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Récit: petit séjour de plongée aux Seychelles English translation pending
Bonjour
nous sommes allés passer 8 jours aux Seychelles, du 16 au 24 octobre, voilà le récit et quelques infos... Ca vaut vraiment le coup pour la plongée, eau claire (même après une nuit de pluies fortes), à 29° (combi 3 mm bien supportée quand même), beaucoup de poissons, des gros, des requins (pointes blanches, de récif, nourrices), des raies (pastenagues, aigles), des napoléons, tortues, et tout ce que l'on peut voir habituellement. La végétation par contre ne nous a pas dépaysés par rapport à la Réunion : manguiers, frangipaniers, palmiers, cocotiers, bougainvilliers, papayers, c'était simplement beaucoup plus vert qu'ici.
Vols Air Austral, 2h30 direct depuis St Denis Réunion, rapide ! 460 euros
Arrivée à 21 h, passage assez rapide à la sécurité. Un agent du « Cat Coco » nous attend pour nous donner un papier et une carte des îles ainsi qu’une brochure. Notre premier hôte est venu nous chercher en 4x4. Température plus chaude et lourde qu’à la Réunion.
Hébergement jours 1, 7 et 8 = Le Triskell, Mahé. Christian nous a fait les transferts vers/depuis l’aéroport et vers/depuis la jetée. Demi-pension, très bon, maison et table originales, hôtes très agréables (un Breton marié à une Seychelloise). Ventilo et clim, frigo, grande baie vitrée donnant sur le jardin luxuriant, salle de bains avec douche et baignoire. Accès internet possible sans supplément.
Par contre si paiement en CB, il rajoute les 3,75 % de sa banque donc autant payer en espèces (euros acceptés).
À 10 minutes à pied du bord de mer, mais montée très très raide ! Repas du soir à 20 euros sans alcoo, 23 euros avec apéro alcoolisé et 25 euros avec apéro + vin. Chambre double à 100 euros, dégressif à partir de 2 nuits (90 €).
Transfert inter-îles : avec le Cat Coco, réservé sur Internet. 92 €/pers l’A/R. Il faut peser les bagages à Mahé même s’il n’y a pas de limite. À l’aller, ferry de taille moyenne, on doit rester au rez-de-chaussée, climatisation à fond, on est gelé. Mer un peu agitée, certains sont malades. Au retour, ferry plus grand, on est toujours au rez-de-chaussée, climatisation correcte, mer plus calme.
Hébergement jours 2 à 6 = Villa Bananier, Praslin (côte d'or). En demi-pension sauf le dimanche soir. La patronne est très gentille et se marre tout le temps. Grande chambre avec coffre fort et frigo, ventilo et clim, terrasse et étendoir à linge. Mais maison en construction juste à côté donc ne pas prévoir d’y faire la sieste… Accès internet possible avec les carte Isurf (100 roupies l’heure) mais les identifiants n’ont jamais fonctionné, on est donc allé au cybercafé un peu plus loin, tenu par un Indien (ne parle pas français). Son fils propose des excursions en bateau. Repas du soir à 20 euros. Chambre double à 85 euros, simple à 65.
Dans le « village », nombreuses boutiques de souvenirs et supérettes, restos... Distributeur de billets et banque.
Principale activité : plongées avec Octopus Diver, situé à 5 minutes à pieds de la villa, sur la plage de l’Anse Volbert. Très bien, structure qui tourne pas mal, mais on a pu être 3 avec le moniteur (6 maxi de toute façon). Possibilité de plongées doubles le matin, ou d’une le matin et une l’après-midi (9 h et 14 h). Les moniteurs sont très cool et ont des yeux de lynx. Les sites de plongée sont à 15 minutes du bateau en moyenne.
Repas barquette très corrects à 5 euros les midis, commandés par le club. Eau, thé/café à dispo. Possibilité de consulter ses emails sur place, gratuitement. Nitrox sans supplément. Ils sont venus nous chercher et nous ont ramenés à la jetée.
Déplacements : une semaine sans voiture, c'est bien !! On était à pied à Praslin ; pour aller à Anse Lazio, Anne de la villa bananier nous a appelé un « taxi », 400 roupies l’aller-retour. À pied et en bus à Mahé (dernier jour). Éviter les bus : aucun horaire aux arrêts, on arrive et on attend, parfois jusqu’à 1 heure ! Les locaux ne savent pas plus à quelle heure le bus passe.
Voilà le déroulement de notre journée galère « transports en commun » 🙂: Départ d’Anse aux Pins, attente 20 minutes, bus vers Anse Royale. Un petit tour sur la plage et dans les quelques boutiques, puis attente 55 minutes ( !), bus vers Intendance. Dégustation de confitures locales Chez Rosy, puis à pied vers la plage d’Intendance. Le prochain bus étant 3 heures plus tard (merci à la boutique des souvenirs pour l’info), on a remonté la route plus d’1 km jusquà atteindre la route principale, où les bus devaient être plus fréquents. Achat d’une barquette pour manger à l’arrêt de bus et être sûr de ne pas le louper. Attente 45 minutes, bus vers Baie Lazare, terminus, personne ne sait nous expliquer comment faire pour l’Anse Soleil ou continuer vers le nord, ni nous dire à quelle heure le bus passera, on décide de faire ½ tour, à nouveau attente 45 minutes pour avoir le bus qui retourne vers Anse aux Pins. Descente à Anse aux Pins, rien sur la plage pour boire un coup, on rentre dans l’hôtel « La Roussette » qui nous confirme qu’on peut utiliser leur service de bar, dans la belle salle ouverte sur une piscine. Grand verre de jus de fruit à 52 roupies TTC (3 €) plus du grignotage dans un beau cadre… pour nous faire oublier nos presque 4 heures de poireautage !
Repas hors demi-pension : buffet « Les Lauriers » : un soir nous n’avions pas la demi-pension, donc sur les conseils d’autres plongeurs, direction cet hôtel. Nous arrivons vers 19 h, bien nous en a pris car à partir de 19h30 c’est complet ! Grand buffet central de soupes, salades composées, légumes variés, pâtes, gratin dauphinois, spécialités locales (poisson fumé, carpaccio de mangue, cœur de palmiste frais…) et un grand BBQ de viandes marinées (bœuf, poulet et poisson), délicieuses. Pour 425 roupies (25 €), c’est une très bonne adresse (et on n’a pas pris de dessert !). Les boissons sont plus chères : eau minérale 35 Rp (ils refusent de donner de l’eau du robinet comme dans beaucoup d’endroits), jus de fruit frais 65 Rp, bière locale Seybrew 65 Rp. Restaurant "Le chevalier", Anse Lazio : les serveuses ne sont pas souriantes mais la terrasse est couverte et ventilée, à proximité de la magnifique plage. On a goûté la formule burger : au poulpe (si si !!), au poisson (pas pané et fondant) et au boeuf, rien à redire, jus de fruit offert (mais ça on l'a su plus tard... après avoir commandé notre apéro). Possibilité de plats à emporter. Budget dans les 300 roupies par personne.
Divers
Nous avions prévu de visiter la Digue mais 50 € par personne pour 15 minutes de bateau (vélo inclus) nous a semblé vraiment excessif (impossible de combiner avec autre chose et mes deux compagnons étaient moyennement motivés), surtout qu’il faut encore payer pour la plage Anse source d’argent, puis le repas sur place. Nous avons préféré prendre une plongée supplémentaire et visiter Anse Lazio, magnifique aussi.
Au duty free de Mahé, le Cointreau est à un tarif défiant toute concurrence (moins de 10 euros alors qu’il dépasse les 30 à la Réunion) et le Martini aussi. Photos ici http://lescassiopatenvadrouille.blogspot.com/2014/10/plongee-aux-seychelles.html Vidéo ici https://www.youtube.com/watch?v=AyKzZnPv34I
Vols Air Austral, 2h30 direct depuis St Denis Réunion, rapide ! 460 euros
Arrivée à 21 h, passage assez rapide à la sécurité. Un agent du « Cat Coco » nous attend pour nous donner un papier et une carte des îles ainsi qu’une brochure. Notre premier hôte est venu nous chercher en 4x4. Température plus chaude et lourde qu’à la Réunion.
Hébergement jours 1, 7 et 8 = Le Triskell, Mahé. Christian nous a fait les transferts vers/depuis l’aéroport et vers/depuis la jetée. Demi-pension, très bon, maison et table originales, hôtes très agréables (un Breton marié à une Seychelloise). Ventilo et clim, frigo, grande baie vitrée donnant sur le jardin luxuriant, salle de bains avec douche et baignoire. Accès internet possible sans supplément.
Par contre si paiement en CB, il rajoute les 3,75 % de sa banque donc autant payer en espèces (euros acceptés).
À 10 minutes à pied du bord de mer, mais montée très très raide ! Repas du soir à 20 euros sans alcoo, 23 euros avec apéro alcoolisé et 25 euros avec apéro + vin. Chambre double à 100 euros, dégressif à partir de 2 nuits (90 €).
Transfert inter-îles : avec le Cat Coco, réservé sur Internet. 92 €/pers l’A/R. Il faut peser les bagages à Mahé même s’il n’y a pas de limite. À l’aller, ferry de taille moyenne, on doit rester au rez-de-chaussée, climatisation à fond, on est gelé. Mer un peu agitée, certains sont malades. Au retour, ferry plus grand, on est toujours au rez-de-chaussée, climatisation correcte, mer plus calme.
Hébergement jours 2 à 6 = Villa Bananier, Praslin (côte d'or). En demi-pension sauf le dimanche soir. La patronne est très gentille et se marre tout le temps. Grande chambre avec coffre fort et frigo, ventilo et clim, terrasse et étendoir à linge. Mais maison en construction juste à côté donc ne pas prévoir d’y faire la sieste… Accès internet possible avec les carte Isurf (100 roupies l’heure) mais les identifiants n’ont jamais fonctionné, on est donc allé au cybercafé un peu plus loin, tenu par un Indien (ne parle pas français). Son fils propose des excursions en bateau. Repas du soir à 20 euros. Chambre double à 85 euros, simple à 65.
Dans le « village », nombreuses boutiques de souvenirs et supérettes, restos... Distributeur de billets et banque.
Principale activité : plongées avec Octopus Diver, situé à 5 minutes à pieds de la villa, sur la plage de l’Anse Volbert. Très bien, structure qui tourne pas mal, mais on a pu être 3 avec le moniteur (6 maxi de toute façon). Possibilité de plongées doubles le matin, ou d’une le matin et une l’après-midi (9 h et 14 h). Les moniteurs sont très cool et ont des yeux de lynx. Les sites de plongée sont à 15 minutes du bateau en moyenne.
Repas barquette très corrects à 5 euros les midis, commandés par le club. Eau, thé/café à dispo. Possibilité de consulter ses emails sur place, gratuitement. Nitrox sans supplément. Ils sont venus nous chercher et nous ont ramenés à la jetée.
Déplacements : une semaine sans voiture, c'est bien !! On était à pied à Praslin ; pour aller à Anse Lazio, Anne de la villa bananier nous a appelé un « taxi », 400 roupies l’aller-retour. À pied et en bus à Mahé (dernier jour). Éviter les bus : aucun horaire aux arrêts, on arrive et on attend, parfois jusqu’à 1 heure ! Les locaux ne savent pas plus à quelle heure le bus passe.
Voilà le déroulement de notre journée galère « transports en commun » 🙂: Départ d’Anse aux Pins, attente 20 minutes, bus vers Anse Royale. Un petit tour sur la plage et dans les quelques boutiques, puis attente 55 minutes ( !), bus vers Intendance. Dégustation de confitures locales Chez Rosy, puis à pied vers la plage d’Intendance. Le prochain bus étant 3 heures plus tard (merci à la boutique des souvenirs pour l’info), on a remonté la route plus d’1 km jusquà atteindre la route principale, où les bus devaient être plus fréquents. Achat d’une barquette pour manger à l’arrêt de bus et être sûr de ne pas le louper. Attente 45 minutes, bus vers Baie Lazare, terminus, personne ne sait nous expliquer comment faire pour l’Anse Soleil ou continuer vers le nord, ni nous dire à quelle heure le bus passera, on décide de faire ½ tour, à nouveau attente 45 minutes pour avoir le bus qui retourne vers Anse aux Pins. Descente à Anse aux Pins, rien sur la plage pour boire un coup, on rentre dans l’hôtel « La Roussette » qui nous confirme qu’on peut utiliser leur service de bar, dans la belle salle ouverte sur une piscine. Grand verre de jus de fruit à 52 roupies TTC (3 €) plus du grignotage dans un beau cadre… pour nous faire oublier nos presque 4 heures de poireautage !
Repas hors demi-pension : buffet « Les Lauriers » : un soir nous n’avions pas la demi-pension, donc sur les conseils d’autres plongeurs, direction cet hôtel. Nous arrivons vers 19 h, bien nous en a pris car à partir de 19h30 c’est complet ! Grand buffet central de soupes, salades composées, légumes variés, pâtes, gratin dauphinois, spécialités locales (poisson fumé, carpaccio de mangue, cœur de palmiste frais…) et un grand BBQ de viandes marinées (bœuf, poulet et poisson), délicieuses. Pour 425 roupies (25 €), c’est une très bonne adresse (et on n’a pas pris de dessert !). Les boissons sont plus chères : eau minérale 35 Rp (ils refusent de donner de l’eau du robinet comme dans beaucoup d’endroits), jus de fruit frais 65 Rp, bière locale Seybrew 65 Rp. Restaurant "Le chevalier", Anse Lazio : les serveuses ne sont pas souriantes mais la terrasse est couverte et ventilée, à proximité de la magnifique plage. On a goûté la formule burger : au poulpe (si si !!), au poisson (pas pané et fondant) et au boeuf, rien à redire, jus de fruit offert (mais ça on l'a su plus tard... après avoir commandé notre apéro). Possibilité de plats à emporter. Budget dans les 300 roupies par personne.
Divers
Nous avions prévu de visiter la Digue mais 50 € par personne pour 15 minutes de bateau (vélo inclus) nous a semblé vraiment excessif (impossible de combiner avec autre chose et mes deux compagnons étaient moyennement motivés), surtout qu’il faut encore payer pour la plage Anse source d’argent, puis le repas sur place. Nous avons préféré prendre une plongée supplémentaire et visiter Anse Lazio, magnifique aussi.
Au duty free de Mahé, le Cointreau est à un tarif défiant toute concurrence (moins de 10 euros alors qu’il dépasse les 30 à la Réunion) et le Martini aussi. Photos ici http://lescassiopatenvadrouille.blogspot.com/2014/10/plongee-aux-seychelles.html Vidéo ici https://www.youtube.com/watch?v=AyKzZnPv34I
Bichkek et ses prix (transports, nourritures, boissons, visites et mastercard) English translation pending
Bonjour à tous nous commençons tout juste notre Tour du Monde Solidaire en Famille !
Nous sommes actuellement au Kirghizistan et souhaitons partager les quelques informations que nous avons récoltés !😉
Transport à Bishkek fin 2014:
Taxi : ATTENTION : demander le tarif avant de monter, c'est plus prudent...
De l'aéroport au centre ville : 500 soms, mais il vous en demanderont sûrement 800 ! alors négocier le prix car c'est une grosse arnaque ! (Cela nous est arrivé, ils savent quand vous prenant à l'aéroport vous ignorez tous des tarifs en vigueur et donc en profite pour vous soutirer plus d'argent, tout simplement...)
Course en ville : entre 100 et 200 soms. (la nuit les tarifs doublent, un gars à voulu nous faire payé 700 soms!!!) on a suivi les conseils de négociations si dessous et soudain le prix est devenu 400 soms... incroyable, n'est ce pas ?
Les Marchoutkas : 10 soms par personnes (double à partir de 20h) les jeunes enfants ne paie pas (la notre à trois ans) mais j'ai vu des enfant de 10 ans payer. On a payé aucun supplément en montant avec un sac de 70L. NB : dès qu'une femme enceinte/avec un enfant/agées entre automatiquement un homme ou une jeune femme se lève pour lui laisser sa place ! On a pris plein de fois ces véhicules et j'ai toujours eu une place assise avec Jade sur mes genoux (sauf quand le bus est bondé bien sûr ^^)
Petit cours de négociation :😛
Ici tout au presque se négocie (sauf dans les grands supermarchés).
1 – si le prix est exorbitant (car vous êtes un étranger) commencez par faire la moue...😮😕 2 – si aucune réaction de la part de vendeur, faite non de la tête en fronçant les sourcils😕😠 3 – Ultime solution, le vendeur ne veut rien savoir, dites trop cher et partez !
ATTENTION : N'oubliez pas qu'ici les revenus sont faible, alors usez de ces conseils modérément et seulement en cas d'arnaque. Ne vous inquiètez pas on repère vite le gros arnaqueur du petit opportuniste (dans le sens positif).
Et quand on est perdu ???😮 Haha, tout d'abord sachez que le centre de Bishkek est relativement petit, on peut tout faire à pied ! (c'est ce qu'on à fait).😉
Trouver un plan dans Bishkek : Facile, rendez-vous dans le premier Kyrghyz Concept (et/ou sûrement dans d'autre agence de voyage) que vous croiserez, il vous en procure aussitôt et sont contents de vous aider !🙂
La population : TOUJOURS prêt à aidé, vous trouverez beaucoup de jeunes qui parle un peu anglais, voire même un peu français !😎 On nous a toujours aidé, parfois même sans demander, s'ils voient que vous êtes dans la panade, ils viennent naturellement vous proposer leur aide.
Boire et Manger à Bichkek fin 2014 :
Les boissons : Le thé est la boisson principale (car comme l'eau à bouilli elle ne contient plus de microbe) vous en consommerez matin, midi et soir et même au pose thé ! ^^
Ici même les enfants boivent du thé ! Pour nos enfants qui ne sont pas habitués à boire de l'eau chaude, préférez acheter de l'eau en bouteille en dehors de la capitale. Chez notre hôte nous buvions l'eau du robinet et ne sommes pas tombé malade.
Au restaurant vous ne trouverez pas de carafe, et parfois même pas d'eau en bouteille, si si ! Il reste donc les sodas et/ou jus de fruits (attention au jus de fruits frais!) Quelques exemple des tarifs en vigueur an ville :
Eau 0,5 L => 20-30 soms Soda 0,5 L => 30-40 soms Soda 1 L => 40-60 soms Thé tasse => 5-10 soms Thé théière => 20-25 soms
La nourriture : La nourriture ici est correct. On mange de la viande à tous les repas en faible voire parfois même très faible quantité. Bien souvent, c'est du veau... mais vous pouvez aussi trouver du poulet. Moi qui mange très peu de viande, je n'ai vu aucun plat (or riz blanc et pates nature) sans viande !!
Un plat local à tester: les CAMCA (samsas) de la viande dans un sorte de pâte feuilletée. Bon ! Mon plat préféré qui contient peu de viande est le LAGMAN ! C'est un plat ouïgour... J'adore ! C'est des pates longues (genre spaguetti) avec plein de légumes, du jus et un tout petit peu de viande (ce qui vous l'avez bien compris m'arrange beaucoup ;-) . Et c'est délicieux ! Et goûter leur pain : la lépochka (un genre de nan moelleux)
ATTENTION au dose ! On s'est fait avoir plusieurs fois, les assiettes sont bien remplies. Le soir c'est difficile de finir son assiette. Si bien que le soir on partrge nos plats avec notre fille (3 ans) et croyez moi ça suffit.
Quelques tarifs en vigueur :
Lépochka (a acheter chaude 😉) : 12 soms
Au restaurant : Plats typiques: 100 et 150 soms Poissons et viandes : 500 et 750 soms Assiette de frites : 40-60 soms Assiette de riz : 40-60 soms
Dans les gargottes (fast food dans la rue) : Hamburger/sandwich : 90-150 soms Grosse portion (genre américain) 250-300 soms Frites : 40-50 soms
Retirer du cash à Bishkek fin 2014:
Alors si vous avez une carte VISA c'est extrêmement simple, vous pouvez retirer des sous tous les 50 mètres (j’exagère à peine).
Si vous avez une MASTERCARD comme c'est notre cas actuellement, vous ne pouvez retirer que dans une seule banque : DEMIR BANK (écrit en blanc sur fond rouge). Il y en as plusieurs à Bichkek donc pas d'inquiètude. En revanche, préférez les distributeurs dans la banque car (cela nous ai arrivé) les automates à l'extérieur n'ont pas toujours assez de billet 😄
ATTENTION : au frais que votre banque prélève. CONSEIL : retirer un maximum en une fois. Ne pas garder trop argent sur soi.
Que visiter à Bishkek ou faire ses courses ?
La place de la victoire : gratuit
Le Osh Bazaar : pour faire ses courses, acheter des souvenir ou prendre un taxi pour Osh et oui ! La première fois de préférence accompagné car c'est grand ! et il y a plein d'endroit ou vous trouverez des prix vraiment moins cher genre 50% de différence 😮
Quelques tarifs de fruits et légumes au kilo au mois octobre (donc cher car hors saison): Le plus bas tarif c'est à manger rapidement car bien mûre ou parce que c'est cassé ou si la peau à un peu noircie. Nous on prend toujours les moins chers on vire la peau et on est bien nourris 😉 Bananes : 60-120 soms Pommes : 25-60 soms Poires : 20-50 soms Raisins : 80-120 soms Carottes : 15-30 soms Pommes de terre : 20-30 soms Poivrons : 50-80 soms Mini-concombre : 70-100 soms
Le musée historique de Bishkek : 250 par adulte (prix pour touriste) Nous y sommes allés et avons été un peu déçus car tout est écrit en russe et en allemand. C'est tout ! Sinon y'a des choses sympa à voir mais on y comprend rien et personne pour traduire...
Voili, voilou, pour Bishkek ! A bientôt !🙂
Nous sommes actuellement au Kirghizistan et souhaitons partager les quelques informations que nous avons récoltés !😉
Transport à Bishkek fin 2014:
Taxi : ATTENTION : demander le tarif avant de monter, c'est plus prudent...
De l'aéroport au centre ville : 500 soms, mais il vous en demanderont sûrement 800 ! alors négocier le prix car c'est une grosse arnaque ! (Cela nous est arrivé, ils savent quand vous prenant à l'aéroport vous ignorez tous des tarifs en vigueur et donc en profite pour vous soutirer plus d'argent, tout simplement...)
Course en ville : entre 100 et 200 soms. (la nuit les tarifs doublent, un gars à voulu nous faire payé 700 soms!!!) on a suivi les conseils de négociations si dessous et soudain le prix est devenu 400 soms... incroyable, n'est ce pas ?
Les Marchoutkas : 10 soms par personnes (double à partir de 20h) les jeunes enfants ne paie pas (la notre à trois ans) mais j'ai vu des enfant de 10 ans payer. On a payé aucun supplément en montant avec un sac de 70L. NB : dès qu'une femme enceinte/avec un enfant/agées entre automatiquement un homme ou une jeune femme se lève pour lui laisser sa place ! On a pris plein de fois ces véhicules et j'ai toujours eu une place assise avec Jade sur mes genoux (sauf quand le bus est bondé bien sûr ^^)
Petit cours de négociation :😛
Ici tout au presque se négocie (sauf dans les grands supermarchés).
1 – si le prix est exorbitant (car vous êtes un étranger) commencez par faire la moue...😮😕 2 – si aucune réaction de la part de vendeur, faite non de la tête en fronçant les sourcils😕😠 3 – Ultime solution, le vendeur ne veut rien savoir, dites trop cher et partez !
ATTENTION : N'oubliez pas qu'ici les revenus sont faible, alors usez de ces conseils modérément et seulement en cas d'arnaque. Ne vous inquiètez pas on repère vite le gros arnaqueur du petit opportuniste (dans le sens positif).
Et quand on est perdu ???😮 Haha, tout d'abord sachez que le centre de Bishkek est relativement petit, on peut tout faire à pied ! (c'est ce qu'on à fait).😉
Trouver un plan dans Bishkek : Facile, rendez-vous dans le premier Kyrghyz Concept (et/ou sûrement dans d'autre agence de voyage) que vous croiserez, il vous en procure aussitôt et sont contents de vous aider !🙂
La population : TOUJOURS prêt à aidé, vous trouverez beaucoup de jeunes qui parle un peu anglais, voire même un peu français !😎 On nous a toujours aidé, parfois même sans demander, s'ils voient que vous êtes dans la panade, ils viennent naturellement vous proposer leur aide.
Boire et Manger à Bichkek fin 2014 :
Les boissons : Le thé est la boisson principale (car comme l'eau à bouilli elle ne contient plus de microbe) vous en consommerez matin, midi et soir et même au pose thé ! ^^
Ici même les enfants boivent du thé ! Pour nos enfants qui ne sont pas habitués à boire de l'eau chaude, préférez acheter de l'eau en bouteille en dehors de la capitale. Chez notre hôte nous buvions l'eau du robinet et ne sommes pas tombé malade.
Au restaurant vous ne trouverez pas de carafe, et parfois même pas d'eau en bouteille, si si ! Il reste donc les sodas et/ou jus de fruits (attention au jus de fruits frais!) Quelques exemple des tarifs en vigueur an ville :
Eau 0,5 L => 20-30 soms Soda 0,5 L => 30-40 soms Soda 1 L => 40-60 soms Thé tasse => 5-10 soms Thé théière => 20-25 soms
La nourriture : La nourriture ici est correct. On mange de la viande à tous les repas en faible voire parfois même très faible quantité. Bien souvent, c'est du veau... mais vous pouvez aussi trouver du poulet. Moi qui mange très peu de viande, je n'ai vu aucun plat (or riz blanc et pates nature) sans viande !!
Un plat local à tester: les CAMCA (samsas) de la viande dans un sorte de pâte feuilletée. Bon ! Mon plat préféré qui contient peu de viande est le LAGMAN ! C'est un plat ouïgour... J'adore ! C'est des pates longues (genre spaguetti) avec plein de légumes, du jus et un tout petit peu de viande (ce qui vous l'avez bien compris m'arrange beaucoup ;-) . Et c'est délicieux ! Et goûter leur pain : la lépochka (un genre de nan moelleux)
ATTENTION au dose ! On s'est fait avoir plusieurs fois, les assiettes sont bien remplies. Le soir c'est difficile de finir son assiette. Si bien que le soir on partrge nos plats avec notre fille (3 ans) et croyez moi ça suffit.
Quelques tarifs en vigueur :
Lépochka (a acheter chaude 😉) : 12 soms
Au restaurant : Plats typiques: 100 et 150 soms Poissons et viandes : 500 et 750 soms Assiette de frites : 40-60 soms Assiette de riz : 40-60 soms
Dans les gargottes (fast food dans la rue) : Hamburger/sandwich : 90-150 soms Grosse portion (genre américain) 250-300 soms Frites : 40-50 soms
Retirer du cash à Bishkek fin 2014:
Alors si vous avez une carte VISA c'est extrêmement simple, vous pouvez retirer des sous tous les 50 mètres (j’exagère à peine).
Si vous avez une MASTERCARD comme c'est notre cas actuellement, vous ne pouvez retirer que dans une seule banque : DEMIR BANK (écrit en blanc sur fond rouge). Il y en as plusieurs à Bichkek donc pas d'inquiètude. En revanche, préférez les distributeurs dans la banque car (cela nous ai arrivé) les automates à l'extérieur n'ont pas toujours assez de billet 😄
ATTENTION : au frais que votre banque prélève. CONSEIL : retirer un maximum en une fois. Ne pas garder trop argent sur soi.
Que visiter à Bishkek ou faire ses courses ?
La place de la victoire : gratuit
Le Osh Bazaar : pour faire ses courses, acheter des souvenir ou prendre un taxi pour Osh et oui ! La première fois de préférence accompagné car c'est grand ! et il y a plein d'endroit ou vous trouverez des prix vraiment moins cher genre 50% de différence 😮
Quelques tarifs de fruits et légumes au kilo au mois octobre (donc cher car hors saison): Le plus bas tarif c'est à manger rapidement car bien mûre ou parce que c'est cassé ou si la peau à un peu noircie. Nous on prend toujours les moins chers on vire la peau et on est bien nourris 😉 Bananes : 60-120 soms Pommes : 25-60 soms Poires : 20-50 soms Raisins : 80-120 soms Carottes : 15-30 soms Pommes de terre : 20-30 soms Poivrons : 50-80 soms Mini-concombre : 70-100 soms
Le musée historique de Bishkek : 250 par adulte (prix pour touriste) Nous y sommes allés et avons été un peu déçus car tout est écrit en russe et en allemand. C'est tout ! Sinon y'a des choses sympa à voir mais on y comprend rien et personne pour traduire...
Voili, voilou, pour Bishkek ! A bientôt !🙂
Comment s'appelle ce plat thaïlandais? English translation pending
Amis de la gastronomie Thai, bien le bonjour,
Je vais bientôt repartir en Thailande et j'aimerai avoir la chance de manger à nouveau un plat que j'avais adoré.
Je l'ai mangé à Chiang Mai.
C'est une viande, à mon avis du boeuf, coupé en bâtonnet de 2 centimètres de long, c'est coupé fin, disons du diamètre de la viande hachée que nous avons en Europe. A mon avis, ça doit être frit. La couleur, une fois cuit, est brun foncé. C'est servi sans sauce (Peut-être sauce à part, je ne m'en souviens pas) La particularité, hormis un délicieux gout, c'est que c'est très léger. ça donne vraiment une impression de légèreté, ce qui est peu commun pour une viande. c'est un peu croustillant. Le gout n'est pas piquant, mais je précise toujours pas piquant. Cela dit, il me semble que c'est pas piquant à l'origine.
En relisant ce mail, je me rends compte qu'il ne va pas être facile pour vous de trouver...
F'in bon, j'essaie de poster ce message, qui sait, avec un peu de chance, c'est un plat connu.
Au plaisir de vous lire 🙂
Je vais bientôt repartir en Thailande et j'aimerai avoir la chance de manger à nouveau un plat que j'avais adoré.
Je l'ai mangé à Chiang Mai.
C'est une viande, à mon avis du boeuf, coupé en bâtonnet de 2 centimètres de long, c'est coupé fin, disons du diamètre de la viande hachée que nous avons en Europe. A mon avis, ça doit être frit. La couleur, une fois cuit, est brun foncé. C'est servi sans sauce (Peut-être sauce à part, je ne m'en souviens pas) La particularité, hormis un délicieux gout, c'est que c'est très léger. ça donne vraiment une impression de légèreté, ce qui est peu commun pour une viande. c'est un peu croustillant. Le gout n'est pas piquant, mais je précise toujours pas piquant. Cela dit, il me semble que c'est pas piquant à l'origine.
En relisant ce mail, je me rends compte qu'il ne va pas être facile pour vous de trouver...
F'in bon, j'essaie de poster ce message, qui sait, avec un peu de chance, c'est un plat connu.
Au plaisir de vous lire 🙂
Marseille - Essaouira en vol "low cost" English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut il me confirmer que ryan air ne dessert plus essaouira ( ni Agadir ) au départ de marseille ? Et le cas échéant avez- vous des tuyaux pour des billets pas trop chers pour octobre ou novembre ? Je n'ai pas trouvé de disponibilité sur la RAM non plus???
Ou une info sur les horaires et les taro marrakech essaouira en bus ?
Merci,
cordialement,
Quelqu'un peut il me confirmer que ryan air ne dessert plus essaouira ( ni Agadir ) au départ de marseille ? Et le cas échéant avez- vous des tuyaux pour des billets pas trop chers pour octobre ou novembre ? Je n'ai pas trouvé de disponibilité sur la RAM non plus???
Ou une info sur les horaires et les taro marrakech essaouira en bus ?
Merci,
cordialement,
Piste de Kyzylorda à Astana (Kazakhstan à vélo) English translation pending
Bonjour,
Je cherche des info sur la route qui va de Kyzylorda à Astana.
Je dois la parcourir en vélo. quelles sont les parties asphaltées ou non? Présence de ville pour ravitaillement?
Merci.
Thomas
Sur les traces du III Reich en Bavière English translation pending
Sur les traces du III Reich en Bavière
En 1974 j’avais tout juste dix huit ans , lorsqu’on m’imposa de prendre le train des bleus bites aux cheveux longs , au départ de la gare de l’Est . Avec ces centaines de trouffions …direction l' Allemagne passer une longue année à flemmarder dans une caserne Allemande. Trois jours de train à perdre ce début de dignité que je commençais à peine de me construire.
Nous dormions dans les chambrées dans cette caserne de Karshuhe sans même véritablement peser quelles étaient encore empruntent des fantômes quelques années plus tôt de ces jeunes Allemands qu’on envoyait se faire tuer d'abord en 14 sur le front Français, puis à la seconde guerre sur les fronts Russes et de nouveau Français .
Innocent avec une méconnaissance totale de l’histoire ni l’éducation Nationale ni familiale ne nous avaient préparés. Nous étions jeunes et aseptisé, ces soixante huitards dans toute leurs splendeur .
Nous étions à des années lumières de peser l’importance de ce qui c’était passé à peine 10 ans avant notre naissance. Jamais aucun ne parlait de cette guerre qui était encore toute proche. Nous étions tous stable dans la nullité historique d’un pays que finalement nous occupions.
Pour moi , véritablement cette histoire de la dernière guerre était aussi lointaine que celle de Charlemagne ou Napoléon. Des soldats de plombs et des voitures Norev pouvaient se mélanger avec la magnifique maquette à assembler du B 22 à côté du Messerschmitt qui ornaient l’étagère de ma chambre en France. J’avais du mal à évaluer le temps dans le temps.
Cette guerre, n’avait que l’aspect des vagues conversations des réunions familiale autour du poulet roti du Dimanche midi . De Gaulle et Franco étaient encore au pouvoir. Je me rends compte comme mes parents étaient eux aussi sous influence des médiats encore sous la censure et les ragots du bouche à oreille.
Plus jamais cela ! Cette phrase , je l’avais fait moi . J’ai vraiment passé une grande partie de ma vie à me demander comment les camps de concentration et son abomination d’’extermination avaient pu être réalisé pas des humains … quel genre humain pouvait exister avant guerre pour faire cela… Avec l’expérience d’une vie, ce constat que je fait aujourd’hui … m’effraie
J’ai passé 12 longs mois en Allemagne à faire mon service militaire et je n’ai rien compris . Je n’ai surtout rien appris. Personne , ni famille, ni militaire ne m’ont expliqué ce que j’allais faire là-bas. Le comble c’est qu’en plus, même sur place je n’ai même pas eu l’occasion de visiter ou de susciter ma curiosité. Le Mark valait 5 francs.
Je vais donc visiter en camping-car , autant le chateau de Neuschwanstein et bien d’autre que Dachau, le musée Zeppelin , Munich, Le nid d’Aigle sans complexe.
Quel est le meilleur livre qui ne soit pas à charge à prendre avant mon départ ?
Merci
En 1974 j’avais tout juste dix huit ans , lorsqu’on m’imposa de prendre le train des bleus bites aux cheveux longs , au départ de la gare de l’Est . Avec ces centaines de trouffions …direction l' Allemagne passer une longue année à flemmarder dans une caserne Allemande. Trois jours de train à perdre ce début de dignité que je commençais à peine de me construire.
Nous dormions dans les chambrées dans cette caserne de Karshuhe sans même véritablement peser quelles étaient encore empruntent des fantômes quelques années plus tôt de ces jeunes Allemands qu’on envoyait se faire tuer d'abord en 14 sur le front Français, puis à la seconde guerre sur les fronts Russes et de nouveau Français .
Innocent avec une méconnaissance totale de l’histoire ni l’éducation Nationale ni familiale ne nous avaient préparés. Nous étions jeunes et aseptisé, ces soixante huitards dans toute leurs splendeur .
Nous étions à des années lumières de peser l’importance de ce qui c’était passé à peine 10 ans avant notre naissance. Jamais aucun ne parlait de cette guerre qui était encore toute proche. Nous étions tous stable dans la nullité historique d’un pays que finalement nous occupions.
Pour moi , véritablement cette histoire de la dernière guerre était aussi lointaine que celle de Charlemagne ou Napoléon. Des soldats de plombs et des voitures Norev pouvaient se mélanger avec la magnifique maquette à assembler du B 22 à côté du Messerschmitt qui ornaient l’étagère de ma chambre en France. J’avais du mal à évaluer le temps dans le temps.
Cette guerre, n’avait que l’aspect des vagues conversations des réunions familiale autour du poulet roti du Dimanche midi . De Gaulle et Franco étaient encore au pouvoir. Je me rends compte comme mes parents étaient eux aussi sous influence des médiats encore sous la censure et les ragots du bouche à oreille.
Plus jamais cela ! Cette phrase , je l’avais fait moi . J’ai vraiment passé une grande partie de ma vie à me demander comment les camps de concentration et son abomination d’’extermination avaient pu être réalisé pas des humains … quel genre humain pouvait exister avant guerre pour faire cela… Avec l’expérience d’une vie, ce constat que je fait aujourd’hui … m’effraie
J’ai passé 12 longs mois en Allemagne à faire mon service militaire et je n’ai rien compris . Je n’ai surtout rien appris. Personne , ni famille, ni militaire ne m’ont expliqué ce que j’allais faire là-bas. Le comble c’est qu’en plus, même sur place je n’ai même pas eu l’occasion de visiter ou de susciter ma curiosité. Le Mark valait 5 francs.
Je vais donc visiter en camping-car , autant le chateau de Neuschwanstein et bien d’autre que Dachau, le musée Zeppelin , Munich, Le nid d’Aigle sans complexe.
Quel est le meilleur livre qui ne soit pas à charge à prendre avant mon départ ?
Merci
Quels produits "frais" au Panama? English translation pending
Hola,
Ne trouvant que peu d’infos sur le net, je vous sollicite (voyageurs et expatriés) afin de savoir quels types de produits « frais » l’on peut trouver au Panama via les producteurs locaux ou bien sur les étals des nombreux marchés, et plus particulièrement les produits suivants :
-La salade sous toutes ces formes
-Le jambon (porc, dinde, poluet)
-La tomate
-Le cocombre
-la Batterave
-Le radis
-L’avocat
-Les olives
-Le fromage
-les oeufs de caille
-Le saumon
-Le thon
-Les oignons
-L’Ail
-La moutarde
-Le vinaigre (vin, balsamique, miel...)
Les quelques infos glanées (mais à vérifier) me permettent de m’avancer sur le fait de trouver des fruits frais tels que goyave, papaye, fraises sont disponibles toute l’année. Merci à vous pour vos réponses qui m‘aideront efficacement.
Les quelques infos glanées (mais à vérifier) me permettent de m’avancer sur le fait de trouver des fruits frais tels que goyave, papaye, fraises sont disponibles toute l’année. Merci à vous pour vos réponses qui m‘aideront efficacement.
Hôtel Houda Golf & Beach Club à Skanes Monastir English translation pending
cc a tous je suis nouvelle par ici
je vous explique je pars pour la premiere fois en tunisie ( enfinnnnn mon reve depusi un moment) le 17 octobre pour 10 jours avec mon homme et mon fils a l'hotel houda golf& beach club a skanes monastir 😛
et j'avoue avoir plein de question
qui connait cette hotel?
lieu a visiter absolument ou o contraire a eviter?
le change d'euros en dinar se fait a l'aeroport ou a l'hotel?
et enfin avez vous une idéé de budget sachant que je pars en all exclusive donc je vais en profitez mais je voudrais aussi faire chameau, quad, jet ski et souvenir combien me conseillez vous de prendre en liquide
je vais m'arreter la jspr avoir des nouvelles
merciiiiiiii
Tour des îles proches de Koh Yao English translation pending
Bonjour je vais etre sur Koh yao pendant 2 jours, est il possible de faire un petit tour des iles proche en une demi journée si on traine pas trop et si on commence le matin de bon heure, ou bien il faut absolument une journée ? Je pensé pour le reste du temps bouger en scooter sur l'ile.
Quelqu'un a t- il une bonne adresse d'un petit hotel sur un belle plage ? Quel est d'ailleur la plus belle plage ?
Hôtel Melia Las Dunas English translation pending
Bonjour,
je suis un habitué de Cuba, mais c'est la première fois que nous irons à Santa Maria en Février 2015. Nous souhaitons aller à l'hotel Las Dunas, est ce que vous pourriez nous conseiller sur les endroits à visiter autour de 50/100 kilomètres, un numéro de chambre dans une section tranquille et si possible près de tout, lobby, restos, etc... que nous conseillez-vous ?
L'électricité est sur quel voltage svp ?
Les commentaires que nous avons reçus sont très bons pour cet hotel, croyez-vous que c'est encore le cas.
merci à l'avance de nous éclairer ! Michel.
merci à l'avance de nous éclairer ! Michel.
Compte rendu tardif d'un séjour aux Philippines mars/avril 2014 English translation pending
Bonjour
Vos posts et différentes discutions nous avaient aidé a préparer notre 1er voyage aux philippines (et ce n'était pas évident), voici donc notre récit (avec quelques mois de retard 😊)en espérant qu'il vous aidera un peu...🙂
Manille Nous y sommes restées un jour et 2 nuits (holyday inn makati). Départ en métro (à 2 pas de l'hotel) pour visite du parc rizal , intramuros, balade dans le quartier. Puis retour à makati pour un tour rapide au glorietta mall et au greenbelt. Nos 2 diners nous les avons pris au people palace (greenbelt3) excellent restaurant thai, et un apéro au buddha bar . Manille ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, et je peux comprendre que certaines personnes zappent cette étape.
Boracay 3 nuits (punta rosa hotel au nord de la station 1) Nous avons eu de la chance pas d'algues vertes au début de notre séjour, elles sont arrivées le dernier jour. Boracay c'est sympa, le sable de white beach est incroyablement blanc doux et fin !! préferez le nord de la station 1 si vous souhaitez le calme dans la journée et allez vous baigner à diniwid beach, pour le soir rejoignez à pied par la plage le centre de boracay avec ses bars lounge et restaurants. Location bangka un après midi pour snorkeling.... bof vraiment pas génial et plutôt arnaque.
Busuanga Hotel busuaga bay logde (petite folie) Superbe hotel. Nous avons organisé avec eux 3 island hopping d'une journée entière chacun pour faire du snorkeling ce fut magique !!! un festival de couleurs pour les coraux et des poissons multicolores de toutes sortes . North cay Malkatayoc pamilacan Luzon gun boat pas island Coron island seite pecados twin lagon baracuda lake....
Départ en bangka pour el nido Attention nous avons du rester une nuit de plus à busuanga car le bateau que nous avions prévu de prendre était en panne. Traversée de 8h un peu ennuyeuse mais sans encombre avec le Overcromber III (1800 pesos pp avec lunch (riz et poulet) + 20 pesos taxe portuaire coron ville)
El nido 4 nuits au lugadia beach a corong corong 1000 pesos /nuit (cottage sur la plage pas d'eau chaude mais sdd privative), thé et café a volonté mais pas de petit déjeuner, le prendre au resto a coté, magnifique coucher de soleil. Endroits visités : plages de las cabanas (véritable carte postale), nactapan beach au nord de le nido : immense plage avec petit village de pécheurs. 4jours/3 nuits avec l'équipe de Aline pour une expédition dans les bacuits abord d'une grosse bangka.......expérience inoubliable. A faire absolument si vous aimez le snorkeling. Les fonds sont superbes peut être un peu au dessous de ceux de busuanga. Nous avons adoré el nido nous y serions bien restées plus longtemps
Port Barton 4 nuits green view hotel
Là aussi super island hopping et snorkeling top niveau Il n'y avait quasiment aucun touriste a port barton, c'était le calme le plus absolu...ce n'est pas déplaisant mais parfois c'est agréable de pouvoir rencontrer du monde autour d'une bière.
Siargao 7 nuits notre coup de coeur !!
Nous avons adoré cette île, la variété des paysages, les longues plages de sables (à marée haute !) les piscines naturelles d'eau de mer ( à marée basse) les petites iles autour (daku, guyam, naked, ...), sohoton cave , les balades en scooter sur les petites routes qui sillonnent la campagne , le surf (une première expérience !), l'ambiance de Général luna où l'on peut déguster sur la "place principale" dans des petites gargotes face à la mer des poissons grillés incroyables et des kilanaw (le sashimi ou tartare philippin) à tomber parterre pour trois fois rien. Les island hopping que nous y avons fait nous ont permis de découvrir de superbes fonds marins, et d'autres plages magnifiques.
Nous avons d'ailleurs décidé de retourner aux philippines en 2015 ! Si vous avez des questions n'hésitez pas. ghil et fab
Manille Nous y sommes restées un jour et 2 nuits (holyday inn makati). Départ en métro (à 2 pas de l'hotel) pour visite du parc rizal , intramuros, balade dans le quartier. Puis retour à makati pour un tour rapide au glorietta mall et au greenbelt. Nos 2 diners nous les avons pris au people palace (greenbelt3) excellent restaurant thai, et un apéro au buddha bar . Manille ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, et je peux comprendre que certaines personnes zappent cette étape.
Boracay 3 nuits (punta rosa hotel au nord de la station 1) Nous avons eu de la chance pas d'algues vertes au début de notre séjour, elles sont arrivées le dernier jour. Boracay c'est sympa, le sable de white beach est incroyablement blanc doux et fin !! préferez le nord de la station 1 si vous souhaitez le calme dans la journée et allez vous baigner à diniwid beach, pour le soir rejoignez à pied par la plage le centre de boracay avec ses bars lounge et restaurants. Location bangka un après midi pour snorkeling.... bof vraiment pas génial et plutôt arnaque.
Busuanga Hotel busuaga bay logde (petite folie) Superbe hotel. Nous avons organisé avec eux 3 island hopping d'une journée entière chacun pour faire du snorkeling ce fut magique !!! un festival de couleurs pour les coraux et des poissons multicolores de toutes sortes . North cay Malkatayoc pamilacan Luzon gun boat pas island Coron island seite pecados twin lagon baracuda lake....
Départ en bangka pour el nido Attention nous avons du rester une nuit de plus à busuanga car le bateau que nous avions prévu de prendre était en panne. Traversée de 8h un peu ennuyeuse mais sans encombre avec le Overcromber III (1800 pesos pp avec lunch (riz et poulet) + 20 pesos taxe portuaire coron ville)
El nido 4 nuits au lugadia beach a corong corong 1000 pesos /nuit (cottage sur la plage pas d'eau chaude mais sdd privative), thé et café a volonté mais pas de petit déjeuner, le prendre au resto a coté, magnifique coucher de soleil. Endroits visités : plages de las cabanas (véritable carte postale), nactapan beach au nord de le nido : immense plage avec petit village de pécheurs. 4jours/3 nuits avec l'équipe de Aline pour une expédition dans les bacuits abord d'une grosse bangka.......expérience inoubliable. A faire absolument si vous aimez le snorkeling. Les fonds sont superbes peut être un peu au dessous de ceux de busuanga. Nous avons adoré el nido nous y serions bien restées plus longtemps
Port Barton 4 nuits green view hotel
Là aussi super island hopping et snorkeling top niveau Il n'y avait quasiment aucun touriste a port barton, c'était le calme le plus absolu...ce n'est pas déplaisant mais parfois c'est agréable de pouvoir rencontrer du monde autour d'une bière.
Siargao 7 nuits notre coup de coeur !!
Nous avons adoré cette île, la variété des paysages, les longues plages de sables (à marée haute !) les piscines naturelles d'eau de mer ( à marée basse) les petites iles autour (daku, guyam, naked, ...), sohoton cave , les balades en scooter sur les petites routes qui sillonnent la campagne , le surf (une première expérience !), l'ambiance de Général luna où l'on peut déguster sur la "place principale" dans des petites gargotes face à la mer des poissons grillés incroyables et des kilanaw (le sashimi ou tartare philippin) à tomber parterre pour trois fois rien. Les island hopping que nous y avons fait nous ont permis de découvrir de superbes fonds marins, et d'autres plages magnifiques.
Nous avons d'ailleurs décidé de retourner aux philippines en 2015 ! Si vous avez des questions n'hésitez pas. ghil et fab
Repas chez l'habitant en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Je viens de tomber par hazard (pub) sur un site qui propose des repas chez l'habitant. L'idée m'a vite accroché jusqu'à ce que je vois les prix. Ils tournent autour des 15€ à 30€ par personne. Je ne pars que dans 1 semaine pour mon premier voyage en Thailande donc je ne sais pas comparer personnellement avec ce qui se fait la bas. Mais de tout ce que j'ai lu, il en ressort que la nourriture n'est vrmt pas cher la bas, qu'on ne mange pour 3x rien. Les prix sur ce site me paraissent donc plus qu’exorbitant.
Avez-vous déjà essayé ce système ? Y a-t-il besoin de passer par un site internet pour pouvoir partager un repas avec un local ? (no resto) Les prix sont-ils peut-être en fin de compte honnêtes ?
Site : (site enlevé)
Je viens de tomber par hazard (pub) sur un site qui propose des repas chez l'habitant. L'idée m'a vite accroché jusqu'à ce que je vois les prix. Ils tournent autour des 15€ à 30€ par personne. Je ne pars que dans 1 semaine pour mon premier voyage en Thailande donc je ne sais pas comparer personnellement avec ce qui se fait la bas. Mais de tout ce que j'ai lu, il en ressort que la nourriture n'est vrmt pas cher la bas, qu'on ne mange pour 3x rien. Les prix sur ce site me paraissent donc plus qu’exorbitant.
Avez-vous déjà essayé ce système ? Y a-t-il besoin de passer par un site internet pour pouvoir partager un repas avec un local ? (no resto) Les prix sont-ils peut-être en fin de compte honnêtes ?
Site : (site enlevé)
Achat nourriture en République Dominicaine English translation pending
je parts pour 6 semaines a sosua, et je suis inquiète pour la nourriture, je serai en condo et dois faire mon épicerie, que me suggérez-vous... Est-ce que je peux faire confiance aux viandes, et pour boire ya t-il des bières américaines et du bon vin
Barcelone: attention aux pickpockets English translation pending
Ce Matin au Marche de la Boquera ou dans le Metro mon Mari c'est fait vole son telephone portable, Nous avons loue un appart dans le quatier de Pueblo Sec le parking dans la rue nous revient a 6 fois 5 50 euros par jour et maintenant un telephone vraiment tres cher le voyage de 7 jours, par contre nouriture et vetements chaussures moins cher qu'en France. Bon sejour si vous y allez
Appartement avec cuisine à Ko Chang English translation pending
Bonjour,
J'ai le projet de rester un mois avec mon amie (thaie) a ko chang. Je ne cherche pas a tout prix le cote traditionnel de la thailande ni forcement une station balneaire pleine de touristes. Voila mon projet: louer un appart proche de la mer ou avec piscine , vers le centre de l'ile pour pouvoir decouvrir l'ile en etant toujours a mi chemin. Je cherche un appart avec cuisine pour pouvoir economiser les restau et proche de commerce pour faire les courses. Quel budget en negociant bien, pour un mois?j ai pense a white sand et j espere ne pas depasser 15000 baht pour cette location
Alimentation randonnée sans réchaud English translation pending
Bonjour , j'ai l'intention de partir 3 ou 4 jours en randonnée vélo
et je me demandais les meilleurs aliments à consommer si on prend pas de rechaud , popote ects
4000 kilomètres autour du Mékong à vélo (Thaïlande, Laos) English translation pending
4000 kilomètres à vélo autour du Mékong
Les cours d’eau, qu’ils soient petits ou grands m’ont toujours attiré, sans doute réminiscence d’un atavisme, qui date d’une époque, jusqu’au XVIII siècle, où mes ancêtres vivaient sur une île du Rhône au niveau de Mirmande et Baix. L’une de mes aïeules a péri un jour de crue, sa barque ayant fait naufrage, suite à la rupture du câble permettant de rejoindre la rive depuis son île.
Janvier 2013, avec un camarade nous partons pour un circuit de plus de deux mois entre Thaïlande et Laos à vélo au plus près du Mékong, fleuve majestueux qui baigne six pays, Chine, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam. Durant ces deux mois nous allons découvrir deux pays au niveau de vie très différent. Le vélo plus que tout autre moyen de déplacement permet de se plonger dans la vie quotidienne des régions traversées. Nous avons choisi cette période, car nous sommes en saison sèche et les inconvénients dus aux moustiques et autres prédateurs sont nuls. Par précaution je me suis fait vacciner contre l’encéphalite japonaise et je me munis à titre curatif d’un certain nombre de doses de malarone à prendre intensivement au cas où les symptômes du paludisme apparaîtraient.
Notre itinéraire : de Ubon Rathatchani, ville située à quelques dizaines de kilomètres du Mékong et à proximité de la frontière du Cambodge, nous allons rejoindre puis remonter le fleuve jusqu’à l’extrême nord du pays sur une distance de 1600 kilomètres. Alors nous quitterons la Thaïlande pour rentrer au Laos en traversant le fleuve sur une pirogue. De là, un crochet vers le nord en direction de la frontière chinoise nous conduira sur la rivière Nam Ou, affluent du Mékong. Puis nous mettrons le cap au sud jusqu’à Paksé, ce qui fera un parcours de 1700 kilomètres. De cette ville nous effectuerons les 700 kilomètres qui nous séparent de Bangkok. Cela fera bien un total de 4000 kilomètres.
Alors que ma femme ne trouve plus sa voiture sous la neige dans le village de Cornimont dans les Vosges, une chaleur de 45 degrés nous accable à Bangkok. De l’aéroport pour se rendre à la gare afin de rejoindre le point de départ de notre périple, il nous faut traverser cette mégalopole de 27 millions d’habitants à vélo, car aucun taxi ne veut prendre nos montures. Cela nous fait un peu peur, une trentaine de kilomètres dans ce monde grouillant. Mais non, les Asiatiques sont des conducteurs paisibles et très vite nous nous sentons bien plus en sécurité que dans une ville française ou polonaise, sans parler de Quito, agglomération gigantesque que nous avions traversée de nuit.
Après un trajet nocturne en train, nous nous lançons sur la route. Les mille premiers kilomètres sont plats et les distances journalières sont supérieures à 100 kilomètres, malgré la forte chaleur qui monte jusqu’à 45 degrés. Tout le long de notre itinéraire nous trouvons des petits restaurants pour faire des pauses repas, où la nourriture est de très bonne qualité entre poulet, riz et grande quantité de crudités de toutes sortes. Et, cerise sur le gâteau, toujours un accueil sympathique, les fous à vélo sont regardés avec curiosité dans ces pays. Sont-ils si pauvres qu’ils ne peuvent louer une moto ou une voiture, semblent se dire nos interlocuteurs. De même le soir, bien que nous soyons autonomes pour bivouaquer, des gest houses ou de petits hôtels à prix réduit nous offrent un confort supérieur, et surtout nous permettent d’échapper à la fournaise.
Ce que l’on constate au cours de longs voyages à vélo, c’est que les points de focalisation des touristes occidentaux sont bien localisés. Entre ces lieux de villégiature nous restons des jours sans voir un étranger. J’avais déjà constaté ce fait au cours d’une traversée de l’Amérique du Sud.
Après dix jours nous abordons le nord de la Thaïlande, zone plus montagneuse. L’inclinaison des côtes est terrible, ils n’ont pas encore inventé le virage ! Heureusement nous sommes loin des dénivelés d’Amérique du Sud. En effet, dans le désert de l’Atacama en partant du niveau zéro au bord du Pacifique nous avons passé un premier col à 4600 mètres. Non, là jamais plus de 600 mètres de dénivelé. Nous pénétrons dans une forêt d’altitude qui paraît-il recèle encore des tigres. Alors que nous ne trouvons pas d’hébergement, un jeune homme nous conduit dans un village Hmong, où nous sommes reçus par les autorités, qui nous proposent un local pour la nuit. Ils nous parlent de leurs souvenirs de la guerre du Vietnam, lorsque des unités de l’US Air Force étaient stationnées pas très loin. Il s’agissait entre autre des fameux « Raven » qui bombardaient le Viêt-Cong au Laos. Unité plus ou moins fantôme, car les USA n’étaient pas en guerre contre le Laos. Les pilotes achetaient leur avion un dollar, pour justifier qu’il n’appartenait pas à l’US Air Force !
Nong Khai , Chiang Khan, Nan, Chiang Rai et Chiang Khong, différentes villes qui se sont trouvées sur notre chemin au cours de ces 1600 premiers kilomètres. Elles sont bien connues des guides de voyage.
Déjà presque un mois que nous roulons, nous passons au Laos. Immédiatement nous constatons que nous rentrons dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Le matin il y fait froid, nous roulons dans la brume. Les bouts des doigts piquent. Ces départs matinaux nous permettent de voir cette population démunie, habitant des baraques de planches à même la route. Les familles sont groupées autour de misérables feux, dont la fumée va se mêler au brouillard dans la lumière blafarde du jour qui vient de se lever. J’éprouve à ce spectacle un sentiment de tristesse et une sensation de malaise. Je comprends pourquoi on appelle le Laos le pays des brumes.
Les 600 premiers kilomètres en territoire laotien vers la capitale se déroulent en zone montagneuse. Contrairement à ce que l’on nous avait dit, il y aura pas mal de circulation jusqu’à Luang Prabang, car nous sommes en période de nouvel an chinois. Par milliers ils déferlent au Laos et ils ne sont pas à vélo, mais au volant de grosses BMW ou Mercedes ou bien de gros 4X4 japonais. Je me suis laissé dire que le gouvernement laotien voulait remplacer les routards occidentaux sac au dos à petit budget par des Chinois qui ne rechignent pas à lâcher des paquets de dollars !
Nous allons rencontrer quelques « Martiens » lancés dans d’immenses périples à vélo. Bien évidemment lorsqu’on en croise un, on s’arrête et on parle chacun de nos expériences. C’est ainsi qu’un jeune Catalan espagnol, et quelques jours plus tard un jeune Allemand vont nous narrer leur traversée de l’Himalaya en solitaire. Et puis aussi ce couple de Belges sur un tandem, ils viennent de traverser l’Out back australien sur leur drôle d’engin au cours de leur tour du monde. Sur le cadre je compte dix-sept bidons, de quoi contenir plus de vingt litres d’eau. Les discussions avec des fous au long cours, minimum un an, sont un vrai bonheur. Il y aura aussi ce couple d’agriculteurs de Collias dans le Gard à la retraite, lancé dans un long tour en Asie, croisé dans une immense côte par plus de 40 degrés. Eux ils montent !Le sourire aux lèvres, ils ne sont pas du tout démoralisés. La femme avec son accent chantant du midi, nous dit que d’après son mari il n’y aurait que quelques bosses. Manifestement ce sont des bosses très grosses, en effet nous venons de descendre plus de 10 km avec au moins 700 mètres de dénivelé ! On croise même un couple de Chinois, il faut dire que la frontière n'est pas très loin, au plus 200 kilomètres.Dans les yeux de tous ces cyclos au long cours on voit transparaître la passion du nomadisme à la force des mollets. Cela nous fait rêver, nous petits joueurs, sur la route pour seulement 75 petits jours !
A partir de la capitale Vientiane nous suivons le Mékong au plus près quelques centaines de kilomètres, puis nous faisons une baïonnette à l’est, afin de découvrir les hauts plateaux, où nous roulons sur des pistes loin de tout. La pauvreté est encore plus prégnante que le long du Mékong. Après quelques jours nous retrouvons le fleuve en direction de Paksé. Dès l’aube, le soleil n’étant pas encore levé, nous roulons pour éviter les très fortes chaleurs de l’après-midi. Cela nous permet d’assister à l’éveil de la vie, à travers le rite des bonzes qui reçoivent leur aumône de la part de la population, et aussi d’observer le départ à l’école de milliers d’enfants. Tous nous saluent par de grands «sabadi », auxquels nous répondons systématiquement et cela se prolonge tout au long de la journée.
Nous arrivons à Paksé, ville dont l’un de mes grands anciens m’avait parlé. Il y avait été affecté en tant que pilote au cours de la guerre d’Indochine, et ce qui l’avait marqué et il en rigole encore, c’est qu’à son époque la piste était courbe ! Cette agglomération m’a laissé un magnifique souvenir du fait de son extraordinaire marché aux poissons, aux formes, aux motifs et aux couleurs les plus étonnantes. Le Mékong est l’un des plus importants écosystèmes d’eau douce de la planète.
Les 700 derniers kilomètres vers Bangkok nous les effectuerons en 5 jours par des routes à forte circulation. Nous traversons une dernière fois le Mékong par un pont d’une longueur de 1,4 kilomètre, et pénétrons en Thaïlande un peu plus loin. Chaque soir nous nous arrêtons dans de grandes villes inconnues du tourisme. Les marchés de nuit où l’on mange de façon royale sont un vrai bonheur. Il y règne une ambiance paisible, malgré la fréquentation importante. J’ai vraiment l’impression que tous les Thaïlandais mangent dans la rue le soir. Plus nous approchons de la capitale, plus le trafic devient dense. Nous roulons même sur autoroute. Dans les derniers kilomètres avant l’aéroport nous recevons notre seule petite pluie en deux mois et demi. Durant cette dernière journée je réalise qu’une belle expérience prend fin, et déjà je pense à la prochaine aventure. Ce sera à nouveau l’Amérique du Sud et 3000 kilomètres dans le désert de l’Atacama à pousser nos vélos dans les scories volcaniques, ou 40 jours sur la planète Mars avec une extra-terrestre venue de Suisse du nom de Flora, entre Chili, Bolivie et Argentine, mais c’est une autre histoire.
Pour en savoir plus sur notre tour du Mékong: mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...utour-d...
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/03/04/deux-mois-a-velo-autour-du-mekong-derniere-partie-retour-en.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/24/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-quatrieme-partie-vientiane.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/15/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-troisieme-partie-luang-pra.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2012/10/28/autour-du-mekong.html
Les cours d’eau, qu’ils soient petits ou grands m’ont toujours attiré, sans doute réminiscence d’un atavisme, qui date d’une époque, jusqu’au XVIII siècle, où mes ancêtres vivaient sur une île du Rhône au niveau de Mirmande et Baix. L’une de mes aïeules a péri un jour de crue, sa barque ayant fait naufrage, suite à la rupture du câble permettant de rejoindre la rive depuis son île.
Janvier 2013, avec un camarade nous partons pour un circuit de plus de deux mois entre Thaïlande et Laos à vélo au plus près du Mékong, fleuve majestueux qui baigne six pays, Chine, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam. Durant ces deux mois nous allons découvrir deux pays au niveau de vie très différent. Le vélo plus que tout autre moyen de déplacement permet de se plonger dans la vie quotidienne des régions traversées. Nous avons choisi cette période, car nous sommes en saison sèche et les inconvénients dus aux moustiques et autres prédateurs sont nuls. Par précaution je me suis fait vacciner contre l’encéphalite japonaise et je me munis à titre curatif d’un certain nombre de doses de malarone à prendre intensivement au cas où les symptômes du paludisme apparaîtraient.
Notre itinéraire : de Ubon Rathatchani, ville située à quelques dizaines de kilomètres du Mékong et à proximité de la frontière du Cambodge, nous allons rejoindre puis remonter le fleuve jusqu’à l’extrême nord du pays sur une distance de 1600 kilomètres. Alors nous quitterons la Thaïlande pour rentrer au Laos en traversant le fleuve sur une pirogue. De là, un crochet vers le nord en direction de la frontière chinoise nous conduira sur la rivière Nam Ou, affluent du Mékong. Puis nous mettrons le cap au sud jusqu’à Paksé, ce qui fera un parcours de 1700 kilomètres. De cette ville nous effectuerons les 700 kilomètres qui nous séparent de Bangkok. Cela fera bien un total de 4000 kilomètres.
Alors que ma femme ne trouve plus sa voiture sous la neige dans le village de Cornimont dans les Vosges, une chaleur de 45 degrés nous accable à Bangkok. De l’aéroport pour se rendre à la gare afin de rejoindre le point de départ de notre périple, il nous faut traverser cette mégalopole de 27 millions d’habitants à vélo, car aucun taxi ne veut prendre nos montures. Cela nous fait un peu peur, une trentaine de kilomètres dans ce monde grouillant. Mais non, les Asiatiques sont des conducteurs paisibles et très vite nous nous sentons bien plus en sécurité que dans une ville française ou polonaise, sans parler de Quito, agglomération gigantesque que nous avions traversée de nuit.
Après un trajet nocturne en train, nous nous lançons sur la route. Les mille premiers kilomètres sont plats et les distances journalières sont supérieures à 100 kilomètres, malgré la forte chaleur qui monte jusqu’à 45 degrés. Tout le long de notre itinéraire nous trouvons des petits restaurants pour faire des pauses repas, où la nourriture est de très bonne qualité entre poulet, riz et grande quantité de crudités de toutes sortes. Et, cerise sur le gâteau, toujours un accueil sympathique, les fous à vélo sont regardés avec curiosité dans ces pays. Sont-ils si pauvres qu’ils ne peuvent louer une moto ou une voiture, semblent se dire nos interlocuteurs. De même le soir, bien que nous soyons autonomes pour bivouaquer, des gest houses ou de petits hôtels à prix réduit nous offrent un confort supérieur, et surtout nous permettent d’échapper à la fournaise.
Ce que l’on constate au cours de longs voyages à vélo, c’est que les points de focalisation des touristes occidentaux sont bien localisés. Entre ces lieux de villégiature nous restons des jours sans voir un étranger. J’avais déjà constaté ce fait au cours d’une traversée de l’Amérique du Sud.
Après dix jours nous abordons le nord de la Thaïlande, zone plus montagneuse. L’inclinaison des côtes est terrible, ils n’ont pas encore inventé le virage ! Heureusement nous sommes loin des dénivelés d’Amérique du Sud. En effet, dans le désert de l’Atacama en partant du niveau zéro au bord du Pacifique nous avons passé un premier col à 4600 mètres. Non, là jamais plus de 600 mètres de dénivelé. Nous pénétrons dans une forêt d’altitude qui paraît-il recèle encore des tigres. Alors que nous ne trouvons pas d’hébergement, un jeune homme nous conduit dans un village Hmong, où nous sommes reçus par les autorités, qui nous proposent un local pour la nuit. Ils nous parlent de leurs souvenirs de la guerre du Vietnam, lorsque des unités de l’US Air Force étaient stationnées pas très loin. Il s’agissait entre autre des fameux « Raven » qui bombardaient le Viêt-Cong au Laos. Unité plus ou moins fantôme, car les USA n’étaient pas en guerre contre le Laos. Les pilotes achetaient leur avion un dollar, pour justifier qu’il n’appartenait pas à l’US Air Force !
Nong Khai , Chiang Khan, Nan, Chiang Rai et Chiang Khong, différentes villes qui se sont trouvées sur notre chemin au cours de ces 1600 premiers kilomètres. Elles sont bien connues des guides de voyage.
Déjà presque un mois que nous roulons, nous passons au Laos. Immédiatement nous constatons que nous rentrons dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Le matin il y fait froid, nous roulons dans la brume. Les bouts des doigts piquent. Ces départs matinaux nous permettent de voir cette population démunie, habitant des baraques de planches à même la route. Les familles sont groupées autour de misérables feux, dont la fumée va se mêler au brouillard dans la lumière blafarde du jour qui vient de se lever. J’éprouve à ce spectacle un sentiment de tristesse et une sensation de malaise. Je comprends pourquoi on appelle le Laos le pays des brumes.
Les 600 premiers kilomètres en territoire laotien vers la capitale se déroulent en zone montagneuse. Contrairement à ce que l’on nous avait dit, il y aura pas mal de circulation jusqu’à Luang Prabang, car nous sommes en période de nouvel an chinois. Par milliers ils déferlent au Laos et ils ne sont pas à vélo, mais au volant de grosses BMW ou Mercedes ou bien de gros 4X4 japonais. Je me suis laissé dire que le gouvernement laotien voulait remplacer les routards occidentaux sac au dos à petit budget par des Chinois qui ne rechignent pas à lâcher des paquets de dollars !
Nous allons rencontrer quelques « Martiens » lancés dans d’immenses périples à vélo. Bien évidemment lorsqu’on en croise un, on s’arrête et on parle chacun de nos expériences. C’est ainsi qu’un jeune Catalan espagnol, et quelques jours plus tard un jeune Allemand vont nous narrer leur traversée de l’Himalaya en solitaire. Et puis aussi ce couple de Belges sur un tandem, ils viennent de traverser l’Out back australien sur leur drôle d’engin au cours de leur tour du monde. Sur le cadre je compte dix-sept bidons, de quoi contenir plus de vingt litres d’eau. Les discussions avec des fous au long cours, minimum un an, sont un vrai bonheur. Il y aura aussi ce couple d’agriculteurs de Collias dans le Gard à la retraite, lancé dans un long tour en Asie, croisé dans une immense côte par plus de 40 degrés. Eux ils montent !Le sourire aux lèvres, ils ne sont pas du tout démoralisés. La femme avec son accent chantant du midi, nous dit que d’après son mari il n’y aurait que quelques bosses. Manifestement ce sont des bosses très grosses, en effet nous venons de descendre plus de 10 km avec au moins 700 mètres de dénivelé ! On croise même un couple de Chinois, il faut dire que la frontière n'est pas très loin, au plus 200 kilomètres.Dans les yeux de tous ces cyclos au long cours on voit transparaître la passion du nomadisme à la force des mollets. Cela nous fait rêver, nous petits joueurs, sur la route pour seulement 75 petits jours !
A partir de la capitale Vientiane nous suivons le Mékong au plus près quelques centaines de kilomètres, puis nous faisons une baïonnette à l’est, afin de découvrir les hauts plateaux, où nous roulons sur des pistes loin de tout. La pauvreté est encore plus prégnante que le long du Mékong. Après quelques jours nous retrouvons le fleuve en direction de Paksé. Dès l’aube, le soleil n’étant pas encore levé, nous roulons pour éviter les très fortes chaleurs de l’après-midi. Cela nous permet d’assister à l’éveil de la vie, à travers le rite des bonzes qui reçoivent leur aumône de la part de la population, et aussi d’observer le départ à l’école de milliers d’enfants. Tous nous saluent par de grands «sabadi », auxquels nous répondons systématiquement et cela se prolonge tout au long de la journée.
Nous arrivons à Paksé, ville dont l’un de mes grands anciens m’avait parlé. Il y avait été affecté en tant que pilote au cours de la guerre d’Indochine, et ce qui l’avait marqué et il en rigole encore, c’est qu’à son époque la piste était courbe ! Cette agglomération m’a laissé un magnifique souvenir du fait de son extraordinaire marché aux poissons, aux formes, aux motifs et aux couleurs les plus étonnantes. Le Mékong est l’un des plus importants écosystèmes d’eau douce de la planète.
Les 700 derniers kilomètres vers Bangkok nous les effectuerons en 5 jours par des routes à forte circulation. Nous traversons une dernière fois le Mékong par un pont d’une longueur de 1,4 kilomètre, et pénétrons en Thaïlande un peu plus loin. Chaque soir nous nous arrêtons dans de grandes villes inconnues du tourisme. Les marchés de nuit où l’on mange de façon royale sont un vrai bonheur. Il y règne une ambiance paisible, malgré la fréquentation importante. J’ai vraiment l’impression que tous les Thaïlandais mangent dans la rue le soir. Plus nous approchons de la capitale, plus le trafic devient dense. Nous roulons même sur autoroute. Dans les derniers kilomètres avant l’aéroport nous recevons notre seule petite pluie en deux mois et demi. Durant cette dernière journée je réalise qu’une belle expérience prend fin, et déjà je pense à la prochaine aventure. Ce sera à nouveau l’Amérique du Sud et 3000 kilomètres dans le désert de l’Atacama à pousser nos vélos dans les scories volcaniques, ou 40 jours sur la planète Mars avec une extra-terrestre venue de Suisse du nom de Flora, entre Chili, Bolivie et Argentine, mais c’est une autre histoire.
Pour en savoir plus sur notre tour du Mékong: mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...utour-d...
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/03/04/deux-mois-a-velo-autour-du-mekong-derniere-partie-retour-en.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/24/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-quatrieme-partie-vientiane.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/15/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-troisieme-partie-luang-pra.html
http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2012/10/28/autour-du-mekong.html
Voyage de quelques jours à Tétouan English translation pending
salut tout le monde,
je compte passer qlq jours à tetouane, j'aimerai bien si quelqu'un (e) partage l'dee avec moi, ou bien juste m'informer à propos des hotels à petit prix; et les endroits à visiter
merci pour vos reponsesles voyages
merci pour vos reponsesles voyages
Koh Lanta ou Koh Yao Noi English translation pending
Bonjour à tous,
Après Bkk et Kanchanaburi je descends dans le sud à Ao Nang pour 4 jours et j'hésite entre deux destination pour les 4 jours suivant: Koh Lanta ou Koh Yao Noi
Je recherche une île sans trop de touriste, sauvage avec quelque belles plages.
Je voudrais également faire des excursions à partir de cette île. Je sais qu'à partir de Koh Lanta je peux faire koh rok, Koh Kradan, ... et de Koh Yao je peux faire Koh Hong (qui m'attire beaucoup), ...
Si quelqu'un peut m'aider ça serait sympa 😉
Après Bkk et Kanchanaburi je descends dans le sud à Ao Nang pour 4 jours et j'hésite entre deux destination pour les 4 jours suivant: Koh Lanta ou Koh Yao Noi
Je recherche une île sans trop de touriste, sauvage avec quelque belles plages.
Je voudrais également faire des excursions à partir de cette île. Je sais qu'à partir de Koh Lanta je peux faire koh rok, Koh Kradan, ... et de Koh Yao je peux faire Koh Hong (qui m'attire beaucoup), ...
Si quelqu'un peut m'aider ça serait sympa 😉
Circuit Royaume du Siam: qui en revient? English translation pending
Bonsoir,
Je projette de faire un circuit organisé par tour operator intitulé Royaume du Siam, avec peut être une extension Cambodge ou plage (pas encore décidé). Je voudrais savoir si ce périple est bien rythmé sur le programme proposé. Je souhaiterai aussi avoir un retour sur ceux qui auraient effectué ce circuit. Pouvez vous me dire s'il est obligatoire d'avoir tous les vaccins habituels. Je suis également preneuse de toute information utile. Je peux peut-être par ailleurs vous renseigner sur le Rajahstan que nous avons visité l'an dernier. Merci par avance à tous.
Déplacements d'une ville à l'autre, la meilleure façon? English translation pending
🙂
Bonjour,
En juillet 2015, nous voulons aller à Paris pour la première fois et un peu en Italie (à Rome) et en Espagne soit à Barcelone, en fait ce sera notre premier grand voyage en Europe, mon rêve!
Nous voulons partir 3 semaines, quelques jours à Paris, à Rome et à Barcelone. Comme nous sommes novices, j'ai besoin de savoir la ou les meilleures façons de se déplacer d'une ville à l'autre (prix, temps, heures, réservation...).
Aussi, j'aimerais des conseils sur les hôtels, j'aimerais réserver genre dans les Citadines (chambre avec cuisinette).
Et aussi, pouvez-vous me conseiller des sites pour réserver des billets pour visiter les principaux attraits touristiques (coupe-file), enfin toute info ou tout conseil seront très appréciés,
Merci!
Bonjour,
En juillet 2015, nous voulons aller à Paris pour la première fois et un peu en Italie (à Rome) et en Espagne soit à Barcelone, en fait ce sera notre premier grand voyage en Europe, mon rêve!
Nous voulons partir 3 semaines, quelques jours à Paris, à Rome et à Barcelone. Comme nous sommes novices, j'ai besoin de savoir la ou les meilleures façons de se déplacer d'une ville à l'autre (prix, temps, heures, réservation...).
Aussi, j'aimerais des conseils sur les hôtels, j'aimerais réserver genre dans les Citadines (chambre avec cuisinette).
Et aussi, pouvez-vous me conseiller des sites pour réserver des billets pour visiter les principaux attraits touristiques (coupe-file), enfin toute info ou tout conseil seront très appréciés,
Merci!
De retour de Malaisie (3 semaines en juillet 2014) English translation pending
Bonjour,
Cambodge, Vietnam, Laos, Malaisie... il y a tellement à voir en Asie du Sud Est. Plusieurs personnes ne nous en dise que du bien et une offre de Qatar Airways fera le reste, nous irons en Malaisie 3 semaines en Juillet. Voici notre circuit, axé sur la nature et la cuisine :
Kuala Lumpur, Cherating, Lac Kenyir, Perhentians Besar et Rawa, Parc de Royal Belum/Lac Temenghor, Ipoh, retour à KL. Nous prendrons notre temps, des étapes pas trop longues en voiture, avec nos fils de 10 et 16 ans.
Nous sommes partis 1er Juillet de Paris. C'est parti pour 6h30 de vol : avec chacun sa petite télé, on est occupé ! Premier stop à Doha : quel changement depuis l'année dernière ! Un aéroport flambant neuf qui bien d'être inauguré il y a seulement quelques jours. Immense, clair, moderne. Il suffit de suivre le fléchage et un agent montre la direction. Les deux heures passeront très vite, il y a des Imac en libre service, du wifi (pratique pour l'ipad), de belles boutiques de luxe, un Burger King, un restaurant qui fait pâtes et pizza. Il y a des espaces pour enfants (toboggan...). On achète une bouteille d'eau et des bricoles que l'on paye en euros, ils rendent l'argent en dollars.
Deuxième étape : Doha-Kuala Lumpur dans les mêmes conditions, on boit un verre de vin dans le ciel. Vive les vacances. Retour dans les mêmes condiitons le 23 juillet et cette fois, une coupe de champagne.
Nous nous souviendrons de :
KL : pour sa modernité et ses contrastes, Chinatown, Jalan Alor pour sa cuisine de rue et ses quartiers animés, le centre commercial Times Square avec la fête foraine intérieure, un bowling, un centre de tir à l'arc et pleins de trucs, les tours pétronas, imposantes du jour comme de nuit, le parc de KLCC avec un espace enfant immense (Hotel Citrus avec piscine).
Cherating : Cool attitude au Legend Resort. Personne, tranquille, la piscine gigantesque que pour nous. Chez Hafiz, la sortie pour voir les lucioles fut reposante et lumineuse : des minis fées clochettes de partout, sympa. En face, un petit restau qui grille du poisson et des gambas. Nous avons passé également une soirée pour la sauvegarde des oeufs de tortues qui est un réel problème en Malaisie. Nous avons sauvé 4 bébés... et avons vu une maman retourner dans la mer.
Lac Kenyir, une beauté dans ce monde : logés au Lake Keniyr Resort, chalet dans la jungle vue sur le lac. Désert (4 familles en tout et pour tout), nous avons mangé seuls au restau, la piscine pour nous. Singes dans les arbres, cascades. Prendre les excursions à la jetée principale, 2 fois moins cher.
Besar (une semaine): Contrastée, nous sommes arrivés sous les nuages donc un peu moins paradisiaque qu'imaginé dans nos têtes. Très belle sous le soleil, couleur de l'eau turquoise. Nous étions à l'Arwana Resort, piscine, petit chalet en bord de plage, vue sur la mer (pas mal de français d'ailleurs). L'hôtel n'est pas situé sur la plage principale mais au sud de l'ile. C'est, selon notre opinion, la plus belle plage de l'île, cool, tranquille, personnes, avec des petits restaurants sympas sur la plage. Nous avons été un peu déçu par l'autre plage ou il y a trop de resort, selon nous, un peu les uns sur les autres et surtout il y a l’île d'en face, Kecil, qui "gâche" un peu le paysage car du coup, il n'y a pas d'horizon. Très peu de monde également, encore plein de chambres de libre au Flora Bay par exemple ou au Fauna. Nous avons fait les trois trecks de l'ile. Chaussures fermées obligatoires et eau. Ça grimpe pas mal notamment le chemin de Teluk Dalam a KK Point (mais une plage déserte au bout du chemin, ça motive !!). Sur le chemin : singes, varans... Snorkelling : Nous avons fait la connaissance de ZA qui a un bateau. Première sortie un tour pas loin pendant 3 heures magnifique, entourée de poissons, nage avec une tortue (plage du PIR), turtle beach.... Za plonge avec vous et fait des photos et des films (avec votre matériel mais on peut louer une caméra sous marine pour 50 RM/j soit 12 E environ. La sortie à Rawa Island (5 heures) était éblouissante.
Lac Temenghor - Royal Belum : Rainforest Resort, un treck avec Omar (en dehors de l’hôtel) extraordinaire qui nous a exténués. Nous avons pu voir une tribu Orang Asli, (30 minutes de bateau). Tout seul avec eux, pas beaucoup de monde sur le lac et dans la jungle. Nous avons vu la Rafflésia, les scorpions... des cascades à une heure de marche...
Ipoh : French Hotel : accueil absolument sympathique et professionnel. Nous sommes allés au Lost World of Tambun (un parc aquatique avec des sources chaudes à partir de 18 heures. L'eau est chaude de 37 à 42 degrés. La cuisine est exceptionnelle dans la rue et dans les restaurants chinois. Il y en a un dont le concept est : tout le monde mange pareil, poulet vapeur, excellent. Riz ou nouilles.
Voiture : louée avec l'agence Direct Malaisie, Romain, qui est Français et qui est installé la bas. C'est également lui qui s'est occupé de notre taxi à l'arrivée. Vous pouvez le contacter, en français, sur son site, il répond rapidement. Je peux vous donner ses coordonnées.
Je vais faire un carnet plus détaillé dans les jours qui viennent, avec photos, lieux, prix et dépenses mais je voulais juste vous faire part de quelques impressions. Ce fut un voyage facile, merveilleux, avec de belles rencontres sur la terre et dans la mer.
S.
Cambodge, Vietnam, Laos, Malaisie... il y a tellement à voir en Asie du Sud Est. Plusieurs personnes ne nous en dise que du bien et une offre de Qatar Airways fera le reste, nous irons en Malaisie 3 semaines en Juillet. Voici notre circuit, axé sur la nature et la cuisine :
Kuala Lumpur, Cherating, Lac Kenyir, Perhentians Besar et Rawa, Parc de Royal Belum/Lac Temenghor, Ipoh, retour à KL. Nous prendrons notre temps, des étapes pas trop longues en voiture, avec nos fils de 10 et 16 ans.
Nous sommes partis 1er Juillet de Paris. C'est parti pour 6h30 de vol : avec chacun sa petite télé, on est occupé ! Premier stop à Doha : quel changement depuis l'année dernière ! Un aéroport flambant neuf qui bien d'être inauguré il y a seulement quelques jours. Immense, clair, moderne. Il suffit de suivre le fléchage et un agent montre la direction. Les deux heures passeront très vite, il y a des Imac en libre service, du wifi (pratique pour l'ipad), de belles boutiques de luxe, un Burger King, un restaurant qui fait pâtes et pizza. Il y a des espaces pour enfants (toboggan...). On achète une bouteille d'eau et des bricoles que l'on paye en euros, ils rendent l'argent en dollars.
Deuxième étape : Doha-Kuala Lumpur dans les mêmes conditions, on boit un verre de vin dans le ciel. Vive les vacances. Retour dans les mêmes condiitons le 23 juillet et cette fois, une coupe de champagne.
Nous nous souviendrons de :
KL : pour sa modernité et ses contrastes, Chinatown, Jalan Alor pour sa cuisine de rue et ses quartiers animés, le centre commercial Times Square avec la fête foraine intérieure, un bowling, un centre de tir à l'arc et pleins de trucs, les tours pétronas, imposantes du jour comme de nuit, le parc de KLCC avec un espace enfant immense (Hotel Citrus avec piscine).
Cherating : Cool attitude au Legend Resort. Personne, tranquille, la piscine gigantesque que pour nous. Chez Hafiz, la sortie pour voir les lucioles fut reposante et lumineuse : des minis fées clochettes de partout, sympa. En face, un petit restau qui grille du poisson et des gambas. Nous avons passé également une soirée pour la sauvegarde des oeufs de tortues qui est un réel problème en Malaisie. Nous avons sauvé 4 bébés... et avons vu une maman retourner dans la mer.
Lac Kenyir, une beauté dans ce monde : logés au Lake Keniyr Resort, chalet dans la jungle vue sur le lac. Désert (4 familles en tout et pour tout), nous avons mangé seuls au restau, la piscine pour nous. Singes dans les arbres, cascades. Prendre les excursions à la jetée principale, 2 fois moins cher.
Besar (une semaine): Contrastée, nous sommes arrivés sous les nuages donc un peu moins paradisiaque qu'imaginé dans nos têtes. Très belle sous le soleil, couleur de l'eau turquoise. Nous étions à l'Arwana Resort, piscine, petit chalet en bord de plage, vue sur la mer (pas mal de français d'ailleurs). L'hôtel n'est pas situé sur la plage principale mais au sud de l'ile. C'est, selon notre opinion, la plus belle plage de l'île, cool, tranquille, personnes, avec des petits restaurants sympas sur la plage. Nous avons été un peu déçu par l'autre plage ou il y a trop de resort, selon nous, un peu les uns sur les autres et surtout il y a l’île d'en face, Kecil, qui "gâche" un peu le paysage car du coup, il n'y a pas d'horizon. Très peu de monde également, encore plein de chambres de libre au Flora Bay par exemple ou au Fauna. Nous avons fait les trois trecks de l'ile. Chaussures fermées obligatoires et eau. Ça grimpe pas mal notamment le chemin de Teluk Dalam a KK Point (mais une plage déserte au bout du chemin, ça motive !!). Sur le chemin : singes, varans... Snorkelling : Nous avons fait la connaissance de ZA qui a un bateau. Première sortie un tour pas loin pendant 3 heures magnifique, entourée de poissons, nage avec une tortue (plage du PIR), turtle beach.... Za plonge avec vous et fait des photos et des films (avec votre matériel mais on peut louer une caméra sous marine pour 50 RM/j soit 12 E environ. La sortie à Rawa Island (5 heures) était éblouissante.
Lac Temenghor - Royal Belum : Rainforest Resort, un treck avec Omar (en dehors de l’hôtel) extraordinaire qui nous a exténués. Nous avons pu voir une tribu Orang Asli, (30 minutes de bateau). Tout seul avec eux, pas beaucoup de monde sur le lac et dans la jungle. Nous avons vu la Rafflésia, les scorpions... des cascades à une heure de marche...
Ipoh : French Hotel : accueil absolument sympathique et professionnel. Nous sommes allés au Lost World of Tambun (un parc aquatique avec des sources chaudes à partir de 18 heures. L'eau est chaude de 37 à 42 degrés. La cuisine est exceptionnelle dans la rue et dans les restaurants chinois. Il y en a un dont le concept est : tout le monde mange pareil, poulet vapeur, excellent. Riz ou nouilles.
Voiture : louée avec l'agence Direct Malaisie, Romain, qui est Français et qui est installé la bas. C'est également lui qui s'est occupé de notre taxi à l'arrivée. Vous pouvez le contacter, en français, sur son site, il répond rapidement. Je peux vous donner ses coordonnées.
Je vais faire un carnet plus détaillé dans les jours qui viennent, avec photos, lieux, prix et dépenses mais je voulais juste vous faire part de quelques impressions. Ce fut un voyage facile, merveilleux, avec de belles rencontres sur la terre et dans la mer.
S.
Impressions d'Islande - 3 semaines en 2014 English translation pending
Notre fils en rêvait et moi je craquais littéralement sur les photos extraordinaires de certains carnets de voyage...
Alors pourquoi pas l'Islande ?
Comme d'habitude j'ai lu pas mal de carnets de voyages dont celui de krikri6792*du forum, que je remercie pour tous ses bons conseils. Nous avons aussi croisé Max68 et Vnoa du forum car nous avions prévu faire le Lakki ensemble. Comme il y avait du brouillard mon mari a renoncé et nous les avons abandonnés pour retourner sur la côte où c'était plus dégagé.
Nous sommes partis 3 semaines , du 4 juillet au 25 juillet 2014
En préambule, voici un cours résumé de nos impressions (qui ne sont pas que des ressentis !) sur 3 semaines passées à parcourir les routes et pistes d'Islande.
La météo : " Quand il ne pleut pas c'est qu'il fait beau ! " C'est LA grande préoccupation des touristes en Islande. Aussi j'avais souvent les yeux rivés sur www.vedur.is , le site de la météo islandaise qui dispose de stations à travers tout le pays. Nous avons pu vérifier qu'il était assez fiable pour les 1 ou 2 jours suivants. Avant de partir, je m'étais imaginé que l'on pourrait avoir de la pluie chaque jour en juillet. Sur place j'ai été ravie car nous avons aussi eu du soleil... et assez souvent...

Les variations météorologiques sont parfois très soudaines et déconcertantes. Vous vous promenez sous le soleil et puis... " Tiens, une goutte, puis deux...il pleut ? Il est où l'arc en ciel ? "......puis ensuite soit une bonne drâche (averse en chti), soit brouillard, soit re-soleil … et tout cela sans prévenir... En fait pour la météo il n'y a pas de règle : On peut passer d'un temps couvert à des éclaircies, du soleil à la pluie et avoir un déchaînement simultané des éléments c'est à dire une combinaison de pluie, vent et brouillard... en encore, nous, on a pas eu de neige ! Brouillard ou nuages bas ? Le résultat est le même mais le fait est que les nuages ont une fâcheuse tendance à s'agglutiner sur les cimes. Ainsi, par exemple, sur les fjords de l'ouest en atteignant 200 mètres nous étions dans le brouillard, heu, pardon... dans les nuages, et même parfois dans des nuages de pluie , alors qu'en bord de mer c'était plutôt dégagé. Bref, pour reprendre un dicton chti qui pourrait s'appliquer aux touristes optimistes que nous sommes :" Quand il ne pleut pas c'est qu'il fait beau ! " …mais attention, le vent peut être très violent et glacial. Nous en avons fait l'expérience dès notre arrivée à Reykjavik où nous avons foncé acheter bonnets et gants : Welcome in Iceland !

La nourriture : " Bonne pêche !" Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Islande mais j'ai explosé le budget repas ! Disons le tout de suite, tout est très cher en Islande. Pour un plat du jour, généralement une généreuse assiette de poisson pêché du jour il faut compter entre 3000 et 5000 couronnes (ça dépend du restaurant) soit entre 19 et 33 euros, mais nous n'avons jamais été déçus : poissons très frais, cuisson parfaite, excellente préparation et sauces et accompagnements généralement assez fins. Un truc : Je m'étais fait un petit mémo des noms de poissons en islandais/anglais/français qui m'a été bien utile. Côté viandes les menus proposent souvent de l'agneau. On trouve peu de bifteck et plus généralement de bœuf, sauf pour les hamburgers et aussi peu de poulet. La plupart des cafés et restaurants proposent également des soupes du jour, généralement faites sur place et très bonnes. Sinon, pour les jours de randonnée, il y a les sandwiches de supermarché, bien préparés, mais attention aux dates de péremption très courtes, de 2 ou 3 jours. J'en déduis donc qu'il ne doit pas y avoir de conservateurs ou de trucs trop" chimiques " dedans, ce qui est plutôt bon signe.
A Husavik
Les routes : La 35 ou le cauchemar des amortisseurs ! Une chose est sure : les routes précédées d'un F sont des pistes pour 4X4.... Ce qui est moins certain ce sont les autres, celles qui apparaissent en jaune sur ma carte IGN sont parfois des routes asphaltées, parfois non... Les pistes réputées difficiles, notamment pour le passage des gués, ne nous ont pas parues ardues. Il faut dire que nous avions une Jeep. C'était même plutôt agréable. La piste qui a été la plus désagréable c'est assurément la 35 qui va du nord de l'île jusqu'à Gullfoss. Elle est longue et pleine de nids de poules, des trous parfois suffisamment profonds pour casser un amortisseurs. C'est ce qui est d'ailleurs arrivé à une famille que nous avons croisé dans le nord. Ils avaient la même voiture que nous, une Jeep wrangler unlimited, une voiture pourtant réputée robuste. Monsieur s'est pris pour Sébastien Loeb et à voulu prendre de la vitesse et PAF ! J'avais lu qu'il y avait pas mal de passages sur" tôle ondulée " comme on dit, mais ça, ça devait être avant... car la tôle ondulée s'est muée en une multitude de trous.

Donc à prendre doucement, quitte à être secoués comme dans une bouteille d'orangina, surtout quand il a plu et que les trous remplis d'eau ne permettent pas d'apprécier la profondeur du bazar ! Résultat après la moitié de la 35, et encore là, on vient de laver les vitres et les phares ! :

Sinon, sur les routes des fjords de l'ouest, quand l'asphalte se mue en terre remplie de trous, il faut par endroits ajouter le côté vertigineux du truc, et souvent sans parapet au bord du vide... et en plus, quand ça monte et quand il ne fait pas beau, on se retrouve vite dans le brouillard. Ah oui j'oubliais : on ne voit pas forcément les voitures arriver de face ... ni les moutons qui traversent au dernier moment !

Les hébergements Le rapport qualité prix est élevé et parfois démesuré par rapport à la prestation offerte (minable à Breidavik et Kerlingarfjoll). Nous avons opté pour pas mal de B&B, ou plutôt guesthouses comme on dit là-bas.
Seuls 2 de nos hébergements étaient à taille humaine, de véritables chambres d'hôtes avec la propriétaire qui nous accueille. Il s'agissait de "Chez Monique" à Reykjavik et de Geirshlid près de Reykholt ou Holda nous a préparé un délicieux repas et est venue dans le salon s'asseoir près de nous pour discuter, en toute simplicité, dans un anglais parfait. Ce fut le moins cher et le plus chaleureux de nos hébergements en Islande. Merci encore à Holda de Geirshlid guesthouse
L'eau Elle est partout présente en Islande, dans les rivières, la mer, sous terre (geysers et géothermie) et quand... il pleut. L'eau " que l'on regarde tomber " : D'abord il y a les très touristiques cascades, les moins touristiques cascades, la plus grande, la plus haute, la plus forte, … elles ont toujours quelquechose en plus mais il faut bien l'avouer : au bout d'un certain temps on peut faire tout de même une indigestion de cascades. Au final on retiendra surtout celle que l'on a vu sous un beau rayon de soleil et qui nous a gratifié d'un joli arc en ciel... Oh, que c'est zoliiiii! Pour ma part je retiendrais aussi celle où j'ai chuté... devant la chute... bon c'était même pas drôle !

L'eau " pour aller dedans " : Les fameux hot pots sont légions, dit-on, en Islande. Il faut dire que pour les hot pots naturels, même si c'est chaud dedans, la météo est incitative ou elle ne l'est pas ! Ainsi nous avons testé le Landmannalaugar sous le soleil (waouh que c'était chouette ! ) mais je suis restée très dubitative devant les 3 types qui se baignaient à Hveravellir alorsqu'il soufflait un vent glacial à décorner tous les moutons du coin.... Heureusement l'Islande dispose de" lagons aménagés " où même si le temps est mauvais, la "vapeur ambiante " vous incite à venir vous délasser dans l'eau laiteuse de silice qui est parait-il excellente pour la peau. Nous avons ainsi testé les 2 sites renommés, c'est à dire le Blue lagoon près de Keflavik et les bains du lac Myvatn. Nous rejoignons la majorité des commentaires faits à ce sujet : Nous avons préféré Mytvan... mais le blue lagoon était bienvenu après la randonnée que nous avions faite le matin dans des conditions climatiques difficiles.

Malheureusement, nous n'avons pas pu tester le Fontana de Laugatan, très bien réputé comme le plus naturellement alimenté, car ce soir là le vent était terrible !
Nous avions prévu une journée randonnée dans les fjords de l'est, près de Borgarfjordur. Nous nous sommes malheureusement réveilles dans le brouillard qui ne s'est levé que vers 17h ce jour là. La rando en montagne étant donc tombée à l'eau - je devrais dire dans le brouillard - nous avons finalement décidé de tester, l'après midi, les installations de la guesthouse, soit 2 saunas et 2 hot pots. Nous sommes passés de l'un à l'autre, et ce, pendant un bon moment, vu qu'il n'y avait riend'autre à faire et nous sommes ressortis de là en nous sentant tout mou comme des marshmallows ! Plus tard, dans la soirée, nous avons observé que certains clients, sans doute des scandinaves, se jetaient dans la mer après le sauna. Il faut dire qu'elle était au alentours de 12/13°. Dommage, ce jour là, il n'y avait pas de phoques à Borgarfjordur pour leur tenir compagnie !
L'eau "pour boire " :" L'eau est partout potable et très pure en Islande et c'est pour cela que l'on en trouve pas à vendre ". Ca, c'est ce que j'ai lu dans le bouquin d'Iceland air sur le vol qui nous ramenait vers Bruxelles. J'aurais mieux fait de le lire à l'aller, cela m'aurait éviter de chercher dans le premier supermarché où l'on a fait des courses. Résultat, je n'ai trouvé que de l'eau gazeuse et j'ai rempi mes bouteilles le reste du voyage avec de l'eau du robinet que l'on sert systématiquement sur les tables des cafés et restaurants.
L'eau...en glaçons : Alors là j'ai eu l'impression de passer pour une extra terrestre quand j'ai demandé de la glace à la fille du Highland hotel ! Elle m'a tout de même donné quelques glaçons du bar mais j'ai vite compris qu'avec une température oscillant entre 4 et 10° le matin, je pouvais laisser mon sac isotherme dans l'auto avec mes sandwiches dedans sans problème. De plus, quand je remplissais mes bouteilles, l'eau du robinet était extrêmement fraîche, ce qui tenait tout au frais dans le sac.
Les islandais A vrai dire, nous n'avons pas eu beaucoup d'occasions d'échanger avec eux à l'exception de Holda de Geirshlid. Toutes les autres relations avec les autochtones se déroulent dans un cadre commercial. La plupart des guesthouses emploient des jeunes saisonniers pour le service, et pas seulement des islandais puisque nous avons rencontré une étudiante lilloise au Kerlingarfjoll ! Quoiqu'il en soit, nous avons trouvé les islandais très souriants et surtout très calmes, sauf quand ils conduisent sur les routes de montagne !
Les Z'animaux !
Dans la mer : Des poissons tout plein … mais pas que... Les poissons, il faut dire qu'on les a surtout vu dans notre assiette car la mer est généreuse dans ce coin là : Omble chevalier, saumon , cabillaud, sebaste, lingue, lotte, sole.... Comme dit plushaut, je m'étais fait un petit memo des noms de poissons en islandais/anglais/français qui m'a été bien utile. Sinon il y a aussi des langoustines qui sont délicieuses ! A part cela nous avons eu la chance de voir pas mal de dauphins et de baleines à Husavik. Notre première expérience de ce genre au Canada avait été fructueuse mais là, on a eu la chance de tomber sur des baleines très actives dont une qui battait de la queue... ça vaut mieux quebattre de l'aile non ?!

Ajoutons à cela quelques phoques croisés sur les rochers, isolés ou en groupe.

Dans les airs : Des oiseaux, des mouches... L'Islande a tout l'air d'un paradis pour les oiseaux pas frileux. Tout bon touriste se doit de partir à la recherche du macareux, l'oiseau emblématique du pays. Pour ma part, j'ai croisé mon premier macareux de près sans le chercher. Je savais qu'il y en avait à Vik mais j'attendais d'en voir à coup sur à Bogarfjordur ou sur les falaises du Latrabjarg. Même si ces animaux sont partout les mêmes, c'est à dire charmants, drôles, attachants, je dois dire que c'est au Latrabjarg qu'ils avaient quelque chose en plus : des habitats fleuris de marguerites !

Il y a aussi des tas d'autres oiseaux. En balade, nous avons vu des perdrix, nous avons été suivis par une bécasse bruyante et je me suis fait attaquer par une sterne en sortant des toilettes sur un parking dans les fjords de l'ouest !
Un petit mot sur les mouches : Nombreuses par endroit dès que le vent est tombé et embêtantes mais beaucoup moins agressives que les petites mouches noires du Québec qui vous mordent et vous arrachent un morceau de peau à chaque fois !
Sur terre : Le renard polaire... et les autres Les rennes ont été importés en Islande au XVIIIeme siècle. On peut en croiser dans le nord est du pays. Pour notre part, nous n'avons croisé que les pancartes sur les routes indiquant leur éventuelle présence. Le seul mammifère originaire d'Islande est le renard artique (ou polaire). Les plus nombreux vivraient sur la péninsule de Hornstrandir , dans les fjords du nord ouest, mais Holda, la propriétaire d'une ferme qui faisait B&B près de Reykolt nous a dit qu'il y en avait un peu partout et que c'était un véritable fléau pour les agriculteurs comme elle. Nous n'en avons vu qu'un seul (vivant) au centre du renard artique à Sudavik.

Je n'oublie pas les chevaux islandais, bien sympas car ils viennent souvent dire bonjour...
. et puis bien sur, il y a les moutons, par centaines....

Les ports de pêche Nous avons beaucoup aimé ces escales, en particulier dans les ports du nord du pays. Il faut dire que l'on a eu de la chance avec le temps. Je recommande particulièrement Siglufjordur et son musée du hareng. Husavik vaut aussi le détour, et pas que pour aller voir les baleines car c'est charmant. Quand à Akureyri, la 2ème plus grande ville du pays, elle nous est apparue hyper" clean, avec ses jolies petites villas et son charmant jardin botanique.

Les musées Cet avis est tout à fait subjectif car cela dépend de ses centres d'intérêts. Nous avons visité quelques musées. Nous avons été déçus par certains. Notre préféré : Le musée du hareng à Siglufjordur. En fait le billet donne le droit d'entrée à 5 musées de la ville. Les plus importants sont les 3 musées voisins : Hareng, industrie dupoisson et pêche. Celui qui concerne la pêche est très beau et assez impressif.

Autres musées visités : SAGA (Reykjavik) : Une bonne entrée en matière pour comprendre la fondation du pays ARBAEJARSAFN(Reykjavik) : Musée en plein air – Maisons et traditions populaires en Islande FermeTHJOLDVELDISBAER : Reconstitution d'une ancienne ferme viking Fermede GLAUMBAER : Habitation en tourbe Musée de la sorcellerie (Homalvik) Articfox center (Sudavik) : Bof Muséedes monstres marins (Bildudalur) : Bof
Nuit Nous sommes partis du 4 juillet au 25 juillet 2014. Nous n'avons jamais vu la nuit...
Les paysages L'islande, on y va surtout pour découvrir la beauté FABULEUSE des paysages GRANDIOSES, la MAJESTE des montagnes volcaniques et, quand il y a du brouillard, nous dirons " sa beauté MYSTERIEUSE "... C'est vrai que lorsque le ciel est dégagé, on peut pleinement mesurer la taille imposante des parois se jetant dans la mer.

Dans le brouillard c'est moins sur. En restant sur l'île 3 semaines, il y a des montagnes/volcans que l'on a vu, d'autres pas... Ci-dessous le Snaefellnesjokull (derrière le phare orange)
. mais en résumé on peut dire que c'est tout de même drôlement DEPAYSANT et surtout très ZZZOLI l'ISLANDE !!

Le carnet de voyage est en construction . Vous pouvez le suivre ICI
Comme d'habitude j'ai lu pas mal de carnets de voyages dont celui de krikri6792*du forum, que je remercie pour tous ses bons conseils. Nous avons aussi croisé Max68 et Vnoa du forum car nous avions prévu faire le Lakki ensemble. Comme il y avait du brouillard mon mari a renoncé et nous les avons abandonnés pour retourner sur la côte où c'était plus dégagé.
Nous sommes partis 3 semaines , du 4 juillet au 25 juillet 2014
En préambule, voici un cours résumé de nos impressions (qui ne sont pas que des ressentis !) sur 3 semaines passées à parcourir les routes et pistes d'Islande.
La météo : " Quand il ne pleut pas c'est qu'il fait beau ! " C'est LA grande préoccupation des touristes en Islande. Aussi j'avais souvent les yeux rivés sur www.vedur.is , le site de la météo islandaise qui dispose de stations à travers tout le pays. Nous avons pu vérifier qu'il était assez fiable pour les 1 ou 2 jours suivants. Avant de partir, je m'étais imaginé que l'on pourrait avoir de la pluie chaque jour en juillet. Sur place j'ai été ravie car nous avons aussi eu du soleil... et assez souvent...

Les variations météorologiques sont parfois très soudaines et déconcertantes. Vous vous promenez sous le soleil et puis... " Tiens, une goutte, puis deux...il pleut ? Il est où l'arc en ciel ? "......puis ensuite soit une bonne drâche (averse en chti), soit brouillard, soit re-soleil … et tout cela sans prévenir... En fait pour la météo il n'y a pas de règle : On peut passer d'un temps couvert à des éclaircies, du soleil à la pluie et avoir un déchaînement simultané des éléments c'est à dire une combinaison de pluie, vent et brouillard... en encore, nous, on a pas eu de neige ! Brouillard ou nuages bas ? Le résultat est le même mais le fait est que les nuages ont une fâcheuse tendance à s'agglutiner sur les cimes. Ainsi, par exemple, sur les fjords de l'ouest en atteignant 200 mètres nous étions dans le brouillard, heu, pardon... dans les nuages, et même parfois dans des nuages de pluie , alors qu'en bord de mer c'était plutôt dégagé. Bref, pour reprendre un dicton chti qui pourrait s'appliquer aux touristes optimistes que nous sommes :" Quand il ne pleut pas c'est qu'il fait beau ! " …mais attention, le vent peut être très violent et glacial. Nous en avons fait l'expérience dès notre arrivée à Reykjavik où nous avons foncé acheter bonnets et gants : Welcome in Iceland !

La nourriture : " Bonne pêche !" Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Islande mais j'ai explosé le budget repas ! Disons le tout de suite, tout est très cher en Islande. Pour un plat du jour, généralement une généreuse assiette de poisson pêché du jour il faut compter entre 3000 et 5000 couronnes (ça dépend du restaurant) soit entre 19 et 33 euros, mais nous n'avons jamais été déçus : poissons très frais, cuisson parfaite, excellente préparation et sauces et accompagnements généralement assez fins. Un truc : Je m'étais fait un petit mémo des noms de poissons en islandais/anglais/français qui m'a été bien utile. Côté viandes les menus proposent souvent de l'agneau. On trouve peu de bifteck et plus généralement de bœuf, sauf pour les hamburgers et aussi peu de poulet. La plupart des cafés et restaurants proposent également des soupes du jour, généralement faites sur place et très bonnes. Sinon, pour les jours de randonnée, il y a les sandwiches de supermarché, bien préparés, mais attention aux dates de péremption très courtes, de 2 ou 3 jours. J'en déduis donc qu'il ne doit pas y avoir de conservateurs ou de trucs trop" chimiques " dedans, ce qui est plutôt bon signe.
A HusavikLes routes : La 35 ou le cauchemar des amortisseurs ! Une chose est sure : les routes précédées d'un F sont des pistes pour 4X4.... Ce qui est moins certain ce sont les autres, celles qui apparaissent en jaune sur ma carte IGN sont parfois des routes asphaltées, parfois non... Les pistes réputées difficiles, notamment pour le passage des gués, ne nous ont pas parues ardues. Il faut dire que nous avions une Jeep. C'était même plutôt agréable. La piste qui a été la plus désagréable c'est assurément la 35 qui va du nord de l'île jusqu'à Gullfoss. Elle est longue et pleine de nids de poules, des trous parfois suffisamment profonds pour casser un amortisseurs. C'est ce qui est d'ailleurs arrivé à une famille que nous avons croisé dans le nord. Ils avaient la même voiture que nous, une Jeep wrangler unlimited, une voiture pourtant réputée robuste. Monsieur s'est pris pour Sébastien Loeb et à voulu prendre de la vitesse et PAF ! J'avais lu qu'il y avait pas mal de passages sur" tôle ondulée " comme on dit, mais ça, ça devait être avant... car la tôle ondulée s'est muée en une multitude de trous.

Donc à prendre doucement, quitte à être secoués comme dans une bouteille d'orangina, surtout quand il a plu et que les trous remplis d'eau ne permettent pas d'apprécier la profondeur du bazar ! Résultat après la moitié de la 35, et encore là, on vient de laver les vitres et les phares ! :

Sinon, sur les routes des fjords de l'ouest, quand l'asphalte se mue en terre remplie de trous, il faut par endroits ajouter le côté vertigineux du truc, et souvent sans parapet au bord du vide... et en plus, quand ça monte et quand il ne fait pas beau, on se retrouve vite dans le brouillard. Ah oui j'oubliais : on ne voit pas forcément les voitures arriver de face ... ni les moutons qui traversent au dernier moment !

Les hébergements Le rapport qualité prix est élevé et parfois démesuré par rapport à la prestation offerte (minable à Breidavik et Kerlingarfjoll). Nous avons opté pour pas mal de B&B, ou plutôt guesthouses comme on dit là-bas.
Seuls 2 de nos hébergements étaient à taille humaine, de véritables chambres d'hôtes avec la propriétaire qui nous accueille. Il s'agissait de "Chez Monique" à Reykjavik et de Geirshlid près de Reykholt ou Holda nous a préparé un délicieux repas et est venue dans le salon s'asseoir près de nous pour discuter, en toute simplicité, dans un anglais parfait. Ce fut le moins cher et le plus chaleureux de nos hébergements en Islande. Merci encore à Holda de Geirshlid guesthouse

L'eau Elle est partout présente en Islande, dans les rivières, la mer, sous terre (geysers et géothermie) et quand... il pleut. L'eau " que l'on regarde tomber " : D'abord il y a les très touristiques cascades, les moins touristiques cascades, la plus grande, la plus haute, la plus forte, … elles ont toujours quelquechose en plus mais il faut bien l'avouer : au bout d'un certain temps on peut faire tout de même une indigestion de cascades. Au final on retiendra surtout celle que l'on a vu sous un beau rayon de soleil et qui nous a gratifié d'un joli arc en ciel... Oh, que c'est zoliiiii! Pour ma part je retiendrais aussi celle où j'ai chuté... devant la chute... bon c'était même pas drôle !

L'eau " pour aller dedans " : Les fameux hot pots sont légions, dit-on, en Islande. Il faut dire que pour les hot pots naturels, même si c'est chaud dedans, la météo est incitative ou elle ne l'est pas ! Ainsi nous avons testé le Landmannalaugar sous le soleil (waouh que c'était chouette ! ) mais je suis restée très dubitative devant les 3 types qui se baignaient à Hveravellir alorsqu'il soufflait un vent glacial à décorner tous les moutons du coin.... Heureusement l'Islande dispose de" lagons aménagés " où même si le temps est mauvais, la "vapeur ambiante " vous incite à venir vous délasser dans l'eau laiteuse de silice qui est parait-il excellente pour la peau. Nous avons ainsi testé les 2 sites renommés, c'est à dire le Blue lagoon près de Keflavik et les bains du lac Myvatn. Nous rejoignons la majorité des commentaires faits à ce sujet : Nous avons préféré Mytvan... mais le blue lagoon était bienvenu après la randonnée que nous avions faite le matin dans des conditions climatiques difficiles.

Malheureusement, nous n'avons pas pu tester le Fontana de Laugatan, très bien réputé comme le plus naturellement alimenté, car ce soir là le vent était terrible !
Nous avions prévu une journée randonnée dans les fjords de l'est, près de Borgarfjordur. Nous nous sommes malheureusement réveilles dans le brouillard qui ne s'est levé que vers 17h ce jour là. La rando en montagne étant donc tombée à l'eau - je devrais dire dans le brouillard - nous avons finalement décidé de tester, l'après midi, les installations de la guesthouse, soit 2 saunas et 2 hot pots. Nous sommes passés de l'un à l'autre, et ce, pendant un bon moment, vu qu'il n'y avait riend'autre à faire et nous sommes ressortis de là en nous sentant tout mou comme des marshmallows ! Plus tard, dans la soirée, nous avons observé que certains clients, sans doute des scandinaves, se jetaient dans la mer après le sauna. Il faut dire qu'elle était au alentours de 12/13°. Dommage, ce jour là, il n'y avait pas de phoques à Borgarfjordur pour leur tenir compagnie !
L'eau "pour boire " :" L'eau est partout potable et très pure en Islande et c'est pour cela que l'on en trouve pas à vendre ". Ca, c'est ce que j'ai lu dans le bouquin d'Iceland air sur le vol qui nous ramenait vers Bruxelles. J'aurais mieux fait de le lire à l'aller, cela m'aurait éviter de chercher dans le premier supermarché où l'on a fait des courses. Résultat, je n'ai trouvé que de l'eau gazeuse et j'ai rempi mes bouteilles le reste du voyage avec de l'eau du robinet que l'on sert systématiquement sur les tables des cafés et restaurants.
L'eau...en glaçons : Alors là j'ai eu l'impression de passer pour une extra terrestre quand j'ai demandé de la glace à la fille du Highland hotel ! Elle m'a tout de même donné quelques glaçons du bar mais j'ai vite compris qu'avec une température oscillant entre 4 et 10° le matin, je pouvais laisser mon sac isotherme dans l'auto avec mes sandwiches dedans sans problème. De plus, quand je remplissais mes bouteilles, l'eau du robinet était extrêmement fraîche, ce qui tenait tout au frais dans le sac.
Les islandais A vrai dire, nous n'avons pas eu beaucoup d'occasions d'échanger avec eux à l'exception de Holda de Geirshlid. Toutes les autres relations avec les autochtones se déroulent dans un cadre commercial. La plupart des guesthouses emploient des jeunes saisonniers pour le service, et pas seulement des islandais puisque nous avons rencontré une étudiante lilloise au Kerlingarfjoll ! Quoiqu'il en soit, nous avons trouvé les islandais très souriants et surtout très calmes, sauf quand ils conduisent sur les routes de montagne !
Les Z'animaux !
Dans la mer : Des poissons tout plein … mais pas que... Les poissons, il faut dire qu'on les a surtout vu dans notre assiette car la mer est généreuse dans ce coin là : Omble chevalier, saumon , cabillaud, sebaste, lingue, lotte, sole.... Comme dit plushaut, je m'étais fait un petit memo des noms de poissons en islandais/anglais/français qui m'a été bien utile. Sinon il y a aussi des langoustines qui sont délicieuses ! A part cela nous avons eu la chance de voir pas mal de dauphins et de baleines à Husavik. Notre première expérience de ce genre au Canada avait été fructueuse mais là, on a eu la chance de tomber sur des baleines très actives dont une qui battait de la queue... ça vaut mieux quebattre de l'aile non ?!

Ajoutons à cela quelques phoques croisés sur les rochers, isolés ou en groupe.

Dans les airs : Des oiseaux, des mouches... L'Islande a tout l'air d'un paradis pour les oiseaux pas frileux. Tout bon touriste se doit de partir à la recherche du macareux, l'oiseau emblématique du pays. Pour ma part, j'ai croisé mon premier macareux de près sans le chercher. Je savais qu'il y en avait à Vik mais j'attendais d'en voir à coup sur à Bogarfjordur ou sur les falaises du Latrabjarg. Même si ces animaux sont partout les mêmes, c'est à dire charmants, drôles, attachants, je dois dire que c'est au Latrabjarg qu'ils avaient quelque chose en plus : des habitats fleuris de marguerites !

Il y a aussi des tas d'autres oiseaux. En balade, nous avons vu des perdrix, nous avons été suivis par une bécasse bruyante et je me suis fait attaquer par une sterne en sortant des toilettes sur un parking dans les fjords de l'ouest !
Un petit mot sur les mouches : Nombreuses par endroit dès que le vent est tombé et embêtantes mais beaucoup moins agressives que les petites mouches noires du Québec qui vous mordent et vous arrachent un morceau de peau à chaque fois !
Sur terre : Le renard polaire... et les autres Les rennes ont été importés en Islande au XVIIIeme siècle. On peut en croiser dans le nord est du pays. Pour notre part, nous n'avons croisé que les pancartes sur les routes indiquant leur éventuelle présence. Le seul mammifère originaire d'Islande est le renard artique (ou polaire). Les plus nombreux vivraient sur la péninsule de Hornstrandir , dans les fjords du nord ouest, mais Holda, la propriétaire d'une ferme qui faisait B&B près de Reykolt nous a dit qu'il y en avait un peu partout et que c'était un véritable fléau pour les agriculteurs comme elle. Nous n'en avons vu qu'un seul (vivant) au centre du renard artique à Sudavik.

Je n'oublie pas les chevaux islandais, bien sympas car ils viennent souvent dire bonjour...
. et puis bien sur, il y a les moutons, par centaines....
Les ports de pêche Nous avons beaucoup aimé ces escales, en particulier dans les ports du nord du pays. Il faut dire que l'on a eu de la chance avec le temps. Je recommande particulièrement Siglufjordur et son musée du hareng. Husavik vaut aussi le détour, et pas que pour aller voir les baleines car c'est charmant. Quand à Akureyri, la 2ème plus grande ville du pays, elle nous est apparue hyper" clean, avec ses jolies petites villas et son charmant jardin botanique.

Les musées Cet avis est tout à fait subjectif car cela dépend de ses centres d'intérêts. Nous avons visité quelques musées. Nous avons été déçus par certains. Notre préféré : Le musée du hareng à Siglufjordur. En fait le billet donne le droit d'entrée à 5 musées de la ville. Les plus importants sont les 3 musées voisins : Hareng, industrie dupoisson et pêche. Celui qui concerne la pêche est très beau et assez impressif.

Autres musées visités : SAGA (Reykjavik) : Une bonne entrée en matière pour comprendre la fondation du pays ARBAEJARSAFN(Reykjavik) : Musée en plein air – Maisons et traditions populaires en Islande FermeTHJOLDVELDISBAER : Reconstitution d'une ancienne ferme viking Fermede GLAUMBAER : Habitation en tourbe Musée de la sorcellerie (Homalvik) Articfox center (Sudavik) : Bof Muséedes monstres marins (Bildudalur) : Bof
Nuit Nous sommes partis du 4 juillet au 25 juillet 2014. Nous n'avons jamais vu la nuit...
Les paysages L'islande, on y va surtout pour découvrir la beauté FABULEUSE des paysages GRANDIOSES, la MAJESTE des montagnes volcaniques et, quand il y a du brouillard, nous dirons " sa beauté MYSTERIEUSE "... C'est vrai que lorsque le ciel est dégagé, on peut pleinement mesurer la taille imposante des parois se jetant dans la mer.

Dans le brouillard c'est moins sur. En restant sur l'île 3 semaines, il y a des montagnes/volcans que l'on a vu, d'autres pas... Ci-dessous le Snaefellnesjokull (derrière le phare orange)
. mais en résumé on peut dire que c'est tout de même drôlement DEPAYSANT et surtout très ZZZOLI l'ISLANDE !!
Le carnet de voyage est en construction . Vous pouvez le suivre ICI
Cambodge et Vietnam: coût de la vie English translation pending
Le cout de la vie au Cambodge et au Vietnam est il comparable à celui de la Thaïlande. Et quel guide devrais-je choisir, le Routard ou Lonely Planet.
Merci d'avance à tous ceux ou celles qui me répondent.
Merci d'avance à tous ceux ou celles qui me répondent.
Partir seule à Barcelone English translation pending
Bonjour,
Comme mon pseudo l'indique "GirlInBarca" je vais me rendre à Barcelone fin Septembre, voyage touristique, probablement toute seule (eh oui mon congé tombe à la période de rentrée lol).
Je serais donc amenée à découvrir cette ville dont j'ai entendu beaucoup de bien, mais comme c'est la première fois que je voyage seule, j'aimerais savoir comment ça se passe pour celles qui ont vécu l'aventure?
S'il y'a parmi vous quelqu'un qui a déjà fait cette destination, je serais preneuse de vos conseils, bons plans etc.
Je précise que je ne connais rien à cette ville, ni personne, je me demande mille et une question ^^
Pour me contacter suffit de m'envoyer un petit message, je suis également active sur les réseaux sociaux, n'hésitez pas à me demander mes coordonnées.
Bonne journée .
Comme mon pseudo l'indique "GirlInBarca" je vais me rendre à Barcelone fin Septembre, voyage touristique, probablement toute seule (eh oui mon congé tombe à la période de rentrée lol).
Je serais donc amenée à découvrir cette ville dont j'ai entendu beaucoup de bien, mais comme c'est la première fois que je voyage seule, j'aimerais savoir comment ça se passe pour celles qui ont vécu l'aventure?
S'il y'a parmi vous quelqu'un qui a déjà fait cette destination, je serais preneuse de vos conseils, bons plans etc.
Je précise que je ne connais rien à cette ville, ni personne, je me demande mille et une question ^^
Pour me contacter suffit de m'envoyer un petit message, je suis également active sur les réseaux sociaux, n'hésitez pas à me demander mes coordonnées.
Bonne journée .
Isan en voiture, durée et budget English translation pending
Bonjour, j'aimerais connaitre un peu le budget par exemple pour 1 mois dans cette région ( Isan ) l'est de la Thailande en voiture ( essence, location + guest house et nourriture ) pour 1 mois, je cherche des infos concernant cette région.
Si vous avez également des adresses d'agence locale ou guide locale dans des coins intéressent je prend en message privé, idem pour les associations humanitaires dans la région.
Bien à vous
Si vous avez également des adresses d'agence locale ou guide locale dans des coins intéressent je prend en message privé, idem pour les associations humanitaires dans la région.
Bien à vous
Beau temps sur la Guadeloupe en août? English translation pending
bonjour a tous !
Novelle sur ce forum et contente de pouvoir partagé cela et pouvoir me rassurer.
Nous partons du 4 au 13 aout 2014 en Guadeloupe st François TI figues
avec nos 2 enfants ( 4 ans et 7 ans)
Depuis plusieurs mois que la réservation a été faite on se rend compte que ses vraiment pas la bonne période pour y allé (cyclone, pluie)
est ce qu'il arrive tout de même d'avoir beau en aout en Guadeloupe?
Nous avons pris cet date car le papi de mon ami y vit et qu'il y a que pendant aout que nous avons plus d'une semaine de congés donc dans tout les cas pas le choix mais tout de même on aimerait profité de ce séjour dans ce jolie endroit !
Ceci est une première pour nous j'ai pu y voir pas mal de choses a faire mais cela dis si il fait mauvais temps quoi faire??? des idées?
AUSSI ti'figue a t'il bonne réputation?
pour les moustiques qu'est ce que vous nous conseillez? merci d'avance pour vos réponse qui va nous servir :):):) Orely
Nous avons pris cet date car le papi de mon ami y vit et qu'il y a que pendant aout que nous avons plus d'une semaine de congés donc dans tout les cas pas le choix mais tout de même on aimerait profité de ce séjour dans ce jolie endroit !
Ceci est une première pour nous j'ai pu y voir pas mal de choses a faire mais cela dis si il fait mauvais temps quoi faire??? des idées?
AUSSI ti'figue a t'il bonne réputation?
pour les moustiques qu'est ce que vous nous conseillez? merci d'avance pour vos réponse qui va nous servir :):):) Orely
Circuit Florès - Lombok sur 25 jours mi-juillet/août English translation pending
salut à tous!
je pars du 16 juillet au 15 aout en indo
mon choix cette année c'est basé sur flores et lombok mon itnéraire n'est pas super précis mais je souaite qd meme faire
faire labuanbajo, bajawa, et le fameux volcan au lac de 3 couleurs (sais plus son nom...)rentrer en bateau sur lombok et finir mon périple sur lombok avant de reprendre un avion a bali.
est ce faisable? que me conseillez vous? (coin chouette a faire ect..) et surtout est ce une galere pour trouver un hébergement durant cette période de l'année? (haute saison la bas..) j'ai l'habitude de voyager en mode routarde et de trouver sur place directement des logements, mais la j'ai peur d'etre coincée et de me retrouver dans des hotels hors de prix.. vos bons conseils sont les bienvenus!! :) et si vous etes dans le coin a la meme periode que moi faites moi signe!
au plaisir de vous lire!!
Hébergement chez l'habitant à la Réunion English translation pending
Bonjour,
Quelques questions : Voilà depuis longtemps je souhaite passer 10 à 12 jours sur l'île, aimant les contacts je pense chercher des hébergements chez l'habitant ce que j'ai fait dans différents pays, qu'en pensez vous pour La Réunion ? (j'ai entendu des critiques très négatives). d'autre part pour approcher l'île sur cette courte durée où est il judicieux de se poser pour 2 ou 3 nuits en 3 ou 4 fois.
Merci d'avance pour vos réponses.
Quelques questions : Voilà depuis longtemps je souhaite passer 10 à 12 jours sur l'île, aimant les contacts je pense chercher des hébergements chez l'habitant ce que j'ai fait dans différents pays, qu'en pensez vous pour La Réunion ? (j'ai entendu des critiques très négatives). d'autre part pour approcher l'île sur cette courte durée où est il judicieux de se poser pour 2 ou 3 nuits en 3 ou 4 fois.
Merci d'avance pour vos réponses.
Trek du Makalu: De Num au Camp d'East Pass (5473m) English translation pending
Trek du Makalu De Num au Camp du Col Du 7 au 26 Mai 2014

Les photos se trouve sur mon blog www.jeanfrancoisdeleval.comTrajets GE sur demande Objectifs : Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m. L’objectif est de le contourner jusqu’à la "East Pass" 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous. En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour
Résumé et Introduction: Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable. Je n’irai pas jusque East Pass, but ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation… Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath. Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise. En espérant qu’elle reste longtemps accrochée aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.
Préparation : Le trajet est les étapes sont positionnés avec l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin. 5 Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente). Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places Réchaud : MSR XGK EX avec 400ml (100ml suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu matelas: Thermarest Néoair XLIT Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.
Situation et parcours:
Accés :
Turkish Airlines, meilleure compagnie européenne, ne démentira pas non plus sa récente réputation. Pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures)
Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)
Budget : Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1188€
Agenda :
Le trek au jour le jour
Mercredi 07-mai de Num à Seduwa

Dénivelé 49m 6km en 4 h30 altitude le soir 1572m Il faut reprendre les bonnes habitudes après 3 heures d’attente. Il a fallu payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.
La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lours qui me déséquilibre à chaque faux pas. La desccente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun. J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange.
Jeudi 08- et vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon
C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang prépa ré par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui donnera de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat.
A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (envrion 4000 personnes)

samedi 10-mai jusqu’à Tashigaon, Dénivelé 628m 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins. La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes. A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours.
Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma
Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m
Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45
La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue, dans la forêt. On profite pour la dernière journée de l’ambiance tropicale. Les oiseaux se r��pondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à laller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjointes sur lesquels les pieds cherchent encore, malhabiles, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner. Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.
Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.
Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.
Lundi 12-mai à Kongma journée d’acclimatation J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 par temps clair. En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga. Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’east Pass qui reste mon projet.
La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuelles toilettes…
Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Jene confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati »
Mardi 13-mai De Kongma à Dobaté
Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405
290m de dénivelé en 7.53km altitude à l’arrivée :3900m
S’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant. Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne ! Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre le même chemin, chacun de leurs pas formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol sera un piège ralentissant encore ma progression.
De vrais murs de aux parois glacées doivent être franchis avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon.
Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le froler de trop prés et j’y enfonce mon pied. La chaussure se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait.
La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent.
J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC.
Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.
Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka
dénivelé -256m en 9.6km Altitude à l’arrivée 3644m
Lever à 6 :05 0°C dans la chambre départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.
Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancake et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé. IL me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi. Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète. Je change mon premier jeu de pile pour le GPS. La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut. Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun. A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions.
Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna !
Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici et la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.
Jeudi 15-mai de Yangle Kharka à Shersong
dénivelé : 1071m en 12.91km Altitude à l’arrivée :4715m
Lever 5 :08 3°C Départ 6 :10 arrivée 14 :46
Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths…
Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi…
Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures et 200m de dénivelé de là.
La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude.
J'ai atteint le nombre limite de photos : rdv sur mon blog
A Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il es t possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin. Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur et ses frères. Ils se rendent au second camp de base où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé ! DSCF1602 1606 1610 L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements de mon cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.
J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks 6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.
Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun… J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile et longue avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite. DSCF1613 1618 1623
Vendredi 16-mai de Shershong au Camp de Base du Makalu DSCF1625 Shersong MBC Dénivelé 126m en 3.57km T intérieure 0°C T extérieure -7°C Lever 5 :10 Départ 8 :07 arrivée 10 :00 altitude à l’arrivée 4841m WP412
C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite Bon Anniversaire par la pensée. Je repère, à la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga… Je me prépare tout doucement car la route sera courte aujourd’hui.
Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours. DSCF1632 1634 1636 Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides de la nuit à Shershong. Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.
Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul. DSCF1758 1640
samedi 17-mai de MBC à Sandy camp DSCF1641 MBC Sandy Camp dénivelé 359m 5.16km altitude à l’arrivée : 5200m Levé 5 :08 Départ 6 :08 arrivée 12 :20 Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés. DSCF1644 1649pan1 ou 1658 Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416). DSCF1652 1654 1656 Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie le courant parfois vers moi. Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler ! Il y a autant d’éboulement s ici qu’il y avait d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne. DSCF1668 1669 1671 Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir du plaisir simple de la vue imprenable et de la douceur apparente du soleil. DSCF1673 1677 Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et la migraine n’est pas au rendez-vous. Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.
Dimanche 18-mai De Sandy Camp au Camp du Col DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col Dénivelé 273m pour 2.99km Altitude à l’arrivée : 5473m Lever à 4 :56 T=2°C intérieur -5°C extérieur Départ 6 :55 arrivée à 14 :30
Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons) DSCF1681 1678 1685 Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun. J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années. DSCF1694,1695,1696 La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable. Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui. DSCF1697.1698.1701 Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois. Je rêve d’une soupe à la tomate… C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien. DSCf1703.1706.1709
lundi 19-mai du Camp du Col au Belvédère d’East pass DSCF1709 Camp du Col Belvédère altitude finale 5850m dénivelé 377m en 1.8km Levé 5 :08 Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00 T=-1°C intérieur T= -10°C extérieur Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass si je trouve un passage à peu près sûr. Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau. Dscf1711 1712 1714 Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée. Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irresponsable. La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au second camp de base du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises. DSCF1725 :1726 :1730 1731 1734 Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Ce sera pour une prochaine fois… Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux la prochaine fois. Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.
mardi 20-mai Retour au Camp de Base du Makalu dénivelé :-632m en 7.28km Altitude à l’arrivée 4841m lever 4 :48 T=-1°C intérieur -10°C extérieur. Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC. Départ 7 :25. Arrivée 17 :45 Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. Je remonte sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver mon chemin à l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale qui permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux. DSCF 1745 ou 1742pan3 Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite autant que je peux autant que les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier. DSCF1750,1752,1751,1755 Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses et mes doigts de la main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit. J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.
Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka Dénivelé -1197m en 16.43km Altitude à l’arrivée : 3644m Départ 7 :20 arrivée 15 :15. A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.
Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…
J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé. Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka… DSCF1759 1763 1765 Ce n’est pas non plus en la descendant que je j’ai pu admirer cette magnifique vallée. Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci) ou salti(ni) (ami(e)) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.
Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté Dénivelé 256m en 9.9 km Alttude à l’arrivée : 3900m Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00 Le temps est comme hier et à l’aller couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos. DSCF1773 1782 1787 La soirée avec Pemba et des porteurs sera une grande récompense des efforts de la journée. J’y découvre le sucutti traditionnel, viande séchée de yak, attendrie à la flamme du feu de bois que je déguste et partage sans modération avec l’arack local. La vie sociale, dans son sens primitif dont je raffole est là. C’est un tissu ourdi jour après jour par la tradition. Chacun y prend sa place au chaud après les efforts de la journée. J’y suis inclus ces quelques instants précieux. On ne se pose pas de question, on jouit simplement de l’instant présent, ensemble. DSCF1793 1795
Vendredi 23-mai de Dobaté à Kongma Dénivelé -271m en 8.73km altitude à l’arrivée : 3629m Lever 5 :35 départ 7 :12 après passage en revue de mon « exploit » en regardant les photos avec Pemba. Il m’avait bien dit en analysant les dessins de cuisson sur mes pancakes que mon trek serait un succès. Son grand-père lui a appris à lire l’avenir de cette manière. Arrivée 14 :45 C’est la journée des quatre cols. On m’a bien dit que la neige a fondu depuis mon premier passage. Il est vrai que le chemin est un peu plus visible. Il faudra quand même lutter pas à pas pour avancer dans la neige molle et épaisse sur plusieurs kilomètres, dans la bruine et le brouillard parfois. Je recherche le crampon perdu à l’aller sans le retrouver. DSCF1801,1804,1814 Je retrouve l’ambiance chaleureuse de Kongma où je passerai une nouvelle soirée exceptionnelle. Un convive me montre son précieux butin : il a dans sa poche trois yarsagumba, récolté dans la région de Yangle Kharka. Il s’agit de chenilles infectées par un champignon qui finit pas les tuer. Cet ensemble mi plante mi insecte est un médicament aux vertus nombreuses notamment l’augmentation des capacités sexuelles, que les riches chinois s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 5000€/kg. DSCF1820,1823
samedi 24-mai de Kongma à Tashigaon dénivelé -1429m en 5.7km Altitude à l’arrivée : 2200m lever 5 :15 départ à 7 :30 arrivée 13:30 Je pars rasé mais toujours aussi sale. J’attendrai de trouver une cascade pour prendre une douche bienfaitrice sur le chemin alors que la température a sensiblement remonté. Des porteurs surpris par le spectacle feront mine de ne pas trop me regarder en passant. Toute trace de pudeur a vécu quand il est question d’un bonheur aussi primitif que complet. DSCF1836,1838,1844 A Tashigaon, le guesthouse de l’aller est malheureusement fermé car sa propriétaire est partie en hélicoptère à Kathmandu. Je suis déçu et je me replis sur la guesthouse où nous avions séjourné en mars 2013. l’ambiance est plus guindée et les échanges plus limités bien que cordiaux. Tans pis, je sirote seul mon Arack avec le dalbath.
Dimanche 25-mai deTashigaon à Seduwa Dénivelé : -628 en 8.7km altitude à l’arrivée : 1572m Je ne trouve plus de sangsues sur le chemin. Je retoruve Dawa dans son école de Chyaksa danda où il a pris la place de Principal pendant mon abscence. C’est une excellente nouvelle que nous fêterons en famille le soir même en coupant le cou d’un de ses poulets à Seduwa. DSCF1873,1875,1879,1882
lundi 26-mai de Seduwa à Num dénivelé : -49m en 4.8km Altitude à l’arrivée : 1523m lever : 6 :55 ! départ 7 :45 arrivée : 12 :30 On ne dira jamais assez que ce précipice à franchir entre Seduwa et Num est un supplice car on croit déjà l’épreuve achevée qu’il faut finir par une montée abrupte de plus de 700m, dans la torpeur tropicale. DSCF1904 1906 1920 J’arrive alors qu’une jeep s’en va pour Khandbari… Il me faudra attendre patiemment qu’une autre se remplisse, pendant trois longues heures. J’aurais préféré les passer encompagnie de mes amis à Khandbari. Nous avons tant de choses à nous dire…
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DSCF1969 1975 1986 1999

Les photos se trouve sur mon blog www.jeanfrancoisdeleval.comTrajets GE sur demande Objectifs : Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m. L’objectif est de le contourner jusqu’à la "East Pass" 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous. En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour
Résumé et Introduction: Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable. Je n’irai pas jusque East Pass, but ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation… Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath. Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise. En espérant qu’elle reste longtemps accrochée aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.
Préparation : Le trajet est les étapes sont positionnés avec l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin. 5 Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente). Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places Réchaud : MSR XGK EX avec 400ml (100ml suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu matelas: Thermarest Néoair XLIT Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.
Situation et parcours:
Accés :
Turkish Airlines, meilleure compagnie européenne, ne démentira pas non plus sa récente réputation. Pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures)
Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)Budget : Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1188€
Agenda :
Le trek au jour le jour
Mercredi 07-mai de Num à Seduwa 
Dénivelé 49m 6km en 4 h30 altitude le soir 1572m Il faut reprendre les bonnes habitudes après 3 heures d’attente. Il a fallu payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.
La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lours qui me déséquilibre à chaque faux pas. La desccente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun. J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange.
Jeudi 08- et vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon
C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang prépa ré par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui donnera de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat.
A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (envrion 4000 personnes)

samedi 10-mai jusqu’à Tashigaon, Dénivelé 628m 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins. La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes. A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours.

Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma
Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m
Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue, dans la forêt. On profite pour la dernière journée de l’ambiance tropicale. Les oiseaux se r��pondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à laller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjointes sur lesquels les pieds cherchent encore, malhabiles, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner. Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.
Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.
Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.

Lundi 12-mai à Kongma journée d’acclimatation J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 par temps clair. En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga. Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’east Pass qui reste mon projet.
La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuelles toilettes…
Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Jene confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati »
Mardi 13-mai De Kongma à Dobaté
Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405
290m de dénivelé en 7.53km altitude à l’arrivée :3900mS’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant. Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne ! Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre le même chemin, chacun de leurs pas formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol sera un piège ralentissant encore ma progression.
De vrais murs de aux parois glacées doivent être franchis avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon.
Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le froler de trop prés et j’y enfonce mon pied. La chaussure se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait.
La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent.
J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC.
Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka
dénivelé -256m en 9.6km Altitude à l’arrivée 3644m
Lever à 6 :05 0°C dans la chambre départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancake et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé. IL me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi. Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète. Je change mon premier jeu de pile pour le GPS. La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut. Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun. A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions.
Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna !
Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici et la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.Jeudi 15-mai de Yangle Kharka à Shersong
dénivelé : 1071m en 12.91km Altitude à l’arrivée :4715m
Lever 5 :08 3°C Départ 6 :10 arrivée 14 :46
Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths…
Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi…
Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures et 200m de dénivelé de là.
La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude.
J'ai atteint le nombre limite de photos : rdv sur mon blogA Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il es t possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin. Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur et ses frères. Ils se rendent au second camp de base où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé ! DSCF1602 1606 1610 L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements de mon cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.
J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks 6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.
Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun… J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile et longue avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite. DSCF1613 1618 1623
Vendredi 16-mai de Shershong au Camp de Base du Makalu DSCF1625 Shersong MBC Dénivelé 126m en 3.57km T intérieure 0°C T extérieure -7°C Lever 5 :10 Départ 8 :07 arrivée 10 :00 altitude à l’arrivée 4841m WP412
C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite Bon Anniversaire par la pensée. Je repère, à la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga… Je me prépare tout doucement car la route sera courte aujourd’hui.
Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours. DSCF1632 1634 1636 Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides de la nuit à Shershong. Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.
Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul. DSCF1758 1640
samedi 17-mai de MBC à Sandy camp DSCF1641 MBC Sandy Camp dénivelé 359m 5.16km altitude à l’arrivée : 5200m Levé 5 :08 Départ 6 :08 arrivée 12 :20 Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés. DSCF1644 1649pan1 ou 1658 Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416). DSCF1652 1654 1656 Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie le courant parfois vers moi. Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler ! Il y a autant d’éboulement s ici qu’il y avait d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne. DSCF1668 1669 1671 Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir du plaisir simple de la vue imprenable et de la douceur apparente du soleil. DSCF1673 1677 Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et la migraine n’est pas au rendez-vous. Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.
Dimanche 18-mai De Sandy Camp au Camp du Col DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col Dénivelé 273m pour 2.99km Altitude à l’arrivée : 5473m Lever à 4 :56 T=2°C intérieur -5°C extérieur Départ 6 :55 arrivée à 14 :30
Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons) DSCF1681 1678 1685 Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun. J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années. DSCF1694,1695,1696 La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable. Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui. DSCF1697.1698.1701 Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois. Je rêve d’une soupe à la tomate… C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien. DSCf1703.1706.1709
lundi 19-mai du Camp du Col au Belvédère d’East pass DSCF1709 Camp du Col Belvédère altitude finale 5850m dénivelé 377m en 1.8km Levé 5 :08 Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00 T=-1°C intérieur T= -10°C extérieur Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass si je trouve un passage à peu près sûr. Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau. Dscf1711 1712 1714 Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée. Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irresponsable. La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au second camp de base du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises. DSCF1725 :1726 :1730 1731 1734 Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Ce sera pour une prochaine fois… Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux la prochaine fois. Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.
mardi 20-mai Retour au Camp de Base du Makalu dénivelé :-632m en 7.28km Altitude à l’arrivée 4841m lever 4 :48 T=-1°C intérieur -10°C extérieur. Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC. Départ 7 :25. Arrivée 17 :45 Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. Je remonte sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver mon chemin à l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale qui permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux. DSCF 1745 ou 1742pan3 Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite autant que je peux autant que les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier. DSCF1750,1752,1751,1755 Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses et mes doigts de la main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit. J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.
Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka Dénivelé -1197m en 16.43km Altitude à l’arrivée : 3644m Départ 7 :20 arrivée 15 :15. A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.
Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…
J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé. Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka… DSCF1759 1763 1765 Ce n’est pas non plus en la descendant que je j’ai pu admirer cette magnifique vallée. Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci) ou salti(ni) (ami(e)) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.
Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté Dénivelé 256m en 9.9 km Alttude à l’arrivée : 3900m Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00 Le temps est comme hier et à l’aller couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos. DSCF1773 1782 1787 La soirée avec Pemba et des porteurs sera une grande récompense des efforts de la journée. J’y découvre le sucutti traditionnel, viande séchée de yak, attendrie à la flamme du feu de bois que je déguste et partage sans modération avec l’arack local. La vie sociale, dans son sens primitif dont je raffole est là. C’est un tissu ourdi jour après jour par la tradition. Chacun y prend sa place au chaud après les efforts de la journée. J’y suis inclus ces quelques instants précieux. On ne se pose pas de question, on jouit simplement de l’instant présent, ensemble. DSCF1793 1795
Vendredi 23-mai de Dobaté à Kongma Dénivelé -271m en 8.73km altitude à l’arrivée : 3629m Lever 5 :35 départ 7 :12 après passage en revue de mon « exploit » en regardant les photos avec Pemba. Il m’avait bien dit en analysant les dessins de cuisson sur mes pancakes que mon trek serait un succès. Son grand-père lui a appris à lire l’avenir de cette manière. Arrivée 14 :45 C’est la journée des quatre cols. On m’a bien dit que la neige a fondu depuis mon premier passage. Il est vrai que le chemin est un peu plus visible. Il faudra quand même lutter pas à pas pour avancer dans la neige molle et épaisse sur plusieurs kilomètres, dans la bruine et le brouillard parfois. Je recherche le crampon perdu à l’aller sans le retrouver. DSCF1801,1804,1814 Je retrouve l’ambiance chaleureuse de Kongma où je passerai une nouvelle soirée exceptionnelle. Un convive me montre son précieux butin : il a dans sa poche trois yarsagumba, récolté dans la région de Yangle Kharka. Il s’agit de chenilles infectées par un champignon qui finit pas les tuer. Cet ensemble mi plante mi insecte est un médicament aux vertus nombreuses notamment l’augmentation des capacités sexuelles, que les riches chinois s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 5000€/kg. DSCF1820,1823
samedi 24-mai de Kongma à Tashigaon dénivelé -1429m en 5.7km Altitude à l’arrivée : 2200m lever 5 :15 départ à 7 :30 arrivée 13:30 Je pars rasé mais toujours aussi sale. J’attendrai de trouver une cascade pour prendre une douche bienfaitrice sur le chemin alors que la température a sensiblement remonté. Des porteurs surpris par le spectacle feront mine de ne pas trop me regarder en passant. Toute trace de pudeur a vécu quand il est question d’un bonheur aussi primitif que complet. DSCF1836,1838,1844 A Tashigaon, le guesthouse de l’aller est malheureusement fermé car sa propriétaire est partie en hélicoptère à Kathmandu. Je suis déçu et je me replis sur la guesthouse où nous avions séjourné en mars 2013. l’ambiance est plus guindée et les échanges plus limités bien que cordiaux. Tans pis, je sirote seul mon Arack avec le dalbath.
Dimanche 25-mai deTashigaon à Seduwa Dénivelé : -628 en 8.7km altitude à l’arrivée : 1572m Je ne trouve plus de sangsues sur le chemin. Je retoruve Dawa dans son école de Chyaksa danda où il a pris la place de Principal pendant mon abscence. C’est une excellente nouvelle que nous fêterons en famille le soir même en coupant le cou d’un de ses poulets à Seduwa. DSCF1873,1875,1879,1882
lundi 26-mai de Seduwa à Num dénivelé : -49m en 4.8km Altitude à l’arrivée : 1523m lever : 6 :55 ! départ 7 :45 arrivée : 12 :30 On ne dira jamais assez que ce précipice à franchir entre Seduwa et Num est un supplice car on croit déjà l’épreuve achevée qu’il faut finir par une montée abrupte de plus de 700m, dans la torpeur tropicale. DSCF1904 1906 1920 J’arrive alors qu’une jeep s’en va pour Khandbari… Il me faudra attendre patiemment qu’une autre se remplisse, pendant trois longues heures. J’aurais préféré les passer encompagnie de mes amis à Khandbari. Nous avons tant de choses à nous dire…
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