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Nouveau projet dans l'Ouest américain du 13 mai au 6 juin 2010 English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Tout d'abord je reviens très malheureux car perdant de la loterie the Wave...cela met plus de pression pour la loterie sur place du coup... Me revoilà donc avec une nouvelle idée pour un voyage dans l'ouest (notre deuxième) du 13 Mai au 06 Juin 2010. Je pense à un vol aller Paris-LA et retour Denver-Paris. Ce qui donnerait un peu ceci: 13: Arrivée LA 14: LA 15: LA-LV 16: LV 17: LV-Page 18: Page 19: Page 20: Page 21: Page-X 22: X-SLC 23: SLC 24: SLC-Jackson Hole 25: Grand Téton 26: Grand Téton-Yellowstone 27: Yellowstone 28: Yellowstone 29: Yellowstone 30: Yellowstone-Cody 31: Cody-Devil's tower NM-Mont Rushmore 01: Mont Rushmore 02: Mont Rushmore-Cheyenne (ou Denver direct?) 03: Cheyenne-Denver 04: Denver 05: Vol Denver-Paris 06: Arrivée Paris
Cette route vous parait-elle équilibrée, trop chargée? Entre Page et SLC, quelle étape intéressante mettre?
Merci.
Lanfeust
Tout d'abord je reviens très malheureux car perdant de la loterie the Wave...cela met plus de pression pour la loterie sur place du coup... Me revoilà donc avec une nouvelle idée pour un voyage dans l'ouest (notre deuxième) du 13 Mai au 06 Juin 2010. Je pense à un vol aller Paris-LA et retour Denver-Paris. Ce qui donnerait un peu ceci: 13: Arrivée LA 14: LA 15: LA-LV 16: LV 17: LV-Page 18: Page 19: Page 20: Page 21: Page-X 22: X-SLC 23: SLC 24: SLC-Jackson Hole 25: Grand Téton 26: Grand Téton-Yellowstone 27: Yellowstone 28: Yellowstone 29: Yellowstone 30: Yellowstone-Cody 31: Cody-Devil's tower NM-Mont Rushmore 01: Mont Rushmore 02: Mont Rushmore-Cheyenne (ou Denver direct?) 03: Cheyenne-Denver 04: Denver 05: Vol Denver-Paris 06: Arrivée Paris
Cette route vous parait-elle équilibrée, trop chargée? Entre Page et SLC, quelle étape intéressante mettre?
Merci.
Lanfeust
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (7ème et dernière partie) English translation pending
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (7ème et dernière partie)
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Dimanche 14 juin ... suite Vers 18h10, nous arrivons à Red Canyon où les couleurs, au soleil couchant, nous semblent encore plus belles que celles que nous avions vues au matin.



Trente minutes plus tard, nous pénétrons à nouveau dans le parc de Bryce Canyon et filons directement à notre point préféré, Upper Inspiration Point. Et là, la magie opère à nouveau ; c'est vraiment magnifique.


Une heure après, nous sommes à Sunset Point, mais avec nos polaires car il y a du vent, et frais de surcroit (17°C).
Une fois n'est pas coutume, c'est nous !

Nous allons jusqu'au camp sud, pour voir si, au cas où, il y aurait de la place, et nous en trouvons une. J'allume le feu avec du bois ramassé lors de notre dernière nuit (près du corral)
et nous dinons à sa lueur, le calme régnant autour de nous.
Lundi 15 juin Réveil à 5h30 (4°C) et, une demi-heure plus tard, départ pour Sunrise Point et le lever de soleil. En marchant, sans doute pas très bien réveillé, et pour gagner du temps !, je formate la carte de mon appareil ; et « mer .e » ; à peine ai-je validé que je me rends compte de ma conn..ie mais c'est trop tard. Je n'aurais pas de photos de Zion et Red Canyon 😠 😕 ; heureusement qu'Isabelle ne fait pas la même erreur (je me rendrais compte, plus tard, que je peux récupérer les photos sur ses cartes formatées mais pas sur les miennes 🙁 ; différence d'appareil sans doute). Nous n'aurons pas de belles couleurs, un énorme nuage « stationnant » devant le pâle soleil du matin.
Nous sommes de retour à 6h35 au camp ; petit-déjeuner, toilette et sauvegarde des photos sur disque dur.
Une heure plus tard, nous quittons le camp (10°C) et nous nous arrêtons au VC, zappé lors de notre première visite.
Nous partons vers 9h pour Hole in the Rock Road pour une rapide (re)visite à Peek-A-Boo. La route est faite rapidement jusqu'à Escalante et la piste avalée à une vitesse « grand V », ce qui nous permet d'arriver au trailhead à 10h53 (avec 24°C au thermomètre).
Départ pour la descente à 11h02 et, comme nous sommes (très) pressés, elle se fait « en courant » et 15 minutes plus tard, nous entrons dans Dry Fork avec une lumière et des couleurs très différentes de la première fois, ce qui montre, s'il en était besoin, l'importance de l'heure. (http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/)
Et nous en sortons avec un magnifique datura.
Et nous arrivons à l'entrée de Peek-A-Boo, avec son bassin, son arche et ses daturas.
Arche de Peek-A-Boo
Tentative de grimpette (sacrément haute, la première marche) mais il faut d'abord traverser le bassin !
Nous repartons, toujours au pas de course, vers Spooky Gulch, toujours aussi magnifique et aussi étroit.
On peut voir l'étroitesse du passage...
... mais avec quelques contorsions, Isabelle parvient à passer !

Vue de la sortie (entrée) de Spooky Gulch
La montée se fera toujours au pas de course, pouf, pouf ...pouf, et en 18 mn, nous arrivons à la voiture ; pas mal, non ? 😉 , la température extérieure étant de 30°C.
Retour sur la piste et direction le camping de Lower Calf Creek pour pique-niquer ; en effet, j'ai oublié de demander au ranger (pour Marie Lefèvre - VF) s'il était possible de passer (en rando) de Upper Calf Creek à Lower et le détour n'est pas très long. Malheureusement pour elle, la réponse est négative.
À 14h55, nous attaquons la grimpette pour les Handprints et autres pétroglyphes au bord de la rivière et, moins d'une heure plus tard, nous mettons le cap sur Cedar Breaks ; la journée a vraiment été speed, mais nous voulions absolument refaire certaines prises de vues, au cas où nous ne récupérerions pas nos photos perdues.
Un peu avant d'arriver à Cedar Breaks, nous traversons des forêts de tremble et de grosses coulées de lave ancienne dont les blocs jonchent les bords de la route.
Nous arrivons au camping vers 18h10 et là, quel calme. Le camping est à moitié vide (il vient juste d'ouvrir 4 jours plutôt. Après avoir choisi et réservé notre emplacement, nous partons faire la tournée des points de vue ; il fait 11°C et le soleil est bien masqué par les nuages, quel dommage !
À North View (3 181 m), la vue est magnifique on se croirait à Bryce et j'ai même l'impression que la palette de couleurs y est encore plus importante.
La température extérieure étant assez basse, il reste encore de la neige et Isabelle en profite pour me prendre pour cible.
Au départ de la rando d'Alpine Pond (que nous ne ferons pas), une coupe géologique montre bien les différentes couches que l'on aperçoit et la comparaison avec Bryce Canyon et Zion.
À Chessmen Ridge Overlook, le manque de soleil est encore plus criant. L'altitude y est de 3 190 m, la plus haute de notre périple.
Nous finissons par Sunset View (3 156 m)
et Point Supreme (3 155 m)
Vue vers le nord
Vue vers l'ouest
et regagnons notre camp. Un bon feu nous permettra de préparer le diner sur la braise et nous finirons la journée en sélectionnant les photos à transférer sur Picasaweb lors de notre prochaine connexion internet.
Mardi 16 juin Réveil à 6h30 (6°C) ; il pleuviote et le ciel est gris, couvert. Au loin, un bruit quasi-continu qui ressemble à un concasseur de pierre. La responsable du camp passe relever les « tickets » et revient quelques instants plus tard (nous devons être les seuls déjà levés). Visiblement, elle a envie de discuter. J'apprends d'où elle vient, la profession de son mari (astronome) et l'origine du bruit : c'est un gros hélicoptère qui fait du débardage. En effet, une bonne partie de la forêt est morte, décimée par un parasite et les bucherons abattent ces arbres pour en limiter la propagation (on se croirait dans le livre de Philippe Labro, Un été dans l'ouest). L'hélicoptère sert donc à déplacer les troncs.
On voit nettement les arbres morts, en gris sur fond vert
Nous nous arrêtons au VC (8h05) qui était fermé hier soir, à notre arrivée ; il tombe une sorte de neige fondue et Isabelle est frigorifiée. Après nos emplettes habituelles plus une carte géologique, nous avions prévu de faire la rando de Spectra Point et Wasatch Ramparts Trail, mais la neige est bien visible maintenant sur nos polaires et la température est de 4°C. La neige et par conséquent le manque de luminosité nous font renoncer à cette rando avec regrets ; après ce que nous avons vu hier, j'imaginais quelque chose de splendide.
Nous partons donc pour Kolob à 8h40 et très vite, les nombreuses fleurs sur le bord de route nous arrêtent.
Northern Sweetvetch (Hedysarum boreale)
Blue Flax (Linum lewisii)
Prickly Poppy (Argemone munita)
Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri)
La route descendant la vallée, la température remonte ; il fait maintenant 12°C. Nous nous arrêtons faire le plein à Cedar City et à 10h nous arrivons au VC de Kolob où nous enlevons les polaires et remettons le short. Cette portion du parc, éloignée de Zion proprement dit, nous la parcourons le long de la route de 5 miles (scenic road) avec de nombreux arrêts photos. Nous y retrouvons le même style de falaises rouges.
Ici, même la route est rouge !


Nous quittons le parc après cette brève visite. Il est maintenant 11h20 et la température extérieure est de 22°C ; quel contraste avec celle de ce matin.
Nous passons par St George (28°C) et filons sur Valley Of Fire. On quitte la I15 pour la 169 et à Logandale, la température qui n'arrête pas de grimper arrive à 32°C. Nous arrivons à l'entrée du parc à 12h25 (heure Névada) et la température a un peu baissée (28°C) ; nous nous acquittons de notre droit d'entrée (6$, le Pass n'est pas valable) et, après un bref passage à Elephant Rock,
nous continuons vers Arrowhead Trail et Arch que nous trouverons assez rapidement, mais le chemin est peu marqué.
Environ une heure plus tard, nous arrivons au VC, enchâssé dans ses falaises rouges ; les nuages se dissipent et laissent apparaître le ciel bleu.
Nous nous dirigeons ensuite vers Petroglyph Canyon (Mouse's Tank) pour déjeuner sur le parking. Les écureuils nous accompagnent, essayant de grappiller les miettes.
Nous nous sommes garés sur le côté gauche de la route alors que tous les véhicules se mettent à droite, à l'entrée du canyon et, de ce fait, sommes seuls (hormis nos écureuils), installés à l'ombre pour manger. À 14h30, nous nous préparons à partir à la « chasse aux pétros » et Isabelle se souvient en avoir aperçus sur le coté gauche en arrivant, juste avant le parking. Bingo, il y en a plein !
Après cette séance photos, nous traversons la route et entrons dans le canyon
et, ici aussi, surtout sur le côté gauche (faisant face au soleil), nous en trouvons d'autres.



Nous partons ensuite pour Atlatl Rock (espèce de propulseur de flèches, préhistorique). Ici, un escalier métallique nous permet d'approcher des pétroglyphes, mais la structure est un peu gênante.



Vue du deuxième palier de l'escalier métallique
Petit passage par Natural Arch
et nous nous dirigeons ensuite vers Petrified Log ; si vous avez déjà vu Petrified Forest (Holbrook ou Escalante), passez votre chemin, cet arrêt est totalement inutile.
Sedonax m'avait prévenu, le temps que j'avais prévu était beaucoup trop court, mais il faut bien faire des choix. Nous prenons donc le chemin du départ, au milieu d'un paysage magnifique. Si l'occasion se représente, nous nous y arrêterons plus longuement.
Départ donc vers Las Vegas où nous arrivons assez rapidement. Sur Las Vegas Boulevard, la circulation est intense et nous sommes souvent à l'arrêt. Un coup d'œil inopiné sur le tableau de bord nous montre l'aiguille de température bloquée sur le rouge ; ça recommence ! 😠 Malgré les 32°C de température extérieure, je mets le chauffage à fond, seul moyen efficace (et ça marche) de faire baisser la température moteur. Celle de l'habitacle doit avoisiner les 50°C et l'air chaud nous brule les jambes. 😕😕😕 Nous prenons la première sortie pour essayer de trouver une voie moins encombrée et arrivons enfin au Louxor. Et là, nous mettons plus d'une demi-heure pour trouver le self-parking ; pas question pour nous de prendre le « valet-parking », nous ne souhaitons pas tout sortir 🙂 et le liftier aurait surement la surprise de sa vie ! Bien qu'ayant déjà notre réservation, il faut faire la queue (longue) pour enfin obtenir notre sésame. Nous ne sommes pas logés dans la pyramide, mais pour le prix (~50$), nous n'allons pas nous plaindre. Bain et douche nous font un bien fou et nous partons diner ; il est 21h.
Après quelques photos de notre hôtel,



balade sur le Strip pour voir quelques illuminations (Isabelle aime bien)


puis retour au casino du Louxor pour préparer financièrement notre prochain voyage. Nous misons royalement 1$ et Isabelle se trouve bientôt à la tête d'une fortune : ... 20$ 😉, qu'elle mettra environ une heure à dilapider !
Retour à la chambre vers 2h du matin ; dodo.
Mercredi 17 juin Debout à 6h45, nous descendons prendre un petit-déjeuner mais trouvons que 18$, même si c'est copieux, ce n'est pas pour nous. Quelques photos à l'intérieur de la pyramide
et départ à 9h30 et 27°C. Nous grimpons Moutain Springs et, aussitôt passés le col, nous nous garons auprès d'une caserne de pompiers volontaires et préparons notre petit déjeuner (10h10). Nous repartons à 10h45 avec 21°C, le ciel est gris avec de gros nuages et du vent. Bientôt des grosses gouttes s'écrasent sur le pare-brise. Depuis le départ de Sin City, nous avons retrouvés dans le paysage Joshua trees et Cholla cactus, preuves s'il en fallait de notre retour en zone désertique. À 10h55, il pleut bien et la température est descendue à 17°C ; sur notre droite, assez loin, le soleil illumine les montagnes.
Nous faisons le plein à Pahrump et, vers 12h, je m'arrête n'arrivant plus à garder les yeux ouverts (Isabelle roupille de son côté), la nuit a été courte. Une petite marche dans le sable, 2 jolis cailloux de ramassés, une bière et c'est reparti pour arriver vers 12h30 à l'entrée de 20 Mule Team Canyon. Les paysages sont vraiment désertiques, avec par ci par là quelques rares touffes d'herbe.
La piste en sens unique serpente entre des collines de couleurs majoritairement ocre rouge, jaune, gris ou noir, agrémentées de taches verdâtres.
Nous sortons du canyon vers 13h avec une température de 36°C dehors. L'aiguille du thermomètre moteur est à nouveau sur le rouge et nous coupons la clim pour mettre le chauffage à fond (quelle idée, hein !) et nous nous dirigeons vers le VC. Passage aux toilettes, visite du centre, discussion avec un ranger qui nous autorise à dormir sur le parking de Dante's View ce soir, et nous reprenons la voiture pour rapidement trouver une place de stationnement à l'ombre (inespéré). Préparation du casse-croûte ; une voiture se gare très près de nous (l'ombre est chère) et une famille à l'allure asiatique s'installe pour déjeuner, pratiquement dans notre voiture et sur nos genoux !
Nous faisons le plein d'eau puis quelques photos des fameux chariots de borax qui empruntaient le 20 Mule Team Canyon, d'où son nom.

Nous partons pour Badwater, il est maintenant 14h40 et le thermomètre indique 39°C. Un quart d'heure plus tard, nous y arrivons : 85 mètres sous le niveau de la mer ; un petit bassin contient encore de l'eau, saumâtre, mais où s'ébattent de nombreuses larves noires (larves de quoi ?).
Une petite demie-heure plus tard (40°C), nous partons pour Devil's Golf Course, ancien fond de lac à la boue séchée et où le sel s'est cristallisé, donnant cette étendue « rugueuse ». Attention à ne pas tomber sur ces arêtes, cela pourrait faire mal !
Gros plan sur les cristaux de sel
Ensuite, nous entrons dans Artist Drive et Artist Palette, route en sens unique. Ici, le spectacle provient uniquement de la palette de couleurs des collines tout autour de nous ; mais quel magnifique spectacle !!!



Nous pénétrons dans Golden Canyon à 17h10 pour une petite rando d'une heure.
Nous retrouvons la palette d'ocre de ce matin et, le canyon étant assez à l'ombre, la température est supportable.

La balade se termine sur les falaises, rouges, de Red Cathédral.
Nous faisons une halte, non prévue, au General Store de Furnace Creek pour y prendre quelques boissons fraiches (notre glacière n'arrive pas à étaler !) et respirer un peu dans un air climatisé, ce qui est finalement très agréable 😉. Nous quittons ce havre à 18h55 pour remonter vers Dante's View pour y passer la nuit ; il fait 38°C (nous avons eu 41 passés, au plus fort).
Quelques photos avant de quitter la vallée, le soleil éclairant bien les collines.

Isabelle nous amène en haut de Dante's View, mais je ne vois rien de la route, dormant pratiquement tout le long. Nous arrivons à 19h35 et, l'altitude aidant (1 669 m), il fait maintenant 24°C, ce qui est très agréable. Le coucher de soleil est « moyen » car le ciel est garni de gros nuages, mais la vue sur la vallée est belle

et les collines derrière nous sont parfois bien éclairées.

L'orage gronde dans le lointain et au nord-ouest de la vallée, la pluie semble tomber.
Isabelle me fait remarquer une tache d'eau sous la voiture. Suspectant un problème au niveau du radiateur, j'ouvre le capot moteur mais ne trouve rien. Une torche à la main, je me glisse sous le moteur et là, après quelques minutes d'inspection, je découvre un « objet bizarre » pendant au bout d'un câble électrique. Qu'est ce que cela peut bien être ???
Je sors de sous la voiture, ré-inspecte le compartiment moteur et découvre enfin le pot-aux-roses : l'objet pendouillant au bout de son câble n'est autre qu'un des 2 moteurs de ventilateurs censés refroidir l'eau du radiateur ! Je vérifie immédiatement le second et constate qu'il n'est plus à sa place ; ses 3 vis de fixation ont disparues et il est coincé dans un angle, bloqué et incapable de tourner. Nous avons donc enfin l'explication de la montée de température à Alstrom Point et à Las Vegas : lorsque nous roulons, la surface du radiateur est suffisante pour que le « vent vitesse » refroidisse assez le moteur ; dès que nous sommes au ralenti, ce n'est plus suffisant et la température augmente. Nous sommes passés pas loin du claquage du joint de culasse ! 😊
Mais à quoi cela peut-il être dû ? Il est clair que je n'ai pas soulevé le capot à la prise de la voiture, mais je me dis que les pistes que nous avons parcourues, notamment la HTTR, ainsi que la vitesse car nous n'avons pas forcément lambiné 😉 ont surement contribué au problème. 😇
Ne pouvant pas y remédier, je referme le capot. Nous allons rentrer dans cet état à Los Angeles, retour de toute façon prévu pour le lendemain.
Nous préparons notre diner et, presque à la fin, notre bouteille de gaz rend l'âme ; pas de petit déjeuner pour demain matin !
Un énorme cumulo-nimbus traverse la vallée et nous arrive droit dessus ; les rafales de vent sont telles que nous nous enfermons dans le véhicule, pas très fiers ; dodo (la voiture est pas mal secouée).
Jeudi 18 juin Le programme de cette journée, la dernière de notre périple comprenait Titus Canyon dans son intégralité mais la découverte d'hier soir met un point final à cette idée ; je ne tiens pas à risquer bêtement de tomber en panne dans ce no man's land. Réveil à 4h30 avec 18°C et 20 minutes plus tard, départ pour le lever de soleil sur Zabriskie où nous arrivons une demi-heure plus tard, avec déjà un vent chaud.
Le ciel est très chargé et le soleil, encore caché par la montagne, se reflète bien sur la couche nuageuse.
5h30 ...
... et 8 minutes plus tard
Vue vers le sud, encore à l'ombre
Le soleil illumine maintenant les montagnes de l'ouest :
5h42 ...
... et 6 minutes plus tard
½ heure plus tard, le soleil éclaire maintenant les roches du sud.
A comparer avec la photo un peu plus haut
Ces mêmes nuages nous empêcheront d'avoir de belles couleurs sur les ocres qui nous entourent et tout le monde finit par s'en aller.
Nous partons vers Stovepipe et nous nous arrêtons à Sand Dunes vers 6h45 pour une très courte balade
et allons prendre notre petit déjeuner à Stovepipe Wells Village (car nous sommes en panne de gaz depuis hier soir). Repas agréable auquel nous faisons honneur dans une atmosphère fraîche et tamisée. Nous faisons le plein au tarif de 3.34$ le gallon au lieu de 2.71 la veille. L'écart peut paraître énorme, mais nous sommes maintenant en Californie et les taxes sont effectivement différentes ; le surcoût dû à l'emplacement n'est donc pas si terrible que ça !
À peine sortis de Stovepipe, nous prenons la piste sur la gauche, pour Mosaic Canyon ; la piste est très caillouteuse et, après environ 2 miles, nous arrivons au parking (8h30 et 32°C).
Balade agréable en remontant le lit à sec d'un torrent.
La roche est, suivant les couches géologiques, soit du marbre de toute beauté,
Marbre sur plusieurs mètres de hauteur
veiné, poli par l'eau et le vent,

soit d'un agrégat de « petits » cailloux, pouvant nous faire penser à une mosaïque.
Jonctions marbre - agrégat
Malgré les conditions locales, quelques plantes arrivent à s'accrocher 😉 .
Nous entamons le retour
et dans un tel environnement, Isabelle se croit dans sa baignoire 🙂 🙂 🙂 :

Nous reprenons la route vers 9h40 (33°C) vers l'ouest, direction Panamint Springs ; puis, après un dernier arrêt photo à Father Crowley Vista Point, paysage quasi lunaire,
Vue sur la partie nord de Panamint Valley
nous quittons bientôt le parc (altitude environ 1 500 m) pour redescendre vers la 395 puis regagner la maison de nos amis à Thousand Oaks.
Au cours de la descente, nous retrouvons des Joshua Trees. Nous nous arrêtons dans une station service à Olancha pour un brin de toilette et nous désaltérer ; carburant à Mojave et nous arrivons chez nos amis vers 15h10 : fin du périple, mais pas tout à fait de notre voyage.
Après un déjeuner frugal, nous commençons par vider la voiture. Ensuite, nettoyage poussé intérieur et extérieur, elle en a bien besoin ; je termine par le karcher dans le compartiment moteur où on peut encore apercevoir des traces de liquide de refroidissement (inutile d'attirer l'œil sur les problèmes de refroidissement). À la fin du nettoyage, le sol devant le garage est tout rouge, preuve s'il en était que nous avons rapporté du sable 🙂. La voiture est maintenant prête pour demain.
La journée se termine par un apéro au bord de la piscine pour arroser, s'il fallait un motif, la fin de nos 30 jours à travers le southwest.
Vendredi 19 juin Nous partons pour LA, Jean-Pierre dans son cabriolet et moi dans notre véhicule, pour le rapporter chez Alamo. Jean-Pierre, à qui la langue ne pose pas de problème, se charge des négociations (remboursement de la facture de Grand Canyon) et tout se passe bien. J'espère que les mécanos d'Alamo découvriront le problème au cours de leur entretien (déjà qu'ils n'avaient pas fait la vidange) pour que le prochain locataire n'ait pas trop de soucis. Le reste de la journée se passe en courses diverses et préparatifs pour la fête du lendemain.
Ce soir, nos amis nous font découvrir une des facettes de la culture country, qui détonne un peu dans la banlieue de Los Angeles ; on se croirait plutôt au fin fond du Texas ou de l'Arizona :
Dans ce saloon, un orchestre (4 musiciens ce soir-là) distille les vieilles rengaines de l'ouest profond en faisant tournoyer les couples de cow-boys et girls des temps modernes.

Le bar conserve la trace de nombreux pionnières et pionniers 😉 🙂🙂🙂.
J'y ai même trouvé une affiche où moi non plus je n'imagine pas la coïncidence 😉.
Dimanche 21 juin Départ pour un pique-nique sur la plage de Malibu et premier contact avec le Pacifique. Si la mer est calme, la puissance des rouleaux est phénoménale et je passe mon temps à remonter mon maillot après chaque vague 😉. La température de l'eau est fraîche (on se croirait chez nous, en Bretagne) et la baignade tonique.
Nous retrouvons quelques clichés de la série, mais point de Pamela 🙂🙂🙂 ... 😕.
Après déjeuner, nous grimpons (quelques uns restent faire la sieste) à Point Dume, site apparemment très utilisé pour le tournage de publicités et de films.
D'en haut, nous avons une vue panoramique sur la plage de Malibu
et de l'autre côté de la pointe.
Pavot de Californie (Eschscholzia californica)
Nous revenons par la route, tout en admirant de superbes propriétés et jardins bien fleuris.



Lundi 22 et mardi 23 juin Aujourd'hui, départ en cabriolet, mis à notre disposition par nos amis.
Nous partons visiter Paramount Ranch, anciens décors de cinéma maintenant propriété du service des parcs nationaux. Parmi les derniers tournages effectués, on peut notamment citer Docteur Quinn, femme médecin.
Ce qui est bluffant dans ce genre de décor, c'est que l'on peut passer tout à côté sans voir la « supercherie ». Il faut en effet scruter de très près pour voir les subterfuges. Si vous regardez assez attentivement, peut-être vous rendrez vous compte que le soubassement en pierre ainsi que la cheminée de la photo ci-dessus sont en fibre de verre et non en moellons. C'est seulement à la fin de notre balade que j'ai découvert ce « trompe l'œil ».



Mercredi 24 juin Et voilà, c'est fini 🙁 . Jean-Pierre, ayant un rendez-vous d'affaires à LA downtown, en profite pour nous déposer à l'aéroport, après une dernière vue sur l'océan (où il pêche des langoustes).
Après avoir patienté pour voir nos bagages passer le contrôle, nous pouvons jeter un œil sur l'avion qui va nous ramener à Londres.
Pendant le vol, nous avons eu droit à un défilé de l'équipage (tout juste si le commandant n'est pas venu en personne) qui voulait absolument que l'on ferme le volet de notre hublot. Non mais alors 😉 !
Fin de la septième et dernière partie.
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Dimanche 14 juin ... suite Vers 18h10, nous arrivons à Red Canyon où les couleurs, au soleil couchant, nous semblent encore plus belles que celles que nous avions vues au matin.




Trente minutes plus tard, nous pénétrons à nouveau dans le parc de Bryce Canyon et filons directement à notre point préféré, Upper Inspiration Point. Et là, la magie opère à nouveau ; c'est vraiment magnifique.



Une heure après, nous sommes à Sunset Point, mais avec nos polaires car il y a du vent, et frais de surcroit (17°C).
Une fois n'est pas coutume, c'est nous !
Nous allons jusqu'au camp sud, pour voir si, au cas où, il y aurait de la place, et nous en trouvons une. J'allume le feu avec du bois ramassé lors de notre dernière nuit (près du corral)

et nous dinons à sa lueur, le calme régnant autour de nous.
Lundi 15 juin Réveil à 5h30 (4°C) et, une demi-heure plus tard, départ pour Sunrise Point et le lever de soleil. En marchant, sans doute pas très bien réveillé, et pour gagner du temps !, je formate la carte de mon appareil ; et « mer .e » ; à peine ai-je validé que je me rends compte de ma conn..ie mais c'est trop tard. Je n'aurais pas de photos de Zion et Red Canyon 😠 😕 ; heureusement qu'Isabelle ne fait pas la même erreur (je me rendrais compte, plus tard, que je peux récupérer les photos sur ses cartes formatées mais pas sur les miennes 🙁 ; différence d'appareil sans doute). Nous n'aurons pas de belles couleurs, un énorme nuage « stationnant » devant le pâle soleil du matin.

Nous sommes de retour à 6h35 au camp ; petit-déjeuner, toilette et sauvegarde des photos sur disque dur.
Une heure plus tard, nous quittons le camp (10°C) et nous nous arrêtons au VC, zappé lors de notre première visite.
Nous partons vers 9h pour Hole in the Rock Road pour une rapide (re)visite à Peek-A-Boo. La route est faite rapidement jusqu'à Escalante et la piste avalée à une vitesse « grand V », ce qui nous permet d'arriver au trailhead à 10h53 (avec 24°C au thermomètre).
Départ pour la descente à 11h02 et, comme nous sommes (très) pressés, elle se fait « en courant » et 15 minutes plus tard, nous entrons dans Dry Fork avec une lumière et des couleurs très différentes de la première fois, ce qui montre, s'il en était besoin, l'importance de l'heure. (http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/)

Et nous en sortons avec un magnifique datura.

Et nous arrivons à l'entrée de Peek-A-Boo, avec son bassin, son arche et ses daturas.

Arche de Peek-A-Boo
Tentative de grimpette (sacrément haute, la première marche) mais il faut d'abord traverser le bassin !Nous repartons, toujours au pas de course, vers Spooky Gulch, toujours aussi magnifique et aussi étroit.
On peut voir l'étroitesse du passage...
... mais avec quelques contorsions, Isabelle parvient à passer !
Vue de la sortie (entrée) de Spooky GulchLa montée se fera toujours au pas de course, pouf, pouf ...pouf, et en 18 mn, nous arrivons à la voiture ; pas mal, non ? 😉 , la température extérieure étant de 30°C.
Retour sur la piste et direction le camping de Lower Calf Creek pour pique-niquer ; en effet, j'ai oublié de demander au ranger (pour Marie Lefèvre - VF) s'il était possible de passer (en rando) de Upper Calf Creek à Lower et le détour n'est pas très long. Malheureusement pour elle, la réponse est négative.
À 14h55, nous attaquons la grimpette pour les Handprints et autres pétroglyphes au bord de la rivière et, moins d'une heure plus tard, nous mettons le cap sur Cedar Breaks ; la journée a vraiment été speed, mais nous voulions absolument refaire certaines prises de vues, au cas où nous ne récupérerions pas nos photos perdues.
Un peu avant d'arriver à Cedar Breaks, nous traversons des forêts de tremble et de grosses coulées de lave ancienne dont les blocs jonchent les bords de la route.

Nous arrivons au camping vers 18h10 et là, quel calme. Le camping est à moitié vide (il vient juste d'ouvrir 4 jours plutôt. Après avoir choisi et réservé notre emplacement, nous partons faire la tournée des points de vue ; il fait 11°C et le soleil est bien masqué par les nuages, quel dommage !
À North View (3 181 m), la vue est magnifique on se croirait à Bryce et j'ai même l'impression que la palette de couleurs y est encore plus importante.

La température extérieure étant assez basse, il reste encore de la neige et Isabelle en profite pour me prendre pour cible.

Au départ de la rando d'Alpine Pond (que nous ne ferons pas), une coupe géologique montre bien les différentes couches que l'on aperçoit et la comparaison avec Bryce Canyon et Zion.

À Chessmen Ridge Overlook, le manque de soleil est encore plus criant. L'altitude y est de 3 190 m, la plus haute de notre périple.

Nous finissons par Sunset View (3 156 m)

et Point Supreme (3 155 m)
Vue vers le nord
Vue vers l'ouestet regagnons notre camp. Un bon feu nous permettra de préparer le diner sur la braise et nous finirons la journée en sélectionnant les photos à transférer sur Picasaweb lors de notre prochaine connexion internet.
Mardi 16 juin Réveil à 6h30 (6°C) ; il pleuviote et le ciel est gris, couvert. Au loin, un bruit quasi-continu qui ressemble à un concasseur de pierre. La responsable du camp passe relever les « tickets » et revient quelques instants plus tard (nous devons être les seuls déjà levés). Visiblement, elle a envie de discuter. J'apprends d'où elle vient, la profession de son mari (astronome) et l'origine du bruit : c'est un gros hélicoptère qui fait du débardage. En effet, une bonne partie de la forêt est morte, décimée par un parasite et les bucherons abattent ces arbres pour en limiter la propagation (on se croirait dans le livre de Philippe Labro, Un été dans l'ouest). L'hélicoptère sert donc à déplacer les troncs.
On voit nettement les arbres morts, en gris sur fond vertNous nous arrêtons au VC (8h05) qui était fermé hier soir, à notre arrivée ; il tombe une sorte de neige fondue et Isabelle est frigorifiée. Après nos emplettes habituelles plus une carte géologique, nous avions prévu de faire la rando de Spectra Point et Wasatch Ramparts Trail, mais la neige est bien visible maintenant sur nos polaires et la température est de 4°C. La neige et par conséquent le manque de luminosité nous font renoncer à cette rando avec regrets ; après ce que nous avons vu hier, j'imaginais quelque chose de splendide.
Nous partons donc pour Kolob à 8h40 et très vite, les nombreuses fleurs sur le bord de route nous arrêtent.
Northern Sweetvetch (Hedysarum boreale)
Blue Flax (Linum lewisii)
Prickly Poppy (Argemone munita)
Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri)La route descendant la vallée, la température remonte ; il fait maintenant 12°C. Nous nous arrêtons faire le plein à Cedar City et à 10h nous arrivons au VC de Kolob où nous enlevons les polaires et remettons le short. Cette portion du parc, éloignée de Zion proprement dit, nous la parcourons le long de la route de 5 miles (scenic road) avec de nombreux arrêts photos. Nous y retrouvons le même style de falaises rouges.

Ici, même la route est rouge !

Nous quittons le parc après cette brève visite. Il est maintenant 11h20 et la température extérieure est de 22°C ; quel contraste avec celle de ce matin.
Nous passons par St George (28°C) et filons sur Valley Of Fire. On quitte la I15 pour la 169 et à Logandale, la température qui n'arrête pas de grimper arrive à 32°C. Nous arrivons à l'entrée du parc à 12h25 (heure Névada) et la température a un peu baissée (28°C) ; nous nous acquittons de notre droit d'entrée (6$, le Pass n'est pas valable) et, après un bref passage à Elephant Rock,

nous continuons vers Arrowhead Trail et Arch que nous trouverons assez rapidement, mais le chemin est peu marqué.

Environ une heure plus tard, nous arrivons au VC, enchâssé dans ses falaises rouges ; les nuages se dissipent et laissent apparaître le ciel bleu.

Nous nous dirigeons ensuite vers Petroglyph Canyon (Mouse's Tank) pour déjeuner sur le parking. Les écureuils nous accompagnent, essayant de grappiller les miettes.

Nous nous sommes garés sur le côté gauche de la route alors que tous les véhicules se mettent à droite, à l'entrée du canyon et, de ce fait, sommes seuls (hormis nos écureuils), installés à l'ombre pour manger. À 14h30, nous nous préparons à partir à la « chasse aux pétros » et Isabelle se souvient en avoir aperçus sur le coté gauche en arrivant, juste avant le parking. Bingo, il y en a plein !

Après cette séance photos, nous traversons la route et entrons dans le canyon

et, ici aussi, surtout sur le côté gauche (faisant face au soleil), nous en trouvons d'autres.




Nous partons ensuite pour Atlatl Rock (espèce de propulseur de flèches, préhistorique). Ici, un escalier métallique nous permet d'approcher des pétroglyphes, mais la structure est un peu gênante.




Vue du deuxième palier de l'escalier métalliquePetit passage par Natural Arch

et nous nous dirigeons ensuite vers Petrified Log ; si vous avez déjà vu Petrified Forest (Holbrook ou Escalante), passez votre chemin, cet arrêt est totalement inutile.
Sedonax m'avait prévenu, le temps que j'avais prévu était beaucoup trop court, mais il faut bien faire des choix. Nous prenons donc le chemin du départ, au milieu d'un paysage magnifique. Si l'occasion se représente, nous nous y arrêterons plus longuement.
Départ donc vers Las Vegas où nous arrivons assez rapidement. Sur Las Vegas Boulevard, la circulation est intense et nous sommes souvent à l'arrêt. Un coup d'œil inopiné sur le tableau de bord nous montre l'aiguille de température bloquée sur le rouge ; ça recommence ! 😠 Malgré les 32°C de température extérieure, je mets le chauffage à fond, seul moyen efficace (et ça marche) de faire baisser la température moteur. Celle de l'habitacle doit avoisiner les 50°C et l'air chaud nous brule les jambes. 😕😕😕 Nous prenons la première sortie pour essayer de trouver une voie moins encombrée et arrivons enfin au Louxor. Et là, nous mettons plus d'une demi-heure pour trouver le self-parking ; pas question pour nous de prendre le « valet-parking », nous ne souhaitons pas tout sortir 🙂 et le liftier aurait surement la surprise de sa vie ! Bien qu'ayant déjà notre réservation, il faut faire la queue (longue) pour enfin obtenir notre sésame. Nous ne sommes pas logés dans la pyramide, mais pour le prix (~50$), nous n'allons pas nous plaindre. Bain et douche nous font un bien fou et nous partons diner ; il est 21h.
Après quelques photos de notre hôtel,




balade sur le Strip pour voir quelques illuminations (Isabelle aime bien)



puis retour au casino du Louxor pour préparer financièrement notre prochain voyage. Nous misons royalement 1$ et Isabelle se trouve bientôt à la tête d'une fortune : ... 20$ 😉, qu'elle mettra environ une heure à dilapider !

Retour à la chambre vers 2h du matin ; dodo.
Mercredi 17 juin Debout à 6h45, nous descendons prendre un petit-déjeuner mais trouvons que 18$, même si c'est copieux, ce n'est pas pour nous. Quelques photos à l'intérieur de la pyramide

et départ à 9h30 et 27°C. Nous grimpons Moutain Springs et, aussitôt passés le col, nous nous garons auprès d'une caserne de pompiers volontaires et préparons notre petit déjeuner (10h10). Nous repartons à 10h45 avec 21°C, le ciel est gris avec de gros nuages et du vent. Bientôt des grosses gouttes s'écrasent sur le pare-brise. Depuis le départ de Sin City, nous avons retrouvés dans le paysage Joshua trees et Cholla cactus, preuves s'il en fallait de notre retour en zone désertique. À 10h55, il pleut bien et la température est descendue à 17°C ; sur notre droite, assez loin, le soleil illumine les montagnes.
Nous faisons le plein à Pahrump et, vers 12h, je m'arrête n'arrivant plus à garder les yeux ouverts (Isabelle roupille de son côté), la nuit a été courte. Une petite marche dans le sable, 2 jolis cailloux de ramassés, une bière et c'est reparti pour arriver vers 12h30 à l'entrée de 20 Mule Team Canyon. Les paysages sont vraiment désertiques, avec par ci par là quelques rares touffes d'herbe.

La piste en sens unique serpente entre des collines de couleurs majoritairement ocre rouge, jaune, gris ou noir, agrémentées de taches verdâtres.

Nous sortons du canyon vers 13h avec une température de 36°C dehors. L'aiguille du thermomètre moteur est à nouveau sur le rouge et nous coupons la clim pour mettre le chauffage à fond (quelle idée, hein !) et nous nous dirigeons vers le VC. Passage aux toilettes, visite du centre, discussion avec un ranger qui nous autorise à dormir sur le parking de Dante's View ce soir, et nous reprenons la voiture pour rapidement trouver une place de stationnement à l'ombre (inespéré). Préparation du casse-croûte ; une voiture se gare très près de nous (l'ombre est chère) et une famille à l'allure asiatique s'installe pour déjeuner, pratiquement dans notre voiture et sur nos genoux !
Nous faisons le plein d'eau puis quelques photos des fameux chariots de borax qui empruntaient le 20 Mule Team Canyon, d'où son nom.


Nous partons pour Badwater, il est maintenant 14h40 et le thermomètre indique 39°C. Un quart d'heure plus tard, nous y arrivons : 85 mètres sous le niveau de la mer ; un petit bassin contient encore de l'eau, saumâtre, mais où s'ébattent de nombreuses larves noires (larves de quoi ?).

Une petite demie-heure plus tard (40°C), nous partons pour Devil's Golf Course, ancien fond de lac à la boue séchée et où le sel s'est cristallisé, donnant cette étendue « rugueuse ». Attention à ne pas tomber sur ces arêtes, cela pourrait faire mal !

Gros plan sur les cristaux de selEnsuite, nous entrons dans Artist Drive et Artist Palette, route en sens unique. Ici, le spectacle provient uniquement de la palette de couleurs des collines tout autour de nous ; mais quel magnifique spectacle !!!



Nous pénétrons dans Golden Canyon à 17h10 pour une petite rando d'une heure.

Nous retrouvons la palette d'ocre de ce matin et, le canyon étant assez à l'ombre, la température est supportable.


La balade se termine sur les falaises, rouges, de Red Cathédral.

Nous faisons une halte, non prévue, au General Store de Furnace Creek pour y prendre quelques boissons fraiches (notre glacière n'arrive pas à étaler !) et respirer un peu dans un air climatisé, ce qui est finalement très agréable 😉. Nous quittons ce havre à 18h55 pour remonter vers Dante's View pour y passer la nuit ; il fait 38°C (nous avons eu 41 passés, au plus fort).
Quelques photos avant de quitter la vallée, le soleil éclairant bien les collines.


Isabelle nous amène en haut de Dante's View, mais je ne vois rien de la route, dormant pratiquement tout le long. Nous arrivons à 19h35 et, l'altitude aidant (1 669 m), il fait maintenant 24°C, ce qui est très agréable. Le coucher de soleil est « moyen » car le ciel est garni de gros nuages, mais la vue sur la vallée est belle


et les collines derrière nous sont parfois bien éclairées.


L'orage gronde dans le lointain et au nord-ouest de la vallée, la pluie semble tomber.

Isabelle me fait remarquer une tache d'eau sous la voiture. Suspectant un problème au niveau du radiateur, j'ouvre le capot moteur mais ne trouve rien. Une torche à la main, je me glisse sous le moteur et là, après quelques minutes d'inspection, je découvre un « objet bizarre » pendant au bout d'un câble électrique. Qu'est ce que cela peut bien être ???
Je sors de sous la voiture, ré-inspecte le compartiment moteur et découvre enfin le pot-aux-roses : l'objet pendouillant au bout de son câble n'est autre qu'un des 2 moteurs de ventilateurs censés refroidir l'eau du radiateur ! Je vérifie immédiatement le second et constate qu'il n'est plus à sa place ; ses 3 vis de fixation ont disparues et il est coincé dans un angle, bloqué et incapable de tourner. Nous avons donc enfin l'explication de la montée de température à Alstrom Point et à Las Vegas : lorsque nous roulons, la surface du radiateur est suffisante pour que le « vent vitesse » refroidisse assez le moteur ; dès que nous sommes au ralenti, ce n'est plus suffisant et la température augmente. Nous sommes passés pas loin du claquage du joint de culasse ! 😊
Mais à quoi cela peut-il être dû ? Il est clair que je n'ai pas soulevé le capot à la prise de la voiture, mais je me dis que les pistes que nous avons parcourues, notamment la HTTR, ainsi que la vitesse car nous n'avons pas forcément lambiné 😉 ont surement contribué au problème. 😇
Ne pouvant pas y remédier, je referme le capot. Nous allons rentrer dans cet état à Los Angeles, retour de toute façon prévu pour le lendemain.
Nous préparons notre diner et, presque à la fin, notre bouteille de gaz rend l'âme ; pas de petit déjeuner pour demain matin !
Un énorme cumulo-nimbus traverse la vallée et nous arrive droit dessus ; les rafales de vent sont telles que nous nous enfermons dans le véhicule, pas très fiers ; dodo (la voiture est pas mal secouée).

Jeudi 18 juin Le programme de cette journée, la dernière de notre périple comprenait Titus Canyon dans son intégralité mais la découverte d'hier soir met un point final à cette idée ; je ne tiens pas à risquer bêtement de tomber en panne dans ce no man's land. Réveil à 4h30 avec 18°C et 20 minutes plus tard, départ pour le lever de soleil sur Zabriskie où nous arrivons une demi-heure plus tard, avec déjà un vent chaud.
Le ciel est très chargé et le soleil, encore caché par la montagne, se reflète bien sur la couche nuageuse.
5h30 ...
... et 8 minutes plus tard
Vue vers le sud, encore à l'ombreLe soleil illumine maintenant les montagnes de l'ouest :
5h42 ...
... et 6 minutes plus tard½ heure plus tard, le soleil éclaire maintenant les roches du sud.
A comparer avec la photo un peu plus hautCes mêmes nuages nous empêcheront d'avoir de belles couleurs sur les ocres qui nous entourent et tout le monde finit par s'en aller.
Nous partons vers Stovepipe et nous nous arrêtons à Sand Dunes vers 6h45 pour une très courte balade

et allons prendre notre petit déjeuner à Stovepipe Wells Village (car nous sommes en panne de gaz depuis hier soir). Repas agréable auquel nous faisons honneur dans une atmosphère fraîche et tamisée. Nous faisons le plein au tarif de 3.34$ le gallon au lieu de 2.71 la veille. L'écart peut paraître énorme, mais nous sommes maintenant en Californie et les taxes sont effectivement différentes ; le surcoût dû à l'emplacement n'est donc pas si terrible que ça !
À peine sortis de Stovepipe, nous prenons la piste sur la gauche, pour Mosaic Canyon ; la piste est très caillouteuse et, après environ 2 miles, nous arrivons au parking (8h30 et 32°C).
Balade agréable en remontant le lit à sec d'un torrent.

La roche est, suivant les couches géologiques, soit du marbre de toute beauté,
Marbre sur plusieurs mètres de hauteurveiné, poli par l'eau et le vent,


soit d'un agrégat de « petits » cailloux, pouvant nous faire penser à une mosaïque.

Jonctions marbre - agrégatMalgré les conditions locales, quelques plantes arrivent à s'accrocher 😉 .

Nous entamons le retour

et dans un tel environnement, Isabelle se croit dans sa baignoire 🙂 🙂 🙂 :


Nous reprenons la route vers 9h40 (33°C) vers l'ouest, direction Panamint Springs ; puis, après un dernier arrêt photo à Father Crowley Vista Point, paysage quasi lunaire,
Vue sur la partie nord de Panamint Valleynous quittons bientôt le parc (altitude environ 1 500 m) pour redescendre vers la 395 puis regagner la maison de nos amis à Thousand Oaks.
Au cours de la descente, nous retrouvons des Joshua Trees. Nous nous arrêtons dans une station service à Olancha pour un brin de toilette et nous désaltérer ; carburant à Mojave et nous arrivons chez nos amis vers 15h10 : fin du périple, mais pas tout à fait de notre voyage.
Après un déjeuner frugal, nous commençons par vider la voiture. Ensuite, nettoyage poussé intérieur et extérieur, elle en a bien besoin ; je termine par le karcher dans le compartiment moteur où on peut encore apercevoir des traces de liquide de refroidissement (inutile d'attirer l'œil sur les problèmes de refroidissement). À la fin du nettoyage, le sol devant le garage est tout rouge, preuve s'il en était que nous avons rapporté du sable 🙂. La voiture est maintenant prête pour demain.
La journée se termine par un apéro au bord de la piscine pour arroser, s'il fallait un motif, la fin de nos 30 jours à travers le southwest.

Vendredi 19 juin Nous partons pour LA, Jean-Pierre dans son cabriolet et moi dans notre véhicule, pour le rapporter chez Alamo. Jean-Pierre, à qui la langue ne pose pas de problème, se charge des négociations (remboursement de la facture de Grand Canyon) et tout se passe bien. J'espère que les mécanos d'Alamo découvriront le problème au cours de leur entretien (déjà qu'ils n'avaient pas fait la vidange) pour que le prochain locataire n'ait pas trop de soucis. Le reste de la journée se passe en courses diverses et préparatifs pour la fête du lendemain.
Ce soir, nos amis nous font découvrir une des facettes de la culture country, qui détonne un peu dans la banlieue de Los Angeles ; on se croirait plutôt au fin fond du Texas ou de l'Arizona :

Dans ce saloon, un orchestre (4 musiciens ce soir-là) distille les vieilles rengaines de l'ouest profond en faisant tournoyer les couples de cow-boys et girls des temps modernes.


Le bar conserve la trace de nombreux pionnières et pionniers 😉 🙂🙂🙂.

J'y ai même trouvé une affiche où moi non plus je n'imagine pas la coïncidence 😉.

Dimanche 21 juin Départ pour un pique-nique sur la plage de Malibu et premier contact avec le Pacifique. Si la mer est calme, la puissance des rouleaux est phénoménale et je passe mon temps à remonter mon maillot après chaque vague 😉. La température de l'eau est fraîche (on se croirait chez nous, en Bretagne) et la baignade tonique.

Nous retrouvons quelques clichés de la série, mais point de Pamela 🙂🙂🙂 ... 😕.

Après déjeuner, nous grimpons (quelques uns restent faire la sieste) à Point Dume, site apparemment très utilisé pour le tournage de publicités et de films.

D'en haut, nous avons une vue panoramique sur la plage de Malibu

et de l'autre côté de la pointe.

Pavot de Californie (Eschscholzia californica)Nous revenons par la route, tout en admirant de superbes propriétés et jardins bien fleuris.




Lundi 22 et mardi 23 juin Aujourd'hui, départ en cabriolet, mis à notre disposition par nos amis.

Nous partons visiter Paramount Ranch, anciens décors de cinéma maintenant propriété du service des parcs nationaux. Parmi les derniers tournages effectués, on peut notamment citer Docteur Quinn, femme médecin.

Ce qui est bluffant dans ce genre de décor, c'est que l'on peut passer tout à côté sans voir la « supercherie ». Il faut en effet scruter de très près pour voir les subterfuges. Si vous regardez assez attentivement, peut-être vous rendrez vous compte que le soubassement en pierre ainsi que la cheminée de la photo ci-dessus sont en fibre de verre et non en moellons. C'est seulement à la fin de notre balade que j'ai découvert ce « trompe l'œil ».



Mercredi 24 juin Et voilà, c'est fini 🙁 . Jean-Pierre, ayant un rendez-vous d'affaires à LA downtown, en profite pour nous déposer à l'aéroport, après une dernière vue sur l'océan (où il pêche des langoustes).
Après avoir patienté pour voir nos bagages passer le contrôle, nous pouvons jeter un œil sur l'avion qui va nous ramener à Londres.

Pendant le vol, nous avons eu droit à un défilé de l'équipage (tout juste si le commandant n'est pas venu en personne) qui voulait absolument que l'on ferme le volet de notre hublot. Non mais alors 😉 !
Fin de la septième et dernière partie.
1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/
2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/
3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/
4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/
5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/
6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/
7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Itinéraire de vingt-deux jours dans l'Ouest américain en été 2010 English translation pending
Nous comptons découvrir l' ouest cet été.Aprés ovoir lu un certain nombre itinéraire voici celui que je propose.Nous sommes une famille de 5.3 ados 18-16-13 ans.Mon mari apprécie plus les villes que la nature.Nous partons 3 semaines 25/07-15/08 et je voudrai savoir si le rythme n'est pas trop rapide et si les etapes s'enchaine logiquement.
1-PARIS-LAS VEGAS
2-LAS VEGAS-DEATH VALLEY-LONE PINE
3.LONE PINE-YOSEMITE(EL PORTAL)
4-YOSEMITE
5-YOSEMITE-SAN FRANCISCO
6-SAN FRANCISCO
7-SAN FRANCISCO
8-SAN FRANCISCO-MONTEREY
9-MONTEREY-LOS ANGELES
10-LOS ANGELES
11-L.A (UNIVERSAL STUDIO)
12-L.A-PALM SPRINGS
13-PALM SPRINGS-HAVASUPAI
14-HAVASUPAI-WILLIAMS
15-WILLIAMS-LAC POWELL(PAGE)
16-PAGE (ANTELOPE-HORSESHOE BEND)
17-page-monument valley
18-MONUMENT VALLEY-MOAB(ARCHES)
19-ARCHES-BRYCE
20-BRYCE-ZION
21-ZION-LAS VEGAS
22-LAS VEGAS-PARIS
J'hésite pour la nuit à MONTEREY .Il serait possible de faire san francisco-l.a ainsi je gagnerai une journée pour MOAB. Quel est le temps de route entre LOS ANGELES et GRAND canyon.?merci à tous
J'hésite pour la nuit à MONTEREY .Il serait possible de faire san francisco-l.a ainsi je gagnerai une journée pour MOAB. Quel est le temps de route entre LOS ANGELES et GRAND canyon.?merci à tous
Pour vous, qu'est ce qu'un repas normal aux États-Unis? English translation pending
Je reprends mon post créer sur un autre topic afin d'essayer de comprendre pourquoi certains disent manger "sans se priver" pour quelques $ journalier quand mon addition moyenne fut en juin 09 de $ 34, 10 ( Tout Taxes et Tips Comprises) et si j'enlève le resto le plus cher ( Café Diablo à Torrey pour 64$ ) on arrive à une moyenne de $ 30, 10
Comme je l'ai dit ailleurs, pour moi, le repas type fut deux bières pression, un plat avec quelques fois la petite salade à coté ... et pis c'est tout ! 😉. Bien sur le plat fut souvent conséquent et j'ai rarement eu encore faim la fin du repas .
Voici le tableau issu de mon voyage avec les villes/ nom du resto/ prix en $ :

et, toujours pour l'exemple je remet egalement la photo de " l'assiette - repas New York Steak " du Swingin' Steak de Mexican Hat ...

Et pour finir, la question déterminante :
Pour vous, ce plat est il :
- une entrée avant de passer aux choses sérieuses ( genre des sangliers par exemple ! 😛 )
- Un repas normal
- un festin
- un truc énôôôôrme ou on mange à plusieurs ?
Comme je l'ai dit ailleurs, pour moi, le repas type fut deux bières pression, un plat avec quelques fois la petite salade à coté ... et pis c'est tout ! 😉. Bien sur le plat fut souvent conséquent et j'ai rarement eu encore faim la fin du repas .
Voici le tableau issu de mon voyage avec les villes/ nom du resto/ prix en $ :

et, toujours pour l'exemple je remet egalement la photo de " l'assiette - repas New York Steak " du Swingin' Steak de Mexican Hat ...

Et pour finir, la question déterminante :
Pour vous, ce plat est il :
- une entrée avant de passer aux choses sérieuses ( genre des sangliers par exemple ! 😛 )
- Un repas normal
- un festin
- un truc énôôôôrme ou on mange à plusieurs ?
États-Unis: l'état que vous avez le plus aimé? English translation pending
bonsoir,
Juste par curiosité pour tous ceux qui ont visité les ETATS-UNIS (côte ouest, est...) j'aurai aimé connaître quel ETAT avez vous le plus aimé ? Et pourquoi ? (beauté paysage, accueil, nourriture....).
Quelle ville des Etats Unis préférées vous ? Pourquoi celle ci plus qu'une autre ?
Quel parc avez vous le plus aimé, pourquoi ?
Merci à tous ceux qui prendront une petite minute pour répondre.
Juste par curiosité pour tous ceux qui ont visité les ETATS-UNIS (côte ouest, est...) j'aurai aimé connaître quel ETAT avez vous le plus aimé ? Et pourquoi ? (beauté paysage, accueil, nourriture....).
Quelle ville des Etats Unis préférées vous ? Pourquoi celle ci plus qu'une autre ?
Quel parc avez vous le plus aimé, pourquoi ?
Merci à tous ceux qui prendront une petite minute pour répondre.
Préparatif d'un voyage de trois semaines aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous...
Tout d'abord, je me présente, moi c'est Quentin, je suis Étudiant en Licence dans la Conception Numérique en altérnance.
Cet été avec deux amis, nous avons décidé de partir 3 semaines aux USA, dans l'Ouest.
Je me suis inscrit ici pour avoir le plus possible d'info. car pour le moment, nous ne savons pas vraiment encore ou aller...
Je me renseigne, je cherche sur le net..mais c'est tellement vaste...si je devais tout suivre, cela serait presque impossible, tellement il y a d'endroit magnifique..xD
Bref, donc j'aurais aimé avoir l'avis de personne ayant déjà fait se voyage, ou projetant de le faire, pour avoir une sorte de recensement des endroits à ne surtout pas raté...
Savoir aussi quelques sont les endroit les moins chères pour dormir? Camping, motel?
Pour le moment nous avons projeté d'arrivé à Phœnix (car les billet sont considérablement moins chère) et de Louer une voiture durant les 3 semaines.
Donc voila....
Merci à tous!!!
et à bientôt !!!
Quentin ;)😉😉😉😉😉
Tout d'abord, je me présente, moi c'est Quentin, je suis Étudiant en Licence dans la Conception Numérique en altérnance.
Cet été avec deux amis, nous avons décidé de partir 3 semaines aux USA, dans l'Ouest.
Je me suis inscrit ici pour avoir le plus possible d'info. car pour le moment, nous ne savons pas vraiment encore ou aller...
Je me renseigne, je cherche sur le net..mais c'est tellement vaste...si je devais tout suivre, cela serait presque impossible, tellement il y a d'endroit magnifique..xD
Bref, donc j'aurais aimé avoir l'avis de personne ayant déjà fait se voyage, ou projetant de le faire, pour avoir une sorte de recensement des endroits à ne surtout pas raté...
Savoir aussi quelques sont les endroit les moins chères pour dormir? Camping, motel?
Pour le moment nous avons projeté d'arrivé à Phœnix (car les billet sont considérablement moins chère) et de Louer une voiture durant les 3 semaines.
Donc voila....
Merci à tous!!!
et à bientôt !!!
Quentin ;)😉😉😉😉😉
Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (1ère partie) English translation pending
Enfant, je tendais des embuscades à la Cavalerie américaine en compagnie de Cochise et Géronimo…Adolescent, je m’endormais en admirant le magnifique poster du Lac Maligne que j’avais fixé au plafond juste au-dessus de mon lit…Il m’aura fallu attendre 25 ans avant de découvrir tous ces paysages et tous ces sites historiques qui ont enchanté mes jeunes années! J’ai emmené, dans mon sillage, ma petite famille ( Nathalie ma compagne, Julia, ma fille de 13 ans et Nathan, mon fils de 9 ans) pendant 2 mois et demi en camping-car. Nous avons parcouru 12 000 kms sur des routes plus mythiques les unes que les autres et avons randonné plus de 300 kms sans compter le canoë sur le fameux Lac Maligne !.. Nous avons rencontré des gens formidables que ce soit parmi les Native Nations que parmi les Américains. Mon objectif était, au départ, de partir 5 mois, de l’Alaska au sud de l’Arizona, mais les contraintes administratives, professionnelles et financières m’ont obligé à revoir mon projet à la baisse ; nous avons donc vécu cette aventure inoubliable sur 75 jours. Je remercie les membres du forum qui m’ont aidé à mettre le circuit en place ( les carnets de voyage que j’ai « dévorés » avant de partir m’ont été d’une aide très précieuse…) ainsi que les auteurs de « ouestusa.fr », Thierry Lagarde et Philippe Schuler, le site de « arizona- dream » et enfin le site de « vazyvite » que je conseille si vous voulez passer de bons moments de rigolade…
1ere partie Seattle-Hardin 
J1 Lundi 21 juillet
C’est le grand jour, l’excitation des dernières semaines à fait place à une certaine inquiétude… Nous ne sommes pas coutumiers d’un tel voyage et des tonnes de questions nous assaillent, mais il est trop tard pour reculer. Nous prenons l’avion à Toulouse, direction Seattle via Francfort. Nous survolons le Groenland, les grandes plaines canadiennes, les Rocheuses et après 12 hrs de vol, nous nous posons à Seattle.



Nous appréhendons le passage à l’immigration qui serait, d’après plusieurs témoignages, une épreuve terrible ; nous ne sommes pas rassurés… Mais il n’en est rien. Une dame très gentille nous accueille et nous remercie d’avoir choisi son pays pour passer nos vacances. Nous récupérons facilement nos bagages ; il ne manque rien. Notre chauffeur nous attend, il doit nous mener à Grayland sur le Pacifique où nous devons récupérer le camping-car. Tout se passe bien, ce n’est pas normal… Nous montons dans un van gigantesque, le chauffeur allume la radio et c’est Tom Petty qui accompagne nos premiers pas aux Etats-Unis. Une douce euphorie nous envahit et malgré la fatigue, nous sommes tout sourire. Arrivés au camping, nous prenons possession de notre habitation pour les prochaines semaines. Du camping nous entendons les vagues du Pacifique et nous ne résistons pas à la tentation de faire quelques pas sur la plage. A notre retour nous prenons notre premier repas américain(…) Les enfants ne sont toujours pas fatigués, mais il est près de 22 hrs. Avec le décalage horaire, cela fait donc 27 hrs que nous sommes debout, il est grand temps d’aller se coucher !
J2 Mardi 22 juillet
Nous choisissons de rester un jour de plus à Grayland, pour récupérer un peu. L’après midi nous partons visiter Westport, un petit port de pêche. Je m’installe au volant du camping-car, après quelques explications du loueur, je commence à rouler ; au bout d’une centaine de mètres, allez savoir pourquoi, je décide de freiner… Le camping-car s’immobilise dans un fracas assourdissant ; nous sommes projetés vers l’avant tandis que la vaisselle se répand dans l’habitacle. Il va falloir être doux sur la pédale de frein… Arrivés à Westport, Nathan est impatient de dépenser ses premiers dollars. Nous faisons quelques courses ; on y reste un temps fou, car nous ne connaissons pas les produits. Nous faisons l’aller-retour dans un vacarme terrible ; 12 000 kms dans ces conditions, ça promet…Trop confiant, je n’ai, en fait, pas suffisamment écouté les consignes concernant la boîte automatique, et nous avons effectué le trajet en vitesse « montagne » (l’équivalent de notre seconde) !!!

J3 Mercredi 23 juillet

C’est aujourd’hui le vrai départ. Nous prenons la pause devant le camping-car, pour immortaliser cet instant. En route pour le Lake Quinault. Pique nique au bord du lac avant de repartir vers Kalaloch.

La route s’étire parmi des forêts immenses, qui semblent à perte de vue. Nous longeons maintenant le littoral ; la route est très belle, nous apercevons à travers le feuillage des criques sauvages. Arrivés à Kalaloch, nous allons vers la plage ; c’est un incroyable enchevêtrement de bois mort qu’il nous faut enjamber pour arriver à l’océan.
Il fait grand beau temps et les enfants vont se baigner (quel courage !). Nous trouvons une place à un camping primitif avec un foyer pour faire du feu (pour nous, c’est une découverte !). Nous demandons au ranger, où nous pouvons acheter du bois ; il nous conseille de le ramasser sur la plage. Après les grillades nous repartons assister au coucher de soleil sur le Pacifique.

J4 Jeudi 24 juillet
Comme d’habitude, nous nous levons de bonne heure, il est à peine 8hrs, quand nous arrivons sur le parking de Beach 4 ; il est désert. Après une courte marche dans la forêt, nous arrivons au bord d’une falaise qui surplombe de quelques mètres la plage. C’est un moment magique, c’est tellement beau ! Nous trainons plus d’une heure sur la plage, nous sommes si bien !



Mais la matinée s’avance, il faut songer à repartir. Ruby Beach… encore un site magnifique, mais il y a plus de monde et le charme est rompu.




Nous prenons ensuite la route de Hoh Rain Forest ; A l’entrée de Olympic National Park, nous achetons le Pass annuel. Nous mangeons en vitesse et commençons ; « Spruce Nature Trail » ; une petite balade dans la forêt. Un panneau nous met en garde contre des Elks (wapitis) belliqueux. Effectivement après quelques minutes, un couple d’Américains arrive en courant ; ils nous expliquent qu’ils viennent de se faire charger par un Elk. Nous avançons prudemment… il est là, au milieu de la rivière ; le temps de faire quelques photos et il reprend sa marche en avant et disparaît dans les fourrés de l’autre coté de Hoh River. Quelle nature incroyable !

La deuxième balade, « Hall of Moses », est plus calme, si ce n’est de grosses mouches qui viennent nous ennuyer. La forêt est très belle, mais elle le serait probablement encore plus après la pluie. Or, aujourd’hui, c’est grand soleil et la mousse sur les arbres est sèche. Nous repartons vers le Pacifique, réservons une place à « Mora Campground » avant d’aller à Rialto Beach. Le vent souffle fort ; toujours ces étendues de bois mort… Nathan tient à se baigner malgré le froid. Il ne restera que quelques instants dans l’eau.


Retour au camping situé dans une forêt aux arbres immenses, on se croirait dans une cathédrale. Nous apercevons nos premiers « Squirrels » (écureuils) que les enfants vont, bien sûr, nourrir.
J5 Vendredi 25 juillet
Nous quittons Mora Campground pour La Push. C’est une réserve indienne de la tribu Quileute. Le port n’est pas très touristique, pas très propre non plus mais il se dégage des lieux un charme indéniable.
Nous reprenons la route, Crescent Lake. Ici tout est nickel, bien rangé ; on se croirait en Suisse… Petite balade vers « Marymere Falls » .La forêt est encore magnifique, mais les chutes n’ont rien d’exceptionnel.


Direction maintenant Port Angeles où nous devons embarquer pour Vancouver Island. Première petite galère ; nous n’avons pas réservé notre trajet sur le ferry et il n’y a plus de place dans la journée. Nous pouvons tout de même faire la traversée de nuit. Nous arrivons à Victoria, il est près de 23hrs. Par chance, après avoir tourné en ville quelques minutes, nous trouvons un parking où l’on peut passer la nuit.
J6 Samedi 26 juillet
Visite de Victoria en début de matinée ; nous commençons par le bord de mer où nous sommes attirés par de nombreux Totems.

Direction Chinatown, il est presque midi. Un couple dans un restaurant se régale de beignets de crevettes, c’en est trop ! Je propose d’aller manger chinois. Le repas est bon mais nous avons trop commandé. Nous rentrons par le port, les quais sont très animés ; beaucoup d’étals d’artistes et d’articles « indiens ».

Pour sortir de Victoria, c’est une vraie galère ! Nous allons tourner un moment avant de trouver la route de Port Renfrew. Nous trouvons une place au camping de « China Beach ». La plage n’est qu’à 1 km ; nous décidons d’y aller tout de suite. Très belle plage, la lumière est magnifique.

Nathan commence à ramasser quelques bûches ; il y a ici aussi du bois mort. Nous reprenons un autre chemin, la montée est rude. Arrivés en haut, nous devons encore faire plus d’un kilomètre pour rejoindre le camping. Les enfants râlent un peu, mais il faut bien rentrer. Une fois au camping, nous allumons le feu. Une ranger s’approche, nous interpelle : « Où avez-vous trouvé ce bois ? Au Canada il est interdit d’en ramasser sur la plage !» Nous nous excusons en bafouillant. Nous sommes passés très près d’une amende salée... Au milieu de la nuit, l’alarme se met en route. Une fuite de gaz est détectée. Nathalie bondit et coupe le gaz. Rien à faire… l’alarme continue ainsi toute la nuit.
J7 Dimanche 27 juillet
Enfin l’alarme s’est arrêtée. Un coup de fil à STI, la société où nous avons loué le camping-car ; il n’y a pas de fuite de gaz, mais nous avons passé 3 jours sans recharger les batteries et c’est pourquoi l’alarme s’est déclenchée. Il fait mauvais ce matin, nous partons vers Port Renfrew, qui semble au bout du monde. De là, nous rejoignons Nanaimo par une petite route de montagne très peu fréquentée. Nous allons directement au ferry, comme à Port Angeles. Pas de place, sauf sur celui du lendemain matin à 8 hrs. Nous trouvons une place à « Jingle Pot Campground » un camping délicieusement fleuri, où nous sommes chaleureusement accueillis.
J8 Lundi 28 juillet
Réveil en fanfare, on a un ferry à prendre. A peine embarqués, nous montons sur le pont pour profiter cette fois du paysage. Le ferry navigue entre les îles et nous atteignons rapidement Horseshoe Bay, terme de notre croisière.



Nous sortons du ferry et trouvons rapidement la route vers Whistler. Les panoramas sont superbes. Malheureusement à cause des nombreux travaux sur la route pour les JO, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous sommes surpris par la circulation ; c’est quasiment un flot ininterrompu de véhicules qui descendent vers la côte. Les paysages sont magnifiques, mais il y a vraiment trop de travaux. Nous avons l’explication de ce trafic : un festival de musique s’est terminé la veille à Pemberton et a attiré beaucoup de monde. La route après Whistler est beaucoup plus calme. Elle s’élève doucement entre les prairies et les conifères. Nous arrivons à un col, mais aucune indication d’altitude ; la vue sur les montagnes est de toute beauté, une vraie carte postale !

Soudain je m’écrie : « UN OURS ! » En effet, l’animal est en train de manger à quelques mètres de la route. Je freine, mais le temps d’empoigner appareil photo et autre caméscope, le plantigrade s’est enfui… Dommage ! J’espère que nous aurons une autre occasion, surtout que Julia n’a pas vu l’ours. La descente est interminable ; je me demande à quelle altitude nous pouvions bien être tout à l’heure. Lillooet, enfin ! Nous nous dirigeons maintenant vers Kamloops. Le paysage est très différent, presque aride. Nous prenons un camping sur la route de Clearwater. La journée a été pénible ; trop de route… Nous apprécions une bière bien fraîche.
J9 Mardi 29 juillet
Encore une longue route aujourd’hui. Les paysages ne sont pas aussi spectaculaires qu’hier, mais très beaux tout de même. Après de nombreuses heures de route, au détour d’un virage, la face nord du Mt Robson se dévoile, déclenchant des « OH ! » admiratifs dans le camping- car. Le temps est gris et le sommet est malheureusement dans les nuages.

Direction le « visitor center » pour récupérer notre « Backcountry permit » qui va nous autoriser à camper au Berg Lake. Notre nom n’apparaît pas dans les réservations. Nous nous y étions pris pourtant très tôt pour réserver de France ! Il reste heureusement une place à Robson Pass, mais 2 kms plus loin. Ce soir, au lit de bonne heure ; les 2 prochaines journées s’annoncent difficiles…
J10 Mercredi 30 juillet
Il a plu toute la nuit et ce matin il pleut encore. La randonnée vers Berg Lake semble compromise. Nous passons au visitor center pour s’enquérir de la météo : perturbé aujourd’hui, cela s’arrange demain. On décide quand même de partir, profitant d’une éclaircie. Quelques centaines de mètres plus haut, la pluie se remet à tomber. On marche d’un bon pas en longeant la Robson river.


On atteint Kinney Lake, la pluie s’intensifie. Nous sommes trempés quand nous arrivons à l’abri de Kinney Lake campground. L’heure est grave, …Que faut il faire ? Continuer ou s’en retourner ? Les enfants optent pour la deuxième solution. Nathalie hésite. Je suis pour continuer…Un léger rayon de soleil achève de me convaincre… nous continuons. C’est la soupe à la grimace, d’autant plus que le chemin est maintenant très casse- pattes.



Nous sortons enfin de la forêt et attaquons la première réelle difficulté du parcours. La vue sur le lac, malgré le mauvais temps, est magnifique.

Nous traversons un pont suspendu et entrons dans « Valley of Thousand Falls » Cette vallée est magnifique ! Bordée des 2 côtés par des falaises. Le chemin longe à présent le torrent. Je suis émerveillé à chaque pas.

Nous entendons, avant de la voir, la « White Fall », qui descend de la falaise et s’engouffre dans le canyon. C’est maintenant la partie la plus difficile du trail ; le chemin escalade la falaise et nous permet de contempler de grandioses points de vue sur la cascade.


Ces 5 kms d’ascension seront mon chemin de croix ; je me traine lamentablement en fin de colonne. La pente s’adoucit enfin, nous avons passé le plus dur. Nous longeons à nouveau la Robson river.

Mon caméscope, qui était fixé au trépied, se détache, dévale plusieurs mètres sur les cailloux et tombe à l’eau. Je reste pétrifié alors que Nathalie s’est déjà précipitée ; elle repêche la caméra qui trempait partiellement dans l’eau. Nous débouchons sur un plateau caillouteux. Le soir commence à tomber ; le ciel est gris. .. Nous semblons tout petits perdus dans cette immensité…



Nathalie s’inquiète, il se fait tard. Nous arrivons au lac ; plus que deux kms jusqu’au camping ! Malgré la fatigue, nous prenons 5 minutes, pour contempler le paysage.

Enfin le camping ! Nous dénombrons 4 emplacements vides. C’est décidé, nous n’allons pas plus loin. La tente est rapidement montée. Notre réchaud acheté la veille ne fonctionne pas, c’est la galère. On mange froid, heureusement nos voisins ( des randonneurs canadiens ) vont nous prêter leur réchaud pour faire chauffer un thé. Ils doivent nous prendre en pitié… On va se coucher. A propos, la caméra fonctionne encore, ouf ! Bonne nuit, on est crevé…
J11 Jeudi 31 juillet
Il fait froid ce matin, mais il fait beau. Le dôme de Robson est dégagé ; c’est un des plus beaux panoramas qu’il m’ait été donné de voir !



Nous remercions tout le monde, faisons le plein d’eau et commençons à redescendre.





La fatigue se fait à nouveau sentir et les derniers kilomètres nous paraissent interminables. Nous arrivons enfin, complètement épuisés (les rations de nourritures n’étaient pas suffisantes). Nous venons d’effectuer 44 kms en deux jours et je dois dire que je tire un coup de chapeau à Nathan et Julia qui ont tenu le coup sans râler … à part un peu au début…
J12 Vendredi 1er aout
On se dirige aujourd’hui vers Jasper, le temps est toujours maussade. On s’acquitte du pass Jasper/Banff : 136 dollars quand même ! C’est plus cher qu’aux USA .On fait quelques courses et visite de la ville. Beaucoup de boutiques « attrapes touristes ». On rentre dans un magasin « Native » ; tout est très cher. Je laisse Nathalie et les enfants faire des emplettes. J’en ai marre, mes pieds me font souffrir. Le Backcountry pour Maligne Lake est confirmé. Nous pouvons rejoindre Whistler campground, très grand camping impersonnel. Un bon repas et au lit ; demain il y a du boulot…
J13 Samedi 2 août
C’est parti pour ce qui sera peut-être la plus grande aventure de ce voyage : Deux jours en canoë sur le Lac maligne. La route qui nous mène au lac Maligne est magnifique. Nous guettons le « Moose »( l’élan ), mais c’est l’ours que nous allons voir. En de telles circonstances, les consignes sont claires : rester dans sa voiture et continuer sa route, mais comme nous sommes fran��ais, nous faisons exactement le contraire. Une ourse et ses 2 petits s’amusent en contre bas de la route. Nous voilà au lac Maligne ! De France, cela me semblait une bonne idée de partir en canoë au lieu d’utiliser la navette vers « Spirit Island », mais aujourd’hui, debout sur le ponton, harnachés dans mon gilet de sauvetage, face au lac, je n’en suis plus du tout persuadé. Première difficulté : embarquer sans se mettre à l’eau, surtout que des curieux se sont massés sur la rive. J’invite Nathan à prendre les devants. Ce n’est apparemment pas si compliqué. Nous prenons rapidement nos marques et pagayer devient un plaisir.

Par prudence nous longeons la côte et au bout de quelques kilomètres nous accostons pour goûter ; quelle sensation extraordinaire !

La journée s’avance et toujours pas de camping en vue. Le ciel s’assombrit et il commence à pleuvoir. Nous arrivons enfin dans la Fisherman’s Bay qui héberge le camping. Le temps d’accoster et c’est le déluge. On monte rapidement la tente mais nous sommes trempés et plus gênant encore, certains sacs de couchage le sont aussi.



Nous avons cette fois un réchaud qui fonctionne et de la nourriture en abondance. Malgré le froid nous arrivons à nous endormir. On entend des loups hurler au loin, c’est un peu lugubre…
J14 Dimanche 3 août
Il fait très froid ce matin, et nous ne traînons pas. Après un petit déjeuner, retour au canoë et cap sur « Spirit Island ».

Le brouillard est très bas sur le lac et lui donne un aspect sinistre. Nous débarquons sur la presqu’île et montons au promontoire d’où est pris le célèbre cliché. Le poster trônait dans ma chambre d’adolescent, époque durant laquelle je rêvais de grands espaces et de solitude. Malheureusement le paysage est complètement bouché.

Nathalie qui perçoit ma déception, propose d’attendre un moment, pour voir si le temps se lève. Le soleil commence finalement à percer, chassant le brouillard et le panorama extraordinaire, devant nos yeux se dévoile…C’est magique et inespéré !

Nous avons plusieurs minutes pour en profiter, avant l’arrivée des premières navettes. Ce fut un instant très particulier pour moi, plein d’émotion… Mais il faut repartir… Je garderai, toute ma vie, en mémoire ce dimanche matin à Spirit Island…


Le retour est plus monotone. Les premières navettes circulent. Julia me fait un signe en souriant ; un japonais est en train de nous prendre en photo ! Après la pause, je reprends Nathan qui fait beaucoup d’efforts pour m’aider. A quelques encablures du port, notre galère quotidienne : la pluie se met à tomber et nous devons faire face à un fort vent contraire. Nous reprenons pied sur la terre ferme, fourbus mais heureux.

J15 Lundi 4 août
Aujourd’hui grand moment en perspective, il fait grand beau temps et nous empruntons la « Icefield Road » 240 kms jusqu'à Lake Louise. Le voyage commence par les chutes Athabasca. Nous allons faire les parfaits touristes et nous arrêter à tous les points de vue. Les Ah ! et les Oh ! fusent dans le camping-car. Des sommets enneigés, des glaciers, des meadows (prairies), des lacs, des fleuves, rien ne nous sera épargné. Quelle route magnifique !







A l’approche de Lake Louise, un Black bear, vient faire le clown au bord de la route. On ne s’arrête même pas, c’est lassant les ours à la fin (…) Lake Louise est immense ; il y a un monde fou. Nous prenons notre place au camping. Heureusement, nous avions réservé ! Nous sommes repus et nous nous endormons bercés par…les trains de nuit qui passent toutes les heures, déclenchant leurs sirènes, probablement à l’approche d’un passage à niveau.
J16 Mardi 5 août
Réveil de bonne heure, nous avons décidé de repartir en rando. Ce sera Giant Steps par Paradise Valley ; tout un programme ! Première bonne nouvelle ; il n’y a aucune voiture garée au départ de la balade. Nous marchons d’un bon pas, sur un chemin facile dans la forêt.

Peu avant Annette Lake, le sentier se redresse et nous commençons à souffler. Une petite pause au bord du lac, dominé par le Mt Temple et son glacier et nous repartons.

Après une nouvelle montée dans la forêt, nous débouchons sur un éboulis ; devant nous le glacier Horseshoe et le pic Wenkchemna. Le spectacle est magnifique !


Nous traversons l’éboulis et repartons dans la forêt. Il commence à faire chaud et la faim tenaille Julia. Soudain un grand bruit à côté de nous ! Tout le monde sursaute et s’apprête à affronter le grizzli qui est en train de nous charger…Notre soif d’aventure sera pour une autre fois ; ce n’est qu’un porc- épic qui tente de hisser son gros derrière en haut d’un arbre… Le pauvre a du avoir peur ! Julia s’enfonce dans la forêt, soi-disant pour le photographier ; je la soupçonne plutôt de vouloir le manger… Nous arrivons maintenant sur de grandes dalles, les Giant Steps. Une cascade dévale du glacier et glisse sur ces marches de géant.

Nous nous installons sur le large rocher plat qui surplombe la vallée. Encore une fois nous sommes seuls dans cette nature qui semble vierge de toute trace humaine. J’imagine que nous sommes des desperados venus planquer leur butin après le hold- up de la banque de Lake Louise ( j’adore les westerns ).

Nous partageons le corned beef, c’est horrible ! Nous terminons cette petite balade, qui fait quand même 21 kms, en redescendant dans la forêt. Les enfants sont devant, Nathan n’arrête pas de parler, quelle pêche !
J17 Mercredi 6 août
Réveil de bonne heure aujourd’hui encore, nous partons visiter Lake Louise et Moraine Lake, 2 grands sites touristiques et nous voulons éviter le gros de la foule. Lake Louise tout d’abord ; le site est très beau mais défiguré par les installations touristiques. A noter que tous les sommets portent tous le nom d’intendants ou d’hommes politiques blancs, même la fille ou la petite fille de la reine Victoria y a droit… Aucun ne porte le nom d’un indien… Ce sont pourtant les Assiniboines qui ont contribué à faire découvrir le lac aux blancs ; ils le nommaient « le lac aux petits poissons ».

La route vers lac Moraine est magnifique. Nous partons vers Consolation Lakes ; le site est encore une fois remarquable !

Retour au lac Moraine ; nous montons au belvédère, il commence à y avoir pas mal de monde. Nathan est heureux, il a caressé un « squirrel », Julia est furieuse, « cette attitude est irresponsable et anti-écologique » lui dit-elle. » Ah ces intellos ! » lui répond son frère.


Il est 11hrs du matin, le parking est plein. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et ça monte encore en file ininterrompue. Direction Banff où nous prenons un camping : au loin nous entendons siffler les trains.
J18 Jeudi 7 août
Visite de Banff aujourd’hui. Tout d’abord le musée sur la faune des « Rockies » puis « Buffalo Nation », le musée indien.


Ensuite, direction le centre ville, où les enfants vont inaugurer une longue série de magasins de souvenirs. Je les abandonne au bout du deuxième, Nathalie continue courageusement. Nous quittons Banff en milieu d’après midi, pour nous rapprocher de Glacier. Nous allons emprunter une des plus belles routes depuis notre départ à travers le Kananaskis Country, très sauvage. Après Highwood Pass, nous redescendons vers les plaines. Nous trouvons un camping à Longview, le gérant est très amical, c’est la première fois qu’il accueille des français.
J19 Vendredi 8 août
On reprend la route vers les Etats-Unis, on fait des courses au Wall Mart, le premier d’une longue série. Nous nous enfonçons dans la montagne, la frontière approche. Un Black Bear vient nous souhaiter un bon voyage, nous ralentissons, mais il a l’air menaçant, moins débonnaire que ceux rencontrés à Jasper. A la douane, un policeman monte à bord du camping- car : crâne rasé, pistolet à la ceinture, il est impressionnant, mais finalement bien sympa. Ils vont nous confisquer 2 morceaux de bois ; ils craignent la prolifération d’insectes dans leurs forêts. Nous sommes en pays Blackfeet, aux abords de Glacier National Park.

Nous allons vers Many Glacier, mais il n’y a plus de place, il nous faut descendre vers St Mary Lake. Deux Grizzlis mangent des baies près de la rivière, impossible de s’approcher ; des rangers veillent. Nous choisissons de nous arrêter au KOA. Le coucher de soleil sur Glacier est superbe !

J20 Samedi 9 août
Nous avons décidé de faire une nouvelle rando vers « Red Eagle Lake » : 26 kms aller/ retour. Le départ se déroule en forêt, mais une forêt qui a beaucoup souffert de l’incendie de 2006. Le contraste est saisissant entre le noir des troncs calcinés et le mauve des parterres de fleurs.

Nous évoluons parmi de hautes herbes, le sentier serpente dans les meadows et les sous bois. Nathalie est inquiète, il n’y a personne et le souvenir des deux grizzlis d’hier est toujours présent dans son esprit. Elle craint de voir surgir à tout moment l’un de ces dangereux mammifères.


Le chemin gravit une colline dans les rochers, nous longeons une crête qui domine le lac. Le site est moins spectaculaire que dans les rocheuses canadiennes.

Le retour va être difficile pour les enfants, mais surtout pour Nathalie, J’entends des craquements dans les arbres… j’aperçois un Black Bear qui s’avance paisiblement vers le sentier ; il ne nous a pas encore repérés, il suffira de hausser la voix pour le faire fuir. C’est enfin la fin de la rando. C’était très différent de ce que nous avions fait auparavant, j’ai beaucoup aimé mais je suis bien le seul.

J21 Dimanche 10 août
Aujourd’hui nous avons décidé de nous octroyer un jour de repos. Nous allons donc rester au camping. Les enfants vont pouvoir profiter de la piscine. En fin d’après-midi nous faisons quelques courses ; impossible de trouver de la bière ! Nous sommes sur la réserve Blackfeet, la vente d’alcool est interdite car il y a un pow wow à quelques kilomètres d’ici.
J22 Lundi 11 août
Nous ne pouvons pas emprunter la « Going to the sun road » avec notre camping-car, nous allons donc utiliser la navette au départ du visitor center. Le paysage est magnifique jusqu'à Logan Pass où nous nous arrêtons pour effectuer une petite balade vers Hidden Lake. Un vent glacial souffle très fort. Impossible de faire la rando, nous sommes frigorifiés.

Nous décidons de descendre de l’autre côté du col. Nous allons le regretter : il y a des travaux sur la route et pour remonter nous allons devoir patienter une bonne heure. Il y a bien une file d’attente au départ de chaque navette, mais personne ne la respecte ; on nous passe devant sans vergogne, comme quoi les français ne sont pas les seuls indisciplinés…

J23 Mardi12 août
Nous réenfilons aujourd’hui nos chaussures de marche, direction Many Glacier. Nous avons beaucoup hésité, mais nous avons choisi d’aller à « Iceberg Lake ». Le début de la rando est un peu raide mais ça s’arrange par la suite. Nous ne sommes pas partis très tôt ce matin et il y a pas mal de monde. Plusieurs groupes de marcheurs sous la houlette de rangers. Il y a des rangers conférenciers, des rangers gymnastes et tout ce petit monde s’agite en rythme. Ca me gonfle un petit peu, je presse le pas, tout le monde suit sauf Nathan…qui me précède.

Il nous faut seulement 2hrs pour atteindre le lac. Encore un site magnifique !


Les marcheurs se font de plus en plus nombreux, on redescend. Ce soir, Nathalie nous invite au restaurant. On va se régaler de bons steaks du Montana et de délicieux desserts. Les enfants prennent d’énormes Milk Shake. Moi, je vais prendre un « Smoothie » sans trop savoir ce que c’est ; je ne le sais toujours pas, mais c’est très bon… Nous rentrons au camping. Un air de Lou Reed me trotte dans la tête… « It’s just a perfect day… »
J24 Mercredi13 août
Nous quittons Glacier : 700 kilomètres de bitume pour rejoindre le sud du Montana. Nous traversons tout d’abord Browning, la ville natale de James Welch, un auteur Black Foot que j’aime bien. Je suis surpris par la misère et le délabrement des bâtiments. Les kilomètres défilent, c’est agréable de conduire aux Etats-Unis.



Nous passons Billings, direction Hardin terme de notre journée sur la route. A quelque miles du but, un pneu arrière éclate ! Je me gare en catastrophe sur le bord de la route. On descend constater les dégâts.


Heureusement, nous avions souscrit une assistance complémentaire à « AAA », je ne me voyais pas changer le pneu tout seul ! Un dépanneur arrive au bout de quelques temps, pose le pneu de rechange et nous invite à passer demain à son garage. Nous arrivons tard le soir à Hardin. Fin de la première partie
Suite du voyage: http://voyageforum.com/v.f?post=2398576;search_string=boumtchak

J1 Lundi 21 juillet
C’est le grand jour, l’excitation des dernières semaines à fait place à une certaine inquiétude… Nous ne sommes pas coutumiers d’un tel voyage et des tonnes de questions nous assaillent, mais il est trop tard pour reculer. Nous prenons l’avion à Toulouse, direction Seattle via Francfort. Nous survolons le Groenland, les grandes plaines canadiennes, les Rocheuses et après 12 hrs de vol, nous nous posons à Seattle.



Nous appréhendons le passage à l’immigration qui serait, d’après plusieurs témoignages, une épreuve terrible ; nous ne sommes pas rassurés… Mais il n’en est rien. Une dame très gentille nous accueille et nous remercie d’avoir choisi son pays pour passer nos vacances. Nous récupérons facilement nos bagages ; il ne manque rien. Notre chauffeur nous attend, il doit nous mener à Grayland sur le Pacifique où nous devons récupérer le camping-car. Tout se passe bien, ce n’est pas normal… Nous montons dans un van gigantesque, le chauffeur allume la radio et c’est Tom Petty qui accompagne nos premiers pas aux Etats-Unis. Une douce euphorie nous envahit et malgré la fatigue, nous sommes tout sourire. Arrivés au camping, nous prenons possession de notre habitation pour les prochaines semaines. Du camping nous entendons les vagues du Pacifique et nous ne résistons pas à la tentation de faire quelques pas sur la plage. A notre retour nous prenons notre premier repas américain(…) Les enfants ne sont toujours pas fatigués, mais il est près de 22 hrs. Avec le décalage horaire, cela fait donc 27 hrs que nous sommes debout, il est grand temps d’aller se coucher !
J2 Mardi 22 juillet
Nous choisissons de rester un jour de plus à Grayland, pour récupérer un peu. L’après midi nous partons visiter Westport, un petit port de pêche. Je m’installe au volant du camping-car, après quelques explications du loueur, je commence à rouler ; au bout d’une centaine de mètres, allez savoir pourquoi, je décide de freiner… Le camping-car s’immobilise dans un fracas assourdissant ; nous sommes projetés vers l’avant tandis que la vaisselle se répand dans l’habitacle. Il va falloir être doux sur la pédale de frein… Arrivés à Westport, Nathan est impatient de dépenser ses premiers dollars. Nous faisons quelques courses ; on y reste un temps fou, car nous ne connaissons pas les produits. Nous faisons l’aller-retour dans un vacarme terrible ; 12 000 kms dans ces conditions, ça promet…Trop confiant, je n’ai, en fait, pas suffisamment écouté les consignes concernant la boîte automatique, et nous avons effectué le trajet en vitesse « montagne » (l’équivalent de notre seconde) !!!

J3 Mercredi 23 juillet

C’est aujourd’hui le vrai départ. Nous prenons la pause devant le camping-car, pour immortaliser cet instant. En route pour le Lake Quinault. Pique nique au bord du lac avant de repartir vers Kalaloch.

La route s’étire parmi des forêts immenses, qui semblent à perte de vue. Nous longeons maintenant le littoral ; la route est très belle, nous apercevons à travers le feuillage des criques sauvages. Arrivés à Kalaloch, nous allons vers la plage ; c’est un incroyable enchevêtrement de bois mort qu’il nous faut enjamber pour arriver à l’océan.
Il fait grand beau temps et les enfants vont se baigner (quel courage !). Nous trouvons une place à un camping primitif avec un foyer pour faire du feu (pour nous, c’est une découverte !). Nous demandons au ranger, où nous pouvons acheter du bois ; il nous conseille de le ramasser sur la plage. Après les grillades nous repartons assister au coucher de soleil sur le Pacifique.
J4 Jeudi 24 juillet
Comme d’habitude, nous nous levons de bonne heure, il est à peine 8hrs, quand nous arrivons sur le parking de Beach 4 ; il est désert. Après une courte marche dans la forêt, nous arrivons au bord d’une falaise qui surplombe de quelques mètres la plage. C’est un moment magique, c’est tellement beau ! Nous trainons plus d’une heure sur la plage, nous sommes si bien !



Mais la matinée s’avance, il faut songer à repartir. Ruby Beach… encore un site magnifique, mais il y a plus de monde et le charme est rompu.




Nous prenons ensuite la route de Hoh Rain Forest ; A l’entrée de Olympic National Park, nous achetons le Pass annuel. Nous mangeons en vitesse et commençons ; « Spruce Nature Trail » ; une petite balade dans la forêt. Un panneau nous met en garde contre des Elks (wapitis) belliqueux. Effectivement après quelques minutes, un couple d’Américains arrive en courant ; ils nous expliquent qu’ils viennent de se faire charger par un Elk. Nous avançons prudemment… il est là, au milieu de la rivière ; le temps de faire quelques photos et il reprend sa marche en avant et disparaît dans les fourrés de l’autre coté de Hoh River. Quelle nature incroyable !

La deuxième balade, « Hall of Moses », est plus calme, si ce n’est de grosses mouches qui viennent nous ennuyer. La forêt est très belle, mais elle le serait probablement encore plus après la pluie. Or, aujourd’hui, c’est grand soleil et la mousse sur les arbres est sèche. Nous repartons vers le Pacifique, réservons une place à « Mora Campground » avant d’aller à Rialto Beach. Le vent souffle fort ; toujours ces étendues de bois mort… Nathan tient à se baigner malgré le froid. Il ne restera que quelques instants dans l’eau.


Retour au camping situé dans une forêt aux arbres immenses, on se croirait dans une cathédrale. Nous apercevons nos premiers « Squirrels » (écureuils) que les enfants vont, bien sûr, nourrir.
J5 Vendredi 25 juillet
Nous quittons Mora Campground pour La Push. C’est une réserve indienne de la tribu Quileute. Le port n’est pas très touristique, pas très propre non plus mais il se dégage des lieux un charme indéniable.

Nous reprenons la route, Crescent Lake. Ici tout est nickel, bien rangé ; on se croirait en Suisse… Petite balade vers « Marymere Falls » .La forêt est encore magnifique, mais les chutes n’ont rien d’exceptionnel.


Direction maintenant Port Angeles où nous devons embarquer pour Vancouver Island. Première petite galère ; nous n’avons pas réservé notre trajet sur le ferry et il n’y a plus de place dans la journée. Nous pouvons tout de même faire la traversée de nuit. Nous arrivons à Victoria, il est près de 23hrs. Par chance, après avoir tourné en ville quelques minutes, nous trouvons un parking où l’on peut passer la nuit.
J6 Samedi 26 juillet

Visite de Victoria en début de matinée ; nous commençons par le bord de mer où nous sommes attirés par de nombreux Totems.

Direction Chinatown, il est presque midi. Un couple dans un restaurant se régale de beignets de crevettes, c’en est trop ! Je propose d’aller manger chinois. Le repas est bon mais nous avons trop commandé. Nous rentrons par le port, les quais sont très animés ; beaucoup d’étals d’artistes et d’articles « indiens ».

Pour sortir de Victoria, c’est une vraie galère ! Nous allons tourner un moment avant de trouver la route de Port Renfrew. Nous trouvons une place au camping de « China Beach ». La plage n’est qu’à 1 km ; nous décidons d’y aller tout de suite. Très belle plage, la lumière est magnifique.

Nathan commence à ramasser quelques bûches ; il y a ici aussi du bois mort. Nous reprenons un autre chemin, la montée est rude. Arrivés en haut, nous devons encore faire plus d’un kilomètre pour rejoindre le camping. Les enfants râlent un peu, mais il faut bien rentrer. Une fois au camping, nous allumons le feu. Une ranger s’approche, nous interpelle : « Où avez-vous trouvé ce bois ? Au Canada il est interdit d’en ramasser sur la plage !» Nous nous excusons en bafouillant. Nous sommes passés très près d’une amende salée... Au milieu de la nuit, l’alarme se met en route. Une fuite de gaz est détectée. Nathalie bondit et coupe le gaz. Rien à faire… l’alarme continue ainsi toute la nuit.
J7 Dimanche 27 juillet
Enfin l’alarme s’est arrêtée. Un coup de fil à STI, la société où nous avons loué le camping-car ; il n’y a pas de fuite de gaz, mais nous avons passé 3 jours sans recharger les batteries et c’est pourquoi l’alarme s’est déclenchée. Il fait mauvais ce matin, nous partons vers Port Renfrew, qui semble au bout du monde. De là, nous rejoignons Nanaimo par une petite route de montagne très peu fréquentée. Nous allons directement au ferry, comme à Port Angeles. Pas de place, sauf sur celui du lendemain matin à 8 hrs. Nous trouvons une place à « Jingle Pot Campground » un camping délicieusement fleuri, où nous sommes chaleureusement accueillis.
J8 Lundi 28 juillet
Réveil en fanfare, on a un ferry à prendre. A peine embarqués, nous montons sur le pont pour profiter cette fois du paysage. Le ferry navigue entre les îles et nous atteignons rapidement Horseshoe Bay, terme de notre croisière.



Nous sortons du ferry et trouvons rapidement la route vers Whistler. Les panoramas sont superbes. Malheureusement à cause des nombreux travaux sur la route pour les JO, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous sommes surpris par la circulation ; c’est quasiment un flot ininterrompu de véhicules qui descendent vers la côte. Les paysages sont magnifiques, mais il y a vraiment trop de travaux. Nous avons l’explication de ce trafic : un festival de musique s’est terminé la veille à Pemberton et a attiré beaucoup de monde. La route après Whistler est beaucoup plus calme. Elle s’élève doucement entre les prairies et les conifères. Nous arrivons à un col, mais aucune indication d’altitude ; la vue sur les montagnes est de toute beauté, une vraie carte postale !

Soudain je m’écrie : « UN OURS ! » En effet, l’animal est en train de manger à quelques mètres de la route. Je freine, mais le temps d’empoigner appareil photo et autre caméscope, le plantigrade s’est enfui… Dommage ! J’espère que nous aurons une autre occasion, surtout que Julia n’a pas vu l’ours. La descente est interminable ; je me demande à quelle altitude nous pouvions bien être tout à l’heure. Lillooet, enfin ! Nous nous dirigeons maintenant vers Kamloops. Le paysage est très différent, presque aride. Nous prenons un camping sur la route de Clearwater. La journée a été pénible ; trop de route… Nous apprécions une bière bien fraîche.
J9 Mardi 29 juillet
Encore une longue route aujourd’hui. Les paysages ne sont pas aussi spectaculaires qu’hier, mais très beaux tout de même. Après de nombreuses heures de route, au détour d’un virage, la face nord du Mt Robson se dévoile, déclenchant des « OH ! » admiratifs dans le camping- car. Le temps est gris et le sommet est malheureusement dans les nuages.

Direction le « visitor center » pour récupérer notre « Backcountry permit » qui va nous autoriser à camper au Berg Lake. Notre nom n’apparaît pas dans les réservations. Nous nous y étions pris pourtant très tôt pour réserver de France ! Il reste heureusement une place à Robson Pass, mais 2 kms plus loin. Ce soir, au lit de bonne heure ; les 2 prochaines journées s’annoncent difficiles…
J10 Mercredi 30 juillet
Il a plu toute la nuit et ce matin il pleut encore. La randonnée vers Berg Lake semble compromise. Nous passons au visitor center pour s’enquérir de la météo : perturbé aujourd’hui, cela s’arrange demain. On décide quand même de partir, profitant d’une éclaircie. Quelques centaines de mètres plus haut, la pluie se remet à tomber. On marche d’un bon pas en longeant la Robson river.


On atteint Kinney Lake, la pluie s’intensifie. Nous sommes trempés quand nous arrivons à l’abri de Kinney Lake campground. L’heure est grave, …Que faut il faire ? Continuer ou s’en retourner ? Les enfants optent pour la deuxième solution. Nathalie hésite. Je suis pour continuer…Un léger rayon de soleil achève de me convaincre… nous continuons. C’est la soupe à la grimace, d’autant plus que le chemin est maintenant très casse- pattes.



Nous sortons enfin de la forêt et attaquons la première réelle difficulté du parcours. La vue sur le lac, malgré le mauvais temps, est magnifique.

Nous traversons un pont suspendu et entrons dans « Valley of Thousand Falls » Cette vallée est magnifique ! Bordée des 2 côtés par des falaises. Le chemin longe à présent le torrent. Je suis émerveillé à chaque pas.

Nous entendons, avant de la voir, la « White Fall », qui descend de la falaise et s’engouffre dans le canyon. C’est maintenant la partie la plus difficile du trail ; le chemin escalade la falaise et nous permet de contempler de grandioses points de vue sur la cascade.


Ces 5 kms d’ascension seront mon chemin de croix ; je me traine lamentablement en fin de colonne. La pente s’adoucit enfin, nous avons passé le plus dur. Nous longeons à nouveau la Robson river.

Mon caméscope, qui était fixé au trépied, se détache, dévale plusieurs mètres sur les cailloux et tombe à l’eau. Je reste pétrifié alors que Nathalie s’est déjà précipitée ; elle repêche la caméra qui trempait partiellement dans l’eau. Nous débouchons sur un plateau caillouteux. Le soir commence à tomber ; le ciel est gris. .. Nous semblons tout petits perdus dans cette immensité…



Nathalie s’inquiète, il se fait tard. Nous arrivons au lac ; plus que deux kms jusqu’au camping ! Malgré la fatigue, nous prenons 5 minutes, pour contempler le paysage.

Enfin le camping ! Nous dénombrons 4 emplacements vides. C’est décidé, nous n’allons pas plus loin. La tente est rapidement montée. Notre réchaud acheté la veille ne fonctionne pas, c’est la galère. On mange froid, heureusement nos voisins ( des randonneurs canadiens ) vont nous prêter leur réchaud pour faire chauffer un thé. Ils doivent nous prendre en pitié… On va se coucher. A propos, la caméra fonctionne encore, ouf ! Bonne nuit, on est crevé…
J11 Jeudi 31 juillet
Il fait froid ce matin, mais il fait beau. Le dôme de Robson est dégagé ; c’est un des plus beaux panoramas qu’il m’ait été donné de voir !



Nous remercions tout le monde, faisons le plein d’eau et commençons à redescendre.





La fatigue se fait à nouveau sentir et les derniers kilomètres nous paraissent interminables. Nous arrivons enfin, complètement épuisés (les rations de nourritures n’étaient pas suffisantes). Nous venons d’effectuer 44 kms en deux jours et je dois dire que je tire un coup de chapeau à Nathan et Julia qui ont tenu le coup sans râler … à part un peu au début…
J12 Vendredi 1er aout
On se dirige aujourd’hui vers Jasper, le temps est toujours maussade. On s’acquitte du pass Jasper/Banff : 136 dollars quand même ! C’est plus cher qu’aux USA .On fait quelques courses et visite de la ville. Beaucoup de boutiques « attrapes touristes ». On rentre dans un magasin « Native » ; tout est très cher. Je laisse Nathalie et les enfants faire des emplettes. J’en ai marre, mes pieds me font souffrir. Le Backcountry pour Maligne Lake est confirmé. Nous pouvons rejoindre Whistler campground, très grand camping impersonnel. Un bon repas et au lit ; demain il y a du boulot…
J13 Samedi 2 août
C’est parti pour ce qui sera peut-être la plus grande aventure de ce voyage : Deux jours en canoë sur le Lac maligne. La route qui nous mène au lac Maligne est magnifique. Nous guettons le « Moose »( l’élan ), mais c’est l’ours que nous allons voir. En de telles circonstances, les consignes sont claires : rester dans sa voiture et continuer sa route, mais comme nous sommes fran��ais, nous faisons exactement le contraire. Une ourse et ses 2 petits s’amusent en contre bas de la route. Nous voilà au lac Maligne ! De France, cela me semblait une bonne idée de partir en canoë au lieu d’utiliser la navette vers « Spirit Island », mais aujourd’hui, debout sur le ponton, harnachés dans mon gilet de sauvetage, face au lac, je n’en suis plus du tout persuadé. Première difficulté : embarquer sans se mettre à l’eau, surtout que des curieux se sont massés sur la rive. J’invite Nathan à prendre les devants. Ce n’est apparemment pas si compliqué. Nous prenons rapidement nos marques et pagayer devient un plaisir.

Par prudence nous longeons la côte et au bout de quelques kilomètres nous accostons pour goûter ; quelle sensation extraordinaire !

La journée s’avance et toujours pas de camping en vue. Le ciel s’assombrit et il commence à pleuvoir. Nous arrivons enfin dans la Fisherman’s Bay qui héberge le camping. Le temps d’accoster et c’est le déluge. On monte rapidement la tente mais nous sommes trempés et plus gênant encore, certains sacs de couchage le sont aussi.



Nous avons cette fois un réchaud qui fonctionne et de la nourriture en abondance. Malgré le froid nous arrivons à nous endormir. On entend des loups hurler au loin, c’est un peu lugubre…
J14 Dimanche 3 août
Il fait très froid ce matin, et nous ne traînons pas. Après un petit déjeuner, retour au canoë et cap sur « Spirit Island ».

Le brouillard est très bas sur le lac et lui donne un aspect sinistre. Nous débarquons sur la presqu’île et montons au promontoire d’où est pris le célèbre cliché. Le poster trônait dans ma chambre d’adolescent, époque durant laquelle je rêvais de grands espaces et de solitude. Malheureusement le paysage est complètement bouché.

Nathalie qui perçoit ma déception, propose d’attendre un moment, pour voir si le temps se lève. Le soleil commence finalement à percer, chassant le brouillard et le panorama extraordinaire, devant nos yeux se dévoile…C’est magique et inespéré !

Nous avons plusieurs minutes pour en profiter, avant l’arrivée des premières navettes. Ce fut un instant très particulier pour moi, plein d’émotion… Mais il faut repartir… Je garderai, toute ma vie, en mémoire ce dimanche matin à Spirit Island…


Le retour est plus monotone. Les premières navettes circulent. Julia me fait un signe en souriant ; un japonais est en train de nous prendre en photo ! Après la pause, je reprends Nathan qui fait beaucoup d’efforts pour m’aider. A quelques encablures du port, notre galère quotidienne : la pluie se met à tomber et nous devons faire face à un fort vent contraire. Nous reprenons pied sur la terre ferme, fourbus mais heureux.

J15 Lundi 4 août
Aujourd’hui grand moment en perspective, il fait grand beau temps et nous empruntons la « Icefield Road » 240 kms jusqu'à Lake Louise. Le voyage commence par les chutes Athabasca. Nous allons faire les parfaits touristes et nous arrêter à tous les points de vue. Les Ah ! et les Oh ! fusent dans le camping-car. Des sommets enneigés, des glaciers, des meadows (prairies), des lacs, des fleuves, rien ne nous sera épargné. Quelle route magnifique !







A l’approche de Lake Louise, un Black bear, vient faire le clown au bord de la route. On ne s’arrête même pas, c’est lassant les ours à la fin (…) Lake Louise est immense ; il y a un monde fou. Nous prenons notre place au camping. Heureusement, nous avions réservé ! Nous sommes repus et nous nous endormons bercés par…les trains de nuit qui passent toutes les heures, déclenchant leurs sirènes, probablement à l’approche d’un passage à niveau.
J16 Mardi 5 août
Réveil de bonne heure, nous avons décidé de repartir en rando. Ce sera Giant Steps par Paradise Valley ; tout un programme ! Première bonne nouvelle ; il n’y a aucune voiture garée au départ de la balade. Nous marchons d’un bon pas, sur un chemin facile dans la forêt.

Peu avant Annette Lake, le sentier se redresse et nous commençons à souffler. Une petite pause au bord du lac, dominé par le Mt Temple et son glacier et nous repartons.

Après une nouvelle montée dans la forêt, nous débouchons sur un éboulis ; devant nous le glacier Horseshoe et le pic Wenkchemna. Le spectacle est magnifique !


Nous traversons l’éboulis et repartons dans la forêt. Il commence à faire chaud et la faim tenaille Julia. Soudain un grand bruit à côté de nous ! Tout le monde sursaute et s’apprête à affronter le grizzli qui est en train de nous charger…Notre soif d’aventure sera pour une autre fois ; ce n’est qu’un porc- épic qui tente de hisser son gros derrière en haut d’un arbre… Le pauvre a du avoir peur ! Julia s’enfonce dans la forêt, soi-disant pour le photographier ; je la soupçonne plutôt de vouloir le manger… Nous arrivons maintenant sur de grandes dalles, les Giant Steps. Une cascade dévale du glacier et glisse sur ces marches de géant.

Nous nous installons sur le large rocher plat qui surplombe la vallée. Encore une fois nous sommes seuls dans cette nature qui semble vierge de toute trace humaine. J’imagine que nous sommes des desperados venus planquer leur butin après le hold- up de la banque de Lake Louise ( j’adore les westerns ).

Nous partageons le corned beef, c’est horrible ! Nous terminons cette petite balade, qui fait quand même 21 kms, en redescendant dans la forêt. Les enfants sont devant, Nathan n’arrête pas de parler, quelle pêche !
J17 Mercredi 6 août
Réveil de bonne heure aujourd’hui encore, nous partons visiter Lake Louise et Moraine Lake, 2 grands sites touristiques et nous voulons éviter le gros de la foule. Lake Louise tout d’abord ; le site est très beau mais défiguré par les installations touristiques. A noter que tous les sommets portent tous le nom d’intendants ou d’hommes politiques blancs, même la fille ou la petite fille de la reine Victoria y a droit… Aucun ne porte le nom d’un indien… Ce sont pourtant les Assiniboines qui ont contribué à faire découvrir le lac aux blancs ; ils le nommaient « le lac aux petits poissons ».

La route vers lac Moraine est magnifique. Nous partons vers Consolation Lakes ; le site est encore une fois remarquable !

Retour au lac Moraine ; nous montons au belvédère, il commence à y avoir pas mal de monde. Nathan est heureux, il a caressé un « squirrel », Julia est furieuse, « cette attitude est irresponsable et anti-écologique » lui dit-elle. » Ah ces intellos ! » lui répond son frère.


Il est 11hrs du matin, le parking est plein. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et ça monte encore en file ininterrompue. Direction Banff où nous prenons un camping : au loin nous entendons siffler les trains.
J18 Jeudi 7 août
Visite de Banff aujourd’hui. Tout d’abord le musée sur la faune des « Rockies » puis « Buffalo Nation », le musée indien.


Ensuite, direction le centre ville, où les enfants vont inaugurer une longue série de magasins de souvenirs. Je les abandonne au bout du deuxième, Nathalie continue courageusement. Nous quittons Banff en milieu d’après midi, pour nous rapprocher de Glacier. Nous allons emprunter une des plus belles routes depuis notre départ à travers le Kananaskis Country, très sauvage. Après Highwood Pass, nous redescendons vers les plaines. Nous trouvons un camping à Longview, le gérant est très amical, c’est la première fois qu’il accueille des français.
J19 Vendredi 8 août
On reprend la route vers les Etats-Unis, on fait des courses au Wall Mart, le premier d’une longue série. Nous nous enfonçons dans la montagne, la frontière approche. Un Black Bear vient nous souhaiter un bon voyage, nous ralentissons, mais il a l’air menaçant, moins débonnaire que ceux rencontrés à Jasper. A la douane, un policeman monte à bord du camping- car : crâne rasé, pistolet à la ceinture, il est impressionnant, mais finalement bien sympa. Ils vont nous confisquer 2 morceaux de bois ; ils craignent la prolifération d’insectes dans leurs forêts. Nous sommes en pays Blackfeet, aux abords de Glacier National Park.

Nous allons vers Many Glacier, mais il n’y a plus de place, il nous faut descendre vers St Mary Lake. Deux Grizzlis mangent des baies près de la rivière, impossible de s’approcher ; des rangers veillent. Nous choisissons de nous arrêter au KOA. Le coucher de soleil sur Glacier est superbe !

J20 Samedi 9 août
Nous avons décidé de faire une nouvelle rando vers « Red Eagle Lake » : 26 kms aller/ retour. Le départ se déroule en forêt, mais une forêt qui a beaucoup souffert de l’incendie de 2006. Le contraste est saisissant entre le noir des troncs calcinés et le mauve des parterres de fleurs.

Nous évoluons parmi de hautes herbes, le sentier serpente dans les meadows et les sous bois. Nathalie est inquiète, il n’y a personne et le souvenir des deux grizzlis d’hier est toujours présent dans son esprit. Elle craint de voir surgir à tout moment l’un de ces dangereux mammifères.


Le chemin gravit une colline dans les rochers, nous longeons une crête qui domine le lac. Le site est moins spectaculaire que dans les rocheuses canadiennes.

Le retour va être difficile pour les enfants, mais surtout pour Nathalie, J’entends des craquements dans les arbres… j’aperçois un Black Bear qui s’avance paisiblement vers le sentier ; il ne nous a pas encore repérés, il suffira de hausser la voix pour le faire fuir. C’est enfin la fin de la rando. C’était très différent de ce que nous avions fait auparavant, j’ai beaucoup aimé mais je suis bien le seul.

J21 Dimanche 10 août
Aujourd’hui nous avons décidé de nous octroyer un jour de repos. Nous allons donc rester au camping. Les enfants vont pouvoir profiter de la piscine. En fin d’après-midi nous faisons quelques courses ; impossible de trouver de la bière ! Nous sommes sur la réserve Blackfeet, la vente d’alcool est interdite car il y a un pow wow à quelques kilomètres d’ici.
J22 Lundi 11 août
Nous ne pouvons pas emprunter la « Going to the sun road » avec notre camping-car, nous allons donc utiliser la navette au départ du visitor center. Le paysage est magnifique jusqu'à Logan Pass où nous nous arrêtons pour effectuer une petite balade vers Hidden Lake. Un vent glacial souffle très fort. Impossible de faire la rando, nous sommes frigorifiés.

Nous décidons de descendre de l’autre côté du col. Nous allons le regretter : il y a des travaux sur la route et pour remonter nous allons devoir patienter une bonne heure. Il y a bien une file d’attente au départ de chaque navette, mais personne ne la respecte ; on nous passe devant sans vergogne, comme quoi les français ne sont pas les seuls indisciplinés…

J23 Mardi12 août
Nous réenfilons aujourd’hui nos chaussures de marche, direction Many Glacier. Nous avons beaucoup hésité, mais nous avons choisi d’aller à « Iceberg Lake ». Le début de la rando est un peu raide mais ça s’arrange par la suite. Nous ne sommes pas partis très tôt ce matin et il y a pas mal de monde. Plusieurs groupes de marcheurs sous la houlette de rangers. Il y a des rangers conférenciers, des rangers gymnastes et tout ce petit monde s’agite en rythme. Ca me gonfle un petit peu, je presse le pas, tout le monde suit sauf Nathan…qui me précède.

Il nous faut seulement 2hrs pour atteindre le lac. Encore un site magnifique !


Les marcheurs se font de plus en plus nombreux, on redescend. Ce soir, Nathalie nous invite au restaurant. On va se régaler de bons steaks du Montana et de délicieux desserts. Les enfants prennent d’énormes Milk Shake. Moi, je vais prendre un « Smoothie » sans trop savoir ce que c’est ; je ne le sais toujours pas, mais c’est très bon… Nous rentrons au camping. Un air de Lou Reed me trotte dans la tête… « It’s just a perfect day… »
J24 Mercredi13 août
Nous quittons Glacier : 700 kilomètres de bitume pour rejoindre le sud du Montana. Nous traversons tout d’abord Browning, la ville natale de James Welch, un auteur Black Foot que j’aime bien. Je suis surpris par la misère et le délabrement des bâtiments. Les kilomètres défilent, c’est agréable de conduire aux Etats-Unis.



Nous passons Billings, direction Hardin terme de notre journée sur la route. A quelque miles du but, un pneu arrière éclate ! Je me gare en catastrophe sur le bord de la route. On descend constater les dégâts.


Heureusement, nous avions souscrit une assistance complémentaire à « AAA », je ne me voyais pas changer le pneu tout seul ! Un dépanneur arrive au bout de quelques temps, pose le pneu de rechange et nous invite à passer demain à son garage. Nous arrivons tard le soir à Hardin. Fin de la première partie
Suite du voyage: http://voyageforum.com/v.f?post=2398576;search_string=boumtchak
Trek des Annapurnas en novembre 2008 (Népal) English translation pending
28 octobre
Arrivée à Kathmandou après un vol paisible et une escale pas si reposante à Delhi. Delhi, c'est sûrement joli, mais quand on y arrive à 2 heures du mat', fatigué, qu'on doit chercher un hôtel et surtout supporter la pollution, alors forcément on trouve pas ça si joli. Bon, on y retournera à la fin des vacances, et j'espère qu'on repartira avec une image plus positive.
L'arrivée à Kathmandou s'est bien mieux passée, faut dire que j'avais "réservé" un guide à l'avance, qui s'est bien gentiment chargé de tout nous organiser, et en particulier la prise en charge dès l'aéroport.
Mais revenons à la genèse de ce voyage. Il y a environ une année, l'envie m'a pris de faire un tour du monde, comme ça, juste pour voir. J'avais d'ailleurs investi pas mal de temps pour concocter un bel itinéraire: Inde et Népal, Thaïlande, Cambodge, Indonésie, Australie, Nouvelle-Zélande, Chili, Bolivie, Brésil. Or, la crise financière m'ayant touché avant tout le monde, il a fallu quelque peu redimensionner le parcours, et se contenter pour l'instant de la première étape, c'est-à-dire Népal et Inde. Ma tendre épouse étant ravie de connaître l'Inde, elle a accepté sans autre le trek que je lui ai "imposé" au Népal: le tour des Annapurnas suivi du sanctuaire des Annapurnas.
29 octobre
Deuxième jour au Népal. Le décalage horaire ne m'affecte pas trop, par contre ma douce a plus de peine. Ce qui est un peu étrange, c'est de voir le soleil se coucher à 16h45, et le jour se lever à 5h45 déjà. Ces jours-ci, il y a de grosses fêtes au Népal, mais ne me demandez pas de me souvenir des noms... Toujours est-il que l'ambiance est à chaque coin de rue. Le soir avant, notre guide nous a invité à une cérémonie du Diwali, ou "fête des lumières", célébrée dans toutes les régions hindouistes. Forcément, les pétards explosent chaque 2 minutes, ça chante et ça danse sous l'hôtel, alors pour se reposer c'est dur, mais c'est sympa de voir comment ils font la fête dans ces contrées. Normalement, il y a un couvre-feu dès 23 heures, mais vu l'importance de la fête, les maoïstes donnent quartier libre. A propos d'hôtel, nous crêchons au Mandala, un gîte sympa de Thamel, le quartier touristique de Kathmandou.
Parlons un peu du budget. Le Népal et l'Inde sont bon marchés, c'est connu, même si on trouve des hôtels à 500 dollars la nuit... il en faut pour tous les goûts. Commençons par le vol. Après avoir mis de côté toute considération écologique, j'ai opté pour un Bruxelles-Delhi, via Zurich, avec Swiss. Prix pour 2 personnes A/R: 996€! Ça doit être difficile de trouver plus bas, à moins d'y aller à pied... A cela s'ajoute un aller simple Genève-Bruxelles à 80€ et une nuit à Bruxelles (59€), sans oublier le vol Delhi-Kathmandou à 150€ aller simple pour 2, soit un super total pour le vol Genève-Kathmandou à l'aller et Delhi-Zurich au retour de 1290€ pour 2.
A présent le trek. Trouvé chez l'agence "Far Above the Clouds" (www.farabovetheclouds.com), un trek de 26 jours comprenant 1 guide, 1 porteur, 3 nuits à Kathmandou, le permis de trek, le logement, la nourriture et le transport durant le trek, le tout pour moins de 2000 dollars, pourboirs inclus. Nous ne payons que les boissons (autres que le thé) et la nourriture "extra" (en-cas, desserts, ...).
30 octobre
Début du trek. Long voyage en bus (~ 7h) de Kathmandou à Besishahar. Le climat est sympa dans cette ville située à 760 m, même si sur les crêtes environnantes de gros nuages à l'aspect pas sympa du tout grossissent à vue d'oeil. Si on pouvait éviter d'avoir la pluie pour le premier jour de marche, ça serait gentil. J'ai acheté une carte avec pleins d'indications utiles ("Long Hot Climb", "Fields of Marijuana", ...) pour me situer tout au long du parcours et pour écrire les noms plus ou moins juste.
31 octobre
Anniversaire de mon aimée, et un beau cadeau d'anniversaire: un départ tranquille sous le soleil. Étape du jour: Besishahar – Nadi Bazar (930 m). On traverse les premiers ponts suspendus, ponts en bambou et rivières sans pont, le tout au milieu d'une végétation exubérante, de riches forêts et des rizières. Le paysage est évidemment magnifique. Nous longeons la rivière Marsyangdi Nadi, qu'on suivra d'ailleurs jusqu'à Manang. L'étape du jour étant courte, nous sommes arrivés à 11h30 à Nadi Bazar, et avons profité de l'après-midi pour nous doucher, laver nos affaires et discuter de culture, religion et langues avec le guide. La nuit vient de tomber, et depuis la chambre du lodge j'assiste à un magnifique clair de lune sur fond ocre, l'étoile polaire couronnant cette fresque divine. Ah, et cet après-midi, j'ai aperçu les premiers 7000 du trek: la chaîne du Manasalu. Superbes montagnes, qui paraissent si proches et sont pourtant 6000 mètres plus haut!
Parlons formalités administratives. Pour l'Inde, facile: on remplit la demande dans son pays, on paie 80 CHF, on envoie la demande, le passeport et des photos par la poste à l'ambassade, et une semaine plus tard on reçoit son passeport avec le joli visa indien valable 6 mois à partir de la date d'émission (donc il ne faut pas s'y prendre TROP à l'avance), avec entrées multiples. Pour le Népal, encore plus facile. A l'aéroport de Kathmandou on remplit le formulaire mis à disposition, on paie 40 dollars, on donne deux photos et on obtient un visa assez moche valable 30 jours.
1 novembre
Aujourd'hui, Nadi Bazar – Jagat (1300 m). Il fait beau, il fait chaud, même très chaud au soleil. Je me suis d'ailleurs offert un Fanta tout frais lors du repas de midi, qui a super bien passé. L'étape a duré environ 6 heures, dans des paysages toujours magnifiques. La vallée est de plus en plus encaissée, les ravins toujours plus vertigineux. Jagat est d'ailleurs niché sur un promontoire. Le lodge est sympa, il y avait même du Swiss Rösti au menu. Ce sera tout pour aujourd'hui, je suis crevé, et j'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil!
2 novembre
Jagat – Dharapani (1860 m). Longue et dure journée. Nous sommes partis vers 7h30, comme d'habitude, mais peu après le départ ma chérie s'est sentie mal, et nous avons fait une longue pause. Heureusement qu'il fait toujours très beau. Un ciel bleu à faire pâlir un Schtroumpf! Cette étape est caractérisée par de nombreuses montées et descentes, ce qui à la longue fatigue... Le plus beau moment de la journée fut l'arrivée à Tal. La vallée, étroite jusque là, s'élargit subitement et le torrent déchaîné se mue en paisible rivière, le tout dans un cadre enchanteur. Nous avons dîné (déjeuné donc) à Tal, qui se trouve à mi-chemin de notre but. Or il était déjà 14h... Après Tal, c'était tout de suite moins drôle: le soleil qui disparaît derrière les montagnes, un vent frais persistant, et finalement des successions interminables de montées et descentes. A 17h, c'est-à-dire à la nuit tombée, nous arrivons enfin à Dharapani.
Parlons confort. Tout au long du trek, on trouve de nombreux endroits pour se loger ou se restaurer. Les lodges, ou guest houses, ou hôtels sont en général de bonne qualité. Certaines étapes regorgent de lodges, alors que d'autres n'en offrent que 1 ou 2, et il faut prendre en compte cela au moment de préparer son trek. En plus des chambres privées, la majorité des hôtels situés au-dessous de 3800 m offrent l'eau chaude (chauffée au soleil). J'ouvre une parenthèse. Bien qu'ils annoncent fièrement 24/24h de douche chaude, en pratique c'est un peu différent, et la raison est simple: tant qu'il y a du soleil, il y a de l'eau chaude, mais une fois la nuit tombée, la réserve d'eau chaude se limite à la quantité déjà chauffée, qui se situe autour des 200 – 300 litres. C'est plus que suffisant pour un usage normal, mais le problème est que certains trekkeurs aux mains délicates et au respect d'autrui inexistant lavent leur linge sale avec l'eau chaude des douches... Il suffit qu'un groupe de ces malotrus arrive avant vous au lodge, et vous pouvez faire une croix sur l'eau chaude... Fin de la parenthèse.
3 novembre
Dharapani – Chame (2670 m). Malgré le dénivelé plus important, cette étape était bien plus régulière et par conséquent agréable que celle de la veille. Nous avons bifurqué vers le nord-ouest et commençons à passer "derrière" la cordillère des Annapurnas. Le ciel est toujours à faire pâlir un Schtroumpf, et cela nous permet d'admirer la chaîne du Manaslu dans toute sa splendeur, et en particulier notre premier 8000: le Manaslu himself! C'est la seule étape du trek qui offre un tel point de vue, donc réservez le beau temps! Chame étant la capitale du district, on trouve des magasins, des cafés internet, des bars, une banque et pleins de trucs plus ou moins utiles.
4 novembre
Chame. Jour de repos. Cette journée de repos n'était pas prévue dans le programme initial, mais vu qu'on est flexible, et pour que ma chérie se soigne totalement de son mal de gorge avant d'atteindre les régions plus froides, on a décidé de rester un jour à Chame. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on a choisi le bon jour, vu qu'il a plu toute la journée. Comme ça on est resté au sec, on s'est bien reposé, et demain on franchira les 3000 mètres en forme et, espérons-le, sous le soleil.
Un avantage du logde dans lequel nous sommes, le Mandala, c'est que les prises suisses à deux tiges fonctionnent dans l'embout népalais, donc on en a profité pour recharger les batteries de l'appareil-photo.
5 novembre
Chame – Lower Pisang (3200 m). Notre moral est comme le temps: au beau fixe! Cette journée justifie à elle seule notre venue au Népal, et ce trek: un paysage splendide, des pics enneigés, des forêts de pins, des rivières, des temples, le tout sous un soleil radieux. L'étape était facile: les 500 mètres de dénivelé se sont à peine faits sentir, et à 14h nous arrivons à Lower Pisang. Après avoir pris une douche fraiche et mis nos habits à sécher, nous montons à Upper Pisang, situé 100 mètres plus haut, et qui nous offre une vue imprenable sur l'Annapurna III. On y trouve également une Gurkha, ou temple bouddhiste, superbe et richement décoré. Grâce à notre guide et à notre porteur, nous apprenons mille choses sur la culture, les religions, les us et coutumes du Népal. Demain, nous irons jusqu'à Manang, où nous resterons une journée.
6 novembre
Lower Pisang – Manang (3540 m). Toujours plus haut, toujours plus beau, voilà le résumé de la journée. Le temps est splendide et la route facile. Nous traversons des forêts de pins, et les 7000 et 8000 qui nous entourent sont toujours plus nombreux et plus proches. Le paysage est par endroits très désertique, toujours venteux. Nous rencontrons les premiers yaks du trek et leurs produits dérivés: viande, lait et fromage. Le fromage de yak est très bon, il ressemble au fromage de vache à pâte dure. Nous prenons une douche dès notre arrivée à Manang, puis nous mangeons un excellent repas. L'après-midi, nous lavons nos affaires, nous nous reposons, et déjà le soleil disparaît derrière l'Annapurna III.
7 novembre
Manang, jour de repos. Nous faisons une petite marche d'acclimatation au-dessus de Manang. Le temps est si clair que nous pouvons voir au loin l'Himlug et le Manaslu, distants de quelques 100 km! Au sommet de notre marche d'acclimatation, un paysage à couper le souffle nous attend! En contrebas, un lac glaciaire aux eaux turquoises nous invite à nous approcher, et de là, nous jouissons d'une vue spectaculaire sur le glacier et le pic.
8 novembre
Manang – Ledhar (4200 m). Journée tranquille, bien que l'altitude se fasse sentir. C'est étonnant, plus on monte, plus il fait chaud. Le ciel est d'un bleu foncé magnifique, et nous avons droit à un véritable été indien: un temps super clair, une température qui permet de se balader en short et t-shirt, et même la nuit il fait bon. En fait, le seul moment où il fait moins de 0°, c'est avant l'aube. Les 700 mètres de dénivelé nous apportent un léger mal de tête, vite disparu après une soupe à l'ail et une bonne nuit de sommeil.
9 novembre
Ledhar – Thorung Phedi (4450 m). Après 300 m de dénivelé et 3 heures de marche, nous arrivons frais et dispos à Thorung Phedi, notre ultime étape avant le col. Il est 11h quand nous arrivons, aussi avons-nous le temps de nous installer et de prendre un bon repas avec d'aller faire notre marche d'acclimatation.
Le temps est toujours aussi radieux, et avec les montagnes blanches de neige proches de nous, j'ai l'impression d'être posé à la terrasse d'un chalet des Alpes, par une belle journée d'hiver, cherchant en vain le moindre petit nuage, l'odeur de la crème solaire accompagnant la brise qui de temps en temps vient me rafraîchir.
10 novembre
Thorung Phedi – Muktinath (3760 m). Et ben voilà, THE big day est arrivé! Au menu, le plus haut col du monde (c'est pas moi qui le dit, c'est écrit sur la carte): le Thorung La, qui culmine à 5416 m! Ça n'allait pas être une partie de plaisir, et le programme annonce la couleur: il faut compter 8 heures de marche dans le meilleur des cas, 4 de montée, et 4 de descente jusqu'à Muktinath. Le réveil sonne à 2h45, et première bonne nouvelle: il fait grand beau. Enfin... il fait nuit mais le ciel est clair. Une fois le petit-déjeuner avalé, nous attaquons la montée, vers 3h45. La montée est éprouvante, heureusement il ne fait pas trop froid et le soleil ne tarde pas à nous réchauffer. Vers 9h, nous atteignons enfin le col, fatigués mais emplis d'un bonheur certain: 5416 m! Jamais nous n'étions allés si haut! Après avoir mémorisé sur carte digitale ces précieux moments, nous attaquons la longue et pénible descente qui nous mènera à Muktinath, quelques 1700 m plus bas. A notre arrivée, notre première douche chaude depuis 4 jours est la plus agréable des récompenses.
11 novembre
Muktinath – Jomsom (2720 m). Cette étape offre un magnifique paysage au randonneur: des collines désertiques, une large plaine alluviale, des sommets enneigés, bref, tout ce qu'il faut pour une journée de plaisir. Sauf que... sauf qu'il y a un élément qui pourrit le tableau: le vent. Un vent à décorner les yaks qui t'arrive de face et te balance des giboulées de sable et de poussière dans les yeux, le nez et la bouche. D'ailleurs, les trekkeurs qui arrivent à Jomsom doivent avoir mal au dos à force de marcher des heures courbés en deux. Nous, on a pas voulu faire rimer "marcher" avec "en chier", et par conséquent on a pris une Jeep de Muktinath à Jomsom, raccourci d'autant plus appréciable après l'étape du Thorung La! Que ceux qui tiennent absolument à marcher et qui pleurnichent parce qu'une route va être construite se rassurent: une bonne partie de l'étape peut être effectuée loin de la route, et d'ailleurs actuellement le trafic est d'une jeep chaque demi-heure au maximum. D'ailleurs, je peux annoncer en passant une mauvaise nouvelle pour les pleurnicheurs: une route est en construction entre Besishahar et Manang! Pourtant, pas de soucis: elle est loin d'être opérationnelle, et ne touchera le trek que sur environ 20% du parcours.
Parlons maintenant guides et porteurs. Nécessaire ou pas? Si on veut être simpliste, on peut dire que le guide n'est jamais nécessaire. Une carte, une boussole, voire un GPS, et hop! vous faîtes ce que vous voulez tous seuls, comme des grands. Par conséquent, si le but est d'aller bêtement de A à B, pas plus besoin de guide au Népal que dans le Sahara ou sur la lune... Pareil pour le porteur: inutile, vu que tout le monde est capable de porter une dizaine de kilos... Nous avons pris guide et porteur, et sommes plus que satisfaits de ce choix. Le guide non seulement nous montre le chemin, mais surtout nous apprend infiniment plus de choses sur le Népal que le ferait le Lonely Planet. Mais à part ça, l'avantage principal de prendre un guide réside dans la libération des détails ennuyants. On a beau marcher et transpirer à longueur de journée, on est tout de même en vacances, et pour nous vacances rime avec tranquillité d'esprit. Et le guide nous l'offre en se chargeant des nombreux détails potentiellement casse-pompes. Le guide nous indique toujours un très bon hôtel, s'occupe de commander les repas, vient nous avertir quand on peut aller manger, nous explique commet sera l'étape du lendemain, ... bref, le guide prend soin de nous, et on apprécie.
Quant au porteur, il soulage mon épouse d'un poids qui, pour elle, serait difficilement supportable plus de 4 jours. Le plus simple serait de partir avec 3-4 kilos, on a vu des trekkeurs le faire, mais comme on est plutôt du style à prendre trop que pas assez, on a apprécié l'aide du porteur, ainsi que sa bonne humeur. Et lui doit aussi apprécier, puisqu'il chante tout le temps et qu'il nous a dit que notre sac était le plus léger qu'il ait jamais eu à porter!
12 novembre
Jomsom – Kalopani (2530 m). Nous avons décidé de terminer notre trek en utilisant les jeeps, et ce pour les raisons – forcément subjectives – suivantes:
1) le paysage est certes magnifique, mais plutôt monotone en comparaison à la première partie du trek 2) le sentier suit la route à peu près fidèlement, donc on ne rate rien 3) la fatigue, légère mais tout de même présente 4) l'envie de passer quelques jours à Pokhara et Kathmandou tranquilles 5) le vent et la poussière fatiguent, et ils sont très présents sur ce tronçon
13 novembre
Kalopani – Tatopani (1190 m). Après avoir effectué en voiture le tronçon que beaucoup de trekkeurs définissent comme "le plus inintéressant du circuit", autrement dit Kagbeni – Kalopani, il est temps de reprendre notre bâton de pèlerin et d'avancer gaiment vers Tatopani à pied. Plus de vent ni de sable, ni trop de soleil en plein dans la figure, mais des forêts, un paysage plus vert et de la fraîcheur. Il fait toujours grand beau, et la route jusqu'à Tatopani est facile. Une fois arrivés à destination, nous allons détendre nos muscles fatigués dans les eaux thermales de Tatopani, fréquentées autant par des étrangers que par les népalis.
Parlons mendicité. Sur le circuit, vous serez très peu sollicités par les enfants, c'est-à-dire une voire au maximum deux fois par jour. "School pen", "sweet", "baloon" seront les articles les plus demandés. Alors que faire? Quand on voit ces braves mioches, la morve jusqu'au coin de la bouche et les cheveux pleins de terre vous tendre une main crasseuse en implorant votre mansuétude, il semble difficile de résister... Et bien il le faut! Ne rien donner, c'est le meilleur moyen de ne pas encourager la mendicité. Il y a de nombreux autres moyens de faire profiter les népalis de notre argent: prendre guide et/ou porteur, boire un thé dans les petits restos, choisir un restaurant à l'aspect plus humble pour son repas de midi, plutôt que le lodge super moderne où s'entassent déjà 20 touristes, acheter pâtisseries et autres articles produits sur place et non polluants (donc éviter d'acheter l'eau en bouteille mais la purifier soi-même ou la remplir dans les "safe water drinking station" que l'on trouve entre Tal et Ghasa). Pour dormir, les lodges modernes sont tout de même une garantie d'un certain confort, mais il n'est pas interdit de voir la chambre et de décider ensuite d'y rester ou non.
14 novembre
Tatopani – Ghorepani (2860 m). Mon épouse ayant déjà fourni un effort considérable au Thorung La, elle n'avait plus trop envie de se taper à nouveau 1700 m de dénivelé, et a continué sa route vers Pokhara avec le guide et le porteur par la route. C'est donc seul que je m'attaque au dernier plaisir du circuit: une longue montée qui doit m'offrir un panorama splendide sur la chaîne des Annapurnas ainsi que sur le Dhaulagiri (8172 m). Après 4-5 heures de marche, j'atteins Ghorepani, je me douche et décide de visiter les lieux. Ghorepani est très touristique, il faut dire que les touristes y arrivent de Tatopani ainsi que de Hile ou Tikhedhungga dans le but de se rendre au célèbre Poon Hill (3193 m), une colline qui surplombe le "village" et qui offre un panorama spectaculaire, l'idée étant de s'y rendre au lever du soleil. Après 5 minutes dans Ghorepani, je conclue que c'est vraiment touristique (librairies, souvenirs, café internet, boulangerie, ...) et que ça ne présente pas un gros intérêt. Par contre, vu qu'il n'est que 16h, je décide de repérer le chemin pour me rendre à Poon Hill, et finalement j'y vais, puisque ça n'est qu'à 30 minutes de montée.
Au sommet, un panorama extraordinaire me récompense de l'ultime effort de la journée! Je monte dans la tour et profite du paysage. Seules une dizaine de personnes sont présentes. Je pensais rester une dizaine de minutes puis redescendre, mais le coucher de soleil peint la chaîne des Annapurnas d'une couleur si magique que finalement, je passe plus d'une heure sur le Poon Hill, jusqu'à ce que le soleil ait disparu dans le lointain horizon indien, et que le dernier halo de lumière ait effleuré les flancs du majestueux Dhaulagiri. Heureux, je redescends à la nuit tombante.
15 novembre
Ghorepani – Phokara (820 m). Comme je l'ai dit précédemment, le "but" de Ghorepani, c'est le "lever de soleil au Poon Hill". On m'avait conseillé de partir à 5h du mat', mais après l'inoubliable coucher de soleil de la veille, j'ai pensé que le lever de soleil ne serait pas aussi beau et que je ne perdrais rien à rester au lit. En plus, la fenêtre de ma chambre donnant directement sur la chaîne des Annapurnas, j'avais un poste plus qu'agréable pour assister au lever du soleil. Oui mais... Et si le lever de soleil était vraiment aussi spectaculaire que tout le monde le dit? C'est vrai... personne ne monte à Ghorepani pour voir le coucher du soleil, non non non, on ne parle que du sunrise. J'ouvre les yeux, regarde ma montre, 6h du mat'. Je regarde par la fenêtre: soleil pas encore levé. Ok, pour éviter d'avoir des regrets, pour comparer "objectivement" un coucher et un lever de soleil, il faut monter à Poon Hill. Une fois la décision prise, je cours presque jusqu'à Poon Hill. 6h15, toujours pas de lever de soleil, mais c'est pour bientôt. Au fait, pourquoi ils conseillent de partir à 5h?? Je suis à mi-chemin... et tout s'arrête. Trois amis espagnols redescendent, alors que le lever du soleil n'a pas encore eu lieu. "Ben vous faîtes quoi les gars? Vous êtes malades?". "Non non", qu'ils me répondent, "c'est juste que là-haut, il y a au moins 200 personnes qui s'entassent, et ça n'a rien d'agréable...". Du coup, je m'arrête aussi, trouve un endroit sympa d'où observer seul le lever du soleil, et quand ce dernier arrive, il ne me fait absolument pas regretter d'être resté à mi-chemin. C'est beau, c'est sûr, mais de loin pas aussi beau que le coucher de soleil. Le matin, il n'y a presque aucun dégradé de couleurs, et en plus le Machhapuchhre reste dans l'ombre. Le seul qui s'illumine vraiment de belle manière, c'est le Dhaulagiri, mais il est autant bien illuminé à 11h, voire à 14h, le glacier en plus, et le meilleur endroit pour l'observer est encore Chitre, depuis le New Dhaulagiri Lodge.
Moralité, le lever du soleil au Poon Hill est un attrape-touriste, alors que le vrai spectacle est le coucher du soleil, destiné aux motivés qui, après 1700 m de montée, préfèrent continuer 400 m plutôt que de boire des bières au coin du feu. Ceux qui n'ont pas vu le spectacle du crépuscule au Poon Hill n'ont pas besoin de se lever tôt: dès 8h, c'est autant beau et il n'y a presque plus personne en haut.
Après deux ou trois photos, je redescends prendre mon petit-déj', puis j'entame la longue descente (3280 marches!) vers Naya Pul, d'où un bus me conduira à Pokhara pour y retrouver mon épouse, mon guide et mon porteur.
Cette escapade de deux jours en solitaire m'a donné un bref aperçu de ce que peut être un trek en individuel, sans guide ni porteur. Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ma nouvelle liberté. J'ai peut-être hésité un peu à certains croisements, mais il y a toujours des népalis serviables pour indiquer le bon chemin. En plus, on n'est jamais vraiment seul puisqu'à midi ou le soir on retrouve toujours des allemands, des anglais ou des français avec qui discuter. Je comprends mieux ceux qui partent seuls en trek, et si je reviens au Népal, je ferai un trek plus court mais sans guide ni porteur (et avec un sac plus léger...).
16 novembre
Pokhara. Un endroit sympa pour se reposer, moins pollué et chaotique que Kathmandou. Place au bilan.
Un jour de pluie sur plus de deux semaines de trek, et qui tombe en plus sur un jour de repos, ça confirme que début novembre est définitivement la meilleure période pour un trek dans les Annapurnas. Et il ne fait pas trop froid: jusqu'à Manang on monte en short et t-shirt, et de là on met les pantalons, mais dès que le soleil se lève il fait partout agréablement chaud, sauf s'il y a du vent évidemment.
Notre guide et notre porteur ont été d'excellents compagnons de voyage, et l'agence a été très professionnelle. Bien que nous n'ayons réalisé qu'une vingtaine des 26 jours prévus, je n'ai jamais pensé à me faire rembourser, mais l'agence nous a concocté un programme de 3 jours de visite dans la vallée de Kathmandou, tous frais payés.
La région et les paysages sont magnifiques, surtout depuis Chame, où l'on côtoie continuellement les géants de l'Himalaya. Il y a du monde, certes, mais je n'ai jamais eu l'impression d'une invasion de trekkeurs, et souvent nous avons marché durant plusieurs heures sans rencontrer un seul étranger. Le matin, vu que tout le monde part plus ou moins en même temps, il peut y avoir une sorte de queue-leu-leu de touristes, mais ça s'étire rapidement.
Le trek n'est pas trop difficile à condition d'avoir un peu d'entraînement. Les nombreux lodges permettent de faire de courtes étapes si nécessaire, sauf pour l'inévitable Thorung La... Ça vaut la peine de penser au porteur avant le trek, vu qu'il coûtera environ 70 euros pour 20 jours de trek, et 40 euros pour le tronçon Manang – Thorung La si on le prend à Manang. Au pire, il est toujours possible de louer un mulet pour se faire porter avec ses affaires au sommet du col, mais j'en ignore le prix.
Ne pas oublier d'aller écouter le speech (en anglais) sur le mal d'altitude à Manang à 15h, c'est gratuit et intéressant. On trouve également là une bonne clinique. En résumé, ce trek est magnifique et je le recommande chaudement! Un diapo en musique est disponible à cette adresse.
Bon trek!
Arrivée à Kathmandou après un vol paisible et une escale pas si reposante à Delhi. Delhi, c'est sûrement joli, mais quand on y arrive à 2 heures du mat', fatigué, qu'on doit chercher un hôtel et surtout supporter la pollution, alors forcément on trouve pas ça si joli. Bon, on y retournera à la fin des vacances, et j'espère qu'on repartira avec une image plus positive.
L'arrivée à Kathmandou s'est bien mieux passée, faut dire que j'avais "réservé" un guide à l'avance, qui s'est bien gentiment chargé de tout nous organiser, et en particulier la prise en charge dès l'aéroport.
Mais revenons à la genèse de ce voyage. Il y a environ une année, l'envie m'a pris de faire un tour du monde, comme ça, juste pour voir. J'avais d'ailleurs investi pas mal de temps pour concocter un bel itinéraire: Inde et Népal, Thaïlande, Cambodge, Indonésie, Australie, Nouvelle-Zélande, Chili, Bolivie, Brésil. Or, la crise financière m'ayant touché avant tout le monde, il a fallu quelque peu redimensionner le parcours, et se contenter pour l'instant de la première étape, c'est-à-dire Népal et Inde. Ma tendre épouse étant ravie de connaître l'Inde, elle a accepté sans autre le trek que je lui ai "imposé" au Népal: le tour des Annapurnas suivi du sanctuaire des Annapurnas.
29 octobre
Deuxième jour au Népal. Le décalage horaire ne m'affecte pas trop, par contre ma douce a plus de peine. Ce qui est un peu étrange, c'est de voir le soleil se coucher à 16h45, et le jour se lever à 5h45 déjà. Ces jours-ci, il y a de grosses fêtes au Népal, mais ne me demandez pas de me souvenir des noms... Toujours est-il que l'ambiance est à chaque coin de rue. Le soir avant, notre guide nous a invité à une cérémonie du Diwali, ou "fête des lumières", célébrée dans toutes les régions hindouistes. Forcément, les pétards explosent chaque 2 minutes, ça chante et ça danse sous l'hôtel, alors pour se reposer c'est dur, mais c'est sympa de voir comment ils font la fête dans ces contrées. Normalement, il y a un couvre-feu dès 23 heures, mais vu l'importance de la fête, les maoïstes donnent quartier libre. A propos d'hôtel, nous crêchons au Mandala, un gîte sympa de Thamel, le quartier touristique de Kathmandou.
Parlons un peu du budget. Le Népal et l'Inde sont bon marchés, c'est connu, même si on trouve des hôtels à 500 dollars la nuit... il en faut pour tous les goûts. Commençons par le vol. Après avoir mis de côté toute considération écologique, j'ai opté pour un Bruxelles-Delhi, via Zurich, avec Swiss. Prix pour 2 personnes A/R: 996€! Ça doit être difficile de trouver plus bas, à moins d'y aller à pied... A cela s'ajoute un aller simple Genève-Bruxelles à 80€ et une nuit à Bruxelles (59€), sans oublier le vol Delhi-Kathmandou à 150€ aller simple pour 2, soit un super total pour le vol Genève-Kathmandou à l'aller et Delhi-Zurich au retour de 1290€ pour 2.
A présent le trek. Trouvé chez l'agence "Far Above the Clouds" (www.farabovetheclouds.com), un trek de 26 jours comprenant 1 guide, 1 porteur, 3 nuits à Kathmandou, le permis de trek, le logement, la nourriture et le transport durant le trek, le tout pour moins de 2000 dollars, pourboirs inclus. Nous ne payons que les boissons (autres que le thé) et la nourriture "extra" (en-cas, desserts, ...).
30 octobre
Début du trek. Long voyage en bus (~ 7h) de Kathmandou à Besishahar. Le climat est sympa dans cette ville située à 760 m, même si sur les crêtes environnantes de gros nuages à l'aspect pas sympa du tout grossissent à vue d'oeil. Si on pouvait éviter d'avoir la pluie pour le premier jour de marche, ça serait gentil. J'ai acheté une carte avec pleins d'indications utiles ("Long Hot Climb", "Fields of Marijuana", ...) pour me situer tout au long du parcours et pour écrire les noms plus ou moins juste.
31 octobre
Anniversaire de mon aimée, et un beau cadeau d'anniversaire: un départ tranquille sous le soleil. Étape du jour: Besishahar – Nadi Bazar (930 m). On traverse les premiers ponts suspendus, ponts en bambou et rivières sans pont, le tout au milieu d'une végétation exubérante, de riches forêts et des rizières. Le paysage est évidemment magnifique. Nous longeons la rivière Marsyangdi Nadi, qu'on suivra d'ailleurs jusqu'à Manang. L'étape du jour étant courte, nous sommes arrivés à 11h30 à Nadi Bazar, et avons profité de l'après-midi pour nous doucher, laver nos affaires et discuter de culture, religion et langues avec le guide. La nuit vient de tomber, et depuis la chambre du lodge j'assiste à un magnifique clair de lune sur fond ocre, l'étoile polaire couronnant cette fresque divine. Ah, et cet après-midi, j'ai aperçu les premiers 7000 du trek: la chaîne du Manasalu. Superbes montagnes, qui paraissent si proches et sont pourtant 6000 mètres plus haut!
Parlons formalités administratives. Pour l'Inde, facile: on remplit la demande dans son pays, on paie 80 CHF, on envoie la demande, le passeport et des photos par la poste à l'ambassade, et une semaine plus tard on reçoit son passeport avec le joli visa indien valable 6 mois à partir de la date d'émission (donc il ne faut pas s'y prendre TROP à l'avance), avec entrées multiples. Pour le Népal, encore plus facile. A l'aéroport de Kathmandou on remplit le formulaire mis à disposition, on paie 40 dollars, on donne deux photos et on obtient un visa assez moche valable 30 jours.
1 novembre
Aujourd'hui, Nadi Bazar – Jagat (1300 m). Il fait beau, il fait chaud, même très chaud au soleil. Je me suis d'ailleurs offert un Fanta tout frais lors du repas de midi, qui a super bien passé. L'étape a duré environ 6 heures, dans des paysages toujours magnifiques. La vallée est de plus en plus encaissée, les ravins toujours plus vertigineux. Jagat est d'ailleurs niché sur un promontoire. Le lodge est sympa, il y avait même du Swiss Rösti au menu. Ce sera tout pour aujourd'hui, je suis crevé, et j'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil!
2 novembre
Jagat – Dharapani (1860 m). Longue et dure journée. Nous sommes partis vers 7h30, comme d'habitude, mais peu après le départ ma chérie s'est sentie mal, et nous avons fait une longue pause. Heureusement qu'il fait toujours très beau. Un ciel bleu à faire pâlir un Schtroumpf! Cette étape est caractérisée par de nombreuses montées et descentes, ce qui à la longue fatigue... Le plus beau moment de la journée fut l'arrivée à Tal. La vallée, étroite jusque là, s'élargit subitement et le torrent déchaîné se mue en paisible rivière, le tout dans un cadre enchanteur. Nous avons dîné (déjeuné donc) à Tal, qui se trouve à mi-chemin de notre but. Or il était déjà 14h... Après Tal, c'était tout de suite moins drôle: le soleil qui disparaît derrière les montagnes, un vent frais persistant, et finalement des successions interminables de montées et descentes. A 17h, c'est-à-dire à la nuit tombée, nous arrivons enfin à Dharapani.
Parlons confort. Tout au long du trek, on trouve de nombreux endroits pour se loger ou se restaurer. Les lodges, ou guest houses, ou hôtels sont en général de bonne qualité. Certaines étapes regorgent de lodges, alors que d'autres n'en offrent que 1 ou 2, et il faut prendre en compte cela au moment de préparer son trek. En plus des chambres privées, la majorité des hôtels situés au-dessous de 3800 m offrent l'eau chaude (chauffée au soleil). J'ouvre une parenthèse. Bien qu'ils annoncent fièrement 24/24h de douche chaude, en pratique c'est un peu différent, et la raison est simple: tant qu'il y a du soleil, il y a de l'eau chaude, mais une fois la nuit tombée, la réserve d'eau chaude se limite à la quantité déjà chauffée, qui se situe autour des 200 – 300 litres. C'est plus que suffisant pour un usage normal, mais le problème est que certains trekkeurs aux mains délicates et au respect d'autrui inexistant lavent leur linge sale avec l'eau chaude des douches... Il suffit qu'un groupe de ces malotrus arrive avant vous au lodge, et vous pouvez faire une croix sur l'eau chaude... Fin de la parenthèse.
3 novembre
Dharapani – Chame (2670 m). Malgré le dénivelé plus important, cette étape était bien plus régulière et par conséquent agréable que celle de la veille. Nous avons bifurqué vers le nord-ouest et commençons à passer "derrière" la cordillère des Annapurnas. Le ciel est toujours à faire pâlir un Schtroumpf, et cela nous permet d'admirer la chaîne du Manaslu dans toute sa splendeur, et en particulier notre premier 8000: le Manaslu himself! C'est la seule étape du trek qui offre un tel point de vue, donc réservez le beau temps! Chame étant la capitale du district, on trouve des magasins, des cafés internet, des bars, une banque et pleins de trucs plus ou moins utiles.
4 novembre
Chame. Jour de repos. Cette journée de repos n'était pas prévue dans le programme initial, mais vu qu'on est flexible, et pour que ma chérie se soigne totalement de son mal de gorge avant d'atteindre les régions plus froides, on a décidé de rester un jour à Chame. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on a choisi le bon jour, vu qu'il a plu toute la journée. Comme ça on est resté au sec, on s'est bien reposé, et demain on franchira les 3000 mètres en forme et, espérons-le, sous le soleil.
Un avantage du logde dans lequel nous sommes, le Mandala, c'est que les prises suisses à deux tiges fonctionnent dans l'embout népalais, donc on en a profité pour recharger les batteries de l'appareil-photo.
5 novembre
Chame – Lower Pisang (3200 m). Notre moral est comme le temps: au beau fixe! Cette journée justifie à elle seule notre venue au Népal, et ce trek: un paysage splendide, des pics enneigés, des forêts de pins, des rivières, des temples, le tout sous un soleil radieux. L'étape était facile: les 500 mètres de dénivelé se sont à peine faits sentir, et à 14h nous arrivons à Lower Pisang. Après avoir pris une douche fraiche et mis nos habits à sécher, nous montons à Upper Pisang, situé 100 mètres plus haut, et qui nous offre une vue imprenable sur l'Annapurna III. On y trouve également une Gurkha, ou temple bouddhiste, superbe et richement décoré. Grâce à notre guide et à notre porteur, nous apprenons mille choses sur la culture, les religions, les us et coutumes du Népal. Demain, nous irons jusqu'à Manang, où nous resterons une journée.
6 novembre
Lower Pisang – Manang (3540 m). Toujours plus haut, toujours plus beau, voilà le résumé de la journée. Le temps est splendide et la route facile. Nous traversons des forêts de pins, et les 7000 et 8000 qui nous entourent sont toujours plus nombreux et plus proches. Le paysage est par endroits très désertique, toujours venteux. Nous rencontrons les premiers yaks du trek et leurs produits dérivés: viande, lait et fromage. Le fromage de yak est très bon, il ressemble au fromage de vache à pâte dure. Nous prenons une douche dès notre arrivée à Manang, puis nous mangeons un excellent repas. L'après-midi, nous lavons nos affaires, nous nous reposons, et déjà le soleil disparaît derrière l'Annapurna III.
7 novembre
Manang, jour de repos. Nous faisons une petite marche d'acclimatation au-dessus de Manang. Le temps est si clair que nous pouvons voir au loin l'Himlug et le Manaslu, distants de quelques 100 km! Au sommet de notre marche d'acclimatation, un paysage à couper le souffle nous attend! En contrebas, un lac glaciaire aux eaux turquoises nous invite à nous approcher, et de là, nous jouissons d'une vue spectaculaire sur le glacier et le pic.
8 novembre
Manang – Ledhar (4200 m). Journée tranquille, bien que l'altitude se fasse sentir. C'est étonnant, plus on monte, plus il fait chaud. Le ciel est d'un bleu foncé magnifique, et nous avons droit à un véritable été indien: un temps super clair, une température qui permet de se balader en short et t-shirt, et même la nuit il fait bon. En fait, le seul moment où il fait moins de 0°, c'est avant l'aube. Les 700 mètres de dénivelé nous apportent un léger mal de tête, vite disparu après une soupe à l'ail et une bonne nuit de sommeil.
9 novembre
Ledhar – Thorung Phedi (4450 m). Après 300 m de dénivelé et 3 heures de marche, nous arrivons frais et dispos à Thorung Phedi, notre ultime étape avant le col. Il est 11h quand nous arrivons, aussi avons-nous le temps de nous installer et de prendre un bon repas avec d'aller faire notre marche d'acclimatation.
Le temps est toujours aussi radieux, et avec les montagnes blanches de neige proches de nous, j'ai l'impression d'être posé à la terrasse d'un chalet des Alpes, par une belle journée d'hiver, cherchant en vain le moindre petit nuage, l'odeur de la crème solaire accompagnant la brise qui de temps en temps vient me rafraîchir.
10 novembre
Thorung Phedi – Muktinath (3760 m). Et ben voilà, THE big day est arrivé! Au menu, le plus haut col du monde (c'est pas moi qui le dit, c'est écrit sur la carte): le Thorung La, qui culmine à 5416 m! Ça n'allait pas être une partie de plaisir, et le programme annonce la couleur: il faut compter 8 heures de marche dans le meilleur des cas, 4 de montée, et 4 de descente jusqu'à Muktinath. Le réveil sonne à 2h45, et première bonne nouvelle: il fait grand beau. Enfin... il fait nuit mais le ciel est clair. Une fois le petit-déjeuner avalé, nous attaquons la montée, vers 3h45. La montée est éprouvante, heureusement il ne fait pas trop froid et le soleil ne tarde pas à nous réchauffer. Vers 9h, nous atteignons enfin le col, fatigués mais emplis d'un bonheur certain: 5416 m! Jamais nous n'étions allés si haut! Après avoir mémorisé sur carte digitale ces précieux moments, nous attaquons la longue et pénible descente qui nous mènera à Muktinath, quelques 1700 m plus bas. A notre arrivée, notre première douche chaude depuis 4 jours est la plus agréable des récompenses.
11 novembre
Muktinath – Jomsom (2720 m). Cette étape offre un magnifique paysage au randonneur: des collines désertiques, une large plaine alluviale, des sommets enneigés, bref, tout ce qu'il faut pour une journée de plaisir. Sauf que... sauf qu'il y a un élément qui pourrit le tableau: le vent. Un vent à décorner les yaks qui t'arrive de face et te balance des giboulées de sable et de poussière dans les yeux, le nez et la bouche. D'ailleurs, les trekkeurs qui arrivent à Jomsom doivent avoir mal au dos à force de marcher des heures courbés en deux. Nous, on a pas voulu faire rimer "marcher" avec "en chier", et par conséquent on a pris une Jeep de Muktinath à Jomsom, raccourci d'autant plus appréciable après l'étape du Thorung La! Que ceux qui tiennent absolument à marcher et qui pleurnichent parce qu'une route va être construite se rassurent: une bonne partie de l'étape peut être effectuée loin de la route, et d'ailleurs actuellement le trafic est d'une jeep chaque demi-heure au maximum. D'ailleurs, je peux annoncer en passant une mauvaise nouvelle pour les pleurnicheurs: une route est en construction entre Besishahar et Manang! Pourtant, pas de soucis: elle est loin d'être opérationnelle, et ne touchera le trek que sur environ 20% du parcours.
Parlons maintenant guides et porteurs. Nécessaire ou pas? Si on veut être simpliste, on peut dire que le guide n'est jamais nécessaire. Une carte, une boussole, voire un GPS, et hop! vous faîtes ce que vous voulez tous seuls, comme des grands. Par conséquent, si le but est d'aller bêtement de A à B, pas plus besoin de guide au Népal que dans le Sahara ou sur la lune... Pareil pour le porteur: inutile, vu que tout le monde est capable de porter une dizaine de kilos... Nous avons pris guide et porteur, et sommes plus que satisfaits de ce choix. Le guide non seulement nous montre le chemin, mais surtout nous apprend infiniment plus de choses sur le Népal que le ferait le Lonely Planet. Mais à part ça, l'avantage principal de prendre un guide réside dans la libération des détails ennuyants. On a beau marcher et transpirer à longueur de journée, on est tout de même en vacances, et pour nous vacances rime avec tranquillité d'esprit. Et le guide nous l'offre en se chargeant des nombreux détails potentiellement casse-pompes. Le guide nous indique toujours un très bon hôtel, s'occupe de commander les repas, vient nous avertir quand on peut aller manger, nous explique commet sera l'étape du lendemain, ... bref, le guide prend soin de nous, et on apprécie.
Quant au porteur, il soulage mon épouse d'un poids qui, pour elle, serait difficilement supportable plus de 4 jours. Le plus simple serait de partir avec 3-4 kilos, on a vu des trekkeurs le faire, mais comme on est plutôt du style à prendre trop que pas assez, on a apprécié l'aide du porteur, ainsi que sa bonne humeur. Et lui doit aussi apprécier, puisqu'il chante tout le temps et qu'il nous a dit que notre sac était le plus léger qu'il ait jamais eu à porter!
12 novembre
Jomsom – Kalopani (2530 m). Nous avons décidé de terminer notre trek en utilisant les jeeps, et ce pour les raisons – forcément subjectives – suivantes:
1) le paysage est certes magnifique, mais plutôt monotone en comparaison à la première partie du trek 2) le sentier suit la route à peu près fidèlement, donc on ne rate rien 3) la fatigue, légère mais tout de même présente 4) l'envie de passer quelques jours à Pokhara et Kathmandou tranquilles 5) le vent et la poussière fatiguent, et ils sont très présents sur ce tronçon
13 novembre
Kalopani – Tatopani (1190 m). Après avoir effectué en voiture le tronçon que beaucoup de trekkeurs définissent comme "le plus inintéressant du circuit", autrement dit Kagbeni – Kalopani, il est temps de reprendre notre bâton de pèlerin et d'avancer gaiment vers Tatopani à pied. Plus de vent ni de sable, ni trop de soleil en plein dans la figure, mais des forêts, un paysage plus vert et de la fraîcheur. Il fait toujours grand beau, et la route jusqu'à Tatopani est facile. Une fois arrivés à destination, nous allons détendre nos muscles fatigués dans les eaux thermales de Tatopani, fréquentées autant par des étrangers que par les népalis.
Parlons mendicité. Sur le circuit, vous serez très peu sollicités par les enfants, c'est-à-dire une voire au maximum deux fois par jour. "School pen", "sweet", "baloon" seront les articles les plus demandés. Alors que faire? Quand on voit ces braves mioches, la morve jusqu'au coin de la bouche et les cheveux pleins de terre vous tendre une main crasseuse en implorant votre mansuétude, il semble difficile de résister... Et bien il le faut! Ne rien donner, c'est le meilleur moyen de ne pas encourager la mendicité. Il y a de nombreux autres moyens de faire profiter les népalis de notre argent: prendre guide et/ou porteur, boire un thé dans les petits restos, choisir un restaurant à l'aspect plus humble pour son repas de midi, plutôt que le lodge super moderne où s'entassent déjà 20 touristes, acheter pâtisseries et autres articles produits sur place et non polluants (donc éviter d'acheter l'eau en bouteille mais la purifier soi-même ou la remplir dans les "safe water drinking station" que l'on trouve entre Tal et Ghasa). Pour dormir, les lodges modernes sont tout de même une garantie d'un certain confort, mais il n'est pas interdit de voir la chambre et de décider ensuite d'y rester ou non.
14 novembre
Tatopani – Ghorepani (2860 m). Mon épouse ayant déjà fourni un effort considérable au Thorung La, elle n'avait plus trop envie de se taper à nouveau 1700 m de dénivelé, et a continué sa route vers Pokhara avec le guide et le porteur par la route. C'est donc seul que je m'attaque au dernier plaisir du circuit: une longue montée qui doit m'offrir un panorama splendide sur la chaîne des Annapurnas ainsi que sur le Dhaulagiri (8172 m). Après 4-5 heures de marche, j'atteins Ghorepani, je me douche et décide de visiter les lieux. Ghorepani est très touristique, il faut dire que les touristes y arrivent de Tatopani ainsi que de Hile ou Tikhedhungga dans le but de se rendre au célèbre Poon Hill (3193 m), une colline qui surplombe le "village" et qui offre un panorama spectaculaire, l'idée étant de s'y rendre au lever du soleil. Après 5 minutes dans Ghorepani, je conclue que c'est vraiment touristique (librairies, souvenirs, café internet, boulangerie, ...) et que ça ne présente pas un gros intérêt. Par contre, vu qu'il n'est que 16h, je décide de repérer le chemin pour me rendre à Poon Hill, et finalement j'y vais, puisque ça n'est qu'à 30 minutes de montée.
Au sommet, un panorama extraordinaire me récompense de l'ultime effort de la journée! Je monte dans la tour et profite du paysage. Seules une dizaine de personnes sont présentes. Je pensais rester une dizaine de minutes puis redescendre, mais le coucher de soleil peint la chaîne des Annapurnas d'une couleur si magique que finalement, je passe plus d'une heure sur le Poon Hill, jusqu'à ce que le soleil ait disparu dans le lointain horizon indien, et que le dernier halo de lumière ait effleuré les flancs du majestueux Dhaulagiri. Heureux, je redescends à la nuit tombante.
15 novembre
Ghorepani – Phokara (820 m). Comme je l'ai dit précédemment, le "but" de Ghorepani, c'est le "lever de soleil au Poon Hill". On m'avait conseillé de partir à 5h du mat', mais après l'inoubliable coucher de soleil de la veille, j'ai pensé que le lever de soleil ne serait pas aussi beau et que je ne perdrais rien à rester au lit. En plus, la fenêtre de ma chambre donnant directement sur la chaîne des Annapurnas, j'avais un poste plus qu'agréable pour assister au lever du soleil. Oui mais... Et si le lever de soleil était vraiment aussi spectaculaire que tout le monde le dit? C'est vrai... personne ne monte à Ghorepani pour voir le coucher du soleil, non non non, on ne parle que du sunrise. J'ouvre les yeux, regarde ma montre, 6h du mat'. Je regarde par la fenêtre: soleil pas encore levé. Ok, pour éviter d'avoir des regrets, pour comparer "objectivement" un coucher et un lever de soleil, il faut monter à Poon Hill. Une fois la décision prise, je cours presque jusqu'à Poon Hill. 6h15, toujours pas de lever de soleil, mais c'est pour bientôt. Au fait, pourquoi ils conseillent de partir à 5h?? Je suis à mi-chemin... et tout s'arrête. Trois amis espagnols redescendent, alors que le lever du soleil n'a pas encore eu lieu. "Ben vous faîtes quoi les gars? Vous êtes malades?". "Non non", qu'ils me répondent, "c'est juste que là-haut, il y a au moins 200 personnes qui s'entassent, et ça n'a rien d'agréable...". Du coup, je m'arrête aussi, trouve un endroit sympa d'où observer seul le lever du soleil, et quand ce dernier arrive, il ne me fait absolument pas regretter d'être resté à mi-chemin. C'est beau, c'est sûr, mais de loin pas aussi beau que le coucher de soleil. Le matin, il n'y a presque aucun dégradé de couleurs, et en plus le Machhapuchhre reste dans l'ombre. Le seul qui s'illumine vraiment de belle manière, c'est le Dhaulagiri, mais il est autant bien illuminé à 11h, voire à 14h, le glacier en plus, et le meilleur endroit pour l'observer est encore Chitre, depuis le New Dhaulagiri Lodge.
Moralité, le lever du soleil au Poon Hill est un attrape-touriste, alors que le vrai spectacle est le coucher du soleil, destiné aux motivés qui, après 1700 m de montée, préfèrent continuer 400 m plutôt que de boire des bières au coin du feu. Ceux qui n'ont pas vu le spectacle du crépuscule au Poon Hill n'ont pas besoin de se lever tôt: dès 8h, c'est autant beau et il n'y a presque plus personne en haut.
Après deux ou trois photos, je redescends prendre mon petit-déj', puis j'entame la longue descente (3280 marches!) vers Naya Pul, d'où un bus me conduira à Pokhara pour y retrouver mon épouse, mon guide et mon porteur.
Cette escapade de deux jours en solitaire m'a donné un bref aperçu de ce que peut être un trek en individuel, sans guide ni porteur. Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ma nouvelle liberté. J'ai peut-être hésité un peu à certains croisements, mais il y a toujours des népalis serviables pour indiquer le bon chemin. En plus, on n'est jamais vraiment seul puisqu'à midi ou le soir on retrouve toujours des allemands, des anglais ou des français avec qui discuter. Je comprends mieux ceux qui partent seuls en trek, et si je reviens au Népal, je ferai un trek plus court mais sans guide ni porteur (et avec un sac plus léger...).
16 novembre
Pokhara. Un endroit sympa pour se reposer, moins pollué et chaotique que Kathmandou. Place au bilan.
Un jour de pluie sur plus de deux semaines de trek, et qui tombe en plus sur un jour de repos, ça confirme que début novembre est définitivement la meilleure période pour un trek dans les Annapurnas. Et il ne fait pas trop froid: jusqu'à Manang on monte en short et t-shirt, et de là on met les pantalons, mais dès que le soleil se lève il fait partout agréablement chaud, sauf s'il y a du vent évidemment.
Notre guide et notre porteur ont été d'excellents compagnons de voyage, et l'agence a été très professionnelle. Bien que nous n'ayons réalisé qu'une vingtaine des 26 jours prévus, je n'ai jamais pensé à me faire rembourser, mais l'agence nous a concocté un programme de 3 jours de visite dans la vallée de Kathmandou, tous frais payés.
La région et les paysages sont magnifiques, surtout depuis Chame, où l'on côtoie continuellement les géants de l'Himalaya. Il y a du monde, certes, mais je n'ai jamais eu l'impression d'une invasion de trekkeurs, et souvent nous avons marché durant plusieurs heures sans rencontrer un seul étranger. Le matin, vu que tout le monde part plus ou moins en même temps, il peut y avoir une sorte de queue-leu-leu de touristes, mais ça s'étire rapidement.
Le trek n'est pas trop difficile à condition d'avoir un peu d'entraînement. Les nombreux lodges permettent de faire de courtes étapes si nécessaire, sauf pour l'inévitable Thorung La... Ça vaut la peine de penser au porteur avant le trek, vu qu'il coûtera environ 70 euros pour 20 jours de trek, et 40 euros pour le tronçon Manang – Thorung La si on le prend à Manang. Au pire, il est toujours possible de louer un mulet pour se faire porter avec ses affaires au sommet du col, mais j'en ignore le prix.
Ne pas oublier d'aller écouter le speech (en anglais) sur le mal d'altitude à Manang à 15h, c'est gratuit et intéressant. On trouve également là une bonne clinique. En résumé, ce trek est magnifique et je le recommande chaudement! Un diapo en musique est disponible à cette adresse.
Bon trek!
Voyage sans retour en voilier dans le nord de l'Europe English translation pending
Bonjour,
Je prepare un depart en voilier monocoque, d'environ 8m, d'occasion, pour me rendre dans tous les pays nordiques, c'est à dire, Ecosse et Islande, aussi la norvege, et pourquoi pas tous les autres.
Je n'ai pas d'experience, je suis pourtant passionné, et j'etudie la voile par l'intermediaire de livre...
Mon voyage se base à vivre de ce que l'on trouve, c'est à dire, l'eau potable par un dessalinateur, l'electricité par panneau solaire, eolienne, etc, la nouritture par la mer, donc le financement de ce projet est tres bas, le budget pour la bateau est de 5000 à 7000€ tout equipé, plus tous les restes, equipement hauturier qui n'est souvent pas present dans ce genre de bateau, et puis le dessalinateur qui coute 3000€, etc.
Et donc j'aimerais trouver quelqu'un de motivé, qui a quelque base, et qui aime l'aventure, et ces pays nordiques, qui a envie de visiter, d'etre en contact avec la population, faire quelque job sur place pour pouvoir faire quelques achats, entretenir le bateau en cas de besoin.
En gros, je propose des "vacances" sans frais pour la personne qui m'accompagne, dans le style aventure, decouverte, etc. à durée inderteminée ;)
J'aimerais aussi des conseils pour mon projet, des recits d'experiences, un peu de tout.
Je vous remercie
Alasdair
Alasdair
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
Troisième partie
De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Oserai-je demander qui va aux Etats-Unis en juin 2009? English translation pending
Ben oui, j'ose 😎😎😎😎
En espérant que j'arrive à concrétiser cette fois !! 🤪🙂
Visite de White Sand Dunes dans le Nouveau-Mexique English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de visiter White Sand Dunes
En lisant les posts j'ai cru comprendre qu'il etait preferable de visiter White Sand lorsque le soleil se couche.
Ma question est la suivante : quel est le meilleur endroit pour dormir en sachant que le lendemain nous reprenons la route direction Flagstaff ?
On pensait dormir à Alamogordo en regardant les cartes mais est-le plus judicieux ?
Nous avons prevu de dormir 2 nuits à Tucson (avant d'aller a White Sand) n'est-ce pas trop ?
Ne vaut-il mieux pas s'avancer en direction de White Sand et decouvrir d'autres endroits sympa sur la route ?
Merci pour vos reponses.
En lisant les posts j'ai cru comprendre qu'il etait preferable de visiter White Sand lorsque le soleil se couche.
Ma question est la suivante : quel est le meilleur endroit pour dormir en sachant que le lendemain nous reprenons la route direction Flagstaff ?
On pensait dormir à Alamogordo en regardant les cartes mais est-le plus judicieux ?
Nous avons prevu de dormir 2 nuits à Tucson (avant d'aller a White Sand) n'est-ce pas trop ?
Ne vaut-il mieux pas s'avancer en direction de White Sand et decouvrir d'autres endroits sympa sur la route ?
Merci pour vos reponses.
Les plus belles/intéressantes grandes villes aux Etats-Unis et Canada? English translation pending
Salut!
J'ai dans l'idée de m'organiser un tour de quelques semaines aux etats unis et je cherche des grandes villes à voir, qui valent le coup!Grandes villes ou moyennes, car je suis en bus!! J'ai déjà fait Montreal/Quebec/Boston/New York/Miami mais retourner à Miami par exemple me dérangerait pas 😎😎😎 !!! Bref, vos impressions vis à vis de villes que vous avez trouvé joli, avec une ambiance particulière, intéressante, etc...que ce soit côte est/ouest ou centre, je prend n'importe quelle info!!
Pour le moment, j'ai ces villes en tête: Halifax/Tadoussac/Toronto/Chicago/DC/New orleans/San francisco/San diego/(Las Vegas)/Vancouver/Seattle/Banff/Calgary... Si vous trouvez que certaines ne valent pas le coup...
Merci!!
J'ai dans l'idée de m'organiser un tour de quelques semaines aux etats unis et je cherche des grandes villes à voir, qui valent le coup!Grandes villes ou moyennes, car je suis en bus!! J'ai déjà fait Montreal/Quebec/Boston/New York/Miami mais retourner à Miami par exemple me dérangerait pas 😎😎😎 !!! Bref, vos impressions vis à vis de villes que vous avez trouvé joli, avec une ambiance particulière, intéressante, etc...que ce soit côte est/ouest ou centre, je prend n'importe quelle info!!
Pour le moment, j'ai ces villes en tête: Halifax/Tadoussac/Toronto/Chicago/DC/New orleans/San francisco/San diego/(Las Vegas)/Vancouver/Seattle/Banff/Calgary... Si vous trouvez que certaines ne valent pas le coup...
Merci!!
De New York au Far West (2 et fin) English translation pending
Voilà la suite de notre carnet de voyage qui nous a mené de Salt Lake City à San Francisco.

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/
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L'amphithéâtre de Bryce Canyon
Peu de kilomètres à parcourir ce matin ce qui fait qu'à 10h nous franchissons déjà l'entrée de Bryce Canyon. Nous filons tout de suite jusqu'au bout de la route pour découvrir en matinée les différents points de vue en voiture, en commençant par Rainbow Point et en finissant par Inspiration Point. Ce qui frappe d'emblée, c'est la fraîcheur sur ce plateau de sapins et d'épicéas.
Et nous trouvons là un paysage étrange parsemé de pointes, de pinacles, de clochers, de flèches et de cheminées.
Mais aussi des images plus insolites d'animaux posant pour les touristes.
Et des touristes il y en a beaucoup. C'est vrai que nous venons de coins où il n'y avait parfois personne ou presque. Alors, on a un peu de mal à apprécier Bryce avec toute cette foule.
A Sunset Point (vers midi), c'est presque l'embouteillage ! Nous fuyons vers une aire de pique-nique un peu plus loin. Enfin tranquilles ! Nous nous attardons là au calme avant de retourner à Tropic vers 15h pour réceptionner notre chambre au Buffalo Sage B&B.
Encore un bon choix concernant la chambre, impeccable et cosy. Mais l'accueil par la propriétaire est plus distant.
A peine installés, un gros orage nous condamne à la chambre jusqu'à 16h30. Il n'est pas encore tout à fait éloigné quand nous revenons à Bryce où nous espérons que l'orage aura eu comme effet de décourager les touristes. C'est vrai il y a un peu moins de monde ce soir. Mais aurons-nous une fenêtre météo suffisante pour combiner les randonnées de Navajo/Peekaboo/Queen's Garden? Rien n'est moins sûr !
Après avoir admiré l'amphithéâtre d'en haut nous pénétrons en son sein.
Au bout de Navajo Trail il nous faut prendre une décision : la grande boucle ou pas ? Un ciel encore potentiellement orageux nous incite à la prudence et à nous contenter ce soir d'une randonnée écourtée : Navajo + Queen's Garden. Cette dernière partie est certainement la plus belle.
Nous revenons à Sunset Point par le Rim Trail, mais pas la peine d'attendre le coucher de soleil, il y a trop de nuages. Alors nous prenons tout de suite la direction du Bryce Canyon Pines sur la Hwy 12 en direction de Zion. Nous avons lu que le restaurant à côté du motel était une heureuse surprise (Routard). C'est vrai, nous y avons très bien mangé avec une mention spéciale pour le "peach pie à la mode" généreusement servi.
J16 (31/07/07)
Notre projet ce matin est de rejoindre Page par la Cottonwood Road, mais les orages d'hier et le ciel déjà couvert de bon matin nous font douter de la faisabilité du parcours. A l'annonce de notre plan, la maîtresse de maison, catastrophée, nous en dissuade fortement. Nous suivons son avis et puisqu'il est nécessaire de modifier notre plan de route, nous en profiterons donc pour retourner à Bryce Canyon en matinée et faire la randonnée de Peekaboo que nous n'avons pas pu faire hier.
En cours de route, nous nous arrêtons au trailhead de Mossy Cave. Nous sommes les premiers sur le parking à 8h30. Une balade qui nous laisse sur notre faim…Bof !
Heureusement nous nous rattrapons à Bryce Canyon avec la randonnée classée difficile: Navajo + Peekaboo + Navajo (2h30). Nous sommes subjugués !
Par cette silhouette.
Par cette cathédrale.
Par cette armée casquée.
Toutes ces merveilles nous font oublier les difficultés du terrain, des montées et descentes incessantes et pour finir une montée implacable jusqu'à la Rim par les lacets de Navajo.
Après cette rando difficile mais très sympa, que l'on peu aussi faire à cheval, il est temps de quitter Bryce. Avant de partir nous nous renseignons une dernière fois sur l'état des pistes vers Page auprès du Visitor Center, mais la rangeresse est formelle. La seule possibilité pour rejoindre Page est de prendre l'US12 puis l'US 89.
Soit ! D'ailleurs la route est très belle aussi ! A 15h (heure locale) nous arrivons à destination : l'hôtel Bestwestern at Lake Powell. Comme nous y avons prévu 4 nuits, nous avons opté pour une chambre un peu plus confortable que la chambre de base : très grande chambre avec coin salon, bureau, frigo, micro-ondes, wifi. Elle se trouve au 3ème niveau ce qui nous donne un peu de vue sur le lac.
La chaleur est suffocante. Après quelques courses, quelques brasses dans la piscine devraient nous faire du bien. Mais pas du tout ! Il fait tellement chaud que l'eau de la piscine a l'air d'être chauffée ! Intenable ! Et c'est encore à la clim que nous finissons l'après-midi.
Le guide du Routard nous sert à nouveau pour choisir notre restaurant pour ce soir. "Ken's Old West" est retenu, il a l'avantage de se trouver juste à côté de l'hôtel. Et le dîner a été excellent !
Bryce Canyon
The Wave et autre hoodoos
J17 (01/08/07)
A 6h30 sonnantes nous sommes au petit déjeuner (pas terrible d'ailleurs), car avant 7h il faut être en route vers Paria Station pour assister à la loterie pour the Wave. En effet, si nous voulons faire demain cette mythique rando à l'accès limité, il nous faut gagner une deuxième place. Nous en avons déjà une, achetée sur internet. Pour départager les prétendants une loterie est organisée car seule 10 places sont attribuées par jour. Le tirage au sort a lieu à 9h (heure Utah) à environ 15 miles de Page, 45 mn de trajet.
Nous y arrivons les premiers à 8h20 avant l'arrivée du ranger mais bientôt suivis par une autre voiture (3 Allemands) et encore d'autres. A 9h moins 1mn, deux dernières personnes franchissent la porte. Il est maintenant 9h, nous sommes 13 pour 10 places, la loterie tourne. J'ai le n°5. Plusieurs boules sont tirées, faisant déjà plusieurs heureux. Il reste alors une place. Le dernier tirage ne nous est pas favorable, mais le n° tiré est celui d'un groupe de 4 et une seule place ne les intéresse pas. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette dernière place nous est alors proposée et bien sûr nous sommes aux anges !
Le ranger nous donne quelques explications sur le déroulement de cette randonnée non balisée, nous remet les places et nous souhaite bonne route.
Nous profitons de ses conseils pour nous faire indiquer une rando dans les environs pour la matinée. Il nous indique Wire Pass (3, 5kms 2h) dont le trailhead est le même que celui de the Wave. Ok pour ce canyon fente, ce qui nous donne l'occasion de repérer la route pour demain.
La balade est facile, amusante et agréable alternant des passages étroits
et d'autres plus larges
Et se termine à la confluence avec Bucksin gulch par des parois sur lesquelles on peut voir des pétroglyphes.
Nous nous aventurons encore quelques dizaines de mètres dans Bucksin Gulch, mais la présence de flaques de plus en plus profondes nous dissuade vite. Nous préférons revenir tranquillement sur nos pas. Il est 12h15 quand nous retrouvons la voiture et nous reprenons la House Rock Valley Road qui nous livre des paysages rappelant Onion Creek à Moab avec ces couleurs aspect "crème glacée".
Cap vers Cottonwood Road que nous aimerions remonter un peu du sud vers le nord et peut-être faire la rando de Yellow Rock. Mais avant c'est l'heure de manger et l'aire de pique-nique couverte à côté de Paria Station est la bienvenue : il fait très chaud !
Une fois rassasiés, c'est parti, nous sommes sur la fameuse piste : le décor est lunaire !
Nous avançons sur une quinzaine de miles jusqu'à l'embranchement avec la BLM430. C'est par là que se trouve le passage menant à Yellow Rock. L'état du ciel à ce moment-là nous pose un cas de conscience : sommes nous sûrs d'avoir suffisamment de temps devant nous pour mener la rando et retourner à temps sur la 89 avant l'arrivée des orages ? Assurément non. Nous suivons la voie de la sagesse et préférons remettre cette balade à un autre jour, en matinée.
Nous reprenons la direction de Page avec l'idée d'une dernière visite pour aujourd'hui : Stud Horse Hoodoos. Pas très faciles à trouver malgré les explications très détaillées de Philippe. Première difficulté : Philippe indique de tourner à gauche à 5, 5 miles de Glen Canyon. Nous venons de la direction opposée. Bon, on a trouvé grâce à notre GPS, sinon l'astuce est de tourner entre les milemarkers 555 et 556 sur l'US89. Après on s'est un peu emmêlé dans les explications, on a tourné en rond mais on a fini par y arriver. Un endroit complètement paumé !!
C'est vrai qu'ils sont très photogéniques, ces "champignons" géants plantés là au bord de la falaise avec en toile de fond Lone Rock et le lac Powell.
Le ciel est de plus en plus orageux au loin.
Mais peut-être avons nous le temps de nous tremper dans le lac sur la plage de Lone Rock. L'eau est délicieuse, mais la baignade brève. Un vent de sable souffle sur les bords du lac et au loin l'orage gronde.
Un dernier crochet par la marina, histoire de nous rendre compte de la taille des rampes de mise à l'eau, bien sûr en rapport avec la taille des bateaux, des remorques, des véhicules. Impressionnant ! Le port de Saint Malo fait pâle figure à côté de ces installations gigantesques !
Ca y est, c'est tout pour aujourd'hui. Nous essuyons quelques gouttes en route mais la taille des flaques, à l'arrivée à Page témoigne de la violence de l'orage.
Un bon restaurant pour finir la journée en beauté : c'est raté. La pizzeria "Stromboli" nous déçoit sur tous les plans. A éviter ! Nous nous rattrapons avec une bonne glace (glacier à côté du supermarché).
J18 (02/08/07)
C'est le jour tant attendu depuis des mois : en route pour the Wave !
Nous refaisons le même trajet qu'hier, bifurquant depuis l'US89 dans la House Rock Valley Road. Nous continuons en terrain connu puisque repéré la veille quand soudain au détour de la piste…des voitures arrêtées sur le bas-côté, une lumière clignotante…un engin de chantier. Nous réalisons le problème : le wash est rempli d'eau et de boue à ras bord (orages +++). Une pelleteuse est en train d'essayer de refaire la route.
Nous observons le chantier en compagnie de 6 autres touristes. L'engin s'arrête…le conducteur nous assure qu'on peut passer à présent. Nous sommes tous sceptiques, il reste encore de l'eau dans le wash. Nous nous lançons en premier avec notre Mitsubishi. Ca passe ! Nous arrivons au parking où un 4x4 (passé avant l'engin de chantier par un autre chemin) est déjà garé. Les autres voitures suivent aussi. Nous nous mettons en route rapidement, distançant ainsi le groupe. Seuls, nous nous repérons grâce aux photos et aux quelques cairns. Un vrai jeu de piste, une véritable aventure ! Il fait chaud, nous suons à grosses gouttes et ne tardons pas à vider notre première bouteille d'eau. Les paysages nous laissent sans voix !
Enfin la dernière montée, dans le sable ! Et c'est magique ! Depuis le temps qu'on en rêvait ! La voilà, la Wave !
A l'ombre 3 touristes allemands profitent déjà du spectacle. Nous en profitons également bientôt suivis par toute la troupe. Nous explorons les alentours qui sont très photogéniques aussi.
Nous pique-niquons à l'ombre. Premières gouttes, premiers coups de tonnerre au loin. Le ciel s'obscurcit de plus en plus. Il n'est pas question de rester davantage. Tant pis pour la Second Wave et autres merveilles que nous espérions découvrir !!! Il faut retourner avant l'orage…qui ne tarde pas à nous rattraper et à nous tomber sur la tête. Hervé, grâce au GPS, guide toute la troupe qui a failli s'égarer, car dans Coyote Buttes sous la pluie, c'est vite arrivé. Il pleut des cordes, l'orage gronde ! Nous arrivons à la voiture, trempés jusqu' aux os. En nous retournant, nous apercevons des cascades éphémères dégringoler des Vermilion Cliffs.
Et c'est en convoi que les voitures passent toutes sans problème le wash toujours plein d'eau !
Il ne reste plus qu'à rentrer à l'hôtel pour se sécher et se reposer en attendant l'heure du dîner.
La mauvaise expérience d'hier soir nous fait choisir une valeur sûre. Nous retournons chez Ken's Old West, d'autant que nous sommes jeudi, et du jeudi au samedi, le resto reçoit un orchestre de musique country. Très bonne ambiance et très bonne formule "all you can eat soup and salad".
The Wave
De Page à Grand Canyon Nord
J19 (03/08/07)
C'est aujourd'hui la dernière possibilité pour tenter de parcourir Cottonwood Road, aller voir Yellow Rock et éventuellement les Whaweap Hoodoos. Il faut partir tôt ce matin avant l'arrivée d'éventuels orages en cours de journée.
Cette fois-ci devrait être la bonne. C'est sans compter avec la possibilité de trouver la route carrément fermée. C'est ce qui se passe ce matin. "Road temporarly closed" indique la pancarte devant la piste barrée. Pas de chance ! Adieu Yellow Rock et autres hoodoos !
Un coup d'œil à la carte ! " White Rocks" une curiosité indiquée au bout de la BLM435 retient notre attention. Cette piste part de Church Wellls sur la 89. Un premier wash un peu humide…pas de problème. Un deuxime wash moins évident…Hervé commence à s'engager…un petit tronc d'arbre se coince sous la voiture. Nous n'insistons pas et décidons de revenir sagement à Page pour des activités moins risquées. la visite du barrage de Glen Canyon, très intéressante.
Une balade courte et facile (45mn) vers Hanging Gardens, une grotte (végétation de jardins suspendus) qui rappelle un peu Mossy Cave. L'endroit est idéal pour un pique-nique, il y fait très frais. Dommage les provisions sont restées dans la voiture ! On y jouit d'une belle vue sur lac Powell.
Baignade et pique-nique dans une petite crique (pas loin du barrage). Un régal ! Les formations de navajo sandstone de cette crique ne vous rappellent-t-elles pas quelque chose ?
Un petit tour vers Horseshoe Bend, sous les nuages, mais impressionnant tout de même !
Enfin une dernière baignade, non, plusieurs baignades, à Antelope Point, entrecoupées de farniente sur les rochers. Le temps est lourd !
C'est finalement la pluie qui va mettre un terme à notre journée : journée cool, mais bien remplie quand même !
Et la soirée, nous la passons dans notre "cantine" habituelle : "Ken's Old West" appréciant encore une fois musique country et salad bar. Nous sommes même montés sur la piste de danse !
J20 (04/08/07)
Nous quittons Page ce matin en direction de la rive nord du Grand Canyon. Nous avons fait ce choix en raison du taux de fréquentation, seulement 10% des visiteurs du parc. C'est exactement ce qu'on recherche !
Au sortir de Page, nous pénétrons dans le territoire navajo. D'ailleurs à la radio des musiques et chants indiens accompagnent parfaitement la traversée de ces paysages sauvages jusqu'à la Navajo Bridge.
Peu après, la route quitte ces plateaux arides pour grimper jusqu'à Jacob Lake. Les paysages changent : nous passons au milieu de grandes prairies et de forêts dont certaines ont été ravagées par un incendie en juin 2006.
Entre Jacob Lake et l'entrée du parc national, nous prenons une petite route vers East Rim View (à 4miles). Un petit parking idéal pour s'arrêter pique-niquer ! L'air est frais, il faut se couvrir ! A peine sortis, le temps se gâte et nous nous réfugions dans la voiture pendant une grosse averse de pluie et de grêle mêlées. Il ne nous reste plus qu'à manger dans la voiture puis à attendre une hypothétique amélioration. Entre deux averses, nous réussissons à aller au bout du court sentier bitumé et à jeter un regard sur East Rim View, mais la vue est ….bouchée, bien sûr.
Alors nous poursuivons notre route vers North Rim. Le temps s'est rétabli quand nous arrivons au Grand Canyon Lodge. Nous y avons réservé une cabin. Elle est certes toute petite mais très sympa.
Après un moment de repos dans notre cabane de trappeur, nous partons découvrir le Grand Canyon. Le Bright Angel Trail nous amène à un promontoire où l'on jouit d'une belle vue.
Nous empruntons ensuite la Cape Royal Road et nous nous arrêtons à Roosevelt Point où Thierry signale sur son site la randonnée du même nom (7kms, 2h). Voilà qui est parfait en cette fin d'après-midi.
Nous arrivons au bout de quelques minutes à un embranchement que nous décidons de prendre à droite. Mais nous voilà au bout de 5 minutes de retour au même embranchement. Persuadés de nous être trompés, nous recommençons l'opération en étant plus vigilants. Rien à faire, nous ne trouvons aucune alternative. Mystère ! En fait, en vérifiant en soirée la documentation du parc, nous avons vu que Roosevelt Point Trail était bien une courte boucle de 15mn et non une rando de 2h. Alors cet itinéraire a-t-il peut-être disparu car beaucoup d'arbres sont abîmés dans le secteur ?
Frustrés de ne pas avoir pu randonner, il nous faut trouver rapidement une autre destination. Nous choisissons Point Imperial Trail. Pas vraiment un bon choix car le chemin quitte la rim et s'enfonce dans une forêt ravagée par une tempête.
Alors nous reprenons la route vers le lodge afin d'être prêts pour assister au coucher du soleil.
Après ce très beau moment, nous rejoignons le Grand Canyon Dining Room où le dîner est à la hauteur du cadre, un bâtiment classé monument historique surplombant la falaise et offrant à travers ses larges baies vitrées une vue imprenable sur le canyon !
J21 (05/08/07) Comme hier les balades étaient plutôt ratées, nous voulons nous rattraper aujourd'hui et profiter de la matinée au Grand Canyon avant de prendre la route vers Zion.
Je repère Widforss Trail (8kms aller) dont les 4 premiers kilomètres se présentent sous forme de sentier d'interprétation nature, ce qui fait un parcours de 8kms A/R sur la plus belle portion du chemin (2h) et à une altitude de 2500m. Nous avons adoré cette belle randonnée dans la forêt au milieu des pins ponderosa, des bouleaux, des chênes…nous offrant quelques vues sur le canyon et nous donnant à voir de nombreux animaux daims, biches, cerfs et faons.
Il faut maintenant quitter la fraîcheur et la verdure de Grand Canyon pour retrouver des paysages plus arides en perdant de l'altitude.
Après un arrêt à l'aire de pique-nique de Fredonia, nous pénétrons dans Zion NP par l'est en début d'après-midi et nous sommes séduits par ces roches qui nous rappellent un peu le Grand Staircase.
Nous décidons avant tout de réceptionner notre chambre à El Rio Lodge à Springdale. Elle est petite, mais propre et bien équipée et le rapport qualité-prix est imbattable pour Zion.
Nous laissons la voiture à l'hôtel et empruntons la navette qui nous dépose à l'entrée du parc où nous montons dans une autre navette desservant l'intérieur du parc. Très bonne organisation ! Afin de nous faire une idée d'ensemble, nous allons jusqu'au terminus "Temple of Sinanawa" puis restons dans le bus pour revenir à Zion Lodge. Les montagnes de Zion ne me séduisent pas au premier abord, car massives et impressionnantes.
Peut-être une rando me ferait-elle mieux apprécier ces paysages ? Nous choisissons Emerald Pools Trail (1h30) et enchaînons les trois sentiers menant à quatre vasques. Mais la très forte fréquentation fait que cette balade ressemble plus à une procession, ce qui ne va pas modifier mon appréciation précédente.
Nous en terminons là pour cette fin d'après-midi et allons dîner chez Pizza &Noodles (bonnes pizzas) et après avoir flâné dans la rue principale de Springdale, nous nous laissons tenter par une bonne glace au deli du Sol Fooods Market.
Coucher de soleil sur Grand Canyon
De Zion à Las Vegas
J22 (06/08/07) Ce matin nous voulons nous frotter à LA randonnée la plus populaire de Zion : Angel's Landing (8kms A/R 3h30-4h30). A 9h, nous sommes au point de départ (eh!oui, c'est pas très tôt) et nous ne sommes pas les seuls, bien sûr !
Après avoir longé la rivière, le sentier monte implacablement. Il fait chaud et un peu de fraîcheur dans Refrigerator Canyon est bienvenue. Puis les Walter Wiggles (une série de 21 courts zigzags en pierre), véritable merveille d'ingénierie émergent au Scout Lookout que nous atteignons à 10h.
C'est à ce col que je me dégonfle et je laisse Hervé poursuivre tout seul. Impressionnée par les "grappes" de randonneurs accrochées aux parois, je n'ai pas voulu m' aventurer plus loin. Pendant ce temps (1h) je n'arrête pas de chasser les écureuils qui convoitent la nourriture gardée dans un sac plastique dont Hervé n'a pas voulu se charger.
A son retour il me livre ses commentaires : " Le sentier n'est pas techniquement difficile mais il est vrai un peu vertigineux au retour. Il suffit de regarder ses pieds lors des passages critiques. Il serait vraiment dommage d'y renoncer car il en reste une impression incomparable, surtout pour moi qui suis sensible au vertige".
Pendant qu'il se sustente un peu, je vais me dégourdir les jambes en continuant seule sur le West Rim Trail, histoire de voir où il mène. Je suis émerveillée par les paysages et curieuse, j'avance encore un peu jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec ….un serpent. Pas le temps de voir s'il était à sonnette ou pas, je déguerpis à toute allure.
Mais ayant très envie d'approfondir ce coin, je n'ai pas de mal à convaincre Hervé de faire ensemble une petite incursion dans ce canyon (en peu moins d'un mile + retour). Après la foule sur le chemin de l'ange, c'est la solitude ici et les paysages sont grandioses.
Me voilà réconciliée avec Zion et nous avons du mal à rebrousser chemin tellement c'est beau (10kms en tout). Mais il faut prendre la route en début d'après-midi. C'est un peu à regrets que nous quittons la solitude de cette partie du West Rim Trail et retrouvons la vallée peu avant 13h. Nous déjeunons au Zion Café : salade et burger puis c'est parti pour Las Vegas. Après 3h de route nous atteignons la ville des casinos et le Luxor où nous avons réservé. Un véritable hall d'aérogare et une file d'attente pour le check-in digne d'un jour de grand départ à l'aéroport de Roissy ! Notre chambre est au 2ème niveau. Pour la vue, c'est raté, mais la chambre est très grande et décorée avec goût sur le thème du lieu.
Nous quittons l'hôtel pour une visite des autres hôtels du Strip. Ils sont tous plus excentriques les uns que les autres.
Le clou de la soirée, ce sont, sans hésiter, les jeux d'eaux du Bellagio.
Pour dîner nous nous laissons tenter par le Rainforest Café et son ambiance tropicale au MGM après avoir tenté le buffet du Bellagio (queue interminable !). Malgré la taille du restaurant, nous sommes étonnés de la qualité des plats : nous avons vraiment apprécié !
Il ne reste plus qu'à essayer les machines à sous : nous jouons 10$ et gagnons 19, 75$. Sur un si bon score, inutile de poursuivre !!!
Angel's Landing
De la vallée de la Mort à Yosemite
J23 (07/08/07) Aujourd'hui nous attaquons l'étape la plus longue et la plus contrastée de notre voyage : du désert aux montagnes de la Sierra Nevada.
Une étape ponctuée de nombreux arrêts : Pahrump, où nous faisons quelques courses au Walmart dans Death Valley, à Zabriskie Point.
Au Visitor Center à la recherche d'une aire de pique-nique climatisée (introuvable!!)
A l'épicerie de Furnace Creek Ranch à la recherche de dattes de l'oasis : on n'a trouvé que des dattes de Californie.
Aux Sand Dunes.
Au Father Crowley Point où nous mangeons dans la voiture, les portes ouvertes. Ouf ! qu'il fait bon !! au milieu des arbres de Joshua après Towne Pass.
Un dernier arrêt au parc municipal d'Independence pour une petite sieste à l'ombre et nous finissons par atteindre Mammoth Lakes à 18H après 10h de route et une conjonctivite (moi) due à l'abus de clim (?).
L'hôtel Austria Hof Lodge est situé au pied du domaine skiable. Il est moins "pimpant" que sur internet. L'entrée est un peu vieillotte, il n'y a pas d'ascenseur. Mais la chambre est grande, bien équipée (wifi, frigo, petit dej. inclus) et située juste à côté du jacuzzi. Idéal après une journée de route !
C'est dans le guide LP que nous trouvons l'adresse pour le dîner : Whiskey Creek. Il y a un peu d'attente, nous patientons au bar au premier étage. L'hôtesse d'accueil nous confie un "objet" qui se mettra à vibrer et clignoter quand c'est notre tour. Epatant ! Le dîner est excellent, le vin aussi. Ambiance bistrot de montagne !
J24 (08/08/07) Après un petit saut vers Lake Mary et Twin lakes, nous quittons Mammoth Lakes ce matin.
Nous pénétrons dans Yosemite par la Tioga Road et immédiatement après l'entrée, nous nous arrêtons au parking pour la randonnée au Gaylor Lake (5kms, 3hA/R 450m de dénivelé altitude max env. 3350m). J'ai choisi cette destination car le "scenery factor" est estimé à 4/5 alors que le taux de fréquentation est estimé à 2/5 : de belles vues et peu de monde. Chouette !
La montée est d'abord raide dans la forêt puis arrivés à un col, nous avons une très belle vue sur la vallée et sur un premier lac. Après la descente vers le lac, le sentier le contourne par la droite et continue vers un deuxième lac.
Il y a effectivement très peu de monde ! Nous poursuivons après ce lac vers une mine datant des années 1870. Un couple d'Américains rencontrés sur place nous précise que c'était une mine d'or. Voilà Hervé qui se prend pour un chercheur d'or en quête de minerai !
Sur le chemin du retour chiens de prairie et marmotte croisent notre route, mais ils sont plus rapides que le photographe. Dommage!
Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons un peu plus loin au bord d'une rivière, le temps de pique-niquer puis c'est reparti !
En passant à Tenaya Lake, une petite pause s'impose pour profiter de ce beau lac.
Un petit moment de farniente en bord de plage et nous voilà requinqués ! C'est pourquoi, arrivés à Tuluomne Grove, une petite balade ne nous fait pas peur ! Petite peut-être (1h) ça va tout seul pour la descente jusqu'à la parcelle de séquoias géants, mais au retour ça grimpe ! Mais la sieste nous ayant ragaillardis, nous montons en un rien de temps, surpris d'être déjà arrivés.
Il est plus de 18h quand nous arrivons dans la vallée. Nous voulons réserver le hiker's bus pour demain, il faut donc nous rendre au Visitor Center de Yosemite Valley. Nous sommes abasourdis en arrivant à proximité. Sommes-nous vraiment dans un parc? Nous trouvons ici une véritable ville : magasins, restaurants, clinique, parkings géants, routes à 2 voies… Nous finissons par trouver le Visitor Center qui nous renvoie vers le guichet de la société dans Yosemite Lodge. Le guichet ferme à 19h, il est 18h50. Nous nous pressons pour finir par nous entendre dire qu'il n'y a plus de place dans le bus de 8h30, ni le lendemain ni le surlendemain. Tant pis, on trouvera bien une alternative, mais on se jure qu'on ne reviendra pas dans la vallée. Trop fréquentée à notre goût !!! Nous arrivons à 20h au Cedar Lodge : la chambre n'est pas très clean et surtout sent le renfermé ! Très chère pour ce que c'est. Nous avons réservé deux nuits. Il faudra faire avec ! Pour manger, guère de choix. L'hôtel est loin de tout. Le restaurant n'est pas climatisé et il y a du monde qui attend ! Dépités, nous finissons par opter pour le fast-food. Et finalement la formule salad bar est très bonne !
J25 (09/08/07)
La randonnée de Glacier Point à Yosemite Valley étant tombée à l'eau, nous en profitons pour faire la grasse matinée (jusqu'à 8h30).
Puis direction Glacier Point en voiture. Nous allons d'abord au point de vue où il y a foule. Puis nous revenons vers le parking de Taft Point/Sentinel Dome.
Il est déjà 11h30 quand nous entamons notre balade. Nous commençons par aller vers Taft Point. Nous atteignons d'abord cinq "Fissures" puis le point de vue qui livre de belles vues sur la vallée, El Capitan et les "Yosemite Falls" qui sont à sec. Nous revenons un peu sur nos pas puis nous prenons la direction de Sentinel Dome via Pohono Trail où nous progressons dans une belle forêt de conifères.
Pas un touriste sur cette variante, c'est super mais en même temps une petite angoisse : et si on rencontrait un ours, ici, loin de tout ? Nous restons vigilants même pendant l'arrêt pique-nique, nous asseyant dos à dos pour surveiller les alentours. Arrivés à Sentinel Dome, nous grimpons au sommet pour une vue à 360 ° sur la vallée, El Capitan et Yosemite Falls au nord, sur Half Dome, Nevada Falls (en eaux !) et Cloud Rests à l'est. Nous reprenons la voiture vers 15h après une boucle de 8kms, 3h.
Il est encore tôt, nous faisons une petite halte dans une grande prairie sur Glacier Point Road. Pendant que nous nous reposons, un minibus s'arrête. Les passagers, avec des jumelles, observent la forêt au-delà de la prairie. "Bear…Bear…." s'agite l'un d'eux. Nous nous redressons d'un bond. "Oh ! no…deer…deer…Sorry…" s'excuse-t-il. Une belle biche s'abreuve en bordure de forêt.
Dommage, on aurait bien voulu voir un ours !
C'est sur ce souhait que nous nous mettons en route vers l'hôtel avec comme hier, re-formule salad bar au fast-food. Pas trop le choix !
J26 (10/08/07) Aujourd'hui il n'est pas question de traîner au lit. Nous voulons aller voir les séquoias à Mariposa en faisant la boucle complète par Outer Loop Trail (11kms, 4-5h). D'après mes documents, le premier tiers de la randonnée se fait "jowl to jowl" traduisez "coude à coude" puis la fréquentation est qualifiée de "medium" dans le deuxième tiers et enfin "bordeline light" dans le troisième tiers. Pour éviter la foule, lever à 6h, départ à 7h et arrivée sur place à 8h30.
Heureusement à cette heure-ci il n'y a que peu de monde ! Nous posons au pied des premiers séquoias géants. Impressionnants !
Mais dans "Lower Grove" tout cela est très organisé (barrière autour des arbres…et pour cause) et finalement un peu artificiel. Dans la partie Upper, la randonnée devient plus intéressante. D'ailleurs seule une poignée de courageux poursuit jusque là, les plus fainéants font comme ceux-là.
Ici la forêt reprend son aspect sauvage et les animaux ne tardent pas à se montrer.
Écureuils…
Biches et faons
Et même ces deux animaux que nous prenons d'abord pour des chats sauvages, et qui une fois la photo agrandie, s'avèrent être, avec leurs oreilles très caractéristiques et leur fourrure, oui, oui des… ..jeunes "mountain lions".
Les arbres sont toujours aussi remarquables.
Après Upper Grove, le chemin nous mène à Wavona Point Vista puis nous ramène au parking à travers une belle forêt où nous pouvons encore admirer des séquoias, certes moins hauts que les précédents mais en très grand nombre. Et nous sommes aux anges, nous avons l'Outer Trail pour nous tout seuls. Preuve est, que dès qu'on emprunte un sentier un peu à l'écart des axes touristiques, on se retrouve vite seul.
Nous quittons Yosemite après manger, avec un regret, celui de n'avoir pas même vu la queue d'un ours, mais avec encore un espoir, celui de pouvoir en observer un à Sequoia où nous serons demain !
En route vers la Californie et Visalia ! Après la forêt, voilà de grandes étendues herbeuses brûlées par le soleil puis des vergers à perte de vue : orangers, citronniers, pêchers…
Nous arrivons à destination, l'hôtel Comfort Inn & Suites en plein centre de Visalia. La chambre, en fait, quasiment une suite avec bureau, salon, frigo, micro-ondes, évier, wifi, petit dèj compris et……deux télés nous comble !
Nous allons tout de suite repérer le quartier : courses, banque…et faire notre choix pour le restaurant de ce soir. Visalia nous fait bonne impression, il y a un petit centre-ville très sympa, plein de boutiques assez chics et de restaurants très animés le soir. Cette ville ne figurant pas dans nos guides, c'est grâce au prospectus que nous a donné l'hôtel et en allant voir sur place que nous choisissons le Cafe 225. Excellent choix, très bon dîner !
Death Valley
Après Sequoia... la côte Pacifique
J27 (11/08/07) Aujourd'hui, notre programme doit nous mener à Sequoia National Park.
Ayant fait le plein d'images de séquoias hier à Mariposa, il ne nous semble pas pertinent de visiter Giant Forest, d'autant que le journal du parc fait état de travaux sur la Hwy198 entraînant d'importants délais d'attente ! Nous prenons alors l'option de découvrir une partie plus minérale de ce parc, à savoir le secteur de Mineral King.
Une véritable expédition, cet endroit ! En effet, c'est par une route étroite et sinueuse de 25 miles et 1h30 de parcours depuis l'entrée du parc qu'on y arrive. On passe ainsi de 500m à 2387m en pas moins de 698 virages ! Heureusement Hervé a l'habitude de conduire en Corse et nous arrivons au bout de la route en un peu plus d'une heure.
Des panneaux nous préviennent que nous entrons dans le domaine des ours (Ah! On va peut-être enfin en voir un !) . C'est pourquoi nous laissons notre glacière ainsi que tout ce qui peut attirer l'odorat de ces animaux dans un container en fer prévu à cet effet.
Nous pouvons commencer notre randonnée vers Monarch Lakes, situés à plus de 3000m d'altitude au pied du Sawtooth Peak (13kms, 5-6h, 600m de dénivelé). A la Ranger Station, on nous a prévenu, c'est le premier mile qui est le plus raide.
Vue sur Mineral King Valley.
Puis le sentier continue à grimper mais très progressivement à travers des prairies et une très belle forêt de conifères "rouges".
Puis il arrive à proximité de Chihuahua Bowl, une mine baptisée ainsi par des pionniers en l'honneur des riches mines mexicaines du même nom. Le minéral domine quand le sentier change de versant.
Ca y est, le lac n'est plus très loin. Après ce joli ruisseau, nous y sommes !
Après 3h de marche, quel plaisir d'ôter nos chaussures pour un petit bain de pied dans l'eau claire et fraîche du lac !
Trois quart d'heures de repos et déjà il faut penser à retourner. La descente est beaucoup plus rapide : 2h plus tard nous sommes de retour au parking ! Une bien belle randonnée ! Il ne manquait que l'ours !
Il est 17h. Encore faut-il maintenant reprendre en sens inverse les 698 virages, ce qui sera négocié en une heure chrono. Tous les automobilistes se rabattent pour nous laisser passer ! Il faut dire que les Américains n'ont pas souvent l'occasion de s'exercer sur une route de montagne telle que celle-ci !
Encore une petite heure pour rejoindre Visalia. Ce soir nous mangeons italien dans un restaurant sur Main Street : Little Italy, très bon aussi dans un cadre intime.
J28 (12/08/07)
Aujourd'hui direction le Pacifique dont nous longerons la côte de Cambria à Monterey par la Hwy1.
Nous quittons Visalia vers 8h et nous nous dirigeons vers Paso Robbles en traversant encore des plantations d'arbres fruitiers et de vignes. Puis peu après, au détour d'une colline, la voilà…la mer. En fait, sur le coup, nous nous demandons si ça n'est pas un mirage en raison d'un léger voile brumeux à l'horizon. C'est une drôle de sensation ! C'est vraiment la mer, après 4 semaines de déserts et de montagnes, nous sommes émus. Nous venons d'atteindre Cambria.
Un arrêt à la première plage le confirme : ici on retrouve l'air vif de la mer…un peu comme en Bretagne. Et comme dans cette belle région française, on y trouve aussi une côte déchirée et sauvage.
La route a parfois l'air de s'accrocher désespérément à la falaise. Un air de route corse au bord du Pacifique ! Les points de vue et zones d'intérêt ne manquent pas, particulièrement aux alentours de Big Sur et vont rythmer notre journée. Point Piedras Blancas (à 8kms de Hearst Castle) accueille une énorme colonie d'éléphants de mer paressant sur la plage. Nous ne nous lassons pas de les observer.
Sand Dollar Beach Area (à 45kms de Hearst Castle) : accès 5$ par voiture. Après une pause pique-nique au soleil (trop froid à l'ombre!), nous empruntons un petit sentier conduisant à la plage surtout prisée par les surfers. La plage est très belle, l'eau très claire et on aurait presque envie de se baigner si la température extérieure n'était pas aussi fraîche !
Julia Pfeiffer Burn State Park (à 60kms au sud de Carmel) recèle une véritable merveille, les McWay Falls, spectaculaires chutes de 15m se jetant dans la mer.
La côte aux environs de Big Sur offre des vues stupéfiantes.
Point Lobos State Reserve (6kms au sud de Carmel) : accès 9$ par voiture.
Le Sea Lion Point Trail fait le tour d'une pointe rocheuse abritant une colonie d'otaries. A force d'observer la surface de l'eau, nous découvrons même une loutre en train de se nourrir. Nous l'observons longuement à la jumelle.
Dommage que nous n'ayons pas plus de temps pour parcourir les autres secteurs de ce parc. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le BW Beach Dunes à Marina après Monterey.
Nous sommes déçus de notre choix : emplacement à proximité de la Nationale, bruyant +++. Heureusement pour le dîner, nous trouvons un restaurant formidable à Monterey (merci Lonely Planet). Le Monterey's Fish House ne paie pas de mine de l'extérieur, mais la qualité est au rendez-vous. J'ai mangé un mahi-mahi et Hervé a pris une bouillabaisse : un régal ! Nous avons dîné au bar (attente++ pour avoir une table) et l'ambiance était très conviviale ! A ne pas manquer !
Sur la côte Pacifique
San Francisco et alentours
J 29 (13/08/07)
Nous quittons avec soulagement Marina pour rejoindre San Francisco via la Hw101. C'est la solution la plus rapide, d'autant que la côte que longe l'US1 n'a pas l'air d'être plus attrayante. Nous ne tardons pas à traverser une série de banlieues de San Francisco et atteignons notre hôtel dans la zone de l'aéroport vers midi.
Le Radisson San Francisco Bay (sortie Sierra Point) nous donne entière satisfaction. Parking gratuit, frigo, micro-ondes, coin salon et bureau, wifi…grande chambre très confortable (aucun bruit malgré la proximité de l'autoroute)…voilà de quoi se sentir bien !
En début d'après-midi nous rejoignons San Francisco en voiture. Circulation très fluide jusqu'au centre ! Nous nous garons au parking à l'angle de Sutter et Stockton Str., indiqué dans le guide LP comme " relativement avantageux". Nous y resterons jusqu'à 18h (9$) puis irons nous garer sur un emplacement à parcmètre gratuit à partir de cette heure-ci.
Nous suivons le parcours pédestre décrit dans le guide cité plus haut. Il débute à la porte de Chinatown, traverse le quartiers chinois puis le quartier italien
et nous amène sur les hauteurs de Telegraph Hill et de sa Coït Tower.
Notre visite ne s'arrête pas là : je veux voir la très mythique Lombard Street, bordée de très belles demeures.
La fatigue commence à se faire sentir. Le retour en cable car est bienvenu, mais ce n'est pas de tout repos. D'abord il faut jouer des coudes pour pouvoir monter à bord (beaucoup de monde à l'arrêt), ensuite il faut s'accrocher, montagnes russes assurées !
Arrivés au parking, nous récupérons notre voiture et revenons dans le quartier italien pour dîner. Notre choix s'arrête sur l'Osteria del Forno, un tout petit restaurant (guide LP). Nous dînons tôt (18h30), c'est honnête sans plus. En revanche la glace (glacier en face) est délicieuse !
J30 (14/08/07)
Aujourd'hui nous voulons traverser le Golden Gate Bridge pour découvrir une autre vue de San Francisco et visiter les alentours.
Ce matin traverser la ville est interminable ! Le pont est dans le brouillard pour le moment et il ne fait pas chaud !
Pourtant le soleil brille quelques miles plus loin en arrivant à Muir Woods. Le parking est plein…ça grouille de monde. Nous décidons de faire l'impasse et de poursuivre vers Muir Beach Overlook où nous espérons pouvoir pique-niquer. Pas de chance, nous retournons dans la brume et le froid. Nous poursuivons la Hwy1 jusqu'à Stinson Beach où nous tentons un petit tour sur la plage. Il y a un de ces vents ! Il n'y a plus qu'à poursuivre en voiture. Sur les hauteurs de la Panoramic Highway, nous retrouvons le soleil…ça fait du bien. Nous nous arrêtons près du départ du sentier de Sierra Point Trail. Nous décidons de faire un petit tour…qui sera finalement un très grand tour. Descente par Eastwood Camp jusqu'à Muir Woods et la balade au pied des séquoias.
Puis remontée par Bootjack Trail et Troop80 Trail dans une végétation très luxuriante le long d'un torrent encombré de troncs arrachés. Décor à la Indiana Jones. Randonnée très dépaysante !
En arrivant au Golden Gate Bridge, sur la route du retour, nous faisons un petit détour sur les hauteurs pour profiter de belles vues sur le pont
avant de faire une halte à Sausalito, petite ville bien agréable et coquette
avec ses boutiques, ses galeries d'art très chic et ses légendaires house-boats.
Nous nous laissons séduire par cette ville et espérons y trouver une bonne adresse pour dîner. J'ai envie de manger du poisson, bord de mer oblige. Un petit coup d'œil sur un panneau d'information de la ville, le "Spinnaker" avec ses "dramatic views" retient notre attention. Le dîner est une merveille et nous avons la meilleure place du restaurant : une vue à 360° sur la baie de San Francisco assortie du spectacle des otaries qui batifolent dans les flots et des mouettes qui passent leur temps à pêcher devant nous. Inoubliable !!!
J31 (15/08/07)
Nous décidons de rendre la voiture ce matin et de rejoindre San Francisco par le Bart à partir de l'aéroport.
Notre objectif aujourd'hui: poursuivre la visite de San Francisco mais cette fois-ci à vélo ! Après avoir déposé la voiture à l'aéroport, (quelques secondes ont suffi, bravo pour l'organisation Avis), nous empruntons d'abord l'Air Train, puis le Bart puis le cable car jusqu'à Colombus Str.
C'est là que se trouve le loueur que nous avons retenu "Blazing Saddles" mais qui s'avère ne pas être très sympa (accueil assez froid). La location nous revient à 50$ pour 2 pour la journée, tarif comparable chez tous les loueurs.
Nous commençons par longer la côte jusqu'à Golden Gate Bridge. Il fait frais et nous supportons nos deux polaires. Un coupe-vent aurait été plus adapté. Passer le pont à vélo (ou à pied) nous semblait être une expérience différente. Mais le vacarme est assourdissant et devient vite insupportable. Nous ne parcourons pas la moitié du pont.
Alors retour en ville en direction du Golden Gate Park. Je commence à flancher. Il est temps de manger : une salade et une pizza dans un petit restaurant à côté du parc et c'est reparti. En traversant le parc, nous faisons la visite du Japanese Tea Garden (4$/pers). Le jardin est tout petit, très joli, mais hyper fréquenté !
Notre circuit nous conduit ensuite jusqu'à Ocean Beach où je m'amuse à provoquer l'envol d'une nuée de mouettes.
Après Lincoln Park, nous avons l'occasion de jouir de nouvelles vues sur le pont.
Ouf ! La balade est bientôt finie. Il reste à longer comme ce matin la côte où nous observons les prouesses des surfeurs et à retourner chez le loueur après 6h de vélo et une quarantaine de kilomètres parcourus ! Journée fatigante en raison des nombreuses montées, mais excellente.
Dans Union Square nous assistons aux improvisations de l'ensemble Jazz des Jeunes de SFO avant de reprendre le Bart puis la navette vers l'hôtel. Un bon dîner au restaurant de l'hôtel clôt cette dernière journée à San Francisco et aux Etats-Unis. Demain retour Paris !
J32 (16/08/07)
Nous avions prévu le retour depuis Los Angeles. C'est pourquoi il nous faut faire aujourd'hui un vol intérieur vers cette destination. Nous avons choisi un vol très tôt (7h) en espérant pouvoir, soit enregistrer immédiatement nos bagages pour Paris soit les laisser dans une consigne et profiter de cette dernière journée sur la plage de Marina del Rey, proche de l'aéroport.
Malheureusement rien n'est possible : plus de consigne aux Etats-Unis depuis le 11 septembre et pas d'enregistrement avant 15h. Le décollage pour Paris est prévu à 18h30. Solution : prendre notre mal en patience, grignoter, lire, pianoter sur internet (accès wifi possible et gratuit)….et attendre jusqu'au soir.
Bon, notre voyage se finit un peu en queue de poisson mais il a été riche et bien rempli. Et c'est, avec des souvenirs plein la tête, que nous nous envolons vers Paris en début de soirée.
Golden Gate Bridge
NOS CONCLUSIONS
Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est également notre premier aux Etats-Unis.
Nous avons parcouru en voiture 4000 miles (6000kms) dans une grande variété de paysages allant des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte Pacifique.
Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus (faisable grâce au 4x4) et surtout de plus de 180 kms de randonnée, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.
Nos impressions générales : sur l'accueil : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. De plus, les Américains connaissent et aiment la France, souvent ils l'ont déjà visitée et adorent échanger à propos du mode de vie français ! sur la conduite : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ ! Essence : compter env. 80$ pour 600 miles. Location 4x4 : 2000$. sur les prestations hôtelières : nous avions réservé tous les hébergements. Ils nous ont donné, sauf quelques rares exceptions, entière satisfaction. A certains endroits, en payant en cash, possibilité d'avoir une remise de 10%. En moyenne le prix des chambres où nous avons séjourné a varié entre 60 et 100$ (NY et SFO un peu plus) sur les repas : le midi, pique-nique. Fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Attention, tous les prix sont indiqués hors taxe, même en grande surface. Le soir, au restaurant, en moyenne 50 à 80$ pour deux. Nous avons très bien mangé. Certes, ce n'est pas de la haute gastronomie française, mais de très bonnes viandes et aussi des légumes …et des "Pies" délicieuses. Loin du cliché des hamburgers !
Nos coups de cœur !
Nous avons adoré tous les endroits où nous avons été seuls ou presque, en tout cas les parcs très "nature" ou peu aménagés : la région de Moab (Arches, Canyonlands …) avec une mention particulière pour les Needles et l'extraordinaire randonnée de Chesler Park. Le must à nos yeux ! Escalante et le Grand Staircase : les sites sur le Burr Trail et sur la Hole-in-the Rock Road. Coyote Buttes et the Wave. Capitol Reef avec la Cathedral Valley. Grand Canyon Nord. Mineral King (Sequoia)
Nous avons aimé (mais un peu moins, car beaucoup plus fréquentés et/ou aménagés) Bryce Canyon et son amphithéâtre. Zion et ses randonnées très populaires Yosemite, ses dômes, ses lacs et ses séquoias. les villes : San Francisco, à ne pas manquer. Las Vegas, excentrique. New York, à voir au moins une fois.
Nos regrets : ne pas avoir pu parcourir Cottonwood Road en entier en raison des intempéries. ne pas avoir croisé d'ours ni à Yosemite, ni à Sequoia ! (nous irons au zoo à Paris!)
Bibliographie :
=> New York : le guide Lonely Planet pour la préparation et pour le voyage le petit guide rose "citiz", concis et plus léger dans la valise.
=> Ouest Américain : les guides LP et Routard. Ils nous ont surtout été utiles, sur place, pour les adresses de restaurants ainsi que pour la visite de San Francisco et la côte pacifique. Car la plupart de notre documentation a été puisée dans le site www.ouestusa.fr, surtout pour les visites et randonnées entre Salt Lake City et Zion.
=> Après Zion, le site internet précédent étant moins documenté (du moins jusqu'à présent !) voilà ceux qui m'ont servi, entre autres : www.waterfallswest.com pour les renseignements sur McWayFalls à Big Sur. pt-lobos.parks.state.ca.us pour les informations sur Point Lobos Reserve. www.visitmuirwoods.com pour la description détaillée des randonnées dans et autour de Muir Woods.
=> Et pour prolonger la lecture.... le récit d'Edward Abbey "Désert Solitaire". Ranger à Arches dans les années 70, il décrit à merveille ce qu'étaient ces parcs à l'époque. les deux romans policiers du même auteur "Le gang de la clé à molette" et "Le retour du gang..." qui ont comme décors les régions de Page et du lac Powell ainsi que celles de Canyonlands et the Maze.
Nous avons été tellement emballés par ce voyage que dès notre retour nous avons programmé un nouveau voyage, encore plus axé "nature". Le carnet 2008 est ici !

FIN

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/
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L'amphithéâtre de Bryce Canyon
Peu de kilomètres à parcourir ce matin ce qui fait qu'à 10h nous franchissons déjà l'entrée de Bryce Canyon. Nous filons tout de suite jusqu'au bout de la route pour découvrir en matinée les différents points de vue en voiture, en commençant par Rainbow Point et en finissant par Inspiration Point. Ce qui frappe d'emblée, c'est la fraîcheur sur ce plateau de sapins et d'épicéas.
Et nous trouvons là un paysage étrange parsemé de pointes, de pinacles, de clochers, de flèches et de cheminées.
Mais aussi des images plus insolites d'animaux posant pour les touristes.
Et des touristes il y en a beaucoup. C'est vrai que nous venons de coins où il n'y avait parfois personne ou presque. Alors, on a un peu de mal à apprécier Bryce avec toute cette foule.
A Sunset Point (vers midi), c'est presque l'embouteillage ! Nous fuyons vers une aire de pique-nique un peu plus loin. Enfin tranquilles ! Nous nous attardons là au calme avant de retourner à Tropic vers 15h pour réceptionner notre chambre au Buffalo Sage B&B.
Encore un bon choix concernant la chambre, impeccable et cosy. Mais l'accueil par la propriétaire est plus distant.
A peine installés, un gros orage nous condamne à la chambre jusqu'à 16h30. Il n'est pas encore tout à fait éloigné quand nous revenons à Bryce où nous espérons que l'orage aura eu comme effet de décourager les touristes. C'est vrai il y a un peu moins de monde ce soir. Mais aurons-nous une fenêtre météo suffisante pour combiner les randonnées de Navajo/Peekaboo/Queen's Garden? Rien n'est moins sûr !
Après avoir admiré l'amphithéâtre d'en haut nous pénétrons en son sein.
Au bout de Navajo Trail il nous faut prendre une décision : la grande boucle ou pas ? Un ciel encore potentiellement orageux nous incite à la prudence et à nous contenter ce soir d'une randonnée écourtée : Navajo + Queen's Garden. Cette dernière partie est certainement la plus belle.
Nous revenons à Sunset Point par le Rim Trail, mais pas la peine d'attendre le coucher de soleil, il y a trop de nuages. Alors nous prenons tout de suite la direction du Bryce Canyon Pines sur la Hwy 12 en direction de Zion. Nous avons lu que le restaurant à côté du motel était une heureuse surprise (Routard). C'est vrai, nous y avons très bien mangé avec une mention spéciale pour le "peach pie à la mode" généreusement servi.
J16 (31/07/07)
Notre projet ce matin est de rejoindre Page par la Cottonwood Road, mais les orages d'hier et le ciel déjà couvert de bon matin nous font douter de la faisabilité du parcours. A l'annonce de notre plan, la maîtresse de maison, catastrophée, nous en dissuade fortement. Nous suivons son avis et puisqu'il est nécessaire de modifier notre plan de route, nous en profiterons donc pour retourner à Bryce Canyon en matinée et faire la randonnée de Peekaboo que nous n'avons pas pu faire hier.
En cours de route, nous nous arrêtons au trailhead de Mossy Cave. Nous sommes les premiers sur le parking à 8h30. Une balade qui nous laisse sur notre faim…Bof !
Heureusement nous nous rattrapons à Bryce Canyon avec la randonnée classée difficile: Navajo + Peekaboo + Navajo (2h30). Nous sommes subjugués !
Par cette silhouette.
Par cette cathédrale.
Par cette armée casquée.
Toutes ces merveilles nous font oublier les difficultés du terrain, des montées et descentes incessantes et pour finir une montée implacable jusqu'à la Rim par les lacets de Navajo.
Après cette rando difficile mais très sympa, que l'on peu aussi faire à cheval, il est temps de quitter Bryce. Avant de partir nous nous renseignons une dernière fois sur l'état des pistes vers Page auprès du Visitor Center, mais la rangeresse est formelle. La seule possibilité pour rejoindre Page est de prendre l'US12 puis l'US 89.
Soit ! D'ailleurs la route est très belle aussi ! A 15h (heure locale) nous arrivons à destination : l'hôtel Bestwestern at Lake Powell. Comme nous y avons prévu 4 nuits, nous avons opté pour une chambre un peu plus confortable que la chambre de base : très grande chambre avec coin salon, bureau, frigo, micro-ondes, wifi. Elle se trouve au 3ème niveau ce qui nous donne un peu de vue sur le lac.
La chaleur est suffocante. Après quelques courses, quelques brasses dans la piscine devraient nous faire du bien. Mais pas du tout ! Il fait tellement chaud que l'eau de la piscine a l'air d'être chauffée ! Intenable ! Et c'est encore à la clim que nous finissons l'après-midi.
Le guide du Routard nous sert à nouveau pour choisir notre restaurant pour ce soir. "Ken's Old West" est retenu, il a l'avantage de se trouver juste à côté de l'hôtel. Et le dîner a été excellent !
Bryce Canyon

The Wave et autre hoodoos
J17 (01/08/07)
A 6h30 sonnantes nous sommes au petit déjeuner (pas terrible d'ailleurs), car avant 7h il faut être en route vers Paria Station pour assister à la loterie pour the Wave. En effet, si nous voulons faire demain cette mythique rando à l'accès limité, il nous faut gagner une deuxième place. Nous en avons déjà une, achetée sur internet. Pour départager les prétendants une loterie est organisée car seule 10 places sont attribuées par jour. Le tirage au sort a lieu à 9h (heure Utah) à environ 15 miles de Page, 45 mn de trajet.
Nous y arrivons les premiers à 8h20 avant l'arrivée du ranger mais bientôt suivis par une autre voiture (3 Allemands) et encore d'autres. A 9h moins 1mn, deux dernières personnes franchissent la porte. Il est maintenant 9h, nous sommes 13 pour 10 places, la loterie tourne. J'ai le n°5. Plusieurs boules sont tirées, faisant déjà plusieurs heureux. Il reste alors une place. Le dernier tirage ne nous est pas favorable, mais le n° tiré est celui d'un groupe de 4 et une seule place ne les intéresse pas. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette dernière place nous est alors proposée et bien sûr nous sommes aux anges !
Le ranger nous donne quelques explications sur le déroulement de cette randonnée non balisée, nous remet les places et nous souhaite bonne route.
Nous profitons de ses conseils pour nous faire indiquer une rando dans les environs pour la matinée. Il nous indique Wire Pass (3, 5kms 2h) dont le trailhead est le même que celui de the Wave. Ok pour ce canyon fente, ce qui nous donne l'occasion de repérer la route pour demain.
La balade est facile, amusante et agréable alternant des passages étroits
et d'autres plus larges
Et se termine à la confluence avec Bucksin gulch par des parois sur lesquelles on peut voir des pétroglyphes.
Nous nous aventurons encore quelques dizaines de mètres dans Bucksin Gulch, mais la présence de flaques de plus en plus profondes nous dissuade vite. Nous préférons revenir tranquillement sur nos pas. Il est 12h15 quand nous retrouvons la voiture et nous reprenons la House Rock Valley Road qui nous livre des paysages rappelant Onion Creek à Moab avec ces couleurs aspect "crème glacée".
Cap vers Cottonwood Road que nous aimerions remonter un peu du sud vers le nord et peut-être faire la rando de Yellow Rock. Mais avant c'est l'heure de manger et l'aire de pique-nique couverte à côté de Paria Station est la bienvenue : il fait très chaud !
Une fois rassasiés, c'est parti, nous sommes sur la fameuse piste : le décor est lunaire !
Nous avançons sur une quinzaine de miles jusqu'à l'embranchement avec la BLM430. C'est par là que se trouve le passage menant à Yellow Rock. L'état du ciel à ce moment-là nous pose un cas de conscience : sommes nous sûrs d'avoir suffisamment de temps devant nous pour mener la rando et retourner à temps sur la 89 avant l'arrivée des orages ? Assurément non. Nous suivons la voie de la sagesse et préférons remettre cette balade à un autre jour, en matinée.
Nous reprenons la direction de Page avec l'idée d'une dernière visite pour aujourd'hui : Stud Horse Hoodoos. Pas très faciles à trouver malgré les explications très détaillées de Philippe. Première difficulté : Philippe indique de tourner à gauche à 5, 5 miles de Glen Canyon. Nous venons de la direction opposée. Bon, on a trouvé grâce à notre GPS, sinon l'astuce est de tourner entre les milemarkers 555 et 556 sur l'US89. Après on s'est un peu emmêlé dans les explications, on a tourné en rond mais on a fini par y arriver. Un endroit complètement paumé !!
C'est vrai qu'ils sont très photogéniques, ces "champignons" géants plantés là au bord de la falaise avec en toile de fond Lone Rock et le lac Powell.
Le ciel est de plus en plus orageux au loin.
Mais peut-être avons nous le temps de nous tremper dans le lac sur la plage de Lone Rock. L'eau est délicieuse, mais la baignade brève. Un vent de sable souffle sur les bords du lac et au loin l'orage gronde.
Un dernier crochet par la marina, histoire de nous rendre compte de la taille des rampes de mise à l'eau, bien sûr en rapport avec la taille des bateaux, des remorques, des véhicules. Impressionnant ! Le port de Saint Malo fait pâle figure à côté de ces installations gigantesques !
Ca y est, c'est tout pour aujourd'hui. Nous essuyons quelques gouttes en route mais la taille des flaques, à l'arrivée à Page témoigne de la violence de l'orage.
Un bon restaurant pour finir la journée en beauté : c'est raté. La pizzeria "Stromboli" nous déçoit sur tous les plans. A éviter ! Nous nous rattrapons avec une bonne glace (glacier à côté du supermarché).
J18 (02/08/07)
C'est le jour tant attendu depuis des mois : en route pour the Wave !
Nous refaisons le même trajet qu'hier, bifurquant depuis l'US89 dans la House Rock Valley Road. Nous continuons en terrain connu puisque repéré la veille quand soudain au détour de la piste…des voitures arrêtées sur le bas-côté, une lumière clignotante…un engin de chantier. Nous réalisons le problème : le wash est rempli d'eau et de boue à ras bord (orages +++). Une pelleteuse est en train d'essayer de refaire la route.
Nous observons le chantier en compagnie de 6 autres touristes. L'engin s'arrête…le conducteur nous assure qu'on peut passer à présent. Nous sommes tous sceptiques, il reste encore de l'eau dans le wash. Nous nous lançons en premier avec notre Mitsubishi. Ca passe ! Nous arrivons au parking où un 4x4 (passé avant l'engin de chantier par un autre chemin) est déjà garé. Les autres voitures suivent aussi. Nous nous mettons en route rapidement, distançant ainsi le groupe. Seuls, nous nous repérons grâce aux photos et aux quelques cairns. Un vrai jeu de piste, une véritable aventure ! Il fait chaud, nous suons à grosses gouttes et ne tardons pas à vider notre première bouteille d'eau. Les paysages nous laissent sans voix !
Enfin la dernière montée, dans le sable ! Et c'est magique ! Depuis le temps qu'on en rêvait ! La voilà, la Wave !
A l'ombre 3 touristes allemands profitent déjà du spectacle. Nous en profitons également bientôt suivis par toute la troupe. Nous explorons les alentours qui sont très photogéniques aussi.
Nous pique-niquons à l'ombre. Premières gouttes, premiers coups de tonnerre au loin. Le ciel s'obscurcit de plus en plus. Il n'est pas question de rester davantage. Tant pis pour la Second Wave et autres merveilles que nous espérions découvrir !!! Il faut retourner avant l'orage…qui ne tarde pas à nous rattraper et à nous tomber sur la tête. Hervé, grâce au GPS, guide toute la troupe qui a failli s'égarer, car dans Coyote Buttes sous la pluie, c'est vite arrivé. Il pleut des cordes, l'orage gronde ! Nous arrivons à la voiture, trempés jusqu' aux os. En nous retournant, nous apercevons des cascades éphémères dégringoler des Vermilion Cliffs.
Et c'est en convoi que les voitures passent toutes sans problème le wash toujours plein d'eau !
Il ne reste plus qu'à rentrer à l'hôtel pour se sécher et se reposer en attendant l'heure du dîner.
La mauvaise expérience d'hier soir nous fait choisir une valeur sûre. Nous retournons chez Ken's Old West, d'autant que nous sommes jeudi, et du jeudi au samedi, le resto reçoit un orchestre de musique country. Très bonne ambiance et très bonne formule "all you can eat soup and salad".
The Wave

De Page à Grand Canyon Nord
J19 (03/08/07)
C'est aujourd'hui la dernière possibilité pour tenter de parcourir Cottonwood Road, aller voir Yellow Rock et éventuellement les Whaweap Hoodoos. Il faut partir tôt ce matin avant l'arrivée d'éventuels orages en cours de journée.
Cette fois-ci devrait être la bonne. C'est sans compter avec la possibilité de trouver la route carrément fermée. C'est ce qui se passe ce matin. "Road temporarly closed" indique la pancarte devant la piste barrée. Pas de chance ! Adieu Yellow Rock et autres hoodoos !
Un coup d'œil à la carte ! " White Rocks" une curiosité indiquée au bout de la BLM435 retient notre attention. Cette piste part de Church Wellls sur la 89. Un premier wash un peu humide…pas de problème. Un deuxime wash moins évident…Hervé commence à s'engager…un petit tronc d'arbre se coince sous la voiture. Nous n'insistons pas et décidons de revenir sagement à Page pour des activités moins risquées. la visite du barrage de Glen Canyon, très intéressante.
Une balade courte et facile (45mn) vers Hanging Gardens, une grotte (végétation de jardins suspendus) qui rappelle un peu Mossy Cave. L'endroit est idéal pour un pique-nique, il y fait très frais. Dommage les provisions sont restées dans la voiture ! On y jouit d'une belle vue sur lac Powell.
Baignade et pique-nique dans une petite crique (pas loin du barrage). Un régal ! Les formations de navajo sandstone de cette crique ne vous rappellent-t-elles pas quelque chose ?
Un petit tour vers Horseshoe Bend, sous les nuages, mais impressionnant tout de même !
Enfin une dernière baignade, non, plusieurs baignades, à Antelope Point, entrecoupées de farniente sur les rochers. Le temps est lourd !
C'est finalement la pluie qui va mettre un terme à notre journée : journée cool, mais bien remplie quand même !
Et la soirée, nous la passons dans notre "cantine" habituelle : "Ken's Old West" appréciant encore une fois musique country et salad bar. Nous sommes même montés sur la piste de danse !
J20 (04/08/07)
Nous quittons Page ce matin en direction de la rive nord du Grand Canyon. Nous avons fait ce choix en raison du taux de fréquentation, seulement 10% des visiteurs du parc. C'est exactement ce qu'on recherche !
Au sortir de Page, nous pénétrons dans le territoire navajo. D'ailleurs à la radio des musiques et chants indiens accompagnent parfaitement la traversée de ces paysages sauvages jusqu'à la Navajo Bridge.
Peu après, la route quitte ces plateaux arides pour grimper jusqu'à Jacob Lake. Les paysages changent : nous passons au milieu de grandes prairies et de forêts dont certaines ont été ravagées par un incendie en juin 2006.
Entre Jacob Lake et l'entrée du parc national, nous prenons une petite route vers East Rim View (à 4miles). Un petit parking idéal pour s'arrêter pique-niquer ! L'air est frais, il faut se couvrir ! A peine sortis, le temps se gâte et nous nous réfugions dans la voiture pendant une grosse averse de pluie et de grêle mêlées. Il ne nous reste plus qu'à manger dans la voiture puis à attendre une hypothétique amélioration. Entre deux averses, nous réussissons à aller au bout du court sentier bitumé et à jeter un regard sur East Rim View, mais la vue est ….bouchée, bien sûr.
Alors nous poursuivons notre route vers North Rim. Le temps s'est rétabli quand nous arrivons au Grand Canyon Lodge. Nous y avons réservé une cabin. Elle est certes toute petite mais très sympa.
Après un moment de repos dans notre cabane de trappeur, nous partons découvrir le Grand Canyon. Le Bright Angel Trail nous amène à un promontoire où l'on jouit d'une belle vue.
Nous empruntons ensuite la Cape Royal Road et nous nous arrêtons à Roosevelt Point où Thierry signale sur son site la randonnée du même nom (7kms, 2h). Voilà qui est parfait en cette fin d'après-midi.
Nous arrivons au bout de quelques minutes à un embranchement que nous décidons de prendre à droite. Mais nous voilà au bout de 5 minutes de retour au même embranchement. Persuadés de nous être trompés, nous recommençons l'opération en étant plus vigilants. Rien à faire, nous ne trouvons aucune alternative. Mystère ! En fait, en vérifiant en soirée la documentation du parc, nous avons vu que Roosevelt Point Trail était bien une courte boucle de 15mn et non une rando de 2h. Alors cet itinéraire a-t-il peut-être disparu car beaucoup d'arbres sont abîmés dans le secteur ?
Frustrés de ne pas avoir pu randonner, il nous faut trouver rapidement une autre destination. Nous choisissons Point Imperial Trail. Pas vraiment un bon choix car le chemin quitte la rim et s'enfonce dans une forêt ravagée par une tempête.
Alors nous reprenons la route vers le lodge afin d'être prêts pour assister au coucher du soleil.
Après ce très beau moment, nous rejoignons le Grand Canyon Dining Room où le dîner est à la hauteur du cadre, un bâtiment classé monument historique surplombant la falaise et offrant à travers ses larges baies vitrées une vue imprenable sur le canyon !
J21 (05/08/07) Comme hier les balades étaient plutôt ratées, nous voulons nous rattraper aujourd'hui et profiter de la matinée au Grand Canyon avant de prendre la route vers Zion.
Je repère Widforss Trail (8kms aller) dont les 4 premiers kilomètres se présentent sous forme de sentier d'interprétation nature, ce qui fait un parcours de 8kms A/R sur la plus belle portion du chemin (2h) et à une altitude de 2500m. Nous avons adoré cette belle randonnée dans la forêt au milieu des pins ponderosa, des bouleaux, des chênes…nous offrant quelques vues sur le canyon et nous donnant à voir de nombreux animaux daims, biches, cerfs et faons.
Il faut maintenant quitter la fraîcheur et la verdure de Grand Canyon pour retrouver des paysages plus arides en perdant de l'altitude.
Après un arrêt à l'aire de pique-nique de Fredonia, nous pénétrons dans Zion NP par l'est en début d'après-midi et nous sommes séduits par ces roches qui nous rappellent un peu le Grand Staircase.
Nous décidons avant tout de réceptionner notre chambre à El Rio Lodge à Springdale. Elle est petite, mais propre et bien équipée et le rapport qualité-prix est imbattable pour Zion.
Nous laissons la voiture à l'hôtel et empruntons la navette qui nous dépose à l'entrée du parc où nous montons dans une autre navette desservant l'intérieur du parc. Très bonne organisation ! Afin de nous faire une idée d'ensemble, nous allons jusqu'au terminus "Temple of Sinanawa" puis restons dans le bus pour revenir à Zion Lodge. Les montagnes de Zion ne me séduisent pas au premier abord, car massives et impressionnantes.
Peut-être une rando me ferait-elle mieux apprécier ces paysages ? Nous choisissons Emerald Pools Trail (1h30) et enchaînons les trois sentiers menant à quatre vasques. Mais la très forte fréquentation fait que cette balade ressemble plus à une procession, ce qui ne va pas modifier mon appréciation précédente.
Nous en terminons là pour cette fin d'après-midi et allons dîner chez Pizza &Noodles (bonnes pizzas) et après avoir flâné dans la rue principale de Springdale, nous nous laissons tenter par une bonne glace au deli du Sol Fooods Market.
Coucher de soleil sur Grand Canyon

De Zion à Las Vegas
J22 (06/08/07) Ce matin nous voulons nous frotter à LA randonnée la plus populaire de Zion : Angel's Landing (8kms A/R 3h30-4h30). A 9h, nous sommes au point de départ (eh!oui, c'est pas très tôt) et nous ne sommes pas les seuls, bien sûr !
Après avoir longé la rivière, le sentier monte implacablement. Il fait chaud et un peu de fraîcheur dans Refrigerator Canyon est bienvenue. Puis les Walter Wiggles (une série de 21 courts zigzags en pierre), véritable merveille d'ingénierie émergent au Scout Lookout que nous atteignons à 10h.
C'est à ce col que je me dégonfle et je laisse Hervé poursuivre tout seul. Impressionnée par les "grappes" de randonneurs accrochées aux parois, je n'ai pas voulu m' aventurer plus loin. Pendant ce temps (1h) je n'arrête pas de chasser les écureuils qui convoitent la nourriture gardée dans un sac plastique dont Hervé n'a pas voulu se charger.
A son retour il me livre ses commentaires : " Le sentier n'est pas techniquement difficile mais il est vrai un peu vertigineux au retour. Il suffit de regarder ses pieds lors des passages critiques. Il serait vraiment dommage d'y renoncer car il en reste une impression incomparable, surtout pour moi qui suis sensible au vertige".
Pendant qu'il se sustente un peu, je vais me dégourdir les jambes en continuant seule sur le West Rim Trail, histoire de voir où il mène. Je suis émerveillée par les paysages et curieuse, j'avance encore un peu jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec ….un serpent. Pas le temps de voir s'il était à sonnette ou pas, je déguerpis à toute allure.
Mais ayant très envie d'approfondir ce coin, je n'ai pas de mal à convaincre Hervé de faire ensemble une petite incursion dans ce canyon (en peu moins d'un mile + retour). Après la foule sur le chemin de l'ange, c'est la solitude ici et les paysages sont grandioses.
Me voilà réconciliée avec Zion et nous avons du mal à rebrousser chemin tellement c'est beau (10kms en tout). Mais il faut prendre la route en début d'après-midi. C'est un peu à regrets que nous quittons la solitude de cette partie du West Rim Trail et retrouvons la vallée peu avant 13h. Nous déjeunons au Zion Café : salade et burger puis c'est parti pour Las Vegas. Après 3h de route nous atteignons la ville des casinos et le Luxor où nous avons réservé. Un véritable hall d'aérogare et une file d'attente pour le check-in digne d'un jour de grand départ à l'aéroport de Roissy ! Notre chambre est au 2ème niveau. Pour la vue, c'est raté, mais la chambre est très grande et décorée avec goût sur le thème du lieu.
Nous quittons l'hôtel pour une visite des autres hôtels du Strip. Ils sont tous plus excentriques les uns que les autres.
Le clou de la soirée, ce sont, sans hésiter, les jeux d'eaux du Bellagio.
Pour dîner nous nous laissons tenter par le Rainforest Café et son ambiance tropicale au MGM après avoir tenté le buffet du Bellagio (queue interminable !). Malgré la taille du restaurant, nous sommes étonnés de la qualité des plats : nous avons vraiment apprécié !
Il ne reste plus qu'à essayer les machines à sous : nous jouons 10$ et gagnons 19, 75$. Sur un si bon score, inutile de poursuivre !!!
Angel's Landing

De la vallée de la Mort à Yosemite
J23 (07/08/07) Aujourd'hui nous attaquons l'étape la plus longue et la plus contrastée de notre voyage : du désert aux montagnes de la Sierra Nevada.
Une étape ponctuée de nombreux arrêts : Pahrump, où nous faisons quelques courses au Walmart dans Death Valley, à Zabriskie Point.
Au Visitor Center à la recherche d'une aire de pique-nique climatisée (introuvable!!)
A l'épicerie de Furnace Creek Ranch à la recherche de dattes de l'oasis : on n'a trouvé que des dattes de Californie.
Aux Sand Dunes.
Au Father Crowley Point où nous mangeons dans la voiture, les portes ouvertes. Ouf ! qu'il fait bon !! au milieu des arbres de Joshua après Towne Pass.
Un dernier arrêt au parc municipal d'Independence pour une petite sieste à l'ombre et nous finissons par atteindre Mammoth Lakes à 18H après 10h de route et une conjonctivite (moi) due à l'abus de clim (?).
L'hôtel Austria Hof Lodge est situé au pied du domaine skiable. Il est moins "pimpant" que sur internet. L'entrée est un peu vieillotte, il n'y a pas d'ascenseur. Mais la chambre est grande, bien équipée (wifi, frigo, petit dej. inclus) et située juste à côté du jacuzzi. Idéal après une journée de route !
C'est dans le guide LP que nous trouvons l'adresse pour le dîner : Whiskey Creek. Il y a un peu d'attente, nous patientons au bar au premier étage. L'hôtesse d'accueil nous confie un "objet" qui se mettra à vibrer et clignoter quand c'est notre tour. Epatant ! Le dîner est excellent, le vin aussi. Ambiance bistrot de montagne !
J24 (08/08/07) Après un petit saut vers Lake Mary et Twin lakes, nous quittons Mammoth Lakes ce matin.
Nous pénétrons dans Yosemite par la Tioga Road et immédiatement après l'entrée, nous nous arrêtons au parking pour la randonnée au Gaylor Lake (5kms, 3hA/R 450m de dénivelé altitude max env. 3350m). J'ai choisi cette destination car le "scenery factor" est estimé à 4/5 alors que le taux de fréquentation est estimé à 2/5 : de belles vues et peu de monde. Chouette !
La montée est d'abord raide dans la forêt puis arrivés à un col, nous avons une très belle vue sur la vallée et sur un premier lac. Après la descente vers le lac, le sentier le contourne par la droite et continue vers un deuxième lac.
Il y a effectivement très peu de monde ! Nous poursuivons après ce lac vers une mine datant des années 1870. Un couple d'Américains rencontrés sur place nous précise que c'était une mine d'or. Voilà Hervé qui se prend pour un chercheur d'or en quête de minerai !
Sur le chemin du retour chiens de prairie et marmotte croisent notre route, mais ils sont plus rapides que le photographe. Dommage!
Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons un peu plus loin au bord d'une rivière, le temps de pique-niquer puis c'est reparti !
En passant à Tenaya Lake, une petite pause s'impose pour profiter de ce beau lac.
Un petit moment de farniente en bord de plage et nous voilà requinqués ! C'est pourquoi, arrivés à Tuluomne Grove, une petite balade ne nous fait pas peur ! Petite peut-être (1h) ça va tout seul pour la descente jusqu'à la parcelle de séquoias géants, mais au retour ça grimpe ! Mais la sieste nous ayant ragaillardis, nous montons en un rien de temps, surpris d'être déjà arrivés.
Il est plus de 18h quand nous arrivons dans la vallée. Nous voulons réserver le hiker's bus pour demain, il faut donc nous rendre au Visitor Center de Yosemite Valley. Nous sommes abasourdis en arrivant à proximité. Sommes-nous vraiment dans un parc? Nous trouvons ici une véritable ville : magasins, restaurants, clinique, parkings géants, routes à 2 voies… Nous finissons par trouver le Visitor Center qui nous renvoie vers le guichet de la société dans Yosemite Lodge. Le guichet ferme à 19h, il est 18h50. Nous nous pressons pour finir par nous entendre dire qu'il n'y a plus de place dans le bus de 8h30, ni le lendemain ni le surlendemain. Tant pis, on trouvera bien une alternative, mais on se jure qu'on ne reviendra pas dans la vallée. Trop fréquentée à notre goût !!! Nous arrivons à 20h au Cedar Lodge : la chambre n'est pas très clean et surtout sent le renfermé ! Très chère pour ce que c'est. Nous avons réservé deux nuits. Il faudra faire avec ! Pour manger, guère de choix. L'hôtel est loin de tout. Le restaurant n'est pas climatisé et il y a du monde qui attend ! Dépités, nous finissons par opter pour le fast-food. Et finalement la formule salad bar est très bonne !
J25 (09/08/07)
La randonnée de Glacier Point à Yosemite Valley étant tombée à l'eau, nous en profitons pour faire la grasse matinée (jusqu'à 8h30).
Puis direction Glacier Point en voiture. Nous allons d'abord au point de vue où il y a foule. Puis nous revenons vers le parking de Taft Point/Sentinel Dome.
Il est déjà 11h30 quand nous entamons notre balade. Nous commençons par aller vers Taft Point. Nous atteignons d'abord cinq "Fissures" puis le point de vue qui livre de belles vues sur la vallée, El Capitan et les "Yosemite Falls" qui sont à sec. Nous revenons un peu sur nos pas puis nous prenons la direction de Sentinel Dome via Pohono Trail où nous progressons dans une belle forêt de conifères.
Pas un touriste sur cette variante, c'est super mais en même temps une petite angoisse : et si on rencontrait un ours, ici, loin de tout ? Nous restons vigilants même pendant l'arrêt pique-nique, nous asseyant dos à dos pour surveiller les alentours. Arrivés à Sentinel Dome, nous grimpons au sommet pour une vue à 360 ° sur la vallée, El Capitan et Yosemite Falls au nord, sur Half Dome, Nevada Falls (en eaux !) et Cloud Rests à l'est. Nous reprenons la voiture vers 15h après une boucle de 8kms, 3h.
Il est encore tôt, nous faisons une petite halte dans une grande prairie sur Glacier Point Road. Pendant que nous nous reposons, un minibus s'arrête. Les passagers, avec des jumelles, observent la forêt au-delà de la prairie. "Bear…Bear…." s'agite l'un d'eux. Nous nous redressons d'un bond. "Oh ! no…deer…deer…Sorry…" s'excuse-t-il. Une belle biche s'abreuve en bordure de forêt.
Dommage, on aurait bien voulu voir un ours !
C'est sur ce souhait que nous nous mettons en route vers l'hôtel avec comme hier, re-formule salad bar au fast-food. Pas trop le choix !
J26 (10/08/07) Aujourd'hui il n'est pas question de traîner au lit. Nous voulons aller voir les séquoias à Mariposa en faisant la boucle complète par Outer Loop Trail (11kms, 4-5h). D'après mes documents, le premier tiers de la randonnée se fait "jowl to jowl" traduisez "coude à coude" puis la fréquentation est qualifiée de "medium" dans le deuxième tiers et enfin "bordeline light" dans le troisième tiers. Pour éviter la foule, lever à 6h, départ à 7h et arrivée sur place à 8h30.
Heureusement à cette heure-ci il n'y a que peu de monde ! Nous posons au pied des premiers séquoias géants. Impressionnants !
Mais dans "Lower Grove" tout cela est très organisé (barrière autour des arbres…et pour cause) et finalement un peu artificiel. Dans la partie Upper, la randonnée devient plus intéressante. D'ailleurs seule une poignée de courageux poursuit jusque là, les plus fainéants font comme ceux-là.
Ici la forêt reprend son aspect sauvage et les animaux ne tardent pas à se montrer.
Écureuils…
Biches et faons
Et même ces deux animaux que nous prenons d'abord pour des chats sauvages, et qui une fois la photo agrandie, s'avèrent être, avec leurs oreilles très caractéristiques et leur fourrure, oui, oui des… ..jeunes "mountain lions".
Les arbres sont toujours aussi remarquables.
Après Upper Grove, le chemin nous mène à Wavona Point Vista puis nous ramène au parking à travers une belle forêt où nous pouvons encore admirer des séquoias, certes moins hauts que les précédents mais en très grand nombre. Et nous sommes aux anges, nous avons l'Outer Trail pour nous tout seuls. Preuve est, que dès qu'on emprunte un sentier un peu à l'écart des axes touristiques, on se retrouve vite seul.
Nous quittons Yosemite après manger, avec un regret, celui de n'avoir pas même vu la queue d'un ours, mais avec encore un espoir, celui de pouvoir en observer un à Sequoia où nous serons demain !
En route vers la Californie et Visalia ! Après la forêt, voilà de grandes étendues herbeuses brûlées par le soleil puis des vergers à perte de vue : orangers, citronniers, pêchers…
Nous arrivons à destination, l'hôtel Comfort Inn & Suites en plein centre de Visalia. La chambre, en fait, quasiment une suite avec bureau, salon, frigo, micro-ondes, évier, wifi, petit dèj compris et……deux télés nous comble !
Nous allons tout de suite repérer le quartier : courses, banque…et faire notre choix pour le restaurant de ce soir. Visalia nous fait bonne impression, il y a un petit centre-ville très sympa, plein de boutiques assez chics et de restaurants très animés le soir. Cette ville ne figurant pas dans nos guides, c'est grâce au prospectus que nous a donné l'hôtel et en allant voir sur place que nous choisissons le Cafe 225. Excellent choix, très bon dîner !
Death Valley

Après Sequoia... la côte Pacifique
J27 (11/08/07) Aujourd'hui, notre programme doit nous mener à Sequoia National Park.
Ayant fait le plein d'images de séquoias hier à Mariposa, il ne nous semble pas pertinent de visiter Giant Forest, d'autant que le journal du parc fait état de travaux sur la Hwy198 entraînant d'importants délais d'attente ! Nous prenons alors l'option de découvrir une partie plus minérale de ce parc, à savoir le secteur de Mineral King.
Une véritable expédition, cet endroit ! En effet, c'est par une route étroite et sinueuse de 25 miles et 1h30 de parcours depuis l'entrée du parc qu'on y arrive. On passe ainsi de 500m à 2387m en pas moins de 698 virages ! Heureusement Hervé a l'habitude de conduire en Corse et nous arrivons au bout de la route en un peu plus d'une heure.
Des panneaux nous préviennent que nous entrons dans le domaine des ours (Ah! On va peut-être enfin en voir un !) . C'est pourquoi nous laissons notre glacière ainsi que tout ce qui peut attirer l'odorat de ces animaux dans un container en fer prévu à cet effet.
Nous pouvons commencer notre randonnée vers Monarch Lakes, situés à plus de 3000m d'altitude au pied du Sawtooth Peak (13kms, 5-6h, 600m de dénivelé). A la Ranger Station, on nous a prévenu, c'est le premier mile qui est le plus raide.
Vue sur Mineral King Valley.
Puis le sentier continue à grimper mais très progressivement à travers des prairies et une très belle forêt de conifères "rouges".
Puis il arrive à proximité de Chihuahua Bowl, une mine baptisée ainsi par des pionniers en l'honneur des riches mines mexicaines du même nom. Le minéral domine quand le sentier change de versant.
Ca y est, le lac n'est plus très loin. Après ce joli ruisseau, nous y sommes !
Après 3h de marche, quel plaisir d'ôter nos chaussures pour un petit bain de pied dans l'eau claire et fraîche du lac !
Trois quart d'heures de repos et déjà il faut penser à retourner. La descente est beaucoup plus rapide : 2h plus tard nous sommes de retour au parking ! Une bien belle randonnée ! Il ne manquait que l'ours !
Il est 17h. Encore faut-il maintenant reprendre en sens inverse les 698 virages, ce qui sera négocié en une heure chrono. Tous les automobilistes se rabattent pour nous laisser passer ! Il faut dire que les Américains n'ont pas souvent l'occasion de s'exercer sur une route de montagne telle que celle-ci !
Encore une petite heure pour rejoindre Visalia. Ce soir nous mangeons italien dans un restaurant sur Main Street : Little Italy, très bon aussi dans un cadre intime.
J28 (12/08/07)
Aujourd'hui direction le Pacifique dont nous longerons la côte de Cambria à Monterey par la Hwy1.
Nous quittons Visalia vers 8h et nous nous dirigeons vers Paso Robbles en traversant encore des plantations d'arbres fruitiers et de vignes. Puis peu après, au détour d'une colline, la voilà…la mer. En fait, sur le coup, nous nous demandons si ça n'est pas un mirage en raison d'un léger voile brumeux à l'horizon. C'est une drôle de sensation ! C'est vraiment la mer, après 4 semaines de déserts et de montagnes, nous sommes émus. Nous venons d'atteindre Cambria.
Un arrêt à la première plage le confirme : ici on retrouve l'air vif de la mer…un peu comme en Bretagne. Et comme dans cette belle région française, on y trouve aussi une côte déchirée et sauvage.
La route a parfois l'air de s'accrocher désespérément à la falaise. Un air de route corse au bord du Pacifique ! Les points de vue et zones d'intérêt ne manquent pas, particulièrement aux alentours de Big Sur et vont rythmer notre journée. Point Piedras Blancas (à 8kms de Hearst Castle) accueille une énorme colonie d'éléphants de mer paressant sur la plage. Nous ne nous lassons pas de les observer.
Sand Dollar Beach Area (à 45kms de Hearst Castle) : accès 5$ par voiture. Après une pause pique-nique au soleil (trop froid à l'ombre!), nous empruntons un petit sentier conduisant à la plage surtout prisée par les surfers. La plage est très belle, l'eau très claire et on aurait presque envie de se baigner si la température extérieure n'était pas aussi fraîche !
Julia Pfeiffer Burn State Park (à 60kms au sud de Carmel) recèle une véritable merveille, les McWay Falls, spectaculaires chutes de 15m se jetant dans la mer.
La côte aux environs de Big Sur offre des vues stupéfiantes.
Point Lobos State Reserve (6kms au sud de Carmel) : accès 9$ par voiture.
Le Sea Lion Point Trail fait le tour d'une pointe rocheuse abritant une colonie d'otaries. A force d'observer la surface de l'eau, nous découvrons même une loutre en train de se nourrir. Nous l'observons longuement à la jumelle.
Dommage que nous n'ayons pas plus de temps pour parcourir les autres secteurs de ce parc. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le BW Beach Dunes à Marina après Monterey.
Nous sommes déçus de notre choix : emplacement à proximité de la Nationale, bruyant +++. Heureusement pour le dîner, nous trouvons un restaurant formidable à Monterey (merci Lonely Planet). Le Monterey's Fish House ne paie pas de mine de l'extérieur, mais la qualité est au rendez-vous. J'ai mangé un mahi-mahi et Hervé a pris une bouillabaisse : un régal ! Nous avons dîné au bar (attente++ pour avoir une table) et l'ambiance était très conviviale ! A ne pas manquer !
Sur la côte Pacifique

San Francisco et alentours
J 29 (13/08/07)
Nous quittons avec soulagement Marina pour rejoindre San Francisco via la Hw101. C'est la solution la plus rapide, d'autant que la côte que longe l'US1 n'a pas l'air d'être plus attrayante. Nous ne tardons pas à traverser une série de banlieues de San Francisco et atteignons notre hôtel dans la zone de l'aéroport vers midi.
Le Radisson San Francisco Bay (sortie Sierra Point) nous donne entière satisfaction. Parking gratuit, frigo, micro-ondes, coin salon et bureau, wifi…grande chambre très confortable (aucun bruit malgré la proximité de l'autoroute)…voilà de quoi se sentir bien !
En début d'après-midi nous rejoignons San Francisco en voiture. Circulation très fluide jusqu'au centre ! Nous nous garons au parking à l'angle de Sutter et Stockton Str., indiqué dans le guide LP comme " relativement avantageux". Nous y resterons jusqu'à 18h (9$) puis irons nous garer sur un emplacement à parcmètre gratuit à partir de cette heure-ci.
Nous suivons le parcours pédestre décrit dans le guide cité plus haut. Il débute à la porte de Chinatown, traverse le quartiers chinois puis le quartier italien
et nous amène sur les hauteurs de Telegraph Hill et de sa Coït Tower.
Notre visite ne s'arrête pas là : je veux voir la très mythique Lombard Street, bordée de très belles demeures.
La fatigue commence à se faire sentir. Le retour en cable car est bienvenu, mais ce n'est pas de tout repos. D'abord il faut jouer des coudes pour pouvoir monter à bord (beaucoup de monde à l'arrêt), ensuite il faut s'accrocher, montagnes russes assurées !
Arrivés au parking, nous récupérons notre voiture et revenons dans le quartier italien pour dîner. Notre choix s'arrête sur l'Osteria del Forno, un tout petit restaurant (guide LP). Nous dînons tôt (18h30), c'est honnête sans plus. En revanche la glace (glacier en face) est délicieuse !
J30 (14/08/07)
Aujourd'hui nous voulons traverser le Golden Gate Bridge pour découvrir une autre vue de San Francisco et visiter les alentours.
Ce matin traverser la ville est interminable ! Le pont est dans le brouillard pour le moment et il ne fait pas chaud !
Pourtant le soleil brille quelques miles plus loin en arrivant à Muir Woods. Le parking est plein…ça grouille de monde. Nous décidons de faire l'impasse et de poursuivre vers Muir Beach Overlook où nous espérons pouvoir pique-niquer. Pas de chance, nous retournons dans la brume et le froid. Nous poursuivons la Hwy1 jusqu'à Stinson Beach où nous tentons un petit tour sur la plage. Il y a un de ces vents ! Il n'y a plus qu'à poursuivre en voiture. Sur les hauteurs de la Panoramic Highway, nous retrouvons le soleil…ça fait du bien. Nous nous arrêtons près du départ du sentier de Sierra Point Trail. Nous décidons de faire un petit tour…qui sera finalement un très grand tour. Descente par Eastwood Camp jusqu'à Muir Woods et la balade au pied des séquoias.
Puis remontée par Bootjack Trail et Troop80 Trail dans une végétation très luxuriante le long d'un torrent encombré de troncs arrachés. Décor à la Indiana Jones. Randonnée très dépaysante !
En arrivant au Golden Gate Bridge, sur la route du retour, nous faisons un petit détour sur les hauteurs pour profiter de belles vues sur le pont
avant de faire une halte à Sausalito, petite ville bien agréable et coquette
avec ses boutiques, ses galeries d'art très chic et ses légendaires house-boats.
Nous nous laissons séduire par cette ville et espérons y trouver une bonne adresse pour dîner. J'ai envie de manger du poisson, bord de mer oblige. Un petit coup d'œil sur un panneau d'information de la ville, le "Spinnaker" avec ses "dramatic views" retient notre attention. Le dîner est une merveille et nous avons la meilleure place du restaurant : une vue à 360° sur la baie de San Francisco assortie du spectacle des otaries qui batifolent dans les flots et des mouettes qui passent leur temps à pêcher devant nous. Inoubliable !!!
J31 (15/08/07)
Nous décidons de rendre la voiture ce matin et de rejoindre San Francisco par le Bart à partir de l'aéroport.
Notre objectif aujourd'hui: poursuivre la visite de San Francisco mais cette fois-ci à vélo ! Après avoir déposé la voiture à l'aéroport, (quelques secondes ont suffi, bravo pour l'organisation Avis), nous empruntons d'abord l'Air Train, puis le Bart puis le cable car jusqu'à Colombus Str.
C'est là que se trouve le loueur que nous avons retenu "Blazing Saddles" mais qui s'avère ne pas être très sympa (accueil assez froid). La location nous revient à 50$ pour 2 pour la journée, tarif comparable chez tous les loueurs.
Nous commençons par longer la côte jusqu'à Golden Gate Bridge. Il fait frais et nous supportons nos deux polaires. Un coupe-vent aurait été plus adapté. Passer le pont à vélo (ou à pied) nous semblait être une expérience différente. Mais le vacarme est assourdissant et devient vite insupportable. Nous ne parcourons pas la moitié du pont.
Alors retour en ville en direction du Golden Gate Park. Je commence à flancher. Il est temps de manger : une salade et une pizza dans un petit restaurant à côté du parc et c'est reparti. En traversant le parc, nous faisons la visite du Japanese Tea Garden (4$/pers). Le jardin est tout petit, très joli, mais hyper fréquenté !
Notre circuit nous conduit ensuite jusqu'à Ocean Beach où je m'amuse à provoquer l'envol d'une nuée de mouettes.
Après Lincoln Park, nous avons l'occasion de jouir de nouvelles vues sur le pont.
Ouf ! La balade est bientôt finie. Il reste à longer comme ce matin la côte où nous observons les prouesses des surfeurs et à retourner chez le loueur après 6h de vélo et une quarantaine de kilomètres parcourus ! Journée fatigante en raison des nombreuses montées, mais excellente.
Dans Union Square nous assistons aux improvisations de l'ensemble Jazz des Jeunes de SFO avant de reprendre le Bart puis la navette vers l'hôtel. Un bon dîner au restaurant de l'hôtel clôt cette dernière journée à San Francisco et aux Etats-Unis. Demain retour Paris !
J32 (16/08/07)
Nous avions prévu le retour depuis Los Angeles. C'est pourquoi il nous faut faire aujourd'hui un vol intérieur vers cette destination. Nous avons choisi un vol très tôt (7h) en espérant pouvoir, soit enregistrer immédiatement nos bagages pour Paris soit les laisser dans une consigne et profiter de cette dernière journée sur la plage de Marina del Rey, proche de l'aéroport.
Malheureusement rien n'est possible : plus de consigne aux Etats-Unis depuis le 11 septembre et pas d'enregistrement avant 15h. Le décollage pour Paris est prévu à 18h30. Solution : prendre notre mal en patience, grignoter, lire, pianoter sur internet (accès wifi possible et gratuit)….et attendre jusqu'au soir.
Bon, notre voyage se finit un peu en queue de poisson mais il a été riche et bien rempli. Et c'est, avec des souvenirs plein la tête, que nous nous envolons vers Paris en début de soirée.
Golden Gate Bridge

NOS CONCLUSIONS
Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est également notre premier aux Etats-Unis.
Nous avons parcouru en voiture 4000 miles (6000kms) dans une grande variété de paysages allant des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte Pacifique.
Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus (faisable grâce au 4x4) et surtout de plus de 180 kms de randonnée, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.
Nos impressions générales : sur l'accueil : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. De plus, les Américains connaissent et aiment la France, souvent ils l'ont déjà visitée et adorent échanger à propos du mode de vie français ! sur la conduite : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ ! Essence : compter env. 80$ pour 600 miles. Location 4x4 : 2000$. sur les prestations hôtelières : nous avions réservé tous les hébergements. Ils nous ont donné, sauf quelques rares exceptions, entière satisfaction. A certains endroits, en payant en cash, possibilité d'avoir une remise de 10%. En moyenne le prix des chambres où nous avons séjourné a varié entre 60 et 100$ (NY et SFO un peu plus) sur les repas : le midi, pique-nique. Fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Attention, tous les prix sont indiqués hors taxe, même en grande surface. Le soir, au restaurant, en moyenne 50 à 80$ pour deux. Nous avons très bien mangé. Certes, ce n'est pas de la haute gastronomie française, mais de très bonnes viandes et aussi des légumes …et des "Pies" délicieuses. Loin du cliché des hamburgers !
Nos coups de cœur !
Nous avons adoré tous les endroits où nous avons été seuls ou presque, en tout cas les parcs très "nature" ou peu aménagés : la région de Moab (Arches, Canyonlands …) avec une mention particulière pour les Needles et l'extraordinaire randonnée de Chesler Park. Le must à nos yeux ! Escalante et le Grand Staircase : les sites sur le Burr Trail et sur la Hole-in-the Rock Road. Coyote Buttes et the Wave. Capitol Reef avec la Cathedral Valley. Grand Canyon Nord. Mineral King (Sequoia)
Nous avons aimé (mais un peu moins, car beaucoup plus fréquentés et/ou aménagés) Bryce Canyon et son amphithéâtre. Zion et ses randonnées très populaires Yosemite, ses dômes, ses lacs et ses séquoias. les villes : San Francisco, à ne pas manquer. Las Vegas, excentrique. New York, à voir au moins une fois.
Nos regrets : ne pas avoir pu parcourir Cottonwood Road en entier en raison des intempéries. ne pas avoir croisé d'ours ni à Yosemite, ni à Sequoia ! (nous irons au zoo à Paris!)
Bibliographie :
=> New York : le guide Lonely Planet pour la préparation et pour le voyage le petit guide rose "citiz", concis et plus léger dans la valise.
=> Ouest Américain : les guides LP et Routard. Ils nous ont surtout été utiles, sur place, pour les adresses de restaurants ainsi que pour la visite de San Francisco et la côte pacifique. Car la plupart de notre documentation a été puisée dans le site www.ouestusa.fr, surtout pour les visites et randonnées entre Salt Lake City et Zion.
=> Après Zion, le site internet précédent étant moins documenté (du moins jusqu'à présent !) voilà ceux qui m'ont servi, entre autres : www.waterfallswest.com pour les renseignements sur McWayFalls à Big Sur. pt-lobos.parks.state.ca.us pour les informations sur Point Lobos Reserve. www.visitmuirwoods.com pour la description détaillée des randonnées dans et autour de Muir Woods.
=> Et pour prolonger la lecture.... le récit d'Edward Abbey "Désert Solitaire". Ranger à Arches dans les années 70, il décrit à merveille ce qu'étaient ces parcs à l'époque. les deux romans policiers du même auteur "Le gang de la clé à molette" et "Le retour du gang..." qui ont comme décors les régions de Page et du lac Powell ainsi que celles de Canyonlands et the Maze.
Nous avons été tellement emballés par ce voyage que dès notre retour nous avons programmé un nouveau voyage, encore plus axé "nature". Le carnet 2008 est ici !

FIN
Retour de Las Vegas English translation pending
J'ai passé 5 jours à Las Vegas, du 12 au 17 juin. Avant mon départ, j'avais beaucoup de questions, maintenant, j'ai beaucoup de réponses.
Nous (4 pers.) avons séjourné au Flamingo Palace qui est très bien pour se loger (chambre propre) se nourrir; 8 restos dont un excellent buffet(Paradise Garden) qui contient aussi un resto pour les déjeuners, bon et peu couteux (Tropical Breeze Cafe) Le Flamingo possède une piscine tropicale très populaire.
De plus, il est situé au centre de la strip en face du Caesars Palace, le coeur de Las Vegas.
En vrac : -Le spectacle de Céline Dion est sensass avec une cinquantaine de personnes sur scène dont certaines séquences rappellent le Cirque du Soleil. le Show de "LOVE" au Mirage est un incontournable ! Legends in Concert à lImperial Palace, 3 étoiles pour ceux qui le rétro et Elvis.
Réserver les shows avant le départ. moins de problèmes là bas, surtout si l'anglais ne vous est pas famillier.Mes réservations par internet ont été concluantes. J'ai réservé la visite du Grand Canyon South (la partie la plus spectaculaire, mais la plus loin) sur internet à $85 en spécial, en autobus.
Pas besoin d'hélico, je ne pensais pas d'avoir une si belle vue du Grand Canyon
La température est chaude ce temps-ci mais tolérable ( 5 % d'humidité seulement) La plus chaude journée : 108 F le 15 juin.
À voir aussi :le Musée de Madame Tussaud, faire un tour de Gondoles au Vénétien, la tour Effiel du Paris, aller manger au Harley Davidson Café sur la Strip près du MGM.
Enfin, il y a plein de choses à faire à Las Vegas !
Bon voyage !
Quatre jours autour de Tucson (États-Unis) English translation pending
😎je pourrais avoir 3, 4 ou 5 jours à passer autour de tucson.
C'est court, mais que peut on faire d'intéressant dans ce délai...?
Loc voiture + hotel + visites...
Merci à tous.
😇
Périple familial en motorhome dans l’Ouest américain du 20 août au 8 septembre 2006 English translation pending
Bonjour à tous,
Pourriez-vous commenter l’itinéraire (ci-dessous) de notre voyage familial en motorhome. Notre famille est composée de papa, maman et 3 garçons de 9 ½, 8 et 4 ½. Nous sommes des voyageurs, mais par contre, c’est une première en motorhome. Déjà merci pour vos conseils, idées, astuces, …
Itinéraire provisoire de notre périple familial en motorhome dans l’Ouest américain. 20/08 Bruxelles vol 11H00 / arrivée San Francisco à 17H00 21/08 visite de San Francisco (C’est trop peu, mais avant même d’être partis, nous pensons déjà y retourner !) 22/08 314 km prise du motorhome /Dir Yosemite (arrivée par la 120) 23/08 250 km visite de Yosemite – (Bodie :ville fantôme) – Mammoth lake 24/08 430 km Mammoth lake /Las Vegas (éventuellement un spectacle) 25/08 Las Vegas 26/08 470 km Las Vegas –Grand canyon (rive sud) Quel est le point d'entrée le plus judicieux??? – survol en hélicoptère 45min 27/08 230 km Grand Canyon – Page (excursion en bateau sur le lac Powell 1 journée 10H00-17H30 (Rainbow bridge ) ou le tour de 3H à 11H00 ou 12H30). 28/08 250 km Page – Upper et Lower Antelope(échelles) canyons (se présenter avant 11H30 pour visiter entre 11h30 et 14H00 meilleur moment pour la visite)– Monument Valley 29/08 360 km Monument Valley – Canyon de Chelly – Monument Valley 30/08 220 km Monument Valley (jeeptour avec les Navajos) – (acheter éventuellement les tickets à Mesa Verde pour la visite du 03/09) –Durango (résa pour le train du lendemain) 31/08 435 km Durango – Silverton (en train à vapeur) dans la matinée– Taos 01/09 120 km Visite Taos et Santa Fe 02/09 550 km Santa Fe -Visite éventuelle de Los Alamos et de Checo Culture NHP) -Mesa Verde (arrivée à MV avant 17H00 pour acheter les tickets afin de visiter les 3 sites le lendemain, si pas déjà achetés le 30/08) – attention au décalage horaire. 03/09 180 km Mesa Verde – Moab (Dead horse point à Moab et visite de Arche au coucher de soleil (Delicate Arche)) 04/09 250 km visite de Canyonlands (éventuellement excursion en 4X4) - Capitol reef 05/09 180 km Capitol Reef - Scenic Highway 12 (si possible avec le motorhome)– Bryce Canyon 06/09 210 km Bryce – Zion 07/09 200 km Zion – Las Vegas (remise du motorhome à Las Vegas au plus tard à 15H00) 08/09 Las Vegas vol 7H00 09/09 Arrivée à Bruxelles 8H00 NB. Volontairement, nous ne traverserons pas Death Valley, car avec un motorhome de location (Cruise America), l’assurance n’intervient pas en cas de panne. Cela me semble donc plus judicieux avec trois enfants.
Pourriez-vous commenter l’itinéraire (ci-dessous) de notre voyage familial en motorhome. Notre famille est composée de papa, maman et 3 garçons de 9 ½, 8 et 4 ½. Nous sommes des voyageurs, mais par contre, c’est une première en motorhome. Déjà merci pour vos conseils, idées, astuces, …
Itinéraire provisoire de notre périple familial en motorhome dans l’Ouest américain. 20/08 Bruxelles vol 11H00 / arrivée San Francisco à 17H00 21/08 visite de San Francisco (C’est trop peu, mais avant même d’être partis, nous pensons déjà y retourner !) 22/08 314 km prise du motorhome /Dir Yosemite (arrivée par la 120) 23/08 250 km visite de Yosemite – (Bodie :ville fantôme) – Mammoth lake 24/08 430 km Mammoth lake /Las Vegas (éventuellement un spectacle) 25/08 Las Vegas 26/08 470 km Las Vegas –Grand canyon (rive sud) Quel est le point d'entrée le plus judicieux??? – survol en hélicoptère 45min 27/08 230 km Grand Canyon – Page (excursion en bateau sur le lac Powell 1 journée 10H00-17H30 (Rainbow bridge ) ou le tour de 3H à 11H00 ou 12H30). 28/08 250 km Page – Upper et Lower Antelope(échelles) canyons (se présenter avant 11H30 pour visiter entre 11h30 et 14H00 meilleur moment pour la visite)– Monument Valley 29/08 360 km Monument Valley – Canyon de Chelly – Monument Valley 30/08 220 km Monument Valley (jeeptour avec les Navajos) – (acheter éventuellement les tickets à Mesa Verde pour la visite du 03/09) –Durango (résa pour le train du lendemain) 31/08 435 km Durango – Silverton (en train à vapeur) dans la matinée– Taos 01/09 120 km Visite Taos et Santa Fe 02/09 550 km Santa Fe -Visite éventuelle de Los Alamos et de Checo Culture NHP) -Mesa Verde (arrivée à MV avant 17H00 pour acheter les tickets afin de visiter les 3 sites le lendemain, si pas déjà achetés le 30/08) – attention au décalage horaire. 03/09 180 km Mesa Verde – Moab (Dead horse point à Moab et visite de Arche au coucher de soleil (Delicate Arche)) 04/09 250 km visite de Canyonlands (éventuellement excursion en 4X4) - Capitol reef 05/09 180 km Capitol Reef - Scenic Highway 12 (si possible avec le motorhome)– Bryce Canyon 06/09 210 km Bryce – Zion 07/09 200 km Zion – Las Vegas (remise du motorhome à Las Vegas au plus tard à 15H00) 08/09 Las Vegas vol 7H00 09/09 Arrivée à Bruxelles 8H00 NB. Volontairement, nous ne traverserons pas Death Valley, car avec un motorhome de location (Cruise America), l’assurance n’intervient pas en cas de panne. Cela me semble donc plus judicieux avec trois enfants.
Musique et vie nocturne à Bamako au Mali English translation pending
Bonjour,
En Aout je vais passer quelques jours a Bamako, et je voudrais connaitre la scene musicale des nuits bamakoises.
Surfant sur Internet j'ai cru comprendre qu'il y a au moins deux zones ou trouver la musique en direct: Quartier Hipodrome, dans la rue Dafaka, restaurants comme Akwaba ou Bla Bla Bar. Quartier Liafabougou, autour du bar Djembe
Qulelqu'un pourrait confirmer ces adresses(ou ajouter d'autres)?
Oracio
En Aout je vais passer quelques jours a Bamako, et je voudrais connaitre la scene musicale des nuits bamakoises.
Surfant sur Internet j'ai cru comprendre qu'il y a au moins deux zones ou trouver la musique en direct: Quartier Hipodrome, dans la rue Dafaka, restaurants comme Akwaba ou Bla Bla Bar. Quartier Liafabougou, autour du bar Djembe
Qulelqu'un pourrait confirmer ces adresses(ou ajouter d'autres)?
Oracio
Vos avis sur mon itinéraire sur la côte ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour la Cote Ouest en août prochain et j'ai pu remarqué que sur ce forum il y a des spécialistes de cette destination.
Voici l'itinéraire que l'on a prévu sachant que les vols aller-retour sont déjà confirmés donc pas de changement possible
J1 - arrivée LA début d'après-midi, on pense aller sur Santa Monica
J2 - LA (Hollywood + studio universal)
J3 - LA puis départ pour LAS VEGAS (visite de Calico + arret magasin usine Barstwon)
J4 - LAS VEGAS -ZION
J5 - Départ tot pour Bryce Canyon et dans l'après-midi départ pour Capitol Reef
J6 - Capitol Reef puis départ pour Moab pour coucher de soleil à Arches
J7 - MOAB (retour à Arche + raft l'après midi)
J8 - MOAB - MONUMENT VALLEY
J9 - MONUMENT VALLEY -LAKE POWELL
J10 - LAKE POWELL (ballade en bateau à la journée)
J11 - LAKE POWELL - GRAND CANYON
J12 - LEVER DE SOLEIL AU GRAND CANYON puis départ pour LAS VEGAS
J13 - Départ en avion de LAS VEGAS pour SAN FRANCISCO
J14 à 16 SAN FRANCISCO
Cette notre première pensée tous peut être modifiés sauf l'arrivée à LA et le départ de SAN FRANCISCO. Nous voyageons 2 couples et nos enfants (8 personnes en tout) donc on veut des vacances pas trop speed. Nous voulons garder des moments de détente pour profiter des piscines dans les hôtels. Merci de me faire vos commentaires et de me donner vos infos ou tuyaux sur tous ces sites. Si vous avez visité des endroits que l'on ne trouve pas dans les guides, et qui vous ont semblé intéressants, n'hésitez pas à me donner vos infos, en disant cela je pense à "The Wave". Comment peut-on visiter ? par qui ? par ou ? Même mon agence ne connait pas. Nous nous sommes pas encore occupés des hôtels, si vous avez de bonnes adresses, je suis preneuse. On cherche des hôtels avec piscine principalement mais nous étudirons toutes les propositions. Je vous remercie d'avance pour vos réponses Amicalement, Caty
Cette notre première pensée tous peut être modifiés sauf l'arrivée à LA et le départ de SAN FRANCISCO. Nous voyageons 2 couples et nos enfants (8 personnes en tout) donc on veut des vacances pas trop speed. Nous voulons garder des moments de détente pour profiter des piscines dans les hôtels. Merci de me faire vos commentaires et de me donner vos infos ou tuyaux sur tous ces sites. Si vous avez visité des endroits que l'on ne trouve pas dans les guides, et qui vous ont semblé intéressants, n'hésitez pas à me donner vos infos, en disant cela je pense à "The Wave". Comment peut-on visiter ? par qui ? par ou ? Même mon agence ne connait pas. Nous nous sommes pas encore occupés des hôtels, si vous avez de bonnes adresses, je suis preneuse. On cherche des hôtels avec piscine principalement mais nous étudirons toutes les propositions. Je vous remercie d'avance pour vos réponses Amicalement, Caty
Vivre sur un bateau English translation pending
Bonjour a tous,
Ce qui me remplit le coeur de joie, c'est de voyager. C'est etonnant sur vf, hein???
Maintenant quand j'y reflechis un peu, je vois bien d'autres choses qui me font plaisir, mais si on me demande qu'est ce que j'ai envie faire dans ma vie, il y a que "voyage" qui me vient a l'esprit.
C'est grave? C'est bien ici qu'il faut en parler, hein ???
Je suis fou ou bien???🤪😉
La question qui vient alors c'est celle la: Vous en avez peut etre vu des meilleures, mais c'est vraiment ma question personnelle que je me pose a moi meme...
Personnellement.
La question donc, celle qui vient ensuite, la voici:
Comment on fait quand on a envie d'aller partout?😕 C'est con a dire mais j'en suis la.
Si y a quelqu'un qui voit quelque chose a dire, j'ecoute... Ouvert a toute suggestion!!!
Cependant voila ce qui me trotte dans la tete depuis quelque mois et qui m'est apparu comme une qasi-necessite cet apres midi lors d'une ballade en foret. J'habite pres d'un fleuve, ca peu paraitre bete comme ca mais sur un fleuve y a des bateaux qui remontent et des fleuves y en a partout. Hier je bouquinais quelque chose sur l'Alaska et je me suis rendu compte qu'il y a quelques milliers de kilometres ou la cote n'est accessible que par bateau ou hydravion.
Je ne veux pas parler de voyage en hydravion, mais bien en bateau...
Je m'appercois de plus en plus des avantages immenses: Pas d'avion cher qui pollue L'acces (je me demande d'ailleurs dans quelles mesures???) a la plupart des pays (peut etre pas le tibet), et a l'interieur des terres graces aux reseaux fluviales! Pas de loyers(ou du moins que du gardiennage) et le choix (en temps et en lieu) de rester ou pas. La possibilite d'explorer les pays plus a l'interieur des terres avec un point fixe quand meme! Tu peux passer ta vie en voyage et avoir quelques affaires a toi. (En effet apres quatre ans ou ma vie tient dans un sac a dos, il y a toujours plein de choses que tu abandonnes (musique, livre, outils, etc...)) Et surtout le plaisir (et ca je me l'imagine deja si bien que ca fait battre mon p'tit coeur version chiot de six semaines), le plaisir, donc, que dis je ? La jouissance de se reveiller apres quelques semaines ou quelques mois a decouvrir un pays et de te dire qu'est ce que je fais aujourd'hui???
Tiens et si je mettais les voiles pour aller voir ce qui se passe chez le voisin???
Je vais me prendre un petit dej au cafe des pecheurs (qui doit avoir un equivalent dans a peu pres toutes les langues d'ailleurs, excepte le bolivien 😕, a bon entendeur salop) dire au revoir aux potes du port et je largue les ammarres (c'est surement pas la bonne orthographe, faudrait peut etre que je commence par ca😊)
Qu'est ce qu'il y a un peu plus loin?😠
ouhhh les arbres y sont diffrerents!🙂
ouhhh la bas y a plus d'arbres!😮
Ouhh dans le coin ca a l'air marecageux!!! Je me demande a quoi ca ressemble a l'interieur???
Ouhhh Mais dis donc, dis donc, elle a l'air mignonne cette riviere qu'est ce tu penses de passer une nuit ou deux avec nos potes les moustiques???😏
Bref excusez les elucubrations de fin de semaines. La question, la vraie c'est celle-ci:😐
Est ce que certains d'entre vous on fait leur voyage ou plutot on decide de vivre sur un bateau pour avoir leur dose???
Pourriez vous m'ouvrir les yeux, il y a surement des defauts auxquels je n'ai pas pense.😠
Sinon ca coute combien un vingt metres???
Ce qui me remplit le coeur de joie, c'est de voyager. C'est etonnant sur vf, hein???
Maintenant quand j'y reflechis un peu, je vois bien d'autres choses qui me font plaisir, mais si on me demande qu'est ce que j'ai envie faire dans ma vie, il y a que "voyage" qui me vient a l'esprit.
C'est grave? C'est bien ici qu'il faut en parler, hein ???
Je suis fou ou bien???🤪😉
La question qui vient alors c'est celle la: Vous en avez peut etre vu des meilleures, mais c'est vraiment ma question personnelle que je me pose a moi meme...
Personnellement.
La question donc, celle qui vient ensuite, la voici:
Comment on fait quand on a envie d'aller partout?😕 C'est con a dire mais j'en suis la.
Si y a quelqu'un qui voit quelque chose a dire, j'ecoute... Ouvert a toute suggestion!!!
Cependant voila ce qui me trotte dans la tete depuis quelque mois et qui m'est apparu comme une qasi-necessite cet apres midi lors d'une ballade en foret. J'habite pres d'un fleuve, ca peu paraitre bete comme ca mais sur un fleuve y a des bateaux qui remontent et des fleuves y en a partout. Hier je bouquinais quelque chose sur l'Alaska et je me suis rendu compte qu'il y a quelques milliers de kilometres ou la cote n'est accessible que par bateau ou hydravion.
Je ne veux pas parler de voyage en hydravion, mais bien en bateau...
Je m'appercois de plus en plus des avantages immenses: Pas d'avion cher qui pollue L'acces (je me demande d'ailleurs dans quelles mesures???) a la plupart des pays (peut etre pas le tibet), et a l'interieur des terres graces aux reseaux fluviales! Pas de loyers(ou du moins que du gardiennage) et le choix (en temps et en lieu) de rester ou pas. La possibilite d'explorer les pays plus a l'interieur des terres avec un point fixe quand meme! Tu peux passer ta vie en voyage et avoir quelques affaires a toi. (En effet apres quatre ans ou ma vie tient dans un sac a dos, il y a toujours plein de choses que tu abandonnes (musique, livre, outils, etc...)) Et surtout le plaisir (et ca je me l'imagine deja si bien que ca fait battre mon p'tit coeur version chiot de six semaines), le plaisir, donc, que dis je ? La jouissance de se reveiller apres quelques semaines ou quelques mois a decouvrir un pays et de te dire qu'est ce que je fais aujourd'hui???
Tiens et si je mettais les voiles pour aller voir ce qui se passe chez le voisin???
Je vais me prendre un petit dej au cafe des pecheurs (qui doit avoir un equivalent dans a peu pres toutes les langues d'ailleurs, excepte le bolivien 😕, a bon entendeur salop) dire au revoir aux potes du port et je largue les ammarres (c'est surement pas la bonne orthographe, faudrait peut etre que je commence par ca😊)
Qu'est ce qu'il y a un peu plus loin?😠
ouhhh les arbres y sont diffrerents!🙂
ouhhh la bas y a plus d'arbres!😮
Ouhh dans le coin ca a l'air marecageux!!! Je me demande a quoi ca ressemble a l'interieur???
Ouhhh Mais dis donc, dis donc, elle a l'air mignonne cette riviere qu'est ce tu penses de passer une nuit ou deux avec nos potes les moustiques???😏
Bref excusez les elucubrations de fin de semaines. La question, la vraie c'est celle-ci:😐
Est ce que certains d'entre vous on fait leur voyage ou plutot on decide de vivre sur un bateau pour avoir leur dose???
Pourriez vous m'ouvrir les yeux, il y a surement des defauts auxquels je n'ai pas pense.😠
Sinon ca coute combien un vingt metres???
Compostelle - Arrivée à Cahors English translation pending
Bonjour
Je ferai le chemin entre Le Puy en Velay et Cahors, en passant par le Celé. Arrivée à Saint-Cirq Lapopie, quel chemin me conseillez-vous pour Cahors? Par Vers ou par Bach?
Merci
Josha
Merci
Josha
Itinéraire et formalités pour un voyage de deux mois en Chine English translation pending
1 moi ou 3 mois en Chine ?
9 réponses Bas de page
poupre
poupre
le 29 juin 2014 à 15:47 dans Voyage en solo Chine Bonjour je voulais savoir si pour un premier voyage en Chine 3 mois étaient intéressant ou si un mois suffisait.
Qu'est ce que je peux faire pendant trois mois ? Qu'est ce qui est accessible sans tour ? C'est dangereux seul ?
Quelqu'un à déjà tenté de faire son visa depuis Bangkok ?
Je suis en Australie actuellement et le prix du visa trois mois fait en agence me coûterais 190 $ c'est un bon deal ?
Autre question : Quelqu'un voudrais ce joindre à moi un moment ? Je compte faire le tour de l'Asie entre 4 et 8 mois et je serait en Chine vers Octobre/ Novembre si ça tente quelqu'un....
Pas de danger Posté par JoshuaZ (177 messages) le 29 juin 2014 à 19:10 JoshuaZ Pas de danger pour un voyage solo en Chine, c'est très safe. 3 mois c'est pas mal, tu en verras déjà beaucoup mais pas tout. Tout est accessible sans tour, des fois une journée organiser sera pratique, moins de temps à perdre avec les transports surtout. On arrive à tout faire seul et parfois cela prends plus de temps, la barrière de la langue est vraiment présente dans les coins ou peu d'occidentaux vont. Pour le visa, pas sur que tu obtiennes 90 jours directement, à voir.
China Voyage Posté par bibi13lps (1 message) le 3 juillet 2014 à 12:00 bibi13lps J'ai fait un séjour à HK, et tout comme toi je cherche des infos sur la chine afin de partir en solo pendant 1 mois en octobre/ Novembre... Si t'as réussi à choppr des news, je ss carrément preneuse! Depuis l'Australie Posté par poupre (28 messages) le 7 juillet 2014 à Bonjour à tous :) Je suis actuellement à Brisbane et je l'organise pour mon voyage. Je compte partir le 11 novembre en Thaïlande et rejoindre Canton par Chiang mei. Je voulais savoir le visa est plus facile a obtenir depuis l'Australie ou Bangkok ? Obtenir deux mois c'est difficile ?
En consultant plusieurs forum et avec vos conseil je pense partir 70jours en gros.Je compte partir depuis Chang Mai à Guangzhou (Canton) Canton 2 jours Canton => Guilin 2 jours Guilin => Sanjiang ( bus express) et aller à Changyong 4 jours Repartir sur Sangjiang et aller à Longsheng entre un et 2 jours. Revenir à Guilin et partir sur Yangshuo 2 jours Guilin => Kunming 2 jours Depuis Kunming Yuanyang 2 jours Yuanyang=> Dali 2 jours Dalí => Lijiang 2 jours Lijiang => Panzihuha en train et y rester 2 jours Aller a Chengdu en train Chengdu => Lanzhou en 2 jours Lanzhou => Langmusi 4 jours Langmusi => Xian 4 jours Pingyao 2 jours Datong 2 jours Beijing 7 jours Nankin 3 jours Hangzhou 3 jours Et finir a Shanghai 5 jours. De Shanghai je compte m'envoyer pour Taïwan. 🙂
le 29 juin 2014 à 15:47 dans Voyage en solo Chine Bonjour je voulais savoir si pour un premier voyage en Chine 3 mois étaient intéressant ou si un mois suffisait.
Qu'est ce que je peux faire pendant trois mois ? Qu'est ce qui est accessible sans tour ? C'est dangereux seul ?
Quelqu'un à déjà tenté de faire son visa depuis Bangkok ?
Je suis en Australie actuellement et le prix du visa trois mois fait en agence me coûterais 190 $ c'est un bon deal ?
Autre question : Quelqu'un voudrais ce joindre à moi un moment ? Je compte faire le tour de l'Asie entre 4 et 8 mois et je serait en Chine vers Octobre/ Novembre si ça tente quelqu'un....
Pas de danger Posté par JoshuaZ (177 messages) le 29 juin 2014 à 19:10 JoshuaZ Pas de danger pour un voyage solo en Chine, c'est très safe. 3 mois c'est pas mal, tu en verras déjà beaucoup mais pas tout. Tout est accessible sans tour, des fois une journée organiser sera pratique, moins de temps à perdre avec les transports surtout. On arrive à tout faire seul et parfois cela prends plus de temps, la barrière de la langue est vraiment présente dans les coins ou peu d'occidentaux vont. Pour le visa, pas sur que tu obtiennes 90 jours directement, à voir.
China Voyage Posté par bibi13lps (1 message) le 3 juillet 2014 à 12:00 bibi13lps J'ai fait un séjour à HK, et tout comme toi je cherche des infos sur la chine afin de partir en solo pendant 1 mois en octobre/ Novembre... Si t'as réussi à choppr des news, je ss carrément preneuse! Depuis l'Australie Posté par poupre (28 messages) le 7 juillet 2014 à Bonjour à tous :) Je suis actuellement à Brisbane et je l'organise pour mon voyage. Je compte partir le 11 novembre en Thaïlande et rejoindre Canton par Chiang mei. Je voulais savoir le visa est plus facile a obtenir depuis l'Australie ou Bangkok ? Obtenir deux mois c'est difficile ?
En consultant plusieurs forum et avec vos conseil je pense partir 70jours en gros.Je compte partir depuis Chang Mai à Guangzhou (Canton) Canton 2 jours Canton => Guilin 2 jours Guilin => Sanjiang ( bus express) et aller à Changyong 4 jours Repartir sur Sangjiang et aller à Longsheng entre un et 2 jours. Revenir à Guilin et partir sur Yangshuo 2 jours Guilin => Kunming 2 jours Depuis Kunming Yuanyang 2 jours Yuanyang=> Dali 2 jours Dalí => Lijiang 2 jours Lijiang => Panzihuha en train et y rester 2 jours Aller a Chengdu en train Chengdu => Lanzhou en 2 jours Lanzhou => Langmusi 4 jours Langmusi => Xian 4 jours Pingyao 2 jours Datong 2 jours Beijing 7 jours Nankin 3 jours Hangzhou 3 jours Et finir a Shanghai 5 jours. De Shanghai je compte m'envoyer pour Taïwan. 🙂
Voyage à Las Vegas en mars 2012: température, restaurants...? English translation pending
Bonjour à tous !!!
Mon mari et moi même partons du 17 mars au 23 mars 2012 à LV, nous logerons au Caesars Palace.
Savez vous quelle température il fait à LV à cette période de l'année ? J'ai voulu regarder sur plusieurs sites mais je ne trouve jamais pareil !🙂
Pensez vous que les piscine de notre hôtel seront ouvertes ?
Quelles visites nous recommandez vous ? C'est une surprise que je fais à mon mari, il ne saura notre destination qu'en arrivant à l'aéroport à Paris donc je voudrais vraiment le surprendre !!!
Avez vous des restaurants à conseiller également ?
Merci infiniment à tous ceux qui prendront la peine et le temps de me répondre ! Cordialement.
Merci infiniment à tous ceux qui prendront la peine et le temps de me répondre ! Cordialement.
Quoi visiter au Texas? English translation pending
Hi tous !
J'estime avoir tout vu dans l'ouest, du moins tout ce qui est à ma portée : je ne marche pas (ou si peu - 1 mile maxi en terrain plat) et je n'aime pas les villes.
Pour 2012, j'aurais pu (je dis bien "j'aurais") envisager un trip au Texas et un peu le New Mexico où j'ai des lacunes. Mais quoi visiter ? actuellement les quelques idées sont insuffisantes pour me motiver pour un 6ème voyage dans le grand West.
Au passage, j'ai commencé un 3éme carnet de voyage sur des parcs moins visités, comme Johua Trees, Crater of the Moon, John Day Fossils Bed, Mt St Helens NVM et d'autres à venir
Bern
J'estime avoir tout vu dans l'ouest, du moins tout ce qui est à ma portée : je ne marche pas (ou si peu - 1 mile maxi en terrain plat) et je n'aime pas les villes.
Pour 2012, j'aurais pu (je dis bien "j'aurais") envisager un trip au Texas et un peu le New Mexico où j'ai des lacunes. Mais quoi visiter ? actuellement les quelques idées sont insuffisantes pour me motiver pour un 6ème voyage dans le grand West.
Au passage, j'ai commencé un 3éme carnet de voyage sur des parcs moins visités, comme Johua Trees, Crater of the Moon, John Day Fossils Bed, Mt St Helens NVM et d'autres à venir
Bern
Se nourrir dans l'Ouest américain English translation pending
bonjour a tous,
je partirai en juillet pour 3 semaines dans l'ouest (californie, arizona, nevada et utah) .J'aimerai savoir où (dans quel chaine de resto, chaine de restos "all in", ...) je peut me restaurer a bon prix (15$ par personne +/-) pour le repas de midi et le souper?
De plus, je séjournerai a la fin de mon circuit a Indian Wells (près de Palm springs) a l' hotel Hyatt regency grand champions. Quelqu'un connait il cet hotel et peut m'en donner des nouvelles?Y a-t-il des excursions interessantes a faire dans la region?Savez vous aussi ou je peut me restaurer pas trop cher dans cette ville?
merci d'avance pour vos reponses
je partirai en juillet pour 3 semaines dans l'ouest (californie, arizona, nevada et utah) .J'aimerai savoir où (dans quel chaine de resto, chaine de restos "all in", ...) je peut me restaurer a bon prix (15$ par personne +/-) pour le repas de midi et le souper?
De plus, je séjournerai a la fin de mon circuit a Indian Wells (près de Palm springs) a l' hotel Hyatt regency grand champions. Quelqu'un connait il cet hotel et peut m'en donner des nouvelles?Y a-t-il des excursions interessantes a faire dans la region?Savez vous aussi ou je peut me restaurer pas trop cher dans cette ville?
merci d'avance pour vos reponses
Trois semaines au Japon: transports English translation pending
Bonjour,
Après un premier post qui m'a permis d'arrêter un itinéraire ;-) je reviens avec un itinéraire définitif, des billets d'avion réservés et des questions sur les transport dans un premier temps ;-)
J1: arrivée Osaka 6h30 - logement Kyoto J2 à J6 (5 nuits): Kyoto - logement Kyoto - déplacement 1 journée A/R à Nara J7 : départ Kyoto tôt vers Miyajima - logement Miyajima J8: Miyajima départ milieu d'aprem vers Tsumago/Magome J9: Tsumago/Magome J10 à J12 (3 nuits) Takayama (avec logement une nuit à Hirayu Onsen J13-J14 (2 nuits): Kanazawa (avec stop à Shirakawa-go ou Gokayama) J15 - J21 (6 nuits à Tokyo et 1 à Narita): Tokyo avec 2 déplacements à la journée vers Nikko et Kamakura J22: avion décolle de Tokyo le matin
Question 1: Je pense prendre le Japan Rail Pass 21 jours (vu la différence de prix avec le 14 jours, je pense au vu de Hyperdia qu'il est rentabilisé par le trajet vers Nikko, Kamakura et Narita), sans compter si j'ai bien compris que la Yamanote Line à Tokyo est également gratuite avec le pass? Est-ce que vous êtes du même avis ?
Question 2: J'ai 2 enfants qui auront 3 et 5 ans lors du voyage, par conséquent ils n'ont pas de Japan Rail Pass (gratuit) mais si je veux qu'ils soient assis, je ne dois faire aucune réservation pour être placée dans des wagons spécifiques où ils pourront s'asseoir ? N'y a t-il pas quand même certaines lignes (shinkansen par ex.) qui nécessitent une réservation pour garantir une place ? Est-ce que je peux réserver et finalement ne pas m'asseoir à la place réservée ?
Question 3: Quel forfait transport pour circuler dans Kyoto ? je pensais au Kyoto Kanko futsuka josha ken (illimité bus métro 2 jours *2 pour 4000 JPY au total par adulte)
Question 4: N'y a-t-il pas un forfait intéressant pour les bus Takayama et Kanazawa, je ne trouve que pour Takayama et environs mais pas très intéressant.
Question 5: Où trouver les horaires des bus reliant Tsumago et Magome à leur gare respective la plus proche, pour être sûre d'avoir toujours un bus pour rejoindre un des 2 villages en arrivant de Takayama
Question 6: Si j'ai le Japan Rail Pass incluant la Yamonote Line, est-ce qu'il est conseillé de prendre un autre forfait pour les métros Tokyo ou payer ticket par ticket avec carte suica ou plasmo ?
Question 7: La carte Suica ou Plasmo peut-elle être utilisée dans d'autres villes (Kyoto, etc.)
Merci pour vos retours :-)
Après un premier post qui m'a permis d'arrêter un itinéraire ;-) je reviens avec un itinéraire définitif, des billets d'avion réservés et des questions sur les transport dans un premier temps ;-)
J1: arrivée Osaka 6h30 - logement Kyoto J2 à J6 (5 nuits): Kyoto - logement Kyoto - déplacement 1 journée A/R à Nara J7 : départ Kyoto tôt vers Miyajima - logement Miyajima J8: Miyajima départ milieu d'aprem vers Tsumago/Magome J9: Tsumago/Magome J10 à J12 (3 nuits) Takayama (avec logement une nuit à Hirayu Onsen J13-J14 (2 nuits): Kanazawa (avec stop à Shirakawa-go ou Gokayama) J15 - J21 (6 nuits à Tokyo et 1 à Narita): Tokyo avec 2 déplacements à la journée vers Nikko et Kamakura J22: avion décolle de Tokyo le matin
Question 1: Je pense prendre le Japan Rail Pass 21 jours (vu la différence de prix avec le 14 jours, je pense au vu de Hyperdia qu'il est rentabilisé par le trajet vers Nikko, Kamakura et Narita), sans compter si j'ai bien compris que la Yamanote Line à Tokyo est également gratuite avec le pass? Est-ce que vous êtes du même avis ?
Question 2: J'ai 2 enfants qui auront 3 et 5 ans lors du voyage, par conséquent ils n'ont pas de Japan Rail Pass (gratuit) mais si je veux qu'ils soient assis, je ne dois faire aucune réservation pour être placée dans des wagons spécifiques où ils pourront s'asseoir ? N'y a t-il pas quand même certaines lignes (shinkansen par ex.) qui nécessitent une réservation pour garantir une place ? Est-ce que je peux réserver et finalement ne pas m'asseoir à la place réservée ?
Question 3: Quel forfait transport pour circuler dans Kyoto ? je pensais au Kyoto Kanko futsuka josha ken (illimité bus métro 2 jours *2 pour 4000 JPY au total par adulte)
Question 4: N'y a-t-il pas un forfait intéressant pour les bus Takayama et Kanazawa, je ne trouve que pour Takayama et environs mais pas très intéressant.
Question 5: Où trouver les horaires des bus reliant Tsumago et Magome à leur gare respective la plus proche, pour être sûre d'avoir toujours un bus pour rejoindre un des 2 villages en arrivant de Takayama
Question 6: Si j'ai le Japan Rail Pass incluant la Yamonote Line, est-ce qu'il est conseillé de prendre un autre forfait pour les métros Tokyo ou payer ticket par ticket avec carte suica ou plasmo ?
Question 7: La carte Suica ou Plasmo peut-elle être utilisée dans d'autres villes (Kyoto, etc.)
Merci pour vos retours :-)
Camping à Yellowstone English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de planifier notre visite de Yellowstone fin juillet: nous serons en RV , en famille et projetons de passer au moins 6 jours dans le parc.
Il reste des places dans quelques campings. Je pensais combiner réservations et "first come, first served" , pensez-vous que c'est faisable ou est-il irréaliste d'espérer avoir des places "fc, fs" ? ( On sait se lever tôt...)
Merci d'avance pour vos réponses ( et pour les supers blogs que j'ai pu consulter grâce à ce forum, notamment http://west-usa-dream.blogspot.fr/ qui est une mine de renseignements)
Estelle
Je suis en train de planifier notre visite de Yellowstone fin juillet: nous serons en RV , en famille et projetons de passer au moins 6 jours dans le parc.
Il reste des places dans quelques campings. Je pensais combiner réservations et "first come, first served" , pensez-vous que c'est faisable ou est-il irréaliste d'espérer avoir des places "fc, fs" ? ( On sait se lever tôt...)
Merci d'avance pour vos réponses ( et pour les supers blogs que j'ai pu consulter grâce à ce forum, notamment http://west-usa-dream.blogspot.fr/ qui est une mine de renseignements)
Estelle
Belgique: visiter le pays de mon père! English translation pending
Bonjour à tous, je vis au Canada et je visiterai le pays de mon père (la Belgique) en juin 2015. Il a vécu la guerre lorsqu'il était enfant alors sa famille et lui sont déménagés en 1950. J'aimerais me rendre sur sa rue (des coquelicots au coin de la rue Sarts). Comme c'est une toute petite rue, j'aimerais savoir s'il existe un moyen de transport en commun qui se rend jusque là. Où puis-je avoir ce genre de renseignement ? Merci à ceux qui prendront le temps de m'informer et qui m'aideront à réaliser mon rêve !😉
Retour de Luzon (Manille et Nord Luzon) English translation pending
Bonjour à tous !
Après avoir glané beaucoup d'infos sur les forums de voyage, je vous fait profiter aussi de ce que j'ai vécu aux Philippines.
15 jours aux PHILIPPINES en décembre 2013
Manille et Nord LUZON
Remarques et conseils: - La monnaie est le peso (PHP) - fin 2013, 1€ = 60 Php - Indicatif téléphonique : 63 - Décalage horaire : + 6h / France en été et +7h en hiver. - Compter environ 20 à 30€/j de repas+hôtel pour cette île.
samedi 30 novembre 2013 : BALI (Indonésie) - Manille (PHILIPPINES) Levé 5h25. Le moto-taxi réservé hier n'est pas au RV à 6h. Le patron de l'hôtel m'emmènera en voiture pour 50. 10 mn pour arriver à l'aéroport. L'enregistrement est ouvert : durée 1h d'attente ! NB: Lors de l'enregistrement, on demande bien une preuve de sortie des Philippines (comme indiqué dans beaucoup de forums) ;heureusement que j'avais acheté mon billet MNL-HKT par internet de france ! Le billet retour france d'un autre pays n'est pas toujours accepté. Au cours du trajet, les repas et boissons sont payants (repas chaud à 350 Php). Arrivée à 12h30 après avoir tourné en rond 10mn cause trafic important. Après passage à l'immigration, j'achète une carte SIM locale 400 Php, change les roupies indonnésiennes qui me restent (Attention, ils ne reprennent pas les billets <10 000), je change 100$ et je vais en zone départ pour prendre un taxi (c'est moins cher !) 150 Php pour le centre ville "Malate" où j'ai réservé de france "Friendly's Guest House" (au compteur, c'est le même prix qui s'affiche, donc ce chauffeur est sérieux puisqu'il m'a donné le bon prix !). 30mn de trajet et nous arrivons devant la GH qui est fermée !? J'avais pourtant reçu un mail de confirmation de ma réservation le 1ier octobre, mais entre temps cette GH a fait faillite ! (d'après les voisins). Je trouve un peu plus loin sur la droite "Malate Pension" pour 950 p avec SDB commune et ventilateur, WIFI et petit déj ; la chambre est petite mais fonctionnelle (beaucoup de rangement, table, chaise). J'ai visité "Adriatico Pensionne Inn" et c'était moins bien pour le même prix. Je vais manger à 15h30 (steack haché, riz sauce champignons + 1 verre ice tea pour 175p). Ensuite, petite promenade en ville. Je passe devant une agence "Filipino Travel Center" et me renseigne comment aller au nord de Luzon (Baguio, Banaue, Sagada, Bontoc, Batad, ...) et en revenir par avion si possible d'aller à Tuguegarao. Toutes ces villes paraissent difficiles à visiter en peu de temps car la route est très mauvaise donc avec des temps de trajets très longs. Après beaucoup de discussion pour savoir ce qui paraissait le mieux, j'achète un billet de bus de nuit pour Banaue à 562p pour lundi 2 vu que demain c'est dimanche et tout ou presque sera fermé. Le soir je me trompe de direction en voulant aller au bord de mer et me retrouve dans un des quartiers pauvres de Manille à l'est de l'hôtel : des enfants sales et à moitié nus courent dans les rues et certains dorment sur le trottoir avec leur mère. Couché vers minuit après avoir regardé sur internet les horaires et prix des avions MNL-PPS/AR (entre 2500 et 3800p). Comme j'ai déjeuné tard, je me suis acheté 1 gâteau et l'ai mangé vers 22h dans ma chambre.
dimanche 1ier décembre 2013 : Manille Levé 6h30. Petit déj à 8h. Change 120$ à 43,30. Promenade jusqu'à Roxas Bd : très brumeux sur la croisette. Ensuite, je prends le métro aérien pour aller visiter le cimetière chinois : fermé le dimanche ! Retour jusqu'au parc Rizal : légère pluie pendant que je déjeune dans un petit restaurant du parc (porc en sauce+riz+courgettes pour 110p). Je continue vers "Intramuros" où je prendrai un "guide" en tricycle pour 90, mais beaucoup de rues sont fermées pour cause de festivités. Repris le métro jusqu'à la station "EDSA" et croyant que j'étais au "Mall of Asia" (grand centre commercial), je trouve beaucoup de magasins d'électronique dans lequels j'achèterai des clés USB 16Go à 300p soit 5€ pièce. Retour en métro jusqu'à la station "Pedro Gil" proche de mon hôtel mais je fais un détour par le front de mer ( Roxas Bd ) où je me fais faire un massage de pieds (réflexologie) pour 50p avant d'aller dîner au centre commercial "Robinson" vers 18h30 à "Shakey's Pizza" (bonne pizza + 1 verre ice tea pour 250p) A l'hôtel, je réserve une chambre avec clim à 1100p pour vendredi 6 (date de mon retour de visites au nord de Luzon) car j'ai vraiment eu chaud dans ma chambre la nuit dernière. Le départ du bus est à 22h. Je prends un taxi pour aller à la station "Ohayami" mais comme il ne veut pas mettre son compteur et me demande une somme trop importante (220p), je descends pour en prendre un autre. Son compteur indiquera 125p en fin de course à 21h. Je prends mon ticket de bus en montrant le papier de l'agence que j'avais payé samedi. Le bus est moins confortable que celui de Rantepao à Sulawesi (Indonésie).
lundi 2 décembre 2013 : Manille-BANAUE Arrivée à Banaue à 7h après 9h de route. Je loge à "Las Vegas Lodge & Restaurant " qui est de bon rapport qualité/prix (250p sans pet déj) avec eau chaude, WIFI. Tous les guides sont en face à l'hôtel "Peoples's Lodge Restaurant" (plus cher). Je trouve un guide pour la journée (700p) pour aller visiter les villages de Hapao et Hiwang : jolis paysages sur le trajet. En fait, c'est le fils du guide qui m'emmènera avec sa moto (Josua 14 ans !) car son père doit emmener d'autres touristes en tuk-tuk. Il fait beaucoup plus que son âge et ne va plus à l'école cette année car il n'a plus envie ! Ce sera un très bon conducteur mais il ne parle pas trop anglais et nous avons des problèmes pour nous comprendre. Je lui donnerai 150p de + pour me guider jusqu'aux "bains chauds" (40mn pour y aller à travers les rizières). Portions de route très mauvaise, mais mon jeune guide se débrouille très bien. Retour sous une pluie fine. Douche chaude à l'hôtel. Je négocie pour demain pour aller à Batad (500p). Dîner au restaurant de l'hôtel où je discute avec un français en voyage à travers le monde depuis 6 ans (c'est un ancien agent de voyage qui a tout laissé pour vivre sans stress) ! Couché 22h30 ; froid dans la chambre : je mets la couverture !
mardi 3 décembre 2013 : BANAUE - BATAD Levé 7h : il fait froid et humide dans ma chambre. Après le petit déj, je vois mon guide qui me propose un autre plan pour aujourd'hui : au lieu de me conduire en moto à Batad, il y a d'autres touristes qui ont loué un jeepney avec guide jusqu'au village + visite de la cascade de Tappia et je peux me joindre à eux pour 300p (au lieu des 500 négociés hier à moto). Je laisse ma valise à l'hôtel pour ne m'emcombrer que d'1 petit sac à dos. On part à 8h20. Arrivée à la jonction à 9h30 (après un trajet cahoteux sur une route très boueuse). Il faudra ensuite 45mn de marche dans un sentier pour atteindre le petit village de Batad blotti dans de merveilleuses rizières. Je laisserai alors le groupe qui part immédiatement pour la cascade (ils n'ont pas prévus de rester au village pour la nuit) et après 3 ou 4 visites d'hôtels, je trouve très facilement à me loger (car c'est la basse saison) pour 200p (+50 si eau chaude) au "Simon's View Point et Pizza Restaurant" sans petit déjeuner, ni serviettes et papier de toilette (2douches et WC communs à l'extérieur) du batiment des chambres. Après déjeuner, je pars en promenade seul dans le village et les rizières Ifugao. Je ne souhaite pas aller à la cascade car j'en ai déjà vu des centaines. Je voulais aller au "View Point indiqué dans le village par une pancarte mais je me perds sans rien voir ! J'avais demandé à l'école aux enfants qui jouaient dans la cour mais quand ils m'ont vu revenir, ils étaient étonnés. Je descends donc vers le village et ses rizières. J'ai compris pourquoi sur les guides et forums on indique qu'il faut prendre un guide à Batad : pas facile de se retrouver et d'aller d'un point à un autre ici ! Je tomberai aussi les 2 pieds dans une rizière après avoir perdu l'équilibre ; j'ai de la boue plein les baskets ! Retour en haut du village vers l'école vers 15h avec la pluie. Je discute avec quelques écoliers qui jouent aux cartes sous le préau ; je leur apprends des tours de cartes et ils comprennent vite. Je rentre à l'hôtel pour prendre une douche chaude (brûlante même car impossible de régler la température !) puis j'observe la vie du village : très tranquille, pas de bruit, je n'entends pas beaucoup de chiens ni coqs. A 18h, il fait nuit et je rentre dans ma chambre avant d'aller manger à 19h pour 130p (nouilles + 1grande bouteille d'eau). Couché 21h30.
mercredi 4 décembre 2013 : BATAD - BANAUE – BONTOC = 3h de trajet Levé 6h30, petit déj à 7h puis départ 7h30 pour 1h de marche pour remonter jusqu'à la jonction ou "Saddle Point" sous une pluie fine. Le jeepney ne partira qu'à 9h30 quand il sera plein de chez plein ( 16 personnes dedans + 5 ou 6 sur le toit ). 1 h de trajet pour 150p pour retour Banaue où je récupère ma valise puis me renseigne sur les horaires de bus pour BONTOC. Le prochain mini van est à 11h (150p). Change des dollars à taux correct. Arrivée à 13h à l'hôtel "CHURYA-A Hôtel & Restaurant" (500p sans pet.déj) mais avec eau chaude, WIFI et serviette de toilette. Je vais à l'office du tourisme pour savoir ce que je peux visiter dans l'après-midi. Je change des dollars dans une agence "Western Union" qui fait aussi agence de voyage ! J'achèterai donc ici mon billet d'avion pour MNL-PPS/AR avec la compagnie CEBU (prix identique à celui vu sur internet la veille soit 4500p). Je me renseigne ensuite sur les horaires de bus pour Baguio : il y en a toutes les heures à partir de 5h30 jusqu'à 13h (230p). Bus "D'Rising Sun" à 100m au sud de mon hôtel (garés dans une petite rue en pente derrière la police). Je souhaitais aller sur Sagada (environ 30mn de route), mais il n'y a plus de jeepney avant 16h30 et ce sera le dernier (pas de retour ce soir). Je vais donc me promener sur les hauteurs de Bontoc : il y a aussi de jolies rizières mais différentes de celles de Batad. Je vais ensuite au marché et achète un gâteau et des fruits pour les jours à venir. J'achète une casquette à 100p. Dîner à l'hôtel : poulet sauce à la crème avec carottes, pomme de terre et riz = blanquette de chez nous (115p) succulent le tout arrosé d'1 litre de coca (60p) ! Je transvaserai ½ l dans une petite bouteille pour le lendemain. Mail à la famille + envoie de photos. Couché minuit.
jeudi 5 décembre 2013 : BONTOC – BAGUIO = 5h de bus Levé 6h pour bus à 6h30. En fait, il ne partira qu'à 7h. En attendant, je vais dans un café en face pour prendre 1 tasse de thé et manger 2 parts du gâteau acheté hier. Le bus est très vieux à l'intérieur, fait beaucoup d'arrêt et prend des gens en cours de route. Jolis paysages. PS : un petit truc remarqué : l'aide chauffeur qui est à la porte de sortie du milieu tape 2 coups sur la vitre pour faire arrêter et repartir le bus. A13h15, nous arrivons et je me fait arrêter devant l'hôtel "Baguio Village Inn" qui se trouve sur notre route en dehors de la ville. La chambre à 350p avec SDB commune ne sera pas prête avant 15h. Je mange un "adobo de porc et poulet + riz/pomme de terre au restaurant de l'hôtel. Je prends un jeepney (8,5p) pour aller à la station de bus "Victory Liner" acheter mon billet pour Manille demain matin (455p). Je retire 10 000p avec ma carte VISA (dans ce pays, 200p de commission sont ajoutés, contrairement à l'Indonésie ou d'autres pays d'Asie du SE-idem avec la Master Card-). Je ne trouverai aucun taxi de libre ni jeepney pour aller à "Tam Awan Village". Je rentre alors à l'hôtel à pied en faisant un tour par le marché et visite de 2 ou 3 grands magasins dans le centre ville. A 19h30, je voulais dîner au restaurant de l'hôtel mais il ferme à 19h ! Je vais en face à "Health 100" pour des pâtes carbonara à 135p. Ce restaurant fermera ses portes à 19h45 ! Couché 22h après envoie de mail à la famille.
vendredi 6 décembre 2013 : BAGUIO -MANILLE= 6h de bus Réveillé 4h30. Je prends un taxi pour la station de bus à 5h40 ( 10mn et 57p ). Le bus est à 6h20 mais ne part qu'à 6h30. Il y en a toutes les 20mn mais le terminus n'est pas le même à Manille. Arrêt à 8h pour petit déjeuner (15mn). Sur la droite, il y a de jolis paysage pendant 1h de trajet environ. Après un 2ème arrêt de 15mn, pause déjeuner à 10h30 à Tarlac. Mangé adobo de porc + riz à 65p + 1 pomme (achetée au marché). Arrivée au nord de Manille à "Monumento" (Terminal nord) station du métro aérien vers 12h30. Ensuite le bus va sur Cubao à l'est (au lieu de descendre tout droit vers le sud pour Pasay station) etil mettra 2h pour traverser la ville ! J'aurais dû m'arrêter à "Monumento" et prendre le métro, ça aurait été plus vite. A 14h30, je prend un taxi pour retourner à l'hôtel "Malate Pension" que j'avais réservé en partant le 1ier décembre (20mn et 135p au compteur; il voulait 150p au départ). Je retourne en métro à la station "EDSA" pour acheter des micro cartes SD pas chères vues la dernière fois dans un magasin. Renseignements pris sur le lieu du vrai "Mall of Asia", je prends un jeepney (10p) pour y aller (ce n'est pas ici à EDSA avec ses quelques magasins). Je constate alors la différence de grandeur de ce centre immense avec ce que je croyais être à EDSA mais aussi les prix beaucoup plus chers ! Dîner dans une pizzéria + gâteau dans une patisserie. Balade le soir après 20h.
samedi 7 décembre 2013 :MNL – PPS (PALAWAN) Levé 6h. Finalement, je n'ai pas utilisé la clim cette nuit (trop bruyante et la chaleur était supportable vu que je l'avais mise en marche 2h avant de me coucher). Petit déj à 7h. Départ 7h20 pour l'aéroport T3. Pris un taxi 240p et 25 mn par le boulevard extérieur (plus long mais moins de traffic d'après le chauffeur, mais j'avais payé 150p en venant pour 30mn environ !?). Je passe à la borne CEBU pour un check-in automatique avant l'enregistrement des bagages. A 8h10, ma valise de 13kg est enregistrée. Les bouteilles d'eau passent sans problème. Embarquement à 9h40. Je n'ai pas payé de taxe intérieure (compris dans le prix du billet CEBU). WIFI gratuit dans cet aéroport ; aussi, j'en profite pour envoyer des mail à la famille et ça fait passer le temps ! Décolage avec 30mn de retard (attente en bout de piste).
Si vous voulez voir des photos et coordonnées d'hôtels, guides ou chauffeurs, vous retrouverez ce récit sur mon blog : http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar
15 jours aux PHILIPPINES en décembre 2013
Manille et Nord LUZON
Remarques et conseils: - La monnaie est le peso (PHP) - fin 2013, 1€ = 60 Php - Indicatif téléphonique : 63 - Décalage horaire : + 6h / France en été et +7h en hiver. - Compter environ 20 à 30€/j de repas+hôtel pour cette île.
samedi 30 novembre 2013 : BALI (Indonésie) - Manille (PHILIPPINES) Levé 5h25. Le moto-taxi réservé hier n'est pas au RV à 6h. Le patron de l'hôtel m'emmènera en voiture pour 50. 10 mn pour arriver à l'aéroport. L'enregistrement est ouvert : durée 1h d'attente ! NB: Lors de l'enregistrement, on demande bien une preuve de sortie des Philippines (comme indiqué dans beaucoup de forums) ;heureusement que j'avais acheté mon billet MNL-HKT par internet de france ! Le billet retour france d'un autre pays n'est pas toujours accepté. Au cours du trajet, les repas et boissons sont payants (repas chaud à 350 Php). Arrivée à 12h30 après avoir tourné en rond 10mn cause trafic important. Après passage à l'immigration, j'achète une carte SIM locale 400 Php, change les roupies indonnésiennes qui me restent (Attention, ils ne reprennent pas les billets <10 000), je change 100$ et je vais en zone départ pour prendre un taxi (c'est moins cher !) 150 Php pour le centre ville "Malate" où j'ai réservé de france "Friendly's Guest House" (au compteur, c'est le même prix qui s'affiche, donc ce chauffeur est sérieux puisqu'il m'a donné le bon prix !). 30mn de trajet et nous arrivons devant la GH qui est fermée !? J'avais pourtant reçu un mail de confirmation de ma réservation le 1ier octobre, mais entre temps cette GH a fait faillite ! (d'après les voisins). Je trouve un peu plus loin sur la droite "Malate Pension" pour 950 p avec SDB commune et ventilateur, WIFI et petit déj ; la chambre est petite mais fonctionnelle (beaucoup de rangement, table, chaise). J'ai visité "Adriatico Pensionne Inn" et c'était moins bien pour le même prix. Je vais manger à 15h30 (steack haché, riz sauce champignons + 1 verre ice tea pour 175p). Ensuite, petite promenade en ville. Je passe devant une agence "Filipino Travel Center" et me renseigne comment aller au nord de Luzon (Baguio, Banaue, Sagada, Bontoc, Batad, ...) et en revenir par avion si possible d'aller à Tuguegarao. Toutes ces villes paraissent difficiles à visiter en peu de temps car la route est très mauvaise donc avec des temps de trajets très longs. Après beaucoup de discussion pour savoir ce qui paraissait le mieux, j'achète un billet de bus de nuit pour Banaue à 562p pour lundi 2 vu que demain c'est dimanche et tout ou presque sera fermé. Le soir je me trompe de direction en voulant aller au bord de mer et me retrouve dans un des quartiers pauvres de Manille à l'est de l'hôtel : des enfants sales et à moitié nus courent dans les rues et certains dorment sur le trottoir avec leur mère. Couché vers minuit après avoir regardé sur internet les horaires et prix des avions MNL-PPS/AR (entre 2500 et 3800p). Comme j'ai déjeuné tard, je me suis acheté 1 gâteau et l'ai mangé vers 22h dans ma chambre.
dimanche 1ier décembre 2013 : Manille Levé 6h30. Petit déj à 8h. Change 120$ à 43,30. Promenade jusqu'à Roxas Bd : très brumeux sur la croisette. Ensuite, je prends le métro aérien pour aller visiter le cimetière chinois : fermé le dimanche ! Retour jusqu'au parc Rizal : légère pluie pendant que je déjeune dans un petit restaurant du parc (porc en sauce+riz+courgettes pour 110p). Je continue vers "Intramuros" où je prendrai un "guide" en tricycle pour 90, mais beaucoup de rues sont fermées pour cause de festivités. Repris le métro jusqu'à la station "EDSA" et croyant que j'étais au "Mall of Asia" (grand centre commercial), je trouve beaucoup de magasins d'électronique dans lequels j'achèterai des clés USB 16Go à 300p soit 5€ pièce. Retour en métro jusqu'à la station "Pedro Gil" proche de mon hôtel mais je fais un détour par le front de mer ( Roxas Bd ) où je me fais faire un massage de pieds (réflexologie) pour 50p avant d'aller dîner au centre commercial "Robinson" vers 18h30 à "Shakey's Pizza" (bonne pizza + 1 verre ice tea pour 250p) A l'hôtel, je réserve une chambre avec clim à 1100p pour vendredi 6 (date de mon retour de visites au nord de Luzon) car j'ai vraiment eu chaud dans ma chambre la nuit dernière. Le départ du bus est à 22h. Je prends un taxi pour aller à la station "Ohayami" mais comme il ne veut pas mettre son compteur et me demande une somme trop importante (220p), je descends pour en prendre un autre. Son compteur indiquera 125p en fin de course à 21h. Je prends mon ticket de bus en montrant le papier de l'agence que j'avais payé samedi. Le bus est moins confortable que celui de Rantepao à Sulawesi (Indonésie).
lundi 2 décembre 2013 : Manille-BANAUE Arrivée à Banaue à 7h après 9h de route. Je loge à "Las Vegas Lodge & Restaurant " qui est de bon rapport qualité/prix (250p sans pet déj) avec eau chaude, WIFI. Tous les guides sont en face à l'hôtel "Peoples's Lodge Restaurant" (plus cher). Je trouve un guide pour la journée (700p) pour aller visiter les villages de Hapao et Hiwang : jolis paysages sur le trajet. En fait, c'est le fils du guide qui m'emmènera avec sa moto (Josua 14 ans !) car son père doit emmener d'autres touristes en tuk-tuk. Il fait beaucoup plus que son âge et ne va plus à l'école cette année car il n'a plus envie ! Ce sera un très bon conducteur mais il ne parle pas trop anglais et nous avons des problèmes pour nous comprendre. Je lui donnerai 150p de + pour me guider jusqu'aux "bains chauds" (40mn pour y aller à travers les rizières). Portions de route très mauvaise, mais mon jeune guide se débrouille très bien. Retour sous une pluie fine. Douche chaude à l'hôtel. Je négocie pour demain pour aller à Batad (500p). Dîner au restaurant de l'hôtel où je discute avec un français en voyage à travers le monde depuis 6 ans (c'est un ancien agent de voyage qui a tout laissé pour vivre sans stress) ! Couché 22h30 ; froid dans la chambre : je mets la couverture !
mardi 3 décembre 2013 : BANAUE - BATAD Levé 7h : il fait froid et humide dans ma chambre. Après le petit déj, je vois mon guide qui me propose un autre plan pour aujourd'hui : au lieu de me conduire en moto à Batad, il y a d'autres touristes qui ont loué un jeepney avec guide jusqu'au village + visite de la cascade de Tappia et je peux me joindre à eux pour 300p (au lieu des 500 négociés hier à moto). Je laisse ma valise à l'hôtel pour ne m'emcombrer que d'1 petit sac à dos. On part à 8h20. Arrivée à la jonction à 9h30 (après un trajet cahoteux sur une route très boueuse). Il faudra ensuite 45mn de marche dans un sentier pour atteindre le petit village de Batad blotti dans de merveilleuses rizières. Je laisserai alors le groupe qui part immédiatement pour la cascade (ils n'ont pas prévus de rester au village pour la nuit) et après 3 ou 4 visites d'hôtels, je trouve très facilement à me loger (car c'est la basse saison) pour 200p (+50 si eau chaude) au "Simon's View Point et Pizza Restaurant" sans petit déjeuner, ni serviettes et papier de toilette (2douches et WC communs à l'extérieur) du batiment des chambres. Après déjeuner, je pars en promenade seul dans le village et les rizières Ifugao. Je ne souhaite pas aller à la cascade car j'en ai déjà vu des centaines. Je voulais aller au "View Point indiqué dans le village par une pancarte mais je me perds sans rien voir ! J'avais demandé à l'école aux enfants qui jouaient dans la cour mais quand ils m'ont vu revenir, ils étaient étonnés. Je descends donc vers le village et ses rizières. J'ai compris pourquoi sur les guides et forums on indique qu'il faut prendre un guide à Batad : pas facile de se retrouver et d'aller d'un point à un autre ici ! Je tomberai aussi les 2 pieds dans une rizière après avoir perdu l'équilibre ; j'ai de la boue plein les baskets ! Retour en haut du village vers l'école vers 15h avec la pluie. Je discute avec quelques écoliers qui jouent aux cartes sous le préau ; je leur apprends des tours de cartes et ils comprennent vite. Je rentre à l'hôtel pour prendre une douche chaude (brûlante même car impossible de régler la température !) puis j'observe la vie du village : très tranquille, pas de bruit, je n'entends pas beaucoup de chiens ni coqs. A 18h, il fait nuit et je rentre dans ma chambre avant d'aller manger à 19h pour 130p (nouilles + 1grande bouteille d'eau). Couché 21h30.
mercredi 4 décembre 2013 : BATAD - BANAUE – BONTOC = 3h de trajet Levé 6h30, petit déj à 7h puis départ 7h30 pour 1h de marche pour remonter jusqu'à la jonction ou "Saddle Point" sous une pluie fine. Le jeepney ne partira qu'à 9h30 quand il sera plein de chez plein ( 16 personnes dedans + 5 ou 6 sur le toit ). 1 h de trajet pour 150p pour retour Banaue où je récupère ma valise puis me renseigne sur les horaires de bus pour BONTOC. Le prochain mini van est à 11h (150p). Change des dollars à taux correct. Arrivée à 13h à l'hôtel "CHURYA-A Hôtel & Restaurant" (500p sans pet.déj) mais avec eau chaude, WIFI et serviette de toilette. Je vais à l'office du tourisme pour savoir ce que je peux visiter dans l'après-midi. Je change des dollars dans une agence "Western Union" qui fait aussi agence de voyage ! J'achèterai donc ici mon billet d'avion pour MNL-PPS/AR avec la compagnie CEBU (prix identique à celui vu sur internet la veille soit 4500p). Je me renseigne ensuite sur les horaires de bus pour Baguio : il y en a toutes les heures à partir de 5h30 jusqu'à 13h (230p). Bus "D'Rising Sun" à 100m au sud de mon hôtel (garés dans une petite rue en pente derrière la police). Je souhaitais aller sur Sagada (environ 30mn de route), mais il n'y a plus de jeepney avant 16h30 et ce sera le dernier (pas de retour ce soir). Je vais donc me promener sur les hauteurs de Bontoc : il y a aussi de jolies rizières mais différentes de celles de Batad. Je vais ensuite au marché et achète un gâteau et des fruits pour les jours à venir. J'achète une casquette à 100p. Dîner à l'hôtel : poulet sauce à la crème avec carottes, pomme de terre et riz = blanquette de chez nous (115p) succulent le tout arrosé d'1 litre de coca (60p) ! Je transvaserai ½ l dans une petite bouteille pour le lendemain. Mail à la famille + envoie de photos. Couché minuit.
jeudi 5 décembre 2013 : BONTOC – BAGUIO = 5h de bus Levé 6h pour bus à 6h30. En fait, il ne partira qu'à 7h. En attendant, je vais dans un café en face pour prendre 1 tasse de thé et manger 2 parts du gâteau acheté hier. Le bus est très vieux à l'intérieur, fait beaucoup d'arrêt et prend des gens en cours de route. Jolis paysages. PS : un petit truc remarqué : l'aide chauffeur qui est à la porte de sortie du milieu tape 2 coups sur la vitre pour faire arrêter et repartir le bus. A13h15, nous arrivons et je me fait arrêter devant l'hôtel "Baguio Village Inn" qui se trouve sur notre route en dehors de la ville. La chambre à 350p avec SDB commune ne sera pas prête avant 15h. Je mange un "adobo de porc et poulet + riz/pomme de terre au restaurant de l'hôtel. Je prends un jeepney (8,5p) pour aller à la station de bus "Victory Liner" acheter mon billet pour Manille demain matin (455p). Je retire 10 000p avec ma carte VISA (dans ce pays, 200p de commission sont ajoutés, contrairement à l'Indonésie ou d'autres pays d'Asie du SE-idem avec la Master Card-). Je ne trouverai aucun taxi de libre ni jeepney pour aller à "Tam Awan Village". Je rentre alors à l'hôtel à pied en faisant un tour par le marché et visite de 2 ou 3 grands magasins dans le centre ville. A 19h30, je voulais dîner au restaurant de l'hôtel mais il ferme à 19h ! Je vais en face à "Health 100" pour des pâtes carbonara à 135p. Ce restaurant fermera ses portes à 19h45 ! Couché 22h après envoie de mail à la famille.
vendredi 6 décembre 2013 : BAGUIO -MANILLE= 6h de bus Réveillé 4h30. Je prends un taxi pour la station de bus à 5h40 ( 10mn et 57p ). Le bus est à 6h20 mais ne part qu'à 6h30. Il y en a toutes les 20mn mais le terminus n'est pas le même à Manille. Arrêt à 8h pour petit déjeuner (15mn). Sur la droite, il y a de jolis paysage pendant 1h de trajet environ. Après un 2ème arrêt de 15mn, pause déjeuner à 10h30 à Tarlac. Mangé adobo de porc + riz à 65p + 1 pomme (achetée au marché). Arrivée au nord de Manille à "Monumento" (Terminal nord) station du métro aérien vers 12h30. Ensuite le bus va sur Cubao à l'est (au lieu de descendre tout droit vers le sud pour Pasay station) etil mettra 2h pour traverser la ville ! J'aurais dû m'arrêter à "Monumento" et prendre le métro, ça aurait été plus vite. A 14h30, je prend un taxi pour retourner à l'hôtel "Malate Pension" que j'avais réservé en partant le 1ier décembre (20mn et 135p au compteur; il voulait 150p au départ). Je retourne en métro à la station "EDSA" pour acheter des micro cartes SD pas chères vues la dernière fois dans un magasin. Renseignements pris sur le lieu du vrai "Mall of Asia", je prends un jeepney (10p) pour y aller (ce n'est pas ici à EDSA avec ses quelques magasins). Je constate alors la différence de grandeur de ce centre immense avec ce que je croyais être à EDSA mais aussi les prix beaucoup plus chers ! Dîner dans une pizzéria + gâteau dans une patisserie. Balade le soir après 20h.
samedi 7 décembre 2013 :MNL – PPS (PALAWAN) Levé 6h. Finalement, je n'ai pas utilisé la clim cette nuit (trop bruyante et la chaleur était supportable vu que je l'avais mise en marche 2h avant de me coucher). Petit déj à 7h. Départ 7h20 pour l'aéroport T3. Pris un taxi 240p et 25 mn par le boulevard extérieur (plus long mais moins de traffic d'après le chauffeur, mais j'avais payé 150p en venant pour 30mn environ !?). Je passe à la borne CEBU pour un check-in automatique avant l'enregistrement des bagages. A 8h10, ma valise de 13kg est enregistrée. Les bouteilles d'eau passent sans problème. Embarquement à 9h40. Je n'ai pas payé de taxe intérieure (compris dans le prix du billet CEBU). WIFI gratuit dans cet aéroport ; aussi, j'en profite pour envoyer des mail à la famille et ça fait passer le temps ! Décolage avec 30mn de retard (attente en bout de piste).
Si vous voulez voir des photos et coordonnées d'hôtels, guides ou chauffeurs, vous retrouverez ce récit sur mon blog : http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar
Travailler en Nouvelle-Calédonie! English translation pending
Bonjour,
J'ai comme projet de partir en nouvelle caledonie quelques temps pour travailler, j'ai besoin de quelques renseignements :
Tout d'abord afin d'obtenir un visa de 6 mois comme dois je m'y prendre ? j'ai fait quelques recherches sur le net mais ce n'est pas très bien expliqué.. ou dois je m'adresser ? Une fois sur place est il possible de prolonger ce visa ? Est il difficile de trouver du travail sur place ou vaut il mieux partir avec un petit boulot en poche ? je chercher plutôt dans le domaine de la restauration ( service ) savez vous s'il y a des demandes ? est ce qu'il y a des possibilités d'être loger ? De plus j'ai 2 furets sont ils acceptés en nouvelle caledonie ?
Voilà pas mal de questions mais c'est une décision qui ne se prend pas à la légère. Je remercie les personnes qui prendront le temps de me répondre.
Excellente journée à tous les voyageurs !!!😄
J'ai comme projet de partir en nouvelle caledonie quelques temps pour travailler, j'ai besoin de quelques renseignements :
Tout d'abord afin d'obtenir un visa de 6 mois comme dois je m'y prendre ? j'ai fait quelques recherches sur le net mais ce n'est pas très bien expliqué.. ou dois je m'adresser ? Une fois sur place est il possible de prolonger ce visa ? Est il difficile de trouver du travail sur place ou vaut il mieux partir avec un petit boulot en poche ? je chercher plutôt dans le domaine de la restauration ( service ) savez vous s'il y a des demandes ? est ce qu'il y a des possibilités d'être loger ? De plus j'ai 2 furets sont ils acceptés en nouvelle caledonie ?
Voilà pas mal de questions mais c'est une décision qui ne se prend pas à la légère. Je remercie les personnes qui prendront le temps de me répondre.
Excellente journée à tous les voyageurs !!!😄