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Hébergement à Vientiane et Luang Prabang (Laos) English translation pending
by Didy · 2006-10-04 · 12 replies
Bonsoir, Je recherche une guest-house ou un hôtel à Vientiane et Luang Prabang, calme, avec des chambres bien équipées. Que pensez-vous de Thongbay guest house ? Vos conseils sont les bienvenus car il y a tellement d'hôtels et GH que je ne sais pas où aller. D'avance merci quand même à ceux qui me suggèreront de voir sur place, mais je préfère réserver avant de partir. A bientôt
Compte-rendu du Brésil English translation pending
by Cristaline · 2003-08-27 · 8 replies
Je viens de passer 15 jours au Brésil : Salvador, Brasilia, amazonie, ouro preto, iguacu et rio. Genial... J'ai l'impression d'avoir visité plusieurs pays en trés peu de temps. Le rythme était trés soutenu (11 avions différents en 15 jours), mais je suis passé d'une ville africaine à la forêt tropicale, de villes modernes ou coloniales baroques aux plus belles chutes d'eau du monde (j'ai vu niagara et victoria...)pour finir par la "ville merveilleuse"... j'ai chassé les piranhas et les caimans en amazonie, survolé les chutes d'iguacu en hélicoptère, navigué dans la baie de tous les saints à salvador, assisté à un spectacle de samba à rio, admiré les pierres précieuses et semi-précieuses dans le minas gerais😎, mangé dans des churascarias 😛, vu brasilia de la tour de la télévision (j'ai vu l'avion), dit bonjour au christ du corcovado, pris le petit train du pain de sucre et flané sur les plages de copacabana et ipanema En un mot : sublime Je craignais un peu avant de partir au sujet des problémes de sécurité. En étant normalement prudente (pas d'étalage de bijoux ou de dollars, sortie le soir uniquement en taxis, éviter les quartiers chauds...) j'ai passer ces 15 jours sans problémes. Les brésiliens sont accueillants (surtout si vous essayer de parler en "portugnol")et heureux de vivre... La temperature était idéale : entre 20 et 27° sauf amazonie : 32° Les paysages sont trés beaux et trés variés. Nous n'avons pas été trés génés par les moustiques en amazonie (un conseil pour choisir l'hotel de jungle : préférez un lieu situé sur le rio negro, les eaux noires attirent moins les moustiques que les eaux jaunatres), mais emmenez tout de même vos produits anti moustiques...

conclusion : allez au Brésil, vous ne serez pas déçus !😎
Informations sur les pass et itinéraires au Brésil English translation pending
by Oolukai · 2002-12-02 · 25 replies
salut des tuyaux sur le brésil je vais y rester pendant 1 mois. Les pass sont ils une necessité ?

et nord vaut il la peine de s'y rendre

merci

tuyau autres bienvenue
Faro ou Albufeira? (Portugal) English translation pending
by Dugber · 2017-09-12 · 12 replies
Bonjour, Je pense a un long séjour au portugal. Comme je ne connais pas, j aimerais l avis de connaisseurs. Une préférence entre Faro et Alburfira? Et pourquoi? Merci! *Je connais - Costa del Sol en Espagne.
Hôtels à Lisbonne English translation pending
by Pourvoir · 2016-06-27 · 23 replies
Bonjour. Pourriez-vous me dire, s'il vous plait, à quels endroits de Lisbonne il est préférable de dormir afin de pouvoir visiter la ville à pied ainsi qu'avec les transports en commun. je souhaite éviter les longs parcours. Connaissez-vous de bons hôtels, bien situés et de bonne qualité répondant à ces critères ? Je souhaiterais visiter la ville ainsi que les monuments et musées importants. Je n'ai pas bien compris le fonctionnement des divers "pass" pour les transports. Mon intention est de rester cinq à six jours à Lisbonne. Merci d'avance pour vos réponses. Cordialement. Pascal.
Le Mexique en fille seule et en indépendante English translation pending
by Tongsrilanka · 2016-04-10 · 9 replies
Bonjour,

Je réfléchis à partir 3 semaines au Mexique en novembre 2016. Je pensais partir de Mexico jusqu'à Cancun à vue d'oeil.

Est-ce une pays où une femme peut voyager seule et en indépendante ou bien est-ce trop risquer de ne pas partir avec un groupe ?

Aussi pour les backpackers, avez-vous une fourchette de budget par jour ? Un itinéraire particulier à conseiller ?

Merci à vous, Bon dimanche
Suggestions pour voyage au Portugal English translation pending
by Crocus1 · 2016-03-02 · 12 replies
Bonjour, j'aimerais passer probablement 1 semaine et demi au Portugal durant la dernière semaine de juillet et la première du mois d'août 2016. Je prévoie séjourner quelques jours dans la capitale Lisbonne puis visiter d'autres régions du pays. Que me suggérez-vous comme visites et comme itinéraire? Je n'ai jamais loué un véhicule en voyage. Est-ce que c'est ce que vous me conseillez ou est-il préférable de voyager par autobus ou train ? Merci :)
Dix contes bambara (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2014-07-20 · 21 replies
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara si t u en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance

Bonsoir Anusara,

voici encore quelques contes bambara et une chanson coquine (chantée par des fillettes). Quant à la transcription des textes, elle est bien conforme à l'orthographe usuelle telle qu'elle est beaucoup pratiquée même aujourd'hui au Mali. Elle base sur les résolutions issues des Journées d'étude sur les langues maliennes organisées par la D.N.A.F.L.A du 10 au 20 décembre 1979 à Bamako, y compris les quelques changements opérés lors de la Rencontre interétatique dans le cadre du MAPE (projet manding–peul), tenue à Bamako en juin 1981.

J'ai choisi ces contes & une chanson coquine :

01. Suruku ani bakòrònin / L'hyène et le bouc 02. Baba min tè shò dun / Baba qui ne mange pas de haricots 03. Misikunkolo / La tête de vache 04. Cikèla n'a denkè Seri / Le cultivateur et son fils Séri 05. Denfasafili / L'enfant abandonné 06. Tinba ni suruku / L'oryctérope et l'hyène 07. Sinamuso fila : jugunin ni nkuman / Deux coépouses : le hérisson et le héron 08. Npogotiginin, mininyanba, ani numukè / La jeune fille, le grand python et le forgeron 09. Sènèkèla ni jinèw / Le cultivateur et les génies 10. Jaraden min bè fèn bèè faga / Le lionceau qui tue tout le monde 11. Binba / Bimba, une chanson coquine

Voilà, les textes ...

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Suruku ani bakòrònin

Bakòrònin bòra ka taa bin dun. Suruku ye bakòrònin gèn, bakòrònin bolila ka don fòlòwo fè. Suruku ye bakòrònin ta a kòsen ma. Bakòrònin ko : "N kòrò suruku, o tè n sen ye i bolo, fòlòjiri de bè i bolo.

Suruku ye bakòrònin sen bila ka fòlòjiri minè. Bakòrònin ko : "Nalonma kòròn sen tun bè i bolo, i ye o bila ka fòlòjiri minè ; ne taalen filè i kòrò.

L'hyène et le bouc

Le bouc sortit et alla manger de l'herbe. L'hyène chassa le bouc, le bouc se sauva et entra par un trou (fait au mur d'enceinte d'un village ou d'un quartier). L'hyène prit le bouc par la patte de derrière. Le bouc dit : "Grand frère hyène, cela n'est pas mon pied qui est entre tes mains, c'est le bois du trou."

L'hyène lâche la patte du bouc et prit le bois. Le bouc lui dit : "Vieux sot ! C'est mon pied qui était dans ta main, tu l'as lâché pour prendre le bois ; me voilà parti."

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Baba min tè shò dun

Baba ko a tè shò dun, fo bèè ko a ma ko "shòdunbali". Don kelen kèra, a ni a filanw najèlen, olu ye u kali ko a na shò dun. Baba ko ko ale tè shò dun abada. Baba teriw ye nyògòn najè ka a fò Baba ka sungurun ye ko ni o sera ka dabali kè fo Baba ka shò dun, ko u na o sara nyuman na.

Baba ka sungurun ye su saba kè, a tè sunògò. A bè si ka a ka kamalen fyè, ka a digidigi, ka a naani, ka kòròfò dumanninw fò a ye fo dugu bè jè. A su sabanan fajirida, Baba ko : "N kanubaga, i bè mun nyini n fè sa ?" A ka sungurun ko : "Ne teri, dinyè bèè ko e tè shò dun mògò si bolo ; ne ye a kanu i ka shò dun ne kelen bolo. O kama, n na a dòn ko n ko ka di i ye, ko i bè n fisaya mògò tò bèè ye."

Baba ko : "O dama don wa ? O man gèlèn : shò tobi sini su la, ni dugu tilala fo bèè sunògòra, n na a dun." Baba ka sungurun ye shò tobi ka kèfèn bèè dò kè a la ka a diya fo mògò tè shò suma bèrè minè a la. A ye Baba lakunun ka shò sigi a kòrò.

Baba ko : "I dalen bè mògò kelen min na, ni i gundofònyògòn don, i dun tè i kònò fò mògò ye fo o kelen, taga o tigi wele ka na." Muso taara a gundofònyògòn wele. O mògò kelen nanen, Baba ko a ma : "I fana dalen bè mògò min na, ni i gundofònyògòn don, taga o wele ka na." O taara a gundofònyògòn wele, o nana. Fo a taara a dafa mògò tan na.

Baba ko a ka sungurun ma : "N teri, ne tè shò dun abada ni nin mògò tan tun na a dòn ko ne ye shò dun e bolo, dinyè bèè yèrè tun na a dòn." O de ye a to Segu faama ka jònkèkuntigi ko ko muso tè mògò si gundofònyògòn ye.

Baba qui ne mange pas de haricots

Baba a dit qu'il ne mangerait pas de haricots, (il tint si bien sa parole) que tout le monde le nomma "shòdunbali" (qui ne mange pas de haricots). Un jour qu'il s'était réuni avec ses camarades, ces derniers jurèrent qu'il mangerait de haricots ; Baba dit qu'il ne mangerait jamais de haricots. Les amis de Baba se réunirent et dirent à l'amie de Baba que, si celle-ci s'arrangeait pour faire manger des haricots à Baba, ils la paieraient d'une bonne récompense.

L'amie de Baba passa trois nuits sans dormir, passant toute la nuit à éventer son ami, le masser, le caresser, lui dire de bonnes petites paroles jusqu'au matin. Au petit jour de la troisième nuit, Baba dit : "O mon aimée, quelle est donc la chose que tu désires de moi ?" Son amie dit : "O mon ami, tout le monde dit que tu ne mangerais des haricots de la main de qui que ce soit ; je désire que tu manges des haricots de ma main à moi seule ; alors je saurai que tu m'aimes et que tu me préfères à toutes les autres personnes."

Baba dit : "N'y a-t-il que cela ? Ce n'est pas difficile ! Fais cuire des haricots demain soir, et au milieu de la nuit, alors que le monde sera endormi, je les mangerai." L'amie de Baba fit cuire des haricots, et y ajouta toutes sortes d'épices, de telle façon qu'on sentait à peine le goût des haricots. Elle réveilla Baba, puis posa les haricots devant lui.

Baba dit : "Va appeler celle qui est ta personne de confiance et ta confidente, et ne révèle ton secret à personne d'autre qu'à elle." La femme alla appeler sa confidente ; cette personne arrivée, Baba lui dit : "Toi aussi, va chercher ta personne de confiance et ta confidente." Celle-ci alla chercher sa confidente qui arriva, (et ainsi de suite) jusqu'à ce qu'il y eut dix personnes réunies.

Baba dit (alors) à son amie : "Mon amie, je ne mangerai jamais de haricots ! Si tu m'avais fait manger des haricots, ces dix personnes l'auraient su et tout le monde également." C'est pour cela que le chef des captifs du roi de Ségou a dit que la femme n'est (ne devrait pas être) la confidente de personne.

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Misikunkolo

Cèkòròba dò, mògòw y'a ka misi faga, ka taa o kunkolo bila yòrò dò la ka sogo tila. Ayiwa, misitigi, o ko ale bè taa ci dò la, cè y'o ka misikunkolo sonyè, ka taa n'o ye a ka buguda la sisan. Denkè saba de b'a fè. A y'a fò a denw ye k'a bè taa misikunkolo ko kò la. Ayiwa, cèkòròba taara misikunkolo ko. Misikunkolotigiw, u y'a misikunkolo nyini, u ma a ye. Dòw ko : – Aa ! Cèkòròba nin y'a ta dè ! U ye sira minè ka taa cèkòròba ka du kònò. U taara nyininkali kè : – Ko yali, ko a' fa bè min ? Denkè kògòlen, o ko : – Baba taara misikunkolo ko kò ra. Denkè ncinin ko : – Tinyè tè dè ! A ma taa misikinkolo ko kò ra, a taara misikunkolokokònin. – Aa ! Ko a taara misikunkolokokònin ? – Ko hòn. – Ko a' ye taa a wele ka na, ko dugutigi mago b'a la. A taara dugutigibulon rò. U y'a nyininka, ko : – Cèkòròba o, ko e de y'a misikunkolo sonyè waa i ma a sonyè ? Ko ale ma misikunkolo sonyè. Denw taara misikunkolo bò, ka na a kè daga rò. Ayiwa, u bè ka a tobi sa tuma min, misikunkolo jara, ji jara a la. U ko : – Ee ! Cè ! An bè taa nin fò baba ye cogo di ko ji jara misikunkolo la ? Den ncinin ko : – A' ye to ne bè taa a fò. U ko : – Wa taa a fò ! A sinna ka boli ten. – Ko baba, ko jasaga nin ! Fa ko : – Bataraden ! Ko nyènin pirinpirin iko filen fa ji ! Cè, a nana filen fa ji la ka a kè a rò. Ayiwa, a nana mòn. U ko : – Ee ! K'a mònna, k'an bè taa a fò baba ye cogo di ? – Ko èè ! A' ye ne bila ko n bè taa a fò ! U ye den ncinin bila a taara. A ko : – Baba ! Baba ! Ko cè, Amònna denw ko u ka kòrò ni ne ye ! – Taa a fò u ye k'u ka nyèmalobaliya kunbò i kan, k'e wolola kabi jigin ka suma san don. U y'a jigin ka a sigi dugu ma. A sumanen sisan, u ko u b'a bila ga san fè, u ma se. – Ko cè ! An bè taa nin fò cogo di ? – Ko a' tè ne bila ka taa o fò wa ? – Ayiwa, taa a fò baba ye ko an kènyèna ka a bila ga san fè. A sinna ka boli ka taa ko : – Baba ! Baba ! N-bolo-tè-se denw ko k'i fo ! A ko : Maharaba ! Kolon-biri ! U taara kolon biri k'u sigi o san fè ka a da o san fè. N y'o ta yòrò min, n taara o bila yen.

La tête de vache

Il était une fois un homme, un chef de famille, qui avait fait abattre une de ses vaches. Ses gens étaient allés partager la viande en laissant de côté la tête, et lui-même partit faire une commission en laissant cette tête toute seule. Vint un vieil homme, qui déroba cette tête et l'emporta dans son campement. Cet homme avait trois enfants. Il leur dit qu'il s'en allait laver cette tête à la rivière, et partit. Les gens du propriétaire cherchèrent partout la tête disparue. En vain. Certains finirent par soupçonner le véritable voleur : – C'est sûrement ce vieux-là, dirent-ils. Et ils partirent chez lui. – Où est votre père ? demandèrent-ils. Et l'aîné répondit : – Papa est allé laver la tête de vache à la rivière. Immédiatement, le cadet lui répliqua : – C'est faux ! Il n'a pas dit qu'il allait laver la tête de vache à la rivière, il a dit qu'il allait à la rivière où on lave les têtes de vaches. – Ah, vraiment ? A la rivière où on lave les têtes de vaches ? demandèrent les gens. Eh bien, allez le chercher, il est convoqué par le chef du village. Le vieux se rendit à la convocation du chef de village.On l'interrogea : – Eh bien, Vieux, est-ce que toi oui ou non, qui a volé cette tête de vache ? Il répondit que ce n'était pas lui. Pendant ce temps, les enfants avaient pris la tête, l'avaient mise dans une marmite, et avaient commencé à la faire cuire. Lorsqu'elle commença à se dessécher dans le récipient, les enfants se dirent : – Eh bien ! Comment aller dire à papa que la tête est presque desséchée maintenant ? Le cadet s'empressa : – Laissez-moi y aller, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il courut d'un seul trait : – Papa, s'écria-t-il, mou-sec-ton ! – Petit insolent, lui répliqua son père, si tu te voyais, avec tes yeux comme deux calebasses pleines d'eau ! L'enfant repartit aussitôt, et avec ses frères, remplit deux grandes calebasses d'eau qu'il versa dans la marmite. Peu de temps après, ils se dirent : – Voilà que c'est cuit maintenant, comment aller dire ça à papa ? – Laissez-moi y aller, dit encore le cadet, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il partit en courant. – Papa, Papa, s'écria-t-il, les enfants de Cuicui prétendent qu'ils sont beaucoup plus âgés que moi ! – Va leur dire que c'est faux, et qu'ils cessent de te manquer de respect, répondit le père, et rappelle-leur que tu es né l'année du grand refroidissement. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, ôta la marmite du feu et la mit à refroidir. Bientôt, quand la viande fut à point, ils voulurent la mettre à l'abri sur le toit du hangar, mais ils étaient trop petits et n'y parvinrent point. – Comment faire, se dirent-ils, comment aller dire cela à papa ? – Laissez-moi y aller, dit le cadet, je vais le lui dire. – Très bien, dirent les deux autres, va lui dire qu'on n'a pas réussi à mettre la marite sur le toit du hangar. Alors, il courut à toutes jambes et s'écria : – Papa, Papa, les enfants de Bras-trop-court te saluent ! – Grand merci, Renverse-mortier, grand merci ! repliqua le père. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, renversa le mortier, monta dessus, et ainsi put déposer la marmite à l'abri sur le toit du hangar. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.

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Cikèla n'a denkè Seri

Samiya selen, cè kelen ni a denkè Seri tun bè ci kè nyògòn u ka foro la. Don kelen kèra, fa sègènnen ko a denkè ma : "Seri, sènè kè kosèbè sani ka n segin, n bè taa banakò." Fa taar'i sigi jiriba dò jukòrò ka to yen kabini sògòma fo ka wulada sera. A seginnen, denkè ko a ma : "Baba, i ye mun kè kabini sògòma ina fo sisan ?" Fa ko : "N sigilen tun bè jiriba dò kòrò, n ye nyè kòròta ka san filè, n ye numukè kèmè ye nègèda la jiri bara u si tè si lakodòn." Denkè ma kuma ; u fila taara so.

Dugu jèlen, u seginna ka taa u ka foro la. Denkè ko : "Baba ! N bè taa banakò. A taar'i sigi fo wulada sera. Fa siranna, a donna wulèba la ka den nyini k'o ye. Seri kelen k'a fa senkan mèn, a y'a nyè kòròta ka sankolo filè. Fa ko : "Seri, mun b'i sòrò ? Kabini sògòma fo sisan i bè san filè?" Denkè ko : "Baba, kabini sògòma n ye kònò dò dabòlò ye, hali sa n ma kònò yèrè ye fòlò. Fa ko : "Ee ! O kònò dun bè taa sigiyòrò jumèn na ?" Denkè ko : "Baba ! I ye jiri min kofò kunun a bè taa i sigi o bara !"

Le cultivateur et son fils Séri

L'hivernage arrivé, un homme et son fils Séri cultivaient ensemble leur champ. Un jour, le père fatigué dit à son fils : "Séri, fais bien la culture en attendant que je revienne ; je vais aux cabinets." Le père alla s'asseoir sous un grand arbre où il resta depuis le matin jusqu'au soir. A son retour, le fils lui dit : "Papa, qu'as-tu fait depuis ce matin jusqu'à présent ?" Le père dit : "J'étais assis sous un grand arbre, j'ai levé les yeux pour regarder en haut, j'ai vu 100 forgerons qui forgeaient du fer dans l'arbre et aucun d'eux ne voyait les autres." Le fils ne dit mot. Tous les deux rentrèrent à la maison.

Dès le lendemain matin, ils retournèrent à leur champ. Le fils dit : "Papa, je vais aux cabinets." Il alla s'asseoir jusqu'au soir. Le père eut peur (pour son fils), entra dans la brousse, chercha son fils et le retrouva. Séri, ayant entendu le bruit des pas de son père, leva les yeux et regarda au ciel. Le père dit : "Séri, que t'est-il donc arrivé ? Depuis ce matin jusqu'à présent tu regardes le ciel ?" Le fils dit : "Papa, depuis ce matin, je vois le bec d'un oiseau qui passe, et jusqu'à présent je n'ai pas vu l'oiseau lui-même." Le père dit : "Oh ! Où donc va se poser cet oiseau ?" Séri dit : "Hé ! Papa, il va se poser sur l'arbre dont tu as parlé hier !"

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Denfasafili

Nsiirin. Nin kèra muso dò n'a den ye. Ayiwa, Ala kòni y'a kè, kabini muso nin, n'a donna furu la, a ma den wèrè sòrò denmusonin kelen kò. O denmusonin kelen fana, aa ! Ala nana bana bila o la, k'o fasa. Ka a fasa, ka a fasa. Hali mògò tè sòrò dugu kònò, min bè hali den laminè a ye. O tuma, a dabali nana ban, denko nin na. Don dò la, a nana den nin da a kò rò, ka taa kungo kolon rò. Ayiwa a y'a dòn ka a fò a tè so da fè fewu, mògò nyè t'a la, a taara den nin foni, ka a fili kungo kolon rò. Ayiwa, a ye den nin n'a bamunanfinin fili yen, a y'i kòsegin ka na so. A natòla, a taara kòlònda la, a selen kòlònda la, a ye ntorinin ta, k'o da a kò rò, ko ale bèna o kè a den ye. Sabu ale den fasara, a nana ntori nin bila a ka so kònò, ko o na ale ka nyòninw susu, o na ale ka naninw susu. O tuma, ntorinin b'a bolo lamara la yen. Ayiwa, jinèw fana nana den min fasalen fililen bè kungo kolon la yen, jinèw nana o ta k'o lamara. K'o kè npogotigi kògòlen ye. K'o bonya, o ye bonya dan ye. N'a tèmèna i la, fo i ja bè bò. O tuma, den nin, o kòni tora jinèw bolo yen. Ayiwa, muso nin, ale bè nyò kè ntorinin kun ka taa kungo rò, ko o ka o susu ka a bila ale nyè. O jinèw fana b'u to u ka masaya rò, ka denmuso nin bila ka na dugu kònò. N'a nana dugu kònò, a bè taa ba ka bonda la. Ba bè ka nyò min sigi ko ntorinin k'o susu, a b'o ta k'o susu, k'o bunten k'o mugubò k'o sigi ba nyè. Ba mana na, a bà fò : – Hòn, nin ka nyi dè ! Ni ne bè ka n den pasa nin to n bolo yan, o bè se ka nin nyògòn kè wa ? O tuma, o kòni tora ten. Ale mana nyò o nyò bila ko ntorinin k'o susu, denmuso nin bè bò kungo rò jinèw fè yen, ka na nyò nin ta ka a susu. Ayiwa, musokòrònin kolasògòbèla, o kòni tè jò, a tè sigi, o nana don dò la ka na a sòrò denmusonin bòlen bè kungo rò, ka na a sòrò a bè ka nyò nin susu. Ayiwa, o ma fèn fò, o taara a ka so. Ba nin bòlen kungo rò, o nana ba nin yòrò, a ko : – N terimuso, a ko e bè nyò o nyò kè ntorinin kun, ko a ka a susu, a ko ntorinin tè se ka nyò susu koyi ! A ko i taara i den fasa min fili kungo rò dè, a ko o de kèlen bè npogotigi belebele ye bi, n'a tèmèna mògò o mògò na, bèè ja de bè wuli. O tuma, o de bè na e ka nyòw ta, k'u susu yan, k'u susu, , k'u mugubò, ka a sigi e nyè yan. Muso nin a dabali banna. Sabu a yèrè y'a dòn a taara den nin fili ka a to cogo min na. N'a fòra ko npogotigi kògòlen bè, ko o bè na ale ka nyò kè ntorinin kun, ka nyò ta ka a sigi ga kun na ; ayiwa, bilali kolonnin b'a fè yen, k'o ta, k'o sèmè kogo la, ka don k'i sigi o jukòrò. Ayiwa, tile nana gan, denmuso nin, nyanyoroba nyanyoroba, a nana, ka na don du la, ka gakun mafilè ka nyò sigilen ye, ka a ta ka a susu. A ye nyò nin susu, ka a bunten, ka a mugubò, ka a tèèntèèn, ko o b'a sigi ga la yòrò min na, ba ye bilali kolonnin tan ka a bin ko ale b'i toron a kan, dennin y'i pan pororo ka bò, ka taa kungo kolon rò jinèw yòrò la a nò la yen. O tuma, muso nin y'a jira, a ko mògò, i den fasa o fasa, i kana taa a fili. A bè laban min na, i t'o dòn. O tuma, denfalafili, o dabilara, ka a da nin muso ka ko kèta kan.

L'enfant abandonné

Conte. Il était une fois une femme et sa fille. Dieu fit que cette femme n'eut jamais d'autre enfant que celle-ci, et Dieu fit aussi que la petite tomba malade et se mit à dépérir, à dépérir, à dépérir. Elle était si maigre que personne au village ne voulait s'occuper d'elle. Alors la femme se désespéra pour cette enfant. Un jour, elle la mit à son dos, et partit loin, très loin dans la brousse. Quand elle fut arrivée loin, très loin hors de tout regard, elle détacha l'enfant et la jeta là, avec le pagne qui l'attachait à son dos. Pour elle revint, seule, au village. En arrivant, elle passa près du puits, y prit un crapaud, le mit à son dos et dit que ce crapaud serait son enfant : puisque sa fille avait dépéri, elle prendrait ce crapaud chez elle, afin qu'il pile son petit mil pour sa petite sauce. Elle éleva donc le crapaud. L'enfant qu'ele avait abandonnée dans la brousse fut recueillie par les génies qui l'élevèrent et en firent une grande et belle jeune fille. Grande, bien en chair, et belle à faire peur. Elle vécut au milieu des génies. La femme, elle, donnait chaque jour au crapaud un peu de mil qu'il pilait pour elle. Dans leur immense mansuétude, les génies accordèrent à la jeune fille la permission de retourner dans son village. Elle vint donc, et chaque jour. Lorsqu'elle venait, elle allait jusqu'au seuil de la maison de sa mère, et prenait là le mil que celle-ci avait donné à piler au crapaud La jeune fille pilait ce mil, en ôtait le son, le réduisait en farine, et le disposait pour sa mère. Lorsque celle-ci revenait, elle se réjouissait en disant : – Si j'avais gardé cette enfant toute souffreteuse, jamais elle n'aurait fait le travail que ce crapaud accomplit pour moi ! Les jours passèrent. Chaque matin, la femme donnait du mil au crapaud, chaque matin la jeune fille venait de la brousse, loin, loin, loin, là où sont les génies, et prenait ce mil qu'elle pilait avec soin. Un jour, une vieille femme – une de ces petites vieilles qui fouinent partout et finissent par tout savoir – s'en vint au moment où la jeune fille se mettait à piler. Elle ne dit rien et rentra chez elle. Mais quand la mère revint, elle s'en alla la trouver et lui dit : – Ma chère amie, tout ce mil que tu donnes à ton crapaud, ce n'es pas lui qui le pile. La petite fille souffreteuse que tu es allée jeter dans la brousse est devenue grande et belle, belle à faire peur ! et c'est elle qui vient le piler et t'en disposer la farine. Alors la femme resta interdite, car elle n'avait pas oublié ce qu'elle avait fait, comment elle s'était débarrassée de son enfant. Elle ne parvenait pas à croire que cette enfant-là était devenue une grande et belle jeune fille, et que cette grande et belle jeune fille revenait à présent piler pour elle. Le lendemain, la femme disposa son mil sur le toit du petit hangar, puis prit une vieille natte qui se trouvait là, l'appuya contre le mur et se cacha derrière. A la fin de la matinée, au moment où la chaleur commence à monter, la jeune fille arriva en balançant ses belles hanches ; elle vit le mil qu'on avait préparé sur le toit du petit hangar, le prit et commença à le piler. Elle le pila, le réduisit en poudre, en fit une belle farine qu'elle tamisa. Lorsqu'elle voulut la mettre sur le toit du hangar, la mère d'un coup de pied renversa la natte et se jeta sur elle, mais la jeune fille, plus leste, s'échappa de ses mains et s'enfuit dans la brousse où elle retrouva les génies, et jamais elle ne revint. Voilà : l'histoire de cette femme montre que jamais on ne doit abandonner son enfant si souffreteux soit-il. Qui peut savoir ce que deviendra un enfant ? C'est à partir de ce jour et à cause de cette femme qu'on cessa d'aller abandonner dans la brousse les enfants souffreteux.

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Tinba ni suruku

Nsiirin. N y'a da tinba ani suruku la. Suruku bè yaala la, kòngò b'a la. A taara n kòrò tinba dalen sòrò, jirisunba kòrò. A ko : – N kòrò tinba, e dalen bè yannò, e tòlòlen don, yala kèlèfèn bè e bolo ? A ko : – Kèlèfè tè n bolo – Ko yala nyin b'i da wa ? Ko nyin t'a da. – Ko o tuma na ni mògò bagara e ma sisan, e bèna mun kè ka a kèlè ? A ko : – Ne kòni bè yannò Ala ka mara la. Suruku ko a ma : – I da yèlèn, i da yélèn n ka a lajè ni nyin b'i da. A y'a da yèlèn, suruku y'a bolo don a da, a ko : – Aa ! Kòrò tinba, e faratilen don dè ! E dalen bè yan, e tòlòlen, nyin tè e da, ni mògò bagara i ma, ko jugu don dè ! Foyi tè e fè n'e bè se k'i yèrè kisi, ne ye n bolo don e da, ne nyè b'a la nyin fosi tè e da. E tòlòlen don. A ko : – Ne kòni bè Ala ka mara la. Suruku taara, ka taa i munumunu, ka segin ka na. A ko : – N kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? – Ko a dalen bè yan. Ko a dalen bè Ala ka mara la. – Ko tinyè na nyin t'i da ? – Ko nyin t'a da. – I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn, a y'a bolo don. O y'a sòrò nyin tè tinba da. A taara, a seginna ka na : – N kòrò tinba, i sigilen bè yan hali bi wa ? E kòni sigilen bè jirisuma nin na, i tòlòlen don, nyin t'i da. Mògò o mògò bagara i ma, i tè se ka foyi kè i yèrè ye. Fo Ala yèrè kelen, i yèrè ye min fò. I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn. A y'a filè, nyin t'a da. A taara. A taara munumunu. A ma dumuni si sòrò. A seginna ka na tinba sòrò yennò. – Ko n kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? Ko a dalen bè yan. – I da yèlèn. A y'a sòrò foyi t'a da. A seginna ka taa. A nana, a ko : – N kòrò tinba, i faratilen dè ! Ni mògò min yaalatò nana bò e kan yan, a na kè baara ye. Suruku seginna ka taa i munumunu, ka segin ka na. A seginna ka na minkè, a nana n kòrò tinba sòrò. – Ko tinyè na, nyin t'i da ? Ko nyin foyi t'a da. Wa tinba fana, o ku de ye a ka kèlèkèlan ye. Suruku taara munumunu ka segin kò fè ka na. A nana wururu ! Ko a bèna tinba furan. Tinba y'a ku bò ka a mana a nyè kan fo tasuma wulila a nyè na. A taara i jò kèrè fè. – N kòrò tinba, e ni jòni bè nyògòn na ? A ko : – N ni mògò si tè nyògòn na, n ma a tigi sòrò konyuman ! – Èè ! Ko ne jòlen bè fo yannò, ne nyè manana ko tasuma. Aa ! Ni i tun y'a tigi sòrò ko a na juguya ! O tuma na, suruku tèmèna ka taa. A seginna ka na. – Èè ! N kòrò tinba, e jijalen dè ! E ye fèn min kè, a ma a tigi sòrò, n ko tasuma bòra dè ! Ni i tun y'a sòrò, a na juguya dè ! Suruku tèmèna ka taa n'a sen fila ye. O ye ne ka nsiirin dan ye.

L'oryctérope et l'hyène

Conte. C'est l'histoire d'un oryctérope et d'une hyène – adversaires de toujours ! L'hyène se promenait, affamée. Elle vint trouver, couché à l'ombre d'un grand arbre, un oryctérope. – Grand-frère Oryctérope, tu es couché là tout seul, bien grassouillet, et tu n'as absolument pas te défendre ? – Absollument rien. – Mais au moins as-tu des dents ? – Pas une. – Mais alors, si quelqu'un vient pour te provoquer, comment vas-tu faire pour te défendre ? – Je suis ici sous la protection de Dieu. – Ouvre la bouche, ouvre grand que je regarde si tu as des dents. L'oryctérope ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. – Ah, Grand-frère, vraiment tu prends des risques ! Tu es là couché tout seul, bien grassouillet, et pas une seule dent ! Vraiment si quelqu'un te provoque, ça va être terrible pour toi ! Tu n'as absolument rien qui te permette de te défendre, j'ai mis la main dans ta bouche, effectivement tu n'as pas une seule dent à l'intérieur. Et puis si grassouillet... – En tout cas, je suis sous la protection de Dieu. L'hyène s'en alla, elle partit faire un tour, elle revint. – Grand frère Oryctérope, tu es encore la ? – Je suis là, je suis sous la protection de Dieu. – Est-ce bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Pas une seule. – Ouvre la bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. Elle constata que l'oryctérope n'avait pas une seule dent. Elle s'en alla, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, tu es encore là ! A l'ombre d'un arbre, tranquillement, bien grassouillet et sans une seule dent ? Si qui que ce soit te provoque, tu ne pourras rien faire pour t'en tirer par toi-même ! Dieu seul, comme tu l'as dit, pourrait te venir en aide ! Ouvre la bouche, que je regarde ! Et l'oryctérope ouvrit la bouche, et l'hyène regarda : pas une seule dent ! Elle s'en alla, elle partit faire un tour, elle ne trouva rien à manger, elle revint trouver l'oryctérope couché au même endroit. – Tu es encore là ? – Je suis là. – Ouvre ta bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, elle constata qu'il n'avait pas une seule dent, elle repartit, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, c'est bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Je n'en ai aucune. Or, comme chacun sait, si l'oryctérope n'a pas de dents, il a une queue ! L'hyène partit faire un tour, elle revint, elle se posta un peu en arrière, puis brusquement prit son élan et fonça sur l'oryctérope pour le balayer d'un seul coup ! A son passage, l'autre lui balança sur le museau une formidable claque, si fort, si fort que l'hyène en vit trente-six chandelles. Elle alla se rencoigner un peu plus loin. – Grand-frère Oryctérope, avec qui donc te bats-tu ? – Avec personne ! D'ailleurs je ne l'ai même pas touché ! – Eh bien moi qui suis dans mon petit coin, il m'en a pourtant rudement cuit. Si tu l'avais touché, qu'est-ce que ç'aurait été ! Et l'hyène s'en alla, et l'hyène revint : – Ah ! Grand-frère Oryctérope, vraiment tu es vaillant ! Tu n'as pas même touché ton adversaire, et pourtant c'était comme du feu ! Ah ! Si tu l'avais touché, ç'aurait été terrible ! Et l'hyène continua sa route, cahin-caha. Ainisi finit mon conte.

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Sinamuso fila : jugunin ni nkuman

N ye a tigè ka a da jònnin na. Nin kèra jugunin ni nkuman ye. Olu de tun bè cè kelen kun. Nkuman ko ale bè taa a kun digi. A taara ka taa a kun kofò kundigila ye. Kundigila bè fo jamana wérè la. Nkuman ko : Jugunin ma ni e kun digira ne ta nyè, ne kun tè digi dunya la bilen. Ne kunmugu bè to n kun. Jugunin ko : Ni Ala sònna a ma, e fana kun tè digi ne ta nyè. U bèè taara u kun kofò kundigila kelen ye. Kundigila nin bè dugu min na, o dugu tògò ye Foni. Kundigila yèrè tògò ye "Banyèba". Jugunin ni nkuman wulila. Jugunin taara se a balimaw bèè ma. A ye u biribiri furatu kòrò ka taa. Nkuman fana ye i labèn o tuma. U wulila minkè, u taara kundigiyòrò. Nkuman wulila ka taa yòrò yan. A taara i sigi jiribolo dò kan. O ye a sòrò jugunin dò birilen bè yen :

Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Jugunin dò ye i kanto jiri kòrò :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila a ye yòrò min bila a kò oka jan yan ni Segu ye. A taara i sigi jiri min na a ye sòrò jugunin dò bugulen bè yen. A ko :

Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè

Jugunin dò o ye a laminè jiri kòrò :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila a ko : "Ee jugunin dò bè yan tuguni !" A taara ka taa ka taa a ye yòrò jan don ani a cè, a taara i sigi jiri dò la tugun. A ko :

Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè

Jugunin dò ko :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila sa ka taa kundigila yèrè ka so. Jugunin dò tun bè kundigila ka daga jukòrò. Kundigila bè so min kònò a taara i sigi o kun cè ma. Jugunin bòra ka a kun da kundigila sen kan. A ko :

Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Jugunin ye a to sen kan a ko :

Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè

Nkuman wulila ka taa. A ko ale kun tè digi bilen. A ni a kunkolo tora ten.

Deux coépouses : le hérisson et le héron

De qui parlerai-je ? Voici l'histoire du hérisson et du héron.

Ils étaient mariés au même homme. Le héron dit un jour qu'il allait faire tresser ses cheveux. Il parla de sa coiffure avec une coiffeuse. La coiffeuse habitait dans un autre pays. – Si ta tête est coiffée avant la mienne, dit le héron au hérisson, je ne me ferai plus jamais coiffer en ce monde, je resterai avec une tignasse sur la tête. – Si Dieu le veut, répondit le hérisson, tu ne seras pas coiffé avant moi. Tous les deux prirent rendez-vous avec la même coiffeuse. La coiffeuse vivait dans un village qui s'appelait Foni. Elle-même s'appelait Ba Nyèba. Le hérisson et le héron partirent. Le hérisson rendit visite à ses frères. Ils les cacha tout le long du chemin sous des touffes de feuilles. Le héron aussi se prépara. Ils se levèrent et partirent chez la coiffeuse. Le héron se prépara et partit très loin. Il s'assit sur une brance d'arbre. Il trouva là un hérisson caché :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Un hérisson répondit sous un arbre :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron s'apprêta et parcourut une distance plus longue que d'ici à Ségou. Il se posa surun arbre près duquel un hérisson était caché. Le héron dit :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Un hérisson lui répondit sous l'arbre :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron lui dit : "Il y a encore un hérisson ici !" Il s'éloigna du hérisson, et alla s'asseoir sur un autre arbre. Il se mit à chanter :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Un hérisson lui dit :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron s'envola vers la maison de la coiffeuse. Un hérisson se trouvait caché sous le canari de la coiffeuse. Le héron se posa sur le toit de sa maison. Aussitôt le hérisson apparut et posa sa tête sur les genoux de Nyèba. Le héron dit :

Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

La tête sur les genoux de la coiffeuse, le hérisson répondit au héron :

Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !

Le héron s'envola et partit. Il jura que sa tête ne sera plus tressée. Depuis ce jour, il garde sa tête telle qu'elle est.

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Npogotiginin, mininyanba, ani numukè

Nsiirin. Nin kèra npogotiginin caman yye k'u bè taa nyin susu. Dennin dò, o ma tila a ka baara la joona. Npogotigi tòw kòròtòra ka taa nyinsusuyòrò la k'o to so. U ko : – Ni i b'a fè k'an ye, an bè furabulu tigè k'o bila sira la. N'o kèra, i b'an ye. U ye furabulu bila sira la. Finyè y'o ta ka taa o bila mininyanba ka sira la. Dennin taara se furabulu ma. A taara mininyanba ka sira fè. Mininyanba y'i kanto : – Hmm, jinè waa mògò ? Dennin ko mògò. – Ko mun dun ye e se yan ? – Ko ne ni tòw bè taa nyin susu. N ma tila baara la joona, u ye furabulu bila sira la, finyè y'o ta ka na o bila i ka sira la. – Ko n b'i nyin susu ka nyè, nka i kana yèlè mògò fè dè ! Ni i yèlèla mògò fè dòròn i bè sa. Dennin ko baasi tè, ale bè sòn. Mininyanba ye dennin nyin susu. Dennin taara o la U taara kòda la. U bè kò min tigè ka taa so, u sera o da la. U ko u b'u ko. U y'u ka finin bèè bò k'u ko. O kèlen, numukèba y'u ka fininw cè ka yèlèn n'o ye jiri san fè. Ni npogotigi min tilala koli la, o bè na i jò numukèba ma :

N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !

A b'a ka finin d'a ma. U tora o la, fo npogotigi bèè ka finin dira a ma. U bèè taara ka a tò to dennin ye. Dennin nana i jò :

N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so

Dennin ma sòn ka yèlè. Dennin seginna o kan tugun, numukèba ma sòn ka a ka finin di. A mèènna ka mèèn... dennin y'i kanto :

N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !

O kèra yòrò min, dennin bòra ka bin ka sa. U y'a cè ka taa n'a ye sudonyòrò la. U taalen n'a ye sudonyòrò la, a su donnen tuma min, mininyanba ye finyè wuli ka na filen kura ani galama kura nyini, ka ji kè a la k'o seri dennin kan, dennin wulila. A ye numukè faga o yòrò bèè la k'o su don. N y'a ta yòrò min, n y'a bila yen.

La jeune fille, le grand python et le forgeron

Conte. Il était une fois des jeunes files coquettes, qui voulaient se faire bleuir les gencives. Elles partirent toutes ensemble, à l'exception d'une seule qui n'avait pas encore fini son travail. Comme les autres étaient impatientes de s'en aller, elles la laissèrent chez elle en lui disant : – Ne t'inquietes pas, nous disposerons des feuilles sur le chemin pour que tu nous rejoignes. Ainsi firent-elles, mais le vent fit s'envoler les feuilles qui se retrouvèrent sur le chemin qui menait chez un grand python. – Hmm ! Hmm ! qui es-tu donc, dit le serpent, un génie ou un être humain ? – Un être humain, répondit-elle. Et elle se mit à tout raconter au python : qu'elle voulait, avec ses amies, se faire bleuir les gencives, que les autres étaient parties sans elle parce qu'elle n'avait pas terminé son travail, qu'elles avaient marqué le chemin avec des feuilles, qu'il les avait déposées sur le cheim menant chez le python. – Eh bien, dit celui-ci, c'est moi qui vais te bleuir les gencives, mais à la condition que jamais plus tu ne t'amuses avec qui que ce soit. Si jamais tu t'amuses encore avec quelqu'un, tu mourras ! La petite accepta, le python lui bleuit les gencives, et elle s'en alla. Elle rejoignit ses amies qui rentraient au village et ensemble elle arrivèrent au bord d'une rivière. Là, elles décidèrent de se baigner. Elle se déshabillèrent et se jetèrent à l'eau Quand elles furent toutes dans l'eau, un méchant forgeron qui était là ramassa tous leurs vêtements et les emporta à la cime d'un arbre. Alors, chaque fois qu'une fille sortait de l'eau, elle venait devant le forgeron et chantait :

Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.

Et le forgeron répondait :

Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !

Alors la jeune fille chantait :

Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !

Et le forgeron lui rendait ses vêtements. Toutes les jeunes filles firent ainsi, toutes, puis reprirent leurs vêtements, toutes, et il ne resta plus que la petite. Quand son tour arriva, elle vint devant le forgeron et chanta :

Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.

Et l'autre répondit

Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !

Mais la petite refusa. Elle reprit sa chanson, le méchant forgeron refusa de lui rendre ses vêtements. Et cela dura longtemps, longtemps Finalemant, la petite chanta :

Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.

Et quand l'autre répondit :

Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !

La petite accepta, et chanta :

Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !

Alors en prononçant ces mots, la jeune fille tomba et mourut. On la prit, on la porta jusqu'au cimetière. Au cimetière, on la mit dans la tombe. Alors un grand python arriva dans un tourbillon de vent, et prenant une calebasse et une cuiller neuves, aspergea d'eau la petite, l'aspergea, l'aspergea, et la petite se leva. Alors, sur-le-champ elle tua le forgeron et l'enterra. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.

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Sènèkèla ni jinèw

Nsiirin. N ye a da cè kelen da, cè kelen nin ka sènè dama tèmènna. Dugu bèè ko ko a bè senè kè a bè sènè kè. A taara sènè kè jinèw ka so da la. Jinèw bòra. Kabini a ye jele cun jiri kan jinèkè ye a denw labò, u ye a nyininka. Cènin tògò ye Sabunyuman. Kabini a ye jele cun jiri kan, ayiwa jinèkè ni a denw bòra. U ye dònkili min fò a ye dun. U nana i kanto a ma.

Jòni kan ye jiri tigè ? Sabunyuman ka ye jiri tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Jiritigè tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Jinèdenw ye jiri tigè ka o ban don kelen. A nana ka na waga bò. Jinèmuso bòra ka na i jò. A ko : "Jòni ka ye waga bò ?"

Jòni kan ye waga bò la ? Sabunyuman ka ye waga bò la. Aw ye wuli ka a dèmè. Wagabò tò tè si bi Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U ye waga bò ka o ban ka na nyò dan daminè. A ye nyòsi ta ka taa kungo kònò. Jinèw b``ora ka na u jò kungo kònò.

Jòni kan ye danni kè la ? Sabunyuman ka ye danni kè la. Aw ye wuli ka a dèmè. nyòdan tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U ye nyò dan ka a ban ka na nyò falen ka a ban. Nyòtigè nana se. A nana muru don nyò la. Jinèkè ni a denw bòra ka na u jò.

Jòni kan ye nyò tigè ? Jòni kan ye nyò tigè ? Sabunyuman ka ye nyò tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Nyòtigè tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U wulila ka nyò tigè ka a ban. Sani u ka tila, Sabunyuman muso nana ni to ye ka a di a ma. Ayiwa, murumurulen sigira a kò la. Sabunyuman ko a ma na n ka i ka murumurulen ci. A wulila ka murumurulen ci a muso kò la. Jinèmuso bòra ni a denw ye.

Jòni kan ye muso gosi ? Jòni kan ye muso gosi ? Sabunyuman yèrè bè muso gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Musogosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Jinèw ye muso minè ka a gosi ka a faga. Ayiwa, den nana ka na i bolo da a kun ka kule, fa ye busan ta ka den gosi.

Jòni kan ye den gosi ? Jòni kan ye den gosi ? Sabunyuman yèrè bè den gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Dengosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

U nana den minè a la ka a gosi ka a faga. Cè yèrè sigilen tora a bè kasi la. Murumurulen dò ye a cin. A ye o ci a woro kan ni a bolonkòni ye. Jinèw wulila ka na o yòrò la.

Jòni kan ye yèrè gosi ? Jòni kan ye yèrè gosi ? Sabunyuman yèrè bè yèrè gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Yèrègosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman la.

Jinèw nana jè Sabunyuman la ka a gosi ka a faga. Ayiwa, a gosira ka a faga. A ka nyò yèlèmana ka a kè tonkun ye kungo kònò. N ye o sòrò yòró min n ye o bila yen.

Le cultivateur et les génies

Conte. C'est l'histoire d'un homme qui cultivait à l'excès. Tout le monde disait qu'il cultivait bien. Un jour, il il cultiva sur la terre des génies. Les génies sortirent. Dès que l'homme donna son premier coup de hâche sur un tronc d'arbre, le père-génie et ses enfants sortirent et interrogèrent l'homme. Il s'appelait Sabunyuman. Dès qu'il donna le premier coupde hâche sur le tronc, le père-génie et ses enfants sortirent. Ils se mirent à chanter. Ils dirent ceci :

Qui coupe du bois ? Sabunyuman coupe du bois. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de bois non coupé Du bois de Sabunyuman. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les enfants-génies coupèrent tout le bois en une seule journée. Ensuite, Sabunyuman se mit à défricher le terrain. Une femme-génie arriva et demanda : "Qui défriche ce terrain ?"

Qui défriche ce terrain ? Sabunyuman défriche ce terrain. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de terrain non défriché Du terrain de Sabunyuman.

Les génies défrichèrent le terrain et la culture du mil commença. Sabunyuman se rendit dans son champ avec la semence de mil. Les génies sortirent.

Qui sème ? Sabunyuman sème. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de semence de mil aujourd'hui. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies finirent de semer. Le mil poussa en abondance Puis vint la récolte. Sabunyuman commença à récolter son mil. Le père-génie sortit, accompagné de ses enfants.

Qui fauche le mil ? Qui fauche le mil ? Sabunyuman fauche le mil Levez-vous et aidez-le. Ce soir, tout le mil de Sabunyuman doit être fauché Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies fauchèrent le mil. Avant de le finir, la femme de Sabunyuman lui apporta son repas. Alors, un insecte se posa surle dos de la femme. Sabunyuman lui dit : "Approche, je vais tuer cet insecte." Sabunyuman frappa l'insecte sur le dos de son épouse. La mère-génie et ses enfants entendirent le bruit et sortirent

Qui frappe sa femme ? Qui frappe sa femme ? Sabunyuman frappe sa femme Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de la battre Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies saisirent la femme, la frappèrent et la tuèrent. L'enfant arriva et cria au secours de sa mère, son père se mit à le frapper.

Qui frappe son enfant ? Qui frappe son enfant ? Sabunyuman frappe son enfant Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre l'enfant Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Ils saisirent l'enfant, le frappèrent et le tuèrent. Alors Sabunyuman se mit à pleurer. Un insecte le piqua, de ses doigts, il l'écrasa sur sa cuisse. Les génies arrivèrent aussitôt.

Qui se frappe ? Qui se frappe ? Sabunyuman se frappe Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre Sabunyuman Jègèbugu jèsè Sabunyuman.

Les génies saisirent Sabunyuman, le frappèrent et le tuèrent. Ils le frappèrent vraiment à mort. Son champ de mil se transforma en broussaille. Je laisse ce conte où je l'ai trouvé.

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Jaraden min bè fèn bèè faga

N ye a tigè. Ayiwa, n ye a da nin na nin bilakoronin kelen. A fa ye a jaman a ba ye a jaman. U tè fosi fò cènin ye. Hali cènin mana mogò tèmèntò faga, u tè fèn fò a ye. Cènin taara kungo kònò don dò a ni bilakorow. A taara sagagènyòrò la. A bo kètò a ye jaradennin sòrò tu kòfè, a ye jaradennin minè ka na ni a ye so. Ka na a di a fa ma. A ko ne ye jaradenin tòmò." O ko a diyara n ye. A ko taa jaradennin bila i ka sagadennin fè. A ka to o fè. A taara ni jaraden ye. Dugutigi ko a ko jaraden tè mara so kònò koyi. A ko jara tè sokònòfèn ye. Fa ko ale den ka jaraden tè faga kòni. Ba ko ale den ka jaraden tè faga. Ayiwa, jaraden tora sagaw fè. Jaradennin nana bonya. Don dò a wulila a ye saga kelen minè.

Cènin bolila a nana a fò a fa ye. A ko n fa jaraden ye saga minè. A ko ayi ko jaraden ma se saga minè ye. A taara. O dugujè a ye saga filanan minè. Cènin bolila ka na a fa fè yen. A ko n fa n fa jaraden ye saga minè. Fa ko cènin wo jaraden bè i dege a tè se. Ayiwa u tora ten. Jaraden ye sagaw ban ka se baw ma. O don cènin nana i jò ka dònkili da. A ko :

Baba, jaraden ye ba minè bi sa Baba, jaraden ye ba minè bi sa Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se

Jaraden ye baw ban minè na, a nana bila sow rò. A ye so fila minè. A nana :

Baba, jaraden ye sokè minè bi Baba, jaraden ye sokè minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se

A ye sow ban a nana bila a ka faliw rò. A ye fali fila minè. A bolila ka na. A ko :

Baba, jaraden ye fali minè bi Baba, jaraden ye fali minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se

Jaraden ye baganw bèè ban tuma min na. Don dò, jaraden bolila ka na fa dalen kòrò ka taa i pan ka i kè a kan. Ale ye i dalen to. Cènin nana :

Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi

Ba ko ale bè boli. Jaraden ye fa minè ka ba minè ka a kòròkè minè ka a yèrè minè ka u bèè dun. A tilala ka i pan ka bò kogo fè ka taa. N ye sòrò min n ye a bila yen.

Le lionceau qui tue tout le monde

Voici le conte que j'ai choisi. Bon. Je vais parler d'un bilakoro*. Son père l'avait gâté, sa mère l'avait gâté. Ils ne lui avaient jamais rien dit. Même si ce garçon tuait un homme qu'il rencontrait, ils ne lui disaient rien. Un jour, le garçon alla dans la brousse avec les autres bilakoros. Il alla au pâturage des moutons. En faisant ses besoins, il trouva un lionceau derrière un bosquet, il l'attrapa, l'amena à la maison. Il le donna à son père. Il dit : "Père, j'ai ramassé un lionceau." Le père lui répondit : "Cela me fait plaisir, va mettre le lionceau avec le petit mouton, tu vas le garder avec lui." Il partit avec le lionceeau. Le chef de village dit : "Vraiment, on ne garde pas un lionceau dans la maison, le lionceau n'est pas à garder dans la maison." Le père de l'enfant répondit que le lionceau de son fils n'était pas non plus à tuer. Sa mère aussi dit que le lionceeau de son fils n'était pas à tuer. Bien. Le lionceau resta avec les moutons. Il grandit. Un jour, il se leva et attrapa un mouton.

Le garçon courut, il vint dire cela à son père. "Père, dit-il, le lionceau a attrapé un mouton. "Le lion n'arrive pas à attraper un mouton", dit le père. Le garçon partit. Le lendemain, le lionceau attrapa un second mouton. Le garçon courut chez son père. "Père, père, le lionceau a attrapé un mouton. "Mon fils, répondit le père, le lionceau apprend, mais ne réussit pas." Bien. Ils en restèrent là. Le lionceau tua les moutons et s'en prit aux chèvres. Ce jour, le garçon vint et se mit à chanter. Il dit :

Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas

Le lionceau tua les chèvres, il s'en prit aux chevaux. Il en prit deux. Le fils vint :

Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas

Le lionceau tua les chevaux, puis vint le tour des ânes. Il en prit deux. Le garçon vint et dit :

Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas

Alors, le lionceau extermina tout le bétail domestique. Un jour, il se leva et vint près du père qui était couché, il sauta et l'attaqua. Le père resta couché. Le fils arriva :

Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi

La mère voulut s'enfuir. Le lionceau attrapa le père et la mère, prit l'aîné du garçon, prit le garçon lui-même et les a tous mangés. Après il sauta par-dessus le mur et s'en alla. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets là.

* bilakoro = (garçon) incirconcis

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Binba

Binba ye n malo de, malo, Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè k'i kun da n kun kan walayi ! a ye n saamè k'i nyè don n nyè na walayi ! a ye n saamè k'i nèn don n da la walayi ! a ye n saamè k'i bolo da n bolo kan walayi ! a ye n saamè k'i kògò da n kògò kan walayi ! a ye n saamè k'i disi da n disi kan walayi ! a ye n saamè k'i woro da n woro kan walayi ! a ye n saamè Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè

Bimba

Bimba m'a fait honte, honte, Bimba m'a fait honte ! Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa tête sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses yeux dans les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa langue sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son bras sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses seins sur les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son torse sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses cuisses sur les miennes Ah ! quelle impudeur ! Bimba m'a fait honte Ah ! quelle impudeur !

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J'espère encore que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !

Hery
Cherche hôtel à Belo Horizonte (Brésil) English translation pending
by Delphf · 2014-02-12 · 7 replies
Bonjour à tous !

Je pars au Brésil au mois de septembre et durant mon voyage je vais faire une halte dans le Minas Gerais pour visiter Petropolis, Tiradentes, Ouro Preto. Je vais finir mon trip à Belo Horizonte où j'aurai un vol pour Salvador de Bahia. Le vol étant à 11h je préfére passer une nuit à Belo Horizonte afin de ne pas risquer de manquer l'avion (route depuis Ouro Preto, voiture de location à rendre etc..)

Pouvez-vous me dire si l'on peut rejoindre rapidement l'aéroport de Belo Horizonte (Trancredos neves) depuis le centre ville ou s'il vaut mieux que je me trouve un hôtel proche de l'aéroport? Et si par la même occasion, vous avez de bonnes adresses à me conseiller (pas trop cher) ce serait super !

Merci par avance ! 😉
Feu d'artifice du Nouvel An près de Cais do Sodré English translation pending
by Sylessonne · 2013-11-16 · 4 replies
Bonjour, j'hésite pour réserver un restaurant sur les quais près de Cais do sodré pour le réveillon du jour d'an. Ai je une chance de voir le feu d'artifice sans avoir à me déplacer jusqu'à la place du commerce ? Certains me parlent de repas sur bateau, style bateau mouche, avec balade, repas et danse mais je ne fais pas parti d'un groupe, je ne sais pas où réserver et j'ai peur d'avoir beaucoup de monde. Quelqu'un a t il une expérience sur ce style de repas?
Croisière transatlantique brésilienne sur le Costa Magica English translation pending
by Lucdi · 2009-03-22 · 19 replies
Bonjour à tous,

Nous allons faire une transatlantique jusqu'au Brésil au mois de novembre prochain sur le costa MAGICA. Qui d'entre vous pourrait nous renseigner à propos des excursions, visites sympas à faire soi même lors de ces arrêts:CasablancaMindelo (CAP VERT)Fortaleza (BRESIL)Recife "Mació "Salvador Bahia "Ilheus "Rio "

merci d'avance.😉
Que faire à Vientiane et alentours? English translation pending
by GeorgesOZ · 2008-07-14 · 18 replies
Voila, je vais passer 4 ou 5 jours a Vientiane en debut aout. Nous aimerions bien combiner quelques visites interessantes et faire la fete, sortir danser le soir (une fois lancee, ma compagne thaie est un phenomene 😎), boire quelques bons verres dans une bonne anbiance etc... J' ai bien compris que les voyageurs qui ont plus de temps a passer au Laos ne voient pas trop d' interet a s' arreter a Vientiane, mais je suis sur qu' il y a quand-meme quelques petites choses ineterssantes et sympathiques a y faire, non? Merci d' avance pour vos conseils 😉.
Cinq jours en Algarve en avril 2008 (Portugal) English translation pending
by Celilou · 2007-12-19 · 3 replies
Nous allons passer 8 jrs à Lisbonne en avril prochain.

Ensuite nous aimerions aller passer 5 jrs en Algarve.

On se questionne - la température en avril c'est comment? - On se déplace comment là-bas...à pieds, en bus etc..? - On visite quelles villes? - La mer est-elle assez chaude pour s'y baigner? - On loge où pour pas trop cher?

Merci à l'avance.

Céline
Retour de trois semaines en Thaïlande: itinéraire English translation pending
by Ionion · 2007-02-28 · 8 replies
Salut à tous, je rentre tout juste de mes 3 semaines de vacances en thailande, et je me suis dis que je pouvais peut être apporter mon aide à ceux qui partent et ne savent pas trop quoi prévoir et dans quel ordre. En 3 semaines on a fait :

arrivée à bangkok en soirée

4 jrs à bangkok : hebergement chez une relation à sukhumvit, emplettes de fruits frais au marché, visite du wat sakhet et du golden mount, visite de chinatown, ballade en long-tail boat sur les klongs de thonburi, visite du grand palais et du wat pho (temple du boudha couché), match de boxe thai au lumpinee boxing stadium, tailleur, petit tour au siam center, le tout en usant de tous les moyens de transport dispo et utilisable (impossible de prendre le bus faute de plan...) : moto-taxi, tuk-tuk, bateau-taxi, skytrain, metro souterrain, taxi...

trajet en bus pour Kanchanaburi (tôt le matin)

2 jrs 1/2 dans la région de Kanchanaburi : location de voiture pour 2 jours, tiger temple, baignade avec un éléphant (wang pho elephant camp), parc national (sao yok national park), 1 nuit dans le parc national sur la rivière Kwaï, baignade sources chaudes, baignade dans les chutes d'eau phatad (seuls au monde!), retour sur kanchanaburi pour la nuit (en guesthouse), petit tour vers le giant tree (!!!) puis

bus local pour lopburi, via sophanburi (nuit en hôtel à lopburi)

1 jr à lopburi : ballade dans les marchés, passage du temple des singes

train de nuit pour Chiang-mai

3 jrs 1/2 à Chiang mai : hébergement en guest house, ballade en ville, à pied et à vélo, bazar de nuit, trek 2 jrs/1 nuit, puis massage traditionnel thailandais

vol(s) interne(s) pour koh Samui (via bangkok), arrivée de nuit (1 nuit en bungalow)

Bateau pour koh Tao

5 jours à koh Tao, tanote bay : snorkeling depuis la plage, baptême de plongée bouteille, sortie snorkeling et....farniente!!

vol interne pour bangkok (1 nuit sur place)

Vol international pour Paris :(

On est parti juste avec nos vols secs, les hebergements ont été trouvé sur place (sans reservation), pour les trajets internes on est allés au TAT (tourism authority of thailand) à bangkok en début de séjour.

Voilà, j'éspère que j'ai pu un peu vous aider et si vous avez des questions n'hésitez pas!

Marion

PS : je ne m'étale pas, c'est pas le but de mon post, mais j'ai vraiment adoré ce voyage!!!!!!!
Mes conseils de sécurité pour le Brésil English translation pending
by Sofia · 2003-08-11 · 5 replies
Salut!

Bon alors comme je reviens du Brésil et que je lis sans cesse des trucs sur ce site sur le Brésil et sur la sécurité voilà ce que j'ai a dire... Mais surtout j'aimerais rassurer certains et conseiller d'autres gens sur les régions que j'ai visité. J'y suis passé 6 semaines en tant qu'étudiante et touriste et laissez moi vous dire que comme bien des voyageurs, le Brésil me faisait un peu peur a cause du climat de violence. Mais voilà que je suis revenue chez moi en un seul morceau avec tous mes bagages. Oui c'est vrai que le Brésil c'est dangeureux mais il faut savoir être aux bons endroits aux bons moments. Si vous avez à passer quelques jours dans une ville pourquoi ne pas faire des activités de touristes si vous avez peur d'aller explorer. Je crois que la chose la plus importante c'est de ne pas avoir l'allure d'un touriste. Dès votre arrivée observer le look des brésiliens et courez vous acheter des sandales en plastique. Moi j'ai compris très vite que le truc pour éviter les ennuies c'est de passer inapercu. Et c'est beaucoup plus simple qu'on peut le croire (si bien sûr on n'a pas son 70 litres sur le dos!!). Une fois légèrement bronzé, quelques mots en brésiliens en poche et quelques attitudes brésiliennes dans le corps vous êtes en buizness. A noter que les brésiliens font très peu de salut de la main, il utilise le pouce dans les airs pour dire salut, ok, c'est bon. A adopter dès que l'avion atterit, c'est un must!

Pour ce qui concerne la violence, il est clair que certaines villes sont pires que d'autres... Mais une favelas reste une favelas alors éviter de vous y approcher. La police très corrompue dans les favelas ne vous aidera surement pas et demander vous aussi une chose: qu'est-ce que vous avez à faire là? Allez donc dans un autre pays pour voir la pauvreté et de toute façon la pauvreté n'a rien d'une attraction c'est un mode de vie à respecter, selon moi! Sinon dans les rues, promenez vous avec rien, sinon privilégier un sac en bandouillère banal. Parce qu'une fois sur la rue vous verrai bien assez vite que le sac à dos n'est pas très à la mode en ville. Ah aussi, éviter les guichets automatiques du type Banco do Brasil 24 horas sur les trottoirs, j'ai l'impression que retirer de l'argent là peut vous causer des ennuis. Les centres commerciaux et les banques sont favorables. Éviter de prendre le bus à Rio de Janeiro, même les habitants le déconseille, le métro est par contre très fiable.

Alors voici les endroits que j'ai vus au Brésil pour ceux qui ont le goût de me demander conseils ou de partager: Belo Horizonte et les alentours (j'y ai passé un mois pour mes études) et principalement les quartiers de Pampulha et Savassi (où je vivais et sortais), Diamantina (Biribiri, la Serra do Cipo), Ouro Preto (journée à Congonhas, Tiradentes, Mariana), Parque Estadual da Rola Moça (Serra do Curral), Parque Estadual do Rio Doce, Parque Nacional de Caparao, tous ça dans l'État du Minas Gerais, l'état d'Espirito Santo (Victoria, Santa Cruz), l'État de Rio de Janeiro (la ville elle-même), et Ilha Grande.

Tchau, até mais!
S'il vous plaît, réfléchissez avant de "donner" English translation pending
by Solene40 · 2019-10-21 · 70 replies
Coucou les voyageurs

Je m'excuse par avance si j'y vais un peu fort mais je suis quelque peu furax 😉.

Je rentre juste d'un voyage en Afrique (mais c'est pareil parfois en Asie) et j'ai été hallucinée par ce que j'ai vu.

2 exemples au hasard :

On roule ; devant nous, un 4x4 s' arrête, une touriste descend et, "ni ouch ni trouch" comme on dit chez moi, donne un sac à 2 gamins qui passaient par là pour repartir aussi sec !!

Un autre sur une plage, une voiture de touristes arrivent aussitôt entourés par une dizaine de gamins. Royalement, le monsieur donne un paquet de bonbons sans se soucier de faire une distribution individuelle, provoquant un pugilat général entre eux !

Mais quelle bonté, quelle générosité !!!

Grâce à des gens comme eux, quasiment tous les gamins croisés en voiture ou dans les villages te hurlent "donne moi des bonbons, donne moi un ballon, donne moi de l'argent...".

Grâce à des gens comme eux, ils croient que leur avenir c'est de "taper" les blancs qui passent, plutôt que d'aller à l'école !

Grâce à des gens comme eux, les gamins d'autres fois " si mignons" , sont devenus de jeunes adultes qui cambriolent les voitures des " blancs" !

Et grâce à des gens comme eux, demain, ça sera quoi !!

Alors par pitié, réfléchissez avant de vouloir "faire le bien".

Il m'est aussi bien difficile de visiter un pays si pauvre alors que je baigne dans l'opulence mais il y a d'autres moyens pour les aider.

La 1ere c'est de faire "profiter" son argent aux "locaux" tant qu'on peut. Faire travailler les guesthouse et restos tenus par des "autochtones", ou donner un max de pourboires à tous le "petit personnel" (serveurs, femme de ménage...) qui ont des familles à charge et vivent souvent dans des conditions difficiles,

La 2nde c'est de donner quand on a créé un lien, quand on veut remercier de l'accueil qu'on a reçu. Et surtout de donner à un/une adulte qui repartira les dons équitablement et évitera les pugilat entre gamins (ex : des ballons de foot dans les villages, j'ai rien trouvé qui pouvait se partager aussi bien entre 150 gamins 😉),

Enfin on peut donner à une école ou à une association locale qui connaissent bien les besoins sur place.

Alors oui, c'est moins "fun", vous n'aurez pas la joie en live des gamins mais au moins vous n'aurez fait aucun mal en voulant faire le bien 😜.

Merci d'y réfléchir et bon voyage 😉😁

PS qui a son importance : j'étais à Sao Tomé où la nature est extrêmement généreuse et où, heureusement personne ne meurt de faim. Les dons des touristes n'ont ici rien à voir avec la survie (parce que donner à manger dans les pays où ils crevent la dalle, évidemment que je fais aussi. Je ne parle pas de nourriture ici)
Pérégrinations orientales à Madagascar English translation pending
by Rotsaka · 2019-04-26 · 14 replies
Au couchant d'un nouveau séjour à Madagascar, des remerciements d'abord à tous les forumeurs qui avaient répondu à mes demandes ou à ceux qui avaient donné des infos sur la côte est, le canal des pangalanes, Ste Marie, Tamatave… Je ne ferai pas la liste de crainte d'en oublier certains mais tout m'a été super utile.

L'idée au départ était d'aller randonner vers Maroantsetra, disposant de pas mal de temps. Mais le temps de profiter d'un peu de temps en famille et belle famille sur les hauts plateaux, le temps a fondu et le plan initial a du être revu. Pas grave, la rando sera pour une autre fois. Finalement je profite des étapes des hauts plateaux pour poursuivre vers la remontée du canal des pangalanes depuis Mananjary jusque Mahanoro avant d'aller faire un séjour sur Sainte Marie puis du temps vers Andasibe. Et 2 semaines et un peu plus pour Tana, que j'aime toujours autant et où je n'arrive décidément pas à m'ennuyer.

En général, je n ai pas vraiment fait attention à l'argent et au cout, ni n'ai couru pour en faire le plus ou pour tout voir. L'idée c'était plutôt pépère et no stress. Et donc pas de course au bon plan, par conséquent pas d adresse qui vont intéresser ceux qui recherchent les petits prix.

Quelques infos utiles (ou pas) : Pour les trajets : quand possible j'ai utilisé les compagnies de taxi brousse premium et c'est top. Tres satisfait. Gasy Car qui a son départ au Chalet des Roses à Tana quand je suis descendu vers Fianar et Cotisse pour la cote Est et Tamatave. Sinon taxi brousse habituel et une partie du temps en location mini bus 7 places pour 160 000 Ar par jour une fois que des amis étaient sur place. Rien à signaler. Taxi brousse toujours un peu folklo, on sait qu'on a a peu pres sa journée quel que soit le trajet car la route est sinueuse, que les pauses sont nombreuses pour charger ou décharger des voyageurs...Avec les premiums, un peu plus de garantie sur les horaires mais de ttes facons les trajets sont longs. Ce qui me renforce dans l'idée qu'il faut limiter les jours de trajet, quelle que soit la distance, surtout si on ne dispose pas de son véhicule. Sinon chaque jour est consacré à la route.

Sur Tana : Nuits au Colbert car les autres endroits que je ciblais étaient full. En particulier Sakamanga. 60 euros la nuit, comme dit, pas en budget limité cette fois. Bon rapport qualité prix et supere position mais pas non plus enthousiasme fou, il y a bien entendu de bien meilleurs plans dans la capitale. Un peu compassé (je le savais) mais bref pas vraiment un hotel a vivre. Plus pour un business trip que pour chiller. Pour manger, toute la gamme de prix et de choix qui permet de tres bien manger pour quasi rien a pas tres cher quand meme. Toujours tres bien mangé en tous les cas. Aux Fruits de la Mer de Madagascar a qq pas de la tour Orange, tres bien pour des fruits de mer de bonne qualité à prix gentil dans Tana. La Ruche bien pour un mine sao ou un plat rapide pas loin d'Analakely. Buffet du Jardin sympa quand il fait chaud pour le petit jardin et l'ombre qui en résulte. Rossini, Sakamanga, 3 Metis, des valeurs sures pour des repas plus gastro.

Sur Antsirabe : resto l'Insolite, vraiment sympa, tres bonne nourriture a prix tranquille et une épicerie fine adossée qui a un choix intéressant.

Sur Fianar : l'Ancre d'Or, toujours aussi bien pour un repas dans une atmosphère animée

A Mananjary, les jardins de la mer. 10 à 15 euros la nuit. Bien placé, beau jardin, bungalows fonctionnels, certains en réfection pour rafraichir l'endroit. Proprio très sympa.

A Nosy Varika : hotel Volazara, pas grand choix, mais il faut dormir, 5 euros. Authentique. Proprios sympas aussi mais pas de bol, plus que des chambres avec toilettes et douches communes.

A Tamatave : hotel Veranda selon conseils récents lus sur le site. 30 euros, tres bien. Bien placé tt pres de plusieurs restos, pas loin du port et de la place des Banians. Et pas loin de Gasikara be ce qui était bien pratique vu l'objectif Ste Marie.

A Ste Marie : hotel Libertalia, vers 40 euros. Bien, beau, bonne place pas loin du port mais en dehors du village et sur la route qui va a l ile aux Nattes. Bien aussi car le ponton permet d aller nager autour du rocher.

A Andasibe : Vakona Lodge, 90 euros je crois, tres beau site, splendide, carte tres belle et bien exécutée.

Pour le canal des pangalanes, j'avais prospecté pour des bateaux avec des agences qui le font mais je m y suis pris au dernier moment et j'etais seul, donc prix très élevés et hors de portée. Normal. Donc bateau brousse. Première étape : Mananjary-Nosy Varika 12 000 Ar. Il suffit d aller au port d'embarquement (qui est différent de celui de débarquement) le matin meme plutôt tres tot (6h30 dans mon cas) et de choisir un des bateaux. On a eu pas mal de souci, du changer de bateau 2 fois et donc arrivée vers 19h quand les bateaux arrivaient plutôt vers 16h. Deuxieme étape: Nosy Varika-Mahanoro, idem, même démarche et aussi 12 000 Ar. Le matin, direction le port très tot. Toujours 6h30 et voir pour un bateau qui va à Mahanoro. Il me semble qu'il y en a moins. Là encore pas de bol, bateau à vide et de retour pour Mahanoro donc on y va lentement, très lentement… Au final on s est arreté vers 22h pour dormir sur le bateau au niveau d'un village avant de repartir vers 4h du mat. Je pense aussi qu assez souvent les gens préfèrent dormir sur le bateau pour ne pas avoir a arriver le soir a Mahanoro et pour donc arriver pour les 1eres lignes de taxi qui remontent sur Tamatave depuis Mahanoro. Si je le refaisais, je prendrai plus de précautions pour le nécessaire pour dormir dans le bateau. Je n avais pas et ca a été un peu hardos. Il pourrait y avoir des étapes entre Nosy Varika et Mahanoro si moyen de le décider mais en mode bateau brousse, moins de flexibilité. C était au final tres sympa, mon malgache m a été utile car personne ne parlait français, certaines portions sont plus attrayantes que d'autres et j ai préféré Mananjary-Nosy Varika à la suite.

Côté Ste Marie, j'étais à la cool. Un tour au cimetière des pirates, une journée sur l'ile aux Nattes, je voulais aller a Ampanihy mais finalement annulé donc j ai opté pour un scooter pour ballader sur l ile (40 000 la journée). Franchement j y allais pour y aller. Un peu à reculons. Et c'était vraiment top. J y retournerai pour voir d autres sites, voir les baleines et pour retourner sur l ile aux Nattes. Endroit magique. Beau snorkeling en dehors de la barrière et le tour de ile en pirogue puis a pied m ont donné un gout de trop peu. Pour s y rendre, Gasikara Be est top. La aussi appréhension vu tt ce que j avais lu sur cette traversée mais 1 la mer était impecc et 2 le bateau de Gasikara et leur service est impecc aussi. De mémoire 80 000 pour l aller Tamatave/Ste Marie

A Andasibe, pas grand chose à dire. Au Vakona, des parcours de rando, une réserve privée pour les lémuriens, un site pour l equitation… Bref de quoi s occuper. Ensuite un passage au parc, foret pas spécialement extraordinaire. Bon on a vu l indri.

A Tana, 2 virées vers Ambohimanga, toujours intéressant et site reposant et rural a 2 pas de la ville. Le reste à ballader dans les rues, les marchés, admirer l architecture, rever devant l enchevetrement de ruelles, de maisons, la vie qui pulse et l energie de la ville.

Sinon bien entendu le point sur la sécu ; bien moins de tension que l'année passée ou le sujet était plus régulier donc sentiment d insécurité moins prégnant. Bref une nouvelle fois, les mesures habituelles de sécu semblent suffisantes pour éviter tout probleme. Sans jamais etre a l abri de malchance. Toujours bcp de touristes, sacs à dos, jeunes, seuls ou en couple, en groupe et en voyage organisé ou en backpacker… Bref toute la palette qui fait de Mada une destination qui peut s adapter a tous les styles de voyage et de voyageur.
Escapade au Portugal, de l'Algarve à la capitale English translation pending
by Barney64 · 2018-09-28 · 16 replies
Bonjour à tous ! 🙂

En avril dernier, nous sommes partis en famille à la découverte d'un nouveau pays (en ce qui nous concerne), le Portugal. Ce voyage s'est partagé en deux, entre une partie 'road trip' dans la région de l'Algarve, et l'autre partie consacrée à la découverte de la capitale : Lisbonne.

Entre plages sauvages de la côte ouest, falaises jaunes de la côte sud, et beautés monumentales (et gastronomiques) de la capitale, retour sur un voyage qui nous aura enchanté dans sa globalité, autant les petits que les grands !



Préambule

Après de longs mois de traversée d'un hiver particulièrement maussade, le besoin de s'évader commençait sérieusement à se faire ressentir. Cette année, deux contraintes ont guidé notre projet vacances de printemps : 1. petit budget, et 2. pas en voiture (cette dernière n'étant pas en état de nous emmener bien loin ..).

Après passage en revue des destinations au départ des aéroports des environs, nous jetons notre dévolu sur Lisbonne. Cela fait un certain temps que l'on en entend parler autour de nous, et les retours sont systématiquement positifs = "vous allez adorer" - "idéal pour des vacances en famille" - etc .. Ce sera donc au départ de Bordeaux, et le vol se fera avec EasyJet (je rappelle le critère petit budget^^).

Ensuite, nous nous sommes penchés sur un semblant d'itinéraire, combinant notre goût pour le mode road trip nature, et la visite de la capitale qui apparemment est incontournable. Nous décidons de louer une voiture pour un circuit de 3 jours dans l'Algarve, puis remonter à Lisbonne pour les 4 derniers jours. Voiture louée chez Europcar, rien à signaler. Pour les logements, nous avons préféré un point de chute unique dans l'Algarve, à Aljezur, nous permettant de rayonner facilement entre la côte ouest et la côte sud. Côté Lisbonne, nous avons choisi de nous excentrer un peu, tout en se positionnant stratégiquement par rapport aux lignes de métro. Nous avons donc trouvé un appartement spacieux en face du parc Gulbenkian, au terminus de la ligne de métro venant de l'aéroport, et sur la ligne qui va au centre ville. Le voyage organisé, ne restait plus qu'à gentiment poireauter jusqu'à ce 17 avril 2018 ......

Jour 0 Voiture, bus, Avion, bus, Voiture .. et pizza !

Aujourd’hui, c’est une journée de trajet qui nous attend. Départ de Bordeaux, qu’il faut déjà rejoindre par 1h30 de voiture. Arrivé là-bas, le parking longue durée est complet, fort heureusement nous avions réservé notre place à l’avance, pour un tarif imbattable (35€ la semaine). De là, une navette nous amène jusqu’à l’aéoport, où nous prenons la direction du terminal ‘low cost’. Il a été refait le mois dernier, et nous appréhendions de vivre les mêmes soucis que les usagers qui y ont subi les bugs des premiers temps. Il n’en fut rien, passés comme une lettre à la Poste, embarquement en suivant dans un avion siglé de la compagnie EasyJet, et c’est parti pour 2h de vol (on reste constant dans la durée des vols pour le moment, ça se passe bien avec les enfants).

​Atterrissage à Lisbonne, il fait beau, et la semaine s’annonce assez favorable, malgré que l’on soit dans l’hiver.

​Nous rejoignons la zone des locations de voiture, pour récupérer celle que nous avions réservée à l’avance. Là encore, nous avons joué la sûreté avec une compagnie ‘sûre’, et affublée d’excellents retours pour l’agence de Lisbonne Aéroport : Europcar. Une Ford Punto récente, Diesel, 5 portes, pour 3 jours avec deux sièges enfants et le télépéage = 180€. Rien à signaler, remise des clés rapide, sièges installés, plus qu’à prendre la direction de l’Algarve.

​Nous nous engageons assez rapidement sur le célèbre pont Vasco de Gama, interminable ! Et de l’autre côté, nous sommes rapidement surpris par le nombre impressionnant de nids de cigogne que l’on retrouve partout, dès que c’est un peu en hauteur (les pylônes électriques en comptent parfois plus d’une dizaine). Le soleil se met rapidement à décliner, la journée touche presque à sa fin, quand nous approchons de notre objectif : Aljezur. Mais quelques kilomètres avant, nous passons près du village d’Odeceixe, au même moment où le soleil s’apprête à passer sous l’horizon. Une lumière sublime sur le petit village surplombé de son moulin, un joli timing pour réaliser la première photo de cette escapade portugaise !



Nous finissons par arriver à Aljezur, de nuit donc, où nous retrouvons notre hôte qui nous guidera jusqu’à notre location, une jolie maisonnette typique, sur les hauteurs, offrant une vue panoramique sur les environs. La maison n’est pas très grande, mais elle offre ce qu’il faut.

Après une pareille journée, pour le moins exténuante, et rien dans le frigo, nous décidons de manger local en allant chercher ….. des pizzas ^^ Ok, pour le local, on repassera. Mais on ne se voyait pas aller au restaurant vu l’état de fatigue de tout le monde, et notamment des enfants !

Le dîner aura raison de nous, et nous voilà endormis pour recharger les batteries.

Jour 1 Algarve - Cote ouest

Le lendemain matin, je descends en bas du village, par de jolies ruelles sacrément raides, jusqu’à une épicerie fine, permettant de nous procurer de quoi petit déjeuner, faire des sandwichs pour le midi, et à dîner pour le soir. Après un bon petit déjeuner avalé, nous décidons de commencer la journée à pied, par une balade dans les vieux quartiers d’Aljezur. Le soleil est déjà de plomb, ça chauffe vite .. ça promet pour la suite ! Crème solaire indispensable !



Après cette agréable balade en boucle, entre le château (du moins ce qu’il en reste) et le bas de la cité, nous repassons par la location pour prendre les pique-niques et prenons la route pour aller découvrir les principales plages de la côte ouest. Nous commençons par la plage d'Amoreira, jolie au demeurant, mais les conditions ne nous permettront pas franchement d’en profiter, à cause des embruns qui forment comme un brouillard nous privant quasi totalement de visibilité.



Nous descendons alors plus au sud, pour découvrir la plage d’Arrifana. Nous en profiterons pour déjeûner face à ce superbe panorama. Nous n’avons pas pris le temps de descendre jusqu’en bas, n’y voyant pas nécessairement un intérêt particulier, surtout vis-à-vis du temps que prendrait l’aller-retour. Nous préférons pousser encore plus loin, pour admirer la Praia Da Bordeira. Avec ses nombreux sentiers aménagés sur des pontons de bois, elle nous a offert un spectacle incroyable de vagues gigantesques poussées par un vent off shore, qui formait une dentelle au dessus de ces monstres qui s’éclataient sur les falaises, tout près de nous. Spectacle saisissant !



Nous continuons la piste jusqu’à la Praia do Amado, puis nous réengageons sur la route principale, pour continuer, toujours direction sud.

Prochain arrêt, la Praia do Castelejo (comprenez ‘château’), nommée ainsi à cause de son rocher représentant, sans besoin de trop d’imagination, un château fort. Comme pour Amoreira, les embruns rendent la vue bouchée, et la marée haute nous empêche de nous aventurer sur la plage, plage qui se limite à une zone de quelques mètres carrés. En revanche, je garde l’endroit dans un coin de ma tête, notamment pour le coucher de soleil, si jamais nous sommes dans le coin, ça peut être très chouette.



Nous filons donc plus au sud, jusqu’à ne plus pouvoir aller plus bas, et nous retrouvons donc au Cap San Vicente, et son phare, surplombant de hautes falaises. Autant jusqu’ici, sur la côte ouest, nous n’avons pas croisé grand monde, c’était même franchement très calme, autant là, à la croisée de l’ouest et de la côte sud (connue pour être très touristique), on commence à sentir la différence. Le parking est jonché de bus, du monde partout, des vendeurs itinérants sont là aussi, pour des souvenirs ou des gourmandises .. bref, l’ambiance change du tout au tout, et on regrette assez vite nos plages désertes !



Vue l’heure, nous prenons tout de même la décision de partir sur la côte sud, direction lagos, et sa Ponta da Piedade. La lumière s’estompe, nous passons à côté du phare et descendons les nombreuses marches jusqu’au plongeoir de la pointe, niché à l’abris de falaises à la couleur flamboyante.



L’heure tournant, nous reprenons la route de l’ouest, avec la maison en ligne de mire, et la possibilité d’un détour pour le coucher de soleil en fonction du timing.

Finalement, nous retournerons à la Praia Do Castelejo, où la marée basse nous permet de profiter pleinement de la plage et approcher le rocher à la forme qui a sans nul doute inspirer le nom de cette plage. Beaucoup d’embruns, l’air est chargé, ce n’est pas idéal pour les images mais nous profitons quand même pleinement de la magie de ce coucher de soleil.



Puis nous rentrons à Aljezur, pour un dîner à la maison, et une grosse nuit.



Jour 2 Algarve - Cote Sud

Le lendemain, nous avons pour projet de reprendre un peu la côte sud, là où nous l’avons laissée la veille, du côté de Lagos.

Mais avant cela, un petit crochet par Odeceixe, pour déambuler dans ce petit village, de jour. Nous nous garons tout en bas, puis remontons les ruelles au hasard, avec le moulin comme point de repère. L’endroit est très charmant, peu fréquenté, et les maisons d’un blanc éclatant agrémenté de jolies touches de couleurs nous immergent totalement dans un décor typique de l’Algarve. Nous arrivons finalement au moulin, près duquel une terrasse est aménagée pour profiter du panorama sur la ville.



Après cette agréable étape, nous prenons donc la route de Lagos, pour y voir un peu plus clairement la jolie vue que l’on peut y trouver. Nous nous garons sur le parking près du restaurant O Camilo, depuis lequel la vue est superbe. Des petits sentiers permettent d’atteindre des plateformes, parfois jonchées de jolies fleurs jaunes.



Certains passages demandent d’avoir le pied sûr ! Les couleurs donnent un côté paradisiaque à l’endroit. Nous descendons également les escaliers de bois pour atteindre la plage en contrebas, Praia Do Camilo, où quelques personnes prennent le soleil. La plage, au sable fin, est nichée entre les imposantes falaises de couleur ocre. L’eau est turquoise, avec un tel décor, on se croirait en Australie. Un tunnel taillé dans la roche permet de traverser la falaise et atteindre une autre plage (Praia Da Boneca).



​Après une petite étape rafraîchissante dans les ruelles de Lagos, nous continuons de longer la côte, direction l’est vers Abufeira, pour y découvrir la plage de Benagil et sa célèbre grotte. L’accès à cette grotte mythique, sans doute l’une des plus belles, peut se faire à la nage (pour les plus courageux), ou en bateau, si tant est que les conditions soient suffisamment bonnes pour pouvoir débarquer. Nous n’avons pas tenté le coup, et avons simplement observé cette grotte d’en haut.

Mais l’intérêt y est beaucoup plus limité, et ça ne vaut pas vraiment le coup à mon goût.

Nous poursuivons donc rapidement vers Praia Da Marhina, et l’arche d’Albandeira, où les paysages sont là encore magnifiques avec ces couleurs incroyables.



A chaque fois, des parkings permettent d’approcher les sites, et les accès sont relativement bien fléchés. Une fois garés, ne pas hésiter à se promener le long des nombreux sentiers, tout le long de cette côte regorge de merveilles.



Nous pourrions aller encore bien loin, à ce rythme, jusqu’à Faro, mais nous décidons de varier les plaisirs, et de s’éloigner de la côte, pour découvrir les richesses à l’intérieur des terres, et trouver aussi un peu de fraîcheur, car le soleil tape fort !! L’heureuse élue sera Silves, une jolie cité offrant une forteresse, une cathédrale, un pont, et des centaines de cigognes !!



Nous laissons la voiture le long du fleuve, puis montons en direction de la forteresse (ça grimpe). Arrivés au château, que nous comptions visiter, nous apprenons qu’il a fermé à 16h .. il est 18h en même temps, c'est plutôt l’heure de l’apéro que d’une visite.



Nous nous installons donc en terrasse d’un bar pour y déguster quelques tapas et nous désaltérer.



Une nouvelle journée de passée, nous repartons vers Aljezur que nous atteignons à 20h. Le soleil n’est plus très loin du lit, et après une photographie de la cité d'Aljezur et son château aux lumières du couchant, nous tentons le coup pour assister aux dernières lumières sur la plage la plus proche, et potentiellement photogénique, la Praia Amoreira.



Il faut tout de même un bon quart d’heure pour la rejoindre, et arrivés là-bas, les conditions ne sont toujours pas idéales. Ciel bouché, peu de lumières, cela n’empêchera pas d’en rapporter quelques images.

Où aller en Afrique sans risque? English translation pending
by Nonorigole · 2016-02-07 · 94 replies
hello amis voyageurs

j'aimerais partir en afrique cette été durant un mois sac a dos avec mon ami (avec possibilité de louer une voiture) Mon but lors de mes voyages s'est d'être au plus près de la population et découvrir leur culture leur façon de vivre loin des endroits touristiques ou la nature est au rendez vous. J'aime découvrir ce qui m'entoure par la marche. qu'est ce que vous me conseillez sens me mettre en danger

merci d'avance Nolwenn
Hôtels à Ha Giang et environs? English translation pending
by JMPe · 2012-10-22 · 30 replies
Bonjour. En parcourant le forum je trouve 2 hôtels recommandés pour la ville de Ha Giang : * Truong Xuan resort * Ha Giang resort En regardant les descriptions j'ai l'impression qu'il s'agit d'un seul et même hôtel. Ai-je raison ? Avez-vous d'autres hôtels à me recommander sur Ha Giang et sur la région comprise entre Bac Ha et Dong Van ? Merci. Jean Michel.
Faut-il être anglophone pour séjourner en Inde? English translation pending
by Beaste · 2011-01-09 · 20 replies
Bonjour, nous devons partir une quinzaine de jours en Inde (sans doute dans le sud, dans le coin de Bangalore mais rien n'est arrêté) et nous ne maîtrisons pas la langue anglaise. Je baragouine vaguement des trucs et même si je m'y remets, je ne saurai pas tenir une conversation sérieuse d'ici-là. Or nous voudrions profiter du voyage pour discuter, rencontrer des gens, plus que pour visiter des munuments et prendre des photos avec nous devant. 2 questions donc : Est-ce envisageable de séjourner seuls en Inde sans être anglophone ? Quelqu'un a-t-il des contacts assez francophones ?? Beaste
So where are they and what are they doing?
by Jojoone1 · 2025-01-31 · 648 replies
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.

VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.

Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.

Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.

Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
L'Afrique à vélo English translation pending
by Elodie64 · 2018-07-24 · 214 replies
Bonjour,

Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.

Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.

Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?

Des conseils particuliers pour l'Afrique ?

Merci !!
Brésil avec 2 adolescents English translation pending
by Fifi2644 · 2016-01-26 · 42 replies
Bonjour,

J'envisage un voyage de 2 semaines au Brésil pendant les vacances de Pâques. Nous sommes 4 dont 2 garçons de 13 et 15 ans. Nous avons déjà voyagé en voyage privé avec guide/ chauffeur (Sénégal, Maroc, Sri Lanka) et en liberté en transports en commun (Équateur). Les garçons grandissant, ils voudraient des activités plus adaptées à leur âge, un certain confort et des rencontres... Mes questions sont: Peut-on voyager en liberté au Brésil ou vaut-il mieux prendre une agence/ un guide? Quelqu'un connait-il a&a tour? Plutôt transports en commun ou voiture de location? Pour un 1er voyage: quel itinéraire? Rio/ Iguaçu ou Nordeste?, sachant que nous sommes allés en Amazonie en Équateur. Merci d'avance de votre aide.
Changer son argent en Inde English translation pending
by Cathycala · 2013-08-11 · 38 replies
Bonjour, L'argent n'a pas le même prix partout. D'une ville à l'autre les cours changent. Je sais qu'en Birmanie, plus on s’éloigne de Yangoon, moins le taux est favorable. Qu'en est-il en Inde ? Mieux vaut-il changer à Mumbai ou à Darjeeling ? Connaissez-vous un bon bureau de change à Mumbai ?
Visite de Nan et/ou Phrae (Thaïlande) English translation pending
by Casstiel · 2013-02-20 · 46 replies
Bonjour, Je commence un voyage en asie du sud début mars, en atterrissantà Bangkok le 6. Parcours classique, nous remontons à Chiang Mai avecquelques étapes, pour passer au Laos à Chiang kong. Quand j’ai préparé ce parcours il y a quelques mois, jerecherchais une étape moins classique dans le nord. Après lecture des guides etsur les conseils de connaisseurs de la thailande, mon choix s’était porté sur Nanet / ou Phrae. (J’aimerais d’ailleurs mieux que ça soit un ou, je préfère moinsd’étapes où on prend plus son temps ! ) A l’approche du départ, je lance ce sujet pour solliciter d’autresavis sur ces villes et leurs alentours. Quels sont les sites (nature et wat) intéressants ? Quelssont vos conseils "à voir à faire" ? Quelles sont les expériences et visitesqui vont ont marquées ?
Est-ce nécessaire d'aider humanitairement Cuba? English translation pending
by Sergepomy · 2008-11-03 · 48 replies
si on se contente de lire les déclarations du ministre cubain de l'economie, c'est NON!!!celui ci vient de déclarer:"que 2008 sera une année de croissance économique malgré les deux cyclones avec 8 % de croissance"(il en était de 7, 5% en 2007, prés de 12% en 2006..................à ce rythme là, CUBA va vite intégrer le G7!!!);N.B.:la méthode choisie par le gouvernementt cubain pour mesurer la croissance économique n'est pas reconnu par les organismes internationaux.La HAVANE a l'habitude d'inclure dans ses calculs entre autres les couts destinés à la santé, l'éducation........................Mais si on se rend à Cuba, il est evident que OUI les cubains ont besoin d'une aide humanitaire(si possiuble en donnant directement aux personnes et non à des organisations ....)
Circuit Nan - Loei - Nong Khai en Thaïlande English translation pending
by Dtaling · 2008-10-16 · 26 replies
Pour notre quatrième séjour en Thaïlande, nous avons l' intention, après un circuit "traditionnel" dans le Nord, de voir un peu vers Nan, moins touristique que d' autres régions, voire Uttaradit, que souvent les guides "sautent" tout simplement, puis d' aller vers Loëï, et de terminer cette partie du voyage à Nongkhaï, le tout en se rapprochant autant que possible de la frontière laotienne . Mais il semble que les communications pour ce trajet risquent d' être difficiles, sans les grands choix habituels train-autobus-avion ? Voyageurs chevronnés, d' après vos expériences, merci d' avance de toutes vos suggestions concernant transports, hébergements de niveau moyen et arrêts particulièrement intéressants et authentiques !

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