Search VoyageForum
FR
Retour du nord de l'Éthiopie le 4 novembre 2014 English translation pending
by Kautian · 2014-11-07 · 14 replies
De retour d 'Ethiopie il y deux jours , qqs réflexions rapides et désordonnées .. prix du visa 17e obtenu à l'aéroport....pays accueillant pour un circuit qui n' a fait que le tour nord du pays en 18 jours. Nous étions deux et avons loués un 4x4 Toyota land cruiser avec l'agence de voyage ethiopienne ETT (Etio Travel and Tour) Agence dont nous sommes globalement satisfait , contrat respecté et prix raisonnable / à ce que l'on a pu voir ailleurs et pour les mêmes prestations bien sur ....un point plus , ils sont vraiment moins cher sur la partie Danakil/ erta ale et aussi très compétents....un gros effort a été fourni sur la nourriture en particulier durant cette partie . la réussite du circuit dépend de la qualité du chauffeur / guide , le notre , " BROOKE " a été parfait 20/20....il avait 29 ans et j ai apprécié sa prudence extrême sur les routes HYPER DANGEREUSES d'Ethiopie...(le point noir du voyage .......ces gens sont fous !! la consommation de kat n'arrange rien .....et l'état des véhicules surchargés non plus...), bref des dizaines et dizaines d accidents entre aperçus ça et là ..... A signaler , et ceci est un avis perso , le Danakil et les églises de Lalibella sont les "vaches à lait" du tourisme Ethiopiens ..il y a de gros abus pour les prix ! a titre d 'exemple : Lalibela 100birs en 2009 et 1000birs (40euros) il y a une semaine pour un forfait de 5 jours.. Qui reste 5 jours à Llalibella ??? alors que l'essentiel se fait en une seule journée... Nous avons donc refusé de visiter .........surtout qd on sait ce que 40 euros représente dans ce pays ..

Hôtels Makale : le Milano : minable...sale et rien ne fonctionne , ne pas se fier à l'entrée.. le Seti Hotel : à fuir , ne même pas y mettre un ongle d'orteil ...(punaises de lit à signaler). enfin le Hill Top : très bien et pas cher , propre , vue superbe sur la ville mais hotel excentré (3k du centre environ) il vous faudra réserver car il est tres "couru" .........

Nourriture : ne pas consommer de légumes frais crus (hélas) et ne boire que de l'eau encapsulée.. Hygiène : un gel désinfectant vous sera plus qu ' utile dans ce pays . Sécurité : R A S , aucun danger à aucun moment , UNE escorte armée dans le Danakil/ERTA ALE , c est obligatoire donc il faut s' y plier , votre agence de voyage paiera les soldats .. Santé , aucun vaccin obligatoire qd on vient de France. Argent : nombreuses banques et DAB 100birs a peu près 4 euros , possibilité de changer un peu dès l'arrivée à l'aéroport.. les guides et "ceux" qui se prétendent de l'être ...beaucoup d'arnaques , ils sont très collants , soyez vigilants.. le Mercato de Adis , de jour aucun danger........ à part les pick pockets.... donc comme chez nous à Paris !!! Impression générale ; beau pays (vu que le nord) ou l'on passe de 4200m à-120m(dépression du Danakil) et de +50degrés à 6à 8 degrés certaines nuits...attention AUX angines !!!! point forts ; parc du Siemens et sa région , Désert du Danakil et ses mines de sel et ses caravanes de chameaux, le parc de Awash et sa partie Bole (sources chaudes) la partie historique (chateaus e Gondar) et les musées (Adis et Lucie...Axum...) les églises enterrées de Lalibela....que nous n'avons pas vu comme expliqué plus haut... ceci est un tres bref aperçu , j espère qu il vous aidera à concevoir votre voyage , je reviendrai plus tard et dans un autre post sur notre chauffeur et je vous donnerai ses coordonnées également bon voyage à tous !!!

Achat d'un bien non titré au Maroc English translation pending
by Marrakeche · 2014-09-13 · 21 replies
bonjour j'ai trouvé une belle maison qui appartient a une famille corse a SIDI BIBI région Agadir Maroc l' agence immobilière m'a dit que ce bien n'est pas titré je n'est rien a craindre cela va ce faire très bientôt je suis méfiante je ne sais pas trop quoi faire la maison me plais beaucoup mais je ne veux pas m'engager 🙁 sans conseille merci vos tous mariama
Cinq contes bambara (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-07-27 · 0 replies
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara

si tu en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance

Bonsoir Anusara,

encore cinq contes :

01. Mògò tèliman saba / Trois personnes rapides 02. Cikèla ni a dògòkè / Le cultivateur et son petit frère 03. Jakuma ani shèba / Le chat et la poule 04. Mògòsekola saba / Trois hommes capables 05. Den nyuman ni bòrò saba / Le fils obéissant et les trois sacs

Voilà, les textes ...

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Mògò tèliman saba

Cè ni a dògòkè bè taa foro la. Nyòsisegi bè dògòkè kun. O don ye a sòrò, sanba nanen don su fè. Dògòkè cèènèna, , sani a ka bin, a ye nyòsegi jigin ka a ka dulòki jè ni a ka kulusi jè bò, ka dulòki kolon ni kulusi kolon don, ka sòrò ka bin. U taara foro la ka i sigi jiri kòrò. Nkoloni bolibagatò nana tèmèn. Kòròkè ye a ka marifa ta ka o ci o la, ka kòròtò ka boli ka taa sogo minè, ka o kan tigè ka o boso, ka o sogo kè o wolo la, ka o dulon i kèrè la, ka na marifakisè bèn, ka o minè, ka o fò : "Kana taa n ka sogo latinyè !" Wulada sselen, u taara so. Kòròkè muso ko a nimògònin ka don jiginè kònò ka a sòn ni keningekisè dòw ye, ko a bè bu kè suròfana ye. Dògòkè donna jiginè kònò ka tèrè fa ka a di muso ma, ka a fa ka a di. A sabanan, muso ko : "I kana nyòkisè kè n ka to la." Ko nin mògò saba jumèn ka teli tòw ye ?

Trois personnes rapides

Un homme et son petit frère allaient au champ. Le panier de semence était sur la tête du petit frère. Il se trouva qu'une forte pluie était tombée pendant la nuit précédente. Le jeune frère glissa, (mais), avant de tomber, il eut le temps de déposer le panier, de se déshabiller de son boubou blanc et de son pantalon blanc ; puis il mit son vieux boubou et son vieux pantalon et tomba ensuite. Ils allèrent au champ et s'assirent sous un arbre. Une biche (du nom nkoloni) vint à passer en courant. L'aîné prit son fusil, tira sur elle ; dans son impatience, il alla lui-même prendre la biche, l'égorgea, la dépouilla, mit la viande dans la peau, la suspendit à son côté. Il rencontra la balle, la prit, en lui disant "Ne va pas abîmer ma viande". Le soir, ils rentrèrent à la maison. La femme de l'aîné dit à son petit beau-frère d'entrer dans le grenier (à mil) et de lui donner du gros mil pour faire le dîner. Le jeune homme entra dans le grenier, emplit un petit panier, le donna à la femme, l'emplit de nouveau, le lui donna ; à la troisième fois, la femme dit : "Ne mets pas de grains de mil dans ma pâte (qui est cuite)"*. On demande quelle est la plus rapide de ces trois personnes ?

(*Alors que la préparation devait durer au moins quatre heures.)

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Cikèla ni a dògòkè

Cè ni a dògòkè bè taa danni na. Nyòsi bè dògònin kun nyè. U bè taama diya fè tuma min, dògònin bè i tunkurun pukè ka a fò : "Nin ka timi !" U taara nyò dan, ka a sènè, ka a tigè, ka tilema ban fo samiye sera. Kamalen ni a dògòkè taara nyò dan. U selen o yòrò nin na, kòròkè ko : "Mun ?" Dògònin ko o yòrò bèè : "Di." Ko nin mògò fila jumèn hakili ka di dò ye ?

Le cultivateur et son petit frère

Un homme et son frère vont semer (leur mil). Le plus jeune porte la semence de mil sur sa tête (et marche) devant. Pendant qu'ils marchent, le petit frère s'arrête brusquement et dit : "C'est doux" (au goût). Ils allèrent semer le mil, le cultivèrent, le récoltèrent, puis passèrent l'été jusqu'à la saison des pluies. (Un jour) l'homme et son frère allèrent semer leur mil. Arrivés au même endroit (que l'année précédente), l'aîné dit : "Quoi ?" Le jeune répondit instantanément : "Du miel !" On demande lequel est le plus doué de mémoire de ces deux hommes ?

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Jakuma ani shèba

Jakuma nana i kanto shèba ma : "O ! Shèba, ne tun bè taa nyèbèrèdògò la bi ; o nyògòn dògò tè diya ! O dògòjòla bè nyèbèrè kènma !" Shèba ko : "Sakènèpati ! An ka taa nyògòn fè dògòwèrè don ! A wusurutala ye jònni ye ?" Jakumanin ko : "Shèminèwara don." Shèba ko : "Ne tè taa. Mògò tè se ko duman bè ju ma."

Le chat et la poule

(Un jour) le chat vint dire à la poule : "Oh ! poule, j'étais aujourd'hui au marché des cancrelats ; il n'existe pas un aussi bon marché ! Tous les marchands et acheteurs sont des cancrelats bien gras !" La poule dit : "C'est merveilleux ! Allons ensembe le jour du prochain marché ! Qui est le percepteur ?" Le chat dit : "C'est le chat-tigre*." La poule dit : "Je n'y vais pas. On ne doit pas approfondir toutes les bonnes choses."

(*shèminèwara "chat-tigre". Littéralement le "fauve attrapant les poules".)

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Mògòsekola saba

Tulodumanba, jatiminèlaba, nyèdumanba jèra ka don kunun kònò, finikamasegi kelen bè u kun. Finyè wulila, finikisè kelen binna ji la. Tulodumanba ko : "Ee ! Finikisè kelen binna ji la." Jatiminèlaba binna ka fin kan ka o tèrèmè, a tila la, a ko : "Tinyè don, kelen b'a jè." Nyèdumanba jiginna ba ji la ka finikisè kelen ta cèncèn na. Tuma bèè na, kurun bè taama. Ko ni mògò saba jumèn ka gèlèn tòw ma ?

Trois hommes capables

Un homme aux bonnes oreilles, un grand compteur et un homme aux bons yeux s'embarquerent ensemble dans une pirogue, emportant un panier de graines d'éleusine non décortiquées. Le vent souffla, une graine d'éleusine tomba à l'eau. L'homme aux bonnes oreilles dit : "Oh ! Une graine d'éleusine est tombée dans l'eau." Le grand comptable se mit à compter les graines et, après avoir fini, il dit : "C'est vrai, il en manque une." Celui qui avait de bons yeux descendit dans le fleuve et prit cette graine parmi le sable. Pendant tout ce temps la pirogue marchait. On demande quel est le plus fort des trois ?

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Den nyuman ni bòrò saba

Kamalennin dò a fa sara ka a ni ba fila to. Fèn tè kamalen nin bolo. Ba kòròlen don ba tè fèn sòrò. Kamalen ye marifa ta ka taa kungo rò ka sogo faga. A ni a ba bè balo sogo la. Don dò kalaen taara kungo rò ka sogo nyini a ma sogo sòrò. A nana, i sigi jiri ju la ka i miiri. Ba hinè donna a la a kasira. Kan dò bòra jiri sanfè. Ko n den i bè kasi mun na. Ne bè kasi katugu ne ba hinè bè n na. Ne ba tè dumuni kè bi. Nyò tè ne bolo wari tè ne bolo. Ne bè sogo faga ka na a tobi n ni n ba ka a dun. Foyi tè ne bolo so kònò. Ko baasi tè ko ni i sònna ne bè fèn dò di i ma. I ni i ba bè balo nyuman sòrò. I bè fèn bèè sòrò ni i sera a minècogo la kòni. I bè fèn bèè sòrò o la. A ko i bè mun di n ma. A ko foroko saba bè sanfè. Dò tògò ye mun dò tògò ye ko nyò dò ye mògò ye. O foroko saba min ka di i ye i bè o fò n ye. N bè o ta ka o di i ma. Kamalen ko òhòn n ye a mèn. N bè taa so ka taa a fò n ba ye. Ni ne ba ye min fò ne ye ne bè o kè. Katugu ne bè n ba sago kè tuma bèè.

Kamalen tara so ka taa se a ba ma. A ko n ba ko ne ma dumuni sòrò bi de. An tè dumuni kè bi ne ma sogo sòrò. Ne taara n sigi ka kasi ne ma sogo sòrò. Kan dò bòra jiri sanfè ka ne nyininka ko ne bè kasi mun na. Ne ko n bè kasi katugu ne ma fèn sòrò ka di n ba ma. Ne ba makari bè n na. Ko ne ka na ka n sigi ko foroko saba bè sanfè. A bè o dò jigin ka di ne ma. Ko dò ye mun ye dò ye nyò ye dò ye mògò ye. Min ka di ne ye ne ka o fò a bè o di ne ma ko ni ne sera o minècogo la ko ne bè kè fèn ye. Ne ko a ma ko n bè na a fò i ye min bè i kònò i bè o fò n ye. Ne bè taa o ta. Ba ko n den ne bè a fè i ka taa mun ta. A ko ba ma an bè mun ta an bè a ke cogo di ni dumuni tè an bolo. Ba ko ne ye a fò i ye n den i ka taa mun ta. O de ka di ne ye. N ba ni e ko ten ne bè e sago kè. Ne bè taa mun ta.

A taara kungo kònò a taara i sigi jiri ju la. A ko ne ba ko ko mun de ka di ale ye. I ka mun di ne ma n bè taa ni o ye. Foroko kelen bòra san fè ka na da dugu ma. Kan dò bòra sanfè fana ko foroko min ye mun ye i ka o ta.

Kamalen ye mun ta ka taa ni a ye ka se a ba ma. N ba i ko n ka mun ta mun filè nin ye. An bè a kè cogo di. Ba ko òhòn ni i nana ni a ye e ka yèlèn sanfè. Bugu sanfè la i ka a dulon yen sani ka dugu jè. A bè kè cogo min an na a ye. Kamalen yèlènna bugu sanfè ka a dulon. Sani ka dugu è foroko to fila nana fara mun kan. O tuma a fòra de ni i ye muso den ta i na muso ye. Ni i ye ba ta fana i na den bèè ye, den bèè bè na ba fè. Dugu jèra kamalennin wulila ka taa foroko lajè. A ye a sòrò a saba bèè bè nyògòn kòrò yen. A nana ko n ma ko kabako kèra de. Ko mun kèra. Ko ne ye foroko kelen ta sisan foroko saba bè yen. O kòrò bè di. A ko hun n den a ko ne ye a fò i ye ni i ye muso den ta i na muso ye, ni i ye muso ta i na a den bèè ye. A ko mun ye ba ye. To fila nin ye a denw ye u nalen a sègèrè. A ko ne ye a fò i ye cogo min. Ni i ye a kè o cogo la o tuma ko a bè kè min ye i bè o don. Kamalennin wulila a ye sènè kè. A ye nyò caman sòrò a ye wari caman nyini ka muso furu. A ye den caman sòrò a ye wari caman sòrò. O de kosòn ni mògò munyura fèn bèè bè munyu kònò. Ni i sabalila i bè fèn bèè sòrò. N ye o ta yòrò min n ye o bila yen.

Le fils obéissant et les trois sacs

Un jeune homme dont le père était mort vivait seul avec sa mère. Il ne possédait rien. Sa mère était très vieille et n'avait rien. Un jour, le jeune homme prit un fusil et partit chasser. La mère et le fils se nourrissaient de viande. Il partit en brousse. Il chercha du gibier mais n'en trouva point. Alors, il vint s'asseoir sous un arbre et réfléchit. Pris de pitié pour sa mère, le jeune homme se mit à pleurer. Du haut de l'arbre, une voix se fit entendre. "Fils, pourquoi pleures-tu ?" – Je pleure car j'ai pitié de ma mère, lui dit le jeune homme. Elle n'a rien à manger pour aujourd'hui. Je n'ai ni mil, ni argent à lui donner. D'habitude, nous nous nourrissons du gibier que je tue, maintenant je n'ai plus rien à la maison. – Si tu veux, lui dit la voix, je te remts quelque chose qui vous permettra d'être bien nourris Seulement tu en prendras bien soin ainsi vous aurez tout. Vous aurez tout ce que vous désirerez." – Et quelle est cette chose qe tu veux me donner ? demanda le garçon. – Il y a sur cet arbre trois sacs : 'quoi', 'mil' et 'personne' sont leurs noms. Dis-moi lequel des trois sacs tu préfères et je te le remettrai." – Je t'ai entendu, dit le jeune homme, mais je m'en vais à la maison prévenir ma mère. Je suivrai les conseils qu'elle me donnera. J'agis toujours selon sa volonté."

Le jeune homme se rendit à la maison. "Je n'ai point trouvé de nourriture dit-il à sa mère, nous ne pourrons pas manger car je n'ai pas tué de gibier. N'ayant rien tué, je m'étais assis un moment pour pleurer lorsqu'une voix, venue d'un arbre, me demanda : Pourquoi pleures-tu ? Je lui répondis : Je pleure parce que je ne trouve rien à donner à ma mère, j'ai pitié d'elle. La voix me demanda de m'asseoir. Voilà trois sacs sur l'arbre, l'un des trois sera pour toi. 'Quoi', 'mil' et 'personne' sont les noms des trois sacs. La voix me dit de choisir le sac qui me plaisait, d'en prendre bien soin pour devenir riche. Je viens te consulter. Je choisirai le sac que tu m'indiqueras." – Prends le sac qui a pour nom 'quoi', lui dit la mère. – Mais en prenant celui-là nous n'aurons pas à manger ! – Je t'ai dit d'aller prendre 'quoi'. Ce sac me plaît vraiment. – Je ferais comme il te plaît. J'irai prendre 'quoi'.

Le jeune homme repartit dans la brousse et s'assit près de l'arbre. "Ma mère m'a recommandé de choisir le sac 'quoi'. Alors donne-moi 'quoi', je vais l'emmener." Soudain un sac tomba d'en haut et une voix dit : "Prends ce sac, c'est 'quoi'."

Le jeune homme prit le sac et alla le présenter à sa mère. "Mère, tu m'as dit de choisir 'quoi', eh bien le voici. Maintenant dis-moi comment allons-nous faire pour manger. – C'est bien de l'avoir choisi ; à présent attache-le là-haut, suspend-le au toit de la case avant le lever du jour. Nous verrons ce qu'il va se passer." Le jeune homme monta sur le toit et accrocha le sac. Avant le lendemain, les deux sacs 'mil' et 'personne' rejoignirent 'quoi', comme une mère rejoint ses enfants, comme des enfants qui rejoignent leur mère. Les enfants suivent toujours leur mère. Le lendemain, le jeune homme alla regarder le sac. Il en vit trois, alignés l'un après l'autre. Il revint dire à sa mère : "Mére, l'incroyable s'est produit ! – Que s'est-il passé ? demanda la mère. – J'ai pris un sac, maintenant j'en vois trois, que signifie cela ? – Je t'avais bien dit, fils, qu'on voit toujours venir la mère dont on a enlevé les enfants, et les enfants dont on a enlevé la mère. 'Quoi' représente la mère, les deux autres sont ses enfants venus la trouver. Tout s'est passé comme je te l'avais dit. Si tu fais ce que je t'ai dit, tu verras ce qu'il va se passer." Le jeune homme se mit à cultiver. Il récolta beaucoup de mil, eut beaucoup d'argent pour se marier. Il eut beaucoup d'enfants et beaucoup d'argent. Une personne qui est patiente peut tout obtenir car avec la patience on obtient tout. Je remets ce conte où je l'ai trouvé.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Bonne lecture, Hery
Dix contes bambara (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-07-20 · 21 replies
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara si t u en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance

Bonsoir Anusara,

voici encore quelques contes bambara et une chanson coquine (chantée par des fillettes). Quant à la transcription des textes, elle est bien conforme à l'orthographe usuelle telle qu'elle est beaucoup pratiquée même aujourd'hui au Mali. Elle base sur les résolutions issues des Journées d'étude sur les langues maliennes organisées par la D.N.A.F.L.A du 10 au 20 décembre 1979 à Bamako, y compris les quelques changements opérés lors de la Rencontre interétatique dans le cadre du MAPE (projet manding–peul), tenue à Bamako en juin 1981.

J'ai choisi ces contes & une chanson coquine :

01. Suruku ani bakòrònin / L'hyène et le bouc 02. Baba min tè shò dun / Baba qui ne mange pas de haricots 03. Misikunkolo / La tête de vache 04. Cikèla n'a denkè Seri / Le cultivateur et son fils Séri 05. Denfasafili / L'enfant abandonné 06. Tinba ni suruku / L'oryctérope et l'hyène 07. Sinamuso fila : jugunin ni nkuman / Deux coépouses : le hérisson et le héron 08. Npogotiginin, mininyanba, ani numukè / La jeune fille, le grand python et le forgeron 09. Sènèkèla ni jinèw / Le cultivateur et les génies 10. Jaraden min bè fèn bèè faga / Le lionceau qui tue tout le monde 11. Binba / Bimba, une chanson coquine

Voilà, les textes ...

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Suruku ani bakòrònin

Bakòrònin bòra ka taa bin dun. Suruku ye bakòrònin gèn, bakòrònin bolila ka don fòlòwo fè. Suruku ye bakòrònin ta a kòsen ma. Bakòrònin ko : "N kòrò suruku, o tè n sen ye i bolo, fòlòjiri de bè i bolo.

Suruku ye bakòrònin sen bila ka fòlòjiri minè. Bakòrònin ko : "Nalonma kòròn sen tun bè i bolo, i ye o bila ka fòlòjiri minè ; ne taalen filè i kòrò.

L'hyène et le bouc

Le bouc sortit et alla manger de l'herbe. L'hyène chassa le bouc, le bouc se sauva et entra par un trou (fait au mur d'enceinte d'un village ou d'un quartier). L'hyène prit le bouc par la patte de derrière. Le bouc dit : "Grand frère hyène, cela n'est pas mon pied qui est entre tes mains, c'est le bois du trou."

L'hyène lâche la patte du bouc et prit le bois. Le bouc lui dit : "Vieux sot ! C'est mon pied qui était dans ta main, tu l'as lâché pour prendre le bois ; me voilà parti."

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Baba min tè shò dun

Baba ko a tè shò dun, fo bèè ko a ma ko "shòdunbali". Don kelen kèra, a ni a filanw najèlen, olu ye u kali ko a na shò dun. Baba ko ko ale tè shò dun abada. Baba teriw ye nyògòn najè ka a fò Baba ka sungurun ye ko ni o sera ka dabali kè fo Baba ka shò dun, ko u na o sara nyuman na.

Baba ka sungurun ye su saba kè, a tè sunògò. A bè si ka a ka kamalen fyè, ka a digidigi, ka a naani, ka kòròfò dumanninw fò a ye fo dugu bè jè. A su sabanan fajirida, Baba ko : "N kanubaga, i bè mun nyini n fè sa ?" A ka sungurun ko : "Ne teri, dinyè bèè ko e tè shò dun mògò si bolo ; ne ye a kanu i ka shò dun ne kelen bolo. O kama, n na a dòn ko n ko ka di i ye, ko i bè n fisaya mògò tò bèè ye."

Baba ko : "O dama don wa ? O man gèlèn : shò tobi sini su la, ni dugu tilala fo bèè sunògòra, n na a dun." Baba ka sungurun ye shò tobi ka kèfèn bèè dò kè a la ka a diya fo mògò tè shò suma bèrè minè a la. A ye Baba lakunun ka shò sigi a kòrò.

Baba ko : "I dalen bè mògò kelen min na, ni i gundofònyògòn don, i dun tè i kònò fò mògò ye fo o kelen, taga o tigi wele ka na." Muso taara a gundofònyògòn wele. O mògò kelen nanen, Baba ko a ma : "I fana dalen bè mògò min na, ni i gundofònyògòn don, taga o wele ka na." O taara a gundofònyògòn wele, o nana. Fo a taara a dafa mògò tan na.

Baba ko a ka sungurun ma : "N teri, ne tè shò dun abada ni nin mògò tan tun na a dòn ko ne ye shò dun e bolo, dinyè bèè yèrè tun na a dòn." O de ye a to Segu faama ka jònkèkuntigi ko ko muso tè mògò si gundofònyògòn ye.

Baba qui ne mange pas de haricots

Baba a dit qu'il ne mangerait pas de haricots, (il tint si bien sa parole) que tout le monde le nomma "shòdunbali" (qui ne mange pas de haricots). Un jour qu'il s'était réuni avec ses camarades, ces derniers jurèrent qu'il mangerait de haricots ; Baba dit qu'il ne mangerait jamais de haricots. Les amis de Baba se réunirent et dirent à l'amie de Baba que, si celle-ci s'arrangeait pour faire manger des haricots à Baba, ils la paieraient d'une bonne récompense.

L'amie de Baba passa trois nuits sans dormir, passant toute la nuit à éventer son ami, le masser, le caresser, lui dire de bonnes petites paroles jusqu'au matin. Au petit jour de la troisième nuit, Baba dit : "O mon aimée, quelle est donc la chose que tu désires de moi ?" Son amie dit : "O mon ami, tout le monde dit que tu ne mangerais des haricots de la main de qui que ce soit ; je désire que tu manges des haricots de ma main à moi seule ; alors je saurai que tu m'aimes et que tu me préfères à toutes les autres personnes."

Baba dit : "N'y a-t-il que cela ? Ce n'est pas difficile ! Fais cuire des haricots demain soir, et au milieu de la nuit, alors que le monde sera endormi, je les mangerai." L'amie de Baba fit cuire des haricots, et y ajouta toutes sortes d'épices, de telle façon qu'on sentait à peine le goût des haricots. Elle réveilla Baba, puis posa les haricots devant lui.

Baba dit : "Va appeler celle qui est ta personne de confiance et ta confidente, et ne révèle ton secret à personne d'autre qu'à elle." La femme alla appeler sa confidente ; cette personne arrivée, Baba lui dit : "Toi aussi, va chercher ta personne de confiance et ta confidente." Celle-ci alla chercher sa confidente qui arriva, (et ainsi de suite) jusqu'à ce qu'il y eut dix personnes réunies.

Baba dit (alors) à son amie : "Mon amie, je ne mangerai jamais de haricots ! Si tu m'avais fait manger des haricots, ces dix personnes l'auraient su et tout le monde également." C'est pour cela que le chef des captifs du roi de Ségou a dit que la femme n'est (ne devrait pas être) la confidente de personne.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Misikunkolo

Cèkòròba dò, mògòw y'a ka misi faga, ka taa o kunkolo bila yòrò dò la ka sogo tila. Ayiwa, misitigi, o ko ale bè taa ci dò la, cè y'o ka misikunkolo sonyè, ka taa n'o ye a ka buguda la sisan. Denkè saba de b'a fè. A y'a fò a denw ye k'a bè taa misikunkolo ko kò la. Ayiwa, cèkòròba taara misikunkolo ko. Misikunkolotigiw, u y'a misikunkolo nyini, u ma a ye. Dòw ko : – Aa ! Cèkòròba nin y'a ta dè ! U ye sira minè ka taa cèkòròba ka du kònò. U taara nyininkali kè : – Ko yali, ko a' fa bè min ? Denkè kògòlen, o ko : – Baba taara misikunkolo ko kò ra. Denkè ncinin ko : – Tinyè tè dè ! A ma taa misikinkolo ko kò ra, a taara misikunkolokokònin. – Aa ! Ko a taara misikunkolokokònin ? – Ko hòn. – Ko a' ye taa a wele ka na, ko dugutigi mago b'a la. A taara dugutigibulon rò. U y'a nyininka, ko : – Cèkòròba o, ko e de y'a misikunkolo sonyè waa i ma a sonyè ? Ko ale ma misikunkolo sonyè. Denw taara misikunkolo bò, ka na a kè daga rò. Ayiwa, u bè ka a tobi sa tuma min, misikunkolo jara, ji jara a la. U ko : – Ee ! Cè ! An bè taa nin fò baba ye cogo di ko ji jara misikunkolo la ? Den ncinin ko : – A' ye to ne bè taa a fò. U ko : – Wa taa a fò ! A sinna ka boli ten. – Ko baba, ko jasaga nin ! Fa ko : – Bataraden ! Ko nyènin pirinpirin iko filen fa ji ! Cè, a nana filen fa ji la ka a kè a rò. Ayiwa, a nana mòn. U ko : – Ee ! K'a mònna, k'an bè taa a fò baba ye cogo di ? – Ko èè ! A' ye ne bila ko n bè taa a fò ! U ye den ncinin bila a taara. A ko : – Baba ! Baba ! Ko cè, Amònna denw ko u ka kòrò ni ne ye ! – Taa a fò u ye k'u ka nyèmalobaliya kunbò i kan, k'e wolola kabi jigin ka suma san don. U y'a jigin ka a sigi dugu ma. A sumanen sisan, u ko u b'a bila ga san fè, u ma se. – Ko cè ! An bè taa nin fò cogo di ? – Ko a' tè ne bila ka taa o fò wa ? – Ayiwa, taa a fò baba ye ko an kènyèna ka a bila ga san fè. A sinna ka boli ka taa ko : – Baba ! Baba ! N-bolo-tè-se denw ko k'i fo ! A ko : Maharaba ! Kolon-biri ! U taara kolon biri k'u sigi o san fè ka a da o san fè. N y'o ta yòrò min, n taara o bila yen.

La tête de vache

Il était une fois un homme, un chef de famille, qui avait fait abattre une de ses vaches. Ses gens étaient allés partager la viande en laissant de côté la tête, et lui-même partit faire une commission en laissant cette tête toute seule. Vint un vieil homme, qui déroba cette tête et l'emporta dans son campement. Cet homme avait trois enfants. Il leur dit qu'il s'en allait laver cette tête à la rivière, et partit. Les gens du propriétaire cherchèrent partout la tête disparue. En vain. Certains finirent par soupçonner le véritable voleur : – C'est sûrement ce vieux-là, dirent-ils. Et ils partirent chez lui. – Où est votre père ? demandèrent-ils. Et l'aîné répondit : – Papa est allé laver la tête de vache à la rivière. Immédiatement, le cadet lui répliqua : – C'est faux ! Il n'a pas dit qu'il allait laver la tête de vache à la rivière, il a dit qu'il allait à la rivière où on lave les têtes de vaches. – Ah, vraiment ? A la rivière où on lave les têtes de vaches ? demandèrent les gens. Eh bien, allez le chercher, il est convoqué par le chef du village. Le vieux se rendit à la convocation du chef de village.On l'interrogea : – Eh bien, Vieux, est-ce que toi oui ou non, qui a volé cette tête de vache ? Il répondit que ce n'était pas lui. Pendant ce temps, les enfants avaient pris la tête, l'avaient mise dans une marmite, et avaient commencé à la faire cuire. Lorsqu'elle commença à se dessécher dans le récipient, les enfants se dirent : – Eh bien ! Comment aller dire à papa que la tête est presque desséchée maintenant ? Le cadet s'empressa : – Laissez-moi y aller, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il courut d'un seul trait : – Papa, s'écria-t-il, mou-sec-ton ! – Petit insolent, lui répliqua son père, si tu te voyais, avec tes yeux comme deux calebasses pleines d'eau ! L'enfant repartit aussitôt, et avec ses frères, remplit deux grandes calebasses d'eau qu'il versa dans la marmite. Peu de temps après, ils se dirent : – Voilà que c'est cuit maintenant, comment aller dire ça à papa ? – Laissez-moi y aller, dit encore le cadet, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il partit en courant. – Papa, Papa, s'écria-t-il, les enfants de Cuicui prétendent qu'ils sont beaucoup plus âgés que moi ! – Va leur dire que c'est faux, et qu'ils cessent de te manquer de respect, répondit le père, et rappelle-leur que tu es né l'année du grand refroidissement. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, ôta la marmite du feu et la mit à refroidir. Bientôt, quand la viande fut à point, ils voulurent la mettre à l'abri sur le toit du hangar, mais ils étaient trop petits et n'y parvinrent point. – Comment faire, se dirent-ils, comment aller dire cela à papa ? – Laissez-moi y aller, dit le cadet, je vais le lui dire. – Très bien, dirent les deux autres, va lui dire qu'on n'a pas réussi à mettre la marite sur le toit du hangar. Alors, il courut à toutes jambes et s'écria : – Papa, Papa, les enfants de Bras-trop-court te saluent ! – Grand merci, Renverse-mortier, grand merci ! repliqua le père. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, renversa le mortier, monta dessus, et ainsi put déposer la marmite à l'abri sur le toit du hangar. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Cikèla n'a denkè Seri

Samiya selen, cè kelen ni a denkè Seri tun bè ci kè nyògòn u ka foro la. Don kelen kèra, fa sègènnen ko a denkè ma : "Seri, sènè kè kosèbè sani ka n segin, n bè taa banakò." Fa taar'i sigi jiriba dò jukòrò ka to yen kabini sògòma fo ka wulada sera. A seginnen, denkè ko a ma : "Baba, i ye mun kè kabini sògòma ina fo sisan ?" Fa ko : "N sigilen tun bè jiriba dò kòrò, n ye nyè kòròta ka san filè, n ye numukè kèmè ye nègèda la jiri bara u si tè si lakodòn." Denkè ma kuma ; u fila taara so.

Dugu jèlen, u seginna ka taa u ka foro la. Denkè ko : "Baba ! N bè taa banakò. A taar'i sigi fo wulada sera. Fa siranna, a donna wulèba la ka den nyini k'o ye. Seri kelen k'a fa senkan mèn, a y'a nyè kòròta ka sankolo filè. Fa ko : "Seri, mun b'i sòrò ? Kabini sògòma fo sisan i bè san filè?" Denkè ko : "Baba, kabini sògòma n ye kònò dò dabòlò ye, hali sa n ma kònò yèrè ye fòlò. Fa ko : "Ee ! O kònò dun bè taa sigiyòrò jumèn na ?" Denkè ko : "Baba ! I ye jiri min kofò kunun a bè taa i sigi o bara !"

Le cultivateur et son fils Séri

L'hivernage arrivé, un homme et son fils Séri cultivaient ensemble leur champ. Un jour, le père fatigué dit à son fils : "Séri, fais bien la culture en attendant que je revienne ; je vais aux cabinets." Le père alla s'asseoir sous un grand arbre où il resta depuis le matin jusqu'au soir. A son retour, le fils lui dit : "Papa, qu'as-tu fait depuis ce matin jusqu'à présent ?" Le père dit : "J'étais assis sous un grand arbre, j'ai levé les yeux pour regarder en haut, j'ai vu 100 forgerons qui forgeaient du fer dans l'arbre et aucun d'eux ne voyait les autres." Le fils ne dit mot. Tous les deux rentrèrent à la maison.

Dès le lendemain matin, ils retournèrent à leur champ. Le fils dit : "Papa, je vais aux cabinets." Il alla s'asseoir jusqu'au soir. Le père eut peur (pour son fils), entra dans la brousse, chercha son fils et le retrouva. Séri, ayant entendu le bruit des pas de son père, leva les yeux et regarda au ciel. Le père dit : "Séri, que t'est-il donc arrivé ? Depuis ce matin jusqu'à présent tu regardes le ciel ?" Le fils dit : "Papa, depuis ce matin, je vois le bec d'un oiseau qui passe, et jusqu'à présent je n'ai pas vu l'oiseau lui-même." Le père dit : "Oh ! Où donc va se poser cet oiseau ?" Séri dit : "Hé ! Papa, il va se poser sur l'arbre dont tu as parlé hier !"

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Denfasafili

Nsiirin. Nin kèra muso dò n'a den ye. Ayiwa, Ala kòni y'a kè, kabini muso nin, n'a donna furu la, a ma den wèrè sòrò denmusonin kelen kò. O denmusonin kelen fana, aa ! Ala nana bana bila o la, k'o fasa. Ka a fasa, ka a fasa. Hali mògò tè sòrò dugu kònò, min bè hali den laminè a ye. O tuma, a dabali nana ban, denko nin na. Don dò la, a nana den nin da a kò rò, ka taa kungo kolon rò. Ayiwa a y'a dòn ka a fò a tè so da fè fewu, mògò nyè t'a la, a taara den nin foni, ka a fili kungo kolon rò. Ayiwa, a ye den nin n'a bamunanfinin fili yen, a y'i kòsegin ka na so. A natòla, a taara kòlònda la, a selen kòlònda la, a ye ntorinin ta, k'o da a kò rò, ko ale bèna o kè a den ye. Sabu ale den fasara, a nana ntori nin bila a ka so kònò, ko o na ale ka nyòninw susu, o na ale ka naninw susu. O tuma, ntorinin b'a bolo lamara la yen. Ayiwa, jinèw fana nana den min fasalen fililen bè kungo kolon la yen, jinèw nana o ta k'o lamara. K'o kè npogotigi kògòlen ye. K'o bonya, o ye bonya dan ye. N'a tèmèna i la, fo i ja bè bò. O tuma, den nin, o kòni tora jinèw bolo yen. Ayiwa, muso nin, ale bè nyò kè ntorinin kun ka taa kungo rò, ko o ka o susu ka a bila ale nyè. O jinèw fana b'u to u ka masaya rò, ka denmuso nin bila ka na dugu kònò. N'a nana dugu kònò, a bè taa ba ka bonda la. Ba bè ka nyò min sigi ko ntorinin k'o susu, a b'o ta k'o susu, k'o bunten k'o mugubò k'o sigi ba nyè. Ba mana na, a bà fò : – Hòn, nin ka nyi dè ! Ni ne bè ka n den pasa nin to n bolo yan, o bè se ka nin nyògòn kè wa ? O tuma, o kòni tora ten. Ale mana nyò o nyò bila ko ntorinin k'o susu, denmuso nin bè bò kungo rò jinèw fè yen, ka na nyò nin ta ka a susu. Ayiwa, musokòrònin kolasògòbèla, o kòni tè jò, a tè sigi, o nana don dò la ka na a sòrò denmusonin bòlen bè kungo rò, ka na a sòrò a bè ka nyò nin susu. Ayiwa, o ma fèn fò, o taara a ka so. Ba nin bòlen kungo rò, o nana ba nin yòrò, a ko : – N terimuso, a ko e bè nyò o nyò kè ntorinin kun, ko a ka a susu, a ko ntorinin tè se ka nyò susu koyi ! A ko i taara i den fasa min fili kungo rò dè, a ko o de kèlen bè npogotigi belebele ye bi, n'a tèmèna mògò o mògò na, bèè ja de bè wuli. O tuma, o de bè na e ka nyòw ta, k'u susu yan, k'u susu, , k'u mugubò, ka a sigi e nyè yan. Muso nin a dabali banna. Sabu a yèrè y'a dòn a taara den nin fili ka a to cogo min na. N'a fòra ko npogotigi kògòlen bè, ko o bè na ale ka nyò kè ntorinin kun, ka nyò ta ka a sigi ga kun na ; ayiwa, bilali kolonnin b'a fè yen, k'o ta, k'o sèmè kogo la, ka don k'i sigi o jukòrò. Ayiwa, tile nana gan, denmuso nin, nyanyoroba nyanyoroba, a nana, ka na don du la, ka gakun mafilè ka nyò sigilen ye, ka a ta ka a susu. A ye nyò nin susu, ka a bunten, ka a mugubò, ka a tèèntèèn, ko o b'a sigi ga la yòrò min na, ba ye bilali kolonnin tan ka a bin ko ale b'i toron a kan, dennin y'i pan pororo ka bò, ka taa kungo kolon rò jinèw yòrò la a nò la yen. O tuma, muso nin y'a jira, a ko mògò, i den fasa o fasa, i kana taa a fili. A bè laban min na, i t'o dòn. O tuma, denfalafili, o dabilara, ka a da nin muso ka ko kèta kan.

L'enfant abandonné

Conte. Il était une fois une femme et sa fille. Dieu fit que cette femme n'eut jamais d'autre enfant que celle-ci, et Dieu fit aussi que la petite tomba malade et se mit à dépérir, à dépérir, à dépérir. Elle était si maigre que personne au village ne voulait s'occuper d'elle. Alors la femme se désespéra pour cette enfant. Un jour, elle la mit à son dos, et partit loin, très loin dans la brousse. Quand elle fut arrivée loin, très loin hors de tout regard, elle détacha l'enfant et la jeta là, avec le pagne qui l'attachait à son dos. Pour elle revint, seule, au village. En arrivant, elle passa près du puits, y prit un crapaud, le mit à son dos et dit que ce crapaud serait son enfant : puisque sa fille avait dépéri, elle prendrait ce crapaud chez elle, afin qu'il pile son petit mil pour sa petite sauce. Elle éleva donc le crapaud. L'enfant qu'ele avait abandonnée dans la brousse fut recueillie par les génies qui l'élevèrent et en firent une grande et belle jeune fille. Grande, bien en chair, et belle à faire peur. Elle vécut au milieu des génies. La femme, elle, donnait chaque jour au crapaud un peu de mil qu'il pilait pour elle. Dans leur immense mansuétude, les génies accordèrent à la jeune fille la permission de retourner dans son village. Elle vint donc, et chaque jour. Lorsqu'elle venait, elle allait jusqu'au seuil de la maison de sa mère, et prenait là le mil que celle-ci avait donné à piler au crapaud La jeune fille pilait ce mil, en ôtait le son, le réduisait en farine, et le disposait pour sa mère. Lorsque celle-ci revenait, elle se réjouissait en disant : – Si j'avais gardé cette enfant toute souffreteuse, jamais elle n'aurait fait le travail que ce crapaud accomplit pour moi ! Les jours passèrent. Chaque matin, la femme donnait du mil au crapaud, chaque matin la jeune fille venait de la brousse, loin, loin, loin, là où sont les génies, et prenait ce mil qu'elle pilait avec soin. Un jour, une vieille femme – une de ces petites vieilles qui fouinent partout et finissent par tout savoir – s'en vint au moment où la jeune fille se mettait à piler. Elle ne dit rien et rentra chez elle. Mais quand la mère revint, elle s'en alla la trouver et lui dit : – Ma chère amie, tout ce mil que tu donnes à ton crapaud, ce n'es pas lui qui le pile. La petite fille souffreteuse que tu es allée jeter dans la brousse est devenue grande et belle, belle à faire peur ! et c'est elle qui vient le piler et t'en disposer la farine. Alors la femme resta interdite, car elle n'avait pas oublié ce qu'elle avait fait, comment elle s'était débarrassée de son enfant. Elle ne parvenait pas à croire que cette enfant-là était devenue une grande et belle jeune fille, et que cette grande et belle jeune fille revenait à présent piler pour elle. Le lendemain, la femme disposa son mil sur le toit du petit hangar, puis prit une vieille natte qui se trouvait là, l'appuya contre le mur et se cacha derrière. A la fin de la matinée, au moment où la chaleur commence à monter, la jeune fille arriva en balançant ses belles hanches ; elle vit le mil qu'on avait préparé sur le toit du petit hangar, le prit et commença à le piler. Elle le pila, le réduisit en poudre, en fit une belle farine qu'elle tamisa. Lorsqu'elle voulut la mettre sur le toit du hangar, la mère d'un coup de pied renversa la natte et se jeta sur elle, mais la jeune fille, plus leste, s'échappa de ses mains et s'enfuit dans la brousse où elle retrouva les génies, et jamais elle ne revint. Voilà : l'histoire de cette femme montre que jamais on ne doit abandonner son enfant si souffreteux soit-il. Qui peut savoir ce que deviendra un enfant ? C'est à partir de ce jour et à cause de cette femme qu'on cessa d'aller abandonner dans la brousse les enfants souffreteux.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Tinba ni suruku

Nsiirin. N y'a da tinba ani suruku la. Suruku bè yaala la, kòngò b'a la. A taara n kòrò tinba dalen sòrò, jirisunba kòrò. A ko : – N kòrò tinba, e dalen bè yannò, e tòlòlen don, yala kèlèfèn bè e bolo ? A ko : – Kèlèfè tè n bolo – Ko yala nyin b'i da wa ? Ko nyin t'a da. – Ko o tuma na ni mògò bagara e ma sisan, e bèna mun kè ka a kèlè ? A ko : – Ne kòni bè yannò Ala ka mara la. Suruku ko a ma : – I da yèlèn, i da yélèn n ka a lajè ni nyin b'i da. A y'a da yèlèn, suruku y'a bolo don a da, a ko : – Aa ! Kòrò tinba, e faratilen don dè ! E dalen bè yan, e tòlòlen, nyin tè e da, ni mògò bagara i ma, ko jugu don dè ! Foyi tè e fè n'e bè se k'i yèrè kisi, ne ye n bolo don e da, ne nyè b'a la nyin fosi tè e da. E tòlòlen don. A ko : – Ne kòni bè Ala ka mara la. Suruku taara, ka taa i munumunu, ka segin ka na. A ko : – N kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? – Ko a dalen bè yan. Ko a dalen bè Ala ka mara la. – Ko tinyè na nyin t'i da ? – Ko nyin t'a da. – I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn, a y'a bolo don. O y'a sòrò nyin tè tinba da. A taara, a seginna ka na : – N kòrò tinba, i sigilen bè yan hali bi wa ? E kòni sigilen bè jirisuma nin na, i tòlòlen don, nyin t'i da. Mògò o mògò bagara i ma, i tè se ka foyi kè i yèrè ye. Fo Ala yèrè kelen, i yèrè ye min fò. I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn. A y'a filè, nyin t'a da. A taara. A taara munumunu. A ma dumuni si sòrò. A seginna ka na tinba sòrò yennò. – Ko n kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? Ko a dalen bè yan. – I da yèlèn. A y'a sòrò foyi t'a da. A seginna ka taa. A nana, a ko : – N kòrò tinba, i faratilen dè ! Ni mògò min yaalatò nana bò e kan yan, a na kè baara ye. Suruku seginna ka taa i munumunu, ka segin ka na. A seginna ka na minkè, a nana n kòrò tinba sòrò. – Ko tinyè na, nyin t'i da ? Ko nyin foyi t'a da. Wa tinba fana, o ku de ye a ka kèlèkèlan ye. Suruku taara munumunu ka segin kò fè ka na. A nana wururu ! Ko a bèna tinba furan. Tinba y'a ku bò ka a mana a nyè kan fo tasuma wulila a nyè na. A taara i jò kèrè fè. – N kòrò tinba, e ni jòni bè nyògòn na ? A ko : – N ni mògò si tè nyògòn na, n ma a tigi sòrò konyuman ! – Èè ! Ko ne jòlen bè fo yannò, ne nyè manana ko tasuma. Aa ! Ni i tun y'a tigi sòrò ko a na juguya ! O tuma na, suruku tèmèna ka taa. A seginna ka na. – Èè ! N kòrò tinba, e jijalen dè ! E ye fèn min kè, a ma a tigi sòrò, n ko tasuma bòra dè ! Ni i tun y'a sòrò, a na juguya dè ! Suruku tèmèna ka taa n'a sen fila ye. O ye ne ka nsiirin dan ye.

L'oryctérope et l'hyène

Conte. C'est l'histoire d'un oryctérope et d'une hyène – adversaires de toujours ! L'hyène se promenait, affamée. Elle vint trouver, couché à l'ombre d'un grand arbre, un oryctérope. – Grand-frère Oryctérope, tu es couché là tout seul, bien grassouillet, et tu n'as absolument pas te défendre ? – Absollument rien. – Mais au moins as-tu des dents ? – Pas une. – Mais alors, si quelqu'un vient pour te provoquer, comment vas-tu faire pour te défendre ? – Je suis ici sous la protection de Dieu. – Ouvre la bouche, ouvre grand que je regarde si tu as des dents. L'oryctérope ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. – Ah, Grand-frère, vraiment tu prends des risques ! Tu es là couché tout seul, bien grassouillet, et pas une seule dent ! Vraiment si quelqu'un te provoque, ça va être terrible pour toi ! Tu n'as absolument rien qui te permette de te défendre, j'ai mis la main dans ta bouche, effectivement tu n'as pas une seule dent à l'intérieur. Et puis si grassouillet... – En tout cas, je suis sous la protection de Dieu. L'hyène s'en alla, elle partit faire un tour, elle revint. – Grand frère Oryctérope, tu es encore la ? – Je suis là, je suis sous la protection de Dieu. – Est-ce bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Pas une seule. – Ouvre la bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. Elle constata que l'oryctérope n'avait pas une seule dent. Elle s'en alla, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, tu es encore là ! A l'ombre d'un arbre, tranquillement, bien grassouillet et sans une seule dent ? Si qui que ce soit te provoque, tu ne pourras rien faire pour t'en tirer par toi-même ! Dieu seul, comme tu l'as dit, pourrait te venir en aide ! Ouvre la bouche, que je regarde ! Et l'oryctérope ouvrit la bouche, et l'hyène regarda : pas une seule dent ! Elle s'en alla, elle partit faire un tour, elle ne trouva rien à manger, elle revint trouver l'oryctérope couché au même endroit. – Tu es encore là ? – Je suis là. – Ouvre ta bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, elle constata qu'il n'avait pas une seule dent, elle repartit, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, c'est bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Je n'en ai aucune. Or, comme chacun sait, si l'oryctérope n'a pas de dents, il a une queue ! L'hyène partit faire un tour, elle revint, elle se posta un peu en arrière, puis brusquement prit son élan et fonça sur l'oryctérope pour le balayer d'un seul coup ! A son passage, l'autre lui balança sur le museau une formidable claque, si fort, si fort que l'hyène en vit trente-six chandelles. Elle alla se rencoigner un peu plus loin. – Grand-frère Oryctérope, avec qui donc te bats-tu ? – Avec personne ! D'ailleurs je ne l'ai même pas touché ! – Eh bien moi qui suis dans mon petit coin, il m'en a pourtant rudement cuit. Si tu l'avais touché, qu'est-ce que ç'aurait été ! Et l'hyène s'en alla, et l'hyène revint : – Ah ! Grand-frère Oryctérope, vraiment tu es vaillant ! Tu n'as pas même touché ton adversaire, et pourtant c'était comme du feu ! Ah ! Si tu l'avais touché, ç'aurait été terrible ! Et l'hyène continua sa route, cahin-caha. Ainisi finit mon conte.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Sinamuso fila : jugunin ni nkuman

N ye a tigè ka a da jònnin na. Nin kèra jugunin ni nkuman ye. Olu de tun bè cè kelen kun. Nkuman ko ale bè taa a kun digi. A taara ka taa a kun kofò kundigila ye. Kundigila bè fo jamana wérè la. Nkuman ko : Jugunin ma ni e kun digira ne ta nyè, ne kun tè digi dunya la bilen. Ne kunmugu bè to n kun. Jugunin ko : Ni Ala sònna a ma, e fana kun tè digi ne ta nyè. U bèè taara u kun kofò kundigila kelen ye. Kundigila nin bè dugu min na, o dugu tògò ye Foni. Kundigila yèrè tògò ye "Banyèba". Jugunin ni nkuman wulila. Jugunin taara se a balimaw bèè ma. A ye u biribiri furatu kòrò ka taa. Nkuman fana ye i labèn o tuma. U wulila minkè, u taara kundigiyòrò. Nkuman wulila ka taa yòrò yan. A taara i sigi jiribolo dò kan. O ye a sòrò jugunin dò birilen bè yen :

Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Jugunin dò ye i kanto jiri kòrò :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila a ye yòrò min bila a kò oka jan yan ni Segu ye. A taara i sigi jiri min na a ye sòrò jugunin dò bugulen bè yen. A ko :

Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè

Jugunin dò o ye a laminè jiri kòrò :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila a ko : "Ee jugunin dò bè yan tuguni !" A taara ka taa ka taa a ye yòrò jan don ani a cè, a taara i sigi jiri dò la tugun. A ko :

Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè

Jugunin dò ko :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila sa ka taa kundigila yèrè ka so. Jugunin dò tun bè kundigila ka daga jukòrò. Kundigila bè so min kònò a taara i sigi o kun cè ma. Jugunin bòra ka a kun da kundigila sen kan. A ko :

Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Jugunin ye a to sen kan a ko :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila ka taa. A ko ale kun tè digi bilen. A ni a kunkolo tora ten.

Deux coépouses : le hérisson et le héron

De qui parlerai-je ? Voici l'histoire du hérisson et du héron.

Ils étaient mariés au même homme. Le héron dit un jour qu'il allait faire tresser ses cheveux. Il parla de sa coiffure avec une coiffeuse. La coiffeuse habitait dans un autre pays. – Si ta tête est coiffée avant la mienne, dit le héron au hérisson, je ne me ferai plus jamais coiffer en ce monde, je resterai avec une tignasse sur la tête. – Si Dieu le veut, répondit le hérisson, tu ne seras pas coiffé avant moi. Tous les deux prirent rendez-vous avec la même coiffeuse. La coiffeuse vivait dans un village qui s'appelait Foni. Elle-même s'appelait Ba Nyèba. Le hérisson et le héron partirent. Le hérisson rendit visite à ses frères. Ils les cacha tout le long du chemin sous des touffes de feuilles. Le héron aussi se prépara. Ils se levèrent et partirent chez la coiffeuse. Le héron se prépara et partit très loin. Il s'assit sur une brance d'arbre. Il trouva là un hérisson caché :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Un hérisson répondit sous un arbre :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron s'apprêta et parcourut une distance plus longue que d'ici à Ségou. Il se posa surun arbre près duquel un hérisson était caché. Le héron dit :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Un hérisson lui répondit sous l'arbre :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron lui dit : "Il y a encore un hérisson ici !" Il s'éloigna du hérisson, et alla s'asseoir sur un autre arbre. Il se mit à chanter :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Un hérisson lui dit :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron s'envola vers la maison de la coiffeuse. Un hérisson se trouvait caché sous le canari de la coiffeuse. Le héron se posa sur le toit de sa maison. Aussitôt le hérisson apparut et posa sa tête sur les genoux de Nyèba. Le héron dit :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

La tête sur les genoux de la coiffeuse, le hérisson répondit au héron :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron s'envola et partit. Il jura que sa tête ne sera plus tressée. Depuis ce jour, il garde sa tête telle qu'elle est.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Npogotiginin, mininyanba, ani numukè

Nsiirin. Nin kèra npogotiginin caman yye k'u bè taa nyin susu. Dennin dò, o ma tila a ka baara la joona. Npogotigi tòw kòròtòra ka taa nyinsusuyòrò la k'o to so. U ko : – Ni i b'a fè k'an ye, an bè furabulu tigè k'o bila sira la. N'o kèra, i b'an ye. U ye furabulu bila sira la. Finyè y'o ta ka taa o bila mininyanba ka sira la. Dennin taara se furabulu ma. A taara mininyanba ka sira fè. Mininyanba y'i kanto : – Hmm, jinè waa mògò ? Dennin ko mògò. – Ko mun dun ye e se yan ? – Ko ne ni tòw bè taa nyin susu. N ma tila baara la joona, u ye furabulu bila sira la, finyè y'o ta ka na o bila i ka sira la. – Ko n b'i nyin susu ka nyè, nka i kana yèlè mògò fè dè ! Ni i yèlèla mògò fè dòròn i bè sa. Dennin ko baasi tè, ale bè sòn. Mininyanba ye dennin nyin susu. Dennin taara o la U taara kòda la. U bè kò min tigè ka taa so, u sera o da la. U ko u b'u ko. U y'u ka finin bèè bò k'u ko. O kèlen, numukèba y'u ka fininw cè ka yèlèn n'o ye jiri san fè. Ni npogotigi min tilala koli la, o bè na i jò numukèba ma :

N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !

A b'a ka finin d'a ma. U tora o la, fo npogotigi bèè ka finin dira a ma. U bèè taara ka a tò to dennin ye. Dennin nana i jò :

N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so

Dennin ma sòn ka yèlè. Dennin seginna o kan tugun, numukèba ma sòn ka a ka finin di. A mèènna ka mèèn... dennin y'i kanto :

N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !

O kèra yòrò min, dennin bòra ka bin ka sa. U y'a cè ka taa n'a ye sudonyòrò la. U taalen n'a ye sudonyòrò la, a su donnen tuma min, mininyanba ye finyè wuli ka na filen kura ani galama kura nyini, ka ji kè a la k'o seri dennin kan, dennin wulila. A ye numukè faga o yòrò bèè la k'o su don. N y'a ta yòrò min, n y'a bila yen.

La jeune fille, le grand python et le forgeron

Conte. Il était une fois des jeunes files coquettes, qui voulaient se faire bleuir les gencives. Elles partirent toutes ensemble, à l'exception d'une seule qui n'avait pas encore fini son travail. Comme les autres étaient impatientes de s'en aller, elles la laissèrent chez elle en lui disant : – Ne t'inquietes pas, nous disposerons des feuilles sur le chemin pour que tu nous rejoignes. Ainsi firent-elles, mais le vent fit s'envoler les feuilles qui se retrouvèrent sur le chemin qui menait chez un grand python. – Hmm ! Hmm ! qui es-tu donc, dit le serpent, un génie ou un être humain ? – Un être humain, répondit-elle. Et elle se mit à tout raconter au python : qu'elle voulait, avec ses amies, se faire bleuir les gencives, que les autres étaient parties sans elle parce qu'elle n'avait pas terminé son travail, qu'elles avaient marqué le chemin avec des feuilles, qu'il les avait déposées sur le cheim menant chez le python. – Eh bien, dit celui-ci, c'est moi qui vais te bleuir les gencives, mais à la condition que jamais plus tu ne t'amuses avec qui que ce soit. Si jamais tu t'amuses encore avec quelqu'un, tu mourras ! La petite accepta, le python lui bleuit les gencives, et elle s'en alla. Elle rejoignit ses amies qui rentraient au village et ensemble elle arrivèrent au bord d'une rivière. Là, elles décidèrent de se baigner. Elle se déshabillèrent et se jetèrent à l'eau Quand elles furent toutes dans l'eau, un méchant forgeron qui était là ramassa tous leurs vêtements et les emporta à la cime d'un arbre. Alors, chaque fois qu'une fille sortait de l'eau, elle venait devant le forgeron et chantait :

Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.

Et le forgeron répondait :

Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !

Alors la jeune fille chantait :

Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !

Et le forgeron lui rendait ses vêtements. Toutes les jeunes filles firent ainsi, toutes, puis reprirent leurs vêtements, toutes, et il ne resta plus que la petite. Quand son tour arriva, elle vint devant le forgeron et chanta :

Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.

Et l'autre répondit

Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !

Mais la petite refusa. Elle reprit sa chanson, le méchant forgeron refusa de lui rendre ses vêtements. Et cela dura longtemps, longtemps Finalemant, la petite chanta :

Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.

Et quand l'autre répondit :

Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !

La petite accepta, et chanta :

Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !

Alors en prononçant ces mots, la jeune fille tomba et mourut. On la prit, on la porta jusqu'au cimetière. Au cimetière, on la mit dans la tombe. Alors un grand python arriva dans un tourbillon de vent, et prenant une calebasse et une cuiller neuves, aspergea d'eau la petite, l'aspergea, l'aspergea, et la petite se leva. Alors, sur-le-champ elle tua le forgeron et l'enterra. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Sènèkèla ni jinèw

Nsiirin. N ye a da cè kelen da, cè kelen nin ka sènè dama tèmènna. Dugu bèè ko ko a bè senè kè a bè sènè kè. A taara sènè kè jinèw ka so da la. Jinèw bòra. Kabini a ye jele cun jiri kan jinèkè ye a denw labò, u ye a nyininka. Cènin tògò ye Sabunyuman. Kabini a ye jele cun jiri kan, ayiwa jinèkè ni a denw bòra. U ye dònkili min fò a ye dun. U nana i kanto a ma.

Jòni kan ye jiri tigè ? Sabunyuman ka ye jiri tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Jiritigè tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Jinèdenw ye jiri tigè ka o ban don kelen. A nana ka na waga bò. Jinèmuso bòra ka na i jò. A ko : "Jòni ka ye waga bò ?"

Jòni kan ye waga bò la ? Sabunyuman ka ye waga bò la. Aw ye wuli ka a dèmè. Wagabò tò tè si bi Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U ye waga bò ka o ban ka na nyò dan daminè. A ye nyòsi ta ka taa kungo kònò. Jinèw b``ora ka na u jò kungo kònò.

Jòni kan ye danni kè la ? Sabunyuman ka ye danni kè la. Aw ye wuli ka a dèmè. nyòdan tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U ye nyò dan ka a ban ka na nyò falen ka a ban. Nyòtigè nana se. A nana muru don nyò la. Jinèkè ni a denw bòra ka na u jò.

Jòni kan ye nyò tigè ? Jòni kan ye nyò tigè ? Sabunyuman ka ye nyò tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Nyòtigè tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U wulila ka nyò tigè ka a ban. Sani u ka tila, Sabunyuman muso nana ni to ye ka a di a ma. Ayiwa, murumurulen sigira a kò la. Sabunyuman ko a ma na n ka i ka murumurulen ci. A wulila ka murumurulen ci a muso kò la. Jinèmuso bòra ni a denw ye.

Jòni kan ye muso gosi ? Jòni kan ye muso gosi ? Sabunyuman yèrè bè muso gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Musogosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Jinèw ye muso minè ka a gosi ka a faga. Ayiwa, den nana ka na i bolo da a kun ka kule, fa ye busan ta ka den gosi.

Jòni kan ye den gosi ? Jòni kan ye den gosi ? Sabunyuman yèrè bè den gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Dengosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U nana den minè a la ka a gosi ka a faga. Cè yèrè sigilen tora a bè kasi la. Murumurulen dò ye a cin. A ye o ci a woro kan ni a bolonkòni ye. Jinèw wulila ka na o yòrò la.

Jòni kan ye yèrè gosi ? Jòni kan ye yèrè gosi ? Sabunyuman yèrè bè yèrè gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Yèrègosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman la.

Jinèw nana jè Sabunyuman la ka a gosi ka a faga. Ayiwa, a gosira ka a faga. A ka nyò yèlèmana ka a kè tonkun ye kungo kònò. N ye o sòrò yòró min n ye o bila yen.

Le cultivateur et les génies

Conte. C'est l'histoire d'un homme qui cultivait à l'excès. Tout le monde disait qu'il cultivait bien. Un jour, il il cultiva sur la terre des génies. Les génies sortirent. Dès que l'homme donna son premier coup de hâche sur un tronc d'arbre, le père-génie et ses enfants sortirent et interrogèrent l'homme. Il s'appelait Sabunyuman. Dès qu'il donna le premier coupde hâche sur le tronc, le père-génie et ses enfants sortirent. Ils se mirent à chanter. Ils dirent ceci :

Qui coupe du bois ? Sabunyuman coupe du bois. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de bois non coupé Du bois de Sabunyuman. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les enfants-génies coupèrent tout le bois en une seule journée. Ensuite, Sabunyuman se mit à défricher le terrain. Une femme-génie arriva et demanda : "Qui défriche ce terrain ?"

Qui défriche ce terrain ? Sabunyuman défriche ce terrain. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de terrain non défriché Du terrain de Sabunyuman.

Les génies défrichèrent le terrain et la culture du mil commença. Sabunyuman se rendit dans son champ avec la semence de mil. Les génies sortirent.

Qui sème ? Sabunyuman sème. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de semence de mil aujourd'hui. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies finirent de semer. Le mil poussa en abondance Puis vint la récolte. Sabunyuman commença à récolter son mil. Le père-génie sortit, accompagné de ses enfants.

Qui fauche le mil ? Qui fauche le mil ? Sabunyuman fauche le mil Levez-vous et aidez-le. Ce soir, tout le mil de Sabunyuman doit être fauché Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies fauchèrent le mil. Avant de le finir, la femme de Sabunyuman lui apporta son repas. Alors, un insecte se posa surle dos de la femme. Sabunyuman lui dit : "Approche, je vais tuer cet insecte." Sabunyuman frappa l'insecte sur le dos de son épouse. La mère-génie et ses enfants entendirent le bruit et sortirent

Qui frappe sa femme ? Qui frappe sa femme ? Sabunyuman frappe sa femme Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de la battre Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies saisirent la femme, la frappèrent et la tuèrent. L'enfant arriva et cria au secours de sa mère, son père se mit à le frapper.

Qui frappe son enfant ? Qui frappe son enfant ? Sabunyuman frappe son enfant Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre l'enfant Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Ils saisirent l'enfant, le frappèrent et le tuèrent. Alors Sabunyuman se mit à pleurer. Un insecte le piqua, de ses doigts, il l'écrasa sur sa cuisse. Les génies arrivèrent aussitôt.

Qui se frappe ? Qui se frappe ? Sabunyuman se frappe Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre Sabunyuman Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies saisirent Sabunyuman, le frappèrent et le tuèrent. Ils le frappèrent vraiment à mort. Son champ de mil se transforma en broussaille. Je laisse ce conte où je l'ai trouvé.

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Jaraden min bè fèn bèè faga

N ye a tigè. Ayiwa, n ye a da nin na nin bilakoronin kelen. A fa ye a jaman a ba ye a jaman. U tè fosi fò cènin ye. Hali cènin mana mogò tèmèntò faga, u tè fèn fò a ye. Cènin taara kungo kònò don dò a ni bilakorow. A taara sagagènyòrò la. A bo kètò a ye jaradennin sòrò tu kòfè, a ye jaradennin minè ka na ni a ye so. Ka na a di a fa ma. A ko ne ye jaradenin tòmò." O ko a diyara n ye. A ko taa jaradennin bila i ka sagadennin fè. A ka to o fè. A taara ni jaraden ye. Dugutigi ko a ko jaraden tè mara so kònò koyi. A ko jara tè sokònòfèn ye. Fa ko ale den ka jaraden tè faga kòni. Ba ko ale den ka jaraden tè faga. Ayiwa, jaraden tora sagaw fè. Jaradennin nana bonya. Don dò a wulila a ye saga kelen minè.

Cènin bolila a nana a fò a fa ye. A ko n fa jaraden ye saga minè. A ko ayi ko jaraden ma se saga minè ye. A taara. O dugujè a ye saga filanan minè. Cènin bolila ka na a fa fè yen. A ko n fa n fa jaraden ye saga minè. Fa ko cènin wo jaraden bè i dege a tè se. Ayiwa u tora ten. Jaraden ye sagaw ban ka se baw ma. O don cènin nana i jò ka dònkili da. A ko :

Baba, jaraden ye ba minè bi sa Baba, jaraden ye ba minè bi sa Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se

Jaraden ye baw ban minè na, a nana bila sow rò. A ye so fila minè. A nana :

Baba, jaraden ye sokè minè bi Baba, jaraden ye sokè minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se

A ye sow ban a nana bila a ka faliw rò. A ye fali fila minè. A bolila ka na. A ko :

Baba, jaraden ye fali minè bi Baba, jaraden ye fali minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se

Jaraden ye baganw bèè ban tuma min na. Don dò, jaraden bolila ka na fa dalen kòrò ka taa i pan ka i kè a kan. Ale ye i dalen to. Cènin nana :

Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi

Ba ko ale bè boli. Jaraden ye fa minè ka ba minè ka a kòròkè minè ka a yèrè minè ka u bèè dun. A tilala ka i pan ka bò kogo fè ka taa. N ye sòrò min n ye a bila yen.

Le lionceau qui tue tout le monde

Voici le conte que j'ai choisi. Bon. Je vais parler d'un bilakoro*. Son père l'avait gâté, sa mère l'avait gâté. Ils ne lui avaient jamais rien dit. Même si ce garçon tuait un homme qu'il rencontrait, ils ne lui disaient rien. Un jour, le garçon alla dans la brousse avec les autres bilakoros. Il alla au pâturage des moutons. En faisant ses besoins, il trouva un lionceau derrière un bosquet, il l'attrapa, l'amena à la maison. Il le donna à son père. Il dit : "Père, j'ai ramassé un lionceau." Le père lui répondit : "Cela me fait plaisir, va mettre le lionceau avec le petit mouton, tu vas le garder avec lui." Il partit avec le lionceeau. Le chef de village dit : "Vraiment, on ne garde pas un lionceau dans la maison, le lionceau n'est pas à garder dans la maison." Le père de l'enfant répondit que le lionceau de son fils n'était pas non plus à tuer. Sa mère aussi dit que le lionceeau de son fils n'était pas à tuer. Bien. Le lionceau resta avec les moutons. Il grandit. Un jour, il se leva et attrapa un mouton.

Le garçon courut, il vint dire cela à son père. "Père, dit-il, le lionceau a attrapé un mouton. "Le lion n'arrive pas à attraper un mouton", dit le père. Le garçon partit. Le lendemain, le lionceau attrapa un second mouton. Le garçon courut chez son père. "Père, père, le lionceau a attrapé un mouton. "Mon fils, répondit le père, le lionceau apprend, mais ne réussit pas." Bien. Ils en restèrent là. Le lionceau tua les moutons et s'en prit aux chèvres. Ce jour, le garçon vint et se mit à chanter. Il dit :

Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas

Le lionceau tua les chèvres, il s'en prit aux chevaux. Il en prit deux. Le fils vint :

Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas

Le lionceau tua les chevaux, puis vint le tour des ânes. Il en prit deux. Le garçon vint et dit :

Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas

Alors, le lionceau extermina tout le bétail domestique. Un jour, il se leva et vint près du père qui était couché, il sauta et l'attaqua. Le père resta couché. Le fils arriva :

Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi

La mère voulut s'enfuir. Le lionceau attrapa le père et la mère, prit l'aîné du garçon, prit le garçon lui-même et les a tous mangés. Après il sauta par-dessus le mur et s'en alla. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets là.

* bilakoro = (garçon) incirconcis

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

Binba

Binba ye n malo de, malo, Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè k'i kun da n kun kan walayi ! a ye n saamè k'i nyè don n nyè na walayi ! a ye n saamè k'i nèn don n da la walayi ! a ye n saamè k'i bolo da n bolo kan walayi ! a ye n saamè k'i kògò da n kògò kan walayi ! a ye n saamè k'i disi da n disi kan walayi ! a ye n saamè k'i woro da n woro kan walayi ! a ye n saamè Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè

Bimba

Bimba m'a fait honte, honte, Bimba m'a fait honte ! Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa tête sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses yeux dans les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa langue sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son bras sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses seins sur les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son torse sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses cuisses sur les miennes Ah ! quelle impudeur ! Bimba m'a fait honte Ah ! quelle impudeur !

+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

J'espère encore que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !

Hery
Discussion autour du concours de mai: "Alignements" English translation pending
by Kate · 2014-04-30 · 839 replies
Bonjour à tous 😎

Le thème de ce mois de mai est « Alignements ».

On peut débattre, questionner et partager ici nos commentaires autour du sujet 😉 On peut discuter photo 😇 On peut poster ses "rebuts" 😛

Pour participer au concours, c'est ici Pour le diaporama, c’est là
Réussir son séjour en Thaïlande malgré les troubles actuels English translation pending
by Sunhae · 2014-02-27 · 308 replies
La discussion sur le meme theme venant d'etre fermee, en voici une autre pour continuer a informer les voyageurs en langue francaise. Donc pour les futurs touristes soucieux, a nouveau les points sensibles a eviter imperativement a Bangkok :

Avenue Ploenchit, du carrefour de Ratchaprasong au carrefour de Chitlom Intersection Silom Rd et parc Lumpini a Sala Daeng Asoke Pratumwan Complexe gouvernemental de Chaeng Wattana Pont de Pan Fah

Selon la loi en vigueur, tout non ressortissant thai qui se mele aux manifestant est passible d'expulsion immediate. Tous les sites le long de la Chao Phraya sont safe. Le transport depuis et vers les 2 aeroports se passe comme normal, meme si il est conseille de prendre une marge temps supplementaire. A ce jour, tous les transports publics fonctionnent normalement. Les grands shopping malls sont ouverts, mais attention a l''emplacement de certains situes au coeur des points sensibles. Les eviter imperativement. Ne pas se ballader non plus aux abords des points sensibles, les fusils a grenade M79 recemment employes lors des attentats ont une portee de 375 metres....
Manifestations en Thaïlande English translation pending
by ChristianC64 · 2014-02-08 · 298 replies
Voici la continuité pour les manifs en Thaïlande ...merci de demeurer centrer sur le sujet ...je fais fi d'un dernier message qui pique ma curiosité ...:

😇MANIFESTATION BANGOK ..SAMEDI SOIR.... deux grenades lancés sur le groupe qui est devant le batiment du gouvernement ....

lundi mardi appels a tous les policiers qui veulent quitter la police corrompu et de joindre le ...people anti gouvernement lundi mardi appel a tous les fonctionnaires du pays de quitter leurs postes et de joindre le nouvement anti taksin regime

appel lancé ce soir Samedi par suthep

puis les rice farmers auront au moins quelques millions pour faire leur pas avec le tribunal pour attaquer taksin regime pour faut grave... former un groupe de anti gouvernement . le peuple révolionnaire trouvera assez d argent pour tous les ....rice farmers ..... donation reprendront lundi et mardi ..

mercredi et jeudi formation d un nouveau gouvernement transitoire ....

voila c était tout a l heure suthep ..le programme de la semaine prochaine...... chaud +++chaud ....
Manifestations à Bangkok (part. 3) English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-31 · 736 replies
Bonjour,

Le fil précédent de cette discussion étant arrivé à saturation, nous vous proposons de continuer celle-ci ici.

L'équipe VoyageForum
MSC Fantasia Méditerranée Barcelone Casablaca English translation pending
by Valaquois · 2013-12-07 · 48 replies
Je part sur le Msc Fantasia le 25 Mars 2014 J'ai lu beaucoup info sur les iles Canarie et funchal Mais pas sur casablanca et Barcelone quoi voir par nous même? y t'il des taxis au port à qu'elle prix? 😏 Canada Québec
Mesures de sécurité d'urgence étendues en Thaïlande English translation pending
by Obeoandpai · 2013-11-26 · 301 replies
Source: http://bangkok.coconuts.co/2013/11/26/security-measures-extended-across-capital

les mesures de sécurité d'urgence en Thailande ont été étendues au-delà du centre administratif pour couvrir tous les quartiers de la capitale et plusieurs régions avoisinantes en raison de l'escalade des troubles politiques. En vertu de la Loi sur la sécurité intérieure, les forces de sécurité peuvent fermer des routes à volonté, déclarer le couvre-feu, interdire l'utilisation d'appareils électroniques et répondre aux menaces.

Les mesures resteront en vigueur jusqu'à la fin de l'année.

Parlant a la nation lundi soir, le Premier ministre Yingluck Shinawatra a cité les perturbations des ministéres des finances et des affaires étrangères comme facteurs dans la décision d'étendre l'ISA sur l'ensemble de Bangkok, Nonthaburi, le district de Bang Phli de Samut Prakan, et le quartier Lat Lum Kaew de Pathum Thani. Malgré l'imposition de l'état de sécurité élevée, Yingluck a donné l'assurance que la force ne serait pas utilisé contre le public.
Traversée Inde-Birmanie-Thaïlande et vice versa en camping-car English translation pending
by Tuture · 2013-09-09 · 255 replies
Bonjour

Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013

Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Thaïlande: se prémunir d'un œdème de Quincke English translation pending
by Antey · 2013-08-11 · 29 replies
Bonjour, Je souhaite faire découvrir la Thaïlande à ma sœur cependant nous avons un problème : elle est allergique aux agrumes et à l ensmble des fruits jaunes . Si elle en mange elle fait immédiatement des œdèmes de Quincke : elle gonfle, s'etouffe, c'est assez impressionnant. ce n'est pas agréable à vivre en général et encore moins à l autre bout du monde.

J'ai peur que mon anglais et celui des gens que nous rencontrerons au fil de notre périple ne soit pas suffisant pour leur expliquer clairement qu'il est vital qu'il n'y ai pas de citron par exemple dans ce que nous commanderons à manger. C'est pour cela qu'aujourd'hui je fais appel à vous. Est ce qu'une personne écrivant en thaï pourrait m aider et écrire un message que je pourrai montrer aux gens avant de commander à manger ??? Nous prendrons toutes les précautions possibles mais ça me rassurerait pour pouvoir expliquer aux gens que c'est très important pour sa santé qu'il faille qu'on fasse attention.

Je vous remercie pour votre aide.

Amicalement Alex
Jeu de mots, le 3ème... English translation pending
by Kola · 2013-06-22 · 999 replies
Ce n'est pas un rébus, ni une charade... et il faut trouver un lieu. 🙂

.........
2012 – Zam – Zim: carnet Zambie et Zimbabwe English translation pending
by Francky4 · 2012-09-05 · 79 replies
2012 – ZAM – ZIM. Carnet Zambie et Zimbabwe.

Un petit Retour d'EXpérience (un REX, comme ils disent au boulot... !) sur notre voyage africain de cet été. En espérant que cela profitera à ceux qui veulent découvrir ces belles contrées... !

2 ans sans Afrique, c'était trop. Il nous fallait notre dose, et on a été gâté...! De version en version, le trajet initial (Zambie, Malawi, Mozambique, Zimbabwe) a été racourci : Nous irons au Malawi une autre année (toujours ce vieux rêve de remonter le lac jusqu'en Tanzanie...!).

Donc 3200 km prévus en 23 jours : - Avions : Paris - Francfort - Windhoek - Lusaka, puis Victoria Falls - Windhoek - Francfort (avec Air Namibia) - Paris (avec Lufthansa). 2150 euros de billet d'avion pour deux, dont 250 euros pour cause de changement de billet de ma part. - Le voyage : Lusaka, South Luangua, Chipata, Luangua Bridge, Lower Zambezi, Kariba, Matusadona, Chizarira, Hwange, Vic Falls.

0005

- Voyage préparé avec Mapsource et Tracks4Africa + Google Earth... et Vincent ;-)

- Dollars achetés dès février avant la baisse. - Budget global : 8400 euros, dont 2150 euros d'avion et 4200 euros de location de 4x4 (dont 800 euros de caution)

Vendredi 20/07 L'exercice de pesée des sacs a commencé : Trois sacs acceptés bien que UN par personne autorisé normalement. 23 Kg maxi par personne. On a 39 Kg en tout, dont les outils et les trousses à pharmacie que nous laisserons là-bas. La prochaine fois, il faudra faire avec deux sacs. Vieux Campeur vend des sacs de toile très résistants et très légers, de grande capacité…

Samedi 21/07 Décollage de Francfort à 20h05, Arrivée à Windhoek à 6h05 : 2 degrés, ils battent des records de froid cette année. Ne pas oublier d'enfiler sa polaire. -( Attente a l’aéroport jusqu'à 11h00 pour prendre un plus petit avion, pas beaucoup de places pour les bagages "cabine". Survol du delta de l'Okavango. Jolis souvenirs qui reviennent en mémoire...

Arrivée à Lusaka à 11h30 locale. Passeport électronique. 50 USD de visa sur place. La sortie se fait rapidement. Prise en charge du 4x4. Le gars me demande la caution... que j'ai déjà versée par virement il y a un mois (pour ne pas plomber ma Carte Bleue)… -( Pas de blankett, pas de 2ième roue de secours, deux pneus corrects sur 5, un seul jerrican au lieu de trois, frigidaires que l'on ne peut pas brancher, allume cigare 24 Volts (le GPS a eu chaud)... Mais bon. Limo Car Hire est loin, pas sur notre route, et je voudrais être à Petauke (405 km) avant la nuit.

A noter en passant : Dam View Chalet (S xxx xxx xx E xxx xxx xx) n'est pas un Camp Site contrairement à ce que laisse croire T4A. C'est juste un endroit où il y a une maison et une tente au bord d'un étang. Ça ne peut pas être une étape intermédiaire.

0010

La route est goudronnée et correcte, sauf les 80 derniers km avant Petauke où l'on arrive à 16h50, juste avant le coucher du soleil. Gauche / Droite : Chimwemwe Lodge (un peu prétentieux comme appellation mais endroit correct). Réservé par email au dernier moment, la patronne me gratifie d'un "Bonjour M. Franck" sans que je me présente. On pose les valises et on revient manger. La patronne mange dans la salle de restaurant, à 5 m de son bureau et ferme à clé une grosse grille de fer devant la porte du bureau...

Le Repas est un traditionnel Nshima (farine de maïs et de manioc) un peu fade. Poulet grillé.

On appelle le loueur LIMO Car Hire pour savoir ce qu'il propose pour ce qui nous manque. * Il ne peut pas venir à Petauke pour nous dépanner. * "That's Africa" me dit il. Mais pour le prix "that's America" je lui réponds.... * Va falloir bricoler un branchement direct pour le frigidaire, * Ainsi qu'un allume cigare parallèle, j'en trouve un dans un garage-casse à l'entrée de Petauke. Merci William. (Pour obtenir 12 volt sur un circuit 24V, il suffit de brancher directement deux fils, le + et le – sur une seule batterie).

Bonne nuit de sommeil malgré le froid dans la chambre. Eau chaude. Prix raisonnable (45 $).

Dimanche 22/07 : Petauke – South Luangua NP Lundi 23/07 : South Luangu NP Le lendemain matin, on fait les courses à Petauke : un peu compliquées car c'est Dimanche, seulement deux magasins et stations essence ouverts. * Peu de fruits * Pas de bouteilles de 5 litres d'eau, que des 75 cl. * Pas de couverture, pas de jerrican. * On trouvera des oranges dans une petite bicoque à mi-parcours, loin de tout, perdue au milieu de la forêt sur la piste.

0017

Puis on prend la route vers South Luangua par la piste nord (180Km - 7h00) pour éviter le détour par Chipata. La piste est parfois très lente, mais aucun souci en suivant la trace T4A : ne pas oublier de tourner à gauche au Poste de Police, même s'il n y a pas de poste de police...

A gauche ici (S13 56 48.5 E31 36 52.7)…

0020



La piste est parfois très lente mais souvent agréable, en forêt,

0030

0040

Puis arrivée au bord de la Luangua où les animaux font leur apparition.

A notre arrivée à Wild Life Camp, le chien nous fait une démonstration de course aux babouins et les fait fuire. La prochaine fois j'emmène un Fox... Quelqu’un peut il m’en céder un ??? ;-)

Le Camping est très bien en bordure de la Luangua : Ablutions - eau chaude. Power pour recharger les batteries.

Les petits babouins sont craintifs : tant mieux.

0050

Je ne rate pas l'occasion de faire un premier Game walk avec un guide très expérimenté et volubile et un ranger armé comme il se doit. Il nous apprend les herbes anti-moustique (ça marche aussi pour les mouches...), à identifier le sexe et l'âge de l'éléphant qui a déposé crottes et urine...etc. C'est toujours très intéressant.

0060

L'occasion de se sentir vraiment dans le bush : Un Hippo sur la "plage" qui s'en va quand il me voit m'écarter du groupe, un éléphant qui ne s'occupe pas de nous, et... En sous-bois, on a repéré un gros hippo à une trentaine de mètres, vers la rivière, pendant que le guide nous explique ceci - cela... Tout à coup on voit le ranger s'agenouiller et armer - épauler son arme en criant "derrière un arbre, derrière un arbre..." En moins de deux secondes on est tous derrière un arbre et on aperçoit l'hippo qui nous lance une charge : il se met à courir, d'un pas "léger" dans notre direction... Puis s'arrête d'un seul coup et se dirige tranquillement vers la rivière. Pas grave, mais impressionnant... "Heureusement que nous ne sommes pas entre lui et la rivière" nous commente le ranger.

0065

L'après midi on fait des courses à Mfuwe assez bien achalandé, et le plein de gas-oil. Le Neiman reste bloqué. 3 gars accourent et démontent l'ensemble. 3 minutes après, le contacteur désolidarisé du volant permet de redémarrer... super merci. Faudra graisser la clé avec trois gouttes d'huile moteur pour qu'elle pénètre suffisamment profond dans le contacteur. Problème dû à la poussière.

Puis Night Drive. La seule façon de faire un Drive jusqu'à 20 heures est de le faire avec un guide, donc avec un lodge, si non il faut être sorti à 18h00. Et c'est parait il la seule façon de voir les félins actifs, puisqu'il ne chasse plus le matin après 6 - 7h00. Cela nous permet de voir 2 Léopards, pratiquement ensemble, qui provoquent des cris d'alarme impressionnants des babouins. Sympa de les voir mais frustrant pour les photos… -(

0067

Et une jolie Genette, ainsi qu'un porc-épic (qui sortent quand il fait froid, c'est dire) et une chouette XXXX

Mardi 24 et Mercredi 25/07 Kawaza Village : Je ferai un fil spécial pour cette escapade très intéressante sur deux jours dans un village, avec des vrais gens, fort sympathiques et tellement courageux.

Jeudi 26/07 Retour à Wild Life - version chalet La version Chalet n'est pas forcément une bonne idée dans un bon Camp Site : les Insectes sont omniprésents car ils peuvent plus facilement investir les lieux, les singes qui dépiautent le toit de chaume la nuit pour réveiller les insectes. Un petit scorpion noir juste devant la porte me fige dans un premier temps, puis reçoit le plat d'une chaussure lestée de 75 kg. Puis un joli Gecko qui court le soir sur l'intérieur de la paroi du chalet. On le retrouve le lendemain matin. On le retrouvera par hasard le soir même, dans le sac photo : c'est pas dangereux, mais ça surprend ! Depuis on l'appelle Geckouille la Fripouille.

0070

Le Jeudi, on passe la journée dans le parc, et on monte au nord de SLNP, près du Fish Eagle Lagoon.

0080

Un jeune éléphant qui s’énerve sur la piste et qui trompette une fois que l'on est passé..

0090

Les lions que nous avions vus la veille avec le Game Drive : ils sont affalés, repus sans doute.

0100

Près du Lagon (environ 50 km au nord de la Gate), il y a un petit défilé de Cobés, éléphants, crocodiles, et divers oiseaux. Le matin, promenade à pieds près du lagon, et l'après midi : 21 crocodiles se font bronzer là où je me promenais le matin : trouille rétroactive... ! Un troupeau de buffles pour compléter le Big Five, et des éléphants qui s’abreuvent…

0105

Grands Koudous et Pique-bœufs qui viennent chercher leur pitance directement au producteur.

0110

Un squelette de tête d'hippo au bord de la piste… !

0120

Et surtout un magnifique affut aménagé, construit sans doute par le Lodge assez proche, au ras de l'eau, à quelques mètres des hippos, et des guêpiers qui viennent pêcher.

0130

Ma moitié toujours espiègle, est tellement impressionnée, qu'elle crie houhouuouououou pour narguer les gros hippos… On a l'impression qu'ils nous voient, et surtout qu'ils pourraient détruire cette "barrière" de paille comme rien. En rentrant du Lagon on rencontre DG (notre guide de Night Drive) qui nous annonce que le game du matin et du soir ont été bredouilles...! Pas nous.

Et de jolis couchers de soleil pour terminer les journées...

0140

Vendredi 27/07 Après avoir étudié la chose, nous n'irons pas au North Luangua National Park : trop loin, difficulté pour se loger pas trop cher, et impossibilité annoncée de faire des Game en voiture, par soi-même. On ira donc "seulement" à Luembe, sur la route entre SLNP et NLNP

Luembe - 130 km

Les 25 derniers km : piste "Hippo Track" difficile. si non piste roulante. On arrive vers 13h00. On se fait doubler par des policiers qui, plus loin, effectuent une arrestation musclée d'un jeune ado : je n'aimerais pas être à sa place. Qu'a-t-il fait ???

On passe au niveau d'un spot de Grues Couronnées, mais sans en voir aucune.

Aucun Game drive n'est organisé à Luembe, aucune piste praticable à part celle qui fait l'aller-retour avec l'embranchement vers NLNP. C'est juste un coin tranquille avec des dizaines (centaines ?) d'hippos et de jolis oiseaux. Le Lodge (Tented Camp) a été cédé par l'ancien propriétaire allemand à deux locaux : le jour où ils auront un email qui fonctionne et l'envie de créer des activités (boat drive, game walk, visite villages de pêcheurs et pêche...), cela deviendra un petit paradis de tranquilté. Je fais une sortie à pied en individuel, un peu réprimandé par le nouveau propriétaire du Lodge. Mais cela me permet de jouer à "1-2-3... Soleil" avec un pic-vert : je me rapproche quand il cogne sur l'arbre et je m'arrête quand il arrête...

0150

Jeunes hippos qui se chamaillent tout l'après midi. 0170

Martin pécheur bleu qui joue à cache-cache avec moi. Allers-retours le long de la berge.

0180

Vers 17h00, les villageois voisins viennent poser leur filet. On pense qu’ils vont rester là une paire d'heures, en fait ils seront encore là à 21h00, et même toute la nuit... L'un d'eux a gagné une lampe frontale… ;-)

0190

On passe la nuit bercés par le chant des hippos et on repart le lendemain au lieu du sur-lendemain, ainsi on gagne un jour sur le trajet.

Samedi 28/07 - Wild Life camp On redescend donc un jour plus tôt que prévu sur Mfuwe. En redescendant, on tombe sur un groupe de Grues Couronnées à l'endroit pré-visualisé sur Google Earth (cocher la case Panoramio pour voir les photos). Magnifique dans leur milieu naturel. Rien que pour ça, ça valait la peine.

On repasse donc une nuit imprévue à Wild Life Camp. Pas de souci. On paye en liquide, pas de reçu. Bon anniversaire Elisabeth.

Dimanche 29/07 Le dimanche est consacré au repos. Je pars seul en Game Drive du matin sans voir grand chose.

Lundi 30/07 : Chipata - Luangua Bridge Camp Site Le Lundi, c'est le départ pour Chipata - Luangua Bridge

Pas de gas-oil à Mfuwe. Le camion a eu un accident… ! Un gars se pointe et propose du gas-oil au marché noir. Mais bon ! J’en ai assez pour aller à Chipata. Quelques courses au grand magasin à droite après le pont, et au Bottle Store un peu plus loin pour acheter deux containers d'huile vides pour y mettre du Gas-Oil. Puis départ pour Chipata, par ce que je croyais être du goudron : Peu de goudron en fait, la route est préparée mais interdite d'utilisation, la piste parallèle est défoncée, et se perd dans les villages. Dans un village un Zambien super gentil (pléonasme) court devant la voiture pour me montrer le chemin.

On arrive vers 11h30 à Chipata. Enfin une grande ville pour faire des vraies courses (SPAR, Shoprite...) Des Chips, du presque fromage, et du vin, mais pas de Nutella. -) Nous sommes à proximité de la frontière avec le Malawi, il y a une activité intense.

Les taxis nettoient leur limousine…

200

Et on peut faire le plein de son avion...

210

Et un Musulman super gentil que le taxi ira chercher pendant la prière, pour ouvrir sa boutique pour recharger notre bouteille de gaz...

On a le temps de pousser jusqu'à Luangua Bridge Camp Site grâce à la journée gagnée. Donc on passe deux nuits / un jour complet de repos à Luangua Bridge Camp Site Le temps de faire de belles photos de PKF. Instants magiques...

220

Le temps de faire du bateau avec Fredrick, qui nous raconte qu'il est payé 350 000 Kwechas (50 euros par mois). On lui "offre" un coca, il le garde pour ses enfants. On va financer les études de ses enfants pour 24 euros par mois, mais pas simple parce que le patron ouvre son courrier. On s'aperçoit que ses sous-vêtements sont complètements déchirés. Occasion d'alléger mon sac de linge.

On reviendra ici, pour pousser jusqu'au confluent de la Luangua et du Zambèze - Zone frontière entre trois pays, où il y a des éléphants et des oiseaux. 2 Sud Af avec des Toy 105 magnifiquement préparés... : escabot pour plier la tente de toit, tapis en bas de l'échelle, sav de toile pour ranger les chaises pliantes, galerie en Alu servant de "tiroir" pour ranger la table de camping, treuil....etc.

Fabriquer un Tuyau - filtre à Gas-oil pour transvaser les containers dans le réservoir de la voiture, parce que les containers, qui contenaient de l'huile, ont encore des gros dépôts d'huile agglomérée (sans doute à cause du froid la nuit) et je ne voudrais pas que cela se retrouve dans ma pompe à injection : * Moustiquaire fixée à l'entrée du tuyau plongé dans le container * de la Gase positionnée dans la bouteille qui sert d'entonnoir. * Un système avec un fil de fer que je pince plus ou moins pour réguler le débit.

Mardi 31/07, Me 1/08, Je 2/08 - Luangua Bridge --> Lower Zambezi / Mvuu Camp Site Départ vers 7h30. 170 km de route goudronnée correcte entre Luangua Bridge et la piste de l'entrée nord de LZNP. Quelques courses dans le "hameau" avant d'attaquer la piste (S15 14 19.2 E29 09 57.5) Arrivée vers 9h45 à la Gate Nord (Mukamba Gate)... en même temps que l’employé qui enregistre les entrées et prend les sous. Juste un Reçu, pas de Livre des Entrées / Sorties pour savoir si nos voisins Sud Af sont passés hier. Il nous faudra 7 heures pour faire les 175 km de pistes jusqu'à Mvuu CS. La piste est roulante jusqu'à une deuxième gate.

230

Puis piste difficile et très lente jusqu'au bas de l'escarpement, puis resserrée au milieu des haut buissons qui débordent sur la route. Faudrait pas croiser un éléphant nerveux ici...

Ensuite les pistes qui se perdent au milieu de la forêt et des lagons : magnifiques. Troupeaux de Buffles, Impalas, Gnous... T4A n'arrive plus à suivre et le GPS perd ses satellites sous les arbres. Faut suivre un cap et essayer de le tenir pour rejoindre le tracé.

Une jeune femelle éléphant surprise au bord de la piste nous charge dangereusement, elle trompette dans nos oreilles à 5 mètres, elle nous poursuit sur une centaine de mètres. La semer nous coûtera de forte secousses dans les bosses de la piste… !

Plus loin, un éléphant mort mais pas mangé, sauf par l'intérieur par les vautours... bizarre.

240

Puis piste en plaine, vers l'aérodrome qui ne voit qu’un ou deux avions par semaine. Puis la piste se perd dans une rivière à sec qu'il faut remonter quelques centaines de mètres avant de retrouver la piste sur la gauche.

Pareil, à la sortie Est du Parc, ne pas prendre la première piste à gauche en bas de la première descente : elle passe par un tas de sable difficilement franchissable et arrive sur la rivière assez profonde à cet endroit. Ne pas sonder à pied : crocos actifs. Il faut continuer tout droit quelques centaines de mètres puis la piste à gauche. Là, la rivière Chingwa est moins profonde à cet endroit. Éléphants calmes à droite.

Arrivée à Mvuu Lodge - Camp Site vers 16h30. Mvuu ça veut dire Hippopotame La place Ellie Camp, isolée, proche du bush et de la rivière à sec fréquentée par les éléphants la journée et par les hippos la nuit. Tellement isolée que Pierre est arrivé le Mercredi 1/08 et qu'on ne l'a même pas vu... !

Ballade en bateau pour trouver le Malachite King Ficher, mon Graal : Pas trouvé. Le guide formé par ZIM Parks est très compétent On trouve des Guêpiers (à front blanc)

250

…et un Pied King Fisher, et un héron marron

260

Des éléphants dans l'eau qui protègent le petit

270

Et une bande de copains…

280

Côté Mana Pool, il y a un bateau avec un Blanc armé d'un gros fusil. Le guide m'explique que le ZIM (et la ZAM) ont des quotas. Les riches européens en profitent et viennent s'éclater à plomber des éléphants ou des lionnes (5 000 dollars) ou des lions (10 000 dollars). Ce doit être parce qu'ils ont faim ces gens là.

Madame est restée au Camps Site pour se reposer. Elle lutte contre les petits singes espiègles, l'un d'eux découpe le cordon de la fenêtre de la tente avec ses dents pour y rentrer... ! D'autres détournent son attention pendant que leur collègue regardent ce qu'il y dans le 4x4, ouvrent la protection de la poubelle... !

La journée se termine par un magnifique levé de Lune Rousse

290

Vendredi 3/08 - LZNP - -> Warthogs / Kariba. En sortant de Lower Zambezi, à droite, Gwaba Lodge (S15 57 07.5 E28 51 40.3) possibilité de faire le plein de gas-oil… mais ce jour là, le livreur de Gasoline s’était trompé et avait déversé sa livraison dans la cuve de Diesel… Donc pas de gasoil avant longtemps… ! La route est tranquille. Nous traversons la Rivière Kafue par le bac, sans soucis, en quelques minutes.

300

Nous ne passerons pas par le centre ville de Chirundu qui ne semble pas avoir de grands commerces ni même de station service (à confirmer).

Police Check Point à la sortie Nord de Chirundu.

310

Puis arrivée au barrage – frontière, avant Kariba – ZIM. Frontière ZAM - ZIM à passer : 15 minutes pour sortir de ZAM et 45 minutes pour rentrer au ZIM. Le douanier nous prévient que notre rétro cassé sera sanctionné par une amende de 5 ou 10 dollars US par la police Il y a 2 stations Essence (non indiquée sur T4A) juste avant la frontière et au moins deux stations essence à Kariba. Magasins vides à Kariba. Rien à acheter. Quelques courses de fruits (= bananes) et légumes (=tomates et oignons) en ville. Paquet de chips + 2 Coca + pain de mie à la station service : 10 dollars ! ! ! Banque dans la "vieille" ville, sur les hauteurs mais pas d'ATM.

- Warthogs Chalet à Kariba, sur la route Sud La patronne n'est pas très aimable. Je prends deux bières (huuummmm !) : 4,2 Dollars ! ! ! Je lui donne 5$, elle n'a pas de monnaie, - Je vous rendrai 80 Cts si je trouve de la monnaie car je n'ai plus de bonbons ! ! ! - Alors donnez-moi un petit paquet de chips à 1 $ et je vous donnerai un dollar quand vous aurez de la monnaie… !

On mange sur la petite terrasse du chalet. Mais on entend pas mal de bruit derrière nous : Deux éléphants viennent fouiller dans l'espace poubelle juste derrière le chalet.

320

Puis, moins drôle, un hippo qui arrive juste devant le chalet pour brouter... finalement sans s'occuper de nous.

"Beaucoup" d'oiseaux au bord du lac.

Samedu 4/08 : Kariba --> Matusadona

Départ vers 8h15 pour Matusadona (ça veut dire "coulure de crottes d'éléphants" parce qu’il y en a beaucoup parait-il)

Au départ de Kariba, le GPS se perd les crayons à vouloir me proposer des pistes rapides qui font le tour de la piste toute droite sous les poteaux électriques. Et c'est à ce moment là que les freins ne répondent plus. Je suis obligé de pomper une dizaine de fois avant de retrouver un semblant de freinage. Faut ruser avec le frein à main et la boite de vitesse. Sur une boîte auto, ce n'est pas évident. Et c'est à ce moment là que l'on voit arriver des Dark Vador... des militaires habillés très foncés... ça fait drôle. C’est une zone d’entrainement de l’armée, c'est pour ça que c'est noté "Permit Required" sur T4A. Ils nous demandent des cigarettes. On ne fume pas. Ils nous demandent du feu. Tiens voilà la boîte d'allumettes.

C'est juste après cette rencontre (du troisième type) que la piste rejoint la montagne. Elle est parfois lente, voir très lente.

C'est à ce moment là que la piste devient difficile. Grosses pierres. Sans frein c'est le pied. Faut ruser.

C'est à ce moment là qu'on a crevé un pneu. Une visse est plantée au beau milieu du pneu. Sans doute la seule visse qui existe sur 5000 km de pistes ... ! ! ! Je la garde pour m'en faire un pendentif...!

C'est à ce moment là, en changeant la roue, qu'on s'aperçoit que la roue de secours a déjà trois réparations par des mèches... Va-t-elle tenir 800 km jusqu'à Hwange...? En passant par les mauvaises pistes de Matusadona et Chizarira ?

Arrivée vers 13h30 à la jonction Gravel-Karoï-Hwange et Piste Nord vers Matusadona (Steve Camp est désert) Petit repas rapide. Boite de "Jus de maïs" dégueulasse. Tomates, pain de mie éponge…

Puis piste vers Tashinga qui se trouve au bord du lac Kariba dans Matusadona NP. La piste est d'abord agréable puis très très lente jusqu'à la Gate principale. De grosses pierres jonchent la piste, en descendant dans les rivières à sec, lentement en première. Il faudrait même une première courte, mais la boite est bloquée en "longue". La piste devient meilleure après la gate avec des pièges-saignées si on dépasse les 35 Km/h. Il nous faudra 2h45 pour faire les 75 kms de cette piste fastidieuse (au retour on mettra 4h15 parce que pas envie de se casser les reins) Le souci en fait c’est d'arriver sur cette piste en fin de journée, car la route depuis Kariba nous a déjà fatigués. L’idéal serait d’arriver de l’Ouest. On arrive à Tashinga vers 16h00 pour la récompense : ciel magnifique, coucher de soleil superbe, levé de lune extra, ablutions et eau chaude OK. Pied King Fisher...

330

Le paiement du parc est un folklore * J'ai réservé le camping pour trois nuits (90 $) * J'ai payé par virement fastidieux l'emplacement pour trois jours mais la personne au bureau ne comprend pas de quoi je parle et ne sait pas quoi faire de mon voucher. * Elle me fait payer les droits d'accès au parc. Même prix que tu restes un ou 7 jours : 34$. * Les 2 voisins de campings, Suisse et Germains, sont arrivés sans réserver, donc sans payer le camping, ils ont juste payé l'accès au parc.... ?? * Il y a 18 places marquées sur le Camp Site, et trois occupants ce soir : Faut dire, vu la piste... ! * On est crevé... un coup de rouge, quelques chips et un joli coucher de soleil pour nous remonter le moral.

340

- Bonne nuit... il doit être au moins 21h30 ? - Non non ! Il est 19h35... bonne nuit...

P... de journée ! Bon anniversaire Francky !

Dimanche 05, Lundi 06/08 - Matusadona Deux jours complets (3 nuits) à Tashinga, c'est bien pour se reposer de la piste et reprendre des forces avant de la refaire dans l'autre sens. Le lendemain matin, petit tour sur Rhino Loop, là où les animaux se trouvent principalement. * Traces de lions sur la piste. * Arrivée sur Private Road que l'on prend à gauche jusqu'au Lodge * Et là on tombe nez à nez (si je puis dire) avec un Rhino noir et son petit... Rencontre magique. On s'observe. Il s'en va.

350

On est gentiment accueilli par la personne qui gère le Lodge, il nous fait visiter son petit paradis : éléphants, aigle noir, lions (pas vus) et Rhino qui se baladent aux environs.

Le lendemain, arrêt au Work Shop de Tashinga : Personne pour réparer mon pneu crevé. Les mécaniciens sont partis huit jours en Patrouille pour chasser... les braconniers. Les grands ados du village me trouvent la clé du garage et une mêche pour réparer le pneu, mais pas les outils nécessaires. * on invente un poinçon pour élargir le trou de la crevaison, pour introduire la mêche * on fabrique un introducteur de mêche avec un vieux tournevis scié sur sa partie plate * Et la pince à épiler de madame qui nous sauvera pour démonter la valve. * 3 heures après j'ai un pneu de secours qui tiendra ce qu'il tiendra avec une bonne prière, mais on n'en aura pas besoin car la vieille roue de secours avec trois mêches va tenir jusqu'au bout... ! (rien n'est certain, tout est possible...). Bon ! Je pourrais purger mes freins, mais je n’ai pas envie de perdre mon temps avec une réparation qui pourrait ne pas suffire si un clapet du maître cylindre est mort… !

Après midi, ballade et repos au bord du lac. Je "fabrique" un affût pour surveiller le Pied King fisher qui vient pécher vers 17h15 avec son compagnon. Et d’autres zoizos…

360

Un éléphant traverse le bout de la baie… Les deux Suisse voisins, en train de lire tranquilles sur leur fauteuil, le voit approcher, oreilles déployées, il trompette... On lève la tête, on les voit partir derrière leur 4x4 par la droite, l'éléphant joueur les rejoint par la gauche... ! Ils font demi-tour et montent dans leur 4x4, ferment les portes (à clé...) et klaxonnent... L'éléphant les regarde en se balançant de droite à gauche, hésite… et s'en va comme il est venu... étrange non ?

Les couchers de soleil sont de toute beauté. Je n'ai jamais vu un ciel aussi pleinement orangé. Je dors avec l'appareil photo pour mémoriser le levé de soleil sans avoir à quitter la tente...;-).

370

Et j'en profite pour mémoriser aussi le levé de lune sur le lac... Magnifique.

380

Mardi 07/08 : Matusadona --> Chizarira La redescente vers la grande gravel se fait doucement : faut préserver les pneus, les freins et les reins. La gravel qui part vers l'ouest est assez piégeuse : quelques saignées en travers de la route qui interdisent une vitesse supérieure à 40-50 km/h avec cette voiture.

Puis bifurcation vers Chizarira : 25 km de piste assez lente mais sans difficulté majeure. Arrivée au Bureau, contrairement à sa collègue de Matusadona, le préposé me demande le Receipt pour avoir payé le camping (une nuit – 50 $). Je ne l'ai jamais reçu, juste une sorte de Voucher, il s'en contente. On paye les droits d'accès au parc : 24 dollars.

Chimwe View camp site est occupé par un petit camion 4x4 de deux allemands qui n'ont pas réservé. On partage sans soucis, c'est juste pour dire que les résas centralisées, c'est pas encore ça... On visite l'endroit, jusqu'à Chiwinini 2 qui est un petit coin tranquile loin de tout, près d'une rivière au calme, avec de jolis oiseaux : hérons, Guêpiers, PKF... et sans aucun doute plus chaud que Chimwe View.

390

On aurait dû rester là car, à part la vue, Chiwe View n'a pas grand intérêt : le soleil se couche derrière la montagne et se lève... derrière la montagne (l'autre), et la vue n'en profite pas car il y a trop de brume. Et en plus, on est en plein vent : on a mal dormi et il fait TRES froid, genre 4 ou 6 degrés le matin. Pas de toilette (je vous laisse imaginer les alentours pourtant nettoyés), pas d'ablution : c'est TRES rustique. Pas envie de prendre une douche africaine par ce temps venteux. On se sauve le lendemain matin sans déjeuner : on déjeunera dans la vallée quand le soleil sera bien haut.

Mercredi 8/08 : Chizarira - -> Hwange Si mes calculs sont bons, on arrivera à Hwange sans tomber en panne d'essence, à 30 ou 50 Km près... ;-( Questions aux allemands la veille : * Il y a de l'essence à Binga ? Oui oui au bout de la route, T Jonction à droite. - Question aux touristes rencontrés sur la piste : * Il y a de l'essence à Binga ? Non non la station essence est fermée. Apparemment, ils n'ont pas trouvé le Work Shop qui vend du Gas-oil, mais dont le stock de Pétrol est à zéro. A Binga il y aussi un petit Shop assez bien fourni, et quelques marchands de légumes (= tomates, oignons, choux-fleur...)

- Dette. 20 km avant Hwange, il y a la petite ville de Dette, avec station essence et magasins.

400

Il y aussi une ou deux boucheries, mais je n'ai pas envie d'aller voir l'état de la viande et des frigidaires, car il faudrait que je chasse les mouches pour pouvoir entrer... ;-( Les gens sont sympas mais tout juste.

- Hwange Arrivée à Hwange vers 15h00. Le Camp site est pratiquement vide. Ablutions - Eau chaude. 3 nuits en camping– 120 $. L'emplacement BBQ dans le quel on fera du feu pour se réchauffer, assis au bord, en mangeant la soupe du soir. Petit shop avec quelques trucs à manger et à grignoter, du vin... Boite de thon à 3,9 $... ! La nuit sera terrible. Plus froide qu'à Chizarira, genre 2 ou 3 degrés... On ne pourra pas camper deux nuits supplémentaires. On apprend le lendemain qu’il a neigé à Jo'Burg, ce qui n'était pas arrivé depuis 115 ans. La personne au Bureau réussira à joindre la Centrale de Réservation à Harare pour nous faire migrer vers un chalet : on "perd" 5 dollars et on gagne 12 ou 15 degrés appréciés...

Le plan "voir Nyamandhlovu Platform" en fin d'après midi est sympa (merci Vahi). L'endroit est beau, proche de Main Camp, les animaux défilent... mais l'endroit n'est pas très calme, c'est le défilé, bruyant, certains nourrissent les oiseaux... Pourtant ce n’est pas le week-end.

410

420

Un autre Pan proche de Main Camp pour profiter des belles lumières : Makwa Pan à 13 km au Sud-Est. Le pan est un peu plus petit, mais j’y ai trouvé beaucoup d'éléphants et moins de monde.

Un soir tout seul, j'arrive à ce plan d'eau, une cinquantaine d'éléphants en partent. Une femelle éléphant "danse" sur la route pour m'empêcher de passer, en attendant son petit qui finit de boire. C'est incroyable, on dirait qu'elle me dit de ne pas bouger tant que son petit ne l'a pas rejoint. Puis ils s'en vont sans même me jeter un regard.

430

Puis une cinquantaine d'éléphants arrivent à leur tour. Je suis trop proche de l'eau mais je ne peux plus bouger. Un jeune s'amuse avec moi, il me fait face à une dizaine de mètres, oreilles écartées il se balance de droite à gauche. Si j'avance, il risque de vouloir se défendre. Si je recule il risque de vouloir amplifier la provocation. J'ai une main sur le démarreur : je suis prêt à partir vite fait... Il se calme et rejoint la troupe dans l'eau.

440

Le lendemain, levé à 5h45 pour être à la gate à 6h00 le lendemain d un Kill, mais on a rien vu. Puis toute la journée pour faire le tour Kennedy - Ngweshla qui est une belle ballade (90 km env.). Un petit détour vers Somalisa Pan Tented Camp où les éléphants viennent boire dans la piscine, et au retour, sur une petite piste, rencontre surprise, au milieu des hautes herbes avec Maman et Cub éléphant qui se désaltèrent à quelques mètres de la piste qui disparait au milieu des herbes.

La nuit, un éléphant vient chatouiller les arbres et le toit en paille du chalet, heureusement "effrayé" par la lampe électrique dans les yeux. Le lendemain, un tout petit éléphant semble perdu au milieu du jardin de fleurs, devant la réception à Main Camp, il dépiaute les palmiers naissants en attendant sans doute que sa mère revienne le chercher.

450

Samedi 11/08 - Hwange --> Victoria Falls Les 205 kms sur le goudron se font tranquillement en 2 heures et demie - 3 heures. Nous sommes arrêtés sur la route par un barrage de Police. Comme on ne trouve pas le triangle = 10 $ d'amende.

Puis arrivée à Ilala Lodge : magnifique. Merci Vincent. On fera nettoyer la voiture de fond en comble. Le gars y passe 2h00. Le Restaurant est le meilleur que j'ai connu en Afrique : service haut de gamme, piscine (froide), gentillesse, bar, cacahuètes… A Midi, on déjeune chez Mama Africa : Elephant Steak de bœuf... ! Non ce n’est pas un steak d’éléphant… !

Victoria Falls. A cette époque les chutes sont définitivement plus belles côté Zimbabwe, il y a là beaucoup plus d'eau, sur une plus grande largeur, et pas trop d'embrun pour nous asperger. La ballade prend 2 à 3 heures. Certains endroits sont non sécurisés et très impressionnants.

460

Ballade en Hélicoptère. Je réussi à trouver une place en fin d'après midi pour éviter la lumière écrasante. 130 dollars le 1/4 d'heure... ! Le prix a plus que doublé en 4 ans, mais pourquoi s'en priveraient-ils ? La compagnie d'hélicoptère a reçu 255 clients ce jour là. C'est pour eux la haute saison jusqu'à fin Septembre - Octobre. Faites les calculs. Si vous arrivez avec un gros téléobjectif, le gars vous propose un "arrangement" pour vous mettre devant, à côté du pilote : il suffit d'être le premier du groupe sur la file d'attente. Ça coûte 5 dollars de pourboire, mais ça vaut vraiment le coup. Le décollage est impressionnant, et les images sont belles...

470

12/08 - Vic Falls --> Windhoek --> Paris Voilà… c’est le jour du départ... Une dernière image de Osy-oa-tunya depuis la terrasse du Lodge, au petit matin...

480

Puis un dernier "GO TO aéroport » pour rendre la voiture. Retour à Windhoek pour le transfert sur Francfort par Air Namibia, puis Lufthansa vers Paris

Petite ballade ce Dimanche après midi à Windhoek, pour faire les courses est une bonne idée... Sauf que TOUT est fermé... ! A savoir que le Samedi après-midi tout est fermé aussi. Oui je sais, c'est comme en Allemagne... ;-( Grrrrrrr !

A l'aéroport de Windhoek, personne à l'entrée du Lounge, donc possibilité d'être confortablement assis pour se reposer et consulter les emails sur le PC en libre accès.

Décollage à 20h00, puis transfert le lendemain matin à Francfort, sans oublier de changer de terminal (T2 --> T1) par la navette et de se taper les km de couloirs d'accès à la porte. L'avantage de rentrer en Europe par Francfort et non à CDG, c'est d'éviter la douane française qui est redoutablement lente.

Paris, la canicule qui dure... 3 jours, puis la grisaille.

Mais qu’est ce que l'on fait ici ??? Tiens, au pire, j'irai bien à Sydney moi...

490

Conclusions / L'année prochaine / Si c'était à refaire - Je demanderais un devis à Hemingway pour la voiture... ;-( et j’étudierais aussi la possibilité de me faire livrer/reprendre la voiture depuis Windhoek.

- Après avoir "visité" un certain nombre de pays et de parcs en Afrique australe, les prochaines années nous ferons encore moins de kms et plus de temps encore dans chaque parc. * Hwange mérite d'y passer plusieurs jours par site (Main camps, Sinamatella, Robin Pop's...) * LZNP n'empêche pas de passer plusieurs jours à Manapool. Les gens disent que c'est différent et qu'il y a plus d'animaux à Mana (éléphants)… - Pour les courses, comme pour l'essence, quand tu en vois tu en prends. Les repas ont été laborieux et les gratins de courgette / viande hachée au retour furent un bonheur, même si je n'aime pas les courgettes...!

- Matusadona est difficile d'accès mais quasi indispensable. Le mieux est d’y accéder par Hwange - Chizarira à l'allée et retour avec étape à Binga, dans le Lodge Camp site à droite après la jonction. * Les couchers de soleil y sont de toute beauté. * Les rhinos sont présents et défendus contre les braconniers et les éléphants sont sauvages. * Les lions sont présents aussi. On peut aussi y aller par bateau, 1h30 depuis Binga.

Et comme j’avais un challenge… - J’ai vu un Rhino à Matusadona (avec son petit…) - J’ai vu des couchers de soleil à Matusadona. - J’ai vu un Rhino dans le coucher de soleil - Mais pas les trois en même temps… J’ai gagné quand même ?

Pour finir, si vous vous ne connaissez pas cette région, et si vous voulez faire un beau voyage sur une "courte" période : * Hwange 3 à 9 jours : il y a des lodges sympas, perdus dans la nature. * Vic Falls pour les Chutes et les différentes activités proposées. 1 à 3 jours. * Chobe sur plusieurs jours, voir même 3 ou 4 jours sur la Chobe River.

Voili Voilou... Pour information, ce voyage a été en partie organisé avec l’aide de Vincent de Bel Africa que je recommande vivement pour son écoute et tous ses bons plans… A votre disposition pour répondre à vos questions...

J'espère que l'année prochaine on pourra partir pour trouver les Malachites et les Carmin Bee Eater... ! A la quête du Graal...

Franck
Comment trouver des fonds pour l'agriculture si on dispose des terres? English translation pending
by Legercarter · 2012-02-07 · 71 replies
bonjour, j'aimerai avoir des propositions dans mon projet agricole, puisque depuis là je piétine sur place depuis plus de 3 ans, je ne fais que des maigres récoltes, la foret étant encore viège.
Vivre sa retraite à Madagascar English translation pending
by Retraite60 · 2012-01-15 · 45 replies
conditions pour vivre retraite a MADAGASCAR .? papiers? revenus minimum ? cout de la vie etc..... région NOSY BAY .Merci pour vos réponses et témiognages de retraités a MADA
Quito - Ushuaïa à vélo English translation pending
by Spurks · 2011-10-18 · 33 replies
Voilà, Je prévois de partir en Avril 2012, à la découverte de l'Amérique du sud et depuis quelques temps une idée grandi en moi, celle de parcourir le continent à vélo, ce qui serait pour moi ma première expérience de cyclotourisme.

La durée du voyage serais de 8 à 10 mois, en me fixant une moyenne que je pense raisonnable de 60km par jours. Je pense passez le maximum de mes nuits sous tente, et donc de me préparer mes repas.

Je me pose quand même un certain nombre de questions, tout d'abord, pensez vous que mon projet est réalisable pour un premier voyage à vélo ? Ensuite quel type de tente faut-il, pour un voyage de la sorte ? Quel taille ? Et je me demande aussi comment faire pour la nourriture et l'eau ? Que mangez-vous en voyage ?

N'hésitez pas à me donner d'autres conseils, étant novice en la matière toutes les infos sont bonnes à prendre pour moi !

Amicalement,

Yann
Danger en Thaïlande: vos avis? English translation pending
by Charybde78 · 2011-07-10 · 219 replies
Bonjour à toutes et à tous,

J'ai booké un voyage en Thailande il y une semaine maintenant sur les conseils d'amis qui sont revenus enchantés de leur périple.

Cependant ne connaissant pas la Thailande (nous partons à 2 à Koh Samui du 3 au 13 août 2011), je me pose pas mal de questions apres avoir fait un peu le tour du Web et je sollicite vos avis aiguisés.

En effet, je me suis fait peur en voyant la quantité d'animaux venimeux : serpents, scolopandre, araignées et surtout méduse dont une semble mortelle. Nous qui recherchons un peu de farniente je me pose la question de la baignade je suis assez affolé... Qu'en est t il aussi de la sécurité sur l'île ?

Je n'ai aucun a priori mais sollicite vos points de vue car j'espère passer des vacances mémorables mais petites inquiétudes par rapport aux questions ci dessus.

Je vous remercie par avance de vos réponses
Présentement en Tunisie (tourisme, mi-avril 2011) English translation pending
by LietteD · 2011-04-15 · 91 replies
Nous sommes en Tunisie ( Port El Kantaoui ) et tout est beau et calme.

Malheureusement pour les tunisiens il y a moins de touristes que les années précedentes.

Les gens sont très accueillants et la température est idéale.

Nous sommes allés passer 3 jours dans le grand sud ( Djerba, Chenini et Ksar Ghilane ) C' était magnifique.

Revenez en Tunisie le plus tôt possible car les unisiens ont grand besoin de soutient touristique.

Pour nous , il reste encore 10 jours pour profiter de ce beau pays.
L'inculture au Vietnam English translation pending
by 2cool · 2011-01-14 · 160 replies
Salut a tous

Je vis au Vietnam depuis 1 an et demi, j ai travaille 8 ans en Asie dans les pays voisins, et je suis sidere par l inculture des jeunes. Je travaille dans une boite vietnamienne, 48 employes tous issus des universites. Avant hier j ai fais un test parce que a chaque fois que je parlais avec quelqu un de quelque chose j etais surpris par son manque de culture generale, par exemple impossible de parler musique si c est pas de la musique vietnamienne.

J ai pris 10 personnalites qui ont marquees le 20eme siecle, 10 photos que j ai presentees a mes collegues. Hitler, Che Guevara (image la plus reproduite dans le monde), Gandhi, les Beatles, Mao, Madonna, Bill Clinton, Mandela, Castro, Bob Marley.

Tres peu connaissait ces personnes. Certains apres 4 annees d etudes n ont reconnu aucun. D autres on reconnu Hitler mais ne savait pas qui il etait vraiment.

C est la premiere fois depuis que je vis en Asie que je vois ca. C est pour cela que des fois c est difficile de lier des liens avec des vietnamiens, de quoi peut on parler ? Je suis rester 2 mois avec une vietnamienne mais c etait le desert total au niveau echange, de quoi parler ?

Pourquoi le Vietnam est il une exception culturelle a ce point ?

J ai l impression qu il n y a pas vraiment une envie d ouverture d esprit.

Je vais faire un test demain sur l histoire vietnamienne, je vous tiens au courant.
Choisir un guide de voyage (livre) pour quinze jours à Pékin? English translation pending
by Bouc413 · 2011-01-05 · 16 replies
Bonjour,

Je pars 15 jours en février à Pékin, je vais donc m'acheter un guide (livre) avant de partir. Quel est votre avis sur les guides suivants: - National Geographic PEKIN - Lonely Planet PEKIN - Pékin en poche: les meilleures adresses de la capitale chinoise

D'autres guides? Merci pour vos retours d'expériences...

🙂
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (3ème partie) English translation pending
by Ericarole · 2010-11-23 · 8 replies
La premiere partie est là : http://voyageforum.com/forum/recit_un_periple_en_afrique_australe_big_five_aux_recifs_coralliens_1e_partie_D3794068/ La deuxième ici : http://voyageforum.com/forum/recit_un_periple_en_afrique_australe_big_five_aux_recifs_coralliens_2eme_partie_D3800648/

3ème partie

Mardi 17 août

Je me lève dès l'aube. Un café bien chaud est d'un grand réconfort et comme il nous reste des biscuits, c'est royal.

Fort de nos résolutions de la veille, nous préparons nos valises et bagages, histoire de ne rien laisser de personnel si nous devions abandonner le navire. Nous recommençons aussi à collecter du bois...on ne sait jamais. Nous devons cette fois aller le chercher un peu plus loin. J'interdis à junior de trop s'éloigner et vais quérir des souches mortes un peu plus profond dans le bush...gare aux lions...

A 9H15, un convoi est en approche depuis Linyanti. 4 véhicules dont 2 avec remorques : nos voisins du camp N°02. Ils s'arrêtent et nous sommes quitte pour raconter de nouveau notre histoire. Cette fois ils savent que Kasane est en rupture d'essence car ils ont rencontré les Italiens d'hier soir. Ils sont catégoriques : on ne doit pas rester là, c'est pas "safe" car il n'y a aucune garantie sur la possibilité d'un dépannage imminent. Ils font l'état des lieux de leur capacité de chargement et peuvent sans problème nous transporter tous les trois et nos bagages jusqu'à Kasane.

Ma Douce et Junior sont rassurés que nous ne nous séparions pas. Même si je m'y étais mentalement préparé, j'avoue que de rester seul dans le bush, sans notion de durée ne m'emballait guère...et puis, jouer au tarot tout seul....

Nous voilà donc tous les trois à l'arrière du 4x4 de l'équipage formé par Dean et Esias qui sont tout bonnement les deux hommes que ma Douce avait "sauvés" de la charge de l'éléphant à 3rd Bridge....destin quand tu nous tiens....

Nous sympathisons durant tout le trajet avec eux. Esias est sud- africain émigré au Canada et Dean est canadien. Ils sont venus en vacances faire un périple avec la famille d'Esias. Ils aiment voyager et aiment la France. Eux aussi auront le droit à leur bon repas français, si d'aventure ils reviennent en France.

A l'approche d'un village, après plus de 2 heures de pistes, on capte un réseau. Nous appelons Bushlore mais la liaison est si mauvaise que même Esias n'arrive pas à comprendre si des mécanos sont en route.

Après 04H30 de route depuis notre départ, on atteint enfin Kasane. Nos amis nous déposent au Waterlily Lodge et reprennent leur route après moult congratulations et remerciements.

Nous nous rendons à la réception et expliquons nos déboires. Nous avions réservé et payé pour moitié une nuit pour la veille et espérons qu'ils puissent nous loger. Encore un petit coup de pouce de la chance, ils ont un autre désistement et une chambre de libre. C'est une grande chambre à l'étage mais les douches sont communes. Nous rassurons la patronne : comparé à de là d'où on vient, c'est le grand luxe. Nous commençons à défaire nos bagages lorsque nous remarquons une bonne demi douzaine de grosses guêpes très longues, de couleurs noire et orange. Elles ont commencé à faire un nid sur le lustre. Leur aspect est plutôt menaçant. Je vais chercher le réceptionniste qui monte avec moi. Il fait la grimace car, explique-t-il, leur piqure est très douloureuse. Il les nomme" paper wasp" à cause du nid à l'aspect cartonné. De retour à la maison, j'ai trouvé sur le net que ce sont des « Belonogasters » : avis aux entomologistes !!!

Le brave réceptionniste s'empare d'une bombe insecticide foudroyante, monte sur une chaise, arrose les guêpes et, sous nos yeux médusés, se laisse tomber par terre de façon théâtrale, en chien de fusil, les bras protégeant sa tête. Un à un, les gros frelons tombent comme des mouches. Le Tartarin de Kasane se relève et les achève sans pitié. Fier de sa prouesse, il nous explique que c'est sa façon à lui d'éviter les piqures des guêpes puis, auréolé de son exploit, il rejoint son poste, la tête droite et le torse bombé.

A peine installé dans la chambre désormais sécurisée, la patronne revient nous voir toute penaude. Ils se sont trompés de chambre et l'avaient promis à des clients qui insistent terriblement pour avoir celle- là. Comme elle n'a rien de spécial, ce sont sûrement des fétichistes. Encore une fois, nous sommes dans un état de zen absolu, sans doute trop joyeux que notre mésaventure prenne une bonne tournure. Avec le sourire, nous remballons et intégrons la chambre d'à côté. La seule différence est que cette nouvelle chambre est équipée de 4 lits simple, alors que l'autre avait un double. Que cela ne tienne, vu notre état de fatigue et la présence de junior dans la même chambre, la nuit ne pourra être que sage.....

Appréciant sans doute notre coopération sans histoire, la maitresse des lieux s'excuse de nouveau, nous remercie et nous confesse qu'elle nous fera une ristourne.

Nous recevons la seule et unique aide positive de Bushlore : un SMS avec le numéro de téléphone d'un garage. J'appelle ce numéro et mon interlocuteur m'indique qu'il vient me chercher à l'hôtel pour m'emmener à son atelier.

Je laisse ma Douce et Junior à l'hôtel et me fait récupérer par un indien qui me conduit à une dizaine de kilomètres de là, à Kazungula.

Je me retrouve dans un garage "à l'africaine" du nom de Max Panelbeaters, où plusieurs véhicules en cours de réparation et plus ou moins démontés, divers morceaux de pièces mécaniques et de l'outillage hétéroclites sont dispersés çà et là et créent un joyeux petit bazar. Des mécanos tout souriants en jean et tee-shirt hors d'âge sont affairés autour d'un véhicule, telle une équipe chirurgicale en action.

Je suis accueillis par le patron, un autre indien du nom de Franck Paul Fernandez (avouez que cela ne fait pas trop indien comme nom...) à l'abord très sérieux. On m'invite à m'asseoir et on me demande d'expliquer ce qu'il m'arrive. C'est alors que je comprends que, bien qu'il ait été contacté par Bushlore, il ne sait pas quel est mon problème et où se trouve le véhicule. En clair, si nous n'avions pas été pris en charge par le convoi des sud- africains, nous n'étions pas prêts d'être dépannés...ça fait plaisir, Merci Bushlore !!!

Après avoir tout expliqué, on m'indique qu'il me faut payer la facture avant, car Bushlore ne veut pas payer...la douloureuse s'élève à 4.500 pulas soit 500 euros environ. Le ravitaillement en carburant a été effectué et Mr Franck me dit qu'il peut dès à présent envoyer une équipe pour réparer sur place. Ils pourront être de retour dans la nuit ou au petit matin.

J'appelle Bushlore pour le dire le montant de la facture. Je comprends qu'ils ne veulent pas payer car pour eux, ce n'est pas de leur ressort. Pas question de commencer à argumenter au téléphone, cela ne changerait rien. Je leur dis juste qu'on verra cela au retour. De toute façon je n'ai pas d'autre choix, sinon nous allons rester à Kasane...

Je tape dans la main de Mr Franck et il envoie 3 mécanos dans un vieux pick up. Ils vont devoir travailler en plein bush, à la lueur des lampes. Il est 16H00 et ils n'arriveront pas avant la nuit...tu parles d'une expédition...

Mr Franck m'emmène à un distributeur de billets à Kasane et je fais chauffer la visa.

Je retourne enfin à l'hôtel. J'en ai plein les bottes. Après une bonne douche, on se fait un petit apéro au bar extérieur et nous dînons au restaurant de l'hôtel. Le menu n'est pas inoubliable.

Je m'écroule dans le lit. Toute la famille dort à poing fermés, même si les chambres côté rue, dont la nôtre, sont mal isolées des bruits de circulation. Nous nous réveillons souvent car j'avais dit à Mr Franck de me prévenir si le véhicule revenait.

Mercredi 18 août

Réveil à 07H00. Pas de nouvelle. J'appelle Mr Franck, il n'en a pas non plus.

A 08H30 il m'appelle pour me dire qu'il a de "good news" et que les mécanos seront bientôt là avec mon véhicule.

Nous calculons qu'en repartant aujourd'hui, nous pourrons maintenir l'itinéraire prévu en zappant une étape en en forçant l'allure.

A 09H00 Mr Franck me dit que les travaux sur le véhicule ne sont pas tout à fait terminé. C'est la douche froide, cependant il me dit que je récupérai mon véhicule à 10H00...Je ne suis pas très optimiste.

A 09H20 il me récupère à l'hôtel et me conduit au garage. L'Hilux est sur cale et la roue pas encore remontée. Il m'explique que cette nuit, ne pouvant pas bien fixer les tiges filetées, les mécanos en ont cassé 3 en roulant....

Au final et devant mes yeux, ils se mettent à 3 pour finir le montage de la roue et derniers réglages. L'un d'eux me dit qu'ils étaient bien contents de trouver mon tas de bois à côté du 4x4 pour faire du feu.

A 10H00 je suis au volant du Toyota et roule vers Kasane pour récupérer le reste de la troupe avec armes et bagages.

Si un jour vous avez une galère mécanique du côté de Kasane, demandez le Garage Max Panelbeater : ils sont fiables et dévoués.

A 10H30 nous quittons Kasane définitivement. L'objectif est de gagner la frontière ce soir. Cela implique pas ne pas faire d'arrêt pour manger, de se contenter de sandwiches en roulant et surtout de devoir rouler de nuit au moins deux heures... ce qui n'est pas très recommandé. Nous contactons le Kwa Noken Lodge pour réserver un chalet pour cette nuit. Tout est complet, nous nous rabattons sur une "luxury tent". A l'heure et dans l'état dans lesquels où nous arriverons, il est hors de question de bivouaquer.

Avant Nata, nous sommes doublés par un 4x4 qui met ses warning, c'est un des couples de Sud Africains qui nous ont secouru. Ils repartent à la maison tandis que les autres poursuivent en Zambie. Nous les suivons un bon moment et nous nous saluons chaleureusement le temps d'un arrêt à une barrière vétérinaire où il nous faut rouler au pas dans un bassin de désinfectant. A cette occasion, un fonctionnaire zélé nous fera déballer toutes nos chaussures pour aller tremper les semelles dans un petit bac.

En poursuivant notre traversée du Bostwana, nous admirons un gros éléphant qui traverse la route. Il est bien embêté car le bord de la chaussée est clôturé. Il essaye de pousser un poteau mais il semble qu'ils y aient des barbelés. Finalement, il enjambe délicatement la clôture, patte après patte, faisant preuve d'une grâce et d'une souplesse insoupçonnées.

Durant le trajet nous appelons le petit club de plongée de Sodwana Bay. J'avais échangé quelques mails sympathiques avec la patronne. Elle m'a mis en relation avec son skipper qui s'est chargé de s'assurer que nous aurions un des quelques chalets du Kazungula Park qui a « vue sur la mer ». C'est chose faite et Eben a fait le nécessaire : Youpi !

Passé Francistown, l'après- midi touche à sa fin et la nuit arrive au moment où nous prenons la route via Selebi-Phikwe.

L'accumulation de la fatigue de ses derniers jours et la déjà longue journée de conduite rendent les 200 derniers kilomètres particulièrement éprouvants. L'absence d'éclairage, les nombreux animaux traversant ici ou là et les moult piétons venant et allant on-ne-sait-où, donnent du fil à retordre à Saint Christophe qui veille sur nous.

A 20H00, nous arrivons à la station- service-épicerie-magasin-fast food de Kwa Noken où nous effectuons un ravitaillement. Le remake de "le salaire de la peur" est terminé.

Nous prenons nos quartiers dans une grande tente de luxe du Kwa Noken lodge et après une rapide dinette, je sombre dans mon lit, ivre de fatigue. Quelques soient les troubles nocturnes qui pourraient surgir : je dors.

Jeudi 19 aout

Nous partons sans trop tarder, l'objectif de cette nouvelle journée de dingue est de traverser la province du Limpopo et d'atteindre le Blyde River Canyon en début d'après- midi puis de faire halte en fin de journée entre Graskop et Sabie.

La traversée des deux frontières prend un peu plus de temps qu'à l'aller, à cause d'une panne informatique côté Sud Africain. Il nous faut 10 minutes pour quitter le Botswana et 45 minutes pour entrer en Afrique du Sud. Miracle, le Garmin se réveille d'un long coma et la carte du Limpopo s'illumine.

Il y a de nombreux travaux sur la route et cela n'arrange pas notre moyenne.

Nous faisons une halte au grand magasin de vins et spiritueux de Mokopane. Nous remplissons nos soutes de breuvages bachiques pour nos grillades à venir ainsi que pour en rapporter quelques uns à la maison, histoire de semer le trouble lors de futures dégustations "à l'aveugle".

A 13H45, nous atteignons enfin notre premier point de vue sur le Blyde River Canyon, Il s'agit du 3ème canyon le plus large du monde, après le Grand Canyon des USA et le Fish River Canyon de la Namibie que nous avons eu la chance d'admirer auparavant.

C'est le fameux panorama qui fait face au 3 Rondavels. Il s'agit de trois bouts de montagne dont la forme rappelle celle de huttes africaines. Le point de vue est géant. En contre bas, dans le fond du canyon, la rivière a creusé un lac. De la brume altère un peu les couleurs. Il parait que parfois, elle est si dense qu'on ne voit pas les 3 célèbres silhouettes. Un peu à l'écart du point de vue officiel, nous pique niquons les yeux rivés vers l'horizon.

Un peu au pas de course, nous visitons les sites des Potholes : gros trous ronds creusés dans la roche, les chutes de Berlin Falls, ainsi que les quelques points de vue non moins célèbres : God windows, Wonder view...

Plus on descend vers le sud, plus la brume s'épaissit. Par endroit, la brume se transforme en bruine.

La journée touche à sa fin. Nous quittons la route du Canyon et nous dirigeons vers Sabie. Le paysage est déroutant, après les jours passés dans le bush et la savane. Nous traversons des collines rocheuses et des forêts de pins. Nous sommes quelques part dans les Vosges ou au Canada....un gros babouin surgit des bois : ah non, nous sommes bien en Afrique !

La nuit va tomber et en pénétrant dans Graskop, nous décidons de nous y arrêter.

C'est une petite bourgade charmante et coquette.

Il fait frisquet, humide et nous sommes fatigués. Nous n'avons pas le courage de bivouaquer. Graskop présente de nombreux bed&breakfast. Nous nous arrêtons devant l'Autumn Breath, une belle maison stylée. Ma douce va jeter un œil, elle revient avec un grand sourire : ils sont très sympas et la chambre est superbe !!

Nous tombons sous le charme de Johann et Ina, les hôtes de ces lieux. Il sont adorables, c'est comme si nous rendions visite à un oncle et une tante partis il y a longtemps. Ils nous offrent de grands verres de vin blanc frais qu'ils viennent partager avec nous.

Sur leur conseil nous dinons dans un restaurant dont j'ai oublié le nom mais dont les brochettes très copieuses valent le détour. Ce bon repas est une petite jouissance après tant de sandwichs et de chips.

Nous dormons dans une suite digne d'un palace...hum que ca fait du bien....

Vendredi 20 Aout.

Après un petit déjeuner très copieux au cours duquel nous donnerons quelques tuyaux sur la Namibie à un Italien qui va s'y rendre, nous reprenons la route.

Nous roulons vers le sud, traversant Sabie et faisant Cap sur le Swaziland. Nous faisons un stop aux Mac Mac Falls. La brume naissante donne au paysage un petit côté fantastique. Comme nous avons dû condenser notre traversée de l'Afrique du Sud, nous avons abandonné l'idée de traverser le Swaziland du Nord Ouest au Sud Est . Nous passons la frontière au Nord Est. Si les bâtiments officiels sont bien tenus côté RSA, côté Swazi, c'est plutôt chiche et vieillot. Après les formalités d'usages (taxe de 50 Rands pour le véhicule) et le "tamponnage" des passeports dans la bonne humeur côté Swazi, nous roulons plein sud. Garmin reprend sa grève et l'écran se met en mode deuil.

Cette partie du Swaziland n'offre pas vraiment d'intérêt géographique. Nous traversons une partie plate, entre les reliefs de l'Ouest et la chaine des Lebombo moutains à l'Est qui fait une frontière naturelle entre le Swaziland et le Mozambique au nord et L'Afrique du Sud plus au sud.

Seuls de magnifiques bougainvilliers d'un rouge presque artificiel apportent une touche de gaité. Le Swaziland est pauvre et cela se ressent. La région est toutefois agricole avec champs de cannes à sucre et des orangeraies. Nous nous ravitaillons à Simunye qui dispose d'un centre commercial.

Alors que nous sommes arrêtés le long de la route pour une photo, une bande de gamins en haillons arrive en courant. Junior commence à leur distribuer des jouets. Manifestement ils en veulent plus encore et il est presque assaillis, un des mômes plus avides que les autres lui met une claque sur la joue, estimant sans doute qu'il n'allait pas assez vite. Junior est décontenancé : il ne s'attendait pas à cela.

Nous faisons étape au Nisela Lodge. Nous bivouaquons dans leur partie camping. Il n'y a pas grand monde, 2 autres emplacements sont occupés et c'est tout. Dans la vaste enceinte du lodge, des animaux en liberté se baladent : phacochères, antilopes, autruches et girafes. Un petit étang arbore des pancartes avertissant de la présence de crocos. Nous avons beau scruter la berge et l'eau : y a pas la queue d'un saurien à l'horizon

Nous dinons dans le restaurant du lodge, c'est un vaste bâtiment en toit de chaume, dont l'intérieur est sans plafond, laissant à nue toute l'imposante charpente qui sert de décor. Là encore, nous sommes peu nombreux à l'intérieur. Le diner est correct et la serveuse est particulièrement enjouée. En fin de service, elle viendra nous demander un "painkiller" car elle a mal à la tête. Ma douce qui est une reine de l'organisation lui donne un doliprane qu'elle garde en réserve dans son sac photo.

Dommage que le camp site soit si près de la route, on entend trop les camions.

Samedi 21 août

Nous quittons le Swaziland rapidement, le passage frontière ne dure pas plus de 15 minutes.

Nous longeons le Jozini Dam qui forme un lac bordé de petites montagnes et la route monte pour découvrir de beaux points de vue. Tout comme dans le Blyde Canyon, le Toyota Hilux 2,5 DID montre ses limites et manque de puissance en montée. Parfois, je crois conduire un tracteur...

On fait une halte ravitaillement à Jozini. C'est jour de marché sur la place où sont implantés les principaux commerces. Chose assez rare depuis notre voyage, nous sommes les seuls blancs dans un lieu assez peuplé. Malgré les mises en garde parfois entendues sur les tensions raciales encore existantes, nous ne nous sentons aucune hostilité, aucun regard malveillant.

J'en profite pour acheter une carte SIM sud- africaine, celle achetée au Bostwana n'a plus de crédit. Pour faire plaisir à Junior, nous mangeons dans un "fameux" Wimpy.

Nous quittons le goudron pour de la gravel road d'une couleur parfois orange, presque jusqu'à Mbazwana, le gros bourg le plus proche de Sodwana Bay.

Nous arrivons enfin à Sodwana Bay à 14H00. Pour atteindre le chalet que nous avons loué, il nous faut passer par l'entrée du parc national et payer un droit d'entrée pour les 6 jours à venir. Puis il faut montrer patte blanche à un second contrôle qui permet l'accès à la zone du vaste camping et des chalets.

Nous empruntons le petit chemin qui mène aux chalets, mangoustes et vervets semblent nous souhaiter la bienvenue. Les chalets sont disséminés dans des bosquets. Le nôtre, le N°11 se trouve en bout de chemin. Nos cœurs battent un peu plus fort car la situation et de l'état de notre futur nid jouera un rôle important dans l'atmosphère de la fin de notre périple.

Nous ouvrons la porte des lieux...

A l'intérieur c'est propre, assez grand avec deux chambres (enfin un peu d'intimité!!), bien équipé au niveau cuisine (le grand luxe après presque 3 semaines de bivouac dans le bush), salle de bain avec douche et baignoire.....nous ouvrons les rideaux de la baie vitrée du salon et découvrons la terrasse-ponton de bois qui domine une petite foret verte recouvrant les hautes dunes et embrasse la baie et la mer !!! Yeessss !!!!

La mer est bleue et blanche : le vent souffle du large et on distingue bien les grosses vagues écumeuses, demain il faudra affronter les rouleaux pour aller plonger. Ma Douce qui a le mal de mer en rivière n'en mène pas large......

Nous installons nos affaires et nous offrons le luxe royal d'aller laver notre gros baluchon de linge sale dans la laverie du camping.

A 18H00, nous allons à la rencontre d’ Eben, le skipper du bateau de plongée, au bar du Mseni Lodge, pour organiser nos futures plongées. Rendez- vous est fixé demain matin 08H00 sur la plage. Eben est sympa, il ressemble plus à un 2ème ligne de rugby qu'à un marin...

Pour ne pas déroger à nos habitudes, nous snobons la toute neuve cuisinière à gaz du chalet et grillons la viande dehors sur le Braii, c'est définitivement meilleur qu'à la poêle.

Dodo tôt dans un grand lit aux draps propres après une douche chaude...nous frôlons le nirvana.

Le vent et le bruit des vagues qui montent jusqu'à nous, créent une étrange mélopée qui m'assomme avant d'avoir pu compter jusqu'à dix impalas.

Dimanche 22 août.

Même si le fond de l'air matinal est frais et que le vent souffle, nous petit-déjeunons sur la terrasse pour profiter de la mer et du point de vue. Nous accueillons des visiteurs inattendus, qui viendront nous épier tous les matins et tous les midis : les singes Vervets et leurs cousins les singes verts. Postés sur les arbres entourant la terrasse, ils nous observent, et conspirent sur comment nous voler notre nourriture. Jour après jour, ils vont s'enhardir au point d'être parfois un peu trop envahissants.

Le vent n'est pas tombé et les vagues sont toujours aussi fortes. Ma Douce « flippe grave sa race » (comme disent les « djeun ») : elle sait qu'elle va être malade.

Elle entame sa séance d'exorcisme du mal : 2 cachets "mer calme", dosette homéopathique et bracelet point d'acupuncture...Comme on est en Afrique, elle devrait en peut être en profiter pour aller voir un Marabout ou un Sorcier qui lui fabriquerait un gri-gri...

Nous voici sur la plage. Après la perception du matos et un rapide briefing, nous nous retrouvons à entrer dans l'eau, poussant le zodiac vers le large. A l'ordre du skipper, on embarque tant bien que mal dans le hors- bord. Nous sommes 5 plongeurs, le mono et le skipper.

Commence alors une partie de saute- mouton impressionnante. Il faut passer la barrière des vagues et ce n'est pas de la tarte. Le skipper est même parfois obligé de faire demi-tour pour faire face de nouveau aux rouleaux, afin d'avoir le parfait timing et de franchir la vague avant qu'elle ne se brise. Accrochés aux bouts qui longent le gros boudin d'air, les pieds pris dans des anses fixées au sol, nous serrons les dents et les fesses. Entre chaque creux, ça cogne dur et parfois le zodiac tape si fort que les ondes de choc me transpercent le dos. On est passé !!!

Le rodéo devient moins rude mais il faut constamment regarder devant pour anticiper les ruades, aux risques d'y laisser une vertèbre.

Enfin, nous sommes équipés, masques sur les yeux, détendeurs dans la bouche, au signal du skipper et comme un seul homme, nous basculons en arrière pour crever la surface et être englouti par l'océan.

L'eau est fraiche : 21°C et la visibilité moyenne. Au signal du pouce baissé, nous plongeons vers le fond....

Je surveille mes deux pingouins : junior qui est un jeune plongeur de peu d'expérience et ma Douce dont le mal de mer fait de chaque plongée, une lutte intérieure. Ils effectuent le signe OK à plusieurs reprises : tout va bien.

Nous passons une heure sous l'eau à survoler les riches coraux foisonnant de vie colorés. La houle sous- marine, la visibilité moyenne, et la fraicheur qui parvient à transpercer la combinaison rendent la plongée assez physique. Tout à coup pour la première fois de notre vie, nous entendons en plongée, le chant mystérieux et émouvant des baleines.

Lorsque nous remontons à la surface, nous sommes fiers de cette plongée, d'autant que deux autres plongeurs sont remontés depuis un bon quart d'heure.

Sur le trajet du retour, le mal de mer prendra le dessus et malgré toutes les précautions et préventions prises auparavant, couchée sur le boudin du zodiac, ma Douce ira nourrir les poissons. L'atterrissage est à la mesure du reste : le skipper fait surfer le bateau sur les rouleaux puis fonce droit sur la plage où il échoue virilement l'esquif sur le sable : Ça secoue dur !!!

Je suis le seul à repartir pour une seconde immersion et à affronter de nouveau les déferlantes. Sous l'eau, Je rencontre des gros mérous et de fort belles raies. J'ai beau scruter dans toutes les directions : pas la queue d'un requin.

Je reviens sur terre à la manière des commandos pour la seconde fois, je suis saoul, fourbu, frigorifié mais heureux.

L'après- midi est consacré au repos...ça fait du bien aussi.

La météo annonçant un vent encore plus fort demain, nous renonçons à la plongée et projetons une journée dans la réserve sauvage de Imfolozi/Hluhluwe.

En fin de journée, nous explorons le petit sentier qui mène des chalets à la plage. Il traverse le bois dense qui recouvre les grandes dunes. Nous atteignons enfin la plage en s'extrayant du bois. A cet endroit, la plage est totalement vierge. Nous marchons dans le sable le long des vagues mourantes. Nous sommes un peu comme des Robinson Crusoé, perdus entre terre et mer. Nous regagnons notre cabane de luxe à la nuit tombée.

Lundi 23 Aout.

Nous partons assez tôt pour Hluhluwe/Imfolozi. A l'arrivée, cela dénote des parcs Botswanais. C'est plus moderne et entretenu. La route principale qui traverse le parc et mène aux différents points d'entrée est goudronnée. Des routes secondaires en partent et permettent des petits parcours annexes. Celles-ci sont en terre mais carrossables pour tout véhicule. Ici, point besoin de 4x4.

Là aussi, le feu a dévoré une grande partie du parc. Cependant, vu que cela semble être par vastes parcelles, il est probable que cela ait été fait sciemment, pour entretenir les lieux par écobuage. Nous apercevons même par endroit le front du feu. Là encore c'est différent du Bostwana, le bush est moins dense, c'est surtout un feu d'herbes hautes, rien d'inquiétant.

L'avantage, c'est que peut être que cela aura regroupé les animaux. Ainsi durant la journée, nous allons avoir la grande surprise de voir en tout 25 rhinocéros dont 4 noirs. Une fois, nous débusquerons dans un bush et légèrement en surplomb de nous une grappe de 7 rhinos dont on ne voyait que le haut du dos. On s'est gentiment posé le long de la route et après une vingtaine de minutes d'attente, les grosses bêtes à cornes ont lentement migré vers notre direction, pour traverser la route à une dizaine de mètres devant nous. Tandis que le troupeau traverse, l'un d'eux nous fait face, nous menaçant de ses cornes si d'aventure on osait approcher.

Durant la journée, nous verrons aussi des éléphants, girafes, buffles et tout un tas d'ongulés. Nous pique-niquons sur une petite colline dominant une rivière où baguenaudent quelques éléphants.

Alors que l'après- midi est bien entamée, Ma douce crie soudain : Guépard !! Guépard !! , Guépard !!

Un beau spécimen vient de traverser la piste devant nous et poursuit nonchalamment sa route dans le bush. Sympa, il se retourne sur nous le temps d'un face à face et d'une photo.

Junior est aux anges : il a son "Big cat"

Ravis de cette journée riche en faune sauvage, nous prenons la route vers la sortie, la lumière s'assombrit et nous allons rouler de nuit. Peu avant la sortie du parc, nous apercevons 4 Rhinocéros noirs en train de brouter de l'herbe verte. Plus rares, ils sont plus petits que les blancs, un peu plus sombres aussi. La principale différence se fait sur la bouche : plate pour les blancs et "lèvres en pointes" pour les noirs.

Nous faisons une halte dans la ville de Hluhluwe pour un ravitaillement complet au supermarché. Le rayon boucherie est nickel et nous prenons de quoi alimenter royalement nos braiis du soir.

A la sortie du magasin, il fait nuit noire. Nous roulons une heure et demie de nuit. Attention aux multiples piétons et bestioles de toutes sortes.

Mardi 24 aout

Le vent ne souffle plus depuis la mer. Les vagues sont moins grosses et c'est tant mieux, surtout pour ma douce.

J'effectue la première plongée seul, avec Pieter et Barbara, une ancienne instructeur de plongée de ces lieux, venue aujourd'hui en vacances. Nous cherchons en vain les requins. Je suis récompensé par l'observation de poissons papiers rose et blanc et l'écoute de chants de baleine. Sur le bateau, le skipper pointe l'horizon : la queue d'une baleine crève la surface et disparait dans l'eau

De retour sur la plage et tandis que nous préparons à la prochaine plongée, nous observons des baleines en surface, pas très loin du bord. Distinctement nous voyons se dresser leurs nageoires, et la masse de leur dos affleurant la surface.

Nous effectuons la seconde plongée en famille. Nous jouons avec une belle tortue. Junior ne peut pas s'empêcher de lui caresser la carapace. Une des règles de la plongée est : de ne pas toucher. Cependant, il est parfois difficile de ne pas succomber à la tentation. De retour sur le bateau, Eben nous demande si nous avons vu la raie Manta. Elle était en surface près du bateau.....Ah non misère, nous l'avons manqué....

Ce midi, pour la grande joie de junior, nous faisons des Hamburgers maison. Nous déjeunons sur la terrasse face à la mer. Les singes maintenant habitués à nous se font plus hardis. L'un d'eux franchi le pas et saute depuis l'arbre sur la rambarde de la terrasse. Bien que cela ne soit pas recommandé, je ne résiste pas à déposer quelques morceaux de pain sur la balustrade. Inéluctablement, je cautionne par ce geste leur présence. Les moins vaillants grimpent depuis le sol par les piliers de la terrasse et s'agrippent à la rambarde, en attente d'une opportunité. Je dois maintenir la distance avec les mâles dominants , sinon, ils viendraient à table avec nous. Après avoir affronté les hordes de babouins du Bostwana, ce ne sont pas quelques Vervets des plages qui vont m'impressionner !!

Sous la terrasse, une famille de mangouste est en approche. Nous leur envoyons des morceaux de pains de mie un peu rassis. Bientôt, attirés par les petits cris des mendiantes, d'autres familles de mangoustes surgissent. En contre bas de nous, c'est maintenant des dizaines de mangoustes qui se mélangent, jouent, se battent, se grattent, et couinent. Dans ce méli-mélo de fourrure, nous parvenons à en compter plus de cinquante !! c'est impressionnant. Ayant épuisé le stock de vieux pains de mie, elles repartent par petits groupes, s'éparpillant dans les bois.

Nous avons l'intention de commander un petit bouclier Zoulou (Sodwana Bay est dans la province du Kwa Zulu Natal, la terre des Zoulous) aux artisans qui travaillent le bois et qui vendent le produit de leur labeur. Junior et moi nous apprêtons à monter dans le 4x4 et ma Douce retourne au chalet chercher quelque chose. Nous l'entendons pousser un cri et accourons. Elle nous explique qu'elle venait de rentrer dans le chalet lorsqu'elle a senti une présence. En se retournant elle a fait face à un Vervet qui venait de se faufiler derrière elle et qui a eu le temps de dérober un paquet non identifier dans le placard de la cuisine. De suite, Junior est inquiet : comment était le sac ? De quelle couleur ? Sont-ce ses bonbons au caramel préférés ? Remonté comme une pendule il tente vainement de repérer le voleur.

Nous partons non sans avoir vérifié portes et fenêtres.

Sur la route qui mène au village de Sodwana, à la porte du parc, nous sommes accostés par un jeune qui travaille dans un des club de plongée, il nous demande si on peut le conduire au village. Comme c'est banco, ce n'est pas un mais quatre garçons qui montent derrière. Junior est serré comme une sardine. Les jeunes sont sympas et nous expliquent qu'ils travaillent au club pour se faire de l'argent de poche car ils sont encore à l'école. Ils parcourent les 6 kilomètres à pied aller et retour pour aller à la plage. Nous les déposons à Sodwana et refaisons la route en sens inverse.

Nous nous arrêtons à une petite échoppe sur le bord de la route. Les deux ados qui l'occupent nous prennent pour des bigorneaux et nous demandent une somme astronomique pour un bouclier de bois. Manifestement, ce ne sont pas eux qui fabriquent. Nous déclinons l'arnaque et un peu plus loin un autre marchand qui nous avait vu nous arrêter nous fait signe. Nous palabrons avec lui et à notre requête, il nous assure qui nous fera un authentique bouclier en peau d'ici deux jours, il nous annonce un prix équivalent au tiers de celui annoncé par les deux apprentis filous, du coup nous ne discutons même pas, il y a des limites...

De retour au chalet, pour mettre fin aux interrogations torturées de Junior qui spécule sur "quel paquet a bien pu être volé ?", nous fouillons les alentours et je déniche sous un buisson, un paquet éventré et vide, sensé contenir des chamallows à la noix de coco. Voilà l'objet du délit. Junior est soulagé, ce ne sont pas ses préférés mais ceux de ma Douce qu'il s'empresse d'aller chambrer...fils indigne va !!

Ce soir, comme pour conjurer le mauvais sort, nous grillons les autres chamallows dans les braises encore rouges du Braii.

Mercredi 25 Aout

Ce matin ma douce renonce à la plongée et part courir sur la plage tandis que Junior et moi nous préparons à notre remake du grand bleu. Ce matin, Pieter me dit que si je veux voir des requins, il faut descendre à 30 mètres. Le problème est que Junior qui est "Junior Open water" ne peut descendre en théorie qu'à 18 mètres. Nous serons que tous les 2 avec lui et il m'affirme qu'en ayant observé Junior, il le juge tout à fait capable d'assurer cette plongée. Je consulte le moussaillon et il me dit qu'il n'appréhende pas de descendre profond. Nous embarquons donc pour une profonde. Pieter m'a assuré qu'il portera une attention toute particulière au jeune Jedi, j'en ferai de même.

Une fois dans l'eau nous entamons la descente, un œil sur junior et l'autre vers le fond, on s'enfonce. Arrivé au fond, tout va bien, c'est OK.

On se balade sur un beau récif riche en poissons de belle taille, de bancs fournis, de spécimens de poissons scorpions noirs et blancs ...mais pas de requin. Lorsque l'ordi affiche une minute avant palier, nous remontons tranquillement, allant même jusqu'à faire un bleu, le courant nous ayant éloigné du récif. Junior est serein, y a pas à dire, il n'est pas du signe Poisson pour rien.

A notre retour sur la plage ma Douce est là, en sueur et ravie d'avoir couru dans un tel décor et en compagnie des singes.

L'après- midi nous nous rendons au lac Nibaya, grand lac d'eau douce qui borde la mer. La piste qui y mène rappelle par endroit les pistes sableuses du Botswana. Impossible sans 4x4. Nous cherchons les hippos qui sont nombreux parait- il. Nous en dénichons quelques uns de loin, tout comme quelques crocos échoués sur des bancs de sable. Sur le retour, on remarque enfin une grosse grappe d'hippos. Nous nous rapprochons de leur zone de baignade et nous stationnons le 4x4 sur le bord de la piste. Nous nous enfonçons dans les arbustes et buissons pour s'approcher de la berge. Il y a plein de bouses d'hippo un peu partout, et nous sommes un peu inquiets de ne pas tomber nez à groin avec l'un d'eux. A la fin des broussailles, nous débouchons sur une large bande sableuse qui mène au lac. A découvert, tel des sioux, nous marchons courbés de relief en relief, pour se rapprocher des gros baigneurs. On s'arrête à une quinzaine de mètres de la berge, derrière une touffe de hautes herbes. Les hippos sont près du bord, il y en a 12 et je me dis que s'ils nous chargent, nous aurons du mal à gagner la voiture. Ma Douce est à 4 pattes et prend des photos. Un des hippos lève la tête : il nous a vu. Nos craintes ne sont pas justifiées car les imposants animaux poursuivent leur sieste et câlins sans se soucier de nous. Rassasiés d'hippos, nous repartons comme nous sommes venus.

Sur le chemin du retour, nous croisons quatre petits mômes qui jouent au bord de la piste. Junior distribue les derniers petits jouets de sa réserve et fait 4 heureux.

Un peu plus loin, lorsque la piste est moins sableuse, il prend le volant pour sa dernière leçon de conduite tout terrain. Il ne cale plus en démarrant et passe sans problème les vitesses.

Jeudi 26 aout

Je fais la première plongée seul, Junior et ma Douce m'accompagnent pour la seconde du matin. Ce sera une belle plongée car le récif corallien est très en relief, avec des arches, des gros rochers et plein de poissons dont des énormes murènes tachetées et des raies pastenagues.

Le repas du midi, sur la terrasse du chalet, est sous haute surveillance simiesque. Il me faut même me fâcher car le mâle singe vert que nous avons surnommé Gustave, plus gros que les Vervets devient de plus en plus hardi. Il n'a plus peur de Junior et de ma Douce. Je quitte la terrasse un instant pour aller chercher une bouteille d'eau dans la cuisine (et oui, on ne boit pas que du vin !!!). A mon retour, il est sur la rambarde, menaçant, prêt à bondir sur la table. Junior et ma Douce ont dû reculer. Je me mets en colère et ressort mon imitation du gorille en rogne, qui avait eu tant de succès auprès des babouins du Botswana. Gustave comprend que je ne plaisante pas et bat retraite. Il se poste sur une branche voisine et nous espionne d'un air chafouin. De temps en temps, pour marquer mon territoire, je me lève et l'apostrophe en gorille moderne. Il détourne le regard du mien : il est dominé.

A la fin du repas, les Vervets qui sont eux restés sagement dans les arbres ont le droit aux restes de l'ananas dont la peau est gorgée de chair jaune : un met succulent pour eux. Comme s'ils avaient compris que Gustave avait été indélicat avec nous, ils se mettent à plusieurs et le chassent.

La fin de journée est consacrée à la constitution des valises et préparation du départ. La route est longue pour Johannesburg et nous partirons très tôt.

Nous dinons au restaurant à Sodwana Bay. Junior le demi-homme a été vaillant dans cette aventure. Pour sceller ce passage d'une étape vers le titre d'Homme, comme pour clôturer un rite, il a le droit à une Pina Colada légèrement teintée de rhum....

Vendredi 27 aout

Nous nous levons à 04H30 et quittons le chalet avant les 05H30. Nous avons décidé de prendre une route plus longue que celle passant par Piet Retief et Emerlo car il est dit partout que les très nombreux travaux de voirie rallongent le parcours de plusieurs heures : la circulation est carrément coupée pendant des dizaines de minutes à de nombreux endroits.

Nous empruntons même une quarantaine de kilomètres de mauvaise gravel road serpentant à travers des collines et ne traversant presque aucun village...il ne faudrait pas tomber en panne maintenant.

A 15H00 et après avoir parcouru un peu plus de 700 kilomètres, nous arrivons à Johannesburg. Nous restituons le véhicule en effectuant une dernière tentative de demande de remboursement pour les frais de dépannage. Mark, l'employé de Bushlore nous explique qu'ils font déjà un geste en nous ne faisant pas payer les réparations à venir sur la carrosserie... Il essaye également qu'on reprenne certains des billets de 200 rands qu'ils n'ont pas pu , parait- il, passer à la banque pour une histoire de couleur que je ne comprends pas très bien. Nous refusons de reprendre ces coupures et qu'il nous débite notre carte. Il me dit qu'il va réessayer de les faire prendre par la banque centrale mais que si cela ne marche pas, il me débitera la carte. Cause toujours, dans un éclair de voyance subite, je sais déjà que je vais perdre ma carte bleue à l'aéroport et je ferai immédiatement opposition...personne ne débitera plus rien dessus.

Pour couronner le tout, il me dit que ce serait mieux si on reprenait le train pour rejoindre l'aéroport. Comme je lui demande si nous devons encore payer les 300 rands de billets, il fouille dans son portefeuille et... finalement, charge un de ses employés de nous y conduire.

Nous quittons l'Afrique du Sud à l'heure prévue. Emportant avec nous des milliers d'images, de couleurs, d'odeurs, de sensations fortes, de moment de joie, de doute et de bonheur intense. Nous garderons longtemps en nous ce formidable sentiment de liberté qui nous a tant de fois submergé lorsque nous étions seuls, livrés à nous même, face à cette nature sauvage.

Quelque part dans nos valises, nous avons religieusement rangé des petits échantillons de terre africaine, collectés lors de notre périple. Ils iront grandir notre collection de fioles aux couleurs allant du blanc au noir, en passant par des déclinaisons de jaunes, d'ocres, de rouilles et qui renferment précieusement des petits bouts de notre planète que nous avons eu la chance de fouler.

Samedi 28 aout

Nous atterrissons à Roissy. Il fait nuageux et frais. L'aventure est finie.

"]

Oups il y a eu un bug lors d'une modif et tout est parti dans les limbes du net.... Va falloir que je recommence.... 🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️
De retour de Seattle et sa région (septembre 2010) English translation pending
by Valreg · 2010-10-30 · 2 replies
Ci-dessous mon carnet de voyage suite aux 14 jours passés dans la région de seattle, jusqu’au glacier national park en septembre 2010.

Réservation d’une voiture cat B chez budget pour 332 € pour 3 conducteurs (nissan sentra confortable). Vol direct paris/seattle avec Air France.

1er jour : décollage de roissy à 11h, arrivée à 12h30 à seattle le vol a pris un peu de retard.

Passage de la douane vite fait. Les bagages sont super long à arriver, pas très performant seattle airport !!! Après avoir fait les démarches pour récupérer les clés de voiture, on arrive devant le véhicule et là pas de plage arrière, un employé qui se trouve à côté nous envoie au guichet il ne peut rien pour nous (super !!!). On retourne donc au guichet pour expliquer le problème, et là sans difficulté on nous donne les clés d’un autre véhicule.

14h20 (195 km) en route pour baker lake panorama point en passant par le mt vernon via WA-20 E (accident à la sortie de seattle=bouchon, après avoir bien patienté on se décide à prendre la prochaine sortie, et là merci au gps qui nous a bien remis sur la bonne route après l’accident).

On s’arrête faire la petite balade shadow of the sentinels 0.8 km allée/retour, petit sentier dans une forêt de grands sapins, écureuil & moustiques ! Ensuite arrêt photo au baker lake car on se fait dévorer par les moustiques, mais la vue est superbe. De là nous allons jusqu’au barrage upper baker la route après est fermée après donc demi-tour. 18h10 (55 km) en route pour marblemount où nous avons réservé l’hotel le buffalo run inn (52€ la nuit sans le petit déj mais micro-onde/frigo et wc/douche dans le hall très propre, des chambres avec salle d’eau sont dispo mais le tarif va avec, sinon petit déj pour 5$ par pers.). Nous dînons au buffalo qui appartient au patron de l’hotel et qui se trouve juste avant. Bon steak de bison et personnel sympa, prix raisonnable, grand choix de bière pour les amateurs. L’enregistrement pour l’hotel se fait au resto. Hotel au milieu de nul part, au bord de route principale mais pas de passage de voiture, c’est vraiment perdu comme coin.

2e jour : 7h en route pour Winthrop en traversant North Cascades (140 km). Arrêt au visitor center à l'ouest de newhalem où il y a un court chemin de planches qui aboutit à un belvédère d'où l'on peut admirer au nord la cime de 2074m du pinnacle peadk dans le picket range, mais bon pas de chance plein de nuages donc on ne voit pas grand-chose. gorge falls & rainbow falls sont les plus célèbres cascades du parc. Arrêt photo à Diablo Lake Overlook qui domine le lac avec une superbe couleur turquoise et permet d'apercevoir les cimes des montagnes environnantes, mais il n'y a pas beaucoup de neige. A sterling munro => 0.200m, vue sur picket range mais là encore dans les nuages. gorge overlook => 0.800m, petit sentier à travers bois pour voir une petite cascade dans deep gorge, et un barrage avec un lac d'une jolie couleur. rainy pass => 1.6 km, petit sentier à travers bois pour arriver sur une jolie vue sur le lac rainy & petites cascades en cours de route. arrêt photo à washington pass. 11h15 arrivée à Winthrop qui a des allures western, mais juste quelques maisons & boutiques sur une rue centrale, c'est vraiment un tout petit village mais très animé. On achète ce qu’il faut pour le déjeuner puis à 11h55 départ pour sandpoint (410 km), avec un arrêt pique-nique à 20 mn après winthrop, endroit aménagé près d’un visitor center, car dans winthrop rien d’aménager pour pique-niquer. 15h30 on a bien mérité une petite pause glace dans une station service après avoir traversé la columbia river. 18h40 arrivée à super 8 de sandpoint en prenant la WA 20, beaucoup de forêt, on a vu un groupe de dindon. Finalement rien d’extraordinaire niveau paysage je ne suis pas persuadée que ce parcours vaille vraiment la peine lorsqu’on a déjà fait les us. L’hôtel (58€ la nuit avec ptit déj) se trouve à l’extérieur de la ville, près un supermarché, et de quelques resto, au bord d’une grande route.

Dîner chez pizza hut, pour 10$ la plus petite taille est en faite déjà une grande pizza pour nous. Du coup on en mange que la moitié et on demande un doggy bag. Et voilà comme ca on a notre déjeuner pour le lendemain !!! Après petites courses au supermarché et on finit la soirée dans le jacuzzi de l’hotel.

3e jour : 7h05 départ pour le glacier national park (296 km). En cours de route on prend une heure de décalage horaire. 13h déjeuner à sprague creek, 1er arrêt pique-nique que nous trouvons juste après l’entrée du parc, au bord du lac, jolie vue sur les montagnes. 13h40 départ pour faire la route going to the sun (73 km). En cours de route arrêt photo au bord d’une petite rivière avec une eau incroyablement transparente, et vue sur les montagnes avec un peu de neige au niveau des glaciers, mais il reste pas grand-chose. 15h Arrêt photo à Avalanche creek et au loop vue sur heaven peak, puis sur haystak creek cascade. Travaux sur la route, on a le temps d’admirer le paysage !!! et d’admirer une biche juste avant Weeping Wall. Vu la météo, weeping wall est ridicule, on ne voit pas du tout le filet de larme !!! 15h15 nous faisons la balade Hidden Lake Trail (5 km aller-retour), la randonnée la plus courue du parc dont le but est un magnifique lac. Au départ il y a un chemin de planches qui traverse des prairies où l’on aperçoit marmotte, écureuil de terre et ensuite c’est un petit chemin de terre, ça monte un peu dur. Soudain on se prend un orage sur la tête, forcément comme il faisait beau au départ nous avons juste notre petit kway. On décide de poursuivre tout de même pour voir ce fameux lac. Juste avant d’arrivée au point de vue, une rencontre nous réconforte de nos efforts, 2 chèvres de montagne peu farouches broutent tranquillement. Et enfin on aperçoit le lac qui commence à être dans la brume, là aussi plus de glace mais c’est tout de même magnifique. Cela valait bien la peine d’être trempé comme des canards. On aura mis 1h30, et évidemment une fois la balade finit le soleil est revenu !!! On fait un petit tour dans le visitor puis nous continuons vers Jackson Glacier Overlook, mais là encore travaux et on attend bien 10mn. 17h35 vue sur le glacier Jackson où les photos sur les panneaux d'information montrent bien le retrait des glaciers dans le parc. Petit arrêt photo ensuite à la mini cascade sous le pont de sunrift gorge. Ici en fait on devrait prendre un chemin pour avoir un autre point de vue, mais n’ayant pas d’info et vu l’heure et le ciel qui s’assombrit on décide de poursuivre vers le lac Saint Mary. Au milieu du lac, Wild Goose Island (l'île de l'oie sauvage), est une des scènes les plus photographiées du parc. Situé au pied de Lewis Range (une barrière des Rocheuses) près de l'entrée Est, le lac est entouré de pins Ponderosa et de montagnes allant de 2500 à 3000 mètres. Il mesure 16 km de long et a une profondeur de 89 mètres. A l'autre bout de la route, près de l'entrée ouest, le lac McDonald est le plus grand lac du parc (16 km de long, 2,5 km de large et 144 mètres de profondeur). Les Kootenai l'appelaient "le lac des danses sacrées" et organisaient des cérémonies sur ses rives. L'un des endroits les plus photographiés du parc. 18h il fait déjà sombre donc pas génial pour la photo dommage car cela doit vraiment être beau avec un ciel dégagé et le soleil. Le lac est en fait juste avant la sortie du parc. A la sortie il y a un immense hotel, une station service et 2 boutiques de souvenirs, donc arrêt obligatoire !!! On ressort finalement bredouille. De là on part pour east glacier 50 kms à 20 miles la plupart du temps, la route est interminable en respectant la limitation. Quelques vaches s’aventurent sur la route, autrement au début beaucoup de parcelles avec des arbres morts brûlés et ensuite de grandes étendues sauvages c’est triste comme paysage. On s’arrête prendre une photo car beau panorama sur le lac two medecines. 19h30 Nous arrivons enfin à l’hotel Whistling Swan Motel and Two Medicine Grill (49€). On voit un mot nous disant de s’adresser à un magasin qui est à 1 mn à pied. A la caisse on dit que l’on vient faire le check in, le gars nous demande de patienter. Après 5 mn le propriétaire de l’hotel arrive et nous explique qu’en fait il ne nous attendait plus donc il va nous loger dans un hotel un peu plus loin, plus cher mais il prend la différence de prix à son compte. Alors celle-ci on nous l’avait encore jamais fait !!!! Du coup on se retrouve au Mont pine motel qui se trouve à l’entrée du village donc pas dans le mini centre ville comme le whistling. Le propriétaire du Mont pine est un vieux monsieur sympathique qui s’arrange donc avec l’autre propriétaire (ça ne doit pas être la 1ère fois que cette situation arrive !!!) et nous ne paierons donc bien que le montant entendu. Le propriétaire du Mont pine nous indique les restos du coin (des menus sont affichés dans l’entrée), nous dit quelle visite faire dans la région, et nous indique une route plus rapide pour aller au glacier national park le lendemain. Après avoir bien papoté, nous découvrons notre chambre toute simple, il s’agit en fait de cabine, donc les murs sont de vrais feuilles à cigarette, on entend le voisin ronflé !!! Pas de petit déj à l’hotel, et rien dans la chambre. De là nous décidons de ne pas reprendre la voiture pour aller manger, il y a 2/3 restos à 5mn à pied donc nous allons au 2e que nous voyons. Lumière tamisée on ne voit pas grand-chose et il fait froid à l’intérieur. Mon homme opte pour un steak et moi pour un little menu et là surprise, dans mon assiette une cuisse de poulet, un gros travers de porc et un autre morceau de viande !!!! en fait le little s’est transformé en big !!! pour environ 18$. Ensuite nous allons au mini market pour acheter un paquet de gâteau pour le petit déj et là rien à moins de 5$ le misérable paquet !!! bon bah nous ferons avec les restes que nous avons.

4e jour : 7h Nous prenons la route en passant par browning comme conseillé la veille et effectivement beaucoup plus rapide et agréable à conduire (84 km). En plus nous passons devant un élevage de bison, et un troupeau avec des cowboys. A l’entrée du parc, une route sans issue d'une vingtaine de kilomètres longe le lac Sherburne avant d'atteindre Many Glacier Area, une zone où se concentrent plusieurs glaciers et lacs accessibles par des chemins de randonnées. Un peu après l'entrée du parc, des voitures sont arrêtées et l’on distingue des tâches noires sur un côté de la montagne. On s’arrête et là quelle surprise, 3 ours noirs qui se rapprochent, aux jumelles on les voit super bien, super la journée comme bien. On reprend la voiture et un peu plus loin des biches sont sur le bord de la route. 8h45 On arrive au bout de la route sur le parking du visitor center où il y a un petit magasin et un resto. 9h Nous empruntons le Iceberg Lake Trail16km aller-retour, ça monte dur au début et après c’est assez plat. Le petit chemin est agréable, on traverse la forêt, des prairies fleuries et on a un beau point de vue sur tout le parc. On a le droit à un petit crachin pendant une bonne heure. Sur le chemin il y a un ranger devant nous et nous rencontrons peu de personne à l’aller. A mi-chemin il y a des wc au milieu des bois, et comme d’habitude, super propre et du papier, y’a pas à dire pour ça les américains sont champions. Sur le chemin on aura la chance de voir des écureuils, un caribou et un cerf avec des bois magnifiques. On arrive enfin au lac, couleur sublime, mais plus d’iceberg !!!! et il ne reste pas beaucoup de glace sur le glacier mais c’est tout de même magnifique, par contre un vent glacial. On avale une barre de céréale pour reprendre des forces et nous rebroussons chemin après en avoir pris plein les yeux. A mi-parcours des américains qui arrivaient en sens inverse nous disent de nous arrêter et effectivement on voit que cela bouge dans les buissons. Là on arme camescope et appareil photo car on se doute bien qu’il y a un animal et là un ours sort et va au devant du groupe d’américains, et puis un 2e ours sort c’est un petit. Là la maman ours panique car elle est bloquée entre nous et le groupe, elle se met à côté d’une américaine qui ne bouge pas et là elle se lève sur ses 2 pattes arrières, ah ouais c’est quand même une belle bête. L’américaine super courageuse ne pipe pas. La maman et son petit arrive à passer devant le groupe et descende le chemin. En fait on saura après que les américains ont mis de la bombe à ours (en fait c’est ni plus ni moins que de la bombe lacrimo). Là on s’avance donc pour continuer notre chemin et hop un ourson sort tout paniqué des buissons mais rejoint vite sa mère, on avance de nouveau et là un 4ème ourson !!! par contre lui il « pleure » il ne s’est pas où allé, mais ouf ça n’a pas duré longtemps il a trouvé son chemin aussi. Les américains nous disent d’attendre 5mn que les ours s’éloignent. Nous patientons 2 mn et reprenons le chemin en restant tout de même sur nos gardes. Par rapport à l’aller où il n’y avait personne, là on rencontre tout de même pas mal de personnes. A chaque fois elles demandent si on a vu des ours. Il y a juste un couple qui aura fait la rencontre de la petite famille ours, et la femme a eu une belle peur. Voyant qu’on avait pas de bombe, elle nous dit de faire du bruit de taper dans les mains pour les éloigner et si jamais on les rencontre de rester calme et de ne pas bouger. Des gens sont derrière nous avec un grelot pour faire du bruit. Mais nous on veut bien les revoir les ours !!!! Du coup on met un coup de turbo pour les semer car ils nous saoulent avec leur grelot. On rencontre de nouveau un couple qui nous demande si on a vu les ours, donc là on leur montre une photo et l’homme est dégoûté en nous disant qu’on a eu une chance énorme car il est très rare de voir des…grizzlis !!!! Et là on est encore plus content, ca valait bien le coup de faire ces 16 kms à pied !!!! 13h40 on a fini notre balade et là on voit une affiche au début du chemin qui indique que ce trail est fermé cause d’ours !!! Vraiment on a eu trop de chance. On fait un petit tour dans la boutique et pique niquons sur les bancs devant le visitor. Ensuite on s’offre un bon petit café pour nous réchauffer et là une ranger installe 2 jumelles. Derrière le visitor sur le flanc de la montagne on aperçoit 3 ours noirs et des bighorns (merci madame la ranger). Là il se met à bien pleuvoir, le ciel est tout couvert et noir, donc nous ne ferons pas la balade pour aller jusqu’au lac grinnell. Nous prenons donc la route pour Two Medecine Valley au sud-est du parc en espérant qu’il y fasse meilleur. La pluie s’arrête mais le ciel reste menaçant. Là miracle encore un bel ours sur le bas côté de la route en train de faire ses griffes sur un tronc. Nous arrivons près du lac et faisons la balade du paradise 1km, petit sentier au milieu des bois qui amène au bord du lac, c’est pratiquement la même vue que depuis le parking, nous rebroussons chemin puis allons jusqu'à la cascade Astrea 1.7 kms, là aussi pas grand intérêt la cascade est toute petite. Nous nous dépêchons de retourner à la voiture car il pleut un peu et le ciel est bien noir et la nuit arrive. Je ne sais pas si c’est dû à la météo mais nous n’avons pas trouvé un grand intérêt à cet endroit. Peut-être aurait il fallut prendre l’excursion en bateau pour voir les beautés du paysage qu’il doit y avoir, mais pour nous il était trop tard. Nous allons faire un tour dans la boutique à côté du parking avant de reprendre la route. Nous roulons jusqu’à browning car j’avais repéré un magasin de souvenir le matin. Arrivé sur place je vois un magasin de country, super !!! et bah non forcément il est trop tard c’est fermé. Ouf le magasin de souvenir est bien ouvert par contre. Browning est une ville tenue par des indiens, donc dans la boutique pas mal d’objet indien. De là nous faisons quelques courses au supermarché qui se tient un peu plus loin. Il y a aussi un casino pour ceux que cela intéresse. Nous retournons à l’hotel à East glacier pour déposer les affaires et décider où nous allons dîner. Nous dînons donc au medecine grill, à 5 mn en voiture (eh oui là ou nous devions dormir !!!). Là il ferme à 21h!!! et il est presque 20h30. Pour 10$ on a un plat copieux et coca à volonté dans une ambiance sympa, c’est tenu par 2 jeunes, à la bonne franquette. Par contre il n’y a pas d’alcool mais on peut amener sa bouteille, car on a accès à la supérette.

5e jour : Il a plu toute la nuit et il tombe encore des cordes. Nous partons à 7h en priant pour que la pluie cesse. Nous nous arrêtons à goat lick pour voir des chèvres de montagne mais nous ne voyons rien car un il y a un épais brouillard et il pleut toujours. Sur la route pour Coram (118km), nous nous arrêtons dans un harley davidson pour quelques achats. Plus loin on aperçoit un magasin de country donc demi-tour et là pas de chance c’est fermé (je suis maudite !!!). (374 km restant). Nous pique-niquons sur une aire de repos d’autoroute, en compagnie d’écureuil, il brouillasse heureusement la table est à l’abri. Des retraités offrent le café, quelle bonne idée pour nous réchauffer. 12h50 Nous arrivons àWallace, village historique ou a été tourné le pic de dante. Ici le temps s’est arrêté aux années 60, les boutiques, café, tout est d’époque. L'ancien maire de la ville a décrété que Wallace était le centre de l'univers donc il a fait mettre une plaque dans le bitume en plein centre ville pour marquer l’endroit. On peut visiter une mine, mais on en a déjà visité plusieurs ailleurs donc on laisse tomber cette option. On se balade dans le petit centre ville et au visitor center y’a une expo sur la mine. On profite aussi de trouver une poste pour enfin acheter des timbres. 14h Départ pour Cœur d’Alene. 15h On arrive au visitor center. De là nous faisons le tour de la colline tubbs hill qui se trouve au bord du lac via un petit sentier (parking gratuit la 1ère hre). C’est la petite promenade familiale. Ensuite nous faisons un petit tour à pied dans le petit centre ville très huppé, et il y a le marché des agriculteurs, comme en France. Nous partons pour l’hôtel le Motel 6 (48€, juste café dans le hall pour le matin) et là nous passons devons un Harley davidson, donc arrêt shopping. Le magasin est super grand et en fait il y a une concentration de motard, ambiance sympa. L’hôtel est en fait juste à côté le long de l’autoroute, on entend bien la circulation. La piscine extérieure n’est pas chauffée dommage. A 5mn à pied nous trouvons pour dîner un buffet à volonté chinois pour 15$. Ensuite nous allons faire un ptit tour au supermarché qui se trouve à l’opposé pour faire les courses.

6e jour : 7h en route via la I2 pour coulee city où en fait il n’y a rien !!! juste un lac et quelques maisons. Nous traversons d’immenses étendues de blé et quelques hameaux. Nous pensions trouver une station essence et pour une fois que dalle !!! Nous décidons d’aller jusqu’à grand coulee, ville qui paraît plus grande sur la carte, le paysage est magnifique le lac d’un côté et la montagne de l’autre. Nous sommes sauvés une station essence !!! Juste après la sortie de la ville, superbe vue sur le barrage et la centrale électrique. Nous continuons pour le lac de chelan, petite ville mignonne au bord du lac près duquel nous pique-niquons après avoir fait les courses au supermarché. Nous faisons un petit tour de ville avec une mignonne petite église et des petites éoliennes très rigolotes. Sur le lac un couple est debout sur un surf et pagaie pour avancer, champion de l’équilibre, c’est marrant nous ne connaissions pas cette discipline !!! 13h40 en route pour Leavenworth. On traverse des vergers, des vignes. Juste avant d’arrivée il y a un magasin où il y a plein d'épouvantail et de belles fleurs, et on peut aussi visiter une mini fermer. C’est très sympa donc arrêt photo oblige. 15h Arrivée au visitor center, les personnes sont costumées et très chaleureuses, on nous propose à boire, et nous disent que l’on peut rester sur le parking sans problème. Leavenworth est une véritable petite ville bavaroise, super mignonne on se croit vraiment en Autriche, en plus il fait un temps magnifique, il y a de la musique dans les rues, on peut faire un tour en calèche. Dans les boutiques on retrouve les mêmes articles qu’en Autriche, des bretzels, les façades ont de belles peintures (bon par contre rien à voir avec ceux d’alsace). Les balcons sont bien fleuris. Pour une fois nous ne sommes pas seul, il y a pas mal de touristes. 17h15 nous partons pour l’hôtel à ellensburg (95km) le days inn (70€). 18h40 nous nous installons et allons profiter de la piscine intérieure, y’a aussi un jacuzzi mais là pas de bulle, et pour les intéressés il y a aussi des appareils de muscu. L’hotel se trouve à côté d’une station service, nous dînons au resto routier de la station, ambiance sympa au milieu des routiers. Nous dégustons un bon et gros hamburger, et nous nous offrons une glace à la boutique de la station attenante.

7e jour : 7h35 eh oui nous avons attendu le petit déj mais cela valait le coup, car gauffre miam miam. Départ pour le Mont Rainier (146 km) en prenant un peu les routes de campagne pour profiter du paysage. On s’arrête à un view point où il y a effectivement un super point de vue sur différents monts. La route est magnifique et la vue sur le mont rainier est sublime. Il fait super beau, le mont est bien enneigé. 11h Nous entamons la balade de 1km emmons vista trail, là encore on en prend plein les yeux, nous continuons sur silver forest trail, qui nous fait traverser des prairies fleuries avec des petits écureuils, et rebroussons chemin à mi-parcours. L’altitude se fait ressentir sur le chemin du retour. 12h Nous reprenons la voiture pour canyon Stevens (50km). Par contre dans ce parc nous sommes arrêtés par de nombreux travaux, et les arrêts sont très longs car il faut attendre la voiture conducteur car on ne passe que sur une voie. On perdra facilement plus de une demi-heure au total. On s’arrête pique-niquer à l’entrée du parc car il y a des tables aménagées. Ensuite nous faisons la balade au pas de course (eh oui faut bien rattraper le retard) soit 2.4 kms en 20 mn à Grove des Patriarches pour admirer des arbres âgés de mille ans, ils sont effectivement assez impressionnant et le sentier dans la forêt est très sympa, mais un peu trop de monde. 14h30 nous continuons vers Paradise (52 km). 15h10 Nous faisons un arrêt au visitor center du glacier nisqually, parking plein, une foule inimaginable. Beau point de vue sur la partie Sud de Rainier, et ses pistes enneigées tout autour et la chaine de montagnes Tatoosh avoisinante. 15h45 Nous entamons la balade nisqually vista trail 2 kms. Le départ du chemin est en fait sur le parking avant le visitor center. Belle balade et super point de vue sur le glacier. 16h40 En route pour kautz creek avec un arrêt photo à Virginie falls, belle cascade au bord de la route. 17h15 on se lance sur kautz creek trail ancienne coulée de boue, mais on ne voit plus rien de la coulée, il y a un filet d'eau de couleur orange et des troncs d'arbres, donc on fait juste une petite balade dans la forêt en longeant un peu la "rivière" puis rebroussons chemin. 18h c’est parti pour 115kms pour rejoindre une chambre d’hôte au Ranch House Inn (64€) à Winlock. 19h45 à la sortie du village, nous entrons dans la propriété qui d’extérieure ne paye pas de mine mais à l’intérieur quelle surprise. Superbe cuisine américaine, grand salon avec écran plat géant (la télécommande c’est carrément comme un ipad), grand jacuzzi, juke-box, grande chambre avec lit très confortable. Enfin bref superbe maison américaine grandiose, avec en extérieur terrain de tennis, et piscine. La propriétaire ne nous attendait pas aussi tard (19h30) malgré qu’on l’avait prévenu lors de notre réservation par mail. Très gentille elle nous a laissé sa maison à disposition car elle, elle restait dans une sorte de grange aménagée je pense juste à côté de la maison. Du coup pour dîner nous sommes allés au supermarché de winlock à 5 mn en voiture et avons acheté des plats tout fait, que l’on a réchauffé au micro-onde à la maison. Cela était bien agréable et changeait un peu du resto et des pique-niques.

8e jour : 6h30 petit déj de luxe !!!! La propriétaire nous a demandé ce que l’on voulait donc nous avons craqué pour du bacon et des pancakes, hum trop bon avec en plus un bon jus d’orange pressé et là une super surprise, un café excellent, si si sans rire comme à la maison !!! comme quoi cela existe aux US !!!! 7h10 nous prenons la route pour le mont St Helens (90 km). 8h40 nous arrivons à Johnston Ridge Observatory. C'est le bout du bout de la route et on est pile en face du cratère du volcan à 1.300m d'altitude. Une brume nous cache le volcan, nous attendons donc une éclaircie dans un vent glacial mais au bout d’un quart d’heure enfin cela se lève et là superbe vue sur le volcan et le castle lake. Au loin, on voit sur les versants, quelques troncs d'arbres qui ont été couchés par les vents brûlants à 1000 km/h et + de 400°C. Sur le chemin du retour on s’arrête à tous les points de vue qui sont au bord de la route. On fait le petit sentier à coldwater lake qui amène au bord du lac. 11h20 nous faisons également un arrêt photo au bord du silver lake, puis nous traçons vers Portland (205km). A la sortie de Portland, nous pique-niquons à la 1ère aire de repos et là il y a beaucoup de monde, nous ne sommes pas habitués à voir autant de personne !!!! Là aussi on aura droit à un ptit café offert par des retraités. 13h40 Arrêt photo à Portland Women’s Forum Park qui offre une vision de carte postale sur la Columbia River Gorge. 14h10 A Vista Point nous prenons la route de 16 kms qui mène à Larch Mt. Look (petite route qui finit dans la forêt). De là un sentier mène à Sherrad Point ou l'on a une vue panoramique à 360° sur les Monts St Helens, Rainier, Adam, Hood, Jefferson, malheureusement c’est nuageux au loin donc on ne les voit pas. Par contre sacré montée pour accéder à l’observatoire. 15h30 route vers crown point, toujours la même vue sur la Columbia River Gorge, beaucoup de monde dur dur de trouver une place sur le parking, c’est samedi les familles de promènent. Le long de la route plusieurs cascades donc arrêt photo à chaque cascade visible de la route et en finissant par Multnomah Falls à 16h. Là aussi l’enfer pour se garer, et blindé de monde. Nous restons 20 mn entre la boutique et profiter de la vue sur la cascade. Le petit pont est plein de personne donc nous restons en bas de la cascade. 16h50 Nous arrivons à bonneville dam, et là pas de chance le visitor center ferme à 17h et il est tout au bout des bâtiments, du coup nous arrivons trop tard pour observer les saumons remontant le courant à travers le tunnel de verre. On fait donc demi-tour et là on voit à la sortie qu’il y a une ferme d’élevage donc l’accès est gratuit. Du coup on fait le tour des bassins d’élevage où il y a un grand nombre de saumon, et il y a aussi des petits étangs avec d’autre poisson, et on voit un film expliquant que les poissons élevés sont rejetés dans l’écluse pour alimenter la rivière. On aura pas tout perdu finalement, la balade est sympa. 17h50 Nous prenons l’autoroute pour the dalles (75km). Le vieux centre ville est tout en brique, il y a quelques bâtiments victoriens décorés de fresques murales retraçant l’histoire mais il y a un vent pas possible et tous les magasins sont fermés en préparation du labor day. Là par contre il n’y a pas un chat dans les rues. De là nous allons à l’hotel le Motel 6 (52€), là encore petite piscine à l’extérieur mais vu le vent c’est même pas la peine. La personne à l’accueil nous dit qu’il y a toujours du vent mais pas autant d’habitude tout de même. Là mauvaise surprise, la chambre pue le tabac malgré une non-fumeur, mais en face des jeunes font la fête et ca fume à tout va, allez ce n’est que pour une nuit heureusement, mais cela nous aura bien indisposé tout de même. Juste à côté de l’hotel il y a le cousin's qui fait penser au buffalo grill d’extérieur, déco sympa sur le thème de la ferme.Hamburger correct pour 9 $, les verres sont des grands pots à confiture.

9e jour : Des muffins sont à disposition dans le hall avec du café.7h05 départ pour trillium lake (102km) avec un arrêt chez walmart. Nous prenons la scenic road qui nous fait traverser de nombreux vergers, très sympa, puisle gps nous fait passé par la lolo pass, et là c’est la cata. C’est une petite route de pure montagne, on passe dans la forêt donc pas de paysage à voir, la route est interminable et n'est pas entièrement goudronnée. Il pleuviote, le mont hood est dans les nuages on ne voit rien donc aucun intérêt.10h on arrive à zigzag enfin sortie de cette maudite route. On file sur portland (78km). En cours de route on fait un petit détour à un point de vue pour voir ce fameux mont hood, et là toujours pas de chance, il est dans les nuages donc on ne voit rien. 11h45 On se gare dans le quartier historique (tous les parkings payant), dans lequel on fera un petit tour pour voir les bâtiments victoriens et il y a plein de caravane les unes contre les autres sur une place, en fait ce sont des petits snacks. De là on longe le Saturday market qui est l’équivalent du marché et d’une foire chez nous. 12h45 pique nique à washington park, avec en arrière plan portland. Ce parc a une belle roseraie dont l’entrée est gratuite, donc on fait une petite balade à travers des rosiers sublimes. 14h nous poursuivons notre visite en allant à pittock mansion. L’entrée au jardin pour voir une vue d’ensemble sur portland est gratuite. Là encore nous ne verrons pas le sommet qui se trouve au loin et que l’on voit sur toutes les cartes postales. 14h25 Nous faisons 128 kms pour atteindre à 16h cannon beach station balnéaire. Beaucoup de monde, nous faisons une balade sur la plage et dans le petit centre ville. 17h20 nous allons à ecola state park c’est le labor day donc entrée gratuite. En fait une petite route amène à 2 points de vue, heureusement qu’on a pas payé car cela n’en vaut pas la peine. On voit des rochers où on est censé voir des phoques mais il n’y a rien. Et au 2e point de vue, on voit une petite crique où l’on peut aller, mais c’est la même chose que sur la plage où nous nous sommes promenés. La bonne surprise est une biche qui mange paisiblement près du parking. 18h05 nous partons pour Astoria (42km). Nous arrivons à 19h au sommet de coxcomb hill (les routes sont comme à san francisco !!!), l'astoria column est impressionnante et décorée d'une fresque racontant l'histoire et ses héros. A l’intérieur de la colonne il y a 167 marches à monter pour voir un panorama sur toute la contrée. Il fait un vent glacial mais la vue est sublime malgré l’heure tardive. Nous allons ensuite nous installer à l’hotel Astoria Rivershore Motel (55€) qui se trouve face au lac au bord de la route principale avec les autres chaînes de motel. Nous dînons juste en face au Carolyn restaurant, et prenons la spécialité du jour un pain surprise avec comme une soupe très épaisse de saumon à l’intérieur, ca change des hamburgers pour un prix raisonnable et la serveuse est super sympa, ambiance familiale.

10e jour : après avoir fait le plein de muffin et de café dans le mini hall de l’hotel nous prenons la route à 7h15 pour le lac quinault (201 km), on emprunte le pont de 6 kms d’astoria, impressionnant. Il pleut !!! Nous arrivons enfin au lac qui est dans la brume et trouvons l’arrêt pour aller au Big Cedar. Un chemin à travers bois amène à un immense cèdre mort avec un gros trou dans le tronc dans lequel on peut rentrer. Les bas de nos jeans sont trempés il pleut toujours c’est l’horreur. Nous continuons tout de même jusqu’à Maple Glade et faisons le loop de moins d'1 km, malgré la pluie cela vaut le coup. Les arbres ont plein de mousse sur les branches, la forêt est magnifique. 11h30 route vers Hoh Rain Forest (112 km). Il pleut beaucoup, nous nous arrêtons donc déjeuner au seul endroit que nous croisons à kalaloch. Nous ne sommes pas tout seul à nous être réfugié ici, le service est très long. Le resto a une baie vitrée qui donne sur la mer et il y a une mini plage avec plein de tronc mort échoué. Il fait froid à l’intérieur, nous prenons un énième hamburger, on voit que le resto est seul, les prix sont un peu élevés. Nous prenons un café dans la petite boutique juste à côté pour nous réchauffer. Il pleut toujours, en sortant il y a un rassemblement de vieille voiture américaine bien entretenu. 16h (73 km) nous arrivons à Forks et passons devant le visitor center où nous nous arrêtons. Là nous découvrons un total engouement au film Twilight. Devant le visitor il y a la camionnette rouge de bella. A l’intérieur les personnages du film sont en poster, on nous remet le plan de la ville où est indiqué les lieux qui ont servis lors des tournages. Donc juste pour le fun et parce qu’il pleut toujours un peu, on fait un arrêt photo à la maison de bella et d’edouard, et là on se rencontre qu’il y a des trucages !!!! pas de forêt près des maisons !!!! Nous finissons dans le supermarché du coin pour faire 2/3 courses et en sortant miracle il ne pleut plus !!! A la sortie de la ville, il y a un tank d’exposé et une vieille loco.Du coup nous allons jusqu’au village de la push (23 kms). Là aussi c’est un lieu de tournage du film. Ce village regroupe la population indienne de Quillayute, c’est un village de pêcheurs de la tribu indienne des Quiludes. Il y a un totem près du petit port. On se balade sur la plage recouverte de troncs d'arbres blanchis et poncés par la mer. Sur un côté il y a plein de pelicans et des mouettes. Il y a un tronc d’arbre gigantesque d’échoué, avec les racines, super impressionnant de voir ça comme cela, on est tout petit à côté. 17h40 On prend la route pour l’hotel, le Forks Motel (74€). La piscine est dehors donc pas de baignade. Café dans le hall pour le petit déj. Avant d’aller dîner on fait un tour dans le centre ville, mais c’est vite fait juste une avenue centrale avec peu de commerce. A côté de l’hotel il y a un resto type familial, une employée passe l’aspirateur dans l’entrée mais nous laisse entrer. On comprendra qu’en fait cela ferme à 21h. Là je prends des morceaux de poulet pané pour 8$ et mon homme du flétan avec légumes à volonté (il y a un mini buffet pour se servir) pour 15$.

11e jour : 7h Après avoir pris le petit déj dans la chambre grâce à la cafetière et aux gâteaux achetés la veille, nous prenons la route pour le Lake Crescent (58 km). Entouré par la forêt et les montagnes, ce grand lac (le plus grand du parc) aux eaux d’un bleu profond occupe le lit d’un glacier disparu depuis plusieurs milliers d’années. A 1,6 km du lac nous empruntons le chemin pour les Marymere Falls, une chute d'eau de 30 mètres tombant dans un bassin. Balade sympa dans la forêt et nous tombons nez à nez avec des biches. Par contre ca monte dur près de la cascade. En repartant nous croiserons sur le bord de la route les biches, ouh la c’est bien dangereux pour elles. 9h Nous partons pour elwha (40km). Là pas de chance il y a des travaux, la route pour West Lake Mills est fermée. Nous décidons donc de faire Whiskey bend, en espérant avoir une jolie vue sur le lac. Nous prenons en voiture le petit sentier non goudronné, et ca monte dur, heureusement que nous sommes seul car pas la place pour 2 voitures. Arrivé au bout déception, c’est juste le départ de sentier pour de longue balade. En redescendant tout doucement (tout de façon on ne peut pas rouler vite !!!) on arrive à trouver un endroit pour s’arrêter prendre une photo tout de même du lake mills. Là nous retournons vers l’entrée du parc et au niveau du camping nous faisons la petite balade de 20 mn au milieu de cèdres géants et de fougère trempée donc encore une fois, nous avons le bas du pantalon trempé à Nature Trail. 11h Nous prenons la route pour hurricane ridge (65 km). Nous nous arrêtons au visitor center comme nous passons devant et là nous avons bien fait car le ranger nous montre sur son ordinateur la vue qu’il y a en temps réel grâce à une webcam du mont olympic. Et là pas de chance le mont est dans les nuages et c’est couvert pour toute la journée, donc inutile d'aller jusqu’à hurricane ridge. Du coup juste derrière le visitor il y a un petit chemin, donc nous l’empruntons pour faire une petite balade à travers bois. En fait en 15mn c’est baclé, rien d'exceptionnel, c'est plus pour se dégourdir les jambes. En fait étant à Port Angeles, nous allons près du port et nous nous baladons un peu entre le vieux centre ville et celui-ci. Par contre rien d’aménager pour pique-niquer, du coup nous retournons au visitor center qui n’est pas loin. 14h A défaut du mont olympe, nous décidons d’aller au sequim refuge national. A la sortie de port angeles, soudain je vois une boutique country ouverte !!! miracle !!! enfin une !!!! La boutique n’est pas très grande mais bon j’ai trouvé mon chapeau et suis trop contente. Arrivé au refuge, nous empruntons un petit chemin et en fait nous sommes en haut d’une la falaise avec la mer en contre bas mais malheureusement il y a un épais brouillard et on ne voit rien à l’horizon, et il y a un bon petit vent frais. Du coup la balade sera de courte durée. On se dit donc que nous allons voir une ferme de lavande car dans la région il y en a pas mal. Et là encore déception. Ah nous ne sommes pas en provence où on voit des champs à perte de vue de lavande. Là juste une maison avec un petit champ devant de lavande !!! Allez on laisse tomber la visite. On se demande bien quoi faire dans le coin et sur la carte nous voyons qu’il y a une plage aux crabes, bon bah pourquoi pas. Allez hop nous y allons. Là se trouve un restaurant spécialisé fruits de mer et crabe, on sent bien l’air iodé. Ca doit être la marée haute car y’a pas grand plage. Par contre par rapport à d’habitude, là il y a plein d’algues et des restes de coquillages, et seulement 3/4 pinces de crabe. Nous faisons donc une petite balade pour passe le temps puis à 17h nous prenons la route pour port townsend (116 km), en faisant un petit arrêt chez walmart. 18h30 nous arrivons dans le centre de port townsend, parking payant. Nous faisons le tour du petit centre ville pour voir les maisons victoriennes. Il y a plein de mouettes qui font un vacarme pas possible. La ville fait un peu vieillotte. Nous poursuivons à pied vers le petit port qui n’est pas loin. Nous allons ensuite à l’hotel The belmont, bâtiment historique de 1800 (65€) qui est sur l’avenue principale. Là dans le hall du restaurant pour faire le check in, on commence à prendre peur en voyant le décor qui est d’époque. Nous passons par une porte sur le côté pour emprunter un grand escalier recouvert de velours bordeaux et arrivons sur un grand palier. Nous découvrons notre chambre immense qui donne sur la rue. Le mur est en brique rouge, la salle de bain assez moderne est elle aussi immense. Mobilier d’époque aussi, mais le lit est confortable. Pas de tv dans la chambre. On entend les mouettes, et un gars joue du saxo dans la rue. J’arrive à avoir une place juste devant l’hotel pour monter les valises. Après s’être installé nous trouvons près de l’hotel un resto type année 60, super sympa la déco. On déguste un bon hamburger et une super bonne glace, car c’est leur spécialité et le proprio est très sympa. Bon rapport qualité/prix. On fait ensuite un tour à pied mais ici tout ferme de bonne heure.

12e jour : Encore une fois ptit déj dans la chambre. 8h Nous allons devant la boutique qui fait des excursions en mer pour observer les orques en croisant les doigts pour qu’on puisse en faire une. Au départ nous comptions prendre le ferry pour faire les îles san juan à partir d’anacortes mais nous changeons d’avis et privilégions la facilité et cela sera moins fatiguant de faire cette excursion. Nous attendons un bon moment qui nous parait une éternité. La personne arrive enfin et m’indique où laisser la voiture. Je la gare donc tout au bout près des hangars à bateaux. Elle regarde sur son agenda et nous annonce qu’il y a un groupe de 70 personnes, mais ouf c’est bon elle nous prend. 2 cars de personnes du 3e âge débarquent !!! Quand on voit tout se monde et la taille du bateau on se dit qu’on va se tenir chaud !!! Finalement on tient tous, 3 par banquette, nous sommes juste à côté de la porte pour accéder au pont. 9h20 c’est le départ, on nous propose du café (payant bien sûr), du pop-corn recouvert de beurre chaud… A mi-parcours nous arrivons à l’endroit où se trouve les orques. Il y a plusieurs bateaux, nous ne sommes pas tout seul. Et là super les orques sont au rendez-vous, nous en verrons une dizaine au total pendant à peu près une heure. 12h30 Nous débarquons sur l'île Friday harbord, pour déjeuner. Nous trouvons un petit supermarché pour acheter de quoi manger puis nous trouvons un banc à côté des restaurants avec vue sur la côte. Il fait super beau, nous nous baladons ensuite dans le petit centre ville, dommage nous ne restons pas assez longtemps pour louer un scooter pour faire le tour de l’île. 14h30 Départ pour port townsend. A mi-parcours le bateau s’arrête devant un îlot où il y a plein de phoques. On essaye de distinguer au loin le mont olympe avec les jumelles mais bon sans grande conviction. Le bateau ne s’arrêtera pas pour revoir les orques dommage, on garde un goût de trop peu tout de même. 16h30 Nous débarquons et prenons la route pour kingston. Le gps nous conduit direct à l’embarquement pour prendre le ferry où nous arrivons à 17h30. On arrive devant une guitoune, le monsieur nous vend un ticket et de là on se met dans une file pour attendre l’embarquement à 18h. 18h10 c’est parti pour la traversée. Nous traversons ensuite sans problème via la voie rapide seattle sans trop d’embouteillage pour aller à l’hotel Knights Inn SeaTac Aiport (35€) qui se trouve à 5mn de l’aéroport mais on n’entend pas du tout les avions. Un ordinateur est à notre disposition dans le hall, la piscine à l’extérieur est fermée car elle ne doit pas être chauffée. Plusieurs tables pour prendre le petit déj près de la réception, et la chambre impeccable avec frigo et micro onde, ouf car nous sommes là pour 2 nuits. Nous décidons d’aller dîner au old country buffet à lynnwood à 20mn de l'hotel, car nous connaissons cette chaîne et pour changer un peu des hamburgers et là au moins pas besoin de se prendre la tête pour traduire (enfin essayer !!) la carte. Nous arrivons à 20h10 et la caissière nous annonce qu’il ferme à 20h45 !!! Bon même pas on peut profiter calmement du bon buffet, donc on mange un peu avec un lance pierre tout de même dommage.

13e jour : Après un bon petit déj nous partons à la visite de seattle 7h45. Nous commençons parOccidental Park, après avoir essuyé un bouchon monstre. Ah on voit que nous sommes dans une grande ville, parc-mètre partout. Ouf il nous reste quelques pièces. Sur la place il y a 2 totems, nous cherchons les autres mais nous n’en trouverons qu’un, mais nous voyons par la même occasion Pioneer Square qui est juste à côté. Pioneer Square regroupe le plus grand nombre de constructions d'architecture victorienne-romane de tout le pays. De là nous reprenons la voiture pour aller au Waterfront. Là 8$ les 2h de parking. Le quartier est très animé avec ses restaurants et ses boutiques. C’est un marché couvert, avec de l’artisanat, des fleuristes, des poissonniers. Il y a beaucoup de monde, mais la plupart des boutiques n’ouvrent pas avant 10h. Il y a aussi le mur aux chewing-gum !!! Impressionnant, c’est un peu crade tout de même !!!. Les prix de l’artisanat sont un peu élevés, mais y’a de bonne idée pour faire des cadeaux. Les 2h de parking suffiront pour faire le tour du marché et des alentours. Nous prenons la route ensuite pourKerry Park. Et là une vraie galère pour trouver même avec le gps !!!! On demande à des personnes mais personne connaît !!! Enfin nous trouvons une dame qui nous indique la route, nous étions bien dans le bon quartier mais celui-ci est grand !!! En fait ce n’est pas un parc comme on l’entend c’est pour cela qu’on ne trouvait pas. Il y a juste un parc pour les enfants dans le contre-bas avec des tables pour pique-niquer mais c’est vrai que d’ici il y a une splendide vue sur le centre de Seattle, avec la Space Needle et à l'arrière-plan le Mont Rainier, situé une centaine de kilomètres au sud-ouest. Du coup nous mangeons là.Après nous partons à la recherche dufremont troll. Là aussi pas simple de trouver l’accès car il estsous l'aurora bridge. C’est un troll bien moche et dire qu’on a tourné pour voir ça !!! Bah oui car le gps c’est bien quand vous avez l’adresse exacte sinon c’est la galère avec les voies rapides et les sens uniques.Nous continuons versballard, un ancien village de pêcheurs scandinave afin de voir l'aquarium souterrain de saumon et le plus grand système d'écluses des Etats-Unis à Hiram M. Chittenden Locks. L’entrée est gratuite (sauf le parking), on traverse les écluses à pied, et de l'autre côté de l'écluse une échelle à poisson permet aux saumons de ne pas rester bloqués par le barrage. On peut observer leur migration à travers des vitres. Entre juin et septembre, ils sont ainsi 300.000 à emprunter ce passage. Il y a les chinooks, les cohos et les sockeyes dont le corps devient rouge au moment de la reproduction. En fait c’est ce que l’on aurait dû voir à Columbia river. Une ranger explique le déroulement, mais nous regardons juste les poissons de taille impressionnante et puis nous faisons le tour du jardin pour rejoindre la sortie. Il n’est pas trop tard donc nous prenons le temps d’aller jusqu’à lynnwood (18km) pour nos derniers achats chez harley davidson. Ensuite nous empruntons de nouveau la voie rapide pour aller jusqu’au space center, mais là bouchon, du coup nous prenons la 2e sortie et le gps nous redirige sans problème. Maintenant galère pour trouver un parking à prix raisonnable car nous ne comptons pas rester plus d’une heure. On finira par aller à un parking municipal mais où il faut payer par CB. On fait donc le tour de space center, on ne monte pas en haut de la tour car déjà fait au canada et en plus au loin c’est couvert et nous avions eu une super belle vue depuis kerry park. Au pied du space center on voit le départ des voitures « duck » qui vont dans l’eau c’est marrant, mais bon il est un peu tard pour faire cette virée, et puis de toute façon on ne va rien comprendre aux explications donc ca serait dommage. Et voilà visite de seattle c’est fini. Nous retournons à notre hotel et en avons marre de la voiture, donc là option wendy cheese pour le dîner qui est proche de l’hotel. En fait c’est comme chez mac do. Ensuite nous faisons un dernier tour dans un supermarché juste à côté pour ramener du thé et des bonbons à la cannelle car il reste un peu de place dans la valise. De retour à l’hotel, je prépare les valises pour le retour en France.

14e jour : grasse mat jusqu’à 8h30 !!! notre première !!! ah ça fait du bien car le rythme a été soutenu tout de même mais il fallait bien ça pour tout voir et en prendre plein les yeux sans avoir de regret d’avoir loupé un truc. On prend notre dernier petit déj tranquillement à la réception et 10h30 c’est le départ pour l’aéroport qui est juste à côté. On dépose la voiture, une personne fait la réception en 5mn et nous voilà parti pour l’enregistrement des bagages. Chouette on voit que nous voyageons avec Air France car le personnel est français. Oups ma valise fait 1.5 kg de trop !!! Je m’apprête à enlever des trucs pour mettre dans une autre petite valise que l’on a en bagage à main mais là sympa l’hôtesse nous dit que ça passe pour cette fois !!! Il est vrai aussi que nous sommes dans les 1er à s’enregistrer. Et voilà maintenant y’a plus qu’à attendre l’embarquement pour un décollage à 13h45 et une arrivée à Paris à 8h35 le lendemain matin.

Voilà les vacances sont finies on en a bien profité, tout s’est bien passé donc maintenant reste plus qu’à préparer le prochain voyage !!! J’espère que mon récit vous aura plu et si vous avez besoin de plus d’info n’hésitez pas.
Une semaine du côté de Bâan Nâawk (Thaïlande) English translation pending
by GeorgesOZ · 2010-07-22 · 44 replies
L’atterrissage à Suvarnabhumi (j’adore la prononciation des annonces dans le hall: « Sù-wan-ná-phuum ») me surprend alors que je cherche encore désespérément à trouver le sommeil. C’est déjà le milieu de la matinée et je file aussi vite que possible en taxi à la gare routière de Mòó Chít, mais je ne peux prendre un bus pour Bâan Nâawk qu’en début d’après-midi. Je ne réussis pas vraiment à profiter des longues heures de bus pour dormir et récupérer un peu de la nuit inconfortable passée dans l’avion, mais tant pis, c’est un petit prix à payer pour retourner au « mùu bâan » (village) de Y, au cœur de l’Isàán.

J’espérais qu’on vienne me chercher à l’arrivée du bus car le village est encore à une bonne vingtaine de kilomètres de la ville et cela me coûterait quelques centaines de baht de taxi pour y aller. Je n’avais pu téléphoner à Y pour la prévenir de mon arrivée que l’espace d’une minute avant d’épuiser le crédit de mon portable. Je m’en veux pour mon imprévoyance, j’aurais pu vérifier mon crédit avant de partir ! Je suis tout de même étonné de constater que mon « comité d’accueil » à la descente du bus brille par son absence. Qu’à cela ne tienne, le couple du « Bo Ko So » (va-t-en savoir ce que cela veut dire !) vient gentiment à ma rescousse et appelle Y, qui n’est pas bien loin en fait, au marché. Quelques minutes plus tard, nous sommes en route vers le « mùu bâan », conduits par Sàámraan, un de ses neveux, et accompagnés de quelques membres de la famille qui ont profité de l’occasion pour faire un tour à la ville – ils n’ont la plupart pas grand-chose d’autre à faire de leur journée ! À partir de maintenant, je n’ai plus qu’à me laisser aller, Y et sa famille vont être à mes petits soins!

Y a hérité de la maison traditionnelle en bois sur pilotis de ses parents. Elle en avait déjà aménagé le rez-de-chaussée il y a quelques années pour en faire une grande chambre et pièce de séjour – cela ne ressemble plus de ce fait à une maison sur pilotis. Elle fait maintenant faire des travaux d’extension, son rêve étant d’avoir enfin une cuisine à elle et de ne plus avoir à cuisiner dans l’arrière-cour, dans la poussière et au milieu des détritus de toute sorte que la famille désinvolte laisse traîner. L’intérieur de sa maison et de celle de l’une de ses sœurs qui habite juste derrière est proprement tenu. Quant à l’extérieur, il faut bien le dire, le désordre ne semble gêner personne !

Il y a deux façons de procéder à de tels travaux : ou bien on improvise au fur et à mesure, ou bien on élabore et on fait des plans, ne serait-ce que pour avoir un concept de départ. Je suis personnellement un adepte de la deuxième approche, et j’avais fait des dessins assez précis, utilisant un logiciel pour examiner les volumes en 3D et optimiser l’agencement des diverses parties de la maison. Y avait été enthousiaste de mes efforts. Elle a fait commencer les travaux il y a peu, et je suis naturellement impatient de voir leur avancement.

Première constatation : le mur de la cuisine côté rue, déjà ébauché, est à un bon mètre de là où je le prévoyais. Bon, je ne m’attendais pas à ce qu’on respecte mes plans à quelques centimètres près … mais un mètre, c’est un tout autre concept ! Avec ce mur tel qu’on est en train de le bâtir, il faudra obligatoirement passer par la cuisine pour atteindre l’escalier extérieur, qu’on va construire derrière la cuisine, et accéder à l’étage. En plus, cela pose des problèmes d’esthétique que je ne vais pas détailler ici. Adieu donc, l’indépendance d’accès aux chambres de l’étage! Je fais part de mon souci à Y mais prends garde à ne pas le faire ouvertement devant les ouvriers pour ne pas porter atteinte à son autorité.

Autre constatation : la salle d’eau de l’étage est inutilement trop haute ce qui fait qu’on aura du mal à lui donner un toit qui s’intégrera avec la maison d’origine, dans ce style de toits multiples imbriqués les uns dans les autres qui est typique des constructions récentes dans la région (voyez la photo) et que je trouve tellement élégant. Mais que faire, maintenant que la structure en ciment a déjà été coulée ?

Ne se doutant pas le moins du monde que j’ai des réservations sur la construction, l’équipe est en plein travail. « Châang Phaawn », le maître des travaux, et les deux ouvriers sont des frères. Il y a aussi une ouvrière, probablement la femme de l’un d’eux. Ce n’est pas la première fois que je vois une femme participer à de gros travaux par ici. J’avais déjà vu l’une des sœurs de Y mélanger le ciment quand il avait fallu réparer le portail détruit par les eaux d’une saison des pluies précédente, et elle avait à peine une goutte de sueur après avoir travaillé sous un soleil écrasant, habillée comme pour une expédition populaire ! La femme de notre équipe s’occupe elle aussi de préparer le ciment et de l’apporter ainsi que les briques là où on maçonne. Comme la sœur de Y, et bien typique de l’Isàán, elle est elle aussi bien emmitouflée pour se protéger du soleil … même quand elle travaille à l’ombre. Avec la paire de gants qu’elle porte pour se protéger les mains, il ne lui manque plus qu’une paire de skis aux pieds et une piste enneigée ! À quand le jumelage « Isàán - Avoriaz» ?

J’admire le coffrage de l’escalier qu’on vient juste de couler. On ne le réaliserait probablement pas ainsi de par chez nous mais il est effectif. Plutôt que le décrire, je vais en fournir deux ou trois photos, elles parleront pour elles-mêmes. Un autre objet qui retient tout mon intérêt, c’est l’échelle faite de branches à peine équarries qui mène à l’étage, en attendant que l’escalier soit devenu praticable. Une merveille de rafistolage ! Les ouvriers n’ont même pas pu trouver des bouts de bois assez longs pour faire les montants de l’échelle d’un seul tenant – visez les raccords sur la photo ! Quelques clous bien placés sont censés assurer à l’échelle une solidité à toute épreuve. L’ennui, c’est qu’il faut faire attention à ne pas s’éventrer sur les clous qui dépassent, ni à se faire éjecter de l’échelle qui vibre, oscille et rebondit autant qu’elle peut pour protester contre son usage ! Un véritable casse-gueule !
Thaïlande: la situation au mercredi 19 mai English translation pending
by Khunfred · 2010-05-19 · 280 replies
Bangkok: selon ses propres déclarations, l'armée contrôle désormais tout le secteur central de BKK. Les opérations ont été menées ce matin, à l'aide de blindés. Elles sont terminées selon les autorités. On rapporte 5 morts, dont 1 journaliste italien, et une cinquantaine de blessés, dont 2 autres journalistes. Le bilan s'alourdit d'heure en heure. Un chef d'entreprise français indique que de nombreux biens ont été affectés, notamment des immeubles qui continuent de brûler, comme le confirment les TV thaïs. De nombreux immeubles ont dû être évacués, dont celui du Bangkok Post d'ailleurs.

Un journaliste confirme les déclarations de l'armée, mais rapporte maintenant des violences sporadiques dans les quartiers environnants, à la périphérie de la zone de bouclage. Les medias éprouvent quelques difficultés pour faire le point précisément à cette heure, étant donné la frénésie des événements.

Udon Thani: incendie de l'ancien hôtel de ville, après rassemblement de 5 000 manifestants. Khon Kaen: manifestation devant l'hôtel de ville, certains manifestants ont rompu les cordons de sécurité, portant avec eux des bidons d'essence et des pneus.

(Reuters/BP/AlJazeera/FrInter)
Avis et comparatif des hôtels de Meknès (Maroc) English translation pending
by Abadidon · 2010-05-01 · 17 replies
De retour du maroc, voici, pour les futurs voyageurs qui iront à Meknes (qui entre nous ne vaut pas grand chose à côté de fez) le descriptif des hotels que j'ai pu visiter du meilleur au pire. Ils se situent tous dans la grande rue, dont j'ai omis le nom, qui mène à la médina : (les tarifs sont pour une double)

1) Hotel Nouveau. Bien que les chambres soient petites et sans fenêtre, l'ambiance est agréable. Douches collectives correctes. 120 Dh la nuit. 2) Hotel Maroc. Bien plus cher : 200 dhm la nuit. Chambres et literie propre (très rare) et fenêtre donnant sur cour intérieure très verte. Calme. 3) Hotel Agadir. Même pas pu rentrer. On s'est fait refoulé comme des malpropres. Malpolis.

Et le pire : 4) Hotel Regina. Encore pire que son voisin l'hotel agadir. Les chambres sont a 120 dh et elles ne valent même pas une chambre à 50 roupies en inde. C'est vraiment crade, à peu près partout. Les draps n'en parlons même pas. Le deuxième lit de la double que l'on avait n'était même pas un lit. C'était un coffrage en bois et un matelas par dessus. Cerise sur le gateau, malgré les conditions épouvantables de nuitée et le prix exorbitant pratiqués, le patron nous a dit que la douche était payante : 5 dh par personne. Il n'y a rien eu à faire. Quand j'ai demandé au patron s'il plaisantait il m'a répondu de son air le plus innocent : "vous trouvez ca étonnant que l'on fasse payer la douche ?". Un peu mon neveu que je trouve ca étonnant mais je trouve cela surtout abusif. Voici la technique Regina : 1) On profite du fait que Meknes n'aie pas beaucoup d'hotel petits budgets pour surévaluer le prix de la chambre 2) On vous fait dormir dans la chambre la plus crade possible. Comme ca, quand au petit matin vous voulez vous débarasser de toutes les puces et autres insectes 3) on vous fait payer la douche...

Appel au boycott de cet établissement. Pas de palme d'or à Meknes, la ville manquant d'adresses bon rapport qualité/prix. Si vous connaissez d'autres hôtels merci de compléter la liste.
Situation à Bangkok: on vient d'y passer 4 jours English translation pending
by Mandarine2 · 2010-04-27 · 113 replies
Bonjour, nous étions avec nos 2 enfants à Bangkok ces derniers jours (23/27 avril). TOUT VA TRES BIEN. AUCUN PROBLEME. Rien à voir avec ce qu'on lit dans la presse. Bangkok est calme, sûre. Si j'avais pû, j'y serai restée des semaines encore.

Alors, prenez vos billets, allez-y, négociez avec les hotels en dernière minute (ils sont loin d'être complets). Oui, tenez vous au courant avec les VFistes sur place, qui pourront vous dire quels endroits éviter s'il y a un problème (les lieux de rassemblements de jaunes et rouges bougent). Mais n'hésitez pas !

Mandarine2

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display