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Hôtel Sol Cayo Santa Maria ou Melia Cayo Santa Maria à Santa Clara? English translation pending
Bonjour
J'aimerais savoir si quelqu'un est déjà allé seul à Santa Clara, J'irais aoit au Sol Cayo Santa Maria ou au Mélia Cayo Santa Maria. Est-ce que la température est chaude le 10 janvier. J'attends de vos nouvelles. Bye🙂
Itinéraires pour trois semaines à Noël au Kerala avec enfant English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines à noel dans le kerala . Aller Cochin /Retour Trivandrum. L’idée était d’éviter de passer trop de temps et d’energie dans les transports On essaie maintenant de rassembler le max d’infos pour elaborer un itinéraire qui soit aussi adapté à la présence de notre enfant de 9 ans. On a donc quelques questions en préambule : - Pensez vous que 3 semaines dans le Kerala risque d’être un peu long ? vaut il mieux prévoir un détour mais par ou ? - LES RESERVES : Entre les sites de Ooty, Munnar, Peryar, faut il en privilégier plutôt un ou y a-t-il un intérêt à les visiter tous ? - OOTY : Beaucoup de gens sur ce forum semblent avoir été fasciné par Ooty : Est-ce donc une étape « incontournable » ? davantage que Munnar, peryar ? - TREK : On reflechi à faire un mini trek sur 1 journée, voir eventuellement 2 . Faut il avoir un guide ? ou ce type d’activité est elle le plus adaptée (intérêts, rencontres, animaux ?) - BALADE A VELO ou PEDESTRE : on aimerait louer des vélo sur quelques heures, pour « s’enfoncer » un peu dans la campagne. Avec si possible pas de dénivelé et sur de petites routes sans trop de circulation. A votre avis, ou cela s’y preterait il le plus ? Même question pour une petite balade pédestre. - MADURAI :J’ai vu dans ce site que le temple de Madurai était très intéressant mais en même temps qu’il était en chantier : alors la visite vaut elle encore le détour ? - ASHRAM : On aimerait passer une journée ou 2 dans un ashram : lequel nous conseilleriez vous sur le Kerala? - LOGEMENT CHEZ L'HABITANT: On aimerait à l'occasion de ce voyage, tester ce type d'hébergement : avez vous des adresses ou cela serait possible ? Merci de les communiquer.
On aura certainement d’autres questions par la suite mais déjà merci d’avance pour vos contributions et de tous vos conseils de tous ordres. Si certains ont plus particulièrement l’expérience d’un voyage avec enfant dans cette partie de l’Inde, merci de nous faire partager votre experience, vos conseils (choses à ne pas rater, précautions santés, …etc …)
Merci encore
Nous partons 3 semaines à noel dans le kerala . Aller Cochin /Retour Trivandrum. L’idée était d’éviter de passer trop de temps et d’energie dans les transports On essaie maintenant de rassembler le max d’infos pour elaborer un itinéraire qui soit aussi adapté à la présence de notre enfant de 9 ans. On a donc quelques questions en préambule : - Pensez vous que 3 semaines dans le Kerala risque d’être un peu long ? vaut il mieux prévoir un détour mais par ou ? - LES RESERVES : Entre les sites de Ooty, Munnar, Peryar, faut il en privilégier plutôt un ou y a-t-il un intérêt à les visiter tous ? - OOTY : Beaucoup de gens sur ce forum semblent avoir été fasciné par Ooty : Est-ce donc une étape « incontournable » ? davantage que Munnar, peryar ? - TREK : On reflechi à faire un mini trek sur 1 journée, voir eventuellement 2 . Faut il avoir un guide ? ou ce type d’activité est elle le plus adaptée (intérêts, rencontres, animaux ?) - BALADE A VELO ou PEDESTRE : on aimerait louer des vélo sur quelques heures, pour « s’enfoncer » un peu dans la campagne. Avec si possible pas de dénivelé et sur de petites routes sans trop de circulation. A votre avis, ou cela s’y preterait il le plus ? Même question pour une petite balade pédestre. - MADURAI :J’ai vu dans ce site que le temple de Madurai était très intéressant mais en même temps qu’il était en chantier : alors la visite vaut elle encore le détour ? - ASHRAM : On aimerait passer une journée ou 2 dans un ashram : lequel nous conseilleriez vous sur le Kerala? - LOGEMENT CHEZ L'HABITANT: On aimerait à l'occasion de ce voyage, tester ce type d'hébergement : avez vous des adresses ou cela serait possible ? Merci de les communiquer.
On aura certainement d’autres questions par la suite mais déjà merci d’avance pour vos contributions et de tous vos conseils de tous ordres. Si certains ont plus particulièrement l’expérience d’un voyage avec enfant dans cette partie de l’Inde, merci de nous faire partager votre experience, vos conseils (choses à ne pas rater, précautions santés, …etc …)
Merci encore
Que penser de ce fait divers au Cameroun? English translation pending
Cameroun-Insécurité : Une attaque des « assaillants » fait un mort et de nombreux blessés au Cameroun
Des « assaillants » estimés à une cinquantaine de personnes armés de fusils et d’armes blanches, ont attaqués dimanche, la ville camerounaise de Limbé (Sud-ouest), frontalière du Nigéria, faisant un mort et près d’une dizaine de blessés, a appris APA de sources concordantes.
APA / Dimanche 28 septembre
Selon des témoignages, des personnes non identifiées ont attaqué simultanément des institutions bancaires et des commerces, réussissant à dévaliser ces structures avant de fondre dans la nature.
Cette attaque qui a « surpris » les forces armées camerounaises, a jeté de l’émoi à travers le pays, notamment dans la province du Sud-ouest, la ville de Limbé se situant à une centaine de kilomètres de la péninsule de Bakassi qui a été rétrocédée par le Nigéria au Cameroun le 14 août 2008 conformément à la décision sans appel de la Cour internationale de justice de la Haye (CIJ) du 10 octobre 2002.
Le ministre camerounaise de la Défense Remy Ze Meka qui a immédiatement réagit après cette attaque, ne s’est pas prononcée sur l’identité des assaillants, même s’il a confirmé que ces derniers ont pu s’échapper à partir de la mer où des embarcations les attendaient.
Selon des sources proches de la sécurité militaire, l’enquête privilégierait trois principales pistes : la première serait attribuée aux bandits, la seconde piste serait liée aux activistes du Southern Cameroon national council (SCNC), un groupe séparatiste qui lutte pour « l’indépendance » la partie anglophone du pays, en occurrence, les provinces du Nord-ouest et du Sud-ouest.
Cette piste semble prospérer d’autant que les activistes du SCNC, ont annoncé une série de manifestations à l’approche du 1er octobre prochain, date qu’ils considèrent depuis quelque temps comme « anniversaire de leur indépendance », a-t-on appris.
La troisième piste d’après des responsables camerounais pourrait être celle des étrangers, notamment des groupes rebelles nigérians opposés au pouvoir d’Abuja et hostiles à la rétrocession de Bakassi au Cameroun.
Sans vouloir faire de L'alarmisme ni froisser les sensibilités de qui que ce soit, c un peu inquietant non? surtout que ce type d'attaque sur la côte s'est déjà produit et le manque de réaction des autorités. Bon l'objet de ce message est en complement d'une petite prise de bec concernant ce sujet de la securité au cameroun. A ceux qui vont s'exciter et aux bien pensants, le cameroun m'attire, j'envisage d'y voyager et je n'ai rien contre ce pays, au contraire; mais je trouve ce type de fait divers inquietant....
Sans vouloir faire de L'alarmisme ni froisser les sensibilités de qui que ce soit, c un peu inquietant non? surtout que ce type d'attaque sur la côte s'est déjà produit et le manque de réaction des autorités. Bon l'objet de ce message est en complement d'une petite prise de bec concernant ce sujet de la securité au cameroun. A ceux qui vont s'exciter et aux bien pensants, le cameroun m'attire, j'envisage d'y voyager et je n'ai rien contre ce pays, au contraire; mais je trouve ce type de fait divers inquietant....
Ghardaïa et la vallée du M'Zab gravement touchés par de très fortes pluies (Algérie) English translation pending
Bonjour a tous !
Suite à de très fortes pluies, la vallée du M'Zab et Ghardaia ont énormément souffert par des inondations d'une force incroyable !
Il y a une cinquantaine de morts, mais on continue à chercher dans des décombres de maisons effondrées ! Beaucoup de dégâts, l'eau est montée jusqu'en ville !
Alors à tous celles et ceux qui connaissent cette région, si vous partez, prévoyez de pouvoir aider directement ou indirectement la population sinistrée !
La situation est dramatique !
Merci à tous !
Suite à de très fortes pluies, la vallée du M'Zab et Ghardaia ont énormément souffert par des inondations d'une force incroyable !
Il y a une cinquantaine de morts, mais on continue à chercher dans des décombres de maisons effondrées ! Beaucoup de dégâts, l'eau est montée jusqu'en ville !
Alors à tous celles et ceux qui connaissent cette région, si vous partez, prévoyez de pouvoir aider directement ou indirectement la population sinistrée !
La situation est dramatique !
Merci à tous !
Crash boursier et répercussions sur les économies des pays du Sud-Est asiatique? English translation pending
Je crois que tout est dans la question, j'aimerai avoir vos avis...
Je pense que la Thailande va connaitre une forte récession ...Les pays moins liés au dollar (vietnam) ou peu développé (Cambodge, Laos) devraient mieux résister du point de vue bancaire car le système de crédit y est peu developpé ...mais quid de ce qui bouste la croissance, c'est à dire les capitaux étrangers au Cambodge majoritairement coreen, ailleurs...?... et tout celà sous fond de spéculation sur les denrées alimentaires...
Quelles répercussions sur le tourisme?
Je pense que la Thailande va connaitre une forte récession ...Les pays moins liés au dollar (vietnam) ou peu développé (Cambodge, Laos) devraient mieux résister du point de vue bancaire car le système de crédit y est peu developpé ...mais quid de ce qui bouste la croissance, c'est à dire les capitaux étrangers au Cambodge majoritairement coreen, ailleurs...?... et tout celà sous fond de spéculation sur les denrées alimentaires...
Quelles répercussions sur le tourisme?
Un carnet au Botswana (septembre 2008) English translation pending
Hello tous.
Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.
Je vous dois bien ceci à mon tour :
CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.
Préparation Les cartes : - http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS
Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !
Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.
Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...
Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...
On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.
Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.
Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...
En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.
D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls...
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Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.
Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...
Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.
Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...
Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !
Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE
Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta
Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport
On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...
L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...
530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.
01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...
Okavango River Lodge – camp site
On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).
MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !
On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.
ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.
D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.
ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.
Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉
02 - Quel poteau électrique ?
On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.
On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d’être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! »
03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.
Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire.
04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...
On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh !
05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)
On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.
On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...
Moremi – Third Bridge
Le Camping
S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... !
06a - Proximité – Promiscuité !
Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... !
06b - C’est qui la bête ?
Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).
Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem
Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383
La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.
Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ».
07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...
C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.
Moremi - Khwaï
La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?
Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le déranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !
Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...
J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !
Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.
Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !
Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.
Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !
Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert.
08 - Rien à dire... ! Admirer...
La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.
Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...
Les animaux La plupart sont réellement charmants...
09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?
Et les expériences super impressionnantes... :
Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...)
10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?
Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?
- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !
- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.
- mais il est où ? - Je sais pas...
Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !
J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.
- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.
- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !
Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !
Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !
On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.
J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa t��te grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... !
11 - Gros c... !
On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !
Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...
La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.
Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.
Les autres animaux sont impossibles à lister.
Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien...
12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !
Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si !
13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??
Des éléphants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...
A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !
Savuti
Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !
La Piste
En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.
Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?
C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).
En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.
Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.
Game
On passera la fin d’après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur.
14 - Et une photo carte postale, une !
On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...
Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊
Chobe
La Piste
Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes...
15 - Du bonheur vous dis-je... !
On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)
Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.
A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...
Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.
Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »
On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !
Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.
Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux.
16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idée
Le game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.
Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.
Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !
Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts.
17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?
Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...
KUBU Lodge - Lodge
Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.
Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!
Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !
Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !
On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !
18 19 20
21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !
On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.
KUBU Lodge – Camp Site
On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)
Zambie – Zambezi Water Front
La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...
La frontière RàS... ? Menteur !
Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.
Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... !
24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !
Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !
En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)
Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.
La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.
Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.
Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».
Zam – Zim ?
Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)
D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !
Hélicoptère
Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime...
25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !
Retour au Kubu Lodge – Camp Site
Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.
Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !
Départ pour la Namibie.
La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !
Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...
Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !
Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.
On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !
Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.
On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !
On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...
Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.
Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe.
26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !
Traversée de Caprivi
Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé.
27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !
...
Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.
On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...
Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... !
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Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !
Goma Lagoon – camp Site
La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !
La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...
On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...
Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !
Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... !
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Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !
Maun – le retour
On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.
On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.
Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00.
30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !
On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.
On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !
On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.
Vol au dessus du delta
Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !
Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin...
31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...
Même s’il y a l’envers du décor...
32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !
Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !
On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...
Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !
Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !
Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !
Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux
Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.
Allez... Vivement la brousse... !
33 - Horloge africaine... !
L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...
Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...
Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!
Bises à tous Franck et Elisabeth
Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.
Je vous dois bien ceci à mon tour :
CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.
Préparation Les cartes : - http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS
Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !
Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.
Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...
Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...
On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.
Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.
Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...
En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.
D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls...
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Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...
Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.
Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...
Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !
Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE
Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta
Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport
On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...
L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...
530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.
01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...Okavango River Lodge – camp site
On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).
MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !
On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.
ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.
D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.
ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.
Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉
02 - Quel poteau électrique ?
On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d’être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! »
03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire.
04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh !
05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.
On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...
Moremi – Third Bridge
Le Camping
S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... !
06a - Proximité – Promiscuité !Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... !
06b - C’est qui la bête ?Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).
Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem
Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383
La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.
Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ».
07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.
Moremi - Khwaï
La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?
Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le déranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !
Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...
J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !
Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.
Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !
Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.
Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !
Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert.
08 - Rien à dire... ! Admirer...La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.
Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...
Les animaux La plupart sont réellement charmants...
09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?Et les expériences super impressionnantes... :
Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...)
10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?
- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !
- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.
- mais il est où ? - Je sais pas...
Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !
J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.
- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.
- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !
Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !
Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !
On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.
J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa t��te grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... !
11 - Gros c... !On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !
Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...
La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.
Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.
Les autres animaux sont impossibles à lister.
Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien...
12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si !
13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??Des éléphants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...
A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !
Savuti
Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !
La Piste
En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.
Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?
C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).
En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.
Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.
Game
On passera la fin d’après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur.
14 - Et une photo carte postale, une !On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...
Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊
Chobe
La Piste
Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes...
15 - Du bonheur vous dis-je... !On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)
Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.
A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...
Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.
Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »
On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !
Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.
Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux.
16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idéeLe game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.
Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.
Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !
Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts.
17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...
KUBU Lodge - Lodge
Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.
Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!
Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !
Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !
On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !
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21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.
KUBU Lodge – Camp Site
On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)
Zambie – Zambezi Water Front
La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...
La frontière RàS... ? Menteur !
Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.
Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... !
24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !
En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)
Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.
La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.
Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.
Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».
Zam – Zim ?
Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)
D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !
Hélicoptère
Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime...
25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !Retour au Kubu Lodge – Camp Site
Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.
Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !
Départ pour la Namibie.
La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !
Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...
Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !
Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.
On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !
Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.
On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !
On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...
Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.
Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe.
26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !Traversée de Caprivi
Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé.
27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !...
Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.
On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...
Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... !
28Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !
Goma Lagoon – camp Site
La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !
La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...
On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...
Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !
Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... !
29
Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !Maun – le retour
On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.
On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.
Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00.
30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.
On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !
On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.
Vol au dessus du delta
Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !
Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin...
31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...Même s’il y a l’envers du décor...
32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !
On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...
Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !
Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !
Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !
Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux
Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.
Allez... Vivement la brousse... !
33 - Horloge africaine... !L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...
Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...
Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!
Bises à tous Franck et Elisabeth
Etat des lieux: Madagascar (fin septembre 2008) English translation pending
Bonjour,
Etant en ce moment même à Madagascar, j'en profite pour donner des infos fraîches du front en référence à ce que j'avais pu lire à droite à gauche avant de partir. Tout d'abord, l'île est merveileuse, mais ça, ce n'est pas un super scoop...
Deuxièmement, la ligne de train entre Moramanga et Tamatave via Brickaville est ouverte aux voyageurs, tous les deux jours. Il part dans l'après midi de Moramanga, arrivée vers 20h à Andasibe et terminus Tamatave le lendemain matin. Coût du trajet (je ne sais pas depuis Moramanga, mais au moins depuis
Andasibe jusqu'à Tamatave): 9000 ar/personne.
D'autre part, de nombreux tarifs ont beaucoup augmenté par rapport à ce qui est écrit dans les guides (petit futé 2006-2007 surtout). Surtout pour les transports (normal à cause du pétrole mais attention, hausse beaucoup plus substancielle qu'en France) et certains hotels. A titre d'exemple, le trajet Sonierana Ivongo/Sainte-Marie est passé à 50.000 ar l'aller simple. Tarif taxi à Tana entre 5.000 et 10.000 la simple course. L'hotelerie en générale à augmenté, exemple: Zanatany de Mahambo passé de 6.000 ar à 25.000 ar pour une nuit. Bon voilà pour celles et ceux qui ce réfèreraient à ce genre de guide pour préparer leur voyage. En parlant de Sainte-Marie, il faut désormais payer une taxe communale de séjour de 10.000 ar/personne et une vignette pour chaque nuit passée de 600 ar/pers. Toujours pour Sainte-Marie et plus globalement pour tous les transports maritimes, une nouvelle loi vient de passer il y a quelques mois visant à interdire tout transport de passagers par bateau cargo. Ainsi, il devient impossible de rejoindre Maroantsetra par bateau de Sainte-Marie. Les autorités semblent ne pas blaguer avec cette nouvelles législation et ce, suite aux récents accidents qui se sont produits, notemment celui du naufrage des 14 diplomates chinois. je tiens l'infos de la plupart des gens auprès de qui je me suis renseigné et surtout d'un officiel gradé du port de Tamatave qui ma bien regardé dans les yeux pour me mettre en garde à ce sujet...
En bref également et c'est seulement un point de vue, mais pour ceux qui voudraient faire la côte est depuis Tamatave vers le nord, Foulpointe est un arrêt qui ne sert à rien. Beaucoup trop touristique, trop de vendeurs de tout et n'importe quoi, insistants et pénibles de surcroit, le lagon y est sommatre. Seul le resto Au gentil pêcheur nous à reservé une agréable surprise... J'espère que ces infos pourront servir à certains et d'ailleurs si quelqu'un peut m'éclairer pour faire le trajet Soinerana Ivongo/Maroantsetra autre que par avion, je suis preneur. Je sais qu'on peut le faire en 4X4 mais je ne connais pas les tarifs et je ne sais pas combien de temps ça prend. Merci d'avance.
D'autre part, de nombreux tarifs ont beaucoup augmenté par rapport à ce qui est écrit dans les guides (petit futé 2006-2007 surtout). Surtout pour les transports (normal à cause du pétrole mais attention, hausse beaucoup plus substancielle qu'en France) et certains hotels. A titre d'exemple, le trajet Sonierana Ivongo/Sainte-Marie est passé à 50.000 ar l'aller simple. Tarif taxi à Tana entre 5.000 et 10.000 la simple course. L'hotelerie en générale à augmenté, exemple: Zanatany de Mahambo passé de 6.000 ar à 25.000 ar pour une nuit. Bon voilà pour celles et ceux qui ce réfèreraient à ce genre de guide pour préparer leur voyage. En parlant de Sainte-Marie, il faut désormais payer une taxe communale de séjour de 10.000 ar/personne et une vignette pour chaque nuit passée de 600 ar/pers. Toujours pour Sainte-Marie et plus globalement pour tous les transports maritimes, une nouvelle loi vient de passer il y a quelques mois visant à interdire tout transport de passagers par bateau cargo. Ainsi, il devient impossible de rejoindre Maroantsetra par bateau de Sainte-Marie. Les autorités semblent ne pas blaguer avec cette nouvelles législation et ce, suite aux récents accidents qui se sont produits, notemment celui du naufrage des 14 diplomates chinois. je tiens l'infos de la plupart des gens auprès de qui je me suis renseigné et surtout d'un officiel gradé du port de Tamatave qui ma bien regardé dans les yeux pour me mettre en garde à ce sujet...
En bref également et c'est seulement un point de vue, mais pour ceux qui voudraient faire la côte est depuis Tamatave vers le nord, Foulpointe est un arrêt qui ne sert à rien. Beaucoup trop touristique, trop de vendeurs de tout et n'importe quoi, insistants et pénibles de surcroit, le lagon y est sommatre. Seul le resto Au gentil pêcheur nous à reservé une agréable surprise... J'espère que ces infos pourront servir à certains et d'ailleurs si quelqu'un peut m'éclairer pour faire le trajet Soinerana Ivongo/Maroantsetra autre que par avion, je suis preneur. Je sais qu'on peut le faire en 4X4 mais je ne connais pas les tarifs et je ne sais pas combien de temps ça prend. Merci d'avance.
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Alitalia: rebondissement (12 septembre 2008) English translation pending
AFP :
Alitalia: les repreneurs italiens se retirent des négociations L'alliance d'entrepreneurs italiens qui était prête à reprendre la compagnie aérienne Alitalia a annoncé vendredi son retrait des négociations, les conditions n'étant plus réunies, selon son porte-parole, pour poursuivre les discussions.Vendredi 12 septembre 2008 10:29
Alitalia: les repreneurs italiens se retirent des négociations L'alliance d'entrepreneurs italiens qui était prête à reprendre la compagnie aérienne Alitalia a annoncé vendredi son retrait des négociations, les conditions n'étant plus réunies, selon son porte-parole, pour poursuivre les discussions.Vendredi 12 septembre 2008 10:29
Hébergement à Hawaï English translation pending
Je projette de passer 12 nuits à Hawaï en avril 2009. Est-ce que quelqu'un connaît une bonne adresse, bon rapport qualité/prix, bien située pour deux personnes habituées à un certain confort sans rechercher le 5 étoiles à moins qu'il soit au prix d'un 4? merci pour votre aide.
Ouragan à Cuba? (6 septembre 2008) English translation pending
Bonjour
Est-ce que quelqu'un sait si l'ouragan a touché Cuba?
merci
Est-ce que quelqu'un sait si l'ouragan a touché Cuba?
merci
Surclassement Flying Blue English translation pending
Bonjour,
Comme je l'expliquais dans un précédent méssage, je suis FB Platinum et je commence à me lasser d'AF. Nouveau sur Voyage Forum, je me suis amusé à parcourir quelques messages et j'ai remarqué que beaucoup de gens titulaire de la carte FB Gold ou Platinum se plaignaient de n'être jamais surclassé.
Profitant d'un rdv d'affaire avec des responsables d'AF, à la fin de déjeuner j'ai abordé la fameuse question du surclassement offert aux membres FB Elite Plus.
Je leur ai parlé de VF (site qu'ils consultent) et des remontrances de qq forumeurs.
A ma question, "qu'est ce qui fait que M Dupont FB Platinum ou Gold sera surclassé alors que M Durand ayant le même statut ne sera jamais surclassé?"
La réponse m'a laissé perplexe au début, mais après réfléxion j'adhère assez.
Ils me disent dèjà que les surclassements ne sont pas systématiques et ont lieu uniquement si la cabine éco est full. Ensuite ils surclasse en priorité les Club 2000 puis les Platinum puis les Gold. Le nombre de miles ne rentre absolument pas en ligne de compte. Aucune chance de surclassé M Dupont parce qu'il a 1 million de miles au détriment de M Durand qui n'en a que 200 000.
Alors c'est la roulette? J'apprends donc que les Gold et Platinum sont décomposés en 2 groupes. Les vrais PLatinum ou Gold et les faux.
Faux Platinum et Gold:
C'est le cas de M dupont qui voyage fréquement sur AF en J mais avec un billet payé par sa société. Pour eux M Dupont n'est absolument pas décisionnaire du choix de la cie aérienne mais suis les directives de sa hiérarchie. De plus M Dupont voyage en éco (souvent le tarif le - cher) quand les billets sont payés par lui même (vacances). Pour eux donc ce pax Platinum n'est absolument pas fidèle à AF. Si demain sa socièté décide de voler sur une autre cie, M Dupont suivra. Pour eux le vrai titulaire de la carte Platinum devrait être le directeur de la socièté et non le pax.
Vrai Patinum ou Gold: Idem que le cas cité ci-dessus, mais lors de ses voyages privés, ce pax vole en J. La plupart du temps les billets sont payés par lui. Pour eux ce pax fait délibérement le choix de voler avec AF.
Quant au surclassement de J à F?
Je cite la réponse telle quelle: " Pas évident de surclasser un pecno en F quand t'as un pax qui à payé 10.000 euros son billet"
Soyons honnête, si demain vous payez 10.000 euros pour voyager en F, seriez vous content de voir un type à coté de vous parce qu'il a été surclassé?
Bien entendu, cette conversation a eu lieu dans une ambiance détendue et n'a aucune valeur officielle.
Mais en y réfléchissant je me dis qu'en effet, il y a les vrais Platinum et ceux qui bénéficie de cette carte uniquement grâce aux largesse de leur société.
Bonne journée à tous.
Comme je l'expliquais dans un précédent méssage, je suis FB Platinum et je commence à me lasser d'AF. Nouveau sur Voyage Forum, je me suis amusé à parcourir quelques messages et j'ai remarqué que beaucoup de gens titulaire de la carte FB Gold ou Platinum se plaignaient de n'être jamais surclassé.
Profitant d'un rdv d'affaire avec des responsables d'AF, à la fin de déjeuner j'ai abordé la fameuse question du surclassement offert aux membres FB Elite Plus.
Je leur ai parlé de VF (site qu'ils consultent) et des remontrances de qq forumeurs.
A ma question, "qu'est ce qui fait que M Dupont FB Platinum ou Gold sera surclassé alors que M Durand ayant le même statut ne sera jamais surclassé?"
La réponse m'a laissé perplexe au début, mais après réfléxion j'adhère assez.
Ils me disent dèjà que les surclassements ne sont pas systématiques et ont lieu uniquement si la cabine éco est full. Ensuite ils surclasse en priorité les Club 2000 puis les Platinum puis les Gold. Le nombre de miles ne rentre absolument pas en ligne de compte. Aucune chance de surclassé M Dupont parce qu'il a 1 million de miles au détriment de M Durand qui n'en a que 200 000.
Alors c'est la roulette? J'apprends donc que les Gold et Platinum sont décomposés en 2 groupes. Les vrais PLatinum ou Gold et les faux.
Faux Platinum et Gold:
C'est le cas de M dupont qui voyage fréquement sur AF en J mais avec un billet payé par sa société. Pour eux M Dupont n'est absolument pas décisionnaire du choix de la cie aérienne mais suis les directives de sa hiérarchie. De plus M Dupont voyage en éco (souvent le tarif le - cher) quand les billets sont payés par lui même (vacances). Pour eux donc ce pax Platinum n'est absolument pas fidèle à AF. Si demain sa socièté décide de voler sur une autre cie, M Dupont suivra. Pour eux le vrai titulaire de la carte Platinum devrait être le directeur de la socièté et non le pax.
Vrai Patinum ou Gold: Idem que le cas cité ci-dessus, mais lors de ses voyages privés, ce pax vole en J. La plupart du temps les billets sont payés par lui. Pour eux ce pax fait délibérement le choix de voler avec AF.
Quant au surclassement de J à F?
Je cite la réponse telle quelle: " Pas évident de surclasser un pecno en F quand t'as un pax qui à payé 10.000 euros son billet"
Soyons honnête, si demain vous payez 10.000 euros pour voyager en F, seriez vous content de voir un type à coté de vous parce qu'il a été surclassé?
Bien entendu, cette conversation a eu lieu dans une ambiance détendue et n'a aucune valeur officielle.
Mais en y réfléchissant je me dis qu'en effet, il y a les vrais Platinum et ceux qui bénéficie de cette carte uniquement grâce aux largesse de leur société.
Bonne journée à tous.
Mes anti-carnets de voyage English translation pending
PREFACE
Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁
En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !
Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.
Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…
De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !
En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.
Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.
J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂
Bonne lecture
Je n’aime pas les carnets de voyage !…🙁
En cinquante ans de voyage, j’ai accumulé en vrac des milliers de souvenirs, jetés pêle-mêle au fond de ma mémoire comme au fond d’une chambre d’étudiant !
Certains sont bien mis en évidence sur l’étagère, d’autres sont posés à même le sol, et certains resteront blottis et oubliés sous le lit, où je ne les redécouvrirai que dans plusieurs années, lors d’un improbable rangement de mes neurones ou d’un déménagement définitif rendu nécessaire par l’exigüité des lieux 😉.
Je n’ai surtout pas la patience désespérante et inutile de noter scrupuleusement et mécaniquement tous mes faits et gestes en voyage (« Nous nous sommes levés tôt pour enregistrer les bagages à l’aéroport », ... « Les chambres de l’hôtel étaient délicieuses », ... « Le taxi pour le centre ville nous a coûté six dollars cinquante », ...) car j’ai toujours pensé que la tenue détaillée et comptable de ses activités de voyageur faisait trop rapidement oublier ce qui constitue pour moi l’essentiel d’un voyage, à savoir toutes ces étranges sensations intimes et fortes qui éclairent à intervalle régulier le parcours du voyageur et qui sont pour moi totalement indescriptibles sur une feuille de papier, sauf si l’on a le talent littéraire d’un Stendhal ou d’un Pierre Loti, ce qui ne sera jamais mon cas…
De toute façon, il faut laisser un espace de liberté à la mémoire progressivement défaillante au fil des années, pour qu’elle ne se rattache pas exclusivement aux quelques lignes manuscrites maladroitement griffonnées à chaud, sur un petit carnet à spirale perdu au fond du sac à dos… Si l’on n’y prend garde, le carnet de voyages finit par tuer les vrais souvenirs, car il est nécessairement illusoire de vouloir recréer le charme d’un hôtel disparu à la simple lecture, même attentive, de son livre de comptes ! Je n’écrirai donc jamais mes mémoires voyageuses…et personne ne s’en plaindra !
En conclusion, et si l’absence d’écriture et d’enregistrement, autre que photographique, de mes pérégrinations internationales me satisfait pleinement, des éclairs de mémoire ressurgissent toujours à intervalle régulier, souvent dix ou vingt ans après, et il me prend parfois l’envie égoïste de redonner vie par le texte à de petites anecdotes insignifiantes de voyage, comme pour regretter un peu (mais pas longtemps !) d’avoir dilapidé volontairement mon capital souvenir en refusant obstinément son enregistrement par un écrit quotidien et systématique.
Ci-dessous, dans les posts suivants, deux premiers exemples de cette réminiscence voyageuse, deux "anti-carnets de voyages", le premier déjà diffusé dans VF il y a un an, (..mais un peu "retravaillé" ) et le second de rédaction récente, donc inédit sur ce forum.
J’espère qu’ils vous distrairont quelques instants autant qu'ils m'ont amusé à les écrire... 🙂
Bonne lecture
Retour de quatre semaines en Bulgarie English translation pending
Nous voilà rentrées de Bulgarie. Moi et mes filles y avons passé presque 4 semaines et sommes très décues, voire écoeurées. Nous en avons fait un voyage utile à défaut d'être un voyage intéressant. Les bulgares sont des gens rustres, des portes blindées qui prennent le touriste pour une vache à lait juste bonne à payer. Des arnaques à toute occasion, des gens qui ne voient de vous que l'argent que vous êtes susceptible de leur laisser. Où est l'âme bulgare ? Je croyais trouver une culture, une foi, une histoire, une âme, une sensibilité ... Je n'ai trouvé que du racisme, du matérialisme, du mépris et de la grossièreté. Ils ont tout à apprendre de l'amour et du respect des gens. Quelques rencontres tout de même, mais qui semblent être l'exception. Les 5% sur lesquels on se console en attendant la date de retour. Voyage utile, je disais plus haut pour les leçons de vie que nous avons reçues par contraste ... un gros zoom sur la bêtise humaine. Une porte blindée que je ne chercherai plus à ouvrir
Vivre et travailler en tant que peintre en bâtiment au Canada English translation pending
MONSIEUR BELGE (vit en belgique) désire partir travailler au Canada, d'abord en éclaireur, puis quand situation "stable", trouver grande maison et faire venir ma famille, d(ici 2 ou 3 ans maximumu!)! je suis du batiment(peintre en batiment, plafonneur, enduiseur), qui peut me dire vers quelle ville aller?on m'a parlé de antorio, et d'autres ! le but est de trouver un poste fixe, et salaire attractif. j'ai 3 enfants et mon épouse.Nous ne parlons que le français
merci de vos bons conseils
merci de vos bons conseils
Jeux Olympiques 2008 à Pékin English translation pending
🙂 Bonjour....!!!
Je ne sais pas vous, mais moi pour la première fois je ne me suis jamais intéressé aussi peu à des jeux olympiques que pour cette édition 2008...
Pourtant difficilement contournables en raison de la "pression médiatique", je tends une oreille distraite et je zape.
J'aimerais connaître vos propres réactions et avoir vos impressions...🤪...
Merci de vos réponses...
Je ne sais pas vous, mais moi pour la première fois je ne me suis jamais intéressé aussi peu à des jeux olympiques que pour cette édition 2008...
Pourtant difficilement contournables en raison de la "pression médiatique", je tends une oreille distraite et je zape.
J'aimerais connaître vos propres réactions et avoir vos impressions...🤪...
Merci de vos réponses...
Vacances 2008: vos cinq meilleures photos English translation pending
Le nouveau système de mise en ligne des photos sur VF (super, surtout la navigation avec les flèches du clavier ! 🙂) m'inspire et je lance un petit concours photo de rentrée de vacances (comme d'habitude sans classement des candidats, et juste pour "le plaisir des yeux")
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension
Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août
J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)
J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park
On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Trek au Touquet-Paris-Plage English translation pending
Si maintenant on peut choisir ....
Alors, pour moi ce sera : sportif, amoureux, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé.
Si tu peux ajouter aussi le cerf-volant !!!
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
A bientôt dans le Paris-Lisbonne et au Touquet
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE (1)
avertissement au lecteur: c'est à la demande d'une vfiste très chère que j'entreprend ce carnet, étant entendu qu'il me fut demandé fin juillet à l'arrivée du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia. les thêmes demandés, au choix, sont sportifs, camping, moules-frites, char à voile, équitation, ornithologie, orageux et ciel dégagé, et, bien sûr, amoureux.
Pour ne pas décevoir le lecteur désireux de renseignements pratiques, je le renvoie en préambule à deux documents précieux: les cartes IGN de promenade au I/100000 dans la série TOP 100, numéros 3 et 7, le dossier de l'Hebdomadaire LE POINT, en date du 17 juillet 2008, sous la plume de Audrey Levy pour les autres lecteurs, il m'a paru plus commode et plus aisé pour la lecture de continuer ces thèmes avec nos voyageurs du Paris-Lisbonne, gens charmants au demeurant. Il est bien entendu que toute ressemblance avec des personnes connues de nos fidèles lectrices et lecteurs ne sont pas des coincidences, mais bien des réalités, l'auteur n'ayant aucune imagination.
TREK AU TOUQUET PARIS PLAGE EN CAMPING: (1)
Nous avions laissé nos passagers du Paris-Lisbonne en gare de santa apolonia, chacun avait son petit bout de chemin.
AJUDA et AMELIA, les petites mexicaines, avaient parcouru Lisbonne, s'étaient plus longuement attardées au BAIXA, mais comme ce n'est pas notre sujet, avaient continué leur périple des capitales européennes pour rejoindre PARIS. Et là, AJUDA, qui était venue faire un break de son couple, un mois durant, avait reçu ce sms affligeant d'Harold, son broker et père de son petit angelo:
« arrive ce jour à ROISSY-CHARLES DE GAULLE par le vol 503/AF à 15 heures avec Angelo. Parents gardes d'enfant hospitalisés à la suite d'un accident de voiture sans gravité. Pris 10 jours de congé pour assurer garde d'Angelo- loué véhicule chez H. équipé magiolina(tente sur le toit) compte sur toi pour partager sourire d'Angelo sur la Côte Normande' »
Aie, aie, aie, c'en allait être fini des sms brûlants de pablo, le surfeur de san sebastian, croisé dans le paris-Lisbonne, retour brutal aux réalités, mais enfin la Cote Normande, ce n'était pas rien, il fallait faire confiance à H. pour l'organisation, elle allait pouvoir se reposer sur la lecture de cartes et le plan des cartes IGN, c'était un spécialiste des chiffres, et aussi des lettres...
Et puis le camping sauvage sur la Côte Normande, quel beau trek en perspective!
Harold, Ajuda et Angelo réunis par le Land-Rover et la Magiolina de toit de type aventure, quittèrent ROISSY pour s'engager sur l'autoroute PARIS-AMIENS. Les retrouvailles avaient été plan-plan, Harold souffrait d'une gengivite inflammatoire qui rendait les rapports affectifs difficiles, et les abdos de Pablo encombraient encore la mémoire d'Ajuda.
le plan-équipement du land allait prendre tout son esprit: il fallait équiper le bas du camion d'une couchette supplémentaire pour Angelo, les parents se réservant le 140 x 200 de la tente sur le toit.
Pour les romantiques inexpérimentés, une tente de toit sur un land-rover ressemble étonnamment à un coffre à bagages. On s'y laisserait prendre. Mais, le soir, avant la fermeture du camping où les aventuriers sont assurés de toilettes et de douches, la bête se déploie en 5 minutes, grace à une manivelle, une tente superbe, équipée d'un toit de polyester, se déploie aux yeux des « biloutes « effarés, non, étonnés et ravis, de découvrir cette image d'aventure entre pétanque et apéritif d'une grande marque nationale.
L'accès à ce nid d'amour, à deux mètres au dessus du sol, est facilité par une échelle métallique, livrée avec le kit HERTZ, ou n'importe quel grand loueur, option facultative lors de la location.
Certes, Harold avait payé la location en dollars, et bonjour le change à 1 euro à 1, 65 dollar, la facture allait être salée. Ils économiserait sur le camping, les restos, les sorties de la 33 ème rue.
Ajuda avait complété le dispositif par des sièges de camping Go-sports, hyper-confortables pour la sieste, une table en teck pliante sur pietement métallique, elle avait rempli deux caisses de produits divers, sucre, sel, vaisselles en plastiques, couverts etc... qui devraient leur épargner les restos, avec Angelo, 8, ans, il était difficile de le garder tranquille.
les escapades avec pablo sur les plages de San Sebastian, elle les remiserait dans sa mémoire, les sms aidant..
Leur choix avait été drastique, mais ils se rendirent compte que leur exigence de camping 4 étoiles au TOUQUET PARIS-PLAGE allait vite être décue. En effet, LE TOUQUET n'est pas BERCK, ni le CROTOY, et le moindre camping de proximité, avec étoiles est celui de STELLA-PLAGE à 10 kms de la station.
En désespoir de cause, comme ils tenaient à des douches propres et des sanitaires entretenus, on était malheureusement en France, ils optèrent pour une escale au CAMPING DES TARTERONS au CROTOY, 3 étoiles avec piscine, il fallait penser à ANGELO et ses futurs copains.
Arnaque taxi mafieux à Sofia English translation pending
Bonjour,
Bien avertie par mon L.P., je me dirige vers un taxi jaune O.K.supertrans pour me rendre de la gare routière à l'aéroport.Le trajet devait coûter comme à l'aller une dizaine de Lv.
Surprise à l'arrivée : le chauffeur exhibe un compteur électronique( caché pendant le trajet) affichant 76 Lv
Il ne me restait que 25 Lv avant de rentrer en France. J'ai dû payer la somme demandée en euro sous l'oeil complice d'un policier silencieux, car le chauffeur de taxi avait fermé mon bagage à clé dans le coffre.
Au guichet O.K. supertrans de l'aéroport, j'ai appris que des faux- taxis O.K. supertrans ou superchance(en lettres cyrilliques) circulent et que les victimes sont souvent des bulgares venant d'autres villes que Sofia.On ne peut les reconnaître qu'au numéro de téléphone imprimé sur la carrosserie, qui n'est pas le:9732121(numéro de la vraie Cie) et à un petit autocollant sur le bas d'une vitre arrière qui indique 3, 69 Lv au Km et non 0, 59 Lv
A bon lecteur salut !
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (1) English translation pending
Été 2008 : 40 jours à travers le Wyoming, le Colorado, l'Utah et l'Arizona.... quelques sites classiques et d'autres plus confidentiels !
Le récit ci-dessous est accompagné d'une petite sélection de photos.
Pour une version avec plus de photos, allez directement là :
sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/

==========================================================================
Présentation Après un premier voyage dans l’ouest américain en 2007 dont nous sommes revenus conquis, il nous tardait d’y retourner. Ce fut chose faite à partir du 2 juin 2008 : nous avons opté pour une boucle à partir de Salt Lake City qui en 39 jours nous mènera à travers
- Yellowstone - Grand Teton - Flaming Gorge - Dinosaur - Colorado NM - Arches - Canyonlands (Island in the Sky & Needles) - Natural Bridges - Grand Gulch - Cedar Mesa - Monument Valley - Valley of the Gods - Canyon de Chelly - Page - Coyote Buttes South - Kodachrome Basin - Escalante/Grand Staircase - Capitol Reef - Horseshoe Canyon
avant de nous ramener dans les Wasatch Mountains au dessus de Salt Lake City le 9 juillet après un parcours résolument nature, ponctué de nombreuses randonnées car comme le disait si bien Edward Abbey « D'abord vous ne pouvez rien voir d'une voiture ; vous devez sortir de votre fourbi et marcher (......)sur le grès et dans les buissons épineux et les cactus. ». Toujours dans le même esprit, nous avons par endroits planté la tente pour être au plus près du wilderness!
Avant de vous conter notre voyage en détails, je voudrais remercier les membres de ce forum qui m’ont aidée, par leurs conseils, à optimiser ce parcours.
Yellowstone : geysers et compagnie
J1 (02/06) : Paris- Salt Lake City
Voilà, c’est le jour J : départ de Paris/Charles de Gaulle à destination de Salt Lake City, mais le vol DL171/AF8990 de ce 2 juin 2008 est un évènement à lui-seul puisqu’il s’agit du vol inaugural. Bien sûr, ça se fête au départ : viennoiseries, café, jus de fruits ….discours, photos….ruban coupé…remise de carton-souvenir à chaque passager…
Ça se fête aussi à l’arrivée : avion baptisé, c.à.d. arrosé par les pompiers….photographes sur les estrades….interviews dans l’aérogare….petits cadeaux (mug, tee-shirt, pin’s dans un sac en tissu).
Mais le vol inaugural ne signifie pas pour autant formalités douanières allégées : c’est long, très long …1H30 pour passer la douane.
Encore une petite demi-heure d’attente au guichet d’Alamo et nous voilà prêts à prendre la route : un Nissan XTerra nous est attribué, nous sommes satisfaits. (un vrai bon 4X4 !)
Il est 15H30 ici et il n’est pas question de dormir, alors en route pour le Grand Lac Salé et Antelope Island (9$/voiture, c’est un State Park). Nous entreprenons notre première petite randonnée autour de Buffalo Point.
Nous sommes saisis : lac-miroir dans lequel se reflètent les sommets enneigés des montagnes environnantes, une grande impression de paix…
Il est maintenant temps de trouver un hébergement (rien n’est réservé d’avance sauf les deux prochaines nuits à West Yellowstone) : ce sera le Comfort Inn à Ogden. Pour le dîner, l’hôtesse d’accueil nous conseille le steakhouse « Ruby River ». Parfait !
J2 (03/06) : Ogden – West Yellowstone
Réveil aux aurores, décalage horaire oblige : à 7h, nous quittons l’hôtel pour 290 miles jusqu’à West Yellowstone via Idaho Falls et son Wallmart pour les premières courses. Pique-nique dans la foulée dans la voiture : il fait 10° à peine et le temps hésite entre grisaille et timides éclaircies.
En tout début d’après-midi nous prenons nos quartiers au Stage Coach Inn à West Yellowstone : charme Old West loué par le Routard…mais chambre toute petite.. un peu décevante !
Bah, nous ne sommes pas là pour la chambre mais pour découvrir les beautés de Yellowstone. Sans tarder nous entrons dans le parc et le temps s’éclaircit un peu. Dès les premiers miles, les bisons sont là, près de Madison River. Impressionnants !
Au programme de cet après-midi, le bassin de Norris Geyser : Porcelain & Back Basins Loop ! Balade tranquille sur les « planches » au milieu des fumerolles !
Tous les sens sont en éveil : des odeurs de souffre chatouillent nos narines, des bruits de tambour de lave-linge titillent nos oreilles et les couleurs ravissent nos yeux !
Notre imagination est en effervescence ! Nous baptisons cette source « Monkey Face Spring ».
Nous n’irons pas voir « Artists Painpots », le secteur étant fermé (inondation ?).
Alors retour vers West Yellowstone. Sur la route, les bisons créent encore l’attraction, au grand plaisir des touristes.
Ce soir formule « all you can eat soup and salad » au Three Bear Restaurant, dans un cadre Grand Nord très chaleureux et au lit de bonne heure !
J3 (04/06) : West Yellowstone- Gardiner
Il pleut des cordes au réveil et bien qu’ayant réservé deux nuits, nous décidons de plier bagages au vu de cette météo si incertaine sans vraiment programmer de destination pour ce soir, nous improviserons en fonction d’une amélioration ou non dans la journée.
Toujours aussi matinaux, nous faisons route vers Old Faithful : il est 8h et le temps est d’une tristesse désespérante. Nous n’avons même pas le courage de faire le tour du plus grand des geysers ! De toute façon ce n’est pas son heure et le côté artificiel de la ballade nous coupe les jambes !
Nous reprenons la voiture jusqu’à Midway Geyser en attendant des heures meilleures ! A force de patience, voilà que nous voyons poindre deux heures plus tard quelques timides rayons, peut-être de quoi nous dévoiler les beautés de Grand Prismatic Spring ! Déception ! En raison du froid la présence d’une grande quantité de vapeurs d’eau empêche d’admirer les couleurs de la plus grande source d’eau chaude du parc.
Comme le temps a l’air de se maintenir, nous progressons un peu plus vers le nord jusqu’au trailhead vers Monument Geyser. Allons nous dégourdir les jambes !
La randonnée est courte (3miles, 1H30) mais raide (200m de dénivelé) dans une belle forêt de jeunes pins, le chemin couvert ça et là de nombreux névés et la vue magnifique sur les prairies de Gibbon et la forêt de Yellowstone.
Là-haut, à distance des hordes de touristes, la cheminée de Monument Geyser crache sa vapeur ! Enfin un geyser non « clôturé », non « domestiqué ». Nous apprécions !
Nous arrivons à la voiture in extrémis avant une grosse averse de grêle, heureusement passagère qui ne nous dissuade pas de poursuivre vers Mammoth Hot Springs. Là, les terrasses en travertin se révèlent sous un ciel de fin d’orage.
Nous finissons la journée à Gardiner, à l’entrée nord du parc où nous optons pour le BW by Mammoth Hot Springs : chambre avec vue sur la montagne et sur l’énorme torrent mugissant.
J4 (05/06/08) : Gardiner-Cooke City
Grand soleil ce matin, pourvu que ça dure ! Nous décidons tout de même de refaire les valises pour progresser, si le temps le permet, vers l’entrée nord-est du parc.
Mais d’abord une halte à Mammoth afin de passer la matinée sur le Beaver Ponds Trail (5, 5miles/3h), une boucle très agréable traversant des parcelles de forêts, des bosquets de bouleaux, des prairies et du maquis.
Nous rencontrons quelques randonneurs qui, tous, nous demandent si nous n’avons pas vu d’ours. Non, pas d’ours mais un castor sortant de son barrage et nageant dans le petit lac !
Après un pique-nique à Lava Creek (ah ! qu’il fait bon au soleil), nous rejoignons une autre aire de pique-nique, celle de Yellowstone River, début de la randonnée qui porte le même nom.
Le chemin monte sur la crête et longe la falaise surplombant la rivière Yellowstone.
Puis s’écarte de la rivière et traverse des prairies où nous observons oiseaux bleus, pics, antilopes, chiens de prairie et bisons.
De retour à la voiture, c’est décidé : allons jusqu’à Cooke City ! Au début de la route menant vers Lamar Valley, notre premier ours !
Dans la Lamar Valley, désertique et sauvage, partout, des troupeaux de bisons paissent tranquillement. Peut-être demain pourrons nous y faire une halte plus conséquente ?
Maintenant rejoignons Cooke City, une drôle de cité au bout de nulle part : une rue, quelques maisons, deux restos, une station service….et un Super8 Motel ! Super ! Chambre impeccable avec un petit bout de vue sur la montagne. A côté le Beartooth Cafe, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, est une excellente adresse !
"Monkey Face Spring"
Grand Teton : c'est encore l'hiver
J5 (06/06/08) : Gardiner-Grand Teton
Il pleut, il neige, il grêle ce matin et le ciel bouché ne nous donne pas vraiment d’espoir d’amélioration : adieu randonnée dans la Lamar Valley ! C’est un temps à rouler, à avancer jusqu’à trouver des cieux plus cléments. Il faut définitivement revoir notre programme !
Bon, la seule chose qui reste à faire, c’est rouler vers le sud : Tower, Canyon, Lake…au mieux rester dans les environs du lac pour la nuit suivante et au pire, quitter Yellowstone pour Grand Teton.
A 8h nous quittons donc Cooke City en direction de Tower. Au bord de la falaise surplombant Yellowstone River, un attroupement de paparazzis ….deux petits chevreaux jouent les acrobates sur les escarpements rocheux !
Près de Tower Falls, notre première « tuile » : la route entre Tower et Canyon est fermée en raison des chutes de neige de la nuit sans qu’aucune information nous ait été donnée à l’entrée du parc ni à l’entrée de la route ! Duraven Pass est impraticable !
Nous voilà obligés de faire demi-tour et de passer par Mammoth : avec 50 miles de rallonge, il devient impératif de compléter le réservoir d’essence….vu le prix du gallon à l’intérieur du parc (½ gallon au prix d’un), cela ne nous réjouit pas vraiment !
La pluie ne cesse pas jusqu’à Canyon Village et c’est sous un ciel maussade et un vent glacial que nous allons jeter un coup d’œil aux Upper Falls.
Après un pique-nique sur un coin de table à Chitenden Bridge (les doigts nous en tombent tellement il fait froid !!!) direction Lower Falls.
Mais sur le parking d’Artist Point, nous n’avons pas le temps de sortir de la voiture. Une tempête de grêle, puis de neige, accompagnée d’un vent à décorner les bisons s’abat sur le coin. Nous espérons encore qu’elle sera passagère mais au bout d’une heure, la tempête ne faiblit pas…pas la peine d’attendre, nous continuons notre périple sous la neige jusqu’à Yellowstone Lake.
Notre Nissan à l’arrivée au lac !
Si pendant un court instant nous pouvions espérer une éclaircie près du lac, celle-ci est vite annihilée par la tempête qui nous poursuit et nous rattrape régulièrement.
Quel temps de chien ou plutôt… de loup ! A l’orée de la forêt, un loup rôde…un peu plus loin un jeune coyote erre sur le bord de la route !
Bon, puisque le temps se dégrade toujours, quittons Yellowstone et poursuivons vers Grand Teton.
Là enfin, du soleil !!!
Nous prenons possession d’une petite cabine au Signal Mountain Lodge au bord du Jackson Lake.
Après avoir pris les renseignements pour la traversée du Jenny Lake et fait quelques courses à l’épicerie de Moose, nous passons la soirée au coin du feu dans notre cabine de trappeur !
J6 (07/06) : Grand Teton-Flaming Gorge
Au petit matin, les abords de notre cabine sont recouverts d’une fine couche de neige et nous apprenons qu’à Yellowstone, 3 routes sur 5 sont fermées, les autres ne sont accessibles qu’avec équipement. On a bien fait de partir !
Ici ce n’est pas le grand beau temps et il est hors de question de faire la randonnée vers le lac Solitude !
Seule une randonnée courte (la matinée maximum) semble possible afin de pouvoir rebrousser chemin rapidement en cas de mauvais temps. Les lacs Taggart et Bradley semblent un bon choix.
Très belle randonnée (8milesA/R, 4h) jusqu’au lac Taggart, puis Bradley, puis nous poursuivons jusqu’à la jonction vers Surprise et Amphitheater Lakes.
Personne à l’horizon, si quelques marmottes !
Et surtout au retour….entre la jonction et le lac Bradley, alors qu’il commence à neiger, je crois deviner une forme avec de grands bois. Assurément pas un ours.
Je grimpe sur le bas-côté pour mieux pouvoir la distinguer, j’appelle Hervé qui ne voit rien. Je regrimpe sur le bas-côté et, oui, oui, il est bien là, allongé tranquille derrière les rochers.. à ruminer. C’est un orignal (moose) ! (Les petits points sur la photo, c’est la neige).
Il neige de plus en plus au retour de la randonnée mais cela ne décourage pas bon nombre de randonneurs et il y a maintenant foule sur le chemin des 2 lacs.
Nous, on quitte la région après un petit arrêt à Jackson Hole, petite ville sympathique et animée en espérant enfin trouver définitivement plus au sud un temps chaud et ensoleillé. Nous avons deux jours d’avance sur notre programme initial !
300 miles et 5 heures plus tard…nous voilà à Flaming Gorge et le temps ne s’est pas vraiment réchauffé : nous avions prévu notre première nuit de camping à Red Canyon. Brrr ! l’alternative de l’hôtel s’impose.
Mais le Red Canyon Lodge est complet (nous sommes samedi), nous nous rabattons alors sur le Flaming Gorge Resort : pas autant de charme que le précédent, à vrai dire pas de charme du tout, mais nous optons pour un appartement qui s’avérera grand, bien équipé et fonctionnel ! Parfait ! D’ailleurs, puisque nous avons de l’avance autant se poser un peu et rester deux nuits !
De la neige à Grand Teton
Flaming Gorge et Red Canyon
J7 (08/06) : Flaming Gorge
Grand soleil ce matin même s’il fait toujours frais. Allons découvrir toute cette belle région autour de Flaming Gorge !
- Les couleurs flamboyantes de Sheep Creek Bay
- Le vert tendre des bouleaux dans Sheep Creek Canyon
- Les vues époustouflantes depuis le promontoire de Red Canyon
Nous sommes conquis ! Quelle belle matinée !
D’ailleurs cela nous ouvre l’appétit ! Hervé a envie de viande, qu’à cela ne tienne, nous sommes tout près de notre hôtel, essayons son restaurant. Au vu de la carte, nous comprenons qu’en fait, c’est un fast-food !
Hervé commande un hamburger, moi ce qui me semble être un steak . Je fais alors la plus horrible expérience gastronomique de mon existence. On me sert un steak haché pané frit (eh !oui, « mountain-fried steak « ) accompagné d’une purée, le tout recouvert d’une bonne couche de sauce jaune dégoulinante.
J’essaie vainement de racler la sauce et la panure…je ne peux pas manger ça, même pas le voir. Nous expliquons notre problème à la patronne qui gentiment se propose de changer le plat mais je préfère me passer de manger, totalement dégoûtée. Finalement elle ne nous fait pas payer mon plat et je me rabats, une fois arrivée dans notre appartement, sur un reste de spaghettis à la sauce tomate : miam !
Après un petit repos (mérité, après une telle expérience), nous partons pour l’après-midi. Après avoir passé le barrage, nous suivons l’indication « River Access » pour une balade très agréable le long de la Green River.
Nous flânons au bord de la rivière, surpris par la transparence de l’eau dans laquelle se faufilent de nombreuses grosses truites, amusés par le spectacle des pêcheurs sur leurs drôles d’embarcations.
Le sentier (Little Hole Trail) suit ainsi la rivière pendant 7 miles mais nous, on fait demi-tour au bout de 2 miles pour revenir à notre point de départ.
Notre dernier coup d’œil de la journée est pour Mustang Ridge, mais ce côté de la baie est beaucoup moins exceptionnel !
Sheep Creek Bay
Dinosaur National Monument
J8 (09/06) : Flaming Gorge-Vernal
Aujourd’hui nous découvrons une première partie de Dinosaur et c’est par l’Island Park Road que nous entrons dans le Monument.
Notre premier arrêt (au bout de 11 miles) nous permet d’admirer les très beaux pétroglyphes de McKee Springs.
3 miles plus loin l’Island Park Overlook nous laisse sans voix !
Il nous faudrait ensuite rebrousser chemin quasiment jusqu’à Vernal pour attraper la Jones Hole Road. Nous décidons de couper à travers le plateau de Diamond Mountain.
Une fois sur la route, c’est rapide, car elle est bitumée et elle s’arrête en cul de sac au départ de notre rando : Jones Hole Trail qui nous mène à travers un large canyon très vert et fleuri.
Jusqu’à la Green River (encore elle !) où accostent de nombreux groupes de rafting.
Au retour nous faisons un petit détour sur un sentier qui croise le nôtre pour voir la jolie cascade d’Ely Creek. Ce chemin est encore plus sauvage et on l’aurait bien exploré davantage. A retenir !
Mais il est déjà 18h quand nous retrouvons la voiture et il faut retourner à Vernal, trouver un hôtel, faire le plein de courses et la lessive car demain soir, le camping devrait enfin être possible.
Pour l’hôtel, ce sera le BW Dinosaur Inn (correct mais cher), pour les courses Smith’s et pendant que nous dégustons, dans notre chambre, poulet chaud et petits pois réchauffés au micro-ondes, le lave-linge de l’hôtel fait le reste !
J9 (10/06) : Vernal-Echo Park
Ça y est, la chaleur est bien au rendez-vous : nous avons enfin troqué pantalon et polaire contre short et débardeur ! Et le camping se confirme pour ce soir !
Mais d’abord, suite de la découverte de Dinosaur NM.
Cette fois-ci nous entrons dans le Monument par Jensen afin d’explorer la partie située dans l’Utah. Nous enchaînons dans la matinée les deux randonnées de « Sound of Silence » et « Desert Voices » qui nous valent quelques très beaux paysages.
Nous photographions beaucoup, beaucoup de fleurs dans cette rando, par ex celle-ci :
Nous pique-niquons près de la Green River (encore et toujours elle!) et continuons la Cub Creek Road jusqu’à Josie’s Cabin (idéale pour pique-niquer au frais, tant pis c’est fait !) puis revenons à Jensen et la Hwy 40 afin de prendre la direction de Dinosaur (la ville !) et entrer dans la partie Colorado du Monument.
Nous parcourons la Harper’s Corner Road jusqu’au bout.
Nous nous attardons à Echo Park Overlook afin de jeter un œil sur l’endroit où nous allons passer la nuit : c’est là en bas que se trouve notre camping, il est caché par les arbres mais on aperçoit la résidence du ranger ! Génial, l’emplacement !
D’abord un petit tour sur le Harper’s Corner Trail, randonnée facile qui mène à un fabuleux point de vue (le plus fabuleux du Southwest, paraît-il !).
A ce moment-là, rien ne laissait prévoir que le temps allait changer. Pourtant, au retour de la rando, le ciel s’est couvert…avec quelques coups de vent ! Cela ne nous décourage pas, ce sera certainement passager !
Nous descendons dans Echo Park (4x4 obligatoire !) en passant à côté de Whispering Cave : un courant d’air glacial s’échappe de la grotte.
Au camping nous avons l’embarras du choix, seuls trois autres emplacements (sur 22) sont occupés. Nous choisissons un emplacement à découvert afin de nous prémunir des dangers d’un orage éventuel. Pas superstitieux pour un brin, nous réalisons après-coup que nous avons choisi le numéro13.
Installation de la tente…il fait bon malgré un ciel couvert… jusqu’au milieu du repas. A partir de ce moment-là, nous commençons à rajouter une puis deux couches de vêtements.
Un petit feu, pour l’ambiance..et pour nous réchauffer est bienvenu ! C’est l’heure du coucher, on garde nos chaussettes et on appréhende un peu la fraîcheur de la nuit!
Vue depuis Harper's Corner
De Dinosaur à Colorado National Monument
J10 (11/06) : Echo Park - Fruita
Il a plu toute la nuit et on n’a pas vraiment fermé l’œil, guettant le moment où elle allait s’arrêter. Elle s’est arrêtée au lever du jour, vers 5h et on s’est levé peu après. Sur les hauteurs, c’est de la neige qui est tombée : il fait à peine un peu plus de zéro degré.
Pour nous réchauffer, 1) tout ranger sauf la tente qu’on laisse sécher : ok 2) prendre un petit déjeuner : pas vraiment le meilleur choix car le lait est froid… 3) partir en randonnée, bien couverts en espérant que le soleil finisse par revenir : ok, choix retenu.
C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 6h du matin sur le sentier de Mitten Park Trail qui longe la rim et le fameux Steamboat Rock pour redescendre ensuite au bord ….de la Green River (encore elle !).
Sur les hauteurs…de la neige, mais quelques rayons de soleil à la fin de la rando !
Au retour de notre balade, nous rencontrons le ranger, nous lui demandons si, d’après lui, la piste de Yampa Bench est praticable. Il nous conseille d’attendre deux heures afin de laisser sécher la piste, puis cela devrait passer.
Très bien, cela nous laisse le temps de grimper sur la mesa pour admirer Steamboat Rock. Remarquable !
Deux heures plus tard, nous empruntons Yampa Bench Road en nous arrêtant pour profiter de ses points de vue extraordinaires sur la Yampa River (tiens, on a changé de rivière)
Castle Park Overlook
Hervé est tellement impressionné qu’il préfère rester allongé !
Au bout de 40 miles, nous rejoignons la Hwy 40 près d’Elk Springs.
Notre point de chute devait être Rangely, une petite ville pas touristique pour un sou mais qui l’eût cru où il n’y a pas une seule disponibilité dans aucun des 3 ou 4 motels de la ville. En effet, en raison de la forte activité pétrolière, tout est complet, occupé par les ouvriers des exploitations pétrolières ! Il faut alors poursuivre notre route en direction de Grand Junction (Colorado).
Et cette route passant par un col à plus de 2500m nous livre un paysage auquel on ne s’attendait pas : un air de Jura dans cette contrée de canyons !
Finalement nous nous arrêtons à Fruita dans un Super8 Motel ! Parfait puisque demain nous voulons explorer Colorado National Monument qui se trouve tout près. En revanche pour trouver un steak house, il faut aller jusqu’à Grand Junction !
J11 (12/06) : Fruita – Moab
Chic ! pas de route à faire pour visiter notre prochain parc. L’entrée de Colorado National Monument n’est qu’à quelques miles de notre hôtel. Il fait beau mais frais, l’altitude maximale frôle les 2000m !
Afin de ne rien louper du Monument, nous empruntons la Rim Rock Drive (23 miles) qui, de Fruita à Grand Junction, permet de s’arrêter à de nombreux points de vue.
Ici Fruita Canyon View (à droite, « Balanced Rock »….tiens, tiens, le jumeau de celui d'Arches !)
Monument Canyon View
L’approche du parc ne serait complète sans …quelques randonnées : alors d’abord Canyon Rim Trail : un aller/retour entre genévriers et pins avec vue sur le Wedding Canyon.
Puis Ottos’ Trail qui permet d’admirer de plus près le monolithe préféré de John Otto, le premier à avoir œuvré pour la promotion du site.
Et enfin Devil’s Kitchen Trail (1, 5 miles - 1h30) qui mène à ces très amusants pitons rocheux !
Le diable a même prévu une belle aire de pique-nique couverte : c’est là que nous déjeunons avant de rejoindre Grand Junction vers 16h.
Il nous faudra plus de deux heures pour aller à Moab où nous n’avons pas prévu d’hébergement, mais attendons une réponse pour la cabine que nous avions occupée l’été dernier.
Sans nouvelle de la part du loueur, il faut prendre une décision. L’envie de renouveler le camping rudimentaire nous titille. Si nous envisagions le camping d’Arches ? La ranger, à l’entrée du parc, nous indique qu’il est complet tous les jours parfois dès 7h30 du matin car dès 5h, les premiers postulants font la queue !!! Quelle folie !
Sans aller jusqu’à Fisher Towers, nous optons alors pour l’un des campings le long de la 128 : on se dépêche de planter la tente (8$ dans une enveloppe) car il reste peu de places et en avant pour le plein de courses à Moab !
Il est tard, je meurs de faim…encore un peu de patience, les braises rougissent. Au menu viande grillée et patates douces entre Colorado et Drinks Canyon !
Steamboat Rock
Canyonlands : Island in the Sky
J12 (13/06) : Moab - Canyonlands/Island in the Sky.
C’est un temps idéal aujourd’hui : ciel bleu, soleil, 23° prévus ! A 7h30 tout est rangé, direction White Rim Road via Mineral Bottom Road jusqu’à Fort Bottom, puis Taylor Canyon…. sans avoir prévu d’hébergement ! Improvisation ! Afin de faire face à toute possibilité, nous faisons le plein d’eau à Matrimony Spring (près de la Colorado River Bridge).
Un clochard nous croise sur sa bicyclette, puis brusquement, quand nous démarrons, nous le voyons faire demi-tour avec précipitation pour nous suivre ! Bizarre !
Quelques miles plus loin, nous trouvons la clé de l’énigme : nous avons démarré coffre ouvert ! Et le gars s’est dépêché, espérant ramasser ce que nous perdrions. Un rapide coup d’œil à notre coffre nous rassure : seul un bidon d’eau est tombé à terre ! Tant mieux pour nous et tant pis pour le clochard !
Mineral Bottom Road, « well-maintened road » se négocie sans difficulté. Elle file quasiment tout droit de la 313 jusqu’aux abords de la Green River (eh ! oui on la retrouve) qu’on atteint après quelques lacets dignes de Shafer Trail !
Elle se dégrade un peu à l’entrée dans Canyonlands avec quelques passages de sable mou et s’accroche à la rive !
Vue panoramique sur la rivière depuis la piste.
Nous poursuivons le White Rim Trail jusqu’à Fort Bottom d’où démarre notre première randonnée de la journée (4, 2miles-3h)
Le sentier, perché par moments sur une crête, est très étroit !
Il mène d’une part à une « tour » Anasazi au sommet d’une mesa (que nous n’avons pas pu atteindre en raison de l’effondrement de l’accès final) d’autre part, à une cabine de cow-boy au bord de la rivière.
Mark Walker’s Cabin
Sur le chemin du retour, nous rencontrons un ranger qui nous salue chaleureusement puis au trailhead sur White Rim Road un groupe de VTtistes en train de finir leur parcours de 3 jours sur cette piste. Certains semblent épuisés, d’autres ont toujours la pêche ! C’est une piste somme toute très fréquentée !
Il est l’heure du casse-croûte et j’ai repéré le seul endroit ombragé à des miles à la ronde : c’est un « primitive campsite » sur la piste de White Rim et s’il n’y avait pas tous ces moustiques nous nous y serions bien attardés davantage !
Nous fuyons dans Taylor Canyon en espérant qu’à distance de la Green River, les bestioles seraient moins voraces. Elles sont effectivement un peu moins nombreuses quand nous arrivons au pied de « Moses & Zeus ».
C’est là que nous décidons de passer la nuit mais pour l’heure une petite sieste à l’ombre de la voiture est de rigueur en attendant des heures moins chaudes pour s’engager dans la montée vers Moses & Zeus (2miles, 1H30)
Le sentier raide et un peu scabreux nous amène au pied des deux monolithes, longe leur base puis fait une boucle après avoir atteint la base du dernier monolithe baptisé « Aphrodite »
En soirée, les moucherons redoublent d’activité au point d’être obligés de finir notre dîner dans la voiture. Ce n’est qu’une fois le soleil couché que nous pouvons profiter de ce décor unique, observer oiseaux et lapins, guetter les premières étoiles…
Bref nous nous croyons seuls au monde jusqu’à ce que …….une lumière au loin, puis une autre nous intriguent. Les yeux d’un chat sauvage…non impossible ! Un vers luisant, non plus !
Maintenant un flash ….Hervé pointe ses jumelles en direction des mystérieuses lumières, mais il fait presque nuit et il distingue difficilement une forme sombre faisant des allers-retours devant une autre forme sombre : un animal ? Le flash nous fait penser que non…
Sans en être absolument sûr, il devient de plus en plus évident que cela doit être un randonneur solitaire descendu par Alcove Spring Trail avec l’intention de camper à Taylor et qui, nous ayant vus seuls, n’ait pas voulu nous déranger mais voulu nous prévenir en activant un flash.
Bon, sur ces déductions, nous allons nous coucher, pas rassurés à 100% tout de même. Finalement nous nous endormons les yeux rivés sur la voie lactée et les étoiles filantes.
J13 (14/06) : Taylor Canyon – Moab – Canyonlands – Moab.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous avons très, très bien dormi : il a fait frais dans la nuit et au petit matin, il ne fait pas plus de 10°.
Bien sûr, nous avons voulu avant tout vérifier nos hypothèses d’hier soir : eh ! oui, il y a bien une tente plantée au pied du sentier d’Alcove Spring et notre randonneur solitaire n’est pas encore levé quand nous quittons les lieux.
Après deux nuits en camping « sauvage », le choix d’un hôtel pour les deux nuits suivantes s’impose. Nous sommes samedi : par conséquent il faut se rendre à Moab très tôt pour espérer trouver une place.
OK, à 8h, nous nous garons devant les premiers hôtels à l’entrée nord de la ville : après plusieurs tentatives (hôtels complets ou hors de prix), c’est au Motel6 que nous trouvons ce qui nous convient : hôtel correct, prix raisonnable pour un weekend.
Mais à cette heure matinale il n’est pas possible de nous installer dans notre chambre. Alors profitons-en pour faire les courses, puis le plus judicieux est de choisir une balade à Moab-même, de faire le check-in à 15h, puis de revenir à Canyonlands dans la soirée afin de découvrir False Kiva. Aujourd’hui en effet 35° prévus, à l’ombre !
Pourquoi pas une balade vers une destination rafraîchissante ? Ce sera Mill Creek. Nous sommes loin d’être seuls. En ce samedi chaud beaucoup de familles de Moab ont la même idée.
L’eau est glaciale dans la vasque principale. Il n’est pas question de se baigner, néanmoins nous en profitons pour nous asperger et nous rafraîchir !
Un pique-nique au Rotary Park de Moab, un moment au café internet du Mondo Cafe, un petit repos à l’hôtel…..Il fait maintenant un peu moins chaud quand on revient à Canyonlands vers 17H.
L’objectif : trouver False Kiva, au bout d’un sentier certes cairné mais non référencé dans la documentation du parc. Par conséquent son point de départ n’est pas indiqué.
Ce trail nous a donné beaucoup de fil à retordre, nous a fait courir et suer.
En effet, après un faux départ, nous retrouvons difficilement la trace grâce, non pas aux coordonnées GPS de Thierry (car elles ne correspondent pas à celles de notre GPS) mais grâce au tracé de l’itinéraire que nous avons, à force de tâtonnements, fini par reconnaître. Les difficultés ne s’arrêtent pas là : une fois arrivés tout près, des cairns mal placés nous dévient vers le bas. C’est à force d’observer les lieux qu’Hervé a l’idée de remonter sous la paroi. Je repère alors ce qui me semble être le promontoire final. Arrivée là-haut, je crie enfin victoire !
Après 8 kms à tourner en rond (seuls 2kms seront nécessaires au retour), la False Kiva s’offre à nous.
Conclusion : randonnée et vue exceptionnelles qui se méritent !!!!
Et on mérite bien ce soir un resto exceptionnel : le Sunset Grill l’est par sa situation sur les hauteurs dominant Moab mais, même si le service est aux petits oignons, le saumon/crabe à la sauce à la mangue est un peu insipide.
Moses & Zeus
Arches : Fiery Furnace et autres arches
J14 (15/06) : Moab - Arches – Moab
Aujourd’hui randonnée accompagnée par un ranger dans Fierry Furnace à Arches. Rendez-vous à 9h sur le parking du même nom. Inutile de préciser que nous ne sommes pas seuls pour cette sortie déjà bookée deux jours plus tôt : 25 personnes sont là (ça nous change !!!), essentiellement des Américains, les seuls Européens étant un couple hollandais, un luxembourgeois et nous.
La balade dans ce labyrinthe se fait à pas lents (3h pour 2 miles). Notre guide Michael s’arrête régulièrement pour nous donner plein d’explications sur la géologie, la faune et la flore, l’histoire…toutes très instructives et finalement la progression même lente se révèle agréable.
Il y a certes quelques passages un peu acrobatiques, quelques sauts… mais tout se passe au mieux après la démonstration du ranger. Nous marchons la plupart du temps à l’ombre du canyon ce qui est un avantage par cette chaude journée.
La chaleur nous suffoque en revenant à la voiture. Mieux vaut retourner à l’hôtel pour repas et repos au frais et revenir en soirée pour Arches suite.
Bien revigorés par une après-midi à la clim’, retour dans le parc pour découvrir des arches que nous n’avions pas vues l’an passé. Nous sommes dimanche et pensions trouver foule à Arches. Mais personne sur la boucle entre Sand Dune Arch, Broken Arch et le camping de Devil’s Garden. Sont-ils tous à Delicate Arch ?
Sand Arch
Broken Arch
Encore d’autres arches…sur le parcours !
C’est notre dernière journée à Arches alors il faut en profiter et poursuivre jusqu’aux Klondike Bluffs par la piste de Salt Valley pour une nouvelle rando (3, 4 miles/3h) : difficile, mais très gratifiante, elle permet d’admirer Tower arch et les Marching Men
L’arche, à distance.
Vue depuis l’arche.
Les Marching Men
Le soleil, sur le point de se coucher, inonde Arches de ses couleurs chaudes.
Ici la Salt Valley
Là coucher de soleil sur Fiery Furnace (la lune s’est naturellement installée entre deux spires!)
Captivés par le décor, nous ne voyons pas l’heure passer et il fait nuit quand nous arrivons chez Eddie McStiff’s à Moab.
Le dîner est à la hauteur du coucher de soleil précédent : inoubliable ! Steak et crabe pour Hervé, penne Portobello pour moi et un dessert pour deux : un Brownie Woonie à vous faire damner ! Le meilleur repas de notre séjour !
Coucher de soleil sur Fiery Furnace
Canyonlands : the Needles
J15 (16/06) : Moab – Needles Notre destination du jour est le secteur de Canyonlands, the Needles et son camping « premier arrivé, premier servi ». Craignant que les places disponibles soient comme à Arches prises d’assaut très tôt le matin, nous faisons sonner le réveil encore plus tôt, ce qui fait qu’à 8h, nous sommes sur place, presque trop en avance puisque les places sont à peine en train de se libérer !
Nous plantons la tente, retournons au Visitor Center pour payer (n’avons pas de monnaie) et nous voilà prêts pour explorer ce secteur de Canyonlands qui nous avait tant fascinés l’année dernière.
Pour commencer, essayons une piste, celle vers le Colorado Overlook ! La ranger du Visitor Center nous prévient : au début, c’est facile, puis c’est de la roche nécessitant attention et prudence et enfin de gros rochers impossibles à passer. C’est tout-à-fait ça, il faut finir à pied le dernier mile ! Et le point de vue sur le Colorado n’est pas exceptionnel ! A ne pas retenir !
Là c’est quand ça devient impossible à passer !
La chaleur est torride : + 40 ° à l’ombre. Sieste obligatoire ! Dans les arbres au dessus de nos têtes, les écureuils débordent d’activité et de gloutonnerie : ils passent leur temps à grignoter les pignons de pin et à envoyer sur nous les graines de genévriers évidées.
En fin d’après-midi, il est temps d’émerger de notre torpeur. Ma proposition : revoir les aiguilles de Chesler Park, le must des Needles, en allant jusqu’à Chesler Park Overlook, ce qui fait tout de même 5, 6 miles et 3h.
Nous sommes toujours aussi enthousiastes !
Chesler Park overlook
Chesler Park au coucher du soleil !
Nous finissons notre dîner juste avant la nuit que nous appréhendons un peu en raison de la chaleur.
J16 (17/06) : Needles (suite).
Nous avions raison d’appréhender, la nuit a été très moyenne et nous n’avons mieux dormi qu’au petit matin quand il a fait un peu meilleur. Pourtant une grande randonnée nous attend aujourd’hui que nous espérions commencer très tôt : raté, il est déjà 8H 30 quand nous démarrons notre parcours au parking de Big Spring Canyon .
En avant pour le Confluence Overlook : 10, 4 miles et 6h.
La randonnée est difficile car elle descend puis remonte dans plusieurs canyons successifs.
Elle croise ensuite la diabolique Devil’s Lane (que nous avons pratiquée l’an dernier) et offre quelques vues sur les aiguilles de Chesler.
L’arrivée se fait à la confluence du Colorado et de notre rivière préférée, la Green. On distingue le mélange des deux eaux.
Le retour est chaud en plein midi mais grâce à plusieurs arrêts-rafraîchissement (merci au brumisateur !), la montée est supportable ! Une autre randonnée exceptionnelle à notre actif !
Devinez ce qu’on a fait le restant de l’après-midi ! Rien, bien sûr ! Ah, si, nous avons attendu Marie Caroline (mcd8) mais dommage, on s’est loupé probablement de peu ! Alors nous avons fini tout seuls le jus de fruit et les chips prévus pour l’apéro !
Pas le courage d’une promenade vespérale, tout juste une petite grimpette sur les rochers dominant notre campement pour voir le soleil se coucher en compagnie des lapins. La chaleur est extrême, même à la nuit tombée.
En chemin vers Confluence Overlook
De Monticello à Natural Bridges
J17 (18/06) : Needles – Blanding
Nous avons souffert +++ cette nuit et ne pensons qu’à une seule chose ce matin : trouver des températures plus clémentes et/ou faire une petite pause dans nos projets de camping. En tout cas, nous renonçons à Druid Arch, ce sera pour une prochaine fois !
Allez, malgré tout, une petite dernière aux Needles : Cave Spring, un parcours amusant qui nous fait découvrir des peintures rupestres et un ancien camp cow-boy, tout cela au frais sous une falaise.
En quittant le parc, un panneau, tout juste à la sortie retient notre attention « Mowers on the road » et le ranger, à la guérite, nous salue d’un « Be safe ! ». Nous voilà songeurs : qu’est-ce-que c’est encore que ces bêtes-là ?
Nous sommes prudents, nous attendant à tout moment à l’apparition d’un troupeau de « mowers » sur la route . Mais rien de particulier pendant des kilomètres. Google nous apprendra par la suite que « mowers » signifie « tondeuses ». Nous voilà un peu plus instruits !
Un arrêt au Newspaper Rock est incontournable : quel beau témoignage !
Maintenant à nous la fraîcheur et la verdure le long de la Jackson Spring Road vers Monticello. Nous respirons enfin : 20°, un délice ! Des lacs et des paysages bucoliques à souhait où nous pique-niquons avec bonheur !
Après cet intermède montagneux, retour vers le désert : arrêt à Monticello pour un café glacé en compagnie d’un couple d’Allemands avec qui nous échangeons quelques bons plans et adresses.
En début d’après-midi, nous posons nos valises au Super8 de Blanding. Après deux nuits rustiques, un peu de confort n’est pas de refus. D’ailleurs nous prévoyons d’y rester deux nuits, pas de camping dans les prochains jours.
En soirée, une petite sortie culturelle s’improvise : Edge of Cedars State Park & Museum (5$/pers) recèle d’intéressantes collections sur l’histoire des Indiens Pueblos et le musée est climatisé, chic !
Pour le dîner, pas la peine de faire des kilomètres : Old Tymer Restaurant, juste à côté du motel, est très correct.
J18 (19/06) : Blanding – Natural Bridges – Blanding
Aujourd’hui au programme : la Scenic Road 95, ruines indiennes dans Mule Canyon et ponts naturels à Natural Bridges NM!
Butler Wash ! En fait il ne s’agit que d’un overlook : les ruines ne sont visibles que de très, très loin !
Mule Canyon qui renferme la très jolie ruine de « House on Fire »
Natural Bridges National Monument et ses ponts naturels.
Nous découvrons les deux premiers ponts au cours de la randonnée « Sipapu to Kachina Bridge ».
Sipapu depuis le point de vue sur la route. C’est au pied de la Bridge que nous allons descendre.
J’y suis !
En levant les yeux sous la Bridge !
Nous suivons le fond du canyon pendant plus de deux miles, parfois noyés dans la végétation !
Après Kachina Bridge il faut remonter et retourner à notre point de départ en passant par la mesa dans une végétation plus méditerranéenne.
Le monument comporte un troisième pont remarquable : Owachomo Bridge que nous voyons après avoir repris la voiture. Au bout d’un court sentier, le voilà !
Encore plus impressionnant d’en dessous !
Retour à Blanding par la même route.
Ce soir nous essayons un autre resto, repéré dans un journal : Homestead Steakhouse dans le centre. Au menu, soupe et salade, patate douce, steak et légumes, petits pains chauds et confiture maison. Avec tout ça impossible de prendre un dessert ! Nous sommes repus !
House on Fire
De Cedar Mesa à Valley of the Gods J19 (20/06) : Blanding – Bluff
Nous savions que la randonnée d’aujourd’hui (Owl Creek to Nevilles Arch) serait longue et qu’il ferait très chaud, c’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre à 7h30. Très vite nous comprenons que nos 3 litres d’eau (chacun) risquent d’être justes. C’est pourquoi nous limitons notre consommation à l’aller.
Première difficulté : atteindre le fond du canyon, ici pas de sentier, quelques cairns qu’il ne faut pas perdre de vue nous font progresser de rocher en rocher, prudemment, parfois sur les fesses quand la pente devient trop raide ! Trois quarts d’heure de descente parfois vertigineuse !
La marche dans le canyon est longue, longue malgré quelques « attractions » : ruines indiennes, bassin avec jardin suspendu, cascades (à sec !)…
Au bout de plus de 3 heures, il nous tarde de voir l’arche. Quand j’aperçois ce qui me semble être ses gardiens, je devine qu’elle n’est plus très loin.
La voilà enfin !
Le plus dur reste à faire : le retour . Et vu ce qu’on a descendu, ça ne va pas être facile. Avec la poche à eau qui commence à se vider, dur, dur ! Nous avançons tout même vaillamment jusqu’à la première montée et là ce qui risquait d’arriver arrive….nous perdons très vite la trace des cairns…Panique à bord, car devant nous se dressent les parois du canyon et il n’est pas question de monter n’importe où ! Heureusement le GPS nous indique que nous sommes montés beaucoup trop haut ! En redescendant, ouf, revoilà les cairns et la corniche qu’on avait loupé. Maintenant nous redoublons d’attention !
Tout se passe ensuite le mieux possible malgré le rationnement d’eau. Enfin au pied de la montée finale, on boit tout notre soûl, on se dope à l’orange de Californie (Mumm !). Et hop ! finalement la grimpette est plus facile que la descente : un quart d’heure plus tard, on est en haut ! Une dernière succion : il n’y a plus une goutte dans notre poche à eau ! Heureusement la voiture est en vue !
Quelle aventure ! 9 miles et 7h pour cette randonnée d’exception !
Après une telle journée, du repos s’imposerait. Non, Hervé veut absolument voir les ruines indiennes de Moon House, pas très loin d’ici.
Une fois arrivée en voiture au bord de la rim, ce n’est pas tout près : encore 3, 7 miles A/R, soit descendre dans le canyon et remonter en face et vice versa…avec les miles qu’on a déjà dans les jambes….mais Moon House est vraiment un lieu envoûtant ! Et on est toujours tout seuls !
L’heure tourne ! Il faut rentrer, alors c’est parti par monts et par vaux sur le chemin des premiers Mormons jusqu’à Bluff!
Il est 20h30 quand nous poussons la porte du Desert Rose Inn (réservé la veille, w-e oblige !). Nous n’avons pas le temps de faire le check-in, le Twin Rocks Cafe, recommandé par notre hôtesse ferme dans un ½ heure. Nous arrivons de justesse pour un très bon dîner : prime ribs pour Hervé, lemon chicken pour moi et pour nous deux, un délicieux « pie » fruits des bois à la mode !
Journée mémorable !
J20 (21/06) : Bluff (suite)
Notre hôtel nous convient si bien (chambre confortable, chaleureuse et très bien décorée, sans doute la plus belle chambre du voyage) que nous décidons d’y rester trois nuits, ce qui va nous permettre d’explorer largement la région tout en laissant nos affaires sur place !
D’abord ce matin : Road Canyon qui recèle une autre ruine indienne appelée « Fallen Roof Ruin », très belle aussi, avec son plafond façon coquille d’œuf.
Pour atteindre le canyon, nous sommes passés par Moki Dugway mais sans nous arrêter. Alors au retour c’est l’occasion de faire plusieurs haltes en cours de route.
- Muley Point Overlook
- Vue sur Moki Dugway
Avant de rejoindre Bluff, nous empruntons la piste traversant Valley of the Gods, un « Monument Valley » en miniature disent certains. Nous, on a adoré ces espaces, cette terre ocre et ces monolithes !
En soirée, nous tentons Cottonwood Steakhouse que nous avait recommandé le couple d’Allemands rencontré à Monticello. Ambiance western : on dîne, soit dans la cour sur des tables en bois soit à l’intérieur tout aussi pittoresque. Nous optons pour l’intérieur, il fait chaud ! On vous offre les bandanas qui servent de serviettes : sympa ! Côté gastronomique, c’est un peu moins goûteux qu’au Twin Rocks Café d’hier soir !
Valley of the Gods
Monument Valley
J21 (22/06) : Bluff – Monument Valley – Bluff
Dans la région, il nous reste Monument Valley à visiter, mais on ne va pas y passer la journée. Un coup d’œil à notre guide « Photographing… » et j’ai trouvé.
Dans le chapitre « Bluff Area », deux panels de pétroglyphes intéressants sur Butler Wash Road. La destination est retenue pour ce matin.
Déception en arrivant à l’entrée de la piste sur la route reliant Bluf à Mexican Hat : l’accès est fermé par un grand portail ! Heureusement en s’approchant, la chaîne n’est pas cadenassée, le portail peut être ouvert !
Le premier panel est vite localisé : il s’agit du Wolfman Panel !
Le deuxième va nous donner un peu plus de mal. Le démarrage est dur à trouver (estimé être environ à 5 miles du trailhead précédent) mais entre 4, 8 et 5, 5 miles plusieurs traces sont visibles. Nous en essayons plusieurs, sans succès, impasse !
Sur le point d’abandonner, nous continuons un peu plus loin et là, une voiture garée. Ah, peut-être bien un amateur de pétroglyphes ! Nous voilà un peu plus optimistes et à la sortie du wash, nous trouvons les cairns et les traces de pas (fraîches) de notre cow-boy ! Nous les suivons ….jusqu’au sommet du Comb Ridge
Nous repérons maintenant une paroi mais elle est tellement haute que même avec les jumelles, impossible de trouver. D’ailleurs sommes nous bien au bon endroit ? Quand apparaît celui dont on suivait la trace ! C’est bien un cow-boy, amateur de flèches indiennes ! Il nous donne les infos qui nous manquaient et…enfin, nous touchons au but !
Ils portent bien leur nom : Procession Panel !
L’homme aux doigts et orteils !
L’homme au serpent !
Après le repas dans notre chambre et un brin de repos, direction Monument Valley en milieu d’après-midi.
Ce lieu mythique est un incontournable de l’Ouest. La vue depuis Artist Point est belle mais de là à dire que c’est le must, non, loin de là. Nous allons certainement en faire hurler beaucoup mais, non, pour nous Monument Valley est loin d’être notre favori !
En raison du monde, de la poussière (bonjour les touristes en pick-up ouvert), de l’état de la piste…ça ressemble aussi à ça !
Nous ne nous y attardons pas et n’attendons pas le coucher de soleil (c’est peut-être un tort !). Nous rentrons à Bluff pour un nouveau dîner au Twin Rocks Cafe, notre préféré dans cette ville.
Nous sommes maintenant à un peu plus de la moitié de notre aventure, mais la pensée du retour est encore loin ! En effet, il reste 17 jours et encore beaucoup de randonnées vers des destinations exceptionnelles.
Monument Valley
La suite (Canyon de Chelly, Page et ses environs, Coyotes Buttes South, Kodachrome, Escalante et le Grand Staircase, Burr Trail, Capitol Reef et Cathedral Valley, Horseshoe Canyon, Wasatch Mountains et Salt Lake City) se trouve... ICI
Le récit ci-dessous est accompagné d'une petite sélection de photos.
Pour une version avec plus de photos, allez directement là :
sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/

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Présentation Après un premier voyage dans l’ouest américain en 2007 dont nous sommes revenus conquis, il nous tardait d’y retourner. Ce fut chose faite à partir du 2 juin 2008 : nous avons opté pour une boucle à partir de Salt Lake City qui en 39 jours nous mènera à travers
- Yellowstone - Grand Teton - Flaming Gorge - Dinosaur - Colorado NM - Arches - Canyonlands (Island in the Sky & Needles) - Natural Bridges - Grand Gulch - Cedar Mesa - Monument Valley - Valley of the Gods - Canyon de Chelly - Page - Coyote Buttes South - Kodachrome Basin - Escalante/Grand Staircase - Capitol Reef - Horseshoe Canyon
avant de nous ramener dans les Wasatch Mountains au dessus de Salt Lake City le 9 juillet après un parcours résolument nature, ponctué de nombreuses randonnées car comme le disait si bien Edward Abbey « D'abord vous ne pouvez rien voir d'une voiture ; vous devez sortir de votre fourbi et marcher (......)sur le grès et dans les buissons épineux et les cactus. ». Toujours dans le même esprit, nous avons par endroits planté la tente pour être au plus près du wilderness!
Avant de vous conter notre voyage en détails, je voudrais remercier les membres de ce forum qui m’ont aidée, par leurs conseils, à optimiser ce parcours.
Yellowstone : geysers et compagnie
J1 (02/06) : Paris- Salt Lake City
Voilà, c’est le jour J : départ de Paris/Charles de Gaulle à destination de Salt Lake City, mais le vol DL171/AF8990 de ce 2 juin 2008 est un évènement à lui-seul puisqu’il s’agit du vol inaugural. Bien sûr, ça se fête au départ : viennoiseries, café, jus de fruits ….discours, photos….ruban coupé…remise de carton-souvenir à chaque passager…
Ça se fête aussi à l’arrivée : avion baptisé, c.à.d. arrosé par les pompiers….photographes sur les estrades….interviews dans l’aérogare….petits cadeaux (mug, tee-shirt, pin’s dans un sac en tissu).
Mais le vol inaugural ne signifie pas pour autant formalités douanières allégées : c’est long, très long …1H30 pour passer la douane.
Encore une petite demi-heure d’attente au guichet d’Alamo et nous voilà prêts à prendre la route : un Nissan XTerra nous est attribué, nous sommes satisfaits. (un vrai bon 4X4 !)
Il est 15H30 ici et il n’est pas question de dormir, alors en route pour le Grand Lac Salé et Antelope Island (9$/voiture, c’est un State Park). Nous entreprenons notre première petite randonnée autour de Buffalo Point.
Nous sommes saisis : lac-miroir dans lequel se reflètent les sommets enneigés des montagnes environnantes, une grande impression de paix…
Il est maintenant temps de trouver un hébergement (rien n’est réservé d’avance sauf les deux prochaines nuits à West Yellowstone) : ce sera le Comfort Inn à Ogden. Pour le dîner, l’hôtesse d’accueil nous conseille le steakhouse « Ruby River ». Parfait !
J2 (03/06) : Ogden – West Yellowstone
Réveil aux aurores, décalage horaire oblige : à 7h, nous quittons l’hôtel pour 290 miles jusqu’à West Yellowstone via Idaho Falls et son Wallmart pour les premières courses. Pique-nique dans la foulée dans la voiture : il fait 10° à peine et le temps hésite entre grisaille et timides éclaircies.
En tout début d’après-midi nous prenons nos quartiers au Stage Coach Inn à West Yellowstone : charme Old West loué par le Routard…mais chambre toute petite.. un peu décevante !
Bah, nous ne sommes pas là pour la chambre mais pour découvrir les beautés de Yellowstone. Sans tarder nous entrons dans le parc et le temps s’éclaircit un peu. Dès les premiers miles, les bisons sont là, près de Madison River. Impressionnants !
Au programme de cet après-midi, le bassin de Norris Geyser : Porcelain & Back Basins Loop ! Balade tranquille sur les « planches » au milieu des fumerolles !
Tous les sens sont en éveil : des odeurs de souffre chatouillent nos narines, des bruits de tambour de lave-linge titillent nos oreilles et les couleurs ravissent nos yeux !
Notre imagination est en effervescence ! Nous baptisons cette source « Monkey Face Spring ».
Nous n’irons pas voir « Artists Painpots », le secteur étant fermé (inondation ?).
Alors retour vers West Yellowstone. Sur la route, les bisons créent encore l’attraction, au grand plaisir des touristes.
Ce soir formule « all you can eat soup and salad » au Three Bear Restaurant, dans un cadre Grand Nord très chaleureux et au lit de bonne heure !
J3 (04/06) : West Yellowstone- Gardiner
Il pleut des cordes au réveil et bien qu’ayant réservé deux nuits, nous décidons de plier bagages au vu de cette météo si incertaine sans vraiment programmer de destination pour ce soir, nous improviserons en fonction d’une amélioration ou non dans la journée.
Toujours aussi matinaux, nous faisons route vers Old Faithful : il est 8h et le temps est d’une tristesse désespérante. Nous n’avons même pas le courage de faire le tour du plus grand des geysers ! De toute façon ce n’est pas son heure et le côté artificiel de la ballade nous coupe les jambes !
Nous reprenons la voiture jusqu’à Midway Geyser en attendant des heures meilleures ! A force de patience, voilà que nous voyons poindre deux heures plus tard quelques timides rayons, peut-être de quoi nous dévoiler les beautés de Grand Prismatic Spring ! Déception ! En raison du froid la présence d’une grande quantité de vapeurs d’eau empêche d’admirer les couleurs de la plus grande source d’eau chaude du parc.
Comme le temps a l’air de se maintenir, nous progressons un peu plus vers le nord jusqu’au trailhead vers Monument Geyser. Allons nous dégourdir les jambes !
La randonnée est courte (3miles, 1H30) mais raide (200m de dénivelé) dans une belle forêt de jeunes pins, le chemin couvert ça et là de nombreux névés et la vue magnifique sur les prairies de Gibbon et la forêt de Yellowstone.
Là-haut, à distance des hordes de touristes, la cheminée de Monument Geyser crache sa vapeur ! Enfin un geyser non « clôturé », non « domestiqué ». Nous apprécions !
Nous arrivons à la voiture in extrémis avant une grosse averse de grêle, heureusement passagère qui ne nous dissuade pas de poursuivre vers Mammoth Hot Springs. Là, les terrasses en travertin se révèlent sous un ciel de fin d’orage.
Nous finissons la journée à Gardiner, à l’entrée nord du parc où nous optons pour le BW by Mammoth Hot Springs : chambre avec vue sur la montagne et sur l’énorme torrent mugissant.
J4 (05/06/08) : Gardiner-Cooke City
Grand soleil ce matin, pourvu que ça dure ! Nous décidons tout de même de refaire les valises pour progresser, si le temps le permet, vers l’entrée nord-est du parc.
Mais d’abord une halte à Mammoth afin de passer la matinée sur le Beaver Ponds Trail (5, 5miles/3h), une boucle très agréable traversant des parcelles de forêts, des bosquets de bouleaux, des prairies et du maquis.
Nous rencontrons quelques randonneurs qui, tous, nous demandent si nous n’avons pas vu d’ours. Non, pas d’ours mais un castor sortant de son barrage et nageant dans le petit lac !
Après un pique-nique à Lava Creek (ah ! qu’il fait bon au soleil), nous rejoignons une autre aire de pique-nique, celle de Yellowstone River, début de la randonnée qui porte le même nom.
Le chemin monte sur la crête et longe la falaise surplombant la rivière Yellowstone.
Puis s’écarte de la rivière et traverse des prairies où nous observons oiseaux bleus, pics, antilopes, chiens de prairie et bisons.
De retour à la voiture, c’est décidé : allons jusqu’à Cooke City ! Au début de la route menant vers Lamar Valley, notre premier ours !
Dans la Lamar Valley, désertique et sauvage, partout, des troupeaux de bisons paissent tranquillement. Peut-être demain pourrons nous y faire une halte plus conséquente ?
Maintenant rejoignons Cooke City, une drôle de cité au bout de nulle part : une rue, quelques maisons, deux restos, une station service….et un Super8 Motel ! Super ! Chambre impeccable avec un petit bout de vue sur la montagne. A côté le Beartooth Cafe, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, est une excellente adresse !
"Monkey Face Spring"

Grand Teton : c'est encore l'hiver
J5 (06/06/08) : Gardiner-Grand Teton
Il pleut, il neige, il grêle ce matin et le ciel bouché ne nous donne pas vraiment d’espoir d’amélioration : adieu randonnée dans la Lamar Valley ! C’est un temps à rouler, à avancer jusqu’à trouver des cieux plus cléments. Il faut définitivement revoir notre programme !
Bon, la seule chose qui reste à faire, c’est rouler vers le sud : Tower, Canyon, Lake…au mieux rester dans les environs du lac pour la nuit suivante et au pire, quitter Yellowstone pour Grand Teton.
A 8h nous quittons donc Cooke City en direction de Tower. Au bord de la falaise surplombant Yellowstone River, un attroupement de paparazzis ….deux petits chevreaux jouent les acrobates sur les escarpements rocheux !
Près de Tower Falls, notre première « tuile » : la route entre Tower et Canyon est fermée en raison des chutes de neige de la nuit sans qu’aucune information nous ait été donnée à l’entrée du parc ni à l’entrée de la route ! Duraven Pass est impraticable !
Nous voilà obligés de faire demi-tour et de passer par Mammoth : avec 50 miles de rallonge, il devient impératif de compléter le réservoir d’essence….vu le prix du gallon à l’intérieur du parc (½ gallon au prix d’un), cela ne nous réjouit pas vraiment !
La pluie ne cesse pas jusqu’à Canyon Village et c’est sous un ciel maussade et un vent glacial que nous allons jeter un coup d’œil aux Upper Falls.
Après un pique-nique sur un coin de table à Chitenden Bridge (les doigts nous en tombent tellement il fait froid !!!) direction Lower Falls.
Mais sur le parking d’Artist Point, nous n’avons pas le temps de sortir de la voiture. Une tempête de grêle, puis de neige, accompagnée d’un vent à décorner les bisons s’abat sur le coin. Nous espérons encore qu’elle sera passagère mais au bout d’une heure, la tempête ne faiblit pas…pas la peine d’attendre, nous continuons notre périple sous la neige jusqu’à Yellowstone Lake.
Notre Nissan à l’arrivée au lac !
Si pendant un court instant nous pouvions espérer une éclaircie près du lac, celle-ci est vite annihilée par la tempête qui nous poursuit et nous rattrape régulièrement.
Quel temps de chien ou plutôt… de loup ! A l’orée de la forêt, un loup rôde…un peu plus loin un jeune coyote erre sur le bord de la route !
Bon, puisque le temps se dégrade toujours, quittons Yellowstone et poursuivons vers Grand Teton.
Là enfin, du soleil !!!
Nous prenons possession d’une petite cabine au Signal Mountain Lodge au bord du Jackson Lake.
Après avoir pris les renseignements pour la traversée du Jenny Lake et fait quelques courses à l’épicerie de Moose, nous passons la soirée au coin du feu dans notre cabine de trappeur !
J6 (07/06) : Grand Teton-Flaming Gorge
Au petit matin, les abords de notre cabine sont recouverts d’une fine couche de neige et nous apprenons qu’à Yellowstone, 3 routes sur 5 sont fermées, les autres ne sont accessibles qu’avec équipement. On a bien fait de partir !
Ici ce n’est pas le grand beau temps et il est hors de question de faire la randonnée vers le lac Solitude !
Seule une randonnée courte (la matinée maximum) semble possible afin de pouvoir rebrousser chemin rapidement en cas de mauvais temps. Les lacs Taggart et Bradley semblent un bon choix.
Très belle randonnée (8milesA/R, 4h) jusqu’au lac Taggart, puis Bradley, puis nous poursuivons jusqu’à la jonction vers Surprise et Amphitheater Lakes.
Personne à l’horizon, si quelques marmottes !
Et surtout au retour….entre la jonction et le lac Bradley, alors qu’il commence à neiger, je crois deviner une forme avec de grands bois. Assurément pas un ours.
Je grimpe sur le bas-côté pour mieux pouvoir la distinguer, j’appelle Hervé qui ne voit rien. Je regrimpe sur le bas-côté et, oui, oui, il est bien là, allongé tranquille derrière les rochers.. à ruminer. C’est un orignal (moose) ! (Les petits points sur la photo, c’est la neige).
Il neige de plus en plus au retour de la randonnée mais cela ne décourage pas bon nombre de randonneurs et il y a maintenant foule sur le chemin des 2 lacs.
Nous, on quitte la région après un petit arrêt à Jackson Hole, petite ville sympathique et animée en espérant enfin trouver définitivement plus au sud un temps chaud et ensoleillé. Nous avons deux jours d’avance sur notre programme initial !
300 miles et 5 heures plus tard…nous voilà à Flaming Gorge et le temps ne s’est pas vraiment réchauffé : nous avions prévu notre première nuit de camping à Red Canyon. Brrr ! l’alternative de l’hôtel s’impose.
Mais le Red Canyon Lodge est complet (nous sommes samedi), nous nous rabattons alors sur le Flaming Gorge Resort : pas autant de charme que le précédent, à vrai dire pas de charme du tout, mais nous optons pour un appartement qui s’avérera grand, bien équipé et fonctionnel ! Parfait ! D’ailleurs, puisque nous avons de l’avance autant se poser un peu et rester deux nuits !
De la neige à Grand Teton

Flaming Gorge et Red Canyon
J7 (08/06) : Flaming Gorge
Grand soleil ce matin même s’il fait toujours frais. Allons découvrir toute cette belle région autour de Flaming Gorge !
- Les couleurs flamboyantes de Sheep Creek Bay
- Le vert tendre des bouleaux dans Sheep Creek Canyon
- Les vues époustouflantes depuis le promontoire de Red Canyon
Nous sommes conquis ! Quelle belle matinée !
D’ailleurs cela nous ouvre l’appétit ! Hervé a envie de viande, qu’à cela ne tienne, nous sommes tout près de notre hôtel, essayons son restaurant. Au vu de la carte, nous comprenons qu’en fait, c’est un fast-food !
Hervé commande un hamburger, moi ce qui me semble être un steak . Je fais alors la plus horrible expérience gastronomique de mon existence. On me sert un steak haché pané frit (eh !oui, « mountain-fried steak « ) accompagné d’une purée, le tout recouvert d’une bonne couche de sauce jaune dégoulinante.
J’essaie vainement de racler la sauce et la panure…je ne peux pas manger ça, même pas le voir. Nous expliquons notre problème à la patronne qui gentiment se propose de changer le plat mais je préfère me passer de manger, totalement dégoûtée. Finalement elle ne nous fait pas payer mon plat et je me rabats, une fois arrivée dans notre appartement, sur un reste de spaghettis à la sauce tomate : miam !
Après un petit repos (mérité, après une telle expérience), nous partons pour l’après-midi. Après avoir passé le barrage, nous suivons l’indication « River Access » pour une balade très agréable le long de la Green River.
Nous flânons au bord de la rivière, surpris par la transparence de l’eau dans laquelle se faufilent de nombreuses grosses truites, amusés par le spectacle des pêcheurs sur leurs drôles d’embarcations.
Le sentier (Little Hole Trail) suit ainsi la rivière pendant 7 miles mais nous, on fait demi-tour au bout de 2 miles pour revenir à notre point de départ.
Notre dernier coup d’œil de la journée est pour Mustang Ridge, mais ce côté de la baie est beaucoup moins exceptionnel !
Sheep Creek Bay

Dinosaur National Monument
J8 (09/06) : Flaming Gorge-Vernal
Aujourd’hui nous découvrons une première partie de Dinosaur et c’est par l’Island Park Road que nous entrons dans le Monument.
Notre premier arrêt (au bout de 11 miles) nous permet d’admirer les très beaux pétroglyphes de McKee Springs.
3 miles plus loin l’Island Park Overlook nous laisse sans voix !
Il nous faudrait ensuite rebrousser chemin quasiment jusqu’à Vernal pour attraper la Jones Hole Road. Nous décidons de couper à travers le plateau de Diamond Mountain.
Une fois sur la route, c’est rapide, car elle est bitumée et elle s’arrête en cul de sac au départ de notre rando : Jones Hole Trail qui nous mène à travers un large canyon très vert et fleuri.
Jusqu’à la Green River (encore elle !) où accostent de nombreux groupes de rafting.
Au retour nous faisons un petit détour sur un sentier qui croise le nôtre pour voir la jolie cascade d’Ely Creek. Ce chemin est encore plus sauvage et on l’aurait bien exploré davantage. A retenir !
Mais il est déjà 18h quand nous retrouvons la voiture et il faut retourner à Vernal, trouver un hôtel, faire le plein de courses et la lessive car demain soir, le camping devrait enfin être possible.
Pour l’hôtel, ce sera le BW Dinosaur Inn (correct mais cher), pour les courses Smith’s et pendant que nous dégustons, dans notre chambre, poulet chaud et petits pois réchauffés au micro-ondes, le lave-linge de l’hôtel fait le reste !
J9 (10/06) : Vernal-Echo Park
Ça y est, la chaleur est bien au rendez-vous : nous avons enfin troqué pantalon et polaire contre short et débardeur ! Et le camping se confirme pour ce soir !
Mais d’abord, suite de la découverte de Dinosaur NM.
Cette fois-ci nous entrons dans le Monument par Jensen afin d’explorer la partie située dans l’Utah. Nous enchaînons dans la matinée les deux randonnées de « Sound of Silence » et « Desert Voices » qui nous valent quelques très beaux paysages.
Nous photographions beaucoup, beaucoup de fleurs dans cette rando, par ex celle-ci :
Nous pique-niquons près de la Green River (encore et toujours elle!) et continuons la Cub Creek Road jusqu’à Josie’s Cabin (idéale pour pique-niquer au frais, tant pis c’est fait !) puis revenons à Jensen et la Hwy 40 afin de prendre la direction de Dinosaur (la ville !) et entrer dans la partie Colorado du Monument.
Nous parcourons la Harper’s Corner Road jusqu’au bout.
Nous nous attardons à Echo Park Overlook afin de jeter un œil sur l’endroit où nous allons passer la nuit : c’est là en bas que se trouve notre camping, il est caché par les arbres mais on aperçoit la résidence du ranger ! Génial, l’emplacement !
D’abord un petit tour sur le Harper’s Corner Trail, randonnée facile qui mène à un fabuleux point de vue (le plus fabuleux du Southwest, paraît-il !).
A ce moment-là, rien ne laissait prévoir que le temps allait changer. Pourtant, au retour de la rando, le ciel s’est couvert…avec quelques coups de vent ! Cela ne nous décourage pas, ce sera certainement passager !
Nous descendons dans Echo Park (4x4 obligatoire !) en passant à côté de Whispering Cave : un courant d’air glacial s’échappe de la grotte.
Au camping nous avons l’embarras du choix, seuls trois autres emplacements (sur 22) sont occupés. Nous choisissons un emplacement à découvert afin de nous prémunir des dangers d’un orage éventuel. Pas superstitieux pour un brin, nous réalisons après-coup que nous avons choisi le numéro13.
Installation de la tente…il fait bon malgré un ciel couvert… jusqu’au milieu du repas. A partir de ce moment-là, nous commençons à rajouter une puis deux couches de vêtements.
Un petit feu, pour l’ambiance..et pour nous réchauffer est bienvenu ! C’est l’heure du coucher, on garde nos chaussettes et on appréhende un peu la fraîcheur de la nuit!
Vue depuis Harper's Corner

De Dinosaur à Colorado National Monument
J10 (11/06) : Echo Park - Fruita
Il a plu toute la nuit et on n’a pas vraiment fermé l’œil, guettant le moment où elle allait s’arrêter. Elle s’est arrêtée au lever du jour, vers 5h et on s’est levé peu après. Sur les hauteurs, c’est de la neige qui est tombée : il fait à peine un peu plus de zéro degré.
Pour nous réchauffer, 1) tout ranger sauf la tente qu’on laisse sécher : ok 2) prendre un petit déjeuner : pas vraiment le meilleur choix car le lait est froid… 3) partir en randonnée, bien couverts en espérant que le soleil finisse par revenir : ok, choix retenu.
C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 6h du matin sur le sentier de Mitten Park Trail qui longe la rim et le fameux Steamboat Rock pour redescendre ensuite au bord ….de la Green River (encore elle !).
Sur les hauteurs…de la neige, mais quelques rayons de soleil à la fin de la rando !
Au retour de notre balade, nous rencontrons le ranger, nous lui demandons si, d’après lui, la piste de Yampa Bench est praticable. Il nous conseille d’attendre deux heures afin de laisser sécher la piste, puis cela devrait passer.
Très bien, cela nous laisse le temps de grimper sur la mesa pour admirer Steamboat Rock. Remarquable !
Deux heures plus tard, nous empruntons Yampa Bench Road en nous arrêtant pour profiter de ses points de vue extraordinaires sur la Yampa River (tiens, on a changé de rivière)
Castle Park Overlook
Hervé est tellement impressionné qu’il préfère rester allongé !
Au bout de 40 miles, nous rejoignons la Hwy 40 près d’Elk Springs.
Notre point de chute devait être Rangely, une petite ville pas touristique pour un sou mais qui l’eût cru où il n’y a pas une seule disponibilité dans aucun des 3 ou 4 motels de la ville. En effet, en raison de la forte activité pétrolière, tout est complet, occupé par les ouvriers des exploitations pétrolières ! Il faut alors poursuivre notre route en direction de Grand Junction (Colorado).
Et cette route passant par un col à plus de 2500m nous livre un paysage auquel on ne s’attendait pas : un air de Jura dans cette contrée de canyons !
Finalement nous nous arrêtons à Fruita dans un Super8 Motel ! Parfait puisque demain nous voulons explorer Colorado National Monument qui se trouve tout près. En revanche pour trouver un steak house, il faut aller jusqu’à Grand Junction !
J11 (12/06) : Fruita – Moab
Chic ! pas de route à faire pour visiter notre prochain parc. L’entrée de Colorado National Monument n’est qu’à quelques miles de notre hôtel. Il fait beau mais frais, l’altitude maximale frôle les 2000m !
Afin de ne rien louper du Monument, nous empruntons la Rim Rock Drive (23 miles) qui, de Fruita à Grand Junction, permet de s’arrêter à de nombreux points de vue.
Ici Fruita Canyon View (à droite, « Balanced Rock »….tiens, tiens, le jumeau de celui d'Arches !)
Monument Canyon View
L’approche du parc ne serait complète sans …quelques randonnées : alors d’abord Canyon Rim Trail : un aller/retour entre genévriers et pins avec vue sur le Wedding Canyon.
Puis Ottos’ Trail qui permet d’admirer de plus près le monolithe préféré de John Otto, le premier à avoir œuvré pour la promotion du site.
Et enfin Devil’s Kitchen Trail (1, 5 miles - 1h30) qui mène à ces très amusants pitons rocheux !
Le diable a même prévu une belle aire de pique-nique couverte : c’est là que nous déjeunons avant de rejoindre Grand Junction vers 16h.
Il nous faudra plus de deux heures pour aller à Moab où nous n’avons pas prévu d’hébergement, mais attendons une réponse pour la cabine que nous avions occupée l’été dernier.
Sans nouvelle de la part du loueur, il faut prendre une décision. L’envie de renouveler le camping rudimentaire nous titille. Si nous envisagions le camping d’Arches ? La ranger, à l’entrée du parc, nous indique qu’il est complet tous les jours parfois dès 7h30 du matin car dès 5h, les premiers postulants font la queue !!! Quelle folie !
Sans aller jusqu’à Fisher Towers, nous optons alors pour l’un des campings le long de la 128 : on se dépêche de planter la tente (8$ dans une enveloppe) car il reste peu de places et en avant pour le plein de courses à Moab !
Il est tard, je meurs de faim…encore un peu de patience, les braises rougissent. Au menu viande grillée et patates douces entre Colorado et Drinks Canyon !
Steamboat Rock

Canyonlands : Island in the Sky
J12 (13/06) : Moab - Canyonlands/Island in the Sky.
C’est un temps idéal aujourd’hui : ciel bleu, soleil, 23° prévus ! A 7h30 tout est rangé, direction White Rim Road via Mineral Bottom Road jusqu’à Fort Bottom, puis Taylor Canyon…. sans avoir prévu d’hébergement ! Improvisation ! Afin de faire face à toute possibilité, nous faisons le plein d’eau à Matrimony Spring (près de la Colorado River Bridge).
Un clochard nous croise sur sa bicyclette, puis brusquement, quand nous démarrons, nous le voyons faire demi-tour avec précipitation pour nous suivre ! Bizarre !
Quelques miles plus loin, nous trouvons la clé de l’énigme : nous avons démarré coffre ouvert ! Et le gars s’est dépêché, espérant ramasser ce que nous perdrions. Un rapide coup d’œil à notre coffre nous rassure : seul un bidon d’eau est tombé à terre ! Tant mieux pour nous et tant pis pour le clochard !
Mineral Bottom Road, « well-maintened road » se négocie sans difficulté. Elle file quasiment tout droit de la 313 jusqu’aux abords de la Green River (eh ! oui on la retrouve) qu’on atteint après quelques lacets dignes de Shafer Trail !
Elle se dégrade un peu à l’entrée dans Canyonlands avec quelques passages de sable mou et s’accroche à la rive !
Vue panoramique sur la rivière depuis la piste.
Nous poursuivons le White Rim Trail jusqu’à Fort Bottom d’où démarre notre première randonnée de la journée (4, 2miles-3h)
Le sentier, perché par moments sur une crête, est très étroit !
Il mène d’une part à une « tour » Anasazi au sommet d’une mesa (que nous n’avons pas pu atteindre en raison de l’effondrement de l’accès final) d’autre part, à une cabine de cow-boy au bord de la rivière.
Mark Walker’s Cabin
Sur le chemin du retour, nous rencontrons un ranger qui nous salue chaleureusement puis au trailhead sur White Rim Road un groupe de VTtistes en train de finir leur parcours de 3 jours sur cette piste. Certains semblent épuisés, d’autres ont toujours la pêche ! C’est une piste somme toute très fréquentée !
Il est l’heure du casse-croûte et j’ai repéré le seul endroit ombragé à des miles à la ronde : c’est un « primitive campsite » sur la piste de White Rim et s’il n’y avait pas tous ces moustiques nous nous y serions bien attardés davantage !
Nous fuyons dans Taylor Canyon en espérant qu’à distance de la Green River, les bestioles seraient moins voraces. Elles sont effectivement un peu moins nombreuses quand nous arrivons au pied de « Moses & Zeus ».
C’est là que nous décidons de passer la nuit mais pour l’heure une petite sieste à l’ombre de la voiture est de rigueur en attendant des heures moins chaudes pour s’engager dans la montée vers Moses & Zeus (2miles, 1H30)
Le sentier raide et un peu scabreux nous amène au pied des deux monolithes, longe leur base puis fait une boucle après avoir atteint la base du dernier monolithe baptisé « Aphrodite »
En soirée, les moucherons redoublent d’activité au point d’être obligés de finir notre dîner dans la voiture. Ce n’est qu’une fois le soleil couché que nous pouvons profiter de ce décor unique, observer oiseaux et lapins, guetter les premières étoiles…
Bref nous nous croyons seuls au monde jusqu’à ce que …….une lumière au loin, puis une autre nous intriguent. Les yeux d’un chat sauvage…non impossible ! Un vers luisant, non plus !
Maintenant un flash ….Hervé pointe ses jumelles en direction des mystérieuses lumières, mais il fait presque nuit et il distingue difficilement une forme sombre faisant des allers-retours devant une autre forme sombre : un animal ? Le flash nous fait penser que non…
Sans en être absolument sûr, il devient de plus en plus évident que cela doit être un randonneur solitaire descendu par Alcove Spring Trail avec l’intention de camper à Taylor et qui, nous ayant vus seuls, n’ait pas voulu nous déranger mais voulu nous prévenir en activant un flash.
Bon, sur ces déductions, nous allons nous coucher, pas rassurés à 100% tout de même. Finalement nous nous endormons les yeux rivés sur la voie lactée et les étoiles filantes.
J13 (14/06) : Taylor Canyon – Moab – Canyonlands – Moab.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous avons très, très bien dormi : il a fait frais dans la nuit et au petit matin, il ne fait pas plus de 10°.
Bien sûr, nous avons voulu avant tout vérifier nos hypothèses d’hier soir : eh ! oui, il y a bien une tente plantée au pied du sentier d’Alcove Spring et notre randonneur solitaire n’est pas encore levé quand nous quittons les lieux.
Après deux nuits en camping « sauvage », le choix d’un hôtel pour les deux nuits suivantes s’impose. Nous sommes samedi : par conséquent il faut se rendre à Moab très tôt pour espérer trouver une place.
OK, à 8h, nous nous garons devant les premiers hôtels à l’entrée nord de la ville : après plusieurs tentatives (hôtels complets ou hors de prix), c’est au Motel6 que nous trouvons ce qui nous convient : hôtel correct, prix raisonnable pour un weekend.
Mais à cette heure matinale il n’est pas possible de nous installer dans notre chambre. Alors profitons-en pour faire les courses, puis le plus judicieux est de choisir une balade à Moab-même, de faire le check-in à 15h, puis de revenir à Canyonlands dans la soirée afin de découvrir False Kiva. Aujourd’hui en effet 35° prévus, à l’ombre !
Pourquoi pas une balade vers une destination rafraîchissante ? Ce sera Mill Creek. Nous sommes loin d’être seuls. En ce samedi chaud beaucoup de familles de Moab ont la même idée.
L’eau est glaciale dans la vasque principale. Il n’est pas question de se baigner, néanmoins nous en profitons pour nous asperger et nous rafraîchir !
Un pique-nique au Rotary Park de Moab, un moment au café internet du Mondo Cafe, un petit repos à l’hôtel…..Il fait maintenant un peu moins chaud quand on revient à Canyonlands vers 17H.
L’objectif : trouver False Kiva, au bout d’un sentier certes cairné mais non référencé dans la documentation du parc. Par conséquent son point de départ n’est pas indiqué.
Ce trail nous a donné beaucoup de fil à retordre, nous a fait courir et suer.
En effet, après un faux départ, nous retrouvons difficilement la trace grâce, non pas aux coordonnées GPS de Thierry (car elles ne correspondent pas à celles de notre GPS) mais grâce au tracé de l’itinéraire que nous avons, à force de tâtonnements, fini par reconnaître. Les difficultés ne s’arrêtent pas là : une fois arrivés tout près, des cairns mal placés nous dévient vers le bas. C’est à force d’observer les lieux qu’Hervé a l’idée de remonter sous la paroi. Je repère alors ce qui me semble être le promontoire final. Arrivée là-haut, je crie enfin victoire !
Après 8 kms à tourner en rond (seuls 2kms seront nécessaires au retour), la False Kiva s’offre à nous.
Conclusion : randonnée et vue exceptionnelles qui se méritent !!!!
Et on mérite bien ce soir un resto exceptionnel : le Sunset Grill l’est par sa situation sur les hauteurs dominant Moab mais, même si le service est aux petits oignons, le saumon/crabe à la sauce à la mangue est un peu insipide.
Moses & Zeus

Arches : Fiery Furnace et autres arches
J14 (15/06) : Moab - Arches – Moab
Aujourd’hui randonnée accompagnée par un ranger dans Fierry Furnace à Arches. Rendez-vous à 9h sur le parking du même nom. Inutile de préciser que nous ne sommes pas seuls pour cette sortie déjà bookée deux jours plus tôt : 25 personnes sont là (ça nous change !!!), essentiellement des Américains, les seuls Européens étant un couple hollandais, un luxembourgeois et nous.
La balade dans ce labyrinthe se fait à pas lents (3h pour 2 miles). Notre guide Michael s’arrête régulièrement pour nous donner plein d’explications sur la géologie, la faune et la flore, l’histoire…toutes très instructives et finalement la progression même lente se révèle agréable.
Il y a certes quelques passages un peu acrobatiques, quelques sauts… mais tout se passe au mieux après la démonstration du ranger. Nous marchons la plupart du temps à l’ombre du canyon ce qui est un avantage par cette chaude journée.
La chaleur nous suffoque en revenant à la voiture. Mieux vaut retourner à l’hôtel pour repas et repos au frais et revenir en soirée pour Arches suite.
Bien revigorés par une après-midi à la clim’, retour dans le parc pour découvrir des arches que nous n’avions pas vues l’an passé. Nous sommes dimanche et pensions trouver foule à Arches. Mais personne sur la boucle entre Sand Dune Arch, Broken Arch et le camping de Devil’s Garden. Sont-ils tous à Delicate Arch ?
Sand Arch
Broken Arch
Encore d’autres arches…sur le parcours !
C’est notre dernière journée à Arches alors il faut en profiter et poursuivre jusqu’aux Klondike Bluffs par la piste de Salt Valley pour une nouvelle rando (3, 4 miles/3h) : difficile, mais très gratifiante, elle permet d’admirer Tower arch et les Marching Men
L’arche, à distance.
Vue depuis l’arche.
Les Marching Men
Le soleil, sur le point de se coucher, inonde Arches de ses couleurs chaudes.
Ici la Salt Valley
Là coucher de soleil sur Fiery Furnace (la lune s’est naturellement installée entre deux spires!)
Captivés par le décor, nous ne voyons pas l’heure passer et il fait nuit quand nous arrivons chez Eddie McStiff’s à Moab.
Le dîner est à la hauteur du coucher de soleil précédent : inoubliable ! Steak et crabe pour Hervé, penne Portobello pour moi et un dessert pour deux : un Brownie Woonie à vous faire damner ! Le meilleur repas de notre séjour !
Coucher de soleil sur Fiery Furnace

Canyonlands : the Needles
J15 (16/06) : Moab – Needles Notre destination du jour est le secteur de Canyonlands, the Needles et son camping « premier arrivé, premier servi ». Craignant que les places disponibles soient comme à Arches prises d’assaut très tôt le matin, nous faisons sonner le réveil encore plus tôt, ce qui fait qu’à 8h, nous sommes sur place, presque trop en avance puisque les places sont à peine en train de se libérer !
Nous plantons la tente, retournons au Visitor Center pour payer (n’avons pas de monnaie) et nous voilà prêts pour explorer ce secteur de Canyonlands qui nous avait tant fascinés l’année dernière.
Pour commencer, essayons une piste, celle vers le Colorado Overlook ! La ranger du Visitor Center nous prévient : au début, c’est facile, puis c’est de la roche nécessitant attention et prudence et enfin de gros rochers impossibles à passer. C’est tout-à-fait ça, il faut finir à pied le dernier mile ! Et le point de vue sur le Colorado n’est pas exceptionnel ! A ne pas retenir !
Là c’est quand ça devient impossible à passer !
La chaleur est torride : + 40 ° à l’ombre. Sieste obligatoire ! Dans les arbres au dessus de nos têtes, les écureuils débordent d’activité et de gloutonnerie : ils passent leur temps à grignoter les pignons de pin et à envoyer sur nous les graines de genévriers évidées.
En fin d’après-midi, il est temps d’émerger de notre torpeur. Ma proposition : revoir les aiguilles de Chesler Park, le must des Needles, en allant jusqu’à Chesler Park Overlook, ce qui fait tout de même 5, 6 miles et 3h.
Nous sommes toujours aussi enthousiastes !
Chesler Park overlook
Chesler Park au coucher du soleil !
Nous finissons notre dîner juste avant la nuit que nous appréhendons un peu en raison de la chaleur.
J16 (17/06) : Needles (suite).
Nous avions raison d’appréhender, la nuit a été très moyenne et nous n’avons mieux dormi qu’au petit matin quand il a fait un peu meilleur. Pourtant une grande randonnée nous attend aujourd’hui que nous espérions commencer très tôt : raté, il est déjà 8H 30 quand nous démarrons notre parcours au parking de Big Spring Canyon .
En avant pour le Confluence Overlook : 10, 4 miles et 6h.
La randonnée est difficile car elle descend puis remonte dans plusieurs canyons successifs.
Elle croise ensuite la diabolique Devil’s Lane (que nous avons pratiquée l’an dernier) et offre quelques vues sur les aiguilles de Chesler.
L’arrivée se fait à la confluence du Colorado et de notre rivière préférée, la Green. On distingue le mélange des deux eaux.
Le retour est chaud en plein midi mais grâce à plusieurs arrêts-rafraîchissement (merci au brumisateur !), la montée est supportable ! Une autre randonnée exceptionnelle à notre actif !
Devinez ce qu’on a fait le restant de l’après-midi ! Rien, bien sûr ! Ah, si, nous avons attendu Marie Caroline (mcd8) mais dommage, on s’est loupé probablement de peu ! Alors nous avons fini tout seuls le jus de fruit et les chips prévus pour l’apéro !
Pas le courage d’une promenade vespérale, tout juste une petite grimpette sur les rochers dominant notre campement pour voir le soleil se coucher en compagnie des lapins. La chaleur est extrême, même à la nuit tombée.
En chemin vers Confluence Overlook

De Monticello à Natural Bridges
J17 (18/06) : Needles – Blanding
Nous avons souffert +++ cette nuit et ne pensons qu’à une seule chose ce matin : trouver des températures plus clémentes et/ou faire une petite pause dans nos projets de camping. En tout cas, nous renonçons à Druid Arch, ce sera pour une prochaine fois !
Allez, malgré tout, une petite dernière aux Needles : Cave Spring, un parcours amusant qui nous fait découvrir des peintures rupestres et un ancien camp cow-boy, tout cela au frais sous une falaise.
En quittant le parc, un panneau, tout juste à la sortie retient notre attention « Mowers on the road » et le ranger, à la guérite, nous salue d’un « Be safe ! ». Nous voilà songeurs : qu’est-ce-que c’est encore que ces bêtes-là ?
Nous sommes prudents, nous attendant à tout moment à l’apparition d’un troupeau de « mowers » sur la route . Mais rien de particulier pendant des kilomètres. Google nous apprendra par la suite que « mowers » signifie « tondeuses ». Nous voilà un peu plus instruits !
Un arrêt au Newspaper Rock est incontournable : quel beau témoignage !
Maintenant à nous la fraîcheur et la verdure le long de la Jackson Spring Road vers Monticello. Nous respirons enfin : 20°, un délice ! Des lacs et des paysages bucoliques à souhait où nous pique-niquons avec bonheur !
Après cet intermède montagneux, retour vers le désert : arrêt à Monticello pour un café glacé en compagnie d’un couple d’Allemands avec qui nous échangeons quelques bons plans et adresses.
En début d’après-midi, nous posons nos valises au Super8 de Blanding. Après deux nuits rustiques, un peu de confort n’est pas de refus. D’ailleurs nous prévoyons d’y rester deux nuits, pas de camping dans les prochains jours.
En soirée, une petite sortie culturelle s’improvise : Edge of Cedars State Park & Museum (5$/pers) recèle d’intéressantes collections sur l’histoire des Indiens Pueblos et le musée est climatisé, chic !
Pour le dîner, pas la peine de faire des kilomètres : Old Tymer Restaurant, juste à côté du motel, est très correct.
J18 (19/06) : Blanding – Natural Bridges – Blanding
Aujourd’hui au programme : la Scenic Road 95, ruines indiennes dans Mule Canyon et ponts naturels à Natural Bridges NM!
Butler Wash ! En fait il ne s’agit que d’un overlook : les ruines ne sont visibles que de très, très loin !
Mule Canyon qui renferme la très jolie ruine de « House on Fire »
Natural Bridges National Monument et ses ponts naturels.
Nous découvrons les deux premiers ponts au cours de la randonnée « Sipapu to Kachina Bridge ».
Sipapu depuis le point de vue sur la route. C’est au pied de la Bridge que nous allons descendre.
J’y suis !
En levant les yeux sous la Bridge !
Nous suivons le fond du canyon pendant plus de deux miles, parfois noyés dans la végétation !
Après Kachina Bridge il faut remonter et retourner à notre point de départ en passant par la mesa dans une végétation plus méditerranéenne.
Le monument comporte un troisième pont remarquable : Owachomo Bridge que nous voyons après avoir repris la voiture. Au bout d’un court sentier, le voilà !
Encore plus impressionnant d’en dessous !
Retour à Blanding par la même route.
Ce soir nous essayons un autre resto, repéré dans un journal : Homestead Steakhouse dans le centre. Au menu, soupe et salade, patate douce, steak et légumes, petits pains chauds et confiture maison. Avec tout ça impossible de prendre un dessert ! Nous sommes repus !
House on Fire

De Cedar Mesa à Valley of the Gods J19 (20/06) : Blanding – Bluff
Nous savions que la randonnée d’aujourd’hui (Owl Creek to Nevilles Arch) serait longue et qu’il ferait très chaud, c’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre à 7h30. Très vite nous comprenons que nos 3 litres d’eau (chacun) risquent d’être justes. C’est pourquoi nous limitons notre consommation à l’aller.
Première difficulté : atteindre le fond du canyon, ici pas de sentier, quelques cairns qu’il ne faut pas perdre de vue nous font progresser de rocher en rocher, prudemment, parfois sur les fesses quand la pente devient trop raide ! Trois quarts d’heure de descente parfois vertigineuse !
La marche dans le canyon est longue, longue malgré quelques « attractions » : ruines indiennes, bassin avec jardin suspendu, cascades (à sec !)…
Au bout de plus de 3 heures, il nous tarde de voir l’arche. Quand j’aperçois ce qui me semble être ses gardiens, je devine qu’elle n’est plus très loin.
La voilà enfin !
Le plus dur reste à faire : le retour . Et vu ce qu’on a descendu, ça ne va pas être facile. Avec la poche à eau qui commence à se vider, dur, dur ! Nous avançons tout même vaillamment jusqu’à la première montée et là ce qui risquait d’arriver arrive….nous perdons très vite la trace des cairns…Panique à bord, car devant nous se dressent les parois du canyon et il n’est pas question de monter n’importe où ! Heureusement le GPS nous indique que nous sommes montés beaucoup trop haut ! En redescendant, ouf, revoilà les cairns et la corniche qu’on avait loupé. Maintenant nous redoublons d’attention !
Tout se passe ensuite le mieux possible malgré le rationnement d’eau. Enfin au pied de la montée finale, on boit tout notre soûl, on se dope à l’orange de Californie (Mumm !). Et hop ! finalement la grimpette est plus facile que la descente : un quart d’heure plus tard, on est en haut ! Une dernière succion : il n’y a plus une goutte dans notre poche à eau ! Heureusement la voiture est en vue !
Quelle aventure ! 9 miles et 7h pour cette randonnée d’exception !
Après une telle journée, du repos s’imposerait. Non, Hervé veut absolument voir les ruines indiennes de Moon House, pas très loin d’ici.
Une fois arrivée en voiture au bord de la rim, ce n’est pas tout près : encore 3, 7 miles A/R, soit descendre dans le canyon et remonter en face et vice versa…avec les miles qu’on a déjà dans les jambes….mais Moon House est vraiment un lieu envoûtant ! Et on est toujours tout seuls !
L’heure tourne ! Il faut rentrer, alors c’est parti par monts et par vaux sur le chemin des premiers Mormons jusqu’à Bluff!
Il est 20h30 quand nous poussons la porte du Desert Rose Inn (réservé la veille, w-e oblige !). Nous n’avons pas le temps de faire le check-in, le Twin Rocks Cafe, recommandé par notre hôtesse ferme dans un ½ heure. Nous arrivons de justesse pour un très bon dîner : prime ribs pour Hervé, lemon chicken pour moi et pour nous deux, un délicieux « pie » fruits des bois à la mode !
Journée mémorable !
J20 (21/06) : Bluff (suite)
Notre hôtel nous convient si bien (chambre confortable, chaleureuse et très bien décorée, sans doute la plus belle chambre du voyage) que nous décidons d’y rester trois nuits, ce qui va nous permettre d’explorer largement la région tout en laissant nos affaires sur place !
D’abord ce matin : Road Canyon qui recèle une autre ruine indienne appelée « Fallen Roof Ruin », très belle aussi, avec son plafond façon coquille d’œuf.
Pour atteindre le canyon, nous sommes passés par Moki Dugway mais sans nous arrêter. Alors au retour c’est l’occasion de faire plusieurs haltes en cours de route.
- Muley Point Overlook
- Vue sur Moki Dugway
Avant de rejoindre Bluff, nous empruntons la piste traversant Valley of the Gods, un « Monument Valley » en miniature disent certains. Nous, on a adoré ces espaces, cette terre ocre et ces monolithes !
En soirée, nous tentons Cottonwood Steakhouse que nous avait recommandé le couple d’Allemands rencontré à Monticello. Ambiance western : on dîne, soit dans la cour sur des tables en bois soit à l’intérieur tout aussi pittoresque. Nous optons pour l’intérieur, il fait chaud ! On vous offre les bandanas qui servent de serviettes : sympa ! Côté gastronomique, c’est un peu moins goûteux qu’au Twin Rocks Café d’hier soir !
Valley of the Gods

Monument Valley
J21 (22/06) : Bluff – Monument Valley – Bluff
Dans la région, il nous reste Monument Valley à visiter, mais on ne va pas y passer la journée. Un coup d’œil à notre guide « Photographing… » et j’ai trouvé.
Dans le chapitre « Bluff Area », deux panels de pétroglyphes intéressants sur Butler Wash Road. La destination est retenue pour ce matin.
Déception en arrivant à l’entrée de la piste sur la route reliant Bluf à Mexican Hat : l’accès est fermé par un grand portail ! Heureusement en s’approchant, la chaîne n’est pas cadenassée, le portail peut être ouvert !
Le premier panel est vite localisé : il s’agit du Wolfman Panel !
Le deuxième va nous donner un peu plus de mal. Le démarrage est dur à trouver (estimé être environ à 5 miles du trailhead précédent) mais entre 4, 8 et 5, 5 miles plusieurs traces sont visibles. Nous en essayons plusieurs, sans succès, impasse !
Sur le point d’abandonner, nous continuons un peu plus loin et là, une voiture garée. Ah, peut-être bien un amateur de pétroglyphes ! Nous voilà un peu plus optimistes et à la sortie du wash, nous trouvons les cairns et les traces de pas (fraîches) de notre cow-boy ! Nous les suivons ….jusqu’au sommet du Comb Ridge
Nous repérons maintenant une paroi mais elle est tellement haute que même avec les jumelles, impossible de trouver. D’ailleurs sommes nous bien au bon endroit ? Quand apparaît celui dont on suivait la trace ! C’est bien un cow-boy, amateur de flèches indiennes ! Il nous donne les infos qui nous manquaient et…enfin, nous touchons au but !
Ils portent bien leur nom : Procession Panel !
L’homme aux doigts et orteils !
L’homme au serpent !
Après le repas dans notre chambre et un brin de repos, direction Monument Valley en milieu d’après-midi.
Ce lieu mythique est un incontournable de l’Ouest. La vue depuis Artist Point est belle mais de là à dire que c’est le must, non, loin de là. Nous allons certainement en faire hurler beaucoup mais, non, pour nous Monument Valley est loin d’être notre favori !
En raison du monde, de la poussière (bonjour les touristes en pick-up ouvert), de l’état de la piste…ça ressemble aussi à ça !
Nous ne nous y attardons pas et n’attendons pas le coucher de soleil (c’est peut-être un tort !). Nous rentrons à Bluff pour un nouveau dîner au Twin Rocks Cafe, notre préféré dans cette ville.
Nous sommes maintenant à un peu plus de la moitié de notre aventure, mais la pensée du retour est encore loin ! En effet, il reste 17 jours et encore beaucoup de randonnées vers des destinations exceptionnelles.
Monument Valley

La suite (Canyon de Chelly, Page et ses environs, Coyotes Buttes South, Kodachrome, Escalante et le Grand Staircase, Burr Trail, Capitol Reef et Cathedral Valley, Horseshoe Canyon, Wasatch Mountains et Salt Lake City) se trouve... ICI
Livre: "Les Arpenteurs du Monde" de Daniel Kehlmann (littérature allemande) English translation pending
« Allemand », c’est quoi ?!
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Infirmière cherche action humanitaire English translation pending
bonjour à tous,
je suis jeune infirmière diplômée et j'aimerais, à mon niveau, participer à une action humanitaire.
C'est une expérience qui j'en suis convaincu doit être très enrichissante.
Je n'est pas de destination en particulier mais la barrière des langues peut me limiter.
Je recherche avant tout une association ou un organisme sérieux.
Merci à tous pour votre aide
A bientôt
Vivre en Martinique près de Ducos: quelle commune avoisinante choisir? English translation pending
Bonjour,
mon mari attend des nouvelles d'une mutation possible sur la martinique. a priori ça serait pour travailler à proximité de ducos. La liste des communes avoisinante est la suivante :
st esprit
rivière salée
le lamentin
les 3 ilets
le françois
le robert
le diamant
fort de france
rivière pilote
st joseph
ste luce
shoelcher
le vauclin
les anses d'arlet
gros mornes
bref, tt ça c'est du chinois pour nous et nous ne savons pas où chercher en priorité, une commune sympa mais qui reste authentique, où l'on peut rencontrer la population locale mais où il y a accès aux loisirs, aux écoles etc etc (enfant en bas âge à l'école dans un an...). J'aimerai aussi avoir vos points de vue sur la vie locale, le travail etc etc si quelqu'un veut bien commencer à correspondre ça serait avec joie!!! merci d'avance pour vos réponses.
bonne journée!
Nouveauté Abcroisières English translation pending
Bonjour à tous,
En allant sur le site d'Abcroisières, je viens de m'apercevoir que le N° de téléphone qui était gratuit 0800 etc .. est maintenant un N° de téléphone à 0, 15 cts € la minute, voilà qui en dit gros sur la santé financière de cette société
C'est sûr que ça va limiter les appels de pure curiosité
Bonne journée à tous
En allant sur le site d'Abcroisières, je viens de m'apercevoir que le N° de téléphone qui était gratuit 0800 etc .. est maintenant un N° de téléphone à 0, 15 cts € la minute, voilà qui en dit gros sur la santé financière de cette société
C'est sûr que ça va limiter les appels de pure curiosité
Bonne journée à tous
Pourquoi donc le Rajasthan? English translation pending
Salut!
Je vois dans presque toutes les discussions revenir l'Etat du Rajahstan, j'ai l'impression que tout le monde passe par là-bas, alors ma question est simple: pourquoi?
Y a-t-il des très belles choses à voir à cet endroit de l'Inde en particulier? Est-ce plus facile d'y circuler?
Vous me direz que je pourrais faire une recherche sur internet au lieu de poser des questions bêtes. Je vous répondrai que je suis en mode "grosse flemmarde qui préfère qu'on lui raconte sa vision personnelle de la région" ^^ ;)
Je pars dans 4 mois normalement mais je commence tout juste à me renseigner sur le pays, glup! Faut dire qu'on a décidé de passer par l'Inde cette semaine seulement...
Je vois dans presque toutes les discussions revenir l'Etat du Rajahstan, j'ai l'impression que tout le monde passe par là-bas, alors ma question est simple: pourquoi?
Y a-t-il des très belles choses à voir à cet endroit de l'Inde en particulier? Est-ce plus facile d'y circuler?
Vous me direz que je pourrais faire une recherche sur internet au lieu de poser des questions bêtes. Je vous répondrai que je suis en mode "grosse flemmarde qui préfère qu'on lui raconte sa vision personnelle de la région" ^^ ;)
Je pars dans 4 mois normalement mais je commence tout juste à me renseigner sur le pays, glup! Faut dire qu'on a décidé de passer par l'Inde cette semaine seulement...
Vidéo incroyable sur le site de ce voyageur English translation pending
Vercors la mer à pied en octobre 2007 English translation pending
Luc-en-Diois Cassis
Cette région des Préalpes françaises qui borde le flanc est de la vallée du Rhône est tout a fait étonnante. Elle recèle une multitude de bijoux naturels, qu'il s'agisse de massifs montagneux ou de belles rivières enserrées dans de magnifiques gorges parfois impressionnantes. En la traversant en voiture on la trouve sauvage, mais lorsqu'on prend le temps de l'arpenter par les chemins de traverse à pied et cela en dehors des périodes de vacances, on en évalue toute la solitude dès que l'on quitte le fond des vallées. Je vais vous conter ce voyage de 9 jours que j'ai eu le plaisir de faire au mois d'octobre 2007.
Il est deux heures du matin le mercredi dix octobre, comme souvent avant un départ la nuit n'est pas très bonne. Je prends le gros pavé sur Mazarin, qui a été loué par la critique, et cela à juste titre. Mais ma lecture est distraite par le raffut que fait la pluie sur le toit. A l'époque d'Anne d'Autriche les situations politiques internes et externes étaient inextricables, d'où ma difficulté à me concentrer et à suivre le fil de l'action. Je reprendrai la lecture de ce livre dans de meilleures dispositions intellectuelles. Mais ne pouvant dormir, j'en profite pour terminer un récit plus abordable et cependant fort intéressant, d'une jeune écrivain albanaise: le pays où l'on ne meurt jamais. Le bruit de l'eau sur les tuiles ne semble pas se calmer. Je suis un peu inquiet à l'idée de prendre le train de Lyon pour Luc-en-Diois, point de départ de ma balade jusqu'à la mer. Etre mouillé en été cela se gère assez bien, mais mi-octobre cela devient plus délicat. Enfin mon expérience et mon matériel « high tech » devraient me permettre de survivre dans des conditions acceptables.
Vers les sept heures, affublé de mon parapluie je pars prendre le métro. Le train TER, tortillard qui descend la vallée du Rhône est bondé d'une foule hétéroclite, jeunes qui doivent aller à l'école, anciens qui vont à la ville d'à côté, personnes qui partent travailler. Il est toujours étrange d'être habillé en « vacancier » au milieu de gens qui ont pour souci immédiat leurs activités professionnelles de la journée. Les multiples arrêts ne permettent pas toujours à la motrice de bien s'élancer, et j'ai tout loisir de contempler ce merveilleux fleuve et les vignobles réputés qui le dominent, Condrieu, Côtes Roties et Hermitage pour ne citer que les plus fameux. Et dire que le Rhône est durablement contaminé sur tout son cours par une pollution à la dioxine.
Alors que je suis absorbé par ces sombres pensées, le jour se lève franchement, la pluie s'est calmée et de grands morceaux de ciel bleu me donnent les meilleurs espoirs pour les jours à venir. Après un changement en gare de Valence, nous nous engageons dans cette magnifique vallée du Diois. Le soleil se fait très présent et prend le contrôle de la situation. Toutes les teintes vives de l'automne éclatent et sont rehaussées par la magie de l'eau et de la lumière. Des taches rouges aux multiples dégradés accompagnées de touches de jaune en pinceaux élancés ponctuent le vert dominant. Les parcelles les plus petites de vigne de clairette de Die s'insinuent jusqu'au tréfonds des anfractuosités des vallons qui s'accrochent de part et d'autre de la voie ferrée. Les magnifiques et austères parois du Vercors se dévoilent, les Trois Becs appelée aussi la Pelle avec sa très impressionnante paroi nord, et un peu plus loin la bien plus redoutable paroi de Glandasse. Beaucoup de souvenirs remontent.
14h26 Die, encore un gros quart d'heure et ce sera Luc-en-Diois. Je suis toujours impressionné juste au démarrage d'un parcours de plusieurs jours en solitaire. La mer semble loin et je me demande si je vais y arriver. Pourquoi marcher seul? Cet été 2007, j'ai fait en groupe un trek très agréable de12 jours dans le Haut-Atlas marocain. J'ai beaucoup apprécié, les gens avec lesquels je me trouvais étaient particulièrement agréables et je n'ai décelé aucune tension au sein du groupe. Honteusement, je dois cependant avouer que du fait sans doute d'une certaine paresse intellectuelle, lorsque je suis en groupe et que quelqu'un veut mener la danse, tant qu'il n'y a pas de danger je me désintéresse de l'itinéraire, et maintenant en regardant une carte du Maroc, je suis incapable de situer le lieu de notre randonnée. Donc de toute évidence, le fait de partir seul demande de mobiliser ses facultés intellectuelles et cela constitue déjà une bonne raison de pratiquer la balade dans ces conditions.
Le train ralentit et s'arrête à la minuscule gare de Luc. Je suis seul à descendre, rapidement le train s'éloigne et pas âme qui vive en ce lieu. Un léger temps d'adaptation est nécessaire pour faire la transition entre un wagon bondé et bruyant et ce petit quai aux quatre vents. En ce début d'après-midi je traverse le village désert. Par la route en quelques minutes je rejoins le très curieux chaos qui a pour nom le Claps. Il y a quelques dizaines de milliers d'années, voire plus, un gigantesque glissement de terrain s'est produit à partir d'une grande strate calcaire, ce qui a précipité d'énormes blocs au fond de la vallée, qui de ce fait présente une physionomie étonnante. Entre autre dans cet amoncellement de blocs on peut admirer le Saut de la Drôme. Il s'agit en fait d'un ruisseau canalisé, passant sous la route. A la lecture de la carte on pourrait s'attendre à autre chose.
Par une route étroite je rejoins Lesches-en-Diois, petit village à partir duquel le GR9 me conduit à Beaurières. A mon entrée dans ce hameau le crépuscule est imminent, le ciel s'est à nouveau obscurci. Il s'agit plutôt de brouillard que de mauvais temps. J'ai marché assez lentement et me sens fatigué, bien que n'ayant pas fait quinze kilomètres. L'accoutumance nécessite un certain délai, demain tout rentrera dans l'ordre. Le premier habitant rencontré m'enlève tout espoir de trouver un point de chute pour la nuit. Je trouve l'indispensable, une fontaine et remplis mes bouteilles. En passant au centre du village, un bistrot épicerie est ouvert, c'est le Pérou. Je pose à nouveau la question du point de chute pour la nuit. Et là miracle, il m'est répondu que le gérant du village de vacances fermé à cette époque est juste sur le trottoir. Il accepte de me passer un mobile home pour la nuit au prix de 15 euros. Je ne dormirai pas dans la forêt envahie par le brouillard. Soirée calme, un couple occupe une autre habitation. Une douche chaude me fait le plus grand bien. Une soupe épaissie à la purée vite engloutie, j'attaque le livre que j'ai emporté : l'éloge des femmes mûres.
Lever matinal, visibilité réduite, après un petit déjeuner au bistrot je remonte prendre mes affaires et j'attaque la montée du col de Cabre. Il fait très sombre, on se croirait presque en hiver. Cet effet est du à la brume épaisse qui s'est accumulée dans la vallée. Cependant malgré la pénombre, je remarque dans l'étroit cours d'eau que je longe des petites mares, dans lesquelles des truites détalent à mon passage. A l'immobilité de l'air je sens que le temps est très beau et qu'en prenant un peu d'altitude la clarté du ciel va apparaître. En effet un moment plus tard, les bancs de nuages se déchirent et j'émerge en plein soleil. Les derniers mètres entre brouillard et lumière sont féeriques. Par paliers les arbres passent de teintes grises aux couleurs les plus flamboyantes, le tout éclaboussé de rayons lumineux jouant avec les gouttelettes d'eau en suspension.
Je coupe la route goudronnée et que vois-je? Un mastodonte monter à bonne allure, il s'agit d'un camion transportant une belle quantité de mercedes toutes neuves. Décidément la civilisation n'est pas loin. A ce col René Desmaison avait une maison les dernières années de sa vie, j'y pense parce qu'il vient de mourir. D'après ce que j'ai entendu ses cendres vont être dispersées dans le Dévoluy près de montagnes qu'il a beaucoup aimées, le Pic de Bure et la Crête des Bergers, parois que je vais croiser au cours de mon périple.
Du col de Cabre il faut encore monter au col de Valdrôme avant de basculer vers le village du même nom. Le chemin est un enchantement entre brume et soleil, j'ai vraiment l'impression de jouer à saute-nuages. Au milieu d'un champ un arbre étrange, sans doute très vieux, ressemblant à un noyer, étale son feuillage présentant une large palette de couleurs. Certaines feuilles sont encore bien vertes, d'autres un peu marron comme si elles avaient souffert d'un manque d'eau, d'autres par touffes jetées un peu au hasard sont jaunes ou rouges, vraiment étonnant. Une atmosphère vaporeuse stagne à l'arrière plan, de laquelle surgit une jolie crête dont je n'arrive pas à déterminer le nom.
Au village de Valdrôme, le GR part un peu vers l'ouest en évitant la montagne. Cette belle pente me tente et je m'engage plein est afin de gravir ce beau belvédère. Après un tronçon de route goudronnée et un court détour car le chemin est barré à l'entrée d'une propriété, une magnifique sente très sauvage me conduit aux larges espaces des pistes de ski. En suivant un remonte-pente raide j'arrive à proximité du Pas de la Lauze à 1553 mètres d'altitude. L'air est immobile, il se dégage une quiétude prégnante qui va m'accompagner durant neuf jours. Un troupeau de moutons débouche, derrière suit une bergère que je salue. Il est à peu près quatorze heures, c'est la première personne que je rencontre depuis ce matin, le chauffeur du camion je ne l'ai pas vu. Après avoir mangé en prenant mon temps le lieu invitant à la flânerie, je m'engage en descente dans un raidillon où il faut faire attention. Je plonge dans une forêt aux couleurs presque irréelles. Parfois on pense que les peintres forcent sur les teintes et qu'ils osent des contrastes par trop marqués, mais il n'en est rien, il ne font que copier la nature. Un petit coup au moral, un panneau indique Serres, mon point de chute pour ce soir, à 12 ou 14 kilomètres. Mais rapidement l'enchantement du lieu me fait oublier ces contingences bassement matérielles.
Un long vallon en sous-bois tapissé de feuilles, dans lesquelles mes pieds immergés font bruire le tapis végétal, déroule sa pente régulière. Ce contact souple et moelleux au niveau de la plante des pieds est sensuel. Je longe un ruisseau presque asséché, ponctué de temps à autre de petites mares qui attirent à la longue ma curiosité. Je m'approche de l'une d'elles, de taille réduite, trois mètres de long et un de large. L'eau est claire, à chaque extrémité des feuilles couvrent sur une distance de quelques dizaines de centimètres sa surface. Je vois un mouvement provenant de l'un des bords. Une belle truite sort de sous les feuilles et rejoint la partie la plus profonde. Incroyable dans un si faible volume d'eau. Alors de l'autre côté un scénario similaire se produit. La profondeur en bordure est de quelques centimètres seulement. Tandis que je reste sous l'effet de l'étonnement à regarder fixement, la truite qui vient de quitter son abri y retourne. Je me dis qu'il est peut-être temps de tester la pêche à la main. Je m'approche doucement, passe les doigts sous les feuilles et sens la truite dans ma paume. Je la caresse, ne sachant pas de quel côté est la tête. De peur de lui faire mal, n'ayant pas l'intention de la prendre aux ouïes, je me contente de légèrement l'effleurer quelques secondes, puis elle démarre et je vois un magnifique poisson d'une bonne vingtaine de centimètres, tout constellé de points rouges éclatants, regagner le centre de la mare, grande émotion.
Au lieu-dit la Montagne j'abandonne le petit vallon et m'engage à flanc. Rapidement la vue se dégage. Un poirier abandonné offre des fruits tout rabougris. J'en cueille un par curiosité. Il est de chair rêche et dure mais il s'en dégage un jus chaud et admirablement sucré, un délice. Au premier plan en contre-bas le village de Sigottier et sa jolie falaise d'escalade. Au second plan, une vision qui m'émeut profondément. Dans cet air calme et pas très limpide de fin d'après-midi se dévoilent dans leur blancheur les magnifiques parois du Pic de Bure et de la Crête des Bergers, au-dessus desquelles depuis quelques jours l'esprit de René Desmaison a choisi sa dernière demeure. Je reste un long moment au pied de ce poirier la gorge serrée ne pouvant continuer à profiter de ce merveilleux nectar.
Je m'arrache à l'envoûtement du lieu et reprends mon chemin vers la petite ville de Serres. Au détour d'un mouvement de terrain m'apparaît la crête d'Eyglière qui constitue la première partie de mon étape du lendemain. Comme elle semble tranchante et aérienne, un gros morceau de plaisir en perspective. Le chemin rejoint le fond de la vallée et j'entre dans la ville. En passant devant la mairie je peux admirer la beauté de sa porte en bois. Rapidement je choisis un hôtel, dont l'accueil n'est pas des meilleurs et la proximité de la rue implique d'avoir le sommeil profond. A sa seule décharge, le dîner est très correct même bon. Nuit médiocre, qui découle sans doute du cumul d'une étape longue en début de parcours et du passage de gros camions au centre ville.
Vers les huit heures départ en direction de cette belle arête d'Eyglière. Je coupe au plus court, à la sortie de la ville je traverse un champ en contre-bas de la route en direction de la trouée semblant indiquer l'itinéraire. Un petit doute m'assaille, mais rapidement je suis certain d'être sur le bon chemin. La sente en courbes serrées s'élève vers la crête parmi une multitude d' arbustes à feuilles caduques aux teintes les plus variées, jaune, rouge, vert, rose et tous les dégradés passant de l'une à l'autre. Le soleil rasant rehausse les contrastes entre les tons. Je suis sur un sentier comme je ne savais pas qu'il en existait dans le monde réel. Puis succède un passage raide exclusivement rocheux, en calcaire blanc éclatant. Le fil de l'arête est atteint. Elle a fière allure, une grande chevauchée m'attend. La ville blottie au fond de la vallée m'apparaît empanachée d'un brouillard diffus. Plus loin vers le nord, le Dévoluy est encore très présent. Un peu plus à l'est le massif des Ecrins dévoile nombre de ses beaux sommets, parmi lesquels la Barre des Écrins et le Sirac.
L'air est immobile, de grandes herbes dorées m'accompagnent tout au long de la montée. Près du sommet en pleine pente, juste devant moi dans de ce foisonnement couleur or une compagnie de bartavelles décolle. Je suis tellement surpris par leur proximité et le bruit fort de leurs battements d'ailes, que j'en prends un coup d'adrénaline. Marcel Pagnol aurait été à ma place ou plutôt son père, il aurait pu faire au moins un triple coup du roi.
Au sommet, une halte repas me permet de faire le point. Cette cime a pour nom Rocher de Beaumont, elle constitue un belvédère duquel la vue est de tout premier plan dans toutes les directions. Elle domine la vallée d'à peu près mille mètres. Au loin au deuxième plan vers le sud je discerne la montagne de Chabre que je dois dépasser aujourd'hui. Le parcours me semble long, je me dis que je ne vais pas y arriver et instantanément le moral en prend un coup. Vers le nord et l'est comme je l'ai dit, le regard embrasse le Dévoluy et le massif des Écrins. En direction de l'ouest se déroule un moutonnement de collines et de petites montagnes jusqu'à la vallée du Rhône.
En me tournant de nouveau au sud j'étudie précisément le trajet que j'ai à faire avant la nuit. Pour commencer une longue descente conduit au joli village de Trescléoux. Ensuite de l'autre côté de la vallée se dresse fièrement la Montagne de la Garde. J'envisage de la contourner par l'est et le sud et de rejoindre directement la vallée qui mène à Orpierre. Puis dans le lointain barrant l'horizon d'est en ouest la Montagne de Chabre que je dois franchir par le col de l'Ange. La descente en versant sud vers Bârret-sur-Méouge n'est pas visible.
Il faut bien repartir et le premier pas paraît minuscule devant le gigantisme du décor. Le village de Trescléoux grossit et proportionnellement le moral suit. Je quitte la zone peuplée de ces magnifiques grandes herbes aux teintes mordorées. Au détour d'un pré un splendide cheval noir au pelage luisant passe au trot. L'arrivée dans le village est superbe, par un petit chemin schisteux parsemé de touffes de buissons. Il donne vraiment sur le village car on surplombe les toits. A la fontaine, je fais un arrêt de courte durée le temps de prendre de l'eau. J'entame le contournement de la montagne de la Garde. Ma carte au 100 000 manque un peu de précisions pour la traversée de garrigues sans chemin balisé. Rapidement cela se termine à l'intuition, en suivant les courbes de niveau puis le long d'un petit oued à sec et encore par des chemins qui vont dans la direction voulue, tout du moins au début. Après plusieurs détours à cause des sentiers disparaissant dans les fourrés, je débouche directement dans la déchetterie d'Orpierre. J'en reconnais le gardien, car il n'y a pas longtemps nous sommes venus y vider les déchets d'une vieille maison. La route sur quelques kilomètres me conduit au village. J'ai tout loisir d'admirer le fameux Quiquillon présentant une multitude de belles escalades sur une hauteur de cent cinquante mètres. Une fois sur la place centrale, il me faut constater que l'épicerie est fermée et n'ouvrira pas avant seize heures. Je n'ai pas le temps de stationner deux heures, cela compromettrait mon étape du jour.
Après une brève halte je repars directement vers le col de l'Ange. Montée longue et diversifiée, d'abord en forêt puis le long d'une sente pierreuse soutenue qui offre de très beaux points de vue et pour terminer à nouveau la forêt durant une petite heure, et bien entendu pas âme qui vive. L'arrivée au col de l'Ange se fait en présence d'un soleil rasant de fin d'après-midi, donnant tout leur éclat aux magnifiques dalles calcaires qui ornent ce passage. Et toujours cet air calme, assis sur cette arête je peux observer en direction du nord une bonne partie du chemin de la journée et vers le sud ce qui m'attend demain. Il s'agit de deux jolis mouvements de terrain, la montagne de Chanteduc et la montagne de Lure, encore cette impression d'éloignement somme toute trompeuse. Tout à mes réflexions, allongé dans l'herbe, perché entre deux vallées je me laisse bercer par la quiétude du temps, pas un souffle d'air et ce soleil généreux qui caresse la peau. Comment imaginer que nous sommes mi-octobre en fin d'après-midi à mille quatre cent mètres d'altitude. M'arracher à ce bonheur me fait violence. Le village de Bârret-sur-Méouge est quelques kilomètres en contre-bas et l'atteindre est rapide. Un peu avant les maisons, sur un promontoire de faible ampleur les ruines d'une vieille église dressent encore quelques hauts pans de murs. A leur pied un ancien cimetière à l'abandon, peuplé d'herbes folles qui s'allument au soleil couchant, dégage une impression de sérénité qui défie les siècles.
Les premières maisons dépassées, je remarque un robinet et un petit carré d'herbe à proximité caché le long d'une haie. En cas de besoin ce sera l'endroit idéal pour monter la tente. Dans un dernier effort le soleil met le feu aux magnifiques boules de feuillage jaune clair des arbres qui m'entourent. Que ce contraste de lumière avec l'ombre ambiante est prononcé.
Au débouché sur la place centrale, un hôtel manifestement fermé, voire plus exploité depuis un certain temps. Un camping indiqué, je m'y dirige . Je tombe sur deux hommes en train de s'affairer sur le site. L'un d'eux me permet d'installer ma tente pour la nuit mais il me prévient qu'ils viennent de mettre les installations hors gel et qu'il n'y a plus d'eau. Je leur explique que je peux me passer de tout sauf justement d'eau. Donc je le vois sortir son portable et après un bref dialogue, il me demande si un gîte pour la nuit m'intéresse. Je lui fait remarquer qu'à pied je ne désire pas faire trop de chemin. Il me répond « Aucune importance je vous conduis en voiture ». Nous voilà partis pour le hameau de Salérans. Je suis déposé dans un magnifique petit gîte à l'accueil particulièrement sympathique. J'apprendrai que la personne qui m'a si gentiment conduit est le maire du village. Soirée exquise, repas excellent, nuit très bonne; un copieux petit déjeuner pris le propriétaire me ramène devant l'hôtel à l'abandon. Il m'explique que leur gîte étant trop petit, début 2008 ils reprennent son épouse et lui l'exploitation de cet établissement. Effectivement au mois d'avril 2008 de passage dans la région je m'y suis arrêté deux nuits et l'accueil était toujours le même. Je le conseille donc très vivement, il se nomme Hôtel de la Méouge, nom emprunté à la petite rivière qui coule dans cette vallée. Ses gorges sont remarquables, offrant par endroits des points de vue époustouflants. Pour ne rien gâcher un magnifique chemin, souvent plus une sente étroite, de temps à autre aérien, permet de contempler de l'intérieur ces gorges sur une bonne distance. Lieu idéal pour venir se mettre au calme quelques jours.
Me voilà à nouveau sur le chemin. Les conditions météorologiques sont toujours aussi clémentes. En automne les périodes de beau temps sont souvent très stables. Les orages d'après-midi dus à la chaleur n'ont plus lieu. Rapidement je me retrouve en forêt et j'attaque les huit cents mètres de dénivelé qui conduisent au col de Branche. Les couleurs des arbres sont toujours aussi belles, les contrastes des plus étonnants, le jaune le plus tendre qui se découpe sur le vert foncé des sapins. Les jeux d'ombre et de lumière ajoutent à la complexité des teintes qui s'emmêlent.
Comme souvent, pris sous le charme de la nature qui sans retenue distribue à celui qui veut les regarder ses plus beaux atours, j'oublie toute idée de position. Soudain je tombe sur un panneau indiquant Ribiers. Manifestement ce n'est pas mon itinéraire. Le col de Branche que je dois franchir est plus à l'ouest, donc il me suffit de monter sur la crête qui me domine et de repartir à sa rencontre. Cette erreur d'itinéraire à part une petite demi-heure de marche supplémentaire, m'offrira un des plus magnifiques paysages que j'ai eus l'occasion d'admirer. Cette arête est un enchantement. Les herbes hautes couleur or, dont les teintes sont mises en exergue par le soleil rasant les éclairant à l'horizontale, se détachent sur le ciel bleu au gré des ondulations du terrain. De part et d'autre le regard porte très loin, et je peux distinguer une multitude de silhouettes de montagnes auxquelles je sais raccrocher un nom et cela me remplit de joie. Au second plan la Montagne de Lure est très impressionnante, sa crête est entaillée par le col Saint-Vincent, passage que je compte emprunter.
Ce parcours conduisant au col de Branche, j'aimerais qu'il ne finisse pas tant l'émotion ressentie à chaque pas est puissante. En pleine pente, une prairie dorée au milieu de laquelle un arbre de petite taille au tronc frêle et au feuillage terni par le manque d'eau se découpe sur le ciel clair. Je reste saisi par l'esthétique du lieu et de la disposition des éléments.
Une courte déclivité et j'aperçois le chemin que j'ai heureusement manqué, je n'aurais jamais parcouru cette sente pendue dans le ciel si j'avais été plus soucieux de l'itinéraire. Encore un col à passer un peu plus loin, aux environs duquel je rencontre un couple de randonneurs stéphanois et quelques chasseurs en quête de sangliers. Puis une longue descente me mène au village de Saint-Vincent-sur-Jabron. Petit village endormi dans lequel seul un bistrot est ouvert. Un steak frites m'est proposé. Les chasseurs rentrent. Manifestement la chasse n'a pas été miraculeuse. Ils m'expliquent qu'avec la sécheresse et l'abandon de la culture du maïs, les cochons sauvages sont partis chercher leur pitance dans d'autres vallées. En effet, j'ai pu constater que les signes de sécheresse sont inquiétants, beaucoup d'arbres de toute évidence en souffrent et en portent les stigmates. La terre, pratiquement tout le long de mon itinéraire, est dure et craquelée. Des champignons en une bonne centaine de kilomètres je n'en ai vus que quelques uns isolés, alors que la saison mycologique bat son plein.
Après une heure agréablement passée avec ces autochtones qui ne se laissent pas abattre le moral par une mauvaise chasse, je repars tout joyeux et le ventre plein en direction de la Montagne de Lure. Quelques détours plus loin, je me trouve au pied du sentier très raide qui se dirige en direction du col Saint-Vincent. Au milieu de la montée je rencontre un promeneur solitaire de la journée. La discussion que nous engageons me montre qu'il connaît admirablement bien la région. Je lui demande donc si dans le village de Lardiers il est possible de trouver un gîte pour la nuit. Il me dit le plus grand bien d'un restaurant au centre du village sans se prononcer sur l'hébergement. L'établissement qu'il m'indique, les chasseurs venaient de m'en parler avec des trémolos dans la voix. De toute évidence il faut absolument que j'y aille.
Le col Saint-Vincent est matérialisé par un petit espace plat et herbeux en forêt. Avec de l'eau ce serait l'endroit rêvé pour bivouaquer, mais cette dernière me manque et les quelques heures de jour me poussent à poursuivre. Souvent dans mes randonnées je dors dehors parce que je n'ai rien trouvé d'autre. Mais paradoxalement les meilleurs souvenirs que je conserve de ces petites aventures ce sont justement ces nuits passées à la belle étoile.
Le vallon que j'emprunte pour descendre du col est orienté plein sud. Étant donné l'heure son versant ouest est inondé d'une belle lumière déjà oblique. La végétation, une fois de plus dans ce bain de soleil aux rayons tangents, révèle un foisonnement de teintes. Le calcaire blanc au gré des pierriers apporte une touche de couleur supplémentaire du meilleur effet. Au débouché du vallon apparaît le premier champ de lavande, le midi j'y suis.
Une fois dans le village, la curiosité avivée depuis plusieurs heures, je recherche ce fameux restaurant qui se situe au centre. La salle est originale et a beaucoup de charme. Je commande une bière. Je peux manger mais pas dormir. Un gîte à la sortie sud du hameau m'est indiqué, donc à regret je m'y dirige, j'aurais bien testé l'art du cuisinier. Rapidement la courte distance est parcourue. Bien que nous soyons samedi soir il y a de la place, seul c'est rarement un problème. L'accueil est excellent. Le repas du soir comprend, entre autre chose, un magnifique gibier accompagné d'une bonne quantité de chanterelles ramassées sur place, un immense régal.
Le lendemain au cours du petit déjeuner, au demeurant fort copieux à base de succulents produits locaux, mon hôtesse, sans rentrer dans de trop grandes précisions, me livrera quelques secrets sur la cueillette d'un champignon mythique, l'amanite des Césars ou oronge. Elle m'indiquera une recette concernant le vin afin d'accompagner au mieux ce produit divin. Une cuillerée à soupe de miel dans une bouteille de vin blanc, quelques heures au frais, le temps que les deux composants se fondent bien, et alors sur ce breuvage toute la palette de saveurs et senteurs de l'oronge vous explose en bouche. Je suis pressé d'essayer, mais hélas cette année du fait du manque d'eau ces merveilleux champignons ne se sont pas montrés.
Départ de ce sympathique gîte, de toute évidence certaines personnes ont des talents pour faire le métier d'accueillir et de faire partager un moment très agréable. Il faut se remettre dans le rythme. L'étape d'aujourd'hui doit me conduire au village de Céreste au nord de la montagne du Lubéron. Durant cette marche, peu de choses marquantes me reviennent en mémoire, alors que les chemins suivis sont très agréables. L'arrivée au Hameau du Petit Gabiau mérite cependant quelques développements. Trois magnifiques arbres marquent l'entrée du lieu, les deux premiers au niveau du panneau, un pommier couvert de beaux fruits rouges brillants et un vieux châtaigner au feuillage en boule, qui arbore une couleur vive jaune presque citron. Puis le premier virage à gauche effectué, un chêne manifestement plus que centenaire emplit tout l'espace et déploie un branchage aux multiples ramifications évoquant des dizaines de pieuvres géantes fouillant le ciel de leurs tentacules emmêlés. Au cours de cette étape peu de côtes, le dénivelé est faible, le sol présente un aspect très sec donc une nature qui souffre du manque d'eau et qui présente généralement des couleurs ternes. Souvent je progresse sur route goudronnée, j'ai manqué l'embranchement qui devait me conduire dans les gorges de l'Oppedette et m'en rends compte trop tard, donc un peu plus de goudron. Avancer c'est toujours bon pour le moral et pour cela je n'hésite pas à parcourir des portions de route même lorsqu'elles sont passantes.
J'arrive vers les seize heures un dimanche après-midi dans la petite ville de Céreste. Il n'y a pas grand mouvement. Je trouve un hôtel charmant. J'y dépose mes affaires et vais me promener. Dans l'un des bistrots ouverts je bois une grande bière. La conversation des vieux bergers qui se trouvent dans le lieu mérite d'être écoutée. Il est question d'histoires locales du style du pâtre qui avait un scorpion dans son pantalon au réveil ou qui s'était coupé à la serpe le doigt après une morsure de vipère, le tout raconté avec l'accent chantant du midi, un vrai plaisir. Je retourne à l'hôtel pour le dîner. Le menu est de qualité, le vin choisi charpenté. La patronne m'apprend que ce vignoble donne deux vins aux noms différents. Deux frères qui sont brouillés, chacun possédant une ligne de pieds de vigne en alternance et de ce fait deux noms différents pour une seule vigne.
Départ vers les huit heures, très vite les premières bosses du Lubéron se présentent. Au creux de petits vallons des bancs de brume, prenant de belles couleurs avec le soleil levant, traînent paresseusement. Cette montagne je vais simplement la traverser du nord au sud dans sa partie est. Au détour d'une route une jolie publicité sur le vin de la région annonce « vin du Lubéron un bouquet de lumière ». Par la route au plus court je rejoins la petite ville de la Bastide-des-Jourdans. Dans cette agglomération une erreur d'itinéraire une fois de plus va me permettre d'être le témoin d'une scène étonnante. Dans une ruelle, un premier sens interdit est positionné au niveau d'un muret. Deux chats immobiles comme deux sentinelles, pratiquement à hauteur du panneau, attendent les contrevenants. Quelques dizaines de mètres plus loin un nouveau sens interdit avec un petit mur, le tout dans la même configuration, et là ils sont trois bien alignés sur leur derrière à surveiller le civisme du citoyen.
Mon point de passage suivant est constitué par le pont de Mirabeau qui franchit la Durance. Pour y parvenir je vais sur une bonne dizaine de kilomètres me diriger en essayant de garder une orientation sud sud est. La carte au cent mille nécessite de rester bien concentré, par temps de brouillard cela deviendrait très sportif. Avant le joli village de Mirabeau, j'étanche ma soif avec une dernière grappe de raisins surmûris oubliée lors de la vendange qui a du avoir lieu quelques semaines auparavant. Ensuite un chemin étroit et pentu conduit en bordure de la Durance à quelques centaines de mètres du pont. Pas moyen de marcher en dehors de la route, la circulation est importante, heureusement que cela ne dure pas. Ce pont possède une particularité rare, chacune de ses quatre piles est située dans un département différent. Il s'agit me semble-t-il du Var, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence. Ce passage est un véritable nœud de circulation où l'on franchit route et autoroute.
Je me dirige vers Jouques par un chemin agréable à travers la garrigue. Une fois sur place aucune possibilité d'hébergement. Un gîte à quatre kilomètres au lieu-dit le Catalan m'est indiqué. Je m'y rends bien que cela m'écarte de mon chemin. Ces derniers kilomètres m'apparaissent bien longs. Un peu avant de toucher au but, alors que je commence à douter, un coureur me confirme que je suis sur la bonne route. Le site est superbe, l'accueil très gentil, mais il n'y a pas de place. Je demande l'autorisation de camper. Le propriétaire me propose alors dans un minuscule bâtiment en pierres sèches une chambre qu'il réserve habituellement à la famille et aux amis. Elle est pleine de charme. Il ne pourra pas m'assurer le repas du soir mais il m'autorise à aller me servir dans son jardin qui regorge de trésors, tomates de vieilles espèces, fraises, framboises. Je vais faire un véritable festin. Sur une étagère je trouve un reste de bouteille de vin qui ma foi se boit. Ce gîte fait partie des lieux où je reviendrai me mettre au calme quelques jours.
Lever très matinal, l'étape sera longue, je compte aller dormir à Puyloubier sur le versant sud de la Montagne Sainte-Victoire après avoir traversé ses superbes crêtes d'ouest en est. Premier dilemme, soit un chemin évident revenir en arrière soit couper tout droit à travers des reliefs accidentés sur une belle distance avec quasiment aucune information sur ma carte. Rapidement j'opte pour cette deuxième solution, d'abord ce sera plus court ( ce en quoi je me suis trompé) et puis l'aléa de l'itinéraire ajoute au piment de l'aventure.
Une ligne à haute tension se dirige à peu près dans la direction de mon itinéraire. Généralement il est possible de marcher assez facilement sous ce type d'infrastructure. Un peu plus loin elle traverse une immense propriété privée, cependant aucune barrière n'interdit le passage. Je continue donc, j'arrive à proximité de zones cultivées, que je contourne et je reprends mon axe de progression. Là, les choses vont se corser. Trois gros chiens me foncent dessus, deux bergers allemands et un bâtard tout noir. Pendant dix bonnes et longues minutes je m'efforce d'avancer tout en assurant mes arrières. L'un des bergers est très agressif, à plusieurs reprises il fait mine de me sauter dessus, à chaque fois je fais front et il s'arrête à moins d'un mètre. Ne pas se laisser encercler, toujours les garder tous les trois du même côté. L'attaque de l'un d'eux risque de déclencher la curée générale. Si je dois en frapper un avec la grosse pierre que j'ai en main, ce sera impérativement le plus agressif, les autres semblant simplement suivre le mouvement. Le gros noir le premier se replie, puis après un dernier baroud d'aboiements rageurs, les deux autres en font de même. Manifestement j'arrive en limite de la propriété qui s'étale sur plusieurs kilomètres carrés en pleine garrigue. La dernière fois où j'ai été soumis à de tels comportements de chiens, je me trouvais dans des montagnes balkaniques et il s 'agissait de trois gros chiens d'origine turque à poil ras, qui avaient l'aspect de véritables bêtes fauves. C'est en regardant les bergers albanais gérer ce genre de monstres que j'ai appris à garder mon calme, à faire front et à réagir aux moments critiques. Mais on n'est jamais sûr de rien, la moindre erreur et c'est la ruée.
Une sente étroite montant droit dans la pente se dirige vers un sommet qui culmine aux environs des 800 mètres. Ma carte reste avare d'indications, dans le lointain je vois la crête de la montagne Saint-Victoire couronnée de nuages. Vais-je y arriver aujourd'hui.? Après des détours dans des vallons inextricables, des remontées, des traversées au milieu de barres rocheuses parfois verticales et souvent envahies de broussailles, un brin d'espoir renaît. En effet je distingue en contrebas le château du Grand Sambuc. Pas très loin, d'après la carte, un GR passe qui devrait me conduire rapidement à Vauvenargues au pied de la Sainte-Victoire. Mais cet espoir sera de courte durée. En effet je viens buter sur une haute clôture. Après mon expérience du matin je n'envisage pas de la franchir. Je décide de la contourner vers le nord-ouest. Elle semble se prolonger à l'infini et cela me détourne vraiment de mon itinéraire. De plus, du côté extérieur des broussailles de grande taille ne laissent aucun passage pour la longer. Une bataille va s'engager. Par moments je me retrouve en train de ramper complètement immobilisé sous une végétation épaisse et très piquante. Il me faut même, heureusement rarement pousser mon sac devant comme en spéléologie. Des grosses bouffées de doute m'assaillent. C'est foutu je ne pourrais jamais atteindre la Sainte-Victoire aujourd'hui, alors la traverser il ne faut pas y compter. Mais ne pas réfléchir, m'astreindre simplement à négocier le gros buisson qui m'englue dans ses piquants en attendant de me confronter au suivant. Une véritable hargne s'empare de moi. Après quelques kilomètres de cette bagarre de rue j'arrive à un angle de la clôture. Ma nouvelle direction a une bonne composante sud, ce qui est déjà pas mal. Autre amélioration, un chemin longe le grillage en franchissant une multitude de petites collines d'un grand trait bien rectiligne. Je reprends espoir. Puyloubier redevient envisageable pour ce soir. Je me mets à courir à un bon rythme et le moral remonte en flèche. Je me sens pousser des ailes. Dans une descente raide j'accélère en me laissant entraîner par la gravité et mon impatience de récupérer le temps perdu. Alors l'un de mes pieds accroche une pierre et je décolle. Mais les bras n'étant pas des ailes, l'atterrissage, je devrais dire l'écrasement, suit dans la foulée et il s'avère brutal. A priori rien qui ne m'empêchera de continuer. L'avant-bras droit complètement griffé du coude à la main, le genou droit écorché le tibia du même côté bien tuméfié et la peau de la première phalange du pouce gauche partie comme on aurait enlevé une chaussette, des trous un peu partout dans mon pantalon. Je sors mon spray antiseptique et en arrose abondamment toutes les parties blessées. Vite remis sur pieds, sans me poser de questions je reprends ma course et tout de suite les bonnes sensations reviennent. Il me faut simplement faire attention et ne pas m'emballer dans les descentes. J'arrive enfin à un autre coin du grillage et je prends un cap au sud-est qui devrait me permettre d'intercepter le GR allant à Vauvenargues. En effet quelques kilomètres plus loin après avoir suivi au pif des chemins et des petits vallons présentant la direction adéquate, je rencontre enfin les fameuses traces rouges et blanches. Vers quatorze heures trente je suis à Vauvenargues. Un bassin j'en profite pour nettoyer en profondeur mes plaies. Un grand verre de limonade menthe que je paie sept euros et je repars avec l'intention d'arriver à Puyloubier avant la nuit. Il me reste à peu près trois heures, une heure pour arriver au sommet et deux pour la traversée, cela semble faisable. Je commence dans ma précipitation par me tromper au démarrage de la montée pourtant évidente, les vingt premières minutes s'envolent inutilement. Mais rapidement je reviens dans la course et j'atteins le sommet de la croix, après être passé au Prieuré. Le soleil est encore assez haut. Dix minutes de discussion passionnée avec un adepte des gros crapahuts, mais il me faut penser à la suite, le temps s'écoulant inexorablement.
C'est toujours une grande émotion de se trouver au sommet de cette montagne mythique, bien que ce ne soit pas le point culminant de la chaîne. Au nord je peux contempler la partie déjà accomplie de mon périple de la journée. Heureusement que j'y ai cru malgré mes doutes. Le moral c'est l'essentiel, la bête suit. Au sud-ouest je distingue la mer, là aussi c'est psychologiquement très motivant. Dans ce genre de randonnée, le moment où la Grande Bleue apparaît pour la première fois, on a un peu l'impression de toucher au but. Plein sud à vingt cinq kilomètres la Sainte-Baume déploie sa magnifique crête que je pense parcourir après-demain.
Pour le moment, bien que mon objectif soit probablement atteint ce soir, il me faut arpenter cette extraordinaire dentelle de calcaire qui se développe sur quelques huit kilomètres, située en permanence autour des mille mètres d'altitude. Le temps est toujours aussi calme. Cette traversée est un enchantement. Le spectacle à partir des nombreux points de vue donnant sur la face sud, qui plonge en de superbes parois verticales et éclatantes de blancheur, est époustouflant. Et comme toujours à cette heure le soleil rasant exacerbe les contrastes, que c'est beau! J'atteins le Pic des Mouches point culminant avec ses 1011 mètres. Un couple, monté par le nord, s'apprête à profiter du spectacle que va prodiguer le crépuscule. Nous échangeons quelques mots. En contrebas le village de Puyloubier est encore baigné de la lumière solaire. Je m'engage dans la descente en faisant attention à l'euphorie qui peut faire oublier la prudence. Une belle pente, par endroits raide, au rocher lumineux et adhérant conduit au village. Je surplombe les toits encore ensoleillés alors que les rues sont déjà plongées dans la pénombre. Rapidement je découvre le gîte communal. Cette journée restera comme l'étape la plus longue et celle qui m'aura demandé le plus de réactivité devant les imprévus. Elle m'aura demandé douze heures d'efforts soutenus avec très peu d'arrêts.
Dans le gîte, trois personnes de nationalité belge. Un jeune couple venu rendre visite à un légionnaire qui passe sa retraite dans la maison prévue à cet effet pour les anciens légionnaires. La soirée sera très agréable et chargée d'émotion. Cet ancien militaire n'a fait qu'un seul saut en parachute dans sa vie et c'était justement sur Diên Biên Phu. Comme bien souvent chez les gens qui ont vécu des expériences exceptionnelles il fait preuve d'une grande humilité. Pour en revenir aux petits problèmes quotidiens, je dois déployer toute une stratégie pour prendre une douche en mouillant le moins possible la multitude de mes petites plaies.
Lendemain, traversée de la large plaine entre les deux montagnes, mon but étant l'hostellerie de la Sainte Baume tenue par l'ordre des dominicains. Cette étape par Trets et Saint- Zacharie conduit au pied de la Sainte-Baume. Les dix derniers kilomètres semblent interminables, certes par un chemin pittoresque mais faisant une multitude de détours. Les méfaits de la sécheresse sont de plus en plus visibles, et cela est inquiétant. Enfin l'hostellerie, j'entre et tombe sur une sœur dont le visage dégage une grande sérénité, amplifiée par sa tenue immaculée. A ma question s'il est possible d'être hébergé, elle me demande si j'ai réservé. Je lui réponds que le déplacement à pied sur de longues distances rend toute planification un peu aléatoire. Je précise qu'avec un peu d'eau je peux sans problème aller dormir dehors. Elle m'observe de son regard plein de détermination et de bonté et m'attribue une chambre. La soirée empreinte de quiétude sera un vrai plaisir. Le dîner, accompagné d'un rosé de Provence de grande qualité (détail sans doute) sera très instructif. Nous sommes une petite dizaine de convives à chaque table. J'aurai une discussion intéressante avec un pasteur féminin qui séjourne quelques temps en ce lieu.

Dernier jour, après un petit déjeuner pris aussi en commun, chacun part vaquer à ses occupations de la journée. Avec lenteur sentant le bout du chemin arriver, je monte à la grotte de Sainte Marie Madeleine. Cette forêt de la Sainte-Baume est étonnante. On y voit des houx millénaires, de nombreux arbres sont de grande taille et la pénombre est présente en permanence. Puis, je rejoins la crête, et alors se dévoile un panorama exceptionnel sur trois cent soixante degrés. Au nord la Sainte-Victoire emplit l'espace de toute la splendeur de ses ondulations éclatantes de blancheur, au sud la mer scintille de Toulon jusqu'à Marseille.
Là, pour la première fois depuis mon départ un petit courant d'air souffle. Cette arête en pleine lumière, je la parcours en essayant de m'imprégner encore un peu de la joie qui m'a accompagné durant ces neuf jours d'efforts qui apportent tellement à l'esprit. Plus que par le but final qui se rapproche, ma réflexion est accaparée par le désir de pouvoir continuer à accomplir de grandes chevauchées à pied à travers les montagnes. La signification de la pensée de Saint-Exupéry prend tout son sens, l'importance de la démarche et non du but.
Cette région des Préalpes françaises qui borde le flanc est de la vallée du Rhône est tout a fait étonnante. Elle recèle une multitude de bijoux naturels, qu'il s'agisse de massifs montagneux ou de belles rivières enserrées dans de magnifiques gorges parfois impressionnantes. En la traversant en voiture on la trouve sauvage, mais lorsqu'on prend le temps de l'arpenter par les chemins de traverse à pied et cela en dehors des périodes de vacances, on en évalue toute la solitude dès que l'on quitte le fond des vallées. Je vais vous conter ce voyage de 9 jours que j'ai eu le plaisir de faire au mois d'octobre 2007.
Il est deux heures du matin le mercredi dix octobre, comme souvent avant un départ la nuit n'est pas très bonne. Je prends le gros pavé sur Mazarin, qui a été loué par la critique, et cela à juste titre. Mais ma lecture est distraite par le raffut que fait la pluie sur le toit. A l'époque d'Anne d'Autriche les situations politiques internes et externes étaient inextricables, d'où ma difficulté à me concentrer et à suivre le fil de l'action. Je reprendrai la lecture de ce livre dans de meilleures dispositions intellectuelles. Mais ne pouvant dormir, j'en profite pour terminer un récit plus abordable et cependant fort intéressant, d'une jeune écrivain albanaise: le pays où l'on ne meurt jamais. Le bruit de l'eau sur les tuiles ne semble pas se calmer. Je suis un peu inquiet à l'idée de prendre le train de Lyon pour Luc-en-Diois, point de départ de ma balade jusqu'à la mer. Etre mouillé en été cela se gère assez bien, mais mi-octobre cela devient plus délicat. Enfin mon expérience et mon matériel « high tech » devraient me permettre de survivre dans des conditions acceptables.
Vers les sept heures, affublé de mon parapluie je pars prendre le métro. Le train TER, tortillard qui descend la vallée du Rhône est bondé d'une foule hétéroclite, jeunes qui doivent aller à l'école, anciens qui vont à la ville d'à côté, personnes qui partent travailler. Il est toujours étrange d'être habillé en « vacancier » au milieu de gens qui ont pour souci immédiat leurs activités professionnelles de la journée. Les multiples arrêts ne permettent pas toujours à la motrice de bien s'élancer, et j'ai tout loisir de contempler ce merveilleux fleuve et les vignobles réputés qui le dominent, Condrieu, Côtes Roties et Hermitage pour ne citer que les plus fameux. Et dire que le Rhône est durablement contaminé sur tout son cours par une pollution à la dioxine.
Alors que je suis absorbé par ces sombres pensées, le jour se lève franchement, la pluie s'est calmée et de grands morceaux de ciel bleu me donnent les meilleurs espoirs pour les jours à venir. Après un changement en gare de Valence, nous nous engageons dans cette magnifique vallée du Diois. Le soleil se fait très présent et prend le contrôle de la situation. Toutes les teintes vives de l'automne éclatent et sont rehaussées par la magie de l'eau et de la lumière. Des taches rouges aux multiples dégradés accompagnées de touches de jaune en pinceaux élancés ponctuent le vert dominant. Les parcelles les plus petites de vigne de clairette de Die s'insinuent jusqu'au tréfonds des anfractuosités des vallons qui s'accrochent de part et d'autre de la voie ferrée. Les magnifiques et austères parois du Vercors se dévoilent, les Trois Becs appelée aussi la Pelle avec sa très impressionnante paroi nord, et un peu plus loin la bien plus redoutable paroi de Glandasse. Beaucoup de souvenirs remontent.
14h26 Die, encore un gros quart d'heure et ce sera Luc-en-Diois. Je suis toujours impressionné juste au démarrage d'un parcours de plusieurs jours en solitaire. La mer semble loin et je me demande si je vais y arriver. Pourquoi marcher seul? Cet été 2007, j'ai fait en groupe un trek très agréable de12 jours dans le Haut-Atlas marocain. J'ai beaucoup apprécié, les gens avec lesquels je me trouvais étaient particulièrement agréables et je n'ai décelé aucune tension au sein du groupe. Honteusement, je dois cependant avouer que du fait sans doute d'une certaine paresse intellectuelle, lorsque je suis en groupe et que quelqu'un veut mener la danse, tant qu'il n'y a pas de danger je me désintéresse de l'itinéraire, et maintenant en regardant une carte du Maroc, je suis incapable de situer le lieu de notre randonnée. Donc de toute évidence, le fait de partir seul demande de mobiliser ses facultés intellectuelles et cela constitue déjà une bonne raison de pratiquer la balade dans ces conditions.
Le train ralentit et s'arrête à la minuscule gare de Luc. Je suis seul à descendre, rapidement le train s'éloigne et pas âme qui vive en ce lieu. Un léger temps d'adaptation est nécessaire pour faire la transition entre un wagon bondé et bruyant et ce petit quai aux quatre vents. En ce début d'après-midi je traverse le village désert. Par la route en quelques minutes je rejoins le très curieux chaos qui a pour nom le Claps. Il y a quelques dizaines de milliers d'années, voire plus, un gigantesque glissement de terrain s'est produit à partir d'une grande strate calcaire, ce qui a précipité d'énormes blocs au fond de la vallée, qui de ce fait présente une physionomie étonnante. Entre autre dans cet amoncellement de blocs on peut admirer le Saut de la Drôme. Il s'agit en fait d'un ruisseau canalisé, passant sous la route. A la lecture de la carte on pourrait s'attendre à autre chose.
Par une route étroite je rejoins Lesches-en-Diois, petit village à partir duquel le GR9 me conduit à Beaurières. A mon entrée dans ce hameau le crépuscule est imminent, le ciel s'est à nouveau obscurci. Il s'agit plutôt de brouillard que de mauvais temps. J'ai marché assez lentement et me sens fatigué, bien que n'ayant pas fait quinze kilomètres. L'accoutumance nécessite un certain délai, demain tout rentrera dans l'ordre. Le premier habitant rencontré m'enlève tout espoir de trouver un point de chute pour la nuit. Je trouve l'indispensable, une fontaine et remplis mes bouteilles. En passant au centre du village, un bistrot épicerie est ouvert, c'est le Pérou. Je pose à nouveau la question du point de chute pour la nuit. Et là miracle, il m'est répondu que le gérant du village de vacances fermé à cette époque est juste sur le trottoir. Il accepte de me passer un mobile home pour la nuit au prix de 15 euros. Je ne dormirai pas dans la forêt envahie par le brouillard. Soirée calme, un couple occupe une autre habitation. Une douche chaude me fait le plus grand bien. Une soupe épaissie à la purée vite engloutie, j'attaque le livre que j'ai emporté : l'éloge des femmes mûres.
Lever matinal, visibilité réduite, après un petit déjeuner au bistrot je remonte prendre mes affaires et j'attaque la montée du col de Cabre. Il fait très sombre, on se croirait presque en hiver. Cet effet est du à la brume épaisse qui s'est accumulée dans la vallée. Cependant malgré la pénombre, je remarque dans l'étroit cours d'eau que je longe des petites mares, dans lesquelles des truites détalent à mon passage. A l'immobilité de l'air je sens que le temps est très beau et qu'en prenant un peu d'altitude la clarté du ciel va apparaître. En effet un moment plus tard, les bancs de nuages se déchirent et j'émerge en plein soleil. Les derniers mètres entre brouillard et lumière sont féeriques. Par paliers les arbres passent de teintes grises aux couleurs les plus flamboyantes, le tout éclaboussé de rayons lumineux jouant avec les gouttelettes d'eau en suspension.

Je coupe la route goudronnée et que vois-je? Un mastodonte monter à bonne allure, il s'agit d'un camion transportant une belle quantité de mercedes toutes neuves. Décidément la civilisation n'est pas loin. A ce col René Desmaison avait une maison les dernières années de sa vie, j'y pense parce qu'il vient de mourir. D'après ce que j'ai entendu ses cendres vont être dispersées dans le Dévoluy près de montagnes qu'il a beaucoup aimées, le Pic de Bure et la Crête des Bergers, parois que je vais croiser au cours de mon périple.
Du col de Cabre il faut encore monter au col de Valdrôme avant de basculer vers le village du même nom. Le chemin est un enchantement entre brume et soleil, j'ai vraiment l'impression de jouer à saute-nuages. Au milieu d'un champ un arbre étrange, sans doute très vieux, ressemblant à un noyer, étale son feuillage présentant une large palette de couleurs. Certaines feuilles sont encore bien vertes, d'autres un peu marron comme si elles avaient souffert d'un manque d'eau, d'autres par touffes jetées un peu au hasard sont jaunes ou rouges, vraiment étonnant. Une atmosphère vaporeuse stagne à l'arrière plan, de laquelle surgit une jolie crête dont je n'arrive pas à déterminer le nom.

Au village de Valdrôme, le GR part un peu vers l'ouest en évitant la montagne. Cette belle pente me tente et je m'engage plein est afin de gravir ce beau belvédère. Après un tronçon de route goudronnée et un court détour car le chemin est barré à l'entrée d'une propriété, une magnifique sente très sauvage me conduit aux larges espaces des pistes de ski. En suivant un remonte-pente raide j'arrive à proximité du Pas de la Lauze à 1553 mètres d'altitude. L'air est immobile, il se dégage une quiétude prégnante qui va m'accompagner durant neuf jours. Un troupeau de moutons débouche, derrière suit une bergère que je salue. Il est à peu près quatorze heures, c'est la première personne que je rencontre depuis ce matin, le chauffeur du camion je ne l'ai pas vu. Après avoir mangé en prenant mon temps le lieu invitant à la flânerie, je m'engage en descente dans un raidillon où il faut faire attention. Je plonge dans une forêt aux couleurs presque irréelles. Parfois on pense que les peintres forcent sur les teintes et qu'ils osent des contrastes par trop marqués, mais il n'en est rien, il ne font que copier la nature. Un petit coup au moral, un panneau indique Serres, mon point de chute pour ce soir, à 12 ou 14 kilomètres. Mais rapidement l'enchantement du lieu me fait oublier ces contingences bassement matérielles.

Un long vallon en sous-bois tapissé de feuilles, dans lesquelles mes pieds immergés font bruire le tapis végétal, déroule sa pente régulière. Ce contact souple et moelleux au niveau de la plante des pieds est sensuel. Je longe un ruisseau presque asséché, ponctué de temps à autre de petites mares qui attirent à la longue ma curiosité. Je m'approche de l'une d'elles, de taille réduite, trois mètres de long et un de large. L'eau est claire, à chaque extrémité des feuilles couvrent sur une distance de quelques dizaines de centimètres sa surface. Je vois un mouvement provenant de l'un des bords. Une belle truite sort de sous les feuilles et rejoint la partie la plus profonde. Incroyable dans un si faible volume d'eau. Alors de l'autre côté un scénario similaire se produit. La profondeur en bordure est de quelques centimètres seulement. Tandis que je reste sous l'effet de l'étonnement à regarder fixement, la truite qui vient de quitter son abri y retourne. Je me dis qu'il est peut-être temps de tester la pêche à la main. Je m'approche doucement, passe les doigts sous les feuilles et sens la truite dans ma paume. Je la caresse, ne sachant pas de quel côté est la tête. De peur de lui faire mal, n'ayant pas l'intention de la prendre aux ouïes, je me contente de légèrement l'effleurer quelques secondes, puis elle démarre et je vois un magnifique poisson d'une bonne vingtaine de centimètres, tout constellé de points rouges éclatants, regagner le centre de la mare, grande émotion.

Au lieu-dit la Montagne j'abandonne le petit vallon et m'engage à flanc. Rapidement la vue se dégage. Un poirier abandonné offre des fruits tout rabougris. J'en cueille un par curiosité. Il est de chair rêche et dure mais il s'en dégage un jus chaud et admirablement sucré, un délice. Au premier plan en contre-bas le village de Sigottier et sa jolie falaise d'escalade. Au second plan, une vision qui m'émeut profondément. Dans cet air calme et pas très limpide de fin d'après-midi se dévoilent dans leur blancheur les magnifiques parois du Pic de Bure et de la Crête des Bergers, au-dessus desquelles depuis quelques jours l'esprit de René Desmaison a choisi sa dernière demeure. Je reste un long moment au pied de ce poirier la gorge serrée ne pouvant continuer à profiter de ce merveilleux nectar.
Je m'arrache à l'envoûtement du lieu et reprends mon chemin vers la petite ville de Serres. Au détour d'un mouvement de terrain m'apparaît la crête d'Eyglière qui constitue la première partie de mon étape du lendemain. Comme elle semble tranchante et aérienne, un gros morceau de plaisir en perspective. Le chemin rejoint le fond de la vallée et j'entre dans la ville. En passant devant la mairie je peux admirer la beauté de sa porte en bois. Rapidement je choisis un hôtel, dont l'accueil n'est pas des meilleurs et la proximité de la rue implique d'avoir le sommeil profond. A sa seule décharge, le dîner est très correct même bon. Nuit médiocre, qui découle sans doute du cumul d'une étape longue en début de parcours et du passage de gros camions au centre ville.
Vers les huit heures départ en direction de cette belle arête d'Eyglière. Je coupe au plus court, à la sortie de la ville je traverse un champ en contre-bas de la route en direction de la trouée semblant indiquer l'itinéraire. Un petit doute m'assaille, mais rapidement je suis certain d'être sur le bon chemin. La sente en courbes serrées s'élève vers la crête parmi une multitude d' arbustes à feuilles caduques aux teintes les plus variées, jaune, rouge, vert, rose et tous les dégradés passant de l'une à l'autre. Le soleil rasant rehausse les contrastes entre les tons. Je suis sur un sentier comme je ne savais pas qu'il en existait dans le monde réel. Puis succède un passage raide exclusivement rocheux, en calcaire blanc éclatant. Le fil de l'arête est atteint. Elle a fière allure, une grande chevauchée m'attend. La ville blottie au fond de la vallée m'apparaît empanachée d'un brouillard diffus. Plus loin vers le nord, le Dévoluy est encore très présent. Un peu plus à l'est le massif des Ecrins dévoile nombre de ses beaux sommets, parmi lesquels la Barre des Écrins et le Sirac.
L'air est immobile, de grandes herbes dorées m'accompagnent tout au long de la montée. Près du sommet en pleine pente, juste devant moi dans de ce foisonnement couleur or une compagnie de bartavelles décolle. Je suis tellement surpris par leur proximité et le bruit fort de leurs battements d'ailes, que j'en prends un coup d'adrénaline. Marcel Pagnol aurait été à ma place ou plutôt son père, il aurait pu faire au moins un triple coup du roi.

Au sommet, une halte repas me permet de faire le point. Cette cime a pour nom Rocher de Beaumont, elle constitue un belvédère duquel la vue est de tout premier plan dans toutes les directions. Elle domine la vallée d'à peu près mille mètres. Au loin au deuxième plan vers le sud je discerne la montagne de Chabre que je dois dépasser aujourd'hui. Le parcours me semble long, je me dis que je ne vais pas y arriver et instantanément le moral en prend un coup. Vers le nord et l'est comme je l'ai dit, le regard embrasse le Dévoluy et le massif des Écrins. En direction de l'ouest se déroule un moutonnement de collines et de petites montagnes jusqu'à la vallée du Rhône.
En me tournant de nouveau au sud j'étudie précisément le trajet que j'ai à faire avant la nuit. Pour commencer une longue descente conduit au joli village de Trescléoux. Ensuite de l'autre côté de la vallée se dresse fièrement la Montagne de la Garde. J'envisage de la contourner par l'est et le sud et de rejoindre directement la vallée qui mène à Orpierre. Puis dans le lointain barrant l'horizon d'est en ouest la Montagne de Chabre que je dois franchir par le col de l'Ange. La descente en versant sud vers Bârret-sur-Méouge n'est pas visible.
Il faut bien repartir et le premier pas paraît minuscule devant le gigantisme du décor. Le village de Trescléoux grossit et proportionnellement le moral suit. Je quitte la zone peuplée de ces magnifiques grandes herbes aux teintes mordorées. Au détour d'un pré un splendide cheval noir au pelage luisant passe au trot. L'arrivée dans le village est superbe, par un petit chemin schisteux parsemé de touffes de buissons. Il donne vraiment sur le village car on surplombe les toits. A la fontaine, je fais un arrêt de courte durée le temps de prendre de l'eau. J'entame le contournement de la montagne de la Garde. Ma carte au 100 000 manque un peu de précisions pour la traversée de garrigues sans chemin balisé. Rapidement cela se termine à l'intuition, en suivant les courbes de niveau puis le long d'un petit oued à sec et encore par des chemins qui vont dans la direction voulue, tout du moins au début. Après plusieurs détours à cause des sentiers disparaissant dans les fourrés, je débouche directement dans la déchetterie d'Orpierre. J'en reconnais le gardien, car il n'y a pas longtemps nous sommes venus y vider les déchets d'une vieille maison. La route sur quelques kilomètres me conduit au village. J'ai tout loisir d'admirer le fameux Quiquillon présentant une multitude de belles escalades sur une hauteur de cent cinquante mètres. Une fois sur la place centrale, il me faut constater que l'épicerie est fermée et n'ouvrira pas avant seize heures. Je n'ai pas le temps de stationner deux heures, cela compromettrait mon étape du jour.

Après une brève halte je repars directement vers le col de l'Ange. Montée longue et diversifiée, d'abord en forêt puis le long d'une sente pierreuse soutenue qui offre de très beaux points de vue et pour terminer à nouveau la forêt durant une petite heure, et bien entendu pas âme qui vive. L'arrivée au col de l'Ange se fait en présence d'un soleil rasant de fin d'après-midi, donnant tout leur éclat aux magnifiques dalles calcaires qui ornent ce passage. Et toujours cet air calme, assis sur cette arête je peux observer en direction du nord une bonne partie du chemin de la journée et vers le sud ce qui m'attend demain. Il s'agit de deux jolis mouvements de terrain, la montagne de Chanteduc et la montagne de Lure, encore cette impression d'éloignement somme toute trompeuse. Tout à mes réflexions, allongé dans l'herbe, perché entre deux vallées je me laisse bercer par la quiétude du temps, pas un souffle d'air et ce soleil généreux qui caresse la peau. Comment imaginer que nous sommes mi-octobre en fin d'après-midi à mille quatre cent mètres d'altitude. M'arracher à ce bonheur me fait violence. Le village de Bârret-sur-Méouge est quelques kilomètres en contre-bas et l'atteindre est rapide. Un peu avant les maisons, sur un promontoire de faible ampleur les ruines d'une vieille église dressent encore quelques hauts pans de murs. A leur pied un ancien cimetière à l'abandon, peuplé d'herbes folles qui s'allument au soleil couchant, dégage une impression de sérénité qui défie les siècles.
Les premières maisons dépassées, je remarque un robinet et un petit carré d'herbe à proximité caché le long d'une haie. En cas de besoin ce sera l'endroit idéal pour monter la tente. Dans un dernier effort le soleil met le feu aux magnifiques boules de feuillage jaune clair des arbres qui m'entourent. Que ce contraste de lumière avec l'ombre ambiante est prononcé.

Au débouché sur la place centrale, un hôtel manifestement fermé, voire plus exploité depuis un certain temps. Un camping indiqué, je m'y dirige . Je tombe sur deux hommes en train de s'affairer sur le site. L'un d'eux me permet d'installer ma tente pour la nuit mais il me prévient qu'ils viennent de mettre les installations hors gel et qu'il n'y a plus d'eau. Je leur explique que je peux me passer de tout sauf justement d'eau. Donc je le vois sortir son portable et après un bref dialogue, il me demande si un gîte pour la nuit m'intéresse. Je lui fait remarquer qu'à pied je ne désire pas faire trop de chemin. Il me répond « Aucune importance je vous conduis en voiture ». Nous voilà partis pour le hameau de Salérans. Je suis déposé dans un magnifique petit gîte à l'accueil particulièrement sympathique. J'apprendrai que la personne qui m'a si gentiment conduit est le maire du village. Soirée exquise, repas excellent, nuit très bonne; un copieux petit déjeuner pris le propriétaire me ramène devant l'hôtel à l'abandon. Il m'explique que leur gîte étant trop petit, début 2008 ils reprennent son épouse et lui l'exploitation de cet établissement. Effectivement au mois d'avril 2008 de passage dans la région je m'y suis arrêté deux nuits et l'accueil était toujours le même. Je le conseille donc très vivement, il se nomme Hôtel de la Méouge, nom emprunté à la petite rivière qui coule dans cette vallée. Ses gorges sont remarquables, offrant par endroits des points de vue époustouflants. Pour ne rien gâcher un magnifique chemin, souvent plus une sente étroite, de temps à autre aérien, permet de contempler de l'intérieur ces gorges sur une bonne distance. Lieu idéal pour venir se mettre au calme quelques jours.
Me voilà à nouveau sur le chemin. Les conditions météorologiques sont toujours aussi clémentes. En automne les périodes de beau temps sont souvent très stables. Les orages d'après-midi dus à la chaleur n'ont plus lieu. Rapidement je me retrouve en forêt et j'attaque les huit cents mètres de dénivelé qui conduisent au col de Branche. Les couleurs des arbres sont toujours aussi belles, les contrastes des plus étonnants, le jaune le plus tendre qui se découpe sur le vert foncé des sapins. Les jeux d'ombre et de lumière ajoutent à la complexité des teintes qui s'emmêlent.
Comme souvent, pris sous le charme de la nature qui sans retenue distribue à celui qui veut les regarder ses plus beaux atours, j'oublie toute idée de position. Soudain je tombe sur un panneau indiquant Ribiers. Manifestement ce n'est pas mon itinéraire. Le col de Branche que je dois franchir est plus à l'ouest, donc il me suffit de monter sur la crête qui me domine et de repartir à sa rencontre. Cette erreur d'itinéraire à part une petite demi-heure de marche supplémentaire, m'offrira un des plus magnifiques paysages que j'ai eus l'occasion d'admirer. Cette arête est un enchantement. Les herbes hautes couleur or, dont les teintes sont mises en exergue par le soleil rasant les éclairant à l'horizontale, se détachent sur le ciel bleu au gré des ondulations du terrain. De part et d'autre le regard porte très loin, et je peux distinguer une multitude de silhouettes de montagnes auxquelles je sais raccrocher un nom et cela me remplit de joie. Au second plan la Montagne de Lure est très impressionnante, sa crête est entaillée par le col Saint-Vincent, passage que je compte emprunter.Ce parcours conduisant au col de Branche, j'aimerais qu'il ne finisse pas tant l'émotion ressentie à chaque pas est puissante. En pleine pente, une prairie dorée au milieu de laquelle un arbre de petite taille au tronc frêle et au feuillage terni par le manque d'eau se découpe sur le ciel clair. Je reste saisi par l'esthétique du lieu et de la disposition des éléments.
Une courte déclivité et j'aperçois le chemin que j'ai heureusement manqué, je n'aurais jamais parcouru cette sente pendue dans le ciel si j'avais été plus soucieux de l'itinéraire. Encore un col à passer un peu plus loin, aux environs duquel je rencontre un couple de randonneurs stéphanois et quelques chasseurs en quête de sangliers. Puis une longue descente me mène au village de Saint-Vincent-sur-Jabron. Petit village endormi dans lequel seul un bistrot est ouvert. Un steak frites m'est proposé. Les chasseurs rentrent. Manifestement la chasse n'a pas été miraculeuse. Ils m'expliquent qu'avec la sécheresse et l'abandon de la culture du maïs, les cochons sauvages sont partis chercher leur pitance dans d'autres vallées. En effet, j'ai pu constater que les signes de sécheresse sont inquiétants, beaucoup d'arbres de toute évidence en souffrent et en portent les stigmates. La terre, pratiquement tout le long de mon itinéraire, est dure et craquelée. Des champignons en une bonne centaine de kilomètres je n'en ai vus que quelques uns isolés, alors que la saison mycologique bat son plein.
Après une heure agréablement passée avec ces autochtones qui ne se laissent pas abattre le moral par une mauvaise chasse, je repars tout joyeux et le ventre plein en direction de la Montagne de Lure. Quelques détours plus loin, je me trouve au pied du sentier très raide qui se dirige en direction du col Saint-Vincent. Au milieu de la montée je rencontre un promeneur solitaire de la journée. La discussion que nous engageons me montre qu'il connaît admirablement bien la région. Je lui demande donc si dans le village de Lardiers il est possible de trouver un gîte pour la nuit. Il me dit le plus grand bien d'un restaurant au centre du village sans se prononcer sur l'hébergement. L'établissement qu'il m'indique, les chasseurs venaient de m'en parler avec des trémolos dans la voix. De toute évidence il faut absolument que j'y aille.
Le col Saint-Vincent est matérialisé par un petit espace plat et herbeux en forêt. Avec de l'eau ce serait l'endroit rêvé pour bivouaquer, mais cette dernière me manque et les quelques heures de jour me poussent à poursuivre. Souvent dans mes randonnées je dors dehors parce que je n'ai rien trouvé d'autre. Mais paradoxalement les meilleurs souvenirs que je conserve de ces petites aventures ce sont justement ces nuits passées à la belle étoile.
Le vallon que j'emprunte pour descendre du col est orienté plein sud. Étant donné l'heure son versant ouest est inondé d'une belle lumière déjà oblique. La végétation, une fois de plus dans ce bain de soleil aux rayons tangents, révèle un foisonnement de teintes. Le calcaire blanc au gré des pierriers apporte une touche de couleur supplémentaire du meilleur effet. Au débouché du vallon apparaît le premier champ de lavande, le midi j'y suis.
Une fois dans le village, la curiosité avivée depuis plusieurs heures, je recherche ce fameux restaurant qui se situe au centre. La salle est originale et a beaucoup de charme. Je commande une bière. Je peux manger mais pas dormir. Un gîte à la sortie sud du hameau m'est indiqué, donc à regret je m'y dirige, j'aurais bien testé l'art du cuisinier. Rapidement la courte distance est parcourue. Bien que nous soyons samedi soir il y a de la place, seul c'est rarement un problème. L'accueil est excellent. Le repas du soir comprend, entre autre chose, un magnifique gibier accompagné d'une bonne quantité de chanterelles ramassées sur place, un immense régal.
Le lendemain au cours du petit déjeuner, au demeurant fort copieux à base de succulents produits locaux, mon hôtesse, sans rentrer dans de trop grandes précisions, me livrera quelques secrets sur la cueillette d'un champignon mythique, l'amanite des Césars ou oronge. Elle m'indiquera une recette concernant le vin afin d'accompagner au mieux ce produit divin. Une cuillerée à soupe de miel dans une bouteille de vin blanc, quelques heures au frais, le temps que les deux composants se fondent bien, et alors sur ce breuvage toute la palette de saveurs et senteurs de l'oronge vous explose en bouche. Je suis pressé d'essayer, mais hélas cette année du fait du manque d'eau ces merveilleux champignons ne se sont pas montrés.
Départ de ce sympathique gîte, de toute évidence certaines personnes ont des talents pour faire le métier d'accueillir et de faire partager un moment très agréable. Il faut se remettre dans le rythme. L'étape d'aujourd'hui doit me conduire au village de Céreste au nord de la montagne du Lubéron. Durant cette marche, peu de choses marquantes me reviennent en mémoire, alors que les chemins suivis sont très agréables. L'arrivée au Hameau du Petit Gabiau mérite cependant quelques développements. Trois magnifiques arbres marquent l'entrée du lieu, les deux premiers au niveau du panneau, un pommier couvert de beaux fruits rouges brillants et un vieux châtaigner au feuillage en boule, qui arbore une couleur vive jaune presque citron. Puis le premier virage à gauche effectué, un chêne manifestement plus que centenaire emplit tout l'espace et déploie un branchage aux multiples ramifications évoquant des dizaines de pieuvres géantes fouillant le ciel de leurs tentacules emmêlés. Au cours de cette étape peu de côtes, le dénivelé est faible, le sol présente un aspect très sec donc une nature qui souffre du manque d'eau et qui présente généralement des couleurs ternes. Souvent je progresse sur route goudronnée, j'ai manqué l'embranchement qui devait me conduire dans les gorges de l'Oppedette et m'en rends compte trop tard, donc un peu plus de goudron. Avancer c'est toujours bon pour le moral et pour cela je n'hésite pas à parcourir des portions de route même lorsqu'elles sont passantes.
J'arrive vers les seize heures un dimanche après-midi dans la petite ville de Céreste. Il n'y a pas grand mouvement. Je trouve un hôtel charmant. J'y dépose mes affaires et vais me promener. Dans l'un des bistrots ouverts je bois une grande bière. La conversation des vieux bergers qui se trouvent dans le lieu mérite d'être écoutée. Il est question d'histoires locales du style du pâtre qui avait un scorpion dans son pantalon au réveil ou qui s'était coupé à la serpe le doigt après une morsure de vipère, le tout raconté avec l'accent chantant du midi, un vrai plaisir. Je retourne à l'hôtel pour le dîner. Le menu est de qualité, le vin choisi charpenté. La patronne m'apprend que ce vignoble donne deux vins aux noms différents. Deux frères qui sont brouillés, chacun possédant une ligne de pieds de vigne en alternance et de ce fait deux noms différents pour une seule vigne.Départ vers les huit heures, très vite les premières bosses du Lubéron se présentent. Au creux de petits vallons des bancs de brume, prenant de belles couleurs avec le soleil levant, traînent paresseusement. Cette montagne je vais simplement la traverser du nord au sud dans sa partie est. Au détour d'une route une jolie publicité sur le vin de la région annonce « vin du Lubéron un bouquet de lumière ». Par la route au plus court je rejoins la petite ville de la Bastide-des-Jourdans. Dans cette agglomération une erreur d'itinéraire une fois de plus va me permettre d'être le témoin d'une scène étonnante. Dans une ruelle, un premier sens interdit est positionné au niveau d'un muret. Deux chats immobiles comme deux sentinelles, pratiquement à hauteur du panneau, attendent les contrevenants. Quelques dizaines de mètres plus loin un nouveau sens interdit avec un petit mur, le tout dans la même configuration, et là ils sont trois bien alignés sur leur derrière à surveiller le civisme du citoyen.

Mon point de passage suivant est constitué par le pont de Mirabeau qui franchit la Durance. Pour y parvenir je vais sur une bonne dizaine de kilomètres me diriger en essayant de garder une orientation sud sud est. La carte au cent mille nécessite de rester bien concentré, par temps de brouillard cela deviendrait très sportif. Avant le joli village de Mirabeau, j'étanche ma soif avec une dernière grappe de raisins surmûris oubliée lors de la vendange qui a du avoir lieu quelques semaines auparavant. Ensuite un chemin étroit et pentu conduit en bordure de la Durance à quelques centaines de mètres du pont. Pas moyen de marcher en dehors de la route, la circulation est importante, heureusement que cela ne dure pas. Ce pont possède une particularité rare, chacune de ses quatre piles est située dans un département différent. Il s'agit me semble-t-il du Var, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence. Ce passage est un véritable nœud de circulation où l'on franchit route et autoroute.
Je me dirige vers Jouques par un chemin agréable à travers la garrigue. Une fois sur place aucune possibilité d'hébergement. Un gîte à quatre kilomètres au lieu-dit le Catalan m'est indiqué. Je m'y rends bien que cela m'écarte de mon chemin. Ces derniers kilomètres m'apparaissent bien longs. Un peu avant de toucher au but, alors que je commence à douter, un coureur me confirme que je suis sur la bonne route. Le site est superbe, l'accueil très gentil, mais il n'y a pas de place. Je demande l'autorisation de camper. Le propriétaire me propose alors dans un minuscule bâtiment en pierres sèches une chambre qu'il réserve habituellement à la famille et aux amis. Elle est pleine de charme. Il ne pourra pas m'assurer le repas du soir mais il m'autorise à aller me servir dans son jardin qui regorge de trésors, tomates de vieilles espèces, fraises, framboises. Je vais faire un véritable festin. Sur une étagère je trouve un reste de bouteille de vin qui ma foi se boit. Ce gîte fait partie des lieux où je reviendrai me mettre au calme quelques jours.
Lever très matinal, l'étape sera longue, je compte aller dormir à Puyloubier sur le versant sud de la Montagne Sainte-Victoire après avoir traversé ses superbes crêtes d'ouest en est. Premier dilemme, soit un chemin évident revenir en arrière soit couper tout droit à travers des reliefs accidentés sur une belle distance avec quasiment aucune information sur ma carte. Rapidement j'opte pour cette deuxième solution, d'abord ce sera plus court ( ce en quoi je me suis trompé) et puis l'aléa de l'itinéraire ajoute au piment de l'aventure.
Une ligne à haute tension se dirige à peu près dans la direction de mon itinéraire. Généralement il est possible de marcher assez facilement sous ce type d'infrastructure. Un peu plus loin elle traverse une immense propriété privée, cependant aucune barrière n'interdit le passage. Je continue donc, j'arrive à proximité de zones cultivées, que je contourne et je reprends mon axe de progression. Là, les choses vont se corser. Trois gros chiens me foncent dessus, deux bergers allemands et un bâtard tout noir. Pendant dix bonnes et longues minutes je m'efforce d'avancer tout en assurant mes arrières. L'un des bergers est très agressif, à plusieurs reprises il fait mine de me sauter dessus, à chaque fois je fais front et il s'arrête à moins d'un mètre. Ne pas se laisser encercler, toujours les garder tous les trois du même côté. L'attaque de l'un d'eux risque de déclencher la curée générale. Si je dois en frapper un avec la grosse pierre que j'ai en main, ce sera impérativement le plus agressif, les autres semblant simplement suivre le mouvement. Le gros noir le premier se replie, puis après un dernier baroud d'aboiements rageurs, les deux autres en font de même. Manifestement j'arrive en limite de la propriété qui s'étale sur plusieurs kilomètres carrés en pleine garrigue. La dernière fois où j'ai été soumis à de tels comportements de chiens, je me trouvais dans des montagnes balkaniques et il s 'agissait de trois gros chiens d'origine turque à poil ras, qui avaient l'aspect de véritables bêtes fauves. C'est en regardant les bergers albanais gérer ce genre de monstres que j'ai appris à garder mon calme, à faire front et à réagir aux moments critiques. Mais on n'est jamais sûr de rien, la moindre erreur et c'est la ruée.
Une sente étroite montant droit dans la pente se dirige vers un sommet qui culmine aux environs des 800 mètres. Ma carte reste avare d'indications, dans le lointain je vois la crête de la montagne Saint-Victoire couronnée de nuages. Vais-je y arriver aujourd'hui.? Après des détours dans des vallons inextricables, des remontées, des traversées au milieu de barres rocheuses parfois verticales et souvent envahies de broussailles, un brin d'espoir renaît. En effet je distingue en contrebas le château du Grand Sambuc. Pas très loin, d'après la carte, un GR passe qui devrait me conduire rapidement à Vauvenargues au pied de la Sainte-Victoire. Mais cet espoir sera de courte durée. En effet je viens buter sur une haute clôture. Après mon expérience du matin je n'envisage pas de la franchir. Je décide de la contourner vers le nord-ouest. Elle semble se prolonger à l'infini et cela me détourne vraiment de mon itinéraire. De plus, du côté extérieur des broussailles de grande taille ne laissent aucun passage pour la longer. Une bataille va s'engager. Par moments je me retrouve en train de ramper complètement immobilisé sous une végétation épaisse et très piquante. Il me faut même, heureusement rarement pousser mon sac devant comme en spéléologie. Des grosses bouffées de doute m'assaillent. C'est foutu je ne pourrais jamais atteindre la Sainte-Victoire aujourd'hui, alors la traverser il ne faut pas y compter. Mais ne pas réfléchir, m'astreindre simplement à négocier le gros buisson qui m'englue dans ses piquants en attendant de me confronter au suivant. Une véritable hargne s'empare de moi. Après quelques kilomètres de cette bagarre de rue j'arrive à un angle de la clôture. Ma nouvelle direction a une bonne composante sud, ce qui est déjà pas mal. Autre amélioration, un chemin longe le grillage en franchissant une multitude de petites collines d'un grand trait bien rectiligne. Je reprends espoir. Puyloubier redevient envisageable pour ce soir. Je me mets à courir à un bon rythme et le moral remonte en flèche. Je me sens pousser des ailes. Dans une descente raide j'accélère en me laissant entraîner par la gravité et mon impatience de récupérer le temps perdu. Alors l'un de mes pieds accroche une pierre et je décolle. Mais les bras n'étant pas des ailes, l'atterrissage, je devrais dire l'écrasement, suit dans la foulée et il s'avère brutal. A priori rien qui ne m'empêchera de continuer. L'avant-bras droit complètement griffé du coude à la main, le genou droit écorché le tibia du même côté bien tuméfié et la peau de la première phalange du pouce gauche partie comme on aurait enlevé une chaussette, des trous un peu partout dans mon pantalon. Je sors mon spray antiseptique et en arrose abondamment toutes les parties blessées. Vite remis sur pieds, sans me poser de questions je reprends ma course et tout de suite les bonnes sensations reviennent. Il me faut simplement faire attention et ne pas m'emballer dans les descentes. J'arrive enfin à un autre coin du grillage et je prends un cap au sud-est qui devrait me permettre d'intercepter le GR allant à Vauvenargues. En effet quelques kilomètres plus loin après avoir suivi au pif des chemins et des petits vallons présentant la direction adéquate, je rencontre enfin les fameuses traces rouges et blanches. Vers quatorze heures trente je suis à Vauvenargues. Un bassin j'en profite pour nettoyer en profondeur mes plaies. Un grand verre de limonade menthe que je paie sept euros et je repars avec l'intention d'arriver à Puyloubier avant la nuit. Il me reste à peu près trois heures, une heure pour arriver au sommet et deux pour la traversée, cela semble faisable. Je commence dans ma précipitation par me tromper au démarrage de la montée pourtant évidente, les vingt premières minutes s'envolent inutilement. Mais rapidement je reviens dans la course et j'atteins le sommet de la croix, après être passé au Prieuré. Le soleil est encore assez haut. Dix minutes de discussion passionnée avec un adepte des gros crapahuts, mais il me faut penser à la suite, le temps s'écoulant inexorablement.
C'est toujours une grande émotion de se trouver au sommet de cette montagne mythique, bien que ce ne soit pas le point culminant de la chaîne. Au nord je peux contempler la partie déjà accomplie de mon périple de la journée. Heureusement que j'y ai cru malgré mes doutes. Le moral c'est l'essentiel, la bête suit. Au sud-ouest je distingue la mer, là aussi c'est psychologiquement très motivant. Dans ce genre de randonnée, le moment où la Grande Bleue apparaît pour la première fois, on a un peu l'impression de toucher au but. Plein sud à vingt cinq kilomètres la Sainte-Baume déploie sa magnifique crête que je pense parcourir après-demain.
Pour le moment, bien que mon objectif soit probablement atteint ce soir, il me faut arpenter cette extraordinaire dentelle de calcaire qui se développe sur quelques huit kilomètres, située en permanence autour des mille mètres d'altitude. Le temps est toujours aussi calme. Cette traversée est un enchantement. Le spectacle à partir des nombreux points de vue donnant sur la face sud, qui plonge en de superbes parois verticales et éclatantes de blancheur, est époustouflant. Et comme toujours à cette heure le soleil rasant exacerbe les contrastes, que c'est beau! J'atteins le Pic des Mouches point culminant avec ses 1011 mètres. Un couple, monté par le nord, s'apprête à profiter du spectacle que va prodiguer le crépuscule. Nous échangeons quelques mots. En contrebas le village de Puyloubier est encore baigné de la lumière solaire. Je m'engage dans la descente en faisant attention à l'euphorie qui peut faire oublier la prudence. Une belle pente, par endroits raide, au rocher lumineux et adhérant conduit au village. Je surplombe les toits encore ensoleillés alors que les rues sont déjà plongées dans la pénombre. Rapidement je découvre le gîte communal. Cette journée restera comme l'étape la plus longue et celle qui m'aura demandé le plus de réactivité devant les imprévus. Elle m'aura demandé douze heures d'efforts soutenus avec très peu d'arrêts.Dans le gîte, trois personnes de nationalité belge. Un jeune couple venu rendre visite à un légionnaire qui passe sa retraite dans la maison prévue à cet effet pour les anciens légionnaires. La soirée sera très agréable et chargée d'émotion. Cet ancien militaire n'a fait qu'un seul saut en parachute dans sa vie et c'était justement sur Diên Biên Phu. Comme bien souvent chez les gens qui ont vécu des expériences exceptionnelles il fait preuve d'une grande humilité. Pour en revenir aux petits problèmes quotidiens, je dois déployer toute une stratégie pour prendre une douche en mouillant le moins possible la multitude de mes petites plaies.
Lendemain, traversée de la large plaine entre les deux montagnes, mon but étant l'hostellerie de la Sainte Baume tenue par l'ordre des dominicains. Cette étape par Trets et Saint- Zacharie conduit au pied de la Sainte-Baume. Les dix derniers kilomètres semblent interminables, certes par un chemin pittoresque mais faisant une multitude de détours. Les méfaits de la sécheresse sont de plus en plus visibles, et cela est inquiétant. Enfin l'hostellerie, j'entre et tombe sur une sœur dont le visage dégage une grande sérénité, amplifiée par sa tenue immaculée. A ma question s'il est possible d'être hébergé, elle me demande si j'ai réservé. Je lui réponds que le déplacement à pied sur de longues distances rend toute planification un peu aléatoire. Je précise qu'avec un peu d'eau je peux sans problème aller dormir dehors. Elle m'observe de son regard plein de détermination et de bonté et m'attribue une chambre. La soirée empreinte de quiétude sera un vrai plaisir. Le dîner, accompagné d'un rosé de Provence de grande qualité (détail sans doute) sera très instructif. Nous sommes une petite dizaine de convives à chaque table. J'aurai une discussion intéressante avec un pasteur féminin qui séjourne quelques temps en ce lieu.

Dernier jour, après un petit déjeuner pris aussi en commun, chacun part vaquer à ses occupations de la journée. Avec lenteur sentant le bout du chemin arriver, je monte à la grotte de Sainte Marie Madeleine. Cette forêt de la Sainte-Baume est étonnante. On y voit des houx millénaires, de nombreux arbres sont de grande taille et la pénombre est présente en permanence. Puis, je rejoins la crête, et alors se dévoile un panorama exceptionnel sur trois cent soixante degrés. Au nord la Sainte-Victoire emplit l'espace de toute la splendeur de ses ondulations éclatantes de blancheur, au sud la mer scintille de Toulon jusqu'à Marseille.

Là, pour la première fois depuis mon départ un petit courant d'air souffle. Cette arête en pleine lumière, je la parcours en essayant de m'imprégner encore un peu de la joie qui m'a accompagné durant ces neuf jours d'efforts qui apportent tellement à l'esprit. Plus que par le but final qui se rapproche, ma réflexion est accaparée par le désir de pouvoir continuer à accomplir de grandes chevauchées à pied à travers les montagnes. La signification de la pensée de Saint-Exupéry prend tout son sens, l'importance de la démarche et non du but.

Les incontournables du Japon English translation pending
Bonjour tout le monde !!!
Depuis que j'ai l'age de 11 ans je suis facinée par le Japon. A l'heure actuelle, j'ai 18 ans et je reve depuis maintenant trois ans d' aller faire un voyage au Japon d'une durée minimun de deux semaines. J'avais l'intention d'y aller cet été mais ma petite soeur aimerais elle aussi y aller. N'ayant que 16 ans, mon père accepterais de la laisser partir avec moi qu'a sa majoriter.
J'adore ma soeur, du coup j'ai décider de retarder mon voyage de deux ans. Mais depuis quelques jours je regarde les prix des billets d'avion aller/retour et pour une personne c'est déja hors de mon bugjet ( pour le moment ).
Je compte travailler cet été et les deux années qui vont suivre, et j'aimerais avec votre aide me renseigné sur les endroits a ne pas louper quand je ferrais mon voyage.
Biensure n'ayant pas forcément les moyens de pouvoirs m'offrir l'Hotel avec ma soeur, je souhaiterais connaitre d'autre endroit ou on peut communiquer sans trop de problème (parler français) ... les endroit typique de ce magnifique pays a visité ainsi que les boutiques ect ...
Voila j'espère qu'avec votre aide je pourrais continuer a concrétisé ce projet ... Merci d'avance.
Depuis que j'ai l'age de 11 ans je suis facinée par le Japon. A l'heure actuelle, j'ai 18 ans et je reve depuis maintenant trois ans d' aller faire un voyage au Japon d'une durée minimun de deux semaines. J'avais l'intention d'y aller cet été mais ma petite soeur aimerais elle aussi y aller. N'ayant que 16 ans, mon père accepterais de la laisser partir avec moi qu'a sa majoriter.
J'adore ma soeur, du coup j'ai décider de retarder mon voyage de deux ans. Mais depuis quelques jours je regarde les prix des billets d'avion aller/retour et pour une personne c'est déja hors de mon bugjet ( pour le moment ).
Je compte travailler cet été et les deux années qui vont suivre, et j'aimerais avec votre aide me renseigné sur les endroits a ne pas louper quand je ferrais mon voyage.
Biensure n'ayant pas forcément les moyens de pouvoirs m'offrir l'Hotel avec ma soeur, je souhaiterais connaitre d'autre endroit ou on peut communiquer sans trop de problème (parler français) ... les endroit typique de ce magnifique pays a visité ainsi que les boutiques ect ...
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Comment envisager ne plus voyager? English translation pending
Question un peu brutale c'est vrai mais au vu des événements dans le monde et en particulier avec l'augmentation du barril qui n'en finit pas demonter, on a le droit de se poser la question de savoir comment va t'on faire dans l'avenir pour continuer à voyager ...
mon agence de voyage avec qui j'entretien queqleus amitiés m'a dit que meme eux n'avaient pas trop de solutions car les tarifs des vols vont augmentés en flêches et ceux dès la fin 2008, des vols pourraient augmenter jusqu'à 40% !!!
nous ne sommes pas à plaindre par rapport à d'autres et je veux pas déclencher une polémique à ce sujet mais puisque nous somme tous ici des passionés de voyages, enfin je crois, j'aimerai bien avoir vos reflexions et avis sur cette question bouillante, comment va t'on faire, c'est vrai, les habitudes changeront, on ira moins loin, moins souvent mais en dehors de nous, comment vont faire les pays qui acceuillent les touristes et qui chaque année investissent des sommes colossales (pas toujours en bien ...) pour attirer le client ? c'est donc tout un pan de l'économie qui va s'ecraser ? y a t'ildes solutions envisageables ? les compagnies vont elles se réunir pour diminuer les couts ?
si des professionels du tourisme sont egalement derrière leur écran, leur avis et prévisions sont aussi les bienvenus !
nous ne sommes pas à plaindre par rapport à d'autres et je veux pas déclencher une polémique à ce sujet mais puisque nous somme tous ici des passionés de voyages, enfin je crois, j'aimerai bien avoir vos reflexions et avis sur cette question bouillante, comment va t'on faire, c'est vrai, les habitudes changeront, on ira moins loin, moins souvent mais en dehors de nous, comment vont faire les pays qui acceuillent les touristes et qui chaque année investissent des sommes colossales (pas toujours en bien ...) pour attirer le client ? c'est donc tout un pan de l'économie qui va s'ecraser ? y a t'ildes solutions envisageables ? les compagnies vont elles se réunir pour diminuer les couts ?
si des professionels du tourisme sont egalement derrière leur écran, leur avis et prévisions sont aussi les bienvenus !
Retour de croisière à bord du Rhapsody MSC English translation pending
Bonjour a tous,
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.
voici en quelques lignes le recit de notre croisiere : Ialie, Malte, Sicile, Tunisie, Sardaigne.
Ca y est nous voila a nouveau sur la terre ferme avec une furieuse envie de retourner sur le Rhapsody, car deja il a fallu se replonger dans les petits travaux quotidiens.
Notre depart a étè un peu perturbé par les retards des trains mais alertes par un article dans le journal nous nous sommes leves a 4H et avons ete directement a la gare de Toulon au lieu de Sanary nous avons preferé prendre le premier train qui se presentait meme si nous perdions nos reservations. Ce train avait une 1/2 heure de retard mais y avons tout de meme trouve des places assises et sommes arrives ainsi a Nice 2 h avant l'heure de rencontre prevue avec le Car affrete par MSC qui nous a conduit au bateau à Genes. Une petite pensee emue quand arrives a l'embarquement nous avons vu " notre " Coral sur le quai a cote du Rhapsody, nous avons essaye d'apercevoir Kamel ou autre membre d'equipage connu, mais il fallait embarquer rapidement.
Accueil chaleureux sur le Rhapsody ou nous sommes aussitot convies a nous rendre au buffet apres avoir visite notre cabine, la aussi tres agréablement surpris, cabine spacieuse, 2 grandes vitres sur la mer, corbeille de fruits ( changee tous les jours).
Premier repas plus que copieux et tres bon a l'exterieur le soleil osait se montrer.
16H nous quittons la cote vers le grand large.
Il est temps d'aller ranger nos valises qui doivent se trouver derriere la porte de notre cabine.
Première petite mesaventure, en prenant la poignee d'une valise a roulettes celle ci me reste dans la main, poignee d'un cote roulettes de l'autre, rien de grave mais nous le signalons au responsable de notre pont qui gentiment nous propose de regarder si il peut la réparer, le lendemain rien a faire elle est fracassee, mais aussitot on nous demande de remplir une declaration et l'on nous conseille d'acheter lors d'une escale une autre valise qui nous sera remboursee., donc incident cloture. La première nuit nous trouvons tout comme notre premiere nuit sur le coral que le bateau est bruyant enfin disons qu'il ronronne, mais bientot berces par ce gros lion nous nous endormons apres une belle soiree de spectacle ( tous tres pros).
Le lendemain matin nous avons le choix soit petit dej dans la cabine (gratuit) ou a l'exterieur ou au resto ou nous avons une table attribuee pour matin, midi et soir. Nous choisissons la formule resto, car le temps n'est pas terrible et nous y sommes tres bien servis pas a se lever pour aller au buffet sauf le matin ou nous pouvons choisir a volonte. Par contre le café Americain (meme si la cie est italienne) est imbuvable nous optons donc pour le thé.
Puis depart en excursion pour Florence et Pise nous avons ete impressionnes par la beaute de Florence et la tour penchee qui malgre ses 800 tonnes de plomb pour la redresser semble vraiment tres inclinee.
La vie sur le bateau se résume en fete perpetuelle, nous avons danse jusqu'a 1 ou 2 H du matin avant et apres le spectacle, a minuit un buffet different chaque soir sur les themes des regions que nous visitons est offert puis le bal continue, avec orchestre et chanteurs.
3eme jour visite de Pompei, il fait au moins 35° ce jour la et parcourir les rue de pompei sans ombre, les pieds gonflent, mais cela vaut le coup d'etre visite.
4eme jour escale a catane, nous partons visiter l'Etna,
Impressionnant de voir au fur et a mesure que le car monte toutes ces coulees de lave, noires pour les plus récentes, grises pour les plus anciennes ou la vegetation commence a prendre vie, des couleurs rouges se fondent dans les coulees, c'est un spectacle lunaire. Nous faisons un arret a 1800 m d'altitude afin de faire le tour d'un cratere le monstre est énorme et tout en haut de la fuméé s'echappe, de nouveaux cratéres se forment tout le temps tandis que d'autres meurent. Il fait froid mon mari bras nus et moi une petite veste en coton nous poussent a rentrer dans un café ou l'on nous fait gouter au " feu de l'Etna" grappa et liqueur de fraise nous mettent le feu dans la gorge nous ne sentons plus le froid. Au revoir au volacan nous retournons au bateau.
5eme jour La Valette ( Malte) nous revions de voir cette ile depuis longtemps, dommage nous n'y restons que 4H il faudrait un faire escale une semaine ( ce qui est possible avec ce bateau) et reprendre le bateau la semaine suivante. Nous plongeons un peu dans l'histoire des Chevaliers.
6eme jour Tunis.
Apres nos visites de Tanger et Casablanca nous hésitions a descendre a terre, mais reflexion faite nous y sommes autant aller faire le tour de la ville. La encore surprise, nous trouvons une ville tres propre, pas de mendiants, un guide fort gentil nous conduit dans le souk ou sans etre ennuyes par des quemandeurs nous pouvons faire un peu de shopping, le Francais est enseigne aux enfants des l'ecole primaire, le divorce, contraception et avortement y sont legalises. Nous revenons de nos emplettes avec des huiles essentielles et extraits de parfum pour le jacuzzi, un sac de voyage en cuir, un chameau en peluche pour notre petite fille et un collier en or 14crts tout cela pour un prix derisoire.
7eme jour le circuit se termine avant une escale a Olbia en sardaigne. Tres belle ile tres peu habitee avec des magnifiques petits ports dans le style de Potofino mais encore plus luxueux, nous croisons de nombreuses Ferrari de toutes les couleurs, noires, jaunes, rouges, les hôtels sont a 10 000€ la nuitee pour une chambre et 30 000€ pour une suite mais biensur petit dejeuner inclus. Ce qui est remarquable c'est que les petites villas s'integrent totalement dans la nature.
La croisiére tire a sa fin, nous repartons pour Genes.
Nous ne pouvons que conseiller a tous ceux qui recherchent une croisiere reussie de partir avec MSC, nous revenons encore plus emerveilles qu'avec le Coral qui pourtant restera également grave dans nos memoires.
Nous avons fait quelques 300 photos de ce périple quelques unes serons mises dans le site de nos voyages.
En souhaitant a tous une tres bonne journee - amicalement
PS - si vous souhaitez des renseignements concernant cette croisiere je me tiens a votre disposition.