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"World Travel Awards" pour compagnies aériennes English translation pending
by Fenua · 2007-10-13 · 8 replies
Lien internet : http://www.worldtravelawards.com/

Les awards 2007 ont été décernés !!

Un rapide palmares pour la zone europe par catégorie : compagnie : SWISS (2006 : SWISS) site internet : BRITISH AIRWAYS aéroport : ZURICH KLOTEN UNIQUE AIRPORT (2006 : ZURICH KLOTEN UNIQUE AIRPORT) business class : LUFTHANSA (2006 : SWISS) low cost : AIR BERLIN (2006 : BMI BABY) first class : BRITISH AIRWAYS (2006 : BRITISH AIRWAYS)

Dans les autres catégories, hotel affaires : KEMPINSKI ADLON BERLIN. A deux pas de la porte de Brandenbourg, en face de l'ambassade de France... location de voitures : EUROPCAR destination : LONDRES chaine d'hotel : MARIOTT tour operateur : KUONI agence de voyage : EXPEDIA suite d'hotel : Suite impériale, RITZ, PARIS

Des remarques et commentaires sur ce classement ??

J'en ai qu'une... EXCELENCE. SWISS MADE
Agence de voyage à Montréal pour le Brésil English translation pending
by David123 · 2005-07-05 · 1 reply
Bonjour j'aimerais savoir s'il y a une agence de voyage spécialisée pour le Brésil à Montréal. Dans le quartier portugais???

Si l'un de vous y êtes allés récemment, quelle compagnie aéréenne me conseillez-vous à partir de Montréal? Air Canada? une compagnie américaine?

Merci de m'éclairer la dessus.
Billets d'avion pour tour du monde English translation pending
by KouziKouza · 2004-07-05 · 1 reply
Bonjour à tous :)

bientôt notre tour de partir ... Népal.. Inde.. Thaïlande.. Laos.. Cambodge.. Vietnam.. Indonésie.. Australie.. NZ.. Chili.. Bolivie.. Pérou.. et .. retour à Paris 🙁.. tout ça en 9 mois

Les connaissseurs du voyage proposent cette formule (1890 euros) et nous aimerions savoir si des personnes ici sont partis avec cette agence et ce qu'ils en ont pensé..

Est-ce que ce voyage vous semble réalisable de manière autonome, en achetant nos billets au fur et à mesure du voyage?

Est-ce que certains d'entre vous sont partis de Londres et quel tarif avez-vous obtenu pour ce type de formule..

Autre question.. on a un peu peur d'être au pas de course tout au long de ce voyage et on se demande s'il ne vaut pas mieux se limiter à l'Inde, Asie du Sud-est et Australie..

Merci de nous faire partager vos expériences

So & Loïk
Itinéraire pour un voyage au Brésil (15 jours sur place) English translation pending
by Seeh · 2014-09-24 · 11 replies
Bonjour à tous,

nous partons au brésil avec des amis en janvier 2015 ( 15 jours minimum sur place ) , c'est la première fois que nous y allons.

je voulais donc avoir votre avis sur l'itinéraire pensé :

1er étape : arrivé à Rio , partir directement vers les chutes d’Iguaçu et y rester 2/3 jours 2 eme étape : ensuite Manaus , pour voir un petit bout d'Amazonie et y rester 2/3 jours 3 eme étape : par la suite repartir vers Rio , à ilah grande pour l'étape balnéaire 4/5 jours 4 eme étape : avant le départ visiter Rio durant les jours qu'il nous reste environ 3 jours

il y avait également l'étape Lençóis Maranhenses avec les magnifiques dunes qui nous aurait intéressé , mais ca serait trop juste niveau temps , donc il faut faire un choix :( ...

à savoir que nous pensons faire les trajets en vol intérieur du moins pour faire le vol iguacu/manaus , et manaus/rio , quel est d’ailleurs votre avis sur ces vols intérieurs , j'ai apparemment compris que c'était un peu chaotique les vol interne au brésil , est- ce le cas , avez vous des recommandations ? réserver les vol interne a l'avance , ou dernier moment sur place ?

voili voilou , si vous avez des suggestions d'itinéraire , des avis , des conseils , n"hésitez pas ;)

en vous remerciant par avance

bonne journée :)
Croisière transatlantique vers le Brésil English translation pending
by Jibe2 · 2010-02-21 · 12 replies
Bonjour à tous,

Est-ce que des amis de VF auraient déjà fait une croisière transatlantique Brésil avec RCI, sur le Splendour ou le Vision ? Les tarifs étant très attractifs : à partir de 707€ cabine balcon ( moitié moins cher que chez Costa), je me demande si la qualité est la même que sur leurs autres paquebots ? Je ne connais pas encore cette compagnie, mais je n'ai lu que de bons commentaires sur le Forum. J'ai trouvé ce tarif sur le site de RCI. Merci pour vos réponses, et bon dimanche JIBE
Départ en Argentine du 24 mars au 5 mai 2009 English translation pending
by Cinedams · 2009-02-15 · 4 replies
Bonjour à tous,

Pour mon premier voyage en solo, j'ai choisi l'argentine! Je pars du 24mars au 5mai 2009, soit 6 semaines, et ma principale interrogation concerne l'équipement à emmener dans mon sac à dos. En effet j'arriverais en automne et les températures semblent être très différentes entre le nord et le sud de cet immense pays. Je pense, en arrivant à Buenos Aires, descendre rapidement au Sud afin de pouvoir en profiter pleinement avant les rigueurs de l'hiver austral, et je dois ensuite rejoindre des amies à iguazu vers le 15 avril. J'aimerais donc savoir ce que vous me conseillez de visiter dans ces 3 semaines entre mon arrivée à buenos aires et mon rdv à iguazu... en sachant qu'ensuite il me restera environ 15 jours avant mon billet retour et que je compte absolument en profiter pour aller voir Salta et sa région... Je vais donc passer du gd froid au très chaud et j'ai besoin de savoir comment optimiser mon équipement tout en essayant de le garder aussi léger que possible... Par ailleurs même si je sais qu'il est aisé de rencontrer du monde sur place, toute personne comptant se rendre en argentine vers les mêmes dates que moi est bienvenu(e) !!

Merci d'avances pour vos conseiles et bons plans sur place !!

Dams
Brésil en mai 2007 English translation pending
by Pthcar23 · 2007-01-06 · 30 replies
Je voudrais aller au Brésil vers le mois de mai 2007. Quelqu'un du Forum a-t-il été récemment dans ce pays ?

Pierre.
Validité des billets vendus par la compagnie aérienne Varig English translation pending
by Jeanmarcbras · 2006-05-30 · 57 replies
Le tribunal de justice de Rio informe que la compagnie Varig va etre vendue aux encheres Lundi prochain . Il semblerait que un accord a bien ete passe entre Varig et le futur acheteur de la compagnie . Pourtant tout reviendra dans l ordre, la compagnie VARIG ou son successeur garantira la validite des billets vendus ..tant national que international .

jean marc / rio de janeiro
MEA-Air Liban, future compagnie associée de Skyteam (Air France) English translation pending
by BikeandRoll · 2006-01-16 · 33 replies
PARIS (AFP) - La compagnie libanaise Middle East Airlines-Air Liban (MEA) devrait rejoindre en 2007 l'alliance aérienne internationale Skyteam en tant que compagnie associée, a annoncé lundi Air France.

"Air France parrainera MEA tout au long de la procédure préalable et il est prévu que MEA devienne associée dans les quinze mois à venir", indique le transporteur français dans un communiqué rendu public ce lundi 16 janvier 2006.

"L'alliance souhaite pouvoir compter MEA, particulièrement bien implantée au Moyen-Orient et dans le monde arabe, parmi ses associés" afin d'étendre son réseau dans la région, commente le PDG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, cité dans le communiqué.

MEA transporte 1, 2 millions de passagers par an. Avec une flotte de trois Airbus A330-200 et de six Airbus A321-200, elle dessert 26 destinations dans 17 pays d'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique, selon le communiqué.

Les compagnies associées de Skyteam passent des accords de partage de code avec certaines compagnies membres, adoptent le programmes de fidélité de l'une d'entre elles et peuvent offrir à leurs clients l'accès aux salons de l'alliance. Leur participation au budget de Skyteam est réduite par rapport aux membres à part entière.

Skyteam doit déjà accueillir en 2006 Air Europa (Espagne), Copa Airlines (Panama), Kenya Airways (Kenya) et Tarom (Roumanie) en tant que compagnies associées.

Le noyau dur de Skyteam comprend Aeromexico, Air France, KLM, Alitalia, Continental Airlines, CSA Czech Airlines, Delta Air Lines, Korean Air et Northwest Airlines.

La deuxième alliance aérienne mondiale (après Star Alliance, emmenée par Lufthansa et United Airlines) doit par ailleurs accueillir en 2006 deux nouveaux membres à part entière: la compagnie russe Aeroflot et la chinoise China Southern.

B&R
Parcours au Brésil English translation pending
by Jeweller · 2005-05-03 · 6 replies
Bonjour à tous!

Sur ce forum, de nombreux sujets discutent d'itinéraires au Brésil! Grâce à vous j'ai pu plonger dans la géographie de ce pays et essayer de m'en faire une idée afin d'établir un parcours qui nous correspondra le mieux. Nous sommes deux et nous partons du 23 de ce mois au 11 juin, c'est tres bientot! 😎

Certains points sont fixés et d'autres sont encore flou, mais nous avons besoins maintenant de nous decider pour réserver au besoins des vols intérieurs (3 semaines c'est trop court pour passer bcp de temps en bus, non?).

Pouvez vous me donner votre avis et vos suggestions par rapport à cet itinéraire? Des notre arrivée à Rio, nous repartons directement pour Iguazu où nous comptons passer 2 à 3 jours.Ensuite 2/3 jours flou, on hésite avec le canion Itaimbezinha puis on remonterait vers Ilha do Mel et le train entre Curitiba et Paranagua... Je ne sais pas si tout ca en vaut la peine et surtout de quelle facon le faire judicieusement... Peut etre qu'il vaudrait mieux rester plus longtemps dans la région de canion et ne pas "perdre" de temps plus haut.... Peut etre que le canion est "fait" en 3heures et que le reste du temps, ben...Ensuite on passera une semaine dans le Minas Gerais (plus?).Ensuite second point flou, on hésite entre plusieurs choses et il nous reste au plus 4 jours: Le pantanal, ou Bahia et chapada diamentina, ou un itinéraire entre Natal et Fortaleza.... Ou carrement autre chose ? Qu'en pensez vous, avec le temps qu'il nous reste, on ne sait pas trop ce qui vaut la peine ou pas... Nous étions en Guyane Française il n'y a pas si longtemps, quite à choisir, autant prendre ce qui n'est pas trop similaire... même si ca nous a bcp plus!Et pour finir, 2 jours à Rio avant de repartir, snif...

Voila, toutes vos réactions sont les bienvenues! 🙂

Michael
Billet tour du monde English translation pending
by Herbie · 2004-09-23 · 4 replies
😇salut à tous,

voilà je prépare actuellement un tour du monde qui devrait débuter en mars 2005 pour une durée de 12 à 15 mois

mes envies : amérique du sud (argentine et chili), amérique centrale (mexique, guatemala, et cuba), peut etre une escale en martinique pour travailler 1 mois ou 2

puis direction asie et sous continent indien : thailande, laos, birmanie, inde, nepal, tibet, mongolie

j'ai du mal à trouver un billet tour du monde adapté à ce parcours

et j'ai pas super envie de planifier le trip sachant que mes envies dépendront de mes rencontres

j'aimerais donc trouver un moyen de voyager librement ( sans trop de contraintes avec des dates fixées pour les vols) sans pour autant me retrouver avec un billet hors de prix

est il possible de prendre ses billets au fur et à mesure sans que ca coute trop cher?

est ce que les billets tour du monde de connaisseurs du voyage et autres sont la meilleure solution pour un tour du monde?

j'attends vos conseils et vos expériences

merci
Bagage à destination finale avec billet émis en 2 vols directs (Brésil) English translation pending
by Zato89 · 2019-04-14 · 10 replies
Bonjour,

J'ai une énorme inquiétude, concernant une réservation avec la compagnie GOL.

J'ai réservé sur Travelgenio un vol national de : Fortaleza (FOR) à Rio de Janeiro (GIG). J'ai escale à Salvador de Bahia (SSA).

La réservation était sans bagage. Mais je peux rajouter mon bagage en soute sur le site de GOL, 2 paiements pour chaque vol direct.

Quand je me connecte sur ma réservation sur la page de la compagnie aérienne GOL, on m'affiche la réservation comme 2 vols direct : Fortaleza --Direct--> Salvador

Salvador --Direct--> Rio de Janeiro (GIG)

Est-ce qu'au comptoir d'enregistrement, ils pourront indiquer d'envoyer la valise direct à destination finale à Rio, afin d'éviter de la prendre à Salvador pour refaire un enregistrement ? Car j'aurais que 55min d'escale.

Soit disant Travelgenio aurait pris la réservation en tant que 2 vols direct et non en escale.

Merci de votre aide.
Une semaine à Fortaleza dans le Ceara English translation pending
by Aquiceara · 2019-03-02 · 9 replies
Samedi 26 janvier

Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.

Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.

Dimanche 27 janvier

Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.

Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.

On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…

L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.

La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.

Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.

« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.

La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.

Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.

On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.

Lundi 28 janvier

Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.

Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.

Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.

On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.

On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.

De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.

« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »

Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.

En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.

Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.

On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.

Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.

À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.

Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.

Demain, c’est juré, on se calme.

Mardi 29 janvier

Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.

On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.

Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.

Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.

Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.

Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.

En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.

C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.

On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.

Mercredi 30 janvier

Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.

On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.

En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.

Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…

Jeudi 31 janvier

Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.

On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.

Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.

Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.

À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.

Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.

Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.

On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.

Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.

Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».

Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.

On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.

Vendredi 1er février

On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.

Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.

En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.

La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.

On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.

Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.

À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.

Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.

Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.

On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.

Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !

Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.

Samedi 2 février

Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.

On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.

Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.

La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.

Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.

La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.

De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…

L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.

On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…

Des visites culturelles comme ça, on en redemande.

À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.

En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…

Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.

Dimanche 3 février

C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?

Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.

Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.

Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !

L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Billets France-Chili English translation pending
by Tara13 · 2013-12-11 · 10 replies
Bonjour,

J'ai pré réservé un billet A/R Nice-Santiago pour fin juillet/mi-août, billet à 1 600€. Je dois confirmer la résa ce soir mais je voulais savoir si ce prix est raisonnable pour la saison de mon séjour ou si j'ai de fortes chances de trouver moins cher ?

Merci d'avance pour votre aide !
20 jours au Brésil: la classique demande d'itinéraire English translation pending
by Montagnard74 · 2013-09-27 · 6 replies
Bonjour à tous.

Tout d'abord j'essaie moi-même de répondre le plus souvent possible à ce type de demande ....

Départ Mi-janvier 2014, retour 21 jours plus tard . Nous atterrirons à Rio pour y passer 5 jours à la base ( faudra s'acclimater ....). Nous avons décidé de nous limiter volontairement au sud Brésil , parce que je veux voir des gens, pas des routes ni des aéroports ...

Alors, votre avis sur les sites envisagés : Ilha Grande, Paraty, iguacu (les deux cotés) Et ilha do Mel . Puis Ouro Prato et Belo horizonte ?...

Déplacements en bus ( par économie) sauf retour iguacu/rio en avion.

Qu'ai-je oublié ? Que dois-je ne pas manquer ? Possible d'y inclure une escapade aérienne au Pantanal ?.... A vos posts !

Merci Bruno
Accès au salon d'Air France English translation pending
by Micahbzh · 2010-10-13 · 20 replies
Bonjour à tous, je voulais savoir s'il était possible pour un membre ivory d'avoir accès au salon affaire d'air france du terminal 2E en payant l'accès soit en euros, soit avec ses miles ? Sur le site, rien de marquer pour les membres ivory. Merci
Croisière transafricaine sur le Costa Europa en novembre 2008 English translation pending
by Evelynette · 2008-02-27 · 5 replies
je pars en novembre 2008 sur le costa europa faire la croisière transafricaine qui a déjà eu lieu sur le costa marina en novembre 2007, qui a fait cette croisière?pourriez-vous me donner des informations sur les excursions au Yémen, Madagascar, Seychelles, ile Maurice, Kenya, Réunion;avez-vs pris celles de Costa ou avez vous pris un taxi.Je suis interessée par toute information sur ce sujet.Merci
Croisière sur le Liberty of the Seas de Royal Caribbean danss les Caraïbes English translation pending
by Nathannick · 2007-10-11 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je voudrais savoir si quelqu'un a déjà voyagé sur le Liberty of the Seas de chez Royal Carrebean car je pars sur ce bateau en décembre pour une croisière aux Caraïbes. Est-ce qu'il y a un séchoir à cheveux dans les cabines intérieures ? Sont-elles confortables ? Pour le repas du midi, est-ce qu'on ne fait pas la queue trop longtemps ? Et le soir est-t-on toujours à la même table ? Pour le paiement en carte bleue sur le bateau, y a t-il une commission prise si l'on paye en dollars ? Si quelqu'un a plus d'infos sur Miami, Cozumel, Grand Caïmans, Montego Bay, je suis preneuse. Merci à vous tous.
Dates de mise en service de CDG S3, CDGVAL? English translation pending
by Airborne · 2007-02-26 · 62 replies
Qui sait quelles sont les dates prévues à ce jour pour l'ouverture du satellite S3 et de la liaison CDG VAL? Comment est prévue la mise en service de S3 (en une seule fois? progressive?) et la réorganisation des terminaux de CDG2 par la suite?
Attention: billets d'avion pour l'Argentine avec Air Madrid English translation pending
by Pupici · 2006-11-17 · 7 replies
Bonjour, je reviens d 'Argentine, un bon conseil, eviter la compagnie AIR MADRID, , nous avions réservé les billets deux mois a l' avance . Une fois arrivés à l' aeroport de Madrid nous avons découvert que le vol etait retardé de deux ou trois heures . Mais malheureusement en dialoguant avec d'autres personnes, nous avons vite compris que deja des passagers attendaient leur avion depuis 48 heures ; Devant les points de check - in, il y avait beaucoup de monde et beaucoup d'agitation et des gens hurlaient au scandale : on nous a confirmé que notre avion était repoussait de 24 heures ! On, nous envoyé devant le tout petit guichet d 'AIR MADRID pour y remplir un formulaire de plaintes : on nous promets un remboursement de 600 euros qui sera virer directement sur le compte : Bref! Ensuite, a 3 heures du matin, on nous emmene en bus dans un confortable hotel et le lendemain a l' aeroport, nous attendons notre avion encore 3 heures et on nous informe une nouvelle fois que le vol est repoussé le lendemain matin : Donc au total, 36 heures bloqués a Madrid . Pour le retour, a Buenos Aires, l' avion a été retardé de 7 heures :Alors, je vous explique pas le bordel pour reprendre un autre avion et le train avec des billets deja reservés a l' avance Pour le rembousement de 600 euros, toujours rien de virer sur le compte . Nous nous renseignons auprès d 'AIR MADRID en France et il faut attendre encore environ 2 mois : Donc, pour le rembousement, ne pas etre trop optimiste ! Mais pour ma part AIR MADRID, c 'est terminé !!!!!!!!!
Réservation de billet d'avion par internet English translation pending
by Franck76 · 2006-10-23 · 13 replies
Bonsoir,

Je suis sur le point d'acheter mes billets d'avion soit ds une agence classique ou soit par Internet. Je peux constater svt une différence significative. Mais est-ce que le risque d'Internet vaut le coup??? Quelqu'un a-t-il réservé sur des sites comme OPODO ou EXPEDIA... Pas de souci particulier même en cas d'annulation?

Merci de votre lumière
Camping au Brésil English translation pending
by Neleine · 2006-05-31 · 19 replies
Quelqun a-t-il déjà tenté le camping au Brésil? Risqué? Répandu? Conseillé? J'hésite à prendre ma tente vu la place qu'elle occupe dans mon sac à dos... Merci d'avance.
Brésil - Bolivie via l'Amazonie English translation pending
by Davidi · 2006-05-12 · 7 replies
Je pars dans qq semaine de Salvador de Bahia vers Belem puis remonte l'Amazone (Santarem, Manaus) puis vers Bolivie, Trinidad. Qqun dans le forum m'avait conseillé le livre Malaria de Lo Kalmanson - exactement le livre pour se préparer à ces coins. Avez-vous des conseils autres (lectures, endroits où aller, etc.) ? svp conseils si vous connaissez bien cette région.
Billet aller simple pour le Brésil English translation pending
by Ptitouravelo · 2006-05-06 · 12 replies
Bonjour. Je souhaite prendre un billet aller simple pour salvador de bahia, car je vais faire le tour d'amérique latine en vélo. Le lieu du retour n'est pas encore prévu. Il parait que je ne pourrais pas atterir au Brésil si je n'ai pas un billet retour. Est-ce le cas? Comment faire autrement? Merci. Alain.
Sécurité au Brésil English translation pending
by Filfog · 2006-01-31 · 43 replies
Difficile de ne pas devenir parano en lisant ce qui se dit sur RIO dans des guides généralement fiables. Faut il vraiment laisser son passeport à l hotel? et sa carte Visa? Je ne l ai jamais fait ailleurs... On conseil de prendre un appareil photo jetable . Je laisse mon numérique à la maison??? Pas d'argent sur soi, bon, où je le mets, (oui, je sais....) bref, ça m'ennuie de partir pour un si beau pays en flippant un peu. Si quelqu'un connait la situation réelle, ses conseils me seraient vraiment utiles. Merci d'avance . FILFOG
Traversée de l'amérique du Sud English translation pending
by Mawshime · 2005-06-05 · 5 replies
Bonjour,

J'ai l'ambitieux projet de partir vers le mois de décembre pour un bon 6-8 mois en Amérique du Sud, j'aimerais visiter le plus possible le continent, tout les pays si possible sauf le Brésil à cause de la langue (.. p-e bien un petit tour .. hehe). J'aimerais savoir si il y a des personne qui ont déjà fait ce type de voyage, si oui si vous avez des conseils? itinéraires à conseiller? Bref question de pas me lancer dans l'aventure les yeux fermée! héhé

Merci beaucoup d'avance! Max
Quel itinéraire pour le Brésil? English translation pending
by Niaffrone · 2005-04-30 · 9 replies
Bonjour à vous tous voyageurs!!

Je compte partir au Bresil en aout avec mon copain qui a de la famille à manaus (mais qui n'est pas très organisé).Nous voudrions y rester environ 3 semaines-1 mois mais j'aimerai voir un peu autre chose que manaus car je suppose que 3 semaines dans cette ville ce sera un peu long!C'est pourquoi je vour demande quelques conseils:

Y-a-t-il des vols directs(ou avec escale)pour manaus en partance de paris?Avec quelle compagnie?

Combien d'heure de vols pour faire Rio-Manaus?

Idées d'excurssions aux environs de Manaus(meme si c'est un peu loin)

Avec qui faire une petite excurssion en Amazonie?

Petites plages tranquilles, pas trop touristiques ni trop dangereuses près de rio?

J'aimerais visiter d'autres villes comme bahia ou Natal, est-ce possible pour pas trop cher?comment?

Idées d'itinéraire pas trop long ni trop cher à partir de Rio pour rejoindre Manaus(même s'il y a quelques détours...obligatoires dans un si grand pays!)

En bref, je voudrais des idées de trajet sympa, pas trop cher ni trop dangereux pour passer un bon séjour et voir quelques villes et la mer!!

je fais appel à votre ingeniosité, votre experience et votre amabilité sachant que j'attends de pied ferme votre réponse!!!

Amicalement
Voyage en Amérique du Sud sans billets retour? English translation pending
by Jerem602 · 2015-04-21 · 7 replies
Bonjour, Je prévois de partir environ 4 mois en Amérique du sud au mois de novembre 2015, en attérissant d'abord en Argentine (à Ushuaïa), puis en remontant le continent petit à petit durant le voyage, en passant par le Brésil et le Pérou. J'ai une date de voyage aller, mais même si je souhaite rester 4 mois, je ne sais pas encore d'où je partirais, et donc je ne souhaite pas prendre de billet retour. Sachant que l'achat d'un billet aller Paris-Ushuaïa est impossible pour embarquer, je pense acheter un aller-retour, mais sans profiter du vol retour. Cela me permettrait ainsi d'obtenir sans soucis un visa de 3 mois en Argentine. La question que je me pose est la suivante: quand je passerai de l'Argentine au Brésil, est-ce que je pourrais obtenir un visa tourisme de 3 mois sachant que je n'aurais encore aucun billet de retour de prévu du Brésil? Est-ce que je peux changer de pays librement sans avoir déjà acheté un billet de bus ou d'avion au préalable prouvant que je vais quitter le territoire dans un délais de 3 mois maximum? Ou serait-t-il possible d'acheter un billet retour par exemple du Pérou prévu 3 mois après mon arrivée en Argentine, et de changer la date de retour une fois sur place? Merci d'avance pour vos réponse

Jérémy
Périple au Brésil en 2014 English translation pending
by Florence0666 · 2013-02-18 · 7 replies
Bonjour à tous !! nouvelle sur le forum je viens vers vous pour vous demander des conseils sur un futur voyage au Bresil 😎!! J'envisage de partir avec mon mari et un couple d'amis en Avril 2014 !! c'est loin mais je pense qu'un voyage comme celui là se prépare longtemps à l'avance !! D'aprés ce que j'ai pu voir j'atterrirai à Rio mais nous pouvons atterrir ailleurs je pense , donc quelques jours dans cette ville, ensuite je voulais savoir ce que vous me conseiller comme itinéraire sachant que nous aurons environ 15 jours de vacances !!! je voulais savoir comment se déplacer de ville en ville !!!! est ce que louer une voiture n'est pas dangereux ni trop couteux ? sinon on m'a parlé de petits vols !!! comment se renseigner sur les prix et sur quels sites ? Etant donné les tarifs des hôtels que j'ai pu voir sur le web, nous envisageons de louer des appartements qu'en pensez vous ? peut être pouvez vous nous conseiller des loueurs mieux que d'autres !!! Comme vous pouvez le voir nous en sommes qu'aux prémices de l'organisation, et nous avons un itinéraire à faire au mieux pour en voir un maximum !!! Voilà vous savez tout !!! j'espère que vous pourrez m'aider !! merci d'avance à tous😉 !!!!!
Lufthansa: vol Toulouse-Helsinki avec correspondance d'une heure à Francfort English translation pending
by Damien09 · 2011-12-04 · 6 replies
Salut,

Je m'aprete à réserver un vol Toulouse -> Helsinki. Pour le meilleur tarif que j'ai trouvé, il y a une correspondance de 1h10 à Francfort (la compagnie est Lufthansa pour les 2vols). Je prendrai probablement un bagage en soute et je me demandais si le delai de 1h10 serai suffissant pour la correspondance, qu'en pensez vous? y a t'il un risque que je rate ma correspondance?

Je me permet de vous demander car j'ai fait des recherches sur plusieurs forum, j'ai vu un peu de tout. Certains qui on eu des pb de correspondance avec Lufthansa d'autres qui disent qu'il n'y a pas de souci à se faire.... je ne sais qu'en penser

J'ai aussi vu que Lufthansa pouvait faire suivre les bagages en soute lors de la correspondance, es ce automatique? fiable?

Merci par avance

PS: Je précise, je n'ai pas l'habitude de prendre l'avion

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