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Aller de Paris à Téhéran pour le moins cher, billet de bus Istanbul-Téréran? English translation pending
bonjour à tous,
je souhaite partir en Iran je sais qu'on peut prendre le vol d'Istanbul et de là le bus pour téhéran mais pouvez-vous me dire s'il vous plaît où je dois aller chercher le billet ?
et puis, vous connaissez d'autres chemins ?
merci
je souhaite partir en Iran je sais qu'on peut prendre le vol d'Istanbul et de là le bus pour téhéran mais pouvez-vous me dire s'il vous plaît où je dois aller chercher le billet ?
et puis, vous connaissez d'autres chemins ?
merci
Rejoindre la Turquie depuis l'Iran par la route, possible? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement en Inde. Mon tour du monde s'acheve, et je pense rentrer par le moyen orient. J'ai vu sur ce forum qu'on peut avoir un visa on arrival de 15 jours a Teheran. Cela me parait donc une chose quasi sure (normalement).
Voila mes questions. Je voudrais rejoindre la France, par la route si possible et donc d'Iran je souhaiterais rejoindre la Turquie. 1) est ce possible de rejoindre la turquie par la route depuis l'Iran? 2) comment faire pour le visa on arrival si je n'ai pas de billet aller retour?
Merci d'avance,
Je suis actuellement en Inde. Mon tour du monde s'acheve, et je pense rentrer par le moyen orient. J'ai vu sur ce forum qu'on peut avoir un visa on arrival de 15 jours a Teheran. Cela me parait donc une chose quasi sure (normalement).
Voila mes questions. Je voudrais rejoindre la France, par la route si possible et donc d'Iran je souhaiterais rejoindre la Turquie. 1) est ce possible de rejoindre la turquie par la route depuis l'Iran? 2) comment faire pour le visa on arrival si je n'ai pas de billet aller retour?
Merci d'avance,
Itinéraire en Turquie: questions en vrac English translation pending
Bonjour,
bien...des billets d'avion, ça s'annule, mais faut y croire, et pour le moment, ils sont dans ma poche. J'atrappe donc ce rayon de soleil, et viens chercher quelques conseils.🙂
Questions en vrac, donc...
1) en matière de location de voiture, qui connaît l'agence Traveljigsaw*** ? Les prix me paraissent imbattables. Aubaine ou anguille sous roche ?
* ** Agence n'est pas le bon terme ; posons plutôt : quelle(s) agence(s) en Turquie travaille(nt) avec ce groupe, et est(sont)-elle(s) fiable(s) ? Les bas tarifs sont-ils uniquement le fait de la taille du groupe ?
2) Une étape, une simple nuit, juste dans un endroit pas trop glauque, entre Istanbul et Antakya ? En roulant bien, à deux conducteurs, c'est faisable en 2 jours (j'aimerais bien ne pas devoir y consacrer un 3e) ? Et de manière générale, est-il envisageable de faire 500 km dans une journée ?
3) Mardin : les prix des hôtels semblent proportionnels à la beauté de la ville... Des alternatives dans le coin ?
4) Je ne trouve pas d'hébergement à Ahlat, et je n'ai pas trop envie de séjourner à Tatvan (sais pas pourquoi, mais c'est comme ça). Entre les deux ? Dans les environs ? Éventuellement un peu plus au nord (Adilcevaz ?) ?
5) L'ascension du Süphan Dag : difficulté ? technicité ? durée ? Il me semblait avoir vu des sommets plus petits tout autour, qui feraient des randonnées plus raisonnables. Des idées, outre le Nemrut Dag, qui est au programme de toutes façons ?
5b) À propos de Nemrut Dag, et des nombreux lacs qui jalonnent la côte du Van Gölü, y a-t-il des sentiers ou faut-il emprunter routes et pistes ?
5c) Tant que je suis dans les randonnées, les kangals sont-ils un réel problème ou y a-t-il une part importante d'affabulation ? Elles ne donnent pas vraiment envie de s'arrêter faire causette, ces petites bêtes...
6) Malazgirt. Ça me paraîtrait un peu bizarre d'être dans les parages sans y faire un saut. Qu'avez-vous à en dire ?
7) Avez-vous de bonnes raisons de ne pas aller à Trabzon ?
8) Hopa > Istanbul, c'est faisable en 3 jours ? (tiens, ça m'a valu un fou rire, ça : un calculateur d'itinéraire me fait passer par... Moscou !😏 Je ne dis pas non, mais bon.)
Je crois avoir fait le tour. 😊 Merci d'avance.
bien...des billets d'avion, ça s'annule, mais faut y croire, et pour le moment, ils sont dans ma poche. J'atrappe donc ce rayon de soleil, et viens chercher quelques conseils.🙂
Questions en vrac, donc...
1) en matière de location de voiture, qui connaît l'agence Traveljigsaw*** ? Les prix me paraissent imbattables. Aubaine ou anguille sous roche ?
* ** Agence n'est pas le bon terme ; posons plutôt : quelle(s) agence(s) en Turquie travaille(nt) avec ce groupe, et est(sont)-elle(s) fiable(s) ? Les bas tarifs sont-ils uniquement le fait de la taille du groupe ?
2) Une étape, une simple nuit, juste dans un endroit pas trop glauque, entre Istanbul et Antakya ? En roulant bien, à deux conducteurs, c'est faisable en 2 jours (j'aimerais bien ne pas devoir y consacrer un 3e) ? Et de manière générale, est-il envisageable de faire 500 km dans une journée ?
3) Mardin : les prix des hôtels semblent proportionnels à la beauté de la ville... Des alternatives dans le coin ?
4) Je ne trouve pas d'hébergement à Ahlat, et je n'ai pas trop envie de séjourner à Tatvan (sais pas pourquoi, mais c'est comme ça). Entre les deux ? Dans les environs ? Éventuellement un peu plus au nord (Adilcevaz ?) ?
5) L'ascension du Süphan Dag : difficulté ? technicité ? durée ? Il me semblait avoir vu des sommets plus petits tout autour, qui feraient des randonnées plus raisonnables. Des idées, outre le Nemrut Dag, qui est au programme de toutes façons ?
5b) À propos de Nemrut Dag, et des nombreux lacs qui jalonnent la côte du Van Gölü, y a-t-il des sentiers ou faut-il emprunter routes et pistes ?
5c) Tant que je suis dans les randonnées, les kangals sont-ils un réel problème ou y a-t-il une part importante d'affabulation ? Elles ne donnent pas vraiment envie de s'arrêter faire causette, ces petites bêtes...
6) Malazgirt. Ça me paraîtrait un peu bizarre d'être dans les parages sans y faire un saut. Qu'avez-vous à en dire ?
7) Avez-vous de bonnes raisons de ne pas aller à Trabzon ?
8) Hopa > Istanbul, c'est faisable en 3 jours ? (tiens, ça m'a valu un fou rire, ça : un calculateur d'itinéraire me fait passer par... Moscou !😏 Je ne dis pas non, mais bon.)
Je crois avoir fait le tour. 😊 Merci d'avance.
Train d'Istanbul à Téhéran: possibilités d'arrêts? English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de prendre le train d'Istambul à Téhéran en juillet prochain. Est il possible de prévoir des étapes avec quelques jours d'arrêts dans les villes traversées et de reprendre le train suivant avec le même billet?
Est ce qu'il y a bien 2 trains par semaine en été ?
merci à tous de vos réponses et conseils
Laurence
Nous avons prévu de prendre le train d'Istambul à Téhéran en juillet prochain. Est il possible de prévoir des étapes avec quelques jours d'arrêts dans les villes traversées et de reprendre le train suivant avec le même billet?
Est ce qu'il y a bien 2 trains par semaine en été ?
merci à tous de vos réponses et conseils
Laurence
Résumé de mes démarches pour obtenir des visas iranien et indien depuis la Turquie English translation pending
Bonjour,
Je viens d’obtenir mes visas pour l’Iran et l’Inde à Ankara en Turquie. J’ai lu plusieurs discussions sur ce sujet classique alors voici un résumé et des nouvelles fraîches, si ça peut aider d’autres voyageurs...
À Istanbul : consulat d’Iran : 1/2, Ankara Caddesi, Cagaloglu, dans le centre-ville près de Sultanahmet. Ouvert jusqu’à 11h30. Fermé le vendredi je crois. Le préposé me dit de faire ma demande en ligne sur http://www.iranianvisa.com et de revenir avec le numéro de référencement (7 jours d’attente d’après lui). Comme j’ai lu plusieurs avis contradictoires sur la fiabilité d’iranianvisa, j’abandonne cette piste. consulat d’Inde : 18, Cumhuriyet Caddesi, Elmadag, au nord de Taksim. Un peu difficile à trouver : entrée sur le côté du bâtiment d’une banque, ascenseur 7e étage. Ouvert du lundi au vendredi : dépôt documents 9h30 – 11h30, retrait visas en fin d’après-midi. Documents : passeport formulaire rempli 2 photos 50 $ US (pas d’euros ni de lires turques) ...et la fameuse lettre de recommandation du consulat de France délai : 4 jours ouvrables
Si je n’arrive pas à avoir cette lettre, ils me conseillent de faire ma demande à Ankara où les règles sont plus souples. consulat de France : 4, Istiklal Caddesi, Beyoglu, au sud de Taksim. Le consulat me confirme que cette lettre ne se donne plus aux non-résidents en Turquie (et me conseillent de faire ma demande en Grèce où les règles sont plus souples...)
À Ankara : Toutes les ambassades sont regroupées au sud de la ville dans Kavaklidere et Cankaya, bus 408-413 depuis Ulus (1.70 TL). ambassade d’Iran : 10, Tahran Caddesi, Kavaklidere. Ouvert du lundi au jeudi de 9h à 11h, le vendredi de 9h à 11h et de 15h à 17h. Documents : passeport formulaire rempli 1 photo 60 euros à payer à la banque à côté sur leur compte et revenir avec le reçu ...et le visa pour l’Inde à faire en premier !
De plus, on ne peut me donner qu’un visa d’1 semaine comme j’exerce un métier potentiellement dangereux (informatique...). Pour avoir 2 semaines, il faut que je demande une note de l’ambassade de France (on me confirme par contre que je peux obtenir 2 semaines à l’aéroport de Téhéran mais j’aimerais y aller en train). ambassade d’Inde : 77A, Cinnah Caddesi, Cankaya. Ouvert du lundi au vendredi : dépôt de 10h à 11h30, retrait de 17h à 17h30. Documents : passeport formulaire rempli 1 photo relevé de banque (je l’ai imprimé depuis Internet) plan de voyage (je pensais devoir acheter mes billets d’avion mais une agence de voyage me dit qu’il suffit de faire une réservation et de l’imprimer sans rien payer, ce que j’ai fait) 55 $ US (en monnaie exacte, pas d’euros ni de lires turques) délai : 4 jours ouvrables
L’employé râle contre l’ambassade d’Iran en me disant que les demandes doivent être faites dans l’ordre inverse mais il accepte quand même mon dossier. 1 semaine plus tard j’ai enfin mon visa indien ! ambassade de France : 70, Paris Caddesi, Kavaklidere L’ambassade ne donne plus la lettre aux non-résidents, etc... MAIS elle peut me faire une lettre me confirmant qu’elle ne fait plus cette lettre (?), ce qui apparemment suffit (?!?).
Retour à l’ambassade d’Iran qui accepte la lettre de refus de lettre (!!!) et mon dossier pour un visa de 2 semaines. Le lendemain matin, j’ai enfin mon visa iranien pour 14 jours !
En résumé, c’est un peu la maison des fous mais avec beaucoup de patience il semble plus facile d’obtenir ses visas à Ankara qu’à Istanbul. Le mieux est sans doute de les faire avant le voyage (ce qui est impossible quand on part pour plusieurs mois...).
Je viens d’obtenir mes visas pour l’Iran et l’Inde à Ankara en Turquie. J’ai lu plusieurs discussions sur ce sujet classique alors voici un résumé et des nouvelles fraîches, si ça peut aider d’autres voyageurs...
À Istanbul : consulat d’Iran : 1/2, Ankara Caddesi, Cagaloglu, dans le centre-ville près de Sultanahmet. Ouvert jusqu’à 11h30. Fermé le vendredi je crois. Le préposé me dit de faire ma demande en ligne sur http://www.iranianvisa.com et de revenir avec le numéro de référencement (7 jours d’attente d’après lui). Comme j’ai lu plusieurs avis contradictoires sur la fiabilité d’iranianvisa, j’abandonne cette piste. consulat d’Inde : 18, Cumhuriyet Caddesi, Elmadag, au nord de Taksim. Un peu difficile à trouver : entrée sur le côté du bâtiment d’une banque, ascenseur 7e étage. Ouvert du lundi au vendredi : dépôt documents 9h30 – 11h30, retrait visas en fin d’après-midi. Documents : passeport formulaire rempli 2 photos 50 $ US (pas d’euros ni de lires turques) ...et la fameuse lettre de recommandation du consulat de France délai : 4 jours ouvrables
Si je n’arrive pas à avoir cette lettre, ils me conseillent de faire ma demande à Ankara où les règles sont plus souples. consulat de France : 4, Istiklal Caddesi, Beyoglu, au sud de Taksim. Le consulat me confirme que cette lettre ne se donne plus aux non-résidents en Turquie (et me conseillent de faire ma demande en Grèce où les règles sont plus souples...)
À Ankara : Toutes les ambassades sont regroupées au sud de la ville dans Kavaklidere et Cankaya, bus 408-413 depuis Ulus (1.70 TL). ambassade d’Iran : 10, Tahran Caddesi, Kavaklidere. Ouvert du lundi au jeudi de 9h à 11h, le vendredi de 9h à 11h et de 15h à 17h. Documents : passeport formulaire rempli 1 photo 60 euros à payer à la banque à côté sur leur compte et revenir avec le reçu ...et le visa pour l’Inde à faire en premier !
De plus, on ne peut me donner qu’un visa d’1 semaine comme j’exerce un métier potentiellement dangereux (informatique...). Pour avoir 2 semaines, il faut que je demande une note de l’ambassade de France (on me confirme par contre que je peux obtenir 2 semaines à l’aéroport de Téhéran mais j’aimerais y aller en train). ambassade d’Inde : 77A, Cinnah Caddesi, Cankaya. Ouvert du lundi au vendredi : dépôt de 10h à 11h30, retrait de 17h à 17h30. Documents : passeport formulaire rempli 1 photo relevé de banque (je l’ai imprimé depuis Internet) plan de voyage (je pensais devoir acheter mes billets d’avion mais une agence de voyage me dit qu’il suffit de faire une réservation et de l’imprimer sans rien payer, ce que j’ai fait) 55 $ US (en monnaie exacte, pas d’euros ni de lires turques) délai : 4 jours ouvrables
L’employé râle contre l’ambassade d’Iran en me disant que les demandes doivent être faites dans l’ordre inverse mais il accepte quand même mon dossier. 1 semaine plus tard j’ai enfin mon visa indien ! ambassade de France : 70, Paris Caddesi, Kavaklidere L’ambassade ne donne plus la lettre aux non-résidents, etc... MAIS elle peut me faire une lettre me confirmant qu’elle ne fait plus cette lettre (?), ce qui apparemment suffit (?!?).
Retour à l’ambassade d’Iran qui accepte la lettre de refus de lettre (!!!) et mon dossier pour un visa de 2 semaines. Le lendemain matin, j’ai enfin mon visa iranien pour 14 jours !
En résumé, c’est un peu la maison des fous mais avec beaucoup de patience il semble plus facile d’obtenir ses visas à Ankara qu’à Istanbul. Le mieux est sans doute de les faire avant le voyage (ce qui est impossible quand on part pour plusieurs mois...).
Parcourir le Kurdistan à vélo l'été prochain (Turquie) English translation pending
Bonjour,
Nous serions 2 à parcourir la Turquie à vélo l'été prochain. La partie la plus intéressante serait vraissemblablement l'Est avec notament les Munzur Daglari, Hakkari Daglari et Kavussahap Daglari.
Mais qu'en est-il au point de vue sécurité dans ces régions? Peut-on bivouaquer en sécurité? Quels seraient alors les routes (et pistes) déconseillées?
Si l'accueil kurde doit être formidable, il semblerait que le PKK agisse encore fortement...
Merci d'avance pour vos réponses.
Ski de randonnée en Turquie au mois d'avril? English translation pending
Bonjour,
Je me demande si c'est possible?
A priori je serais plutôt attirée par l'est de la Turquie car il me semble y avoir de hauts plateaux et de belles montagnes évoquant l'Asie Centrale.
Pour faire du ski de rando il faut ... de la neige et un relief assez doux, pas trop alpin.
L'idée (après survol superficiel en diagonale du LP) serait d'atterrir à Erzurum, de louer une voiture, de loger dans de petites pensions (ouvertes en avril?), et de tailler la route (déneigée en avril?) pour poser nos spatules quand le coin nous plait...
Enfin la question un peu idiote: quels sont les endroits les moins sûrs dans l'est de la Turquie?
Une autre possibilité (mais plus classique) serait de randonner en Cappadoce mais je crains qu'il n'y ait plus de neige...
Quelqu'un peut m'éclairer? Merci!
Marie
Une autre possibilité (mais plus classique) serait de randonner en Cappadoce mais je crains qu'il n'y ait plus de neige...
Quelqu'un peut m'éclairer? Merci!
Marie
Circuit de vingt jours en Turquie English translation pending
salut les amis, j'envisage de partir en turquie au mois de juillet avec ma copine en sac à dos.nous avons 20 jours que penser vous de cette duré pour faire un circuit et quelle circuit pouvez vous nous proposer pour avoir un aperçu général du pays.(capaddoce, mer, istambul ) avec le nombre de jours à consacrer à chaque lieu selon vous.d'autre part si vous avez des infos concernant les hotels petit budget, je suis preneur.
merci pour toutes les infos
merci pour toutes les infos
Rejoindre l'Inde en passant par l'Iran English translation pending
Nous sommes un groupe qui avons comme projet de voyage pour cet été aller de France en Turquie (istambul) via l'Iran. Le trajet paris-istambul se fera en avion et istambul jusqu'en Iran en bus, si cela est possible.
Moi, j'ai l'intention ensuite de rejoindre l'Inde. avez-vous des infos, des conseils pour le trajet en car en Turquie via Iran et quels sont les moyens de transport pour faire le lien entre Téhéran et l'Inde (je pense plutôt à Goa qu'à Dehli) mais je peux changer d'itinéraire, selon vos avis. Pour l'Inde je suis pour le plus facile car c'est surtout un voyage découverte.
les prix aussi sont les bienvenus 🙂
les prix aussi sont les bienvenus 🙂
Guide touristique nécessaire pour l'Iran à vélo? English translation pending
Salut j'envisage de partir pour la route de la Soie avec 3 guides, le Routard pour la Turquie, un autre pour l'Iran dont je ne sais plus l'édditeur et le Lonelyplanet"Asie centrale".Ca fait du poids mais aussi de la lecture, une fois passer la Turquie, un en moins, et franchi l'Iran plus qu'un seul dans les sacoches.En fait j'hésite à embarquer celui de l'Iran.Qu'en pensez-vous, peut-on vraiment visiter l'Iran sans un bon guide?Y-a-t'il des informations touristiques facile d'accès dans ce pays?
Régions les plus belles de Turquie? English translation pending
Bonjours à tous!
Voilà je suis nouvelle sur le forum 😊, je j'aimerais avoir vos avis sur un petit voyage que je prepare pour avril 2007 en Turquie 🙂, quelle sont les regions le splus belle a voir? sachant tout de même que je connais déjà Istanbul.
Merci de votre aide, et a bientot 😉
Viwipiri
Viwipiri
De retour de six semaines en Turquie à vélo English translation pending
nous venons ma moitié et moi de passer 6 semaines en turquie avec 1774 kms au compteur
je vous conseille vraiment ce pays a l'acceuil incroyable et au dela de nos esperances
si vous ne voulez pas dormir ou manger chez l'habitant il ne faut pas leurs parler
de tous les pays visites je n'ais encore jamais vu ca
les jours ou nous decidions de passer des soirées tranquilles, il est tres facile de camper n'importe ou dans le pays, meme a l'abord des villes, vous trouvez facilement des terrains pour mettre la guitoune
tout du long de la route, ont nous a donné : des pommes, des figues, des raisins
des gallettes de pain ect......
de meme qu'au marché ou vers les vendeurs des bords de routes, souvent ils refusaient que nous payons les marchandises
lorsque vous allez sur le net, ils virent un gamin qui joue pour vous laisser la place
et tous le temps c'est comme ca
vraiment incroyable
meme ISTANBUL que nous craignons un peu avant de la connaitre est une ville tres belle ou l'on se sens bien et ou l'ont se promene en toute securite ( sauf a velo, tres tres dangeureux )nous avons finis par la traversé de cette ville et vite abandonnés nos montures pour la marche a pied apres une enorme frayeur
malheureusement nous n'avons croisés que tres peut de francais qui ont une fausse image de ce pays au multiples facettes
un seul bemole c'est l'agressivité des chiens
autant les turcs sont sympas, autant les chiens sont agressifs et souvent des mollosses ( forts comme des turcs )
nous avons souvent eux tres chaud aux mollets
un seul remède lorsque vous avez le temps, vite s'arreter, passer de l'autre coté du velo, faire face et menacer avec un baton
tous le reste ne marche pas et surtout pas la fuite
un francais en camping car en a fait l'experience, le chien a abandonne la course lorsqu'il etait a 55 km hr
sportivement 😉
Turquie de l'Est: tarifs des hôtels et pensions dans la région du Kurdistan? English translation pending
Bonjour,
je compte partir en Turquie / Iran cet hiver. Je souhaiterais avoir des infos sur les tarifs pratiqués dans les hotels /pensions dans le Kurdistan turc. La majorité des guides touristiques ne mentionnent même pas cette région.
Voyageant petit budget, je suis rodé aux conditions de voyage "dures". (bref le confort et propreté sont secondaires ).
Sinon, peut-on compter sans en abuser sur l'hospitalité des gens ?
En vous remerciant d'avance. Stephane (ps : aussi, des infos / conseils pour obtenir un visa touriste iranien sans problème sont bienvenues )
En vous remerciant d'avance. Stephane (ps : aussi, des infos / conseils pour obtenir un visa touriste iranien sans problème sont bienvenues )
Nord de la Syrie à vélo English translation pending
Salut !
on est en voyage a velo depuis 2 mois direction la chine...pour l'instant on est a l'est de la grece et on devrait arriver en turquie dans quelques jours...On a decide de peut-etre se faire un p'tit tour dans le nord de la syrie, aller sur alep puis tirer direction est pour remonter ensuite en turquie...est-ce quelqu'un a fait un trajet similaire et si oui, qu'est-ce qu'il ne faut pas rater en syrie du nord...et peut-on se procurer rapidement un visa a istanbul ou ankara (apparemment c'est possible)...enfin si quelqu'un aurait 2-3 conseils pour nous aiguiller ce serait cool...🙂
merci a tous...
yannik
on est en voyage a velo depuis 2 mois direction la chine...pour l'instant on est a l'est de la grece et on devrait arriver en turquie dans quelques jours...On a decide de peut-etre se faire un p'tit tour dans le nord de la syrie, aller sur alep puis tirer direction est pour remonter ensuite en turquie...est-ce quelqu'un a fait un trajet similaire et si oui, qu'est-ce qu'il ne faut pas rater en syrie du nord...et peut-on se procurer rapidement un visa a istanbul ou ankara (apparemment c'est possible)...enfin si quelqu'un aurait 2-3 conseils pour nous aiguiller ce serait cool...🙂
merci a tous...
yannik
Camping sauvage dans l'Est de la Turquie et pipi au lit English translation pending
Bonjour, nous partons cet été 6 semaines dans la partie est de la Turquie avec nos 3 enfants (9ans, 7ans et 4ans). Nous dormirons dans notre véhicule (land rover) et sous la tente quand ce sera possible, dans nos duvets. Notre enfant de 9ans fait pipi au lit de temps en temps. Sachant que nous pourrons difficilement laver son duvet (il n'y a pas de laverie automatique 😉) et que nous ne voulons pas lui mettre de couche savez vous s'il existe une matière qui absorbe bien le pipi ou connaissez vous une autre méthode pour palier a ce petit désagrément.
Mercdi d'avoir pris le temps de me lire
Sylvie
Turquie en camping-car au mois de juillet et août? English translation pending
Nous désirons aller en turquie cet été.
Nous possedons un vieux camping-car mercedes 608 de 1974
Nous voyagons à 4 (2 adultes+2enfants)
Etant donné l'ancienneté de notre bahut, nous avons l'intention
de rejoindre la turquie par bateau au départ d'italie.
Durée de notre séjour:7 semaines.
Auriez-vous quelques conseils d'itinéraires(surtout la côte)
quelques infos sur les compagnies maritimes.
On préfère le sauvage à la foule.
Voilà, et merci d'avance!
Voilà, et merci d'avance!
Cherche des coordonnées GPS pour bivouaquer en Turquie au mois de juillet English translation pending
Salut à tous !
N'ayant trouvé aucune discussion à ce sujet, je lance celle-ci.
Nous partons en 4x4 en turquie au mois de juillet (3 semaines) en passant par la grèce. Bon en fait mon 4x4 c'est pas un vrai de vrai, c'est un X-Trail mais équipé comme un grand ! 😉 Sabot, pneus terrain, tente de toit, GPS de rando. (Pathaway), sapin à la vanille, et tout et tout. 😛
Nous allons faire SUISSE -> Ancona (I) -> Igoumenitsa (G) -> Istanboul -> capadocce (pas plus loin) -> Izmir -> Chios (G) -> Patras (G).
Je cherche des spots (coins) pour bivouaquer, pour admirer la vue, ramasser un caillou, et plus si affinités... Dans le mesure du possible je cherche des tracks et des waypoints GPS mais je peux le faire sans aussi. J'utilise TTQV pour faire mes routes. J'ai une carte de la turquie calibrée mais pas super détaillée. J'aimerais faire quelques pistes, éviter le bitume quoi. Je devrais avoir une carte détaillée bientôt mais bon faudra la scaner et la calibrer ! 😕
Je ferai un petit moblog pendant ce périple mais je n'ai pas encore l'adresse. Je test plusieur blogs et y'a toujours qqch qui ne va pas ! 😠
N'ayant trouvé aucune discussion à ce sujet, je lance celle-ci.
Nous partons en 4x4 en turquie au mois de juillet (3 semaines) en passant par la grèce. Bon en fait mon 4x4 c'est pas un vrai de vrai, c'est un X-Trail mais équipé comme un grand ! 😉 Sabot, pneus terrain, tente de toit, GPS de rando. (Pathaway), sapin à la vanille, et tout et tout. 😛
Nous allons faire SUISSE -> Ancona (I) -> Igoumenitsa (G) -> Istanboul -> capadocce (pas plus loin) -> Izmir -> Chios (G) -> Patras (G).
Je cherche des spots (coins) pour bivouaquer, pour admirer la vue, ramasser un caillou, et plus si affinités... Dans le mesure du possible je cherche des tracks et des waypoints GPS mais je peux le faire sans aussi. J'utilise TTQV pour faire mes routes. J'ai une carte de la turquie calibrée mais pas super détaillée. J'aimerais faire quelques pistes, éviter le bitume quoi. Je devrais avoir une carte détaillée bientôt mais bon faudra la scaner et la calibrer ! 😕
Je ferai un petit moblog pendant ce périple mais je n'ai pas encore l'adresse. Je test plusieur blogs et y'a toujours qqch qui ne va pas ! 😠
Route Malatya - Erzurum en Turquie English translation pending
Quelqu'n connait il les routes de la région d'Erzurum et plus particulèrement la route Malatya Erzurum ?
A t elle un intérêt à être parcouru en vélo ? kilométrage, difficulté, paysage, village, hébergement ?
La chaleur y est -elle supportable l'été ?
Merci pour vos infos
Merci pour vos infos
Permis, assurances et conseils sur Roumanie/Turquie en camion C25 English translation pending
Bonjour à tous
Je prépare un voyage de 4/5 mois, début avril 2006, pour la roumanie et souhaitons ensuite ralier l'est de la tuquie, en camion C25. A quelle periode faut-il mieux traverser la turquie, sous crouler sous des chaleurs torrides. Quelles sont les régions à éviter et quels coins ns conseiller ? ah oui, faut-il avoir un permis international et au sujet des assurances automobiles et de santé, avez vous des conseils. merci d'avance
karman
Je prépare un voyage de 4/5 mois, début avril 2006, pour la roumanie et souhaitons ensuite ralier l'est de la tuquie, en camion C25. A quelle periode faut-il mieux traverser la turquie, sous crouler sous des chaleurs torrides. Quelles sont les régions à éviter et quels coins ns conseiller ? ah oui, faut-il avoir un permis international et au sujet des assurances automobiles et de santé, avez vous des conseils. merci d'avance
karman
Itinéraire détaillé tour du monde: qu’en pensez-vous? English translation pending
Bonjour tout le monde !
Voici l’itinéraire détaillé de mon futur tour du monde.
Je voudrais connaître votre avis, savoir si mes choix de villes sont judicieux, ou s’il serait mieux que je rajoute telle ou telle étape…
Les durées indiquées incluent les trajets entre villes.
Et pour voir l’itinéraire sur une carte, c’est par là : http://www.maxence.free.fr/tdm9.jpg
Turquie : Istanbul (4j) Egridir (2j) Antalya (3j) Nevsehir (5j) Malatya (3j) Sanli Urfa (2j) Erzurum (2j) Dogubeyazit (2j) puis route vers l'Iran…
Iran & EAU : Tabriz (2j) Teheran (3j) Esfahan (3j) Yasd (3j) Persepolis (3j) Shiraz (3j) puis direction Bandar-é-Abbas pour prendre le ferry direction les Emirats... Dubai (2j) Abu Dhabi (2j) puis envol vers Delhi (les vols vers Delhi depuis Abu Dhabi etant relativement peu chers).
Inde : Delhi (3j) Agra (2j) Jaipur (3j) Pushkar (3j) Jaisalmer (3j) Udaipur (2j) Bombay (4j) Goa (4j) Hampi (2j) Bangalore (3j) Mysore (2j) Cochin (3j) Madurai (2j) Pondichery (2j) Madras (3j) Hyderabad (3j) Nagpur (3j) Varanasi (4j) Patna (3j) Calcutta (4j) puis envol vers Bangkok.
Thailande : Bangkok (3j) Kamphaeng Phet (2j) Sukhothai (2j) Chiang Mai et alentours, Triangle d’Or (10j) retour Bangkok (2j) Koh Samui (3j) Phuket & Phi Phi (3j) ferry pour Krabi (2j) continuation vers la Malaisie
Malaisie & Singapour : Ile de Penang (3j) Kuala Lumpur (3j) Taman Negara (4j) Malacca (3j) Ile de Tioman (3j) Singapour (3j) puis envol vers Brisbane (destination australienne apparemment la moins chère depuis Singapour)
Australie : Brisbane (3j) Byron Bay (1j) Fraser Island (1j) envol pour Cairns et alentours (5j) envol pour Alice Springs et Red Centre (5j) envol pour Sydney (6j) envol pour Christchurch
Nouvelle Zelande : Christchurch (2j) Queenstown et alentours (6j) envol pour Wellington (3j) Auckland (5j) envol pour Lima
Perou & Bolivie : Lima (3j) Cote sud (4j) Cuzco (4j) Copacabana & iles (4j) La Paz et alentours (5j) Oruro (1j) Uyuni (1j) Excursion Salar & Laguna Verde (4j) Potosi (2j) Sucre (2j) puis bus pour Asuncion.
Paraguay & Argentine & Brésil : courtes escales a Asuncion (2j) Chutes d’Iguaçu (2j) Buenos Aires (3j) envol pour Paris via Rio (3j).
Durée approximative : 8 mois (extensible)
Budget : 9000 euros
Long message oui, merci pour vos réponses !
Voici l’itinéraire détaillé de mon futur tour du monde.
Je voudrais connaître votre avis, savoir si mes choix de villes sont judicieux, ou s’il serait mieux que je rajoute telle ou telle étape…
Les durées indiquées incluent les trajets entre villes.
Et pour voir l’itinéraire sur une carte, c’est par là : http://www.maxence.free.fr/tdm9.jpg
Turquie : Istanbul (4j) Egridir (2j) Antalya (3j) Nevsehir (5j) Malatya (3j) Sanli Urfa (2j) Erzurum (2j) Dogubeyazit (2j) puis route vers l'Iran…
Iran & EAU : Tabriz (2j) Teheran (3j) Esfahan (3j) Yasd (3j) Persepolis (3j) Shiraz (3j) puis direction Bandar-é-Abbas pour prendre le ferry direction les Emirats... Dubai (2j) Abu Dhabi (2j) puis envol vers Delhi (les vols vers Delhi depuis Abu Dhabi etant relativement peu chers).
Inde : Delhi (3j) Agra (2j) Jaipur (3j) Pushkar (3j) Jaisalmer (3j) Udaipur (2j) Bombay (4j) Goa (4j) Hampi (2j) Bangalore (3j) Mysore (2j) Cochin (3j) Madurai (2j) Pondichery (2j) Madras (3j) Hyderabad (3j) Nagpur (3j) Varanasi (4j) Patna (3j) Calcutta (4j) puis envol vers Bangkok.
Thailande : Bangkok (3j) Kamphaeng Phet (2j) Sukhothai (2j) Chiang Mai et alentours, Triangle d’Or (10j) retour Bangkok (2j) Koh Samui (3j) Phuket & Phi Phi (3j) ferry pour Krabi (2j) continuation vers la Malaisie
Malaisie & Singapour : Ile de Penang (3j) Kuala Lumpur (3j) Taman Negara (4j) Malacca (3j) Ile de Tioman (3j) Singapour (3j) puis envol vers Brisbane (destination australienne apparemment la moins chère depuis Singapour)
Australie : Brisbane (3j) Byron Bay (1j) Fraser Island (1j) envol pour Cairns et alentours (5j) envol pour Alice Springs et Red Centre (5j) envol pour Sydney (6j) envol pour Christchurch
Nouvelle Zelande : Christchurch (2j) Queenstown et alentours (6j) envol pour Wellington (3j) Auckland (5j) envol pour Lima
Perou & Bolivie : Lima (3j) Cote sud (4j) Cuzco (4j) Copacabana & iles (4j) La Paz et alentours (5j) Oruro (1j) Uyuni (1j) Excursion Salar & Laguna Verde (4j) Potosi (2j) Sucre (2j) puis bus pour Asuncion.
Paraguay & Argentine & Brésil : courtes escales a Asuncion (2j) Chutes d’Iguaçu (2j) Buenos Aires (3j) envol pour Paris via Rio (3j).
Durée approximative : 8 mois (extensible)
Budget : 9000 euros
Long message oui, merci pour vos réponses !
Prix des trains en Turquie English translation pending
Bonjour !! Nous sommes en partance pour la Turquie, seulement 2-3 infos nous manque pour compléter notre carnet de voyage!😊
😎 Quel est le prix des trains en Turquie ( style Istamboul - Ankara ) Le voyage en dolmus est-il réalisable dans toutes les régions du pays, et surtout sur quelles distances celui-ci est-il envisageable ??😉🙂 Les sites du Cappadoce sont-il forts liés entre eux, existent'ils des moyens de transports efficace et pas trop cher entre les différents sites ?? 😏 Quels sont les prix moyens demandé par les turcs par personne par nuit? ( le logement de 8 étudiants est-il envisageable) ? Y a t'il des auberges, ou hôtels à portée de prix à Istanbul pour des étudiants???😎
Un tout merci à vous, fan de voyage comme nous!😇😎😎😏
😎 Quel est le prix des trains en Turquie ( style Istamboul - Ankara ) Le voyage en dolmus est-il réalisable dans toutes les régions du pays, et surtout sur quelles distances celui-ci est-il envisageable ??😉🙂 Les sites du Cappadoce sont-il forts liés entre eux, existent'ils des moyens de transports efficace et pas trop cher entre les différents sites ?? 😏 Quels sont les prix moyens demandé par les turcs par personne par nuit? ( le logement de 8 étudiants est-il envisageable) ? Y a t'il des auberges, ou hôtels à portée de prix à Istanbul pour des étudiants???😎
Un tout merci à vous, fan de voyage comme nous!😇😎😎😏
Séjour en routard de 3 semaines en Turquie English translation pending
Bonjour,
Après 4 séjours en routard en Inde, 2 au Népal, un au Cambodge, un en Indonésie et un à l’île de La Réunion + île Maurice, je compte partir 3 semaines en Turquie de mi avril à début mai, seul et en routard (sac à dos). J’envisage de passer 7 à 10 jours à Istanbul et je compte me faire un petit circuit en bus et/ou en train pour me balader les deux semaines suivantes dans le pays. Je suis en train de réfléchir à mon itinéraire. J'ai quelques idées après avoir vu des documentaires à la télé : les îles aux princes, la Capadoce (à condition que ce soit simple pour y aller sans guide ni voiture), Antalya. Auriez-vous des suggestions pour un itinéraire ou des endroits chouettes pour m’aider à faire un itinéraire qui tient la route ?
Au niveau avion : ai-je intérêt à prendre un aller-retour Paris-Istanbul (ce qui m’oblige ensuite à faire une boucle d’Istanbul à Istanbul), ou bien à arriver à un aéroport en Turquie et à repartir par un autre aéroport ? (ce qui permet de faire moins de km en bus et/ou en train).
La Turquie c’est un pays où on peut facilement improviser au jour le jour ses transports et ses hébergements, ou bien il faut réserver ?
Mon style de voyage : en routard, envie de découvrir des coins sympas, intéressé par les paysages (peut-être Karian et Daylan ?), la nature, l’ambiance de bord de mer, par l'histoire et la culture (mais à dose modérée : peut-être Ephèse et Aphrodisias ?), par les gens, la nourriture locale... bref, tout ce qui fait un voyage dépaysant ! J’aimerais profiter de ce voyage pour découvrir le couchsurfing (logement chez l'habitant, au moins une partie du séjour) car je vais utiliser cela dans mon futur tour du monde sur 2 ans (départ prévu fin août 2014 avec ce projet d’itinéraire).
Au niveau du budget total du voyage, je dois prévoir combien environ (avion aller-retour compris) ?
Merci d'avance ! 😎 Et pour ceux qui veulent parler du tour du monde, merci de m'adresser un MP. 😉
Après 4 séjours en routard en Inde, 2 au Népal, un au Cambodge, un en Indonésie et un à l’île de La Réunion + île Maurice, je compte partir 3 semaines en Turquie de mi avril à début mai, seul et en routard (sac à dos). J’envisage de passer 7 à 10 jours à Istanbul et je compte me faire un petit circuit en bus et/ou en train pour me balader les deux semaines suivantes dans le pays. Je suis en train de réfléchir à mon itinéraire. J'ai quelques idées après avoir vu des documentaires à la télé : les îles aux princes, la Capadoce (à condition que ce soit simple pour y aller sans guide ni voiture), Antalya. Auriez-vous des suggestions pour un itinéraire ou des endroits chouettes pour m’aider à faire un itinéraire qui tient la route ?
Au niveau avion : ai-je intérêt à prendre un aller-retour Paris-Istanbul (ce qui m’oblige ensuite à faire une boucle d’Istanbul à Istanbul), ou bien à arriver à un aéroport en Turquie et à repartir par un autre aéroport ? (ce qui permet de faire moins de km en bus et/ou en train).
La Turquie c’est un pays où on peut facilement improviser au jour le jour ses transports et ses hébergements, ou bien il faut réserver ?
Mon style de voyage : en routard, envie de découvrir des coins sympas, intéressé par les paysages (peut-être Karian et Daylan ?), la nature, l’ambiance de bord de mer, par l'histoire et la culture (mais à dose modérée : peut-être Ephèse et Aphrodisias ?), par les gens, la nourriture locale... bref, tout ce qui fait un voyage dépaysant ! J’aimerais profiter de ce voyage pour découvrir le couchsurfing (logement chez l'habitant, au moins une partie du séjour) car je vais utiliser cela dans mon futur tour du monde sur 2 ans (départ prévu fin août 2014 avec ce projet d’itinéraire).
Au niveau du budget total du voyage, je dois prévoir combien environ (avion aller-retour compris) ?
Merci d'avance ! 😎 Et pour ceux qui veulent parler du tour du monde, merci de m'adresser un MP. 😉
Turquie d'Istanbul à Dogubayazit English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens vers l'ensemble des membres de ce forum qui m'ont bien aidé à préparer mon séjour en Turquie en juillet 2012. Je sais, j'ai mis du temps pour publier mes infos mais il n'est jamais trop tard.
Je suis donc parti 5 semaines en juillet et aout 2012, seul et avec un sac à dos. Je le dis tout de suite: les infos les plus intéressantes, je les ai trouvé sur ce site et en naviguant sur le net. Néanmoins, un petit guide de voyage ne fait pas de mal, à vous de choisir le votre et de recouper les infos. Pour l'Est de la Turquie, le guide que je possédais ne m'a pas trop aidé mais pour faire simple, je n'ai eu aucun problème pour trouver un logement. J'avais récupéré des adresses a droite à gauche et puis il faut aussi laisser place à l'improvisation, au hasard et aux rencontres.
L'itinéraire: J'avais choisi de partir 5 semaines pour avoir le temps de... prendre mon temps, et surtout pour aller dans l'Est, qui m'attirait, sans oublier Istanbul et la Cappadoce (eh oui, premier voyage en Turquie, on a envie de tout faire...). Donc premier conseil: prévoyez du temps si vous souhaitez faire un maximum de lieu ou alors revoyez à la baisse vos projets. Les voyages en bus sont vite fatiguant et deviennent de plus en plus longs vers l'Est du pays. J'ai moi même modifier la fin de mon parcours, non par manque de temps mais plutôt par un petit coup de fatigue (transports et chaleurs...). De toute façon, gardez des étapes pour le prochain voyage car il y a beaucoup de chances pour que ce pays se rappel à votre bon souvenir et vous donne envie de revenir. Pour moi, c'est le cas... Donc l'itinéraire... Arrivée à Istanbul (3/4 jours pour s'acclimater). Départ pour la Cappadoce (3/4 jours), Malatya, Nemrut Dagi, Sanli Urfa, Van, Dogubayazit, Erzurum, retour sur Ankara, Amasra, Safranbolu et retour sur Istanbul.
Dans le détail:
Istanbul 1ère étape: J'avais décidé de ne pas trop me prendre la tête et de profiter de ces premiers jours à Istanbul pour m'acclimater au pays, au climat, aux gens... Je savais que je revenais sur Istanbul à la fin du séjour et j'ai donc fais le choix de garder toutes les "visites touristiques" pour la fin. J' ai donc passé les premiers jours à flâner à droite à gauche, à me balader sans but précis, à savourer mes vacances. J'avais juste réservé une auberge de jeunesse près de la tour de Galata, (http://sumocathostel.com/). Très bonne ambiance, assez jeune, on peut surement trouver moins cher mais c'est très bien placé pour découvrir la ville. Et puis surtout, le quartier est très vivant le soir, un peu "bohème", très touristique, un peu trop mais agréable. L'auberge de jeunesse est à l'écart des rues animées et les petits jeunes qui y travaillent sont très sympa. Je recommande l'adresse (très propre, cuisine au sous-sol, connection wi-fi...). Pour les transports en commun, l'Istanbulkart n'est pas mal: vous achetez la carte pour environ 6€ je crois et vous rechargez, ça vaut le coup parce que à l'unité, les voyages deviennent vite chers. Vous la trouvez dans les petits kiosques (je ne me souviens plus du nom mais vraiment pas dur à trouver, et dans le centre d'Istanbul même si le kiosquier ne parle pas anglais, il saura vous comprendre et vous donner le précieux sésame...) Départ pour la Cappadoce: gare routière d'Istanbul, attention aux rabatteurs qui essaieront de vous emmener vers le guichet d'une compagnie de bus avec laquelle ils négocient "un peu" les tarifs. Bon, c'est pas méchant et on sait tous que ça arrive, mais perso, je me suis fait roulé (j'ai du lâcher peut être l’équivalent de 3€ au rabatteur, c'est pas énorme mais on a toujours les boules quand ça nous arrive, surtout quand on est au courant!!!). Surtout, la compagnie en question m'a vendu un billet pour Goreme qui s'est en fait avéré valable jusqu'à Kayseri car le bus n'allait pas plus loin. Donc, j'ai du payer le supplément (le sujet à déjà été abordé je crois sur le forum, bien vérifié que le bus se rend bien dans la localité demandée).
Cappadoce:Je suis resté uniquement à Goreme et Uchisar. Très touristique mais ça reste supportable. Ce qui m'a impressionné c'est que les touristes viennent surtout faire de la moto, des voyages en ballon... du coup les petits sentiers autours de Goreme sont assez calmes... j'ai fait 2/3 jours de ballades sans rencontrer grand monde. J'avais également réservé une petite pensyon très sympa mais je n'ai plus le nom en tête (je dois avoir l'adresse quelque part). Malgré le côté touristique, ça reste un coin extraordinaire.
Malatya et Nemrut Dagi: Une seule adresse, l'office du tourisme... bon en fait c'est un jardin en plein centre ville. J'y reviens. Ville très agréable de mon point de vue. Le quartier du marché et les petites ruelles autours sont très agréables, vivantes... plein de petits métiers, des gens accueillants... très bon souvenir. L'office de tourisme: comme le souligne un guide de voyage et pour aller dans le même sens, surement le meilleur endroit pour monter au Nemrut. Pour environ 50€, le patron propose le voyage en minibus, un repas sur la route (magnifique, la route...) une nuit avec un repas dans un "refuge" à deux pieds du site. En ce qui me concerne je ne souhaitais pas retourner sur Malatya mais redescendre vers le sud (Khata et Andyaman). Possibilité de négocier avec d'autres "tour operateur" pour redescendre de l'autre côté... ça vous coutera un petit billet en plus mais en négociant un peu(pas trop, sinon vous vous retrouvez tout seul) c'est jouable. Le Nemrut de toute façon, ça vaut le coup...
Sanli Urfa: Il commence à faire vraiment chaud !!! En plein mois de juillet, comptez 45°c. J'étais prévenu. Ville très accueillante. Pleine période de ramadan, je suis invité à droite à gauche à la tombée de la nuit pour la rupture du jeun... Otel Ugur, quasiment en plein centre ville... possibilité de négocier la chambre (ou plutôt la piaule...) Pas top mais je m'en contente... Le patron n'allume la clim que la nuit... Vous pourrez surement trouver mieux mais je rencontre des touristes, on discute avec le patron le soir sur la terrasse... Très bonne ambiance dans la ville
Van: L'un des meilleurs souvenirs: se réveiller dans le bus au lever du soleil en longeant le lac de Van sur une route (une piste) pas encore terminée... grandiose. Comme partout dans l'Est de la Turquie, population très accueillante. On se comprend comme on peut mais les gens viennent discuter naturellement. Un jeune couple me propose de me ramener de la citadelle. Je leur lâche deux trois mots appris en kurde la veille, ils sont ravis... Si mes souvenirs sont bons j'étais à l'hôtel Emre. Assez bruyants et un peu kitsch mais bien situé avec la terrasse et les vieux kurdes qui jouent toute la journée aux cartes ou dominos... Pour partir vers Dogubayazit, ne pas aller à l'Otogar, les départs se font d'une autre gare routière en centre ville. Bon à savoir car sinon vous tomberez sur des personnes qui essaieront par exemple de vous vendre un trajet pour Dogubayazit "via" Agri. En plus de rallonger considérablement le temps de parcours, il vous faudra je pense payer à nouveaux le trajet Agri-Dogubayazit. Heureusement, dans l'algeco qui sert de bureau, une carte de la Turquie et mes talents de géographe suffisent pour que le vendeur se rendent compte que son stratagème ne fonctionnera pas aujourd'hui.
Dogubayazit: Le trajet entre VAn et Dogubayazit est un vrai régal. Je suis dans un autre monde, un autre temps... le Mont Ararat se dévoile lentement, les "villages" kurdes en agglo nous rappel qu'Istanbul est à plus de 1500 km, de l'autre côté de la montagne, c'est l'Iran. Atmosphère particulière dans cette ville frontière. Je dors à l'hôtel Ispahan je crois. J'ai une chambre de ministre pour une somme assez modique. Attention, pas mal de rabatteurs en ville pour vous proposer des excursions sur la Mont Ararat et autres. C'est d'ailleurs comme ça que je me retrouve dans cet hôtel qui semble être le point de chute des touristes qui souhaitent grimper sur le mont Ararat. Les rabatteurs essaient de me vendre des excursions à des prix défiants toute concurrence... je flaire l'arnaque mais j'en profite pour négocier un bon tarif pour la chambre. Au moment de prendre possession de ma chambre, je m'assure auprès du personnel que le prix de la chambre est bien le prix négocié et qu'il ne dépend pas des offres "alléchantes" des mes deux rabatteurs. Pas de soucis. Je rentre dans la chambre, les fenêtres sont ouvertes. Réflexes, je les ferme. A la fin de mon séjour, je croise un couple de français qui, dormant la fenêtre ouverte, s'est fait dérobé papiers, CB, et liquides... Je passe un très bon moment dans cette ville. Quelques "salons de thé" en hauteur (comprendre au 1er ou au 2ème étage) permettent de consommer du thé ou de manger "discrètement" en cette période de ramadan. Ishak Pasa, magnifique... mais l'ambiance est un peu tendu. Pas mal de blindés militaires dans les rues, contrôle de le la gendarma dans tous les alentours, quelques personnes ostensiblement armées...
Ankara:Un peu fatigué, je renonce à me rendre à Kars. Un français rencontré à Malatya et avec qui je passe une partie du séjour me fera regretter mon choix. Je pars en bus sur Erzurum (à voir). Puis je décide de prendre le train pour aller à Ankara. Avantage: le train ne coûte pas cher et c'est beaucoup plus confortable que le bus...Inconvénients: c'est long...très long!!! Arrivée à Ankara: j'ai l'impression d'être en Europe de l'ouest. Pas ou peu de femmes voilées, des femmes en jupe, des bars, de la musique, de la bière... la Turquie est paradoxale et j'adore ça.
Fin de séjour: Amasra, la mer noire. Très peu de choses intéressante d'après les guides mais Amasra pourquoi pas... enfin non, Amasra ne vaut pas le coup. Par contre la petite crique de Bozkoy à quelques kilomètres... génial!!!
Retour sur Istanbul pour les derniers jours: Mosquée bleu, Sainte Sophie et tout le toutim... je suis content d'avoir gardé ces activités touristiques pour la fin....
Tout ça pour dire que:
- La Turquie est un pays magnifique: Diversité des paysages, mélange de modernité et de traditions, gens accueillants et ouverts à la discussion malgré la barrière de la langue. - Je ne me suis jamais senti en danger. Ok, dans l'Est on sent un peu plus les tensions mais pas de dangers pour les touristes, en tout cas pas pour moi. Après, il faut surement prendre quelques précautions. - Les seuls "soucis": les otogars. Et encore... il faut juste éviter les rabatteurs ou les gens qui veulent profiter de notre méconnaissance de la langue pour se faire un petit billet...
Pour info: Je suis arrivé à Malatya en pleine nuit, je ne voulais pas payer un hôtel, j'ai donc dormi tant bien que mal dans l'Otagar. Pas de problèmes, vous ne passerez pas pour un clochard... plein de turcs font la même chose. Vous trouverez toujours quelque chose à boire ou à manger, vous trouverez toujours un bus ou un dolmus pour aller quelque part. La plupart des gens sont bienveillants et feront attention à vous. Pour info entre Agri et Erzurum, le personnel du bus à voulu me faire descendre en pleine "pampa"... je n'ai pas trop compris pourquoi. Quelqu'un s'est mis au milieu de la route pour arrêter un dolmus qui allait me déposer à Erzurum. Cela évitait au bus de faire un détour...
Pas de soucis pendant le ramadan. La Turquie est un pays laïc. Les restos sont ouverts et les gens savent que vous n'êtes pas musulmans. D'ailleurs, j'ai rencontré pas mal de Turcs qui ne faisaient pas le ramadan (ou alors à leur façon). Il y a toujours la possibilité de trouver des "teagarden" ou des endroits discrets pour boire du thé... On trouve des cyber cafés partout, dans toutes les villes.
Merci notamment à Michel (Tatra) pour tous ses précieux conseils. La Turquie est un pays magnifique, les gens sont accueillants... mais ça, vous le savez déjà.
Je reste à votre disposition pour toute info ou conseil. J'ai essayé d'être le plus précis possible mais j'ai surement oublié des choses. Bon voyage. Jérôme
Je reviens vers l'ensemble des membres de ce forum qui m'ont bien aidé à préparer mon séjour en Turquie en juillet 2012. Je sais, j'ai mis du temps pour publier mes infos mais il n'est jamais trop tard.
Je suis donc parti 5 semaines en juillet et aout 2012, seul et avec un sac à dos. Je le dis tout de suite: les infos les plus intéressantes, je les ai trouvé sur ce site et en naviguant sur le net. Néanmoins, un petit guide de voyage ne fait pas de mal, à vous de choisir le votre et de recouper les infos. Pour l'Est de la Turquie, le guide que je possédais ne m'a pas trop aidé mais pour faire simple, je n'ai eu aucun problème pour trouver un logement. J'avais récupéré des adresses a droite à gauche et puis il faut aussi laisser place à l'improvisation, au hasard et aux rencontres.
L'itinéraire: J'avais choisi de partir 5 semaines pour avoir le temps de... prendre mon temps, et surtout pour aller dans l'Est, qui m'attirait, sans oublier Istanbul et la Cappadoce (eh oui, premier voyage en Turquie, on a envie de tout faire...). Donc premier conseil: prévoyez du temps si vous souhaitez faire un maximum de lieu ou alors revoyez à la baisse vos projets. Les voyages en bus sont vite fatiguant et deviennent de plus en plus longs vers l'Est du pays. J'ai moi même modifier la fin de mon parcours, non par manque de temps mais plutôt par un petit coup de fatigue (transports et chaleurs...). De toute façon, gardez des étapes pour le prochain voyage car il y a beaucoup de chances pour que ce pays se rappel à votre bon souvenir et vous donne envie de revenir. Pour moi, c'est le cas... Donc l'itinéraire... Arrivée à Istanbul (3/4 jours pour s'acclimater). Départ pour la Cappadoce (3/4 jours), Malatya, Nemrut Dagi, Sanli Urfa, Van, Dogubayazit, Erzurum, retour sur Ankara, Amasra, Safranbolu et retour sur Istanbul.
Dans le détail:
Istanbul 1ère étape: J'avais décidé de ne pas trop me prendre la tête et de profiter de ces premiers jours à Istanbul pour m'acclimater au pays, au climat, aux gens... Je savais que je revenais sur Istanbul à la fin du séjour et j'ai donc fais le choix de garder toutes les "visites touristiques" pour la fin. J' ai donc passé les premiers jours à flâner à droite à gauche, à me balader sans but précis, à savourer mes vacances. J'avais juste réservé une auberge de jeunesse près de la tour de Galata, (http://sumocathostel.com/). Très bonne ambiance, assez jeune, on peut surement trouver moins cher mais c'est très bien placé pour découvrir la ville. Et puis surtout, le quartier est très vivant le soir, un peu "bohème", très touristique, un peu trop mais agréable. L'auberge de jeunesse est à l'écart des rues animées et les petits jeunes qui y travaillent sont très sympa. Je recommande l'adresse (très propre, cuisine au sous-sol, connection wi-fi...). Pour les transports en commun, l'Istanbulkart n'est pas mal: vous achetez la carte pour environ 6€ je crois et vous rechargez, ça vaut le coup parce que à l'unité, les voyages deviennent vite chers. Vous la trouvez dans les petits kiosques (je ne me souviens plus du nom mais vraiment pas dur à trouver, et dans le centre d'Istanbul même si le kiosquier ne parle pas anglais, il saura vous comprendre et vous donner le précieux sésame...) Départ pour la Cappadoce: gare routière d'Istanbul, attention aux rabatteurs qui essaieront de vous emmener vers le guichet d'une compagnie de bus avec laquelle ils négocient "un peu" les tarifs. Bon, c'est pas méchant et on sait tous que ça arrive, mais perso, je me suis fait roulé (j'ai du lâcher peut être l’équivalent de 3€ au rabatteur, c'est pas énorme mais on a toujours les boules quand ça nous arrive, surtout quand on est au courant!!!). Surtout, la compagnie en question m'a vendu un billet pour Goreme qui s'est en fait avéré valable jusqu'à Kayseri car le bus n'allait pas plus loin. Donc, j'ai du payer le supplément (le sujet à déjà été abordé je crois sur le forum, bien vérifié que le bus se rend bien dans la localité demandée).
Cappadoce:Je suis resté uniquement à Goreme et Uchisar. Très touristique mais ça reste supportable. Ce qui m'a impressionné c'est que les touristes viennent surtout faire de la moto, des voyages en ballon... du coup les petits sentiers autours de Goreme sont assez calmes... j'ai fait 2/3 jours de ballades sans rencontrer grand monde. J'avais également réservé une petite pensyon très sympa mais je n'ai plus le nom en tête (je dois avoir l'adresse quelque part). Malgré le côté touristique, ça reste un coin extraordinaire.
Malatya et Nemrut Dagi: Une seule adresse, l'office du tourisme... bon en fait c'est un jardin en plein centre ville. J'y reviens. Ville très agréable de mon point de vue. Le quartier du marché et les petites ruelles autours sont très agréables, vivantes... plein de petits métiers, des gens accueillants... très bon souvenir. L'office de tourisme: comme le souligne un guide de voyage et pour aller dans le même sens, surement le meilleur endroit pour monter au Nemrut. Pour environ 50€, le patron propose le voyage en minibus, un repas sur la route (magnifique, la route...) une nuit avec un repas dans un "refuge" à deux pieds du site. En ce qui me concerne je ne souhaitais pas retourner sur Malatya mais redescendre vers le sud (Khata et Andyaman). Possibilité de négocier avec d'autres "tour operateur" pour redescendre de l'autre côté... ça vous coutera un petit billet en plus mais en négociant un peu(pas trop, sinon vous vous retrouvez tout seul) c'est jouable. Le Nemrut de toute façon, ça vaut le coup...
Sanli Urfa: Il commence à faire vraiment chaud !!! En plein mois de juillet, comptez 45°c. J'étais prévenu. Ville très accueillante. Pleine période de ramadan, je suis invité à droite à gauche à la tombée de la nuit pour la rupture du jeun... Otel Ugur, quasiment en plein centre ville... possibilité de négocier la chambre (ou plutôt la piaule...) Pas top mais je m'en contente... Le patron n'allume la clim que la nuit... Vous pourrez surement trouver mieux mais je rencontre des touristes, on discute avec le patron le soir sur la terrasse... Très bonne ambiance dans la ville
Van: L'un des meilleurs souvenirs: se réveiller dans le bus au lever du soleil en longeant le lac de Van sur une route (une piste) pas encore terminée... grandiose. Comme partout dans l'Est de la Turquie, population très accueillante. On se comprend comme on peut mais les gens viennent discuter naturellement. Un jeune couple me propose de me ramener de la citadelle. Je leur lâche deux trois mots appris en kurde la veille, ils sont ravis... Si mes souvenirs sont bons j'étais à l'hôtel Emre. Assez bruyants et un peu kitsch mais bien situé avec la terrasse et les vieux kurdes qui jouent toute la journée aux cartes ou dominos... Pour partir vers Dogubayazit, ne pas aller à l'Otogar, les départs se font d'une autre gare routière en centre ville. Bon à savoir car sinon vous tomberez sur des personnes qui essaieront par exemple de vous vendre un trajet pour Dogubayazit "via" Agri. En plus de rallonger considérablement le temps de parcours, il vous faudra je pense payer à nouveaux le trajet Agri-Dogubayazit. Heureusement, dans l'algeco qui sert de bureau, une carte de la Turquie et mes talents de géographe suffisent pour que le vendeur se rendent compte que son stratagème ne fonctionnera pas aujourd'hui.
Dogubayazit: Le trajet entre VAn et Dogubayazit est un vrai régal. Je suis dans un autre monde, un autre temps... le Mont Ararat se dévoile lentement, les "villages" kurdes en agglo nous rappel qu'Istanbul est à plus de 1500 km, de l'autre côté de la montagne, c'est l'Iran. Atmosphère particulière dans cette ville frontière. Je dors à l'hôtel Ispahan je crois. J'ai une chambre de ministre pour une somme assez modique. Attention, pas mal de rabatteurs en ville pour vous proposer des excursions sur la Mont Ararat et autres. C'est d'ailleurs comme ça que je me retrouve dans cet hôtel qui semble être le point de chute des touristes qui souhaitent grimper sur le mont Ararat. Les rabatteurs essaient de me vendre des excursions à des prix défiants toute concurrence... je flaire l'arnaque mais j'en profite pour négocier un bon tarif pour la chambre. Au moment de prendre possession de ma chambre, je m'assure auprès du personnel que le prix de la chambre est bien le prix négocié et qu'il ne dépend pas des offres "alléchantes" des mes deux rabatteurs. Pas de soucis. Je rentre dans la chambre, les fenêtres sont ouvertes. Réflexes, je les ferme. A la fin de mon séjour, je croise un couple de français qui, dormant la fenêtre ouverte, s'est fait dérobé papiers, CB, et liquides... Je passe un très bon moment dans cette ville. Quelques "salons de thé" en hauteur (comprendre au 1er ou au 2ème étage) permettent de consommer du thé ou de manger "discrètement" en cette période de ramadan. Ishak Pasa, magnifique... mais l'ambiance est un peu tendu. Pas mal de blindés militaires dans les rues, contrôle de le la gendarma dans tous les alentours, quelques personnes ostensiblement armées...
Ankara:Un peu fatigué, je renonce à me rendre à Kars. Un français rencontré à Malatya et avec qui je passe une partie du séjour me fera regretter mon choix. Je pars en bus sur Erzurum (à voir). Puis je décide de prendre le train pour aller à Ankara. Avantage: le train ne coûte pas cher et c'est beaucoup plus confortable que le bus...Inconvénients: c'est long...très long!!! Arrivée à Ankara: j'ai l'impression d'être en Europe de l'ouest. Pas ou peu de femmes voilées, des femmes en jupe, des bars, de la musique, de la bière... la Turquie est paradoxale et j'adore ça.
Fin de séjour: Amasra, la mer noire. Très peu de choses intéressante d'après les guides mais Amasra pourquoi pas... enfin non, Amasra ne vaut pas le coup. Par contre la petite crique de Bozkoy à quelques kilomètres... génial!!!
Retour sur Istanbul pour les derniers jours: Mosquée bleu, Sainte Sophie et tout le toutim... je suis content d'avoir gardé ces activités touristiques pour la fin....
Tout ça pour dire que:
- La Turquie est un pays magnifique: Diversité des paysages, mélange de modernité et de traditions, gens accueillants et ouverts à la discussion malgré la barrière de la langue. - Je ne me suis jamais senti en danger. Ok, dans l'Est on sent un peu plus les tensions mais pas de dangers pour les touristes, en tout cas pas pour moi. Après, il faut surement prendre quelques précautions. - Les seuls "soucis": les otogars. Et encore... il faut juste éviter les rabatteurs ou les gens qui veulent profiter de notre méconnaissance de la langue pour se faire un petit billet...
Pour info: Je suis arrivé à Malatya en pleine nuit, je ne voulais pas payer un hôtel, j'ai donc dormi tant bien que mal dans l'Otagar. Pas de problèmes, vous ne passerez pas pour un clochard... plein de turcs font la même chose. Vous trouverez toujours quelque chose à boire ou à manger, vous trouverez toujours un bus ou un dolmus pour aller quelque part. La plupart des gens sont bienveillants et feront attention à vous. Pour info entre Agri et Erzurum, le personnel du bus à voulu me faire descendre en pleine "pampa"... je n'ai pas trop compris pourquoi. Quelqu'un s'est mis au milieu de la route pour arrêter un dolmus qui allait me déposer à Erzurum. Cela évitait au bus de faire un détour...
Pas de soucis pendant le ramadan. La Turquie est un pays laïc. Les restos sont ouverts et les gens savent que vous n'êtes pas musulmans. D'ailleurs, j'ai rencontré pas mal de Turcs qui ne faisaient pas le ramadan (ou alors à leur façon). Il y a toujours la possibilité de trouver des "teagarden" ou des endroits discrets pour boire du thé... On trouve des cyber cafés partout, dans toutes les villes.
Merci notamment à Michel (Tatra) pour tous ses précieux conseils. La Turquie est un pays magnifique, les gens sont accueillants... mais ça, vous le savez déjà.
Je reste à votre disposition pour toute info ou conseil. J'ai essayé d'être le plus précis possible mais j'ai surement oublié des choses. Bon voyage. Jérôme
France-Chine en voiture! Avec votre DS! English translation pending
Bonjour à tous, je suis concessionaire citroën de Tianjin, la premiere concessionnaire de la marque DS en Chine. En septembre 2012, la marque DS est entré sur le marché Chinois, c'est un marché très énorme, et en même temps, pour les peulpes Chinois, c'est une marque tout neuf. Afin de mieux propager la marque DS sur le marché chinois Je suis très heureux de vous recommander une activité qui organisé par ma entreprise: Paris-Pekin en voiture, avec votre DS! Nos activité va suivre la itinéraire que l’équipe du monsieur andre citroen passé en l’annee 1933, du Paris au pékin via le Moyen-Orient.
Nos activité sont bien planifiées, depuis la preparation d’avant le partir jusqu'à des formalités véhicules, Nos entreprise va tenir responsable toutes les choses. Après l’arrive à bon port au Pékin, nous proposons deux choix pour les proprietaire. Pour la premiere solution, nous pouvons reprendre les véhicules avec un prix agréable, et la deuxieme solution, nous pouvons renvoyer les vhéicule à la France par transport maritime et nous nous chargons tous les frais de transports. Nous signerons le contrat officiel avec tous les proprietaire qui va participer cette activité, et nous achèterons le voyage d’assurance pour chaque membre.
Si vous êtes intéressé à nos activités, et si vous êtes le propriétaire de DS3, DS4, DS5, N'hésitez pas à me contacter!!! E-mail: zzprincess2010@hotmail.com
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Faire plus avec moins: la solution, le mini fourgon English translation pending
Bonjour.
Petite contribution à la question: à l'approche de la soixantaine, peut-on voyager en couple sans posséder un porte avion-nucléaire, un vaisseau spatial ou un Panzer 4X4 ? 😉
Oui si les lombaires l'autorisent ! 😎
Un petit fourgon pour voyager hors Schengen.
Un utilitaire basique, compact, léger, discret, furtif, sobre, fiable. Choix à contre-courant de la tendance actuelle, rustique et dépouillé, moins d'électronique.
Commandé sans aucune option: motorisation la moins puissante, pas de clim, pas de régulateur, pas de radar de recul, de GPS, d’ordinateur de bord, de lecteur machin-chose …… Maniable et passe-partout, il permet d’aller là où d’autres renoncent.
Un fourgon d’artisan qui avec 1,92 m de haut et 4,78 de long ne se remarque pas. Economique à l'usage, seulement 6,7 L/100. Avec 193 gr de CO2, bilan carbone imbattable : à part en vélo, difficile de faire mieux. Aménagé par nos soins l’hiver 2009.


DOSSIER COMPLET en images: aménagement, vie à bord, contraintes, atouts .....
C'est ici : http://sdrv.ms/V6oPIP
Cordialement S & B
Oui si les lombaires l'autorisent ! 😎
Un petit fourgon pour voyager hors Schengen.
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Commandé sans aucune option: motorisation la moins puissante, pas de clim, pas de régulateur, pas de radar de recul, de GPS, d’ordinateur de bord, de lecteur machin-chose …… Maniable et passe-partout, il permet d’aller là où d’autres renoncent.
Un fourgon d’artisan qui avec 1,92 m de haut et 4,78 de long ne se remarque pas. Economique à l'usage, seulement 6,7 L/100. Avec 193 gr de CO2, bilan carbone imbattable : à part en vélo, difficile de faire mieux. Aménagé par nos soins l’hiver 2009.


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Cordialement S & B
Vols sur les lignes intérieures en Turquie English translation pending
bonjour,
je suis en train de rechercher des vols pas trop chers pour rallier istanbul et erzurum, mais ce que je trouve me sidère: sur la plupart des sites c'est hors de prix (le même prix que toulouse-istanbul!) et même sur le site de turkish airlines, je trouve difficilement à moins de 100 euros, voire beaucoup plus cher selon les disponibilités... d'ailleurs je trouve leur site assez compliqué, ou alors peut-être que je cherche mal?
en tout cas, si quelqu'un peut m'aider, il sera le bienvenu...
merci d'avance!
Passage des montagnes entre la Turquie et l'Iran à vélo? English translation pending
zello cher voyageurs,
je vayage actuellement a velo et suis en crete, je pense partir d'ici pas trop longtemps pour l'iran via la turquie, et passer la frontiere iranienne du cote de la fin de l'annee...
quelqu'un aurait-il des infos sur les conditions climatiques, neige, temperatures, ouverture des routes sur les differentes frontieres, et surtout la plus clemente, pour me rendre en iran??
merci d'avance....
fabian & libellule
je vayage actuellement a velo et suis en crete, je pense partir d'ici pas trop longtemps pour l'iran via la turquie, et passer la frontiere iranienne du cote de la fin de l'annee...
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merci d'avance....
fabian & libellule
Airport bus from Hanoi to Cao Bang
Hi there, we’re landing at Hanoi Airport and would like to head straight to Cao Bang without going into Hanoi. Does anyone know if there are buses that go directly from the airport to Cao Bang (especially in the early afternoon)? Thanks in advance!
Préparation d'un voyage en Arménie et Géorgie en camping-car English translation pending
Bonjour,
je me présente , je m'appelle Fabienne, je suis marié à Philippe .
Nous voyageons en camping car depuis 17 ans, nous avons visité beaucoup de pays en Europe et maintenant nous voulons partir un peu plus loin, c'est à dire en Géorgie et Arménie en passant par la Turquie.
Ce voyage est prévu en mai 2020 pour 3 mois.
Donc je recherche des personnes qui pourraient m'aider à préparer notre circuit.
Nous prévoyons de passer par la Turquie en passant le long de la mer noire , de visiter la Géorgie et de rentrer en Arménie en dernier car j'ai vu que la frontière Turquie Arménie était fermée.
Tous vos conseils seront les bienvenus. ( routes , visas, frontières à ne pas approcher!!, camping sauvage, risques etc).
Merci beaucoup d'avance pour votre aide.
Fabienne et Philippe
L'Arménie en mai 2018 English translation pending
MAI 2018 : Notre voyage en Arménie
Samedi, le 19 mai à 3h30 du matin : départ vers l'aéroport de Zaventem
Les photos du 1er jour
Notre fille nous conduit sans encombres jusqu'au drop-off. Les files commencent de suite, pour entrer à l'aéroport, pour l'enregistrement des bagages, à la douane, au contrôle de sécurité. Nous sommes en retard pour l'embarquement, il n'y a plus personne, donc cela passe comme une flèche, ainsi que pour prendre notre place à bord. A Kiev, nous n'avons que le temps de rejoindre la porte pour la correspondance.A l'aéroport de Zvarnots, nous sommes attendus par Nara notre guide, avec un couple de Court-Saint-Etienne. Le troisième couple arrivera par un vol tard dans la soirée. Première découverte de Erevan. Nara nous montre au passage l'Ambassade des Etats-Unis, qui vu l'étendue du site doit abriter pas mal d'espions. Puis la route franchit le pont de la Victoire, qui enjambe des gorges. De chaque côté, les deux distilleries de brandy arménien : "Ararat" en impose ! Après un arrêt pour changer nos euros en drahms, nous arrivons rapidement à l'hôtel, bien situé, près du ‘Vernissage', marché local artisanal. Il fait beau. Directement un vendeur veut nous vendre un disque de Charles Aznavour, artiste français d'origine arménienne mondialement connu. Ici on vend de tout : livres, fleurs, couteaux, flutes, outils de menuiserie, broderies, bijoux, jeux d'échecs, … Nous faisons quelques achats, pour des cadeaux et pour nous. Il est 18h et l'orage menace. Nous faisons halte dans un café-resto pour nous désaltérer. Repérage pour trouver le resto conseillé par Nara. A notre arrivée au resto nous retrouvons Monique et Michel, nos compagnons de voyage et nous sympathisons. Notre hôtel, très récent, le Messier 53 nous assure tout le confort pour les 2 premières nuits.
Les photos du 1er jour
Dimanche 20 mai : dimanche de Pentecôte
Les photos du 2e jour
Par whatsApp, nous apprenons que Sandrine est allée aux urgences et en est sortie avec un plâtre, un problème aux tendons, le même pied qu'il y a quelques mois. Stress, mais on ne peut rien y faire.Au petit dèj, nous rencontrons le 3e couple, de Louvain-la-Neuve : c'est donc le Brabant Wallon qui se retrouve en force en Arménie. Chouette. Il n'y a pas de café, c'est du nescafé. Le pain n'est pas terrible. Une dame derrière une vitre :-) prépare une espèce de gigantesque pâte à pizza et nous fait signe. On nous l'apporte à table. C'est croquant et sans goût. Je constate des personnes à une autre table qui découpent des petits bouts et y fourrent de la confiture ou un morceau de tomate. En fait pendant le dîner, la guide nous expliquera que c'est du lavash, leur pain sans levain, traditionnel, qui ne fait pas grossir :-) elle ne mange que ça ! Nous démarrons sous une fine pluie, avec un minibus d'environ 20 places pour nous six, et notre chauffeur Artak. Premier mot appris en Arménien : bonjour = Bari luys (le matin, et barev en général – luys signifie lumière). Traversée d'Erevan et départ vers le plateau qui surmonte les alentours de la capitale, comparable à Bruxelles en nombre d'habitants. Immeubles tours à la soviétique, assez délabrés, mais rues propres. Conduite assez calme et trafic fluide. La route s'élève. Nara nous fait l'historique de l'Arménie depuis des temps ancestraux. Nous passons devant la statue de Haïk, l'ancêtre de tous les arméniens. Histoire sanglante pour l'Arménie dont le territoire s'est réduit de guerre en guerre jusqu'au génocide turc de 1915, les concessions de Staline en 1933 avec la perte du Mont emblématique, et les conflits plus récents avec l'Azerbaïdjan pour le Haut-Karabagh. Bonne ambiance dans le bus. Nous arrivons au Temple de Garni, unique temple d'influence grecque encore en place, bien que reconstruit suite à un tremblement de terre. Son emplacement en surplomb de la vallée du cours d'eau tempétueux Goght : un lieu stratégique. Le site est visité par un groupe d'ados, qui terminent déjà l'année scolaire cette semaine : ils ont 3 mois de vacances d'été. Nous visitons les anciens thermes romains, avec des mosaïques assez bien conservées, et une phrase mystérieuse qui dit ‘nous n'avons pas été payés' ! Revendication syndicale à l'époque romaine ?? Nara semble ne pas être convaincue que nous sommes aptes à faire la promenade prévue au programme et demande plusieurs fois si tout le monde sera capable de descendre la pente raide et de remonter le chemin abrupt à la fin. Je crois qu'elle espère qu'il pleuve à nouveau. Mais nous voulons absolument le faire et un guide local nous accompagne qui nous aidera à passer les endroits les plus glissants. La pente est effectivement glissante et la main tendue est bienvenue. Les coquelicots ici sont plus beaux que chez nous, la corolle est agrémentée de noir. J'adore. Les roses sauvages sont également en fleur. Il ne pleut plus et nous arrivons sur un chemin à plat le long de la rivière, mais interdit de photographier malgré les splendides orgues basaltiques : c'est un endroit stratégique ! Nara nous rassure : arrivés à une clôture, nous sortons de la zone stratégique et le paysage devient encore plus fabuleux. C'est plus beau et plus grand qu'en Islande ! Incroyable. C'est aussi le refuge de nombreux nids d'hirondelles. Nous sommes déjà dans la remontée. La belle vue atténue la difficulté. Nous allons dîner chez l'habitant. Le jardin de nos hôtes est magnifiquement arrangé : amphores, balancelles, lit recouvert d'un tapis, pour la sieste. La situation en promontoire de la vallée avec vue sur la rivière que nous venons de longer à pied. Nara dit que nos hôtes ont suivi notre progression en bas ! La table est dressée : au moins une dizaine de plats de salades diverses, taboulé, et le lavash comme à l'hôtel. C'est délicieux et ce n'est que l'entrée. J'avais remarqué que le ‘boss' préparait un bbq. C'est de la truite saumonée. Elles sont bien plus grosses que chez nous. Elles sont découpées en 4 parts. Nara préfère la tête, elle se régale. Dessert et café pour terminer : cerises, bananes et pommes avec une grosse part de gâteau à l'orange : bonjour le bénéfice du lavash ! J'ai prévu une boîte de chocolats pour nos hôtes. La jeune femme ouvre la boîte mais nous refusons d'en prendre. Les toilettes sont situées sous les ruches ! Spécial ! Pas le temps de faire la sieste. Nous quittons ce bel endroit et ces gens accueillants pour notre prochaine visite. En route vers le monastère de Géghard, monastère de la lance sacrée. Pour y accéder, belle route qui traverse le plateau supérieur au-dessus de la vallée. Au détour d'un virage nous croisons un troupeau de moutons. Par endroits la colline s'affaisse et des pans de murs sont par terre. Les poteaux d'électricité semblent rafistolés avec un socle en béton et le poteau en bois attaché avec du fil au béton. Le monastère est accolé à la montagne, en partie construit et en partie creusé dans la roche, avec des cavités pour loger les moines. Quelques commerçants vendent des grands gâteaux, des barres de fruits secs ou des couronnes de fleurs. Il y a du monde et en ce jour de Pentecôte, un baptême se prépare : 2 jeunes filles et un petit garçon de 2 ans. Visite de l'église et nous assistons au baptême traditionnel et confirmation dans la foulée. Le prêtre principal est un colosse impressionnant coiffé d'une calotte noire. On amène l'eau dans un grand seau. Le bébé pleure et les jeunes filles s'aspergent copieusement y compris sur les jambes et dans le cou. Les khatchkars, monuments aux morts, pierres sculptées de croix ornent les murs un peu partout. Il y a aussi une source miraculeuse vénérée par les fidèles, qui laissent des mouchoirs attachés à des arbres à voeux, derrière le petit pont. Retour à Erevan avec un petit arrêt pour admirer un point de vue sur la ‘plaine' (plaine volcanique très chahutée, et la statue en l'honneur du poète Yeghishe Charents persécuté par les soviétiques et qu'on voit sur les billets de 1000 drahms. Retour à l'hôtel et court moment de repos. Il drache. Nous avons accepté d'aller à pied au resto (20 min) pour que Artak puisse bichonner le minibus avant la longue route de demain. Nous démarrons plein d'entrain vers le resto Mezzo où nous entendrons du Jazz live. A peine partis la pluie recommence à tomber. Tout le monde est équipé sauf Daniel et Nara. Nara propose plusieurs fois de prendre un taxi ce que nous refusons. Mais après 20 min de marche forcée, il en reste encore 10 ! Va pour le taxi alors ! Le mien a 4 grandes fissures dans le pare-brise et refuse de démarrer. Le chauffeur chipote sous le capot. On se croirait à Pekin-Express. Daniel a un véhicule plus moderne avec conduite à droite et gps en japonais. Ils achètent ces voitures sur internet, moins cher ! Le resto a de l'allure : un bar en forme de piano. Nous dégustons une soupe au fromage, onctueuse, délicieuse. Le plat de viande est copieux. Mais point de jazz. Nara appelle des taxis et bien sûr, au moment de notre départ, la musique démarre mais il est trop tard pour nous. Dommage.
Les photos du 2e jour
Lundi 21 mai :
Les photos du 3e jour
Il est déjà temps de quitter notre bel hôtel d'Erevan ! Nous partons sous la pluie. Traversée rapide d'Erevan avec vue de quelques monuments, depuis la voiture : l'opéra, 2 églises reconstruites après le départ des soviets, quelques statues de poètes et d'hommes politiques.On aperçoit de nouveau au loin les Monts Ararat, petit et grand, dans les nuages. Bonne ambiance dans le bus. Nara est enrhumée. Premier arrêt à Aktarak pour visiter une minuscule église construite sur le modèle orthodoxe, avec une coupole aplatie. Au loin on aperçoit une église arménienne, avec le toit pointu et conique. L'église Sainte Mère de Dieu est très belle. Nara explique toutes les différences et les similitudes entre nos versions respectives de religions chrétiennes, ainsi que les symboles et les règles de construction de toutes leurs églises : le nartex carré soutenu par 4 colonnes et le trou en haut au milieu. Les fidèles et surtout les catéchumènes restent dans le nartex pour suivre les offices. Le transept est beaucoup plus petit que dans nos églises avec l'autel plus haut que chez nous et construit, où seul le prêtre et ses acolytes montent pour officier, et en pantoufles. Un grand rideau se ferme pendant la préparation de l'office. Il n'y a qu'un étendard et 2 ‘pelles à pizza' avec des clochettes. Peu de statues et de décorations, une seule fenêtre minuscule dans le choeur.
Puis la route monte vers le monastère des Psaumes, Sarmossavank et les gorges Kasagh. Un matenadaran (bibliothèque) est adossé à l'église. Les moines y reproduisaient les livres saints, d'où le nom du monastère.Vue sur les gorges voisines : attention, ne pas s'approcher du bord, un guide y étant tombé il y a quelques années ! Les gorges sont vraiment impressionnantes. Nous avons bien choisi notre voyage, tout est largement au-delà de nos attentes. A midi, repas avec Master Class, chez l'habitant, à Ush. A nouveau, multitude de plats de légumes, et de l'oseille en entrée. Des pâtes grillées puis bouillies avec du veau, agrémenté de carottes en roulades. C'est très bon. La Master Class : ce sont nos hommes qui s'y collent : Daniel et Jacques nouent le tablier et on va faire un gâteau pour le dessert. Avec un gros rouleau, Daniel étale la pâte. Il fait des manoeuvres savantes, comme en voiture, pour arrondir la pâte. C'est très drôle, je filme. Au milieu de la pâte on a placé une pièce, qui portera bonheur celui ou celle qui la découvrira dans sa part à la dégustation. Le gâteau est placé dans un four traditionnel, dans un trou soutenu en haut par un pneu ! Le second plat, est la fabrication des fameuses pâtes du dîner : cette pâte est plus sèche et difficile à étaler, et il faut faire un ovale. Jacques s'applique. Ensuite on passe au découpage et on pend les pâtes sur le fil à sècher. Surprise, c'est moi qui découvre ‘la fève' ! Nous recevons des magnets, sympa ! et Daniel offre les colliers hawaiens aux couleurs de la Belgique à nos hôtesses ravies qui promettent de placer ces photos sur FB ! A la sortie de Ush, en direction de Aparan et Vanadzor se dresse le monument à l'alphabet arménien. Nous faisons maintenant route vers le nord, vers notre destination de ce soir. La route traverse un plateau avec vue sur les monts Aragadz (4090m) et le mont Arei à 2375m de l'autre côté. Le mont Ara ressemble à un homme couché, le roi Ara dont la reine Semiramis d'Assyrie était si amoureuse qu'elle lui fit la guerre mais ne récupéra que son cadavre. Nous traversons un village Yézidi (adorateurs du diable) avec un temple dédié à une divinité païenne. Arrêt technique à Aparam dans un centre commercial animé, sorte de boulangerie semi-industrielle. Puis nous passons par Araks avec son monument dédié à la victoire contre les turcs de 1918, qui a conduit à la création de la première république arménienne. Puis la ville de Spitak, épicentre du séisme de 1988 qui a détruit complètement la ville et où l'aide internationale a permis de reconstruire chaque quartier. Stepanavan est également une ville martyr, avec ses quartiers de hlm ouzbecks particulièrement sinistres. Arrivée au site fortifié de Lori Berd, en pleine campagne au bout d'un chemin de terre chaotique, site en restauration au bord de nouvelles gorges magnifiques sous le ciel menaçant. La route vers Dzoraged et notre nouvel hôtel est difficile. Les voitures évitent les trous en roulant carrément à gauche. Je crois chaque fois que nous courons à la collision, mais c'est comme des pas de danse : chacun sait comment ça va ! L'hôtel est au bord d'une rivière torrentueuse que nous longeons assez longtemps. Le chemin de fer passe par là également et la montagne est super belle. Il s'agit d'une liaison commerciale importante vers la Géorgie, la mer noire et le reste du monde. L'hôtel est moins confortable qu'à Yerevan, mais le bar est sympa. Va pour une caïpirinha, 30 ans après le Brésil. Les serveurs nous mettent Charles Aznavour et nos compagnons de voyage nous rejoignent pour l'apéro. Le souper est délicieux encore cette fois et l'ambiance est au top. Jacques est un bon amuseur, et un amateur de trains, on aura l'occasion d'en reparler.
Les photos du 3e jour
Mardi 22 mai
Les photos du 4e jour
Notre hôtel appartient à un riche investisseur, Tufenkian qui construit et restaure des établissements dans les régions reculées du pays dans le but de donner du travail aux jeunes locaux. But louable !Ce matin, nous démarrons vers le monastère de Hagbat, inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Le site est très grand : une église, une bibliothèque dans laquelle on a retrouvé des livres pétrifiés (que nous verrons à Yerevan), des tombes, une chapelle musicale à l'acoustique remarquable, où Jacques entonne quelques notes : c'est beau et apaisant : encore un beau moment ! Une petite promenade dans le village, vers une fontaine-lavoir, avec le système-D de raccordement de tuyau d'arrosage. L'eau est une des richesses du pays. Nous voyons aussi de plus près les canalisations de gaz qui circulent plus ou moins en hauteur entre les maisons : spécial et potentiellement dangereux, mais ici tout le monde a accès au gaz de ville, même dans les villages reculés ! Nous faisons route le long de la rivière torrentueuse qui longe notre hôtel. La route est par endroit en très mauvais état : mêmes prouesses pour notre chauffeur pour éviter les trous et les véhicules qui arrivent dans l'autre sens, qu'hier soir. Il doit être fatigué, notre ami Artack. Une nouvelle route est en construction pour désenclaver cette région frontalière de la Géorgie. Des usines de cuivre en activité réduite, ou à l'arrêt sont accolées à la montagne et gâchent un peu le paysage. Elles sont le témoin de la période soviétique qui assurait le plein emploi et exploitait les ressources locales. Mais l'exploitation du cuivre dans la région date de bien plus longtemps. Le père de Charles de Gaulle aurait dirigé une mine d'extraction en 1880, mine qui a fourni 225 tonnes de cuivre pour construire la Statue de la Liberté offerte à New-York par la France. Plus loin, les paysages sont de plus en plus fabuleux. Le temps s'éclaircit. Nous faisons halte au monastère-forteresse de Akhtala. Le repas de midi se passe dans un centre culturel. Un bbq se prépare. Il fait beau maintenant. L'entrée, délicieuse, est constituée des plats habituels et aussi d'herbes, petits oignons radis, … Le plat principal est une grillade de porc, très gras. Ici le porc coûte plus cher que le bœuf. Les pommes de terres au four ont un goût très fin, meilleur que la viande. Nous avons vue sur une usine d'extraction de cuivre toujours en activité. Visite du monastère-forteresse qui se caractérise par des fresques magnifiquement conservée, qui ornent l'église entière. Construite sur un piton rocheux au bord des gorges (Xe s). La coupole et le tambour se sont effondrés et n'ont pas été reconstruits. Certaines fresques sont des reproductions mais les originales restent saisissantes. On remarquera les fresques des 40 martyrs de Sébaste. L'église est de type géorgienne ce qui explique la présence d'autant de fresques. Lors d'une invasion mongole (Tamerlan), les paroissiens se sont cachés dans l'église. Les assaillants, ne les trouvant pas mais entendant pleurer un bébé, un canon a tiré dans le choeur atteignant exactement la tête de la Vierge Marie qui porte Jésus et montre le chemin. Le trou béant est également exactement au centre de la croix visible à l'extérieur. Miracle ou habileté des artificiers ? Dans le jardin, une sculpture circulaire attire notre attention : il s'agit de 2 gigantesques anneaux surmontés de la grenade, fruit emblématique de l'Arménie. Au pied de la statue, un serpent est dessiné, signe de la tentation au sein des couples ? Nous reprenons la route d'Alaverdi pour visiter le vieux pont qui enjambe la rivière Debed en centre ville. A nouveau, vue sur les friches et l'usine de cuivre en activité. Tout près, une cabine de téléphérique est restée à l'arrêt sur son fil tendu au-dessus du canyon. Vue également sur le funiculaire qui transporte les ouvriers en haut de la colline d'où s'échappent les vapeurs polluantes de l'activité industrielle. Arrêt suivant spécialement demandé par Jacques, amateur de trains, à la gare d'Alaverdi. La gare est située sur la ligne unique vers la Géorgie. Un train de marchandises attend en direction de la Suisse via Bakou et Géorgie. Le personnel de la gare se met en 4 pour nous recevoir. Séance photo avec le chef de gare et ses casquettes : l'actuelle et celle de l'époque soviétique, mais il ne retrouve pas son uniforme de service ! Je suis intéressée par le fonctionnement des aiguillages : visite de la salle de contrôle où on manipule pour nous les aiguillages de cette gare et même d'une gare plus loin. Je crains un peu que tout ne soit pas remis en ordre (mon esprit de testeur revenant subitement à la surface). Ce n'est pas Infrabel qui nous recevrait ainsi ! A voir les peintures de type soviétique dans la salle des pas perdus et le monument près des voies, au Général Mikoyan, natif de la région et constructeur des Mig-31 soviétiques. Retour à l'hôtel. Visite du jardin, le long de la rivière. Photos et selfies des belles fleurs, sous la pluie ! Nous faisons le tour de l'hôtel : piscine et salle de sport au sous-sol, plateforme sur le toit, belle vue sur la montagne. Repas et dodo.
Les photos du 4e jour
Mercredi 23 mai :
Les photos du 5e jour
Aujourd'hui nous devons nous lever plus tôt, boucler les valises et déjeuner à 8h.Daniel remarque une ancêtre Volga dont le bouton d'ouverture du coffre est un robinet douche énorme. La route nous mène à nouveau vers Alaverdi, d'où nous prenons la direction de Odzun en haut du canyon. Visite de la belle église de Odzun. Une grande stèle funéraire attire notre attention dans le jardin. A l'entrée de la ville, on aperçoit la statue monumentale du catholicos Jean d'Odzun. L'église date du 5e/6e siècle et se trouve dans un parc parsemé de tombes. Le curé attend les visiteurs, équipé d'une scie à main. Il dirige les travaux de jardinage. Très belle église avec des représentations de la Vierge, qui montre le chemin, à travers son Fils. Le prêtre a une grande conversation avec Nara. Très sympathique, il nous confie qu'il est marié et père de 4 enfants. Son père participe aux besoins du ménage. Il est particulièrement fier de son église et du parc, et nous confie ‘Le ministère de la culture a placé la montagne derrière mon l'église pour la mettre en valeur'. Il a de l'humour. D'Odzun la route longe la falaise du fleuve Débed jusque Stepanavan que nous avions déjà traversé en partie il y a 2 jours. Dans le bus, Nara nous décrit la vie quotidienne des Arméniens. Service militaire de 2 ans pour les garçons, à 18 ans, juste après l'école secondaire et avant les études supérieures. A l'école il y a un cours de ‘jeu d'échec'. La couverture sociale en Arménie est faible, ne couvrant pas la perte d'emploi, mais bien la maladie et la pension. Le coût de la vie nous semble très élevé par rapport au niveau des salaires. La viande de porc est plus chère que celle de boeuf. Après le passage d'un long tunnel, nous traversons une belle région habitée par le Molokans, secte protestante comparable aux Amish de Pennsylvanie. Ils sont aussi appelés, les buveurs de lait, ne pratiquant pas le jeûne. Puis traversée de la ville sinistrée de Vanadzor. La ville n'est que friches industrielles d'usines diverses mises à l'arrêt avec le départ des soviétiques. Pas d'argent pour nettoyer. C'est triste ! Plus loin le paysage change du tout au tout et nous découvrons le Parc National de Tavush, comparable à une ‘petite Suisse'. Arrivée à Dilidjan pour prendre le repas dans un agréable restaurant très design. J'en profite pour acheter quelques souvenirs qui feront plaisir aux enfants. Le repas est cette fois encore, vraiment délicieux. Nara nous amène dans le quartier reconstruit d'habitat traditionnel, mais où il n'y a pas âme qui vive. Dommage. Ensuite route vers le Lac Sevan. Le paysage change encore au passage d'un long tunnel. De ‘La Petite Suisse', nous passons aux ‘Steppes d'Asie Centrale'. Arrivée au Lac Sevan, le plus petit des 3 lacs de la Grande Arménie : le lac de Van est maintenant en Turquie et le plus grand : Ourmia est en Iran. Le lac Sevan est le 2e lac d'eau douce plus élevé en altitude du monde, après le Titicaca au Pérou. Réserve d'eau potable alimentée par 28 rivières. En 1933, Staline décide d'exploiter la réserve d'eau et de faire baisser le niveau de 45m. Les travaux achevés en 1949, l'eau continue de baisser. Avec la mort de Staline, l'exploitation hydro-électrique avait été abandonnée. De nouveaux travaux déviant le cours de la rivière Arpa dans le lac permettent une remontée des eaux depuis 2003. Petite grimpette de 249 marches vers les 2 églises en haut de la presqu'île : le monastère de Sevanavank avec l'église des Saints Apôtres et l'église Sainte-Mère de Dieu, qui abrite un khatchkar de style naïf ainsi que la Crucifixion en figure centrale, des scènes de la Nativité et du Jugement Dernier. A l'extrémité de la presqu'île, les pieds dans le lac, une mer on peut dire, on aperçoit la résidence du président ! Nous poursuivons notre route en longeant le lac Sevan, 70 km de long : autre chose que le lac de Genval !! Arrivée dans le village de Noratus et visite du cimetière de katchkars. Notre guide nous explique qu'un cimetière semblable a été détruit par les Azeri de l'autre côté de la frontière. Triste ! Des dames nous attendent pour vendre quelques produits d'artisanat (tricot). Nara nous explique les différents styles de katchkars et leur signification et symbolique. Sur une tombe nous remarquons des tessons de bouteilles. Lors des visites des familles les lendemains de jours religieux (Noël, .., Pentecôte = hier) les personnes apportent des victuailles et des boissons, qui restent après leur passage pour les pauvres du village. Puis nous visitons la partie moderne du cimetière avec une nuée de corbeaux qui survolent les tombes. Impressionnant ! Mais déjà il faut repartir. Une des dames vues à l'entrée se fait guide improvisé et nous montre que là un enfant est enterré, là une famille riche, là c'est un paysan qui est représenté sur la tombe, et là un artisan. Petite dringuelle bien méritée. Encore un de ces moments de temps suspendu. Continuation par le Col de Selim en empruntant la Route de la Soie. On est près de la frontière iranienne, et nous croisons des camions iraniens transportant des marchandises ? Au col de Selim, visite du caravansérail, abri pour les marchands de l'époque en voyage ainsi que pour leurs chevaux. Le gardien des lieux, ami de Nara et ayant appris le français à l'école de son village, nous offre un verre d'alcool de pommes de sa fabrication. C'est fort, et bon, ça me rappelle la goutte du Moni Fauss ! Il en verse dans une bouteille d'eau de 50 cl, et la donne à Nara. Arrivée tardive à l'hôtel à Jermuk, ville thermale dont les sources ressemblent à celles de Vichy. L'alcool ramené par Nara est le bienvenu pour clôturer cette longue et belle journée.
Les photos du 5e jour
Jeudi 24 mai :
Les photos du 6e jour
Départ pour une longue journée à nouveau. Le petit déjeuner est ralenti car un groupe de français très disciplinés font la file et ne semblent pas pressés. Nous faisons au plus vite. Les valises sont devant la porte de la chambre. Il n'y a qu'un ascenseur et les français s'impatientent comme nous de la lenteur du processus, mais cela s'arrange et nous sommes prêts à partir. Nous constatons que l'hôtel est situé juste à côté de l'usine d'embouteillage : souvenirs du début de ma carrière à Vittel !Nous reprenons la route d'hier. Très beau temps. Arrêt au col à plus de 2400 m. Venteux. Direction Tatev, The wings of Tatev, le nom donné au tout nouveau téléphérique installé par les Suisses, le plus long du monde, 5550 m. Panorama saisissant, grandiose et sensation forte au moment du changement d'inclinaison à chaque mât. Nouveau moment d'émerveillement : tout est vert, la route en lacets, en bas semble très scabreuse. L'arrivée après 12 minutes, c'est bien trop vite !! Visite du monastère. Un prêtre à l'air très zen et très gentil nous accueille avant la visite. Outre l'église de St Pierre et St Paul, il y a aussi une huilerie et dans la cour, un poteau construit sur un mécanisme en V avec des vis, qui oscillait à l'arrivée d'un danger tel que des soldats attaquants qui martelaient le sol, ou un séisme débutant. Cela ne fonctionne plus aujourd'hui, car après démontage pour comprendre le mécanisme, mystère non élucidé au demeurant, il n'a pas été possible de lui redonner sa fonction : il est à présent immobile. Le bâtiment du monastère est en restauration du côté du dortoir. Le repas de midi est servi sous une tonnelle à l'abri du soleil et avec une vue imprenable sur le monastère. Tous les types de salades, dont du choux-fleur rose, des épinards au fromage, puis de la viande de boeuf bouillie accompagnée de pommes de terre grillées, et un dessert, tout est délicieux. Nous voilà sur la route vers Erevan, destination le monastère de Novarank isolé dans un cirque montagneux aux falaises abruptes rouges (oxyde de fer) à couper le souffle. Je ne sais où donner de la tête. J'espère que mes photos seront à la hauteur de la beauté des lieux. Nara raconte les fêtes religieuses et profanes de l'Arménie. Nouvel An, puis le 6 janvier, Noël, épiphanie et baptême de Jésus. Le 8 mars, congé, à l'occasion de la Journée Internationale des femmes, suivie d'une semaine entière pour les femmes ! Pâques est à la même date que chez nous. Le lendemain de ces jours de fêtes religieuses, on honore les morts. Le jour des Droits de l'Enfant, les petits Arméniens sont gâtés, comme à notre St-Nicolas. Le premier septembre est également une journée très festive en Arménie pour célébrer la rentrée des classes. A l'entrée du canyon Amaghu, nous embarquons deux jeunes auto-stoppeuses dont une australienne qui a visité l'Ukraine, la Géorgie, la Turquie, l'Azerbaïjan et se débrouille en stop. Nara demande de ne pas monter les escaliers vers l'église. Nous comprenons pourquoi en découvrant les lieux. Mais bien sûr notre jeune amie n'a cure des conseils et entreprend immédiatement l'ascension, puis la descente scabreuse. Ah les jeunes ! Le cadre est extraordinaire, à 360° des katchkars taillés comme de la dentelle, … La route m'enchante toujours autant au retour. Je voudrais que le temps s'arrête. A la sortie du canyon, nous visitons la grotte ‘aux oiseaux', des hirondelles innombrables nichant sur la falaise, et des chauve-souris ayant investi l'intérieur. La grotte est quadrillée et fait l'objet de fouilles et d'analyses archéologiques et scientifiques depuis 2007. Plusieurs couches appartenant à la culture matérielle des époques différentes de l'Âge de la Pierre et du Cuivre. D'après les données obtenues par l'analyse radiocarbonique des objets et des fossiles (restes des ossements, carbone, tissus, semences et d'autres substances organiques), ces couches appartiendraient aux limites chronologiques de la fin de 5ème et le début du 4ème millénaires avant J.C. Un complexe de constructions en terre cuite de différentes formes a été trouvé. A en juger par la présence des récipients, flacons, tonneaux et pots destinés à la conservation des aliments et le pressoir destiné à la viticulture, le complexe avait un rôle producteur. Les résidus végétaux merveilleusement conservés, trouvés pendant les fouilles, les arcades, les tiges, les semences de la prune, de l'abricot, du blé, de l'avoine et d'autres céréales, cultivées ou sauvages, en sont le témoignage. La grotte, grâce à son microclimat singulier et constant, était un lieu idéal pour la production, conservation et stockage des aliments, ce qui est prouvé par les semences encore en excellent état. De plus, une chaussure en cuir a été découverte dans cette grotte, que nous verrons au musée d'histoire demain. C'est la plus ancienne chaussure au monde : elle a 5500 ans ! Nous reprenons la route vers le Mont Ararat. Nara raconte la légende de Noé et les batailles avec les turcs qui ont annexé le Mont, sacré pour les arméniens, et qui est juste le point culminant pour la Turquie : une question de hauteur pour les uns, et de profondeur pour les autres. Malheureusement le mont est caché par les nuages et la brume. Pas sûr d'avoir une photo correcte. Nous visitons encore le monastère de Khor Virap, le premier lieu saint de l'Arménie, où se trouve la fosse où a été torturé St-Grégoire l'Illuminateur par le roi Tiridate IV. Il survécut miraculeusement durant treize ans (par ailleurs, ce monastère est surnommé Prison de saint Grégoire Khor Virap signifie « puits profond »). Lorsque le roi, après avoir martyrisé Gayané, Hripsimé et leurs compagnes, tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il guérit le roi et le convertit au christianisme. L'Arménie devient alors le premier pays chrétien. Là nous nous trouvons à quelques km seulement de la Turquie et du Mont Ararat. On distingue les miradors à la frontière. Quelle tristesse. Nous reprenons l'autoroute vers Erevan. Ma boîte de chocolats Galler consolera le groupe de la pluie qui tombe bien maintenant. Le souper aura lieu à l'hôtel, et non dans un restaurant en ville, à la satisfaction de tous. Encore une journée riche en découvertes qui se termine très bien.
Les photos du 6e jour
Vendredi 25 mai :
Les photos du 7e jour
Nous sommes à nouveau à l'hôtel Messier 53, même chambre qu'au début du voyage : nous passons une excellente nuit et nous nous levons en pleine forme pour le dernier jour en compagnie de Nara, pour des visites dans et autour de Erevan.J'ai réussi à me connecter à mon compte FB et à trouver sa page. Premier lien cliqué : Charles Aznavour chante un Ave Maria au Mémorial du Génocide, que nous visiterons aujourd'hui : émotion très forte pour moi, je suis bouleversée. Nous démarrons la visite d'Erevan par le quartier des Cascades, conçu par Tamanian près du musée d'Art Moderne. Des escaliers en cascade mènent vers des oeuvres d'art et des statues. Les fontaines sont en panne et l'oeuvre n'est pas terminée, mais c'est quand même impressionnant et cela me plait beaucoup. La place Tamanyan, située devant l'entrée du centre, abrite un jardin de sculptures où sont notamment exposés des oeuvres de Fernando Botero, Barry Flanagan, Lynn Chadwick et Jaume Pensa, reconnaissable par les lapins. Certaines oeuvres sont des cadeaux du Royaume-Uni, ou d'autres pays du monde entier. Beau début de journée ! Ensuite nous quittons Erevan pour 3 visites d'églises dont le ‘Vatican' de l'église de tous les Arméniens du monde (à distinguer des Arméniens de Silicie). C'est une grande journée ici : Le jour de la dernière cloche' : le dernier jour avant les vacances d'été. Tous les élèves, les profs et les parents sont dans la rue. Les voitures sont décorées de ballons et klaxonnent. Les jeunes sont en uniforme, une fleur ou un noeud à la boutonnière, les mamans sont sur leur trente-et-un. La première église de Zvarnots, du 7e s, en ruine mais très belle, grâce à l'environnement, les coquelicots, le calme parfait. Nous sommes seuls ici. Quel privilège. La seconde église est celle de Ste Hripsimé, martyre et vierge, sous Dioclétien et Thiridate, le roi sanglier, tombé amoureux de sa beauté. Un prêtre sympa nous accueille. Il surveille les ouvriers qui remplacent le grand rideau de l'autel, en préparation de la fête de la Sainte, ce dimanche. Les rosiers en fleur, dans l'allée sont magnifiques. Le ‘Vatican' est très animé. Les groupes de jeunes affluent. L'église d'Etchmiadzine elle-même est en très gros travaux de restauration, hyper bruyants. Une grande esplanade permet d'accueillir les foules lors des grands évènements, comme la visite de Jean-Paul II qui a ramené en Arménie les reliques de St-Grégoire l'Illuminateur. Nous faisons des photos avec des jeunes qui terminent leurs étude et nous voilà déjà partis pour le repas de midi dans un centre culturel très vivant et intéressant : des souliers partout, un accueil chaleureux, une déco amusante, une boutique, … L'après-midi sera empreinte de plus d'émotion avec la visite au mémorial du Génocide : le parc avec tous les sapins plantés par les grands de ce monde venus se recueillir et montrer leur soutien au peuple arménien si souvent attaqué et maltraité. Des tombes et un mur long de cent mètres porte les inscriptions des villages arméniens de l'Empire ottoman dans lesquels ont eu lieu les massacres. Une pointe de granite de 44 mètres de haut représente la renaissance de la nation arménienne. Cette pointe est divisée en deux parties, l'une couvrant l'autre, qui symbolisent les deux Arménies orientale et occidentale. Puis nous arrivons dans le mémorial, douze stèles de granite disposées en cercle, et qui abrite la flamme éternelle. Des visiteurs déposent des roses blanches et des oeuillets tout autour. Un musée circulaire souterrain. On y trouve des clichés de photographes allemands (l'Allemagne était l'alliée de la Turquie pendant la Première Guerre mondiale) et plusieurs publications relatant les événements de l'époque. Après ce moment de recueillement nous sommes un peu sonnés. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Nous allons cependant encore nous promener au Vernissage, faire quelques photos et le soir, nous soupons dans un resto branché, genre que nos filles apprécieraient :-) Nous préférons rentrer à pied en passant par la Place de la République où un spectacle son et lumière se produit sur les fontaines de la place, surtout en ce soir de fête dans la ville. Nous marchons dans une rue très animée, piétonne et où les boutiques sont ouvertes. Il y a de la musique partout et des gens dansent les danses arméniennes au son de l'accordéon et du duduk. Quelle chance nous avons d'assister à cela et de ne pas avoir pris le taxi. Nous arrivons sur une place avec un chapiteau et de la musique electro. Ce n'est pas la place de la république. Vite il faut faire demi-tour, sinon nous raterons de justesse la fin du son et lumière. Nous avons de la chance et nous apprécions le spectacle. Retour par le Vernissage, vide à cette heure. Nous sommes déjà presqu'à l'hôtel quand les premières explosions de fusées nous parviennent du feu d'artifice. Mais nous sommes fatigués et contents de rentrer au Messier 53.
Les photos du 7e jour
Samedi 26 mai :
Les photos du 8e jour
Marine, la nouvelle guide, nous attend. Elle parle un français encore plus parfait que Nara. Le programme de la journée nous est communiqué heure par heure : nouveau style ! Nous comprenons qu'il s'agit de rendez-vous successifs que nous devons respecter le mieux possible, chez le Maître du duduk et avec les guides des musées.Aujourd'hui on distingue un peu mieux le sommet du Mont Ararat et nous demandons un arrêt-photo. Artak fait un détour et s'arrête sur un rond-point, sur un grand pont, où on ne peut bien sûr pas s'arrêter. Nous faisons vite. Karen Hakobayan, maître du duduk et son épouse nous accueillent dans leur maison, un havre de paix superbement aménagé, avec une table de fruits, gâteaux, boissons à notre intention. Il y a un piano rouge, ancien, provenant de Belgique-France, qui avait été offert à la reine des belges au siècle passé. Et bien sûr une collection de duduks, soprano, baryton, … Karen nous en fait découvrir plusieurs types en exécutant de beaux morceaux de musique pour nous : musique liturgique de Komitas, Charles Aznavour, … Madame accompagne au piano pour un morceau de jazz génial. Blague de notre chauffeur, Artak : Je peux le faire aussi : c'est comme les pédales de la voiture … Ensuite vient une sorte de cornemuse en peau de chèvre, dont le morceau s'achève alors que Karen ne souffle plus dans l'instrument … Beaucoup d'émotion, moment magique. Temps suspendu. Puis arrive la visite de l'atelier. Le bois d'abricotier est coupé en carré, à la bonne longueur, séché pendant 2 ans, trempé dans l'huile de chanvre et des huiles essentielles. Le trou central est foré à la main, et les trous des notes sont tous différents. 3 jours de travail pour fabriquer un duduk. Karen a également inventé des instruments pour produire des sons bien particuliers. Il joue dans un orchestre connu ainsi que dans plusieurs musiques de films comme Gladiator. Nous achetons son CD. Etape suivante : le musée d'histoire où il est interdit de photographier. La guide du musée réexplique toute l'histoire de l'Arménie devant la carte. Ce n'est pas inutile pour moi ! Nous passons dans la salle de l'âge de la pierre. Les explications sont trop détaillées. De même pour l'âge du bronze. Ah, nous voyons la chaussure la plus ancienne du monde, découverte dans la grotte aux oiseaux, visitée il y a 2 jours. Nadia, puis Daniel, puis moi, quittons le groupe pour visiter plus rapidement plus de salles : les costumes, le génocide, … Le repas de midi est dans une taverne, où nous sommes servis par une armée de serveurs en tenue typique. Salades et fromages, puis un plat de poulet avec légumes grillés et le traditionnel gâteau : tout est très bon. Le second musée, celui des manuscrits : Matenadavan, avec une charmante guide qui nous explique le Livre des Lamentations, vénéré par les Arméniens, le livre le plus grand, sauvé par une femme au cours du génocide, et le plus petit. Les enluminures très fines et représentant des scènes et des personnages connus. C'est plus qu'intéressant, mais mes yeux se ferment, je n'en peux plus ! Jacques veux acheter des graines et nous ajoutons la visite du marché couvert qui n'était pas au programme. Les marchands de fruits secs et autres épices dans le premier hall n‘ont pas de succès. Dans le second bâtiment, les fruits, fraises, cerises, …, les légumes, poissons, … C'est la foule. Je fais plein de photos. J'ai récupéré de l'énergie. Ouf ! Retour à l'hôtel, repos, douche, un gros orage éclate. Ouf, nous n'avons pas entrepris de nouvelle balade en ville ! A 19h30, Marine nous attend avec Artak qui a l'air pas du tout en forme. D'ailleurs il ne soupera pas avec nous. Nous rentrerons en taxi. L'agence offre le vin pour ce repas d'adieu avec Marine. Avec Nadia j'entreprends de lui expliquer le paysage institutionnel compliqué de la Belgique : nous passons une belle soirée.
Les photos du 8e jour
Dimanche 27 mai :
Les photos du 9e jour
Le jour du retour est arrivé. Il reste quand même une matinée de temps libre. Nous prenons un taxi vers le croisement de l'avenue Abovyan et de l'avenue Moscovyan.L'avenue Abovyan est très large et arborée. Il fait beau et très calme. Les boutiques sont fermées. Photos au milieu d'un groupe de statues de joueurs de duduk. Nous suivons une partie de l'office dominical dans l'église Saint Astvatsatsin (Sainte Mère de Dieu). L'assemblée est surtout constituée de dames âgées, un voile cachant la chevelure. Plusieurs prêtres se succèdent en psalmodiant. Des diacres et des enfants de choeur circulent, chantent, récitent, encensent à tout va, tiennent des cierges et accompagnent le prêtre qui lit l'évangile. Les fidèles se lèvent, s'assoient, se signent, partent à reculons, font des offrandes à une table dans le fond de l'église. Je suggère à Daniel de faire don de nos dernières pièces. Je reçois en échange 4 bougies que je vais allumer dans la chapelle attenante. Nous poursuivons la rue Abovyan. Une librairie ouverte nous tend les bras. Daniel achète un livre d'histoire de l'Arménie en anglais. Sur la place Abovyan, l'affiche de Charles Aznavour, une grande fontaine entourée des signes du zodiaque arménien, ainsi qu'une immense araignée et un ours en boulons et autres ferrailles. Daniel déplace un pion du gigantesque jeu d'échec. Nous arrivons à la place de la République. Les drapeaux flottent : le drapeau arménien, rouge, bleu, orange, ainsi que celui du centième anniversaire de la 1e république que l'on fête le lendemain. Encore quelques photos des affiches du musée d'histoire : la départ de Noé du Mont Ararat, la consécration du poète Sayat Nova. Arrivés au Vernissage, j'achète un bracelet d'allure moderne à un jeune artisan, pour remplacer mon bracelet cassé, en attendant sa réparation. Il est presque midi et nous cherchons un endroit pour nous restaurer avant le départ vers l'aéroport. Repas assez décevant dans une sorte de fast-food. Arrivés à l'hôtel, notre clé est déjà désactivée , mais le problème est vite corrigé et les valises sont descendues à temps pour le départ vers l'aéroport. Artak n'a pas belle allure, il est malade. Les adieux sont brefs mais chaleureux.
Les photos du 9e jour BYE BYE ARMENIA ! WE WILL NEVER FORGET ! WE LOVE YOU !
Les photos du 2 juin Bonus : Samedi 2 juin, Place de la Monnaie à Bruxelles
La communauté arménienne de Belgique fête le centenaire de leur 1e République. Nous sommes là. L'ambiance est bon enfant. Les gens dansent sur des musiques arméniennes. Je remarque une famille dont tous arborent le t-shirt à l'effigie de Nikol Pachinian, le nouveau premier ministre, qui vient d'accéder à ce poste suite à la Révolution de Velours menée par les jeunes à Erevan peu de temps avant le début de notre voyage. Je demande si le mot écrit dans l'alphabet arménien est le nom du premier ministre. Non, c'est le mot COURAGE ! Après quelques mots seulement, je me rends compte que cette famille vient de Court Saint-Etienne, comme Monique et Michel et qu'ils ont visité le Musée de LLN et parlé à Nadia. Cette fois, LE MONDE EST UN VILLAGE, et pas seulement pour la génération de nos enfants ! Quel bonheur. Nous applaudissons et nous assistons encore à quelques danses plus traditionnelles et à des chansons qui rencontrent un beau succès. Le dimanche nous ne serons pas présents, mais Nara partage sur facebook la célébration à l'occasion du nouveau costume de Mannekenpis : le costume arménien traditionnel.
Nous souhaitons de tout coeur au courageux peuple arménien, un nouvel avenir, le meilleur possible pour eux-mêmes et pour leur beau pays.
Mes autres voyages sont à découvrir sur http://www.wagnerdenise.net
Samedi, le 19 mai à 3h30 du matin : départ vers l'aéroport de Zaventem
Les photos du 1er jour
Notre fille nous conduit sans encombres jusqu'au drop-off. Les files commencent de suite, pour entrer à l'aéroport, pour l'enregistrement des bagages, à la douane, au contrôle de sécurité. Nous sommes en retard pour l'embarquement, il n'y a plus personne, donc cela passe comme une flèche, ainsi que pour prendre notre place à bord. A Kiev, nous n'avons que le temps de rejoindre la porte pour la correspondance.A l'aéroport de Zvarnots, nous sommes attendus par Nara notre guide, avec un couple de Court-Saint-Etienne. Le troisième couple arrivera par un vol tard dans la soirée. Première découverte de Erevan. Nara nous montre au passage l'Ambassade des Etats-Unis, qui vu l'étendue du site doit abriter pas mal d'espions. Puis la route franchit le pont de la Victoire, qui enjambe des gorges. De chaque côté, les deux distilleries de brandy arménien : "Ararat" en impose ! Après un arrêt pour changer nos euros en drahms, nous arrivons rapidement à l'hôtel, bien situé, près du ‘Vernissage', marché local artisanal. Il fait beau. Directement un vendeur veut nous vendre un disque de Charles Aznavour, artiste français d'origine arménienne mondialement connu. Ici on vend de tout : livres, fleurs, couteaux, flutes, outils de menuiserie, broderies, bijoux, jeux d'échecs, … Nous faisons quelques achats, pour des cadeaux et pour nous. Il est 18h et l'orage menace. Nous faisons halte dans un café-resto pour nous désaltérer. Repérage pour trouver le resto conseillé par Nara. A notre arrivée au resto nous retrouvons Monique et Michel, nos compagnons de voyage et nous sympathisons. Notre hôtel, très récent, le Messier 53 nous assure tout le confort pour les 2 premières nuits.
Les photos du 1er jour
Dimanche 20 mai : dimanche de Pentecôte
Les photos du 2e jour
Par whatsApp, nous apprenons que Sandrine est allée aux urgences et en est sortie avec un plâtre, un problème aux tendons, le même pied qu'il y a quelques mois. Stress, mais on ne peut rien y faire.Au petit dèj, nous rencontrons le 3e couple, de Louvain-la-Neuve : c'est donc le Brabant Wallon qui se retrouve en force en Arménie. Chouette. Il n'y a pas de café, c'est du nescafé. Le pain n'est pas terrible. Une dame derrière une vitre :-) prépare une espèce de gigantesque pâte à pizza et nous fait signe. On nous l'apporte à table. C'est croquant et sans goût. Je constate des personnes à une autre table qui découpent des petits bouts et y fourrent de la confiture ou un morceau de tomate. En fait pendant le dîner, la guide nous expliquera que c'est du lavash, leur pain sans levain, traditionnel, qui ne fait pas grossir :-) elle ne mange que ça ! Nous démarrons sous une fine pluie, avec un minibus d'environ 20 places pour nous six, et notre chauffeur Artak. Premier mot appris en Arménien : bonjour = Bari luys (le matin, et barev en général – luys signifie lumière). Traversée d'Erevan et départ vers le plateau qui surmonte les alentours de la capitale, comparable à Bruxelles en nombre d'habitants. Immeubles tours à la soviétique, assez délabrés, mais rues propres. Conduite assez calme et trafic fluide. La route s'élève. Nara nous fait l'historique de l'Arménie depuis des temps ancestraux. Nous passons devant la statue de Haïk, l'ancêtre de tous les arméniens. Histoire sanglante pour l'Arménie dont le territoire s'est réduit de guerre en guerre jusqu'au génocide turc de 1915, les concessions de Staline en 1933 avec la perte du Mont emblématique, et les conflits plus récents avec l'Azerbaïdjan pour le Haut-Karabagh. Bonne ambiance dans le bus. Nous arrivons au Temple de Garni, unique temple d'influence grecque encore en place, bien que reconstruit suite à un tremblement de terre. Son emplacement en surplomb de la vallée du cours d'eau tempétueux Goght : un lieu stratégique. Le site est visité par un groupe d'ados, qui terminent déjà l'année scolaire cette semaine : ils ont 3 mois de vacances d'été. Nous visitons les anciens thermes romains, avec des mosaïques assez bien conservées, et une phrase mystérieuse qui dit ‘nous n'avons pas été payés' ! Revendication syndicale à l'époque romaine ?? Nara semble ne pas être convaincue que nous sommes aptes à faire la promenade prévue au programme et demande plusieurs fois si tout le monde sera capable de descendre la pente raide et de remonter le chemin abrupt à la fin. Je crois qu'elle espère qu'il pleuve à nouveau. Mais nous voulons absolument le faire et un guide local nous accompagne qui nous aidera à passer les endroits les plus glissants. La pente est effectivement glissante et la main tendue est bienvenue. Les coquelicots ici sont plus beaux que chez nous, la corolle est agrémentée de noir. J'adore. Les roses sauvages sont également en fleur. Il ne pleut plus et nous arrivons sur un chemin à plat le long de la rivière, mais interdit de photographier malgré les splendides orgues basaltiques : c'est un endroit stratégique ! Nara nous rassure : arrivés à une clôture, nous sortons de la zone stratégique et le paysage devient encore plus fabuleux. C'est plus beau et plus grand qu'en Islande ! Incroyable. C'est aussi le refuge de nombreux nids d'hirondelles. Nous sommes déjà dans la remontée. La belle vue atténue la difficulté. Nous allons dîner chez l'habitant. Le jardin de nos hôtes est magnifiquement arrangé : amphores, balancelles, lit recouvert d'un tapis, pour la sieste. La situation en promontoire de la vallée avec vue sur la rivière que nous venons de longer à pied. Nara dit que nos hôtes ont suivi notre progression en bas ! La table est dressée : au moins une dizaine de plats de salades diverses, taboulé, et le lavash comme à l'hôtel. C'est délicieux et ce n'est que l'entrée. J'avais remarqué que le ‘boss' préparait un bbq. C'est de la truite saumonée. Elles sont bien plus grosses que chez nous. Elles sont découpées en 4 parts. Nara préfère la tête, elle se régale. Dessert et café pour terminer : cerises, bananes et pommes avec une grosse part de gâteau à l'orange : bonjour le bénéfice du lavash ! J'ai prévu une boîte de chocolats pour nos hôtes. La jeune femme ouvre la boîte mais nous refusons d'en prendre. Les toilettes sont situées sous les ruches ! Spécial ! Pas le temps de faire la sieste. Nous quittons ce bel endroit et ces gens accueillants pour notre prochaine visite. En route vers le monastère de Géghard, monastère de la lance sacrée. Pour y accéder, belle route qui traverse le plateau supérieur au-dessus de la vallée. Au détour d'un virage nous croisons un troupeau de moutons. Par endroits la colline s'affaisse et des pans de murs sont par terre. Les poteaux d'électricité semblent rafistolés avec un socle en béton et le poteau en bois attaché avec du fil au béton. Le monastère est accolé à la montagne, en partie construit et en partie creusé dans la roche, avec des cavités pour loger les moines. Quelques commerçants vendent des grands gâteaux, des barres de fruits secs ou des couronnes de fleurs. Il y a du monde et en ce jour de Pentecôte, un baptême se prépare : 2 jeunes filles et un petit garçon de 2 ans. Visite de l'église et nous assistons au baptême traditionnel et confirmation dans la foulée. Le prêtre principal est un colosse impressionnant coiffé d'une calotte noire. On amène l'eau dans un grand seau. Le bébé pleure et les jeunes filles s'aspergent copieusement y compris sur les jambes et dans le cou. Les khatchkars, monuments aux morts, pierres sculptées de croix ornent les murs un peu partout. Il y a aussi une source miraculeuse vénérée par les fidèles, qui laissent des mouchoirs attachés à des arbres à voeux, derrière le petit pont. Retour à Erevan avec un petit arrêt pour admirer un point de vue sur la ‘plaine' (plaine volcanique très chahutée, et la statue en l'honneur du poète Yeghishe Charents persécuté par les soviétiques et qu'on voit sur les billets de 1000 drahms. Retour à l'hôtel et court moment de repos. Il drache. Nous avons accepté d'aller à pied au resto (20 min) pour que Artak puisse bichonner le minibus avant la longue route de demain. Nous démarrons plein d'entrain vers le resto Mezzo où nous entendrons du Jazz live. A peine partis la pluie recommence à tomber. Tout le monde est équipé sauf Daniel et Nara. Nara propose plusieurs fois de prendre un taxi ce que nous refusons. Mais après 20 min de marche forcée, il en reste encore 10 ! Va pour le taxi alors ! Le mien a 4 grandes fissures dans le pare-brise et refuse de démarrer. Le chauffeur chipote sous le capot. On se croirait à Pekin-Express. Daniel a un véhicule plus moderne avec conduite à droite et gps en japonais. Ils achètent ces voitures sur internet, moins cher ! Le resto a de l'allure : un bar en forme de piano. Nous dégustons une soupe au fromage, onctueuse, délicieuse. Le plat de viande est copieux. Mais point de jazz. Nara appelle des taxis et bien sûr, au moment de notre départ, la musique démarre mais il est trop tard pour nous. Dommage.
Les photos du 2e jour
Lundi 21 mai :
Les photos du 3e jour
Il est déjà temps de quitter notre bel hôtel d'Erevan ! Nous partons sous la pluie. Traversée rapide d'Erevan avec vue de quelques monuments, depuis la voiture : l'opéra, 2 églises reconstruites après le départ des soviets, quelques statues de poètes et d'hommes politiques.On aperçoit de nouveau au loin les Monts Ararat, petit et grand, dans les nuages. Bonne ambiance dans le bus. Nara est enrhumée. Premier arrêt à Aktarak pour visiter une minuscule église construite sur le modèle orthodoxe, avec une coupole aplatie. Au loin on aperçoit une église arménienne, avec le toit pointu et conique. L'église Sainte Mère de Dieu est très belle. Nara explique toutes les différences et les similitudes entre nos versions respectives de religions chrétiennes, ainsi que les symboles et les règles de construction de toutes leurs églises : le nartex carré soutenu par 4 colonnes et le trou en haut au milieu. Les fidèles et surtout les catéchumènes restent dans le nartex pour suivre les offices. Le transept est beaucoup plus petit que dans nos églises avec l'autel plus haut que chez nous et construit, où seul le prêtre et ses acolytes montent pour officier, et en pantoufles. Un grand rideau se ferme pendant la préparation de l'office. Il n'y a qu'un étendard et 2 ‘pelles à pizza' avec des clochettes. Peu de statues et de décorations, une seule fenêtre minuscule dans le choeur.
Puis la route monte vers le monastère des Psaumes, Sarmossavank et les gorges Kasagh. Un matenadaran (bibliothèque) est adossé à l'église. Les moines y reproduisaient les livres saints, d'où le nom du monastère.Vue sur les gorges voisines : attention, ne pas s'approcher du bord, un guide y étant tombé il y a quelques années ! Les gorges sont vraiment impressionnantes. Nous avons bien choisi notre voyage, tout est largement au-delà de nos attentes. A midi, repas avec Master Class, chez l'habitant, à Ush. A nouveau, multitude de plats de légumes, et de l'oseille en entrée. Des pâtes grillées puis bouillies avec du veau, agrémenté de carottes en roulades. C'est très bon. La Master Class : ce sont nos hommes qui s'y collent : Daniel et Jacques nouent le tablier et on va faire un gâteau pour le dessert. Avec un gros rouleau, Daniel étale la pâte. Il fait des manoeuvres savantes, comme en voiture, pour arrondir la pâte. C'est très drôle, je filme. Au milieu de la pâte on a placé une pièce, qui portera bonheur celui ou celle qui la découvrira dans sa part à la dégustation. Le gâteau est placé dans un four traditionnel, dans un trou soutenu en haut par un pneu ! Le second plat, est la fabrication des fameuses pâtes du dîner : cette pâte est plus sèche et difficile à étaler, et il faut faire un ovale. Jacques s'applique. Ensuite on passe au découpage et on pend les pâtes sur le fil à sècher. Surprise, c'est moi qui découvre ‘la fève' ! Nous recevons des magnets, sympa ! et Daniel offre les colliers hawaiens aux couleurs de la Belgique à nos hôtesses ravies qui promettent de placer ces photos sur FB ! A la sortie de Ush, en direction de Aparan et Vanadzor se dresse le monument à l'alphabet arménien. Nous faisons maintenant route vers le nord, vers notre destination de ce soir. La route traverse un plateau avec vue sur les monts Aragadz (4090m) et le mont Arei à 2375m de l'autre côté. Le mont Ara ressemble à un homme couché, le roi Ara dont la reine Semiramis d'Assyrie était si amoureuse qu'elle lui fit la guerre mais ne récupéra que son cadavre. Nous traversons un village Yézidi (adorateurs du diable) avec un temple dédié à une divinité païenne. Arrêt technique à Aparam dans un centre commercial animé, sorte de boulangerie semi-industrielle. Puis nous passons par Araks avec son monument dédié à la victoire contre les turcs de 1918, qui a conduit à la création de la première république arménienne. Puis la ville de Spitak, épicentre du séisme de 1988 qui a détruit complètement la ville et où l'aide internationale a permis de reconstruire chaque quartier. Stepanavan est également une ville martyr, avec ses quartiers de hlm ouzbecks particulièrement sinistres. Arrivée au site fortifié de Lori Berd, en pleine campagne au bout d'un chemin de terre chaotique, site en restauration au bord de nouvelles gorges magnifiques sous le ciel menaçant. La route vers Dzoraged et notre nouvel hôtel est difficile. Les voitures évitent les trous en roulant carrément à gauche. Je crois chaque fois que nous courons à la collision, mais c'est comme des pas de danse : chacun sait comment ça va ! L'hôtel est au bord d'une rivière torrentueuse que nous longeons assez longtemps. Le chemin de fer passe par là également et la montagne est super belle. Il s'agit d'une liaison commerciale importante vers la Géorgie, la mer noire et le reste du monde. L'hôtel est moins confortable qu'à Yerevan, mais le bar est sympa. Va pour une caïpirinha, 30 ans après le Brésil. Les serveurs nous mettent Charles Aznavour et nos compagnons de voyage nous rejoignent pour l'apéro. Le souper est délicieux encore cette fois et l'ambiance est au top. Jacques est un bon amuseur, et un amateur de trains, on aura l'occasion d'en reparler.
Les photos du 3e jour
Mardi 22 mai
Les photos du 4e jour
Notre hôtel appartient à un riche investisseur, Tufenkian qui construit et restaure des établissements dans les régions reculées du pays dans le but de donner du travail aux jeunes locaux. But louable !Ce matin, nous démarrons vers le monastère de Hagbat, inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Le site est très grand : une église, une bibliothèque dans laquelle on a retrouvé des livres pétrifiés (que nous verrons à Yerevan), des tombes, une chapelle musicale à l'acoustique remarquable, où Jacques entonne quelques notes : c'est beau et apaisant : encore un beau moment ! Une petite promenade dans le village, vers une fontaine-lavoir, avec le système-D de raccordement de tuyau d'arrosage. L'eau est une des richesses du pays. Nous voyons aussi de plus près les canalisations de gaz qui circulent plus ou moins en hauteur entre les maisons : spécial et potentiellement dangereux, mais ici tout le monde a accès au gaz de ville, même dans les villages reculés ! Nous faisons route le long de la rivière torrentueuse qui longe notre hôtel. La route est par endroit en très mauvais état : mêmes prouesses pour notre chauffeur pour éviter les trous et les véhicules qui arrivent dans l'autre sens, qu'hier soir. Il doit être fatigué, notre ami Artack. Une nouvelle route est en construction pour désenclaver cette région frontalière de la Géorgie. Des usines de cuivre en activité réduite, ou à l'arrêt sont accolées à la montagne et gâchent un peu le paysage. Elles sont le témoin de la période soviétique qui assurait le plein emploi et exploitait les ressources locales. Mais l'exploitation du cuivre dans la région date de bien plus longtemps. Le père de Charles de Gaulle aurait dirigé une mine d'extraction en 1880, mine qui a fourni 225 tonnes de cuivre pour construire la Statue de la Liberté offerte à New-York par la France. Plus loin, les paysages sont de plus en plus fabuleux. Le temps s'éclaircit. Nous faisons halte au monastère-forteresse de Akhtala. Le repas de midi se passe dans un centre culturel. Un bbq se prépare. Il fait beau maintenant. L'entrée, délicieuse, est constituée des plats habituels et aussi d'herbes, petits oignons radis, … Le plat principal est une grillade de porc, très gras. Ici le porc coûte plus cher que le bœuf. Les pommes de terres au four ont un goût très fin, meilleur que la viande. Nous avons vue sur une usine d'extraction de cuivre toujours en activité. Visite du monastère-forteresse qui se caractérise par des fresques magnifiquement conservée, qui ornent l'église entière. Construite sur un piton rocheux au bord des gorges (Xe s). La coupole et le tambour se sont effondrés et n'ont pas été reconstruits. Certaines fresques sont des reproductions mais les originales restent saisissantes. On remarquera les fresques des 40 martyrs de Sébaste. L'église est de type géorgienne ce qui explique la présence d'autant de fresques. Lors d'une invasion mongole (Tamerlan), les paroissiens se sont cachés dans l'église. Les assaillants, ne les trouvant pas mais entendant pleurer un bébé, un canon a tiré dans le choeur atteignant exactement la tête de la Vierge Marie qui porte Jésus et montre le chemin. Le trou béant est également exactement au centre de la croix visible à l'extérieur. Miracle ou habileté des artificiers ? Dans le jardin, une sculpture circulaire attire notre attention : il s'agit de 2 gigantesques anneaux surmontés de la grenade, fruit emblématique de l'Arménie. Au pied de la statue, un serpent est dessiné, signe de la tentation au sein des couples ? Nous reprenons la route d'Alaverdi pour visiter le vieux pont qui enjambe la rivière Debed en centre ville. A nouveau, vue sur les friches et l'usine de cuivre en activité. Tout près, une cabine de téléphérique est restée à l'arrêt sur son fil tendu au-dessus du canyon. Vue également sur le funiculaire qui transporte les ouvriers en haut de la colline d'où s'échappent les vapeurs polluantes de l'activité industrielle. Arrêt suivant spécialement demandé par Jacques, amateur de trains, à la gare d'Alaverdi. La gare est située sur la ligne unique vers la Géorgie. Un train de marchandises attend en direction de la Suisse via Bakou et Géorgie. Le personnel de la gare se met en 4 pour nous recevoir. Séance photo avec le chef de gare et ses casquettes : l'actuelle et celle de l'époque soviétique, mais il ne retrouve pas son uniforme de service ! Je suis intéressée par le fonctionnement des aiguillages : visite de la salle de contrôle où on manipule pour nous les aiguillages de cette gare et même d'une gare plus loin. Je crains un peu que tout ne soit pas remis en ordre (mon esprit de testeur revenant subitement à la surface). Ce n'est pas Infrabel qui nous recevrait ainsi ! A voir les peintures de type soviétique dans la salle des pas perdus et le monument près des voies, au Général Mikoyan, natif de la région et constructeur des Mig-31 soviétiques. Retour à l'hôtel. Visite du jardin, le long de la rivière. Photos et selfies des belles fleurs, sous la pluie ! Nous faisons le tour de l'hôtel : piscine et salle de sport au sous-sol, plateforme sur le toit, belle vue sur la montagne. Repas et dodo.
Les photos du 4e jour
Mercredi 23 mai :
Les photos du 5e jour
Aujourd'hui nous devons nous lever plus tôt, boucler les valises et déjeuner à 8h.Daniel remarque une ancêtre Volga dont le bouton d'ouverture du coffre est un robinet douche énorme. La route nous mène à nouveau vers Alaverdi, d'où nous prenons la direction de Odzun en haut du canyon. Visite de la belle église de Odzun. Une grande stèle funéraire attire notre attention dans le jardin. A l'entrée de la ville, on aperçoit la statue monumentale du catholicos Jean d'Odzun. L'église date du 5e/6e siècle et se trouve dans un parc parsemé de tombes. Le curé attend les visiteurs, équipé d'une scie à main. Il dirige les travaux de jardinage. Très belle église avec des représentations de la Vierge, qui montre le chemin, à travers son Fils. Le prêtre a une grande conversation avec Nara. Très sympathique, il nous confie qu'il est marié et père de 4 enfants. Son père participe aux besoins du ménage. Il est particulièrement fier de son église et du parc, et nous confie ‘Le ministère de la culture a placé la montagne derrière mon l'église pour la mettre en valeur'. Il a de l'humour. D'Odzun la route longe la falaise du fleuve Débed jusque Stepanavan que nous avions déjà traversé en partie il y a 2 jours. Dans le bus, Nara nous décrit la vie quotidienne des Arméniens. Service militaire de 2 ans pour les garçons, à 18 ans, juste après l'école secondaire et avant les études supérieures. A l'école il y a un cours de ‘jeu d'échec'. La couverture sociale en Arménie est faible, ne couvrant pas la perte d'emploi, mais bien la maladie et la pension. Le coût de la vie nous semble très élevé par rapport au niveau des salaires. La viande de porc est plus chère que celle de boeuf. Après le passage d'un long tunnel, nous traversons une belle région habitée par le Molokans, secte protestante comparable aux Amish de Pennsylvanie. Ils sont aussi appelés, les buveurs de lait, ne pratiquant pas le jeûne. Puis traversée de la ville sinistrée de Vanadzor. La ville n'est que friches industrielles d'usines diverses mises à l'arrêt avec le départ des soviétiques. Pas d'argent pour nettoyer. C'est triste ! Plus loin le paysage change du tout au tout et nous découvrons le Parc National de Tavush, comparable à une ‘petite Suisse'. Arrivée à Dilidjan pour prendre le repas dans un agréable restaurant très design. J'en profite pour acheter quelques souvenirs qui feront plaisir aux enfants. Le repas est cette fois encore, vraiment délicieux. Nara nous amène dans le quartier reconstruit d'habitat traditionnel, mais où il n'y a pas âme qui vive. Dommage. Ensuite route vers le Lac Sevan. Le paysage change encore au passage d'un long tunnel. De ‘La Petite Suisse', nous passons aux ‘Steppes d'Asie Centrale'. Arrivée au Lac Sevan, le plus petit des 3 lacs de la Grande Arménie : le lac de Van est maintenant en Turquie et le plus grand : Ourmia est en Iran. Le lac Sevan est le 2e lac d'eau douce plus élevé en altitude du monde, après le Titicaca au Pérou. Réserve d'eau potable alimentée par 28 rivières. En 1933, Staline décide d'exploiter la réserve d'eau et de faire baisser le niveau de 45m. Les travaux achevés en 1949, l'eau continue de baisser. Avec la mort de Staline, l'exploitation hydro-électrique avait été abandonnée. De nouveaux travaux déviant le cours de la rivière Arpa dans le lac permettent une remontée des eaux depuis 2003. Petite grimpette de 249 marches vers les 2 églises en haut de la presqu'île : le monastère de Sevanavank avec l'église des Saints Apôtres et l'église Sainte-Mère de Dieu, qui abrite un khatchkar de style naïf ainsi que la Crucifixion en figure centrale, des scènes de la Nativité et du Jugement Dernier. A l'extrémité de la presqu'île, les pieds dans le lac, une mer on peut dire, on aperçoit la résidence du président ! Nous poursuivons notre route en longeant le lac Sevan, 70 km de long : autre chose que le lac de Genval !! Arrivée dans le village de Noratus et visite du cimetière de katchkars. Notre guide nous explique qu'un cimetière semblable a été détruit par les Azeri de l'autre côté de la frontière. Triste ! Des dames nous attendent pour vendre quelques produits d'artisanat (tricot). Nara nous explique les différents styles de katchkars et leur signification et symbolique. Sur une tombe nous remarquons des tessons de bouteilles. Lors des visites des familles les lendemains de jours religieux (Noël, .., Pentecôte = hier) les personnes apportent des victuailles et des boissons, qui restent après leur passage pour les pauvres du village. Puis nous visitons la partie moderne du cimetière avec une nuée de corbeaux qui survolent les tombes. Impressionnant ! Mais déjà il faut repartir. Une des dames vues à l'entrée se fait guide improvisé et nous montre que là un enfant est enterré, là une famille riche, là c'est un paysan qui est représenté sur la tombe, et là un artisan. Petite dringuelle bien méritée. Encore un de ces moments de temps suspendu. Continuation par le Col de Selim en empruntant la Route de la Soie. On est près de la frontière iranienne, et nous croisons des camions iraniens transportant des marchandises ? Au col de Selim, visite du caravansérail, abri pour les marchands de l'époque en voyage ainsi que pour leurs chevaux. Le gardien des lieux, ami de Nara et ayant appris le français à l'école de son village, nous offre un verre d'alcool de pommes de sa fabrication. C'est fort, et bon, ça me rappelle la goutte du Moni Fauss ! Il en verse dans une bouteille d'eau de 50 cl, et la donne à Nara. Arrivée tardive à l'hôtel à Jermuk, ville thermale dont les sources ressemblent à celles de Vichy. L'alcool ramené par Nara est le bienvenu pour clôturer cette longue et belle journée.
Les photos du 5e jour
Jeudi 24 mai :
Les photos du 6e jour
Départ pour une longue journée à nouveau. Le petit déjeuner est ralenti car un groupe de français très disciplinés font la file et ne semblent pas pressés. Nous faisons au plus vite. Les valises sont devant la porte de la chambre. Il n'y a qu'un ascenseur et les français s'impatientent comme nous de la lenteur du processus, mais cela s'arrange et nous sommes prêts à partir. Nous constatons que l'hôtel est situé juste à côté de l'usine d'embouteillage : souvenirs du début de ma carrière à Vittel !Nous reprenons la route d'hier. Très beau temps. Arrêt au col à plus de 2400 m. Venteux. Direction Tatev, The wings of Tatev, le nom donné au tout nouveau téléphérique installé par les Suisses, le plus long du monde, 5550 m. Panorama saisissant, grandiose et sensation forte au moment du changement d'inclinaison à chaque mât. Nouveau moment d'émerveillement : tout est vert, la route en lacets, en bas semble très scabreuse. L'arrivée après 12 minutes, c'est bien trop vite !! Visite du monastère. Un prêtre à l'air très zen et très gentil nous accueille avant la visite. Outre l'église de St Pierre et St Paul, il y a aussi une huilerie et dans la cour, un poteau construit sur un mécanisme en V avec des vis, qui oscillait à l'arrivée d'un danger tel que des soldats attaquants qui martelaient le sol, ou un séisme débutant. Cela ne fonctionne plus aujourd'hui, car après démontage pour comprendre le mécanisme, mystère non élucidé au demeurant, il n'a pas été possible de lui redonner sa fonction : il est à présent immobile. Le bâtiment du monastère est en restauration du côté du dortoir. Le repas de midi est servi sous une tonnelle à l'abri du soleil et avec une vue imprenable sur le monastère. Tous les types de salades, dont du choux-fleur rose, des épinards au fromage, puis de la viande de boeuf bouillie accompagnée de pommes de terre grillées, et un dessert, tout est délicieux. Nous voilà sur la route vers Erevan, destination le monastère de Novarank isolé dans un cirque montagneux aux falaises abruptes rouges (oxyde de fer) à couper le souffle. Je ne sais où donner de la tête. J'espère que mes photos seront à la hauteur de la beauté des lieux. Nara raconte les fêtes religieuses et profanes de l'Arménie. Nouvel An, puis le 6 janvier, Noël, épiphanie et baptême de Jésus. Le 8 mars, congé, à l'occasion de la Journée Internationale des femmes, suivie d'une semaine entière pour les femmes ! Pâques est à la même date que chez nous. Le lendemain de ces jours de fêtes religieuses, on honore les morts. Le jour des Droits de l'Enfant, les petits Arméniens sont gâtés, comme à notre St-Nicolas. Le premier septembre est également une journée très festive en Arménie pour célébrer la rentrée des classes. A l'entrée du canyon Amaghu, nous embarquons deux jeunes auto-stoppeuses dont une australienne qui a visité l'Ukraine, la Géorgie, la Turquie, l'Azerbaïjan et se débrouille en stop. Nara demande de ne pas monter les escaliers vers l'église. Nous comprenons pourquoi en découvrant les lieux. Mais bien sûr notre jeune amie n'a cure des conseils et entreprend immédiatement l'ascension, puis la descente scabreuse. Ah les jeunes ! Le cadre est extraordinaire, à 360° des katchkars taillés comme de la dentelle, … La route m'enchante toujours autant au retour. Je voudrais que le temps s'arrête. A la sortie du canyon, nous visitons la grotte ‘aux oiseaux', des hirondelles innombrables nichant sur la falaise, et des chauve-souris ayant investi l'intérieur. La grotte est quadrillée et fait l'objet de fouilles et d'analyses archéologiques et scientifiques depuis 2007. Plusieurs couches appartenant à la culture matérielle des époques différentes de l'Âge de la Pierre et du Cuivre. D'après les données obtenues par l'analyse radiocarbonique des objets et des fossiles (restes des ossements, carbone, tissus, semences et d'autres substances organiques), ces couches appartiendraient aux limites chronologiques de la fin de 5ème et le début du 4ème millénaires avant J.C. Un complexe de constructions en terre cuite de différentes formes a été trouvé. A en juger par la présence des récipients, flacons, tonneaux et pots destinés à la conservation des aliments et le pressoir destiné à la viticulture, le complexe avait un rôle producteur. Les résidus végétaux merveilleusement conservés, trouvés pendant les fouilles, les arcades, les tiges, les semences de la prune, de l'abricot, du blé, de l'avoine et d'autres céréales, cultivées ou sauvages, en sont le témoignage. La grotte, grâce à son microclimat singulier et constant, était un lieu idéal pour la production, conservation et stockage des aliments, ce qui est prouvé par les semences encore en excellent état. De plus, une chaussure en cuir a été découverte dans cette grotte, que nous verrons au musée d'histoire demain. C'est la plus ancienne chaussure au monde : elle a 5500 ans ! Nous reprenons la route vers le Mont Ararat. Nara raconte la légende de Noé et les batailles avec les turcs qui ont annexé le Mont, sacré pour les arméniens, et qui est juste le point culminant pour la Turquie : une question de hauteur pour les uns, et de profondeur pour les autres. Malheureusement le mont est caché par les nuages et la brume. Pas sûr d'avoir une photo correcte. Nous visitons encore le monastère de Khor Virap, le premier lieu saint de l'Arménie, où se trouve la fosse où a été torturé St-Grégoire l'Illuminateur par le roi Tiridate IV. Il survécut miraculeusement durant treize ans (par ailleurs, ce monastère est surnommé Prison de saint Grégoire Khor Virap signifie « puits profond »). Lorsque le roi, après avoir martyrisé Gayané, Hripsimé et leurs compagnes, tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il guérit le roi et le convertit au christianisme. L'Arménie devient alors le premier pays chrétien. Là nous nous trouvons à quelques km seulement de la Turquie et du Mont Ararat. On distingue les miradors à la frontière. Quelle tristesse. Nous reprenons l'autoroute vers Erevan. Ma boîte de chocolats Galler consolera le groupe de la pluie qui tombe bien maintenant. Le souper aura lieu à l'hôtel, et non dans un restaurant en ville, à la satisfaction de tous. Encore une journée riche en découvertes qui se termine très bien.
Les photos du 6e jour
Vendredi 25 mai :
Les photos du 7e jour
Nous sommes à nouveau à l'hôtel Messier 53, même chambre qu'au début du voyage : nous passons une excellente nuit et nous nous levons en pleine forme pour le dernier jour en compagnie de Nara, pour des visites dans et autour de Erevan.J'ai réussi à me connecter à mon compte FB et à trouver sa page. Premier lien cliqué : Charles Aznavour chante un Ave Maria au Mémorial du Génocide, que nous visiterons aujourd'hui : émotion très forte pour moi, je suis bouleversée. Nous démarrons la visite d'Erevan par le quartier des Cascades, conçu par Tamanian près du musée d'Art Moderne. Des escaliers en cascade mènent vers des oeuvres d'art et des statues. Les fontaines sont en panne et l'oeuvre n'est pas terminée, mais c'est quand même impressionnant et cela me plait beaucoup. La place Tamanyan, située devant l'entrée du centre, abrite un jardin de sculptures où sont notamment exposés des oeuvres de Fernando Botero, Barry Flanagan, Lynn Chadwick et Jaume Pensa, reconnaissable par les lapins. Certaines oeuvres sont des cadeaux du Royaume-Uni, ou d'autres pays du monde entier. Beau début de journée ! Ensuite nous quittons Erevan pour 3 visites d'églises dont le ‘Vatican' de l'église de tous les Arméniens du monde (à distinguer des Arméniens de Silicie). C'est une grande journée ici : Le jour de la dernière cloche' : le dernier jour avant les vacances d'été. Tous les élèves, les profs et les parents sont dans la rue. Les voitures sont décorées de ballons et klaxonnent. Les jeunes sont en uniforme, une fleur ou un noeud à la boutonnière, les mamans sont sur leur trente-et-un. La première église de Zvarnots, du 7e s, en ruine mais très belle, grâce à l'environnement, les coquelicots, le calme parfait. Nous sommes seuls ici. Quel privilège. La seconde église est celle de Ste Hripsimé, martyre et vierge, sous Dioclétien et Thiridate, le roi sanglier, tombé amoureux de sa beauté. Un prêtre sympa nous accueille. Il surveille les ouvriers qui remplacent le grand rideau de l'autel, en préparation de la fête de la Sainte, ce dimanche. Les rosiers en fleur, dans l'allée sont magnifiques. Le ‘Vatican' est très animé. Les groupes de jeunes affluent. L'église d'Etchmiadzine elle-même est en très gros travaux de restauration, hyper bruyants. Une grande esplanade permet d'accueillir les foules lors des grands évènements, comme la visite de Jean-Paul II qui a ramené en Arménie les reliques de St-Grégoire l'Illuminateur. Nous faisons des photos avec des jeunes qui terminent leurs étude et nous voilà déjà partis pour le repas de midi dans un centre culturel très vivant et intéressant : des souliers partout, un accueil chaleureux, une déco amusante, une boutique, … L'après-midi sera empreinte de plus d'émotion avec la visite au mémorial du Génocide : le parc avec tous les sapins plantés par les grands de ce monde venus se recueillir et montrer leur soutien au peuple arménien si souvent attaqué et maltraité. Des tombes et un mur long de cent mètres porte les inscriptions des villages arméniens de l'Empire ottoman dans lesquels ont eu lieu les massacres. Une pointe de granite de 44 mètres de haut représente la renaissance de la nation arménienne. Cette pointe est divisée en deux parties, l'une couvrant l'autre, qui symbolisent les deux Arménies orientale et occidentale. Puis nous arrivons dans le mémorial, douze stèles de granite disposées en cercle, et qui abrite la flamme éternelle. Des visiteurs déposent des roses blanches et des oeuillets tout autour. Un musée circulaire souterrain. On y trouve des clichés de photographes allemands (l'Allemagne était l'alliée de la Turquie pendant la Première Guerre mondiale) et plusieurs publications relatant les événements de l'époque. Après ce moment de recueillement nous sommes un peu sonnés. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Nous allons cependant encore nous promener au Vernissage, faire quelques photos et le soir, nous soupons dans un resto branché, genre que nos filles apprécieraient :-) Nous préférons rentrer à pied en passant par la Place de la République où un spectacle son et lumière se produit sur les fontaines de la place, surtout en ce soir de fête dans la ville. Nous marchons dans une rue très animée, piétonne et où les boutiques sont ouvertes. Il y a de la musique partout et des gens dansent les danses arméniennes au son de l'accordéon et du duduk. Quelle chance nous avons d'assister à cela et de ne pas avoir pris le taxi. Nous arrivons sur une place avec un chapiteau et de la musique electro. Ce n'est pas la place de la république. Vite il faut faire demi-tour, sinon nous raterons de justesse la fin du son et lumière. Nous avons de la chance et nous apprécions le spectacle. Retour par le Vernissage, vide à cette heure. Nous sommes déjà presqu'à l'hôtel quand les premières explosions de fusées nous parviennent du feu d'artifice. Mais nous sommes fatigués et contents de rentrer au Messier 53.
Les photos du 7e jour
Samedi 26 mai :
Les photos du 8e jour
Marine, la nouvelle guide, nous attend. Elle parle un français encore plus parfait que Nara. Le programme de la journée nous est communiqué heure par heure : nouveau style ! Nous comprenons qu'il s'agit de rendez-vous successifs que nous devons respecter le mieux possible, chez le Maître du duduk et avec les guides des musées.Aujourd'hui on distingue un peu mieux le sommet du Mont Ararat et nous demandons un arrêt-photo. Artak fait un détour et s'arrête sur un rond-point, sur un grand pont, où on ne peut bien sûr pas s'arrêter. Nous faisons vite. Karen Hakobayan, maître du duduk et son épouse nous accueillent dans leur maison, un havre de paix superbement aménagé, avec une table de fruits, gâteaux, boissons à notre intention. Il y a un piano rouge, ancien, provenant de Belgique-France, qui avait été offert à la reine des belges au siècle passé. Et bien sûr une collection de duduks, soprano, baryton, … Karen nous en fait découvrir plusieurs types en exécutant de beaux morceaux de musique pour nous : musique liturgique de Komitas, Charles Aznavour, … Madame accompagne au piano pour un morceau de jazz génial. Blague de notre chauffeur, Artak : Je peux le faire aussi : c'est comme les pédales de la voiture … Ensuite vient une sorte de cornemuse en peau de chèvre, dont le morceau s'achève alors que Karen ne souffle plus dans l'instrument … Beaucoup d'émotion, moment magique. Temps suspendu. Puis arrive la visite de l'atelier. Le bois d'abricotier est coupé en carré, à la bonne longueur, séché pendant 2 ans, trempé dans l'huile de chanvre et des huiles essentielles. Le trou central est foré à la main, et les trous des notes sont tous différents. 3 jours de travail pour fabriquer un duduk. Karen a également inventé des instruments pour produire des sons bien particuliers. Il joue dans un orchestre connu ainsi que dans plusieurs musiques de films comme Gladiator. Nous achetons son CD. Etape suivante : le musée d'histoire où il est interdit de photographier. La guide du musée réexplique toute l'histoire de l'Arménie devant la carte. Ce n'est pas inutile pour moi ! Nous passons dans la salle de l'âge de la pierre. Les explications sont trop détaillées. De même pour l'âge du bronze. Ah, nous voyons la chaussure la plus ancienne du monde, découverte dans la grotte aux oiseaux, visitée il y a 2 jours. Nadia, puis Daniel, puis moi, quittons le groupe pour visiter plus rapidement plus de salles : les costumes, le génocide, … Le repas de midi est dans une taverne, où nous sommes servis par une armée de serveurs en tenue typique. Salades et fromages, puis un plat de poulet avec légumes grillés et le traditionnel gâteau : tout est très bon. Le second musée, celui des manuscrits : Matenadavan, avec une charmante guide qui nous explique le Livre des Lamentations, vénéré par les Arméniens, le livre le plus grand, sauvé par une femme au cours du génocide, et le plus petit. Les enluminures très fines et représentant des scènes et des personnages connus. C'est plus qu'intéressant, mais mes yeux se ferment, je n'en peux plus ! Jacques veux acheter des graines et nous ajoutons la visite du marché couvert qui n'était pas au programme. Les marchands de fruits secs et autres épices dans le premier hall n‘ont pas de succès. Dans le second bâtiment, les fruits, fraises, cerises, …, les légumes, poissons, … C'est la foule. Je fais plein de photos. J'ai récupéré de l'énergie. Ouf ! Retour à l'hôtel, repos, douche, un gros orage éclate. Ouf, nous n'avons pas entrepris de nouvelle balade en ville ! A 19h30, Marine nous attend avec Artak qui a l'air pas du tout en forme. D'ailleurs il ne soupera pas avec nous. Nous rentrerons en taxi. L'agence offre le vin pour ce repas d'adieu avec Marine. Avec Nadia j'entreprends de lui expliquer le paysage institutionnel compliqué de la Belgique : nous passons une belle soirée.
Les photos du 8e jour
Dimanche 27 mai :
Les photos du 9e jour
Le jour du retour est arrivé. Il reste quand même une matinée de temps libre. Nous prenons un taxi vers le croisement de l'avenue Abovyan et de l'avenue Moscovyan.L'avenue Abovyan est très large et arborée. Il fait beau et très calme. Les boutiques sont fermées. Photos au milieu d'un groupe de statues de joueurs de duduk. Nous suivons une partie de l'office dominical dans l'église Saint Astvatsatsin (Sainte Mère de Dieu). L'assemblée est surtout constituée de dames âgées, un voile cachant la chevelure. Plusieurs prêtres se succèdent en psalmodiant. Des diacres et des enfants de choeur circulent, chantent, récitent, encensent à tout va, tiennent des cierges et accompagnent le prêtre qui lit l'évangile. Les fidèles se lèvent, s'assoient, se signent, partent à reculons, font des offrandes à une table dans le fond de l'église. Je suggère à Daniel de faire don de nos dernières pièces. Je reçois en échange 4 bougies que je vais allumer dans la chapelle attenante. Nous poursuivons la rue Abovyan. Une librairie ouverte nous tend les bras. Daniel achète un livre d'histoire de l'Arménie en anglais. Sur la place Abovyan, l'affiche de Charles Aznavour, une grande fontaine entourée des signes du zodiaque arménien, ainsi qu'une immense araignée et un ours en boulons et autres ferrailles. Daniel déplace un pion du gigantesque jeu d'échec. Nous arrivons à la place de la République. Les drapeaux flottent : le drapeau arménien, rouge, bleu, orange, ainsi que celui du centième anniversaire de la 1e république que l'on fête le lendemain. Encore quelques photos des affiches du musée d'histoire : la départ de Noé du Mont Ararat, la consécration du poète Sayat Nova. Arrivés au Vernissage, j'achète un bracelet d'allure moderne à un jeune artisan, pour remplacer mon bracelet cassé, en attendant sa réparation. Il est presque midi et nous cherchons un endroit pour nous restaurer avant le départ vers l'aéroport. Repas assez décevant dans une sorte de fast-food. Arrivés à l'hôtel, notre clé est déjà désactivée , mais le problème est vite corrigé et les valises sont descendues à temps pour le départ vers l'aéroport. Artak n'a pas belle allure, il est malade. Les adieux sont brefs mais chaleureux.
Les photos du 9e jour BYE BYE ARMENIA ! WE WILL NEVER FORGET ! WE LOVE YOU !
Les photos du 2 juin Bonus : Samedi 2 juin, Place de la Monnaie à Bruxelles
La communauté arménienne de Belgique fête le centenaire de leur 1e République. Nous sommes là. L'ambiance est bon enfant. Les gens dansent sur des musiques arméniennes. Je remarque une famille dont tous arborent le t-shirt à l'effigie de Nikol Pachinian, le nouveau premier ministre, qui vient d'accéder à ce poste suite à la Révolution de Velours menée par les jeunes à Erevan peu de temps avant le début de notre voyage. Je demande si le mot écrit dans l'alphabet arménien est le nom du premier ministre. Non, c'est le mot COURAGE ! Après quelques mots seulement, je me rends compte que cette famille vient de Court Saint-Etienne, comme Monique et Michel et qu'ils ont visité le Musée de LLN et parlé à Nadia. Cette fois, LE MONDE EST UN VILLAGE, et pas seulement pour la génération de nos enfants ! Quel bonheur. Nous applaudissons et nous assistons encore à quelques danses plus traditionnelles et à des chansons qui rencontrent un beau succès. Le dimanche nous ne serons pas présents, mais Nara partage sur facebook la célébration à l'occasion du nouveau costume de Mannekenpis : le costume arménien traditionnel.
Nous souhaitons de tout coeur au courageux peuple arménien, un nouvel avenir, le meilleur possible pour eux-mêmes et pour leur beau pays.
Mes autres voyages sont à découvrir sur http://www.wagnerdenise.net