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Formalités pour un mariage franco-indien? English translation pending
bonjour à tous,
je suis française et mon compagnon indien (kerala). Nous voulons nous marier mais beaucoup de question...
pour le visa en vue de se marier avec un ressortissant français est-il applicable ? peut-on le demander ? Il existe le visa long séjour et court séjour : lequel choisir ? quels sont nos chances ?
Est-il plus simple de se marier en france ou en Inde ?
merci pour tous vos conseils
je suis française et mon compagnon indien (kerala). Nous voulons nous marier mais beaucoup de question...
pour le visa en vue de se marier avec un ressortissant français est-il applicable ? peut-on le demander ? Il existe le visa long séjour et court séjour : lequel choisir ? quels sont nos chances ?
Est-il plus simple de se marier en france ou en Inde ?
merci pour tous vos conseils
Faire un circuit au Vietnam cet été avec cette agence? English translation pending
Bonjour à tous,
nous souhaiterions cet été partir au Vietnam et sommes intéressés par un circuit proposé par Kuoni: Vietnam impérial avec extension possible de 4 nuits sur l'île de Phu Quoc à la Véranda Resort. Qui a eu l'occasion de partir avec eux et qu'en avez vous pensé? Il s'agit d'un voyage assez cher et avons peur d'être déçus!!! Merci pour vos réponses
Menace d'al qaida en Algérie contre la France? English translation pending
bonjour, je part à Oran dans 4 semaines et j ai entendus dire par 2 personnes en 2 jours qu al qaida en Algerie porté des mences d enlevements, prise d otages etc...contres les francais.... a ma grande surprise je n en pas entendus parlé de cela... effectivement des menaces de reseaux terririste du Mali contre la france oui mais ke vien faire l Algerie dans cette histoire??
en savait vous un peus plus ???? j ecoute les infos j cherche sur internet , je ne trouve rien et ma mere s inquiete enorment sachant que je lui laisse mes 2 enfants et que je part dans klks jours... pourriez vous m en dire d avantage??? merci
Safari au Kenya: tour opérateur et meilleures périodes? English translation pending
Bonjour a tous
a la recherche de mes futures vacances je me suis dit pourquoi pas le Kenya pour un safari j ai plusieurs question
et il mieux de partir avec un TO sans le safari et de le trouver sur place? quelles sont les périodes pour voir le plus d animaux et pas trop de pluie?
a la recherche de mes futures vacances je me suis dit pourquoi pas le Kenya pour un safari j ai plusieurs question
et il mieux de partir avec un TO sans le safari et de le trouver sur place? quelles sont les périodes pour voir le plus d animaux et pas trop de pluie?
Voyage sur Singapour puis Tioman (Malaisie): comment gérer les monnaies? English translation pending
j'arrive à Singapur 1 jour, puis 1 semaine en Malaisie avant de partir pour l'Australie
donc la 1er nuit je la passe à Singapur, puis direction Tioman
donc j'aimerai en 1 er savoir s'il est possible de payer en Euro a Singapur ? (comme en Inde parfois)
J'aimerai avoir des conseils, ou changer mon argent en arrivant en Malaisie? est ce facile ?
Pourai-je changer des euro ou payer en euro sur l'ile de Tioman?
merci
donc j'aimerai en 1 er savoir s'il est possible de payer en Euro a Singapur ? (comme en Inde parfois)
J'aimerai avoir des conseils, ou changer mon argent en arrivant en Malaisie? est ce facile ?
Pourai-je changer des euro ou payer en euro sur l'ile de Tioman?
merci
Boucle de onze jours en mai au Maroc: trajet? English translation pending
Bonjour à tous
Je relance ici une discussion déjà postée dans la partie moto mais je mense qu'elle sera plus à sa place ici car - bien qu'en moto - je ne roulerai que sur des routes goudronnées. Je recherche donc toutes infos touristiques concernant uniquement le trajet ou à proximité de ce périple et accessibles par goudron ou pistes très très faciles: - Tanger/Chefchaouen/Fes/Midelt/Tinghir/Ouarzazate (ou Ait Ben Haddou)/Marrakech/Essaouira/Eljadida/Meknes-Volubilis/Tanger Quelqu'un pourrait-il aussi me dire si le tronçon entre Ouarzazate et Ait Ben Haddou est goudroné ? Merci par avance de vos réponses Cordialement le Dan
Je relance ici une discussion déjà postée dans la partie moto mais je mense qu'elle sera plus à sa place ici car - bien qu'en moto - je ne roulerai que sur des routes goudronnées. Je recherche donc toutes infos touristiques concernant uniquement le trajet ou à proximité de ce périple et accessibles par goudron ou pistes très très faciles: - Tanger/Chefchaouen/Fes/Midelt/Tinghir/Ouarzazate (ou Ait Ben Haddou)/Marrakech/Essaouira/Eljadida/Meknes-Volubilis/Tanger Quelqu'un pourrait-il aussi me dire si le tronçon entre Ouarzazate et Ait Ben Haddou est goudroné ? Merci par avance de vos réponses Cordialement le Dan
Circuit Etats-Unis-Canada le moins cher possible? English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens vous demander conseil pour un voyage que ma compagne et moi-même aimerions faire en Février 2011. Nous avons été demandé un devis par hasard chez Thomas Cook nous avons demandé un devis pour notre voyage soit:
Vol PARIS/NEW YORK (compagnie Continental Airlines) Départ de Luxembourg pas de vol retour de QUEBEC/LUXEMBOURG
Séjour à NEW YORK 20 AU 22/02 Hôtel EDISON 2 nuits
22/02 Avion de New York à Montreal, pas de possibilité en bus Arrivée à MONTREAL, location de voiture cat compact
Séjour à MONTREAL 22 AU 25/02 Hôtel TRAVELODGE 3 nuits
25/02 Séjour à SHERBROOK Hôtel DELTA 3 nuits
27/02 Au 06/03 Séjour à MONTREAL Hôtel CLARION 7 nuits
06/03 Restitution du véhicule à l'aéroport de QUEBEC
Puis Vol QUEBEC/PARIS
Hôtels sur la base d'une chambre double sans aucun repas.
Attention prix et disponibilités à reconfirmer au moment de la réservation.
TOTAL DU DOSSIER : 4 021,00 EURO + 190€ d'assurances
Nous trouvons cela excessivement cher vu la prestation, il faudra compter de quoi nous ravitailler ainsi que les visites, ou le trajet jusqu'à paris (nous sommes lorrains près de Metz, ) etc... on peut atteindre facilement les 5000€ pour deux semaines ce qui est carrément Hors budget! Je ne connais pas particulièrement bien les prix, alors j'aimerai avoir votre avis.
Sinon pour ce genre de voyage, que me conseillez vous? passer par un agence ou faire les réservations nous même? comment avoir le meilleur prix pour ce genre de circuit? Pour combien pouvons nous espérer nous en sortir?
Enfin bref, je prend tout les avis et toutes les infos que vous pourrez me donner!
Merci à vous!
Je viens vous demander conseil pour un voyage que ma compagne et moi-même aimerions faire en Février 2011. Nous avons été demandé un devis par hasard chez Thomas Cook nous avons demandé un devis pour notre voyage soit:
Vol PARIS/NEW YORK (compagnie Continental Airlines) Départ de Luxembourg pas de vol retour de QUEBEC/LUXEMBOURG
Séjour à NEW YORK 20 AU 22/02 Hôtel EDISON 2 nuits
22/02 Avion de New York à Montreal, pas de possibilité en bus Arrivée à MONTREAL, location de voiture cat compact
Séjour à MONTREAL 22 AU 25/02 Hôtel TRAVELODGE 3 nuits
25/02 Séjour à SHERBROOK Hôtel DELTA 3 nuits
27/02 Au 06/03 Séjour à MONTREAL Hôtel CLARION 7 nuits
06/03 Restitution du véhicule à l'aéroport de QUEBEC
Puis Vol QUEBEC/PARIS
Hôtels sur la base d'une chambre double sans aucun repas.
Attention prix et disponibilités à reconfirmer au moment de la réservation.
TOTAL DU DOSSIER : 4 021,00 EURO + 190€ d'assurances
Nous trouvons cela excessivement cher vu la prestation, il faudra compter de quoi nous ravitailler ainsi que les visites, ou le trajet jusqu'à paris (nous sommes lorrains près de Metz, ) etc... on peut atteindre facilement les 5000€ pour deux semaines ce qui est carrément Hors budget! Je ne connais pas particulièrement bien les prix, alors j'aimerai avoir votre avis.
Sinon pour ce genre de voyage, que me conseillez vous? passer par un agence ou faire les réservations nous même? comment avoir le meilleur prix pour ce genre de circuit? Pour combien pouvons nous espérer nous en sortir?
Enfin bref, je prend tout les avis et toutes les infos que vous pourrez me donner!
Merci à vous!
Exemption de visa de cinq ans au Vietnam English translation pending
bonjour
qui a deja RECEMMENT obtenu l'exemption de visa de 5 ans (mien thi thuc) au VietNam ?
je pose la question car je suis interesse par cette formule.
alors quelles sont les formalites+conditions pour avoir cette exemption ?
merci
amicalement
Confluent de la Green river et du Colorado dans Needles en 4X4? English translation pending
Bonjour a tous
Je recherche des voyageurs dans l'Ouest qui auraient ete au confluent de la Green river et du Colorado dans Needles en 4X4 pour me faire part de leur experience
Est il possible de le faire avec un Tail blazer de location
Faut il un gros bagage technique de pilotage sur ce parcours
Je recherche aussi les points GPS pour cette rando
Merci d'avance
Jean Marie
Ile d'Ouessant (France) English translation pending
Bonjour à tous
Si vous avez la chance d'aller visiter cette magnifique île et que vous voulez y dormir, allez chez Mme PRIGENT Régine.
Tout y est douillet.
Elle est gentille et si accueillante que vous voudrez y rester encore plus!!!
Elle habite sur la route du Créach à 10 minutes du bourg de Lampaul.
Son studio est tellement adorable avec vue de la chambre sur la côte rocheuse...
Le rêve.
Et si vous voulez visiter l'île en dehors des sentiers battus, faites le avec Monsieur Quentin qui connait si bien son île et vous la fera découvrir avec plaisir.
Merci Régine j'étais tellement bien chez vous que je reviendrai.
KENAVO Annebleue
KENAVO Annebleue
Avis sur itinéraire de trois semaines aux Philippines? English translation pending
Bonjour à tous..je vous transmet par cette discussion mon itinéraire de 3 semaines aux philippines, plus 2 jours à Hong kong
Voici ce que j’ai en tête (pour le moment)
27 et 29 déc Hong Kong 29 déc Manille 30 et 31 déc Rizières (Banaue) 01 janv. Manille Avion Manille - Cebu 2 au 5 janv. cebu Bateau cebu - Bohol 6 au 9 janv. bohol Avion Bohol - Palawan ?? 10 au 15 janv. palawan Palawan - manille avion 16 janv Manille départ a 20h pour le retour
Je vous épargne les questions d'hôtel ect vu que je pars sac à dos...et sac à dos ca veut dire "on se démerde sur place" :-) donc vous remercie d'avance de me donner votre avis par rapport a la durée sur les sites ou si je loupe un incontournable.
je sais très bien qu'en 3 semaines c'est court..mais c'est mon premier voyage aux Philippines et je me dit que ca a l'air plausible...
J'attends avec impatience vos réponses...
Alfredo
Voici ce que j’ai en tête (pour le moment)
27 et 29 déc Hong Kong 29 déc Manille 30 et 31 déc Rizières (Banaue) 01 janv. Manille Avion Manille - Cebu 2 au 5 janv. cebu Bateau cebu - Bohol 6 au 9 janv. bohol Avion Bohol - Palawan ?? 10 au 15 janv. palawan Palawan - manille avion 16 janv Manille départ a 20h pour le retour
Je vous épargne les questions d'hôtel ect vu que je pars sac à dos...et sac à dos ca veut dire "on se démerde sur place" :-) donc vous remercie d'avance de me donner votre avis par rapport a la durée sur les sites ou si je loupe un incontournable.
je sais très bien qu'en 3 semaines c'est court..mais c'est mon premier voyage aux Philippines et je me dit que ca a l'air plausible...
J'attends avec impatience vos réponses...
Alfredo
Conseils pour les transports dans l'ouest des États Unis et planning de quinze jours English translation pending
Bonjour à tous ! 🙂
Je pars avec mon ami 15 jours en septembre pour parcourir l'Ouest des Etats-Unis et on aimerait bien avoir votre avis pour notre programme un peu (trop?) ambitieux ci dessous...
Niveau transport, on aimerait bien prendre le bus, mais savez-vous s'ils s'arrêtent aux parcs genre Yosemite et Zion? et on aimerait bien revenir de monument valley à LA ou SF en train, savez vous si c'est possible ?
Et encore une pte question: on arrive le 4 septembre à SF, est ce que vous pensez que ca vaut le coup d'aller au festival le burning man ? (sachant que la soirée de clôture aura déjà eu lieu, il se termine définitivement le 6 septembre) et connaissez vous les prix pour seulement deux jours ?
Merci 1000 fois d'avance, on est un peu paumés là, on a même pas encore achetés les billets...🤪
arrivée à san Francisco Festival Burning man SF Yosemite national park death valley Las Vegas Parc national de Zion monument valley Brice Canyon Grand canyon Los Angeles Remontée à SF par la côte Route des vins
http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&msa=0&msid=105027636531903781575.00048c6f9b674cf1151d2&z=6
arrivée à san Francisco Festival Burning man SF Yosemite national park death valley Las Vegas Parc national de Zion monument valley Brice Canyon Grand canyon Los Angeles Remontée à SF par la côte Route des vins
http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&msa=0&msid=105027636531903781575.00048c6f9b674cf1151d2&z=6
Une semaine du côté de Bâan Nâawk (Thaïlande) English translation pending
L’atterrissage à Suvarnabhumi (j’adore la prononciation des annonces dans le hall: « Sù-wan-ná-phuum ») me surprend alors que je cherche encore désespérément à trouver le sommeil. C’est déjà le milieu de la matinée et je file aussi vite que possible en taxi à la gare routière de Mòó Chít, mais je ne peux prendre un bus pour Bâan Nâawk qu’en début d’après-midi. Je ne réussis pas vraiment à profiter des longues heures de bus pour dormir et récupérer un peu de la nuit inconfortable passée dans l’avion, mais tant pis, c’est un petit prix à payer pour retourner au « mùu bâan » (village) de Y, au cœur de l’Isàán.
J’espérais qu’on vienne me chercher à l’arrivée du bus car le village est encore à une bonne vingtaine de kilomètres de la ville et cela me coûterait quelques centaines de baht de taxi pour y aller. Je n’avais pu téléphoner à Y pour la prévenir de mon arrivée que l’espace d’une minute avant d’épuiser le crédit de mon portable. Je m’en veux pour mon imprévoyance, j’aurais pu vérifier mon crédit avant de partir ! Je suis tout de même étonné de constater que mon « comité d’accueil » à la descente du bus brille par son absence. Qu’à cela ne tienne, le couple du « Bo Ko So » (va-t-en savoir ce que cela veut dire !) vient gentiment à ma rescousse et appelle Y, qui n’est pas bien loin en fait, au marché. Quelques minutes plus tard, nous sommes en route vers le « mùu bâan », conduits par Sàámraan, un de ses neveux, et accompagnés de quelques membres de la famille qui ont profité de l’occasion pour faire un tour à la ville – ils n’ont la plupart pas grand-chose d’autre à faire de leur journée ! À partir de maintenant, je n’ai plus qu’à me laisser aller, Y et sa famille vont être à mes petits soins!
Y a hérité de la maison traditionnelle en bois sur pilotis de ses parents. Elle en avait déjà aménagé le rez-de-chaussée il y a quelques années pour en faire une grande chambre et pièce de séjour – cela ne ressemble plus de ce fait à une maison sur pilotis. Elle fait maintenant faire des travaux d’extension, son rêve étant d’avoir enfin une cuisine à elle et de ne plus avoir à cuisiner dans l’arrière-cour, dans la poussière et au milieu des détritus de toute sorte que la famille désinvolte laisse traîner. L’intérieur de sa maison et de celle de l’une de ses sœurs qui habite juste derrière est proprement tenu. Quant à l’extérieur, il faut bien le dire, le désordre ne semble gêner personne !
Il y a deux façons de procéder à de tels travaux : ou bien on improvise au fur et à mesure, ou bien on élabore et on fait des plans, ne serait-ce que pour avoir un concept de départ. Je suis personnellement un adepte de la deuxième approche, et j’avais fait des dessins assez précis, utilisant un logiciel pour examiner les volumes en 3D et optimiser l’agencement des diverses parties de la maison. Y avait été enthousiaste de mes efforts. Elle a fait commencer les travaux il y a peu, et je suis naturellement impatient de voir leur avancement.
Première constatation : le mur de la cuisine côté rue, déjà ébauché, est à un bon mètre de là où je le prévoyais. Bon, je ne m’attendais pas à ce qu’on respecte mes plans à quelques centimètres près … mais un mètre, c’est un tout autre concept ! Avec ce mur tel qu’on est en train de le bâtir, il faudra obligatoirement passer par la cuisine pour atteindre l’escalier extérieur, qu’on va construire derrière la cuisine, et accéder à l’étage. En plus, cela pose des problèmes d’esthétique que je ne vais pas détailler ici. Adieu donc, l’indépendance d’accès aux chambres de l’étage! Je fais part de mon souci à Y mais prends garde à ne pas le faire ouvertement devant les ouvriers pour ne pas porter atteinte à son autorité.
Autre constatation : la salle d’eau de l’étage est inutilement trop haute ce qui fait qu’on aura du mal à lui donner un toit qui s’intégrera avec la maison d’origine, dans ce style de toits multiples imbriqués les uns dans les autres qui est typique des constructions récentes dans la région (voyez la photo) et que je trouve tellement élégant. Mais que faire, maintenant que la structure en ciment a déjà été coulée ?
Ne se doutant pas le moins du monde que j’ai des réservations sur la construction, l’équipe est en plein travail. « Châang Phaawn », le maître des travaux, et les deux ouvriers sont des frères. Il y a aussi une ouvrière, probablement la femme de l’un d’eux. Ce n’est pas la première fois que je vois une femme participer à de gros travaux par ici. J’avais déjà vu l’une des sœurs de Y mélanger le ciment quand il avait fallu réparer le portail détruit par les eaux d’une saison des pluies précédente, et elle avait à peine une goutte de sueur après avoir travaillé sous un soleil écrasant, habillée comme pour une expédition populaire ! La femme de notre équipe s’occupe elle aussi de préparer le ciment et de l’apporter ainsi que les briques là où on maçonne. Comme la sœur de Y, et bien typique de l’Isàán, elle est elle aussi bien emmitouflée pour se protéger du soleil … même quand elle travaille à l’ombre. Avec la paire de gants qu’elle porte pour se protéger les mains, il ne lui manque plus qu’une paire de skis aux pieds et une piste enneigée ! À quand le jumelage « Isàán - Avoriaz» ?
J’admire le coffrage de l’escalier qu’on vient juste de couler. On ne le réaliserait probablement pas ainsi de par chez nous mais il est effectif. Plutôt que le décrire, je vais en fournir deux ou trois photos, elles parleront pour elles-mêmes. Un autre objet qui retient tout mon intérêt, c’est l’échelle faite de branches à peine équarries qui mène à l’étage, en attendant que l’escalier soit devenu praticable. Une merveille de rafistolage ! Les ouvriers n’ont même pas pu trouver des bouts de bois assez longs pour faire les montants de l’échelle d’un seul tenant – visez les raccords sur la photo ! Quelques clous bien placés sont censés assurer à l’échelle une solidité à toute épreuve. L’ennui, c’est qu’il faut faire attention à ne pas s’éventrer sur les clous qui dépassent, ni à se faire éjecter de l’échelle qui vibre, oscille et rebondit autant qu’elle peut pour protester contre son usage ! Un véritable casse-gueule !
J’espérais qu’on vienne me chercher à l’arrivée du bus car le village est encore à une bonne vingtaine de kilomètres de la ville et cela me coûterait quelques centaines de baht de taxi pour y aller. Je n’avais pu téléphoner à Y pour la prévenir de mon arrivée que l’espace d’une minute avant d’épuiser le crédit de mon portable. Je m’en veux pour mon imprévoyance, j’aurais pu vérifier mon crédit avant de partir ! Je suis tout de même étonné de constater que mon « comité d’accueil » à la descente du bus brille par son absence. Qu’à cela ne tienne, le couple du « Bo Ko So » (va-t-en savoir ce que cela veut dire !) vient gentiment à ma rescousse et appelle Y, qui n’est pas bien loin en fait, au marché. Quelques minutes plus tard, nous sommes en route vers le « mùu bâan », conduits par Sàámraan, un de ses neveux, et accompagnés de quelques membres de la famille qui ont profité de l’occasion pour faire un tour à la ville – ils n’ont la plupart pas grand-chose d’autre à faire de leur journée ! À partir de maintenant, je n’ai plus qu’à me laisser aller, Y et sa famille vont être à mes petits soins!
Y a hérité de la maison traditionnelle en bois sur pilotis de ses parents. Elle en avait déjà aménagé le rez-de-chaussée il y a quelques années pour en faire une grande chambre et pièce de séjour – cela ne ressemble plus de ce fait à une maison sur pilotis. Elle fait maintenant faire des travaux d’extension, son rêve étant d’avoir enfin une cuisine à elle et de ne plus avoir à cuisiner dans l’arrière-cour, dans la poussière et au milieu des détritus de toute sorte que la famille désinvolte laisse traîner. L’intérieur de sa maison et de celle de l’une de ses sœurs qui habite juste derrière est proprement tenu. Quant à l’extérieur, il faut bien le dire, le désordre ne semble gêner personne !
Il y a deux façons de procéder à de tels travaux : ou bien on improvise au fur et à mesure, ou bien on élabore et on fait des plans, ne serait-ce que pour avoir un concept de départ. Je suis personnellement un adepte de la deuxième approche, et j’avais fait des dessins assez précis, utilisant un logiciel pour examiner les volumes en 3D et optimiser l’agencement des diverses parties de la maison. Y avait été enthousiaste de mes efforts. Elle a fait commencer les travaux il y a peu, et je suis naturellement impatient de voir leur avancement.
Première constatation : le mur de la cuisine côté rue, déjà ébauché, est à un bon mètre de là où je le prévoyais. Bon, je ne m’attendais pas à ce qu’on respecte mes plans à quelques centimètres près … mais un mètre, c’est un tout autre concept ! Avec ce mur tel qu’on est en train de le bâtir, il faudra obligatoirement passer par la cuisine pour atteindre l’escalier extérieur, qu’on va construire derrière la cuisine, et accéder à l’étage. En plus, cela pose des problèmes d’esthétique que je ne vais pas détailler ici. Adieu donc, l’indépendance d’accès aux chambres de l’étage! Je fais part de mon souci à Y mais prends garde à ne pas le faire ouvertement devant les ouvriers pour ne pas porter atteinte à son autorité.
Autre constatation : la salle d’eau de l’étage est inutilement trop haute ce qui fait qu’on aura du mal à lui donner un toit qui s’intégrera avec la maison d’origine, dans ce style de toits multiples imbriqués les uns dans les autres qui est typique des constructions récentes dans la région (voyez la photo) et que je trouve tellement élégant. Mais que faire, maintenant que la structure en ciment a déjà été coulée ?
Ne se doutant pas le moins du monde que j’ai des réservations sur la construction, l’équipe est en plein travail. « Châang Phaawn », le maître des travaux, et les deux ouvriers sont des frères. Il y a aussi une ouvrière, probablement la femme de l’un d’eux. Ce n’est pas la première fois que je vois une femme participer à de gros travaux par ici. J’avais déjà vu l’une des sœurs de Y mélanger le ciment quand il avait fallu réparer le portail détruit par les eaux d’une saison des pluies précédente, et elle avait à peine une goutte de sueur après avoir travaillé sous un soleil écrasant, habillée comme pour une expédition populaire ! La femme de notre équipe s’occupe elle aussi de préparer le ciment et de l’apporter ainsi que les briques là où on maçonne. Comme la sœur de Y, et bien typique de l’Isàán, elle est elle aussi bien emmitouflée pour se protéger du soleil … même quand elle travaille à l’ombre. Avec la paire de gants qu’elle porte pour se protéger les mains, il ne lui manque plus qu’une paire de skis aux pieds et une piste enneigée ! À quand le jumelage « Isàán - Avoriaz» ?
J’admire le coffrage de l’escalier qu’on vient juste de couler. On ne le réaliserait probablement pas ainsi de par chez nous mais il est effectif. Plutôt que le décrire, je vais en fournir deux ou trois photos, elles parleront pour elles-mêmes. Un autre objet qui retient tout mon intérêt, c’est l’échelle faite de branches à peine équarries qui mène à l’étage, en attendant que l’escalier soit devenu praticable. Une merveille de rafistolage ! Les ouvriers n’ont même pas pu trouver des bouts de bois assez longs pour faire les montants de l’échelle d’un seul tenant – visez les raccords sur la photo ! Quelques clous bien placés sont censés assurer à l’échelle une solidité à toute épreuve. L’ennui, c’est qu’il faut faire attention à ne pas s’éventrer sur les clous qui dépassent, ni à se faire éjecter de l’échelle qui vibre, oscille et rebondit autant qu’elle peut pour protester contre son usage ! Un véritable casse-gueule !
Retour de deux semaines du Turkménistan: informations récentes English translation pending
Bonjour à tous je reviens d'un voyage de 2 semaines au Turkménistan .Je vais donc vous donner les dernières informations touristiques concernant ce très beau pays . Avant de commencer je veux déjà vous dire que les guides papiers de voyage du genre LP sont ultra obsolètes et bon nombres de choses ont changées ces derniers temps dans ce pays .
La première chose qui a changée concerne les visas touristiques du moins si on prend comme agence "ashgabat siyahat " qui est une agence d'état. Dans les guides papiers on en parle très peu mais j'ai été entièrement satisfait par leurs services, leur professionnalisme et surtout leurs prix. Cerise sur le gâteau, Artik Gubayev qui est le responsable de l'agence parle français . En prenant cette agence on peu rester seul dans les villes du Turkménistan sans avoir à payer de guide contrairement aux autres agences qui n'ont pas le droit de laisser seul les touristes en dehors de la capitale. Pour ma part j'ai pu rester seul à Dashoguz, puis une semaine sur la mer Caspienne dans la ville de Turkmenbashy et enfin une semaine a Ashgabat.
La seul chose qu'il faut payer c'est les transferts entre les hotels et les aéroports . ( 10 $) .Lorsque vous désirez vous déplacer entre les grandes villes l'agence se charge de vous acheter les billets d'avion et vous prenez l'avion tout seul ( tarif avion dashoguz turkmenbashy 25 $ ). Enfin si vous voulez comme moi visiter merv ou koneu urgentch il sera obligatoire de payer un chauffeur ( 50 $ la journée ) . Ce qui n'est pas exorbitant.
Voici une liste actualisée des prix et des choses qui ont changés au Turkmenistan
Musée national Achgabat 30 $ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 😉 Nouveau musée du tapis 23 $ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Musée regionaux (merv, mary , koneu urgench...) 11,4 manats
Bus Achgabat 0,20 manat se qui est vraiment très bon marché contrairement aux taxi non officiels qui demandent minimum 4 manats pour moins de 2 km .Les lignes de bus sont très pratiquent car les lignes principales partent de la gare et vont jusqu'à berzengi et tout ça pour 5 centimes d'euro .
Pour les trajets un petit peu plus longs Kypchak, Anau , Nissa... il faut aller à coté du bazar Tekke ou tout les bus stationnent et d'ici vous pourrez prendre un minibus qui vous emmènera à destination pour 1 manat alors que si vous demander à un particulier vous en aurez pour plus de 15 manats
Hotel Serdar en été (avaza) 43 $/ nuit chambre simple et 57 $ double ( et dire que le LP nous annonce un prix de 150 $ 🏴☠️ ). Cet hôtel est très bien et la nourriture n'est vraiment pas cher .
A Dashoguz l'hotel Uzboy n'est pas du tout décrepis et viellot au contraire il très bien entretenus
A Dashoguz le restaurant "arkadag "en face de l'hôtel uzboy est a éviter car ils arnaquent les touristes
Dans tout le pays Facebook , Youtube ...... interdit !!!
A Ashgabat dans le restaurant " altyn jam" soit disant lieux préférer des expatriés les shorts sont interdits 🏴☠️ .
La tour de la neutralité est en train d'être détruite donc c'est foutu pour avoir une belle vu sur l'ensemble de la capitale 🏴☠️
Le petit parcours du chemin de la santé "serdar yoly " est fermé aussi .
Entrée dans les discothèques de l'hotel ak altyn , florida ... 20 manat
Bouteille d'eau 1 litre ; 1 manat
Si vous avez des questions n'hésitez à demander j'essayerai de répondre.
Et encore une fois ne croyez pas sur parole les guides papiers car voyager au Turkménistan n'est pas comme il l'annonce un parcour du combattant. Bien au contraire !!!!! 😉
à bientôt
Etienne
La première chose qui a changée concerne les visas touristiques du moins si on prend comme agence "ashgabat siyahat " qui est une agence d'état. Dans les guides papiers on en parle très peu mais j'ai été entièrement satisfait par leurs services, leur professionnalisme et surtout leurs prix. Cerise sur le gâteau, Artik Gubayev qui est le responsable de l'agence parle français . En prenant cette agence on peu rester seul dans les villes du Turkménistan sans avoir à payer de guide contrairement aux autres agences qui n'ont pas le droit de laisser seul les touristes en dehors de la capitale. Pour ma part j'ai pu rester seul à Dashoguz, puis une semaine sur la mer Caspienne dans la ville de Turkmenbashy et enfin une semaine a Ashgabat.
La seul chose qu'il faut payer c'est les transferts entre les hotels et les aéroports . ( 10 $) .Lorsque vous désirez vous déplacer entre les grandes villes l'agence se charge de vous acheter les billets d'avion et vous prenez l'avion tout seul ( tarif avion dashoguz turkmenbashy 25 $ ). Enfin si vous voulez comme moi visiter merv ou koneu urgentch il sera obligatoire de payer un chauffeur ( 50 $ la journée ) . Ce qui n'est pas exorbitant.
Voici une liste actualisée des prix et des choses qui ont changés au Turkmenistan
Musée national Achgabat 30 $ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 😉 Nouveau musée du tapis 23 $ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Musée regionaux (merv, mary , koneu urgench...) 11,4 manats
Bus Achgabat 0,20 manat se qui est vraiment très bon marché contrairement aux taxi non officiels qui demandent minimum 4 manats pour moins de 2 km .Les lignes de bus sont très pratiquent car les lignes principales partent de la gare et vont jusqu'à berzengi et tout ça pour 5 centimes d'euro .
Pour les trajets un petit peu plus longs Kypchak, Anau , Nissa... il faut aller à coté du bazar Tekke ou tout les bus stationnent et d'ici vous pourrez prendre un minibus qui vous emmènera à destination pour 1 manat alors que si vous demander à un particulier vous en aurez pour plus de 15 manats
Hotel Serdar en été (avaza) 43 $/ nuit chambre simple et 57 $ double ( et dire que le LP nous annonce un prix de 150 $ 🏴☠️ ). Cet hôtel est très bien et la nourriture n'est vraiment pas cher .
A Dashoguz l'hotel Uzboy n'est pas du tout décrepis et viellot au contraire il très bien entretenus
A Dashoguz le restaurant "arkadag "en face de l'hôtel uzboy est a éviter car ils arnaquent les touristes
Dans tout le pays Facebook , Youtube ...... interdit !!!
A Ashgabat dans le restaurant " altyn jam" soit disant lieux préférer des expatriés les shorts sont interdits 🏴☠️ .
La tour de la neutralité est en train d'être détruite donc c'est foutu pour avoir une belle vu sur l'ensemble de la capitale 🏴☠️
Le petit parcours du chemin de la santé "serdar yoly " est fermé aussi .
Entrée dans les discothèques de l'hotel ak altyn , florida ... 20 manat
Bouteille d'eau 1 litre ; 1 manat
Si vous avez des questions n'hésitez à demander j'essayerai de répondre.
Et encore une fois ne croyez pas sur parole les guides papiers car voyager au Turkménistan n'est pas comme il l'annonce un parcour du combattant. Bien au contraire !!!!! 😉
à bientôt
Etienne
Turquie entre les 37 et 45 parallèles méridiens English translation pending
Bonjour à tous 🙂,
Pour les modérateurs qui seraient tentés de modifier le titre de mon message au vu de son contenu : cette discussion est dans mon esprit destinée à devenir un fourre-tout de questions au fur et à mesure de la construction du voyage ; plutôt que d'ouvrir à chaque fois des discussions ponctuelles je me propose de tout regrouper ici, la seule cohésion de ces questions étant le territoire qui les fait naître. Le titre un peu flou actuel a des chances de recouvrir l'évolution du contenu, s'il est modifié cela ressemblera à toutes ces discussions ayant dévié : ce n'est pas très important non plus. 🙂
Bon... des méridiens parce que je suis à ce stade plus au point sur le vertical que sur l'horizontal (si tant est que l'axe nord-sud soit la verticale mais bon, faisons comme si), bref le 38 ° parallèle (celui juste au sud duquel se trouvent le Nemrut Dag -version sanctuaire- et Diyarbakeur) fait actuellement question.
Question n° 1 (allons-y fort 😎) : quelqu'un a-t-il une idée de ce qu'est devenue Abonotique ? Indice : c'est en Paphlagonie. Très possible que ce soit à l'ouest de mon 37° méridien... je ne sais pas.
Question n° 2 : La zone des églises, dite vallées géorgiennes, entre Erzurum et Artvin, en gros. Les guides évoquent uniquement des logements à Yusufeli qui sur ma carte n'est pas plus gros que les bourgs alentours (je vous passe les noms). Toutes les possibilités d'hébergements sont vraiment regroupées dans ce seul et unique bled ? Si on préfère l'idée d'une ouverture de paupières sur les reflets matinaux du lac Tortum plutôt que sur les eaux bondissantes du Çoruh on est contraint à la frustration (light !) ?
Catherine
Pour les modérateurs qui seraient tentés de modifier le titre de mon message au vu de son contenu : cette discussion est dans mon esprit destinée à devenir un fourre-tout de questions au fur et à mesure de la construction du voyage ; plutôt que d'ouvrir à chaque fois des discussions ponctuelles je me propose de tout regrouper ici, la seule cohésion de ces questions étant le territoire qui les fait naître. Le titre un peu flou actuel a des chances de recouvrir l'évolution du contenu, s'il est modifié cela ressemblera à toutes ces discussions ayant dévié : ce n'est pas très important non plus. 🙂
Bon... des méridiens parce que je suis à ce stade plus au point sur le vertical que sur l'horizontal (si tant est que l'axe nord-sud soit la verticale mais bon, faisons comme si), bref le 38 ° parallèle (celui juste au sud duquel se trouvent le Nemrut Dag -version sanctuaire- et Diyarbakeur) fait actuellement question.
Question n° 1 (allons-y fort 😎) : quelqu'un a-t-il une idée de ce qu'est devenue Abonotique ? Indice : c'est en Paphlagonie. Très possible que ce soit à l'ouest de mon 37° méridien... je ne sais pas.
Question n° 2 : La zone des églises, dite vallées géorgiennes, entre Erzurum et Artvin, en gros. Les guides évoquent uniquement des logements à Yusufeli qui sur ma carte n'est pas plus gros que les bourgs alentours (je vous passe les noms). Toutes les possibilités d'hébergements sont vraiment regroupées dans ce seul et unique bled ? Si on préfère l'idée d'une ouverture de paupières sur les reflets matinaux du lac Tortum plutôt que sur les eaux bondissantes du Çoruh on est contraint à la frustration (light !) ?
Catherine
Mali: remontée du fleuve Niger en bateau fin août/début septembre? English translation pending
Hello à toutes et tous,
J'aurai voulu avoir des renseignements car nous serions deux adultes et nous allons au Mali la dernière semaine d'août 2010 jusqu'à mi septembre (3 semaines). Nous souhaterions remonter le fleuve Niger depuis le Pays Dogon (Mopti) vers Tombouctou.
Peux t on réaliser cela en étant en individuel (sans prendre de guide ou intégrer un groupe) ? Est t il possible de louer un bateau que pour deux ? pour quel prix environ ? A défaut, quel serait le prix pour intégrer un groupe ? Avez vous un loueur en particulier à nous recommander ? Combien de temps dure ce parcours ? Y a t il des haltes intéressantes à faire sur cette remontée du fleuve ? Est il possible de la faire plus facilement dans l'autre sens à savoir de Tombouctou à Mopti ?
Merci à tous les voyageurs pour vos conseils sur ce sujet qui nous tiens à coeur.
J'aurai voulu avoir des renseignements car nous serions deux adultes et nous allons au Mali la dernière semaine d'août 2010 jusqu'à mi septembre (3 semaines). Nous souhaterions remonter le fleuve Niger depuis le Pays Dogon (Mopti) vers Tombouctou.
Peux t on réaliser cela en étant en individuel (sans prendre de guide ou intégrer un groupe) ? Est t il possible de louer un bateau que pour deux ? pour quel prix environ ? A défaut, quel serait le prix pour intégrer un groupe ? Avez vous un loueur en particulier à nous recommander ? Combien de temps dure ce parcours ? Y a t il des haltes intéressantes à faire sur cette remontée du fleuve ? Est il possible de la faire plus facilement dans l'autre sens à savoir de Tombouctou à Mopti ?
Merci à tous les voyageurs pour vos conseils sur ce sujet qui nous tiens à coeur.
Conseils pour visiter l'Isan? English translation pending
Bonjour,
Actuellement à Ayuthaya, je voudrais visiter les principaux temples khmer de la région, et je recherche le meilleur moyen de les visiter, ma seule contrainte étant financière. Pouvez-vous me donner votre avis ou des conseils? :
1) Train Ayuthaya -> Korat : rester à Korat, et de là prendre un bus et faire l'AR pour visiter Prasat Phimai 2) Train Korat ->Surin : rester à Surin, et visiter Phanom Rung et Prasat Ta Meun 3) Train Surin -> Si Saket : rester à Si Saket, et visiter Prasat Khao Phra Wihan
Pour les points 2&3, je ne sais pas comment aller visiter les temples, par bus puis tuktuk? J'ai lu certains posts où les gens disaient que c'était la croix et la bannière mais que ça en valait la peine et largement..
Merci!
Actuellement à Ayuthaya, je voudrais visiter les principaux temples khmer de la région, et je recherche le meilleur moyen de les visiter, ma seule contrainte étant financière. Pouvez-vous me donner votre avis ou des conseils? :
1) Train Ayuthaya -> Korat : rester à Korat, et de là prendre un bus et faire l'AR pour visiter Prasat Phimai 2) Train Korat ->Surin : rester à Surin, et visiter Phanom Rung et Prasat Ta Meun 3) Train Surin -> Si Saket : rester à Si Saket, et visiter Prasat Khao Phra Wihan
Pour les points 2&3, je ne sais pas comment aller visiter les temples, par bus puis tuktuk? J'ai lu certains posts où les gens disaient que c'était la croix et la bannière mais que ça en valait la peine et largement..
Merci!
Vacances au Maroc: ville, logement, transport...? English translation pending
Bonjour a tout le monde, j'ai besoin de conseil car je compte partir en vacances a casablanca, mais je ne vais pas rester tout le temps la-bas.. j'aimerais savoir ou aller?? plusieur personne mon deconseillé casablanca, est ce que aller dans une plus petite ville comme bouzhnika, ou jadida sera plus agreable?? moi je ne connais pas du tout.. je pars a la decouverte totale!!! XD
casa, jadida, bouzhnika.. alors quel ville est la plus agreable, la plus jolie, la plus attreiante??
une fois sur place ou me loger??
comment me deplacer??
alors tout vos conseil seront les bien venus!
je vous remercie d'avance..
merci a tous!!🙂
Vol Continental Airlines au Terminal 1 de l'aéroport Charles-de-Gaulle English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais utiliser Continental pour revenir en France à Noël.
Cela fait des lustres que je n'ai pas été au Terminal 1 de CDG, c'est comment ? Ça craint (en dehors du fait que le terminal soit moche) ?
Je viendrai en effet avec ma valise remplie de cadeaux et ça me stresse pas mal...
Quelqu'un connaît-il les taux de pertes/vols de bagages au T1 en comparaison au T2 ? Combien de temps faut-il en moyenne pour, une fois sorti de l'avion, passer les contrôles de la PAF (il n'y aura qu'un seul policier comme toujours...) et accéder aux tapis-bagage ? On passe encore par les escalators/"tuyaux" a l'arrivée ?
Je n'ai jusqu'a présent qu'utilisé Orly avec OpenSkies et AF au T2, et Continental était au T2 a l'époque où ils étaient encore SkyTeam. Depuis qu'ils sont passés chez *A, ils sont au T1.
C'est le vol aller qui me stresse parce que tous les cadeaux sont dans la valise. Si elle était perdue ou volée, ce serait catastrophique... De plus, CO n'a pas de service d'emballage de bagages par un film plastique à EWR contrairement à AF à JFK.
Merci pour votre retour d'expériences.
- vinnyc
Je vais utiliser Continental pour revenir en France à Noël.
Cela fait des lustres que je n'ai pas été au Terminal 1 de CDG, c'est comment ? Ça craint (en dehors du fait que le terminal soit moche) ?
Je viendrai en effet avec ma valise remplie de cadeaux et ça me stresse pas mal...
Quelqu'un connaît-il les taux de pertes/vols de bagages au T1 en comparaison au T2 ? Combien de temps faut-il en moyenne pour, une fois sorti de l'avion, passer les contrôles de la PAF (il n'y aura qu'un seul policier comme toujours...) et accéder aux tapis-bagage ? On passe encore par les escalators/"tuyaux" a l'arrivée ?
Je n'ai jusqu'a présent qu'utilisé Orly avec OpenSkies et AF au T2, et Continental était au T2 a l'époque où ils étaient encore SkyTeam. Depuis qu'ils sont passés chez *A, ils sont au T1.
C'est le vol aller qui me stresse parce que tous les cadeaux sont dans la valise. Si elle était perdue ou volée, ce serait catastrophique... De plus, CO n'a pas de service d'emballage de bagages par un film plastique à EWR contrairement à AF à JFK.
Merci pour votre retour d'expériences.
- vinnyc
Vietnam ou pas Vietnam? English translation pending
Salut,
jusqu'à hir, j'envisageais de plus en plus sériusement un combiné angkor+vietnam l'été prochain...
mais un psot réent sur les déboires d'un récents voyageurs, et ce que j'ai pu lire apr la suite sur le comportement des vietnamiens me refroidit qq peu...
Pouvez-vous me rassurer ?😊
J'ai envie de voir le Vietnam pour compléter ma trilogie ASE (Bali+Thaïlande+Vietnam), mais peut-être n'est-ce finalement pas une bonne idée...
En fait je recherche pour ce voyage surtout un côté nature/campagne...
je ferais bien le cambodge, mais j'ai peur que ce soit un peu trop "roots" (même si on voyage en sac-à-dos, on aime retrouver un confort "européen"...)
Merci de me rassurer/réorienter... 😉
jusqu'à hir, j'envisageais de plus en plus sériusement un combiné angkor+vietnam l'été prochain...
mais un psot réent sur les déboires d'un récents voyageurs, et ce que j'ai pu lire apr la suite sur le comportement des vietnamiens me refroidit qq peu...
Pouvez-vous me rassurer ?😊
J'ai envie de voir le Vietnam pour compléter ma trilogie ASE (Bali+Thaïlande+Vietnam), mais peut-être n'est-ce finalement pas une bonne idée...
En fait je recherche pour ce voyage surtout un côté nature/campagne...
je ferais bien le cambodge, mais j'ai peur que ce soit un peu trop "roots" (même si on voyage en sac-à-dos, on aime retrouver un confort "européen"...)
Merci de me rassurer/réorienter... 😉
Dix jours reposants en Inde du Sud: quel itinéraire choisir? English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis en stage à Chennai et je m'apprête à faire un périple d'une dizaine de jours en inde du sud (départ lundi 26 retour à chennai le samedi 7 novembre).
J'ai eu un accident récemment, et ayant été hospitalisée je ne veux pas faire quelque chose de trop fatiguant... Je suis également un peu lassée des temples (j'ai déjà visité de nombreuses villes en inde du nord, etc)
Initiallement j'avais prévu de partir au sri lanka mais compte tenu de la situation je ne voudrais pas cautionner le gouvernement et sa répression en faisant marcher le tourisme.
J'hésite entre plusieurs itinéraires 1/ Tamil Nadu + Kerala 2/ Tamil Nadu + Hampi 3/ Tamil Nadu + îles andaman
Au tamil Nadu, voici les villes que j'ai retenu : Mamallapuram / Pondicherry / Tanjore / Rameswaran Avant d'enchaîner avec les backwaters, j'aurais aimé "casser le cochon" comme on dit sur ce forum et m'accorder un bel hotel... J'avais repéré sur VF la "villa jacaranda" mais c'est deux nuits minimum et 120 euros c'est vraiment trop cher pour moi !
Pouvez vous me conseiller sur mon circuit ? Me donner des noms d'hotels sympa ? Budget dans les 1500 roupies pour deux (il faut un hygiène impec du fait de ma blessure...), je pense alterner guest houses en dessous de 1000 roupies et jolis hotels. Pas de blocs de béton mais des hotels de charme ! A Pondy j'avais trouvé "La maison blanche" qui est pas très cher et a l'air super jolie, je ne comprends pas pourquoi certains voyageurs disent qu'elle a mauvaise presse ? The french villa à l'air sympa aussi.
Autre précision : je suis déjà allée au kerala rapidement (un jour en houseboat, plantation de thé)
Merci de votre aide précieuse ! J'a vraiment du mal à m'organiser !!! A bientot
Yamini
Je suis en stage à Chennai et je m'apprête à faire un périple d'une dizaine de jours en inde du sud (départ lundi 26 retour à chennai le samedi 7 novembre).
J'ai eu un accident récemment, et ayant été hospitalisée je ne veux pas faire quelque chose de trop fatiguant... Je suis également un peu lassée des temples (j'ai déjà visité de nombreuses villes en inde du nord, etc)
Initiallement j'avais prévu de partir au sri lanka mais compte tenu de la situation je ne voudrais pas cautionner le gouvernement et sa répression en faisant marcher le tourisme.
J'hésite entre plusieurs itinéraires 1/ Tamil Nadu + Kerala 2/ Tamil Nadu + Hampi 3/ Tamil Nadu + îles andaman
Au tamil Nadu, voici les villes que j'ai retenu : Mamallapuram / Pondicherry / Tanjore / Rameswaran Avant d'enchaîner avec les backwaters, j'aurais aimé "casser le cochon" comme on dit sur ce forum et m'accorder un bel hotel... J'avais repéré sur VF la "villa jacaranda" mais c'est deux nuits minimum et 120 euros c'est vraiment trop cher pour moi !
Pouvez vous me conseiller sur mon circuit ? Me donner des noms d'hotels sympa ? Budget dans les 1500 roupies pour deux (il faut un hygiène impec du fait de ma blessure...), je pense alterner guest houses en dessous de 1000 roupies et jolis hotels. Pas de blocs de béton mais des hotels de charme ! A Pondy j'avais trouvé "La maison blanche" qui est pas très cher et a l'air super jolie, je ne comprends pas pourquoi certains voyageurs disent qu'elle a mauvaise presse ? The french villa à l'air sympa aussi.
Autre précision : je suis déjà allée au kerala rapidement (un jour en houseboat, plantation de thé)
Merci de votre aide précieuse ! J'a vraiment du mal à m'organiser !!! A bientot
Yamini
Voyage dans l'Ouest américain: partir en tour opérateur ou par nous mêmes? English translation pending
Bonjour,
suite à mon précédent poste pour savoir si c'était mieux de partir en TO ou d'organiser nous même, nous sommes toutes les trois d'accord pour l'organiser suite à vos messages.
Pouvez vous me dire la compagnie à choisir pour payer le moins cher??? et à peu près combien payer les billets pour rester dans notre budjet environ 2000 euros pour 15 jours et par personne!!!
Merci d'avance
suite à mon précédent poste pour savoir si c'était mieux de partir en TO ou d'organiser nous même, nous sommes toutes les trois d'accord pour l'organiser suite à vos messages.
Pouvez vous me dire la compagnie à choisir pour payer le moins cher??? et à peu près combien payer les billets pour rester dans notre budjet environ 2000 euros pour 15 jours et par personne!!!
Merci d'avance
Entrer avec un appareil photo dans les casinos de Las Vegas? English translation pending
Salut a tous, je vais a New York du 02 Octobre au 16 Octobre avec un ami. Durant notre voyage nous effectuerons un vol interne entre New York et Las Vegas (du 05 au 08).
Nous voudrions faire le tour du strip pour prendre des photos et entrer dans chaque casino, ma question est donc toute simple :
Peut-on entrer avec un appareil photo dans les casinos? Si oui as t-on le droit de prendre des photos a l'intérieur des casinos?
Hôtel Caribbean World Côtes de Carthage 3 étoiles English translation pending
bonjour
nous partons a deux en septembre pour tunis à HOTEL CARRIBEAN WORLD COTES DE CARTHAGE 3* SUP pouvez vous nous dire ce que nous pouvons faire a tunis et comment est cette hotel merci ED
nous partons a deux en septembre pour tunis à HOTEL CARRIBEAN WORLD COTES DE CARTHAGE 3* SUP pouvez vous nous dire ce que nous pouvons faire a tunis et comment est cette hotel merci ED
Obtention du visa pour le Mali d'Islande? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis française et j'habite en Islande. Je souhaite partir au Mali cet hiver, et je me demande comment obtenir mon visa malien. Habituellement je vais au consulat du Mali à Paris, mais là ça fait un peu loin pour moi... Je suis donc preneuse de tout conseil qui pourrait m'aider. Merci.
Je suis française et j'habite en Islande. Je souhaite partir au Mali cet hiver, et je me demande comment obtenir mon visa malien. Habituellement je vais au consulat du Mali à Paris, mais là ça fait un peu loin pour moi... Je suis donc preneuse de tout conseil qui pourrait m'aider. Merci.
Plateau du Colorado, juillet 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage. 3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote
Le récit en images ici
Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne! C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!
Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant? La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement. On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet). C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région. Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!
Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.
Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin. Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!) Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!
Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes. Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.
Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».
Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver. Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous... J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.
A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4. En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau. Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!
Trêve de présentation, voici le récit :
Vend 03/07 Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous dépose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois. Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans... On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications) Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4. On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé... J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement) Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!) Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme déjà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!) Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré! Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule... En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!
Sam 04/07 Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP. Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures. Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total. Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus! Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest. On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe... Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y... Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G) La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions. Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique. La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu. Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste. Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain... Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes. La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent. Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle. Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!
Dim 05/07 Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin! La batterie est à plat... Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie. Ah! l'électronique j'vous jure! Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent. Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule. Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire. Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc ! Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek. Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres. Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits. Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!
Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille. Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.
En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée. Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA. Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue. Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant. Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!) Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...
Lun 06/07 Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir. Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné. On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit. J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site. Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable. Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking » En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes. Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah. En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant? Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants.... C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti. Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise! Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?! Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville. Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)
La suite bientôt.... Marie
Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage. 3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote
Le récit en images ici
Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne! C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!
Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant? La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement. On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet). C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région. Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!
Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.
Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin. Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!) Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!
Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes. Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.
Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».
Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver. Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous... J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.
A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4. En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau. Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!
Trêve de présentation, voici le récit :
Vend 03/07 Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous dépose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois. Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans... On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications) Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4. On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé... J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement) Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!) Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme déjà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!) Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré! Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule... En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!
Sam 04/07 Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP. Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures. Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total. Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus! Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest. On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe... Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y... Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G) La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions. Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique. La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu. Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste. Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain... Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes. La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent. Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle. Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!
Dim 05/07 Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin! La batterie est à plat... Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie. Ah! l'électronique j'vous jure! Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent. Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule. Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire. Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc ! Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek. Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres. Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits. Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!
Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille. Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.
En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée. Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA. Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue. Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant. Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!) Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...
Lun 06/07 Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir. Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné. On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit. J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site. Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable. Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking » En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes. Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah. En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant? Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants.... C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti. Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise! Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?! Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville. Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)
La suite bientôt.... Marie
Itinéraire de dix-huit jours Bali-Lombok en août English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis en train de concocter mon itinéraire pour 18j à Bali-Lombok, j'aurais besoin de votre avis.. N'hésitez pas à critiquer, donner vos bons plans, me dire si certaines visites sont inutiles, d'autres incontournables! Merci d'avance!!
J1: arrivée Jakarta, vol pour Lombok (arrivée à 22h), nuit à sengiggi J2: sengiggi. Il parait que ce n'est pas l'idéal, mais c'est pour se reposer du vol avant d'attaquer le Rinjani J3-4: trek rinjani. il me semble que le volcan est en éruption actuellement, donc le sommet n'est pas accesible; quelqu'un peut le confirmer? J5-6: plages à Kuta J7: ferry pour Padangbai/Tirta gangga J8: Tirta gangga J9: Klungkung J10-11-12: Ubud J13: Bedugul- Pura Ulun Danu Bratau J14-15: Munduk J16-17: Kawah Ijen J18: vol denpasar- jakarta, puis paris
quelques questions: - comment organiser l'excursion au Kawah Ijen depuis Bali? Est ce possible de trouver un tour organisé pour faire le Kawah Ijen en 2-3 jours depuis Bali et retour sur denpasar? - faut il mieux faire le trajet dans l'autre sens: d'abord Bali puis Lombok? - est il facile de se déplacer en transport en commun à Bali? ou est ce galère de trouver les gares routières, bus..?
Merci encore pour vos remarques!!
Clélia
Je suis en train de concocter mon itinéraire pour 18j à Bali-Lombok, j'aurais besoin de votre avis.. N'hésitez pas à critiquer, donner vos bons plans, me dire si certaines visites sont inutiles, d'autres incontournables! Merci d'avance!!
J1: arrivée Jakarta, vol pour Lombok (arrivée à 22h), nuit à sengiggi J2: sengiggi. Il parait que ce n'est pas l'idéal, mais c'est pour se reposer du vol avant d'attaquer le Rinjani J3-4: trek rinjani. il me semble que le volcan est en éruption actuellement, donc le sommet n'est pas accesible; quelqu'un peut le confirmer? J5-6: plages à Kuta J7: ferry pour Padangbai/Tirta gangga J8: Tirta gangga J9: Klungkung J10-11-12: Ubud J13: Bedugul- Pura Ulun Danu Bratau J14-15: Munduk J16-17: Kawah Ijen J18: vol denpasar- jakarta, puis paris
quelques questions: - comment organiser l'excursion au Kawah Ijen depuis Bali? Est ce possible de trouver un tour organisé pour faire le Kawah Ijen en 2-3 jours depuis Bali et retour sur denpasar? - faut il mieux faire le trajet dans l'autre sens: d'abord Bali puis Lombok? - est il facile de se déplacer en transport en commun à Bali? ou est ce galère de trouver les gares routières, bus..?
Merci encore pour vos remarques!!
Clélia
Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac English translation pending
A Soupente, dans les Montagnes bleues, la canicule frappait fort...Pénélope continuait de filer le lin de sa boutique, tandis qu'Ulysse préparait activement sa traversée de juillet...
Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)
L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.
Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...
D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...
Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.
Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)
L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.
Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...
D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...
Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.
Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Histoire russe English translation pending
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Parcours de douze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois un voyage dans l'ouest américain avec mon amie cet été et je suis un peu perdu car je trouve des avis assez contradictoires sur ce qui vaut ou non le détour. Nous pensons partir du 24 juillet au 5 août - séjour de 12 jours (assez court en effet mais pas le choix pour des raisons professionnelles). Arrivée à Los Angeles et départ de de San Francisco (ou l'inverse d'ailleurs) et louer une voiture entre temps. En fait, mon principal problème est que j'ai du mal à apprécier le temps entre les différents points d'intérêt.
Vous semble-t-il jouable de voir à la fois : LA, SF, Las Vegas, Grand Canyon, Yosemite Park, Death Valley, tout en profitant aussi des jolis paysages de la côte ? Si c'est impossible, quelles sont les priorités ?
Merci d'avance pour vos précieux conseils...
Je prévois un voyage dans l'ouest américain avec mon amie cet été et je suis un peu perdu car je trouve des avis assez contradictoires sur ce qui vaut ou non le détour. Nous pensons partir du 24 juillet au 5 août - séjour de 12 jours (assez court en effet mais pas le choix pour des raisons professionnelles). Arrivée à Los Angeles et départ de de San Francisco (ou l'inverse d'ailleurs) et louer une voiture entre temps. En fait, mon principal problème est que j'ai du mal à apprécier le temps entre les différents points d'intérêt.
Vous semble-t-il jouable de voir à la fois : LA, SF, Las Vegas, Grand Canyon, Yosemite Park, Death Valley, tout en profitant aussi des jolis paysages de la côte ? Si c'est impossible, quelles sont les priorités ?
Merci d'avance pour vos précieux conseils...