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Hôtel Royal Decameron en février 2007 English translation pending
by Rosie28 · 2006-06-20 · 11 replies
Bonjour,

J'aimerais votre opinion, ceux qui sont déjà allés au Royal Decameron, Panama. J'ai entendu parler en bien de cet endroit et j'ai lu vos commentaires. Par contre, rien sur la vie à l'extérieur du complexe. Je suis une jeune femme de 30 ans, qui voyage seule et qui aime rencontrer des gens, sortir dans les bars, voir la culture locale, etc. J'ai adoré le Mexique (Puerto Vallarta) et Cuba (Varadero), justement pour ça. Croyez-vous que je risque d'être déçue si je choisie cette destination? La vie nocturne ressemble à quoi, les restos et bars, etc. Est-ce à proximité d'une ville pour aller marcher, sortir voir du pays? Les excursions possibles, etc?? Bref, y-a-t-il quelqu'un qui peut me donner une opinion, je sais bien que les voyages c'est personnel, mais si je compare avec mes 2 premiers que j'ai adoré?? Merci pour vos commentaires.
Trinité-et-Tobago: euros ou dollars? English translation pending
by Véro12 · 2006-06-19 · 21 replies
Bonjour,

Je pars à Tobago dans deux semaines et j'aimerais savoir si on peut changer des euros là-bas, où faut'il amener des dollars ?

Quelqu'un pourrais peut-être aussi me donner des renseignements sur la météo et sur de belles ballades à faire à Tobago ? (sur le net je ne trouve pas beaucoup d'infos)

Je vous remercie d'avance pour vos réponses

Véro
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain English translation pending
by Fanyclara · 2006-06-19 · 14 replies
ca y est le bébé est nééééééééé!!!!!!! Voila le parcours definitif que nous allons faire du 2 aout au 22 aout dans l'ouest americain. Je le soumets à votre avis et à vos idées. Encore merci! La voiture n'est pas pleine alors si vous souhaitez vous joindre à une super équipe nous en serions heureux!(fanyclara@yahoo.fr) Donc : Le 2 Aout, depart de Los angeles arrivé à Las vegas dans l'aprem. Le 3 Aout, route 66 Kingman-Hackberry-Seligman, Williams, Flagstaff Le 4 Aout, Sedona Le 5 Aout, Walnut Canyon national monument, Sunset crater, wupataki national monument Le 6-7 Aout, Grand Canyon Le 8-10 Aout, Page Le 11 Aout, Monument valley Le 12 Aout, Canyonlands (the needles) Le 13 Aout, Moab, Les Arches Le 14 Aout, Dead horse point, Canyonlands(island in the sky) Le 15 Aout, Capitol reef Le 16 Aout, Bryce canyon Le 17 Aout, Zion, nuit à Las vegas Le 18 Aout, Death valley Le 19-20 Aout, Sequoia park(route longue de Death à Sequoia car pas d'entrée à l'est du park) Le 21 Aout, retour L.A

Quand pensez vous?....

Je pars également sur la cote californienne du 20 juillet(depart de san francisco) au 2 Aout(arrivé Los angeles). Visite de Stanford university, Monterey, Pacific groove, Carmel, Big sur, Hearst castle, Santa barbara (je donne les principales étapes). Possibilité de faire tout le périble donc du 20 juillet au 22 aout. Une place de dispo dans la voiture pour la cote californienne, et deux places pour la boucle dans l'est. Il y en a pour tous les gouts! Bisous à tous! Clara
Quelle côte choisir fin septembre/début octobre? English translation pending
by Mari73 · 2006-06-19 · 4 replies
bonjour à tous,

Voilà j'ai lu pas mal de messages sur les différentes cotes a maurice et j'aimerais avoir confirmation sur ce que j'en ai retenue: cote est: belles plages mais du ventcote sud:sauvage, un peu éloignée et beaucoup de ventcote nord et ouest: plages moins belle mais plus abritée du vent

en fait j'ai la possibilité de partir soit au telfair(cote sud), soit au résidence ou au touessork(cote est), qu'en pensez-vous et que me conseilleriez-vous sachant que nous souhaiterions profitez de la plage? nous partirions fin septembtre/début octobre, aurons nous de la pluie à cette époque?

merçi pour toutes vos réponses.
Chili ou Bolivie? English translation pending
by Alep · 2006-06-18 · 13 replies
Bonjour,

Je pars 2 mois (mi oct / mi dec) en Argentine et Pérou. J'hesite entre le Chili ou la Bolivie comme pays intermediaire. La bolivie m'intéresse mais coté climat à ce moment la ?

Sinon dans quel ordre ?

Merci
Retour de Punta Cana, hôtel Ocean Bavaro English translation pending
by Alexp79 · 2006-06-18 · 32 replies
Bonjour a tous, de retour d'une semaine à Punta cana, j'ai passé un super séjour; c'est le paradis la bas. J'etais à l'hotel OCEAN BAVARO; ce dernier est tres bien; les chambres sont confortables et spacieuses; les restaurants bien et le service impeccable (sauf le resto brazilien que je deconseille). Enfin et surtout, la plage est magnifique. Pour les excursions; j'ai choisi Saint Domingue par gout perso et pour donner un petit coté culturel au sejour. La route est tres longue (depart 6h30 du mat pour un retour vers 20h) mais ca vaut vraiment le detour (visite de la zone coloniale, du malecon et de la ville moderne et 1h de temps libre pour flanner au centre ville). D'apres le temoignage des autres francais presents cette semaine; l'excursion pour Samana est merveilleuse mais tres chere (150 dollars par personne). Celle pour l'ile de soana plus decevante. Enfin evitez l'excursion avec les dauphins; vous allez a Marineland a Antibes ca sera pareil. Perso j'ai preferé visiter la capitale et parler un peu avec la population que voir des eniemes plages (celles de punta cana etant magnifiques deja). Sinon, ma copine etant Dominicaine et m'ayant rejoint qq jours, j'ai eu l'occasion de decouvrir la ville d'HIGUEY avec elle (1h de punta cana en bus local). Petit conseil; evitez d'y aller seuls ou sans une personne parlant l'espagnol, la ville est tres pauvres et vous risquez d'etre enormement sollicités. Par contre si vous en avez le courage, c'est un bon moyen de voir la vraie republique Dominicaine. De plus la basilique est magnifique. Enfin, vous avez plaza Bavaro a 10 minutes de guagua mais c'est essentiellement un village pour le shopping touristique. Rien de tres interressant.

Enfin le vol avec Corsair s'est tres bien deroulé et sans retards. N'hesitez pas a me poser des questions pour ceux qui vont partir, j'essayerai d'y repondre. J'ai adoré ce pays et les Dominicains, je compte y retourner voire m'y installer peut etre.

Alexis
Baroudage dans les Cyclades English translation pending
by Sirtaki · 2006-06-14 · 10 replies
Bonjour bonjour !!!

Nous sommes deux filles qui partons faire un petit tour du coté de nos amis les sirtakis cet été...mais nous avons pas mal de questions qui restent en suspens...( à vrai dire elles sont bien suspendues 😎). Voici une petite liste:

_Peut on acheter des billets de Ferry le 2juillet au Pirée, sans reservation pour aller jusqu'a Santorin?? ( Et si oui, dans quelle tranche de prix?)

_ Connaissez vous des coins sympas ( visites et fiesta) dans les îles IOS, PAROS, SANTORIN, NAXOS et ANDROS ( qui n'est pas la capitale de la compote!!).

_Sinon on est toujours preneuses de tous les moyens pour s'economiser de l'argent ( que nous saurons placer dans des activités plus...ludiques 😉)...

Voili voilou, on croit qu'cest tout, merci a vous, repondez nous...bisous bisous
Ile de Menorca aux Baléares English translation pending
by Guyril · 2006-06-14 · 2 replies
salut! encore un petit message, effectivement avant d'aller a prague fin aout je serais deux semaine sur barcelone et j'aimerais bien en profiter pour aller passer quelques jours sur l'ile de menorca dont on m'a parlé et qui apparament vaut le coup alor si quelqu'un connait un peu cette ile je suis avide de tout renseignement et conseils sur ce qu'il y a a faire, les bon coins je compte y aller quelques jours pour faire le tour de l'ile en marchant je pense, est il facile de trouver des endroits a dormir? l'ile est elle grande?si quelqu'un sait ou je peux trouver les tarifs pour y aller en bateau a partir de barcelone ca m'interesserait egalement enfin bref que vous me disiez tout ce que vous connaissez sur la moins connue des iles baleares......
Aéroport CDG Paris - Londres ou Birmingham en bus! English translation pending
by Julieroxy · 2006-06-11 · 5 replies
Bonjour, Mon vol arrive a paris charles de gaules et jaimerais bien me rendre a londres ou a birmimgham en angleterre...est ce qu'il y a des departs de l'aéroport ou je dois me rendre au centre de la ville pour prendre l'autobus ?? ? Merci
Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
by Slaeinte · 2006-06-09 · 10 replies
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.

Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...

Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…

Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.

Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…

Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.

Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.

Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.

Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.

A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!

Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!

Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.

Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.

Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!

Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.

Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!

Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…

Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!

Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.

Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.

Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…

Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!

Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.

Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...

Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Visa pour le Kirghizistan English translation pending
by Fafadom · 2006-06-08 · 5 replies
Je dois aller à Bichkek en juillet par Aeroflot avec escale à Moscou. Faut-il être en possession du visa kirgize pour éviter d'avoir à prendre un visa russe lors du transfert à Moscou ? Merci à celui ou celle qui sait !
Visite de Punta Cana et de sa région English translation pending
by Eliseben · 2006-06-08 · 4 replies
Bonjour Je pars a Panta cana dans 2 seamines, hotel riu J'aurai voulu savoir ce qu'il y avait a visiter dans la région, il parrait qu'il y a un petit village dans les environs est ce vrai . Si quelqu'un a des photos du riu, il peut me les envoyer merci
Bon tuyaux sur la Mongolie English translation pending
by Nomadongol · 2006-06-06 · 29 replies
Premier tuyaux, ca ne sert a rien de faire des milliers de Km en jeep au travers de la Mongolie. En effet en Mongolie il y pas de raison d'aller loin, car il y a pas de monuments majeur a visiter ci et la. L' interet principal c'est les nomades et leur culture et la nature et leurs animeaux.Pour ca il suffit de se diriger vers le nord est d'oulan Bataar a seulement 100 km, et la c est meme plus sauvage que la Mongolie centrale.Les touristes vont pas car c;est trop pres et qand ils regardent une carte ils ne peuvent pas immaginer d'aller si pres de la capitale. mais la deja c'est vraiment sauvage, les nomades sont la, les animeaux sauvages aussi et tout ce qui peut faire rever est la aussi. J'ai personellemnt voyage dans tous les coins de la Mongolie, et la je me dit que ca sert a rien de faire des milliers de Km en jeep si aux portes de la capitale a meme pas 100 km c'est exactement la meme chose, il y a plein des choses a decouvrir, des lacs, des montagnes fabuleuses, etc... Sansd etre oblige de poluer le pays avec une jeep, ni pe dre son temps et son argent. En gros tout ce qui est au nord et nord est de Terlj c est deja la vraie mongolie profonde et c'est si pres... Deuxieme tuyaux. Aportez des euros en cash et changer les a flower center au meilleur cours. Si on vous demande des dollars c'est surtout parce que personne connait la valeur de la monaie locale. Mais tout se paye en monaie locale, et souvent le prix est automatiquemnt moins cher en monaie locale meme sans marchander Vous aurez besoin de dolars pour le visa russe, ou chinois, mais la vous pouvez juste acheter le necessaire de dolars avec des euros. Inutile de perdre deux fois au change pour le reste. Troisime tuyaux. Vous pouvez camper partout librement, c'est legal, choissez tout de meme un endroit discret pas trop pres d'un village. Ou a une distance convenable d'une yourte. Vous pouvez tres bien vopyager a velo et meme acheter un velo en Mongolie, ou faire de la marche a pied, en plus du cheval. Quatrieme tuyaux: A Ulan Bataar vous pourvez loger a Daka Guest Housse qui vient d'ouvrir, comme c'est sur aucun guide et site web presque. Il y a pas grand monde, donc meme si vous restez en dortoir vous risquez presque sur de vous retrouvez en chambre privee.
Ongs corrompues en Afghanistan English translation pending
by Naps · 2006-06-06 · 12 replies
comme doivent le savoir certains j adore les ongs occidentales que j ai souvent vues dilapider le fric, en voici un nouvel exemple(pris sur courrier international)qui vous aidera a comprendre pourquoi dans le sud de l afghanistan ils tirent sur eux:

Le pays est en pleine reconstruction et chacun en profite : les membres du gouvernement, les consultants et les entreprises occidentales. Seule la population fait les frais de ces malversations. DE KABOUL Ici, pour l’homme de la rue, Sheerpur symbolise la corruption qui règne en Afghanistan. Quartier huppé du nord-est de Kaboul, Sheerpur est aussi appelé “Zoarabad”, la résidence des puissants. Pour y obtenir un terrain à bâtir, il faut être un nanti et avoir des relations. Sous le règne des talibans (jusqu’en novembre 2001), ce quartier s’était vidé de ses habitants. Mais, juste après son arrivée au pouvoir, Hamid Karzai a commencé à en distribuer des parcelles aux gens puissants, qu’ils soient ou non membres de son gouvernement. Au moins 400 mètres carrés sont allés à chacun des proches parents du président et à de nombreuses autres personnes, dont deux anciens ministres. “C’est de la corruption au plus haut échelon”, s’indigne un habitant de la capitale. Ce monsieur s’est installé à Kaboul pour revenir servir son pays après avoir quitté l’Etat européen où il séjournait. Et d’ajouter : “Je vis bien, mais la majorité de mes collègues dans les ministères et autres organes de l’Etat touchent des salaires dérisoires.” Les salaires s’échelonnent entre 50 et 150 euros pour les employés administratifs, les professeurs et autres fonctionnaires, y compris le personnel militaire. Or, en raison de la présence de milliers de soldats et de travailleurs d’ONG, les prix sont très élevés, ce qui rend la vie particulièrement difficile pour l’Afghan moyen. Et la corruption ne se limite pas à l’Etat. Les Afghans se plaignent aussi des malversations dans le milieu des donateurs d’aide. La reconstruction du pays et la reprise économique s’en trouvent d’ailleurs compromises. Ce problème a été abordé lors d’une conférence internationale sur “Le rôle des pays voisins dans la reconstruction, la stabilité et la sécurité de l’Afghanistan”, animée par des analystes venus d’Iran, de Turquie, de Russie, d’Inde, du Pakistan. Le professeur Hamidullah Farooqi, PDG de la chambre internationale de commerce d’Afghanistan, a déclenché un vif débat sur cette question lorsqu’il a déclaré que le coût de la corruption lors de la création d’une entreprise s’élevait au moins à 8 % de l’investissement total. Il a aussi indiqué que plus de 80 % de l’aide internationale destinée à l’Afghanistan ne profitait qu’à des consultants expatriés. “Le plus gros de ces sommes repart là d’où il est venu”, s’indigne-t-il. Un nouveau rapport intitulé “Afghanistan, Inc.”, publié par CorpWatch, une association à but non lucratif, décrit par le menu les pratiques de corruption et le gâchis de la reconstruction. “Une route qui tombe en ruine avant d’être terminée, une école au toit effondré, un hôpital à la plomberie défectueuse, une coopérative agricole que les agriculteurs ne peuvent pas exploiter, des contractants qui repartent avec des millions de dollars d’aide dans leurs poches, etc. Tout cela n’empêche pourtant pas le gouvernement Bush de présenter la reconstruction comme une réussite”, lit-on dans ce rapport.

Des entreprises occidentales peu scrupuleuses

CorpWatch enquête sur les grandes entreprises qui se rendent coupables de violations des droits de l’homme, d’atteintes à l’environnement, d’escroqueries et de corruption dans le monde entier. Elle affirme que des contrats importants ont été attribués sans appel d’offres à de nombreuses sociétés proches de la Maison-Blanche, qui font à peu près le même travail en Irak : Kellogg, Brown & Root (KBR, une filiale de Halliburton), DynCorp, Blackwater, The Louis Berger Group, The Rendon Group et tant d’autres. Des ingénieurs, des consultants et des mercenaires peuvent toucher jusqu’à 1 000 euros par jour, tandis que les Afghans qu’ils emploient n’en gagnent que 4. En août dernier, Fariba Nawa, une Américaine d’origine afghane, est revenue dans son pays natal pendant plusieurs mois pour dresser un état des lieux de la reconstruction. Dans son rapport, elle montre, exemples à l’appui, où est allé l’argent et où il n’est pas allé, comment fonctionne le système d’aide internationale et ce qui se passe réellement dans les villages et les villes où des étrangers participent à l’effort de reconstruction. “‘Afghanistan, Inc.’ dénonce un système qui échappe à tout contrôle, un système peu transparent, où les corrompus ont les coudées franches. Il faut absolument le lire”, dit Nawa à propos de ce rapport, publié le 2 mai. Ceux qui connaissent le mode de fonctionnement des donateurs internationaux n’ont pas le moindre doute sur l’étendue de la corruption et l’ampleur des profits. Ainsi, un certain nombre de chantiers, attribués initialement à des sociétés américaines et européennes, sont en fait réalisés par des sociétés indiennes, pakistanaises et en partie afghanes. En effet, même si ces projets sont rentables, ils reviennent alors bien moins cher que s’ils étaient réalisés par des sociétés américaines et européennes. La route Torkham-Jalalabad, construite par une société pakistanaise, en est un bon exemple. Cette entreprise prend deux fois moins cher que ce que proposent des sociétés de l’Union européenne à des sous-traitants chinois et turcs pour construire des routes similaires dans le pays. Tout cela alors que ces contrats très onéreux ont été attribués à des Occidentaux. Une chose est sûre, la reconstruction est une affaire juteuse : d’énormes commissions et des profits colossaux sont en jeu. Imtiaz Gul The Friday Times
Hôtel Plantation Resort & Casino English translation pending
by David34 · 2006-06-05 · 13 replies
Bonjour à tous !!!

Partant pour les seychelles en voyage de noce le 18/06/2006, j aurais aimé savoir si quelqu un aurait des informations sur l' Hotel Plantation resort & Casino qui se situe au sud ouest de l' île principale de mahé ? Et savoir également si le coin est charmant 😎 ? Je me pose également la question de savoir si il est nécessaire de louer une voiture pour mon séjour ?

Enfin beaucoup de questions, si une âme charitable pouvait éclairer mon chemin 🙂

Merci beaucoup @++ David & Virginie
Voyage en Pologne English translation pending
by Plecotamus · 2006-06-05 · 9 replies
Bonjour je vais souvent en Pologne et je peux ramener sur la région Parisienne des objets, n hesiter pas à me contacter mon Dom Cordialement
Stage en soins infirmiers en Guyane française English translation pending
by Naya11 · 2006-06-05 · 6 replies
Salut tout le monde,

Je suis étudiante en soins infirmiers au Québec et je commence des démarches pour organiser un stage (de groupe) en Guyane française, endroit qu'on m'a suggéré. Je ne connais donc pas grand chose encore de cet endroit alors si quelqu'un peut m'en dire plus sur l'endroit, hôpital où faire le stage et autres info intéressantes, j'apprécierais!

On se rejase!

Julie 🙂
Le Monténégro... English translation pending
by Clot · 2006-06-02 · 17 replies
😉Bonjour

Est-ce que vous êtes déjà allé dans ce pays, j'ai vu un reportage dans Géo et ça semble magnifique.

Est-ce que la vie est cher sur place, est-ce facile de s'y déplacer, pour une fille seule est-ce jouable ?

Merci😎
Proposition de travail à Casablanca English translation pending
by Banoubanette · 2006-05-31 · 13 replies
🙂On me propose du travail à casablanca au cafca. Un salaire de 8000dh. Un loyé de 320 euros. Je dois partir avec mon conjoint et ma fille de 8 mois. Es un bon salaire? Pourai-je faire vivre ma famille convenablement; Que puis-exiger de mon futur employeur pour la sécu et la retraite?
Inde en juillet/août: trop chaud? English translation pending
by Nath009 · 2006-05-30 · 15 replies
bonjour,

qq m'a deconseillé de partir en juillet ou aout en inde car il m'a dit qu'il faisait une chaleur epouvantable...

Qu'en dites vous?

Nath
Journal d'un menteur English translation pending
by Sadim · 2006-05-29 · 179 replies
Il est 6h30 et je suis coincé dans un petit cybercafé au milieu de nulle part. C’est étonnant comme la technologie peut nous rattraper à l’autre bout du monde. Je suis arrivé dans ce pays, le Sidisthan depuis à peine 3 jours et déjà, je me sens déjà différent. Mais le mieux est de commencer par le début.

Cela fait des années que je rêve de voyager mais mes moyens financiers, et la peur de partir aussi je crois, m’en ont toujours empêché. Puis j’ai visité ce site et j’y ai vu que partir était possible. Alors, j’ai posé un congé sans solde à ma boîte, j’ai ramassé toutes mes économies et j’ai acheté un billet (aller-retour) pour Damly, la capitale.

Le voyage a commencé bien avant d’arriver. L’avion que je devais prendre ne faisait qu’escale à Damly. Je me suis donc retrouvé coincé avec un groupe d’enseignants français en partance pour Beijing. Je dis Beijing parce que c’est « comme ça qu’on doit dire ». Quand j’ai voulu demander où allaient ces personnes, ils m’ont dit en me regardant bizarrement « Beijing ». J’ai ouvert de grands yeux et ai fait répéter. « Beijing ! Mais vous pouvez dire aussi Pékin, si vous voulez ». Je me suis senti tout petit devant tant de connaissance. J’ai donc voyagé pendant des heures en écoutant bien malgré moi une leçon de sinologie (non-appliquée) apprise depuis peu dans guide bleu. Cela aurait pu être instructif si mes jambes n’avaient pas été coincées contre le siège de devant et si j’avais pu regarder le film tranquillement sans être obligé d’hocher de temps en temps la tête d’un air passionné. Par politesse, je pense, mes voisins m’ont demandé où j’allais puisque, visiblement, je ne descendais pas à Beijing (je me serais cru dans le métro : Vous descendez à la prochaine ?). J’ai donc lâché un « Damly ». Ce fut la seule fois, où le silence régna un court instant dans mon espace aérien restreint. « Où avez-vous dit ? » J’ai donc répété ma destination.. « Mais il n’y a rien là-bas ! » J’aurais pu dire Metz, que j’aurais eu le même effet. Aller passer ces vacances dans un endroit où il n’y a ni musée ni boutique de souvenirs semblait faire de moi un aliéné. J’ai tenté un timide « Mais il y a des gens, vous savez ». Qu’avais-je dit là ! J’eu donc droit à un exposé (cours ?) sur le bon choix du bon endroit pour de bonnes vacances, c'est-à-dire (mais vous l’aurez deviné) Beijing ! Heureusement, nous avons fini par arriver à Damly. Au moment de quitter l’avion, j’ai vu comme un regard de pitié dans les yeux de mes voisins de trajet. Que m’importait maintenant d’être un inculte, j’étais enfin là où je voulais être.

A suivre... (Je vais aller prendre mon petit déjeuner.)
Sens de notre itinéraire dans l'Ouest américain English translation pending
by Stgeran69 · 2006-05-28 · 19 replies
Bonjour,

J'ai soumis à votre "jugement" notre itinéraire dans l'Ouest pour 2007. En voici les grandes lignes : Arrivée Phoenix, Grand canyon, Page, MV, Moab, etc...popur finir par Frisco et LA. Je me pose la question suivante : en arrivant à Phoenix, nous faisons le Grand Canyon dès le deuxième jour. N'est-ce-pas un peu tôt, faire ce qui doit être le clou du voyage dès le deuxième jour n'est-il pas dommage ? Aussi, j'imagine un autre itinéraire dans l'aute sens, par exemple au départ de Las Vegas, puis Bryce canyon, Moab et redescendre par MV, Page, GC de nouveau Las Vegas et filer sur SF puis LA. Qu'en pensez-vous et faîtes moi part de vos suggestions. Dans une agence de voyages, on m'a dit que la route était plus agréable dans le sens de l'itinéraire classique !

Bons voyages à tous
Votre avis sur les trois villes de Bali: Amed, Pemuteran et Ubud? English translation pending
by Sand83 · 2006-05-27 · 10 replies
En septembre nous allons à Bali, mais nous voudrions savoir si les 3 villes : Amed, Pemuteran et Ubud sont sympas et si nous ne ratons pas de beaux sites ailleurs sur l'ile. Nous recherchons essentiellement la tranquilité mais avec un minimum d'activités et de confort (pas le trou perdu), la rencontre avec les vrais balinais. Merci pour toutes infos.
Région de Nakhon Sithammarat en Thaïlande English translation pending
by Goodbill · 2006-05-25 · 3 replies
Bonjour à tous, je cherche des informations, des appréciations personnelles de cette région. (du vécu!) Je pense me rendre en juillet dans les alentours de Khanom pour visiter les plages jusqu'à HAT SAPHAO histoire de changer un peu! Si vous êtes déjà allé dans ce coins, je suis preneur de vos impressions et de vos découvertes 😉. merci d'avance à ceux qui pourront répondre.
Trajet Gare du Midi à Bruxelles - Avenue Stalingrad English translation pending
by Masterjohn · 2006-05-25 · 2 replies
Bonjour, J'arrive demain depuis l'aéroport à la Gare du Midi et je dois me rendre à l'hôtel Floris Avenue sur l'Avenue Stalingrad 25-31. Quelqu'un peut-il me dire si on peut faire ce trajet à pieds ou bien faut-il prévoir un taxi ? (nous arrivons vers 22h30) D'avance merci pour toute aide.
Prix du trajet de l'aéroport de Saint Domingue - centre ville? English translation pending
by Prisonbreak69 · 2006-05-24 · 2 replies
quelqu un peut me dire quel est le prix normal en taxi pour aller de l aeroport en ville ? y a t il des transports en commun? est il plus avantageux d aller a boca chica directement (c est moins loin que saint domingue de l aeroport)? sinon avez vous des adresses pas cheres (environ 300 pesos) pour passer 1 nuit ou 2 a saint domingue? merci
Agence immoblière francophone en République Dominicaine English translation pending
by Arthur33 · 2006-05-22 · 8 replies
bonjour á tous Je souhaite habiter sur la côte sud en République Dominicaine, BOCA CHICA, JUAN DOLIO... Connaissez-vous une agence immobiliére Francophone qui peut m'aider dans mes démarches . Merçi pour vos réponses.
Le Malawi à vélo English translation pending
by Chrisan · 2006-05-22 · 3 replies
Salut à tous,

Pour l'Inde et mon message d'il y a quelques jours, vos infos, entre autres, m'ont permis de mesurer la difficulté d'un tel voyage en vélo avec des enfants. Si le voyage en tant que tel n'est pas remis en cause (départ en septembre), nous allons nous orienter vers d'autres moyens de transport. Merci encore.

En attendant, je pars au Malawi 1 mois cet été, sans enfant cette fois et toujours en vélo, et je suis preneur de toutes les infos dont vous disposez sur ce pays, notamment si vous l'avez déjà traversé sur deux roues.

J'atterris à Lilongwe, capitale du Malawi et je repars de Johannesburg 1 mois plus tard. Je ne sais pas encore (enfin, j'ai quand même une petite idée 😉...) si je relie les deux capitales où si je reste au Malawi en longeant le lac avant de prendre un bus ou un billet d'avion vers l'afsud en fin de séjour. Si je décide de rejoindre Jo'burg en vélo, il y a deux options possibles, soit par le Mozambique, soit par le Zimbabwe... Qui a un avis là dessus ?? Si je prends le bus après la visite du Malawi, quelqu'un peut il me dire s'il a déjà emprunté les transports locaux dans cette partie du monde sur de longs trajets ? (style Lilongwe-Maputo, ou Harare...)

Merci d'avance pour vos infos,

Christophe 🙂
Avis sur itinéraire de 26 jours dans l'Ouest des Etats-Unis en août English translation pending
by Lazar · 2006-05-20 · 19 replies
Salut,

On part (copine et moi, 23 et 25 ans) en août faire un voyage en voiture dans l'Ouest des USA. J'ai préparé le circuit après avoir lu de nombreux conseils ici et ailleurs et j'aimerai savoir si vous pensez que c'est +/- faisable ou si j'ai oublié qqch d'incontournable, j'aurai aussi besoin de qqs conseils.

Voilà l'itinéraire:

San Francisco - 4n - (6), 7, 8, 9, 10 (arrivée le 6, soir) Oakhurst * - 1n - 10, 11 Yosemite NP * - 1n - 11, 12 Mono Lake + Bodie Bishop - 1n - 12, 13 Death Valley NP Las Vegas - 4n - 13, 14, 15, 16, 17 Zion NP* - 1n - 17, 18 Bryce Canyon NP* - 1n - 18, 19 Capitol Reef NP Moab / Arches NP - 3n - 19, 20, 21, 22 Cannyonlands NP (le 21) Dead Horse Point (le 21) Moab / Arches NP Mexican Hat - 1n - 22, 23 Monument Valley Page (Lake Powell) - 1n - 23, 24 Horseshoe Bend Grand Canyon NP * - 2n - 24, 25, 26 Mojave Los Angeles - 5n - 26, 27, 28, 29, 30, (31) (départ le 31, matin)

25n - 26j

* veut dire qu'on va camper, en aoûts les hotels sont trop chers dans les parcs nationaux...

Je sais que certains jours il y a pas mal de route, mais il me semble que c'est faisable, et on a quand même du temps dans les parcs nationaux, c'est pas juste passer en voiture en faisant 2 photos par la fenêtre (pour Death Valley, on pourrait y faire plus long (en y passant la nuit), mais il y fait tellement chaud en août que je ne pense pas qu'on va vouloir y rester longtemps).

J'ai 2 questions à propos de la fin du voyage: est-ce que ça vaut la peine d'aller à Sedona (dormir 1 nuit) en quittant le Grand Canyon, juste avant d'aller à LA (c'est un petit détour, mais si Sedona est une destination à voir, pkoi pas)? Et San Diego (surtout Tijuana en fait, un petit tour au Mexique pourrait être sympa)? Qu'est-ce qui vaut plus la peine, ou aucun des 2?

Qqs remarques à propos de l'itinéraire: on est 3 jours à Las Vegas, 1 sera pour le shopping (outlets) et les 2 autres pour visiter les casinos/la ville et faire qqs parties de poker (et ptêtre s'enrichir :)), donc je ne veux pas y faire moins long (en plus on y sera en semaine, quand les hôtels sont moins chers, 39$ la nuit au Stratosphere). A LA, de nouveau, 1 jours sera pour le shopping (outlets), 1 surement pour les parcs d'attractions (6 flags magic mountain ou universal studios), le reste pour visiter la ville. Mais si Tijuana ou Sedona en vaut la peine, on peut très bien ne pas aller dans les parcs d'attraction.

Une dernière question: je suis un peu sceptique quant à la visite d'Alcatraz... c'est finalement juste une ancienne grande prison sur une petite île, ça n'a pas l'air très excitant, vous en pensez quoi?

Merci d'avance pour vos conseils.

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