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Guide pour le Tibet? English translation pending
by Tatiana33 · 2012-01-16 · 16 replies
Bonjour tout le monde, Je prepare un voyage au tibet avec une amie et nous ne souhaitons pas le package complet proposé par les agences mais simplement un guide afin d etre dans les regles et limiter les frais, et un vehicule afin de faire nous meme notre itineraire. D avance merci pour vos bons plans 🙂
Séjour à Lhassa pour des non initiés? English translation pending
by Romain231 · 2010-11-15 · 5 replies
Bonjour,

J'ai toujours voulu voir( et non gravir) l'Everest depuis ma tendre enfance. Je concoi parfaitement que mon amie et moi n'avons aucune expérience en rando ou trek, du grand froid et de l'altitude. Je nous place dans la section "touriste". Le seul avantage est que nous parlons chinois.

Je me situe en ce moment à Pékin, où je vis et travaille et désire passer mon réveillon et la nouvelle année dans cet endroit magnifique. Je désirerais partir à Lhasa. Aller à Katmandu est impossible, de Pékin, cela prends au minimum 25 heures d'avion, alors que Lhasa 6heures.

Je voudrais avoir des avis de personnes ayant déja visité ce lieu. Combien de temps au minimum devrions nous passer sur place? Une semaine ? 10 jours? Nous voudrions aussi visiter la ville, les temples, parler aux villageois.

J'ai lu d'autres témoignages sur le site de trek sur place prennant beaucoup de temps. Vu notre niveau, cela me parait impossible. Est il possible de prendre un guide, et....... "faire un tour"? deux/trois jours peut être. Parce que forcément nous ne pouvons aller bien loin vu nos conditions. J'ai lu qu'il est possible d'aller sur le premier camps de base en voiture, cela prends quelques heures. Mais après, y a t il des "randos" à faire à partir de là ? Peut on trouver des gens une fois sur place qui peuvent s'occuper de nous? Faut il les trouver à Lhassa d'abord?

Avez vous déja fait ça? Avez vous des liens ou personnes à contacter ( email/tel ) sur place à qui vous faites confiance et peuvent comprendre notre cas.

Tout complément est le bienvenue. Cordialement, Romain.
Autorisation pour le Tibet dans le train Pékin-Lhassa? English translation pending
by Francois1980 · 2010-07-20 · 7 replies
bonjour, je suis sur le point de partir en chine avec ma copinne. nous atterissions a pekin le 25 juillet, restons 4 jours a pekin et souhaitons prendre le train pour lhassa et rester une dizaine de jour au tibet avant de repartir en train sur shanghai. je suis en train de m arranger pour qu on nous achete les billets de train pour lhassa, j ai contacter différentes agences pour le permis et le "package" disneyland tibet, qui m ont toutes affichés des prix assez cher, trop cher pour nos bourses. apres avoir discuté par téléphonne avec une personne d une agence, elle m a dit que si je me pointais a lhassa et que j essayais de m arranger sur place pour ce permis (apparament indispensable depuis mars 2010), je pourais sans doute trouver des alternatives moin cher en me mutualisant avec d autres personnes dans mon cas. nous sommes donc sur le point de tenter le coups de prendre le train sans permis et de regler ca une fois arrivé la lhassa. la question est donc : en prenant le train pekin-lhassa sans permis, risque t on de se faire refouler dans le train? y a t il des controles dans le train ou a la gare de lhassa? (nous aurons l air d un couple de deux jeunes touristes francais avec sacs a dos). j ai déja bien étudié les messages du forum, mais je n ai pas trouvé de témoignage clair récent? je voudrais donc récolter les témoignages de personnes ayant pris ce train, avec ou sans permis et savoir si ils ont étés controlés dans le train ou en descendant du train a lhassa? enfin, si jamais nous voyons que tout cela est trop compliqué ou hors de portée financierement, nous pensions peut etre aller vers xining et descendre jusque chengdu (en une dizaine de jours) en nous disant que ces régions serait peut etre un peu identiques au tibet, nous pensions que c etait peut etre une bonne alternative au tibet (en tout cas, ca allait nous couter trois a quatre fois moin cher). si vous avez des témoignages sur ces régions elles sont également le bienvenue. merci pour vos réponses. francois.
Vols intérieurs en Chine: acheter les billets en France ou en Chine? English translation pending
by Sterdyn · 2010-04-11 · 23 replies
bonjour 1 mois en Chine cet été, avec qques vols interieurs, devons nous acheter les billets en France ou en Chine (dispo, prix...). Quel est la solution pour rejoindre Shangai a Dali le plus rapidement? merci
Tibet 2010 English translation pending
by Kedor · 2009-10-25 · 11 replies
Bonjour à tous

Evidemment, sujet déjà abordé plusieurs fois, mais je n'ai pas vraiment trouvé ce que je cherchais, ou je ne l'ai pas vu (le plus probable, sans doute).

Toujours est-il, j'ai dans l'idée d'aller traîner un peu au Tibet. Ce projet doit correspondre à quelques impératifs : - pas d'agence ou de guide obligatoire - j'y suis allergique - je ne pense pas disposer d'un billet d'avion aller-retour Europe - Chine : un aller simple pour une quelconque ville Chinoise puis retour sans doute depuis Delhi. Si toutefois ce devait être une nécessité absolue, je pourrais sans doute m'arranger.

Le temps n'est pas une limite, et l'argent n'est pas un gros problème non plus, tout en restant dans le raisonnable. Une solution économique est naturellement la bienvenue.

De ce que j'ai vu, il me paraît plus que douteux d'essayer de rentrer sur le territoire de la province du Tibet depuis un pays étranger. Trajet depuis la Chine donc : Chengdu ? Nous serons deux, ce qui au yeux des autorités peut constituer un "groupe" : vrai ou faux ? Les trains sont-ils sévèrement contrôlés ? Une fois arrivé à Lhassa, y-a-t'il des contrôles sur les transports desservant l'arrière-pays ? Enfin est-il possible de sortir du Tibet vers le Népal par voie terrestre sans encombres ? Ou alors éventuellement par avion, mais si je pouvais éviter....

Merci d'avance !
Aller au Tibet avec un petit budget? English translation pending
by Yvzz · 2009-05-05 · 15 replies
Bonjours a tous! je fais un tour du monde sans avion avec un petit budget et Ca marche car je suis arrive en Asie par le pacifique et actuellement je me dirige vers la Chine en passant par le Vietnam..J ai qu un mois de visa pour la chine et donc je vais essayer de focaliser sur le tibet et passer apres au Nepal.Voila c est mon plan pour le moment mais d apres mes recherches j ai l impression que le tibet va me coute chere et meme etre hors budget. Quelqu un a une idee du budget minimun pour 3 semaines au tibet?moi j y serai en juin....tous conseils et astuces sont les bienvenu Ah! il semble que depuis le 4 avril les frontieres sont ouverte de nouveau.!? merci
Pékin-Lhassa en train depuis la réouverture English translation pending
by Yang08 · 2009-04-13 · 19 replies
Pouvez vous me renseignez si on peux aller seul au Tibet sans guide. Et des tuyaux pour avoir un visa de visite et ou à Pékin. J'ai téléphoné à un guest aoust de Pékin et visiblement depuis la réouverture c'est plus difficile qu'avant. c'est pour un voyage vers le début juillet. Donner des nouvelles fraiche et non du passé car les conditions changent très vite.peut etre avec une autre personne monter un groupe bidon .merci
Voyager seul en train en Chine et rejoindre le Tibet English translation pending
by Ece2010Fx · 2008-02-20 · 14 replies
Bonjour,

Je suis depuis janvier 2008 sur Hangzhou dans le cadre d'un stage. Je compte faire un petit tour de la chine avant de rentrer en France le 30 mars. Mais j'aimerais savoir quel itinaire pourrait etre le mieu, sachant que je veux absolument prendre le pékin lhassa pour aller au tibet, que j'aimerais bien aussi voir la muraille. J'ai donc pensé commencer par shanghai - lhassa, mais après j'aimerais savoir si il existe une ligne passant par des endroit sympa à découvir allant de lhassa à pékin. Le truc c'est que j'aimerais bien aller partout mais bon je ne pense pas pouvoir avoir plus que 15 jours devant moi, et étant encore étudiant je ne peux pas me permettre de prendre trop l'avion, à moins qu'il existe de low cost chinois ?? lol

De plus, existe t'il un site pour rencontrer des voyageurs ? car j'ai bien pensé essayer de rencontrer des gens interressés part un tel voyage ici, mais hangzhou est la ville la moins cocmopolite que je connaisse (magnifique ceci dit), je ne parle pas chinois, et je travaille la nuit, bref pas les meilleur condition pour trouver un groupe de voyageur pour me joindre à eux.

Donc merci par avance pour toute les infos 🙂
Retour des routes du Pamir (Tadjikistan) et du Tibet à vélo English translation pending
by Edtortue · 2008-01-10 · 26 replies
Bonjour à tous,

Je viens de faire à vélo la route du Pamir ( septembre 2007 ) et la route 219 ou Xinjiang - Tibet highway, celle du sud qui passe par Ali et le mont kailash ( Oct-Nov-Dec 2007) .

Si vous voulez des infos, je pourrai vous renseignez.

Je prépare également des " Road- Book " à ce sujet.

Bonne Année et bonne route à tous.

Ed
Se rendre au Tibet depuis Pékin et continuer vers le Népal English translation pending
by SuperG · 2007-12-10 · 10 replies
Bonjour à tous,

Dans le cadre du tout du monde que je suis en train de préparer, je voudrais en venant de Chine, me rendre au Tibet puis au Népal et en Inde.

J'ai lu de long en large les posts du forum mais je reste un peu sur ma faim.

Je devrais arriver à Pékin début septembre 2008. Pour aller au Tibet, quelles sont les contraintes qu'imposent le permis (nombre de personnes, guide, …) et combien coûte-t-il ? En sachant que je voudrais sortir du Tibet par la route pour me rendre au Népal.

Niveau transports, quelles sont les possibilités pour aller à Lhasa ? J'ai vu qu'il y a le train depuis Pékin, combien coute t il et faut il réserver à l'avance ? Sinon, quelles sont les alternatives ?

Merci de votre aide, j'essaie d'y voir plus clair…
Lhassa-Katmandou à VTT English translation pending
by Lionelr · 2007-09-02 · 9 replies
Bonjour tous

J'envisage de faire ce parcours en VTT l'annee prochaine

Est ce dur/tres dur physiquement? Combien de temps faut il prévoir?

J'ai lu à plusiseurs endroits qu'il y avait des agressions? du racket? du coté chinois/tibetain?

Merci!
Ligne de train Chengdu-Llassa English translation pending
by Marcofolio · 2007-07-22 · 14 replies
Bonjour à tous, je prépare un voyage au Tibet avec une amie pour septembre-octobre 2007 (un mois sur place).

1-Nous pensons que l'option de prendre un vol Lyon-Chengdu serait plus rapide, simple, plutôt que Pékin ?... Nous souhaitons en fait rejoindre Lhassa par le train : en ce qui concerne le plus haut train du monde : y a-t-il plusieurs lignes ? celle de Pékin-Lhassa et aussi celle de Chengdu à Lhassa ? Malgré toutes les infos lues sur ce forum, j'ai du mal à en être sûre. merci de me confirmer que cette option est bien d'actualité, sinon il nous faudrait prendre un vol pour Pékin.

2-Pour le permis TTB et le billet de train (si c'est OK depuis Chengdu), à priori, il semblerait qu'il soit assez aisé de l'acheter sur place en agence, hotel, ...?

3-D'autre part, nous terminons notre équipement de voyage : pour les sacs de couchage quelle serait la température de confort idéale pour cette période ?

merci pour vos réponses ! avec mes salutations voyageuses...
Où obtenir le permis pour entrer à Lhassa à partir de Guilin? English translation pending
by Fatiha2 · 2007-07-17 · 3 replies
Bonjour a tous.

Je suis actuellement a Guilin en Chine et souhaiterais connaitre l adresse d une agence qui pourrait me delivrer le fameux permis pour entrer a Lhassa. Qui aurait une adresse, c est assez urgent svp ? Ou pourrais je en avoir 1 pas loin d ici ? Merci +++.
Aller au Tibet par le Népal ou Kashgar en Chine? English translation pending
by Pekoune · 2007-06-18 · 8 replies
bonjour,

j'aimerais aller au Tibet, et apres qques recherche je me rends compte que c'est pas si simple que ca. ma question ne l'est pas non plu mais j'essai quand meme...

qqu'un saurait t'il si rapport "duréé/coût" il vaut mieu aller à Lhassa de Kashgar ou plutôt de katmandu?

et si vous avez les details c'est encore mieu.

merci à tous
De la Chine en direction pour Lhassa/Kathmandu en mai 2007: bonne idée? English translation pending
by Celinita · 2007-03-05 · 11 replies
Bonjour à tous et vive voyageforum pour commencer (c'est bien que ça existe ce genre d'initiatives hein )🙂

Je suis nouvelle sur le forum et après plusieurs jours à l'explorer de fond en comble, j'ose "poster" une nouvelle discussion.

Voilà, j'envisage de partir un mois (je commence à penser à 5 semaines 😛) en mai en Chine. Ce pays est tellement grand et sans doute aussi riche et divers, que j'ai un peu du mal à "canaliser" mes recherches alors je viens solliciter vos lumières.

En gros et dans l'idéal l'itinéraire au jour d'aujourd'hui pourrait être : Pékin - Pingyao - Xi'an -...-Guilin - Yunnan - Lhassa - Kathmandou et retour à Pékin par le train ou l'avion ou...???

Donc voilà, je me rends bien compte qu'en un mois, le mois de mai, je ne pourrai pas tout faire, loin de là, puis peut-être que le climat m'aidera à vchoisir... Alors je sollicite vos suggestions en sachant que j'aime (et que j'ai plutôt l'habitude) voyager tranquillement et pas en "japonais" (milles excuses pour le cliché mais il me semble tellement clair 😕), passer du temps dans des villages perdus plutôt que de faire les musées, admirer des paysages plutôt que des supermarchés, manger dans la rue, vpyager en transports en commun locaux etc.

Je suis ouverte à toute suggestion d'itinéraire, je serai obligée de choisir de toute façon, et donc de renoncer à certaines choses... Je crois que je tiens à aller de Lhassa à Kathmandou par la terre (faut compter une semaine non?) et de garder quelques jours pour voir des amis à Kathmandu. Je ne sais pas encore du tout d'où prendre le train (ou autre chose) pour aller à Lhassa de Chine...

Voilà docteur, c'est grave???

D'avance merci pour vos réponses et bon vent à tous 😉

Celinita
Bus entre Chengdu et Lhassa English translation pending
by Krusty2 · 2006-12-27 · 8 replies
Bonjour à tous!

Je pars au tibet l'été prochain et j'aimerais savoir s'il y a des bus qui relient les villes entre elles de Chengdu à Lhassa. De plus est-ce interdit, comme certains le sous-entendent, de les prendre même si on a obtenu un permis tibétain? Enfin combien coûte le trajet chengdu lhassa en bus s'il existe?

Merci pour toutes les infos que vous pourrez m'apporter.

Ana
Népal-Inde sans le sou et tout seul? English translation pending
by Tidenver · 2006-11-15 · 22 replies
salut tout el monde je continue bon petit bonhomme de chemin avec des questions plus précises donc C décidé j' opte pour chine tibet nepal inde et a prèsent j'ai besion de savoir comme ca se passe pour cette frontière précisément, quel sont les endroits simpe et un peu (beaucoup)paumés où on est pas dérangé toutes les 5 minutes par de cras de tourites PS je partirais bien évidament sans guide ni agence et je n'est pas encore acheté de guide papier mais je vais y pensser donc je cherche vraiment les truk pas indiqués et qui serait naturels et pas du tout touristique Merci a tous A+
Accès au Tibet par les terres: Chengdu ou Kunming? English translation pending
by Chachue · 2006-07-17 · 3 replies
Salut a tous!

Je suis pour l`instant en Mongolie, mais je dois rejoindre Pekin le 25 juillet (si certains ont des trucs sympas a m`y suggerer d`ailleurs...), y rester environ 1 semaine, puis aller en direction de Kunming ou de Chengdu, ce que je deciderai en fonction des facilites d`acces au Tibet...

Je sais qu`il y a deja eu pas mal de discussions sur le sujet, mais comme ca change vite de ce cote-la, est-ce que certains d`entre vous ont des conseils recents sur l`acces au Tibet par l`Est? Merci d`avance de ne pas me conseiller le nouveau train Pekin-Lhassa, car ce n`est pas dans mes projets et j`aimerais visiter le Sichuan ou le Yunnan!

Autre question: comme je pense passer en tout entre 2 et 3 semaines au Tibet avant d`arriver a Kathmandou par la route de l`Amitie, me conseillez-vous de tout faire par la route, ou bien de faire Chine-Lhassa en avion, de prendre mon temps dans la region autonome (s`il est facile de s`y ballader seul...) et de redescendre au Nepal par la route en m`arretant regulierement dans les quelques villes qui ont l`air interessantes?

Merci d`avance et bonne route a vous!
Agences pour le Tibet de Katmandou? English translation pending
by NadiafromMtl · 2006-06-23 · 11 replies
Je serai à Kathmandu fin octobre prochain: je sais qu'il y a plusieurs agences organisant des voyages au Tibet. Quels sont les prix généralement demandés (pour un séjour entre 8 et 15 jours)? Est-ce que la plupart des agences offrent le vol à l'aller et le retour en jeep? Y'a-t-il encore des circuits organisés fin octobre début novembre? Quelqu, un a-t-il des recommandations à me faire, suggestion d'une bonne agence? Merci à l'avance! Nadia
Route Lhassa (Tibet)-Katmandou English translation pending
by Ldlandru · 2005-08-26 · 29 replies
ok salut à tous... Je ne suis pas du style à planifier mes voyages mais là... il faut un minimum. J'aurai aimé avoir quelques renseignements sur les possibilités qui s'offrent à moi afin que je ne reste pas bloqué à Lathse... En fait, nous seront en couple et nous aimerions ne pas avoir à jouer les américains en 4x4 aprés la fin des transport "public" à Lathse. Si jamais un de vous a déjà effectuer la route de l'amitié avec des moyens de transport similaires, nous serions heureux qu'il nous fasse part de son expérience. Merci d'avance. ps: des renseignements sur l'entrée au Tibet (Golmud ou chengdu) son aussi les bienvenus. ciao
Permis individuel pour le Tibet? English translation pending
by Spotar · 2004-06-18 · 8 replies
D'après ce que j'ai lu on ne peut avoir de permis individuel pr le Tibet par Kathmandou, il faut obligatoirement passer par une agence et organiser le séjour en collectif ? Et dans ce cas faut passer par la route ou il existe des séjours organisés en avion ? Qq'un peut-il me renseigner à ce sujet ? Combien coûte ce genre de séjour de Kathmandou ?

De la Chine apparemment tu peux avoir un permis individuel et arriver en avion par Chengdu ?Et là aussi comment se procure-t-on le permis en Chine ? En combien de temps ? Pour combien de temps ? Et pour quel prix ?

Merci beaucoup d'avance
Entrer au Tibet? English translation pending
by Dhes · 2004-05-17 · 3 replies
Quel est le meilleur moyen pour rentrer au Tibet en individuel, par Chendou ou par KTM ?🙂
Etat de routes en Asie Sud-Est à vélo (hiver 2004-2005) English translation pending
by Fantomas · 2004-04-22 · 7 replies
Bonjour a tous et a toutes,

cet hiver, je compte faire un tour a velo en asie du sud est (malaisie, thailande, cambodge, vietnam, laos) pour 3 mois environ. comment sont les routes ? est il possible de faire du camping sauvage ou faut il aller a l'hotel ? y a t il des campings ? je prefere de loin le camping. en effet, je ne connais pas du tout ces regions, ca sera la premiere fois que j'irai en asie. jusqu'a present, j'ai decouvert l'afrique australe, l'amerique du sud et du nord et l'europe.

merci pour vos reponses🙂
Tibet: épopée très longue avec photos English translation pending
by Marsuetivo · 2003-11-17 · 6 replies
En fait avec Marsu (c Ivo qui ecrit la), on a ete faire un tour au Tibet, et on s'est dit qu'on allait raconter toutes ces belles choses. Alors on s'est laisse aller sur un clavier, il y a 6 pages. On espere que ca va vous plaire, et surtout vous donner envie d'aller faire un tour sur le pays du toit du monde.

Un rayon matinal éclaire doucement les terrasses de la vallée de KTM. Le vert éclatant mélangé aux couleurs dorées des tiges de riz coupées accompagnent notre regard sur la longue route menant à la terre interdite du Tibet. Nos corps ballottés de tous côtés sentent à peine les vibrations du bus tellement nos sens sont en éveil. Partout où notre regard se pose, nos yeux volent un instant de vie, captent un geste, un sourire, une moue pleine de rides jetant un regard tendre sur un petit enfant. Le travail des champs ne peux attendre, le riz doit être battu. D’un mouvement habile une femme au corps velouté dans son sari chatoyant, fait tournoyer autour de sa tête un long bâton, qu’elle abat de manière régulière sur les gerbes de riz posées a ses pieds. Mouvement lent, langoureusement rythmé, simplement naturel.

C’est le début du voyage, on a oublié la course poursuite dans Thamel, les taxis, la poussière, les combats de klaxons, les Tata imposants dans la lumière matinale, l’agitation qui les entoure, les visages curieux fixés sur les quelques occidentaux que nous sommes. Le Tata, c’est un monstre moderne qui trimballe les voyageurs et la marchandise, qui passe partout ou presque, coloré et chromé, au klaxon puissant, moyen de transport fonctionnel et multiforme, qui s’impose par sa présence à l’arrêt comme sur la route.

Des gens partout, sur les sièges, debout dans la travée, assis sur le toit, des hommes au teint couleur terre, des femmes portant des tissus aux milles nuances, des enfants souriants dans le vide, nous détaillant. Ce sont pour la plupart des gens de la terre, aux paniers chargés et aux mains calleuses, qui voyagent à travers le pays. L’aide du chauffeur, qui fait office de contrôleur, rameute les voyageurs en criant par la porte entrouverte, accroché d’une main, penché au dessus de la route. Il monte sur le toit pour encaisser le trajet, les billets croisés entre ses doigts, tape du poing sur la cabine pour signifier les arrêts au chauffeur, siffle pour aider à la manœuvre dans les parties délicates. Il est jeune et agile, son visage et lisse et souriant, il a de la prestance lorsqu’il se glisse par la porte. À l’approche d’un village, une jeune fille s’apprête à descendre : elle est jeune aussi, porte une robe punjabi aux couleurs miroitantes, elle se tient à coté de la porte, ses cheveux longs lâchés brillent dans le courant d’air, elle tient son sac d’une main, se tenant de l’autre, son bras frôlant le visage du jeune qui regarde dehors. Le Tata file, loin dessous c’est la rivière, des parcelles de riz, devant un village s’approche. Klaxon tonitruant, on rentre a vive allure, le jeune tape du poing. Freinage brusque, balancement des corps dans tout le bus, le coude de la jeune fille vient frapper le visage du jeune. Dans le même élan, elle descend du bus, son bras tendu vient laisser une caresse douce sur la joue du garçon, avec tendresse, pour s’excuser du choc, et plus encore car tout deux sont jeunes, mais enfermés dans la rigueur d’une société. Une fois sortie, c’est le plus beau de ses sourires qu’elle lui offre. Témoignage d’une jeunesse cloîtrée qui demande à vivre, ailleurs que dans l’instant furtif.

Un nuage de poussière s’élève devant nous laissant passer un rayon de lumière qui éclaire les montagnes drues et arides. Les strates semblables à des coulées de lave forment les montagnes des plateaux tibétains. La lumière glisse langoureusement dans les sillons de l’érosion de la dernière saison des pluies.

On a changé de monde, même si on garde en tête la longue montée dans la gorge, la rivière plusieurs centaines de mètres en contre bas, les pentes escarpées et encore boisées, la piste sinueuse accrochée aux flancs, l’eau qui ruisselle sur la roche. À quel moment sont apparues les premières pierres, quand ont disparus arbres, bambous plantes, terre grasse? L’aridité prend le dessus, la poussière s’élève derrière le véhicule, et malgré les cahots, les yeux parcourent chaque détail de ce nouveau monde, de ce grand vide qui nous aspire, de cet instant sorti du néant des mémoires et de l’imagination. Le toit du monde est sec, recouvrant d’une toile bleue tendue vers l’infini des pierres semées par un petit Poucet errant depuis l’éternité, laissant à penser que ici tout est sans repères. Ce petit Poucet, c’est celui que vous croiserez au bord de la route, jouant avec une roue de vélo, tirant sur un mégot ou bien que vous apercevrez sous l’habit d’un petit berger fouettant un âne, dirigeant un troupeau de chèvres, flattant un yack. C’est peut être la petite fille venant vous voir dans un village avec sa petite figure sale, ses yeux noirs de profondeur, mais éclatants d’une beauté intérieure. Le petit Poucet, c’est celui qui marche au fond de vous, qui vous cherche.

Shigatse

À l’aurore, l’air est frais à 4200 mètres, les rayons de soleil bataillent doucement pour réchauffer les parcelles de terre gelée. L’immense allée de bowling de 987 mètres de long par 24 de large, flanquée de part et d’autre de boutiques en tous genres, se dresse devant nous en jurant dans le décor. Lorsqu’on jette un coup d’œil à l’intérieur, nos yeux se butent sur des locaux vides, derrières les belles devantures à la gloire du communisme, les dépotoirs s’accumulent. Les tibétains avec leur allure rustre et sans façons font presque vulgaires dans ce décor aseptisé, leur beauté naturelle rehaussée par les rouges, turquoises et ambres ornant leurs cheveux n’arrivant pas à compenser cette incongruité. Caché entre deux majestueuses devantures, un discret bouiboui pointe devant une bande de joyeux nomades jouant avec ardeur à un jeu de dés sans signification pour nous. Ils font peu cas de notre passage, l’attrait du jeu étant plus fort. Nos pas nous mènent de nouveau devant une grande allée, plus sobre, bordée de pèlerins aux coiffures complexes et aux habits divers. Les moulins tournent, les Om mani padme hum fusent et sous nos yeux éblouis par la forte lumière des couleurs ocres, blanches et jaunes, le monastère de TashiLompo s’élève fier et majestueux devant nous.

Le chemin des pèlerins parsemé d’arbres divers nous entraîne dans son sillage, à l’assaut d’une bâtisse orange feu, précédée d’un escalier pentu et glissant menant à une porte masquée d’une tenture. Dans le désordre, les pèlerins surgissent du passage, le visage composé en prosternations, les lèvres marmonnant les Om mani padme hum de façon incessante, aucune cohésion dans la descente, tout le monde se lance de manière désordonnée, concentrés dans leur dévotion. On attaque l’escalier essayant de se faire un chemin au travers des pèlerins, intrus que nous sommes, je ressens une forme de rejet, spécialement lorsque nous arrivons à l’intérieur et que je nous sens coincés entre l’énorme Bouddha de 26 mètres et les pèlerins qui sont tous à leur adoration. Impressionnée par le regard perçant de Bouddha et l’émotion de la ferveur des pèlerins, je suis assaillie d’un sentiment de gène et de voyeurisme, qui me pousse à contourner respectueusement par la gauche et avec humilité cette immense force de spiritualité pour retourner à ma place, au grand air.

Un groupe attire le regard, ils sont une dizaine entre enfants, adultes et le Monk de la famille. Ils tranchent parmi les autres avec leurs cheveux scintillants finement tressés, ornés de parures de turquoises et d’ambres pour les femmes. Les hommes portent entremêlés dans leur grosses tresses de minces fils rouges ou noirs qui attirent l’œil comme un aimant, parfois au centre un énorme anneau en os de yack est glissé dans l’enroulement complexe de leur chevelure. Les gros manteaux doublés en fourrure de yack sont portés avec élégance, leurs habits sont simples mais raffinés, nomades de l’est ils se doivent d’être à l’abris des intempéries et des vents violents, ils sont beaux, plein de prestance, se tiennent droit pour montrer qu’ils sont fiers de leurs origines. Une seule manche couvre leur corps tandis que l’autre est artistiquement nouée autour de la taille. Difficile de deviner leur forme sous ces épaisseurs mais on arrive tout de même à percevoir leur grâce.

Parmi eux une petite princesse des hauts plateaux virevolte en tous sens avec espièglerie comme tous les enfants de son âge. Un petit manteau de soie rose lui cintre la taille, tombant en cascade de froufrou sur ses frêles chevilles. Ses délicates tresses remontées comme ceux de la princesse Léa contraste avec les cheveux noirs de jais du reste de la troupe par un semblant de reflets blond-roux. Un sourire resplendissant d’innocence reste suspendu à ses lèvres pendant qu’elle titille sa grand-mère au regard attendri appuyée sur un bâton qui supporte le poids de son âge.

Contraste entre âge et innocence, entre technologie et temps passé, entre Occident et Asie qui se mélangent dans une même dévotion. À leur suite deux personnes arrivent pour continuer le pèlerinage, pour mettre les dissemblances plus en évidence. Une jeune fille aux habits modernes, jeans moulant, pull échancré, coupe stylé, tient dans une main le beurre de yack qui sert à entretenir le feu des offrandes. De l’autre, elle soutient avec tendresse une autre main, plus usée, plus foncée, plus marquée par la vie. Lorsqu’on lève les yeux sur cette main on découvre une femme sans âge, aux rides souriantes cachées derrière une grosse paire de lunettes sortie d’une autre époque. Elle prend son bol nacré usé par les années pour puiser l’eau de la fontaine sacrée tandis que la jeune fille utilise sans broncher une vieille bouteille de Pepsi machouillée pour exécuter le même geste.

Les pas résonnent dans les petites ruelles du monastère, nous voilà entourés de jeunes, de vieux, de tibétains sans âge. Des voix rauques, des yeux curieux, une odeur de yack rance emplit leur aura comme une deuxième peau. Le croisement Asie-Occident se soude, les sourires se font hésitants, puis plein de franchise à la limite de la rigolade de part et d’autre. Échange de mots via le guide, échange d’écriture, curiosité dans les deux camps. L’un essayant de prononcer tant bien que mal dans la langue de l’autre. Intérêt des différences, les piercing, les cheveux blonds, les bijoux lourds, les vêtements tout est susceptible d’attirer l’attention de l’autre sans permettre d’en comprendre les significations profondes. Jeunesse insouciante qui prend le temps de connaître l’autre, de lire au fond de lui pour y trouver ce qu’il y a de meilleur, qui porte une attention sincère sans arrière pensée. Les adieux sont émouvants, l’impression d’avoir touché un bout de vie, d’âme, d’avoir trouvé des amis sincères qui n’attendent rien d’autre qu’un sourire provenant du cœur.

La cœur lourd, la tête pleine de sourire, de joie on découvre sous un nuage de poussière la petite ville de Gyatse. Ici tout est simple et grandiose de simplicité. Pas de fioriture à l’essence chinoise, juste la simplicité tibétaine malgré l’imposant fort dominant la ville. Le monastère dégage une atmosphère de grandeur, de sérénité qui nous prend dans ses filets. Les murs noirs aux mille représentations de Bouddha nous clouent sur place, nos petites lampes arrivent à peine a rendre la splendeur du lieu. Les pèlerins profitent de cette parcelle de lumière pour vénérer avec encore plus d’émotion ce dieu de la générosité.

Lhassa

Cinq jours que nos corps subissent les contre coups de la piste défoncée que notre jeep suit sans fin. Un sourire éclaire tout a coup le visage de notre chauffeur sans nom car malgré nos efforts la communication est impossible. Un sourire parce que devant nous se dresse enfin Lhassa, le but ultime de cette longue route. On a eu beau se le faire dire, on a essayé de se préparer mentalement mais le choc est grand, Lhassa n’est pas le reflet d’une petite ville paisible avec un temple aux consonances magiques, nous ramenant aux textes féeriques de Henrich Harrer ou Alexandra David-Neel, flanqué au centre de la ville comme on l’imaginait. C’est la première ville du Tibet autonome où il y a le moins de tibétains, son centre et ses environs sont remplis de chinois, l’allure en est chinoise. Cachées derrière les grandes devantures de magasins à rayons vides de monde, se dressent les petites rues sinueuses et pleines de vie du quartier tibétain dans une ville dite tibétaine. Découvrir les grandes artères chinoises nous donne l’impression de vivre dans deux univers parallèles, où les longs trottoirs luisants sont habités par les nomades mendiants qui regardent devant eux les fringues des boutiques de luxe comme s’il s’agissait d’habits d’extra-terrestre.

Une petite porte s’ouvre sur un grand couloir à ciel ouvert, la pénombre se mélange à la fumée et semble nous envelopper dans un doux cocon . Une rumeur s’élève au loin presque indescriptible, un petit chant imperceptible, des mots éparses incompréhensibles, les mains rudes pleines de sillons, sales, presque sans forme, se tendent vers nous. Dans l’autre main dans un tourbillon incessant, un moulin à prière tourne presque sans effort comme si une force ultime aidait au roulement. Au bout de la voie une essence de pin s’insinue dans nos narines, des dizaines de pèlerins assis de façon éparse, en structure finie mais chaotique, tournent d’un même rythme lancinant leur moulins tout en répétant de manière imperceptible le chant de leurs offrandes. Leurs regards sont souriants et accueillants, nos pas glissent doucement entre eux comme si nous nous promenions sur un nuage, le bien-être s’emparent de nous, sans nous sentir intrus ou malvenus. Nous laissons nos regards se fondre dans leurs yeux malins où toute une vie tient. Leur peau mate, durcie par le soleil, recueille les mystères d’une vie de nomade perdu au milieu des plateaux vides et silencieux. Les mains tendues égrainant les chapelets nous dirigent avec bonté vers l’immense moulin à prière tourné avec ferveur par des doigts calleux. De nouveau la pénombre nous oblige a plisser les yeux pour voir et sentir au travers des effluves les pèlerins assis en rond autour des moines à la voix sourde entonnant les prières. Des sourires invitant nous attirent a l’intérieur pour un tour dans un autre monde…..

On touche le cœur du Tibet, celui des anciens et des fervents religieux, force tranquille et combien reposante quand on connaît l’histoire ensanglantée du pays. Ces gens, cette cours des miracles fantastique, leur nombre, le mouvement des moulins omniprésent dans les yeux, leur son dans les oreilles, le balancement des corps, les bouches qui ruminent et mâchent, glaviots et chicots. Rentrer dans ce lieu, c’est renouer avec le Tibet antique, avec ses couleurs et ses traditions religieuses : il y a un sentiment très fort a vivre cela, a sentir tous ces regards pointés sur soi, cette bienveillance dont ils sont chargés alors que nous sommes des intrus. La bâche qui recouvre l’assemblée devient une tenture, les chaudrons fument de thé salé, et partout tournent les moulins, les tissus sont des trônes, les cartons deviennent tapis, ils sont beaux de leur age, de leur saleté, de leur difformités, et nous, nous sommes choquant de notre modernité, de notre regard pacifique et si éloigné de ce qu’ils connaissent. Nous sommes bercés du son des moulins, de ce marmonnement sorti de ces nombreuses bouches, de ces regards encore et toujours fixés sur nous. Cette tranquillité qu’ils sont capables de transmettre, laminant tout ce que nous croyons savoir, sur nous, sur les autres. Mon souhait le plus profond a alors été de ressentir cela au plus profond de moi, d’être en communion avec cette assemblée, en paix avec moi même également, avec les raisons du voyage. Nous n’avons pas su comment décrire, transmettre cet instant, ou bien plutôt ces instant, si forts que nous y sommes revenus, de même que nous n’avons pas voulu trahir le bien-être et la confiance de ces pèlerins en prenant des images qui n’auraient été que des reflets vides de sens.

Soir

On roule depuis des heures, les kilomètres s’accumulent au ralenti, la vallée s’allonge loin devant nous, bordée de collines. Des collines devant, des montagnes derrières, des sommets posés sur l’infini du plateau tibétain. Nous sommes assis, le programme télé dans le pare-brise est différent de celui des vitres arrières et des portières, le ronronnement du moteur, les vibrations et les cahots encore et toujours sont les seuls éléments réels. Dehors, c’est l’explosion des teintes, le grand feu d’artifice pour notre retour dans les plaines du Népal, la route du retour que nous avions parcourue au petit matin il y a peu, vers l’avant, en direction de Lhassa. Les rivières sont sages, gelées dans leur lit, les berges blanches de glace sont le présage d’un hiver proche et rude, bloquant la route et les cols, isolant cette partie du monde sous une cloche de froidure. On se croirait sur Mars, la planète rouge, le sol parsemé de caillasses, de rochers, modulé par les glissements de terrain sur les pentes arides, aux lignes cassées par les empilements en équilibres sur les promontoires, et si ce n’était des ruines ou bien des troupeaux éparpillés, on pourrait croire toute vie absente. Il faut imaginer une sorte de couloir, le fond de vallée, qui s’étire langoureusement en de larges virages, cerné par une haute dentelle décharnée, accessible par des pentes empierrées, des talus abrupts. Ces broderies semblent avoir été arrachées par des doigts géants, déchirées d’un mouvement brusque, laissant des cicatrices dans chaque profil de la roche, ouvrant des brèches, déformant les strates colorées, remontant du plus profond de la terre des couleurs chaudes et douces. Le soleil couchant renforce la teinte qui se nuance à l’infini, palette magique et folle, oxyde de fer, érosion, terres soulevées durant des siècles, offertes en pâture aux éléments naturels, aujourd`hui spectacle magique pour touristes en mal de vie. L’homme comme nous le connaissons ne peut vivre ici, mais on ne s’étonne plus de trouver ses maisons colorées, ses troupeaux éparpillés dans les collines, des enfants marchant dans la poussière, un panier en osier sur le dos. On regarde avec normalité un chariot chargé, un tracteur transportant vers nulle part une quinzaine de personnes, un cavalier tendu sur sa montures, des bottes colorées aux pieds. Mais nous nous émerveillons toujours autant, le charme agit toujours, comme des enfants à qui on raconte encore une même histoire. Nous sommes sans voix face à ce dernier cadeau, à ces couleurs, ces ombres, ces nappes de soleil surgissant dans un recoin, isolées dans l’ombre. Le lendemain, c’est le dernier col, les derniers nomades, devant nous en arc de cercle et chargés de blanc, les sommets du Tibet, du Népal et de l’Inde, pesant de tout leur poids sur le tissus de velours qui se tend au sol, creux et rondeurs, courbes de femme allongée, la peau brunie par le soleil, lissée par les ages. Pas de vent, les drapeaux de prières se laissent aller dans cet instant de répit, attendant la neige prochaine et le calme du plateau durant la période d’hiver. Quant à nous, nous amorçons notre descente vers la frontière, les gorges embrumées, les arbres suspendus au dessus du vide, les rizières et nous nous réjouissons de retrouver le Népal, avec au fond de la bouche, des yeux et du cœur des sensations éternelles.

Escapade au Tibet, 3 novembre - 15 novembre 2003

Marsu et Ivo pour Luc, Maeva, Ismaël, Chantal, Yves 😉
Départ au Tibet English translation pending
by Gagfish · 2003-09-15 · 2 replies
Bonjour,

Je serai intéressé par toutes informations concernant un voyage de plusieurs semaines au Tibet :

Formalités, Hébergements, Transports, Trecks et Budget (permis, visas, vols, etc...).

Je vous remercie par avance.

A bientôt sur la toile.
Tibet: nouvelle législation English translation pending
by Tanss · 2003-01-07 · 34 replies
Désormais le Tibet est ouvert aux individuels. Il n'est plus nécessaire de passer par une agence et de faire partie d'un groupe d'au moins 5 personnes
Tibet en individuel sac à dos en 1998, randos, autostop... English translation pending
by Willemspie · 2020-05-10 · 11 replies
LHASSA Le 31 mars 1998 je prends l'avion de Chengdu, j'ai acheté le vol avec le permis à une agence locale. L'avion part à 7 heures, je vois le Gongga Shan, ensuite couvert. A l'aéroport, on ne perd pas de temps, aucun contrôle, un minibus neuf nous emmène à Lhassa, Le trajet est déjà long, sur une bonne route le long du fleuve, dans une large vallée, les montagnes sont saupoudrées d'un peu de neige fraiche. Je discute avec Didier, un Français qui prend quelques jours de vacances de son job à Shanghai et nous prenons ensemble une chambre à l'hôtel Yak, très bien, avec un balcon. Lhassa ressemble en grande partie aux villes chinoises, mais ici nous sejournons dans les quartiers tibétains. Il fait froid, surtout le vent, et on ressent l'altitude. Nous trouvons le Tashi, le restaurant Népalais simple qui sert de quartier général aux backpackers étrangers avec un menu à l'avenant, bon on y mange très moyennement. Après une ou deux heures de repos, nous faisons un tour de l'énorme marche du Barkhor, Parmi les étals, de grandes mottes de beurre ! Beaucoup de Tibétains sont habillés de manière traditionnelle. Le soir nous dinons dans un restaurant tibétain peu touristique. 1/4 Nous allons visiter le Jokhang, on brule de l'encens à l'entrée, les pèlerins se prosternent sur le ventre. A l'intérieur il faut suivre le flot en sens impose pour entrer dans les petites chapelles, on monte aussi sur le toit. Didier loue un velo, je vais au Potala avec son dédale d'immenses salles, on ne se bouscule pas, quelques visiteurs tibétains. Je retrouve Didier à la sortie et nous dejeunons de thukpa et de the au beurre salé dans une petite échoppe, entourés de mendiants. Je continue un tour à pied dans le coin, un petit temple sympa, les chortens et les fresques sur les rochers derrière, puis je continue dans le Lhasa moderne et ses supermarchés. On n'a pas le droit de visiter tout le Tibet par soi même, le soir je discute au Tashi avec d'autres voyageurs pour un tour organisé a Samye, mais cela coute cher, nous devrions être 6 pour remplir le 4x4, et finalement cela ne se fera pas. Je vais plutôt voyager seul aux endroits qui sont autorisés. SERA 2/4 Nous allons à la boulangerie et achetons un picnic. A 10 heures 30 nous prenons le minibus numéro 5 pour le monastère de Sera, avec les pèlerins tibétains, on fait ensemble le tour des principaux halls et chapelles, il y a des moines et de l'activité. Puis nous profitons du plein air, nous trompons dur à flanc de coteau au dessus du monastère jusqu'à un autre petit ou nous sommes bien accueillis. Nous jouissons d'une belle vue sur Lhassa et ses énormes banlieues modernes. Nous voulons assister a la séance de débats des moines, mais cela nous est interdit. Après cela, nous revenons crevés. Nous dinons au Third Eye d'un très bon repas népalais, le service a été lent. GANDEN 3/4 Je me lève à 6 heures, je sors dans le noir et le froid dans la ville endormie pour attraper l'unique bus de pèlerins qui va au monastère de Ganden, avec ses sièges très serres et tous remplis. La bonne route se transforme en piste et cela se termine par 20 ou 30 lacets. Je suis venu seul, je suis les tibétains à l'intérieur, les moines sont sympas, dans une salle ils prient et dans une autre ils chantent. Plusieurs grands bâtiments ont été reconstruits récemment dans un style ancien, je visite l'imprimerie des prières. A l'extérieur, je fais le tour de la kora, très tranquille. Je monte ensuite un chemin vers un petit sommet avec un peu de neige, pour mon picnic. Belle vue sur la vallée avec ses hameaux, les champs bruns, les troupeaux de yaks. Le bus revient à 1 heure, je suis assommé par l'altitude. 4/4 Didier retourne a Shanghai, du coup je change de logement pour un hôtel moins cher, le Kirey, des rangées de chambres simples sur plusieurs étages autour d'une cour, avec des sanitaires communs. La chambre est propre et tranquille, et je rencontre Michel, un Français qui séjourne souvent au Tibet, on discutera beaucoup et il va me conseiller utilement. J'ai attrapé un rhume, je me repose, je me ballade aussi dans le vieux quartier jusqu'au Jokhang et la mosquée. Le restaurant Tashi, possède une copie du meilleur guide du Tibet, le très épais 'Tibet a pilgrimage guide' de V.Chan, qui couvre des endroits peu connus, décrit des randonnées avec des cartes schématiques, je l'étudie pour préparer la suite du voyage. Le soir je trouve dans le quartier un excellent petit restaurant sichuanais avec un menu en Anglais, le Yuyi, qui sert d'énormes portions. DREPUNG 5/4 J'ai un problème dans le haut du dos et je ne me sens pas assez en forme pour déjà commencer des excursions aventureuses loin de Lhassa. Je vais juste en minibus au monastère de Drepung, j'en fais le tour, y compris les bâtiments en ruine à l'arrière, je me promène le long d'un ruisseau et monte à flanc de coteau jusqu'au petit temple de Gephel Ritro, aussi des etables ici. Je reçois du the tibétain et du pain. Le temps change vite entre soleil, greles, et nuages esthétiques. TSURPHU 6/4 Je continue ma tournée des monastères. Tôt le matin, je vais prendre le bus des pèlerins pour Tsurphu, déjà plus éloigné au bout d'une piste affreuse dans une vallée scénique, villages, paysans savourant leur champ avec des yaks. Je suis mal assis à l'arrière et très secoué, il y a un seul autre touriste. Tsurphu est un grand monastère, en travaux, avec beaucoup de jeunes moines, et domine la vallée. Les pèlerins viennent ici pour la bénédiction à 12 heures de la réincarnation d'un lama très vénéré, le Karmapa, un enfant de 12 ans , mais je n'y vais pas. Je préfère faire la kora et aller manger mon picnic dans la montagne, j'ai pris l'habitude d'acheter des pains ronds chez un boulanger musulman.
Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop English translation pending
by Sarana · 2020-04-15 · 177 replies
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse : "Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde." "Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !" Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)

Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.

AU MENU

Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !

PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...

1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.

Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.

Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...

Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?



Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges

CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...

Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...

Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.



Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.

Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...

Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.

C'est quoi ce truc ?

Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.

Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.

Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.



Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?

L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .

La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.

Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.

Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.

C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.

Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...

Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !

Prochain épisode : le trafic de monnaie
Tatouages de citations en tibétain English translation pending
by Pauline3109 · 2019-03-28 · 27 replies
Bonjour, Je souhaiterai me faire tatouer deux citations en tibétain mais il est très compliquer de trouver des traductions pour une phrases donc si quelqu'un pouvait m'aider je l'en remercie d'avance Voici les deux phrases choisies : - Si tu arrives au sommet de la montagne, continue de grimper. - La maladie est un avertissement qui nous est donné pour nous rappeler à l'essentiel. Je vous souhaite a tous une bonne journée Pauline

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