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Salta à San Antonio de los Cobres à vélo par N 9, 52 et 40 English translation pending
by Lucbertrand · 2018-12-11 · 24 replies
L’Amérique du Sud m’a toujours fait rêver, et me fera toujours rêver, tout particulièrement sa zone de grands déserts qui s’étend sur 4 pays, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine, vaste zone que l’on dénomme Atacama.

Pour la troisième fois je pars dans cette région, armé de mon vélo, accompagné de deux compagnons. Je vais vous relater la première partie de ce voyage de Salta à San Antonio de los Cobres, qui s’est déroulé sur une dizaine de jours.

Nous n’avons pas emprunté la route directe, mais nous sommes d’abord partis vers le nord par la route N°9 jusqu’à l’embranchement vers Purmamarca, puis la 52 jusqu’à Susques, et enfin la mythique Ruta 40 jusqu’à San Antonio de los Cobres. Nous avons parcouru 450 kilomètres et escaladé un volcan le Tuzgle à 5530 m d’altitude.

Notre itinéraire

27 septembre arrivée à Salta

Arrivée très matinale à l’aéroport de Salta, le douanier nous demande d’ouvrir l’un de nos cartons contenant les vélos, car il ne passait pas dans le scanner. En bons Français ça râle, en effet un carton ouvert cela risque d’être difficile à transporter. Mais ce n’est que pour la forme qu’on râle, car nous avons un rouleau de scotch de déménageur, et le refermer est facile. Le douanier ne se laisse pas impressionner et répond : si je vais en France et qu’on me demande d’ouvrir mes bagages je les ouvre !

Eh oui sa remarque est imparable, les Français ça se remarque souvent rapidement.

Une fois sortis de l’aéroport à 4 heures du matin, la difficulté, outre le fait que tous les taxis classiques sont partis, c’est de trouver le véhicule adéquat pour nos trois gros emballages. Juste en face de la porte de sortie, un pick-up blanc qui ferait bien l’affaire. Je demande au propriétaire s’il peut nous rendre ce service. Il s’agit d’un guide de montagne argentin, qui va charger, outre nos trois vélos, tout notre matériel et cela gratuitement, il refuse tout argent.

Une fois arrivés devant notre hostal, il nous prodigue de nombreux conseils pour notre balade à vélo de deux mois à travers les Andes argentines et chiliennes. Mais nos projets de vélos-montagne il les trouve par trop osés, et nous traite de fous. En effet, il nous explique que les conditions parfois extrêmes de ces régions sont à prendre en compte et tout particulièrement lors d’un voyage à vélo. Ce qu’il nous dit je m’en doute, car c’est la troisième fois que je viens dans ces parages à vélo. La dernière fois, j’avais effectué une traversée de d’Atacama de Arica à Santiago du Chili via Bolivie et Argentine. Mais les mises en garde d’un professionnel sont toujours à écouter avec attention. En tout cas grand merci pour tout à ce guide de montagne. Enfin les vélos à l'hôtel

Nous restons deux nuits à Salta afin de bien assimiler le changement d’horaire. Ne jamais se précipiter pour partir lors d’un long voyage à vélo, le corps et son rythme commandent, c’est le meilleur moyen de gagner du temps et de rentrer dans l’effort au long cours. Outre ce guide, nous avons discuté avec un couple de Français qui étaient dans le même avion. Ils comptent aussi grimper sur le Tuzgle, volcan que nous avons décidé d’escalader. Et par un hasard incroyable nous allons les croiser dans 10 jours au pied de cette montagne.

Nous passons deux jours à Salta à préparer notre matériel et à acheter ce qu’il nous manque, en particulier les cartouches de gaz que nous n’avons pu amener avec nous dans l’avion, le transport de matériel inflammable étant interdit.

Salta, de façon étonnante durant ces deux jours je n’y ai pas trouvé un cachet particulier, alors qu’à la fin de notre voyage dans deux mois nous allons y séjourner 5 jours et mon impression sera toute autre. Je vais beaucoup apprécier m’y promener dans ses rues très fréquentées le soir. Mon Saint préféré San Pedro de Atacama

En particulier, outre quelques restaurants très agréables aux vins rouges magnifiques, particulièrement le cépage Malbec, celui du Cahors, je vais beaucoup aimer ses librairies. Je vais m’alourdir au retour de 7 livres dont plusieurs de dimensions respectables. Il est toujours très intéressant lorsqu’on se trouve dans un pays d’acheter des livres écrits par des gens du cru sur des grands problèmes internationaux dans lesquels leur pays a été au premier plan. Pour l’Argentine deux grandes questions historiques me passionnent, la protection des nazis après la deuxième guerre mondiale et la guerre des Malouines.

Concernant cette dernière question j’avais déjà lu ce que les Britanniques avaient écrit sur les opérations militaires. De même lors de mon passage à Mendoza il y a cinq ans, j’avais acheté un livre relatant la version argentine des opérations militaires de cette guerre. Les deux visions sont très différentes et passionnantes à lire, bien qu’il s’agisse d’un terrible drame humain, où comme souvent la jeunesse paie le tribut le plus lourd dans ces confrontations armées.

Là encore je vais trouver deux livres traitant de cette guerre. Mais, non seulement les opérations de guerre y sont abordées, mais tous les aspects politiques. Les différentes tractations avec les USA, le Royaume-Uni et aussi tous les soubresauts internes à la junte militaire argentine.

Puis je vais me laisser tenter par un gros livre sur la vie d’Eichmann en Argentine. Comme l’écrit l’auteur dans la préface, il a voulu écrire ce livre, car il avait honte que son pays ait pu protéger les grands assassins nazis organisateurs du plus grand génocide de tous les temps.

D’où l’importance de parler et si possible bien, les langues étrangères afin de pouvoir par la lecture plonger dans l’âme des habitants dans leur langue, car une traduction si bonne soit-elle, ne permet pas de pénétrer aussi profondément la pensée de l’auteur.

D’ailleurs, pour moi le voyage commence entre autres au cours des longues séances au cours desquelles j’essaie d’apprendre au mieux les langues étrangères, afin de lire les livres en version originale. J’y suis arrivé assez bien avec l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’albanais, pays dans lequel j’ai vécu. Par contre avec des langues plus exotiques, le mongol, le thaï ou le laotien, mes premières tentatives ont vite été douchées. Peut-être aurait-il fallu que je prenne un professeur ? Mais les journées ne font que 24 heures et il n’est pas facile de dégager des plages de temps importantes, nécessaires pour maîtriser des langues très éloignées de la nôtre. Pour les langues européennes, j'ai eu la chance de travailler fréquemment avec des Anglais et des Allemands, ça aide. D'ailleurs l'anglais je n'appelle plus cela une langue étrangère, mais un outil de travail dans de nombreux domaines indispensable.

Salta, alors que je ne suis pas un adepte des musées, j’y ai été subjugué par le musée des momies du Llulaillaco, trois enfants sacrifiés et enterrés au sommet de cette montagne à 6700 m d’altitude, il y a maintenant 5 siècles, absolument époustouflant. Les explications sont en anglais et en espagnol, impératif de tout lire. Et si l’on veut approfondir, il est possible de se procurer un magnifique livre écrit par l’archéologue qui a conduit les travaux en 1999.

« « En mars 1999, on découvrit près de son sommet un cimetière dont on dégagea trois momies, les « momies du Llullaillaco ». Il s'agit des corps d'enfants que les Quechuas ont sacrifiés à ce qu'ils considéraient comme leurs déités, près de 500 ans avant leur découverte et peu de temps avant l'arrivée des premiers conquistadors1. Ils ont été momifiés par congélation. Les momies sont aujourd'hui exposées dans le Museo de Arqueología de Alta Montaña (musée archéologique de haute montagne), à Salta. » » www.argentina-excepcion.com/...thnologie/maam-s...

Niña del Rayo 29 septembre Salta El Carmen 76 km Dénivelé 637 m Temps Parcours 4h36

Aujourd'hui, enfin nous partons, mais pas très tôt, à 8 h, avec des derniers petits réglages de dernière minute.

mon vélo prêt La sortie de Salta ce samedi matin ne pose pas de problème, de plus après deux kilomètres une piste cyclable nous conduit dans la campagne, nous la suivons sur une quinzaine de kilomètres, puis elle cède la place à une étroite chaussée toute en virage au goudron excellent et à la circulation faible.

Cette route est appelée la "Corniche". Elle est en encorbellement à flanc de montagne. On pourrait se croire sur des bosses de Haute-Provence. Cependant, certains végétaux sont très différents de ce que l'on trouve chez nous, comme ces grandes herbes qui pendent, ou ces touffes qui décorent certains arbres.

Nous rencontrons notre premier voyageur à vélo. Bien évidemment, nous ne coupons pas au rite de l'arrêt et de la discussion enflammée. Il est argentin, originaire d'une ville éloignée sur la côte atlantique. Il termine un périple de 225 jours à travers la Puna argentine. Mais cela nous fait un peu mal de le regarder, car il roule torse nu, alors que le soleil dans ces régions pas très éloignées de l’équateur est particulièrement agressif. Pour ma part je roule pratiquement toujours entièrement couvert, bras et jambes, et pourtant ma peau est adaptée au soleil avec mes origines maltaises. Peu de circulation sur cette route, mais nombreux parmi les véhicules rencontrés, sont les conducteurs qui nous adressent des signes d'encouragement. Souvent des vaches et des chevaux occupent avec nonchalance l'asphalte. Une étrange statuette nous intrigue au détour d'un virage.



La chaleur est conséquente, vers midi, 33 degrés. Après un repas dans un restaurant sympathique au milieu de nulle part, la petite ville de El Carmen se dévoile, et un sympathique hostal nous ouvre ses portes, dont le nom nous avait été donné par la restauratrice. Toujours laisser le hasard faire son œuvre et ne pas trop planifier son voyage, meilleur moyen d’aller de surprise en surprise, certes bonnes ou mauvaises. Mais le voyage c’est justement être dépaysé voire décoiffé ! J’aime bien la formule de Nicolas Bouvier : on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nous montons doucement en puissance, les promesses de grosses difficultés se dessinent en arrière-plan, sous forme de gigantesques volcans qui se dressent toujours plus proches, accaparant de plus en plus le ciel, presque menaçants au-dessus des plaines. Ces immenses montagnes aux dimensions difficiles à évaluer, chargées de promesses de difficultés et de menaces de souffrances à venir, sont le moteur de notre motivation à venir nous confronter à ces coins des Andes.

30 septembre el Carmen à Tumbaya 77km 1120 m de dénivelé temps de parcours 6h10

Après une nuit récupératrice, et un repas du soir dans un restaurant un peu glauque, mais au patron agréable, nous reprenons la route. Ce ne sera pas comme la veille, mais la grosse route dure, les camions et surtout les bus qui frôlent. La route dans toute son hostilité, comme le voyageur à vélo a pris l’habitude de temps en temps de composer avec. Un œil rivé sur le rétroviseur à regarder le danger arriver pour être prêt à « gicler ».

Sur notre gauche les sommets des Andes sont éclairés par le soleil, alors que la route reste à l'ombre. Ces crêtes sont la promesse de ces beaux combats à venir, car derrière se cache la fameuse "ruta 40".

Grand axe de fond de vallon sans caractéristique particulière, mais toujours quelque chose d'intéressant, comme par exemple ces fresques sur un mur d'école ou ces gros galets retraçant le combat des Indiens pour leur liberté.



Un peu avant la ville de San Salvador de Jujuy, un jeune cycliste roule avec nous, et il va nous amener à l'entrée de la ville par une piste cyclable qui évite l'autoroute assez passante.

Nous traversons la petite ville de Jujuy le long de sa rivière presque à sec à cette époque. Nous roulons quelques kilomètres sur une piste cyclable au goudron rouge. Le long de cette piste un homme s'entraîne au flamenco. Jean-Paul s'arrête et à son tour se met à taper du talon sur la mini-piste en rythme, pas mal du tout.

Puis surprise, il faut se rendre à l'évidence notre seule et unique route, la 9 est une autoroute. Avec quelques appréhensions nous nous y engageons en montant sur un immense pont. Mais du fait de la large bande d'arrêt d'urgence, nous réalisons que nous y sommes plus en sécurité que sur les routes ordinaires, doublés par des bolides qui nous frôlent de trop près. paradoxe on est en sécurité sur une autoroute

En Argentine, à l’instar d’autres immense pays comme la Mongolie, la population y est très dispersée. Une fois hors d’une agglomération, la suivante peut être à 100 kilomètres et sur plusieurs dizaines de kilomètres on ne verra pas la moindre maison.

L'eau commence à manquer. Nous nous arrêtons devant une maison, et l'Indien qui y habite nous offre deux litres, qui sont les bienvenus.

Pendant que nous cassons la croûte un couple d'Allemands à vélo vient en sens inverse. Bien évidemment ils s'arrêtent, et nous discutons comme toujours avec passion quand on se croise au bout du monde entre cyclos épris d’efforts et d’inconfort. Ils ont démarré à Quito il y a plusieurs mois. Dommage que la fille n'ait pas un vélo plus adapté pour les pistes. Je pense qu'ils ont été obligés d'éviter les grands déserts comme le Sud Lipez. Il faudra qu'ils y reviennent. Je ne peux pas imaginer une traversée de l’Amérique du Sud sans emprunter ces pistes horribles de sable, de scories volcaniques et de cailloux parfois de belle taille, où le vent souffle en maître tyrannique, et où l’amplitude thermique journalière dépasse les quarante degrés. Mais, ces combats face à cette nature hostile, même s’ils nous font peur avant et pendant, nous laissent de tels souvenirs qu’il ne faut surtout pas les éviter.

Revenons en Argentine. Après le repas une côte très raide nous fait passer à plus de 2000 m, mais ce n’est qu’une bosse et une descente effrénée va nous faire perdre 300 m. Deux jours de route, j'ai encore mon petit bedon, mais bientôt je vais être aussi svelte qu’un jeune sportif au régime draconien. Nous nous arrêtons au village de Tumbaya. Nous demandons l'autorisation de dormir devant l'église. Elle nous ait accordée. L’épicerie est au coin d’une rue à proximité, la bière locale est fort bonne et peu alcoolisée, 3 degrés. Mais ce sera souvent une longue négociation pour acheter une bouteille de verre d’un litre, car il y a la consigne, donc la bouteille est à rapporter. Généralement, on nous fera confiance, mais pas toujours.

Nous passons une nuit fort agréable.

1er octobre Tumbaya à Purmamarca 17 km 222 m de dénivelé arrivée 2288 m d'altitude

Aujourd'hui l'étape va être très courte, à 9 heures du matin nous sommes arrivés. Nous allons nous arrêter dans ce petit village universellement connu pour ses couleurs de roches extraordinaires. Nous pouvons constater que nous prenons de l'altitude, car les premiers cactus, plutôt candélabres, apparaissent.

Seule anecdote de cette courte étape, un chien nous a suivis tout au long de la route. Il nous a fait peur, non qu'il soit agressif plutôt très affectueux, mais il effectuait des traversées de route parfois pas très loin des voitures. Demain on rentre dans le dur, on part à l'assaut du premier col à plus de 4000 m. Nous allons rester au-dessus de 3700 m une semaine de jours, et essayer de monter sur le Tuzgle à 5530 mètres.

La suite plus tard
Indonésie: 3 semaines, 3 îles (Sumatra, Java et Bali) English translation pending
by Corserandos · 2018-12-06 · 42 replies


Bonjour,

Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 3 semaines effectué du 6 au 29 juillet 2012.

Participants: famille de 6 personnes entre 26 et 58 ans. Organisation : agence belge Déplacements : avion, train, van avec chauffeur Climat : chaud et humide, quelques jours de pluie à Sumatra et Bali mais pas de manière continue, ciel souvent nuageux.

Nos coups de cœur :

Sumatra : - le parc Gunung Lauser pour les orangs-outangs et autres singes - les maisons batak

Java : - les temples de Borobudur et Pranbanan - le wayang kulit, théâtre d’ombre au Sono Budojo à Jogjakarta - le lever du soleil au Bromo

Bali : - le temple de Gunung Kawi (the Rocky Temple) - le temple de Pura Gunung Kawi Sebaty (the Holy Spring Temple) - plongée sur l’épave du Liberty à Tulamben - le temple de Lempuyang

Observation : - Les indications sur les logements datant de 2012, elles ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.

Jour 1 : Bruxelles - Singapour a.m. : Vol pour Francfort. p.m. : Vol pour Singapour

Le vol pour Singapour s’effectue en A 380 (12h).C’est la première fois que nous prenons cet avion avec ses ailes courtes et sa grosse tête qui lui donne un air de cachalot. Quand on y entre, on ne se rend pas compte de son volume car l’espace est fort compartimenté.



Jour 2 : Singapour – Medan – Bukit Lawang (Sumatra) a.m. : - Vol de Singapour à Medan p.m. : - route pour Bukit Lawang - nuit à Bukit Lawang

Arrivée à Singapour à 6h30 où nous n’avons que 50 mn pour prendre l’avion pour Medan (Sumatra). C’est évidemment trop peu mais l’avion nous attend et, apparemment, les bagages aussi. Beau temps à Singapour mais vol au-dessus des nuages. Comme on fait notre entrée en Indonésie à Medan, il faut demander un visa. Il n’y a qu’un seul guichet et ça n’avance pas. Un second guichet s’ouvre mais on nous dit qu’il faut passer par le 1er pour acheter le visa et par le 2d pour le cachet ! Ensuite, passage à l’immigration et, enfin, on peut aller chercher nos valises. Enfin, c’est ce qu’on croit, car de valises, il n’y en a guère. Aucune à nous ! On passe alors un temps fou à déclarer la « perte ». Les guides d’Indonésie signalent que les choses ne s’y passent jamais comme prévu et qu’il faut rester zen. On l’a vite constaté. Les valises devraient arriver par le vol suivant. Enfin, on sort avec notre guide, Elie, parlant français, et on s’installe dans notre van avec son chauffeur, direction le parc des orangs-outangs de Gunung Lauser. Medan est une ville très animée de 3 millions d’habitants où le trafic est épouvantable. D’avion, ça n’avait pas l’air très exotique mais, dans les rues, c’est bien différent. Tout est déglingué, il y a plein de petites échoppes, des énormes panneaux fleuris pour annoncer des événements, des becacs (prononcer bétchac), sortes de vélotaxis. C’est assez pittoresque et il y a de quoi voir. Pareil en dehors de Medan. On traverse ensuite une énorme forêt de palmiers, bien plantés et rangés dont on coupe les grappes de fruits pour en faire de l’huile. On voit d’ailleurs plein de camions débordant de ces fruits. Le paysage devient de plus en plus vert, se vallonne et on aperçoit les montagnes. Au bord de la route, quelques petites « paillottes » en pagodes. Après 3h de route, on entre dans le parc de Gunung Lauser où se trouve notre hôtel que nous croyions perdu au milieu de nulle part et pas touristique. Un monde fou ! C’est samedi et le début des vacances indonésiennes. Bukit Lawang est un lieu de villégiature pour les Indonésiens qui s’y rassemblent, s’y baignent (les femmes tout habillées) et font du rafting sur de grosses bouées. Plein de boutiques et de petits bistrots. Déjeuner dans un bistrot de l’autre côté de la rivière.





On gagne alors notre hôtel à pied car aucune route n’y mène. Le temps qu’on boive le verre d’accueil, il se met à pleuvoir. Impossible d’aller voir nourrir les orangs-outangs comme prévu, d’autant plus qu’on n’est pas très équipés sans nos valises. Assez épuisés, on s’installe dans nos chambres, un peu sombres mais avec hamac sur la terrasse et vue sur la rivière. Des macaques se promènent sur les toits, fréquentent beaucoup la terrasse de notre fille et entrent même dans sa chambre par une toute petite ouverture dans la fenêtre ! Ça nous fait du spectacle. Il pleut de plus belle et l’orage gronde.







C’est au moment où nous allons dîner que nos valises arrivent, amenées à pied par des porteurs. Ouf ! Au menu : nasi-goreng, satés, poulet, chips. Pas mauvais. On va enfin pouvoir prendre une bonne douche … mais sans eau chaude, ni essuie, ni savon. Heureusement que nous avions prévu ça, de même que les « sacs à viande » car il n’y a pas vraiment de draps. Nuit au « Sam’s Bungalows », très simple, avec lit à baldaquin fermé par une moustiquaire et ventilateur bienvenu car il faut fermer portes et fenêtres, salle de bain originale.
Boucle Rabat - Merzouga - Ouzina - N'kob - Skoura - Rabat English translation pending
by Darzel · 2018-12-01 · 74 replies
Bonjour,

Je débute un carnet de voyage de ma dernière virée dans le sud , en fin octobre et début novembre 2018 . Ce petit voyage à duré 10 jours . J'ai déjà mis en ligne quelques photos de celui-ci, en réponse aux demandes d'autres Forumeurs .

Nous étions 4 pour ce voyage : mon frère ainé et mes 2 filles de 15 et 18 ans . C'est le 4ème séjour de mon frère . Je lui concocte des séjours qui l'on rendu accro au Maroc qu'il a découvert à la retraite . Maintenant , c'est tous les ans .. Quant à mes filles, elles sont moitié marocaines et moitié françaises ( bretonnes ) . Elles connaissent très bien le Maroc atlantique pour y avoir passé toutes leurs vacances d'été depuis leur naissance . Elles parlent aussi Darija ( surtout la plus âgée ) et me servent d'interprète . Mais elles ignorent tout du Sud : j'ai donc cédé et leur ai préparé un séjour avec l'espoir de les rendre à leur tour accro …. Donc, cette année, les vacances de Toussaint, c'est dans le désert ….

J'ai donc récupéré ce petit monde à Fez . Nous passons les 2 premiers jours près de Rabat, avec une promenade que je fais souvent dans la médina et la kasbah . La médina de Rabat fait l'objet d'un important programme de rénovation des principales voies et de tous ses monuments . 2 de ses principaux axes sont terminés ( bd Mohamed V et rue Souika ), les travaux débutent rue des Consuls . Le marché central est fermé ( en rénovation ) . Tous les monuments historique sont en cours de rénovation ( mosquées, zaouias , Foundouks, …) . Nous mangeons dans un petit resto de rue, bd Med. V , où j'ai mes habitudes depuis quelques années: copieux, bon et bon marché ( 30 dhs boisson comprise ) . Beaucoup de Rbatis, surtout les étudiants, viennent manger dans cette rues qui est très animée en début d'après midi . On fait du chouffing, activité qui consiste à regarder l'animation de la rue .

La rue Souika est magnifiquement refaite . C'est un bon endroit pour faire quelques emplettes . J'achète des ceintures de cuir et des souliers, à prix marocain . Puis nous remontons la rue des consuls et nous allons aux Oudayas prendre un thé au café maure .

Ici, les nouvelles boiseries qui couvrent la rue Souika, dans la médina . C'est du très beau travail .





Un regret : la disparition des bois peints dans la médina ( trop cher ? , perte du savoir faire ? ) . Le bois peint est une tradition à Rabat .



Bois peint rue des consuls et à proximité .

Il ne reste qu'un foundouk ( anciens hôtels / caravansérail ) d'accessible rue des consuls . Les autres sont en cours de rénovation .



Pour la première fois depuis bien longtemps, la kasbah des oudayas est visible sans échafaudage . La rénovation des murailles extérieures est enfin terminée .



Au café maure



Aux Oudayas, il faut se laisser aller et prendre un peu toutes les ruelles qui se présentent . Il y a beaucoup de belles choses à découvrir, comme cette porte peinte .





On se croirait à Chefchaouen , n'est-ce pas ..

Rabat est pour moi une ville très belle, pleine de sites, monuments, musées, points de vue, sans parler de la mer . C'est une erreur d'ignorer la capitale . Je la préfère à Marrakech et suis toujours surpris du peu de touristes qu'on y croise .

Le second jour, nous allons à Casa rendre visite à Mina, la grand mère . Je l'appelle " Moui " , Ma mère , comme toute la famille . Cà l'a toujours fait rigoler . Elle règne sur sa cuisine et sur sa nombreuse descendance ( quelques dizaines d'individus ! ) . Elle n'est jamais allé à l'école et fut mariée à l'âge de 12 ans . C'est la patronne . Je l'adore.

Retrouvailles après plus d'un an . Séquence émotion .

Itinéraire 3 semaines au Maroc: randonnée désert et balnéaire English translation pending
by Nath2107 · 2018-11-25 · 93 replies
Bonjour,

J'ai récemment opté pour le Maroc comme prochaine destination (Avril 2019). Je glane beaucoup d'informations sur le site mais je coince sur 2 aspects donc je fais appel à vous ! Tout d'abord, quelques informations de base :

j'arriverai du Canada donc arrivée et départ de Casablanca. j'ai 3 semaines de vacances environ. location de voiture prévue (après tous les posts lus ici !). Je ne suis pas une amatrice de villes; ayant lu que Fes était LA ville incontournable. Je me suis concentrée sur elle. Je ne souhaite pas ajouter de ville ... J'ai "éliminé" les secteurs de Taliouine/Taroudant/Agadir et Chefchaouen, un peu trop excentrés (j'ai peur de passer trop de temps sur la route)

Dans les aspects certains de mon voyage (peu importe si c'est au début ou pas, ou dans le sens inverse) : J1 - Casablanca - Marrakech J2 - Cascades Ouzoud J3 - Marrakech - Skoura (via Ounila) J4 - Skoura (Sidi Flah) J5 - Skoura (palmeraie, environs) J6 - Vallée du Dades et Gorges du Dades J7 - Gorges de Todgha et Tineghir J8 - Tineghir - Merzouga (nuit dunes Erg Chebbi) J9 - Merzouga - Midelt J10 - Midelt - Fes J11 - Fes J12 - Fes (Merkes - Volubilis) J13 - Fes - Casablanca + 7/8 jours à caser 😎

Alors les questions :

Des changements ou suggestions dans cet itinéraire ? Je souhaite faire une rando/trek à pieds de quelques jours. Même après avoir lus beaucoup de commentaires, j'hésite entre passer plusieurs jours à Merzouga (et alentours) ou plutôt aller du côté de l'erg Chegaga ? Mais cette option fait faire beaucoup plus de kilomètres. Est-ce que descendre la vallée du Draa est intéressant ? Est-ce différent de la route aux mille kasbahs ? j'ai aussi vu des possibilités de trek du côté de Tazzarine/Foum Tizza. Bref, si quelqu'un a des suggestions de trek qui s'insère relativement bien dans mon itinéraire, ce serait super (si vous avez des coordonnées de locaux qui organisent ces treks, ce serait encore mieux !). J'aimerai "terminer" mon itinéraire par 2 ou 3 jours relax au bord de la mer. J'hésite entre Essaouira (si je fais la boucle en sens inverse) ou Al Hoceima (mais ça rallonge pas mal !). Votre avis ? D'autres suggestions plus proches de Casablanca ?

Merci à tous par avance ! Nathalie
Escapade pékinoise en avril English translation pending
by Max68 · 2018-11-25 · 36 replies
Hello tous 🙂,

Ma belle soeur, travail chez AF et elle nous a proposé de l'accompagner à Pékin ... ça ne se refuse pas 😎. Nous irons donc découvrir Pékin avec elle, ses deux filles (10 et 13 ans) et une amie pendant une semaine .. je sais c'est court, mais les dates étaient imposées (fin avril).

Je me suis plongé avec intérêt sur cette destination mythique, mais qui n'était pas initialement dans notre liste de "priorités" 😊.

On a organisé le voyage nous-même en réservant les hôtels par internet.

Il n'y a que pour notre escapade à la Grande Muraille et à Chengde, que nous avons réservé un véhicule avec chauffeur. Ah si, j'oubliais, aussi une découverte des Hutongs à pieds et Pousse Pousse ... il y a quelques "contraintes" liées au fait de voyage avec de jeunes addos 😉.

Mais vous me connaissez, je ne peux pas rester totalement "classique", j'ai donc rajouté l'une ou l'autre étape moins courante, dans la limite des contraintes (temps et voyageuses peu baroudeuses).

Ce qui donne: 3 jours à pékin Une boucle de 2 jours: Grande Muraille dans le secteur de Jinshanling et Simatai, Chendge et les tombeaux des Qins de l'Est 1 journée à Pekin

C'est partiii ...

Pour ceux qui souhaite voir plus de photos c'est aussi en ligne chez les Apprentis Voyageurs, ici🙂

Samedi 21 Avril : On part pour Pékin, cette fois-ci par Roissy. On commence par un TGV direction Paris Est, puis à pied vers Paris Nord, enfin RER B direction Aéroport CDG Terminal 2. Ce RER ne donne pas la meilleure image de notre pays. Enfin, nous voilà arrivés à l’aéroport, on y retrouve 4 autres personnes, enregistrement des bagages, embarquement et c’est parti pour un peu plus de 10h de vol.
Retour d'une traversée à vélo du salar d'Uyuni et du Sud Lipez (octobre 2018) English translation pending
by Olive842 · 2018-11-14 · 36 replies
Bonjour à tous,

Ayant pioché de nombreuses infos ici pour préparer mes voyages, je publie un compte rendu détaillé d'un parcours que nous venons d'effectuer à vélo ces dernière semaines (du 23 octobre au 4 novembre 2018). La région du Salar d'Uyuni et du Sud Lipez est connue en Bolivie pour ses paysages merveilleux, et attire de nombreux touristes, via des tours organisés en 4x4. Cette région attire aussi quelques cyclistes ; cela semble d'ailleurs être la seule alternative aux tours et aux 4x4 pour avoir la chance de se rendre dans cette région du monde, bien que de très rares marcheurs courageux aient parcouru cet itinéraire. En ce qui nous concerne, nous ne souhaitions pas parcourir ce coin exceptionnel en 4x4, et encore moins dans un tour organisé, minuté et pressé. Malgré la longueur et la difficultée annoncée, le vélo semblait être l'alternative idéale ! Au delà de ce descriptif, j'ai pour projet de publier dans les mois à venir un carnet de voyage qui sera plus général sur notre voyage, dont j'ajouterai le lien ici.

Quelques précisions sur nous et sur notre itinéraire :

- Niveau sportif : je fais du vélo depuis longtemps, et suis correctement entrainé, sans être un sportif de haut niveau ! Mon seul voyage à vélo date de 2008 : j'avais alors traversé les Alpes de Genève à Nice, seul, à seulement 17 ans. J'en gardais le souvenir d'une belle aventure, et j'ai toujours eu envie de retenter cette expérience. Gauthier, de son côté, n'avait jamais fait de vélo ; mais, étant habitué à courir, son entrainement était similaire au mien (il a tout de même terminé 15min devant moi lors d'un semi marathon en avril dernier à Lyon...). Il n'en reste pas moins que de se lancer dans un tel parcours à vélo constituait un beau défi. Il fait probablement parti de ceux qui avaient fait le moins de vélo de toute leur vie avant de se lancer sur cette route ! Cela est aussi la preuve que le voyage à vélo est accessible y compris à ceux qui ne sont pas cyclistes pratiquants - à condition bien sur d'être à peu près en forme... !

- Préparation de l'itinéraire : nous nous sommes penchés sur notre itinéraire et sur les étapes tardivement, après avoir acheté notre équipement au Brésil, au moment où nous sommes entrés en Bolivie. Nous avons alors repéré le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez, qui semblent être des itinéraires incontournables pour beaucoup de cyclo voyageurs qui passent dans la Région ; mais ils sont aussi considérés comme des parcours particulièrement difficiles, principalement en raison de l'état des pistes, de l'altitude et de l'isolement. Comme beaucoup, nous avons hésité à prendre cette route, et nous nous sommes décidés définitivement seulement quelques jours avant le départ. Même si je ne comprends pas toujours tout ce que je lis, j'aime lire la presse lors de mes voyages ; et, quelques jours avant de nous lancer dans cette aventure, j'avais lu un article sur l'aménagement à venir de la route entre le salar et la laguna colorada. Dans les prochaines années, cette route devrait être goudronnée, pour développer le tourisme. C'était donc maintenant ou jamais... Avant ce parcours, nous avons parcouru environ 300km à vélo entre Santa Cruz et Potosi (principalement entre Santa Cruz et Samaipata, puis entre Sucre et Potosi, la pluie et l'état de la route ne nous ayant pas permis de réaliser la portion Samaipata - Sucre à vélo). Santa Cruz étant située à 400m d'altitude et Potosi à 4100m, cette partie nous a permis de nous entrainer à grimper. Symboliquement, nous aurons gravi les andes à vélo depuis lebas ! Nous avons passé une journée à défricher le "sujet sud lipez" 2 jours avant de démarrer le parcours depuis Uyuni : nous avons éplucher les sujets sur voyage forum, avons lu différents blogs, et nous sommes servis du document qui fait référence à ce sujet :
http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf

- Equipement : nous avons acheté l'ensemble de notre équipement à Sao Paulo (magasin "The Bike Culture" pour les vélos, et décathlon pour le reste). Nous avons choisi des vélos "hybrides", type VTC. Nous sommes satisfaits de ce choix, mais nous aurions du changé les roues et pneus pour qu'ils soient plus adaptés aux terrains que nous avons traversés (au moment de l'achat, nous ne savions pas que nous allions passer par cette région). Sur mon vélo, j'ai cassé 3 rayons sur la route arrière, qui a fini le parcours en étant sérieusement voilée (irréparable). En revanche, nous n'avons pas regrettés les suspensions à l'avant : elles nous ont bien aidé sur cette piste, notamment sur les morceaux en "tôle ondulée". Globalement, pour cet itinéraire, étant donné l'état des pistes, on gagnerait grandement en confort avec un équipement purement tout terrain. En ce qui concerne le reste de notre équipement, nous avions 2 portes bagages chacun : un basique à l'arrière, type topeak, et un thule à l'avant, fixé sur la fourche. Grand écart entre la finition de ces produits : le porte bagage le moins cher que nous avons acheté nous a coûté moins de dix euros montage inclus en Bolivie, le plus coûteux 10 fois plus cher (thule tour rack, mais on paye l'innovation de la fixation !). Nous avions 6 sacoches achetées chez decath (comme l'essentiel de notre équipement), dont 2 premiers prix qui ont bien tenu le choc sur les 800km : 4 sacoches pour moi et 2 pour Gauthier ! Nous avions fixé la tente (MRS hubba hubba, très légère, que nous utilisons pour la rando) sur l'un des deux porte bagage avant, et un petit sac sur l'autre (en plus de deux sacoches). Cet équipement n'est pas haut de gamme et pourtant nous n'avons eu aucune mauvaise surprise ; une seule creuvaison sur la totalité du parcours (aucune sur la portion entre Uyuni et SPDA), et aucun soucis mécanique. Après nettoyage et révision à l'arrivée, les vélos sont ressortis presque neufs de l'aventure en dehors de quelques rayures. Cela prouve que, pour un voyage assez court, un équipement peu coûteux (au regard des rolls royce que possèdent certains !) est suffisant, et ouvre à presque toutes les bourses l'accès au voyage à vélo.

- Outils utilisés : * GPS garmin extrex 20 avec carte OSM : nous l'avons utilisé au quotidien pour planifier nos étapes, afficher les profils altimètriques, etc. Un GPS est indispensable pour ce parcours ; les smartphones peuvent éventuellement faire l'affaire, mais le GPS à pile me semble quand même plus fiable (précision et autonomie). * iOverlander : une application bien connue de ceux qui voyagent en campingcar/van, car les membres recensent les lieux de camping et de bivouac. Sur ce parcours, l'application permet de localiser les lieux où il sera possible de planter sa tente à l'abri du vent. Trés précieux ! * mapsme et windymaps : nous avons installé ces app sur la tablette, elles ont des cartes très précises que l'on peut utiliser en étant hors ligne (après téléchargement des dites cartes). Les 2 sont basées sur OSM. Le poids des cartes à télécharger est beaucoup plus light sur mapsme, mais les windymaps ont pour avantage un affichage très qualitatif du relief, avec des courbes de relief bien détaillées. * le document cité plus haut (http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf) ainsi que nos différentes notes nous ont également bien servis au quotidien.

- Logistique et ravitaillement : c'est un point sur lequel nous avions été alerté grâce aux différents retours cumulés. En ce qui concerne l'eau, les points mentionnés sur le document pdf sont justes ; ces points sont réguliers. Nous avions jusqu'à 16L d'eau sur nos vélos (8L chacun), mais nous avons atteint ce maximum uniquement sur 4 étapes (Uyuni, San Juan, Laguna Hedionda, hotel desertio). Je confirme ce qu'on peut lire ailleurs ; on a jamais dépassé 2jours sans eau, et j'estime même notre durée maximum sans voir de point d'eau à 30h (du matin du jour 7 à la laguna Hedionda - ecolodge los flamencos - au début d'après midi du jour 8 - passage à l'hôtel desertio). En revanche, il est plus dur de trouver à manger. Nous nous sommes ravitaillés à notre départ à Uyuni, puis principalement à San Juan : à notre départ à San Juan nous avions une dizaine de repas dans nos sacoches, pour environ 7kg (soupes, pâtes, sauces, boites de thon, avoine, biscuits, café, etc.). Il est possible de manger dans la plupart des hébergements, mais ce n'est pas toujours garanti : les "tours" ont la priorité, car ces hébergements sont conçus pour eux. On vous dira parfois qu'il n'y a rien à manger alors que les cuisinières sont affairées... ou bien on vous demandera d'attendre la fin du repas des tours organisés pour vous offrir les restes ! D'autres fois on vous mêlera aux groupes et vosu aurez le droit pour pas très cher au rituel "sopa de verdura, pasta con salsa". On trouve des épiceries à Huallajara, le petit village après la laguna colorada ; la laguna colorada constitue le seul endroit où se ravitailler après San Juan (mais à ce stade il ne reste que 2 à 3 jours de route).

En synthèse, cette traversée d'Uyuni à San Pedro de Atacama (SPDA), aura représenté pour nous : - 530km, dont 470km environ sur des pistes d'état variable : de très bon (du côté du salar) à très, très mauvais (sur la partie centrale du sud lipez : cailloux et sable empêchent d'avancer et obligent régulièrement à pousser le vélo). - 13 jours, 52 heures de vélo (hors pauses), soit 4h par jour en moyenne. Nos étapes vont de 1h30 à 6h, ce qui représente en réalité, avec les pauses, des journées totales allant de 2h à 9h. - 10,17km/h en moyenne, mais avec de grosses différences selon les jours : de 5,5 km/h sur l'étape la plus difficile/pénible (nous avons beaucoup marché-poussé à cause du sable) à 19,1km/h le dernier jour grâce à la longue descente vers SPDA (2150m de D-). - 5 nuits de bivouac en pleine nature (entre 3700 et 4700m d'altitude) et 7 nuits dans les hébergements que nous avons croisés. Ces petits hostels, en général utilisés par les tours organisés restent très spartiates : il n'y a parfois pas d'eau courante (donc pas de douches), et l'électricité n'y est assurée que par groupe électrogène, en général 2 ou 3 heures le soir. - un isolement partiel : nous n'avons eu qu'une seule connexion wifi en 13jours (à la laguna Colorada) et le réseau mobile est très limité (nous n'avions pas de sim bolivienne). Il y a du réseau à Colcha K et San Juan, mais au delà c'est inexistant ou presque. En revanche, nous n'étions pas les seuls dans ces déserts, parcourus par de nombreux tours organisés. Nous avons croisés plusieurs 4x4 par jour (de quelques uns à plusieurs dizaines selon les zones et les jours). D'un côté cela atténue voire dégrade l'expérience du désert que certains peuvent rechercher ; d'un autre côté, cela constitue une forme de sécurité en cas de gros pépin. Les tours se sont plusieurs fois arrêtés pour discuter avec nous. A deux reprises nous avons pu avoir de l'eau et un peu de nourriture, mais cela aurait probablement été possible à chaque passage de 4x4 si nous avions demandé. - une météo excellente (quasiment aucun nuage en 13jours!) et des températures pas si froides que ça au regard de l'altitude (après San Juan de Rosario, on est toujours au dessus de 4200m d'altitude, et jusqu'à 4900m). En cette saison (octobre), entre 20 et 30 degrès la journée ; minimum autour de -5/-8 la nuit (mesuré vers 5h30 sur un lieu de bivouac à 4700m). - beaucoup de vent : c'est LA difficulté principale de ce parcours. Le vent se lève progressivement et atteint sa "vitesse de croisière" généralement en milieu de journée, cela dépend des zones (entre 11h et 14h). Il peut devenir très froid au dessus de 4700m ; enfin, à toute altitude, il peut génèrer des bourasque de sable qui sont très désagréables. Quoiqu'il arrive, après 15h, votre préoccupation principale, si vous campez, sera de trouver un lieu abrité pour planter la tente (l'utilisation d'iOverlander peut grandement vous simplifier la tâche !).

J'ai pris quelques notes, étapes par étapes, sur notre parcours, que je vais publier à la suite de ce message dans les prochains jours. Nous avons également réalisé de courtes vidéos (le son et le cadrage ne sont pas toujours au rendez vous...), consultables sur le google drive suivant : https://drive.google.com/folderview?id=19Oweg_9kWT4PO6mscsv8VVpawWq-Mo3k Je mettrai des photos étape par étape dans les messages.

Si vous avez des questions ou bien si vous hésitez à aller poser vos roues dans ce coin du monde, n'hésitez pas à me contacter :)

Olivier
2017/2018: comment j'ai effectué un voyage spatio-temporel en Écosse English translation pending
by Jdakota · 2018-11-11 · 73 replies
28 avril 2017

Arrivée à Glasgow au terme d’un voyage d’une journée, longue étape à Londres oblige. Il est 22h45 et le bureau de location de voitures Firefly ferme à 23h00. Le timing est serré, je le savais.

L’employé du guichet est un jeune mec sympa avec un accent écossais terrible. Il me donne les clés d’une Mercedes 250D en croyant me faire une bonne surprise. J’avais réservé un petit modèle compact et le paquebot qu’il me refile doit se situer à une dizaine de catégories au dessus. Je suis le dernier client de la journée et j’ai l’impression qu’il ne leur reste plus que ça. Le premier avantage est l’embrayage automatique. L’autre, que je constaterai plus tard, c’est la consommation très faible du moteur diesel. Le gros point noir, c’est la taille, assez peu adaptée aux minuscules « single track roads » des Highlands.

Débarquer de nuit dans un pays étranger est toujours compliqué. Et la conduite à gauche ne facilite pas l’adaptation. J’ai réservé pour la nuit à l’Erskine Hôtel qui se trouve à seulement quelques kilomètres de l’aéroport. Par chance la signalisation est bonne – ce qui n’est pas toujours le cas en Ecosse – et je trouve assez facilement le chemin de l’hôtel qui s’avère être en pleine campagne.

29 avril 2017

Après un petit déjeuner copieux à l'hôtel, départ de bon matin et direction Glencoe sous un ciel gris et bas. C’est on ne peut plus simple. Une fois l’Erskine Bridge traversé, il suffit de suivre la route 82 qui vous y mène tout droit. Ça commence par la traversée d’une zone urbaine assez peu intéressante, puis on arrive à proximité du Loch Lomond, dans la région des Trossachs. Ensuite, la route longe ce très long loch pendant plus de trente miles. La route est très étroite, collée à la falaise, et très fréquentée par toutes sortes de véhicules parmi lesquels d'imposants cars de touristes. Je mesure pour la première fois avec inquiétude les dimensions inquiétantes de mon véhicule et la longueur démesurée de son capot.

La route s’élargit en quittant le Loch et commence à s’élever. C’est à partir de Brige Of Orchy que le paysage devient plus rude, moins champêtre. Là commence l’Ecosse telle que je me l’imaginais. Des montagnes pelées, de la lande sauvage, des lochs cernés de tourbières infranchissables. Tout ce que je souhaitais découvrir.



Mon premier arrêt photo se situe autour de Lochan Na Achlaise. Le temps n’est pas encore dégagé mais des trouées de lumière donnent déjà du relief à ce paysage tourmenté. C’est la région de Rannnoch Moor.









De là, Glencoe n’est plus qu’à une petite demi heure de route. J’y arrive dans un épais brouillard pluvieux qui se dissipe néanmoins rapidement. Je décide d’aller me dégourdir les jambes du côté de Buachaile Etive Mar, la spectaculaire montagne pyramidale qui garde l’entrée du Glen. Partout, le sol est gorgé d’eau. Difficile de progresser afin de trouver des points de vues intéressants quand on ne veut pas se tremper les pieds.







Glencoe est une vallée assez courte traversée par une route pentue, étroite et sinueuse, que les grands bretons en week end adorent parcourir très vite aux volants de rutilantes décapotables sportives. Ils se prennent tous pour Daniel Craig, ma parole !





J'avise l'entrée d'un parking en bord de la route, juste avant de plonger dans la partie basse du Glen, et je décide de m'y ranger afin de profiter un peu du paysage. A l'entrée du petit chemin menant au parking, il y a un panneau indiquant « Hidden Hip ». Cela signifie qu'on se trouve juste en face une pente sévère et cachée, alors que le chemin du parking effectue un coude brusque vers la droite. Aujourd'hui, je le sais. Pas à l'époque. Ma position dans la voiture, le capot interminable de la Mercedes et mes quelques lacunes linguistiques font que je rate le chemin et que je file tout droit, dans le « hidden hip ».

« La route est droite mais la pente est forte », disait un ancien premier ministre. Il avait raison. Ca racle fort au dessous et sur le devant. Sur le moment, je ne comprends pas ce qui s'est passé. Ce n'est que lorsque je m'arrête quelques mètres plus bas sur le parking et que je descends que je réalise mon erreur. Je me penche sous le pare choc pour évaluer les dégâts qui sont heureusement assez peu importants.

Rien de cassé mais le plastique au niveau des entrées d'air est bien entamé. Merde et remerde ! Le genre d'incident qui vous casse le moral d'entrée. Et qui ne se réglera pas par des raffarinades. Pourtant, quand je me retourne et que je regarde le degré de la pente que j'ai dévalée, je me dis que ça aurait pu être bien pire. Et tout ça le jour de mon anniversaire ! On appelle ça l'ironie du sort...

Bon, on ne va pas rester là. Je poursuis vers le bas de la vallée, la plus belle partie avec ces couleurs arc-en-ciel qui courent sur le sol. Plus loin, un petit loch recouvre le bas du glen et on se dit que le propriétaire de cette maison (dernière photo) doit se sentir un peu seul durant les longues soirées d'hivers.











Je vais jeter un œil à la bunkhouse qui doit m'abriter ce soir. Celle-ci se trouve un peu avant le village de Glencoe et on y accède par une petite single track road qui trace son chemin en parallèle à la route principale. On me remet les codes d'accès à mon bungalow que je visite rapidement. Une grande pièce principale fait office de cuisine et de salle à manger, plusieurs cabines de douche et trois petits dortoirs de quatre ou cinq lits chacun pour l'heure inoccupés.

Pas grand chose à dire que le reste de cette journée. Une exploration tranquille des contours du loch Leven, tout proche. Assez long et pas inintéressant mais le ciel est un peu couvert et la lumière s'en trouve très affadie. Et mon accident de la mi-journée me reste dans la tête.



Au retour à l'hostel, je fais connaissance avec mes colocataires. Un couples de sexagénaires hollandais qui traversent les Highlands à pieds, une jeune marseillaise – Julia – qui passe une semaine en solo, et deux jeunes coréennes (du sud). On passe une soirée plutôt sympa.

30 avril 2017

Réveil sous un ciel radieux. J'ai décidé de retourner rapidement à Glasgow pour faire estimer les dommages causés à cette maudite Mercedes. Deux jeunes néerlandais qui dormaient dans une autre chambre me demandent si je peux les déposer au début de la rando « Hidden valley ». Ils sont venus passer quelque jours à Edimbourg, puis se sont laissé prendre au jeu et sont venus jusqu'ici en car. Bon, c'est sur mon chemin, alors pourquoi pas ? Avant cela, je les emmène acheter des sandwiches à Glencoe, puis je les dépose comme prévu.

Deux heures plus tard, je me retrouve chez Firefly, à l'aéroport. J'explique le cas à l'employé de faction. Il examine scrupuleusement les dégâts et les détails de mon contrat. La franchise est de 1500 euros et il s'avère que les dommages sont assez largement en dessous de cette somme. Bonne nouvelle, je vais pourvoir reprendre le cours du voyage l'esprit plus tranquille.

Retour sur Glencoe en début d'après midi. Je vais finir par la connaitre par cœur cette route. Après un déjeuner au village (fish and chips), je vais me balader dans la partie haute de Glencoe. Pas l'heure idéale pour la lumière.

Je suis quelques sentiers sans grande conviction.





J'avais repéré une ballade pour la fin de journée : Pap of Glencoe. Il s'agit de grimper au sommet d'une montagne qui garde l'entrée du Loch Leven.



Je vais en faire la première partie avant de faire demi tour. D'abord parce que que c'est super raide et que ça fait beaucoup pour une première rando, ensuite parce que je doute de pouvoir faire l'aller retour avant la nuit et que les éboulis de roches que l'on doit passer dans la première partie seraient extrêmement dangereux à pratiquer dans le noir. D'accident en renoncement, voilà un séjour qui commence bien mal !

Je vais finalement me contenter de faire le tour du loch Leven qui comporte de très beaux point de vue avant de retourner à la bunkhouse.







Où voir les aurores boréales fin janvier? (voyage solo, budget limité) English translation pending
by Lauretta9 · 2018-10-25 · 14 replies
Bonjour à tous! J'ai décidé de réaliser un de mes grands rêves: voir des aurores boréales! Et ce voyage a de fortes connotations symboliques pour moi :) Je vais très probablement partir seule, et je suis rouillée niveau voyage solo, mon dernier remontant à 5 ans.

Voici mes questions: - pour un budget assez limité et pour une semaine, seule, sans location de voiture (de toute façon je n'ai jamais conduit en pays enneigé): où me conseilleriez-vous de me rendre? Sachant que je n'ai pas une condition physique de dingue, donc je cherche quelque chose d'assez tranquille, tout en voulant faire des balades en raquettes et traîneaux, et voir des paysages de fou, le grand classique, quoi!

-quel budget pensez-vous qu'il faille compter niveau nourriture? (disons les cafés, quelques restos et des courses pour manger sur le lieu d'hébergement -airbnb sans doute).

- J'hésite donc entre l'Islande et la Norvège, mais aussi la Laponie suédoise et finnoise (mais il me semble que c'est plus compliqué pour la Laponie en étant seule, non motorisée et hors agence de voyage, non?).

-Ah, oui, question lumière, j'ai vu que fin janvier il y avait des journées d'environ 7h. Mes infos sont-elles bonnes?

Merci à tous pour votre contribution et vos conseils!! Anne-Laure
Découverte de l'Asie: Bali et Java, le bon choix? English translation pending
by Marati · 2018-10-19 · 268 replies
Pour découvrir le continent asiatique l'été dernier (3 semaines en juillet-août 2017), nous avons hésité entre le Rajasthan, la Thaïlande, l'Indonésie ou les Philippines. « Nous », c'est une famille composée de 2 adultes (Guillaume, Laetitia) et 3 enfants (Maxime, Rachel et Timéo âgés alors de 12, 10 et 6 ans).

On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.

Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.

Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.

Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...

Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot

Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud

Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud

Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi

Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur

Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta

Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.

Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.

Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.

Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠

Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛

On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).

Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕

Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
Cinq semaines en bus en Colombie English translation pending
by GeorgesOZ · 2018-09-23 · 193 replies
J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.

J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).

La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.

Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.

Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.

Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.

Commentaires généraux et statistiques

Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros

D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.

Quelques commentaires :

- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.

- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.

- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.

- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
Cap Vert: randonnées à Santo Antao et Fogo, visites de Sao Vicente et Santiago English translation pending
by Corserandos · 2018-09-20 · 45 replies


Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un circuit de 19 jours effectué du 8 au 26 novembre 2013 sur les îles de Sao Vicente, Santo Antao, Santiago et Fogo. Participants: 4 adultes (58 et 60 ans pour tout le voyage, 69 et 70 ans pour Sao Vicente et Santo Antao) Organisation : par une agence française mais en individuels Déplacements : en voiture avec chauffeur Randonnées : avec guide à Santo Antao, sauf à Tarrafal, avec guide pour la montée au Pico de Fogo et seuls pour la descente sur la côte. Logements : hôtels réservés par notre agence. Météo : temps sec, températures particulièrement élevées pour cette saison Nos coups de cœur : - A Santo Antao : les cultures en terrasses et le relief en général, Tarrafal pour ses paysages et son ambiance. - A Fogo : la caldeira et le Pico de Fogo, Sao Filipe Nos déceptions : - A Santiago : Praia La bonne surprise : - Une nourriture simple mais faite de bons produits, avec beaucoup de poissons et de légumes, et un vin très agréable. Aucun problème digestif. Observations :

- Les indications sur les logements datant de 2013, elles ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.

- Les randonnées sont réservées à de bons marcheurs avec une bonne condition physique mais ne comportent aucune difficulté technique. Elles sont parfois éprouvantes mais offrent des paysages époustouflants qui laissent un souvenir impérissable.

- Fogo : un an jour pour jour après notre ascension du Pico de Fogo, le volcan entrait en éruption. Les habitants de la Caldeira ont tenté de sauver tout ce qu’ils pouvaient en stockant leurs affaires en hauteur sur les remparts. Mais les coulées de lave ont tout ravagé sur leur passage, recouvrant toutes les habitations. L’auberge où nous logions a été complètement engloutie.

Jour 1 : Bruxelles - Lisbonne a.m. : Vol Bruxelles – Lisbonne p.m. : . Confeiteiria Nacional . Paroisse Sao Sebastao . Nuit à Lisbonne

Petit tour au centre-ville pour aller goûter dans une pâtisserie et se gaver de pasteles de nata à la Confeiteiria Nacional, place de Figueira, bel immeuble de caractère sur une jolie place, véritable institution à Lisbonne. Un régal ! On y voit le palais fortifié. On se promène dans les environs : quelques jolies places, des façades couvertes d’azulejos, belle gare, église étonnante qui a brûlé et où on a l’impression d’être dans une grotte. En rentrant vers l’hôtel, on aperçoit une jolie petite église avec des vitraux spéciaux. Surprise totale en y entrant : un vrai bijou, couvert d’or et d’azulejos, chargé mais harmonieux. C’est la paroisse de Sao Sebastao, inconnue de notre guide. Dîner à côté de l’hôtel. Nuit à l’hôtel Sana Executive, belle grande chambre originale, bonne salle de bain.

Jour 2 : Lisbonne – Sao Vicente a.m. : Vol pour Sao Vicente p.m. : Arrivée à Mindelo

On part de l’hôtel en taxi à 10h pour un vol à 13h. On a largement le temps de faire les boutiques de l’aéroport, très moderne Arrivée à Mindelo, sur l’île de Sao Vicente, vers 16h, après moins de 4h de vol. Il y a 2 heures de décalage horaire par rapport à Bruxelles. L’aéroport est minuscule et on fait la file très longtemps à la douane. Heureusement que nous avons déjà tous nos visas pris à l’ambassade à Bruxelles. Ce qui nous a frappés à l’arrivée en survolant les îles, c’est leur aridité. Mais Santo Antao devrait être nettement plus verte.



C’est une énorme statue de Cesaria Evora, la célèbre chanteuse de fado capverdienne, qui nous « accueille » à l’extérieur de l’aéroport.



Nous découvrons notre guide, Sylvia, très jeune, mignonne et sympathique. Elle nous accompagnera jusqu’à ce qu’on parte à Tarrafal. Elle nous fait faire un petit tour de la ville, quelques belles maisons colorées mais pas de beaux ensembles. Ce sont des camions citernes qui alimentent en eaux les immeubles en remplissant des réservoirs sur les toits. Question population, il y aurait de quoi photographier sans arrêt.







Il fait vite noir (18h30) et nous rentrons à l’hôtel prendre une douche. Dîner à la « Churrasqueira Grilles », sorte d’énorme terrasse couverte au 2ème étage , déco assez chouette, bonne nourriture, simple mais saine et complète (thon, légumes, frites, riz + dessert). Coucher à 21h car demain, lever à 5h45 pour prendre le bateau de 7h pour Santo Antao ! Ça commence fort ! Nuit à l’hôtel Mindelo Residencial, chambre bien équipée (télé, frigo, douche, air conditionné) à la déco peu joyeuse et vieillotte mais c’est propre et il y a de l’eau chaude.
Passagers pour Seattle, mont Saint Helens, Montana, Yellowstone, Idaho, Oakland, en voiture English translation pending
by Oltean · 2018-09-20 · 64 replies
Eté 2018. Le Montana, cette année, ne sera qu’une étape. Prometteuse certes, mais une simple étape dans un circuit qui pour une fois ne nous mènera pas dans des endroits connus. Grands Canyons, Graceland, bayous et pays de Mark Twain sont derrière nous. Nous sommes en quête, voyez-vous, d’autre chose. Cette fois-ci nous suivrons une large trajectoire dans l’Amérique profonde, celle dont les guides ne parlent pas, ou si peu. Deux grandes villes seulement : Seattle, pour commencer, et San Francisco/Oakland, pour finir. Entre les deux, l’ouest hors sentiers touristiques, à la seule exception de Yellowstone, le parc où le touriste peut se mesurer à un ours noir ou parfaire une existence dissolue dans un lac acide.

La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.

Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?

A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
Circuit Lesotho - Drakensberg - Kruger English translation pending
by Marati · 2018-08-13 · 61 replies
Bonjour à tous, L’été prochain, on devait initialement re-partir aux USA. Mais suite à changement d’avis au cours de l’été, on aurait très envie de retourner dès l’été prochain en Afrique australe, avec programme 3 régions : Lesotho, Drakensberg et Kruger.

Dates : 13 juillet au 3 août 2019

Nos attentes : Lesotho : ayant adoré la partie septentrionale du Drakensberg, nous avons envie de décourvrir le Lesotho, avec le souhait de pouvoir randonner et faire du cheval (nous sommes débutants)

Drakensberg : 2 randos incontournables, Highmoor et la rando au départ de Didima. Eventuellement une 3e journée si le planning le permet.

Kruger : après notre 1ère visite en 2016 (Berg-en-Dal, Skukuza, Satara et Letaba en camping), nous aimerions loger dans des endroits moins fréquentés. Et c’est sur ce dernier point que ça se gâte, car j’avais en tête que les résas ouvraient 11 mois avant. Or, elles sont déjà ouvertes pour juillet, et il n’y a plus beaucoup de dispos…

Un dernier souhait, pas incontournable : on aurait bien aimé profiter de ce second séjour pour aller plus au Nord-Est et découvrir les baobabs géants. S’il le faut, on a la possibilité de raccourcir le début du séjour (1 jour au Lesotho et 1 jour dans le Drakensberg) pour se dégager du temps pour voir des baobabs géants, mais où ? La réserve de Musina me semble trop excentrée pour être jouable...

Pour l’instant, le programme est sommaire pour le début du parcours (on a tout le temps) et malheureusement déjà urgent pour le Kruger :

Sa 13/07 route vers Golden Gate Highlands – Nuit Mountain Retreat 14-15/07 Tsehlanyane NP – N2 et N3 à Tsehlanyane 16/07 Bokong NR – Nuit Bokong 17/07 Route vers Semonkong pour chutes – Nuit Semonkong 18/07 Route vers Sehlabathebe NP – N1 Sehlabathebe 19/07 Journée Sehlabathebe NP – N2 Sehlabathebe sa 20/07 Journée Sehlabathebe NP – N3 Sehlabathebe 21/07 Mokhtlong – N1 Mokhtlong 22/07 Mokhtlong – N2 Mokhtlong 23/07 Sani Pass – Drakensberg Sud : Nuit ?

24/07 Rando Highmoor : Nuit ? 25/07 : Journée optionnelle Drakensberg – N1 Didima 26/07 : Rando Didima - N2 Didima sa 27/07 : Journée transition optionnelle vers Kruger (conseil?) - Nuit sur la route Sinon départ 5h pour 8 heures de route. Arrivée 14 h à Berg-en-Dal 28/07 : Kruger – Nuit Biyamiti Bushveld Camp (ou Berg-en-Dal ou Crocodile Bridge) 29/07 : Nuit Lower Sabie Restcamp 30/07 : Talamati Bushveld Camp 31/07 : Olifants Restcamp jeudi 01/08 : Mopani restcamp (ou Shimuwini Bushveld camp?) vendredi ? Samedi : 6h Route vers l’aéroport (5-6 h de route, que l’on sorte de Phalaborwa Gate, Punda Maria Gate, ou Nord du Pays)

S’il faut aller davantage dans le Nord pour les baobabs, y a-t-il moyen de rallonger les étapes journalières sans courir, sans que ce soit au détriment des animaux ? Il me semble avoir lu que la partie au nord de Letaba est bien moins garnie en animaux. Est-ce bien ça ?

Ou vaut-il mieux alors sortir à Phalaborwa Gate et "tracer" en-dehors du parc pour rejoindre rapidement le secteur en question ?

Merci de votre aide ! Guillaume
L'Andalousie sans réservation en octobre - novembre English translation pending
by Ninike · 2018-08-07 · 28 replies
Bonjour,

Nous partons pour 3 semaines en Andalousie à la fin octobre et nous aurions préféré ne rien réserver pour établir notre itinéraire au gré de nos coups de coeur. Bien sûr, ce ne pas partout qu'il est possible et avantageux de voyager de cette façon et j'aimerais savoir si l'Andalousie en fait partie.

Nous avons tout de même réservé notre voiture ainsi que notre première nuit à notre arrivée. Pour le reste... Risquons-nous d'avoir des problèmes à trouver hébergement ou à avoir de la difficulté à faire certaines visites comme l'Alhambra?
Kirghizistan 2018 English translation pending
by Mlefevre · 2018-08-05 · 138 replies


Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie

Tout le récit en images en cliquant ici

Texte seul ci-dessous

Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)

Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…

On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect goût de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.

Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !

Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.

Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.

Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !

Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !

Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.
Couleurs de Toscane au printemps English translation pending
by Roger67000 · 2018-07-29 · 35 replies
Bonjour

Nous avons l’intention d’aller en Toscane au printemps 2019 , en prenant notre voiture .( 5 nuits à Florence, 1 nuit à Castellina di Chianti, 4 nuits à San Gimignano , en rayonnant à partir de cette dernière localité ). Après avoir envisagé d’y aller en avril ( en évitant la semaine de Pâques !), nous penchons plutôt, après avoir consulté divers sites , pour le mois de mai : pluviosité un peu plus faible, ensoleillement encore un peu plus marqué - et toujours pas la foule ! Mais je n’ai pas vraiment trouvé de réponse à une question que nous nous posons concernant la luminosité, les couleurs ( elles peuvent être si belles que nous voudrions en profiter au maximum ! ), ni sur le forum ni sur divers sites. Plusieurs critères seront à prendre en compte, mais, en prenant ce critère (lumière, couleurs) en considération, quel serait le meilleur moment pour se rendre dans cette partie de la Toscane ??

Merci par avance à la personne qui pourrait nous apporter une aide sur ce point.
Ascension du mont Hoverla en Ukraine English translation pending
by Melannie · 2018-07-01 · 14 replies
Bonjour les voyageurs,

Nous sommes deux amies qui partons en Ukraine du 10 au 25 août. En dehors de Kiev, Lviv et Odessa, nous aimerions nous balader dans les Carpates et surtout aller sur le Mont Hoverla.

Les guides sont assez évasifs sur les randos dans cette région.

Des conseils pour l'hébergement (Yaremche ; Vorokhta ; etc.) ? Nous arriverons de Lviv. Combien de temps rester ? D'autres pistes de randonnées sympas ? Ou trouver les cartes associées ?

Au plaisir de vous lire !
Kyushu: une splendide boucle pour notre deuxième voyage au Japon English translation pending
by Krikwik · 2018-05-23 · 67 replies
Il y a 5 ans, en quittant Narita, nous savions que nous reviendrions au Japon. Il nous manquait juste la date propice et choisir quelle(s) nouvelle(s) région(s) à découvrir. En somme, choisir la date et le lieu de notre prochain rendez-vous nippon.

Après quelques voyages sur d’autres continents les années qui suivirent notre premier trip au pays du soleil levant, le mois de mai 2018 s’imposa naturellement pour la réalisation de notre projet. Il ne restait plus qu’à préciser notre parcours. Et là, ce ne fut pas si simple. Takayama nous avait enchanté, Tokyo avait encore tant de choses à découvrir, la côte de la mer du Japon me lorgnait du coin de l’œil. Et puis, pourquoi pas le Nord ? Ou le Sud ? Choisir, c’est (une fois de plus) renoncer…

Réflexion faite, la décision fut prise : ce sera Kyushu ! Et plus précisément et dans l'ordre : - visite de la ville de Nagasaki ; - quelques jours à Kagoshima et ses alentours ; - quelques jours dans la province de Kumamoto ; - un passage dans la préfecture d'Oita ; - et finir par la ville de Fukuoka et sa « proche banlieue ». Bref, 15 jours pour faire une loop dans l'île du Sud. L'idée sonnait vachement bien...😎

N.B. : je tenais notamment à remercier Bénédicte, François et Raggamuffin pour leurs conseils quant à l’élaboration de notre itinéraire.

Mardi 8 mai, Jour 1 : un jour sous le signe des transports

Pour un milliard de (bonnes et/ou mauvaises) raisons, nous avons choisi un vol CDG – Fukuoka. Effectué par Korean Air, il n’y a rien à « redire » quant à cette compagnie. Après 15 heures de vol entrecoupées d’une escale à Séoul (Tiens ! une idée de voyage…), nous débarquons sous un ciel (enfin, il fait déjà nuit…) maussade à Fukuoka. « Il a plu toute la journée » nous racontera le gérant de l’AJ où nous séjournons cette nuit. Usés du voyage et en pleine digestion de notre premier bol de ramen, on s’éteint en 2 secondes… Demain est une nouvelle aventure.😛
Nuages sur le Vercors English translation pending
by Mlefevre · 2018-05-18 · 13 replies
Hello, Nous voilà de retour d'une petite virée dans le Vercors.



Quelques jours de randonnée en autonomie avec Muriel (Hohl sur VF) qui découvrait le massif pour la 1ère fois. La météo fut loin d'être parfaite mais nous en avons tout de même bien profité! Le récit en images en cliquant ici

Ci-dessous le texte seul, bonne lecture! Marie

VERCORS MAI 2018 Voilà plusieurs jours que nous guettons la météo avec Muriel (Hohl sur voyage forum) : les prévisions ne s’améliorent pas, il va faire moche ! Tant pis, on a trop envie de Vercors, et on se dit que ça nous permettra de tester notre matériel avant l’Islande prévue cet été. J1 Mardi 08 mai 2018 Nous arrivons en fin d’après-midi au vallon de Combeau : il n’y a pas un chat et pour cause…il pleut ! Enfin disons qu’il pleuviote, nous arrivons juste à la fin d’un gros orage. Nous quittons la voiture vers 18h, passons à la jolie cabane de l’Essaure (la bien nommée) où 3 filles se remettent de la montée depuis Chichilianne sous l’orage. Nous continuons par le col du Creuson, prenons de l’eau à la source et poursuivons vers la Tête Chevalière. Il reste pas mal de neige et nous slalomons entre les névés. J’adore les gros nuages et nous sommes gâtées quand nous arrivons à proximité de la Tête Chevalière, après qq km de marche. Nous ne sommes pas seules ! 2 bouquetins trainent dans le coin, assez indifférents à notre présence : ça commence bien ! En dépit des prévisions, l’atmosphère ne nous semble plus orageuse et nous décidons de passer la nuit par là. La vue sur le Mont Aiguille et le Grand Veymont est imprenable ! La pluie a cessé et nous installons tranquillement les tentes puis prenons le temps d’admirer nuages, paysages et bouquetins. Le temps de diner, la pluie reprend. Hop au lit !

J2 Mercredi 09 mai 2018 Il y a eu un peu de vent (et de pluie) cette nuit et nous avons toutes les deux eu un peu froid. Pourtant le ciel est couvert et il n’a pas gelé. Une lueur solaire nous motive pour nous lever, Puis le Grand Veymont et le Mont Aiguille disparaissent dans les nuages ! Nous sommes à 1800 m et la neige est encore bien présente. Ce matin, les marmottes sont réveillées (vu aucune hier soir) Nous reprenons de l’eau et montons vers la jolie borie proche de la bergerie de Chamousset. Elle abrite qq sacs de sel pour le bétail. Nous coupons ensuite au plus court pour rejoindre le sentier et en descendant un raidillon, je mets le pied puis la jambe dans un trou caché par la neige. Alourdie par le poids du sac je bascule sur le côté et perçoit un craquement dans le genou. M….de ! A cet instant je me demande si je vais au moins être capable de retourner à la voiture… Finalement ça va, ça tire mais rien de grave ouf ! Cet incident me conforte dans l’idée d’abandonner l’envie d’aller vers la montagne de Glandasse jusqu’à la cabane de Chatillon que je ne connais pas encore. La neige nous ralentit pas mal, je tire un peu la patte : nous irons donc dans le vif du sujet, vers le Grand Veymont. Muriel ne connait pas le Vercors et c’est vraiment je trouve la zone la plus spectaculaire. Nous passons rapidement près de la cabane de Chaumailloux, perdue dans le brouillard et continuons vers Pré Peyret. Nous retrouvons le soleil en arrivant au-dessus du canyon du Pas de Chabrinel. Personne à la cabane de Pré Peyret…Nous faisons sécher les tentes, un brin de toilette à la source et prenons qq coups de soleil inattendus en profitant de la jolie prairie. Nous nous installons en haut, espérant ne pas voir arriver des hordes de randonneurs. Seuls 2 jeunes couples arrivent plus tard dans l’après-midi, juste avant une belle averse de grêle ! Nous dinons ensemble et à 20h30, tout le monde dort !

J3 Jeudi 10 mai 2018 Il a plu toute la nuit et ça continue…mais pas très fort (positivons !) J’ai éteint mon téléphone cette nuit et ce matin, impossible d’allumer le GPS ! Et on est dans le brouillard ! Heureusement, je suis déjà venue plusieurs fois par là et pense pouvoir me débrouiller malgré les névés qui masquent souvent le sentier. De toute façon c’est tout droit jusqu’au Grand Veymont ! Nous sommes tout de même soulagées de passer au pied de l’arbre taillé, c’est un bon point de repère quand on ne voit qu’à quelques mètres… Nous trouvons la cabane de l’Aiguillette en suivant les traces de pas dans la neige. Un couple y a assez bien dormi (il y a une souris !) tandis qu’un groupe de 5 personnes a campé fraichement un peu plus loin. Nous allons ensuite vers le Pas du Fouillet dans l’espoir d’y trouver du réseau : niet ! Je connais pas loin une petite cabane où nous décidons de nous abriter en attendant que le temps se lève. J’espère pouvoir la trouver sans GPS…pas facile dans le brouillard avec toute cette neige. Nous repérons miraculeusement le panneau de la fontaine des Bachassons mais celle-ci est encore sous la neige, impossible à localiser vraiment. Bref, nous trouvons finalement la petite cabane, qui est ouverte, chouette ! C’est une cabane de berger, assez « dans son jus » mais ne faisons pas les difficiles ! Vu les circonstances, après un peu de rangement et de nettoyage, c’est presque cosy. On mange, puis on fait la sieste, puis on bouquine (il y a un Sylvain Tesson et plein de revues niaises style salle d’attente de salon de coiffure !) : le brouillard ne se lève pas… On décide alors de rester là jusqu’à demain, les prévisions si elles n’ont pas changé depuis mardi annoncent une belle journée. Ici aussi il y a une petite souris, qui nous fichera la paix en échange de quelques fruits secs déposés à l’extérieur. J4 Vendredi 11 mai 2018 Ça a pas mal soufflé cette nuit mais nous avons bien dormi ! Et même eu un peu trop chaud en début de nuit. Impatientes de voir l’aspect du ciel, nous sommes levées de bonne heure (pas difficile en s’endormant avant 9h !) Grand beau temps ! Le soleil passe au-dessus d’une barre de nuages résiduels et vient réchauffer les couleurs. On grimpe un peu au-dessus de la cabane histoire d’examiner les pentes du Grand Veymont. Nous distinguons des traces dans le 1er névé, c’est encourageant. Nous laissons tomber les Rochers du Parquet initialement prévus au profit du Grand Veymont. Nous pourrons toujours y aller cet après-midi si la météo se maintient. Rien de plus euphorisant que de se retrouver au-dessus d’une mer de nuages, alors qu’en bas on se morfond dans la purée de pois ! Nous avons encore assez d’eau pour l’ascension (il nous faudra faire fondre de la neige tout à l’heure car même sans brouillard, la source reste cachée), prenons qq barres de céréales, une veste chaude, et laissons nos sacs dans la cabane. Nous repassons par le pas du Fouillet, où nous dérangeons une famille de bouquetins assez craintifs. Nous apercevons plus haut 1 ou 2 silhouettes au niveau du 1er névé : elles passent et ne redescendent pas, c’est bon signe ! Nous franchissons à notre tour quelques névés : la neige n’est pas trop dure et les pas bien marqués. La vue est grandiose ! On commence à rêver du sommet et de la vue sur le croissant des crêtes du Vercors vers le Nord, quand arrivent les 2 garçons aperçus tout-à-l ’heure : ils ont fait demi-tour un peu avant le sommet, le dernier névé leur ayant semblé trop risqué… Flûte… on décide d’aller voir par nous-mêmes mais nous sommes soudain rattrapées par les nuages. Demi-tour pour nous aussi donc : pas la peine de prendre des risques pour ne rien voir…. Nous croisons qq bouquetins dans la descente, pas farouches ! Encore d’autres bouquetins en contrebas du Pas du Fouillet ! Retour à la petite cabane alors que le ciel se couvre. Des randonneurs nous ont annoncé de la pluie pour l’après-midi. Tous les randonneurs croisés annoncent une météo abominable pour dimanche avec de fortes précipitations, possiblement de neige. Alors nous décidons de garder les Rochers du Parquet pour une autre fois et de commencer le retour vers le sud. Il y a des marmottes un peu partout, ici dans la plaine de la Queyrie. Plus loin sur le sentier du Pas de l’Ours, qui passe à la Bergerie de Peyre-Rouge (fermée). Nous avons tiré un peu trop à l’est et rejoignons la falaise un peu avant le refuge de Chaumailloux, ce qui nous permet d’avoir de jolies vues sur le Mont Aiguille et sur les flancs de la falaise marneuse où coulent des ruisseaux de printemps. Nous aurons écrasé sur cette rando quelques milliers de crocus ! La pluie approche et la lumière devient très belle ! L’averse arrive un peu avant nous à Chaumailloux. Nous profitons du refuge (théoriquement fermé jusqu’au 31 juin pour travaux) en attendant la fin de l’ondée, puis nous continuons à flanc au-delà de la source Chevalière. Ici aussi plein de marmottes et de marmottons téméraires qui se laissent approcher de tout près ! Ils sont trop mignons avec leur fourrure ébouriffée par la pluie ! Tiens mais finalement ce sont encore des bouquetins et non des gros moutons qui broutent tranquillement dans cette prairie débonnaire. Pour une fois qu’ils ne sont pas sur des pentes escarpées ! Nous trouvons un joli coin de bivouac au milieu des jonquilles, avec vue sur le Mont Aiguille quand il émerge des nuages… (et avec du réseau !) Voilà les bouquetins qui s’approchent des tentes, assez indifférents à notre présence ! Ils passent et disparaissent sans doute en direction du ruisseau un peu plus loin. A présent, il fait gris, la lumière décline, hop au lit ! Muriel entend des bruits (de bouquetins ?) en début de nuit. Moi rien du tout avec mes boules Quiès…

J5 Samedi 12 mai 2018 Réveil par les p’tis zoziaux malgré les boules Q. ! Il fait beau et doux même si l’atmosphère est assez brumeuse. Nous quittons le bivouac vers 7h. Pas mal de névés encore entre le Pas de la Chèvrerie et Chaumailloux mais cette fois, point de brouillard et on ne perd (presque) pas le sentier. J’adore ces quelques arbres perchés sur la crête la plus exposée au-dessus de la bergerie de Chamousset (cherchez Charly la marmotte !) Quelle jolie courbe ! La source émerge tout juste de la neige mais les grenouilles ont déjà pondu ! Pas mal pour des animaux à sang froid ! (On a vu aussi des œufs dans la mare de la Tête Chevalière, encore aux ¾ enneigée !) On a du mal à quitter le plateau et on traine avant le col du Creuson en observant encore quelques marmottes. La prairie de l’Essaure nous ralentit encore ! Anémones, crocus et orchidées frétillent de partout dans la brise printanière. Dire que demain il pourrait neiger ! Au revoir Grand Veymont et Mont Aiguille… A bientôt Montagnette… Encore 600 km jusqu’à Nancy puis un bla bla car pour Muriel jusqu’en Alsace… Merci Muriel pour ta compagnie et ta bonne humeur sans faille ! Ça a été un plaisir de te faire découvrir ce petit bout de Vercors même si les conditions auraient pu être meilleures !
Portugal au printemps English translation pending
by Mlefevre · 2018-04-30 · 12 replies
Hello! Voici le récit tout frais de notre virée printanière au Portugal.



Le récit illustr�� est par là.

Bonne lecture! Marie

Après avoir écarté l’Ecosse (marre de la pluie après cet hiver pourri !) puis les montagnes des Abruzzes en Italie (trop de neige en altitude), nous nous décidons au dernier moment pour le Portugal : on ne connait pas ce coin de la planète et comme on dispose de 2 semaines, c’est l’occasion d’aller y faire quelques jolies randos, accompagnés de nos fidèles poilus. Virée en fourgon aménagé 4X4 donc, au départ de Nancy avec pour objectif de découvrir le Portugal des campagnes et des montagnes, et des côtes +/- sauvages. Pas la moindre ville au programme donc, pour ça mieux vaut combiner vol + location de voiture car le Portugal c’est loin ! Dimanche 08 avril 2018 , Serra De Estrella : Après 1 jour et demi de route et 1700 km dont la 2ème moitié sous la pluie (!), nous entrons en début d’après-midi au Portugal à Vilar Formoso. Nous enregistrons notre véhicule aux bornes automatiques (une bonne partie des autoroutes fonctionne avec un système de péage par caméra sur portique, c’est hyperpratique car on ne s’arrête pas !) Malgré le temps perturbé, j’ai très envie de découvrir de suite le plus haut massif du Portugal, la Serra Da Estrella, qui culmine à presque 2000m. Nous y entrons en passant par Covilha. C’est la foule des grands jours ! Nous croisons plein de voitures qui redescendent ornées de grosses boules de neige posées devant le pare-brise ! Derrière les vitres des voitures, visages radieux et joues bien rouge, anoraks multicolores et bonnets à pompons. Dépaysement total quand nous faisons une petite pause près du Lago do Viriato ! On se croirait sur les hauts plateaux norvégiens. Il y a même un petit village aux toits multicolores (Fraga da Estrecada) Plus haut nous entrons dans les nuages…de pluie puis de neige ! Nous apercevons le haut de la belle vallée glaciaire du Rio Zêzere, hyper-austère ! Ensuite, on ne voit plus guère que les bords de la route, très enneigés. Nous dépassons la station de ski de Torre, sommet du Portugal (1993 m), quelques bonshommes de neige mais la visibilité est quasi nulle. J’avais prévu une rando dans le coin
https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 mais avec ce temps c’est illusoire ! Alors nous redescendons vers le nord à travers des zones brûlées, par la M513 où nous improvisons une petite balade qui part du Musée de l’Electricité. Mimosas en fleurs et eucalyptus embaument l’atmosphère mais la pluie écourte la balade. On a du mal à empêcher les chiens de s’abriter dans la chapelle Sra de Destero ! Vu la météo nous décidons ensuite de filer vers le sud où la météo s’annonce un poil moins médiocre pour la semaine à venir. Entretemps la route de Torre a fermé et nous prenons la route N232 vers Manteigas. On se trouve un coin (paumé, au bout d’une piste) pour la nuit près de la R. da Fonte Do Serro alors qu’il se met à neiger, ce qui nous réjouit car le coin, qui lui aussi a brûlé, est un peu tristounet. Au bout d’une demi-heure le sol commence à bien blanchir. Première soirée au Portugal originale, alors que le blizzard se renforce d’heure en heure ! J’adore le mauvais temps quand je suis bien au chaud ! Petite pointe d’inquiétude quant à la quantité de neige qui pourrait tomber durant la nuit… Je me rassure en me disant que nous ne sommes qu’à 1600 m d’altitude, au Portugal, au printemps…

Lundi 09 avril 2018 Marvao, Est de l’Alentejo Au réveil, il neige encore et tout est blanc ! 20 cm de neige pendant la nuit ! On ne voit même plus la piste… On enclenche le 4X4 et après qq centaines de mètres, nous retrouvons la route, où nous sommes contents de voir la trace d’une voiture. Nous descendons prudemment jusqu’à Manteigas, juste en-dessous de la limite pluie-neige. En route vers Marvao, que nous visitons sous la pluie. C’est un joli village perché sur un sommet rocheux, avec (parfois !) une vue imprenable sur la campagne environnante. Au moins les jardins sont-ils bien verts ! Il y a encore qq maisons avec « du potentiel », avis aux amateurs ! Une citadelle défendait le village, situé tout près de la frontière espagnole. Cette illustration renforce notre impression de visiter un château écossais ! Après la Norvège, l’Ecosse ! Retour au fourgon trempés…nous hésitons à pousser jusqu’au Maroc ! Mais la météo s’y avère aussi très humide, au moins pour la 1ère semaine… Alors nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur…nous ne sommes pas sous la tente, il est facile de faire sécher nos affaires, et la météo finira bien par s’améliorer ! Cap au sud encore ! Nous passons près d’Evora et des menhirs de Guadalupe où nous mène une jolie piste qui serpente entre les chênes lièges. 3 rayons de soleil = 3 photos ! A mesure que nous progressons vers le sud (J’ai repéré une jolie balade au départ de Amendoeira au nord de Mertola dans le Parque Natural do Vale Guadiana), le soleil devient moins timide. Les paysages sont champêtres, harmonieusement bucoliques. Tout est vert, les vaches sont heureuses, c’est le printemps et c’est euphorisant ! Les cigognes préparent leurs nids, dont profitent parfois de petits passereaux pour y accrocher leurs propres nids, malins ! Enfin j’espère que les cigognes ne boulottent pas les oisillons squatteurs ! Superbe lumière en fin de journée, ce coin de l’Alentejo est superbe ! Mais où est donc le bétail qui pourrait savourer ces grasses prairies ?? La désertification des campagnes est une réalité par ici !

Mardi 10 avril 2018 Parque Natural do Vale Guadiana, lago de Odeleite (Alentejo) Au réveil…il pleut comme prévu, pas de miracle ! On s’équipe et en route pour la rando vers le Pulo do Lobo (le Saut du Loup, une étroiture sur le Rio Guadiana) https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/pulo-do-lobo-23890648 Les chiens sont contents, il fait gris et froid ! Je ne connais pas le nom de ces buissons fleuris omniprésents ? Voilà le Rio Guadiana, que nous allons longer vers l’aval. Du fait des fortes pluies, la vallée rocheuse est +/- inondée. Ce panneau n’exagère pas (pour une fois), sous la pluie, ça glisse ! Petit détour vers un vieux moulin, où nous trouvons une trace de petit félin ? Ce coin doit avoir un succès fou en été, avec sa jolie « praia fluvial » ! La cascade se situe juste en aval de cette sorte de viaduc dont nous n’avons pas compris la finalité ? Ce point de vue est accessible par une piste (déconseillée aux véhicules lourds car pentue) Le rio Guadiana continue plein sud jusqu’à l’Océan et passe dans la jolie ville de Mertola, où nous achetons des parapluies ( !) avant d’y faire un tour. Les chiens adorent ce genre de visite culturelle car il y a plein de chats au Portugal ! Nous roulons encore un peu vers le sud et nous arrêtons avant la côte de l’Algarve (où je crains la foule et le béton) au bord du lac de Odeleite. Encore une belle lumière de fin de journée ! J’adore ces plantations de pins pignons, si graphiques !

Mercredi 11 avril 2018 Côte Algarve : Cacela Velha, Praia de Marina, Serra de Monchique Il fait beau ! Alors nous faisons une petite balade matinale sur les hauteurs du lac, comme hier, mais avec une autre lumière. Les chiens adorent commencer la journée de cette façon ! Nous reprenons la route pour quelques km et arrivons au joli village côtier de Cacela Velha. L’endroit est charmant, point de béton, une vingtaine de touristes à tout casser en cherchant bien ! Le village aux jolies maisons soulignées de bleu surplombe une grande lagune. Chiens contents ! L’enquiquineur ne dérange pas vraiment cette cigogne placide.

Plage déserte…de l’autre côté c’est le Maroc ! Nous regagnons le village perché sur les hauteurs, par un bel escalier de pierre. Ravis de ce 1er aperçu de la côte sud du Portugal, nous zappons les zones urbanisées et tout de même un peu bétonnées (mais rien à voir avec la Costa del Beton espagnole !) pour filer plein ouest jusqu’à la Praia de Marina d’où nous suivons un joli sentier côtier vers l’ouest. Il y a un peu de monde mais rien à voir avec l’été si l’on en juge par la taille des parkings ! Il faut dire que cette portion de côte est magnifique, avec une succession de criques, d’arches et de gouffres colorés. Fin de journée dans la Serra de Monchique qui culmine à 773 m, une hauteur modeste mais suffisante pour accrocher les nuages !

Jeudi 12 avril 2018 : Cabo de Sao Vincente, Praia de Dona Ana et Do Camilo Pluie cette nuit et au réveil. On espère une amélioration cet après-midi. Cap à l’ouest vers l’extrême sud-ouest du continent Européen : temps breton au Cabo Sao Vincente. Malgré les vêtements de pluie, haut et bas et les parapluies (à bien cramponner !), nous rentrons trempés après 1/4h de balade. Il pleut si fort que nous donnons les croquettes aux chiens à l’intérieur ! Et soudain, comme en Bretagne, c’est l’éclaircie qui donne à l’océan des reflets métalliques et révèle les couleurs de cette superbe côte. Cap à l’est à présent vers les jolies plages de Dona Ana : on dirait un paysage asiatique je trouve avec ces couleurs, mais l’envers du décor est moins exotique… et Don Camilo, un peu plus à l’ouest. L’endroit est préservé et l’arrière-plan bien plus sympa ! A droite la Ponta da Piedade que le tournage d’un film rend inaccessible. Nous commençons maintenant notre remontée vers le nord, et nous posons pour la nuit sur la rive droite de la Ribeira de Seixe, juste à son embouchure. Les chiens ont juste le temps d’engloutir leurs croquettes puis un beau grain arrive !

Vendredi 13 avril 2018 : Côte sud-ouest : Odeseixe, Porto das Barcas, Cabo Sardao, Vila Nova de Milfontes Il fait beau ! Très belle rando au nord du village en remontant la côte. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/ribeira-de-seixe-falaises-cigognes-23940720

Le soleil levant éclaire déjà le joli village de Odeseixe alors que notre fourgon est encore à l’ombre de la falaise. La mer est encore bien agitée et l’atmosphère est chargée d’embruns. J’adooore les estuaires, toujours en mouvement. La Ribeira de Seixe roule ses eaux boueuses vers l’Océan. La faute à la pluie des jours passés…une si belle flaque ne se loupe pas ! Nous avons déjà vu des dizaines de nids de cigogne, à certains endroits sur TOUS les poteaux électriques, y compris au-dessus des échangeurs autoroutiers, mais nous sommes épatés en découvrant les nids juchés sur ces pics rocheux, juste au-dessus du fracas de la houle. Le coin est majestueux et sauvage, magnifique ! Le sentier est bien tracé car nous sommes sur un sentier de grande randonnée : la Rota Vincentina, qui longe cette superbe côte sur qq centaines de km. Nous reprenons le fourgon pour qq km jusqu’à Porto Das Barcas, intrigués par ce nom. Nous découvrons ébahis un minuscule port de pêche enchâssé dans une côte sauvage et hostile. Un treuil permet de remonter les bateaux à l’abri du ressac. Il en faut du courage pour passer par là ! Impossible en tout cas aujourd’hui ! La chapelle qui surplombe le petit fjord est témoin des risques pris par les pêcheurs. 2 ou 3 jolies maisons, et quelques baraques aux allures de bout du monde. Une piste longe la côte vers le nord, toujours ponctuée de nids de cigognes. Celui-ci est tout confort avec l’eau courante (en fait même 2 cascades !) Plusieurs nids aussi au Cabo Sardao ! Ça bricole ! Attirés par la très jolie baie de Vila Nova de Milfontes, nous poussons jusqu���à son petit port de pêche, au nord de la ville et donc directement sur la côte. Ici aussi, l’entrée du port est impraticable aujourd’hui ! Alors on répare les filets. Je ne connais pas beaucoup de port avec autant d’écume. Plein de chats ici (les chiens ont adoré cette visite !) Cette annexe n’ira pas beaucoup plus loin ! Toujours soucieux de trouver un coin tranquille pour la nuit, où les chiens peuvent se balader sans crainte des voitures, nous suivons un petit chemin débonnaire dans la Vale da Roca vers le lac de Morgavel, quand soucieux d’éviter une branche nous serrons trop à droite et glissons dans un petit fossé caché par les broussailles. 4h de bataille plus tard, la nuit tombe, il faut rendre les armes et se résigner à essayer de dormir dans cette confortable position ! On verra demain !

Samedi 14 avril 2018 Dans le fossé suite et fin, estuaire du Rio Sado, vers le nord La nuit portant conseil, Fred part à pied chercher un tracteur tandis que je vais promener les chiens jusqu’au lac, situé à 2 km. Jolie balade dont je ne profite pas à 100%. De retour au fourgon, je commence à ranger un peu tout le fourbi (sangles, hilift, plaques, pelle, cales) quand j’entends un bruit de moteur ! Soulagement ! Fred a trouvé de l’aide à 5 ou 6 km, dans une grosse ferme dont le patriarche, après s’être fait expliquer la situation (facile avec une photo) a grimpé sans hésiter sur son gros tracteur 4X4 pour nous aider. Un coup de sangle et 20 secondes plus tard, nous sommes sortis d’affaire. C’est là qu’on se rend compte que nous n’aurions jamais pu nous en tirer sans aide ! La prochaine fois ( !!) on prendra directement l’option tracteur, toute honte bue ! Chaleureux remerciements à notre sauveur qui attend que nous ayons fait demi-tour pour s’en retourner. Ouf ! Nous faisons une longue pause nettoyage au bord d’une petite rivière un peu plus loin pour effacer les stigmates de nos mésaventures… Avec tout ça la journée est bien entamée…pause-déjeuner à Santiago do Cacem puis nous continuons vers l’estuaire du Rio Sado que nous abordons par sa rive nord à Monte Novo. La rivière est inaccessible alors nous poursuivons vers Pinheiro, plus au nord, en prenant une piste sableuse qui traverse une très jolie pinède. Herdade de Pinheiro est une sorte de village privé, dont l’accès est interdit ( ?!) alors nous continuons par l’unique piste autorisée et stoppons devant une barrière. 200 m nous séparent de l’estuaire, bordé d’une digue à cet endroit donc pas très glamour. La rive opposée ne l’est guère plus puisqu’elle abrite les installations portuaires de Sinès. Le temps de faire l’A/R à pied jusqu’au Rio Sado, en regagnant le fourgon, nous sommes accueillis par un homme ostensiblement armé d’un fusil, qui ne cesse de nous demander si nos chiens vont le mordre et nous explique qu’il est interdit de rester là et qu’il faut partir ! Vraiment bizarre cet Herdade de Pinheiro, quel accueil ! Bref, nous reprenons notre route vers le nord et nous posons pour la nuit au bord du joli lac du Baragem de Magos près de Granho Novo tout près de l’A13.

Dimanche 15 avril 2018 Nazaré, das Serras de Aire e Candeeiros Fred a l’idée de pousser jusqu’à Nazaré, haut lieu du surf extrême puisque c’est ici qu’a été homologuée la plus haute vague jamais surfée (33 m !) Hélas, la visibilité est très médiocre, et même si les vagues sont belles, pas le moindre surfeur à l’horizon…. Après avoir déjeuné sur place, nous filons vers l’est et la Serra de Aire e Candeeiros, un massif calcaire où j’ai repéré une jolie balade. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fornea-par-les-cretes-24019949 Nous nous garons à Zambujal de Alcaria et débutons la rando sous la pluie…une amélioration est prévue. C’est le 1er massif calcaire où nous nous promenons au Portugal. La flore est un peu différente. Après avoir quitté la piste, nous filons sur un sentier à flanc jonché d’ammonites ! Nous approchons des hauteurs de l’amphithéâtre. Partout des murets de pierre sèche, décrivant parfois de jolies boucles. De l’autre côté nous découvrons le village de Lugar da Fonte et ses jolis champs. Dans ce champ, les cailloux ont été ramassés et disposés en tas. Depuis quand attendent-ils d’être transformés en murets ? Nous commençons la descente, de plus en plus raide et glissante avec pour récompense une jolie source au fond de l’amphithéâtre. Au retour, nous croisons plein de gens qui font une petite balade digestive jusqu’à la source. Nous avons vu pas mal de gens profiter de la nature le week-end, de façon relax et conviviale. Comme la météo annonce une franche amélioration pour la semaine à venir, nous décidons de retourner dans la Serra da Estrella que nous n’avions qu’entraperçue entre 2 flocons. Après plusieurs dizaines de km de montagne brûlée, nous nous posons faute de mieux sur le parking du village de Benfeida. Ce ne sont pas les coins de bivouac qui manquent mais tout est noirci par les incendies de l’été dernier.

Lundi 16 avril 2018 : Serra de Estrela :Benfeita, Piodao, Chas de Egua, Lagoa Comprida Puisque nous avons dormi à Benfeita, nous en profitons pour visiter le village le matin à la fraiche. C’est pas la foule ! Quelques maisons ont été joliment rénovées. D’autre sont plus dans leur jus mais tout aussi charmantes. Nous recherchons de jolis détails architecturaux tandis qu’Higloo cherche les chats ! Nous continuons la route en direction de Piodao, joli village de maisons en granit qui figure dans tous les guides. Le paysage a beaucoup souffert des incendies, seuls les villages ont été (en général) épargnés. Cette ligne électrique a eu un bon coup de chaud ! La route argentée serpente sur les collines noires de cendres… Les alentours de Piodao ont été épargnés. Sans doute son statut de village touristique lui a-t-il valu quelques faveurs ? Ici les terrasses sont très hautes et reliées par des escaliers. Presque toutes les maisons ont des toits de lauze à l’exception de la pimpante église baroque qui dénote un peu dans ce village si harmonieux. Après une longue période de pluie, le beau temps revenu, c’est jour de grande lessive ! Hum, ça sent le chat par-là ! Drôle de pancarte ! Remarquez la ribambelle de croix au-dessus de la porte : on n’est jamais trop prudent ! Sur l’autre versant de la vallée, ce village est abandonné depuis longtemps. En bas du village, une belle piscine a été aménagée sur le torrent. Il suffit de fermer les vannes en aval et la piscine apparait ! Tout est prévu : vestiaires, poubelles avec tri, et jolie fontaine pour les chaudes journées d’été. Nous avons croisé la vieille dame qui a utilisé ce lavoir pour sa lessive. Vêtue de noir, elle a caché son visage quand elle nous a croisés, comme dans certaines régions du Maroc…. Toutes les pentes de la vallée sont transformées en terrasses, qui ne semblent plus guère utilisées… Nous reprenons la route et contournons le beau village de Chas de Egua, qui possède lui aussi une jolie piscine municipale. Nous en avons vu assez souvent dans ces villages reculés. Ça doit changer la vie en été ! Une passerelle permet d’accéder à cet adorable petit hameau parfaitement restauré ! Toujours la forêt calcinée et des îlots de verdure centrés par les villages… Nous approchons des hauteurs de la Serra de Estrella alors que nous quittons enfin la zone brûlée et arrivons à Cabeça. Voilà la neige, sous le soleil cette fois ! Nous nous garons en contrebas du Lago Comprida mais la neige est toujours trop profonde pour la rando repérée sur wikiloc. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 Ce haut plateau granitique a un relief vraiment original. Il reste encore pas mal de neige ! D’ailleurs la station de ski fonctionne encore ! Nous nous garons au sommet du Portugal, orné de ces 2 radômes d’un autre âge. Puis nous poursuivons sur qq km vers le haut de la vallée du Rio Zêzere. Le massif du Cantaro Gordo veille sur cette minuscule chapelle. Après un virage en épingle, la route file tout droit vers Manteigas. Nous continuons vers le nord vers Vila real et la Serra de Alvao et nous posons pour la nuit un peu avant le village de Lamas de Olo.

Mardi 17 avril 2018 Serra de Alvao : Fisgas de Ermelo, Parque Natural de Montesinho Quelques km de route nous mènent au départ de la rando qui monte au-dessus de la cascade de Fisgas de Ermelo (plus haute cascade du Portugal) Nous commençons par une piste un peu ingrate, puis rejoignons la rivière, gagnons le village de Varzigueto et ses nombreux greniers de pierre +/- dans leur jus, poursuivons au-delà du village jusqu’à un point de vue sur la cascade qui se situe juste en face de notre point de départ, de l’autre côté de la gorge. Puis nous rebroussons chemin et traversons la rivière à gué avant de nous poser un peu pour profiter de l’eau. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fisgas-de-ermelo-par-les-hauteurs-24057107 On voit aussi très bien la cascade du parking, mais la balade est agréable. En route à présent vers le Parque Natural de Montesinho, à l’extrême NE du Portugal. Dans ces montagnes granitiques, il n’est pas rare de rencontre des parcelles entièrement ceintes de pierres dressées ! Voilà le village de Montesinho, qui, à 1000 m d’altitude, sort à peine de l’hiver. Nous grimpons par une piste sur les hauteurs du village et découvrons un beau plateau parsemé d’énormes blocs de granit. La frontière est tout près : ces éoliennes sont espagnoles. Nous nous posons pour la nuit près d’un petit lac de barrage, qui fut le bivouac préféré des chiens !

Mercredi 18 avril 2018 : Montesinho, Serra do Geres Visite matinale du village, où à part un anglais et son chien, nous ne croiserons qu’une petite vieille farouche et 3 chats hérissés. Pas mal de balcons en bois dans cette région, audacieusement posés sur des piliers de granit. La vigne est partout disposée en pergola pour ombrager allées, sentiers et côté sud des parcelles. Nous ne verrons cette étrange disposition des ardoises que dans ce village… Ensuite nous filons vers l’Espagne toute proche pour prendre l’autoroute à Puebla de Sanabria vers l’ouest puis filer vers le sud vers la Serra do Geres que nous apercevons bientôt, depuis l’Espagne. De ce côté espagnol, il y a aussi plein (sinon plus) de petits greniers de pierre. Presque chaque maison en a au moins un ! Nous entrons au Portugal par le col Portela do Homem : la route étroite et sinueuse traverse une montagne très sauvage et d’odorantes forêts de mimosa et d’eucalyptus. J’ai repéré une rando un peu à l’est de Geres. Nous poursuivons la piste sur qq km après le village de Ermida et nous garons au cœur d’une belle montagne granitique. L’endroit est magnifique, le temps superbe, c’est parti pour une belle rando ! Nous dépassons d’abord un chêne « ensorcelé », puis nous rafraichissons à la jolie fontaine située au pied de ces énormes blocs, dépassons un corral verdoyant, admirons ce vieil arbre après avoir traversé sur un pont le ruisseau que nous allons remonter en rive gauche, au milieu d’une belle végétation de rocaille. Il y a de petits airs de Yosemite dans cette vallée ! Les chiens sont attentifs, il doit y avoir du gibier que nous ne verrons pas ! De sentier fleuri en jardins de rocaille, nous arrivons à cette séduisante « piscine » où les chiens sont ravis de se rafraichir. Nous avons en fait dépassé d’une dizaine de mètres le but de la rando qui se situe juste en-dessous : c’est ce Poco Azul qui doit avoir un succès fou en été ! Higloo y nage un peu, tandis qu’Itoo farfouille dans les plantes aquatiques. C’est l’heure du retour… oui Higloo cet arbre est un peu inquiétant ! Un dernier regard sur les 3 sommets qui ferment le haut de la vallée… Oh les bonnes têtes ! Nous retraversons une jolie forêt de bouleaux, et poursuivons sur le sentier jalonné de fontaines, faisons une petite pause sous ces blocs gigantesques avant la dernière longueur jusqu’au fourgon. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/poco-azul-serra-do-geres-24111049

Le coin est beau, nous dormons là.

Jeudi 19 avril Serra da Peneda et retour Cap au nord-est vers la Serra de Peneda et le village de Sistelo pour une ultime randonnée. Les chiens sont fatigués et ça se voit ! Plein de greniers aussi dans cette région ! La rando trouvée sur wikiloc et très bien balisée sur place démarre directement par des escaliers très raides aux marches énormes, gare aux genoux à froid ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/sistelo-terrasses-24111051 Ici aussi la vigne est conduite en treille posée sur des poteaux de pierre de granit taillée ! La montagne est ici aussi aménagée en terrasses si minuscules que certaines parcelles sont moissonnées manuellement et le foin mis à sécher en meule. De l’autre côté de la vallée, la montagne est couverte de genêts en fleurs ! Comme partout, très peu de bétail et des animaux qui semblent toujours très bien traités : 2 ou 3 vaches par ici, 2 chevaux pots de colle par là…des chiens se promenant un peu partout sans aucune agressivité, des chats et des écuelles à chat un peu partout, et des humains qui aiment les chiens ! Nos chiens n’ont jamais reçu autant de papouilles qu’au Portugal ! Il faut dire qu’un peuple capable d’aller pêcher sur de simples barques en franchissant des barres effrayantes, de tailler des piliers de granit dans la montagne, de créer des milliers de terrasses sur des pentes escarpées, ne doit pas craindre grand-chose ! Sauf les incendies, qui ont fait des dizaines de victimes l’été dernier, brûlé des maisons et sans doute contribué à accentuer la désertification des villages de montagne. Il y a la même densité de population en France et au Portugal. Mais dans les campagnes et les montagnes nous n’avons pas vu grand-monde…espérons que l’été amène un peu de vie dans ces endroits reculés… Ce soir-là, nous dormons en Espagne un peu après Léon. Vendredi 20 avril 2018 route jusqu’à Clermont Ferrant Après 1000 km de route fluide (comme le Pays Basque a l’air beau, ça nous donne des idées…), nous passons la nuit à Châteauguay où habite notre fille, pour récupérer Zouzou le chat déposé à l’aller. Samedi 21 avril 2018 dernière longueur jusqu’à Nancy Où nous arrivons en milieu de journée. C’est la jongle dans le jardin, il a fait un temps superbe pendant 2 semaines !
Indonésie: Jhonyjungle, le pire des guides! English translation pending
by Sopaxde · 2018-04-28 · 7 replies
Actuellement à Sumatra, je voulais vous faire part de mon expérience avec le fameux Jhonyjungle de Ketambe. Difficile de tout raconter via clavier tactile donc je ferai un bon résumé dès mon retour dans 15 jours. Je tiens juste à vous prévenir avant de faire votre choix. Sachez juste que j'ai une belle expérience des voyages et ce treck dans la jungle a été ma pire aventure. Ce Jhonyjungle, que j'ai expressément choisi par rapport à 2 ou 3 posts est en fait tout l'inverse de ce que j'ai pu lire (à mon grand regret). Il est manipulateur, profiteur, pas du tout professionnel et j'en passe. Pour ceux qui cherchent un guide sur Ketambe, vous en trouverez des plus sympas et agréables sur place. Paraît Il qu'un Jhon Kanedy alias JFK est plus que compétent. Sinon, préférez le touristique Bukkit Lawang car franchement, si c'était à refaire, je serais allée là bas. Pour ma part, je ne manquerez pas de vous apporter mon témoignage pour que vous donner une idée du genre d'individu qu'il est avec ses trecs pourris (mention spéciale aux cuisiniers très dévoués par contre).
Périple et péripéties d'un récidiviste dans l'Ouest américain English translation pending
by Deshawn · 2018-04-11 · 118 replies
Bonjour Voici le recit d'un voyage réalisé du 29 Mai au 17 Juin 2017 en solitaire à travers le Colorado l'Utah et une pointe d' Arizona . C'est un périple préparé et assumé laissant une place importante à la modification au grés du temps , des envies ou simplement malgré moi . Arrivé sans encombres à l'aeroport de Denver , je monte dans le bus en direction de mon loueur Hertz. On me propose une Kia Sorento .Je vais la voir mais de toute façon rien de mieux dans ma catégorie .Elle est presque neuve , d'un bleu profond et conviendra je l'espère à mes ambitions. Ni une mi deux je file sur l'Interstate 70 en direction du Sud Ouest. Je profite d' une pause pour acheter quelques victuailles au super marché , composé notamment de plusieurs Gallons d'eau et d'une cartouche de gaz pour mon réchaud. La fatigue et le sommeil me gagne mais je parviens quand même jusqu'au parking du VC du Colorado National Monument. Le siège coté passager fera l' affaire pour trouver les bras de Morphée. Un réveil bien matinal toute fois la forme est au rendez vous. Il faut dire que les vacances je les attend d'une année sur l'autre et lorsque je m'y trouve j'ai l 'impression que mes dents racle le sol tellement je veux en découdre . Le petit déjeuner se compose de café et de biscuits de France tout au long de mon séjour . Au programme ce matin , ce sont les arches du Rattlesnake Canyon qui me font de l' œil. C'est un membre du forum qui m'a donné l'envie de découvrir ce lieux.(Orionide) On accede a partir d'une piste dont les dernières centaines de mètres m'oblige à parquer mon véhicule sur le bas coté. Il n'est pas prudent de continuer, pour le retour la piste monte et la ce n'est plus la même histoire . Cette première mise en jambe ce fait en douceur, je découvre d'abord par le dessus les arches , puis en descendant l'une d'entre elle je peux cette fois les admirer vue d'en bas . Je rencontre seulement deux personnes à mon retour. Rainbow Arch est la seule dont je connais le mon mais l'heure de ma visite n'est pas idéale pour la photo. Deux passages sont particulièrement difficile à négocier pour mon carrosse. Les roues patines , la tension monte dans l' habitacle , mais ça finit par grimper. Je ne suis pas mécontent de retrouver le bitume et de profiter des différents point de vue du parc sans toute fois être vraiment conquis. En ce tout début d'après midi je rejoint le parc de Capitol Reef , pour une ballade improvisée. Je choisis Cassidy Arch . Le trail est sympa mais l'arche n'est pas des plus spectaculaire , je croise un couple de Français avec qui j 'echange quelques impressions . Pour la fin d'après midi je me dirige vers Cainville pour aller à Cathedral Valley. La piste est roulante et piègeuse à fois car à tout instant du bétail peut traverser. Arrivé dans la zone de Temple of the Moon , les superlatifs me manque pour décrire ces colosses .Ce n'est pas ma première venue en ces lieux , mais la magie opère plus que jamais . Cet endroit reflète mes souvenirs des western d'antan. Je déambule autour de ces monolithes et tout à coup deux Pronghorn surgisse de nulle part pour disparaître aussi vite . Une seule autre personne est présente , il s'agit d'un Américain .Il s'aprete à regagner la civilisation , il choisit de passer par la Harnet Road, avec le franchissement tout à la fin de la Fremont River. Quand a moi il est temps de profiter des dernières lueurs de la soirée pour casser la croute devant ce panorama enchanteur. Je dors une nouvelle fois dans mon carrosse sur place. Bilan Rattlesnake Cayon 12/20 Cassidy Arch 12/20 Cathedral Valley 20/20
Petit périple en Bolivie et au Pérou English translation pending
by Ruboisé · 2018-03-05 · 12 replies
Bonjour à tous, Je projette de faire un petit périple en Bolivie et au Pérou. Mon idée est de partir en mai/juin. Est ce une bonne période en fonction des contrées traversées? Je pense faire mon parcours entre Lima et Santa Cruz (Bolivie) mais ne sais pas quel sens est préférable, soit atterrir à Santa Cruz soit à Lima pour repartir dans l'autre sens. En fonction de cela je prendrai mes billets d'avion pour l'aller et le retour. J'ai entendu dire que le sens choisi, permettait d'atténuer la perception du flot de touristes à certains endroits comme le sud Lipez par exemple. Y a t il des vols abordables sans se coltiner 3/4 escales? Par ailleurs je suis bien sûr, preneur de tout conseil, tout tuyau pour préparer ma balade; des endroits à ne pas rater et les endroits à éviter, des hôtels agréables... Me baladant en solitaire , sac au dos, j'aimerai connaître les affaires indispensables à apporter en fonction des contrées traversées, sans que le poids soit trop élevé. Y a -t-il un médoc idéal pour réduire le mal d'altitude? Ainsi je suis preneur de tout conseil et vous remercie par avance .

Jean Pierre
Maroc, récit d'une semaine dans le sud English translation pending
by Nadbrej · 2018-03-03 · 170 replies
Nous venons de passer une semaine au Maroc et nous voulions partager ce voyage sur VF.

VF nous a toujours donné des idées pour nos voyages et, dernièrement, Trostang et Cambrousse ont été d’une aide précieuse pour optimiser notre aventure. Le trajet s'est fait dans le sens des aiguilles d'une montre, Ait ben haddou et Telouet en fin de séjour.



Samedi 17 Février Arrivée, route vers Skoura

Après 90 minutes de route, départ de Marseille vers 10h45 sur un vol Ryanair, qui comme d’habitude et malgré le stress qui peut entourer les préparatifs, se passe d’une manière simplement dès lors qu’on respecte les consignes. Ce que j’apprécie le plus, c’est la ponctualité. Arrivés (mes filles de 11 ans, 8 ans, ma femme et moi) à Marrakech à 12h30, un jeune homme de l’agence Medloc nous accueille à la sortie de l’aéroport pour nous livrer la Logan louée une semaine à l’avance. C’est au volant d’une Hyundai Accent diesel presque neuve qu’on prend la route. Pas de surcoût. Ça commence bien. Il est déjà plus que 14h et Skoura, notre première étape n’est pas si proche. On choisit de prendre la route N9, qui passe par Isselday, plutôt que celle qui traverse Telouet car on voulait réserver cette dernière pour le retour. Premières rencontres avec les policiers et/ou les gendarmes marocains…j’ai réussi à m’en sortir deux fois sur trois. Cette première vaccination m’a permis de ne pas me faire arrêter par la suite.

Il Faisait 6° à Tizi'n'Tichka

Entre arrêts minute photos et arrêt déjeuner, on arrive à la Kasbah la Palmeraie à 20h. Mohamed nous attendait avec le sourire et le thé de bienvenue. Quelle belle rencontre avec cette famille accueillante, souriante, disponible et de bon conseil. On passe rapidement à table pour déguster un bon Tajine, et partager quelques informations avec les clients. Mohamed nous avait promis 2 chambres, 1 pour les parents et 1 pour les enfants. C’était simple et confortable. On n’en demandait pas plus.

DIMANCHE 18 Février : Palmeraie, Vallée des amandiers et Kasbah Amridil

Réveil matinal, on assiste à la cuisson du Tafarnout, pain artisanal cuit dans un four de terre cuite du même nom. Les enfants se régalent de ce moment. Pain artisanal, plus Messemen, miel, confiture, beurre et dattes, agrémentés de café, thé et jus, nous donnent la pêche pour commencer la journée. Au menu, une super balade dans la palmeraie de Skoura en serpentant et en se perdant dans les parcelles à la rencontre des femmes qui cultivent la terre à l’ombre des palmiers jusqu’à arriver à la Kasbah du Chek Ali nichée dans un hameau au beau milieu de la palmeraie

La Kasbah a l’air assez préservée dans certaines parties, mais inaccessible. Hakim, qui a les clés n’était pas là, malgré les efforts de deux villageois d’essayer de le trouver. On rebrousse chemin peu avant midi pour une halte au gîte. Sur notre chemin, des femmes (plus jeunes que celles qui cultivaient la terre) lavaient les vêtements dans les eaux des ruisseaux. Au hasard du chemin, nous nous retrouvons à l’intérieur d’une cour de particulier (car nous avons dû ouvrir une porte pour « sortir ») et découvrons quelques voitures à l’oubli mais qui compléteraient bien la collection de quelques-uns



Une petite escale au gîte après 4 heures de marche, Mohamed nous conseille d’aller manger chez le patron barbu au restaurant la vallée des fleurs : un rapport qualité prix imbattable, Tajines végétariens pour les parents, couscous au poulet et Tajine poulet pour les enfants. Tout était délicieux. Thé en fin de repas et gâteaux marocains offerts par la maison, le tout pour 215 dirhams, on se rendra compte après que c’était un des repas les moins chers qu’on a eu. L’après-midi, on part en voiture sur la route de la vallée des amandiers, le paysage est magnifique, les amandiers sont en fleurs, mais, ayant un peu oublié les indications de Mohamed, nous n’avons pas trouvé l’endroit pour pouvoir faire la balade à pieds. Pour le coup, je vous décris comment faire : arrivés à Toundoute, il faut traverser le village, faire 4 à 5 km jusqu’à trouver une sorte de plateau servant de parking et qui offrirait une jolie vue sur la palmeraie et la vallée des amandiers. A partir de ce plateau partirait un chemin de mules sous les arbres jusqu’à une mine de sel. Il s’agit de la version soft, car en fouinant internet, une autre rando, plus costaud, commence beaucoup plus au nord de Toundoute et serpente vraiment dans une grande vallée d’amandiers. Dans tous les cas, on ne pouvait pas tout faire sur cette journée, la balade en voiture nous a permis de contempler le décor et surtout de gagner un peu de temps pour visiter la kasbah Amridil juste avant le coucher du soleil. La Kasbah, qui se trouve à 4 km à l’ouest de Skoura est très bien préservée et restaurée. Une seule partie est visitable, l’autre étant occupée par une Guesthouse. Fatima, guide locale et participante active à l’apprentissage de la lecture et l’écriture des paysannes locales, nous prodigue des informations sur l’architecture intérieure de ce type d’habitation et la fonctionnalité qui en découle, informations qui nous seront utiles tout au long du voyage lors de nos visites de Kasbahs, Dars, Ksars et autres petites merveilles architecturales sur notre route dans le sud marocain.

Le repas du soir était, aussi bon que celui de la veille, soupe, couscous et fruits en dessert...
Vélo en boucle Provence - Lubéron - Verdon à Pâques English translation pending
by Cathetclaudy · 2018-02-24 · 17 replies
Bonjour à tous, Mon mari et moi avons déjà fait 2 voyages en vélo, le premier Autriche-Slovénie (et petit passage en croatie et allemagne), le second était de Vienne à la Grande Motte (via Rhona principalement). C'était en 2014 et 2015. Depuis, nous avons eu le bonheur d'avoir une petite fille qui a maintenant un an. Nous avons investi dans une remorque et cet été, nous comptons voyager à nouveau en vélo. Avant cela, nous allons partir une bonne semaine début avril. Nous souhaitons séjourner à un endroit fixe et faire des randonnées en vélo à la journée, principalement en boucle donc, avec notre petite fille. Nous pensons aller du côté du lubéron ou de la provence. Auriez-vous des conseils sur où séjourner pour être bien placés. On préfète éviter les trop grosses villes, mais un lieu un peu touristique malgré tout pour pouvoir se ballader le soir a pied, aller manger un bout sans devoir reprendre la voiture, etc. Un grand merci!
Voyage au Sri Lanka janvier 2018 English translation pending
by Repus · 2018-02-13 · 3 replies
nous rentrons du Sri Lanka du voyage en janvier 2018

un parfum d'indes du sud... nous avons fait le parcours traditionnel visible sur la vidéo et le diaporama ci joint destination idéale pour des routards ( jeunes couples)... sacs à dos , guest house ( à réserver avant si possible) vie pas chère ; repas classique dans les petits bui-buis, autour de 1,5€, les transports en commun du même acabit ! en comparaison avec le Rajasthan, une vie culturelle bien moindre, très sympa au niveau des gens, et surtout les enfants !! " where you from ?" la phrase classique de beaux paysages , mais la totalité se fait en moins de 10 j , Pic Adam compris ( que nous n'avons pas fait). Kandy et les montagnes à thé sont les points marquants ne pas s'arrêter à Haputale, loin de tout et sans intérêt, mais privilégier Ella. ne pas faire de vélo , très imprudent compte tenu des "fous" sur la route !! se laisser guider par un chauffeur si pas de transporte n commun , c'est plus prudent !!!!

commentaires en roadbook: 18 Janvier, 05:14 · Arrivée tardive à Colombo vers 23h45 heure locale après 10h de vol L'inde tout comme le Sri Lanka ont hésité à choisir leur fuseau horaire entre 5 et 6h par rapport à Greenwich Ils ont opté pour 5h et demi 24 degrés petit souffle vent Pula notre guide nous attendait AM et moi. A Colombo rien à inspecter à cette heure là Direction Sigiriya soit 4h et demi de route encore ! La nuit la route est très empruntée Des camions , tout une flopée de voitures roulant à vive allure sur 3 files alors qu'il n'y a que 2 voies. Des magasins sont ouverts tout le long de la route et ce 24h sur 24 Nous nous arrêtons dans un "buibuis "que l'on pourrait qualifier de routier Halte pour boire et manger à toutes heures Pula nous fait goûter des crêpes, des bananes type quéquettes antillaises Et du thé au lait Encore 2h de route pour une arrivée vers 4h heure locale à l'hotel.

19 janvier Journée quasi exclusive à Polonaruwa Parti ce matin à 10h Température entre 24 et 29 Soleil et nuages Le site est important Il fut la capitale pendant plusieurs siècles Mais ce qui reste est en ruine et ne date que du 12 et13 ième siecle comme si rien ne s'était passé depuis Des socles de murs et des colonnes qui raviraient Buren. Seule la fin d'après midi nous a offert des restitutions dignes de ce nom Grands Bouddhas , grands temples avec toitures Le tout est toujours en briques. Nous avons invité guide et chauffeur ce midi à manger bien que ce ne soit pas notre habitude. Une gargotte comme il y a en tant ici qui venait juste d'ouvrir ce jour Buffet à volonté pour 4 et repas à la cingalais , sans couvert tout avec la main comme le couscous au Maroc! On s' en est tirés pour 1,5 euros par personne Boisson comprise ! Mais un peu hot et spicy pour AM mais C'était bon ! Demain on gravi le rocher tôt la matin avant de prendre la direction du sud 20 janvier La route de Sirigiya est dangereuse. Des éléphants, des varans, des langoustes se hasardent à traverser.Il faut être prudent et notre chauffeur l'est. Les singes et surtout les chiens pullulent. Le rocher de Sirigiya haut comme la tour Eiffel surgit de la jungle. Le parking est déjà encombré. Traversée des jardins parmi la foule et surtout les hordes de chinois que l'on reconnaît par leur éducation approximative. AM décide de monter alors que je reste au pied Queue impressionnante de touristes qui piétinent. Puis route vers Dambulla et son marché de gros. .... pas de femmes ! Cela grouille de partout.Halte à Matale et son temple hindouiste , les 33000 dieux de cette religion ne sont pas tous sur son toit, mais l'impression est la Le jardin des épices, interressant mais assez commercial et le temple d'or avec son bouddha géant. Arrivée à l'hotel de Kandy en hauteur Il fait un brin plus frais Petite terrasse avec belle vue mais quasi inaccessible de par les attaques de singes possibles. 21 janvier Kandy ancienne capitale géographiquement centrale, c'est samedi, circulation intense et noir de monde..... une grande présence musulmane, beaucoup de nicabs. C' est une population considérée à part des tamouls hindouistes et cingalais majoritairement bouddhistes. La guerre civile fut en fait une guerre de religion par conséquence.Une respiration dans le jardin botanique de 60ha incontournable de la ville. Beaucoup de touristes, polonais, russes, tchèques et allemandes, mais aussi des autochtones qui viennent savourer le calme et font un picnic Un peu de shopping et nous laissons embarquer Dans un spectacle de danses et rituel du feu juste au dessus de notre hotel En fin de journée nous participons à la cérémonie bouddhiste dans le temple de la dent. Présentation aux fidèles d'une dent de Bouddha ( siddhartha Gautama) Beaucoup de ferveur

Quelques surprises Les monkeys dans les chambres d'hôtel Mais aussi les places réservées au clergé dans les trains Pour le café, ce n'est pas totalement faux Les anglais introduisirent le café en provenance de Colombie Mais le climat néfaste fit proliférer un champignon qui le detruisit James Taylor un écossais le remplace par du thé .

Et un étonnement : Beaucoup de voitures hybrides presque autant que de chien errants Bien que le pays soit pauvre 22 janvier Dimanche à la campagne qui se termine dans les nuages La route du thé au départ de Kandy Direction les hauteurs (1848m) de Nuwara Eliya, ville a caractère coloniale. Circulation plus fluide, c'est dimanche , mais néanmoins ils roulent tous comme des sauvages. Paysages chatoyantes et belle lumiere du matin.Bien que ce soit dimanche des femmes tamoules sont à la cueillette. Les tamouls ont été importés par les anglais pour les travaux dans les plantations de thé. Ils sont encore les principaux pourvoyeurs de ce labeur. Nous atteignons le domaine de Glenlock ! Un nom plutôt whisky que thé ! Normal ce domaine fut créé par un écossais Distinguo subtil pour le the: Du haut du plan les 2 feuilles opposées encadre une feuille filiforme sorte de pistil Ce "pistil" donnera le thé blanc, véritable nectar (48€ les 100gr) les deux feuilles opposés le thé vert (env 20 € les 100gr) le reste en dessous est le thé noir (7€ les 100gr) Le blanc et le vert sont triés à la main et enervures . Le séchage est naturel. Pour le reste séchage par chaleur et broyage Ce que contiennent les sachets sont en général des résidus. DONC toujours utiliser la bonne vieille boulle. Puis légère descente pour prendre le train des cimes. Il voyage entre 1500 et 1900m. On devrsit voir de beaux paysages et se mélanger aux autochtones. Que nenni Beaucoup de touristes et un train bondé comme le métro parisien aux heures d'affluence.On reste donc debout pendant 1h30 Comme des sardines en boîte Arrivée à Haputale petite ville peu exotique A 1500m au milieu de nulle part ! Une erreur de planning, il n'y a rien à voir ! Mais nous sommes loin d'être seuls comme touristes ! La température est descendue à 15 degrés Il y a même un radiateur à l'hotel ! Vivement demain où nous retrouvons l'océan et les animaux 23 janvier Direction le sud Ce matin les nuages se sont enfin levés. La circulation est toujours aussi imprudente. Les srilankais ont une addiction : doubler! et ce dans des conditions extremes sans visibilité. Chacun compte sur celui d'en face pour éviter l'accident. Les tuk tuks sont vraiment casse cou et impétueux. Le paysage change, le thé des hauteurs cède sa place au riz On pourrait dire qu'en pratique on passe du thé au riz !

Les deux sont verts Le thé vert foncé et le riz vert tendre On pourrait appeler le Sri Lanka , L'île verte Comme la verte Eric, d'autant qu'elles ont la même superficie La chaleur est plus forte , lourde et moite Arrivée à Tissamaharama On se promene dans les alentours Sortie des enfants des écoles dans leurs superbes uniformes Des sourires des signes de la main On part pour Yala à la recherche du léopard Quand on a connu la Tanzanie (Ngorongoro, Serengeti, etc) tout nous paraît mievre Même le Kruger en Afrique du Sud Comme dirait mon père "Quand à Dieu tu as parlé Qu'importe la parole du curé " Beaucoup d'éléphants, c'est l'animal mythique de cette île Nous atteignons la mer des aquedives et non l'océan indien ( qui se trouve un peu plus loin au large) Monument du tsunami ou plus de 50 personnes touristes et locaux perdirent la vie pendant ce safari 24 janvier : Au sud du Sri Lanka nous partons pour Galle par la route de la côte Toujours autant de riz, d'inconscients sur la route et de traversée d'animaux Galle, 4ieme ville de l'ile est un port fondé par les portugais , puis repris par les hollandais pour terminer sous le joug des anglais Une enceinte fortifiée est la principale attraction des touristes. De vieilles demeures mais aussi des villas au style colonial sont légions. Beaucoup de touristes, la proximité de la mer y est pour beaucoup. 25 janvier : Matinée en ballade en bord de mer, pour une fois car nous ne sommes pas familiers du farniente même en bord de merJe n' ai pas beaucoup écrit sur la nourriture Certes ce n'est pas le Japon, mais c'est somme toute correct Des plats locaux mais peu spicy, sinon les fameux dahl curry (lentilles corail ) et le fish red curry sont sur toutes les cartes Nous avons cependant pu boire du vin quasiment tous les soirs à notre grand étonnement. Visite d'une association de preservation de tortues ce que nous avions déjà vu au Nicaragua. Ils rachètent les oeufs des contrebandiers , les élèvent 50 jours Et les mettent à la mer Seuls 2% parviennent à l'âge adulte

retour vers la France via Abou Dhabi

diaporama et vidéo sur ma chaine youtube

https://www.youtube.com/watch?v=dasD3b9QORE&t=23s

https://www.youtube.com/watch?v=V6TL0JRvoJM&t=38s

à votre disposition pour répondre aux questions
Rapport investissement / besoin / plaisir/ rêve pour l'achat d'un vélo English translation pending
by Sjlv1 · 2018-02-09 · 37 replies
Voilà quelques temps que je peux lire ici et là des avis quand à l'achat de tel ou tel vélo. Il en est de même pour les différents loisirs que je pratique. Il en ressort une tendance générale: Les conseils portent tous sur un ou deux modèles de "référence", accessoirement avec des prix plutôt élevés. (Je ne parle pas du poids soulevé ici même dans un autre sujet)

J'ai donc envie d'ouvrir un petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible.

En effet, puisque c'est le vélo qui nous anime ici, le conseil revient souvent sur les TXXX (voire majoritairement le T400) quelque soit l'usage de la personne. si on part en tour du monde ou dans des contrées moyennement carrossées, je comprends que l'on veuille être tranquille avec le matériel et qu'on y mette un certain budget.

En revanche, si c'est pour faire quelques milliers de kilomètres en France ou en Europe sur route ou chemin carrossables gravillonnés, je me pose sincèrement la question, et je doute qu'un vélo moyennement équipé à 4/500 € ne convienne pas, voire, un ancien VTT révisé et entretenu comme beaucoup le font.

Comment faisaient nos anciens, ou moins anciens avec des vélo des années 50 à 70? Le rêve était là, les joies aussi, et avec ce qu'on avait sous la main.

Certains "osent" remettre en question la société de consommation, et les modes qui nous poussent à cette course à l'armement, d'autre préfèrent se rassurer en y croyant, tous tentent de se faire plaisir, alors pour vous, le rêve et la réalités à coût raisonné/raisonnable ont-ils encore une place dans notre société?
Kayak au Groenland English translation pending
by Estelle805 · 2018-01-30 · 34 replies
Avis aux amateurs de Terres préservées, de lieux inhabités, de voyages sportifs ainsi qu’aux amoureux de Nature Vierge. Récit de notre voyage en kayak au Groenland, en zigzaguant entre les icebergs, longeant des fjords sauvages, dormant sous tente et gravissant la calotte polaire.



Après avoir utilisé le forum en long et en large pour nos voyages à moto (Islande, Croatie, Bolivie, Chili, Paraguay, Argentine) et nos voyages « conventionnels », notamment la Namibie, c’est désormais à mon tour de partager l’une de nos aventures.

De retour d’un congé sabbatique de 6 mois à moto entièrement organisé par nos soins (www.nouslabas.com), nous avions envie de vacances « clés en main ».

Pour la toute première fois, le forum manquait d’informations et de précieux carnets sur notre destination : le Groenland. Pour résumer cette expédition : 12 jours de kayak (30 août au 10 septembre 2017), nuits sous tente, autonomie complète, groupe de 13 personnes dont la guide.

Je vais donc favoriser autant que possibles les aspects pratiques de cette aventure proposée par Grand Nord Grand Large, Terres d’aventure et organisée par Tasermiut. A ce propos, je recommande une réservation directement auprès de Tasermiut. Le prix est inférieur et il vous suffit d’organiser votre déplacement domicile-> Copenhague -> domicile ou domicile-> Reykjavik -> domicile selon la date du séjour. Vous trouverez une liste des choses emportées en fin de récit.

Mon compagnon (Adrien-32 ans) et moi (Estelle-29 ans) nous envolons de Genève le 28 août 2017 pour atteindre Copenhague après 2h de vol. Nous profitons de notre après-midi pour découvrir la capitale danoise.

Le lendemain, retour à l’aéroport pour un vol à destination de Narsarsuaq, Groenland ! Nous survolons l’Islande et après 5h de vol (et 4h en moins sur nos montres), nous atteignons le pays glacé. Le ciel est découvert, la vue sur l’interminable Inlandsis (calotte polaire) est splendide.

A destination, nous traversons à pied le tarmac du minuscule aéroport (la « ville » compte moins de 200 habitants) et récupérons nos valises. Le ciel est dégagé, il fait environ 10-15 degrés. Nous sommes accueillis par Andrea, le groupe se rencontre. Nous sommes douze : 2 Français, 1 Allemand, 1 Belge, 1 Anglais, 4 Espagnols et 3 Suisses. Le Fran-glais-gnol sera parlé durant tout le séjour. La moyenne d’âge est d’environ 35 ans, les aînés sont un couple d’espagnols de 54 ans et le cadet un Suisse de 27 ans. Nous sommes deux femmes. Le zodiac qui nous permettra de rejoindre Narsaq est prévu dans 3h. Selon le planning, nous aurions dû rejoindre sans attendre Narsaq. Qu’à cela ne tienne, nous abandonnons nos valises dans la remorque du véhicule de Tasermiut et partons en randonnée plus ou moins équipés pour atteindre un petit sommet surplombant le village. Cette première balade permet de faire connaissance.

Nous rejoignons ensuite le port, récupérons nos valises dans la remorque qui a été acheminée depuis l’aéroport et enfilons des vestes très épaisses. Nous formons une chaîne humaine pour transporter tous nos bagages jusqu’au zodiac puis nous embarquons ! Nous suivons l’Eriksfjord durant 1h pour rejoindre Narsaq. En chemin, nous admirons quelques icebergs qui dérivent lentement. Au port, nous sommes accueillis par Elo (Eloïsa), notre guide. Une Argentine de Patagonie qui, nous le remarquerons très rapidement, est en parfaite symbiose avec son environnement rigoureux. Nos valises sont chargées dans une nouvelle remorque puis nous rejoignons à pieds notre hébergement, une petite auberge en bordure de ville. De très nombreux icebergs flottent dans le fjord, la vue est magnifique. Avec plus de 1’500 habitants et 2 supermarchés, Narsaq possède bien le statut de ville. Nous profitons de la soirée pour faire connaissance, Elo répond à toutes nos questions plus ou moins saugrenues sur l’expédition à venir. En voici un échantillon dans le désordre :

- La durée de vie dans l’eau glaciale des fjords est de 10-15 minutes avec une combinaison étanche - Interdiction d’abandonner ou de brûler le papier toilette : on récupère tous les déchets non naturels. Que les plus sensibles se rassurent, cela a traumatisé quelques voyageurs… devoir récupérer son PQ, qui plus est dans un sac plastique transparent, ça éloigne très vite de sa zone de confort…. - Pas de liquide vaisselle ni de savon, la nature n’en veut pas - Pour la douche, la mer est à disposition (imaginez nos têtes !) - Chaque couple/duo dormira dans une tente mise à disposition - Les icebergs peuvent se fissurer, exploser ou se retourner à tout moment. Gardez vos distances et n'oubliez pas que 80% de l'iceberg se trouve SOUS le niveau de l'eau.

Nous passons une excellente soirée, tout le monde s’entraide pour la préparation du repas. Dernière nuit « dans du dur »….

Premier jour d’expédition (30 août 2017). Après le petit-déjeuner, Elo vérifie méticuleusement les bagages de chacun : -Combien de chaussettes ? - 12 paires, une par jour. - Non, tu n’en prends que 4. - Combien de T-shirts ? - 5 -Non, tu n’en prends que 2. - Dans ce sac ? - Mon rasoir… - Non, pas besoin

Pour le coup, on a l’impression de subir la version féminine de Mike Horn dans « Retour à l’état sauvage ». On ne fait pas les malins, on tente d’ajouter discrètement du matériel dans son dos. Peine perdue. Après 12 jours, nous avouerons tous qu’elle avait parfaitement raison. Le strict minimum suffit amplement (*voir liste des choses emportées en fin de carnet). Le but de ce contrôle est d’éviter de se surcharger mais également, et surtout, de vérifier la qualité du matériel emporté : température de confort du sac de couchage, qualité des habits chauds, possession d’équipement de pluie, etc….

Une personne mal équipée met sa vie en danger. Nous transportons ensuite 5 kayaks doubles et 3 kayaks simples jusqu’à la plage. Nous recevons des sacs étanches et commençons à charger les kayaks. Le compartiment avant est réservé à la nourriture. Chaque couple/duo reçoit également un énorme carton de vivres. A nous de nous débrouiller pour que tout passe. Après une partie de Tetris géant, nous parvenons à tout ranger. Les habits, les souliers de randonnée et la tente dans le compartiment étanche arrière, la nourriture dans le compartiment étanche avant. Les matelas et le matériel photo entre les jambes d’Adrien et le matériel pour la journée (gants de rechanges, pulls, gourde) entre mes jambes. Sur le pont arrière, la trousse de toilette, la pharmacie et les sacs à dos, sur le pont avant les sacs de couchages. Nous avons emporté nos propres sacs étanches (3 sacs de 25 litres et 3 de 20 litres), ce qui a été très pratique. Nous retournons ensuite au hangar où est stocké tout le matériel pour prendre possession de notre équipement. Chacun reçoit une combinaison étanche, une paire de bottes en caoutchouc, une jupe permettant de « fermer » le kayak, un gilet de sauvetage et une pagaie. Nous voilà enfin prêt ! L’après-midi est bien entamé et le ciel couvert lorsque nous recevons une formation accélérée du pagayage et des règles de sécurité avant de mettre les kayaks à l’eau. Les premiers coups de pagaies sont hésitants pour les débutants, les duos fraichement formés apprennent à se coordonner. (Nous avons participé à un cours privé de technique de pagayage avant notre départ, sur un lac suisse, ce qui n’est pas un luxe). Il nous faudra deux heures pour parcourir les 5 km nous séparant de la rive opposée du fjord. A destination, nous découvrons ce qui deviendra un rituel quotidien : nous portons les kayaks sur plusieurs mètres pour éviter de les voir emportés par la marée montante. Il faut être 6 pour porter un kayak double et 4 pour un simple. Nous unissons ensuite nos forces pour monter le tipi, qui sert de réfectoire et de tente pour Elo. Ensuite, chacun retire son équipement, vide son kayak, installe sa tente, se change et il est déjà l’heure du repas. Elo nous concoctera de délicieux menus tout au long du séjour. Jolie prouesse que de cuisiner par terre pour 13 personnes avec deux feux à gaz, une poêle et une casserole. Durant la nuit, la température descendra jusqu’à 6 degrés. Les icebergs à la dérive ne cesseront d’exploser, de se fissurer, de chuter et de se retourner. Le bruit est impressionnant. Le lendemain, le ciel est bleu, le paysage toujours aussi beau. Après le petit-déjeuner, une courte marche nous permet de découvrir des ruines d’habitations vikings.

Lorsque tout le matériel est rangé dans les kayaks, nous repartons en mer. Nous faisons une petite pause après une heure. Comme annoncé, Elo se « douche » dans la mer. Nue, elle fait quelques brasses avant de laisser sa peau sécher au soleil. D’abord interloqué, la moitié du groupe finira par l’imiter, avec quelques cris (l’eau est à 2-3 degrés) mais dans une ambiance bonne enfant. Nous voilà au sein d’un groupe de naturistes au Groenland !

Nous réembarquons et nous nous engageons dans la traversée du fjord d’Ikersuaq. La mer est calme, nous passons à proximité d’immenses icebergs en provenance du fjord de Sermilik (80% de l'iceberg est immergé - la taille de celui-ci est démente !). De nouveaux muscles font leur apparition, nous serrons les dents. Après 1h30, nous accostons sur une île pour la pause de midi. Il est déjà 16h…. Nous repartons ensuite pour atteindre notre camp. Il nous faudra 1h30 supplémentaires pour enfin accoster ! Journée très éprouvante, nous avons parcouru près de 25 km. Le ciel révélera quelques faibles aurores boréales blanchâtres. A part le craquement des icebergs, nous profitons d’un silence total. On adore !

Le 3ème jour, les courbatures font leur apparition dès notre installation dans le kayak. Aïe mes bras, aïe mon dos, aïe mes fesses. Tout le monde a souffert de la longue journée d’hier, nous espérons un itinéraire plus court pour aujourd’hui.

Après 15 km, nous atteignons un nouveau campement. Nous admirons deux aigles et profitons de la rivière toute proche pour une douche…. rapide, très rapide la douche ! Durant le repas du soir, nous mettons en place des tours de garde afin de surveiller le ciel. Nous espérons pouvoir admirer de belles aurores boréales. Grande dormeuse, je prends immédiatement le premier tour, de 23h30 à minuit. Après deux heures de sommeil, je me rhabille et sors péniblement dans le froid.

Drôle d’ambiance : le campement est parfaitement silencieux, seul un iceberg flotte dans la baie…. Le ciel est découvert, rempli d’innombrables étoiles. Malheureusement, aucune aurore boréale… je me balade durant 30 minutes, puis je vais réveiller mon compagnon, qui assure le tour de garde suivant. Il ne mettra que 5 petites minutes pour sortir de la tente, mais déjà le ciel commence à « bouger ». Je lui explique la situation : il y a quelques trainées blanches, mais rien d’exceptionnel. Il n’en fallait pas plus pour que Dame Nature nous prouve le contraire. C’est à grand cris que nous réveillons tout le campement : Aurora, aurora, Northern Light, wake up !!!

Nous sommes éblouis : le ciel danse sous nos yeux, les aurores ondulent avec grâce, moment inoubliable mais aussi intense que court : à peine 10 minutes ! Nous retournons nous coucher, des aurores pleins les yeux !

Le lendemain, nous pagayons durant 10 kilomètres. En début de matinée, la mer est d’huile, nous glissons sur l’eau en longeant le bord du fjord et apercevons un phoque. Mais bientôt le vent se lève, nous l’affrontons de face. Les vagues s’écrasent sur la proue du kayak, nous serrons les dents. Pas moyen de se reposer, au moindre arrêt le vent et les vagues nous font reculer.

Nous atteignons le bivouac en début d’après-midi et parvenons à monter le tipi et les tentes, malgré les fortes bourrasques de vents.

La suite de la journée est libre, chacun s’occupe ou se repose selon ses envies. Le cinquième jour, pas de kayak ! La journée est consacrée à une randonnée. 6h de marche et 700 mètres de dénivelés pour atteindre un sommet proche de l’Inlandsis. Les fortes rafales de vent de la nuit sont se calmées, nous profitons d’un soleil radieux. Aucun sentier, nous suivons tant bien que mal Elo. Nous débusquerons des perdrix avant de nous goinfrer de délicieuses myrtilles sauvages. A midi, nous atteignons le sommet et admirons la vue sur la calotte polaire, infinie. 3’000 kilomètres plus au Nord, c’est le Pôle Nord. La glace atteint en moyenne 2 kilomètres d’épaisseur. Tout est démesuré, nous nous sentons minuscules.

Nous pique-niquons à l’abri d’une barre rocheuse (le vent est assez fort sur les crêtes) avant d’entamer la descente.
On ne peut plus mettre son vélo dans le TGV pour aller dans l'est de la France English translation pending
by Papoupinet · 2018-01-29 · 31 replies
Quelle n'a pas été ma surprise en voulant réserver un billet Paris/Charleville-Mézière en TGV avec vélo non démonté quand j'ai constaté que les vélos n'étaient plus acceptés (fait sur oui sncf et vérifié sur la bahn) alors que j'avais fait plusieurs fois ce trajet auparavant (dernière fois en aout 2017).

Par curiosité j'ai essayé sur Paris/Strasbourg, Paris/Reims, Paris/Nancy, .... idem

La SNCF a encore frappé et a dû supprimer les "Lacroix", seuls TGV intelligents et modulables pour les vélos. Au delà du simple trajet vers Paris ce sont toutes les lignes d'interconnexion avec le grand-Est qui doivent être impactées!

Amis randonneurs, oubliez le Grand Est, professionnels du tourisme de cette région oubliez les cyclistes, amis cyclistes Allemands, Belges.... qui rentriez chez vous en train après une rando en France, allez voyager ailleurs.

Ou sont les promesses de la SNCF et les nouveaux duplex avec espace vélo qui devaient être mis en service à partir de 2016?

C'est inadmissible, irresponsable et antiéconomique. Comme si 4 places vélos par rame, même inoccupées allaient mettre la SNCF en faillite.
Polynésie ou Nouvelle-Calédonie + Vanuatu English translation pending
by Max68 · 2018-01-20 · 135 replies
Bonjour,

Nous envisageons un voyage de 4 semaines dans le Pacifique.😎 Pour faire un voyage différent de ceux qu’on a l’habitude de faire, pour la plongée sous-marine, le dépaysement aussi bien sur le plan humain que paysages, et randonner un peu.

La première destination qui m’est venue à l’esprit, car elle est mythique c’est la Polynésie avec un voyage qui ressemblerait à ça :

Archipel Marquises : NUKU HIVA, UA POU et éventuellement Hiva Oa pour un total de 12 jours (y compris les jours de transferts) Archipel Sous Le Vent : uniquement Maupiti 3 jours Archipel des Tuamotu : Rangiroa, Fakarava et Mataiva pour un total de 11 jours Tahiti et Moorea 2/3 jours

La seconde possibilité que j’ai commencé à étudier et qui semble aussi très intéressante est la Nouvelle Calédonie couplée au Vanuatu, qui pourrait ressembler à ça : Ile principale : une boucle Nouméa – Koné – Hienghène (plongée) : 4 jours La pointe Sud : 3 jours Ile des Pins : 3 jours Iles de la Loyauté : Ouvéa (3 jours), Lifou (3 jours) ou peut-être qu’une des deux ?

Puis direction le Vanuatu Passage rapide à Etafa puis Tanna (Volcans) et Santo (plongée et visite) pour un total de 10 jours

Entre les deux mon cœur balance, je suis donc intéressé par tout avis ou conseil sur l’une ou l’autre des destinations. 😛 Pour certains ça peut faire un peu « survol », mais ne vous inquiétez pas, si ça nous plait énormément on y retournera.😉

Merci d'avance

Max

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