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Itinéraire... II: l'Albanie English translation pending
by Aristomakos · 2006-08-23 · 67 replies
II. L'Albanie

Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.

Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai !) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ? Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas. Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais ! En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !

J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.

On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪

Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...

En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.

Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !

Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...) .

On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !

Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.

On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !

On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !

On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.

On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !

On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.

On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.

Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.

On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).

Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !

Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.

Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...

On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.

On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.

L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.

On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.

La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.

On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !

Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.

Deuxième jour en Albanie

Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.

Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !

De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.

On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !

Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.

Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.

Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).

Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...

Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze ! Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.

On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.

Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.

Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !

Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...

On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.

Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.

Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !

L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...

On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.

Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !

Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.

Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.

Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.

On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.

De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise .

On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.

Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.

Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.

On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !

On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !

La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.

En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !

On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...

Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''

On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎

Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.

La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???

Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...

Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.

On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !

je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.

Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment ! Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴‍☠️

Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!

On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !

On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!

Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴‍☠️

Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !

On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !

la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.

je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...

On rentre à l'hotel et on se couche !

demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...

Troisième jour en Albanie

On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.

Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !

je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !

je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.

C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !

On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.

La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.

Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.

On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.

c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !

Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).

A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...

Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.

cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !

D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !

La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!

la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.

Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?

Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)

Conclusion sur l'Albanie :

3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !

Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.

Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?

J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !

Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂

L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.

CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...

Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !

Passons en Macédoine ! 🙂

Ben
Passage Roumanie-Ukraine English translation pending
by Prisonbreak69 · 2006-06-06 · 7 replies
bonjour a tous! quelqu un sait si c est possible sans passer par la moldavie? de bucarest a odessa par exemple en regardant le site du ministere des affaires etrangeres ca donne pas envie d avoir affaire aux douaniers moldaves....... merci
Passages de frontières English translation pending
by Xrctn · 2015-01-22 · 397 replies
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.

En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !

Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».

Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.

Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.

Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.

Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !

Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!

Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?

Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).

Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!

Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !

To be continued...

Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. English translation pending
by Moushika · 2013-09-06 · 38 replies
Bonjour à tous .

J'ai passé 25 jours dans ce petit pays , un brin plus petit que la Belgique , et suis loin d'en avoir tout vu . C'est que je ressemble plus à la tortue qu'au lièvre, quoi que, quelques fois ....

D'abord de la patience, beaucoup de patience

Je suis partie avec Aéroflot . D'abord un vol Bruxelles -Moscou , de 12h à 17h15 , heures locales....

Dans l'avion, pas d'écran, pas de musique, pas d'hôtesses, uniquement des stewards . Et pour casser tous les clichés, pas d'alcool ( sauf payants)

En approchant de Moscou, ce sont d'immenses forêts avec des petites villes et des villages, plantés dedans . Puis des forêts de buildings .

18h40 . Déjà 1h15 que je suis à l'aéroport de Moscou . J'ai le temps d'éplucher tous les duty-free . Juste le temps, car les prix sont déments . Pendant que je regarde, un chinois éclate de rire toutes les dix secondes, chaque fois qu'on lui dit un prix . Il y a aussi pas mal de restaurants où on peut payer en euros, en dollars et en roubles .

Dans les nombreuses salles d'attente, beaucoup de gens d'Asie centrale .

Pas moyen de se coucher et dormir un peu car tous les sièges ont des accoudoirs fixes en métal . C'est mal parti pour mes neuf heures d'attente

Après 10 heures d'attente . (ils en ont ajouté une😐), un deuxième vol Moscou-Erevan , de 2h30 à environ 5 h 00 , où on nous a tenu éveillés tout le temps .

L'aéroport d'Erevan n'est pas bien grand . Tout va vite . Je reçois mon cachet avec un beau "Welcome" de la jeune douanière🙂, puis les bagages, le bureau de change 100 euros = 52100 AMD .

Une première journée à Erevan

J'avais réservé une chambre chez Bori's Family bed and breakfast , et il était prévu qu'un taxi m'attendrait à l'aéroport .

A l'arrivée, juste deux panneaux avec les noms de deux heureux que l'on est venu attendre . Pas le mien . Pas grave . Les taxis m'ont repérée, il y a de la concurrence , tout va bien . Mes bagages sont légers et je m'en vais , sais pas où mais je m'en vais , hors de l'aéroport ....un taxi m'a suivie et me fait un prix ( 2500 AMD )

Je vois d'abord une ville assez plate, avec des bâtiments bas , très peu de monde , c'est vrai qu'il n'est que 5h30 .

On arrive devant chez Boris . On sonne . Nobody . On resonne ...la grand-mère de Boris apparaît en robe de chambre , nous l'avons visiblement sortie du lit . Elle nous gratifie d'un grand Barev dzez , m'invite à traverser le petit jardin planté d'un seul cerisier, puis m'emmène dans le salon où je suis invitée à patienter . C'est clair qu'ils ont oublié ma venue .....pendant que je somnole dans le salon, on passe l'aspirateur dans la chambre, on fait mon lit , puis oh merveille, je peux faire un petit somme dans ma grande chambre . ..4 heures plus tard, bien requinquée, douchée , direction la cuisine où normalement un petit-déjeuner m'attend . La grand-tante de Boris est toute seule et ne parle qu'Arménien . Je comprends quand même qu'elle a vécu à Saint-Petersbourg, qu'elle aime beaucoup Erevan, que la cuisine doit être repeinte ( bien d'accord) et elle m'invite à manger de grosses viennoiseries , des gatas . C'est bon mais très bourratif . Quand j'ai fini, la maîtresse de maison revient du marché avec des légumes, des oeufs , du fromage ....et je comprends que les gatas étaient un apéro

Pour rejoindre le centre ville au départ de chez Boris, je me fais d'abord expliquer le chemin jusqu'au métro . C'est facile, la station la plus proche est le terminus de la grande ligne qui traverse la ville . ( station Barekamutuyn , les noms des stations sont traduits en alphabet romain, ça aide bien )

Impressionnant , le métro ! Quelle profondeur ! On dirait qu'on part pour le centre de la terre en escalier roulant . Pas question d'hésiter après avoir posé le premier pied , rapidité oblige .

Je descends deux arrêts plus loin . C'est une ville bien verte que je découvre, beaucoup de petits bistrots en plein air dans les parcs, pas mal de boutiques , des gens très aimables qui m'expliquent le chemin chaque fois que je me perds 😛 , j'arrive à Cascade, le grand ensemble construit en l'honneur du cinquantième anniversaire de l'Arménie soviétique . Un arrêt devant la grande statue blanche de Martiros Saryan , fondateur de l'école d'art arménienne . Puis visite de Matenadaram, le musée des manuscrits . Sur pas mal de documents, l'Arménie est présentée comme l'Eden . ( la mauvaise historienne que je suis n'a bien sûr rien noté point de vue auteurs et dates , sorry ).

Pour rentrer chez Boris le soir, après m'être laissée me perdre dans les rues du centre-ville, j'apprends que les noms des rues ont changé et que les gens ne savent souvent plus ce qui est où . Quant aux conducteurs de taxi, ils ne connaissent souvent que les rues du centre-ville . Beaucoup d'entre eux ont perdu leur travail à cause de la fermeture de nombreuses usines et se sont improvisés conducteurs de taxi . Les passants sont bien au courant de la situation et beaucoup font tout ce qu'ils peuvent pour m'aider à rentrer au bercail . Ils n'hésitent pas à téléphoner à d'autres pour demander le nom des rues , ni à m'accompagner sur un bout de chemin . Cela je le constaterai tout au long de mon voyage .
Le Bangladesh! (informations) English translation pending
by LoneRunner · 2013-07-03 · 41 replies
Salut ! Comme il n'y a pas beaucoup de personnes partant au Bangladesh et que les informations sont moins en comparaison aux autres destinations, je me permets donc de poster mes observations !

J'ai ete au Bangladesh 5 fois deja ! La premiere fois c'etait en 2007 et depuis je suis reparti en 2008, 2009, 2010 et 2012 ! A chaque fois la sensation etait la meme ! Cette sensation de toujours decouvrir quelque chose de nouveau !

Au Bangladesh les gens sont encore gentils ! Une grosse difference avec l'Inde voisine ou meme le Pakistan ! Mais au Bangladesh il faut s'attendre a etre observer ! Les gens vous regarde tout le temps, vous etes quelque chose de nouveau pour eux ! Les hotels sont pas cher ni la nourriture ! Mais j'evite de manger dans la rue, question de preserver la santer en voyage ! L'eau minerale est facilement acheter et la marque la plus 'securiser' est "Mum" (promoncer maaam).

Le meilleur periode pour partir au Bengladesh et de Novembre a Fevrier, donc en hiver. L'hiver est pas trop froide, les journee courtes et il y a presque pas de pluie et pour marcher c'est moins fatiguant !

La monnaie locale est le Taka et le taux de change pour un Euro est approximativement 110 Taka pour 1 Euro. A verifier avant de partir ! On peux obtenir un visa a l'arriver qui va couter 51 dollar Americaine ou sinon prendre le visa avant de partir !

Un chambre pas cher coute dans les 7 Euros et pour manger c'est encore moins ! Pour voyager il y a les rickshaws (tricycles), les CNG (tuk tuk), les taxis, les bus, le train, les bateaux et les avions ! A Dhaka le meilleur moyen reste les CNG ! Mais pour aller dans les villages les bateaux sont les mieux conseiller ! Ou sinon aussi le train !

Cox Bazaar est la Cote d'Azur du Bengladesh ! La plage est grande et longue mais la mer reste a desirer ! Plein de petits services sont disponible sur la plage elle meme ! Photographe, quads et buggy, marchand ambulants et autres !

Avant d'arriver a Cox on passe par Chittagong ! Une autre grande ville ou il y a les casses de bateaux a decouvrir ! C'est pas facile d'y entrer vue que les medias les ont beaucoup denoncer a cause du travail des enfants, mais si on veux on peut ! Avec quelque bons contacte et un petit 'boksheesh' ...

Srimongol, au Sylhet, dans le nord et les villages tribaux sont aussi a voir ! Une visite au Parc Nationale de Lawachara, les villages avoisinantes, le the locale (the a 7 couches differentes!), ballade a dos d'elephant ...

Kuakata est une autre destination mais s'y rendre est penible vue l'etat de la route ! Mais la bas c'est relax ! On y admire le lever et le coucher du soleil sur la mer !!!!

A Dhaka il y a "BongoBazar" pour les vetements pas cher mais de qualiter ! "New Bazaar" pour les sacs de voyages et les librairies ! Il faut aussi aller visiter la gare ferroviaire "Kamalapur Train Station" mais aussi la ou les gens y vivent tout le long du chemin de fer !

En dernier le port fluviale "Sadarghat" dans la vieille ville de BabuBazaar ! Sadarghat est un must ! C'est la qu'on prend les gros bateaux, les "Lonches" pour aller dans les villages ! Mais il y a aussi une multitude de petites barques qui font le taxi ! Compter 100 Taka pour 2 heures de visites aux alentour a bord d'une de ces barques !

Le Bangladesh c'est le pays de la debrouille, le travail des enfants, la pauvreter extreme et les maladies ! Vaccinez vous avant de partir, prevoyez les anti malariaux et une creme anti moustique ! Mais en 5 fois que j'y suis aller, je ne suis jamais tomber malade ! Prevention is better than cure !

Des fotos sue mes liens et quelques petite videos sur youtube...

Bhalo Bashi Bangladesh !

Souriez ! 🙂
Road-trip "Dracula" en Transylvanie English translation pending
by Camillio · 2013-06-05 · 22 replies
Bonjour, Depuis toute petite, je rêve de parcourir la Roumanie, et surtout la région de Transylvanie, sur les traces de Vlad Tepes, alias Dracula. Je me suis donc déjà renseignée, mais de bonnes informations sur ce genre de circuit restent difficiles à trouver. J'aurais donc quelques questions :

- Est-il plus intéressant de passer par un TO avec un circuit organisé (niveau tarif mais aussi événements parfois réservés aux TO, etc..), ou de louer une voiture et de partir selon mon propre programme ? - Quels sont les "attrapes-touristes" à éviter ? (je pense nottament au célèbre faux château de Dracula qui fait temps jaser ...) - Combien de temps prévoir pour un tel road-trip ?

Merci d'avance pour vos infos.
De Lyon à Saint Petersbourg en trois semaines avec trois étapes d'une semaine! English translation pending
by Serrasrimba · 2011-01-17 · 3 replies
Bonjour à tous, nous avons un projet ( fou ? ) de relier en 3 semaines Lyon à Saint-Pétersbourg , avec 3 étapes d'une semaine... en essayant d'en voir un max.. Selon vous est-ce réalisable ? et si oui quel est le meilleur itinéraire ? Nous sommes 4, Parents et Ados, nous partirions en voiture afin de limiter le budget et rechercherions 3 locations sur la route.. C'est ma 1° approche de ce projet et je ne sais pas du tout si c'est réalisable. Temps de route, état des routes en chemin, budget.. bref, c'est un peu le flou et je compte sur vous pour m'aider. Merci par avance. A +
Séjour de pêche en Moldavie cet été English translation pending
by Jehannin · 2009-06-21 · 10 replies
Bonjour,

Chaque été depuis 7 ans, je file en voiture m'immerger quelques jours en Moldavie, et au passage tenter de m'y rendre utile. C'est, dit-on, le pays le plus pauvre d'Europe.

L'une de mes amies, francophone, qui vient de démissionner de son emploi pour des raisons de dignité, vient de me demander si je pouvais lui trouver des filets de pêche, car il ne semble pas évident de trouver du matériel correct sur place alors que ceci pourrait l'aider à faire survivre sa petite famille (un jeune fils, deux filles et deux petits enfants).

Il s'agit de réunir ce qu'il faut pour pêcher en rivière (dans le Nistru) les poissons suivants : carpe grasse, silure, saumon, esturgeon, brochets, sandre, brème, coregone blanc, perche commune, barbeau, gardon, goujon, ide melanote, lamproie, carpe argentée.

La principale technique est la pêche au filet, comme ceci :
http://jehannin.nerim.net/filets.JPG

Voici ce qui dans l'idéal apparaîtrait utile :

- 1 filet droit multimonofil monté : Longueur : 25 m - Maille : 60 mm - Hauteur : 2, 0 m - 3 filets droits multimonofil montés : Longueur : 15 m - Maille : 60 mm - Hauteur : 2, 0 m - 3 filets de fond trémail : Longueur : 50 - Maille : 50/230 mm - Hauteur 1, 70 m

- des hameçons de taille 10 et 12, dont voici le type en taille 12 à l'échelle d'une main : http://jehannin.nerim.net/gros_hamecons.JPG

- des cuissardes (en particulier taille 43) - tous équipements et tous vêtements chauds pour la pêche

Je fais appel ici à toutes formes de conseils, de dons en nature et le cas échéant de participations au financement dans le cas où il y aurait lieu d'acquérir tout ou partie de ce qui est utile en France, ou pourquoi pas, au passage, du côté de Tulcea dans le delta du Danube où j'ai des amis, et où je pense que ce serait probablement moins cher.

J'ajoute que si quelqu'un était intéressé pour aller mettre en place ce projet avec moi le mois prochain, il serait naturellement bienvenu sachant que j'ai également plusieurs autres projets en chemin ainsi qu'au bout de la route, de natures très diverses mais d'intérêt certain.

Toutefois (ça va de soi, mais ça va peut-être encore mieux en le disant) : pas sympa, s'abstenir. Je rigole pas !... ;-)))
Le pays le moins connu du monde! English translation pending
by JohnBougeott · 2009-02-18 · 48 replies
Salut à tous ! Guten Tag, Hola amigos, Hi guys, Sayônara !

Le challenge est lancé, j'ai décidé avec ma moitié de me rendre dans le pays, le site, la région habitée LA MOINS CONNUE du monde. C'est un défi avant tout, mais ma passion du voyage m'incitera surement à découvrir la culture locale. Rassurez-vous, il ne s'agit pas de prendre une photo et de revenir...

Ne connaissant pas de classement officiel du "pays le moins connu du monde" (quoique j'ai trouvé un délire sur ce sujet sur Wikipedia), j'ai besoin de vous pour élire la destination qui succite le plus de réponses sur les critères suivant : PEU DE TOURISME, PEU D'ARTICLES DANS LA PRESSE INTERNATIONALE, MAIS QUI RECELE ENCORE DES MYSTERES NON EXPLORES.

J'appelle baroudeurs(euses), routard(e)s et voyageurs(euses des 4 coins de la planète : LE VOTE EST OUVERT !
Ukraine et Crimée: présentation rapide English translation pending
by CatherineGil · 2008-10-14 · 44 replies
Tout le monde se souvient lorsqu'on parle de l'Ukraine de Tchernobyl, au nord, à la frontière avec la Biélorussie et de la place Maïdan Nezaljnoty, la place le l'Indépendance, à Kiev, noire de monde lors de la " Révolution Orange ", mais l'Ukraine avec ses 603 700 km2 est presque aussi vaste que la France et ses paysages aussi variés du nord au sud . C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai intitulé ce carnet : voyage en Ukraine et en Crimée, tant la différence est tangible . A l'ouest, dans les Carpates, la nature est omniprésente avec les grandes forêts primaires de hêtres. L'agriculture est vivrière, les villages charmants, le climat, un climat de moyenne montagne . Au centre et à l'est, c'est la région des champs à perte de vue d'un seul tenant, chevauchant les collines de leurs sillons bien droits . Les cultures : du blé, du tournesol, et du maïs, le climat continental avec des chaleurs extrêmes en été . Au sud, c'est la région des grands deltas du Dnepro du Dniester et du Danube, avec ses paysages de début de monde entre ciel et eaux et enfin la Crimée aux paysages splendides de montagnes de plus de 1500 mètres tombant à pic dans la mer. Le climat et l'ambiance sont méditerranéens .

Ce qu'on remarque d'abord en Ukraine ? J'avais un ami qui vivait en Chine et qui disait que ce qui sautait à la conscience en premier, en Chine, c'était le bruit, la crasse et le caractère batailleur de l'homme de la rue. Tout le contraire de l'Ukraine où ce qui saute aux yeux c'est la propreté même dans les petits villages, non pas une propreté opulente comme en Suisse ou ostentatoire comme en Allemagne ou en Autriche, non, non, une propreté que je qualifierait de confort . Ensuite vient le calme, même dans des rues pleines de monde dans les villes, c'est le brouhaha normal des conversations, le flon, flon d'un orchestre de rue ou dans un parc, le bruit normal de la circulation automobile, mais pas de cris ni de coups de klaxons intempestif, c'est vraiment étonnant . Et puis viennent l'accueil et la gentillesse des gens, sans la moindre servilité, ils sont agréables pour les étranger que nous sommes, comme ça, naturellement, juste pour le plaisir d'échanger quelques mots .

Pour nous qui voyageons en camping car, la première chose, c'est l'état des routes

Elle vont de moyennes -, à épouvantables avec une majorité de "mauvaises" . En fait, plus elles sont fréquentées, plus elles sont mauvaises car très très déterriorées par les camions, de telle sorte qu'on a la surprise de rouler mieux sur les routes "jaunes" que sur les grands axes.

Le prix du gazole en août 2008 : en moyenne 6, 80 "cryna " soit à peu près 1 €, le taux de change, toujours en août 2008, étant sensiblement dans le même rapport Cryna/ € que €/Francs .

Le coût de la vie : Si comme nous on fait ses courses dans les épiceries de village et sur les marchés des bords de routes, le coût de la vie est tout à fait raisonnable, voire même, pour nous très avantageux, on trouve partout de très beaux fruits et légumes, avec un vrai bon goût de frais cueilli, des laitages genre yaourts qui se vendent à l'unité, des fromages, toujours le même à différents niveaux de maturité, très peu de viande si ce n'est du poulet et un peu de porc, beaucoup de charcuteries, souvent fumée, et beaucoup de poissons sêchés et fumés auquel on n'a pas trop osé se risquer si ce n'est à du saumon fumé vraiment excellent et pas cher du tout .

Des campings ? C'est simple, il n' y en à qu'un à Kiev, sinon, la plus part du temps les gens ne comprennent même pas le concept . Mais on peut s'installer n'importe où . Dans un village, aux abords d'un village, sur une piste de station service si on se trouve coincés, en ville sur un parking, peu importe . Il suffit de prévenir de notre présence . Nulle part et à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité, et jamais non plus, contrairement à la rumeur, harcelés par une police cherchant le bakchich .

Autre idée reçue totalement inexacte, il est parfaitement possible d'entrer ou de sortir d'Ukraine pas la pointe sud de la Moldavie. Nous sommes sortis par Riné via Galati sans le moindre problème.

Pour la suite de ce carnet de voyage en photos, voir mon blog.

C'est avec plaisir que je donnerai si je le peux des renseignement complémentaires pour une destination vraiment superbe tant du point de vu de l'accueil des gens que des paysages superbes et variés que de la richesse culturelle ( architecture, histoire, antiquité )
Train de Séoul vers Pyongyang? (Corée) English translation pending
by Marseil · 2007-10-04 · 5 replies
Mais quand-est ce qu'on va le prendre, celui là ? Quelqu'un a le site pour trouver les horaires ? Ca ne devrait pas être long, à vol d'oiuseau, c'est 100 km.

Marseil. 😎
Pays Baltes, Russie, Ukraine, Moldavie à moto English translation pending
by Lolone57 · 2019-02-17 · 4 replies
Bonjour à tous, Petit résumé du périple moto de 3 semaines effectué en juillet 2018. Ça peu donner des idées....

Petite escapade en Russie Après avoir écumé l’Europe à deux roues, il ne me manquait plus que les pays Baltes.

Je m’étais donc donné comme objectif d'ajouter cette pièce manquante à mon puzzle européen. Je voulais en profiter pour glisser une roue à Kaliningrad et Saint-Pétersbourg, et prendre le chemin de la Finlande, des iles d’Åland, de la Suède (surtout Stockholm) et du Danemark pour rentrer sagement en Moselle . J'ai parlé de mon projet à mon collègue de travail et ami Nicolas qui m'a dit « J'irais bien voir en Russie s'ils ont des GT BMW ». J'ai l’habitude de voyager seul à moto, mais j'étais prêt à aménager mon circuit pour le transformer en virée entre potes : Je lui ai conçu une petite virée de 8000 km, nous menant en Pologne, Kaliningrad, Lituanie, Lettonie, Estonie, la côte sud de la Finlande, une partie de la Russie, l’Ukraine et la zone interdite de Tchernobyl avant de terminer par la Moldavie. En bref, un circuit un peu moins long que par la Scandinavie pour mon néophyte de copain en matière de périple moto qui tenait à aller voir Tcherno. Voici un petit aperçu de notre voyage en Russia pendant la coupe du monde de foot 2018.

23 juin Szczecin Départ samedi matin à 7h00 pour 1000 km au départ de Metz en traversant l'Allemagne pour une arrivée en Pologne. Les autoroutes en Allemagne ont le désavantage d'être souvent en travaux ce qui génère pas mal de circulation en accordéon. N'empêche avec Nicolas, nous ne mettrons avec nos motos que 10h30 pour faire cette longue étape.

24 juin Kaliningrad Aujourd'hui, les choses sérieuses commencent, 550km avec le passage de frontière entre la Pologne et la Russie. On profite du passage près de Gdansk pour une petite halte dans ce charmant port, plein de couleurs et de colombages. A la douane russe, beaucoup de véhicules pour aller voir les matchs de la coupe du monde de foot. Pour nous, les formalités prendront 1h30 en compagnie des fonctionnaires russes, aux casquettes grandes comme des parasols. Arrivés à Kaliningrad, nous profitons de la rare occasion de visiter un sous-marin soviétique, avant d'aller nous plonger dans l'ambiance du centre-ville et des fans de foot (Maroc Espagne). Les prix ont flambé pour les touristes. Heureusement pour nous, avec nos motos, on peut sortir de l'hyper-centre et nous restaurer aux tarifs normaux. En plus, en cherchant un bar pour finir la soirée, on tombe sur une espèce de vente à emporter avec 30 bières à la pression. Évidemment la soirée a duré avec des poches locaux qui connaissaient un peu trop bien les lieux et avaient envie de communiquer.

25 juin Lituanie 260 km à parcourir pour aller vers Klaïpeda et Palanga en bord de mer. Par contre, le temps n’est pas avec nous et la journée sera entièrement sous la pluie avec nos équipements motos : pas grave, au moins les motos ne surchaufferont pas. Sur notre chemin pour nous désenclaver de l'enclave russe, la halte à Yantarny, la ville d'ambre, nous laisse malheureusement sur notre faim : tout est fermé, on est lundi. Nous avons plus de chance à Svetlogorsk, la ville balnéaire, où nous trouvons de belles boutiques d'ambre, ainsi que les belles plages de la mer Baltique du coté de l'Oblast de Kaliningrad. Maintenant on s'engage vers l'isthme de Courlande, (10 € de droit de passage) 90 km d'une langue de terre entre Kaliningrad et la Lituanie, avec au milieu la frontière qui ne nous prendra que 45 minutes. Agréable route entre mer et forêt de pins. L'arrivée sur Klaïpeda se fera avec un bac (gratuit), sympathique vieux centre-ville avec son canal et ses bateaux de plaisance. 17h00 nous voici à Palanga et sa très longue artère piétonne qui finit par une plage de sable blanc qu'on peut admirer depuis un imposant ponton qui termine la rue..

26 Juin Vilnius Départ à 7h30 pour 240 km vers la ville de Trakai et son château sur l'eau. Très beau lac et ensemble médiéval bien restauré. Une poignée de petites maisons en bois colorées égaient le bord du lac. Après 30 km nous voilà rendu à Vilnius, où nous passerons l'après midi à visiter ses quartiers historiques et ses églises qu'elle a su préserver.

27 juin Jūrmala Aujourd'hui le beau temps est avec nous pour aller voir la colline des croix de Šiauliai, lieu de pèlerinage de près de 150 000 croix. Statues, effigies et rosaires impressionnent par leur nombre. Tous nos pêchés étant lavés, on se remet en selle vers la Lettonie et sa ville balnéaire phare : Jūrmala. Puisque nous sommes en Europe, nous ne profiterons pas de la douane entre la Lituanie et la Lettonie. Jurmala propose, dans l'écrin de sa forêt de pin parasol, de magnifiques demeures anciennes style datcha où la jet-set baltique prend sa vilégiature.

28 juin Riga Après une très courte distance pour arriver à Riga capitale de la Lettonie, nous décidons de louer des vélos pour nous balader dans le sympathique centre-ville. Pour entamer cette journée nous irons faire le surprenant marché des halles qui déborde à l'extérieur par des quantités impressionnantes de fruits de saison. Cerise à 2€, Myrtilles à 4€ le kilo. Beaucoup d'architecture art nouveaux et bien sur des églises, cathédrales Chrétiennes et Orthodoxes.

29 juin Tallin Aujourd'hui en route pour l'Estonie, évidemment le temps n'est pas de la partie, on part avec 16 degrés et on finira avec la pluie et 14°c. Début de matinée à Sigulda pour la visite du château du XIII siècle. Rencontre d'un British avec le même Tiger que moi, mais lui avait pris le bateau pour arriver en Finlande. Puis en début d'après-midi ce sera la ville balnéaire de Pärnu avec un immense marché artisanal pour goûter aux spécialités locales et assister aux animations culturelles. Arrivée vers18h00 à l'hôtel et direction les thermes au sous-sol pour une régénération : le sauna traditionnel nous fait rapidement oublier la fraîcheur extérieure.

30 juin Tallinn Tallinn est une magnifique cité médiévale très bien restaurée avec beaucoup d'animations de rue. Un peu de sport l'après-midi pour s'essayer au Paddle et goûter de près à la mer baltique puis retour aux thermes de l’hôtel. On en a bien profité et surtout consommé les spécialités locales (Fallafel, Pita, Hamburger etc bières). La ville by night est très vivante, on en a donc profité pour s'en jeter quelques unes.

1er juillet Helsinki Départ en ferry de Tallinn pour 2h30 de bateau en direction d'Helsinki. Belle journée ensoleillé pour arpenter la capitale Finlandaise et faire une excursion à Suomenlina. Paradoxalement, cette ile arborée de dizaines de canons de très gros calibre, qui servaient à défendre Helsinki, offre une ballade bucolique avec en trame le clapot des vagues qui fouette les nombreux ilots de la baie. Comme il fallait si attendre, les prix sont 1.5 fois plus chers que chez nous.

2 Juillet Saint-Pétersbourg Journée sous la pluie pour aller en Russie (on a prit l'abonnement!) :départ avec 11 degrés et au plus chaud ce sera 15. Escale à Porvoo et ses maisons entièrement construites en bois entre colline et rivière. Avant de s’engouffrer en Russie, nous ferons un petit détour par Lappeenranta et Taipalsaari qui est une des plus belle route de Finlande. Les 500 km de la journée seront assez difficiles sous cette pluie battante. Passage de la frontière en une heure. Chose rare : j'ai eu droit à un sourire. Arrivée à notre hôtel et ce soir, chose rare, on s'est prélassé en buvant des bières devant le match de foot Belgique Japon.

3 Juillet Saint Pétersbourg Pour se déplacer dans la Venise de l’Est rien de mieux que les Bus à Impérial, ainsi que le Tramway, le Métro et ses magnifiques stations descendant à 90 m sous terre ou un tour en bateau sur la Neva et découvrir cette ville surprenante.

04 Juillet Saint Pétersbourg Aujourd'hui on a bouffé du musée hors norme. Ermitage, marine, révolution etc. etc. Saint Pétersbourg est vraiment une ville merveilleuse, les croisières sur la Neva offrent un panorama différent et sympa pour approcher les ponts de la ville. Par contre hier soir on a goûté une Vodka infâme et le métro ferme à 01h00 (bon ça va, le taxi est moins cher qu'à Paris).

5 Juillet Peterhof Pouchkine Novgorod Hier soir, comme c'était nuit blanche, nous avons fait une petite croisière sur la Neva, après avoir pris le métro pour rentrer à l'hôtel, on s'est dit, qu'on irait bien s'en jeter une dernière. Grave erreur, on est tombé sur des jeunes Russes parlant un peu Français et Anglais. La nuit fût courte. Ce matin, visite du splendide jardin de Peterhof (l’équivalent de notre Versailles) et pour se mettre en forme après une courte nuit, rien de tel qu'une randonnée à travers fontaines et jardins pendant au moins 5 km. Ensuite ce fut Les palais de Pouchkine et re-balade dans le parc pendant au moins 5 km. C'était une superbe Après-midi avant de parcourir 180km pour arriver à Novgorod et visiter le Kremlin et la petite église du coin.

06 juillet Moscou Une fois n'est pas coutume, on démarre par 200 km sous la pluie et 13 degrés, arrivée ensuite sur Moscou avec 23 degré et 540 km dans les pattes. Petit tour en métro pour découvrir les plus belles stations et on en profite pour se repérer dans cette belle capitale.

07 juillet Moscou Moscou est une belle et facile capitale à visiter à pied et en métro, du coup, ce fût une petite quinzaine de km à pied pour déambuler sur la place rouge, le Kremlin, le grand marché au puce de Izmaylovsky market, le tombeau de Lénine et toutes ces magnifiques cathédrales Orthodoxes, et pour finir l'après Midi, la galerie d'art Tretiakov.

08 juillet Kiev Grosse journée de moto en direction de Kiev avec les 400 premiers kilomètres sous la flotte, surtout le début avec des trombes d'eau qui s'accordent mal avec les profonds sillons du bitume russe : quelques petites centaines de litres d'eau sur le museau à chaque dépassement d'un automobiliste (et je ne vous parle même pas de camions). On était pas fâchés d'arriver après 11h00 de route et 870 km. Petite virée le soir pour visiter le centre-ville et la synagogue.

09 Juillet Tchernobyl Situé à 120 km de Kiev, nous voici parti pour 2h30 de routes et contrôles en direction du réacteur numéro 4 de Tchernobyl. La zone d'exclusion de 250 km carrés va nous permettre de voir les villes fantômes de Tchernobyl et surtout de Pripiat qui au moment de la catastrophe le 26 avril 1986 comptait 90.000 habitants. Beaucoup d'émotions dans ces sites insolites ou la nature reprend ses droits, un renard en liberté est venu jusqu’à nous espérant une quelconque pitance. La surprise quand même, c'est que dans cette zone ultra contrôlée, le pillage (surtout l’acier) laisse cette visite sur notre faim.

10 Juillet Chisinau Nico ayant besoin de rentrer plus tôt, je poursuivrai seul la fin du circuit et lui, fera le retour en 2 jours en faisant la visite de Auschwitz que je connais déjà. Après 480km d'autoroute, me voici à Odessa par 32 degrés. Une petite baignade dans la mer noire et un tour rapide de la ville et me voilà sur la route de la Transnistrie et Moldavie. A peine la frontière franchie qu’un orage me poursuit sur 90 km par une température de 18 degrés. J'arrive trempé et gelé, malgré ma bonne tenue. La route est pourrie et glissante. Arrivée à Chisinau passage par le wifi du Mac Do pour trouver un hôtel. Le soir je rencontre un groupe de petits vieux dans un bar, venus goûter le vin Moldave. On en profite pour suivre le match et une brillante victoire dès bleu.

11 Juillet Lviv Début de journée par les caves de Cricova en Moldavie, célèbre pour ses 200 km de galeries renfermant les vins de méthode Champenoise et surtout pour son musée stockant les saisies des bouteilles de Goering par les Russes. Après quelques tests des vins Moldaves, ils sont supers. Continuation vers Lviv en Ukraine et là, ça se gâte, les routes sont pourries pendant 500 km sur 680km. J'ai l'écrou de serrage du pignon de sortie de boîte qu'a mis les voiles 200km avant Lviv, réparation de fortune avec du fil de fer et pour finir cette belle journée à 22h00 en arrivant à Lviv, la batterie rend l'âme, je trouve un Hostel et part visiter la ville.

12 Juillet Début du retour. J'arrive en poussant le Tiger à le démarrer pour aller vers un vendeur de batterie moto, 3 km plus loin elle rendra l'âme pour de bon. Impossible de trouver la même dans Lviv, je prendrais donc une 10A au lieu de 16. Maintenant, en croisant les doigts je pars pour Katowice en Pologne ou se trouve à 400km un concessionnaire Triumph, malheureusement pas d'écrou en stock. On améliore mon fil de fer par un collier métallique pour essayer de rentrer sur Metz. Je stoppe ma journée à Dresde en Allemande à 20h00 après 850km et un départ de Lviv à 11h30 . Bien sûr, j’ai essuyé une pluie continue après Katowice. Un bon repas Grecques en attendant de finir mes 700km de fin de périple.

Destination : Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, la côte sud de la Finlande, une partie de la Russie, l’Ukraine et la Moldavie Durée du voyage : 3 semaines Nombre de personne : Laurent et Nicolas Moto employées : Triumph 800 Tiger de 2011 et BMW K 1200 GT de 2006 Budget : 1800 € sans tenir compte de l’usure de la moto. La bonne adresse : plutôt un bon plan, acheter la Saint-Pétersbourg card, qui donne accès à plein de musées, bateau sur la Neva etc. etc. A voir Absolument : Saint-Pétersbourg A éviter : Les lignes droites sur les grands axes Russe, c’est d’une monotonie extrême à travers les forêts de boulots. Des difficultés particulières : Le passage des douanes. La meilleure période pour partir : Juillet, Aout, car les températures sont clémentes, théoriquement il pleut moins et nous sommes dans la période des nuits blanches sur Saint-Pétersbourg.
Voyage en Crimée English translation pending
by Sémélé · 2018-03-08 · 22 replies
Bonjour,

Je souhaiterais voyager en Crimée avec ma mère et ma petite fille. Après avoir lu les conseils au voyageur du MAE, je suis un peu inquiète. Quelqu'un a une expérience de voyage en Crimée après l'annexion, les assurance prennent elles en charge les voyages en Crimée?

Merci d'avance
Visa tourisme pour l'Iran à l'ambassade d'Iran à Paris English translation pending
by Btherese · 2013-11-25 · 144 replies
Bonjour à tous !

Je me tourne vers vous car je suis un peu noyé dans toutes les informations sur internet (en plus du manque de précision du site de l'ambassade ...) concernant le visa tourisme iranien.

Voilà, je compte partir entre deux et trois semaines en Iran l'été prochain (mois d'aôut) avec une amie (qui n'est pas ma femme, même pas ma petite amie, je précise parce que j'ai quelques fois lu que ce détail avait son importance, vrai ?). Je pense que nous arriverons à Téhéran.

Je lis sur ce forum que vous êtes beaucoup à choisir le Visa on Arrival, mais n'est-ce pas un peu risqué ? Y a-t-il un risque de ne pas se voir délivrer un visa et d'avoir fait l'aller pour repartir illico ? Du coup, je vous avoue que nous préférerions établir nos visas à l'ambassade de Paris. Et c'est là que nous nous perdons dans les informations :) Ce serait vraiment tiptop si quelqu'un pouvait expliquer de façon claire les principales informations quant à l'obtention d'un visa à l'ambassade d'Iran !

A la personne qui aura la patience de nous aider, voici les principales questions que nous nous posons : - Quel est ce fameux numéro d'autorisation du Ministère des Affaires Etrangères ? (Nous n'avons aucun contact en Iran, du coup si je comprends bien, nous devons "acheter" ce numéro à une agence basée en Iran ?) - Combien de temps pouvons-nous rester en Iran avec un visa tourisme ? (les informations divergent sur tous les sites, je retiens 15 jours pour le moment, est-ce toujours d'actualité ?) - Est-ce possible de prendre un rendez-vous à l'Ambassade pour qu'ils nous expliquent clairement la marche à suivre ? - Le visa se fait-il directement à l'Ambassade ou bien nous devons passer par un organisme tiers ? (je pose cette question car pour notre visa indien nous avons dû passer par là) - Pour partir au début du mois d'Août, quand devons-nous commencer les démarches ? (en somme, pendant combien de temps le visa est-il valide ?) - Enfin, est-il difficile d'obtenir ce visa ? (des personnes ont-ils eu des complications, de tous types ?)

Bon, ça fait pas mal de questions et des questions récurrentes sur les sites :) Mais nous serions vraiment content de se voir expliquer les choses !

Aussi, n'hésitez pas à me faire part des éléments essentiels dans la préparation d'un voyage en Iran ou répondre à des questions que je n'aurais pas posées mais qui ont leur importance !

Voilà, merci beaucoup à ceux qui peuvent nous aider !

Benoît
La Biélorussie: une nature vierge English translation pending
by Boaventure · 2017-11-14 · 41 replies
La Biélorussie ou Belarus. Je réside dans ce pays depuis plus de 10 ans (15 ans) et je m'émerveille toujours autant, de voir cette nature toujours aussi belle. Ses lacs, ses forêts, ses fleurs et plantes sauvages superbes, ses animaux ; un seul exemple : vous pouvez voir des bisons en totale liberté, pour les apercevoir il faut venir les observer en hiver, quand il y a de la neige ; car là ils sortent des forêts primaires, pour venir manger (du foin) dans les champs ; que les gardes viennent leurs porters. De nombreuses (vastes) forêts où pour certaines, l'homme ne s'y rend jamais ou très rarement.

Ci-dessous une photo de Sergeevici à 45 mn au sud de la capitale ; la photo représente un paysage totalement vierge, j'y suis allé avec le directeur du territoire, nous avons passé 2 heures en 4 X 4 pour s'y rendre. Pas un seul bruit créé par l'homme. Pour voir correctement cette photo cliqué dessus.
Moldavie, Géorgie et Arménie en juin 2014 English translation pending
by Serguzz191 · 2013-10-25 · 7 replies
Bonjour à toutes et tous, voilà cette année je devais faire un grand voyage à destination de la moldavie, georgie, Armenie en juin!!mais voilà suite aux conditions météo épouvantables fin Mai début juin nous avons du bifurquer vers l'Italie et la Sicile ou le temps était superbe.Notre voyage devait durer trois semaines (précision:nous sommes en moto et camping soit sauvage soit officiel)donc plus de 6000 bornes dans toute l'Italie que je connais de AàZ!!mais bon je n'étais pas seul.Conclusion ........une année de perdue et un énorme manque de découverte.....j'adore les pays de l'est.Alors pour 2014(début juin)oui c'est loin mais j'ai besoin d'en parler...je pars Seul avec ma moto et mon matos de camping, et je compte passer par la roumanie (voyage en 2011) et visiter la Moldavie , la capitale bien entendu mais aussi découvrir ces fameuses caves souteraines ou il y a de superbes vins, ma question est la suivante est-il possible de "camper sauvage" ou terrains de camping s'ils existent !!!je pense que non. Ensuite ma route passera par je ne sais ou pour me diriger vers la Georgie!!soit Transinistrie, Ukraine ect...soit Bulgarie Turquie et Georgie vu que les frontières sont je crois fermées entre l'Arménie et Turquie.Info logement pour la Moldavie sont Welkome😎
Voyage seule en Europe centrale, en Russie et en Mongolie: vos conseils? English translation pending
by Littlepoppy · 2010-10-26 · 9 replies
Bonjour, J'ai depuis longtemps envie de partir et j'ai enfin pris la décision et décidé de où je voulais aller. Je vais aller en allemagne, peut être en Autriche, en république tchèque, en Bulgarie, en Ukraine, puis Moscou pour prendre le transsibérien pour oulan bator. Je n'ai pas envie de préparer très poinilleusement mon voyage mais je me dis qu'il faut bien alors j'essaie. je vais me remettre au russe, apprendre un peu le mongol... J'aimerais des conseils, pour tous ces endroites, de logments, d'endroits sympas...je ne voudrais pas faire que les capitales, j'aimerais découvrire un peu les pays. je ne sais pas exactement pour combien fe temps je pars, au moins deux mois je pense, je verrais commet les chose se passent. je pars seule et je me demande s'il est pssible de voyager un peu comme ça au feeling sans que ça revienne trop cher. je pendrais je pense le billet de tain "interrail" (d'ailleurs, on peut vraiment prendre un train pour chaque pays avec ce billets?). voilà, j'ai pas donné beaucoup d'infos, si vous en voulez plus demandez moi merci d'avance
Interrail,camping sauvage et conseils sur Croatie, Bosnie, Serbie, Roumanie English translation pending
by Latortue05 · 2005-08-20 · 1 reply
bonjour, je pars un mois a travers ses pays en train et je voulais savoir si quelquun pouvait me refiler quelques tuyaux. Es que je peux dormir a la sauvage?les gens sont ils acceuillant? Es que je dois prévoir quelque chose en particulier? Puis-je prendre des photos n'importe-où sans trop de risque de vol? je suis ouvert a tout discours paralant de ces pays merci
Lviv - Odessa - Roumanie English translation pending
by 1000miglia · 2015-04-27 · 8 replies
Bonjour,

Cet été, nous avons prévu un road trip qui devrait être sympa😊: Aller rapide (par Allemagne et Pologne) jusqu'à Lviv, puis Odessa, côte de la mer Noire jusqu'au sud de la Bulgarie. Ensuite traversée de la Bulgarie (me réjouis de voir Buzludzha) jusqu'en Macédoine (Skopje, Ohrid), quelques jours en Albanie, puis retour soit par ferry Durres-Ancone, soit par la côte Croate.

Je cherche quelques infos concernant le trajet pour aller et repartir d'Odessa.

1) Depuis Lviv, plutôt que rester en Ukraine, j'aurais plaisir à passer par la Moldavie dont j'apprécie les jolies campagnes....et les caves😇. Est-ce qu'il est prudent de traverser la Transnitrie avec son propre véhicule? Le cas échéant à quoi faire attention? Et si pas de Transnitrie, passer par Causeni pour aller rejoindre la M15? Une autre proposition?

2) Depuis Odessa pour rejoindre la Roumanie (Galati ou Tulcea), je suis obligé de repasser la frontière Moldave ou passage possible en restant sur sol ukrainien tout du long?

D'avance, merci pour vos réponses!😉
Ukraine: utilisation de l'anglais? English translation pending
by Rmutt · 2009-04-29 · 22 replies
Bonjour,

Je planifie actuellement un voyage en Europe de l'est qui supposerait un passage en Pologne et un en Roumanie. Je me dis que tant qu'à y être j'irais jeter un oeil en Ukraine.

Ceci dit, je ne parles pas un mot de russe ou d'ukrainien. Remarquez bien que je ne parles pas non plus polonais ou roumain, mais je suppose simplement que ces pays ont plus d'infrastructures touristiques et que je pourrai me débrouiller en anglais dans les grandes villes...

Enfin, c'est que je lis le forum et les usagers posent nombres de questions sur la langue de bielorussie vs ukrainien ou sur l'utilisation du russe en Ukraine... Bref, pour l'Ukraine, si je ne parle qu'anglais, est-ce que cela pourrait poser un problème ? Devrais-je abandonner l'idée ?

Merci bien pour les réponses !
La Moldavie English translation pending
by Patoune · 2004-09-18 · 10 replies
qui connait la Moldavie, j'envisage un petit séjour dans ce pays après avoir visité la hongrie et avant la croatie et la slovenie. merci d'avance.
Vingt jours en Lituanie en été 2010 (juillet-août) English translation pending
by Deborah75001 · 2010-08-17 · 6 replies
Voyage en Lituanie : des forêts à la mer Baltique

(juillet aout 2010)

petite description et conseils pratiques pour les voyageurs

Voyage magnifique où nous avons découvert les villes de Kaunas et Vilnius, la forêt et les lacs du nord de la Lituanie, et fin la côte de la mer Baltique et l’isthme de Courlande.

Le voyage est très aisé, le pays est petit et relativement peu peuplé, les communications sont faciles et modernes (routes et infrastructures refaites grâce aux subventions de l’union européenne) et les distances sont relativement petites pour pouvoir tout découvrir.

On peut se faire comprendre en anglais dans la capitale, mais dans les régions reculées au nord et à l’est, nous n’avons pu communiquer qu’en russe, et sur la cote plutôt en allemand. Le polonais est également parlé à Vilnius (qui était polonaise jusqu’à 1939, lors de l’invasion soviétique, et qui fut incorporée ensuite à la Lituanie communiste).

Description du voyage

J1 Vol Paris Beauvais - Kaunas par Ryan Air :

Commentaire sur Ryan Air : Attention le départ est de Paris Beauvais donc il faut prendre l’autocar porte Maillot (15 euros) 3 heures avant le départ prévu du vol.

Prix du billet Paris Kaunas sur Ryan Air acheté sur internet : 80 euros par personne, mais attention ceci ne comprend pas de bagage enregistré, pour un bagage enregistré, il faut ajouter 20 euros par trajet, donc 40 euros de plus et avec une limite de 15 kg. Un seul bagage à main autorisé en sus, de 10 kg maximum.

Attention : il faut imprimer soi même son Boarding pass entre 14 jours et 4 h avant le départ de l’avion, sinon il y a un surcout important à payer. Moyennant ces restrictions auxquelles il faut se plier, la compagnie nous a donné entière satisfaction.

Aéroport de Kaunas : arrivée de nuit à 23h, le bureau de change de l’aéroport est ouvert et le taux est presque le même que celui que nous avons trouvé en ville par la suite.

Parité fixe du Litas lituanien, donc 1 euro = 3,45 litas

A l’aéroport on reçoit 3,43 litas. Commission de change 2 litas. En ville selon les banques on reçoit 3,44 ou même 3,45 litas pour un euro (commission de change fixe de 2 ou 3 litas par transaction).

L’information touristique est également ouverte même tard le soir et de manière générale chaque ville dispose d’un bureau d’information touristique efficace, de plans ainsi que des excellents petits guides de la série « in your pocket », notamment « Kaunas in your pocket » et « Vilnius in your pocket », vendus 6 litas pour le numéro courant, qui sont pratiquement aussi complets que les guides payants. On trouve dans les hotels les anciens numéros étalés sur le comptoir, qui sont alors gratuits. A part pour les expositions temporaires, le contenu est le même.

Logement à Kaunas : Hotel Metropolis, rue Daukanto 21, très central, proche de la rue principale piétonne Laisves.

Possible d’y aller en bus de l’aéroport en prenant le 29 : il s’arrête pratiquement devant l’hotel à l’arrêt Daukanto et circule même de nuit. Prix : 2 litas adulte, 1 litas enfant (ticket acheté dans le bus). Pour circuler en ville, on peut aussi acheter les billets dans les kiosques au prix de 1,80 litas adulte, 0,90 litas pour les enfants.

Attention : Au retour les bus circulent sur la rue Kestucio, de l’autre côté de la rue Laisves.

Nous avions réservé l’hotel Metropolis à l’avance sur Laterooms.com : il est très joli, avec une magnifique façade 1900, chambres très confortables même si un peu anciennes, buffet de petit déjeuner très copieux et excellent service. La chambre pour 3 est à 54 euros (185 litas), composée d’une suite parentale et d’une antichambre avec un lit simple. Serviettes et literie moelleuses.

Kaunas: Visite de la vieille ville, de la place Rotuses (de la mairie), de la rue piétonne Laisves qui rassemble des éléments de style architectural de l’Empire tsariste (avant 1914), d’art déco 1930 (période de l’indépendance lituanienne entre les deux guerres), et de rares bâtiments de style soviétique, jusqu’à la cathédrale St Michel (ancienne église orthodoxe « sobor » russe St pierre et Paul, ce qui se voit à l’architecture d’inspiration byzantine, l’intérieur a été détruit).

Après midi visite très intéressante du 9e fort (Devintas fortas), qui était un camp de concentration nazi où ont péri les 40.000 Juifs, puis une prison soviétique. Exposition très instructive sur le quotidien dans le camp avec visite des cellules de torture (cellule humide, cellule glacée etc). Très impressionnant. On peut y aller en bus du centre ville (partir de l'arrêt Kauno pilis par exemple et prendre le bus numéro 20, se faire montrer où descendre et dans quelle direction marcher (compter 1 km à pied à travers une zone résidentielle de banlieue).

De manière générale la ville semble peu peuplée, il y a peu de gens dans les rues comparé à d’autres grandes villes. Il faut savoir qu’avant guerre, il y avait 40% de juifs et une majorité de polonais et de russes. La ville ne comptait qu’une minorité très petite de Lituaniens. C’est encore plus le cas à Vilnius, qui était peuplée à 90% de Polonais et de Juifs (elle faisait d’ailleurs partie de la Pologne, ce qui est aujourd’hui décrit comme une « annexion » mais le mot est aberrant puisque la Lituanie indépendante n’existait pas depuis le 15e siècle !). Bref le principal problème que nous avons rencontré est une restitution biaisée et lacunaire de l‘histoire, avec la mise en exergue du roi lituanien Vytautas (allié des Polonais dans la bataille de Tannenberg contre les chevaliers teutoniques en 1410, grand moment de l’histoire lituanienne repris un peu partout dans les monuments historiques). Cela dit, depuis, la Lituanie a été intégrée à la Pologne, puis à l’empire russe, et n’a plus existé jusqu’en 1919. Le nationalisme d’aujourd’hui n’en est que plus vain, mais il est vraiment omniprésent.

J2 : le soir, départ pour Vilnius en train, il y a des trains ou des cars toutes les heures, mais le train est très agréable, tout neuf, tarif 17 litas, et plus rapide nous semble t il (1h15 de trajet).

J2 – J5 : Logement à Vilnius : nous avons passé 4 nuits à l’hotel Mikotel, en bas de la Rue Pylimo tout près de la gare. Hotel réservé à l’avance sur HRS au prix de 31 euros la chambre triple (en faisant la recherche pour 2 adultes, 1 enfant). Sur place les prix sont trois fois plus élevés, il est vraiment intéressant de réserver sur les sites de réservation par internet qu’il faut comparer entre eux. Ici HRS offrait le meilleur prix pour un séjour de 4 jours. La même compagnie possède aussi l’hotel Panorama en face de la gare et vous reloge sans supplément au Panorama qui est plus chic s’il manque de la place.

Visite de la vieille ville, du marché couvert, du quartier juif (de nombreux sites sont marqués par des plaques commémoratives dont la synagogue du Gaon de Vilna (détruite pendant la guerre par les nazis), les limites du ghetto, etc). Nombreuses églises de toutes confessions (catholique, protestante, orthodoxe, grécocatholique etc) et de la synagogue Rue Pylimo ainsi que de l’exposition consacrée à l’histoire des juifs situé rue Pylimo 4 et à celle du génocide des Juifs de Lituanie rue Pamenkalnio 12 (il a fermé pour réfection le lendemain de notre passage donc une nouvelle exposition devrait être présentée). A ne pas confondre avec le musée qui se nomme « Musée de l’holocauste » et qui retrace l’histoire des persécutions dont les Lituaniens ont été victimes à l’époque soviétique. Il n’empéche que pas mal de Lituaniens ont collaboré avec les nazis et que l’on retrouve parmi les noms des « victimes » de la répression soviétique bon nombre de criminels qui avaient participé au génocide des Juifs.

Vieille ville superbe datant de la Renaissance polonaise, avec de nombreux édifices en réalité polonais comme Ostra Brama (ausros vartai ou porte de l’aurore en lituanien) avec sa vierge noire.

Attention les légendes sont souvent trompeuses, les noms polonais sont traduits et modifiés en lituanien et l’histoire est souvent travestie de manière à « lituaniser » les faits.

Montée sur la colline de Gedyminas et visite du château. Promenade le long de la Neris. Visite du quartier bohême d’Uzupis avec sa célèbre constitution affichée sur les murs.

J 4 : excursion d’une journée à Trakai, départ en bus (6 litas soit 2 euros, nombreux départs de la gare routière qui est en face de la gare ferroviaire). Très jolie petite ville multiculturelle face à un joli lac où se trouve le splendide château de Trakai (exposition intérieure superbe surtout pour les enfants). La ville abrite également une minorité karaite, et l’on peut visiter leur temple et un petit musée retraçant l’histoire de ce groupe d’origine turque amené en Lituanie sous le règne du roi Vytautas.

Il est très agréable de partir se promener autour du lac et de se baigner à un endroit peu fréquenté, il faut juste quitter les abords du château qui sont souvent bondés de touristes.

J6 : Vilnius – Ignalina en train, 5 trains par jour.

Tarif : 14 litas soit 4 euros, 2 h de trajet, très facile.

J6- J 8 : Ignalina est une petite ville qui semble avoir été presque totalement soviétisée, à en croire les rues et la place principale tirés au carré, mais nous avons logé à l’extérieur, au « centre de sports d’hiver » d’Ignalina, face au merveilleux « Lac vert ». Longer la rue principale parallèlement aux voies ferrées jusqu’au centre commercial Maxima puis tourner à droite, marcher durant 10 minutes, puis tourner encore à droite, c’est indiqué « Lietuvos ziemos sporto centras » (centre lituanien de sports d’hiver, en raison des deux remonte-pentes qui permettent aux habitants de ce plat pays de faire du ski l’hiver sur les collines autour du lac).

Cet endroit est totalement paradisiaque et étonnement peu fréquenté. Le centre sportif propose une variété de chambres de différent confort allant des cabanes en bois (assez vétustes et sans salle de bains) aux chambres anciennes (style soviétique) avec Sdb et frigidaire, jusqu’à l’appartement complet avec cuisine. Compter 100 litas (30 euros) la double. Le tarif des appartements est cher en apparence mais largement négociable avec la direction si vous restez plusieurs jours. L’accueil est vraiment sympathique et les gens sont prêts à discuter et faire connaissance avec vous (il faut dire qu’ils doivent se sentir esseulés). Ils ne parlent que russe, par contre, mais se font comprendre avec des gestes aussi si l'on ne parle pas cette langue :)

Cet endroit est une pure merveille : l’hôtel est au pied d’un lac, cerné par les collines et les forêts, et il n’y a pratiquement personne ! L’eau est toute claire, aucune pollution, et plus chaude qu’on ne le pensait. La vue est imprenable. On se baigne de différents côtés du lac et le centre sportif propose une gamme d’activités : ski d’été, VTT, barque, pédalo, randonnées etc etc. Pratiquement pas de moustiques et aucune tique dans la forêt. C’est tout simplement un coin de paradis !

Le restaurant qui semble fermé en apparence, vous prépare en réalité de délicieux plats (prévoyez le matin ou la veille car ils ne cuisinent souvent que sur commande tellement l’endroit est désert, mais on peut toujours demander à la responsable d’appeler la cuisinière même en cas de fermeture du restaurant et elle viendra vous préparer un délicieux repas pour un prix très modique).

Sinon, on peut faire ses courses à Maxima qui est sur le chemin de la ville, ou manger en ville à l’hotel restaurant Zuvedra (site magnifique en terrasse, face à un autre lac).

J 9-J 10 : Paluse, à 4km d’Ignalina en car (se renseigner à l’avance sur les horaires car il y en a peu, le directeur du centre sportif nous a amenés en voiture).

Village ancien en bois qui est la porte vers le parc national d’Aukstaitija. Logement dans l’ensemble « Paluse » en cabanon de bois (sanitaires communs datant de l’époque soviétique mais avec eau chaude), possibilité aussi de loger dans les chambres du bâtiment principal.

Cadre splendide dans la forêt, baignade sur le lac où il y a une plage de sable fin. Possibilité de visiter d’autres villages de la région en voiture ou bien en bus, mais attention il y en a peu et il faut bien calculer.

Par exemple prendre le bus Paluse-Antalksne qui permet aussi de visiter l’ancien village de Salos 2 et les lacs qui se trouvent autour, et revenir par le bus du soir.

J 11 : retour sur Vilnius le soir, 1 nuit sur place pour pouvoir prendre le train à 6h45 du matin pour Klaipeda

J12 : Vilnius-Klaipeda en train : 4h30, tarif 51 litas mais il y avait une promotion à 43 litas soit 12,50 euros pour les vacances.

Arrivée à Klaipeda à la gare des bus, prendre le bus numéro 8 pour aller dans la vieille ville (arrêt Turgaus, ne pas le rater), et marcher à pied pour visiter et se diriger vers l’embarcadère.

Klaipeda est une ancienne ville allemande de la Hanse qui faisait partie de la Prusse orientale et s’appelait Memel ou Memelburg. Elle a été annexée par la Lituanie en 1923 et nommée Klaipeda.

Visite de la vieille ville de Klaipeda, notamment les vieilles maisons allemandes autour du marché, puis la place du théâtre avec le balcon d’où Hitler a prononcé la re annexion de Memel en 1939, et puis marcher vers le sud pour atteindre le « vieux ferry » (demander "stary parom" en russe), après la place du théâtre prendre Zveju gatve en laissant l’ancienne forteresse sur la gauche. On decouvre un paysage portuaire assez sinistré mais il faut vraiment aller sur l’autre rive, à Smiltine, pour que tout change.

Passage en bateau pour atteindre l’isthme de Courlande de l’autre côté de la lagune (Neringa).

Puis bus immédiat jusqu’à Nida, à 3km de la frontière russe (48 km, 9 litas).

J12-J 19 : isthme de Courlande, Nida (Neringa)

On avait envie d’une semaine à la mer Baltique pour profiter du site unique de l’isthme de Courlande, fine bande de terre de 100 km de long (dont la moitié sud est dans l’oblast de Kaliningrad qui fait partie de la Fédération de Russie), et qui sépare la mer Baltique de la lagune de Courlande.

Cette fine bande de sable est parfois appelée le Sahara lituanien. 15 villages de pécheurs y ont été ensevelis sous le sable au 18e siècle. C’était avant la guerre la Prusse orientale, donc une région allemande. Maintenant la bande est partagée entre la Russie (au sud) et la Lituanie (partie nord). Les allemands ont été expulsés après la guerre (notamment de Kaliningrad qui s’appelait Konigsberg, ville natale de Kant). Attention on ne peut pas passer dans la partie russe sauf avec un visa et de nombreux papiers en règle (attestation d’assurance, invitation etc).

Pour le logement, il est vraiment conseillé de réserver à l’avance, nous avons rencontré un voyageur qui a dû repartir sans avoir trouvé de chambre.

Voici deux sites qui nous ont aidés à trouver une chambre chez l’habitant :

http://www.countryside.lt/

http://www.kopos.lt/

Notre logis était « Pas Loreta », le studio A, pour 3 personnes, très bien équipé avec cuisine, SdB et petite terrasse avec table et bancs en bois. Logeuse qui parle allemand et russe :

Loreta Lorencikiene, Kuverto Str.1a-2, tarif du studio de 30 m2: 60 euros par jour (200 litas) en saison, on ne trouve pas moins cher à cause des nombreux touristes allemands et russes.

A Nida, la ville est du côté de la lagune de Courlande et les bateaux proposent des excursions d’1 à 6 heures, c’est splendide, voire vers le delta du fleuve Nemunas (Niémen).

Sur l’île, pour les germanistes, la visite de la maison de Thomas Mann s’impose, elle dispose d'une vue superbe sur la lagune. On peut y lire de nombreux textes que l’écrivain a consacrés à la presqu’île de Courlande.

Pour rejoindre la mer baltique, prendre l’une des nombreuses rues ou chemins dans la forêt qui traversent la fine presqu’île, on y est en 20 minutes à travers des superbes forêts de pins qui embaument, on arrive sur les dunes et l’on voit la mer à perte de vue, magnifique. Ne pas rater la montée sur la dune Parnidis (prendre la rue Taikos et suivre les flèches).

Il suffit de s’éloigner un peu des deux axes principaux pour trouver des plages pratiquement vides. La mer était à 21-22 degrés, parfois avec des vagues mais souvent totalement calme.

J 19 : Nida Kaunas en bus.

Voyage éprouvant à cause des embouteillages mais c’était le dimanche 15 aout donc grand retour de vacances, 6h de car, Tarif 64 litas soit 18,50 euros. Le bus embarque directement sur un ferry, pas besoin de descendre, et on passe dans ce cas par le nouveau débarcadère qui se trouve plus loin du centre ville. En fait, je pense que c'est plus rapide de prendre le bus jusqu'à Smiltiné, de prendre l'ancien ferry qui arrive dans la veille ville, puis le bus numéro 8 jusqu'à la gare de bus, et là de reprendre un bus pour Kaunas (il y en a 10 par jour), plutot que de prendre le bus soit disant "direct" Nida Kaunas (qui fait 4 arrêts sur la presqu'ile de Courlande et doit attendre pour embarquer sur un plus gros ferry).

Nous n’avons hélas pas réussi à réserver le mode de transport que nous aurions préféré qui était le bateau dit « Raketa » (fusée) soviétique qui remonte le fleuve Nemunas de Nida à Kaunas. La réservation se fait sur le site internet tiketa.lt et il faut réserver plusieurs semaines à l’avance pour voyager les jours d’affluence.

J 19 : Nuit à Kaunas, Réservation par internet au Best Western Santakos, 60 EUR, rue Gruodzio 21 tout près de la rue Laisves. C’est un hôtel 4 étoiles avec petite piscine en sous sol. La chambre était très spacieuse et joliment aménagée, mais le buffet de petit déjeuner était très décevant (pas de première fraicheur), nous avons regretté de ne pas avoir repris le Métropolis au retour.

J 20 : visite de Kaunas et départ en fin d’après midi pour l’aéroport, vol retour Kaunas Paris.

Commentaires :

Ce que nous avons adoré : les forêts, les lacs, les paysages sauvages de la presqu’ile de Courlande et bien sur Vilnius. La gentillesse des gens dans les endroits perdus.

Ce qui nous a agacés : le nationalisme permanent et vraiment pénible, le fait de cacher le passé polonais ou russe des villes comme Kaunas ou Vilnius, la traduction des noms polonais en lituanien, la mauvaise foi des légendes sur la Seconde Guerre mondiale, le déni de la collaboration, et la posture permanente de victimes du communisme qui est prise dans le discours officiel lituanien.

Deborah et ses deux loulous de 10 et 13 ans
Itinéraire de la Grèce vers la France English translation pending
by Syprux · 2007-04-29 · 11 replies
Bonjour à Tous.

Ma copine (Grecque) et moi avons le projet de rammener sa voiture jusqu'à toulouse en partant de xania en Crete. L'intinéraire nous ammenerai a passer par: macedoine serbie bosnie croatie slovenie Italie France (en passant par monaco!)

Pouvez me donner des informations concernant (surtout les pays Balkaniques) les formalités les endroits a visiter et les meilleurs itinéraires pour visiter où éviter des endroits où il ne ferait pas bon mettre les pieds... je dis ça car sur le ministere de l'intérieur ou des affares etrangeres, j'ai vu qu'il existait encore des routes minées dans les balkans, donc toute suggestions d'itinéraire et la bienvenue. Si vous avez des annecdotes et des conseils, n'hésitaient pas non plus 😉

Au niveau finance, si quelqu'un à déjà effectué ce voyage, peut il nous donner un ordre d'idée? Un grand merci d'avance 🙂
GPS Europe avec une carte pour l'Ukraine et la Roumanie lors d'un voyage en camping-car? English translation pending
by Dudu45 · 2010-04-03 · 23 replies
Bonjour

J'ai actuellement 1 GPS VIA MICHELIN X960 EUROPE de l'ouest 22 pays , est ce utile de racheter 1 GPS europe 33 pays avec l'Ukraine et la Roumanie, car je suppose que la cartographie pour ces pays est succincte

D'autre part, peut on rajouter gratuitement des cartographies sur ce gps pour ces 2 pays (je pense que je rêve, mais impossible n'est pas français !!!!!!!!!!)

bonne journée à vous
Passage à la frontière de l'Arménie vers Iran à vélo English translation pending
by Phil · 2008-10-04 · 19 replies
Désireux de poursuivre la route de la soie à vélo, je projete de reprendre monn itinéraire à partir d'Erevan en Arménie et de filer sur l'Iran. Avez vous des infos (notamment administratives) sur le passage de la frontière entre ces deux pays. Merci pour vos réponses.
L'instant d'un Stan English translation pending
by Xrctn · 2019-10-24 · 45 replies
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.

Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.

L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.

Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.

Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.

Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.

5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.

Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.

En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.

Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.

23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !

Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.

Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !

Achgabat Mai 2019

Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!



Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.

Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.

Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.

Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.

Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !



Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.

Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.



En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.

Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.

Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.

Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !

En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.

Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.

Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.

En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.

Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!

Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.

C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.



Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…

Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.

Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.





Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.



La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).

Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.





Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.

Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !

Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.

Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.

Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.

Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…

A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.

L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.

Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.



Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !

Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.



Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.

Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.



Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !

Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.

(à suivre...)
Ukraine: Poutine envoie l'armée English translation pending
by Patrick91230 · 2014-03-01 · 421 replies
Bonjour,

Le parlement Russe vient d'ordonner l'envoi de troupe militaire en Ukraine. Le président par intérim déclare la mobilisation générale pour faire face à l'invasion.
Europe de l'Est en 3 ou 4 semaines English translation pending
by Palmiera · 2004-03-23 · 17 replies
Je compte partir en voiture au départ de Perpignan vers la Suisse (Lausanne, Neufchâtel, Berne, Lucerne Zurich) puis l'Autriche (Vienne) jusqu'à Prague en Rép. Tchèque, puis Slovaquie, Hongrie, Slovénie avec peut-être un petit crochet sur la Croatie puis l'Italie (Milan, Turin...?). Alors, suis-je tout-à-fait inconsciente ou est-ce bien réalisable en 3-4 semaines ?!? Sachant que je pars avec ma fille de 19 ans, ce qui veut dire que nous sommes 2 filles et que je redoute les routes sinueuses ou longeant le vide... A moins que ce soit facile et pas cher en train vu que c'est un moyen de transport que j'utilise énormément... Pour se faire comprendre, l'anglais suffit ou il vaut mieux avoir des notions d'allemand ou autre ? Pour manger et dormir, connaissez-vous des astuces, des lieux ? On parle beaucoup de chambre chez l'habitant (les zimmers) Est-ce vraiment le mieux, et le moins cher bien sûr rapport qualité prix ? Est-il préférable de tout organiser et réserver maintenant ou ça peut se faire au fur et à mesure vu que c'est en juin et y a-t-il des papiers à prévoir ou vaccins ou autre ? Pour payer, la carte bleue visa est-elle suffisante pour tous ces pays et quelle est la monnaie de ceux qui ne sont pas à l'euro ? J'ai vraiment besoin de conseils, alors merci beaucoup si vous pouvez m'aider ! à bientôt
Formalités de frontières pour un voyage en Europe de l'Est? English translation pending
by Halorache · 2008-07-25 · 4 replies
Bonjour !

Je prépare pour l'avenir un "petit" trip en voiture avec un ami à travers l'Europe (de l'Est surtout) et je voulais donc avoir quelques informations que les formalités pour entrer dans certains pays, passer la frontière et être en règle en gros. En l'occurrence si nous traversions Moldavie - Ukraine - Russie - Biélorussie, quels sont les formalités administratives pour entrer et passer de l'un à l'autre ? Ya-t-ils des choses à faire très attention, des choses à éviter... ?

Je vous remercie d'avance pour vos réponses

Halorache

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