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Les Carpates à vélo au départ de Belgrade English translation pending
Bonjour, j'ai prévu de traverser les Carpates à vélo en 2017. Je pensais commencer de Belgrade à partir du 15 juin, mais je risque de devoir avancer mon départ d'un mois. Quel est l'état de l'enneigement dans les Carpates à partir du 15 mai?
Merci Luc
Les grands itinéraires à vélo (à travers le monde): votre liste English translation pending
Salut,
A votre avis quels sont les grands itinéraires ''incontournables'' en vélo, en Europe et à travers le monde? du type:
La Pamir Highway: https://www.qwant.com/?q=Pamir%20Highway%20en%20velo&t=all
et la Carreterra Australe: https://www.qwant.com/?q=Carreterra%20australe%20en%20velo&t=all
Des magnifiques et beaux itinéraires! A vos listes 😛
Des magnifiques et beaux itinéraires! A vos listes 😛
Encore une fois les Alpes à vélo depuis les Vosges, Allemagne, Autriche, Slovénie, Italie, Suisse English translation pending
Encore une fois les Alpes à vélo
J'ai été alpiniste avant d'être cycliste, activité découverte tardivement. Par contre, dès mon plus jeune âge avec mon père j'arpentais assidument les Alpes. C'est à pied et à ski de randonnée que je les ai explorées. Puis, en regardant les grandes parois, l'idée de les grimper m'est venue, insufflée par la lecture du livre "Les Conquérants de l'Inutile" de Lionnel Terray. En effet, cet ouvrage fut dans mon adolescence un moteur fort dans l'orientation de ma vie. Rassurez-vous je ne rédige pas un article pour une revue de montagne, mais bien un carnet de voyage à vélo.
Ce préambule pour comprendre pourquoi lorsque je me suis mis au voyage à vélo, les zones de montagnes ont représenté une destination prioritaire. J'ai traversé différents massifs montagneux, Pyrénées, Tatras, Andes, mais les Alpes restent pour moi la quintessence des montagnes. En effet, j'ai tant de souvenirs qui s'y rattachent, qu'au cours d'un parcours me reviennent en mémoire les combats menés le long des parois qui se découvrent au fil de la route.
J'ai déjà à mon actif deux belles traversées classiques, la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice et Venise-Thonon-les-Bains. La première se déroule sur 666 kilomètres et la seconde 1050. Ces expériences m'ont enchanté par le côté sportif et la multitude de points de vue extraordinaires. Cet été j'ai décidé de replonger dans cette ambiance particulière des grands cols alpins. Cette fois, j'ai voulu que le parcours soit plus long et plus dépaysant. Pour cela, j'ai décidé d'effectuer une boucle de 2300 kilomètres à partir des Vosges en passant par les pays suivants: Allemagne, Autriche, Slovénie, Italie et Suisse.
Cette nouvelle expérience sera inter-générationnelle. Je pars avec mon petit-cousin de 22 ans, différence d'âge de 40 ans. Pour lui il s'agit d'une première. Il s'est acheté le même vélo que moi. Cependant je n'ai aucun doute sur sa forme physique, adepte forcené de VTT. De plus il est moniteur de ski et compétiteur chevronné.
Les voyages à vélo sont toujours différents du fait du choix immense de destinations et par les conditions rencontrées. La richesse en est encore décuplée lorsqu'on change fréquemment de partenaires. On sait avant de partir qu'il va falloir faire des compromis et s'adapter les uns aux autres, pour préserver l'harmonie. Il est primordial de ne pas trop focaliser sur ses petites habitudes, seulement se laisser guider par l'expérience, si nécessaire à certains moments critiques. « Il n'est de richesse que d'hommes » Jean Bodin. Voilà comment je m'embarque avec un jeune chien fou dans une randonnée folle de 2300 km et 32 000 m de dénivelé. Durée prévue 40 jours, mais Maxime ne le voit pas de cet œil. Le voyage durera 23,5 jours pour moi et 23 pour lui. Je vous expliquerai.
Départ matinal fin juillet de Cornimont près de la Bresse sous un ciel de pluie très sombre, comme les Vosges savent en produire. De telles conditions de début laissent perplexe, mais ne pas trop réfléchir. Je rejoins Maxime qui m'attend au carrefour de la station de ski de Frère-Joseph. Notre premier col sera vosgien et pluvieux, Oderen, culminant à 884 mètres. Ce sera aussi le dernier au retour. Je me suis dépêché pour être à l'heure au rendez-vous, mais je vais continuer à appuyer ferme sur les pédales tout au long de notre grande boucle, tout simplement pour essayer de suivre mon jeune compagnon. En effet, il me prend pour un super cylo, du fait des différents grands voyages que j'ai effectués, parfois difficiles comme la traversée du désert de l'Atacama. Son expérience de compétiteur ne lui permet pas de dissocier difficulté et vitesse. Donc on va foncer tout le temps.La première journée, certes sans trop de dénivelé, se termine par un camping sauvage au bord du Rhin après 163 km.
Le lendemain nous sommes à Constance, 300 km en deux jours. L'expérience m'a appris qu'il faut démarrer lentement puis augmenter au fur et à mesure la cadence, C'est donc bien parti! Je suis un peu inquiet quant'à l'état dans lequel je vais attaquer les premiers vrais reliefs en ce troisième jour en Autriche, car je suis comme d'habitude trop chargé, erreur modérément pénalisante sur le plat, mais dans les grosses bosses! Vont s'enchaîner quatre cols entre 2100 et 2500 mètres, alors que nous jouons à saute-frontières entre Italie et Autriche: Silvretta, Timmelsjoch, Giovo et Vizze. Le second sera le plus redoutable, soixante km de montée et une dernière portion très raide et infinie en fond de vallon avec un fort vent dans le nez. Je ne surmonte l'obstacle qu'à 18 heures après une dizaine d'heures d'effort. Maxime m'attend patiemment au sommet. La descente du côté italien est stupéfiante, une route comme seuls les Italiens en inventent. Le dernier des 4 cols, après un bivouac à 1500 m sous des trombes d'eau nous l'attaquons avec une visibilité faible. Pas de trafic, car du côté italien il s'agit d'une piste en terre et sur le versant autrichien d'un sentier de randonnée. Une fois au sommet, prudemment je desends les 7 premiers km en poussant (plutôt en retenant) mon vélo, Maxime s'amusant à faire du saute-cailloux sous la pluie. Ah la jeunesse!
Nous nous enfonçons ensuite au cœur de l'Autriche en direction du massif du Dachstein. Lorsqu'il y a des pistes cyclables ce pays est merveilleux, et s'il n'y en a pas, alors c'est l'enfer. La vitesse est limitée à 100 km/h sur route et de nombreuses voitures roulent bien plus vite, sans parler des motos. Je ne connais que deux pays où la quasi-totalité des automobilistes respectent les distances de sécurité en dépassant les vélos: l'Espagne et l'Allemagne La chaleur est terrible, des petits coups de mou un après-midi m'obligent à pousser mon vélo le long de pentes ne dépassant pas les 6%. Malgré cela nous faisons plus de 120 km ce jour.
A cette moyenne nous rejoignons rapidement la Slovénie par un magnifique passage, le Jerzerski vrn. Ce pays est la porte d'entrée des Balkans, nous ne sommes plus tout à fait en Europe occidentale, j'adore. J'ai laissé une partie de mon cœur dans ces contrées, ayant habité en Albanie, en quelque sorte ma seconde patrie. Vers 16 heures, bien fatigués, nous arrivons à l'entrée de la ville de Kranj. Sur un étal de fruits et légumes comme on en voit partout dans les Balkans, une belle pastèque, on veut l'acheter, mais nous ne parlons pas la langue. Comment s'adresser à la jeune femme qui se tient devant nous. Do you speak english? No. Sprechen Sie deutsch? No. Parlez-vous français? No. Un indice m'intrigue, elle a prononcé un mot que j'ai compris. Je lui demande donc: Flisni shqip? Po. Super, elle est albanaise. Elle sort des caisses pour nous asseoir et un grand couteau pour couper la pastèque. Elle nous parle de sa ville natale Prizren au Kosovo, que je connais. Elle représente l'image que je me faisais d'une ville d'Ali-Baba. Après cette trop courte pause Maxime nous ramène au rythme d'enfer, notre pain quotidien.
Trop rapidement nous allons quitter ce beau pays, mais pour entrer dans l'un des plus fabuleux massifs montagneux de la planète, les Dolomites italiennes. Et c'est l'alpiniste qui parle. Durant 5 jours nous franchissons des cols parfois aux pentes terribles, supérieures à 15%. Les parois qui nous surplombent sont des références mondiales en matière d'escalade, Marmolada, Tre Cime di Lavaredo, Sass Pordoï, Tofana di Rozes et bien d'autres, sans oublier la plus prestigieuse, la Civetta, immense paroi grise qui se développe sur 1200 m de hauteur et culmine à plus de 3000. Nous traversons quelques villes très touristiques, comme Canazei ou Cortina d'Empezzo, surpeuplées en été. Nous ne nous attardons pas.
Nous quittons ces pics calcaires qui grattent le ciel pour nous diriger vers Bolzano. Une piste cyclable d'une centaine de km conduit au pied du plus extraordinaire col des Alpes, deuxième en altitude 2756 m, après l'Iseran, le Stelvio. Eh oui! Le col de Restefond dépasse je crois de 2 mètres les 2700, et c'est la route qui en part en boucle qui passe à 2800. De Morano, encore 50 km pour arriver au pied du Stelvio. On envisage de dormir à mi-pente. J'ai une petite forme et cette distance d'approche je m'y traîne. Arrêt au pied du col et gros casse-croûte avec en botte secrète une énorme pastèque. Redémarrage à 13h30. Les 15 km menant à mi-dénivelé sont enlevés en 1h30, la pastèque c'est mieux que la schnouf! L'effet Stelvio est euphorisant, je l'avais déjà expérimenté. Oublié l'arrêt pour la nuit, on attaque les 1200 m de dénivelé restants. Par moments je souffre, mais les virages sont bien échelonnés sur un pan de montagne vertigineux. Un coup de fatigue, materialisé par une petite douleur du côté du cœur, me force à pousser un peu mon vélo. 18 heures nous sommes au sommet.
Adieu l'Italie, nous plongeons vers la Suisse. Bivouac sous un gros orage qui dure une bonne partie de la nuit. 15 août, comme d'habitude le temps change. Encore deux cols dans des conditions difficiles, et nous décidons de fuir par la vallée de Chur le long du Rhin, puis de biffurquer vers Zurich. Depuis cette ville, ce sera la dernière étape pour Maxime. Après 105 km vent dans le nez, il a des scrupules à m'abandonner un peu après Bâle, mais ça le démange. Je l'encourage à suivre ses aspirations. Voilà comment à 17h il me laisse pour effectuer les 90 km nous séparant des Vosges. Il parvient au but à 22h, totalisant 200 kilomètres et 2000 mètres de dénivelé dans la journée. Pour ma part ce sera tranquillement une arrivée le lendemain à midi.
Une belle aventure inter-générationnelle prend fin. Elle fut très enrichissante sur le plan humain et aussi pour les mollets et les cuisses! Depuis que je suis rentré j'ai 22 ans!
Des nombreux voyages à vélo, que j'ai effectués, avec différents compagnons, très jeunes, de mon âge, plus vieux, hommes ou femmes, j'en ai retiré une meilleure connaissance de moi-même. Je vous encourage à diversifier vos compagnons de route, pour ne pas tomber dans les habitudes.
Luc
J'ai été alpiniste avant d'être cycliste, activité découverte tardivement. Par contre, dès mon plus jeune âge avec mon père j'arpentais assidument les Alpes. C'est à pied et à ski de randonnée que je les ai explorées. Puis, en regardant les grandes parois, l'idée de les grimper m'est venue, insufflée par la lecture du livre "Les Conquérants de l'Inutile" de Lionnel Terray. En effet, cet ouvrage fut dans mon adolescence un moteur fort dans l'orientation de ma vie. Rassurez-vous je ne rédige pas un article pour une revue de montagne, mais bien un carnet de voyage à vélo.
Ce préambule pour comprendre pourquoi lorsque je me suis mis au voyage à vélo, les zones de montagnes ont représenté une destination prioritaire. J'ai traversé différents massifs montagneux, Pyrénées, Tatras, Andes, mais les Alpes restent pour moi la quintessence des montagnes. En effet, j'ai tant de souvenirs qui s'y rattachent, qu'au cours d'un parcours me reviennent en mémoire les combats menés le long des parois qui se découvrent au fil de la route.
J'ai déjà à mon actif deux belles traversées classiques, la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice et Venise-Thonon-les-Bains. La première se déroule sur 666 kilomètres et la seconde 1050. Ces expériences m'ont enchanté par le côté sportif et la multitude de points de vue extraordinaires. Cet été j'ai décidé de replonger dans cette ambiance particulière des grands cols alpins. Cette fois, j'ai voulu que le parcours soit plus long et plus dépaysant. Pour cela, j'ai décidé d'effectuer une boucle de 2300 kilomètres à partir des Vosges en passant par les pays suivants: Allemagne, Autriche, Slovénie, Italie et Suisse.
Cette nouvelle expérience sera inter-générationnelle. Je pars avec mon petit-cousin de 22 ans, différence d'âge de 40 ans. Pour lui il s'agit d'une première. Il s'est acheté le même vélo que moi. Cependant je n'ai aucun doute sur sa forme physique, adepte forcené de VTT. De plus il est moniteur de ski et compétiteur chevronné.
Les voyages à vélo sont toujours différents du fait du choix immense de destinations et par les conditions rencontrées. La richesse en est encore décuplée lorsqu'on change fréquemment de partenaires. On sait avant de partir qu'il va falloir faire des compromis et s'adapter les uns aux autres, pour préserver l'harmonie. Il est primordial de ne pas trop focaliser sur ses petites habitudes, seulement se laisser guider par l'expérience, si nécessaire à certains moments critiques. « Il n'est de richesse que d'hommes » Jean Bodin. Voilà comment je m'embarque avec un jeune chien fou dans une randonnée folle de 2300 km et 32 000 m de dénivelé. Durée prévue 40 jours, mais Maxime ne le voit pas de cet œil. Le voyage durera 23,5 jours pour moi et 23 pour lui. Je vous expliquerai.
Départ matinal fin juillet de Cornimont près de la Bresse sous un ciel de pluie très sombre, comme les Vosges savent en produire. De telles conditions de début laissent perplexe, mais ne pas trop réfléchir. Je rejoins Maxime qui m'attend au carrefour de la station de ski de Frère-Joseph. Notre premier col sera vosgien et pluvieux, Oderen, culminant à 884 mètres. Ce sera aussi le dernier au retour. Je me suis dépêché pour être à l'heure au rendez-vous, mais je vais continuer à appuyer ferme sur les pédales tout au long de notre grande boucle, tout simplement pour essayer de suivre mon jeune compagnon. En effet, il me prend pour un super cylo, du fait des différents grands voyages que j'ai effectués, parfois difficiles comme la traversée du désert de l'Atacama. Son expérience de compétiteur ne lui permet pas de dissocier difficulté et vitesse. Donc on va foncer tout le temps.La première journée, certes sans trop de dénivelé, se termine par un camping sauvage au bord du Rhin après 163 km.
Le lendemain nous sommes à Constance, 300 km en deux jours. L'expérience m'a appris qu'il faut démarrer lentement puis augmenter au fur et à mesure la cadence, C'est donc bien parti! Je suis un peu inquiet quant'à l'état dans lequel je vais attaquer les premiers vrais reliefs en ce troisième jour en Autriche, car je suis comme d'habitude trop chargé, erreur modérément pénalisante sur le plat, mais dans les grosses bosses! Vont s'enchaîner quatre cols entre 2100 et 2500 mètres, alors que nous jouons à saute-frontières entre Italie et Autriche: Silvretta, Timmelsjoch, Giovo et Vizze. Le second sera le plus redoutable, soixante km de montée et une dernière portion très raide et infinie en fond de vallon avec un fort vent dans le nez. Je ne surmonte l'obstacle qu'à 18 heures après une dizaine d'heures d'effort. Maxime m'attend patiemment au sommet. La descente du côté italien est stupéfiante, une route comme seuls les Italiens en inventent. Le dernier des 4 cols, après un bivouac à 1500 m sous des trombes d'eau nous l'attaquons avec une visibilité faible. Pas de trafic, car du côté italien il s'agit d'une piste en terre et sur le versant autrichien d'un sentier de randonnée. Une fois au sommet, prudemment je desends les 7 premiers km en poussant (plutôt en retenant) mon vélo, Maxime s'amusant à faire du saute-cailloux sous la pluie. Ah la jeunesse!
Nous nous enfonçons ensuite au cœur de l'Autriche en direction du massif du Dachstein. Lorsqu'il y a des pistes cyclables ce pays est merveilleux, et s'il n'y en a pas, alors c'est l'enfer. La vitesse est limitée à 100 km/h sur route et de nombreuses voitures roulent bien plus vite, sans parler des motos. Je ne connais que deux pays où la quasi-totalité des automobilistes respectent les distances de sécurité en dépassant les vélos: l'Espagne et l'Allemagne La chaleur est terrible, des petits coups de mou un après-midi m'obligent à pousser mon vélo le long de pentes ne dépassant pas les 6%. Malgré cela nous faisons plus de 120 km ce jour.
A cette moyenne nous rejoignons rapidement la Slovénie par un magnifique passage, le Jerzerski vrn. Ce pays est la porte d'entrée des Balkans, nous ne sommes plus tout à fait en Europe occidentale, j'adore. J'ai laissé une partie de mon cœur dans ces contrées, ayant habité en Albanie, en quelque sorte ma seconde patrie. Vers 16 heures, bien fatigués, nous arrivons à l'entrée de la ville de Kranj. Sur un étal de fruits et légumes comme on en voit partout dans les Balkans, une belle pastèque, on veut l'acheter, mais nous ne parlons pas la langue. Comment s'adresser à la jeune femme qui se tient devant nous. Do you speak english? No. Sprechen Sie deutsch? No. Parlez-vous français? No. Un indice m'intrigue, elle a prononcé un mot que j'ai compris. Je lui demande donc: Flisni shqip? Po. Super, elle est albanaise. Elle sort des caisses pour nous asseoir et un grand couteau pour couper la pastèque. Elle nous parle de sa ville natale Prizren au Kosovo, que je connais. Elle représente l'image que je me faisais d'une ville d'Ali-Baba. Après cette trop courte pause Maxime nous ramène au rythme d'enfer, notre pain quotidien.
Trop rapidement nous allons quitter ce beau pays, mais pour entrer dans l'un des plus fabuleux massifs montagneux de la planète, les Dolomites italiennes. Et c'est l'alpiniste qui parle. Durant 5 jours nous franchissons des cols parfois aux pentes terribles, supérieures à 15%. Les parois qui nous surplombent sont des références mondiales en matière d'escalade, Marmolada, Tre Cime di Lavaredo, Sass Pordoï, Tofana di Rozes et bien d'autres, sans oublier la plus prestigieuse, la Civetta, immense paroi grise qui se développe sur 1200 m de hauteur et culmine à plus de 3000. Nous traversons quelques villes très touristiques, comme Canazei ou Cortina d'Empezzo, surpeuplées en été. Nous ne nous attardons pas.
Nous quittons ces pics calcaires qui grattent le ciel pour nous diriger vers Bolzano. Une piste cyclable d'une centaine de km conduit au pied du plus extraordinaire col des Alpes, deuxième en altitude 2756 m, après l'Iseran, le Stelvio. Eh oui! Le col de Restefond dépasse je crois de 2 mètres les 2700, et c'est la route qui en part en boucle qui passe à 2800. De Morano, encore 50 km pour arriver au pied du Stelvio. On envisage de dormir à mi-pente. J'ai une petite forme et cette distance d'approche je m'y traîne. Arrêt au pied du col et gros casse-croûte avec en botte secrète une énorme pastèque. Redémarrage à 13h30. Les 15 km menant à mi-dénivelé sont enlevés en 1h30, la pastèque c'est mieux que la schnouf! L'effet Stelvio est euphorisant, je l'avais déjà expérimenté. Oublié l'arrêt pour la nuit, on attaque les 1200 m de dénivelé restants. Par moments je souffre, mais les virages sont bien échelonnés sur un pan de montagne vertigineux. Un coup de fatigue, materialisé par une petite douleur du côté du cœur, me force à pousser un peu mon vélo. 18 heures nous sommes au sommet.
Adieu l'Italie, nous plongeons vers la Suisse. Bivouac sous un gros orage qui dure une bonne partie de la nuit. 15 août, comme d'habitude le temps change. Encore deux cols dans des conditions difficiles, et nous décidons de fuir par la vallée de Chur le long du Rhin, puis de biffurquer vers Zurich. Depuis cette ville, ce sera la dernière étape pour Maxime. Après 105 km vent dans le nez, il a des scrupules à m'abandonner un peu après Bâle, mais ça le démange. Je l'encourage à suivre ses aspirations. Voilà comment à 17h il me laisse pour effectuer les 90 km nous séparant des Vosges. Il parvient au but à 22h, totalisant 200 kilomètres et 2000 mètres de dénivelé dans la journée. Pour ma part ce sera tranquillement une arrivée le lendemain à midi.
Une belle aventure inter-générationnelle prend fin. Elle fut très enrichissante sur le plan humain et aussi pour les mollets et les cuisses! Depuis que je suis rentré j'ai 22 ans!
Des nombreux voyages à vélo, que j'ai effectués, avec différents compagnons, très jeunes, de mon âge, plus vieux, hommes ou femmes, j'en ai retiré une meilleure connaissance de moi-même. Je vous encourage à diversifier vos compagnons de route, pour ne pas tomber dans les habitudes.
Luc
Préparation - 1,5 mois au Chili (Carretera Austral, Grande Norte, Ile de Pâques) English translation pending
Hello tout le monde,
Après avoir rêvé sur tous vos carnets et photos, je me lance dans la préparation de notre voyage au Chili au début 2016, de fin février (on veut être sur place le 29/02 pour fêter les 40 ans de mon compagnon) à début avril.
Au départ, on partait 2,5 mois et donc j’avais prévu une arrivée à Ushuaia et puis remonter le Chili du Sud au Nord. Des contraintes professionnelles limitent le temps de voyage à 1,5 mois. On n’est pas à plaindre. Mais 1,5 mois implique de faire des choix …. ce qui est très difficile 🤪 tellement toutes les régions ont leur attrait.
Pour faire la sélection, je suis retournée aux raisons qui m’ont fait choisir le Chili : La Carretera AustralLes lagunes et les paysages désertiques L’île de PâquesJe voudrais caser les 3 dans un voyage de 1,5 mois et cela donnerait comme itinéraire (exclus les jours pour faire les liaisons via Santiago) : 20 jours la Carretera Austral : Puerto Montt – île de Chiloé – Chaitan – Coyahaique – Caleta Tortel et retour en ferry vers Puerto Montt depuis Puerto Chacabuco (aller/retour jusque Villa O’Higgins serait top, mais je ne pense pas que ce soit raisonnable dans le temps imparti)5 jours pour l’île de Pâques15 jours pour la boucle SPA – Humberstone – Putre – PN Lauca – Salar de Surire – Camina – SPAL’idée est de le faire dans cet ordre-là, afin d’être le plus tard possible dans le région extrême nord et éviter le plus possible l’Hiver Altiplanique.
Pour le moyen de transport, ce serait un 4x4 avec tente sur le toit (pour la partie Nord) et un van aménagé pour la Carretera Austral.
Bien sûr, je vais devoir aller plus en détail, mais j’ai déjà quelques questions de base pour valider l’approche globale. Vos avis, remarques, infos sont grandement appréciées :Pensez-vous que les boucles prévues dans le temps impartis semblent raisonnables, sans courir ? Sachnat qu’on zappe volontairement Valparaiso et le Salar d’Uyuni depuis SPANous comptons tout faire en individuel / autonomie. A la lecture des carnets de Kashtin, Michant, Krikri, Diamina et les interventions de Bastinj et de Kalchaqui ça me semble tout à fait possible, si on est préparé (sauf la Lagune San Rafael où je n’ai pas trouvé le moyen d’y aller en autonomie)Le camping sauvage est-il possible ? si oui, partout ? ou faut-il se mettre dans des campings officiels ? Ou puis-je trouver les infos sur les pompes à essence disponibles ? Il semblerait qu’il n’y en a pas partout et qu’à certains endroits on peut potentiellement s’en procurer chez des particuliers.On sera vers fin mars/début avril dans le Nord. Ce sera la fin de l’hiver bolivien et il y aura un risque que certaines routes ne soient pas praticables. Où peut-on avoir des infos en real-time / récentes sur ces routes (accès au Lauca, Salar de Surire, …) quand je serai sur place ?Quand faut-il réserver pour l’île de Pâques (6 mois d’avance est-ce suffisant si on y va en mars ?)Je m'arrête là, pour un début ... 😇
Un tout grand merci pour votre aide et une excellente semaine à tous, Pascale
Après avoir rêvé sur tous vos carnets et photos, je me lance dans la préparation de notre voyage au Chili au début 2016, de fin février (on veut être sur place le 29/02 pour fêter les 40 ans de mon compagnon) à début avril.
Au départ, on partait 2,5 mois et donc j’avais prévu une arrivée à Ushuaia et puis remonter le Chili du Sud au Nord. Des contraintes professionnelles limitent le temps de voyage à 1,5 mois. On n’est pas à plaindre. Mais 1,5 mois implique de faire des choix …. ce qui est très difficile 🤪 tellement toutes les régions ont leur attrait.
Pour faire la sélection, je suis retournée aux raisons qui m’ont fait choisir le Chili : La Carretera AustralLes lagunes et les paysages désertiques L’île de PâquesJe voudrais caser les 3 dans un voyage de 1,5 mois et cela donnerait comme itinéraire (exclus les jours pour faire les liaisons via Santiago) : 20 jours la Carretera Austral : Puerto Montt – île de Chiloé – Chaitan – Coyahaique – Caleta Tortel et retour en ferry vers Puerto Montt depuis Puerto Chacabuco (aller/retour jusque Villa O’Higgins serait top, mais je ne pense pas que ce soit raisonnable dans le temps imparti)5 jours pour l’île de Pâques15 jours pour la boucle SPA – Humberstone – Putre – PN Lauca – Salar de Surire – Camina – SPAL’idée est de le faire dans cet ordre-là, afin d’être le plus tard possible dans le région extrême nord et éviter le plus possible l’Hiver Altiplanique.
Pour le moyen de transport, ce serait un 4x4 avec tente sur le toit (pour la partie Nord) et un van aménagé pour la Carretera Austral.
Bien sûr, je vais devoir aller plus en détail, mais j’ai déjà quelques questions de base pour valider l’approche globale. Vos avis, remarques, infos sont grandement appréciées :Pensez-vous que les boucles prévues dans le temps impartis semblent raisonnables, sans courir ? Sachnat qu’on zappe volontairement Valparaiso et le Salar d’Uyuni depuis SPANous comptons tout faire en individuel / autonomie. A la lecture des carnets de Kashtin, Michant, Krikri, Diamina et les interventions de Bastinj et de Kalchaqui ça me semble tout à fait possible, si on est préparé (sauf la Lagune San Rafael où je n’ai pas trouvé le moyen d’y aller en autonomie)Le camping sauvage est-il possible ? si oui, partout ? ou faut-il se mettre dans des campings officiels ? Ou puis-je trouver les infos sur les pompes à essence disponibles ? Il semblerait qu’il n’y en a pas partout et qu’à certains endroits on peut potentiellement s’en procurer chez des particuliers.On sera vers fin mars/début avril dans le Nord. Ce sera la fin de l’hiver bolivien et il y aura un risque que certaines routes ne soient pas praticables. Où peut-on avoir des infos en real-time / récentes sur ces routes (accès au Lauca, Salar de Surire, …) quand je serai sur place ?Quand faut-il réserver pour l’île de Pâques (6 mois d’avance est-ce suffisant si on y va en mars ?)Je m'arrête là, pour un début ... 😇
Un tout grand merci pour votre aide et une excellente semaine à tous, Pascale
Boucle à vélo de Saint-Jean-de-Luz aux Picos de Europa (10 jours) English translation pending
Bonjour, on envisage début mai une boucle d'une dizaine de jours à vélo de Saint-Jean-de-Luz aux Picos de Europa. Je me base sur les trois cartes Michelin 142,143,144 au 1/150 000. On y voit une multitude de petites routes pour effectuer une belle balade. En particulier dans les Picos de Europa on voit des pistes qui se terminent par des chemins et cela me tente bien de traverser ce massif avec nos vélos et nos sacoches dans un sens puis dans l'autre, entre Espinama et Sotres et entre Camarmena et Cain de Valdeon. Comment est le chemin, faudra-t-il pousser les vélos sur chemins non carrossables?
Je suis aussi preneur de toutes suggestions de belles routes et de beaux sites dans cette région d'Espagne. Bien que l'un des chemins de Compostelle passe dans le coin, nous n'envisageons pas d'en faire notre fil conducteur, nous ne comptons pas non plus suivre la côte, où la circulation doit être forte.
Merci par avance à celles et ceux qui nous feront part de leur expérience
Luc
Traverser l'Argentine à pied ou à vélo English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle Alexandre, je viens d'avoir 20 ans et je suis actuellement en BTS Transport dernière année et depuis un certain temps j'ai envie de partir à l'aventure, c'est pour cela que j'ai choisi de traverser l'Argentine pendant une durée de 1 an si possible. Pendant cette année j'ai prévu de faire du camping sauvage puis de faire du Woofing. Je partirais avec un visa Working Holiday (gratuit), ce qui me permettra peut être de trouver un petit job.Je ne sais pas encore si je le fais à pied en optant pour le stop par moment, ou faire la traversée en vélo. Je souhaiterai partir vers octobre/novembre 2015. Je recherche une ou des personnes qui serait motivé pour le faire avec moi, je suis prêt à partir seul s'il le faut mais c'est toujours mieux accompagné et n'ayant personne de mon côté motiver pour ce type de projet voilà pourquoi je poste cette annonce ! 🙂
Alexandre
Je m'appelle Alexandre, je viens d'avoir 20 ans et je suis actuellement en BTS Transport dernière année et depuis un certain temps j'ai envie de partir à l'aventure, c'est pour cela que j'ai choisi de traverser l'Argentine pendant une durée de 1 an si possible. Pendant cette année j'ai prévu de faire du camping sauvage puis de faire du Woofing. Je partirais avec un visa Working Holiday (gratuit), ce qui me permettra peut être de trouver un petit job.Je ne sais pas encore si je le fais à pied en optant pour le stop par moment, ou faire la traversée en vélo. Je souhaiterai partir vers octobre/novembre 2015. Je recherche une ou des personnes qui serait motivé pour le faire avec moi, je suis prêt à partir seul s'il le faut mais c'est toujours mieux accompagné et n'ayant personne de mon côté motiver pour ce type de projet voilà pourquoi je poste cette annonce ! 🙂
Alexandre
4000 kilomètres autour du Mékong à vélo (Thaïlande, Laos) English translation pending
4000 kilomètres à vélo autour du Mékong
Les cours d’eau, qu’ils soient petits ou grands m’ont toujours attiré, sans doute réminiscence d’un atavisme, qui date d’une époque, jusqu’au XVIII siècle, où mes ancêtres vivaient sur une île du Rhône au niveau de Mirmande et Baix. L’une de mes aïeules a péri un jour de crue, sa barque ayant fait naufrage, suite à la rupture du câble permettant de rejoindre la rive depuis son île.
Janvier 2013, avec un camarade nous partons pour un circuit de plus de deux mois entre Thaïlande et Laos à vélo au plus près du Mékong, fleuve majestueux qui baigne six pays, Chine, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam. Durant ces deux mois nous allons découvrir deux pays au niveau de vie très différent. Le vélo plus que tout autre moyen de déplacement permet de se plonger dans la vie quotidienne des régions traversées. Nous avons choisi cette période, car nous sommes en saison sèche et les inconvénients dus aux moustiques et autres prédateurs sont nuls. Par précaution je me suis fait vacciner contre l’encéphalite japonaise et je me munis à titre curatif d’un certain nombre de doses de malarone à prendre intensivement au cas où les symptômes du paludisme apparaîtraient.
Notre itinéraire : de Ubon Rathatchani, ville située à quelques dizaines de kilomètres du Mékong et à proximité de la frontière du Cambodge, nous allons rejoindre puis remonter le fleuve jusqu’à l’extrême nord du pays sur une distance de 1600 kilomètres. Alors nous quitterons la Thaïlande pour rentrer au Laos en traversant le fleuve sur une pirogue. De là, un crochet vers le nord en direction de la frontière chinoise nous conduira sur la rivière Nam Ou, affluent du Mékong. Puis nous mettrons le cap au sud jusqu’à Paksé, ce qui fera un parcours de 1700 kilomètres. De cette ville nous effectuerons les 700 kilomètres qui nous séparent de Bangkok. Cela fera bien un total de 4000 kilomètres.
Alors que ma femme ne trouve plus sa voiture sous la neige dans le village de Cornimont dans les Vosges, une chaleur de 45 degrés nous accable à Bangkok. De l’aéroport pour se rendre à la gare afin de rejoindre le point de départ de notre périple, il nous faut traverser cette mégalopole de 27 millions d’habitants à vélo, car aucun taxi ne veut prendre nos montures. Cela nous fait un peu peur, une trentaine de kilomètres dans ce monde grouillant. Mais non, les Asiatiques sont des conducteurs paisibles et très vite nous nous sentons bien plus en sécurité que dans une ville française ou polonaise, sans parler de Quito, agglomération gigantesque que nous avions traversée de nuit.
Après un trajet nocturne en train, nous nous lançons sur la route. Les mille premiers kilomètres sont plats et les distances journalières sont supérieures à 100 kilomètres, malgré la forte chaleur qui monte jusqu’à 45 degrés. Tout le long de notre itinéraire nous trouvons des petits restaurants pour faire des pauses repas, où la nourriture est de très bonne qualité entre poulet, riz et grande quantité de crudités de toutes sortes. Et, cerise sur le gâteau, toujours un accueil sympathique, les fous à vélo sont regardés avec curiosité dans ces pays. Sont-ils si pauvres qu’ils ne peuvent louer une moto ou une voiture, semblent se dire nos interlocuteurs. De même le soir, bien que nous soyons autonomes pour bivouaquer, des gest houses ou de petits hôtels à prix réduit nous offrent un confort supérieur, et surtout nous permettent d’échapper à la fournaise.
Ce que l’on constate au cours de longs voyages à vélo, c’est que les points de focalisation des touristes occidentaux sont bien localisés. Entre ces lieux de villégiature nous restons des jours sans voir un étranger. J’avais déjà constaté ce fait au cours d’une traversée de l’Amérique du Sud.
Après dix jours nous abordons le nord de la Thaïlande, zone plus montagneuse. L’inclinaison des côtes est terrible, ils n’ont pas encore inventé le virage ! Heureusement nous sommes loin des dénivelés d’Amérique du Sud. En effet, dans le désert de l’Atacama en partant du niveau zéro au bord du Pacifique nous avons passé un premier col à 4600 mètres. Non, là jamais plus de 600 mètres de dénivelé. Nous pénétrons dans une forêt d’altitude qui paraît-il recèle encore des tigres. Alors que nous ne trouvons pas d’hébergement, un jeune homme nous conduit dans un village Hmong, où nous sommes reçus par les autorités, qui nous proposent un local pour la nuit. Ils nous parlent de leurs souvenirs de la guerre du Vietnam, lorsque des unités de l’US Air Force étaient stationnées pas très loin. Il s’agissait entre autre des fameux « Raven » qui bombardaient le Viêt-Cong au Laos. Unité plus ou moins fantôme, car les USA n’étaient pas en guerre contre le Laos. Les pilotes achetaient leur avion un dollar, pour justifier qu’il n’appartenait pas à l’US Air Force !
Nong Khai , Chiang Khan, Nan, Chiang Rai et Chiang Khong, différentes villes qui se sont trouvées sur notre chemin au cours de ces 1600 premiers kilomètres. Elles sont bien connues des guides de voyage.
Déjà presque un mois que nous roulons, nous passons au Laos. Immédiatement nous constatons que nous rentrons dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Le matin il y fait froid, nous roulons dans la brume. Les bouts des doigts piquent. Ces départs matinaux nous permettent de voir cette population démunie, habitant des baraques de planches à même la route. Les familles sont groupées autour de misérables feux, dont la fumée va se mêler au brouillard dans la lumière blafarde du jour qui vient de se lever. J’éprouve à ce spectacle un sentiment de tristesse et une sensation de malaise. Je comprends pourquoi on appelle le Laos le pays des brumes.
Les 600 premiers kilomètres en territoire laotien vers la capitale se déroulent en zone montagneuse. Contrairement à ce que l’on nous avait dit, il y aura pas mal de circulation jusqu’à Luang Prabang, car nous sommes en période de nouvel an chinois. Par milliers ils déferlent au Laos et ils ne sont pas à vélo, mais au volant de grosses BMW ou Mercedes ou bien de gros 4X4 japonais. Je me suis laissé dire que le gouvernement laotien voulait remplacer les routards occidentaux sac au dos à petit budget par des Chinois qui ne rechignent pas à lâcher des paquets de dollars !
Nous allons rencontrer quelques « Martiens » lancés dans d’immenses périples à vélo. Bien évidemment lorsqu’on en croise un, on s’arrête et on parle chacun de nos expériences. C’est ainsi qu’un jeune Catalan espagnol, et quelques jours plus tard un jeune Allemand vont nous narrer leur traversée de l’Himalaya en solitaire. Et puis aussi ce couple de Belges sur un tandem, ils viennent de traverser l’Out back australien sur leur drôle d’engin au cours de leur tour du monde. Sur le cadre je compte dix-sept bidons, de quoi contenir plus de vingt litres d’eau. Les discussions avec des fous au long cours, minimum un an, sont un vrai bonheur. Il y aura aussi ce couple d’agriculteurs de Collias dans le Gard à la retraite, lancé dans un long tour en Asie, croisé dans une immense côte par plus de 40 degrés. Eux ils montent !Le sourire aux lèvres, ils ne sont pas du tout démoralisés. La femme avec son accent chantant du midi, nous dit que d’après son mari il n’y aurait que quelques bosses. Manifestement ce sont des bosses très grosses, en effet nous venons de descendre plus de 10 km avec au moins 700 mètres de dénivelé ! On croise même un couple de Chinois, il faut dire que la frontière n'est pas très loin, au plus 200 kilomètres.Dans les yeux de tous ces cyclos au long cours on voit transparaître la passion du nomadisme à la force des mollets. Cela nous fait rêver, nous petits joueurs, sur la route pour seulement 75 petits jours !
A partir de la capitale Vientiane nous suivons le Mékong au plus près quelques centaines de kilomètres, puis nous faisons une baïonnette à l’est, afin de découvrir les hauts plateaux, où nous roulons sur des pistes loin de tout. La pauvreté est encore plus prégnante que le long du Mékong. Après quelques jours nous retrouvons le fleuve en direction de Paksé. Dès l’aube, le soleil n’étant pas encore levé, nous roulons pour éviter les très fortes chaleurs de l’après-midi. Cela nous permet d’assister à l’éveil de la vie, à travers le rite des bonzes qui reçoivent leur aumône de la part de la population, et aussi d’observer le départ à l’école de milliers d’enfants. Tous nous saluent par de grands «sabadi », auxquels nous répondons systématiquement et cela se prolonge tout au long de la journée.
Nous arrivons à Paksé, ville dont l’un de mes grands anciens m’avait parlé. Il y avait été affecté en tant que pilote au cours de la guerre d’Indochine, et ce qui l’avait marqué et il en rigole encore, c’est qu’à son époque la piste était courbe ! Cette agglomération m’a laissé un magnifique souvenir du fait de son extraordinaire marché aux poissons, aux formes, aux motifs et aux couleurs les plus étonnantes. Le Mékong est l’un des plus importants écosystèmes d’eau douce de la planète.
Les 700 derniers kilomètres vers Bangkok nous les effectuerons en 5 jours par des routes à forte circulation. Nous traversons une dernière fois le Mékong par un pont d’une longueur de 1,4 kilomètre, et pénétrons en Thaïlande un peu plus loin. Chaque soir nous nous arrêtons dans de grandes villes inconnues du tourisme. Les marchés de nuit où l’on mange de façon royale sont un vrai bonheur. Il y règne une ambiance paisible, malgré la fréquentation importante. J’ai vraiment l’impression que tous les Thaïlandais mangent dans la rue le soir. Plus nous approchons de la capitale, plus le trafic devient dense. Nous roulons même sur autoroute. Dans les derniers kilomètres avant l’aéroport nous recevons notre seule petite pluie en deux mois et demi. Durant cette dernière journée je réalise qu’une belle expérience prend fin, et déjà je pense à la prochaine aventure. Ce sera à nouveau l’Amérique du Sud et 3000 kilomètres dans le désert de l’Atacama à pousser nos vélos dans les scories volcaniques, ou 40 jours sur la planète Mars avec une extra-terrestre venue de Suisse du nom de Flora, entre Chili, Bolivie et Argentine, mais c’est une autre histoire.
Pour en savoir plus sur notre tour du Mékong: mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...utour-d...
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/03/04/deux-mois-a-velo-autour-du-mekong-derniere-partie-retour-en.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/24/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-quatrieme-partie-vientiane.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/15/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-troisieme-partie-luang-pra.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2012/10/28/autour-du-mekong.html
Les cours d’eau, qu’ils soient petits ou grands m’ont toujours attiré, sans doute réminiscence d’un atavisme, qui date d’une époque, jusqu’au XVIII siècle, où mes ancêtres vivaient sur une île du Rhône au niveau de Mirmande et Baix. L’une de mes aïeules a péri un jour de crue, sa barque ayant fait naufrage, suite à la rupture du câble permettant de rejoindre la rive depuis son île.
Janvier 2013, avec un camarade nous partons pour un circuit de plus de deux mois entre Thaïlande et Laos à vélo au plus près du Mékong, fleuve majestueux qui baigne six pays, Chine, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam. Durant ces deux mois nous allons découvrir deux pays au niveau de vie très différent. Le vélo plus que tout autre moyen de déplacement permet de se plonger dans la vie quotidienne des régions traversées. Nous avons choisi cette période, car nous sommes en saison sèche et les inconvénients dus aux moustiques et autres prédateurs sont nuls. Par précaution je me suis fait vacciner contre l’encéphalite japonaise et je me munis à titre curatif d’un certain nombre de doses de malarone à prendre intensivement au cas où les symptômes du paludisme apparaîtraient.
Notre itinéraire : de Ubon Rathatchani, ville située à quelques dizaines de kilomètres du Mékong et à proximité de la frontière du Cambodge, nous allons rejoindre puis remonter le fleuve jusqu’à l’extrême nord du pays sur une distance de 1600 kilomètres. Alors nous quitterons la Thaïlande pour rentrer au Laos en traversant le fleuve sur une pirogue. De là, un crochet vers le nord en direction de la frontière chinoise nous conduira sur la rivière Nam Ou, affluent du Mékong. Puis nous mettrons le cap au sud jusqu’à Paksé, ce qui fera un parcours de 1700 kilomètres. De cette ville nous effectuerons les 700 kilomètres qui nous séparent de Bangkok. Cela fera bien un total de 4000 kilomètres.
Alors que ma femme ne trouve plus sa voiture sous la neige dans le village de Cornimont dans les Vosges, une chaleur de 45 degrés nous accable à Bangkok. De l’aéroport pour se rendre à la gare afin de rejoindre le point de départ de notre périple, il nous faut traverser cette mégalopole de 27 millions d’habitants à vélo, car aucun taxi ne veut prendre nos montures. Cela nous fait un peu peur, une trentaine de kilomètres dans ce monde grouillant. Mais non, les Asiatiques sont des conducteurs paisibles et très vite nous nous sentons bien plus en sécurité que dans une ville française ou polonaise, sans parler de Quito, agglomération gigantesque que nous avions traversée de nuit.
Après un trajet nocturne en train, nous nous lançons sur la route. Les mille premiers kilomètres sont plats et les distances journalières sont supérieures à 100 kilomètres, malgré la forte chaleur qui monte jusqu’à 45 degrés. Tout le long de notre itinéraire nous trouvons des petits restaurants pour faire des pauses repas, où la nourriture est de très bonne qualité entre poulet, riz et grande quantité de crudités de toutes sortes. Et, cerise sur le gâteau, toujours un accueil sympathique, les fous à vélo sont regardés avec curiosité dans ces pays. Sont-ils si pauvres qu’ils ne peuvent louer une moto ou une voiture, semblent se dire nos interlocuteurs. De même le soir, bien que nous soyons autonomes pour bivouaquer, des gest houses ou de petits hôtels à prix réduit nous offrent un confort supérieur, et surtout nous permettent d’échapper à la fournaise.
Ce que l’on constate au cours de longs voyages à vélo, c’est que les points de focalisation des touristes occidentaux sont bien localisés. Entre ces lieux de villégiature nous restons des jours sans voir un étranger. J’avais déjà constaté ce fait au cours d’une traversée de l’Amérique du Sud.
Après dix jours nous abordons le nord de la Thaïlande, zone plus montagneuse. L’inclinaison des côtes est terrible, ils n’ont pas encore inventé le virage ! Heureusement nous sommes loin des dénivelés d’Amérique du Sud. En effet, dans le désert de l’Atacama en partant du niveau zéro au bord du Pacifique nous avons passé un premier col à 4600 mètres. Non, là jamais plus de 600 mètres de dénivelé. Nous pénétrons dans une forêt d’altitude qui paraît-il recèle encore des tigres. Alors que nous ne trouvons pas d’hébergement, un jeune homme nous conduit dans un village Hmong, où nous sommes reçus par les autorités, qui nous proposent un local pour la nuit. Ils nous parlent de leurs souvenirs de la guerre du Vietnam, lorsque des unités de l’US Air Force étaient stationnées pas très loin. Il s’agissait entre autre des fameux « Raven » qui bombardaient le Viêt-Cong au Laos. Unité plus ou moins fantôme, car les USA n’étaient pas en guerre contre le Laos. Les pilotes achetaient leur avion un dollar, pour justifier qu’il n’appartenait pas à l’US Air Force !
Nong Khai , Chiang Khan, Nan, Chiang Rai et Chiang Khong, différentes villes qui se sont trouvées sur notre chemin au cours de ces 1600 premiers kilomètres. Elles sont bien connues des guides de voyage.
Déjà presque un mois que nous roulons, nous passons au Laos. Immédiatement nous constatons que nous rentrons dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Le matin il y fait froid, nous roulons dans la brume. Les bouts des doigts piquent. Ces départs matinaux nous permettent de voir cette population démunie, habitant des baraques de planches à même la route. Les familles sont groupées autour de misérables feux, dont la fumée va se mêler au brouillard dans la lumière blafarde du jour qui vient de se lever. J’éprouve à ce spectacle un sentiment de tristesse et une sensation de malaise. Je comprends pourquoi on appelle le Laos le pays des brumes.
Les 600 premiers kilomètres en territoire laotien vers la capitale se déroulent en zone montagneuse. Contrairement à ce que l’on nous avait dit, il y aura pas mal de circulation jusqu’à Luang Prabang, car nous sommes en période de nouvel an chinois. Par milliers ils déferlent au Laos et ils ne sont pas à vélo, mais au volant de grosses BMW ou Mercedes ou bien de gros 4X4 japonais. Je me suis laissé dire que le gouvernement laotien voulait remplacer les routards occidentaux sac au dos à petit budget par des Chinois qui ne rechignent pas à lâcher des paquets de dollars !
Nous allons rencontrer quelques « Martiens » lancés dans d’immenses périples à vélo. Bien évidemment lorsqu’on en croise un, on s’arrête et on parle chacun de nos expériences. C’est ainsi qu’un jeune Catalan espagnol, et quelques jours plus tard un jeune Allemand vont nous narrer leur traversée de l’Himalaya en solitaire. Et puis aussi ce couple de Belges sur un tandem, ils viennent de traverser l’Out back australien sur leur drôle d’engin au cours de leur tour du monde. Sur le cadre je compte dix-sept bidons, de quoi contenir plus de vingt litres d’eau. Les discussions avec des fous au long cours, minimum un an, sont un vrai bonheur. Il y aura aussi ce couple d’agriculteurs de Collias dans le Gard à la retraite, lancé dans un long tour en Asie, croisé dans une immense côte par plus de 40 degrés. Eux ils montent !Le sourire aux lèvres, ils ne sont pas du tout démoralisés. La femme avec son accent chantant du midi, nous dit que d’après son mari il n’y aurait que quelques bosses. Manifestement ce sont des bosses très grosses, en effet nous venons de descendre plus de 10 km avec au moins 700 mètres de dénivelé ! On croise même un couple de Chinois, il faut dire que la frontière n'est pas très loin, au plus 200 kilomètres.Dans les yeux de tous ces cyclos au long cours on voit transparaître la passion du nomadisme à la force des mollets. Cela nous fait rêver, nous petits joueurs, sur la route pour seulement 75 petits jours !
A partir de la capitale Vientiane nous suivons le Mékong au plus près quelques centaines de kilomètres, puis nous faisons une baïonnette à l’est, afin de découvrir les hauts plateaux, où nous roulons sur des pistes loin de tout. La pauvreté est encore plus prégnante que le long du Mékong. Après quelques jours nous retrouvons le fleuve en direction de Paksé. Dès l’aube, le soleil n’étant pas encore levé, nous roulons pour éviter les très fortes chaleurs de l’après-midi. Cela nous permet d’assister à l’éveil de la vie, à travers le rite des bonzes qui reçoivent leur aumône de la part de la population, et aussi d’observer le départ à l’école de milliers d’enfants. Tous nous saluent par de grands «sabadi », auxquels nous répondons systématiquement et cela se prolonge tout au long de la journée.
Nous arrivons à Paksé, ville dont l’un de mes grands anciens m’avait parlé. Il y avait été affecté en tant que pilote au cours de la guerre d’Indochine, et ce qui l’avait marqué et il en rigole encore, c’est qu’à son époque la piste était courbe ! Cette agglomération m’a laissé un magnifique souvenir du fait de son extraordinaire marché aux poissons, aux formes, aux motifs et aux couleurs les plus étonnantes. Le Mékong est l’un des plus importants écosystèmes d’eau douce de la planète.
Les 700 derniers kilomètres vers Bangkok nous les effectuerons en 5 jours par des routes à forte circulation. Nous traversons une dernière fois le Mékong par un pont d’une longueur de 1,4 kilomètre, et pénétrons en Thaïlande un peu plus loin. Chaque soir nous nous arrêtons dans de grandes villes inconnues du tourisme. Les marchés de nuit où l’on mange de façon royale sont un vrai bonheur. Il y règne une ambiance paisible, malgré la fréquentation importante. J’ai vraiment l’impression que tous les Thaïlandais mangent dans la rue le soir. Plus nous approchons de la capitale, plus le trafic devient dense. Nous roulons même sur autoroute. Dans les derniers kilomètres avant l’aéroport nous recevons notre seule petite pluie en deux mois et demi. Durant cette dernière journée je réalise qu’une belle expérience prend fin, et déjà je pense à la prochaine aventure. Ce sera à nouveau l’Amérique du Sud et 3000 kilomètres dans le désert de l’Atacama à pousser nos vélos dans les scories volcaniques, ou 40 jours sur la planète Mars avec une extra-terrestre venue de Suisse du nom de Flora, entre Chili, Bolivie et Argentine, mais c’est une autre histoire.
Pour en savoir plus sur notre tour du Mékong: mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...utour-d...
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/03/04/deux-mois-a-velo-autour-du-mekong-derniere-partie-retour-en.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/24/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-quatrieme-partie-vientiane.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/15/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-troisieme-partie-luang-pra.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2012/10/28/autour-du-mekong.html
Gomera et Ténérife à vélo avril 2014 English translation pending
Deux semaines aux Canaries à vélo
Gomera et Tenerife
Première partie La Gomera
En ce début avril 2014 nous sommes partis Gérard et moi deux semaines aux Canaries dans le but de faire un joli périple à vélo. Nous n’avons pas de programme bien établi. En effet, nous savons que les dénivelés sont importants sur certaines îles et qu’il faut tenir compte des contraintes de transfert par bateau. Donc nous aviserons sur place au gré du déroulement des événements. Nous sommes partis de Lyon par Air Méditerranée, avec deux vélos compris, le vol pour deux personnes nous a coûté en tout 720 euros, dont 140 pour les vélos. Le système d’enregistrement des vélos par internet est très pratique avec cette compagnie. Après avoir pris les billets deux mois auparavant, à quinze jours du départ j’ai reçu un mail concernant d’éventuels bagages spéciaux et en trois minutes nos vélos étaient pris en compte. Avec d’autres compagnies j’ai eu plus à batailler sans être toujours certain qu’en finale les vélos étaient bien enregistrés. De fait deux semaines c’est court, surtout qu’à l’arrivée à Tenerife au montage de nos montures Gérard a constaté que sa patte de dérailleur était cassée. Nous étions dimanche matin. Nous avons attendu lundi pour aller à Medano, où un vélociste belge très compétent et sympathique a résolu le problème rapidement. Donc c’est avec un peu de retard que nous commençons notre balade. Nous ferons 650 km et 15600 m de dénivelé. Nous laissons la housse de Gérard et mon carton à l’hostal ‘Los Amigos’, ce qui est très pratique pour le retour, car il n’y a pas l’angoisse de rechercher et de ne pas trouver de quoi empaqueter son vélo.
Lundi 7 avril direction La Gomera
Après avoir réparé le vélo de Gérard nous mettons le cap sur le port de Los Cristianos en démarrant vers 11 heures de l’hostal ‘Los Amigos’. 17 km et quelques centaines de dénivelé plus tard nous embarquons à 14 h à bord d’un bateau de la compagnie Armas pour l’île de La Gomera, départ. Prix de l’aller-retour 50 euros chacun, vélo compris. Particularité, les bateaux partent vraiment à l’heure, voire même avec 10 minutes d’avance, donc ne pas arriver trop à la bourre ! Le navire est presque désert. Vers 15 h nous débarquons à San Sebastan, adorable petite ville. Mon camarde Jean qui habite l’île nous attend. En guise de bienvenue nous allons prendre un verre au centre-ville sous des arbres multi-centenaires. La première chose qui frappe en arrivant sur cette île, c’est le calme des habitants. Les voitures roulent lentement, voire moins encore. Elles s’arrêtent systématiquement aux passages cloutés alors que les passants ne sont pas encore engagés. Quant aux vélos, je n’en reviens toujours pas, elles restent de longs moments derrière attendant une portion de route droite et complètement dégagée pour entamer un dépassement en prenant des précautions infinies. En France on aurait pas mal à apprendre en matière de civisme routier de ces îliens. Après une visite de cette petite cité pleine de charmes, Jean nous conduit chez lui. Il habite une maison à quatre kilomètres au milieu des terres dans un coin reculé. Les quelques centaines de mètres en finale pour arriver chez lui sont sportives, surtout avec nos montures chargées. Il nous faut traverser un rio à sec, plein de gros cailloux. Les jours de grande pluie, Jean est isolé sur son flanc de montagne. Mais le tempérament de La Gomera il en est complètement imprégné, et si ce n’est demain ce sera un peu plus tard. Il suffit d’avoir des réserves alimentaires pour tenir quelques jours. Nous faisons une courte balade à vélo sans nos bagages dans la belle vallée de la Laja, une dizaine de kilomètres pour 500 m de dénivelé. Je ne connais pas l’île de la Réunion, mais les différents reportages vus ainsi que les descriptions de ma belle-sœur, native de cette île, me permettent de m’en faire une idée. Eh bien, la Gomera, en particulier ce premier contact, m’y fait réellement penser. Ce sentiment ne fera que se renforcer au cours des jours suivants.
Mardi 8 avril -56 km -1600 m de dénivelé de San Sebastian à Vallehermoso
Jean ne peut nous accompagner, il nous indique un itinéraire particulièrement intéressant pour faire un tour de l’île sportif. Nous démarrons par la route TF-711. Après la borne indiquant le kilomètre 7, nous abandonnons cet itinéraire important à la pente raide pour une piste dans la montagne. Au départ elle est dallée, elle monte vraiment dans le ciel ! Mais heureusement cela ne va pas durer. Rapidement elle perd son inclinaison et se transforme en piste à travers des flancs de montagne déserts. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons un collet, à partir duquel la descente sur Las Hermiguas commence. La vue sur Tenerife et le volcan Teide culminant à 3718 mètres est saisissante. Cette piste de descente est abominable. Je vais tomber cinq fois, et même à pied, à deux reprises le vélo m’échappera. Je croyais m’y connaître en pistes défoncées avec ma traversée récente du désert de l’Atacama et du Sud Lipez, eh bien j’ai trouvé mieux ! Mais heureusement cela ne dure que quelques kilomètres. Nous ne voyons quasiment personne jusqu’au village précité. Cette première partie, surtout la descente, je l’ai trouvée éprouvante. Il nous reste une belle côte sur route goudronnée (à nouveau la TF-711) pour rejoindre notre étape de ce jour, la petite ville de Vallehermoso. Le soleil cogne fort, mais le spectacle est magnifique sur les villages colorés et les criques à la pierre sombre que nous dominons, et puis toujours en arrière-plan le Teide et ses formes élancées qui jaillit au-dessus de l’océan. Cette ville est adorable, toute entourée de montagnes aux teintes rouges. Nous logeons dans un hôtel au charme tranquille ‘Pension Amaya’ sur la place centrale, nous y sommes très bien pour un prix modique.
Mercredi 9 avril -51 km-1700 m de dénivelé de Vallehermoso à Valle Gran Rey
Nous partons sans nous presser vers les neuf heures par la RT-713 en direction d’Alojera, village situé sur la côte ouest. Une montée de 700 mètres nous conduit à un col, d’où une longue descente donne accès à la plage d’Alojera une quinzaine de kilomètres plus loin et mille mètres de dénivelé plus bas. Le coin est splendide et la plage enserrée par de larges falaises noires a vraiment du cachet. De plus, une belle houle déferle sur les galets, et le bruit des vagues résonne et s’amplifie dans ce monde minéral. Bien évidemment il n’y a personne, à part des bandes de chats à qui nous jetons nos croûtes de fromage. Nous comptions y faire étape, mais tout est fermé, donc pas moyen de se ravitailler. Nous décidons de remonter les mille mètres de dénivelé et de partir sur Valle Gran Rey. La remontée s’avère moins difficile que ce à quoi nous nous attendions. Avant de plonger dans la belle vallée de Valle Gran Rey, nous traversons une vaste forêt manifestement bien humide. Les différences de climat d’un versant à l’autre de l’île sont saisissantes. Il en résulte des variations de végétation énormes. La descente dans cette nouvelle vallée est un vrai régal. Nous nous enfonçons dans une gorge profonde tout au bout de laquelle nous distinguons l’océan. Sur les renseignements de Jean, nous allons dans une pension bien sympathique au prix léger. Je ne me souviens pas du nom. Mais elle est facile à trouver, lorsqu’on arrive au bas de la longue descente, un large rond point, partir à droite et une centaine de mètres plus loin en débouchant sur la plage elle se situe à gauche pratiquement sur la grève. De plus chaque soir, sur le trottoir servant de terrasse, un orchestre de chanteurs avec guitares se produit. La prestation est de belle qualité. Il est donc facile à trouver. Le village est dominé par une immense falaise qui doit bien culminer à 700, mètres sans doute plus, décor vraiment très impressionnant.
Jeudi 10 avril -64 km -1664 m de dénivelé de Valle Gran Rey à San Sebastian
Ce matin nous partons vers les huit heures pour retourner vers San Sebastian. Jean nous attendra à mi-parcours. Aujourd’hui encore principalement des pentes à n’en plus finir. Dans un premier temps il nous faut remonter les mille mètres descendus hier. Ensuite il nous faut continuer vers un col situé à 1300 mètres d’altitude. La végétation une fois encore va nous surprendre. Nous traversons des zones de grandes prairies bien vertes. S’il n’y avait pas des palmiers, par-ci par-là, au beau milieu de l’herbe, on pourrait se croire dans le Jura ou le Massif Central. Et cela d’autant plus que nous sommes dans le brouillard et que la visibilité est limitée. Nous trouvons effectivement Jean qui nous attend dans un village un peu avant le col. Une fois arrivés à ce dernier, nous faisons une petite randonnée à pied qui nous conduit au point culminant de l’île vers les 1500 mètres. La vue y est prodigieuse à 360 degrés. Bien évidemment Tenerife et son volcan nous sautent à la figure, et à l’opposé les îles de La Palma et El Hierro se discernent entre les bancs de brouillard et de nuages. Nous entamons ensuite une belle descente sur San Sebastian en passant par des endroits superbes, en particulier de grandes falaises en forme de pain de sucre qui se développent en bordure de route.
Vendredi 11 journée à San Sebastian -40km -500m de dénivelé Le matin, balade tranquille à travers cette petite capitale de l’île où il fait bon flâner au gré des rues et des places, parmi une population peu pressée. L’après-midi, nous prenons nos vélos et nous rendons à la Punta Llana sur la côte est de l’île. Magnifique parcours le long d’une route raide puis d’un chemin très aérien qui surplombe la mer. Toute la magie de cette terre volcanique réside dans ce mélange de montagne et d’océan, où grandes falaises et vagues frangées d’écume s’affrontent en permanence.
Samedi 12 retour sur Tenerife
Notre bateau quitte le port à 7 heures, il fait encore nuit. Pour ne pas le louper, des fois qu’il appareille en avance, nous partons de chez Jean à 6h15 à la lampe frontale. A 7 heures pétantes le navire quitte le quai et nous retournons à Tenerife pour de nouvelles aventures.
Première partie La Gomera
En ce début avril 2014 nous sommes partis Gérard et moi deux semaines aux Canaries dans le but de faire un joli périple à vélo. Nous n’avons pas de programme bien établi. En effet, nous savons que les dénivelés sont importants sur certaines îles et qu’il faut tenir compte des contraintes de transfert par bateau. Donc nous aviserons sur place au gré du déroulement des événements. Nous sommes partis de Lyon par Air Méditerranée, avec deux vélos compris, le vol pour deux personnes nous a coûté en tout 720 euros, dont 140 pour les vélos. Le système d’enregistrement des vélos par internet est très pratique avec cette compagnie. Après avoir pris les billets deux mois auparavant, à quinze jours du départ j’ai reçu un mail concernant d’éventuels bagages spéciaux et en trois minutes nos vélos étaient pris en compte. Avec d’autres compagnies j’ai eu plus à batailler sans être toujours certain qu’en finale les vélos étaient bien enregistrés. De fait deux semaines c’est court, surtout qu’à l’arrivée à Tenerife au montage de nos montures Gérard a constaté que sa patte de dérailleur était cassée. Nous étions dimanche matin. Nous avons attendu lundi pour aller à Medano, où un vélociste belge très compétent et sympathique a résolu le problème rapidement. Donc c’est avec un peu de retard que nous commençons notre balade. Nous ferons 650 km et 15600 m de dénivelé. Nous laissons la housse de Gérard et mon carton à l’hostal ‘Los Amigos’, ce qui est très pratique pour le retour, car il n’y a pas l’angoisse de rechercher et de ne pas trouver de quoi empaqueter son vélo.
Lundi 7 avril direction La Gomera
Après avoir réparé le vélo de Gérard nous mettons le cap sur le port de Los Cristianos en démarrant vers 11 heures de l’hostal ‘Los Amigos’. 17 km et quelques centaines de dénivelé plus tard nous embarquons à 14 h à bord d’un bateau de la compagnie Armas pour l’île de La Gomera, départ. Prix de l’aller-retour 50 euros chacun, vélo compris. Particularité, les bateaux partent vraiment à l’heure, voire même avec 10 minutes d’avance, donc ne pas arriver trop à la bourre ! Le navire est presque désert. Vers 15 h nous débarquons à San Sebastan, adorable petite ville. Mon camarde Jean qui habite l’île nous attend. En guise de bienvenue nous allons prendre un verre au centre-ville sous des arbres multi-centenaires. La première chose qui frappe en arrivant sur cette île, c’est le calme des habitants. Les voitures roulent lentement, voire moins encore. Elles s’arrêtent systématiquement aux passages cloutés alors que les passants ne sont pas encore engagés. Quant aux vélos, je n’en reviens toujours pas, elles restent de longs moments derrière attendant une portion de route droite et complètement dégagée pour entamer un dépassement en prenant des précautions infinies. En France on aurait pas mal à apprendre en matière de civisme routier de ces îliens. Après une visite de cette petite cité pleine de charmes, Jean nous conduit chez lui. Il habite une maison à quatre kilomètres au milieu des terres dans un coin reculé. Les quelques centaines de mètres en finale pour arriver chez lui sont sportives, surtout avec nos montures chargées. Il nous faut traverser un rio à sec, plein de gros cailloux. Les jours de grande pluie, Jean est isolé sur son flanc de montagne. Mais le tempérament de La Gomera il en est complètement imprégné, et si ce n’est demain ce sera un peu plus tard. Il suffit d’avoir des réserves alimentaires pour tenir quelques jours. Nous faisons une courte balade à vélo sans nos bagages dans la belle vallée de la Laja, une dizaine de kilomètres pour 500 m de dénivelé. Je ne connais pas l’île de la Réunion, mais les différents reportages vus ainsi que les descriptions de ma belle-sœur, native de cette île, me permettent de m’en faire une idée. Eh bien, la Gomera, en particulier ce premier contact, m’y fait réellement penser. Ce sentiment ne fera que se renforcer au cours des jours suivants.
Mardi 8 avril -56 km -1600 m de dénivelé de San Sebastian à Vallehermoso
Jean ne peut nous accompagner, il nous indique un itinéraire particulièrement intéressant pour faire un tour de l’île sportif. Nous démarrons par la route TF-711. Après la borne indiquant le kilomètre 7, nous abandonnons cet itinéraire important à la pente raide pour une piste dans la montagne. Au départ elle est dallée, elle monte vraiment dans le ciel ! Mais heureusement cela ne va pas durer. Rapidement elle perd son inclinaison et se transforme en piste à travers des flancs de montagne déserts. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons un collet, à partir duquel la descente sur Las Hermiguas commence. La vue sur Tenerife et le volcan Teide culminant à 3718 mètres est saisissante. Cette piste de descente est abominable. Je vais tomber cinq fois, et même à pied, à deux reprises le vélo m’échappera. Je croyais m’y connaître en pistes défoncées avec ma traversée récente du désert de l’Atacama et du Sud Lipez, eh bien j’ai trouvé mieux ! Mais heureusement cela ne dure que quelques kilomètres. Nous ne voyons quasiment personne jusqu’au village précité. Cette première partie, surtout la descente, je l’ai trouvée éprouvante. Il nous reste une belle côte sur route goudronnée (à nouveau la TF-711) pour rejoindre notre étape de ce jour, la petite ville de Vallehermoso. Le soleil cogne fort, mais le spectacle est magnifique sur les villages colorés et les criques à la pierre sombre que nous dominons, et puis toujours en arrière-plan le Teide et ses formes élancées qui jaillit au-dessus de l’océan. Cette ville est adorable, toute entourée de montagnes aux teintes rouges. Nous logeons dans un hôtel au charme tranquille ‘Pension Amaya’ sur la place centrale, nous y sommes très bien pour un prix modique.
Mercredi 9 avril -51 km-1700 m de dénivelé de Vallehermoso à Valle Gran Rey
Nous partons sans nous presser vers les neuf heures par la RT-713 en direction d’Alojera, village situé sur la côte ouest. Une montée de 700 mètres nous conduit à un col, d’où une longue descente donne accès à la plage d’Alojera une quinzaine de kilomètres plus loin et mille mètres de dénivelé plus bas. Le coin est splendide et la plage enserrée par de larges falaises noires a vraiment du cachet. De plus, une belle houle déferle sur les galets, et le bruit des vagues résonne et s’amplifie dans ce monde minéral. Bien évidemment il n’y a personne, à part des bandes de chats à qui nous jetons nos croûtes de fromage. Nous comptions y faire étape, mais tout est fermé, donc pas moyen de se ravitailler. Nous décidons de remonter les mille mètres de dénivelé et de partir sur Valle Gran Rey. La remontée s’avère moins difficile que ce à quoi nous nous attendions. Avant de plonger dans la belle vallée de Valle Gran Rey, nous traversons une vaste forêt manifestement bien humide. Les différences de climat d’un versant à l’autre de l’île sont saisissantes. Il en résulte des variations de végétation énormes. La descente dans cette nouvelle vallée est un vrai régal. Nous nous enfonçons dans une gorge profonde tout au bout de laquelle nous distinguons l’océan. Sur les renseignements de Jean, nous allons dans une pension bien sympathique au prix léger. Je ne me souviens pas du nom. Mais elle est facile à trouver, lorsqu’on arrive au bas de la longue descente, un large rond point, partir à droite et une centaine de mètres plus loin en débouchant sur la plage elle se situe à gauche pratiquement sur la grève. De plus chaque soir, sur le trottoir servant de terrasse, un orchestre de chanteurs avec guitares se produit. La prestation est de belle qualité. Il est donc facile à trouver. Le village est dominé par une immense falaise qui doit bien culminer à 700, mètres sans doute plus, décor vraiment très impressionnant.
Jeudi 10 avril -64 km -1664 m de dénivelé de Valle Gran Rey à San Sebastian
Ce matin nous partons vers les huit heures pour retourner vers San Sebastian. Jean nous attendra à mi-parcours. Aujourd’hui encore principalement des pentes à n’en plus finir. Dans un premier temps il nous faut remonter les mille mètres descendus hier. Ensuite il nous faut continuer vers un col situé à 1300 mètres d’altitude. La végétation une fois encore va nous surprendre. Nous traversons des zones de grandes prairies bien vertes. S’il n’y avait pas des palmiers, par-ci par-là, au beau milieu de l’herbe, on pourrait se croire dans le Jura ou le Massif Central. Et cela d’autant plus que nous sommes dans le brouillard et que la visibilité est limitée. Nous trouvons effectivement Jean qui nous attend dans un village un peu avant le col. Une fois arrivés à ce dernier, nous faisons une petite randonnée à pied qui nous conduit au point culminant de l’île vers les 1500 mètres. La vue y est prodigieuse à 360 degrés. Bien évidemment Tenerife et son volcan nous sautent à la figure, et à l’opposé les îles de La Palma et El Hierro se discernent entre les bancs de brouillard et de nuages. Nous entamons ensuite une belle descente sur San Sebastian en passant par des endroits superbes, en particulier de grandes falaises en forme de pain de sucre qui se développent en bordure de route.
Vendredi 11 journée à San Sebastian -40km -500m de dénivelé Le matin, balade tranquille à travers cette petite capitale de l’île où il fait bon flâner au gré des rues et des places, parmi une population peu pressée. L’après-midi, nous prenons nos vélos et nous rendons à la Punta Llana sur la côte est de l’île. Magnifique parcours le long d’une route raide puis d’un chemin très aérien qui surplombe la mer. Toute la magie de cette terre volcanique réside dans ce mélange de montagne et d’océan, où grandes falaises et vagues frangées d’écume s’affrontent en permanence.
Samedi 12 retour sur Tenerife
Notre bateau quitte le port à 7 heures, il fait encore nuit. Pour ne pas le louper, des fois qu’il appareille en avance, nous partons de chez Jean à 6h15 à la lampe frontale. A 7 heures pétantes le navire quitte le quai et nous retournons à Tenerife pour de nouvelles aventures.
Deux filles en backpack en Amérique du Sud pour 3-4 mois: dangereux, budjet? English translation pending
Bonjour ! nous sommes 2 filles de 22 ans et prevoyons de partir quelques mois visiter l'amerique du sud en partant de la colombie jusqu'au sud ! est-ce vraiment dangereux pour 2 filles?
avez vous des itiniraires avec les choses à faire et à voir? nous partirions vers sept, est-ce la meilleure periode sachant que nous voulons aussi aller en pantagonie?
Savez vous à peu pres le budjet qu'il faudrait? nous avons prevu a peu pres 6000 £ donc ça doit faire 7000 euros environ !
Merci bcp a vous et j'espere que certain d'entre vous me ferons partager leur experience pour me faire rever encore plus !
Pauline
Chili et Pérou, trois mois de bonheur English translation pending
Déja petit, j'observais ces photos d'une cité perdue au milieu des montagnes, surplombée par deux pics rocheux. Pour l'anniversaire de mes 21 ans, je m'offrit le luxe de réaliser ce rève de gosse, foulé l'ancestral Machu Picchu.
Fin juillet 2007 je décollais pour le chili. L'aller était déjà une aventure : Lyon-Madrid-Rio de Janeiro-Montevideo-Santiago ... Pour un billet aller simple a 500 euros, je m'attendais pas a une merveille. Arrivée a Santiago, une amie française qui y faisait ses études m'as hébergé. Le dépaysement était déja important dans cette capitale. Des groupes de chiens érrants, les bus roulant a vive allure, des gratte-ciel immenses et non loin de la, des montagnes aux sommets enneigés au bord de la ville. J'apprenais a peine les expressions typiques et les coutumes de ce pays, comme la "propina", un pourboire qui fait bien souvent office de salaire pour les serveurs. C'est presque une insulte de ne pas l'offrir. Le quartier de " bellavista " est un regroupement de bars et restaurants, dont les facades sont peintes de différentes couleures. Je buvais mon premier " pisco sour " fierté nationale ( pisco, citron vert, sucre et blanc d'oeuf ), a vérifier car le pisco est a l'origine un alcool péruvien, un sujet taboo entre les deux pays, pour ceux qui aiment bien la bouteille. Un plat traditionnel " el lomo al pobre " ( plat du pauvre ) est un bon moyen pour se remplir completement l'estomac ( un bifteak avec 2 oeufs au plat, des oignons frits, et des frites ), et pour la douceur, au chili comme au pérou, il y a les "empanadas", une pate qui peut être fourrée a la viande, au fromage, etc .. Au bout de bellavista, un funiculaire m'emmena en haut du " Cerro san cristobal ". Au sommet de la colline, la vue sur la capitale est saisissante et prouve bien que santiago est immense. Un autre parc a ne pas loupé " cerro santa lucia ".
Je ne voulais pas m'attarder a la capitale, et j'ai contacté un pote du lyçée en france qui travaillait dans le centre-sud du chili, pour une communautée mapuche. Je pouvais les rejoindre pour 1 mois, avant de prendre la route pour le nord. Arrivée a Concepcion, petite ville charmante, je retrouve ce cher ami sur la place principale. Une gitane avec une belle robe haute en couleurs nous aborde, et malgrès notre résistance, la naiveté de mon premier voyage l'as emportée, elle m'as pris quelques pesos. Certes je me suis fait avoir, mais c'est une chose qui m'as appris a être plus méfiant, plus vigilant, et qui m'as servi tout au long de ce voyage, et les suivants.
Le soir on était invité dans une charmante maison en bois, un peu en périphérie de la ville chez des gens adorables et accueillants. Le lendemain soir on partait pour " elicura " une vallée au bord du lac lanalhue, dans la belle région d'Arauco, bio-bio. Après quelques heures de bus, je rencontrais Manuel, un robuste mapuche qui travaille la terre dans cette petite vallée d'elicura. Ce peuple vénere la terre mère et leurs ancêtres et vivent tout simplement d'agriculture, de pèche et d'élevage. Pour vous faire une idée, les mapuches ont énormément résisté aux conquêtes espagnoles, mais a présent lutte pour récupéré leurs terres, volées et vendues par l'état chilien a des companies forestières. Leurs terres ressemblent a présent a un champ de bataille. Les companies ont rasés les fôrets natives pour y planter du pin et de l'eucalyptus ( fabrication de papier et bois de chauffage ). De nombreuses éspèces animales et végétales ont disparues, les plantations forestières a l'engrais chimique pollues les terres et les eaux et donc font apparaitre plusieurs maladies. La lutte continue et a fait des prisionniers politiques.
Je suis resté 1 mois avec eux. On mangeait les oeufs des poules, les patates de la précédente récolte, de la viande quand on pouvait, et aussi "l' aji " un piment local. La première fois que j'en ai gouté, mon pote français m'as fait la blague que c'était de la confiture au petit déjeuner ... C'était un honneur qu'ils me faisaient de vivre avec eux, le tout simplement possible au rythme de la saison. On logeait dans une cabane en bois, très peu isolée et assez fraiche la nuit, mais qu'en est-il du confort quand on se sent heureux ? Le soir on allait a la radio locale, créé par la communautée dans un centre culturel, ou je découvrais les chants de Beatriz pichi malen, victor jara, mercedes sosa ... Un week-end on est parti a Curanilahue, petite ville de la région, pour un regroupement social. Il y avait des ouvriers, mineurs, mapuches, étudiants etc ... Dans une école, ils avaient installés plusieurs salles pour évoquer les problèmes de la région et trouver des solutions. La journée s'est terminée au centre culturel, avec du vin, des guitares, et des jeunes qui avaient de l'espoir dans les yeux. Le lendemain on s'est retrouvé a la radio de la ville, et par surprise interviewé. On y a même chanté une chanson de "tryo" avec une guitare...
Il me restait peu de temps avant de repartir vers santiago, et je faisais le bilan de cette merveilleuse expérience, de ces rencontres ... C'est en mi-septembre que je reprenais la route, le coeur sérré et les larmes.
Le retour a santiago était difficile, mais j'étais soutenu par mon amie qui avait vécue une experience similaire au pérou quelques années auparavant.
Mon voyage en solitaire débutait. Je suis allé a Valparaiso, lieu culte de Neruda ( poète chilien célebre ). Cette ville en bord de mer est ornée de maisons multicolores et la plage laisse apercevoir des phoques qui se prélassent. Malheureusement le beau temps n'était pas avec moi. Je pris alors le bus pour la pointe nord du chili : Arica. 28 heures de bus a travers le désert de l'atacama, ou a certains endroits on croirait être sur la lune. Arica, la ville ou le printemps est la toute l'année. Au bord du pacifique, n'ayez pas peur si vous croisez des militaires, c'est pas la guerre! Je décidais de mes destinations sur le tas, au fur et a mesure. J'ai alors choisi Putre. A partir de Arica qui es au niveau de la mer, a 130 km voila ce petit et charmant village de putre a 3500m d'altitude, autant vous dire que le trajet est éprouvant ! Putre a encore des souvenirs du peuple aymara, jusqu'a même son nom qui signifie " murmure de l'eau ". Et vu le calme plat qui y reigne et le bruit de l'eau qui y coule lentement, le village porte bien son nom. J'y ai ressenti quelques difficultés a respirer a cause de l'altitude, alors que les enfants du village jouait au foot pendant des heures. Je me suis posé a une petite auberge pour la première nuit. Le lendemain je suis allé encore plus haut, découvrir les hauts plateau andins, et surtout le plus haut lac du monde ( et non, ce n'est pas le titikaka ) Le lac chungara, ou se reflète la pointe du volcan parinacota. Sur le plateau vis quelques familles dans des miniscules villages, et on peut y observer des Vicuñas ( vigognes ), Viscachas ( lapin a queue étrange ), Guanaco, lamas et alpagas. J'y ai mangé un steack de ce dernier ! Le parc naturel Lauca est magnifique, je m'approchais de la frontière bolivienne en pensant que je n'irais pas y vivre d'aventures, faute d'argent en poche. Au retour a putre, sur la place du village, j'ai rencontré Juan carlos, et son ami hanz. Deux peintres en batiments saisonniers, d'arica. Juan carlos m'as prété sa guitare, on en a fait ensemble, puis on est allé acheté une bouteille de vin pour fété ça. Ils étaient logé par leurs patrons qui était resté a arica et m'ont donc proposé de décamper de l'auberge et les rejoindre. C'est avec eux que je me suis rendu compte que mon niveau d'espagnol était plus que correct, je leur ai fait des petits cours de français. Le lendemain j'étais invité a une petite fête chez le peintre du village Tito. Si vous voyez des peintures murales a putre, ca vient de lui ! Après un apéritif, il m'as présenté un vieil aymara et un péruvien avec qui j'ai simpatisé. Il était un peu tard et tito me propose d'aller boire un coup au petit bar de l'hotel de sa soeur, il voyait que je respirais avec difficultés alors il m'as tendu des feuilles de coca a maché, le gout est spécial mais après ca on peut marché aisément ! Tito m'avoue alors qu'il a des origines mapuches, une grande conversation en perspective ... Le lendemain je pensais qu'il fallait reprendre la route, même si je me sentais comme un roi, avec juan carlos j'étais logé gratuit, et on allait au resto ou il me faisait passé ( difficilement : je suis blond aux yeux bleu ) pour un employé, et on mangeait tous gratuit, sur le compte de son patron ! Je leurs ai dit que je partais le lendemain et ils m'ont organisé une soirée chez tito, avec un boeuf musical, guitares et percussions, on était une petite vingtaine avec les collègues de travail de juan carlos, que des amis du vin chilien. Tito a fait une petite peinture sur tissu ( une spirale noire sur fond jaune ) et après avoir tous écrit un petit mot a mon égard, me l'ont offert. L'hospitalité chilienne était vraiment incroyable.
Une frontière, ça parait administratif, mais de franchir celle du pérou m'as rappelé tous ces bons souvenirs, je partais avec le coeur triste, mais l'envie de découvrir ce nouveau pays, et d'enfin réalisé ce rève.
Après une nuit a tacna, je partais pour Arequipa, la ville blanche. Au pérou, je pouvais ( avec la débrouille ) mangé pour 2 soles, et dormir pour moins de 10. Ce qui fait 3 euros par jours environ. Cepandant je ne certifie pas la qualité des hospedaje, je me suis meme retrouvé sous la douche avec un compteur électrique dans la même pièce, mais la bouffe était souvent bonne, et j'étais le seul blanc et blond dans les restaurants. Il n'y a pas énormément de choses a voir a arequipa a part si vous aimez les cathédrales ( ce qui n'est pas mon cas ). J'ai rencontré un jeune de lima, kevin, avec qui on a bien simpatisé. Le lendemain je l'ai retrouvé sur la place principale. La, un mec balafré vient faire la discute et me met en confiance, ca sentait le piège a plein nez. Après avoir pris ma casquette ( sous prétexte de l'éssayer ) et mon briquet, le ton est monté entre lui et moi. J'ai a peine eu le temps de tourné la tête que kevin s'es jetté sur lui ... Un flic s'en est mélé, a calmer les choses, et m'as demandé si il m'avait volé. J'ai pas aimé cette situation, de devoir dénoncer quelqu'un mais j'avais pas le choix ... Aujourd'hui encore je comprend pas la réaction de kevin, je le connaissais que de 24h et il m'avait défendu ... En france, personne aurait réagi ...
Bref ! Après une nuit en discothèque et 4 jours de plus a arequipa, je partais une fois de plus bien triste, car j'avais rencontré une fille avec qui on s'entendait très bien, et c'est rare dans les principales villes péruviennes. Quelques femmes couchent avec des touristes pour obtenir des papiers, ou même les endorment avant pour tout leurs voler dans la chambre d'hotel ... c'est assez courant a Cuzco.
Direction Puno, ou je suis resté qu'un jour, un peu déçu, il parait que le lac titikaka est plus beau du coté bolivien.
Puis Cuzco, et son temple sacsahuyaman, ses nuits endiablées, ses rues pavées et baties sur des murs datant des incas. Voici une ville qui vie a fond, même envahi par des touristes comme nous, elle reste belle. Mes nuits coutaient 8 soles, dans la calle procuradores, une petite rue marchande collée a la plaza de armas, et encore, il est possible de faire baissé le prix de la chambre a 5 soles .... J'y ai fété mes 21 ans avec beaucoup d'amis de cuzco, lima, d'amazonie, rencontrés au fur et a mesure des soirées. Je vous avoue que j'avais certains amis pas très net, mais il me laissaient tranquille étant donné que j'étais presque fauché et que je mangeais et dormais aux mêmes endroits qu'eux. Il m'arrivait certains soirs a acheté un repas a des femmes dans la rue, et on mangeait dans des tupperware, avant de donné des flyers de discothèque a des touristes ( j'avais en échange entrèes et boissons gratuites ). Cette ville était un marché ambulant, avec des gens aux coins de rues, téléphones portables en mains et criant " llamadas, llamadas ", qui vendaient des appels a l'unité, des vendeurs de cigarettes a l'unité et de barres chocolatées, j'ai même vu un mec vendre du PQ dans la rue.
A noté que San Blas est un quartier charmant, et que les restaurants pas chers sont vers la calle Belen ( quartier soi-disant dangereux ).
Avec ce qui me restait de mes économies, je partait en bus pour le célèbre machu picchu, histoire de finir ce voyage en beautée. Le trajet fut long. Avant d'arriver au village de santa maria, on est restés bloqué par des travaux ( chutes d'eaux sur la route ) pendant bien 3h. Arrivé au village je me suis retrouvé dans une petite auberge, ou il y avait toute une classe de collège de lima qui m'ont posé pleins de questions sur mon voyage. Je partageais ma chambre avec un prof qui ronflait comme jamais. Le climat était tropical, chaud, on sentait l'humidité et les chants des insectes jours et nuits ( grillons et companie ). Le lendemain je loupais la navette pour le prochain village, santa theresa. De même pour deux savoyards ! On a fait connaissance et on a fini par monter a l'arrière d'un camion de paysans, trajet en plein air ! Le conducteur était peu prudent et les falaises impressionantes. On s'arrétais dans des petits villages pour faire monter du monde, avec de belles cabanes et des bananiers imposants. Arrivé a Santa theresa avec les deux francais, une marche de 6-7 heures nous attendais. L'urubamba laché son torrent puissant, et des cascades d'eaux a couper le souffle. Les deux dernières heures de marche se font sur la voie férrée qui emmene bien 80 % des touristes depuis cuzco. Arrivée a aguas calientes, cette petite ville au coeur des montagnes est très jolie mais ressemble a un parc d'attraction pour touristes. Le lendemain les deux savoyards partaient pour le machu picchu a midi, vu que le matin il pleuvait. J'ai préféré attendre, pour le beau temps et surtout y aller seul. Donc j'ai pris un sentier annexe, Le cerro Putukusi. Face au machu picchu, l'accès est impressionant, une échelle immense ( voir ma photo de profil ) mais l'ascension vaut le coup d'oeil, offre une vue sur le côté des ruines.
Très tot le lendemain matin, je commençais a grimper les marches qui mènent aux ruines ( un bus y va aussi ) après une petite heure j'ai tourné la tête et vue le début des ruines, un frisson m'as parcouru le corps. Cette journée ensoleillée a été merveilleuse, je m'aventurais sur le Huayna picchu ( haut sommet derrière les ruines ), puis descendais sur l'autre versant pour le temple de la lune, pour finir sur le chemin ou sont prises toutes les photos connues du site. Le tableau que je voyais étant enfant dans les livres, était enfin sous mes yeux. C'est avec le sourrire que je quittais ce mysterieux site fort en énergie et en histoire.
Petite erreur, ayant passé cette journée en marcel et sans crème solaire, j'ai brulé au premier degré sur les épaules. Ne pouvant pas rentré en train, vu le prix, je faisais marche arrière vers santa theresa, avec le sac a dos et les brulures. Je pensais a mon rève réalisé et regardais une dernière fois le huayna picchu au loin afin d'oublier la douleur. A santa theresa un jeune m'as fait la discute et est venu avec moi a l'hopital. Ils m'ont laissé lavé les épaules et m'ont passé de la crème qui apaisé un peu. Le jeune habitait a santa maria, on a fait le trajet en navette ensemble. Il avait a peine 20 ans et tenais un petit magasin dans le village ( probablement de ses parents ) et sa soeur travaillait avec lui. Il s'occuper de la radio du village et m'as laissé dire quelques mots. Le seul souci dans ce village est l'électricité ( éclairage public ). Elle y était que 1h par jour. Il m'as offert a mangé et des cigarettes avant que je parte pour cuzco. Je lui ai offert une lampe a dynamo ( ce genre de torche qui marche sans piles ), c'était pour lui un vrai trésor !
Retour a Cuzco, je me suis remis petit a petit de mes blessures et je faisais le tour des adieux a tous ces gens que je connaissais en ville. J'avais rencontré gerardo de lima, a qui j'avais prété de l'argent, je lui avais fait confiance et il m'as tout rendu ! Comme chaque adieux, Cuzco as été une grande peine. Gerardo m'as dit que sa mère sera a la gare de bus a mon arrivée. Elle m'as présenté les frères de gerardo qui tenaient un restaurant chic dans lima, ils m'ont hébergés et m'ont invité a leurs restaurant pendant deux jours avant mon grand retour en france. Le retour au confort chez eux était agréable mais étrange, je m'étais habitué aux auberges délabrées et au resto " viande-riz, soupe, plat principal et maté. Ils m'ont fait gouté les "anticuchos " brochette d'abat très savoureuse. Et le grand frère m'as fait boire un pisco pur de grande classe!
Dernière heures a lima, avant la fin de ce voyage. Mon compte en france était bloqué, et je me suis rendu compte qu'il fallait que je m'acquitte d'une taxe a l'aéroport ... Heureusement, en réunissant mes tous derniers dollars, euros, et soles, je suis arrivé a payé.
Le bonheur de ce voyage touchait a sa fin, dans la salle d'embarquement les images de ces trois petits mois riches en évènements défilées dans ma tête. Le retour en france fut épouvantable...
PS : Bravo a ceux qui ont tout lu ! "et dézaulé pour lé kelkes fote d' aurtograf"
Guillaume
Fin juillet 2007 je décollais pour le chili. L'aller était déjà une aventure : Lyon-Madrid-Rio de Janeiro-Montevideo-Santiago ... Pour un billet aller simple a 500 euros, je m'attendais pas a une merveille. Arrivée a Santiago, une amie française qui y faisait ses études m'as hébergé. Le dépaysement était déja important dans cette capitale. Des groupes de chiens érrants, les bus roulant a vive allure, des gratte-ciel immenses et non loin de la, des montagnes aux sommets enneigés au bord de la ville. J'apprenais a peine les expressions typiques et les coutumes de ce pays, comme la "propina", un pourboire qui fait bien souvent office de salaire pour les serveurs. C'est presque une insulte de ne pas l'offrir. Le quartier de " bellavista " est un regroupement de bars et restaurants, dont les facades sont peintes de différentes couleures. Je buvais mon premier " pisco sour " fierté nationale ( pisco, citron vert, sucre et blanc d'oeuf ), a vérifier car le pisco est a l'origine un alcool péruvien, un sujet taboo entre les deux pays, pour ceux qui aiment bien la bouteille. Un plat traditionnel " el lomo al pobre " ( plat du pauvre ) est un bon moyen pour se remplir completement l'estomac ( un bifteak avec 2 oeufs au plat, des oignons frits, et des frites ), et pour la douceur, au chili comme au pérou, il y a les "empanadas", une pate qui peut être fourrée a la viande, au fromage, etc .. Au bout de bellavista, un funiculaire m'emmena en haut du " Cerro san cristobal ". Au sommet de la colline, la vue sur la capitale est saisissante et prouve bien que santiago est immense. Un autre parc a ne pas loupé " cerro santa lucia ".
Je ne voulais pas m'attarder a la capitale, et j'ai contacté un pote du lyçée en france qui travaillait dans le centre-sud du chili, pour une communautée mapuche. Je pouvais les rejoindre pour 1 mois, avant de prendre la route pour le nord. Arrivée a Concepcion, petite ville charmante, je retrouve ce cher ami sur la place principale. Une gitane avec une belle robe haute en couleurs nous aborde, et malgrès notre résistance, la naiveté de mon premier voyage l'as emportée, elle m'as pris quelques pesos. Certes je me suis fait avoir, mais c'est une chose qui m'as appris a être plus méfiant, plus vigilant, et qui m'as servi tout au long de ce voyage, et les suivants.
Le soir on était invité dans une charmante maison en bois, un peu en périphérie de la ville chez des gens adorables et accueillants. Le lendemain soir on partait pour " elicura " une vallée au bord du lac lanalhue, dans la belle région d'Arauco, bio-bio. Après quelques heures de bus, je rencontrais Manuel, un robuste mapuche qui travaille la terre dans cette petite vallée d'elicura. Ce peuple vénere la terre mère et leurs ancêtres et vivent tout simplement d'agriculture, de pèche et d'élevage. Pour vous faire une idée, les mapuches ont énormément résisté aux conquêtes espagnoles, mais a présent lutte pour récupéré leurs terres, volées et vendues par l'état chilien a des companies forestières. Leurs terres ressemblent a présent a un champ de bataille. Les companies ont rasés les fôrets natives pour y planter du pin et de l'eucalyptus ( fabrication de papier et bois de chauffage ). De nombreuses éspèces animales et végétales ont disparues, les plantations forestières a l'engrais chimique pollues les terres et les eaux et donc font apparaitre plusieurs maladies. La lutte continue et a fait des prisionniers politiques.
Je suis resté 1 mois avec eux. On mangeait les oeufs des poules, les patates de la précédente récolte, de la viande quand on pouvait, et aussi "l' aji " un piment local. La première fois que j'en ai gouté, mon pote français m'as fait la blague que c'était de la confiture au petit déjeuner ... C'était un honneur qu'ils me faisaient de vivre avec eux, le tout simplement possible au rythme de la saison. On logeait dans une cabane en bois, très peu isolée et assez fraiche la nuit, mais qu'en est-il du confort quand on se sent heureux ? Le soir on allait a la radio locale, créé par la communautée dans un centre culturel, ou je découvrais les chants de Beatriz pichi malen, victor jara, mercedes sosa ... Un week-end on est parti a Curanilahue, petite ville de la région, pour un regroupement social. Il y avait des ouvriers, mineurs, mapuches, étudiants etc ... Dans une école, ils avaient installés plusieurs salles pour évoquer les problèmes de la région et trouver des solutions. La journée s'est terminée au centre culturel, avec du vin, des guitares, et des jeunes qui avaient de l'espoir dans les yeux. Le lendemain on s'est retrouvé a la radio de la ville, et par surprise interviewé. On y a même chanté une chanson de "tryo" avec une guitare...
Il me restait peu de temps avant de repartir vers santiago, et je faisais le bilan de cette merveilleuse expérience, de ces rencontres ... C'est en mi-septembre que je reprenais la route, le coeur sérré et les larmes.
Le retour a santiago était difficile, mais j'étais soutenu par mon amie qui avait vécue une experience similaire au pérou quelques années auparavant.
Mon voyage en solitaire débutait. Je suis allé a Valparaiso, lieu culte de Neruda ( poète chilien célebre ). Cette ville en bord de mer est ornée de maisons multicolores et la plage laisse apercevoir des phoques qui se prélassent. Malheureusement le beau temps n'était pas avec moi. Je pris alors le bus pour la pointe nord du chili : Arica. 28 heures de bus a travers le désert de l'atacama, ou a certains endroits on croirait être sur la lune. Arica, la ville ou le printemps est la toute l'année. Au bord du pacifique, n'ayez pas peur si vous croisez des militaires, c'est pas la guerre! Je décidais de mes destinations sur le tas, au fur et a mesure. J'ai alors choisi Putre. A partir de Arica qui es au niveau de la mer, a 130 km voila ce petit et charmant village de putre a 3500m d'altitude, autant vous dire que le trajet est éprouvant ! Putre a encore des souvenirs du peuple aymara, jusqu'a même son nom qui signifie " murmure de l'eau ". Et vu le calme plat qui y reigne et le bruit de l'eau qui y coule lentement, le village porte bien son nom. J'y ai ressenti quelques difficultés a respirer a cause de l'altitude, alors que les enfants du village jouait au foot pendant des heures. Je me suis posé a une petite auberge pour la première nuit. Le lendemain je suis allé encore plus haut, découvrir les hauts plateau andins, et surtout le plus haut lac du monde ( et non, ce n'est pas le titikaka ) Le lac chungara, ou se reflète la pointe du volcan parinacota. Sur le plateau vis quelques familles dans des miniscules villages, et on peut y observer des Vicuñas ( vigognes ), Viscachas ( lapin a queue étrange ), Guanaco, lamas et alpagas. J'y ai mangé un steack de ce dernier ! Le parc naturel Lauca est magnifique, je m'approchais de la frontière bolivienne en pensant que je n'irais pas y vivre d'aventures, faute d'argent en poche. Au retour a putre, sur la place du village, j'ai rencontré Juan carlos, et son ami hanz. Deux peintres en batiments saisonniers, d'arica. Juan carlos m'as prété sa guitare, on en a fait ensemble, puis on est allé acheté une bouteille de vin pour fété ça. Ils étaient logé par leurs patrons qui était resté a arica et m'ont donc proposé de décamper de l'auberge et les rejoindre. C'est avec eux que je me suis rendu compte que mon niveau d'espagnol était plus que correct, je leur ai fait des petits cours de français. Le lendemain j'étais invité a une petite fête chez le peintre du village Tito. Si vous voyez des peintures murales a putre, ca vient de lui ! Après un apéritif, il m'as présenté un vieil aymara et un péruvien avec qui j'ai simpatisé. Il était un peu tard et tito me propose d'aller boire un coup au petit bar de l'hotel de sa soeur, il voyait que je respirais avec difficultés alors il m'as tendu des feuilles de coca a maché, le gout est spécial mais après ca on peut marché aisément ! Tito m'avoue alors qu'il a des origines mapuches, une grande conversation en perspective ... Le lendemain je pensais qu'il fallait reprendre la route, même si je me sentais comme un roi, avec juan carlos j'étais logé gratuit, et on allait au resto ou il me faisait passé ( difficilement : je suis blond aux yeux bleu ) pour un employé, et on mangeait tous gratuit, sur le compte de son patron ! Je leurs ai dit que je partais le lendemain et ils m'ont organisé une soirée chez tito, avec un boeuf musical, guitares et percussions, on était une petite vingtaine avec les collègues de travail de juan carlos, que des amis du vin chilien. Tito a fait une petite peinture sur tissu ( une spirale noire sur fond jaune ) et après avoir tous écrit un petit mot a mon égard, me l'ont offert. L'hospitalité chilienne était vraiment incroyable.
Une frontière, ça parait administratif, mais de franchir celle du pérou m'as rappelé tous ces bons souvenirs, je partais avec le coeur triste, mais l'envie de découvrir ce nouveau pays, et d'enfin réalisé ce rève.
Après une nuit a tacna, je partais pour Arequipa, la ville blanche. Au pérou, je pouvais ( avec la débrouille ) mangé pour 2 soles, et dormir pour moins de 10. Ce qui fait 3 euros par jours environ. Cepandant je ne certifie pas la qualité des hospedaje, je me suis meme retrouvé sous la douche avec un compteur électrique dans la même pièce, mais la bouffe était souvent bonne, et j'étais le seul blanc et blond dans les restaurants. Il n'y a pas énormément de choses a voir a arequipa a part si vous aimez les cathédrales ( ce qui n'est pas mon cas ). J'ai rencontré un jeune de lima, kevin, avec qui on a bien simpatisé. Le lendemain je l'ai retrouvé sur la place principale. La, un mec balafré vient faire la discute et me met en confiance, ca sentait le piège a plein nez. Après avoir pris ma casquette ( sous prétexte de l'éssayer ) et mon briquet, le ton est monté entre lui et moi. J'ai a peine eu le temps de tourné la tête que kevin s'es jetté sur lui ... Un flic s'en est mélé, a calmer les choses, et m'as demandé si il m'avait volé. J'ai pas aimé cette situation, de devoir dénoncer quelqu'un mais j'avais pas le choix ... Aujourd'hui encore je comprend pas la réaction de kevin, je le connaissais que de 24h et il m'avait défendu ... En france, personne aurait réagi ...
Bref ! Après une nuit en discothèque et 4 jours de plus a arequipa, je partais une fois de plus bien triste, car j'avais rencontré une fille avec qui on s'entendait très bien, et c'est rare dans les principales villes péruviennes. Quelques femmes couchent avec des touristes pour obtenir des papiers, ou même les endorment avant pour tout leurs voler dans la chambre d'hotel ... c'est assez courant a Cuzco.
Direction Puno, ou je suis resté qu'un jour, un peu déçu, il parait que le lac titikaka est plus beau du coté bolivien.
Puis Cuzco, et son temple sacsahuyaman, ses nuits endiablées, ses rues pavées et baties sur des murs datant des incas. Voici une ville qui vie a fond, même envahi par des touristes comme nous, elle reste belle. Mes nuits coutaient 8 soles, dans la calle procuradores, une petite rue marchande collée a la plaza de armas, et encore, il est possible de faire baissé le prix de la chambre a 5 soles .... J'y ai fété mes 21 ans avec beaucoup d'amis de cuzco, lima, d'amazonie, rencontrés au fur et a mesure des soirées. Je vous avoue que j'avais certains amis pas très net, mais il me laissaient tranquille étant donné que j'étais presque fauché et que je mangeais et dormais aux mêmes endroits qu'eux. Il m'arrivait certains soirs a acheté un repas a des femmes dans la rue, et on mangeait dans des tupperware, avant de donné des flyers de discothèque a des touristes ( j'avais en échange entrèes et boissons gratuites ). Cette ville était un marché ambulant, avec des gens aux coins de rues, téléphones portables en mains et criant " llamadas, llamadas ", qui vendaient des appels a l'unité, des vendeurs de cigarettes a l'unité et de barres chocolatées, j'ai même vu un mec vendre du PQ dans la rue.
A noté que San Blas est un quartier charmant, et que les restaurants pas chers sont vers la calle Belen ( quartier soi-disant dangereux ).
Avec ce qui me restait de mes économies, je partait en bus pour le célèbre machu picchu, histoire de finir ce voyage en beautée. Le trajet fut long. Avant d'arriver au village de santa maria, on est restés bloqué par des travaux ( chutes d'eaux sur la route ) pendant bien 3h. Arrivé au village je me suis retrouvé dans une petite auberge, ou il y avait toute une classe de collège de lima qui m'ont posé pleins de questions sur mon voyage. Je partageais ma chambre avec un prof qui ronflait comme jamais. Le climat était tropical, chaud, on sentait l'humidité et les chants des insectes jours et nuits ( grillons et companie ). Le lendemain je loupais la navette pour le prochain village, santa theresa. De même pour deux savoyards ! On a fait connaissance et on a fini par monter a l'arrière d'un camion de paysans, trajet en plein air ! Le conducteur était peu prudent et les falaises impressionantes. On s'arrétais dans des petits villages pour faire monter du monde, avec de belles cabanes et des bananiers imposants. Arrivé a Santa theresa avec les deux francais, une marche de 6-7 heures nous attendais. L'urubamba laché son torrent puissant, et des cascades d'eaux a couper le souffle. Les deux dernières heures de marche se font sur la voie férrée qui emmene bien 80 % des touristes depuis cuzco. Arrivée a aguas calientes, cette petite ville au coeur des montagnes est très jolie mais ressemble a un parc d'attraction pour touristes. Le lendemain les deux savoyards partaient pour le machu picchu a midi, vu que le matin il pleuvait. J'ai préféré attendre, pour le beau temps et surtout y aller seul. Donc j'ai pris un sentier annexe, Le cerro Putukusi. Face au machu picchu, l'accès est impressionant, une échelle immense ( voir ma photo de profil ) mais l'ascension vaut le coup d'oeil, offre une vue sur le côté des ruines.
Très tot le lendemain matin, je commençais a grimper les marches qui mènent aux ruines ( un bus y va aussi ) après une petite heure j'ai tourné la tête et vue le début des ruines, un frisson m'as parcouru le corps. Cette journée ensoleillée a été merveilleuse, je m'aventurais sur le Huayna picchu ( haut sommet derrière les ruines ), puis descendais sur l'autre versant pour le temple de la lune, pour finir sur le chemin ou sont prises toutes les photos connues du site. Le tableau que je voyais étant enfant dans les livres, était enfin sous mes yeux. C'est avec le sourrire que je quittais ce mysterieux site fort en énergie et en histoire.
Petite erreur, ayant passé cette journée en marcel et sans crème solaire, j'ai brulé au premier degré sur les épaules. Ne pouvant pas rentré en train, vu le prix, je faisais marche arrière vers santa theresa, avec le sac a dos et les brulures. Je pensais a mon rève réalisé et regardais une dernière fois le huayna picchu au loin afin d'oublier la douleur. A santa theresa un jeune m'as fait la discute et est venu avec moi a l'hopital. Ils m'ont laissé lavé les épaules et m'ont passé de la crème qui apaisé un peu. Le jeune habitait a santa maria, on a fait le trajet en navette ensemble. Il avait a peine 20 ans et tenais un petit magasin dans le village ( probablement de ses parents ) et sa soeur travaillait avec lui. Il s'occuper de la radio du village et m'as laissé dire quelques mots. Le seul souci dans ce village est l'électricité ( éclairage public ). Elle y était que 1h par jour. Il m'as offert a mangé et des cigarettes avant que je parte pour cuzco. Je lui ai offert une lampe a dynamo ( ce genre de torche qui marche sans piles ), c'était pour lui un vrai trésor !
Retour a Cuzco, je me suis remis petit a petit de mes blessures et je faisais le tour des adieux a tous ces gens que je connaissais en ville. J'avais rencontré gerardo de lima, a qui j'avais prété de l'argent, je lui avais fait confiance et il m'as tout rendu ! Comme chaque adieux, Cuzco as été une grande peine. Gerardo m'as dit que sa mère sera a la gare de bus a mon arrivée. Elle m'as présenté les frères de gerardo qui tenaient un restaurant chic dans lima, ils m'ont hébergés et m'ont invité a leurs restaurant pendant deux jours avant mon grand retour en france. Le retour au confort chez eux était agréable mais étrange, je m'étais habitué aux auberges délabrées et au resto " viande-riz, soupe, plat principal et maté. Ils m'ont fait gouté les "anticuchos " brochette d'abat très savoureuse. Et le grand frère m'as fait boire un pisco pur de grande classe!
Dernière heures a lima, avant la fin de ce voyage. Mon compte en france était bloqué, et je me suis rendu compte qu'il fallait que je m'acquitte d'une taxe a l'aéroport ... Heureusement, en réunissant mes tous derniers dollars, euros, et soles, je suis arrivé a payé.
Le bonheur de ce voyage touchait a sa fin, dans la salle d'embarquement les images de ces trois petits mois riches en évènements défilées dans ma tête. Le retour en france fut épouvantable...
PS : Bravo a ceux qui ont tout lu ! "et dézaulé pour lé kelkes fote d' aurtograf"
Guillaume
Avis sur itinéraire d trois semaines Nord/Sud Chili en septembre? English translation pending
Bonjour,
Suite à différentes recherches et réponses que vous m'avez apporté (je les remercie), voici l'itinéraire que je prévois faire avec mon amie pour les 3 premières semaines de Septembre :
1 Arrivée à Santiago 21 h 30 (on dort à l'aéroport) 2 Arrivée à Arica (par l'avion à 10h45) location voiture et on monte dormir sur Putre 3 Putre Parc Lauca 4 Putre Parc Lauca 5 Putre descente Arica 6 Arica visite ville (et repos) et Nuit en bus Arica-> Calama 7 Calama Nuit à Calama 8 Calama Nuit à Calama 9 Calama Nuit à Calama 10 Calama Nuit à Calama 11 Calama Départ Pour Punta Arenas par avion 12 Puntas Arenas 13 Puerto Natales 14 Puerto Natales 15 Puerto Natales 16 Puntas Arenas Départ pour SAntiago par avion 17 Santiago 18 Santiago 19 Valparaiso 20 Santiago 21 retour France
Mes question, est-ce que cela vous semble faisable et nous laisse le temps de profiter des lieux ? Peut-on dormir dans le parc de Lauca ? Arica vaut-elle la peine de rester une journée entière (même si elle permettra de se reposer) ? Si vous changiez quelques choses, qu'est ce que vous nous conseillerez ?
Merci pour toutes vos réponses et la porte est ouverte à tout avis
Saboli
Suite à différentes recherches et réponses que vous m'avez apporté (je les remercie), voici l'itinéraire que je prévois faire avec mon amie pour les 3 premières semaines de Septembre :
1 Arrivée à Santiago 21 h 30 (on dort à l'aéroport) 2 Arrivée à Arica (par l'avion à 10h45) location voiture et on monte dormir sur Putre 3 Putre Parc Lauca 4 Putre Parc Lauca 5 Putre descente Arica 6 Arica visite ville (et repos) et Nuit en bus Arica-> Calama 7 Calama Nuit à Calama 8 Calama Nuit à Calama 9 Calama Nuit à Calama 10 Calama Nuit à Calama 11 Calama Départ Pour Punta Arenas par avion 12 Puntas Arenas 13 Puerto Natales 14 Puerto Natales 15 Puerto Natales 16 Puntas Arenas Départ pour SAntiago par avion 17 Santiago 18 Santiago 19 Valparaiso 20 Santiago 21 retour France
Mes question, est-ce que cela vous semble faisable et nous laisse le temps de profiter des lieux ? Peut-on dormir dans le parc de Lauca ? Arica vaut-elle la peine de rester une journée entière (même si elle permettra de se reposer) ? Si vous changiez quelques choses, qu'est ce que vous nous conseillerez ?
Merci pour toutes vos réponses et la porte est ouverte à tout avis
Saboli
Vivre en Argentine English translation pending
Bonjour à tous ,
Je pars dans une grosse année pour un périple dans quelques pays d Amérique Latine. Au programme : Perou, Bolivie, Chili, Argentine et Brésil.
Je ne suis pas encore partie que je prévoie mon retour car aprés avoir vêcu ce genre de périple et étant une amoureuse de lA latine je pense que mon retour va être dur dur et changera bien des choses pour moi.
Je me dis que j'irai bien vivre en Argentine qui est un des pays qui me fait le plus rêver... Buenos aires semble être une ville trés sympa.Si vous avez déjà tenté l'expérience à Buenos Aires ou en Argentine, je compte sur vous pour tout me raconter.😉
Vos expériences de vies dans un autre pays d A latine que l'Argentine m'intéressent tout autant.
Bon week end à vous Bisous les voyageurs Cris de Marseille
Je pars dans une grosse année pour un périple dans quelques pays d Amérique Latine. Au programme : Perou, Bolivie, Chili, Argentine et Brésil.
Je ne suis pas encore partie que je prévoie mon retour car aprés avoir vêcu ce genre de périple et étant une amoureuse de lA latine je pense que mon retour va être dur dur et changera bien des choses pour moi.
Je me dis que j'irai bien vivre en Argentine qui est un des pays qui me fait le plus rêver... Buenos aires semble être une ville trés sympa.Si vous avez déjà tenté l'expérience à Buenos Aires ou en Argentine, je compte sur vous pour tout me raconter.😉
Vos expériences de vies dans un autre pays d A latine que l'Argentine m'intéressent tout autant.
Bon week end à vous Bisous les voyageurs Cris de Marseille
Quatre mois en Amérique du Sud: climat et itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons passer 4 mois en Amérique du Sud et visiter (pas dans leur intégralité évidemment) les pays suivants:
Pérou - Bolivie - Chili - Argentine - Brésil
Nous n'avons pas vraiment déterminé les régions à visiter et restons assez libres de ce côté là. Avec quelques impératifs classiques (Cuzco, Titicaca, Iguaçu, Rio, Ushuaïa, Santiago, Bariloche, Rio Galegos...)
La période envisagée est (malheureusement...vu que ce n'est pas LA meilleure période) de juillet à octobre.
Le problème à résoudre: "Quel itinéraire (par où commencer, continuer, terminer) en fonction du climat?"
D'avance merci pour votre aide précieuuuse! Nelsgigi
Nous souhaitons passer 4 mois en Amérique du Sud et visiter (pas dans leur intégralité évidemment) les pays suivants:
Pérou - Bolivie - Chili - Argentine - Brésil
Nous n'avons pas vraiment déterminé les régions à visiter et restons assez libres de ce côté là. Avec quelques impératifs classiques (Cuzco, Titicaca, Iguaçu, Rio, Ushuaïa, Santiago, Bariloche, Rio Galegos...)
La période envisagée est (malheureusement...vu que ce n'est pas LA meilleure période) de juillet à octobre.
Le problème à résoudre: "Quel itinéraire (par où commencer, continuer, terminer) en fonction du climat?"
D'avance merci pour votre aide précieuuuse! Nelsgigi
Voyage sur Koh Samui et le sud de la Thaïlande avec un bébé de 4 mois et demi English translation pending
Bonjour à tous,
nous partons dans 1 semaine à Koh Samui pour 10 jours avec notre bb de 4 mois 1/2,
je suis vraiment preneuse de bons conseils quant au voyage assez long en avion, et le séjour sur place,
j'ai quelques questions précises :
- stérilisation bib ou pas sur place, sachant que l'eau n'est pas potable ? (elle est en alimentation mixte depuis 1 semaine, sein et bib)
- l'eau purifiée en bouteille est ok pour les bib ?
- les couches sur place ça roule ?
Faut-il vraiment s'encombrer et se galérer à trouver lunettes, bob et tenue légère ici avant de partir ou trouve-t-on bcp de choses sur place ?
j'imagine que Koh Samui est très paisible avec bb, mais bon, c'est le 1er, et même si on est de grands baroudeurs son Papa et moi, j'ai peur de passer à côté de bons plans essentiels avant le départ,
faites-moi part de vos expériences, je serai comblée !!
Merci merci à tous !
ptite famille oando
Relier Lyon et Grenoble à pied English translation pending
Bonjour !
Je m'appelle Franck j'ai 20 ans et j'aimerai savoir si vous aviez des idées pour relier Lyon et Grenoble à pied. Je pense que le voyage pourrait vraiment être très beau. J'ai essayé de voir des itinéraires avec des GR et autres mais malheureusement mes recherches sont pour le moment peu fructueuses :( ...
Merci beaucoup pour toutes les informations que vous pourriez m'apporter !
Franck
Merci beaucoup pour toutes les informations que vous pourriez m'apporter !
Franck
Quoi voir en Argentine en quinze jours? English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami nous partons en Argentine 2 semaines à partir du 25/04/2009.
Nous arrivons à Buenos Aires et souhaitons connaitre les tuyaux, savoir ce qu'il y a à voir, quel itinéraire suivre, sachant que nous souhaitons voir les chutes d'Iguaçu.
Nous comptons louer une voiture sur place et suivre notre propre itinéraire.
Nous aimerions aussi savoir quels types de logements peuvent s'offrir à nous, les tarifs, les disponibilités (réservations ou pas) etc...
Merci par avance pour vos bons conseils !
Clem
Quels sont les points forts au Pérou? English translation pending
Bonjour!!!🙂
Voila, je ne connais pas du tout le continent sud américain et je voudrais enfin le découvrir cette année et mon choix qui je l'espère s'avère être judicieux c'est porté sur le PEROU car, cela englobe un peu tout ce que l'on désire voir sur cette partie de continent américain, c'est à dire civilisation Inca, Cordillière des Andes, le fameux Lac Titicaca et l'Amazonie et la côte sud ouest du Pacifique!!!😉
J'aimerais que des voyageurs habitués de ce pays et même des autres comme la Bolivie, l'Equateur ou encore l'Argentine Nord et le Nord Chili me fasse vibrer à travers les recontres et ce qu'ils ont pu découvrir!!!🙂
Je connais bien l'Afrique et l'Asie que j'ai parcourru en long et en large et maintenant est venu le temps de faire la même chose avec l'Amérique du sud!!!!
Alors déjà pour commerner si vous pouviez me parler du PEROU cela serait génial!!😮
Je pars du 24 août au 7 septembre!!
Amicalement
Voila, je ne connais pas du tout le continent sud américain et je voudrais enfin le découvrir cette année et mon choix qui je l'espère s'avère être judicieux c'est porté sur le PEROU car, cela englobe un peu tout ce que l'on désire voir sur cette partie de continent américain, c'est à dire civilisation Inca, Cordillière des Andes, le fameux Lac Titicaca et l'Amazonie et la côte sud ouest du Pacifique!!!😉
J'aimerais que des voyageurs habitués de ce pays et même des autres comme la Bolivie, l'Equateur ou encore l'Argentine Nord et le Nord Chili me fasse vibrer à travers les recontres et ce qu'ils ont pu découvrir!!!🙂
Je connais bien l'Afrique et l'Asie que j'ai parcourru en long et en large et maintenant est venu le temps de faire la même chose avec l'Amérique du sud!!!!
Alors déjà pour commerner si vous pouviez me parler du PEROU cela serait génial!!😮
Je pars du 24 août au 7 septembre!!
Amicalement
Floride: parc national des Everglades avec un bébé de 6 mois English translation pending
Bonjour,
Je suis maman d'un bébé de 6 mois et nous comptons partir une semaine fin novembre en Floride. Quel type de séjour conseillerez vous ? On souhaite pas forcément faire trop de plages. On aimerait bien voir le parc des everglades : quelqu'un peut il nous indiquer quelles sont les infrastructures là bas ? question bête : peut on se ballader là bas avec une poussette ?
Merci d'avance !
Itinéraire de vingt-huit jours Pérou-Bolivie-Chili English translation pending
Salut à toutes les bonnes âmes qui voudraient bien me donner leurs bons tuyaux de routards! Ceux-ci seront les bienvenus car je pars dans 1 semaine et demie pour 28 jours au pérou/bolivie/chili et je commence seulement à plannifier mon voyage! Un brin tard certe mais je parle espagnol et on espère que ça aidera :). Voici le planning avec les questions en rouge (lieu bien/pas bien, problème de soroche...). Ce serait surper sympa si les experts des autres années pouvaient m'aider en confirmant/donnant leurs conseils :). Merci!
¤ J1: arrivée à Lima très très tôt => vol direct pour Cuzco + première visite aux alentours. => Est-il possible d'acheter un vol directementement à l'aéroport sans problème d'overbooking/surcoût énorme (actu:75 E l'aller par @) ou mieux vaut-il vraiment réserver à l'avance (risque de retard du vol international) ¤ J2+3+4: Visite des alentours de Cuzco + Machu Pichu. Cuzco - Puno by night => problème de soroche avec ça? => L'inca trek est-il vraiment top?Je pensais garder mon trekking time pour un autre site (Licanbur, Sajama, Laura, ...) => lequel le mieux? => Quelle est la meilleure manière de rejoindre le Machu depuis Cuzco? (train avec de beaux paysages, papatte, collectivo...)? ¤ J5+6: Marché de Puno + promenade sur Lac Titicaca + nuit à Copacabana + passage éclair sur 1 île + bus jusqu'à La Paz & nuit => Des trucs intéressants au marché de Puno pour les treks? (veste gore-tex pas cheres, ...) => Quelle île est la plus belle? Mieux pour dormir que Copacabana? => Copacabana bien? => bus Copa - La paz = combien d'heures? J'imagine 3 aprox. ¤ J7+8: La Paz + bus jusqu'à Sucre by night => Trop court sur place pour la Paz? ¤ J9+10+11&1/2: Sucre + Potosi + Uyuni => Sucre et/où Potosi valent la peine? => Possibilité de réserver des treks dans le salar très tard sur place? Ou faut-il réserver à l'avance? Quelles agences sont-elles les plus sûres? ¤ J11&1/2 au 18 (7, 5 jours): Sud du Lipez (Altiplano, desiertos dali & siloli)+ Salar de Uyuni avec montée au Licancabur + Lagunas verde/blanca/colorada/salada, Valle de la luna/Geysers del Tatio/San Pedro de Atacama + Salar&Disierto de Atacama (LA TOTALE QUOI! :))) ) => Timing suffisant? Même avec la montée au Licanbur (Dangeureuse?, quasi 6000m apparemment!!) => Salar de Atacama a faire si on a fait celui de Uyuni? Lequel est mieux? => Il existe un désert de terre (craquelée) à Atacama mais où se trouve-til exactement??? Pan de azucar? San Pedro? Autres? => San Pedro de Atacama => Arica by night bus possible? Ou doit-on passer par différentes étapes? Des intéressantes? ¤ J19+20+21: Arica => Trek PN Laura/Sajama => Par Laura ou Sajama? Lequel est mieux? => Accèes vraiment galère? => Plutôt un des ces deux ou le trek de l'inca? => Licancabur pas mieux? Il va falloir que je choisisse entre tous... ¤ J22 au 26: Arequipa/survol Nasca/Iles Ballestas/La réserve de Paracas et si le temps un brin Lima => Arequipa c'est utile ou juste pour transit?
Et la grande question: La Paz-Lipez/Uyuni/Licanbur-Atacama-Arica-PN Laura/Sajama ou plutôt La Paz-Arica-PN Laura/Sajama-Atacama-Lipez/Uyuni/Licanbur? A cause du soroche.
Sinon, j'ai noté ces sites aussi mais ne sais pas encore/vraiment si c'est bien ou pas. Si vous avez des commentaires, n'hésitez pas! :): Atofagasta Cotchabanban Ica vallée de l'arc-en-ciel Laguna Miscanti Laguna Miniques Isluga y volcan parinacota village de Caspana volcans le Pomerape et Parinacota apparemment du PN lauca et j'imagine de Sajama laguna tebinqinche Chiu-Chiu Salar du surire Payachatas Pan de azucar Ca fait beaucoup de questions mais pour un tel voyage, c'est normal! :))). Merci à ceux qui voudront bien m'aider! Pour ceux qui ont des questions sur le vietnam, le mexique, guatemala, venezuela, thailande, n'hésitez pas :) @+ Pascal
¤ J1: arrivée à Lima très très tôt => vol direct pour Cuzco + première visite aux alentours. => Est-il possible d'acheter un vol directementement à l'aéroport sans problème d'overbooking/surcoût énorme (actu:75 E l'aller par @) ou mieux vaut-il vraiment réserver à l'avance (risque de retard du vol international) ¤ J2+3+4: Visite des alentours de Cuzco + Machu Pichu. Cuzco - Puno by night => problème de soroche avec ça? => L'inca trek est-il vraiment top?Je pensais garder mon trekking time pour un autre site (Licanbur, Sajama, Laura, ...) => lequel le mieux? => Quelle est la meilleure manière de rejoindre le Machu depuis Cuzco? (train avec de beaux paysages, papatte, collectivo...)? ¤ J5+6: Marché de Puno + promenade sur Lac Titicaca + nuit à Copacabana + passage éclair sur 1 île + bus jusqu'à La Paz & nuit => Des trucs intéressants au marché de Puno pour les treks? (veste gore-tex pas cheres, ...) => Quelle île est la plus belle? Mieux pour dormir que Copacabana? => Copacabana bien? => bus Copa - La paz = combien d'heures? J'imagine 3 aprox. ¤ J7+8: La Paz + bus jusqu'à Sucre by night => Trop court sur place pour la Paz? ¤ J9+10+11&1/2: Sucre + Potosi + Uyuni => Sucre et/où Potosi valent la peine? => Possibilité de réserver des treks dans le salar très tard sur place? Ou faut-il réserver à l'avance? Quelles agences sont-elles les plus sûres? ¤ J11&1/2 au 18 (7, 5 jours): Sud du Lipez (Altiplano, desiertos dali & siloli)+ Salar de Uyuni avec montée au Licancabur + Lagunas verde/blanca/colorada/salada, Valle de la luna/Geysers del Tatio/San Pedro de Atacama + Salar&Disierto de Atacama (LA TOTALE QUOI! :))) ) => Timing suffisant? Même avec la montée au Licanbur (Dangeureuse?, quasi 6000m apparemment!!) => Salar de Atacama a faire si on a fait celui de Uyuni? Lequel est mieux? => Il existe un désert de terre (craquelée) à Atacama mais où se trouve-til exactement??? Pan de azucar? San Pedro? Autres? => San Pedro de Atacama => Arica by night bus possible? Ou doit-on passer par différentes étapes? Des intéressantes? ¤ J19+20+21: Arica => Trek PN Laura/Sajama => Par Laura ou Sajama? Lequel est mieux? => Accèes vraiment galère? => Plutôt un des ces deux ou le trek de l'inca? => Licancabur pas mieux? Il va falloir que je choisisse entre tous... ¤ J22 au 26: Arequipa/survol Nasca/Iles Ballestas/La réserve de Paracas et si le temps un brin Lima => Arequipa c'est utile ou juste pour transit?
Et la grande question: La Paz-Lipez/Uyuni/Licanbur-Atacama-Arica-PN Laura/Sajama ou plutôt La Paz-Arica-PN Laura/Sajama-Atacama-Lipez/Uyuni/Licanbur? A cause du soroche.
Sinon, j'ai noté ces sites aussi mais ne sais pas encore/vraiment si c'est bien ou pas. Si vous avez des commentaires, n'hésitez pas! :): Atofagasta Cotchabanban Ica vallée de l'arc-en-ciel Laguna Miscanti Laguna Miniques Isluga y volcan parinacota village de Caspana volcans le Pomerape et Parinacota apparemment du PN lauca et j'imagine de Sajama laguna tebinqinche Chiu-Chiu Salar du surire Payachatas Pan de azucar Ca fait beaucoup de questions mais pour un tel voyage, c'est normal! :))). Merci à ceux qui voudront bien m'aider! Pour ceux qui ont des questions sur le vietnam, le mexique, guatemala, venezuela, thailande, n'hésitez pas :) @+ Pascal
Budget quotidien en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour a tous
Nous avons planifie d aller en amerique du sud pour un certain moment, nous aimerions visiter l'Argentine, la Bolivie et le Chili.Est ce que certains d entre vous ont deja effectue ce genre de voyage pour nous renseigner sur le budget moyen par jour (logement, nourriture et transport).Nous voyagons avec sac a dos et essayon sde vivre de la meme maniere que les locaux, bouffe sur les marches, logement chez l habitant........
Merci a tous et bonne route
Lima - Cuzco en bus? English translation pending
Bonjour tout le monde,
je souhaite rejoindre Cuzco depuis Lima et je me dis que le trajet en avion est vraiment cher car j'y vais en juillet (mini 110$/pers) et qu'en plus, le trajet en bus peut-être sympa niveau paysage + une bonne progression en altitude (30H de progression ça devrait aller pour s'acclimater, non ?! 😉) Sauf que j'ai lu sur le forum une personne qui disait que la route était très mauvaise sur ce trajet et qu'il y avait des gros risques d'accidents.🏴☠️ Pouvez-vous me donner plus d'infos ? Car je me demande du coup si ce n'est pas un mauvais choix ? 😕
Merci beaucoup pour votre avis,
SOnia
je souhaite rejoindre Cuzco depuis Lima et je me dis que le trajet en avion est vraiment cher car j'y vais en juillet (mini 110$/pers) et qu'en plus, le trajet en bus peut-être sympa niveau paysage + une bonne progression en altitude (30H de progression ça devrait aller pour s'acclimater, non ?! 😉) Sauf que j'ai lu sur le forum une personne qui disait que la route était très mauvaise sur ce trajet et qu'il y avait des gros risques d'accidents.🏴☠️ Pouvez-vous me donner plus d'infos ? Car je me demande du coup si ce n'est pas un mauvais choix ? 😕
Merci beaucoup pour votre avis,
SOnia
billet d'humeur English translation pending
😛 Vous avez remarqué ?
Il est enfin arrivé. Qui ? LE PRINTEMPS, évidement.😏
Depuis une dizaine de jours le soleil est enfin de retour, chez moi au bord du Léman la neige essaye de résister dans les zones ombragées situées au nord. Mais c'est peine perdue, inexorablement l'herbe reverdie.
Le merle à commencé ce que je supose ça parade nuptiale, en tous les cas il s'en donne à coeur joie dès l'apparition de l'aube, mes chats en sont tout émoustillés.
Ce matin la terre "transpire" après l'averse d'hier, le timide soleil d'aujourd'hui la réchauffe et des bancs de brume voilent les prairies et les bosquets alentours.
Les primeveres sauvages jaune pale et les crocus mauve ou blanc parsèment les patures et la lisière de la foret, en regardant bien on peut déjà apercevoir des violettes, les perceneiges fleurissent dans les plates bandes, et les premieres jonquilles commence à ouvrir leur boutons . Les bourgeons commencent a verdir et les premières feuillent timidement montre le bout de leur nez.
J'aime toutes les saisons, mais cette année, l'hiver a été particulierement généreux question neige, ça devenait lassant de déneiger ou dégivrer la voiture chaque matin avant d'aller au travail.
Je le sais bien pourtant, on est pas à l'abris d'une dernier offensive de mister hiver😠 amis en attendant, profitons pleinement du retour des beaux jours, boire ou manger à la terrasses des bistrots et déjà possible par chez moi, j'espère que vous tous pouvez, vous aussi déjà profiter de ce plaisir 😎
JOyeuses paques et joyeux Printemps à tous et à toutes, ou que vous soyez dans le monde.😏😏😏😏
Il est enfin arrivé. Qui ? LE PRINTEMPS, évidement.😏
Depuis une dizaine de jours le soleil est enfin de retour, chez moi au bord du Léman la neige essaye de résister dans les zones ombragées situées au nord. Mais c'est peine perdue, inexorablement l'herbe reverdie.
Le merle à commencé ce que je supose ça parade nuptiale, en tous les cas il s'en donne à coeur joie dès l'apparition de l'aube, mes chats en sont tout émoustillés.
Ce matin la terre "transpire" après l'averse d'hier, le timide soleil d'aujourd'hui la réchauffe et des bancs de brume voilent les prairies et les bosquets alentours.
Les primeveres sauvages jaune pale et les crocus mauve ou blanc parsèment les patures et la lisière de la foret, en regardant bien on peut déjà apercevoir des violettes, les perceneiges fleurissent dans les plates bandes, et les premieres jonquilles commence à ouvrir leur boutons . Les bourgeons commencent a verdir et les premières feuillent timidement montre le bout de leur nez.
J'aime toutes les saisons, mais cette année, l'hiver a été particulierement généreux question neige, ça devenait lassant de déneiger ou dégivrer la voiture chaque matin avant d'aller au travail.
Je le sais bien pourtant, on est pas à l'abris d'une dernier offensive de mister hiver😠 amis en attendant, profitons pleinement du retour des beaux jours, boire ou manger à la terrasses des bistrots et déjà possible par chez moi, j'espère que vous tous pouvez, vous aussi déjà profiter de ce plaisir 😎
JOyeuses paques et joyeux Printemps à tous et à toutes, ou que vous soyez dans le monde.😏😏😏😏
Discussion Embracing Dawn: December 2024 Photo Contest
Hey there,
This is where we chat and share photos outside the contest.
Good night! 😛
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Good night! 😛
Argentine en 4x4: risque du camping et coût du passage en bateau France-Argentine? English translation pending
Erreur de manipe.Je recommence
J'envisage de partir pour 3 mois ( Janvier, Février, Mars) en Argentine avec mon 4x4, j'ai une tente de toit. Je suis a la retraite!!
Questions : Quel est le risque pour camper ( j'ai déja fait l'Afrique )
Quelqu'un a t-il une idée du prix pour le passage en bateau du 4x4 France, Argentine.
Vaut-il pas mieux louer un véhicule sur place et aller a l'hotel
Do travel encounters matter to you?
Hi there,
My name’s Emilie, and my view of travel has changed. I used to travel just to tick off the "places and things to do/see" boxes. But lately, I’ve realized that encounters have become really important to me while traveling. In fact, the people I’ve met and what they’ve brought to my life are now my best travel memories. What do you think? Have you had a similar shift in perspective? Are you more interested in meeting people while traveling now?
To be totally honest, I’m training to become a travel planner (a trip organizer), and I was thinking of focusing on organizing trips that are more centered around encounters. So I’d love to know if this makes sense—if travelers are interested in this kind of experience. Just to be clear, I’m not selling anything; I just want to chat and hear your thoughts.
Have a lovely evening, everyone! :)
My name’s Emilie, and my view of travel has changed. I used to travel just to tick off the "places and things to do/see" boxes. But lately, I’ve realized that encounters have become really important to me while traveling. In fact, the people I’ve met and what they’ve brought to my life are now my best travel memories. What do you think? Have you had a similar shift in perspective? Are you more interested in meeting people while traveling now?
To be totally honest, I’m training to become a travel planner (a trip organizer), and I was thinking of focusing on organizing trips that are more centered around encounters. So I’d love to know if this makes sense—if travelers are interested in this kind of experience. Just to be clear, I’m not selling anything; I just want to chat and hear your thoughts.
Have a lovely evening, everyone! :)
Conseils pour une randonnée niveau débutant en Normandie English translation pending
Bonsoir tout le monde !🙂
J’ai pour projet de partir en randonner à pied sur plusieurs jours, je suis débutant dans le monde du trekking. J’aimerais partir de Normanville (27930) en me donnant comme point d’arrivé Etretat (76790). Ce projet se fera sur plusieurs jours de marches, en bivouaquant dans la nature. Je suis plutôt sportif, c’est ma première randonnée, je pense pouvoir faire entre 25-35km (cela reste à déterminer en fonction des reliefs du trajet. Ce projet a donné naissance à une multitude de questions, c’est pour cela que je me tourne vers vous pour en apprendre davantage sur le sujet et trouver réponses à mes questions.
Ou j’en suis ? Pour le moment je suis en train de réfléchir sur l’itinéraire, pour se faire je travaille avec le site Openrunner, peut(être avez vous un autre outil plus performant à me conseiller ? J’ai vu qu’il existe bon nombre de sentiers, avez-vous des petites idées sur lesquelles je pourrais potentiellement emprunter ? La grande question c'est , comment bien organiser son trajet ?
Concernant le bivouaqage, comment trouver de bon endroit ? Je vous remercie d’avance à la contribution que vous apporterez au sujet
Bonne soirée
J’ai pour projet de partir en randonner à pied sur plusieurs jours, je suis débutant dans le monde du trekking. J’aimerais partir de Normanville (27930) en me donnant comme point d’arrivé Etretat (76790). Ce projet se fera sur plusieurs jours de marches, en bivouaquant dans la nature. Je suis plutôt sportif, c’est ma première randonnée, je pense pouvoir faire entre 25-35km (cela reste à déterminer en fonction des reliefs du trajet. Ce projet a donné naissance à une multitude de questions, c’est pour cela que je me tourne vers vous pour en apprendre davantage sur le sujet et trouver réponses à mes questions.
Ou j’en suis ? Pour le moment je suis en train de réfléchir sur l’itinéraire, pour se faire je travaille avec le site Openrunner, peut(être avez vous un autre outil plus performant à me conseiller ? J’ai vu qu’il existe bon nombre de sentiers, avez-vous des petites idées sur lesquelles je pourrais potentiellement emprunter ? La grande question c'est , comment bien organiser son trajet ?
Concernant le bivouaqage, comment trouver de bon endroit ? Je vous remercie d’avance à la contribution que vous apporterez au sujet
Bonne soirée
Littérature de voyage, échos du changement English translation pending
Bonjour,
Et si finalement on donnait la parole à d'autres ?
Aux écrivains qui nous sont chers, à tous ceux qui dans leurs livres ont évoqué bien mieux que nous les interrogations, les doutes, le changement, la mue et l'adaptation dans le voyage ?
Et si leur expérience et leurs mots à eux, en quelques paragraphes ou phrases isolées que vous publierez ici, éclairaient un peu notre lanterne pour les mois ou les années à venir ?
L.
--
Nicolas Bouvier. Retour d'Inde. Publié dans " Bleu Immortel. Voyages en Afghanistan ". Editions Zoe. 2003.
--
" Revenir d'Asie pose des problèmes très précis. En Suisse, retour d'Inde et du Japon, je me suis longtemps senti mal à l'aise. Les magasins, les rues m'inspiraient une répulsion irraisonnée. Noël qui approchait, la foule des acheteurs, les farces tartinées de santé, le bruit des sous, la couperose me donnaient le cafard. Le seul endroit où je respirais, où je croisais de vrais regards c'était -- tenez-vous bien -- l'hôpital. Pourtant, c'était mon pays que je m'étais réjoui de revoir, pourtant on m'avait partout accueilli avec une gentillesse qui ne se démentait pas. Alors ? Je crois que c'était l'argent qui me gênait. L'argent engorgeait tout. Et à cause de cet argent, il n'y avait plus de foule ; elle était rompue, divisée comme une étendue de sable par les mailles éparses d'un filet. Il n'y avait que de petites fortunes, de petites coquilles, de petites solitudes meublées, feutrées, équipées, mais solitudes quand même. Dans les salles de billard, dans les autobus, j'entendais souvent cette phrase qui me paraissait stupéfiante : " Moi, je n'ai besoin de personne. " La communauté n'existait plus -- communauté : le sentiment profond que le sort de n'importe lequel de vos semblables vous concerne et vous affecte en quelque façon, la conscience d'une interdépendance -- , et pour qu'elle se recrée il fallait un de ces chocs -- accident mortel sur la route, révolution hongroise -- qui montrent bien que l'argent n'est pas tout et que ce qui nous rapproche le plus des autres est plus fondamental que ce qui nous en éloigne. Autrement, et en temps normal, on n'avait besoin de personne. Ce n'était que trop vrai, et quelle indigence. L'Hindou et le Chinois exposés en permanence à manquer de riz et de galette ont perpétuellement besoin du voisin, et le voisin d'eux. Le paysan du Dekkan a beau avoir l'oeil vide et feindre l'indifférence ; mendier de la farine, prêter de la farine, voir -- à cause d'une rivière qui déborde à 200 kilomètres de là -- sa maison soudain remplie d'inconnus, et pour longtemps, il ne connaît que ça, c'est son ordinaire. Voilà qui fait des foules. La misère se partage, et c'est grâce à cela que les misérables vivent encore. L'égoïsme n'est pas dans leurs moyens, trop coûteux. La prospérité ne se partage pas. Il faut cependant quitter la misère. Les Indiens y travaillent et on leur souhaite de réussir. Je leur souhaite aussi de conserver alors le coeur qu'ils avaient quand ils n'avaient que ça. "
Et si finalement on donnait la parole à d'autres ?
Aux écrivains qui nous sont chers, à tous ceux qui dans leurs livres ont évoqué bien mieux que nous les interrogations, les doutes, le changement, la mue et l'adaptation dans le voyage ?
Et si leur expérience et leurs mots à eux, en quelques paragraphes ou phrases isolées que vous publierez ici, éclairaient un peu notre lanterne pour les mois ou les années à venir ?
L.
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Nicolas Bouvier. Retour d'Inde. Publié dans " Bleu Immortel. Voyages en Afghanistan ". Editions Zoe. 2003.
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" Revenir d'Asie pose des problèmes très précis. En Suisse, retour d'Inde et du Japon, je me suis longtemps senti mal à l'aise. Les magasins, les rues m'inspiraient une répulsion irraisonnée. Noël qui approchait, la foule des acheteurs, les farces tartinées de santé, le bruit des sous, la couperose me donnaient le cafard. Le seul endroit où je respirais, où je croisais de vrais regards c'était -- tenez-vous bien -- l'hôpital. Pourtant, c'était mon pays que je m'étais réjoui de revoir, pourtant on m'avait partout accueilli avec une gentillesse qui ne se démentait pas. Alors ? Je crois que c'était l'argent qui me gênait. L'argent engorgeait tout. Et à cause de cet argent, il n'y avait plus de foule ; elle était rompue, divisée comme une étendue de sable par les mailles éparses d'un filet. Il n'y avait que de petites fortunes, de petites coquilles, de petites solitudes meublées, feutrées, équipées, mais solitudes quand même. Dans les salles de billard, dans les autobus, j'entendais souvent cette phrase qui me paraissait stupéfiante : " Moi, je n'ai besoin de personne. " La communauté n'existait plus -- communauté : le sentiment profond que le sort de n'importe lequel de vos semblables vous concerne et vous affecte en quelque façon, la conscience d'une interdépendance -- , et pour qu'elle se recrée il fallait un de ces chocs -- accident mortel sur la route, révolution hongroise -- qui montrent bien que l'argent n'est pas tout et que ce qui nous rapproche le plus des autres est plus fondamental que ce qui nous en éloigne. Autrement, et en temps normal, on n'avait besoin de personne. Ce n'était que trop vrai, et quelle indigence. L'Hindou et le Chinois exposés en permanence à manquer de riz et de galette ont perpétuellement besoin du voisin, et le voisin d'eux. Le paysan du Dekkan a beau avoir l'oeil vide et feindre l'indifférence ; mendier de la farine, prêter de la farine, voir -- à cause d'une rivière qui déborde à 200 kilomètres de là -- sa maison soudain remplie d'inconnus, et pour longtemps, il ne connaît que ça, c'est son ordinaire. Voilà qui fait des foules. La misère se partage, et c'est grâce à cela que les misérables vivent encore. L'égoïsme n'est pas dans leurs moyens, trop coûteux. La prospérité ne se partage pas. Il faut cependant quitter la misère. Les Indiens y travaillent et on leur souhaite de réussir. Je leur souhaite aussi de conserver alors le coeur qu'ils avaient quand ils n'avaient que ça. "
Discussion du concours photo du mois d'avril 2020: "En famille" English translation pending
Pour discuter, partager, c'est ici !
Le concours est là 🙂
L'importance des voyages pour vous English translation pending
Bonjour
Nous sommes bien sûr tous des voyageurs et c'est ce qui nous rassemble ici.
Mais nous avons tous une vision différente du voyage et n'y accordons pas la même importance.
Quelle place accordez vous au voyage dans votre vie ?
Est ce un loisir comme un autre ? Une passion ? Un vrai besoin ? Pouvez vous vous en passer facilement ?
Nous sommes bien sûr tous des voyageurs et c'est ce qui nous rassemble ici.
Mais nous avons tous une vision différente du voyage et n'y accordons pas la même importance.
Quelle place accordez vous au voyage dans votre vie ?
Est ce un loisir comme un autre ? Une passion ? Un vrai besoin ? Pouvez vous vous en passer facilement ?
Cuba... à la recherche du temps passé English translation pending
4 juillet : Arrivée à La Havane
Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.

Partis ce matin de Marseille, nous sommes arrivés à Cuba ce même jour grâce au décalage horaire. A l'aéroport les formalités n'ont pris que 5 minutes. Pour les bagages nous avons patienté une quarantaine de minutes. Sortis de l'aéroport nous voyons notre nom sur une pancarte. C'est bon le taxi commandé auprès de la casa est bien là. Climatisé OUF! il est 22 h une chaleur écrasante pire que notre canicule du départ. Nous sommes plongés dans l'ambiance direct ! une vieille voiture, il fait nuit, je n'ai pas vu la marque. Nous circulons sur des axes peu éclairés et une trentaine de minutes plus tard nous arrivons chez nos hôtes Maria et Javier. Très bonne impression ce couple est charmant. Notre chambre est spacieuse. Climatisation + ventilateur. Une douche avec peu de pression mais ça il faudra que l'on s'y habitue car c'est souvent à Cuba. Nous nous mettons au lit vers 23h00 soit 4h00 du matin à Marseille à J+1. Le sommeil est long a venir mais finira par nous prendre.
