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Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008 English translation pending
by Edwindebxl · 2008-09-13 · 20 replies
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?

1. Concept général

Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.

Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.

Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :

· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient

Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.

Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.

Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :



L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.

Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.

Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.

En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.

2. La préparation

Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.

A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...

Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...

Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.

Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...

Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.

Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:

· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)

Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".

Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !

Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.

Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.

Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.

Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...

3. Bon à savoir…

3.1. L'accueil en Turquie

Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.

Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.

Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.

Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.

Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.

La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.

Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.

Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.

Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….

3.2 La voiture

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!),
http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.

Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.

Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé

De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.

La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…

Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…

3.3 En auto en Turquie

Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.

Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.

Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...

Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.

Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !

Pour le reste, pas de problème.

3.4. L'avion

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.

3.5. Le budget

Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.

Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !

En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.

Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :

Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR

Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.

Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:

1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.

A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.

Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…

Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.

Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.

4. Le circuit

4.1. Plan de route

· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul

· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul

· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale

· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.

· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.

· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye

· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye

· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan

· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan

· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat

· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat

· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya

· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme

· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme

· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles

3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul

Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.

Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.

Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…

Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.

Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.

Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...

4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul

Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.



La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :



Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.

Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.

Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :



Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...

Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.

Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.

Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :



Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…

Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.

Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…

Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :



Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…

La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :



La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :



Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine

Du haut de la tour Galata la vue est superbe.

Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:



Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :



Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :



Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :



Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.

Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.

Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :



4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite

Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :





Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :



Partout de remarquables mozaïques :



L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…

L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.

N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.

Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…

4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale

Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.

La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.

Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :



En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…

Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.

Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :

L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.

L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…

Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.

Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :





4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)

Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.

Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.

Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.

Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.

Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.

Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.

Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.

4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.

Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.

Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :



Aujourd'hui la mer est à 20 km...

En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.

Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :



Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.

Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.

4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)

Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :



Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.

L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.



4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)

Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !



Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.

4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)

Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.

La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.

L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :



La vue depuis notre chambre :



Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :



La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».

Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…

En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….

Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…



La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….

4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara

Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.

Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…

Nous voulions revoir cela.

Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.

De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.

A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.





Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…

4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)

Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.

Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.

La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.



Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.

La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…



Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.

Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….

Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.

Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…

Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.

Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.

Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.

Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.

4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club

L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !

La piscine :



Nous suivons un joli chemin :



pour attendre une grande plage



avec des chaises longues et des paillottes

Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones. Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.

Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…

« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.

Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !

Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.

Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.

Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.

Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.

Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.

Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...

Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :







4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)

Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...

Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.

La ville nous servira d’étape pour la nuit.

Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :



Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.

Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :

· Marchands ambulants de fruits:





· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :



Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :



4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)

Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.







Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :



Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :



La recette est très simple :

· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale

Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !

Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.

On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…

Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.



On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :



On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :



Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :

Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).



Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :



Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :



Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:



Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.

4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.

Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :



Un église de plus :







Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.

Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :



Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.



Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :





Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :



Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.

En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…



Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…

Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.

Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…



4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :

De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.

A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :



Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...

Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.

Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.

Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :



Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…

Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :



Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.

Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…

4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)

Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.

Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.

Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :



Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.

5. Si c'était à refaire

5.1. Concept

Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…

Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.

Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.

Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).

5.2. Circuit

Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.

Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.

Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.

5.3. Préparation

Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…

Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.

Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.

Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Hébergement à Konya en Turquie English translation pending
by Royak · 2006-10-05 · 91 replies
Bonjour tout le monde! On cherche a se renseigner comment faire pour nous heberger de bon marche pour une seule nuit a Konya, Turquie. On est couple. Merci d'avance!🙂
Cinq jours à Istanbul à Noël English translation pending
by Ellobo · 2011-12-30 · 2 replies
Bonjour, voici quelques infos sur notre séjour à Istanbul durant les fêtes de Noël 2011. C'est original mais sympa.

Jeudi 22 Décembre :

Départ matinal pour St Exupéry, au vu des problèmes de grève des agents de sécurité. Formalités passées très vite, sans encombres, peu de personnes, mais une organisation sans faille (plus rapide que certaines fois, ce qui va m'attirer des foudres!!!). Par contre l'avion pour Munich ne décolle pas à cause de la neige en Allemagne. Retard de 45minutes, alors que l'on a que 55 minutes de transit à Munich. On verra bien …. Arrivée à Munich, une navette nous attend, nous amène à l'avion tels des VIP et on passe 10 minutes en Allemagne avant de décoller pour Istanbul. Arrivée à l'heure prévue, donc bravo la Lufthansa toujours très efficace. Istanbul nous accueille sous le mauvais temps, il a plu il y a peu. Taxi pour Sultanhamet (40 livres Turques) et installation à l'Hôtel Azyade. Chambres petites mais très agréables, accueil chaleureux, voire familial. Tout de suite une petite promenade vers Ste Sophie à un quart d'heure à pied. Tout est illuminé, la mosquée bleue est magnifique, le coin est sympa de nuit. Un resto pour découvrir la cuisine turque (Resto Faros : Super, à 6, avec des spécialités anatoliennes, une bouteille de vin, 200 TL, soit 80 € environ). Retour à l'hôtel et dodo.

Vendredi 23 Décembre :

Après une bonne nuit, le quartier est très calme, un copieux petit déjeuner pris au dernier étage de l'hôtel avec une vue splendide. Le hic : il pleut !!! Départ pour Ste Sophie, quelques photos et direction Topkapi tout à côté. Il n'y a personne c'est l'avantage. Entrée à 20 TL plus le harem à 15 TL. Le lieu est beau, mais très vite la pluie nous oblige à entrer dans les pièces ouvertes (pas toutes). Direction le Harem, les lieux sont superbes, même s'il n'y a pas de meubles et donc difficile de se plonger à l'époque du sultan. Au fur et à mesure que l'on pénètre dans les salles, l'ambiance vient peu à peu. Ensuite direction les salles du trésor. Beaucoup de richesses, d'or et de bijoux. Tous sont plus gros les uns des autres. Là il y a plus de monde, notamment des écoles. C'est pas grave, car les enfants sont petits et n'arrivent pas à la taille des vitrines, on peut donc voir par dessus eux (Hi, hi, hi!) La pointe du palais se faisant sous la pluie, on a pas l'occasion d'apprécier le Bosphore et Istanbul à nos pieds. C'est pas grave, si cela dure qu'un jour !!! A la sortie de Topkapi (3h00 de visite cool), en contrebas un resto super (celui que l'on a préféré) le RUMIST Café. Pas cher du tout, très copieux et très bon. Ensuite direction Ste Sophie, pas de file d'attente, (20 TL), c'est grandiose, immense, mais assez dénudé. 1H30 de visite le temps de prendre beaucoup d'images et de bien faire le tour intérieur. L'extérieur sera très vite fait par cause de pluie. Traversée de la route et c'est la Citerne Basilique qui nous accueille (10 TL).C'est original comme lieu, on se retrouve dans l'ambiance de « Bons Baisers de Russie » un des célèbres James Bond. C'est très humide, mais moins que dehors !!!. Retour à l'hôtel et comme la fatigue est là, on se fait le resto de l'hôtel. La vue est magnifique, mais le repas décevant. Dodo.

Samedi 24 décembre :

Lever tranquille et vite à la fenêtre pour voir le temps. Il neige !!!! Peu mais quand même ! Aujourd'hui, le Grand Bazar. On commence par faire les quelques étapes historiques des lieux et ensuite on se laisse perdre parmi les rues. Rien d'inquiétant, ce n'est pas si difficile que cela de se repérer. Une tentative de sortie du bazar (il est couvert) et on s'aperçoit qu'il ne neige plus. Vite le quartier de Beyazit et sa mosquée. Notre première en « activité » ! Le cérémonial des chaussures est comique, et plutôt long. On s'y fera par la suite. Jolie mosquée et plus vivante que Ste Sophie. Retour au Grand Bazar et de nouveau déambulation tranquille. On quitte les lieux et on descend à travers les rues pour atteindre le Bazar Egyptien. Ambiance complètement différente, les senteurs sont excellentes, les étalages plein de couleurs. Un repas dans une cafétéria « Bambi » est son nom et bonne est la cuisine. Une mosquée pour la route, la Mosquée Neuve et nous prenons le tram (jeton à 2TL) pour Dolmabahçe un palais de sultan sur les bords du Bosphore. Il ne pleut plus, on peut donc faire les extérieurs. L'entrée avec le harem est à 40 TL. Par contre ce sont des visites guidées, l'une pour le palais et l'autre pour le harem. Elles sont soit en anglais, soit en turc. Nous choisissons la première (bizarre!) malgré note petit niveau d'anglais. Je l'explique au guide, celui-ci me fait toute une théorie sur l'accent américain, que lui, le parle bien etc... C'est donc confiant que nous abordons la visite. Impossible à comprendre, ce personnage s'avère inutile si ce n'est que sans lui, on ne pourrait pas entrer. Les photos et films étant interdits, c'est avec notre Routard (assez utile) que nous faisons la visite. De très belles choses, mais dommage que les explications étaient inaudibles et incompréhensibles ! Par contre, coup de chance avec le harem, la guide se révèle très sympa et parle un anglais que je comprends. Du coup la visite est encore plus agréable, car en plus des lieux qui sont magnifiques les explications sont intéressantes. Ce palais est sympa à découvrir. Nous n'allons pas plus loin vers l'est, je voulais faire Ortakoy et sa mosquée, mais celle ci est en travaux, donc nous flânons un peu avant de reprendre le tram pour l'hôtel. Petit apéro dans la chambre avec du champagne (ramené de France dans les valises!!!), et direction restaurant Kayikci très bien. Dodo

Dimanche 25 Décembre :

Aujourd'hui c'est l'Asie qui nous attend !! Tram jusqu'à Eminonu, traversée en ferry (2TL) et arrivée à Uskudar. A la sortie du bateau, une station de bus. Nous voulons faire le palais de Beylerbeyi. Tous les bus n°15 (sauf 15F) y vont, par contre attention les tickets sont vendus par carte de 5 et au retour on ne peut les acheter dans le bus, il faut donc prévoir le nombre suffisant de trajets pour l'aller et le retour. Ce palais lui aussi se visite comme Dolmabahçe, avec des visites guidées. Notre guide est super, il me propose de faire la visite en anglais, de me laisser le temps de traduire aux autres (ce que je comprends!!!) pendant qu'il l'a fait ne turc aux autres personnes. On part comme cela, et il parle un anglais que je comprends (surement pas un bel anglais!!) et du coup la visite est incroyable. Les lieux y sont pour beaucoup. Nous avons un coup de cœur pour ce palais. A la fin, le guide me propose de travailler avec lui, mais bon …. Retour à Uskudar, visite des deux mosquées autour, toujours avec nos chaussures, petite promenade le long des quais où les pêcheurs donnent un joli spectacle et repas dans une sorte de brasserie, qui à notre arrivée était vide, mais à notre départ pleine comme un œuf. Promenade dans le quartier au milieu de marchés aux fruits, aux légumes, aux poissons et à la viande. C'est très coloré et pittoresque. On attend ensuite le bateau pour faire une croisière sur le Bosphore. Il y en a plusieurs types, nous avons choisi celle intitulée Short Circle Cruise, qui dure deux heures, sans escales au tarif de 10 TL. En hiver elle n'a lieu que le dimanche et on a du pot sur le temps, même s'il fait froid, il y a du soleil. C'est bien agréable de se poser et de voir les rives du Bosphore. Le coucher du soleil sur Istanbul au retour n'est pas mal non plus !! Retour à l'hôtel pour un verre de champagne (c'est Noël quoi!) et direction un resto « Istanbul Anatolia » très bien et avec un patron très accueillant. Dodo ensuite.

Lundi 26 décembre :

Il fait beau ! Direction station de bus Beyazit. Le 38 ou 93B sont à prendre pour aller à l'église St Sauveur in Chora. Le trajet se fait dans un quartier vraiment caractéristique, les rues y sont étroites et animées. La visite est intéressante et les mosaïques y sont magnifiques (10 TL). C'est extraordinaire l'état de conservation quand on pense aux nombres d'années écoulées. 1 h de visite environ et ensuite un taxi pour la mosquée de Soliman le magnifique, Elle est très grande et très belle. Avec le soleil, les vitraux dégagent une lumière originale, De plus la vue à l'extérieur sur Istanbul est sympa. C'est une chose qui nous avait manqué puisque le début du séjour était sous le signe de la pluie. Là encore 1h de visite et retaxi pour aller sur la place Taksim, un lieu de rencontre d'Istanbul moderne. L'après midi va être consacrée à la descente de l'avenue Istikial, les Champs Élysées turques. Plein d'attraits durant cette marche. Des églises, des mosquées, des recoins, des passages. Tout est varié et amusant à découvrir en cherchant un peu. Un petit resto dans le marché aux poissons et la ballade continue jusqu'à la tour de Galata. On ne monte pas, le café anémone à côté offre la même vue. Continuation de la descente dans ce quartier moins touristique, tram et retour à l'hôtel. Le soir un autre resto Amedros très bien et dodo,

Mardi 27 décembre:

C'est la dernière demi journée, et il fait très beau. Direction la mosquée bleue, la fameuse. Du bleu il y en a mais pas tant que cela. Elle est belle, grande mais .... Promenade entre les deux lieux mythiques d'Istanbul (Ste Sophie et Mosquée bleue) pour les avoir sous le soleil et direction Petite sainte Sophie. Celle-ci par contre est d'une finesse exceptionnelle, peut être la plus belle de toutes. Du balcon on peut voir des détails d'une grande splendeur. A 5 minutes se trouve la mosquée de Sukullu Mehmet Pasa, qui elle aussi est splendide et son école coranique est à voir. C'est le dernière fois que l'on se déchausse car il est temps de prendre un doner et de récupérer les bagages à l'hôtel, pour prendre une navette pour l'aéroport, Retour par Swiss Air, via Zurich sans problèmes,

En conclusion, un séjour très agréable malgré le froid et la pluie du début.

Les coups de coeur :

La gentillesse des turcs qui sont très attachants et sans arrières pensées. (De plus il y avait de l'anti-sarkozysme du fait du vote de la loi sur le peuple arménien, mais les gens nous en parlaient et voyaient bien que nous n'y étions pour pas grand chose). La cuisine qui est partout excellente. La petite sainte sophie

Les déceptions :

Rien ne nous a déçu.

a+
Hôtels et quartiers à Istanbul? English translation pending
by Benef63 · 2013-04-20 · 3 replies
Bonjour

Je cherche actuellement un hôtel à Istanbul pour un voyage fin juillet en famille (avec 2 enfants 13 et 8 ans). J'ai déjà une liste de propositions de chambres familiales, et hésite entre 2 options : hotel lalinn au sud de Sultanhamet hotel Portus House à Beyoglu (Karakoy) que pensez-vous de ces localisations, est-ce pratique pour les transports et pour les restaurants le soir ? connaissez-vous ces hôtels ?

d'avance merci !
Auberge à Istanbul début septembre English translation pending
by Luks · 2011-08-24 · 4 replies
Bonjour à tous,

je cherche un logement de type auberge ou hôtel à Istanbul pour quelques jours au début du mois de septembre. Nous sommes un groupe mixte de 5 personnes. Le budget est un critère important pour nous, mais pas déterminant. La localisation ainsi que l'ambiance générale (calme et pas trop loin des lieux d'animation) sont aussi à prendre en compte... En gros, quels sont vos bons plans de logements sur Istanbul 😉

Merci Luk
Visiter Istanbul, que me recommandez-vous? English translation pending
by Ellafond · 2019-03-31 · 14 replies
Bonjour!

J'aimerais avoir l'avis de voyageur qui ont visité Istanbul dernièrement en terme de sécurité. Comment était-ce? Me recommanderiez-vous une visite de 6 jours en me logeant dans un appart Airbnb? Nous sommes un couple de canadiens dans la cinquantaine.

Merci à l'avance!
Quatre jours à Istanbul English translation pending
by Fa38 · 2013-06-12 · 6 replies
Bonjour,

je pars prochainement à istanbul pour 4 jours.

Le climat me fait un peu peur, mais il semblerait que les touristes qui evitent les zones tumultueuses, ne risquent rien.

toutefois, j'ai aussi un peu d'apprehension concernant les risques de vol (dans les rues ou meme dans notre logement!)

s'il faut avoir peur et se méfier constament, cela risque d'etre lourd à gerer ! qu'en pensez vous ?

enfin, je serais ravie de découvrir les lieux de balade dans la ville qui vous ont transportés... au dela de ce que disent les guides

merci par avance... fabienne
Séjour en Turquie du 21 au 25 août: liaison Istanbul - Îles des Princes? English translation pending
by Stéphanie71 · 2011-07-24 · 36 replies
Bonjour,

J'ai l'occasion de me rendre en Turquie, plus précisément à Istanbul du 21 au 25 aout et ensuite à Samsun du 25 au 31 aout. Se sera une première pour moi, et je voudrais savoir ce qu'il ne faut pas que je râte ! je serai accompagnée par une personne qui connaît très bien le pays alors je me dis que je pourrais découvrir les villes autrement que par les chemins touristiques ...

J'ai vu récemment un reportage sur les îles des princes, j'ai bien envie de me rendre sur place. est-il facile de se rendre sur les îles depuis Istanbul et combien cela peut-il coûter ??

merci pour vos infos !

Stéphanie 😉
Croisière en ferry sur le Bosphore à Istanbul English translation pending
by Domdomdoume · 2011-07-23 · 13 replies
Bonjour Nous aimerions faire la balade sur le bosphore en ferry , un dimanche de septembre. Il parait que c'est le jour à éviter car il ya trop de monde, mais vu notre programme ça nous irait bien. Vaut-il mieux partir d' Eminonu à 10 H 30 ou 12 H30? Et y être combien de temps avant le départ? Quels sont les meilleurs endroits sur le ferry, en haut ou pas? Comment faire pour manger un kumpir à midi? Faut-il partir d'Ortakoy et à quelle heure? Le soir est il une bonne idée de diner au Ciya Sofrasi? Je ne trouve pas les horaires Eminonu-Kadikoy. Merci pour la réponse DOM DOM
8 jours à Istanbul English translation pending
by MirandaMouse · 2016-04-13 · 60 replies
Arrivés à Istanbul mardi soir, j'entame donc ce carnet de voyage pour vous conter mes aventures (et mésaventures éventuelles !).

Vous pouvez retrouver mes aventures, photos et infos pratiques sur mon blog :

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/istanbul/

Nous sommes partis avec Air France pour 160€ AR, prix corrects vu qu'il n'y a pas d'ultra low-cost pour cette destination. Pour ces dates à peine 40€ d'écart avec Pégasus pour des horaires qui nous convenaient mieux et surtout une arrivée à Atatürk donc plus près du "centre".

Départ prévu à 18h50, à Roissy on stresse un peu car seulement un comptoir ouvert pour passer le contrôle des papiers, 45 mn d'attente... encor un coup de stress car pour la Turquie, "destination sensible" on nous demande un billet retour ou une réservation d'hôtel, et on a ni l'un ni l'autre sur nous ! (on ne peut pas imprimer sa carte d'embarquement plus de 30h avant le départ). Bon ça passe, heureusement ! La porte d'embarquement est loin, il nous faut reprendre le CDG Val. On passe très vite les contrôles de sécurité et on arrive dans un hall pas trop bondé et confortable. L'embarquement se faire sans encombre, contrairement à Ryanair dont nous sommes des habitués (et Easy jet) on nous fait pas poireauter 20 mn debout. Personne agréable, repas plutôt pas mal... On ne prend jamais Air France (enfin ça faisait longtemps) et on est content 😎

Arrivée à Attatürk un peu en avance, on passe l'immigration en 5 mn, on change un peu d'argent (taux pas trop désavantageux) et on file prendre la navette Havas qui part 10 mn plus tard, pour 11 TL chacun soit environ 3€, jusqu'à Taksim, en 35 mn. De là, on marche environ 800 mn jusqu'au studio réservé sur Airbnb pour 20€/nuit. On nous a donné le digicode et la clé est sous le paillasson, on ne verra donc personne (il est 0h30, ça se comprend). Le studio est petit mais suffisant pour ce qu'on compte y faire (dormir, se laver, boire un thé au réveil et avant de dormir) et pour 20€ on va pas demander la lune. On l'avait choisi sur "cour" (en fait une ruelle) mais on entend quand même un peu les voitures. Avec les boules quiès ça passe (nous sommes tatillons sur le bruit). Détail important qui a orienté notre choix sur ce studio : il y a des rideaux suffisamment opaques pour ne pas être réveillé aux premières lueurs du jour.

1er jour à Istanbul : Je tiens quand même à préciser qu'à cause de soucis de santé, notamment aux jambes, j'en fais moins que la plupart des gens dans une journée. Je peux pas faire autrement, donc ne pas s'étonner si nos journées paraissent plus "light" que la moyenne. Puis on aime flâner et prendre notre temps, tant pis si on ne voit pas "tout", on peut toujours revenir...

Après avoir mangé dans une petite cantine sympa suggérée par notre hôte, on se balade sur la rue Istiklal, principale rue animée de la ville, dans l'ancien quartier européen de la ville, de l'autre côté de la Corne d'or. On préférait loger là que dans le très touristique Sultanahmet... On a déjà parcouru la moité de la rue en arrivant de nuit. C'est vraiment joli, et très européen de style ! Très XIXe siècle d'ailleurs ! Beaucoup de bâtiments Art nouveau, j'adore ! On visite l'église Saint-Antoine de Padoue.



On redescend doucement vers la tour de Galata (on n'y grimpera pas cette fois) puis ensuite vers le pont du même nom, plus bas.

Petite anecdote qui nous ait restés en travers de la gorge et peut-être une "arnaque" : on voit un cireur de chaussures qui fait tomber sa brosse sans s'en rendre compte. Mon copain, toujours serviable, la ramasse et va lui rapporter. Le cireur commence alors à engager la conversation, nous demande d'où on vient, et insiste pour cirer les chaussures de mon copain. Il refuse au début mais il le tire par le bras en insistant encore. Naïvement on se dit que c'est pour le remercier même si depuis Marrakech je me méfie comme la peste ! Son frère arrive et insiste pour faire les miennes de chaussures. À la fin bien sûr ils nous réclament 40 TL... On leur donne un billet de 50 et ils voulaient même pas nous rendre la monnaie ! J'ai été étonnée que mon copain paie car ce n'était franchement pas clair, on n'a rien demandé ! Mais pas envie de se prendre la tête dès le premier jour... Mais voilà, si ça vous arrive faites attention ! Voilà la récompense pour rendre service, on nous y reprendra plus, tant pis ! Maintenant on se méfie de tout le monde. En plus 40 TL c'est cher, on trouve des cireurs de pompes au même prix en France...



Malgré ce petit incident on redescend vers le pont en flânant dans les rues. Il fait bon depuis le départ mais sur le pont puis les quais on a carrément chaud ! Heureusement il y a un peu de vent. On admire surtout la vue sur Sulanahmet et au loin sur sur la rive asiatique. Magnifique !





On traverse le pont et on visite la belle mosquée neuve (qui date quand même de la fin du XVIe siècle !). C'est la première mosquée que je visite ! Il faut se déchausser et se couvrir les cheveux et les genoux pour les femmes. J'ai un foulard mais une jupe longue est prêtée (des foulards également). C'est vraiment beau !! Tout est un céramique et la coupole est impressionnante ! Je suis aux anges.





On fait un tour dans ce quartier du bazar égyptien où là l'ambiance me rappelle les souks de Marrakech. L'architecture est un peu de bric et de broc, je dirais pas que c'est beau ou moche... Pause gouter (baklava pistache et thé à la pomme) dans un petit café assez simple et rempli de Turcs plus que de touristes, bon point ! Par contre les toilettes sont "à la turque" et honnêtement je préfère éviter... Mes jambes me font souffrir donc j'avais besoin de me poser mais d'être assise n'arrange rien donc finalement on traine pas trop.

On va alors visiter la mosquée de Rustem Pasa, très jolie aussi bien plus que petite !



Encore un tour dans le bazar, on achète du café dans une enseigne apparemment connue où les Turcs font la queue. Ça sent bon ! On repère un peu les thés à la pomme et à la rose (plus assez de TL sur nous). Comme dans tout ce genre d'endroits c'est un peu soulant, on vous saute limite dessus dès que vous avez le malheur de regarder un peu la boutique, il y a pas mal de rabatteurs... c'est clairement pas une ambiance qui nous botte, même si on savait à quoi s'attendre.

On se baladera ensuite jusqu'à Sainte-Sophie. Un tapis de tulipes est dressé non loin, superbe ! La mosquée bleue se présente devant nous, encore plus magnifique (je trouve Saint-Sophie moins raffinée dans l'architecture). On se pose sur un banc en attendant le coucher du soleil (et mes jambes ont besoin de repos...) pour faire de jolies photos des monuments éclairés.





On fait le tour de la place, on va jusqu'à l'Hippodrome dont il ne reste plus grand-chose à part trois colonnes, très bien éclairées de nuit. Il y a des toilettes publiques sur la place, pour 1 TL (à l'occidentale...), très propres, bon à savoir ! On achète deux Istanbulkart pour les transports, qu'il faut charger ensuite. Un gentil Turc nous aide (on se méfiait du coup mais non, il état juste serviable, ouf). On reprend le tram jusqu'au terminus de Kabatas, puis le funiculaire jusqu'à Taksim.

Il est 21h30, on a faim, et la flemme de passer du temps à chercher une adresse originale, et il faut dire que dès qu'on s'approche d'un établissement on nous saute dessus 😛 On mange dans une sorte de "cantine" un peu haut de gamme (enfin déco plus classe) où on choisit directement ses plats au comptoir. C'est bon sans être excellent non plus mais au moins c'est bon marché (16€ à deux pour deux plats, une portion de frites apparemment maison, une portion de riz, deux jus de cerise et un dessert chocolatée à partager).

Après manger on flâne un peu sur Istiklal et on s'arrête boire un café turc. Là on se rend compte qu'on nous a facturé 50 cts de trop, par principe je vais quand même réclamer, il faudra expliquer que 2x 4.5 = 9. Arnaque ou erreur, on ne saura pas. Bon c'est pas une grosse somme, mais comme je disais, c'est pour le principe...

On flâne encore un peu pour repérer où manger les jours suivants. Beaucoup de "cantines" plus que de restos classes, et quand il y en a on nous saute dessus dès qu'on veut regarder la carte 😛 On achète du thé à la pomme et à la grenade (en sachet) un bouteille d'eau, et on rentre.

Pour une première journée, on aime surtout appréhender la ville, flâner sans prise de tête, la visite des monuments ce sera après. Découvrir une ville passe d'abord par son ambiances, ses rues, les gens... Pour le moment ça nous plait sans que ce soit un coup de coeur et ça confirme que l'ambiance "orientale" c'est pas trop notre truc mais tout ça on s'en doutait un peu. La ville est sympa et offre pas mal de choses à voir, c'est animé, on peut facilement manger et boire sans se ruiner, donc ça c'est bien !

Hâte de voir la suite !

Pour ce premier jour hormis des balades on compte bien sûr faire les incontournables : Sainte-Sophie, Tokpapi, le grand bazaar (enfin là plutôt rapidement car vous l'aurez compris les sollicitations en tous genres c'est pas trop notre truc), les principales mosquées, aller sur la rive asiatique, faire une balade en bateau sur la Corne d'or et le Bosphore...
Une semaine à Istanbul pendant le Ramadan du 8 au 15 septembre 2009 English translation pending
by Lubie · 2009-09-20 · 7 replies
Une semaine à Istanbul pendant le Ramadan du 8 au 15 Septembre 2009

Avec les photos:

http://picasaweb.google.fr/dumouzon/SelectionIstanbul09?authkey=Gv1sRgCKH5vo_Nh7KUcg&feat=directlink

Istanbul est une ville facile à visiter, le tramway est d'accès pratique pour visiter les différents sites touristiques et bon marché, nous prenons des jetons vendus par un commerçant voisin :1.50ytl le trajet, soit 75centimes d'euros, quelque soit la distance. Il y a beaucoup d'hommes dans le tramway, peut-être le travail des femmes n'est-il pas encouragé? Beaucoup d'hommes aussi dans les cafés, et dans la ville, à l'exception des populations plus jeunes. Les femmes ont des tenues longues et portent des foulards colorés, moi qui avais apporté un foulards bleu un peu triste pour ne pas choquer ! Les plus âgées portent un long imperméable, des collants et un foulard, même par une température de 30°, je les plains ! Quelques femmes sont entièrement vêtues de noir, je crois qu'il y en a plus du côté de la mosquée de Fetih. Les habitants d'Istanbul ne paraissent pas fumer, à notre étonnement; quand nous fumions nos « samsun 216 », nous avons été interpellés gentiment par des habitants au moins trois fois pour nous mettre en garde contre les danger du tabac : il doit y avoir une grosse propagande antitabac à Istanbul ! Istanbul est une très belle ville aux magnifiques mosquées; un important travail est fait pour les restaurer. Les habitants sont accueillants, et nous avons fait mon mari et moi un très agréable voyage !

Le soir à Istanbul

Nous sommes en plein Ramadan, et il règne tous les soirs une atmosphère de fête dans le quartier de l'hippodrome qui est très animé le soir; le reste de la journée il est occupé par les touristes venus visiter la Mosquée bleue toute proche. La population se rassemble pour dîner, ou se promener en dégustant les friandises locales vendues dans de nombreux stands installés sous les arcades longeant l'hippodrome ;Rappelons que les musulmans n'ont pas le droit de manger et boire pendant la journée, jusqu'à la tombée du jour. Parmi les friandises proposées, j'ai pu observer : sucettes colorées composées de bâtonnets enroulés alternativement dans différentes confitures, ou préparations sucrées de couleur, un peu molles glaces, les marchands de glaces vêtus de leur bel habit sont très folkloriques et amusent le spectateur, en barattant leur bloc de glace avec une longue cuiller et en le lançant en l'air puis avec la même cuiller font tapent sur les cloches disposées au-dessus de leur stand (peu de gens achètent ces glaces !) gâteaux divers, surtout des baklavas, lokmus, et petites boules, genres de beignets loksemes ou crêpes farcies aux différents fromages, viandes ou légumes sahlep, boisson à base d'orge épaisse brûlante vendue en générale en hiver délicieuse gaufres recouvertes de banane, crème, et toute sorte de confiseries barbes à papa enserrées dans du plastique Certains prennent un repas aux tables installées derrière ces stands, repas parfois accompagné de musique.

Un homme exécute d'une façon de maître des calligraphies, retransmises par écran devant un groupe de spectateurs qui admirent ou attendent leur tour pour obtenir leur calligraphie sur une assiette, une jolie feuille, ou le support qu'ils ont apporté.

De nombreuses tables sont installées au cœur de Sultanahmet et le long de l'hippodrome. Des groupes de femmes ou femmes et enfants, mais aussi des familles complètes , je veux dire homme, femme, enfant et éventuellement poussette , que l'ont voit rarement réunies pendant la journée ont déjà réservé leur emplacement dès 18h, 18h30, et attendent patiemment l'heure autorisée pour commencer leur dîner après l'appel du muezzin, vers 19h10 ; certaines ont apporté leur repas dans des sacs plastique (à Istanbul les sacs plastique noirs sont souvent utilisés comme matériel de transport), les restaurants ont préparé des salades emballées, de l'ayran (yaourt salé) du pain turc et les ont disposés sur les tables. Bien sûr, il n'y a pas d'alcool, d'ailleurs beaucoup de restaurants ne vendent pas de bière, même aux touristes, pendant cette période de Ramadan. La population, bien qu'elle soit nombreuse reste calme; quelques forces de police sont présentes et emmènent dans leur fourgon ceux qui perturbent l'ordre. Plus haut dans la rue Divan Yolu, des tables sont aussi préparées de la même façon et leurs convives attendent. Je crois que certains menus «ramadan» sont proposés.

Un spectacle gratuit de musique et de derviches tourneurs est offert gratuitement, on peut y assister sur les bancs installés devant ou debout derrière.

Nous avons vu des queues importantes, essentiellement d'hommes, (surtout le premier soir en haut de la rue Divan Yolu) attendre la distribution de repas gratuits, l'endroit où se déroulait ces queues semblait changer d'un soir à l'autre. Certains repas étaient offerts par les restaurants.

Notre repas de Ramadan

Nous avons participé par hasard à un menu de Ramadan avec la population locale, nous avions longé les murailles longeant le quartier Cankurtaran depuis la Petite Sainte-Sophie, quand j'ai réalisé que j'avais noté un restaurant, à proximité de la ligne de chemin de fer et de la voie longeant le Bosphore, c'était un restaurant bon marché proposé par le guide du routard, malheureusement il était fermé à midi, car ils organisait un dîner de ramadan le soir même à 7H15, que nous pouvions réserver, pour le prix de 25ytl par personne. Nous nous sommes dits «pourquoi pas»!, mais nous n'avions pas d'argent pour payer ! Les bureaux de change n'étant pas ouverts avant 10H, nous n'avions pu faire le change. Un seul billet de 10ytl en poche qu'ils ont accepté gentiment.

L'organisation du repas a été d'une efficacité remarquable, à la limite trop parfaite! Nous avons du manger à une vitesse très rapide, de manière à suivre l'enchaînement des plats servis. Nous arrivons à 7H et sommes conduits à la table préparée pour nous deux., sur une terrasse dominant le Bosphore. Seules quelques personnes sont déjà présentes. Sur la table recouverte d'une nappe jaune , une belle assiette où sont disposés sur un lit de salade, trois sortes de fromages, un cerneau de noix, deux petites tomates cerise, une datte, un abricot, des olives noires. Au milieu de la table, un plat de crudités, carottes râpées et chou rouge, salade verte. Trois verres d'eau « encapsulés », une grosse assiette de pain turc, et un thermos de thé pour certaines tables. Les familles arrivent, et attendent patiemment sans manger. Un serveur passe avec un chariot de boissons variées, fanta, coca, visne, ce dernier très apprécié(c'est un jus de cerises) ayran, ... pas d'alcool bien sûr. On nous sert aussi du thé dans le petit verre . Le départ est donné à 8H moins le quart, et j'ai l'impression que tout le monde se précipite sur son assiette ! Nous sommes 200 personnes ! Mais les serveurs veilleront toujours à ce que tout le monde soit bien servi. Des serveurs déposent une crêpe en rouleau, au fromage, délicieuse dans notre assiette. Il nous faut manger très vite, car déjà arrive un bon bol de soupe . Expliquons l'organisation du service :des serveurs apportent des plateaux de bols de soupe qu'ils déposent sur les chariots présents dans le couloir longeant les tables des convives, d'autres serveurs déplacent les chariot et servent les bols très rapidement, puis les assiettes sont changées, et les assiettes de poulet arrivent sur notre table, ce sont de délicieux morceaux de poulet, servis avec une purée de légumes. Enfin le chariot de desserts ! Figues à la crème, gulac, pudding de riz...(gulac délicieux aussi) Ce qui nous a surpris le plus outre la rapidité du repas (une heure) c'est le manque d'ambiance des convives, guère de rires ou de bavardages bruyants. Un jeune couple derrière nous fêtait l'anniversaire du mari, et un serveur a apporté un gros gâteau blanc avec trois bougies. Nous payons en fin de repas. D'autres dîners de Ramadan sont peut-être proposés dans d'autres restaurants, je ne le sais pas

Les petits métiers

Le vendeur de simits (petit pain rond recouvert de sésame), certains ont un petit chariot ambulant, ce fut ma première photo à Istanbul, sur les quais, le vendeur accepta gentiment que je le photographie et je goûtai avec gourmandise mon petit pain. D'autres vendeurs portent sur leur tête un plateau de simits bien agencé.

le cireur de chaussures : je connaissais le coup de la brosse qui tombe par terre, pourtant il a été effectué si bien que je n'ai pas pensé que c'était prémédité ! Le vendeur pour vous remercier de lui avoir signalé qu'il avait perdu sa brosse vous propose de cirer vos chaussures; j'ai vécu cette expérience deux fois; et deux autres fois, le coup de «vous n'avez pas une cigarette» que l'on offre la première fois gentiment et refuse à la seconde, pour ne pas avoir à refuser le cirage des chaussures !

le vendeur de maïs grillé ou à cuit à l'eau le vendeur de cartes postales et plans d'Istanbul : j'ai difficilement fait baisser légèrement le prix de cinq groupes de 10 cartes postales, et le vendeur a fait la tête, alors que je me suis aperçue plus tard, que c'était beaucoup plus cher que le prix normal. Pourquoi ?

le marchand de marrons grillés: contrairement à la France où il faut attendre l'hiver, on les trouve déjà en septembre ici, avec leur bonne odeur, ils sont bien rangés alignés devant le badaud.

Quelques commerçants ambulants dans le quartier de la petite Sainte Sophie: - le marchand tirant un gros chariot de cuvettes en plastique et matériel de ménage coloré - le marchand de chaussures ambulant

Des hommes portent des chargements énormes sur leurs épaules, ou un gros fauteuil.

Les commerçants et le touriste

Istanbul est une ville où vous n'êtes pas harcelés par les commerçants, comme dans d'autres pays, ce qui est très agréable; Lorsqu'il arrive que l'on vous propose quelque chose, il est très facile de répondre par une plaisanterie, qui est toujours accueillie avec un sourire et sans insistance.

Petit Bémol, puisqu'il est, je crois, de règle de marchander, je ne comprends pas pourquoi le vendeur paraît faire la tête, lorsqu'une affaire est conclue, cette attitude est très différente de celle des pays d'Asie. J'ai vécu cette expérience deux fois, pour les cartes postales, et pour l'achat de 4 T shirts au bazar Arasta; le prix proposé dans les boutiques était de 7ytl, mais la taille disponible se trouvait dans le magasin, où le prix demandé était de 10ytl, le vendeur a accepté de baisser à 7, mais il n'a pas paru satisfait, ce qui est déplaisant. Plus sympathique le commerçant de services à thé, nous avons décidé de réfléchir et de demander l'horaire d'ouverture, le matin, il nous a répondu simplement et nous avons fait affaire avec lui le lendemain(18ytl pour le service à thé avec les petites cuillers en verre)

En effet, au grand bazar, le prix pour le même service était quatre fois plus cher et atteignait même un prix inimaginable. Le prix des Tshirts était 5 fois plus cher, nous n'avons même pas chercher à marchander ! Nous avons acheté nos céramiques au centre artisanal «cafer Aga Medresesi», elles sont beaucoup plus chères qu'ailleurs, mais il paraît que les motifs des dessous de plats proposés ailleurs ne tiennent pas alors que celles du centre artisanal sont peintes à la main, puis recuites au four.

Vous êtes aussi bien accueillis quand vous vous renseignez sur les bateaux, par exemple, ou dans les restaurants. Les chats d'Istanbul

Nombreux sont les petits chats dans cette ville. Certains serveurs s'en occupent même gentiment. Quelques un sont pelotonnés ensemble. On trouve aussi des oiseaux dont je ne connais pas le nom, ils pourraient ressembler à des corbeaux mais n'en sont pas, ils mangent de grosses graines. Les canards apprivoisés ! Dans une rue de Cankutaran, deux canards blancs barbotaient dans une cuvette devant une maison à côté de leur maîtresse; le lendemain je revois la même femme entrain de faire un câlin à l'un des canards, l'autre se promenait librement dans la maison ! Très peu de chiens, contrairement à Bangkok.

Les jeunes et leur coiffure

Leurs cheveux sont maintenus avec du gel en un ou plusieurs épis au-dessus de leur tête.

Les enfants

On ne rencontre pas beaucoup d'enfants dans les rues ou les bus, je ne sais pas si c'était une période d'école. Ils se font réprimander par les personnes âgées lorsqu'ils ont une attitude irrespectueuse. Certaines petites filles ont les bras couverts et portent des collants. On voit les enfants le soir avec des adultes.

Les Stambouliotes et le jeu

Les habitants d'Istanbul sont très joueurs; plusieurs restaurants laissaient des jeux de société sur les tables -jeux de Backgammon, dominos, jeu avec des chevalets, des tuiles comportant des numéros et des couleurs, je ne connais pas ce jeu. Ils jouent tranquillement tout en buvant du thé.

Programme du séjour :

prix du voyage plus hôtel, pour deux personnes, 7 nuits, par Expedia 1150 euros dont 50 euros d'assurance.

Mardi 8 septembre 2009

Nous prenons l'avion à Roissy (repas et accueil de l'équipage médiocres) et arrivons à 13H, nous n'avons emmené que des « bagages cabine » changeons un peu d'argent, achetons 2 jetons par personne, un pour le métro et un pour le tram.(changement à Zeytinburnu pour prendre le tramway) C'est facile. Nous descendons à la station Sultanahmet, et errons un peu pour trouver l'hôtel, nous y serons à 2h et demies passé. Nous logeons à l'hôtel Angels'home, dans le quartier Cankurtaran, à 10minutes à pied de la Mosquée bleue. Nous avons eu une chambre double avec baldaquin au rez de chaussée, bien présentée (voir photo sur le site de l'hôtel), dans une rue calme , chambre propre (juste quelques cafards dans la salle de bains, mais je pense que c'est indépendant du degré de propreté de l'hôtel). Il avait beaucoup plu à Istanbul et la terrasse était fermée ce jour-là, les jours suivants, elle était accessible, mais il n'y avait personne. Le petit déjeuner se prenait, dans l'annexe de l'hôtel très proche. Le buffet était très impressionnant mais nous avons seulement apprécié les différents sortes de pains. Pas de bon café, mais du thé. Je recommanderai cet hôtel où nous sommes restés une semaine sans problème et avons été bien accueillis.

Une fois installés très rapidement, nous avons repris le tram vers Eminonu pour découvrir les quais longeant la Corne d'or ou Halic, et repérer les embarcadères pour Eyup, la croisière sur le Bosphore et Uskudar, ce qui s'est fait facilement. (un passage souterrain servant aussi de galerie commerciale très animée, permet de rejoindre les quais depuis l'arrêt du tramway) Nous avons goûté notre premier simit (délicieux) et un sandwich au poisson (bof, attention aux petites arêtes). C'est amusant de voir comment les turcs aiment s'asseoir pour déguster ces sandwiches sur une terrasse devant le bateau qui les fait. Les quais sont très bien aménagés, alors que je pensais qu'Istanbul était beaucoup moins moderne. La vue sur le Bosphore est très belle, l'eau est verte, je la pensais grise, puisque polluée (?). D'énormes bateaux de croisière sont amarrés à Beyoglu, en face et dépassent la hauteur des immeubles. Les bateaux circulent dans tous les sens et doivent faire attention en se croisant; il n'y a guère de petites embarcations à cet endroit.

Le pont Galata est pittoresque avec ses alignements de pêcheurs, la pêche est bonne, ils arrivent à attraper quatre petits poissons avec une seule ligne!, et les seaux sont pleins.

Une galerie sous le pont est consacrée à de nombreux restaurants vides à cette heure là, il n'y a pas d'autres commerces. Nous reprenons le tram pour aller visiter la Mosquée Bleue. Elle est sombre à cette heure là. Des hommes se lavent les pieds et la figure dans des.fontaines d'ablutions puis remettent leurs chaussettes avant de pénétrer dans la mosquée.

Il faut enlever ses chaussures avant la limite de l'entrée pour éviter un rappel à l'ordre. Nous avons tous enlevé nos chaussures, (des sacs plastiques sont à disposition, ou bien vous pouvez les déposer dans des cases). Et bien sûr un petit rappel est fait aux femmes de porter un foulard sur la tête, mais ce n'est pas toujours respecté dans cette mosquée. Je viens de lire une autre règle que je n'ai pas respectée, ne la connaissant pas : il ne faut pas non plus toucher l'extérieur de vos pieds nus, mais en fait, j'étais en socquettes, étais-je aussi dans mon tort ? Le sol est couvert par une multitude de tapis, et la coupole centrale a 43m de haut, et elle est entièrement peinte. Les portes et persiennes en bois, incrustées de nacre, d'ivoire et d'écailles de tortue sont très belles, ainsi que les faïences bleues d'Iznik. Cette mosquée est magnifique. Mais l'éclairage situé assez bas est assez gênant.

Nous n'avons pas pas le droit de nous approcher du minbar et du mihrab en marbre blanc, le centre de la mosquée étant réservée à la prière des hommes. Et ils sont très loin de notre vue. Les hommes sont beaucoup plus nombreux que les femmes à prier dans les mosquées , je ne sais pas pourquoi ! et les femmes sont tenues de rester dans les galeries situées au fond de la mosquée pour prier. C'est l'heure de la prière, mais nous pouvons y assister. Les hommes sont très nombreux, ils se prosternent agenouillés, se relèvent et recommencent, devant l'imam. C'est impressionnant. Nous retournerons dans cette mosquée à un matin pour mieux l'apprécier.

Il est temps d'aller nous restaurer, nous allons au Yeni Yildiz (adresse : Cankurtaran Meydani 18), restaurant recommandé par le Lonely Planet, et situé pas très loin de notre hôtel pour notre premier dîner à Istanbul, le repas ne fut pas extraordinaire, bonne aubergine coupée en morceaux intercalés par de la viande (patlican), une salade et un ayran (yaourt salé); le service a été très long, nous avons attendu une heure avant d'être servis ! La pluie faisait du bruit sur la tôle qui recouvre la terrasse .

Mercredi 9 septembre

Il a beaucoup plu cette nuit, nous apprendrons dans la soirée, que de graves inondations ont fait plus de 20 victimes à l'ouest de l'agglomération !

Nous prenons notre petit déjeuner à 7h et demie au restaurant de l'hôtel, il n'y a presque personne, à part les serveurs qui font des allers-retours pour remplir leur verre à la fontaine de thé, et remplir une assiette qu'ils mangeront derrière le bar !

Aujourd'hui nous allons visiter le palais de Dolmabahce (entrée : 20ytl par personne) situé de l'autre côté du pont de Galata (attention, il est fermé le jeudi), Nous prenons le tram depuis Sultanahmet jusqu'à Kabatas, et c'est à 10 minutes à pied. Les appareils à photo sont interdits à l'intérieur, nous avons du laisser notre sac à la consigne, alors que nous aurions pu garder les appareils à photo pour prendre des photos de l'extérieur ! Le jardin est agréable. Ce palais de style plus occidental est construit dans le style rococo, il est bordé par un quai en marbre, il a été construit de 1842 à 1853, sous Abdul Mecit qui a abandonné Topkapi. Atartük y est décédé en 1938 à 9h05, en sa mémoire toutes les horloges du palais indiquent l'heure de son décès.

C'est un très beau palais, tout y semble démesuré;le mobilier et les éléments décoratifs sont d'une richesse inouïe. Il est 9H, il n'y a pas beaucoup de monde, les visites sont guidées, et beaucoup trop rapides pour avoir le temps de «s'intégrer»au lieu. On passe en coup de vent. Un petit groupe de soldats défilent devant le palais.

Nous rejoignons Taksim, en prenant le funiculaire. Nous irons déjeuner chez Hala Manti (adresse : büyük Barmak Kapi, 26 curkulu cesme sokak) recommandé par le guide du routard, il était indiqué « convient bien pour un repas léger du midi » ! En fait, nous n'avons pas pu finir les plats copieux, nous avons partagé une gölzeme fourrée à la viande et une autre aux légumes, une femme assise les préparait à côté de nous sur un grand plateau rond, elle étalait la pâte avec dextérité, ces crêpes étaient énormes, mais fines et délicieuses, c'était un vrai régal, pour une somme très modique, notre meilleur repas à Istanbul !c'est une entrée, mais en fait un véritable plat. Nous avions aussi commandé des manti à la viande et aux épinards(raviolis turcs), mais n'avons pu terminé notre assiette, n'ayant plus faim. (38 ytl le repas pour deux avec une boisson)La petite salle décorée de coussins, tapis, kilims, est agréable, et il n'y avait presque personne ! Peut-être était-ce à cause du Ramadan, puisqu'il est interdit de manger avant le soir ?

Nous avons descendu l'Istikkal Caddesi, rue piétonne commerçante très animée, et après un stop chez Ali muhittin haci kebir (83 istikkal caddesi pour acheter ses fameux loukoums (5, 50 ytl pour 250gr de loukoums variés). En fait c'est très difficile de choisir des loukoums, ils sont tous à des prix différents, sinon il faut connaître les noms turcs, et je ne sais pas comment on dit loukoum pistache, loukoum crème de bufflone, loukum résine de pin !! on a pris un paquet de loukoum variés à 23ytl le kg, et le vendeur a tiré de grands tiroirs, et il en a pris deux dans chacun, sinon il existe des boîtes toutes prêtes de 500gr ou 1 kg, mais je ne sais pas s'ils sont aussi frais ?

Nous nous sommes promenés dans le marché aux poissons, « galata balik pazar ». En fait chaque restaurant a son étalage de poissons et le serveur nous invite à venir les consommer. A côté, le passage des fleurs où l'on ne vend plus de fleurs, mais qui est encombré de restaurants déserts. Tous les serveurs des différents restaurants se reposent sur des chaises en attendant l'éventuel client ! Nous passons devant le lycée Galatasaray, Nous visitons l'église St Antoine qui a une belle mosaïque et voulons voir le célèbre Hôtel Péra, mais il est fermé et en grande restauration, il paraît qu'il sera refait à l'identique.

Nous descendons la rue étroite mais sympathique Galip Dede de magasins de musique, en pente et mal pavée, un petit arrêt jus d'orange, et nous rejoignons la tour Galata. Le panorama en haut est superbe, mais la chaleur étouffante, et il n'y a pas beaucoup d'espace pour circuler!

Nous parcourons le quartier de Galata plus au sud, rues étroites encombrées de camions qui viennent chercher des livraisons de matériaux pour les artisans du bâtiment, rues peu intéressantes et impraticables; nous continuons jusqu'aux vieilles fortifications et rebroussons chemin en empruntant la voie rapide qui longe la corne d'or, bordée de magasins de robinetterie, lavabos, pompes...un petit arrêt pour regarder les pêcheurs sur le quai et nous reprenons le tramway à Karakoy

Nous dînons au Karadeniz kebab salonu, une marmitte, une pide, une salade, deux boissons service compris. Nous avons eu du mal à trouver ce restaurant situé emin pasa sokak, donnant dans la rue divanyolu.

Nous nous promenons le long de l'hippodrome pour voir les festivités du Ramadan, et assister à un petit spectacle de derviches tourneurs offert au public très nombreux. (voir la rubrique « le soir à Istanbul »)

Jeudi 10 septembre

Nous faisons une croisière sur le Bosphore, Nous prenons le tram jusqu'à Eminonu, prenons le passage souterrain pour arriver sur les quais jusqu'à l'embarcadère « Bogaz »qui veut dire Bosphore Le bateau part à 10h35, il s'agit de la compagnie publique « IDO », et c'est le Bosphorus Scenic Tour. Nous sommes arrivés trop tôt et allons nous promener sur le pont Galata. A partir de 9h45, les gens arrivent. Le guichet ouvre une heure avant le départ.

Le bateau fait des arrêts à Besiktas, Kanlica, Yenikoy, Sariyer, Rumeli Kavegi et enfin Anadolu Kavegi. Il vaut mieux se mettre en haut, à gauche du bateau, question position du soleil, juste après la première fenêtre, pour pouvoir prendre des photos, et éventuellement apporter des jumelles. Je laisse le soin au Guide Gallimard de vous décrire de manière approfondie le parcours et les sites. A l'arrivée, nous montons en haut des fortifications, une bonne montée d'une bonne vingtaine de minutes pour avoir le droit d'admirer un beau panorama sur l'embouchure du détroit et de la Mer Noire, il y a de nombreux restaurants de poisson, mais il paraît que c'est cher et long, et nous avons préféré emmener un pique-nique.

Ce fut une agréable croisière. Nous avons repris le bateau à 15H, et sommes arrivés à 16H30. Il y a possibilité de faire un arrêt en route et de reprendre le bateau suivant, le dernier part d'Anadolu Kavegi à 18H pour arriver à 19H30.

Mais nous voulions continuer notre journée en visitant le Bazar Egyptien et les deux mosquées la très grande Yeni Camii et Rustem Pasa, plus petite, mais d'une décoration intérieure très riche.

Nous sommes allés dîner au Pahazade restaurant, beaucoup d'apparat pour une qualité moyenne. J'ai détesté mon plat d'agneau bouilli, mais ils ont été sympa, ils m'en apporté un 2°!que je n'ai pas pu manger plus, alors ils m'ont proposé de choisir autre chose, mais j'ai refusé, alors ils ne me l'ont pas fait payé

Vendredi 11 septembre

Aujourd'hui, nous avons visité le palais de Topkapi, nous sommes en avance et avons le temps de parcourir la rue sogup cesme sokagi et ses belles maisons ottomanes restaurées. Nous rejoignons la porte d'entrée au niveau de la fontaine d'Ahmet 3, très belle en haut de cette rue. Nous sommes arrivés les premiers pour l'ouverture de 9H, vous prenez vos billets au guichet à gauche (20 ytl par personne)puis nous avons pris nos billets pour le harem (15 ytl par personne)(à côté de ce dernier)que nous avons pu voir en individuels avec seulement deux, trois personnes en même temps que nous, et nous avons pu prendre tout le temps nécessaire pour le visiter calmement et prendre des photos, c'est très beau ! Pour la suite de la visite du Palais et en particulier le trésor et les costumes (non brodés), cela a été plus difficile, car les groupes étaient arrivés ! Une partie des salles du divan était fermé pour restauration ainsi que les cuisines. J'avais étudié la vie dans le harem à l'aide des guides, notamment le guide Gallimard et le livre d'Albert Bobovius « Topkapi, relation du sérail du Grand Seigneur « (actes sud 1999) que j'avais emprunté à la bibliothèque, livres qui m'ont mieux aidé à imaginer la vie dans le palais à cette époque. Nous n'avons pas pu voir de miniatures malheureusement! Nous avons visité le pavillon des reliques de Mahomet qui est maintenant transformé en musée Cette visite est très intéressante. Il faut compter 3 heures.

Nous avons fait une halte déjeuner au restaurant bien connu «Tahiri Sultanahmet Koftesi » (Divanyolu 12)et nous avons pu nous restaurer agréablement (prix 22ytl par personne. Le service est rapide et c'est bon, nous avons pris des kofte, brochette d'agneau haché, une salade de haricots blancs pour deux et un bon dessert à la semoule, une boisson par personne. Il est noté dans les guides que ce restaurant est fermé le soir, mais c'est inexact. Notons quelques gouttes de pluie cet après-midi. Et nous voilà d'attaque pour visiter Sainte Sophie, (entrée 20 ytl par personne !) visite un peu décevante, l'intérieur est en pleine réparation (un énorme échafaudage avec un ascenseur pour que les ouvriers accèdent à la coupole ! Les mosaïques des tribunes ne sont pas en très bon état. (une heure de visite)

Le hammam situé à proximité est fermé pour réparation également !

Nous allons voir les travaux handmade de la caferaga medresi, où nous achèterons un autre jour de belles poteries, plus chères que dans les boutiques, mais il paraît que les décors des dessous de plat peu chers ne résistent pas à la chaleur. Ici, ils sont peints à la main et recuits. Il y a un petit café où nous prendrons un thé et un délicieux gulac, accueil sympathique

Heureusement la citerne Yerataban sur yerebatan caddesi, était ouverte, et nous avons le temps de la visiter, car ce n'est pas très long. Elle est très impressionnante avec ses nombreuses colonnes.

Nous allons dîner au mavi café (yerebatan cd 54), tout petit self assez nul que je ne vous conseille pas, repas imposé par le serveur(mezze et poulet, pas d'agneau alors que c'est indiqué sur la carte)

Petit tour le long de l'hippodrome, dégustation d'un bon sahlep !

Samedi 12 septembre

Nous prenons le tram à Sultanahmet pour Eminonu et prenons le passage souterrain pour rejoindre les quais. Nous partons prendre le bateau pour Eyup et la Corne d'or ou Halic. (1, 50ytl)Nous devions faire cette excursion le dimanche, mais le bateau part beaucoup plus tard ce jour là, et nous voulions continuer la journée en rejoignant l'église Saint sauveur du chora, aussi nous avons inversé les jours. L'embarcadère se trouve à gauche du pont de Galata, on passe devant un grand parking d'autocars et de voitures, on aperçoit un petit centre commercial « le storks » on arrive à un chemin entre deux grillages, et au bout se trouve le petit kiosque et embarcadère pour Eyup. Nous avons juste à temps pour le bateau de 9H moins le quart et arrivons au terminus de Suttluce à 9H15, il n'y a pas beaucoup de monde sur le bateau. Regardez le paysage du côté gauche du bateau. On aperçoit l'énorme cimetière qui occupe toute la colline, sous les cyprès. A Suttluce, on traverse le pont pour arriver de l'autre côté de la Corne d'or; en effet les bateaux ne s'arrêtent plus à Eyup, car il a trop plu au mois d'août, et le bateau que nous prenons ne peut plus y accéder !

Nous prenons le téléphérique à 100m de l'embarcadère Pierre Loti Le chemin est facile à trouver pour accéder au café Pierre Loti, dont la terrasse offre une vue magnifique sur la Corne d'Or, un petit thé très cher ici; nous montons un peu plus haut, puis redescendons à Eyup en traversant le cimetière, je me demande comment les familles peuvent avoir accès aux tombes situées plus bas sur la pente abrupte de la colline! Les tombes des femmes sont surmontées d'une fleur et celles des hommes d'un turban;, il n'y a pas que des tombes anciennes, des gens y ont été enterrés ces dernières années.

Nous visitons la mosquée Eyup Sultan, le tombeau d'Eyup et les turbe (tombeaux). Il y a beaucoup de groupes de femmes, des familles, un jeune garçon en costume de « circoncision », son père est fier de nous le faire admirer et nous invite à prendre une photo !

Nous avons faim et projetions d'aller au Ensar Lokantasi, mais il est fermé (peut-être à cause du ramadan ?) Heureusement, car nous avons bien déjeuner au self « Simit Sarayi », j'ai vu plus tard qu'il y avait d'autres « succursales » en face de la gare Sirkeci, ou dans le quartier de la mosquée Fetih. Hmm ! Les bons borek aux épinards (1, 50 ytl pièce), les bons borek en forme de rouleau (1, 50 ytl pièce), un ayran et un jus de cerise , une limonade et les bons desserts plus chers dont le bon gâteau au poulet), le tout pour 17, 25ytl soit 4 euros par personne !

Nous pouvons prendre le bus 39 vers la porte d'Erdine Kapi, ou un dolmus beige/jaune (partent du même endroit) (le bus 39 passe sur le boulevard côtier à 100m de l'embarcadère direction Istanbul, mais nous avons pris à l'arrêt suivant le dolmus qui arrivait; (nous payons dans le dolmus)

La mosquée Mihrimah Sultan (aux 100 fenêtres) est fermée pour restauration; Nous continuons à pied vers l'Eglise St-Sauveur du Chora, ou Karyie muzesi richement décorée de mosaïques et fresques anciennes et bien restaurée, elle est plus belle que Sainte-Sophie !, nous ne connaissons le chemin qu' approximativement, mais un groupe de cinq gamins à l'affût d'argent de poche nous propose de nous y conduire ; ils se font réprimander sur leur passage par une personne âgée pour leur conduite. Nous cherchons ensuite le bus 90 qui passe Draman cd, mais c'est un peu plus difficile à trouver (l'arrêt est assez loin du début de la rue). Nous allons visiter la mosquée Fatih, Il est encore tôt.

Nous aurions pu remonter vers la porte d'Erdine Kapi pour reprendre le bus 28 vers Beksitas. Le quartier de Fatih est plein de boutiques de mode, et pourtant, c'est ici que nous voyons le plus de femmes habillées totalement en noir, quel contraste ! Nous allons jeter un coup d'oeil à l'Aqueduc de Valens qui enjambe le boulevard Atatürk. Finalement nous sommes tout près du Grand Bazar , que nous découvrons : quelle surprise de voir un bazar, aux boutiques bien agencées, en fait rien d'un bazar au sens fouillis ou foutoir!

Nous reprenons le tramway jusqu'à Sultanahmet, mais en fait, on aurait pu rentrer à pied, ce n'est pas loin. Le soir nous retournons dîner chez Karadeniz (voir adresse 9 septembre) attention, il y a un 2° karadeniz dans la rue voisine (karadeniz konak) à ne pas confondre:marmitte (plus fromage manquant), ayran, une salade pour deux, ils n'avaient plus de baklavas, et nous ont offert des lokmas (beignet oblong) à éviter. Accueil toujours sympathique, le serveur et le patron nous ont reconnus !

Petite déambulation sur l'hippodrome.

Dimanche 13 septembre

En route pour Uskudar, sur la rive asiatique ! Nous prenons le tram de Sultanahmet jusqu'à Eminonu, passons sous le passage souterrain, et on prend le ferry à droite du pont Galata, c'est un énorme bateau (3 étages), et il n'y a personne. Quand nous arrivons à Uskudar, à 9h15, la ville est encore endormie, il se met à pleuvoir à verse, nous sortons nos capes vietnamiennes! Nous prenons la rue Hakimiyeti Milliye, nous arrivons à un rond-point que nous contournons vers la droite vers la rue Halk pour chercher le marché, il est introuvable, mais nous rencontrons beaucoup de femmes portant le foulard, elles sont venues rendre hommage au défunt du halil Pasa Türbesi, une femme insiste pour que nous y pénétrions, mais nous nous sentons un peu déplacés !

En fait pour aller au marché, il faut prendre la rue opposée à la rue Halk, il est près du Yöre AVM, c'est un petit marché sympa et varié. Vous pouvez y trouver des produits moins chers qu'à Istanbul. Heureusement la pluie s'est arrêtée.

Nous prenons la rue Cavusdere sur 800m, jusqu'à la rue Tekke ar. sk. Nous avions imprimé un plan google maps pour nous y retrouver, mais c'est un peu dur à localiser, enfin, nous arrivons à la mosquée Valid Atik (la rue monte fort) nous prenons la rue Ahmetoglu Musallasi pour revenir sur la rue Cavusdere et rejoindre la mosquée Cinili, très tranquille. Couverte de faïences d'Iznik, elle est très belle.

Nous revenons par le même chemin, cela fait une bonne marche ! Mais nous sommes récompensés par notre déjeuner au Kanaat Lokantasi (9 selmani Park) très apprécié (plat, dessert, boisson pour 11 euros par personne); Il y a énormément de bus à Uskudar devant l'embarcadère, mais le bus 15 une ytl(n'importe lequel sauf le 15F) nous dépose à la mosquée de l'embarcadère de Beyerbeyli. Bonne ambiance de pêcheurs (petits restaurants), nous rejoignons le palais Beyerbeyli. Nous traversons le parc, l'entrée est chère, nous attendons pour la visite guidée obligatoire qui devait être en anglais, mais elle s'est faite en turc, avec quelques phrases traduites en anglais et le tout au pas de course, dommage, car l'intérieur est raffiné, et les photos sont interdites, pas de cartes postales non plus , juste un petit livre aux mauvaises photos. Nous retournons à Uskudar par le premier dolmus qui se présente à l'arrêt de bus, et revenons au Kanaat pour prendre un goûter, nous achetons aussi quelques loukoums plus haut, (10ytl environ au lieu de 20 chez Haci Bekir, très bons

Nous sommes fatigués et souhaitons dîner près de notre hôtel, nous essayons le Kosk café recommandé par le guide du routard(rue Akbiyik, adliye sokak) le serveur apporte sur la table un gros pain soufflé chaud délicieux appelé lavas, mais les plats sont de qualité moyenne, il y a trop de pain dedans., un jeune est très content !

Lundi 14 septembre

Nous montons d'abord à Sultanahmet pour changer de l'argent, mais les bureaux sont fermés jusqu'à 10H! tant pis. Nous retournons voir la belle Mosquée Bleue, tout juste ouverte, et nous pouvons la visiter tranquillement !

Puis nous rejoignons la toute petite mosquée de Sokollu Mehmet Pasa après avoir longé l'hippodrome encore endormi. Elle est fermée à clef mais un gardien nous ouvre, j'ai fait une bêtise, j'ai oublié d'enlever mes chaussures pour aller voir si la porte était ouverte et je me suis fait rappeler gentiment à l'ordre ! Nous n'avons pas le droit de prendre des photos, elle est vraiment très belle avec ses vitraux et ses faïences d'Iznik, et très tranquille, puisque nous sommes les deux seuls à la visiter ! un enchantement ! Le gardien nous propose une enveloppe de 12 belles photos pour 10ytl et nous sommes contents. Nous regardons les maisons en bois du quartier, certaines sont bien restaurées, d'autres très abîmées.

Nous rejoignons la mosquée petite sainte sophie Küçük Aya Sofya Camii.c'est une mosquée très claire et agréable avec une galerie à l'étage. Comme à Sainte Sophie, les murs sont revêtus de marbres veinés et les coupoles de resplendissantes mosaïques. L'entrée est gratuite. C'est l'ancienne église Saints-Serge-et-Bacchus construite vers 530

Nous cherchons les ruines des remparts terrestres et du Palais Boucoléon, il faut passer par un tunnel sous la voie ferrée, il fait très chaud, nous prenons le boulevard à l'extérieur des remparts, c'est très bruyant et il n'y a pour ainsi dire pas de pasage pour accéder de nouveau à l'intérieur de la ville, quant à traverser le « périphérique » c'est quasiment impossible ! Lire la suite dans le paragraphe « notre repas de ramadan »

Nous remontons vers Sultanahmet pour faire le change et faire une pose déjeuner au Tahiri Sultanahmet koftesi (divanyolu 12), où nous nous étions déjà restaurés le vendredi 11 septembre. Bonne pause.

L'après-midi, nous faisons un peu de shopping, des loukoums chez Haci Bekir, près de la gare, ils ne sont pas très aimables, j'ai pris deux boîtes de 500gr emballés pour faciliter les choses. Nous retournons à la Caferaga Medresi, pour ramener des céramiques, puis au Bazar Arasta, beaucoup moins cher que le Grand Bazar, pour trouver des Tshirts (28ytl les quatre). Nous voulons ramener un service à thé pour notre fille et hésitons, mais ne choisirons pas aujourd'hui. 7H moins le quart, Il est temps d'aller découvrir notre dîner de Ramadan (voir le paragraphe au-dessus du programme) pour cette agréable soirée !

Mardi 15 septembre

Il est 9H quand nous arrivons sur la place Sultanahmet, les touristes commencent à arriver. Nous allons à pied jusqu'au Grand Bazar, ce n'est pas très loin, mais les verres à thé sont facilement quatre fois plus chers qu'au Bazar Arasta ! Et j'essaie de voir le prix d'un Tshirt, la différence est aussi énorme ! Nous quittons rapidement le bazar et prenons le tram à Cemberlitas jusqu'à Eminonu pour ensuite aller visiter le complexe de la mosquée de Suleyman; Les rues pour y monter sont très abruptes, il fait très chaud, et en haut, le temps est étouffant : La mosquée est bien fermée et le jardin qui l'entoure est à l'abandon ! Néanmoins les deux turbe de suleyman et surtout de Rolexane, (sa femme) sont accessibles gratuitement, ils sont très beaux, celui de Roxelane est entièrement décoré de faïences d'Iznik.

Nous ne voulons pas rester déjeuner ici, on étouffe, nous redescendons les rues et retournons à Sultanahmet , puis près de la petite Sainte Sophie, où nous respirons beaucoup mieux. Nous ferons une longue halte au Tahiri Cesme Restaurant, de qualité « pas si mal » :hoummous (bof) et aubergines frites (froides, ce n'est pas bon), deux bons kebab, meilleurs qu'au Kosk café, deux sutlac, un lavas (gros pain soufflé chaud)moins bon qu'au Kosk, un fanta et un coca (bière refusée !)deux thés offerts et deux cafés turcs très bons ! pour 49ytl pour deux. Atmosphère paisible sous la treille. Pour donner une idée du coût des repas à Istanbul, nous avons toujours dépensé entre 11 et 12 euros par personne. Nous retournons aller chez nos valises, hélas il faut retourner à Paris, nous n'avons pas eu le temps d'aller aux îles des Princes ! Nous garderons d'Istanbul un merveilleux souvenir ! Nous n'avons pas eu de problème pour emmener les loukoums en cabine.
The Two of Us in Istanbul: A Turkish Blue Round
by RichardXI · 2025-09-27 · 82 replies
Hello everyone,

I’m not really a regular contributor to VoyageForum, but every time Kate and I travel, she encourages me to write a travel journal and publish it. And I must admit, it’s a very enjoyable intellectual exercise, though not always easy. As a VF contributor whose journals I’ve read once said, this retrospective work not only helps preserve memories but also provides a fruitful moment of introspection by bringing back emotions and feelings.

Kate and I spent a week in Istanbul. For her, who had already visited, it was a return; for me, it was a discovery.

As we’ve now made a habit of, I write the texts, and she posts her photos. We hope this illustrated story, crafted together, will revive beautiful sensations for those who know the city and inspire others to discover it. Here we go!

Adresses de restaurants à Istanbul? English translation pending
by Pepitopepita · 2007-06-18 · 14 replies
Bonjour tlm

Je pars pour Istanbul au mois de juillet et j'aimerais connaitre le maximum d'adresse de resto de la ville. Car le plus souvent sur les sites je trouve des restos mais chic (donc un budget trop élevé pour une étudiante) et donc j'en cherche des moins chers mais où je pourrais tout de même retrouver le charme de la Turquie.

J'ai de même entendu parler d'un hôtel (le yeni hôtel à istanbul) et a votre avis faut il réserver à l'avance? Ou je peux y aller directement en revenant de l'aéroport sans même réserver?

Je vous remercie d'avance pour vos réponses

bisouuus
Istanbul: restaurant English translation pending
by Sf56 · 2013-09-23 · 11 replies
bonjour à tous, je suis à la recherche d'une idée de restaurant (le soir) sur le bosphore à istanbul pour un anniversaire , nous partons le 10 octobre à l'occasion de cet anniversaire et je voudrais faire une belle surprise à mon mari

merci à vous
Adresse de restaurant à Istanbul? English translation pending
by Chausey · 2004-03-15 · 5 replies
Qui peut nous donner des adresses de restaus locaux sympas mais de bon niveau (anniversaire de mariage ...) pour séjour prévu dans 15 jours ?

Vue sur le Bosphore non obligatoire !!!😉

D'avance merci.
Votre restaurant préféré à Bangkok? English translation pending
by Foudasie · 2008-11-14 · 46 replies
Quel est pour vous le meilleur restaurant de Bangkok ? Thaï bien sur, on n’est pas là pour manger une entrecôte avec des frites Sans considération de prix, car un repas de luxe à Bangkok ne sera pas plus cher qu’un routier chez nous Il faut donc en profiter

Je me lance : nous avons bien aimé le « blue éléphant » pour la finesse de sa cuisine 18/20 Et aussi « the face » pour son cadre magnifique, sa déco, ses aquariums, son bar, mais cuisine moyenne par contre 12/20

A vous !
Adresses de très bons restaurants sur Istanbul? English translation pending
by Gateaum · 2007-11-30 · 11 replies
Si vous avez quelques adresses de très bon restaurants avec des plats typique turc à des prix accessibles, je suis preneur, je part le 08/12/07.
Visites et activités pour une semaine à Istanbul fin octobre? English translation pending
by Cyril06584 · 2008-09-04 · 46 replies
ma femme et moi allons prendre une semaine de vacances a istanbul ! nous prenons uniquement nos billets d avions et voyons le reste sur place ! donc nous recherchons un logement, un petit hotel sympa, un quartier sympa, des ballades, des infos sur cette ville ?? des endroits a ne pas rater, des restaurants ( surtout les restos )? si il y a la possibilité de louer un scooter ? son prix ? nous avons un budget pour le logement d environ 40 euros /nuits je vous pose toutes ces questions car toujours je prepare mes vacances sur ce site, donc je vous remercie d avance !!!!
Istanbul: hôtel pas cher pour une nuit et transport jusqu'à Emirdag? English translation pending
by Kalash79 · 2010-07-05 · 25 replies
Bonjour ,

j'atterri à Istanbul vers 11 h 30 du matin en août, je sais deja qu'il vaut mieux que je prenne un transport de la société havas vers taksim pour que ça me coute moins cher et puis je suis perdu ! en faite je voudrais rejoindre Emirdag dans la region d'Afyon donc je souhaiterais dormir une seule nuit a Istanbul pour ensuite partir en bus jusqu'à Emirdag

j'aimerais savoir ; - dans quel quartier d'Istanbul trouvé un ptit hotel sympa et pas cher (ce n'est que pour 1 nuit) ? - est ce qu'il y a un allé direct vers Emirdag ou dois- je changer à Eskisehir ou Afyon par exemple? - vu la grandeur d'Istanbul , je suppose qu'il y a plusieurs otogar , laquelle otogar dois-je aller pour ma facilité la tâche ? - pour le billet du bus , vaut mieux que je le prenne le jour quand j'arrive à Istanbul ou le prendre directement à mon départ le lendemain

désolé si je me suis trompé de rubrique , j'ai suivi toute les démarches (choisir destination ensuite thème) et impossible d'ouvrir une discution dans la section adéquate (ça me redirige vers un texte d'explication ) merci au moderateur du site de me placer mon message où il faudrait

merci
Istanbul et côte lycienne en famille English translation pending
by Normandaluz · 2020-01-19 · 23 replies
Merhaba ! 😎

En famille, on vient de décider une destination voyage pour cet été: la Turquie.

La période serait du 4 au 18 août grosso modo. Au départ, on pensait partir un peu avant mais du 31 juillet au 3 août c'est Aïd El Adha, c'est peut-être un peu compliqué de visiter Istanbul dans ces conditions (fermeture des monuments et autres. Mais si l'ambiance est sympa pendant ces fêtes, on put changer d'avis)

Nous sommes 5: 2 adultes et 3 garçons de 17, 12 et 6 ans. Famille franco-espagnole qui vit en Andalousie (je dis ça au moment de comparer les climats en août, à Séville on a l'hbitude des 40 à l'ombre)

En principe, l'idée serait la suivante: combiner Istambul (5 jours: 4 au début, 1 à la fin du séjour) et côte lycienne (9 jours)

le 4, vol direct depuis Málaga (dans la soirée). nuit à Istanbul

5,6,7,8 -> 4 jours à Istanbul. Trouver un logement du côté de Karakoy ou Beyoglu.

Pour éviter les grosses chaleurs, j'ai pensé concentrer sur les matinées le côté monumental (Ste Sophie, Mosquée bleue, bazars, Mosquée Suleymaniye, Topkapi, etc).

L'après-midi, je cherche des options siestes, parcs ou zones ombragées, activités détente (hamam... mixte et/ou qui accepterait enfants? ça existe?), éventuellement piscine s'il y a...

Le soir, changer de quartier: bateau sur le Bosphore (il y a des bateaux-bus bon marché à recommander?), pont de Galata, zone Taksim, etc..

le 9, vol intérieur pour Dalaman (côte turquoise, province de Mugla) pour une grosse semaine (du 9 au 15). Voiture de location.

Et ensuite répartir le temps plus ou moins comme ça : 2 nuits à Dalyan, 2 nuits à Fethiye et 3 nuits à Kas ou Demre... C'est jouable ? Des conseils?

En vrac, j'ai noté: pour la zone Dalyan: plage Istuzu, site de Kaunas (en bateau) et bourg de Dalyan. bain de boue à Sultaniye

pour la zone Fethiye: Patara plage et ruines, vestiges de Xanthos, plage Oludeniz et criques du côté de Faralya. Village fantôme de Kayakoy.

pour la zone Kas: bourgs de Kas, Kalkan et Demre (et site de Myra), plage de Kaputas, excursion à Kekova et gorges de Saklikent, éventuellement site de Termessos.

le 16, retour à Istanbul (avion). le 17, un jour entier à Istanbul et départ le 18 pour Málaga.

Voilà pour l'instant où j'en suis. Rien de très concret. Des conseils ? Recommandations ? Des coins à éviter? (j'aimerais éviter le tourisme trop massifié et le littoral bétonné)

Merci d'avance pour vos réponses.
Istanbul: Et 1 et 2 et 3... et 4 English translation pending
by Vazyvite · 2014-08-01 · 111 replies
Bonjour,

Faisant suite à notre semaine Cappadoce, nous allons passer 6 nuits à Istanbul avant de rentrer sur Bordeaux. Ce sera notre 4ème séjour dans cette ville dont on ne se lasse pas.😎 Pour le coup, ayant passé mon temps à préparer le séjour en Cappadoce, nous avons la semaine la moins préparée de tous les temps. 🤪 Hormis 2 ou 3 idées, on y va la fleur au fusil.

Dimanche 13 Juillet :

Nous arrivons à l'aéroport d'Ataturk à 16h05. On se dirige vers la station de métro. Bon Ok on est Dimanche mais il n'y a personne au guichet. Pour un aéroport international, c'est moyen quand même 😕

On se rabat donc sur les distributeurs automatiques. Ce qui implique d'avoir retirer déjà des Liras ( Livre turque ) dans l'aéroport. Il faut donc d'abord aller à celle qui distribue les cartes ( tu as une caution de 6 TL qui sera rendue donc ) Ensuite on la charge de la somme qu'on veut. 50 TL est un bon début pour 1 couple. Çà défile vite mine de rien. Ça sert donc pour le métro, le tramway, les funiculaires sur Galata et bien sûr les bateaux de toutes les compagnies, il y en a 3 principales. Un trajet coûte 2,15 TL et pour les bateaux, ça dépend des trajets. 1 carte pour 2 ou + est tout à fait possible voire + pratique.

Pour changer, alors qu'on était abonné à la place Taksim, je prends un hôtel vers Galata, près de la tour du même nom Alors dire qu'on est près, c'est peu dire 😎





On fait une pause sur la terrasse du bar et c'est assez impressionnant 😮 L'hôtel est le Anemon Galata . J'avais pris une chambre standard et vu mon charme intense, ma sensualité à fleur de peau et une carte bleue comme le bleu de tes yeux, la réceptionniste nous upgrade en suite Junior. Faut dire aussi que j'avais enlever les chaussettes de mes sandales, donc j’étais au top de l'élégance aussi. On avait déjà eu le coup à Amsterdam.

On a de la place, c'est sûr 😎





Y'a le WiFi gratuit, une machine à café et une bouteille d'eau offerte.
Aux pays du sourire et des orchidées: (1) Bangkok et Vietnam+photos English translation pending
by Smouchy · 2007-01-25 · 27 replies
BANGKOK-VIETNAM-CAMBODGE-LAOS, DU 22 OCT. AU 5 DECEMBRE 2006. VOYAGE AUX PAYS DU SOURIRE ET DES ORCHIDEES ! En remerciement pour l’aide apportée par de nombreux membres de VF.

suivez le récit en PHOTOS (pages 4 à 9 album photos:MARCHÉS ETHNIQUES CAN CAU +BAC HA ) sur
http://claudinebeaujean.myphotoalbum.com (bkk +vietnam;le reste plus tard...)

22 OCTOBRE :départ Madrid 13h50, vol TG949 B747-400

23 OCTOBRE :arrivee á BKK à 6h20 apres un vol sans histoire. Les sièges, confortables, de la classe économique laissent plus d’espace pour les jambes que ceux de beaucoup de compagnies occidentales. Trois semaines après son inauguration officielle, nous decouvrons l’immense et luxueux Suvarnabhumi airport, orné d’omniprésentes photos du roi et du couple royal (elles devaient d’ailleurs nous accompagner tout au long du sejour thailandais !). Bagages et douane efficaces :le tout en un peu moins d’une demie heure ! Taxi pour le Marriott resort…les superstructures du sky train sont terminées…il fait dejà tres chaud et humide sous un soleil de plomb. Après deux heures d’un profond sommeil réparateur (nous ne sommes pas là pour dormir !), nous voguons sur le Chao Phraya avec une des navettes, qui relient gratis l’hotel à Saphan Taksim, tête de lignes sky train +river boats, en 10 minutes ;jamais nous n’avons dû l’attendre plus de 5 minutes !

A Saphan Taksim, river express direction Tha Tien pour visiter le Wat Pho et son fameux Buddah couché.Affirmer qu’il fait chaud est un euphémisme :il fait même très chaud !Pendant tout notre voyage (sauf dans région de Sapa/Bac Ha), les températures seront constamment comprises entre 32 et 35ºC, accompagnées d’une humidité de l’air très importante. Le Chao Phraya est en crue…les hautes eaux les plus fortes des 6 dernières années…paraît-il !A Tha Tien, comme dans beaucoup d’autres embarcadères, nous empruntons des pontons surélevés.Les eaux ont envahis les premières échoppes du petit marché…les habitants, manifestement, vivent avec … Enceinte du Wat Pho :gigantesque Buddah couché, 46m de long., recouvert d’une feuille d’or…un fidèle recueillait les aumones déposées dans la centaine de troncs placés sur toute la longueur du bouddha ;le tintement rythmé des monnaies nous accompagnait ainsi jusqu’au moment de remettre nos chaussures...mais aussi beaucoup de moines, 4 chedis surmontés de flèches élancées, une école de massages que l’on dit célèbre…et des farangs ! Le soleil décline vite sous ces latitudes…peu avant 18h, il fait noir…et l’agitation cesse pendant l’execution de l’hymne national !!!scene reellement vécue sur le quai d’une station de skytrain…soudain tout se fige. Pour pouvoir profiter de la clim, nous visitons le nouveau centre commercial Paragon….et tout spécialement sa librairie :section étrangère :surtout en anglais…français, anecdotique…et espagnol, inconnu ! La soiréee se termine au dîner buffet du 78e étage de la tour Baiyoke, la plus haute du royaume.Il y a foule pour goûter plats locaux, internationaux et autres sushis tout en jouissant d’une vue imprenable sur BKK la nuit !

A propos, j’allais oublier le coup d’état du 19 sept…c’est que rien, mais absolument rien, n’évoque, de près ou de loin, »l’évènement » !

24 OCTOBRE : L’hôtel est vraiment idéalement situé sur la rive du Chao Phraya.Nous l’avons choisi après une discussion VF sur les meilleurs petits déj de BKK !Nous n’avons pas été trompés :le merveilleux petit déjeuner buffet est tout simplement somptueux :choix et qualité !(il sera neanmoins dépassé par celui de saigon !!!) Même si le Marriott est grand…on peut affirmer qu’il est presque intime :jamais, nous n’avons ressenti la désagréable impression d’être envahis par des groupes bruyants, d’autant que les bruits sont étouffés par un luxuriant jardin tropical où est cachée une jolie piscine.On peut même rever que l’on est seuls !!!

Par la navette et le boat river, en route ( !) pour Tha Chang, direction Wat Phra Kaew et le grand palais contigu.Toujours accompagné de cette chaleur humide et implacable….qui ne nous abandonnera presque jamais ! Ce jour là, nous n’étions pas vêtus décemment !Du moins selon le critère des cerbères de garde à l’entrée du palais…qu’on en juge !Je portais un pantalon :inacceptable…on m’a loué une robe longue pour mettre par-dessus.Pierre ne valait pas mieux : horreur, un pantalon 4/5e laissait apparaître quelques centimètres de chair au-dessus de la cheville :inacceptable…il a du revêtir un panta…lon(g) ! Le Grand Palais est un ensemble de bâtiments (pantheon, bibliothèque, palais) d’une beauté à la fois spectaculaire et agressive, remplis de sculptures, de décorations, de couleurs et de peintures murales.Dans ses murs, le Wat Phra Keo, le temple du Bouddha d’émeraude, abrite la figure la plus sacrée du pays.Il paraît que le roi, en personne, se déplace pour le changer d’ornements… Nous nous offrons alors une balade en bateau pour profiter de la très relative « fraicheur » des khlongs !le hasard nous emmènera sur le khlong Noi.Sur la rive gauche, la gare de Thonburi…en face nous passons en revue les barges royales rangées dans un hangar sur l’eau, ensuite, nombreux wats les pieds dans l’eau, ou encore protégés par des tas de sacs de sable, maisons sur pilotis visibles ou parfois engloutis, fleurs flottantes emportées par le vigoureux courant, barques epiceries de marchands….on est loin du centre ville et de ses tours…. Visite du wat Arun qui ne manque pas d’attirer tous les regards, depuis le Chao Phraya, avec sa haute tour entièrement recouverte de morceaux de porcelaine cassés et de céramique. Nous terminons cette journée bien remplie, en tuk tuk, par la maison de Jim Thompson :composée de six maisons en teck, derniers exemples de l’authentique architecture intérieure thai, au beau milieu d’un luxuriant jardin. Excellent dîner au Mango Tree, sur les conseils avisés (et toujours d’actualité…ce qui est loin d’être la règle) du Routard, édition 2006. A ce propos, Mango Tree a ouvert un restaurant dans l’aile « départs internationaux » de Suvarnabhumi airport !

25 OCTOBRE 2006 :une journée à Ayuthaya en groupe, avec un guide anglophone, débitant, de mémoire, un texte bien rôdé…mais incapable de comprendre, encore moins de répondre aux questions…no comments !Heureusement, Rtd et LP nous accompagnent…. parc historique d’Ayutthaya :Wat Phra Mahathat et sa célèbre tête de Bouddah prisonnière des racines, Wat Phra Si Sanphet avec ses trois grands chedis. Au N du parc, Wat Na Phramen et son Buddah assis, 6m de haut, vêtu du costume royal. Au S de la ville, Wat Yai Chai Mongkhon et son immense Bouddah couché, à l’air particulièrement serein. Bang Pa In :palais d’été de la famille royale, à visiter seulement si vous disposez de trop de temps.Ensemble de constructions, attribuées aux membres de la famille, éparpillées dans un beau et vaste jardin bien entretenu.Le jardin est protégé du Chao Phraya en crue, par une longue muraille de sacs de sable ;la rue qui mène à la porte d’entrée est inondée… Retour en ville en bateau.

26 OCTOBRE 2006 : visites du temple au lingam, Chao Mae Tuptim :temple entouré de nombreux phallus en bois et en pierre.A ne pas manquer :situé à l’entrée du Raffles, près du khlong. Une fidèle aurait été enceinte, peu après y avoir prié, ce qui lui vaut sa réputation. Marché Thewet Flower :orchidées et fleurs tropicales. Pak Khlong market :immense marché de fruits et légumes, mélange de couleurs et de senteurs.

En fin d’aprem, retour à Suvarnabhumi où nous attend le vol TG684 à destination de Hanoi.

27 OCTOBRE 2006 : nous sommes très satisfait de notre hôtel, en plein dans le vieux quartier de Hanoi, à quelques encablures du lac de l’Epée. Le Classic Hotel, 22A, Pho Ta Hien. Grandes chambres lumineuses, avec sdb, accès gratuit à internet;choisir de préférence une chambre aux deux derniers étages (6 ou 7e) beaucoup plus tranquilles. Organise toutes vos excursions ;réception :on parle français. Seul point faible :petit déj assez quelconque (préférer omelette…éviter œufs frits !).

Quelques impressions, en vrac : - flot ininterrompu de motos, souvent surchargées, 2 à 4 passagers, voire 5 (si, si !).En moto (ou vélo), on transporte littéralement TOUT ce qui peut être transporté et même plus !!! - concert PERMANENT de klaxons ! rétroviseurs inutiles, puisque tout qui fait une manœuvre, klaxonne. - une espèce rare :le piéton absolument INUTILE, pour traverser, d’attendre une accalmie qui n’arrivera jamais. Il faut y aller lentement mais sûrement, sans hésitation :les motos vous éviteront…nous n’avons jamais rencontré la moindre agressivité…ni le moindre télescopage ! Un spectacle qui vaut le coup d’œil :s’installer sur un banc et jouir du spectacle de l’occidental effarouché tentant sa première traversée… - les trottoirs :piétons EXCLUS…servent de parkings aux motos…ou de cuisine aux restos de rues…ou d’étals aux commerces - l’anarchie des centaines de fils électriques aériens - motocyclistes sans casques…mais avec masques !pollution ?se protéger du soleil ? - l’absence presque totale de poteaux, flèches indicateurs de directions.

ensuite, longue marche en suivant l’itinéraire proposé par LP…ponctuée de plusieurs arrets « canette »….. c’est ainsi que nous visiterons le lac de l’Epée restituée, le temple de la montagne de jade, la cathedrale, la pagode de Ba Da, la prison de Hoa Lo (Hanoi Hilton des prisonniers américains), le temple de la littérature…

dîner au Quan Bia Minh, à quelques pas de l’hotel, resto en terrasse surplombant la rue grouillante….

Nous prenons alors le train de 22h pour Lao Cai, 9h de trajet pour un peu plus que 300km !

28 OCTOBRE 2006 : nuit en couchette molle…4 couchettes par cabine !Il parait que nous avons longé le fleuve Rouge pendant la plus grande partie du parcours….il est 6h50 quand nous arrivons.Nous faisons connaissance avec notre « french speaking guide », conscient que son français est pauvre !No comments !

Après plus de 2h d’une route spectaculaire à souhait, col, ravins et vues panoramiques sur les rizières en terrasses, nous atteignons CAN CAU et son marché du samedi. ce petit marché en plein air, en montagne, dans un site extraordinaire, compte, dit-on, parmi les plus extraordinaires du pays ! A 20km au N de Bac Ha et à 7km au S de la frontière chinoise, d’où la présence de nombreux marchands chinois et le commerce des chiens.Filles et garçons, principalement Hmong bariolés, mais aussi quelques Hmongs noirs montent au marché dans l’espoir de rencontrer l’âme sœur.Les échoppes sont tenues uniquement par les femmes, parfois portant leur enfant au dos, dans leurs plus beaux vêtements multicolores.Les hommes se retrouvant autour de tables basses pour boire de l’alcool…très fort (il parait qu’il peut s’enflammer !) et très bon marché (selon les guides). Ce marché restera l’un de nos très bons souvenirs !(d’autant plus, que nous y étions les seuls touristes)

nous redescendons à Bac HA, où nous ferons une promenade de 2h dans les hameaux d’ethnie hmong avoisinants. Nuit à Bac Ha. (600m alt.)

29 OCTOBRE 2006 : Si vous souhaitez visiter l’authentique marché de Bac Ha, faites comme nous :logez sur place. Impossible de ne pas être réveillé à 5h précises par les très nombreux haut-parleurs diffusant pendant plus d’une heure « la voix du vietnam »…dès 8h, le marché bat son plein et les premières hordes de touristes en provenance de Sapa n’arriveront pas avant 11h…ce qui vous permet d’avoir le marché pour vous « tout seul » ! Les Hmong qui ornent leurs jupes de couleurs diverses sont dits « bariolés ».Ils sont les plus nombreux sur le marché.Les Hmongs « noirs » portent des jupes unies.La confection est affaire exclusive des femmes ;elles décorent les costumes de toute la famille.Le vêtement est en coton teint à l’indigo, plus ou moins foncé, presque noir, selon le nombre de bains.Leurs mains sont d’ailleurs souvent bleues.Elles sont habillées d’une jupe, d’une veste et de guêtres et portent volontiers de grandes boucles d’oreilles. Le marché de Bac Ha a la réputation d´être le plus coloré du nord vietnam…c’est bien possible, Can Cau l’était tout autant…mais son marché beaucoup moins étendu que ne l’est Bac Ha ;en outre, le premier est dans la nature, hors agglomération, le second, au cœur du village. Beaucoup de sections :vêtements, viandes (têtes de porc, tripes, boudins), légumes, fruits, alcools à base de riz dans de grands bidons de 5L en plastic blanc ;un peu à l’écart on vend des bœufs, des chiens, des porcs… on se rend compte qu’on vient de vivre un grand moment…on quitte à regrets cette extraordinaire ambiance…pour affronter à contre-courant, les premiers flots de touristes qui commencent à submerger les lieux. Il commence à faire très chaud. En route pour Sapa. A nouveau à Lao Cai, on s’arrête au poste frontière sino-vietnamien, face à la ville chinoise de Hekon, sur l’autre rive du Fleuve Rouge.Un intense trafic de marchandises franchit, sans interruption, le pont dans le sens S-N….camions, et surtout motos, vélos lourdement chargés. La route qui monte à Sapa offre quelques très belles échappées sur les rizières en terrasses qui ne font pas oublier celles de la route Lao Cai-Bac Ha-Can Cau, beaucoup plus spectaculaires. Le soir tombe…et la température aussi, quand nous arrivons à Sapa (1600m alt.)…ce sera notre seule soirée fraîche de tout le voyage !

30 OCTOBRE 2006 : En route pour un trek d’une dizaine de km….dont près d’une moitié en escaliersassez raides, souvent sous le soleil et la chaleur humide. En cours de randonnée, nous visiterons deux villages Hmong noirs.A leurs yeux, leurs costumes ne constituent pas une attraction pour touristes.Les familles sont grandes :depuis les grands parents jusqu’aux nombreux enfants.Il n’est pas rare de voir les plus jeunes travaillant dans les champs.Nous avons été suivis tout un temps par une jeune Hmong de 25 ans, mère d’un enfant, qui a tenté, avec succes, de nous vendre ses tissus brodés…Ses contacts fréquents avec des touristes lui ont permis de s’exprimer très bien, j’insiste très bien, en anglais…largement mieux que les guides « anglophones » ! En cours de route, nous franchirons la chute d’eau de Cat Cat, déformation du français « cascade »….comme Sapa, déformation du français « sapin »…souvenirs des colonisateurs ! Il est 18h quand nous quittons Sapa, dans un minibus surchargé et polyglotte, pour rejoindre le train qui quitte Lao Cai pour Hanoi à 21h15….

31 OCTOBRE 2006 : toujours en compagnie de la chaleur accablante…nous poursuivons la visite de Hanoi, sous le signe des pagodes. . * le pont Long Bien, ex pont Paul Doumer :d’aspect, il aurait pu être construit par Eiffel. Le pont a résisté aux bombardements américains.A présent, réservé aux trains, deux roues et piétons.Il franchit le fleuve Rouge dont les rives sont squattées par des logements flottants. * la pagode au piñier unique, qui, comme son nom l’indique, repose sur un unique pilier de pierre. * l’imposant mausolée de Ho Chi Minh :bâtiment du plus pur style soviétique, laid et massif.Sa visite nous sera épargnée :le corps momifié est envoyé en Russie ( ?), pour entretien, une fois l’an en octobre-novembre. Les visites suivantes près du lac de l’ouest : * la pagode Quan Thanh renferme une belle statue d’un génie en bronze noir * le jardin botanique, havre de fraîcheur relative * la pagode Tay Ho, de style naïf. * la pagode Tran Quoc, bâtie sur une presqu’île, une des plus anciennes du pays, et sa haute tour en briques, dont les étages symbolisent les étapes de la vie de Bouddha.

Un conseil pour terminer la promenade :le bar du dernier étage du Sofitel Plaza, tout proche de la dernière pagode.Vous profiterez de la clim et du spectacle offert par le soleil couchant….puis par les lumières de la ville. La journée se termine par un repas mémorable au Cha Ca La Vong, 14, Cha Ca dans le vieux quartier.Au menu, plat unique :Cha Ca=poisson-chat, servi accompagné d’arachides, oignons, herbes et nouilles de riz, brasero sur table…ambiance garantie, tout simplement délicieux ! Mode d’emploi :imiter vos voisins de table…si ce sont des locaux !

1er NOVEMBRE 2006 :une journée autour de Ninh Binh. A propos des tombes que l’on rencontre un peu partout le long des routes, hors des villes : Les cimetières n’existent pas, au sens où nous l’entendons.Les défunts sont enterrés au beau milieu des rizières, des champs, dans toutes les directions, en désordre apparent, n’importe où.En fait, paraît-il, selon leurs dernières volontés.

Après 80km de trajet uniformément plat, apparait à l’horizon, sur fond de ciel bleu, une ligne de roches déchiquetées.Nous atteignons Hoa Lu, ancienne capitale du pays, dont il ne reste debout que 2 temples proches l’un de l’autre. * Dinh Tien Hoang et ses animaux mythiques sensés protéger des mauvais esprits. * Le Da Hanh, son petit frère, en quelque sorte, à la gloire d’une des dynasties.

Nous rejoignons ensuite, Van Lam, but principal de notre excursion.D’ici, partent les nombreuses barques à fond plat remplies de touristes et conduites en majorité par une, voire deux rameuses ;les rameurs étant plus rares.Il n’est pas exceptionnel de les voir ramer à l’aide de leurs pieds…ni de croiser quelque touriste particulièrement courageux…ou compatissant, ramant, lui, de manière traditionnelle ! Les rameurs eux-mêmes, exclusivement des habitants de Van Lam, sont réunis en une coopérative chargée d’organiser les promenades en barque, et donc, la vente de leur production de broderies.Il faut s’attendre à se voir proposer par la rameuse nappes et chemises.Au contact des passagers, elles font mieux que se débrouiller en anglais voire en français ! Il ne faut pas perdre de vue qu’elles n’ont l’occasion de ramer, chacune à tour de rôle, qu’une seule fois, tous les 18 jours…et par la même occasion de vendre leur production propre. La plupart des tissus brodés vendus dans le vieux quartier de Hanoi viennent d’ici. La promenade elle-même, passe sous des ponts très bas, traverse des rizières fermées par d’énormes pitons rocheux, d’oú son surnom de « baie d’Halong terrestre ». On emprunte trois galeries très basses, la plus longue mesurant 127m, séparées par des lacs tranquilles, remplis de végétaux, entre des hautes falaises. On en retiendra un plaisir pour les yeux…une nature extraordinaire…l’effort, la gentillesse et la conviction de la rameuse, des photos…et deux nappes ! On oubliera la densité un peu trop forte, à notre goût, du trafic fluvial.

2 et 3 NOVEMBRE 2006 :la baie d’Halong délibérément, je ne vous décrirai pas par le menu ce qui restera un moment magique, inoubliable….tant d’autres voyageurs l’ont déjà fait, le feront…et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ! * trois heures sur les routes ou impressions sur un parcours vietnamien typique ;en l’occurence, 3 heures de route pour parcourir les 170 km qui séparent Hanoi de Halong. Trois heures à travers les rizières, au milieu des mobylettes et d’un concert ininterrompu de klaxons.Charrettes, vieux chariots de bois, buffles d’eaux….tombeaux éparpillés…hautes maisons étroites dont seule la façade est peinte de couleurs vives (bleue, verte ou rose).Arrêt obligatoire dans un magasin d’Etat, aux prix très surfaits…le pire :certains touristes se laissent tenter ! * 2 jours avec nuit sur la jonque, réservé par une agence à Hanoi…il paraît que, sur place, il est plus difficile de négocier les prix. * Une expérience des plus merveilleuses…nous remercions Bouddha :la météo a été exceptionnelle. * rarement l’expression « tomber sous le charme » n’a été aussi adéquate !Une journée, et une nuit romantique sous la pleine lune.Le charme si grand…nous en étions muets d’admiration, à tel point que le silence fut la note dominante de notre groupe de 30 personnes ! * l’étendue de la baie est telle que, effet du hasard ou volonté délibérée, on se retrouve vraiment seuls, au beau milieu des rochers baignés par les tièdes eaux turquoises. La magie continue d’opérer, lorsque, à la nuit tombante, et alors qu’on s’imaginait seuls, la lune éclaire une trentaine d’autres embarcations silencieuses, comme subjuguées.(les bateaux devraient rester relativement groupés pour des raisons de sécurité….)

Un bémol, pour vous démontrer que je n’ai pas perdu tout esprit critique :on a dû dejeuner, enfermé dans la salle à manger…alors que le spectacle n était pas du tout dans l’assiette, même si la qualité du repas n’était absolument pas en cause !

4 NOVEMBRE 2006 : une journée au parc national de Cuc Phuong (100km S-O de Hanoi), une des dernières forêts tropicales au monde.Elle abriterait plus de 60 espèces de mammifères, certaines uniques…un an après notre voyage en Afrique australe, nous n’en verrons aucune :les animaux craignent les braconniers ! Par contre, le parc contient pas mal de très grands et vénérables arbres de 50m de haut et plus de 1000 ans ;des grottes aussi où on a découvert des grottes préhistoriques. Le plus éprouvant fut le trek de 10km, sous la chaleur moite épuisante et sous la houlette d’un guide qui n’a pas hésité a nous faire gravir un nombre impressionnant d’escaliers en un minimum de temps, moins de trois heures. La visite devait s’achever par le très intéressant Centre d’Aide aux Primates en péril, destiné à améliorer le sort des singes au Vietnam et ainsi éviter, à terme, leur disparition, victimes des chasseurs et braconniers qui les vendent comme animaux de compagnie ou pour leur valeur « médicale ». Parmi les diverses espèces, mention spéciale pour les délicats entelles qui n’acceptent de se nourrir uniquement de feuilles fraîchement coupées…sans cette alimentation essentielle, ils sont condamnés à dépérir. Après un séjour plus ou moins long, tous les pensionnaires du Centre d’Aide sont progressivement relâchés dans la nature.

Nous terminerons la journée à Hanoi par le célèbre spectacle de marionnettes sur l’eau, Mua Roi Can (réserver à l’avance) :en 12 actes, chacun racontant, accompagné d’un petit orchestre, une légende inspirée de l’histoire du pays ou de la vie quotidienne dans les rizières. A chacun son goût…certains l’apprécient énormément…tel ne fut pas notre cas !Probablement plus adapté à un public très jeune ou plus au courant de l’Histoire.

5 NOVEMBRE 2006 : Nous profitons de notre ultime journée à Hanoi pour déambuler une dernière fois dans les rues (pas sur les trottoirs !) du vieux quartier….ambiance :klaxons, motos, vélos, véritables poids lourds…tuk tuk vélos transportant des touristes... mélanges de parfums des fleurs, des bougies, des barbecues, des marchés… Ensuite, direction quartier de l’Opéra, maintenant Théâtre municipal ;avec le Hilton qui le jouxte—l’ensemble ne manque pas d’allure—on s’imaginerait à Paris !Ajoutez `cela, l’ancien Palais du Gouverneur, aujourd’hui résidence des visiteurs officiels… Face au théâtre, Trang Tien, ses galeries d’art, ses librairies, ses grands magasins…

Le soir tombe…direction la gare et le train de la Réunification pour Hue. Jamais nous n’avions imaginé qu’un trajet de 48h manquerait de wagon-restaurant !Heureusement, nous avons pu acheter le nécessaire parmi les échopes, sur le quai même. A 19h pile, le train démarrait.13 heures pour parcourir un peu plus de 800km…mieux que pour Lao Cai !

6 NOVEMBRE : Hue, nous voici…après une « bonne nuit » en couchettes dites « molles ». Après une tentative en vélo peu encourageante…nous arrivons face à la porte principale de la Cité Interdite.Visite de rares vestiges ayant subsistés après le passage de l’armée américaine en 1968…. Le charme de la ville ne tient pas seulement à ses monuments mais aussi à son emplacement, au bord de la rivière des Parfums. Comme la pagode de la Vieille Dame céleste avec sa tour octogonale de 7 étages, emblème de beaucoup d’affiches d’offices de tourisme locaux ou nationaux.Vous y verrez une Austin bleue, conservée comme une relique, avec laquelle en 1963, un bonze se rendit à Saigon pour s’y immoler par le feu, en protestation contre les répressions anti-boudhistes.

7 NOVEMBRE 2006 : journée entière consacrée à quelques tombeaux impériaux des Nguyen.Si l’on veut en visiter un maximum, mieux vaut le faire en voiture accompagné d’un chauffeur connaissant la région….car les mausolées ne sont pas fléchés !En outre, ils sont éparpillés hors de la ville, de part et d’autre de la rivière des Parfums. Le tombeau de Tu Duc, assez romantique, s’ouvre par un parc autour d’un lac rempli de nénuphars…puis par un escalier monumental, on accede au bien nommé ( !) palais de la Modestie (sic) ;au-delà, son mausolée…car il serait inhumé dans une pinède avoisinante, en un lieu tenu secret ! Le tombeau de Khai Dinh, très différent, presque baroque !Pas de parc, mais d’emblée un long escalier monumental, vraiment très raide, en 3 volées entourées de dragons.Première terrasse avec statues de mandarins, de soldats et d’animaux ;deuxième terrasse, le tombeau, arcade renaissance de style européen. A l’intérieur, sous un lourd dai de béton, statue grandeur nature de l’empereur, en bronze doré, offerte par la France !Le tout décoré de tessons multicolores de porcelaine et de verre coulés dans du ciment… Le tombeau de Minh Mang, au contraire du précédent, en harmonie avec la nature, entouré de pièces d’eau, d’esplanades, de portiques…un temple, un pont dit de l’Intelligence…tout au fond une île en forme de pyramide où se trouverait le tombeau qui ne se visite pas. Le tombeau de Thien Tri, dans un cadre très buccolique, sans mur d’enceinte et assez délabré….du même coup, visite très agréable, en solitaire !

8 NOVEMBRE 2006 : se révèlera, par la suite, être le seul jour pluvieux de notre voyage ! par la route, de Hue à Hoi An, via le bien nommé, col des Nuages (496m)….nous aurions autant profité du paysage en empruntant le tout récent tunnel !Nous supposons que le tunnel est payant…ou trop étroit…vu le nombre élevé de camions semi remorques que nous avons rencontrés dans le col ! Après avoir traversé Da Nang et longé la Montagne de Marbre, arrêt « obligé » aux marchands de statuettes de marbre en tous genres et pour tous les goûts, même mauvais, qui nous ont laissés « de marbre » !

9 NOVEMBRE 2006 : Hoi An…inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, donc un site à ne pas manquer ! Hélas, cette vieille ville historique est en train de se transformer en un marché à ciel ouvert de produits à touristes !Le charme est en voie de disparition ! Une ville pour tourisme de masse :les restaurants, les cafés, les hôtels, les magasins de souvenirs et de lanternes, les tailleurs ont envahi les ruelles et remplacent inexorablement les artisanats d’art traditionnel. Restent encore, à flâner et visiter l`élégant pont japonais avec sa mini pagode, le temple Quang Dong avec ses statues de dragons chinois décorés de mosaïques, un magasin de soies, élevage de vers et tissage inclus dont la visite s’achève en magasin de chemises, quelques vieilles maisons, d’accès payant où l’on peut apprécier le mélange des architectures japonaises et chinoises. Bref, Hoi An, un brin décevant, nous laissera sur notre faim.

10 NOVEMBRE 2006 : visite du site archéologique de My Son, situé à 50km de Hué. A effectuer, pour ne pas être déçu, avant la visite du Cambodge, tant le site est délabré par des guerres successives, la dernière en date, et non la moindre, étant celle des américains. Vestiges importants :nous sommes en présence des restes du centre religieux hindouiste du royaume des Chams, envahisseurs d’Angkor.On y retrouve des symboles hindouistes tels des tours carrées à plusieurs niveaux ainsi qu’une statue d’un taureau, monture sacrée de Shiva. Les ruines, en pleine forêt, sont en cours de restauration….un sentier balisé mène aux vestiges les plus significatifs.

11 NOVEMBRE 2006 : ou histoire d’un jour gaspillé…. A l’enregistrement des bagages de l’aéroport de Danang, nous apprenons que notre vol Vietnamairlines prévu à 13h30 partira à 17h45….il ne nous restait plus qu’à visiter une ville que les guides ne recommandent pas spécialement ! Un coup d’œil sur la cathédrale assez banale sauf sa couleur rose bonbon, quelques marchés avec de beaux étals de fruits et légumes, un temple Cao Dai, une religion qui les honore toutes, mettant tous œufs dans le même panier :on y retrouve les pères de toutes les grandes religions Mahomet, Lao Tseu, Jésus, Bouddha et Confucius ;au fond, derrière l’autel, un globe cyclopéen :un œil divin, symbole du caodaïsme. Il est 17h45 pile quand l’avion décolle pour Saigon où nous arriverons la nuit tombée.

12 NOVEMBRE 2006 une journée à Saigon Saigon ne s’appelle Ho Chi Minh Ville que dans les horaires de transports et les documents officiels….le peuple l’appelle Saigon. Encore plus de circulation et de klaxons…qu’à Hanoi !ce n’est pas peu dire ! Les rues sont bordées de commerces de tous genres, hôtels, restaurants, cafés, bars, karaokés, clubs …. Le marché Ben Thanh…ou les Halles centrales du temps de la colonisation.On y trouve vraiment de tout….on peut y boire et manger jusqu’aux délicatement parfumés durians… Le marché de la rue Huynh ThucKhang, à 100m du précédent :vous y trouverez, à même la rue, tout ce qui se mange….plus video et hifi. Un peu plus loin, le temple hindou Mariammam avec son lion, ses deux gardiens sens´s effrayer les mauvais esprits et ses lingams. L’avenueNguyen Hue, véritables Champs Elysées, avec Le Loi, axes principaux, l’hôtel Rex célèbre pour avoir été le repaire des officiers américains en manque d’affection, l’hôtel de ville , plus colonial que ça….impossible, cependant un emblème de Saigon et une colossale statue de Ho Chi Minh, dans son rôle de jeune père, tenant un enfant dans ses bras. Le musée de HCMV, imposante bâtisse de style néo-classique dans un jardin orné entr’autres, d’un hélicoptère américain, d’un tank soviétique et d’un joli canon antiaérien. Le jardin nous ayant suffi, nous escamoterons la visite intérieure. LePalais de la Réunification, ex palais présidentiel du Sud Vietnam, resté absolument tel quel…intérêt historique indéniable….le plus extraordinaire :le bunker installé au sous sol ! La cathédrale …incongrue avec ses statues de saints européens ! La poste centrale , a ne pas rater !Quel style…très rétro, sous une charpente conçue par Eiffel et sous le regard bienveillant de l’oncle Ho ! La pagode de l’empereur de jade….très colorée, une multitude de statues en bois, de style naïf…odeur d’encens omniprésente…un va et vient permanent de fidèles…dans une salle latérale exigüe, des statuettes de femmes et d’enfants représentant les défauts et les qualités de l´être humain…si mes souvenirs sont bons, une douzaine de statuettes seulement !!! Comme toujours visites sous une chaleur humide accablante….heureusement émaillées de chasses à la canette ! Ne ratez pas un des meilleurs buffets dinatoires que nous ayons rencontré….celui du Sofitel Plaza (quartier de la cathédrale) …génial et succulent, même les locaux viennent y déguster, c’est tout dire ! Un régal à prix doux pour une telle qualité !

13 NOVEMBRE 2006 : 3 heures de route pour couvrir les 136km séparant Saigon de Vinh Long où nous embarquons pour une longue et belle balade en bâteau sur le Mékong.Jusqu’au marché les rives du fleuve ne sont que maisons en bois sur hauts pilotis…on dirait parfois des échasses. Direction Cai Be et son marché flottant.Chaque embarcation du marché arbore comme enseigne, une longue perche avec le légume ou le fruit proposé.Un légume ou un fruit par barque. Ensuite l’île, ou plutôt les îlots, de An Bruh que l’on atteint à travers un lacis d’arroyos aux eaux boueuses…étroits couloirs d’eaux brunâtres à travers une végétation exubérante et riche de vergers. Visites d’une pépinière d’arbres fruitiers :durians, mandarines, pamplemousses, caramboles et autres loganes ;d’un jardin de bonsais, et…d’une collection de cartes de visite et de divers objets hétéroclites…sans grand intérêt ;d’une vieille demeure en bois, bien conservée…ou restaurée.

En résumé très belle balade sur le delta, les arroyos…et le marché flottant.La vie des habitants est totalement conditionnée par le Mékong.Le reste….bof !

En route pour Can Tho, à 32km, accessible par bacs…et une longue file d’attente tant le charroi est intense.Une fois sur le bac, magnifique coucher de soleil.

14 NOVEMBRE 2006 : nouvelle balade sur le Mékong pour visiter cette fois le « célèbre » marché flottant de Cai Rang. C’est pour cela que la plupart des touristes font halte à Can Tho…..la raison aussi de notre départ matinal pour éviter le gros des troupes.

A Can Tho, éviter :My Khanh Touring Village, bien que vanté par le Routard....:mal entretenu et très bruyant !....

15 NOVEMBRE 2006 : en route pour Chau (le bien nommé) Doc, près de la frontière cambodgienne, ville joliment située, sur leconfluent du Mekong et du Bassac, bras du Mekong venu de Phnom Penh. En bâteau, visite du village flottant de Phu Chau, maisons batties sur des bidons …dans leur « cave » des nattes immenses où ils élèvent des milliers de poissons chats…leur voracité peut même inspirer la nausée ! Puis Chau Giang, village sur pilotis de musulmans Cham qui tissent la soie ;mosquée. La journée s’achève au Mont Sam (rien à voir avec l’oncle du même nom !) :il fait bien trop chaud et humide pour l’escalader !Par contre au pied du mont, ne pas manquer * le temple de la Reine du Pays, lieu d’un important pèlerinage…vous pouvez lui faire offrande de porc laqué, elle en est très friande :vous pourrez d’ailleurs l’acheter sur place, vous n’aurez que l’embarras du choix ! * la pagode de Tay An mélange hindou-bouddhiste avec 2 éléphants, de nombreux serpents et une foule de statues.

16 NOVEMBRE 2006 :une journée à Ha Tien, aller et retour depuis Chau Doc une très agréable excursion que je ne saurais trop vous conseiller….d’autant que nous avons eu la chance de la faire à bord d’une jeep (décapotée), souvenir de l’armée américaine, complètement restaurée et bichonnée par un jeune passionné local.Aujourd’hui, ce fier véhicule doit valoir une fortune…tant son état doit ressembler à ce qu’il était à sa sortie d’usine !Bref, un bijou ! Si la promenade vous tente, adressez vous, la veille de préférence, à la réception du plus bel hôtel de la ville, au 32, Le Loi.

« Au bout d’une longue route (95km) étroite et belle, on arrive à Ha Thien comme dans un terminus, au bout du monde.Port de pêche de 100000 habitants, la ville est située à l’extrêmité ouest du delta du Mekong, dans un recoin du golf du Siam.La frontière cambodgienne n’est qu’à 8 km.Aux alentours, on peut découvrir les beaux paysages du delta :rizières miroitantes de lumière sous le soleil, rochers calcaires plongés dans la mer turquoise, plages de sable fin, grottes cachant de petits temples…….Ha Thien a trois spécialités :le poisson (nous en avons dégusté), le poivre noir (nous en avons acheté) et les objets fabriqués avec les écailles des tortues marines (on aime moins…) » (Routard 2006 p.240)

commencer la visite par la pagode Tinh Xa Ngoc Tien d’où la vue est splendide.(et les escaliers, raides…sans oublier la chaleur) Traverser le fleuve par le beau pont flottant. Les tombeaux de la famille Mac, famille de pirates à l’origine…grâce à laquelle la ville doit de ne pas être cambodgienne mais bien vietnamienne. La plage de Mui Nai….plage de rêve, soleil, mer d’huile, sable fin…déserte, lors de notre passage…. Le restaurant Xuan Thanh, près du marché, en bord de fleuve, carte alléchante, savoureuse fondue de poisson aux herbes. Le marché pour les amateurs de poivre et de chapeaux !

17 NOVEMBRE 2006 :adieu vietnam, bonjour cambodge ! en bâteau de Chau Doc (départ 7h) à Phnom Penh (arrivée 13h) avec arrêts aux postes frontières…obtention aisée du visa cambodgien. (à suivre…)
Turkish Airlines et correspondance qui saute English translation pending
by Armandveron · 2015-05-19 · 91 replies
Bonjour, j'ai acheté sur Turkish Airlines un vol Lyon-Istanbul-Kathmandu et retour 2 h de correspondance au retour, tout était parfait. Jusqu'à ce que la TA recule Kathmandu-Istanbul de 4 h et donc plus de correspondance... La TA me dit qu'il suffit de prendre l' Istanbul-Lyon du lendemain ( plus de 16 h d'attente dont la nuit), point final. Quelqu'un a-t-il eu ce type de problème ? Peut-on obtenir le remboursement du billet ? Merci.
En famille en Bulgarie: nos modestes conseils et bonnes adresses English translation pending
by Klopik · 2010-09-11 · 5 replies
Bonjour bonjour,

Voici quelques petites notes, petits conseils, petites adresses sympas à notre retour d’un circuit de 10 jours en Bulgarie, en famille, dans un esprit cool, relax, sans se prendre la tête. Du confort mais pas du grand luxe.

Nous avons volé très bon marché avec la compagnie low cost Wizzair et avons réservé une voiture Hertz via leur site. ( 300 euros pour 10 jours).

Premier conseil si vous circulez en voiture : prenez votre GPS. Si, en général, tout est relativement bien indiqué, avec fléchage en alphabet cyrillique et romain…dans les villes, c’est une autre paire de manches et un GPS peut s’avérer très utile.

Cours du change : 1 lev = 0.5 euros (on divise par 2)

Résumé de notre circuit, visant principalement des massifs montagneux afin de faire de la rando.

La Bulgarie est vraiment un paradis pour les randonneurs…les paysages sont variés et tous plus beaux les uns que les autres ; les chemins bien balisés…..

Jour 1 : Sofia – Maliovitza (massif du Rila) (moins de 3h en voiture)

Nuit au refuge du parking de Maliovitza ! 45 lev pour 3 dans un minuscule dortoir, dans un sinistre bâtiment destiné aux camps de vacances bulgares !

En fait, nous cherchions l’hotel Maliovitsa, qui est situé juste derrière, un peu plus haut, près du parking supérieur et qui s’est avéré moins cher pour un confort bien supérieur ! 40 lev pour 3 !

Donc, ne confondez pas les deux…montez jusqu’à l’hôtel, situé un peu plus haut que le bâtiment situé en bordure du ‘pré’, près du parking inférieur.

Par contre, pour manger, n’hésitez pas à vous rendre au resto situé en bas, en bordure de ce pré, près du ruisseau. Personnel charmant et carte très fournie en spécialités bulgares. Barbecue. (50 lev pour trois en mangeant comme des ogres)

Jours 2 : rando dans le massif du Rila : Maliovitza – refuge de Rilski Ezera via le refuge de Vada.5h30

Ce refuge est supposé être le plus beau du massif. Il est en tous cas le plus grand. Nous y étions en pleine période de pèlerinage d’une secte, la fraternité blanche, mais il y a avait néanmoins de la place dans les dortoirs. 13 lev par personne pour un lit dans un dortoir. Très propre…mais deux douches pour 200 personnes c’est un peu limite.

Jour 3 : rando dans le massif du Rila : Refuge de Rilski Ezera – Maliovitza via le Mont Maliovitza et le refuge de Maliovitza. Très long avec une descente assez pénible. Mais très beau.

Jour 4 : Maliovitza – monastère de Rila : 3 petites heures en voiture (on peut aussi y accéder en rando mais compter 7-8h) Nous pensions dormir dans la ‘prairie de Kyril’, située à 7 km plus haut que le monastère, cela nous semblait plus typique que le monastère même….. mais 80 lev pour un chalet cra-cra, humide au milieu d’une foule de Bulgares fêtant leur WE à grand renfort de bière et de radios poussées à fond…sorry…ça, on peut le trouver dans nos banlieues…alors, au risque de paraître bobos, nous sommes redescendus au monastère et pour 63 euros, avons logé dans le très bel hôtel Tsarev Vrah, près de la porte de sortie du monastère, avec vue sur la forêt et le monastère. Ne pas hésiter à aller faire un tour à pied dans le monastère, en soirée, quand tous les touristes sont partis

Jour 5 : en route vers le massif du Pirin via la petite ville de Bansko, très touristique mais charmante. Beaucoup de restos et hôtels coquets et pas chers.

A 1h de route de Bansko, ne pas rater le parc des ours dansants de Belitza ! l’accès est très pénible en voiture et, sur les derniers kilomètres, nécessite un bon chauffeur, sinon on risque d’y laisser son véhicule….c’est difficile, mais faisable ! et franchement, cela vaut la peine ! dans un grand bois, vous trouverez 6 énormes enclos où vivent 25 ours rescapés de mauvais traitements, dans des cirques, des mauvais zoos ou chez des gitans. On voit les ours vraiment de très près, dans un habitat très naturel. Certains sont même tellement conditionnés par leur ancienne vie qu’ils se mettent à danser dès qu’ils voient un être humain approcher ! Cela peut paraître très ‘touristique’, mais, surtout si vous êtes avec des enfants, c’est très chouette. La petite taverne familiale, à 100 mètres avant le parc est très sympa, bonne et bon marché.

Retour à la montagne au-dessus de Bansko et nuit au refuge de Banderica pour 55 lev pour 3. Pas franchement coquet mais tout à fait correct . En tous cas, bcp plus que le refuge Vihren situé plus haut, au bout de la route, vraiment très vieillot, petit, cracra et antipathique.

Par contre, le resto situé à 100 mètres du refuge Banderica, dans le virage est à ne pas manquer ! Rapport qualité-prix incomparable !

Jour 6 et jour 7 : randonnées dans le massif du Pirin ! splendide !

Nuit 7 : un peu de confort dans l’hôtel Baroto en dehors de la petite ville de Goce Delcev , en direction de Devin. Un peu impersonnel mais piscine, air conditionné, resto en terrasse. Tout ça pour 70 lev pour 3.

Jour 8 : visite du superbe vieux village de Kovacevica, à 1/2h de Goce Delcev. On y a découvert un charmant hotel restaurant où on retournerait bien pour quelques jours. La région a l’air pleine de ressources et de possibilités de randonnées faciles Ils ont un site www.bialatakushta.com

En continuant vers Devin, avant Dospad, nous découvrons un autre village où le temps s’est arrêté, Dolen (attention, monter jusqu’au Dolen moderne puis suivre une discrète flèche qui vous mène au village ancien, un kilomètre plus loin) . Là aussi, très belle adresse : hotel restaurant familial, au milieu de ce village perdu. Un jeune homme, une jeune fille et une vieille babouchka qui cuisine des plats familiaux succulents : Sharkov’s House.

Soirée du jour 8 : Devin, ville thermale. Ne loupez pas la piscine en plein air avec son eau de source chaude ; bien fléchée à la sortie du village, dans un canyon boisé. Essayer d’y aller dans une heure creuse (18-19 heures). Après 19h30, elle est envahie par des jeunes venant prendre du bon temps, de la bière et de la sono à fond….le charme en prend un coup ! Encore une bonne adresse de resto : cuisine typique des Rhodopes : Yuroutzite, ul. Oborichtche 1
http://www.urucite.hit.bg/mehana.html

Nous avons passé la nuit dans une chambre très coquette, dans une rue qui monte à gauche, à partir de la gare des bus, de l’autre côté du pont. L’entrée ne paie pas de mine mais les chambres sont joliment décorées et très propres. 40 lev pour 3. Rue de Teheran 18 (ul. Texepan 18). Tel 0888 42 55 42, Mr Bachnakov. En fait, nous cherchions à loger dans la Paounovata Kashta, renseignée dans plusieurs guides…mais personne n’a jamais répondu à notre coup de sonnette. Nous avons alors été accostés par Madame Bachnakov qui nous a proposé une chambre chez elle…et nous en avons été ravis.

Jour 9 : en route vers les grottes de Iagodina (13 lev pour 3). Durée 45 minutes. Mieux vaut arriver pour 10 heures pour éviter la foule. Nous roulons vers Smoljan que l’on traverse pour nous diriger vers le village de Smiljan…le GPS aurait été très très très apprécié pour ce trajet… Nuit à l’hôtel Smolena, à la sortie de Smiljan, au carrefour de la route vers Gorno. Hôtel confortable, niché dans un jardin, avec resto agréable, sous les arbres. Hotel : 40 lev pour 3. Repas gargantuesque et arrosé pour 40 lev pour 3.

Jour 10 : Mogolovitza, à ½ h de Smiljan. Grotte de Oukhlovitza…après 250 marches à monter ! cardiaques, s’abstenir ! On vous laisse vous balader seuls dans cette grotte. Assez impressionnant.

Nous aurions voulu faire une balade en bateau et à pied dans la belle grotte de Goloubovitza, malheureusement, il faut absolument réserver à l’avance auprès du Marsalitsa Club (mursalitsa@abv.beg) (www.arda-tour.org) (0887630274 ou 08890293070). Tant pis…nous nous sommes contentés de la chouette tyrolienne passant au-dessus de la rivière ! Pour le repas, arrêt dans le magasin/taverne/resto familial du village de Mogilitsa.

On continue notre circuit en remontant vers le nord, vers Plovdiv. Arrêt pour la nuit et pour une visite au monastère de Batchkovo. Très très beau . Attention ! essayez d’y être avant la fermeture des parties les plus intéressantes, à 17h ! La visite guidée de la cantine et d’autres parties secrètes est payante (pas cher) mais vaut vraiment la peine.

Nuit à l’hôtel Djamura, en face du monastère, de l’autre côté de la rivière. Le pont pour y accéder est plus loin, à 200 mètres sur la route principale. Le traverser puis traverser tout le hameau jusqu’au bout. Beaucoup plus calme que les autres hôtels car plus éloigné de la route. 55 lev pour 3

Jour 11 : Plovdiv est à ½ h de voiture de Batchkovo. Nous avons essayé de viser la place ‘Tsentralnaya’ pour nous garer…ici encore, un GPS est fort utile. Plovdiv se visite agréablement à pied…avec des baskets et surtout pas de talons pointus ! Comme il faisait torride lors de notre visite de la ville, nous avons du nous réfugier dans plusieurs tavernes (ah la bonne excuse) :

Même si sa terrasse ombragée avec vue sur les toits peut vous tenter, même si la visite de sa boutique d’antiquités vous a donné soif…..évitez de boire ou manger chez Taksim Tepe, dans la touristique rue Saborna ! ...le pire vin que nous ayons bu en Bulgarie et les plats maigrelets ne valent pas mieux !... traversez plutôt la rue et marchez jusqu’aux Kings Tables (en face de l’hotel Hikers) ou vous vous installerez sous les arbres d’un petit parc pour déguster une grande bière, un bon vin ou des spécialités bulgares…..j’y ai goûté de délicieux abats, cœurs de poulets, etc…en plus, le personnel y est souriant.

Vous pouvez aussi continuer encore plus loin, jusqu’au bout de la colline, jusqu’au restaurant Rahat Tepe, très populaire qui sert de délicieuses grillades de viande et de poisson !

Voilà…je me rends compte que ces petites notes sont essentiellement centrées sur les plaisirs du ventre…. Mais bon…ça fait aussi partie du voyage !

Woops…j’oubliais la remarque importante que j’aurais du noter en number one des numbers ones : …..quand un Bulgare agite la tête de droite à gauche….cela signifie OUI …même s’ il prend l’air désolé !

Si il l’agite de bas en haut….cela signifie NON !

Il faut un certain temps pour le réaliser et pour s’y habituer…mais ne l’oubliez pas…ou vous risquerez de vous retrouver, comme nous, avec 5 potages au lieu d’un, 4 plats au lieu d’un…vu qu’on en redemandait un autre à chaque fois que le serveur nous faisait son mouvement gauche-droite…. !

Bon voyage en ce pays vraiment riche à tous points de vue :

Paysages merveilleux et très très variés ! on passe du Verdon au Jura en quelques kilomètres ! Richesse culturelle incroyables ! Eglises et monastères merveilleux ! Plaisirs de la table (on y revient) très riches…à des prix de fauchés ! Vins délicieux pour 5 euros la bouteille.. Randonnées sans fin, bien balisées, pas trop hard, dans des paysages merveilleux et variés. Refuges très fréquents. …plus tout le reste que nous n’avons pas encore eu l’occasion de visiter. Nous n’avons circulé que très rapidement dans la partie Sud-Ouest du pays…il reste tant à voir !

J’espère que ces infos pourront servir…bon voyage !
Séjour en Turquie: vos conseils et avis? English translation pending
by Ladycla · 2012-09-27 · 31 replies
Bonjour,

Je suis en train d'organiser mes prochaines vacances qui auront lieu en février prochain (fin février/début mars). Je souhaite partir en Turquie, car la ville d'Istanbul notamment m'intrigue. Et étant à la recherche de dépaysement, je ne pense pas que je serais déçue.

Je n'ai pas un budget énorme, et je souhaite voyager un peu à la routarde. Je m'explique: auberge de jeunesse, petit resto et compagnie ...

J'avais plusieurs questions: - est-il possible et facile de faire du couchsurfing à Istanbul? - quel budget prévoir pour les visites? - je voudrais faire quelques jours en Cappadoce, et j'ai lu sur le forum qu'on pouvait faire appel à des agences locales. Si on fait appel, sa consiste en quoi en fait? Visiter la région avec d'autres touristes mais accompagné d'un guide - je vais voyager seule, est-ce dangereux ou problématique? - en dehors d'istanbul et de Cappadoce, auriez-vous quelque chose à me conseillez, sachant que je pense partir une semaine à 10 jours?

Voici l'itinéraire auquel je pense (c'est un début, rien de définitif): - vol paris-istanbul - je reste 5 jours (4 nuits à istanbul) - nuit en bus pour me rendre jusqu'à goreme - 2 nuits à goreme, visite du cappadoce - auriez-vous des pensions à me suggérer sur goreme?

et??? ... des suggestions?

Je ne pense pas repartir sur istanbul pour prendre l'avion, je pensais faire, soit: - kayseri- paris ou - adana - paris ou - izmir - paris (mais relativement plus loin quand même).

En dehors du vol, pour 10 jours maximum, je dois prévoir combien niveau budget (si on part du fait que je sois en couchsurfing sur istanbul, visite, nourriture, bus de nuit pour me déplacer, et logement sur goreme)???

Je vous remercie d'avance et attends avec impatience vos réponse :)
Bangkok: quel hôtel choisir parmi cette liste, activités sur deux jours et demi? English translation pending
by Kalani · 2009-10-24 · 43 replies
Hello à tous,

Nous partons jeudi en thailande et je n'ai tjs rien reservé.

Nous souhaitons passer 2j et demi à bangkok et voici le programme:

Vendredi Arrivée vendredi 12h à bangkok, taxi pour l'hotel, on pose les bagages et on file pour une demi journée de massage-spa. A propos des SPA, il parait que ceux -ci sont pas mal (merci Alan pour la liste ;-) ): - Zense of joy, Sumkhuvit Soi 23 .... - Purple spa, Sumkhuvit Soi 49 ... - Bangkok Oasis Spa, Sumkhuvit Soi 31

- > avez-vous des avis sur ces SPA?

Samedi: Matin : marché du week end chatuchak Aprés-midi: wat phra kaeo Début soirée: boxe thai Soirée: bon resto romantique -> avez-vous des conseils?

Dimanche: Wakeboard dans la banlieue de bangkok si on a le temps, marché de pratunam Soir: marché de nuit

Que pensez-vous de ce programme? et quel hotel est-il judicieux de réserver avec ce programme?

J'ai fait un premier filtre (nous recherchons un hotel plutot design. si possible avec jacuzzi ou mini piscine privée 😛 (je sais pas si ça existe à bangkok) ):Fraser place urbana langsuan : 5* : 55 Langsuan Road, Lumpini, Pathumwan, Bangkok 10330Amari watergate : 5*: 847 Petchburi Road, Rajthevi, Pratunam, Phayathai, Pathumwan, 10400 BangkokAdelphi grande bangkok : 4* : 16 Sukhumvit Soi 41 BangkokImperial queen's park:199 Sukhumvit Soi 22 Bangkok, 10110Grande centre point:153/2 Mahatlek Luang 1, Ratchadamri Road, Lumpini, Pathumwan, Bangkokle choix est difficile... avez-vous des avis sur ces hotels Avez-vous d'autres hotels à nous conseiller?

Merci.

A tres bientot.
Nouvelle croisière du Cap vers Istanbul et la Grèce sur le Coral (suite) English translation pending
by Choune857 · 2010-08-26 · 178 replies
Bonjour , Je viens de recevoir le message suivant de Voyage Forum, par conséquent, j'ai décidé d'ouvrir une suite à ce post

Bonjour,

Nous venons de nous apercevoir que votre discussion a nettement dépassé les 500 posts. Au delà de ce nombre, nous devons fermer la discussion car elle consomme trop de ressources au niveau de nos serveurs.

Nous vous invitons à reposter une discussion sur ce sujet avec un lien vers l'ancienne. Merci de votre compréhension.

Cordialement,

L'équipe de VoyageForum.com

Sandrine
Fêter le jour de l'an à Istanbul English translation pending
by Supervie · 2004-08-23 · 4 replies
😎 bonjour

moi et ma famille on naimerai partir feter le jour de l'an a istambul donnez moi vos impressions si vous etes deja aller feter le jour de l'an la bas par quel organisme on peu partir pas trop cher dite moi quel hotel, resto qui sont bien sur istambul repondez moi sai tres important merci
Escale à Istanbul du 21h à 17h, visite? English translation pending
by Benjooseph · 2012-10-14 · 3 replies
Bonjour tous le monde, voilà je pars en novembre au japon... mais je vais faire un escale d'une journée à istanbul et au fait je veux savoir quel sont les endroits que je pourrai visiter lors de cette aventure. de l’aéroport bien sur... les tarifs... les moyens de transports... les restaurants etc. quelqu'un peut me préparer un PLAN pour visiter les meilleurs coins de la ville et surtout pour ne pas rater mon voyage à Tokyo? a savoir que je veux une liste des endroits a visiter la nuit... du 21h vers 23h et une pour la matinée du lendemain lol

Merci d'avance.

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