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Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop English translation pending
by Sarana · 2020-04-15 · 177 replies
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse : "Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde." "Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !" Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)

Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.

AU MENU

Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !

PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...

1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.

Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.

Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...

Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?



Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges

CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...

Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...

Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.



Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.

Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...

Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.

C'est quoi ce truc ?

Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.

Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.

Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.



Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?

L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .

La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.

Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.

Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.

C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.

Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...

Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !

Prochain épisode : le trafic de monnaie
Le premier jour English translation pending
by Atila · 2020-04-13 · 963 replies
Nous sommes le xx xx xxxx, jour de votre déconfinement, vous êtes guéri ou n'avez jamais été en contact avec le virus couronné. Qu'imaginez-vous faire en premier ? 😛

(Par simplicité, nous allons partir du principe que votre région est redevenue comme avant à défaut du monde.)
Happiness Settles in the Heart of the Maasai Mara
by Jety34 · 2020-04-06 · 122 replies
(October 2018).

This account of a short stay in Kenya was originally meant for our friends and family, but to pass the time—for both us and you—and to add some content to the increasingly quiet columns of Voyage Forum during these weeks of confinement, when travelers can only journey in their minds, we decided to share the 25 pages of my ramblings, illustrated with Yolande’s photos, from an extraordinary stay in the Maasai Mara National Reserve. We waited until the two previous discussions on this same topic, filled with stunning photos and started by Régis and then Claire—sometimes in agreement, sometimes differing but always full of insights—had quieted down a bit before jumping in. Well, we’ll give it a try.

Let’s clarify: one of us claims to be a beginner photographer, and the other is just an unrepentant dreamer and modest writer. We often pursued our passions separately—Yolande with her mentor and me with an incomparable tracker—so sometimes the photos don’t quite match the text, or vice versa.

We hope you enjoy reading this lengthy post, which is longer than usual in VF’s sections (except, of course, for Mr. Voyajou). A thousand apologies for straying off the beaten path.

Alright, here we go!





Les mythes touristiques English translation pending
by GeorgesOZ · 2020-04-04 · 213 replies
Les Mythes Touristiques

Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :

« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »

Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).

Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?

Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.

Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Afrique du Sud 2019: retour en terres africaines et premier road-trip en famille English translation pending
by Pir971 · 2020-04-03 · 112 replies
Heureux de retrouver le forum d’Afrique australe pour me replonger dans notre voyage de l’été dernier et le partager avec vous.

Bien que ce fut déjà mon 4ème voyage en Afrique du Sud celui-ci eut, dès la préparation, une saveur toute particulière puisque ça allait être notre premier voyage en famille depuis une éternité, et cette fois-ci les rôles étaient inversés puisque c’est moi qui allais faire découvrir à mes parents ma destination de cœur, l’Afrique. 🙂

La concordance des temps dans cette dernière phrase m’a achevé… Ce carnet s’annonce compliqué. 😄

C’est un voyage que nous avons donc réalisé à 5, mes parents, mes 2 jeunes frères et moi-même. Ma sœur n’ayant pas pu se joindre à nous et Alison, ma copine, ayant gardé ses congés pour notre voyage de Septembre en Tanzanie.

C’est un rêve qui, enfin, se réalisait puisque cela faisait plusieurs années que j’essayais d’organiser quelque chose en famille et c’est en rentrant d’Alaksa en Aout 2018 que mes parents se sont motivés pour visiter l’Afrique du Sud. J’ai donc eu quasiment 1an pour préparer ce magnifique voyage en parallèle de celui en Tanzanie avec Alison.

Le circuit se voulait tant classique que magnifique. 24 jours à travers l’Afrique du Sud, à mes yeux le plus beau pays du monde, de Joburg à Capetown.

J0 (06/07/19) : Paris -> Madrid -> Johannesburg J1 (07/07/19) : OR Tambo Int Airport -> Forever Blyde Canyon J2 (08/07/19) : Blyde River Canyon J3 (09/07/19) : Forever Blyde Canyon –> Kruger National Park J4 (10/07/19) : Kruger National Park J5 (11/07/19) : Kruger National Park J6 (12/07/19) : Kruger National Park J7 (13/07/19) : Kruger National Park J8 (14/07/19) : Kruger National Park -> Santa Lucia J9 (15/07/19) : Isimangaliso wetland Park J10 (16/07/19) : Hluhluwe-iMfolozi J11 (17/07/19) : Hluhluwe-iMfolozi J12 (18/07/19) : Hluhluwe-iMfolozi -> Golden Gate NP J13 (19/07/19) : Golden Gate NP J14 (20/07/19) : Golden Gate NP -> Mountain Zebra NP J15 (21/07/19) : Mountain Zebra NP J16 (22/07/19) : Mountain Zebra NP J17 (23/07/19) : Mountain Zebra NP ->Cambedoo NP J18 (24/07/19) : Cambedoo NP -> Addo Elephant NP J19 (25/07/19) : Addo Elephant NP -> De Hoop NR J20 (26/07/19) : De Hoop NR J21 (27/07/19) : De Hoop NR - Capetown J22 (28/07/19) : Capetown J23 (29/07/19) : Capetown J24 (30/07/19) : Capetown - Johannesburg J25 (31/07/19) : Soweto – Départ



Étant 5 grands gabarits la question du véhicule était délicate puisque c’est dans ce véhicule que nous allions passer le plus de temps, en safari ou sur la route. Nous avons finalement opté pour la location d’un Hyundai H1 chez Budget, option la plus économique et la plus confortable avec 7 places et une plus haute garde au sol pour mieux voir les animaux et le paysage.

Après 11 mois d’attente, début des vacances scolaires et départ de Guadeloupe le vendredi 5 Juillet, pour mes parents et mes frères que je rejoindrai sur Paris le lendemain avant de décoller pour Madrid puis Joburg, tous ensemble, le samedi 6 au soir.

See you in the bush ! (Bilan conseils et budget en fin de carnet.)
Cape Town and Kruger: 12 days in February with teens
by Aude073 · 2020-03-22 · 96 replies
Hi everyone,

I’d love to share a little travel journal from our 14-day/12-night road trip with our two teens (14 and 17) in February/March 2020. A huge thank you to all of you who helped me plan this trip to South Africa—your patience with my endless questions was amazing!



We left Lyon on Saturday, February 22 at 7:00 AM and arrived in Johannesburg at 10:00 PM after a short layover in Amsterdam. Flights cost 440 € per person (booked in October), with carry-on luggage. We added just one checked bag for the whole family (80 € round-trip with the free Flying Blue membership). Since we’d be moving around a lot, we packed light! In Lyon, we reserved parking at P5 in advance for 70 € for 14 days. The Air France/KLM flight was smooth. When we landed, we picked up our bags and had booked a night at the Aero Guest Lodge, just 5 minutes from the airport, with a free shuttle and breakfast. All you have to do is send a WhatsApp message when you arrive at the airport to let the shuttle driver know. The tricky part? Finding him in the terminal—he wasn’t holding a sign with the hotel’s name. 🤪 A South African called him for me since my English wasn’t great (and I had to get used to the accent 😛), and helped us spot the driver (who was actually less than 5 meters away!) with other guests. When we got to the hotel: all good, except we were 10 people in a van meant for 7. The room was spacious—one king-size bed and two single beds for the kids—with a simple but clean bathroom, a garden, pool, and breakfast (which we didn’t try). All for 65 €, so an awesome value!

After a restful night, we woke up at 6:00 AM to catch the shuttle back to the airport. Just a heads-up: there’s only one shuttle per hour in the morning, and Kulula canceled our 9:00 AM flight, moving it to 8:00 AM—so no time for breakfast (it starts at 6:30). We waited 15 minutes in the lovely garden for the driver, who dropped us off at the airport in 5 minutes. We checked in for our flight to Cape Town, which cost around 40 € (including two checked bags per person). We grabbed breakfast at the airport instead (less than 20 € for all four of us—one of the nice surprises of South Africa!), and arrived in Cape Town at 10:20 AM.

After quickly picking up our bags, we headed to the Avis counter and left with a Toyota Corolla for 80 € for 4 days (rented with the Flying Blue card—free additional driver). Everything’s on the left... not easy, but it works if you plan your route well. We drove to our Airbnb in Constantia. We were surprised to see animals, bikes, and pedestrians on the highway! We arrived around 11:30 AM at our rental—a huge house in the vineyards, in a super secure neighborhood, about 15-20 minutes from Hout Bay. It felt like Beverly Hills, but with super-high walls and barbed wire around the villas. 😕



We dropped off our bags, changed into shorts (it was around 30°C/86°F), and headed to the Bay Harbour Market in Hout Bay. We had lunch there—such a great vibe! We wandered through the stalls, everyone picked their own dish, and we sat down on the terrace. There was music, artisans of all kinds... a really nice moment.



I’d withdrawn 50 € before leaving... and that gave me change to pay the parking attendant. Lunch cost around 30 € for four, including food and drinks.



After browsing the artisan stalls, we headed to Hout Bay Beach near the restaurant, Marina Wharf (another small tip for the parking attendant—we’d have to get used to that!). We stopped to admire the sea lions. An ice cream for 1 €? No way we were saying no! 🙂





The fatigue was starting to hit, so we headed to the grocery store 10 minutes away (Constantia shopping center) and then had an aperitif in front of the vineyards, opening a delicious bottle of white wine.
Botswana-Namibie octobre 2019... le retour English translation pending
by Max68 · 2020-03-20 · 173 replies
Cette fois c’est à trois que nous ferons le voyage, un ami de longue date nous accompagnant.

A l’origine cela devait être notre premier voyage avec notre propre véhicule (stationné à Maun), malheureusement quelque temps avant mon contact sur place m’annonce qu’il y avait un « bruit » manifestement un problème au niveau de la boite de transfert. La pièce fautive devant venir d’Afrique du Sud le véhicule ne sera pas prêt pour notre venue. J’ai contacté Bushlore chez qui nous avions déjà loué un véhicule et ils nous ont appris qu’ils ont maintenant une agence à Maun et il ne leur reste plus qu’un Land Cruiser … nickel c’est la voiture reine sous ces latitudes. Nous acceptons, même si c’est plus cher que rouler avec notre propre véhicule, mais on n’a pas voulu annuler ou décaler le voyage.

C’est ainsi que nous partons, gaillards, de notre aéroport favori, Frankfurt le mardi 22 octobre à 22h40. Nous volerons sur Lufthansa. A titre d’information pour les futurs voyageurs, ça nous a couté moins cher d’acheter d’un côté un A/R FRA-JNB, de l’autre un JNB-MUB et en troisième un WDH-JNB, plutôt qu’un billet combiné.

Mercredi 23 octobre

Arrivée à 8h30 à JNB Vol BP212 Botswana Air à 11h20 … ça fait une longue escale ! Arrivée à Maun à 13h20

Sur place Bushlore nous attend, on va à leur agence faire l’état des lieux et remplir les papiers. Ensuite les courses, puis un tour chez Joe pour voir la voiture. Malheureusement, là il est déjà tard, on part de Maun vers 17h30 / 18h.

La piste de nuit vers Duncan Camp’s n’est pas top. On s’arrête une première fois demander notre route, le gars a les yeux rouges explosés … On voit une piste qui part à gauche et on voit les phares arriver de cette piste, chouette ça doit être là !... quand on arrive à leur hauteur on les hèle, dans le véhicule 4 noirs armés de fusils … aille, à mon avis ce sont des braconniers … pas cool tout ça.😮 On reprend la piste principale qui va vers Mababe. Le problème c’est que T4A ne connait pas la piste qui mène au camp et Osmand veut nous proposer des « raccourcis ». En fait il faut rester sur la piste principale jusqu’à ce qu’on croise un panneau indiquant le camp (de nuit c’est moins évident). La piste est très approximative et sablonneuse … ce qui devait arriver arriva, à un embranchement nous avons hésité entre deux ornières et on s’est ensablé. Ok, il fait nuit, ok on est au milieu de nulle part … pas de panique. Il ne faut surtout pas insister, on sort « tranquillement », on analyse la situation, pelletons un peu, une marche arrière, un choix d’ornières et c’est reparti. On navigue plus ou moins au cap car point de référence sur les cartes. Au bout d’un moment on voit de la lumière au loin et ouf c’est là !😎 Les gars du camp était venu à notre rencontre lorsqu’ils ont vu des phares se « promener ».

L’accueil a été chaleureux. Il n’y a que nous. Nous avons deux tentes sur les 4 dont dispose le camp. L’endroit est splendide au bord de la Thamalakane, l’ambiance aussi … incroyable, on n’arrive pas à s’imaginer qu’il y a encore quelques heures nous étions au milieu de la civilisation occidentale, frénétique. Qu’est-ce qu’on est bien.🙂 Ce n’est pas tout ça mais là il est temps de boire une petite bière …😛 Ensuite le chef viendra nous chercher, nous énoncera le menu. Vous n’imaginez pas comme on est bien là, seuls au milieu de la nature, avec les bruits des animaux, la douceur du climat, le sourire de nos hôtes et la bonne nourriture … génial nous sommes de nouveau en Afrique Australe. 🙂 😎





Vous l’aurez compris on recommande chaudement Duncan Camp ‘s. En revanche n’essayez pas d’y aller directement, réservation obligatoire et paiement soit par internet soit à Maun. La durée du trajet depuis Maun est de 1h30.

Version longue en cours de création ici
De Goa à Jaipur en 6 semaines cet hiver 2020 English translation pending
by An5 · 2020-03-20 · 85 replies
Notre motivation de ce 3 ème voyage en Inde et de visiter les sites de Ellora et Ajanta et c’est ce qui va déterminer notre trajet qui s’étale sur près de 6 semaines. En 2012 notre voyage s’était arrêté à Hampi et en 2017 notre voyage en Inde après le Gujarat avait commencé à Bhopal. Il a paru logique de commencer celui ci un peu au dessus de Hampi pour le terminer du moins dans sa première mouture vers Bundi. La préparation se fait avec les guides papiers classiques mais surtout en consultant VF et des blogs d’autres voyageurs. Sur VF, nous suivons les anciens et les nouveaux « forumeurs » à qui je n’hésite pas à demander des conseils et je remercie ici ceux nombreux avec qui je suis entrée en contact et ceux dont j’ai profité simplement et anonymement de leurs récits et interventions de manière plus passive. Voyager en Inde s’apprend et nos 3 voyages ont été formateurs. Le premier dans le sud avec chauffeur et soutien logistique d’une petite agence locale. Le deuxième au Gujarat avec chauffeur pendant 3 semaines et ensuite par nous mêmes de Bhopal à Dehli. Pour ce dernier on est prêt à voyager autant en transport en commun qu'en taxi, nous savons maintenant que ce n'est pas compliqué de se déplacer dans ce pays.

Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…

Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog
https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore... English translation pending
by Bibouns51 · 2020-03-17 · 508 replies
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...

24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée

Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...

Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...

Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !

Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !

Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
Self-drive in southwestern Uganda, February 2020
by Brycs23 · 2020-03-10 · 98 replies
Since I used this forum a lot to prepare our trip, here’s a little feedback from our 15-day self-drive adventure in southwestern Uganda. For those who have questions, don’t hesitate! I’ll do my best to answer them 😉

We’d already traveled quite a bit in South Africa and once in Namibia, always self-driving. When the idea of visiting Uganda came up, we debated—especially me 😛—whether to go solo or with a guide. My husband quickly convinced me to do it self-drive, so I started planning and organizing the trip accordingly. We began preparations and bookings in June 2019 for a trip scheduled during the first two weeks of February 2020. We deliberately chose to explore just a small part of Uganda and take our time. We traveled as a group of four, with our oldest son and his partner.

Here’s our itinerary: - February 1: Departure from Brussels, arrival and overnight in Entebbe - February 2: Drive to Lake Mburo and overnight there - February 3: Drive to Lake Bunyonyi and overnight there - February 4: Boat ride on the lake, then departure for Kisoro. Overnight there - February 5: Trek in Mount Mgahinga National Park for the youngsters. Overnight in Kisoro - February 6: Drive to Bwindi Impenetrable Forest. Overnight in Rushaga - February 7: Gorilla tracking in Rushaga. Overnight in Rushaga - February 8: Drive to Queen Elizabeth National Park – Southern sector – Overnight on the park’s edge - February 9: Morning in the southern sector of the park, then crossing to the northern part – Short safari in the late afternoon – Overnight by the Kazinga Channel - February 10: Safari and boat cruise – Second night on site - February 11: Drive to Kibale Forest – Overnight there - February 12: Chimpanzee tracking in the morning – Bigodi swamps in the afternoon – Second night there - February 13: Scenic drive to see the crater lakes + walk at Lake Nkuruba Nature Reserve – Third night there - February 14: Return to Entebbe - February 15: Morning boat ride in the Mabamba swamps – Afternoon by Lake Victoria and midnight flight to Brussels. That’s the broad outline of our trip.

We fell in love with this country: the people, the kids shouting "muzungu," the colors, the landscapes, the wildlife... But we were also saddened by the poverty in some villages and the child labor, especially in "quarries."

I’ll try to post a day-by-day account if it interests anyone.

Tanzanie – Février 2020 English translation pending
by Nancy · 2020-03-05 · 10 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

C’est pour assister à la Grande Migration des gnous que nous avons choisi cette période, cette destination et ces parcs. Nous voulions un safari entièrement axé sur l’observation des animaux. Juma, responsable d’une agence locale, a parfaitement répondu à nos attentes.

NOTRE SAFARI DE 11 JOURS :

Mar 18 Février – Vol Ethiopian Airlines Paris/Addis Abeba/Kilimandjaro - Arrivée à 12:50pm – Hôtel Tulia à Arusha Mer – PN Arusha – Hôtel Tulia à Arusha Jeu – PN Tarangire – Sangaiwe Tented Lodge Ven – PN Tarangire – Eileen’s Trees Inn Sam – PN Tarangire – Bougainvillea Safari Lodge Dim – PN Serengeti - Seronera – Into Wild Africa Tented Lodge Lun – PN Serengeti - Seronera – Into Wild Africa Tented Lodge Mar – PN Serengeti – Seronera et Ndutu – Savannah Camp Mer – PN Serengeti - Ndutu – Savannah Camp Jeu – PN Serengeti - Ndutu – Savannah Camp Ven – PN Ngorongoro Crater – Marera Valley Lodge Sam – PN Lake Manyara – Hôtel Tulia à Arusha Dim 1er Mars – Vol de retour à 5:35pm

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols Ethiopian Airlines : 645 € l’A/R Visa : 50 $ /p

Dépenses sur place : Prestation Safari : 8 000 $ Tips Driver : 325 $ Autres (boissons + tips lodges) : 120 €

J’avais changé 100 € en shillings dans un petit bureau de change à Arusha. Ils m’ont été bien utiles pour les petites dépenses dans les lodges (boissons et staff tip). Cela dit, ce n’était pas indispensable, on peut tout régler en US$. Pensez dans ce cas à avoir des petites coupures.

Budget total tout compris (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : 9 000 € Oui, c’est une grosse somme. C’est un voyage qui se prévoit. On arrive à un tel montant pour 3 raisons : la longue durée du safari (11 jours dans les Parcs Nationaux), le choix de privatiser un 4X4 à 2, la qualité des lodges. C’est un luxe qui se paie mais ça vaut le coup.

GUIDES (papier) : Aucun. J’ai obtenu toutes les informations que je cherchais en fouillant sur internet. Et j’ai délégué toute l’organisation à Juma.

VISAS : J’ai fait la demande en ligne ici :
https://eservices.immigration.go.tz/visa Fiable et rapide.

VOLS : Vols réguliers sur Ethiopian Airlines, avec escale à Addis Abeba. Horaires intéressants. Achetés directement sur leur site. Le petit aéroport Kilimandjaro (JRO) est situé à 1h de route de Arusha, proche des parcs du Nord de la Tanzanie. Attention, l’aéroport est sous-dimensionné. Prévoyez de la marge pour votre retour, les formalités prennent du temps (sécurité, check-in, douanes, re-sécurité …)

PRESTATION : Après plusieurs demandes de devis, j’ai fini par confier notre projet à Juma qui gère la petite agence locale Sumbi Extra Miles Safari avec 4 véhicules et 4 guides. C’est d’ailleurs sur VF que j’ai trouvé les coordonnées de Juma. Son excellente réputation (sur VF, Trip Advisor, GdR) n’est pas surfaite. Nous avons concocté notre programme ensemble par échange de mails quelques mois à l’avance. Échanges en français, rapide et efficace. Juma a su être à l’écoute de nos demandes particulières. Paiement d’un acompte de 30% par virement (en passant par notre banque) pour assurer la prestation. Le reste est payé sur place en US$ cash à l’arrivée. Aucune mauvaise surprise. En dehors des pourboires et de la petite bière du soir, tout est inclus, de l’arrivée à l’aéroport jusqu’à son retour.

Le pourboire du guide : c’est un budget important qu’il ne faut pas négliger. Juma nous avait conseillé de donner 25$ par jour de safari, pour nous 2. Tellement contents de la prestation d’Issa, notre chauffeur, nous avons été un peu plus généreux.

LODGE : On parle souvent de lodge. C’est en fait un ensemble de bungalows, en dur ou en toile de tente. Toutes les chambres que nous avons eues (que ce soit en dur ou en tente) étaient très spacieuses (vraiment spacieuses, parfois >30m² !) et disposaient de toutes les commodités en termes de sanitaires. Nous y avions de nombreuses prises électriques pour pouvoir recharger nos appareils, sauf à Savannah Camp où les prises étaient rassemblées sous la tente commune de restauration (et là, un chargeur multiple USB est bien utile). Tous disposent du wifi dans les parties communes. La qualité de tous ces lodges a de loin dépassé nos attentes. Sans être luxueux, c’est du très très bon niveau, confortables, plaisants, charmants, dans de beaux endroits.

Hôtel Tulia à Arusha Hôtel classique ici. Simple mais confortable. Trop excentré pour pouvoir profiter de la ville. Belle piscine agréable. Wifi partout y compris dans la chambre (c’est la seule fois).

Sangaiwe Tented Lodge Magnifique ensemble de tentes accrochées à flanc de montagne. Chaque tente est montée sur pilotis et terrasse de bois d’où l’on a une magnifique vue sur le lac Manyara. Piscine. Très proche d’une entrée du PN Tarangire. Une superbe adresse. C’était notre premier lodge, on a véritablement halluciné !

Eileen’s Trees Inn Ici, c’est du dur (pas des tentes). Chambre immense, toute confort, un poil monacal. Belle piscine dans un beau jardin. Un peu trop loin du PN Tarangire d’où nous venions et où nous retournions le lendemain. Nous aurions vraiment préféré rester au Sangaiwe mais manque de dispo nous a expliqué Juma.

Bougainvillea Safari Lodge Encore un ensemble en dur. Et encore une très belle piscine dans un beau jardin. Très jolie chambre, superbement décorée.

Into Wild Africa Tented Lodge Une grande tente commune pour les repas et les tentes des clients de part et d’autre pour y dormir. En pleine brousse ! D’ailleurs, après le repas, par sécurité, un membre du staff nous raccompagne jusqu’à notre tente. Devant notre entrée, nous découvrons un hippopotame, bien occupé à brouter. On s’incline et retournons prendre un thé à la tente commune en attendant que Monsieur veuille bien nous laisser rentrer chez nous ! Pas banal !

Savannah Camp Il s’agit ici d’un camp de tentes plus spartiate mais bourré de charme. Bien sûr, nous disposons toujours de WC, lavabo et douche. Néanmoins, la douche se prévoit puisqu’il faut demander à remplir le réservoir d’eau (mais le responsable devine et devance notre besoin). On est ici aussi en pleine savane. La sécurité est assurée par 2 adorables Masais. C’est ici que nous avons passé nos nuits les plus animés par les animaux (lions, hyènes, …) et dégusté nos meilleurs repas le soir.

Marera Valley Lodge En dur. Un gros coup de cœur pour ce magnifique lodge. Quasi luxueux. Grande piscine.

REPAS : Tous les repas sont inclus dans le coût du safari. Matin : petit déjeuner buffet (sauf à Savannah Camp mais on commandait ce qu’on voulait). Midi : lunch box, boite picnic fourni par le lodge. C’est copieux, un peu répétitif quand même au bout de 11 jours … Au Eileen’s et au Marera, on constitue sa boite soi-même à partir d’un buffet. C’est sympa. Dans les parcs, il existe des sites de picnic qui permettent de se dégourdir les jambes. Soir : repas au lodge. Toujours délicieux. La bière Serengeti est douce, la bouteille de 500ml est généralement à 3 $. Une remarque sur l’eau : nous n’en avons jamais manqué. Toutes les chambres sont garnies de bouteilles d’eau offertes, encore une bouteille dans le lunch box et une grosse provision dans le 4x4. Impossible d’être à court. On peut regretter toutefois l’utilisation massive des petites bouteilles en plastique. Nous avions apporté des gourdes pour un usage plus écolo. Elles sont restées dans le sac.

LE SAFARI : Les 4X4 sont quasiment tous les mêmes. Ce sont des Toyota Land Cruisers de 8 ou 9 places selon qu’ils disposent ou non d’une glacière : une place passager à côté du chauffeur puis 3 rangs de sièges (2, 2 et 3 places). A l’arrière, un hayon permet de charger nos sacs qu’Issa a toujours recouverts d’une couverture pour les protéger efficacement de la poussière. Le grand toit plat est escamotable. Dès l’entrée du parc, Issa le remonte en le soulevant verticalement de 60-70 cm. Debout, on peut ainsi profiter pleinement de la vue. Pour les plus petits (comme moi), il suffit de grimper sur les sièges pour avoir la tête et les bras à l’air libre. N’ayez pas de scrupule, tout le monde le fait. A 2 dans un 4X4, nous avions une liberté totale, naviguant entre les 3 rangées pour profiter du meilleur angle. Même quand le 4X4 roulait, nous restions debout, cheveux (ou ce qu’il en reste 😛) au vent. C’est magique ! Et grâce au toit qui reste en place, nous étions protégés du soleil. Les 4X4 disposent de prises électriques qui permettent de recharger les appareils. Pensez quand même à avoir un adaptateur (prise anglaise). Le nôtre ne disposait pas de glacière, ça ne nous a pas manqué.

Issa nous promène dans les parcs à un rythme lent qui permet de débusquer les animaux. Une CIBI l’aide à communiquer avec ses collègues et à être prévenu d’un bon plan (entendez par là, des fauves !). Dans ce cas, les 4X4 vont arriver et s’agglutiner autour des animaux en bonne harmonie. Personne ne se gêne. L’observation peut durer autant qu’on le souhaite : pour attendre que le léopard descende de son arbre, que la lionne accepte un nouveau câlin de son lion, que les guépards reprennent leurs jeux, que les éléphants terminent leur bain de boue, que les tisserins finissent l’élaboration de leur nid ou simplement, que la lumière soit meilleure pour la 36ème photo … La patience paie. A l’abri du soleil dans notre 4X4, nous avons ainsi profité de magnifiques scènes de vie. Parfois à quelques mètres des sujets.

Quelques conseils : - Vérifiez bien que votre 4X4 dispose d’un toit ouvrant. C’est essentiel. - Lors des safaris, portez des sandales, plus faciles et plus rapides à retirer pour monter sur les sièges. - Que vous soyez ou non amateurs de photos, procurez-vous une bonne paire de jumelles. Un téléobjectif ne les remplace pas. Pour l’occasion, nous avions acheté des Bushnell 10X42 (120€ environ). Parfaitement adaptées et, encore une fois, nécessaires. - Le cas échéant, apportez des serviettes de toilette qui permettront de protéger vos appareils photos de la poussière quand vous ne les utiliserez pas. - Soyez bien conscients qu’on passe de très longues heures à l’intérieur du 4X4 et qu’à 6, 7 ou 8, la liberté de mouvement et la facilité d’observation ne sont pas les mêmes qu’à 2, 3 ou 4. Bien sûr, le budget n’est pas le même.

Quelques mots sur les Parcs : PN Arusha : petit parc dans une belle forêt tropicale. Nous y verrons avec bonheur plusieurs groupes de remarquables singes colobes guérézas noir et blanc (seul endroit où les voir). PN Tarangire : le paradis des éléphants et des baobabs. PN Serengeti : la région centrale (Seronera) est très différente du sud (Ndutu). Nous voulions profiter de la Grande Migration et, à cette époque, les grands troupeaux de gnous sont dans le Ndutu pour la mise bas. C’est un spectacle unique. Attention, la Grande Migration est une boucle que les immenses troupeaux de gnous suivent immuablement tout au long de l’année. À chaque période de l’année correspond une région pour les y trouver. Cratère du Ngorongoro : très impressionnant, avec une belle diversité d’animaux. On s’y trouve un peu comme sur l’arche de Noé. PN de Manyara : splendide parc autour du grand lac Manyara. L’épaisse forêt tropicale y est splendide, peuplée de calaos à joues argent (quel nom !) et de grands groupes de singes (vervets, bleus, babouins) dont les facéties nous ont amusés pendant de longs moments.

Les parcs Tarangire et Serengeti sont suffisamment grands pour que, même en y passant plusieurs jours, on ne refasse pas le même circuit. Par exemple, le spectacle de la migration des gnous nous a occupés une grosse matinée. L’après-midi et le lendemain ont été consacrés à d’autre parties de la région. Une petite journée suffit pour descendre et traverser le Cratère du Ngorongoro. Les parcs d’Arusha et Manyara sont plus petits. Il nous a plu de commencer et de terminer par ces 2 parcs, moins riches en animaux mais tout mignons. Belle introduction en la matière, belle conclusion en douceur.

Chaque parc a son intérêt, sa végétation, ses spécificit��s et ses animaux de prédilection. Nous avons aussi apprécié la diversité des paysages, certains endroits sont absolument magnifiques. Nous avons eu la chance de voir tous les animaux que nous espérions observer dont de nombreux lions et lionnes (quasiment tous les jours), des léopards (à 4 reprises) et une fratrie de 3 jeunes guépards. Pour ne parler que des fauves. Soyez patients, attendez qu’ils se réveillent et qu’ils bougent. C’est alors toujours magique. Nous avons été très surpris de voir aussi nombre d’oiseaux multicolores merveilleux : rollier, choucador, barbican … tous plus colorés les uns que les autres. On n’y pense pas forcément quand on prépare un safari en Afrique.

Nous n’avons pas visité de villages Masai. C’était un choix délibéré. Notre objectif était l’observation des animaux, et cela seul.

SI C’ÉTAIT À REFAIRE : Même programme, même prestataire, même guide ! Rien à redire, pour nous, ce fut un sans-faute ! Non, 11 jours de safari ne nous ont pas lassés. Pas une seule minute. Les jours se suivent sans jamais se ressembler. Et c’est le cœur lourd que nous avons quitté Manyara, heureux mais jamais rassasiés de toutes ces belles rencontres. Nous sommes particulièrement sensibles au monde animal et très contemplatifs. Nous pourrions passer des heures à regarder les singes vervets s’amuser entre eux. Et plus d’une fois, les larmes me sont montées aux yeux tant la scène était belle et émouvante. Nous nous sommes souvent félicités d’avoir apporté des jumelles (vous remarquerez que j’insiste).

Comme notre vol était à 17h35, plutôt que de dormir à Arusha, nous aurions pu rester une nuit supplémentaire au Marera Valley Lodge (bien plus agréable que l’hôtel Tulia) tout proche du Lac Manyara, et être déposés le lendemain directement à l’aéroport. Mais c’est juste un détail.

DIVERS : L’accueil : très amical et très souriant. Nous avons vite appris quelques mots : jambo (bonjour), karibu (bienvenue), hakuna matata (pas de souci), asante (merci), polé polé (doucement) … La carte bancaire : inutilisée ! Je crois que c’est le 1er voyage où je n’ai pas eu besoin de la sortir. Le climat à cette époque : très agréable : 20-22°C en journée, un peu plus frais matin et soir. De fortes pluies pendant quelques nuits, rien dans la journée. Mais on sentait que la saison des pluies arrivait. Je pense que c’était limite. Malgré le toit, protégez-vous du soleil, notamment les avant-bras. Vêtements : lors des sorties, dans le 4X4 ouvert, on se salit beaucoup. Transpiration, vent et poussière ne font pas bon ménage. Le soir, un petit gilet peut parfois être le bienvenu mais polaire inutile L’affluence touristique à cette époque : on était en basse saison, et pourtant on croise déjà pas mal de 4X4 dans certains coins des grands parcs. Alors, qu’est-ce que ça doit être en haute saison ?... Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : une vraie calamité ! On s’est fait dévorer ! Protégez-vous avec du 5/5 noir ou mieux … couvrez-vous. Des chaussettes notamment. Photos : vive le numérique ! Pour cette occasion, nous avions investi dans du gros matériel. On est rentré avec près de 4 000 photos ! On en a pour des semaines à les trier (zut) et à revivre notre voyage (chouette). Électricité : adaptateur pour prise anglaise. Pensez au chargeur USB multiple, le LENCENT 4 ports est à 15 € sur Amazon. L'artisanat : peu de boutiques en brousse.

ON A BEAUCOUP AIME : 🙂 La gentillesse de l’accueil des locaux partout Les rencontres avec toute cette vie animale, du plus gros au plus petit La variété et la beauté des paysages, la douceur du climat, la pureté de l’atmosphère, la lumière de l’Afrique Rouler debout dans le 4X4, la tête au vent, à admirer ces paysages grandioses et à attendre la prochaine rencontre

ON A MOINS AIME : 😕 La voracité des moustiques Me prendre un méchant coup de soleil sur les avant-bras lors de notre première sortie dans le PN Arusha (pourtant en pleine forêt). Comme une débutante ! Ça m’a vexée !

EN CONCLUSION : Pour beaucoup, c’est le voyage d’une vie. Et c’est un bon choix. Que d’émotions, au pluriel. Et qu’il est dur de quitter ces animaux si attachants, ces paysages si variés, cette lumière si pure, ces ciels si particuliers. Nous qui sommes de grands amateurs de cultures anciennes et de vieilles pierres, nous avons trouvé ici une autre forme d’émotion. Face à la vie.
Oman, le pays des Mille moins Une Merveilles English translation pending
by Muriel18 · 2020-03-04 · 163 replies
Bonjour à tous,

Petit clin d'oeil au carnet d'Isabelle (Rouquine 38) quant au choix du titre 😉.

Pourquoi "mille moins une"? Tout simplement parce qu'en 10 jours, on en voit moins qu'en 14 et qu'en berline on en voit (un peu) moins qu'en 4x4. Exit donc le Dhofar et le Jebel Akhdar. Pour ce qui est des 999 autres merveilles, c'est pas faute de ne pas vous avoir prévenus: il va y avoir des redites!

C'est parti.... Muriel
Vos avis sur un autotour en Tanzanie en Rav4 English translation pending
by Atila · 2020-02-06 · 8 replies
Bonjour à tou(te)s 😉

L'année 2021 pourrait être celle de la Tanzanie. Le voyage aurait lieu en mars ( pas la meilleure période...)et en self drive. En tente au sol et BB.

Pas envie d'y laisser ma chemise (prix d entrée mais aussi prix du véhicule) ni de me retrouver dans des lieux trop fréquentés. J'ai donc écarté le Serengeti et le Ngorongoro. Les animaux ne sont d'ailleurs pas le but principal du voyage. L'idée est plutôt de combiner paysages, animaux, un peu de farniente, un peu de randos, "voir du pays".

Mon premier jet est une boucle au départ d'Arusha, boucle du genre :

Arrivée Arusha 1nuit Arusha NP nuit au pied du Kilimanjaro - Quelle route/piste à faire pour de belles vues ? Mkomazi NP 2 nuits : Possible avec un rav 4 ? Western Usambara's 2nuits Bord de mer 3 nuits : une idée de plage ? Pangani ? Mikumi NP 2 nuits : Peut être envisager une étape intermédiaire ? Parc possible en Rav 4 ? 1 nuit intermédiaire en direction de Tarangire: Dodoma ? Tarangire 3 nuits Manyara 2nuits

Retour du véhicule et départ...

Si j'ai bien compris, chaque nuit en camping à l'intérieur d'un parc coûte 30 USD +18% par personne ? Les coûts d'entrée pour Arusha, Manyara et Tarangire sont de 45 usd +18% par personne et pour 24 heures ? Ceux de Mikumi et de Mkomazi sont de 30 usd +18 % par personne toujours pour 24 heures ? Une fois entré dans un parc, on ne peut pas ressortir sinon il faut repayer ?

Je suppose que la question de la Malarone ne se pose pas. C'est oui ?

Je me demande si les prix hors parcs sont aussi élevés que dedans. Combien faut il compter pour une double avec sdb privative propre et avec un peu de charme ? Un repas dans un restaurant ?

Trouver un supermarché un peu achalandé est-il difficile hors Arusha, Dodoma ?

Merci !🙂
In the Land of Mountain Gorillas: The Story of an "Epic" Trip
by Plumini · 2020-02-01 · 142 replies
Passionate about travel, animals (furry, feathered, scaly), and my partner’s love for photography, it was in 2014, after encountering orangutans in Gunung Leuser National Park in Sumatra, that I felt the urge to see other great apes in their natural habitat and in the wild. For my 40th birthday, I dreamed of only one thing... seeing gorillas. I still had four years to wait and four years to save up.

At the time, I had only heard of the Virunga Mountains, particularly the part in Rwanda. To be honest, Uganda had never really struck me as a destination I’d ever set foot in, and the DRC, for security reasons, didn’t particularly appeal to me.

But then, one day, I heard that Rwanda was going to increase the price of gorilla permits to USD 1,500 per person. Ouch... that seemed way overpriced, especially since we were going as a couple and I really wanted to see them twice. $6,000 for two days... Okay, it’s for my 40th birthday, but still...

At the end of 2017, I started looking more closely into our trip planned for December 2018. A stroke of luck in my schedule meant my former English teacher sent me a link to an article she’d written for her travel agency about her encounter with gorillas in Uganda. Hmm, Uganda? It was the first time I’d read about the country. Why not?

I scoured various forums in French and English and re-discovered voyageforum.com. And most importantly, I came across Ticapi’s travel journal, which I devoured in one evening, and a few months later, Muriel18’s, whose release I eagerly awaited. Wow!!! Not only can you see gorillas in Uganda, but also chimpanzees and the shoebill, not to mention the savannah and the chance to go on more classic safaris.

All that’s left is to convince my better half that Uganda is a safe country...

Usually, and now more than ever, we prefer independent travel and self-drive trips in particular. But given the proximity to the DRC border, the potentially impassable roads after rain, and rental cars that aren’t always in the best condition, we hired a guide for two weeks in December 2018. The months passed, and the excitement grew.

Three weeks before departure, I fell ill after a work trip to Asia. Darn! This time, I didn’t waste any time—I quickly saw a doctor and got rid of that virus. That was the plan! Flu or malaria? (I’d been to the Amazon six months earlier.) The doctor didn’t know; the cough only appeared a few days later. We did blood tests two days in a row to rule out malaria. So it was the flu or... pneumonia :-( ...?

The X-rays spoke for themselves—it was pneumonia, and it was already quite advanced. No big deal, I still had two weeks to recover! I religiously took my antibiotics, downed loads of vitamin C, but nothing worked—the antibiotics didn’t seem to be doing anything. I was coughing so hard I thought my lungs would come up, I was short of breath, exhausted. I’d dreamed of this trip for so long... it seemed unthinkable not to go. Five days before departure, my doctor hospitalized me—the pneumonia had worsened, and my blood oxygen levels were dangerously low. I was in tears but still in denial about what was happening to me. Besides, I’d still taken my anti-malarial, because I was determined to leave.

I spent the first day in the emergency room on oxygen 24/7. The germ causing my pneumonia was unknown to the infectious disease and pulmonary specialists. They tried a combination of antibiotics. No big deal, in four days, I’d be leaving. I harassed the doctor, who must have thought I was crazy, to find out when I could be discharged—"because, you see, doctor, I have a flight to Uganda on Saturday." On Thursday, the doctor was firm: I’d still be hospitalized on Saturday... deep down, I knew it but didn’t want to admit it. My partner handled canceling the flights, contacted our travel insurance (thankfully we had some), and I wrote to our guide (who, in the meantime, had become our tour operator) who could hardly believe it. And neither could I! We told ourselves it was just postponed and that we’d take this long-awaited trip at the end of 2019!

March 2019, the tour operator reached out to us: "Didn’t you say you wanted to go to Uganda this year? You’d better hurry and book the gorilla permits before they run out."

Oh yes, we wanted to see the gorillas. But we hesitated about rebooking. I still hoped to do this trip as a self-drive. The thing is, this year, we managed to take three weeks off, and we also wanted to spend a week in Rwanda. My partner still didn’t feel comfortable driving there. Yet, he’s driven all over the world. I respected his feelings, especially since he’s the only one who drives.

Anyway, we went back and forth but neither of us really said what we were thinking: "What if we used someone else to organize our trip?" In the end, we went with him again, made a first deposit for four gorilla permits (two days each) (not the best idea we’ve ever had), and looked into adding Rwanda to our itinerary. We’d have a guide/driver for the whole trip with mid-range accommodations.

After several back-and-forths, the itinerary was supposed to look something like this. To be honest, I got fed up after a while.

Day 1: Arrival in Kigali in the evening Day 2: Transfer from Kigali to Akagera NP Day 3: Safari in Akagera NP Day 4: Akagera NP and night in Nyagatare Day 5: Transfer from Nyagatare to Nyungwe Forest Day 6: Nyungwe Day 7: Nyungwe Day 8: Transfer from Nyungwe to Lake Kivu, Rubavu/Gisenyi Day 9: Transfer from Rubavu/Gisenyi to Kisoro/Uganda via the Cyanika border Day 10: Gorilla tracking in Mgahinga NP Day 11: Golden Monkey tracking in Mgahinga NP, night at Lake Mutanda Day 12: Gorilla tracking in Bwindi, Ruhija (later changed to Rushaga) Day 13: Queen Elizabeth NP, Ishasha sector in the morning and Kazinga Channel in the afternoon Day 14: No clear answer on activities for that day. After three attempts, I gave up. I shouldn’t have... Day 15: Chimpanzee tracking in Kyambura Gorge, night at Lake Nkuruba Day 16: Lake Nkuruba, morning activities around the lake and Bigodi Swamps in the afternoon Day 17: Transfer from Lake Nkuruba to Murchison Falls Day 18: Murchison Falls Day 19: Murchison Falls Day 20: Transfer from Murchison Falls via Ziwa Rhino Sanctuary, night in Entebbe Day 21: Entebbe – Mabamba Swamps Day 22: Mabamba Swamps in the morning, Botanical Garden in Entebbe in the afternoon, and transfer to the airport for the overnight return flight.

In April, he asked us for a substantial deposit for the accommodations and some park activities, as one of his colleagues was doing the same tour in May and it would be good if he could secure the already-made reservations by paying the bill.

A week before departure, just like in 2018, we paid the remaining balance of the agreed amount. Three days later, since I hadn’t heard from him (the TO is based in Germany), I sent him a message to confirm he’d received the payment.

My partner joked, "And that’s when he tells us he closed the account we sent the money to." I forced a laugh... and even more so when the TO asked me which account I’d sent the balance to... "Uh, the same one as before." And then he told me he’d closed that account and maybe should’ve mentioned it earlier... uh, you think?! And of course, he needed the money sent again quickly. "Well, buddy, you’ll have to wait until I get it back!!!

It was already late, and my bank had been closed for hours. The next morning, first thing, I called my bank and explained the situation.

"Unfortunately, we can’t do anything for you; you’ll have to wait for the money to be returned." "But how long will that take?" "A few days or weeks, depending on the banks, and you should expect transfer fees."

Brilliant! :-(

After nearly 10 years of traveling almost exclusively without traditional travel agencies, had we just been scammed? I went back to the forums to reread posts about this TO from other travelers. They were all positive; no one mentioned a scam.

The next day, I searched online for the contact details of his bank in Germany. I wrote to the generic email address in English, explaining that I’d made a transfer without knowing that this gentleman had closed his bank account. The employee replied in impeccable English that the bank only responded to emails written in German. Grrr! I used a well-known translator since my German is, let’s say, rusty, and resent my email in German. The same agent replied in German that unfortunately, they couldn’t do anything for me—that if the account had been closed, an automatic rule would return the money to the sender... period, end of story!

Well, our money is lost somewhere in the "cloud," or so we hope! Wait and see!

No news from our TO, and we didn’t reach out either—we were too annoyed by the whole situation.
Oman, le pays des Mille et Une Merveilles English translation pending
by Rouquine38 · 2020-01-29 · 539 replies
Qui n’a jamais eu envie de vivre les aventures de Sindbad le marin, qui n’a jamais rêvé de Shéhérazade lors de ses lectures des contes Les Mille et Une Nuits? Ou encore de la reine de Saba...

Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.

Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :

21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon

Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.













Alors si vous voulez bien me suivre...
La Tanzanie, du Tanganyika à Zanzibar English translation pending
by Jlcro · 2020-01-15 · 30 replies
Un voyage qui date un peu, mais qui mérite, il me semble, d'être conté ici. Les choses ne devraient pas avoir tellement changé, j'espère...

jeudi 8 novembre 2018

Dodo à 0 :00, réveil positionné sur 2h30… Et finalement très peu de dodo entre les deux…C’est la quasi nuit blanche. Café, on drive jusqu’au parking alternatif de l’aéroport. On y est accueilli par un garçon sympa qui nous offre le café. Tu lui laisses les clés, il s’occupe de tout… On est rejoint par une famille nombreuse et la navette nous emmène à l’aéroport pour autour de 4 heures et demie. File d’attente, drop des bagages, contrôles, fouilles… La routine… On transite par Schiphol/Amsterdam où on passe une paire d’heure… Ensuite, easy, films à deux balles, mp3, dos en huit, les documents à remplir, les visas, les passeports… Dehors un grand type avec un panneau à notre nom qui nous emmènera au ralenti à travers une piste passablement casse-gueule, jusqu’à un grand bâtiment blanc. L’endroit est tenu par une italienne extatique qui parle de son séjour ici comme d’un miracle !

vendredi 9 novembre 2018 Parc du Tarangire

Geoffrey, guide francophone nous choppe à 9h. On traverse Arusha…

C’est l’Afrique, que veux-tu que je te dise ! On roule durant 3 heures pour atteindre le parc de Tarengire. D’entrée de jeu Geoffrey nous amène au bord d’un petit étang. L’effet est extraordinaire. Il y a tellement de choses à voir de tous côtés , les paysages sont tellement beaux avec d’incroyables baobabs partout, qu’on a du mal à croire que c’est la réalité. Si tu devais crée un jeu 3D sur le thème des animaux d’Afrique, ça ressemblerait à ça…

















Après quelques heures, on arrive sur un surplomb avec vue sur une large vallée.

Séjour sur la région de Pise au printemps English translation pending
by Eurydice2000 · 2020-01-08 · 3 replies
Bonjour,

Je prépare actuellement un séjour en Toscane pour mi avril. Etant déjà, lors d'un précédent séjour, allée visiter Florence, Sienne et la région du Chianti, j'ai pensé à axer mon séjour sur Pise et sa région. L'idée est d'avoir un pied à terre à Pise pour ensuite pouvoir rayonner sur la région, à la journée, nous serons en voiture mais je pensais privilégier les transports en commun pour éviter les galères de parking et autres PV dus aux ZTL.

Le séjour se composerait à peu près ainsi : jour 1 : arrivée à Pise jour 2 : Lucca jour 3 : Pistoia / Fiesole jour 4 : Viareggio jour 5 : Pise jour 6 : Florence jour 7 : retour à la maison.

Pour Pise, je compte visiter le Camposanto, la cathédrale et la baptistère, je pense que cela tiendra sur une journée. ( idéalement la cathédrale et le baptistère le matin, Camposanto l'apres midi) Savez-vous où l'on peut se procurer les billets pour ces visites? Les sites internet que j'ai vus ne m'inspiraient pas vraiment confiance et les tarifs varient beaucoup ! Je pense que nous prendrons le bus pour aller de notre hébergement au centre ville.

Concernant Viareggio, Lucca, Pistoia et Fiesole, j'ai du mal à estimer s'il y a beaucoup de choses à voir ou pas dans chacune de ces villes, et si elles méritent toute une journée de visite ou pas. Vos retours d'expérience et conseils seraient les bienvenus !

Je n'ai pas encore finalisé ma réservation pour l'hébergement . Pensez-vous que Pise soit la meilleure localisation pour visiter ces endroits ? Avez vous des adresses à conseiller ( en B&B ou hôtels à prix raisonnables , voire agriturismo ) ? Comme nous passerons la majorité de nos soirées à Pise, j'espère y trouver des quartiers agréables pour y dîner et flâner un peu.

Un grand merci d'avance pour vos remarques et conseils !
Parcours voyage 17 nuits en Namibie en avril-mai English translation pending
by AnneLaure2B · 2020-01-08 · 14 replies
Bonjour à tous,

Tout d'abord, bonne et heureuse année 2020 !

Cela fait des semaines que je parcours le forum pour notre futur voyage en Namibie qui aura lieu (normalement) du 25 avril au 9 mai 2020.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je souhaite remercier toutes les personnes qui font vivre ce forum au quotidien et qui apportent leurs connaissances.

C'est pour cela que je fais appel à vous : j'ai besoin d'aide et de conseils.

Mon mari et moi sommes un couple de trentenaires qui adorons voyager. La Namibie sera notre voyage de noces. Nous louerons un 4x4 avec tente sur le toit pour alterner camping et lodge.

A priori (nous attendons quelques informations pour réserver nos billets), notre vol arrivera à Windhoek le 25/04/20 à 6h30 et nous en repartirons le 09/05/20 à 21h35. Cela représente 14 nuits sur place. Malheureusement, nous ne pouvons pas allonger notre séjour tout simplement car nos employeurs nous refusent plus de 15 jours de vacances hors mois d'août.

Après toutes mes lectures, voilà le parcours parfait à nos yeux :

1 nuit arrivée Namibie, 2 nuits Namibrand family hideout, 1 nuit sesriem, 1 nuit Gecko Camp ou Rostock Ritz (qu'en pensez-vous ?), 2 nuits Swakopmund, 1 nuit Spitzkoppe, 1 nuit Brandberg, 2 nuits Grootberg ou Palmwag (que conseillez-vous ? j'ai lu qu'il était possible de faire du camping sauvage dans Palmwag ? la track rhino est-elle vraiment à faire au Grootberg ?) 2 nuits Purros, 3 nuits Etosha, 1 nuit Otiwarongo ou Okonjima.

Cela fait un total de 17 nuits ! Donc 3 nuits en trop par rapport à notre séjour.

Qu'en pensez-vous ? Voyez-vous des étapes que je pourrai supprimer ou diminuer ? Pensez-vous qu'il soit possible de rejoindre le Namibrand directement en arrivant ? Une seule nuit au Namibrand vaut-elle le coup ?

Est-il vraiment nécessaire de réserver les campings/lodges sachant que nous sommes en début de bonne saison ? Cela nous laisserait plus de libertés.

Concernant Purros, tout le monde vante cet endroit et dit que c'est le paradis. Cela me semble un incontournable pour nous sachant que nous souhaitons vraiment voir les éléphants du désert. J'ai contacté un TO qui m'a dépeint ce lieu de manière assez négative en appuyant fortement sur la dangerosité (il y aurait déjà eu un mort sur place) des éléphants et l'état de la route pour y aller. Qu'en pensez-vous ?

Enfin, nous avons choisi la Namibie pour sa diversité : paysages et animaux. Or, en Avril/Mai, les observer n'est pas du tout garanti (je sais que ce sont des êtres humains et que rien n'est prévisible). Les retours sur le forum pour cette période sont donc mitigés pour la faune. J'en arrive à ma question : cela vaut-il le coup d'aller à Etosha ? Le Botswana est-il plus adapté ? Si oui, cela est-il possible de s'envoler pour 3 jours là-bas avec un séjour organisé et rentrer à Windohek pour prendre l'avion du retour ? Un TO à proposer ?

J'ai beaucoup de questions et j'en suis désolée.

Je remercie d'ores et déjà toutes les personnes qui prendront le temps de me répondre et je reste à leur disposition pour tout complément d'informations.

Bonne journée,

Anne Laure
Retour de 32 jours de road-trip entre Johannesburg et Le Cap English translation pending
by Ericoco · 2019-12-31 · 36 replies
Bonjour à tous. Nous sommes rentrés il y a quelques jours d’un road-trip de 32 jours en Afrique du Sud, entre Johannesburg et le Cap dont 6 jours passés au Kruger. Ci-dessous, en remerciement de ceux qui nous ont aidés pour la préparation du trip et pour ceux qui souhaiteraient faire la même chose, notre parcours et programme. Ce qui suit est notre expérience et notre vécu, ainsi que notre ressenti, rien d’autre je tiens à le préciser pour éviter tout débat qui n’aurait pas lieu d’être. C’est encore tout chaud, vous pouvez me poser des questions, j’y répondrai avec plaisir.

26 novembre : 20h30, on décolle de Nice pour Roissy Charles De Gaulle où nous attend, sous la pluie, le mérou, l’A380 d’Air France, que nous allons prendre pour rejoindre Johannesburg, première étape de notre trip en Afrique du Sud. Pont supérieur, sièges duo, j’ai puisé dans mon stock de miles pour que ce vol vers la nation arc en ciel se déroule au mieux. Un départ à 23h35 et une arrivée à 11h15 locales. Il n’y a qu’une heure (en plus) de décalage horaire entre Paris et Johannesburg. Un vol de plus de onze heures, mais un vol super agréable, l’appareil est quasiment vide de passagers, quelle que soit la classe, du moins sur le pont supérieur.

27 novembre : 11h15, nous nous posons à Tambo, l’aéroport de Johannesburg. Il nous faudra moins de 40 minutes pour quitter l’avion, passer les contrôles, récupérer nos bagages et rejoindre Seto, le chauffeur du taxi que nous avons commandé sur Booking.com pour 22 euros, qui nous attend, pancarte à la main, dans le hall des arrivées. Il n’est même pas 13 heures lorsque nous nous présentons à l’accueil du 12 Décades, notre hôtel du quartier Maboneng, réservé sur Booking.com pour trois nuits. Un hôtel original, construit dans un ancien entrepôt industriel. La chambre, un appartement studio, n’étant pas encore prête nous allons déjeuner au Pata-pata, restaurant qui jouxte l’hôtel. Balade ensuite dans le quartier de Maboneng, qui se résume à une rue de laquelle il ne faut pas sortir pour cause d’insécurité… Récupération de la chambre et après-midi / soirée à Maboneng. Dîner au Maverick Cover, et retour à la chambre pour notre première nuit en Afrique du Sud. Il n’est que 20 heures, mais les rues sont déjà vides et les restaurants ferment, même dans ce quartier touristique…

28 novembre : Première surprise, le jour commence à se lever dès quatre heures du matin… Le soleil, lui, finira de nous réveiller à six heures, en inondant de lumière l’appartement. Impossible de rester davantage au lit, on se lève tôt en Afrique. On décide de se préparer et d’aller petit-déjeuner au Pata-pata en bas de l’hôtel, il ouvre à peine, nous en profitons pour faire un tour du quartier à pied, explorant les rues déconseillées… Aucune mauvaise rencontre, mais nous constatons que la pauvreté est bien présente et que le quartier semble abandonné des pouvoirs publics. Au retour, nous nous arrêterons à l’hôtel pour backpackers « le Curiosity » où nous réserverons un tour de 4 heures, à vélo, de Soweto. 1320 rands pour deux avec déjeuner. 9 heures 30, le taxi, nous récupère au pied de l’hôtel et nous emmène au Lébos Soweto, en plein cœur du quartier du même nom. Un accueil agréable, un guide jeune et dynamique, issu de Soweto, et un petit groupe de dix participants dont deux français sympathiques, et nous voilà partis à pédaler sur les routes de l’un des plus grands et célèbres township Sud-Africains. Sportif, c’est sûr, surtout qu’il fait plus de trente degrés, que ça monte beaucoup et que les chemins ne sont pas toujours nets et goudronnés… Mais une superbe découverte de cet endroit historique, tragique, où nous serons accueillis par les sourires des femmes et des enfants, qui nous conduira jusque devant la maison de naissance de Nelson Mandela. Une visite que nous conseillons à tous ceux qui peuvent pédaler (également possibilité de ne faire que deux heures, ou à pied). 14 heures, le tour se terminera au Lébos Soweto où nous attend un délicieux repas. Taxi retour pour Maboneng, pour une douche et quelques heures de récupération et nous partons, en taxi, dîner au Local Grill à Parktown nord. Un resto donné pour être l’un des meilleurs restos de viande du pays. Un régal pour nous, on s’est fait plaisir. Retour et nuit au 12 Décades.

29 novembre : de nouveau réveillés tôt par le soleil et la chaleur, nous partons petit-déjeuner au Cinamon, une boulangerie de quartier, fréquentée par les locaux, qui se trouve dans une rue proche de Maboneng. Nous nous rendons ensuite en taxi à Constitution Hill où nous allons prendre un bus rouge City tour (15 euros par personne, ticket donnant lieu à des réductions sur les entrées de certains sites). Nous ferons le tour jusqu’au musée de l’Apartheid que nous souhaitons visiter. Un très beau musée qui vous prend aux tripes et duquel on ne ressort pas intact… Nous le conseillons fortement. Pour faire passer le tout, nous irons nous détendre au Gold Reef, parc à thèmes où nous visiterons une mine d’or à plus de 75 mètres sous terre (Vous pouvez ne prendre que le ticket pour la visite de la mine ou un combiné mine plus manèges). Un endroit très sympa, rempli d’enfants des écoles et de quelques (rares) touristes. Repas sur place avant de reprendre le bus rouge pour finir le tour. Nous en profiterons pour visiter Constitution Hill, notre dernier arrêt, avant de rentrer en Uber à Maboneng, un Uber que nous partagerons avec un couple, de New yorkais, rencontré sur place. Soirée à Melville au Hell’s Kitchen, un bar déjanté pour gens déjantés…Pour ceux qui veulent se faire plaisir et s’amuser à peu de frais dans une ambiance festive… Retour à Maboneng en taxi.

30 novembre : Lever tôt, nous retournons au Cinamon pour petit-déjeuner. Retour ensuite à l’hôtel pour fermer les sacs et prendre le taxi qui doit nous conduire à l’aéroport où nous allons récupérer notre voiture de location pour la suite du voyage jusqu’au Cap et dont la première étape sera Graskop. Surprise, la queue est longue au comptoir Budget pour récupérer notre véhicule. Pratiquement une heure pour obtenir les clefs. Mais une bonne surprise nous attend, nous serons surclassés, gratuitement, et la Toyota Corolla réservée se transformera en Suzuki Vitara, un SUV des plus agréables. Pour ceux que ça intéresse, la carte de débit visa sera acceptée sans aucun commentaire, et le permis international, refusé, seul le permis national comptait aux yeux de l’agent de traitement midi, nous prenons enfin la route pour Graskop via Sabie, non sans quelques errements autour de Johannesburg. Nous arriverons à Sabie à 16h00, où nous ferons quelques courses au Spar, puis à 17h30 à Graskop où nous descendrons au Cabine Log, nuit en chalet. Balade en ville et repas à l’hôtel de Graskop ou nous nous ferons arnaquer sur la note. Il nous faudra plusieurs minutes pour obtenir un remboursement sur notre carte bancaire… Vérifiez toujours l’addition, quel que soit votre état après le repas… Là, ils en ont profité et nous n’avons pas apprécié. Nuit au Log Cabines sletters.

01 décembre : 8h00, petit déjeuner à Graskop, plein du VL, et départ pour Le Blyde River canyon, avec un premier stop sur le site « God Window » qui ne se trouve qu’à 1400 mètres du Log Cabine Sletter, notre logement. Peu de monde, ciel bleu, nous monterons jusqu’à la Rain Forest, une jolie balade, pour observer le magnifique panorama. Départ ensuite pour le site des potholes de Blyde River, non sans multiplier les arrêts photos tout au long du trajet. Un site magnifique que celui des potholes, que nous avons beaucoup aimé là aussi, un peu de monde, mais sans plus (nous sommes dimanche). Nous déjeunerons léger sur place avant de reprendre la route pour le site des trois huttes, three Rondavels. Quelques arrêts photos plus tard, nous voici sur place. Peu de monde également, mais un soleil qui tape très fort (pensez aux protections pour la tête, et à la crème solaire). Superbe site que nous mitraillerons de mille façons sans être dérangés. 15 heures 30, il est temps de prendre la route pour Orpen Gate où nous allons faire notre entrée dans le Kruger pour les six prochains jours. Il nous faudra une heure trente pour arriver à Orpen Gate. 17 heures nous enregistrons pour Tamboti, notre camp du jour réservé sur le site San Park. Accueil pas vraiment agréable, mais rapide et efficace. Nous effectuons quelques achats à Orpen camps car nous avons réservé au Tamboti tended camp, où il n’y a rien. On en profite pour réserver une marche pour le lendemain matin, 4h30 puis nous entrons enfin dans le Kruger où sur les deux kilomètres qui sépare Orpen de Tamboti, nous apercevrons gnous, impalas, oiseaux inconnus (de nous) et, surtout, un groupe d’éléphants, au bord et au milieu du chemin premier frissons, premières photos, ça démarre fort… Nous récupérons notre tente, mi toile-mi dure, entièrement équipée au bord de la rivière asséchée où se trouve une bande de babouins joueurs. Le soleil, baisse, première bière sur la terrasse. Seuls au monde, ou presque, heureux d’être là … Nous ne veillerons pas longtemps, la journée a été bien remplie, la fatigue nous rattrape, d’autant plus que le réveil est programmée à quatre heure demain matin…

02 décembre : Réveil à 4 heures du mat pour la marche du matin dans le parc avec les rangers. Nous retrouvons à 4 heures 30, au point de rendez-vous, une jeune ranger qui sera notre chauffeur et notre accompagnatrice pendant la balade ainsi qu’un autre ranger qui nous rejoindra sur place. 20 minutes de route et nous voilà partis pour trois heures de marche dans l’aube naissante. Un autre couple nous accompagne. Nous ne verrons pas de grands animaux, si ce n’est des éléphants, au loin, et des girafes et impalas. L’intérêt de la balade réside plutôt dans le fait de se promener à pied, dans le parc. 8 heures, nous rentrons au camp où nous fermons nos sacs et reprenons la route, cette fois pour Satara. Sur le trajet, nous sillonnerons les routes et chemins du parc Kruger en multipliant les arrêts photos… Éléphants, girafes, zèbres, Impalas, buffles… On s’en donne à cœur joie et on se régale. Nous arriverons à Satara à 16 heures par 39 degrés... Satara, un camp immense, qui nous fera, un peu, regretter notre logement de la veille à Tamboti. Mais la climatisation va nous permettre de passer une bonne nuit et de récupérer…

03 décembre : 30 degrés à 8h00. Nous prenons un café au restaurant de Satara, faisons le plein du VL à la station du camp, et prenons la route pour Olifant, où nous allons passer la nuit. Deux heures et demie de trajet, où nous ne croiserons que six véhicules, en comptant les arrêts photos, pour relier les deux camps. Un super moment où nous verrons girafes, zèbres, éléphants, impalas, gnous, grands coudous… que du bonheur. Le parc est bien vert, il y a beaucoup de bébés partout. Midi, arrivée à Olifant et déjeuner sur la terrasse panoramique du restaurant, une vue incroyable sur la rivière et les hippopotames qui s’y prélassent. Nous sommes seuls. Peut-être à cause de la chaleur il fait 38 degrés… On récupère notre bungalow, face à la rivière et après une douche réparatrice, nous reprenons la piste pour rejoindre Letaba où nous ferons une pause « glaces » au magasin du camp. Peu d’animaux aperçus tout au long du trajet, à part hippos, et impalas, mais il fait 44 degrés à l’ombre… 16h, nous retournons sur Olifant par un circuit différent. Et là, les animaux sont de nouveau présents : éléphants, girafes, zèbres, phacochères, lycaons… 18h00, nous arrivons à Olifant où nous filons sur la terrasse du restaurant boire une bière en regardant le coucher de soleil sur la rivière Magnifique ! tout est dit. Nous terminerons la soirée au restaurant pour fêter l’anniversaire de Corinne, qui aura droit à une danse locale, du personnel, que j’avais informé, un sacré souvenir. Un vent violent, chaud, et soudain, obligera tout le monde à regagner l’intérieur du restaurant le temps que le personnel ferme les baies vitrées, tout s’envole, chaises, verres, une tempête de vent aussi soudaine qu’inattendue qui soufflera toute la nuit sur Olifant…

04 décembre : 8h00, petit déjeuner au restaurant panoramique du camp, mais les choses ont changé. Les nuages ont suivi le vent, le ciel est gris et la température à baissé, et de quelle manière ! De 44 degrés la veille à 17 heures, nous sommes tombés à 18, 17 même à 16 heures 30. L’hiver en été, tout le monde range shorts et tongs et ressort pantalons longs et polaires… Mais pas de quoi nous décourager nous prenons la route pour Satara où nous allons passer une nouvelle nuit avant de descendre vers le sud. Quatre heures de trajet, pauses photos comprises, où nous verrons de nouveau beaucoup d’animaux dont notre premier crocodile. Ni le temps gris, ni le froid, ni la bruine, ne parviendront à gâcher notre plaisir d’être là. Midi, nous déjeunons à Satara, récupérons notre chambre et repartons sillonner les pistes du secteur. Beaucoup d’animaux, là aussi, et même des lions, que nous verrons de loin, avec le zoom de l’appareil photo et les jumelles. Mais aussi nos premières autruches, un énorme phacochère, beaucoup d’éléphants et girafes, zèbres, +++. Nous retournerons à Satara pour 17 heures, étonnés du temps passé… Un peu de repos et repas au restaurant du camp, qui pour le coup, vue la fraîcheur, ressemble à un resto de haute montagne…

05 décembre : Petit déjeuner et départ à 8h30 pour Lover Sabie, notre camp pour la prochaine nuit, après avoir fait le plein. Le ciel est gris et la température à 19… Nous tombons immédiatement sur un groupe d’une centaine de babouins qui squattent la route, quelques photos et nous repartons de nouveau les animaux sont au rendez-vous, nous sommes surpris par le nombre d’éléphants, girafes, zèbres que l’on peut rencontrer. Nous roulons jusqu’à Tshokwane où nous faisons une halte et quelques achats et repartons pour Lower Sabie, où nous arriverons à 13h30. Déjeuner au restaurant avec vue panoramique sur la rivière. Il y a plus de monde qu’à Satara, plus d’enfants aussi, c’est moins intime qu’Olifant ou Tamboti. La pluie vient de faire son apparition et nous récupérons notre tente avec vue sur la rivière… Petite vue, entre deux arbres, il faut le dire. Les abords du logement ne sont pas très agréables, beaucoup moins qu’à Tamboti, l’ensemble est moins joli, moins soigné. Bref, pas vraiment un coup de cœur pour cette tente, qui est pourtant le logement le plus cher de notre séjour au Kruger, mais elle fera l’affaire pour une nuit. 15h00, la pluie s’est arrêtée, nous repartons en safari sur le secteur. Une balade dont nous reviendrons à 18h30 encore beaucoup d’animaux jusqu’au bord de la piste, et même trois jeunes hyènes, nous en rencontrerons une adulte plus tard. Les éléphants occupent les bords et milieu des pistes et nous obligent, plusieurs fois, à stopper. On nous signalera un léopard et des lions, mais nous n’aurons pas la chance de les apercevoir. Oiseaux, phacochères, crocodiles, hippopotames, et même une mangouste… notre tableau de chasse s’étoffe. Dîner au restaurant du camp et repos bien mérité. Le safari ça creuse et sa fatigue…

06 décembre : Petit déjeuner à Lower Sabie d’où nous observons les hippopotames dans la rivière, et départ pour Crocodile Bridge pour notre dernière journée et dernière nuit au Kruger. Nouvelle journée safari en espérant décrocher le Graal, et nous rapprocher du Big Five. Nous n’allons pas être déçus… Dès le départ, phacochères, mangoustes, singes, oiseaux et bien sûr éléphants, girafes, zèbres, impalas, +++, nous accompagnent, mais c’est aux abords de Crocodile Bridge que nous vibrerons vraiment en apercevant en même temps lions et rhinocéros… Un régal. Midi, nous nous enregistrons au camps et allons déjeuner en ville, car il n’y a pas de restaurant à Crocodile Bridge. Nous quittons donc le Kruger par la porte Crocodile bridge et revenons à 14 heures pour récupérer notre bungalow, superbe, avant de reprendre le safari jusqu’à 18 heures. Comme le matin, les animaux sont au rendez-vous, même deux lions qui dorment au milieu de la route… Soirée au bungalow, demain nous partons pour Kosi Bay en traversant le Swaziland. 6 nuits au Kruger nous auront permis d’explorer, un peu, le parc. Nous pensons que la durée idéale se situe à 5 jours où plus.

07 décembre : Bye-bye Kruger, départ à 7 heures pour Kosi Bay, via la traversée du Swaziland. Un parcours, sur Google Map, de 5h30 qui va rapidement se transformer en 7 puis en 9 heures de route, la faute à des travaux routiers au Swaziland qui nous obligeront à emprunter des routes en chantier, pistes de pierres et de poussière où les camions et les fous du volant font la loi. En quittant le Kruger, nous serons impressionnés par l’impressionnante file d’attente de camions et de voitures qui attendent de passer le poste frontière avec le Mozambique. Je dois dire ici, que nous avons failli faire la queue nous aussi, pour rien, mais que grâce à trois vendeurs à la sauvette qui essayaient de nous refourguer des équipements pour la voiture (soi-disant obligatoires au Mozambique), nous avons compris que pour le Swaziland, il fallait tourner avant… Et là, tout roule, peu de circulation et personne à l’immigration. Mais c’est sur la route que cela se gâte, de déviation en déviation, il nous faudra 9 heures pour rejoindre Kosi Bay. Signalons que nous avons subi un contrôle routier à l’entrée du Swaziland et un contrôle de vitesse un peu plus tard. Pour infos : le permis de conduire international, malgré le mauvais état de mon permis rose, n’a pas été demandé par la police et que la border letter ne nous a pas été demandée à la frontière. Nous arrivons au Kosi bay lodge à 17 heures, soirée au restaurant du lodge…

08 décembre : Nous avons réservé une excursion pour 9 heures. Le tour des trois lacs de Kosi Bay, en bateau. Notre guide nous attend devant la réception et nous partons, à pied, pour le premier lac, où se trouve amarré le bateau du lodge. Une belle vedette, dotée de puissants moteurs, rien que pour nous… La balade est superbe, nous naviguons au milieu des chenaux, voyons multitude d’oiseaux, un énorme varan, beaucoup de poissons dans l’eau claire, des flamands roses et des hippopotames dont une femelle, accompagnée d’un bébé, qui va charger dans notre direction nous sommes sidérés par la vitesse de l’animal malgré sa masse. 11 heures, nous stoppons à l’entrée d’un chenal et nous nous mettons à l’eau avec masque et tuba. Nous apercevrons des milliers d’alevins et de petits poissons qui recherchent la protection de la mangrove. Midi, nous traversons le lac 3 pour rejoindre la côte qui donne sur l’océan Indien. Quelques minutes de marche dans le sable et nous voilà sur une plage immense et déserte, où viennent se fracasser les vagues de l’océan. Notre guide repart au bateau et nous donne rendez-vous deux heures plus tard. Le temps pour nous de pique-niquer et de nous baigner, ou du moins de nous tremper, car les vagues sont vraiment très fortes et le courant puissant. Nous rentrerons au lodge à 15 heures où nous profiterons de la piscine privative du chalet jusqu’à l’heure de l’apéro… Une belle journée pour 500 rands/pax. Dîner et dernière soirée au Kosi bay Lodge.

09 décembre : Départ pour Sainte Lucie à 8 heures. Il pleut ce matin sur Kosi bay et sa région, une pluie forte qui nous accompagnera jusqu’à mi-chemin. En route nous bifurquons vers Umkhuse où nous souhaitons effectuer un trail nature de trois heures au départ du lodge. Mal nous en pris, la piste de terre se transformera rapidement en bain de boue à cause des récentes pluies. La voiture glisse, patine et s’en sort, pas grâce à mes talents de conducteurs sur chemin de terre, mais grâce à la qualité motrice du Vitara. Nous ne tenterons pas plus le diable et finirons par faire demi-tour avant de nous retrouver enlisés… Une péripétie que nous laissons derrière nous en retrouvant le bitume et la route pour Sainte Lucie où nous allons passer 2 nuits au Monzi Safari Lodge. Une belle tente réservée sur Booking.com. Nous arrivons à midi et commençons notre séjour par un fish and ship local, aussi bon qu’en Écosse… Balade en ville, un peu de shopping, réservation d’un tour Hippo & Crocos chez Advantage Tour, 240 rands/pax, pour le lendemain matin, et un peu de farniente, complèteront notre journée. Dîner en ville au restaurant la Baraka.

10 décembre : On traîne un peu au lit ce matin. Dehors il pleut et la tente est trop glamour pour que l’on ait envie de la quitter… Petit déjeuner « maison » sur notre terrasse et départ pour la jetée où nous avons rendez-vous à dix heures pour le tour Hippos and Crocos… Une vingtaine de personnes feront la croisière avec nous. La pluie a stoppé mais il y a du vent et il fait frais on se félicite d’avoir pris nos coupe-vent. Malgré le ciel gris et bas, la lumière est belle et nous profitons à fond de la balade. Hippopotames et oiseaux sont au rendez-vous, deux crocodiles aussi. Retour au quai à midi et nous irons déjeuner au restaurant John Dory’s où on se régalera de sushis et poissons. Départ ensuite pour le Cap Vidal. Nous pensions simplement suivre une route pour y arriver, mais non, c’est une réserve et vous réglez un droit d’entrée 173 rands pour deux. On voulait aussi visiter la ferme des crocos, mais on ratera l’entrée et au retour elle sera fermée… Nous passerons quatre heures à arpenter la réserve jusqu’au cap Vidal, en empruntant les pistes de terre, boueuses, et la route principale. L’immense plage de cap Vidal sous la pluie, restera un très beau souvenir de ce voyage. Nous verrons également des animaux, troupeau de buffles, de grands coudous, des zèbres, phacochères, rapaces, et surtout un énorme éléphant, mâle solitaire, qui au bord et au milieu de la route, a roulé des mécaniques à notre encontre, visiblement agacé de notre présence, ou énervé par la pluie. Une petite frayeur, en tout cas, lorsque l’énorme animal a fait mine de s’avancer vers nous à deux reprises, tout en semblant nous observer, avant de reprendre sa route… Retour au Monzi Safari Lodge à 18 heures, il pleut de plus en plus fort, et dîner au Barraca, un chouette établissement juste à côté du lodge, que nous avons choisi car la tempête, résidu des cyclones qui grondent au-dessus de Madagascar, est de plus en plus violente…

11 décembre : La tempête a fait rage toute la nuit, vent et pluie, coupure d’électricité… Nous dormons peu et nous réveillons très tôt pour nous préparer, et reprendre la route pour notre prochaine étape : Pietermaritzburg, via Durban. Il est 8 heures lorsque nous pouvons enfin partir la pluie redouble d’intensité et nous accompagnera tout le long du trajet jusqu’à destination où le soleil fait enfin son apparition. Un trajet ponctué de petites frayeurs dues aux mauvaises conditions météo, à la conduite très, trop, rapide des Sud-Africains, aux comportements imprévisibles de certains et à toutes sortes de choses qui peuvent apparaître devant vous, y compris sur l’autoroute : chiens, chèvres, vaches, voitures arrêtées, personnes, vélos, trous sur la route… j’en passe et des meilleures ! Nous arriverons finalement à destination à 11 heures 45. L’Ascot Inn, réservé sur Booking.com, où nous descendons est très agréable. Le temps de déposer les bagages et nous partons en ville, où nous visitons le musée Thathan Art Gallery au second étage duquel se trouve un ravissant resto salon de thé où nous déjeunerons. Nous passerons ensuite les heures suivantes à nous balader en ville. Dîner et nuit à l’Ascot Inn.

12 décembre : Départ à 7 heures pour Coffee Bay à pas moins de 434 bornes de Pietermaritzburg, la plus longue étape, prévue, de ce road trip. Le temps est agréable, le soleil joue à cache cache-cache entre les nuages. Nous prenons la N2 en direction East London que nous quitterons à Tatham pour bifurquer vers Coffee Bay, pour une dernière heure de route, sous la bruine et dans le brouillard… Il est 14 heures 30 lorsque nous arrivons à l’Océan View que nous avons réservé via Booking.com. Soit 7 heures de voyage, avec une pause repas dans un KFC, quelques errances dans les villes traversées (nous n’avons pas, comme à notre habitude, pris de GPS mais seulement une carte papier). Le plus difficile restant toutefois la circulation des camions (beaucoup de 38 tonnes), qui peinaient à gravir les nombreuses et longues côtes de ce trajet. Un parcours très vallonné, traversant de petites villes qui nous offrira un bel aperçu de la région. Comme la veille, nous aurons quelques frayeurs avec les fous du volant locaux et tout ce qui peut surgir sur une route en Afrique du Sud… Conseil : soyez très vigilants, respectez les limitations de vitesse et le code de la route (stops et feux rouges, la police est très présente), ne collez jamais de trop près le véhicule qui vous précède. Après récupération de la chambre au Sea View, un très bel établissement sur la plage, face à la mer, nous passerons le reste de l’après-midi à nous balader sur l’immense plage de sable et les environs nous sommes seuls, l’hôtel, comme les précédents, est très peu fréquenté, on est tranquille, on profite. Dîner et nuit au Sea View.

13 décembre : départ à 8 heures, après le petit déjeuner, pour Port Elizabeth où nous arriverons vers 14 heures 30 un trajet agréable sur la N2, une belle route qui traverse de beaux paysages, le road-trip comme nous l’apprécions. Nous récupérons notre chambre au B&B St Philippe, réservé sur Booking.com, puis nous partons explorer la ville et le bord de mer jusqu’à l’heure du dîner que nous prendrons rue Stanley, à deux rues du B&B, au restaurant Asadas, où nous serons enchantés par la cuisine proposée.

14 décembre : Départ pour Addo éléphants parc. Nous arriverons sur place à 9 heures, il y a peu de monde. Utilisation de la Wild card pour les frais d’entrée, un tour à la boutique souvenirs, et nous voilà sur les pistes du parc. Nous sommes venus pour les éléphants et nous n’avons pas été déçus, nous en avons aperçus un grand nombre, des troupeaux entiers, autour des points d’eau. Mais, avouons-le, après le Kruger, nous sommes restés, un peu, sur notre faim. Les éléphants mis à part, nous n’avons aperçus qu’un fennec, une tortue, trois zèbres, des phacochères et des lions dormant sous les arbres très, très loin… Tout ça pour vous dire qu’Addo, on y va pour voir les… éléphants. Sinon, à notre avis, le stop n’est pas obligatoire, surtout si vous avez déjà fait ou allez faire le Kruger. De plus, nous avons été déçus par le comportement des automobilistes qui bloquent, carrément, le passage des éléphants, ces derniers paraissant parfois perdus. Un ranger sur place pour mettre un peu d’ordre ne serait pas de trop. Là, parfois, c’est un vrai cirque, à vous de juger. Pour nous, il n’y a pas photo avec le Kruger. 13 heures, nous quittons le parc pour retourner à Port Elisabeth et poursuivre la découverte de la ville. Nous pousserons jusqu’à Sardinia Bay à une vingtaine de kilomètres et découvrirons de superbes panoramas. 19 heures, retour en ville et, comme la veille, dîner à l’Asada, rue Stanley.

15 décembre : Départ pour le parc de Tsitsikamma après le petit déjeuner. Nous partons à 8 heures de Port Elisabeth, pour une arrivée à 10 heures au parc, entrée Storm River Mouth. Utilisation de la Wild card pour les frais d’entrée et nous partons directement pour le pont suspendu. Le soleil est là, le ciel bleu, c’est dimanche et il y a un peu plus de monde que sur les sites visités jusqu’à présent. La balade tient toutes ses promesses, le site est juste magnifique. L’océan se déchaine sous des ponts suspendus et contre rochers et falaises nous avons adoré, la rando nous a pris 1 heure trente aller/retour. Midi, nous déjeunons sur place dans un resto au bord de l’océan puis nous attaquons notre après-midi de trails. Plusieurs sont donnés pour un temps X et un nombre de kilomètres X, nous en combinons 3 pour 10 kilomètres et 3 heures et demies de marche dont un spectaculaire retour par un sentier qui longe l’océan Indien qui gronde. Vous l’avez compris, Tsitsikamma : nous avons aimé. 17 heures, nous quittons le parc pour le village de Storm River où nous avons réservé une nuit, sur Booking.com, au Tsitsikamma Village Inn. Un endroit agréable et reposant à souhaits. Dîner et soirée dans l’un des restaurants du Village Inn. Nous avons beaucoup apprécié cet hôtel et nous le conseillons.

16 décembre : Garden road. Nous quittons, à regrets, le Tsitsikamma Village Inn après le breakfast. Un hôtel, construit comme un petit village de maisons créoles, que nous recommandons. Nous roulons sur la Garden road en direction de Wilderness, notre étape du jour. Nous ferons une pause pour admirer la très belle Plettenberg Bay et une autre à Knysna. Nous arriverons vers midi à Wilderness, où nous rejoindrons directement le départ du Kingfisher trail qui se trouve dans le National Parc de Wilderness. Utilisation de la Wild card pour les frais d’entrée, puis nous nous lançons à l’assaut des 5 km du sentier qui nous conduira jusqu’aux chutes d’eau. Une belle balade sur un sentier bien aménagé, mais qui comporte quand même de nombreux escaliers, montées et pentes. Il est donné pour 3-4 heures de marche, nous le ferons en 3, stops photos compris. Pas mal de monde, surtout des jeunes qui vont se baigner dans l’eau des chutes. 15 heures, nous rejoignons notre B&B du jour, le Whale’s Way Océan Retreat. Un magnifique B&B, réservé sur Booking.com, situé dans un quartier très résidentiel, face à l’océan. Nous irons nous balader sur l’immense plage de sable qui borde la falaise. Un endroit magnifique, sous le vent et le soleil, où nous pourrons admirer la témérité des pêcheurs à pied qui n’hésitent pas à braver les vagues. Nous apercevrons, également, un banc de dauphins jouant sur la crête des vagues. Dîner au Salinas, à Wilderness, un resto de fruits de mer que nous a réservé notre hôte.

17 décembre : nous quittons Wilderness pour Prince Albert. Une longue et belle journée nous attend. Et elle commence par le Montagu Pass, une piste qui n’est autre que l’ancienne route qui relie George à Oudtshoorn la capitale des autruches. Une belle balade en montagne qui débouchera sur la fameuse route 62, équivalent Sud-Africain de la 66 nous ferons d’ailleurs un stop au Smitswinkel, à Oudtshoorn, un diner aux couleurs et à la décoration de la 66… Visite ensuite de la Safari Autruche ferme, où nous ferons le safari de 13 heures (durée 1 heure). Il fait très chaud, 44 degrés, et le vent est brûlant. Le safari est tout de même intéressant. 14 heures 30, départ pour Cango Caves à 30 bornes de là. Nous ferons la visite des grottes de 15 heures nous serons étonnés par la taille des grottes, c’est très beau (durée 1 heure). Départ ensuite pour Prince Albert que nous rejoindrons en franchissant le Swartberg Pass 27 Km de piste qui nous émerveilleront par la beauté des paysages qui s’offriront à nous. Il sera plus de 18 heures lorsque nous arriverons au Saxe Coburg lodge B&B de Prince Albert où nous allons descendre pour les 2 prochaines nuits. Dîner au Rude Chef et nuit à Prince Albert.

18 décembre : Matinée tranquille pour ce que nous avons décidé comme « journée de relâche » après les derniers jours de road-trip. Peu de route prévue aujourd’hui, mais une balade à pied dans Prince Albert après le petit déjeuner. Un peu de shopping, visite du musée local et promenade jusqu’à midi, heure à laquelle nous reprendrons la voiture pour rejoindre la « Olives Farm » pour déjeuner, à 5 Km de Prince Albert. Une ferme d’oliviers, perdue au milieu de nulle part, où nous dégusterons divers produits fabriqués sur place, dont l’huile d’olive, extraordinairement parfumée. Déjeuner au resto de la ferme puis départ en petite balade pour avoir un aperçu du grand Karoo qui nous fera penser au Far-West… Retour au lodge vers 16 heures pour profiter de la piscine et du calme des lieux, puis départ à 18 heures 30, pour le cinéma de Prince Albert, à pied, où nous irons voir le Roi Lion. Un bon film, mais plus que pour le film, c’est pour le cinéma lui-même que nous y allons. Un cinéma avec bar à l’entrée et une salle comme nous n’en avions jamais vue, que ce soit au niveau confort ou déco. Bref, une très belle soirée.

19 décembre : 9 heures, départ pour Matjiesfontein, étape du jour. Une balade à travers le grand Karoo qui nous conduira à ce petit hameau de quelques bâtiments construits autour de la gare, elle-même construite au milieu de nulle part… Un endroit particulier, où nous descendrons au Lord Milner Hôtel. Un établissement d’époque, bâti par un écossais, que l’on dit hanté et qui nous rappellera fortement l’Écosse. Arrivés à 11 heures 30, promenade dans cet endroit insolite, puis déjeuner au Laird Arms, un pub où le personnel est en tenue d’époque. Visite des petits, mais intéressants musées locaux, dont celui des transports. Visite obligée de la gare avec l’arrivée d’un train, si long qu’il nous faudra marcher deux cents mètres en dehors des quais pour arriver à hauteur des locomotives où, surprise, nous constaterons que le conducteur est une conductrice, jeune femme noire aux cheveux blonds… Photos des machines et nous reprenons notre balade, un peu de shopping, un arrêt café et il est déjà 16 heures 30. Surpris que la journée soit si rapidement passée, nous irons profiter des derniers moments de soleil au bord de la piscine. Une journée calme et hors du temps que nous avons apprécié à sa juste valeur après bientôt un mois de road-trip. Dîner et nuit au Lord Milner Hôtel.

20 décembre : Départ à 9 heures de Matjiesfontein pour Hermanus. Nous suivons la N1 jusqu’à Worcester, la vallée de la Breede, la route des vins, du moins une partie. Nous bifurquons vers Robertson où nous irons visiter un chaix, le Mc Grégor, du hameau du même nom. Dégustation de vins blancs, achats, petit tour à Mc Grégor, il est temps de reprendre la route… Sur les hauteurs, des incendies se sont déclarés et un voile de brume couvre la vallée. Nous poursuivons par la N2 en direction du Cap jusqu’à la bifurcation pour Hermanus. Nous y serons à 14 heures 30, et là, c’est le choc. Nous nous attendions à un petit port de pêche et nous nous retrouvons dans une ville balnéaire très fréquentée et très moderne… Nous récupérons notre chambre au Potting Shed, réservé sur Booking, et partons en balade à pied, explorer bord de mer et centre-ville, une promenade qui nous conduira jusqu’à 18 heures. Dîner en ville et nuit au Potting Shed.

21 décembre : Départ à 8 heures 30 pour Cap Agulhas je commettrai l’erreur de ne pas faire le plein avant de partir et de sous-estimer la distance, ce qui fait que nous arriverons à Augulhas grâce aux vapeurs d’essence qui restaient dans le réservoir… Conseil : toujours faire le plein pour s’éviter des sueurs froides et le risque de rester en rade au milieu de nulle part. D’autant plus que nous avons choisi de suivre le bord de mer, la Whale’s Way, ce qui nous offrira de beaux panoramas mais nous obligera à suivre la 316 sur une piste de terre. 11 heures 30, arrivée à Cap Agulhas. Coup de cœur, c’est magnifique. Un peu de monde, de très belles maisons, des restos et un air de station balnéaire très agréable. Mais surtout, le point le plus au sud du continent africain et le point de rencontre de deux océans : l’Indien et l’Atlantique. Un lieu symbolisé par un monument devant lequel chacun veut se faire prendre en photo. Nous jouerons le jeu et attendrons notre tour. Un instant d’émotions. Puis nous tremperons une main dans l’Indien et quelques mètres plus loin, une autre dans l’Atlantique… Nous irons ensuite déjeuner à Agulhas avant d’aller visiter le phare. Très beau, gérer par Sanpark mais la Wilde Card n’est pas acceptée. Nous monterons au sommet, attention pas d’escaliers mais une série d’échelles assez raides. Très belle vue du haut du phare. 15 heures, nous reprenons la route pour Bredasdorp où nous souhaitons visiter le musée des épaves et des naufrages. Un super musée pour ceux que ça intéressent. Retour ensuite sur Hermanus où nous arriverons à 17 heures 45 comme la veille balade en bord de mer, photos, apéro, resto… Nuit au Potting Shed.

22 décembre : départ par la route des baleines pour la région du Cap où nous allons terminer notre road trip. Une route avec des panoramas sublimes qui nous feront multiplier les pauses photos. Arrêt à Betty Bay où nous irons voir les pingouins au Stone point parc, un sentier payant, aménagé en une longue passerelle de bois qui permet l’observation des pingouins. Très sympa, nous avons beaucoup aimé. Un peu de monde, mais nous sommes dimanche à trois jours de noël. Nous poursuivrons ensuite jusqu’ à Stellenbosch, sur la route des vins. Une très jolie ville, avec beaucoup de magasins et restaurants. Nous y déjeunerons et y ferons un peu de shopping avant de reprendre la route pour Cap Town où nous allons passer nos 4 dernières nuits avant le retour en France. Un petit arrêt dans une station-service pour laver la voiture de toute la poussière qui la recouvrait et Cap Town, nous voilà. La première nuit étant au Lagoon Beach, nous nous dirigeons vers Minerton où se trouve l’établissement. Une mini déception que cet hôtel qui ne correspond pas du tout à l’image du petit hôtel sympa que nous en avions. C’est tout à fait le contraire, un établissement immense, sur une plage où règne l’interdiction de baignade (permanente) suite pollution de l’eau… Beaucoup de monde, rien qui nous emballe pour ce premier contact avec Cap Town. C’est finalement le coucher de soleil sur Table Mountain qui nous rendra le sourire… Dîner et nuit au Lagoon Beach Hotel.

23 décembre : 9 heures, départ pour Table Mountain. Trop tard pour éviter la file d’attente et les problèmes de stationnement… Tant pis, nous nous garons tout en bas, sur le premier parking et prenons la navette gratuite jusqu’au téléphérique. 5 minutes plus tard, nous nous délestons de 720 rands pour un aller-retour en direction de la fameuse montagne. Mais d’abord, il faudra faire la queue, 1 heure 30, pour pouvoir embarquer à bord de l’engin. Une nacelle ultra moderne, dont l’intérieur tourne de façon à ce que tout le monde puisse profiter du panorama. Il est midi lorsque nous débarquons, enfin, au sommet. Une bière, deux chips, et nous voilà partis en direction du Beacon point, une randonnée de trois heures A/R. Une autre rando sur le plateau principal et il est déjà l’heure de refaire la queue pour redescendre. Il nous faudra 1 heure et demie pour arriver à la nacelle… 19 heures, nous rejoindrons le Town house Hôtel où nous allons passer les trois dernières nuits. En conclusion, nous dirons que malgré les files d’attente, nous avons été emballés par Table Mountain, un endroit à faire absolument…

24 décembre : Départ pour le cap de bonne espérance. Entrée prise en charge par la Wild Card. Nous y arriverons pour 10 heures et y resterons jusqu’à 15 heures. Arrivés sous un superbe soleil, nous subirons ensuite un violent orage et la brume, puis de nouveau un ciel dégagé. De très belles photos, une rando sur les rochers… Nous avons beaucoup aimé. Pas mal de monde aussi à partir de 14 heures. Nous n’avons pas apprécié la pagaille pour prendre les photos devant le panneau indiquant le cap. Encore moins apprécié la conduite de certains touristes, des français, qui essaient de resquiller et cause des problèmes. Bref, si le site est magnifique, nous avons préféré l’ambiance de Cap Agulhas, un autre public… N’hésitez pas à consacrer plusieurs heures à ce parc. La route pour s’y rendre est sympa et traverse quelques jolies petites villes. Retour en fin d’après-midi à Cap Town où nous espérons réveillonner, mais surprise, tout est prévu pour le 25, le 24 c’est la veille, ce n’est pas Noël nous précise-t-on…

25 décembre : journée de Noël, nous partons visiter l’aquarium des deux océans. Nous avons apprécié la visite de ce musée océanographique. Midi, nous poursuivons avec Waterfront, ses restaurants, ses boutiques à touristes, ses magasins de luxe Déjeuner léger au restaurant Parada, puis balade sur les quais et le Mall Victoria. Il y a énormément de monde, c’est épuisant. Une visite qui nous conduira jusqu’à la fin de la journée, heure à laquelle nous rentrerons au Townhouse Hôtel pour la soirée de Noël.

26 décembre : Une longue journée nous attend, le départ est prévu pour ce soir ou plutôt demain à minuit 10 nous refaisons nos sacs en répartissant les affaires pour équilibrer le poids, puis nous partons pour Stellenbosch où nous avons décidé de passer la dernière journée de notre périple Sud-Africain. Le retour de la voiture est prévu pour 20 heures et l’enregistrement du vol à 22 heures, nous avons le temps… Arrivés à Stellenbosch sous un ciel mitigé, nous irons nous balader dans cette jolie ville avant d’aller déjeuner pour notre dernier « bon repas » en Afrique du Sud. Le temps maussade nous encouragera à reprendre la voiture pour une dernière fois. Nous pousserons jusqu’à Gordon Bay et ferons un stop, au retour, à Strand, le temps de manger une crêpe. Petit tour au bord de mer et il est déjà 18 heures. Notre vol est prévu à 0 heure 40, nous avons le temps, mais le cœur n’y est plus, c’est la fin du voyage, nous nous dirigeons sur l’aéroport pour rendre la voiture au terme d’un périple de 6987 kilomètres. Un retour rapide un petit coup de portière sur la carrosserie, pour une fois nous n’y sommes pour rien, sera relevé par les agents de Budget. Pas de soucis nous sommes assurés. Nous rejoignons le terminal international et nous installons devant la baie vitrée pour passer le temps (merci wifi, ordi et livre…).

27 décembre : Arrivée à Nice, via Paris Charles De Gaulle, à 14 heures 30 la boucle est bouclée.

Si c’était à refaire : nous conserverions le même parcours, mais nous enlèverions une nuit à port Elizabeth pour la placer à Tsitsikamma. Nous visiterions Addo en arrivant à Port Elizabeth plutôt que le lendemain. Nous enlèverions une au Cap pour la placer à Stellenbosch à 40 km de Cap Town.

Notre avis, aimé, pas aimé : Nous avons adoré le Kruger, l’ambiance, les animaux, la magie des lieux, les camps, la liberté de mouvement et la facilité d’accès. Nous avons aimé Johannesburg plus que Cap Town. Même si nous avons trouvé Cap Town plus jolie, nous n’y avons pas aimé l’ambiance. Trop froide, trop touristique, trop guindée par endroit. Nous avons préféré la première partie du voyage à la seconde : celle de Johannesburg à Coffee Bay. La seconde, de Port Elizabeth à Cap Town, bien qu’elle offre des paysages à couper le souffle, nous a moins emballés. Son côté trop propre, trop policé, trop… c’est trop. Nous n’y avons pas retrouvé le parfum d’aventure qui flottait sur la première partie. Pour nous, les deux parties sont clairement deux voyages différents et si nous retournons en Afrique du Sud, ce sera certainement entre Johannesburg et Coffee Bay. Nous avons apprécié la nourriture, pas chère et très bonne, certainement l’un de nos voyages où nous avons le mieux mangé et bu… Le vin est excellent, de très bonne bouteilles à partir de 5 euros, au restaurant… imbattable. Nous avons adoré la gentillesse des Sud-Africains, noirs ou blancs.

Concernant la sécurité : nous n’avons ressenti aucune insécurité quel que soit l’endroit, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’existe pas. Nous avons pu constater qu’il y avait des endroits à ne pas fréquenter, des horaires à respecter, et un bon sens évident à avoir. Mais nous n’avons pas pris plus de précautions que pour nos voyages précédents en Asie, en Amérique Centrale ou ailleurs. Nous n’avons eu aucun souci avec la police, aucun contrôle à part au Swaziland. Aucun problème, non plus sur les routes, près de 7000 bornes quand même, mais il faut rester vigilant, c’est tout. L’Afrique du Sud est idéale pour le road-trip. Le permis international ne nous a été demandé nulle part et même refusé lorsque je l’ai présenté chez Budget ou lors du contrôle au Swaziland. La carte de débit a été acceptée sans problème chez Budget. Nous ne parlerons pas ici des conditions de vie des uns ou des autres, des noirs, des blancs, de l’après Apartheid, ce n’est pas l’objet de ce carnet et de toute façon, nous savons par expérience, que cinq semaines ne suffisent pas pour avoir assez de recul et parler d’un sujet aussi grave et douloureux. Nous nous en tiendrons à ce que je dis plus haut : nous avons trouvé les Sud-Africains très sympas, gentils et serviables.

Argent : Nous sommes partis avec des espèces (une habitude chez nous), change effectué en France. Nous les avons utilisés tout au long du voyage et n’avons jamais retiré de d’argent aux ATM. Nous avons utilisé nos CB en alternance avec les espèces. Chacun sa manière de faire et de voir les choses…

Conclusion : un très beau road-trip, comme nous les aimons, beaucoup de très belles routes, de beaux paysages. Nous avons adoré ce voyage. L’Afrique du Sud est un pays magnifique, nous l’avons découverte au fil des kilomètres et de la route et nous l’avons vraiment appréciée. Toutefois, nous vous devons d’être honnêtes en disant que, le Kruger mis à part, même si le voyage a été magnifique, il nous a manqué la petite étincelle, ce petit truc en plus, rencontré dans d’autres pays, qui fait la différence, la magie d’un voyage… Ce qui n’enlève rien à la beauté du pays. Vous pouvez consulter le carnet définitif, avec photos et plus d'infos, sur notre blog en cliquant le lien suivant :
https://www.1destination2voyages.com/l-afrique-du-sud-en-road-trip-1
From Ol Pejeta to Tsavo West (Kenya)
by Pygmalion19 · 2019-12-17 · 286 replies
Hello everyone,

Here’s the story of our two-week trip—13 nights, actually—in the national parks of northern and southeastern Kenya, which we took last September at the end of summer. My wife and I planned this trip with a French agency (Bel Africa, Paris), which worked with a local operator in Nairobi (Nadhy Travels & Tours). The latter provided a driver-guide and vouchers, but no aperitif🙁! Our all-inclusive package included animal safaris exclusively in a customized 4x4 vehicle (with a pop-up roof) and accommodations in high-quality lodges that we selected ourselves. It’s great for comfort, but not so much for the wallet. The cost was obviously astronomical for the services provided. But that’s just my usual take on lodging in East and Southern Africa! Our itinerary was a loop starting and ending in Nairobi, passing through Ol Pejeta, Buffalo Springs-Samburu, Meru NP, Amboseli, and Tsavo West.

Trip breakdown:

Day 1 to 3: Ol Pejeta Day 3 to 7: Buffalo Springs Day 7 to 8: Meru NP-Nairobi Day 9 to 11: Nairobi-Amboseli Day 11 to 14: Tsavo West

Photo gear we brought:

- 1 bridge camera - 2 DSLR bodies - 2 telephoto lenses: 70-200mm f/2.8 and 200-500mm f/5.6 - 2 pairs of 10x42 binoculars

What motivated this trip? We wanted to recharge and were looking for a certain tranquility that would be ideal for wildlife observation and photography—our hobbies. That immediately ruled out the parks in the southwest, which are too crowded. Plus, those would have likely been a repeat of what we experienced in Tanzania a few years earlier (see my travel journal "The Great Migration"). Buffalo Springs particularly appealed to us because of the unique animal species it’s home to. It was really their existence that drove our choices. We wanted to see animals we’d never seen before in their natural habitats.

So, on a beautiful late-summer evening, we took off from Paris-CDG for Nairobi. The overnight flight was uneventful, and we landed early in the morning at Jomo Kenyatta International Airport (NBO). But our driver-guide wasn’t waiting for us. Judging by the number of signs being held up, we must have been the only travelers in that situation. Good grief, why wasn’t he there like all the others?
On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili! English translation pending
by Bibouns51 · 2019-12-13 · 231 replies
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici : onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...

Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...

23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !

Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...

Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Long week-end à Mataiva, atoll des Tuamotu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-12-12 · 8 replies
Mata Hiva ou L'ïle aux Neuf Yeux

INTRO

Après Ana'a en octobre, nous continuons notre découverte d'îles nouvelles, en particulier aux Tuamotu ou le choix est vaste, si tant est que les îles choisies soient desservies assez fréquemment par la compagnie AT ce qui n' est pas toujours le cas surtout en ce qui concerne les Tuamotu-Est qui restent difficiles à visiter, même quand on réside à Tahiti. L'idée générale est aussi de vous faire profiter de ces courts voyages- découverte pour qu' à l' avenir, lors d'une première visite ou d'une seconde visite en Polynésie, vous optiez pour des destinations hors sentiers battus. Certaines îles aux Îles du Vent ou sous le Vent ou aux Tuamotu deviennent très touristiques : Moorea, Raiatea, Rangiroa, Fakarava, Tikehau, etc... et les prix des pensions ont tendance à s' envoler. Si l'on veut découvrir la vraie Polynésie comme il y a encore 20 ans, il faut sortir de Séjours Dans Les Îles ( Air Tahiti ) et partir à l' aventure ( toute relative ). Je vous renvoie à mes carnets sur Ahe et Ana'a. Cette fois ce sera Mataiva, en et février Tikehau.

UN PEU DE GEOGRAPHIE

Selon la légende, Mata Hiva ( ou, par analogie, ' neuf yeux ' en tahitien ) serait un morceau de Huahine qu'aurait transporté là où l'atoll se trouve actuellement le roi-guerrier Tu Paure qui , aux temps anciens, régnait sur l'île et la protégeait des raids ennemis. il n' en est rien bien sur et Mataiva, comme d'autres atolls voisins, tels Tikehau ou Ahe ou Rangiroa, est l' excroissance corallienne du sommet d'un énorme volcan ayant émergé il y a plus de 65 millions d'années, et de presque 3000 mètres de hauteur depuis le plancher océanique. Le fondement basaltique de l' atoll se trouverait à presque 2 kms sous la surface de l'atoll, en comparaison avec les - 180 m à Mururoa, dont la base volcanique est beaucoup plus jeune ( 11 millions d'années ) L' atoll, le plus occidental des Tuamotu Nord, est situé à environ 300 kms au nord de Tahiti et à 40 kms de Tikehau, l' atoll voisin le plus proche. Il a une longueur de 10 kms et une largeur de 5, 5 kms pour une surface de terres émergées de 16 km2 environ. Son lagon couvre une superficie de 25 km2. Vert tacheté de bleu , il s'ouvre vers l' océan par une passe unique au nord-ouest ( courants entrant et sortant ) et huit chenaux - ou ' hoa ' - ( courant entrant ) , d'où la référence aux neuf yeux. Ce qui fait la particularité unique de Mataiva, c'est son lagon alvéolaire ou réticulé, formé d'un réseau dense et concentré d'environ 70 bassins ou vasques dont les sommets sont proches de la surface et dont la taille et la largeur des cloisons varient de quelques mètres à parfois plusieurs centaines de mètres, créant ainsi des platiers à l'intérieur même du lagon. L' atoll est d'une extraordinaire luminosité en raison de la faible profondeur des eaux du lagon, avec des dégradés éblouissants de turquoise et de jade. Sous ce lagon magnifique dorment 20 millions de tonnes de phosphate, qui, espérons-le, ne seront jamais exploités. Ce serait la mort annoncée de cette île.



Comme à Makatea, Mataiva a été exploité pour son phosphate, mais seulement pendant 3 ans, de 1978 à 1981. On a fait miroiter à la population les avantages qu'elle tirerait d'une telle activité industrielle en termes de confort et modernisme, mais celle-ci n' a pas écouté les sirènes et a pu ainsi préserver les paysages et la beauté première de l' atoll, sans qu'il reste de vestiges visibles. A Makatea en revanche, l' exploitation du phosphate a perduré de 1911 à 1966, avec les dégâts écologiques que l'on soupçonne et que l'on connait. Un vrai désastre qui fait de Makatea une île-martyr ! Depuis les années 1980, Il a été régulièrement question de recommencer à exploiter les ressources en phosphate dans les deux atolls. Les résidents ont affiché leur hostilité à tout redémarrage d'une activité économique très dommageable écologiquement parlant, mais certains politiques locaux ou territoriaux, certains propriétaires terriens extérieurs aux deux atolls l' entendent autrement. Cupides et aiguillonnés par l' appât du gain, en collusion avec des groupes industriels étrangers - dont un groupe australien -, ils veulent imposer à la population un changement qui impliquera à terme des bouleversements dans le cadre de vie, le mode de vie, la manière de se nourrir aussi avec une impossibilité de consommer les poissons du lagon bourrés de toxines. Il convient vraiment d'aider la population de ces deux atolls à se faire entendre au niveau local, national et international, et à alerter les ONG ou autres instituts qui militent pour la protection de l' environnement sur les dangers scandaleux que l'on ferait courir à des polynésiens otages de leur gouvernement et de puissances extérieures, et trop peu nombreux et trop faibles pour se défendre.

Il existe un unique village, Pahua, établi de part et d'autre de l'unique passe Faratue, traversée par un pont, construction unique au dessus d'une passe dans l'archipel des Tuamotu. Ce pont a une histoire mouvementée : d'abord une passerelle en bois de kahaia et planches de cocotier dans les années 50, il est devenu pont en béton, pas assez solide pour résister aux houles énormes et cyclones - dont celui de 1998 - qui ont touché l' atoll de plein fouet dans la seconde moitié du 2àème siècle. Un vrai pont routier - le plus long de Polynésie française à ce jour - a été construit en l' an 2000, permettant les échanges entre les deux berges de la passe. C' est un endroit agréable et tranquille où aller bavarder, pêcher ou simplement regarder passer mulets, raies, carangues, poissons-perroquets et petits requins. Très curieusement, la passe a des berges bétonnées, et est très peu profonde, peu agitée aussi contrairement aux passes de Rangiroa, par exemple, dont les mascarets sont impressionnants. L'unique passe de Mataiva s'ouvre sur l'océan via un goulet d'étranglement très agité et écumant d'une quinzaine de mètres de large qui permet l' entrée de petites embarcations mais pas celle de la goélette qui ancre à l' extérieur et dont le chargement passe le goulet sur des barges.

A noter que la pêche est facile à Mataiva. L' endroit est poissonneux, et les poissons sont sains et consommables sans risque de ciguatera. A noter également que les moustiques de l' atoll ne transmettent pas la dengue qui n' est pas arrivée jusqu'ici.

Il reste une mini- forêt primaire, ayant échappé à une certaine époque aux tronçonneuses venues faire place nette pour la plantation extensive de cocotiers, tropicale semi-sèche, avec fougères, arbres et arbustes endémiques. Les oiseaux ont, pour des raisons inconnues, migré de la forêt vers un petit motu sur platier qui, curieusement, se trouve au milieu du lagon. plue encore que la forêt elle-même, sur terre ferme, il demeure très exposé aux houles très fortes qui, même si elles restent exceptionnelles, recouvrent les motu et envahissent même le village, comme cela a été le cas en 1998.

UN PEU D'HISTOIRE

Si l'on remonte dans le passé, on sait que la population de Mataiva a été martyrisée , suite aux raids fréquents et sanguinaires menées par les guerriers Parata d' Ana'a contre Rangiroa et les atolls voisins. La population originelle de l' atoll fut quasiment totalement exterminée au 18ème siècle, les rares survivants se réfugiant à Tahiti sous la protection du roi Pomaré Ier jusqu'au milieu des années 1820. Plus récemment des cyclones accompagnés de tsunami ont dévasté l' atoll en 1878, puis 1903, puis 1906 puis plus récemment 1983 et 1998.

Mataiva fut découverte par le navigateur russe von Bellinghausen le 30 juillet 1820, qui nomma l' atoll Lazareff sans avoir le loisir d'y faire escale, même brièvement. Puis l' atoll fut également signalé et situé sur cartes marines par le navigateur-explorateur américain Charles Wilkes en 1839, au retour de sa mission scientifique dans les Terres Australes.

MATAIVA AU 20EME SIECLE

En raison des conditions difficiles décrites plus haut, l' atoll demeura inhabité toute la première partie du 20ème siècle. A cette époque et pendant une cinquantaine d'années, il ne fut fréquenté que par des coprahculteurs venus des atolls voisins, et uniquement lors de la période d'autorisation d'exploitation et de récolte du coprah d'une durée de 6 mois environ. Des ouvriers agricoles originaires de Rurutu venaient aider la population locale à gérer un nombre impressionnant de cocoteraies. Le coprah récolté était échangé, à l' arrivée souvent très irrégulière de la goélette, contre d'autres marchandises permettant de vivre et de se nourrir de façon plus variée. Depuis lors, la récolte du coprah est restée l' activité principale de l' île comme à Ana'a. Dans les années 50, des familles sont revenues s'installer définitivement sur l' atoll, venant principalement de Tikehau, Rangiroa et Kaukura. Une école primaire officielle a été ouverte en 1960. Un village s'est créé, avec école primaire, poste, mairie et commerces.

MATAIVA AUJOURD'HUI

Si le coprah reste l' activité première de l' atoll, le tourisme décolle grâce aux deux pensions de famille et la construction d'un aérodrome d'abord en 1989, puis en 1999 - suite à la destruction totale - piste et installations comprises - de ce premier aérodrome en 1998 ; Il est doté d'une piste de 1200 m. Mataiva est facile d'accès par les airs pour des séjours d'une semaine, ou de 3 ou 4 jours, grâce à la mise en place de deux vols hebdomadaires. L' atoll est aussi desservi par deux goélettes, le Mareva Nui et le Maria Stella, deux fois par mois.

A signaler que l' atoll voisin de Makatea, surélevé de 110 mètres et sauvagement exploité pour son phosphate, est troué comme un morceau de gruyère et uniquement accessible par bateau, la construction d'un aérodrome y étant impossible. N' y habitent qu'une cinquantaine de personnes. On y trouvera les vestiges d'un port et d'un long ponton, et, en pleine brousse, d'une voie de chemin de fer, d' une locomotive avec ses wagons, ainsi que de belles maisons d'habitation de style colonial qui, à l' époque, devaient être d'un grand confort. Jusqu'à trois mille personnes ont habité Makatea pendant cette longue période d'activité, mais tout cela est terminé et a eu un coût non négligeable, écologiquement et humainement parlant.

DETAILS PRATIQUES

Deux pensions de famille se partagent les visiteurs curieux de découvrir Mataiva. Mataiva Village Pension Ariihe'e Vai

Le paiement de la pension se fait en chèque local ou en espèces. Comme je l' ai déjà indiqué, le séjour est en pension complète, il n'y a donc pas de faux frais. Comme partout dans les Tuamotu, prévoir d'emporter du liquide en quantité suffisante.

NOTRE SEJOUR

Départ jeudi 12 décembre, retour dimanche 15 décembre. Trois nuitées. Nous avons opté pour la pension Ariihe'e Vai, en pension complète ( pas vraiment le choix, mais préférable de toute façon ) avec excursions comprises dans le prix : 16000 FCP à deux ( ou 130 euros environ ). Taxes de 300 FCP en sus pour 2 personnes sur 3 jours. Le tarif est très compétitif par rapport aux prix pratiqués, ne serait-ce qu' à Tikehau, l' île voisine. Les commentaires sur l' accueil, l' état des bungalows climatisés, et la nourriture saine, fraîche variée et savoureuse, sont louangeurs.



Jeudi 12 décembre

Départ en milieu de matinée, une escale prévue à Rangiroa. Une heure de vol jusqu'à l' escale, 20 mn d'arrêt, puis 20 mn de vol jusqu'à Mataiva. Arrivée festive avec, au milieu des touristes, les enfants originaires de Mataiva , internes au Collège de Rangiroa, qui rentrent à la maison pour un mois de vacances de Noël. Nous sommes couronnés par Priscillia, l'une de nos hôtesses et rejoignons une voiture pour le transport passagers vers la pension tandis que les bagages sont entassés à l' arrière d'un 4X4. Pot d'arrivée et toasts au poisson et à l' omelette. Ensuite nous vaquons donc direction le bord de lagon tout proche. Le lagon est particulièrement peu profond et laiteux, chaud également avec une eau qui dépasse les 30°. Un peu trop chaud, à vrai dire... Il faut donc chercher les endroits plus profonds où nager agréablement, avec possibilité de voir le fond, en particulier en cas de rencontre avec des raies. J' en rencontrerai une d'ailleurs, une raie-léopard , pas dangereuse en soi, mais il ne faut pas les toucher même par inadvertance, car elles peuvent méchamment blesser avec le dard situé à la base de leur queue. Après le bain et l' exercice, retour au bungalow ( bien climatisé, et la climatisation est nécessaire car il fait très chaud en cette mi-décembre ) puis nous décidons de traverser le pont et d'aller d'abord vers le récif extérieur ( et l' entrée de passe ) puis vers l' autre pension, le Mataiva Village, histoire de la comparer à la nôtre.





Le Mataiva Village a l' avantage de donner directement sur la passe dans sa partie tranquille, un bon point donc. Les bungalows sont semblables à celui que nous occupons, climatisés également. Les tarifs sont les mêmes à quelques détails près. Nos hôtes et hôtesses sont charmants et attentionnés, on verra pour la cuisine dès ce soir. C 'est un membre plus âgé de la famille qui officie aux fourneaux dès 16 heures. Nous sommes arrivés sous un beau temps nuageux comme souvent à cette saison. Il a plu toute la nuit précédente, ce qui n' est pas inhabituel non plus. Pas de vent, lagon immobile et mer calme sauf à l' entrée de la passe où les courants contraires s'affrontent.

Vendredi 13 décembre

Départ prévu en excursion pour un tour de l' île en 4X4. Avant le départ, nous sommes tous conviés à confectionner / tresser nos assiettes pour le déjeuner- bord de lagon avec des palmes de cocotier.



Il est prévu de pique-niquer au plus près du marae Papiro ou Paure - et de ce qui fut, jusqu'au cyclone dévastateur de 1906, Tevaihara, l' unique village de l' île. C' est aussi une journée-baignade qui se terminera par un arrêt au coeur la mini-forêt primaire et un dernier arrêt au rocher aux tortues, nommé Ofai Taunoa, un vestige de l' ancien récif fiché sur le platier côté océan. Le marae a du être reconstitué, suite au cyclone de 1998 et à la montée des eaux du lagon qui a dispersé les dalles de corail d'origine. La légende raconte que le roi-guerrier Tu y fit construire un large siège dallé où il venait s'asseoir longuement pour surveiller l' horizon. En même temps, il ordonnait à neuf guerriers de se poster à l' entrée de chacun des huit ' hoa ' et de la passe et de signaler l' arrivée de pirogues étrangères par l' envoi dans le ciel de cerfs-volants, à partir d'une plate-forme de corail spécialement aménagée, un endroit secret à l' époque.. Quand le cerf-volant flottait très haut dans les airs, cela signifiait que les visiteurs / ou ennemis étaient encore loin du rivage. Si le cerf-volant était bas, les arrivants étaient sur le point d'accoster, et l'on choisissait alors soit de les accueillir cordialement soit de les attaquer avant qu'ils ne débarquent si leurs intentions étaient belliqueuses. Le plus souvent, c'était le cas, et Mataiva, comme d'autres atolls proches, dut subir les raids meurtriers des guerriers Parata de Ana'a.





Deux autres ' marae ' sont notables à Mataiva : l' un au lieu-dit Temiromiro sur la côte nord de l' atoll, submergé en 1998 et largement recouvert de sable . N' émergent du sol actuellement qu'un alignement de petites dalles de corail ainsi qu'une belle pierre dressée. L' autre se trouve au lieu-dit Faretauhonu ( ou ' maison de la tortue ' en langue paumotu ) tout près du village de l' atoll. Il est en assez mauvais état, a été endommagé par des brûlis intempestifs. Il a aussi été abîmé par le cyclone de 1998. Détail intéressant, il est entouré d'anciennes fosses à culture, comme il en existait beaucoup à Ana'a ( voir mon carnet sur cet atoll ). Ce sont les survivants des raids organisés par les guerriers de Ana'a sur les rivages des atolls avoisinants, dont certains anciens esclaves sur l' atoll de Ana'a, qui ont ramené dans leur île d'origine, la tradition Ana'a des fosses à culture.

Quant au rocher aux tortues appelé Ofai Taunoa, il se dresse, tel une sentinelle, à la limite du platier corallien côté océan, bloc de calcaire sculpté et découpé de trois mètres de haut environ qui ressemble à un champignon dont le sommet est placé sur une frêle embase érodée par la mer, le sel, le soleil et le temps. Un secret concerne ce rocher : à une certaine époque de l' année, celle de la ponte des tortues marines, on raconte que la population observe le ciel avec une attention soutenue, attendant que passe un nuage ayant peu ou prou la forme exacte du rocher. Cela signifie que, lors de la nuit qui suit, des tortues vont sortir de l' eau et venir pondre leurs oeufs sur la plage. On ne dira pas si les habitants en profitent pour venir ramasser des oeufs pour les manger, mais l' on sait que la consommation d'oeufs et de chair de tortue a toujours été appréciée aux Tuamotu même si la capture illicite des tortues et la consommation de leur chair est actuellement passible de lourdes amendes. Des habitudes perdurent, hélas !







On peut aussi demander à voir, sur le trajet, la grotte O'Tao en bordure de l' un des ' hoa ' dans le sud de l' atoll. L' eau , à l' intérieur de la grotte, est vert émeraude. Selon la légende, les crânes des ennemis capturés, puis tués, puis mangés par le roi Tu et ses guerriers, étaient placés par les serviteurs du roi au fond de la grotte...

La forêt primaire s'étale sur deux ou trois kilomètres carrés avec une végétation dense et variée, et une terre noire et fertile. Nous avions vu une mini-forêt similaire sur un motu de l' atoll de Ahe, le plus septentrional des Tuamotu, mais à Ahe, il y avait une colonie impressionnante de fous de Bassan à pieds rouges ainsi que de sternes.



Retour à la pension vers 15 heures. Nous avons eu un temps contrasté : soleil et nuages, et puis deux averses, l' une en arrivant au lieu de pique-nique, et l' autre au retour sur la piste qui serpente entre les arbres, de cocoteraie en cocoteraie, en traversant la fête primaire. Pas désagréable en fait de ne pas brûler sous le soleil, la température a été parfaite tout au long de la journée.

Après une heure de repos, sortie sur la route, vers le pont et le village. Temps un peu trop couvert pour admirer le coucher de soleil. Ce sera peut-être pour demain samedi. il est prévu une sortie en bateau à la journée.

Samedi 14 décembre

Le temps s'annonce très instable, ensoleillé avec des averses qui menacent dans tous les coins de l' île. Nous allons avoir la chance de passer quasiment entre les gouttes du départ au retour. Une performance ! Départ à deux bateaux ( construction locale ) sur un lagon difficilement navigable en raison de sa faible profondeur et des remontées de corail. Heureusement, Mataiva est un atoll de taille modeste comparé à d'autres comme Rangiroa ou Ana'a et on est vite arrivé à destination. Traverser le lagon de long en large reste un jeu de pistes, même pour ceux des habitants qui sont avertis et experts en navigation lagunaire. Il y faut uniquement des bateaux à fond plat et de préférence en bois pour se faufiler entre vasques affleurantes et remontées de patates de corail dangereuses pour les coques, en plastique ou en bois, et surtout pour les hélices. D' après ce que l'on m' a dit, il faut compter utiliser 3 hélices par an si l'on utilise son bateau fréquemment, ce qui est forcément le cas dans les pensions de famille !

Premier arrêt au motu aux oiseaux , en plein milieu du lagon. C 'est ce motu qui a été récemment colonisé par des familles de sternes blanches et de noddis bruns et noirs, ainsi que par des fous aux pattes rouges et brunes. Le motu est de petite taille, les oiseaux sont partout sur les arbustes, y compris les bébés-fous, tout blancs, tête ébouriffée, et aussi gros que leurs parents, mais patauds et installés très inconfortablement dans des nids de fortune, très mal faits... Certains d'ailleurs, vu leur poids, finissent par tomber au sol et y rester, attendant, le bec ouvert, d'être nourris par leurs parents.















On reste peu de temps pour troubler le moins possible la quiétude du lieu, et on repart vers un minuscule platier tout proche, appelé Papa Mataiva - ' papa ' ou ' pito ' ( le nombril ou centre spirituel de l' atoll- un endroit qu'il faut fouler à pieds nus pour dire que l'on est bien venu sur l' île. Un orage menace de l' autre côté de l' atoll et semble se diriger vers nous, et nous rejoignons en 5 mn un endroit superbe situé à la sortie côté lagon de l' un des ' hoa ' de l' île. Si le ciel est noir du côté opposé, le soleil brille de notre côté, et le lagon affiche les couleurs classiques que l'on retrouve partout aux Tuamotu : eau claire, et dégradés de bleus.



Demi-journée consacrée à la baignade et à la balade car l'on traverse facilement les ' hoa ' peu profonds. Déjeuner classique à base de poisson cru à la tahitienne, thon grillé et riz, oranges et pastèques en dessert.



Retour à la pension en début d'après-midi car le mauvais temps finit par menacer sérieusement... Nous allons attendre que le gros de l'orage passe et tombe et profiter d'une longue accalmie pour retourner à la pension.

Dernière soirée à la pension : il est prévu un apéritif, dîner amélioré ( langoustes ) et un spectacle de danses ( avec chants ) autour de 19 heures. Nous sommes couronnés pour l' occasion. L' une de nos hôtesses Violette va danser pour nous sur la version polynésienne de l' Hymne à l' Amour d'Edith Piaf, et puis nous allons tous être conviés à danser nous-mêmes sous sa houlette. Repas très amélioré avec langoustes donc comme prévu, poisson grillé, viande grillée, légumes, desserts toujours à base d'oranges ( américaines... ) et de pastèques produites localement.

On passe à la page 2...
Un mois dingue en Bolivie et au Pérou English translation pending
by Patbill · 2019-11-26 · 184 replies
Voici le récit de notre extra voyage d’1 mois en Bolivie- Perou sac à dos, mon pote Christian et moi, Patrick (chacun 58 ans)

Tout d’abord le circuit fait en juillet 2017- oui je sais j’ai mis du temps à cette mise en ligne mais depuis j’ai été au Myanmar, Canada, Oman, Vietnam. Et maintenant que notre futur trip en Namibie l’été prochain est booké, je me lance dans ce retour arrière de 2 ans. Après énormément de recherches sur de nombreux blogs perso, carnets de voyages et forum de voyages, on a finalisé notre circuit :

J1 : départ de Bruxelles J2 :arrivée La Paz- transfert le soir sur Uyuni J3 :Uyuni-Tupiza J4 :Tupiza J5 :Tupiza- sud Lipez J6 :sud Lipez J7 :sud Lipez J8 :sud Lipez- Uyuni-La Paz J9 :La Paz-Rurrenabaque J10 :Amazonie J11 :Amazonie J12 :Amazonie J13 :Amazonie J14 :Amazonie J15 :Amazonie-Rurrenabaque J16 :Rurrenabaque-La Paz- Copacabana J17 :Copacabana-isla del sol J18 :isla del sol-Puno J19 :Puno- Cusco J20 :Cusco J21 :Cusco-Ollantaytambo J22 :Ollantaytambo- Pisac J23 :Pisac- Cusco J24 :inca trail J25 :inca trail J26 :inca trail J27 :Machu picchu- Cusco J28:Cusco J29 :Cusco-La paz J30 :La Paz- départ J31 :arrivée

Three-week itinerary in Kenya in January
by Carmelbentim · 2019-11-26 · 6 replies
Hello,

We’re planning a three-week trip to Kenya in January 2020 and wanted to share our itinerary. Maybe some of you have feedback or suggestions.

Our goals: we’re not big safari fans (though we do want to do 3 days of it), and that’s not why we’re going to Kenya. We’re huge nature lovers, into sports, hiking, meeting locals, agriculture, and food. We’d also like a few days of pure relaxation on the beach before heading back to Europe.

Here’s our rough itinerary:

Nairobi – arrive in the evening, overnight stay Travel to Mt. Kenya, start trekking Mt. Kenya Mt. Kenya Mt. Kenya Transfer to Meru? How? Rent a car? Guide (for the next three days?)? Meru safari Meru safari Samburu-Buffalo safari Transfer to Nakuru Nakuru – agriculture and people, members of the international Slow Food association Nakuru, Slow Food Nakuru, Slow Food Kichama, coffee plantations Hells Gate – walking or biking safari (Nairobi) Train to Mombasa, beach time and swimming Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Train back to Nairobi

Thanks in advance for your thoughts!
Retour de 8 jours en novembre au Sri Lanka English translation pending
by Francoisjosz · 2019-11-15 · 4 replies
Retour de 8 jours au Sri Lanka

Ayant profité de nombreux conseils sur les forums à mon tour d y participer.

Malgré les craintes de nombreuses personnes, un pays qu il faut absolument découvrir et qui a besoin des touristes !

Nous sommes partis en novembre pour 8 jours

Transports

Vol bxl colombo via Qatar Airways en passant par Doha pour un peu moins de 600 €. Intéressant de noter qu on peut gratuitement faire un stop à Doha (ce que nous ferons sur le retour) et qu on peut réserver une première nuit pour moins de 30$ dans un hôtel 4/5 étoiles !

Quand vous quittez la douane changez un peu d argent. Cours correct ( vous aurez 1ou 2% de mieux dans une bijouterie de colombo) et prenez une carte prépayée à la boutique (7 € à payer en cash pour 240 minutes et 4+4gb. Pratique meme si WiFi correct dans les hotels).

L hôtel est venu nous chercher mais un taxi ne coûte que 5€ je pense pour Negombo 10 pour colombo)

Sur place Uber pas terrible deux fois le chauffeur voulait qu on paie en cash car n avait plus d essence. Je n ai pas vu comment indiquer dans la plateforme un tel paiement finalement on a annulé la course et paye le chauffeur cash. Prix Negombo colombo moins de 10 €

Tuk tuk le moyen de transport par excellence pour les petits trajets convenir du prix au départ en général quelques €

Bus pas essayé mais retour de touristes quand il était plein selon nos critères une classe de 50 enfants est encore montée confort très rudimentaire je pense cependant qu’il y a des bus privés peut être plus confortables

Train très bon marché 3€ à deux pour nuwara ella 3h. Attention la 3ie classe correspond à notre première. Wagon principalement composé de touristes sur réservation. Magnifique trajet

Chauffeur privé. La formule que nous avons retenue vu le peu de temps sur place. Nous avons payé 50 € par jour tout compris on avait un minibus pour nous deux. Chauffeur très discret et cultivé et bien entendu très prudent à recommander ranukan1993@gmail.com. Parle très bien anglais 30ans d expérience nous avions tout réservé par nous meme ce qui ne pose pas problème. Il s arrange pour trouver un logement

Location voiture | scooter comme fréquemment indiqué conduite super dangereuse car véhicules a des vitesses différentes sur la route ( donc nombreux dépassements) et en général n indiquent pas quand ils s arrêtent On va vu un terrible accident d une touriste qui avait loué son propre tuk tuk cela nous a bien refroidi

Il faut noter que les routes sont d excellentes qualité ( bien meilleures que chez nous). Pas de problème de dos pour ceux sensibles!

Climat

Normalement à partir de novembre devrait être sec mais comme partout le climat change. De nombreux jours de pluies annoncés sur internet mais en réalité que deux soirs sur notre séjour ( en général uniquement fin de journée). Il faut bien choisir sa région en fonction de la période températures agréables dans les 25 degrés

Sécurité

On ne peut bien entendu pas oublier les attentats de Pâques mais franchement cela peut arriver partout. Aucun problème je pense que l image véhiculée à l’étranger est biaisée

Il est dommage que le tourisme ait été impacte car il y a vraiment peu de monde Beaucoup de chauffeurs ont dû vendre leur véhicule et les hôtels sont pour la plupart vides !

Les gens

J ai visite de nombreux pays d Asie et ce sont de loin les plus accueillants. Un sourire chaque jour ( moins faux qu en Thaïlande ou c est souvent intéressé). Ils sont curieux et la majorité (bien entendu dans un contexte touristique) parlent anglais.

Personnel pas toujours très efficace mais on est en vacances on a le temps ( vous serez surpris par le nombre de personnel)

Contrairement à ce qu on peut penser les religions s entendent très bien les Années de guerre seraient plutôt dues à un conflit politique ... dans une même famille on peut avoir des gens de différentes religions

Hôtels

Excellent rapport qualité prix. Moins belles finitions qu en Thaïlande par exemple évidement on était pas encore en pleine saison et vu le faible nombre de touristes les prix sont bradés. On peut avoir quelque chose de correct pour 20€ pour 2avec pdj un bel hôtel 4 étoiles dans les 70 € 100€ avec piscine et belle vue

Nourriture

Fort influencée par l’Inde (curry) et assez différente du reste de l Asie fort épicée mais excellente on peut avoir un curry pour moins de 2 €. Dans les hôtels plus chics compter 3€ pour une entrée et entre 5 et 10 € pour un plat On mange en rue pour trois fois rien chausson de légume pour 0,25€ très bon!

Petits déjeuner très copieux (européen ou local souvent sous forme de buffet). Permet de faire l impasse sur le lunch

De nombreux légumes et fruits excellents ( les meilleurs que j ai mangé en asie). Ne vous privez pas d un jus de fruit frais !

Achats

Éviter les spices garden et maison de thé où les prix sont jusque x5. Tous ces produits se retrouvent sur les marchés (épices entre 0,5& et 1& pour 100gr)

Artisanat pas terrible mais à chacun ses goûts !

Diamants pour ceux qui s y connaissent vous trouverez des bijouteries partout mais principalement à Galle et colombo. Bonne idée du forum si vous avez un vieux bijou en or cassé prenez le avec vous et faites vous faire un nouveau vous ne paierez alors pas l or

Notre itinéraire

N ayant que 8 jours on m a fait en express mais cela nous a permis de combiner ville sites culturels montagne et plage

Arrivée colombo

Nuit à Negombo pledge hotel proche de l’aéroport Visite de colombo avec tuk it easy un français qui fait découvrir la ville avec passion. Cela vaut la peine pour une demi journée

On avait choisi de rester un jour à Negombo si jamais nos bagages n avaient pas suivi (ce qui nous est déjà arrivé) seconde nuit à L’hôtel

Puis sigirya. (En route Arrêt au rock temple) cher (30 €) mais vue incroyable il faut savoir que les locaux payent presque rien cela peut choquer mais après tout il faut comprendre qu ils ont aussi besoin de notre argent la colline d a côté vaut la peine plus couleur locale le prix n est que de 2,5€ pour une vue tout aussi belle

Nuit à hôtel sirigya. Magnifique vue de la piscine sur le site très bon buffet

Départ pour kandhy. Temple de la dent. Ville animée mais bruyante logement à hôtel randholee resort En dehors de la ville avec superbe vue sur les montagnes

Lendemain visite du jardin botanique magnifique !

Arrivée le soir à Nallathanniya Bed and breakfast au daffodils in charmant (16€ Via bookings) Pour ascension de l Adam pic. Départ 2h30 arrivée 5hoo pour le lever du soleil magique mais uniquement des touristes car la saison ne commence qu en décembre

Départ pour nuwara visite de la ville d influence anglaise. Lac sympa puis train pour ella superbe vue

Arrivée à Ella hôtel 98 acres incroyable (mais aussi le plus cher 150€ attention réserver car complet. Le seul hôtel qui l’ai été lors de notre sejour). Vue incroyable tout comme le petit déjeuner

Ascension de little Adam pic (30 min ). Descente en tyrolienne juste à côté très sympa Après midi ballade dans Ella très touristique mais sympa pour boire un verre

Lendemain départ pour le parc de yalla hôtel cinnamon wild yalla sur la plage à. L’entrée du parc

Départ à 5 h le lendemain pour être les premiers pour entrer dans le parc à 6 h on a pris la formule de 4h qui suffit. Parc magnifique nombreux points d eau on a pas vu le léopard mais bien de nombreux autres animaux dont des éléphants le long de la jeep. Prix 120 € pour jeep privée avec entrée du parc

Puis départ pour galle arrêt à la plage de mirissa très touristique mais sympa ambiance bali. Logement à levels by cantaloupe magnifique avec vue sur la baie et galle

Lendemain visite de galle (vieille ville très sympa nombreux magasins et restaurants. De loin la plus belle ville avec ancienne architecture mais ambiance moins locale

Puis retour sur Negombo pour vol retour le lendemain matin avec arrêt à doha avant retour Bruxelles

Conclusion

Très contents de notre découverte même si en seulement 8 jours. On n a pas l impression d avoir du faire trop de sacrifices

Cela vaut largement la peine d y passer 2a3 semaines pour en profiter pleinement.

J imagine que c est un peu comme la Thaïlande il y a 30 ans encore beaucoup d investissements à faire mais c est ce qui en fait le charme.
In the Land of the Tswana (Botswana)
by OldPlatypus · 2019-11-13 · 182 replies
We’ve been back for a month now, so it’s high time I posted the story of our adventures! 😉 I’d also like to thank everyone who shared their own experiences on this forum (or elsewhere) and gave us tips—it really helped us plan our trip.

14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "désensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.



We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.







We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
Découverte du Lesotho en juillet et traversée du Kruger et Mapungubwe English translation pending
by Marati · 2019-11-09 · 409 replies
Notre premier voyage en Afrique du Sud avait été parfait, le plus beau souvenir de vacances pour quasiment tout le monde ! En 4 semaines, nous avions visité Cape Town, longé la côte jusqu’à Addo Elephant NP, et enchaîné ensuite par la boucle classique des Must : Golden Gate NP, Royal Natal, St Lucia, Hluhluwe, Swaziland, Kruger et région du Blyde River Canyon.

Quand la famille m’a demandé de leur préparer un nouveau voyage-safari, j’ai décidé d’orienter le parcours sur le Lesotho, Drakensberg Sud et Kruger.

A l’origine, 9 jours étaient programmés au Lesotho en plein hiver, mais sur conseil avisé de Voyajou, nous raccourcissons de 3 jours notre séjour au Lesotho, libérant ainsi du temps pour aller au Mapungubwe NP après la traversée complète du Kruger.

Je renouvelle mes remerciements chaleureux aux tauliers de la section VF Afrique australe qui se reconnaîtront, et qui aident les petits nouveaux à construire leur parcours. Sans votre générosité, votre patience et les multiples heures passées à prodiguer vos conseil avisés et partager votre expérience, nos voyages n'auraient pas la même saveur.

Programme finalisé du 13/07/2019 au 03/08/2019 - J1 : JNB – Clarens - J2 : Randonnée Sentinel Peak, la revanche, puis entrée au Lesotho - J3-8 : Lesotho - J9-11 : Drakensberg Sud - J13-18 : Traversée Kruger - J19-21 : Mapungubwe NP

C’est la première fois que je n’ai pas réussi à préparer de programme précis au Lesotho, faute de documentation. Je pense alors régulièrement à une remarque de Voyajou qui, un jour, a écrit que le Lesotho ne se visite pas, mais se vit...

C’est aussi la première fois que je n’arrive pas à me satisfaire totalement d’un programme avant le départ. Et pour cause : en 2016, on avait fait un parcours très diversifié en alternant réserves animalières, montagne et même océan, mais cette année, pas moyen de refaire pareil.

On sait donc que la première moitié sera exclusivement consacrée à la montagne et aux randonnées, et la seconde sera passée essentiellement le cul posé sur un siège de 4x4., avec le risque que tout le monde finisse par se lasser de 8 jours de safari non-stop. Un comble... J’ai fait part à plusieurs reprises de mes doutes au reste de la famille, mais ils ont de suite balayé mes incertitudes, arrivant à me convaincre que le voyage ne serait pas loin d’égaler le premier. C’est donc parti pour le récit de notre périple de 3 semaines.

Avant toute chose, je tiens à m’adresser à la future copine de mon fils Maxime : Toi qui le connais suffisamment pour qu’il te fasse lire le récit de ses voyages de jeunesse avec ses vieux, Quand il te racontera, très convaincant, qu’il est allé faire du surf sur les plages infestées de grands requins blancs au large de Durban, qu’il a été mordu par un de ces squales, qu’il a réussi à lui crever les yeux grâce à un poignard scotché sur sa planche, qu’il a été opéré en urgence pour se faire rafistoler la jambe qu’il te montrera sa magnifique cicatrice de 30 points de suture pour témoigner de son acte de bravoure je veux juste que tu saches que : certes, il a bien été opéré 4 fois en 7 semaines, certes, il a bien été transfusé et rafistolé comme sur la photo, mais que, contrairement à ce qu’il t’a vendu, ce n’est pas un requin qui est en cause, mais un petit staphylocoque doré particulièrement coriace, accompagné de champignons : deux saloperies attrapées dans une piscine à Shingwedzi ou à Leokwe Camp, qui sont passées à travers une croûte au genou et se sont propagées à travers toute la jambe avant d’être finalement stoppées juste à temps. Il aura bien morflé durant plus de 2 mois, mais a su remonter la pente grâce à force et persévérance.

Ce carnet servira avant tout à nous souvenir, non pas des événements post-voyage, mais du voyage lui-même qui, trois mois plus tard, nous semble déjà si loin...

Pour commencer, dix images qu'on retiendra de notre périple :

Partie LESOTHO Balade à cheval dans des décors époustouflants



Habitat traditionnel : si tu aimes l'"authentique", tu seras servi ! (même si ce mot n'a pas vraiment de sens)



Des montagnes, des montagnes et encore des montagnes, mais on ne s'en lasse pas. Mais si vous voulez les voir vertes, faudra revenir à une autre saison que nous !



Les moutons qui contribuent avec les ânes, chèvres, bovins et le maïs, à une part importante des revenus de la population



Et enfin les enfants, omniprésents dans les campagnes, et qui représentent l'avenir de ce pays parmi les plus pauvres de la planète, ravagé actuellement par une épidémie de sida qui a fait chuter l'espérance de vie de 60 à 36 ans en l'espace de 15 ans



Partie AFRIQUE DU SUD Panoramas du Drakensberg Scène de vie quotidienne au Kruger



Observation de gros chats Baobabs, présents en nombre dans le Nord du Kruger et au Mapungubwe NP



Enfin des instants rares et précieux qui justifient à eux seuls un voyage en Afrique australe et resteront gravés à jamais dans nos mémoires (nous nous sommes d'abord demandés ce que venait faire ce troupeau de 80 éléphants au milieu de notre camp...)

Bonne période pour la descente du Mékong (climat) English translation pending
by Juheltravel · 2019-11-05 · 14 replies
Hello Un voyageur peut il me préciser les bonnes périodes pour descendre en bateau le Mékong du Nord de la Thaïlande à Luang Prabang? Nous pensons le faire fin janvier /début février.merci
Tour of Sardinia by camper van
by Danièle23 · 2019-10-29 · 12 replies
We’re wrapping up our Sardinia tour by camper van. We stayed for 5 weeks, covered 2,150 km on this island, and will leave with mixed feelings!! While the island is beautiful—especially for those who love beaches and all kinds of water sports—it’s also appealing for history buffs and archaeology enthusiasts. The mountains, scenic roads, and small villages are really lovely too. That said, driving here can be pretty hazardous. Locals don’t respect speed limits or road rules, they roll through stops, zoom out of side streets, and often overtake without proper visibility. On top of that, the quality of roads and highways is really disappointing!! And service areas, whether paid or free, are few and far between and often poorly maintained. One last thing: we’d heard Sardinians were welcoming... I don’t know if it’s because they’ve "endured" waves of tourists from all over during the summer months, but unfortunately, we didn’t find that to be true. Most seemed rather gloomy or even unwelcoming, with just a few exceptions saving Sardinia’s reputation!! It’s a real shame for an island with so much potential. I think a serious review of how tourism is managed would be worth considering. That aside, we did notice some efforts and goodwill that were nice to see.
Carnet de Namibie (ou voyage au pays d’Hilux) English translation pending
by Isap29 · 2019-10-09 · 252 replies
Et oui, encore un ! 😉 (Le sous-titre vient uniquement de l’impression de n’avoir jamais vu autant de ce type de véhicule, l’impression qu’il n’y avait quasiment que ça.) _ Ce voyage sera un « one-way » de 30 jours (15 août – 14 septembre), début à Windhoek (capitale de la Namibie) et fin à Victoria Falls (Zimbabwe), en Toyota Hilux avec tente sur le toit (loueur Asco Car Hire) et réservations (campings, hôtels et voiture) faites par Tourmaline ; les réservations ont été faites pratiquement 18 mois à l’avance, certains campings (Etosha par exemple) semblant être très demandés. La période a été choisie pour y être en hiver et avec encore assez d’eau aux chutes Victoria. Nous (67 et 47 ans) avons l’habitude, aux USA, de dormir dans la voiture ; sur le toit, ce sera une première. Le matériel de couchage est fourni (couettes, drap, oreillers) mais nous apportons quand même nos duvets (on aurait pu s’en passer). La plupart des nuits seront en camping (mais pas sauvage) et une fois par semaine (environ) une nuit d’hôtel ou assimilé. Comme nous serons en hiver, j’ai donné à Isabelle la fourchette de température (de 0 à 28°C) que nous devrions avoir à supporter, pour le choix des vêtements ; la réalité sera un peu différente mais n’anticipons pas. _ Pour notre parcours, un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici la carte de notre projet : _ _ J00 – jeudi 15 août 2019 Départ pour la Namibie ; le vol principal a été choisi sur Air Namibia pour des raisons d'horaire (arrivée vers 6h30) et il nous faut donc rallier Francfort ; Air France nous propose des vols aller aux horaires convenables mais, pratiquement un an avant le départ, change complètement ses horaires d'où un départ très matinal de Brest à 6h vers Roissy puis Francfort pour un décollage final vers 20h10.

J01 – vendredi 16 août 2019 => Windhoek Finalement, tout se passe assez bien malgré les attentes un peu longues et nous atterrissons à Windhoek à 6h10 ; sortie de l’avion (on descend sur le tarmac), il fait encore nuit et frais. Passage de l’immigration assez rapide malgré le nombre de voyageurs, récupération des bagages et nous trouvons le chauffeur de chez Asco qui nous attend (enfin, pas que nous). On quitte l’aéroport à 7h10 soit 1 h après l’atterrissage ; il fait jour et, sur le trajet, nous découvrons nos premiers animaux « exotiques ». Arrivés chez Asco, nous faisons la connaissance de Benoît, notre interlocuteur français envoyé par Tourmaline ; les divers échanges et signatures de documents sont facilités par sa présence. Ensuite, découverte du véhicule, de la tente et toutes les explications qui vont avec (et il y en a !) ; j’espère que nous n’oublierons rien. Benoît demande à l’employé d’Asco de nous donner, en plus du matériel de camping, un escabeau 2 marches et il faut bien avouer que ce fût très pratique ; plus besoin de grimper sur le pneu (au risque de tomber) pour manipuler la fermeture-éclair de la tente. Je serai le seul conducteur (ce qui ne dérange pas trop Isabelle) car négociation impossible bien que nous venions de prendre le package d’assurances max. _ Le véhicule est donc un Hilux double cabine (pour notre confort), mais le modèle Raider avec snorkel (dont nous n’aurons pas besoin), 2,8l de cylindrée, boite auto et une vraie fonction 4x4 (long et court avec blocage de différentiel) et très belle garde au sol ; 6 pneus neufs à gros crampons équipent notre superbe destrier qui a environ 130 000 km et quelques « accrocs », ce qui n’est pas plus mal ; la peinture est noire, mais ça ne durera pas. La partie arrière, totalement fermée par de la tôle épaisse, est équipée de 2 énormes tiroirs de rangement sur glissières, d’une caisse plastique contenant le matériel de cuisine et d’un vrai frigo, lui aussi sur glissières ; ce frigo est branché sur une seconde batterie et, comme nous roulions tous les jours, nous n’avons jamais eu besoin de l’arrêter, même la nuit. _ Trois heures plus tard, nous quittons Asco pour le centre commercial Spar pour faire le plein de nourriture pour les jours suivants ; les essuie-glaces se mettent en route à chaque appui sur les clignotants, tout étant quasiment inversé avec la conduite à gauche. Comme aide à la conduite, nous utiliserons Maps.me sur le téléphone en mode avion (testé juste quelques jours auparavant) ; tous les trajets (format kml) sont chargés ainsi qu’environ 300 points GPS et une version de sauvegarde sur tablette au cas où. C’est donc une première pour nous avec cette application et je pense, après utilisation quotidienne pendant 1 mois, que l’on peut lui décerner une note de 8/10. Nous faisons nos courses dans la grande surface mais sommes déçus par certains rayons, notamment les fruits et légumes (nous trouverons nettement mieux le lendemain). _ En sortant, nous essayons d’acheter des pulas (monnaie du Botswana, pays limitrophe), mais impossible ; un bureau de change n’en a pas et la banque nationale de Windhoek ne traite qu’avec ceux qui ont un compte. Comment ferons-nous à la frontière puisque le Botswana refuse dorénavant tout paiement avec une autre monnaie que la sienne, y compris la carte bleue (information récente fournie par Tourmaline et que nous verrons affichée au poste frontière) ? Quelques dernières courses (vin, apéro…) et nous rejoignons notre havre pour la nuit, la pension Londiningi où nous avons retenu le repas du soir et la nuit ; cette pension est tenue par Nathalie, une française. Pour l’instant, Maps.me marche très bien. Un rafraîchissement puis nous sortons nos bagages de la voiture ; il va falloir vider nos 2 gros sacs de voyage et répartir les contenus (les duvets pour la tente, les polaires pour les nuits fraîches, …). Test de l’adaptateur électrique : impossible de brancher nos prises françaises dedans ; Nathalie et un des occupants nous montreront qu’il suffisait de casser 2 petits ergots. _ L’heure du dîner arrive et, avec un apéritif bien mérité, nous discutons avec nos proches voisins qui, eux, ont fini leur voyage ; ils ont donc des infos toutes fraîches. Assez rapidement, nous nous rendons compte que nous avons des « points communs » et pour cause, il s’agit de Rouquine38, membre de VF et de son mari. Retour à la chambre pour une nuit bien méritée. _ Notre carrosse pour un mois _



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Les 2 énormes tiroirs _

Le frigo de 44 litres en position ouvert

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