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Ouest USA: Erosion Fusion Passion English translation pending
by Laurence49b · 2010-09-22 · 139 replies
SEGO LILY Calochortus nuttallii

L’Ouest USA… voyage forum.. .carnets de voyage sont des mots à forte résonance dont la tonalité éveille tous mes sens.

Vos carnets ont été une grande source d’inspiration pour la construction de notre voyage… qui sera tout en randonnées et pour la réalisation de ce carnet-souvenir... qui sera tout en simplicité.

De ces lectures sont nés des désirs, des souhaits et même des certitudes suscitées par les vagues d’enthousiasme échappées de vos écrits ou de vos clichés révélateurs de sublimes paysages.

Ce carnet sera celui de nos souvenirs communs , un voyage à deux issu d’une relation amoureuse et d’un intérêt partagé et passionné pour ces contrées sauvages et lointaines.

Nous vous souhaitons bonne lecture, beaucoup de plaisir au moins autant que nous en avons eu pour l’écrire et l’imager.

Nous remercions de tout cœur Fred XIII, Isap29, Kashtin, Krikri, Mlefevre, Mokahlki, Oliv2019, PSI, Sedonax, Veileen, Vnoa, Wavemaster.

Merci aussi à tous les autres forumeurs qui ont eu la patience de répondre à nos questionnements ciblés dans le Post « Itinéraire de 29 jours : Colorado Utah Arizona Nouveau-Mexique Colorado »

Sincèrement et personnellement notre révérence va droit à Philippe ( Sedonax ) sous le signe « Sa passion et une patience d’Ange ».

Puis vers Pascale ( Kashtin ) pour son travail minutieux - correction de mon identification du bouquet garni de petites fleufleurs - et sa grande sympathie.

C’est parti mes amis et bon voyage…

Voici notre programme définitif avec sa carte itinéraire:





Le 1er Juin – Région Moab & Arches NP

ASTER Erigeron utahensis

De Denver à Moab… Arrivée par la 128 et là nous baignons dans l’ambiance Colorado, ses flots calmes nous bercent dans nos souvenirs respectifs et notre premier contact est un instant magique.



Nous filons ensuite à Corona Arch, empressés que nous sommes. Patrick, attiré par les arches en tout genre en retrouve de suite la trace; nous admirons ensemble cette structure naturelle, sa ligne épurée et sa couleur rouge/rosée si tendre à nos cœurs.





Puis les Arches du NP nous rappelle à elles.. nous traversons tout le parc, là aussi notre mémoire s’active; direction Marching Men... la piste de tôle ondulée donne une impression désagréable et me fait avancer avec prudence, le 4X4 chasse nous sommes déçus du peu de perf du Grand Cherokee mais ne vous y fiez pas, notre désarroi sera de courte durée !

Patrick, au retour comprendra… le problème se résorbe à minima en accélérant.

Nous sommes résolument seuls lors de cette journée et cela le sera pour la majorité de nos trails et pour notre plus grand plaisir.

La douceur du crépuscule nous envahit et nous rafraîchit après la chaleur excessive de ce jour. La marche devient agréable et sympa.

Mais les Marching Men se font attendre et je partage mon sentiment: les beaux sites de l’Ouest s’offrent à nous après un jeu de cache-cache , on les cherche, on les devine puis à un détour sans qu’on s’y attende, ils se donnent enfin d’une façon majestueuse et toujours avec splendeur.

Impressionnants ces drôles de bonhommes... tous devant et tous derrière...



La nuit est là et Tower Arch nous nargue... la prudence l’emporte sur l’envie de continuer... nous reprenons le chemin en sens inverse, il nous reste tellement à découvrir !

Le 2 Juin

BUCKWHEAT Eriogonum ovalifolium

Levés à l’aube 4h30 pour un RDV avec le sunrise de Mesa Arch. Tout simplement, raté.

Mesa Arch est certes toujours aussi belle et irrésistible mais aujourd’hui elle s’amuse de nous et de 2 autres photographes… pas de soleil... il se camoufle sous un coton épais de nuages.



La False Kiva mérite bien qu’on s’y attarde; nous nous imprégnons de l’ambiance dans cette ruine indienne et méditons dans l’alcôve et là inespérée la lumière du soleil jaillit sur les méandres de la Green River et les vues en sont immédiatement métamorphosées.



Comme la journée a commencé très tôt nous prenons le temps de trailer à Aztec Butte où la vue sur Taylor Canyon est un peu décevante après False Kiva.

Quelques granaries Anasazi le long du parcours… greniers de stockage de provisions

... alors nous poussons, l‘adrénaline et le Cherokee jusqu’à la Shafer Trail; je suis impatiente et légèrement crispée, c’est une première pour moi et si attendue; Patrick lui l’a dévalée l’an passé en VTT avec brio et péripétie.

Elle est extra cette piste – très cassante par endroits alors prudence- et notre 4X4 se révèle être enfin un compagnon de route fidèle et à la hauteur... High Clearance... de nos attentes !



Puis nous avançons vers Musselman Arch, elle m’impressionne énormissime ! Elle se présente comme une traverse de pierre d’environ 3 mètres de large avec le vide des 2 côtés. J’avais l’intention de la traverser mais le vertige m’a cloué sur place ! elle a su me résister ! Je l’aurai un jour !!! je l’aurai !!

L’environnement désertique mélange de falaises / mésas / piliers rocheux est fascinant et à perte de vue.





Retour à Moab.

Une petite sieste méritée et bienfaitrice au Kokopelli Lodge de Moab nous conduit tout droit et en forme au Moabrewery en soirée. Eh ! oui nous sommes des nostalgiques des ambiances et rencontres VF 09 Madseb, Floyd et notre Tigre .

Et attention, ce soir un RDV de toute importance nous attend, il s’agit de Sedonax avec qui nous passons une fin de soirée fort agréable – il nous en raconte des choses, toujours pertinent et intéressant ce Philippe !

Le 3 juin

LUPINE Lupinus pusillus

Horseshoe Canyon se situe à l’ouest de Canyonlands dont il fait partie intégrante malgré l’éloignement géographique – 2h30 de Moab au parking du trail

La piste s’avère longue et sans problème particulier.

La rando quant à elle est pénible: 5 heures de marche uniquement dans un wash et dans du sable sous une chaleur excessive.

La 1ère et 3ème galerie (dénommée Great Galery) de Petroglyphs sont magnifiques, exceptionnelles; la 2ème l’étant moins à mes yeux.







Au retour, le dernier ¼ de mile se présente en montée raide dans un sable profond; là je perds pied: mes jambes flageolent, le sol se dérobe , mes yeux se voilent sous le regard inquiet et médusé de Patrick… Où sont les sels ? Sapristi !

Finies les ambitions… prouesse à la baisse. Nous redéfinissons les règles surtout celui de notre Tempo, le rythme de marche sera en fonction de Bibi Lolo !! 1ère et dernière manifestation de faiblesse, l’honneur est sauf !

Direction la piste menant au trail de Five Hole Arch , nous prenons le nord de la Lower San Rafael et la 1ère piste sur sa droite et sommes pris de suite dans les tourments d’un chemin dont le sable très profond ne donne aucun signe de passage récent et pas de possibilité de marche arrière. Foncer est ma seule devise pour éviter l’enlisement.

Sans conteste notre Cherokee se défend bien (la conductrice aussi !) et dorénavant nous le couvrons d’éloges et ce jusqu’au dernier mile du trip.

Sauf que notre erreur est démasquée enfin la mienne... retour sur la bonne voie 2ème piste à droite (cette fois c’est la bonne et trop fastoche) après la jonction avec la Lower San Rafael mais la luminosité faiblit, le crépuscule guette, adieu le sunset sur Five Hole Arch.

Nous gardons ce trail pour demain car dans l’immédiat une nouvelle expérience nous attend : première nuit dans le 4X4 et dans le wilderness, j’ai adoré cette solitude à deux, le décor s’y prêtait bien.



Douce soirée et nuit chaude !!!

Hum ! hum ! Petits et petites coquines, pas toujours bien placées vos idées !

Le 4 juin

Sticks & Rocks

La journée commence très tôt - la lumière du jour nous réveille aux aurores - par la rando de Five Hole Arch une rando comme je les affectionne particulièrement, tous les ingrédients sont réunis: marche sur du slickrock, de l’orientation au GPS et un fabuleux spot de 5 belles arches donnant sur un panorama splendide de la Green River rive ouest.

Cette rando reste un très bon souvenir pour nous.

Trail de 2h15 en A/R



Crocodile Rock



Five Hole





Green River



Nous partons dans la région de San Rafael Swell avec son canyon de Little Wild Horse très prisé pour 3 raisons essentielles: il est facile d’accès, amusant et beau.

Of course, nous y croiserons beaucoup de touristes mais il vaut le détour.

Sans faire la boucle complète nous y resterons 2h en A/R.



Arrivés à Goblin Valley State Park la chaleur nous suffoque, l’air est irrespirable et notre balade à travers ces étranges créatures y sera écourtée.



Allez, allez on se ressaisit… et on se rattrape vite avec Crack Canyon pour lequel nous avons littéralement craqué tous les deux. Histoire de feeling !

Quelques difficultés à trouver la bonne piste me pousse à vous donner une indication:

Sur la Temple Mt Road laisser sur votre gauche la route pour Goblin Valley & Little Wild Horse Canyon continuer tout droit et compter environ 2 miles de cette jonction à celle de Crack Canyon prendre alors à gauche la piste menant au waypoint du parking indiqué sur ouestusa.

Le trail jusqu’à l’accès au site est sans intérêt juste un peu d’escalade et de repère avant de se jeter dans le Crack Canyon. 2 h en A/R (on marche le temps qu’on veut dans le canyon)

Un extraordinaire travail d’Erosion nous projette des années en arrière, certainement des millions d’années de labeur avant cet incroyable résultat. La roche est creusée de toute part, de nombreuses cavités - des p’tits trous, des p’tits trous encore des… et des passages tunnel façonnés et modelés par les pluies torrentielles et l’écoulement saisonnier de l’eau.

Sensationnel !





Le 5 Juin

CLARET CUP CACTUS Echinocereus Triglochidiatus & ASTER Erigeron Concinnus

Factory Butte nous était totalement inconnu avant sa découverte dans le carnet de Mokalkhi – merci pour le petit détour vers ce colosse nuancé de gris et d’ocre, posé sur son tapis fleuri jaune.



Si, si .. le tapis est bien jaune !



Puis à l’approche de Capitol Reef en venant de Hanksville mon émerveillement est à son comble, j’ai encore droit aux petites moqueries de Patrick m’imitant « Oh ! c’est beau »

Ces dômes rocheux aux teintes douces se déclinant du rose au violine surplombant le blanc cassé/beige me surprennent et me scotchent sur place le temps de m’imprégner et d’imprimer dans la case mémoire.



Pourtant le sentier de Cassidy Arch nous attend et son dénivelé annonce déjà le ton , nous approchons de l’arche en bufflant.

Grimpette de 2h30 en A/R, nous l’avons prolongée en poussant de 2 miles vers le Cohab Trail.

Le Waterpocket étant le lieu privilégié de refuge du hors- la- loi redouté et de sa bande de malfrats. Pas vu, pas pris…



Vers 16h un petit passage au Visitor Center de Capitol Reef où les rangers nous confirment ce que nous pensions déjà : tout est OK ! L‘état de la piste et la météo étant les 2 atouts majeurs pour l’accès à Cathedral Valley.

Nous sommes prêts pour notre petite expédition; la traversée de la Fremont River ne pose aucun souci vu son faible débit et sa profondeur.

Juste après le gué nous apercevons un 4X4 stoppé et un homme filmant notre traversée.

Ni une, ni deux nous faisons connaissance avec Serge et Elina, 2 américains ; nous bavardons slowly very slowly vu notre épouvantable anglais et échangeons nos E-mail pour l’envoi de la vidéo .

Serge, jusqu’à ce jour n’a pas tenu sa parole… Soit, nous sommes très patients, Serge !

Je vous laisse admirer ces fabuleux déserts où ne poussent seulement que quelques éparses mais somptueuses cathédrales dans un décor de rêve.

Lower South Desert Overlook



Vues du primitive campground : Cathedral Valley Overlook

Un vrai délice ! A la tombée de la nuit...

Une nuit au primitive campground largement inspirée par vos suggestions. Thanks à Fred, Kashtin et Krikri

Sunset, Sunrise…Satisfaction, Stupefaction...

Waouh! Du campground et à ma grande stupeur naïve nous devinons les contours de Factory Butte ! Encore, Elle !

Le 6 Juin

PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia Phaeacantha

Réveil très tôt… sunrise oblige… puis nous entamons notre retour par la Caineville Wash Road, nous trailons 1 petite heure aux Monoliths puis un arrêt quasi obligatoire s’impose aux Temple of the Moon & of the Sun et son Glass Mountain pour lequel je suis interrogative.

Comment cet amas de mille morceaux de verre imbriqués les uns dans les autres (gypsum) a-t-il pu se former et qui plus est, parader à cet endroit stratégique ? Encore un Grand mystère de l’Ouest… Encore une vue de toute beauté sur Capitol Reef



Un petit bonjour au Visitor Center du parc et nous nous préparons maintenant pour la rando de Sulphur Creek qui est une one way.

Nous laisserons donc le véhicule sur le parking du Visitor Center mais il nous faut trouver un conducteur allant vers Torrey et voulant bien nous déposer en face de Chimney Rock, départ de notre trail.

Après 2 ou 3 tentatives avortées (beaucoup partent dans l’autre sens) je m’adresse à une jolie américaine qui accepte d’emblée la proposition. Ca tombe bien ils y sont allés la veille et nous livrent quelques conseils pour bien appréhender les waterfalls.

Nous descendons dans le lit de la rivière, la Sulphur Creek, elle vient grossir la Fremont River à Fruita.

Le trail consiste à suivre le cours d’eau et à contourner les obstacles, 3 cascades de 2 à 3 mètres de hauteur environ . Difficilement négociables même avec les recommandations de notre américaine, elles nous font hésiter et réfléchir…



Fort sympa, je vous confie la solution aux énigmes : les 2 premières cascades se descendent par la droite et la dernière à son départ par la droite et après un saut de biche au-dessus de la cascade vous serez alors à sa gauche longer la falaise et les efforts sont presque terminés pour rejoindre le Visitor Center.

Une des randonnées préférées de Patrick…

Le trail est fun presque toujours les pieds dans l’eau mais assez acrobatique, des senteurs florales s’échappent du Russian Olive et aiguisent mon odorat très fin et me rappelle l’odeur de notre mimosa.

RUSSIAN OLIVE Elaeagnus angustifolia

Le 7 Juin

GLOBE MALLOW Sphaeralcea Parvifolia & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRIDGES PENSTEMON Penstemon Rostriflorus

Nous quittons Capitol Reef avec le regret et la sensation de ne pas avoir approfondi notre connaissance du parc.

En sortant de la piste de Cathedral Valley...

Soit, nous piquons vers Escalante et le GSENM en suivant le WaterpocketFold et sa gigantesque déchirure sur plus de 100 miles. Les lacets des Switchbacks me transportent déjà, je suis subjuguée et le serai encore plus devant Stricke Valley Overlook même après une 3ème fois…

Ici, The Notom Road



Puis les Switchbacks



Toujours saisissante et énigmatique cette pliure tectonique aux mille couleurs , superposition de couches rocheuses colorisées et les Henry Mountains se dressent fièrement en arrière plan de peur d’être oubliés de notre champ de vision.







La Wolverine Loop nous offre ses forêts boisées où cohabitent pins pignons et genévriers ; nos regards sont captivés par les étendues de champs aux teintes orangées.

Les Globemallow se pavanent sans retenue et à notre plus grand plaisir. Pas mon Spartiate, vous dis-je ! Les Globemallow… Il vient de perdre son image de marque, son bouclier et sa sarisse! S'en remettra t-il un jour? Suite au prochain épisode...



Nouvelle explosion de teintes ..Inespérées.. Inattendues…au détour de la Wolverine Road

Le 8 Juin

LUPINE Lupinus Caudatus & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRICKELLBUSH Brickellia longifolia

Nous roulons le long de la Hole in the Rock et nous descendons dans le wash Dry Fork & Coyotte Gulch; nous enchaînons les 3 slots canyon en enfilade en commençant par Dry Fork le plus à gauche histoire de ne pas le désavantager, juste une petite incursion de ½ mile.

S’ensuit le Peek-a-boo en A/R et son entrée acrobatique et l’on distingue de suite ses 2 belles arches ocres et rougies par la lumière du jour perçant dans le slot canyon. Trop Top !

Se hisser, se pousser, s’entraider, s’agripper, se glisser… Très sportif et très beau le Peek-a-boo et bien sûr assez fréquenté.

Nous terminerons par Spooky dont les parois sont criblés de picots noirs, il est extrêmement étroit et sinistre, il y fait sombre et là anybody.

Se faufiler, se désarticuler, rentrer le ventre ou le poitrail et s’adapter aux formes de la paroi pendant quelques mètres juste pour satisfaire la curiosité du lieu... des entrailles du Spooky





Et la journée se poursuit, nous continuons sur la piste Hole in the Rock vers le sud, elle est interminable, cassante et accidentée à sa fin.

Pour atteindre le trailhead de Broken Bow Arch prendre à gauche la CO 276 (seule indication) par le Willow Gulch trailhead. Compter 3 h en A/R.



Une fois dans le canyon la randonnée est très sympa, nous zigzaguons parmi les saules et autre végétation au gré du ruisseau; puis nous atteignons la fulgurante et jolie courbe de l’arche Brocken Bow. J’étais loin de m’imaginer une telle beauté et massivité dans ce coin si reculé. Quelle magnifique surprise !

Sur le retour, un ru m’attire, je m’agenouille pour y tremper casquette et visage et là surprise, je suis interloquée : 1.. 2.. 3… écrevisses …barbotent à cet instant sur le cours d’une fontaine naturelle d’eau. J’hallucine ou quoi !

Etonnement, puis splatch à l’eau, la Lolo.. c’est bas l’eau… Fous rires à gogo..

Petits conseils pour une journée comme celle-ci : - le 4X4 sans être 4WD doit être obligatoirement high clearance sans aucun doute - Ne pas négliger et plaisanter avec les réserves d’eau (3 L /personne minimum), la chaleur est extrême

Et voilà, le projet de passer la nuit dans le 4X4 s’amenuise petit à petit : nous manquons misérablement et bêtement d’eau, si nous prenons en compte que le lendemain nous envisageons Neon Canyon & Golden Cathedral.

Bon, d’accord je vous donne des conseils en eau …. mais c’est de bonne augure !

Décision finale: Nous faisons une halte à Dance Hall Rock (là, où nous devions dormir), très bel amphithéatre de grès rouge, lieu de repos et de danse des pionniers, que nous arpentons nu-pieds en soirée en contournant les potholes (énormes trous clairsemés d’arbre isolé) puis nous passons la nuit à Escalante.

Très sage …comme solution finale !



L’accès à l’arrière du Hall



l'arrière du décor



Le 9 juin



La rivière Escalante et son Neon Canyon nous réserve ici une petite perle, la Cathédrale d’Or, elle brille de mille feux sous le soleil …tout en mouvance …mais avant nous devons y laisser quelques gouttes de sueur.

« Suivre le cap du Round Dome » OK, Philippe! Aucun souci !

sauf que nous suivons les traces du trail Fence Canyon sans bien sûr descendre dans le canyon.

L’expérience malheureuse de Krikri et Hervé nous revient en mémoire et nous en dissuade. Non, aux Deer Flies (les taons sont voraces et n’épargneront personne !)

Nous restons sur le Rim de Fence Canyon. Très joli ! Aucun regret même avec la rallonge en miles ! Nous devons absolument trouver le passage dans les dunes de sable. A droite, toute !

Ca y est nous y sommes ; nous nous créons un point de repère et jetons notre dévolu sur 1 pin rabougri mais bien repérable pour le retour.

Maintenant, nous nous frayons notre chemin dans la végétation d’arbustes à l’approche de la rivière presque en face du défilé Neon Canyon mais l‘Escalante est bien trop profonde, trop de débit et les berges ensablées sont infranchissables.

Nous cherchons encore puis bifurquons sur la gauche pendant environ 100 mètres et là nous pouvons la traverser sans aucun risque et se faufiler à travers une végétation identique jusqu’à l’entrée du Canyon.

Invités par le chant harmonieux des oiseaux nous avançons comme happés et nous sentons une arrivée en apothéose . Les falaises de grès rouge sont zébrées comme entachées de vernis noir contrastant avec le vert tendre des arbres à coton.

Merveilleuse et enchanteresse Golden Cathedral … Une grotte géante percée de 2 grands trous permettant aux rais du soleil et de la lumière de se refléter dans une étendue d’eau verte.

La magie du lieu se bonifie avec les effets divers et variés tels un stroboscope sur la voûte lors d’un jet de pierre dans l’eau.

Incroyablement pittoresque , un spectacle naturel en Or à savourer seuls presque religieusement.

Séquence Emotion avec:

Effets prodigieux de stroboscope et de kaléidoscope sur la voûte de Golden Cathedral









Petits conseils: - la piste est très cassante, 4x4 high clearance obligatoire - le trail est exigeant, exténuant à cause des T° élevées et de la marche dans le sable - 7 h en A/R . Le Camelback d’une contenance de 3 litres était juste pour moi ce qui a conforté notre sage décision de la veille. - notre trail le plus difficile du séjour.

Le 10 Juin

SPIDERWORT Tradescantia occidentalis & PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia Phaeacantha

Un gigantesque cratère de volcan débordant de sable dont la couleur Sahara (de mon invention !) s’harmonise parfaitement aux teintes rose/blanc cassé des roches incurvées lui servant de mur-forteresse et le protégeant des agressions extérieures.

Les paysages sur la 2ème partie du trail sont magnifiques, les vues s’étendent à perte de vue sur la région des canyons formés par l’Escalante River.

Le soleil, aujourd’hui encore (13 ème jour sous ses rayons) nous inonde de sa lumière et de ses rais brûlants.

The Volcano est un site très atypique et nous confère une impression d’irréalisme ou de s’être trompé de planète.

La marche se fait en 5 h en A/R et demande une orientation au GPS pour une 1ère approche.

Conseil: 2 solutions s’offrent à nous en longeant et en se repérant à la falaise sur la droite - On l’effleure et on marche alors sur du slickrock la plupart du temps - On randonne plus sur la gauche et on grimpe et on dévale une multitude de sablons/dunes comme des montagnes russes.

Souvenez-vous, je préfère le pied ferme sous la chaussure aussi nous choisissons la 1ère option, elle me plait bien.

Prendre toujours le cap de cette vue ressemblant étrangement au Volcano mais méfiance…



Ce n’est pas toujours celui qu’on pense... gaffe, ce n’est pas lui …

Alors remonter la barrière de barbelés jusqu’en haut, l’escalader (aucune complication) et là virer de cap... à droite toute…

Environ 1 H plus tard nous distinguons la lèvre supérieure du volcano et arrivons devant le beau précipice. Des rafales de vent nous dissuadent de descendre dans les abysses du volcan par les petites marches creusées dans la roche. C’est tout de même assez vertigineux et impressionnant !



Nous sommes déjà comblés par le lieu et le spot. Merci, Marie.



Don't disturb... my Spartiate prend les mesures du Giant et voici ses conclusions: 25 m de profondeur et 30 de diamètre

Pas encore finie cette journée !

Arrivés au parking du trailhead de Upper Calf Creek Falls, nous entamons la descente sur un terrain pierreux dont le dénivelé négatif est important.

Pas le pied !!!! et c’est peu de le dire ! Mes orteils sont douloureux comme une sensation d’étau en bout de chaussure. Je dérape.. mon corps parle... et n’en peut plus pour ce jour-là.

D’un commun accord, nous stoppons l’aventure et vivement le surplus de repos à Escalante !… Bien joué la Lolo !!

Le 11 Juin

YELLOW EVENING PRIMROSE Oenothera flava & COLUMBINE Aquilegia micrantha & EVENING PRIMROSE Oenothera pallida

Revigorés, nous débutons la matinée avec la balade très reposante

de Willis Creek, prenant sa source dans le parc de Bryce Canyon

et affluent de la Paria River.

Le slot Canyon se caractérise par son cours d’eau aux eaux transparentes sinuant dans les gorges étroites de grés et de calcaire, agrémenté de beaux spots.

La T° a baissé, il se dégage une note de fraîcheur et une atmosphère calme et apaisante.







La rencontre fortuite avec des cavaliers nous surprend mais accentue la bonne note dédiée à ce trail.

2 h de marche… enfin, comme dans de nombreux canyons, libre à vous de marcher le temps désiré..

Tiens ! et si on allait saluer la Grovenor Arch située au nord de la Cottonwood Road, elle n'est vraiment pas loin d’ici.

L’arche ne parvient pas à se détacher du ciel bien tristounet, ses couleurs manquent de panache alors que le ciel devient très menaçant au sud de la piste vers Page.



Nous quittons la Cottonwood Road tout en sachant que nous la retrouverons mais côté sud lorsque nous serons à Page.

C’était mal vu…. car nous ne pourrons le jour prévu la faire par manque de temps !!! Adieu le Yellow Rock (m’en fiche, déjà arpenté en 08)

Patrick, lui non...

Aussi, il sera sûrement relisté car du coup nous ne connaissons ni l’un ni l’autre la partie colorée de la Cottonwood Road et sans aucun doute je referai le Yellow Rock avec beaucoup de plaisir… partagé !

Patrick s’émerveille , normal nous nous approchons en douceur de Bryce Canyon et nous y voilà ..

Moi, je suis dépitée après 3 années consécutives… plus de magie plus de sensation de la découverte...

Est-ce possible de devenir insensible à la beauté de ce Canyon ? Ce sentiment me gêne.

Un regain d’espoir devant Bryce Point & Sunrise Point, mes 2 points de vue préférés.



Un manque d’enthousiasme et la pluie qui maintenant tombe en averses intermittentes nous incitent à faire l’impasse sur le Peekaboo Loop.

Désolé, Bryce !!!!!!!



Pourtant tu te décarcasses, à en voir ta végétation s’enraciner pour préserver le site !!

Le 12 juin

PENSTEMON Penstemon eatonii & ASPEN Populus tremuloides & ENGELMANN SPRUCE Picea engelmannii

Des millions d'années d'érosion et de soulèvement ont sculpté cet immense amphithéatre de couleur pourpre mordorée

Le Cedar Breaks NM est très fascinant sous sa parure semi hivernale, ses parois de terre rouge sont drainées de coulées neigeuses blanches, quelques épicéas se dégagent de l’épaisseur nuageuse et cotonneuse; les flocons tombent maintenant puis se transforment en pluie fine.

Contraste saisissant des teintes… sur Sunset View







Nous sommes transis de froid, en 2 jours la température est descendue de 26° (de 29° à 2,8°). La contemplation du Sunset View sera intense et de courte durée et nous préférons traîner nos galoches au sec. Adieu, Spectra Point et son Ramparts Trail !

Nous traversons tour à tour la forêt nationale de Dixie plantée de sapins, d’épicéas et de trembles puis des régions de lacs - Panguitch Lake et Navajo Lake – nous apprécions beaucoup la diversité des paysages; la pluie a cessé, les nuages plus tenaces s’accrochent en fond de ciel.

L’entrée East de Zion National Park par l’UT 9 (Mt Carmel) est jalonnée de formations rocheuses arrondies, striées dont les vues sont spectaculaires. La route étroite et sinueuse alterne entre de nombreux lacets et tunnels. Décidément , Zion NP m’a séduit en 08 et là il me le rend encore; nous sommes sidérés par tant de splendeur jusqu’à en oublier de photographier !

Heu… autre excuse, il est difficile de se garer… c’est balot !

Le temps variable oscille entre pluie et rais timides du soleil explosant alors les rouges du grès Navajo et les verts arbustifs.

La Virgin River, petite rivière tranquille en vallée, prend sa source à 2600m d’altitude et se jette dans le Colorado 1500m plus bas avec difficulté et force de caractère au regard du Zion Canyon très profond et creusé depuis des siècles et des siècles.

La mauvaise météo nous barrera la route, aucun shuttle ne circule ce jour jusqu’au Temple de Sinawava d’où nous devions rejoindre le trail The Virgin Narrows.

Nous nous consolons au Visitor Center en obtenant nos permis pour The Subway, gagnés 3 mois plus tôt à la loterie sur le Net.

Les prévisions météorologiques sont favorables pour le lendemain: nous jubilons

Le 13 Juin

HORSETAILS Equisetum hyemale & COLUMBINE Aquilegia micrantha & SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum

En route par la Kolob Terrace Road et plus précisément pour le trail par la partie basse des abords de la rivière Left Fork North Creek que nous remonterons...

La partie haute est réservée au canyoning , elle est nettement plus technique et hors de nos compétences physiques.

Les 2 options au final débouchent au fond d’un canyon dans « The Subway »

J’ai adoré cette rando et ne peux m’empêcher d’en vanter les mérites rarement signalés ou décrits et laissée pour compte au détriment du point d’orgue final

et pourtant... Ma préférence à moi !

De-ci, de-là nous ondulons au rythme de la rivière, nous esquivons les rochers puis traversons le cours d’eau pour atteindre l’autre rive

Nous alternons escalades, glissades, évitements d’obstacles...

les berges quant à elles s‘enorgueillissent d’une végétation très riche et florissante – des sous-bois de fougères, diverses variétés d’érables – puis de part et d’autre nous serpentons entre un tapis de verdure ou de fleurs ou de roseaux érectiles.

HORSETAILS Equisetum arvense & Equisetum Hyemale

RED MAPLE Acer glabrum &Wood Fern & Grassfern

SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum

CARDINAL MONKEY FLOWERS Mimulus cardinalis Thanks à Pascale, alors!

La température de l’air est clémente 20°, un temps idéal pour la marche.

Des senteurs parfumées nous chatouillent le bout du nez, mélange tout en douceur d’odeurs agréables de pin, pain d’épice et anis.

Nous suivons presque à la lettre les traces laissées par les piétinements des randonneurs évitant ainsi l’accumulation de fatigue; la rando s’avère longue et difficile…

Elle a beau me plaire, faudrait pas en rajouter tout de même !

Surviennent alors, à petits pas de velours, les 1ères cascades..

Plus haut, elles s’élargissent, prennent de l’aisance et enfin toute la largeur du Left Fork North Creek.

C’est beau, très joli



Les eaux transparentes se déversent sur les terrasses de grès rouge, les arbres et épicéas arborent leur nuance de vert allant de l’acidulé au malachite et au vert sombre et profond du sapin.

la rigole naturelle annonciatrice de l’arrivée au fabulous SUBWAY

La végétation est luxuriante et rafraîchissante, ici .

En amont, elle y est absente, l’environnement devient froid… un souffle glacial nous surprend juste à l’entrée du tube… du tunnel… de la bouche de métro…

… du SUBWAY, quoi !..



Des teintes métalliques et plombées colorent la roche en contraste avec les eaux bleutées et cristallines des piscines naturelles …

En rêve !!! Oh ! la menteuse..

Les orages et les pluies de la veille en ont modifiés à coup sûr l’aspect et la tendance artistique.

L’eau est brouillée, beigeasse, hésitante.



Nos pieds sont glacés et se crispent, tant pis pour eux…. nous profitons de cet endroit sublime enveloppé d’un halo de mystère.



Trail de 6 heures en A/R.

Surtout ne vous engouffrer pas « sauvagement » dans The Subway sans profiter pleinement des avantages de la Nature de ce trail…. !

Nous prolongeons la journée et suivons plein nord la Kolob Terrace Road (conseil de Philippe) sur environ 10 miles d’où nous contemplons les belles vues jusqu’au Lava Point Overlook et au-delà…

Le 14 juin

Lizzard & Cactus

Après une halte ravitaillement à Spingdale en prévision de notre nuit au Atlatl Rock campground, nous filons vers les Kolob Canyons Viewpoint puis vers Red Cliffs d’où nous sommes refoulés pour cause de travaux et impossible même en forçant le passage pourtant nous étions pratiquement arrivés au but…Grrr..

On brûle …on brûle… à l’approche du Valley of Fire , State Park attenant à la rive ouest du Lake Mead où se jette justement la Virgin River et tant d’autres cours d’eau et rivières

et la rencontre avec le Colorado a lieu ici, quand même !

Nous patientons à Overton: trop, trop chaud à l’extérieur…. et trop, trop froid à l’intérieur (genre Mac Do). Encore un des paradoxes de nos amis américains !

Vers 17h, nous osons nous jeter dans la braise de Valley of Fire à la découverte de Elephant Rock juste en bordure de route, superbe mimétisme à l’animal.



Fusion de la Roche ….

EVENING PRIMROSE Oenothera caespitosa

Une fois de plus nous nous stimulons pour nous extraire du 4x4 climatisé et trailer à la recherche de Fire Canyon que nous pensions être

ceci

alors que nous voyons

celà

.... après 1 h en A/R de marche à en suffoquer. Petite déception…

Rainbow Vista nous gratifie de ses splendides vallons et rochers aux multiples formes et teintes surtout au sunset mais auparavant nous nous baladons dans Whites Domes ... trail de 1h en Loop avec une diversité de paysages incroyables: falaise blanche, canyon, petites arches, rochers aux formes étranges taraudées par les temps, et vues très colorées. Flamboyant en soirée.





Retour vers Around Rainbow Vista et là nous capitulons – seating d’1h – admiratifs et en contemplation devant le spectacle du sunset. Les roches s’embrasent, s’enflamment tout près de nous tandis qu’au loin des images quasi-hallucinatoires, fictives miroitent dans notre fonds d’œil ou bien est-ce juste notre imagination /imaginaire en recrudescence … Trop beau !

Tout près….



Et au loin …



Valley of Fire est à son paroxysme à la tombée de la nuit ; elle dévoile son secret de façon ostentatoire à ce moment-là.

Oui , nous dégustons avec délice ce gâteau géant aux mille couleurs dégoulinant de nuances somptueuses - des jaune, rose, mauve, violine, vert/gris, chocolat, terre de sienne – Variations



Cette dégustation fine et savoureuse annonce une douce nuit étoilée au campground Atlatl Rock où la douche coulera à flot pour notre bien-être corporel.

Ah ! j’oubliais de vous préciser en guise de dégustation non imagée celle-ci, il s’agira seulement de sandwichs bien américains et de quelques fruits à se mettre sous la dent ! ! Notre paradoxe, à nous, celui-ci !

Le 15 juin

CATCLAW ACACIA Acacia greggii entouré de CACTUS Opuntia polyacantha

La matinée commence par le déchiffrage du panel d’art indien sur l’Atlatl Rock et nous suivons le Scenic Loop à la recherche de Arch Rock, Piano Rock et plus loin Panorama Rock.



Une triste nouvelle est tombée susurrée par Philippe lors de notre rencontre à Moab: l’ Ephemeral Arch n’existe plus.

Si fragile, si éphémère qu’elle n’est plus et ne sera plus jamais... elle a chuté une certaine nuit de fin mai 2010.

Soit, ma curiosité insatiable me titille, je formule:

- Et si nous allions en voir les vestiges ?

Regard interrogatif de Patrick ..

Serait-elle devenue folle ?

WHY ?

Avant le 31 mai

WHY NOT ?

Après le 31 mai

Let’s go…

Rando d’ 1 h 15 avec la hantise de revenir bredouille et c’était sans compter le côté organisationnel américain... Un panneau indiquant l’info était bien évidemment planté au sol, il nous restait juste à lever le bout de nez pour faire l’état du lieu et la constatation suivante: ce trail risque fort d’être déserté sans Ephemeral Arch.

Nous quittons le désert de Valley of Fire pour Colorado City et le trail de Watercanyon.

Très appréciable cette randonnée d’1 h en A/R , un peu de fraîcheur et de végétation avant d’apercevoir



ce joli petit canyon que j’aime surnommer « le petit Subway » et ses cascades.



Puis sur le chemin du retour, nous assistons à la baignade façon mormon.



Très surprenant ! Comme une apparition au pays des Elfes..

Nous reprenons la route vers la région du Vermilion Cliffs où l'on s'attardera à Old Paria par la piste signalée par l'indication "Paria Townsite".

Tout le plaisir est pour nous... c’est un régal de plus, les couleurs -violine et crayeux- sur la roche nous ravissent, des rubans aux tons dégradés sont posés les uns sur les autres sur une enfilade de montagnes... avec copie conforme en face et sur des dizaines de miles.



Allons vite chez Susan et Steeve chez qui nous passerons 3 nuits au B&B Outpost of Paria

Point de Susan mais un gentil mot collé à la porte avec les recommandations d’usage

... Rencontre fortuite avec deshawn de VF . Discutaillons... il est seul et a besoin de compagnie...

Tiens, me voici arrivée à la moitié du voyage (J 15)... je passe donc la main à Patrick pour la bonne parité/équité dans le couple !!!!! D’ac les filles ! Bali-Balot !

Et bien sûr à très bientôt....
Traverser de l'Inde à vélo: tuyaux? English translation pending
by Charlesov · 2010-02-21 · 16 replies
Bonjour à tous. J'ai eu une idée un peu folle celle de traverser l'Inde en vélo avec un ami. Quand je dis l'Inde je ne dis évidemment pas toute le pays mais une partie, sur une durée de 1 mois en juillet. J'ai 19 ans et beaucoup voyagé mais jamais (vraiment) seul dans des pays moins surs que notre petit chez nous. (J'avais que la qualification n'est ni très bonne ni très claire mais je pense que vous comprendrez). J'ai des questions, sans doute plus bêtes les unes que les autres à vos yeux, mais je souhaiterais avoir de véritables opinions, de personnes qui l'ont vécu. _ Est-ce franchement faisable? (vol des vélos, état des routes...) _ Est-ce beaucoup trop dangereux? _ Quelle distance est-il possible de parcourir? _ Quelles précautions sont à prendre? J'ai lu pas mal de messages sur le forum, et des personnes de ma connaissance ont fait le tour du monde. Ce que j'ai cru comprendre de tous ces témoignages c'est que l'Inde est un pays vraiment à l'opposé du notre, que les gens avaient une manière de pensée très différente de nous. Cela ne me fait pas vraiment peur (c'est même je dirai ce qui m'attire dans ce pays) mais j'aimerai savoir ce que vous en pensez aussi... Voilà si vous pensez nécessaire d'ajouter quoique ce soit, conseils, recommandations, remontrances, je vous écoute et vous remercie par avance.
Parcours de trois semaines Le Havre - La Rochelle à vélo English translation pending
by Pidjii · 2009-10-19 · 38 replies
Hello!

Alors, présentation, ne serait-ce que le minimum!

Moi, c'est Pierre, 16 ans tout ronds, Apprenti dans le milieu de la vente dans un grand magasin de cycles de Strasbourg. Je suis passionné de vélo, engagé dans la pratique du dirt pendant 3 ans, avant de passer à l'Enduro cet Eté.

J'ai déjà fait un court "voyage" avec un de mes cousins il y a deux ans, avec une remorque Croozer Cargo et un vieux vélo. "Seulement" 40km mais autant de kilomètres savourés et appréciés. C'était un peu la condition pour que mes parents me laissent partir. On devait coucher la première nuit à Bain les Bains (88) aux abords d'un étang appartenant à de la famille, ce que l'on à fait d'ailleurs. On est partis le matin, chargement dans les 2 remorques, tentes, un peu d'outils, réchaud etc. Instalation du camps, mise à l'abri, (2 guss sous la tente plus les caisses de matos, quelle galère!) On devait faire 3 étapes de 45km, avortées finalement en raison d'une météo capricieuse (et oh comment!), on est resté 2 jours sur place, toujours en autonomie, avec une visite chaque jour de nos parents pour vérifier que tout allait bien.

Voilà pour mon CV :)

Passons au pojet!

Partant du principe ou le vélo offre un moyen de déplacement et de loisir Hors Pairs, aimant non peu l'aventure, je me suis résolu à faire aboutir ce projet. Et de taille!

Strasbourg-Le Havre en train.

Puis redescendre toute la côte jusqu'à La Rochelle.

Sur 3 semaines.

- Pourquoi l'Ouest? J'ai toujours aimé le caractère marin de ces régions, pendant les années ou j'ai passé mes vacances là bas, en Camping car ou bien en Camping tout court, avant qu'on se pose dans une résidence secondaire sur Fréjus (Méditéranée). J'ai l'impression d'être ancré un peu à ces régions, si particulières, si accueuillantes ou repoussantes lors d'orages ou d'intempéries. Fabuleux embruns en bord de mer, odeur, paysages si différents de ma petite Alsace.

- Avec quel vélo? Je pensais à un Lapierre ROCK, SAND ou IRON. A voir le quel, j'en discuterais encore avec mes collègues, mais le Sand me parait vraiment un bon compromis, léger, bien monté et disposant d'une bonne transmission. Malgré des freins de merde, réputés pour leur manque de fiabilité... Formula, quand tu nous tien!

- Quand? Je pense en Aout 2010. Cela dépendra surtout de mes congés, mais c'est sur, le départ se fera de façon impromptue et au dernier moment!

- Le retour! En train de La Rochelle ou de Bordeaux jusqu'à Strasbourg!

- Quel portage? Bob YAK et porte bagage plus sacoches Combo 3 Vaude, de grande capacité et robustes...

J'attends avis, conseils et commentaires!

Pierre :)
Mon premier voyage en trike: Bras - Silhac - Bras (France) English translation pending
by Yvesg83 · 2009-07-05 · 6 replies
Dimanche 24 mai 2009:

C’est dur de partir et de quitter le confort de la maison… A 11h je me décide enfin et fait demi-tour après 100m: impossible de passer sur le grand plateau. Arrêt au stand pour régler la fourchette du dérailleur: ça commence fort. Après 5mn de réglage c’est reparti et cette fois-ci c’est la bonne, je quitte enfin Bras. Il me faudra presque1h30 pour faire les 10 bornes qui me séparent de St Maximin mais ça je le savais depuis mon petit week-end de 3 jours le 1er mai et ça me convient: le trike en cyclo-camping c’est pas rapide. Par contre ce qui est nouveau par rapport au 1er mai c’est la canicule; 3 semaines avant je me suis fait avoir par le rapport entre le soleil et la position allongée du trike et cette fois-ci j’ai pris la crème solaire donc pas de soucis mais pour la chaleur j’ai rien, y'a pas la clim' sur un trike.

Après un petit arrêt pour casser la croûte à St Maximin je repars vers 13h15 en direction de Rians et je sais que ça va être dur: c’est tout droit ou presque, en plein soleil quasiment sans ombre et ça monte presque tout le temps, régulièrement certes mais ça monte quand même. Après plus d’une heure à ce régime là je jette l’éponge: ça circule beaucoup en cet après-midi de retour de week-end de l’ascension, les 38, 05 et autres 74 ou 73 ont visiblement quitté la plage moins tôt que prévu et semblent pressés de rattraper le retard, le cagnard frappe sans pitié, le bitume dégage une chaleur insupportable et malgré des arrêts au moindre coin d’ombre il me paraît urgent d’attendre. Je m’éloigne un peu de la route m’arrête à l’ombre d’un arbre et fais une pause d’une heure trente environ.

Quand je redémarre je sais que j'ai encore 3km à en ch… mais qu'une fois dans la grande ligne droite (la seule de tout le Var) qui avoisine les 4, 5km tout devrait s'arranger. Sauf qu'en voiture ou à moto le relief apparaît différemment et je m'aperçois que la fameuse ligne droite descend sur 1km environ puis remonte sur 3, 5…

J’arrive à Rians vers 17h, mon objectif (St Paul les Durance) n’est plus qu’à 13km et comme ça descend jusque là en suivant la vallée de l’Abéou je n’hésite pas, ça devrait le faire facilement. Finalement c'était pas si simple cette "descente" faite de faux plats tantôt montants tantôt descendants et je suis quand même content d’arriver à la Durance: après environ 45km je suis plus très frais. Je vois de suite la pancarte indiquant le camping sauf que quand j’y arrive la personne à qui je m’adresse me dit que le camping est fermé depuis 2 ans, que c’est devenu une résidence de loisirs avec des mobil homes mais que comme "on n'est pas des sauvages vous pouvez plantez la tente où vous voulez, les blocs sanitaires fonctionnent toujours et l'eau de la douche est chaude". Merci beaucoup m'sieur parce que je me voyais pas continuer ce soir.

J'ai à peine commencé à sortir la tente qu'un autre cyclo-voyageur arrive à son tour; il est hollandais et arrive de l'autre pays du fromage avec Nice pour destination; pas de bol je suis tombé sur le seul hollandais au monde qui ne parle pas français (j'exagère peut être un peu d'accord) et je passe donc la soirée à travailler mon anglais.

Lundi 25 mai 2009:

Réveil à 7h pour mon voisin et moi, habillage, p'tit déj', pliage de la tente, rangement des affaires et à 8h30 je suis prêt à partir. Jusqu'au pont de Mirabeau ça descend et ça fait du bien de commencer la journée comme ça. Le problème c'est qu'après ça grimpe jusqu'à Grambois ou presque; je me fais déposer par tous les vélos qui passent quelque soit l'âge ou le sexe du "moteur" mais je garde le moral. A 11h pause pain au chocolat à Grambois; 17 km en 2 heures et demie on est loin de la performance mais tout va bien: je n'ai mal nulle part si ce n'est au dessus du genou gauche, côté mécanique pas de souci à part une vis qui maintient le dossier qui s'est barrée mais avec un hauban sur deux je tiendrai bien jusqu'à Buis les Baronnies où Serge devrait pouvoir me trouver une solution. Je repars vers 11h30 en sachant que les prochains kilomètres seront les plus durs depuis le départ avec l'ascension du col de l'Aire Deï Masco perché à 696m soit, en gros un dénivelé de 400m sur 10km.

Au début c'est plus un faux plat montant qu'une vraie montée, je vais pas vite mais ça va et je ne m'arrête qu'à chaque borne kilométrique pour souffler un peu et boire un coup. Mais après Vitrolles en Lubéron les choses se corsent: il reste 250m à grimper sur 4 km en plein cagnard maintenant et je trouve mes limites et celles de mon plateau de 26 dents; pour le Ventoux on attendra un peu je crois. Alors je compte les traits des lignes de rive: chaque trait fait 3m, entre 2 traits il y a 3, 50m et tous les 25 traits je m'arrête pour souffler; ben 25 traits même si ça ne fait que 162, 50m c'est parfois très très long…

Au sommet du col, après la traditionnelle photo souvenir (mon 1er col en tricycle) je file dans la descente vers Céreste. Il est 14h15 quand j'y arrive et je décide m'accorder une pause d'au moins 2h avant de repartir vers Rustrel où j'espère arriver ce soir. Après le casse croûte je me tape la sieste sur un banc jusqu'à 16h où je me trouve un café pour un petit rafraîchissement bien mérité.

A 16h30 c'est reparti: descente vers Apt puis après 4km sur la nationale petite route à droite très sympa et très vallonnée (je peste à chaque fois que ça descend parce que ça veut dire que ça va remonter après alors qu'une route toute plate aurait été le rêve absolu mais c'est le jeu) avec une tendance à la montée quand même puisqu'on remonte la vallée du Calavon. Après avoir étudié un peu plus la carte je décide de ne pas passer par Rustrel mais par Oppedette.

Sauf que les 2 derniers km avant Oppedette font passer de moins de 400m à 525 et en fin de journée après le col quelques heures plus tôt c'est vraiment dur. Aussi quand au bar où je m'arrête je demande à la dame s'il y a un camping dans ce magnifique décor et qu'elle me répond qu'il faut faire 6km de plus je décide de trouver un coin pour dormir sur place: 50km c'est assez pour aujourd'hui. Un tandem avec une remorque débarque et le couple qui en descend étant alsacien la discussion est plus facile que la veille et on va planter nos tentes au dessus des gorges d'Oppedette. Le repas face aux gorges à discuter de transport écologique avant d'aller se coucher est un souvenir inoubliable.

Mardi 26 mai 2009:

Lever 6h00 et départ à 7h30 aujourd'hui pour essayer d'aller "plus vite" que le soleil. Jusqu'à Simiane il y a 6km qui m'en paraissent 12 (ça monte fort avant de redescendre) mais quand j'arrive à la boulangerie le café/pain au chocolat me redonnent le moral. Des clients me disent que jusqu'à St Christol je vais en ch… Il y a plus de 200m à grimper sur un peu plus de 4km mais après ça devrait être plat. Et c'est à ce moment là que les nuages menaçants qui approchaient depuis le matin décident de craquer: enfilage de la veste de pluie que je quitterai rapidement, c'était juste passager, ouf. Dans la montée je reprends le comptage des traits pour marquer mes pauses mais par lots de 50 cette fois-ci, c'est déjà mieux que la veille pour une pente à peine inférieure et finalement j'arrive sans gros souci à St Christol après avoir vu apparaître le majestueux Ventoux dans le paysage.

Après une petite pause je repars en direction de Sault mais là c'est un régal puisque ça descend quasiment tout le temps. Il est l'heure de déjeuner, le bar face au Ventoux est ouvert et donc je m'arrête pour un sandwich bien mérité au milieu de plein de cyclistes venus se frotter au Géant de Provence. A 14h15 je repars pour essayer d'être avant ce soir à Buis les Baronnies ce qui ce matin ne me paraissait pas gagné d'avance mais maintenant largement faisable malgré le col de Fontaube (155m sur 4km puis 3, 5km quasiment plats) qui m'attend à Savoillan.

Jusque là ça descend et peu après 15h j'attaque le col et je m'aperçois rapidement que la DDE locale a complètement déliré. A la bifurcation pour le col il est indiqué à 7km mais après à peine 200m je suis déjà à la borne n°1 de la D41 que j'emprunte. Mais ce n'est pas tout: 100m après une 2ème borne visiblement plus vieille mais aussi marquée du n°1. Et ce n'est toujours pas tout: tous les km le phénomène va se reproduire mais avec de plus en plus d'écart entre le nouveau bornage et l'ancien ce qui fait que je franchirai le col après la borne n°7 du nouveau bornage mais après la borne n°8 de l'ancien; étonnant non? Ceci dit à mon grand étonnement ce col est passé tout seul en moins d'1h15 et vers 16h30 j'ai rejoint la D5 ce qui me permet d'être à l'atelier de Serge avant 17h.

Je suis heureux de le voir; il est débordé mais résout mon petit problème technique de vis qui joue la fille de l'air en la remplaçant (ainsi que l'autre toujours là) par un boulon complet monté au frein filet et avec un écrou nylstop; le trike se sera désintégré autour que les boulons seront encore là: merci Serge. A 19h direction le camping pour une douche bien mérité après les 70km d'aujourd'hui.

Mercredi 27 mai 2009:

Je retourne voir Serge et après un café il fait quelques réglages sur mon trike. Pour ma part je vais faire un tour à la recherche d'une boulangerie, je flâne au marché, apprécie le concert tzigane puis retourne voir Serge. Pour rejoindre la vallée du Rhône il me conseille de passer par le col d'Ey (718m) puis le col de la Sausse (791m) pour dormir à Bourdeaux tout en me prévenant que je vais en ch… dans le 2ème col, je crois même déceler un doute quant au fait que je serai le soir même à Bourdeaux.

A 11h00 je pars en direction du col d'Ey (320m en 5km) où je vais déjà beaucoup souffrir: il fait très chaud et j'accuse un peu le coup après les 3 premiers jours. Au sommet je prends le temps de souffler et je me permets même de faire sécher mon linge avant de repartir. La route descend jusqu'à la D94 où une aire de pique-nique me tend les bras pour la pause de midi; à plus de 14h… Je repars vers 15h30 pour le col de la Sausse: 500m à grimper en 13km environ avec plus de 400m sur les 8 derniers: ça va pas rigoler. Jusqu'à St Ferréol Trente pas ça avance tranquillement dans de longs faux plats montants mais il est déjà 17h quand j'y arrive et le plus dur est à venir.

Les choses sérieuses commencent dans les gorges de Trente pas et se corsent peu à peu jusqu'au sommet. Comme le paysage est magnifique je prends des photos dans tous les sens et ces 2h d'ascension (pour 8km) entrecoupés par une petite pause tous les km passeront finalement assez vite. A 19h j'arrive au sommet avec un mistral à décorner les cocus, je fais vite la photos d'usage, j'enfile le coupe-vent et me lance dans la descente de 20km qui s'offre à moi. 45mn plus tard je suis au camping de Bourdeaux. Après mon installation je vais au village me manger une pizza devant la finale de la Champion's League dans une ambiance chaleureuse et passionnée bienvenue après une journée de 60km bien seul.

Jeudi 28 mai 2009:

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et si mes calculs sont bons je devrais arriver ce soir chez mon copain d'enfance qui est le prétexte de ce petit voyage. Comme je n'avais aucune idée de mon rythme potentiel je ne l'ai même pas prévenu, on verra bien. Je sais que le début de la journée va être cool puisque les 50 premiers kilomètres consistent à partir de Bourdeaux à rejoindre la vallée de la Drôme à Crest puis à la suivre jusqu'au Rhône à La Voulte.

Effectivement tout se passe comme prévu: mis à part une belle côte peu après Saou qui passera somme toute sans souci. La route entre Crest et Livron est un peu trop fréquentée à mon goût et surtout la partie bitumée à droite de la ligne de rive parfois un peu étroite à mon goût mais les kilomètres défilent vite (pour moi) et avant midi j'ai parcouru les 50kms prévus.

A propos de la façon de circuler en vélo j'ai noté un truc: lorsque je circule sur la même voie que les voitures les automobilistes généralement laissent un bon espace pour doubler (pas forcément les 1, 50m obligatoires mais 1m c'est déjà pas mal. Par contre si je roule sur la partie bitumée à droite la ligne de rive (lorsqu'elle est assez large) ils semblent considérer que nous sommes sur 2 routes différentes et ne font aucun effort pour s'écarter. Dommage…

A La Voulte je m'arrête dans un kebab pour prendre quelques forces car je sais que le final jusqu'à chez mon pote est un vrai mur à escalader. A 13h30 c'est reparti en direction de St Laurent du Pape pour remonter la vallée de l'Eyrieux jusqu'à Dunière avant de bifurquer en direction de Silhac (ma destination finale).

Au début tout va bien, je remonte l'Eyrieux certes mais la pente n'est pas terrible. Par contre cette vallée est une horreur pour les vélos: la ville industrielle du Cheylard qui se trouve 50km plus haut génère un trafic de camions incroyable et entre eux et les voitures qui roulent comme des malades je ne me suis jamais senti autant en danger que dans cette portion là. A tel point qu'à plusieurs reprises j'ai été jusqu'à rouler le plus à gauche possible de la voie de droite pour clairement signifier au véhicule qui arrivait que c'est moi qui décidait de l'endroit où il pourrait me doubler.

Vers 15h je suis à Dunières au pied du "mur final": jusqu'à chez mon pote qui habite 7km avant Silhac il y a 8 km qui se décompose ainsi: 4, 5km pour monter de 200m, redescente de presque 1km pour perdre 50m puis 2, 5km de montée pour reprendre 250m jusqu'à la Combe de Reynier où il habite. Et encore ça c'est si je me plante pas de route: je n'ai pris cet itinéraire qu'une fois, c'était en voiture et dans l'autre sens… Par précaution j'arrête un cycliste qui commençait son effort (le pauvre) pour lui demander confirmation et forcément on parle vélo couché…

En fait ça monte bien sur les premiers 4, 5km pas de surprise mais en y allant régulièrement avec une pause tous les km ça va, ça descend bien sur presque 1km après mais alors la suite… Les derniers 2, 5km sont de la folie pour moi… Quand j'aperçois la maison de mon copain de l'autre côté de la combe je me rend compte que le plus dur reste à faire: 200m à grimper sur moins de 2 bornes avec des passages à près de 15%. La cagnard donne à plein, et je dois rouler à moins de 3km/h en cherchant l'ombre du moindre rocher ou arbre bordant la route. Sur cette première partie de voyage j'ai d'ailleurs noté que les montées sont toujours en plein soleil; vous me direz que quand on va vers le nord c'est un peu logique…

Finalement j'arrive à destination où je vais me reposer 3 jours en cueillant des cerises, des fraises, débroussaillant la colline, briser de la roche au marteau piqueur pour faire une terrasse… Finalement le vélo c'est pas si fatigant…

Lundi 1er juin 2009:

Après ces 3 jours, ma foi fort agréables, il est temps de prendre le chemin du retour. Avec mes hôtes nous avons étudié les différentes options et c'est la plus dure que j'ai retenue pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche. Plutôt que de passer par Privas je vais rallier Le Cheylard puis franchir le col de Mézilhac (1119m) avant de rallier Aubenas. L'option par Privas semblait plus facile mais en consultant attentivement le dénivelé (merci openrunner) je suis arrivé à la conclusion que seuls les 12 derniers kilomètres du col de Mézihlac seraient vraiment durs, mais comme on n'y est pas encore revenons dans la combe de Reynier.

Je quitte mes amis peu après 10h en direction de Silhac; ça monte très fort au début (pas top pour s'échauffer) mais après ça se calme un peu et en moins de 45 minutes j'ai parcouru les 7km qui me séparent de Silhac où je prends la direction de Chalencon. J'ai à peine parcouru quelques centaines de mètres que je suis arrêté par une dame qui me dit que de tels efforts méritent bien une récompense et demande à son mari en train de cueillir des cerises dans un de ses arbres de descendre le panier pour m'en proposer. Je sors mon quart qui est vite plein et après avoir discuté un peu avec mes bienfaiteurs je reprends l'ascension vers Chalencon où j'arrive rapidement.

Arrêt à la boulangerie pour acheter du pain, et j'entame la descente vers la vallée de l'Eyrieux. La route est étroite, sacrément défoncée et descend raide donc ça secoue grave. J'ai les boules en pensant que tout ça sera largement remonté lors de l'ascension du col de Mézilhac mais y'a pas le choix. Arrivé au niveau de l'Eyrieux à Pont de Chervil je prends la direction du Cheylard. Elle est plus large que la première partie et comme on est le lundi de Pentecôte y'a pas de camions pour l'encombrer. C'est un long faux plat montant jusqu'au Cheylard ou j'arrive vers 14h. Petit arrêt repas devant l'église, puis café et à 15h30 départ pour les 22km de l'ascension du col de Mézilhac (689m à monter…).

D'après mes pronostics jusqu'à Dornas à 10km de là ça devrait être assez facile et si j'y trouve un camping je prévois d'y passer la nuit. Et effectivement c'est facile comme ascension 230m sur 10km, c'est presque un plaisir et à 17h je suis à Dornas. Alors que j'y arrive j'aperçois à ma plus grande joie l'indication du camping à 700m de là. Comme le fléchage ne paraît pas des plus clairs je demande à une dame si le camping est bien dans la direction du col et après m'avoir répondu oui elle ajoute: - mais bougez pas de là la petite va aller chercher mon mari. - heu oui pourquoi? - parce que ça fait un moment qu'il me parle de ces engins là et qu'il voudrait les voir de plus près…

Voilà le mari qui arrive, la conversation se prolonge un verre à la main dans le salon puis par un accompagnement jusqu'au camping pour quelques photos du trike sans ses bagages en vue d'une auto construction et après la douche et la lessive par un succulent repas chez eux. Après cette petite étape de reprise (à peine 45km) ça fait du bien.

Mardi 2 juin 2009:

Lever tranquille à 7h30, pour un départ prévu à 9h mais qui sera retardé d'une demi heure pour cause de discussion avec mon voisin belge faisant un tour de France à vélo et qui a une étape de 150km prévue aujourd'hui puis avec un couple de retraité en fourgon aménagé mais adepte du voyage en tandem et qui envisage de passer au vélo couché.

Bon aller faut rouler maintenant et si les 5 kilomètres pour débuter seront juste un peu plus dur que la montée depuis le Cheylard mais sommes toute raisonnables les 7km restant à partir de Sardige devraient être nettement plus costauds. Mon calcul s'avère juste je vais finalement mettre 3h pour parcourir les 12km, encouragé par tous ceux qui me doublent (dont le couple de tandemistes) ou me croisent notamment les motards qui ne manquent jamais de me saluer et de me soutenir.

Au sommet je fais la photo qui s'impose avant de plonger dans la descente de 30 bornes jusqu'à Aubenas ou je cherche un peu ma route à cause des tronçons interdits aux vélos pour lesquels on ne flèche pas les itinéraires à suivre (interdire est plus facile que guider?). Petit arrêt au McDo (oui je sais c'est pas bien) pour me sustenter avant de reprendre la route pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche.

Le soleil tape fort et lorsque je passe à Vogüé (prononcer Vogoué) un thermomètre affiche 35°c, je me disais aussi… Au pied d'une petite montée alors que je fais une petite pause à l'ombre je suis dépassé, enrhumé serait plutôt le mot juste par un papy de 70 ans fier comme Artaban sur son VTC équipé d'un moteur Bionix sur la roue avant et d'un autre sur la roue arrière. Sans doute pas très légal mais diablement efficace.

Après une petite pause "diabolo-citron" à Ruoms je repars en direction de Vallon Pont d'Arc. Je croise un couple en vélo les salue et continue lorsque 200m plus loin je m'aperçois que le monsieur a fait demi-tour, m'a rattrapé (aucun mérite…) et on commence à causer des trikes en anglais (il est hollandais) et en roulant à 20km/h jusqu'au carrefour suivant où il refait demi-tour.

J'arrive à Vallon Pont d'Arc vers 17h et vais m'installer au camping tranquillement, puis après la douche je me trouve un plat de lasagne avant d'aller prendre une glace dans Vallon Pont d'Arc. Je m'installe à une terrasse de café pour regarder tranquillement France-Nigéria puis regagne mon camping pour un repos bien mérité après les 80km parcourus aujourd'hui. Demain les Gorges de l'Ardèche m'attendent et je sais que ce ne sera pas qu'une partie de plaisir; je ne sais pas encore que la nuit ne va pas se passer tout à fait comme prévu...

Nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2009:

Vous trouvez bizarre un chapitre consacré à la nuit? Vous allez voir que même si je n'ai pas fait un seul kilomètre la nuit de 2 au 3 juin 2009 mérite bien un chapitre pour elle toute seule… Donc après ma soirée à Vallon Pont d'Arc je rentre au camping et me couche à 23h30. Comme il fait assez chaud je n'ai pas monté le double toit et ai laissé la porte de la tente grande ouverte pour pouvoir dormir la tête dans les étoiles.

Vers 0h30/1h00 (c'est une évaluation) je suis dérangé dans mon sommeil par des bruits de plastique et j'entraperçoit une forme qui s'enfuit, interprétant le tout comme un chat ou un chien qui fouillerait un sac plastique. Je me tourne de l'autre côté et me rendors.

A 3h du matin (cette fois j'en suis sûr) je sors du duvet pour aller satisfaire un besoin naturel et cherche dans une semi obscurité mes sandales que j'ai laissé devant la tente. Ne les trouvant pas je sors la frontale et dois me rendre à l'évidence: elles ont disparu. Je sors de la tente pieds nus et balaie les environs du faisceau de ma lampe: rien. Enfin si, ma trousse de toilette que j'avais aussi laissée devant la tente s'est déplacée de 4m… J'élargis le rayon de mes recherches et vais vérifier la présence de mes chaussures de vélo que j'avais glissées sous le tapis de sol: P….! Il en manque une…

Je commence à me dire que pour faire les Gorges de l'Ardèche le lendemain je vais avoir l'air un peu c.. avec une seule chaussure avant de la retrouver à 10m de la tente ainsi qu'une des 2 sandales. Je retrouve un peu le sourire et après un petit tour aux toilettes je retourne me coucher non sans avoir tout rentré dans la tente et fermé celle-ci: l'expérience est le nom qu'on donne à nos erreurs disait Oscar Wilde…

Vous croyez que la nuit va se terminer tranquillement? Que nenni, le meilleur est à venir, enfin le meilleur… A 3h30 alors que je suis tranquillement dans les bras de Morphée (qui, hélas est un homme je le rappelle) je prends un coup de patte en plein milieu du front avec seulement l'épaisseur de la porte de la tente entre elle et moi. Oui j'ai bien dit (et écrit) un coup de patte: porté bien à plat, un coup franc et massif mais heureusement sans griffes.

En 3/10° de seconde je me suis réveillé avec un état de conscience de 15 (sur 15 maximum) sur l'échelle de Glasgow, j'ai regardé l'heure, j'ai enfilé un short, j'ai ouvert la porte, j'ai pris la lampe, je l'ai allumée et j'ai bondi dehors prêt à affronter je ne sais quel adversaire. Bon c'est vrai j'exagère un peu mais un coup de patte à travers la tronche en plein sommeil je peux vous dire que ça réveille bien, essayez vous verrez.

L'adversaire est là, à 5m de moi, magnifique dans le faisceau de ma lampe, bien campé sur ses 4 pattes, éblouissant la nuit par son pelage roux flamboyant vous l'aurez compris c'est un renard adulte qui me fixe sans rien dire. P….., je suis pas dans la m…. Nous nous regardons, les yeux dans les yeux, sans bouger. Alors c'est toi qui cherches à bouffer? Heu, monseigneur Goupil qu'est-ce qu'on fait maintenant?

N'insiste pas, je n'ai aucune intention de t'apprivoiser et de t'emmener avec moi lui dis-je tout en me disant qu'avec la chance que j'ai y'a un gamin qui va débarquer en me demandant de lui dessiner un mouton, ce serait complet et je ne sais pas dessiner les moutons. En plus je ne suis pas aviateur et mon trike n'est pas tombé en panne dans le désert et y'a pas de rose dans le coin. On ne voit bien qu'avec le cœur et l'essentiel est invisible avec les yeux tu parles, l'essentiel c'est bien avec les yeux que je le vois et je sais pas quoi faire. Parce que c'est un renard étonnant cet exemplaire là: d'ordinaire un renard en présence d'un homme il cherche qu'un chose: se carapater mais celui-là c'est un modèle spécial, inventé que pour moi, lorsque j'avance il recule et si je recule ben… il avance (et donc comment veux-tu, comment veux-tu que je… dorme).

Mon compagnon au poil de carotte, entame alors un étrange manège: il commence à tourner autour de la tente (et donc de moi) toujours à 5m environ. Je le suis avec le faisceau de la lampe en priant St Duracell, Ste Varta et Stevie Wonder réunis pour que les piles durent vraiment plus longtemps… Plus sérieusement pendant ce temps je cogite à 100 à l'heure: que faire? Attaquer franchement? Oui, enfin visiblement il a super faim et m'approcher de sa gueule ne me tente pas plus que ça. Prendre le téléphone et faire le 18? Pour dire quoi aux pompiers à 3h30 du matin? Excusez-moi de vous réveiller mais y'a un renard il fait rien que m'embêter? Réveiller les voisins? Ils s'en foutent, eux ils dorment…

Je me résous à prendre le téléphone, je regarde l'heure 3h40, déjà 10mn que ça dure… J'ai le téléphone mais je ne fais pas le numéro: une corrida depuis 10mn avec un renard les pompiers croiront que je me fous de leur g….. A 3h45 Goupil décide qu'il est temps d'en finir… et s'en va. Comme ça, d'un coup…

J'attends une dizaine de minutes pour voir s'il ne revient pas. Bon aller cette fois dodo. Et cette fois la nuit se déroulera normalement jusqu'au réveil à 7h du matin. Je regrette juste de ne pas avoir pris quelques photos.

Mercredi 3 juin 2009:

Après cette nuit agitée je commence par chercher ma 2° sandale toujours aux abonnés absents. Je la trouve à plus de 30m de la tente avec la sangle coupée: le salaud il me l'a vraiment bouffée. En regardant plus attentivement celle que j'avais retrouvée dans la nuit je m'aperçois que la sangle n'est pas coupée mais entaillée en plusieurs endroits. Je fonce vérifier les chaussures de vélo, ouf celle qu'il m'avait emprutée n'a rien.

Après le rangement du camp je passe à la réception prévenir le responsable du camping. Vous êtes sûr que c'est pas un blaireau? Ben oui on s'est regardé pendant un quart d'heure ça créé des liens et ça permet d'imprimer facilement. Je lui montre les sandales: ah oui ça c'est pas un blaireau… On se disait bien qu'il y avait un souci puisque ça fait plusieurs matins qu'on trouve des sacs poubelles éventrés mais on pensait que c'était un blaireau…

Je commence à me dire que le blaireau c'est ce matin que je l'ai en face de moi et lui suggère de voir avec la préfecture ce qu'il faut faire, parce que si un gamin essaie de donner à manger au "gentil renard" ça peut mal se finir. D'autant plus qu'apparemment la semaine d'avant y'avait une "bande de jeunes" qui avait la mauvaise habitude de se coucher tard, bourrés en laissant la bouffe du repas du soir dehors et maître Goupil doit avoir pris un abonnement à ce resto si sympa et trouver que l'adresse est bonne. C'est vrai que c'est plus facile que de chasser.

Bon après le petit déjeuner pris au bar du camping je pars pour les Gorges de l'Ardèche à 9h30, le soleil commence déjà à taper, ça promet… Les premiers kilomètres tout va bien: je suis le cours de l'Ardèche dans le sens du courant et à son niveau donc globalement ça descend. Je prends la photo obligatoire du Pont d'Arc et continue.

Lorsque je coupe le ruisseau du Tiourre ça se gâte. C'est à cet endroit là que la route s'élève pour continuer sur le plateau qui surplombe le canyon qu'a creusé l'Ardèche. Et elle s'élève de 250m sur 3km environ avec des passages à plus de 15%… Pour faire ces 3km je vais mettre près d'une heure… Pas reluisant je sais… Et c'est pas fini.

Parce que les Gorges de l'Ardèche à partir de là c'est une succession de descentes dans des combes pour en remonter; à chaque fois moins haut c'est vrai mais à chaque fois ça remonte quand même. Heureusement que le paysage est magnifique et que les arrêts photos s'imposent régulièrement (comment ça prétexte bidon parce qu'en fait je suis épuisé? J'en vois qui rigolent devant leur écran mais j'ai les noms…).

Finalement j'arrive à St Martin d'Ardèche vers 14h30, j'ai mis 5h pour traverser les Gorges (40km environ), je pense que d'autres ont fait nettement mieux… Je décide de tirer jusqu'à Pont St Esprit à 10km de là par la N86 (pas le choix mais après les Gorges de l'Ardèche ça fait bizarre…) pour y faire la pause déjeuner. Je me tâte pour la suite mais finalement décide de continuer sur Bagnols sur Cèze qui doit être une charmante petite ville avec un camping accueillant.

Tu parles… Lorsque du sommet de la côte je découvre Bagnols, je crois d'abord que j'ai roulé tellement vite que je suis arrivé à Nîmes (rêve mon garçon, rêve…) et je décide illico de ne pas m'y arrêter. "Grâce" à la centrale de Marcoules la ville a explosé démographiquement et c'est "trop gros" pour moi. Noyé dans le flot de la circulation j'ai hâte d'en sortir le plus vite possible. Un mec en camionnette fait ronfler son moteur dans mon dos, sans doute pour que j'avance plus vite, ma seule réponse est de me déporter à gauche de ma voie: il patientera.

La police nationale m'ayant dit qu'il y a avait un camping à Laudun-l'Ardoise j'y "fonce" par la route de Nîmes beaucoup trop fréquentée à mon goût et y arrive à 19h15. C'est le camping le plus cher de mon parcours (le seul 3 étoiles) à l'affichage (10€) mais celui où je paierai le moins cher finalement (5€) sans négocier quoi que ce soit. Le temps passé à discuter avec son propriétaire le soir y est sans doute pour quelque chose. Je ne plante même pas la tente, je déplie le matelas autogonflant sur une terrasse de mobil-home: on est 3 clients dans le camping, ça ne gène personne.

Le soir je vais au village manger une pizza pour prendre des forces pour le lendemain: après les 70km d'aujourd'hui j'aimerais bien me rapprocher le plus possible de chez moi demain et atteindre Pertuis si c'est possible ce qui me ferait frôler les 100km distance jamais atteinte pour l'instant. J'avais d'abord prévu de passer par les Alpilles mais comme la météo annonce de fortes pluies pour samedi les Baux de Provence ce sera pour une autre fois. J'espère que les renards dorment aussi…

Jeudi 4 juin 2009:

Lever à 6h00 pour un départ à 7h00 après avoir salué mon hôte. Il m'a indiqué la façon la plus directe de gagner St Laurent des Arbres et je commence donc par des petites routes à travers la campagne. Je fais un petit détour pour éviter d'avoir à franchir une colline ce qui me fait passer par un chemin de terre que n'appréciera pas mon porte-bagages (dessoudé à 2 endroits) mais me retrouve rapidement à St Laurent des Arbres où je m'arrête pour prendre un café.

Pour aligner des bornes plus facilement je prends la N580 pour les 25km les moins drôles de mon parcours jusqu'à la sortie d'Avignon que je contourne par la rocade (j'aurais pu gagner du temps en traversant la ville mais j'avais peur de me perdre un peu). Sur ces 25km je vais me retrouver au milieu du flot de voiture avec ceci dit un souvenir impérissable de la descente sur Avignon par la N100 à des vitesses que je vous raconte pas, de toutes façons je n'ai pas de compteur…

A 10h00 je suis en Avignon, je m'arrête dans une zone commerciale pour me sustenter un peu. Mon prochain objectif c'est de rallier Cavaillon avant le déjeuner. La N7 est large, la circulation y est moindre et c'est presque agréable. J'arrive à Cavaillon avant midi, la brasserie du centre commercial à la sortie de la ville tombe à point. Je vais m'y reposer 1h30 pour prendre des forces pour l'après-midi. J'ai fait 55km ce matin et je me dis que pour Pertuis qui n'est plus qu'à une grosse quarantaine de km ça devrait le faire.

A 13h30 je reprends la route qui est large, pas trop fréquentée à mon goût même si je la trouve un peu lassante. Par contre une vraie bonne surprise: je trouve que je roule bien (enfin à mon niveau). Je me suis penché sur la carte à Cavaillon et j'ai changé mes plans: au lieu de passer par Pertuis je vais bifurquer à Mallemort, puis tirer par des petites routes (enfin…) sur Peyrolles en Provence par La Roque d'Anthéron et Le Puy Ste Réparade. Je ne pense pas arriver à Peyrolles ce soir mais cet itinéraire m'assure quasiment d'être chez moi demain soir ce que je n'aurais certainement pas parié hier matin.

Il n'est même pas 15h30 quand j'arrive à Mallemort et que je m'engage sur une petite route très sympa (quasiment pas fréquentée). Plus je roule plus je suis étonné d'avancer aussi vite, les kilomètres défilent sans fatigue ni douleur et je me prends à rêver que je dormirai peut être ce soir à Peyrolles. A La Roque d'Anthéron une pause "diabolo-citron" s'impose et lorsque le patron me dit qu'il y a plus de 15km pour Le Puy Ste Réparade je me dis que je vais sans doute commencer à ralentir dans cette portion, ça peut pas durer…

Tu parles, en moins d'une heure j'y suis et tout va toujours très bien alors que je dois approcher les 90km. Je me dis que quand ça rigole comme ça faut pas laisser refroidir la machine, allez on continue direction Peyrolles où j'arrive peu avant 18h. Je m'arrête pour boire un coup puis après m'être rendu compte qu'il n'y avait aucun camping et étant toujours en bonne forme je décide de pousser jusqu'à Jouques à 6km de là. A la sortie de Peyrolles y'a une bonne côte mais à mon grand étonnement elle passe sans soucis.

A Jouques, 30mn plus tard, pas de camping non plus. Comme je ne suis plus à 12 ou 13km près je ne m'arrête même pas et mets le cap sur Rians ou j'arrive vers 20h00. Le problème c'est que là il faut impérativement que je trouve un camping, non pas parce que je suis fatigué (la forme est toujours là et je ne me l'explique toujours pas) mais parce que la nuit arrive. Je ne suis plus qu'à 35km de la maison mais même si vu le relief qui m'en sépare et la forme que je semble avoir ce serait jouable ce soir, je n'ai aucune chance d'y arriver avant la nuit donc l'arrêt c'est maintenant ou… Ou rien c'est maintenant quitte à dormir dans un champ ou sous un porche d'église. J'ai beau cherché, aucun camping n'est indiqué, pourtant j'étais quasiment sûr qu'il y en avait un à Rians.

"Ca avance vachement bien votre truc et en plus c'est marrant!!!" me lance un jeune qui bricole une bagnole avec un copain. On vous a doublé tout à l'heure vous venez de loin?". "Ce matin j'étais à 30km au nord d'Avignon" "Ah ouais quand même..." Avant que mes chevilles n'enflent trop j'enchaîne: "Et là, après plus de 100 bornes, j'aimerais bien trouver un camping". "Ben c'est facile, y'en a un ici, à 200m vous prenez à gauche et à partir de là c'est fléché, c'est juste à côté du stade." "Merci!!!"

5 minutes après je suis au camping, toujours sans douleur, et je m'installe à côté de 2 couples de retraités, cyclistes en camping-car qui viennent passer quelques jours ici à enchaîner les balades de 60 à 80 km. Evidemment on passe une bonne heure à parler vélo couché. Après quoi je vais me balader dans le village en espérant trouver quelque chose d'ouvert. Peine perdue, même pas un bar qui ferait un peu nocturne. Je rentre au camping, pour mon dernier soir ce sera pain et saucisson tant pis. Je décide de ne pas monter la tente, la pluie n'est annoncée que pour demain après midi et normalement je serai arrivé à la maison.

Un mois après je n'ai toujours pas compris comment j'avais pu faire une telle étape en étant même pas fatigué le soir. Après vérification ce jour là j'ai fait environ 133km en 13h dont 3h30 de pauses environ soit une moyenne de 14km/h sur le temps de roulage. Dans un premier temps je me suis dit que ça descendait tout le temps (c'était mon impression) donc que je n'avais aucun mérite mais après vérification si ça descendait effectivement jusqu'à Avignon, à partir de là ça n'a pas cesser de monter ou presque D'après openrunner je suis monté de 823m et descendu seulement de 474m; ramené sur plus de 130km ça ne fait pas grand-chose mais globalement ça montait. Mon prochain voyage m'en dira sans doute plus.

Vendredi 5 juin 2009:

J'avais prévu de ne me lever qu'à 7h vu que je suis à moins de 35km de chez moi mais à 6h00 du matin pétantes des gouttes de pluie me réveillent et je bats en retraite dans le bloc sanitaire. Je range mes affaires, et attends un peu que la pluie s'arrête. A 7h00 je décolle, je ne reverrai pas la pluie. Je sais que je vais commencer par monter un peu avant de me retrouver dans la longue ligne droite prise le 1er jour dans l'autre sens et qu'après il n'y aura plus aucune montée. Je mets 1h15 pour les 9 km qui me séparent du sommet de la côte qui clôture la ligne droite (je paie sans doute un peu les efforts de la veille) et fonce dans la descente qui m'emmène à St Maximin 14km plus loin et où j'arrive à 8h45.

Et là d'un coup j'ai le blues. Je n'ai plus que 10 bornes à faire et je sais que mon voyage sera fini dans 45mn si je pars tout de suite alors je traîne. Je m'installe à la terrasse d'un café et je prends mon petit déjeuner tranquillement

A 10h je pars mais je m'arrête au jardin public un peu plus loin et fais une pause de 15mn. Pas fatigué mais toujours pas envie de rentrer…

Bon aller, faut que je m'y résolve, les vacances sont finies, je prends la route de Bras où j'arrive à 11h pour m'apercevoir que je suis à la porte de chez moi parce que j'ai oublié de partir avec mes clefs. Comme je n'ai prévenu personne de mon avancée plus rapide que prévu pour ne pas inquiéter mes proches au cas où j'aurais 2mn de retard je vais attendre une heure de plus devant ma porte.

Epilogue:

Mon parcours total approche les 700km pour 9 jours et un peu plus de 2h de route ce qui n'a rien d'une performance, on le sait tous. Ceci dit ce premier voyage m'a pleinement satisfait parce que… je l'ai fait. Avec des moments de moins bien, des moments de mieux, mais je l'ai fait. J'ai rencontré plein de gens sympas et je n'ai qu'une hâte: recommencer.

Un seul regret: ne pas avoir fait le parcours prévu par les Alpilles puisqu'en fait il n'a pas plu. Comme dit le vieux proverbe breton: qui trop regarde la météo passe sa vie au bistrot.

Ah au fait au sujet de mon renard de Vallon Pont d'Arc, et bien vous me croirez si vous voulez mais depuis, rien. Pas une carte postale, pas une lettre, pas un e-mail, pas un coup de fil… rien! Après la nuit qu'on a passé ensemble il aurait pu faire un effort, non? Y'a des partenaires nocturnes je vous jure, de vrais goujats!!!

Pour ceux que ça intéressent:

Le tracé est là:
http://www.openrunner.com/...d=292111&lang=fr

Les photos sont là: http://picasaweb.google.com/yvesg83/VoyageEnArdecheDu24MaiAu05Juin2009#
Journée de contacts désagreables avec des vietnamiens English translation pending
by Jeansellier · 2009-04-22 · 51 replies
Bonjour a tous,

Journee passee a Kontum a prendre quand meme avec humour . Pour mon deuxieme sejour au Vietnam c est la premiere fois que je me fais invectiver.

Ce matin l envie m a pris d aller trainer du cote de dakto, 40 kms au nord de kontum et lieu d intenses combats pendant la guerre avec les americains. Des jeunes sympas m ont indique ou prendre le bus . En fait en face de l office de tourisme installe dans le Dakbla hotel .Le bus y stationnait deja avec quelques passagers montes a bord . 8h30, une vietnamienne me voyant tourner autour me demande si je vais a Dakto. je fais signe que oui et lui demande l heure en montrant ma montre ( Gio ? ), elle me montre ses dix doigts=10 heures . Interloque je lui montre 9 doigts =9 heures, elle me rea ffiche 10 je m adresse a d autres personnes : ce coup-ci on m en montre bien 9. Au Vietnam il faut sonder plusieurs personnes pour etre sur de son fait car parfois on vous raconte n importe quoi, parfois se mele un erudit qui semble maitriser l anglais et qui s avere generer encore plus de confusion ne le comprenant pas en fait. A Quy Nhon la rue que je cherchais m etait annoncee a un km, en fait meme pas 200m..... La tenanciere de la gargotte installee en face du bus m ayant affiche 9, je decide d attendre a l exterieur l arrivee du conducteur. Les sieges de sa buvette etant macules de boue et d une hauteur a vous donnez l impression que vous etes assis au dessus de toilettes a la turque, je deniche une table en plastique plus haute, au dessus propre, je teste sa robustesse et rigidite et pose mon posterieur dessus. Au bout de quelques mns voila qu une vieille harpie hargneuse descend du bus, se precipite vers la tenanciere, l interpelle en couinant tout fort et se met a me designer du doigt rageusement.C est parti, le concert commence : tenanciere et vioque commissionee a la protection des polymeres de la republique democratique s indignent de cet acte ignoble attentant aux installations de l etat . Une vietnamienne qui couine, cela couine fort, deux je vous dis pas! Preferant ne pas voir surgir une section de bodois ( bidasses) enkalachnikozes j abandonne ma position strategique et souleve mon posterieur de sale imperialiste pour arreter la serenade, et calmer mes deux megeres. je signale que le precieux bien de l etat est reste intact et ne presente aucun signe de deformation. Je me mets au garde a vous, salut militaire a ces deux dames et imite leurs couinements. Degoutees elles battent retraite, mais au moins les jeunes du coin se sont bien marres de cet episode . J ai remarque que les jeunes en general ont pas mal d humour et sont pas coinces comme en Chine.

Conclusion : Ne posez pas vos miches n importe ou dans ce pays !!!

Suite : le bus met un peu plus d une heure pour gagner dakto cout 12000 dongs. A dakto un mototaxi m aemmene a l exterieur pour atteindre l ancienne piste d aviation construite a la hate par l armee US pendant les combats . Au loin se profile la colline Charlie mais on ne peut y monter, etant occupee par l armee. L ancien bitume etait recouvert d une matiere ressemblant a de la boue et degageant une odeur desagreable . Ce n est pas de la boue et s avere spongieux . ce serait parait il du manioc ( Abalone, ton avis ??? ) j ai demande ou etait la colline 875 mais le conducteur ne savait pas. je comptais reprendre le bus pour rentrer, je ne vous dis pas pour connaitre les horaires exacts ... Personne n a le meme avis Un taximoto cherchait un passager pour retourner sur Kontum et insistait . Les 40 kms sous le soleil ne me tentaient guere mais pour 40000 dongs j ai finalement accepte la route entouree de collines n etant pas desagreable par ailleurs . Arrive a Kontum le prix etabli au depart etait grimpe comme la temperature et avait ete victime de l inflation .70000 dongs Mais la je suis reste inflexible et n ai pas cede. Parti casser une petite croute dans une gargote a proximite de mon hotel, je tombe sur une allemande accompagnee d un easyrider de Hoi An, qui m invite a sa table et commence a me poser des questions sur le pays. Voila que "Asshole rider ' peut etre agace par mes commentaires, commence a se meler a notre discussion et n arrete pas de la ramener et de nous interrompre .A un moment il me dit que je n ai meme pas vu la fameuse piste HCM . Je lui dis que j y viens dans la suite de mon recit et dis l avoir entrapercue en allant a Khe shan > Sarcasmes et moqueries du gars, qui me dit que je n ai rien vu a cet endroit . restant calme bien qu il commence a me gonfler je lui dis que j ai parcouru la route Hoi an Kontum un des trajets empruntes par cette fameuse piste . Visiblement vexe le gars me demande si je suis francais ? reponse ouije n aime pas les francaisah bon, vous etes le premier vietnamien a me le dire Oui, je n aime pas les francaiset pour quelle raison ? avez vous eu affaire a des clients francais desagreables ?je ne vous dirai rien allez voir la patronne de l hotel a cote et je peux vous donner d autres noms d hoteliers, je pense que les vietnamiens m apprecient et vous verrez qu il existe aussi de bons francais

Le type quitte la table et s en va regarder la tele > Ma bavaroise etait genee par cette echange mais avant de se quitter on a quand meme fait comprendre a notre ami que 3 guerres en moins d un siecle entre nos deux pays eurpoeens n empechent pas aujourd hui d avoir des discussions amicales et qu il devrait y reflechir. On oublie le coco, il a peut etre ses raisons et changera d opinion un jour. Mais lors de mon premier voyage je pensais entendre ce type de remarque . Eh bien c est la toute premiere fois que cela m arrive .

A+ Jean
Retour de la croisière "Les trésors de l'histoire" sur le Costa Concordia: excursions, bateaux, etc English translation pending
by Arean · 2009-04-20 · 52 replies
Notre croisière s’est terminée hier, comme avant de partir j’ai cherché des informations qui pourraient nous aider et que le les ai trouvé, dans ce forum, entre autres, à mon tour maintenant de vous laisser nos expériences et impressions au cas où elles pourraient aider d’autres croisiéristes. Je ne vais pas vous raconter toute notre croisière, elle doit ressembler sans doute à tant d'autres, je vais partager des choses que, je pense, pourront vous être utiles. Si quelqu'un a d’autres questions, j’y répondrai avec plaisir.

Je vais commencer par les excursions ; mais je vous donnerais aussi quelques informations, tuyaux pour le bateau et aussi nos impressions sur celui-ci.

Comme je dois faire le compte rendu aussi pour un autre forum dans une autre langue, je ne le rédige pas en français au départ et je me sers de Google pour une traduction rapide. Excusez les fautes qu’il puisse contenir et n’hésitez pas à me demander s’il y a des choses que vous ne comprenez pas. Merci.

EXCURSIONS Nous voyagions un groupe de 9, 3 familles différentes, pour les excursions notre famille compte comme 4 adultes et le total du groupe est de 9 adultes. Notre famille avait déjà fait une croisière avec le Romantica à Pâques 2007 en faisant toutes les excursions avec Costa. Cette fois-ci, j'ai essayé de programmer des excursions par nous mêmes, tant par une question de prix comme, et surtout, pour optimiser le temps du quel on dispose en évitant la visite obligé dans les shop. Nos escales ont été : Katakolón, Athènes, Rhodes (Grèce), Izmir (Turquie), Limassol (Chypre), l'Alexandrie (Egypte), et Civitavecchia (Rome). Je vais les commenter dans l’ordre visité.

Katakolón : 12:00 - 18 : 00 Une partie du groupe (5) est descendu et a pris un taxi juste dans le port pour Olympe. Il leur a coûté 80 €, en négociant, allée, retour et une heure et demi d'attente. Ils ont visité les ruines et le musée, à l'intérieur il y a des groupes avec des guides dans toutes les langues et vous pouvez écouter les explications sans aucun problème. Une autre option si vous n'avez pas de guide avec vous, est d'acheté un livre vendu à l'entrée sur les plus importants monuments de la Grèce (il y a aussi ceux d'Athènes) comme ils étaient dans son origine et comme ils sont maintenant, avec une explication de chaque monument, pour pouvoir avoir une idée sur ce que vous visitez. Je crois qu'il leurs a coûté quelque 15 €. Pour visiter les ruines sans courir et le musée, il serait presque nécessaire d'une demi - heure de plus. Négocier avec le taxi avant le départ. Comme nous avions 2 autres escales de ruines (Athènes et Ephèse) et que les 2 autres sont plus importantes qu’Olympe, l'autre moitié du groupe, moins intéressé par ces dernières, a fait une promenade dans le village et rentré au bateau profiter de la tranquillité de le voir sans tant de gens. (Il était complet, 3800 passagers) Katalolón est un petit village (600 habitants), il y a une rue principale avec pleins de magasins pour touristes tous pareils, rien d’intéressant, et en bord de mer plein de restaurants avec des terrasses très agréables. Nous nous y sommes assis un moment à boire un coup, en face il y avait le Concordia et le Musica.

Pireo-Athènes : 8:00 - 19 : 00 Nous débarquons à 7:45 (ils vous disent que ceux qui ne font pas les excursions avec Costa doivent débarquer après le débarquement de la dernière excursion ; mais en réalité nous n’avons eu aucun problème pour débarquer à tout moment une fois le débarquement commencé, même avant la première excursion). Nous longeons le port jusqu'à la gare du métro (quelque 15 ' à pied) nous prenons le mètre, les billets coûtent 1 € allée, 2 € allée et retour, 3 € 24 heures et valable pour tous les transports publics à Athènes, il faut le valider dans des machines automatiques avant de monter. En moins d’un quart d'heure nous étions à Athènes. Le metro ne s’est pas arrêté à Thisio où nous pensions descendre et nous l'avons fait à Monastiraki. Nous montons à l'Acropole à pied. L'entrée coûte 12 € pour les adultes et gratuit pour les moins de 18 années (sur présentation d’une pièce d'identité) aucune réduction pour étudiants, et elle est valable pour les sites archéologiques du centre d'Athènes. J’avis un guide pour la visite ; mais de toutes façon, une fois qu'à l'intérieur ce qui est difficile est de ne pas écouter les explications des nombreux guides qui accompagnent autant de groupes. Ce jour-là ils étaient presque tous de Costa et de MSC puisque le Musica était au le port en même temps que nous. Je vous conseille d’aller tout au fond d’où, depuis un mirador, il y a une jolie vue d’une partie d'Athènes et le Temple de Zeus. Il y a ici énormément de gens et, par moments, la queue pour monter à la partie supérieure. Portez des chaussures confortables et qui ne glissent pas, le sol est très irrégulier (on marche la plus part du temps sur des pierres) et les pierres sont très, très lisses. Mon mari a glissé en descendant et il est tombé bien qu'ayant des chaussures d’sport, il s’est tordu une cheville et a marché 2 jours avec de béquilles. Nous avons, ensuite, fait une promenade à Plaka, pas ma tasse de thé ; mais sûrement parce que je ne suis pas fanatique de magasins. Le quartier est traversé par une rue pleine de magasins, les seules choses que j’ai trouvé intéressantes, ce sont quelques conceptions de bijoux en or ou les magasins de peintures pour les amateurs. Nous sommes allés voir le changement de garde devant le monument au soldat inconnu et nous avons pris le métro de retour sur place puisque mon mari ne pouvait plus marcher à cause de la chute à l'Acropole. Il y a un petit train touristique où l’on peut faire un tour par le centre d’Athènes, des croisiéristes nous ont dit que le parcours était bien. De retour au Pireo, nous avons pris un taxi (mon mari ne pouvait plus marcher) en ville ils ont un taximètre, il nous a coûté 2.80 €.

A suivre...
Randonnée de quinze jours au Vietnam en mai: quels vêtements emmener? English translation pending
by Minimoi67 · 2009-03-26 · 19 replies
Bonjour à tous!

Je suppose que la question a déjà été posée des quantités de fois, mais je n'ai pas réussi à vraiment trouver une réponse satisfaisante.

Je pars début mai pour une rando de 15 jours au Nord du Vietnam(par agence). C'est une première pour moi et je ne sais pas trop quoi emmener en matière de vêtements et surtout en quelle quantité (et pour le soir??). Je me demandais aussi si c'était pas plus simple d'acheter certaines choses sur place, à Hanoï notamment.

Merci pour vos réponses!
Solidarité avec la grève en Guadeloupe et Martinique English translation pending
by Ogastuc · 2009-02-17 · 82 replies
c'est vrai mes vacances en guadeloupe de la semaine dernière ont été gachées mais j'en tiens pas rigueur aux guadeloupeens au contraire je suis solidaire avec eux puisque leur revendications sur le cout de la vie est juste et il faut qu'ils continuent maintenant jusqu'a gain de cause sur ce point en tout cas. En espérant un dénouement proche et la satisfaction de leur revendications.
Amendes à Los Angeles? English translation pending
by Bluesjake · 2008-08-30 · 74 replies
Hello les ami(e)s,

Est-ce qu'il y a des gens qui ont eu des amendes aux States et plus précisément à L.A.

J'en ai eu deux cet été, une sur Sunset Blvd, l'autre au Griffith Park. Plus ou moins méritées, mais pas entièrement... 😉

Nous avons 21 jours pour les régler. Comme on peut les contester par écrit, je l'ai fait dès mon retour en Suisse.

Est-ce que le fait de les contester bloque le délai des 21 jours jusqu'à la réponse de City Of Los Angeles Parking Violation ?

J'aimerais savoir si d'autres personnes ont contesté leurs PV et s'ils ont reçu des réponses (positives ou négatives) assez rapidement.

Pour le payement, on peut le faire sur un site de la ville.

Dans tous les cas, réponse ou pas, je paierai ces deux PV avec le sourire, car encore une fois, elles sont plus ou moins méritées, mais pas complètement. Mais ça me plairait de recevoir des avis de personnes dans mon cas.

Merci et bon week end !

A + 😎
Questions existentielles pour le cyclo-campeur English translation pending
by Kangoo72 · 2007-12-11 · 75 replies
Un brin d'intrigue:🙂

Pourquoi retourner son vélo pour le réparer ?

Pourquoi voyager avec un casque si c’est pour le laisser accroché au porte bagage la plupart du temps ?

Pourquoi tant de cyclo nous disent vouloir rouler » cool » et non dans un esprit de compétition ; Alors qu’il n’existe nul par dans le monde de compétition de cyclo voyage ?

Pourquoi les sacoches guidon oertlieb sont elles munie d’une fermeture à clef pour ne pas se défaire de leur support, alors que rien n’empêche un voleur de l’ouvrir pour en dévaliser le contenu ?

Pourquoi toujours dire qu’il est bon de rouler tranquilou en voyage alors que tout le monde est content d’afficher son nombre de km ou de cols réalisés en X jours ???

Pourquoi tant de cyclistes de niveau départemental, régional, national et si peut parmis eux qui deviennent cyclo voyageur ?

…A la limite, les réponses, je m’en moque. Mais si vous avez d’autres questions ; j’aime bien !😛
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 4, retour en Argentine) English translation pending
by Mlefevre · 2007-07-27 · 27 replies
La Partie 1 est ici : http://voyageforum.com/...ost=1190568;#1190568 Pour aller à la Partie 2 (Chili) : http://voyageforum.com/...ost=1191542;#1191542 Et pour la Partie 3 (Bolivie): http://voyageforum.com/v.f?post=1191724;#1191724

J14 Jeudi 12/07/07 112150 km Nous avons très bien dormi, l’endroit est vraiment très calme. Bonne douche pour toute la famille, lessive puis nous partons à SPDA faire le plein d’eau, de gasoil, regonfler 1 ou 2 pneus, faire qq courses, avant de regagner l’Argentine par le Paso de Jama.

Nous retrouvons la pompe à essence presque du premier coup (elle est dans la rue Toconao, suivre la flèche COPEC) et refaisons le plein d’eau. Le seul compresseur de SPDA se trouve dans une gomeria située juste avant le poste de douane en quittant SPDA.

Nous allons ensuite pour 1200 pesos(12FF)/pers déguster un pollo-papas fritas (poulet-frites) dans un petit resto qui donne sur le terrain de foot avec une vue imprenable sur le Licancabur. 2 chiens opportunistes sont là à attendre les os, bien élevés, restant juste à la porte du petit resto. Nous dépensons ensuite nos derniers pesos chiliens dans les nombreuses boutiques pour touristes.

Vient enfin l’heure de quitter SPDA, en passant par le poste de douane où nous perdons encore au moins 1h30 ( !) Les douaniers chiliens sont vraiment très très c… (du moins ceux du coin) Les Argentins disent que les Chiliens ont l’esprit aussi large que leur pays…. C’est bien dommage de quitter un si beau pays dans de telles conditions…

Nous quittons SPDA à 2500 m pour grimper sur l’altiplano à 4400 m en 40 km. Nous devons à deux reprises laisser un peu refroidir le moteur. Nous roulons jusqu’à la nuit et décidons de nous arrêter pour ne pas manquer les superbes paysages du paso de Jama.







Malheureusement nous nous rendons rapidement compte que nous avons oublié de brancher le connecteur qui permet de recharger la batterie de la cellule à partir du moteur. Il nous faut donc rouler environ 1 h de plus ce qui nous permet de franchir le chaleureux poste-frontière argentin situé juste au col de Jama. Viva Argentina (surtout comparé aux douaniers chiliens…) Nous nous arrêtons 40 km après le col à 4150 m en plein vent. La nuit promet d’être fraîche !

J15 Vendredi 13/07/07 112350 km3°C ce matin dans le camping car, -15°C dehors. La pompe est bien sûr gelée, pas d’eau. Le moteur démarre après qq tentatives, ouf !

Nous roulons jusqu’à Susques, très glauque petite ville où volent des nuages de poussière au milieu de dizaines de camions qui attendent sans doute le passage vers le col. Il n’y a plus de gasoil à la pompe. Bon, ça devrait aller jusqu’à Purmamarca.

En milieu de journée nous nous arrêtons aux Salinas Grandes à 3400 m d’altitude.



Ce salar est actuellement exploité, il y a des petits tas de sel partout et qq engins qui travaillent. L’eau est toujours gelée, on verra plus tard…

Nous nous amusons à faire qq photos,





déjeunons sur le salar puis descendons par la cuesta de Lipan pour arriver dans la très belle vallée colorée de Purmamarca.





A 2200 m il fait très bon, on a de nouveau de l’eau. Le village est joliment situé mais ressemble un peu à un attrape-touriste avec son marché artisanal où les bus déversent leur cargaison de clients.





Ca nous dissuade de monter plus au nord vers Humahuaca qui fait aussi partie des marronniers du coin. De plus on a déjà vu pleins de magnifiques quebradas avec plein de couleurs et sans personne.

On décide donc d’aller voir à quoi ressemble le Parque Nacional Calilegua, situé à 80 km au nord de San Salvador de Jujuy en prenant la route 34. La route à partir de cette ville est assez quelconque, traversant une région agricole avec pas mal de coins ressemblant à des bidonvilles. La route est bordée de sacs plastiques. On voit plein de gens pousser des charrettes à bras pour ramener le bois glané le long des fossés. D’énormes camions transportent la récolte de canne à sucre, principale ressource locale apparemment. Partout des chevaux paissent sur les bas côtés au bout de leur longe. Il y a une densité incroyable de terrains de foot : au moins 4/km dans certains endroits : les jeunes garçons s’y retrouvent après l’école. Nous faisons de grosses courses à General Liberator San Martin, dernier gros bourg avant le parc dans un vrai supermarché, le premier depuis celui de BSAS. On est un peu l’attraction locale, pas beaucoup de tourisme étranger apparemment dans le coin.

Nous trouvons finalement l’entrée du parc (pas facile avec la nuit) et croisons les gardes qui redescendent et nous disent de nous installer pour la nuit. 2 renards (zorros) observent avec intérêt notre arrivée.

J16 Samedi 14/07/07 112795 km Nuit très calme, 13°C dans le camping-car au réveil. On se renseigne sur les différentes possibilités de balades dans le Parc Calilegua : le personnel très gentil nous donne plein de brochures concernant les sentiers, l’identification des traces d’animaux et des oiseaux.

Nous remontons d’abord à pied la piste sur 4 km puis bifurquons à droite sur le sentier de Junta, balade annoncée pour 5 h. Les sentiers sont bien balisés. Il y a très peu d’animaux, très peu d’oiseaux. Il faut dire que nous sommes en hiver. La végétation est luxuriante, sub-tropicale.



Nous descendons au fond de la vallée et longeons vers l’aval l’arroyo Aguas Negras







pour finalement rejoindre l’entrée du parc où est garé le camping car, avec un petit détour vers la Lagunita, toute verte.



4h de balade au total, très dépaysante, au cours de laquelle nous avons vu des dizaines de traces d’animaux,

Le bouchon de l'objectif fait 67 mm de diamètre!

dont certaines de bonne taille (il y a des jaguars…).

Parc apparemment très peu fréquenté car nous sommes samedi et il n’y a que 2 autres voitures, mais qui vaut le détour.

Après avoir déjeuné, nous décidons d’aller faire un tour demain dimanche à Salta.

Nous tentons de monter plus haut dans les Yungas



pour aller jusqu’au village de San Francisco situé à 40 km où l’on peut peut-être faire une balade à cheval. Mais la piste se dégrade de + en + et au bout d’une heure et 20 km, il faut nous rendre à l’évidence : nous arriverons seulement une heure avant la nuit et n’aurons plus le temps de faire de balade.



Ici on va aussi vite à cheval.



Nous rebroussons chemin et au retour un fourmilier traverse juste devant nous, assez lentement et se réfugie dans un arbre.





On a tout le temps de l’observer avant qu’il disparaisse dans les fourrés.

Nous allons passer la nuit au camping du parc à l’entrée (5 pesos/adulte, 3 pesos/enfant, 3 pesos/voiture. Toilettes, des lavabos crados, pas de douches) Ce sera notre seule nuit en camping. Nous sommes seuls avec la vue sur la vallée. Les enfants allument un gros feu avec bien du mal.



La forêt génère pas mal d’humidité. Demain nous irons à Salta située à environ 160 km.

J17 Dimanche 15/07 112835 km Au réveil, nous remarquons un renard qui vient nous rendre visite.



Il est méfiant mais s’approche très près. On s’était étonné de l’absence de chien à l’accueil du parc car en Argentine et au Chili, comme en Bolivie, il y a des chiens vraiment partout, souvent très joueurs et affectueux et toujours gourmands. Nous lançons d’abord un morceau de poulet au renard, puis des crêpes… Il apprécie et approche à moins d’un mètre. Les enfants en sacrifieraient presque leur petit déjeuner de crêpes !

Finalement nous reprenons la route pour Salta . C’est la récolte de la canne à sucre. Tout est super-organisé. A chaque entrée de champ, un homme et un gyrophare préviennent des passages de camions. La piste est mouillée par un camion citerne pour éviter la poussière sur les cannes. Bien que l’on soit dimanche, tout le monde s’active pour la récolte. Nous arrivons à Salta en fin de matinée et comme c’est dimanche, trouvons à nous garer facilement. La circulation est fluide. Nous faisons le tour de la Plaza du 09 Juillet (belle architecture coloniale)





puis en passant par l’église San Francisco



et sa tour penchée (où se déroule une messe à guichets fermés, quel succès !) comme tous les gens du coin allons manger des empenadas sur la Plaza del Lago.





Il y a plein de marchands ambulants qui vendent toutes sortes de nourritures salées et sucrées, des barbes à papa, des trucs à faire des bulles, des cerfs-volants. Sur le Lago on peut faire du pédalo ou de la barque. C’est la sortie familiale du dimanche, très bon enfant. Tout est très bon marché pour nous autres européens, bien moins cher qu’au Chili. Sur une scène se succèdent des groupes de danse folklorique et de musique contemporaine, que les gens applaudissent entre deux bouchées, assis à des tables disposées partout dans le parc.



Beaucoup des habitants de Salta sont de type indien.



Comme partout dans le Nord-Ouest, les véhicules font de l'usage!



En milieu d’après-midi nous prenons la route puis la piste pour Cachi (160 km) La piste est très bonne en général. Il y a plein de voitures qui redescendent du col Pierra del Molino à 3300 m. Toute la vallée subit la poussière de tous ces véhicules… Peu après le col, nous remarquons un gros oiseau posé à terre qui me fait d’abord penser à une autruche vu son volume. C’est en fait un condor qui s’envole avant que je ne puisse le photographier au zoom. C’est vraiment une grosse bestiole ! Nous faisons un détour (8km A/R) vers la vallée Encantada (seuls les chevaux ont le droit de s'y promener...)



dans le Parc National Los Cardones : de curieuses formations rocheuses rougeâtres, jolies mais la randonnée y est interdite comme partout dans le parc, dommage.

Nous descendons ensuite la recta de Tin Tin, longue ligne droite entre deux « champs » de cactus. Bof, des cactus, il y en a dans plein d’autres endroits. Pas de quoi en faire un parc, sauf pour attirer les touristes…

Nous arrivons enfin à Cachi où nous avons l’intention de faire une randonnée à cheval. Nous décidons d’aller dormir à Las Pailas d’où nous devrions avoir une vue sur le Nevado Cachi qui culmine à plus de 6000 m. La nuit tombe avant que nous n’y arrivions et nous nous posons pour la nuit à flanc de montagne.

J18 Lundi 17/07 113230 km 10°C dans le camping car à la fin de cette nuit à 3000 m. Bonne surprise, nous sommes presque arrivés à Las Pailas.



Il reste 1 km.



Une famille vit là avec 2 petits enfants, qq chiens, 1 chat, plein de chèvres et 2 ou 3 petits champs.



Un chevreau est né à l’aube, il est encore mouillé et a toujours son cordon ombilical. Il flageole sur ses longues pattes pour boire le lait de sa mère.

Ici, le bois est rare. Heureusement il y a les cactus!



Las Pailas est un site archéologique laissé dans son jus situé dans un cirque montagneux magnifique au pied du Nevado de Cachi qui culmine à 6300 mètres.

Les indiens semblent avoir créé autrefois des petits champs propices à la culture ou à l’élevage en érigeant de gros murs des pierres ôtées des parcelles.



Nous nous y baladons pendant 1 heure ou 2 avant de redescendre sur Cachi, situé à 16 km. Le petit village est mignon, constitué de qq rues et comme toujours d’une place centrale.







Nous cherchons en vain où faire une promenade à cheval. Senor Toro n’est pas là… (à Payogasta il y avait une pancarte indiquant aussi des rando à cheval mais nous n’avons trouvé personne. Il semble que nous soyons vraiment hors saison)

Nous mangeons pour 70 pesos des bife con papas fritas (vuelta y vuelta) et un cabrito con ? 3 minibus de 24 personnes déchargent leur cargaison de touristes argentins. Il y a plein de tours organisés depuis Salta. C’est le moment de prendre la piste vers Cafayate (la ruta 40), vraiment très pénible, que de la tôle ondulée.

Nous passons à côté de Los Molinos.



Le paysage est agricole avec qq champs et des maisons en adobe très modestes



comme partout dans le NOA, presque toutes les maisons ont leur four.



On devine des jours meilleurs autrefois en admirant quelques façades à colonnes.



Plus au sud, le paysage devient plus spectaculaire avec des quebradas colorées. L’agriculture est plus développée et le niveau de vie semble meilleur.

Nous arrivons enfin à Angastaco



après 90 km de piste (en 4h !), joli village tranquille lové au creux d’une quebrada jaune et ocre.

Les chiens et les chevaux sont omniprésents.



L’hosteria Angastaco propose des rando à cheval, d’après le Lonely Planet. Nous essayons de nous y renseigner mais ne trouvons que la jardinière qui nous dit que c’est possible demain matin. On lui dit qu’on viendra pour 8h30. On verra bien. Nous allons poser le camping car pour la nuit un peu à l’est du village, sur un promontoire surplombant le Rio Calchaqui.



En contrebas, il y a qq fermes, des ânes, plein de chèvres.



Profitant des derniers rayons du soleil



nous descendons jusqu’au Rio, slalomant entre des roches typées far-west.



Chaque balade ici est prétexte à des leçons d’anatomie : on trouve partout des squelettes de cheval, âne, vache, chèvre, mouton… Les enfants adorent…



J19 Mardi 18/07 113333 km Quelle chaleur étrange. A 23h30 nous sommes réveillés par de fortes rafales de vent. Il fait 25°C dans le camping-car. C’est le zonda, un vent chaud qui peut être très puissant. J’ai peur qu’une bourrasque nous précipite dans le ravin en contrebas, nous sommes secoués comme des pruneaux. On préfère changer de place pour se mettre plus à l’abri, juste à l’entrée d’Angastaco. Au matin, nous allons attendre à l’Hosteria Angastaco la personne qui doit nous accompagner pour la rando à cheval. Au bout d’une heure, toujours personne. On abandonne et on reprend la piste : encore 50 km de tôle ondulée jusqu’à San Carlos. Le paysage est plus banal. C’est vraiment dans la région d’Angastaco qu’il est le plus surprenant. Au total, vu l’état de la piste et l’intérêt des paysages, il vaut bien mieux passer pour la route 68 qui relie Salta à Cafayate, d’autant plus qu’il n’y a pas moyen d’y faire de rando à cheval comme nous l’espérions. Les petits hameaux rencontrés sur cette mauvaise piste existent aussi ailleurs, en particulier sur la route du paso San Francisco.

Nous rejoignons Cafayate, passons les ruines de Quilmes et bifurquons vers Tafi Del Valle : nous escaladons les Cumbres Calchaquies, très arides sur leur versant ouest puis atteignons un col situé à 3000 m et redescendons côté est dans un paysage de montagnes suisses, avec plein de bétail, d’herbe bien rase, de résidences secondaires. La descente est interminable, très sinueuse, traverse une forêt sub-tropicale du même type que celle du parc Calilegua.

Enfin, nous arrivons dans la plaine de Santiago del Estero, au-dessus de laquelle flotte une chape brunâtre… La récolte de la canne à sucre bat son plein. Quand celle-ci est terminée, les paysans mettent le feu aux champs fauchés et ça sent bon le caramel.

Nous traversons la ville de Termas de Rio Hondo, très animée. Des enfants jouent en plein hiver sur des toboggans aquatiques. Nous nous arrêtons pour la nuit un peu plus loin sur un chemin perpendiculaire à la route N°9. Cette route comme beaucoup d'autres ressemble à une de nos nationales, latéralement elle est bordée des 2 côtés par une bande de 20 ou 30 m d’herbe rase, ce qui permet de voir à l’avance d’éventuels obstacles : charrettes tirées par des chevaux, cochons, chevaux, poules, cyclistes. Il y a quand même pas mal de chiens morts sur les bas-côtés. Nous sommes à environ 1100 km de Buenos Aires.

J20 Mercredi 19/07 113763 km Longue journée de route ingrate, comme à l’aller. Seul événement marquant : plein d’oiseaux de toutes sortes, même des flamants roses dans la région de Selva, à mi-chemin entre Santiago del Estero et Rosario, là où la route passe entre 2 gigantesques marais. Au début de la journée, plein de charrettes tirées par 1 cheval. A la fin de la journée, qq grosses voitures rutilantes. Toute la journée, on a doublé des dizaines et des dizaines de camions. On se pose pour la nuit environ 50 km avant Rosario après avoir fait qq courses à Totoras. Demain nous visiterons Rosario.

J21 Jeudi 20/07 114522 km Visite de Rosario, située au bord du Parana, 2ème fleuve le plus grand d’Amérique du Sud après l'Amazone,



qui se jette dans un estuaire qui fait 100 km de large en certains endroits. Qq gros cargos passent sur le fleuve. Nous sommes maintenant à 25 m d’altitude… Il y a un million d’habitants. Nous arpentons les 2 rues commerçantes pour dépenser nos derniers pesos, avec bien du mal. Aucun magasin d’artisanat pour touristes. Finalement les enfants achètent des chaussures! Balade au bord du fleuve, jusqu’au monument au drapeau national.



Pour 1, 50 pesos, nous montons en haut de la tour (vue sur le fleuve), mangeons des barbes à papa, buvons un coup…



Nous allons dormir dans un champ à 25 km de Rosario vers BSAS.

J22 Vendredi 21/07 114654 km Encore 300 km jusqu’à BSAS. Visite matinale du gaucho de la ferme voisine qui propose gentiment aux enfants de monter sur son cheval, adorable.



Il nous fait admirer ses vaches… Elles méritent bien une photo car elles sont très appétissantes (le bifteck est à 3 euro/kg!)



Après avoir parcouru 1 km nous crevons ! Le dernier jour… Route sans histoire jusqu’à BSAS, à part une voiture qui évite de justesse une palette, quitte la route et fait un tête à queue, juste devant nous. Nous arrivons à l’agence vers 15h00. 6200 km au total, 120 USD pour le pneu, bon à changer. Avec les km supplémentaires, cela fait un surcoût de 313 USD. Sebastian et Cristian ont bien confirmé le vol de retour, qui est retardé de 21h00 à 1h00 du matin demain samedi. 1h15 de route jusqu’à l’aéroport, ça bouchonne. 3h !! pour s’enregistrer, 1h rien que pour nous !! Finalement on ne décolle qu’à 3H du matin... Taxes aéroport inattendues de 18 USD/pers ! Bon pour un repas de la part d’Aérolineas au resto qui ferme et nous donne juste des sandwiches pas fameux et des boissons.. On sait déjà qu’on n’aura pas notre correspondance à Madrid. Il faudra se débrouiller sur place avec AA.

J23 Samedi 22/07/07 On arrive à Madrid à 19h00. Bien sûr, 4 de nos 6 sacs sont perdus puis retrouvés au bout d’une heure et demie. Queue encore une fois chez AA pour savoir quel vol nous ramènera à Paris. Demain dimanche il n’y a de la place que vers Orly à 7h50. Pas le choix…Navette surchargée jusqu’à l’hôtel. Re-queue à la réception de l’hôtel Auditorium, luxueux. Bon buffet qui nous réconforte (sur 24h, 11 h de vol, 13h de queue !!) Courte nuit, coucher à 23h30, lever à 5h.

J24 Dimanche 23/07/07 Enregistrement rapide sur un vol d’Air Europa. Arrivée à Orly à 10h00. 64 euro/5 pers. pour la navette Air France, 35 minutes, ça roule bien, on est dimanche. Arrivée à Roissy, on récupère la voiture : 175 euro de parking. Arrivée à Nancy à 16h00. Le chien et les chats sont là ! Tout va bien ! Demain au boulot !

BUDGET : Avion pour 5 : 4040 euro (adulte 845 euro, enfant 626 euro) Location camping-car: 3230 US$ (2343 euro) 1 pneu à changer : 120 US$ (87 euro) Papiers pour passage du camping-car au Chili : 100 US$ (73 euro) Tour en Bolivie pour 5 : 600 US$ (436 euro) Dépenses en Argentine : 3400 pesos (792 euro) Dépenses au Chili : 204000 pesos chiliens (286 euro) Taxes aéroport BSAS pou 5 : 90US$ (66 euro)

TOTAL POUR 5 : 8123 euro soit 1624 euro/personne.

Bibliographie : Lonely Planet pour Argentine et Bolivie Petit Futé pour Chili Carte Argentina 1:1 900 000 de Freytag et Berndt Carte Chile 1:2 000 000 de Borch Map

Quelques liens utiles : agence location camping-car : http://www.andeanroads.com/ cartes routes en Argentine : http://www.andeanroads.com/ cartes routes au Chili : http://www.turistel.cl/v2/ météo et stats : http://www.tutiempo.net/...-Aires-AR004627.html état des routes en Argentine : http://www.aca.org.ar/...o/vial/framevial.htm site argentin (voyages hors des sentiers battus, cartes, photos) : http://viajeros.freeservers.com/ site argentin (voyage à vélo et rando dans le NOA, cartes, photos) : http://www.latitud-cero.com.ar/ site français (amérique du sud en camping-car) : http://espacla.chez-alice.fr/ site français (amérique du sud en camping-car) : http://www.lesderoutes.com/index.html site belge francophone (amérique du sud en camping-car) : http://www.aquandes.be/accueil.html andinisme (en français) : http://www.cimes-et-sommets.net/chili/clbienvenue.htm. entre autres, bien sûr!

ON A ADORE : Le Paso San Francisco (et je crois que le côté chilien est au moins aussi beau)+++++ La Vallée de la Lune à San Pedro de Atacama au lever du soleil+++++ La virée en Bolivie dans le Sud Lipez+++++ La balade au nord de Cafayate près de la route 68++++ La vallée de l’Arc en Ciel au Nord de san Pedro+++ La balade dans le petit canyon au NE de san Pedro+++

ON A AIME La route du Paso de Jama et ses paysages Les paysages du paso de Sico mais PAS sa piste ! Le parc national Calilegua.

UN PEU DECUS PAR Les vallées calchaquiès Rosario 2 endroits selon nous exagérément mis en valeur par le Lonely Planet.

UN REGRET : Nous ne parlons pas du tout espagnol et c’est vraiment dommage car les Argentins en particulier sont très chaleureux et on ressent une grande frustration de ne réduire les échanges qu’au strict nécessaire. Le Français et l’Espagnol sont cependant très proches et c’est un vrai plaisir que de réussir à comprendre une phrase simple en espagnol, souvent prononcée avec calme et patience par notre interlocuteur. Il est par contre plus difficile de s’exprimer. Sur notre parcours, pratiquement personne ne parlait anglais. (Il est vrai que la guerre des Malvinas pèse toujours lourdement sur l’estomac des Argentins…ce qui ne doit pas rendre l’anglais très populaire à l’école)

En Conclusion : beaucoup de km (6200 dont trop de piste en tôle ondulée !) mais un superbe voyage, des paysages fantastiques, une autre planète, des sensations vraiment inédites.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas! Je me ferai un plaisir d'essayer d'y répondre!

Marie
Vivre sa retraite au Panama English translation pending
by Jackpanama · 2007-04-14 · 166 replies
Nous sommes venus au panama grace à une amie installée à Nouméa et à Tahiti qui nous a parlé d'un programme reservé aux retraités étrangers et des prix bas du cout de la vie et du marché immobilier, nous sommes venus voir au début de l'année 2006 et en décembre de la meme année aprés avoir vendu notre maison et notre voiture nous avons franchi le pas. Le but de notre message est de proposer notre aide et de partager notre expérience face à la complexité des démarches tant commerciales qu'administratives avec tous ceux que le projet de vivre sa retraite au Panama intéressent. Notre offre est purement bénévole. jacques et Françoise
Visiter Xcaret et l'Isla Mujeres en sept jours? (Mexique) English translation pending
by Itam · 2006-10-13 · 18 replies
Bonjour,

Nous partons pour Cancun en janvier. Pour les visites, on a du mal à se décider.

J'aimerais bien aller voir Tulum et Chichen Itza. J''ai vu aussi qu'il y avait l'Isla Mujeres pas loin et le parc de Xcaret mais sur 7 jours j'ai peur que ça fasse un peu juste...

Est-ce que certains d'entre vous les ont fait? Est-ce que ça vaut le coup? Est-ce que vous connaissez les prix (entrée du parc ou prix de la traversée) et ce qu'il y a à faire sur ces deux visites??

Merci!🙂
Havre de paix au Rajasthan? English translation pending
by Viclautrip · 2006-09-06 · 41 replies
Bonjour,

nous partons dans une dizaine de jours pour un mois au Rajasthan et un saut à Varanasi.

Hors, nous venons recemment d'apprendre que nous attendions un heureux evenement.

Aussi, soucieux de se menager dans ce voyage, nous recherchons un endroit au rajasthan pour un budget limité, sympa, permettant de se reposer 3, -4 jours pour recharger les batteries (histoire de repartir de plus belle) dans un endroit à l'écart de l'agitation des grandes villes.

Quelqu'un aurait il des tuyaux ?

Par ailleurs, je lis un peu tout et n'importe quoi sur Varanasi. Qu'en est il réellement des photos ? interdiction des photos uniquement pendant les cérémonies ou même l'après midi ?

Par avance, Merci.

Cordialement
Portez-vous un casque en vélo? English translation pending
by Simon · 2005-05-11 · 147 replies
Lors de vos longs voyages en vélo, prenez vous un casque avec vous ?

Vic.
Moyens de transports et conseils sur l'Arménie et Géorgie English translation pending
by Ouais · 2004-07-03 · 34 replies
Salut,

Avec ma copine on souhaite partir en armenie ainsi qu'en georgie (pour l'azerbaidjan on verra plus tard si on arrive a trouver une lettre d'invatation pas trop chere!!)

Nous souhaitons savoir si quelqu'un est deja parti dans cette region, si l'acces aux regions autonomes de georgie sont faciles, qu'elles sont les moyens de transports entre ces 2 pays (j'ai entendu dire qu'il y avait un train!), qu'elles sont les regions instables et aussi la question du logement: camping possible ou auberge?

Merci pour toutes infos
Converting a heavy-duty bus/coach/truck into a motorhome
by Patrick26 · 2004-06-14 · 3216 replies
I'm currently converting a DAF/HEULIEZ MB205 bus.

Cheaper and more spacious than a regular vehicle, the paperwork (in France) isn't too difficult for approval.

I'm ready to help anyone who wants to tackle this kind of project. Those who know, help those who want to....
From Nan to Chiang Rai: itinerary ideas?
by Marien33 · 2026-01-21 · 44 replies
Hi, just a quick note mainly for Samsong, even if he’s still giving me the silent treatment. I’ve been in Nan since yesterday and... I love it! So thanks, Thierry. It’s exactly the kind of place I’d been dreaming of... Even if communication is a bit tough, it’s not impossible. They don’t even know the most basic English words! Everyone laughs and they’re the first to pull out their phones to... translate. They’re even quicker on the uptake than I am. And then there’s the time I say Nan (pronounced "Nane"). They don’t understand me. After a while (sometimes a long one), they reply: "Ah, Nan?" (pronounced "Nane") 😵🤳😃

The town is exactly how you described it back in 2022. Though I’m surprised to find so many trendy, slightly intellectual "Cafés." Apparently, coffee—excellent everywhere—is king in Nan. It feels like a university town. And it seems pretty lively at night! But for now, I’m going to bed early. I caught a nasty cold, which didn’t stop me from walking 12 km this morning. But I came back to my accommodation by 3 PM (gorgeous and luxurious with top-notch service for 800 baht—even a cute local welcome gift this morning, plus other unexpected touches like a bottle of honey and chrysanthemum flowers for tea. The lady must’ve guessed I was coming down with something yesterday). I thought about going out for dinner but didn’t have the energy. I think I’ve got at least 39°C fever...

Anyway, I’m sending you this message, Thierry, because you mentioned a daily bus to Chiang Rai, so I didn’t look into it. But now it’s a real problem—no buses to Chiang Rai, only taxis. At least 2,500 baht for the cheapest one! I’ll check the bus station directly tomorrow. Online, it’s all taxis, no buses. I’d like to explore the countryside/mountains if I can find an affordable driver. Any ideas for destinations or itineraries? Thanks.
Martine from DD in Arizona and New Mexico
by Marcalamar · 2025-12-26 · 64 replies
Good evening everyone! 🙂

We’re back from our September 2025 road trip, this time to explore Arizona and New Mexico, and it’s time for me to start my travel journal—especially since everything’s already booked for another trip in September 2026 (to California), and I need to get started on the planning.

I was a little worried this new visit to Uncle Sam’s country might not be as "wow" as the others, but we still discovered some incredible places.

For those who don’t know us, we’re a couple in our seventies who speak very little English, but that didn’t stop us from fully enjoying our stay.

For this 6th road trip in the U.S., we spent 21 nights there, drove 4,160 km by car, and walked nearly 160 km in a loop starting from Phoenix.

We’d been to Arizona before (but not this side) and never to New Mexico. This whole road trip was a huge discovery for us.

In the prices mentioned (some in euros, others in dollars), bank fees and exchange charges are included. The flights, car rental, and parking were all paid for in December 2024 when we booked.

We’d downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app, but there wasn’t a dedicated line at Phoenix Airport. Still, we got through quickly with friendly, smiling agents.

I don’t drive at all (I hate it), so the stops were chosen based on activities but also, for some, to limit daily mileage for the sole driver. The kilometers listed in the itinerary are the daily distances.

We traveled from September 9th to 22nd, unfortunately once again without our dear friends Mimi and Maumau.

The itinerary



Day 1: Flight Marseille-Paris-Phoenix, then Gold Canyon (133 km) Day 2: Tucson (271 km) Lost Dutchman State Park Day 3: Tucson (155 km) Day 4: Tucson (34 km) Day 5: Bisbee (182 km) Day 6: Lordsburg (345 km) Day 7: Las Cruces (253 km) Day 8: Alamogordo (162 km) Day 9: Roswell (264 km) Day 10: Tucumcari (369 km) Day 11: Las Vegas (281 km) – the one in New Mexico Day 12: Taos (213 km) Day 13: Santa Fe (224 km) Day 14: Albuquerque (123 km) Day 15: Gallup (246 km) Day 16: Holbrook (224 km) Day 17: Flagstaff (179 km) Day 18: Sedona (118 km) Day 19: Sedona (48 km) Day 20: Sedona (41 km) Day 21: Phoenix (256 km) Day 22: Phoenix Airport (35 km)

📊 **Budget**: A little over 7,500 € for both of us, all included. The exchange rate was in our favor (1.17 dollars to 1 €). 📊 **Flights**: Marseille-Paris Charles de Gaulle-Phoenix: 1,787 € for two, with one checked bag each (Air France) 📊 **ESTA**: $42 📊 **America the Beautiful Pass**: $80 📊 **Parking**: 134 € (super eco at Marseille) 📊 **Car rental (Hertz)**: 865 €. Since there were no SUVs left in the reserved category (Nissan Rogue), we got an upgrade (4x4 Ford Explorer). We booked through Air France (15% discount). We’d originally reserved it in December for 1,140 €, but since prices dropped in March, we canceled and rebooked for 865 €. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives you priority counter service when picking up the car. 📊 **Accommodation**: 2,400 € We stayed in hotels and motels of varying standards (from 60 to 203 € per night, depending on the city), all booked through Booking.com or Hotels.com. Out of 21 nights, only two didn’t include breakfast in the price. Booking.com sometimes offers slightly cheaper rates if you book by phone using the mobile app, and our Genius 3 status on the site also got us some preferential rates. 📊 **Supplementary insurance**: AVA 200 € for medical care if needed 📊 **Cash**: $2,078. We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals of $500. This cash covered: - Evening restaurants and tips - Midday picnics - Gas: $298 for 4,160 km - Museum and private park entries (per person): - Lost Dutchman: $10 - Arizona-Sonora Desert Museum: $28 - Bird Cage Theater: $16 - Tombstone Shootout: $8 - New Mexico Farm & Ranch Museum: $12 - Roswell International UFO Museum: $5 - Billy the Kid Museum: $7 - Rancho de Taos: $22 - West Fork Oak Creek Trail entry: $15 We got a few discounts thanks to our senior age (+65). - Souvenirs and little treats

Like on our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We got around using offline GPS apps Here WeGo and Organic Maps, with maps of the states we visited downloaded before we left (on our phones).

❤️❤️❤️ **Highlights** (there are so many!) 📍 Goldfield Ghost Town (even if it’s a reconstruction) 📍 The standing army of Saguaro cacti at Saguaro National Park West 📍 Diving into the cowboy universe of Tombstone 📍 The welcome from Rick and Henry at our guesthouse in Bisbee (Garden at Mile High Ranch) 📍 The tangled rocks of Chiricahua National Monument 📍 The flavored pistachios from Dwayne’s Fresh Jerky and Mac Ginnis Pistachioland 📍 Restaurants: La Posta (Las Cruces), Diner 66 (Albuquerque), and the Haunted Hamburger (Jerome) 📍 The old plazas of New Mexico 📍 The solitude and beauty of the white dunes at White Sands National Park 📍 Stepping back in time at the Billy the Kid Museum (Fort Stanton) 📍 Sections of historic Route 66 and the old motels of Tucumcari, especially at night when all the neon lights are on 📍 Taos Pueblo and diving into Native American culture 📍 After the Rio Grande Bridge, the descent via NM 567 to the very bottom of the Rio Grande Gorge, then the road along the riverbanks to Taos 📍 The tranquility of the Chimayo Sanctuary 📍 Discovering the ingenious native dwellings at Bandelier National Monument and Walnut Canyon National Park 📍 The small towns along the Turquoise Trail 📍 The red rocks of Red Rock Park and the Painted Desert 📍 The extraordinary colors of the petrified trees at Petrified Forest National Park 📍 Sedona, its red rocks, and the reward of the viewpoints at the end of hikes (Devil’s Bridge, The Subway, and West Fork Oak Creek) 📍 The immersion in Mexico when visiting Tlaquepaque 📍 The almost-ghost town of Jerome and its terraced streets 📍 The incredible kindness of Americans, always ready to help and up for a chat ❤️

☹️☹️☹️ **Flops** (there are very few) 📍 Several museums and churches being closed, so we couldn’t visit them 📍 Some museums and visitor centers opening late (10 AM) and closing early (4 PM) 📍 A 64 € phone roaming charge because we got near the Mexican border and picked up their cell tower 📍 The outrageous price ($5.99) for a gallon of gas at the Shell near Phoenix Airport

I hope this helps! Anyway, thanks for reading my long post. Don’t hesitate to reach out, even via PM, if you see I haven’t replied and you’d like more details. Have a great evening, everyone! 🙂
Australia 2025: Discovering the 5th Continent
by Montagnard74 · 2025-05-24 · 97 replies
Hi everyone. Because that’s also what sparks the desire in every traveler (well, at least for me) to set foot on Australian soil: discovering a new continent.

Right now, I’ve got some time on my hands—those who follow me know that. A nasty muscle tear (which really doesn’t want to heal) is keeping me grounded for another week, so I’ve decided to open a new travel journal, recounting my recent trip from December 14, 2024, to January 12, 2025, in Australia.

The origins of this trip started last May in Crete, an island I chose for a 10-day break. It’s really lovely, by the way, but that’s not the point… It’s around this time every year that we decide on our next winter destination, and Argentina was at the top of the list—Sydney wasn’t even on the radar… I’d been looking at flights to Buenos Aires for a while, and the prices were shocking… But by the pool one lazy afternoon, scrolling on my iPhone, a promo from Geneva to Sydney caught my eye. The deal ticked two boxes on my traveler’s bucket list: a flight to Australia and a flight with Singapore Airlines, often ranked as the world’s best airline. A quick chat with the missus (well, of course!) and the decision was made: off to the land of kangaroos! Now, once you add luggage and Economy Plus, it still comes to 1600 € per person, but that’s a reasonable price. Either way, we already know what we’re in for—Australia is a budget commitment!



Thanks to 123rf for the image loan 😛
Road trip à vélo de France jusqu'en Thaïlande: l'Asie en période de mousson? English translation pending
by 8avelo · 2019-10-01 · 32 replies
Bonjour à tous,

Nous suivons ce forum depuis quelques temps déjà en préparation de notre road-trip à vélo France-Thaïlande sur 14 mois, et départ prévu juillet 2020.

Ceci est notre premier message.

Dans l'élaboration de notre itinéraire, nous arriverions à priori en Inde autour du mois de février. Nous souhaitons ensuite contourner le Bangladesh, pour rejoindre la Birmanie puis la Thaïlande.

Or, la période suivant notre arrivée en Inde va correspondre à la période de mousson.

Voici nos questions: -est-ce que certains d'entre vous ont déjà voyagé dans ces pays durant cette saison? et si oui, est-ce "praticable" sans que ce soit complètement rédhibitoire? (surtout à vélo)

-est-ce qu'il vaudrait mieux partir via le Sud de l'Inde vers le Sri Lanka, et de là, envisager une traversée vers la Thaïlande, afin d'éviter la période de mousson, et rallonger notre périple vers la Malaisie ensuite...? Si oui, existe-t-il des lignes maritimes de l'Inde ou du Sri Lanka vers la Thaïlande?

Il ne nous est pas possible de décaler notre départ en raison des dates d'examens de deux de nos enfants (Baccalauréat et Brevet).

Bien qu'ayant vu des discussions abordant plus ou moins le sujet, nous sommes encore aujourd'hui sans réponses précises.

Merci d'avance pour vos retours

Perrine et Christophe de 8 à vélo
Road trip de 3 semaines dans l'Ouest américain en solo English translation pending
by Jane15 · 2019-02-12 · 49 replies
Hello, Prenant beaucoup de plaisir à lire tous vos carnets, sans compter que cela m'a beaucoup aidé à planifier mon voyage. Il est temps de m'y mettre aussi. Tout d'abord, je voyage en solo, à petit budget: soit du camping, soit des auberges de jeunesse. je préfère le terme anglais de hostel car le terme jeunesse ne me convient plus vraiment. Je suis partie en juillet 2018 en suivant le parcours: - San Francisco - Yosemite - Sequoia - Las vegas - Bryce canyon - Moab - Monument valley - Grand Canyon - San Diego - Los Angeles Il ne faut pas s'attendre à la découverte de trails cachés avec moi, c'était une première (pas tout à fait, j'ai fait un voyage organisé il y a 20 ans), des gros classiques qui m'ont toutefois enchantée. Je suis un peu paradoxal, j'aime la nature, surtout les animaux sauvages que je recherche en permanence mais aussi les grandes villes bien que je me sens vite oppressée par la foule.
Un mois Pérou et Bolivie English translation pending
by Pepe875 · 2018-11-02 · 107 replies
Bonjour à tous,

Nous voici revenus de notre périple qui s'est déroulé entre le 22 septembre et le 21 octobre 2018. Notre programme était à l'origine:

- Vol KLM Marseille- Amsterdam-Lima - 10 jours région Cuzco : Vallée sacrée, Trek Salkantay en autonomie, Machu Picchu - Lac Titicaca côtés Pérou et Bolivie - La Paz - Sud Lipez et Salar d'Uyuni en autonomie

On va voir qu'on a un peu du changer nos plans contraints et forcés.

Je remercie au passage ce forum et particulièrement cette rubrique de carnets de voyage qui m'a permis d'organiser la partie Salkantay et surtout Sud Lipez (Lolobe et Tberney entre autres). A mon tour maintenant de rédiger notre carnet qui je l'espère sera utile à d'autres. Bien sur, si vous avez besoin d'infos complémentaires, n'hésitez pas à me le demander en MP.

Je précise que ces vacances ont été organisés par moi seul, sans agence bien sur. Pour la partie Pérou, j'avais réservé en avance les logements (Bnb pour la plupart). Pour le Sud Lipez, seule la voiture avait été réservée, les hébergements ont été improvisés. C'est parti.

Bonne lecture.
Road trip en Floride avec adolescents et pré-adolescent (juillet) English translation pending
by Babas91 · 2018-05-25 · 27 replies
Bonjour a tous, je suis un nouvel inscrit sur le forum je planifie un road trip en floride pour le mois de juillet, j'ai regardé un peu partout ce que les uns et les autres ont fait et je m'en suis inspiré. ci-dessous une premiere ebauche. J'aimerai avoir des avis, suggestion, etc.. je pense que c'est trop speed peut etre trop d'etape?

j'ai pas trop tenu compte des temps de parcours en voiture ce qui joue aussi je suppose? j'ai entre 15 et 20j de prévu et je veux pas que ce soit rapide, on veux prendre notre temps en juillet niveau moustiques ca craint vraiment dans les everglades?

· jour 1 : le depart · Jour 2: Miami beach, ocean drive, Espanola way, Collins avenue, Lincoln road, Après midi plage, SOIR sortie ocean drive + rue connues · · Jour 3: Miami jardin tropical, Fairchild tropical Garden et villa vizcaya, piscine vénitienne quartier affaire Miami downtown · · Jour 4 : Bayside market place, Miami downtown, little Havana. Peut être island cruise · · Jour 5 : Key Largo John Pennekamp SP et repos à l’hôtel · Jour 6 : Key West et Bahia Honda SP · Jour 7: Key West et kayak Big Pine Key · Jour 8: Key West récif corallien de Looe Key · Jour 9 : Everglades Alligator Farm et Everglades NP · Jour 10 : Everglades NP (Shark Valley) et Naples · Jour 11 : Fort Myers Beach, Myakka River SP et Siesta Key · Jour 12 : Siesta Key(sarasota), Fort de Soto County Park, clearwater · Jour 13 : kayak sur la Weeki Wachee River et Homosassa Springs Wildlife SP · Jour 14 : Parc Orlando · Jour 15 : Parc Orlando · Jour 16 : Parc Orlando · Jour 17 : Fort Lauderdale, Miami Beach, downtown et Coral Gables

· Jour 18: retour en France merci d'avance a tous ceux qui me permettrons de finaliser mon parcours
Taxi de la gare de Chumpon à Ranong English translation pending
by Isabelledou · 2018-01-04 · 38 replies
Bonjour

Nous serons à la gare de chumpon (nous arrivons de BBK en train) et nous devons nous rendre a Ranong Pensez vous que nous pouvons organiser ce voyage en taxi ? et a votre avis quel en serait le prix? sinon nous prendrons le bus local bien sur mais pas les minivans VIP car ils me font trop peur!

je vous remercie pour vos avis et votre temps

isabelle
Nord-ouest Pacifique US, 4 semaines au soleil English translation pending
by Sissi57 · 2017-09-12 · 119 replies
Nous sommes le 27 juillet, on se lève très tôt, le vol est à 7h05, et on a tout ce qu'il faut dans les bagages: parapluies, chaussures qui résistent aux intempéries ( 2 paires chacun, c'est plus sûr), les vestes coupe-vent, et on s'est formaté le moral pour ne pas déprimer à la première et inévitable goutte d'eau, vu la destination..... En parlant de destination le premier vol est pour Istambul. La logique géographique n'est pas imparable, mais c'est une logique économique: nous avons eu 2 billets aller-retour Genève -San Francisco pour un petit plus que le prix d'un seul billet sur les autres compagnies aériennes. Nous avions déjà volé sur Turkish Airlines et apprécié les repas. Par contre l'annonce de l'interdiction des appareils électroniques en cabine avait quelque peu douché notre enthousiasme. Heureusement la mesure est levée le 5 juillet. Vol sans souci pour Istambul, mais après l'atterrissage on attend longtemps avant d'avoir un stationnement, qui plus est sur la piste, donc transfert en bus pour l'aérogare. Tout cela grignote lentement mais sûrement notre temps d'escale, que je trouvais un peu juste, et bien sûr, cerise sur le loukoum, la porte pour le vol de San Francisco est à l'autre bout de l'aéroport. On se fait donc un bon jogging et on arrive dans les temps pour le questionnaire, assez bref finalement, et une fouille de mon bagage de cabine. Au bout du compte on décollera avec presque une heure de retard. Bons repas à bord, mais c'est quand même long, 12h de vol. Il fait beau à San Francisco quand nous atterrissons en fin d'après midi. La queue à l'immigration est looooongue, on y passe un peu plus d'une heure, mais quand on arrive aux tapis roulants pour les bagages, ils sont juste en train de commencer à arriver. Ouf, les 2 valises sont là.Ensuite on embarque dans le train qui dessert les terminaux et les loueurs de voiture et nous allons chez Hertz récupérer la voiture louée pour les 3 prochains jours. On branche le GPS sur l'Iphone et hop, dans les embouteillages.



Nous nous rendons à Berkeley, où nous avons loué un petit appartement via AirBnB,



c'est très bien et on se couche assez rapidement, après avoir averti notre fille que nous sommes bien arrivés à 3 miles de chez elle.

28 juillet

Brouillard le matin, ce qui ne constitue pas une grande surprise dans la région. Comme c'est vendredi, notre fille et son mari travaillent, nous allons nous occuper tous seuls. On commence la journée par un bon breakfast dans un diner , Betty's Oceanside diner. La suite du programme est de faire autant que possible le trajet de la 49 mile drive. La voiture nous emmène par l'Oakland Bay bridge et nous nous arrêtons au gré de nos envies. Nous connaissons déjà San Francisco et n'avons pas de plan de visite particulier, en dehors de suivre plus ou moins cet itinéraire. Le temps ne s'améliore pas très vite et lorsque nous arrivons à Twin Peaks c'est brouillard et vent , un beau temps de novembre.Ce n'est pas mieux vers le Golden Gate Il fera finalement beau dans l'après midi.



Le soir nous retrouvons notre fille et son mari chez elle.

Le samedi 29.7 et le dimanche 30.7 seront consacrés à des activités en famille, avec une excursion à Point Reyes, une balade à pied à travers le campus de l'Université et sur les hauteurs de Berkeley.
Voyage à Yellowstone English translation pending
by Gird · 2017-08-14 · 32 replies
Mon voyage de Denver à Denver en passant par Grand Junction, Salt Lake City, Jackson Hole, Yellowstone, Cody, Spearfish, Rapid City, Cheyenne, a été préparé depuis le début de novembre pour un séjour du 14 juin 2017 au 28 juin 2017. J’aurai pu rajouter Moab pour les Arches mais j’avais déjà vu ce site lors d’un précédent voyage. J’ai voyagé seul et j’ai demandé à TUI de me réserver les hôtels et la location de la voiture. TUI est une filiale de Voyage sans frontières. J’ai opté pour cette option en partie à cause des réservations à l’intérieur du parc de Yellowstone qui paraissaient délicates. TUI m’a envoyé très rapidement les vouchers. J’ai utilisé les avis des consommateurs sur les sites de réservation. Les avis étant très mauvais, mais vraiment très mauvais pour 2 hôtels, j’ai demandé à TUI de les changer, ce qui fut fait rapidement et sans problème. J’ai aussi connu très rapidement les dates et horaires de vol. Un point qui m’a inquiété longtemps, je peux même dire jusqu'à mon arrivée, ce sont les 1h30 d’écart entre mon arrivée à l’aéroport de Dallas et la connexion pour Denver. J’avais des souvenirs de passages plutôt longs aux douanes américaines. Mon interlocuteur de TUI m’affirme que le temps était suffisant et que de toute façon je serai pris en charge par la compagnie American Airlines. J’avais la même crainte au retour mais moins prononcée car l’organisation de mon séjour ne pouvait plus être impactée.

Les deux connexions se sont passées correctement. Il ne faut pas trainer mais tout est mieux organisé que lors de mes voyages précédents. Dans l’avion une vidéo vous explique que vous allez gagner du temps en utilisant les nombreuses machines qui scannent votre passeport, enregistre vos empreintes digitales et vous prend en photo en vous délivrant un reçu qui permet de gagner encore du temps en passant devant les douaniers. De nombreuses personnes sont présentes pour vous renseigner et vous dépanner bien qu’ils n’utilisent que la langue de Shakespeare que je ne maitrise pas vraiment et en plus ils ont aussi le mauvais goût de ne pas parler avec un accent français.

Une autre crainte concernait la location de la voiture où j’avais eu de mauvaises surprises à mon retour la fois précédente. Mais là encore tout avait été bien préparé, je n’ai eu aucune proposition de « surclassement » ni d’ajout de « garanties supplémentaires ». Je récupère une Hyundai accent. Heureusement que j’avais prévu une prise USB à brancher sur l’allume-cigare car en branchant mon GPS sur la prise prévue sur la voiture, celui-ci se bloque en mode connexion ordinateur rendant l’accès aux cartes impossible.



Ce problème réglé, à partir de ce moment, c’est l’esprit tranquille que je prends la route. Conduire aux USA est plutôt simple à condition quand même d’avoir un GPS. Les routes sont larges même dans les villes et les américains sont plutôt des conducteurs calmes.

Guidé par les satellites, je rejoins mon premier hôtel à Denver. Là on m’indique que le paiement ne peut pas se faire à travers le voucher. Heureusement, j’ai un numéro gratuit à contacter aux US car il est 4h du matin en France. Le problème est réglé mais cela prend une heure et la soirée est bien entamée, ce soir ce sera sandwich acheté dans la station-service en face de l’hôtel.

Jeudi 15 juin 2017 Le décalage horaire me permet d’être sur le pont vers 3h pour attendre l’ouverture de la salle de restauration à 6h. L’hôtel est vieillot, nécessite une urgente rénovation mais du côté petit-déjeuner, je n’ai rien à dire, probablement le plus complet de tous ceux que j’aurai durant ce périple. Passage par le Wal-Mart pour acheter de l’eau, du coleslaw pour la route, une glacière en polystyrène et un sac de glace. Cela surprend quand le GPS que j���ai réglé en km, m’annonce « Continuez la route pendant 220kms » et encore ce n’est qu’un tronçon car ce sont 393 kms qui sont prévus avec environ 4h de route. Je savais bien que j’allais faire l’équivalent d’un Paris-Lyon presque tous les jours mais cela surprend quand même. Et puis les « Rest area » ce font plutôt rares sur les highways. Le premier que je rencontre est plutôt sympa et porte le nom de « No name » Je m’octroie une sieste d’un quart d’heure.



J’arrive à Grand Junction vers midi, avale mon coleslaw dans un parc et file vers le nord, direction Fruita pour acheter mon Annual Pass et rentrer dans Colorado National Monument.











On n’y retrouve pas le gigantisme du Grand Canyon mais c’est splendide et tout de même impressionnant. J’y rencontre des américains qui me demandent de les prendre en photo et qui me s’enquièrent de mon opinion sur ce lieu. Ma réponse les ravit car ils pensent qu’il n'y a pas plus beau ailleurs, même s’ils veulent bien admettre du bout des lèvres qu’il y a de beaux coins en France mais sans équivalent avec ce que l’on peut voir dans leur pays. Je tente de retourner sans GPS en centre-ville où se trouve mon hôtel. J’ai des progrès à faire avec la signalisation. Ce n’est pas aujourd’hui que je me passerai de lui. Check in. Le réceptionniste m’indique un Safeway pour des courses alimentaires.

Vendredi 16 juin 2017 Levé 5h 30. Petit déjeuner moins diversifié que la veille mais j'ai la possibilité d'emporter une banane et une bouteille d'eau, idée qui me vient en voyant plusieurs personnes rentrer dans la pièce pour prendre de l'eau ou des gâteaux. Je redoutais l’achat de carburant. Je savais qu’aux USA, sauf avec une carte bancaire, tu ne peux pas faire le plein et aller payer après, le pompiste doit te débloquer la pompe et inscrire un montant. Comme j’ai 550km à faire, que les pompes à essence ne sont pas trop nombreuses sur la route, que je ne sais pas combien je dois demander même si j’ai fait quelques calculs pour avoir une estimation, j’aimerais remplir le réservoir au maximum. Et bien c’est beaucoup plus simple que je le pensais, il suffit de l’expliquer au pompiste, ici une très aimable dame, qui débloque la pompe en échange du dépôt d’une carte d’identité. Par la suite, je ferai plus simple. Je dépose un billet de 20$ sur le comptoir, signalant que j’en aurai sans doute pour moins. Quand je raccroche la pompe, je repasse chercher ma monnaie. Ce ne sont que des détails techniques et cela ne fait pas rêver mais cela fait partie de la réalité du voyage. Ce sont des points que l’on ne soulève pas dans les récits de voyages que j’ai pu lire. Parfois on se demande si les gens mangent ou dorment. Peut-être aussi parce que sur place c’est plus facile qu’on le pense alors au moment de raconter, on passe sur le quotidien. Encore un peu de réalité, le Safeway ouvre à 6h. Pratique pour s’approvisionner en produits frais pour la route. Et elle est longue la route mais elle est magnifique, je quitte Grand Junction avec en face de moi, les montagnes du Colorado Monument. Je réalise que je ne suis plus en train de regarder des photos sur Internet ou dans un livre mais que je suis enfin dans le paysage. J’y suis, je suis sur les routes du Colorado. L’aventure commence. La première aire de repos est plutôt rudimentaire, pas d’eau, des toilettes qui me font penser à celles qu’utilisaient des cousins en Bretagne au fond de leur jardin. Curieusement, bien qu’au milieu de nulle part, il y a du papier toilette.

La seconde aire de repos, située dans une région un peu moins désertique est une ancienne gare de triage et bien qu’il ne soit que 11h je décide de prendre mon repas car l’endroit est plutôt agréable et je ne sais pas ce que je vais trouver ensuite.







Les animaux domestiques ont leur endroit réservé.

Je règle le GPS sur Temple Square qui est la place autour de laquelle sont disposés les bâtiments des adeptes de l’église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours connus sous le nom de Mormons. Je trouve un parking pour le prix de 2$ de l’heure avec les deux premières heures gratuites, un prix assez surprenant pour une grande ville comme Salt Lake City. Le Temple en lui-même ne se visite pas, l’entrée est interdite aux non-mormons. Juste à côté se trouve le Tabernacle, immense salle de réunion avec un orgue possédant plus de 10 000 tuyaux.



Les fidèles sont très présents, très aimables, s’émerveillant tous de la même manière quand répondez que vous venez de France. Après la visite du musée historique, je tombe sur un groupe de français qui commence une visite en français guidée par des fidèles qui répondent à toutes les questions sur leur foi, l’organisation de leur église, la polygamie, etc. Si vous voulez visitez Beehive House, la demeure de Brigham Young le fondateur de la ville de Salt Lake City, les fidèles vont vous trouver un guide parlant français rien que pour vous. Je n’attends pas plus de 15 minutes avant de voir arriver un adepte parlant la langue de Molière qui très aimablement, me fait visiter la demeure sans trop d’insistance sur la religion contrairement à ce que j’avais craint. Au moment de se quitter je me vois offrir le « livre des Mormons » en français ainsi que la proposition de donner mes coordonnées. Mon refus sera respecté. J’apprécie l’absence de prosélytisme insistant. Il me faut encore une heure pour rejoindre l’hôtel plus au nord. Le Wal-Mart à proximité me fournit mon repas du soir.
Retour de ma semaine à New York du 30 mai au 5 juin English translation pending
by Madisson · 2017-06-09 · 58 replies
bonjour à tous je viens vous faire un compte rendu de mon sejour sur new York 7 jours sur place/ 6 nuits; une journée à washington et une demi journée sur Atlantic City bonne lecture à tous ; si vous avez des questions je me ferai un plaisir de vous répondre 🙂

Mes vacances ont commencé sur la Belgique avant d attaquer la grosse pomme , je suis partie du 25 au 29 mai dernier en direction de lièges chez un ami qui nous a logé donc pas de frais de logement c'est toujours appréciable nous avons étouffé pendant ces 4 jours , une chaleur écrasante j étais bien à lièges mais je ne pensais qu à une seule chose vite , repartir sur paris et m envoler pour new York !!! .... ma 4eme fois , mon conjoint la toute première !😉 Le 29 mai retour sur Paris ; ma hantise ? une grève annonc��e un retard de train ...enfin j m imagine déjà le pire et puis non le thalys est à l heure étonnée de ne voir aucun contrôle de sécurité depuis la gare de lièges par contre au départ de paris on passe au détecteur et les bagages aussi ; de l attente à bruxelles le thalys se rallonge ! nous attendons à l arret en gare pendant près d une demi heure ; puis enfin on poursuit notre route en direction de la gare du nord ; voilà nous y sommes 3h plus tard ; nous déjeunons rapidement en face de la gare du nord et de là nous prenons le RER B et ma foi sans problème un jeu d enfant ! une fois arrivée à la gare tgv 2 il faut prendre l ascenceur, monter au 5 eme étage et de là nous^ devons attendre les navettes des hôtels j ai choisi le BB hotel pour aller à pied à l aéroville et finalement nous irons en navette gratuite juste devant l hotel pentahotel pour le prendre la navette pink est celle que nous devons prendre elle nous dépose gratuitement devant l hotel mais toutes ne sont pas gratuites ; la ligne pink (rose) s arrete aussi au terminal 1 Nous arrivons et sommes déposés juste devant l hotel moins de 20 minutes plus tard l accueil est plutôt sympa nous prenons possession de notre chambre au 3 eme étage mais il fait très lourd nous ouvrons les fenetres et une nuée de mouches envahissent la chambre 😠 autant dire que ce n est pas agréable du tout ; Nous sortons diner plus haut au campanile pratique ils prennent les tickets resto ! donc pas d argent à sortir ; les mouches sont omni-présentes donc je suppose que tous les hôtels du coin en sont envahis également ; on chasse avec la main mais c'est pénible du coup on va pas s éterniser ; je décide de couper court de payer et de partir pour l aéroville ....

voici mon planning pour la semaine :

devant notre hotel la terrasse du campanile (Roissy en France) diner du soir

aéroville grand centre commercial



nous prenons la navette gratuite au pentahotel face au premiere classe à coté du BB et 5 minutes plus tard nous sommes à l aéroville c'est immense et pleins de boutiques de luxe je n y suis allée que pour des bas de contension donc à Auchan 😏 j ai eu les pieds tellement gonflés lors de mon retour des antilles que l hotesse dans l avion spontanément m avait apporté un sac de glace ! nous prenons un verre à l extérieur mais ici nous ne sommes pas dérangés par les mouches ...c'est déjà ça et nous profitons de l instant présent et surtout au départ le lendemain ....🙂😇 Nous finissons la soirée au campanile .. toujours sans payer 😏 toujours avec les mouches ah mais cette fois nous dinons DEHORS 😏 en terrasse et un serveur merveilleux du prénom de florian qui nous a sublimé notre soirée .

mardi 30 mai : notre vol est prévu pour 16H40 ça nous laisse du temps pour déjà bien petit dejeuner à l hotel nous décidons de prendre la navette qui part à 11h du matin et etre sur place au terminal 2 et dejeuner tranquille ...loin des ...mouches 😏 la ligne pink nous prend à l heure j ai hâte de savoir si notre vol est toujours prévu à l heure avant cela il nous faut prendre encore un petit train qui relie les terminaux ça j avais pas prévu donc un peu paumée mais bon on y arrive quand meme 🙂 le vol est prévu à l heure aucun retard 16H40 AF 010 new York est affiché sur les écrans tout est ok ; on va dans la file faire enregistrer nos deux valises et là surprise !!!!........... je ne savais pas qu il fallait le faire soi meme aux bornes ! c'est nouveau ça? faut croire 🤪 en tout cas à orly non ; heureusement un agent s avance vers nous et nous demande si on a besoin d aide il nous fait l enregistrement (j ai pas pu le faire de chez moi étant en Belgique) j ai pas reçu le mail plus tot sinon j aurai fait via internet ; je repars pour la période de noel à miami depuis le meme terminal : maintenant je saurai 😛 Nous déjeunons sur place à l aéroport à coté du mia c'est plutôt cher mais y a les tickets alors tout va bien 😏😎 nous patientons une paire d heures au resto et au fumoir par alternance mais le temps passe vite; d ailleurs l oiseau de fer est là , devant la porte d embarquement j en profite pour faire un tour au duty pendant que monsieur regarde le tennis et pique un somme moi je suis toujours vaillante ; surtout quant il s agit de partir en vacances allez c 'est l heure de l embarquement il est 15H50 j ai reservé les places sur internet les places jaunes à 30e par passager et idem au retour mais les bleues donc je connais mes places je veux descendre dans les premiers pour pas trop attendre à l immigration en arrivant donc nous sommes en avant en rangées et sièges : 12b 12c nous ne partons pas à l heure comme d habitude je dirai faut toujours attendre des retardataires est ce que le train lui attend des retardataires ??😠 les gens ne peuvent donc pas etre à l heure un truc qui m horripile ça 😠 enfin l A380 s élance sur la piste le temps est gris puis soleil en altitude je recule ma montre de 6H dès que l avion a quitté le sol et je m adapte comme si de rien n était ... un vol parfait pas une secousse sur toute la traversée un peu avant d arriver mais je connais puisque c'est pas la premiere fois que je fais le voyage d ailleurs je n ai plus peur en avion je ne prend plus de médoc plus rien je suis calme tranquille aucun stress je passe le temps avec des ptits jeux sur l écran mais j aime encore plus regarder les caméras placées sur l avion ça passe le temps 😉

notre avion







le repas était bon caméra 2

c'est la course en sortant des passagers nous doublent en courant j en fais autant mais jean christophe mon conjoint ne peut courrir alors on marche d un pas rapide et malheureusement on suit la mauvaise file : celle des passeports aux bornes ! moi j aurai pu mais voilà mon conjoint jc lui pas possible d utiliser les bornes c sa toute premiere fois sur le sol américain au final on passera l immigration et la douanes en moins de 3/4 d heure ! donc c est plutôt bien , je suis contente j imaginais bien pire là aussi Nous avons reservé une navette depuis l aéroport jusqu à l hotel sur Broadway j ai renoncé à prendre le métro + l air train ; nous donnons donc le voucher à visitor center et non ground transportation tout de suite à droite en suivant la sortie nous sommes pris en charge l hotesse a passé un coup de fil et nous voilà plutôt nombreux dans un énorme van là aussi nous attendrons longtemps dehors y a bcq de circulation mais c pas grave nous sommes à new York et nous sommes heureux d etre arrivés à bon port jusque là : aucune fausse note 😛 nous arrivons à l hotel vers 22 ! pour un attérissage à 19h j ai regretté de ne pas avoir pris de taxi évidemment le prix n est pas le meme mais presque 2H dans le van c est long très long

check in assez rapide à l hotel améritania mais personnel plutôt sec pas souriant et du coup ça m a laissé une mauvaise impression pendant toute la durée du séjour

reception de l hotel



Broadway 54th

à demain pour la suite ....😉
Sicile (récit et photos) - une semaine en février 2017 English translation pending
by Dominike · 2017-06-01 · 38 replies
Lundi 6 février :

Train de chez nous vers Charleroi Sud puis navette bus de la gare Charleroi Sud vers l' aéroport (bus de la gare vers l'aéroport = 12 euros pour 2 pers) puis vol vers Comiso (payé vols ryanair : 85€ aller/retour pour deux personnes).

Bien arrivés à l'aéroport de Comiso vers 19h30. A Comiso aucun souci pour réceptionner la voiture de location (loueur Sicili by car-voiture réservée sur rentalcars - payé 75 euros pour 7 jours avec assurance sans franchise voiture, sans franchise bas de caisse et vitres..., sans franchise vol et assurance Paï comprises)

Il pleut beaucoup à notre arrivée, les rues sont "gorgées d'eau".....On a peur que cela continue ainsi durant toute la semaine 😕...

On entre dans la voiture et je dis à ma moitié : long voyage quand même (suite à transports en commun depuis chez nous) mais chouette, tout ok à part le temps, sommes à l'heure, avons reçu bonne voiture de location etc...On sourit tous les deux...

Et là les petits ennuis commencent...Notre GPS (très récent et de bonne qualité) ne veut absolument pas "prendre" en compte l'adresse de l'hôtel à Comiso mentionnée sur notre bon "booking".

Notre GPS ne veut pas non plus "accepter" les coordonnées...Première erreur de ma part : j'aurai dû essayer "d'enregistrer" l'adresse de l'hôtel dans le GPS avant de partir et j'aurai ainsi constaté que cette adresse n'était pas correcte. On apprend toujours de ses erreurs alors je retiens pour prochain voyage...

Alors : on tourne, on tourne pendant deux heures pour trouver l'hôtel 🤪 alors que l'hôtel est situé à + ou -15 min en voiture de l'aéroport...

Il fait noir, les rues sont inondées, on a un peu peur d'emprunter des zones ZTL...

Finalement : on demande de l'aide à une habitante, elle nous renseigne en anglais avec un grand sourire et une grande patience, on est finalement à 3-4 minutes en voiture de l'hôtel !

Arrivés à l'hôtel vers 22h : nous sommes assez affamés. Nous avons mangé nos derniers sandwiches "maison" avant de passer les contrôles à l'aéroport (vers 15h45). Nous avions réservé cet hôtel car il était proche de l'aéroport et parce que l'hôtel disposait d'un bon restaurant d'après les visiteurs précédents, nous avions prévu (bien à l'avance) d'y manger à notre arrivée. J'avais essayé (avant notre départ) de trouver des avis sur ce resto ainsi que les jours et heures d'ouverture du resto sur tripadvisor et autres sites mais je n'y étais pas arrivée. Resto pas répertorié....

A notre arrivée : le très gentil réceptionniste nous explique que le lundi : le restaurant est toujours fermé ! Il ne sait vraiment pas quoi faire pour nous aider.

On ne veut plus partir vers le centre de Comiso en voiture car : peur de nous perdre à nouveau. On part à pied : il y a une pizzeria à cinq minutes à pied, plein de voitures sur le parking...Mais c'est une fête privée dans le resto, le resto est fermé tous les lundis...Plus rien d'autre dans le coin alors on retourne sous la pluie, à pied, à l'hôtel. Le réceptionniste toujours très souriant : propose de nous faire livrer une pizza à l'hôtel (via concurrent), on ose vraiment pas lui demander de faire cela alors il nous propose de prendre quelques petits croissants fourrés à la confiture préemballés (genre que l'on vend en grande surface) qui sont servis au petit déjeuner. Nous osons en prendre chacun un. Il y a un tout petit bar dans le salon commun de l'hôtel, on y voit pas mal d'alcool forts, on se dit que peut-être possible d'avoir un verre de vin.

On demande si possible de prendre un verre de vin au salon...Le jeune réceptionniste veut vraiment nous trouver cela (mais il n'a pas de vin en stock dans son bar)...

Il part "parlementer" durant un bon moment avec la personne un peu âgée qui est dans le fauteuil du salon commun (apparemment son patron), la "demande" ne paraît pas vraiment aisée 😕...On est ennuyés d'avoir demandé un verre de vin...

Finalement après un bon moment de "palabres" entre réceptionniste et patron on pense : le jeune réceptionniste file sous la pluie nourrie au restaurant fermé (juste à côté) et nous ramène une bouteille de vin rouge du coin (2002). Il est vraiment fier de sa trouvaille (nous vante bon vin local etc). Puis il casse trois fois le bouchon en essayant d'ouvrir la précieuse bouteille mais il le fait avec beaucoup de timidité, un très large sourire, il est vraiment ennuyé...On est bien, les vacances commencent même si très grosses pluies encore...Le vin est bon.... On profite simplement de l'instant présent...

Mardi matin : il pleut encore alors petit déjeuner à l'hôtel (très simple) à notre aise puis on paie la chambre et la bouteille de vin. Pas d'exagération pour le vin : 15 euros la bouteille et nous avons payé 52 euros pour la chambre, les deux petits déjeuners et la taxe de séjour. Toujours même réceptionniste souriant.

Vers 10 heures : la pluie cesse, le soleil est de la partie. on prend la route vers le centre de Comiso. On s'y balade une heure, c'est joli. Puis on prend la route vers Ragusa. Tronçon de route qui m'a un peu fait "flipper"....

A Ragusa : nous nous sommes parqués à Via Palermo, petit parking gratuit juste à côté d'un petit parc, où il y a pas mal de places libres. De là, tout droit, à max 10 min à pied : on est dans la rue piétonne du centre (ville haute). Et de là on a atteint très facilement la place où il y a la cathédrale San Giovanni et le point infos (5 min à pied). Juste à côté du point infos il y a la route qui nous permet de nous rendre à pied vers Ragusa Ibla (chemin très facile, tout en descente, très belles vues le long du parcours à pied)...Ragusa IBla : on a y déambulé durant quelques heures, vraiment très joli...

Mais vraiment dommage (rien que notre avis) que plusieurs belles églises ne soient pas accessibles, pas entretenues, pas rénovées (complètement à l'abandon, barrières nadar autour, portes parfois cassées avec grosses chaînes et cadenas)...

Puis suite aux conseils de la dame du point infos : nous avons acheté dans un bar tabac : un ticket de bus pour le retour de Ragusa Ibla vers Ragusa haute et la voiture (nous avons payé 2,40 euros pour nos deux tickets bus). Nous avons pris le bus au terminus (parking juste devant les grilles du jardin à Ragusa Ibla). Nous avons demandé au chauffeur de bus de bien vouloir nous indiquer où descendre (la dame du point infos avait noté l'arrêt le plus proche de notre parking - une grande place- sur le plan). Ce chauffeur de bus = la seule personne morose et très peu sympathique que nous avons rencontré durant 7 jours, il a promis de le faire mais nous a déposé dans un coin perdu (au terminus du bus) en souriant et en nous expliquant que nous n'étions pas au bon endroit, qu'arrêt dépassé, que nous devions attendre un peu plus d'une heure pour le prochain bus etc...Là le GPS qui fait fonction "pédestre" nous a bien servi 😏, nous étions à 15-20 minutes à pied de la voiture alors en marche...Il allait pas gâcher notre journée, on a ri de lui, tant pis pour lui...

Puis départ de Ragusa vers Modica (encore une sacré route pleine de tournants...)...Dur dur pour moi mais heureusement que pas très long...Mais j'ai dû demander à mon petit mari de faire un arrêt là où possible, où vue pour photos, j'avais besoin de souffler un peu 😉 avant de poursuivre la route...Beau panorama tout en haut 🤪 du moins quand on est à l'arrêt 😉

Puis on a fait quelques courses alimentaires (on a fait le plein de bonnes charcuteries, fromages, et aussi de vraiment bonne viande à prix vraiment très raisonnables dans un magasin "conad") pour les jours qui suivaient (puisque grand frigo + congélateur dans la maison) puis direction le logement. Arrivés vers 17h au logement. On avait déjà noté les coordonnées GPS de la maison avant le départ alors vraiment pas de souci pour la trouver. Il recommence à bien pleuvoir.

Le logement était très bien, très propre (maison indépendante pour max 5 personnes tout en rez de chaussée, place de parking juste devant la location sur le terrain privé, 2 grandes chambres, une cuisine bien équipée, un grand salon, une salle de bains bien équipée avec douche italienne etc, une terrasse et un jardin tout autour, chauffage central etc....nous avons payé 210€ pour 6 nuits tout compris - chauffage + draps et serviettes + nettoyage final + eau, gaz, électricité. Petites attentions des propriétaires : un petit paquet de chocolat de Modica, une bouteille de vin et quelques boissons au frigo.

Les propriétaires étaient très sympas mais néanmoins très discrets, ils habitent dans la maison située juste derrière la location, aucun vis à vis. Logement au calme (pleine campagne) mais juste à 2 minutes en voiture des routes principales qui mènent à Scicli, centre de Modica, Noto, Syracuse etc et à 10 minutes max en voiture de la grand route de Modica où il y a plusieurs petites boutiques (pâtisseries, boulangeries, boucheries etc), plusieurs grandes surfaces alimentaires et quelques centres "outlets"...

Repas et soirée à notre aise dans la maison. Pluie toute la soirée et la nuit.

Mercredi matin :

Dès 7h30 : grand et beau soleil, ciel vraiment très bleu. Déjeuner à notre aise à la maison et vers 10h : départ vers Sclicli. Pas envie de faire beaucoup de "route" aujourd'hui. On se gare : dans la Via Cristoforo Colombo (emplacement gratuit le long de la route) à l'intersection de la via Nicolo tommaseo.

On est à 5 minutes à pied du début du vieux centre. On se balade quelques heures dans les ruelles de Sclicli. On monte, on monte vers l'église San Mattéo...Grand soleil...Nos manteaux nous encombrent car au soleil il fait bien 20-22 degrés mais nous craignons de nouvelles averses alors nous n'osons pas les laisser dans le coffre de la voiture...

Vraiment de très belles vues de là-haut...On apprécie vraiment mais là encore même constat : une fois arrivés en haut : il y a des barrières nadar à terre, elles semblent indiquer qu'on ne peut pas continuer notre chemin vers l'église San Matthéo et l'autre église indiquée mais, zut, cette fois : on décide de continuer à grimper car nous estimons que nous avons bien mérité de la voir (bonne grimpette déjà jusque-là quand même) et pas de danger à l'horizon, on reste simplement prudents car les marches ne sont pas du tout entretenues et là tout en haut : on découvre cette église, les portes "grillagées" de l'église sont recouvertes de vitres cassés, le pavement autour de l'église est neuf, les travaux de rénovation semblent avoir commencés mais sont stoppés depuis pas mal de temps on pense : on peux voir les déchets, les vieux sacs de ciments dans l'église en glissant un œil par les nombreuses vitres cassées, désolant...Pourtant : très beau site et de là : très belle vue sur Scilcli et ses beaux bâtiments, sur son grand cimetière, sur ce qui semble être des anciennes habitations troglodytes etc...

Autour de l'église San Matthéo : il y a un panneau qui indique l'église suivante, elle semble être un peu plus haut encore...Là : impossible de passer, la végétation a pris le dessus sur les marches et le sentier depuis bien longtemps, on pense, alors on s'abstient d'y aller (vraiment impossible de se frayer un chemin, on devient plus raisonnables) mais on se demande dans quel état doit être cette église ou cette chapelle...Longtemps oubliée probablement... Dommage...

On redescend à l'aise et on s'est offert un petit resto (ostéria Tre Colli à piazza Italia, 14) en plein centre de Sclicli...On doit monter quelques marches pour se rendre au resto et là : petit resto mignon (plusieurs salles décorées très différemment et une belle terrasse (hauteur) qui donne sur la place et l'église St-Barthélémy...Il fait beau, on prend place en terrasse, on doit enlever nos manteaux même si c'est début février...

On y mange très bien (nous plat de poissons et légumes grillés avec un assortiment de petits pains spéciaux) et là nous avons commandé une bouteille de "NERO D'AVOLA" sur les conseils de Mathilde...Le vin était très doux, délicat, vraiment très bon, pas trop fort, juste ce qu'il faut...On a vraiment beaucoup apprécié...Et là j'ai expliqué à ma moitié que j'ai promis une petite pensée à Mathilde autour d'un verre de ce vin et çà : j'ai vraiment fait 😉 en plein soleil à Sclicli....Merci Mathilde pour ce conseil 😎 Je cherche même si moyen de nous procurer du "Néro d'Avola" à prix correct chez nous. Je ne sais pas si ce vin est vendu chez nous.

Puis nous nous sommes rendus en voiture (3-4 minutes) vers l'autre versant de Scilcli et là nous avons parcouru le grand cimetière (le cimetière est indiqué par panneaux). Vraiment impressionnant, de très belles sépultures anciennes, des monuments de famille impressionnants...Sous le cimetière : il y a des tunnels qui font tout le tour du cimetière et là les personnes sont inhumées en hauteur...Il y a des échelles un peu partout afin de pouvoir fleurir les "tombes" situées en hauteur (on accroche des porte-fleurs aux plaques pour ce faire)...

Nous avons déjà visité de nombreux cimetières (Père la chaise, Portugal etc) mais ce cimetière était très différent et très intéressant...

Vers 16 h-16h30 : le ciel devient menaçant comme les autres jours à cette heure alors on reprend la route vers la maison. Arrivés à la maison : il pleut beaucoup...

Durant la nuit : nous sommes réveillés en sursaut, très gros orages, radiateurs et volets de la chambre qui bougent, je me lève, il y a de l'eau dans le salon (mais pas trop, on nettoie relativement vite, ouf...)...

Jeudi matin :

Le temps est vraiment moche, il va pleuvoir toute la journée...On décide de se reposer un max à la maison, je cuisine un bon repas pour midi avec tout ce qui est dans le frigo, je prépare un minestrone pour le soir que l'on accompagne de délicieuses charcuteries...Cela m'occupe bien même si j'ai un peu de regret qu'on ne puisse pas bouger....On lit un bouquin...On va se coucher très tôt (télé uniquement en italien, très mauvaise connexion wifi....).

Vendredi matin :

7h30 : déjà un très grand soleil, vraiment incroyable les changements de temps ici...

Bon petit déjeuner à la maison et on file ensuite à Noto par les petites routes afin de voir les paysages de campagne...Très joli, peu de monde sur la route, très peu d'habitations aussi.

A Noto : là encore une erreur de ma part : je n'ai pas noté à l'avance dans le gps : l'adresse du parking qui m'a été renseigné avant le départ, je sors en vitesse "mes fiches" de mon sac à main : mais trop tard pour inscrire l'adresse du parking dans le gps, on est déjà dans le flot des voitures...Alors on doit monter en voiture dans des ruelles étroites, on regarde vite si pas de zones ZTL ou rues piétonnières, je souffle, je sue et je râle sur moi mais petit mari continue à rouler comme il se doit. Finalement on se retrouve en haut de Noto, on trouve enfin une place de parking en zone blanche...On est à via Principe Umberto...Je respire mieux.

Ce jour-là Noto est calme, très calme...

On trouve le point info (là où il y a l'église San Domenico), on nous renseigne bien les églises, les palais à visiter, ceux dont il faut admirer la façade etc, il n'est pas du tout midi mais déjà quasi : tous les édifices sont fermés...Et pas de panneaux horaires....Nous sommes un peu déçus même si quelques belles rues, beaux monuments, soleil...

Alors petit apéro 😉 et antipastis à Noto....

Perso : je regrette que nous ne soyons pas allés comme pensé : de Modica à Noto tôt le matin puis 2 h de visites max à Noto puis route vers Syracuse...On a fait la route A/R de Modica à Noto un jour et autre jour la route A/R de Modica à Syracuse, pas nécessaire à nos yeux...Car pour nous : longs allers/retours pour seulement quelques heures de visite de Noto.

Après Noto : nous nous sommes rendus à Avola. Là : toutes les églises étaient fermées, nous n'avons pas pu visiter la crypte...Aucun horaire de renseigné, nombreux travaux dans le centre...

Alors comme rien à visiter en intérieur à Avola : nous sommes allés "voir" la plage d'Avola...La plage était toute petite et vraiment emplie de déchets en tous genres (bouteilles, canettes, plastics)....Nous avons bien compris que ces déchets étaient rejetés par la mer, mais : il devait y avoir bien longtemps que la plage n'avait pas été nettoyée, triste aussi...

Départ vers la maison vers 16 h 30... Le temps change à nouveau.

Toute la soirée : pluie

Samedi matin : Grand soleil à nouveau (incroyable après pluie de la veille)....

Nous décidons d'aller visiter Modica à notre aise. Le centre de Modica est très proche de notre logement, à 10-15 min max si on roule à notre aise.

Quand on s'est parqués (lignes bleues cette fois car beaucoup de monde ce samedi matin à Modica) en bas de Modica : on s'est retrouvés un tout petit peu perdus...pas de "machines" dans le coin pour payer le parking...nous avons finalement demandé à une personne du coin comment faire : il faut simplement se rendre dans un bar, y acheter une ou plusieurs cartes de stationnement suivant nos besoins, revenir à la voiture, cocher le jour et les heures où l'on utilise le parking en zone bleue et placer cette carte sur le pare-brise intérieur pour preuve de paiement... Etonnant comme procédé et première fois pour nous. Pas un souci au final mais bien de le savoir...là on a appris...Nous avons payé 0,75€ par heure mais de 13h à 16 heures il ne faut rien payer.

A Modica : à nouveau quelques heures à déambuler dans les ruelles, à monter, descendre, prendre un petit verre avec antipastis...On a bien apprécié même si cette fois encore : vraiment très peu d'édifices "ouverts"...

Retour au logement vers 17 heures et pluie qui recommence...

Dimanche matin :

Très grand soleil dès 7h30 le matin...

On file vers Syracuse. première fois que nous prenons l'autoroute en Sicile.... Nous partons tôt, quasi personne sur l'autoroute, c'est dimanche...

Nous nous sommes parqués à la gare de Syracuse. Bien des places gratuites libres ce dimanche. Puis nous avons visité les marchés (nourriture et antiquités) le matin. Puis visite ville plus ancienne, tour de Syracuse le long de la plage...Il faisait bien chaud. Nous sommes revenus un peu déçus de Syracuse...De belles ruelles, une très belle place, de beaux monuments sur cette place, une belle balade le long de l'eau mais nous espérions plus je pense...Idées préconçues...

En revenant de Syracuse : nous nous sommes arrêtés à Cava d'Ispica : joli, impressionnant et nous avons visité là un petit musée (meunier)...Vraiment un peu cher pour la visite (7 € pour 2 adultes car site vraiment très petit), une petite dame âgée, dernière descendante d'une famille de meuniers y propose une petite visite en français, en anglais, en allemand etc du site (minies grottes meublées à l'ancienne, outils de l'époque, meules encore en fonction pour démonstration très claire et achat possible de la farine produite...).

Retour à la maison : première fois que pas de pluie après 17h ni durant la nuit...

Lundi matin :

Rangement du logement, valises puis nous décidons d'aller visiter les outlets du coin car avion décolle seulement à 20h de Comiso...J'ai bien envie de m'acheter une bonne paire de baskets en cuir car il y a de grosses soldes en ce moment en Sicile et jusqu'à présent : nous ne sommes pas entrés dans les magasins....Avons seulement "léché" quelques vitrines...

On se rend donc au matin : dans la grand route commerçante près du logement de Modica : mais les centres "outlets" sont fermés tous les lundis jusqu'à 16 heures 🤪...

Tant pis : je reviens à la maison : avec les mêmes chaussures 😉

A 14h, après le repas : nous repartons de Modica vers Comiso, petit arrêt à Ragusa (à nouveau de la place sur le petit parking gratuit Via Palermo) pour petite balade dans la ville haute, tout est fermé, archi calme, quasi personne en rue, Ragusa est désertée, on y reste pas longtemps....Puis on se rend à Comiso et là on s'y balade une seconde fois, on y découvre d'autres églises, d'autres ruelles, il fait vraiment très beau...

Puis départ vers l'aéroport de Comiso. On rend la voiture à 17h30, un jeune homme efficace de l'agence Sicili by car est présent sur le parking pour réceptionner la voiture, le contrôle de retour prend 5 minutes, tout ok. Du coup nous sommes vraiment plus qu'à temps à l'aéroport. Nous décollons à 20h et arrivons à l'heure à Charleroi (22h50). Nous passons une nuit près de l'aéroport à Charleroi (Ibis Budget qui propose une navette au prix de 8 euros pour nous prendre à l'aéroport de Charleroi et nous emmener à l'hôtel) et le lendemain après le petit déjeuner nous prenons le bus tec juste en face de l'hôtel jusqu'à la gare de Charleroi Sud (4,80€ pour 2 tickets) puis train vers chez nous.

Nos impressions :

N'hésitez pas à visiter la Sicile en février, même si ce n'est pas forcément la meilleure période. Sachez simplement qu'à cette période : beaucoup de vrais restaurants sont fermés, que beaucoup d'édifices (églises, palais) ne sont pas ouverts même en matinée et après 16h...

Nous avons eu beaucoup de soleil et chaleur en journée depuis tôt le matin, pluies à partir de 16h30-17h, orages en soirée et la nuit du moins quasiment chaque jour quand nous y sommes allés.

Les Siciliens sont des fous du volant ! Même mon mari l'admet 😉. On s'est fait dépasser de nombreuses fois alors que nous étions à la vitesse maximum autorisée, parfois ils bénéficient d'une priorité et parfois pas mais eux s'en fichent : ils tracent toujours ! Alors nous avons été très prudents et pas de soucis 😏

Les routes sont vraiment dégradées, de nombreux trous, de très gros trous parfois 😕

Après plusieurs voyages en Italie : nous avons encore toujours un très gros coup de cœur pour Rome et la toscane car les édifices y sont, à notre humble avis, bien mieux entretenus, les villes et villages de toscane sont plus propres et il est bien plus facile de visiter l'intérieur des bâtiments en toscane puisqu'ils ont des heures d'ouverture beaucoup plus larges...

La partie de Sicile que nous avons visité nous a plu mais nous avons été assez étonnés que beaucoup de beaux édifices, façades de Palais, magnifiques balcons soient laissés à l'abandon, que beaucoup de sites soient fermés, que pas beaucoup d'indications pour les touristes etc...

Nous avons été étonnés qu'on nous "offre" d'office des "antipastis" à chaque fois que nous prenions un simple verre en terrasse quelle que soit l'heure (à chaque fois pour nous : un verre de vin et une simple petite bière)...Mais l'addition n'était du coup pas toujours "légère" pour nos deux boissons (de 6-7€- çà on trouve normal - mais 11,50€ on trouvait cela un peu cher). Maintenant cela nous a arrangé parfois que l'on nous serve des antipastis quand très bons antipastis, très bonne petite part de pizza, des choses que nous ne connaissions pas (comme ail mariné, pizza aux artichauts et épinards...) mais parfois ce n'était que cacahuètes et chips comme chez nous mais pour le même prix 🙁 !

Pour nous qui avons régulièrement préparé nos repas au logement : nous avons vraiment apprécié leurs très bonnes charcuteries, fromages, très bonnes viandes qui étaient proposés à prix raisonnables dans les magasins. Bonne qualité, prix corrects et prix souvent moins élevés pour ces denrées (à qualité égale) qu'en Belgique...

Nous avons parcouru un peu plus de 500kms

Nos coups de cœur : Ragusa Ibla, Sclicli, Modica.

MERCI A TOUS CEUX QUI M'ONT AIDE A PREPARER CE VOYAGE !

Une petite demande pour terminer : quelqu'un sait comme s'appelle les antipastis marinés qui ont tout à fait l'apparence d'une olive verte mais avec une queue et qui ne comporte pas de noyau à l'intérieur mais des toutes petites graines ? Merci de nous donner le nom de ces "fruits" si vous connaissez😉

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