Paris/Doha 12 juin : Doha/Singapour 13 juin : Singapour : visite de la ville 14 juin : Singapour puis vol Singapour/Darwin 15 juin : Vol Darwin / Cairns. Prise en charge du CC . Nuit à Kuranda 16 juin : Kuranda/ Atherton/ Mission Beach/ Townsville 17 juin : Townsville/ Airlie Beach 18 juin : Airlie beach : journée plongée 19 juin : Airlie beach/ Eungella 20 juin : Eungella/ Longreach 21 juin : Longreach/ Kynuna 22 juin : Kynuna / cammonweal 23 juin : Cammonweal/ Ti-Tree 24 juin : Ti-Tree/ Glen Helen 25 juin : Glen Helen/ Alice springs 26 juin : Alice springs 27 juin : Alice Springs / Uluru 28 juin : Uluru et environs 29 juin : Uluru / Kings canyon 30 juin : Kings canyon / Alice springs 1er juillet : Alice springs / Dunmarra 2 juillet : Dunmarra / Mataranka 3 juillet : Mataranka / Katherine 4 juillet : Katherine/ Coinda ( Kakadu NP) 5 juillet : Coinda / Darwin 6 juillet : Darwin/ Litchfield 7 juillet : Litchfield / Darwin 8 juillet : Darwin puis vol pour Singapour suite du voyage au Cambodge : utre carnet de route
GUIDES Lonely planet
BUDGET Coût total séjour en Australie incluant tous les transports et le séjour à Singapour : 1250e par personne
LES TRANSPORTS
Train Valence- Paris- Valence puis modifié à cause d’une grève trois jours avant le départ ( vive la SNCF !). ceci nous a obligé à louer une voiture ( eh oui on est 6 ) et faire l’aller en voiture ( location Ais) et restituée à l’aéroport CDG Paris- Valence : en TGV 45e
Aérien La principale question ! Comment s’y rendre à moindre coût quand un vol direct avec Qantas est aux alentours des 1300e ? J’ai donc opté pour la solution de nous rendre à Singapour et de là prendre des low-cost pour rallier l’Australie puis le Cambodge.
Le vol international : Qatar airways :Paris- Singapour-Paris Vols pris en septembre 2007 : 563e par pers. Escale à Doha. Très bon service, repas corrects, personnel agréable. Tiger Airways : Singapour- Darwin- Singapour Vols pris en janvier : 217e par personne Low-cost de la Singapore airlines. Très bonne compagnie. Aucun retard. Pas de repas ni boisson comprise. SOIT 780e le billet A-R pour l’Australie !
Le vol intérieur : Darwin-Cairns : 158e par pers Avec Jetstar : cie low-cost de Qantas. Nous a obligé a un changement de jour de vol deux mois après avoir réservé. Pas toujours très à l’heure. Personnel sympa.
Camping-car : 71e par jour (assurances comprises) Réservé en mars par un grossiste : camping-car online. Service très pro, aucune mauvaise surprise à l’arrivée tant sur les prestations du camping-car que sur les assurances. Les prix variaient énormément selon les prestataires. Je pense qu’on s’est bien débrouillé car certains annonçaient des prix allant jusqu’au double.
Le prestataire sur place : Apollo. Très bon matériel . Camping-car quasi neuf, spacieux, très bien équipé (sauf vaisselle un peu juste), propreté irréprochable. Personnel très sympa ! aucun problème à la restitution malgré quelques petits dégâts. Assurances : je prends toujours le tout- compris : ici cela incluait : km illimités, franchise à 0, caution non débitée 250 $, le changement d’un pare-brise et d’un pneu.
Carburant : pharaonique ! 😕😠 8740 km 1458 l de diesel utilisés Consommation 16, 7 l mais bien roulé ! 2970 $ de carburant Prix au litre très variable selon les régions. On a fait jusqu’à 3 pleins par jour
Métro à Singapour : MRT Très facile d’utilisation et bon marché. Attention la carte à la journée (13$) n’est valable qu’à condition de faire de nombreux AR. Nous avons donc fonctionné au ticket standart. Coût moyen d’un trajet en ville : 1$ par pers Coût du ticket aéroport- centre( Bugis) : 1, 5 $ Coût total pour la famille sur les 3 jours : 66$ Consigne du ticket sous forme de carte 1$ restitué en fin de journée ( merci pour la planète !) A l’aéroport, suivre skytrain puis MRT.
HEBERGEMENT
A Singapour :7Th storey hotel L’hébergement à Singapour est très cher ! A 4 mn à pied du métro Bugis. Grande chambre deluxe 115 $ sing et possibilité d’un extra bed 15$. Très propre, climatisé. Pas de petit déjeuner Bon rapport qualité/prix.
En Australie : caravan park Je n’avais fait aucune réservation avant de partir. Nous n’avons jamais fait de camping sauvage. Nous avons toujours privilégié les camps avec eau et électricité( les prix donnés sont donc pour les powered site). Attention beaucoup d’Australiens fonctionnent à l’inverse de l’Europe. Ils partent tôt, très tôt, roulent, choisissent leur camp puis visitent les environs, si bien que souvent les camps sont plein à partir de 12h.
Kuranda rainforest A 5mn en voiture du centre, en pleine nature et quelle nature ! Sanitaires très propres. Grand emplacement sur pelouse. Pour 6 : 59$
Malanda Falls A côté des chutes- accès direct- Grand emplacement sur pelouse. Sanitaires modernes, spacieux, très propres. Pour 6 :49$
Coral à Townsville 😕🏴☠️ A 7km de Townsville amis à côté aéroport( cf carnet de route). Emplacement bien délimité. Sanitaires propres et spacieux. Pour 6 43$
Flametree C.P à Airlie beach : Coup de cœur ! 🙂🙂🙂 A 4km au sud du centre d’Airlie. Magnifique C.P avec emplacement sur pelouse, au milieu végétation luxuriante et des cacatoés. Accueil chaleureux. sanitaires propres et spacieux. Pour 6 :41$
Eungella C.P 🙂 A Eungella, avec vue magnifique sur la vallée. A 5 km de la plateforme d’observation. Petit camp et petits sanitaires mais propres. Pour 6 : 21$
Gonnadoo CP à Longreach Grand camp. Sanitaires très propres. Surement très bien équipé mais on y est arrive tard. Pour 6 : 23$
Kynuma roadhouse Entre l’aire de parking et le camp. Sanitaires milmites.Aucun amenagement mais electricité. Pour 6 : 8$ record battu !
Cammonweal roadhouse Petit camp au bord de la route. Propre !. Laverie Pour 6 : 18$
Ti tree roadhouse Petit camp verdoyant et bien sympa. Sanitaires vieillots mais bien entretenus. pour 6 : 36$
Glen Helen CP 🙂 Petit camp au pied des falaises de Glen Elen mais la vue se paie chère : pour 70$ !!! Coucher et lever de soleil somptueux. Très propre mais emplacement sans charme.
Mac Donnells C.P Alice spring Dans la chaîne des caravan park Big 4. Immense mais disposé en îlot si bien qu’on ne s’en aperçoit pas. Ultra bien amenagé. Prix qui nous a semblé peu cher mais on s’est rendu compte ensuite que c’était une erreur : Pour 6 : 35$ ( prix pour 2)
Yalara resort à Uluru Immense camp, cela vire à l’industrie. Les emplacements sont bien mais il manque cruellement de sanitaires. Pour 6 : 35$
King canyon resort. Joli petit camp ; espace aménagé et ombragé. Bcp de sanitaires ; très propre ! Pour 2 : 33$
Dunmarra roadhouse A 45 km de Daly waters. Petit camp verdoyant. Sanitaires modestes mais propres. Pour 6 : 19$
Mataranka cabins et C.P A 2 km du centre et à 10 mn à pied des sources. Vaste camp bien aménagé. Très propre. Pour 6 : 40$
Gagudju loge à Coinda Grand camp .Attention bcp de monde et la loi du premier arrivé ! Situé juste à côté du départ des croisières sur la Yellow river. Piscine. Sanitaires peu nombreux. Pour 6 : 35 car enfants gratuits
Lee point à 10 km de Darwin La grande, grande industrie, totalement impersonnel … Sanitaires propres mais pas d’eau chaude ! Pour 2 : 40$
Litchfield safari camp A 5 km des wangi falls. Minuscule camp, sanitaires modestes mais propres. Bien sympa au milieu de nulle part avec les cacatoés. Pour 6 : 50$
Howard springs resort à 20 mn de Darwin Encore un Big 4. Encore de la très grande industrie, impersonnel !! Pour 2 : 26$
LA LANGUE Ah quel accent ! 🤪 Pour moi, cela ne changeait quasiment rien car je suis nulle en anglais mais médaille d’or aux Australiens pour l’accent qui tue ! Eddy qui le parle couramment, a souvent séché. On arrive à se faire comprendre après inch’allah ! On a très vite laissé tomber ce qui était visite guidée.
LE CHANGE CB prise partout. Aucun problème à trouver des distributeurs.
NOURRITURE Assez chère la vie en Australie. Nourriture à l’américaine et peu diversifiée. Boeuf et mouton d’un bon rapport qualité / prix. Nous ne sommes jamais allés au resto. Attention pour les amateurs de barbecue : pas de feu donc tout au gaz et aux emplacements prévus.
CARNET DE VOYAGE 11 juin : C ‘est le grand jour ! départ en voiture mais initialement on avait prévu le TGV mais comme la SNCF ne faillit pas à sa réputation, aujourd’hui il y a grève ! Restitution de la voiture à l’aéroport. Vol pour Singapour avec escale à Doha .
12 juin : Arrivée à Singapour à 13h50 dans un aéroport enchanteur et relaxant. Formalités d’usage et métro jusqu’au centre ( très facile d’accès et d’usage pour un prix défiant toute concurrence). On débarque en plein centre dans une chaleur caniculaire et chargée d’humidité. L’hôtel réservé par le net est à 4 mn de la sortie Bugis. On fait une pause et nous partons vers Chinatown, quartier sympa mais envahit de boutiques " made in china ". Très belles maisons anciennes, lampions, quartier animé ! Repas dans un des innombrables restaurants : on y retrouve avec plaisir la saveur des noddles et du fried rice !
13 juin On a un peu de mal à émerger ! Petit dej sur le pouce et départ pour la ville moderne : wealth fontaine, Raffles hôtel, l’esplanade, parlement, boat quay…Il fait très chaud ! collation du midi à l’unanimité ( dommage…) des ados au Mac Do. A 13h on décide d’aller se reposer un peu ( je suis crevée ! eh oui on n’a plus 20 ans 😕 ) . Après une bonne sieste, on est reparti pour little India, Clark quay, la marina et son Merlion, et repas au même reto qu’hier à Chinatown. Bref pour résumé Singapour : belle ville, très aérée ( architecturalement parlant), de beaux édifices, de grands espaces verts, pas trop grouillante et surtout d’une extrême propreté !
14 juin On part aujourd’hui pour l’Australie ! retour à l’aéroport par le métro puis transfert au " budget terminal " d’où part la Tiger Cie. Vol de 4h30 pour Darwin puis vol intérieur pour Cairns de 2h30. On se présente au guichet et là catastrophe : la charmante hôtesse nous demande " vous avez vos visas ?😕 " Cinq paires de yeux se tournent vers moi bien sûr ! Gloups ! " des visas ? " Parce qu’il faut des visas pour rentrer en Australie ? Eh bien non ma petite dame tout simplement parce que cela ne m’a même pas effleuré l’esprit.🤪 Heureusement ( car nous sommes loin d’être les seuls ! ) ils nous les établiront dans la demi heure. Vol à l’heure . Pas de boissons, ni repas . Personnel super. Nous atterrissons à Darwin : c’est fait ! Nous avons foulé les 5 continents ! On a 5 h devant nous alors les enfants sortent les raquettes de badmington ( ah ils n’ont pas joué au bad en Australie les lorrains !) et nous nous admirons les étoiles ! Re-embarquement et atterrissage à Cairns sous un ciel gris. Taxi ( 11$) jusqu’au centre de location Apollo. On nous explique les consignes d’usage et nous voici parti au volant d’un magnifique CC, immense, rutilant…et tout confort : micro-onde, lecteur DVD…On retrouve la conduite à gauche. Notre première mission : remplir le frigo car évidemment on a beau changé de continent, les enfants n’ont pas moins faim pour cela ! Arrêt dans un centre commercial ; on tente de penser à tout ( c’est là qu’une fille de plus commence à être utile !) on s’aperçoit de suite que nous n’avons pas affaire à des fleurons de la gastronomie, on se croirait aux US.
Deuxième mission : se trouver un camp à Kuranda . On tente le premier avec succès ! Nous voici donc au beau milieu de la rainforest, aux sons des oiseaux !
Troisième mission : ranger le CC ; on met les hommes dehors et les filles s’y attèlent . A trois en moins d’une heure, tout est opérationnel !
Dernière mission : s’organiser pour ne pas se marcher dessus! Notre système en Namibie avait fait ses preuves : les filles cuisinent puis les hommes à la vaisselle ( bien négocié n’est-ce pas ? mais bon trois sourires enjoleurs …!😇😇😇 ) pendant que nous faisons les lits. Tout est au point :l’aventure peut commencer ! ! ! ! ! !
16 juin Temps maussade qui le restera toute la journée. Visite des marchés de Kuranda ( pas fracassant), puis ballade aux barons Falls au milieu de la rainforest. Cela nous rappelle le Costa Rica ! Nous sommes ravis de retrouver le gigantisme de cette végétation . Déjeuner au bord d’un lac. Arrêt à cathedral tree, gigantesque ficus de 48m de haut et qui demande 24 personnes pour le ceindre. Nuit à malanda à côté des chutes d’eau.
17 juin on se lève sous la pluie et le brouillard. On renonce à faire la boucle des cascades de Millaa ( dommage) et poursuivons notre route vers Mission Beach. Le temps d’une éclaircie, belle balade sur la plage déserte où les garçons se prennent pour Robinson Crusoé. Halte déjeuner . Le temps reste pourri, on découvre alors les joies d’avoir sa maison sur le dos car nous poursuivons notre route. On s’arrête au Coral caravan park classé 3 étoiles par le guide des camping du queensland. Bien situé à 7km du centre de townsville et bien équipé pour faire notre petite lessive.. .La dame est charmante, bref tout est ok ! Au moment où elle introduit la carte bancaire dans le lecteur, un gigantesque bruit nous oblige à faire silence avant de reprendre notre conversation : on est juste à côté d’un terrain d’aviation ! Trop tard ! 🏴☠️il ne nous reste qu’à prier que le trafic ne soit pas trop intense ! On part se balader sur le front de mer, les jeunes se défoulent, l’ambiance est bon enfant entre les couples, les familles, les joggers…Et enfin un beau coucher de soleil ! Pour clore la petite anecdote de la piste d’aviation ( celle que les lecteurs aiment savourer😉 ) : à 20h, nous étions toujours aussi inquiets ( oui c’est vrai moi encore plus que les autres) car le vacarme continuait. On se renseigne dans le camp : " c’est toute la nuit ainsi ? " " Ben, on ne sait pas c’est notre première nuit ; " Tu m’étonnes, on passe une nuit ici puis on fuit ! On s’est couché à 22h avec le décollage du dernier avion : ouf ! .
18 juin On a bien dormi ! Le soleil brille ! Arrêt au billabong sanctuary : on aime ou on n’aime pas. Nous ne sommes généralement pas fan de ce type d’endroit mais au moins on y a vu les différents types de bestioles : kangourous ( que les enfants ont pu nourrir), wombat, koalas ( que Lucie a tenu dans ses bras… ) . Ils se sont éclatés c’est l’essentiel. Route vers Airlie beach au milieu des cannes à sucre.
19 juin Journée plongée : 480$ pour 6. Compagnie Reef Jet Attention, on a gagné 100$ car la charmante dame avait peur que cela nous fasse trop cher ; elle a donc compté 2 ado en enfants ( pour une fois, qu’on ne trichait pas ! un comble !) Compris : navette hôtel, croisière, thé, café et eau à volonté, lunch, masque, tuba, palmes. Non compris : boissons, combinaison de plongée(indispensable !) ( 5$ par pers). On a longtemps hésité : barrière de corail ou non ? Quel endroit ? Quelle formule ? En plus, on n’aime guère être en groupe ! On a fini par choisir les Whitsundays pour la célèbre photo qu’on voit dans tous les catalogues de voyage. Une très bonne journée entre la balade en mer, les magnifiques plages, les vues des Whitehaven de Inlet loockout, et surtout pour la plongée ! Des milliers de coraux et poissons(à Borders islands), on se serait cru dans Nemo. Ambiance sympa . Mais attention les gros mangeurs restent sur leur faim ! Gros repas le soir et surtout gros dodo après avoir longuement observé un opossum.
20 juin Route vers Eungella par la pioneer valley . Romain rêve depuis sa tendre enfance de voir des ornythorynques ( si ça existe, une bestiole avec un nom pareil! ). Arrêt au Cap Hillborough : forêt humide, dunes, broussailles, rochers, plages…Les jeunes se baignent. On y déjeune. On arrive au PN d’ Eungella ( forêt vieille de 30000ans). Paysage sublime. On se poste sur la plate-forme vers 17h et bingo après 10 mn d’attente on aperçoit les bestioles. Romain exulte ! Journée réussie qui méritait le détour ! On se cherche un camp ; c’est fermé mais il y est écrit qu’il faut s’installer et payer le lendemain. Chouette endroit mais le froid en altitude est mordant.
21 juin Lever tôt car commence les longues journée de traversée de l’outback ( nous ne voulions pas de vols intérieurs et restitution de véhicule) vers le centre rouge. Aujourd’hui, on avale le plus de km possible : tout le monde le prend avec philosophie ! Les maisons disparaissent, le vert laisse la place aux broussailles, la route s’étire à n’en plus finir, les couleurs changent, on est seul au monde : ON ADORE ! ! ! ! on se croirait parfois dans le damaraland namibien. En une semaine en Australie, on est désespéré de ne pas avoir vu un seul kangourou ! Ah on les voit par centaines, écrasés au bord des routes mais bondissant que nenni ! A 17h on atteint Barcaldine . On hésite, on pousse encore un peu ? on se lance et là avec la tombée de la nuit, ils sont au rendez-vous sur le bord de la route. C’est gros quand même, il ne faudrait peut-être pas les voir de trop prés cette fois ! On s’arrête pour les regarder, une voiture nous accoste : " un probléme ? " Et là, la honte : Eddy répond : " on regarde les kangourous " 😄. L’Australien est ahuri ! 😊Ah ces touristes ! s’arrêter pour regarder ce qu’ils voient par milliers chaque année ! ! ! Arrivée à longreach à 19h dans une nuit noire mais quel ciel ! Constellé d’étoiles ! ! ! ! Personne à l’accueil : on s’installe et on paiera demain !
22 juin On se lève et on va régler l’emplacement. On se fait gronder car on s’est installé sans prévenir ( encore fallait-il qu’il y ait quelqu’un . On explique qu’on a déjà fait cela ailleurs. La charmante dame nous rétorque qu’ici on est dans le bush et que si tout brûle la nuit ( sympa et rassurant !) on n’a aucun trace de nous sur les registres ? ? ? Parce qu’elle croit que si tout brûle, ses registres seront les seuls à rester intacts ? 😠
Visite du musée Qantas : Forfait famille 2A + 4 E : 75$ Visite guidée d’un boeing 747 et libre du musée. Intéressant pour les passionnés ( nous c’était pour Thomas !). Visite guidée difficile pour l’accent et les termes techniques.
Musée stockman hall of fame Forfait famille : 75$ Sur la culture aborigènes, la colonisation, les pionniers et les éleveurs de bétail. Très bonne intro au pays et à l’outback ! Ludique, aéré, juste ce qu’il faut ! On reprend la route jusqu’à Kynuna et on s’installe dans un camp de fortune dont le prix bat tous les records : 8$. Magnifique coucher de soleil.
23 juin Crèpes party avant la route ! Arrêt à Mount Isa, ouf juste à temps pour remplir les placards. On s’abstient de la visite de la mine ( on ne va encore rien comprendre!) . On voulait visiter l’hôpital souterrain ( eh oui déformation professionnelle) mais c’est fermé, dommage ! On couche à Cammonweal.
24 juin On veut atteindre aujourd’hui Devil’s marble ou billes du diable ( empilement de rochers) qui nous offrira une magnifique balade . on motive les troupes et on part à 6h30. Il fait encore nuit mais petit à petit le bush s’enflamme, les derniers kangourous s’éloignent…On quitte aujourd’hui le Queensland.
On a le plein à faire, on roule mais à la station il est écrit " no fuel " gloups ! On se sait condamner car la prochaine station est à 300 km et nous ne disposons plus que de 250 km de réserve. On roule, Eddy réduit sa vitesse mais cela ne suffira pas pour éviter la panne sèche. Les hommes se mettent au milieu de la route, une voiture passe…On se dit que s’il faut, on passe au plan B, les filles sur la route ( ben quoi ? Oui je sais je n’aurais pas rivaliser avec 2 minettes de 15 ans mais laissez moi cet espoir ?😛 ) . La voiture suivante s’arrête et nous dépanne . Ah qu’ils sont sympa ces Australiens ! 🙂🙂
On traverse Tennant creek qui a l’instar des réserves indiennes aux US offre son lot de misère aux aborigènes. Devil’s marble nous éblouit ! ! ! ! ! Quelle récompense ! Un vrai terrain de jeu grandeur nature pour les ados qui crapahutent partout. C’est très photogénique ! Tout le monde s’éclate y compris les mouches noires qui nous dévorent. On quitte les lieux tardivement et on avance dans des paysages rougeâtres de toute beauté. On le compare tantôt à la Namibie, tantôt à l’ouest américain.
Visite de la boutique artisanale aborigène " Red sand ". L’artisanat est superbe, on tente de ne pas tout dévaliser. On hésite longuement sur l’achat d’un didgeridoo. On se laisse tenter quitte à le trimbaler dans tout le Cambodge. On ne savait pas encore qu’on allait risquer de manquer un avion à cause de cela . Nuit glaciale à Ti-tree .
25 juin Départ pour Alice Springs et au menu du jour les mac Donnells( chaîne de montagnes) orientales . Que dire des paysages sans me répéter ? Arrêt à Emily et Jessie gap pour y voir les peintures rupestres puis balade à Corroborre rock et enfin le must : Tréphina gorge ! Oasis de verdure où les eucalyptus contrastent avec la terre et les parois rouges. Admirable . On aurait aimé ( comme pour les Mc Donells West avoir plus de temps). Nous rejoignons pour la nuit le " bout " des Mac Donnells occidentales pour passer la nuit à Glen Helen, petit camp niché au pied des falaises. Ne manquez surtout pas le coucher de soleil!
26 juin Nous égrenons la route des nombreux arrêts qu’offrent les Mac Donnells Occidentales . Là aussi il aurait fallu plus de temps pour randonner. Il fait froid mais le ciel est bleu. Ormiston Gorge : rando jusqu’au belvédère . Ochre pits d’où les aborigènes extrayaient leur pigment. Les couleurs sont magnifiques . La carte mémoire du numérique se remplit ! ! Ellery creek : les 3 km de piste valent le résultat. Trou d’eau où se reflètent les eucalyptus. Gigantisme de la nature. Stanley Chasm : on voulait s’y arrêter mais c’est payant : 6$ qui ne nous paraissent pas justifier ( il y a des jours comme cela ! allez savoir pourquoi !)
Retour à Alice vers 13h. Visite du Desert Park .
On a hésité . Forfait big famille : 50$ ( merci du terme !) Audio guide en français gratuits indispensables. Excellente présentation de la faune et flore du désert australien . Belle balade dans le bush et présentation des plantes, volières, hall nocturne pour y voir foule d’animaux invisibles de jour. Quelques ateliers et show oiseaux de proie (mais non faits car pas intéressés). On vous le recommande surtout si vous êtes randonneurs : cela change tout !
27 juin Découverte de cette petite ville de 20000 hab .
L’école de l’air : 22$ pour la famille. Destinée aux enfants du bush qui reçoivent les cours par avion et sont reliés à leur professeur par radio pour faire classe. Intéressant .
Les médecins volants : 28 $ pour la famille Encore un système d’adaptation de l’homme à ce milieu bien particulier qu’est le bush australien. Présentation de la base, musée, film… sur la mission des ces médecins et infirmiers qui sauvent la vie dans le désert.
Halte ravitaillement. On se confronte ici de prés à la misère des aborigènes. Terrifiant constat.
Festival du " beanie " le bonnet australien au Premium center. Plein de couleurs, de gaieté, on essaye, on compare, on rigole …Des tas de bonnets complètement farfelus ! 😄 Coucher du soleil à Anzac hill.
28 juin Départ vers Uluru ( Ayers rock) que nous atteignons après 3h30 de route en regardant défiler de sublimes paysages : on ne se lasse pas ! Entrée sur le site 25$ par pers de plus de 16 ans valable 3 jours. Nous décidons de commencer par une rando aux kata tjuta ( monts olga). On s’engage dans une gorge, le rouge de la roche tranche avec le blanc des eucalyptus et le bleu du ciel. Nous nous positionnons ensuite sur le parking réservé au coucher du soleil où il règne une ambiance bonne enfant. On prend l’apéro en regardant le soleil décliner sur Uluru qui passe par les multiples tons du rouge. C’est …magique, fabuleux, merveilleux ?🙂😛😇 Je ne trouverai pas le mot ! Nuit glaciale .
29 juin Après le coucher du soleil : le lever ! On se positionne cette fois sur le parking du sunrise. On trouvera le lever moins grandiose que le coucher. Crépes party devant le " caillou " ( dorénavant ma cuisine va me paraître bien monotone) ; On fait le tour du monolithe : 10 km donné pour 3 à 4 h mais fait en 2h30 sans foncer. Evidemment dans le plus grand respect de ce site sacré, nous n’escaladerons pas Uluru et sommes particulièrement ulcérés de voir combien de personnes enfreignent le site pour leur simple satisfaction personnelle ! Retour au kata tjuta pour une seconde rando : valley of winds ( 7, 5 km pour 3h). Paysages variés et de toute beauté, physique sans trop l’être… Bref que du bonheur !
30 juin On met le cap sur Wattarka ( kings canyon). Rando sur la crête du canyon jusqu’à la valley of eden ( 7, 5 km pour 2h20) magnifique trou d’eau avec palmiers et cycas. Eprouvante au départ mais une fois en haut, il n’y a qu’à longer la crête.
1er juillet On attaque la remontée vers Darwin repassant sur 600 km environs par la route empruntée à l’aller. Nouvel arrêt à Alice et ravitaillement. Journée tranquille même si on a quand même fait 450 km.
2 juillet On remonte le plus possible vers Mataranka et nuit à Dunmarra soit 880 km dans la journée et trois pleins d'essence. nous ne sommes plus qu’à 640 km de Darwin.
3 juillet Arrêt au pub délirant de Daly waters, ambiance route 66. On arrive à 11h30 à Mataranka. Nous choisissons le mataranka cabin pour sa proximité des sources chaudes ( 34°) de bitter springs. On y flâne pendant 2 h au cœur d’une jungle luxuriante et au milieu des nénuphars. Une journée cool pour décompresser des km parcourus.
4 juillet On part tôt pour les gorges de Katherine. Notre objectif est de louer des canoë, seul moyen d’accès aux gorges. Mais à 9h30 il n’y a déjà plus de location possible ni même de place de croisière dispo. Quelle déception ! 😕😕😕 Il nous reste nos jambes pour apercevoir les gorges. On choisit une rando : la butterfly . Démarrage en grimpette jusqu’au point de vue. Les gorges sont belles, on regrette encore plus les canoës. La suite de la rando est nulle ! Et c’est peu dire : on ne longe plus les gorges, on s’enfonce dans les broussailles, allez comprendre ? Retour au camp, pause piscine. Ben il y a des journées comme cela où rien ne se déroule comme on le souhaitait ! Vers 16h, nous irons en ville aux sources chaudes, encore un petit coin de paradis . On passe aussi au visitor center réserver la croisière cette fois pour kakadu. On apprend de ses erreurs !
5 juillet On part tôt pour profiter au maximum du Kakadu NP . On s’arrête au premier camp pour réserver notre emplacement, heureusement !
Visite du Warradja center sur les us et coutumes aborigènes. Très intéressant .
Balade à Anbangbarra autour d’un billabong tapissé de nénuphars. Nombreux oiseaux .
Visite du site de Nourlangie et de ses peintures rupestres nichées dans la roche. Petit circuit de 2 km. On atteint un site de 26000 ans qui servait de refuge. On y lit les légendes, on déchiffre les peintures admirablement bien conservées . Centre de Bowali qui présente l’écologie, l’écosystème et la mission des rangers au sein du PN. On y savoure une glace ( un magnum et on a une petite pensée pour Nancy et Fifi !)
Fin de journée à Ubirr, immense roche isoléé sur l’escarpement d’Arnhem . On suit le sentier de la " galerie des artistes " avec sa multitude de peintures rupestres : wallabies, barramundis... On est fasciné par ce témoignage vieux de 20000 ans. On grimpe jusqu’à déboucher sur le point de vue de Nardab : panorama à 360° sur les marécages, les forêts, les roches… La Nature ici vous coupe le souffle ! Le soleil décline, on reste admiratif, et si le temps s’arrêtait !
Retour au camp, la tête pleine d’images merveilleuses à jamais gravées ! Première nuit chaude mais aussi première soirée à se partager l’espace avec les moustiques.
6 juillet Lever à 6h pour la croisière sur la yellow water. Le soleil commence juste à poindre qu’on glisse déjà sur des eaux miroitantes dans une légère brume. La nature s’éveille. Deux heures de pur bonheur, au milieu des arbres à thé, palmiers, entourés d’innombrables oiseaux du plus grand au plus petit, à voir se faufiler les crocodiles. Ne manquez cela à aucun prix et faites l’effort d’y aller tôt car les couleurs changent vite et le soleil devient écrasant.
Retour à 9h et crêpes party habilement négociée en échange de ce réveil matinal.
On quitte Kakadu pour Darwin. Ce soir, il y a un marché artisanal particulièrement bien animé au bord de la plage : retour à la civilisation après 26 jours de grands espaces.
Visite au Museum ans Art galery of northern territory à Darwin. Gratuit . Très intéressant. Galerie peintures aborigènes, histoire naturelles, et exposition sur le cyclone Tracy qui a dévasté la ville en 1974. Salle noire où on entend le b ruit des rafales de vent enregistrées la nuit du drame : terrifiant ! claustro s’abstenir !
Soirée au night market mêlant artisanat et stands de nourriture de différents pays au bord de la plage . Chacun y choisit son repas, on refait ainsi un tour du monde !Baignade. Un bon moment .
7 juillet Grasse mâtinée ! Litchfield NP pour y admirer ses cascades et ses termitières. Une bonne journée !
8 juillet Après un arrêt au Wangi falls, retour sur Darwin et shopping . Il y a peu d’artisanat en Australie, l’essentiel étant aborigène. Baignade aux Howard Springs. On arrive, on se change et nous voilà partis, serviettes à la main, les filles en paréo… 😛Peu de monde ? On atteint un premier bassin où on aperçoit enfin les barramundis ailleurs que dans notre assiette. Personne n’a des serviettes ou vêtements de bains ni n’est mouillé ? Moment de solitude !🤪 on ne se décourage pas, on part sur la creek walk, les sources doivent être au bout ? On marche, on marche, on marche quoi ! Rien, personne sauf un kangourou ! et bien, on n’a rien compris car pas de sources ! Retour au parking : comment avoir l’air bête !😕😕🤪 Si d’aventure, vous y allez et trouver les sources, merci de nous le faire savoir ! Dernière nuit en Australie.
9 juillet Super journée ! On s’installe sur la plage de East Point en pensant que le bleu étincelant de la mer nous mettra du baume au cœur. Un sac, un autre, ranger, nettoyer : cela sent la fin du périple et la nostalgie s’installe ! Restitution du CC à 16h . Aéroport où notre vol n’est qu’à minuit puis le grand saut jusqu’à Singapour . Notre attente sera alors de 14h pour rejoindre le Cambodge et commencer de nouvelles aventures.
On a aimé : La gentillesse des Australiens La diversité des paysages : mer, rainforest, désert… La Nature avec un grand " N " La vie facile en camping car sans aucune réservation La splendeur d’Uluru et d’Ubirr Rouler pendant des heures dans le bush sans se lasser des paysagesLa rando à King canyon La journée plongée Et les enfants rajouteront les innombrables crêpes party !
On a moins aimé : L’accent australien !
Fidèles à notre désir de poser sur le pied sur chaque continent avec toute la tribu, nous étions, cette fois, sur le point d’atteindre notre objectif : l’Océanie ! Nous avions depuis longtemps des images plein la tête de l’Australie : l’opéra de Sydney, Ayers Rock, la barrière de corail, les Bungle-Bungle, les Pinnacles, Kangaroo Island… Il a donc fallu faire des choix car couvrir en quelques semaines un pays grand comme treize fois la France était impossible. Après deux mois houleux, les choix sont tombés, ô combien difficiles à accepter !On s’est tourné vers l’Ouest et le centre du pays abandonnant Sydney à regret. Nous avons alors pris les billets d’avion. L’itinéraire était quasiment bouclé quand tout fut remis sur la table : Romain avait une petite copine est souhaité l’emmener : adieu donc la possibilité de faire l’Ouest en 4X4 sur 6 semaines . J’ai donc recommencé et arrêté le choix sur Cairns-Mackay-Longreach-Ayers Rock-Darwin ( cette fois, on a choisi le camping-car pour y loger tout ce petit monde ! ). Nous n’avions cependant plus besoin des 6 semaines. La solution fut vite trouvée, nous allions faire deux voyages en un ( laissant beaucoup de personnes sceptiques sur notre choix) en faisant 4 semaines en Australie et 2 semaines au Cambodge.
Tout était réuni : la petite copine, le camping-car, l’Australie, Le Cambodge, Singapour et à moi de me débrouiller avec tout cela ! Eh bien, je vous l’avoue, je m’y suis cassée la tête 😕: un truc de ouf comme dirait la tribu ! Mais on y arrive toujours… Nous voilà donc partis pour 6 semaines et à 6 pour la première fois ! Grand avantage quand même pour les filles, on a rétabli l’équité de trois filles et trois garçons et puis le proverbe ne dit-il pas " plus on est de fous, plus on rit " ? cela allait se vérifier !
LE PERIPLE 11 juin : Valence/Paris/Doha 12 juin : Doha/Singapour 13 juin : Singapour : visite de la ville 14 juin : Singapour puis vol Singapour/Darwin 15 juin : Vol Darwin / Cairns. Prise en charge du CC . Nuit à Kuranda 16 juin : Kuranda/ Atherton/ Mission Beach/ Townsville 17 juin : Townsville/ Airlie Beach 18 juin : Airlie beach : journée plongée 19 juin : Airlie beach/ Eungella 20 juin : Eungella/ Longreach 21 juin : Longreach/ Kynuna 22 juin : Kynuna / cammonweal 23 juin : Cammonweal/ Ti-Tree 24 juin : Ti-Tree/ Glen Helen 25 juin : Glen Helen/ Alice springs 26 juin : Alice springs 27 juin : Alice Springs / Uluru 28 juin : Uluru et environs 29 juin : Uluru / Kings canyon 30 juin : Kings canyon / Alice springs 1er juillet : Alice springs / Dunmarra 2 juillet : Dunmarra / Mataranka 3 juillet : Mataranka / Katherine 4 juillet : Katherine/ Coinda ( Kakadu NP) 5 juillet : Coinda / Darwin 6 juillet : Darwin/ Litchfield 7 juillet : Litchfield / Darwin 8 juillet : Darwin puis vol pour Singapour suite du voyage au Cambodge : utre carnet de route
GUIDES Lonely planet
BUDGET Coût total séjour en Australie incluant tous les transports et le séjour à Singapour : 1250e par personne
LES TRANSPORTS
Train Valence- Paris- Valence puis modifié à cause d’une grève trois jours avant le départ ( vive la SNCF !). ceci nous a obligé à louer une voiture ( eh oui on est 6 ) et faire l’aller en voiture ( location Ais) et restituée à l’aéroport CDG Paris- Valence : en TGV 45e
Aérien La principale question ! Comment s’y rendre à moindre coût quand un vol direct avec Qantas est aux alentours des 1300e ? J’ai donc opté pour la solution de nous rendre à Singapour et de là prendre des low-cost pour rallier l’Australie puis le Cambodge.
Le vol international : Qatar airways :Paris- Singapour-Paris Vols pris en septembre 2007 : 563e par pers. Escale à Doha. Très bon service, repas corrects, personnel agréable. Tiger Airways : Singapour- Darwin- Singapour Vols pris en janvier : 217e par personne Low-cost de la Singapore airlines. Très bonne compagnie. Aucun retard. Pas de repas ni boisson comprise. SOIT 780e le billet A-R pour l’Australie !
Le vol intérieur : Darwin-Cairns : 158e par pers Avec Jetstar : cie low-cost de Qantas. Nous a obligé a un changement de jour de vol deux mois après avoir réservé. Pas toujours très à l’heure. Personnel sympa.
Camping-car : 71e par jour (assurances comprises) Réservé en mars par un grossiste : camping-car online. Service très pro, aucune mauvaise surprise à l’arrivée tant sur les prestations du camping-car que sur les assurances. Les prix variaient énormément selon les prestataires. Je pense qu’on s’est bien débrouillé car certains annonçaient des prix allant jusqu’au double.
Le prestataire sur place : Apollo. Très bon matériel . Camping-car quasi neuf, spacieux, très bien équipé (sauf vaisselle un peu juste), propreté irréprochable. Personnel très sympa ! aucun problème à la restitution malgré quelques petits dégâts. Assurances : je prends toujours le tout- compris : ici cela incluait : km illimités, franchise à 0, caution non débitée 250 $, le changement d’un pare-brise et d’un pneu.
Carburant : pharaonique ! 😕😠 8740 km 1458 l de diesel utilisés Consommation 16, 7 l mais bien roulé ! 2970 $ de carburant Prix au litre très variable selon les régions. On a fait jusqu’à 3 pleins par jour
Métro à Singapour : MRT Très facile d’utilisation et bon marché. Attention la carte à la journée (13$) n’est valable qu’à condition de faire de nombreux AR. Nous avons donc fonctionné au ticket standart. Coût moyen d’un trajet en ville : 1$ par pers Coût du ticket aéroport- centre( Bugis) : 1, 5 $ Coût total pour la famille sur les 3 jours : 66$ Consigne du ticket sous forme de carte 1$ restitué en fin de journée ( merci pour la planète !) A l’aéroport, suivre skytrain puis MRT.
HEBERGEMENT
A Singapour :7Th storey hotel L’hébergement à Singapour est très cher ! A 4 mn à pied du métro Bugis. Grande chambre deluxe 115 $ sing et possibilité d’un extra bed 15$. Très propre, climatisé. Pas de petit déjeuner Bon rapport qualité/prix.
En Australie : caravan park Je n’avais fait aucune réservation avant de partir. Nous n’avons jamais fait de camping sauvage. Nous avons toujours privilégié les camps avec eau et électricité( les prix donnés sont donc pour les powered site). Attention beaucoup d’Australiens fonctionnent à l’inverse de l’Europe. Ils partent tôt, très tôt, roulent, choisissent leur camp puis visitent les environs, si bien que souvent les camps sont plein à partir de 12h.
Kuranda rainforest A 5mn en voiture du centre, en pleine nature et quelle nature ! Sanitaires très propres. Grand emplacement sur pelouse. Pour 6 : 59$
Malanda Falls A côté des chutes- accès direct- Grand emplacement sur pelouse. Sanitaires modernes, spacieux, très propres. Pour 6 :49$
Coral à Townsville 😕🏴☠️ A 7km de Townsville amis à côté aéroport( cf carnet de route). Emplacement bien délimité. Sanitaires propres et spacieux. Pour 6 43$
Flametree C.P à Airlie beach : Coup de cœur ! 🙂🙂🙂 A 4km au sud du centre d’Airlie. Magnifique C.P avec emplacement sur pelouse, au milieu végétation luxuriante et des cacatoés. Accueil chaleureux. sanitaires propres et spacieux. Pour 6 :41$
Eungella C.P 🙂 A Eungella, avec vue magnifique sur la vallée. A 5 km de la plateforme d’observation. Petit camp et petits sanitaires mais propres. Pour 6 : 21$
Gonnadoo CP à Longreach Grand camp. Sanitaires très propres. Surement très bien équipé mais on y est arrive tard. Pour 6 : 23$
Kynuma roadhouse Entre l’aire de parking et le camp. Sanitaires milmites.Aucun amenagement mais electricité. Pour 6 : 8$ record battu !
Cammonweal roadhouse Petit camp au bord de la route. Propre !. Laverie Pour 6 : 18$
Ti tree roadhouse Petit camp verdoyant et bien sympa. Sanitaires vieillots mais bien entretenus. pour 6 : 36$
Glen Helen CP 🙂 Petit camp au pied des falaises de Glen Elen mais la vue se paie chère : pour 70$ !!! Coucher et lever de soleil somptueux. Très propre mais emplacement sans charme.
Mac Donnells C.P Alice spring Dans la chaîne des caravan park Big 4. Immense mais disposé en îlot si bien qu’on ne s’en aperçoit pas. Ultra bien amenagé. Prix qui nous a semblé peu cher mais on s’est rendu compte ensuite que c’était une erreur : Pour 6 : 35$ ( prix pour 2)
Yalara resort à Uluru Immense camp, cela vire à l’industrie. Les emplacements sont bien mais il manque cruellement de sanitaires. Pour 6 : 35$
King canyon resort. Joli petit camp ; espace aménagé et ombragé. Bcp de sanitaires ; très propre ! Pour 2 : 33$
Dunmarra roadhouse A 45 km de Daly waters. Petit camp verdoyant. Sanitaires modestes mais propres. Pour 6 : 19$
Mataranka cabins et C.P A 2 km du centre et à 10 mn à pied des sources. Vaste camp bien aménagé. Très propre. Pour 6 : 40$
Gagudju loge à Coinda Grand camp .Attention bcp de monde et la loi du premier arrivé ! Situé juste à côté du départ des croisières sur la Yellow river. Piscine. Sanitaires peu nombreux. Pour 6 : 35 car enfants gratuits
Lee point à 10 km de Darwin La grande, grande industrie, totalement impersonnel … Sanitaires propres mais pas d’eau chaude ! Pour 2 : 40$
Litchfield safari camp A 5 km des wangi falls. Minuscule camp, sanitaires modestes mais propres. Bien sympa au milieu de nulle part avec les cacatoés. Pour 6 : 50$
Howard springs resort à 20 mn de Darwin Encore un Big 4. Encore de la très grande industrie, impersonnel !! Pour 2 : 26$
LA LANGUE Ah quel accent ! 🤪 Pour moi, cela ne changeait quasiment rien car je suis nulle en anglais mais médaille d’or aux Australiens pour l’accent qui tue ! Eddy qui le parle couramment, a souvent séché. On arrive à se faire comprendre après inch’allah ! On a très vite laissé tomber ce qui était visite guidée.
LE CHANGE CB prise partout. Aucun problème à trouver des distributeurs.
NOURRITURE Assez chère la vie en Australie. Nourriture à l’américaine et peu diversifiée. Boeuf et mouton d’un bon rapport qualité / prix. Nous ne sommes jamais allés au resto. Attention pour les amateurs de barbecue : pas de feu donc tout au gaz et aux emplacements prévus.
CARNET DE VOYAGE 11 juin : C ‘est le grand jour ! départ en voiture mais initialement on avait prévu le TGV mais comme la SNCF ne faillit pas à sa réputation, aujourd’hui il y a grève ! Restitution de la voiture à l’aéroport. Vol pour Singapour avec escale à Doha .
12 juin : Arrivée à Singapour à 13h50 dans un aéroport enchanteur et relaxant. Formalités d’usage et métro jusqu’au centre ( très facile d’accès et d’usage pour un prix défiant toute concurrence). On débarque en plein centre dans une chaleur caniculaire et chargée d’humidité. L’hôtel réservé par le net est à 4 mn de la sortie Bugis. On fait une pause et nous partons vers Chinatown, quartier sympa mais envahit de boutiques " made in china ". Très belles maisons anciennes, lampions, quartier animé ! Repas dans un des innombrables restaurants : on y retrouve avec plaisir la saveur des noddles et du fried rice !
13 juin On a un peu de mal à émerger ! Petit dej sur le pouce et départ pour la ville moderne : wealth fontaine, Raffles hôtel, l’esplanade, parlement, boat quay…Il fait très chaud ! collation du midi à l’unanimité ( dommage…) des ados au Mac Do. A 13h on décide d’aller se reposer un peu ( je suis crevée ! eh oui on n’a plus 20 ans 😕 ) . Après une bonne sieste, on est reparti pour little India, Clark quay, la marina et son Merlion, et repas au même reto qu’hier à Chinatown. Bref pour résumé Singapour : belle ville, très aérée ( architecturalement parlant), de beaux édifices, de grands espaces verts, pas trop grouillante et surtout d’une extrême propreté !
14 juin On part aujourd’hui pour l’Australie ! retour à l’aéroport par le métro puis transfert au " budget terminal " d’où part la Tiger Cie. Vol de 4h30 pour Darwin puis vol intérieur pour Cairns de 2h30. On se présente au guichet et là catastrophe : la charmante hôtesse nous demande " vous avez vos visas ?😕 " Cinq paires de yeux se tournent vers moi bien sûr ! Gloups ! " des visas ? " Parce qu’il faut des visas pour rentrer en Australie ? Eh bien non ma petite dame tout simplement parce que cela ne m’a même pas effleuré l’esprit.🤪 Heureusement ( car nous sommes loin d’être les seuls ! ) ils nous les établiront dans la demi heure. Vol à l’heure . Pas de boissons, ni repas . Personnel super. Nous atterrissons à Darwin : c’est fait ! Nous avons foulé les 5 continents ! On a 5 h devant nous alors les enfants sortent les raquettes de badmington ( ah ils n’ont pas joué au bad en Australie les lorrains !) et nous nous admirons les étoiles ! Re-embarquement et atterrissage à Cairns sous un ciel gris. Taxi ( 11$) jusqu’au centre de location Apollo. On nous explique les consignes d’usage et nous voici parti au volant d’un magnifique CC, immense, rutilant…et tout confort : micro-onde, lecteur DVD…On retrouve la conduite à gauche. Notre première mission : remplir le frigo car évidemment on a beau changé de continent, les enfants n’ont pas moins faim pour cela ! Arrêt dans un centre commercial ; on tente de penser à tout ( c’est là qu’une fille de plus commence à être utile !) on s’aperçoit de suite que nous n’avons pas affaire à des fleurons de la gastronomie, on se croirait aux US.
Deuxième mission : se trouver un camp à Kuranda . On tente le premier avec succès ! Nous voici donc au beau milieu de la rainforest, aux sons des oiseaux !
Troisième mission : ranger le CC ; on met les hommes dehors et les filles s’y attèlent . A trois en moins d’une heure, tout est opérationnel !
Dernière mission : s’organiser pour ne pas se marcher dessus! Notre système en Namibie avait fait ses preuves : les filles cuisinent puis les hommes à la vaisselle ( bien négocié n’est-ce pas ? mais bon trois sourires enjoleurs …!😇😇😇 ) pendant que nous faisons les lits. Tout est au point :l’aventure peut commencer ! ! ! ! ! !
16 juin Temps maussade qui le restera toute la journée. Visite des marchés de Kuranda ( pas fracassant), puis ballade aux barons Falls au milieu de la rainforest. Cela nous rappelle le Costa Rica ! Nous sommes ravis de retrouver le gigantisme de cette végétation . Déjeuner au bord d’un lac. Arrêt à cathedral tree, gigantesque ficus de 48m de haut et qui demande 24 personnes pour le ceindre. Nuit à malanda à côté des chutes d’eau.
17 juin on se lève sous la pluie et le brouillard. On renonce à faire la boucle des cascades de Millaa ( dommage) et poursuivons notre route vers Mission Beach. Le temps d’une éclaircie, belle balade sur la plage déserte où les garçons se prennent pour Robinson Crusoé. Halte déjeuner . Le temps reste pourri, on découvre alors les joies d’avoir sa maison sur le dos car nous poursuivons notre route. On s’arrête au Coral caravan park classé 3 étoiles par le guide des camping du queensland. Bien situé à 7km du centre de townsville et bien équipé pour faire notre petite lessive.. .La dame est charmante, bref tout est ok ! Au moment où elle introduit la carte bancaire dans le lecteur, un gigantesque bruit nous oblige à faire silence avant de reprendre notre conversation : on est juste à côté d’un terrain d’aviation ! Trop tard ! 🏴☠️il ne nous reste qu’à prier que le trafic ne soit pas trop intense ! On part se balader sur le front de mer, les jeunes se défoulent, l’ambiance est bon enfant entre les couples, les familles, les joggers…Et enfin un beau coucher de soleil ! Pour clore la petite anecdote de la piste d’aviation ( celle que les lecteurs aiment savourer😉 ) : à 20h, nous étions toujours aussi inquiets ( oui c’est vrai moi encore plus que les autres) car le vacarme continuait. On se renseigne dans le camp : " c’est toute la nuit ainsi ? " " Ben, on ne sait pas c’est notre première nuit ; " Tu m’étonnes, on passe une nuit ici puis on fuit ! On s’est couché à 22h avec le décollage du dernier avion : ouf ! .
18 juin On a bien dormi ! Le soleil brille ! Arrêt au billabong sanctuary : on aime ou on n’aime pas. Nous ne sommes généralement pas fan de ce type d’endroit mais au moins on y a vu les différents types de bestioles : kangourous ( que les enfants ont pu nourrir), wombat, koalas ( que Lucie a tenu dans ses bras… ) . Ils se sont éclatés c’est l’essentiel. Route vers Airlie beach au milieu des cannes à sucre.
19 juin Journée plongée : 480$ pour 6. Compagnie Reef Jet Attention, on a gagné 100$ car la charmante dame avait peur que cela nous fasse trop cher ; elle a donc compté 2 ado en enfants ( pour une fois, qu’on ne trichait pas ! un comble !) Compris : navette hôtel, croisière, thé, café et eau à volonté, lunch, masque, tuba, palmes. Non compris : boissons, combinaison de plongée(indispensable !) ( 5$ par pers). On a longtemps hésité : barrière de corail ou non ? Quel endroit ? Quelle formule ? En plus, on n’aime guère être en groupe ! On a fini par choisir les Whitsundays pour la célèbre photo qu’on voit dans tous les catalogues de voyage. Une très bonne journée entre la balade en mer, les magnifiques plages, les vues des Whitehaven de Inlet loockout, et surtout pour la plongée ! Des milliers de coraux et poissons(à Borders islands), on se serait cru dans Nemo. Ambiance sympa . Mais attention les gros mangeurs restent sur leur faim ! Gros repas le soir et surtout gros dodo après avoir longuement observé un opossum.
20 juin Route vers Eungella par la pioneer valley . Romain rêve depuis sa tendre enfance de voir des ornythorynques ( si ça existe, une bestiole avec un nom pareil! ). Arrêt au Cap Hillborough : forêt humide, dunes, broussailles, rochers, plages…Les jeunes se baignent. On y déjeune. On arrive au PN d’ Eungella ( forêt vieille de 30000ans). Paysage sublime. On se poste sur la plate-forme vers 17h et bingo après 10 mn d’attente on aperçoit les bestioles. Romain exulte ! Journée réussie qui méritait le détour ! On se cherche un camp ; c’est fermé mais il y est écrit qu’il faut s’installer et payer le lendemain. Chouette endroit mais le froid en altitude est mordant.
21 juin Lever tôt car commence les longues journée de traversée de l’outback ( nous ne voulions pas de vols intérieurs et restitution de véhicule) vers le centre rouge. Aujourd’hui, on avale le plus de km possible : tout le monde le prend avec philosophie ! Les maisons disparaissent, le vert laisse la place aux broussailles, la route s’étire à n’en plus finir, les couleurs changent, on est seul au monde : ON ADORE ! ! ! ! on se croirait parfois dans le damaraland namibien. En une semaine en Australie, on est désespéré de ne pas avoir vu un seul kangourou ! Ah on les voit par centaines, écrasés au bord des routes mais bondissant que nenni ! A 17h on atteint Barcaldine . On hésite, on pousse encore un peu ? on se lance et là avec la tombée de la nuit, ils sont au rendez-vous sur le bord de la route. C’est gros quand même, il ne faudrait peut-être pas les voir de trop prés cette fois ! On s’arrête pour les regarder, une voiture nous accoste : " un probléme ? " Et là, la honte : Eddy répond : " on regarde les kangourous " 😄. L’Australien est ahuri ! 😊Ah ces touristes ! s’arrêter pour regarder ce qu’ils voient par milliers chaque année ! ! ! Arrivée à longreach à 19h dans une nuit noire mais quel ciel ! Constellé d’étoiles ! ! ! ! Personne à l’accueil : on s’installe et on paiera demain !
22 juin On se lève et on va régler l’emplacement. On se fait gronder car on s’est installé sans prévenir ( encore fallait-il qu’il y ait quelqu’un . On explique qu’on a déjà fait cela ailleurs. La charmante dame nous rétorque qu’ici on est dans le bush et que si tout brûle la nuit ( sympa et rassurant !) on n’a aucun trace de nous sur les registres ? ? ? Parce qu’elle croit que si tout brûle, ses registres seront les seuls à rester intacts ? 😠
Visite du musée Qantas : Forfait famille 2A + 4 E : 75$ Visite guidée d’un boeing 747 et libre du musée. Intéressant pour les passionnés ( nous c’était pour Thomas !). Visite guidée difficile pour l’accent et les termes techniques.
Musée stockman hall of fame Forfait famille : 75$ Sur la culture aborigènes, la colonisation, les pionniers et les éleveurs de bétail. Très bonne intro au pays et à l’outback ! Ludique, aéré, juste ce qu’il faut ! On reprend la route jusqu’à Kynuna et on s’installe dans un camp de fortune dont le prix bat tous les records : 8$. Magnifique coucher de soleil.
23 juin Crèpes party avant la route ! Arrêt à Mount Isa, ouf juste à temps pour remplir les placards. On s’abstient de la visite de la mine ( on ne va encore rien comprendre!) . On voulait visiter l’hôpital souterrain ( eh oui déformation professionnelle) mais c’est fermé, dommage ! On couche à Cammonweal.
24 juin On veut atteindre aujourd’hui Devil’s marble ou billes du diable ( empilement de rochers) qui nous offrira une magnifique balade . on motive les troupes et on part à 6h30. Il fait encore nuit mais petit à petit le bush s’enflamme, les derniers kangourous s’éloignent…On quitte aujourd’hui le Queensland.
On a le plein à faire, on roule mais à la station il est écrit " no fuel " gloups ! On se sait condamner car la prochaine station est à 300 km et nous ne disposons plus que de 250 km de réserve. On roule, Eddy réduit sa vitesse mais cela ne suffira pas pour éviter la panne sèche. Les hommes se mettent au milieu de la route, une voiture passe…On se dit que s’il faut, on passe au plan B, les filles sur la route ( ben quoi ? Oui je sais je n’aurais pas rivaliser avec 2 minettes de 15 ans mais laissez moi cet espoir ?😛 ) . La voiture suivante s’arrête et nous dépanne . Ah qu’ils sont sympa ces Australiens ! 🙂🙂
On traverse Tennant creek qui a l’instar des réserves indiennes aux US offre son lot de misère aux aborigènes. Devil’s marble nous éblouit ! ! ! ! ! Quelle récompense ! Un vrai terrain de jeu grandeur nature pour les ados qui crapahutent partout. C’est très photogénique ! Tout le monde s’éclate y compris les mouches noires qui nous dévorent. On quitte les lieux tardivement et on avance dans des paysages rougeâtres de toute beauté. On le compare tantôt à la Namibie, tantôt à l’ouest américain.
Visite de la boutique artisanale aborigène " Red sand ". L’artisanat est superbe, on tente de ne pas tout dévaliser. On hésite longuement sur l’achat d’un didgeridoo. On se laisse tenter quitte à le trimbaler dans tout le Cambodge. On ne savait pas encore qu’on allait risquer de manquer un avion à cause de cela . Nuit glaciale à Ti-tree .
25 juin Départ pour Alice Springs et au menu du jour les mac Donnells( chaîne de montagnes) orientales . Que dire des paysages sans me répéter ? Arrêt à Emily et Jessie gap pour y voir les peintures rupestres puis balade à Corroborre rock et enfin le must : Tréphina gorge ! Oasis de verdure où les eucalyptus contrastent avec la terre et les parois rouges. Admirable . On aurait aimé ( comme pour les Mc Donells West avoir plus de temps). Nous rejoignons pour la nuit le " bout " des Mac Donnells occidentales pour passer la nuit à Glen Helen, petit camp niché au pied des falaises. Ne manquez surtout pas le coucher de soleil!
26 juin Nous égrenons la route des nombreux arrêts qu’offrent les Mac Donnells Occidentales . Là aussi il aurait fallu plus de temps pour randonner. Il fait froid mais le ciel est bleu. Ormiston Gorge : rando jusqu’au belvédère . Ochre pits d’où les aborigènes extrayaient leur pigment. Les couleurs sont magnifiques . La carte mémoire du numérique se remplit ! ! Ellery creek : les 3 km de piste valent le résultat. Trou d’eau où se reflètent les eucalyptus. Gigantisme de la nature. Stanley Chasm : on voulait s’y arrêter mais c’est payant : 6$ qui ne nous paraissent pas justifier ( il y a des jours comme cela ! allez savoir pourquoi !)
Retour à Alice vers 13h. Visite du Desert Park .
On a hésité . Forfait big famille : 50$ ( merci du terme !) Audio guide en français gratuits indispensables. Excellente présentation de la faune et flore du désert australien . Belle balade dans le bush et présentation des plantes, volières, hall nocturne pour y voir foule d’animaux invisibles de jour. Quelques ateliers et show oiseaux de proie (mais non faits car pas intéressés). On vous le recommande surtout si vous êtes randonneurs : cela change tout !
27 juin Découverte de cette petite ville de 20000 hab .
L’école de l’air : 22$ pour la famille. Destinée aux enfants du bush qui reçoivent les cours par avion et sont reliés à leur professeur par radio pour faire classe. Intéressant .
Les médecins volants : 28 $ pour la famille Encore un système d’adaptation de l’homme à ce milieu bien particulier qu’est le bush australien. Présentation de la base, musée, film… sur la mission des ces médecins et infirmiers qui sauvent la vie dans le désert.
Halte ravitaillement. On se confronte ici de prés à la misère des aborigènes. Terrifiant constat.
Festival du " beanie " le bonnet australien au Premium center. Plein de couleurs, de gaieté, on essaye, on compare, on rigole …Des tas de bonnets complètement farfelus ! 😄 Coucher du soleil à Anzac hill.
28 juin Départ vers Uluru ( Ayers rock) que nous atteignons après 3h30 de route en regardant défiler de sublimes paysages : on ne se lasse pas ! Entrée sur le site 25$ par pers de plus de 16 ans valable 3 jours. Nous décidons de commencer par une rando aux kata tjuta ( monts olga). On s’engage dans une gorge, le rouge de la roche tranche avec le blanc des eucalyptus et le bleu du ciel. Nous nous positionnons ensuite sur le parking réservé au coucher du soleil où il règne une ambiance bonne enfant. On prend l’apéro en regardant le soleil décliner sur Uluru qui passe par les multiples tons du rouge. C’est …magique, fabuleux, merveilleux ?🙂😛😇 Je ne trouverai pas le mot ! Nuit glaciale .
29 juin Après le coucher du soleil : le lever ! On se positionne cette fois sur le parking du sunrise. On trouvera le lever moins grandiose que le coucher. Crépes party devant le " caillou " ( dorénavant ma cuisine va me paraître bien monotone) ; On fait le tour du monolithe : 10 km donné pour 3 à 4 h mais fait en 2h30 sans foncer. Evidemment dans le plus grand respect de ce site sacré, nous n’escaladerons pas Uluru et sommes particulièrement ulcérés de voir combien de personnes enfreignent le site pour leur simple satisfaction personnelle ! Retour au kata tjuta pour une seconde rando : valley of winds ( 7, 5 km pour 3h). Paysages variés et de toute beauté, physique sans trop l’être… Bref que du bonheur !
30 juin On met le cap sur Wattarka ( kings canyon). Rando sur la crête du canyon jusqu’à la valley of eden ( 7, 5 km pour 2h20) magnifique trou d’eau avec palmiers et cycas. Eprouvante au départ mais une fois en haut, il n’y a qu’à longer la crête.
1er juillet On attaque la remontée vers Darwin repassant sur 600 km environs par la route empruntée à l’aller. Nouvel arrêt à Alice et ravitaillement. Journée tranquille même si on a quand même fait 450 km.
2 juillet On remonte le plus possible vers Mataranka et nuit à Dunmarra soit 880 km dans la journée et trois pleins d'essence. nous ne sommes plus qu’à 640 km de Darwin.
3 juillet Arrêt au pub délirant de Daly waters, ambiance route 66. On arrive à 11h30 à Mataranka. Nous choisissons le mataranka cabin pour sa proximité des sources chaudes ( 34°) de bitter springs. On y flâne pendant 2 h au cœur d’une jungle luxuriante et au milieu des nénuphars. Une journée cool pour décompresser des km parcourus.
4 juillet On part tôt pour les gorges de Katherine. Notre objectif est de louer des canoë, seul moyen d’accès aux gorges. Mais à 9h30 il n’y a déjà plus de location possible ni même de place de croisière dispo. Quelle déception ! 😕😕😕 Il nous reste nos jambes pour apercevoir les gorges. On choisit une rando : la butterfly . Démarrage en grimpette jusqu’au point de vue. Les gorges sont belles, on regrette encore plus les canoës. La suite de la rando est nulle ! Et c’est peu dire : on ne longe plus les gorges, on s’enfonce dans les broussailles, allez comprendre ? Retour au camp, pause piscine. Ben il y a des journées comme cela où rien ne se déroule comme on le souhaitait ! Vers 16h, nous irons en ville aux sources chaudes, encore un petit coin de paradis . On passe aussi au visitor center réserver la croisière cette fois pour kakadu. On apprend de ses erreurs !
5 juillet On part tôt pour profiter au maximum du Kakadu NP . On s’arrête au premier camp pour réserver notre emplacement, heureusement !
Visite du Warradja center sur les us et coutumes aborigènes. Très intéressant .
Balade à Anbangbarra autour d’un billabong tapissé de nénuphars. Nombreux oiseaux .
Visite du site de Nourlangie et de ses peintures rupestres nichées dans la roche. Petit circuit de 2 km. On atteint un site de 26000 ans qui servait de refuge. On y lit les légendes, on déchiffre les peintures admirablement bien conservées . Centre de Bowali qui présente l’écologie, l’écosystème et la mission des rangers au sein du PN. On y savoure une glace ( un magnum et on a une petite pensée pour Nancy et Fifi !)
Fin de journée à Ubirr, immense roche isoléé sur l’escarpement d’Arnhem . On suit le sentier de la " galerie des artistes " avec sa multitude de peintures rupestres : wallabies, barramundis... On est fasciné par ce témoignage vieux de 20000 ans. On grimpe jusqu’à déboucher sur le point de vue de Nardab : panorama à 360° sur les marécages, les forêts, les roches… La Nature ici vous coupe le souffle ! Le soleil décline, on reste admiratif, et si le temps s’arrêtait !
Retour au camp, la tête pleine d’images merveilleuses à jamais gravées ! Première nuit chaude mais aussi première soirée à se partager l’espace avec les moustiques.
6 juillet Lever à 6h pour la croisière sur la yellow water. Le soleil commence juste à poindre qu’on glisse déjà sur des eaux miroitantes dans une légère brume. La nature s’éveille. Deux heures de pur bonheur, au milieu des arbres à thé, palmiers, entourés d’innombrables oiseaux du plus grand au plus petit, à voir se faufiler les crocodiles. Ne manquez cela à aucun prix et faites l’effort d’y aller tôt car les couleurs changent vite et le soleil devient écrasant.
Retour à 9h et crêpes party habilement négociée en échange de ce réveil matinal.
On quitte Kakadu pour Darwin. Ce soir, il y a un marché artisanal particulièrement bien animé au bord de la plage : retour à la civilisation après 26 jours de grands espaces.
Visite au Museum ans Art galery of northern territory à Darwin. Gratuit . Très intéressant. Galerie peintures aborigènes, histoire naturelles, et exposition sur le cyclone Tracy qui a dévasté la ville en 1974. Salle noire où on entend le b ruit des rafales de vent enregistrées la nuit du drame : terrifiant ! claustro s’abstenir !
Soirée au night market mêlant artisanat et stands de nourriture de différents pays au bord de la plage . Chacun y choisit son repas, on refait ainsi un tour du monde !Baignade. Un bon moment .
7 juillet Grasse mâtinée ! Litchfield NP pour y admirer ses cascades et ses termitières. Une bonne journée !
8 juillet Après un arrêt au Wangi falls, retour sur Darwin et shopping . Il y a peu d’artisanat en Australie, l’essentiel étant aborigène. Baignade aux Howard Springs. On arrive, on se change et nous voilà partis, serviettes à la main, les filles en paréo… 😛Peu de monde ? On atteint un premier bassin où on aperçoit enfin les barramundis ailleurs que dans notre assiette. Personne n’a des serviettes ou vêtements de bains ni n’est mouillé ? Moment de solitude !🤪 on ne se décourage pas, on part sur la creek walk, les sources doivent être au bout ? On marche, on marche, on marche quoi ! Rien, personne sauf un kangourou ! et bien, on n’a rien compris car pas de sources ! Retour au parking : comment avoir l’air bête !😕😕🤪 Si d’aventure, vous y allez et trouver les sources, merci de nous le faire savoir ! Dernière nuit en Australie.
9 juillet Super journée ! On s’installe sur la plage de East Point en pensant que le bleu étincelant de la mer nous mettra du baume au cœur. Un sac, un autre, ranger, nettoyer : cela sent la fin du périple et la nostalgie s’installe ! Restitution du CC à 16h . Aéroport où notre vol n’est qu’à minuit puis le grand saut jusqu’à Singapour . Notre attente sera alors de 14h pour rejoindre le Cambodge et commencer de nouvelles aventures.
On a aimé : La gentillesse des Australiens La diversité des paysages : mer, rainforest, désert… La Nature avec un grand " N " La vie facile en camping car sans aucune réservation La splendeur d’Uluru et d’Ubirr Rouler pendant des heures dans le bush sans se lasser des paysagesLa rando à King canyon La journée plongée Et les enfants rajouteront les innombrables crêpes party !
On a moins aimé : L’accent australien !
Dix jours de camping en Ardèche au mois de juillet 2009 English translation pending
Bonjour, nous aimerions découvrir l'ardèche l'été prochain (environ 10j de camping). Nous avons parcouru un guide touristique et voici une première ébauche d'itinéraire:
Jour 1: Lalouvesc: rando, ascension du mont Chiniac nuit au camping du lac de Devesset
Jour 2: village de St clément, ascensuion du Mont Mezenc ou Gerbier de Jopnc (lequel???) Nuit au camping de Borée
Jour 3: Visite de Lachamp-Raphaël, cascade du Ray-pic, Antraigues su volaine: rando et nuit au camping.
Jour 4: Visite de Meyras, Thuyets: rando et baignade, visite de Jaujac. Nuit à Montréal
Jour 5: Visite de Balazuc, balade jusqu'au viel-audon (baignade) - Voguë - Ruoms - Cirque de Gens - Labeaume et ses gorges.Nuit au cmping de Grospierres
Jour 6: Bois de PaÏolive - gorges de chassezac: canoë? - visite de Naves - nuit au camping de Casteljau
Jour 7: direction orgnac l'aven où nous ferons l'odssée souterraine (8h l'A/R de spéléo dans l'aven). Nuit au camping de St Martin d'Ardèche.
Jour 8: Descente des gorges de Vallon pont d'arc jusqu'à Gaud
Jour 9: Descente de Gaud à St Martin d'Ardèche. Visite de la grotte St Marcel. Nuit au camping de St Martin d'Ardèche.
Jour 9: Visite de St Montant et des gorges de la Ste Baume. Canyonig à St andéol de Berg . Nuit à St Vincentde Barrès
Jour 10: visite de Alba la romaine, Aubignas- retour
Cet itinéraire est-il faisable (temps de parcours)?Nous aimons beaucoup marcher, adorons la nature mais n'aimons pas la foule: nous apprécions peu les paysages noirs de monde alors les gorges de l'ardèche nous font un peu peur... surtout à cette période... Que nous conseillez-vous? A-t'on plus de chances d'apprécier les gorges si nous les descendons à pied? Combien d'heures de marche faudrait-il prévoir, avec nuit au camping de Gaud ou Gournier? Ou alors doit-on doit-on faire les gorges en voiture, pour se concentrer sur d'autres gorges moins touristiques? Concernant les grottes et avens, y en a-t'il de plus remarquables que celles citées? Quels lieux nous conseilleriez-vous, en sachant que nous recherchons avant tout la nature. Nous privilégions les campings à la ferme (moins nous voyons de monde, mieux c'est...) alors si vous avez des adresses sympas, nous sommes preneurs! Merci beaucoup Audrey
Cet itinéraire est-il faisable (temps de parcours)?Nous aimons beaucoup marcher, adorons la nature mais n'aimons pas la foule: nous apprécions peu les paysages noirs de monde alors les gorges de l'ardèche nous font un peu peur... surtout à cette période... Que nous conseillez-vous? A-t'on plus de chances d'apprécier les gorges si nous les descendons à pied? Combien d'heures de marche faudrait-il prévoir, avec nuit au camping de Gaud ou Gournier? Ou alors doit-on doit-on faire les gorges en voiture, pour se concentrer sur d'autres gorges moins touristiques? Concernant les grottes et avens, y en a-t'il de plus remarquables que celles citées? Quels lieux nous conseilleriez-vous, en sachant que nous recherchons avant tout la nature. Nous privilégions les campings à la ferme (moins nous voyons de monde, mieux c'est...) alors si vous avez des adresses sympas, nous sommes preneurs! Merci beaucoup Audrey
Mon inventaire est-il au point? (départ dans huit jours pour deux ans) English translation pending
Sans domicile fixe pendant deux ans, il faut sélectionner avec minutie ce qui est important de ce qui ne l'est pas.
Chacun de ces articles devra servir régulièrement dans le voyage et se compter dans un nombre assez restreint.
C'est pas tout de dire que j'emportes un mini-bar, après faut-il encore le traîner à travers forets, montagnes, plages, villes, transports. Ca peut être très convivial mais il faut reconnaitre que c'est bien trop encombrant.
La liste ci-dessous semble être la liste idéale. Je n'ai pas encore tout rassemblé dans les deux sacs mais ça me semble réalisable au niveau de l'encombrement et du poids, faut voir... Justement, si tu sais que j'ai oublié un truc, tu peux peut-être me le faire remarquer tant que je suis encore là. Si tu penses que des choses sont superflues, les commentaires seront appréciés également.
sacs : sac à dos 80 litres multipoches 1 poncho imperméable pour protéger le sac dans les transports 1 petit cadenas à cable pour attacher le sac sac à dos 20/30 litres pour le quotidien
Vêtements en haut : 1 parka imperméable et légère + 1 veste en polaire adaptable (3 en 1) 1 polo léger en polaire 1 veste zipée légère à manches longues 1 chemise manche longue en soie légère 1 T-shirt manches longues spécial Froid froid 3 T-shirt manches courtes
en bas : 2 pantalons 1 maillot de bain 1 bermuda 1 pantalon de pêcheur thaï 1 sous-pantalon polaire 4 caleçons 2 paires de chaussettes hautes 2 paires de soquettes
tête : 1 casquette
yeux : 2 paires de lunettes de vue 2 paires de lunettes de soleil
pieds : 1 paire d'Adidas superstar 1 paire de claquette 4x4
Dormir : 1 sac de couchage 5°C 1 sac à viande 1 moustiquaire 1 hamac 1 oreiller gonflable
Photo : 1 appareil Panasonic TZ3 avec 2 batteries + chargeur 1 caisson photographique étanche jusqu'à 40m + accessoires 2 carte SD 2Go
Audio-Vidéo : 1 archos 605 160Go + écouteurs (qui font aussi office de boules Quiès) 1 Ipod nano 2GO (on ne sait jamais, ça pèse rien)
Blog : 1 netbook Asus eeePC 901
Trousse de toilette : savon de marseille shampoing brosse à dents et dentifrice 1 coupe ongles cotons tiges mousse à raser et rasoir déodorant 1 pince à épiler 1 paire de ciseaux 1 gant de toilette Santé : PQ spray anti-moustiques protection solaire biafine paracétamol anti-diarrhée spray antiseptique pansements baume du tigre préservatifs
Divers : serviette à séchage rapide pour les plongeons dans la piscine pochette banane plate sous le pantalon lampe frontale porte-clés ultrason énergie solaire sensé faire fuir LA moustique briquets bougies 1 opinel 10 mètres de cordelette 1 cahier 1 bloc de papier crayon à papier, stylos, gomme, colle
Documents : passeport billet d'avion Paris/Istanbul permis de conduire national et international police d'assurance santé carnet de vaccinations carnet de plongée + carte PADI 1 carte bleue visa
Lecture : lonely planet - Moyent-orient "Sur la route" de Jack Kerouac
MANQUE : un transfo universel, 1 multiprise photos d'identité corde pour fixer hamac sacs hermétiques miroir incassable fil dentaire truc pour faire des bulles
1 montre réveil
La liste ci-dessous semble être la liste idéale. Je n'ai pas encore tout rassemblé dans les deux sacs mais ça me semble réalisable au niveau de l'encombrement et du poids, faut voir... Justement, si tu sais que j'ai oublié un truc, tu peux peut-être me le faire remarquer tant que je suis encore là. Si tu penses que des choses sont superflues, les commentaires seront appréciés également.
sacs : sac à dos 80 litres multipoches 1 poncho imperméable pour protéger le sac dans les transports 1 petit cadenas à cable pour attacher le sac sac à dos 20/30 litres pour le quotidien
Vêtements en haut : 1 parka imperméable et légère + 1 veste en polaire adaptable (3 en 1) 1 polo léger en polaire 1 veste zipée légère à manches longues 1 chemise manche longue en soie légère 1 T-shirt manches longues spécial Froid froid 3 T-shirt manches courtes
en bas : 2 pantalons 1 maillot de bain 1 bermuda 1 pantalon de pêcheur thaï 1 sous-pantalon polaire 4 caleçons 2 paires de chaussettes hautes 2 paires de soquettes
tête : 1 casquette
yeux : 2 paires de lunettes de vue 2 paires de lunettes de soleil
pieds : 1 paire d'Adidas superstar 1 paire de claquette 4x4
Dormir : 1 sac de couchage 5°C 1 sac à viande 1 moustiquaire 1 hamac 1 oreiller gonflable
Photo : 1 appareil Panasonic TZ3 avec 2 batteries + chargeur 1 caisson photographique étanche jusqu'à 40m + accessoires 2 carte SD 2Go
Audio-Vidéo : 1 archos 605 160Go + écouteurs (qui font aussi office de boules Quiès) 1 Ipod nano 2GO (on ne sait jamais, ça pèse rien)
Blog : 1 netbook Asus eeePC 901
Trousse de toilette : savon de marseille shampoing brosse à dents et dentifrice 1 coupe ongles cotons tiges mousse à raser et rasoir déodorant 1 pince à épiler 1 paire de ciseaux 1 gant de toilette Santé : PQ spray anti-moustiques protection solaire biafine paracétamol anti-diarrhée spray antiseptique pansements baume du tigre préservatifs
Divers : serviette à séchage rapide pour les plongeons dans la piscine pochette banane plate sous le pantalon lampe frontale porte-clés ultrason énergie solaire sensé faire fuir LA moustique briquets bougies 1 opinel 10 mètres de cordelette 1 cahier 1 bloc de papier crayon à papier, stylos, gomme, colle
Documents : passeport billet d'avion Paris/Istanbul permis de conduire national et international police d'assurance santé carnet de vaccinations carnet de plongée + carte PADI 1 carte bleue visa
Lecture : lonely planet - Moyent-orient "Sur la route" de Jack Kerouac
MANQUE : un transfo universel, 1 multiprise photos d'identité corde pour fixer hamac sacs hermétiques miroir incassable fil dentaire truc pour faire des bulles
1 montre réveil
Voir le Burkina Faso autrement pour faire rouler son économie English translation pending
Depuis le temps que je suis sur ce forum; il y a un truc qui m'etonne et m'ennerve; le forum burkina faso est monopolisé par les demandes ou pseudo demandes humanitaires. Certes ce pays est tres pauvre et est le siege de nombreuses assos mais ca n'est pas le seul; les autres pays d'afrique ne sont pas envahis comme ca que par des demandes humanitaires sur le forum
Je reviens d'un voyage touristique routard au burkina et je le repete; les burkinabes et le burkina aimeraient voir plus de touristes afin de developper l'economie locale (hotels restos, artisanat, taxis et chauffeurs guide, parcs...); alors a tous les francais en mal de reconnaissance, je le repete, sauf si vous avez vraiment un projet interessant et porteur, venez d'abord visiter ce tres joli pays et faites vivre l'economie locale au lieu d'assister les gens; vous rendrez plus service a ce pays.
Les guides, taxis, artisans cherchent desesperement des clients (car les personnes participants a ces pseudo voyages humanitaires ont un budget tres limité et ne depensent quasiment rien d'autre que leur vol et assurances); C'est ce que j'ai constaté lors de mon dernier voyage et tous les burkinabes rencontres sont unanimes la dessu.
Voila desolé de lancer une enieme polimique mais ca me semble utile a dire
Conditions pour bénéficier de l'assurance-assistance de la carte Visa? English translation pending
Coucou tout le monde,
Je prépare un voyage plus ou moins imminent et plus ou moins long en Amérique Latine avec mon chéri. Je suis en plein dans la paperasse et les trucs chiants la, et mon 'angoisse' du jour se porte sur l'assurance-assistance offerte par la carte Visa a l'étranger. La dernière fois que je suis partie pour plusieurs mois, je m'étais peu préoccupée des petites astérisques dans le contrat, et ma banque elle même n'avait pas su m'éclairer beaucoup. Cette fois je suis un peu plus serieuse dans ma prise de renseignements (enfin...), et je lis sur le guide assurance-assistance de mes banques (BNP et HSBC) : Pays de résidence : pays ou l'assuré a son lieu de résidence depuis plus de 90 jours consécutifs lors de la demande auprès d'Europ Assistance France. Hors, je n'habite pas en France a l'heure actuelle, et bien que je fasse un passage dans ma famille avant de partir pour l'Am.Lat, je ne serai pas sur place plus de 90 jours consécutifs pour pouvoir bénéficier de la couverture d'Europe Assistance une fois partie. Ma question est donc : quels sont les justificatifs a fournir a Europe Assistance ? Demandent-ils un justificatif de domicile de plus de 3 mois ? Je n'ai pas souvenir d'avoir justifié quoi que ce soit auprès de qui que ce soit la dernière fois que je suis partie, mais en même temps je me fais moyen confiance pour avoir fais les choses dans les règles...
Autre truc pas clair : faut-il nécessairement acheter un billet A/R pour être couvert par l'assurance assistance Visa, ou un simple Aller suffit-il ?
Enfin : la couverture est sensée être valable pour le conjoint également, si j'ai bien compris : Conjoint vivant sous le même toit et pouvant justifier de cette situation par un certificat de concubinage notoire (kezako?) Est-ce qu'un compte joint peut être considéré comme tel ?
Merci d'avance pour les éventuelles réponses,
Radinette
PS : J'ai oublié de préciser que je quitte mon pays de résidence actuelle. Mon pays de résidence officiel a partir du mois prochain sera donc la France.
Je prépare un voyage plus ou moins imminent et plus ou moins long en Amérique Latine avec mon chéri. Je suis en plein dans la paperasse et les trucs chiants la, et mon 'angoisse' du jour se porte sur l'assurance-assistance offerte par la carte Visa a l'étranger. La dernière fois que je suis partie pour plusieurs mois, je m'étais peu préoccupée des petites astérisques dans le contrat, et ma banque elle même n'avait pas su m'éclairer beaucoup. Cette fois je suis un peu plus serieuse dans ma prise de renseignements (enfin...), et je lis sur le guide assurance-assistance de mes banques (BNP et HSBC) : Pays de résidence : pays ou l'assuré a son lieu de résidence depuis plus de 90 jours consécutifs lors de la demande auprès d'Europ Assistance France. Hors, je n'habite pas en France a l'heure actuelle, et bien que je fasse un passage dans ma famille avant de partir pour l'Am.Lat, je ne serai pas sur place plus de 90 jours consécutifs pour pouvoir bénéficier de la couverture d'Europe Assistance une fois partie. Ma question est donc : quels sont les justificatifs a fournir a Europe Assistance ? Demandent-ils un justificatif de domicile de plus de 3 mois ? Je n'ai pas souvenir d'avoir justifié quoi que ce soit auprès de qui que ce soit la dernière fois que je suis partie, mais en même temps je me fais moyen confiance pour avoir fais les choses dans les règles...
Autre truc pas clair : faut-il nécessairement acheter un billet A/R pour être couvert par l'assurance assistance Visa, ou un simple Aller suffit-il ?
Enfin : la couverture est sensée être valable pour le conjoint également, si j'ai bien compris : Conjoint vivant sous le même toit et pouvant justifier de cette situation par un certificat de concubinage notoire (kezako?) Est-ce qu'un compte joint peut être considéré comme tel ?
Merci d'avance pour les éventuelles réponses,
Radinette
PS : J'ai oublié de préciser que je quitte mon pays de résidence actuelle. Mon pays de résidence officiel a partir du mois prochain sera donc la France.
Tandem Pino Hase pour un tour du monde English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà mon premier message (d'une longue série ...) sur cet excellent forum. Voilà quelques mois que nous laissons murir cet idée de tour du monde (terme peu adapté, je le reconnais), en réalité nous souhaitons juste faire une grande ballade de 2 ans sur les routes vers l'est pour revenir à notre point de départ !
Vous l'aurez compris, il s'agit d'un projet en couple et plus précisement d'un voyage de noce ! le départ devrait se situer sur le mois de juin 2009.
Nous réflechissons à l'itinéraire, c'est encore le flou de coté là ... je pense que cela fera l'objet d'un nouveau post...
Bon je m'��parpille revenons au sujet : le moyen de transport, le titre ne laisse pas de doute, nous avons été conquis par le tandem Pino Hase. Après un essai plus que concluant chez rando-cycle nous attendons le mois de septembre pour passer commande définitivement...
Avant de faire ce chèque non négligeable, je vous soumets quelques questions : 1 - Faut il refaire faire les roues par rando-cycle ? est que les roues d'origine ne pourraient pas tenir sur la distance (on ne va pas faire 24 mois de VTT, mais on s'attend quand même à quelques pistes ...) 2 - Quels sont les accessoires à prevoir sur ce vélo pour un tdm ? 3 - j'ai de grosses questions sur la chaine ? quid de la longévité par rapport à un velo classique ? combien de chaine faut il emporter pour m'assurer contre la casse ? 6 si je veux pouvoir tout changer ??? 4 - Faut il prendre la fourche suspension ? 5 - Je suis preneur de tous vos avis, conseils sur ce tandem et sur les grandes ballades à velo !
Encore merci de vos réponses
Hôtel sympathique à Siem Reap? English translation pending
🙂Bonjour
Je cherche un hôtel ou une guest house sympa à Siem reap, dans un quartier central avec clim, sdb et moustiquaires
Merci pour vos tuyaux
Je cherche un hôtel ou une guest house sympa à Siem reap, dans un quartier central avec clim, sdb et moustiquaires
Merci pour vos tuyaux
Mésaventure en taxi à Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville) English translation pending
Il m'est arrivé le 13 juillet une mésaventure que je préférerais voir évitée aux personnes qui se rendent dans cette ville. Après un repas avec des amis dans les baraques installées le soir au marché de Ben Thahn (excellent repas et excellente ambiance, au passage), je suis rentrée seule en taxi à mon hôtel et j'ai commis la bêtise de prendre la première voiture venue. J'avais fait auparavant plusieurs fois le trajet similaire qui m'avait toujours coûté entre 12 000 et 18 000 dongs. Là, surprise, le chauffeur me demande 87 000 dongs à l'arrivée. Deuxième erreur : coup de fatigue sans doute, j'avais oublié de vérifier le compteur qui visiblement sautait de dongs en dongs à la cadence d'une marée montante au Mont Saint Michel (je précise que je vis au Vietnam et que je suis d'ordinaire plus vigilante que ça.)
J'avais sorti 30 000 dongs et j'ai bondi, j'ai dit à mon chauffeur de me conduire à la police où je le réglerais directement. Il a profité de mon moment de stupéfaction pour prendre mon porte-monnaie et le faire disparaître comme par enchantement. J'ai refusé de descendre, lui ai ordonné de me rendre mon argent, je passe les détails, ça a duré une bonne demi-heure. Pendant ce temps, il roulait, il roulait, tentant d'ouvrir la portière arrière pour me pousser dehors, mais j'étais furieuse, et la colère rend inconscient. J'ai appelé les amis avec lesquels j'avais dîné, qui ont pu suivre la scène en direct, jusqu'au moment où, parvenu dans une rue déserte, le chauffeur a extirpé de sous son siège une très longue lampe de poche (quasiment un mètre à vue de nez), et a commencé à me taper sur le bras pour me pousser à descendre. Devant mon refus, il m'a asséné un bon coup sur le crâne, et là je me suis décidée à sortir. Il a démarré en trombe, mais j'ai eu le temps de communiquer le numéro de sa plaque à mes amis à l'autre bout du fil.
J'ai pu à quelques centaines de mètres trouver un motobike qui m'a ramenée à l'hôtel où nous sommes allés au commissariat avec mes amis, mais je dois ajouter que l'expérience était moins que positive : il ne fait pas bon être agressé au Vietnam, la police a prétendu qu'elle ne pouvait absolument rien faire avec le numéro d'immatriculation, mais a tout de même vérifié mon identité en téléphonant à l'hôtel où j'étais descendue. Avec mes bleus au bras et ma bosse de rhinocéros au milieu de la tête, j'étais passée du stade de victime à celui de suspecte ! Quand un ami vietnamien a téléphoné à la compagnie de taxi, il a obtenu à peu près la même réaction désinvolte, elle n'a pas même demandé le numéro de son chauffeur.
Je voudrais tirer plusieurs leçons de la mésaventure :
Ne soyez pas aussi stupide que je l'ai été : pour 300 000 ou 400 000 dongs, il aurait pu me tuer. A posteriori, j'ai été affolée par mon attitude inconsciente. "La colère est mauvaise conseillère", dit le dicton. Laissez de côté votre irritation ou votre amour-propre : partez !
Mais ceci n'est qu'un conseil de vie, et je sais parfaitement que chacun en fera ce qu'il veut - et il aura raison. En revanche, le but principal de mon message était celui-ci : je n'ai jamais eu de problèmes avec les compagnies Vinasun, Mailhing ou Vinataxi, les compteurs et les chauffeurs sont scrupuleusement honnêtes. Mais ne vous adressez jamais à de petites compagnies, en l'occurrence, celle-ci, dont je ne me souviens plus le nom mais dont toutes les voitures sont grises, petites et assez vétustes.
Dernier point : si réponses il y a, surtout évitez les levées de bouclier contre le Vietnam. Je suis persuadée que la même mésaventure aurait pu m'arriver dans n'importe quelle grande ville du monde. Evitez aussi de stigmatiser les taxis vietnamiens : malgré un usage intensif, c'est la première fois que je devais affronter un problème.
J'avais sorti 30 000 dongs et j'ai bondi, j'ai dit à mon chauffeur de me conduire à la police où je le réglerais directement. Il a profité de mon moment de stupéfaction pour prendre mon porte-monnaie et le faire disparaître comme par enchantement. J'ai refusé de descendre, lui ai ordonné de me rendre mon argent, je passe les détails, ça a duré une bonne demi-heure. Pendant ce temps, il roulait, il roulait, tentant d'ouvrir la portière arrière pour me pousser dehors, mais j'étais furieuse, et la colère rend inconscient. J'ai appelé les amis avec lesquels j'avais dîné, qui ont pu suivre la scène en direct, jusqu'au moment où, parvenu dans une rue déserte, le chauffeur a extirpé de sous son siège une très longue lampe de poche (quasiment un mètre à vue de nez), et a commencé à me taper sur le bras pour me pousser à descendre. Devant mon refus, il m'a asséné un bon coup sur le crâne, et là je me suis décidée à sortir. Il a démarré en trombe, mais j'ai eu le temps de communiquer le numéro de sa plaque à mes amis à l'autre bout du fil.
J'ai pu à quelques centaines de mètres trouver un motobike qui m'a ramenée à l'hôtel où nous sommes allés au commissariat avec mes amis, mais je dois ajouter que l'expérience était moins que positive : il ne fait pas bon être agressé au Vietnam, la police a prétendu qu'elle ne pouvait absolument rien faire avec le numéro d'immatriculation, mais a tout de même vérifié mon identité en téléphonant à l'hôtel où j'étais descendue. Avec mes bleus au bras et ma bosse de rhinocéros au milieu de la tête, j'étais passée du stade de victime à celui de suspecte ! Quand un ami vietnamien a téléphoné à la compagnie de taxi, il a obtenu à peu près la même réaction désinvolte, elle n'a pas même demandé le numéro de son chauffeur.
Je voudrais tirer plusieurs leçons de la mésaventure :
Ne soyez pas aussi stupide que je l'ai été : pour 300 000 ou 400 000 dongs, il aurait pu me tuer. A posteriori, j'ai été affolée par mon attitude inconsciente. "La colère est mauvaise conseillère", dit le dicton. Laissez de côté votre irritation ou votre amour-propre : partez !
Mais ceci n'est qu'un conseil de vie, et je sais parfaitement que chacun en fera ce qu'il veut - et il aura raison. En revanche, le but principal de mon message était celui-ci : je n'ai jamais eu de problèmes avec les compagnies Vinasun, Mailhing ou Vinataxi, les compteurs et les chauffeurs sont scrupuleusement honnêtes. Mais ne vous adressez jamais à de petites compagnies, en l'occurrence, celle-ci, dont je ne me souviens plus le nom mais dont toutes les voitures sont grises, petites et assez vétustes.
Dernier point : si réponses il y a, surtout évitez les levées de bouclier contre le Vietnam. Je suis persuadée que la même mésaventure aurait pu m'arriver dans n'importe quelle grande ville du monde. Evitez aussi de stigmatiser les taxis vietnamiens : malgré un usage intensif, c'est la première fois que je devais affronter un problème.
Traitements antipaludéens pour la Thaïlande? English translation pending
Bonjour
nous atterrissons à BKK puis filons vers CHIANG RAI et/ou CHAING MAI
Puis nous redescendons dans le sud
pensez vous qu'il faille prendre des traitements antipaludiens ?
merci
Isabelle
Itinéraire dans l'Ouest américain en 4x4 English translation pending
Je souhaite des conseils sur cet itinéraire car je c'est ma première aux states. Nous partons à 4 et on louerai un 4x4 pour les parcs et une voiture pour le reste.
J'ai tout mis. Vous pouvez y aller. Critiques, suggestions, etc... MERCI D'AVANCE😉
Itinéraire indicatif sur l’Ouest Américain Paris – Las Vegas / Los Angeles - Paris
1e JOUR : à Las Vegas Hotel LVG : Circus-Circus*** ou Excalibur***
2e JOUR : LAS VEGAS / DECOUVERTE VILLE et SHOPPING Hotel LVG : Circus-Circus*** ou Excalibur***
3e JOUR : LAS VEGAS /BRYCE CANYON (273 mi / 5h30 route) Nuit sur place à Bryce Hotel Best Western Ruby’s Inn***
4e JOUR : BRYCE CANYON /LAKE POWELL (140km) Matin Bryce visiteet Route vers Lake Powell Hotel : Lake Powell Resort ***
5e JOUR : LAKE POWELL / MONUMENT VALLEY (200 KM) Hôtel Monument Valley : Goulding’s trading post and lodge
6e JOUR : MONUMENT VALLEY / GRAND CANYON (290 km) Matin Monument valley avec les Navajo (4h) Hotel : Yavapai East ou à l’entrée du parc Canyon Plaza Quality Inn
7e JOUR : GRAND CANYON / LAS VEGAS (490 km) Hotel LVG : Circus-Circus*** ou Excalibur*** Arrêt sur le Hoover Dam
8e JOUR : LAS VEGAS (rester ou partir sur SF vol midi ?)
9e JOUR : LAS VEGAS / SAN FRANCISCO (avion)
Départ : 09h28 Las Vegas McCarran International (Nevada, Etats-Unis) Terminal 1 Arrivée : 11h03 San Francisco San Francisco International (California, Etats-Unis) Terminal 1 US Airways 466 Boeing 737-300 Classe Economique. Récapitulatif de votre commande
Descriptif Quantité Prix unitaire Frais de dossier Prix total Prix Adulte 1 61.12€ Offert 61.12€ Montant total
61.12€ TTC http://vols.opodo.fr/apps/jsp/planItGoMP/AirFaresServlet
Hôtel San Francisco Herbert Hotel** 161 Powell Street, CA 94102 San Francisco
Chambre Queen-size tarif par chambre Compris dans le tarif : frais de service. Non compris dans le tarif : taxe. US$ 160 US$ 125 i
10e JOUR : SAN FRANCISCO
Yosemite http://www.yosemitegatewaymotel.com/
Alcatraz ? http://www.blueandgoldfleet.com/ ou http://www.alcatrazcruises.com/
11e JOUR : SAN FRANCISCO
12e JOUR : SAN FRANCISCO
13e JOUR : SAN FRANCISCO (louer la voiture)
14e JOUR : SAN FRANCISCO / MORRO-BAY (4 H - 350 KM)
Santa Barbara à Point Lobbos Arrêt nuit : Morro Bay
15e JOUR : MORRO-BAY / LOS ANGELES (343 KM – 4H)
16e JOUR : LOS ANGELES Hôtel à Los Angeles : RITZ MILNER** 813 S.FLOWER STREET LOS ANGELES, CA 90017
17e JOUR : Los Angeles Hollywood avec Sunset Boulevard et Hollywood Boulevard. Beverly Hills et visite de la ville
18e JOUR : Los Angeles Visite de Universal Studio / http://www.universalstudioshollywood.com/
19e JOUR : Los Angeles / Départ pour CALICO GHOST TOWN Itinéraire route I40. Arrêt et visite : 36600 Ghost Town Rd Yermo, CA 92398 (760) 254-2122
20e JOUR : PARIS
1e JOUR : à Las Vegas Hotel LVG : Circus-Circus*** ou Excalibur***
2e JOUR : LAS VEGAS / DECOUVERTE VILLE et SHOPPING Hotel LVG : Circus-Circus*** ou Excalibur***
3e JOUR : LAS VEGAS /BRYCE CANYON (273 mi / 5h30 route) Nuit sur place à Bryce Hotel Best Western Ruby’s Inn***
4e JOUR : BRYCE CANYON /LAKE POWELL (140km) Matin Bryce visiteet Route vers Lake Powell Hotel : Lake Powell Resort ***
5e JOUR : LAKE POWELL / MONUMENT VALLEY (200 KM) Hôtel Monument Valley : Goulding’s trading post and lodge
6e JOUR : MONUMENT VALLEY / GRAND CANYON (290 km) Matin Monument valley avec les Navajo (4h) Hotel : Yavapai East ou à l’entrée du parc Canyon Plaza Quality Inn
7e JOUR : GRAND CANYON / LAS VEGAS (490 km) Hotel LVG : Circus-Circus*** ou Excalibur*** Arrêt sur le Hoover Dam
8e JOUR : LAS VEGAS (rester ou partir sur SF vol midi ?)
9e JOUR : LAS VEGAS / SAN FRANCISCO (avion)
Départ : 09h28 Las Vegas McCarran International (Nevada, Etats-Unis) Terminal 1 Arrivée : 11h03 San Francisco San Francisco International (California, Etats-Unis) Terminal 1 US Airways 466 Boeing 737-300 Classe Economique. Récapitulatif de votre commande
Descriptif Quantité Prix unitaire Frais de dossier Prix total Prix Adulte 1 61.12€ Offert 61.12€ Montant total
61.12€ TTC http://vols.opodo.fr/apps/jsp/planItGoMP/AirFaresServlet
Hôtel San Francisco Herbert Hotel** 161 Powell Street, CA 94102 San Francisco
Chambre Queen-size tarif par chambre Compris dans le tarif : frais de service. Non compris dans le tarif : taxe. US$ 160 US$ 125 i
10e JOUR : SAN FRANCISCO
Yosemite http://www.yosemitegatewaymotel.com/
Alcatraz ? http://www.blueandgoldfleet.com/ ou http://www.alcatrazcruises.com/
11e JOUR : SAN FRANCISCO
12e JOUR : SAN FRANCISCO
13e JOUR : SAN FRANCISCO (louer la voiture)
14e JOUR : SAN FRANCISCO / MORRO-BAY (4 H - 350 KM)
Santa Barbara à Point Lobbos Arrêt nuit : Morro Bay
15e JOUR : MORRO-BAY / LOS ANGELES (343 KM – 4H)
16e JOUR : LOS ANGELES Hôtel à Los Angeles : RITZ MILNER** 813 S.FLOWER STREET LOS ANGELES, CA 90017
17e JOUR : Los Angeles Hollywood avec Sunset Boulevard et Hollywood Boulevard. Beverly Hills et visite de la ville
18e JOUR : Los Angeles Visite de Universal Studio / http://www.universalstudioshollywood.com/
19e JOUR : Los Angeles / Départ pour CALICO GHOST TOWN Itinéraire route I40. Arrêt et visite : 36600 Ghost Town Rd Yermo, CA 92398 (760) 254-2122
20e JOUR : PARIS
Projet de voyage à pied en France English translation pending
Bonjour !
J'ai beaucoup, beaucoup de temps libre devant moi et mon premier projet est un voyage à pieds d'environ deux mois, sur la période couvrant aout, septembre, début octobre. Une sorte de vagabondage, de voyage introspectif sur le routes de France avec l'idée de repartir éventuellement pour plus longtemps au printemps prochain. Sac-à-dos et tente... Seuls objectifs : marcher, observer, penser, rencontrer.
Un trajet commence à se mettre en place dans ma tête. Partir des environs d'Avignon, remonter les Cévennes vers Le Puy (peut-être via les gorges de l'Allier), bifurquer vers l'est en traversant Rhône ou Saône et redescendre par le Vercors vers le Vaucluse. C'est une idée, mais je veux laisser une grande place à l'imprévisible et à l'intuition.
J'ouvre cette discussion pour recueillir quelques conseils si cela vous inspire. Des idées pour mon itinéraire ? Des jolis coins ? Quelle durée prévoir ? A partir de quand dois-je redouter le froid de la nuit ? Dois-je redouter la fatigue et les difficultés n'ayant jamais vécu ce genre d'expérience ? C'est un projet clairement existentiel et il est possible que mon rêve m'aveugle. Je ne suis pas vraiment prêt physiquement, j'ai tout le matériel à me procurer, mais c'est maintenant que j'ai besoin de le faire... Et je suis motivé pour m'y préparer en sachant que je veux entreprendre ce voyage dans une grande simplicité et humilité. Si vous avez également des conseils à me donner concernant l'organisation et le matériel, je vous en remercie d'avance. 🙂 Et vous pouvez simplement me dire ce que vous en pensez.
J'ai beaucoup, beaucoup de temps libre devant moi et mon premier projet est un voyage à pieds d'environ deux mois, sur la période couvrant aout, septembre, début octobre. Une sorte de vagabondage, de voyage introspectif sur le routes de France avec l'idée de repartir éventuellement pour plus longtemps au printemps prochain. Sac-à-dos et tente... Seuls objectifs : marcher, observer, penser, rencontrer.
Un trajet commence à se mettre en place dans ma tête. Partir des environs d'Avignon, remonter les Cévennes vers Le Puy (peut-être via les gorges de l'Allier), bifurquer vers l'est en traversant Rhône ou Saône et redescendre par le Vercors vers le Vaucluse. C'est une idée, mais je veux laisser une grande place à l'imprévisible et à l'intuition.
J'ouvre cette discussion pour recueillir quelques conseils si cela vous inspire. Des idées pour mon itinéraire ? Des jolis coins ? Quelle durée prévoir ? A partir de quand dois-je redouter le froid de la nuit ? Dois-je redouter la fatigue et les difficultés n'ayant jamais vécu ce genre d'expérience ? C'est un projet clairement existentiel et il est possible que mon rêve m'aveugle. Je ne suis pas vraiment prêt physiquement, j'ai tout le matériel à me procurer, mais c'est maintenant que j'ai besoin de le faire... Et je suis motivé pour m'y préparer en sachant que je veux entreprendre ce voyage dans une grande simplicité et humilité. Si vous avez également des conseils à me donner concernant l'organisation et le matériel, je vous en remercie d'avance. 🙂 Et vous pouvez simplement me dire ce que vous en pensez.
Briançon-Nice GR5 juin 2007 English translation pending
Briançon Nice
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Activités et excursions à Marseille en juillet et août? English translation pending
En juillet-août, je vais accompagner mon copain à Marseilles qui va faire un stage. Je voudrais avoir des suggestions d'activités ou d'excursions d'un jour qu'une fille seule peut faire la semaine.
Merci de votre aide
Merci de votre aide
Tibet d'hier à aujourd'hui English translation pending
Bonjour,
ayant promis de ne pas " squatter " le sujet de Louee, je continue ici.
Merci pour votre compréhension.
Cela écrit, de nouveau merci Williama de mettre un lien qui au moins concerne les principaux intéressés :
http://www.lemonde.fr/...16, 50-1031984, 0.html
Dans l'immédiat, suite à une lecture rapide, je relève que
"...
arie-Claire : Bonjour (et tachi délé). Selon vos informations, quel a été le facteur déclenchant des émeutes de Lhassa ? Confirmez-vous la version officielle chinoise selon laquelle des moines tibétains auraient agressé des commerçants chinois ?
Matthieu Ricard : ... Le premier aspect, ce sont des laïques qui ont été rejoints par quelques moines et qui se sont promenés avec un drapeau tibétain dans Lhassa le 10 mars au matin. Ensuite, les manifestations se sont accentuées jusqu'au 14. Ce sont de jeunes Tibétains qui ont mis le feu à des boutiques, il y a eu cinq ou six morts parmi les Chinois. Cela s'est passé dans le quartier central de Lhassa. Bien qu'il y ait eu 10 000 policiers, ils ne sont pas intervenus le 14, et on soupçonne que c'était pour laisser la situation s'envenimer et justifier leur répression.....
Laurent : Y a-t-il des contacts non officiels entre le dalaï-lama et des responsables chinois ?
Matthieu Ricard : Il y a eu sept rencontres semi-officielles entre eux depuis cinq ans, qui n'ont strictement rien apporté, aucun bénéfice pour le Tibet... "
Pour le reste tout a été déjà dit et écrit, la lecture de ce lien reste fort intéressante.

ayant promis de ne pas " squatter " le sujet de Louee, je continue ici.
Merci pour votre compréhension.
Cela écrit, de nouveau merci Williama de mettre un lien qui au moins concerne les principaux intéressés :
http://www.lemonde.fr/...16, 50-1031984, 0.html
Dans l'immédiat, suite à une lecture rapide, je relève que
"...
arie-Claire : Bonjour (et tachi délé). Selon vos informations, quel a été le facteur déclenchant des émeutes de Lhassa ? Confirmez-vous la version officielle chinoise selon laquelle des moines tibétains auraient agressé des commerçants chinois ?
Matthieu Ricard : ... Le premier aspect, ce sont des laïques qui ont été rejoints par quelques moines et qui se sont promenés avec un drapeau tibétain dans Lhassa le 10 mars au matin. Ensuite, les manifestations se sont accentuées jusqu'au 14. Ce sont de jeunes Tibétains qui ont mis le feu à des boutiques, il y a eu cinq ou six morts parmi les Chinois. Cela s'est passé dans le quartier central de Lhassa. Bien qu'il y ait eu 10 000 policiers, ils ne sont pas intervenus le 14, et on soupçonne que c'était pour laisser la situation s'envenimer et justifier leur répression.....
Laurent : Y a-t-il des contacts non officiels entre le dalaï-lama et des responsables chinois ?
Matthieu Ricard : Il y a eu sept rencontres semi-officielles entre eux depuis cinq ans, qui n'ont strictement rien apporté, aucun bénéfice pour le Tibet... "
Pour le reste tout a été déjà dit et écrit, la lecture de ce lien reste fort intéressante.

Récupération de colis sur Chiang Mai English translation pending
Bonjour a tous,
je cherche une ame charitable, habitant sur Chiang Mai et de preference parlant Francais, pour recuperer en mon nom un colis a "l'international post office"...
Je m'explique: j'ai posté le 29/01 un colis depuis la bas lorsque j'y etais en vacance, le colis est arrivé au centre de tri international de Roissy, mais a été envoyé en Thailande, pour cause de "prohibited item". Je vous rassure, il n'y a ds le colis rien de "hors la loi", seulement de memoire: qq pantalons thai (type pecheur), de la deco murale chinoise et thai, une statue chinoise en resine (pas un buddha, je precise), de l'artisanat des tribus Lisu (sac a main, trousse de toilette...).... et aussi qq baumes du tigre (8 je crois) que je soupconne etre la cause du renvoi (!!!!!!) et 5 paquets de malboros. Donc je le repete, mais bien evidemment ni drogues, ni contrefaçons d'aucune sorte...
Donc mon colis attend maintenant depuis bientot un mois a la poste de Chiang Mai (du moins je l'espere) et j'aimerais vraiment le recuperer... Donc je sais que c'est une demande un peu particuliere, mais si qqun pouvait me rendre ce service, et me renvoyer le colis, enventuellement allegé des baumes du tigres... Bien sur je prend a ma charge les frais (western union ?) et je suis pret a dedommager la personne qui me rendra ce service...
Merci d'avance.
Nicolas
je cherche une ame charitable, habitant sur Chiang Mai et de preference parlant Francais, pour recuperer en mon nom un colis a "l'international post office"...
Je m'explique: j'ai posté le 29/01 un colis depuis la bas lorsque j'y etais en vacance, le colis est arrivé au centre de tri international de Roissy, mais a été envoyé en Thailande, pour cause de "prohibited item". Je vous rassure, il n'y a ds le colis rien de "hors la loi", seulement de memoire: qq pantalons thai (type pecheur), de la deco murale chinoise et thai, une statue chinoise en resine (pas un buddha, je precise), de l'artisanat des tribus Lisu (sac a main, trousse de toilette...).... et aussi qq baumes du tigre (8 je crois) que je soupconne etre la cause du renvoi (!!!!!!) et 5 paquets de malboros. Donc je le repete, mais bien evidemment ni drogues, ni contrefaçons d'aucune sorte...
Donc mon colis attend maintenant depuis bientot un mois a la poste de Chiang Mai (du moins je l'espere) et j'aimerais vraiment le recuperer... Donc je sais que c'est une demande un peu particuliere, mais si qqun pouvait me rendre ce service, et me renvoyer le colis, enventuellement allegé des baumes du tigres... Bien sur je prend a ma charge les frais (western union ?) et je suis pret a dedommager la personne qui me rendra ce service...
Merci d'avance.
Nicolas
Cinq semaines en Australie et Nouvelle-Zélande (part I) English translation pending
Bonjour (ou bonsoir) à tous le heureux voyageurs et/ou rêveurs qui peuplent ce forum.
L’Australie est le second voyage que j’ai préparé en pouvant compter sur les conseils avisés et la gentille bienveillance de certains forumeurs et, juste retour des choses, à mon tour je vais vous narrer notre périple afin qu’à leur tour d’autres en profitent…
Ce carnet de voyage ce veut à la fois pratique et complètement subjectif alors ne bondissez pas sur vos claviers si je condamne un peu vite certains endroits et si j’en encense un peu hâtivement d’autres…
Généralités : Les voyageurs : Nous sommes partis à 4 joyeux lurons d’une trentaine d’année, mon frangin (Jujub), ma futur femme, une de ses amies (Maryline) et moi-même. La période : Nous sommes partis 4 semaines en Australie (du 19 octobre au 17 novembre) et, mon frère et moi avons prolongé le séjour par 1 semaine dans l’île Nord de la Nouvelle Zélande (du 17 novembre au 25 novembre). Visa ETA pris sur internet sur le site du gouvernement Australien : http://www.eta.immi.gov.au/
Le budget : Les vols : Paris-Sydney + Sydney-Adélaïde + Alice Spring-Darwin + Darwin-Cairns + Cairns Paris = 1677€/pers (glups…), si à çà on ajoute la Nouvelle Zélande (Cairns-Aukland + Aukland-Paris) on s’envole à 2330€ (re-glups…). N.B : Sinon on a apprécié le service à bord de la Qantas et de British Airways, un peu moins celui de Jet Star Asia et d’Air France…
Les voitures : Sydney : Pas de voiture (ce serait dommage de ne pas prendre les transports en commun) ; Kangaroo Island : Location voiture chez Budget (y’a que 2 loueurs sur l’île, l’autre c’est Avis) = 340 AUD Adélaïde – Alice Spring : Location d’un 4*4 avec Apollo Camper afin de pouvoir traverser une infime partie de l’Outback = 1720 AUD pour 9-10 jours (+ 5000AUD de caution…) ; Darwin-Parc du Top end : Location break avec Alamo = 381€ pour 6-7 jours. Nouvelle Zélande (Aukland) = Location voiture toute pourrite chez Go-Rental pour environ 130€ pour 7-8 jours). N.B : Le problème lorsque l’on prend la voiture à un endroit et qu’on la rend à un autre est que les loueurs vous comptent des « one way fee » parfois impressionnants…pour Adélaïde-Alice Spring on s’en est sorti à 200AUD mais certaines compagnies montaient jusqu’à 1000AUD !!!
L’itinéraire : Du samedi 20 octobre : Escale à Hong Kong Du lundi 22 au mercredi 24 octobre : Sydney Du jeudi 26 au dimanche 28 octobre : Adélaïde et Kangaroo Island Du lundi 29 au jeudi 30 octobre : Parc des Flinders Ranges Du mercredi 31 octobre au vendredi 2 novembre : Route dans l’Outback Du samedi 3 novembre au mardi 6 novembre : Parcs du Centre Du mercredi 7 novembre au vendredi 9 novembre : Kakadu NP Samedi 10 novembre : Parcs du top end : Ntimiluk NP Du dimanche 11 novembre au samedi 13 novembre : Litchfields NP et Darwin Du mercredi 14 novembre au samedi 17 novembre : Cairns et la Grande Barrière de Corail Dimanche 18 novembre : retour à Paris ou Nouvelle Zélande.
J1 (Ven. 19 oct. 2007) Départ Paris 15H00 J2 (Sam. 20 oct. 2007) Arrivée Hong-Kong 14H00 Cà y est, c’est parti!!!! Après 13H de vol nous atteignons la première étape du périple où nous faisons un stop d’une demi-journée à Hong-Kong. Pour des raisons pratiques évidentes nous avons envoyé les bagages directement à Sydney et n’avons sur nous que le strict minimum pour passer la nuit sur place. Hong Kong est une ville incroyable qui vit à 200 à l’heure le jour et la nuit. On ne regrette qu’une chose sur ce stop, c’est de ne pas y être resté 2 ou trois jours de plus… Sur le peu de temps que nous sommes resté nous avons tout de même eu le temps : - de prendre le MTR pour nous rendre à Victoria Peak (Central District - ligne Airport Express jusque terminus (station Hong Kong : 40 min 100$HK)) d’où on a une superbe vue sur la ville ; - de pousser jusqu’à ABERDEEN pour voir le port la nuit (bus n°70 à "central" – env. 5H$ - au retour, le n°107 pour Kowloon) ; - de retourner à Kowloon pour faire le marché de nuit (Temple Street Market) - de passer la nuit dans le quartier de Mong Kok (où nous avons erré pendant des heures à la recherche d’un hôtel ou d’une guest house vu que tout était malheureusement « full » cette nuit là !). Enfin, Hong Kong est une ville extraordinaire (au sens étymologique du terme) qui nous a beaucoup plue, on a aimé son animation perpétuelle, le bourdonnement permanent causé par la circulation et la foule, ses Karaokés le soir en pleine rue, et la nourriture que nous avons trouvé excellente (bon, c’était peut-être pas très objectif après 3 plateaux repas de la British Airways). A oui, j’allais oublier le principal, les Hong-Kongais sont très sympas, passants, restaurateurs, chauffeurs de bus, tous ont eu la gentillesse d’essayer de nous renseigner ou de nous guider malgré la barrière de la langue !
Pour ceux qui veulent plus d’info je leur conseille d’aller faire un tour sur http://www.discoverhongkong.com/
J3 (Dim. 21 oct. 2007) : Départ Hong-Kong 9H25 - Arrivée Sydney 20h35. Après 9 H de vol nous arrivons en Australie et investissons le Backpacker (Home Backpackers - 238 Elizabeth St) où nous passerons 4 nuits. L’endroit est franchement pas très accueillant, plutôt vétuste et crade (on a même vu des gros cafards, beurk !), mais vu le tarif et sa proximité du centre on a fermé les yeux !
J4 (Lun. 22 oct. 2007) : Découverte de SYDNEY Après une bonne nuit de sommeil (si, si, malgré le décalage horaire, le bruit des bus passant dans la rue et la proximité des trains, on a quand même bien dormi !), nous sommes près pour les incontournables de Sydney. Le matin : la Sydney Tower (belle vue sur Sydney) + l’Oz-Trek (bof bof) / le Quartier des Rocks, Circular Quay (d’où on a une superbe vue sur l’Opera House et sur le Harbour Bridge) / Harbour Bridge (on n’a pas fait l’ascension car on a trouvé çà trop onéreux) L’après midi : On s’est approché de l’Opera House puis on a visité l’aquarium de Sydney (pas exceptionnel sauf le bassin vitré avec les requins et les raies qui passent au dessus de vos têtes). Ensuite on s’est aventuré dans le quartier résidentiel de Darling Harbour avant de rejoindre (non sans s’être un peu paumé) le quartier chinois (Dixon St). Le soir : Après mangé on est allé faire un tour dans le quartier de King Cross (bof, bof, çà nous a fait l’impression de trouver un petit Pigalle…).
J5 (Mar 23 oct. 2007) : Découverte de SYDNEY Le Jet Lag se faisant sentir, nous décidons de passer la matinée à la plage et prenons le ferry pour aller à Manly. On a eu raison de prendre avec nous nos masques et nos tubas car nous verrons pleins de jolis poissons le long des rochers à Shelly Beach (l’eau est gelée et on envie les combinaisons des plongeurs qui sont quelques mètres plus loin). L’après midi ce sera shopping et les filles trouveront chaussures à leurs pieds (une paire de Tong + chaussures de rando !) puis sieste bien méritée au Backpacker… Le soir nous avons dîné dans le quartier de animé de Newton).
J6 (Mer 24 oct. 2007) : Blue Mountains Si j’aurai su, j’aurai pas v’nu ! Tout d’abord il y a eu le réveil difficile : levé à 7H du mat’ pour qu’on ait le temps de prendre une douche et d’aller acheter de la bouffe pour le pique-nique. Puis le trajet en train de Central Station à Katoomba où durant 2 heures nous avons vu le temps se dégrader et un brouillard épais apparaître. Enfin l’arrivée à destination, où nous décidons tout de même de tenter une randonnée (celle qui descend un peu sèchement avant de traverser la Leura Forest) et où ne verrons pas plus loin que 3 mètres à cause de l’épais brouillard!!!! Et pourtant on n’a pas ménagé nos efforts, on n’a pas fait demi-tour malgré les averses, le sol glissant et le sacré dénivelé…On n’a vraiment pas été récompensé (snif !). Allez, nous retiendrons tout de même l’impression étrange de nous trouver dans un autre univers car, même si nous n’avons rien vu des superbes Blue Montains (re-snif !), nous avons été l’espace d'une journée projetés dans l’ambiance des meilleurs film d’angoisse avec l’oppressant brouillard et les cris des Aras, Corbeaux (et d’autres espèces non identifiées) dans le lointain. J’ai tenté, plus tard, de recréer cette ambiance dans ma salle de bain en séquestrant le canari de ma grand-mère pendant que je faisais couler l’eau brûlante pour recréer le brouillard, mais l’abruti d’oiseau n’a pas voulu chanter !
Bref, journée toute pourrite, avec, à notre retour, le ciel qui s’est également obscurcit sur Sydney…il est temps que nous prenions l’avion pour Adélaïde !
La suite au prochain épisode...
Ce carnet de voyage ce veut à la fois pratique et complètement subjectif alors ne bondissez pas sur vos claviers si je condamne un peu vite certains endroits et si j’en encense un peu hâtivement d’autres…
Généralités : Les voyageurs : Nous sommes partis à 4 joyeux lurons d’une trentaine d’année, mon frangin (Jujub), ma futur femme, une de ses amies (Maryline) et moi-même. La période : Nous sommes partis 4 semaines en Australie (du 19 octobre au 17 novembre) et, mon frère et moi avons prolongé le séjour par 1 semaine dans l’île Nord de la Nouvelle Zélande (du 17 novembre au 25 novembre). Visa ETA pris sur internet sur le site du gouvernement Australien : http://www.eta.immi.gov.au/
Le budget : Les vols : Paris-Sydney + Sydney-Adélaïde + Alice Spring-Darwin + Darwin-Cairns + Cairns Paris = 1677€/pers (glups…), si à çà on ajoute la Nouvelle Zélande (Cairns-Aukland + Aukland-Paris) on s’envole à 2330€ (re-glups…). N.B : Sinon on a apprécié le service à bord de la Qantas et de British Airways, un peu moins celui de Jet Star Asia et d’Air France…
Les voitures : Sydney : Pas de voiture (ce serait dommage de ne pas prendre les transports en commun) ; Kangaroo Island : Location voiture chez Budget (y’a que 2 loueurs sur l’île, l’autre c’est Avis) = 340 AUD Adélaïde – Alice Spring : Location d’un 4*4 avec Apollo Camper afin de pouvoir traverser une infime partie de l’Outback = 1720 AUD pour 9-10 jours (+ 5000AUD de caution…) ; Darwin-Parc du Top end : Location break avec Alamo = 381€ pour 6-7 jours. Nouvelle Zélande (Aukland) = Location voiture toute pourrite chez Go-Rental pour environ 130€ pour 7-8 jours). N.B : Le problème lorsque l’on prend la voiture à un endroit et qu’on la rend à un autre est que les loueurs vous comptent des « one way fee » parfois impressionnants…pour Adélaïde-Alice Spring on s’en est sorti à 200AUD mais certaines compagnies montaient jusqu’à 1000AUD !!!
L’itinéraire : Du samedi 20 octobre : Escale à Hong Kong Du lundi 22 au mercredi 24 octobre : Sydney Du jeudi 26 au dimanche 28 octobre : Adélaïde et Kangaroo Island Du lundi 29 au jeudi 30 octobre : Parc des Flinders Ranges Du mercredi 31 octobre au vendredi 2 novembre : Route dans l’Outback Du samedi 3 novembre au mardi 6 novembre : Parcs du Centre Du mercredi 7 novembre au vendredi 9 novembre : Kakadu NP Samedi 10 novembre : Parcs du top end : Ntimiluk NP Du dimanche 11 novembre au samedi 13 novembre : Litchfields NP et Darwin Du mercredi 14 novembre au samedi 17 novembre : Cairns et la Grande Barrière de Corail Dimanche 18 novembre : retour à Paris ou Nouvelle Zélande.
J1 (Ven. 19 oct. 2007) Départ Paris 15H00 J2 (Sam. 20 oct. 2007) Arrivée Hong-Kong 14H00 Cà y est, c’est parti!!!! Après 13H de vol nous atteignons la première étape du périple où nous faisons un stop d’une demi-journée à Hong-Kong. Pour des raisons pratiques évidentes nous avons envoyé les bagages directement à Sydney et n’avons sur nous que le strict minimum pour passer la nuit sur place. Hong Kong est une ville incroyable qui vit à 200 à l’heure le jour et la nuit. On ne regrette qu’une chose sur ce stop, c’est de ne pas y être resté 2 ou trois jours de plus… Sur le peu de temps que nous sommes resté nous avons tout de même eu le temps : - de prendre le MTR pour nous rendre à Victoria Peak (Central District - ligne Airport Express jusque terminus (station Hong Kong : 40 min 100$HK)) d’où on a une superbe vue sur la ville ; - de pousser jusqu’à ABERDEEN pour voir le port la nuit (bus n°70 à "central" – env. 5H$ - au retour, le n°107 pour Kowloon) ; - de retourner à Kowloon pour faire le marché de nuit (Temple Street Market) - de passer la nuit dans le quartier de Mong Kok (où nous avons erré pendant des heures à la recherche d’un hôtel ou d’une guest house vu que tout était malheureusement « full » cette nuit là !). Enfin, Hong Kong est une ville extraordinaire (au sens étymologique du terme) qui nous a beaucoup plue, on a aimé son animation perpétuelle, le bourdonnement permanent causé par la circulation et la foule, ses Karaokés le soir en pleine rue, et la nourriture que nous avons trouvé excellente (bon, c’était peut-être pas très objectif après 3 plateaux repas de la British Airways). A oui, j’allais oublier le principal, les Hong-Kongais sont très sympas, passants, restaurateurs, chauffeurs de bus, tous ont eu la gentillesse d’essayer de nous renseigner ou de nous guider malgré la barrière de la langue !
Pour ceux qui veulent plus d’info je leur conseille d’aller faire un tour sur http://www.discoverhongkong.com/
J3 (Dim. 21 oct. 2007) : Départ Hong-Kong 9H25 - Arrivée Sydney 20h35. Après 9 H de vol nous arrivons en Australie et investissons le Backpacker (Home Backpackers - 238 Elizabeth St) où nous passerons 4 nuits. L’endroit est franchement pas très accueillant, plutôt vétuste et crade (on a même vu des gros cafards, beurk !), mais vu le tarif et sa proximité du centre on a fermé les yeux !
J4 (Lun. 22 oct. 2007) : Découverte de SYDNEY Après une bonne nuit de sommeil (si, si, malgré le décalage horaire, le bruit des bus passant dans la rue et la proximité des trains, on a quand même bien dormi !), nous sommes près pour les incontournables de Sydney. Le matin : la Sydney Tower (belle vue sur Sydney) + l’Oz-Trek (bof bof) / le Quartier des Rocks, Circular Quay (d’où on a une superbe vue sur l’Opera House et sur le Harbour Bridge) / Harbour Bridge (on n’a pas fait l’ascension car on a trouvé çà trop onéreux) L’après midi : On s’est approché de l’Opera House puis on a visité l’aquarium de Sydney (pas exceptionnel sauf le bassin vitré avec les requins et les raies qui passent au dessus de vos têtes). Ensuite on s’est aventuré dans le quartier résidentiel de Darling Harbour avant de rejoindre (non sans s’être un peu paumé) le quartier chinois (Dixon St). Le soir : Après mangé on est allé faire un tour dans le quartier de King Cross (bof, bof, çà nous a fait l’impression de trouver un petit Pigalle…).
J5 (Mar 23 oct. 2007) : Découverte de SYDNEY Le Jet Lag se faisant sentir, nous décidons de passer la matinée à la plage et prenons le ferry pour aller à Manly. On a eu raison de prendre avec nous nos masques et nos tubas car nous verrons pleins de jolis poissons le long des rochers à Shelly Beach (l’eau est gelée et on envie les combinaisons des plongeurs qui sont quelques mètres plus loin). L’après midi ce sera shopping et les filles trouveront chaussures à leurs pieds (une paire de Tong + chaussures de rando !) puis sieste bien méritée au Backpacker… Le soir nous avons dîné dans le quartier de animé de Newton).
J6 (Mer 24 oct. 2007) : Blue Mountains Si j’aurai su, j’aurai pas v’nu ! Tout d’abord il y a eu le réveil difficile : levé à 7H du mat’ pour qu’on ait le temps de prendre une douche et d’aller acheter de la bouffe pour le pique-nique. Puis le trajet en train de Central Station à Katoomba où durant 2 heures nous avons vu le temps se dégrader et un brouillard épais apparaître. Enfin l’arrivée à destination, où nous décidons tout de même de tenter une randonnée (celle qui descend un peu sèchement avant de traverser la Leura Forest) et où ne verrons pas plus loin que 3 mètres à cause de l’épais brouillard!!!! Et pourtant on n’a pas ménagé nos efforts, on n’a pas fait demi-tour malgré les averses, le sol glissant et le sacré dénivelé…On n’a vraiment pas été récompensé (snif !). Allez, nous retiendrons tout de même l’impression étrange de nous trouver dans un autre univers car, même si nous n’avons rien vu des superbes Blue Montains (re-snif !), nous avons été l’espace d'une journée projetés dans l’ambiance des meilleurs film d’angoisse avec l’oppressant brouillard et les cris des Aras, Corbeaux (et d’autres espèces non identifiées) dans le lointain. J’ai tenté, plus tard, de recréer cette ambiance dans ma salle de bain en séquestrant le canari de ma grand-mère pendant que je faisais couler l’eau brûlante pour recréer le brouillard, mais l’abruti d’oiseau n’a pas voulu chanter !
Bref, journée toute pourrite, avec, à notre retour, le ciel qui s’est également obscurcit sur Sydney…il est temps que nous prenions l’avion pour Adélaïde !
La suite au prochain épisode...
Tourisme en Martinique English translation pending
un petit rapport souvenir de vacances à la Martinique (2005).
Je cherchais soleil, chaleur, verdure. Pour ça pas de pb.
Ensuite, et après voyage en Guadeloupe en 2000, j'avais appris que la mentalité en Martinique était meilleure qu'en Guadeloupe.
J'ai vérifié, et, pour moi, sans aucune hésitation, je ne remettrai probablement plus jamais les pieds en Martinique. J'ai eu l'impression pendant tout mon voyage d'être une véritable tirelire sur pattes... et de voyager dans une île à l'abandon, avec des bidonvilles. La Martinique transpire de tous ses pores les aides de la France et le goût du non travail.
Même pour aller voir une cascade, il faut payer...
Le saoufé, livre touristique édité 2 fois par an n'est même pas à jour, et pourtant l'idée de base était excellente.
Et, les "métros", sachez que le centre de Fort-de-France fait opération ville morte dès le samedi midi...
Mon meilleur souvenir de Martinique, la plongée sous-marine, effectuée par un club de gens très pros, des "métros"...