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Timides signes d'ouverture à Pyongyang (Corée du Nord) English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de tomber sur un article assez intéressant dans VSD. L'article intitulé "Pyongyang, vitrine de l'ouverture" faisait état d'une légère ouverture, en mentionnant des signes qui ne trompent pas. Autorisation des téléphones portables, de la publicité, des voitures de marques étrangères, etc... Enfin bref, le régime inciterait le peuple à la dépense. Le journaliste s'était rendu à cette évidence après plusieurs séjours dans la capitale nord coréenne au cours de ces deux dernières années.
Je serai très intéressé de lire l'avis d'internautes ayant un intérêt particulier pour ce dernier pays à la dictature très stricte. Je serai encore plus intéressé par des témoignages d'internautes ayant séjourné à Pyongyang récemment. Est-ce que cette "amélioration" est-telle vraiment notable ? Est-ce que Pyongyang est une ville agréable à vivre (je parle maintenant en tant que touriste ou expatrié). Enfin bref, je suis preneur de toutes informations pratiques, ayant peut être la possibilité de m'y rendre bientôt pour une certaine période.
Merci d'avance à tous, Jack
Je viens de tomber sur un article assez intéressant dans VSD. L'article intitulé "Pyongyang, vitrine de l'ouverture" faisait état d'une légère ouverture, en mentionnant des signes qui ne trompent pas. Autorisation des téléphones portables, de la publicité, des voitures de marques étrangères, etc... Enfin bref, le régime inciterait le peuple à la dépense. Le journaliste s'était rendu à cette évidence après plusieurs séjours dans la capitale nord coréenne au cours de ces deux dernières années.
Je serai très intéressé de lire l'avis d'internautes ayant un intérêt particulier pour ce dernier pays à la dictature très stricte. Je serai encore plus intéressé par des témoignages d'internautes ayant séjourné à Pyongyang récemment. Est-ce que cette "amélioration" est-telle vraiment notable ? Est-ce que Pyongyang est une ville agréable à vivre (je parle maintenant en tant que touriste ou expatrié). Enfin bref, je suis preneur de toutes informations pratiques, ayant peut être la possibilité de m'y rendre bientôt pour une certaine période.
Merci d'avance à tous, Jack
Choix d'un guide pour faire Bordeaux-Montpellier à vélo? English translation pending
Bonjour,
cet été ns avons décide de faire Bordeaux Montpellier,
avec notre fille de 2 ans dans son chariot.
L'année dernière ns avons fait les bords de Loire.
- est ce faisable et praticable, la remorque chariot carriers 2 places - quelle guide conseillerez vous : camping, visite, point d'eau, itinéraire ?
Merci d'avance pour vos réponses.
- est ce faisable et praticable, la remorque chariot carriers 2 places - quelle guide conseillerez vous : camping, visite, point d'eau, itinéraire ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Grand voyage en camion aménagé vers la Russie et l'Asie English translation pending
Bonjour,
Je prépare pour l'année prochaine un voyage à travers l'Europe de l'Est, la Russie et l'Asie. Je pars avec une amie et nous sommes en camion aménagé, donc pas de soucis pour l'hébergement. Cependant j'ai bien l'impression que cette absence de contraire en soit en réalité une. Après de nombreuses recherches sur le net je n'ai toujours pas réussi à trouver les réponses à mes questions, l'èxperience de quelqu'un qui a déjà effectué un voyage similaire me semble plus fiable.
Nous habitons toutes les deux à Toulouse, dans le sud de le France. Pour le début du voyage, pas de souci, nous serrons dans l'espace shengen, mais c'est à l'entrée en Russie que ça semble se compliquer. Nous desirons y entrer par l'Estonie mais je ne trouve que des informations contradictoires sur le net au sujet de l'obtention du visa russe. Est il possible d'obtenir un visa d'entrée alors que nous ne possèdons aucune invitations et que nous ne voulons pas loger à l'hôtel mais dans notre camion? Ce que nous voulons faire c'est traverser de manière indèpendantes la Russie jusqu'à arriver à Mongolie et ainsi de suite.... Le visa doit se demander combien de temps a l'avance? Est il possible de l'obtenir sans invitation et ou l'obtenir? Et pour finir, en combien de temps nous permet il de faire la traversé?
Si quelqu'un peut me renseigner ou me donner toutes les informations, conseils et info pratique à savoir, ca serait carrément cool. Merci Beaucoup
Maud
Je prépare pour l'année prochaine un voyage à travers l'Europe de l'Est, la Russie et l'Asie. Je pars avec une amie et nous sommes en camion aménagé, donc pas de soucis pour l'hébergement. Cependant j'ai bien l'impression que cette absence de contraire en soit en réalité une. Après de nombreuses recherches sur le net je n'ai toujours pas réussi à trouver les réponses à mes questions, l'èxperience de quelqu'un qui a déjà effectué un voyage similaire me semble plus fiable.
Nous habitons toutes les deux à Toulouse, dans le sud de le France. Pour le début du voyage, pas de souci, nous serrons dans l'espace shengen, mais c'est à l'entrée en Russie que ça semble se compliquer. Nous desirons y entrer par l'Estonie mais je ne trouve que des informations contradictoires sur le net au sujet de l'obtention du visa russe. Est il possible d'obtenir un visa d'entrée alors que nous ne possèdons aucune invitations et que nous ne voulons pas loger à l'hôtel mais dans notre camion? Ce que nous voulons faire c'est traverser de manière indèpendantes la Russie jusqu'à arriver à Mongolie et ainsi de suite.... Le visa doit se demander combien de temps a l'avance? Est il possible de l'obtenir sans invitation et ou l'obtenir? Et pour finir, en combien de temps nous permet il de faire la traversé?
Si quelqu'un peut me renseigner ou me donner toutes les informations, conseils et info pratique à savoir, ca serait carrément cool. Merci Beaucoup
Maud
Hôtel sur plage paradisiaque au Sri Lanka? English translation pending
Bonjour,
avec mon ami nous prévoyons de partir dans 3 semaines au Sri Lanka, après un périple dans le centre du pays, nous souhaiterions finir nos vacances par quelques jours de repos total, dans un endroit calme, accueillant (à l'opposé de l'hôtel typique de station balnéaire), le tout sur une plage paradisiaque avec de l'eau turquoise! Auriez vous des adresses à me conseiller?? J'ai déjà vu quelques adresses notamment à Tangalle, mais j'ai lu qu'il pouvait être difficile de s'y baigner...
Merci d'avance!
Elise
avec mon ami nous prévoyons de partir dans 3 semaines au Sri Lanka, après un périple dans le centre du pays, nous souhaiterions finir nos vacances par quelques jours de repos total, dans un endroit calme, accueillant (à l'opposé de l'hôtel typique de station balnéaire), le tout sur une plage paradisiaque avec de l'eau turquoise! Auriez vous des adresses à me conseiller?? J'ai déjà vu quelques adresses notamment à Tangalle, mais j'ai lu qu'il pouvait être difficile de s'y baigner...
Merci d'avance!
Elise
Voyage à vélo rêves et cauchemards English translation pending
Voici le récit de mon voyage à vélo de 3 mois. Je suis rentré depuis le mois de Septembre, du coup je pense qu’il est grand temps de conter mon aventure.
Donc c’est plutôt long, à lire quand on a un peu de temps libre !
Le but est de partager mon expérience afin qu’elle puisse servir à d’autres (voir novice), donc j’essayerai de développer surtout les points positifs et négatifs, tant sur le matériel, la logistique…plutôt que le voyage, les paysages, rencontres…donc désolé mais je garde pour moi toute la partie sympa du voyage.
Des rêves de voyages insolites plein la tête depuis la vingtaine, mais bientôt la trentaine et pas grand chose de réalisé, voir même très peu voyagé…j’ai l’impression de passer à côté de la vie, car moi ce qui m’intéresse c’est l’Aventure ! l’inconnu, les rencontres, paysages, galères… Quand j’avais encore un boulot (intérim), je rêvais de tour du Monde, mais je sais que si je pars, je mettrai une croix définitive sur mes perspectives de trouver un emploi intéressant (diplômé mais sans expérience dans mon domaine).
Après des mois de recherche d’emploi n’aboutissant à rien (crise ?!), je décide donc de réaliser une partie de mon rêve et de partir pour un tour d’Europe de 6 mois de voyage à vélo (mais ne voyagerai que durant 3 mois)
LE MATERIEL :
Vélo Giant crs2 (450 euros) : vélo dont je suis très satisfait !!! Aucune panne ! Uniquement 1 cable du levier de vitesse du plateau et 1 seule crevaison, mais c’est en regonflant j’ai du forcer sur la valve et ça l’a crevé. C’est tout ! (pas mal nan ?) Vélo robuste, léger, fiable, et pas « trop chère ». Parfait pour un voyage lointain, tant qu’on reste sur des routes correctes ! Les points négatifs (selon moi) : largeur du guidon insuffisante, levier des vitesse du plateau dure à actionner (notamment quand on a les doigt gelés, ça devient vraiment pénible…mais peut être est ce un cas isolé…ou alors il faut que je me muscle les doigts). Il y a aussi le fait que l’on ne peut pas mouliner assez dans les longues montées, c’est fatiguant ! C’est sûre sans bagages, ça passe, mais une fois chargé, on regrette de pas pouvoir mouliner autant que sur son vtt. Enfin, le fait que ça soit du 28 pouce et non du 26…
Selle brooks B17 : très agréable, fini les sensations d’échauffement du derrière ! Je n’imagine même pas partir sans (sur un voyage test de 4 jours, douleur et échauffement du derrière avec celle d’origine). Inconvénient : la selle est je trouve un peu trop large, je l’aurai préféré plus fine, pour éviter tout frottement avec la partie intérieur de la cuisse.
Porte bagage avant (Tara) et arrière (Cargo) de marque Tubus. Du costaud !
Sacoches Ortlieb, avant Roller et arrière Classique. Sacoches solides et étanches. Même si j’ai eu la surprise de trouver une de mes sacoches arrière avec les affaires trempés, dès la première pluie…je pense que l’eau devait rentrer par l’arrière de la sacoche (au niveau des fixations)…problèmes réglé en mettant une bâche plastique sur le dessus pour le reste du voyage…pas très pratique mais bon (tiens d’ailleurs ça me rappel qu’il faut que je vérifie ça). Attention aussi, aux bagues en plastiques (fournies avec) que l’on mets pour adapter les fixations selon le diamètre du porte bagage, elles ont tendance à s’enlever et se perdre quand on enlève les sacoches !
Je précise que j’ai investis dans du matériel de « qualité » pour les sacoches et porte bagage, car au début je pensais partir pour un voyage « plus lointain » et que rien ne vous oblige à prendre du Ortlieb, Tubus…on peut voyager avec 3 fois rien, c’est ensuite juste une question de confort (rencontré un grand voyageur au camping en Danemark, qui voyage avec un vieux vélo, des cabas (sacs), un caddie à main…)
Un « boudin » étanche (taille M) dans lequel je mettais le tapis de sol, le duvet, et la tente. C’est de tout mon matériel, celui que j’ai le plus préféré, car pour le prix (moins de 20 euros), il vous permets de ranger bien plus de choses que dans les sacoches ! Parfaitement étanche ! Je le posais en long sur les sacoches arrières, maintenus par 2 tendeurs élastiques.
J’ai aussi récupéré une « tige » souple et robuste (ce qui permet de fermer les rideaux). Posée en long sur les sacoches, ça faisait un écarteur de voiture très efficace, sur route on le fait dépasser plus à gauche (avec du scotch rouge au bout pour être vu !). Accroché sous la selle, ça me permettait d’y suspendre mon linge pour le laisser séché tout en roulant. Et enfin, ça peut toujours servir pour repousser un animale qui veut vous manger (un ours ?) car c’est aussi « vif » qu’un fouet…Objet fort utile que je regretterai d’avoir perdu au Nord de la Suède en passant par une route en travaux, véritable piste de cailloux et poussière de 30 km !
Sacoche frontale : une espèce de grande banane (destinée à être porté sur soi), acheté 5 euros à carrefour ! Fixé par des sangles maison (donc détachable). Très spacieuse et efficace ! J’y rangeais mes choses précieuses, stockés dans une grande boite alimentaire étanche (pas la meilleure idée la boite, car vide ou pleine, elle prends autant de place). Il n’y a pas dire, une sacoche frontale, c’est hyper agréable pour avoir à portée de main des choses, poser dessus une carte…plutôt que de s’arrêter pour fouiller dans la sacoche. J’ai aussi utilisé des boites de chewing gum (celle où y’a plein de dragées), car on peut y mettre à grignoter (céréales, amandes …), et l’utiliser pour manger d’une seule main, tout en roulant !
Réchaud : j’ai utilisé un réchaud à alcool que j’ai fabriqué grâce au site : randonné léger : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=p3rs (site internet que je recommande à tous ce qui veulent apprendre à voyager léger !). C’est un réchaud très simple à fabriquer (essayez, vous épaterez vos amis, voire l’utiliserai lors de vos pic nique) à partir d’une cannette. + : réchaud pas chère, tout petit et léger, utilisable partout. - : non utilisable par grand froid, nécessite de trouver de l’alcool à bruler (surtout pas d’essence !), non utilisable dans un endroit non aéré (gaz), puissance non réglable. Au départ je pensais acheter un réchaud multi fuel, mais l’idée de prendre un appareil qui allait me prendre et de la place et « couteux », sans parler du faite qu’il faut ou non prendre un kit d’entretien (fiabilité ?) donc je me suis tourné vers cette solution simple et efficace pour mon utilisation (cuissons de courte durée et pas trop puissante). Seul « défaut », trouver ensuite de l’alcool, pas toujours évident à l’étranger. Je suis parti avec 2 litres de la maison, qui m’ont permis de tenir jusqu’en Norvège (au début repas chaud midi et soir, puis que soir). Seulement, le prix de la bouteille d’alcool étant hors de prix, j’ai ensuite cuisiné au bois (j’ai récupéré une vieille grille de barbecue que j’ai plié en forme de U, dessous on met du bois, dessus la gamelle. + : pas chère, puissance de cuisson supérieur, c’est beau un feu qui brûle. - : prends bien plus de temps, nécessite du bois sec, donc avec la pluie, on est obligé de se faire un stock, quand il pleut on peut pas cuisiner, consomme énormément de petits bois, ça fume !
Lampe : une frontale (très peu utilisé) et une petite lampe solaire à led (Nature et Découverte), produit que je vous recommande (héhé non non je n’ai pas de partenariat) j’en suis super satisfait ! Petite, légère, se recharge facilement (posé sur la sacoche). Dommage qu’il n’y ai pas d’interrupteur (j’utilisais un élastique et un bout de papier). Bien mieux je pense qu’une lampe à dynamo (bruit, autonomie limité). Défaut : quand il fait toujours gris, ben comment c’est qu’on la recharge ?! En tout cas c’est un produit que j’utilise au quotidien, même chez moi.
Sandales : des Décathlon…au départ j’étais un peu réticent à leur achat (c’est moche). Mais 3 jours après mon départ je les ai enfilé (peur de mouiller mes baskets avec la pluie), pour finalement les garder par tous les temps ! Surtout si il pleut ! Car les baskets ça résiste un peu et une fois que c’est trempés tu as encore plus froid. En plus, ça fait moins de chaussettes à laver. Du coup, c’est les baskets que j’ai eu envie de jeter…mais elle me servait surtout le soir lorsque je me faisait attaquer par les moustiques (piquent à travers les chaussettes).
Sur chaussures « étanches » : alors ça en ce qui me concerne, je l’ai acheté express pour ce voyage (30 euros). Garantie étanche mais pas contre le froid m’avais dit le vendeur. Essayé 1 fois avant de partir, un doute, car les pieds étaient mouillées. Utilisés 2 fois par pluie glaciale en Suède, puis jeté à la poubelle (mes baskets en cuir résiste mieux à elle-même)…du coup on ressort les sandales, plus des sacs plastiques dans ces situations « d’urgence » (berk sac plastique ça respire pas). Je regrette de ne pas avoir tout simplement pris des chaussettes en néoprène que j’aurai mis avec mes sandales (bien sûre ça peut sembler louche quand on est chez soi, mais quand on est seul sur la route, trempé, glacé, on en rêve). En plus ça prends pas de place dans le sac.
LES PREPARATIFS
Malgré que je sois quelqu’un d’organisé dans la vie, le voyage pour moi, c’est d’ouvrir la porte et seulement ensuite de se poser les questions (où je vais manger, quel chemin je prends…) donc je me suis juste promis que j’irai vers les pays du Nord d’abord, puis je redescendrai jusqu’à la Turquie, ensuite…on verra !
Donc je ne vais pas m’étaler sur la préparation, car hormis l’achat du matériel, et un surentrainement pour être sûre d’avoir la forme (débile du coup j’ai attrapé froid et le jour de mon départ c’est malade et épuisé que je suis parti !), il n’y a eu aucune préparation, si ce n’est beaucoup de lecture sur ce forum sur des voyages similaires. Au fur et à mesure, j’ai tout simplement mis de côté tout ce que j’avais l’intention d’emmener. Et la veille j’ai tout regroupé…et réalisé qu’il fallait faire du tri ! Donc hormis l’abondance de nourriture, j’ai fais attention sur la quantité de vêtement et autres affaires…globalement je suis plutôt satisfait des affaires que j’ai pris, j’ai tout utilisé régulièrement, sauf un polaire que je n’ai mis que sur le site du Cap Nord ! Une fois mes provisions diminués, je me retrouvais d’ailleurs avec les sacoches vides ! Seulement dès que je tombais sur un magasin, horrible…à chaque fois le même scénario, j’achetais beaucoup trop de chose et je me retrouvais à nouveau à stocker (haha heureusement avec le temps j’ai appris à me limiter, mais pas facile !)
Seul, un doute subsiste…pourquoi ce voyage ?! pourquoi ??? voilà une question que je me poserai avant, pendant et après ce voyage !
Deux jours avant mon départ, un message a faillit tout faire basculer, mon ancienne agence d’intérim qui me demande de la rappeler pour me proposer une mission…gloups ! Je m’étais promis que la priorité c’était de décrocher un boulot, mais…arghhh tant je me dis que je pourrai repartir un autre jour (de toute façon maintenant que je suis équipé). Donc je rappel…ouf sauvé ! C’est juste pour me proposer une mission qui n’a absolument rien à voir avec mes attentes (préparation de commande), donc je peux partir tranquille.
Bon allez, je vais en effrayer certain, mais bon le but c’est aussi de partager mon expérience (et mes erreurs) pour permettre à d’autres de mieux se préparer, donc…je suis parti surchargé de poids de la maison : 1 kg pates, 1kg riz, 1 kg semoule, 750 g céréales, 2 L alcool à bruler, abricots secs, pruneaux secs, amandes, 4 boites thons…mais aussi 48 petites boites de conserves de haricots à la Louisiane !!! Oui, je sais c’est énorme et lourds, mais voilà, j’ai découvert ces boites de haricots rouges et blancs avec de l’ananas et des épices juste avant de partir et je les ai trouvé génial car c’est délicieux, énergique, et on peut soit les manger froid (quand on est pressé ou qu’on peut pas cuisiner), soit chaud, mélangé à du riz, semoule…et croyez moi que lorsque j’ai fini mes dernières boites (au Cap Nord), et bien il m’a été difficile de leurs trouver un remplaçant ! Mais d’un autre côté en partant de la maison, j’avoue que ma famille et moi-même, on a été surpris de voir que je n’arrivais pas à démarrer, car le vélo à cause du poids faisait que de zigzaguer ! Ma petite sœur me lance « t’es sure que tu pars en voyage « et là on se sent pas fier en poussant le vélo dans la légère pente de la rue (dans ces cas le plus important héhé c’est de s’esquiver avant de tomber sur quelqu’un, ou que la Maman finalement réalise que vous êtes encore plus fou qu’elle ne le craignait et décide de vous rattraper…ce qui ne serait guère difficile).
LE VOYAGE
J1, début Juin, me voilà parti direction le Nord. 3 jours pour rejoindre la Belgique et la fameuse voie cyclable LF1B. Il est pénible de se retrouver avec leurs fléchage et on est souvent dans le doute, voire perdue. L’itinéraire emprunté est sympa, on longe beaucoup l’océan (même si on ne le voit pas toujours)…les paysages sont somptueux, mais kit à refaire un voyage vers les pays du Nord, je n’emprunterai que partiellement cette voie cyclable.
J5, entré au Pays bas, beaux paysages, mais gens moins chaleureux que les Belges ou Français.
J7, alors que je viens de faire 140 km dans la journée pour dormir à Amsterdam, je suis déçue de l’ambiance « sexe, alcool, drogue » et reprends ma route dès le lendemain.
J15, 1er repos avec enfin 2 jours dans le même camping (Allemagne) ! Ah je me dis que je vais pouvoir souffler…mais je perds énormément de temps le 1er jour à laver mes vêtements (forcément une fois mis à sécher il se met à pleuvoir) du coup ce n’est que le lendemain que j’irai me promener au centre ville où je passerai mon temps à…manger et faire les courses ! En effet, ce n’est que le début, car plus j’avance et plus je mange !!! Impensable de manger autant (une bouteille de nutela ou confiture, finie en 3 à 5 jours en me contrôlant ! D’ailleurs, ce n’est ni les km, ni la fatigue, ni…c’est surtout les indigestions qui auront été le plus difficile pour mon corps tout au long de ce voyage (surtout à la fin ! Mon corps n’en pouvait plus de sur-manger-pédaler).
J16, Dodo dans une camping luxueux (bien chère) au Danemark. Mais une fois de plus pas le temps de profiter des loisirs mis à disposition, car comme souvent, je m’arrête vers la tombée de la nuit, fait un peu de lessive, à manger et dodo !
Du coup je me pose de plus en plus de question sur le sens de ce voyage ?! J’espérais faire des rencontres, voir des paysages somptueux, différents de ce qu’on a l’habitude de voir, mais…tout n’est que champs, campagne, route, bord de mer…pas franchement dépaysant. Et le comble c’est que je n’arrive pas à calmer ma frénésie kilométrique, car je roule du matin au soir…et ne m’arrête que pour mettre mon K-way, pause pipi ; manger, prendre une photo…j’ai du mal à profiter de ce voyage qui ressemble plus à une course à finir au plus vite !
J21, me voilà en Suède ! Je fais à nouveau le plein de courses au 1er centre commercial trouvé en me disant qu’ensuite, tout ne sera que forêt et ours sauvage…surprise ! finalement des magasins partout (et donc de la civilisation), du coup je pédale encore et toujours pour…fuir. Pire, impossible de trouver de camping ou autre, et que des propriétés privé partout, heureusement je découvre enfin ces « fameuses » aires de repos (pour les autoroutes normalement). Et fin de l’effet kisscool, eh bien je réalise à quel point j’ai un peu trop idéaliser ces pays du Nord (Suède, Norvège) comme des eldorado pour le camping sauvage. Car d’après la lecture de certains récits, c’est des pays géniaux où on peut camper partout ! Je me permets juste de rappeler (d’apprendre) que ces fameuses aires de repos sont juste destinés à faire en théorie une petite pause pic nique avec son véhicule…mais bon il est vrai que c’est pas comme chez nous, les gens sont polis, sympas et soit vous ignore, soit au contraire vienne vers vous (peu, voire pas d’insécurité). Du coup j’ai fait beaucoup de camping sauvage, en variant tantôt par une aire de repos, tantôt chemin en bord de forêt (mais jamais en forêt même)…le plus pénible, c’est quand t’es crevé, que tu trouves un coin sympa, mais qu’il n’est encore que 17, 18 heures, alors tu te dis « allez encore un peu, de toute façon sinon qu’est ce que je vais faire en attendant, seul » et au final tu te retrouves à pédaler dans le noir parce qu’il n’y a aucun coin où tu puisse camper !
25 Juillet, 19h, je franchis la frontière vers la Norvège. Quel bonheur de voir ces reliefs au loin et fini les interminables lignes droites traversant une interminable forêt de Suède. La Norvège c’est vraiment un pays magnifique (mais pfff vallonné). En prime, j’ai enfin le droit à un magnifique beau temps, qui nous accompagnera jusqu’au Cap Nord. Pour la première fois, je croise régulièrement d’autres cyclotouristes. Je ferai d’ailleurs un bout de route jusqu’au Cap Nord avec un bien sympathique Français, passionnée de Nature.
Malheureusement, le froid, la grisaille et la pluie ont pris place à partir des Iles Lofoten (pendant ma redescente vers le Sud de la Norvège) et là, on ne profite plus de rie, on serre les dents, on baisse la tête et on avance (si seulement j’avais pris des chaussettes néoprènes…). Petite précision, plus on descends au Sud, plus il devient difficile de trouver un endroit pour camper et plus il y a de circulation et plus il est difficile de rester sur la route (souvent transformé en route pour automobiles).
05 Septembre, ça y’est je suis arrivé hier soir par bateau en Allemagne ! Je suis crevé ! Après avoir pédalé dès 6 heures du matin (comme souvent), je prends la direction vers la Pologne où j’espère arriver le lendemain. Ah fini la Suède et son temps capricieux…mais hélas il pleut ici aussi ! Ajoutez à cela, des traversés de ville, où comme souvent on y entre mais on en trouve pas la sortie (à vélo), puis une piste cyclable « obligatoire » de 25 km de pavé !!! (arghhh quel idée de mettre des pavés). Vers 13h, j’arrive à une grande ville et là, surprise, je décide que cette fois ci (j’avais déjà envisagé de rentrer au début en Suède, après avoir subi la colère de méga orages depuis 3 jours, horribles, mais à 50 km de Stockholm, j’avais refusé d’abandonner), ça en était trop de lutter contre les éléments, et j’en avais marre de pédaler pour pédaler et du coup je prends le train pour Berlin où je resterai 4 jours, puis retour à la maison par train.
BILAN
Cet aventure, vélo, a été mon premier voyage de ce type. Donc je pense qu’il n’est pas étonnant que je sois surpris du déroulement de ce voyage. Outre le fait de partir seul, le plus difficile pour moi aura été de comprendre ce qui me poussait tant à partir. Car je dois avouer, que même si il n’y a pas eu un jour où je sois heureux de faire ce voyage, il n’y a aussi pas eu un seul jour où je ne me sois pas demandé ce que je faisais là notamment, de culpabiliser d’être là à rêvasser au lieu de faire comme tous le monde et chercher du boulot (mais j’ai pas envie d’être comme tous le monde…).
Je savais par avance que j’aurai quelques difficulté à gérer « ma soif kilométrique » (jamais moins de 100 km par jour, et souvent entre 120 et 130 km, quoique en Norvège…). Pourtant je pensais qu’avec la fatigue je me calmerai, je changerai, mais rien à y faire, je roulais tant que je pouvais. Inconvénient de partir seul, dès que tu t’arrêtes, tu t’ennuies, alors je roule !
Voyager à vélo me plaît pourtant, malgré l’effort ! C’est une invitation au changement, à la rencontre, à la découverte de soi et des autres. Mais voyager en vélo en Europe, je ne le referai peut être pas…à moins de finir mon voyage (aller jusqu’en Turquie ?!)…mais bon…
Entre le vent (allez savoir pourquoi il n’est jamais de votre côté ?), la pluie…mais surtout toutes ces routes qui allez comprendre pourquoi deviennent des routes pour automobiles, vous obligeant à changer de direction, voir faire demi-tour (haha combien de fois j’ai pu tourner en rond !), ou même ces routes où passent des camions, tractant des remorques et vous sur le bas côté, trempé, à vous demander ce que vous faites là, alors que c’est limité à 110 km/h ! Il y a aussi toutes ces fois où tu ne sais pas du tout où tu vas pouvoir dormir. Où encore ces changement si soudain de temps qu’on ne peut imaginer (il commence à pleuvioter, tu continues et te dis que ça va passer, ça s’accélère, tu sais que ça va passer alors tu continue, finalement, tu t’arrêtes, mets ton k-way, 10 minutes après ça s’arrête, mais tu le garde, car tu sais que ça va retomber, mais ça grimpe, tu as chaud, dans la descente tu as froid, puis…ça recommence haha)….bref tant de point à prendre en considération…mais attention, je précise que j’ai énormément fait de camping sauvage donc ça y joue !
Finalement, c’est surtout par fierté (hors de question que j’abandonne !) que je suis allé jusqu’au bout (enfin au moins jusqu’au Cap Nord) puis je me suis dis qu’il serait plus facile de retrouver un travail après 3 mois d’absence que 6…car si j’entrais en Pologne, je savais bien que j’irai au bout (fierté oblige). Aujourd’hui, depuis mon retour, le marché de l’emploi a bien repris, j’ai même eu des entretiens, mais toujours pas de boulot ! Du coup forcément, j’ai les boules, je me dis que j’aurai pu continué…mais bon, ce qui me tue le plus c’est cette attente stupide ! Je me fais chi…alors que je veux bosser ! Enfin bon…en attendant reste plus qu’à rêver derrière l’écran (de voyage et d’un boulot héhé). Je ne sais pas quand est ce que j’aurai l’occasion de repartir, mais du coup je me pose des questions quand à un autre voyage à vélo ?! Eventuellement, en Amérique du Sud…mais à vélo ?!
Une chose est sûre, c’est qu’au-delà de mes attentes de rencontres et dépaysement, j’ai surtout appris à me découvrir, me surpasser, me respecter. Mais aussi à apprécier toutes ces choses simples. Appris à recevoir (quel bonheur de se voir offrir de l’eau, un café, un sourire). Quel plaisir de voir tant de gens chaleureux, souriant à votre passage, vous faisant un petit signe. Combien de fois j’ai pu être pris en photo ?! (haha un jour alors que j’entends une voiture qui s’apprête à me doubler, elle reste juste derrière moi, du coup je sers au max le bas côté ne quittant pas les yeux de la route, de peur de dévier de ma trajectoire et finit par m’arrêter sur le bas côté…haha ils étaient en train de me photographier !)
MOMENTS FORTS
Tous ces gens, toutes ces rencontres ! Cette chaleur humaine que j’ai habituellement tendance à fuir ! Ces gens qui t’offrent un café, un ptit déjeuner, des fraises… Me laver dans un cours d’eau rapide en Norvège ! Fraicheur et plaisir garantie ! Le camping sauvage : être libre ! Avoir un truc sympa de plus à me souvenir pour mes vieux jours ! D’être fier de soi…….
MOMENTS PAS COOL
Se retrouver en plein cœur d’un orage, terrible !!! Trouver des tiques sur ma jambe en camping en Allemagne, et une autre fois d’en voir un qui remonte le long de ma main en Suède (je venais de ramasser un bâton dans les hautes herbes) Casser ma béquille pour le vélo dès le 1er jour (ce n’est qu’en Suède que j’ai utilisé un bâton pour le maintenir…très efficace, que je garderai jusqu’au bout). En Suède, plus on va au Nord, plus les villes sont espacés, plus il est difficile de trouver à boire, plus les magasins sont rares. La Norvège c’est magique, mais pfff difficile à vélo, et surtout par mauvais temps. Ce papy louche qui m’a donné de l’eau propre dans ma bouteille transparente, mais de sale (du jardin ?) dans ma gourde…soyez vigilant !
Bilan, ce genre de voyage vous rends plus humble de ce que vous êtes, des autres et de la vie, plus de gens devraient pédaler.
Merci d’avoir lu jusque là héhé au plaisir de vous raconter d’autres Aventures !
Le but est de partager mon expérience afin qu’elle puisse servir à d’autres (voir novice), donc j’essayerai de développer surtout les points positifs et négatifs, tant sur le matériel, la logistique…plutôt que le voyage, les paysages, rencontres…donc désolé mais je garde pour moi toute la partie sympa du voyage.
Des rêves de voyages insolites plein la tête depuis la vingtaine, mais bientôt la trentaine et pas grand chose de réalisé, voir même très peu voyagé…j’ai l’impression de passer à côté de la vie, car moi ce qui m’intéresse c’est l’Aventure ! l’inconnu, les rencontres, paysages, galères… Quand j’avais encore un boulot (intérim), je rêvais de tour du Monde, mais je sais que si je pars, je mettrai une croix définitive sur mes perspectives de trouver un emploi intéressant (diplômé mais sans expérience dans mon domaine).
Après des mois de recherche d’emploi n’aboutissant à rien (crise ?!), je décide donc de réaliser une partie de mon rêve et de partir pour un tour d’Europe de 6 mois de voyage à vélo (mais ne voyagerai que durant 3 mois)
LE MATERIEL :
Vélo Giant crs2 (450 euros) : vélo dont je suis très satisfait !!! Aucune panne ! Uniquement 1 cable du levier de vitesse du plateau et 1 seule crevaison, mais c’est en regonflant j’ai du forcer sur la valve et ça l’a crevé. C’est tout ! (pas mal nan ?) Vélo robuste, léger, fiable, et pas « trop chère ». Parfait pour un voyage lointain, tant qu’on reste sur des routes correctes ! Les points négatifs (selon moi) : largeur du guidon insuffisante, levier des vitesse du plateau dure à actionner (notamment quand on a les doigt gelés, ça devient vraiment pénible…mais peut être est ce un cas isolé…ou alors il faut que je me muscle les doigts). Il y a aussi le fait que l’on ne peut pas mouliner assez dans les longues montées, c’est fatiguant ! C’est sûre sans bagages, ça passe, mais une fois chargé, on regrette de pas pouvoir mouliner autant que sur son vtt. Enfin, le fait que ça soit du 28 pouce et non du 26…
Selle brooks B17 : très agréable, fini les sensations d’échauffement du derrière ! Je n’imagine même pas partir sans (sur un voyage test de 4 jours, douleur et échauffement du derrière avec celle d’origine). Inconvénient : la selle est je trouve un peu trop large, je l’aurai préféré plus fine, pour éviter tout frottement avec la partie intérieur de la cuisse.
Porte bagage avant (Tara) et arrière (Cargo) de marque Tubus. Du costaud !
Sacoches Ortlieb, avant Roller et arrière Classique. Sacoches solides et étanches. Même si j’ai eu la surprise de trouver une de mes sacoches arrière avec les affaires trempés, dès la première pluie…je pense que l’eau devait rentrer par l’arrière de la sacoche (au niveau des fixations)…problèmes réglé en mettant une bâche plastique sur le dessus pour le reste du voyage…pas très pratique mais bon (tiens d’ailleurs ça me rappel qu’il faut que je vérifie ça). Attention aussi, aux bagues en plastiques (fournies avec) que l’on mets pour adapter les fixations selon le diamètre du porte bagage, elles ont tendance à s’enlever et se perdre quand on enlève les sacoches !
Je précise que j’ai investis dans du matériel de « qualité » pour les sacoches et porte bagage, car au début je pensais partir pour un voyage « plus lointain » et que rien ne vous oblige à prendre du Ortlieb, Tubus…on peut voyager avec 3 fois rien, c’est ensuite juste une question de confort (rencontré un grand voyageur au camping en Danemark, qui voyage avec un vieux vélo, des cabas (sacs), un caddie à main…)
Un « boudin » étanche (taille M) dans lequel je mettais le tapis de sol, le duvet, et la tente. C’est de tout mon matériel, celui que j’ai le plus préféré, car pour le prix (moins de 20 euros), il vous permets de ranger bien plus de choses que dans les sacoches ! Parfaitement étanche ! Je le posais en long sur les sacoches arrières, maintenus par 2 tendeurs élastiques.
J’ai aussi récupéré une « tige » souple et robuste (ce qui permet de fermer les rideaux). Posée en long sur les sacoches, ça faisait un écarteur de voiture très efficace, sur route on le fait dépasser plus à gauche (avec du scotch rouge au bout pour être vu !). Accroché sous la selle, ça me permettait d’y suspendre mon linge pour le laisser séché tout en roulant. Et enfin, ça peut toujours servir pour repousser un animale qui veut vous manger (un ours ?) car c’est aussi « vif » qu’un fouet…Objet fort utile que je regretterai d’avoir perdu au Nord de la Suède en passant par une route en travaux, véritable piste de cailloux et poussière de 30 km !
Sacoche frontale : une espèce de grande banane (destinée à être porté sur soi), acheté 5 euros à carrefour ! Fixé par des sangles maison (donc détachable). Très spacieuse et efficace ! J’y rangeais mes choses précieuses, stockés dans une grande boite alimentaire étanche (pas la meilleure idée la boite, car vide ou pleine, elle prends autant de place). Il n’y a pas dire, une sacoche frontale, c’est hyper agréable pour avoir à portée de main des choses, poser dessus une carte…plutôt que de s’arrêter pour fouiller dans la sacoche. J’ai aussi utilisé des boites de chewing gum (celle où y’a plein de dragées), car on peut y mettre à grignoter (céréales, amandes …), et l’utiliser pour manger d’une seule main, tout en roulant !
Réchaud : j’ai utilisé un réchaud à alcool que j’ai fabriqué grâce au site : randonné léger : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=p3rs (site internet que je recommande à tous ce qui veulent apprendre à voyager léger !). C’est un réchaud très simple à fabriquer (essayez, vous épaterez vos amis, voire l’utiliserai lors de vos pic nique) à partir d’une cannette. + : réchaud pas chère, tout petit et léger, utilisable partout. - : non utilisable par grand froid, nécessite de trouver de l’alcool à bruler (surtout pas d’essence !), non utilisable dans un endroit non aéré (gaz), puissance non réglable. Au départ je pensais acheter un réchaud multi fuel, mais l’idée de prendre un appareil qui allait me prendre et de la place et « couteux », sans parler du faite qu’il faut ou non prendre un kit d’entretien (fiabilité ?) donc je me suis tourné vers cette solution simple et efficace pour mon utilisation (cuissons de courte durée et pas trop puissante). Seul « défaut », trouver ensuite de l’alcool, pas toujours évident à l’étranger. Je suis parti avec 2 litres de la maison, qui m’ont permis de tenir jusqu’en Norvège (au début repas chaud midi et soir, puis que soir). Seulement, le prix de la bouteille d’alcool étant hors de prix, j’ai ensuite cuisiné au bois (j’ai récupéré une vieille grille de barbecue que j’ai plié en forme de U, dessous on met du bois, dessus la gamelle. + : pas chère, puissance de cuisson supérieur, c’est beau un feu qui brûle. - : prends bien plus de temps, nécessite du bois sec, donc avec la pluie, on est obligé de se faire un stock, quand il pleut on peut pas cuisiner, consomme énormément de petits bois, ça fume !
Lampe : une frontale (très peu utilisé) et une petite lampe solaire à led (Nature et Découverte), produit que je vous recommande (héhé non non je n’ai pas de partenariat) j’en suis super satisfait ! Petite, légère, se recharge facilement (posé sur la sacoche). Dommage qu’il n’y ai pas d’interrupteur (j’utilisais un élastique et un bout de papier). Bien mieux je pense qu’une lampe à dynamo (bruit, autonomie limité). Défaut : quand il fait toujours gris, ben comment c’est qu’on la recharge ?! En tout cas c’est un produit que j’utilise au quotidien, même chez moi.
Sandales : des Décathlon…au départ j’étais un peu réticent à leur achat (c’est moche). Mais 3 jours après mon départ je les ai enfilé (peur de mouiller mes baskets avec la pluie), pour finalement les garder par tous les temps ! Surtout si il pleut ! Car les baskets ça résiste un peu et une fois que c’est trempés tu as encore plus froid. En plus, ça fait moins de chaussettes à laver. Du coup, c’est les baskets que j’ai eu envie de jeter…mais elle me servait surtout le soir lorsque je me faisait attaquer par les moustiques (piquent à travers les chaussettes).
Sur chaussures « étanches » : alors ça en ce qui me concerne, je l’ai acheté express pour ce voyage (30 euros). Garantie étanche mais pas contre le froid m’avais dit le vendeur. Essayé 1 fois avant de partir, un doute, car les pieds étaient mouillées. Utilisés 2 fois par pluie glaciale en Suède, puis jeté à la poubelle (mes baskets en cuir résiste mieux à elle-même)…du coup on ressort les sandales, plus des sacs plastiques dans ces situations « d’urgence » (berk sac plastique ça respire pas). Je regrette de ne pas avoir tout simplement pris des chaussettes en néoprène que j’aurai mis avec mes sandales (bien sûre ça peut sembler louche quand on est chez soi, mais quand on est seul sur la route, trempé, glacé, on en rêve). En plus ça prends pas de place dans le sac.
LES PREPARATIFS
Malgré que je sois quelqu’un d’organisé dans la vie, le voyage pour moi, c’est d’ouvrir la porte et seulement ensuite de se poser les questions (où je vais manger, quel chemin je prends…) donc je me suis juste promis que j’irai vers les pays du Nord d’abord, puis je redescendrai jusqu’à la Turquie, ensuite…on verra !
Donc je ne vais pas m’étaler sur la préparation, car hormis l’achat du matériel, et un surentrainement pour être sûre d’avoir la forme (débile du coup j’ai attrapé froid et le jour de mon départ c’est malade et épuisé que je suis parti !), il n’y a eu aucune préparation, si ce n’est beaucoup de lecture sur ce forum sur des voyages similaires. Au fur et à mesure, j’ai tout simplement mis de côté tout ce que j’avais l’intention d’emmener. Et la veille j’ai tout regroupé…et réalisé qu’il fallait faire du tri ! Donc hormis l’abondance de nourriture, j’ai fais attention sur la quantité de vêtement et autres affaires…globalement je suis plutôt satisfait des affaires que j’ai pris, j’ai tout utilisé régulièrement, sauf un polaire que je n’ai mis que sur le site du Cap Nord ! Une fois mes provisions diminués, je me retrouvais d’ailleurs avec les sacoches vides ! Seulement dès que je tombais sur un magasin, horrible…à chaque fois le même scénario, j’achetais beaucoup trop de chose et je me retrouvais à nouveau à stocker (haha heureusement avec le temps j’ai appris à me limiter, mais pas facile !)
Seul, un doute subsiste…pourquoi ce voyage ?! pourquoi ??? voilà une question que je me poserai avant, pendant et après ce voyage !
Deux jours avant mon départ, un message a faillit tout faire basculer, mon ancienne agence d’intérim qui me demande de la rappeler pour me proposer une mission…gloups ! Je m’étais promis que la priorité c’était de décrocher un boulot, mais…arghhh tant je me dis que je pourrai repartir un autre jour (de toute façon maintenant que je suis équipé). Donc je rappel…ouf sauvé ! C’est juste pour me proposer une mission qui n’a absolument rien à voir avec mes attentes (préparation de commande), donc je peux partir tranquille.
Bon allez, je vais en effrayer certain, mais bon le but c’est aussi de partager mon expérience (et mes erreurs) pour permettre à d’autres de mieux se préparer, donc…je suis parti surchargé de poids de la maison : 1 kg pates, 1kg riz, 1 kg semoule, 750 g céréales, 2 L alcool à bruler, abricots secs, pruneaux secs, amandes, 4 boites thons…mais aussi 48 petites boites de conserves de haricots à la Louisiane !!! Oui, je sais c’est énorme et lourds, mais voilà, j’ai découvert ces boites de haricots rouges et blancs avec de l’ananas et des épices juste avant de partir et je les ai trouvé génial car c’est délicieux, énergique, et on peut soit les manger froid (quand on est pressé ou qu’on peut pas cuisiner), soit chaud, mélangé à du riz, semoule…et croyez moi que lorsque j’ai fini mes dernières boites (au Cap Nord), et bien il m’a été difficile de leurs trouver un remplaçant ! Mais d’un autre côté en partant de la maison, j’avoue que ma famille et moi-même, on a été surpris de voir que je n’arrivais pas à démarrer, car le vélo à cause du poids faisait que de zigzaguer ! Ma petite sœur me lance « t’es sure que tu pars en voyage « et là on se sent pas fier en poussant le vélo dans la légère pente de la rue (dans ces cas le plus important héhé c’est de s’esquiver avant de tomber sur quelqu’un, ou que la Maman finalement réalise que vous êtes encore plus fou qu’elle ne le craignait et décide de vous rattraper…ce qui ne serait guère difficile).
LE VOYAGE
J1, début Juin, me voilà parti direction le Nord. 3 jours pour rejoindre la Belgique et la fameuse voie cyclable LF1B. Il est pénible de se retrouver avec leurs fléchage et on est souvent dans le doute, voire perdue. L’itinéraire emprunté est sympa, on longe beaucoup l’océan (même si on ne le voit pas toujours)…les paysages sont somptueux, mais kit à refaire un voyage vers les pays du Nord, je n’emprunterai que partiellement cette voie cyclable.
J5, entré au Pays bas, beaux paysages, mais gens moins chaleureux que les Belges ou Français.
J7, alors que je viens de faire 140 km dans la journée pour dormir à Amsterdam, je suis déçue de l’ambiance « sexe, alcool, drogue » et reprends ma route dès le lendemain.
J15, 1er repos avec enfin 2 jours dans le même camping (Allemagne) ! Ah je me dis que je vais pouvoir souffler…mais je perds énormément de temps le 1er jour à laver mes vêtements (forcément une fois mis à sécher il se met à pleuvoir) du coup ce n’est que le lendemain que j’irai me promener au centre ville où je passerai mon temps à…manger et faire les courses ! En effet, ce n’est que le début, car plus j’avance et plus je mange !!! Impensable de manger autant (une bouteille de nutela ou confiture, finie en 3 à 5 jours en me contrôlant ! D’ailleurs, ce n’est ni les km, ni la fatigue, ni…c’est surtout les indigestions qui auront été le plus difficile pour mon corps tout au long de ce voyage (surtout à la fin ! Mon corps n’en pouvait plus de sur-manger-pédaler).
J16, Dodo dans une camping luxueux (bien chère) au Danemark. Mais une fois de plus pas le temps de profiter des loisirs mis à disposition, car comme souvent, je m’arrête vers la tombée de la nuit, fait un peu de lessive, à manger et dodo !
Du coup je me pose de plus en plus de question sur le sens de ce voyage ?! J’espérais faire des rencontres, voir des paysages somptueux, différents de ce qu’on a l’habitude de voir, mais…tout n’est que champs, campagne, route, bord de mer…pas franchement dépaysant. Et le comble c’est que je n’arrive pas à calmer ma frénésie kilométrique, car je roule du matin au soir…et ne m’arrête que pour mettre mon K-way, pause pipi ; manger, prendre une photo…j’ai du mal à profiter de ce voyage qui ressemble plus à une course à finir au plus vite !
J21, me voilà en Suède ! Je fais à nouveau le plein de courses au 1er centre commercial trouvé en me disant qu’ensuite, tout ne sera que forêt et ours sauvage…surprise ! finalement des magasins partout (et donc de la civilisation), du coup je pédale encore et toujours pour…fuir. Pire, impossible de trouver de camping ou autre, et que des propriétés privé partout, heureusement je découvre enfin ces « fameuses » aires de repos (pour les autoroutes normalement). Et fin de l’effet kisscool, eh bien je réalise à quel point j’ai un peu trop idéaliser ces pays du Nord (Suède, Norvège) comme des eldorado pour le camping sauvage. Car d’après la lecture de certains récits, c’est des pays géniaux où on peut camper partout ! Je me permets juste de rappeler (d’apprendre) que ces fameuses aires de repos sont juste destinés à faire en théorie une petite pause pic nique avec son véhicule…mais bon il est vrai que c’est pas comme chez nous, les gens sont polis, sympas et soit vous ignore, soit au contraire vienne vers vous (peu, voire pas d’insécurité). Du coup j’ai fait beaucoup de camping sauvage, en variant tantôt par une aire de repos, tantôt chemin en bord de forêt (mais jamais en forêt même)…le plus pénible, c’est quand t’es crevé, que tu trouves un coin sympa, mais qu’il n’est encore que 17, 18 heures, alors tu te dis « allez encore un peu, de toute façon sinon qu’est ce que je vais faire en attendant, seul » et au final tu te retrouves à pédaler dans le noir parce qu’il n’y a aucun coin où tu puisse camper !
25 Juillet, 19h, je franchis la frontière vers la Norvège. Quel bonheur de voir ces reliefs au loin et fini les interminables lignes droites traversant une interminable forêt de Suède. La Norvège c’est vraiment un pays magnifique (mais pfff vallonné). En prime, j’ai enfin le droit à un magnifique beau temps, qui nous accompagnera jusqu’au Cap Nord. Pour la première fois, je croise régulièrement d’autres cyclotouristes. Je ferai d’ailleurs un bout de route jusqu’au Cap Nord avec un bien sympathique Français, passionnée de Nature.
Malheureusement, le froid, la grisaille et la pluie ont pris place à partir des Iles Lofoten (pendant ma redescente vers le Sud de la Norvège) et là, on ne profite plus de rie, on serre les dents, on baisse la tête et on avance (si seulement j’avais pris des chaussettes néoprènes…). Petite précision, plus on descends au Sud, plus il devient difficile de trouver un endroit pour camper et plus il y a de circulation et plus il est difficile de rester sur la route (souvent transformé en route pour automobiles).
05 Septembre, ça y’est je suis arrivé hier soir par bateau en Allemagne ! Je suis crevé ! Après avoir pédalé dès 6 heures du matin (comme souvent), je prends la direction vers la Pologne où j’espère arriver le lendemain. Ah fini la Suède et son temps capricieux…mais hélas il pleut ici aussi ! Ajoutez à cela, des traversés de ville, où comme souvent on y entre mais on en trouve pas la sortie (à vélo), puis une piste cyclable « obligatoire » de 25 km de pavé !!! (arghhh quel idée de mettre des pavés). Vers 13h, j’arrive à une grande ville et là, surprise, je décide que cette fois ci (j’avais déjà envisagé de rentrer au début en Suède, après avoir subi la colère de méga orages depuis 3 jours, horribles, mais à 50 km de Stockholm, j’avais refusé d’abandonner), ça en était trop de lutter contre les éléments, et j’en avais marre de pédaler pour pédaler et du coup je prends le train pour Berlin où je resterai 4 jours, puis retour à la maison par train.
BILAN
Cet aventure, vélo, a été mon premier voyage de ce type. Donc je pense qu’il n’est pas étonnant que je sois surpris du déroulement de ce voyage. Outre le fait de partir seul, le plus difficile pour moi aura été de comprendre ce qui me poussait tant à partir. Car je dois avouer, que même si il n’y a pas eu un jour où je sois heureux de faire ce voyage, il n’y a aussi pas eu un seul jour où je ne me sois pas demandé ce que je faisais là notamment, de culpabiliser d’être là à rêvasser au lieu de faire comme tous le monde et chercher du boulot (mais j’ai pas envie d’être comme tous le monde…).
Je savais par avance que j’aurai quelques difficulté à gérer « ma soif kilométrique » (jamais moins de 100 km par jour, et souvent entre 120 et 130 km, quoique en Norvège…). Pourtant je pensais qu’avec la fatigue je me calmerai, je changerai, mais rien à y faire, je roulais tant que je pouvais. Inconvénient de partir seul, dès que tu t’arrêtes, tu t’ennuies, alors je roule !
Voyager à vélo me plaît pourtant, malgré l’effort ! C’est une invitation au changement, à la rencontre, à la découverte de soi et des autres. Mais voyager en vélo en Europe, je ne le referai peut être pas…à moins de finir mon voyage (aller jusqu’en Turquie ?!)…mais bon…
Entre le vent (allez savoir pourquoi il n’est jamais de votre côté ?), la pluie…mais surtout toutes ces routes qui allez comprendre pourquoi deviennent des routes pour automobiles, vous obligeant à changer de direction, voir faire demi-tour (haha combien de fois j’ai pu tourner en rond !), ou même ces routes où passent des camions, tractant des remorques et vous sur le bas côté, trempé, à vous demander ce que vous faites là, alors que c’est limité à 110 km/h ! Il y a aussi toutes ces fois où tu ne sais pas du tout où tu vas pouvoir dormir. Où encore ces changement si soudain de temps qu’on ne peut imaginer (il commence à pleuvioter, tu continues et te dis que ça va passer, ça s’accélère, tu sais que ça va passer alors tu continue, finalement, tu t’arrêtes, mets ton k-way, 10 minutes après ça s’arrête, mais tu le garde, car tu sais que ça va retomber, mais ça grimpe, tu as chaud, dans la descente tu as froid, puis…ça recommence haha)….bref tant de point à prendre en considération…mais attention, je précise que j’ai énormément fait de camping sauvage donc ça y joue !
Finalement, c’est surtout par fierté (hors de question que j’abandonne !) que je suis allé jusqu’au bout (enfin au moins jusqu’au Cap Nord) puis je me suis dis qu’il serait plus facile de retrouver un travail après 3 mois d’absence que 6…car si j’entrais en Pologne, je savais bien que j’irai au bout (fierté oblige). Aujourd’hui, depuis mon retour, le marché de l’emploi a bien repris, j’ai même eu des entretiens, mais toujours pas de boulot ! Du coup forcément, j’ai les boules, je me dis que j’aurai pu continué…mais bon, ce qui me tue le plus c’est cette attente stupide ! Je me fais chi…alors que je veux bosser ! Enfin bon…en attendant reste plus qu’à rêver derrière l’écran (de voyage et d’un boulot héhé). Je ne sais pas quand est ce que j’aurai l’occasion de repartir, mais du coup je me pose des questions quand à un autre voyage à vélo ?! Eventuellement, en Amérique du Sud…mais à vélo ?!
Une chose est sûre, c’est qu’au-delà de mes attentes de rencontres et dépaysement, j’ai surtout appris à me découvrir, me surpasser, me respecter. Mais aussi à apprécier toutes ces choses simples. Appris à recevoir (quel bonheur de se voir offrir de l’eau, un café, un sourire). Quel plaisir de voir tant de gens chaleureux, souriant à votre passage, vous faisant un petit signe. Combien de fois j’ai pu être pris en photo ?! (haha un jour alors que j’entends une voiture qui s’apprête à me doubler, elle reste juste derrière moi, du coup je sers au max le bas côté ne quittant pas les yeux de la route, de peur de dévier de ma trajectoire et finit par m’arrêter sur le bas côté…haha ils étaient en train de me photographier !)
MOMENTS FORTS
Tous ces gens, toutes ces rencontres ! Cette chaleur humaine que j’ai habituellement tendance à fuir ! Ces gens qui t’offrent un café, un ptit déjeuner, des fraises… Me laver dans un cours d’eau rapide en Norvège ! Fraicheur et plaisir garantie ! Le camping sauvage : être libre ! Avoir un truc sympa de plus à me souvenir pour mes vieux jours ! D’être fier de soi…….
MOMENTS PAS COOL
Se retrouver en plein cœur d’un orage, terrible !!! Trouver des tiques sur ma jambe en camping en Allemagne, et une autre fois d’en voir un qui remonte le long de ma main en Suède (je venais de ramasser un bâton dans les hautes herbes) Casser ma béquille pour le vélo dès le 1er jour (ce n’est qu’en Suède que j’ai utilisé un bâton pour le maintenir…très efficace, que je garderai jusqu’au bout). En Suède, plus on va au Nord, plus les villes sont espacés, plus il est difficile de trouver à boire, plus les magasins sont rares. La Norvège c’est magique, mais pfff difficile à vélo, et surtout par mauvais temps. Ce papy louche qui m’a donné de l’eau propre dans ma bouteille transparente, mais de sale (du jardin ?) dans ma gourde…soyez vigilant !
Bilan, ce genre de voyage vous rends plus humble de ce que vous êtes, des autres et de la vie, plus de gens devraient pédaler.
Merci d’avoir lu jusque là héhé au plaisir de vous raconter d’autres Aventures !
Planifier les journées pour un circuit aux États-Unis? English translation pending
Bonjour,
c'est peut être une question curieuse mais bon on se la pose donc je vous la pose. Nous partons en Juin 2010 pour un circuit dans l'Ouest pour une durée de 1 mois et a ce propos nous avons certaines questions pour finir la preparation de ce circuit.
Avez vous avant votre départ préparé un planning pour chaque jour et aux diffèrentes étapes des choses a voir et a visiter avec les heures de visites etc.. ou bien vous avez fait les choses une fois sur place comme cela venait?
En faites je me demande si en planifiant tout on arrive vraiement a respecter une fois sur place.
Merci pour toutes les infos que vous pourrez nous apporter.
c'est peut être une question curieuse mais bon on se la pose donc je vous la pose. Nous partons en Juin 2010 pour un circuit dans l'Ouest pour une durée de 1 mois et a ce propos nous avons certaines questions pour finir la preparation de ce circuit.
Avez vous avant votre départ préparé un planning pour chaque jour et aux diffèrentes étapes des choses a voir et a visiter avec les heures de visites etc.. ou bien vous avez fait les choses une fois sur place comme cela venait?
En faites je me demande si en planifiant tout on arrive vraiement a respecter une fois sur place.
Merci pour toutes les infos que vous pourrez nous apporter.
J-9 pour le Rajasthan, que faut-il absolument savoir? (valise et sur place) English translation pending
Bonjour,
tout est dans le titre, départ samedi 7 pour 15 jours. Que doit on absolument savoir avant de s'y rendre pour la première fois? Et les valises? Trucs et astuces? Les immanquables?
Merci pour votre aide
beaucoup lu les guides mais les avis des forumistes calent tous les guides de la terre.
Informations sur Miami, Everglades, Key West, Floride... English translation pending
Bonjour les ami(e)s,
Pour notre trip de cinq semaines, prévu dans moins d'une année, j'aurais besoin d'avis et de conseils concernant principalement la Floride. Ce voyage débutera à Miami pour se terminer à Los Angeles (tous les trajets en véhicule). Rien n'est encore réservé, nous pouvons donc encore affiner ce projet, ceci en rapport à vos réponses. Pour la première partie se déroulant sur une semaine, Miami-Nashville; il me faudrait plusieurs renseignements:Jour 1: Arrivée depuis la Suisse à Miami, soirée à Miami Beach.Jour 2: Virée depuis Miami Beach sur les Everglades. Soirée à Miami Beach.Jour 3: Virée depuis Miami Beach en direction de Key West.Jour 4: Trajet routier Miami - Kennedy Space Center (visite, puis direction Atlanta). Nuit prévue près de Jacksonville.Jour 5: Trajet routier Jacksonville - Nashville (nuit à Atlanta ou Nashville)Jours 6 à 8: Nashville (visite clubs, musées de country music; Jack Daniels...)Avez-vous des bons hôtels à me conseiller pour passer trois nuits à Miami Beach, à quelques mètres de la plage ? Bon hôtel, 3 à 5 étoiles, avec parking...
Nous comptons visiter les Everglades, en partant tôt le matin de Miami. 1h30 de trajet en voiture... Quel est pour vous le meilleur lieu à visiter dans ce parc où nous souhaiterions réaliser une ballade dans les marais avec ces bateaux aéro-glisseurs ?
Comment sont les routes dans ce parc national ? Eventuellement, nous pourrions passer une nuit aux Everglades, alors si vous avez un bon hôtel ?
Idem pour Key West, nous souhaitons rouler sur ces longs ponts qui relient les différentes îles... Est-ce que ça vaut la peine d'aller jusqu'au bout, à Key West ou on peut s'arrêter auparavant, ceci afin d'éviter de faire un trop long trajet.
Etant un grand admirateur des alligators, pouvez-vous me conseiller quelques fermes à visiter dans le sud de la Floride.
Avez-vous d'autres point intéressants à admirer en Floride ? Sur les trajets routiers entre Miami - Atlanta ? Nous ne souhaitons pas faire de parcs d'attractions.
Merci par avance pour votre aide.
A + les ami(e)s 😎
Pour notre trip de cinq semaines, prévu dans moins d'une année, j'aurais besoin d'avis et de conseils concernant principalement la Floride. Ce voyage débutera à Miami pour se terminer à Los Angeles (tous les trajets en véhicule). Rien n'est encore réservé, nous pouvons donc encore affiner ce projet, ceci en rapport à vos réponses. Pour la première partie se déroulant sur une semaine, Miami-Nashville; il me faudrait plusieurs renseignements:Jour 1: Arrivée depuis la Suisse à Miami, soirée à Miami Beach.Jour 2: Virée depuis Miami Beach sur les Everglades. Soirée à Miami Beach.Jour 3: Virée depuis Miami Beach en direction de Key West.Jour 4: Trajet routier Miami - Kennedy Space Center (visite, puis direction Atlanta). Nuit prévue près de Jacksonville.Jour 5: Trajet routier Jacksonville - Nashville (nuit à Atlanta ou Nashville)Jours 6 à 8: Nashville (visite clubs, musées de country music; Jack Daniels...)Avez-vous des bons hôtels à me conseiller pour passer trois nuits à Miami Beach, à quelques mètres de la plage ? Bon hôtel, 3 à 5 étoiles, avec parking...
Nous comptons visiter les Everglades, en partant tôt le matin de Miami. 1h30 de trajet en voiture... Quel est pour vous le meilleur lieu à visiter dans ce parc où nous souhaiterions réaliser une ballade dans les marais avec ces bateaux aéro-glisseurs ?
Comment sont les routes dans ce parc national ? Eventuellement, nous pourrions passer une nuit aux Everglades, alors si vous avez un bon hôtel ?
Idem pour Key West, nous souhaitons rouler sur ces longs ponts qui relient les différentes îles... Est-ce que ça vaut la peine d'aller jusqu'au bout, à Key West ou on peut s'arrêter auparavant, ceci afin d'éviter de faire un trop long trajet.
Etant un grand admirateur des alligators, pouvez-vous me conseiller quelques fermes à visiter dans le sud de la Floride.
Avez-vous d'autres point intéressants à admirer en Floride ? Sur les trajets routiers entre Miami - Atlanta ? Nous ne souhaitons pas faire de parcs d'attractions.
Merci par avance pour votre aide.
A + les ami(e)s 😎
Des montagnes Rocheuses... aux rivages de l'île de Vancouver (Canada) English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage d'un mois (24/08 au 24/09/09) dans l'ouest du Canada, de Calgary à Vancouver... en camping-car... pour randonner et pour plonger !

La version complète accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...oyagesouestcanadien/
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Présentation
Après trois voyages en deux ans dans l'Ouest américain, nous avions envie, pour cet été 2009, tout en restant sur le continent nord-américain, d'un parcours plus vert, plus frais ….et l'ouest canadien, avec ses montagnes, ses lacs, ses rivières, ses cascades semblait pouvoir répondre à notre attente.
Dès l'automne 2008, l'itinéraire commence à prendre forme grâce à quelques membres de Voyageforum ayant su nous mettre en appétit par leurs photos et/ou leurs récits de voyage. Merci à eux.
- Grisemote pour son carnet "Les aventures de Grisemote dans l'Ouest Canadien " dont je me suis inspirée pour une partie du circuit. - Vilcanota pour ses nombreux posts que j'ai tous relus et où j'ai pêché bon nombre de conseils. Merci à lui d'avoir pris le temps de relire mon itinéraire définitif. - Philetmap pour ses suggestions de randonnées dans les Rockies et la documentation transmise. - Mcd8 pour les documents sur les randonnées dans Glacier NP - Et tous les intervenants de VF qui m'ont fait partager leur enthousiasme pour la région.
Les grandes lignes se précisent alors, avec un départ à Calgary et puisque nous ne pouvions pas totalement quitter l'ouest américain, il fut décidé de faire une petite incursion dans le Montana afin de découvrir les beautés tant de fois vantées du Glacier NP. Puis remontée vers le nord, Waterton, Kananaskis, Banff, Lake Louise, Yoho, Jasper avant de redescendre vers le Pacifique via Mt Robson, Wells Gray et la Sea to Sky Road. Après avoir longé la Sunshine Coast, traversée vers l'Ile de Vancouver avant de finir par deux jours dans la ville de Vancouver.
Total : environ 3000 kms sur 31 jours ce qui nous laissera suffisamment de temps pour randonner.
Hervé a en tête depuis longtemps de passer des vacances en camping-car. Le parcours a l'air de s'y prêter, routes bitumées, pas de "off road" prévu, alors c'est ok, le Canada se fera en camping-car.
Réservation chez Canadream d'un "Super Van Camper", longueur 21 à 27 feet (en fonction du modèle disponible sur place ! ) largeur 8 feet, hauteur extérieure + de 10 feet. Sensé pouvoir loger deux adultes et deux (petits) enfants, nous y serons à deux très à l'aise.
A part la première nuit à Calgary et les deux dernières nuits à Vancouver (hôtel), nous n'avons rien réservé. Partant hors saison, nous pensons trouver de la place partout. Nous avons dans l'idée d'alterner nuits en camping et nuit hors camping quand cela serait possible.
Enfin le jour du départ arrive !
Lu 24/08/09 Air Transat opère un vol direct depuis le Terminal 3 de Roissy pendant tout l'été, 9h30 de vol jusqu'à Calgary c'est parfait. Rien à redire sur le service à bord. Je dirais même que le repas est meilleur que d'habitude.
Arrivée avec 40 mn d'avance sur l'horaire prévu, passage rapide à l'immigration. Rien à voir avec les Etats-Unis : ici pas de photo, ni d'empreintes, tout juste quelques questions "quel est votre circuit ? combien de temps? …" et l'agent nous souhaite bon voyage avec le sourire, ça fait plaisir!
Les bagages sont récupérés aussitôt et à la sortie de l'aérogare, nous sautons dans le shuttle vers notre hôtel. Température extérieure 17°C à 22h, température prometteuse. D'ailleurs la conductrice du bus nous promet une belle semaine. Espérons qu'elle dise vrai !
Il est 6h du mat' sur notre horloge interne, la chambre du Travelodge n'est pas de première jeunesse, tant pis, c'est pour une nuit, on tombe de sommeil et demain, le réveil risque d'être matinal !
Découverte de Calgary …et de notre camping-car
Ma 25/08/09
Matinal…nous l'avions prévu…mais pas autant. Il est 3 heures du matin et impossible de refermer l'œil. Alors, on s'occupe comme on peut : télé, mails, internet, rangement des valises….essai dodo, mais rien à faire. On patiente encore un peu… puis 7h30 on est dehors en direction de la station "Rundle" pour rejoindre le centre-ville en CTrain (sorte de RER).
Le temps est magnifique. Pourvu que ça dure !
Downtown se caractérise par un noyau de gratte-ciels, nous rappelant un peu New-York, toute proportion gardée, bien sûr. Un ensemble aux formes géométriques assez esthétique.
Et si nous allions voir la ville de plus haut, c'est-à-dire depuis la Calgary Tower. Une vue à 360° sur la ville et au loin sur les Rocheuses.
Et maintenant depuis sa passerelle en verre. Brrr ! 191 m au dessus du plancher des vaches, moi, ça me fait flipper, je ne peux pas m'approcher du bord.
Dans le centre, nous croisons quelques hommes d'affaires….en grande conversation.
Mais pas tant de monde que ça… Mais où sont les Calgary-tes ?
Ah, oui, grâce au pedway, ce système de circuit piétonnier qui relie immeubles et centres commerciaux sur plus de 15 kms en pas moins de 59 passerelles sans jamais mettre le nez dehors, ils sont tous à l'intérieur et en ce début de matinée, tous avec leur mug de café à la main.
Nous expérimentons nous-aussi ce dédale de couloirs à n'en plus finir…
Bientôt saoulés de néons et de tapis roulants (hé, hé, et levés depuis 3h du matin ! ), nous ne tardons pas à avoir envie de verdure. Quelques couloirs et quelques ascenseurs plus loin nous voilà à Prince's Island Park où nous apprécions le calme et la verdure en compagnie de quelques oies.
Mais tiraillés par la faim, nous revenons à la civilisation pour un déjeuner Thaï Express. Délicieux….juste de quoi nous redonner la force pour le trajet retour.
Nous nous affalons sur le canapé de l'hôtel, le temps d'attendre notre transfert chez le loueur de camping-cars. La fatigue commence nettement à se faire sentir !
Sur le parking du loueur, trois véhicules côte à côte : un Van classique, un camping-car "normal" et un "monstre". Devinez lequel sera pour nous ?
Bien vu…c'est le "monstre"! 27 pieds, assurément ! Ah, pour la place, à l'intérieur, pas de problème : un grand lit, un coin-repas, un grand frigo avec congélateur, une plaque de cuisson trois feux et un four, un évier, une douche, un WC, un coin-lavabo et plein de rangements. Précisons que les coins repas et repos s'agrandissent encore après extension. On n'en revient pas !
Et maintenant il va falloir partir avec. Première difficulté : sortir du parking du loueur. Je suggère de profiter de la taille du parking pour faire une grande boucle, la marche-arrière, on expérimentera plus tard.
Nous arrivons tant bien que mal jusqu'au supermarché d'à côté pour les habituelles premières courses et le premier passage à la pompe. Le loueur nous avait mis un quart de réservoir….nous complétons….avec 147, 5 litres. Gloups ! le réservoir fait 200 litres.
Il est 17h maintenant. C'est l'heure de sortie des bureaux à Calgary, une circulation dense pendant les 50 premiers kilomètres et moi, copilote minable, incapable de me retrouver dans ce plan que j'avais pourtant préparé. On a frôlé le divorce !
Hervé est un peu tendu au volant. Normal, il faut à la fois "apprivoiser" le monstre, faire attention à la circulation et gérer la fatigue qui s'accentue d'heure en heure. Vivement qu'on se pose
Après Fort Mac Leod, à 175kms et 2 bonnes heures de route, nous repérons un champ d'éoliennes au loin et gageons qu'une bonne route les dessert. En guise de route c'est finalement une piste gravillonnée mais assez roulante qui nous mène à un coin bucolique à souhait et là, ouf, on décide de se poser.
Au moment de faire le lit, on s'aperçoit qu'on nous a donné 2 couettes mais pas d'oreillers. Pas cool !
Dans le centre de Calgary
Glacier NP : le lac aux icebergs
Me 26/08/09
5 heures au réveil : hé, hé, nous avons gagné deux heures par rapport à hier matin. Levons le camp ! Je me serais bien attardée à marcher dans le coin, il fait si bon, ce matin, mais nous voulons rallier Many Glacier tôt car les places de camping s'octroient aux premiers arrivés.
C'est moi qui me mets au volant et ma foi, l'engin se conduit plutôt facilement (en dehors de toute manœuvre), d'autant que la largeur des voies ici s'y prête. D'ailleurs, il n'y a pas grand monde sur la route à cette heure matinale.
Le poste-frontière de Carway ouvre à 8h. On a droit aux formalités habituelles : photo, empreintes digitales, carte verte à remplir et taxe de 6$ par personne en sus. On nous avait prévenu, ici, pas le droit d'importer fruits et légumes, mais chut ! on a tout de même quelques grappes de raisin et quelques patates dans nos placards. Faut pas le dire !
Après avoir fait le complément de fruits et légumes à Babb et payé notre entrée au parc national de Glacier, nous arrivons au camping à 9h.
20 $ dans une enveloppe et nous voilà garé à l'emplacement 23. Mais Hervé n'a pas encore le compas dans l'œil et scratch ! des branches hautes égratignent le flanc du monstre. Ca commence mal !
Mais que cela n'entame pas notre moral ! Nous avons prévu d'en profiter illico et de partir pour Iceberg Lake (9, 1 miles/ 5à 8h AR, 400m dénivelé). A pied, off course !
Très vite, nous sommes au cœur du décor ! Et quel temps ! Magnifique !
Bientôt rejoints par un "deer" très peu farouche, puisqu'il oblige la file de randonneurs à s'écarter du chemin pour qu'il puisse continuer à brouter.
A mi-chemin les chutes Ptarmigan offrent une halte appréciable.
Le sentier passe dans des prairies recouvertes de fleurs au pied de Ptarmigan Wall.
On marche d'un bon pas et à 12h30, ça y est, le lac est en vue !
En s'approchant …
En y regardant de plus près, il reste quelques petits icebergs.
Surplombant le lac, ces crêtes nous rappellent les Dolomites, pas vrai ?
Quoi de mieux que cette petite crique rocheuse pour nous sustenter et nous reposer.
Il fait si bon qu'on y reste pendant près de deux heures. Autant quitter nos chaussures !
Il faut songer au retour pendant lequel on ne se lasse pas d'admirer ces paysages.
Encore sous le coup du décalage horaire, avec des réveils matinaux deux jours de suite, une randonnée de 16kms dans les jambes, rien d'étonnant à ce que nous soyons lessivés ! Une bonne nuit de sommeil sous les sapins de Many Glacier est la bienvenue !
Iceberg Lake

Glacier NP : le glacier Grinell
Je 27/08/09
Après 2 nuits passés en autonomie (car ici le camping est rudimentaire, pas de branchement), il est temps de se préoccuper de la vidange des réservoirs. C'est Hervé qui s'y colle, armé d'une bonne paire de gants. Tâche pas vraiment agréable mais absolument incontournable !
Bon, une fois la corvée terminée, le camping-car déplacé au parking d'à côté (ce soir, on bouge !), en route pour notre randonnée journalière : aujourd'hui Grinell Glacier Trail, 16kms, autant qu'hier, mais avec un peu plus de dénivelé (488m).
Après avoir longé les berges de deux lacs successifs, Swiffcurrent et Josephine, le sentier prend de la hauteur, laissant apparaître, en contrebas, un troisième lac aux eaux turquoises: Grinell Lake.
D'ici on se rend encore mieux compte de cette enfilade de lacs laissés derrière nous.
Il fait chaud, le sentier se met à grimper de plus belle et quand il passe sous cette cascade, le rafraîchissement est garanti !
Allez, une dernière montée raide dans une ancienne moraine et nous voilà arrivés à Upper Grinell Lake où flottent de gros glaçons.
Après une pause pique-nique, nous nous rapprochons du glacier.
Plus d'une heure à explorer les alentours : fissures, crevasses, pierres remarquables ….et cette curiosité : des algues rouges colorant une petite mare ! Au loin, les 3 lacs.
Sur le chemin du retour, au bord du lac Joséphine, un couple de randonneurs nous avertit de la présence d'un ours. Hervé prépare son appareil-photo.
Nous avançons, les sens aux aguets. Pendant qu'il se baisse pour lacer ses chaussures, je lève le nez vers la pente et lui annonce : "L'ours, il est là ! Non, pas derrière toi, là-haut !"
C'est un grizzli. A environs 60m, dans la pente au-dessus de nous , il est en train de se goinfrer de baies, sans nous prêter la moindre attention. Le bateau-navette sur le lac Joséphine s'est aussitôt déporté de sa trajectoire, les touristes ayant eux aussi vu l'animal.
La photo n'est pas excellente mais la rencontre excitante !
Nous prenons très tard la route vers Ste Mary (la faute à la lessive qui s'éternise) où nous arrivons aux dernières lueurs du jour. Heureusement, le camping est très grand et rarement complet. Il n'y a plus personne à la guérite d'entrée, la consigne est de choisir son emplacement et de payer le lendemain. Aussitôt vu, aussitôt fait ! Ouf !
Grinell Glacier
Glacier NP : Going-to-the-Sun Road
Ve28/08/09
Au programme de cette journée, la découverte de la Going to the Sun Road, un des joyaux du parc.
Point important : tout véhicule de +21 feet de long et + 8 feet de large (ce qui est le cas) est interdit sur une grande partie de la route.
Mais le parc a bien fait les choses avec un système de navettes très efficace. Nous laissons donc notre monstre au camping et rejoignons à pied par un petit sentier le Visitor Center. Il fait frisquet ce matin (3, 5 ° à 7h) mais le soleil ne tarde pas à chauffer.
Nous sommes 4 dans la navette de 8h30 et nous restons dans le bus jusqu'au Logan Pass.
C'est ici que nous avons choisi de faire notre première randonnée de la journée sur Hidden Lake Trail soit 3 miles jusqu'au point de vue ou le double jusqu'au lac. On verra !
Notre regard est immédiatement happé par cette montagne dominant le Visitor Center. C'est à ses pieds que va nous mener la randonnée.
Une passerelle en bois se déroule progressivement jusqu'au col.
Dans des prairies verdoyantes
Les animaux sont au rendez-vous : oiseaux, spermophiles, marmottes.
Mais où sont les "mountain goats" ? Tous les connaisseurs du coin s'interrogent. D'habitude, paraît-il, on peut les voir en nombre sur ces pentes. Ah, les voilà, près de l'overlook !
Le point de vue sur le lac nous laisse sans voix. Que c'est beau !
Un zoom sur les bords du lac nous dévoile une petite île… très tentante. Et si on allait la voir de plus près. C'est parti pour 200m de dénivelé supplémentaire facile, la descente mais il va falloir remonter !).
Une fois arrivés sur la rive du lac (où nous sommes seuls d'ailleurs), il faut pouvoir se rapprocher de l'île vue d'en haut. Pour cela il faut déchausser pour passer un torrent. J'espère que le jeu en vaut la chandelle.
Oui, oui, ça en vaut la peine ! Hervé se met à siffloter quelques airs connus, on n'aimerait pas se retrouver nez à truffe avec un ours. Là, nous apprécions +++ la solitude de Glacier en avançant dans ces prairies en fleurs.
Et au bout…l'île ! Superbe !
La remontée est exigeante mais ponctuée par le sifflement régulier des marmottes, elle se fait à un bon rythme.
De retour au Logan Pass vers 13H30, nous cherchons vainement une aire de pique-nique. A défaut d'en trouver, on s'installe sur des rochers au Highline Trailhead. A peine le temps de sortir nos victuailles que nous nous faisons rappeler à l'ordre par une ranger "Ici, ce n'est pas une aire de pique-nique. Il ne faut pas tenter les animaux …etc" Un peu utopique, car on sait bien qu'ici tout le monde casse la croûte sur les chemins. Bon, puisqu'il faut y aller, levons-nous!
Nous reprenons immédiatement le bus vers notre prochaine étape : le lac Mac Donald. Des travaux sur la route allongent considérablement les délais, il nous faudra 1h15 pour rejoindre le lac.
Le temps d'une glace, au bord du lac …et nous prenons la navette suivante vers Avalanche Creek. Pour la randonnée au lac Avalanche, ce sera trop juste (la faute au détour supplémentaire de ce matin !) alors on se contente d'une petite balade reposante au milieu des cèdres géants "Trail of the Cedars".
Car il faut être de retour au Logan Pass pour la dernière navette à 19h. Nous avons bien un peu de marge mais plus le courage de rien, ce soir. Alors Ste Mary direct pour une soirée confortable dans notre maison roulante.
Hidden Lake
A suivre, quelques posts plus loin !

La version complète accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...oyagesouestcanadien/
===========================================================================
Présentation
Après trois voyages en deux ans dans l'Ouest américain, nous avions envie, pour cet été 2009, tout en restant sur le continent nord-américain, d'un parcours plus vert, plus frais ….et l'ouest canadien, avec ses montagnes, ses lacs, ses rivières, ses cascades semblait pouvoir répondre à notre attente.
Dès l'automne 2008, l'itinéraire commence à prendre forme grâce à quelques membres de Voyageforum ayant su nous mettre en appétit par leurs photos et/ou leurs récits de voyage. Merci à eux.
- Grisemote pour son carnet "Les aventures de Grisemote dans l'Ouest Canadien " dont je me suis inspirée pour une partie du circuit. - Vilcanota pour ses nombreux posts que j'ai tous relus et où j'ai pêché bon nombre de conseils. Merci à lui d'avoir pris le temps de relire mon itinéraire définitif. - Philetmap pour ses suggestions de randonnées dans les Rockies et la documentation transmise. - Mcd8 pour les documents sur les randonnées dans Glacier NP - Et tous les intervenants de VF qui m'ont fait partager leur enthousiasme pour la région.
Les grandes lignes se précisent alors, avec un départ à Calgary et puisque nous ne pouvions pas totalement quitter l'ouest américain, il fut décidé de faire une petite incursion dans le Montana afin de découvrir les beautés tant de fois vantées du Glacier NP. Puis remontée vers le nord, Waterton, Kananaskis, Banff, Lake Louise, Yoho, Jasper avant de redescendre vers le Pacifique via Mt Robson, Wells Gray et la Sea to Sky Road. Après avoir longé la Sunshine Coast, traversée vers l'Ile de Vancouver avant de finir par deux jours dans la ville de Vancouver.
Total : environ 3000 kms sur 31 jours ce qui nous laissera suffisamment de temps pour randonner.
Hervé a en tête depuis longtemps de passer des vacances en camping-car. Le parcours a l'air de s'y prêter, routes bitumées, pas de "off road" prévu, alors c'est ok, le Canada se fera en camping-car.
Réservation chez Canadream d'un "Super Van Camper", longueur 21 à 27 feet (en fonction du modèle disponible sur place ! ) largeur 8 feet, hauteur extérieure + de 10 feet. Sensé pouvoir loger deux adultes et deux (petits) enfants, nous y serons à deux très à l'aise.
A part la première nuit à Calgary et les deux dernières nuits à Vancouver (hôtel), nous n'avons rien réservé. Partant hors saison, nous pensons trouver de la place partout. Nous avons dans l'idée d'alterner nuits en camping et nuit hors camping quand cela serait possible.
Enfin le jour du départ arrive !
Lu 24/08/09 Air Transat opère un vol direct depuis le Terminal 3 de Roissy pendant tout l'été, 9h30 de vol jusqu'à Calgary c'est parfait. Rien à redire sur le service à bord. Je dirais même que le repas est meilleur que d'habitude.
Arrivée avec 40 mn d'avance sur l'horaire prévu, passage rapide à l'immigration. Rien à voir avec les Etats-Unis : ici pas de photo, ni d'empreintes, tout juste quelques questions "quel est votre circuit ? combien de temps? …" et l'agent nous souhaite bon voyage avec le sourire, ça fait plaisir!
Les bagages sont récupérés aussitôt et à la sortie de l'aérogare, nous sautons dans le shuttle vers notre hôtel. Température extérieure 17°C à 22h, température prometteuse. D'ailleurs la conductrice du bus nous promet une belle semaine. Espérons qu'elle dise vrai !
Il est 6h du mat' sur notre horloge interne, la chambre du Travelodge n'est pas de première jeunesse, tant pis, c'est pour une nuit, on tombe de sommeil et demain, le réveil risque d'être matinal !
Découverte de Calgary …et de notre camping-car
Ma 25/08/09
Matinal…nous l'avions prévu…mais pas autant. Il est 3 heures du matin et impossible de refermer l'œil. Alors, on s'occupe comme on peut : télé, mails, internet, rangement des valises….essai dodo, mais rien à faire. On patiente encore un peu… puis 7h30 on est dehors en direction de la station "Rundle" pour rejoindre le centre-ville en CTrain (sorte de RER).
Le temps est magnifique. Pourvu que ça dure !
Downtown se caractérise par un noyau de gratte-ciels, nous rappelant un peu New-York, toute proportion gardée, bien sûr. Un ensemble aux formes géométriques assez esthétique.
Et si nous allions voir la ville de plus haut, c'est-à-dire depuis la Calgary Tower. Une vue à 360° sur la ville et au loin sur les Rocheuses.
Et maintenant depuis sa passerelle en verre. Brrr ! 191 m au dessus du plancher des vaches, moi, ça me fait flipper, je ne peux pas m'approcher du bord.
Dans le centre, nous croisons quelques hommes d'affaires….en grande conversation.
Mais pas tant de monde que ça… Mais où sont les Calgary-tes ?
Ah, oui, grâce au pedway, ce système de circuit piétonnier qui relie immeubles et centres commerciaux sur plus de 15 kms en pas moins de 59 passerelles sans jamais mettre le nez dehors, ils sont tous à l'intérieur et en ce début de matinée, tous avec leur mug de café à la main.
Nous expérimentons nous-aussi ce dédale de couloirs à n'en plus finir…
Bientôt saoulés de néons et de tapis roulants (hé, hé, et levés depuis 3h du matin ! ), nous ne tardons pas à avoir envie de verdure. Quelques couloirs et quelques ascenseurs plus loin nous voilà à Prince's Island Park où nous apprécions le calme et la verdure en compagnie de quelques oies.
Mais tiraillés par la faim, nous revenons à la civilisation pour un déjeuner Thaï Express. Délicieux….juste de quoi nous redonner la force pour le trajet retour.
Nous nous affalons sur le canapé de l'hôtel, le temps d'attendre notre transfert chez le loueur de camping-cars. La fatigue commence nettement à se faire sentir !
Sur le parking du loueur, trois véhicules côte à côte : un Van classique, un camping-car "normal" et un "monstre". Devinez lequel sera pour nous ?
Bien vu…c'est le "monstre"! 27 pieds, assurément ! Ah, pour la place, à l'intérieur, pas de problème : un grand lit, un coin-repas, un grand frigo avec congélateur, une plaque de cuisson trois feux et un four, un évier, une douche, un WC, un coin-lavabo et plein de rangements. Précisons que les coins repas et repos s'agrandissent encore après extension. On n'en revient pas !
Et maintenant il va falloir partir avec. Première difficulté : sortir du parking du loueur. Je suggère de profiter de la taille du parking pour faire une grande boucle, la marche-arrière, on expérimentera plus tard.
Nous arrivons tant bien que mal jusqu'au supermarché d'à côté pour les habituelles premières courses et le premier passage à la pompe. Le loueur nous avait mis un quart de réservoir….nous complétons….avec 147, 5 litres. Gloups ! le réservoir fait 200 litres.
Il est 17h maintenant. C'est l'heure de sortie des bureaux à Calgary, une circulation dense pendant les 50 premiers kilomètres et moi, copilote minable, incapable de me retrouver dans ce plan que j'avais pourtant préparé. On a frôlé le divorce !
Hervé est un peu tendu au volant. Normal, il faut à la fois "apprivoiser" le monstre, faire attention à la circulation et gérer la fatigue qui s'accentue d'heure en heure. Vivement qu'on se pose
Après Fort Mac Leod, à 175kms et 2 bonnes heures de route, nous repérons un champ d'éoliennes au loin et gageons qu'une bonne route les dessert. En guise de route c'est finalement une piste gravillonnée mais assez roulante qui nous mène à un coin bucolique à souhait et là, ouf, on décide de se poser.
Au moment de faire le lit, on s'aperçoit qu'on nous a donné 2 couettes mais pas d'oreillers. Pas cool !
Dans le centre de Calgary

Glacier NP : le lac aux icebergs
Me 26/08/09
5 heures au réveil : hé, hé, nous avons gagné deux heures par rapport à hier matin. Levons le camp ! Je me serais bien attardée à marcher dans le coin, il fait si bon, ce matin, mais nous voulons rallier Many Glacier tôt car les places de camping s'octroient aux premiers arrivés.
C'est moi qui me mets au volant et ma foi, l'engin se conduit plutôt facilement (en dehors de toute manœuvre), d'autant que la largeur des voies ici s'y prête. D'ailleurs, il n'y a pas grand monde sur la route à cette heure matinale.
Le poste-frontière de Carway ouvre à 8h. On a droit aux formalités habituelles : photo, empreintes digitales, carte verte à remplir et taxe de 6$ par personne en sus. On nous avait prévenu, ici, pas le droit d'importer fruits et légumes, mais chut ! on a tout de même quelques grappes de raisin et quelques patates dans nos placards. Faut pas le dire !
Après avoir fait le complément de fruits et légumes à Babb et payé notre entrée au parc national de Glacier, nous arrivons au camping à 9h.
20 $ dans une enveloppe et nous voilà garé à l'emplacement 23. Mais Hervé n'a pas encore le compas dans l'œil et scratch ! des branches hautes égratignent le flanc du monstre. Ca commence mal !
Mais que cela n'entame pas notre moral ! Nous avons prévu d'en profiter illico et de partir pour Iceberg Lake (9, 1 miles/ 5à 8h AR, 400m dénivelé). A pied, off course !
Très vite, nous sommes au cœur du décor ! Et quel temps ! Magnifique !
Bientôt rejoints par un "deer" très peu farouche, puisqu'il oblige la file de randonneurs à s'écarter du chemin pour qu'il puisse continuer à brouter.
A mi-chemin les chutes Ptarmigan offrent une halte appréciable.
Le sentier passe dans des prairies recouvertes de fleurs au pied de Ptarmigan Wall.
On marche d'un bon pas et à 12h30, ça y est, le lac est en vue !
En s'approchant …
En y regardant de plus près, il reste quelques petits icebergs.
Surplombant le lac, ces crêtes nous rappellent les Dolomites, pas vrai ?
Quoi de mieux que cette petite crique rocheuse pour nous sustenter et nous reposer.
Il fait si bon qu'on y reste pendant près de deux heures. Autant quitter nos chaussures !
Il faut songer au retour pendant lequel on ne se lasse pas d'admirer ces paysages.
Encore sous le coup du décalage horaire, avec des réveils matinaux deux jours de suite, une randonnée de 16kms dans les jambes, rien d'étonnant à ce que nous soyons lessivés ! Une bonne nuit de sommeil sous les sapins de Many Glacier est la bienvenue !
Iceberg Lake

Glacier NP : le glacier Grinell
Je 27/08/09
Après 2 nuits passés en autonomie (car ici le camping est rudimentaire, pas de branchement), il est temps de se préoccuper de la vidange des réservoirs. C'est Hervé qui s'y colle, armé d'une bonne paire de gants. Tâche pas vraiment agréable mais absolument incontournable !
Bon, une fois la corvée terminée, le camping-car déplacé au parking d'à côté (ce soir, on bouge !), en route pour notre randonnée journalière : aujourd'hui Grinell Glacier Trail, 16kms, autant qu'hier, mais avec un peu plus de dénivelé (488m).
Après avoir longé les berges de deux lacs successifs, Swiffcurrent et Josephine, le sentier prend de la hauteur, laissant apparaître, en contrebas, un troisième lac aux eaux turquoises: Grinell Lake.
D'ici on se rend encore mieux compte de cette enfilade de lacs laissés derrière nous.
Il fait chaud, le sentier se met à grimper de plus belle et quand il passe sous cette cascade, le rafraîchissement est garanti !
Allez, une dernière montée raide dans une ancienne moraine et nous voilà arrivés à Upper Grinell Lake où flottent de gros glaçons.
Après une pause pique-nique, nous nous rapprochons du glacier.
Plus d'une heure à explorer les alentours : fissures, crevasses, pierres remarquables ….et cette curiosité : des algues rouges colorant une petite mare ! Au loin, les 3 lacs.
Sur le chemin du retour, au bord du lac Joséphine, un couple de randonneurs nous avertit de la présence d'un ours. Hervé prépare son appareil-photo.
Nous avançons, les sens aux aguets. Pendant qu'il se baisse pour lacer ses chaussures, je lève le nez vers la pente et lui annonce : "L'ours, il est là ! Non, pas derrière toi, là-haut !"
C'est un grizzli. A environs 60m, dans la pente au-dessus de nous , il est en train de se goinfrer de baies, sans nous prêter la moindre attention. Le bateau-navette sur le lac Joséphine s'est aussitôt déporté de sa trajectoire, les touristes ayant eux aussi vu l'animal.
La photo n'est pas excellente mais la rencontre excitante !
Nous prenons très tard la route vers Ste Mary (la faute à la lessive qui s'éternise) où nous arrivons aux dernières lueurs du jour. Heureusement, le camping est très grand et rarement complet. Il n'y a plus personne à la guérite d'entrée, la consigne est de choisir son emplacement et de payer le lendemain. Aussitôt vu, aussitôt fait ! Ouf !
Grinell Glacier

Glacier NP : Going-to-the-Sun Road
Ve28/08/09
Au programme de cette journée, la découverte de la Going to the Sun Road, un des joyaux du parc.
Point important : tout véhicule de +21 feet de long et + 8 feet de large (ce qui est le cas) est interdit sur une grande partie de la route.
Mais le parc a bien fait les choses avec un système de navettes très efficace. Nous laissons donc notre monstre au camping et rejoignons à pied par un petit sentier le Visitor Center. Il fait frisquet ce matin (3, 5 ° à 7h) mais le soleil ne tarde pas à chauffer.
Nous sommes 4 dans la navette de 8h30 et nous restons dans le bus jusqu'au Logan Pass.
C'est ici que nous avons choisi de faire notre première randonnée de la journée sur Hidden Lake Trail soit 3 miles jusqu'au point de vue ou le double jusqu'au lac. On verra !
Notre regard est immédiatement happé par cette montagne dominant le Visitor Center. C'est à ses pieds que va nous mener la randonnée.
Une passerelle en bois se déroule progressivement jusqu'au col.
Dans des prairies verdoyantes
Les animaux sont au rendez-vous : oiseaux, spermophiles, marmottes.
Mais où sont les "mountain goats" ? Tous les connaisseurs du coin s'interrogent. D'habitude, paraît-il, on peut les voir en nombre sur ces pentes. Ah, les voilà, près de l'overlook !
Le point de vue sur le lac nous laisse sans voix. Que c'est beau !
Un zoom sur les bords du lac nous dévoile une petite île… très tentante. Et si on allait la voir de plus près. C'est parti pour 200m de dénivelé supplémentaire facile, la descente mais il va falloir remonter !).
Une fois arrivés sur la rive du lac (où nous sommes seuls d'ailleurs), il faut pouvoir se rapprocher de l'île vue d'en haut. Pour cela il faut déchausser pour passer un torrent. J'espère que le jeu en vaut la chandelle.
Oui, oui, ça en vaut la peine ! Hervé se met à siffloter quelques airs connus, on n'aimerait pas se retrouver nez à truffe avec un ours. Là, nous apprécions +++ la solitude de Glacier en avançant dans ces prairies en fleurs.
Et au bout…l'île ! Superbe !
La remontée est exigeante mais ponctuée par le sifflement régulier des marmottes, elle se fait à un bon rythme.
De retour au Logan Pass vers 13H30, nous cherchons vainement une aire de pique-nique. A défaut d'en trouver, on s'installe sur des rochers au Highline Trailhead. A peine le temps de sortir nos victuailles que nous nous faisons rappeler à l'ordre par une ranger "Ici, ce n'est pas une aire de pique-nique. Il ne faut pas tenter les animaux …etc" Un peu utopique, car on sait bien qu'ici tout le monde casse la croûte sur les chemins. Bon, puisqu'il faut y aller, levons-nous!
Nous reprenons immédiatement le bus vers notre prochaine étape : le lac Mac Donald. Des travaux sur la route allongent considérablement les délais, il nous faudra 1h15 pour rejoindre le lac.
Le temps d'une glace, au bord du lac …et nous prenons la navette suivante vers Avalanche Creek. Pour la randonnée au lac Avalanche, ce sera trop juste (la faute au détour supplémentaire de ce matin !) alors on se contente d'une petite balade reposante au milieu des cèdres géants "Trail of the Cedars".
Car il faut être de retour au Logan Pass pour la dernière navette à 19h. Nous avons bien un peu de marge mais plus le courage de rien, ce soir. Alors Ste Mary direct pour une soirée confortable dans notre maison roulante.
Hidden Lake

A suivre, quelques posts plus loin !
Côte ouest des Etats-Unis (6-21 septembre 2009) English translation pending
Carnet de Voyage West Coast ‘09
Du 06 au 21 septembre
De retour de notre voyage aux States de 15 jours, le carnet de voyage s’imposait. Le livre photo suivra lui aussi, mais chaque chose en son temps… Le voyage s’est trop bien déroulé, sans impairs, avec une part d’imprévu quelque part un peu « prévu » dans notre planning. Je profite du décalage horaire pour poser ces mots sur le papier, j’ai trop peur d’oublier l’essence de ce voyage dans les mois à venir, c’était tellement MITIK !!!
Jour 1 : Dimanche 06 Septembre 09
Départ de l’aéroport de Marseille-Marignane à 10h10 Papa nous y a amené, YES ! Les boarding pass étant déjà imprimé, nous n’avons pas fait la queue à l’enregistrement, merci le fast bag drop.
Arrivée à Gatwik à 11h00 heure locale, merci le décalage horaire, 2h00 de vol et à la montre il n’est que 1h00 de plus ????

Dans la foulée, changement pour Heathrow = 1h00 de transport et 66 pounds ! Holy shit ! Tatiana me dit que la végétation lui donne l’impression d’être en île de France, on passe le security check et shopping au Duty Free, intéressant, mais on garde des balles pour « Lazeutasuni », le minimum syndical quand-même, clops et parfums.

Et puis on a rapidement très faim, on tourne, on vire, ce sera « gordon Ramsay, Food Plane », un MUST ! J’en profite pour remercier W9 qui nous l’a fait connaître…des plats simples, très bien présentés, un service de qualité, Good Feelings quoi ! Embarquement pour LAX à 16h00 ou plutôt 4h00 PM.
Je me félicite d’avoir bien choisi les places grâce à « seat guru », mais lorsqu’on s’assoit, un couple avec un enfant en bas âge et à coté de nous, le bébé pleurera 3 fois en 11h00 de vol, TOP ! Sauf que le rang derrière nous est un groupe d’un TO italien et même avec un double dose de « Lexo » il nous sera difficile pour ne pas dire impossible de fermer l’œil tellement ils sont bruyants, inquiets (ils mettront plus de 10h00 pour remplir le feuillet vert de l’immigration américaine…). Heureusement que les boissons sont à volonté…. Même les alcoolisées… Arrivée, enfin, à LAX à 19h00 heure locale, No Delay, Perfect ! Direction Budget, on prend le bus, et ça y est on y est, on est à « Lazetasuni » !!!! Heeeeeeeeeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!! Let’s take a ride…. Sauf que la meuf de budget me dit qu’il n’y a pas de convertible, je prendrais une mustang simple alors… Non, pas de stock, une sebring CC à la place, je vais la voir et quand je reviens, elle n’est plus disponible (HEIN !?!?????!!) on me propose alors une voiture simple, MOI PAS CONTENT, MAIS PAS CONTENT !!! même après nos presque 24 heures d’éveil, transports et …. Tatiane commence à me dire que ce n’est pas grave, je demande un gros 4X4, genre Escalade, on est sur la WEST COAST qd-même, pas de 4X4 !!! Je demande une upgrade pour les voitures mises en avant devant les locaux, une charger 2010, la fille me fait un prix se sera 40$ de + par jour, on n’est pas d’accord, elle insiste pour que je retourne voir la voiture, malin je fais le tour du park et trouve une Mustang 2006 ROUGE, je reviens, donne l’emplacement de la belle, impossible me dit-elle !!! je crois rêver, obliger de la menacer d’appeler son manager, elle devient alors dispo, comme koi ?????!!!!!! Il ne faut pas hésiter à insister dans ces cas là, même après tant d’heures de vol ! On branche TOMTOM, il marche, mon bon vieux GPS, il trouve de suite la route pour le motel et nous voilà parti, Tat, me & the « red mustang », ça pousse qd-même !!! Je me gare devant le motel et …… gyrophare de police, on se chie dessus, tous les 2, « mais pourtant j’ai rien fait… » et le cops me contrôle….il est environ 6h00 du mat pour nous, dur, très dur…le cops compréhensifs ne me mettra pas de « ticket », j’ai simplement roulé sans les feux de position, les phares sont automatiquement allumé devant mais pas derrière, ne connaissant l’engin que depuis quelques heures, je n’avais pas remarqué qu’il y avait un bouton sous le tableau de bord pour les allumer (le tableau de bord affiché pourtant le logo vert des codes…) Premières impressions de Tat sur Los Angeles, elle a l’impression de traverser un « plan de campagne » géant et sans fin.
Jour 2 : Lundi 7 Septembre 09
Réveil à 3h30 heure locale pour moi, fatigué mais plus envie de dormir, je pars régler l’autoradio, les phares (c’est là que je trouve ce putxxx de bouton) et puis finalement, un ride seul dans LA et mon premier mac morning. De retour à 6h00, Tat était réveillé, affolé de ne plus me voir…Oups !!! Re-Mac Morning ensemble, le même que celui en France, si ce n’est la taille du café XXXXXL et une galette de Hash brown. Ca colle au ventre ! Puis départ pour le outlet Désert Hills premium, là encore, nous avons roulé, roulé dans un « plan de campagne » géant avec des panneaux de partout. Elle n’a jamais vu autant de Pub, même un pour le traitement du cancer de la prostate, c’est dire…
Nous arrivons à l’ouverture de l’outlet vers 10h00, prêt à faire un massacre, ce qu’on a fait : Timberland, Sunglass Hut, Tommy, Fossil…etc… vers 14h00, j’en avais marre alors on est parti direction Palm Springs, INCREDIBLE !!! dira Tat ! Oasis en plein milieu du desert, dans une chaleur de folie, avec un vent chaud façon hairdryer.
Tat décide de s’arreter boire un coup, et c’est parti pour 2 mojito puis traversé de la ville, immense, pleine de palmiers et de belles pelouses vertes.
Direction Joshua Tree, super park national, où on a croisé pas grand monde, on avait l’impression d’être seul au monde ! En plus c’était le sunset, les couleurs étaient magnifiques… Après on a abrégé, on avait faim en plus, alors avant d’arriver à l’hotel, petite halte au KFC sur la route, où on a acheté une lunch box meal à 7$99, en fait une boite de la taille d’un botin des pages jaunes rempli de trucs immondes, genre une purée de pomme de terre sucrée avec une sauce rouge au gout de poivre vert + ¼ de poulet fried + une boite de chicken popcorn, sorte de crottes de lapin au poulet là encore fried (on comprend bien d’où vient le Fet le C de KFC) et très sèches, des potatoes, des crispy tenders et notre premier litre de coca à boire à la paille, diamètre de 16mm et ses 2 kg d’ice cubes…. Pour le dodo à l’hotel, c’est 22h00 et bonne nuit les petits….
P.S. de ces 2 premières journées : Que ce soit Tat ou moi, nous rencontrons une certaine barrière de la langue, pas de la part des Américains qui sont gentils et serviables à souhaits, mais plutôt de notre part qui n’arrivons pas à faire passer « the message », heureusement que les Ricains y mettent du leur…. Toutefois, ça leur fait Xtremement plaisir qu’on essaie et surtout, ça les fait beaucoup rire…. La mustang et moi, on commence bien à se comprendre (phares, régulateurs etc…) et ça commence à le faire grave !
J’ai commencé, avec son accord, à envoyer la cavalerie (200HP) et ça pousse !!! Ouf !!! Le 0 à 65Mph est impressionnant, les vitesses passent mieux, plus vite, et quel bruit !!! roque, qui provient de ses entrailles !!! Huuuuuuuuuuuuummmmm !!! I really love it !!! Je savais qu’il m’en fallait une pour ce roadtrip, mais là, ça dépasse vraiment mes espérances, même s’il n’est toujours pas « convertible » pour l’instant… ½ plein de super pour 18$ / 25 litres environ, faudra qu’on m’explique pourquoi ce n’est pas possible en Europe…?....
Jour 3 : Mardi 8 Septembre
Réveil à 5h30, décidemment, je ne trouve pas moyen de faire une vrai bonne nuit, départ dans la nuit noire, trop cool en plein milieu du désert à Twentynine Palms.
Arrêt petit déj on the road - 3 pancakes, chacun de la taille d’une soucoupe volante

- pour Max, Scrambled eggs on biscuits with country gravy….

On comprend l’attachement de G. Ramsay pour la gravy faite maison… Celle-ci, pâteuse, industrielle pas dégueulasse mais spé avec des morceaux de champignons (J’espère ?)
Bon levé de soleil et direction Needles, mon GPS ne gère qu’une carte d’état à la fois… Pas pratique… Arrivée en Arizona, après des kilomètres de routes dans le désert, très peu de véhicules croisés, des champs entiers de maisons délabrées, semblant inhabitées, très espacées et au milieu de rien si ce n’est un soleil de plomb, dans une zone ou pendant 100 miles il n’y a pas de « services », intriguant… Nous voici enfin sur la « Historic 66 » pour Oatman, attention la route est dans le pire état que nous rencontrerons, entre l’état général, les flood et gravels… Oatman, c’est un peu comme OK Corral d’il ya 100 ans mais aujourd’hui, vraiment à voir, tant le temps semble s’être arreté …même si on ne restera pas plus d’1h30… On a bu un coup dans une sorte de saloon, 1 coke et 1 Bud Light pression pour 2$75, Imbattable !!! En plus, que des figurants d’un film genre Sergio Léone inside… ENORME !!! Route pour Kingman, la encore, la beauté des paysages est époustouflantes, mines, mules, montagnes, anfractuosités, faut y être passé pour comprendre !
P.S. : Un touriste me demande s’il peut faire une photo du cheval rouge, no problem sir…Il écopera même d’un départ en trombe avec le nuage de poussière et de gomme brulé qui va bien… Mode kéké OFF. Première Freeway à 75Mph, petite pointe à 85 Mph réel pour Bibi et fidèle destrier rouge, really enjoy, Viva Arizona. Désert, désert, désert et enfin Kingman, direction Steackhouse 1er burger avocado+bacon pour Tat, je prendrais un BJD= burger à la sauce Jack Daniel's, un régal et un des meilleurs pour Tat (et même du voyage...) Direction Las Vegas, passage par le Hoover Dam et là, l'impression d'être en "Area 51" (cops, control, atmosphère...) Arrêt photo, et discussion avec des Français qui passent 7 semaines sur la 66, trop cool et parler Français, se comprendre sans y réfléchir fait vraiment plaisir !!! En discutant, je les invite à faire une photo au volant du cheval rouge, ils sont super content, nous aussi ;) Le barrage est impressionnant, les roches qui le borde encore plus, on se croirait @Disneyland dans le "Big Thunder Mountain", les travaux de déviation avancent, mais ce n’est pas pour demain. Quelle chaleur qd-même !!! Arrivée à Vegas !!! Heeeeeeeeeeeeeeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!
Petite dédicace à Elvis et son "Viva Las Vegas" puis un bon son West-Coast avec Dr. Dre et Snoop, comme c'est bon !!! Déjà, on passe à côté des tours Wynn et Encore, bien, puis on tourne à droite et là, mais làààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààà Ça y est, on y est !!! SIN CITY !!! On prend le Strip, direction le Mirage, on arrive à un écriteau "self parking" ou "valet", un dixième d'hésitation, ce sera "valet parking", on se gare devant l'hôtel, oui, oui, DEVANT ! et là la magie à l'américaine : - do you check in ? Yes ! - Do you want I park the car ? Yes ! - Do you have luggage ? Yes ! - Je m'en occupe, sir Bon, mon anglais est pourri, mais voilà à peu près ce que j'ai compris et surtout ce que j'ai dit !!!
L'hôtesse du lobby, très agréable, nous upgrade de suite au 23rd floor, bouteille de champagne californien offerte en plus, si c'est pas beau !!! La chambre est top, toute flashie, mieux que sur le net et on a une vue Dantesque ! Vue sur le strip, le Caesar, Paris... 2 lits Queens size que même dans tes rêves ça existent pas (là c'est Tat qui parle) Moelleux à souhaits, on dirait de la crème fouettée, avec 4 oreillers par lits, Oh my God !!! En +, tu dors avec la couette = 10°C dans la chambre, peut-être 15°C enfin...et avec tous ces changements de T°, 42°C dehors à l'ombre (ici ya pas beaucoup d'ombre...) et -18°C dedans, on se demande encore comment nous n'avons pas été plus malade que ça ?! Personnel très agréable, qui mérite bien leurs pourboires. La piscine = Magique ! Bordée de palmiers, enfin un peu d'ombre, jacuzzi pour masser nos jambes fatiguées, le TOP !
Le casino et ses machines à 1C, passionnant et un excellent passe-temps qui nous permet de boire à l'œil, parce qu'il faut savoir que le 1er soir, on a bu 1 coup dans 1 endroit un peu select, et 30$ parti en fumée pour 2 mojitos, on a plus recommencé... on préfèrera jouer aux machines, une serveuse passe demandant "anyone wants drinks ?" ce que Tat retiendra uniquement, le mot Drinks = picolé gratis, même s'il n'y a pas de mojito...
J’avais oublié qu’on était allé faire un tour au Venetian :
Jour 4 : Mercredi 9 Septembre
Petit dèj au Cravings buffet du Mirage, 30$ à 2, mais ça valait le coup... d'œil ! De la bouffe sucrée, salée à volonté, je me suis servi 3 fois en tout, 2 en salée (Raoul taste) et 1 en sucrée, ouf, des pancakes, des french toasts, des waffles avec faux sirop d'érables à base de maïs et chantilly à la limite de la montée en beurre... Une chose étrange : des billes de glaces vanille pour les pancakes... En fait, il s'agit de margarine = beurk !!! Tat prendra 1 fois du salé = cool, les slices de bacon, et 1 fois du sucré, tout le reste est sans commentaire... L'aprèm, on repart pour l'outlet au nord du strip, encore un "premium" comme celui de Cabazon... Il nous manquait des trucs : CK, Ralph Lauren, encore un massacre !!! Puis vers 15h30, la limousine est passée nous prendre à l'hôtel, direction l'aéroport de LV pour le tour en hélico et le survol de GC, avec atterrissage dans GC, petit lunch et "champagne" Californien... un mousseux à la limite du Listel mais bon, on est d'abord là pour en prendre plein les yeux et c'est vraiment le cas !!! Tat en garde un très et trop bon souvenir !
On a survolé Vegas, le Hoover Dam, le lac Mead, le désert... C'est impressionnant vu du ciel !!! Puis retour au sunset et le Strip qui commence à s'éclairer... Inoubliable ! Retour sur terre, achat de la photo à 15$ avec le pilote "Iceman" de Top Gun qui était super et plein de blague... Genre en plein vol, une fille lui demande à quoi sert les commandes de vol, il lui explique pour celle-ci et celle-là et puis celle-ci, "je ne sais pas, je ne m'en suis jamais servi sur le simulateur...", il vaut mieux en rigoler ! Retour à l'hotel en limo puis on est ressorti pour faire le tour du Strip de nuit en voiture,
Du temps qu’on attendait la voiture, on a eu droit au spectacle outside du Volcano
la faim nous guettant, mal nous en a pris de nous arrêter dans 1 Fatburger, le vrai "coupe gorge" avec que des gens bizarres, bourrés et des burgers dégueux... et gras ! Passons ! Retour à l'hôtel, arrêt aux machines, pour un petit gin sprite offert, bien sur ! Ce sera notre dernière nuit au Mirage ! Sniff ! Demain c'est TheHotel@Mandalay Bay !!!
Jour 5 : Jeudi 10 Septembre
Petit dèj au Mc Do, "Two number One, the meal with coffee, please" + cream + sugar + icecubes car trop chaud. On tourne, on vire et on décide de faire finalement le check-in au Mandalay avant l'heure dite, pas de problème on peut faire le check-in avant, cool ! TheHotel est vraiment class, trop class même, pas d'upgrade ni de sourires... On s'en souviendra... Et on se sentira moins bien qu'au Mirage, car trop parfait, pas assez de fun et puis tout ces gens en séminaires... Ça ne fait pas vacances... Le lobby est tout de même magnifique, comme les prestations de l'hotel du reste, ya même un parfum enivrant qu'on retrouvera dans la mustang le lendemain matin, quel soucis du détail ces Américains, Perfect ! Décidemment, le personnel est loin d'être aussi souriant et cool qu'au Mirage, même le voiturier est snob, c'est pour dire !
On a dormis au 6ème étage, waou le contraste avec le Mirage et notre 23rd floor... Sniff ! Le Mirage ! Vue moyenne sur le Luxor et la suite semble être plus petite que sur le site, certainement la pénombre de notre 6th floor... Par contre la SdB est tout simplement magnifique, grande et décors en général très typé "Young & the restless" / (les feux de l'amour pour les mamies qui nous lisent...).
La piscine est à vagues, avec la très mauvaise idée d'y ajouter du sable relativement fin, qui se révèlera brulant, "eh oui, on est en plein désert !" et des palmiers de 50m de haut qui ne font pas d'ombre... Définitivement, celle du Mirage est N°1 !!! L'aprèm, petit tour en tramway aérien gratuit au Luxor et l'excalibur, où on profitera pour faire un peu de shopping souvenir kitch pour la famille et les amis (en plus de ceux acheté aux outlet), je trouverai même une commande plus que spéciale de mon ancien "sensé", une casquette style baseball, sur laquelle je ferai broder un "squale" et mettre son nom sur le "back", le tout pour 37$ TTC... Immense machine à coudre du reste, en plein magasin ! Le casino en lui-même est plus aéré, + grand, + class que celui du Mirage, de l'excalibur ou du Luxor (que nous avons visité sans jouer...) mais l'ambiance est plus aux affaires qu'au FUN, femme de 60 ans en robe de soirée que même dans les séries tu ne vois pas, à la limite de "j'ai qd-même mis une robe de soirée, mais avec une touche de couleur style chemise hawaïenne en dégradé virant au fuchsia..."apparemment c'est la mode à NY (cf. "La Haine") On a qd-même joué à nos machines à 1c, (qué croquant ces frenchies !), malgré la tenue de soirée exigée, après tout ce shopping, on avait qd-même prévu le coup, j'en profite au passage pour remercier CK, et plus particulièrement Timberland, avec leur 50% sur le 2ème article !!! On décide de manger dans un burger bar de la galerie commerciale du Mandalay, quelle bonne idée… Tat prendra un burger à la viande de Kobé avec supplément avocado, bacon, cheese, 20$ rien que le burger mais d’après son palais, la meilleure viande à burger de tout le voyage… Je prendrais un normal, avec supplément bacon et cheese, + 50cl de Délirium Tremens à la pression… Chui bourré, ça m’a rappelé mes 20 ans au Brigand, bar à pressions et autres breuvages trappistes, à Aix en Pce « pour ceux qui voient c’ke veut dire… » Finalement éméché, on décide d’aller au truc des requins, le Shark Reef, attention le parcours à pied, une éternité dans les galeries vides du Mandalay, finalement il est fermé, stenc’ ! (eh oui, à ce moment chui encore dans mes vapeurs de Délirium… Et en bon Marseillais, je parle le langage de ma patrie)
Jour 6 : Vendredi 11 Septembre
Départ à l’aube pour la Death Valley, avec petit arrêt préalable à la gas station la plus proche, du « gas »évidemment, des « cubes » pour la glacière en polystyrène, des bouteilles d’eau en 50 cl, par pack de 24, qui au passage, sont pratiques, pas chère 4$ il me semble, reste plus qu’à les sortir toutes les ½ heures pour quelles restent bien fraiches !! Aujourd’hui, les Américains commémorent le 9/11, drapeaux en bernes etc…etc… Ca fait quelques choses qd-même ! Ahhhhhhhhhh !!! Je ne vous ai pas encore parlé des Red Bulls ???? Non ??? Définitivement, mes copines les jours de routes, parce qu’en plein désert, trouver et boire un café bien chaud… +10Millions pour ce breuvage chimique qui s’apparente à la potion magique de notre bon vieux druide Gaulois ! Et en version « shot » 2 petites gorgées au pouvoir immédiat, ça va qu’on était en plein désert, je me prenais pour Astérix…. Par Toutatis !!! Arrêt à Pahrump, re-gas pour être « Full » avant d’entrer dans DV et arrêt au burger king du coin et là, un grand moment, niveau film culte à la Tarantino : des oncles Jess de partout, avec leurs salopettes, casquettes comme dans « shérif, fais moi peur ! », les pickups énormes…. Ce qui nous a le plus étonné, c’est qu’ils se connaissent tous et parlent un Américain Mash Mallows excellent ! Vraiment un cliché ! Comme quoi un BK fait office de bar du village dans ses contrées lointaines… Tat adorera, mais il faut déjà qu’on reparte direction DV, plus on avançait, plus il faisait chaud, mais chaud !!! On arrive enfin, premier arrêt et …. Pas plus de 5minutes dehors tellement il fait chaud ! Zabriskie point vaut quand même le coup de bruler quelques minutes et il n’est que 10h00 du mat, un four la DV. On a roulé toutes la journée dans la vallée incroyablement belle, étonnante et chaude (normal, tu me diras…). Dans l’ordre, Zabriskie point, Devil’s Golf Course, Bad Water et Artist Palette.
Ce qui est vraiment agréable, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de monde, ou si, des mustangs de toutes les couleurs, décapotables ou pas… (j’ai été obligé de demandé où ils avaient loués les cabriolet, Hertz à 80% et 20% Avis, pas de Budget ?, je m’en souviendrai !!!) Tat me fera comprendre qu’aux vues des T° extérieures, la cab ne lui manque pas ! 45° à l’ombre, là-bas ya pas d’ombre ! (blague de Timsit, mais là aussi, elle est largement valable !) Ah si !, j’ai oublié à la sortie de DV il y a les dunes de sables de Mesquites, Magnifique !
Grosse journée tout de même, et il reste toute la route pour arriver à Mammoth Lakes… Lone Pine, Big Pine, Bishop…On arrivera vers 18h00 à Mammoth, et chose intéressante, on arrive direct à cette station de ski par l’autoroute (me dira Tat), c’est qd-même beau le progrès… Avec tout ça, un bain direct dans le Jacuzzi, brulant ! Il faut dire qu’entre la DV et Mammoth, on est passé de -86 mètres à + 2400 m, avec l’écart de T° qui correspond…Et qui rend donc le jacuzzi des plus agréables. On en profitera même pour essayer nos vêtements de montagne acheté pour l’occasion à Cabazon chez Billabong, une veste de snow pour monsieur et une écharpe couvre tête pour mademoiselle… Sur les conseils du motel, on ira manger chez « Angel’s » des plats typiques du coin, des ribs pour Tat et moi juste un steack aux champignons, Tat héritera même d’un gratin de pates aux fromages « fried », c-à-d « fris dans l’huile », un délice très calorifique… Je commanderai un blanc d coin, eh oui, on est en Californie qd-même…Et j’aurais l’immense honneur de boire un rosé, sucré, très alcoolisé et pourtant, il est bien marqué blanc « on it », à ne rien y comprendre ….?... Durant notre repas, on entend parler Français derrière nous, « merde, on est plus tout seul à se comprendre… » mais ça fait tellement plaisir d’entendre sa langue maternelle… Enfin pour maternelle, il s’agit en fait de Belges… Très sympa au demeurant, avec qui, après les présentations qui s’imposent, nous déciderons de diner et de nous raconter nos parcours respectifs. Cela sera très intéressant du reste, ils font le même parcours que nous mais dans le sens inverse, ils sont donc passé par les lieux qu’ils nous restent à visiter et nous de même pour eux, très cool !!! En plus, ils dorment au même motel que nous, à deux pas et pour une fois aux States, que ce soit à l’aller ou au retour, nous marcherons, oui-oui, MARCHER ! pour retourner au motel depuis le resto. Idem pour les Belges, comme quoi, les us et coutumes voyagent bien ! H.S. ON : Petite dédicace à un ami Belge, qui nous avait affirmé à l’époque que peu importe où l’on se trouve sur la Terre, il y aura toujours un Belge pour vous y accueillir. Et pourtant, ils ne sont que 10 millions… H.S OFF. Il est maintenant l’heure d’aller se coucher… Demain, c’est le park Yosemite !
Jour 7 : Samedi 12 septembre
On part pas trop tard, car aujourd’hui aussi ya « tarpin » de route à faire, direction le Yosemite park, à prononcer yocémiti poke pour se faire comprendre… route magnifique là encore, et puis ça grimpe, mais ça grimpe, pour passer un col à 10000 feet d’altitude. L’entrée du park est trop belle, avec son chalet tout en bois et ses grosses pierres rondes sur le sous-bassement, et puis les sapins… Oh ! les sapins ! Et les lacs, et les falaises, et les grimpeurs, re-les sapins… La région savoyarde, en version Américaine, grande, immense pardon ! avec sa route à double sens bien balisé, ses doubles traits jaunes incrustés de baguettes réfléchissantes, ses panneaux d’affichages si différents des nôtres… Dépaysement total ! et surtout on n’oublie pas « Keep the wilderness Wild ! » C’est trop beau ! La Tioga pass est ouverte à la circulation, no problem la-dessus, direction Yosemite valley, histoire de voir El Capitan, Glacier Point, Sentinel Fall et de se restaurer. En route, on restera bloqué quelques minutes à cause d’un feu, eh oui, les fameux feux immenses de Californie J’aurais un sacré coup de barre juste avant d’aller manger, impossible de conduire, une envie de dormir soudaine, qui m’obligera à siester quelques temps au bord d’une rivière, tellement belle du reste, on se serait cru en Corse. Tat prendra le volant à partir de là, juste le temps pour moi de me reposer un peu de ne pas être au volant, mais décidemment, elle n’aime vraiment pas conduire et moi tellement, que je reprendrai le volant juste après manger… On quitte la Valley pour se diriger vers la sortie du park, direction SFO ! On roule, on voit de super paysage, un peu à la « shérif fais-moi peur », je ne sais plus où on s’est arrêté, mais avant d’entrer en ville, il fallait que je lave la mustang et quelle bonne idée ! Le plus beau Lavomatic que j’ai pu voir de ma vie, vu de l’extérieur, rien d’exceptionnel non plus, normal même, mais j’ai un TOC d’avoir un véhicule propre que ce soit le mien ou pas. En faisant le tour, une gentille Américaine me propose des lingettes parfums chewing-gum pour nettoyer mon tableau de bord, sympa ! On choisit le lavage, pas cher au passage et cerise sur le gâteau, l’aspirateur est gratuit ! Vu qu’on a fumé comme des pompiers dans la voiture, que Budget réclame 250$ s’ils s’aperçoivent qu’on a fumé « inside », ce petit nettoyage deviendra grand et malheureusement, notre glacière en polystyrène avait rendu l’âme sans qu’on l’ai vu, et c’est la banquette arrière qui n’était pas contente et humide… Sur la route, on s’arrête pour manger dans un « in&out » burgers, je leur décerne l’award du burger le plus gras et calorifique que j’ai pu mangé aux States, il dégoulinait de gras…Faut dire qu’avec 4 steaks hachés et 4 tranches de cheddar, il fallait s’y attendre…Les frites sont faites maisons, c-à-d épluchées, coupées et frites sur place, aucun intérêt gustatif ! L’impression de vivre un peu à la « SuperSizeMe », ça, c’est fait ! Arrivée par les ponts, de nuit, sur SFO puis entrée directe dans le centre-ville, impressionnant ! Se dessine devant nous les premières collines, cables-cars et démarrages en côte…Génial ! Ca promet ! On grimpe, grimpe jusqu’à notre hôtel sur Nob Hill, le valet nous gare la voiture, on arrive au lobby, on gratte l’upgrade, on l’obtient et visite guidée en vidéo de la suite avec vue sur SFO pour 100€TTC, oui-oui 100€ tout rond ! Et dire qu’on y dormira 4 nuits, vraiment une bonne idée et merci trip advisor et booking, car sur expedia, 3 nuits en chambre standard coutait 863€TTC dans le même hôtel ! Après cette rude journée et cette bonne surprise en fin de journée, on se dit que nos 4 jours à SFO démarrent sur les chapeaux de roues ! HeHaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!
Jour 8 : Dimanche 13 Septembre
Bon, voilà maintenant 1 semaine que nous sommes aux States, 1 semaine déjà ! Ca passe vraiment vite, trop vite ! Mais bon, on enchaine ! Direction les piers, pour cela on prend le cable car qui passe et s’arrête juste devant l’hôtel, on demande pour acheter le pass 3 jours, le conducteur très gentil (est-ce encore besoin de le préciser après une semaine ?), nous indique où l’acheter et nous offre ce premier voyage ! Cool ! Petit dèj chez Noah avec ces fameux bagels, ouai… Puis taxi pour le pier 39 (pire feurdi naïneu), car après 20 minutes de marches, on était à peine arrivé au N°7, on est Marseillais qd-même, faudrait pas l’oublier !!! On prendra le sightseeing tour avec les bus rouges ouvert sur le dessus, 25$/pers. pour 2 jours, cela m’aura permis de me situer (merci les conseils du forum), Tat restera définitivement perdu ces 4 jours dans cette grande ville, elle qui connaît si bien Paris… Mais bon, il fait gris, le temps passe, et l’envie d’aller se faire un tour de Rocket Boat nous démange… Quelle bonne idée ! Les vidz parlent d’elle-même !!! On a vraiment bien rigolé, un des membres du personnel était Français
De retour de notre voyage aux States de 15 jours, le carnet de voyage s’imposait. Le livre photo suivra lui aussi, mais chaque chose en son temps… Le voyage s’est trop bien déroulé, sans impairs, avec une part d’imprévu quelque part un peu « prévu » dans notre planning. Je profite du décalage horaire pour poser ces mots sur le papier, j’ai trop peur d’oublier l’essence de ce voyage dans les mois à venir, c’était tellement MITIK !!!
Jour 1 : Dimanche 06 Septembre 09
Départ de l’aéroport de Marseille-Marignane à 10h10 Papa nous y a amené, YES ! Les boarding pass étant déjà imprimé, nous n’avons pas fait la queue à l’enregistrement, merci le fast bag drop.
Arrivée à Gatwik à 11h00 heure locale, merci le décalage horaire, 2h00 de vol et à la montre il n’est que 1h00 de plus ????

Dans la foulée, changement pour Heathrow = 1h00 de transport et 66 pounds ! Holy shit ! Tatiana me dit que la végétation lui donne l’impression d’être en île de France, on passe le security check et shopping au Duty Free, intéressant, mais on garde des balles pour « Lazeutasuni », le minimum syndical quand-même, clops et parfums.

Et puis on a rapidement très faim, on tourne, on vire, ce sera « gordon Ramsay, Food Plane », un MUST ! J’en profite pour remercier W9 qui nous l’a fait connaître…des plats simples, très bien présentés, un service de qualité, Good Feelings quoi ! Embarquement pour LAX à 16h00 ou plutôt 4h00 PM.
Je me félicite d’avoir bien choisi les places grâce à « seat guru », mais lorsqu’on s’assoit, un couple avec un enfant en bas âge et à coté de nous, le bébé pleurera 3 fois en 11h00 de vol, TOP ! Sauf que le rang derrière nous est un groupe d’un TO italien et même avec un double dose de « Lexo » il nous sera difficile pour ne pas dire impossible de fermer l’œil tellement ils sont bruyants, inquiets (ils mettront plus de 10h00 pour remplir le feuillet vert de l’immigration américaine…). Heureusement que les boissons sont à volonté…. Même les alcoolisées… Arrivée, enfin, à LAX à 19h00 heure locale, No Delay, Perfect ! Direction Budget, on prend le bus, et ça y est on y est, on est à « Lazetasuni » !!!! Heeeeeeeeeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!! Let’s take a ride…. Sauf que la meuf de budget me dit qu’il n’y a pas de convertible, je prendrais une mustang simple alors… Non, pas de stock, une sebring CC à la place, je vais la voir et quand je reviens, elle n’est plus disponible (HEIN !?!?????!!) on me propose alors une voiture simple, MOI PAS CONTENT, MAIS PAS CONTENT !!! même après nos presque 24 heures d’éveil, transports et …. Tatiane commence à me dire que ce n’est pas grave, je demande un gros 4X4, genre Escalade, on est sur la WEST COAST qd-même, pas de 4X4 !!! Je demande une upgrade pour les voitures mises en avant devant les locaux, une charger 2010, la fille me fait un prix se sera 40$ de + par jour, on n’est pas d’accord, elle insiste pour que je retourne voir la voiture, malin je fais le tour du park et trouve une Mustang 2006 ROUGE, je reviens, donne l’emplacement de la belle, impossible me dit-elle !!! je crois rêver, obliger de la menacer d’appeler son manager, elle devient alors dispo, comme koi ?????!!!!!! Il ne faut pas hésiter à insister dans ces cas là, même après tant d’heures de vol ! On branche TOMTOM, il marche, mon bon vieux GPS, il trouve de suite la route pour le motel et nous voilà parti, Tat, me & the « red mustang », ça pousse qd-même !!! Je me gare devant le motel et …… gyrophare de police, on se chie dessus, tous les 2, « mais pourtant j’ai rien fait… » et le cops me contrôle….il est environ 6h00 du mat pour nous, dur, très dur…le cops compréhensifs ne me mettra pas de « ticket », j’ai simplement roulé sans les feux de position, les phares sont automatiquement allumé devant mais pas derrière, ne connaissant l’engin que depuis quelques heures, je n’avais pas remarqué qu’il y avait un bouton sous le tableau de bord pour les allumer (le tableau de bord affiché pourtant le logo vert des codes…) Premières impressions de Tat sur Los Angeles, elle a l’impression de traverser un « plan de campagne » géant et sans fin.
Jour 2 : Lundi 7 Septembre 09
Réveil à 3h30 heure locale pour moi, fatigué mais plus envie de dormir, je pars régler l’autoradio, les phares (c’est là que je trouve ce putxxx de bouton) et puis finalement, un ride seul dans LA et mon premier mac morning. De retour à 6h00, Tat était réveillé, affolé de ne plus me voir…Oups !!! Re-Mac Morning ensemble, le même que celui en France, si ce n’est la taille du café XXXXXL et une galette de Hash brown. Ca colle au ventre ! Puis départ pour le outlet Désert Hills premium, là encore, nous avons roulé, roulé dans un « plan de campagne » géant avec des panneaux de partout. Elle n’a jamais vu autant de Pub, même un pour le traitement du cancer de la prostate, c’est dire…
Nous arrivons à l’ouverture de l’outlet vers 10h00, prêt à faire un massacre, ce qu’on a fait : Timberland, Sunglass Hut, Tommy, Fossil…etc… vers 14h00, j’en avais marre alors on est parti direction Palm Springs, INCREDIBLE !!! dira Tat ! Oasis en plein milieu du desert, dans une chaleur de folie, avec un vent chaud façon hairdryer.
Tat décide de s’arreter boire un coup, et c’est parti pour 2 mojito puis traversé de la ville, immense, pleine de palmiers et de belles pelouses vertes.
Direction Joshua Tree, super park national, où on a croisé pas grand monde, on avait l’impression d’être seul au monde ! En plus c’était le sunset, les couleurs étaient magnifiques… Après on a abrégé, on avait faim en plus, alors avant d’arriver à l’hotel, petite halte au KFC sur la route, où on a acheté une lunch box meal à 7$99, en fait une boite de la taille d’un botin des pages jaunes rempli de trucs immondes, genre une purée de pomme de terre sucrée avec une sauce rouge au gout de poivre vert + ¼ de poulet fried + une boite de chicken popcorn, sorte de crottes de lapin au poulet là encore fried (on comprend bien d’où vient le Fet le C de KFC) et très sèches, des potatoes, des crispy tenders et notre premier litre de coca à boire à la paille, diamètre de 16mm et ses 2 kg d’ice cubes…. Pour le dodo à l’hotel, c’est 22h00 et bonne nuit les petits….
P.S. de ces 2 premières journées : Que ce soit Tat ou moi, nous rencontrons une certaine barrière de la langue, pas de la part des Américains qui sont gentils et serviables à souhaits, mais plutôt de notre part qui n’arrivons pas à faire passer « the message », heureusement que les Ricains y mettent du leur…. Toutefois, ça leur fait Xtremement plaisir qu’on essaie et surtout, ça les fait beaucoup rire…. La mustang et moi, on commence bien à se comprendre (phares, régulateurs etc…) et ça commence à le faire grave !
J’ai commencé, avec son accord, à envoyer la cavalerie (200HP) et ça pousse !!! Ouf !!! Le 0 à 65Mph est impressionnant, les vitesses passent mieux, plus vite, et quel bruit !!! roque, qui provient de ses entrailles !!! Huuuuuuuuuuuuummmmm !!! I really love it !!! Je savais qu’il m’en fallait une pour ce roadtrip, mais là, ça dépasse vraiment mes espérances, même s’il n’est toujours pas « convertible » pour l’instant… ½ plein de super pour 18$ / 25 litres environ, faudra qu’on m’explique pourquoi ce n’est pas possible en Europe…?....
Jour 3 : Mardi 8 Septembre
Réveil à 5h30, décidemment, je ne trouve pas moyen de faire une vrai bonne nuit, départ dans la nuit noire, trop cool en plein milieu du désert à Twentynine Palms.
Arrêt petit déj on the road - 3 pancakes, chacun de la taille d’une soucoupe volante

- pour Max, Scrambled eggs on biscuits with country gravy….

On comprend l’attachement de G. Ramsay pour la gravy faite maison… Celle-ci, pâteuse, industrielle pas dégueulasse mais spé avec des morceaux de champignons (J’espère ?)
Bon levé de soleil et direction Needles, mon GPS ne gère qu’une carte d’état à la fois… Pas pratique… Arrivée en Arizona, après des kilomètres de routes dans le désert, très peu de véhicules croisés, des champs entiers de maisons délabrées, semblant inhabitées, très espacées et au milieu de rien si ce n’est un soleil de plomb, dans une zone ou pendant 100 miles il n’y a pas de « services », intriguant… Nous voici enfin sur la « Historic 66 » pour Oatman, attention la route est dans le pire état que nous rencontrerons, entre l’état général, les flood et gravels… Oatman, c’est un peu comme OK Corral d’il ya 100 ans mais aujourd’hui, vraiment à voir, tant le temps semble s’être arreté …même si on ne restera pas plus d’1h30… On a bu un coup dans une sorte de saloon, 1 coke et 1 Bud Light pression pour 2$75, Imbattable !!! En plus, que des figurants d’un film genre Sergio Léone inside… ENORME !!! Route pour Kingman, la encore, la beauté des paysages est époustouflantes, mines, mules, montagnes, anfractuosités, faut y être passé pour comprendre !
P.S. : Un touriste me demande s’il peut faire une photo du cheval rouge, no problem sir…Il écopera même d’un départ en trombe avec le nuage de poussière et de gomme brulé qui va bien… Mode kéké OFF. Première Freeway à 75Mph, petite pointe à 85 Mph réel pour Bibi et fidèle destrier rouge, really enjoy, Viva Arizona. Désert, désert, désert et enfin Kingman, direction Steackhouse 1er burger avocado+bacon pour Tat, je prendrais un BJD= burger à la sauce Jack Daniel's, un régal et un des meilleurs pour Tat (et même du voyage...) Direction Las Vegas, passage par le Hoover Dam et là, l'impression d'être en "Area 51" (cops, control, atmosphère...) Arrêt photo, et discussion avec des Français qui passent 7 semaines sur la 66, trop cool et parler Français, se comprendre sans y réfléchir fait vraiment plaisir !!! En discutant, je les invite à faire une photo au volant du cheval rouge, ils sont super content, nous aussi ;) Le barrage est impressionnant, les roches qui le borde encore plus, on se croirait @Disneyland dans le "Big Thunder Mountain", les travaux de déviation avancent, mais ce n’est pas pour demain. Quelle chaleur qd-même !!! Arrivée à Vegas !!! Heeeeeeeeeeeeeeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!
Petite dédicace à Elvis et son "Viva Las Vegas" puis un bon son West-Coast avec Dr. Dre et Snoop, comme c'est bon !!! Déjà, on passe à côté des tours Wynn et Encore, bien, puis on tourne à droite et là, mais làààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààà Ça y est, on y est !!! SIN CITY !!! On prend le Strip, direction le Mirage, on arrive à un écriteau "self parking" ou "valet", un dixième d'hésitation, ce sera "valet parking", on se gare devant l'hôtel, oui, oui, DEVANT ! et là la magie à l'américaine : - do you check in ? Yes ! - Do you want I park the car ? Yes ! - Do you have luggage ? Yes ! - Je m'en occupe, sir Bon, mon anglais est pourri, mais voilà à peu près ce que j'ai compris et surtout ce que j'ai dit !!!
L'hôtesse du lobby, très agréable, nous upgrade de suite au 23rd floor, bouteille de champagne californien offerte en plus, si c'est pas beau !!! La chambre est top, toute flashie, mieux que sur le net et on a une vue Dantesque ! Vue sur le strip, le Caesar, Paris... 2 lits Queens size que même dans tes rêves ça existent pas (là c'est Tat qui parle) Moelleux à souhaits, on dirait de la crème fouettée, avec 4 oreillers par lits, Oh my God !!! En +, tu dors avec la couette = 10°C dans la chambre, peut-être 15°C enfin...et avec tous ces changements de T°, 42°C dehors à l'ombre (ici ya pas beaucoup d'ombre...) et -18°C dedans, on se demande encore comment nous n'avons pas été plus malade que ça ?! Personnel très agréable, qui mérite bien leurs pourboires. La piscine = Magique ! Bordée de palmiers, enfin un peu d'ombre, jacuzzi pour masser nos jambes fatiguées, le TOP !
Le casino et ses machines à 1C, passionnant et un excellent passe-temps qui nous permet de boire à l'œil, parce qu'il faut savoir que le 1er soir, on a bu 1 coup dans 1 endroit un peu select, et 30$ parti en fumée pour 2 mojitos, on a plus recommencé... on préfèrera jouer aux machines, une serveuse passe demandant "anyone wants drinks ?" ce que Tat retiendra uniquement, le mot Drinks = picolé gratis, même s'il n'y a pas de mojito...
J’avais oublié qu’on était allé faire un tour au Venetian :
Jour 4 : Mercredi 9 Septembre
Petit dèj au Cravings buffet du Mirage, 30$ à 2, mais ça valait le coup... d'œil ! De la bouffe sucrée, salée à volonté, je me suis servi 3 fois en tout, 2 en salée (Raoul taste) et 1 en sucrée, ouf, des pancakes, des french toasts, des waffles avec faux sirop d'érables à base de maïs et chantilly à la limite de la montée en beurre... Une chose étrange : des billes de glaces vanille pour les pancakes... En fait, il s'agit de margarine = beurk !!! Tat prendra 1 fois du salé = cool, les slices de bacon, et 1 fois du sucré, tout le reste est sans commentaire... L'aprèm, on repart pour l'outlet au nord du strip, encore un "premium" comme celui de Cabazon... Il nous manquait des trucs : CK, Ralph Lauren, encore un massacre !!! Puis vers 15h30, la limousine est passée nous prendre à l'hôtel, direction l'aéroport de LV pour le tour en hélico et le survol de GC, avec atterrissage dans GC, petit lunch et "champagne" Californien... un mousseux à la limite du Listel mais bon, on est d'abord là pour en prendre plein les yeux et c'est vraiment le cas !!! Tat en garde un très et trop bon souvenir !
On a survolé Vegas, le Hoover Dam, le lac Mead, le désert... C'est impressionnant vu du ciel !!! Puis retour au sunset et le Strip qui commence à s'éclairer... Inoubliable ! Retour sur terre, achat de la photo à 15$ avec le pilote "Iceman" de Top Gun qui était super et plein de blague... Genre en plein vol, une fille lui demande à quoi sert les commandes de vol, il lui explique pour celle-ci et celle-là et puis celle-ci, "je ne sais pas, je ne m'en suis jamais servi sur le simulateur...", il vaut mieux en rigoler ! Retour à l'hotel en limo puis on est ressorti pour faire le tour du Strip de nuit en voiture,
Du temps qu’on attendait la voiture, on a eu droit au spectacle outside du Volcano
la faim nous guettant, mal nous en a pris de nous arrêter dans 1 Fatburger, le vrai "coupe gorge" avec que des gens bizarres, bourrés et des burgers dégueux... et gras ! Passons ! Retour à l'hôtel, arrêt aux machines, pour un petit gin sprite offert, bien sur ! Ce sera notre dernière nuit au Mirage ! Sniff ! Demain c'est TheHotel@Mandalay Bay !!!
Jour 5 : Jeudi 10 Septembre
Petit dèj au Mc Do, "Two number One, the meal with coffee, please" + cream + sugar + icecubes car trop chaud. On tourne, on vire et on décide de faire finalement le check-in au Mandalay avant l'heure dite, pas de problème on peut faire le check-in avant, cool ! TheHotel est vraiment class, trop class même, pas d'upgrade ni de sourires... On s'en souviendra... Et on se sentira moins bien qu'au Mirage, car trop parfait, pas assez de fun et puis tout ces gens en séminaires... Ça ne fait pas vacances... Le lobby est tout de même magnifique, comme les prestations de l'hotel du reste, ya même un parfum enivrant qu'on retrouvera dans la mustang le lendemain matin, quel soucis du détail ces Américains, Perfect ! Décidemment, le personnel est loin d'être aussi souriant et cool qu'au Mirage, même le voiturier est snob, c'est pour dire !
On a dormis au 6ème étage, waou le contraste avec le Mirage et notre 23rd floor... Sniff ! Le Mirage ! Vue moyenne sur le Luxor et la suite semble être plus petite que sur le site, certainement la pénombre de notre 6th floor... Par contre la SdB est tout simplement magnifique, grande et décors en général très typé "Young & the restless" / (les feux de l'amour pour les mamies qui nous lisent...).
La piscine est à vagues, avec la très mauvaise idée d'y ajouter du sable relativement fin, qui se révèlera brulant, "eh oui, on est en plein désert !" et des palmiers de 50m de haut qui ne font pas d'ombre... Définitivement, celle du Mirage est N°1 !!! L'aprèm, petit tour en tramway aérien gratuit au Luxor et l'excalibur, où on profitera pour faire un peu de shopping souvenir kitch pour la famille et les amis (en plus de ceux acheté aux outlet), je trouverai même une commande plus que spéciale de mon ancien "sensé", une casquette style baseball, sur laquelle je ferai broder un "squale" et mettre son nom sur le "back", le tout pour 37$ TTC... Immense machine à coudre du reste, en plein magasin ! Le casino en lui-même est plus aéré, + grand, + class que celui du Mirage, de l'excalibur ou du Luxor (que nous avons visité sans jouer...) mais l'ambiance est plus aux affaires qu'au FUN, femme de 60 ans en robe de soirée que même dans les séries tu ne vois pas, à la limite de "j'ai qd-même mis une robe de soirée, mais avec une touche de couleur style chemise hawaïenne en dégradé virant au fuchsia..."apparemment c'est la mode à NY (cf. "La Haine") On a qd-même joué à nos machines à 1c, (qué croquant ces frenchies !), malgré la tenue de soirée exigée, après tout ce shopping, on avait qd-même prévu le coup, j'en profite au passage pour remercier CK, et plus particulièrement Timberland, avec leur 50% sur le 2ème article !!! On décide de manger dans un burger bar de la galerie commerciale du Mandalay, quelle bonne idée… Tat prendra un burger à la viande de Kobé avec supplément avocado, bacon, cheese, 20$ rien que le burger mais d’après son palais, la meilleure viande à burger de tout le voyage… Je prendrais un normal, avec supplément bacon et cheese, + 50cl de Délirium Tremens à la pression… Chui bourré, ça m’a rappelé mes 20 ans au Brigand, bar à pressions et autres breuvages trappistes, à Aix en Pce « pour ceux qui voient c’ke veut dire… » Finalement éméché, on décide d’aller au truc des requins, le Shark Reef, attention le parcours à pied, une éternité dans les galeries vides du Mandalay, finalement il est fermé, stenc’ ! (eh oui, à ce moment chui encore dans mes vapeurs de Délirium… Et en bon Marseillais, je parle le langage de ma patrie)
Jour 6 : Vendredi 11 Septembre
Départ à l’aube pour la Death Valley, avec petit arrêt préalable à la gas station la plus proche, du « gas »évidemment, des « cubes » pour la glacière en polystyrène, des bouteilles d’eau en 50 cl, par pack de 24, qui au passage, sont pratiques, pas chère 4$ il me semble, reste plus qu’à les sortir toutes les ½ heures pour quelles restent bien fraiches !! Aujourd’hui, les Américains commémorent le 9/11, drapeaux en bernes etc…etc… Ca fait quelques choses qd-même ! Ahhhhhhhhhh !!! Je ne vous ai pas encore parlé des Red Bulls ???? Non ??? Définitivement, mes copines les jours de routes, parce qu’en plein désert, trouver et boire un café bien chaud… +10Millions pour ce breuvage chimique qui s’apparente à la potion magique de notre bon vieux druide Gaulois ! Et en version « shot » 2 petites gorgées au pouvoir immédiat, ça va qu’on était en plein désert, je me prenais pour Astérix…. Par Toutatis !!! Arrêt à Pahrump, re-gas pour être « Full » avant d’entrer dans DV et arrêt au burger king du coin et là, un grand moment, niveau film culte à la Tarantino : des oncles Jess de partout, avec leurs salopettes, casquettes comme dans « shérif, fais moi peur ! », les pickups énormes…. Ce qui nous a le plus étonné, c’est qu’ils se connaissent tous et parlent un Américain Mash Mallows excellent ! Vraiment un cliché ! Comme quoi un BK fait office de bar du village dans ses contrées lointaines… Tat adorera, mais il faut déjà qu’on reparte direction DV, plus on avançait, plus il faisait chaud, mais chaud !!! On arrive enfin, premier arrêt et …. Pas plus de 5minutes dehors tellement il fait chaud ! Zabriskie point vaut quand même le coup de bruler quelques minutes et il n’est que 10h00 du mat, un four la DV. On a roulé toutes la journée dans la vallée incroyablement belle, étonnante et chaude (normal, tu me diras…). Dans l’ordre, Zabriskie point, Devil’s Golf Course, Bad Water et Artist Palette.
Ce qui est vraiment agréable, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de monde, ou si, des mustangs de toutes les couleurs, décapotables ou pas… (j’ai été obligé de demandé où ils avaient loués les cabriolet, Hertz à 80% et 20% Avis, pas de Budget ?, je m’en souviendrai !!!) Tat me fera comprendre qu’aux vues des T° extérieures, la cab ne lui manque pas ! 45° à l’ombre, là-bas ya pas d’ombre ! (blague de Timsit, mais là aussi, elle est largement valable !) Ah si !, j’ai oublié à la sortie de DV il y a les dunes de sables de Mesquites, Magnifique !
Grosse journée tout de même, et il reste toute la route pour arriver à Mammoth Lakes… Lone Pine, Big Pine, Bishop…On arrivera vers 18h00 à Mammoth, et chose intéressante, on arrive direct à cette station de ski par l’autoroute (me dira Tat), c’est qd-même beau le progrès… Avec tout ça, un bain direct dans le Jacuzzi, brulant ! Il faut dire qu’entre la DV et Mammoth, on est passé de -86 mètres à + 2400 m, avec l’écart de T° qui correspond…Et qui rend donc le jacuzzi des plus agréables. On en profitera même pour essayer nos vêtements de montagne acheté pour l’occasion à Cabazon chez Billabong, une veste de snow pour monsieur et une écharpe couvre tête pour mademoiselle… Sur les conseils du motel, on ira manger chez « Angel’s » des plats typiques du coin, des ribs pour Tat et moi juste un steack aux champignons, Tat héritera même d’un gratin de pates aux fromages « fried », c-à-d « fris dans l’huile », un délice très calorifique… Je commanderai un blanc d coin, eh oui, on est en Californie qd-même…Et j’aurais l’immense honneur de boire un rosé, sucré, très alcoolisé et pourtant, il est bien marqué blanc « on it », à ne rien y comprendre ….?... Durant notre repas, on entend parler Français derrière nous, « merde, on est plus tout seul à se comprendre… » mais ça fait tellement plaisir d’entendre sa langue maternelle… Enfin pour maternelle, il s’agit en fait de Belges… Très sympa au demeurant, avec qui, après les présentations qui s’imposent, nous déciderons de diner et de nous raconter nos parcours respectifs. Cela sera très intéressant du reste, ils font le même parcours que nous mais dans le sens inverse, ils sont donc passé par les lieux qu’ils nous restent à visiter et nous de même pour eux, très cool !!! En plus, ils dorment au même motel que nous, à deux pas et pour une fois aux States, que ce soit à l’aller ou au retour, nous marcherons, oui-oui, MARCHER ! pour retourner au motel depuis le resto. Idem pour les Belges, comme quoi, les us et coutumes voyagent bien ! H.S. ON : Petite dédicace à un ami Belge, qui nous avait affirmé à l’époque que peu importe où l’on se trouve sur la Terre, il y aura toujours un Belge pour vous y accueillir. Et pourtant, ils ne sont que 10 millions… H.S OFF. Il est maintenant l’heure d’aller se coucher… Demain, c’est le park Yosemite !
Jour 7 : Samedi 12 septembre
On part pas trop tard, car aujourd’hui aussi ya « tarpin » de route à faire, direction le Yosemite park, à prononcer yocémiti poke pour se faire comprendre… route magnifique là encore, et puis ça grimpe, mais ça grimpe, pour passer un col à 10000 feet d’altitude. L’entrée du park est trop belle, avec son chalet tout en bois et ses grosses pierres rondes sur le sous-bassement, et puis les sapins… Oh ! les sapins ! Et les lacs, et les falaises, et les grimpeurs, re-les sapins… La région savoyarde, en version Américaine, grande, immense pardon ! avec sa route à double sens bien balisé, ses doubles traits jaunes incrustés de baguettes réfléchissantes, ses panneaux d’affichages si différents des nôtres… Dépaysement total ! et surtout on n’oublie pas « Keep the wilderness Wild ! » C’est trop beau ! La Tioga pass est ouverte à la circulation, no problem la-dessus, direction Yosemite valley, histoire de voir El Capitan, Glacier Point, Sentinel Fall et de se restaurer. En route, on restera bloqué quelques minutes à cause d’un feu, eh oui, les fameux feux immenses de Californie J’aurais un sacré coup de barre juste avant d’aller manger, impossible de conduire, une envie de dormir soudaine, qui m’obligera à siester quelques temps au bord d’une rivière, tellement belle du reste, on se serait cru en Corse. Tat prendra le volant à partir de là, juste le temps pour moi de me reposer un peu de ne pas être au volant, mais décidemment, elle n’aime vraiment pas conduire et moi tellement, que je reprendrai le volant juste après manger… On quitte la Valley pour se diriger vers la sortie du park, direction SFO ! On roule, on voit de super paysage, un peu à la « shérif fais-moi peur », je ne sais plus où on s’est arrêté, mais avant d’entrer en ville, il fallait que je lave la mustang et quelle bonne idée ! Le plus beau Lavomatic que j’ai pu voir de ma vie, vu de l’extérieur, rien d’exceptionnel non plus, normal même, mais j’ai un TOC d’avoir un véhicule propre que ce soit le mien ou pas. En faisant le tour, une gentille Américaine me propose des lingettes parfums chewing-gum pour nettoyer mon tableau de bord, sympa ! On choisit le lavage, pas cher au passage et cerise sur le gâteau, l’aspirateur est gratuit ! Vu qu’on a fumé comme des pompiers dans la voiture, que Budget réclame 250$ s’ils s’aperçoivent qu’on a fumé « inside », ce petit nettoyage deviendra grand et malheureusement, notre glacière en polystyrène avait rendu l’âme sans qu’on l’ai vu, et c’est la banquette arrière qui n’était pas contente et humide… Sur la route, on s’arrête pour manger dans un « in&out » burgers, je leur décerne l’award du burger le plus gras et calorifique que j’ai pu mangé aux States, il dégoulinait de gras…Faut dire qu’avec 4 steaks hachés et 4 tranches de cheddar, il fallait s’y attendre…Les frites sont faites maisons, c-à-d épluchées, coupées et frites sur place, aucun intérêt gustatif ! L’impression de vivre un peu à la « SuperSizeMe », ça, c’est fait ! Arrivée par les ponts, de nuit, sur SFO puis entrée directe dans le centre-ville, impressionnant ! Se dessine devant nous les premières collines, cables-cars et démarrages en côte…Génial ! Ca promet ! On grimpe, grimpe jusqu’à notre hôtel sur Nob Hill, le valet nous gare la voiture, on arrive au lobby, on gratte l’upgrade, on l’obtient et visite guidée en vidéo de la suite avec vue sur SFO pour 100€TTC, oui-oui 100€ tout rond ! Et dire qu’on y dormira 4 nuits, vraiment une bonne idée et merci trip advisor et booking, car sur expedia, 3 nuits en chambre standard coutait 863€TTC dans le même hôtel ! Après cette rude journée et cette bonne surprise en fin de journée, on se dit que nos 4 jours à SFO démarrent sur les chapeaux de roues ! HeHaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!
Jour 8 : Dimanche 13 Septembre
Bon, voilà maintenant 1 semaine que nous sommes aux States, 1 semaine déjà ! Ca passe vraiment vite, trop vite ! Mais bon, on enchaine ! Direction les piers, pour cela on prend le cable car qui passe et s’arrête juste devant l’hôtel, on demande pour acheter le pass 3 jours, le conducteur très gentil (est-ce encore besoin de le préciser après une semaine ?), nous indique où l’acheter et nous offre ce premier voyage ! Cool ! Petit dèj chez Noah avec ces fameux bagels, ouai… Puis taxi pour le pier 39 (pire feurdi naïneu), car après 20 minutes de marches, on était à peine arrivé au N°7, on est Marseillais qd-même, faudrait pas l’oublier !!! On prendra le sightseeing tour avec les bus rouges ouvert sur le dessus, 25$/pers. pour 2 jours, cela m’aura permis de me situer (merci les conseils du forum), Tat restera définitivement perdu ces 4 jours dans cette grande ville, elle qui connaît si bien Paris… Mais bon, il fait gris, le temps passe, et l’envie d’aller se faire un tour de Rocket Boat nous démange… Quelle bonne idée ! Les vidz parlent d’elle-même !!! On a vraiment bien rigolé, un des membres du personnel était Français
Traquenard: amende de vignette sur les autoroutes slovènes English translation pending
Message un peu long mais à lire absolument car mon histoire peut vous arriver également 🤪
Je viens exprimer mon indignation quant aux pratiques inqualifiables des agents de la DARS (controleurs des autoroutes slovènes que nous avons d'abord pris pour des douaniers) et mettre en garde les voyageurs qui veulent se rendre en Slovénie. Que ma mésaventure familiale, puisse après tout, aider d'autres vacanciers !!!!!! Nous logions sur Trieste en Italie et nous avons décidé d'aller visiter les fameuses grottes de Postojna (les plus visitées d'europe !!!) qui ne sont qu'à 47 km (sortie d'une demie journée). Pour gagner du temps je prends l'autoroute à Trieste et je suis la direction de la Slovénie.J’arrive alors au poste frontière. Passant entre deux états européens aucun contrôle n'est effectué (pas de douaniers en vue), nous voyons seulement une pencarte avec un pictogramme moyennement compréhensible (orange avec le dessin d'une voiture). Voilà, nous sommes en Slovénie et nos ennuis commencent. Je fais à peine 50 m après le poste frontière, j’ai le choix entre continuer sur l'autoroute ou prendre la nationale. J’opte pour l'autoroute pour aller plus vite. J’arrive au péage d'entrée. Je m’approche de la cabine et j'appuie sur le bouton de distribution de ticket mais rien ne sort. Je tente l'expérience plusieurs fois mais en vain ... Je constate que des agents slovènes sont postés sur le bas côté du péage. Voyant que j’ insiste inutilement pour la prise d'un ticket, l'un des agents (une femme) me fait signe d'avancer et me demande de me garer. Elle me demande les papiers d'identité (nous pensons alors que c'est un contrôle douanier). Sur ces entres faits, elle s'approche d'une autre voiture qui vient se stationner à côté de la mienne. Apparemment elle connaît le conducteur et commence à bavarder avec lui, nous laissant en plan au moins dix bonnes minutes (bonjour la courtoisie vis à vis des étrangers) sa conversation terminée, elle daigne enfin revenir vers nous et me demande alors les papiers du véhicule, et de la suivre dans son fourgon. Quelle n’est pas mon indignation quand elle me sort un papier écrit en français concernant la soit disant infraction que je venais de commettre, 300 euro d'amende, (ramenée à 150 pour avoir payé sur place 😕) pour être entré sur l'autoroute sans cette "putain"de vignette (que j'aurai achetée si cela avait été mieux indiqué soit à la frontière soit sur la cabine de péage) !!!! alors que c'est elle qui m'avait fait signe pour entrer sur l'autoroute en voyant mon acharnement à vouloir à tout prix prendre un ticket pour accéder à l'autoroute. Aucun choix nous a été donné de faire demi tour, aucune discussion possible pour ne payer que le prix de la vignette c’est a dire 15 euro. Une indifférence totale de la part de l'agent qui n'à eu aucune indulgence, fait aucune prévention mais seulement de la répression sur le dos de touristes (nous étions à ses yeux de simples fraudeurs). Quel traquenard !!!!! De la pure escroquerie😠😠. Mais comment peut on se poster à l'entrée d'un péage pour verbaliser les touristes qui n'ont toujours pas utilisé leur réseau autoroutier. Mais qu'elle infraction ai je pu commettre sans avoir encore emprunté leur autoroute ? Une sanction démesurée (150 euro d'amende fait très mal à un budget vacances) comparé à l'infraction soit disant commise. Vive l'entrée de la Slovénie dans l'Union Européenne !!!! Cette mésaventure montre qu'une chose, c'est que l'état Slovène accueil très bien ses touristes et semble vouloir renflouer ses caisses sur leur dos. Je pense ne pas être le seul à avoir été abusé de la sorte. Essayons de nous regrouper pour en faire part aux instances européennes.😉
Je viens exprimer mon indignation quant aux pratiques inqualifiables des agents de la DARS (controleurs des autoroutes slovènes que nous avons d'abord pris pour des douaniers) et mettre en garde les voyageurs qui veulent se rendre en Slovénie. Que ma mésaventure familiale, puisse après tout, aider d'autres vacanciers !!!!!! Nous logions sur Trieste en Italie et nous avons décidé d'aller visiter les fameuses grottes de Postojna (les plus visitées d'europe !!!) qui ne sont qu'à 47 km (sortie d'une demie journée). Pour gagner du temps je prends l'autoroute à Trieste et je suis la direction de la Slovénie.J’arrive alors au poste frontière. Passant entre deux états européens aucun contrôle n'est effectué (pas de douaniers en vue), nous voyons seulement une pencarte avec un pictogramme moyennement compréhensible (orange avec le dessin d'une voiture). Voilà, nous sommes en Slovénie et nos ennuis commencent. Je fais à peine 50 m après le poste frontière, j’ai le choix entre continuer sur l'autoroute ou prendre la nationale. J’opte pour l'autoroute pour aller plus vite. J’arrive au péage d'entrée. Je m’approche de la cabine et j'appuie sur le bouton de distribution de ticket mais rien ne sort. Je tente l'expérience plusieurs fois mais en vain ... Je constate que des agents slovènes sont postés sur le bas côté du péage. Voyant que j’ insiste inutilement pour la prise d'un ticket, l'un des agents (une femme) me fait signe d'avancer et me demande de me garer. Elle me demande les papiers d'identité (nous pensons alors que c'est un contrôle douanier). Sur ces entres faits, elle s'approche d'une autre voiture qui vient se stationner à côté de la mienne. Apparemment elle connaît le conducteur et commence à bavarder avec lui, nous laissant en plan au moins dix bonnes minutes (bonjour la courtoisie vis à vis des étrangers) sa conversation terminée, elle daigne enfin revenir vers nous et me demande alors les papiers du véhicule, et de la suivre dans son fourgon. Quelle n’est pas mon indignation quand elle me sort un papier écrit en français concernant la soit disant infraction que je venais de commettre, 300 euro d'amende, (ramenée à 150 pour avoir payé sur place 😕) pour être entré sur l'autoroute sans cette "putain"de vignette (que j'aurai achetée si cela avait été mieux indiqué soit à la frontière soit sur la cabine de péage) !!!! alors que c'est elle qui m'avait fait signe pour entrer sur l'autoroute en voyant mon acharnement à vouloir à tout prix prendre un ticket pour accéder à l'autoroute. Aucun choix nous a été donné de faire demi tour, aucune discussion possible pour ne payer que le prix de la vignette c’est a dire 15 euro. Une indifférence totale de la part de l'agent qui n'à eu aucune indulgence, fait aucune prévention mais seulement de la répression sur le dos de touristes (nous étions à ses yeux de simples fraudeurs). Quel traquenard !!!!! De la pure escroquerie😠😠. Mais comment peut on se poster à l'entrée d'un péage pour verbaliser les touristes qui n'ont toujours pas utilisé leur réseau autoroutier. Mais qu'elle infraction ai je pu commettre sans avoir encore emprunté leur autoroute ? Une sanction démesurée (150 euro d'amende fait très mal à un budget vacances) comparé à l'infraction soit disant commise. Vive l'entrée de la Slovénie dans l'Union Européenne !!!! Cette mésaventure montre qu'une chose, c'est que l'état Slovène accueil très bien ses touristes et semble vouloir renflouer ses caisses sur leur dos. Je pense ne pas être le seul à avoir été abusé de la sorte. Essayons de nous regrouper pour en faire part aux instances européennes.😉
Mai Juin 2009, 11000 km dans l'Ouest américain - toutes les photos sont de retour English translation pending
Du 13 mai au 12 juin2009, près de 11000km dans 9 états, des routes jusqu'à 3700m d'altitude
des températures de 104° F à 27°F, du soleil, de la pluie, des orages, de la neige, une "tornade"
Avant de raconter en images, voici la liste des sites visités : Californie : Imperial Dunes - Arizona : Prison de Yuma - Organ Pipe NM - Saguaro NP (W) - Sonoran Desert Museum - Old Tucson Studio - Tombstone - Colossal Cave - Apache Trail - Tonto NM - Petrified Forest NP - Chelly Canyon NM - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry - croisière Navajo Tapestry - Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail - Colorado : Grand Mesa SP - Rocky Mountains NP - South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP - Windcaves -Jewel Cave - Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF - Idaho : Twin Falls - Shoshone Falls - Malad Gorge - Hagerman Fossil Beds NM -1000 Springs - Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
MERCREDI 13 MAI
Départ de Nantes à 7h05, escale à Roissy, arrivée à Los Angelès vers 13h et des poussières, passage en douane rapide, navette imédiate pour le rental car, peu d'attente chez ALAMO et nous voici partis avec une GMC Envoy qui sort du lavage.
La GMC Envoy, toute propre, mais pas pour longtemps
Notre GPS nous conduit sans bavure jusqu'au Best Western de El Cajon, près de San Diego – avec un petit détour pour voir le Pacifique (horizon embrumé comme lors des voyages précédents).
Jeudi 14 MAI - en route vers le sud Arizona
Petit déjeuner dès l'ouverture (6h30) puis la I8 vers l'est. Courses à El Centro (qui n'a rien de central, loin de là) : quelques bricoles et l'essentiel, de l'eau, une glacière et des bonbons pour la route. Notre première visite est consacrée aux Imperial Dunes (dans l'Imperial county de Californie, juste à la limite de l'Arizona, le long du Mexique). La freeway traverse le désert de sable sur plus de 10 miles, mais dans l'autre sens, les dunes s'étendent sur une centaine de km. Un parking entre les 2 chaussées de l'autoroute, avec des vues polluées par les lignes électriques... Un peu plus loin, une sortie donne accès au centre de rangers (fermé!) de l'Imperial Sand Dunes Recreation Area et une piste nous conduit à un parking au milieu de l'immensité de sable … rien d'autre que le ciel bleu et le sable doré.
Des traces de roues témoignent que le site est ouvert aux quads, d'ailleurs en repartant nous en apercevons quelques-uns rentrant d'un périple dans les dunes.
Notre seconde étape est consacrée à la prison territoriale de Yuma (AZ), petite ville située de l'autre coté du Colorado (tiens, en voilà un dont on ré-entendra parlé par la suite.) Certains se souviennent peut-être du film " 3h10 pour Yuma ", un chef-d'œuvre du western de 1957 avec Glen Ford – Les plus jeunes connaitront plutôt le remake de 2008.

La prison, qui a fonctionné de 1876 à 1909, est ouverte au public (4$ par personne) - on y visite, outre les cellules et cachots, un musée parsemé d'objets, d'armes et surtout de photos des détenu(e)s et des gardiens. Aussi, la liste de tout ceux qui y furent incarcérés, la durée, les exécutions (rares) et … les évadés, repris ou non. On note par exemple que certains mormons y ont été emprisonnés pour polygamie.

En 1909, la prison a été transférée à Florence, un lieu que nous croiserons plus tard.
Arrivée dans l'apm à Gila Ben – le Knights Inn réservé par Super 8 est vieillot, mais la chambre est correcte. La piscine par contre n'a pas vu d'eau depuis des années. Avec le décalage horaire, on a plus envie d'une sieste que d'un bain.
En fin de journée, nous partons voir le coucher du soleil dans le Sonoran Desert NM ; la piste que nous empruntons nous conduit à aucun point intéressant et nous remettons au lendemain notre découverte des cactus géants.
Vendredi 15 Mai – Organ Pipe Cactus NM
Petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?)
Les cactus sont présents partout maintenant. Les saguaros caractérisent le Sodoran desert qui avec le Mojave et le Great Basin constituent les 3 grands déserts du sud ouest des USA.
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface, pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne somme pas les seuls ce jours-là mais presque.

Nous achetons notre « annual pass » au visitor center, auprès des rangers de service. Ceux-ci ne sont pas très jeunes et je me dis que ces militaires, hommes et femmes, ne prennent jamais de retraite : ranger, c'est pour la vie ? (cette impression ira en s'amplifiant au cour de notre voyage)

A coté du centre, une promenade botanique permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos.
Organ Pipe à droite
Il y a plusieurs circuits dans le parc. Le plus long est fermé depuis quelques année pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine. L'ajo mountain drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. La nature à l'état sauvage, des cactus et quelques animaux rencontrés en chemin, un coyote, des Sonoran Proghorn et une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – difficile à prendre en photo. Un peu de relief, même une bonne montée et la route passe à proximité d'une arche.
Arch Canyon
La North Puerto Blanco Drive part de l'autre coté du visitor center et est fermée au bout de 5 miles au delà d'un parking. Une picnic area y est aménagée avec des ramadas offrant de l'ombre pour déjeuner.
L'apm, en route vers Tucson, 140 miles par l'AZ86, qui filent tout droit au milieu des cactus. Nous passons un 3 ou 4ème barrage de douane – contrôle des passeports... c'est surtout l'immigration mexicaine qui est visée.
Plus loin, nous voyons une tornade. Peut-on appeler tornade ces tourbillons de sables qui se forment dans le désert ? Nous en avons déjà vu l'an passé, en particulier dans la Carrizo Plain NM, le long de la faille de San Andrea (il faudra que je raconte un jour). Mais celle-ci que nous voyons de très loin, s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route. Elle traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
A Tucson, notre GPS nous conduit directement au Studio 6 que nous avons réservé pour 3 nuits. Ce type de motel, de la famille Motel 6, a l'avantage de disposer d'un coin cuisine, avec frigo et micro-onde, ça c'est commun, mais aussi un évier, une plaque de cuisson et de la vaisselle (pour nous : 35, 77 € la nuit, frais de change inclus). Il y a bien sûr une piscine.
Samedi 16 mai – désert et western
Pas beaucoup de route aujourd'hui. Départ direction le Sodoran Desert Museum pour y découvrir les plantes et animaux qui vivent dans la région, en particulier ceux que l'on a trop peu d'occasion de voir lors des visites des parcs. Il est encore tôt, mais les grands mammifères sont déjà retirés dans leur coin à l'ombre. Nous passons un grand moment à regarder et filmer un raccoon (raton laveur) jouer avec sa gamelle.
Raccoon en activité
Environ 2h pour un tour complet – de nombreuses plantes du désert et une centaine d'animaux plus ou moins sympathiques … Et le soleil qui monte dans le ciel.

Deuxième étape, le Saguaro NP (west). La fiche en français (ne jamais oublier de demander) remise avec la carte à l'entrée nous apprend plein de chose sur ce cactus géant, emblème de l'Arizona. Au bout de 15 ans, il ne mesure qu'une trentaine de cm de haut. Les premiers bras n'apparraisent qu'après 75 ans. Il peut vivre plus de 150 ans, mesurer plus de 15m et peser plus de 8 tonnes ! Mais le circuit dans le parc n'a rien d'extraordinaire, surtout après l'Organ Pipe.

Troisième étape, Old Tucson Studio, lieu de tournage de nombreux western de la grande époque comme Rio Bravo, en tout 300 films de1939 à 2004 . (On paye à l'entrée - 16$95 par adulte, mais les attractions ensuite sont gratuites) Petit tour dans la grand rue, typique de la fin du XIXème et la chaleur nous conduit tout naturellement au saloon pour y trouver un peu de fraicheur et une bière. Nous avons en main le programme des spectacles : il y en a presque tout le temps de 10h à 16h. Justement dans 10 minutes, c'est le show des « cow girls » chants et danses très animées dans le saloon, sur la scène et sur … le bar !
Un petit tour dehors et nous nous dirigeons vers des gradins à l'ombre face à l'église pour assister à un spectacle digne des (meilleurs?) western – cascades, combats, tirs, explosions, incendies.

Nouveau tour au soleil vers la locomotive de 1872 et la chapelle, puis retour au saloon pour un nouveau spectacle, cette fois « french cacan » de nos danseuses de toute à l'heure.

Quelques visites, un autre spectacle en plein air, un tour du centre dans le petit train, quelques achats à la sortie et vite la clim dans la voiture, direction l'hôtel et sa piscine.
Dimanche 17 mai – western et visite de cave
Au programme de ce dimanche, Colossal cave et Tombstone. Nous décidons d'inverser et de garder la fraicheur de la cave pour l'apm. Nous verrons par la suite que nous allons faire le même choix pour d'autres raisons.
Tombstone, lieu mythique de l'histoire de l'ouest - le lieu du début de la fin pour tous les "méchants" de l'ouest à la fin du 19ème. Le lieu du "règlement de compte à OK Corral", titre du film le plus connu de l'histoire de Wyatt Earp. Depuis le début de l'année, les chaines satellites nous ont proposé 4 versions de ce duel qui a marqué l'ouest au point d'en parler et de fêter encore 128 ans après.
Car outre le fait que le centre du village a gardé le look de l'époque, même si chaque bâtiment est maintenant un magasin qui vend surtout des souvenirs made in .....a , cela reste le lieu du vrai OK Corral. Ici on ne paye rien à l'entrée, mais on paye pour visiter chaque lieu particulier et pour assister à la reconstitution du fameux "règlement de compte".
A part ça, un BBQ rib beef d'enfer au Longhorn restaurant.

Visite indispensable, le cimetière reconstitué à l'entrée de la ville (pas évident à trouver) où reposent à jamais les Mc Laury et Clanton, victimes du shérif Earp et de ses frères, aidés de Doc Holliday. La lecture des plaques funéraires laisse bien des surprises, avec les inconnus, les chinois de service, les victimes des apaches (ah, on va en reparler bientôt des ceux-là) et les "pendus par erreur" !!!
26 octobre 1881 - les victimes du règlement de compte à OK Corral
Dans l'après midi, visite de cave. Chez nous quand on parle de visite de cave, il s'agit bien sûr d'une cave de muscadet, comme dans d'autres régions de bordeaux ou de bourgogne, voire de fromages. Une cave ici est surtout réservée au spéléologue et ne renferme ni bon cru ni fromage. La Colossal cave en question est une grotte dans un State Parc aux portes de Tucson. La photo de l'entrée du parc montre, ô combien, que le ciel bleu de nos premiers jours s'est bien assombri – ce n'est qu'un début.
Entrée dans le parc gratuite, mais visite guidée de la cave payante (11$ par personne). Température fraiche par ce temps orageux, marches à descendre, marches à remonter … rien d'extraordinaire dans cette promenade souterraine d'une heure, mais une visite quand même bien agréable. Trop difficile de suivre le discours du guide, donc nous consacrons notre temps à voir plutôt qu'à entendre, et à faire quelques photos. Car ici, contrairement aux Kartchner Caverns voisines, on peut faire des photos.
Pas facile, facile de faire de bonnes photos dans ces caves...
Lundi 18 – chez les Apaches
Direction Apache Junction, tous d'abord, banlieue de Phoenix pour s'engager sur l'Apache Trail. Cette route vers l'est, construite par les indiens, comporte 2 parties bien distinctes. Le début est revêtu et de bonne qualité ; il traverse une région aride et montagneux, tout en suivant le cours de la Salt River et des retenues offrant des lacs propices aux bateaux.

Apache Trail
La seconde partie est une piste de qualité variable, surtout dans les passages pentus et en lacets où nous croisons au pas des gros 4x4 tractant des bateaux plus larges qu'eux. Quelques beaux points de vue sur les roches teintées et les lacs puis sur le barrage à l'extrémité.
A quelques miles du barrage se trouve le Tonto NM. Direction le visitor center – le parking est quasiment vide. La ranger de service n'est pas très emballée de nous laisser partir sur le chemin qui mène aux maisons Anasazi dans une sorte une grotte plus haut. Elle nous explique que le lieu est fréquenté par des hordes abeilles en furie à n'approcher sous aucun prétexte et qu'il ne faut pas dépasser le barrage installer sur le chemin, et puis que si on vois un serpent à sonnette traverser le chemin, il faut s'arrêter pour le laisser passer …

Bref, c'est surtout la chaleur et la pente qui nous gênera le plus, mais nous ne dépassons pas les barrières – on y a quand même une belle vue de ruines qui nous rappellent Mesa Verde et, en nous retournant, sur le lac formé par le barrage.
Nous déjeunons dans le joli parking aménagé avec tables sous abri dans un coin tranquille près de la sortie.
Ensuite le nom d'Apache trail continu pour la AZ188 jusqu'à Midland City où nous prenons la AZ60 en direction de Show Low en plein territoire Apache. Je ne sais pas si c'est le fantôme de Cochise qui erre dans le secteur, mais mon GPS m'indique de bien curieuses choses – routes en zig zag alors qu'en face de moi elle est rectiligne, position en dehors de la route etc.
Point de vue sur le canyon de la Salt river .
Nous arrivons avant l'orage au KC motel de Show Low. on est en plein territoire apache et le couple d'indiens que nous croisons au restaurant le soir nous fait penser à Geronimo !
Mardi 19 – la forêt pétrifiée et les navajos
Départ de bonne heure pour une centaine de km vers Petrified Forest NP, par l'entrée nord. Mal vu, ça aurait été mieux par le sud, m'en suis rendu compte après.
Ce parc ne m'avais pas attiré lors des voyages précédents et j'étais encore près à le zapper cette année. Pourquoi ? Parce ce qu'aucun site sur la toile n'en présente des photos qui donnent une bonne idée de l'intérêt du parc. Bon les troncs fossilisés datent d'environ 225 millions d'années, et alors, il y en a ailleurs. Le Painted Desert, c'est un peu comme celui de John Day Fossil Bed où nous sommes passés en 2007 (pour ce qui ne connaissent pas, c'est en Oregon, dans un coin plutôt à l'écart des circuits de grands parcs). En fait, il ne faut pas rater, même si ça fait un grand détour. Les étendues de rochers et de terre rouge au nord sont visibles de 7 ou 8 points qui justifient tous un arrêt, mais les couleurs sont plus belles l'apm (d'où mon erreur de trajet – en commençant au nord, mais j'avais fait tous les points de vue le matin et il fallait que j'y repasse pour sortir. De plus l'AR me faisait faire 40 miles de plus).

La traversée de l'ex Route 66 est marquée par le cadavre d'une vieille voiture. Tous les points au sud nécessitent un arrêt et une visite, mais jamais de grande marche. A Puerto Pueblo, on visite les ruines d'un village du XII - XIIIème siècle. Plus loin, le Newspaper Rock permet de voir de pétrogyphes, moins bien que celui celui près des Needles de Canyonland. Les points de Blue Mesa font découvrir les troncs pétrifiés que l'érosion commence à mettre à jour. Ceux de Crystal Forest et de Long Logs offrent des promenades au milieu de la forêt fossilisée.
Pendant que nous marchons parmi les troncs de pierre, une orage fait rage au loin. Au retour, l'eau courre dans la Puerco River, pourtant il nous semble que son lit était à sec le matin.
Une petite centaine de miles pour nous rendre à la ville navajo de Chinle. Logement au Best Western réservé à l'avance – pas de problème (ce n'est pas si mal placé que ça) – Wifi ok, quelques photos aux enfants...
Et nous partons réserver la visite en 4x4 pour le lendemain. Inutile, les billets se prennent sur place, 1/4h avant le départ. Retour au BW : le parking est plein, plein des voitures des indiens qui sont venus diner au resto du motel. Il y a une fête, sans doute. Certains ont revêtus les costumes traditionnels. Je n'ose pas trop demander, l'hôtel et le restaurant sont tenus par des indiens. Après un peu d'attente, nous pouvons diner - hamburger au pain indien.
Le coucher de soleil sur Chinle sera un des rares que nous pourrons voir.
Mercredi 20 - dans le canyon del Muerto
Canyon de Chelly National Monument, un autre lieu que nous n'avions jamais pu inscrire au programme des voyages précédents, mais pas question de le rater cette année. Donc 2 nuits à Chinle pour en profiter au maximum. Bien avant 8h45, nous sommes à Thunderbird Lodge pour prendre nos billets pour la visite en 4x4 – la journée complète avec le déjeuner (60, 72 € par personne, taxes et frais de change inclus). Départ prévu à 9h, mais notre guide nous ferra remarquer que l'heure indienne est souvent approximative. Donc vers 9h30, assis avec 22 américains à l'arrière d'un camion transformé en mini-bus pour touristes, nous partons vers l'entrée du parc. Je crains pour mon dos en repensant à la remorque du shuttle du Grand Canyon quelques années plutôt – en fait, pas de problème.

Le circuit commence par le canyon Del Muerto qui se sépare de celui de Chelly peu après l'entrée. Notre engin roule sur la piste de sable puis dans le lit de la rivière. Des 4x4 persos, avec un guide navajo et des groupes à cheval, aussi accompagnés, nous précédent ou nous suivent. Les arrêts sont nombreux pour contempler les pétroglyphes et les ruines anasazis incrustées dans les falaises. Des arrêts plus conséquents se font là où sont installés les stands des marchands de souvenirs indiens, bijoux, poteries etc...

La vallée est encastrée entre les falaises de pierres rouges aux coulées noires. Passé Antelop House Ruin, le lit de la rivière se rétrécit et la piste va et vient du fil de l'eau au chemin de sable. Nous allons jusqu'à Massacre Cave, ainsi nommée en souvenir de la tuerie de 115 navajos par les espagnols en 1805. C'est là que nous faisons la pose déjeuner.
Massacre Cave
Retour vers l'embranchement et nous prenons la piste du canyon de Chelly. Le tour est plus court, avec moins d'arrêts, la piste plus étroite traverse et retraverse le ruisseau dans des creux de plus en plus impressionnants. White House Ruin puis Windows Arch constituent les principaux points d'intérêt avant d'arriver à Spider Rock, ce double rocher monumental dédié à la femme-araignée, la sorcière qui exposait dessus les enfants pas sages !

La fin du parcours sera mouvementée : le vent emporte mon chapeau puis la pluie fait son apparition et nos sièges ne sont pas abrités. Notre guide distribue les vêtements de pluie qu'il a en réserve, mais il n'y en pas pour tout le monde. Puis au passage d'un gué, le « camion » reste bloqué au fond dans la boue. Après plusieurs manœuvres, notre chauffeur-guide arrive à en extraire son engin, mais la piste est pas mal détériorée et je me fais du soucis pour la voiture que nous venons de croiser – un 4x4 de particulier, peut-être de location – qui devra repasser là tout à l'heure. Rentré à Thunderbird Lodge, après quelques achats de souvenirs, nous partons sur le South Rim Drive. La pluie a cessé et nous avons tout notre temps pour aller voir Spider Rock et White South Ruin d'en haut.

Une journée bien remplie, mais Canyon de Chelly NM est certainement un des plus beaux sites à visiter en Arizona. Nous avons trouvé le circuit à l'intérieur des canyons beaucoup plus intéressant que celui fait l'an passé dans les Needles de Canyonland, un peu dans les mêmes conditions.
2ème semaine – jusqu'aux sources du Colorado
Arizona : Croisière Navajo Tapestry - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail Colorado : Grand Mesa SR - Rocky Mountains NP
Après le canyon de Chelly, notre programme prévoit de rejoindre le Rocky Mountains NP, pas par le chemin le plus court mais en parcourant les célèbres trails de l'Utah : Cottoonwood Road, Burr Trail et Notom/Bullfrog Road, Cathedral Valley et Shafer Trail – si le temps (qui n'a cessé de se dégrader) le permet.
Jeudi 21 Mai - Pour commencer, Valley of the Gods.
En quittant Chinle vers le nord, nous rencontrons très vite ces paysages de buttes rouges qui atteignent leur apothéose à Monument Valley. Nous avons déjà visité en 2005 et j'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas voir les 2 à la suite. L'entrée de Valley of the Gods par la US 163 donne sur gué boueux où ruisselle un peu d'eau lors de notre passage. Pas une grosse difficulté ce jour là, mais je mets la voiture en 4x4. Les 28km de pistes sont ponctués de quelques arrêts aux meilleurs points de vue. Cette vallée des dieux a un certain charme, il nous manque le ciel bleu.
Valley of the Gods - un gout de déjà vu
Peu après la sortie sur la UT 261 se trouve le Goosenecks SP. Le parking est au bord du point de vue sur les méandres de la San Juan River. Un environnement pas très chouette, mais les 3 boucles de la rivière qui serpente 3-400m à nos pieds sont impressionnantes. Pas possible d'avoir une vue complète en photo, il faut avoir recours à la vidéo.
Les 3 méandres de la San Juan River
En route vers Page où nous avons réservé 3 nuits au Quality Inn sur le Lake Powel Boulevard. Au passage nous fermons les yeux sur les fumées de la centrale à charbon et nous allons repérer le Lower Antelop Canyon : ça a l'air fermé. Coté Upper, il y a de l'animation. Bon, on verra demain.
Vendredi 22 – la cata
Au réveil, un petit tour sur le balcon – tiens il pleut. Ça risque de changer nos plans. Bon, on va manger et on verra après. De retour du petit déjeuner, la pluie s'est transformé en averse tropicale, même pas question d'aller jusqu'à la voiture … et nous allons passer la matinée à regarder l'orage de notre fenêtre au premier. Très vite, l'écoulement de l'eau dans la rue en pente dépasse la hauteur des bordures et charrie une terre rouge venue d'un peu partout. Pas question l'aller à Antelop ce matin et grosses craintes pour l'état des pistes pour la suite.
Après, il y a eu bien pire
En fin de matinée, la pluie cesse. Nous avons réservé une promenade en bateau sur le lac Powel, il est temps de se diriger vers Wahweap. Des 5-6 croisières proposées, nous avons choisi celle de 3 heures nommée Navajo Trapestry Boat Cruise – départ 1PM.
La croisière sur le lac est certainement plus belle avec du soleil et du ciel bleu, mais il faut faire avec les nuages sombres qui nous entourent. Et quoi qu'il en soit, la navigation dans la partie immergée de Antelop Canyon est magnifique. Le bateau se faufile dans un couloir de plus en plus étroit - A faire absolument. La partie suivante dans le Navajo Canyon est moins intéressante, le canyon est plus large et cela à un gout de déjà vu.

Nous sommes parmi les premiers à passer par un chenal récemment ouvert pour raccourcir le trajet de retour. Deux autres couples de français sur le bateau ; ils nous racontent la difficulté qu'ils ont eu la veille au soir pour se loger à Page et d'être obligé de changer d'hôtel pour la 2ème nuit.
Le soir, nous avions décidé de diner au Glen Canyon Steak House en face notre Hôtel – chanteur country pas top, cars de français bruyants et la note la plus salée du voyage. A éviter.
Samedi 23 – Antelop même sans le soleil de 11h30
C'est certain, inutile d'attendre le soleil au zénith pour visiter le canyon navajo, il ne viendra pas. Nous sommes donc dès 9h sur place. Premier point, Lower est fermé – deuxième point, il y a déjà pas mal de monde à Upper Antelop Canyon. Inscription, attente, et nous partons dans le tape-cul de service – sûr, on aurait pas tenu la journée dans un engin pareil à Chelly. Notre guide joue aussi de la flute.
Entrée de Upper Antelop Canyon
La suite juste pour vous montrer qu'on peut faire entre 10 et 11h quelques photos pas trop moches quand il n'y a pas de soleil – pour en voir plus, il y en a des millions sur Internet.
Même sans le soleil ...
Le reste de la journée est consacrée à d'autres point d'intérêt dans le secteur – avec un point commun, les nuages noirs avec des trainées de pluie tout autour de nous.
Tout près de Page, Horseshoe Bend est une grosse boucle du Colorado avec un point de vue à ¾ de mile du parking (en montée au retour).
Sans grand angle : regroupement panoramique ...
Navajo Bridge et le Marble Canyon. Un des rares endroits où on peu voir le Colorado de dessus. Parking rive droite à l'Interpretive Center – jewellerie indienne en rive gauche (beaucoup de choix – carte de crédit acceptées) - point de vue magnifique au milieu.

Nous continuons la route 89 jusqu'à Cliff Dwellers où l'on peut voir de curieuses constructions appuyées sur des champignons de pierre, au pied de Vermillon Cliffs.

Puis demi-tour vers Lees Ferry où la Paria River déverse ses eaux boueuses dans un Colorado qui est sorti bien propre du barrage en amont. Lee Feery River Trail est une jolie promenade le long de la rivière, bien documentée, vers les différents lieux de passage des ferries, seul point de traversée du Colorado sur 800 km jusqu'en 1920.
La maison fortifiée de Lee
A l'hôtel en rentrant, toujours pas de Wi-Fi depuis l'orage – un mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Le lendemain matin, un deuxième jour sans jus d'orange au petit déjeuner – deuxième mauvais point. A part ça, rien à redire, même bien pour un prix abordable à Page,
Dimanche 24 – la gadoue comme chantaient Pétula et Jane
Arrivé de bonne heure chez les rangers du secteur, ils nous confirment ce que nous craignons depuis 2 jours : pas question de s'engager sur la Cotonwood Road. Donc nous faisons le tour par Kanab, 140km de plus mais identique en temps. Sur la route de Kanab, une voiture nous double à vive allure. Curieux, les gens respectent plutôt les limitations par ici. Plus curieux, la voiture blanche qui arrive en face de nous fait un demi-tour au frein à main et repars devant nous, sirènes hurlantes et clignotant de toute part. Quelques centaines de yards plus loin, nous retrouvons les 2 sur le bord de la route. Même le dimanche, il faut se méfier. Je vérifie, le régulateur de la voiture est bien réglé sur 70, la vitesse autorisée ici.
Qui croira que nous avons traversé Bryce Canyon sans même ralentir. Nous avons vu l'an dernier et il y en a des milliers de photos sur le Net. A Cannonville, nous tournons vers Kodachrome, mais nous arrêtons au Tourist Office pour demander si, par hasard, l'accès à Grosvenor Arch serait possible. On nous explique que, peut-être dans 4-5 heures, la piste sera assez sèche, mais pour le moment elle est impraticable.
Nous nous rabattons sur Kodachrome Basin SP; de toute façons, on voulait y passer. Quoi qu'en disent certains, ce parc n'est pas inintéressant. Quelques beaux sites et une jolie balade jusqu'à une arche – de plus le soleil est temporairement de retour.


En route vers le nord, sur la magnifique UT 12, arrêt à Escalante chez les rangers qui nous affirme que l'accès à Devil Garden est possible. Quelques km plus loin, nous nous engageons sur la "Hole in the Rock Road". La piste est sèche, en majorité, à part quelques flaques d'eau où le passage des voitures a creusé de profonds sillons. Mais nous arrivons sans encombre au jardin du diable. Le site vaut le détour, promenade au milieu des pitons rocheux et arches laissés par l'érosion.
Devil Garden
Pendant notre promenade, complétée par quelques excursions sur les pistes voisines, nous ne nous somme pas aperçu qu'un orage s'est abattu sur les premiers miles de la piste. Nous sommes parmi les derniers à quitter les lieux. Sur le chemin du retour, deux voitures nous précèdent à une centaine de mètres. Soudain la première part sur le coté et va se frotter au bord de la piste, haute de plus de 1m à cet endroit. La seconde freinne et part aussi sur le coté. Nous venons d'entrer dans une zone que l'orage a transformé en patinoire. La voiture glisse sur 4-5 centimètres de boue. Avec un peu de chance et en ralentissant progressivement jusqu'à moins de 10 miles, j'évite de frotter ma voiture de location dans les bordures de terre de part et d'autre. Au moins 7-8 miles à rouler au pas, projection de boue, glissade... Je comprends que certaines pistes soit déconseillées par temps d'orage. Ici, c'était plat, mais j'ai peine à imaginer la même gadoue dans une descente.
Nous rejoignons enfin la 12 et la pluie qui va nous accompagner jusqu'à Torrey, avec quelques flocons lors des passages à près de 3000m. Nous avons réservé pour 2 nuits au Sandstone Inn, juste au carrefour de la 12 et la 24.
Lundi 25 – Apprentissage dans les lacets de Burr Trail
Retour à Boulder (60km) pour un petit tour à l'Anasazi SP, et surtout se renseigner sur l'état des pistes (Burr Trail, Notom-Bullfrog Road). Bien sûr, pas de problème sur la partie revêtue de la Burr Trail, mais on nous dit que la suite est impraticable. Bon, et bien on va voir. Après 10 miles, la Burr Trail comporte un passage magnifique nommée Long Canyon. Une vallée encastrée sur 9 miles entre 2 falaises rouges.
Long Canyon
Au delà, la route perd beaucoup d'intérêt jusqu'à l'entrée de Capitol Reef NP. Pas de contrôle à l'entrée, la route deviens un chemin de terre qui, somme toute, a l'air bien sec et large. Bravant les conseils des rangers, nous nous engageons en nous tenant prêt à faire demi-tour si l'état de la piste ou du ciel se dégrade. Que non, que non, nous atteignons le sommet du col et découvrons les lacets du Burr Trail Switchbacks et un magnifique point de vue sur l'autre versant. Nous croisons une voiture toute ordinaire qui viens de monter, donc nous nous lançons dans cette descente qui n'a rien d'infernale mais servira d'apprentissage pour la suite. Demi-tour à l'embranchement de la Notom et retour par Boulder jusqu'au Visitor Center de Capitol Reef.

Nous y arrivons juste pour nous mettre à l'abri. Renseignement pris, l'accès à Cathedral Valley est impossible – niveau d'eau trop haut dans la Fremon River et des rochers en travers de la piste par Caineville Wash Road. Les temples du soleil et de la lune, ce ne sera encore pas pour cette année. Ensuite, petite visite dans le parc, mais nous sommes déjà venus l'an passé.
Chimney Rock de Capitol Reef
Mardi 26 – La grande descente
Faute de Cathedral, nous allons avancer d'un jour notre programme. Départ de bonne heure, nous sommes vers 10h00 à l'entrée d'Island in the Sky. Le secteur, on connait, Arches, Dead Horse Point en 2005, Canyonland en avion et en voiture l'an dernier et en prime, les Needles en 4x4 avec Tag a Long. Reste Shafer Trail. Le ranger de service à l'entrée, après avoir contrôler notre carte avec nos passeports, nous rassure : le Shafer Trail est praticable. Toutefois, il s'inquiète de savoir si notre voiture est un vrai 4x4. Nous doublons un groupe de VTTistes qui se préparent, au moins une douzaine ce jour là. Quand je pense à notre pauvre Spartiate qui s'y est retrouvé tout seul 3 semaines plus tard et sans chaine! Et nous voilà en haut de la piste. Plus de 400m de dénivelé sur une piste accolée à la falaise.
Voiture en 4x4, vitesse en première et c'est parti. Oh ça descend, oh c'est pas large, oh c'est à pic Oh y a des cailloux, des bosses, des trous … Oh, y a des virages, oh y a des voitures dans l'autre sens – où est-ce qu'on se croise ? Tiens, les VTT vont plus vite que moi, ils me doublent par groupe de 2 – j'essaye de leur faciliter le passage Arrêts photos quand même là où on peut. Le problème, c'est que arrivé en bas, c'est pas fini. Je dirai même que la partie la plus délicate à négocier, c'est après. Les trous sont plus profonds, les cailloux sont plus gros et ce, jusqu'au potasse. Nombreuses pauses ; la vue intermédiaire sur le Colorado à Dead Horse Point est superbe Arrêt sur le bord de la rivière … Peu d'animaux en route mais une Quail, comme au début à Organ Pipe... Et ce bleu des étangs de potasse... à en faire rèver le ciel qui n'en fini pas de se dégager de ses nuages.





Nous finissons l'apm à Moab, quelques courses, un chargeur d'appareil photo pour remplacer celui oublié à l'hôtel à Page – surprenant tout ce qu'on peu trouver dans les petits magasins de Moab.
L'hôtel est réservé au Ramada de Green River comme l'an passé. Je trouve que le logement à Moab est devenu trop cher.
Mercredi 27 – mais que va-t'on faire ?
Le Shafer Trail était prévu pour aujourd'hui. Ce soir nous logeons à Eagle où nous avons rendez-vous avec une relation de travail. La I-70 sur 210 miles soit 3 heures d'autoroute. Il y a bien de la vigne dans le coin, on pourrait visiter une cave. A Grand Junction, nous arrêtons au Tourist Office pour trouver des idées. Nous retenons celle d'un détour par la Grand Mesa Scenic Drive, qui passe par un immense plateau à 3000m, truffé de lacs. La montée offre quelques beaux points de vue sur la vallée où coule encore le Colorado. La balade est plutôt fraiche, nous voyons la neige de près au visitor center . A plusieurs reprises, nous rencontrons des marmottes à se dorer au soleil sur le bord de la route, mais elles ne se laissent pas photographier facilement.

Retour sur la I 70 par l'autre versant et nous arrivons au Best Western de Eagle. Eagle, sinistre souvenir où par une soirée de Mai 2005, nous avions atterri, sans bagage... Il faudra que je raconte pourquoi, depuis, je ne ferme plus mes valises à clé pour les USA.
Jeudi 28 – haute montagne
Nous avions prévu de traverser le Rocky Mountains NP d'ouest en est, mais à Grand Junction, on nous avait dit que le col n'était pas ouvert, dire confirmé par nos amis à Eagle. Nous allons donc accéder au parc par l'est et pour cela, passer cet étonnant col où l'autoroute I70 monte à 3200m.
A l'entrée du parc, on nous annonce que la Trail Ridge Road est ouverte depuis plusieurs jours. Nous avons contourné pour rien et nous n'aurons pas le temps de faire un AR jusqu'à l'entrée ouest. Objectif, allez au point le plus haut de la route, à 3713m – hauteur qu'on ne risque pas d'atteindre en voiture en Europe. Quand on redescend de l'autre coté, on arrive sur le bord d'un ruisseau nommé Colorado River. Il prend sa source près d'ici, dans le Mont Richthofen. Promenade un peu fraiche en altitude, orages au loin dans la montagne, balades agréables en forêt plus bas.




La journée se termine au Sleep Inn de Fort Collins. Pas de Wi-Fi un troisième mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Mais un diner agréable au Sundance Steakhouse & Saloon à coté.

3ème semaine
South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP – Wind Cave - Jewel Cave Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF
Vendredi 29 mai – Soirée au Crazy Horse
Voilà un titre qui prendrait un tout autre sens si nous étions à Paris ou à Las Vegas, mais nous en sommes loin.
Journée de transition de Fort Collins au pied des Rocheuses du Colorado vers Custer dans les Blak Hills du Sud Dakota, en traversant une partie du Wyoming. Une longue journée de route, 500km et encore, si on ne fait pas de détour. Pas grand chose à voir aujourd'hui. Nous en profitons pour consulter notre nouveau guide de voyage : « L'ouest Américain / Rocheuses et Grands lacs » de Jacques Klein. Mais pour aujourd'hui, rien, rien, rien. En faisant un petit détour, il y aurait bien Fort Laramie, un nom qui semble dire quelque chose, mais la description qui en est faite dans le guide ne nous encourage pas à y aller. Route monotone, peu de relief, peu de végétation, des trains, des vaches , quelques antilopes, des ranchs isolés, des villages éloignées les uns des autres – il faut faire attention pour l'essence – des travaux sur les routes...
Et nous arrivons tôt dans l'apm à Custer. Nous avons choisi cette bourgade de 2000 habitants plutôt que Rapid City car elle est plus centrale par rapport à tout ce qu'on veut voir dans la région. Nous avons réservé 4 nuits au Chief Motel. La 4ème nuit est gratuite, une carte d'entrée au Custer SP est prêtée aux clients qui restent au moins 3 jours – motel classique, belle piscine couverte avec spa et sauna (gratuit) – coin cuisine, climatisation que nous utiliserons surtout en chauffage.
Quelques courses et nous décidons d'aller faire un tour vers le Crazy Horse Memorial, situé à quelques miles, voir comment ça se présente (horaires tarif) pour visiter le lendemain. Avant l'entrée, un parking et une cabine d'information. Nous obtenons les renseignements souhaités, mais on nous dit aussi que ce soir, il y a un spectacle son et lumière après la tombée de la nuit. Cela nous laisse le temps de visiter avant. Donc on y va. Le mémorial du chef Sioux Crazy Horse, héros de la résistance indienne, est une sculpture gigantesque dans la montagne : 171m de haut, 27 m rien que la tête. Sculpture à l'explosif, si gigantesque que commencée en 1948 par Korczak Ziolkowski, seule la tête est terminée. On ne voit l'ouvrage qu'à plus d'1km mais on approche au pied par une navette, payante. La maquette donne une idée de ce qu'il reste à faire;.. pour les générations futures sans doute. En prime, enfin un coucher de soleil.

Le visitor center et sa galerie marchande donne accès à un musée assez hétéroclite de l'histoire et de la culture indienne. On peut y voir entre autre les drapeaux de toutes (?) les tribus des natives d'Amérique du nord.
"Mes terres se trouvent là où repose mon peuple" avait dit le valeureux guerrier
Le spectacle son et lumière qui débute à la tombée de la nuit est fort imprégné des techniques du laser, mais à notre gout, aurait beaucoup à apprendre coté « spectaculaire ». Commentaire trop difficile à suivre pour nous, projection sur la montagne à plus d'un 1km. Toutefois, à ne pas rater quand on est dans le secteur, c'est inclut dans le prix d'entrée.
Samedi 30 mai – Buffalos, pronghorns et autres
Le Custer State Park est à la porte est de Custer city. Ce parc d'état est connu pour ses troupeaux de bisons. Effectivement sur la scenic drive qui fait le tour de la partie sud, nous en rencontrons, isolés ou en petit groupe près de la route, en troupeaux plus importants se tiennent plus au loin.
Mais nous rencontrons aussi des pronghorns, que nous avions toujours nommés par erreur antilopes, des mule deers, cervidés à cul blanc, des burros, ânes sauvages un peu trop familier.

En nous aventurant sur les pistes qui traversent les forêts de la partie centrale du parc, nous rencontrons des marmottes bien craintives, mais qui se laissent photographier.
La partie sud jouxte le Wind Cave National Park. Avant d'arriver aux caves, nous rencontrons pour la première fois des colonies de "prairie dogs". Drôle d'idée de nommer chien de prairie ce petit animal qui se tient debout devant son terrier et s'y cache dès que l'on veux le photographier !
L'entrée du parc est gratuite, la visite de la cave du vent est payante. Nous nous inscrivons pour la plus courte (1h) et 20 minutes plus tard, nous suivons une jeune ranger dans les galeries souterraines.
Beaucoup de marches, toujours en descendant – les escaliers nous conduisent à des salles qui n'ont rien d'impressionnantes.
Notre guide coupe l'éclairage pendant 2 minutes, pour nous faire peur peut-être... En tout cas, on peut faire des photos … On continue de descendre des marches, encore et encore … ça devient inquiétant, il va bien falloir remonter pour sortir ! Oh surprise, au bout d'une heure nous arrivons à un ascenseur qui nous remonte à la surface.
En sortant du parc, nous croisons un troupeau de bisons proche de la route.

La journée n'est pas finie, retour parle Custer Park : un peu de piste pour arriver sur le bord d'un lac puis nous partons vers le secteur nord du parc. La route est spectaculaire : elle fait des boucles et des nœuds pour passer au dessus d'elle même, elle traverse des tunnels guère plus larges que la voiture et abouti à un rocher surprenant nommé Needles Eye dans un entassement d'aiguilles de granit.

Dimanche 31 mai – Badlands
Badlands, c'est le parc national principal du Sud Dakota. Ça veut dire les mauvaises terres. Il borde la réserve Sioux de Pine Ridge, la réserve indienne de la tribu Oglada (la tribu de Crazy Horse). C'est un des endroits les plus pauvres de l'Amérique du nord. Vu à la télé au printemps, le film « Cœur de tonnerre » montre bien la situation dans ce secteur il y a quelques dizaines d'années.
Nous sommes partis par Rapid City pour rejoindre l'entrée nord-est par la I 90. Un plein d'essence à Wall, le circuit prévu sera long, sans doute plus de 400 km dont 80 de route non revêtue. La badland loop road offre 40km de route qui serpente en bas puis en haut des falaises. De nombreux arrêts permettent d'admirer les couleurs des couches successives mise à jour par l'érosion.

Dans un endroit, la terre des falaises est jaune, tranchant avec les bandes grises et rouges. Des petits sentiers aménagés accèdent à des points de vue particuliers ; le Fossil Exhibit Trail offre une promenade découverte au milieu de fossiles à peine déterrés, mais bien protégés.

Au lieu de sortir à Pinnacles Entrance, nous continuons sur la Sage Creek Rim Road, une route non revêtue qui suis le bord de la falaise avec quelques overlook intéressant et la « Roberts prairie dog town » . Picnic au camping de Sage Creek, bien aménagé pour un camping d'arrière pays. Le ciel bleu du matin se couvre de nuages très noirs.
Pour rejoindre la Stronghold Unit, partie ouest des Badlands, situé dans la réserve indienne de Pine Ridge, il faut sortir puis rentrer dans le parc à plusieurs reprises. Une piste traverse un champ de petits champignons de pierre puis grimpe à Sheep Mountain Table, un point de vue intéressant.
A partir du White River visitor center, le chemin de terre longe sur 32km les falaises sud où on aperçoit des sites sacrés indiens interdits aux visiteurs. Au bout, on retrouve une route revêtue qui longe la face ouest avec le magnifique point de vue de Red Shirt Table.
De là, nous ne sommes qu'à 80km de Custer où nous rentrons sous la pluie.
Lundi 1er juin – Les présidents et la cave aux joyaux
Au vu de la météo et du soleil matinal, nous nous dirigeons vers le Mount Rushmore National Memorial, lieu que tout bon américain doit avoir visité une fois dans sa vie, comme La Mecque ou Lourdes pour d'autres. C'est souvent la destination principale des touristes étrangers qui viennent dans cette région, la preuve, nous y rencontrons un voyage organisé français. C'est ici qu'à flanc de colline sont sculptées les têtes des pères fondateurs des USA. Non, pour ceux du dernier rang, ce ne sont ni Mc Donald, ni Elvis Presley, ni John Wayne ni Mickael Jackson – mais Georges Washingtown, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. L'entrée est gratuite, mais le parking est payant

Réalisés de 1927 à 1941 par le sculpteur Borglum, les 4 visages sont haut de 18m. Après l'entrée monumentale qui abrite visitor center et (grand) magasin de souvenir, une allée bordée des drapeaux de tous les Etats dits Unis, conduit au point de vue principal. Le presidential trail est une promenade ombragée jusqu'au pied de la falaise sculptée qui offre des vues plus rapprochées de chaque portrait (belle remontée à la fin).

Nous repensons à Crazy Horse memorial, plus haut, plus gigantesque avec son visage haut de 27m et tous les drapeaux indiens réunis. Il existe des représentations du photographe David Berhens où les esprits des grands chefs indiens Red Cloud, Sitting Bull, Geronimo et Chief Joseph planent au dessus des sculptures du mont Ruhsmore. Pour revenir à Custer, nous passons par la Iron Mountain Road, dans la partie nord-est du Custer SP. Quelques tunnels et de belles vues éloignées sur Ruhsmore.
En arrivant à Custer, nous arrêtons voir de plus près quelques petits magasins qui présentent de curieux étalages : des pierres, de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Vendues au kg ou plutôt la pound, on y trouve entre autres des marbres roses, mais aussi du bois pétrifié et à l'intérieur, des fossiles.
Le soleil du matin nous a quitté et c'est juste avant un violent orage que nous arrivons à Jewel Cave NM. Entrée gratuite, visite payante comme à Wind Cave. Une heure d'attente dans le visitor center avant la prochaine visite. Pas question de partir en balade à l'extérieur sous les trombes d'eau – nous nous contentons de la vidéo passée en boucle à l'intérieur, comme dans la plupart des lieux d'accueil des parcs et monuments nationaux et parcs d'état.
La brochure en français nous parle de 700 marches, ça craint. En fait il s'agit des escaliers qui ont été remplacés par un ascenseur que l'on prendra à l'entrée et à la sortie. Guidée par une jeune ranger, nous partons découvrir les joyaux de la cave. Heureusement qu'il ont supprimé 700 marches, il en reste encore beaucoup. Je n'ai pas compris par quelle magie, on en descend plus que l'on en remonte. Cette cave offre plus de variété, de forme, de couleurs, bref elle est beaucoup plus intéressante que les précédentes. Elle est à préférer à Wind Cave, pour ceux qui n'aventureront dans la région. La guide nous fait aussi le coup de panne d'électricité. C'est vrai que perdu dans le noir ça peut être angoissant. Là aussi on peut faire des photos, toujours aussi difficile et résultats pas très satisfaisant.

Quand nous ressortons, l'orage est passé. Une bière dans le vieux saloon de Custer et ainsi se termine notre séjour dans le Sud Dakota.
Mardi 2 juin – Où est passé le troisième type ?
Nous allons rejoindre Yellowstone, environ 750 km au plus court, mais nous avons prévus des détours. Le premier nous conduit à Devils Tower NM. C'est un lieu qui est devenu célèbre hors des USA avec le film « rencontre du 3ème type » de Steven Spielberg en 1977 (9 nominations et 2 oscars et une foule d'autres récompenses.) La tour des démons est là, comme au cinéma. Du visitor center, une promenade de 2km permet d'en faire le tour, tantôt dans la forêt tantôt au pied des blocs rocheux détachés du conduit d'éruption qui a formé cet étonnant ensemble.

C'est un lieu sacré des indiens et on rencontre des morceaux très colorés de tissu ou de vêtement, attachés aux branches des arbre. Une consigne est répétée en divers endroits pour ne pas y toucher.
Au visitor center, la vidéo, les photos, peintures etc. sont consacrés à la légende indienne : un grand esprit souleva le sol pour protéger des enfants d'un ours géant ; celui-ci griffa les parois et forma les longues marques verticales.
Bon, d'accord, mais aucune évocation du film de Spielberg. C'est vrai qu'on est bien allé 3 fois chez les navajos et on a vu aucune trace de Roger Hanin !
Une grande colonie de chiens de prairie loge le long de la route dans l'enceinte du parc.
Tout juste s'ils ne creusent pas dans la route !
Déjeuner dans restaurant rustique à Moorcroft avant de prendre l'autoroute 90 vers l'ouest. Dans cette région du Wyoming, nous voyons de nombreuses pompes à pétrole, peut-être pour ça que l'essence y est moins chère que dans les états voisins. En parlant d'essence, il nous semble que le carburant à nettement augmenté depuis notre arrivée, difficile à estimer en raisons des différences entre état et de l'isolement des lieux. Nous arrivons sous la pluie à Sheridan où nous avons réservé au Best Value Inn. On profite de la wifi pour passer quelques messages et envoyer des photos à la famille, avant l'isolement de Yellowstone.
Encore une fois, ne cherchez pas le soleil et le ciel bleu !
Mercredi 3 juin – «Morne plaine ! » aurait dit Victor
Notre première destination est le Little Bighorn Battlefied National Monument. Le champs de bataille où, le 25 juin 1876, au cœur du Montana, une coalition de Sioux et de Cheyennes massacre le général Custer et 263 soldats. George Armstrong Custer, le général à qui certains attribuent à tort cette phrase « un bon indien est un indien mort », tombait sous les asseaux des indiens menés par un certain Crazy Horse sous les ordres du chaman sioux Sitting Bull.
Le champs de bataille est un site national, carte annuelle et contrôle de passeport à l'entrée, visitor center avec vidéo et musée et circuit le long de la Little Bighorn River. Le cimetière militaire près du visitor center n'a rien à voir avec la bataille de 1876. Sur tout le champ de batailles, les pierres tombales marquent chaque emplacement des soldats et indiens tués dans ce qui fut la plus grosse défaite de l'armée américaine face aux indiens.

Victoire indienne de courte durée qui conduisit au massacre de Wounded Knee Creek près de Pine Ridge dont j'ai déjà parlé (Badlands). Les avis peuvent différer sur l'intérêt de cette visite, allant d'un total désintéressement à une profonde émotion. Mais le Waterloo de Custer n'a pas laissé l'Amérique indifférente, en faisant de lui un héros et la personnalité américaine sur laquelle le plus de livres ont été publiés à ce jour !
une partie de la fresque illustrant le lieu après la bataille
Quittons ce champ plongé dans la bruine pour nous diriger vers la plus belle route des States. On passe Billing en faisant le plein puis on s'engage vers Red Lodge. La route qui rejoint l'entrée nord est de Yellowstone passe à plus de 3000m. Elle est réouverte depuis quelques jours. La route zigzague près de la frontière entre le Montana et le Wyoming pour culminer à 3 345 mètres d’altitude au sommet du col de Beartooth. Le brouillard ne nous permet pas d'admirer les paysages lors de l'ascension, mais une fois passé au dessus des nuages, la haute montagne est magnifique. Nous rencontrons de nouveau des marmottes sur le bord de la route, entre rochers et neige.
Chercher la marmotte
Avant l'entrée de Yellowstone, nous rejoignons la Chief Joseph Hwy qui arrive de Cody, une autre belle route où nous somme passé en 2007. (il faudra un jour que je parle de ce Chief Joseph et des Nez-Percés.) Direction Canyon Lodge, nous y avons réservé un chalet pour 4 nuits.

Bon sang, pour le prix, ça pourrait être mieux. Par rapport à ce que nous avons connus, lits étroits, douche et toilette étriquées, pas de télé (sans importance), pas de wifi (on savait), pas de cafetière, une table et une seule chaise, une clim qui fonctionnera tout le temps en chauffage. Car à 2350m, nous sommes entouré par une forêt où la neige est encore très présente.
Arrivés de bonne heure, nous partons voir les chutes de la Yellowstone River, par la rive droite. Après Upper Falls, la rivière chute de 94m à Lower Falls. Artist Point en offre un beau point de vue . En repartant, nous assistons à un combat de bisons sans avoir le réflexe de les photographier ou filmer. Vu de l'autre rive à Grand View Point, le canyon se colore quand le jour commence à baisser.

Jeudi 4 juin – La grande fontaine jaillit à 5h20 PM
Nous avions déjà passer 6 jours dans le secteur en 2007, aussi nous choisissons nos visites, et il y a de quoi faire. Le logement à Canyon village est le plus central, il permet de partir dans toutes les directions avec tous les sites principaux à moins de 60km, plus pratique qu'il y a 2 ans quand nous logions 40km à l'extérieur du parc. Des travaux entre Norris et Madison font que cette route est fermée de 22h à 8h (pendant toute la saison) et sous alternat le reste du temps. Nous y passons pas trop tôt et nous dirigeons vers Great Fountain Geyser pour y noter l'horaires prévu de la prochaine éruption. Ce geyser fonctionne toutes les 9 à 15h. Nous l'avions raté l'autre fois car nous n'avions pas compris comment lire le panneau d'info situé à coté. Aujourd'hui, c'est entre 4h et 7h de l'après midi. Nous y serons.
Un petit tour à coté au Firehole Lake Drive, zone fumante et bouillonnante, puis nous partons à l'usine à touriste de Old Faithful. Ce n'est pas pour voir ce geyser si régulier que les voyages organisés peuvent assurer une éruption sans y rester plus d'une heure. C'est la promenade le long de la rivière vers les Grand Geyser, Castle Geyser, Riverside Geyser (en éruption à notre passage) jusqu'aux eaux turquoises de Morning Glory Pool – 4 km AR.
Riverside Geyser
Morning Glory Pool
Soleil, ciel bleu puis nuages puis pluie d'orage au retour. Le temps de déjeuner à la cafétéria de Xantera (organisme loueur des logement dans les principaux parcs nationaux ) Nous repartons vers notre Great Fountain Geyser où nous stationnons face au geyser pour ne pas rater dès qu'il commencera à s'activer. Il est 3h30, nous sommes bien décidés à rester jusqu'à 7 h s'il le faut. A coté de nous est garé une voiture dont la plaque porte comme identifiant « GEYSER » L'attente est longue, mais avec un peu de musique … et puis il pleut. Il y a aussi le petit geyser plus loin qui s'active toutes les 1/2h. Des voitures passent, s'arrêtent, les gens vont faire un tour, regardent le panneau et repartent. De la voiture immatriculée geyser descend une femme, elle va voir de plus près le geyser qui fumasse un peu, puis écrit quelque chose sur le panneau. On va voir : la période prévisible d'éruption s'est réduite à 5h-6h30. On est pas parti... Un peu avant 5h, ça semble fumer plus fort. Notre voisine va modifier l'horaire, c'est maintenant 5h15-5h25. Les gens qui passent maintenant s'arrêtent et un ranger vient d'arriver pour surveiller la zone. 5h20 – le geyser entre en éruption, photos, caméra … le Great Fountain crache des jets qui montent à plus de 30m au milieu d'un nuage de vapeur. Au bout de 10 minutes les giclées sont moins violentes et peu à peu tout se calme. Nous revoyons notre geyseriste de service qui pour l'occasion s'est équipée d'un masque, sans doute à cause des vapeurs sulfureuses ? Il faut dire que Great Fountain est un geyser majeur de Yellowstone. Il doit être l'objet d'observations régulières.
Great Fountain, au repos et en activité
Nous rentrons par le sud pour remonter le long de la Yellowstone River. Nous rencontrons des groupes des animaux les plus courant dans le parcs, des bisons et des wapitis.
Nous pouvons aussi observer un pélican à la pêche dans les rapides.

4ème semaine
Wyoming & Montana : Yellowstone – Idaho : Malad Gorge SP - Hagerman Fossil Bed NM- 1000 Springs - Twin Falls - Shoshone Falls – Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
Vendredi 5 juin – Ne touchez aux grizzlis
Depuis notre arrivée à Yellowstone, nous n'avions pas vu beaucoup d'animaux et j'étais vraiment déçu à l'idée que ne serait encore pas pour cette fois que l'on verrait un « bear ». Dans de nombreux lieux visités les années précédentes et depuis 3 semaines, on nous disait de ne pas s'approcher des ours à moins de 91, 44m (100yards). Ça ne risquait pas, nous ne n'avions jamais vu. Ce matin là, nous partons vers Mammoth Hot Spring, avec l'intention d'aller à Gardiner faire les pleins (estomac, réservoir et glacière). Un peu au dessus des Norris , peut être à Nymph Lake, une accumulation de voitures arrêtées un peu n'importe comment à gauche : signe qu'il y a des animaux dans le secteur. L'indice n'est pas toujours bon, il s'agit parfois de « novices » qui découvrent leur premier bison... bon, on va voir. Ils sont là, remontant lentement du point d'eau où ils viennent de boire, 2 grizzlys, une mère et son ourson déjà grand. Vite, jumelles, appareil photo, zoom … Ah oui, pas moins de 91, 44m - y a de la marge ! Quelques photos embrumées et les ours disparaissent derrière les sapins.

De Mammoth à Gardiner, doit découvrons la seule route que nous n'avions pas faite il y a 2 ans et l'entrée monumentale du parc. A Gardiner, nous complétons nos pleins par quelques souvenirs qui déplairaient fortement à BB. Pose à Mammoth pour une promenade dans Lower Terraces Area puis le circuit de Upper Terraces Area et quelques vues nouvelles.


Un tour jusqu'à Tower-Roosvelt où nous découvrons que le restaurant est ouvert (le jour même, le service s'en ressent – mais c'est l'endroit le plus agréable que je connaisse pour manger dans le parc).
Avant de repartir, un petit tour chez les rangers ; ils nous indiquent que des bears viennent d'être vu du coté de Phantom Lake. Nous repartons dans cette direction et effectivement, un peu après le lac, une accumulation de voitures arrêtées sur les bords et même au milieu de la route. Il y a un ours à l'orée de la forêt. Il est loin, il pleut, il faut approcher dans les herbes hautes. C'est un ours noir. Il n'a pas l'air de s'inquiéter de la foule qui reste à plus de … A propos, comment on mesure ?
Avec la pluie pas une bonne photo ... ni pour le cervidé à très grandes cornes qui attire les foules quelques km plus loin.
Quelques cascades, quelques fumeroles, quelques geysers, quelques bisons … et la pluie.
Samedi 6 juin – Bisonneaux et glaçons
Pour notre dernier jour dans le Wyoming, nous passons la matinée au Norris Geyser Bassin. En attendant que la pluie s'arrête, nous visitons juste à coté le Museum of the National Park Ranger. La vue de celui qui nous accueille confirme mon sentiment depuis Organ Pipe, « ranger, c'est pour la vie ». Ce musée est rarement visité, pourtant il est intéressant. Mais il y a tellement de choses à voir à Yellowstone. Avec le soleil, nous nous promenons au long des eaux fumantes et bouillonnantes des Norris.
Pour l'après midi, nous décidons de revoir les 43km vers l'entrée est, en travaux en 2007. Le long de la Yellowstone River, un troupeau de bisons occupe la route et ses rives. Rien d'étonnant, ce genre de barrage filtrant est fréquent ici. Mais nous sommes surpris voir un grand nombre de très jeunes bisons, avec leur mère ou en groupe.

Sur la route vers l'entrée est, la piste de Lake Butte grimpe au milieu de la forêt ravagée par l'incendie de 1988. Du haut, joli point de vue sur le lac Yellowstone.
La route s'élève ensuite à 2600m. Un peu avant le col, les lacs Sylvan et Eleanor sont encore couvert d'une épaisse couche de glace. De nombreuses cascades jaillissent le long de la route.

En rentrant, petite pose sur la plage du grand lac, décidément, l'eau est trop froide pour se baigner. Plus loin, nous apercevons notre troupeau de bisons et bisonneaux maintenant très éloigné de la route.
Dimanche 7 juin – Coup de froid le matin, mal de gorge l'après midi
Au réveil, nous avons l'impression d'avoir été transportés par magie en Laponie fin décembre. La neige sur les sapins, 10cm sur la voiture. Non, nous sommes toujours à Canyon Lodge, le 7 juin. Avant-hier dans un magasin, nous avons regardé les brosses et grattoirs à neige, sans penser qu'on pourrait en avoir besoin. Et on a pas grand chose pour dégager le pare-brise et les vitres. Vitres dégagées, coffre chargé, nous partons sous les flocons qui continuent de tomber. Heureusement la neige ne tient pas sur la chaussée. Nous croisons un véhicule de déneigement qui doit se diriger vers les cols. Entre Canyon et Norris la route est féérique, on se croirait dans un conte de Noël. Puis la neige tombe plus dru et commence à rester sur la route. Le thermomètre extérieur est descendu à 27°F (environ -3°C)
Mais quel est cette masse sombre qui bouge sur le bord de la route ? Certainement pas le père Noël ni un renne. Un bison, la fourrure couverte de neige, marche impassible sur le bord de la route. Nous en croisons un 2ème plus loin.

Nous arrivons juste à 8h pour l'ouverture de la route de Madisson, au moment où les agents se mettent en place pour alterner la circulation. Une belle couche de neige couvre maintenant la route et nous sommes les premiers à passer dans notre sens.
C'est sous une véritable tempête de neige que nous faisons la magnifique vallée le long de la Madisson river. Passé West Yellowstone, nous ferrons encore 50km avant de retrouver une température positive et ... la pluie. Et dire qu'il y en a qui projetaient de camper début mai dans le parc !
Nous sommes entrés dans l'Idaho, autrefois région de chercheur d'or, maintenant, pays de la pomme de terre. Notre itinéraire de retour vers le sud passe par l'ouest. Nous nous dirigeons vers Twin Falls en suivant la Snake River après Pocatello. Nous laissons de coté Crater of the Moon NM, un site vraiment très intéressant que nous avions visité en 2007.
Déjeuner, essence, rassemblement de pélicans sur la Snake. Maintenant, nous voyons le soleil et la température remonte. Nous passons assez tôt à coté de Twin Fall pour continuer une cinquantaine de km en direction de Boise vers Malad Gorges SP. A l'entrée de ce parc d'état, nos déposons une enveloppe avec quelques dollars dans la tirelire, mais nous trouvons regrettable qu'il n'y ait plus de carte dans la boite à coté puis de trouver une partie du parc fermée.
La Malad River, ce n'est pas le Colorado, mais cet affluent de la Snake torrente dans un canyon étroit qui vaut le détour. Plusieurs points de vue sur chaque rive dans le parc et hors du parc, de l'autre coté de l'autoroute.

Retour vers Twin Falls par les petites routes et la ID 30 qui longe la Snake. Nous arrivons à Hagerman, une petite commune où nous découvrons une National Monument dont on avait jamais entendu parlé, le Hagerman Fossil Beds. En fait, ici ce n'est que le visitor center, le parc est de l'autrecoté de la Snake. Nous arrêtons pour récupérer une carte de l'Idaho. Deux jeunes rangers nous accueille et nous expliquent les fossiles exposés devant eu, en particulier le squelette de l'ancêtre du cheval nommé Hagerman horse. Ils nous expliquent ce que l'on peut voir sur notre route et ferment le centre apr��s notre départ. Nous nous rendons à Oregon trail overlook, qui offre une belle vue sur les retenues de la Snake.

Le long de la route qui longe la Snake vers le sud de Twin Falls, on peut voir une multitude de cascades, les Thousand Spring. Elles jaillissent en de multiples lieux du sommet des falaises ou parfois à mi hauteur.

Le GPS nous conduit sans difficulté au Shilo Inn que nous avions réservé, un très bon hôtel d'une chaine pas présente partout.
Lundi 8 juin – Comment se perdre au Nevada
Notre programme débute par la visite des Shoshone Falls, le Niagara de l'ouest. Plus hautes de 13m, presque aussi large que le Niagara américain, les Shoshone Falls sont visibles de plusieurs points de vue inclus dans un parc d'état – payant. Le débit varie suivant la saison, les eaux de la Snake étant beaucoup pompées pour alimenter les canaux qui fournissent les arroseuses des champs de patates. Faut dire que ce n'est pas pour rien que l'Idaho est la capitale de la patate, les champs s'étendent à perte de vue et on voit loin ici. Faut dire aussi qu'il en faut des patates pour faire les french frites, la purée ou les « boiled potatoes » qui accompagnent tous les plats dans les restaurants (j'accorde, parfois avec des petits légumes pas assez cuits.)

En juin, il y a de l'eau et les chutes sont magnifiques, les différents points de d'observation en offre une vue intéressante. En aval un arc en ciel se développe dans les gorges de la Snake.
En peu en amont, (demander la route au guichet du parc) se trouvent les Twin Falls qui ont données leur nom à la ville. Accès gratuit, plusieurs points de vue, moins hautes (38m), plus encastrées, ces chutes valent quand même le détour.

Direction le sud et le Nevada. Si vous n'avez pas compris que le Nevada, c'est l'état du jeux, pas uniquement Las Vegas, sachez que chaque entrée dans l'état est une ville de casino. Arrivant de Twin Falls, la première localité s'appelle Jackpot – ça pose le décors, non ? Pour se faire une idée, 1400 habitants, 6 casinos, un golf et un aéroport, tout ça au milieu de nulle part.
Direction Ely, une friche minière, une friche du jeux ? Mais un hôtel célèbre, le « Nevada ».
Nous sommes en avance, aussi nous tournons sur un chemin de terre vers Cherry Creek, Ce n'est pas une ville fantôme comme le laisserait penser l'état des habitations, le nombre de boite à lettre donne une idée de la population. Il y a même un musée. Mais nous ne voyons aucun habitant.

Après un petit tour sur une piste de montagne qui part dans le mauvais sens, nous revenons au village et partons sur une piste parallèle à la route principale. D'ailleurs la route existe sur notre carte Michelin à l'échelle de l'Europe (nous n'avons pas encore récupéré la carte du Nevada) ; d'ailleurs aussi notre GPS connait ce chemin. Mais ça ne colle pas avec la piste que nous suivons. Pourtant ... Nous avons une section commune avec la piste du Pony Express, mais elle ne part pas dans la bonne direction. Le GPS nous indique une autre piste. Elle doit être bonne car la distance s'amenuise avec notre destination. Problème, le GPS veut nous faire tourner à gauche, sur des chemins non carrossable. Décidément, il ne fait pas de distinction entre les pistes de 1ère catégorie et les chemins à bestiaux, mais il trouve toujours une route vers Ely. Nous traversons un immense pâturage avec le troupeau au milieu de la route.

Le chemin reste bien carrossable mais les traces de roues sont de plus en plus rares. Au bout d'une dizaine de miles, nous sommes arrivés sur une piste où il ne doit pas passer une voiture par semaine. Le temps passe et le ciel se couvre. Une grande pente, plus impressionnante que sur la photo … possible de descendre, mais pourrons nous remonter si l'on doit faire demi-tour plus loin et que la pluie s'en mêle ?

Alors, demi tour ?
???...
Faisons le point :nous ne savons pas si la piste abouti quelque part depuis 3/4h nous n'avons vu personne sur cette piste, il ne doit pas passer plus d'une voiture par semaine si on descend, on est pas sûr de remonter en cas d'orage et le ciel est très noir tout autour nous n'avons pas de téléphone, et quand bien même, nous avons le micro, mais aucune chance de WiFi pour consulter Google map nous n'avons pas de carte ni de boussole et nous sommes dans un coin perdu du Nevada – à propos, ils avaient mis combien de temps pour trouver des traces de Steve Fossett ? Conclusion, nous faisons demi-tour, encore faudra-t'il retrouver la route de sortie. Un peu avant le troupeau de vache, nous apercevons le nuage de poussière soulevé par une voiture qui roule dans le même sens que nous. D'où peut-elle bien venir ?
Revenu sur la grand-route, bientôt nous apercevons des maisons à l'horizon. Avez vous remarqué comme l'horizon est loin par ici, chez nous la vue dépasse rarement 200m. Ce que l'on voit au loin, au pied des montagnes d'en face, c'est Ely et le GPS indique encore 18 miles avant d'arriver.
Pas une ville à moins de 100km à la ronde ! Située sur la route 50, la route la plus isolée d'Amérique, la ville minière de Ely compte 4000 habitants, 18 hôtels, 13 restaurants et quelques casinos dont certains semblent fermés depuis longtemps. Le musée du train et son train fantôme est fermé durant notre séjour. Nous avons réservé à l'hôtel Nevada, LE casino-hôtel historique de la ville – d'accord, un peu vieillot (construit en 1929), mais Gary Cooper et d'autres célébrités hollywoodiennes venaient là autrefois. Particulièrement bon marché et un air de Las Vegas un peu défraichi.

Une fois dans la chambre, nous regardons la carte du Nevada que nous venons de récupérer à l'accueil : pas de trace des pistes où nous nous étions engagés. Un coup de WiFi, Google Map, Cherry Creek Ok, la piste vers le Ponny Express s'appelle Egan Creek road … des chemins en cul de sac un peu partout, difficile de visualiser une liaison vers une route digne de ce nom. On a bien fait de faire demi-tour.
Mardi 9 juin – La cave du Great Basin
Il y a 100 km de Ely à Baker, l'entrée du Great Basic National Park, le seul parc national exclusivement au Nevada. Le Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain. Mais le parc n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à plus de 3500m apparaissent au-dessus d'une forêt dense à travers laquelle la route en lacets s'élève de 1400m. Cette forêt abrite le Bristlecone Pine, l'arbre qui peut vivre 4700 ans. Beaux points de vue en montant, petite promenade botanique à partir du camping, randonnées vers les glaciers accompagnées par les rangers ou pas, pour ceux qui aiment marcher.

L'entrée du parc est gratuite, mais à l'intérieur se trouve Lehman Caves, dont la visite guidée est payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après s'être assuré qu'il y avait très peu de marches à monter.


Une moins jeune ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grand, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin. Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.



En nous rendant à Great Basin, nous avions repéré une piste qui semblait faire un raccourci dans la montagne (photo de gauche). Nous demandons aux rangers du visitor center ce qu'ils en pensent. La Osceola road n'est qu'à 12 miles du centre, mais en dehors du parc. Connaissent pas ! Mais ils cherchent sur une carte détaillée du secteur, oui la piste traverse la montagne et doit être carrossable en 4x4.
Attirante, cette piste qui monte en face dans la montagne !
Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?
La piste redescend vers la route principale.
De retour à Ely, une haie de Harley est stationnée devant le Nevada hôtel. Un rassemblement de motard sur un lieu mythique qui n'a rien à envier à la route 66.
Mercredi 10 juin – Cathedral Gorge
La descente vers Las Vegas traverse le désert, le vrai, du Great Basin. Sur la route la ville de Pioche, devinez ce qu'on y fait ? Mais ici les mines d'argent sont toujours actives. Un peu plus loin se trouve le Cathedral Gorge State Park.
Les conseils de visite sur le site ouestamerica de Sedonax (excellente référence), nous arrêtons au Miller Point Overloock avant d'aller nous promener dans les slots canyons. Point de vue bien aménagé, intéressant, sur un décors qui n'est pas sans rappeler d'autres lieux plus connus, un air de Bryce par exemple.

Du bas, face au camping, 2 points de départ, Cathedral Caves et Canyon Caves, pour s'engouffrer dans une foule de cavités étroites jusqu'aux limites fixées par son embonpoint. Avec un rayon de soleil, vers 11h30, ça fait aussi penser à Antelop Canyon.


En se rapprochant de Las Vegas, nous longeons des terrains désertiques, champs de tir de l'US Army. Sur l'autoroute, la circulation est plus dense que ce que nous avons connu ces derniers jours pour devenir même très encombrée et très ralentie en se rapprochant du centre de la big machine à sous qu'est Las Vegas.
Nous avons réservé notre dernière nuit sur le Strip, au Caesar Palace en profitant d'une opportunité dans le calendrier des tarifs (nuit à 100$ à coté des 300$ pour la veille et 450$ le vendredi).
Pas de spectacle de réservé, une fois installé, nous partons voir quelques lieux délaissés l'an dernier.
Le Circus Circus par exemple et son spectacle de cirque gratuit. Nous y découvrons une immense machine d'apprentissage aux jeux pour les enfants (pour gagner des peluches) et un spectacle de cirque – 5 minutes toutes les heures. A éviter, pas folichon, c'est loin du Cirque du Soleil.
Au retour, je peux enfin photographier un coucher de soleil sur le désert au loin avec au premier plan les nouveaux hôtels en construction, encore plus grands, encore plus hauts, encore plus … à moins de la crise ait ralenti les travaux ? En tout cas, crise ou pas crise, ce soir là c'était noir de monde dans les rues, mais il n'y avait pas beaucoup de monde à diner au buffet du Treasure Island.

Jeudi 11 juin – Salut vieux Jules, à la prochaine ?
Comme aurait dit Asterix !
Départ assez tôt pour ramener la voiture chez Alamo et attendre tranquillement le départ de l'avion vers Paris
Voyage 2010 "Chronique d'un 5ème voyage" sur : http://voyageforum.com/v.f?post=3750053;
Avant de raconter en images, voici la liste des sites visités : Californie : Imperial Dunes - Arizona : Prison de Yuma - Organ Pipe NM - Saguaro NP (W) - Sonoran Desert Museum - Old Tucson Studio - Tombstone - Colossal Cave - Apache Trail - Tonto NM - Petrified Forest NP - Chelly Canyon NM - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry - croisière Navajo Tapestry - Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail - Colorado : Grand Mesa SP - Rocky Mountains NP - South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP - Windcaves -Jewel Cave - Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF - Idaho : Twin Falls - Shoshone Falls - Malad Gorge - Hagerman Fossil Beds NM -1000 Springs - Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
MERCREDI 13 MAI
Départ de Nantes à 7h05, escale à Roissy, arrivée à Los Angelès vers 13h et des poussières, passage en douane rapide, navette imédiate pour le rental car, peu d'attente chez ALAMO et nous voici partis avec une GMC Envoy qui sort du lavage.
La GMC Envoy, toute propre, mais pas pour longtemps
Notre GPS nous conduit sans bavure jusqu'au Best Western de El Cajon, près de San Diego – avec un petit détour pour voir le Pacifique (horizon embrumé comme lors des voyages précédents).Jeudi 14 MAI - en route vers le sud Arizona
Petit déjeuner dès l'ouverture (6h30) puis la I8 vers l'est. Courses à El Centro (qui n'a rien de central, loin de là) : quelques bricoles et l'essentiel, de l'eau, une glacière et des bonbons pour la route. Notre première visite est consacrée aux Imperial Dunes (dans l'Imperial county de Californie, juste à la limite de l'Arizona, le long du Mexique). La freeway traverse le désert de sable sur plus de 10 miles, mais dans l'autre sens, les dunes s'étendent sur une centaine de km. Un parking entre les 2 chaussées de l'autoroute, avec des vues polluées par les lignes électriques... Un peu plus loin, une sortie donne accès au centre de rangers (fermé!) de l'Imperial Sand Dunes Recreation Area et une piste nous conduit à un parking au milieu de l'immensité de sable … rien d'autre que le ciel bleu et le sable doré.

Des traces de roues témoignent que le site est ouvert aux quads, d'ailleurs en repartant nous en apercevons quelques-uns rentrant d'un périple dans les dunes.
Notre seconde étape est consacrée à la prison territoriale de Yuma (AZ), petite ville située de l'autre coté du Colorado (tiens, en voilà un dont on ré-entendra parlé par la suite.) Certains se souviennent peut-être du film " 3h10 pour Yuma ", un chef-d'œuvre du western de 1957 avec Glen Ford – Les plus jeunes connaitront plutôt le remake de 2008.

La prison, qui a fonctionné de 1876 à 1909, est ouverte au public (4$ par personne) - on y visite, outre les cellules et cachots, un musée parsemé d'objets, d'armes et surtout de photos des détenu(e)s et des gardiens. Aussi, la liste de tout ceux qui y furent incarcérés, la durée, les exécutions (rares) et … les évadés, repris ou non. On note par exemple que certains mormons y ont été emprisonnés pour polygamie.

En 1909, la prison a été transférée à Florence, un lieu que nous croiserons plus tard.
Arrivée dans l'apm à Gila Ben – le Knights Inn réservé par Super 8 est vieillot, mais la chambre est correcte. La piscine par contre n'a pas vu d'eau depuis des années. Avec le décalage horaire, on a plus envie d'une sieste que d'un bain.
En fin de journée, nous partons voir le coucher du soleil dans le Sonoran Desert NM ; la piste que nous empruntons nous conduit à aucun point intéressant et nous remettons au lendemain notre découverte des cactus géants.
Vendredi 15 Mai – Organ Pipe Cactus NM
Petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?)
Les cactus sont présents partout maintenant. Les saguaros caractérisent le Sodoran desert qui avec le Mojave et le Great Basin constituent les 3 grands déserts du sud ouest des USA.
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface, pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne somme pas les seuls ce jours-là mais presque.

Nous achetons notre « annual pass » au visitor center, auprès des rangers de service. Ceux-ci ne sont pas très jeunes et je me dis que ces militaires, hommes et femmes, ne prennent jamais de retraite : ranger, c'est pour la vie ? (cette impression ira en s'amplifiant au cour de notre voyage)

A coté du centre, une promenade botanique permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos.
Organ Pipe à droiteIl y a plusieurs circuits dans le parc. Le plus long est fermé depuis quelques année pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine. L'ajo mountain drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. La nature à l'état sauvage, des cactus et quelques animaux rencontrés en chemin, un coyote, des Sonoran Proghorn et une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – difficile à prendre en photo. Un peu de relief, même une bonne montée et la route passe à proximité d'une arche.
Arch Canyon La North Puerto Blanco Drive part de l'autre coté du visitor center et est fermée au bout de 5 miles au delà d'un parking. Une picnic area y est aménagée avec des ramadas offrant de l'ombre pour déjeuner.
L'apm, en route vers Tucson, 140 miles par l'AZ86, qui filent tout droit au milieu des cactus. Nous passons un 3 ou 4ème barrage de douane – contrôle des passeports... c'est surtout l'immigration mexicaine qui est visée.
Plus loin, nous voyons une tornade. Peut-on appeler tornade ces tourbillons de sables qui se forment dans le désert ? Nous en avons déjà vu l'an passé, en particulier dans la Carrizo Plain NM, le long de la faille de San Andrea (il faudra que je raconte un jour). Mais celle-ci que nous voyons de très loin, s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route. Elle traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
A Tucson, notre GPS nous conduit directement au Studio 6 que nous avons réservé pour 3 nuits. Ce type de motel, de la famille Motel 6, a l'avantage de disposer d'un coin cuisine, avec frigo et micro-onde, ça c'est commun, mais aussi un évier, une plaque de cuisson et de la vaisselle (pour nous : 35, 77 € la nuit, frais de change inclus). Il y a bien sûr une piscine.Samedi 16 mai – désert et western
Pas beaucoup de route aujourd'hui. Départ direction le Sodoran Desert Museum pour y découvrir les plantes et animaux qui vivent dans la région, en particulier ceux que l'on a trop peu d'occasion de voir lors des visites des parcs. Il est encore tôt, mais les grands mammifères sont déjà retirés dans leur coin à l'ombre. Nous passons un grand moment à regarder et filmer un raccoon (raton laveur) jouer avec sa gamelle.
Raccoon en activitéEnviron 2h pour un tour complet – de nombreuses plantes du désert et une centaine d'animaux plus ou moins sympathiques … Et le soleil qui monte dans le ciel.

Deuxième étape, le Saguaro NP (west). La fiche en français (ne jamais oublier de demander) remise avec la carte à l'entrée nous apprend plein de chose sur ce cactus géant, emblème de l'Arizona. Au bout de 15 ans, il ne mesure qu'une trentaine de cm de haut. Les premiers bras n'apparraisent qu'après 75 ans. Il peut vivre plus de 150 ans, mesurer plus de 15m et peser plus de 8 tonnes ! Mais le circuit dans le parc n'a rien d'extraordinaire, surtout après l'Organ Pipe.

Troisième étape, Old Tucson Studio, lieu de tournage de nombreux western de la grande époque comme Rio Bravo, en tout 300 films de1939 à 2004 . (On paye à l'entrée - 16$95 par adulte, mais les attractions ensuite sont gratuites) Petit tour dans la grand rue, typique de la fin du XIXème et la chaleur nous conduit tout naturellement au saloon pour y trouver un peu de fraicheur et une bière. Nous avons en main le programme des spectacles : il y en a presque tout le temps de 10h à 16h. Justement dans 10 minutes, c'est le show des « cow girls » chants et danses très animées dans le saloon, sur la scène et sur … le bar !
Un petit tour dehors et nous nous dirigeons vers des gradins à l'ombre face à l'église pour assister à un spectacle digne des (meilleurs?) western – cascades, combats, tirs, explosions, incendies.

Nouveau tour au soleil vers la locomotive de 1872 et la chapelle, puis retour au saloon pour un nouveau spectacle, cette fois « french cacan » de nos danseuses de toute à l'heure.

Quelques visites, un autre spectacle en plein air, un tour du centre dans le petit train, quelques achats à la sortie et vite la clim dans la voiture, direction l'hôtel et sa piscine.
Dimanche 17 mai – western et visite de cave
Au programme de ce dimanche, Colossal cave et Tombstone. Nous décidons d'inverser et de garder la fraicheur de la cave pour l'apm. Nous verrons par la suite que nous allons faire le même choix pour d'autres raisons.
Tombstone, lieu mythique de l'histoire de l'ouest - le lieu du début de la fin pour tous les "méchants" de l'ouest à la fin du 19ème. Le lieu du "règlement de compte à OK Corral", titre du film le plus connu de l'histoire de Wyatt Earp. Depuis le début de l'année, les chaines satellites nous ont proposé 4 versions de ce duel qui a marqué l'ouest au point d'en parler et de fêter encore 128 ans après.
Car outre le fait que le centre du village a gardé le look de l'époque, même si chaque bâtiment est maintenant un magasin qui vend surtout des souvenirs made in .....a , cela reste le lieu du vrai OK Corral. Ici on ne paye rien à l'entrée, mais on paye pour visiter chaque lieu particulier et pour assister à la reconstitution du fameux "règlement de compte".
A part ça, un BBQ rib beef d'enfer au Longhorn restaurant.

Visite indispensable, le cimetière reconstitué à l'entrée de la ville (pas évident à trouver) où reposent à jamais les Mc Laury et Clanton, victimes du shérif Earp et de ses frères, aidés de Doc Holliday. La lecture des plaques funéraires laisse bien des surprises, avec les inconnus, les chinois de service, les victimes des apaches (ah, on va en reparler bientôt des ceux-là) et les "pendus par erreur" !!!
26 octobre 1881 - les victimes du règlement de compte à OK Corral Dans l'après midi, visite de cave. Chez nous quand on parle de visite de cave, il s'agit bien sûr d'une cave de muscadet, comme dans d'autres régions de bordeaux ou de bourgogne, voire de fromages. Une cave ici est surtout réservée au spéléologue et ne renferme ni bon cru ni fromage. La Colossal cave en question est une grotte dans un State Parc aux portes de Tucson. La photo de l'entrée du parc montre, ô combien, que le ciel bleu de nos premiers jours s'est bien assombri – ce n'est qu'un début.

Entrée dans le parc gratuite, mais visite guidée de la cave payante (11$ par personne). Température fraiche par ce temps orageux, marches à descendre, marches à remonter … rien d'extraordinaire dans cette promenade souterraine d'une heure, mais une visite quand même bien agréable. Trop difficile de suivre le discours du guide, donc nous consacrons notre temps à voir plutôt qu'à entendre, et à faire quelques photos. Car ici, contrairement aux Kartchner Caverns voisines, on peut faire des photos.
Pas facile, facile de faire de bonnes photos dans ces caves...Lundi 18 – chez les Apaches
Direction Apache Junction, tous d'abord, banlieue de Phoenix pour s'engager sur l'Apache Trail. Cette route vers l'est, construite par les indiens, comporte 2 parties bien distinctes. Le début est revêtu et de bonne qualité ; il traverse une région aride et montagneux, tout en suivant le cours de la Salt River et des retenues offrant des lacs propices aux bateaux.

Apache Trail
La seconde partie est une piste de qualité variable, surtout dans les passages pentus et en lacets où nous croisons au pas des gros 4x4 tractant des bateaux plus larges qu'eux. Quelques beaux points de vue sur les roches teintées et les lacs puis sur le barrage à l'extrémité.
A quelques miles du barrage se trouve le Tonto NM. Direction le visitor center – le parking est quasiment vide. La ranger de service n'est pas très emballée de nous laisser partir sur le chemin qui mène aux maisons Anasazi dans une sorte une grotte plus haut. Elle nous explique que le lieu est fréquenté par des hordes abeilles en furie à n'approcher sous aucun prétexte et qu'il ne faut pas dépasser le barrage installer sur le chemin, et puis que si on vois un serpent à sonnette traverser le chemin, il faut s'arrêter pour le laisser passer …

Bref, c'est surtout la chaleur et la pente qui nous gênera le plus, mais nous ne dépassons pas les barrières – on y a quand même une belle vue de ruines qui nous rappellent Mesa Verde et, en nous retournant, sur le lac formé par le barrage.

Nous déjeunons dans le joli parking aménagé avec tables sous abri dans un coin tranquille près de la sortie.
Ensuite le nom d'Apache trail continu pour la AZ188 jusqu'à Midland City où nous prenons la AZ60 en direction de Show Low en plein territoire Apache. Je ne sais pas si c'est le fantôme de Cochise qui erre dans le secteur, mais mon GPS m'indique de bien curieuses choses – routes en zig zag alors qu'en face de moi elle est rectiligne, position en dehors de la route etc.
Point de vue sur le canyon de la Salt river .Nous arrivons avant l'orage au KC motel de Show Low. on est en plein territoire apache et le couple d'indiens que nous croisons au restaurant le soir nous fait penser à Geronimo !
Mardi 19 – la forêt pétrifiée et les navajos
Départ de bonne heure pour une centaine de km vers Petrified Forest NP, par l'entrée nord. Mal vu, ça aurait été mieux par le sud, m'en suis rendu compte après.

Ce parc ne m'avais pas attiré lors des voyages précédents et j'étais encore près à le zapper cette année. Pourquoi ? Parce ce qu'aucun site sur la toile n'en présente des photos qui donnent une bonne idée de l'intérêt du parc. Bon les troncs fossilisés datent d'environ 225 millions d'années, et alors, il y en a ailleurs. Le Painted Desert, c'est un peu comme celui de John Day Fossil Bed où nous sommes passés en 2007 (pour ce qui ne connaissent pas, c'est en Oregon, dans un coin plutôt à l'écart des circuits de grands parcs). En fait, il ne faut pas rater, même si ça fait un grand détour. Les étendues de rochers et de terre rouge au nord sont visibles de 7 ou 8 points qui justifient tous un arrêt, mais les couleurs sont plus belles l'apm (d'où mon erreur de trajet – en commençant au nord, mais j'avais fait tous les points de vue le matin et il fallait que j'y repasse pour sortir. De plus l'AR me faisait faire 40 miles de plus).

La traversée de l'ex Route 66 est marquée par le cadavre d'une vieille voiture. Tous les points au sud nécessitent un arrêt et une visite, mais jamais de grande marche. A Puerto Pueblo, on visite les ruines d'un village du XII - XIIIème siècle. Plus loin, le Newspaper Rock permet de voir de pétrogyphes, moins bien que celui celui près des Needles de Canyonland. Les points de Blue Mesa font découvrir les troncs pétrifiés que l'érosion commence à mettre à jour. Ceux de Crystal Forest et de Long Logs offrent des promenades au milieu de la forêt fossilisée.
Pendant que nous marchons parmi les troncs de pierre, une orage fait rage au loin. Au retour, l'eau courre dans la Puerco River, pourtant il nous semble que son lit était à sec le matin.
Une petite centaine de miles pour nous rendre à la ville navajo de Chinle. Logement au Best Western réservé à l'avance – pas de problème (ce n'est pas si mal placé que ça) – Wifi ok, quelques photos aux enfants...
Et nous partons réserver la visite en 4x4 pour le lendemain. Inutile, les billets se prennent sur place, 1/4h avant le départ. Retour au BW : le parking est plein, plein des voitures des indiens qui sont venus diner au resto du motel. Il y a une fête, sans doute. Certains ont revêtus les costumes traditionnels. Je n'ose pas trop demander, l'hôtel et le restaurant sont tenus par des indiens. Après un peu d'attente, nous pouvons diner - hamburger au pain indien.
Le coucher de soleil sur Chinle sera un des rares que nous pourrons voir. Mercredi 20 - dans le canyon del Muerto
Canyon de Chelly National Monument, un autre lieu que nous n'avions jamais pu inscrire au programme des voyages précédents, mais pas question de le rater cette année. Donc 2 nuits à Chinle pour en profiter au maximum. Bien avant 8h45, nous sommes à Thunderbird Lodge pour prendre nos billets pour la visite en 4x4 – la journée complète avec le déjeuner (60, 72 € par personne, taxes et frais de change inclus). Départ prévu à 9h, mais notre guide nous ferra remarquer que l'heure indienne est souvent approximative. Donc vers 9h30, assis avec 22 américains à l'arrière d'un camion transformé en mini-bus pour touristes, nous partons vers l'entrée du parc. Je crains pour mon dos en repensant à la remorque du shuttle du Grand Canyon quelques années plutôt – en fait, pas de problème.

Le circuit commence par le canyon Del Muerto qui se sépare de celui de Chelly peu après l'entrée. Notre engin roule sur la piste de sable puis dans le lit de la rivière. Des 4x4 persos, avec un guide navajo et des groupes à cheval, aussi accompagnés, nous précédent ou nous suivent. Les arrêts sont nombreux pour contempler les pétroglyphes et les ruines anasazis incrustées dans les falaises. Des arrêts plus conséquents se font là où sont installés les stands des marchands de souvenirs indiens, bijoux, poteries etc...

La vallée est encastrée entre les falaises de pierres rouges aux coulées noires. Passé Antelop House Ruin, le lit de la rivière se rétrécit et la piste va et vient du fil de l'eau au chemin de sable. Nous allons jusqu'à Massacre Cave, ainsi nommée en souvenir de la tuerie de 115 navajos par les espagnols en 1805. C'est là que nous faisons la pose déjeuner.
Massacre Cave Retour vers l'embranchement et nous prenons la piste du canyon de Chelly. Le tour est plus court, avec moins d'arrêts, la piste plus étroite traverse et retraverse le ruisseau dans des creux de plus en plus impressionnants. White House Ruin puis Windows Arch constituent les principaux points d'intérêt avant d'arriver à Spider Rock, ce double rocher monumental dédié à la femme-araignée, la sorcière qui exposait dessus les enfants pas sages !

La fin du parcours sera mouvementée : le vent emporte mon chapeau puis la pluie fait son apparition et nos sièges ne sont pas abrités. Notre guide distribue les vêtements de pluie qu'il a en réserve, mais il n'y en pas pour tout le monde. Puis au passage d'un gué, le « camion » reste bloqué au fond dans la boue. Après plusieurs manœuvres, notre chauffeur-guide arrive à en extraire son engin, mais la piste est pas mal détériorée et je me fais du soucis pour la voiture que nous venons de croiser – un 4x4 de particulier, peut-être de location – qui devra repasser là tout à l'heure. Rentré à Thunderbird Lodge, après quelques achats de souvenirs, nous partons sur le South Rim Drive. La pluie a cessé et nous avons tout notre temps pour aller voir Spider Rock et White South Ruin d'en haut.

Une journée bien remplie, mais Canyon de Chelly NM est certainement un des plus beaux sites à visiter en Arizona. Nous avons trouvé le circuit à l'intérieur des canyons beaucoup plus intéressant que celui fait l'an passé dans les Needles de Canyonland, un peu dans les mêmes conditions.
2ème semaine – jusqu'aux sources du Colorado
Arizona : Croisière Navajo Tapestry - Upper Antelop Canyon - Horseshoe Bend - Marble Canyon - Lees ferry Utah : Valley of the Gods - Goosenecks SP - KodaChrom Basin SP - Devil Garden - Burr Trail - Shafer Trail Colorado : Grand Mesa SR - Rocky Mountains NP
Après le canyon de Chelly, notre programme prévoit de rejoindre le Rocky Mountains NP, pas par le chemin le plus court mais en parcourant les célèbres trails de l'Utah : Cottoonwood Road, Burr Trail et Notom/Bullfrog Road, Cathedral Valley et Shafer Trail – si le temps (qui n'a cessé de se dégrader) le permet.
Jeudi 21 Mai - Pour commencer, Valley of the Gods.
En quittant Chinle vers le nord, nous rencontrons très vite ces paysages de buttes rouges qui atteignent leur apothéose à Monument Valley. Nous avons déjà visité en 2005 et j'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas voir les 2 à la suite. L'entrée de Valley of the Gods par la US 163 donne sur gué boueux où ruisselle un peu d'eau lors de notre passage. Pas une grosse difficulté ce jour là, mais je mets la voiture en 4x4. Les 28km de pistes sont ponctués de quelques arrêts aux meilleurs points de vue. Cette vallée des dieux a un certain charme, il nous manque le ciel bleu.
Valley of the Gods - un gout de déjà vuPeu après la sortie sur la UT 261 se trouve le Goosenecks SP. Le parking est au bord du point de vue sur les méandres de la San Juan River. Un environnement pas très chouette, mais les 3 boucles de la rivière qui serpente 3-400m à nos pieds sont impressionnantes. Pas possible d'avoir une vue complète en photo, il faut avoir recours à la vidéo.
Les 3 méandres de la San Juan RiverEn route vers Page où nous avons réservé 3 nuits au Quality Inn sur le Lake Powel Boulevard. Au passage nous fermons les yeux sur les fumées de la centrale à charbon et nous allons repérer le Lower Antelop Canyon : ça a l'air fermé. Coté Upper, il y a de l'animation. Bon, on verra demain.
Vendredi 22 – la cata
Au réveil, un petit tour sur le balcon – tiens il pleut. Ça risque de changer nos plans. Bon, on va manger et on verra après. De retour du petit déjeuner, la pluie s'est transformé en averse tropicale, même pas question d'aller jusqu'à la voiture … et nous allons passer la matinée à regarder l'orage de notre fenêtre au premier. Très vite, l'écoulement de l'eau dans la rue en pente dépasse la hauteur des bordures et charrie une terre rouge venue d'un peu partout. Pas question l'aller à Antelop ce matin et grosses craintes pour l'état des pistes pour la suite.
Après, il y a eu bien pireEn fin de matinée, la pluie cesse. Nous avons réservé une promenade en bateau sur le lac Powel, il est temps de se diriger vers Wahweap. Des 5-6 croisières proposées, nous avons choisi celle de 3 heures nommée Navajo Trapestry Boat Cruise – départ 1PM.

La croisière sur le lac est certainement plus belle avec du soleil et du ciel bleu, mais il faut faire avec les nuages sombres qui nous entourent. Et quoi qu'il en soit, la navigation dans la partie immergée de Antelop Canyon est magnifique. Le bateau se faufile dans un couloir de plus en plus étroit - A faire absolument. La partie suivante dans le Navajo Canyon est moins intéressante, le canyon est plus large et cela à un gout de déjà vu.

Nous sommes parmi les premiers à passer par un chenal récemment ouvert pour raccourcir le trajet de retour. Deux autres couples de français sur le bateau ; ils nous racontent la difficulté qu'ils ont eu la veille au soir pour se loger à Page et d'être obligé de changer d'hôtel pour la 2ème nuit.
Le soir, nous avions décidé de diner au Glen Canyon Steak House en face notre Hôtel – chanteur country pas top, cars de français bruyants et la note la plus salée du voyage. A éviter.
Samedi 23 – Antelop même sans le soleil de 11h30
C'est certain, inutile d'attendre le soleil au zénith pour visiter le canyon navajo, il ne viendra pas. Nous sommes donc dès 9h sur place. Premier point, Lower est fermé – deuxième point, il y a déjà pas mal de monde à Upper Antelop Canyon. Inscription, attente, et nous partons dans le tape-cul de service – sûr, on aurait pas tenu la journée dans un engin pareil à Chelly. Notre guide joue aussi de la flute.
Entrée de Upper Antelop Canyon La suite juste pour vous montrer qu'on peut faire entre 10 et 11h quelques photos pas trop moches quand il n'y a pas de soleil – pour en voir plus, il y en a des millions sur Internet.
Même sans le soleil ...Le reste de la journée est consacrée à d'autres point d'intérêt dans le secteur – avec un point commun, les nuages noirs avec des trainées de pluie tout autour de nous.
Tout près de Page, Horseshoe Bend est une grosse boucle du Colorado avec un point de vue à ¾ de mile du parking (en montée au retour).
Sans grand angle : regroupement panoramique ...Navajo Bridge et le Marble Canyon. Un des rares endroits où on peu voir le Colorado de dessus. Parking rive droite à l'Interpretive Center – jewellerie indienne en rive gauche (beaucoup de choix – carte de crédit acceptées) - point de vue magnifique au milieu.

Nous continuons la route 89 jusqu'à Cliff Dwellers où l'on peut voir de curieuses constructions appuyées sur des champignons de pierre, au pied de Vermillon Cliffs.

Puis demi-tour vers Lees Ferry où la Paria River déverse ses eaux boueuses dans un Colorado qui est sorti bien propre du barrage en amont. Lee Feery River Trail est une jolie promenade le long de la rivière, bien documentée, vers les différents lieux de passage des ferries, seul point de traversée du Colorado sur 800 km jusqu'en 1920.
La maison fortifiée de Lee
A l'hôtel en rentrant, toujours pas de Wi-Fi depuis l'orage – un mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Le lendemain matin, un deuxième jour sans jus d'orange au petit déjeuner – deuxième mauvais point. A part ça, rien à redire, même bien pour un prix abordable à Page,Dimanche 24 – la gadoue comme chantaient Pétula et Jane
Arrivé de bonne heure chez les rangers du secteur, ils nous confirment ce que nous craignons depuis 2 jours : pas question de s'engager sur la Cotonwood Road. Donc nous faisons le tour par Kanab, 140km de plus mais identique en temps. Sur la route de Kanab, une voiture nous double à vive allure. Curieux, les gens respectent plutôt les limitations par ici. Plus curieux, la voiture blanche qui arrive en face de nous fait un demi-tour au frein à main et repars devant nous, sirènes hurlantes et clignotant de toute part. Quelques centaines de yards plus loin, nous retrouvons les 2 sur le bord de la route. Même le dimanche, il faut se méfier. Je vérifie, le régulateur de la voiture est bien réglé sur 70, la vitesse autorisée ici.
Qui croira que nous avons traversé Bryce Canyon sans même ralentir. Nous avons vu l'an dernier et il y en a des milliers de photos sur le Net. A Cannonville, nous tournons vers Kodachrome, mais nous arrêtons au Tourist Office pour demander si, par hasard, l'accès à Grosvenor Arch serait possible. On nous explique que, peut-être dans 4-5 heures, la piste sera assez sèche, mais pour le moment elle est impraticable.
Nous nous rabattons sur Kodachrome Basin SP; de toute façons, on voulait y passer. Quoi qu'en disent certains, ce parc n'est pas inintéressant. Quelques beaux sites et une jolie balade jusqu'à une arche – de plus le soleil est temporairement de retour.


En route vers le nord, sur la magnifique UT 12, arrêt à Escalante chez les rangers qui nous affirme que l'accès à Devil Garden est possible. Quelques km plus loin, nous nous engageons sur la "Hole in the Rock Road". La piste est sèche, en majorité, à part quelques flaques d'eau où le passage des voitures a creusé de profonds sillons. Mais nous arrivons sans encombre au jardin du diable. Le site vaut le détour, promenade au milieu des pitons rocheux et arches laissés par l'érosion.
Devil GardenPendant notre promenade, complétée par quelques excursions sur les pistes voisines, nous ne nous somme pas aperçu qu'un orage s'est abattu sur les premiers miles de la piste. Nous sommes parmi les derniers à quitter les lieux. Sur le chemin du retour, deux voitures nous précèdent à une centaine de mètres. Soudain la première part sur le coté et va se frotter au bord de la piste, haute de plus de 1m à cet endroit. La seconde freinne et part aussi sur le coté. Nous venons d'entrer dans une zone que l'orage a transformé en patinoire. La voiture glisse sur 4-5 centimètres de boue. Avec un peu de chance et en ralentissant progressivement jusqu'à moins de 10 miles, j'évite de frotter ma voiture de location dans les bordures de terre de part et d'autre. Au moins 7-8 miles à rouler au pas, projection de boue, glissade... Je comprends que certaines pistes soit déconseillées par temps d'orage. Ici, c'était plat, mais j'ai peine à imaginer la même gadoue dans une descente.
Nous rejoignons enfin la 12 et la pluie qui va nous accompagner jusqu'à Torrey, avec quelques flocons lors des passages à près de 3000m. Nous avons réservé pour 2 nuits au Sandstone Inn, juste au carrefour de la 12 et la 24.
Lundi 25 – Apprentissage dans les lacets de Burr Trail
Retour à Boulder (60km) pour un petit tour à l'Anasazi SP, et surtout se renseigner sur l'état des pistes (Burr Trail, Notom-Bullfrog Road). Bien sûr, pas de problème sur la partie revêtue de la Burr Trail, mais on nous dit que la suite est impraticable. Bon, et bien on va voir. Après 10 miles, la Burr Trail comporte un passage magnifique nommée Long Canyon. Une vallée encastrée sur 9 miles entre 2 falaises rouges.
Long CanyonAu delà, la route perd beaucoup d'intérêt jusqu'à l'entrée de Capitol Reef NP. Pas de contrôle à l'entrée, la route deviens un chemin de terre qui, somme toute, a l'air bien sec et large. Bravant les conseils des rangers, nous nous engageons en nous tenant prêt à faire demi-tour si l'état de la piste ou du ciel se dégrade. Que non, que non, nous atteignons le sommet du col et découvrons les lacets du Burr Trail Switchbacks et un magnifique point de vue sur l'autre versant. Nous croisons une voiture toute ordinaire qui viens de monter, donc nous nous lançons dans cette descente qui n'a rien d'infernale mais servira d'apprentissage pour la suite. Demi-tour à l'embranchement de la Notom et retour par Boulder jusqu'au Visitor Center de Capitol Reef.

Nous y arrivons juste pour nous mettre à l'abri. Renseignement pris, l'accès à Cathedral Valley est impossible – niveau d'eau trop haut dans la Fremon River et des rochers en travers de la piste par Caineville Wash Road. Les temples du soleil et de la lune, ce ne sera encore pas pour cette année. Ensuite, petite visite dans le parc, mais nous sommes déjà venus l'an passé.
Chimney Rock de Capitol ReefMardi 26 – La grande descente
Faute de Cathedral, nous allons avancer d'un jour notre programme. Départ de bonne heure, nous sommes vers 10h00 à l'entrée d'Island in the Sky. Le secteur, on connait, Arches, Dead Horse Point en 2005, Canyonland en avion et en voiture l'an dernier et en prime, les Needles en 4x4 avec Tag a Long. Reste Shafer Trail. Le ranger de service à l'entrée, après avoir contrôler notre carte avec nos passeports, nous rassure : le Shafer Trail est praticable. Toutefois, il s'inquiète de savoir si notre voiture est un vrai 4x4. Nous doublons un groupe de VTTistes qui se préparent, au moins une douzaine ce jour là. Quand je pense à notre pauvre Spartiate qui s'y est retrouvé tout seul 3 semaines plus tard et sans chaine! Et nous voilà en haut de la piste. Plus de 400m de dénivelé sur une piste accolée à la falaise.
Voiture en 4x4, vitesse en première et c'est parti. Oh ça descend, oh c'est pas large, oh c'est à pic Oh y a des cailloux, des bosses, des trous … Oh, y a des virages, oh y a des voitures dans l'autre sens – où est-ce qu'on se croise ? Tiens, les VTT vont plus vite que moi, ils me doublent par groupe de 2 – j'essaye de leur faciliter le passage Arrêts photos quand même là où on peut. Le problème, c'est que arrivé en bas, c'est pas fini. Je dirai même que la partie la plus délicate à négocier, c'est après. Les trous sont plus profonds, les cailloux sont plus gros et ce, jusqu'au potasse. Nombreuses pauses ; la vue intermédiaire sur le Colorado à Dead Horse Point est superbe Arrêt sur le bord de la rivière … Peu d'animaux en route mais une Quail, comme au début à Organ Pipe... Et ce bleu des étangs de potasse... à en faire rèver le ciel qui n'en fini pas de se dégager de ses nuages.






Nous finissons l'apm à Moab, quelques courses, un chargeur d'appareil photo pour remplacer celui oublié à l'hôtel à Page – surprenant tout ce qu'on peu trouver dans les petits magasins de Moab.
L'hôtel est réservé au Ramada de Green River comme l'an passé. Je trouve que le logement à Moab est devenu trop cher.
Mercredi 27 – mais que va-t'on faire ?
Le Shafer Trail était prévu pour aujourd'hui. Ce soir nous logeons à Eagle où nous avons rendez-vous avec une relation de travail. La I-70 sur 210 miles soit 3 heures d'autoroute. Il y a bien de la vigne dans le coin, on pourrait visiter une cave. A Grand Junction, nous arrêtons au Tourist Office pour trouver des idées. Nous retenons celle d'un détour par la Grand Mesa Scenic Drive, qui passe par un immense plateau à 3000m, truffé de lacs. La montée offre quelques beaux points de vue sur la vallée où coule encore le Colorado. La balade est plutôt fraiche, nous voyons la neige de près au visitor center . A plusieurs reprises, nous rencontrons des marmottes à se dorer au soleil sur le bord de la route, mais elles ne se laissent pas photographier facilement.

Retour sur la I 70 par l'autre versant et nous arrivons au Best Western de Eagle. Eagle, sinistre souvenir où par une soirée de Mai 2005, nous avions atterri, sans bagage... Il faudra que je raconte pourquoi, depuis, je ne ferme plus mes valises à clé pour les USA.
Jeudi 28 – haute montagne
Nous avions prévu de traverser le Rocky Mountains NP d'ouest en est, mais à Grand Junction, on nous avait dit que le col n'était pas ouvert, dire confirmé par nos amis à Eagle. Nous allons donc accéder au parc par l'est et pour cela, passer cet étonnant col où l'autoroute I70 monte à 3200m.

A l'entrée du parc, on nous annonce que la Trail Ridge Road est ouverte depuis plusieurs jours. Nous avons contourné pour rien et nous n'aurons pas le temps de faire un AR jusqu'à l'entrée ouest. Objectif, allez au point le plus haut de la route, à 3713m – hauteur qu'on ne risque pas d'atteindre en voiture en Europe. Quand on redescend de l'autre coté, on arrive sur le bord d'un ruisseau nommé Colorado River. Il prend sa source près d'ici, dans le Mont Richthofen. Promenade un peu fraiche en altitude, orages au loin dans la montagne, balades agréables en forêt plus bas.




La journée se termine au Sleep Inn de Fort Collins. Pas de Wi-Fi un troisième mauvais point pour la chaine Choice Hotel International. Mais un diner agréable au Sundance Steakhouse & Saloon à coté.

3ème semaine
South Dakota : Crazy Horse - Rt Rushmore - Custer SP - Badlands NP – Wind Cave - Jewel Cave Wyoming : Devil Tower - Beartooth HW - Yellowstone - Montana : Little Bighorn BNF
Vendredi 29 mai – Soirée au Crazy Horse
Voilà un titre qui prendrait un tout autre sens si nous étions à Paris ou à Las Vegas, mais nous en sommes loin.
Journée de transition de Fort Collins au pied des Rocheuses du Colorado vers Custer dans les Blak Hills du Sud Dakota, en traversant une partie du Wyoming. Une longue journée de route, 500km et encore, si on ne fait pas de détour. Pas grand chose à voir aujourd'hui. Nous en profitons pour consulter notre nouveau guide de voyage : « L'ouest Américain / Rocheuses et Grands lacs » de Jacques Klein. Mais pour aujourd'hui, rien, rien, rien. En faisant un petit détour, il y aurait bien Fort Laramie, un nom qui semble dire quelque chose, mais la description qui en est faite dans le guide ne nous encourage pas à y aller. Route monotone, peu de relief, peu de végétation, des trains, des vaches , quelques antilopes, des ranchs isolés, des villages éloignées les uns des autres – il faut faire attention pour l'essence – des travaux sur les routes...
Et nous arrivons tôt dans l'apm à Custer. Nous avons choisi cette bourgade de 2000 habitants plutôt que Rapid City car elle est plus centrale par rapport à tout ce qu'on veut voir dans la région. Nous avons réservé 4 nuits au Chief Motel. La 4ème nuit est gratuite, une carte d'entrée au Custer SP est prêtée aux clients qui restent au moins 3 jours – motel classique, belle piscine couverte avec spa et sauna (gratuit) – coin cuisine, climatisation que nous utiliserons surtout en chauffage.
Quelques courses et nous décidons d'aller faire un tour vers le Crazy Horse Memorial, situé à quelques miles, voir comment ça se présente (horaires tarif) pour visiter le lendemain. Avant l'entrée, un parking et une cabine d'information. Nous obtenons les renseignements souhaités, mais on nous dit aussi que ce soir, il y a un spectacle son et lumière après la tombée de la nuit. Cela nous laisse le temps de visiter avant. Donc on y va. Le mémorial du chef Sioux Crazy Horse, héros de la résistance indienne, est une sculpture gigantesque dans la montagne : 171m de haut, 27 m rien que la tête. Sculpture à l'explosif, si gigantesque que commencée en 1948 par Korczak Ziolkowski, seule la tête est terminée. On ne voit l'ouvrage qu'à plus d'1km mais on approche au pied par une navette, payante. La maquette donne une idée de ce qu'il reste à faire;.. pour les générations futures sans doute. En prime, enfin un coucher de soleil.

Le visitor center et sa galerie marchande donne accès à un musée assez hétéroclite de l'histoire et de la culture indienne. On peut y voir entre autre les drapeaux de toutes (?) les tribus des natives d'Amérique du nord.
"Mes terres se trouvent là où repose mon peuple" avait dit le valeureux guerrierLe spectacle son et lumière qui débute à la tombée de la nuit est fort imprégné des techniques du laser, mais à notre gout, aurait beaucoup à apprendre coté « spectaculaire ». Commentaire trop difficile à suivre pour nous, projection sur la montagne à plus d'un 1km. Toutefois, à ne pas rater quand on est dans le secteur, c'est inclut dans le prix d'entrée.
Samedi 30 mai – Buffalos, pronghorns et autres
Le Custer State Park est à la porte est de Custer city. Ce parc d'état est connu pour ses troupeaux de bisons. Effectivement sur la scenic drive qui fait le tour de la partie sud, nous en rencontrons, isolés ou en petit groupe près de la route, en troupeaux plus importants se tiennent plus au loin.

Mais nous rencontrons aussi des pronghorns, que nous avions toujours nommés par erreur antilopes, des mule deers, cervidés à cul blanc, des burros, ânes sauvages un peu trop familier.

En nous aventurant sur les pistes qui traversent les forêts de la partie centrale du parc, nous rencontrons des marmottes bien craintives, mais qui se laissent photographier.

La partie sud jouxte le Wind Cave National Park. Avant d'arriver aux caves, nous rencontrons pour la première fois des colonies de "prairie dogs". Drôle d'idée de nommer chien de prairie ce petit animal qui se tient debout devant son terrier et s'y cache dès que l'on veux le photographier !

L'entrée du parc est gratuite, la visite de la cave du vent est payante. Nous nous inscrivons pour la plus courte (1h) et 20 minutes plus tard, nous suivons une jeune ranger dans les galeries souterraines.
Beaucoup de marches, toujours en descendant – les escaliers nous conduisent à des salles qui n'ont rien d'impressionnantes.
Notre guide coupe l'éclairage pendant 2 minutes, pour nous faire peur peut-être... En tout cas, on peut faire des photos … On continue de descendre des marches, encore et encore … ça devient inquiétant, il va bien falloir remonter pour sortir ! Oh surprise, au bout d'une heure nous arrivons à un ascenseur qui nous remonte à la surface.
En sortant du parc, nous croisons un troupeau de bisons proche de la route.
La journée n'est pas finie, retour parle Custer Park : un peu de piste pour arriver sur le bord d'un lac puis nous partons vers le secteur nord du parc. La route est spectaculaire : elle fait des boucles et des nœuds pour passer au dessus d'elle même, elle traverse des tunnels guère plus larges que la voiture et abouti à un rocher surprenant nommé Needles Eye dans un entassement d'aiguilles de granit.

Dimanche 31 mai – Badlands
Badlands, c'est le parc national principal du Sud Dakota. Ça veut dire les mauvaises terres. Il borde la réserve Sioux de Pine Ridge, la réserve indienne de la tribu Oglada (la tribu de Crazy Horse). C'est un des endroits les plus pauvres de l'Amérique du nord. Vu à la télé au printemps, le film « Cœur de tonnerre » montre bien la situation dans ce secteur il y a quelques dizaines d'années.
Nous sommes partis par Rapid City pour rejoindre l'entrée nord-est par la I 90. Un plein d'essence à Wall, le circuit prévu sera long, sans doute plus de 400 km dont 80 de route non revêtue. La badland loop road offre 40km de route qui serpente en bas puis en haut des falaises. De nombreux arrêts permettent d'admirer les couleurs des couches successives mise à jour par l'érosion.

Dans un endroit, la terre des falaises est jaune, tranchant avec les bandes grises et rouges. Des petits sentiers aménagés accèdent à des points de vue particuliers ; le Fossil Exhibit Trail offre une promenade découverte au milieu de fossiles à peine déterrés, mais bien protégés.

Au lieu de sortir à Pinnacles Entrance, nous continuons sur la Sage Creek Rim Road, une route non revêtue qui suis le bord de la falaise avec quelques overlook intéressant et la « Roberts prairie dog town » . Picnic au camping de Sage Creek, bien aménagé pour un camping d'arrière pays. Le ciel bleu du matin se couvre de nuages très noirs.
Pour rejoindre la Stronghold Unit, partie ouest des Badlands, situé dans la réserve indienne de Pine Ridge, il faut sortir puis rentrer dans le parc à plusieurs reprises. Une piste traverse un champ de petits champignons de pierre puis grimpe à Sheep Mountain Table, un point de vue intéressant.

A partir du White River visitor center, le chemin de terre longe sur 32km les falaises sud où on aperçoit des sites sacrés indiens interdits aux visiteurs. Au bout, on retrouve une route revêtue qui longe la face ouest avec le magnifique point de vue de Red Shirt Table.

De là, nous ne sommes qu'à 80km de Custer où nous rentrons sous la pluie.
Lundi 1er juin – Les présidents et la cave aux joyaux
Au vu de la météo et du soleil matinal, nous nous dirigeons vers le Mount Rushmore National Memorial, lieu que tout bon américain doit avoir visité une fois dans sa vie, comme La Mecque ou Lourdes pour d'autres. C'est souvent la destination principale des touristes étrangers qui viennent dans cette région, la preuve, nous y rencontrons un voyage organisé français. C'est ici qu'à flanc de colline sont sculptées les têtes des pères fondateurs des USA. Non, pour ceux du dernier rang, ce ne sont ni Mc Donald, ni Elvis Presley, ni John Wayne ni Mickael Jackson – mais Georges Washingtown, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln. L'entrée est gratuite, mais le parking est payant

Réalisés de 1927 à 1941 par le sculpteur Borglum, les 4 visages sont haut de 18m. Après l'entrée monumentale qui abrite visitor center et (grand) magasin de souvenir, une allée bordée des drapeaux de tous les Etats dits Unis, conduit au point de vue principal. Le presidential trail est une promenade ombragée jusqu'au pied de la falaise sculptée qui offre des vues plus rapprochées de chaque portrait (belle remontée à la fin).

Nous repensons à Crazy Horse memorial, plus haut, plus gigantesque avec son visage haut de 27m et tous les drapeaux indiens réunis. Il existe des représentations du photographe David Berhens où les esprits des grands chefs indiens Red Cloud, Sitting Bull, Geronimo et Chief Joseph planent au dessus des sculptures du mont Ruhsmore. Pour revenir à Custer, nous passons par la Iron Mountain Road, dans la partie nord-est du Custer SP. Quelques tunnels et de belles vues éloignées sur Ruhsmore.
En arrivant à Custer, nous arrêtons voir de plus près quelques petits magasins qui présentent de curieux étalages : des pierres, de toutes les couleurs, de toutes les tailles. Vendues au kg ou plutôt la pound, on y trouve entre autres des marbres roses, mais aussi du bois pétrifié et à l'intérieur, des fossiles.

Le soleil du matin nous a quitté et c'est juste avant un violent orage que nous arrivons à Jewel Cave NM. Entrée gratuite, visite payante comme à Wind Cave. Une heure d'attente dans le visitor center avant la prochaine visite. Pas question de partir en balade à l'extérieur sous les trombes d'eau – nous nous contentons de la vidéo passée en boucle à l'intérieur, comme dans la plupart des lieux d'accueil des parcs et monuments nationaux et parcs d'état.
La brochure en français nous parle de 700 marches, ça craint. En fait il s'agit des escaliers qui ont été remplacés par un ascenseur que l'on prendra à l'entrée et à la sortie. Guidée par une jeune ranger, nous partons découvrir les joyaux de la cave. Heureusement qu'il ont supprimé 700 marches, il en reste encore beaucoup. Je n'ai pas compris par quelle magie, on en descend plus que l'on en remonte. Cette cave offre plus de variété, de forme, de couleurs, bref elle est beaucoup plus intéressante que les précédentes. Elle est à préférer à Wind Cave, pour ceux qui n'aventureront dans la région. La guide nous fait aussi le coup de panne d'électricité. C'est vrai que perdu dans le noir ça peut être angoissant. Là aussi on peut faire des photos, toujours aussi difficile et résultats pas très satisfaisant.

Quand nous ressortons, l'orage est passé. Une bière dans le vieux saloon de Custer et ainsi se termine notre séjour dans le Sud Dakota.
Mardi 2 juin – Où est passé le troisième type ?
Nous allons rejoindre Yellowstone, environ 750 km au plus court, mais nous avons prévus des détours. Le premier nous conduit à Devils Tower NM. C'est un lieu qui est devenu célèbre hors des USA avec le film « rencontre du 3ème type » de Steven Spielberg en 1977 (9 nominations et 2 oscars et une foule d'autres récompenses.) La tour des démons est là, comme au cinéma. Du visitor center, une promenade de 2km permet d'en faire le tour, tantôt dans la forêt tantôt au pied des blocs rocheux détachés du conduit d'éruption qui a formé cet étonnant ensemble.

C'est un lieu sacré des indiens et on rencontre des morceaux très colorés de tissu ou de vêtement, attachés aux branches des arbre. Une consigne est répétée en divers endroits pour ne pas y toucher.
Au visitor center, la vidéo, les photos, peintures etc. sont consacrés à la légende indienne : un grand esprit souleva le sol pour protéger des enfants d'un ours géant ; celui-ci griffa les parois et forma les longues marques verticales.
Bon, d'accord, mais aucune évocation du film de Spielberg. C'est vrai qu'on est bien allé 3 fois chez les navajos et on a vu aucune trace de Roger Hanin !
Une grande colonie de chiens de prairie loge le long de la route dans l'enceinte du parc.
Tout juste s'ils ne creusent pas dans la route !Déjeuner dans restaurant rustique à Moorcroft avant de prendre l'autoroute 90 vers l'ouest. Dans cette région du Wyoming, nous voyons de nombreuses pompes à pétrole, peut-être pour ça que l'essence y est moins chère que dans les états voisins. En parlant d'essence, il nous semble que le carburant à nettement augmenté depuis notre arrivée, difficile à estimer en raisons des différences entre état et de l'isolement des lieux. Nous arrivons sous la pluie à Sheridan où nous avons réservé au Best Value Inn. On profite de la wifi pour passer quelques messages et envoyer des photos à la famille, avant l'isolement de Yellowstone.
Encore une fois, ne cherchez pas le soleil et le ciel bleu !Mercredi 3 juin – «Morne plaine ! » aurait dit Victor
Notre première destination est le Little Bighorn Battlefied National Monument. Le champs de bataille où, le 25 juin 1876, au cœur du Montana, une coalition de Sioux et de Cheyennes massacre le général Custer et 263 soldats. George Armstrong Custer, le général à qui certains attribuent à tort cette phrase « un bon indien est un indien mort », tombait sous les asseaux des indiens menés par un certain Crazy Horse sous les ordres du chaman sioux Sitting Bull.

Le champs de bataille est un site national, carte annuelle et contrôle de passeport à l'entrée, visitor center avec vidéo et musée et circuit le long de la Little Bighorn River. Le cimetière militaire près du visitor center n'a rien à voir avec la bataille de 1876. Sur tout le champ de batailles, les pierres tombales marquent chaque emplacement des soldats et indiens tués dans ce qui fut la plus grosse défaite de l'armée américaine face aux indiens.

Victoire indienne de courte durée qui conduisit au massacre de Wounded Knee Creek près de Pine Ridge dont j'ai déjà parlé (Badlands). Les avis peuvent différer sur l'intérêt de cette visite, allant d'un total désintéressement à une profonde émotion. Mais le Waterloo de Custer n'a pas laissé l'Amérique indifférente, en faisant de lui un héros et la personnalité américaine sur laquelle le plus de livres ont été publiés à ce jour !
une partie de la fresque illustrant le lieu après la batailleQuittons ce champ plongé dans la bruine pour nous diriger vers la plus belle route des States. On passe Billing en faisant le plein puis on s'engage vers Red Lodge. La route qui rejoint l'entrée nord est de Yellowstone passe à plus de 3000m. Elle est réouverte depuis quelques jours. La route zigzague près de la frontière entre le Montana et le Wyoming pour culminer à 3 345 mètres d’altitude au sommet du col de Beartooth. Le brouillard ne nous permet pas d'admirer les paysages lors de l'ascension, mais une fois passé au dessus des nuages, la haute montagne est magnifique. Nous rencontrons de nouveau des marmottes sur le bord de la route, entre rochers et neige.
Chercher la marmotteAvant l'entrée de Yellowstone, nous rejoignons la Chief Joseph Hwy qui arrive de Cody, une autre belle route où nous somme passé en 2007. (il faudra un jour que je parle de ce Chief Joseph et des Nez-Percés.) Direction Canyon Lodge, nous y avons réservé un chalet pour 4 nuits.

Bon sang, pour le prix, ça pourrait être mieux. Par rapport à ce que nous avons connus, lits étroits, douche et toilette étriquées, pas de télé (sans importance), pas de wifi (on savait), pas de cafetière, une table et une seule chaise, une clim qui fonctionnera tout le temps en chauffage. Car à 2350m, nous sommes entouré par une forêt où la neige est encore très présente.
Arrivés de bonne heure, nous partons voir les chutes de la Yellowstone River, par la rive droite. Après Upper Falls, la rivière chute de 94m à Lower Falls. Artist Point en offre un beau point de vue . En repartant, nous assistons à un combat de bisons sans avoir le réflexe de les photographier ou filmer. Vu de l'autre rive à Grand View Point, le canyon se colore quand le jour commence à baisser.

Jeudi 4 juin – La grande fontaine jaillit à 5h20 PM
Nous avions déjà passer 6 jours dans le secteur en 2007, aussi nous choisissons nos visites, et il y a de quoi faire. Le logement à Canyon village est le plus central, il permet de partir dans toutes les directions avec tous les sites principaux à moins de 60km, plus pratique qu'il y a 2 ans quand nous logions 40km à l'extérieur du parc. Des travaux entre Norris et Madison font que cette route est fermée de 22h à 8h (pendant toute la saison) et sous alternat le reste du temps. Nous y passons pas trop tôt et nous dirigeons vers Great Fountain Geyser pour y noter l'horaires prévu de la prochaine éruption. Ce geyser fonctionne toutes les 9 à 15h. Nous l'avions raté l'autre fois car nous n'avions pas compris comment lire le panneau d'info situé à coté. Aujourd'hui, c'est entre 4h et 7h de l'après midi. Nous y serons.
Un petit tour à coté au Firehole Lake Drive, zone fumante et bouillonnante, puis nous partons à l'usine à touriste de Old Faithful. Ce n'est pas pour voir ce geyser si régulier que les voyages organisés peuvent assurer une éruption sans y rester plus d'une heure. C'est la promenade le long de la rivière vers les Grand Geyser, Castle Geyser, Riverside Geyser (en éruption à notre passage) jusqu'aux eaux turquoises de Morning Glory Pool – 4 km AR.
Riverside Geyser
Morning Glory PoolSoleil, ciel bleu puis nuages puis pluie d'orage au retour. Le temps de déjeuner à la cafétéria de Xantera (organisme loueur des logement dans les principaux parcs nationaux ) Nous repartons vers notre Great Fountain Geyser où nous stationnons face au geyser pour ne pas rater dès qu'il commencera à s'activer. Il est 3h30, nous sommes bien décidés à rester jusqu'à 7 h s'il le faut. A coté de nous est garé une voiture dont la plaque porte comme identifiant « GEYSER » L'attente est longue, mais avec un peu de musique … et puis il pleut. Il y a aussi le petit geyser plus loin qui s'active toutes les 1/2h. Des voitures passent, s'arrêtent, les gens vont faire un tour, regardent le panneau et repartent. De la voiture immatriculée geyser descend une femme, elle va voir de plus près le geyser qui fumasse un peu, puis écrit quelque chose sur le panneau. On va voir : la période prévisible d'éruption s'est réduite à 5h-6h30. On est pas parti... Un peu avant 5h, ça semble fumer plus fort. Notre voisine va modifier l'horaire, c'est maintenant 5h15-5h25. Les gens qui passent maintenant s'arrêtent et un ranger vient d'arriver pour surveiller la zone. 5h20 – le geyser entre en éruption, photos, caméra … le Great Fountain crache des jets qui montent à plus de 30m au milieu d'un nuage de vapeur. Au bout de 10 minutes les giclées sont moins violentes et peu à peu tout se calme. Nous revoyons notre geyseriste de service qui pour l'occasion s'est équipée d'un masque, sans doute à cause des vapeurs sulfureuses ? Il faut dire que Great Fountain est un geyser majeur de Yellowstone. Il doit être l'objet d'observations régulières.
Great Fountain, au repos et en activitéNous rentrons par le sud pour remonter le long de la Yellowstone River. Nous rencontrons des groupes des animaux les plus courant dans le parcs, des bisons et des wapitis.
Nous pouvons aussi observer un pélican à la pêche dans les rapides.

4ème semaine
Wyoming & Montana : Yellowstone – Idaho : Malad Gorge SP - Hagerman Fossil Bed NM- 1000 Springs - Twin Falls - Shoshone Falls – Nevada : Poney express trail - Great Basin - Lehman Cave - Osceola road - Cathedral Gorge - Las Vegas
Vendredi 5 juin – Ne touchez aux grizzlis
Depuis notre arrivée à Yellowstone, nous n'avions pas vu beaucoup d'animaux et j'étais vraiment déçu à l'idée que ne serait encore pas pour cette fois que l'on verrait un « bear ». Dans de nombreux lieux visités les années précédentes et depuis 3 semaines, on nous disait de ne pas s'approcher des ours à moins de 91, 44m (100yards). Ça ne risquait pas, nous ne n'avions jamais vu. Ce matin là, nous partons vers Mammoth Hot Spring, avec l'intention d'aller à Gardiner faire les pleins (estomac, réservoir et glacière). Un peu au dessus des Norris , peut être à Nymph Lake, une accumulation de voitures arrêtées un peu n'importe comment à gauche : signe qu'il y a des animaux dans le secteur. L'indice n'est pas toujours bon, il s'agit parfois de « novices » qui découvrent leur premier bison... bon, on va voir. Ils sont là, remontant lentement du point d'eau où ils viennent de boire, 2 grizzlys, une mère et son ourson déjà grand. Vite, jumelles, appareil photo, zoom … Ah oui, pas moins de 91, 44m - y a de la marge ! Quelques photos embrumées et les ours disparaissent derrière les sapins.

De Mammoth à Gardiner, doit découvrons la seule route que nous n'avions pas faite il y a 2 ans et l'entrée monumentale du parc. A Gardiner, nous complétons nos pleins par quelques souvenirs qui déplairaient fortement à BB. Pose à Mammoth pour une promenade dans Lower Terraces Area puis le circuit de Upper Terraces Area et quelques vues nouvelles.


Un tour jusqu'à Tower-Roosvelt où nous découvrons que le restaurant est ouvert (le jour même, le service s'en ressent – mais c'est l'endroit le plus agréable que je connaisse pour manger dans le parc).
Avant de repartir, un petit tour chez les rangers ; ils nous indiquent que des bears viennent d'être vu du coté de Phantom Lake. Nous repartons dans cette direction et effectivement, un peu après le lac, une accumulation de voitures arrêtées sur les bords et même au milieu de la route. Il y a un ours à l'orée de la forêt. Il est loin, il pleut, il faut approcher dans les herbes hautes. C'est un ours noir. Il n'a pas l'air de s'inquiéter de la foule qui reste à plus de … A propos, comment on mesure ?
Avec la pluie pas une bonne photo ... ni pour le cervidé à très grandes cornes qui attire les foules quelques km plus loin.
Quelques cascades, quelques fumeroles, quelques geysers, quelques bisons … et la pluie.
Samedi 6 juin – Bisonneaux et glaçons
Pour notre dernier jour dans le Wyoming, nous passons la matinée au Norris Geyser Bassin. En attendant que la pluie s'arrête, nous visitons juste à coté le Museum of the National Park Ranger. La vue de celui qui nous accueille confirme mon sentiment depuis Organ Pipe, « ranger, c'est pour la vie ». Ce musée est rarement visité, pourtant il est intéressant. Mais il y a tellement de choses à voir à Yellowstone. Avec le soleil, nous nous promenons au long des eaux fumantes et bouillonnantes des Norris.
Pour l'après midi, nous décidons de revoir les 43km vers l'entrée est, en travaux en 2007. Le long de la Yellowstone River, un troupeau de bisons occupe la route et ses rives. Rien d'étonnant, ce genre de barrage filtrant est fréquent ici. Mais nous sommes surpris voir un grand nombre de très jeunes bisons, avec leur mère ou en groupe.

Sur la route vers l'entrée est, la piste de Lake Butte grimpe au milieu de la forêt ravagée par l'incendie de 1988. Du haut, joli point de vue sur le lac Yellowstone.

La route s'élève ensuite à 2600m. Un peu avant le col, les lacs Sylvan et Eleanor sont encore couvert d'une épaisse couche de glace. De nombreuses cascades jaillissent le long de la route.

En rentrant, petite pose sur la plage du grand lac, décidément, l'eau est trop froide pour se baigner. Plus loin, nous apercevons notre troupeau de bisons et bisonneaux maintenant très éloigné de la route.
Dimanche 7 juin – Coup de froid le matin, mal de gorge l'après midi
Au réveil, nous avons l'impression d'avoir été transportés par magie en Laponie fin décembre. La neige sur les sapins, 10cm sur la voiture. Non, nous sommes toujours à Canyon Lodge, le 7 juin. Avant-hier dans un magasin, nous avons regardé les brosses et grattoirs à neige, sans penser qu'on pourrait en avoir besoin. Et on a pas grand chose pour dégager le pare-brise et les vitres. Vitres dégagées, coffre chargé, nous partons sous les flocons qui continuent de tomber. Heureusement la neige ne tient pas sur la chaussée. Nous croisons un véhicule de déneigement qui doit se diriger vers les cols. Entre Canyon et Norris la route est féérique, on se croirait dans un conte de Noël. Puis la neige tombe plus dru et commence à rester sur la route. Le thermomètre extérieur est descendu à 27°F (environ -3°C)

Mais quel est cette masse sombre qui bouge sur le bord de la route ? Certainement pas le père Noël ni un renne. Un bison, la fourrure couverte de neige, marche impassible sur le bord de la route. Nous en croisons un 2ème plus loin.

Nous arrivons juste à 8h pour l'ouverture de la route de Madisson, au moment où les agents se mettent en place pour alterner la circulation. Une belle couche de neige couvre maintenant la route et nous sommes les premiers à passer dans notre sens.

C'est sous une véritable tempête de neige que nous faisons la magnifique vallée le long de la Madisson river. Passé West Yellowstone, nous ferrons encore 50km avant de retrouver une température positive et ... la pluie. Et dire qu'il y en a qui projetaient de camper début mai dans le parc !
Nous sommes entrés dans l'Idaho, autrefois région de chercheur d'or, maintenant, pays de la pomme de terre. Notre itinéraire de retour vers le sud passe par l'ouest. Nous nous dirigeons vers Twin Falls en suivant la Snake River après Pocatello. Nous laissons de coté Crater of the Moon NM, un site vraiment très intéressant que nous avions visité en 2007.
Déjeuner, essence, rassemblement de pélicans sur la Snake. Maintenant, nous voyons le soleil et la température remonte. Nous passons assez tôt à coté de Twin Fall pour continuer une cinquantaine de km en direction de Boise vers Malad Gorges SP. A l'entrée de ce parc d'état, nos déposons une enveloppe avec quelques dollars dans la tirelire, mais nous trouvons regrettable qu'il n'y ait plus de carte dans la boite à coté puis de trouver une partie du parc fermée.

La Malad River, ce n'est pas le Colorado, mais cet affluent de la Snake torrente dans un canyon étroit qui vaut le détour. Plusieurs points de vue sur chaque rive dans le parc et hors du parc, de l'autre coté de l'autoroute.

Retour vers Twin Falls par les petites routes et la ID 30 qui longe la Snake. Nous arrivons à Hagerman, une petite commune où nous découvrons une National Monument dont on avait jamais entendu parlé, le Hagerman Fossil Beds. En fait, ici ce n'est que le visitor center, le parc est de l'autrecoté de la Snake. Nous arrêtons pour récupérer une carte de l'Idaho. Deux jeunes rangers nous accueille et nous expliquent les fossiles exposés devant eu, en particulier le squelette de l'ancêtre du cheval nommé Hagerman horse. Ils nous expliquent ce que l'on peut voir sur notre route et ferment le centre apr��s notre départ. Nous nous rendons à Oregon trail overlook, qui offre une belle vue sur les retenues de la Snake.

Le long de la route qui longe la Snake vers le sud de Twin Falls, on peut voir une multitude de cascades, les Thousand Spring. Elles jaillissent en de multiples lieux du sommet des falaises ou parfois à mi hauteur.

Le GPS nous conduit sans difficulté au Shilo Inn que nous avions réservé, un très bon hôtel d'une chaine pas présente partout.
Lundi 8 juin – Comment se perdre au Nevada
Notre programme débute par la visite des Shoshone Falls, le Niagara de l'ouest. Plus hautes de 13m, presque aussi large que le Niagara américain, les Shoshone Falls sont visibles de plusieurs points de vue inclus dans un parc d'état – payant. Le débit varie suivant la saison, les eaux de la Snake étant beaucoup pompées pour alimenter les canaux qui fournissent les arroseuses des champs de patates. Faut dire que ce n'est pas pour rien que l'Idaho est la capitale de la patate, les champs s'étendent à perte de vue et on voit loin ici. Faut dire aussi qu'il en faut des patates pour faire les french frites, la purée ou les « boiled potatoes » qui accompagnent tous les plats dans les restaurants (j'accorde, parfois avec des petits légumes pas assez cuits.)

En juin, il y a de l'eau et les chutes sont magnifiques, les différents points de d'observation en offre une vue intéressante. En aval un arc en ciel se développe dans les gorges de la Snake.
En peu en amont, (demander la route au guichet du parc) se trouvent les Twin Falls qui ont données leur nom à la ville. Accès gratuit, plusieurs points de vue, moins hautes (38m), plus encastrées, ces chutes valent quand même le détour.

Direction le sud et le Nevada. Si vous n'avez pas compris que le Nevada, c'est l'état du jeux, pas uniquement Las Vegas, sachez que chaque entrée dans l'état est une ville de casino. Arrivant de Twin Falls, la première localité s'appelle Jackpot – ça pose le décors, non ? Pour se faire une idée, 1400 habitants, 6 casinos, un golf et un aéroport, tout ça au milieu de nulle part.
Direction Ely, une friche minière, une friche du jeux ? Mais un hôtel célèbre, le « Nevada ».
Nous sommes en avance, aussi nous tournons sur un chemin de terre vers Cherry Creek, Ce n'est pas une ville fantôme comme le laisserait penser l'état des habitations, le nombre de boite à lettre donne une idée de la population. Il y a même un musée. Mais nous ne voyons aucun habitant.

Après un petit tour sur une piste de montagne qui part dans le mauvais sens, nous revenons au village et partons sur une piste parallèle à la route principale. D'ailleurs la route existe sur notre carte Michelin à l'échelle de l'Europe (nous n'avons pas encore récupéré la carte du Nevada) ; d'ailleurs aussi notre GPS connait ce chemin. Mais ça ne colle pas avec la piste que nous suivons. Pourtant ... Nous avons une section commune avec la piste du Pony Express, mais elle ne part pas dans la bonne direction. Le GPS nous indique une autre piste. Elle doit être bonne car la distance s'amenuise avec notre destination. Problème, le GPS veut nous faire tourner à gauche, sur des chemins non carrossable. Décidément, il ne fait pas de distinction entre les pistes de 1ère catégorie et les chemins à bestiaux, mais il trouve toujours une route vers Ely. Nous traversons un immense pâturage avec le troupeau au milieu de la route.

Le chemin reste bien carrossable mais les traces de roues sont de plus en plus rares. Au bout d'une dizaine de miles, nous sommes arrivés sur une piste où il ne doit pas passer une voiture par semaine. Le temps passe et le ciel se couvre. Une grande pente, plus impressionnante que sur la photo … possible de descendre, mais pourrons nous remonter si l'on doit faire demi-tour plus loin et que la pluie s'en mêle ?

Alors, demi tour ?
???...
Faisons le point :nous ne savons pas si la piste abouti quelque part depuis 3/4h nous n'avons vu personne sur cette piste, il ne doit pas passer plus d'une voiture par semaine si on descend, on est pas sûr de remonter en cas d'orage et le ciel est très noir tout autour nous n'avons pas de téléphone, et quand bien même, nous avons le micro, mais aucune chance de WiFi pour consulter Google map nous n'avons pas de carte ni de boussole et nous sommes dans un coin perdu du Nevada – à propos, ils avaient mis combien de temps pour trouver des traces de Steve Fossett ? Conclusion, nous faisons demi-tour, encore faudra-t'il retrouver la route de sortie. Un peu avant le troupeau de vache, nous apercevons le nuage de poussière soulevé par une voiture qui roule dans le même sens que nous. D'où peut-elle bien venir ?
Revenu sur la grand-route, bientôt nous apercevons des maisons à l'horizon. Avez vous remarqué comme l'horizon est loin par ici, chez nous la vue dépasse rarement 200m. Ce que l'on voit au loin, au pied des montagnes d'en face, c'est Ely et le GPS indique encore 18 miles avant d'arriver.
Pas une ville à moins de 100km à la ronde ! Située sur la route 50, la route la plus isolée d'Amérique, la ville minière de Ely compte 4000 habitants, 18 hôtels, 13 restaurants et quelques casinos dont certains semblent fermés depuis longtemps. Le musée du train et son train fantôme est fermé durant notre séjour. Nous avons réservé à l'hôtel Nevada, LE casino-hôtel historique de la ville – d'accord, un peu vieillot (construit en 1929), mais Gary Cooper et d'autres célébrités hollywoodiennes venaient là autrefois. Particulièrement bon marché et un air de Las Vegas un peu défraichi.

Une fois dans la chambre, nous regardons la carte du Nevada que nous venons de récupérer à l'accueil : pas de trace des pistes où nous nous étions engagés. Un coup de WiFi, Google Map, Cherry Creek Ok, la piste vers le Ponny Express s'appelle Egan Creek road … des chemins en cul de sac un peu partout, difficile de visualiser une liaison vers une route digne de ce nom. On a bien fait de faire demi-tour.
Mardi 9 juin – La cave du Great Basin
Il y a 100 km de Ely à Baker, l'entrée du Great Basic National Park, le seul parc national exclusivement au Nevada. Le Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain. Mais le parc n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à plus de 3500m apparaissent au-dessus d'une forêt dense à travers laquelle la route en lacets s'élève de 1400m. Cette forêt abrite le Bristlecone Pine, l'arbre qui peut vivre 4700 ans. Beaux points de vue en montant, petite promenade botanique à partir du camping, randonnées vers les glaciers accompagnées par les rangers ou pas, pour ceux qui aiment marcher.

L'entrée du parc est gratuite, mais à l'intérieur se trouve Lehman Caves, dont la visite guidée est payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après s'être assuré qu'il y avait très peu de marches à monter.


Une moins jeune ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grand, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin. Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.



En nous rendant à Great Basin, nous avions repéré une piste qui semblait faire un raccourci dans la montagne (photo de gauche). Nous demandons aux rangers du visitor center ce qu'ils en pensent. La Osceola road n'est qu'à 12 miles du centre, mais en dehors du parc. Connaissent pas ! Mais ils cherchent sur une carte détaillée du secteur, oui la piste traverse la montagne et doit être carrossable en 4x4.
Attirante, cette piste qui monte en face dans la montagne !Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?
La piste redescend vers la route principale.De retour à Ely, une haie de Harley est stationnée devant le Nevada hôtel. Un rassemblement de motard sur un lieu mythique qui n'a rien à envier à la route 66.

Mercredi 10 juin – Cathedral Gorge
La descente vers Las Vegas traverse le désert, le vrai, du Great Basin. Sur la route la ville de Pioche, devinez ce qu'on y fait ? Mais ici les mines d'argent sont toujours actives. Un peu plus loin se trouve le Cathedral Gorge State Park.
Les conseils de visite sur le site ouestamerica de Sedonax (excellente référence), nous arrêtons au Miller Point Overloock avant d'aller nous promener dans les slots canyons. Point de vue bien aménagé, intéressant, sur un décors qui n'est pas sans rappeler d'autres lieux plus connus, un air de Bryce par exemple.


Du bas, face au camping, 2 points de départ, Cathedral Caves et Canyon Caves, pour s'engouffrer dans une foule de cavités étroites jusqu'aux limites fixées par son embonpoint. Avec un rayon de soleil, vers 11h30, ça fait aussi penser à Antelop Canyon.


En se rapprochant de Las Vegas, nous longeons des terrains désertiques, champs de tir de l'US Army. Sur l'autoroute, la circulation est plus dense que ce que nous avons connu ces derniers jours pour devenir même très encombrée et très ralentie en se rapprochant du centre de la big machine à sous qu'est Las Vegas.
Nous avons réservé notre dernière nuit sur le Strip, au Caesar Palace en profitant d'une opportunité dans le calendrier des tarifs (nuit à 100$ à coté des 300$ pour la veille et 450$ le vendredi).
Pas de spectacle de réservé, une fois installé, nous partons voir quelques lieux délaissés l'an dernier.
Le Circus Circus par exemple et son spectacle de cirque gratuit. Nous y découvrons une immense machine d'apprentissage aux jeux pour les enfants (pour gagner des peluches) et un spectacle de cirque – 5 minutes toutes les heures. A éviter, pas folichon, c'est loin du Cirque du Soleil.
Au retour, je peux enfin photographier un coucher de soleil sur le désert au loin avec au premier plan les nouveaux hôtels en construction, encore plus grands, encore plus hauts, encore plus … à moins de la crise ait ralenti les travaux ? En tout cas, crise ou pas crise, ce soir là c'était noir de monde dans les rues, mais il n'y avait pas beaucoup de monde à diner au buffet du Treasure Island.

Jeudi 11 juin – Salut vieux Jules, à la prochaine ?
Comme aurait dit Asterix !Départ assez tôt pour ramener la voiture chez Alamo et attendre tranquillement le départ de l'avion vers Paris
Voyage 2010 "Chronique d'un 5ème voyage" sur : http://voyageforum.com/v.f?post=3750053;
Louer des véhicules à Hanoï, Vietnam? English translation pending
Bonjour a tous
Je suis Vietnamienne habitant a Lyon et cet avril je retournerai au Vietnam avec mon ami francais pour 4 mois, malheuresement je connais pas trop le nord du Vietnam, jaimerais poster une question.
Est ce qui'il me serait possible de louer un véhicule (voiture)sans chauffeur à Hanoï pour quelques jours, à des tarifs assez compétitifs. En effet, tout ce que nous trouvons comme infos depuis la France concerne des locations avec chauffeur. Nous aimerons notamment partir pour les contrées du nord à notre rythme : Sapa, Bac Ha, Ha Giang... On pensait essayer de négocier chez un garage/concessionnaire s'il n'existait que des agences de location avec guide obligatoire ou d'autres occidentales & super chères (style Hertz, Ada...) implantées au Vietnam. Nous savons qu'une partie du trajet ne sera pas réalisable pour un "néophyte" comme moi (notamment Bac Ha => Ha Giang, sans parler de la sortie d'Hanoï !!!), mais nous aimeraions vraiment tenter l'expérience. Est ce que vous avez des infos sur des communautés sur place & des endroits à ne pas manquer, je suis preneur également...
Merci beaucoup
Lan
Destination Ladakh English translation pending
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.
L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.
L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.Retour de croisière à bord du Rhapsody MSC English translation pending
Bonjour a tous,
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
Colombie, retour d'expérience: bons plans, etc... English translation pending
Colombie, voyage du 10 decembre 2007 au 10 fevrier 2008.
Parcours : Bogota - Medellin - Manizales (Parc del Nevado del Ruiz/Salamina/Neira), Pereira, Armenia, Salento (valle de cocora) - Cali (la Feria) – Villa de Leyva – Monguy – San Gil – Barichara – Buenaventura – croisière/plongée Isla Gorgona/Malpelo – Cartagena – Taganga – Santa Marta –trek de la ciudad perdida – la Guajira – Barranquilla (le carnaval)
1 euro 3000 pesos Guides : lonely et petit futé (agréablement surpris), les 2 se complètent. J’ai été agréablement surpris par le futé qui traite certains points (la côte pacifique, la Guajira etc…) totalement absents du Lonely. S’il n’y en avait qu’un à choisir, le Lonely reste cependant incontournable.
Impression générale : Un pays stupéfiant (sans mauvais jeux de mots), la Locombia comme on a trop souvent l’habitude de l’appeler réserve bien d’autres surprises : des sommets à plus de 5000m, des déserts cachés, des plages paradisiaques, des plongées exceptionnelles, des forêts inhospitalières, des sites précolombiens en parfait état, des villes coloniales figées dans le passé, des ferias et carnavals de folie, et peut être sa plus grande richesse, les colombiens eux-mêmes. Seul pour les fêtes de fin d’année, il a suffi d’une banale discussion dans un bus le 21/12 pour me retrouver inviter quelques jours pour Noël a passer les fêtes chez la famille et les amis de parfaits inconnus. Pour ne citer que cet exemple… Aucun problème de sécurité si on ne fait pas n’importe quoi, cet Eldorado ne demande qu’à nous ouvrir ses portes.
Ce que j’ai aimé : La musique omniprésente, ds la rue, les bus, les maisons, les enceintes sur les terrasses… (Vallenato, Cumbia, Tropical, Salsa, Reggaeton…) les pâtisseries françaises qu’on trouve dans pas mal de villes, ça fait du bien ! la variété des activités et des paysages l’accueil et l’amabilité des gens les jus de fruits et salades de fruits à profusion (à condition d’enlever le fromage !)
Ce que je n’ai pas aimé : le café avec une paille ! (en plus ils exportent les meilleurs grains donc le café est dégueu) La viande, svt bcp trop cuite comme ds bcp de pays d’Amerique du sud, de la semelle !! Demander « termino medio » pour une cuisson entre saignant et à point.
A voir : Bogota : la plazoleta del chorro de Quevedo, pitoresque. Le marché de San Andresito (ne prendre aucun objet de valeur sur soi), les puces colombiennes, on y trouve absolument de tout ! El museo del oro. les plages de ladrilleros (ou puerto espana) en pirogue depuis Buenaventura. Barichara/Villa de Leyva Le parc Tayrona, sa végétation luxuriante, ses plages de rêve (monter au Pueblito pour ceux qui n’ont pas eu le temps de faire le trek de la Ciudad Perdida, mais le site n’a pas du tout le même charme ni les mêmes dimensions) La Guajira : paysages à couper le souffle, désert, salines, plages vierges aux eaux transparentes et pas un touriste (contrairement au parc Tayrona). Idéal pour se ressourcer. A noter, très beau spot de Kite au cabo de vela, mais il faut amener son matos !!! Région un peu oubliée, et c’est tant mieux… Salento et le parc Cocora El parque de los nevados : Après la chaleur des champs de café, on peut monter plus de 5000 mètres pour voir les neiges éternelles!
A faire: Plongée à Malpelo (g tout organisé sur place en me raccordant à un groupe au dernier moment, entre une et 2 croisières par mois, pas plus, donc il peut être préférable de s’organiser avt) http://www.diveandtours.com (Ricardo Sanchez) http://www.fundacionmalpelo.org/ http://www.pepesdivers.com (je suis passé via cette agence, seule à proposer une croisière ds cette période) 2 bateaux au confort rudimentaire font l’excursion : le Dona Mariela ou le Maria Patricia suivant l’agence (4 plongées par jour, plongées extraordinaires sur Malpelo banc de centaines de requins marteaux, raies immenses, des poissons en veux tu en voilà et bien sûr seul sur le site)
A Isla Gorgona, on peut observer des baleines entre septembre et novembre et des mantas entre juin et aout, mais les plongées ne valent pas celles de Malpelo. Autres beaux sites de plongées Nuqui et Bahia Solano sur le pacifique (el valle tres belle plage).
Sur la côte caribéenne isla del Rosario/San Bernardo (bof ! es sites ont bcp souffert des derniers ouragans) et Providencia et Taganga. Les plongées caribéennes restent bien moins riches que celles du pacifique mais la visi y est meilleurs et l’eau bcp plus chaude…! manger un hamburger à el corral, chaine colombienne bien meilleurs que n’importe quel Mac Do ! trajet à l’arrière d’une Willy avec 15 colombiens ds la jeep (parc de cocura par exemple) excursion à Salamina et Neira (depuis Manizales), les 2 villages st pittoresques et la route est absolument magnifique (possibilité de dormir à Salamina, sinon dernier retour 17h parfois 18…) trek de la ciudad perdida (6j mais se fait en 5j facilement, paysages grandioses, bivouacs, ruines préservées, visite « touristique » d’une fabrique de cocaïne, contact avec les kogis tribu précolombienne, traversée de rivières avec de l’eau jusqu’au genou etc…)) turcol24@hotmail.com (agence originale) 480 000 pesos ou www.sierratours-trekking.com (qqes mots kogis ils seront impressionés : Janchica (J de la jota espagnol) : bonjour, Anassikoukou :à bientôt, ouah : au revoir) goûter l’hospitalité et l’amabilité des colombiens le feria de Cali fin décembre le carnaval de Barranquilla en février, 2eme en importance derrière celui de Rio. Allez au festival de orquestra ou de la cerveza le soir (que des groupes de folie et une super ambiance) puis quand ça ferme vers 2H00, direction le frogless ou 7 vers la 93, excellent. Egalement quand concert au Prado, rester face aux guichets, ts ceux qui ne peuvent pas se payer les places restent là pour profiter de la musique, du coup ambiance populaire survoltée. du rafting à San Gil (Rio Suarez est le plus costaud même si ils essayent de vous vendre le chicamocha en force 4, qui par contre lui, vaut le coup par la route ou à pieds) la descente du choco à partir d’Istmina (pirogue, bateau de marchandise…), je ne l’ai pas faite mais on m’en a dit bcp de biens. Etre débrouillard et maîtriser l’espagnol pour se lancer. Prévoir 1 semaine et bien vérifier la situation avec les guérilleros, région tendue. Volcan de lodo el Totumo (bon délire !) trek au Nevado del Rruiz (si beau temps sinon, c’est une vraie galère !) J1 : excursion classique proposée en ville, on monte jusqu’au refuge à 4800m puis petite marche jusqu’au glacier 5100m. Quitter le groupe de l’excursion, redescendre jusqu’à la Ouilleta 4600m puis à gauche 15km jusqu’à el Cisne, refuge ou possibilité de camper (4000m). Si on ne peut pas monter au Nevado, petite grimpette sympa de la Ouilleta (4800m).
J2 : ascension du volcan Santa Isabel (5130m). Monter à la Laguna Verde, puis 2 possibilités. Ascension depuis la laguna, chemin difficile, crampons obligatoires. Ou redescendre un peu et prendre à gauche, facile et sans crampon mais intersection difficile à trouver. (sinon prendre le guide au refuge du Cisne mais vérifier avt si il est dispo en contactant les gardes du parc). Autorisation nécessaire uniquement pour faire le sommet, on a le droit d’aller jusqu’au glacier (et une fois au glacier personne ne vous empêchera de faire le sommet…)
J3 : 10h de marche jusqu’à la laguna del Otun, il y a une cabane de garde forestier, parfois possibilité de dormir, essayer de joindre le garde via le Cisne ou à l’entrée du parc le premier jour via la maison d’accueil des gardes.
J4 : redescendre sur Pereira (8h) puis bus, chiva ou stop pour rentrer
On peut également rejoindre Salento (5 ou 6 jours), mais là il faut absolument un guide, le mieux étant de partir de Salento et louer les services d’un paysan ou via la plantation house (un peu plus cher) theplantationhouse@yahoo.co.uk Il est difficile d’obtenir du matériel (tente etc..) sur place (possibilité à la guest Mountain house Manizales), il vaut mieux avoir le minimum avec soi.
A fuir : Bogota : la ballade au Montserrate. Bof !!! (monter à pieds uniquement le we, en semaine qqes agressions signalées). Passer le 1er de l’an ds la capitale, ils st tous sur la côte caribéenne, les rues sont désertes, impossible de trouver un resto et une seule boite ouverte le 31 ! Ca ne m’a pas empêché de passer un premier de l’an sympa, tt dépend des compagnons… Playa blanca, à partir de Cartagena sauf si on aime la foule. J’ai préféré, et de loin, les plages du parc Tayrona ou de la Guajira. En Fait, Cartagena est vraiment une ville magnifique de part son histoire et son architecture, par contre les gens y sont moins sympas, les plages moins belles et on y retrouve les travers du tourisme de masse absent du reste de la Colombie le parc du café, ds la zona cafetera, le disneyland du café.
Bons plans : - Bogota : Qqes adresses de restos : Andres Carne de Res (un peu loin au nord mais fiestas mémorables le we, à ne pas rater), Salto del Angel (bonne ambiance le we aussi), Wok, la bella antiochia (avenida 116 con calle 26), de nombreux endroits pour sortir ds la Zona T (zona rosa, pas mal de bars avec des consos aussi chères qu’à Paris), Zona G (pas mal de restos), Parque de la 93 (restos/bars/clubs).
Disco : el Café Escobar Rosas (musica electrónica y funk) en la Cr. 4 con 3, en el centro (en face de delcieuses arepas au fromage), el quiebra canto (reggae, raga, latino, funk, hip hop, R&B) excellent surtout le mercredi. Pour les endroits qui ferment à 6 ou 7h on peut citer Carne de Res, Gothica (electro) et el Chacha (boite électro au sommet d’un hotel, superbe vue dur Bogota), In vitro le mardi soir (projection de courts métrages puis soirée, lieu décalé très sympa) septima con sesenta. Boite plus classique el Alma, 3 niveaux, de todo.
Pour les canelazo (boisson chaude à base d’aguardiente), el café para dos (calle 14 no 3-12). Celui aux fruits rouges, Mmmhhh… Pour les batidos, excellent au Mora Mora
Logement, el Zue, même rue que Platipus, mais mieux. Demander leur annexe face au Mora Mora, tres sympa.
- Cali: Restaurant : ceux de Granada, Cali Viejo, Disco : Le meilleurs endroit pour sentir l’âme de Cali est à Juanchito, un peu excentré mais on y fait la fête jusqu’à pas d’heure, salsa verdadera ! Sinon tjrs pour la salsa Tintindeo ds le centre était très bien, ou le blues brothers le jeudi. Boite plus classique (crossover) lola’s, un peu excentré.
Medellin : le Mangos, resto/disco, une institution dans la Silicone vallée. Capitale de los alumbrados en décembre et janvier
Manizales : la guest house Mountain house est vraiment super, accueil extra, j’y suis resté presque une semaine. Le bonjour à Mancho et Jania si vous les croisez. Pour aller à la finca Guayabal, descendre à Chinchina puis bus dvt l’église
Monguy : (possibilité d’y dormir), charmant village moins touristique que Villa de Leyva et surtout superbe ballade au Paramo de l’Oceta. Remonter dans les champs en haut à droite après l’église. 4/5h mini aller retour. Une fois au cirque en haut, prendre à gauche, monter l’arrête et redescendre de l’autre côté jusqu’à un mini canyon rempli de cactus. Si on fait la ballade seul, redescendre par le même chemin. Il y en a 2 mais pas mal de chance de se perdre par celui qui passe par les sources et cascades (pas de chemin tracé et le brouillard tombe sans prévenir) j’en sais quelque chose ! (couv de survie, bougie, sifflet fortement recommandé, certains s’y sont perdus plusieurs jours). Sinon possibilité de demander à un paysan de faire office de guide. Prévoir des vêtements chauds, gants et bonnet, il fait très froid en haut
Pour l’organisation de trekkings ou d’ascensions, voici 2 mails (non testé mais présents ds tes les guests) :arias_rodrigo@hotmail.com et ni-moren@uniandes.edu.co.
Cartagena : le soir pour la salsa, quiebracanto, sinon tu candela bonne ambiance ou en début de soirée la Havana (calle viena y familiar), svt live music et son cubano. Le bistro, bon rapport qualité prix pour manger
Villa de Leyva : piscine naturelle avec libre accés ds l’hotel restaurant el molino, muy bacano ! Très bonne pâtisserie française, j’y ai mangé une très bonne galette des rois.
Je n’ai pas fait la région de Popayan, Tierradentro, San Augustin qui vaut le coup pour ses trésors archéologiques, ni Laeticia en Amazonie, ou les iles de San Andres (festif, touristique) et Providencia (ambiance plus roots) paradis caribéens, Mompos la ville de Frederico Garcia Marquez, la descente du choco, le parc Cocuy…Bref, ça n’est pas les raisons qui manquent pour revenir en Colombie !
Pour visualiser qqes photos et vidéos de Malpelo, profil Christophe Lapeze sur facebook
Que tengan un buen viaje !
1 euro 3000 pesos Guides : lonely et petit futé (agréablement surpris), les 2 se complètent. J’ai été agréablement surpris par le futé qui traite certains points (la côte pacifique, la Guajira etc…) totalement absents du Lonely. S’il n’y en avait qu’un à choisir, le Lonely reste cependant incontournable.
Impression générale : Un pays stupéfiant (sans mauvais jeux de mots), la Locombia comme on a trop souvent l’habitude de l’appeler réserve bien d’autres surprises : des sommets à plus de 5000m, des déserts cachés, des plages paradisiaques, des plongées exceptionnelles, des forêts inhospitalières, des sites précolombiens en parfait état, des villes coloniales figées dans le passé, des ferias et carnavals de folie, et peut être sa plus grande richesse, les colombiens eux-mêmes. Seul pour les fêtes de fin d’année, il a suffi d’une banale discussion dans un bus le 21/12 pour me retrouver inviter quelques jours pour Noël a passer les fêtes chez la famille et les amis de parfaits inconnus. Pour ne citer que cet exemple… Aucun problème de sécurité si on ne fait pas n’importe quoi, cet Eldorado ne demande qu’à nous ouvrir ses portes.
Ce que j’ai aimé : La musique omniprésente, ds la rue, les bus, les maisons, les enceintes sur les terrasses… (Vallenato, Cumbia, Tropical, Salsa, Reggaeton…) les pâtisseries françaises qu’on trouve dans pas mal de villes, ça fait du bien ! la variété des activités et des paysages l’accueil et l’amabilité des gens les jus de fruits et salades de fruits à profusion (à condition d’enlever le fromage !)
Ce que je n’ai pas aimé : le café avec une paille ! (en plus ils exportent les meilleurs grains donc le café est dégueu) La viande, svt bcp trop cuite comme ds bcp de pays d’Amerique du sud, de la semelle !! Demander « termino medio » pour une cuisson entre saignant et à point.
A voir : Bogota : la plazoleta del chorro de Quevedo, pitoresque. Le marché de San Andresito (ne prendre aucun objet de valeur sur soi), les puces colombiennes, on y trouve absolument de tout ! El museo del oro. les plages de ladrilleros (ou puerto espana) en pirogue depuis Buenaventura. Barichara/Villa de Leyva Le parc Tayrona, sa végétation luxuriante, ses plages de rêve (monter au Pueblito pour ceux qui n’ont pas eu le temps de faire le trek de la Ciudad Perdida, mais le site n’a pas du tout le même charme ni les mêmes dimensions) La Guajira : paysages à couper le souffle, désert, salines, plages vierges aux eaux transparentes et pas un touriste (contrairement au parc Tayrona). Idéal pour se ressourcer. A noter, très beau spot de Kite au cabo de vela, mais il faut amener son matos !!! Région un peu oubliée, et c’est tant mieux… Salento et le parc Cocora El parque de los nevados : Après la chaleur des champs de café, on peut monter plus de 5000 mètres pour voir les neiges éternelles!
A faire: Plongée à Malpelo (g tout organisé sur place en me raccordant à un groupe au dernier moment, entre une et 2 croisières par mois, pas plus, donc il peut être préférable de s’organiser avt) http://www.diveandtours.com (Ricardo Sanchez) http://www.fundacionmalpelo.org/ http://www.pepesdivers.com (je suis passé via cette agence, seule à proposer une croisière ds cette période) 2 bateaux au confort rudimentaire font l’excursion : le Dona Mariela ou le Maria Patricia suivant l’agence (4 plongées par jour, plongées extraordinaires sur Malpelo banc de centaines de requins marteaux, raies immenses, des poissons en veux tu en voilà et bien sûr seul sur le site)
A Isla Gorgona, on peut observer des baleines entre septembre et novembre et des mantas entre juin et aout, mais les plongées ne valent pas celles de Malpelo. Autres beaux sites de plongées Nuqui et Bahia Solano sur le pacifique (el valle tres belle plage).
Sur la côte caribéenne isla del Rosario/San Bernardo (bof ! es sites ont bcp souffert des derniers ouragans) et Providencia et Taganga. Les plongées caribéennes restent bien moins riches que celles du pacifique mais la visi y est meilleurs et l’eau bcp plus chaude…! manger un hamburger à el corral, chaine colombienne bien meilleurs que n’importe quel Mac Do ! trajet à l’arrière d’une Willy avec 15 colombiens ds la jeep (parc de cocura par exemple) excursion à Salamina et Neira (depuis Manizales), les 2 villages st pittoresques et la route est absolument magnifique (possibilité de dormir à Salamina, sinon dernier retour 17h parfois 18…) trek de la ciudad perdida (6j mais se fait en 5j facilement, paysages grandioses, bivouacs, ruines préservées, visite « touristique » d’une fabrique de cocaïne, contact avec les kogis tribu précolombienne, traversée de rivières avec de l’eau jusqu’au genou etc…)) turcol24@hotmail.com (agence originale) 480 000 pesos ou www.sierratours-trekking.com (qqes mots kogis ils seront impressionés : Janchica (J de la jota espagnol) : bonjour, Anassikoukou :à bientôt, ouah : au revoir) goûter l’hospitalité et l’amabilité des colombiens le feria de Cali fin décembre le carnaval de Barranquilla en février, 2eme en importance derrière celui de Rio. Allez au festival de orquestra ou de la cerveza le soir (que des groupes de folie et une super ambiance) puis quand ça ferme vers 2H00, direction le frogless ou 7 vers la 93, excellent. Egalement quand concert au Prado, rester face aux guichets, ts ceux qui ne peuvent pas se payer les places restent là pour profiter de la musique, du coup ambiance populaire survoltée. du rafting à San Gil (Rio Suarez est le plus costaud même si ils essayent de vous vendre le chicamocha en force 4, qui par contre lui, vaut le coup par la route ou à pieds) la descente du choco à partir d’Istmina (pirogue, bateau de marchandise…), je ne l’ai pas faite mais on m’en a dit bcp de biens. Etre débrouillard et maîtriser l’espagnol pour se lancer. Prévoir 1 semaine et bien vérifier la situation avec les guérilleros, région tendue. Volcan de lodo el Totumo (bon délire !) trek au Nevado del Rruiz (si beau temps sinon, c’est une vraie galère !) J1 : excursion classique proposée en ville, on monte jusqu’au refuge à 4800m puis petite marche jusqu’au glacier 5100m. Quitter le groupe de l’excursion, redescendre jusqu’à la Ouilleta 4600m puis à gauche 15km jusqu’à el Cisne, refuge ou possibilité de camper (4000m). Si on ne peut pas monter au Nevado, petite grimpette sympa de la Ouilleta (4800m).
J2 : ascension du volcan Santa Isabel (5130m). Monter à la Laguna Verde, puis 2 possibilités. Ascension depuis la laguna, chemin difficile, crampons obligatoires. Ou redescendre un peu et prendre à gauche, facile et sans crampon mais intersection difficile à trouver. (sinon prendre le guide au refuge du Cisne mais vérifier avt si il est dispo en contactant les gardes du parc). Autorisation nécessaire uniquement pour faire le sommet, on a le droit d’aller jusqu’au glacier (et une fois au glacier personne ne vous empêchera de faire le sommet…)
J3 : 10h de marche jusqu’à la laguna del Otun, il y a une cabane de garde forestier, parfois possibilité de dormir, essayer de joindre le garde via le Cisne ou à l’entrée du parc le premier jour via la maison d’accueil des gardes.
J4 : redescendre sur Pereira (8h) puis bus, chiva ou stop pour rentrer
On peut également rejoindre Salento (5 ou 6 jours), mais là il faut absolument un guide, le mieux étant de partir de Salento et louer les services d’un paysan ou via la plantation house (un peu plus cher) theplantationhouse@yahoo.co.uk Il est difficile d’obtenir du matériel (tente etc..) sur place (possibilité à la guest Mountain house Manizales), il vaut mieux avoir le minimum avec soi.
A fuir : Bogota : la ballade au Montserrate. Bof !!! (monter à pieds uniquement le we, en semaine qqes agressions signalées). Passer le 1er de l’an ds la capitale, ils st tous sur la côte caribéenne, les rues sont désertes, impossible de trouver un resto et une seule boite ouverte le 31 ! Ca ne m’a pas empêché de passer un premier de l’an sympa, tt dépend des compagnons… Playa blanca, à partir de Cartagena sauf si on aime la foule. J’ai préféré, et de loin, les plages du parc Tayrona ou de la Guajira. En Fait, Cartagena est vraiment une ville magnifique de part son histoire et son architecture, par contre les gens y sont moins sympas, les plages moins belles et on y retrouve les travers du tourisme de masse absent du reste de la Colombie le parc du café, ds la zona cafetera, le disneyland du café.
Bons plans : - Bogota : Qqes adresses de restos : Andres Carne de Res (un peu loin au nord mais fiestas mémorables le we, à ne pas rater), Salto del Angel (bonne ambiance le we aussi), Wok, la bella antiochia (avenida 116 con calle 26), de nombreux endroits pour sortir ds la Zona T (zona rosa, pas mal de bars avec des consos aussi chères qu’à Paris), Zona G (pas mal de restos), Parque de la 93 (restos/bars/clubs).
Disco : el Café Escobar Rosas (musica electrónica y funk) en la Cr. 4 con 3, en el centro (en face de delcieuses arepas au fromage), el quiebra canto (reggae, raga, latino, funk, hip hop, R&B) excellent surtout le mercredi. Pour les endroits qui ferment à 6 ou 7h on peut citer Carne de Res, Gothica (electro) et el Chacha (boite électro au sommet d’un hotel, superbe vue dur Bogota), In vitro le mardi soir (projection de courts métrages puis soirée, lieu décalé très sympa) septima con sesenta. Boite plus classique el Alma, 3 niveaux, de todo.
Pour les canelazo (boisson chaude à base d’aguardiente), el café para dos (calle 14 no 3-12). Celui aux fruits rouges, Mmmhhh… Pour les batidos, excellent au Mora Mora
Logement, el Zue, même rue que Platipus, mais mieux. Demander leur annexe face au Mora Mora, tres sympa.
- Cali: Restaurant : ceux de Granada, Cali Viejo, Disco : Le meilleurs endroit pour sentir l’âme de Cali est à Juanchito, un peu excentré mais on y fait la fête jusqu’à pas d’heure, salsa verdadera ! Sinon tjrs pour la salsa Tintindeo ds le centre était très bien, ou le blues brothers le jeudi. Boite plus classique (crossover) lola’s, un peu excentré.
Medellin : le Mangos, resto/disco, une institution dans la Silicone vallée. Capitale de los alumbrados en décembre et janvier
Manizales : la guest house Mountain house est vraiment super, accueil extra, j’y suis resté presque une semaine. Le bonjour à Mancho et Jania si vous les croisez. Pour aller à la finca Guayabal, descendre à Chinchina puis bus dvt l’église
Monguy : (possibilité d’y dormir), charmant village moins touristique que Villa de Leyva et surtout superbe ballade au Paramo de l’Oceta. Remonter dans les champs en haut à droite après l’église. 4/5h mini aller retour. Une fois au cirque en haut, prendre à gauche, monter l’arrête et redescendre de l’autre côté jusqu’à un mini canyon rempli de cactus. Si on fait la ballade seul, redescendre par le même chemin. Il y en a 2 mais pas mal de chance de se perdre par celui qui passe par les sources et cascades (pas de chemin tracé et le brouillard tombe sans prévenir) j’en sais quelque chose ! (couv de survie, bougie, sifflet fortement recommandé, certains s’y sont perdus plusieurs jours). Sinon possibilité de demander à un paysan de faire office de guide. Prévoir des vêtements chauds, gants et bonnet, il fait très froid en haut
Pour l’organisation de trekkings ou d’ascensions, voici 2 mails (non testé mais présents ds tes les guests) :arias_rodrigo@hotmail.com et ni-moren@uniandes.edu.co.
Cartagena : le soir pour la salsa, quiebracanto, sinon tu candela bonne ambiance ou en début de soirée la Havana (calle viena y familiar), svt live music et son cubano. Le bistro, bon rapport qualité prix pour manger
Villa de Leyva : piscine naturelle avec libre accés ds l’hotel restaurant el molino, muy bacano ! Très bonne pâtisserie française, j’y ai mangé une très bonne galette des rois.
Je n’ai pas fait la région de Popayan, Tierradentro, San Augustin qui vaut le coup pour ses trésors archéologiques, ni Laeticia en Amazonie, ou les iles de San Andres (festif, touristique) et Providencia (ambiance plus roots) paradis caribéens, Mompos la ville de Frederico Garcia Marquez, la descente du choco, le parc Cocuy…Bref, ça n’est pas les raisons qui manquent pour revenir en Colombie !
Pour visualiser qqes photos et vidéos de Malpelo, profil Christophe Lapeze sur facebook
Que tengan un buen viaje !
Choix d'un vélo couché English translation pending
Bonjour à tous,
voilà, c'est décidé, cette année je me lance dans l'aventure "vélo couché". Je pars en effet début avril pour quelques mois de vélo. Je souhaite troquer mon bon vieux vélo droit contre un vélo couché ( pour l'expérience, parce que mes genoux me remercieront ...).
Une fois la décision prise, reste à choisir le modèle et là c'est un peu le flou! Autant la comparaison pour un vélo droit est accessible autant pour les vélos couchés, à part les commentaires des constructeurs, je suis bien incapable d'expliquer pourquoi celui-là sera plus stable et celui-là plus solide...
Malgré tout mon choix se porte pour le moment sur l'Optima Condor .
Qu'en pensez-vous? Avez-vous d'autres modèles à me conseiller et pour quelles raisons? Pour faciliter les réponses, je précise que je vais parcourir toutes sortes de routes (goudronnées, pistes) et reliefs ( tibet).
Parmi les options proposées par chaque constructeur, certaines sont-elles réellement nécessaires ( appuie tête, siege carbonne etc).
Un grand merci par avance pour toutes les informations que vous pourrez m'apporter.
voilà, c'est décidé, cette année je me lance dans l'aventure "vélo couché". Je pars en effet début avril pour quelques mois de vélo. Je souhaite troquer mon bon vieux vélo droit contre un vélo couché ( pour l'expérience, parce que mes genoux me remercieront ...).
Une fois la décision prise, reste à choisir le modèle et là c'est un peu le flou! Autant la comparaison pour un vélo droit est accessible autant pour les vélos couchés, à part les commentaires des constructeurs, je suis bien incapable d'expliquer pourquoi celui-là sera plus stable et celui-là plus solide...
Malgré tout mon choix se porte pour le moment sur l'Optima Condor .
Qu'en pensez-vous? Avez-vous d'autres modèles à me conseiller et pour quelles raisons? Pour faciliter les réponses, je précise que je vais parcourir toutes sortes de routes (goudronnées, pistes) et reliefs ( tibet).
Parmi les options proposées par chaque constructeur, certaines sont-elles réellement nécessaires ( appuie tête, siege carbonne etc).
Un grand merci par avance pour toutes les informations que vous pourrez m'apporter.
Gros typhon sur le Centre-Vietnam (3 octobre 2007) English translation pending
Un gros Typhon - nom LEKIMA - déferle sur 3 Provinces côtières
du Centre-VIETNAM en ce jour 03 Octobre 2007 - Mercredi.
Près de 400.000 personnes sont évacuées vers le Nord ...
Toutes liaisons routières Nord-Sud sont interrompues ...
Les liaisons sur la voie ferroviaire Trans-Vietnam sont stoppées .
Restez au Sud à NHA TRANG et ne pas remonter vers le Nord .
Ne descendez pas au Sud - de HANOI pour le moment !
Attendez des nouvelles pour la suite ! Restez sur place !
Conseils aux V-fistes en voyage au Vietnam !
--
Traverser l'Algérie en fourgon: régions à éviter? English translation pending
bonjour, je prévois de voyager en algérie en fourgon, et je voudrais savoir s'il y a des régions à éviter, quels sont les risques, et les règles de sécurité à observer?
Sur les pistes maliennes à VTT English translation pending
j'avais envie de partager ma promenade tres égoïste alors, je vous poste mon recit
Sur les pistes maliennes a VTT
De Sévaré a Bamako, 700 Km le long du fleuve Niger
Le voyage démarre de la villanomad a Sévaré, pour rejoindre Mopti, par un matin bien ensoleillé comme tous les jours d'avril. Plus tard, dans la journée, le peuple malien recevra en moyenne 45° sur la tête. C'est Mouta Maïga mon petit frère malien, qui m’emmène avec ma petite pirogue. Une petite pirogue de 7 mètres importer de Bamako a Mopti avec l’aide successif de 6 européens équipés de perche et pagaies. Nous traversons le fleuve Banni né de la rencontre du baoulé et du bagoé, deux rivières venant de Côte d'ivoire.il passe par Djenné. Il se noie dans le fleuve Niger arrivant de guinée en partance pour le Niger et nigeria. je choisis la piste qui remonte à droite du fleuve Niger. Maintenant, cap a l’ouest en direction de Bamako. Traverser le coeur du mali à vélo est un régal pour les allergiques à l'effort. Mis à part certaine région ensabler ou une saison des pluies qui vous colle les roues au sol, le pays est essentiellement plat et peut être traversé sans forcer. Je n’ai pas choisi le voyage pour satisfaire une envie de vélo, mais pour ce trajet, c’est le moyen que je pensait être le plus adapter. Ce fut un très bon choix et en échange d’un peu d’entretien, c’est un très bon compagnon. Il vous propulse en moyenne à douze kilomètres heures, passe quasiment partout, aide à porter les bagages, évite les transports bondés ou coûteux, et attise la sympathie des gens. Attention toutefois a emmener vos chambre a air pour les gantes double parois, je n’en ai pas trouvé au pays. Mon voyage n’a pas de durée, le but étant de rejoindre bamako. Les étapes sont donc selon mon humeur et ma forme. Elle vont de quelques kilomètre a 80 sur la piste, que quitte deux fois, pour le goudron qui ne me passionne pas, même si je me console en me gavant de cola a chaque village check point. Le danger, est entre Diafarabé et Ségou et les dernier 120 dernier kilomètre pour rejoindre Bamako, que je ferais en une étape. Amis cyclistes sachez que le goudron n’est pas pour nous, je me contente du bas coté défoncer et peste après tous ces aliénés. Des véhicules du futur avec des chauffeurs d’aujourd’hui sur des routes d’hier. Danger ! Particulièrement fragile des genoux, je ne ressentirais de douleurs que sur les parties goudronnées ou je lutte contre des déniveler et un vent comme toujours, de face. Une pause, un litre de thé et une pipe, et le vent et la douleur sont oublier. Le bonheur et la chance d’être ici prend a nouveau le dessus sur mes lamentations. Mon guidon est équiper d'un gps, jumelle, lampe, lance pierre. Sur le cadre pompe, poignard et petite lame. Sur le porte bagage, un drap une mousse et moustiquaire de tente rouler ensemble et un bidon étanche remplis, de 4 pilles, un rasoir électrique, un jeu de carte (très important pour les relations), le gant et savon, la pipe et son tabac naturel, un morceau de brosse a dent, les documents pour la civilisation et argent, un appareil photo jetable (pour l’article dans carnet d’aventure), et un livre, la difficulté d'être de jean Cocteau. Pas de vêtement de change ni nourriture et pas de carte. Le voyage fait partie intégrante de ma vie. Je ne part pas en vacance ou en expédition, je doit simplement me rendre a Bamako . J’aime vivre dans l’imprévu, l’assurance vie m'effraies. Emmener réchaud, et réserve de nourriture me parais futile. L’autonomie en nourriture n’est malheureusement pas toujours possible dans certains endroits hostile ou, en France ou j’ai été condamner deux fois pour braconnage. Et si je veut chasser et pêcher pour me nourrir moi, et que l’on ne m’impose pas la barquette de viande artificiel du supermarché. Il y a bien longtemps que l’on est passer a, comment se procurer l’argent pour … je retourne au source. Il fait bon retrouver toutes libertés, hors du temps.
Je ne recherche pas dans ce voyage, la rencontre de l’autre, encore moins la visite de village et monuments. mais étant donnée la légèreté de mes bagages, je dépend forcement des riverains du fleuve. Tous les jours, je doit trouver a me nourrir. Je trouve auprès d’eux des tomates, pastèques, mangues, poissons et des «boutiki» pour les pâtes et condiments et surtout de l’eau pour me ravitailler. Mes repas se composent aussi de lézards margouillats et de chauve-souris, très bon griller, ( recette belge) et un pigeon, que je chasse au lance pierre.
Je part seul, en vélo, sur les pistes africaine car j’ai besoin de défragmenter mon disque dur., Tous les jours on vit des choses nouvelles, on accumule plein d’informations. Elles ne se rangent pas toujours ou il faudrait et certains fichiers non plus lieux d’être. La solitude et faire le même mouvement de jambe pendant des heures est un bon moyen. Apres coup, je constate qu’il est difficile de pédaler la tête vide dans les conditions que j’ai choisi, trop de souci au quotidien. me procurer la nourriture, l’eau et pédaler dans la bonne direction. A mon départ une seul envie, entrer en lobotomie au plus vite, je ne pense a rien, je n'ai besoin de rien, je pédale. J’ai besoin de ne plus penser. Je ne pense donc plus a me nourrir, encore moins me procurer une nourriture chasser ou acheter. Cela n’arrange pas mes perte de lucidité du a la chaleur, le manque d’eau, et la fatigue. Je commence a formater grave. Apres deux jours de diète, épuiser j’achète deux poisson du panier d’une femme bozo. Je les emballent dans un cocon en terre glaise du fleuve, pour les déposer sur un brasier de branche de cocotier. La terre bien sèche m’annonce que je peut casser la coquille et me régaler. Le poulet cuit de la même façon avec ses plumes est aussi délicieux.
Au quatrième jours je décide d’acheter un récipient, des pâtes et quelques jours plus tard, un sac a dos qui finalement ne me charge pas beaucoup plus. Un poste de radio viendra aussi se greffer sur le tableau de bord. Part deux fois, je suis arrivé a bout de force dans un village pour demander pitance. L’accueil est toujours très chaleureux et le repas partager est un très bon moment. J’ai quelques fois entendu «tu es un vrais homme » vous dire le respect que l’on me porte. Grâce a mes fiches en langue bambara, qui est parler par quasiment toutes les ethnies (il est intéressant d'en préparer quelque unes en langue peul), je peut dire qui je suis, d'ou je vient et ou je vais. C'est très important pour les autochtones, curieux de cette étranger qui arrive de nulpartland sur un vélo a 21 vitesses, des bidons et un tas d’accessoire accrocher au cadre, qui demande le nom de chaque villages pour l’écrire sur ce qu’il appelle, GPS. Ma décision de longer le fleuve n’était pas un bonne idée car il est souvent difficile d’y accéder a vélo, il me faut pédaler dans le sable ou traverser des labours qui me secoue et m'oblige a descendre de ma monture. Faire du hors piste, c’est aussi réparer une dizaines de crevaison rarement a l’ombre, occasionner par les nombreux acacias qui érigent leur épines en bois de parfois 10 centimètres. Il est préférable de suivre les sentier tracer pour passer dans les villages, ils permettent de s’approvisionner en eau régulièrement. J’ai besoin d’environs dix litre de liquide par jours. je bois directement a la source. Le Niger est toujours frais, mais l’eau d’un bras du fleuve qui ne bouge pas beaucoup ou certain puits est parfois douteuse. Une pompe de traitement me prend trop de place et pomper des heures pour boire de l’eau qui chauffe en cinq minutes ne me tente pas, la gourde katadine est idéal dans ces conditions mais peut pratique pour vous rassasier a grande goulées. Pour la purifier, je la fait bouillir. Elle garde un goût de fumé infecte mais sans microbes. Dans ce cas, ou lorsqu’elle est trop chaude, j'y vide du café soluble ou un sachet de thé et du sucre qui dissimule un peut le goût. J’accepte les risques de boire cette eau, comme le risque de palus, des scorpions, des araignées, des serpents, des truc volant et rampants que je ne connais pas encore. (Avis, recherche doc sur faune et flore de mon quartier) une superbe nature pour ceux qui la regarde, magique pour qui sait l’observer. Il est arrivé que des serpents ou scorpions s’invite a mes bivouacs. Je ne vois que par la tente moustiquaire, il n’y a pour moi rien de plus sécurisant et efficace. Dans ce décors de sable ou de terre de couleur très varier vous croiserez aussi des écureuils, porc epic, chauve sourie, aigles, des lézards et oiseaux de couleurs surprenante, des chouette, pigeon, perruches et plein d’autre. (Avis, recherche doc …merci). le chant des oiseaux a généreusement remplacer mon MP3 et la flore ne ma pas laisser indifférent. Les nombreux arbustes ronces m’attrape et m’oblige un arrêt brutal. Les ronces d’Europe ont des piquants qui se détache facilement de leurs tiges. Les arbustes ronce de la brousse malienne ont des crochets bien fixer a leur tige ; bien fixer a leur tronc ; et enraciner dans une terre dure comme la pierre. Mon dos et mon crâne en porte les fruits.
Dans la panique de manquer d’eau lorsque je m’éloigne trop du fleuve, il m’arrive de perdre le tête, mes affaires et mes provisions. Il est parfois laborieux d’accéder a l’eau, sous un soleil qui tape fort. Je marche, poussant mon vélo droit au sud, totalement lobotomisé, assommé, une seule envie, m’écrouler a l’ombre. Je suis surpris par mes gémissements, que je suis seul a entendre. L’appelle du fleuve est la seule chose qui fait mettre un pied devant l’autre. Lorsque dans un moment de lucidité je m’aperçoit que le sachet de provision que je vient d’acheter au village n’est plus au guidon, la tasse ne pendouille plus le short accrocher au sandow invisible, le lance pierre bien coincer s’est volatilisé. Je cramponne mon VTT de peur qu’il ne s’évapore. J’ai beuguer trois fois durant ce trajet. La sensation ressenti lorsque je retrouve le grand fleuve Niger est forte. Sa vue m’envahi le corps, je sent cette image pénétré au plus profond de moi. A ce moment, je sait ce que l’eau représente ; la vie. je vole vers cette vision en hurlant intérieurement ma joie. J’abandonne mon boulet, pour m’engouffré dans ce liquide frais, et me laisse emporter par le courant sans avoir pris la peine de vider mes poches. Lorsque j’arrive a un puit, je ne ressent pas cette sensation. Il me serais difficile de vivre dans la crainte que celui ne tarisse, ne pas connaître la réserve.
La distance parcouru est d'environ 700 Km pour traverser Sévaré, Mopti, Ouro modi, Diafarabé, Massina, Kolongotomo, Markala, Ségou, ou je rencontre principalement les ethnies bozo et Sorko, généralement pécheur. Niamina, Koulikoro et Bamako. Que je nommerais « la routes des mangues ». Ce sera les Bambara, généralement cultivateurs avec qui j’ai plus d’affinité. Qui n’imagine pas une seconde me demander quoi que ce soit, contrairement au village Bozo qui ont l’habitude de quémander aux « pinasses » touristiques ». C’est avec les Songhaï souvent commerçant, transportant sur leurs pirogues de trente mètres des marchandises à l'aide de perche, avec qui, nos routes étant parallèle, je n’est pas eu beaucoup de contact. Quant au Peul, ils sont partout, aux endroits les plus perdu : il y a un Peul ! Quel plaisir de faire un bout de chemin ensemble, sur une piste qu’il parcourt souvent seul, l’occasion d’échanger quelques mots et nos vélos pour entrer un peu plus dans la vie de l’autre. Aujourd’hui encore le « toubab ça va », quand ce n’est pas « donne ton bic », me fait parfois remettre un coup de pédale pour fuir ce harcèlement. C’est très souvent les seules paroles que les petits connaissent en français pour accueillir un toubab. Le mieux est de poser pied-à-terre, et en cinq minutes. (Le temps nécessaire pour qu’un adulte arrive) l’oreille est soulagé. Je met 12 jours pour atteindre Bamako, dont trois jours de repos a Ségou chez un amis guide. Pour me reposer je fait un peut de vélo au bord du fleuve, jusque ces habitations coloniale. Ce quartier dégage une intuition évidente que la « race supérieur » a contrôler et exploiter ce peuple ; il n’y a pas si longtemps.
Le VTT étant un outils conçu pour pratique du sport, le poids du corps est supporter par les fesses et les poignets, ces deux parties serons solliciter en permanence et la douleur est persistante. Malgré une tige de selle suspendue, une selle et une housse siliconer, j'ai fait connaissance avec les deux os qui ont un contact permanent avec l'engin. un bon réglage de la selle et du guidon est très important et améliore considérablement le confort. Des fourmis et engourdissement au bout des doits signale que l'appuis sur le guidon gène la circulation du sang. Les deux cornes du guidon finiront baisser vers moi, me permettant une position droite, moins appuyé sur les poignets. Façons balade a bicyclette avec paulette. Je préfère le chèche au autre couvre chef, il protége du soleil et des insectes qui cherche souvent refuge dans tous les orifices facial. Ce grand chiffon sert aussi d'oreiller, se transforme en sac a dos, en pagne pour sortie de bain et a bien d'autre chose. Le parcours que je fait est très différent après la saison des pluies, tout le pays se transforme. Je pense a une balade a cheval, accompagner de quelques amis. Décembre, janvier est a mon avis une très bonne période, avec pour découvrir le mali. Mais le parcours seras différent puisque le fleuve s’étalera parfois d’une centaines de kilomètres, et les champs seront en culture. Un autre pays.
Mon envie de pédaler au pays manding, le sud de Bamako, est freiner par le début de gros orages qui ne m'encourage pas a continuer. J’y retournerais peut être par le même chemin en modifiant tout de même mon paquetage de départ. Charger un peut plus le vélo, pour m'alléger l'esprits. Apres avoir parcouru le fleuve ou ses abords, de Gao a Bamako, je sait qu'il y a encore beaucoup a voir et a faire. Vous risquer de me revoir bientôt, j’ai encore plein de truc qui me démange.
Je dédicace ce récit a Layla, ma fille. Qu'elle y voit dans ce voyage très personnel. La possibilité en chacun de nous, de vivre nos rêves, de vivre pleinement ce que l’on a on fond de soi. Et comprendre le vrais sens du mot liberté.
Et surtout, ne vous endormez pas sur vos rêves.
Willynomad
des photos sur : www.villanomad.com villanomad BP 171 Mopti MALI
Sur les pistes maliennes a VTT
De Sévaré a Bamako, 700 Km le long du fleuve Niger
Le voyage démarre de la villanomad a Sévaré, pour rejoindre Mopti, par un matin bien ensoleillé comme tous les jours d'avril. Plus tard, dans la journée, le peuple malien recevra en moyenne 45° sur la tête. C'est Mouta Maïga mon petit frère malien, qui m’emmène avec ma petite pirogue. Une petite pirogue de 7 mètres importer de Bamako a Mopti avec l’aide successif de 6 européens équipés de perche et pagaies. Nous traversons le fleuve Banni né de la rencontre du baoulé et du bagoé, deux rivières venant de Côte d'ivoire.il passe par Djenné. Il se noie dans le fleuve Niger arrivant de guinée en partance pour le Niger et nigeria. je choisis la piste qui remonte à droite du fleuve Niger. Maintenant, cap a l’ouest en direction de Bamako. Traverser le coeur du mali à vélo est un régal pour les allergiques à l'effort. Mis à part certaine région ensabler ou une saison des pluies qui vous colle les roues au sol, le pays est essentiellement plat et peut être traversé sans forcer. Je n’ai pas choisi le voyage pour satisfaire une envie de vélo, mais pour ce trajet, c’est le moyen que je pensait être le plus adapter. Ce fut un très bon choix et en échange d’un peu d’entretien, c’est un très bon compagnon. Il vous propulse en moyenne à douze kilomètres heures, passe quasiment partout, aide à porter les bagages, évite les transports bondés ou coûteux, et attise la sympathie des gens. Attention toutefois a emmener vos chambre a air pour les gantes double parois, je n’en ai pas trouvé au pays. Mon voyage n’a pas de durée, le but étant de rejoindre bamako. Les étapes sont donc selon mon humeur et ma forme. Elle vont de quelques kilomètre a 80 sur la piste, que quitte deux fois, pour le goudron qui ne me passionne pas, même si je me console en me gavant de cola a chaque village check point. Le danger, est entre Diafarabé et Ségou et les dernier 120 dernier kilomètre pour rejoindre Bamako, que je ferais en une étape. Amis cyclistes sachez que le goudron n’est pas pour nous, je me contente du bas coté défoncer et peste après tous ces aliénés. Des véhicules du futur avec des chauffeurs d’aujourd’hui sur des routes d’hier. Danger ! Particulièrement fragile des genoux, je ne ressentirais de douleurs que sur les parties goudronnées ou je lutte contre des déniveler et un vent comme toujours, de face. Une pause, un litre de thé et une pipe, et le vent et la douleur sont oublier. Le bonheur et la chance d’être ici prend a nouveau le dessus sur mes lamentations. Mon guidon est équiper d'un gps, jumelle, lampe, lance pierre. Sur le cadre pompe, poignard et petite lame. Sur le porte bagage, un drap une mousse et moustiquaire de tente rouler ensemble et un bidon étanche remplis, de 4 pilles, un rasoir électrique, un jeu de carte (très important pour les relations), le gant et savon, la pipe et son tabac naturel, un morceau de brosse a dent, les documents pour la civilisation et argent, un appareil photo jetable (pour l’article dans carnet d’aventure), et un livre, la difficulté d'être de jean Cocteau. Pas de vêtement de change ni nourriture et pas de carte. Le voyage fait partie intégrante de ma vie. Je ne part pas en vacance ou en expédition, je doit simplement me rendre a Bamako . J’aime vivre dans l’imprévu, l’assurance vie m'effraies. Emmener réchaud, et réserve de nourriture me parais futile. L’autonomie en nourriture n’est malheureusement pas toujours possible dans certains endroits hostile ou, en France ou j’ai été condamner deux fois pour braconnage. Et si je veut chasser et pêcher pour me nourrir moi, et que l’on ne m’impose pas la barquette de viande artificiel du supermarché. Il y a bien longtemps que l’on est passer a, comment se procurer l’argent pour … je retourne au source. Il fait bon retrouver toutes libertés, hors du temps.
Je ne recherche pas dans ce voyage, la rencontre de l’autre, encore moins la visite de village et monuments. mais étant donnée la légèreté de mes bagages, je dépend forcement des riverains du fleuve. Tous les jours, je doit trouver a me nourrir. Je trouve auprès d’eux des tomates, pastèques, mangues, poissons et des «boutiki» pour les pâtes et condiments et surtout de l’eau pour me ravitailler. Mes repas se composent aussi de lézards margouillats et de chauve-souris, très bon griller, ( recette belge) et un pigeon, que je chasse au lance pierre.
Je part seul, en vélo, sur les pistes africaine car j’ai besoin de défragmenter mon disque dur., Tous les jours on vit des choses nouvelles, on accumule plein d’informations. Elles ne se rangent pas toujours ou il faudrait et certains fichiers non plus lieux d’être. La solitude et faire le même mouvement de jambe pendant des heures est un bon moyen. Apres coup, je constate qu’il est difficile de pédaler la tête vide dans les conditions que j’ai choisi, trop de souci au quotidien. me procurer la nourriture, l’eau et pédaler dans la bonne direction. A mon départ une seul envie, entrer en lobotomie au plus vite, je ne pense a rien, je n'ai besoin de rien, je pédale. J’ai besoin de ne plus penser. Je ne pense donc plus a me nourrir, encore moins me procurer une nourriture chasser ou acheter. Cela n’arrange pas mes perte de lucidité du a la chaleur, le manque d’eau, et la fatigue. Je commence a formater grave. Apres deux jours de diète, épuiser j’achète deux poisson du panier d’une femme bozo. Je les emballent dans un cocon en terre glaise du fleuve, pour les déposer sur un brasier de branche de cocotier. La terre bien sèche m’annonce que je peut casser la coquille et me régaler. Le poulet cuit de la même façon avec ses plumes est aussi délicieux.
Au quatrième jours je décide d’acheter un récipient, des pâtes et quelques jours plus tard, un sac a dos qui finalement ne me charge pas beaucoup plus. Un poste de radio viendra aussi se greffer sur le tableau de bord. Part deux fois, je suis arrivé a bout de force dans un village pour demander pitance. L’accueil est toujours très chaleureux et le repas partager est un très bon moment. J’ai quelques fois entendu «tu es un vrais homme » vous dire le respect que l’on me porte. Grâce a mes fiches en langue bambara, qui est parler par quasiment toutes les ethnies (il est intéressant d'en préparer quelque unes en langue peul), je peut dire qui je suis, d'ou je vient et ou je vais. C'est très important pour les autochtones, curieux de cette étranger qui arrive de nulpartland sur un vélo a 21 vitesses, des bidons et un tas d’accessoire accrocher au cadre, qui demande le nom de chaque villages pour l’écrire sur ce qu’il appelle, GPS. Ma décision de longer le fleuve n’était pas un bonne idée car il est souvent difficile d’y accéder a vélo, il me faut pédaler dans le sable ou traverser des labours qui me secoue et m'oblige a descendre de ma monture. Faire du hors piste, c’est aussi réparer une dizaines de crevaison rarement a l’ombre, occasionner par les nombreux acacias qui érigent leur épines en bois de parfois 10 centimètres. Il est préférable de suivre les sentier tracer pour passer dans les villages, ils permettent de s’approvisionner en eau régulièrement. J’ai besoin d’environs dix litre de liquide par jours. je bois directement a la source. Le Niger est toujours frais, mais l’eau d’un bras du fleuve qui ne bouge pas beaucoup ou certain puits est parfois douteuse. Une pompe de traitement me prend trop de place et pomper des heures pour boire de l’eau qui chauffe en cinq minutes ne me tente pas, la gourde katadine est idéal dans ces conditions mais peut pratique pour vous rassasier a grande goulées. Pour la purifier, je la fait bouillir. Elle garde un goût de fumé infecte mais sans microbes. Dans ce cas, ou lorsqu’elle est trop chaude, j'y vide du café soluble ou un sachet de thé et du sucre qui dissimule un peut le goût. J’accepte les risques de boire cette eau, comme le risque de palus, des scorpions, des araignées, des serpents, des truc volant et rampants que je ne connais pas encore. (Avis, recherche doc sur faune et flore de mon quartier) une superbe nature pour ceux qui la regarde, magique pour qui sait l’observer. Il est arrivé que des serpents ou scorpions s’invite a mes bivouacs. Je ne vois que par la tente moustiquaire, il n’y a pour moi rien de plus sécurisant et efficace. Dans ce décors de sable ou de terre de couleur très varier vous croiserez aussi des écureuils, porc epic, chauve sourie, aigles, des lézards et oiseaux de couleurs surprenante, des chouette, pigeon, perruches et plein d’autre. (Avis, recherche doc …merci). le chant des oiseaux a généreusement remplacer mon MP3 et la flore ne ma pas laisser indifférent. Les nombreux arbustes ronces m’attrape et m’oblige un arrêt brutal. Les ronces d’Europe ont des piquants qui se détache facilement de leurs tiges. Les arbustes ronce de la brousse malienne ont des crochets bien fixer a leur tige ; bien fixer a leur tronc ; et enraciner dans une terre dure comme la pierre. Mon dos et mon crâne en porte les fruits.
Dans la panique de manquer d’eau lorsque je m’éloigne trop du fleuve, il m’arrive de perdre le tête, mes affaires et mes provisions. Il est parfois laborieux d’accéder a l’eau, sous un soleil qui tape fort. Je marche, poussant mon vélo droit au sud, totalement lobotomisé, assommé, une seule envie, m’écrouler a l’ombre. Je suis surpris par mes gémissements, que je suis seul a entendre. L’appelle du fleuve est la seule chose qui fait mettre un pied devant l’autre. Lorsque dans un moment de lucidité je m’aperçoit que le sachet de provision que je vient d’acheter au village n’est plus au guidon, la tasse ne pendouille plus le short accrocher au sandow invisible, le lance pierre bien coincer s’est volatilisé. Je cramponne mon VTT de peur qu’il ne s’évapore. J’ai beuguer trois fois durant ce trajet. La sensation ressenti lorsque je retrouve le grand fleuve Niger est forte. Sa vue m’envahi le corps, je sent cette image pénétré au plus profond de moi. A ce moment, je sait ce que l’eau représente ; la vie. je vole vers cette vision en hurlant intérieurement ma joie. J’abandonne mon boulet, pour m’engouffré dans ce liquide frais, et me laisse emporter par le courant sans avoir pris la peine de vider mes poches. Lorsque j’arrive a un puit, je ne ressent pas cette sensation. Il me serais difficile de vivre dans la crainte que celui ne tarisse, ne pas connaître la réserve.
La distance parcouru est d'environ 700 Km pour traverser Sévaré, Mopti, Ouro modi, Diafarabé, Massina, Kolongotomo, Markala, Ségou, ou je rencontre principalement les ethnies bozo et Sorko, généralement pécheur. Niamina, Koulikoro et Bamako. Que je nommerais « la routes des mangues ». Ce sera les Bambara, généralement cultivateurs avec qui j’ai plus d’affinité. Qui n’imagine pas une seconde me demander quoi que ce soit, contrairement au village Bozo qui ont l’habitude de quémander aux « pinasses » touristiques ». C’est avec les Songhaï souvent commerçant, transportant sur leurs pirogues de trente mètres des marchandises à l'aide de perche, avec qui, nos routes étant parallèle, je n’est pas eu beaucoup de contact. Quant au Peul, ils sont partout, aux endroits les plus perdu : il y a un Peul ! Quel plaisir de faire un bout de chemin ensemble, sur une piste qu’il parcourt souvent seul, l’occasion d’échanger quelques mots et nos vélos pour entrer un peu plus dans la vie de l’autre. Aujourd’hui encore le « toubab ça va », quand ce n’est pas « donne ton bic », me fait parfois remettre un coup de pédale pour fuir ce harcèlement. C’est très souvent les seules paroles que les petits connaissent en français pour accueillir un toubab. Le mieux est de poser pied-à-terre, et en cinq minutes. (Le temps nécessaire pour qu’un adulte arrive) l’oreille est soulagé. Je met 12 jours pour atteindre Bamako, dont trois jours de repos a Ségou chez un amis guide. Pour me reposer je fait un peut de vélo au bord du fleuve, jusque ces habitations coloniale. Ce quartier dégage une intuition évidente que la « race supérieur » a contrôler et exploiter ce peuple ; il n’y a pas si longtemps.
Le VTT étant un outils conçu pour pratique du sport, le poids du corps est supporter par les fesses et les poignets, ces deux parties serons solliciter en permanence et la douleur est persistante. Malgré une tige de selle suspendue, une selle et une housse siliconer, j'ai fait connaissance avec les deux os qui ont un contact permanent avec l'engin. un bon réglage de la selle et du guidon est très important et améliore considérablement le confort. Des fourmis et engourdissement au bout des doits signale que l'appuis sur le guidon gène la circulation du sang. Les deux cornes du guidon finiront baisser vers moi, me permettant une position droite, moins appuyé sur les poignets. Façons balade a bicyclette avec paulette. Je préfère le chèche au autre couvre chef, il protége du soleil et des insectes qui cherche souvent refuge dans tous les orifices facial. Ce grand chiffon sert aussi d'oreiller, se transforme en sac a dos, en pagne pour sortie de bain et a bien d'autre chose. Le parcours que je fait est très différent après la saison des pluies, tout le pays se transforme. Je pense a une balade a cheval, accompagner de quelques amis. Décembre, janvier est a mon avis une très bonne période, avec pour découvrir le mali. Mais le parcours seras différent puisque le fleuve s’étalera parfois d’une centaines de kilomètres, et les champs seront en culture. Un autre pays.
Mon envie de pédaler au pays manding, le sud de Bamako, est freiner par le début de gros orages qui ne m'encourage pas a continuer. J’y retournerais peut être par le même chemin en modifiant tout de même mon paquetage de départ. Charger un peut plus le vélo, pour m'alléger l'esprits. Apres avoir parcouru le fleuve ou ses abords, de Gao a Bamako, je sait qu'il y a encore beaucoup a voir et a faire. Vous risquer de me revoir bientôt, j’ai encore plein de truc qui me démange.
Je dédicace ce récit a Layla, ma fille. Qu'elle y voit dans ce voyage très personnel. La possibilité en chacun de nous, de vivre nos rêves, de vivre pleinement ce que l’on a on fond de soi. Et comprendre le vrais sens du mot liberté.
Et surtout, ne vous endormez pas sur vos rêves.
Willynomad
des photos sur : www.villanomad.com villanomad BP 171 Mopti MALI
Premier périple en Turquie et Iran English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis une jeune fille de 18 ans invitée à passer le mois d'août en Iran... Passionnée de voyages malgré mon jeune âge, je n'ai pas pu dire non à un séjour à Ispahan. Il n'empêche que... Il n'empêche que plein de choses! Tout d'abord le voyage en lui même... Ayant failli tomber de ma chaise en voyant le prix de l'avion Paris-Téhéran et n'aimant de toute façon pas ça, la perspective de voyager 13h par ce moyen de m'a guère enchanté. J'ai donc réfléchi à une autre solution: celle du train qui me paraît beaucoup plus enrichissante de manière générale. J'ai donc fait mon parcours: avion (faut bien!) Paris-Istanbul puis train (j'ai déjà lu les sujets y étant consacrés) Istanbul-Téhéran. J'ai pas mal voyagé (enfin rien si je compare à la majorité des gens ici ;))... Mais jamais seule ou plutôt jamais seule dans cette région du monde. J'ai remarqué sur ce forum (ô combien interessant, ne pas se méprendre sur mes propos!) que la tendance était plutôt à "rien n'est dangereux, vis, voyage, tu crains rien" ou encore "les gens sont chaleureux"... Je ne doute pas de l'hospitalité des turcs et des iraniens, encore moins de l'effet bénéfique du voyage, mais ce que j'aimerais ce sont des conseils ou des témoignages pour quelqu'un de jeune (et de sexe féminin!) n'ayant jamais mis les pieds au Moyen-Orient. Quel est le risque réel d'attaques terroristes? Quelles sont les choses à faire et à ne pas faire? Que faire en cas de vols, agressions, perte des papiers etc...? Quelle assurance prendre? Puis-je acheter mes billets pour Téhéran deux jours avant le départ du train? Ou faut-il réserver à l'avance comme pour la SNCF (et si oui, comment?)? Dois-je rester impassible à chaque sourire/invitation (y compris le thé à Istanbul) proposée? Il y a plein d'autres questions, le reste viendra plus tard 😛 Je crois que j'aimerais un récit complet et détaillé des gens qui ont entrepris ce voyage, j'ai envoyé plusieurs MP mais pas de réponses... (Hormis Yavuz qui m'a donné des conseils pour Istanbul, et même s'il m'a affirmé que c'était particulièrement sûr, je le remercie encore au passage!). Bien entendu, tous les conseils et avertissements sont les bienvenus! Je vous remercie d'avance 🙂
Je suis une jeune fille de 18 ans invitée à passer le mois d'août en Iran... Passionnée de voyages malgré mon jeune âge, je n'ai pas pu dire non à un séjour à Ispahan. Il n'empêche que... Il n'empêche que plein de choses! Tout d'abord le voyage en lui même... Ayant failli tomber de ma chaise en voyant le prix de l'avion Paris-Téhéran et n'aimant de toute façon pas ça, la perspective de voyager 13h par ce moyen de m'a guère enchanté. J'ai donc réfléchi à une autre solution: celle du train qui me paraît beaucoup plus enrichissante de manière générale. J'ai donc fait mon parcours: avion (faut bien!) Paris-Istanbul puis train (j'ai déjà lu les sujets y étant consacrés) Istanbul-Téhéran. J'ai pas mal voyagé (enfin rien si je compare à la majorité des gens ici ;))... Mais jamais seule ou plutôt jamais seule dans cette région du monde. J'ai remarqué sur ce forum (ô combien interessant, ne pas se méprendre sur mes propos!) que la tendance était plutôt à "rien n'est dangereux, vis, voyage, tu crains rien" ou encore "les gens sont chaleureux"... Je ne doute pas de l'hospitalité des turcs et des iraniens, encore moins de l'effet bénéfique du voyage, mais ce que j'aimerais ce sont des conseils ou des témoignages pour quelqu'un de jeune (et de sexe féminin!) n'ayant jamais mis les pieds au Moyen-Orient. Quel est le risque réel d'attaques terroristes? Quelles sont les choses à faire et à ne pas faire? Que faire en cas de vols, agressions, perte des papiers etc...? Quelle assurance prendre? Puis-je acheter mes billets pour Téhéran deux jours avant le départ du train? Ou faut-il réserver à l'avance comme pour la SNCF (et si oui, comment?)? Dois-je rester impassible à chaque sourire/invitation (y compris le thé à Istanbul) proposée? Il y a plein d'autres questions, le reste viendra plus tard 😛 Je crois que j'aimerais un récit complet et détaillé des gens qui ont entrepris ce voyage, j'ai envoyé plusieurs MP mais pas de réponses... (Hormis Yavuz qui m'a donné des conseils pour Istanbul, et même s'il m'a affirmé que c'était particulièrement sûr, je le remercie encore au passage!). Bien entendu, tous les conseils et avertissements sont les bienvenus! Je vous remercie d'avance 🙂
Vietnam et Laos à moto Minsk English translation pending
Bonjour,
Après avoir fait le vietnam nord et nord-ouest en Minsk en 2005 (un pur bonheur pendant 3 semaines), je souhaite y retourner en aout 2006, mais en allant aussi au Laos (on serait trois en fait).
Je n'arrive pas à savoir si :
1. On peut avec une Minsk louée au vietnam (à Hanoi chez M. Cuong évidement) passer la frontière Vietnam / Laos et réciproquement au retour. Quels papiers faut-il ?
2. Quelqu'un a-t-il déjà acheté une Minsk à Hanoi, et fait transporter en France par un expéditeur quelconque ? (je sais les problèmes ensuite d'immatriculation en France...) ?
Bien cordialement, Nicolas.
Bien cordialement, Nicolas.
Népal: armée et "dommages collatéraux", histoire d'un massacre English translation pending
14 decembre dans un village pres de Nagarkot, a 15km de Kathmandu
voici mon recit, j'espere des reactions !
Parti en excursion a Nagarkot, rapidement fuit les hotels-resorts luxueux, je me retrouve invite a assister a une fete hindu dan sun village voisin.
Toute l’apres midi, un helicoptere circule dans les airs au dessus de la colline, s’entrainant au tir, et je sursaute a chaque detonation. Entrainement normal, presque quotidien… A cote de Nagarkot, deux collines sont occupees par les militaires, points strategiques controlant la vallee de Kathmandu, en siege depuis des annes, sans savoir si c'es par les maoistes ou par l'armee. Plus loin, a Changu Narayan, un autre camp militaire. Entre les deux, un hameau et un temple : A 19 heures, Suresh, 13 ans, nous emmene au temple de Kalidevi Mandir Ganesh, chacun tenant un baton d’encens, chantant des mantras en riant. Le temple est bati au sommet de la colline, autour de deux arbres percant le toit. Simple muret de brique construit en carre, les statues des divinites au centre, enterrees sous des fleurs. Couleurs jaune, orange, rouge. Chacun arbore la tika sur le front. Pour la puja, chaque famille a dispose pres des statues de petits paniers remplis d’offrandes : riz, mais, fleurs de patchouli, quelques piecettes, et une lampe a huile. De l’encens brule de partout, repandant une douce odeur. 12 flambeaux brulent en permanence devant les statues. De temps a autre tombe une pluie de grain de riz jetes pour les statues. A l’exterieur du temple, c’est kermesse ! Des stands de fruits, de momo, de the bien sur, de roxi et de chang, un haut-parleur diffuse de la musique branchouille d’Inde. 3 feux de bois crepitent sous les etoiles. 4 generations sont reunies pouir la celebration. Tout respire la Foi, millenaire, mais aussi simplement la Joie et la Vie. Les gens sont venus de tous les villages alentours, il y a foule. Vieux en kurta traditionnelle, femmes en saree indien, djeunes a la mode bad boy. Au milieu trainent une poignee de militaires en treillis et armes. Une bagarre eclate a cote, rapidement terminee. Un jeune de Bhaktapur me met en garde contre les debordements eventuels si jamais ca picolait trop. Apres quantite de the, de discussion, et des images joyeuses plein la tete, nous rentrons de nuit vers 23 heures. Le paysage est baignee de la lumiere bleutee de la Lune. En regardant par la fenetre, on dirait qu’il a neige ! Un petit feu, un enieme the, une cigarette et au lit. 10 minutes plus tard, nous entendons des detonations. Pas franchement inquiets, surtout avec les bruits d’entrainement militaire de la journee, nous restons couches. Peu apres les gens redescentent du temple. Melange de rire et d’interjections, pas precipites et tension. Notre logeur pase nous voir : « stay inside close the door, no problem ! ». pas le moment de poser des questions. Avant de m’endormir, j’entends les cris et les pleurs d’une femme que l’on raccompagne chez elle, notre voisine. Qu’a t’il bien pu se passer ? ! ? j’imagine un scenario banal : alcool + fete + soldat = pan pan et je me figure un soldat qui tire en l’air, emeche, fier de son pouvoir viril. Au pire un soldat ayant flingue un autre, comme un chasseur ! Reveil avec le coq et les gamins. Tout semble normal sauf que le petit Suresh n’est pas venu nous reveiller en criant : « good morning nepaaaaaal ! ! » comme de coutume. Sentiment bizarre, les yeux sont rouges d’avoir trop pleure. En discutant avec les gamins, puis les adultes, en anglo-nepali, et enfin avec les journalistes, nous reconstituons la scene. Une bagarre entre un soldat et des villageois, car le militos a brutalise un vieillard sans raison (peut-etre avec un couteau). Le troufion retourne a son camp pour en revenir deux heures plus tard avec 8 copains, et avec son fusil charge. Sans avertissement, il tire sur la foule a l’endroit de la precedente altercation, en aveugle, sur tout se qui passe, femme enfant. Ses collegues avaient juste eu le temps d’avertir rapidement : « couchez-vous il va tirer ! » (donc ils auraient pu l’en empecher, que je me dis, mais c’est vrai que ce ne sont que des bidasses…). Selon les sources, il y a entre 12 et 16 morts et une vingtaine de blesses parques a l’hopital. Le mari de la voisine y est reste. Et tout le village a assiste impuissant au massacre a avant de prendre la fuite. Les gamins, temoins de la fusillade, du sang, de la debandade, plaisantaient le lendemain en mimant les pan-pan, pour quelles consequence psychologiques ? Au matin, des journalistes ont fait la queue devant le maison de la veuve eploree pour quelques cliches. Journaux, TV, interview des etrangers au passage en bonus, mais decus parce que nous ne sommes ni blesses ni morts je suppose car ils decampent rapidement. Et nous apprenons de leur bouche que le gouvernement essaye de faire passer la version selon laquelle lors d’une emeute contre les forces royales, des soldats ont abattus des terroristes…….. Les corps sont rstes jusqu’au matin, evacues par les soldats ou les villageois, selon les sources. Ce qui est sur c’est que les militaires ont essayes de gommer les plus grosses traces du masacre avant l’arrivee des journalistes et autres representants des ong droitdelhommistes. Bien commode, le meurtrier est ausi mort, sans que j’ai parvenu a savoir vraiment comment. Heureusement, la rue n’a pas gobe, et un semblant de verite voit le jour, en attendant de savoir reellement ce qui s’est passe. Une enquete est menee… par d’autres militaires du gouvernement royal ! Il faut savoir que ce n’est pas la premiere histoire de ce genre dans le coin. « Ca arrive » disent pasivement les gens de la region tout en maudissant les militaires implantes de partout et qui sortent trop souvent de leurs casernes pour s’occuper, d’ou la terreur voire la haine, bien comprehensible, de la population a leur egard. En gros voici les donnes du probleme : Le gouvernement a besoin de soldats en masse pour contrer la rebellion maoiste, situee dans les montagnes. Mais comme les contingents sont trop faibles pour s’aventurer dans les regions sensibles combattre les mao qui leurs mettraient une sacree raclee sur leur teritoire, ils sont parques dans les zones urbaines. C’est cense donner une impression de securite la population, qui ne s’y trompe pas. Multiplication des checkpoints qui paralisent l’economie fragile du pays et le mouvement des populations. Mais de l’autre cote, les mao sont trop faiblement armes pour renverser le pouvoir en place. Ils attendent que le regime se casse la gueule de lui-meme, par la rue ou les partis politiques d’opposition qui militent toujours continuellement pour l’etablissement de la democracie et la tenue d’elections. Il y a donc statu quo entre les deux factions, treve unilaterale et pas de combats. Par consequent, l’armee est inutile, desoeuvree, et donc dangeureuse car incontrolable. N’importe qui devient bidasse, car c’est une bonne planque, payee le double du salaire moyen. Soldats sans experience, stupides et tout-puissants. En general, ces crimes restent toujours impunis, comme par exemple ces deux occidentales disparues. Deux cas distincts pour une meme histoire : femme jeune et plutot jolie, disparue a proximite d’un camp militaire (vetements retrouves par la suite) alors que les soldats avaient quartier libre… evidemment la police freine des quatres fers, et esquive. L’enquete ne sera jamais terminee. La version internationale de ce conflit veut que, les maoistes etant consideres comme des terroristes, il faille soutenir le regime du roi, malgre l’autocratisme, le despotisme voire la dictature de ce regime. Classique simplification manicheenne bien-mal a la Bush. Ainsi nombre de pays fournissent de l’armement au Nepal pour l’aider a mater la rebellion, ce qui n’est pas pour demain, incluant l’Inde, la Chine, les USA, et sans doute la France parce qu’on est tres fort pour ce genre de business. Le peuple en a marre et le dit, les rues ont grondes pendant deux jours, paralysant les principales villes du pays. Grosses banda, certaines violentes, qui se sont soldees par d’autres altercations entre police et etudiants, arrestations, blesses en masse, allongeant la liste des victimes. Ainsi le peuple est pris entre le marteau et l’enclume, en etau entre les mao et les forces gouvernementales. Comme le Nepal est franchement primitif au niveau politique, les gens ne sont pas conscient qu’il suffirait de 10 jours pour mettre a bas ce regime, en 10 jours de bordel generalise, en revolution éclair comme c’est la mode ces temps-ci (Ukraine, Georgie, Liban). Avec une population majoritairement rurale, completement coupee de Kathmandu et des tribulations politiques, principalement concerne par la survie au quotidien, deja ecrasse par ses problemes, cette revolution facile n’est pas prete d’arriver. Pas d’unite car peu de communication et de media dignes de ce nom. Fatalisme culturel, de style karmique, plus que politique. Les gens prient, mais ne font pas grand chose. Et ces villageois restent sans recours, et moi je suis impuissant, alors que ce peuple si joyeux et tellement pacifique, fait toujours les frais et en prend plein la tronche. Le gouvernement annonce une indemnite de 2000euros par famille. Mais qui remplacera le pere, le frere, le fils ? ici, pas de pension de veuvage, pas de retraite. Si pas de fils pour trimer et payer une retraite a ses vieux parents, l’avenir est difficile a envisager sereinement… 15 morts, a 200metres de la ou je buvais mon the du soir. 15 morts gratuitement, pour rien. C’est aussi ca le Nepal, mais les agences de trekking ne le diront pas. Les ministeres des affaires etrangeres continueront de pointer les maoistes pour designer la provenance du danger. Le roi vit sa vie de despote. Le peuple ramasse. Et les montagnes sont si belles !
Parti en excursion a Nagarkot, rapidement fuit les hotels-resorts luxueux, je me retrouve invite a assister a une fete hindu dan sun village voisin.
Toute l’apres midi, un helicoptere circule dans les airs au dessus de la colline, s’entrainant au tir, et je sursaute a chaque detonation. Entrainement normal, presque quotidien… A cote de Nagarkot, deux collines sont occupees par les militaires, points strategiques controlant la vallee de Kathmandu, en siege depuis des annes, sans savoir si c'es par les maoistes ou par l'armee. Plus loin, a Changu Narayan, un autre camp militaire. Entre les deux, un hameau et un temple : A 19 heures, Suresh, 13 ans, nous emmene au temple de Kalidevi Mandir Ganesh, chacun tenant un baton d’encens, chantant des mantras en riant. Le temple est bati au sommet de la colline, autour de deux arbres percant le toit. Simple muret de brique construit en carre, les statues des divinites au centre, enterrees sous des fleurs. Couleurs jaune, orange, rouge. Chacun arbore la tika sur le front. Pour la puja, chaque famille a dispose pres des statues de petits paniers remplis d’offrandes : riz, mais, fleurs de patchouli, quelques piecettes, et une lampe a huile. De l’encens brule de partout, repandant une douce odeur. 12 flambeaux brulent en permanence devant les statues. De temps a autre tombe une pluie de grain de riz jetes pour les statues. A l’exterieur du temple, c’est kermesse ! Des stands de fruits, de momo, de the bien sur, de roxi et de chang, un haut-parleur diffuse de la musique branchouille d’Inde. 3 feux de bois crepitent sous les etoiles. 4 generations sont reunies pouir la celebration. Tout respire la Foi, millenaire, mais aussi simplement la Joie et la Vie. Les gens sont venus de tous les villages alentours, il y a foule. Vieux en kurta traditionnelle, femmes en saree indien, djeunes a la mode bad boy. Au milieu trainent une poignee de militaires en treillis et armes. Une bagarre eclate a cote, rapidement terminee. Un jeune de Bhaktapur me met en garde contre les debordements eventuels si jamais ca picolait trop. Apres quantite de the, de discussion, et des images joyeuses plein la tete, nous rentrons de nuit vers 23 heures. Le paysage est baignee de la lumiere bleutee de la Lune. En regardant par la fenetre, on dirait qu’il a neige ! Un petit feu, un enieme the, une cigarette et au lit. 10 minutes plus tard, nous entendons des detonations. Pas franchement inquiets, surtout avec les bruits d’entrainement militaire de la journee, nous restons couches. Peu apres les gens redescentent du temple. Melange de rire et d’interjections, pas precipites et tension. Notre logeur pase nous voir : « stay inside close the door, no problem ! ». pas le moment de poser des questions. Avant de m’endormir, j’entends les cris et les pleurs d’une femme que l’on raccompagne chez elle, notre voisine. Qu’a t’il bien pu se passer ? ! ? j’imagine un scenario banal : alcool + fete + soldat = pan pan et je me figure un soldat qui tire en l’air, emeche, fier de son pouvoir viril. Au pire un soldat ayant flingue un autre, comme un chasseur ! Reveil avec le coq et les gamins. Tout semble normal sauf que le petit Suresh n’est pas venu nous reveiller en criant : « good morning nepaaaaaal ! ! » comme de coutume. Sentiment bizarre, les yeux sont rouges d’avoir trop pleure. En discutant avec les gamins, puis les adultes, en anglo-nepali, et enfin avec les journalistes, nous reconstituons la scene. Une bagarre entre un soldat et des villageois, car le militos a brutalise un vieillard sans raison (peut-etre avec un couteau). Le troufion retourne a son camp pour en revenir deux heures plus tard avec 8 copains, et avec son fusil charge. Sans avertissement, il tire sur la foule a l’endroit de la precedente altercation, en aveugle, sur tout se qui passe, femme enfant. Ses collegues avaient juste eu le temps d’avertir rapidement : « couchez-vous il va tirer ! » (donc ils auraient pu l’en empecher, que je me dis, mais c’est vrai que ce ne sont que des bidasses…). Selon les sources, il y a entre 12 et 16 morts et une vingtaine de blesses parques a l’hopital. Le mari de la voisine y est reste. Et tout le village a assiste impuissant au massacre a avant de prendre la fuite. Les gamins, temoins de la fusillade, du sang, de la debandade, plaisantaient le lendemain en mimant les pan-pan, pour quelles consequence psychologiques ? Au matin, des journalistes ont fait la queue devant le maison de la veuve eploree pour quelques cliches. Journaux, TV, interview des etrangers au passage en bonus, mais decus parce que nous ne sommes ni blesses ni morts je suppose car ils decampent rapidement. Et nous apprenons de leur bouche que le gouvernement essaye de faire passer la version selon laquelle lors d’une emeute contre les forces royales, des soldats ont abattus des terroristes…….. Les corps sont rstes jusqu’au matin, evacues par les soldats ou les villageois, selon les sources. Ce qui est sur c’est que les militaires ont essayes de gommer les plus grosses traces du masacre avant l’arrivee des journalistes et autres representants des ong droitdelhommistes. Bien commode, le meurtrier est ausi mort, sans que j’ai parvenu a savoir vraiment comment. Heureusement, la rue n’a pas gobe, et un semblant de verite voit le jour, en attendant de savoir reellement ce qui s’est passe. Une enquete est menee… par d’autres militaires du gouvernement royal ! Il faut savoir que ce n’est pas la premiere histoire de ce genre dans le coin. « Ca arrive » disent pasivement les gens de la region tout en maudissant les militaires implantes de partout et qui sortent trop souvent de leurs casernes pour s’occuper, d’ou la terreur voire la haine, bien comprehensible, de la population a leur egard. En gros voici les donnes du probleme : Le gouvernement a besoin de soldats en masse pour contrer la rebellion maoiste, situee dans les montagnes. Mais comme les contingents sont trop faibles pour s’aventurer dans les regions sensibles combattre les mao qui leurs mettraient une sacree raclee sur leur teritoire, ils sont parques dans les zones urbaines. C’est cense donner une impression de securite la population, qui ne s’y trompe pas. Multiplication des checkpoints qui paralisent l’economie fragile du pays et le mouvement des populations. Mais de l’autre cote, les mao sont trop faiblement armes pour renverser le pouvoir en place. Ils attendent que le regime se casse la gueule de lui-meme, par la rue ou les partis politiques d’opposition qui militent toujours continuellement pour l’etablissement de la democracie et la tenue d’elections. Il y a donc statu quo entre les deux factions, treve unilaterale et pas de combats. Par consequent, l’armee est inutile, desoeuvree, et donc dangeureuse car incontrolable. N’importe qui devient bidasse, car c’est une bonne planque, payee le double du salaire moyen. Soldats sans experience, stupides et tout-puissants. En general, ces crimes restent toujours impunis, comme par exemple ces deux occidentales disparues. Deux cas distincts pour une meme histoire : femme jeune et plutot jolie, disparue a proximite d’un camp militaire (vetements retrouves par la suite) alors que les soldats avaient quartier libre… evidemment la police freine des quatres fers, et esquive. L’enquete ne sera jamais terminee. La version internationale de ce conflit veut que, les maoistes etant consideres comme des terroristes, il faille soutenir le regime du roi, malgre l’autocratisme, le despotisme voire la dictature de ce regime. Classique simplification manicheenne bien-mal a la Bush. Ainsi nombre de pays fournissent de l’armement au Nepal pour l’aider a mater la rebellion, ce qui n’est pas pour demain, incluant l’Inde, la Chine, les USA, et sans doute la France parce qu’on est tres fort pour ce genre de business. Le peuple en a marre et le dit, les rues ont grondes pendant deux jours, paralysant les principales villes du pays. Grosses banda, certaines violentes, qui se sont soldees par d’autres altercations entre police et etudiants, arrestations, blesses en masse, allongeant la liste des victimes. Ainsi le peuple est pris entre le marteau et l’enclume, en etau entre les mao et les forces gouvernementales. Comme le Nepal est franchement primitif au niveau politique, les gens ne sont pas conscient qu’il suffirait de 10 jours pour mettre a bas ce regime, en 10 jours de bordel generalise, en revolution éclair comme c’est la mode ces temps-ci (Ukraine, Georgie, Liban). Avec une population majoritairement rurale, completement coupee de Kathmandu et des tribulations politiques, principalement concerne par la survie au quotidien, deja ecrasse par ses problemes, cette revolution facile n’est pas prete d’arriver. Pas d’unite car peu de communication et de media dignes de ce nom. Fatalisme culturel, de style karmique, plus que politique. Les gens prient, mais ne font pas grand chose. Et ces villageois restent sans recours, et moi je suis impuissant, alors que ce peuple si joyeux et tellement pacifique, fait toujours les frais et en prend plein la tronche. Le gouvernement annonce une indemnite de 2000euros par famille. Mais qui remplacera le pere, le frere, le fils ? ici, pas de pension de veuvage, pas de retraite. Si pas de fils pour trimer et payer une retraite a ses vieux parents, l’avenir est difficile a envisager sereinement… 15 morts, a 200metres de la ou je buvais mon the du soir. 15 morts gratuitement, pour rien. C’est aussi ca le Nepal, mais les agences de trekking ne le diront pas. Les ministeres des affaires etrangeres continueront de pointer les maoistes pour designer la provenance du danger. Le roi vit sa vie de despote. Le peuple ramasse. Et les montagnes sont si belles !
Conseils sur la Roumanie? English translation pending
Bonjour,
je suis nouvelle sur le forum! Je vais partir en Roumanie cet été. J'y suis déjà allée il y a 12 ans. J'aimerai savoir si qqln y est allé recamment et si il peut me donner des conseils en ce qui concerne le voyage, l'eau, les médicaments à prévoir...
merci😛
Amérique du Sud en camping car English translation pending
bonjour à tous
je vais partir en argentine, chili et pérou pour 10 mois avec mon camping car mais je galère (sérieusement) pour trouver des infos pour l'assurance du véhicule et médical pour moi et ma copine. De plus, je n'arrive pas à me faire une idée de l'état des routes.
A tout ceux qui liront ce message, nous sommes preneurs de toute info (même si ce n'est pas en rapport avec nos questions, si vous voulez nous indiquer des endroits à ne pas louper...)
Merci et à bientot
Circuit avec Nouvelles frontières au Laos English translation pending
le circuit "aventure" au Laos me parait pas mal et hors des sentiers battus (encore qu au Laos c'est deja trankill !!!), et ensuite aller en thailande par mes propres moyens.
qui a fait des circuits en asie avec NF ?
merci de vos commentaires.
😏
qui a fait des circuits en asie avec NF ?
merci de vos commentaires.
😏
Some trips are born twice - Peru April - May 2025
Some trips are born twice.
Ours was supposed to happen in 2020. Everything was ready: the itinerary, the flight tickets, hotel reservations and Machu Picchu, the rental car, dreams of high altitudes and wide-open spaces. And then the world stopped.
Like so many other plans, our trip to Peru was put on hold. Disappointment was followed by a more concrete reality: paperwork, endless back-and-forth, and battles to recover some of the costs we’d already paid.
The years went by. Life moved on, with its shifting priorities and unexpected twists. Rescheduling this trip wasn’t possible until 2025.
The itinerary stayed mostly true to what we’d imagined five years earlier. One major difference, though—in 2020, we’d planned to rent a car and explore the roads completely independently. Most importantly, we hadn’t included the three-day Ausangate trek, due to lack of time.
For 2025, our plans evolved. 4x4 rental prices had skyrocketed, and when we looked at our schedule more closely, we realized quite a few days didn’t actually need a vehicle. So we made a different choice and opted for private drivers instead. A decision we never regretted. Always punctual, thoughtful, and available... they were so much more than just drivers.
All our reservations were made in January, except for the trek, which we booked in February.
Finding reliable drivers on our own was tough, so we asked Laurent from Tout Pérou to handle it for us. Going through Tout Pérou also gave us a discount on the train ride to Aguas Calientes, so Laurent booked those tickets too. He also bought our Machu Picchu entrance tickets at the same price we would’ve paid on the official website. When comparing domestic flight prices, we found it was cheaper to book from Peru, so Laurent took care of those as well.
This time, nothing was going to stop us. Peru was waiting. And we were ready. 🙂
Ours was supposed to happen in 2020. Everything was ready: the itinerary, the flight tickets, hotel reservations and Machu Picchu, the rental car, dreams of high altitudes and wide-open spaces. And then the world stopped.
Like so many other plans, our trip to Peru was put on hold. Disappointment was followed by a more concrete reality: paperwork, endless back-and-forth, and battles to recover some of the costs we’d already paid.
The years went by. Life moved on, with its shifting priorities and unexpected twists. Rescheduling this trip wasn’t possible until 2025.
The itinerary stayed mostly true to what we’d imagined five years earlier. One major difference, though—in 2020, we’d planned to rent a car and explore the roads completely independently. Most importantly, we hadn’t included the three-day Ausangate trek, due to lack of time.
For 2025, our plans evolved. 4x4 rental prices had skyrocketed, and when we looked at our schedule more closely, we realized quite a few days didn’t actually need a vehicle. So we made a different choice and opted for private drivers instead. A decision we never regretted. Always punctual, thoughtful, and available... they were so much more than just drivers.
All our reservations were made in January, except for the trek, which we booked in February.
Finding reliable drivers on our own was tough, so we asked Laurent from Tout Pérou to handle it for us. Going through Tout Pérou also gave us a discount on the train ride to Aguas Calientes, so Laurent booked those tickets too. He also bought our Machu Picchu entrance tickets at the same price we would’ve paid on the official website. When comparing domestic flight prices, we found it was cheaper to book from Peru, so Laurent took care of those as well.
This time, nothing was going to stop us. Peru was waiting. And we were ready. 🙂
Old Burmese Adventures (oh, so many!)
Hey everyone,
Yesterday, I checked the Thailand forum to see if there were any questions to answer, but not much was happening—it was pretty quiet. Then I scrolled through the Southeast Asia section and realized that, even though Burma (Myanmar) was included, there weren’t many posts about it... I’ve only been there once, back in 1987, so it’s hard to create a photo thread about multiple trips like I sometimes do for Thailand. Still, that one trip was packed with unusual adventures, so I thought I’d share a few stories from it.
Since I didn’t take any notes at the time, this is all from memory—it’s not an exhaustive travel journal and isn’t meant to help plan a future trip to Myanmar.
Don’t expect photos; there won’t be any. I have some, but they’re slides that would need scanning and editing one by one to fix the wear and tear of time—way too much work.
The Context.
Back then (reminder: 1987), I was volunteering in Paris at the counter of a travel agency on Rue des Écoles. The agency was part of a well-known organization based in Mulhouse that mostly offered scheduled flights to Asia, charter flights to the Mediterranean, and flights to Mali with their own plane. They also had a few rare "roots"-style trips to certain destinations—trips where you didn’t bring your tennis racket but were ready to soak in everything, even if it meant tough conditions.
I’d already been to Thailand, Indonesia, and the Philippines in Asia. The director knew this, so he asked me to accompany a group to Burma. At the time, tours to Burma were already being sold by competitors, but they all had to go through the state-run agency, Touristburma (buses and hotels for tourists, and they only showed you what they wanted you to see—kind of like traveling in North Korea today). The service was only payable in dollars at the official exchange rate (which was six times worse than the black market rate, mind you...), and since it went through the state agency, all the money ended up with the junta.
My job was to do everything *without* going through Touristburma, which was completely illegal there. Nothing would be booked in advance. Back then, the Burmese visa was only valid for 8 days/7 nights, and since clients were paying for the experience, the itinerary was planned ahead. I’d have to find transport and a guide on the black market as soon as I arrived.
The clients weren’t misled—they knew from the start that the trip would be off the books, that officially we’d be a small group of friends (not an agency), unlike the truth (Touristburma wasn’t mandatory for individual travelers), and that it would be challenging. They also knew their trip would cost 3-4 times less while giving them a much better experience of Burma. As for pretending to be a group of friends, there were only six of us, so it worked out.
To cover all expenses (accommodation, transport, excursions), the agency gave me a sufficient budget. They also gave me the *same* budget a second time, which was strictly for bribing officials who might cause trouble, for backshish (tips), and, if needed, to "help" me get out of prison.
Before I left, I was thoroughly briefed by another guy who’d led the previous trip (he’d dealt with all the initial challenges). He explained everything I needed to know, what to watch out for, and advised me on what to bring as "gifts" (samples of well-known perfumes, specific cigarette and whisky brands, etc.). For the perfume samples, I rallied my family, friends, and even stores. For the rest, I’d pick things up at the duty-free shops in Don Muang (Bangkok’s only airport at the time)—I had the budget for it.
I couldn’t wait to leave...
Yesterday, I checked the Thailand forum to see if there were any questions to answer, but not much was happening—it was pretty quiet. Then I scrolled through the Southeast Asia section and realized that, even though Burma (Myanmar) was included, there weren’t many posts about it... I’ve only been there once, back in 1987, so it’s hard to create a photo thread about multiple trips like I sometimes do for Thailand. Still, that one trip was packed with unusual adventures, so I thought I’d share a few stories from it.
Since I didn’t take any notes at the time, this is all from memory—it’s not an exhaustive travel journal and isn’t meant to help plan a future trip to Myanmar.
Don’t expect photos; there won’t be any. I have some, but they’re slides that would need scanning and editing one by one to fix the wear and tear of time—way too much work.
The Context.
Back then (reminder: 1987), I was volunteering in Paris at the counter of a travel agency on Rue des Écoles. The agency was part of a well-known organization based in Mulhouse that mostly offered scheduled flights to Asia, charter flights to the Mediterranean, and flights to Mali with their own plane. They also had a few rare "roots"-style trips to certain destinations—trips where you didn’t bring your tennis racket but were ready to soak in everything, even if it meant tough conditions.
I’d already been to Thailand, Indonesia, and the Philippines in Asia. The director knew this, so he asked me to accompany a group to Burma. At the time, tours to Burma were already being sold by competitors, but they all had to go through the state-run agency, Touristburma (buses and hotels for tourists, and they only showed you what they wanted you to see—kind of like traveling in North Korea today). The service was only payable in dollars at the official exchange rate (which was six times worse than the black market rate, mind you...), and since it went through the state agency, all the money ended up with the junta.
My job was to do everything *without* going through Touristburma, which was completely illegal there. Nothing would be booked in advance. Back then, the Burmese visa was only valid for 8 days/7 nights, and since clients were paying for the experience, the itinerary was planned ahead. I’d have to find transport and a guide on the black market as soon as I arrived.
The clients weren’t misled—they knew from the start that the trip would be off the books, that officially we’d be a small group of friends (not an agency), unlike the truth (Touristburma wasn’t mandatory for individual travelers), and that it would be challenging. They also knew their trip would cost 3-4 times less while giving them a much better experience of Burma. As for pretending to be a group of friends, there were only six of us, so it worked out.
To cover all expenses (accommodation, transport, excursions), the agency gave me a sufficient budget. They also gave me the *same* budget a second time, which was strictly for bribing officials who might cause trouble, for backshish (tips), and, if needed, to "help" me get out of prison.
Before I left, I was thoroughly briefed by another guy who’d led the previous trip (he’d dealt with all the initial challenges). He explained everything I needed to know, what to watch out for, and advised me on what to bring as "gifts" (samples of well-known perfumes, specific cigarette and whisky brands, etc.). For the perfume samples, I rallied my family, friends, and even stores. For the rest, I’d pick things up at the duty-free shops in Don Muang (Bangkok’s only airport at the time)—I had the budget for it.
I couldn’t wait to leave...
Yet Another Travel Journal in this (Too) Familiar Rajasthan, But with Family and Kids
Prologue
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
Another side of my trip to Thailand: Villages, nature, countryside, mountains...
February 9th is a pivotal day during my trip to Thailand. Up until this date, my focus had been on cities, temples, and other urban landmarks. Starting February 10th, I’ll finally leave the city behind for the outskirts—one town, one life, farther from tourism, more real, more authentic... Then comes the bucolic surroundings of Chiang Mai, nature, the countryside, the mountains.
This morning, I head to visit the ethnographic museum. I’d been told about another one, but it’s permanently closed. I wonder if it’s the same one that might have changed its name and location.
I thoroughly enjoy visiting this museum. At first, I’m a bit annoyed because the place is packed with noisy school groups blocking the display cases without even showing the slightest interest. But soon, their chaperones manage to lead them into another room, giving me some peace. They maintain this distance throughout the tour, allowing me to explore the museum in complete tranquility. I really appreciate their tact.
I’m amazed by the absolutely stunning fabric displays and the countless everyday objects, especially the very old pottery. There’s so much beautiful basketry and intricately carved wood. The statues are also incredible... After seeing all of them, I no longer feel like buying any from the shops.
On my way back, not far from my hotel, I discover a rather unique place that only serves one drink, which they’ve made their specialty: egg coffee! A pretty surprising novelty. I have to try it.

At the bottom of the cup, they pour a layer of milk, topped with a layer of liquid coffee, followed by a layer of egg yolk, and finally a top layer that turns out to be a mix of coffee and cocoa powder. It’s a cold drink that, in the end, doesn’t have much flavor, and the price is pretty steep for such a small cup. You’re paying for the exclusivity!
Later in the day, I venture once again into small alleys, something I love doing when exploring a new city—no specific goal, just wandering east of the city, outside the walls.

I encounter very few tourists there and discover unsuspected little shops overflowing with lovely items, much cheaper than what you find in the heart of the tourist district. Then I wander through the floors of Warorot Market. I discover another kind of temple there: the temple of good deals. I love finding clothes that are really original for locals, not the flood of shirts and pants that tourists love but no Thai would ever buy, which invade the shops in the "Historic Square." I stop in my tracks in front of a stall with beautiful shirts featuring stunning geometric patterns in elegant color combinations and very short sleeves. Hmm, these would be perfect for showing off my biceps, one of which is adorned with the magnificent Ganesh tattoo I got last year in Bali. "When you’ve got nice things, you’ve got to show them off!" he said. 😜🙏💪 I pick out two for 380 baht and negotiate them down to 300. But the seller won’t go any lower. I understand I’ve reached the limit of her commercial possibilities. Just as I’m leaving the shop, happy with my purchase, my ever-helpful inner voice, Petite Voix, suggests: - You didn’t try them on because you were too lazy to take off the one you’re wearing and also because of the sweat, but you could just put one on over the one you’re wearing. It’s light enough that it won’t bother you.
I go back to the two sellers, who burst out laughing when I ask to try them on. - Oh no, it’s way too small for you! It’s a women’s shirt! - But they don’t look particularly feminine in style! And I chose XXL... I put the shirt on, and of course, it won’t close. Then I notice the buttons are on the wrong side. That’s why the sleeves seemed so short!!! They put the shirts back on the rack and refund me without any fuss, commenting amid total hilarity: - Well, thank goodness you tried it on just as you were leaving the shop!
Since I don’t want to walk too much before tomorrow’s first Big Outing with the driver, I end my stroll with a visit to two very pretty temples recommended by Joël.

I’d rather not post more temple photos. But these ones smell like village and countryside...



I’ve never seen anything like Wat Ket Karam, so extravagant...


And I end my day with two other lesser-known temples: Wat Noung Kham, simple and finally free of gold and glitter,

and Wat Dap Phai, where an intimate ceremony is taking place at the end of the day.
This morning, I head to visit the ethnographic museum. I’d been told about another one, but it’s permanently closed. I wonder if it’s the same one that might have changed its name and location.
I thoroughly enjoy visiting this museum. At first, I’m a bit annoyed because the place is packed with noisy school groups blocking the display cases without even showing the slightest interest. But soon, their chaperones manage to lead them into another room, giving me some peace. They maintain this distance throughout the tour, allowing me to explore the museum in complete tranquility. I really appreciate their tact.
I’m amazed by the absolutely stunning fabric displays and the countless everyday objects, especially the very old pottery. There’s so much beautiful basketry and intricately carved wood. The statues are also incredible... After seeing all of them, I no longer feel like buying any from the shops.
On my way back, not far from my hotel, I discover a rather unique place that only serves one drink, which they’ve made their specialty: egg coffee! A pretty surprising novelty. I have to try it.

At the bottom of the cup, they pour a layer of milk, topped with a layer of liquid coffee, followed by a layer of egg yolk, and finally a top layer that turns out to be a mix of coffee and cocoa powder. It’s a cold drink that, in the end, doesn’t have much flavor, and the price is pretty steep for such a small cup. You’re paying for the exclusivity!
Later in the day, I venture once again into small alleys, something I love doing when exploring a new city—no specific goal, just wandering east of the city, outside the walls.

I encounter very few tourists there and discover unsuspected little shops overflowing with lovely items, much cheaper than what you find in the heart of the tourist district. Then I wander through the floors of Warorot Market. I discover another kind of temple there: the temple of good deals. I love finding clothes that are really original for locals, not the flood of shirts and pants that tourists love but no Thai would ever buy, which invade the shops in the "Historic Square." I stop in my tracks in front of a stall with beautiful shirts featuring stunning geometric patterns in elegant color combinations and very short sleeves. Hmm, these would be perfect for showing off my biceps, one of which is adorned with the magnificent Ganesh tattoo I got last year in Bali. "When you’ve got nice things, you’ve got to show them off!" he said. 😜🙏💪 I pick out two for 380 baht and negotiate them down to 300. But the seller won’t go any lower. I understand I’ve reached the limit of her commercial possibilities. Just as I’m leaving the shop, happy with my purchase, my ever-helpful inner voice, Petite Voix, suggests: - You didn’t try them on because you were too lazy to take off the one you’re wearing and also because of the sweat, but you could just put one on over the one you’re wearing. It’s light enough that it won’t bother you.
I go back to the two sellers, who burst out laughing when I ask to try them on. - Oh no, it’s way too small for you! It’s a women’s shirt! - But they don’t look particularly feminine in style! And I chose XXL... I put the shirt on, and of course, it won’t close. Then I notice the buttons are on the wrong side. That’s why the sleeves seemed so short!!! They put the shirts back on the rack and refund me without any fuss, commenting amid total hilarity: - Well, thank goodness you tried it on just as you were leaving the shop!
Since I don’t want to walk too much before tomorrow’s first Big Outing with the driver, I end my stroll with a visit to two very pretty temples recommended by Joël.

I’d rather not post more temple photos. But these ones smell like village and countryside...



I’ve never seen anything like Wat Ket Karam, so extravagant...


And I end my day with two other lesser-known temples: Wat Noung Kham, simple and finally free of gold and glitter,

and Wat Dap Phai, where an intimate ceremony is taking place at the end of the day.
