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Où dormir entre Tadoussac et Ottawa? English translation pending
by Eusa29 · 2016-08-24 · 14 replies
Bonjour,

Je pars 15 jours fin septembre au Canada. Un bon bout de mon itinéraire est fait mais j'ai des hésitation pour les arrêts "dodo" entre TADOUSSAC où je dors le 27/09/16 et OTTAWA où je dors les 01 & 02/10/2016.

J'avais pensé longer le Saguenay vers Lac Saint-Jean et dormir vers Lac Bouchette, puis vers Grandes Piles et Mont Tremblant. Je sais, ça fait des kilomètres mais pas le choix ! Mais faire un détour vers Mont Tremblant pour y rester que une journée ; cela vaut-il la peine ?

Pouvez-vous m'aider SVP ?

Merci 🙂

Manu
Petit guide de voyage sur le Yunnan English translation pending
by Maxmed2011 · 2016-08-12 · 5 replies
bonjour, je suis un habitué du yunnan et comme quelques amis m ont demandé de faire un guide pour les aider dans leurs voyages au yunnan je me permet de poster ici mon petit guide.

Le Yunnan

A. Point d’intérêt : Kunming (capital), Dali, shaxi, lijiang, shangri la, yubang village, jianshui, yuanyang B. Circuits conseillés : circuit nord (le mieux) : kunming - lijiang - yubeng village – shangri la (gorge du tigre) – shaxi - dali et retour kunming (15 jours) circuit sud : kunming – jianshui - yuanyang et retour kunming (5 a 7 jours)

C. Kunming

1) Arriver Arriver à l’aéroport de Kunming, sortir et prendre la ligne 1 express ( Airport vers West Inn) , 空港快线:1号 (小西门)

Puis je conseille de prendre le taxi pour aller à l’auberge de jeunesse : cloudland international youth hostel 2) A faire absolument :

Dragon gate : randonné sur une journée Prendre bus 172 ou 94 et rejoindre le terminus, ne pas prendre les minibus électrique et longer le lac jusqu’au téléphérique. Prendre le téléphérique (60 yuan), payer l’entrée et continuer à monter pour une bonne balade. Pour le retour, descendre à pied sans prendre le téléphérique il y a encore trois temple dans la descente. Puis prendre le bus 51 pour rentrer et le taxi (garder une carte de l hôtel pour le taxi)

D. Lijiang

1) Arriver depuis Kunming : prendre le train de nuit à la gare de Kunming (昆明站) ( il n y a qu’ une gare ferroviaire, il faut y aller en taxi sinon c’est difficile pour se retrouver, ne surtout pas prendre le métro) Vous arriverez à la gare de lijiang qui est dans la ville nouvelle. Il faut prendre un taxi sur le parking (en contre bas) et demander à aller dans la vieille ville : 丽江古城 (entrée payante à partir de 8h de mat), piétonnier (impossible d’aller direct aux hôtels en taxi)

2) Hôtels : choix vaste d’hôtel dans la vieille ville (surtout dans le nord de la vieille ville) . Sinon mama naxi guesthouse est bien 3) À faire : Se balader dans la vieille ville

E. yubeng village (上雨崩) Un village touristique retiré dans les montagnes à 6 heures de marche de toutes civilisations, par 3500 m altitude, mais bien équipé en hôtel. (Entrée payante, 80 yuans)

1) Arrivé depuis Lijiang : (Plusieurs étapes) prendre le car depuis la gare vers deqin (deqen)( 升平) (voir avec l hôtel pour réservation des billet et taxi)(ne pas dormir à deqen) puis prendre un car ou taxi jusqu’ à feilaisi (飞来寺) (y passer la nuit si trop tard, possibilité d y laisser des sacs) puis prendre mini bus vers ninong (尼农村) ou xidang (西当村) (plus facile et plus beau depuis ninong, possibilité d’y dormir et de laisser les sacs) puis randonnée vers yubeng village (6 à 7 heure de marche rude en montée, un peu plus facile depuis ninong)(je conseille de ne pas partir chargé) .

2) Dormir : Le village est divisé en deux : celui du bas et celui du haut divisé par une rivière et un pont. Prendre un hôtel au haut village (mieux tenu et meilleur vu)

3) À faire absolument : 2 randonnées bien signalées d’une journée chacune : le ice lake (lac entouré de glacier) et le holy waterfall (grande chute d’eau sacré).

F. Shangri la (建塘镇)

1) Arriver depuis Deqen : Prendre le car depuis la gare vers Shangri la (建塘镇). Puis prendre le taxi pour rejoindre la vieille ville (古城)

2) Dormir : Plein d’hôtel. Sinon Je conseil l’hôtel « 3 are 3 » mais il est difficile à trouver

3) A faire absolument Visiter et aller au monastère situé au centre de la vieille ville (entrée gratuite) Louer un vélo et aller au nord de la ville faire le tour du lac Napa (pas un vrai lac mais une zone humide, 25 km de route tranquille bitumé, il faut rentrer par le sud en s’aidant du GPS) puis Visiter l’énorme monastère au nord de la ville (entrée payante)

Randonnée dans les gorges du tigre (à organiser avec l’hôtel), 2 à 3 jours de randonnées

G. Shaxi (étape facultative) Petit village sympa tranquille

1) Arrivé depuis Shangri la : Prendre un taxi pour rejoindre la gare routière puis prendre un car vers jianshuan (剑川县) puis prendre un autre car ou minibus vers Shaxi (沙溪)

2) A faire : louer un vélo et se promener dans la ville et les campagnes il y a un temple des singes dans le nord (mais attention certain singe me semble avoir la rage)

H. Dali (大理市) (facultatif) Ville le long d’un lac de 120 km de de périmètre

1) Arriver : Prendre un car depuis la gare routière vers Dali. Le car arrive dans la nouvelle ville à 12 km de la vieille ville. Prendre un taxi ou bus n°8 pour rejoindre la vieille ville

2) Dormir : Ce n’est pas les hôtels qui manquent, sinon le dragonfly guesthouse est bien.

3) A faire : Visiter la vieille ville Louer un vélo (40 yuans) et longer le lac puis prendre un café (à 6 euros ^^) dans un des hotels au bord du lac (essayer de trouver une belle terrace). Randonnée dans les montagnes à l’est de Dali (voir avec l’hôtel)

J. Jianshui (建水)

1) Arriver depuis kunming Rejoindre la gare routiere du sud (prendre le metro) et prendre un car direction jianshui (建水) Puis prendre un taxi direction le centre ville.

2) A faire Visiter le temple de Confucius (entrée payante) Visiter les grottes souterraines (swallow cave) (bus depuis la gare routière)(entrée payante, très tourisitique) Visiter le village tuanshan (en taxi ou en velo)(entrée payante)

K. Yuanyang (xinjie)

1) Arriver depuis jianshui : Prendre un car vers xinjie (新街), Depuis la gare de xinjie prendre un minibus vers duoyishu (meilleur zone pour dormi) ( ce trouve dans la zone des terraces, entree payante)

2) Dormir Trouver un hôtel a duoyishu ( en contre bas du point de vue) qui à la vue sur les rizières (attention il fait froid en hiver)

3) A faire Visiter les différents points de vue (payant, compris dans l’accès aux terrasses) Se promener dans les rizières.

Hotels sympas : (se sont tous des auberges de jeunesse)

1) Kunming: Cloudland international youth hostel nom 昆明大脚氏国际青年旅舍 adresse 昆明篆唐路23号 Numéro de téléphone +86 871 410 3777

Accessoirement il y a un gros marché derrière l’hôtel si vous suiviez la rivière

2) Jianshui

Hotel Typha international youth hostel nom 建水草芽国际青年旅舍 adresse 临安镇临安路如意巷89号 Numéro de téléphone +86 873 765 2451

(Peu après l’entrée du temple de Confucius, dans une rue perpendiculaire à la rue principal en allant vers l’ouest)

3) Shangri la

3 are 3 resortel nom 香格里拉三亩三客栈 adresse 香格里拉独克宗古城宏学廊6号 Numéro de téléphone +86 887 829 6262

coordonnées GPS : lat 27.814016, long : 99.70365

4) Dali

The dragonfly guest house Nom 大理古城清亭国际青年旅舍 Adresse 大理大理古城平等路200号 Numéro de téléphone +86 180 0872 4982

5) Lijiang

Mama Naxi Guesthouse Nom 妈妈纳西客栈 Adresse 丽江古城区吉祥东路丽景湾小区22号

Liste des villes en chinois

Kunming 昆明 Lijiang 丽江 Vieux lijiang (old town) 丽江古城 Shangri la 香格里拉 Vieux shangri la (old town) 香格里拉古城 Deqin (deux ecritures) 德欽 ou 升平 Feilaisi 飞来寺 Ninong 尼农村 Xidang 西当村 Yubeng 上雨崩 Dali 大理市 Old Dali (old town) 大理古城 Jianshuan 剑川县 Shaxi 沙溪 Jianshui 建水 Xinjie (vieux yuanyang) 新街

Principaux terme en chinois Gare des trains 火车站 Gare des cars 長途汽車站 Aéroport 飛機場 Airport express line 1 (kunming) 空港快线:1号 (小西门)

Couchette molle 软卧 Couchette dure 硬卧

Poulet 布萊 Bœuf 伯夫 Poisson (souvent cher) 泊松 Concombre 黃瓜 Champignon (souvent cher) 蘑菇 Tomate (souvent servi avec de l’œuf) 蕃茄 Pomme de terre 马铃薯 Aubergine 茄子 Epinards 菠菜 Pousse de soja 绿豆芽 racine de lotus 莲藕 Riz 饭 Ravioli chinois 饺子

Bière (c’est un peu de la pisse mais ca rafraichi) 啤酒 Vin (du vinaigre) 酒 Thé noir ou rouge (préférer le puer, attention cher : 80 yuan la théière) 普洱黑

Conseil

En chine le wifi gratuit est légion. On en trouve partout. Cependant un VPN est indispensable pour facebook, gmail … Le Yunnan est une région impaludé Ne pas hésiter à prendre le taxi (meter) en chine, ça coute que dalle. Ne pas hésiter à demander aux hôtels de réserver les billets (bus ou train), si c’est impossible, leur demander de traduire en chinois sur une feuille la destination etc. de même pour se rendre aux gares pour le taxi. Acheter une batterie externe pour Smartphone. Le GPS ça use les batteries vitesse grand V et les prises en chine c’est du 110V donc ça double la durée de charge des batteries. (Les prises sont universel en chine pas besoin d’adaptateur) Prévoir une carte gold ou équivalent. Sinon vous serez très limités pour les retraits en chine. (Je rigole pas). Une petite calculette solaire pour parler prix avec les chinois c’est indispensable. Ne pas oublier de prendre les cartes des hôtels pour le taxi.

1) La bouffe La nourriture en chine est toujours ultra fraiche du jour et la viande est tuée sur place dans la mesure du possible. La nourriture en chine est à l’opposé de la nourriture française Tous est haché ou en petit morceau (baguette oblige), Ils aiment bien les trips, abats et lard Ils aiment bien les os, les pattes de poulets, les têtes de poulets Ils rajoutent du piment partout Donc à moins d’aimer les abats et le lard éviter de commander du porc Le poulet sera fourni en hachis d’os et de blanc sans distinction sauf si c’est précisé « sliced » Le poulet entier sera fourni entier (têtes et pattes inclus) (cher et à éviter) Préférer le bœuf et le poisson pour la viande (bien que plus cher) Les légumes sont servi cuisinés mais non mélangés. Un légume correspond à un plat donc attention si vous commandez beaucoup de légumes différents. Vous pouvez rapidement vous retrouver avec assez à manger pour 10 personnes. Si la carte est en chinois ne pas hésiter à aller en cuisine et à montrer du doigt dans le frigo les légumes ou viande voulu. (Les chinois le font souvent) Le thé est le plus souvent gratuit et servi à volonté (pour le thé vert, le thé noir de qualité lui, coute très cher)

2) Se déplacer 5 moyens de transport en chine :

Le taxi (meter) : pas cher le prix varie selon les villes. parfait pour les déplacement interurbain. Attention aux taxis non meter (sans compteur) il faut négocier les prix à l’avance.

Le bus : pratique pour se déplacer dans les grosses villes. Mais encore faut-il connaitre la ligne à prendre et ou s’arrêter. Il faut mieux se renseigner auprès des hôtels. Le tarif du bus est de 1 ou 2 yuans à mettre directement dans une boite à l’entrée de bus (ne font pas la monnaie).

Le minibus : nécessaire pour se déplacer dans les lieux reculé. Peuvent être très cher donc bien négocier les prix à l’avance et essayer de se joindre à un groupe pour faire diminuer les prix.

Le car : principal moyen de déplacement inter-ville, pas trop cher et rapide.

Le train : pratique pour voyager de nuit, plus lent que les cars, limité aux grosses villes et plus cher. Y prendre un billet peut être compliqué et ils sont souvent full (réserver à l’avance) Il faut prendre un billet couchette dure ou molle, je conseil couchette molle car plus d’espace (4 couchettes contre 6) Les billets sont réservables en ligne mais ce n’est pas super simple. Mieux vaut se faire aider par l’hôtel Le passeport est indispensable pour prendre les billets.

3) Les applications pour Smartphone. (attention pas de google store en chine) OSMAND : Google map ne marche pas en chine donc je conseil fortement d’installer OSMAND. Puis installer, via le menu d OSMAND, la carte de république de chine Yunnan Les cartes d OSMAND sont riches en sentier de randonnée. Ça facilite la vie pour aller au yubeng village. Il faut passée en mode piéton pour les activer. (OSMAND ne nécessite pas internet une fois les cartes installés et le GPS seul ne consomme pas de donnée)

Tripadvisor : très bonne base de données pour connaitre les points d’intérêts a faire dans chaque pays, bien mieux que le routard ou autre. Nécessite cependant internet en tout cas en chine. Les grosses destinations sont disponibles hors ligne après téléchargement.

Booking : parfait pour réserver les hôtels en avance. De plus ils fournissent l’adresse en chinois après réservation ce qui simplifie la vie pour le taxi. (ce prend 10% de marge et nécessite internet)
Train de Chengdu à Chongqing English translation pending
by Baptistou · 2016-07-31 · 4 replies
hi ! peut on faire aller retour en train en un jour pour visiter chonqching de quelles gares aller et arrivée doit on partir et quel est le train le plus rapide merci de votre savoir
Conseils et plans hors villes impériales marocaines English translation pending
by Danyest1 · 2016-07-27 · 12 replies
Salut :) Je pars en solo au Maroc en fin Août. Je compte passer plus qu'une semaine entre Casa, Tanger, Chaouen, Fès et Marrakech. Puis, une fois je termine ce tour, il me restera 10 jours, dont 2 à Essaouira.

Si vous avez des bons plans pour les 8 jours, de bon hôtels/auberges (bas-prix), des conseils pour profiter pleinement de la beauté et la richesse culturelle de ce pays, n’hésitez pas à partager. Merci de vos conseils!
Randonnée à la journée dans le djebel Sarhro English translation pending
by Misteralex63 · 2016-07-22 · 12 replies
Bonjour je souhaiterais savoir si on peut faire de la randonnée "à la journée " dans la zone du Djebel sarhro, pourquoi pas avec un guide.J'ai vu qu'on pouvait partir soit de N'kob soit de boulmane quel est le meilleur point de départ selon vous, si cela est possible bien sur, merci.
Comment se rendre à Pogradec / Ohrid depuis Sarrande? English translation pending
by Redpirat · 2016-07-05 · 3 replies
Bonjour,

Je me rendrais début Août à Sarranda, dans le sud de l'Albanie. Je précise, et c'est n'est pas un détail, que je serai en Bus/Furgon.

Et j'aimerais depuis cette ville basculer en direction de la Macédoine, ou au pire, du côté de Pogradec.

J'aimerais savoir comment faire, avec notamment le trajet le plus rapide ?

Dois-je repiquer vers Tirana ? ou passer vers une autre ville intermédiaire genre d'Elbasan ?

Merci d'avance, redpirat
5 jours à la découverte de la Bretagne English translation pending
by Sevdaams · 2016-05-08 · 3 replies
Bonjour,

Nous (4 personnes) partons 5 jours en Bretagne en quête de nature, randonnées, découverte, balades à vélo, voire kayak ou initiation char à voile pour les changer les idées d'une personne. Suite à mes recherches, j'ai en tête le côté dans les terres avec les Monts d'Arré et aussi côté mer du côté de Plougrescant

Nous serons véhiculés mais ne souhaitons pas passer notre temps sur la route mais prendre le temps et profiter des lieux. Nous préférons dormir 4 nuits au même endroit ou 2 nuits à deux endroits mais pas plus sachant que nous devons récupérer la 4e personne le 18 avril qui arrivera en train en provenance de Paris dans une ville non définie pour le moment (désolée je raconte notre vie mais c'est pour expliquer le contexte :) )

Avec ces idées en tête, j'ai repéré :

Le Cœur de Bretagne - Kalon Breizh : - Les Monts d'Arrée (randonnée la Feuillée - Roc'h an Teuz - 14 km) - Mont Roc'h Trevezel - La vallée des saints - Carnoët - Balade dans les Landes de Locarn (5,3 km) - Les gorges du Corong - Forêt de Huelgoat Avec un camping à Huelgoat

Brest terres océanes : - la Presqu'île de Crozon

Peut-être en restant au même camping car 1h de route allé

Côte de Granit rose : - Plougrescant

Aussi, pensez vous que ces idées sont faisables ou c'est trop, et si vous avez des idées de randonnées, de lieux ou tout autre, je suis preneuse !

Vous remerciant par avance d'avoir lu mon petit roman et pour votre aide.

Bonne journée
Sur les routes du sud du Maroc English translation pending
by ToniDK · 2016-04-29 · 34 replies
Du 21 mars au 3 avril 2016, j'ai eu la chance de découvrir (avec un pote) le sud Maroc pendant 13 jours, et profiter des paysages absolument fabuleux que nous offre l'Atlas, le Sahara, les différentes gorges, les grands espaces... Je vous propose donc un petit carnet de voyage (mon premier!) de ce road-trip, avec quelques adresses, impressions et photos.

21/3: Décollage de Paris Beauvais en soirée avec Ryanair. 2h de retard en raison d'une grève des aiguilleurs qui n'entameront pas notre bonne humeur... contrairement à cet "absence" de quelques secondes au cours desquelles mon pote à la bonne idée de vouloir retirer pour que l'on arrive avec du cash sur place et se trompe 3 fois de code. Carte avalée, game over pour lui, je vais devoir assurer le financement du voyage. Du coup, envoi d'un mail à la banque pour demander l'augmentation du plafond de retrait en catastrophe, retrait au maximum pour arriver avec le maximum possible sur place etc... Bref on décolle quand même, arrivée vers minuit à Marrakech, et à 1h du matin à l'auberge de jeunesse Waka Waka, 17€ pour deux dans un dortoir de 6, petit dej' inclus. Petite nuit entre ronflements et grosses averses et réveil autour de 7h.

22/3: Une fois le petit dej' avalé, et la découverte des msemen (un délice, c'est devenu un argument dans le choix des hébergements que nous avons trouvé par la suite :D ), retour vers l'aéroport en taxi pour récupérer la voiture de location. Nous avons pris une Punto avec Europcar et une fois au comptoir pour la récupérer, il fallait la CB de mon pote qui l'avait réserver... Evidemment il n'en avait plus donc nous voilà à ajouter un conducteur en plus, soit 80€. Une fois tout ça réglé, nous avions hâte de partir de l'aéroport et de se diriger vers le sud, direction le Tizi N'Tichka! Après quelques difficultés de trouver la route de Ouarzazate (pas de GPS ni de carte routière, juste 2 guides, easy life 😎😎 ), nous avons commencé à grimper ce col. Et là, plus on monte, plus on s'aperçoit qu'il caille, quand arrive la neige.... moment de flottement. même si je savais qu'il pouvait neiger, je m'y attendais pas trop à en avoir fin mars et nous n'avions pas regardé la météo. Au final c'est passé sans trop d'encombres et moi qui n'avait pas vu la neige de l'année, j'ai pu en profiter et commencer avec les photos!



Après un arrêt au sommet pour profiter du vent glacial et discuter avec les commerçants installés là, nous avons pris la route de Telouet et nous nous sommes arrêtés à Telouet pour déguster notre première tajine "chez Ahmed". 190 dirhams à deux, avec salade marocaine, tajine de boeuf et orange en dessert, accompagné du whisky berbère 😉. Vu le temps (pluie, vent et froid), nous ne nous sommes pas promené dans la ville, pensant y passer au retour (au final nous sommes passé par le Tizi N'Test...). La route a commencé à se dégradé pour devenir rapidement un chemin boueux... J'étais pas forcément très fier au volant de ma punto qui chassait à l'arrière mais ce passage difficile n'a duré qu'un ou deux kilomètres.



Quelques kilomètres plus loin, nous avons découvert des premiers paysages de folie dont voici quelques photos... Je m'attendais à voir des choses superbes mais pas à me prendre une telle claque.



Les différentes couleurs, de l'orangé de la roche et des maisons en pisé, au vert des oasis et le bleu (qui a prit le pas sur le gris) du ciel nous impressionnent et nous font faire des stops pour profiter et prendre des photos très souvent. Nous avons aussi pu profiter au cours de cette première journée de pouvoir s'apercevoir de la sympathie des marocains qui nous saluent quand nous passons dans les villages. Après cette première journée, nous arrivons sur Aït Ben Haddou. l'idée était de dormir à Ouarzazate mais la nuit tombera bientôt donc nous décidons de visiter la Kasbah et trouver un hôtel pour la nuit.
Une journée particulière dans les falaises d'Akhachane (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2016-04-06 · 1 reply
Dolma avait dit ici un jour que mes textes étaient intemporels... C'est certainement vrai. Comme je ne suis pas de ceux qui tiennent quotidiennement un journal - c’est une contrainte que je ne n’arrive pas à m’imposer - mon écriture n’est dictée que par une anecdote, la modeste inspiration d’un instant face à un événement, une scène, un paysage, ou tout simplement pour occuper le temps, qui parfois s’écoule lentement. J'entasse les feuilles volantes, des carnets usé ou déchirés où s'entremêlent adresses, descriptions de balades, fulgurances, n° de téléphone, incidents, événements, maximes locales ... J'ai décidé il y a quelques années de ne plus rien dater pour ne pas regretter le temps qui passe, et parfois m'y perdre à l'image de ce qui peut parfois m'arriver sur les sentiers, mais toujours sans conséquence. Voici un autre récit suggéré par Marsu il y a fort longtemps.

TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.

La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.

Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.

A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.

Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.

J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.

Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.

Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.

C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.

Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.

Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.

J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.

Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.

Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.

A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.

Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.

- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.

A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.

Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.

Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.

La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !

Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.

L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…

Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?

La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.

Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.

Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.

Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.

A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.

Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.

Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.

Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.

Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
Mariage dans la montagne berbère English translation pending
by Leflâneur · 2016-04-04 · 7 replies
Nous étions invités dans un hameau perché dans les falaises d’Akhachane au mariage d’un jeune voisin de Ouahouch, le papy éleveur connu par l’intermédiaire de Mohamed. Je fais régulièrement halte chez lui pour la nuit lors de mes virées atlastiques dans le secteur. --

Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !

Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.

Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.

Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.

La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.

On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!

Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.

Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.

C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !

Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.

La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.

Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.

Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.

Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.

Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.

Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...

Le surlendemain soir. De retour au gîte.

Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.
Voyage au Québec, août 2016 avec 4 enfants English translation pending
by 6cha38 · 2016-03-27 · 6 replies
Bonjour,

Je reviens vers vous avec un tout nouveau projet de parcours au Québec cet été, parcours maintes fois remanié (je vous fais grâce des multiples projets !) suite notamment à vos précieux conseils et suggestions. Après longue réflexion, nous nous sommes résolus à supprimer les Chutes du Niagara pour intégrer la Gaspésie à notre voyage. Je vous livre donc notre projet qui se déroulera du 2 au 26 août : J1 : arrivée Montréal, récupération de la voiture, nuit secteur proche J2 : en fonction de la météo annoncée pour le lendemain, visite Montréal puis route pour Shawinigan ou PN de la Mauricie direct si mauvais temps prévu le lendemain. Nuit Shawinigan J3 : PN Mauricie (canot + randonnée chutes Waber) ou Cité de l’Energie si mauvais temps (mais cela ne peut pas arriver !!!). Nuit Shawinigan J4 : route pour Québec par autoroute. Visite Québec (Fêtes de la Nouvelle France). Nuit Québec J5 : PN de la Jacques Cartier. Nous aimerions faire le sentier du Loup mais je crains que la difficulté de ce sentier ne « dégoute » les enfants dès la 1ère randonnée (pour info, ils auront 16, 14, 12 et 9 ans). Avez-vous un autre sentier sympa plus facile à me conseiller ? Baignade, location de chambres à air. Nuit Québec J6 : Chutes de Montmorency, Ste Anne de Beaupré, secteur Baie St Paul/La Malbaie avec différents arrêts. Nuit PN des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie. J7 : Sentier Acropole des Draveurs (j’espère !). Bateau-mouche si nous avons le temps. Nuit PN des Hautes Gorges. J8 : Passage au PN des Grands Jardins : sentier de la Chouenne. Milieu d’AM route 381 puis 170. Nuit à l’Anse St Jean J9 : journée repos, point de vue Anse de la Tabatière, kayak de mer. Nuit à l’Anse St Jean J10 : Sentier Cap Trinité puis route pour Tadoussac : CIMM, sentier de la Pointe de l’Islet ou sentier du fjord. Nuit Sacré Cœur. J11 : sentier à Baie Ste Marguerite, Ste Anne du Nord ??? Nuit Sacré Cœur. J12 : traversée Les Escoumins/Trois Pistoles le matin, route par la vallée de la Matapédia. Nuit ? J13 : Route pour Percé. Des visites à faire le long de cette route ? Nuit Percé J14 : Ile Bonaventure. Nuit Percé J15 : Parc Forillon. Des suggestions de sentiers dans le parc ? Nuit dans le parc J16 : croisière baleines. Nuit dans le parc J17 : route côtière jusqu’à Ste Anne des Monts. Visite Exploramer. Nuit PN de la Gaspésie J18 : des sentiers à nous conseiller ? Nuit PN de la Gaspésie J19 : un sentier facile à nous conseiller : chutes Ste Anne, lac aux Américains ? Rabaska au Lac Cascapédia. Nuit PN de la Gaspésie J20 : route PN du Bic. Baignade. Nuit parc du Bic J21 : sentier à déterminer. Nuit parc du Bic J22 : route 132 avec différents arrêts puis Chemin du Roy. Nuit le long de la 138 à déterminer. J23 : Village d’Antan du Québec. Nuit entre Drummondville et Montréal à déterminer. J24 : Montréal ville si pas fait en J2, sinon Jardin botanique + insectarium puis ville. Retour aéroport pour 20h00.

Voilà, c’est un peu chargé mais nous avons fait déjà beaucoup de « coupe » et fait en sorte de dormir si possible 2 nuits d’affilée au même endroit. Dans les parcs, nous avons réservé en tente Huttopia. Merci d’avance pour vos suggestions, avis et conseils. Trop hâte d’y être !

Bonne journée,
Nouvelle piste entre Tabant et Vallée Ouzighimt (Haut Vallée M'Goun) English translation pending
by HansU · 2016-03-13 · 15 replies
Bonsoir à tout, dans le nouveau guide Gandini, Pistes du Maroc, Tome 1, Edition 2016, page 191 suivantes, est décrit un nouvelle piste entre Tabant et le Haut Vallée M´Goun par le Tizi Ait Imi. Si quelqu`un a déja emprunté cette piste, je serais reconnaissant de plus d`informations. Je connais la continuation vers sud de El Mrabtin à Alemdoun par Ameskar et Amejgag.

Cordialment HansU
Fêtes du Timkat en Éthiopie English translation pending
by Mjp · 2016-03-05 · 0 replies
Une découverte de l'Éthiopie durant les fetes de l'Épiphanie est l'occasion de se plonger au coeur de cette ambiance particulière, mélange de manifestations de ferveur et de joie communicative au milieu d'une population chaleureuse et accueillante. Les photos sont visibles sur notre site web (lien en fin de message)

08/01 : le vol Ethiopian a rattrapé en vol son retard et à Addis Abeba le débarquement est rapide. Une longue file nous attend pour obtenir le « visa on arrival ». Nous en profitons pour changer quelques euros à la banque voisine pendant l'attente. Trois guichets se succèdent pour obtenir le visa : un premier préposé recopie consciencieusement les indications du passeport, une charmante dame souriante nous prend en photo et, enfin, une troisième personne nous déleste de 100 dollars (pour 2) avant de nous tendre les passeports. Les bagages sont rapidement récupérés à côté du tapis et, enfin, nous pouvons sortir à l'air libre et rejoindre le parking où nous attend Mule, notre guide. Une longue traversée des avenues modernes d'Addis nous permet de redécouvrir la vie à l'africaine avec ses nombreux piétons, ses petites échoppes le long des rues, ses constructions inachevées... Autour de nous le paysage de hauts plateaux à l'aspect aride laisse une large place aux cultures. Les champs sont parsemés de monticules de tef récolté récemment. L'activité agricole est intense avec beaucoup de piétons circulant au milieu des champs et de nombreux troupeaux de vaches, moutons, chèvres ou ânes. Dans les villages nous apercevons des cases aux toits en paille ou de petites maisons colorées toujours entourées de haies de branchage aux abords rangés. Le repas de midi dans un petit restaurant au bord de la route offre l'occasion de découvrir l'injera végétarien en ce vendredi jour de jeûne. Nous dégustons avec plaisir ce plat au cours légèrement acide. Peu de voitures particulières circulent sur la route mais les nombreux camions poussifs peinent à gravir les raides côtes, particulièrement sur les rebords abrupts de plus de 1000m qui surplombent le Nil bleu. Nous traversons à pied sur l'ancien pont construit par les italiens ce qui nous permet de découvrir dans sa totalité le nouvel ouvrage moderne et de profiter des rives du fleuve bordées de quelques pommiers de Sodome. Notre guide nous rappelle consciencieusement qu'il est interdit de photographier les ponts en Éthiopie !!! Dans la remontée tout aussi raide que la descente le minibus surchargé est à la peine et dans une portion non goudronnée nous devons descendre et marcher sur quelques mètres. Les abords de la route sont jalonnés de nombreux villages, dont certains ont été entièrement rénovés avec des maisons aux toits recouverts de tôle ondulée. La nuit est toute proche quand nous arrivons au Gozamen Hotel à Debre Markos. L'hôtel semble assez récent mais nous expérimentons rapidement les fuites d'eau de la douche qui éclabousse allégrement toute la salle de bains. Nous nous sentons un peu « flottants » durant le dîner et ne traînons pas pour profiter d'une bonne nuit réparatrice.

09/01 : départ vers 8h30 en direction du nord. Une belle route goudronnée traverse un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. De chaque côté de la route circulent hommes et femmes transportant tas de paille, longues perches de bois, bidons d'eau ou accompagnant leurs troupeaux. Une animation permanente se déroule au milieu des parcelles cultivées formant un véritable patchwork de champs entre jaune doré et vert pâle. C'est une zone agricole à l'activité permanente. Nous traversons quelques rivières au faible débit. De nombreux villages ponctuent la route, tantôt simple alignement de boutiques en tous genres, tantôt importants lotissements de maisons identiques et alignées aux toits de tôle ondulée brillant sous le soleil. Petit à petit le paysage devient plus escarpé et dans le lointain surgissent quelques pitons rocheux. Des espaces boisés commencent à disputer la place aux champs cultivés. Nous faisons une courte halte auprès du Sengira lake formé au creux d'un cratère où quelques fourmis voraces ne tardent pas à nous agresser les mollets. Sur la route circulent presque exlusivement des minibus et des camions et très peu de véhicules particuliers. Il n'y a pas de moto ni de bicyclettes mais toujours des piétons. À l'approche de Bahir Dar la circulation devient un peu plus intense mais sans jamais être vraiment dense. Nous rejoignons le Tana hotel vers 12h30. Après un déjeuner dans un restaurant du bord du lac nous observons les pirogues (tankwa) de papyrus des pêcheurs et un calao perché dans un ficus au tronc particulièrement impressionnant puis partons explorer le marché. De larges avenues bordées d'arbres et de fleurs sillonnent la ville. À proximité du marché nous découvrons l'église saint Georges autour de laquelle prient ou se reposent de nombreux fidèles. Il règne au marché une animation bon enfant et souriante. On y trouve évidemment de tout, depuis les fruits et légumes jusqu'à l'outillage en passant par l'habillement et les sacs d'épices. À proximité des vendeurs de piments un parfum puissant et acre se dégage qui vient irriter nos gorges peu accoutumées à ces effluves. Nous partons ensuite découvrir le panorama sur le lac et le large Nil bleu depuis la colline Bezawit en fin de journée. Un mariage se déroule sur les jardins surplombant le lac et durant la soirée nous sommes bercés par les rythmes lancinants de la musique. Puis, à 20h30, tout s'arrête instantanément et les convives quittent rapidement les lieux.

10/01 : dès 4h du matin les psalmodies des chants religieux résonnent dans la nuit. C'est la longue messe copte du dimanche qui va durer jusqu'en début de matinée. Après le petit déjeuner nous embarquons sur un bateau à fond plat qui nous emmène en 1h de traversée sur le lac Tana vers la presqu'île de Zeghè. Du débarcadère un sentier au milieu des boutiques de souvenirs profanes ou religieux conduit en quelques minutes vers le monastère d'Ura Kidanemehret. À l'intérieur du monastère circulaire de nombreux fidèles, toujours en tenue blanche, viennent se recueillir devant les gravures à l'expression parfois naïve mais toujours très colorées. Après le retour en bateau nous prenons la route vers Gondar. Nous retrouvons à nouveau le paysage agricole de haut plateau animé en permanence par les paysans cheminant en bord de route ou dans les champs. À mi parcours surgissent des massifs montagneux parsemés de pitons rocheux volcaniques et la route sinue au milieu de ses zones montagneuses. La ville de Gondar (300000 habitants) étalée sur plusieurs collines est très animée en ce dimanche après-midi après la victoire du club local de football qui conduit les supporters bruyants dans les rues. Nous logeons au Quara Hotel dans une vaste chambre assez bien éclairée dominant un large patio.

11/01 : nous débutons la journée par la visite de l'église Debré Birhan Sélassié bâtiment rectangulaire de pierres et de briques aux proportions harmonieuses. De belles peintures aux teintes chaudes représentent des personnages aux grands yeux surprenants et expressifs. À noter aussi, une représentation de Mahomet chevauchant un chameau tiré par le diable !!!! Nous allons ensuite visiter la cité impériale située sur une colline dominant la ville. Au cœur de ce grand espace 4 palais ont été construits par chacun des rois successifs. Puis, nous nous dirigeons vers les bains de Fasilades au milieu desquels trône le bâtiment qui servait autrefois de vestiaire. Ce bassin est utilisé pour la fête du Timkat au cours de laquelle les pèlerins viennent se baigner après la bénédiction de l'eau. Les murs périphériques sont recouverts des racines noueuses des arbres qui épousent la forme des pierres. Nous prenons la route de Debark en début d'après-midi. Quelques kilomètres plus loin un arrêt permet de découvrir un village « falacha » avec sa minuscule synagogue. Les falachas ne possèdent pas de terre et vivent de l'artisanat que les enfants nous présentent avec une certaine insistance mais retenue cependant. La route traverse des hauts plateaux cultivés à l'aspect aride et jauni. Nous profitons d'une halte pour observer des paysans qui foulent les céréales avec un attelage de bœufs et battent les épis au fléau, image d'une Éthiopie immuable et souriante malgré le dénuement de nombreux habitants. Arrivés assez tôt à Debark nous nous enregistrons auprès du bureau du parc national du Simien avant de rejoindre l'hôtel Imet Gogo à l'apparence spartiate. Un petit tour dans le village nous fait découvrir des habitations misérables au milieu desquelles court une multitude d'enfants rieurs qui jouent à se faire prendre en photo. La chambre est très sommaire et sale, le faux plafond de la sale d'eau envahi de pigeons que les employés auront quelques difficultés à déloger et des déjections tombent dans la douche !!!

12/01 : après une nuit perturbée par des bruits multiples et variés, chiens aboyant sans discontinuer, déambulations bruyantes dans l'hôtel, appel matinal à la prière du muezzin, dès 6 heures du matin c'est l'agitation de la ville qui nous incite à un lever aux aurores. Il y a toujours autant d'animation dans la ville que nous quittons par une piste poussiéreuse pour gagner le massif du Simien. De vastes perspectives sur les profondes vallées s'ouvrent de chaque côté de la route qui serpente sur une ligne de crête. Sur ces vastes plateaux les champs aux couleurs mordorées témoignent une fois de plus de l'activité agricole permanente, même en haute altitude. Des peuplements de babouins gelada, endémiques de la région, sont installés au bords des falaises abruptes. À Sanbaker (3200m) nous quittons la voiture pour démarrer notre trek. Nous sommes accompagnés d'un guide local et de deux gardes du parc armés de leur fusil. Le sentier s'éloigne rapidement de la route et longe un escarpement rocheux en offrant un large panorama sur la région aux multiples canyons enchevêtrés. L’œil acéré de notre guide nous permet, à 2 reprises, d'observer au loin une antilope (bushback). Par une succession de courtes montées et descentes nous atteignons un point de vue vertigineux sur une cascade de 530 m de hauteur. En cette saison sèche il n'y coule qu'un maigre filet d'eau. Nous pique-niquons sur une plate-forme avec une vue plongeante sur la cascade puis par une raide remontée rejoignons la piste que nous suivons sur quelques centaines de mètres avant de la quitter pour un sentier qui longe un profond vallon. Après avoir traversé un ruisseau au faible débit nous entamons la remontée sur le versant qui mène vers le village de Geech. En chemin nous croisons de nombreux paysans. Quelques troupeaux de chèvres, vaches ou moutons cohabitent en bonne intelligence avec les singes. L'altitude se fait légèrement sentir dès que la pente se raidit et nous prenons garde de ne pas accélérer le pas. Le village est composé de grandes cases implantées au milieu d'étendues verdoyantes abondamment fleuries. Le chemin emprunte un surprenant dédale de cailloux parsemé de mottes de terre ravinées pour rejoindre la crête dominant le village. De là, les installations du camp apparaissent et en une vingtaine de minutes nous le rejoignons (3600m). Les tentes sont installées et il ne nous reste plus qu'à préparer notre couchage. Le copieux dîner est préparé dans un petit bâtiment enfumé par le feu de bois préparé par notre cuisinier.

13/01 : la nuit a été fraîche et, au réveil, les tentes sont recouvertes d'une mince couche de givre. Des que le soleil franchit la longue crête qui fait face au campement une chaude lumière dorée éclaire les herbes. Nous partons pour l'ascension du Imet Gogo à 3926m. Le chemin remonte en pente douce le flanc d'un large vallon. Des lobélies brisent l'uniformité de cet immense espace ainsi que des bouquets piquants de fleurs blanches ressemblant à des immortelles. Lentement mais régulièrement nous prenons de l'altitude et, bientôt le sommet est en vue. Quelques blocs rocheux faciles à franchir mènent à la cime. Large tour rocheuse prolongeant un vaste éperon elle domine d'une hauteur impressionnante la vallée du rift et les canyons profond du massif du Simien. Les hauts sommets du massif du Simien se dressent au loin et une couche de brumes poussiéreuses dilue les lointains d'où surgissent des pitons rocheux aux parois verticales. Accrochés aux pentes, des villages isolés profitent des rares replats au milieu des falaises. Ils sont entourés de champs en terrasses permettant d'utiliser le moindre espace vierge. Pour le retour nous longeons la crête qui offre un panorama plongeant sur le rift puis regagnons le camp en début d'après-midi. En fin de journée nous montons sur le sommet voisin (150m de dénivellation) pour admirer le coucher de soleil. Les sommets surgissant du rift se teintent doucement en rose tandis que des successions de chaînons montagneux estompés par la brume poussiéreuse apparaissent.

14/01 : le réveil est matinal avec un petit déjeuner à 6h. Notre guide est pressé de partir mais nous calmons ses ardeurs afin d'attendre que la lumière soit suffisante pour marcher confortablement. Les muletiers commencent sans tarder à démonter le camp. Nous descendons au milieu d'une claire forêt de bruyères arborescentes pour rejoindre un maigre ruisseau avant de remonter une pente régulière qui mène à la grande piste. Tout au long de notre remontée nous croisons des groupes de muletiers qui dévalent dans un nuage de poussière. Le soleil rasant éclaire les herbes de douces teintes chaudes. Arrivés à la piste nous découvrons un vaste panorama de hauts plateaux ondulés tandis que se profilent au loin les contreforts abrupts du sommet découvert la veille. Une fois les muletiers arrivés et les formalités de pourboire remplies nous embarquons dans le minibus pour retourner à Debark. C'est, ensuite, un long périple, d'abord sur une piste caillouteuse au flanc de montagnes spectaculaires, puis sur une route goudronnée récente alternant nombreuses montées et descentes au milieu de pitons rocheux élancés surgissant à chaque virage. Tout d'abord très aride et peu peuplé le paysage se transforme et nous atteignons des hauts plateaux cultivés et ponctués de nombreux villages. Le trajet nous paraît bien long et, surtout, inconfortable dans le minibus qui nous secoue en tous sens. Arrivée vers 18h à Axoum au Yeha Hotel, vaste hôtel aux équipements complets mais mal entretenus.

15/01 : la journée est consacrée à la visite de la ville d'Axoum. Nous partons à pied pour le parc des stèles situé non loin de l'hôtel. Ces stèles caractéristiques de l'époque axoumite ont été extraites d'une carrière de granit située à 5 kms. Successivement nous visitons les tombeaux des rois situés sous les stèles, la pierre d'Ezana écrite en grec, amharic et guèze, le réservoir de May-Shun (piscine de la reine de Saba) puis le tombeau de Baizen (Balthazar). L'après-midi est consacrée au château de la reine de Saba jouxtant un site d'implantation de stèles, souvent non achevées et, ensuite à la cathédrale moderne sainte Marie. Implantée sur le site de l'ancienne cathédrale sainte Marie de Sion l'église moderne est très fréquentée par les fidèles. Tout à côté, le monastère, inaccessible aux femmes, ainsi que l'église Kirubel abritent des fresques représentant des scènes bibliques. Selon la tradition l'arche d'alliance est conservée dans une chapelle voisine, gardée par un moine qui n'en sort jamais... De retour à l'hôtel vers 17h nous repartons pour un tour rapide dans les rues mais l'animation y est réduite. À l'hôtel, l'électricité n'est disponible que vers 18h et, ce soir, seul un filet d'eau fraîche coule de la douche.

16/01 : nous reprenons notre périple en direction du temple de Yeha accessible par une piste de 4 kilomètres à partir de la route goudronnée. C'est samedi et de nombreux fidèles en longues tuniques blanches ou jaunes sont présents autour de l'église dont l'accès n'est pas autorisé aux non fidèles. Le temple, seul, est accessible. En cours de rénovation , il est dissimulé sous les échafaudages. La route se poursuit, sinueuse à souhait, elle traverse de magnifiques paysages avec des pitons basaltiques érigés au milieu de roches aux coloris multiples. Quelques haltes permettent de profiter de panoramas d'autant plus spectaculaires que le ciel n'est pas voilé de poussières comme les jours précédents. Le terrain devient très aride avec peu d'arbres et les bords de la route semblent moins fréquentés par les piétons même si de nombreux villages s'étalent sur les pentes. Un col à plus de 3000m permet de basculer vers Adigrat où nous prenons le déjeuner dans un restaurant récent à l'équipement particulièrement moderne. Dans l'après-midi nous nous arrêtons au marché en plein air de Freweyni coloré et animé avec des étals dressés sur des monticules circulaires entourés de murs de pierre sèche. Une dernière halte nous laisse découvrir un village tigréen aux maisons éparpillées au milieu des cultures. Notre guide aborde un paysan qui veut bien ouvrir les portes de sa ferme. Entourée d'un mur de pierre, la maison en pierres présente un aspect très spartiate. Elle se compose d'un abri ouvert et de 2 bâtiments utilisés chacun pour une seule fonction: un en tant que pièce à vivre et à dormir sombre et enfumée, l'autre pour la cuisine avec le traditionnel four à injira. Peu de temps après nous arrivons à Hawsien où le Tourist hotel déploie ses chambres simples mais propres autour d'une cour. Une courte promenade dans la ville aux rues poussiéreuses terminera l'après-midi. Une nouvelle fois, pour la douche, nous nous contentons d'un filet d'eau à peine tiède et l'électricité fera défaut peu après la tombée de la nuit.

17/01 : nous quittons Hawsien par une piste poussiéreuse qui longe des massifs montagneux déchiquetés dont la couleur ocre resplendit sous le vif soleil matinal. Malgré l'apparence aride du sol les champs sont tous entretenus et une animation permanente règne au bord de la piste. Dès que nous faisons un arrêt photo des enfants se précipitent, parfois en quémandant des stylos ou un peu d'argent, parfois seulement par curiosité ou pour se faire prendre en photo. Un de ces enfants nous montre fièrement son instrument de musique fabriqué astucieusement avec un bidon en plastique, un bout de bois et une corde dont il arrive à tirer des sons harmonieux. De temps en temps la piste traverse de petites rivières où coule un mince filet d'eau et des zones de culture plus verdoyantes font alors leur apparition. Nous faisons halte à l'église Debra Negast, semi troglodytique, installée en position dominante et taillée dans la pierre ocre. La terrasse offre une vue élargie sur les montagnes du Tigré. Puis nous rejoignons la route principale goudronnée à Wukro où nous visitons l'église rupestre de Qirqos. Le prêtre qui garde le sanctuaire semble montrer une totale indifférence vis à vis des visiteurs et des photographes. La route se prolonge ensuite vers le sud alternant zones arides et zones de culture. Nous arrivons relativement tôt à Maqalé où nous prenons nos aises au Hill Top Hotel situé en périphérie avec une vue imprenable sur la ville. Nous profitons d'une après-midi de détente avec tri des photos, internet, lessive en attendant le repas du soir.

18/01 : à 7h nous quittons l'hôtel pour une longue étape. Le brouillard matinal adoucit le paysage. Quand le soleil efface les brumes un paysage plat et aride se découvre. Au loin quelques sommets percent le voile brumeux. La route traverse à nouveau des zones montagneuses et des terres agricoles fertiles apparaissent. Les bords de route s'animent évidemment de scènes de vie paysanne : labours avec les bœufs, troupeaux de vaches, moutons, ânes chargés et caravanes de dromadaires. Nous quittons l'état du Tigré pour l'état Amarha. Au niveau d'un col nous laissons la route goudronnée pour une piste au travers des montagnes. Le paysage très verdoyant avec de nombreux champs labourés laisse place petit à petit à des zones caillouteuses très arides. Seules quelques vallées dans lesquelles circule un filet d'eau déroulent un tapis de verdure qui contraste avec la sécheresse environnante. Vers 17h nous atteignons Lalibela dont les maisons sont étalées sur les collines. La présence de nombreux hôtels sans charme se manifeste par une multitude de panneaux publicitaires et les boutiques de souvenirs sont nombreuses au long des rues. Nous nous installons pour 3 nuits à l'hôtel Bete Abraham au confort simple dans une chambre sans superflu et comme souvent, assez sombre. À 18h30 l'électricité se coupe puis revient au cours du dîner.

19/01 : la matinée est consacrée à la visite des églises de Lalibela. Excavées dans la roche gréseuse elles sont accessibles par un labyrinthe de corridors, de tunnels et d'escaliers parfois glissants. C'est la veille de la fête du Timkat et de nombreux pèlerins, le plus souvent en habit blanc immaculé, viennent se prosterner contre les murs et se faire bénir par les prêtres présents dans chaque église. Les églises sont très sombres et les rares ouvertures laissent filtrer une lumière soulignant violemment les ombres denses. Dès le début de la matinée quelques groupes de prêtres et de diacres commencent à préparer la procession de l'après-midi au son des tambourins et des cornes. Nous déjeunons dans un restaurant au style très moderne avec des salles réparties autour d'une montée hélicoïdale. L'ensemble nous apparaît assez hideux mais la vue est magnifique sur les montagnes environnantes. L'après-midi, nous patientons un bon moment pour observer les processions qui partent des diverses églises et se réunissent sur la place centrale du village dans une profusion d'habits de cérémonie aux vives couleurs et de parasols tous aussi colorés. Par chance, l'étage supérieur d'un immeuble en construction nous offre une vue plongeante sur l'ensemble. Un tapis est déroulé en permanence devant la procession des prêtres qui transportent les tables de la loi sous de grands dais chamarrés. Derrière, suivent des groupes de danseurs et de musiciens, accompagnés des « youyous » bruyants des femmes. Il règne, tout au long de la procession une ambiance à la fois fervente et joyeuse éclairée par les sourires des participants qui sont heureux de se faire photographier. La foule est dense mais nous parvenons à nous frayer un chemin sans trop de mal pour rejoindre la tête du cortège. En fin de journée commence la cérémonie destinée à préparer le baptême du lendemain. La nuit sera bercée des mélopées lancinantes chantées sans discontinuer.

20/01 : un peu éprouvés par cette nuit bruyante nous nous levons à 5H15 pour assister à la cérémonie du Timkat au bord du bassin situé tout près de notre hôtel. Mule nous a réservé des places tout en haut des gradins avec une vue plongeante sur le bassin en croix. Vers 6h30, au lever du jour, les fidèles commencent à prendre place sur l'esplanade, pour la plupart tout de blanc vêtus. Un cercle de diacres habillés de blanc et rouge délimite la zone réservée à la cérémonie. Commence alors une longue attente avant que les prêtres ne prennent place à leur tour. Dans leurs habits noirs ou brillants, avec les parasols brillants ils nous offrent une vision haute en couleurs. La cérémonie se déroule selon un rituel quelque peu hermétique pour nous, tout d'abord assez statique, puis quand les tambours commencent à vibrer un ballet s'organise autour du bassin. Les fidèles commencent à taper dans leurs mains, à onduler pendant que les « youyous » stridents retentissent. Vient ensuite la bénédiction de l'eau avec les encensoirs avant que les fidèles ne soient aspergés à l'aide de tuyaux. D'un seul coup, la foule se libère et se précipite au bord du bassin avec joie et bruit pour se purifier à l'eau et asperger les voisins avec les mains ou des bidons. En fin de matinée la procession repart vers les églises en traversant le village. En fin d'après-midi nous visitons l'église saint Georges, la plus connue des églises de Lalibela. Sa situation permet de mieux visualiser l'ensemble architectural avec son plan en croix caractéristique. L'intérieur est très sobre, sans décoration.

21/01 : nous reprenons la piste parcourue il y a 3 jours pour quitter Lalibela. En chemin, des haltes permettent de photographier de belles étendues arides baignées d'une douce lumière matinale. Dans un village que nous traversons à pied nous sommes escortés par des gamins parfois quémandeurs, mais sans trop d'insistance. Arrivés à proximité d'un col à plus de 3000m, le brouillard envahit les prairies verdoyantes et engloutit les sommets. Puis, nous filons sur la route goudronnée en direction du sud. Dans de nombreuses villes et villages les fêtes de Timkat battent leur plein, nécessitant parfois quelques détours ou même un arrêt complet. Nous en profitons pour nous immerger dans la foule joyeuse qui avance au rythme des musiques diffusées par camion et des danses scandées par les tambours tandis que les « youyous » stridents font concurrence aux tambours. L'ambiance est festive et nous sommes happés par la foule. Les Éthiopiens semblent surpris mais heureux de notre présence dans ces villages où s'arrêtent rarement les touristes. Nous rejoignons Kombolcha à la nuit tombée pour loger à l'hôtel Sunnyside, bel ensemble à l'aménagement agréable mais aussi mal entretenu que les précédents, en particulier la salle d'eau.

22/01 : le temps est couvert et la route traverse des zones agricoles verdoyantes tandis que les sommets environnants restent noyés de brumes. Lorsque la route monte en altitude nous pénétrons dans les nuages et des forêts d'immenses eucalyptus gravissent les pentes raides. Quelques babouins jouent aux équilibristes sur les bords des ravins. Un long tunnel de 500m permet de franchir le col de Termaber à plus de 3000m et le ciel bleu nous attend sur l'autre versant. Un paysage de hauts plateaux jaunis se découvre et sous le rebord oriental s'étale une vaste mer de nuages. À l'approche d'Addis Abeba la circulation se densifie. Nous entrons dans la capitale en découvrant le tout nouveau métro construit par les chinois puis traversons des avenues bordées d'immeubles tantôt modernes, tantôt délabrés au milieu desquels d'innombrables petites boutiques côtoient des magasins à l'aspect plus moderne. Quelques embouteillages limités nous retardent un peu pour rejoindre le Ghion hotel, hôtel gouvernemental. L'hébergement est le plus confortable de tout le séjour malgré quelques défauts inévitables (!!!) de finition mais le personnel ne fait pas particulièrement preuve d'amabilité.

23/01 : départ vers 9h30 pour visiter le musée national où se trouve, notamment, le squelette reconstitué de Lucy, premier australopithèque. Ensuite nous découvrons l'ancien palais du Negus Haïlé Sélassié au cœur d'un campus universitaire. Des objets d'artisanat sont exposés dans les pièces du palais. Seules restent meublées les chambres et salles d'eau du négus et de sa femme. Nous partons ensuite à la découverte des rues de la capitale : de petites boutiques jouxtent des immeubles modernes élevés et les nombreuses constructions en cours. Pour notre dernière soirée en Ethiopie nous dégustons un buffet de plats traditionnels accompagné d'un orchestre fort bruyant et de danses. Le transfert à l'aéroport est rapide et nous devons patienter un peu plus longtemps que prévu car le vol décolle avec 1h de retard.
GR 559 des Rousses jusqu'à Lons le Saunier English translation pending
by Yoriko91 · 2016-03-04 · 5 replies
Bonjour,

Nous souhaitons parcourir le GR 559 fin mars en partant des Rousses jusqu'à Lons le Saunier. Nous avons 5 jours devant nous, mais peut-être en faut-il plus/moins ? On peine à trouver des informations sur cette itinéraire, notamment au sujet de la possibilité de dormir en refuge. Quelqu'un l'a-t-il déjà fait, et aurait quelques recommandations ?

Merci !
Que choisir entre les Canaries, Malte et la Crète en juin? English translation pending
by Charlayne · 2016-03-03 · 3 replies
Bonjour,

Je souhaiterai être aiguillée sur ma prochaine destination voyage, en juin.

J'hésite entre les canaries, malte et la créte.

Recherches : dépaysement, visites et villes attractives.

Merci pour vos futurs avis/conseils

🙂
Crète de l'Ouest, une semaine en juin 2016 English translation pending
by Nanane25 · 2016-02-03 · 32 replies
Bonjour à tous,

Je viens demander votre aide concernant le voyage que je projette de faire du 15 au 22 juin avec mon chéri.

Nous ciblons l'ouest de la Crête car nous avons été à l'est l'année dernière. Nous souhaitons procéder différemment : nous avions réserver un hôtel à la semaine à Sissi et rayonner à partir de là. Cette fois, pour pouvoir voir plus de choses et faire moins de route par jour, nous souhaitons faire des étapes. Nous louerons également une voiture. J'ai déjà une idée de ce que je souhaite voir mais par contre, aucune idée du temps à prévoir. Pour commencer, comme on atterrit à Héraklion vers 19h, je pensais m'avancer jusqu'à Agia Pelagia pour la nuit. Est-ce judicieux ? Je pense qu'on va réserver, avant de partir, la 1ère et la dernière nuit, le reste, suivant où nous serons. Pensez-vous qu'en juin, nous n'aurons pas de mal à trouver des hôtels (ceux indiqués dans le Routard par exemple) ? Est-ce utile de changer d'hôtel tous les soirs ou de n'avoir que 2 ou 3 points de chute ?

Je vous mets ci-dessous les choses qu'on a envie de voir : - Rethymnon - La Canée - Lagon de Balos (en voiture) - Phalassarna - Elafonisi - Gorges d'Aradena (en aller-retour) - Matala

Est-ce trop ou pas assez pour 1 semaine ? Dans quel ordre feriez-vous ce trip ?

Je vous remercie d'avance. Emmanuelle
Itinéraire d'une semaine au Québec avec nos 3 enfants English translation pending
by Dexter20 · 2016-01-20 · 6 replies
Bonjour, Nous partons avec nos 3 enfants en Juillet 2016 au Québec, je cherche un itinéraire sympa et c'est un peu tordu car nous atterrissons à Montréal pour voir un ami d'enfance qui vit là bas et nous devons rejoindre la réserve naturelle de Portneuf pour y retrouver des amis. il nous reste donc une semaine à meubler en sachant que nous sommes très nature et que nous voulons absolument aller voir les baleines!! j'ai donc imaginer ce circuit J1 arrivée à Montréal J2 Montréal J3 Montréal Québec J4 Québec J5Quebec Tadoussac J6 Tadoussac Saguenay J6 Saguenay J7 Saguenay réserve de Portneuf

Je crains que le temps en voiture ne soit trop long, je me pose la question Est il indispensable de prendre la 172, ne peut on pas s'arrêter à st Siméon et remonter par la 170, y a t'il des points d'observations pour les baleines de ce coté? Merci de votre aide
À vélo du Laos à Bangkok en 25 jours: quel itinéraire? English translation pending
by Thibslangs · 2015-10-21 · 3 replies
Bonjour Après 2 mois à vélo en Chine, précisément au Yunnan, je passe la frontière vers le Laos à Boten à la mo novembre et dispose de 25 jours pour rejoindre Bangkok. Quel itinéraire me suggérez vous pour profiter de beaux paysages, et si possible visiter quelques lieux culturels ou passer un jour ou deux à randonner sur le trajet? Je précise que je suis prêt à prendre le bus ou le train pour rejoindre Bangkok si mon chemin se détourne un peu en cours de route, ou si je n'avance pas assez vite!!! Merci à tous
Quel coin en France, vallonné avec petites routes et beaux paysages? (à vélo) English translation pending
by Yakirou · 2015-09-14 · 25 replies
Salut, Après le Luberon, le Morvan, L'Aubrac, Le Jura, quelques coins des Alpes du Nord, je cherche des coins en France, moyennement vallonnés (pas de grands Cols interminables), dans le style des massifs cités au début. Pour des cyclorandonnées de 1 semaines (ou plus), sur petites routes peu fréquentées par les voitures. Quels massifs me conseillez-vous, coins de France qui semblent correspondre à ces critères: vallonnées (sans grand col), mais le plat c'est ennuyant! Campagnards, ''sauvage" et beaux, petites routes peu fréquentées, loin des grands axes, Merci à tous 🙂
Top End - Katherine Gorge: quelle croisière? (Australie) English translation pending
by Benenuts · 2015-07-26 · 1 reply
Bonjour a tous!

Nous partons dans 15 jours pour 7 jours dans le Top End et nous sommes en train de finaliser les activites que nous devons reserver.

Nous nous rendons au Katherine gorge et avons decide de les faire en bateau plutot que Canoe (ca doit etre super mais un peu physique pour cette fois on va passer) mais il y a differentes options et on arrive pas a se decider: a) Croisiere 3 gorges de 4h - inclus 2.4km de marche + baignade b) Croisiere 2 gorges de 2h au lever du soleil (sunrise) - note: une gorge en moins mais benefice de voir les couleurs du soleil qui se leve sur l'eau (par contre on y va en aout et je pense que le soleil sera deja leve vraiment quand on part) c) Croisiere 2 gorges de 3.5 au coucher du soleil - 2 gorges + benefice des couleurs du coucher du soleil et diner sur bateau

Elles ont toute un avantage different et je cherche quelques retour sur vos experiences?

-- Juste pour information pour ceux que ca peut aider voici notre itineraire Jour 1: - Arrivee Darwin 1h matin > dodo a Malecula Hostel (centre ville) - Recuperation Campervan (Travel Auto-Barn centre ville) - Croisiere jumping croco sur Adelaide River - Malecula wetlands - Ubirr pour coucher du soleil > dodo a Merl campground Jour 2: - Marche autour de Ubirr - Visite du Bowir visitor centre - Region de Nourlangie - Sunset cruise a Yellow Water Jour 3: - Sunrise cuise a Yellow water (on arivait pas a se decider donc on fait les deux vue qu'ils offrent a deuxeme pour $25) - Gunlom Falls - Edith Falls - Dodo campground KAtherine Gorge Jour 4: - Katherine Gorge croisiere (a definir sunrise, sunset ou 3 gorge durant la journee) - Marche au Gorge (lookout) - Dodo campground Katherine Gorge Jour 5: - Pine Creek - Douglas Hot Springs (source chaude) - Litchfield (termites, florence falls) - dodo Litchefield Jour 6: - Litchefield national park - dodo Litchefield Jour 7: - Darwin - Vol retour a 1h du matin
Conseils sur itinéraire pour le Maroc du 3 au 17 août English translation pending
by Viviandco · 2015-07-23 · 7 replies
Bonjour,

nous partons du 3 au 17 aout au Maroc en famille (ados de 21, 18 et 13 ans) et nous les parents. Nous arrivons le 3 à Marrakech et partons directement pour Imlil où nous avons organisé un trek de qq jours dans l'Atlas avec le dernier jour éventuelle montée au Toubkal.

Le 9 aout, nous récupérons une voiture de location et partons pour Essaouira où nous resterons 3 nuits (dar kenavo).

Le 12 aout nous quittons Essaouira pour éventuelle visite de la coopérative de Tamounte à Imi N Tlit puis... nous hésitons :

Visite de la vallée du Paradis ? (Y a-t-il bq de monde à cette époque ?) Nuit sur place ? ou nuit à Sidi rbat (la dune) puis direction Tafraoute (1 nuit vers les gorges d'ait mansour)

ou

direction Aglou / Mirleft ou Tiznit pour 2 nuits et visites Legzira ? Mais y-a-t-il de la brume en cette saison ? Puis direction Tafraoute, les gorges D'Ait Mansour et direction Taroudant

ensuite où nous dormons deux nuits (du 14 au 16 aout) à Taroudant avant de prendre la route pour Marrakech d'où nous repartons le lendemain.

Merci pour votre aide et vos commentaires en fait, j'hésite entre l'océan (mirleft / aglou ) mais la brume éventuelle me fait hésiter et la région de Tafraoute (chaleur ?)

Qu'en pensez vous ?
Est canadien: planification de mon premier voyage English translation pending
by Chico29 · 2015-06-13 · 20 replies
Bonjour à toutes et tous,

J'ai deux semaines à planifier fin août/début septembre pour visiter l'est canadien. Ce sera mon premier voyage au Canada, mais en parcourant les sites et les topics, cela représente trop d'informations ! Je n'arrive pas à en extraire un circuit, ni les "à voir absolument". On part en couple, et on apprécie mixer un parcours urbain et nature avec randonnées.

C'est pourquoi j'ai identifié les villes de Montréal et Québec, le parc de Saguenay St Laurent (est-ce la bonne période pour voir les baleines ?), et le parc national de la Jacques-Cartier... Mais quoi visiter en priorité, et combien de temps faut-il prévoir pour ces visites ?

Merci pour vos conseils ;-)
La Roumanie en solitaire septembre 2015 English translation pending
by Timoujah · 2015-06-06 · 20 replies
Bonjour tout le monde !

Je fais ce petit sujet pour une sorte d'appel à témoins :).

Etant passé par la Roumanie avec des amis grâce à mon pass Interrail, je suis tombé sous le charme de ce pays. Ainsi je voudrais y retourner, seul durant deux-trois semaines en septembre afin de réellement découvrir ce beau pays ! Mais comme c'est mon premier voyage en solitaire, je n'ai pas vraiment envie de prévoir tout mon séjour. Donc je ferais un peu selon ce que l'on me conseille sur place ou via Voyages forum, et un peu avec le guide aussi ! Un joli mix pour ainsi dire. Mais j'ai déjà quelques idées principales, le delta du Danube évidemment, les monastères près de la Moldavie, et les citadelles saxonnes

Commençons par les questions les plus rudimentaires 😛

- Pass interrail ou ligne de bus ?

Qu'est ce qui est le plus intéressant pour la Roumanie ? le train via un pass interrail ou les lignes de bus ?

- Auberge de jeunesse ou maison d'hôtes ?

l'été dernier, nous étions allé en AJ à Brasov et à Cluj Napoca, l'ambiance était très sympa mais beaucoup de personnes m'ont dit que les maisons d'hôtes valait vraiment le détour; Que ce soit pour le cadre de vie, la gentillesse :) . Cela m'enthousiasme pas mal mais je ne connais pas les prix, ni l'affluence de ces maisons en septembre. Y a t il dans les petits villages un endroit où je pourrais trouver des maisons d'hôtes (une sorte d'office de tourisme)

Désormais j'aimerais vous poser des questions sur vos voyages en Roumanie

- Quelles sont, pour vous, les villes qui valent le détour et qui vous ont épatés ? Bien sûr vous me direz que ca dépend des personnes mais vos avis m'intéressent :). Personnelement je suis assez intéressé par l'histoire, les petites villes et la Transylvanie

- Culturellement y-a-t-il des choses qui vous ont marqués? Un plat à se taper les fesses par terre, un jeu de société très amusant, un festival de musique inatendue ect...

- J'aimerais beaucoup faire une randonnée dans la Transylvanie, laquelle me conseillerez vous ? En sachant que je ne suis pas un grand habitué des randonnées. Cependant je ne suis pas en sucre ^^ j'ai 20 ans et en bonne santé ! Mais une randonnée assez simple sur un ou deux jours serait très bien :)

-Les arnaques et pièges, qu'il faut éviter Malheureusement pour cela il y en a peu partout, mais quand on les connait on est plus serein ^^

-Un livre sur la Roumanie que vous me conseillerez ?

-Quelque chose que vous aimeriez partager et qui a rendu votre voyage super !

Enfin voilà ! Merci d'avance pour vos réponses. Grâce à vous je pourrais me faire une idée des richesses de la Roumanie Bonne journée !
Concours photo du mois de juin 2015 - Contrastes English translation pending
by LuluMae · 2015-06-01 · 177 replies
Bonsoir à tous !

Ah ! Si Bourvil était aussi teigneux que de Funes dans la grande vadrouille. Si les Beach Boys (de la belle époque) et les Beatles n’avaient pas nourri leurs différences. Si les rues de la Havane ressemblaient à Paris, Tokyo ou Bombay. Si le comté et l’emmental avaient le même goût. Si Asterix et Obelix étaient en tous points identiques. Dans ce triste monde, nous pourrions remiser notre curiosité aux oubliettes, laisser tomber les billets d’avion (à quoi bon puisque tout se ressemble, même la galette bretonne et le chapati), vendre nos appareils photos pour ne garder que les smartphones pour le selfie du samedi soir et la photo du petit dernier à Noël. Nous aurions aussi évité un duo entre Clavier et Depardieu en braies (je laisse chacun juger de la pertinence de l’exemple).

Parce que le monde vaut bien mieux que ça, ce mois-ci, je vous propose un concours sur le thème du contraste. Une définition et quelques exemples pour préciser la chose. Contraste : opposition de deux choses, dont l’une fait ressortir l’autre. - Grand / petit. - Jeune / vieux. - Moderne / traditionnel. - Grossier / délicat. - Immobile / en mouvement. - Minéral / végétal. - Seul / en groupe. - …

J'ajoute trois exemples à la fin de ce message pour illustrer mon propos : 1. au jardin botanique de Kandy (Sri Lanka), un groupe d'hommes et un groupe de femmes, les unes en noir, les autres en blanc. 2. tradition et technologie, entre la pagode Sule à Yangoon, et sa voisine la tour de télécommunications. 3. groupe de femmes vêtues de la tête au pied, et baigneur solitaire à Galle (Sri Lanka)

J’attends donc des photos sur lesquelles apparaissent, deux ou plusieurs éléments / individus / groupes, similaires dans l’ensemble, mais divergents sur une caractéristique évidente.

Publication des photos jusqu’au lundi 22 juin à 22h (heure de Paris) Chaque membre de VF peut proposer jusqu’à trois photos, numérotées de 1 à 3. Quelques mots seront les bienvenus, notamment pour préciser le lieu de la prise de vue. Je vous remercie également de ne poster qu’une photo par message.

Vote du lundi 22 juin à 23h jusqu’au samedi 27 juin à 23h Chaque membre de VF est invité à voter pour ses trois photos préférées, en tenant compte du thème. Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence, en indiquant clairement l’auteur et le numéro de la photo, et le nombre de points attribués : - Photo n°1 : 3 points - Photo n°2 : 2 points - Photo n°3 : 1 point Il n’est pas nécessaire d’avoir participé au concours pour voter. Chaque membre ne peut voter qu’une fois. En cas d’absence, un membre pourra voter par procuration accordée à l’organisatrice.

Résultats le 28 juin Le vainqueur est l’auteur de la photo ayant reçu le plus de points, il aura l’immense privilège d’organiser le concours du mois de juillet. En cas d’égalité sur le podium, le nombre de votes à trois points départagera les ex-aequos. Si les planètes sont réellement mal alignées, la même méthode sera appliquée avec les votes à deux points, puis les votes à un point.

Liens : Vers le diaporama. Vers la discussion.

Et maintenant, go go go !
Sites à voir sur mon circuit au Québec English translation pending
by Lyryc · 2015-05-15 · 15 replies
Bonjour à tous,

Nous allons partir fin septembre début octobre pour 13 jours au Québec. Je ne vais pas vous demandez votre avis sur mon circuit, car il est des plus classique (sauf peut-être une variante). Mais j'aurais plutôt besoin de vos connaissances de la région sur les sites à visiter, j'en ai déjà répertorié plusieurs en consultants les messages du forum, mais peut être que je suis passé a coté de quelques choses et j’espère bien que vous me conseillerais.

Mon circuit est composé en moyenne d'étapes courte, entre 2 h et 3 h de route par jours pour allez d'un Gîte à un autres. Nous avons privilégié les Gîtes car nous préférons la proximité, la convivialité et le contact humain des habitants d'une région, à la froideur d'un hôtel ou vous êtes juste un numéro de chambre avec des dollars dans les poches.

Voici le Détail de mon circuit : tous mes gites sont déjà réservé. (je met le nom des gîtes si cela intéresse d'autres voyageurs)

- Montréal du 23 au 26 (3 nuits au Gîte le rayon vert)

Visite à Montréal : Temple de la renommée des Canadiens et Centre Bell, Vieux Montréal, Basilique Notre-Dame, Place Jacques Cartier, Plateau Mont royal et le parc Mont Royal, Rue Sainte-Catherine (pour les boutiques), Ville souteraine, La Place des Arts, Oratoire Saint-Joseph, Marché Jean-Talon, Quartier Gay.

Le 26 : location de la voiture

- Montréal - Trois-Rivière 139 km - 2 h 45 par la 138 (Chemin du Roy) du 26 au 27 - 1 nuit : Gîte du Chemin du Roy à Trois Rivières

Visite à Trois-Rivieres : Vieux quartier Trifluvien, Musée des Ursulines, Cap de la Madeleine, Vieille prison, Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

- Trois-Rivière - Québec 129 km - 2 h 13 par la 138 (Chemin du Roy) du 27 au 29 - 2 nuits : chez des amis

Visite à Québec : Plaines d’Abraham, La Citadelle de Québec, Hôtel du Parlement du Québec, Morrin Centr, Manège militaire de Québec, Maison des Jésuites de Sillery, Chute-Montmorency, Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, Canyon Sainte-Anne.

Match pré-saison : CH / Pittsburgh - Centre Vidéotron

- Québec - La Malbaie 146 km - 2 h par la 138 du 29 au 30 - 1 nuit : Auberge des eaux vives

Visite à la Malbaie : Besoin de votre aide pour ce secteur

- La Malbaie - Saint-Fulgence 182 km - 2 h 53 par la 138 et la 172 du 30 au 1er - 1 nuit : Gîte de L’Artisan

Sur la route vers Saint-Fulgence arrêt à Tadoussac une bonne partie de la journée (excursion Baleines)

- Saint-Fulgence - Heberteville 75 km - 1 h par la 172 et la 170 du 1er au 3 - 2 nuits : Gîte du Pont Flottant

Visite secteur Saint-Fulgance: arret au village de Sainte Rose du Nord, puis un bonne partie de la journée du 1er au parc national des Monts-Vallins.

Visite : Parc de la caverne Trou de la Fée, Village historique Val Jabert, Zoo Saint Felicien Chute à l’Ours (Normandin), Moulin des Pionniers (La Doré)

Heberteville - Québec 209 km - 2 h 24 par la 175 du 3 au 4 - 1 nuit : Chez des amis

Sur la route traversé de la Reserve Faunique des Laurentides et Parc national de la Jacques Cartier ( Est-ce qu'il y a des choses a voir en traversant ces parcs ?)

Visite à Québec : Ile d'Orléans

- Québec - Montréal du 4 au 5 - 1 nuit : Gîte Le Rayon Vert

Pour le retour sur Montréal soit je prend la 40 - 253 km - 2 h 30

Soit je prend la 132 - 285 km - 4 h 28 ( Est-ce que la 132 est une route Touristique ? )

Ou alors prendre au départ de Québec direction Victoriaville par la 20 puis Sherbrooke par la 116 puis Montréal par la 10 372 km - 4 h 04

D'après vous quel est l'itinéraire le plus agréable ?

Merci d'avance pour votre aide et vos conseils

😉
Visa pour la Chine English translation pending
by Bernaveyron · 2015-04-28 · 3 replies
Bonjour Je souhaiterais me rendre en Chine au cours de la 2ème semaine d'octobre et j'ai plusieurs questions à vous soumettre: - Est-il vrai que l'on peut facilement obtenir un visa touristique de 1 mois et de le prolonger sur place de 1 mois supplémentaire? - Est il plus facile d'obtenir un visa touristique pour la Chine depuis la Thaïlande? -Auriez vous une idée d'itinéraire , compte tenu de la saison , à travers la Chine pour une durée de 2 mois, si prolongation de visa possible sur place , ou de 1 mois dans le cas contraire ? Je sais que je demande beaucoup mais sur ce forum on trouve tellement de gentillesse! Merci d'avance.
Tinerhir - Imilchil et Kasba Tadla English translation pending
by Candia3 · 2015-04-05 · 16 replies
Bonjour à tous et à toutes,

On envisage un petit tour (une semaine) en famille (5 adultes) avec une voiture location (Dacia Duster) de Marrakech à Marrakech. On a un vol de Milan le 20 avril, rétour 26 avril, et j'ai fait un programme d'une boucle comme ca: 1 aprés midi 20/4 : Marrakech- Ait Benhaddou 2 21/4 Ait Benhaddou- Gorges de Dadés (Msemrir) 3 22/4 Gorges Dadés- Gorges Todra- Imilchil 4 23/4 Imilchil - Kasba Tadla - Beni Mellal 5 24/4 Beni mellal- Cascades D'Ouzoud - Marrakech 6 25/4 Marrakech 7 26/4 Marrakech départ

Tout conseil est bienvenu. Surtout je cherche renseignements sur la route entre Tinerhir Imilchil et Kasba Tadla. Soit pour la saison, soit pour la condition de la route . La première partie , route 703 franchit un col Tizi Tirherhouzine 2700 m. (neige?) La partie finale -route 317 - est classifiée sur la carte Michelin 742 "parcours difficile ou dangereux" entre Ouraourioud et Kisba. Merci
Programme 26 jours aux Antilles 2015 English translation pending
by Patrickmicke · 2015-03-18 · 16 replies
Salut a tous

Encore quelques semaines et c'est enfin le départ pour les antilles . Nous sommes déjà allé en gwada en décembre 2013 pendant 2 semaines ( ct trop bon ).

On sait dit cette année on va en Martinique, ok pour 2 semaines. Mais c'est bête la gwada c'est juste a coté, bon ok une semaine la bas. Mais Marie Galante on y est pas allé ? non! bon ok 4 jours a Marie galante.

Avec tout ça on va rester dans les Antilles 26 jours !

Pour éviter d'arriver sur place et se demander ce qu'on va faire et finalement passer a coté de plein de chose, je préféré a chaque fois faire un programme qui bien sur évoluera en fonction de la météo, des imprévus et des coups de coeur sur place.

Alors c'est partie pour le programme :

J1 arrivée Voiture et direction les fonds saint denis(pour une semaine) juste en dessous de l'observatoire.

J2 Cascade couleuvre 2h Plage couleuvre. Plage anse levrier et anse a voile distilerie depaz

J3 Journées en catamara du robert( les fonds blancs)

J4 Visite saint pierre Marcher restau Distillerie neisson zoo martinique plage le coin du carbet

J5 Randonnée presqu'il de la caravelle 3h30 Plange anse l'etang Musée de la banane distillerie sant james

J6 Rando montagne pelée par grande savane 4h Plage anse ceron

J7 Gorges de la falaise Aller jusqu'au bout de la route apres grande riviere Distillerie JM Plage anse azerote Saint marie

J8 Rando canal beauregard 3h Restau Domaine d'emeraude Plage saint pierre

J9 Changement de lieu , anse noire pour 1 semaine Saut du gendarme Route de la trace casacade absalon Jardin balata plage anse noire PMT

J10 Fort de france par navette Centre , marcher, restau , peut etre fort saint louis Plage anse noire PMT

J11 Sources chaude dloferé Maison du bagnard, memorial Plage du diamant Kayak anse noire plage

j12 Sortie voir les dauphins savane des esclaves Plage les anses d'arlets PMT

j13 rando savane des petrification 1h30 Plage des salines Rando boucle du vauclin 2h30 Habitation clement

j14 Matinée ilet chevalier Pointe borgnese PMT Plage anse figuier PMT

J15 rando macabou cap macré ( plage) 3h Plage saint luce Distillerie trois rivieres

J16 depart pour marie galante Plage en fin d'apres midi plage de la feuillere logement 3 nuit sur les hauts de capesterre

J17 habitation clement Distillerie poisson Plage vieux fort Balade anse du coq 1h Gueule grand goufre plage petite anse

J18 Rando sentier de Murat 3h Plage saint louis Plage anse cannot Plage anse de mays

J19 Ballade des galeries 45mn Moulin de bezard distillerie bielle restau plage grand bourg Depart pour bouillante en basse terre pour 8 j

J20 1 journée au saintes plage et ballades

J21 Plage grande anse deshaies Rando saut des 3 cornes 2h30 Plage de la perle Maison du cacao

J22 Rando troisieme chute du carbet 3h Ballade saut d'eau de matouba 45mn Domaine de vanibelle Sources chaude ravine thomas + pmt

J23 Plage petite anse pointe noire Bapteme plongé a bouillante

J24 Rando chutes Moreau 4h Distillerie longeteau plage peite malendure PMT

j25 Location bateau 1 journée grand cul de sac marin

J26 Plage et retour metropole

Les distillerie c'est surtout pour deguster on va pas passer longtemps a les visiter. Notre rythme sera lever tot et coucher tot. Si vous avez des remarques , faut pas hesiter.

Pat
Choix d'itinéraire au Québec English translation pending
by NanaErgo · 2015-03-15 · 22 replies
Bonjour à tous,

je pars au Québec en mai, du 10 au 28 mai 2015, seule en sac à dos.

j'aimerais connaître votre point de vue sur l'itinéraire que j'envisage de suivre : - Montréal (3/4 jours) - Trois Rivières (1,5 jours) - Québec (à l'aller, juste y dormir, souhaitant visiter Québec sur le chemin du route), - Tadoussac avec croisière aux baleines (2 jours) - Forestville où je compte prendre le bac pour traverser le Saint Laurent pour atteindre Rimouski - Rimouski (3 jours) où je souhaite aller au Parc du Bic - Rivière du Loup (2 jours) - Québec (visite de la ville pendant 3/4 jours) - retour à Montréal la veille du départ pour rentrer en France ..

Cet itinéraire vous semble t-il faisable en 18 jours? Est-il selon vous trop dense? ou au contraire, pas assez? J'aimerais connaître vos avis sur ces choix (visites à effectuer, beauté des paysages notamment au parc du bic..)

si quelqu'un a déjà réalisé cet itinéraire, avez-vous rencontré des difficultés pour vous loger en auberges de jeunesse au mois de mai sans réservation ? pour voyager en bus (j'aimerais ne pas louer de voiture) ?

merci beaucoup à tous ceux qui me répondront, en espérant vous lire!!

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