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Hua shan ( Xian) ou Emei shan (Chengdu) English translation pending
by Caro14 · 2005-04-26 · 22 replies
Bonjour,

Voilà, j'hésite entre ces deux randonnées : Hua shan près de Xian et Emei Shan (près de Chengdu), sachant que je ne pourrai pas faire les deux.

Comme il me faut choisir, est ce que vous auriez des infos ou conseils sur ces 2 montagnes, les randos sont elles faciles, les paysages beaux .....enfin, n'importe quoi à dire sur une de ces montagnes (pour info sur le temps, je pars en Septembre)?

Merci d'avance pour votre aide.
Treks Torres del Paine English translation pending
by Pulguita · 2005-04-18 · 9 replies
Bonjour,

nous nous rendons dans le Parc Torres del Paine début octobre 2005. Nous souhaitons faire quelques treks "accesssibles" pendant 3 jours.

Nous avons envisagé de dormir deux ou trois nuit au "Refugio Pehoe" et de faire les deux itinéraires suivants:

1 - Lago / glacier Grey

2 - Valle Frances

Pouvez-vous me confirmer: que ces deux itinéraires sont accessibles à toute personne en bonne condition physique (pas de difficultés très techniques) qu'ils sont réalisables en aller/retour sur une journée

Merci d'avance,
Vélo camping: Serbie Macédoine Albanie English translation pending
by Manub1979 · 2005-03-17 · 4 replies
Salut, J'envisage de partir courant mai en vélo-camping de france pour rejoindre Istambul, arrivé prévue mi/fin juillet. J'hésite entre deux routes dans les Balkans: via la Macédoine/kosovo ou l'Albanie. Cette dernière me tente beaucoup malgré le mauvais état (soit disant) des routes. Je m'interroge aussi sur les conditions de circulation en Serbie.

Si vous avez été récemment dans l'un de ces pays, hésitez pas à m'indiquer le meilleur choix, ainsi que vos précieux conseils!

mon mail: manub1979@hotmail.com

Merci,

manu
Chine: réserve de Yading English translation pending
by Didou47 · 2005-03-13 · 9 replies
Bonjour,

je recherche toute info sur la réserve naturelle de Yading qui se trouve au sud du Sichuan a la limite du Yunnan; et principalement sur le trek que l'on peut faire (à pied, pas a cheval) en 2/3 jours.

Si vous y êtes allés, etc... j'attends tous vos conseils et expériences. merci

Adeline
Protégeons nos rêves...... English translation pending
by Alan · 2005-02-25 · 21 replies
Il est tentant de toujours vouloir croire que le monde n'est fait que de supercheries, et maintenant on vit une époque ou tout est analysé, trituré, malaxé, compressé afin que l'on sache exactement à qui l'on a affaire, on veut savoir le pourquoi des choses, hors de question d'aller dans l'inconnu, on veut connaître le pourquoi du comment ......

Et pourtant, on peut se rappeler une époque pas si lointaine ou l'on aimait être surpris, aller au devant de l'inconnu, écouter les histoires des uns et des autres, juste comme ça ....... histoire de rêver et de se laisser transporter dans un imaginaire que l'on savait hors de notre portée, mais que par la grâce d'un récit on pouvait effleurer par la pensée et se construire à soi même sa propre histoire, l'embellir et l'interpréter de mille et une façons afin d'essayer de la rendre plus belle ......

Je me rappelle quand j'étais petit, avec mon copain Patrick on écoutait mon oncle qui nous racontait ses voyages en Afrique ..... je ne me rappelle plus laquelle, mais peu importe ..... d'abord il racontait à toute la famille, mais aprés comme de connivence il nous enmenait dans le grand jardin derrière, là ou les mauvaises herbes devenaient de l'herbe à éléphants, ou les grenouilles dans leurs mares rugissaient comme des lions, ou les vers de terre ressemblaient à de longs pythons, et il nous brodait la suite de l'histoire avec force démonstration par mimiques et grands gestes ....... on était sidéré, parfois atteré, mais toujours surpris ...... les scènes ou il échappait à des charges d'éléphants au milieu de la poussière, tout en évitant les crocs des lions et les cornes des buffles étaient les plus épiques et nos yeux devaient rouler dans leurs orbites ......

Quand il repartait, le grand jardin se métamorphosait vraiment en savane ou jungle, mille bruits étaient là prêts à nous bondir dessus, on hérissait des cabanes afin de se protéger des hyènes, qui mon oncle nous l'avait dit rôdaient le soir venu parmi les habitations pour enlever les enfants pas sages ..... on creusait des fossés que l'on remplissait d'eau pour que les serpents ne puissent pas traverser .... croyait on aussi ..... le moindre bourdon se transformait en aigle royal qui de ses serres pouvait nous entraîner tout là haut sur les sommets du Kilimandjaro ou de féroces tribus nous auraient fait cuire dans de gigantesques marmites afin de faire de nous leur repas ......

Celà nous est resté longtemps, et plus grand on s'inventait nous mêmes nos histoires ........ mon oncle a des contemporains de par le monde, mais malheureusement ils sont nés trop tard ou ont perdus toute chance de se faire un public ...... car à présent on ne croit plus aux hostoires, on laisse la part du rêve de côté, celà n'intéresse plus personne, on évite même que les enfants écoutent, on les colle devant la télé ou devant l'écran de l'ordi, là ou tout peut être décortiqué et les enfants n'ont plus à se faire leurs rêves ou à se créer leur univers, car on le crée pour eux, on le façonne d'une façon qui puisse les inciter à se comporter comme on le souhaite ......

Les histoires d'animaux fabuleux c'est fini ...... non, non ça n'existe plus, c'est terminé cette époque ...... oui mais peut être que ....... allez cessez vos gamineries, remballer vos rêves, on vit une époque pragmatique, censée et raisonnée, c'est écrit dans les brochures de la vie maintenant, vous pouvez vérifier ...... il y a de plus en plus de monde pour vous montrer que le rêve n'appartient qu'à ceux d'une époque lointaine, ceux qui pensent encore que dans les pays ou ils voyagent il peut encore leur arriver de fabuleuses aventures ..... que quelquepart existe encore des tribus vivant à l'âge de pierre, que des animaux imaginaires peuplent encore des forêts profondes ou des lacs insondables ......

Ces gens qui racontent ou qui écoutent existent encore, mais on les montre du doight, on les houspille, on se moque d'eux ..... on leur crée la honte de croire encore à ses histoires de " louf comme on dirait maintenant ...... pauvres idiots de doux rêveur qui pensaient que vous pouvez encore vivre de vos rêves, on passe maintenant non pas pour des fous, douce maladie d'une lointaine époque, mais pour des ignares, des tarés, des gens sans cervelle qui ne comprennent décidemment rien, alors que les autres ....... ceux qui vivent dans la vraie vie, celle fabriquée par toutes sortes de médias, détiennent la vérité ....... moins originale certes, moins dangereuse croit on, mais tellement plus aseptisée, plus sures, plus surveillée ...... entre nous avec nos barrières pour éviter de retomber dans les pièges de nos parents ou d'originaux qui luttent encore pour ne pas sombrer définitivement dans ce siècle de tromperie ......

Allez Charly, Boulie, Lola et Milou ...... on sort, on va avec vos pattes de félins explorer ce grand jardin devant nous, écoutez ces bruits, Lola attrape cette brindille qui frétille comme un serpent, ah ! ah ! Charly et Lola qui roulaient dans la mare aux crocodiles, faites attention ..... Milou tu sens cette odeur qui fait frétiller nos narines, allez mes chats, nous sommes encore bien vivants, emplissons nos têtes de nos rêves et faisons comme à l'habitude, déchirons l'écran et rentrons dedans, nous ne sommes pas encore lobotomisés et ils ne nous auront pas vivants, pas cette fois ci encore ........

Il y en a qui viennent se promener avec nous, faîtes moi croire que oui ........
Faut il aller à Hardwar? English translation pending
by Manchot · 2005-02-21 · 7 replies
bonjour,

Nous partons à 6 en Inde la semaine prochaine.

Je voudrais avoir des infos sur Hardwar et sa région. Est ce que ça vaut le coup ?

Quels sont les incontournables du coin?

Combien de jours faut il prévoir?

J'aurais aimé faire un tour dans le Rajaji national park. Est ce que c'est interessant? La montagne est elle loin?

Ca fait beaucoup de questions d'un coup, mais je m'en pose pas mal.

Merci de m'eclaircir les idées.
Hôtel le Moklos en Crète English translation pending
by Lisauri33 · 2005-02-13 · 7 replies
bonjour nous partons en crete du 11/07/2005 au 25/07/2005 quelqu'un pourrait il nous donner quelques renseignements sur l'hotel ( le moklos ) à sitia, sachant que nous faisons la 1er semaine par nous meme chez l'habitant et la seconde à l'hotel moklos . merci d'avance pour vos réponses. jérome & nathalie 😉

ps :si vous avez un circuit sympa à nous proposer nous sommes preneurs.
Nouvelles malgaches English translation pending
by Ivo · 2005-02-03 · 4 replies
Hello tous

Voila des news de Tana ou on est depuis trois jours maintenant

Deux cyclones sont passes dans le secteur de Morandave, pas de soucis, si ce ne sont les trombes d'eau qui se sont abattues sur le coin durant deux jours : on a marche 5h pour aller a Morandave, de l eau partout, pieds nus c'est mieux Deux jours avant on avait deja fait un trajet de nuit, pieds nus toujours, les tongs ne valant rien dans l'eau. On envisage tres serieusement d'acheter des « meduses », ces chaussures en plastique, speciales plage, qui au moins permettent de se deplacer sans se dechausser et sans s'abimer les pieds. A part ca, tout est magnifique en ce moment, c'est tout vert, des etangs partout, avec reflets et autres bestioles remuantes. On vient encore de developper trois films, on les a sur CD, on va en faire passer mais on a pas de lecteur cd, les claviers sont en qwerty, avec ecran en japonais. En plus ca rame.. On vient de faire un repas monstrueux, et on a accumule du gras pour les mois a venir.

On a eu un accrochage avec le Fokonol, qui est l'assemblee villageoise, du genre de celle qui pique dans la caisse, qui n'a jamais ete en ville (Morandave) et qui nous dit comment il faut faire. Non pas qu'ils aient reeellement tort, mais gerer des fonds et une structure occidentale, ca ne s'aborde pas comme un village de brousse. Mais ca ce sont nos petits problemes, et on a enfin acquis la methode malgache : un malgache, de peur de vexer, ne dira jamais non. Ensuite libre a lui de faire ou non. Nous, on fait pareil : oui oui, et puis c'est tout. C'est comme ca que ca se passe le mieux. Terrible a dire, mais c'est la maniere de faire ici, et c'est toute l'ile qui est comme ca, impregnee de cette part de culture orientale ou la franchise risque toujours de blesser l'interlocuteur.A part ca, on prend deux semaines de conges, une semaine ici afin de demarcher les ministeres, faire des courses de materiel, trouver un frigo, …

Tana est une jolie ville, posee sur des collines, melange heteroclite de toles et de briques, ou apres 6 mois de brousse, on a du mal a trouver ses reperes : circulation dense, pollution proportionnelle, plein de monde, des vendeurs de rue, des taxis, des gamins perdus. Ville de PVD en somme.

Sinon, pour changer les idees, deux situations de travail de Marsu.

Un vendredi, on revient en voiture de Morandave, piste trempee, des trous et des etangs qui ont deborde, de l'eau jusqu'aux portieres (on a un 4x4). On arrive a 19h, et a peine descendue de voiture, Marsu est abordee par deux femmes du village : une gamine de 14 ans a des contractions depuis deux jours, et rien ne vient. Chantal descend au village, et moi, sentant venir les embrouilles, je vais manger. Bingo, 15min +tard Chantal revient : il faut aller a l'hopital a Morandave. On finit quand meme de manger, le futur bb peut bien attendre 5 min encore, et ensuite on prepare le carrosse. On ouvre le haillon arriere du pick up du 4x4 et on y pose un gros matelas, 1.6x2.00m, avec une bache, histoire de ne pas tout pourrir si les eaux devaient debouler. Ensuite direction le village ou on a charge le monde necessaire : la jeune fille, sa mere, sa greand mere, une ou deux sages femmes, une autre femme, et pis une autre et encore une autre, des fois qu'on ne serait pas assez nombreux, plus Chantal et son assistante, et pour les problemes, un Homme. Moi, je compte pas, je suis wazaha, je rentre dans la categorie des chauffeurs qui ne sont pas fiables a 100%.

Et hop c'est parti, je commence a conduire ce truc avec 10 personnes et la onzieme a venir, sur une piste defoncee et innondee, persuades avec Chantal que le BB allait nous debouler en plein dans un etang. Donc conduite calme, on a eu le temps de profiter du paysage, le reflet des phares sur les flaques (genre 20m de long et 30cm d’erau), entre les arbres avec les etoiles au dessus. Super beau, malgre le sentiment de conduire un panier d’œufs. Une fois arrives a l’hopital a Morandave, on a pu constater l’interet de la presence de l’Homme malgache. Ce dernier n’a pas peur de grand chose, mais le monde de la femme reste baigne d’un grand mystere, d’autant plus que excepte sa femme et ses maitresses on ne touche pas, et on ne fait meme pas mine de toucher ou bien meme de s’interesser. Alors pour debarquer notre future mere, on a fait simple : on a tous empoigne un coin de bache. Notre homme malgache a pince son coin a lui entre deux doigts prudents, les yeux grands ouverts, un peu perdu, et a fait semblant de participer a la tache. On est arrive dans la salle de travail d’ou ils ont sorti a bras le corps une fille a peine plus agee que la notre et on a depose notre paquet. La petite a un corps de fillette, toute menue, un visage enfantin, son ventre et sa souffrance brisant l’image que nous nous faisons nous occidentaux de l’adolescence. On ne sait pas qui est le pere, et personne ne s’en inquiete, a 20 ans en brousse on a deja deux enfants, voire trois, on pratique l’acte sexuel depuis l’age de 15 ans. On ne parle pas de sexualite, c ‘est tabou, mais on pratique assidument, de facon plus ou moins libre. Certains psychologues se sont penches sur les problemes relationnels engendres par ces comportement, les consequences sur la vie sociale.

10 min plus tard, une petite fille voit le jour, ou plutot la nuit, prenommee Tania (c’est Chantal qui cherche les prenoms), alors qu’on voulait l’appeler Toyota. On est rentre a 2h du matin.

On s’est retrouves avec un ami deux semaines plus tard dans ce meme service, dans une situation moins joyeuse : une jeune malgache qu’on avait rencontree deux jours avant venait d’accoucher et une amie avec qui on etait lui rendait visite le soir. A un moment ils ont constate qui le bb respirait mal : ils l’ont emporte et on l’a entendu crier. Son cœur a lache, il n’y avait plus rien a faire. Ils l’ont enterre le soir meme dans une de leur riziere. Nous, on etait dans le couloir, livides, avec tout le monde en pleur autour de nous.

Donc des hauts et des bas p0our le moral.

Deuxieme histoire de Chantal et de ses blesses : un soir a 19h30 on vient nous dire qu’une fillette s’est mis un hamecon dans la levre inferieure.

Donc direction le dispensaire : la fillette a 6ans et attend sagement que Chantal arrive, sans meme avoir l’air angoissee. Elle a eu peur de l’anesthesie, et a verse quelques larmes quandChantal a commence l’inciser au scalpel.

Ca s’est bien passe, l’hamecon est reparti a la peche, la petite a recolte des steristrip, et tout le monde est reparti se coucher content.

C’est un peu notre quotidien, et ca n’a rien d’extraordinaire.

Avec les pluies tout est vert, on a 60cm d’herbe la ou il n'y avait rien que du sable. On court apres les bestioles, chenilles, cameleons, souris

C’est beau comme saison, quand nous sommes alles a Morandave, on a marche dans les rizieres innondees.;On vous fera voir des photos le plus tot possible. Il fait 25 a l’ombre, et a Tana on a enfin de la fraicheur.

Voilà, fin des news, amusez vous bien, ici on pense a vous.
Paludisme au Sénégal English translation pending
by Charou · 2005-01-19 · 12 replies
nous partons au sénégal à partir du 18 février, pour duex semaines avec nos 3 enfants, qui pourrait me dire quels les meilleurs traitements contre le paludisme et les plus raisonnables au niveau prix? quel temps fait-il à cette période? Nous serons aux filaos, faut-il prévoir beaucoup de produits anti insectes, on nous a conseillé insect-écran à 11 euros le spray, en faut-il deux par personne? je viens de découvrir ce forum que je trouve génial.
9h d'avion avec "mes 2 petits monstres" English translation pending
by Sarmoti · 2005-01-14 · 5 replies
Bonjour,

Nous envisageons de partir en République Dominicaine en Juin. Mais voilà, il y a 9h d'avion et nous avons réellement 2 petits monstres de 3 et 4 ans.

J'aimerais bien avoir l'avis de ceux qui ont déjà vécu ça. Vous allez peut être me dire que je "panique" pour rien, mais mes enfants ne reste pas 1/2h en place. En plus, quand ils ne jouent pas ensembles, ils se chamaillent.

Merci d'avance pour vos réponses

Cath
Itinéraire et bons plans en Amérique du Sud English translation pending
by Charlotte13 · 2004-12-30 · 10 replies
bonjour

je pense partir l'ete prochain avec mon sac a dos en amerique du sud 3 mois, plus precisment au chili, perou, bolivie, urugay et argentine. c'est un projet tout nouveau, mon itineriare n'est pas du tout definitif. donc si vous avez des conseils concernant: billets d'avions endroits a voir absolumenet bons plans logements gens a recontrer ou... ce que vous voulez! je suis ouverte a vos suggestions

merci bien.

charlotte
L'arrivée à Bangkok English translation pending
by Kabal · 2004-12-20 · 15 replies
Salut a tous. Alors voila, j'arrive a Bangkok en provenance de Taipei le 4 janvier prochain et mon avion atterri a 22h00. Je voudrai donc savoir si ca craint pas trop de partir a la recherhce d'un hotel a cette heure la. J'imagine que le plupart des receptions vont etre ferme le temps de prendre les bagages et d'aller jusqu'au centre ville.

Si vous avez des conseils sur ce point, ils sont les biens venu...

Merci a tous...

Kabal
Le Tibet et les tibétains English translation pending
by Grosminet · 2004-12-18 · 4 replies
😉Les moeurs particulières des Tibétains dans les régions irriguées par le fleuve Lancang cri Quand on entend le terme Tibétain, on pense naturellement aux habitants du Plateau du Tibet. Mais savez-vous que les Tibétains ne résident pas que sur le Toit du Monde ? En effet, on les trouve également dans le Qinghai, le Gansu, le Sichuan et le Yunnan, quatres provinces avoisinantes du Tibet. Ces Tibétains de différentes régions sont tous de confession lamaïste, pourtant ils ne partagent pas les mêmes us et coutumes. Aujourd'hui, nous allons donc vous parler d'un récit de voyage dans les régions irriguées par le fleuve Lancang, plus communément appelé, le Mékong, le 6e plus grand fleuve du monde.

M. Wang Qinghua est un spécialiste de l'Université des Minorités ethniques du Yunnan. Il s'est rendu une dizaine de fois dans ces régions irriguées par le fleuve Lancang. Sa première visite remonte à août 1989. Et si 15 années se sont écoulées depuis sa toute première visite, il en garde encore un souvenir très frais.

En partant de Kunming, la capitale de la province du Yunnan, et en passant par la route qui mène du Yunnan à la Birmanie, il suffit d'une journée pour arriver au bord du fleuve Lancang. Une fois sur place, on peut voir de part et d'autres des deux rives, des falaises et des forêts denses. La vallée est si profonde que lorsqu'on lève les yeux vers le ciel, on a l'impression qu'il ressemble à un long serpent longeant le fleuve. Cette vallée a un climat atypique. Il y fait très chaud, malgré le puissant courant du fleuve et le vent violent de la montagne.

Notre guide nous a prévenu que pour grimper ces versants, il fallait prévoir beaucoup de vêtements. Dans une même journée, on peut ressentir les variations climatiques de quatre saisons. Les températures peuvent chuter tous les 500 mètres. Et le type de végétation varie tout au long de la marche.

Ainsi, nous avons commencé à avancer sur un sentier entouré de buissons, et juste à flanc de montagne, la température baissait déjà sensiblement. Puis, en continuant, nous sommes tombés sur des forêts mixtes d'arbres à larges feuilles et de conifères où l'on a pu y voir des pins du Yunnan, des cyprès, des noisetiers sauvages, des érables etc. Et tout en haut, il faisait vraiment froid. Les bois se sont faits rares, et la steppe, des paysages désertiques et la neige se sont offerts à nous.

La simplicité et le courage des Tibétains

Une fois arrivés dans le district Deqin, la route qui mène du Yunnan au Tibet longe le fleuve Lancang. De part et d'autre, elle est entourée de falaises escarpées. Puis la fameuse Caravane du Thé et des Chevaux nous a fait face. En la voyant, l'histoire me revient en mémoire. Qu'est-ce que la caravane du Thé et des Chevaux ? Depuis des siècles, il existe une ancienne voie reliant le Plateau du Qinghai-Tibet et l'intérieur de la Chine. Ce chemin qui a été creusé par les sabots des chevaux et les pas des hommes, était une voie commerciale.

En effet, du thé, du sucre, du sel et d'autres produits de première nécessité y ont été transportés dans les régions tibétaines et échangés contre des chevaux, des vaches, des moutons et de la fourrure. C'est la raison pour laquelle les spécialistes appellent cette voie reliant l'ethnie Han et les Tibétains « l'ancienne Voie du Thé et des Chevaux ».

Cette route est particulièrement difficile d'accès. La pluie favorise les glissements de terrain. Et quand il fait soleil, on assiste parfois à des éboulements de rochers. Lorsque nous sommes arrivés à la frontière entre le Yunnan et le Tibet, nous avons pu voir que la route était suspendue à la montagne, avec le fleuve en contrebas. Cette route est si étroite, pentue et sinueuse qu'il y a même un dicton local qui dit : « cette route inquiète même les singes. »

Notre chauffeur Aqing est un Tibétain expérimenté et volontaire. Au moment où notre mini-bus est passé devant le Mont Meili, Aqing, comme tous les autres chauffeurs tibétains, a imploré le mont pour que l'on ait un voyage sans incidents. En fait, selon le lamaïsme, dans les régions peuplées par les Tibétains, de nombreux monts enneigés sont considérés comme sacrés. Tout comme certains lacs.

Soudain, notre chauffeur a ralenti le mini-bus en disant il allait pleuvoir. A peine avait-il dit cela que l'on a entendu un grand bruit d'accélérateur et le véhicule fit un cahot : la route venait juste de s'écrouler derrière nous. On pouvait voir d'innombrables pierres tomber dans le fleuve à 200 mètres plus bas.

Nous avons poursuivi notre chemin. Moins de 5 km après, nous avons dû faire face à un nouveau glissement de terrain. Plusieurs camions étaient bloqués sur la route par des rochers. Quelques Tibétains l'ont alors déblayé en faisant tomber les rochers dans le fleuve en contrebas. Les camions ont commencé à avancer en roulant de manière penchée. Nous étions pétrifiés. Trop chargé, notre véhicule penchait dangereusement. Aqing nous a alors demandé de descendre. Et il a conduit le véhicule seul.

Après bien des aventures, et fatigués, nous sommes enfin arrivés à Qunguozhaxi, un marécage dans le département autonome tibétain rattaché au Qinghai, une province voisine du Tibet. Cet endroit est paisible. Et le contraste des couleurs offre un spectacle magnifique.

Dans cette steppe située à 5000 m d'altitude, on peut voir couler une petite rivière qui serpente comme une écharpe de soie brillant sur un tapis vert. Dans la langue tibétaine, Qunguozhaxi veut dire la source du bonheur. Les habitants locaux considèrent cet endroit comme la source du Lancang. Mais cela reste controversé. Depuis des années, le débat est ouvert. En 1998, l'Académie de Sciences de Chine a envoyé deux équipes d'expédition pour faire une enquête sur la source du Lancang. Mais à la surprise générale, chaque équipe a trouvé deux source différente.

A Qunguozhaxi, nous avons rendu visite à la famille de M. Mazha Naimaigele, un Tibétain qui réside dans le village Qirong, dans le canton de Danrong. De loin, les maisons du village dont celle de Mazha ressemblent à des points jaunes, comme des abricots, et contrastent avec le bleu du ciel, la blancheur des sommets enneigés et le vert des montagnes. Un vrai payage de carte postale, presque naïf. Mais une fois dans le village, on remarque que les maisons ont en fait beaucoup de caractère. Dans celle de Mazha, on peut même voir un pilier de plus d'un mètre de diamètre.

J'ai alors demandé au maître de maison : « Cette maison a l'air vraiment solide. J'imagine qu'elle peut se transmettre de génération en génération. Non ? »

Mazha ne parle pas bien le mandarin. Après quelques secondes de réflexion, il m'a répondu : « Chez nous, il y a souvent des tempêtes de neige. »

Mazha Naimagele nous a révélé par ailleurs qu'ils étaient 5 dans sa famille et qu'ils élevaient 44 yaks, plus de 80 moutons et 2 chevaux. Sa famille vit de l'élevage comme tous ceux qui habitent dans la montagne, alors que les Tibétains des vallées, vivent de la culture de l'orge tibétain.

Cent mille Tibétains ne vivent pas à la Tibétaine

Le fleuve Lancang passe par le Plateau de Diqing. Ce dernier abrite 100 000 habitants, d'ethnie tibétaine. Entourés de montagnes et de cours d'eau, ces Tibétains de Diqing ont peu de contacts avec les Tibétains du Tibet. Si les cultures de ces deux peuples diffèrent l'une de l'autre, ils partagent malgré tout la même croyance religieuse : le lamaïsme.

M. Wang Qinghua s'est rendu de nombreuses fois dans les régions irriguées par le fleuve Lancang pour ses recherches. C'est au cours de sa 4e visite qu'il a rencontré M. Gesangwangda, un villageois de Dazhongdian.

Ce Tibétain de 62 ans élève 8 yaks, 9 cochons, 6 moutons et 7 Pianniu (un animal né du taureau et de la femelle yak ). De plus, sa famille de 9 membres cultive près de 2 hectares de terres. Elle cultive l'orge tibétain et la pomme de terre. Après avoir bu du thé au beurre, j'ai visité la prairie et le champs de culture de Gesangwangda. (Le thé au beurre est fait avec du thé et du lait de yak. C'est l'une des boissons favorites des Tibétains. Elle est fortifiant et aide à résister contre le froid.)

Les Tibétains de Diqing sont moitié pasteurs et moitié paysans. Comme M.Gesangwangda. A Diqing, les montagnes sont hautes et les vallées, profondes.

Le climat y est chaud, l'eau, abondante et la terre, fertile. On peut faire des récoltes 2 fois par an. Les Tibétains profitent de cet avantage pour cultiver principalement le maïs, le blé, le riz etc. Les cultures secondaires sont la fève, le soja, l'orge ou le colza. Dans les zones où l'altitude est d'environ 2000 m, on plante du maïs, du blé, de l'orge tibétain, des pommes de terre, ou du sarrasin. A 3000 m d'altitude, il fait très froid, et les principales cultures sont l'orge tibétain et les pommes de terre. Le blé, l'avoine et le sarrasin sont des cultures secondaires. Les cultures diffèrent donc selon l'altitude.

L'élevage subit également cette influence. Dans les vallées, l'herbe pousse rapidement, ce qui est propice à l'élevage de buffles, de chevaux, de mulets, de chèvres, de moutons ou du porc. Dans les zones de 2000 à 3000 m d'altitude, le climat y est humide et froid, l'herbe et les bois sont touffus, les moutons, les mulets, les ânes et les vaches deviennent les principaux animaux d'élevage. Alors que les zones dont l'altitude est supérieure à 3000 m, sont propices aux yaks, aux pianniu et aux chèvres.

Chez les habitants, l'alimentation varie aussi en fonction de l'altitude. Dans les zones de haute altitude, l'orge tibétain constitue l'aliment de base. Le blé, l'avoine, le sarrasin sont considérés comme des aliments secondaires. Dans les vallées, les Tibétains se nourrissent principalement de maïs, auquel ils ajoutent des aliments à base d'orge tibétain, de blé, de sarrasin et de millet.

Mais pour ces deux peuples tibétains, la plus grande différence se situe au niveau du plan culturel. Les Tibétains de Diqing, se distinguent des Tibétains du Tibet par leur façon de s'habiller, l'architecture et même la langue. Lors d'une cérémonie de mariage d'un Tibétain de Diqing à laquelle j'ai eu la chance d'assister, un Tibétain de Lhassa (capitale du Tibet), m'a dit le plus sérieusement du monde : « Ces Tibétains-là ne sont pas de vrais Tibétains. » Et savez-vous pourquoi il a dit cela ? Tout simplement, parce que les Tibétains du Tibet ne comprennent pas ce que disent les Tibétains de Diqing.

En effet, Diqing est assez éloignée du Tibet. De plus, les Tibétains de Diqing sont assimilés avec les autres ethnies locales de la province du Yunnan, ce qui explique cette différence de langues. La langue tibétaine de Diqing, utilise quasiment tous les nouveaux mots chinois relatifs à la politique, l'économie, la culture et l'électro-ménager. Et pour les noms de lieux, les Tibétains de Diqing recourent aux mots des ethnies yi, bai ou lisu.

Dans le district Zhongdian, connu aujourd'hui sous le nom de district de Shangrila, j'ai vu des Tibétaines qui portaient une robe tibétaine à boutons. Mais, elle portaient également sur leur tête, une étoffe de l'ethnie bai, et une ceinture et un châle de style naxi, une autre ethnie du Yunnan. La jupe plissée que portent souvent les Tibétaines sont de l'ethnie pumi, tandis que la veste rapelle celle portée par les Mandchoues. En fait, ces Tibétaines portent des vêtements de plusieurs ethnies, sans même s'en rendre compte.

Les maisons tibétaines de Diqing se distinguent également de celles des Tibétains du Tibet. Elle sont constituées d'un étage, comme le veut la tradition tibétaine. Si le rez-de-chaussée est typique des Tibétains, le premier étage, les colonnes et les poutres sont de style han et bai. Et les toits sont souvent de style naxi.

Au village de Liutongjiang, j'ai interrogé un couple mixte d'ethnies tibétaine et naxi. Leur enfants peuvent être considérés comme Tibétains ou Naxi. En famille, ils parlent tantôt tibétain, tantôt naxi. Pour tout ce qui est de la décoration de leur maison, c'est une fusion entre l'art tibétain et les styles naxi, han et bai. Ce phénomène de couples mixtes est très commun. Parfois dans une même famille, on peut y voir des membres issus de 4 ou 5 ethnies différentes.

Les Hui constituent l'une des ethnies minoritaires dont la population est la plus importante. Ils sont de confession musulmane et résident majoritairement dans le Nord-Ouest de la Chine. Mais à Diqing, j'ai découvert aussi des habitants d'ethnie hui. Ils co-habitent avec les Tibétains. Ils vivent, travaillent, s'habillent à la tibétaine et parlent également le tibétain. Pourtant, ces Hui restent très attachés à l'islam et ne mangent donc jamais de porc. On les appelle les Hui tibétains, ce qui signifie les Hui portant des costumes tibétains. Chaque matin, le bruit des cloches de la mosquée résonnent dans les vallées au pied des monts enneigés. Ce qui apporte une note vraiment exotique dans cette contrée.

(Mi Xiaosheng)
Inde: spray anti-moustiques et traitement anti-paludéen English translation pending
by PartirOu · 2004-11-28 · 6 replies
Bonjour,

je me pose la question suivante :

Trouve-t-on des spray anti-moustiques tropicaux en Inde (plus exactement en Inde du Sud) ?

Je pars au Kerala dans 3 semaines, je ne sais pas encore si je vais prendre ou non un traitement anti-paludien. Dans tous les cas, il est nécessaires de prendre un spray anti-moustiques, mais j'ai entendu dire qu'il y en avait de meilleurs là-bas !

Merci pour votre réponse.

Gilles
Auberges de jeunesse originales? English translation pending
by Gennyboffer · 2004-11-12 · 12 replies
Bonjours tous!

J'aimerai savoir si il y en a parmis vous qui avez déja dormit dans des auberges de jeunesses dites «originales». Par exemple, à Ottawa il y a la Prison qui est aujourd'hui une auberge de jeunesse. N'importe où dans le monde. Je fais une recherche sur ce th`me et je ne sais pas trop par où commencer. Des château, des églises, n'importe quoi!!!!

Je vous remerci d'avance!!!!
Logement à Cuba (la Havane) English translation pending
by Ddd · 2004-11-09 · 10 replies
Je par dans un voyage etudiant d'ethnologie, nous arrivons un dimanche soir a la havane (22:00) et on ne c'est pas ou loger. Car nous partons avec un tout petit budget et qu'une nuit a l'hotel nous mettrait dans une mauvaise condition pour la suite de notre voyage.Nous avons l'intention de resté 2 a 3 semaines a la havane on voudrait savoire si les casas particulares ont l'habitude de faire des prix selon la durée du sejour.

Connaissez vous des gens a Cuba ( dans toute l'ile) qui puissent nous loger.
Informations Sénégal English translation pending
by Cloclo · 2004-11-07 · 4 replies
Bonjour, Je projette d'aller passer 3 semaines / 1 mois au Sénégal. J'aimerais savoir : Ce qu'il ne faut pas manquer, ce qui est à voir / à faire absolument, des itinéraires intéressants Il doit y avoir des précautions médicales à prendre ( vaccins, etc) lesquelles ? La température, y a t-il une période idéale pour y aller J'aurais probablement la chance d'habiter chez des gens là-bas, mais sinon les hôtels c'est comment ( je ne favorise pas vraiment les tout-inclus)

Merci de me faire part de vos renseignements et expériences

À bientôt CLO
Voyage en enfance English translation pending
by Gnome · 2004-10-08 · 25 replies
Quel que soit notre age ou notre génération, il y a des chansons qui nous touchent au coin de l'enfance, si vous voyez ce que je veux dire... Ces airs peuvent aussi bien dater de "ce bon vieux temps" ou bien surgir d'une radio avec une musique ou bien deux ou trois phrases qui vous serrent la gorge alors qu'on saute dans sa voiture en sortant d'un rendez-vous...

Moi, récemment ça m'est arrivé avec : "le roi des toubillons" de La Grande Sophie et "Por que te vas" de Jeanette...

Et vous ?
Nosy Be (Madagascar) autrement English translation pending
by Azelle · 2004-09-23 · 8 replies
Bonjour! Je cherche des informations sur comment visiter nosy be de façon plus "nature".

Les sites ancêstraux, mystique...

Je compte sur vous....
"L'EMEUTE" - auteur Sashi Tharoor - Points 1235 - English translation pending
by Fabricia · 2004-09-14 · 0 replies
Ce livre est une "tranche d'Inde où rien ne manque : Inde admirable, Inde rebutante ; en un mot : Inde incompréhensible. Celui qui effectue ce parcours est un indien, et hindou, qui a formé son esprit au contact de l'Inde traditionnelle et des écoles supérieures inspirées par l'anglaise culture. Il est devenu haut fonctionnaire de l'O.N.U. à New-York.

Il nous raconte les terribles conflits ethniques dont l'Inde est déchirée depuis son indépendance. Il fouille la terre indienne pour mettre à nu les racines de l'affrontement islamo-hindou ; il explore son pays pour constater et déplorer la triste pérennité de cette histoire vieille de plusieurs siècles. Il cherche à décrire tous les facteurs de ce conflit. Ce qui découlait ipso-facto d'une situation historique, ce qui se greffait sur cet état pour en calmer ou en exacerber les effets.

Mais toute cette exploration ethnologique n'est absolument pas un cours abstrait et théorique digne de figurer dans une froide encyclopédie. Sashi Tharoor nous invite à suivre un récit où les "macro-facteurs" sont avantageusement remplacés par des acteurs de la vie quotidienne. On n'oublie pas les sordides ghettos musulmans de Delhi, ni la foule indienne avec ses mendiants, ses vaches sacrées et ses rickshaws. L'histoire se déroule à l'ombre des mosquées et des temples sikhs ou hindous. L'histoire des gens se mêle à l'Histoire des Grands, de Gandhi à Indira Gandhi, en passant par Aurangzeb et Ali-Jinnah. A travers les héros d'un récit qui tient en quelques mois de l'année 1989, toute l'Inde vit et palpite au-delà du temps et de l'espace, même si on ne quitte guère la ville de Zaligarh, dans l'Uttar Pradesh.

Les acteurs du drame sont peu nombreux : Priscilla Hart, américaine engagée dans une O.N.G. qui oeuvre pour le "Birth control" ; ses parents, dont sa mère Katharine et son père Rudyard qui rêve de répandre le Coca-Cola en Inde ; Randi Diggs, journaliste ; le flic-chef sikh Gurinder Singh ; quelques représentants des communautés hindoue et musulmane ; et pour finir, l'homme d'amour de Priscilla, l'administrateur Lucky Lakshman, une sorte de préfet sorti de l'E.N.A. indienne.

L'affaire n'a pas de récitant à la première ou à la troisième personne. Elle tient dans des interviews, lettres, confidences de journal intime, billets doux et poèmes.

Le point fort de ce choix de présentation est de nous offrir un kaléidoscope de points de vue différents, allant souvent jusqu'à l'incompatibilité. Le plus étonnant chez Sashi Tharoor, c'est sa capacité d'allier la proximité à la distance. A travers son présumé alter-ego Lakshman, il garde un contact permanent avec la réalité, la sienne et celle de son entourage, tout en faisant preuve d'une rare capacité à prendre de la distance vis-à-vis de lui-même. Il fait parler des gens qui sont aux antipodes de ce qu'il est, sans les caricaturer. On pourrait croire qu'il exprime chaque fois ses propres convictions. Il faut dire qu'il n'est ni binaire, ni manichéen, ni sectaire. Il sait reconnaître une part de vérité dans tout discours, même fondamentaliste et extrêmiste de tout bord. Cette attitude n'aide pas ceux qui cherchent la frontière entre le "camp du Bien" et le "parti de Satan" à travers le monde d'aujourd'hui et d'hier. Lakshman vit de son corps, de son coeur et de son esprit. On peut supposer que Tharoor fait constamment la part des choses entre les domaines de l'affectif et du rationnel sans jamais laisser l'un "manger dans la gamelle" de l'autre.

Lucky et Priscilla vivent un amour difficile. Priscilla est une "open mind made in U.S.A.", Lucky est un métis culturel d'occident et d'orient. Le cadre de leur rencontre est une source d'incompatibilité profonde. Leur conflit croît en parallèle avec le choc des religions indiennes. Tout ce livre est un constat qui pourrait être un cri désespéré à propos des incompatibilités humaines. Conditionnement des peuples, conditionnement des individus, situations d'incompréhension, limites de la communication, poids terrible des "sur-moi" psychologiques individuels et collectifs : voilà le terrain sur lequel nous nous rencontrons tous, habitants de continents éloignés, ou voisins du même village, et aussi membres de la même famille.

Livre désespéré ? Certes non. Je relis l'interview du professeur Mohammed Sarwar à la page 168 et suivantes. Notons au passage que l'indien occidental au nom hindou Sashi Tharoor a choisi un musulman pour apporter un message d'ouverture. Et pourtant, toute l'Aryannité, de l'Inde à l'Occident, "sait que l'Islam est, par nature, source pléonasmatique de sectarisme intégriste". Joli clin d'oeil de l'auteur. Sans être un pacifiste bêlant, ce Sarwar développe des arguments de coeur et de raison en faveur de la coexistence tolérante. A travers son vibrant exposé, le livre fait exploser les frontières des Indes pour nous faire atterrir, sans les citer, dans tous les coins du monde où sévit l'incompréhension entretenue : Irlande du nord, Palestine, Kurdistan, Chypre, Rwanda, etc...

En conclusion, je pense que cet ouvrage est un hommage à la vérité. L'auteur s'amuse. A la page 209, l'oriental Lakshman semble faire sienne le très peu rationnel "à chacun sa vérité" : "La vérité ! Ce qu'il y a de singulier à propos de la vérité, ma chère, c'est qu'on ne peut en parler qu'au pluriel". Par contre, à la page 224, l'occidental Lakshman se fait cartésien : "La vérité est une, les sages l'habillent de noms différents". On dirait du "Krishnamurti".

J'ai parlé d'hommage à la vérité : oui, car Sashi Tharoor n'est pas de ces menteurs dont nous sommes tous, un jour ou l'autre, et qui mentent en ne disant que des choses vraies car ils ne disent qu'une partie de ce qui est.

(L'auteur de ce compte-rendu est Bernard, le mari de Fabricia).
Duvet au Tibet English translation pending
by Biranec · 2004-09-13 · 2 replies
Bonjour à tous,

Toujours dans la préparation de mon voyage en Asie (5 mois), je me demandais si je devais prendre avec moi un duvet pour le Tibet. J'y serais en Novembre et les températures vont varier entre 17 et -1 degrés.

Quelqu'un pourrait-il me dire si les conditions de logement sont correctes ou s'il est préférable d'emporter son duvet.

Autre question est-il possible de trouver des bons vêtements chauds là-bas ou vaut-il mieux les emmener.

merci
Le mal d'être English translation pending
by Ren · 2004-09-06 · 27 replies
Est-ce que le mal d'être ne concerne que les occidentaux en général ? Ou est-ce que c'est relatif à tout un chacun ? Les valeurs sont différentes d'un pays à un autre, parfois des fossés énormes semblent contredire, assener la vérité, que sais-je ?

Dans le pub où je travaille, j'ai l'extrême plaisir de rencontrer différentes nationalités tout au long de l'année et il s'avère qu'un jour, j'avais aperçu un vieil homme d'Asie du Sud entré au bar... Nos regards s'étaient croisés furtivement, un sourire éclairait son visage... Visiblement, il voulait me commander à boire au lieu de s'adresser à un de mes collègues... Peut-être parce qu'entre étrangers dans un pays étranger, il y a un lien indescriptible qui noue les esprits... Je me suis dirigée vers lui et je lui ai servi le café qu'il m'avait demandé... Puis, comme si nous nous connaissions depuis longtemps, nous avions conversé... Moi, curieuse d'en apprendre plus sur ses origines et lui sur les miens... Cette personne était Sri-lankaise et organisait des voyages pour les Européens dans son pays.

J'étais en train de négliger mon travail pour boire ses paroles, il me donnait l'impression d'être un vieux sage venu au fin fond des contrées pour me narrer les mystères de ce monde et de ses impressions sur l'Occident, il m'a dit : " Tu sais en Inde, les gens ne peuvent pas se permettre de déprimer... La dépression est un mot qui n'existe quasiment pas dans le vocabulaire indien bien que je constate qu'avec la vitesse à laquelle le monde se développe, il se peut très bien qu'on y passe... "

" Mais pourquoi est-ce que la dépression n'est pas courante en Inde ? "

" Tout simplement parce que les gens sont trop occupés à travailler pour survivre... Ils ont déjà tellement de mal à nourrir leur famille, comment peuvent-ils déprimer ? Se permettent-ils une larme au soir pour se sentir mieux ? Oui, je le crois... Mais se laisser aller avec toutes les responsabilités qui leur incombent, dans quelle force vont-ils y puiser ? Alors, toi... Vis... "

Il m'avait dit ça si soudainement que je ne savais pas quoi y répondre... Le travail me ramenait sur terre, je devais reprendre du service... Je ne l'ai croisé qu'une seule et unique fois... Mais je repense à ce qu'il m'a dit plus d'une fois... Je me remets en question, je doute mais une chose est sûre, cette rencontre m'a bousculée dans ma façon de penser... Il n'y a pas de conclusion, juste une incitation à faire encore plus de rencontres de ce genre...
De retour du don juan à Boca chica English translation pending
by Alaure2 · 2004-09-05 · 6 replies
salut à tous,

je reviens tout juste de cet hotel, ce matin plus précisemment.

Nous ne sommes pas tombés sur l'une des meilleures chambres mais après réflexion, on ne change pas, on est pas venus pour rester dedans.

La plage est magnifique même si il y a ces grues mais qui sont très bien cachés sur cette partie de la plage.

L'eau est transparente, turquoise et très chaude je ne me lassais jamais de la regarder.

Il y a une très belle vue sur le restaurant qui donne sur la plage où vous manger au 3 repas de la journée.

Bon petit déjeuner, pour les autres repas pas très variés mais on s'y fait.

L'animation n'est pas terrible, à 22h30 il n'y a plus personne, en plus pas un mot de francais, mais la encore après des journées bien chargées on est vite fatigués.

Les dominicains sont très gentils et souriants, ils dansent et chantent à longueur de journée.

Pour les excursions, votre tour opérateur va vous les proposer très cher (75 euros pour saona et 80 pour catalina).

Ne vous précipités pas, sur la plage à votre droite, après l'hotel bleue il y a le rocca drivers, c'est un francais qui est propriétaire et qui a aussi de l'autre coté de la plage un restaurant "brisa del caribe" où vous pouvez manger des langoustes pour 15 euros. Lui propose catalina à 50 euros, vous plonger en mer avec masque et tuba, expérience incroyable qui n'est pas faite par celle proposée par l'hotel. il ne fait pas saona car c'est à plus de 3h de bus donc 6 h dans la journée, vous restez que 3h sur l'ile et il n'y a rien à faire, c'est une juste une très belle plage, celle que vous avez à l'hotel est très belle aussi.

Attention au soleil, il est très méchant et cogne très fort, il vous brule la peau, impossible de rester plus de 15mn sur le transat.

Voilà mes impressions sur cette semaine de vacances inoubliables, pour ceus qui partent prochainement profitez en bien, c'et magnifique, vous ne serait pas déçus et n"hésitez pas à me poser vos questions.
Le chant religieux Qawwali English translation pending
by Mentawai · 2004-09-04 · 12 replies
Chant religieux de la poesie "soufie", le qawwali se caracrerise par l' usage de voix masculines fortes faisant alterner solo et choeur, repetitions et impro par le soutien vigoureux de tambours et de claquements de mains .

Apres le genie de "NUSRAT FATEH ALI KHAN " la nouvelle grande voix du qawwali se nomme " FAIZ ALI FAIZ ".
Votre plus beau souvenir en Asie? English translation pending
by Freefall · 2004-09-01 · 15 replies
Je pars tout l’hiver - Asie sud-est - j’aimerais savoir quel à été votre plus beau souvenir de voyage ou le pire du Vietnam Thaïlande, Laos, Cambodge ect..

Qu’est-ce qui vous a marqué le plus??

J’attends avec impatience votre histoire!

J-P 😛
Canada terre amérindienne English translation pending
by Dofré · 2004-08-28 · 20 replies
C'est ce que nous pensions découvrir en venant vivre au Quebec, une culture et philosophie harmonieuse des éléments, un mode de vie, une approche plus sensible de l'environnement...L'aura d'un peuple.

C'est encore vrai, il suffit de rencontrer les bonnes personnes aux bons endroits, souvent dans les "réserves", écoguides et autres artisanats autochtones qui essaient de develloper leur savoir afin de se redonner une identitée, une reconnaissance a leur peuple et a leurs traditions.

Dommage que ce soit exeptionnel, et qu'ici ca n'interresse que trés peu de monde voir personne...Dur aussi de voir les effets de notre mode de vie sur certains, en particulier chez les crees de la Baie James.

Non ce n'etait pas que pour les grands éspaces et la nature que nous avions décidé de venir vivre au Québec, ni pour un job a 60000$ et l'essence bon marché....

Dofre.
Hôtel sympa à Delhi English translation pending
by Lacaleche · 2004-08-04 · 9 replies
Bonjour à tous,

j'arrive a Delhi la semaine prochaine et je cherche un hôtel sympa et pas trop cher. Pouvez vous m'en conseiller un svp?

Merci d'avance.

J-8
Type de chaussures pour l'Inde en septembre? English translation pending
by NaaOkth · 2004-07-28 · 9 replies
Hola, je voulais savoir quel type de chaussures ont utilisés ceux qui sont allés en Inde a peu près a cette période de l'année (Septembre Octobre). Plus particulièrement dans le nord puisque je vais de Ahmedabad à Varanasi en passant par Delhi.

Je pensais partir avec mes chaussures de Rando en GoreTex ... mais on me l'a fortement déconseillé, qu'en pensez vous ? Dois je comme on me l'a indiqué prendre a la place des chaussures rando NON GoreTex (il parait que le GoreTex devient inutile et insupportable sous les regions tropicales)... je n'ai pas particulièrement les pieds sensibles, mais bon si c'est vraiment pas adapté autant que j'évite de marcher 40 jours avec des chaussures qui vont m'abimer les pieds.

Merci de votre aide encore une fois 😉,
Les vikings sont de retour en Bretagne English translation pending
by Chris51 · 2004-07-03 · 1 reply
Les vikings ont bien leur place sur ce forum, car ils ont été parmi les plus grands voyageurs de tous les temps ...

Depuis l'Islande et la Scandinavie, ils ont parcouru l'Europe entière du Nord au Sud, la Russie, l'Asie jusqu'à Constantinople et Bagdad ... ils ont colonisé le Groenland et découvert l'Amérique 500 ans avant Christophe Colomb ...

Si vous êtes en Bretagne cet été, allez à la rencontre des vikings ! L'abbaye de Daoulas (Finistère) présente une grande exposition qui rassemble des objets d'art et d'archéologie pour évoquer l'aventure unique de ces conquérants des mers, et leur impact sur l'histoire des différentes nations de l'Europe médiévale, dont bien sûr la Bretagne.

De quoi combattre (pacifiquement) un bon nombre d'idées reçues sur la vie quotidienne des vikings, et mieux comprendre leurs incroyables voyages, leur commerce, leurs pratiques culturelles et religieuses ...

Pour avoir un avant goût, vous pouvez voir le site de l'expo et pour commencer à combattre les idées reçues, notre page Au pays des vikings et des sagas

Chris.

"Il est vraiment sage, celui qui a voyagé loin, et qui connait les routes du monde" (Paroles extraites du Hávamál, le livre de sagesse des vikings).
Retrouver ses racines..... English translation pending
by Lafleur · 2004-06-26 · 2 replies
Après une longue et dure année de travail scolaire quoi de plus merveilleux et agrèable que de retourner dans son pays pour retrouver sa famille, pour frôler ces sols qui m'ont accueillie il y a 16 ans........oui dans un mois je retourne au Portugal et rien que d'y penser j'en suis toute retournée!! Ba oui attendre un an pour pouvoir embrasser de nouveau ma grand mère sur sa joue ridée mais qui dégage un parfum de tendresse et de douceur🙂 Pouvoir de nouveau tout partager avec mes cousines, pouvoir taquiner mes cousins, parler en faisant de belles ballades avec mes tantes. Demander quelques recettes à ma grand mère lui demander conseil sur tout ce qui fait ma vie...........

Dans un mois je serai sous le soleil Portugais qui réchauffera mon coeur. Ce que j'apprecie au Portugal c'est de me mettre pieds nus pour pouvoir sentir ce sol qui n'ai pas comparable aux autres car celui là c'est le mien........celui ou je suis venue au monde............quand je sens ce sol chaud sous mes pieds je ressens alors des émotions indéscriptibles, et puis quand je respire cette air..........rien à voir avec celui de lyon!!

Entrer dans les magasins et entendre des "olà!" "tudu bem?" au lieu de ces habituels "bonjour"!!! Retrouver de nouveau à la télé des "tèlènovelas" bresiliennes qui dure si longtemps que d'une année sur l'autre je peux suivre et comprendre l'histoire de la série!!!!

Profiter de nouveau de ces plats dont seuls les portugais savent les secrets pour bien les reussirs!!!!

Voilà, c'était un petit moment de bonheur que je voulais partager avec vous car je sais que vous comprendrez l'émotion que je veux vous décrire..........vous tous qui avez des âmes de voyageurs.......merci aussi de non seulement aimer les voyages mais aussi de les apprecier et les vivre intensemment🙂

Je vous raconterai tout dès mon retour et si vous êtes sages je vous ferai part de quelques recettes délivrées par ma grand mère!!!!

Bisous et passez une excellente journée!😉

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