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Projet du Saint-Laurent au tour de la Gaspésie English translation pending
by Pacharando · 2017-03-09 · 23 replies
Bonjour toutes et tous. Nous partons cet été au Québec du 24/7 au 8/8 (4 adultes dont 2 jeunes) les billets d'avion sont pris, je "voyage" déjà depuis quelques temps en votre compagnie sur le forum et à travers le guide du Routard principalement . Nous souhaitons un voyage proche de la nature et ça tombe bien pour le Québec. Comme mon patronyme l'indique je suis plutôt rando , les autres participants un peut moins...😉 J' ai donc préparé un projet de parcours et visite de lieux ou d'activités qui me semble incontournables, après c'est dans la durée des étapes et mon choix que j'ai besoin de vos avis. Ce projet est en quelque sorte une coproduction et j'associe principalement dans mes remerciements et sans ordre: Mimicha, Marinijean, Philou04170 et les locaux Lescaribous et Banhaus ainsi que l' ensemble des participants...😉 Le déroulé est le suivant ( en fait les jours sont des nuits sur place)

-Montréal 2 -Québec 2 - Anse St jean 1 par la route 381 Kayac dans le Fjord du Saguenay - Tadoussac Bergeronnes 1 observation des baleines du rivage ou zodiaque? - Traversée vers Trois Pistoles St Anne des Monts 1 BIC et Jardins? -Parc national de la Gaspésie 1 Hébergement sur place. -Petite Vallée ou Gaspé (1/2? ) Village en chanson, Parc Forillon -Percé (1/2?) par la route 197. Ile Bonaventure -Matapédia. 1 -Kamouraska ou Notre Dame du portage 1 (par la route 132) -Montréal 2 Evidement au passage , les jolis points de vue, jolis villages , magasinages et tuti- quanti 😏 J'attends désormais vos avis, réponses à mes ? et suggestions éventuelles , j'ai déjà des éléments d'hébergements en préparation...😉 Je vous remercie par avance et à bientôt.
Climat au mois d'octobre à Maurice et à la Réunion English translation pending
by Chou92 · 2017-02-22 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite partir en voyage de noces au mois d'octobre (du 08/10 au 22/10) à la Réunion (7/8 nuits) et à l'Ile Maurice (5/6 nuits).

Je me pose des questions liées au climat sur ces 2 iles à cette période de l'année. Petite précision, j'adore le soleil, les coups de soleil, la chaleur et la plage, c'est pour moi des indispensables durant les vacances !

Après avoir chercher sur internet, il s'agirait de la meilleure période pour partir à cet endroit du monde (le mois le moins pluvieux, très important à mes yeux), néanmoins je vois systématiquement que le mois d'octobre est parmi les mois les plus froids pour ces destinations.

Je souhaite donc savoir si même au mois d'octobre on peut réellement profiter de la plage, aller se baigner dans une eau agréable et non glacée, et chopper des coups de soleil ... sans attraper froid 😛

Merci par avance pour vos retours !
Résumé 5 jours à Paris septembre 2016 English translation pending
by Cargocc · 2017-01-21 · 66 replies
PARIS 16 au 22 septembre. Départ vendredi 16 septembre à 19h30 de Montréal. Arrivé entre 7h30 et 8h00 à Paris. Entre 1h30 et 2h00, heure du Québec. Nous avons voyagé avec Air Transat. Ce n’est pas facile pour moi de dormir dans l’ avion, je trouve que les sièges se penchent peu. Je réussi tout de même à dormir entre 1h ou 2h. Arrivé à Paris au terminal 3, qui est un tout petit terminal à Charles de Gaules . Nous descendons directement sur la piste et prenons une navette pour le terminal. La douane se passe bien et les bagages arrivent rapidement sur le carrousel. Nous décidons de prendre un taxi, car nous avons de grosses valises car nous partons pour 16 jours en Europe incluant une croisière. J’aurais aimé prendre le RER (genre de train qui communique avec les banlieues et qui passe sous Paris), mais avec des grosses valises c’est pas pratique. Le tarif est fixé pour les taxis, 55 euro pour la rive droite de Paris. Je loge au Best Western Plus Élysée Secret sur la rue Ponthieu dans le VIII e arrondissement. Hôtel très bien situé près des Champs-Elysées et parallèle à l’avenue des Champs-Élysées. C’est très petit, 26 chambres sur environ 6 étages. Nous arrivons tôt, vers 9h30 et on m’annonce que ma chambre est déjà prête. La réception est minuscule, l’ascenseur est tout petit. Avec nos valises, il faut monter à tour de rôle. La chambre est aussi très petite, à peine un pied chaque côté du lit. C’est quand même confortable et tranquille. Nous sommes dans la fin de semaine des journées du Patrimoine. Il y a beaucoup de monde à Paris, car il y a beaucoup de visites gratuites. Je n’avais pas fait de plan pour ma première journée autre que de me promener. Je suis surprise de la température car il ne fait pas chaud. Environ 17 degré, le temps est gris. Je sais que le Palais de l’Élysée est exceptionnellement ouvert au public cette fin de semaine. Je décide donc d’y aller car je suis tout prêt. Par contre, je me suis découragé devant la longue fil d’attente. Je traverse donc les champs Élysée pour voir le Grand Palais et le Petit Palais. Comme il se met à mouillé, je décide d’entrer dans le Petit Palais. C’est un musée des beaux arts. Les œuvres sont magnifiques et l’architecture est belle. On se dirige après vers le Pont Alexandre III. Super beau pont avec des statues pleines de dorures. Nous longeons la Seine pour se rendre à la place de la Concorde avec son impressionnant Obélix. On se dirige vers l’Église de la Madeleine, qu’on prends le temps de visiter. On continue la balade pour voir l’extérieur de l’opéra Garnier et on se rends au Galeries Lafayette. Nous montons sur le toit qui donne une belle vue de Paris. Nous redescendons et allons visiter l’ancienne édifice de la Bourse de Paris. Petit dîner au McDonald’s avant de continuer notre balade à travers les rues de Paris et les passages. On se rends à la place Royale et par la suite, on prends le métro pour retourner à notre chambre. Il est environ 5h30 et on veut faire un petit dodo avant le souper. À notre réveil, on part manger dans un petit resto italien. Ça sonnait genre Pastapapa. Des bonnes pâtes pas trop cher avec une bonne bouteille de vin rouge. On va faire une balade sur les Champs Élisée qui est une avenue très commercial avec toutes les boutiques de luxe connues. Je veux me rendre à l’Arc de Triomphe, mais j’ai trop flânée. Quand j’arrive, il est trop tard pour monter dessus. Je retourne à mon hôtel pour me coucher. Grosse première journée! 2ième journée. J’ai acheté sur internet un forfait incluant la visite de la Tour Eiffel, une croisière sur la Seine et des billets coupe fil pour le Louvre. Je devais fixer l’heure de la visite de la Tour Eiffel et c’est ce matin 9h30. Le point de rendez vous est une petit boutique près de la Tour Eiffel. Le guide nous prends en charge, nous parle de la Tour Eiffel, nous fais passer directement la sécurité et nous fait monter directement au 2ième étage. De là on peut avoir une visite guidée de ce qu’on aperçoit du haut de la tour Eiffel. Après nous sommes libres de rester le temps qu’on veut. Nous avons accès au sommet de la tour. Malheureusement, quand j’arrive en haut, j’ai la tête dans les nuages donc je ne vois pas grand-chose… Nous redescendons, et nous allons faire la croisière sur la Seine. Elle part au pied de la Tour Eiffel, va faire le tour de l’île de la Cité et l’île St-Louis et reviens au point de départ. On décide de longer la Seine à pied par la suite pour se rendre jusqu’à l’Ile de la Cité. En route, on bifurque dans les rues du quartier latin pour aller dîner dans un petit bistro typique de Paris. De là, on a appris qu’il ne faut jamais demander à un serveur français ce qu’il peut vous offrir comme bière. Il vous regarde avec des grands yeux pour vous dire qu’il ne peut vous en offrir, mais seulement vous en vendre. En France une offre est quelque chose qu’on donne. Après, on se rends sur l’Ile de la Cité où nous allons voir Place Dauphine, le Palais de justice, nous entrons visiter la Conciergerie de Paris où à été emprisonné Marie Antoinette, nous visitons Notre Dame de Paris, pour finir par visiter le mémorial de la déportation des juifs au bout de l’île. Nous traversons sur l’Ile St-Louis rapidement, on entre un peu dans le quartier du Marais qu’on explore un peu avant de trouver un métro pour retourner à l’hôtel. Il est prêt de 20h et on est complètement crevé. Nous décidons de se coucher sans souper. Grosse 2ième journée. 3ième journée. Nous avons la chance d’avoir un petit café de l’autre côté de la rue avec de délicieux croissants et pâtisserie. Nous irons déjeuner là souvent dans notre séjour. Pour le café, c’est compliqué. Si tu demandes un café, on apporte un Expresso. Je demande donc un café au lait, mais c’est un Expresso avec du lait chaud. Si je demande un allongée qui est un Expresso avec de l’eau chaude et que par la suite je veux un peu de lait, on me dit que j’aurais du leur demander un café au lait… Comme le temps est toujours à la pluie, je décide d’aller visiter le Louvre. Un must à Paris. C’est magnifique, les œuvres sont variés et splendides, mais c’est tellement grand. Impossible à voir au complet en une journée. J’ai adoré aussi l’architecture du Louvre qui est une ancienne résidence royale. Les salles d’expositions sont magnifiques. J’ai vue l’essentiel, mais je pourrais y retourner et voir encore beaucoup d’autre chose. Nous avons dîner à un petit casse croûte sur place et nous sommes sortis vers 15h. Nous traversons le jardin des Tuileries avant de prendre le métro pour Monmartre . Nous trouvons le funiculaire qui va à la basilique Sacré-Coeur mais nous décidons de monter les marches. Sur un pallier, on décide de prendre une bière sur une terrasse d’un pub. Ensuite on se rend à la Basilique Sacré Cœur et après avoir admiré la vue qu’on a de Paris, on fais une visite libre à l’intérieur. Après on se promène dans Monmartre avec ses rues typiques, on trouve la maison rose , le monsieur qui traverse le mur et on finit à Place du Tertre. Nous mangeons dans un bistro une soupe à l’oignon avec un bœuf bourguignon accompagné d’un vin rouge. Ensuite, nous redescendons vers le Moulin Rouge. Ce quartier m’a surpris. C’est un peu le Red Light de Paris. Il y a beaucoup de bar de danseuses nues et de Sex Shop. On trouve un Monoprix où on va s’acheter des choses à grignoter pour les prochains jours et je trouve une bouteille de vin à 3 Euros! On prends le métro pour retourner à la chambre. 4e journée Versailles J’avais acheté des billets d’ avance sur le site internet de Versailles. C’était un passeport qui donne accès à tout. Château, Jardin, grand Trianon (résidence secondaire de Louis XIV) et petit Trianon (résidence secondaire de Marie Antoinette ). C’est facile de s’y rendre depuis Paris en prenant le RER qui nous dépose à la gare de Versailles. Le château est à une petite distance de marche de la gare. Il y a malheureusement beaucoup trop de monde, ce qui rends la visite du Château un peu chaotique. Il y a beaucoup de groupe de chinois qui nous bouscule pour suivre leur guide. Comme j’étais en visite libre, ça m’a empêché d’apprécier le château à sa juste valeur. Par contre la visite des jardins est agréable. Il y a aussi moins de monde au petit et grand Trianon. Je suis arrivé vers 10h le matin et je suis sortie vers 5h et je n’ai pas tout vue. Le site est très grand et il faut marcher beaucoup pour faire le tour. Ce soir là nous avons mangé dans une crêperie sur la rue Ponthieu. Très Bon! Nous finissons la soirée par une balade sur l’avenue des Champs-Élysées. Il y a beaucoup de mendiant qui côtoient les gens très riches… 5ième journée J’avais réservé par internet un billet coupe fil pour les Catacombes à 9h30. J’arrive par contre à 9h. La fil est déjà commencé pour les gens sans billet. Je suis la première à arriver dans l’accès avec billet. Nous serons donc les premiers à descendre les catacombes ! C’est vraiment impressionnant comme endroit. Les milliers d’ossements de cimetière déterré sont empilés dans ces catacombes. L’atmosphère est vraiment spécial et indescriptible. On a tendance à chuchoter quand on se parle. Ensuite, nous allons faire une promenade dans les jardins du Luxembourg. C’est un parc magnifique et même si on est en pleine ville ça ne paraît pas. Le parc est grand, le château est très beau. Beaucoup de gens y sont assis et flâne un peu partout. On décide de prendre l’open Tour pour faire le tour de Paris. L’open tour est un autobus à 2 étages qui fait 4 circuits dans Paris. On nous donne une paire d’écouteur et on a accès à un audio guide. L’autobus fait une cinquantaine d’arrêt dans Paris près des principales attractions. Nous descendons près de Place des Vosges pour y voir cette magnifique place. On circule dans les petites rues du marais pour se rendre au centre Pompidou pour voir son architecture vraiment étrange. Cette bâtisse à été construite avec toute la tuyauterie à l’extérieur. On se rends ensuite jeter un œil sur l’hôtel de ville, puis nous reprenons le circuit. On fait le tour et on descend près du boulevard des Italiens où on s’est fait conseiller un restaurant français qui sert de bonnes fondues au fromage. C’est le Mariveau, c’est très bon. Nous retournons ensuite à l’hôtel et on réserve une navette pour l’aéroport le lendemain nous quittons à 4h30, car nous avons un avion à 7h30 pour Barcelone. Je demande un réveil au garçon de la réception qui n’a pas été fiable du tout. Heureusement que j’avais mis l’alarme sur mon ipad car quand je suis arrivé à la réception, le chauffeur cognais à la porte et le réceptionniste dormait! J’ai adoré Paris et je suis tombé sous le charme. J’ai visité Paris comme si ma vie aller se terminé bientôt. Pourtant, à ce que je sache, on ne m’a pas diagnostiqué une maladie incurable. J’espère y retourner et cette fois, prendre le temps de l’admirer. Si vous avez des questions n’hésitez pas.
Mes surprises de voyageur français au Québec English translation pending
by GGaillard · 2017-01-04 · 116 replies
Voici maintenant quatre années que je passe chaque fois un mois au Québec, et je me souviens de quelques surprises dans mes séjours depuis 2013. Loin des clichés habituels ou des sujets rebattus, je m'attarderai ici à exposer de petits détails qui, s'ils paraissent insignifiants, font la saveur des voyages en favorisant le dépaysement (déformation de ma qualité d'artiste-peintre se souciant des détails).

En 2013 La vente de garage des particuliers qui souhaitent se débarrasser de divers objets personnels. Différente de nos brocantes elle s'apparente à notre vide-grenier mais reste individuel. Des affichettes dispersées sur le mobilier urbain permettent de trouver le lieu de la vente. Montréal : Quartier près du métro Lionel-Groulx

L'incitation au fleurissement des plate-bandes de trottoirs. On y découvre des solutions inattendues : Montréal : Quartier près du métro Charlevoix

La diversité des ponts sur le Saint-Laurent Un pont ce n'est pas toujours droit, ni le tablier ni les rampes d'accès : Montréal : Pont Jacques-Cartier

Les ingrédients de la cuisine Les crosses de fougères ça se mange et se vend sous le nom de têtes de violon : Montréal : Marché Jean-Talon

Pratiques sociales décomplexées Speed dating impromptu : Montréal : Drague vers une blonde pendant la pratique de mini-kayak au Rapides de Lachine.

En 2014 Fête nationale du Québec jour de la Saint-Jean-Baptiste. Quelque soit la météo, on défile : Montréal : vers Pie-IX

Architecture urbaine Les stations de métro ont chacune leur style sensible dans les détails des matériaux. Montréal : station Édouard-Montpetit

à suivre...
Préparation d'un road trip de 3 semaines en Alaska English translation pending
by Joh94170 · 2016-11-27 · 48 replies
Bonjour à tous,

Après avoir effectué un magnifique road-trip dans l'ouest canadien en juin 2016 et après avoir sélectionné la Mongolie pour notre road-trip de l'été 2017 en juillet prochain, nous nous intéressons à présent à notre destination pour l'été 2018 : l'Alaska ! 🙂 Trois semaines en juin 2018. Fans de grands espaces et de nature, cet endroit du globe nous a toujours fait rêver et nous nous sommes dit qu'il serait temps de sauter le pas.

Certes c'est encore loin, mais au vue des nombreux carnets de voyages que nous avons lu sur cette destination, une chose est souvent revenu : s'y prendre le plus tôt possible surtout à cause des prix qui peuvent vite exploser.

Notre but est donc de commencer les réservations pour ce trip en aout 2017, soit après notre retour de Mongolie. Les réservations seront donc effectué 10 mois avant le départ ce qui, nous pensons, est pas mal pour avoir des prix plus intéressants.

Étant donné que les hébergements sur place sont bien souvent hors de prix, nous souhaitons réaliser ce voyage en louant un genre de truck camper ou même un van aménagé. Le fait de ne pas avoir de douche à l'intérieur ne nous dérange pas, car nous avons vu qu'il était possible de se doucher dans les stations services ou encore dans les nombreux "campground" pr��sents un peu partout. Le coté un peu "roots" ne nous fait pas peur.

Au début, nous voulions arriver et repartir d'Anchorage avec la compagnie Condor qui propose les tarifs les moins chères cependant les prix des van ou truck camper pour 3 semaines au départ d'Anchorage, nous ont fait bondir! On a souvent lu par exemple que Go North permettait d'aller sur les routes de graviers mais entre la taxe du pays, le kilométrage illimité, l'assurance, le GPS etc cela nous revenait à plus de 6000€ pour 2 personnes ce qui nous a clairement fait halluciné! Le seul loueur que nous avons trouvé qui propose des prix corrects à Anchorage est Northwest Van Campers. Ce dernier autorise également les routes de gravier mais ce qui nous dérange ici c'est qu'il y a dans l'ensemble très peu d'avis. On ne sait donc pas trop ce qu'il vaut, surtout que c'est une toute petite entreprise. Si certains sont déjà passés ce loueur, n'hésitez pas à nous donner votre retour d'expérience. 🙂

Nous avons donc trouvé une autre option pour avoir des prix plus avantageux : louer notre camion aménagé à Whitehorse au Canada (dans le Yukon) ville située à un peu plus de 5h de la frontière de l'Alaska en passant par la Alaska Highway. D'après nos recherches c'est Authentik Canada qui semble proposer les prix les plus intéressants et si vous réservez bien à l'avance, les frais de kilométrage illimité et le passage de la frontière aux USA sont offerts. En gros, pour tout compris (GPS, assurance etc) cela nous reviendrait pour un petit camion aménagé à environ 4000€ les 3 semaines (soit 2000€ mois chère qu'en Alaska). Bien sur ici, si vous avez des meilleurs plans nous sommes preneur d'infos 😎

Voici donc le parcours que nous nous sommes pour le moment fixé, ce dernier peut bien évidemment encore changer. Vos impressions, bons plans, avis, choses à voir en plus de celles mentionnées sont donc les bienvenus 🙂 Sachez avant de lire la suite que nous recherchons principalement le coté nature (montagne, lacs, glaciers etc) les randonnées, des sports pour voir la "wildlife". Nous adorons également les routes panoramiques : rouler, s'arrêter, profiter du moment pour prendre une photo, reprendre la route sont des choses qui nous tiennent particulièrement à cœur. Rouler une journée entière ne nous fait donc pas peur. Lors des journées de routes on se réveille en général très tôt pour arriver au plus tôt à notre future étape. Bien que nous arriverons et repartirons à Whitehorse, notre but à travers ce trip est de privilégier l'Alaska et non le Yukon car pour nous, en 3 semaines, difficile d'allier les 2 tant il y de choses à voir de chaque coté.

Jour 1 :

- Vol Paris/Whitehorse avec la compagnie Lufthansa pour environ 1000€/pers (ici le prix ne change pas trop par rapport à un vol Paris/Anchorage avec la compagnie Condor). Durée totale du voyage 22h avec deux escales, une à Francfort et une autre à Vancouver. Tout les vols Paris/Whitehorse avec Lufthansa arrive à Whitehorse à 23h06 heure locale. Connaissez vous ici des compagnies aériennes plus avantageuses?

- Nuit à Whitehorse

Jour 2 :

- Petit tour à Whitehorse le matin

- Récupération du camion aménagé à 15h

- Route de Whitehorse jusqu'à Beaver Creek (Yukon à la frontière) sur la Alaska Highway (5h et 446km). Savez vous si il y a des incontournables rapides à voir sur cette partie de la Alaska Highway?

- Nuit à Beaver Ceek

Jour 3 : - Route de Beaver Creek à Mc Carthy dans le Wrangell-St. Elias National Park (7h40 et 600km). Google map indique 2h pour faire la fameuse route de gravier entre Chitina et McCarthy. Pour ceux qui l'auraient déjà empruntée, combien de temps avez vous mis?

- Nuit à McCarthy sur la parking à l'entrée, nous avons lu qu'aucun véhicule n'était autorisé dans le village.

Jour 4 :

- Excursion à la journée sur le glacier Kennicott avec un guide. Pour ceux qui l'auraient déjà faite, savez vous si les crampons sont prêtés ?

- Fin de journée à visiter le village- Nuit sur place

Jour 5 :

- Route de McCarthy jusqu'à Valdez (4h15 et 290km)

- Différents arrêts sur la route : Worthington Glacier, Bridal Veil Falls Trail, Keyston Canyon, Horsetail falls

- Une fois arrivés sur Valdez : Solomon Gulch Trail (en espérant ici voir les ours chassez le saumon), petite pause au Valdez Glacier lake et à Crooked Creek

- Nuit à Valdez

Jour 6 :

- Journée en kayak avec l'organisme Anadyr Adventure pour aller voir le Columbia Glacier. Des avis pour ceux qui l'auraient déjà fait? C'est vrai que le prix est assez chère mais nous avons l'impression que c'est un peu monnaie courante en Alaska pour les activités...

- Nuit à Vadez

Jour 7 :

- Route de Valdez à Anchorage (5h10 et 480km)

- Nombreux arrêts en route : Matanuska Glacier, Lion's Head Trail, Eklutna Village, Thunderbird Falls trail, Eklutna Lake, Artic Scenic Road

- Si nous avons le temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail

- Nuit à Anchorage. Si vous connaissez ici un endroit au calme aux alentours de la ville pour passer la nuit, nous sommes preneur d'infos.

Jour 8 :

Journée sur Anchorage et ses alentours :- Le matin : Flattop Mountain Trail avec sa vue sur Anchorage

- L'après-midi : location de vélo pour faire le Tony Knowles Coastal Trail (28km)

- Si non fait la veille et si il nous reste du temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail

- Nuit à Anchorage

Jour 9 :

- Route d'Anchorage à Alyeska (50min et 65km)

- Journée Crow Pass Trail pour aller voir le Crystal lake et le Raven Glacier dans le Chugach State Park

- Nuit dans les alentours

Jour 10 :

- Route d'Alyeska jusqu'à Portage lake (30 min et 33km)

- Randonnée Byron Glacier

- Portage Pass Trail pour aller voir le Glacier Portage

- Nuit à Whittier (20min plus loin)

Jour 11 :

Ici nous sommes partagés, on hésite entre deux croisières dans le fjord Prince William.

Nous avons en tête celle des 26 glaciers qui apparemment est mythique et la Glacier Quest Cruise Cependant le point qui nous déplait c'est le fait de se retrouver une journée entière dans un bateau avec 300 personnes... ça fait un peu le truc attrape touriste qu'en pensez vous? Une des ces croisières vaut elle vraiment le coup?

- A la fin de la croisière (ou à 16h45 ou à 17h30 selon celle qu'on choisira si croisière il y a) route jusqu'au Skilak Lake ou nous passerons la nuit (1h50 et 135km)

Jour 12 :

- Route jusqu'à Homer (2h11 et 165km)

- A 10h30 croisière jusqu'à Seldovia en passant par Gull Island et ses 15000 oiseaux (nous aurions préféré aller voir les ours dans le Katmai mais la vue du prix nous a vite fait revenir à la réalité 😕)

- Retour à 17h30, balade à Homer Spit et Diamond Creek Trail pour atteindre la plage.

Jour 13 :

- Route Homer jusqu'à Seward (3h15 et 170 km) avec plusieurs arrêts : Kenai et son estuaire pour tenter d'observer les caribous, passage à nouveau au Skilak lake pour tenter de voir des animaux, Rainbow lake trail, Carter lake trail

- Nuit à Seward

Jour 14 :

- Harding Icefield trail sur le Exit Glacier (rando à la journée) Quels sont vos impressions sur ce trail? Est il vraiment difficile?

- Nuit à Seward

Jour 15 :

- Croisière Glacier and Whale Watching dans le Kenai Fjord National Park à la journée. Ici nous souhaitons privilégier un organisme à taille humaine (6 personnes par bateau) avec l'organisme Northern Latitude Adventure ou les avis ont l'air d'être tous excellents.

- Nuit à Seward

Jour 16 :

- Journée randonnée à Lost Lake

- Nuit à Seward

Jour 17 :

- Route de Seward à Hatcher Pass (3h22 et 292km)

- Journée dans les alentours : Scenic drive, Summit lake, Hatch Peak & April bow trail etc

- Nuit dans les alentours

Jour 18 :

- Route jusqu'au Denali National Park (3h45 et 315km) : sur la route petite pause à Talkeetna et à Healy (pour prendre une photo avec le bus d'Into the Wild).

- Une fois arrivés à McKinley Park : horseshoe lake trail

- Nuit sur place

Jour 19 et 20 :

- Deux jours dans le Denali National Park avec la navette à vadrouiller. Nous avons lu ici que la navette était pour la plupart du temps une contrainte, si jamais le temps est défavorable nous pensons n'y rester qu'une seule journée.

- Nuit sur place

Sur les 3 derniers jours nous avons envie de profiter de la route et de ses beaux panoramas, les arrêts nuits que nous avons indiqué par la suite sont susceptible de changer en fonction de si on a un coup de coeur pour un endroit ou non on va dire que c'est la partie du voyage qui va se faire le plus au feeling.

Jour 21 :

Journée sur la Denali Highway (route de gravier) de Cantwell à Paxson (217 km avec vitesse entre 33 et 55 mph soit entre 50 et 80km/h) Pour ceux qui auraient empruntés cette route est elle vraiment en mauvaise état? Combien de temps avez vous mis pour la faire?

Une fois arrivés à Paxson, nous souhaitons rejoindre les alentours de Tok (3h et 300km) pour y passer la nuit, nous remonterons donc la Richardons Highway jusqu'à Delta Jonction et nous reprendrons la Alaska Highway jusqu'à Tok (pour ainsi éviter de prendre la même route qu'à l'allée)- Nuit aux alentours de Tok Jour 22 : Grosse journée de route de Tok à Whitehorse en passant par Dawson City en prenant la Top of the World Highway. Pour ceux qui connaissent cette route, vos avis? En combien de temps l'avez vous faites? Vaut elle vraiment le coup? Pause déjeuner le midi à Dawson City (nous avons lu que cette ville est sans plus) et reprise de la route jusqu'à Whitehorse (5h30 et 533km)

- Nuit à Whitehorse ou sur la route en fonction de l'état de fatigue.

Jour 23 :

Se fera ou sur la route en fonction de la ou on se trouve ou sur Whitehorse

Si vous avez ici des spots incontournables à voir sur la route entre Dawson et Whitehorse et même sur Whitehorse même nous sommes preneur d'infos 🙂

Jour 24 :

Fin du voyage - Retour en France

- Remise du camion aménagé à 8h

- Décollage à 12h10 avec la compagnie Lufthansa pour Paris avec les mêmes escales qu'à l'allée.

Vous connaissez à présent tout dans les moindres détails 🙂 Dernière petites questions, comment se passe le passage de la frontière? Cela prend t il du temps? Dans le Yukon, pour ceux qui connaissent, faut il passer plus de temps à Whitehorse ou Dawson City? (on parle ici de choses rapides à voir) Oups nous avons écrit un roman, merci à ceux qui ont été au bout et merci à tout ceux qui ont partagé leurs carnets, certains sont de vrais perles. Nous attendons avec impatience vos avis et conseils.
Extension du domaine de la chute English translation pending
by Intrankil · 2016-11-11 · 68 replies
« Fuir l’ignoble bêtise des assis » n’est pas le slogan d’une pub Quechua pour des chaussures de randonnée mais le sens que donnait Rimbaud à la marche. Une définition que Sylvain Tesson, dont le dernier bouquin est sorti il y a quelques semaines, trouve certainement pertinente.

Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…

Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.

Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.

Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »

La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.

Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.

« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »

Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.

Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.

La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…

La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !

PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …

PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
3 semaines en Irlande et à Londres English translation pending
by Glynnyth · 2016-11-11 · 19 replies
Irlande! Une destination qui nous a séduit depuis longtemps, mais qui demande un peu de préparation côté transport. Enfin, nous l'avons fait en été 2015!

Désolée d'avoir pris tous ce temps pour mettre ce carnet de route en ligne.

Nous sommes deux adultes et un garçon de 5 ans, partant de la région parisienne. Nous prenons un bateau de nuit vendredi soir de Cherbourg à Rosslare. Le samedi matin, L., ma petite sœur, 18 ans, part depuis l'Allemagne pour nous rejoindre directement sur l'ile. Elle prend un vol Ryan Air de Weeze (Düsseldorf) à Londres et de Londres à Shannon. Nous louons un appartement à Lahinch dans le County Clare. D'ici nous entreprenons des voyages d'une journée, à l'exception de la péninsule de Beara, où nous logeons une nuit près d'Adrigole.

Au bout de deux semaines nous partons pour une nuit à Wicklow avant de prendre le ferry dimanche pour rester finalement 2 jours à Londres.

Petit sommaire de notre itinéraire:

Vendredi: Paris -> Cherbourg, ferry pour Rosslare avec arrivé le samedi à 13h Samedi: Rosslare -> Shannon Airport -> Lahinch Dimanche: Lahinch -> Loop Head Lighthouse Lundi: Burren (Ailwee Cave, Burren Perfumery, Pulnabrone Dolmen) Mardi: Cliffs of Moher et Moher Hill Open Farm Mercredi: Lahinch -> Blackhead -> Ballyvaughan -> Flaggy Shore -> Coole Park Jeudi: Dingle Peninsula Vendredi: Petit tour du County Clare: Spanish Point, Coroffin, Inchiquin Lough Samedi: Connemara Dimanche: Repos Lundi: Beara Peninsula Mardi: Zoo de Fota Island Mercredi: Hag's Head Jeudi: Ring of Kerry Vendredi: Faire les bagages Samedi: Lahinch -> Wicklow via Glendalough et Sally Gap Dimanche: Sealife à Bray, l'après-midi départ en bâteau de Dublin vers Holyhead (Pays de Galles) pour aller à Londres Lundi: Hyde Park, Buckingham Place, St James's Park, Westminster Mardi: Chelsea, Battersea Children's Zoo, London Bridge, Monument, Bank, St Paul's Mercredi: London-> Heathrow-> Canterbury->Dover-> bateau pour Calais -> Paris

(Pour ceux qui veulent tout de suite ''partir'' en Irlande, suivez mon carnet à partir de dimanche)

BIENVENUE EN IRLANDE!!

Inside South Africa
by Voyajou · 2016-10-30 · 212 replies
Inside South Africa

The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.

* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.

* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *

You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa

What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *

Meeting in the township.



Since a cover is needed (in black and white)...
Amalgame English translation pending
by Vietalier · 2016-10-09 · 41 replies
Bonjour aux Forumistes de tout horizon, Revenu en France depuis six mois, le ras-le-bol et, surtout, la nostalgie m'ont poussé vers un peu d'exotisme en relisant certaines rubriques de notre Forum préféré, en terminant par les réponses qui furent faites à certains de mes posts. C'est ainsi que je retrouve ce que Williama disait le 8 septembre 2010 à 10h47 :

<< ... Concernant le manque de respect général des gens à l'étranger, je ne suis pas certain que, pendant les périodes colonialistes, les Français, Belges ou Anglais se conduisaient spécialement bien dans les pays colonisés... >> Et ce fragment appelle une petite mise au point personnelle :

1 — Il ne faut pas confondre colonie et colonialisme. 2 — Mettre dans un même sac " les Français, Belges ou Anglais ", donc sans aucune nuance, tous les ressortissants de ces nations (?), quel amalgame !

S'il y eut certains excès coloniaux - Afrique du Sud, Namibie, Japon (en Mandchourie et Chine), Amérique du Sud (conquêtes espagnoles) - je répondrais, quant à la période coloniale en ex-Indochine française, que, bien sûr, il y eut des comportement et se produisirent des actes condamnables, mais qui, pour autant, ne sont pas le reflet systématique de la politique qu'y menèrent les Français. Dans ce sens, un bref retour sur cette période de notre histoire peut éclairer certains esprits quelque peu confus :

— Lors de la signature des accords de protectorat de la France sur le Royaume Khmer (le Cambodge), le premier ministre du roi Norodom 1er remercia la France qui apportait la sécurité des biens et des personnes et supprimait les châtiments corporels (sic)... — Au début du siècle dernier, Lyautey (alors chef d'état major de Gallieni à Ha Noi) écrivait à sa sœur, .. la matinée commence par la bastonnade des justiciables - trente à cinquante coups de bâton, voire plus - ; c'est l'apéritif du mandarin !...

Détestant toute polémique, je m'arrêterai là ; on peut, en effet longuement étaler l'œuvre que les Français des colonies ont bâtie outre-mer - Indochine, Maghreb, Afrique Noire - mais, bien que restant dans le sujet, cela nécessiterait de longs développements et des controverses passionnées, qui seraient mieux à leur place dans d'autres lieux. Cela dit, ayant pris le parti d'aller vivre six à huit mois chaque année au Viet Nam, si certaines et certains forumistes veulent correspondre avec moi, ce sera avec grand plaisir que j'échangerai avec elles et eux, sachant que mon prochain départ est fixé au 2 novembre qui arrive à grands pas (billet d'avion déjà acheté pour HCM City/Sai Gon). Amitiés bien cordiales pour tous qui aimez les voyages et... le savoir-vivre dont il ne faut jamais se départir, où que l'on soit (pas toujours aisé, mais souhaitable !). Bien à vous, — Vietalier
Circuit autour de Québec avec enfants English translation pending
by NathBongio · 2016-09-14 · 14 replies
Bonjour, j'aimerais réaliser un circuit autour de Québec avec me deux enfants (7 et 3 ans). Je privilégie les étapes natures et essaye de minimiser les temps de trajet. Pouvez-vous me donner votre avis sur le projet de circuit suivant ainsi que les hébergements sélectionnés, svp : J1 Montréal J2 Montréal - St Alexis des Monts (Lac à l'eau claire) J3 St Alexis des Monts (Lac à l'eau claire) J4 St Alexis des Monts - Lac Edouard (Pourvoirie du Triton) J5 Lac Edouard (Pourvoirie du Triton) J6 Lac Edouard - St Félicien (Hôtel de la Borealie) J7 St Félicien - Val Jalbert (hébergement sur le site de Val Jalbert) J8 Val Jalbert - Ste Rose du Nord (Pourvoirie Cap au Leste) J9 Ste Rose du Nord (Pourvoirie Cap au Leste) J10 Ste Rose du Nord - Sacré Cœur (Canopée Lit) J11 Sacré Cœur - Tadoussac (Condos Natakam Essipit) J12 Tadoussac (Condos Natakam Essipit) J13 Tadoussac - Charlevoix (Le Germain hôtel) J14 Charlevoix - Wendake (hôtel des premières nations) J15 Wendake - Québec (hébergement ??) J16 Québec J17 Québec - Parc national de la Jacques Cartier ?? J18 Parc national de la Jacques Cartier ?? J19 Québec - Montréal (vol retour)

Je dois encore peaufiner la fin du séjour. J'aimerais partir 21 jours donc je peux "m'éterniser" à tel ou tel endroit.

Pouvez-vous me conseiller ?

Merci
Retour de croisière Splendida autour des îles Britanniques du 25 au 4 septembre 2016 English translation pending
by Clau05 · 2016-09-11 · 168 replies
Bonjour à tous Voici une semaine que je suis rentrée de cette belle croisière . Entre la reprise du travail et les valises à ranger je trouve un peu de temps pour faire un compte rendu . En fait , plus qu'un compte rendu je voudrais surtout donner des informations sur deux thèmes : ★ nos activités en escale car sur cette destination il y en a peu et surtout "que faire sans Msc" . ★mes appréciations sur le yacht club (sujet toujours aussi sensible d'après ce que je vois sur les deux discussions récentes ) .

Déjà nous avons eu la météo avec nous : températures de 22 à 30 degrés ...en escale deux heures de pluie à Southampton . Mer très calme sauf deux heures à partir de 22 heures en quittant l'Irlande .

Claudine
Afrique du Sud: réservations anticipées? English translation pending
by Balata · 2016-08-08 · 9 replies
Bonjour,

Nous allons partir dans l'Ouest Américain en Septembre 2016 mais on aimerait beaucoup aller en Afrique du Sud l'année prochaine.

Comme je lis souvent que les "camps" sont complets je voudrais savoir par quoi il faut commencer, je m'y perds un peu dans "Sanparks".

Voilà à peu près ce qu'on aimerait faire mais je ne me suis pas encore totalement penchée sur la question et il y a plein d'endroits qui ne me disent rien encore.

Nous aurons à ce moment là 68 et 69 ans. On ne sait pas s'il vaut mieux partir tout le mois d'octobre ou à cheval sur Octobre et Novembre (avec vacances scolaires françaises) ou tout Novembre.

On aimerait arriver au Cap , rester 4/5 jours , aller dans au moins un vignoble , la route des jardins? L'intérieur? Ce qu'on aime pas c'est les vols intérieurs , donc c'est par la route, j'ai regardé les trajets, c'est un peu long mais pas insurmontable. Est-ce que Sainte Lucie et Hluhluwe imfolosi Park sont des incontournables? Les récits que j'ai lu du Lesotho m'on bien plu.

Et bien sûr le Kruger, mais je ne sais pas par quel bout commencer. On aimerait des endroits pas trop grands, s'il faut se faire à manger pas de problèmes , par contre il faut que les bungalows soient fermés, et un minimum de confort quand même. J'envisageais aussi une réserve privée ou deux peut-être mais pas hors de prix. J'aurais vraiment besoin de votre aide pour savoir où chercher. J'aimais bien la tente à deux lits de Montagnard!!! Et on repartirai de Johannesburg.

Je vous remercie par avance.
Chemins et détours en Afrique du Sud English translation pending
by Michel85200 · 2016-08-08 · 83 replies
Bonjour,

Etant en attente de départ pour l'Afrique Australe et mon pays préféré, l'AFS...

Constatant que de nombreuses questions portent toujours sur les trajets et les routes en AFS...

Je me suis dit qu'un petit road-book qui donnerait quelques chemins et routes pour visiter ce pays ne serait pas inutile. Je m'en vais essayer de faire un peu le tour.

Bien évidemment, mon opinion ne fait pas (et de loin) force de loi...c'est juste pour donner des idées...

Ce sont des routes que j'ai prises...

Un exemple de Nationale, 4 voies (aux alentours de Joburg), attention aux radars.



Un exemple de grande route:



De moins grande route

Et un exemple de route de campagne



Et la taille en dessous



La bande jaune...

Ce n'est pas la voie d'arrêt d'urgence comme en France. C'est une voie sur laquelle on roule pour faciliter le passage de celui qui veut vous dépasser.

Certains véhicules, comme les autocars, n'ont pas le droit de chevaucher cet espace.

Un véhicule lent, ou plus lent que vous va donc se ranger sur cette voie. Vous dépassez et vous remerciez en mettant vos warnings quelques secondes.

Si des forumeurs veulent y contribuer, ce serait avec grand plaisir.

De Tambo (l'aéroprt d'arrivée) la route emmène souvent les voyageurs vers le Krüger (et / les réserves privées adjacentes).

2 points principaux, au sud Nelspruit. C'est une ville qui n'a pas beaucoup d'intérêt, c'est surtout un lieu de passage, soit comme porte d'entrée soit pour remonter vers le Nord. A noter l'aéroport de Nelspruit, le Mpumalunga international airport, qui peut relier ce coin à Cape Town.

OR Tambo / Nelspruit . C'est de la grande route.

www.google.fr/...694163!2d-25.4752984

L'autre point, plus au Nord, Hoedspruit. Petite bourgade, aux portes de Timbavati et du Krüger. Là c'est au sud que l'on retrouvera la Blyde River. La route passe par Dulstroom qui peut faire l'objet d'un arrêt dicté par la fatigue ou par son estomac. Dulstroom, c'est plutôt frisquet en hiver. Son intérêt en plus de la pause...la pêche à la truite.

OR Tambo / Hoedspruit . La route est bien moins fréquentée et plus "campagnarde", Les paysages changent et valent le coup. A priori on passe par la Long Tom Pass.

www.google.fr/...9732917!2d-24.346139

Une petite carte pour visualiser les routes du petit Drakensberg et...ses Falls, les Bourkes Potholes, la Blyde, les Three Rondavels, God's windows. Il faut quelquefois avoir un peu de chance avec la météo...il peut y avoir des nuages et...des nuages. Beaucoup, beaucoup de haltes possibles dans ce coin...Des pauses à Sabie, White River, Hazyview, Graskop pour la nuit.

Un exemple de route de Hoedspruit vers le petit Drakensberg.



Pour ma part, Pilgrim's rest est une "attraction" peu intéressante.



De ces points, on trouve plusieurs portes d'entrées pour le Krüger. Krüger gate, Numbi gate, Orpen gate. Les portes d'entrées des réserves de Sabie et de Timbavati également.
Projet aide humanitaire / bénévolat English translation pending
by Francisco49 · 2016-07-29 · 12 replies
Hello à toutes et à tous!

Je suis François, j'ai 25 ans et je suis actuellement basé aux USA. Mon contrat de travail se termine fin Février et je souhaiterais faire un break d'environ 4-6 mois et partir en Afrique de l'Est et y apporter mon aide et mon energie pour faire plaisir aux locaux et me sentir utile.

Du coup, je commence peu à peu à regarder sur Internet comment trouver une mission ou un projet qui a besoin d'aide, mais tout ce que je trouve ce ne sont que des sites offrant des programmes où il est demandé de payer entre 1500 - 5000 EUR pour 1-2 mois d'aide humanitaire au sein d'une ONG.

Par conséquent, je me permets de vous solliciter afin que vous puissiez me conseiller, me donner quelques tuyaux ou bien me faire part de vos contacts. N'hésitez pas à répondre ici ou par message privé :)

Je souhaiterais partir en Mars-Avril 2017, et effectuer ce projet de bénévolat / projet humanitaire pour environ 1 ou 2 mois.

D'avance, je vous remercie.

François
Carte d'identité perdue et vol Corsair pour la Guadeloupe English translation pending
by Irongimli · 2016-07-28 · 37 replies
Bonjour à tous, je suis actuellement très stressé. Nous devons avec mon frère, ma soeur et mon père partir en Guadeloupe ce samedi même!!! (Dans 36h) Problème, il y a quelque jours, mon frère (17 ans) c'est rendu compte qu'il n'avait plus sa carte d'identité. N'ayant jamais eu besoin de passeport, nous n'en avons pas. Nous avons plein de papiers officiels prouvant son identité, le certificat de perte et nous avons fait la demande pour refaire faire une carte (avec le papier de la mairie pour le confirmer). Nous avons même une photocopie de son ancienne carte d'identité!!! Le délai étant beaucoup trop long (5 à 6 semaines), nous sommes dans l'obligation de partir sans sa carte. Pensez vous que a l'aéroport, ils accepteront de le laisser passer? Nous avons appelé la police des frontières et elle nous a dit que c'était pas une obligation pour eux de le laisser passer, c'est à leur bon vouloir. Nous partons de orly sud avec la compagnie Corsair (billet 1000€ aller retour...). PS: je ne demande pas de me rassurer mais de me répondre franchement, de savoir à quoi nous attendre. Et aussi, si par chance il passe, pourra-t-il avoir des problèmes lors du retour et rester bloqué la bas? Merci de votre aide par avance et répondez moi au plis vite svp, c'est urgent!!!
Danemark puis Pays-Bas: Flâneries en famille dans le nord de l'Europe English translation pending
by Stephfamily · 2016-07-24 · 37 replies
Mon exercice préféré des vacances (après la préparation) rédiger au jour le jour (ou presque) un carnet de voyage. Une façon de garder une trace, tout en aidant les futurs voyageurs qui voudront bien me lire … et sur cette destination j’espère que cela pourra aider car il n’y a vraiment pas grand-chose !! Alors la famille c’est moi Steph, la mère, Franck, mon cher et tendre qui vient d’arrêter de fumer comme à chaque départ en voyage (histoire d’être bien cool avec tout le monde) et nos trois démons/princesses Laura 11 ans (qui attaque son adolescence dans toute sa splendeur) et Chloé et Camille 9 ans (qui aimeraient bien en faire autant !!) Donc cette année pour les vacances c’est cap au Nord …pas le grand Nord mais déjà pour des habitués des destinations ensoleillées comme nous c’est une petite révolution et il faut avouer qu’avec le temps pourri qu’on a eu tout le printemps, on n’était pas forcément motivés au moment de partir !! Alors me direz-vous, pourquoi ce choix ??? En fait , nous pratiquons l’échange de maison depuis maintenant 2 ans , ce qui nous permet à chaque fois de visiter les endroits de façon un peu différente , et de faire en plus des économies non négligeable sur l’hébergement . Nous avons eu dès le début beaucoup de propositions pour le Danemark et la Hollande même quand nous recherchions d’autres destinations , de plus après un voyage aux USA en 2015 , et un autre prévu pour 2017 , il nous fallait réduire le budget voyage de 2016 Donc pas d’avion, et quasiment pas d’hôtel. L’avantage c’est qu’avec le nombre de propositions reçues, nous avions le choix !! Ce qui nous a permis de conclure un échange dans la banlieue de Copenhague, et un autre à Amsterdam, à chaque fois dans des maisons bien situées et avec de belles prestations. Notre luxe, le temps, nous avons décidé de partir 3 semaines ½ afin de proposer à chaque fois 10 jours d’échange. Le programme : 10 jours à Copenhague d’où nous rayonnerons dans le Sjaelland, puis 4 jours dans le Jutland afin d’aller au Viking Moot (grand rassemblement) et à Legoland, puis 10 jours à Amsterdam d’où nous rayonnerons également. Lundi 18 Juillet : Cette fois c’est le départ, le début juillet a été encore bien pourri et évidemment aujourd’hui c’est la canicule !! Tout le monde fait la tête …c’est vrai que logiquement on ne va pas vers le soleil !! Pour le trajet depuis Nantes nous avons décidé d’éviter Paris et ses embouteillages et donc contre l’avis du GPS nous prenons la direction de Rennes, puis Caen, nous traversons le pont de Normandie (magnifique) puis direction la Belgique, jusqu’à Liège où nous faisons étape. C’était une bonne idée, circulation fluide tout du long et une bonne partie d’autoroute gratuite !! Nuit dans un Campanile le long de l’autoroute, correct et bien situé pour une étape à mi-chemin. Mardi 19 juillet : il fait toujours aussi chaud !! Départ 8h, nous devons traverser l’Allemagne pour prendre le ferry à Puttgarden à 16h15, on a 2h de marge mais je redoute les embouteillages à Hambourg …. Pas mal de travaux sur les autoroutes allemandes mais globalement ça roule bien …dans notre sens, parce que de l’autre côté c’est une autre histoire !! Des files ininterrompues de camions, plusieurs accidents qui provoquent la fermeture de portions d’autoroute, on commence un peu à flipper sur le timing ! Avantage pour moi, monsieur ne veut pas me laisser le volant, histoire de se faire des petites pointes de vitesse !! C’est un peu déroutant, on passe d’une zone limitée à 80km/h à de l’illimité pour revenir à 110 … pas de risque de s’endormir, ça casse la monotonie !! Plus on monte, plus la température descend … Nous décidons de passer Hambourg avant de pique-niquer au cas où … et en fait rien, on n’a même pas ralenti une seconde !! Du coup on arrive à Puttgarden avec 1h d’avance. On s’engage directement vers les guichets et la fille nous oriente vers les files d’attente pour le prochain départ (alors que j’avais acheté un billet non modifiable …comme quoi pas forcément besoin de payer plus cher ! 69€ pour info) le ciel est de plus en plus gris, et au moment d’embarquer il se met à pleuvoir. Après 1600 km ça met un petit coup au moral de toute la famille !!

On embarque, et on attend ….problème technique !! Du coup départ comme prévu à 16h15 !! ¾ d’heure de traversée un peu brumeuse, et on arrive enfin au Danemark !! il reste 1h1/2 de route jusqu’à Copenhague. Les autoroutes sont immenses, on se croirait aux USA (2x4 voies) sauf que c’est loin d’être saturé !! Enfin, nous voilà à Bronshoj , notre maison pour les 10 prochains jours , avec un beau jardin, une piscine , et une charmante véranda , le tout dans des tons de blanc et bleus au style très nordique . Nous tombons immédiatement sous le charme !! C’est un de nos moments préférés dans les échanges : la découverte de la maison !
Hébergements sympas sur itinéraire en Afrique du Sud English translation pending
by Magryelle · 2016-07-17 · 24 replies
Bonjour,

Je projette de voyager en 4x4 pendant 4 semaines en Afrique du Sud l'été 2017. Notre itinéraire passera par le Namaqualand, le Cederberg, le Karoo et le Drakensberg. Quelqu'un pourrait me conseiller pour des logements ou campings sympas dans ces lieux ainsi que des treks à faire? Des choses à ne pas rater sur notre itinéraire? Merci!
Carte ViaRhôna English translation pending
by Rogerd · 2016-07-16 · 63 replies
"Au fil du fleuve", c'est la carte offerte par "ViaRhôna magazine" et "le Dauphiné Libéré". Je viens de la recevoir.
Itinéraire de Montréal en Gaspésie du 17 septembre au 6 octobre English translation pending
by Mzellevero · 2016-05-23 · 21 replies
Bonjour! Pour notre demi siècle, tout notre entourage a participé pour nous permettre de faire ce voyage que nous souhaitons faire depuis longtemps. Nous avons envisagé de faire un auto tour de Montréal jusqu'en Gaspésie en passant par la Mauricie et le Saguenay. Nous avons envie de grands espaces, de nature , de rencontres avec la faune locale ( pas trop près!), de bons moments autour d'une bonne table , de découverte du magasin général de Loisel (!) et de flâneries en ville. tout ça évidemment sans trop passer de temps dans la voiture... C'est en commençant à faire des recherches sur le net que j'ai découvert Voyage Forum.je me suis régalée en lisant de superbes carnets de voyage et y ai découvert un esprit d'entraide fort sympathique. Donc , étant donné que , malgré notre grand âge...!, nous sommes plutôt novices en matière de voyage.je fais appel à vos suggestions. J 'ai déjà acheté la carte routière du Québec, commandé les brochures des différentes régions et parcs nationaux.les billets d'avion sont achetés.

Nous disposons de 20 jours j'arrive à une première ébauche de parcours : J1 : arrivée à Montréal à 15h. J2 : Montréal J3 : location de la voiture et départ vers la Mauricie concernant la voiture , est il plus pratique de la louer à l'aéroport ou en centre ville (par rapport à la circulation, l'apprentissage du code de la route québécois... ?) arrivée au parc de la Mauricie : vol en hydravion. nuit dans un gite avec . J4 : Mauricie : randonnée dans le parc , randonnée en canoé avec un guide. J5 : départ pour le forg de Saguenay ( anse saint jean , baie...pas encore fixée) la distance est elle trop longue ? est il nécessaire de faire une étape? J6 : Saguenay J7 les escoumins .croisière pour voir les baleines? J8 traversier escoumins Rimouski le matin

ensuite au moins 8 jours en Gaspésie en faisant le tour anti horaire.en trois étapes on avait pensé Bonaventure , percé ou Gaspé et saint Anne des monts. Ensuite J16 le parc du bic puis deux jours à Québec

en sachant que nous préférons revenir sur Montréal la veille du départ J20 le soir, il reste une journée .

Au début, nous avions fait appel à une agence pour les hébergements , mais en vous lisant, nous allons rechercher par nous même en gite ou motel. je vous remercie pour tous vos commentaires qui seront les bienvenus! a bientôt!
Voyage en Gaspésie avec enfants de 3 ans et demi et 1 an English translation pending
by Serpanthere · 2016-05-19 · 6 replies
Bonjour,

Que pensez-vous de ce trajet avec 2 enfants (32 jours, départ Montreal, gaspésie, baie Comeau, Tadoussac, Val Jalbert, Quebec)

13 juillet : arrivée à Montreal, hebergement près de l'aéroport

14 juillet : matin visite de Montreal avec carte de bus (place Jacque Cartier, basilique notre dame, place d'arme, banque royale, rue saint Jacques, hotel de ville, champ de mars, marché bonsecours, quartier gay entre les stations Beaudry et Papineau), juste une flanerie, à part la basilique ou nous comptions rentrer repas de midi sur le pouce direction ile saint Bernard Balade en ponton le héron bleu, depart à 14h30, durée 1h Balade refuge faunique retour Montreal, boire un verre sur un toit terrasse pour avoir une belle vue sur la ville (Nellingan?)

15 juillet : laval rallye sur la rivière des 1000 iles le matin (ce qui emmène dans plusieurs villages alentour (organisée par le centre d'interprétation de l'eau) OU musée pour enfants de Laval (s'il pleut) + centre de la nature le soir pour aller nourrir les chèvres (selon le temps qu'il reste). Nuit aux iles de Boucherville (animations chauves souris le soir)

16 juillet : Rawdon (balade + baignade) retour Montreal le soir Feu d'artifice des grands feux lotos de Quebec (mais ou se placer pour les voir?)

17 juillet : Val David, le village du père Noël retour Montreal le soir monter au funiculaire de la tour olympique (voir montreal au coucher du soleil)

18 juillet : Granby et nuit à Granby

19 juillet : route vers Compton, arrêt à Maggog, marais de la rivière aux cerises installation au camping, forresta lumina le soir

20 juillet : la journée, balade aux gorges de Coaticook et le soir feu d'artifice de Sherbrooke retour Compton pour la nuit

21 juillet : Drummondville village quebecois d'antan, nuit au camping des voltigeurs

22 juillet : Thetford Mines retour camping des voltigeurs le soir

23 juillet : ferme du bassin à Drummondville à 10h route vers Kamouraska installation au camping de la rivière Ouelle, circuit patrimonial de Kamouraska, plage, retour camping

24 juillet : parc des chutes, Rivière du loup Mont Camel, circuit des chaises géantes, retour camping

25 juillet : traversier pour l'ile aux lièvres, retour camping en passant par les alpagas d'Aldo???

26 juillet : Kamouraska parc du bic (départ vers 7h30) Initiation scientifique à 9h30 parc national du Bic, aider un technicien pour un projet de recherche sur l'anguille Observation des phoques à 13h30 19h30 quand les corps celestes s'attirent nuit au camping, secteur ferme Rioux

27 juillet : Canyon des portes de l'enfer, Costal Trail, animation le littoral sous loupe (devenir chercheur sous loupe) retour camping

28 juillet : Matinée visite de Rimouski (en passant par le bureau d'information touristique), parc Beauséjour après midi retour au parc du Bic 14h Arche aux joutes (archéologie et découverte d'Artefacts) Parc du Bic, et le soir spectacle de marionnettes

29 juillet : Rimouski maison La Montagne (le vendredi le four à pain fonctionne), remonter vers le parc de la Gaspésie randonnée du lac aux américains, promenade Ernest Laforce (quel est le moment le mieux pour voir castors? orignaux?) nuit camping du lac Cascapédia

30 juillet : Cap Chat (est-ce que mon grand est assez grand pour monter dans l'éolienne?) + Exploramer visite du sous marin (sans le musée), s(il reste du temps monter dans le phare. Retour camping

31 juillet : cueillette d'agathes mont Lyall le matin, pique nique, et murdochville l'après midi (visite de la mine de cuivre) Installation au camping petit gaspé (quel emplacement choisir pour ne pas être trop loin des animaux et voir des castors?)

1 aout : randonnée de la grande grave, cap Bon ami, phare de la renommée (+ monter dedans)

2 aout : visite de Gaspé, promenade vers le rocher de Percé, cueillette de Jaspes plage du coin blanc ou de l'anse à Beaufils, nuit au camping Cote surprise (quels emplacements préférer pour avoir une jolie vue?)

3 aout : traversier vers l'ile Bonaventure, journée sur l'ile, retour nuit camping Beaubassin (2h de route)

4 aout : descente de la rivière Bonaventure le matin (à moins de préférer le Banc de Paspebiac, qu'en pensez-vous?) traversier pour aller à Baie Comeau, nuit là bas

5 aout : Manic 2 à 9 h Manic 5 à 15h30 retour camping

6 aout : Tadoussac, promenade, balade en bateau pour voir les baleines ou centre d'interprétation des mammifères marins, maison des dunes nuit aux Bergeronnes ou à la ferme 5 étoiles

7 aout : baignade près de l'embouchure du Saguenay au parc national du fjord du Saguenay, sentier menant à la plage de la baie Sainte Marguerite, installation au camping des voltigeurs parc de la caverne du trou de la fée (sans visiter la caverne)

8 aout : village historique Val Jalbert le matin, route jusqu'à sainte Monique (location de vélos pour se balader vers parc de la pointe Taillon (encore des plages)

9 aout : route vers Quebec, arrêt à l'ile aux Coudres, puis à la papeterie Saint Gilles, nuit à Quebec

10 aout : quebec la vallée secrète, les chutes Delaney, grand feux loto quebec

11 aout : promenade dans Quebec, ile d'Orléans, Chutes Montmorancy, relève de la garde?...

12 aout : Canyon sainte Anne, Chutes Jean Larose

13 aout : Shawiningan (sorte de musée amérindien), vers 15h installation au camping H2O + parc aquatique. soirée cabane à sucre chez Dany

14 aout : musée ferroviaire de Montreal (avec tours en trains/tramway...) retour aéroport (avion à 22h)

Que pensez-vous de ce road trip? Le parcours est-il cohérent? avez vous des bons plans à partager? Val Jalbert + le village quebecois de Drummondville est-ce la même chose ou très différent?

Avec mes remerciements

Elodie
Itinéraire de 3 semaines au Québec avec un bébé de 8 mois English translation pending
by ZogZog · 2016-05-17 · 21 replies
Bonjour à tous,

Ma compagne et moi envisageons un séjour au Canada pour cet été, avec notre fille qui aura alors 8-9 mois. Nous avions prévu un autre plan mais le Canada semble totalement faisable avec notre fille.

Voici en quelques lignes l'itinéraire imaginé récemment. Je sollicite votre aide pour affiner le parcours et me permettre d'orienter les vacances vers un rythme correct en favorisant la nature, balade, randonnée (hors kayak avec un bébé) et quelques villes phares du Quebec. Je m'y prends tard pour cette année, les meilleurs tarifs correspondent à un aller/retour Paris Montréal, je vais donc devoir composer avec cette ville qui finalement est assez centrale si on reste dans cette zone évidemment. Le trajet vers Toronto et Niagara Falls est assez pénalisant, il serait tentant de retirer ces étapes mais je ne l'envisage pas pour le moment.

Voici l'itinéraire

IDJourDateActivitésNuitLogement 0 Vendredi22/07/2016Trajet Paris - Montreal, arrivée à 20H30Montreal 1 Samedi23/07/2016Visite de MontrealMontreal 2 Dimanche24/07/2016Visite de MontrealMontreal 3 Lundi25/07/2016Trajet vers Miles-Iles (2h30), croisière de 2h30 possibles sur les mille-ilesNuit à Gananoque 4 Mardi26/07/2016 Trajet le matin vers Toronto (3h de route). Après-midi TorontoToronto 5 Mercredi27/07/2016 Visite de Toronto (suite) et départ en fin de journée pour Ste Catharines Toronto 6 Jeudi28/07/2016 Départ tot le matin pour Niagara (pour éviter la cohue), retour en fin de journéeToronto 7 Vendredi29/07/2016 Trajet (4h) et 1/2 journée OttawaOttawa 8 Samedi30/07/2016 Visite d'OttawaOttawa 9 Dimanche31/07/2016 Trajet vers Mont Tremblant (2h), parc de la mauricie l'après-midiShawiniganGite les petits pommiers 10 Lundi 01/08/2016 Parc de la MauricieShawiniganGite les petits pommiers 11 Mardi 02/08/2016 Trajet dès le matin vers la Haute MauricieSeigneurie Du Triton 12 Mercredi 03/08/2016 Haute-MauricieSeigneurie Du Triton 13 Jeudi04/08/2016 Haute-Mauricie (Pourvoirie du Triton)Seigneurie Du Triton 14 Vendredi05/08/2016 Fjord Saguenay 15 Samedi06/08/2016 Trajet le soir vers TadoussacTadoussac 16 Dimanche07/08/2016 Croisière aux Baleines en matinéeTadoussac 17 Lundi08/08/2016 Parc des Hautes Gorges Nuit à ?? 18 Mardi09/08/2016 Parc des Hautes Gorges Nuit à ?? 19 Mercredi10/08/2016 Parc des Hautes Gorges, trajet vers Quebec en fin de journéeQuebec 20 Jeudi11/08/2016 Visite QuebecQuebec 21 Vendredi12/08/2016 Visite QuebecQuebec 22 Samedi13/08/2016 "Chutes de Montmorency le matin, trajet ensuite vers Montreal pour retour Vol Montreal - Paris de nuit " Dimanche 14/08/2016 Arrivée 8h35 à Paris Lundi 15/08/2016 Férié
Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland English translation pending
by Bluequark · 2016-04-18 · 199 replies
Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland

Etablissement du parcours

L’Afrique du Sud fait partie de nos vieux projets. Déjà envisagée en 2007 puis écartée au profit de la Namibie en partie par crainte des problèmes de sécurité (j’y reviendrai), l’AFS m’a refait de l’œil grâce au carnet d’Ericb (merci à lui). Quand notre ainée a suggéré cette destination pour notre voyage de l’été 2015, c’est avec enthousiasme que l’ensemble de la famille l’a adoptée.

Initialement, j’envisageais un parcours assez classique : quelques jours au Cap, vol pour Durban, remontée via Hluhluwe – iMfolozi/ Sainte-Lucia, Swaziland, Kruger, Blyde river canyon, Johannesburg. Il me restait quelques jours supplémentaires : pourquoi ne pas rajouter un petit détour par le Drakensberg ? Oui, mais….. c’est alors que CarineNed qui vit (ou plutôt vivait) au Lesotho a commencé la publication de son carnet. J’ai aussi croisé celui de Maouh (là) et ai eu alors une terrible envie de découvrir le Royaume du ciel. Comme nous nous risquions de ne pas revenir dans le coin avant un moment, la tentation de l’inclure dans le parcours était grande. Oui mais… du coup le timing de très cool devenait un peu serré. Sans 4x4, l’option Sani Pass était exclue. Carine m’a fourni une partie de la solution en me suggérant un vol Le Cap- Bloemfontein et j’ai complété en supprimant un jour au Cap. Tant pis pour la route des vins ! Ainsi résumé, le choix a l’air simple mais j’ai longtemps hésité, partagée entre mon envie d’aller au Lesotho et la crainte d’une trop longue route. Personne dans la famille n’avait un avis tranché sauf mon tendre et cher qui disait « allons au Lesotho ». Je le soupçonnais de vouloir avant tout me faire plaisir sans bien en mesurer les conséquences. (C’est lui qui conduit). Merci à tous les membres du forum (CarineNed, Michel85200, Attila, Voyajou, Kafouniet, Maouh...) qui m’ont assistée dans mes errances.

Finalement, nous n’avons arrêté cette partie du parcours que peu de temps avant le départ (avion pour Bloemfontein réservé le 19 juillet), ce qui a donné :

Jeudi 30 juillet : départ de Paris Vendredi 31 juillet : arrivée au Cap- visite centre ville et Bo Kap Samedi 1 août : Le Cap -Woodstock et Lion’s head Dimanche 2 août : péninsule Lundi 3 août : Hermanus Mardi 4 août : Le Cap - musée district –Waterfront - Hout bay Mercredi 5 août : avion Bloemfontein- route vers le Lesotho- Morija Jeudi 6 août : Morija- Semonkong Vendredi 7 août : Semonkong Dimanche 8 août : route Golden Gate Highlands Lundi 9 août : Golden Gate Highlands – route vers Antbear Drakensberg Lodge Mardi 10 août : chemin Hluhluwe - iMfolozi Mardi 11 août : Hluhluwe – iMfolozi Mercredi 12 août : Hluhluwe – iMfolozi - Sainte Lucia Jeudi 13 août : Sainte Lucia - balade en bateau et Cape Vidal Vendredi 14 août : Swaziland - Mikhaya Samedi 15 août : Mikhaya -Milwane Dimanche 16 août : route pour Kruger (Berg-en-Dal) Lundi 17 août : Kruger (Berg-en-Dal) Mardi 18 août : Kruger (Lower Sabie) Mercredi 19 août : Kruger (Timalati) Jeudi 20 août : Blyde canyon - Graskop Vendredi 21 août : chemin pour Johannesburg - visite de la mine de diamant de Cullinam Samedi 22 août : balade en vélo dans Soweto - Musée de l'apartheid Dimanche 23 août : retour en France





Même si la partie Drakenseberg a été un peu trop précipitée pour pouvoir en profiter pleinement, nous sommes contents de notre choix et ne regrettons pas, bien au contraire, notre détour par le Lesotho. Idéalement, il aurait fallu quelques jours de plus mais à contraintes données, c’est un bon compromis. Je reprogrammerais le parcours de la même façon sauf à Kruger, où je remplacerais la deuxième nuit à Berg-en-Dal par une nuit à Lower Sabie (C’était d’ailleurs ce que je souhaitais initialement mais les disponibilités dans les camps ont fait que..). Pour la deuxième nuit au Swaziland, je dormirais peut-être plutôt dans une guesthouse de la vallée de Ezulwini qu’à Milwane dont nous n’avons pas pu profiter - mais c’était prévu - et où la restauration n’était pas terrible et chère – ce qui l’était moins.

Les hébergements

Pour les hébergements, j’ai privilégié les solutions familiales, cottages, appartements ou chambre de 4. Et oui, bien que nos enfants soient maintenant grands, 15 et 17 ans, nous aimons bien nous retrouver groupés. En Afrique du Sud en cette saison, c’est d’autant plus appréciable que les journées finissent tôt. Etre ensemble permet de multiplier les échanges et les parties de belotte. Nous en avons bien profité. C’est ça aussi les vacances. J’ai aussi mixé les hébergements avec restauration extérieure et « self cartering ». Là aussi, nous avons tous été contents de ce choix les enfants, et les grands aussi, ont bien apprécié que nous puissions parfois faire notre propre popote.

Bilan

Nous avons été tous les quatre ravis de notre voyage, avons bien profité des animaux et découvert un pays fascinant même s’il est parfois, disons, déroutant. Quant à l’insécurité, nous ne l’avons pas ressentie. Attention ! Je ne dis pas qu’il y en a pas : les barbelés et les panneaux «armed response » sont là pour nous le rappeler mais simplement que nous ne sommes jamais sentis en insécurité. Il faut dire que nous n’avons jamais trainé dans Durban ou Johannesburg, ni même dans Le Cap la nuit tombée.
Northern to Southern Alsace
by Jojoone1 · 2016-04-09 · 114 replies
Here’s a travel journal with photos, different from the ones we usually share with you.

Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.

Introduction

" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "

This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.

Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.

The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.

Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.

Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.















Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Itinéraire et transports pour 15 jours à Cuba English translation pending
by Loreleye · 2016-03-24 · 20 replies
Bonjour ! Nous partons (mon conjoint et moi même) du 30/04 au 14/05 et voici notre itinéraire. Avez-vous des conseils ou suggestions ? La Havane : 3 Jours Vinales : 3 jours : visite des mogotes , journée a Cayo Jutias et visite de la plantation de tabac a Pinar del rio (vaut elle vraiment le coup ou alors y en t-il d'autres plus intéressantes ou mieux situées) Descente directe vers Trinidad (3 jours sur place) avec Topes de Collantes et Playa Ancon (j ai lu beaucoup de posts disant que Playa Larga ou playa Giron et les environs sont trop bétonnés et décevants. votre avis sur le sujet ? en sachant que nous recherchons des plages non surpeuplées et pas envahies d'hotels. Puis direction Cayo Santa Maria ou Cayo Guillermo avec playa Pilar ou alors Cayo Las Brujas ou cayo ensenachos. Lequel est le plus sympa? Passage par Santa Clara et retour la Havane.Je me pose des questions au niveau des transports. J hésite entre : 1/ louer une voiture dès la Havane et faire le périple en voiture 2/ tout faire en bus Viazul + Scooter+ taxis 3/ louer une voiture à Vinales pour descendre jusque Trinidad puis Cayo Santa Maria. (ou autre). Je vois sur google map que nous gagnerions pas mal de temps en voiture sur les longues distances et sans contraintes horaires par rapport au bus. Nous ne voulons pas trop perdre de temps à organiser la logistique sur place... Si vous pouvez m éclairer la dessus ça serait super. Et aussi me donner des conseils ou des idees sympas de visites ; Dans quelles villes y a t il le plus d ambiance musicale ? Merci à tous !
2016: livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne, nouvelle version English translation pending
by Schnacke67 · 2016-03-06 · 2 replies
Bonjour

Le 11/12/2013 j'ai mis le post suivant : "Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne".
http://voyageforum.com/discussion/livres-temples-angkor-histoire-angkorienne-d6305399/ Divers sujets ont été abordés dans cette discussion, voici une nouvelle version avec les livres cités initialement ainsi que d'autres ouvrages.

Livres qui ne sont plus édités :

- La BNF réédite des ouvrages qui sont maintenant dans "le domaine public" (En France, 70 ans après la mort de l'auteur). On peut trouver des versions numérisées sur le site "Gallica – Bibliothèque Nationale de France": http://gallica.bnf.fr/

- Sur le site de l'AEFEK (Association d'échanges et de formation pour les études khmères) on trouve divers livres en "pdf" : http://aefek.free.fr/bibliothequeDocuments000105e4.html

Pour l'achat de livres rares voici deux sites :

- Livre rare book : http://www.livre-rare-book.com/ ou http://www.livre-rare-book.com/search/current.seam

- Librairie le trait d'union : http://www.erudition.fr/?language=fr

Le site "Persée" :

- Pour les "BEFEO"(Bulletins de l'Ecole Française d'Extrême-Orient) : http://www.persee.fr/collection/befeo

- Pour les "Arts asiatiques" : http://www.persee.fr/collection/arasi

DESCRIPTION DES TEMPLES

- "Guide aux ruines d'Angkor" de Jean Commaille (*), (membre de l'EFEO de1900 à 1916) : éditions Hachette 1910. Son livre est le premier guide pour la visite des temples d'Angkor.Mon avis : il ne s'agit pas d'un guide pratique pour visiter les temples, manque de détails précis… En 1910 on ignore encore beaucoup de choses sur les temples, l'auteur émet des faits qui seront précisés par la suite avec la découverte de diverses épigraphes. (*) C'est en se rendant sur les chantiers avec la paye de ses ouvriers qu'il est assassiné le 29 avril 1916. Il est inhumé à proximité du Bayon,

- "Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.Bien qu'édité en 1944, ce livre est encore une référence. Ce livre été réédité à plusieurs reprises.

Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.

- "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman (photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973. Epigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929.Mon avis : très bon livre pour la description des temples.

- "Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité.

- "Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi. Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux… Inconvénients : la description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.

- "LE GUIDE DES TEMPLES D'ANGKOR" deMichel Petrotchenko.

Merci à Véro (Veroeddy) et Fabrice (FabGreg) qui ont parlé et fait connaitre "Focusing on the Angkor Temples the guidebook" ainsi que Marc (Cankon38) qui a précisé que ce livre était maintenant disponible en français. Voir le site suivant : www.leguidedestemplesdangkor.com/ En France on peut trouver ce livre à la bibliothèque du Musée Guimet à Paris, on peut également l'acheter chez "Amazon". Il semblerait qu'en France on ne le trouve pas en librairie. A Siem Reap on peut trouver ce livre (23 $) dans les librairies suivantes : "Siem Reap Book Center" près du Old Market : Sreet 2 Thou, à côté de la pâtisserie "The Blue Pumkin" et "Monumemt Books", également près du Old Market le long de la rivière. J'ai utilisé ce livre pour la première fois en Novembre-Décembre 2014. J'ai découvert des particularités que je n'avais jamais vues auparavant, et cela dans 80 à 90% des temples visités… La première partie : histoire, religions… est très bien faite et détaillée. La seconde partie décrit les divers temples du site d'Angkor et quelques temples extérieurs : Banteay Chhmar, Koh Ker…

Les particularités de ce livre par rapport aux autres sont les nombreux plans avec indication des endroits originaux que l'on peut alors trouver facilement en particulier pour la description des bas-reliefs d'Angkor Vat et du Bayon.

Auparavant je recommandais le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" mais maintenant je recommande en tout premier "Le guide des temples d'Angkor" que je trouve excellent. Pour des détails de ce livre voir mon post du 25/10/2014 : http://voyageforum.com/v.f?post=6768958#6768958

- "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Cet ouvrage est très détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je pense qu'actuellement c'est le seul livre en français avec une description détaillée de ce temple (*). A Siem Reap dans les librairies suivantes : "Monumemt Books" et "Siem Reap Book Center".

(*) C. Jacques parle du Prasat Preah Vihear dans son livre : "L'empire khmer cités et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" (voir plus bas), mais il n'y a que des généralités qui sont quand même intéressantes.

Description des bas-reliefs d'Angkor Vat et du Bayon :

- "Des dieux, rois, hommes" : texte d'Albert Le Bonheur (*), photographies de Jaroslav Poncar (et son équipe) – Editions Olizane 1995. Les photographies ont été prises avec la technique de "slit-scan" : un appareil photographique qui prend des photos au travers d'une fente, et qui est monté sur un système qui se déplace très doucement sur des rails, ce qui permet de prendre un nombre considérable de vues dans le but d'en faire des photographies panoramiques.

J'ai été un peu déçu par la description de ces bas-reliefs d'Albert Le Bonheur (moins détaillée que celles de M. Glaize, C. Jacques et M. Petrotchenko). (*) Albert le Bonheur(1938-1996) voir l'article de P. Filliozat : Arts Asiatiques, année 1996, tome 51, page 141 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arasi_0004-3958_1996_num_51_1_1393

HISTOIRE - "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau (1918-2005). Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. Madeleine Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut retrouver sur le site Persée. Remarques : La période angkorienne commence en 802. Jayavarman II (802 – 850) est le premier roi, ses différentes capitales se situent au Phnom Kulen et à Roluos. Le second roi est Jayavarman III (850 – 877), le troisième roi est Indravarman 1er (877 – 889), leurs capitales se situent à Roluos. En 889 le roi Yaçovarman 1er (889 – 910) établira sa capitale sur le site d'Angkor au Phnom Bakheng Madeleine Giteau commence l'histoire angkorienne à partir de 889 lorsque Yaçovarman 1er s'est installé sur le site d'Angkor. Elle ne parle pas des rois précédents.

- "La cité perdue des rois khmers : il ne s'agit pas d'un livre mais d'un site internet angkor.wat.online.fr/ Pour l'histoire voir "L'épopée khmère"

MUSEES Musée de Phnom Penh : - "L'art du Cambodge ancien : Les collections du musée national de Phnom Penh" de Nadine Dalsheimer: historienne de l'art khmer, spécialiste de la statuaire khmère. Chercheur et responsable de la photothèque de l'École française d'Extrême-Orient (en 2001). Voir : www.editions-magellan.com/...t-du-cambodge-ancien On trouve ce livre sur Amazon (et peut-être en librairie) : 45 €.

Musée Guimet : http://www.guimet.fr - "L'Art khmer dans les collections du musée Guimet. Rédigé par Pierre Baptiste, conservateur du patrimoine, en charge de la section Asie du Sud-Est et par Thierry Zéphir, ingénieur d'études au musée Guimet. Editeur : Réunion des musées nationaux – Grand Palais. 2008. 82 €. Ce livre présente 300 objets, 132 d'entre eux sont décrits avec beaucoup de détails. Mon avis : je trouve ce livre excellent. Les objets présentés sont classés chronologiquement d'après les différents styles préangkoriens et angkoriens. Description très détaillée des divers objets, les photos sont d'une grande qualité. Je recommande vivement cet ouvrage aux passionnés d'art khmer (*). Voir le site : www.boutiquesdemusees.fr/...see-guimet/11... Je donne des détails sur ce livre dans mon post du 13/09/2014 : http://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899 (*) Pour ceux qui sont intéressés par les différents styles préangkoriens et angkoriens voir le site angkor.wat.online.fr/ dans la partie " Les arts khmers".

Exposition au Musée Guimet : D'Octobre 2013 à Janvier 2014 il y a eu au Musée Guimet l'exposition suivante : "Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" Lors de cette exposition le livre "Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" (sous ladirection dePierre Baptiste et de Thierry Zéphir) a été édité (49 €) Divers spécialistes ont participé à la rédaction de cet ouvrage, consacré principalement à Louis Delaporte. Lors de l'exposition on a pu voir divers moulages en plâtre de Delaporte ainsi que de nombreuses photographies d'Emile Gsellqui a participé à l'expédition de Doudard de Lagrée. Contrairement à ce que pensent certaines personnes Emile Gsell n'était pas le premier à prendre des photos des temples d'Angkor mais un écossais John Thomson (1837-1921) en 1865 avant l'expédition Doudard de Lagrée Lors de ses expéditions Louis Delaporte a rapporté de nombreuses sculptures des temples angkoriens que l'on peut voir au Musée Guimet. J'ai beaucoup appris sur Louis Delaporte et c'est suite à cela que j'ai acheté son livre "Voyage au Cambodge – l'architecture khmer" (voir plus bas).

LIVRES ECRITS AVANT LA CREATION DE L'EFEO

- Mémoires sur les coutumes du Cambodge de Tcheou Ta-Kouan" : Tcheou Ta-Kouan appelé aussi Zhou Daguan, était l'un des accompagnateurs d'une ambassade chinoise de la dynastie des Yuan. Il passa près d'une année au Cambodge et visita Angkor en 1296. Son journal, intitulé "Mémoires sur les coutumes du Cambodge" qui attendra 1902 pour être correctement traduit par Paul Pelliot, reste l'écrit fondamental et le plus riche pour la compréhension des us et coutumes de l'époque. On peut retrouver la première partie de ce livre sur le site internet suivant : "Mémoires sur les coutumes du Cambodge".

- Diego do COUTO (1542-1616) était est un écrivain et historien portugais. Il est l'auteur d'une description précise d'Angkor Vat écrite vers 1550. Charles Boxer (historien) étudie les manuscrits de Diogo do Couto en 1947-1948. Ce texte manuscrit sera transcrit en français par Bernard-Philippe Groslier et édité en 1958 sous le titre "Angkor et le Cambodge au XVIème siècle d'après les sources portugaises et espagnoles". Disponible sur Amazon ou "Livres rares" (80 €) Voir également un article dans "Persée" : http://www.persee.fr/doc/hispa_0007-4640_1958_num_60_3_3593_t1_0417_0000_1

- Charles-Emile BOUILLEVAUX (1823 - 1913). C'était un missionnaire, il fit partie de la mission du Cambodge qui venait d'être érigée en vicariat apostolique. Il résida à Ponhéalu (Pinhalu) et à Kampot. Au mois de décembre 1850, il visita les ruines d'Angkor, qu'il signala à l'attention du monde savant.

Il a écrit "Voyage en Indo-Chine, 1848 – 1856", édité en 1858, ce livre n'a pas eu un grand succès Cet ouvrage a été réédité en 2012 aux éditions "Hachette – Livre BNF". (16 €). Dans son livre, Charles-Emile Bouillevaux parle très peu des temples d'Angkor… Un peu décevant. Je ne recommande pas cet ouvrage.

Henri MOUHOT (1826 – 1861) : naturaliste et explorateur français, en mission pour la British Royal Géographique Society. En Janvier 1860, Il arriva à Angkor Vat. Il fut le premier occidental à vanter auprès du grand public les merveilles d'Angkor (1861). Ses descriptions publiées en France dans le journal le "Tour du Monde" et la "Bibliothèque Rose" après sa mort au Laos firent sensation.

Ses écrits ont été rassemblés par Patrick Salès et publiés après sa mort en 1868 sous le titre "Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indochine, 1858-1861". Réédité à plusieurs reprises, on trouve cet ouvrage en librairie pour 20,50 €. Egalement disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1025086s.r=henri%20mouhot Mon avis : Livre agréable à lire et passionnant. Voir "Laos – Henri Mouhot, ce méconnu"… http://www.souvenir-francais-asie.com/2009/12/04/laos-henri-mouhot-ce-meconnu/

- Jean MOURA, lieutenant de vaisseau, il fut le troisième "Représentant du gouvernement français" au Cambodge. Il y vécu à trois reprises, de 1868 à 1870, de 1871 à 1876 et de 1876 à 1879. Jean Moura a été le premier à tenter une reconstitution des lignées royales du Cambodge. Ses travaux sont encore incontournables.

Il a écrit "Le Royaume du Cambodge" (Editions Ernest Leroux, 1883 ; 2 volumes. Illustrations, cartes, plans). Ce livre a été réédité en 2015 (environ 52 €), également disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8577456

- Etienne François AYMONIER (1844 – 1929): il était officier et administrateur colonial français, spécialiste des cultures khmères et cham. Il est l'auteur d'une étude en trois volumes sur le Cambodge qui donne pour la première fois les traductions des inscriptions trouvées sur le site.

Il joue aussi un rôle en 1899 dans la fondation de l'EFEO. Il prendra en charge en 1908 la Conservation du site d'Angkor. Pour plus de détails voir sa bibliographie par George Coedès, "Étienne-François Aymonier". BEFEO, 1929, XXIX. Œuvres : "I - Le Cambodge. Le royaume actuel" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (24,80 €). Disponible sur "Gallica": http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84130s.r=cambodge.langEN "II - Le Cambodge. Les provinces siamoises" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904) Réédité en 2014 par la BNF (23,90 €). Disponible sur "Gallica": http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k841314.r=cambodge.langEN "III - Le Cambodge. Le groupe d'Angkor et l'histoire, (Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (34,10 €). Disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84132g.r=cambodge.langEN

La mission Doudart de Lagrée - Garnier (1866-1868) : "L'expédition scientifique sur le Mékong(1865-1868), dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart de Lagrée(capitaine de frégate). Cette expédition avait pour butd'effectuer des études géographiques et naturalistes et de trouver un accès vers la Chine qui ne passe pas par les ports habituels.

Doudard de Lagrée était accompagné du le lieutenant Francis Garnier (adjoint), le botaniste Clovis Thorel, Louis de Carné participa en tant qu'attaché au Ministère des affaires étrangères, l'anthropologue Lucien Joubert, le photographe Emile Gsell etdu dessinateurle lieutenant Louis Delaporte

Ecrits : - Francis Garnier (avec la participation de Louis Delaporte) : "Voyage d'exploration en Indo-chine, effectué pendant les années 1866, 1867 et 1868", Paris, Hachette, 1873 (réédition. La Découverte, 1985) Disponible sur "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58356827.r=Voyage%20d%27exploration%20en%20Indo-chine%2C%20effectu%C3%A9%20pendant%20les%20ann%C3%A9es%201866%2C%201867%20et%201868%2C

- Louis de Carné : "Voyage en Indo-Chine et dans l'empire chinois", Éd. originale, Paris, E. Dentu, 1872 réimpression : Genève, Olizane, 2003. Disponible sur internet (et peut-être en librairie ?) : 26 €.

- Louis Delaporte : divers ouvrages dont"Voyage au Cambodge – l'architecture khmer", Paris 1880. Ce livre a été réédité en 1999 par les éditions Maisonneuve et Larose (30 €), également aux éditions Hachette, livre BNF. On peut également consulter la version numérisée sur le site "Gallica" : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6204681f.r J'ai trouvé ce livre très intéressant, l'auteur a visité beaucoup de temples et a rapporté de nombreuses pièces qui ont été déposées au Musée Guimet. Louis Delaporte a également joué un rôle en 1899 dans la fondation de l'EFEO. Je donne des détails sur Louis Delaporte et sur diverses personnes citées auparavant, dans mon post du 13/09/2014 : http://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899

LIVRES EDITES APRES LA CREATION DE l'EFEO Le 15/12/1898, Paul Doumer (Gouverneur général de l'Indochine) signe un arrêté portant création d'une Mission Archéologique d'Indo-Chine à Saigon Le 20/01/1900, Paul Doumer signe un arrêté changeant la dénomination de la Mission Archéologique d'Indo-Chine à Saigon qui devient l'Ecole Française d'Extrême-Orient. A partir de ce moment divers membres de l'EFEO vont faire des recherches et des restaurations de temples angkoriens. Ces chercheurs écrivent dans les BEFEO (Bulletins de l'Ecole Française d'Extrême-Orient) les résultats de leurs travaux.

- "Pour mieux comprendre Angkor" de George Cœdès (1886 – 1969), membre de l'EFEO de 1911 à 1929, directeur de 1929 à 1947. Son livre a été édité en 1947, c'est une excellente base pour l'étude des temples d'Angkor. Très enrichissant. Je conseille ce livre mais malheureusement il n'est plus édité. Je l'ai cherché longtemps et je l'ai trouvé sur "Livres rares", j'ai un exemplaire original que j'ai eu à très bon prix (43 €). Ne voulant pas l'abimer je l'ai donc scanné pour mon usage personnel.

George Cœdès est probablement le plus grand épigraphiste pour le Cambodge. Il a traduit un très grand nombre de stèle et de piédroits, que l'on retrouve dans divers BEFEO sous le titre "Etudes cambodgiennes" La plupart de ses traductions ont été rassemblées dans un ouvrage intitulé "Inscriptions du Cambodge", composé de 8 volumes que l'on peut consulter à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Claude Jacques lui a succédé pour la traduction de diverses stèles et piédroits.

– Deux BEFEO de George Cœdès relatifs à son livre au livre "Pour mieux comprendre Angkor" 1°) BEFEO 1940 – volume 40, N° 40-2, pp. 315-349 : "La destination funéraire des grands monuments khmers" http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1940_num_40_2_4797

2°) BEFEO 1933, volume 33, N° 33, pp. 303-309 : "Angkor Vat, temple ou tombeau ? "

http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1933_num_33_1_4621

- "Les Monuments khmers du style du Bayon et Jayavarman VII par Philippe Stern" (*), ancien conservateur en chef du Musée Guimet. Livre édité aux PUF en 1965, ce livre n'a pas été réédit�� et il est très difficile à trouver. Je l'ai acheté à la librairie "Le trait d'union" (45 €). Livre très intéressant à lire, avec des explications claires, des plans et de nombreuses photos. Pour les passionnés de l'art khmer. Voir le compte rendu de ce livre par Mireille Bénisti : BEFEO année 1967, volume 53-2 pp. 732-737 http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1967_num_53_2_5068 (*) La chronologie des temples a été faite par l'épigraphie (dates de construction des temples que l'on trouve sur les stèles de fondation) et les différents styles. Philippe Stern et Gilberte de Coral-Rémusat ont fait une étude importante de classification des monuments, basée sur le groupement par styles au moyen de l'étude analytique des thèmes de décoration.

- "Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).

Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). On trouve ce livre en France (environ 55 €). Avantages : très bel ouvrage, plus précis que "Angkor cité khmère" pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. De très belles photographies de Michael Freeman. Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent du même auteur : "Angkor cité khmère".

- L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004). Comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne : Sambor Prei Kuk, Koh Ker, Preah Khan de Kompoin Svay… Pour le Preah Vihear j'e m'attendais à une description détaillée mais il n'y a que des généralités qui sont quand même intéressantes.

- "Un siècle d'histoire – l'Ecole Française d'Extrême-Orient et le Cambodge. Ouvrage collectif (Editions Magellan) avec une importante bibliographie. Ce livre retrace les actions de l'EFEO au Cambodge : restauration de Bayon, un chapitre est consacré à Koh Ker… Là encore j'ai trouvé ce livre très intéressant.

- "Angkor : La Forêt de pierre" deBruno Dagens (membre de l'EFEO de 1969 à 1986) On trouve ce livre en librairie pour environ 15 €. J'ai trouvé ce livre très intéressant.

- "Les Khmers" de Bruno Dagens, éditeur : Les belles lettres (17,50 €). Livre comprenant divers sujets : histoire, religions, l'organisation politique et sociale, la vie économique… Des sujets très intéressants que l'on trouve rarement dans d'autres ouvrages.

Voir d'autres publications de Bruno Dagens sur le site : http://www.efeo.fr/biographies/notices/dagens.htm

Jacques
Grand concours de photo – mars 2016 « Mon Village / Ma Ville / Ma Région » English translation pending
by Xrctn · 2016-02-28 · 166 replies
Mon Village / Ma Ville / Ma Région

Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.

Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.

Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.

Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !

Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.

Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !

Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.

Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.

« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.

« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.

Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.

La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.

Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.

La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.

La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !

Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).

Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.

Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).

Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.

Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.

Un fil de discussions autour de ce concours est ouvert ici : voyageforum.com/...-ma-region-d7387900/

Photorama: photos.google.com/...d3EzSlNVYjJlck5KN2lB
Vos hébergements ''coup de coeur'' au Québec English translation pending
by Lescaribous · 2016-02-20 · 151 replies
Bonjour à tous les VFistes, Fréquentant le forum ''Québec'' depuis quelque temps, j'ai remarqué qu'une des questions qui revenait le plus souvent était celle de l'hébergement. ''Avez vous une idée d'hébergement pour tel ou tel endroit?'' Je me dis qu'il pourrait être utile et ''pertinent'' d'ouvrir une discussion dans laquelle les VFistes posteraient un message avec une adresse d'hébergement qui leur a plu. Alors je lance la discussion en espérant qu'elle sera régulièrement alimentée de façon à apparaître dans les premiers messages plutôt que de ''sombrer'' dans les ''profondeurs'' du forum Section Québec!!

Pour plus de facilité de lecture je propose de présenter chaque message avec le nom de l'hébergement - la ville (ou le secteur) - le site internet dudit hébergement si il existe - et éventuellement un ptit commentaire personnel. On peut éventuellement ajouter une photo en lien avec cet hébergement, pourquoi pas !

Merci à tous les VFistes qui participeront à cette discussion 😉
Compte-rendu Magica Couleur des Tropiques & Perles des Antilles du 23 janv au 7 février English translation pending
by Rcoucou · 2016-02-09 · 187 replies
Bonjour

De retour de cet enchainement de 2 croisières je laisse libre a chacun de donner ici ses impressions et combines pour les futurs croisiéristes du Costa Magica

un r coucou 😉 pour tous ceux que nous avons croisés et côtoyés pendant ces 15 jours

merci à ceux qui nous ont rejoints et ont partagé les excursions communes VF

à Bientôt
Circuit Madagascar juillet 2015 English translation pending
by Blancond · 2016-02-08 · 3 replies
Bonjour, Voici le récit de notre magnifique périple à Madagascar en juillet dernier. Il est possible de le retrouver avec les photos sur le site : http://lesblancond.pagesperso-orange.fr/ Bonne lecture Les Blancond à Mada Circuit du 11 juillet au 2 août 2015 Après nos périples en Namibie (2008), USA (2010), Brésil (2013), notre choix s’est porté cette année sur Madagascar, une destination dans nos têtes depuis longtemps mais que nous avions jusqu’à présent repoussée à une date ultérieure pour plusieurs raisons ( traitement antipaludéen pour les enfants et problèmes d’insécurité chronique relatés, le dernier en date à Nosy Be ayant été particulièrement violent avec le lynchage de 2 français ). Le choix de la destination s’est fait en début d’année, Madagascar ayant été mis en concurrence avec la Namibie (déjà effectué en 2008) et l’Indonésie, plus particulièrement Florès. C’est Mada qui s’est imposé assez naturellement et à l’unanimité. Après avoir consulté plusieurs agences locales, c’est Malagasy Tours qui nous a proposé le circuit qui convenait le mieux à nos souhaits, à la fois en terme de programme et de budget : un circuit mixte RN7 et Nord du pays avec 3 vols intérieurs ( Tuléar-Antananarivo, Antananarivo-Diego Suarez et Nosy Be-Antananarivo ) les 3 vols intérieurs ont été réservés par l’agence ( on ne sait jamais, en cas de problème, ce sera plus facile de se faire rembourser ) alors que le vol international a été réservé par internet ( vol Air France, l’autre compagnie assurant des vols directs étant Air Madagascar, compagnie n’assurant pas toutes les garanties en terme de fiabilité à tous les niveaux , sécurité et ponctualité ). J’ai donc échangé assez longuement avec Seheno, de Malagasy Tours, pour finaliser le circuit et trouver un bon compromis entre une découverte en profondeur du pays tout en se ménageant un peu de temps de repos, en particulier 4 jours de farniente en fin de séjour, sur l’île de Nosy Komba. Courant juin, en regardant les forums, j’apprends qu’une grève du personnel de la compagnie est en cours, la raison officielle étant le détournement des cotisations maladie et retraite du personnel de la compagnie par la direction, et par ailleurs des investissements hasardeux en avions que conteste le personnel, qui réclame la démission de l’équipe dirigeante. Après quelques jours, voyant que la situation est bloquée, j’interroge l’agence sur les éventuelles conséquences pour notre circuit : pas de panique pour le moment, en 15 jours ça devrait évoluer. Mais malheureusement, le 6 juillet, soit 5 jours avant le départ, je reçois un mail de Seheno m’informant que, le mouvement de grève étant toujours en cours, nous allons devoir renoncer aux vols intérieurs et construire un nouveau circuit tenant compte de cette contrainte. Coup de massue et sueurs froides en perspectives !!!! On procède donc par éliminations : on commence par renoncer à la partie Nord, Tuléar-Nosy Be par la route étant complètement délirant en 4 jours puis on élimine une remontée de Tuléar par l’Ouest, là aussi les temps de route nous paraissant rédhibitoires. Le moins mauvais compromis nous paraît être finalement de remonter par la même route qu’à l’aller, trouver une étape balnéaire de 4 nuits et quelques étapes en chemin au retour pour éviter la monotonie. J’ai aussi demandé à prévoir quelques hôtels assez haut de gamme pour faire passer la pilule des longues heures de route inévitables à certaines étapes. Vendredi 10 en fin de journée, soit la veille du départ et après 4 jours de réflexions et de nuits agitées, je valide un circuit avec une étape à Anakao en milieu de séjour, un arrêt à Ranomafana (non prévu au départ car peu intéressant d’après le routard), et 3 jours pour finir à Andasibe. Quelle semaine, à jongler entre le boulot, les échanges avec Seheno et ceux entre nous pour valider les changements !!! On s’en souviendra… Pour couronner le tout, les filles sont revenues de leur tournée de tennis à La Baule vendredi soir à 22h et j’ai dû retourner en catastrophe au labo jusqu’à 23h pour scanner des documents hyper urgents. On a souvent eu des départs mouvementés, mais celui-là bat tous les records !

Samedi 11 juillet. A 3h45, réveil en fanfare et c’est le grand départ pour l’aéroport de Guipavas ou nous retrouvons Ben. Nous décollons pour Roissy à 6h35 et arrivons sans encombre à 7h45, où toute l’équipe se retrouve au complet puisque Pierrot est arrivé la veille et a logé à l’Ibis. Nous décollons à 11h30, donc à l’heure, de Roissy et arrivons à 23h10 à Antananarivo après un vol sans histoires. Le plus dur est fait, se dit on et dans une heure nous devrions être couchés….illusion !! Nous sommes d’emblée confrontés à l’efficacité malgache dans toute sa splendeur : d’une part les démarches d’entrée dans le pays prennent un temps fou ( il faut passer à 2 postes où la rapidité est inversement proportionnelle au personnel dédié ) et surtout les bagages arrivent Mora Mora, tellement d’ailleurs que seulement 3 bagages sur les 6 sont arrivés ( ils manquent la valise de Ben et 2 de nos bagages, les vêtements étant par chance dans les 2 autres sacs ). Comme nous ne sommes pas les seuls, loin de là, c’est aussi un vaste foutoir au bureau de réclamation des bagages. Ce n’est donc que vers 2h30 que nous quittons l’aéroport avec notre guide Hery et notre chauffeur Feno qui nous attendent depuis plusieurs heures. Le temps de faire du change, de donner un pourboire misérable aux porteurs de bagages ( on n’a pas encore trop la notion de la valeur des ariarys et honnêtement il ne faut pas nous demander grand-chose à cette heure avancée et après ces émotions), Hery nous fait un topo rapide tout en nous offrant un plateau garni de nems, samoussas, beignets de poulets…., délicieux mais à cette heure on pense plus à notre lit qu’à notre estomac. Nous arrivons en quelques minutes à notre hôtel, « Le Bois Vert », où la température est très fraîche et où nous passons une première nuit courte mais oh combien réparatrice.

Dimanche 12 juillet : Antananarivo-Antsirabe. Vus les événements de la veille, le top départ de ce matin n’a été fixé qu’à 10h nous nous levons donc à 9h et, après le petit déjeuner, nous laissons à l’hôtel des photocopies de nos passeports et les clés et codes de nos bagages, pour qu’une personne de l’agence puisse aller à l’aéroport les récupérer. A 10h, c’est parti pour l’aventure dans notre minibus Mercedes Sprint vert flashy. La traversée de la capitale nous donne une idée de la pauvreté entrevue la veille lors de l’aéroport à l’hôtel. Après être passé devant des femmes qui lavent leur linge, devant un hôpital vide ( construit par le gouvernement de la transition, un mot qu’on entendra beaucoup durant le séjour, toujours pour parler de choses inutiles réalisées ou utiles qui n’ont pas été faites ), nous quittons progressivement Antanarivo petit à petit apparaît le paysage des hautes terres, avec son relief montagneux, sa terre rouge et ses rizières et autres cultures. La foule le long de la route est impressionnante et les arrêts nombreux : boutique pour faire le plein d’eau ( où nous entendons la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles », probablement le tube du moment …), petit marché au bord de la route pour acheter des fraises locales ( où je me fais arnaquer car je donne le prix demandé de 10 000 ariarys pendant qu’Hery le négocie à la baisse ), vendeurs divers et variés ( artisanat local, objets en raphia, chapeaux, petites voitures….à des prix défiant toute concurrence ). Nous nous arrêtons le midi dans la ville du foie gras, Behenjy, dans un restaurant un peu kitsch, « le coin du foie gras », situé sur la hauteur, où les notables des environs ont manifestement l’habitude de déjeuner les dimanche midi. Le foie gras n’est pas mauvais du tout (nature ou parfumé à la vanille, au poivre ou au raisin ), et on déguste pour la première fois un filet de zébu et Ben et Pierre la bière vedette de Mada, la THB. Hery et Feno mangent sur une autre table. J’avais signalé à l’agence avant notre séjour que nous souhaitions prendre nos repas « seuls » car c’est toujours compliqué, et même parfois pénible, d’être constamment avec le guide, sans possibilité de se lâcher vraiment. Le fait de le prévoir avant le départ permet de ne pas froisser le guide qui pourrait le prendre comme un jugement personnel. Nous continuons notre périple en direction d’Antsirabe, en nous arrêtant régulièrement pour des photos de paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Partout où nous nous arrêtons, alors qu’on pense être dans des coins déserts, c’est systématiquement une nuée d’enfants qui sortent de partout et nous entourent en criant « bonbons vazahas !!!! » On s’y attendait un peu mais parfois ça tourne à l’émeute. Après avoir dû renoncer ( pour mieux la faire au retour ) à la visite de la fabrique de marmites en aluminium à Ambatolampy, nous arrivons vers 17h à Antsirabe, alors que la nuit n’est pas loin. Nous effectuons la visite très intéressante de l’atelier de Mamy qui fabrique des vélos, voitures…avec du matériel de récupération. Derrière cette boutique se situe celle de la femme de Mamy qui vend de la broderie. Nous y achetons une grande nappe et Ben nous gratifie d’un striptease lors de l’essayage d’un teeshirt, qui déclenche l’hilarité dans toute l’assistance, notamment d’une vendeuse qui lui dit qu’elle a vu les horreurs de la guerre et n’est donc plus à ça prêt. Nous terminons la journée par la visite d’un artisan qui fabrique des objets en corne de zébu la démonstration de la fabrication est très instructive et bien sûr, comme il se doit, la visite se termine par un petit passage à la boutique où la fièvre acheteuse bat son plein. Nous arrivons à l’hôtel, « Couleur Café », vers 18h tenu par un breton des Côtes d’Armor, c’est un établissement très agréable, fait de plusieurs petites maisons, chaque chambre ayant sa cheminée, ce qui n’est pas du luxe compte tenu de la température sibérienne qui y règne à cette période de l’année ( c’est la ville la plus froide du pays ). Rendez-vous est donné par Hery à 19h pour le briefing du voyage et de notre guide du lendemain. Nos bouteilles d’apéritif ainsi que celles de Ben étant entre la France et Mada dans nos bagages « perdus », Pierre heureusement a les siennes et nous sauve d’une déshydratation majeure. On apprécie bien ce premier apéritif au coin du feu, tout en commentant cette première journée assez riche. Nous retrouvons notre guide comme convenu au restaurant où un petit rhum arrangé de bienvenue nous est offert par l’agence et où le carnet de voyage nous est remis. Notre guide local du lendemain, Arsène, vient nous expliquer le programme de la journée : balade de plusieurs heures dans les paysages de rizières des environs du village de Betafo. Il pratique un tourisme écoresponsable en faisant participer les villageois à la venue des touristes dans leurs villages reculés et en les rétribuant un peu pour cela. Nos chaussures de marche sont dans la valise «évaporée » mais d’après Arsène nos chaussures en toile devraient suffire. Après cette explication, Arsène nous quitte en nous donnant rendez-vous pour le lendemain. Hery termine ses explications sur l’ensemble du circuit et nous quitte à son tour. Ce soir, c’est dodo tout habillés ( Ben n’ayant pas ses bagages garde ses vêtements 24h sur 24 ) car le feu de cheminée est éteint et la chambre est glaciale malgré le petit digestif pris au retour du restaurant.

Lundi 13 juillet : randonnée dans les hautes terres. Ce matin, Arsène nous a donné rendez-vous à 9h, le temps pour lui d’acheter le nécessaire pour le pique-nique de midi. Il est accompagné de son frère qui se destine aussi au métier de guide. Nous prenons le minibus en direction de Betafo et nous nous arrêtons quelques kilomètres avant le village. C’est aujourd’hui lundi, jour du marché hebdomadaire, et toute la population se dirige en masse vers Betafo pour y vendre toutes sortes de produits. Nous entamons notre marche par la montée d’une colline assez raide qui nous donne un avant-goût du programme de la journée. Arsène est un excellent guide, très instruit, qui nous donne énormément d’informations sur les plantes, les us et coutumes. Arrivés au sommet d’une seconde colline, nous surplombons le village de Betafo plusieurs dizaines de mètres plus bas. La vue est grandiose, avec notamment les paysages de rizières en terrasses. D’en haut, Arsène aperçoit un regroupement de personnes d’après lui, il est probable que ce soit une cérémonie de retournement des morts, coutume locale qui se déroule à cette période de l’année. Nous continuons notre marche et finissons par arriver dans la vallée à un petit village où nous sommes accueillis par une joyeuse bande d’enfants. Ici, pas de « bonbons vazahas », les habitants n’ont pas encore été pervertis par le tourisme. Arsène leur a apporté des photos prises par des touristes venus précédemment dans le village c’est la franche rigolade. A notre tour, nous commençons à les mitrailler lors d’une séance photo, les enfants imitant Jackie Chan en prenant le pose. Les arrêts sont nombreux pour photographier des scènes de la vie quotidienne et nous commençons à maitriser 2 mots malgaches qu’on utilise toutes les 30 secondes, salam (a, é ou o , ce qui veut dire bonjour, qui se dit également d’une autre façon, manao ahoana) et velom ( a et é qui signifie au revoir ). Nous visitons une petite maison assez misérable, où toute la famille vit dans 2 pièces, une cuisine dont les murs sont dégoulinants de suie ( mais pourquoi les maisons n’ont-elles pas de cheminées ? On aura à peu près autant d’explications différentes que de fois où on a posé la question : pour garder la chaleur, pour protéger des termites ou des moustiques….en tout cas, ce n’est certainement pas pour préserver la santé des pauvres malgaches) et une mini-chambre commune à toute la famille. Ils vivent à l’étage, le rez de chaussée étant réservé pour les bêtes en particulier.



Peu après le village, nous progressons dans les rizières en marchant sur les « diguettes » Charlotte, qui est handicapée par une douleur au genou, met malencontreusement le pied dans l’eau. C’est le drame car ses Stan Smith neuves sont fichues et Charlotte est en pleurs, s’en voulant de ne pas avoir pris soin de ses chaussures neuves. Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans un coin tranquille à l’abri du vent. Au menu : avocats délicieux avec une vinaigrette à l’oignon, samousas et fruits pour le dessert. Hery nous apprend que la valise de Ben est arrivée à bon port, contrairement aux nôtres dont on est toujours sans nouvelles ( alors qu’on a reçu dans la nuit un mail d’Air France nous signifiant que les bagages étaient en chemin ). C’est une bonne nouvelle pour Ben par contre, pour nous, les chaussures de marches, les vêtements à laisser à Madagascar, les bouteilles d’apéritif et plus grave, la Malarone et tous les médicaments attendront. Durant le repas, Arsène nous raconte l’histoire du Maki qui parle : c’est quoi ça ? « Une banane » répond le maki. « Merci Maki ». C’est quoi ça ? « un ananas » « merci maki » puis on lui montre le fruit qui ressemble à une grosse orange.. Anny et Ben tombent tous les 2 dans le panneau en répondant « un pamplemousse » auquel Arsène répond par un « merci Maki »…. Après le déjeuner, nous continuons à progresser vers Betafo Arsène nous confirme que le rassemblement de personnes sur la colline correspond bien à une cérémonie de retournement des morts et nous demande si on souhaite y assister, ce que nous acceptons, très curieux de connaître cette tradition qui ne se déroule que dans une partie du pays. Appelée Famadihana, cette coutume funéraire en particulier des hautes terres a lieu de juin à septembre de villages en villages, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes cela donne lieu à 2-3 jours de festins où tous les membres de la famille et les amis sont invités. Après les avoir sortis du tombeau, la foule des parents et des amis s’empare des corps et les emportent dans une danse très rapide. Cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans et à cette occasion, les linceuls recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, nous nous faisons toucher et même agripper par plusieurs personnes manifestement bien alcoolisées, ce qui met certains d’entre nous un peu mal à l’aise, ayant du mal à savoir s’ils sont honorés ( ce qui est a priori le cas ) ou si on les dérange. Ben est invité à visiter l’intérieur du tombeau. Puis c’est le moment des chants : certains dansent, d’autres portent les corps dans leur linceul tout en tournant 7 fois autour du tombeau un moment impressionnant et vraiment unique ! A la fin de la cérémonie, ils entonnent l’hymne malgache, avant de se disséminer petit à petit dans la campagne. Nous poursuivons ensuite notre descente vers Betafo où nous attend Feno. Il est plus de 16h et le marché est désormais terminé dommage car la concentration de personnes est vraiment impressionnante à cette heure avancée et cela devait être vraiment grouillant quand le marché battait son plein au cours de la journée. Sur le chemin du retour, nous demandons à nos guides de nous arrêter en ville à Antsirabe pour acheter des chaussures pour les filles, celles de Juliette lui faisant mal et les Stan Smith de Charlotte ….. Nous en trouvons d’occasion dans la rue, correctes et à un prix dérisoire. Par contre, quel contraste entre l’ambiance un peu glauque en ville et celle hyper chaleureuse dans les villages traversés tout au long de la journée. Une bien belle journée en tout cas, avec un guide cultivé et hyper intéressant, qui contraste avec Hery qui, bien que très attentionné et plein d’humour, manque de connaissances profondes. A l’arrivée à l’hôtel, la valise de Ben est là ! Plus que 2 bagages et nous serons au complet…

Mardi 14 juillet : Antsirabe – Antoetra. Ce matin, faute d’être certains de récupérer nos bagages, nous décidons de rationner la Malarone et de ne pas en prendre dans ces régions fraîches où les moustiques font manifestement grève eux aussi. Nous partons ce matin à 9h en direction d’Ambositra. Nous commençons par une petite balade en pousse pousse dans Antsirabe qui nous mène à la gare, la rue de l’Indépendance ( toutes les villes ont une rue et une place de l’Indépendance à Mada), l’hôtel des Thermes, et pour finir le centre-ville où nous nous arrêtons dans une boutique de pierres précieuses, chez Joseph. Difficile de trouver plus visqueux, gluant et mielleux que le dénommé Joseph qui a d’ailleurs transmis son « savoir-faire » dans le domaine à son personnel. On déteste ce genre d’ambiance où tout est exagéré ( le summum étant atteint avec 4 tortues radiées qui ont manifestement été mises au « garde à vous » pour notre arrivée ), mais on finit quand même par acheter quelques pierres semi-précieuses. Sur la route vers Ambositra, comme dans le reste du pays, 2 choses frappantes : les « arrêts flics » toutes les 30 mn au bord des routes ( on se demande à quoi ils servent à part racketter dès que possible ) et les taxis brousses et autres ORNI ( objets roulants non identifiés ), chargés à bloc à l’intérieur et sur le toit. On se demande comment ils peuvent rouler avec de tels chargements. D’ailleurs, très régulièrement on voit sur les routes des véhicules en panne, en cours de dépannage, avec une branche ou un feuillage 100 m avant pour signaler ( c’est leur triangle à eux ). Nous arrivons à Ambositra pour le déjeuner, au restaurant « chez Jonathan », un lieu d’anthologie grâce au chanteur qui y officie : Johny Gasy. A priori c’est un habitué des lieux et tout est réuni pour passer un moment m��morable : le look ( avec guitare ), la façon de chanter ( bouche semi-ouverte ), le répertoire ( Aline de Christophe, J’entends siffler le train, Que sera sera, chants tyroliens, Beatles, Capri c’est fini….) et pour clôturer le tout la voix ( nasillarde à souhait ). Notamment la version d’Aline nous provoque un énorme fou rire général. Un grand moment. Ça va d’ailleurs devenir la chanson de nos vacances ( et j’ai crié, crié….). En sortant du restaurant, nous nous faisons agripper par des vendeuses d’écharpes en soie. C’est la foire d’empoigne entre elles et c’est pénible d’acheter dans ces conditions. Dans la foulée nous allons visiter un atelier de marqueterie. Les objets en vente dans la boutique ( couvertures d’albums de Tintin notamment ) vont du laid au quelconque et pour la première fois nous quittons une boutique sans rien acheter. Quelques kilomètres après Ambositra, nous prenons l’embranchement et la piste en direction d’Antoetra, notre hôtel « Sous le Soleil de Mada » étant situé à mi-chemin. C’est le début du pays Betsileo les hommes arborent une tenue très typique, avec un couvre-chef et en guise de vêtement une longue étoffe drappée sur l’épaule rappelant les masais des hauts plateaux tanzaniens. Nous nous arrêtons en cours de piste pour voir travailler des chercheurs d’or l’une des femmes qu’on prend en photo fait le spectacle en se tortillant dans tous les sens. A chaque fois qu’on s’arrête en bord de route, il se passe quelque chose et les gens sont vraiment spontanés. Après 1 h de piste, nous arrivons à l’écolodge, tenu par Brigitte et Marc, vers 16h. C’est un ensemble de petites maisonnettes, construites selon le style zafimaniry ( nous sommes dans la région ). Après avoir pris possession de nos bungalows, nous partons faire une petite marche aux alentours de l’hôtel à la rencontre des villageois. C’est grâce à Brigitte et Marc que les enfants sont maintenant scolarisés. Ils les sensibilisent aussi au respect de l’environnement en faisant planter à chaque enfant un arbre par an.



Après une petite partie de pétanque, à partir de 18h c’est la discussion autour du feu de camp, où on regarde les étoiles et où Brigitte nous explique son analyse de la situation à Madagascar, très intéressante car venant de quelqu’un qui connaît le terrain tout en ayant un œil « extérieur ». Elle nous fait part de sa déception sur l’évolution du tourisme à Madagascar, le nombre de voyageurs annuels étant passés de 450 000 en 2009 à 200 000 actuellement, avec probablement une dégradation liée à la grève d’Air Madagascar. La raison principale est l’insécurité, qu’elle trouve excessivement mise en avant par les sites diplomatiques par rapport à la réalité sur place. Comme d’autres, elle nous dit aussi ( et nous avions eu la même réflexion ) que finalement c’est une bonne dictature qu’il faudrait pour remettre le pays dans le droit chemin. A 19h, les choses sérieuses commencent puisque c’est l’apéritif au rhum arrangé. C’est Marc qui tient le bar ( c’est d’ailleurs plutôt l’inverse car le pauvre a des problèmes de santé ) : grande gueule, il m’apostrophe d’emblée en me prenant pour un chinois je suis d’après lui le sosie (confirmé par Brigitte ) avec 20 ans de moins d’Assoun, un chinois d’Ambositra. Il joue un peu la provoc, ce qui peut surprendre voire déplaire à certains, mais on voit qu’il a le cœur sur la main. En tant que bretons ( lui est auvergnat ) nous avons notre réputation de piliers de bar à tenir et nous dégustons avec plaisir , accompagnés par des cacas pigeons ( gâteau apéro locaux ) plusieurs rhums arrangés ( cardamone, poivre, gingembre-cumbavas, pok pok….), les meilleurs de notre séjour haut la main. Marc et Brigitte nous racontent qu’ils sont partis il y a plus de 10 ans pour un tour du monde dont la première étape était Madagascar et ils n’y sont jamais repartis, conquis par l’accueil et la gentillesse malgaches. Le repas se passe dans la convivialité, autour d’une grande table d’hôtes, et nous sommes accompagnés par 2 nantaises et 3 couples de suisses très sympas. Une excellente soirée. La nuit est glaciale ( 4°C au réveil ! ) et la literie pas terrible mais on s’endort sans mal….

Mercredi 15 juillet : randonnée dans les villages zafimaniry. Au lever vers 7h, de la buée sort denotre bouche à l’intérieur du bungalow, ce qui donne une idée de la température les plus courageux passent à la douche ( n’est-ce pas Ben ?), mais je décide comme la plupart de passer mon tour. Si le froid devait durer tout le voyage, on en reparlera mais ce matin ce n’est vraiment pas le moment… Par ailleurs, contrairement à la veille, les nuages sont de la partie ( on est dans une région très humide souvent sujette à des nuages et de la pluie ) et nous accompagneront malheureusement toute la journée. A 8h, départ pour Antoetra pour une balade dans le pays Zafimaniry, connu pour son artisanat du bois, en particulier ses maisons assemblées sans le moindre clou ni la moindre vis, aux portes et aux volets finement sculptées. Nous avons rendez-vous avec notre guide Johny et arrivons sur place à 9h. Les présentations se font rapidement avec Johny, qui n’est pas du genre causant, contrairement à une nuée de jeunes qui s’accrochent à nous en nous demandant de leur acheter des souvenirs à notre retour du village d’Ifasina, but de notre balade. Comme toujours, il y en a qui sont plus dégourdis que les autres et arrivent à se « placer ». Chacun d’entre nous a son « camarade », en gros le premier enfant à avoir lié connaissance avec nous ( Frédéric pour Anny, Jean Marc pour Pierre, Pascal et Stanislas pour Ben, Emmanuel et Eric pour moi ). Ce sont tous des petits malins et ils parlent plutôt bien le français pour un coin aussi reculé. Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais entre les camarades qui nous collent et Johny qui a le feu aux fesses, on n’en profite presque pas et la visite est baclée. Nous entamons notre marche en direction d’Ifasina, village le plus proche, distant de 4 kilomètres par un chemin en montagnes russes en chemin, nous croisons des villageois qui se rendent au marché en nombre. Malheureusement le temps maussade ne nous fait pas apprécier cette randonnée à sa juste mesure, les couleurs des paysages étant un peu fades. A cause du temps, les caméléons ne sont pas non plus de sortie. Charlotte souffre de nouveau de son genou et Anny ne se sent pas très à l’aise sur ces chemins escarpés et glissants. En cours de route, nous somme rejoints par Stanislas, sourd et muet, qui va nous accompagner tout au long de la journée. Après 2 h de marche, nous arrivons enfin à Ifasina où une nouvelle fois nous sommes accueillis par une horde d’enfants ( Jean Marcel, Brigitte….). Toutes les maisons, contrairement à Antoetra, sont ici en bois et nous sommes invités à visiter la case du chef du village qui se dit honoré de notre visite et nous explique le fonctionnement de sa maison ( avec les 4 coins qui ont une signification particulière) où vivent également canards et cochons. Nous le quittons après quelques minutes, non sans lui avoir versé le droit d’entrée qui est de rigueur. A côté de la case ont été disposés différents objets en bois vendus à un prix modéré après nos achats, nous continuons la visite du village et alors qu’on repasse devant la case du chef 5 mn plus tard, tout l’artisanat a déjà été rangé !!

Nous faisons notre halte pique-nique peu après le village, pique-nique que nous partageons avec Stanislas qui n’en demandait pas tant. A mi-chemin, nos camarades arrivent avec des objets en bois qu’ils veulent nous vendre sur le chemin, soit disant pour éviter les problèmes au village nous décidons d’attendre avant d’acheter, mais une fois arrivés à Antoetra, entre les 2 boutiques d’artisanat et les camarades, c’est la foire d’empoigne et c’est même tout près de mal tourner tellement on sent une pression énorme. Juliette et Anny n’en peuvent plus et nous menaçons de partir sans rien acheter si les esprits ne se calment pas finalement on achète à nos camarades, après quoi on quitte le village avec un arrière-goût tellement la fin a été pénible pour tout le monde. Si ça continue, les touristes vont se détourner de cette destination pourtant potentiellement intéressante. On en parle à notre retour à Brigitte qui regrette que personne au village ne soit capable d’organiser la vente de cet artisanat dans un seul et même lieu où tout serait réuni, ce qui éviterait les pugilats. Avant le feu de camp, Charlotte, Juliette et Pierre font une partie de pétanque avec un jeune malgache, Jean Baptiste. Pendant ce temps, nous achetons des écharpes en soie à Brigitte au moins ici on peut prendre le temps de les choisir sans être assailli. A 18h, lors de notre discussion autour du feu, Hery nous informe que nous devons partir à 8h le lendemain car nous devons récupérer au 1er village sur la RN7 nos 2 derniers bagages enfin arrivés à bon port. Nous voilà enfin rassurés, notamment pour la Malarone qu’on va pouvoir reprendre à partir de demain. A 19h, nouvel apéritif au rhum arrangé, avec Marc qui nous raconte ses problèmes de santé opéré il y a quelques mois à la Réunion, il a l’air mal en point et ne paraît pas très optimiste sur l’avenir. On espère en tout cas qu’il ira mieux et pourra mener à bien ses projets au sein du village. Ce soir, nous devions être seuls pour le repas mais finalement 2 couples de belges se sont invités et un couple de réunionnais ( déjà venu l’an passé ) arrive à l’improviste, ce qui oblige Brigitte à leur trouver de la nourriture pour le diner. Au menu ce soir : un plat d’écrevisses, délicieuses dont on se régale tous. Pendant le repas, le fils des Réunionnais, Simon, nous joue des airs d’accordéon dans une très bonne ambiance comme la veille sa mère nous raconte avec moult détails leur périple en train entre Fianarantsoa et Manakara ( plus de 20 h ), avec notamment une scène hilarante où un français, harassé, est tombé du train en marche et où des passagers ont eu le temps d’aller le rechercher et le charger dans le train sans que quiconque ne se soit rendu compte et sans que le train n’ait eu besoin de ralentir. Pour finir la soirée, Marc nous invite encore à un dernier rhum arrangé on se souviendra de ce lieu hors du temps où nous avons rencontré dans gens formidables ! Jusqu’à la fin du séjour Ben se fera d’ailleurs chambrer régulièrement car pas une journée ne se passera sans qu’il évoque Brigitte dans la conversation.

Jeudi 16 juillet : Sous le Soleil de Mada-Fianarantsoa. A 8h, comme convenu, nous faisons nos adieux à Brigitte et Marc, après cette parenthèse inoubliable de 2 nuits après une heure de piste, nous arrivons au village d’Ivato où c’est le marché hebdomadaire et où nos bagages nous attendent. C’est un guide Malagasy Tours qui a fait la route en taxi brousse depuis Antananarivo et qui repart aussitôt dans l’autre sens, une fois sa mission effectuée. Nous déambulons quelques minutes dans les allées du marché et nous dégustons des sauterelles, franchement pas terribles. Alors que nous regagnons notre minibus, nous avons la surprise de voir arriver Brigitte avec sa dégaine improbable, dans sa 4L hors d’âge qui fait aussi taxi brousse puisqu’elle a pris des malgaches et des canards. Quelques mètres plus loin, on se dit que la 4L de Brigitte n’est finalement pas si mal puisqu’une autre 4L sur le bord de la route, dont on se demande comment elle peut encore rouler, a son réservoir d’essence réduit à un simple bidon au niveau du siège du passager….encore un exemple du sens de la débrouille des malgaches. Nous reprenons notre route vers le Sud, les nuages de la veille étant encore bien présents ( le ciel ne se dégagera que peu de temps avant Fianarantsoa ) malgré cela, les paysages sont magnifiques. Alors que nous roulons depuis moins d’1 heure sur la RN7, Hery reçoit un coup de téléphone : le guide a oublié de nous rendre la clé pour ouvrir le cadenas de notre sac tant pis, on trouvera bien un moyen de défoncer notre cadenas à l’hôtel ce soir…. Quelques kilomètres avant Fianarantsoa, nous nous arrêtons de nouveau à un marché Juliette et Charlotte décident de rester dans la voiture, pas très à l’aise dans ces ambiances de marché pourtant toujours très pittoresques, où elles subissent le regard insistant de certains, voire parfois des mains un peu baladeuses. Sur la route, nous assistons régulièrement à des scènes cocasses et nous suivons pendant de longues minutes un taxi brousse avec sur son toit plusieurs canards dans un grand panier, leur propriétaire allant même, alors que le véhicule roule toujours, remettre de l’ordre dans le panier. Les 30 derniers kilomètres avant Fiana sont épouvantables et la route est tellement défoncée qu’on avance au pas, un 4x4 étant ici indispensable pour rouler à vitesse correcte. Feno conduit très prudemment mais malgré tout nous sommes pas mal secoués et c’est assez éprouvant. Manifestement, le gouvernement de la transition et celui qui a suivi n’ont pas investi beaucoup d’argent dans la rénovation des routes pourtant indispensable au développement du pays. Les malgaches paraissent d’ailleurs nostalgiques du président Ravalomanana, renversé en 2009, qui lui avait compris la nécessité d’avoir des enfants scolarisés et un réseau routier digne de ce nom. Après 4h de route, nous arrivons à Fiana et nous arrêtons dans un restaurant pour le déjeuner. Là nous sommes immédiatement sollicités par un rasta malgache qui veut nous vendre des pierres précieuses, soit-disant recommandé par le Petit Futé ( pas le dernier en tout cas..) nous lui signifions que nous ne sommes pas intéressés mais il insiste pour nous les montrer, et c’est alors le début d’une séance interminable de déballage et remballage ( puisque nous ne lui achetons rien comme prévu ), sa mini-sacoche se révélant un puit sans fond. Dans l’après-midi, nous allons visiter la haute ville, avec une certaine appréhension, Hery nous ayant prévenu qu’on risquait d’être harcelés comme à Antoetra. La guide locale s’appelle Pauline, c’est une jeune orpheline qui a été recueillie par l’association du Père Pédro aujourd’hui elle vole de ses propres ailes et se destine à une carrière d’avocat. Finalement on n’est pas trop sollicités par les enfants et c’est plutôt une bonne surprise on est juste accueillis par un « Bienvenue chez les Chtis » suivi d’un « Salut Biloute » qui nous fait hurler de rire tellement c’est décalé par rapport au contexte. La visite est agréable et l’ensemble de cette ville nous laisse une impression très agréable, contrairement à d’autres grandes villes un peu glauques. Nous finissons la journée en allant chez Pierrot Men, photographe bien connu, chez qui nous achetons des cartes postales et des photos à encadrer. Dans la rue, c’est l’effervescence car les élections communales se préparent et c’est la propagande, c’est-à-dire des rassemblements et des défilés un peu partout, des gens habillés aux couleurs du parti du candidat, à grand renfort de sonos poussées à fond et de « fidio » ( en malgache « votez ») + le nom du candidat ( Léon Cu nous a marqué à Fiana ). Jusqu’à la fin du séjour, ces scènes de liesse seront quasiment incessantes et iront crescendo. En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, la Villa Sylvestre situé en plein centre-ville, on a l’impression de rentrer dans un bunker, tout étant hyper sécurisé. Par contre, l’intérieur est très agréable avec un style colonial de bon goût et une grande terrasse. Notre premier objectif de la fin de journée est de détruire le cadenas de notre sac, ce que nous arrivons à faire, non sans peine, avec l’aide du gérant de l’hôtel, très sympa. A l’apéritif, on s’épanche un peu sur notre guide Hery, qui nous énerve un peu par son manque de culture et sa tendance à tout prendre à la légère au briefing de la journée du lendemain avec Hery, celui-ci nous demande s’il y a des choses à améliorer dans le voyage. Hasard ou nous a t-il entendu quand on discutait à l’apéritif sur la terrasse ? Toujours est-il qu’on lui dit que tout va bien, l’organisation du circuit nous convenant et les carences qu’on lui trouve n’étant de toute façon pas améliorables. Au repas du soir, au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls clients. Ce soir c’est Pierre qui en prend pour son grade puisque le gérant de l’hôtel lui trouve une ressemblance frappante avec Albert de Monaco. Ce n’est pas la première fois qu’on trouve cette ressemblance et c’est vrai qu’en y regardant de plus près…. En tout cas, entre Assoun et Albert, Pierre et moi sommes habillés pour le voyage. Le repas est correct sans plus il manque une part de poulet, l’hôtel ayant cru qu’un de nous était végétarien. C’est Anny qui se dévoue pour prendre du poisson et en l’occurrence c’est un vrai sacrifice dans le cas présent. Quand on demande de quel poisson il s’agit, la serveuse, très gentille au demeurant, nous dit « du thon ». On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de thon mais d’un filet de poisson blanc, dur comme une semelle jamais nous n’avons vu un poisson aussi dur. Chacun se dévoue pour en manger un peu mais c’est pire que les yeux de barracuda dans Koh Lanta et on finit tous par cacher un morceau sous nos os de poulet.

Vendredi 17 juillet : Fiana-Tsaranoro. Nous partons vers 8h00 ce matin, ayant des timbres à acheter et de l’argent à tirer à la banque. Par ailleurs, nous avons convenu avec Hery la veille d’aller à l’orphelinat du Père Pedro pour faire des dons de vêtements que nous avons ramenés de France ( et récupérés la veille dans nos bagages retardés ) il ne connaît pas le chemin mais nous avons repéré le bâtiment la veille depuis la ville haute. Malheureusement, impossible de trouver l’orphelinat, le comble étant que manifestement personne dans le quartier où on cherche ne le connaît alors que le bâtiment vu la veille est immense. On est un peu furax de cet échec, d’autant qu’on a de gros doutes sur la volonté d’Hery de trouver vraiment cet orphelinat. Nous repartons rapidement en direction d’Ambalavao, dans des paysages grandioses. Nous nous arrêtons en chemin chez des petits artisans qui fabriquent des objets avec de la fibre de sisal. Arrivés à Ambalavao, nous visitons une fabrique de vers à soie ( intéressante ) et la fabrique de papier antaimoro, très recommandée dans les guides, mais que nous trouvons trop touristique et les articles vendus sont la plupart très laids à notre goût. Il est déjà l’heure du déjeuner ( le temps passe vite ! ) et nous nous arrêtons dans un restaurant où nous rencontrons encore les personnes déjà vues lors d’arrêts précédents pour le repas de midi. Manifestement très peu de restaurants conviennent aux vazahas qui se retrouvent tous au même endroit, ce qui permet aussi aux guides de se retrouver. Après avoir passé commande du repas, et en attendant d’être servis, nous allons faire un tour au marché du village, haut en couleur comme d’habitude, et nous en profitons pour acheter un stock de stylos pour distribuer aux enfants lors de notre périple. En début d’après-midi, nous quittons Ambalavao et arrivons quelques minutes plus tard à la réserve villageoise d’Anja où nous devrions voir nos premiers lémuriens tant attendus. Notre guide, Jean Baptiste est accompagné par un rabatteur qui va chercher les lémuriens ( encore qu’ici ça ne se justifie pas vraiment, le territoire étant restreint ). Nous découvrons enfin les lémuriens ( Lemur Catta dans cette réserve ), en nombre et facilement accessibles car très habitués aux humains on ne se lasse pas de les observer ( quelle agilité ! ) et de les photographier sous toutes les coutures. On a également l’occasion de voir un crocodile en pleine sieste sur un rocher au milieu de l’étang, et des caméléons d’un magnifique vert fluo. La balade, très agréable, se poursuit jusqu’au sommet d’une colline, la fin de l’escalade se faisant à l’aide de cordes. D’en haut la vue est splendide. Charlotte, déjà en petite forme depuis ce matin, paraît avoir de la fièvre et n’est vraiment pas fringante mais elle suit courageusement le mouvement. Nous redescendons dans la vallée en empruntant un autre chemin qui nous permet de voir des tombeaux et de circuler dans des grottes ayant servi il y a bien longtemps de refuges aux guerriers Betsileo ( la tribu de la région ) en guerre contre les Bara.



Vers 16h, nous entamons la dernière partie de notre journée, qui doit nous conduire à la vallée du Tsaranoro, plus précisément au Camp Catta. Les 20 derniers kilomètres, de la piste défoncée, sont terribles et pas du tout adaptés à notre véhicule et il nous faut 2 heures pour parvenir à destination. La piste est superbe, surtout en cette fin de journée où le soleil couchant donne à la montagne et au ciel des teintes oranges-rouges. Notre arrivée au Camp Catta se fait de nuit et nous prenons possession de nos bungalows, un familial supérieur pour nous et un standard pour Ben et Pierre qui ont bien du mal à ouvrir leurs bagages tellement la pièce est microscopique. Comme nous le craignions, Charlotte à 39.4°C de fièvre et à peine arrivée au bungalow elle est prise d’une diarrhée soudaine sans avoir eu le temps d’arriver aux toilettes autant dire qu’elle passe à la case douche immédiatement après quoi on lui fait avaler un petit cocktail doliprane-tyorfan et 2 comprimés d’ofloxacine qui devraient la requinquer. Au cours du repas du soir, Jean Paul, le guide du camp vient nous voir pour le programme du lendemain compte tenu de l’état de Charlotte, nous préférons renoncer à la balade du Caméléon, qui dure 6 h et est assez escarpée, et plutôt faire une balade dans la forêt, jusqu’à la piscine puis au village, ce qui devrait être plus en accord avec ses capacités du moment. Charlotte étant fatiguée, je la reconduis au bungalow avant la fin du repas. Je remarque alors un feu assez important que j’identifie comme un feu de camp important le temps que nous finissions notre repas, la situation a évolué puisqu’il n’y a plus de doute désormais : il s’agit d’un incendie de forêt. Nous retrouvons Charlotte qui panique car elle a été alertée par les cris et le crépitement du feu. Pierre, Juliette et moi montons en haut du camp pour évaluer la situation : personne ne panique mais il y a 4 départs de feu ( l’incendie est criminel ) et la situation est suffisamment sérieuse pour qu’on envisage de sortir nos bagages. Sur le retour on croise la directrice du camp, manifestement hyper stressée, qui dit « c’est la merde, c’est la merde ». Juste après, un couple nous dit qu’il est préférable de sortir les bagages et les porter jusqu’au parking. Dans le même temps, on croise Ben, Anny et Charlotte qui sortent les valises n’ayant rien perdu de ma lucidité, je prends le temps d’emporter la bouteille de whisky qu’ils ont négligé de prendre et nous allons au parking où nous attend Feno. Il y a là également un autre guide qui d’emblée nous agace, à dire que c’est une tradition de faire du feu de broussaille à Madagascar et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et que de toute façon si la situation devenait critique on quitterait le camp en caravane en n’abandonnant personne. Petit à petit tous les résidents du camp arrivent il y a notamment un groupe de jeunes suisses qui font de l’escalade dans le massif depuis une semaine, une espagnole et sa fille qui ont perdu leur guide ( qu’elle retrouveront dans la soirée ), quelques couples, notamment 2 couples de français hyper antipathiques qui, pris de panique quittent immédiatement le camp avec leur guide pour partir je ne sais où. La situation semble se stabiliser, le vent étant quasiment absent, et même si d’où on est on ne peut avoir une vision précise de l’évolution du feu. Le fameux guide, si calme il y a 1 h, commence à s’impatienter et klaxonne à tout va, probablement pour rameuter les autres guides, plus courageux que lui, qui sont en train d’aider les gens de l’hôtel et du village qui se battent contre l’incendie avec de malheureux seaux d’eau. Après 1h30 environ sur le parking, Hery arrive en nous disant que le feu s’éloigne, confirmant notre impression à distance. Soudain, dans la même minute, le guide klaxonneur nous dit : « on part en caravane, on va à Ambalavao où on va chercher un hôtel sur place qui a un véhicule ? Ceux qui ont un véhicule vont à tel endroit et les autres vont à un autre endroit ». Voyant que ça ne va pas assez vite à son goût, il se met à trépigner sur place en disant « de la discipline, il faut de la discipline !!!! » Les autres guides, dont Hery qui nous a pourtant dit 2 mn avant que la situation était sous contrôle, ne pipent pas mot. Notre analyse ( en quelque secondes ) est la suivante : on voit un feu qui s’éloigne, il existe d’autres hébergements dans la vallée, et aller à Ambalavao avec notre véhicule est de l’inconscience, sachant qu’on a déjà mis 2 h de jour à effectuer les 20 kms de piste, qu’en plus on va devoir transporter 3 personnes supplémentaires qui sont d’ailleurs déjà installées dans notre minibus. D’autant qu’Ambalavao n’est pas sur notre route puisqu’on en vient et que de toute façon, si on y arrive, ce sera en milieu de la nuit, donc pour le sommeil, perdu pour perdu, autant rester dans les environs. Ce qui devait arriver arrive : Anny pète un plomb et je lui emboîte aussitôt le pas : « Il est hors de question de partir à Ambalavao, on préfère dormir dans la voiture ou dans un des autres hébergements de la vallée…. » On se fait aussitôt rabrouer par les clients du guide meneur qui nous traitent d’inconscients tout en mentionnant que les locaux connaissent mieux ce genre de situation que nous. Malgré tout, notre intervention a fait son petit effet puisque Hery nous annonce qu’ils vont faire un conseil entre guides pour reconsidérer la situation…Juliette et Charlotte sont elles « vénères » car leurs 2 parents leur ont mis la honte de leur vie…Hery revient quelques minutes plus tard en disant qu’on va aller au Tsara Camp un peu plus loin et qu’un fois sur place on négociera le logement pour la nuit. Heureusement, l’intervention de la directrice de l’hôtel décoince la situation : elle nous assure que le feu est sous contrôle, qu’il existe une barrière coupe-feu autour de l’hôtel qui a joué son rôle, et que de toute façon tout le personnel du camp va veiller toute la nuit et préviendra en cas de soucis. Nous voilà donc rassurés et c’est aussi un discours qui est plus en rapport avec ce qu’on observe. Il est 23h30 et nous allons pouvoir retourner nous coucher. Dans l’euphorie, Ben fait la bise à tout le monde, même à Hery qui reste un peu interloqué. Par contre, nous préférons laisser les bagages qui ont été chargés sur le toit par Feno on les récupèrera demain ( on apprendra le lendemain que Hery et Feno sont restés dormir dans le véhicule pour garder les bagages ). Dernière difficulté avant d’aller nous coucher : convaincre Charlotte de quitter le minibus et de retourner se coucher rien n’y fait, Anny et moi essayons tous les arguments mais elle est braquée. Heureusement, Pierre, le sauveur, qui n’a pas fait d’esclandre lui, arrive à lui faire entendre raison et la convainc de venir dormir dans leur bungalow, tout proche du parking. Elle aura un mal fou à s’endormir et ce n’est qu’en milieu de nuit que le sommeil aura raison d’elle. Chez nous, Juliette a descendu son matelas au rez de chaussée ( leur chambre est en mezzanine ) pour être rassurée. Personnellement, ces émotions ne m’empêchent pas d’être zen puisque je m’endors dans les 5mn j’ai juste été réveillé en pleine nuit par Anny, inquiète du bruit du feu et ayant l’impression qu’il se rapprochait. Dans un état second, je me suis levé, ai regardé de la salle de bain, et ai grommelé « c’est bon » en regagnant mon lit avant de retrouver immédiatement le sommeil. Quelle soirée en tout cas ! On se demande bien ce qui peut bien nous arriver encore après ces événements de ces derniers jours et le Camp Catta porte bien son nom…

Samedi 18 juillet – balade dans la vallée du Tsaranoro. Ce matin au réveil, tout le monde n’est pas en pleine forme faute de sommeil, mais vu ce qu’on a évité de peu (la caravane ), on fait tous bonne figure, d’autant que l’incendie s’est fortement calmé, de même que les intestins de Charlotte, qui est en bien meilleure forme ce matin, sa fièvre ayant disparu. Nous sommes accueillis à la sortie du bungalow par des lémuriens catta qui, comme à Anja, sont habitués à l’homme et peuvent être approchés assez facilement. Au petit déjeuner, nous avons la surprise de voir les 2 couples antipathiques partis en catastrophe hier au début de l’incendie finalement eux aussi sont semble t-il revenus à la raison…. On arrive un peu en retard pour le début de la balade, 8h30 au lieu de 8h00, mais nous avons des circonstances atténuantes Jean Paul n’est pas franchement fringant ce matin, c’est le moins qu’on puisse dire, ayant dû veiller une bonne partie de la nuit. Par ailleurs, il est dépité par l’inconscience des pyromanes qui ont détruit une partie de la forêt, avec les risques pour les animaux qui y vivent. Nous entamons notre marche dans la forêt puis continuons à cheminer le long des sentiers jusqu’à une piscine naturelle qui ne nous donne pas envie de nous baigner ; les animaux ( lémuriens, caméléons, criquets ) sont de la partie et la promenade agréable et sans difficultés. Arrivés à bonne distance de notre hôtel, nous nous arrêtons pour prendre un rafraîchissement dans un autre camp de la vallée de là nous voyons que l’incendie est en train de remonter au sommet de la falaise, le risque étant que les flammes retombent dans la vallée et enflamment une autre partie de la forêt. Lors de cette pause, Hery nous apprend que le fameux guide d’hier soir avait un peu forcé sur la bouteille, ce qui explique son attitude incohérente, et ce qui rend encore plus incompréhensible le mutisme des autres guides….ça nous conforte aussi un peu plus dans notre réaction.



Poursuivant notre parcours, nous parvenons à un petit village voisin où nous regardons travailler le forgeron, puis nous nous rendons au dispensaire où nous espérons cette fois pouvoir laisser nos habits. Malheureusement, le dispensaire est fermé le samedi après-midi mais par chance l’instituteur du village est en train de travailler sur l’ordinateur et il nous fait visiter le dispensaire. Après avoir discuté un peu avec lui, nous lui proposons de revenir un peu plus tard pour déposer nos vêtements, le camp étant distant d’une vingtaine de minutes. Nous laissons les filles au bord de la piscine du Camp Catta et revenons rapidement au dispensaire où l’instituteur nous reçoit et nous remercie pour les 2 sacs d’habits laissés alors que nous repartons, nous rencontrons l’infirmière avec qui nous discutons un moment. Elle tient le dispensaire avec une sage-femme les 2 sont payées par l’intermédiaire de l’association St Jér��me, une association basée à Marseille. Les moyens dont elles disposent sont assez limités mais il est difficile de recueillir suffisamment de dons et les dons ne sont pas toujours utilisés à bon escient. Apr��s cette belle rencontre, nous revenons au camp et certains vont à la piscine ( où nous rencontrons ceux qui nous ont rabroués hier soir, qui nous font là un grand sourire..), pendant que les autres vont photographier les lémuriens avant l’apéritif ( le nôtre, pas celui des lémuriens ). La nuit étant revenue, le feu est beaucoup plus impressionnant, d’autant qu’il est retombé de la falaise par ailleurs, un autre feu a démarré en face sans qu’on arrive à savoir si c’est un simple feu de broussaille. Du coup, Charlotte est hyper stressée et ne tient pas en place, passant sans cesse de la chambre à la salle de bain pour regarder à la fenêtre. Au fur et à mesure, les flammes commençant à s’atténuer, elle finit par se calmer et revenir à la raison. Le repas de ce soir ne restera pas dans les mémoires ( c’est l’hôtel où on a le moins bien mangé jusqu’à présent ), en particulier les crêpes flambées pour ceux qui ont eu le malheur d’en commander, qui baignent dans un jus immonde. Ce soir, le manque de sommeil de la veille se fait sentir et même Ben se couche à 21h30, fatigué par son séjour au Camp Catta.

Dimanche 19 juillet : Tsaranoro – Isalo. Nous quittons ce matin le camp à 8h, la route jusqu’à Ranohira étant longue et pénible ( sur les 2 premières heures jusqu’à la RN7). Sur la piste nous croisons beaucoup d’éleveurs de zébus qui promènent leur troupeau c’est dimanche et beaucoup de villageois se sont mis sur leur 31 pour se rendre à la messe. On est désormais dans le pays Bara et le paysage se fait de plus en plus aride et plat, ce qui tranche complètement avec les paysages des hautes terres rencontrés jusqu’alors. Sur la RN7, nous nous arrêtons dans un village où la messe est malheureusement finie mais nous demandons à visiter l’église ainsi que l’école où nous rencontrons l’apprenti pasteur ainsi que le pasteur ( on sent bien chez ce dernier sa position dominante par rapport à l’apprenti qui est muet quand le pasteur est là ). Anny fait cadeau à une petite fille, Véronique, d’un bracelet, la voyant le regarder avec insistance autour de son bras. Arrivés à Ihosy, et après avoir fait le plein d’essence, nous nous mettons en quête d’un hotely, c’est-à-dire d’un restaurant « local », pour le repas de midi. On veut tenter l’expérience mais pas facile d’en trouver un le dimanche midi. Après 2 aller-retour dans la rue principale, on jette notre dévolu sur « Tina » (c’est le nom de l’hotely ). La première impression donne le ton : des déjections de poulet sur les tables à l’extérieur, des toilettes sordides au fond du jardin on veut du local, on va en avoir….Le repas est aussi dans le ton : j’essaie un poulet gingembre et les autres un poulet grillé avec du riz blanc. Le poulet n’a que la peau et les os ( ils appellent ça du poulet bicyclette, ce qui est assez parlant ) la seule chose qui donne envie ce sont les carottes rapées. Seuls Ben et Charlotte ( moi je n’en ai pas ) refusent de les manger, craignant pour leurs intestins. Pour ce frugal repas, il nous en coûte 35 000 ariarys ( avec une grande THB et une bouteille d’eau ), soit un peu plus de 10 euros. On ne peut pas parler de bon rapport qualité prix dans le cas présent ( on ne sait pas très bien comment classer ce repas sur l’échelle de la qualité… ) mais en tout cas on ne s’est pas ruinés. La route d’Ihosy jusqu’à Ranohira est plutôt monotone nous arrivons après une longue montée sur l’Horombe, un immense plateau qui permet de voir à perte de vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. C’est finalement assez tôt, vers 15h30, que nous arrivons à notre hôtel, « le Jardin du Roy », un établissement de grande classe situé dans un cadre magnifique par contre, très étonnant compte tenu du standing et de l’affluence touristique de l’Isalo, l’hôtel est quasiment désert ( et ce n’est pas le premier ), ce qui confirme vraiment les propos tenus par Hery concernant les nombreuses annulations de séjours ( a priori plus de 50% ) suite à la grève d’Air Madagascar ( ou plutôt Air Maty comme l’appelle Hery, c’est-à-dire Air Mort, ce qui en dit long sur l’espérance de vie de la Compagnie). Pendant que les filles restent à la piscine, nous partons explorer les environs de l’hôtel qui sont très étonnants parce qu’on ne s’attend pas à trouver une végétation aussi luxuriante ( pandanus, palmiers…) dans un endroit a priori sec et minéral. Nous nous promenons jusqu’au coucher du soleil, à l’heure où la roche prend une teinte rouge superbe. Le restaurant est à la hauteur du standing de l’hôtel et ça fait du bien de manger de la bonne nourriture après l’hotely de ce midi. Ce soir, Ben va enfin assouvir son fantasme : goûter à un vin malgache. Pourtant, les avis récoltés jusqu’à présent sont unanimes : c’est une picrate infecte, Marc du Soleil de Mada ayant été jusqu’à nous dire que le pire vinaigre est meilleur que le meilleur vin malgache. Personne n’est trop chaud, mais Ben voulant absolument tester cette expérience ultime, nous commandons une petite bouteille d’un rouge malgache en plus de notre habituelle bouteille de vin sud africain. Ben étant désigné d’office pour le goûter, le résultat ne se fait pas attendre : c’est aussi imbuvable que prévu, et même en faisant de gros efforts nous ne parvenons pas à finir la bouteille loin s’en faut. A la fin du repas, nous nous laissons tenter par une citronnelle ainsi que par des rhums arrangés offerts par la maison et que nous dégustons au bar. Ils souffrent un peu de la comparaison avec ceux de « Sous le Soleil de Mada » ( encore une bonne raison pour parler de Brigitte, n’est ce pas Ben ?). Nous finissons la soirée sur la terrasse de la chambre, à observer les chauve souris qui logent dans un arbre à proximité.

Lundi 20 juillet : canyon des makis et canyon des rats dans l’Isalo. A 8h, après un petit déjeuner hyper copieux, nous partons pour Ranohira où nous rejoignent notre guide local Alphonse et Olga, une jeune malgache qui a préparé nos repas et doit nous rejoindre sur le lieu du pique-nique pendant la marche. Alphonse a un rire impayable et comme il rit pour un rien ( en nous parlant du supermarché fou fou fou à l’entrée de Ranohira, ou quand on le compare au receveur dans les taxis brousse par exemple ), son rire finit par être communicatif et Charlotte ne résiste pas à la tentation de l’enregistrer sur son IPod. L’accès au canyon des makis et au canyon des rats n’est une fois de plus pas une mince affaire avec notre véhicule, et il nous faut 1h15 pour effectuer la piste de 17 kms jusqu’au départ de la randonnée du jour. Arrivés au vieux village de Ranohira, alors qu’on pense être seuls ( on ne verra d’ailleurs pas un touriste de la journée dans ce lieu soit disant touristique ), une nouvelle meute d’enfants arrive en essayant de nous vendre des petits objets en terre, représentant des zébus, crocodiles ou caméléons. Franchement, c’est assez laid et il y a des limites à acheter à tout le monde d’autant que si on fait plaisir à l’un d’eux, on va décevoir les autres. On se contente donc de distribuer des bonbons, et pour éviter l’anarchie, on met tout le monde en rang et chacun son tour pour la distribution.



Nous commençons la balade pour le canyon des makis nous rencontrons un couple qui fabrique du rhum local, nous traversons un ruisseau en passant sur un tronc d’arbre, ce qui donne lieu à des émotions à ceux qui ont un équilibre précaire. Petit à petit les enfants nous abandonnent et nous finissons par nous retrouver tranquilles. Dans la forêt à l’entrée du canyon des makis, nous apercevons très furtivement 2 variétés de lémuriens, des roux et des cattas. Puis nous nous engageons dans le canyon que nous parcourons pendant un bon moment, tout en passant sur des roches faciles à escalader. Ayant terminé d’explorer ce canyon, nous nous dirigeons vers le départ du canyon des rats. C’est en chemin, au bord d’un cours d’eau et dans un cadre verdoyant que nous attend Olga qui a dressé la nappe pour le pique-nique. Au menu : salade de pâtes, boulettes de zébu et salade de fruits. On se régale après cette matinée de marche qui a creusé les estomacs. Les enfants sont de retour comme par magie avec leurs objets à vendre l’une d’entre eux a un sacré caractère et donne du fil à retordre à Ben. « On verra tout à l’heure » lui dit-il. Pendant ce temps, alors qu’elle est en train de satisfaire un besoin naturel avec Anny, Charlotte se fait piquer à plusieurs reprises à l’arrière du genou, à travers sa genouillère. C’est très douloureux et déjà que la marche était laborieuse avec sa douleur au genou, ça devient quasi impossible. Elle finit d’ailleurs par renoncer au début du canyon des rats Anny décide de rester avec elle pour l’accompagner elle-même aurait probablement eu des difficultés à certains endroits assez escarpés du canyon. La hauteur des parois est ici plus impressionnante que dans le précédent. Là encore nous marchons jusqu’au bout du canyon où une piscine donne lieu à une bataille d’eau entre Juliette et Ben. Sur le chemin du retour nous observons sur la paroi des falaises des tombeaux provisoires et définitifs Alphonse nous explique qu’il n’y a ici qu’une seule cérémonie de retournement des morts et que c’est lors de cette fête que les corps sont amenés du tombeau provisoire au tombeau définitif, situé encore plus haut sur la falaise, et alors que les personnes qui les transportent sont souvent très éméchés par les festivités en cours. A cette occasion nous remarquons une chose : alors qu’on est persuadés depuis le début du séjour qu’il ne faut pas montrer du doigt ( notamment des tombeaux ) avec le doigt tendu mais plié, on remarque que ceci ne s’applique qu’à nous car les malgaches n’ont pas l’air d’y prêter attention autant dire qu’à partir de ce jour on ne s’astreint plus à cette précaution… Sur le chemin du retour, Charlotte a enfin accepté d’enlever sa genouillère, ce qui soulage la douleur au niveau des piqûres de guêpes. Arrivés à proximité du village, nous apercevons au loin la bande d’enfants, sagement assis à proximité d’une petite butte sur laquelle ils ont soigneusement alignés leurs objets en terre pour les mettre en valeur. Malgré cela, nous ne nous décidons pas à acheter quoi que ce soit. Alors que nous passons à nouveau sur le tronc d’arbre pour traverser le cours d’eau déjà emprunté à l’aller, Alphonse attire notre attention sur une masse de l’autre côté du cours d’eau : un énorme caméléon de plus de 50 cm que nous n’avions même pas aperçu nous le prenons en photo pendant quelques minutes, après quoi nous regagnons le minibus distant de quelques dizaines de mètres. Une nouvelle distribution de bonbons et nous voilà repartis sur la piste de 17 kms. A Ranohira, après un petit arrêt photo pour immortaliser le supermarché « fou fou fou », nous prenons congé d’Alphonse et nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain où est prévue la balade à la piscine naturelle. Au restaurant de l’hôtel, le pavé de zébu restera dans les mémoires. Après le repas, comme la veille, nous buvons une citronnelle puis un rhum arrangé au bar. Ils passent une musique malgache sympa et rythmée, du groupe Jaojoby. Ben, qui a pour habitude de toujours ramener un CD des pays qu’il visite , va se mettre en quête d’un album de ce groupe.

Mardi 21 juillet : Isalo-Tulear. La veille au soir, j’ai eu le malheur de dire que les craintes qu’on avait sur les troubles digestifs à Mada étaient exagérées…Ce matin la moitié du groupe est sur le flanc : Juliette a été prise de diarrhées une bonne partie de la nuit, Pierre est malade au réveil ( diarrhées et vomissements ) et Anny a des douleurs gastro intestinales qui ne présagent rien de bon. Le cocktail tyorfan-ofloxacine s’impose. Après réflexion, on se dit que ce sont les crudités de l’hotely qui sont certainement responsables de cette gastro. Le petit déjeuner est prévu à 7h mais le moral des troupes est un peu morose, ce qui n’empêche pas Ben de cracher son thé à la figure de Charlotte, pris d’un fou rire en repensant à Johny Gasy et son « et j’ai crié, crié é… » A 7h30, nous partons pour Ranohira où nous retrouvons Alphonse qui n’a pas perdu sa bonne humeur. Avant de partir pour la balade, nous allons passer commande au restaurant de ce midi, « le Zébu grillé », pour éviter d’avoir à attendre, notre route vers Tulear étant longue. Autant dire que dans le contexte, c’est sans enthousiasme que se fait cette commande, Pierre et Juliette préférant commander du riz blanc. La balade vers la piscine naturelle est agréable, facile mais un peu fréquentée à notre goût ( c’est la première fois qu’on rencontre des touristes depuis le début des vacances lors de nos marches ). Nous avons l’occasion de voir un petit scorpion sur le chemin. Arrivés à la piscine naturelle, malheureusement prise d’assaut, Charlotte se baigne alors que je n’ai le courage de me mouiller que jusqu’à la taille. Malgré l’état de délabrement des troupes, tout le monde aura fait l’ensemble de la balade sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance ce matin au réveil. A 12h, nous voilà de retour au « Zébu grillé » où nous aurions pu nous abstenir de passer commande, étant les seuls clients. L’ambiance est un peu mortelle et nous expédions nos plats, pressés de quitter ce restaurant sans âme. Nous nous dirigeons ensuite vers Tulear par une route très monotone et les candidats à la sieste sont nombreux. Les 2 seuls lieux qui retiennent notre attention sont la traversée de la ville d’Ilakaka (ancien petit village tranquille devenu une ville grouillante et un peu malsaine suite à la découverte de gisements de saphir, des milliers de personne ayant tout quitté pour y faire fortune) et celle de la plaine des baobabs nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier 2 beaux spécimens au bord de la route et nous en profitons pour donner 2 tee shirts à 2 jeunes qui passaient par là. Dans cette partie du pays se dressent le long des routes des tombeaux mahafaly érigés ça et là, parfois gigantesques, certains étant même plus beaux et richement décorés que les maisons habituelles de vivants des cornes de zébus ornent ces tombes, leur nombre étant proportionnel au nombre de bêtes tuées en l’honneur du défunt. Nous arrivons à Tuléar en fin d’après-midi et avons juste le temps de visiter le marché local comme nous l’avons constaté en traversant des villages, la misère paraît ici encore plus importante qu’ailleurs et nous sommes harcelés par des mendiants et des handicapés qui font la manche. C’est une ville grouillante où circulent par centaines pousse pousse et cyclo pousse. Lors de notre visite du marché, Charlotte tape dans l’œil d’un jeune malgache qui fait un signe à Pierre qui ne laisse pas d’ambiguité sur ses intentions. Elle décline l’offre…. Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel « Villa Moringa », superbe établissement ( nous avons une suite familiale ). Avant le dîner, nous retrouvons Hery et Feno pour le briefing du lendemain eux ont eu les plus grandes difficultés à trouver un hôtel, la propagande battant son plein, avec notamment sur Tulear le Général, ancien premier ministre de la transition, qui se présente. Le repas du soir, excellent par ailleurs, se déroule dans une ambiance bizarre, étant seuls dans une grande pièce qui sonne un peu creux, avec des employés plus nombreux que nous. Une fois de plus on se demande où sont les touristes. Après le rhum arrangé offert par la maison, Anny dont les douleurs gastro-intestinales s’amplifient, et Pierre épuisé par sa gastro, vont se coucher. Charlotte, Juliette et moi allons faire un billard pendant que Ben envoie des mails pour donner de ses nouvelles, et la soirée se termine sur la terrasse autour d’un petit digestif.

Mercredi 22 juillet : Tulear-Anakao. Ce matin, c’est à mon tour d’être fébrile et dérangé au niveau gastro intestinal j’aurais peut-être dû éviter les cacahuètes d’hier soir servis à table… Nous avons tous été réveillés aux aurores par la trompette militaire nous sommes juste en face d’une caserne, ce qui nous donne l’occasion d’assister de notre terrasse à un spectacle gratuit qui vaut tous les films comiques et qui déclenche chez nous l’hilarité générale : les militaires se livrent à divers exercices avec leur arme, tout cela entrecoupé par des moments de franche rigolade en parallèle, l’un d’entre eux, dont on se demande s’il a été puni, avance puis recule à 4 pattes en faisant le canard tout en étant suivi par un instructeur. La scène la plus cocasse est l’arrivée d’un groupe en tenue de footing, certains d’entre eux avec un casque immense sur la tête rappelant celui de De Funès dans « la Grande Vadrouille ». Elle est belle l’armée malgache ! Hery nous apprend qu’il s’agit d’exercices pour une passation de pouvoir qui va avoir lieu dans la matinée. Aujourd’hui, c’est le départ pour Anakao où nous devons faire une parenthèse balnéaire de 4 jours. Nous allons donc nous ravitailler a minima avant de partir en allant chercher du pain, des bananes (comme d’habitude la vendeuse n’a pas de monnaie à nous rendre ) et de l’eau ( chez des indiens aimables comme une porte de prison ). Nous nous dirigeons ensuite vers l’embarcadère où le rendez-vous avec l’Anakao express est prévu à 9h30 à 9h45, le bateau arrive, déjà bien chargé, aucune brassière n’étant plus disponible pour nous. Il y a là des personnes de plusieurs nationalités, un travesti italien, des français de Guyane qui viennent faire du kite surf et qui, voyant le tee shirt de Ben acheté à Jericoacoara, nous demandent si on connaît Jeri, eux même étant des habitués. La mer est calme et la traversée jusqu’à Anakao, longue d’une heure, se passe sans encombre c’est la saison des baleines mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. Le bateau dépose les touristes les uns après les autres devant leur hôtel ( chez Solange, Andrea…..) notre hôtel, l’Anakao Ocean Lodge est situé de l’autre côté de la baie et nous sommes les derniers à arriver à bon port. A notre arrivée, ce sont 20 personnes qui se tiennent au garde à vous sur la plage pour nous accueillir on n’en demandait pas tant ! Après les diverses explications sur le fonctionnement de l’hôtel, nous prenons possession de nos bungalows ( 1 pour Charlotte et Juliette, un pour Pierre et Ben, un pour Anny et moi ), superbes et joliment décorés. Nous repérons notamment des sculptures accrochées au mur, qu’on verrait bien chez nous… Assez rapidement, nous allons à la plage devant l’hôtel, impatients de nous baigner dans l’Océan Indien l’eau est plutôt fraîche ( pas plus de 22-23°C d’après nos estimations ) mais le bain très agréable. Ce midi, nous ne mangeons pas au restaurant mais pique niquons sur la plage pour faire honneur à la boîte de pâté Hénaff que Ben a emporté dans ses bagages un délice ! Après cela, me sentant un peu fébrile, je reste avachi sur ma serviette, ne tardant pas à m’endormir et même à ronfler selon certains, ce dont je doute.. Ben et Pierre partent courir sur la plage et reviennent après 30 mn, des ampoules sous les pieds et dégoulinants de transpiration. De mon côté, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je pars faire une petite marche avec Anny, constatant qu’à proximité de l’hôtel on n’est pas très sollicités par les enfants. En fin d’après-midi, la fraîcheur arrivant rapidement, nous avons réservé un massage pour Juliette et Charlotte après une heure, elles en reviennent enchantées. De notre côté nous allons voir les objets d’art ( statues pour la plupart ) en vente à l’accueil certaines statues sont vraiment superbes ( elles sont fabriquées par un artiste malgache qui a son atelier à Antananarivo ) mais, n’arrivant pas à choisir ( il paraît que ma statue ressemble à un phallus géant !) nous remettons notre achat au lendemain. Il est 19h30, l’heure du repas du soir. Notre serveur arrive pour nous présenter le menu de ce soir faisant penser à un boxeur sur un ring, sautillant d’un pied sur l’autre, il commence sa présentation : « alors en entrée on a……, alors l’entrée c’est….. » Gros trou noir, il a oublié son texte, ça commence bien. Du coup, il commence par le plat et avec notre aide ( nous avions lu le menu à l’entrée ) il finit par s’en sortir. Le repas est lui excellent ( comme tous les plats dégustés pendant notre séjour à Anakao ), avec une cuisine de la mer, fine et pas trop copieuse. A la sortie, la cuisine étant ouverte sur la salle, nous passons féliciter les cuisiniers.

Jeudi 23 juillet : Anakao – Nosy Ve. Nous avons réservé la veille une excursion à la demi-journée vars Nosy Ve, île la plus connue des environs. A 8h30, nous partons en pirogue à voile en compagnie de nos « skippers », Bongo et Théo, qui ne parlent pas 2 mots de français. Ce matin, c’est pétole sur le plan d’eau et il nous faut 1 h pour atteindre péniblement Nosy Ve.



Bongo nous fait faire le tour de l’île qui est une réserve et un des rares lieux de nidification du paille en queue à queue rouge, magnifique oiseau. Le temps passe très vite et il est déjà 11h quand nous arrivons à notre point de départ c’est l’heure de la baignade tant attendue dans une eau turquoise. Pour le snorkeling, par contre, c’est quasiment le néant, d’autant que le courant puissant nous empêche de progresser comme on le souhaiterait. Après un peu plus d’1 heure à profiter de l’eau et de la plage, nous prenons le chemin du retour, avec un vent toujours aussi peu soutenu. Bongo, jusqu’alors plus que discret, commence à se lâcher un peu et se met à chanter et à pousser des cris bestiaux. Je ne sais pas pourquoi, mais le nom de Bongo nous rappelle soudain le Banga, une boisson de triste mémoire de notre jeunesse, et surtout la pub de l’époque « dans Bongo ya des fruits, juste c qu’il faut, dans Bongo ya de l’eau oui mais pas trop ya des fruiits, ya de l’eau o, c’est Bongo o ». C’est débile mais il en faut peu pour nous amuser. Arrivés vers 13h15, nous passons immédiatement à table pour un plat de poisson délicieux comme d’habitude. Walter, le directeur italien de l’hôtel est aux petits soins, très prévenant et c’est vraiment agréable de se sentir bichonnés. L’après-midi est consacrée à la plage que c’est agréable de ne rien faire parfois et de se prélasser. Seul Ben a encore le courage d’aller courir. Pour l’apéritif de ce soir, ayant du rhum mais pas de jus, nous allons commander au bar des jus d’ananas pour se faire un petit punch : délicieux et ça va devenir une habitude les soirs suivants. Pour le repas du soir, nouveau serveur et nouveau trou de mémoire au moment de nous présenter le menu, en l’occurrence un tartare de carangue et un filet de capitaine.

Vendredi 24 juillet : Anakao. Ce matin, Anny se lève énervée : apparemment j’ai ronflé comme jamais cette nuit, impossible à arrêter, d’où un sommeil écourté pour elle je n’ai pourtant pas fait plus d’abus que d’habitude hier soir, mais je fais profil bas en ce début de matinée… Pour se changer les idées, nous nous décidons à aller acheter nos statues, le groupe d’anglais arrivés hier ayant commencé à dévaliser le magasin. J’ai fait une croix sur « mon phallus » ( à force d’en parler on ne voit effectivement plus que ça ) et nous nous rabattons donc sur une autre sculpture avec 2 têtes, très sympa également. La matinée à la plage se déroule tranquillement, avec une sortie en pirogue pour Charlotte et moi, et un nouveau footing de 50 mn pour Ben, décidément acharné. Le midi, nous rencontrons les français de Guyane aperçus lors de notre transfert en bateau le vent n’est pas favorable au kite depuis l’arrivée mais ils espèrent une amélioration dans les prochains jours nous nous donnons rende-vous pour le lendemain sur Nosy Satrana où nous avons l’intention de passer la journée. Un peu avant 16h, nous avons décidé d’aller nous promener jusqu’au village d’Anakao. Les filles ne souhaitent pas nous accompagner et restent bronzer sur la plage. Sur les conseils de Walter, nous entamons notre marche par l’intérieur des terres. C’est très rapidement l’enfer car nous sommes harcelés par des enfants et même quelques adultes : bonbons vahazas, cadeaux vazahas, lunettes, montres, tongs, casquettes….tout y passe et malgré nos refus ils sont très insistants et ne nous lâchent qu’après avoir insisté lourdement. La promenade est franchement pénible ( est-ce l’habitude des touristes des hôtels voisins ?), d’autant que le village est très sale la plage n’est pas en reste, puisque nous assistons tour à tour à des gens qui font leurs besoins sur le sable après avoir creusé un petit trou, à une femme qui jette ses déchets de poulet au bord de l’eau et pour finir à un gros cochon rose qui se délecte de toute cette nourriture facile et déambule au bord de l’eau en mangeant tout ce qu’il peut trouver. Pas mécontents de quitter ce village de pêcheurs, nous revenons vers notre hôtel par le bord de mer. En chemin, nous distribuons les quelques vêtements qui nous restent à un couple de pêcheurs, et à 3 jeunes enfants. Avant le repas, nous allons réserver notre excursion du lendemain les touristes des derniers jours n’ayant vu des baleines que de loin, nous préférons choisir l’excursion à la journée vers Nosy Satrana en pirogue à voile. Comme tous les soirs, notre serveur-boxeur est présent pour le dîner, toujours aussi speed il commence à nous connaître et aime de plus en plus plaisanter. Ce soir, c’est du capitaine grillé qui est servi Anny et Ben craignent le pire car il nous est servi entier, mais j’arrive à leur préparer des morceaux sans arêtes et tout le monde se régale une nouvelle fois.

Samedi 25 juillet : Anakao-Nosy Satrana. Cette nuit, pas de ronflements intempestifs à signaler par contre, j’ai fait un cauchemar ( j’étais attaqué par une bête sauvage ) et me suis mis à crier au milieu de la nuit, rapidement calmé par Anny. A 8h45, nous retrouvons Bongo, un nouveau matelot et une femme qui s’occupe de l’intendance pour le pique-nique de ce midi. Une petite brise souffle ce matin, ce qui nous permet d’arriver en 30 mn à Nosy Satrana en traversant un lagon magnifique rappelant la Polynésie. Nous entamons le tour de l’île, en nous arrêtant de temps en temps pour une baignade rafraîchissante. L’île est déserte des tombeaux couronnent son sommet est. Walter nous a dit la veille que par marée basse, les troupeaux de zébu pouvaient passer de la grande terre à l’île mais en cette fin de matinée, la mer n’est pas assez reculée pour le permettre. Le temps passe vite à ne rien faire et l’île est assez étendue, et il est déjà 13h quand nous arrivons à notre point de départ. La table a été dressée sous « le » grand tamarinier, le seul arbre digne de ce nom sur Nosy Satrana. Bongo et ses 2 acolytes ont bien fait les choses puisqu’ils ont mis une nappe, des sièges « zafimaniry », et ils sont en train de nous faire griller des langoustes et des brochettes de capitaine accompagnées de pommes de terre. On est vraiment reçus comme des rois et la vue et l’odeur de ces grillades nous donnent l’eau à la bouche. Le goût est à la hauteur et on se régale de notre repas, en suçant bien tous les morceaux de carapaces pour ne rien perdre. On ne sait pas si c’est un trop plein de bonheur, mais Anny se lâche complètement et se met à dire sur un mode rap « pas taper, pas taper ». Pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment, il faut y être pour le comprendre ( et même en y étant…)Après ce festin, nous allons profiter de la plage voisine où nous rencontrons de nouveau les Guyanais. Pour le kite ce n’est pas encore le jour ! Ils ont été ce matin à la recherche des baleines mais n’en ont pas aperçu, se contentant d’un banc de dauphins. Ils travaillent tous les 2 (ils sont accompagnés de leur fils ) dans l’enseignement et passent 2 mois à Mada ( ils ont fait le Mozambique l’an passé ), ce qui leur laisse le temps d’utiliser les moyens de transport locaux. Ils ont fait tout le nord en taxi brousse, avec bien entendu des arrêts pannes qui ont grandement rallongé le trajet. Ils doivent ensuite continuer jusqu’à Fort Dauphin en passant par la côte, ce qui sera probablement une nouvelle aventure. Nous échangeons sur nos impressions au sujet de Madagascar et nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est incompréhensible que ce pays soit si pauvre et si arriéré alors qu’il dispose de ressources naturelles énormes, mais inexploitées. Une rencontre très sympa. Nous finissons l’après-midi sur la plage par une partie de volley et avant de reprendre la pirogue vers 16h15, Pierre et moi inventons une petite chorégraphie ridicule qui fait le plaisir de l’assistance, c’est-à-dire les 4 autres. Sur le trajet du retour, Ben et moi nous nous essayons à la voile, en équilibre plus ou moins instable tout en poussant des cris « bongoesques ». Après cette journée très sympa, le séjour à Anakao se termine déjà et nous regrettons de ne pas avoir passé une journée supplémentaire. Le départ de demain est prévu à 7h30 et il va falloir nous lever à 6h45. Nous dégustons notre dernier repas, accompagné comme toujours d’un vin sud-africain, persuadés qu’on ne retrouvera plus la même qualité de nourriture durant le reste du séjour. Ce soir, il n’y a plus grand monde, une famille de français avec 2 enfants, déjà vus au Jardin du Roy, un français seul que la famille a invité à sa table pour la soirée, et un dernier petit groupe d’étrangers demain l’hôtel sera presque vide, la grève d’Air Madagascar, bien que terminée, n’ayant pas permis de rétablir les vols aux jours et horaires prévus. En fin de soirée, autour d’un petit ti punch, nous refaisons un peu le monde et ne pouvons-nous empêcher de nous remémorer les vieux souvenirs de Tahiti de 1992 (est-ce le paysage de lagon vu aujourd’hui qui nous a rappelé le bon vieux temps, possible ). Même Pierre qui n’y était pas connaît ces histoires par cœur et doit commencer à trouver qu’on radote.

Dimanche 26 juillet : Anakao – Isalo. Ben et moi on se réveille un peu avec la gueule de bois, non pas qu’on ait abusé hier soir ( encore que quand on commence à parler de Tahiti, c’est qu’on n’en est pas loin…) mais on a été réveillés en pleine nuit par des hurlements à 4h une voix de femme criait très distinctement et sans accent en français : «ta gueule, espèce de taré, arrête….. », et ce pendant de longues secondes entrecoupées par des chuchotements d’une autre personne. C’est hyper violent et une fois le calme revenu je me mets à analyser la situation : il ne peut s’agir que de la famille de français y aurait-il eu quelque chose avec l’autre français ? Et puis progressivement je me fais un autre film : ne serait-ce pas Charlotte et Juliette qui se seraient disputées, même si je n’ai pas reconnu leur voix ? N’auraient-elles pas été agressées dans leur bungalow ? Evidemment, avec cette idée en tête, impossible de m’endormir et à 4h30 je sors avec ma lampe frontale pour voir si tout est normal dans leur bungalow rien à signaler et je me recouche et me rendors rapidement. Au réveil, je vais quand même les voir pour être certain que tout va bien : rien à signaler, elles n’ont rien vu, rien entendu ! En sortant de leur bungalow, je croise Ben l’air soucieux : « tu as entendu les cris ? » me dit-il « atroces ». Je lui réponds par l’affirmative. « C’était vous ? » Devant ma réponse négative, il insiste : « tu me jures que ce n’était pas vous ? » Lui aussi s’est fait un film, mais différent du mien : il a cru que, à cause de mes ronflements incessants, Anny a pété un plomb et a fini par me traiter de tous les noms. Il est sorti de sa chambre à 4h, n’a plus rien entendu mais n’a pu s’enlever cela de la tête et n’a pu se rendormir. C’est donc un grand soulagement pour lui de voir que ça n’a rien à voir avec nous, ce qui accrédite la thèse de la dispute au sein de la famille française, avec ou sans l’autre français ( on imagine évidemment des scénarios autour de cette thèse…). Les autres ont manifestement dormi comme des loirs et ne se sont rendus compte de rien. Juste le temps de manger le petit déjeuner et nous prenons le bateau pour Tulear, non sans avoir eu le droit une nouvelle fois à une haie d’honneur du personnel de l’hôtel comme lors de notre arrivée. Le français seul est également sur le départ nous n’osons pas lui demander s’il a lui aussi entendu les hurlements de la nuit. Il nous explique qu’il est arrivé à Madagascar avec son père mais que celui-ci a dû être évacué d’urgence vers la Réunion le lendemain de leur arrivée, victime d’une péritonite. Il a malgré tout continué son circuit et voyage donc seul depuis cet événement. Il nous raconte avoir eu la chance la veille lors d’une balade en pirogue avec un pêcheur du village de voir juste à proximité de l’embarcation des baleines, ce qui nous laisse quelques regrets. La mer est un peu plus formée qu’à l’aller et il nous faut 1h30 pour arriver à l’embarcadère où nous attendent Hery et Feno, qu’on est contents de retrouver après cette pause de 4 jours qui a fait du bien à tout le monde. Nous allons poster nos cartes postales écrites à Anakao et nous voilà repartis pour la remontée vers la Capitale, qu’on craint un peu, en particulier les longues heures de voiture sur une route souvent défoncée. Aujourd'hui, l’étape est assez courte puisqu’il faut 4h sur une route en bon état pour retourner au Jardin du Roy. Après 70 kms, nous nous arrêtons à un marché hebdomadaire où l’animation est à son comble en dehors des stands habituels nous avons droit aujourd’hui à des combats de coqs, jeux de cartes, dés et roulette ça joue sérieux et nous ne nous sentons pas forcément les bienvenus. Nous rachetons 2 cadenas en vue du retour et des cumbavas pour les ti punchs, n’ayant plus de citrons verts depuis la veille. La propagande continue à battre son plein et dans tous les villages traversés ce sont les derniers rassemblements avant les élections qui ont lieu en fin de semaine. Dans cette partie du pays, nous apercevons régulièrement des feux de broussaille, allumés par les éleveurs de zébus, censés permettre la repousse de jeunes herbes appréciées par le bétail. A l’heure de midi, nous arrivons au Parc National de Zombitse, un parc très peu connu et quasiment pas décrit ( à part dans le Petit Futé ) dans les guides. On imagine que la visite ne sera pas mémorable mais ça va au moins permettre de couper le trajet. Avant de débuter la visite, nous dégustons le pique-nique préparé par Hery et Feno : une salade de pommes de terre accompagnée de poisson fumé et de saucisses porc-zébu.



Après ce repas copieux, nous rencontrons nos 2 guides locaux ( l’un guide, l’autre rabat ), 2 frères prénommés Lucien et Sélin. Cette visite est une des bonnes surprise du voyage parce qu’en 1 h et en marchant 2 kilomètres, nous avons la chance de voir des papillons, des oiseaux, des lémuriens ( 3 variétés, 2 nocturnes et 1 diurne, des lémuriens , blancs magnifiques ), un gros caméléon, des baobabs géants, des plantes médicinales ( on apprend à cette occasion qu’une espèce de pandanus soigne la syphilis )…..C’est vraiment un parc à conseiller, facilement accessible, permettant de voir beaucoup d’espèces en peu de temps, et avec des guides adorables, ravis de pouvoir faire partager leurs connaissances et faire découvrir les richesses de leur pays. Arrivés à l’entrée du massif de l’Isalo vers 16h, nous faisons un petit détour par la « fenêtre de l’Isalo » pour la classique photo de fin de journée. Hery nous gratifie d’une blague bien emmenée et que personne n’a vu venir : « c’est qui le président avant Sarkosy ? » « Chirac » « Jacques Chirac a inauguré beaucoup de monuments à Madagascar ». Et, alors qu’on arrive sur le site de la Fenêtre de l’Isalo, il nous dit : « il est là le président » et c’est alors que se dresse devant nous dans la roche le profil de Chirac, ou plutôt de sa marionnette des guignols. Hery nous a bien manœuvrés sur ce coup et il n’est pas peu fier de lui. Nous faisons le tour du rocher pour trouver le meilleur angle de vue pour la photo et certains d’entre nous s’adonnent à un jeu dont le but est de parvenir à lancer en 7 coups au maximum un caillou dans le petit trou de rocher à côté de la grande fenêtre. En cas de réussite, on peut faire un vœu. Ben est le seul à réussir brillamment, dès son 2ème lancer. De retour au Jardin du Roy après 1 semaine, nous sommes accueillis chaleureusement par l’ensemble de l’équipe, à l’accueil, au bar, comme au restaurant. Le serveur du restaurant n’hésite d’ailleurs plus à plaisanter avec nous. Manifestement les affaires reprennent et les touristes sont de retour puisque ce sont 75 couverts qui sont prévus ce soir. Malheureusement, le pavé de zébu mémorable de la dernière fois n’est pas au menu où sont proposés des plats un peu plus typés, à savoir de la langue de zébu et du pavé de sanglier. Nous n’avons pas perdu nos bonnes habitudes et la soirée se termine par une citronnelle suivie d’un rhum arrangé.

Lundi 27 juillet : Isalo-Ranomafana. Aujourd’hui, c’est la grande journée de route puisque 7 heures sont prévues, ce qui laisse peu de place aux arrêts et aux visites. Nous appréhendons d’autant plus cette journée que c’est le retour vers les températures plus fraîches, voire l’humidité puisque Ranomafana a une réputation de microclimat humide, c’est-à-dire qu’il y a la saison des pluies et la saison où il pleut. Nous prenons notre petit déjeuner à 7h30 pour un départ à 8h00. Nous quittons avec un pincement au cœur le Jardin du Roy, sachant que pour les 2 prochaines nuits le standing de l’hôtellerie va chuter assez brutalement et qu’on avait pris goût au confort. Nous nous arrêtons rapidement pour photographier la « tête de la reine » dans l’Isalo, mais pour le reste, les haltes sont rares. Depuis quelques jours ( ça occupe quand on roule ), nous avons pris l’habitude à tour de rôle ( Ben, Pierre et moi occupons l’un après l’autre la place de passager avant ) de prendre des photos de la vie quotidienne tout en roulant tous les jours et même plusieurs fois par jour, Ben demande à Feno de soulever la vierge accrochée à son rétroviseur intérieur et lui fait nettoyer la vitre avant pour qu’il n’y ait aucune poussière parasite. C’est à ce genre de petits détails qu’on reconnaît les pros ! Une autre façon de nous occuper c’est d’apprendre le malgache avec Hery, du moins quelques mots : en dehors de Salama et Veloma, les expressions le plus souvent utilisées pendant le séjour sont i vaovao (comment ça va) auquel on répond par tsy misy vaovao ( rien de neuf ). Quelques autres mots appris ( et souvent vite oubliés ) : misaotra (merci), manao ahoana ianao ( comment ça va), tonga soa (bienvenue ), fady (interdit ), tsia (non ), tsara (beau), firy (combien), mazotoa homana (bon appétit) , moka (moustique), fidio (voter)….Aujourd’hui l’expression du jour est « malai lai »(orthographe non garantie ) qui signifie ça gratte. Ben aime beaucoup et tous les gens qu’il rencontre aujourd’hui ont droit systématiquement à Salama, i vaovao, malai lai, veloma. Le premier arrêt digne de ce nom a lieu à Ambalavao le temps qu’Hery se ravitaille dans un restaurant pour le pique-nique, nous faisons un rapide tour du marché. Ben, comme souvent, fait son show ( on se demande s’il est shooté à la coke depuis le début des vacances ) et se fait remarquer, notamment lorsqu’en partant il lance à tue-tête un « Veloma » qui fait rire tous les malgaches qui lui répondent en cœur. Quelques kilomètres après Ambalavao, nous nous arrêtons après 4 heures de route pour manger au bord de la route. Au menu : samousas, riz cantonnais et beignets de poisson pleins d’arêtes (ce qui bloque tout net Ben dans sa dégustation ). Ce n’est pas le meilleur pique-nique du voyage, loin s’en faut….Il nous reste des tee shirts à distribuer et nous en donnons à 3 jeunes qui nous observent depuis un moment, dont 2 se mettent à faire du karaté avec Pierre dont la souplesse légendaire fait encore des merveilles à cette occasion. Arrivés à Fiana à 15h, Hery a le mauvais goût de nous rappeler en plaisantant l’épisode du Père Pedro en général il a beaucoup d’humour mais pour cette fois il aurait pu s’abstenir et il évite de peu une remarque acerbe de notre part. Nous faisons un arrêt rapide à la poste, Ben ayant besoin d’acheter un timbre et de poster une dernière carte postale pendant ce temps, dans le minibus, nous prenons l’appareil photo de Ben et en profitons pour faire des selfies tout en faisant des grimaces, ce qui fait marrer des jeunes malgaches qui ont repéré notre manège. Fianarantsoa n’échappe pas à la propagande, et après Léon Cu, c’est une autre candidate qui fait parler d’elle : d’après Hery elle est connue comme le sosie de Nana Mouskouri alors que Ben et Pierre trouvent qu’elle est le portrait craché d’Audrey Pulvar. On aime toujours autant l’atmosphère de cette ville mais il nous faut continuer notre chemin et ce qu’on apprécie beaucoup moins c’est la portion de route défoncée déjà empruntée à l’aller. Par contre, après l’embranchement vers Ranomafana, les 30 derniers kilomètres se font sur une route sinueuse mais en bon état. Hery nous gratifie encore d’une blague absurde ( une devinette cette fois ) : pourquoi le mot banane commence par un B alors que normalement ça commence par un N ? On se creuse la tête pendant ¼ d’heure sans parvenir à trouver la bonne réponse. La réponse est en fait évidente : normalement commence par un N ! Mais telle qu’il l’a présentée, on est tous tombés dans le panneau. A cette devinette, Charlotte répond par 2 blagues carambar. En fin de parcours, Hery passe un coup de téléphone et on voit que quelque chose ne tourne pas rond après avoir raccroché, il s’avère que l’hôtel Centrest ne nous attend pas, tout comme le ravitaillement de ce midi au restaurant avait été oublié. Rien de grave cependant, l’hôtel n’est pas complet ( ce serait un comble ! ) et des chambres sont disponibles. Nous arrivons à l’hôtel peu avant 17 h, épuisés, mais ce n’est pas fini car une visite est prévue au jardin de plantes exotiques, notamment d’orchidées, propriété de l’hôtel et situé à 10 kms, ce qu’on ignorait. Il fait déjà presque nuit quand nous arrivons, le guide ne parle pas français et le jardin n’a rien d’exceptionnel, d’autant que les orchidées ne sont pas en fleur. C’est vraiment une visite sans grand intérêt, dont on aurait pu se passer après cette journée éprouvante. A la sortie, nous remercions notre guide qui à notre merci répond « non merci ». Désormais, nous répondrons aux mercis par un non merci jusqu’à la fin du séjour. Il fait bien sûr nuit noire quand nous arrivons à l’hôtel. Est-ce la réservation qui avait été oubliée ? En tout cas, nous nous retrouvons tous les 4 avec une chambre pour 4 avec des lits alignés et à peine la place pour étaler les bagages sans compter la marche dans les toilettes qui risque d’en gêner plus d’un pendant la nuit. N’ayant pas le courage de préparer notre traditionnel apéritif dans cette chambre, nous préférons le prendre à table au restaurant. Pour le repas, et alors que j’ai prévenu en arrivant « ici ne mangez surtout pas de poisson, vu l’éloignement de la mer », le menu est unique et heureuse surprise, le plat est une brochette de poisson avec du riz.. Ben qui a une sainte hantise des arêtes et qui a déjà dû recracher son beignet de poisson ce midi a la malchance de tomber une nouvelle fois sur une arête qui justement ( sans jeu de mot ) l’arrête net. Le dessert, une banane flambée, est lui excellent. Après ce repas correct sans plus, nous nous couchons assez tôt, fatigués par notre longue journée de route.

Mardi 28 juillet : Ranomafana – Ambositra. La nuit a été acceptable malgré la promiscuité et nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner. Aucun d’entre nous n’a eu le courage d’aller aux thermes voisins aux aurores comme proposé par Hery. Un taxi brousse a fini son parcours pendant la nuit contre le mur en contrebas de l’hôtel et il aura du mal à avoir une seconde vie, vu son état. A 8h, notre guide local, Angelin, nous retrouve sur le parking de l’hôtel où nous prenons le minibus jusqu’à l’entrée du Parc National de Ranomafana. Les craintes concernant le mauvais temps et la pluie se sont envolées et nous laissons nos kways dans le véhicule. Angelin passe du temps à nous expliquer l’historique du parc, la forêt primaire et secondaire, et les différentes espèces présentes il est d’ailleurs un peu bavard à notre goût car, pendant qu’il nous donne ces explications, plusieurs groupes nous passent sous le nez et nous craignons de nous retrouver trop nombreux dans la forêt. Il nous informe qu’une rabatteuse, Myriam, est déjà dans la forêt à repérer les lémuriens. Myriam est apprentie guide et elle fait son baptême du feu avec nous en nous donnant des informations sur le mode de vie des lémuriens. Angelin de son côté passe auprès de chacun de nous en nous disant à voix basse de poser des questions à Myriam pour la confronter à la réalité du métier de guide. Les sentiers sont bien tracés, presque trop. Le premier animal aperçu est un mini gecko en forme de feuille, quasiment impossible à distinguer. Puis c’est au tour des lémuriens ou gidro en malgache ( encore un nouveau mot, se prononçant guidrou, le moyen mnémotechnique étant Guy Roux ). Nous commençons par des lémuriens dorés, puis c’est un groupe imposant de lémuriens à front roux qui arrivent droit sur nous, en sautant de branche en branche puis s’immobilisent à 1 m de nous pour s’abreuver dans le creux d’un arbre. Aussitôt rassasiés, ils repartent comme ils sont arrivés et disparaissent rapidement dans la forêt. Lors de la promenade, nous avons l’occasion de voir 2 autres espèces de lémuriens, 1 groupe de 2 lémuriens diurnes et 1 groupe de 3 nocturnes. La promenade en forêt est très agréable et nous traversons des bambouseraies et observons de magnifiques fougères arborescentes. Angelin se met soudain à entonner la Marseillaise qu’il connaît parfaitement, puis l’hymne malgache. Après 3h de marche, nous revenons au minibus où, comme d’habitude, Feno nous attend patiemment. Nous reprenons la route en direction d’Ambositra. A la fin de la RN25, peu de temps avant de retrouver la RN7 et sa portion défoncée, nous nous arrêtons au bord de la route, une famille étant en train de fabriquer des briques en latérite. Nous les interrogeons : ils fabriquent 1400 briques par jour et vendent chaque brique 14 ariarys. Le travail doit être très pénible et les hommes, les femmes comme les enfants mettent la main à la pâte. La maman est fière de dire que sa fille est dans les premières élèves de sa classe et nous l’encourageons à continuer et à ne surtout pas arrêter l’école. Nous leur offrons les quelques vêtements qui nous restent et repartons vers le Nord. Nous nous arrêtons peu de temps après pour le pique-nique au menu du jour : sandwiches. Comme d’habitude, des enfants ne tardent pas à s’agglutiner pas très loin de nous tout en maintenant une distance de « sécurité ». A la fin du repas, comme la veille, Feno et Hery distribuent les restes aux enfants, qui ne se font pas prier. En se rapprochant d’Ambositra, les paysages sont vraiment magnifiques, la terre rouge et les rizières donnant des contrastes de couleur étonnants. Par contre, comme à l’aller dans la même région, les nuages sont de la partie et le temps se couvre de plus en plus. Hery, qui y a pris goût, nous pose de nouveau une colle : donnez 7 noms féminins français qui se terminent par un t. Après de longues minutes de réflexion, nous arrivons à 6 : dent, nuit, jument, mort, part, forêt. Hery, décidément très joueur , plutôt que de nous donner le 7ème , nous met tranquillement sur la voie et on finit par trouver le dernier mot : dot !



Peu avant Ambositra, nous voyons enfin quelques maisons avec cheminées, un peu incongrues à Mada. Après 4 h de route, nous arrivons enfin à destination et avant d’aller à l’hôtel nous faisons une halte pour observer un four à briques au bord de la route. L’hôtel est « l’Artisan », dont le gérant n’est autre que le propriétaire de l’atelier de marqueterie que nous avions visité à l’aller. C’est un établissement assez moyen, très bruyant et d’un confort correct sans plus. Le restaurant lui-même laisse à désirer. Un groupe local joue des airs pas très entraînants sur des instruments traditionnels leur CD est en vente 20 000 ariarys. La clientèle est diverse et variée : il y a des locaux, des touristes comme nous, mais aussi un groupe de mormons en costume cravate et des coréens très bruyants qui jouent avec leurs liasses de billets et dont on apprendra le lendemain qu’ils sont là pour acheter des pierres précieuses. Le dîner est le summum de notre voyage en terme de repas pris à l’hôtel là non plus, comme la veille, nous n’avons pas le choix et, après une soupe en entrée, le plat est un mélange de spécialités malgaches accompagnées de riz et de rougail-tomate : du zébu bouilli, du porc-pois chiches, manioc-porc, brèdes-porc. L’ensemble va du potable à l’immangeable, la palme du plus mauvais allant au manioc. C’est tellement peu dans nos goûts que chacun de nous met un temps infini à avaler ne serait-ce qu’une bouchée. On a l’impression en regardant le voisin qu’il est en train de brouter de l’herbe ou de mâcher un chewing gum géant. Autant dire que les assiettes sont presque pleines quand le serveur vient débarrasser la table on a beau se justifier comme on peut et bredouiller que c’était bon mais trop copieux, il a l’air atterré et c’est vrai que c’est désolant de gaspiller autant de nourriture dans un pays aussi pauvre. Après ce repas mémorable, nous allons nous coucher.

Mercredi 29 juillet : Ambositra-Antananarivo. Ce matin, le réveil est un peu laborieux, le dos ayant souffert de la dureté du matelas de notre lit. Par ailleurs, cette satanée marche ( comme au Centrest la veille ) entre la chambre et la salle de bain nous a joué des tours en pleine nuit et le gros orteil s’en souvient encore. Au lever, Charlotte, la plus grosse consommatrice de médicaments du voyage, qui n’en est plus à un problème près, s’est tapée dans la table de nuit et a un gros hématome à la cheville. Pour le petit déjeuner, c’est l’habituelle commande : 2 cafés, 3 thés et un chocolat, accompagnés de pain ( encore un exemple de l’influence française car c’est un des rares pays où le pain est du vrai pain comme chez nous ). Partis à 8h, nous rencontrons sur la route les habituels camions THB et STAR ( les bières locales ) et toujours ces taxis brousse chargés au maximum aujourd’hui, au cours de la journée, nous voyons à plusieurs reprises des taxis brousse portant sur le toit un cercueil orné d’un drapeau malgache Hery nous explique que le côté où se situe le drapeau permet de savoir s’il s’agit d’un retour du corps dans son village pour un enterrement ou pour un retournement des morts. Après 2 heures de route, nous arrivons à Antsirabe où nous visitons la confiserie Marcel après une démonstration de la fabrication des bonbons ( c’est de l’artisanal pur et dur ! ), nous achetons chacun plusieurs sachets à différents parfums, puis reprenons notre route vers Tana. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de propagande autorisé, les élections communales ayant lieu vendredi, et c’est l’effervescence dans tous les villages traversés. A 13h, nous arrivons à Ambatolampy au restaurant « le rendez-vous des pêcheurs », qu’on devrait plutôt appeler « le rendez-vous des vazahas » car la clientèle est exclusivement composée de petits groupes de touristes accompagnés de leur guide. Après un plat (zébu pour les uns, bolognaises pour les autres ) accompagné pour Ben et Pierre par une Skol, moins bonne que la THB, nous repartons pour nous arrêter quelques centaines de mètres plus loin, à la fabrique de cocottes en aluminium. La visite, qui dure près d’une heure, est très intéressante et elle nous permet de voir toutes les étapes de la fabrication de ces fameuses cocottes qu’on retrouve partout dans l’île les ouvriers, pour certains des ados, travaillent dans des conditions épouvantables, dans la chaleur, la fumée, la poussière de métal, surveillés par une vieille pas commode. La médecine et l’inspection du travail, ils ne connaissent pas ici, et ces jeunes ne doivent pas faire de vieux os à travailler dans de telles conditions. La boutique est un peu décevante et nous nous contentons d’acheter un petit baobab pour le souvenir. La route jusqu’à la capitale se déroule sans encombre et nous arrivons à l’entrée de la ville peu avant 16h. Là nous assistons à une scène cocasse : au moment où nous arrivons à leur hauteur, 2 cortèges de propagande se croisent, des partisans de Marc Ravalomananna ( au pouvoir jusqu’à 2009 et que beaucoup voudraient voir revenir au pouvoir, c’est sa femme qui se présente à la mairie de Tana ) et ceux d’Andry Rajoelina ( le DJ comme ils l’appellent, ancien président de la transition à partir de 2009). C’est l’allégresse générale, c’est à qui va manifester de la façon la plus bruyante et nous-mêmes, dans notre minibus, nous les encourageons à en faire encore plus en levant les bras et en criant. Pensant être quasiment arrivés à notre hôtel, nous déchantons vite, Tana n’ayant rien à envier à Paris en terme de bouchons nous découvrons lors de la traversée de la ville la grande misère qui y règne, certains vivant sous des cartons, d’autres faisant un feu en pleine rue pour se réchauffer. Cette misère engendre bien sûr beaucoup d’insécurité et Hery nous conseille de bloquer nos portes, les agressions n’étant pas rares en pleine rue. Pour occuper le temps, la traversée de la ville nous paraissant interminable, nous nous mettons à photographier les voitures, notamment les taxis qui nous rappellent notre jeunesse : 2CV, 4L, Diane, 204, 404, …….tous les vieux modèles vivent ici une seconde jeunesse. Ben s’étonne qu’il n’y ait pas de feux tricolores ni de panneaux : il y en a eu à une époque mais ils ont tous été volés et le métal a été recyclé pour un autre usage… Après plus d’1 heure à avancer au pas, nous finissons par atteindre notre hôtel, le « Tamboho », un établissement luxueux situé dans une sorte de ghetto comprenant également un supermarché et de nombreuses boutiques de luxe, l’ensemble étant barricadé et surveillé. L’hôtel est situé dans un cadre superbe, au bord d’un lac en pleine ville. L’inconvénient de ce lac, ce sont les moustiques puisque dès qu’on sort de l’hôtel on est assaillis ( Charlotte et Juliette l’ont testé en allant à la piscine de l’hôtel ) en fin d’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché, notamment pour les apéritifs des derniers jours ( on y trouve des « caca pigeon » comme chez Brigitte ). Les chambres du Tamboho sont vraiment très spacieuses et l’hôtel offre quelques services appréciables, notamment des boissons fraîches sont en libre-service dans les couloirs. Le restaurant lui n’est pas tout à fait à la hauteur du standing : au dîner, l’entrée et le plat sont corrects mais pas exceptionnels et c’est surtout le dessert, un ananas confit, qui fait l’unanimité contre lui : dur et hyper écoeurant.

Jeudi 30 juillet : Antananarivo-Andasibe. Contrairement au dîner de la veille, le petit déjeuner sous forme de buffet est délicieux c’est le meilleur de notre séjour. La journée étant chargée, Hery nous a donné rendez-vous à 7h30. Comme d’habitude, c’est le même rituel : avant le petit déjeuner, c’est-à-dire une trentaine de minutes avant le départ prévu, nous descendons nos bagages au minibus pour que Feno et Hery les installent sur le toit, ce qui permet de gagner du temps. Nous prenons la route du nord en direction de la colline sacrée d’Ambohimanga située à 15 kms de la capitale ; comme la veille la circulation est très dense et nous progressons lentement. En chemin, une construction attire notre attention il s’agit d’arènes immenses, aux couleurs du parti d’Andry le DJ, qui ont été construites pendant son « règne » et prévues pour des concerts. Un exemple parmi tant d’autre de la mégalomanie de ce Président de la Transition qui par contre a oublié lors de son mandat les routes et l’éducation. A 8h30, nous arrivons à Ambohimanga, la « colline bleue ». C’est sur cette colline qu’est édifiée l’ancienne cité sacrée, berceau du royaume Merina. A l’entrée du site, bien que ne comprenant pas le malgache, on voit que quelque chose ne va pas car la discussion entre la personne à l’entrée et Hery paraît agitée. Ayant vu la veille dans le Routard et le Petit Fûté que le site ouvrait à 9h, je demande si on est arrivés trop tôt. Hery répond que les horaires ont changé et qu’il nous faudra attendre 30 mn. En dehors du fait qu’on aurait pu dormir 30 mn de plus, on aurait apprécié qu’au lieu de nous raconter des bobards il nous dise qu’il s’est trompé, ce qui peut arriver à tout le monde. Cette attitude nous agace un peu. A 9h, notre guide locale Noro ( prononcer Nourou ) commence la visite d’1h, très intéressante. Il s’agit du seul site malgache classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le Rova, enceinte fortifiée qui renferme la case où vécut le roi Andrianampoinimerina, 2 pavillons en bois avec étage ou venaient séjourner les reines Ranavalona I et II, un parc à bœufs et les bassins sacrés où se baignaient les reines. On est loin du faste des demeures de la même époque des rois et reines en France et dans d’autres pays européens. Une petite anecdote qui nous a fait rire : dans le pavillon en bois se trouvent des photos des 2 reines, l’une gentille, l’autre méchante. Alors que chaque reine a un air sérieux sur sa photo, Noro nous dit « vous voyez tout de suite sur les photos que l’une est gentille et l’autre méchante »…. Forcément, c’est plus facile quand on connaît l’histoire…On ne lui a pas demandé de dire à partir de la photo de passeport de Pierre ( où il ressemble à un terroriste ) s’il était gentil ou méchant…. Après cette visite d’un des rares sites historiques de Madagascar, il nous faut de nouveau traverser Tana pour emprunter la RN2 qui part vers l’est en direction de Tamatave pas de miracle, cette traversée est une nouvelle fois interminable, et nous ne sommes pas mécontents de nous engager sur la RN2 d’après Hery, la route est en bon état, ce qui se confirme dans les faits et nous progressons rapidement vers l’est. Les paysages sont moins intéressants que sur la RN7 et nous faisons le trajet d’une seule traite jusqu’à Moramanga, où nous arrivons à 13h30. C’est une ville où l’oncle de Ben, militaire, a vécu dans les années 50 il est d’abord venu après les événements de 1947 puis est revenu en 1958 au moment de la proclamation de l’indépendance. Nous nous arrêtons au restaurant « le Coq d’Or », un restaurant chinois. Au menu, c’est Misao pour Anny, Pierre, Juliette et Charlotte, Poulet-Coco pour Ben et canard laqué, soit disant la spécialité de la maison, pour moi. Le canard laqué n’a de laqué que le nom et il est tellement gras qu’on a bien du mal à trouver un morceau de maigre. Mauvais choix ! En sortant de table, Hery nous propose d’aller visiter le musée de la gendarmerie, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Nous sommes accueillis par le gendarme de 1ère classe Zo ( qui ne se rappelle plus s’il est 1ère ou 2ème classe ). Le musée est composé de plusieurs sections : criminologie, histoire de la gendarmerie, véhicules de collection….C’est potentiellement intéressant mais nous ne sommes pas très motivés pour cette visite et vu le nombre de visiteurs annuels, ce musée n’attire pas grand monde. Après cette visite vraiment pas incontournable, nous continuons notre route vers Andasible où nous arrivons vers 16h. L’Andasibe Hôtel, établissement agréable, est situé en pleine forêt, à quelques centaines de mètres du parc national où nous irons demain. En cette fin d’après-midi, nous allons sans les filles nous promener à pied à Andasibe, village à l’ambiance western avec ses petites maisons en bois. Nous sommes surpris par l’indifférence des habitants qui contrairement à d’habitude ne nous saluent pas spontanément même les enfants ne nous gratifient pas de « Bonbons vazahas ». On a déjà remarqué cette attitude dans la journée quand, en traversant les villages, nous avons salué les habitants. Est-ce une certaine réserve naturelle dans cette partie du pays ou une habitude des touristes ? La visite du village est sympa et on finit quand même par distribuer quelques bonbons et crayons à des enfants.



Avant le repas du soir, nous retrouvons comme tous les soirs Hery et Feno pour le briefing du lendemain Hery nous annonce qu’après avoir rencontré notre guide local de demain, celui-ci lui a dit qu’avec notre véhicule il nous serait impossible de nous rendre à la Réserve de Mantadia, la piste pour s’y rendre étant impraticable sans 4x4. Nous nous contenterons donc de la réserve Indri Indri le matin et pour l’après-midi on trouvera une autre visite. Le dîner est correct mais nous commençons sérieusement à saturer de la nourriture locale et de ce côté-là il est temps qu’on rentre en France.

Vendredi 31 juillet : Réserve d’Andasibe. Le jour tant attendu est arrivé : c’est aujourd’hui qu’ont lieu ces fameuses élections communales dont Hery nous parle depuis plus de 15 jours et à cette occasion la journée a été décrétée fériée. Nous partons à 8h pour la visite. Ben fait la gueule ce matin car il ne retrouve plus la pierre précieuse achetée chez Joseph et cela fait déjà 2-3 jours que ça le travaille. Il est sûr de l’avoir laissée dans le minibus pendant notre escapade à Anakao et depuis il n’arrive pas à mettre la main dessus. La veille au soir, lors du briefing, il en a parlé à Feno et Hery en leur demandant s’ils pourraient regarder dans le minibus et voir si le petit paquet ne s’est pas « caché » dans un coin peu accessible. Devant leur réponse négative ce matin, il ne desserre pas les dents, persuadé de ne pas l’avoir perdu lui-même et commençant à avoir des doutes…Heureusement, il va se dérider au fur et à mesure de la matinée… Arrivés à l’entrée de la Réserve Indri Indri, nous sommes accueillis par notre guide local Patrice. Ici, pas de rabatteur, les lémuriens ayant des territoires connus des guides. Comme à Ranomafana, le temps est magnifique et la forêt humide ne l’est finalement pas tant que ça. Ça nous promet des lémuriens en pagaille ! Assez rapidement nous apercevons notre premier groupe de lémuriens, des propithèques à diadème. Nous les observons durant de longues minutes et dans d’excellentes conditions, le nombre limité de groupes de touristes ne gâchant pas le spectacle. Ce sont ensuite des lémuriens marrons ( fulvus ) et le clou du spectacle et la vedette de cette réserve est bien sûr l’Indri Indri, qu’on ne tarde pas à apercevoir après avoir entendu à plusieurs reprises ses cris perçants résonner dans la forêt ( ils peuvent s’entendre à 3 kms ). C’est le plus gros des lémuriens ( il peut peser plus de 10 kgs ) et il se distingue des autres espèces en ayant un moignon de queue. Ses grandes oreilles et son pelage noir et blanc lui donnent un aspect de grosse peluche. On ne se lasse pas de les regarder leur cri est encore plus impressionnant de près et est vraiment déchirant, ce qui explique sa portée de plusieurs kilomètres. Juliette et Ben, qui ont un gros zoom à leur appareil photo, ont réussi des clichés superbes et nous rendent un peu jaloux. Après cette longue observation des lémuriens, nous continuons notre exploration de la forêt en passant par un endroit appelé le Lac Vert. Les températures étant fraîches en cette saison, les caméléons restent cachés et ne se laissent malheureusement observer. Par contre, juste à côté du Lac Vert, nous avons la surprise de trouver un boa d’1 m de long, enroulé et en pleine sieste, légèrement en contrebas du chemin. Après cette découverte, nous poursuivons la visite dans la partie plus sauvage de la forêt où le relief est plus marqué et les sentiers moins tracés. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apercevoir d’autres lémuriens lors de ce dernier tronçon. Une fois revenus au bord du Lac Vert, Patrice se met à sortir des sacs à pain et autres tissus brodés qu’il nous demande d’acheter pour aider les femmes de la communauté qui soit disant les ont tissés. On se sent un peu pris en otages car rien ne dit d’une part que cela vienne des femmes du village et d’autre part que ce ne sera pas lui qui va empocher le gain de la vente. Malgré tout, Pierre et nous lui achetons chacun un sac. Après 4h de marche et de découverte de cette magnifique réserve, nous arrivons au parking où Patrice nous montre un mini caméléon, quasiment impossible à distinguer de la branche d’arbre sur laquelle il est posé. Feno nous attend avec le pique-nique que nous mangeons sur les tables installées à cet effet à l’entrée du parking. Le menu est copieux comme d’habitude : taboulé, légumes, poulet laqué dont nous régalons. Faute de pouvoir visiter la réserve de Mantadia, nous nous rendons à 14h au Vakoma Forest Lodge distant de quelques kilomètres. Ce lodge héberge un parc privé et une réserve de lémuriens situés sur un petit ilôt privé. Nous commençons par la réserve de lémuriens que nous atteignons par un trajet de quelques mètres en canoé. A peine arrivée sur la berge, les lémuriens ( fauves et à crinière ) s’approchent de nous et sautent sur nos épaules, attirés par les morceaux de bananes qu’on a pris soin de préparer avant. Il y a là aussi des singes capucins adorables. Ça fait un peu zoo ces lémuriens semi-apprivoisés ( Ben n’apprécie pas trop ), mais ils déclenchent des éclats de rire et des cris de surprise, certains d’entre nous se sentant plus ou moins à l’aise avec 1 ou 2 lémuriens sur l’épaule. Après cette récréation, nous allons visiter la réserve privée, guidés par Feno, par le nôtre mais un guide local. Nous commençons notre parcours par l’étang aux crocodiles qui nous permet d’apercevoir de beaux spécimens allongés sur la berge. Ben a l’humeur légère en ce début d’après-midi et il fait des petits commentaires moqueurs aux explications de Feno tout en gardant un air très sérieux ( par exemple, Feno nous dit « les crocodiles font partie de la famille des reptiles » auquel Ben répond « ah bon, ce sont des reptiles ??!! »). Pierre et moi, un peu en retrait de la conversation, sommes bidonnés. Heureusement il se calme assez rapidement parce le guide aurait fini par se rendre compte. La végétation est superbe : grands eucalyptus, fougères arborescentes, plantes médicinales….Au cours de la visite du parc, nous voyons d’autres animaux en captivité, des tortues radiées, un boa que Feno met sur les épaules de Charlotte, seule volontaire du groupe, et un fosa ( on a d’abord compris « faux chat » c’est un carnivore endémique de Madagascar, prédateur des lémuriens ). Nous traversons à 2 reprises le cours d’eau sur une passerelle suspendue, en équilibre plus ou moins précaire, ce qui donne quelques émotions à ceux qui sont sujets au vertige. Au final, c’est une promenade plus agréable qu’on ne le pensait malgré le côté « aménagé » et peu sauvage du site. Nous sommes de retour à l’hôtel à 16h30 pour notre dernière soirée complète à Madagascar. Le repas du soir confirme notre saturation pour la nourriture pendant le repas, Ben va sur le site de sa pharmacie et observe son personnel tout en faisant des commentaires. Charlotte trouve cela très intéressant et comme on peut envoyer désormais des ordonnances par mail, elle prend Ben en photo avec une bouteille de vin et l’envoie à la pharmacie avec un commentaire « le bonjour de Madagascar » ça fait sérieux…. Nous nous couchons avec un petit pincement au cœur car demain c’est déjà le départ pour la France.

Samedi 1er août : Andasibe-Antananarivo. Juliette a été malade durant la nuit, ce qui ne laisse augurer rien de bon pour le voyage retour. Anny est aussi toujours dérangée depuis quelques jours. Nous quittons l’hôtel à 8h. En chemin, nous passons dans le village où habite Hery il nous montre sa maison au loin, une grande maison blanche assez proche à vol d’oiseau mais distante de 14 kms par la route depuis que le pont qui y conduisait s’est effondré. Comme par ailleurs le maire n’est pas son meilleur ami et qu’il vient d’être élu aux élections communales, les travaux risquent d’attendre longtemps…Hery nous dit que dans un futur proche il aimerait se présenter aux élections, participant déjà activement à la vie de sa commune. A Tana c’est la femme de Ravalomanana qui a été élue, ce qui est une bonne nouvelle pour Hery.



A mi-chemin, nous nous arrêtons à la réserve de Péreyras, sorte de mini zoo un peu déglingué qui a comme principal intérêt d’approcher de très près de nombreuses variétés de caméléons. Notre guide est Richard. Plusieurs espèces sont ici en captivité : boas, crocodiles, papillons, chauve-souris, lézards, grenouilles, tanrecs ( animal proche du hérisson, endémique à Madagascar et rencontré notamment à Andasibe )…Le clou du spectacle, ce sont donc les caméléons, de toutes tailles et de toutes les couleurs Ben et Charlotte en portent un dans leurs bras et sont frappés par la froideur de sa peau. Richard nourrit l’un d’entre eux de sauterelles pour qu’on puisse le prendre en photo, mais sa langue est tellement longue et sort avec une telle vitesse qu’on n’arrive jamais à trouver le cadrage qui convient. Après 1h de visite, nous reprenons la route vers Tana et nous arrivons vers 13h15 au Grill du Rova, sur la Haute Ville, sans avoir trop à subir les bouchons, la circulation étant plus fluide le samedi. La propriétaire du restaurant est la femme d’Olivier, le directeur de l’agence Malagasy Tours, qui est lui aussi présent et avec qui nous discutons un moment de choses et d’autres, les élections, la situation à Madagascar, la grève d’Air Mada, et bien entendu notre changement de circuit sur l’ensemble des clients de l’agence, c’est pour nous que les modifications ont été les plus importantes. Il nous signale aussi qu’il espère encore pouvoir négocier avec le Coco Komba à Nosy Komba qui refuse de nous rembourser la ½ pension et les transports alors que les frais n’ont pas été engagés. Pour cet avant dernier repas, nous mangeons avec Hery et Feno ça sent la fin du voyage…. Le guide local qui nous fait la visite de la haute ville se prénomme Hery John c’est un étudiant en histoire, très cultivé qui rend la visite passionnante par ses grandes connaissances. Après une visite du Palais de La Reine, détruit en 1995 par un incendie et reconstruit en partie depuis, nous déambulons dans les rues de la Haute Ville, d’où la vue sur Tana et ses environs est splendide. Lors de notre balade, nous croisons un groupe entonnant des chants pour fêter un événement, alors qu’un jeune enfant, en pleurs, ne partage pas vraiment l’allégresse générale. Il s’agit en fait d’une cérémonie de circoncision, tradition ancestrale à Madagascar. Hery John nous explique qu’elle est pratiquée désormais de plus en plus de manière moderne car moins douloureuse et plus hygiénique cependant, la méthode traditionnelle, à la maison, a encore la faveur de beaucoup, pour des raisons de coût ou de respect de la tradition. Lors de la cérémonie, après avoir été coupé par un guérisseur traditionnel, le prépuce est avalé cru par le grand père avec de la banane pour faire passer le tout… Après cette visite très instructive, nous retrouvons Feno, tranquillement installé à regarder un match de foot avec son beau-frère encore quelques heures et il sera enfin débarrassé de nous ! Nous redescendons dans la ville moyenne où la recherche d’un magasin pour acheter des pierres est un échec ( celui qu’on avait conseillé à Hery est fermé depuis plusieurs mois ) et nous arrivons enfin à la Basse Ville, grouillante même le samedi. Alors que nous passons dans une petite ruelle à la périphérie de la ville, Hery fait arrêter le minibus à Feno et en descend sans rien dire on comprend rapidement qu’on est devant son hotely et que ce sont sa femme, sa fille et son fils qui sont là. Nous les saluons de la main et Hery remonte très rapidement dans le véhicule avec le « cadeau » de Ben, c’est-à-dire un CD de Jaojoby ( et autres musiques malgaches ). C’est vraiment une attention très sympa de la part d’Hery, que l’effet de surprise a rendu encore plus agréable. Arrivés à la sortie de la ville, nous nous arrêtons quelques minutes au Marché de la Digue, marché artisanal dédié aux touristes ces derniers étant peu nombreux, nous nous faisons harceler par les vendeurs. Alors qu’Hery nous a prévenu qu’il fallait négocier à 30% de baisse les achats, nous constatons rapidement d’après certains articles déjà vus ailleurs qu’il faut plutôt diviser par 3 le prix annoncé. Ben trouve son bonheur et achète 3 masques quasi-identiques à ceux qu’on avait dans nos bungalows à Anakao, certainement réalisés par le même artiste. Quant à nous, nous nous contentons de petites 2CV. Nous avions dit à Hery que nous aimerions ramener de la vanille de bonne qualité on lui a conseillé une adresse située juste à côté du « Bois Vert », notre premier hôtel qui sera aussi le dernier puisqu’il a été réservé aujourd’hui pour un Day use. Nous nous rendons donc à la nuit tombée à la boutique, dans laquelle sont vendues des épices nous sommes accueillis avec un rhum arrangé à la vanille délicieux, puis une présentation nous est faite sur la fabrication de la vanille. Tout cela donne l’eau à la bouche et nous sommes motivés pour acheter des gousses…..malheureusement absentes…On est venus spécialement pour acheter de la vanille, pour finalement apprendre qu’ils sont en rupture de stock. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous achetons de l’extrait ou de la poudre de vanille ainsi que du poivre. Au Bois Vert, 2 chambres nous ont été réservées et nous en profitons pour nous doucher et finir l’organisation des bagages par rapport à notre arrivée 3 semaines plus tôt, la température extérieure nous paraît beaucoup plus douce et on s’est déjà fait la réflexion les jours précédents. Est-ce une réalité ou nous sommes nous habitués au climat malgache ? Nous allons prendre notre dîner plus tard que d’habitude, notre départ pour l’aéroport étant prévu pour 22h15. La nourriture est très correcte mais beaucoup trop copieuse et le service est tellement lent qu’à peine fini notre repas, il est déjà temps de rejoindre Hery et Feno. Nous arrivons à l’aéroport à 22h30, soit plus de 3h avant notre vol prévu à 1h40. Nous faisons nos adieux à Hery et Feno après leur avoir remis leur pourboire ainsi que les commentaires pour l’agence. La file d’attente est encore un grand moment de la désorganisation malgache et on vit le même sketch qu’à l’aller, mais en pire. Il y a 2 bornes d’enregistrement électronique mais l’une d’entre elles ne fonctionne pas à la seconde borne, l’employée qui est là met un temps fou à saisir les données ( 10 mn par personne, sachant qu’on ne peut apparemment pas enregistrer tous les voyageurs d’une même réservation comme en France ) et nous laisse passer sans enregistrer. Aux guichets, il y a le nombre de personnes suffisant, mais là encore on ne comprend pas pourquoi ça avance à une allure d’escargot. Il nous faut 1h30 pour arriver à l’enregistrement des bagages et la file d’attente fait quasiment toute la longueur de l’aérogare avec des gens gesticulants, agacés par tant d’inefficacité. On finit par passer en salle d’embarquement et à 1h, l’embarquement commence. Là encore, c’est du gros délire et de l’irrationnel total puisqu’après avoir contrôlé nos cartes d’embarquement, une fois arrivés sur le tarmac, billet et passeport sont de nouveau vérifiés, et, cerise sur le gâteau, au pied de l’avion des tables sont installées pour un contrôle du contenu des bagages à main et une fouille au corps…A cette heure avancée, les passagers sont à bout. Un français derrière nous se lâche : « ils ne sont pas capables de faire des routes mais pour nous casser les c…. ils sont forts ». Bien entendu, avec une telle organisation, difficile d’envisager un décollage à l’heure et c’est avec une heure de retard que nous quittons Madagascar.

Dimanche 2 août : Antananarivo-France. Nous arrivons à Paris en fin de matinée, avec un peu de retard par rapport à l’horaire prévu. Pierre, et surtout Juliette, dont l’état ne s’est pas amélioré depuis la veille, ont vécu une nuit pour le moins agitée et les allers-retours aux toilettes ont été incessants. Juliette est apathique et la journée risque d’être longue pour elle, le transfert pour Brest n’étant pas prévu avant 16h30. Une fois les formalités de retour effectuées et les bagages (en totalité !! ) récupérés, nous quittons Pierre qui a un train pour Rennes à 14h. De notre côté, nous tuons le temps en attendant notre vol, et la fin du voyage se passe sans encombre et nous arrivons à Fouesnant peu avant 19h. On ne peut pas en dire autant de Ben : seul pendant le voyage à n’avoir quasiment pas eu de troubles digestifs, ça le prend dans le taxi qui le ramène de l’aéroport ( la salade verte de la veille au soir au Bois Vert ?) et il finit par se vider devant sa porte d’appartement sans parvenir à effectuer les derniers mètres qui le séparent de ses toilettes. Quant à Pierre, il a touché le gros lot nous recevons un SMS de sa part à 19h : son train est immobilisé sur la voie quelques kilomètres avant Rennes, un tracteur tombé sur la voie ayant été percuté par un autre train, bloquant totalement le trafic ferroviaire. Nous suivons en direct l’évolution de la situation et c’est finalement en car et avec 4h30 de retard qu’il arrive à bon port. Comme quoi il n’y a pas qu’à Mada qu’on rencontre des impondérables !! Un dernier épisode à relater, en relation avec le voyage : le remboursement du Coco Komba ! Le lendemain de notre retour, j’envoie un mail au Coco Komba pour connaître les raisons du non remboursement d’au moins une partie des sommes engagées ( 1100 euros dont presque 700 pour la ½ pension et les transferts ). L’hôtel me répond qu’ils n’ont été prévenus que la veille de notre arrivée prévue, soit le 27/7, de notre annulation ferme, alors que les achats de produits frais à Nosy Be avaient été effectués. Je m’étonne de cette réponse, ayant depuis belle lurette fait une croix sur cette partie du voyage. S’engagent alors pendant plus d’une semaine des échanges incessants de mails entre la direction de l’agence, le Coco Komba et moi. Lors du changement de notre circuit le 10/7, l’agence a annulé nos nuits au Coco Komba, que ces derniers ont refusé de rembourser. Les sommes versées étant perdues, Malagasy Tours a réactivé la réservation le 20, pour d’éventuels clients de dernière minute ( sans toutefois préciser à l’hôtel qu’il ne s’agissait pas de nous ), puis, faute de clients comme c’était prévisible, l’a de nouveau annulée le 27. Coco Komba, considérant avoir engagé des frais et subir par ailleurs un préjudice du fait des consos non bues ( notre réputation nous aurait-elle précédé ??) et des excursions non effectuées( !), refuse de rembourser quoi que ce soit. Après d’âpres négociations avec Olivier de l’agence, l’hôtel accepte de partager le remboursement de la ½ pension avec l’agence, à condition que ceci se fasse sous forme d’une remise de 5% sur les prochaines réservations de l’agence au Coco Komba. Trouvant que c’est une usine à gaz ( d’autant que ça revient à ce que l’agence nous rembourse en une fois pour de son côté ne se faire payer qu’en plusieurs ), Olivier mentionne que 350 euros à rembourser en 1 fois, ce n’est pas la mer à boire. Il précise aussi que, faute d’accord à l’amiable nous mettrons un avis salé sur le site Tripadvisor. C’en est trop pour l’hôtel qui accuse Olivier de chantage et refuse d’en faire plus. C’est donc à ce stade que se termine la discussion, l’agence nous remboursant 350 euros et l’hôtel rien….C’est franchement mesquin , d’autant que vu la conclusion de cette histoire et les mails musclés échangés, l’agence décide de ne plus travailler avec cet établissement. Je mets donc mon commentaire sur Tripadvisor ( le seul parmi des commentaires dithyrambiques ) auquel l’hôtel répondra quelques semaines plus tard, après m’avoir envoyé un mail explicatif ( on a tourné la page et on n’y répondra pas ).

Bilan du voyage. Ça a été un super voyage malgré le changement de circuit de dernière minute tout le monde a plutôt bien supporté les longues heures de route et le circuit s’est déroulé dans une excellente ambiance ( même les filles ne se sont quasiment jamais disputées ), y compris avec Hery et Feno. C’est un pays qui ne peut pas laisser indifférent, très pauvre mais avec des habitants d’une grande gentillesse et joie de vivre. Les paysages sont magnifiques et variés, de même que la faune. Toutes les étapes de notre périple ( y compris Ranomafana et Andasibe qui ont été rajoutées lors du changement de programme ) nous ont plu et aucune ne nous a paru inutile. Compte tenu de nos impressions et du fait que notre circuit initial a été sérieusement amputé, ce voyage en appelle certainement un autre, les centres d’intérêt étant multiples : Allée des Baobas et Tsingys, Ste Marie, Nord du pays avec Diego et les îles…Ce ne sera pas dans l’immédiat mais on y retournera c’est certain. Quant à l’insécurité, qui nous a un peu fait hésiter à choisir cette destination, nous ne l’avons pas du tout constatée durant notre séjour bien sûr il y a une grande misère, bien sûr l’ambiance est un peu glauque dans certaines villes ( Tulear, Tana..) mais jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Il faut dire que nous n’avons pas tenté le diable en étant accompagnés par un guide, en ne sortant jamais la nuit et en évitant de montrer des signes extérieurs de richesse. Concernant l’organisation du circuit, rien à dire, l’agence Malagasy Tours est à recommander : sérieuse, très réactive ( changement de circuit, valises..) et tarifs proposés corrects. L’hôtellerie choisie était d’un excellent niveau et même parfois carrément luxueuse ( Anakao, Isalo notamment ). Un 4x4 n’aurait pas été de trop pour effectuer le parcours ( ah cette piste jusqu’au Camp Catta !! ) mais cela nous aurait obligé à avoir 2 véhicules et nous y aurions perdu en ambiance. Nos 2 accompagnateurs : Feno, le chauffeur, était très discret, peu bavard ( alors qu’il comprenait très bien le français y compris des blagues d’une haute teneur intellectuelle ), très gentil et excellent conducteur Hery, notre guide, avait toujours un bon mot pour rire, et était très disponible et prévenant par contre nous avons un peu regretté son manque de culture et de connaissances profondes de son pays, même si les guides locaux dans les parcs connaissaient eux parfaitement leur sujet.

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