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Infirmier à Mayotte: salaire, logement? English translation pending
by Loukanne · 2009-01-05 · 22 replies
Salut a tous !

Je suis presque sur le point de concretiser ma demande de mutation pour travailler sur l'hôpital de mayotte et j'aimerai avoir quelques renseignements sur differents points. Et merci par avance à tous ceux qui repondront. Dans un premier temps je serais a l'hôpital de mayotte par mutation donc je suppose que je ne toucherais pas le même salaire que ceux qui sont sous un autre type de contrat. Quelqu'un pourait il m'en dire un peu plus sur les salaires mais aussi sur l'hôpital et ses différents services ? Pour le logement quels sont a peu pré les loyers pour un studio ou un 2 pièces ? Merci a tous
Vivre à Mayotte English translation pending
by MarieSF · 2008-11-10 · 13 replies
Bonjour, je viens actuellement d'être retenue pour un poste à Mayotte. Mon contrat est de 2 ans au minimum. Je voulais savoir comment se passe la vie la-bas, est-ce que l'intégration n'est pas trop difficile? En effet je partirais seule, je ne connais personne sur place. De plus travaillant sur mamouzdou, je me demande si j'ai besoin d'une voiture pour me déplacer et si oui, s'il est facile d'en trouver sur place.

Merci d'avance pour vos réponses!!
S'installer et travailler en tant que fonctionnaire de police à Mayotte? English translation pending
by Celinemf · 2008-07-18 · 9 replies
Mon mari est fonctionnaire de police, et nous aimerions quitter pour qqs courtes années la France. Nous cherchons des personnes qui peuvent nous indiquer comment ca se passe à Mayotte ?

Profesionnellement : Le travail du fonctionnaire de police ? (brigadier) Salaire ? Logement fonction ? Ou vivre en tant que "policier" sur l'ile ? Déménagement ?

Personnellement : ambiance ? Des écoles correctes ? (maternelle, primaire et college) Violences ? racisme vis à vis des métro. ?..

Merci beaucoup de vos réponses !
Travailler à Mayotte English translation pending
by Loulou061 · 2008-02-07 · 13 replies
mon mari vient de postuler pour un emploi a mayotte et j aimerais avoir des renseignements sur ce pays.comment sont les ecoles et les creches car nous partons avec nos 2 enfants de8 mois et de3 ans .j aimerais aussi des renseignements sur le paludisme a mayotte.ainsi que tous les renseignements que vous pourriez me fournir merci d avance.
Vivre à Mayotte English translation pending
by Andgel · 2007-11-21 · 18 replies
à tous les lecteurs je pars à Mayotte au 1 er mars 2008 je me suis renseigner sur toute sorte de formalité mais j'ai quelque engoisse ;de partir si loin ce n'est pas rien comme meme🤪 j'ai 2 garcons et j'ai bien compris qu'il fallait les mettre en école privé qu'il fallait mieux habité en campagne .Je recherche des gens déjà à mayotte pour me familliariser avec l'iles au lagon pour éssayer d'enlever mes engoisse, je suis coiffeuse je voulais savoir s'il y a du travail dans ce domaine, mon mari est policier savoir si c'est dangereux pour lui et pour nous s'il existe des orthophonistes car mon premier garçon à des difficulté de language merci de me contacter à bientot
Recherche cour de danse africaine sur Mayotte English translation pending
by Tikaya · 2007-09-27 · 2 replies
salut, je part lundi direction mayotte et j'aimerai savoir si il y a des cours de danse africaine au alentour de mamadzou. quel jours? quel heur? ou? tous les renseignement sont les bien venu. merci à tous.
Qui part travailler à Mayotte vers septembre 2007? English translation pending
by Sarahcc · 2007-06-12 · 30 replies
🙂 Salut à tous et à toutes, je poste un petit message afin de prendre un peu la temperature. Est ce que des personnes compte partir à Mayotte en septembre de cette année? Moi je le tenterais bien mais je ne suis pas assez courageuse pour le faire seule 😊 alors...je prends la temperature!! voila l'avis à la populasse est lancé, a vos reponses et merci bien. bizes a tous cynthia 😛
Que faut-il emmener à Mayotte? English translation pending
by Marie79 · 2007-03-28 · 30 replies
Bonjour, je viens d'avoir ma mutation pour Mayotte et je veux savoir ce qu'il faut emmener de metropole (mon demenagement est pris en charge 🙂): genre velos, materiel de plongée, vetements...enfin toutes les bonnes idées et les conseils sont les bienvenues.
Paludisme à Mayotte! (urgent) English translation pending
by Micmary · 2006-10-09 · 6 replies
voilà il est très difficile d'obtenir une réponse précise concernant le paludisme à mayotte !!! certains disent qu'il n'y en a pas !! d'autres s'en méfient et tous les sites de santé classent mayotte en zone 3 !!! de plus concernant les traitements préventifs certains là encore disent ne rien prendre d'autres prènent un traitement même pour un long séjour !!! que penser dans tout ça !!! surtout avec des enfants !!! micmary
Vivre à Mayotte English translation pending
by Ana91 · 2006-01-11 · 22 replies
Bonjour ! Karibou ! C'est presque décidé, nous partons à mayotte. Le boulot est un nouveau contrat (privé) pour moi et recherche d'emploi pour mon mari. Mes enfants 4 et 8 ans iront quant à eux à l'école. Où vit on, lorsque l'on travaille dans la zone Kaweni ? Dans quelles écoles vont les enfants ? Qui a t il comme solutions de garde pour les enfants le mercredi, les vacances scolaires, après la classe, y a t il des cantines comme en france ??? Nous prenons ce projet très à coeur, mais avons besoin de connaître le maximum de détails. Merci pour les réponses ! 😉
Quels souvenirs rapporter de Mayotte? English translation pending
by PamLaMeuh · 2005-10-11 · 5 replies
Bonjour à toutes !!

Je sais que le sujet à propos de Mayotte a bien été débattus, et j'ai presque tout lu, merci à toutes !!! 😎

Ce que je souhaite savoir, c'est quelles sortes de souvenirs peut-on acheter sur l'île ? Cartes postales, paréos, statuettes, colliers de coquillages, ... ???

J'y vais de Février à Mars, pendant 1 mois (les billets sont déjà achetés) et j'aimerai savoir ça maintenant, pour prévoir un budget exprés pour ça 😛.

Mon projet étant de faire des voyages (1/an) et d'acheter des souvenirs typiques de l'île. Pour faire une expo, et dans un but final d'ouvrir une boutique afin de faire connaitre aux gens des îles méconnues ou trop peu connues 😏. Si vous voulez m'aider... 😊

Merci à toutes !!
Vie à Mayotte English translation pending
by Choompie · 2005-09-18 · 2 replies
Bonjour, nous sommes une famille de 4 personnes et envisageons de partir pour quelques mois à Mayotte: nous aurions besoin de renseignements sur les écoles primaires;laquelle ou lesquelles nous conseillez vous? y a t il des cyclones à Mayotte?la vie est elle chère?comment se loger pas cher ? merci pour vos réponses.
Que faire en 24 heures à Mayotte? (escale depuis la Réunion) English translation pending
by Cerizeliegia · 2019-08-05 · 2 replies
Bonjour !

Je pars à La Reunion en décembre, et sur le retour en janvier, j'ai la possibilité de choisir un vol qui fait une escale de 24h à Mayotte, je me suis dit que c'était l'occasion d'en avoir un petit aperçu !

Que me conseillerez-vous de visiter en 24h à Mayotte ?

J'adore les animaux et j'ai vu sur plusieurs forums que la plage de N'gouja était chaudement recommandée, mais elle est à l'opposé de l'aéroport (bien que google map indique "seulement" 1h50 de route), je ne sais pas si ça vaut la peine du coup ? Ça pourrait permettre de faire d'une pierre deux coups en longeant la route de la côte ?

La plongée est exclue je pense à cause de l'avion moins de 24h après, mais rien n'empêche le snorkeling :p

Voilà voilà, si vous avez des suggestions n'hésitez pas, idem pour le logement pas trop loin de l'aéroport.

Je précise qu'on sera seulement entre 2 copines, donc il faut en tenir compte d'un point de vue sécurité... Est ce qu'il serait préférable de passer par une agence pour avoir un chauffeur guide ?

Merci par avance 😎
Voyage 3 semaines à Mayotte English translation pending
by Brivan · 2019-01-07 · 6 replies
Bonjour, Je souhaiterai aller en couple à Mayotte fin juillet debut août pour 3 semaines : - est-ce de trop ou puis-je voir d'autres iles? - Que me proposez vous comme incontournables ? - Puis je louer une voiture sans chauffeur et faire le tout de l'ile sans problème ? - Comment aller sur la Petite Terre ? (bateau) - au niveau des hotels ou gites ou lodges que e conseillez vous ? - comme souvenirs (artisanat) - je suis belge peut-on partir de bxl aeroport ? Merci
Quelques impressions sur Mayotte English translation pending
by Anne42 · 2017-11-26 · 6 replies
bonjour à tous en retour des infos glanées sur ce forum, voici mes impressions sur notre voyage réalisé fin oct/ nov 2017. Je ne vais pas décrire en détail ce séjour mais si vous avez des renseignements à demander , n'hésitez pas nous sommes partis par air austral et restés 3 semaines (location d'un studio "le lodge de l'avocatier" à Kangani chez des gens charmants) je voulais juste vous livrer mes réflexions à propos de la sécurité à mayotte ( avant de partir on a un peu tout entendu ) notre séjour s'est passé sans aucun problème et ma fille et ses 4 coloc qui y habitent depuis le 1er juillet n'en ont pas eu non plus alors tout n'est pas rose : on prend des précautions (on ne vadrouillait pas la nuit, on ne laissait rien trainer dans la voiture et on avait toujours un gros bâton à portée de main) mais je pense que à nice, cannes ou des coins très touristiques il y a les mêmes soucis c'est une ile très belle, on s'est régalé pendant 3 semaines sans s'ennuyer un seul jour les gens sont sympathiques même si les mahorais sont parfois très timides et ont une certaine retenue par rapport aux métropolitains mais il suffit de faire le 1er pas vers eux et le sourire est là là non plus ce n'est pas tt rose : c'est une ile très pauvre et depuis mon retour je m'interroge : pourquoi cette départementalisation? comment? n'a t elle pas fait plus de mal que de bien? comment faire changer, évoluer? mais surtout il faut y aller (même si le billet d'avion est un peu cher, par rapport à l'aise par exemple) pour découvrir, en parler et peut être faire avancer anne
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016 English translation pending
by Estonien · 2016-06-15 · 24 replies
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ Vendredi 25

J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.

Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.

Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.

En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.

Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.

Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.

Samedi 26

Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.

Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.

A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :

"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."

Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?

A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.

Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.

Dimanche 27

Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !

Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :

- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."

Après quelques instants de réflexion, il m’explique :

- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."

De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...

Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?

De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.

Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?

Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.

Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.

Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.

Lundi 28

Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.

Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.

- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?

On a bien ri !

Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !

Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.

On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.

Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !

Mardi 29

Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.

Epilogue

L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?

Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.

La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.

Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.

La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...

Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.

Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.

S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.

Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.

NOTES :

1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...

2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).

3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.

4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782

5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.

6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F

7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F

8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F

9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte

10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.

11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf

12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
Mayotte sur 3 semaines English translation pending
by Tandemiste · 2015-08-03 · 3 replies
Bonjour, nous nous appétons , ma femme et moi a partir 3 semaines a Mayotte en Octobre.Pleins de questions se posent à nous , entre autres ce que l'on entend sur la sécurité et les dépouillements avec ou sans violences des touristes .Qu'en est il exactement ?...Je suis photographe , y a t il du danger a s'aventurer seul dans les zones dites défavorisées ? Peut on obtenir de la population des clichés sans craindre quoique ce soit et surtout sans subir le racket ? y a t il des tuyaux pour se fondre dans la population ? Merci a vous qui connaissez de m'aider.
Discussion autour du concours de mai: "Alignements" English translation pending
by Kate · 2014-04-30 · 839 replies
Bonjour à tous 😎

Le thème de ce mois de mai est « Alignements ».

On peut débattre, questionner et partager ici nos commentaires autour du sujet 😉 On peut discuter photo 😇 On peut poster ses "rebuts" 😛

Pour participer au concours, c'est ici Pour le diaporama, c’est là
Association Bekaji à Mayotte qui connaît? English translation pending
by Jakass · 2013-08-22 · 5 replies
Bonjour à tous,

S.V.P : parmi vous quelqu'un(e) connaîtrait-il (elle) l'association BEKAJI? avez-vous eu affaire à avec cette association pour un hébergement temporaire?

Nous sommes des retraités qui désirons louer un meublé (1 ou 2 pièces suffiraient) n'importe où dans l'île, pour une durée d'un mois à partir de Fin Octobre, si vous avez des adresses je suis preneuse.

Merci à vous.

Mayotte: prix d'une course taxi et hébergement proche de l'aéroport? English translation pending
by Marcalamar · 2013-05-05 · 18 replies
Bonjour 🙂 On commence la préparation d'un voyage à Mayotte pour septembre. Le billet d'avion 200 euros de moins par personne si on repart de Mayotte un lundi. Le problème est que l'avion décolle à 7 h .A quelle heure les taxis commencent leur course le matin ? et quel est le prix approximatif d'une course entre un hébergement proche de l' aéroport si on loge à petite terre Merci pour vos réponses Marcalamar 🙂
Conditions d'enseignement à Mayotte, effectifs des classes, comportement des élèves du secondaire? English translation pending
by Isabeli · 2011-10-01 · 6 replies
Bonjour, Je suis professeur de français en métropole.J'envisage une mutation sur Mayotte.J'ai lu de nombreux blogs et forums sur le sujet.Mais je voudrais savoir surtout comment sont les élèves dans les collèges.Sont ils toujours "calmes gentils et respectueux" ou leur comportement change t-il ? Je ne parviens pas à savoir cela. En effet , si je ne m'imagine pas que tout est facile à Mayotte, je souhaiterais au moins avoir affaire à des élèves plus agréables que ceux d'ici(où la situation n'est pas bonne).Par ailleurs compte tenu des suppressions de postes, je me demande aussi si les effectifs ont augmenté dans les classes?? Et enfin quelles sont les régions, où il est le plus agréable de travailler, toujours par rapport aux élèves .Ce point me parait important car les conditions de travail sont importantes pour une bonne adaptation.Merci aux enseignants qui voudront bien me renseigner sur ce qui se passe "entre les murs"?? Merci d'avance pour vos témoignages les plus sincères possibles. Cordialement, Isabeli
Installation à Mayotte English translation pending
by Aurelia56 · 2011-08-23 · 12 replies
Bonjour, Je viens de postuler sur Mayotte en tant qu'infirmière puéricultrice sur l’hôpital. J'arriverais surement courant janvier 2012. J'aurais aimé savoir quels étaient les démarches à faire pour trouver un logement? Si quelqu'un a déjà eu l’expérience est-ce que l’hôpital propose des logements? Y a-t-il des précautions spécifique à prendre avant le départ ou bien en arrivant sur l'île. je suis preneuse de tous conseils et aide. Je sais que la colocation marche bien la bas. Comment peut rencontrer les personnes qui proposent une chambre? J'ai encore plein de questions si quelqu'un peut me renseigner.. N'hesitez pas. Aurelia
Aller de Mayotte aux Maldives en avion? English translation pending
by Popovitch · 2011-02-13 · 5 replies
bonjour à tous, comment aller de l'ile de mayotte où je réside aux maldives? combien de temps est ce que cela prend? quelle compagnie fait la liaison? combien ça coûte? et sur place, des vacances là bas reviennent elles cher? merci pr vos infos... à bientôt
Partir enseigner à Mayotte? English translation pending
by Maiderdulon · 2011-01-12 · 2 replies
bonjour, j ai arrêté mes études dhistoire voila presque trois ans, au niveau du masterI, depuis jai voyagé un peu assez pour avoir envie de découvrir de nouveaux horizons encore et encore, et suis revenu en france faire des ptits boulots peu interressant, usines, saisons, assez pour en avoir vraiment marre ....plusieur personnes semblent avoir réussi a enseigner a mayotte sans avoir meme de diplome valable en france, je me demande donc est il possible que je tente ma chance, ce serai l'endroit idéal pour voir si ce métier me correspond, je sais que les conditions ne sont pas les plus evidentes, mais pourquoi pas? En métropole les concours sont longs et dur a avoir, ai une chance de me présenter a mayotte? vers qui dois je me tourner? le rectorat, ici, ou une fois sur place? une licence d'histoire me permet 'elle d enseigner seulement lhistoire ou possibilité d'être professeur des ecoles? jai vraiment envie de découvrir cette petite île et j aimerai savoir si des gens ont pu enseigner sans etre diplomé? peuvent ils me raconter leurs expériences similaire, bonne ou mauvaise.... ? en attendant vos réponses, une bonne année a tous!
Muté à Mayotte avec un conjoint non fonctionnaire English translation pending
by Benerika · 2010-11-18 · 3 replies
Bonjour à tous, Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur la faisabilité d'aller vivre à Mayotte pendant deux ans dans les conditions suivantes:

Je suis enseignant et je l'espère muté à Mayotte en 2011. Mais ma compagne (pacsés) n'est pas fonctionnaire. Pourra-t-elle trouver un travail (elle est responsable de boutique prèt à porter en métropole... mais elle peut probablement s'adapter à autre chose)?

De plus nous avons un fils qui aura 2 ans lors de notre arrivée à Mayotte. Je pense à trouver un nounou par exemple, est-ce faisable, combien cela coute-t-il etc... ?

Enfin, Mayotte va devenir un département français en 2011, cela change-t-il quoique concrètement??

Merci de vos réponses.

Ben
Partir vivre seule à Mayotte English translation pending
by Nebcine · 2010-10-21 · 33 replies
Bonjour à tous,

Voilà je mute pour janvier 2011 au Centre Hospitalier de Mayotte (Préparatrice en Pharmacie) Je ne trouve pas de forum de date récente donc j'engage une nvelle conversation !

En tant que "blanche de métropole" (pardon pour le terme employé...) dans le secteur hospitalier, l'intégration est bonne ? et auprès de la population mahoraise ? j'ai entendu dire qu'il y avait bcp de vols et d'agressions sur l'île...Qu'en est-il à l'heure actuelle ? Je suis ouverte d'esprit mais étant seule à partir, j'ai un peu peur j'avoue !

J'ai lu de tout sur les forums, du bon et du très mauvais... De plus Mayotte devient un Dom, donc plus du tout d'avantage sur les impôts je suppose ?

Question pratique, je ne trouve aucun site pour trouver un logement sur l'île... Quels st vos conseils ?

Je sais que la vie est cher mais moi je pars pour un changement de vie radicale mais ne souhaite pas déprimer lol je cherche la nature et le dépaysement et l'amusement aussi !

Y a t il des endroits pour faire la fête à Mayotte ? je ne cherche bien entendu pas sortir ds des endroits qui ressemblent à la metropole !

Voila merci pour vos réponses ! j'espère qu'elles seront nbreuses !

Elodie, 27 ans de Dijon
Trouver du travail en tant que psychologue de l'enfant et de l'adolescent à Mayotte? English translation pending
by Tarakalikou · 2010-09-29 · 3 replies
Bonjour,

Je suis psychologue pour enfant et adolescent et termine ma thèse en psychologie du développement. J'entame une recherche sur des possibilités de travailler en tant que psychologue de l'enfant et de l'adolescent à Mayotte que se soit au sein d'Association humanitaire ou d'organisation non étatique voir étatique. De même j'aimerai pouvoir prendre contact avec des professionnels de Mayotte afin de connaître la réalité de terrain et les moyens d'actions possibles. Pour cela, si vous pouvez me donner des informations, des liens, des adresses, des offres eventuellements et/ou des contacts je vous en serai reconnaissante. cordialement, Emmanuelle
Déménagement à Mayotte English translation pending
by Sandrine41 · 2010-06-21 · 9 replies
Bonsoir,

Nous nous préparons à charger un container, mais avec qui ? Nous avons 2 propositions : Mayotte Voyage et Promotransit, avec un écart de devis important. Avez-vous des expériences, témoignages pour nous aider à choisir ?

Merci à tous
Vie et intégration à Mayotte: vos témoignages? English translation pending
by Gathea · 2010-03-16 · 7 replies
Bonjour,

Je suis instit' et pense peut être venir enseigner à Mayotte l'année prochaine avec mon conjoint. Je recherche des témoignages sur la vie à Mayotte, mais concernant plus particulièrement la vie en tant que "français blanc" à Mayotte. En effet, vivant dans un pays d'une culture étrangère à la mienne, j'ai pris conscience de certaines choses; nottament de la difficultés à vivre avec les locaux. Très vite, on se retrouve entre blancs, puisque nos salaires ne sont pas les mêmes, mais aussi parce que la culture est parfois très différente.

En voyage, ce n'est pas la même chose.. Enfin, bon. Je souhaite donc avoir des renseignements sur ce sujet; si les différentes communautés vivent fermées les unes aux autres, si les blancs ont majoritairement la culture expat (j'entends par là, vivre à côté des locaux.. dans leur bulle). Je ne critique en rien ce fonctionnement, chacun a besoin de vivre les choses qu'il vit, mais c'est pour être explicite.. zic..😕 Si les Mahorais vont en général vers les étrangers...

De plus, je suppose que le climat politique actuel est délicat (sans papiers..). Quels sont vos avis sur la question?? Ca fait un peu cliché tout ça, mais c'est difficile à expliquer.. Donc, s'il est possible d'avoir des témoignages..

Merci
Partir enseigner dans une école primaire à Mayotte? English translation pending
by Cvrine · 2010-03-14 · 14 replies
Bonjour, PE en métropole nous envisageons mon conjoint et moi de partir pour Mayotte (60 postes à pourvoir) nous nous interrogeons sur la possibilité d'enseigner en primaire à Mayotte compte tenu du problème de la langue maternelle. Merci de nous éclairer un peu et de nous faire part de votre expérience dans les écoles primaires publiques.

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