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Oman, le pays des Mille et Une Merveilles English translation pending
Qui n’a jamais eu envie de vivre les aventures de Sindbad le marin, qui n’a jamais rêvé de Shéhérazade lors de ses lectures des contes Les Mille et Une Nuits? Ou encore de la reine de Saba...
Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.
Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :
21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon
Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.






Alors si vous voulez bien me suivre...
Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.
Voici l’itinéraire prévu pour ces deux semaines :
21/12 Lyon – Mascate 22/12 Mascate 23/12 Mascate – Wadi Tiwi 24/12 Wadi Shab – Sour 25/12 Ras Al Jinz – Wadi Bani Kalid 26/12 Wahiba Sands 27/12 Sugar Dunes – Sanctuaire Oryx 28/12 Mirbat 29/12 Wadi Darbat – Salalah 30/12 Mughsayl – Rakyut 31/12 Rub Al Khali - Haima 01/01 Jabreen - Nizwa 02/01 Tanuf - Bahla – Jebel Shams 03/01 Jebel Shams – Al Hamra - Misfat 04/01 Bilad Sayt – Wadi Bani Awf – Mascate 05/01 Mascate - Lyon
Montagnes, Wadis, déserts et plages, chacun y trouvera son bonheur. Voici un petit aperçu de ce qui vous attend.






Alors si vous voulez bien me suivre...
L'importance des voyages pour vous English translation pending
Bonjour
Nous sommes bien sûr tous des voyageurs et c'est ce qui nous rassemble ici.
Mais nous avons tous une vision différente du voyage et n'y accordons pas la même importance.
Quelle place accordez vous au voyage dans votre vie ?
Est ce un loisir comme un autre ? Une passion ? Un vrai besoin ? Pouvez vous vous en passer facilement ?
Nous sommes bien sûr tous des voyageurs et c'est ce qui nous rassemble ici.
Mais nous avons tous une vision différente du voyage et n'y accordons pas la même importance.
Quelle place accordez vous au voyage dans votre vie ?
Est ce un loisir comme un autre ? Une passion ? Un vrai besoin ? Pouvez vous vous en passer facilement ?
Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras English translation pending
INTRO
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.
L'un des lavoirs publics municipaux




Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux



Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Photo: votre best of 2019 English translation pending
Bonjour à tous 🙂
2019 s'achève et il est grand temps de lancer cette nouvelle discussion pour partager le meilleur de l'année.
Sur le modèle des années passées, les principes à suivre sont les suivants : - 10 photos par membre, qui devront être numérotées, et postées dans un ou plusieurs messages, - ces photos doivent avoir été prises en voyage en 2019 - edit: sur suggestion de Kate, parmi votre sélection, une poignée pourra avoir été prise hors voyage - ce n'est pas un concours, il n'y aura pas de vote à clé - c'est en revanche l'opportunité d'échanger nos impressions sur les clichés (soyez prêts à recevoir des critiques positives... ou négatives, mais toujours constructives !)
En espérant vous voir nombreux sur la discussion, et y trouver la même qualité que les années passées !
Alors, qui se lance en premier ? 😉
Pour les nostalgiques, pour ceux qui en veulent toujours plus, voici les liens vers les best of des années passées (du moins, ceux que j'ai trouvés: qu'est-il advenu de 2016 et 2017 ?) : - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2018
Joyeuses fêtes à tous !
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Joyeuses fêtes à tous !
Oman du 20 mars au 10 avril 2019 en camping English translation pending
Bonjour à tous
Nous sommes rentrés avec mon mari pleinement satisfaits d'un circuit de 3 semaines au printemps. C'est déjà loin mais j'ai préparé depuis un voyage de 4 semaines en Corée du Sud, voyage que nous avons fait en octobre. Nous avons beaucoup aimé les paysages, adoré le camping sauvage que nous ne pratiquons plus en Europe, apprécié l'hospitalité des Omanais et la sécurité du pays pour les voyageurs. Je voudrais remercier tous ceux dont j'ai lu les posts ou avec qui j'ai échangé pour préparer ce voyage.
Je ne fais pas de carnet de voyage, il s'agit d'un compte-rendu avec notre itinéraire, assorti de quelques impressions. Pour compléter, j'ai préparé aussi le bilan de nos dépenses. Ceux qui sont intéressés le trouveront dans la rubrique : argent / budget, pour ne pas trop alourdir le compte-rendu.
Mercredi 20 et jeudi 21 : Paris-Mascate via Munich. Très bel aéroport. 11h 30-13h : Mascate-Salalah. Banque, voiture, gare routière, courses (tente à 15 euros, camping gaz) dans un grand magasin où Zidane est toujours la référence et appartement (!) réservé dans un hôtel proche dudit Lulu Market. Nous longeons le bord de mer, apercevons le Palais du Sultan et faisons le tour du Souk Al-Husn (encens), sympathique mais de taille modeste. Tour de l’horloge (près de ‘chez nous’) et restaurant turc d’où nous entendons le premier appel à la prière, discret. Salalah est une ville difficile à ‘visualiser’ dans laquelle nous nous sommes quelque peu cherchés ; tout est grand, des chantiers partout, des 2 fois 3 voies et des bananeraies au milieu des quartiers…
Vendredi 22 mars : Réverbères grand chic ! Le long de toutes les grandes routes ! Les sorties de ville donnent une drôle d’impression : immeubles, en fait grandes maisons particulières, souvent ‘voyantes’, posées au milieu de rien, sans liaison entre elles contraste entre richesse et terrain désertique. Ayn Razat : une source et des jardins au pied de la montagne. Personne. Et voici un groupe de touristes chinois. Puis un premier troupeau de dromadaires. Taqah : petite forteresse en terre, courettes et escaliers, fraîcheur. Personne sur la route mais plusieurs bus de Chinois ! Parc archéologique de Khor Rori = ville et port fortifiés de Sumhuram : belles ruines avec vue sur l’embouchure. Il fait chaud à midi ! Au guichet, discussion sur les Champs-Elysées et les Gilets jaunes : ‘ Les Français sont fous et le sultan très bien ‘ ! Djebel Samhan : quelques arbres, des troupeaux de vaches, certains importants. Tawi Attair, un gouffre naturel . Arrêt dans une petite ‘boutique à thé’ notre gaz est défectueux : le ‘patron’ nous cuit nos œufs. Et notre thé nous est offert par deux jeunes Omanais qui ont envie de parler avec nous du couple, de la famille (où sont leurs femmes et leurs enfants ?), du divorce, des coutumes, du respect du père, quel que soit son âge etc… Ils nous indiquent le lieu idéal pour notre premier campement : un balcon/belvédère qui permet d’apprécier le coucher du soleil et qui domine de 1.000 mètres les lumières de la ville de Mirbat et la mer éclairée par la lune.
Samedi 23 : 6h : aurore, 6h30 lever, 7h brume monte, 7h30 soleil, nous partons. Beaucoup de dromadaires. Je ne le répèterai pas ! Nous voyons notre balcon d’en bas. A l’entrée de Mirbat, petit mausolée de Bin Ali. Une famille de 7 ou 8 personnes y prie. Ville qui donne l’impression d’abandon et de construction à la fois et de calme, avec ses 2 minarets et son palmier, vue du port. Bateaux de pêche traditionnels. Chute d’eau réduite du Wadi Dharbat, mais le site est large et offre de curieuses formations rocheuses en forme de végétation. Puis nous ‘remontons’ en voiture le wadi, bordé d’arbres endroit fréquenté par les familles. Marche, thé, discussion avec 5 jeunes de 20 ans venus de Salalah. 2 hommes font leur prière au soleil couchant. Nous posons notre tente. Tout le monde est parti. Nos seuls voisins de passage sont quelques dromadaires.
Dimanche 24 : Retour à Salalah. Visite de la Mosquée Sultan Qaboos, très sobre, moderne (trop tard pour la salle de prière) accueil souriant le gardien nous donne un cours accéléré sur les religions, l’Islam etc. et une brochure complète sur l’Islam en français (cf. les brochures dans nos églises). Du dromadaire …en brochettes, dégusté sur de larges divans. Mausolée très pauvre, voire miteux de Nabi Ayyub : logique, puisqu’il s’agit de Job ! Mais un mausolée pour un personnage littéraire … Mughsail : beaux bleus et verts de la mer la montagne a le pied dans l’eau ! Un ‘restau’-tente sur la plage : nous y prenons un thé excellent, gratuit ! Une petite mosquée et une rangée de maisons identiques constituent le village tout petit port de pêche. Nous regardons les jets d’eau de mer des ‘blowholes’. Puis nous gagnons la plage de Fizayah par 10 km de route en terre et en virages. Nous mettons notre tente sur la plage : un paysage entier pour nous seuls et l’impression de dormir dans les vagues…
Lundi 25 : Les pastels de l’aube… Nous allons vers le Yémen check point army. A Shaat, les nuages qui montent de la mer limitent le superbe point de vue sur ladite mer (Sea Overlooking Site). Une trouée : vue plongeante de 1.000 mètres (avec des déchets en premier plan derrière la balustrade). Une remarque pour l’ensemble d’Oman : le plastique a encore de l’avenir ! Petites nappes dans les restaurants, gobelets (jamais en verre !), sacs dans toutes les boutiques. Et tout est jeté partout les plages sont couvertes de déchets. Seuls les centres des villes, les grandes routes et les monuments sont impeccables. Deuxième sink hole (gouffre) sans grand intérêt. Un dromadaire tué et une voiture taxi dans la paroi rocheuse … Nous prenons deux stoppeurs dont un Bangladais sur la route de Raqhut, notre point le plus austral. Village comme déserté, inhabité, au bord de la mer aucun commerce, alors que nous trouvons peu après tous les commerces regroupés le long de la route, en plein ‘désert’. Nous achetons deux fruits : le gentil fruitier nous prend en photo. Pendant le repas, un Pakistanais nous dit que les gens, les peuples, sont amicaux ce sont les gens qui ont le pouvoir qui sont mauvais. A la sortie, 4 Omanais prennent le thé sur le parking et nous invitent un seul parle anglais un jeune discret qui sourit au discours des anciens, un de 88 ans nourri au lait et à la viande de dromadaire et un beau propriétaire de 200 dromadaires qui nous invite à venir manger le mouton chez lui. La conversation devient plus gaillarde… D’après l’anglophone, tout va bien en Oman les seuls problèmes viennent des gens du Bangladesh ou d’Inde ! Bref, des immigrés ! Tiens donc ! Haut plateau désertique, rocailleux, venté, plutôt grandiose. Plein de dromadaires. Quelques kilomètres pour trouver des arbres à encens (Boswellia sacra) : en vain ! Retour à Mughsail : deux gros bus de touristes pour voir les trous. Un citron-menthe bien frais - notre boisson favorite pendant le voyage - en terrasse. De notre tente, vue imprenable sur le village, sa mosquée (discret appel à la prière), sa langue de sable et ses eaux bleues.
Mardi 26 : Quelques déviations sur ces routes immenses et en bon état. Nous retrouvons Salalah, l’intérieur de la Grande Mosquée, son lustre gigantesque et son tapis de plusieurs tonnes. Et nous visitons le très beau Musée Terre d’encens (plus archéologique). Dépôt de nos sacs à la gare routière, essence, lavage, repas (plus chic), aéroport pour rendre la voiture, bus, gare routière. Petit tour dans le nouveau souk – viande, poisson, légumes, dattes thé ambiance tranquille de petite ville plus que d’une grande. Et bon repas avant de prendre le bus à 19 heures. Un Indien sympathique et content que nous connaissions son pays.
Mercredi 27 : 11 heures pour 1 000 kilomètres. Confortable mais glacial. Arrivée à 6h à l’aéroport où nous prenons notre petit 4x4. Mascate : Muscat en anglais, ce qui est paradoxal dans ce pays sans alcool ville immense, constituée en partie de villages occupant les petites baies dans les creux de montagnes routes bordées de palmiers, parterres artistement fleuris. Courses à Carrefour : gigantesque. Notre hôtel est à Mutrah : 30 km de route à 6 voies ! Le port est agréable, avec ses 2 jolies mosquées aux minarets et coupoles bleus, mais gâché par deux bateaux de croisière que l’on croirait en ciment ! Discussion avec un chauffeur de taxi puis avec le marchand de cartes postales du Kerala. Un musée dans une belle maison, Bait al-Baranda, qui tient plus de la promotion touristique. Chez nous, les hommes allaient au café, les femmes à l’église ici, les hommes font tout (!). Souk de l’or et des tissus. Quelle créativité pour varier la même tenue noire ! Très fréquenté plein de femmes entre elles et en noir dans les boutiques. Un marchand nous montre son selfie avec François Hollande. Corniche tranquille se croisent une femme avec masque en cuir et une touriste en tenue ultra-courte, niaise et contente d’elle.
Jeudi 28 : Des tours de guet ornent plusieurs pitons. Vieux Mascate. Musée de la Porte. Beaucoup de petites mosquées. (Un des) palais du sultan, colonnade, bâtiments administratifs, le tout a de l’allure, est d’une blancheur éclatante et d’une propreté maniaque. Un peu vide seuls quelques touristes locaux se prennent en photo devant les grilles. Fleurs superbes dans le quartier. Un monsieur digne avec sa petite école privée ! Musée Bait al-Zubair : belle maison avec jardin musée des traditions remarquable, beaux objets mis en valeur de façon moderne, explications intéressantes très pédagogiques un groupe d’étudiants en anglais, beaux et sympathiques avec leur professeure. Midi, le temps se couvre, des appels à la prière éclatent en même temps. Ils sont plus présents que dans la région de Salalah. Les petites villes/quartiers, les grands bâtiments / écoles / casernes / universités /hôtels se succèdent. Ce n’est ni populaire, ni touristique. En terrasse dans la marina Bandar al-Rowdha, chic et plus cher, pour manger, écrire des cartes et attendre le bateau. Aller-retour agréable en dhow par un temps malheureusement gris nous voyons de la mer les criques traversées et reconnaissons palais et bâtiments. Et nous refaisons la route de nuit. Corniche éclairée et animée. Même petit restaurant.
Vendredi 29 : Cartes postées elles arriveront à partir du 8 avril. De 8h à 10h 30, nous quittons Mascate vers le sud, ses immenses échangeurs, ses immeubles et ses mosquées en construction, ses perpétuels chantiers puis, peu à peu, nous quittons aussi la montagne pour une région plate, désertique mais non déserte de gros villages s’étalent sur ces espaces sans limites. Arrêt à Sinaw. La route reste large et impeccable dans le désert. Formation de mirages. Vers 15h apparaissent les premières dunes. Nous bifurquons vers la mer les dunes blanchissent il fait 37° et voici la mer, une rangée de bateaux en bois posés dessus et une rangée d’oiseaux sur le rivage. Nous voici à White Beach. Nous allons rouler sur le sable avec quelque hésitation quand nous rencontrons un couple de jeunes Québécois. A deux, c’est mieux ! Nous commençons par sauver une vieille tortue, couverte de coquillages et de lichens, totalement épuisée, essoufflée. Il est, sinon impossible, du moins très risqué de franchir une zone sableuse. Nous décidons de camper là.
Samedi 30 : Des dauphins passent. Sur la plage, 3 ou 4 tortues mortes. De vieillesse, d’épuisement ou de pollution : partout des plastiques !
Nous prenons la seconde route pour gagner les dunes blanches, les Sugar Dunes, par le sud, plus longue mais plus sûre. Marais salants quasiment abandonnés et voici enfin - salé-sucré - les dunes de sucre ! Nous y sommes absolument seuls, avec quelques plastiques… Shana’a. Trop tard pour le ferry de 15h. Plusieurs femmes non seulement voilées, mais aussi masquées avec ce masque en pointe qui n’aurait pas le même sens au carnaval de Venise. Nous prenons celui de 17h pour l’île de Masirah. La nuit arrive nous nous arrêtons près de Hilf, nous dormons dans la voiture, près d’une mosquée et de la mer silencieuse, de 20h à 6h, comme d’habitude !
Dimanche 31 : Un petit tour de ville pour les horaires du retour et les provisions et nous ‘descendons’ la côte Est le ciel est bleu, la mer aussi il n’y a que nous… Interdit de rouler sur le sable (plein de traces), de jeter des ordures (il y en a partout) ! Quelques dromadaires et une dizaine de moutons. Impression d’être dans un paysage en noir, à droite (dunes/petites collines de pierres noirâtres), et blanc, à gauche (sables et cailloutis), sur fond bleu. Côte inhospitalière, austère, minérale, non sans beauté. Quelques barques regroupées çà et là. Quelques enclos. Et nous arrivons à Ras Bu Rasas, à la pointe. Un jeune et bel Omanais, content de lui, laisse sa femme en bas et vient nous rejoindre pour …se faire prendre en photo (mais demande de ne pas photographier sa femme, tout là-bas dans ses voiles !). Il pose. 13 heures : arrêt sur la côte Ouest pour un thé karak à l’ombre. Le vent se lève. 16h, nous posons notre tente, avec vue sur une plage immense et la mer bleue, près de Masirah Beach Camp pêcheurs et mouettes à gauche la ville (Hilf) éclairée à droite, loin. Encore une superbe nuit étoilée. Même rythme solaire ou lunaire : 20h-6h.
Lundi 1er avril : Prendre le vieux ferry à 9 h nous fait gagner 5 heures. Paysage de dunes un peu roses sur fond de mer bleue, certaines avec des taches de végétation. Une mosquée en construction au milieu de quelques habitations /enclos/cabanes et de bateaux éparpillés. 14h : Al-Ashkharah : ville importante aux belles maisons et au port photogénique. Nous trouvons Jami al-Hamoda - non indiquée, pourtant rare et belle - mosquée en terre aux 52 coupoles juste au moment où les micros amplifient aux 4 coins l’appel puissant du muezzin à la voix superbe mais essoufflée. A 15h30, il fait 40°. Tente entre arbustes épineux et cailloux avant le Wadi Bani Khalid.
Mardi 2 : Le pas d’un dromadaire me réveille à 5h 30. 8h-9h : cours d’eau (wadi) dans une vallée encaissée puis une gorge palmiers et villages. Nous atteignons les ‘piscines’ du Wadi Bani Khalid, très aménagé. Très touristique ? A cette heure, nous sommes seuls, avec un balayeur et 3 femmes qui mènent leurs chèvres… Il fait déjà chaud. Nous retrouvons la côte. Un restaurant traditionnel et moderne, ses bonnes frites ( !) et notre citron-menthe. Le caissier et 3 consommateurs ne quittent pas leur téléphone multifonctions, comme tout le monde en Oman. 42° à la sortie ! Un long détour pour voir une assez jolie lagune, Khor Garami. Sour : son château restauré et son phare en terre, ses maisons en arc de cercle, ses chantiers navals et nous retrouvons quelques groupes de touristes. Lieu du bivouac un peu difficile à trouver après le Wadi Shab, mais agréable petite terrasse avec muret et vue sur les falaises et la mer.
Mercredi 3 : Beau lever de soleil. Wadi Shab, dès 7h 45. Nous sommes les premiers : oasis, palmiers, jardins, bassins d’eau claire, quelques jeunes Omanais (pas –aises) arrivent, puis quelques touristes. Au retour, à 10h15, le parking est comble ! Il faut dire que le bon sultan Qaboos a ajouté deux jours de congé aux deux habituels toutes les familles s’installent dans les wadi pour la journée. Wadi Tiwi : nous faisons demi-tour, si grand est l’embouteillage. Wifi au restaurant : échanges de mails. Le gouffre de Bimmah, aménagé beaucoup de familles. Wadi al-Arbiyyin : plus de 20 km de piste dans un paysage encaissé vent assez fort. Puis barrage de Wadi Dayqah en pleine rocaille, avec abords aménagés. Nous posons notre tente à la limite d’un très large wadi 5 hommes et femmes nous disent que c’est très bien un adolescent qui rentre du foot nous demande si nous avons besoin de quelque chose.
Jeudi 4 : 5h : trafic de la grande route assez proche, muezzin du village plus lointain et coq quelque part nous réveillent ! Le sol est encore chaud ! Le soleil franchit la montagne à 6h 45, il fait 26°, nous sommes prêts ! Nous passons le tropique du Cancer. Nous traversons Mascate par ses grandes artères : belles mosquées, opéra immense, hypermarkets, espaces verts et fleuris, réverbères… Bahla : forteresse un peu trop restaurée, grande et impressionnante, dédale de pièces. Discussion avec un couple de jeunes Français. En face, le souk est fermé, sauf quelques potiers. On nous offre un café dans la ruelle. Jabrin : château également du XVIIème, plus petit mais plus parlant, intérieur avec quelques meubles et bon audioguide. Nizwa : encore un château ! dont la grosse tour domine la ville. Nous achetons nos dernières cartes. Dans un autre quartier, éloigné - cauchemar des autoroutes urbaines ! -, nous trouvons enfin notre maison, la clé sur la porte, ce qui est moins sympathique que d’être vraiment accueilli ! Pas de Wifi.
Vendredi 5 : Marché aux bestiaux, essentiellement ovins et caprins, vraiment typique et intéressant, en particulier par le système d’enchères : les vendeurs tournent entre deux rangées d’acheteurs potentiels. Ambiance. Al-Hamra : vieux quartier en terre, en bois et en ruines au milieu, Bait al-Safah, musée ‘vivant’ avec deux femmes en costume traditionnel qui se prêtent aux activités domestiques. Thé et dattes. Misfat : village perché qui domine une oasis/palmeraie bien cachée dans les montages rocailleuses environnantes. Voici la montagne, très austère col à 1450 m, il ne fait que 29°. 16h : Djebel Shams et Wadi Ghul. Notre tente est posée au bord du grand canyon. Quelques autres campeurs. Nos plus proches voisins sont des Anglais venus de Dubaï, fort sympathiques. Coucher de soleil sur ce site grandiose.
Samedi 6 : 4 jeunes Omanais s’installent à 4h ! Le soleil éclaire peu à peu le canyon sans atteindre le fond. De 7h 45 à 9h, nous marchons seuls sur le sentier en balcon, dans ce site grandiose. C’est beau ! Au retour, nous croisons quelques marcheurs. 10 h, il commence à faire chaud (29°) certains démarrent… Petit restaurant avec Wifi. Djebel Akhdar : la piste est une 3 voies, les villages des petites villes un hôpital et de grands hôtels en construction… Nous nous installons sur le plateau, près d’un palais en travaux, cadeau du sultan Qaboos à l’émir du Qatar qui n’y est venu qu’une fois en 5 ans…
Dimanche 7 : Petit vent frais à 6h. Un village abandonné en ruines les marches sont rudes. Jardins, terrasses, arbres fruitiers. 3 villages reliés par des levadas et des escaliers. Les terrasses sont vertigineuses (cf. Andes). Quel travail ! On y cultive les roses, qui commencent à fleurir. Route…Sieste…39°… Visite du fort de Nakhal. Lieu de camping idéal, sous des arbres avec un banc.
Lundi 8 : il fait bon. Bonjour les chèvres ! Wadi Bani Awf : belles couleurs de la roche. Un peu de marche dans la gorge étroite du Little Snake Canyon. Nous voyons l’entrée du Snake Canyon que nous verrons de haut, ainsi que de beaux paysages austères, en suivant la piste impressionnante parfois. Une quarantaine de kms. Et encore un petit wadi pour la route ! Nous repassons à Nakhal et nous nous arrêtons à la source chaude dans laquelle pataugent quelques touristes allemands en groupe. Mascate : hôtel confortable et accueillant, lavage de la voiture, petit dîner sur un trottoir près de la mer : on ne se croirait pas dans la capitale !
Mardi 9 : Visite de la Grande Mosquée. Elle est grande ! trop propre ! trop riche ! à la gloire du sultan plus qu’à celle d’Allah. La grande salle peut faire penser au métro de Moscou… les 4 piliers sont lourds, la coupole trop… le lustre trop … Seuls le mihrab, les panneaux décoratifs et les arcades façon Cordoue trouvent grâce à nos yeux. Discussion avec un fidèle ouvert, tolérant, mais un peu prosélyte, qui me demande la différence que je fais entre le christianisme et l’islam. Nous venons à parler d’Adam et d’Eve, pour lui apparus d’un coup, créés par Dieu. Il n’adhère pas à la théorie de l’évolution.
Opéra royal : trop riche, trop fonctionnel, trop raide il fait davantage penser à un amphithéâtre d’université ou à une chambre de députés. Seeb : quartier moderne et chic au bord de la mer, restaurants de tous les pays. Autre grande mosquée. Nous recherchons l’ancien Seeb. Nous le trouvons et ne verrons plus aucun touriste. 15h : tout est fermé je fais le tour du quartier. Tout dort. Causette avec un Bangladais. 16h : les boutiques ouvrent. Thé. Corniche. 17h, il fait bon beaucoup de monde sur la plage et le large trottoir pour des activités sportives : les hommes en short font leur jogging les femmes en noir se contentent de marcher vite… Dernier restaurant au bord de la mer puis départ vers l’aéroport où nous rendons la voiture. Dans le hall de départ, dernière conversation avec un Pakistanais moderne de 37 ans qui s’interroge sur notre couple. Comment faites-vous pour être souriants au bout de plus de 40 ans de vie commune ? Sa femme, par Whats App, demande quel est le secret ! C’est pour nous un beau point final d’une après-midi tranquille et bien agréable.
Mercredi 10 : Francfort : aéroport très fréquenté. Paris : les rues nous semblent très étroites !
En espérant avoir été utile à quelques-uns.
Cordialement. Vulcanie
Nous sommes rentrés avec mon mari pleinement satisfaits d'un circuit de 3 semaines au printemps. C'est déjà loin mais j'ai préparé depuis un voyage de 4 semaines en Corée du Sud, voyage que nous avons fait en octobre. Nous avons beaucoup aimé les paysages, adoré le camping sauvage que nous ne pratiquons plus en Europe, apprécié l'hospitalité des Omanais et la sécurité du pays pour les voyageurs. Je voudrais remercier tous ceux dont j'ai lu les posts ou avec qui j'ai échangé pour préparer ce voyage.
Je ne fais pas de carnet de voyage, il s'agit d'un compte-rendu avec notre itinéraire, assorti de quelques impressions. Pour compléter, j'ai préparé aussi le bilan de nos dépenses. Ceux qui sont intéressés le trouveront dans la rubrique : argent / budget, pour ne pas trop alourdir le compte-rendu.
Mercredi 20 et jeudi 21 : Paris-Mascate via Munich. Très bel aéroport. 11h 30-13h : Mascate-Salalah. Banque, voiture, gare routière, courses (tente à 15 euros, camping gaz) dans un grand magasin où Zidane est toujours la référence et appartement (!) réservé dans un hôtel proche dudit Lulu Market. Nous longeons le bord de mer, apercevons le Palais du Sultan et faisons le tour du Souk Al-Husn (encens), sympathique mais de taille modeste. Tour de l’horloge (près de ‘chez nous’) et restaurant turc d’où nous entendons le premier appel à la prière, discret. Salalah est une ville difficile à ‘visualiser’ dans laquelle nous nous sommes quelque peu cherchés ; tout est grand, des chantiers partout, des 2 fois 3 voies et des bananeraies au milieu des quartiers…
Vendredi 22 mars : Réverbères grand chic ! Le long de toutes les grandes routes ! Les sorties de ville donnent une drôle d’impression : immeubles, en fait grandes maisons particulières, souvent ‘voyantes’, posées au milieu de rien, sans liaison entre elles contraste entre richesse et terrain désertique. Ayn Razat : une source et des jardins au pied de la montagne. Personne. Et voici un groupe de touristes chinois. Puis un premier troupeau de dromadaires. Taqah : petite forteresse en terre, courettes et escaliers, fraîcheur. Personne sur la route mais plusieurs bus de Chinois ! Parc archéologique de Khor Rori = ville et port fortifiés de Sumhuram : belles ruines avec vue sur l’embouchure. Il fait chaud à midi ! Au guichet, discussion sur les Champs-Elysées et les Gilets jaunes : ‘ Les Français sont fous et le sultan très bien ‘ ! Djebel Samhan : quelques arbres, des troupeaux de vaches, certains importants. Tawi Attair, un gouffre naturel . Arrêt dans une petite ‘boutique à thé’ notre gaz est défectueux : le ‘patron’ nous cuit nos œufs. Et notre thé nous est offert par deux jeunes Omanais qui ont envie de parler avec nous du couple, de la famille (où sont leurs femmes et leurs enfants ?), du divorce, des coutumes, du respect du père, quel que soit son âge etc… Ils nous indiquent le lieu idéal pour notre premier campement : un balcon/belvédère qui permet d’apprécier le coucher du soleil et qui domine de 1.000 mètres les lumières de la ville de Mirbat et la mer éclairée par la lune.
Samedi 23 : 6h : aurore, 6h30 lever, 7h brume monte, 7h30 soleil, nous partons. Beaucoup de dromadaires. Je ne le répèterai pas ! Nous voyons notre balcon d’en bas. A l’entrée de Mirbat, petit mausolée de Bin Ali. Une famille de 7 ou 8 personnes y prie. Ville qui donne l’impression d’abandon et de construction à la fois et de calme, avec ses 2 minarets et son palmier, vue du port. Bateaux de pêche traditionnels. Chute d’eau réduite du Wadi Dharbat, mais le site est large et offre de curieuses formations rocheuses en forme de végétation. Puis nous ‘remontons’ en voiture le wadi, bordé d’arbres endroit fréquenté par les familles. Marche, thé, discussion avec 5 jeunes de 20 ans venus de Salalah. 2 hommes font leur prière au soleil couchant. Nous posons notre tente. Tout le monde est parti. Nos seuls voisins de passage sont quelques dromadaires.
Dimanche 24 : Retour à Salalah. Visite de la Mosquée Sultan Qaboos, très sobre, moderne (trop tard pour la salle de prière) accueil souriant le gardien nous donne un cours accéléré sur les religions, l’Islam etc. et une brochure complète sur l’Islam en français (cf. les brochures dans nos églises). Du dromadaire …en brochettes, dégusté sur de larges divans. Mausolée très pauvre, voire miteux de Nabi Ayyub : logique, puisqu’il s’agit de Job ! Mais un mausolée pour un personnage littéraire … Mughsail : beaux bleus et verts de la mer la montagne a le pied dans l’eau ! Un ‘restau’-tente sur la plage : nous y prenons un thé excellent, gratuit ! Une petite mosquée et une rangée de maisons identiques constituent le village tout petit port de pêche. Nous regardons les jets d’eau de mer des ‘blowholes’. Puis nous gagnons la plage de Fizayah par 10 km de route en terre et en virages. Nous mettons notre tente sur la plage : un paysage entier pour nous seuls et l’impression de dormir dans les vagues…
Lundi 25 : Les pastels de l’aube… Nous allons vers le Yémen check point army. A Shaat, les nuages qui montent de la mer limitent le superbe point de vue sur ladite mer (Sea Overlooking Site). Une trouée : vue plongeante de 1.000 mètres (avec des déchets en premier plan derrière la balustrade). Une remarque pour l’ensemble d’Oman : le plastique a encore de l’avenir ! Petites nappes dans les restaurants, gobelets (jamais en verre !), sacs dans toutes les boutiques. Et tout est jeté partout les plages sont couvertes de déchets. Seuls les centres des villes, les grandes routes et les monuments sont impeccables. Deuxième sink hole (gouffre) sans grand intérêt. Un dromadaire tué et une voiture taxi dans la paroi rocheuse … Nous prenons deux stoppeurs dont un Bangladais sur la route de Raqhut, notre point le plus austral. Village comme déserté, inhabité, au bord de la mer aucun commerce, alors que nous trouvons peu après tous les commerces regroupés le long de la route, en plein ‘désert’. Nous achetons deux fruits : le gentil fruitier nous prend en photo. Pendant le repas, un Pakistanais nous dit que les gens, les peuples, sont amicaux ce sont les gens qui ont le pouvoir qui sont mauvais. A la sortie, 4 Omanais prennent le thé sur le parking et nous invitent un seul parle anglais un jeune discret qui sourit au discours des anciens, un de 88 ans nourri au lait et à la viande de dromadaire et un beau propriétaire de 200 dromadaires qui nous invite à venir manger le mouton chez lui. La conversation devient plus gaillarde… D’après l’anglophone, tout va bien en Oman les seuls problèmes viennent des gens du Bangladesh ou d’Inde ! Bref, des immigrés ! Tiens donc ! Haut plateau désertique, rocailleux, venté, plutôt grandiose. Plein de dromadaires. Quelques kilomètres pour trouver des arbres à encens (Boswellia sacra) : en vain ! Retour à Mughsail : deux gros bus de touristes pour voir les trous. Un citron-menthe bien frais - notre boisson favorite pendant le voyage - en terrasse. De notre tente, vue imprenable sur le village, sa mosquée (discret appel à la prière), sa langue de sable et ses eaux bleues.
Mardi 26 : Quelques déviations sur ces routes immenses et en bon état. Nous retrouvons Salalah, l’intérieur de la Grande Mosquée, son lustre gigantesque et son tapis de plusieurs tonnes. Et nous visitons le très beau Musée Terre d’encens (plus archéologique). Dépôt de nos sacs à la gare routière, essence, lavage, repas (plus chic), aéroport pour rendre la voiture, bus, gare routière. Petit tour dans le nouveau souk – viande, poisson, légumes, dattes thé ambiance tranquille de petite ville plus que d’une grande. Et bon repas avant de prendre le bus à 19 heures. Un Indien sympathique et content que nous connaissions son pays.
Mercredi 27 : 11 heures pour 1 000 kilomètres. Confortable mais glacial. Arrivée à 6h à l’aéroport où nous prenons notre petit 4x4. Mascate : Muscat en anglais, ce qui est paradoxal dans ce pays sans alcool ville immense, constituée en partie de villages occupant les petites baies dans les creux de montagnes routes bordées de palmiers, parterres artistement fleuris. Courses à Carrefour : gigantesque. Notre hôtel est à Mutrah : 30 km de route à 6 voies ! Le port est agréable, avec ses 2 jolies mosquées aux minarets et coupoles bleus, mais gâché par deux bateaux de croisière que l’on croirait en ciment ! Discussion avec un chauffeur de taxi puis avec le marchand de cartes postales du Kerala. Un musée dans une belle maison, Bait al-Baranda, qui tient plus de la promotion touristique. Chez nous, les hommes allaient au café, les femmes à l’église ici, les hommes font tout (!). Souk de l’or et des tissus. Quelle créativité pour varier la même tenue noire ! Très fréquenté plein de femmes entre elles et en noir dans les boutiques. Un marchand nous montre son selfie avec François Hollande. Corniche tranquille se croisent une femme avec masque en cuir et une touriste en tenue ultra-courte, niaise et contente d’elle.
Jeudi 28 : Des tours de guet ornent plusieurs pitons. Vieux Mascate. Musée de la Porte. Beaucoup de petites mosquées. (Un des) palais du sultan, colonnade, bâtiments administratifs, le tout a de l’allure, est d’une blancheur éclatante et d’une propreté maniaque. Un peu vide seuls quelques touristes locaux se prennent en photo devant les grilles. Fleurs superbes dans le quartier. Un monsieur digne avec sa petite école privée ! Musée Bait al-Zubair : belle maison avec jardin musée des traditions remarquable, beaux objets mis en valeur de façon moderne, explications intéressantes très pédagogiques un groupe d’étudiants en anglais, beaux et sympathiques avec leur professeure. Midi, le temps se couvre, des appels à la prière éclatent en même temps. Ils sont plus présents que dans la région de Salalah. Les petites villes/quartiers, les grands bâtiments / écoles / casernes / universités /hôtels se succèdent. Ce n’est ni populaire, ni touristique. En terrasse dans la marina Bandar al-Rowdha, chic et plus cher, pour manger, écrire des cartes et attendre le bateau. Aller-retour agréable en dhow par un temps malheureusement gris nous voyons de la mer les criques traversées et reconnaissons palais et bâtiments. Et nous refaisons la route de nuit. Corniche éclairée et animée. Même petit restaurant.
Vendredi 29 : Cartes postées elles arriveront à partir du 8 avril. De 8h à 10h 30, nous quittons Mascate vers le sud, ses immenses échangeurs, ses immeubles et ses mosquées en construction, ses perpétuels chantiers puis, peu à peu, nous quittons aussi la montagne pour une région plate, désertique mais non déserte de gros villages s’étalent sur ces espaces sans limites. Arrêt à Sinaw. La route reste large et impeccable dans le désert. Formation de mirages. Vers 15h apparaissent les premières dunes. Nous bifurquons vers la mer les dunes blanchissent il fait 37° et voici la mer, une rangée de bateaux en bois posés dessus et une rangée d’oiseaux sur le rivage. Nous voici à White Beach. Nous allons rouler sur le sable avec quelque hésitation quand nous rencontrons un couple de jeunes Québécois. A deux, c’est mieux ! Nous commençons par sauver une vieille tortue, couverte de coquillages et de lichens, totalement épuisée, essoufflée. Il est, sinon impossible, du moins très risqué de franchir une zone sableuse. Nous décidons de camper là.
Samedi 30 : Des dauphins passent. Sur la plage, 3 ou 4 tortues mortes. De vieillesse, d’épuisement ou de pollution : partout des plastiques !
Nous prenons la seconde route pour gagner les dunes blanches, les Sugar Dunes, par le sud, plus longue mais plus sûre. Marais salants quasiment abandonnés et voici enfin - salé-sucré - les dunes de sucre ! Nous y sommes absolument seuls, avec quelques plastiques… Shana’a. Trop tard pour le ferry de 15h. Plusieurs femmes non seulement voilées, mais aussi masquées avec ce masque en pointe qui n’aurait pas le même sens au carnaval de Venise. Nous prenons celui de 17h pour l’île de Masirah. La nuit arrive nous nous arrêtons près de Hilf, nous dormons dans la voiture, près d’une mosquée et de la mer silencieuse, de 20h à 6h, comme d’habitude !
Dimanche 31 : Un petit tour de ville pour les horaires du retour et les provisions et nous ‘descendons’ la côte Est le ciel est bleu, la mer aussi il n’y a que nous… Interdit de rouler sur le sable (plein de traces), de jeter des ordures (il y en a partout) ! Quelques dromadaires et une dizaine de moutons. Impression d’être dans un paysage en noir, à droite (dunes/petites collines de pierres noirâtres), et blanc, à gauche (sables et cailloutis), sur fond bleu. Côte inhospitalière, austère, minérale, non sans beauté. Quelques barques regroupées çà et là. Quelques enclos. Et nous arrivons à Ras Bu Rasas, à la pointe. Un jeune et bel Omanais, content de lui, laisse sa femme en bas et vient nous rejoindre pour …se faire prendre en photo (mais demande de ne pas photographier sa femme, tout là-bas dans ses voiles !). Il pose. 13 heures : arrêt sur la côte Ouest pour un thé karak à l’ombre. Le vent se lève. 16h, nous posons notre tente, avec vue sur une plage immense et la mer bleue, près de Masirah Beach Camp pêcheurs et mouettes à gauche la ville (Hilf) éclairée à droite, loin. Encore une superbe nuit étoilée. Même rythme solaire ou lunaire : 20h-6h.
Lundi 1er avril : Prendre le vieux ferry à 9 h nous fait gagner 5 heures. Paysage de dunes un peu roses sur fond de mer bleue, certaines avec des taches de végétation. Une mosquée en construction au milieu de quelques habitations /enclos/cabanes et de bateaux éparpillés. 14h : Al-Ashkharah : ville importante aux belles maisons et au port photogénique. Nous trouvons Jami al-Hamoda - non indiquée, pourtant rare et belle - mosquée en terre aux 52 coupoles juste au moment où les micros amplifient aux 4 coins l’appel puissant du muezzin à la voix superbe mais essoufflée. A 15h30, il fait 40°. Tente entre arbustes épineux et cailloux avant le Wadi Bani Khalid.
Mardi 2 : Le pas d’un dromadaire me réveille à 5h 30. 8h-9h : cours d’eau (wadi) dans une vallée encaissée puis une gorge palmiers et villages. Nous atteignons les ‘piscines’ du Wadi Bani Khalid, très aménagé. Très touristique ? A cette heure, nous sommes seuls, avec un balayeur et 3 femmes qui mènent leurs chèvres… Il fait déjà chaud. Nous retrouvons la côte. Un restaurant traditionnel et moderne, ses bonnes frites ( !) et notre citron-menthe. Le caissier et 3 consommateurs ne quittent pas leur téléphone multifonctions, comme tout le monde en Oman. 42° à la sortie ! Un long détour pour voir une assez jolie lagune, Khor Garami. Sour : son château restauré et son phare en terre, ses maisons en arc de cercle, ses chantiers navals et nous retrouvons quelques groupes de touristes. Lieu du bivouac un peu difficile à trouver après le Wadi Shab, mais agréable petite terrasse avec muret et vue sur les falaises et la mer.
Mercredi 3 : Beau lever de soleil. Wadi Shab, dès 7h 45. Nous sommes les premiers : oasis, palmiers, jardins, bassins d’eau claire, quelques jeunes Omanais (pas –aises) arrivent, puis quelques touristes. Au retour, à 10h15, le parking est comble ! Il faut dire que le bon sultan Qaboos a ajouté deux jours de congé aux deux habituels toutes les familles s’installent dans les wadi pour la journée. Wadi Tiwi : nous faisons demi-tour, si grand est l’embouteillage. Wifi au restaurant : échanges de mails. Le gouffre de Bimmah, aménagé beaucoup de familles. Wadi al-Arbiyyin : plus de 20 km de piste dans un paysage encaissé vent assez fort. Puis barrage de Wadi Dayqah en pleine rocaille, avec abords aménagés. Nous posons notre tente à la limite d’un très large wadi 5 hommes et femmes nous disent que c’est très bien un adolescent qui rentre du foot nous demande si nous avons besoin de quelque chose.
Jeudi 4 : 5h : trafic de la grande route assez proche, muezzin du village plus lointain et coq quelque part nous réveillent ! Le sol est encore chaud ! Le soleil franchit la montagne à 6h 45, il fait 26°, nous sommes prêts ! Nous passons le tropique du Cancer. Nous traversons Mascate par ses grandes artères : belles mosquées, opéra immense, hypermarkets, espaces verts et fleuris, réverbères… Bahla : forteresse un peu trop restaurée, grande et impressionnante, dédale de pièces. Discussion avec un couple de jeunes Français. En face, le souk est fermé, sauf quelques potiers. On nous offre un café dans la ruelle. Jabrin : château également du XVIIème, plus petit mais plus parlant, intérieur avec quelques meubles et bon audioguide. Nizwa : encore un château ! dont la grosse tour domine la ville. Nous achetons nos dernières cartes. Dans un autre quartier, éloigné - cauchemar des autoroutes urbaines ! -, nous trouvons enfin notre maison, la clé sur la porte, ce qui est moins sympathique que d’être vraiment accueilli ! Pas de Wifi.
Vendredi 5 : Marché aux bestiaux, essentiellement ovins et caprins, vraiment typique et intéressant, en particulier par le système d’enchères : les vendeurs tournent entre deux rangées d’acheteurs potentiels. Ambiance. Al-Hamra : vieux quartier en terre, en bois et en ruines au milieu, Bait al-Safah, musée ‘vivant’ avec deux femmes en costume traditionnel qui se prêtent aux activités domestiques. Thé et dattes. Misfat : village perché qui domine une oasis/palmeraie bien cachée dans les montages rocailleuses environnantes. Voici la montagne, très austère col à 1450 m, il ne fait que 29°. 16h : Djebel Shams et Wadi Ghul. Notre tente est posée au bord du grand canyon. Quelques autres campeurs. Nos plus proches voisins sont des Anglais venus de Dubaï, fort sympathiques. Coucher de soleil sur ce site grandiose.
Samedi 6 : 4 jeunes Omanais s’installent à 4h ! Le soleil éclaire peu à peu le canyon sans atteindre le fond. De 7h 45 à 9h, nous marchons seuls sur le sentier en balcon, dans ce site grandiose. C’est beau ! Au retour, nous croisons quelques marcheurs. 10 h, il commence à faire chaud (29°) certains démarrent… Petit restaurant avec Wifi. Djebel Akhdar : la piste est une 3 voies, les villages des petites villes un hôpital et de grands hôtels en construction… Nous nous installons sur le plateau, près d’un palais en travaux, cadeau du sultan Qaboos à l’émir du Qatar qui n’y est venu qu’une fois en 5 ans…
Dimanche 7 : Petit vent frais à 6h. Un village abandonné en ruines les marches sont rudes. Jardins, terrasses, arbres fruitiers. 3 villages reliés par des levadas et des escaliers. Les terrasses sont vertigineuses (cf. Andes). Quel travail ! On y cultive les roses, qui commencent à fleurir. Route…Sieste…39°… Visite du fort de Nakhal. Lieu de camping idéal, sous des arbres avec un banc.
Lundi 8 : il fait bon. Bonjour les chèvres ! Wadi Bani Awf : belles couleurs de la roche. Un peu de marche dans la gorge étroite du Little Snake Canyon. Nous voyons l’entrée du Snake Canyon que nous verrons de haut, ainsi que de beaux paysages austères, en suivant la piste impressionnante parfois. Une quarantaine de kms. Et encore un petit wadi pour la route ! Nous repassons à Nakhal et nous nous arrêtons à la source chaude dans laquelle pataugent quelques touristes allemands en groupe. Mascate : hôtel confortable et accueillant, lavage de la voiture, petit dîner sur un trottoir près de la mer : on ne se croirait pas dans la capitale !
Mardi 9 : Visite de la Grande Mosquée. Elle est grande ! trop propre ! trop riche ! à la gloire du sultan plus qu’à celle d’Allah. La grande salle peut faire penser au métro de Moscou… les 4 piliers sont lourds, la coupole trop… le lustre trop … Seuls le mihrab, les panneaux décoratifs et les arcades façon Cordoue trouvent grâce à nos yeux. Discussion avec un fidèle ouvert, tolérant, mais un peu prosélyte, qui me demande la différence que je fais entre le christianisme et l’islam. Nous venons à parler d’Adam et d’Eve, pour lui apparus d’un coup, créés par Dieu. Il n’adhère pas à la théorie de l’évolution.
Opéra royal : trop riche, trop fonctionnel, trop raide il fait davantage penser à un amphithéâtre d’université ou à une chambre de députés. Seeb : quartier moderne et chic au bord de la mer, restaurants de tous les pays. Autre grande mosquée. Nous recherchons l’ancien Seeb. Nous le trouvons et ne verrons plus aucun touriste. 15h : tout est fermé je fais le tour du quartier. Tout dort. Causette avec un Bangladais. 16h : les boutiques ouvrent. Thé. Corniche. 17h, il fait bon beaucoup de monde sur la plage et le large trottoir pour des activités sportives : les hommes en short font leur jogging les femmes en noir se contentent de marcher vite… Dernier restaurant au bord de la mer puis départ vers l’aéroport où nous rendons la voiture. Dans le hall de départ, dernière conversation avec un Pakistanais moderne de 37 ans qui s’interroge sur notre couple. Comment faites-vous pour être souriants au bout de plus de 40 ans de vie commune ? Sa femme, par Whats App, demande quel est le secret ! C’est pour nous un beau point final d’une après-midi tranquille et bien agréable.
Mercredi 10 : Francfort : aéroport très fréquenté. Paris : les rues nous semblent très étroites !
En espérant avoir été utile à quelques-uns.
Cordialement. Vulcanie
Périple en Asie du Sud-est English translation pending

Bonjour à tous,
J'avoue avoir pas mal tergiversé avant de me décider à publier ce carnet. Car l'Asie du Sud-Est, à commencer par la Thaïlande, est une zone sur laquelle beaucoup de carnets ont déjà été publiés, notamment par des voyageurs qui sont devenus de vrais spécialistes du secteur.
Et puis finalement, ce voyage en famille fut un tel régal qu'il me semble normal de faire un retour sur VF. J'y prends régulièrement des infos pour préparer mes voyages (merci notamment à Anne alias Xeta pour son carnet et ses infos pratiques), alors ce carnet sera un juste retour des choses.
Tout aurait dû bien commencer pour ce voyage car, contrairement à nos avions pour l'Indonésie en 2015 et pour le Nicaragua en 2017, qui avaient tous les deux été annulés au dernier moment alors que nous étions quelques centaines à poireauter en salle d'embarquement, notre avion pour Bangkok a bien décollé, lui, en temps et en heure. Mais sans nous quand même !
En effet, quelques jours plus tôt, le brevet des collèges que passait notre fils aîné avait été décalé de quelques jours par le ministre pour cause de... canicule ! Les école maternelles n'ont pas été fermées mais les collèges qui accueillaient le brevet, si ! Allez comprendre. Toujours est-il que notre avion s'est trouvé à décoller quelques minutes seulement après la fin de la dernière épreuve du brevet, nous étions donc un poil trop courts pour l'attraper. Nous avons ainsi dû décaler notre vol de 24 heures. Nous attendons d'ailleurs toujours le remboursement partiel auquel nous avons droit mais peu importe, c'est une autre histoire...
Si je cite cette anecdote qui n'a apparemment rien à voir avec la Thaïlande, c'est parce qu'une fois arrivés à Bangkok, le monsieur à l'accueil de notre hôtel nous annonce qu'il a annulé par erreur les 3 nuitées que nous y avions réservées. J'avais pourtant envoyé 2 mails de confirmation de notre réservation en précisant que nous manquerions juste la première nuit et j'avais reçu une réponse positive, mais il a fait la boulette quand même ! Bref, après le coup de l'avion, quand ça veut pas, ben ça veut pas 🤪
Nous prenons donc la nouvelle avec le sourire (quoi de plus normal dans ce pays !), alors que notre interlocuteur de l'hôtel, lui, n'esquisse pas le moindre rictus. Il paraît que quand on va au pays du sourire, il y en a toujours un qui fait exception à la règle. Pour nous, ce sera donc celui-là ! Mais ce n'est pas bien grave, tous les autres rattraperont le coup après lui, au fil de notre séjour...
Enfin bon, après une demi-journée perdue bêtement pour chercher un autre hôtel, puis pour le rejoindre au milieu de l'intense circulation de Bangkok, notre voyage peut enfin commencer. Sauf que c'est l'heure de manger puis de se coucher. Le voyage commencera donc enfin demain.
BANGKOK
Selon le dernier classement des villes les plus visitées du monde, Bangkok se situe à... la première place ! Devant Londres (2e) et Paris (3e), excusez du peu. Et si certains quartiers ne sont pas spécialement sexy, certains sites en revanche constituent de pures merveilles et justifient un tel classement.

Après tous les problèmes que nous avons rencontrés d'emblée dans ce voyage, il ne nous reste plus qu'un jour pour visiter Bangkok, au lieu de deux et demi comme initialement prévu, sachant que nous y reviendrons une demi-journée au milieu du séjour.
Nous allons donc manquer de temps pour visiter la ville mais bon il faut faire avec et nous allons essayer de voir le maximum de choses pour cette première journée que nous n'avons pas volée !
Nous commençons donc par traverser, rapidement hélas, le marché aux fleurs.

Il paraît qu'il est ouvert 24 heures sur 24. En tout cas lors de notre venue, il n'y a pas foule mais l'endroit, où il y a également pas mal de fruits et légumes, est vraiment agréable.
Nous enchaînons par l'un des fameux temples de Bangkok : le Wat Pho.

Son architecture nous dépayse totalement et je dois dire qu'avec le stress énorme que nous a causé pendant une semaine le report de notre départ, ce lieu sacré nous fait un bien fou. C'est pour vivre ce genre de moments que nous aimons tant voyager.

Alors bien sûr, le temps n'est pas très beau (pas étonnant, on est en juillet mais ça au moins, c'était prévu), contrairement au site !

Là, ça y est, notre voyage est enfin bel et bien lancé.
A l'intérieur de ces bâtiments multicolores, les bouddhas sont omniprésents et rivalisent de sérénité.


Le plus grand et le plus impressionnant d'entre eux, c'est Bouddha couché, représenté sur son lit de mort juste avant d'atteindre le Parinirvāṇa (la fin de l'existence physique pour qui a atteint l'éveil).

Ce magnifique bouddha est entièrement recouvert de feuilles d'or. Il nous impressionne.
La salle qui l'accueille, bien que très grande, semble trop exiguë pour cette statue qui en impose : 46 mètres de long sur 15 de haut.

Et que dire de ses pieds, qui sont au moins aussi beaux que tout le reste : incrustés de nacre, ils représentent les 108 actions qui ont permis à Bouddha d'atteindre la perfection.


Ci-dessus : la plante du pied de Bouddha
Un peu plus loin se trouve le sanctuaire principal : l'Ubosot. A l'intérieur, on retrouve Bouddha, mais assis cette fois. C'est en dessous de cette statue toute en or et en cristal que sont conservées les cendres du célèbre roi Rama Ier (1737-1809).

A noter enfin que dans l'enceinte du Wat Pho, on trouve également une école de médecine et de massages traditionnels, qui fut créée pour assurer la transmission des savoirs ancestraux.
Aujourd'hui, elle assure la formation des étudiants venus du monde entier. Les visiteurs peuvent d'ailleurs se faire masser dans les règles de l'art, même si l'attente peut parfois être un peu longue...
Bon, finalement, il commence bien ce voyage en Thaïlande. Nous enchaînons avec un autre temple, le Wat Arun.

Contrairement au Wat Pho qui est très color��, la Wat Arun apparaît plutôt blanc de loin. Mais de près, on constate que c'est une infinité de petites mosaïques colorées qui constituent ce gigantesque ensemble.

Une partie seulement des escaliers du prang central (72 mètres de haut) est ouverte au public, ce qui est suffisant pour avoir une jolie vue sur Bangkok quand le temps s'y prête... ce qui n'était pas le cas le jour de notre visite !
Si les deux temples que nous avons visités nous ont impressionnés, que dire de celui que nous allons voir dans la foulée : le Wat Phra Kaeo. Mais je posterai la suite dans un prochain message, ayant déjà presque atteint mon quota de photos...

California! Nevada! Utah! Oh!
After my trip to Oregon in 2018 (see Travel Journal "Oregon and Only Oregon"), I vaguely intended to return to the West (the western USA, of course—the west of France is where I almost live) someday, later... with no specific date or plan.
November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).
The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.
Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.
Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:
Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).
Another view:

I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.
Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.
I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).
The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.
Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.
Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:
Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).
Another view:

I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.
Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.
I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
Balade hongkongaise English translation pending

Même si ces derniers temps, la métropole de Hong Kong fait plus souvent parler d'elle pour ses manifestations de rues que pour son côté «vaut la visite » … ce territoire, ces îles, cette ville n'en demeurent pas moins des lieux intéressants à découvrir. Au cours de mon récent périple en Chine, j'y ai fait une brève étape, le temps d'y découvrir quelques uns de ses centres d'intérêts. Ce sont ces visites que je me propose d'évoquer ici : des impressions et du dépaysement, un peu de texte et beaucoup de photos. Hong Kong est assurément une « Chine » singulière, une Chine en mouvement … Bienvenue dans ma balade hongkongaise.

Arrivé depuis la Chine continentale en fin d'après-midi, ma première vision du centre ville de Hong Kong sera nocturne … mais tout illuminée ! Nous sommes sur l'artère principale de la cité : Nathan Road. Une « road» qui est en fait une large « street ». Cette longue voie rectiligne traverse tout le secteur central de la péninsule de Kowloon sur près de 4 kilomètres. Autant le dire, cette première balade va prendre des allures de randonnée pédestre. Des commerces, des hôtels, des restaurants, des fast food et des panneaux publicitaires jalonnent l'avenue … et surtout, en soirée ce sont les enseignes lumineuses multicolores qui captent le regard. Un vrai festival de lumières, la fée électricité fait le show.

On dirait que chaque établissement ou chaque shop tentent de se démarquer à grand renfort d'éclairage. Le résultat ? Tout se confond dans un immense patchwork de teintes flashy … Là, ça clignote et scintille, ici çà brille et se reflète même sur les carrosseries des voitures.

Tiens, à propos de voitures, ici à Hong Kong on roule encore à gauche, un souvenir du temps où le territoire était une colonie britannique avant d'être rétrocédée, en grande pompe, à la Chine, c'était en 1993. (à noter que dans le reste de la Chine la conduite est à droite). A regarder le flot de voiture, on s'aperçoit que la teinte rouge est particulièrement fréquente parmi les autos, rouge et blanc précisément, c'est la couleur des taxis hongkongais et ils sont nombreux à sillonner les rues de la cité. Au gré de la balade dont le but principal est de « s'immerger » dans l'ambiance du Hong Kong by night (et de faire quelques photos, je ne change pas !) voilà qu'on emprunte une rue perpendiculaire à la très fréquentée Nathan road puis successivement une autre parallèle et ainsi de suite … et au bout d'une demi-heure, on ne sait plus vraiment où l'on se trouve … une situation des plus classique ! Le moment est donc venu de sortir le plan de ma poche et d'essayer de me repérer dans ce dédale de rues quadrillant le quartier. Mieux que le plan que je ne cesse d'orienter en tout sens, les renseignements glanés auprès de deux sympathiques piétonnes me seront bien plus utiles.
Je cherche le marché nocturne du secteur … Ok, c'est au bout de la rue, à droite puis gauche, ok ! ok ! Thanks.

On se retrouve vite un peu à l'écart de la grande avenue commerçante, une lumière blafarde tente d'éclairer les quelques étals de marchandises : là des fruits, ici des légumes plus verts les uns que les autres.


A côté trônent des pyramides d’œufs, les poules ne sont pas loin … pendues par le cou. Quant aux ménagères, elles se font rares, l'heure tardive en est probablement l'explication. Les passants s'agglutinent beaucoup plus auprès des stands des fast food locaux : nouilles chinoises en quantité, poulets frits et beaucoup de dim sum, une spécialité culinaire originaire de la ville de Canton. Ce sont des sortes de boules, type petits pains ronds et fourrés. Garnis de viandes ou de crevettes ou de bien d'autres ingrédients. Souvent cuits à la vapeur dans des corbeilles en bambou les dim sum se déclinent en de multiples versions, salés ou sucrés … c'est local et ma foi savoureux. Je m'en étonne encore, mais je n'ai pas fait de photos de stand de dim sum, pourtant cela ne manque pas dans le centre ville.
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Une autre rue et un autre type de marché, on parvient à présent au Ladies Market. Installé tout au long d'une rue dédiée aux piétons, ce marché n'attend pas seulement les ménagères locales. Apparemment en ce lieu ce sont plutôt les visiteurs que l'on rencontre. Tout un ensemble de cadeaux souvenirs leur sont proposés. De l'artisanat, un peu et des babioles, beaucoup. Incontournables, les « I love HK », imprimés sur des sacs de toiles et des tee shirts.

A se faufiler entre les présentoirs, on se laisserait vite tenter par quelques objets à ramener en souvenir de ce passage à Hong Kong. Devant ces pulsions d'achats lors des voyages, un ami me racontait qu'il avait trouvé une solution efficace pour calmer ses envies (ou celles de son épouse) : s'interroger à chaque fois de la place où l'on envisage de placer l'objet ? Sur quelle étagère, sur quel meuble ou dans quelle pièce va-t-on placer l'objet convoité ? Des interrogations qui au final vous dissuadent le plus souvent de succomber à ces achats compulsifs …

Les courses hippiques sont une passion pour beaucoup de hongkongais et les paris sportifs qui vont avec, aussi … on gagne parfois mais on perd souvent comme d'ailleurs dans beaucoup de jeux d'argent. En tout cas, on joue même en soirée comme en témoigne cette photo d'un bureau de paris du HK Jockey Club. Ce Club est une ancienne tradition locale, il ne date pas d'hier, sa création remonte aux années 1880. Un Jockey Club qui s'avère être un des plus gros contributeurs au budget du territoire mais également une association connue pour ses actions de bienfaisance.
La journée a été longue, il se fait tard … le temps d'une nuit de repos est le bienvenu avant d'entamer les visites du lendemain.
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Un premier coup d’œil par la fenêtre, un réflexe matinal … Bon, la vue depuis la chambre d'hôtel n'a rien d'exceptionnelle : des immeubles, des tours sur la colline, une église en contrebas et les bâtiments d'un collège. Le temps est dégagé avec quelques rayons de soleil, sans doute le principal intérêt pour moi de ce point de vue observé au saut du lit. Nous sommes en septembre, à la fin de la saison des pluies. Sous ces latitudes au sud de la Chine, le climat de l'archipel est subtropical, chaud et plutôt humide surtout de mai à septembre. Et pour aujourd'hui le temps se présente plutôt bien, rien de mieux pour vous mettre en forme.

A voir cette jeune femme dans une rue au bas de la résidence, on le constate, les ombrelles sont de sortie. Élégance et surtout protection contre le rayonnement du soleil. Des ombrelles qui dès l'arrivée d'une averse se transforment en parapluie, un double usage, pratique n'est-de pas ?

Direction ce matin vers les hauteurs … pour une vue panoramique de la ville. Mais se déplacer en véhicule dans l'agglomération de Hong Kong vous contraint à la patience, le trafic y est dense et les embouteillages permanents. On sait donc quand on part, mais concernant le moment de l'arrivée à sa destination, c'est toujours aléatoire. Alors patientons calmement … en regardant, pour l'instant, les hauts immeubles, mais d'en bas.

Un peu plus tard et après avoir traversé un bras de mer par un tunnel sous marin, nous voilà sur une nouvelle île. Une des 261 (de plus de 500 m²) que compte l'archipel de Hong Kong, précisément sur l'île principale nommée sans grande originalité : île de Hong Kong !
Coincée entre les gratte-ciel du quartier d'affaires, la voie serpente tout en s'élevant peu à peu.

Le secteur est calme ce matin mais ce n'a pas été toujours le cas durant ces derniers mois. Une agitation qui n'était pas due aux affaires économiques mais aux manifestations. Depuis le mois de mars (2019), un vent de protestation souffle sur le territoire hongkongais et les manifestations rassemblant des milliers de participants se déploient régulièrement dans ce secteur. Une cible pour les opposants voulant ainsi toucher le cœur économique et financier de Hong Kong. Barricades, tirs de gaz lacrymogènes, affrontements entre manifestants et policiers avec son inévitable lots de violences et de blessés … on a tous vu ces images dans les médias !
Des mouvements de protestations qui manifestent une opposition marquée à l'autorité du régime de Pékin en plaidant pour plus d'autonomie, plus de démocratie et de respects des libertés individuelles. L'ancienne Colonie britannique de Hong Kong a été rétrocédée à la Chine en 1997 avec une spécificité bien résumée par cette formule : « Un pays et deux systèmes ». Cependant, beaucoup de hongkongais dénoncent actuellement une emprise grandissante de Pékin sur leur territoire, comme si l'étau se resserrait peu à peu … affaire à suivre !
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Bon, si on revenait à notre balade … vers les hauteurs du Pic Victoria.
Atteindre les sommets et le célèbre belvédère du Victoria Peak situé à quelques 552 mètres d'altitude peut se faire en montant à bord d'un très ancien funiculaire. L'affiche vante ce tram qui depuis 130 ans mène les passagers tout en haut.


Comme on le voit sur l'affiche, le Tram a été modernisé et on l'imagine plus sécurisé qu'à ses débuts, on est rassurés. Car ce funiculaire se prend presque pour un ascenseur tellement la pente parait raide. Le long de « l'ascension », une voûte d'arbres vous accompagne, masquant toute vue jusqu'à l'apparition (bienvenue) d'une trouée. Alors, le panorama se dévoile avec une vue en grand V sur cette ville toute verticale.

Rêveries d'une promeneuse solitaire à Malte English translation pending
Comme il faut une première à tout, je vous conterai ici mon premier voyage en solo !
Cela faisait plusieurs années que je souhaitais découvrir cet archipel, et j'ai profité de l'ouverture de la ligne Beauvais-Malte pour planifier ce séjour.
Il ne devait pas s'effectuer seule, mais la vie fait que... et au final j'ai plutôt apprécié cette petite escapade solitaire bienvenue dans une période un peu particulière de ma vie !
Les détails pratiques pour commencer (la suite viendra plus tard). Voyage du 4 au 11 octobre, après le gros de la période touristique, mais avec des températures encore agréables. Hélas, la météo fut mitigée, mais à cette période, je m'y attendais. Et à part une journée plutôt gâchée par la pluie, ça allait.
Vol AR à 64€ avec Ryanair, acheté deux mois avant environ. Hébergement : chambre chez l'habitant dans la ville de Msida, pour 230€/semaine. Trouver un logement fut la partie la plus moins simple. Malte étant une île et le tourisme s'étant bien développé, les hébergements sont assez chers, du moins plus que ce que j'ai l'habitude de payer même dans les grandes capitales.
Je ne souhaitais pas résider à Sliema (la zone hôtelière), car pas envie d'effectuer tous les jours le trajet jusqu'à La Valette en bus. Je souhaitais justement le rapprocher le plus possible de La Valette. Pas trop grand-chose dans la ville ou à proximité immédiate qui me convenait.
Au final j'étais satisfaite de mon logement : 5 minutes à pied des arrêts de bus, bus très fréquents pour La Valette, et 5 minutes de trajet jusqu'à la gare routière à l'entrée de la capitale. Grande chambre d'environ 15 m2 (plus que chez moi 😛) avec salle d'eau indépendante. Accès à la cuisine (m'en suis servie pour le déjeuner) et hôte très sympathique et aidant. Il est venu me chercher à l'aéroport et m'a également raccompagnée.
Msida n'est cependant pas un coin animé. J'étais près de la marina, avec quelques resto à 10 minutes de marche, ouf !
Bref, assez satisfaite de mon expérience logement chez l'habitant.
Sur place, j'ai choisi de prendre la carte de transport (Tallinja) de 12 trajets pour 15€. J'ai utilisé tous les trajets et ce fut suffisant, mais du coup après mes excursions j'ai dîné à Msida pour m'éviter d'aller à La Valette et revenir. Il existe une carte illimitée à la semaine pour 21€. Un trajet en bus est de 2€, payable directement au chauffeur.
Les visites effectuées : - La Valette of course ! Balade dans les rues, tour des remparts, jardins Barraka, cathédrale, grand palais (déçue), Casa Rocca Piccola, musée des Beaux-Arts...
- Les 3 Cités : juste en face de La Valette, agréable balade, surtout dans Vittoriosa, visite du fort (surtout pour admirer la vue). Très jolies ! Sympa la balade en ferry pour y aller 😛
- Mdina et Rabat : les anciennes cités du centre de l'île. Mdina très jolie mais trop trop touristique... que des groupes, des calèches... mouais. J'imagine en été... Visite de la cathédrale et son musée (billet combiné obligatoire à 10€) Rabat moins jolie mais mignonne quand même, plus authentique... visite de la maison romaine et des catacombes, églises...
- Marsaxlokk : petit port de pêche et image de carte postale ! j'ai pris le temps de flâner, c'est petit, on peut vite en faire le tour. Rien de spécial à visiter sur place. Balade en bateau possible mais pas motivée !
- Le palais Parisio : j'avais vu ce palais dans un documentaire et il était bien noté sur le Routard. J'avoue ne pas m'être renseignée outre mesure. Joli (faut aimer le baroque par contre), mais pour 15€, je m'attendais au "Versailles maltais", donc plutôt déçue car c'est tout petit. Enfin, c'était la journée de tempête, je cherchais une visite intérieure, je pensais y passer plus de temps. Tant pis... faut bien une journée un peu ratée dans un voyage 😛
Nourriture : Le plat maltais typique est le ragout de lapin mais je n'ai pas testé ! Sinon, on trouve surtout de la cuisine italienne (mais moins bien qu'en Italie) ou de la "world food". Pas mal de restos de poisson frais à Marsaxlokk mais je n'y étais pas au moment des repas 😕 J'ai gouté à la tourte de "lampuki", le poisson local de saison (sorte de petite dorade), très bonne !
Prix : Les prix des restos sont légèrement inférieurs à ceux de la France on va dire. C'est plus cher à la Valette. Prévoir donc en conséquence. J'ai surtout mangé des pâtes, une pizza, un burger (très bon). Il est possible de manger sur le pouce des spécialités locales pour trois fois rien ! Goutez les pastizzi, les espèce de friands à la ricotta, viande ou purée de pois-chiches, ou la version "tourte", pour 50 cts pièce ! J'ai fait des courses au Lidl, tout était deux fois moins cher que dans l'équivalent français.
Les boissons sont moins chères : 3-4€ la pinte de bière locale (la Cisk est la plus connue), 1-2€ un cappuccino (aussi bons qu'en Italie !), 2€ les sodas environ (de mémoire, j'en ai pas bu !)
Les visites par contre ne sont pas données, on sent un peu l'usine à cash touristique... 10€ la co-cathédrale, autant pour le Grand palais (à moitié en travaux ! déception !), le fort de Vittoriosa, 15€ le palais Parisio... Puis quelques visites pas trop chères (5€ les catacombes de Rabat).
Accueil : Fait agréable, tout le monde parle anglais, donc pas de problème de compréhension ! Tout est indiqué en anglais également. J'ai trouvé les gens plutôt sympathiques avec moi, rien à signaler donc.
Avant d'entamer le carnet à proprement parler, je dois donc dire que j'ai apprécié cette destination et que je compte y retourner un jour compléter mes visites et passer également deux jours à Gozo (volontairement zappée cette fois-ci).
Il s'agit d'un séjour "cool", dans l'idée de visiter tranquillement et de ne pas faire plus d'une excursion par jour, ni de jouer la course contre la montre. J'avais besoin de me détendre, j'ai vu l'essentiel de ce que je voulais voir, il s'agit d'une première approche !

Les détails pratiques pour commencer (la suite viendra plus tard). Voyage du 4 au 11 octobre, après le gros de la période touristique, mais avec des températures encore agréables. Hélas, la météo fut mitigée, mais à cette période, je m'y attendais. Et à part une journée plutôt gâchée par la pluie, ça allait.
Vol AR à 64€ avec Ryanair, acheté deux mois avant environ. Hébergement : chambre chez l'habitant dans la ville de Msida, pour 230€/semaine. Trouver un logement fut la partie la plus moins simple. Malte étant une île et le tourisme s'étant bien développé, les hébergements sont assez chers, du moins plus que ce que j'ai l'habitude de payer même dans les grandes capitales.
Je ne souhaitais pas résider à Sliema (la zone hôtelière), car pas envie d'effectuer tous les jours le trajet jusqu'à La Valette en bus. Je souhaitais justement le rapprocher le plus possible de La Valette. Pas trop grand-chose dans la ville ou à proximité immédiate qui me convenait.
Au final j'étais satisfaite de mon logement : 5 minutes à pied des arrêts de bus, bus très fréquents pour La Valette, et 5 minutes de trajet jusqu'à la gare routière à l'entrée de la capitale. Grande chambre d'environ 15 m2 (plus que chez moi 😛) avec salle d'eau indépendante. Accès à la cuisine (m'en suis servie pour le déjeuner) et hôte très sympathique et aidant. Il est venu me chercher à l'aéroport et m'a également raccompagnée.
Msida n'est cependant pas un coin animé. J'étais près de la marina, avec quelques resto à 10 minutes de marche, ouf !
Bref, assez satisfaite de mon expérience logement chez l'habitant.
Sur place, j'ai choisi de prendre la carte de transport (Tallinja) de 12 trajets pour 15€. J'ai utilisé tous les trajets et ce fut suffisant, mais du coup après mes excursions j'ai dîné à Msida pour m'éviter d'aller à La Valette et revenir. Il existe une carte illimitée à la semaine pour 21€. Un trajet en bus est de 2€, payable directement au chauffeur.
Les visites effectuées : - La Valette of course ! Balade dans les rues, tour des remparts, jardins Barraka, cathédrale, grand palais (déçue), Casa Rocca Piccola, musée des Beaux-Arts...
- Les 3 Cités : juste en face de La Valette, agréable balade, surtout dans Vittoriosa, visite du fort (surtout pour admirer la vue). Très jolies ! Sympa la balade en ferry pour y aller 😛
- Mdina et Rabat : les anciennes cités du centre de l'île. Mdina très jolie mais trop trop touristique... que des groupes, des calèches... mouais. J'imagine en été... Visite de la cathédrale et son musée (billet combiné obligatoire à 10€) Rabat moins jolie mais mignonne quand même, plus authentique... visite de la maison romaine et des catacombes, églises...
- Marsaxlokk : petit port de pêche et image de carte postale ! j'ai pris le temps de flâner, c'est petit, on peut vite en faire le tour. Rien de spécial à visiter sur place. Balade en bateau possible mais pas motivée !
- Le palais Parisio : j'avais vu ce palais dans un documentaire et il était bien noté sur le Routard. J'avoue ne pas m'être renseignée outre mesure. Joli (faut aimer le baroque par contre), mais pour 15€, je m'attendais au "Versailles maltais", donc plutôt déçue car c'est tout petit. Enfin, c'était la journée de tempête, je cherchais une visite intérieure, je pensais y passer plus de temps. Tant pis... faut bien une journée un peu ratée dans un voyage 😛
Nourriture : Le plat maltais typique est le ragout de lapin mais je n'ai pas testé ! Sinon, on trouve surtout de la cuisine italienne (mais moins bien qu'en Italie) ou de la "world food". Pas mal de restos de poisson frais à Marsaxlokk mais je n'y étais pas au moment des repas 😕 J'ai gouté à la tourte de "lampuki", le poisson local de saison (sorte de petite dorade), très bonne !
Prix : Les prix des restos sont légèrement inférieurs à ceux de la France on va dire. C'est plus cher à la Valette. Prévoir donc en conséquence. J'ai surtout mangé des pâtes, une pizza, un burger (très bon). Il est possible de manger sur le pouce des spécialités locales pour trois fois rien ! Goutez les pastizzi, les espèce de friands à la ricotta, viande ou purée de pois-chiches, ou la version "tourte", pour 50 cts pièce ! J'ai fait des courses au Lidl, tout était deux fois moins cher que dans l'équivalent français.
Les boissons sont moins chères : 3-4€ la pinte de bière locale (la Cisk est la plus connue), 1-2€ un cappuccino (aussi bons qu'en Italie !), 2€ les sodas environ (de mémoire, j'en ai pas bu !)
Les visites par contre ne sont pas données, on sent un peu l'usine à cash touristique... 10€ la co-cathédrale, autant pour le Grand palais (à moitié en travaux ! déception !), le fort de Vittoriosa, 15€ le palais Parisio... Puis quelques visites pas trop chères (5€ les catacombes de Rabat).
Accueil : Fait agréable, tout le monde parle anglais, donc pas de problème de compréhension ! Tout est indiqué en anglais également. J'ai trouvé les gens plutôt sympathiques avec moi, rien à signaler donc.
Avant d'entamer le carnet à proprement parler, je dois donc dire que j'ai apprécié cette destination et que je compte y retourner un jour compléter mes visites et passer également deux jours à Gozo (volontairement zappée cette fois-ci).
Il s'agit d'un séjour "cool", dans l'idée de visiter tranquillement et de ne pas faire plus d'une excursion par jour, ni de jouer la course contre la montre. J'avais besoin de me détendre, j'ai vu l'essentiel de ce que je voulais voir, il s'agit d'une première approche !

Liban et Jordanie en octobre 2019 English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai puisé pas mal d'infos sur ce forum. En retour, peut-être ce récit aidera certains d'entre vous.
Nous avons donc visité le Liban et la Jordanie du 10. au 28.10.2019.
Nous avons profité que notre fille travaille depuis plus de 2 ans à Beyrouth pour bénéficier de sa connaissance du pays et des ...restaurants. Malheureusement "les évênements" ont contrarié nos plans. Puis, de Beyrouth nous avons pris un avion pour Amman. Nous avions loué une voiture via le GDR..rentalcars et Dollar pour un prix modique.
Nous sommes un couple de 71 et 62 ans. Si j'ai été un grand randonneur avec beaucoup de payx à mon actif, des ennuis au genou m'ont obligé à changer mon mode de voyager. Mon épouse, quant à elle n'est pas du tout sportive ; ce qui ne l'a pas empêché de crapahuter à Petra et dans le Wadi Rum.
Donc ci-dessous un récit "à chaud" avec quelques adresses qu'on a trouvées intéressantes.
N'hésitez à nous questionner.............
LIBAN –JORDANIE 10.10.2019/28.10.2019
Jeudi 10.10.2019 : AIRE-ATHENES On est à 9h45 à l’aéroport de Bordeaux pour un décollage à l’heure (11h35) avec Aegean Airlines…repas minable ! 26°C en arrivant à Athènes où Christine nous attend à l’endroit prévu. On passe un bon moment dans leur nouvel appartement. A 22h30 on a les cartes d’embarquement…c’est pratique d’habiter près de l’aéroport. VENDREDI 11.10.2019 : BEYROUTH Vol sans problème et qui nous a semblé rapide. A 1H50 on arrive à Beyrouth. Il fait encore chaud (25°C), Cindy nous récupère et via Uber on atteint son appartement d’Hamra en 20’. A 3h du matin on est enfin au lit. A 9h40 on est debout..à priori ici il n’y a pas besoin de regarder la météo. On récupére la voiture de location, une Honda. Dans une circulation démente, Cindy se débrouille plutôt bien (l’habitude de la Thailande ?). Ici les flics français s’en donneraient à cœur joie tant il y a d’infractions…90% des conducteurs sont au télephone…l’usage du clignotant est inconnu. On a prévu de visiter les grottes de Jeita. Ce n’est pas très loin (rien n’est vraiment loin dans ce petit pays..à peine plus grand que la Gironde..mais dont toute la population semble se regrouper sur la côte). On est pris dans des embouteillages monstres. Cela dit les grottes sont splendides. J’ai craint un peu pour mon genou mais ça va. On repart dans les bouchons pour Byblos..l’une des plus vieilles villes du monde. Il est 16h15 lorsqu’on se met enfin à table…au Pheniqia..(on n’est pas les derniers à manger !) excellent repas pour 41$ car ici on paie aussi en $..On visite ensuite le château avec de superbes vues sur la mer et le mini port où l’on assiste au coucher de soleil. Retour de nuit et c’est sportif !!! Bien sûr on n’a pas faim le soir. On est fatigués..on regarde TF1 la 1°mi-temps de France-Islande…tellement nul que l’on va se coucher.
SAMEDI 12.10.2019 : BEYROUTH le match France-Angleterre de la coupe du monde du rugby ayant été annulé pour cause de typhon.., on part visiter down town, le marché souk el tayeb où on achète 2 pots de miel puis on part manger dans le quartier Mar Mikhael, plus populaire . Au restaurant Tawlet, on teste tout le buffet..tout est bien bon…avec une mention pour le gateau à la pistache. 30$ par personne. La vie au Liban n’est pas bon marché. On part au sud, vers Saida en passant par Damour et on commence à monter, car, un peu comme sur la côte d’azur, la montagne tombe dans la mer. On visite le château de Beit Ennedine et au retour on s’arrête à Dar el Amar où il y a l’enterrement d’un personnage « important ». Retour sur Hamra juste avant les bouchons et le coucher de soleil sur Raouché. Superbe. Cindy nous fait découvrir son quartier et on fait quelques achats dans un supermarché ….qui ne vend pas d’alcool. Il fait nuit et on n’a pas envie de ressortir. On en profite pour acheter nos Jordan Pass… 218 euros..c’est pas donné ! Encore une superbe journée. Bien fatigués ! demain on doit partir tôt.
DIMANCHE 13.10.2019 : BEYROUTH-TYR/SAïDA On part à 9h et il fait déjà bien chaud. Arrêt pour le petit déjeuner chez Chamsine, adresse très connue des Libanais…il y a la queue. C’est plutôt dangereux de sortir de leur parking vu la conduite démente ! A Tyr nous retrouvons la mer. C’est le fief du Hezbollah. La mer est bien chaude et calme. On quitte à 13h…trop chaud ! on voit les ruines et le port de Tyr et on fait un arrêt à Saïda : le château (ce qu’il en reste !) et le musée du savon où Sline fait ses achats. On voit aussi le caravansérail et on prend un pot sur un bateau face au chateau. Ici il faut se méfier car il y a toujours quelqu’un qui parle français. Effectivement les voisins comprennent…On discute avec eux : la fille est franco-marocaine et son mari Libanais. Du coup on prend du retard et on est pris dans les bouchons. Bien fatigués on restitue la Honda et après un petit repos à l’appartement on part manger au resto Abo Hassan situé au bout de la rue de Cindy. Encore de trop grosses portions ! mais c’est sain avec de bons légumes. On ne fait pas de vieux os. A 22h on est au lit de toute façon Cindy se lève à 6h pour le travail.
LUNDI 14.10.2019 : BEYROUTH Je me lève à 8h… On traîne un peu..on souffle ! On va visiter l’école internationale où travaille Cindy et rencontrer son équipe. Aujourd’hui il fait encore plus chaud (35°C), et nous remontons la corniche jusqu’au rocher de Raouché. On se pose au Bayrock. Si la vue est superbe, le repas ne l’est pas. C’est cher ! On retrouve Cindy à 15h30 direction « l’artisan du Liban » pour quelques achats. Je vois mes premiers réfugié Syriens…des petits mendiants. Maintenant on commence à bien se repérer dans ce quartier d’Hamra. On a marché 7km. Cindy commande sur une application un repas et on dîne à la maison. Elle a même du vin Libanais…pas mauvais du tout ! A la tv il y a le match de qualification France-Turquie. Je suis rugby mais je regarde quand même. Je suis affligé par les supporters Turcs qui sifflent les français à chaque fois qu’ils ont le ballon. Ca se joue pourtant à Paris.
MARDI 15.10 : BEYROUTH On dort par à coup. Il n’y a pourtant qu’une heure de décalage. Il fait un peu gris (1°jour où on ne voit pas le soleil le matin). Il fait quand même 28°C à 10h. On a prévu de se rendre à la piscine de l’hotel Riviera qui fait une promo pour son dernier jour d’ouverture (13.5$). A Beyrouth il n’est pas question d’aller se baigner dans la mer…trop polluée ! Les Libanais n’ont vraiment pas la fibre écolo ! quel dommage dans un si beau pays que ce soit si sale. A 19h on part avec Christophe, un copain franco-américain pour le T-Martucha, un resto qu’ils connaissent bien dans Hamra. On y mange bien. Demain on part en excursion de bonne heure. Comme Cindy travaille, il n’est pas question de louer une voiture dans cette circulation anarchique : j’ai pourtant conduit en Thailande où elle travaillait avant et en plus la conduite était à gauche…….!
MERCREDI 16.10 : BEYROUTH-BAALBECK Lever à 6h. A 7h45 une navette nous amène jusqu’à l’agence NAKHAL. Départ en bus pour Anjar dans la plaine de la Bekaa. Pour cela il faut d’abord passer la chaîne du mont Liban. On reste à 800m d’altitude et il fait chaud. On observe pas mal de camps de réfugiés Syriens : la frontière n’est qu’à quelques km. On traverse Baalbek où se prépare une commémoration de l’achoura pour les chiites résultat un méga embouteillage avec le bus. Le site est superbe. On s’arrête ensuite à Zahlé dans le resto Arabi et on y mange très bien. Puis un arrêt au château Ksara où on achète 2 bouteilles de rouge. La plaine de la Bekaa est en fait assez étroite et les monts Anti-liban la sépare de la Syrie. Retour sur Beirut et sa circulation infernale. A 18h10 on est à l’appartement. Une très bonne journée bien que le prix de l’excursion (95$ chacun) soit assez élevé.mais on n’a pas vraiment le choix…. Demain on recommence…. JEUDI 17.10 : BEYROUTH-TRIPOLI Lever tôt (6h). On rejoint le Crown Plazza où un shutle nous récupére pour l’excursion Nord Liban. Dans le bus on est 14 avec la même guide qu’hier. On peut apprécier les embouteillages pour ceux qui vont travailler. On n’est pas impressionné par le château St Gilles (on a quand même mieux en France !), ni par le souk ni par le hamman. Sline doit se « déguiser » pour entrer dans une mosquée qui n’a pas trop d’intérêt. Bref on est un peu déçus par rapport au prix (90$ chacun), surtout si on compare avec la journée d’hier. On s’arrête ensuite au musée Nadu..sans grand intérêt pour nous. A Batroun on s’arrête au resto en bord de mer…spécialités de poissons. Après les mezzés on a droit à du bar grillé…pas mal du tout. On est de retour assez tôt à 17h15. Journée assez mitigée. On ne peut recommander cette excursion qui manque singulièrement d’intérêt. Cindy a réservé une voiture 2 jours et comme elle ne travaille pas demain elle a prévu Bcharé et les fameux cèdres en montagne. .au Nord du Liban.
VENDREDI 15.10 : BEYROUTH Lever dès 7h car on a rdv avec Christophe pour récupérer la voiture. Cindy reçoit des messages alarmants de son équipe : routes coupées, feux sur les autoroutes. On tente quand même l’aventure et effectivement on aperçoit de loin des fumées, puis on voit l’armée : des auto- mitrailleuses qui prennent place. Bref, au bout de quelques km on décide de rentrer à la maison et c’est plus prudent. Quel fiasco ! On espère que demain la situation sera redevenue normale car nous partons en Jordanie ! donc on s’occupe, on lit, on potasse le GDR Jordanie. A midi on part manger avec Christophe au café Mezian….dans Hamra…un couscous ! on voit les dégâts : arbres arrachés, poubelles incendiées, panneaux de signalisation sciés ! Avec Cindy on part voir le coucher de soleil à Raouché et voir la situation. Des manifestants font brûler des poubelles et bloquent les voies. On soupe à la maison et on est inquiet des nouvelles à la TV, et sur whatsapp.
SAMEDI 16.10 : AEROPORT D’AMMAN-MER MORTE On se réveille à 7h et Cindy nous fait presser car elle est inquiéte. Comme elle a toujours la voiture de location louée 2 jours, elle nous emmène à l’aéroport. On passe assez facilement les barrages. Effectivement ça a dû barder ! On arrive avec près de 5h d’avance. L’armée entoure l’aéroport et Cindy est soulagée. Elle doit y revenir cette nuit pour partir à Dubrovnik. On arrive à AMMAN via la compagnie MEA à l’heure. Retrait de 250 dinars chacun à l’ATM, c’est le maximum autorisé . (commission de 5 dinars !) On prend possession de la voiture de location chez Dollar. Surprise : c’est une automatique alors que j’avais insisté sur une manuelle. Le gars de l’agence est serviable et m’explique le maniement. Il me donne la direction de MADABA….pas suffisamment bien car on s’égare et on perd quasiment une heure ! On arrive juste à temps sur la mer morte via le mont Nero pour admirer le coucher de soleil sur Israel… On est passé par des paysages bibliques où les bergers et leurs moutons semblent eux aussi d’époque. Je n���arrive pas à trouver l’éclairage sur cette Chevrolet !!! on arrive au Dead Sea Spa hotel : ensemble superbe, chambres aussi. Hélas le buffet ne sera pas à la hauteur. Le prix est excessif (43 dinars soit 57 euros que l’on paie par CB). De même les bières sont trop chères. Ici il fait beaucoup plus chaud qu’à Beirut. On a Cindy sur whattsapp : très inquiète car son école risque d’annuler le voyage. Il y aurait eu un mort sur la route de l’aéroport….
DIMANCHE 20.10 : MER MORTE-DANA On dort bien ici. Le PDJ est bien puis direction la mer morte…à 100m. On ne s’y enfonce pas je confirme ! Je me couvre de boue, c’est marrant. On teste l’une des piscines, le cadre est merveilleux avec Israel en fond. Peut-être Massada où l’on était l’an dernier. En tout cas on n’est qu’à 36km de Jerusalem.. Je règle avec ma CB l’hotel et avec les 2 bières ça fait 80 dinars. Sline est partie à la boutique…si les prix sont alignés sur le reste, on a du souci à se faire ! Vers 13h on part vers Dana. La route suit la mer Morte pendant 50km au moins et offre de belles vues. La température monte à 34°C. Route abimée par endroits. On commence à monter dur vers Al Tafilah. Du coup on tombe à 21°C. On arrive à Dana. Il y a au moins 150km. Le Tower hotel est folklo et pas du tout recommandable aux handicapés ! On paie 53 dinars (32 pour la chambre, 14 pour le repas du soir et 7 pour les PDJ)…en cash. A quelques dizaines de mètres on a un panorama superbe sur la vallée..de Dana ! La wifi est minable. A 20h c’est le repas : on ne relèvera pas la nuit pour en reprendre !! il y a du monde. On a même droit à des musiciens. On est cependant au lit à 21h. Il fait frais à cette altitude et on apprécie le polaire.
LUNDI 21.10 : DANA-PETRA La nuit a été calme dans ce petit village. Même pas réveillés par le muezzin mais par des chiens qui ont mis le bazar. PDJ folklo pour rester dans le ton : on suppose avoir bu du café , pas de beurre …vraiment pas terrible ! Direction Petra via Shabak, vite fait malgré des panneaux d’indication pas faciles à interpréter. A 9H50 on prend possession de notre chambre…mieux qu’à Dana. On descend à pied au site. Ca ne parait pas mais il y a de la pente ! 1km4 d’après l’application « santé ». On commence la visite de ce site mondialement connu et qui ne nous déçoit pas. Sline faiblit et au Théâtre on fait ½ tour. Il fait 25°C mais l’air est frais. Il y a quand même beaucoup de monde. 7.5km sans avoir eu mal au genou !!! On a besoin de repos car il faut l’avouer : c’est fatiguant. On doit être près d’une mosquée car on l’entend un peu trop bien…Repas à El Arabi, une reco du GDR…bien mais on en a pris trop !! on ne finit pas ! pas bien. Le tout pour 25 dinars. On tente une petite balade mais on est trop crevés et au lit de bonne heure..comme tout le monde ! MARDI 22.10 : PETRA Nuit bruyante car le muezzin commence à 4h44.. puis un autre et pour finir à 6h. A partir de là, des groupes sortent, s’interpellent…Donc à7h30 on prend un PDJ…moyen mais avec du nescafé au moins. A 8H40 on gare la voiture (avec difficulté) à proximité du site. Le matin, bien sûr, les couleurs sont différentes. On atteint les tombes royales où des groupes s’amusent à chanter des airs d’opéra. En allant vers l’église Byzantine, on perçoit des chants religieux à la blue chapel. En fait, c’est un pèlerinage chrétien français. Le prêtre dit la messe. C’est vraiment pas banal. On assiste donc à la messe puis on quitte ce groupe pour Basin Point : le point ultime de ce qui est faisable pour nous à pied. C’est sûr que j’aurai aimé aller au Monastère d’où on a une vue extra..mais il y a 788 marches et je suis déjà heureux d’avoir pu faire tout ça sans problème. On revient tranquillement, en faisant des pauses et profitant de cet endroit. Sline a tenu bon et a fait …9.3km !! On rentre à l’hotel bien fourbus. Il nous faut déjà préparer nos bagages pour le Wadi Rum. 18h08, le muezzin fait fort !! Je constate qu’on a pas encore vu un moustique depuis notre départ. A Aire, on est infesté !! en plus ce sont des moustiques tigres. Je règle (58 dinars, dont 46 pour la chambre). On repart manger à El Arabi pour 15D cette fois. On a un gros problème car on part très tôt et je n’ai toujours pas trouvé comment mettre les phares !
MERCREDI 23.10 : PETRA-WADI RUM Encore une nuit difficile A 5h25 c’est le muezzin qui semble appeler à partir de notre chambre. PDJ et en chargeant les valises dans la voiture je demande au hasard au voisin s’il peut m’aider pour les phares. Bonne pioche !! il a été plus malin que moi pour trouver la manette à hauteur de mon genou gauche…A 7h on démarre et il fait jour. Par précaution je prends de l’essence 90 pour 16.5d. C’est désertique et il y a peu d’indication avant d’arriver sur l’autoroute du désert où le paysage devient grandiose. A 8h45 on est au visitor’s center et à 9h30 chez Rumstars au bout du village. On paie 65d chacun. On sera 6 dans la jeep : 2 anglais et 4 français. A 10h on démarre et un 1°stop à Lawrence spring qu’on ne monte pas….De plus sur le GDR il est dit que c’est peu intéressant. On fera tous les autres spots proposés…certains vraiment sportifs. Mais Sline et mon genou tiennent. Au camp de base dans le désert on a un lunch…pas terrible. Break de 1/2h puis c’est reparti : escalade, marche dans le désert. Pour le coucher de soleil, il commence à faire frais on est content d’avoir nos polaires. Il fait nuit lorsqu’on prend possession des « chambres »… assez super surtout la fenêtre sans rideau. Les baies vitrées donnent sur le désert et son clair de lune. Quelle journée magnifique !! Repas un peu tristounet, pas de chant ni de danse ..pas d’ambiance. Dommage. A 20h30 on est au lit. On a pu observer les étoiles mais pas filantes….
JEUDI 24.10 : WADI RUM-AQABA Sline me réveille à 3h38…. ! pour une fois qu’on n’avait pas la mosquée !! Il fait vraiment froid dans le désert et on se serre sous la couette. Bien sûr sans volets le jour nous réveille. Pas beaucoup d’amateurs pour la douche froide ! PDJ pas terrible. On nous ramène pour 8h40 au village. Direction Aqaba. Le soleil chauffe et après 1h15 de route excellente on découvre la mer Rouge, Eilat d’abord (eh oui !) puis Aqaba. Il fait 27°C. Notre hotel (Bedouin Garden village) est situé à 7km de l’Arabie Saoudite et à 13km d’Aqaba. En face, c’est l’Egypte (Taba où notre fils Yoann a travaillé au club Med) et Israel. En traversant la route on est à la mer Rouge qui est en fait super bleue !! et parait très propre. Nombreux plongeurs. On mange à l’hotel (18D) puis la sieste qui s’impose. On admire un super coucher de soleil. Sline s’est bien reposée. Je râle car la wifi est vraiment déficiente. Les news du Liban sont mauvaises…tout comme le repas…abominable ! Heureusement on discute avec de jeunes Belges bien sympas.
VENDREDI 25.10 : AQABA Une assez bonne nuit. La chambre est petite mais il n’y a pas de mosquée aux alentours. PDJ bien car il y a de l’omelette/tomates/oignons/poivrons…pour le reste c’est toujours pareil. On prend notre temps car c’est la journée « décompression ». On essaie de voir les coraux et les poissons mais même en s’avançant assez loin on ne verra rien. A 12h30 on revient car il fait vraiment très chaud. Comme c’est vendredi les Jordaniens ont envahi la plage en famille et montent leur BBQ. On mange au resto, peu, vu la chaleur. Sieste. On a un problème avec l’heure mais on se rend compte que la Jordanie a changé d’heure dans la nuit. On se retrouve avec la même heure qu’en France. En voiture on va vers la frontière de l’Arabie puis dans le centre ville. Beaucoup de familles sur le bord de mer. La nuit nous surprend…mais heureusement je sais comment fonctionne les phares. A l’hotel on peut avoir Cindy à Dubrovnik. Vu les problèmes au Liban, on essaie de mettre au point différents plans pour notre retour dimanche. C’est un peu stressant. On remange au même endroit…on commence à en avoir marre de leur pain et…des frites. SAMEDI 26.10 : AQABA-MADABA PDJ sympa car il y a de l’omelette à volonté. On avait payé 73D l’hébergement et on paie 57D par CB pour les repas : on prend 2D de com pour la CB ! A 8h40 on quitte ce lieu reposant. Plein d’essence (16D).. la voiture ne semble pas consommer beaucoup. On entreprend la longue remontée vers la mer morte en suivant la frontière Israelienne. Peu de monde. On monte aussi à 32°C. Bizarrement le ciel se voile et le paysage sur la mer Morte est décevant. On monte au Panorama Complex. On peut manger dehors vu l’altitude et le temps..Il ne fait plus que 24°C. On mange bien pour 36D : l’agneau et le Kebab étaient excellents. Notre meilleur repas en Jordanie. Arrivée sur Madaba et on trouve enfin, après avoir galéré, l’hotel Moab land en plein centre. Je règle en avance : 33D avec les PDJ. La chambre avec balcon est bien mais il faut monter sans ascenseur…Très propre. En face c’est l’église orthodoxe St Georges. On se balade et on se retrouve à St John pour la messe !!! décidemment ! On visite aussi les fondations : superbes. Pour finir et comme on en a un peu marre de la nourriture locale on prend une pizza qu’on ne peut finir. Je donnerai ce qui reste à un mendiant :le premier qu’on voit en Jordanie. Encore bien fatigués on est dans notre chambre de bonne heure.
DIMANCHE 25.10 : MADABA-BEYROUTH Réveillés encore par la mosquée….GGRRrr !! puis à 7h les cloches de St Georges…bon PDJ avec des œufs frits.. On range les valises. Cindy est rentrée de l’aéroport de Beyrouth mais on ne sait pas si ce sera la même chose pour nous car les manifestants ont décidé une chaîne humaine qui va du nord au sud…en passant donc par l’aéroport. Inch’allah…On visite le parc archéologique et l’église St Georges. Direction l’aéroport d’Amman. Malgré Google maps on a encore des problèmes..d’abord on a une indication puis plus rien !! On arrive à 11h45 pour rendre la voiture : on a fait 1000km. Les formalités se font elles aussi sans problème. Le duty free est un peu minable. Il nous reste des dinars qu’on change (mal) pour 45 euros. On mange un big tasty (eh oui c’est la honte!) car il n’y a pas vraiment le choix ici : seulement 3 endroits pour manger. On décolle même en avance de 10mn dans un avion à ½ rempli. Peu de monde à l’aéroport de Beyrouth mais Cindy qui a commandé un Uber . Peu de circulation aussi. Repas léger et on se repose un peu…Déjà minuit. LUNDI 26.10 : BEYROUTH-ATHENES-AIRE Malgré une rue barrée du côté des ambassades on n’a pas de problème pour atteindre l’aéroport qui semble fonctionner normalement. L’attente est longue mais vu que les barrages reprendront de plus belle, il semble qu’on avait choisi la bonne solution. Attente de 6h à Athènes. ..pour passer le temps, jJe pars avec ma petite valise en métro jusqu’à Monastiraki. Il faut payer 10euros mais vu mon âge ce sera 5 ! Bizarrement tout est fermé (en fait c’est le « Ochi day » jour férié. Pour le retour, les guichets sont fermés et les distributeurs ne fonctionnent pas. Je suis donc obligé de frauder. Bien entendu je me fais contrôler à la sortie. Miracle, je ne suis pas sanctionné (j’avais l’air particulièrement décidé et sûr de moi… !!). On arrive à Bordeaux avoir très peu dormi…mais à l’heure ! Tout s’enchaîne bien : récupération des bagages, de la voiture et à 17h20 on est à la maison. Il va falloir faire un bilan de ce voyage d’où je reviens avec un genou pratiquement guéri… N'hésitez pas à nous questionner...........
LIBAN –JORDANIE 10.10.2019/28.10.2019
Jeudi 10.10.2019 : AIRE-ATHENES On est à 9h45 à l’aéroport de Bordeaux pour un décollage à l’heure (11h35) avec Aegean Airlines…repas minable ! 26°C en arrivant à Athènes où Christine nous attend à l’endroit prévu. On passe un bon moment dans leur nouvel appartement. A 22h30 on a les cartes d’embarquement…c’est pratique d’habiter près de l’aéroport. VENDREDI 11.10.2019 : BEYROUTH Vol sans problème et qui nous a semblé rapide. A 1H50 on arrive à Beyrouth. Il fait encore chaud (25°C), Cindy nous récupère et via Uber on atteint son appartement d’Hamra en 20’. A 3h du matin on est enfin au lit. A 9h40 on est debout..à priori ici il n’y a pas besoin de regarder la météo. On récupére la voiture de location, une Honda. Dans une circulation démente, Cindy se débrouille plutôt bien (l’habitude de la Thailande ?). Ici les flics français s’en donneraient à cœur joie tant il y a d’infractions…90% des conducteurs sont au télephone…l’usage du clignotant est inconnu. On a prévu de visiter les grottes de Jeita. Ce n’est pas très loin (rien n’est vraiment loin dans ce petit pays..à peine plus grand que la Gironde..mais dont toute la population semble se regrouper sur la côte). On est pris dans des embouteillages monstres. Cela dit les grottes sont splendides. J’ai craint un peu pour mon genou mais ça va. On repart dans les bouchons pour Byblos..l’une des plus vieilles villes du monde. Il est 16h15 lorsqu’on se met enfin à table…au Pheniqia..(on n’est pas les derniers à manger !) excellent repas pour 41$ car ici on paie aussi en $..On visite ensuite le château avec de superbes vues sur la mer et le mini port où l’on assiste au coucher de soleil. Retour de nuit et c’est sportif !!! Bien sûr on n’a pas faim le soir. On est fatigués..on regarde TF1 la 1°mi-temps de France-Islande…tellement nul que l’on va se coucher.
SAMEDI 12.10.2019 : BEYROUTH le match France-Angleterre de la coupe du monde du rugby ayant été annulé pour cause de typhon.., on part visiter down town, le marché souk el tayeb où on achète 2 pots de miel puis on part manger dans le quartier Mar Mikhael, plus populaire . Au restaurant Tawlet, on teste tout le buffet..tout est bien bon…avec une mention pour le gateau à la pistache. 30$ par personne. La vie au Liban n’est pas bon marché. On part au sud, vers Saida en passant par Damour et on commence à monter, car, un peu comme sur la côte d’azur, la montagne tombe dans la mer. On visite le château de Beit Ennedine et au retour on s’arrête à Dar el Amar où il y a l’enterrement d’un personnage « important ». Retour sur Hamra juste avant les bouchons et le coucher de soleil sur Raouché. Superbe. Cindy nous fait découvrir son quartier et on fait quelques achats dans un supermarché ….qui ne vend pas d’alcool. Il fait nuit et on n’a pas envie de ressortir. On en profite pour acheter nos Jordan Pass… 218 euros..c’est pas donné ! Encore une superbe journée. Bien fatigués ! demain on doit partir tôt.
DIMANCHE 13.10.2019 : BEYROUTH-TYR/SAïDA On part à 9h et il fait déjà bien chaud. Arrêt pour le petit déjeuner chez Chamsine, adresse très connue des Libanais…il y a la queue. C’est plutôt dangereux de sortir de leur parking vu la conduite démente ! A Tyr nous retrouvons la mer. C’est le fief du Hezbollah. La mer est bien chaude et calme. On quitte à 13h…trop chaud ! on voit les ruines et le port de Tyr et on fait un arrêt à Saïda : le château (ce qu’il en reste !) et le musée du savon où Sline fait ses achats. On voit aussi le caravansérail et on prend un pot sur un bateau face au chateau. Ici il faut se méfier car il y a toujours quelqu’un qui parle français. Effectivement les voisins comprennent…On discute avec eux : la fille est franco-marocaine et son mari Libanais. Du coup on prend du retard et on est pris dans les bouchons. Bien fatigués on restitue la Honda et après un petit repos à l’appartement on part manger au resto Abo Hassan situé au bout de la rue de Cindy. Encore de trop grosses portions ! mais c’est sain avec de bons légumes. On ne fait pas de vieux os. A 22h on est au lit de toute façon Cindy se lève à 6h pour le travail.
LUNDI 14.10.2019 : BEYROUTH Je me lève à 8h… On traîne un peu..on souffle ! On va visiter l’école internationale où travaille Cindy et rencontrer son équipe. Aujourd’hui il fait encore plus chaud (35°C), et nous remontons la corniche jusqu’au rocher de Raouché. On se pose au Bayrock. Si la vue est superbe, le repas ne l’est pas. C’est cher ! On retrouve Cindy à 15h30 direction « l’artisan du Liban » pour quelques achats. Je vois mes premiers réfugié Syriens…des petits mendiants. Maintenant on commence à bien se repérer dans ce quartier d’Hamra. On a marché 7km. Cindy commande sur une application un repas et on dîne à la maison. Elle a même du vin Libanais…pas mauvais du tout ! A la tv il y a le match de qualification France-Turquie. Je suis rugby mais je regarde quand même. Je suis affligé par les supporters Turcs qui sifflent les français à chaque fois qu’ils ont le ballon. Ca se joue pourtant à Paris.
MARDI 15.10 : BEYROUTH On dort par à coup. Il n’y a pourtant qu’une heure de décalage. Il fait un peu gris (1°jour où on ne voit pas le soleil le matin). Il fait quand même 28°C à 10h. On a prévu de se rendre à la piscine de l’hotel Riviera qui fait une promo pour son dernier jour d’ouverture (13.5$). A Beyrouth il n’est pas question d’aller se baigner dans la mer…trop polluée ! Les Libanais n’ont vraiment pas la fibre écolo ! quel dommage dans un si beau pays que ce soit si sale. A 19h on part avec Christophe, un copain franco-américain pour le T-Martucha, un resto qu’ils connaissent bien dans Hamra. On y mange bien. Demain on part en excursion de bonne heure. Comme Cindy travaille, il n’est pas question de louer une voiture dans cette circulation anarchique : j’ai pourtant conduit en Thailande où elle travaillait avant et en plus la conduite était à gauche…….!
MERCREDI 16.10 : BEYROUTH-BAALBECK Lever à 6h. A 7h45 une navette nous amène jusqu’à l’agence NAKHAL. Départ en bus pour Anjar dans la plaine de la Bekaa. Pour cela il faut d’abord passer la chaîne du mont Liban. On reste à 800m d’altitude et il fait chaud. On observe pas mal de camps de réfugiés Syriens : la frontière n’est qu’à quelques km. On traverse Baalbek où se prépare une commémoration de l’achoura pour les chiites résultat un méga embouteillage avec le bus. Le site est superbe. On s’arrête ensuite à Zahlé dans le resto Arabi et on y mange très bien. Puis un arrêt au château Ksara où on achète 2 bouteilles de rouge. La plaine de la Bekaa est en fait assez étroite et les monts Anti-liban la sépare de la Syrie. Retour sur Beirut et sa circulation infernale. A 18h10 on est à l’appartement. Une très bonne journée bien que le prix de l’excursion (95$ chacun) soit assez élevé.mais on n’a pas vraiment le choix…. Demain on recommence…. JEUDI 17.10 : BEYROUTH-TRIPOLI Lever tôt (6h). On rejoint le Crown Plazza où un shutle nous récupére pour l’excursion Nord Liban. Dans le bus on est 14 avec la même guide qu’hier. On peut apprécier les embouteillages pour ceux qui vont travailler. On n’est pas impressionné par le château St Gilles (on a quand même mieux en France !), ni par le souk ni par le hamman. Sline doit se « déguiser » pour entrer dans une mosquée qui n’a pas trop d’intérêt. Bref on est un peu déçus par rapport au prix (90$ chacun), surtout si on compare avec la journée d’hier. On s’arrête ensuite au musée Nadu..sans grand intérêt pour nous. A Batroun on s’arrête au resto en bord de mer…spécialités de poissons. Après les mezzés on a droit à du bar grillé…pas mal du tout. On est de retour assez tôt à 17h15. Journée assez mitigée. On ne peut recommander cette excursion qui manque singulièrement d’intérêt. Cindy a réservé une voiture 2 jours et comme elle ne travaille pas demain elle a prévu Bcharé et les fameux cèdres en montagne. .au Nord du Liban.
VENDREDI 15.10 : BEYROUTH Lever dès 7h car on a rdv avec Christophe pour récupérer la voiture. Cindy reçoit des messages alarmants de son équipe : routes coupées, feux sur les autoroutes. On tente quand même l’aventure et effectivement on aperçoit de loin des fumées, puis on voit l’armée : des auto- mitrailleuses qui prennent place. Bref, au bout de quelques km on décide de rentrer à la maison et c’est plus prudent. Quel fiasco ! On espère que demain la situation sera redevenue normale car nous partons en Jordanie ! donc on s’occupe, on lit, on potasse le GDR Jordanie. A midi on part manger avec Christophe au café Mezian….dans Hamra…un couscous ! on voit les dégâts : arbres arrachés, poubelles incendiées, panneaux de signalisation sciés ! Avec Cindy on part voir le coucher de soleil à Raouché et voir la situation. Des manifestants font brûler des poubelles et bloquent les voies. On soupe à la maison et on est inquiet des nouvelles à la TV, et sur whatsapp.
SAMEDI 16.10 : AEROPORT D’AMMAN-MER MORTE On se réveille à 7h et Cindy nous fait presser car elle est inquiéte. Comme elle a toujours la voiture de location louée 2 jours, elle nous emmène à l’aéroport. On passe assez facilement les barrages. Effectivement ça a dû barder ! On arrive avec près de 5h d’avance. L’armée entoure l’aéroport et Cindy est soulagée. Elle doit y revenir cette nuit pour partir à Dubrovnik. On arrive à AMMAN via la compagnie MEA à l’heure. Retrait de 250 dinars chacun à l’ATM, c’est le maximum autorisé . (commission de 5 dinars !) On prend possession de la voiture de location chez Dollar. Surprise : c’est une automatique alors que j’avais insisté sur une manuelle. Le gars de l’agence est serviable et m’explique le maniement. Il me donne la direction de MADABA….pas suffisamment bien car on s’égare et on perd quasiment une heure ! On arrive juste à temps sur la mer morte via le mont Nero pour admirer le coucher de soleil sur Israel… On est passé par des paysages bibliques où les bergers et leurs moutons semblent eux aussi d’époque. Je n���arrive pas à trouver l’éclairage sur cette Chevrolet !!! on arrive au Dead Sea Spa hotel : ensemble superbe, chambres aussi. Hélas le buffet ne sera pas à la hauteur. Le prix est excessif (43 dinars soit 57 euros que l’on paie par CB). De même les bières sont trop chères. Ici il fait beaucoup plus chaud qu’à Beirut. On a Cindy sur whattsapp : très inquiète car son école risque d’annuler le voyage. Il y aurait eu un mort sur la route de l’aéroport….
DIMANCHE 20.10 : MER MORTE-DANA On dort bien ici. Le PDJ est bien puis direction la mer morte…à 100m. On ne s’y enfonce pas je confirme ! Je me couvre de boue, c’est marrant. On teste l’une des piscines, le cadre est merveilleux avec Israel en fond. Peut-être Massada où l’on était l’an dernier. En tout cas on n’est qu’à 36km de Jerusalem.. Je règle avec ma CB l’hotel et avec les 2 bières ça fait 80 dinars. Sline est partie à la boutique…si les prix sont alignés sur le reste, on a du souci à se faire ! Vers 13h on part vers Dana. La route suit la mer Morte pendant 50km au moins et offre de belles vues. La température monte à 34°C. Route abimée par endroits. On commence à monter dur vers Al Tafilah. Du coup on tombe à 21°C. On arrive à Dana. Il y a au moins 150km. Le Tower hotel est folklo et pas du tout recommandable aux handicapés ! On paie 53 dinars (32 pour la chambre, 14 pour le repas du soir et 7 pour les PDJ)…en cash. A quelques dizaines de mètres on a un panorama superbe sur la vallée..de Dana ! La wifi est minable. A 20h c’est le repas : on ne relèvera pas la nuit pour en reprendre !! il y a du monde. On a même droit à des musiciens. On est cependant au lit à 21h. Il fait frais à cette altitude et on apprécie le polaire.
LUNDI 21.10 : DANA-PETRA La nuit a été calme dans ce petit village. Même pas réveillés par le muezzin mais par des chiens qui ont mis le bazar. PDJ folklo pour rester dans le ton : on suppose avoir bu du café , pas de beurre …vraiment pas terrible ! Direction Petra via Shabak, vite fait malgré des panneaux d’indication pas faciles à interpréter. A 9H50 on prend possession de notre chambre…mieux qu’à Dana. On descend à pied au site. Ca ne parait pas mais il y a de la pente ! 1km4 d’après l’application « santé ». On commence la visite de ce site mondialement connu et qui ne nous déçoit pas. Sline faiblit et au Théâtre on fait ½ tour. Il fait 25°C mais l’air est frais. Il y a quand même beaucoup de monde. 7.5km sans avoir eu mal au genou !!! On a besoin de repos car il faut l’avouer : c’est fatiguant. On doit être près d’une mosquée car on l’entend un peu trop bien…Repas à El Arabi, une reco du GDR…bien mais on en a pris trop !! on ne finit pas ! pas bien. Le tout pour 25 dinars. On tente une petite balade mais on est trop crevés et au lit de bonne heure..comme tout le monde ! MARDI 22.10 : PETRA Nuit bruyante car le muezzin commence à 4h44.. puis un autre et pour finir à 6h. A partir de là, des groupes sortent, s’interpellent…Donc à7h30 on prend un PDJ…moyen mais avec du nescafé au moins. A 8H40 on gare la voiture (avec difficulté) à proximité du site. Le matin, bien sûr, les couleurs sont différentes. On atteint les tombes royales où des groupes s’amusent à chanter des airs d’opéra. En allant vers l’église Byzantine, on perçoit des chants religieux à la blue chapel. En fait, c’est un pèlerinage chrétien français. Le prêtre dit la messe. C’est vraiment pas banal. On assiste donc à la messe puis on quitte ce groupe pour Basin Point : le point ultime de ce qui est faisable pour nous à pied. C’est sûr que j’aurai aimé aller au Monastère d’où on a une vue extra..mais il y a 788 marches et je suis déjà heureux d’avoir pu faire tout ça sans problème. On revient tranquillement, en faisant des pauses et profitant de cet endroit. Sline a tenu bon et a fait …9.3km !! On rentre à l’hotel bien fourbus. Il nous faut déjà préparer nos bagages pour le Wadi Rum. 18h08, le muezzin fait fort !! Je constate qu’on a pas encore vu un moustique depuis notre départ. A Aire, on est infesté !! en plus ce sont des moustiques tigres. Je règle (58 dinars, dont 46 pour la chambre). On repart manger à El Arabi pour 15D cette fois. On a un gros problème car on part très tôt et je n’ai toujours pas trouvé comment mettre les phares !
MERCREDI 23.10 : PETRA-WADI RUM Encore une nuit difficile A 5h25 c’est le muezzin qui semble appeler à partir de notre chambre. PDJ et en chargeant les valises dans la voiture je demande au hasard au voisin s’il peut m’aider pour les phares. Bonne pioche !! il a été plus malin que moi pour trouver la manette à hauteur de mon genou gauche…A 7h on démarre et il fait jour. Par précaution je prends de l’essence 90 pour 16.5d. C’est désertique et il y a peu d’indication avant d’arriver sur l’autoroute du désert où le paysage devient grandiose. A 8h45 on est au visitor’s center et à 9h30 chez Rumstars au bout du village. On paie 65d chacun. On sera 6 dans la jeep : 2 anglais et 4 français. A 10h on démarre et un 1°stop à Lawrence spring qu’on ne monte pas….De plus sur le GDR il est dit que c’est peu intéressant. On fera tous les autres spots proposés…certains vraiment sportifs. Mais Sline et mon genou tiennent. Au camp de base dans le désert on a un lunch…pas terrible. Break de 1/2h puis c’est reparti : escalade, marche dans le désert. Pour le coucher de soleil, il commence à faire frais on est content d’avoir nos polaires. Il fait nuit lorsqu’on prend possession des « chambres »… assez super surtout la fenêtre sans rideau. Les baies vitrées donnent sur le désert et son clair de lune. Quelle journée magnifique !! Repas un peu tristounet, pas de chant ni de danse ..pas d’ambiance. Dommage. A 20h30 on est au lit. On a pu observer les étoiles mais pas filantes….
JEUDI 24.10 : WADI RUM-AQABA Sline me réveille à 3h38…. ! pour une fois qu’on n’avait pas la mosquée !! Il fait vraiment froid dans le désert et on se serre sous la couette. Bien sûr sans volets le jour nous réveille. Pas beaucoup d’amateurs pour la douche froide ! PDJ pas terrible. On nous ramène pour 8h40 au village. Direction Aqaba. Le soleil chauffe et après 1h15 de route excellente on découvre la mer Rouge, Eilat d’abord (eh oui !) puis Aqaba. Il fait 27°C. Notre hotel (Bedouin Garden village) est situé à 7km de l’Arabie Saoudite et à 13km d’Aqaba. En face, c’est l’Egypte (Taba où notre fils Yoann a travaillé au club Med) et Israel. En traversant la route on est à la mer Rouge qui est en fait super bleue !! et parait très propre. Nombreux plongeurs. On mange à l’hotel (18D) puis la sieste qui s’impose. On admire un super coucher de soleil. Sline s’est bien reposée. Je râle car la wifi est vraiment déficiente. Les news du Liban sont mauvaises…tout comme le repas…abominable ! Heureusement on discute avec de jeunes Belges bien sympas.
VENDREDI 25.10 : AQABA Une assez bonne nuit. La chambre est petite mais il n’y a pas de mosquée aux alentours. PDJ bien car il y a de l’omelette/tomates/oignons/poivrons…pour le reste c’est toujours pareil. On prend notre temps car c’est la journée « décompression ». On essaie de voir les coraux et les poissons mais même en s’avançant assez loin on ne verra rien. A 12h30 on revient car il fait vraiment très chaud. Comme c’est vendredi les Jordaniens ont envahi la plage en famille et montent leur BBQ. On mange au resto, peu, vu la chaleur. Sieste. On a un problème avec l’heure mais on se rend compte que la Jordanie a changé d’heure dans la nuit. On se retrouve avec la même heure qu’en France. En voiture on va vers la frontière de l’Arabie puis dans le centre ville. Beaucoup de familles sur le bord de mer. La nuit nous surprend…mais heureusement je sais comment fonctionne les phares. A l’hotel on peut avoir Cindy à Dubrovnik. Vu les problèmes au Liban, on essaie de mettre au point différents plans pour notre retour dimanche. C’est un peu stressant. On remange au même endroit…on commence à en avoir marre de leur pain et…des frites. SAMEDI 26.10 : AQABA-MADABA PDJ sympa car il y a de l’omelette à volonté. On avait payé 73D l’hébergement et on paie 57D par CB pour les repas : on prend 2D de com pour la CB ! A 8h40 on quitte ce lieu reposant. Plein d’essence (16D).. la voiture ne semble pas consommer beaucoup. On entreprend la longue remontée vers la mer morte en suivant la frontière Israelienne. Peu de monde. On monte aussi à 32°C. Bizarrement le ciel se voile et le paysage sur la mer Morte est décevant. On monte au Panorama Complex. On peut manger dehors vu l’altitude et le temps..Il ne fait plus que 24°C. On mange bien pour 36D : l’agneau et le Kebab étaient excellents. Notre meilleur repas en Jordanie. Arrivée sur Madaba et on trouve enfin, après avoir galéré, l’hotel Moab land en plein centre. Je règle en avance : 33D avec les PDJ. La chambre avec balcon est bien mais il faut monter sans ascenseur…Très propre. En face c’est l’église orthodoxe St Georges. On se balade et on se retrouve à St John pour la messe !!! décidemment ! On visite aussi les fondations : superbes. Pour finir et comme on en a un peu marre de la nourriture locale on prend une pizza qu’on ne peut finir. Je donnerai ce qui reste à un mendiant :le premier qu’on voit en Jordanie. Encore bien fatigués on est dans notre chambre de bonne heure.
DIMANCHE 25.10 : MADABA-BEYROUTH Réveillés encore par la mosquée….GGRRrr !! puis à 7h les cloches de St Georges…bon PDJ avec des œufs frits.. On range les valises. Cindy est rentrée de l’aéroport de Beyrouth mais on ne sait pas si ce sera la même chose pour nous car les manifestants ont décidé une chaîne humaine qui va du nord au sud…en passant donc par l’aéroport. Inch’allah…On visite le parc archéologique et l’église St Georges. Direction l’aéroport d’Amman. Malgré Google maps on a encore des problèmes..d’abord on a une indication puis plus rien !! On arrive à 11h45 pour rendre la voiture : on a fait 1000km. Les formalités se font elles aussi sans problème. Le duty free est un peu minable. Il nous reste des dinars qu’on change (mal) pour 45 euros. On mange un big tasty (eh oui c’est la honte!) car il n’y a pas vraiment le choix ici : seulement 3 endroits pour manger. On décolle même en avance de 10mn dans un avion à ½ rempli. Peu de monde à l’aéroport de Beyrouth mais Cindy qui a commandé un Uber . Peu de circulation aussi. Repas léger et on se repose un peu…Déjà minuit. LUNDI 26.10 : BEYROUTH-ATHENES-AIRE Malgré une rue barrée du côté des ambassades on n’a pas de problème pour atteindre l’aéroport qui semble fonctionner normalement. L’attente est longue mais vu que les barrages reprendront de plus belle, il semble qu’on avait choisi la bonne solution. Attente de 6h à Athènes. ..pour passer le temps, jJe pars avec ma petite valise en métro jusqu’à Monastiraki. Il faut payer 10euros mais vu mon âge ce sera 5 ! Bizarrement tout est fermé (en fait c’est le « Ochi day » jour férié. Pour le retour, les guichets sont fermés et les distributeurs ne fonctionnent pas. Je suis donc obligé de frauder. Bien entendu je me fais contrôler à la sortie. Miracle, je ne suis pas sanctionné (j’avais l’air particulièrement décidé et sûr de moi… !!). On arrive à Bordeaux avoir très peu dormi…mais à l’heure ! Tout s’enchaîne bien : récupération des bagages, de la voiture et à 17h20 on est à la maison. Il va falloir faire un bilan de ce voyage d’où je reviens avec un genou pratiquement guéri… N'hésitez pas à nous questionner...........
Japon, ici et là, pérégrinations sur trois mois English translation pending

Japon, ici et là, Pérégrinations sur Trois Mois
J’ai récemment passé 3 mois au Japon (j'y suis toujours alors que je rédige ce carnet), à Tsukuba, dans le cadre de mon travail, de Aout à Octobre, j’ai donc eu l’opportunité des weekends et des jours fériés pour explorer ici et là.
Au programme de ce carnet:
Lac Biwa et alentours (Kyoto, Mont Hiei) Hakone Kosagoe et Edo Mura Wonderland Obuse, Yudanaka et Nagano Niigata
Plage de Omi-maiki (lac Biwa).1. Lac Biwa et alentours
Étant au mois d’Aout, durant la période de Obon -Tous les japonais prennent des vacances à ce moment là-, j’ai cherché un endroit ou se baigner. Les billets d’avion pour Okinawa que j’avais déjà fait il y a quelques années, étaient tout simplement hors de prix à cette période de l’année. J’ai alors cherché quelque chose de plus proche de Tokyo. La péninsule de Izu semblait être une excellente option, mais encore une fois, les hotels étaiant bien trop chers durant Obon. C’est alors que j’ai commencé à regarder du côté du lac Biwa. Le plus grand lac du Japon, eau propre et plage de sable, assez étendu pour trouver un hotel/guesthouse dans des prix raisonnables. J’ai donc résidé à Hiezan-Sakamoto dans une maison traditionnelle à 50m du lac. Sur tout le pourtour du lac il n’y a que quelques plages pour se baigner, j’ai testé, Omatsu-zaki, Omi-maiko et OMI-SHIRAHAMA.

Plage de Omatsu-zaki (lac Biwa).
Plage de Omi-maiki (lac Biwa).A la sortie du métro Omi-Takashima, on va à droite pour Omatsu-zaki et à gauche pour Omi-maiko. Omatsu-zaki est très jeune, première fois pour moi (en 6 voyages au Japon) que je me frottais à la jeunesse « déluré » japonaise, utilisant les même outils et artefacts que la nôtre mais en version plus Japonaise quand même (moins hard-core). Ca donne, musique à fond, bières, barbecues, grandes tentes déployées, jeux de force parfois, jet-ski au loin, mais le tout bonne enfant malgré tout, on est au Japon hein.. La plage en elle-même est très agréable, de l’ombre, eau limpide, petite vaguelette, cailloux grossiers proche du bord mais rien de bien méchant. Par contre, il y a du monde ! Il faut arriver tôt pour avoir une bonne place et un peu de tranquillité, je suis arrivé à 15h, donc j’ai pris ce que je pouvais. La plage de Omi-maiki est bien plus familiale et tranquille, bien que là encore il faut arriver tôt pour avoir un coin à l’ombre, la bande de sable étant mince, si on n’est pas sous les arbres au fond, ben on est en plein soleil. Ici aussi, la vue est belle, l’eau limpide, chaude et pas de vague*. Finalement la plage de Omi-Shirahama, fut un désastre, en effet sans voiture personnel, je me suis arrêté à la station Omi-takashima et j’ai demandé à un taxi de m’emmener au plus près de la plage avec le support de google map, il m’a baragouiné un nom de plage puis m’a amené à une espèce de resort beach avec plein de jeux, au bord du lac avec entrée payante. Ne voulant pas payé pour un resort-beach, je décide donc, de partir à pied pour Omi-Shirahama, mais avec 38°C et pas d’ombre, passant proche de la station, après 20 minutes de marche dantesque, mon crâne, mes bras, mon dos, mes jambes, ruisselant (c'est pour bien comprendre l'abandon du but initial 😏), j’ai décidé de changer de spot et de retourner aux plages précédentes, choix plus sûr.
* Tout étant relatif, je précise que j’ai passé mon enfance sur la côte atlantique sud, donc pour moi des vagues ça commence à 1m au-dessus de la ligne d’eau J .
Note: Désolé pour la qualité des photos, elles viennent pour l'essentiel de mon smartphone.
Discussion autour du concours d'août 2019: "Les sables du monde" English translation pending
Pour les discussions autour du concours du mois d'août, c'est par ici!
Et le concours, c'est par là : https://voyageforum.com/v.f?post=9724134;live=1;
Et le concours, c'est par là : https://voyageforum.com/v.f?post=9724134;live=1;
Villes étapes entre la Suisse et Rimini? English translation pending
Salut,
J'ai 2 nuits étapes à trouver sur mon trajet entre la Suisse et Rimini. L'idée est de faire des journées visites.
Pour la 1ère je pense m'arrêter à Turin. Par contre je suis en manque d'idées pour la 2ème ville. Sur le chemin y'a Piacenza, modena, Reggio d'Emilie...
Est-ce que quelqu'un à un lieu à me conseiller
Pour la 1ère je pense m'arrêter à Turin. Par contre je suis en manque d'idées pour la 2ème ville. Sur le chemin y'a Piacenza, modena, Reggio d'Emilie...
Est-ce que quelqu'un à un lieu à me conseiller
Compte rendu croisière MSC "Cap Nord" juin 2019 English translation pending
Bonjour,
Voici mon retour sur cette croisière que nous avons fait sur le PREZIOSA.
INFOS Valise : doudoune (légère), écharpe ou chèche, pull, chemises et quelques tee-shirts. Maillot de bain (nous avons pu bronzer sur le pont !! si si !! Chaussures pour marcher (baskets ou autres), qui seront nettement suffisante pour le cap nord si imperméable, etc... Sur le bateau, vous pouvez demander à ne pas payer le forfait journalier de 10€/jour en le demandant au service client. Pour ceux qui sont un peu fauchés comme moi, nous remplissions notre bouteille d'eau au buffet, et préparions des sandwich le matin pour le midi en vadrouille. N'oubliez pas votre Voucher de transfert à l'arrivée et pour le départ car MSC est devenu très pointilleux sur cela (contrairement à l'an dernier par exemple). Pas de papier = pas de transfert. Et plus d'un a dû prendre un taxi (40 € l'aller en taxi). 4 Soirées de gala : le premier soir, une soirée blanche, une soirée méditerranéenne et une dernière soirée de gala. Pour ceux et celles qui mangent sans Gluten il existe un menu au restaurant et un buffet sans gluten. Idem pour les végétariens. Je vous conseille de faire du change en NOK avant de partir. Bien plus simple sur place. Pour info une bière coûte entre 7 à 10 € ... Ne vous attendez à pas à manger du saumon sur le bateau !!!
FLAM (arrivée centre ville) Faire ses achats ici (chaussons, pull, gants, vestes ...) de préférence car nous avons remarqué que plus nous avancions sur la croisière plus les prix augmentaient. Donc si vous avez un coup de cœur n’hésitez pas. Nous avons pris une bière dans la brasserie en bois (nous avons pu goûter la bière avant de la choisir ! j’ai pris une bière « pina colada » excellente)
MOLDE (arrivée centre ville) Plans donnés à notre arrivée. Petit village très mignon. Ville connue pour ses roses (pas éclot lors de notre passage). Magnifiques jardins avec des azalées, coquelicots, roses ... Centre ville avec très peu de magasin (un seul magasin de souvenir ouvert le dimanche de notre escale).
TRONDEIHM (possibilité d'éviter la navette MSC !!) Plans donnés à notre arrivée. Inutile de prendre la navette MSC à 12€99 par personne pour le transfert car on peut y aller à pied en 10/15 minutes. En sortant du bateau aller tout droit puis à gauche, puis à droite passer sur le pont et aller tout droit. Malheureusement nous avons fait escale le lundi de pentecôte, donc boutiques fermées. Surtout aller sur pont GAMLE BYBRO avec la vue magnifique des maisons « containers ».
HONNINSGVAG (arrivée centre ville) Plans donnés à notre arrivée. Nous avons fait un petit tour de ville et avons trouvé près du port une toute boutique SAMI tenue par deux dames âgées. Si vous voulez ramener des peaux de rennes, des produits SAMI je vous conseille d’acheter ici plutôt qu’en excursion (nous avons vu des différences de 10€) Nous avons pris sur internet l’excursion « Aventure au Cap Nord » à l’office du tourisme d’Honninsgvag à 890 NOK (soit 80 €) et nous avons été ravis de notre visite !! Je vous déconseille de prendre le transfert proposé par MSC à 99€ et nous avons eu de mauvais retour concernant les guides. De notre côté, le guide était très disponible et nous a arrêté à plusieurs reprises (voir de près des rennes, shopping boutique SAMI – il vaut mieux avoir des NOK – quelques paysages à prendre en photos). Des baskets en cuir ou chaussures de pluie suffisent. Prévoir doudoune légère mais nous avons eu très beau temps. Je vous conseille aussi de ne pas hésiter à réserver avec NORTH CAPE SAFARI sur internet ou de l’appeler sur place. Yves est d’origine belge et parle donc très bien français. Nous avons goûté le crabe géant au seul restaurant de la ville : le KING CRABE. 430 NOK quatre pattes de crabe ... cher car franchement au goût je n’ai pas vu de grande différence ...
TROMSO (arrivée à 3km du centre ville mais possibilité de ne pas prendre la navette MSC à 19€90 par personne !!) Plans donnés à notre arrivée. Pour aller au centre ville c’est très simple. Sortir de la zone de débarquement et vous verrez le long de la route un arrêt de bus => PRENDRE LE BUS 42 qui vous amène en centre ville pour 50 NOK aller (valable 1H30). Les chauffeurs ne sont pas très aidants et nous avons eu beau sonner notre arrêt il n’a pas ouvert les portes ... donc bien vous y coller pour sortir ! Nous sommes allées au Polaria, magnifique architecture. Nous voulions voir le film en 3D des aurores boréales mais 145 NOK pour 9 minutes de film ... La boutique du Polaria est fournie. Pour celles et ceux qui cherchent des bracelets SAMI il y en a de très jolis et avec un large choix. Nous avons acheté du saumon fumé des îles Lofoten dans une supérette ... très bon ! (4 tr 50 NOK). La journée en mer qui a suivi nous avons pu bronzer sur le pont ! et oui ! Incroyable.
ALESUND (arrivée centre ville) Dernière escale dans une ville très jolie. Nous avons fait le choix de rester en ville. Toutefois le petit train vous amène en haut du point de vue (ou alors faire le choix de monter les 418 marches).
Voilà, donc très belle croisière avec les nuits blanches. Magnifique paysage ! vraiment à faire !!! Toutefois je remarque que la qualité des prestations MSC diminuent (depuis 10 ans que je fais des croisières). Même plus un stylo offert !
J'espère que ce petit topo vous aura un peu aidé à préparer votre séjour.
Voici mon retour sur cette croisière que nous avons fait sur le PREZIOSA.
INFOS Valise : doudoune (légère), écharpe ou chèche, pull, chemises et quelques tee-shirts. Maillot de bain (nous avons pu bronzer sur le pont !! si si !! Chaussures pour marcher (baskets ou autres), qui seront nettement suffisante pour le cap nord si imperméable, etc... Sur le bateau, vous pouvez demander à ne pas payer le forfait journalier de 10€/jour en le demandant au service client. Pour ceux qui sont un peu fauchés comme moi, nous remplissions notre bouteille d'eau au buffet, et préparions des sandwich le matin pour le midi en vadrouille. N'oubliez pas votre Voucher de transfert à l'arrivée et pour le départ car MSC est devenu très pointilleux sur cela (contrairement à l'an dernier par exemple). Pas de papier = pas de transfert. Et plus d'un a dû prendre un taxi (40 € l'aller en taxi). 4 Soirées de gala : le premier soir, une soirée blanche, une soirée méditerranéenne et une dernière soirée de gala. Pour ceux et celles qui mangent sans Gluten il existe un menu au restaurant et un buffet sans gluten. Idem pour les végétariens. Je vous conseille de faire du change en NOK avant de partir. Bien plus simple sur place. Pour info une bière coûte entre 7 à 10 € ... Ne vous attendez à pas à manger du saumon sur le bateau !!!
FLAM (arrivée centre ville) Faire ses achats ici (chaussons, pull, gants, vestes ...) de préférence car nous avons remarqué que plus nous avancions sur la croisière plus les prix augmentaient. Donc si vous avez un coup de cœur n’hésitez pas. Nous avons pris une bière dans la brasserie en bois (nous avons pu goûter la bière avant de la choisir ! j’ai pris une bière « pina colada » excellente)
MOLDE (arrivée centre ville) Plans donnés à notre arrivée. Petit village très mignon. Ville connue pour ses roses (pas éclot lors de notre passage). Magnifiques jardins avec des azalées, coquelicots, roses ... Centre ville avec très peu de magasin (un seul magasin de souvenir ouvert le dimanche de notre escale).
TRONDEIHM (possibilité d'éviter la navette MSC !!) Plans donnés à notre arrivée. Inutile de prendre la navette MSC à 12€99 par personne pour le transfert car on peut y aller à pied en 10/15 minutes. En sortant du bateau aller tout droit puis à gauche, puis à droite passer sur le pont et aller tout droit. Malheureusement nous avons fait escale le lundi de pentecôte, donc boutiques fermées. Surtout aller sur pont GAMLE BYBRO avec la vue magnifique des maisons « containers ».
HONNINSGVAG (arrivée centre ville) Plans donnés à notre arrivée. Nous avons fait un petit tour de ville et avons trouvé près du port une toute boutique SAMI tenue par deux dames âgées. Si vous voulez ramener des peaux de rennes, des produits SAMI je vous conseille d’acheter ici plutôt qu’en excursion (nous avons vu des différences de 10€) Nous avons pris sur internet l’excursion « Aventure au Cap Nord » à l’office du tourisme d’Honninsgvag à 890 NOK (soit 80 €) et nous avons été ravis de notre visite !! Je vous déconseille de prendre le transfert proposé par MSC à 99€ et nous avons eu de mauvais retour concernant les guides. De notre côté, le guide était très disponible et nous a arrêté à plusieurs reprises (voir de près des rennes, shopping boutique SAMI – il vaut mieux avoir des NOK – quelques paysages à prendre en photos). Des baskets en cuir ou chaussures de pluie suffisent. Prévoir doudoune légère mais nous avons eu très beau temps. Je vous conseille aussi de ne pas hésiter à réserver avec NORTH CAPE SAFARI sur internet ou de l’appeler sur place. Yves est d’origine belge et parle donc très bien français. Nous avons goûté le crabe géant au seul restaurant de la ville : le KING CRABE. 430 NOK quatre pattes de crabe ... cher car franchement au goût je n’ai pas vu de grande différence ...
TROMSO (arrivée à 3km du centre ville mais possibilité de ne pas prendre la navette MSC à 19€90 par personne !!) Plans donnés à notre arrivée. Pour aller au centre ville c’est très simple. Sortir de la zone de débarquement et vous verrez le long de la route un arrêt de bus => PRENDRE LE BUS 42 qui vous amène en centre ville pour 50 NOK aller (valable 1H30). Les chauffeurs ne sont pas très aidants et nous avons eu beau sonner notre arrêt il n’a pas ouvert les portes ... donc bien vous y coller pour sortir ! Nous sommes allées au Polaria, magnifique architecture. Nous voulions voir le film en 3D des aurores boréales mais 145 NOK pour 9 minutes de film ... La boutique du Polaria est fournie. Pour celles et ceux qui cherchent des bracelets SAMI il y en a de très jolis et avec un large choix. Nous avons acheté du saumon fumé des îles Lofoten dans une supérette ... très bon ! (4 tr 50 NOK). La journée en mer qui a suivi nous avons pu bronzer sur le pont ! et oui ! Incroyable.
ALESUND (arrivée centre ville) Dernière escale dans une ville très jolie. Nous avons fait le choix de rester en ville. Toutefois le petit train vous amène en haut du point de vue (ou alors faire le choix de monter les 418 marches).
Voilà, donc très belle croisière avec les nuits blanches. Magnifique paysage ! vraiment à faire !!! Toutefois je remarque que la qualité des prestations MSC diminuent (depuis 10 ans que je fais des croisières). Même plus un stylo offert !
J'espère que ce petit topo vous aura un peu aidé à préparer votre séjour.
Concours Photo du mois de mai 2019: "Diptyques Polychromes" English translation pending
Bonsoir,
Je déclare ouvert ce jour le 106e (OMG !) concours de photo VF. 106... C'est dire le nombre d'idées déjà prises, de découragements passagers, de frustrations pénibles, que la recherche d'un tel thème génère.
Comment allier simplicité et qualité, intérêt et quantité ? Des heures (des jours ?) que je cherche l'originalité et l'innovation (aïe !)... Mais la nuit était tombée depuis longtemps, ma playlist égrenait Entre les Lignes #2 de Keny Arkana quand ma décision fut prise : ce sera... tatata... Diptyques Polychromes !
Pourquoi Dyptiques ? Parce que dans Concours Photo VF, il y a Photo. Et le diptyque est une composante intéressante de l'art photographique. Pourquoi Polychromes ? Euh... c'est juste une allusion à une chanson que j'aime bien 😊 Mais du coup, les photos N&B se retrouvent proscrites, et les photos colorées, encouragées.
Je reviens sur la notion de diptyque. Il s'agit tout naturellement de deux photos qui forment un tout. Un lien particulier rapproche ces deux photos : chronologie (Ex : avant/après), contraste (Ex : jour/nuit ou été/hiver), zoom avant (Ex : ensemble/détail) ou arrière (Ex : détail/ensemble), car l'ordre a son importance. Mais aussi antagonisme (Ex : haut/bas), répétition d'un motif, inverse, angles de vue différents, etc.
Un diptyque peut représenter les deux phases d'une action donnée, évoquer la ruine d'un bâtiment ou dévoiler l'envers d'un décor, bref, il raconte une histoire.
Deux sites, parmi tant d'autres, pour d'autres exemples : www.magalic.fr/...dre/diptyques-photo/ www.portraitoupaysage.com/comment-faire-diptyque/
Les humains sont acceptés sur les photos s'ils n'en constituent pas le sujet principal (bannissement des portraits). Le format horizontal, vertical, carré ou mixte est indifférent.
Techniquement, les photos devront seulement être présentées par paire (parce que sinon, comment dire...), soit sous le titre Diptyque N, soit sous le titre Photos Na et Nb, N valant 1, 2 ou 3 (*). Je me chargerai de les réunir pour les présenter dans le diaporama.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois fois deux photos, de préférence chaque paire dans un message différent, en indiquant leur numéro. La localisation est bienvenue. Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, parce que Concours Photo VF, il y a V...
Vous avez jusqu'au vendredi 24 mai 2019, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, samedi 25 mai, zéro heure au jeudi 30 mai, minuit. Vous voterez pour trois diptyques maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro du diptyque. Le premier de votre vote se verra attribuer trois points, le second deux et le troisième un seul.
Le gagnant est celui dont l'oeuvre obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. En cas de nouvelle égalité, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Et si cela ne suffit toujours pas à les départager, le vainqueur sera celui qui aura eu le moins de points dans le dernier vote où les deux figurent. (plus facile à comprendre qu'à expliquer) Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de juin qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.
Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et ensuite, seulement les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert pour tous les à-côtés.
Bon concours !
Fil parallèle consacré aux discussions : ici Diaporama présentant les photos proposées : là
Pour illustrer le concours, voici un diptyque (vite fait, c'est juste pour avoir un exemple à mettre dans l'album) avec deux photos que j'ai prises pendant l'expo de King Tut :
(*) bon courage ^^
Je déclare ouvert ce jour le 106e (OMG !) concours de photo VF. 106... C'est dire le nombre d'idées déjà prises, de découragements passagers, de frustrations pénibles, que la recherche d'un tel thème génère.
Comment allier simplicité et qualité, intérêt et quantité ? Des heures (des jours ?) que je cherche l'originalité et l'innovation (aïe !)... Mais la nuit était tombée depuis longtemps, ma playlist égrenait Entre les Lignes #2 de Keny Arkana quand ma décision fut prise : ce sera... tatata... Diptyques Polychromes !
Pourquoi Dyptiques ? Parce que dans Concours Photo VF, il y a Photo. Et le diptyque est une composante intéressante de l'art photographique. Pourquoi Polychromes ? Euh... c'est juste une allusion à une chanson que j'aime bien 😊 Mais du coup, les photos N&B se retrouvent proscrites, et les photos colorées, encouragées.
Je reviens sur la notion de diptyque. Il s'agit tout naturellement de deux photos qui forment un tout. Un lien particulier rapproche ces deux photos : chronologie (Ex : avant/après), contraste (Ex : jour/nuit ou été/hiver), zoom avant (Ex : ensemble/détail) ou arrière (Ex : détail/ensemble), car l'ordre a son importance. Mais aussi antagonisme (Ex : haut/bas), répétition d'un motif, inverse, angles de vue différents, etc.
Un diptyque peut représenter les deux phases d'une action donnée, évoquer la ruine d'un bâtiment ou dévoiler l'envers d'un décor, bref, il raconte une histoire.
Deux sites, parmi tant d'autres, pour d'autres exemples : www.magalic.fr/...dre/diptyques-photo/ www.portraitoupaysage.com/comment-faire-diptyque/
Les humains sont acceptés sur les photos s'ils n'en constituent pas le sujet principal (bannissement des portraits). Le format horizontal, vertical, carré ou mixte est indifférent.
Techniquement, les photos devront seulement être présentées par paire (parce que sinon, comment dire...), soit sous le titre Diptyque N, soit sous le titre Photos Na et Nb, N valant 1, 2 ou 3 (*). Je me chargerai de les réunir pour les présenter dans le diaporama.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois fois deux photos, de préférence chaque paire dans un message différent, en indiquant leur numéro. La localisation est bienvenue. Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, parce que Concours Photo VF, il y a V...
Vous avez jusqu'au vendredi 24 mai 2019, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, samedi 25 mai, zéro heure au jeudi 30 mai, minuit. Vous voterez pour trois diptyques maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro du diptyque. Le premier de votre vote se verra attribuer trois points, le second deux et le troisième un seul.
Le gagnant est celui dont l'oeuvre obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. En cas de nouvelle égalité, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Et si cela ne suffit toujours pas à les départager, le vainqueur sera celui qui aura eu le moins de points dans le dernier vote où les deux figurent. (plus facile à comprendre qu'à expliquer) Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de juin qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.
Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et ensuite, seulement les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert pour tous les à-côtés.
Bon concours !
Fil parallèle consacré aux discussions : ici Diaporama présentant les photos proposées : là
Pour illustrer le concours, voici un diptyque (vite fait, c'est juste pour avoir un exemple à mettre dans l'album) avec deux photos que j'ai prises pendant l'expo de King Tut :
(*) bon courage ^^Récidive en Afrique australe: deux semaines au Malawi en juillet 2016 English translation pending
Prologue
Il n’y a pas beaucoup de carnets sur ou autour ou même incluant le Malawi. Donc, je pose ma pierre. Si à votre tour vous décidez d'y aller, n'hésitez pas à me contacter. Mais peut être que quand vous aurez fini de lire ce carnet, vous n'aurez pas du tout envie d'y aller. Dans ce cas, vous n'êtes pas obligé de me contacter, mais rien ne vous en empêche, surtout si vous être sympas.
J'ai écrit ce carnet peu après mon retour, puis j'ai beaucoup trainé à le publier, beaucoup trop... J'allais laisser tomber et finalement, je me suis dit que c'était dommage. Alors voilà...
Tout a commencé… en Islande. Ou plutôt, non. Tout a commencé en cherchant une destination pour 15 jours cet été. Et nous avions opté pour… l’Islande. Pourquoi l’Islande ? Mais pardi, parce que la Namibie nous avait beaucoup plu. Et c’est très habituel, amis forumistes. Regardez bien le site et vous verrez que tous ceux qui ont adoré la Namibie vont en Islande… et adorent l’Islande. Beaucoup de ceux qui ont publié un carnet sur la Namibie en publient un sur l’Islande dans les années qui suivent. Et bien justement, nous avions publié un carnet sur la Namibie. Donc, nous programmons des vacances en Islande. Les enfants nous abandonnent. L’ainée travaille cet été (dure existence) et la cadette nous explique sans vergogne que passer 15 jours avec nous comme seuls être humains, au milieu d’un désert de roches et de lave battu par les vents, c’est juste pas possible. Faites des enfants… On cherche un 4x4, on monte le budget. C’est cher… Et là, ma moitié me dit : euh, mais toutes les photos de l’Islande, en vrai, le ciel, il est gris. En quand il est bleu, la photo est accompagnée d’un commentaire du genre : « j’ai eu de la chance », « journée exceptionnelle », « un été exceptionnel aux dires des Islandais », « nous ne verrons pas deux fois le ciel comme ça », « dix minutes après, il pleuvait », « ce furent les 5 minutes de beau temps de nos vacances »… Et il y a beaucoup de vent et puis sérieux, passer l’été en combinaison de ski, bof, bof. Ah, ouais. Pourquoi on n’irait pas en Afrique ?
Tiens, mais quelle bonne idée. Rétrospectivement, on n’a pas eu tort : cet été, l’Islande a accueilli 1 million de touristes, soit trois fois sa population. Retour à l’Afrique : on élimine tous les pays méditerranéens puisque ce n’était pas l’objectif (ça en déjà fait pas mal), ceux qui craignent à cause du terrorisme, de l’insécurité extrême ou des deux (un honnête paquet), ceux à propos desquels notre culpabilité nous interdit encore aujourd’hui d’aller (je pense au Rwanda), ceux où on est déjà allé, ceux qui ressemblent un peu trop à ceux où on est déjà allé et ceux où la saison des pluies tombe en juillet-août. De fil en aiguille, on en retient deux : le Malawi et le Mozambique. Problème pour le second : nous ne parlons pas 3 mots de portugais ça va sérieusement compromettre les rapports humains. Et nous, on aime bien se poser avec les gens qu’on rencontre et tailler le bout de gras. Et puis, on aime bien l’Afrique anglophone… Donc, ce sera le Malawi, entre autres en raison de la présence d’un grand lac africain : nous n’en avions jamais vu. En vrai, on aurait pu et même dû discuter l’Ouganda, mais le Lonely Planet d’Ouganda ou d’Afrique de l’Est n’avaient jamais trop trainé dans nos toilettes, épicentre de la créativité en matière de voyages. Alors voilà pourquoi le Malawi.
Le forum regroupe peu d’informations à propose du Malawi. C’est aussi le cas des autres forums de voyage francophones. Le Malawi n’est pas sur les routes des voyageurs français. Dites simplement à vos amis ou collègues que vous allez au Malawi et leur réponse sera : hein ? C’est où ? En revanche, le Malawi est bien connu des anglophones et notamment des anglais. Au sein du Commonwealth, le Malawi est une forme d’archétype du pays émergeant, et par conséquent l’endroit où se projettent un nombre considérable d’ONG en tout genre, pour le meilleur et pour le pire. Les ressources pour organiser le voyage, c’est sur les sites anglais et sud-africains. Le guide Bradt est, comme bien souvent, de très bon niveau. Je me suis mis à bien apprécier ces guides Bradt, finalement plus détaillés que le Lonely et pas beauf pour un sou (contrairement à tu-sais-qui). Un vol Paris-Amsterdam-Nairobi-Lilongwe sur Kenya Airways. Pas de loueurs de voitures « internationaux » sur place. Quelques petits loueurs, mais pas tant que ça. SS Rent-a-Car retient notre attention. Comme on va faire de la piste, il nous faut un 4x4. Et comme nous ne sommes que deux, nous choisissons un Jimny. Ce fut peut être une erreur car les pistes du Malawi sont vites de mauvaise qualité (sans comparaison avec les gravels namibiennes) et un bon gros Hilux n’aurait pas été du luxe. Disons que, au Malawi, la plupart des routes sont goudronnées. Mais celles qui ne le sont pas sont souvent en mauvais état. Après, les pistes, c’est comme temps, leur condition change vite. Le Jimny, ce fut un peu fatigant pour le dos, les bras, les fesses… Sans compter un peu moins de stabilité. On avait pensé camper et cherché un 4x4 avec rooftop tent, mais ce n’était pas simple à trouver, mais faisable en fin de compte. Quelques hôtels et lodges « clés » sont réservés aux mois de mai et juin. A posteriori, c’était pas trop la peine de s’y prendre bien en avance : beaucoup d’hébergements étaient très vides. Les visas… parlons des visas. Depuis 2015, les français ont besoin d’un visa pour le Malawi, qui a besoin de devises. Normalement, ce visa peut être pris à un post frontière, comme un aéroport international. Je contacte donc le service consulaire de l’ambassade du Malawi à Bruxelles (il n’y en a pas à Paris, preuve des intenses relations diplomatiques entre la France et le Malawi) : ah, mais Mister, il vous faut absooooolument un visa avant votre départ, et ça se fait très simplement par la poste. Mon passeport par la poste ? Ben oui l’ami (notez que la plupart des transporteurs privés refusent de convoyer un passeport. Bon, alors là, je me suis grave dégonflé : j’ai dégainé les euros et suis passé par une boite spécialisé. Pourtant, j’ai fait mes visas pour la Russie (yes), l’I… (re-yes) et la Chine (re-re-yes, mais en fait très simple) tout seul. Mais sérieux, le coup de la poste, je ne le sens pas. Pour info, ça a pris presque trois semaines contre deux annoncées… Ah oui, et pour tout vous dire, à l’arrivée à l’aéroport, de nombreux visiteurs (c’est que nous étions bien dix) faisaient établir leur visa à l’arrivée. Gromfff…
Et voilà à quoi ressemble l’itinéraire que nous envisageons, les horaires ont été calculés sur T4A.

La suite, bientôt...
J'ai écrit ce carnet peu après mon retour, puis j'ai beaucoup trainé à le publier, beaucoup trop... J'allais laisser tomber et finalement, je me suis dit que c'était dommage. Alors voilà...
Tout a commencé… en Islande. Ou plutôt, non. Tout a commencé en cherchant une destination pour 15 jours cet été. Et nous avions opté pour… l’Islande. Pourquoi l’Islande ? Mais pardi, parce que la Namibie nous avait beaucoup plu. Et c’est très habituel, amis forumistes. Regardez bien le site et vous verrez que tous ceux qui ont adoré la Namibie vont en Islande… et adorent l’Islande. Beaucoup de ceux qui ont publié un carnet sur la Namibie en publient un sur l’Islande dans les années qui suivent. Et bien justement, nous avions publié un carnet sur la Namibie. Donc, nous programmons des vacances en Islande. Les enfants nous abandonnent. L’ainée travaille cet été (dure existence) et la cadette nous explique sans vergogne que passer 15 jours avec nous comme seuls être humains, au milieu d’un désert de roches et de lave battu par les vents, c’est juste pas possible. Faites des enfants… On cherche un 4x4, on monte le budget. C’est cher… Et là, ma moitié me dit : euh, mais toutes les photos de l’Islande, en vrai, le ciel, il est gris. En quand il est bleu, la photo est accompagnée d’un commentaire du genre : « j’ai eu de la chance », « journée exceptionnelle », « un été exceptionnel aux dires des Islandais », « nous ne verrons pas deux fois le ciel comme ça », « dix minutes après, il pleuvait », « ce furent les 5 minutes de beau temps de nos vacances »… Et il y a beaucoup de vent et puis sérieux, passer l’été en combinaison de ski, bof, bof. Ah, ouais. Pourquoi on n’irait pas en Afrique ?
Tiens, mais quelle bonne idée. Rétrospectivement, on n’a pas eu tort : cet été, l’Islande a accueilli 1 million de touristes, soit trois fois sa population. Retour à l’Afrique : on élimine tous les pays méditerranéens puisque ce n’était pas l’objectif (ça en déjà fait pas mal), ceux qui craignent à cause du terrorisme, de l’insécurité extrême ou des deux (un honnête paquet), ceux à propos desquels notre culpabilité nous interdit encore aujourd’hui d’aller (je pense au Rwanda), ceux où on est déjà allé, ceux qui ressemblent un peu trop à ceux où on est déjà allé et ceux où la saison des pluies tombe en juillet-août. De fil en aiguille, on en retient deux : le Malawi et le Mozambique. Problème pour le second : nous ne parlons pas 3 mots de portugais ça va sérieusement compromettre les rapports humains. Et nous, on aime bien se poser avec les gens qu’on rencontre et tailler le bout de gras. Et puis, on aime bien l’Afrique anglophone… Donc, ce sera le Malawi, entre autres en raison de la présence d’un grand lac africain : nous n’en avions jamais vu. En vrai, on aurait pu et même dû discuter l’Ouganda, mais le Lonely Planet d’Ouganda ou d’Afrique de l’Est n’avaient jamais trop trainé dans nos toilettes, épicentre de la créativité en matière de voyages. Alors voilà pourquoi le Malawi.
Le forum regroupe peu d’informations à propose du Malawi. C’est aussi le cas des autres forums de voyage francophones. Le Malawi n’est pas sur les routes des voyageurs français. Dites simplement à vos amis ou collègues que vous allez au Malawi et leur réponse sera : hein ? C’est où ? En revanche, le Malawi est bien connu des anglophones et notamment des anglais. Au sein du Commonwealth, le Malawi est une forme d’archétype du pays émergeant, et par conséquent l’endroit où se projettent un nombre considérable d’ONG en tout genre, pour le meilleur et pour le pire. Les ressources pour organiser le voyage, c’est sur les sites anglais et sud-africains. Le guide Bradt est, comme bien souvent, de très bon niveau. Je me suis mis à bien apprécier ces guides Bradt, finalement plus détaillés que le Lonely et pas beauf pour un sou (contrairement à tu-sais-qui). Un vol Paris-Amsterdam-Nairobi-Lilongwe sur Kenya Airways. Pas de loueurs de voitures « internationaux » sur place. Quelques petits loueurs, mais pas tant que ça. SS Rent-a-Car retient notre attention. Comme on va faire de la piste, il nous faut un 4x4. Et comme nous ne sommes que deux, nous choisissons un Jimny. Ce fut peut être une erreur car les pistes du Malawi sont vites de mauvaise qualité (sans comparaison avec les gravels namibiennes) et un bon gros Hilux n’aurait pas été du luxe. Disons que, au Malawi, la plupart des routes sont goudronnées. Mais celles qui ne le sont pas sont souvent en mauvais état. Après, les pistes, c’est comme temps, leur condition change vite. Le Jimny, ce fut un peu fatigant pour le dos, les bras, les fesses… Sans compter un peu moins de stabilité. On avait pensé camper et cherché un 4x4 avec rooftop tent, mais ce n’était pas simple à trouver, mais faisable en fin de compte. Quelques hôtels et lodges « clés » sont réservés aux mois de mai et juin. A posteriori, c’était pas trop la peine de s’y prendre bien en avance : beaucoup d’hébergements étaient très vides. Les visas… parlons des visas. Depuis 2015, les français ont besoin d’un visa pour le Malawi, qui a besoin de devises. Normalement, ce visa peut être pris à un post frontière, comme un aéroport international. Je contacte donc le service consulaire de l’ambassade du Malawi à Bruxelles (il n’y en a pas à Paris, preuve des intenses relations diplomatiques entre la France et le Malawi) : ah, mais Mister, il vous faut absooooolument un visa avant votre départ, et ça se fait très simplement par la poste. Mon passeport par la poste ? Ben oui l’ami (notez que la plupart des transporteurs privés refusent de convoyer un passeport. Bon, alors là, je me suis grave dégonflé : j’ai dégainé les euros et suis passé par une boite spécialisé. Pourtant, j’ai fait mes visas pour la Russie (yes), l’I… (re-yes) et la Chine (re-re-yes, mais en fait très simple) tout seul. Mais sérieux, le coup de la poste, je ne le sens pas. Pour info, ça a pris presque trois semaines contre deux annoncées… Ah oui, et pour tout vous dire, à l’arrivée à l’aéroport, de nombreux visiteurs (c’est que nous étions bien dix) faisaient établir leur visa à l’arrivée. Gromfff…
Et voilà à quoi ressemble l’itinéraire que nous envisageons, les horaires ont été calculés sur T4A.

La suite, bientôt...
Patagonie et sud du Chili, février - mars 2019 English translation pending
1ère partie : de Santiago et Valparaiso à la Patagonie chilienne et argentine - Février 2019
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :
09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre
10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur
11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque
12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco
13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine
14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate
16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno
17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy
18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol
22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral
24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera
25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho
26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6
https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
06/02 de Bâle/Mulhouse à Santiago par Madrid et Paris ! Pour profiter d’un tarif de vol imbattable par Air France à 500€ AR au départ de Madrid (au lieu de 1000€ au départ de Paris) nous avons d’abord pris un vol low cost de Bâle à Madrid.
07/02 Santiago Après 14h et 15 mn de vol, eh oui c’est loin l’Amérique du Sud ! nous voilà enfin à Santiago, il est 10h heure locale, il y a un beau soleil et le thermomètre affiche 20°. La queue labyrinthique devant l'immigration est impressionnante et comme nous sommes sortis les derniers de l'avion nous avons devant nous au minimum 400 personnes. Au bout d'1h enfin ça y est nous avons terminé les formalités de visa mais il y a encore la douane à passer et les contrôles sont assez tatillons surtout dans le domaine des végétaux et de l’alimentation. Bon, nous voilà enfin dehors, après avoir comparé les différentes offres de transport, nous optons pour un taxi et à quatre c’est rentable (20 000 CLP=26.50€). Notre chauffeur nous amène dans le centre ville en 30 mn, pas de bouchons ça circule très bien. Nous nous installons à l'auberge de jeunes, très bien située dans le centre à 10mn à pied de la Plaza de Armas. Notre chambre très petite abrite 4 lits en 2x2 lits superposés, pas de table ni de chaises, ni de cintres, la propreté est douteuse et comme la chambre donne au sud il y fait très chaud ! Bon pour une nuit on s’en contentera ! Nous déposons nos affaires et surtout nous nous changeons, et prenons une douche pour nous débarrasser des 30h de voyage ! Dehors il fait très chaud, pas loin de 30° ! Nous partons à pied en direction de la Plaza de Armas, dans le centre historique de la ville. Elle est semblable aux places de toutes les grandes villes d'Amérique latine avec ses nombreux bancs tous occupés par des jeunes, des vieux et des enfants, il y a de l’animation due aux musiciens ambulants, à la nombreuse marmaille qui crie et s’amuse, aux cireurs de chaussures, aux exaltées qui crient leur foi en Christ, aux soldats à cheval qui se font prendre en photo et bien sûr aux vendeurs de glaces et de sucreries.
La cathédrale qui occupe l'un des carrés de la place est grande, et ce qui étonnant, avec très peu de décors dorés surchargés comme on peut le voir au Pérou ou au Mexique. La nef est très longue et assez obscure du fait de la pierre sombre des grandes colonnes qui la rythment. Dans l’après midi une longue balade va nous amener d'abord à traverser le quartier branché et bohême de Lastarria avec son petit marché artisanal, ses restaurants originaux mais assez chers et de belles maisons du siècle dernier. Puis nous arrivons à la place d'Italie et traversons le rio Mapucho en direction du quartier de Bellavista. C'est un quartier de petites maisons très colorées avec de nombreuses peintures murales. Les bars et les restaurants se succèdent et ici aussi une foule se presse. Les prix sont également assez élevés. Nous nous arrêtons dans un petit bistro près de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda, pour boire bières et mojitos et goûter à des tapas vénézuéliennes. Nous retournons en ville en longeant le rio Mapucho, squatté par de nombreux SDF qui s'y installent sous des abris de fortune en toile. On se rend assez vite compte que la vie n'est pas facile pour de nombreux Chiliens qui vivent de petits boulots : vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussures, mendiants. Dans de nombreuses rues, les gens étalent sur des draps de petits objets personnels, des jouets d'enfants, des vêtements qu'ils essaient de vendre. Nous dînons pas loin de notre hôtel dans un restaurant qui vend de petites empanadas (chaussons fourrés) à base de poissons et de viandes que nous accompagnons d’une cruche de sangria. Finalement malgré un voyage long et fatigant nous avons déjà bien arpenté à pied la ville.

Santiago : Plaza de Armas
08/02 de Santiago à Valparaiso La nuit fut assez chaude mais calme. Bon petit-déjeuner buffet sur place avec du salé et du sucré. Nous laissons nos bagages et partons en direction du marché aux poissons. C'est une belle halle métallique caractéristique du début du siècle et qui abrite, outre des vendeurs de poissons quelques restaurants assez touristiques spécialisés dans les produits de la mer. Nous passons ensuite de l'autre coté du fleuve pour découvrir la grande halle du marché aux légumes et aux fruits, les prix tout comme au marché aux poissons sont pour nous européens dérisoires, c'est normal vu le pouvoir d'achat plutôt bas des Chiliens. Nous remontons ensuite la rue très animées de Lopez de Bello où se tient tout un marché informel de vendeurs de tout ce qu'il est possible d'acheter. Finalement nous nous retrouvons à Bellavista et allons visiter la « Chascona » une des maisons de Pablo Neruda : visite intéressante grâce aux audiophones qui mettent bien en perspective la vie du poète en rapport avec les nombreux objets dont il aimait s'entourer et émouvante lors du récit de la fin de sa vie liée aux événements politiques. Après cette visite nous repartons à pied en direction du marché aux poissons pour déjeuner dans un restaurant « Riconcito de mar » que nous avions remarqué et qui nous paraissait moins touristique et avec des prix plus raisonnables que les autres : bonne pioche, nous y découvrons la qualité et la fraicheur des poissons : nous y avons mangé des calamars farcis, de gros coquillages que l’on appelle ici des machas, gratinés (grosses palourdes) au parmesan, le tout arrosé par une bouteille de vin blanc local. En apéro nous avons eu droit gratuitement à du pisco sour (apéritif à base de marc de raisins, de citron, de sucre et de banc d’œuf) et du cebiche. Il est temps maintenant de quitter Santiago, nous allons chercher nos bagages à l’hôtel et prenons un taxi pour la station Alameda d'où partent les bus pour Valparaiso. A la station il y a énormément de monde, il est vrai que nous sommes vendredi soir et que les habitants de Santiago partent pour le W.E. à la mer. Il est 17h et il y a une foule de gens qui font la queue devant les guichets, finalement nous obtenons 4 places pour le bus de 18h, nous avons donc 45 mn à attendre dans cette gare routière bondée où se pressent les Chiliens. Finalement nous partirons avec 15 mn de retard, et à la suite d'un gros bouchon sur l'autoroute peu après l'aéroport, nous perdrons encore près d'une heure. L’autoroute qui mène à Valparaiso traverse une région assez montagneuse. Nous arrivons à Valpo vers 21h. De la station de bus nous prenons directement un taxi qui va nous amener à notre GH dans la rue Urriola. C'est une belle et vieille maison typique de Valpo avec une structure en colombages de bois à l'intérieur .Nous allons diner dans un resto tout proche « La Alba » pour profiter de la terrasse que l’on atteint par plusieurs volées d'escaliers et enfin de là haut on jouit d’ une vue sur les toits de Valpo, le fond de l'air est frais mais la bière artisanale est excellente surtout accompagnée de croquetas, et d'une poêlée de champignons.
Marché aux poissons :09/02 Valparaiso Lever vers 8H nous prenons un très bon petit-déjeuner varié avec oeufs, jambon et fromage, yaourt, salades de fruits... Nous démarrons notre visite de la ville par le Cerro Alegre où nous logeons et découvrons, émerveillés les innombrables peintures de très belle qualité qui couvrent les murs des maisons, les escaliers, les contremarches. C'est une explosion de couleurs vives, de portraits, de scènes plus ou moins fouillées... Il faut s’imaginer la ville de Valparaiso construite sur de nombreuses collines qui bordent la mer et dont les pentes s’inclinent vers la mer ménageant de nombreux points de vue tous aussi photogéniques les uns comme les autres. Nous allons ainsi cheminer, grimper, descendre des ruelles étroites et en forte pente. On traverse des quartiers assez misérables, des bidonvilles accrochés à la pente raide. En grimpant on arrive enfin à la place Bismarck d'où on jouit d'une belle vue sur les environs. Le ciel jusqu'à présent couvert commence à se dégager. Là haut, sur la place des ouvriers municipaux préparent une course de VTT pour demain qui a l’air assez casse-gueule et qui consiste à descendre depuis le haut de la ville jusqu'en bas par des ruelles étroites et en forte pente !!! Nous visitons en passant le cimetière n°2, celui des protestants, une version en plus petit du cimetière de la Recoleta de Buenos Aires.
Nous nous dirigeons ensuite vers le « museo de cielo abierto » en descendant une venelle abrupte en escaliers » sentant très fortement la pisse. » Une fois en bas, il nous faut remonter un autre escalier vers le début du musée à ciel ouvert : quelques fresques déjà un peu défraichies peintes par des artistes reconnus de l'époque ne nous convainquent pas trop. Puis on redescend jusqu'à la ville basse et arrivons à la place Victoria, c’est une place classique carrée avec la cathédrale (sans intérêt) sur un côté. Monique, comme à son habitude va demander aux locaux l’adresse d’un restaurant typiquement chilien et nous voilà dans un des ces endroits magiques, le restaurant J. Cruz caché dans une impasse. La salle est remplie de locaux qui sont tous venus pour manger une chorrillada, plat typique du Chili : frites, petits morceaux de viande, de chorizo et d'omelette, de la sauce et le tour est joué. Le patron sort sa guitare, joue quelques morceaux de musique ! La salle est entièrement décorée et tapissée de photos d'identité, de cruches, d'un obus et de tout et de n'importe quoi, l'ambiance est super, les plats goûteux et les prix doux. En ressortant nous allons boire un café à la terrasse ensoleillée d'un bar pas loin du paseo maritimo. Nous allons ensuite longer le port, balade sans intérêt où se succèdent de vieux bâtiments dont certains sont en ruine, on y croise aussi une faune interlope. En fin d’après-midi nous allons découvrir la place Sotomayor et ses environs : sur la place se tient un petit marché artisanal, des bouquinistes et des brocanteurs, le quartier qui entoure la place est plutôt défraichi tout comme la faune qui le fréquente ! Nous continuons notre chemin en partant vers les cerros, la queue devant l'ascenseur Artillera étant trop longue nous montons à pied vers les collines en passant par des venelles aléatoires et pentues qui finalement débouchent sur des routes plus importantes, là on peut voir des baraques misérables où logent les petites gens de Valpo. On redescend par l'ascenseur gratuit de la Cordillera et retournons vers l’hôtel. Nous allons prendre l'apéro sur la terrasse de l'Alba, endroit toujours aussi sympa avec vue sur la mer au loin et un fond musical de qualité avec du jazz ou de la pop. Pour dîner nous allons au resto « Montpellier » pour diner légèrement de bonnes empanadas tout à fait chiliennes malgré le nom du restaurant !
Valparaiso : Artiste à l’oeuvre10/02 Valparaiso Après le petit-déjeuner nous descendons vers la ville basse prendre le collectivo 701 qui longe l'avenue Pratt jusqu'à la station de bus Rodaviario où nous réservons notre bus pour Santiago. Nous en profitons pour trainer au marché dominical des antiquaires où l'on retrouve les mêmes objets que chez nous, objets du quotidien d'il y a 50 ans en fer, bronze, outils, vaisselle, livres, ustensiles de gauchos (étriers, fer à marquer). Nous reprenons le bus et partons à la découverte du Cerro Concepcion situé juste à côté de notre Cerro Alegre. C'est un endroit très touristique avec de nombreux restaurants, bars et hôtels, les touristes y sont nombreux et il est vrai que l'endroit est agréable, on y dispose d'une belle vue sur le port et la ville il y a également de belles maisons colorées et des peintures murales. Vers 13h une petite faim nous ramène dans notre rue et nous allons déjeuner au restaurant « el pintor » d'un menu à base de produits de la mer, chowder ( soupe crémeuse de poissons et coquillages) et de reineta un poisson local. c'est très bon et le menu à 3 services est à 8900 CLP=12€. Petite sieste bienvenue puis on repart en direction de la place Sotomayor et de l'ascenseur Artilleria. Comme il y a tjrs une queue assez longue nous montons par l'escalier, ce qui me permet de faire quelques belles photos. Du paseo la vue sur le port et la ville est superbe, nous en profitons surtout qu'il fait un soleil magnifique depuis le début de l'après-midi. Nous redescendons vers le port et allons prendre l'ascenseur Cordillera. Enfin un dernier tour s’impose vers le Cerro Yougoslavia qui jouxte notre Cerro Alegre pour profiter du très bel éclairage à cette heure de fin d'après-midi (il est 18h30) et prendre quelques photos. Apéro de pisco sour et de papas bravas chez Alba puis dîner de pizza dans notre rue Urriola.
Valparaiso : ascenseur11/02 Valparaiso Ciel un peu mitigé ce matin et il fait frais. Aujourd'hui nous partons pour la journée à Quintay, petit port situé à environ 50 km de Valpo : pour ce faire nous allons à la station de Rodoviario d'où partent (à une cuadra près) les bus pour Quintay. Le nôtre part à 11h.Par une route montagneuse nous traversons de grandes forêts et passons un col envahi par la brume. Puis le bus redescend vers la mer et on aperçoit au loin Playa grande et ses quelques immeubles touristiques. Quintay est un petit hameau dont les maisons se répartissent entre le plateau où s'arrêtent le bus et la caleta tout en bas au bord de la mer où se pressent 3 à 5 restaurants et quelques maisons quelques barques de pêcheurs flottent dans la petite baie bien secoués par la houle, un peu plus loin se trouve les restes des bâtiments « baleiniers » : en effet c'est ici que durant de nombreuses années et jusqu'en 1967 on été tuées, découpées, transformées des centaines de baleines pêchées dans les eaux proches de Quintay. On peut visiter les installations dont il ne reste rien si ce n'est des photos mais c'est quand même intéressant. Les conditions de travail devaient être très pénibles car les salaires étaient le triple du salaire moyen. Après cette visite nous revenons vers le centre de la caleta et allons nous installer sur la terrasse du Miramar, le meilleur resto de poissons du coin. Nous avons eu la dernière table sur la terrasse, Pierre-Paul et Patricia se décident pour une soupe de poissons, moi une merluzza con arroz et Monique un excellent poisson la reineta : les plats sont très copieux, les Frick n'arriveront pas au bout de leur soupe, Monique et moi terminons tout juste. Comme il nous reste environs 1h1/2 avant le départ du bus à 16h30 nous partons à pied en direction de la Playa chica, il nous faut remonter par la route jusqu'au plateau puis prendre un chemin à droite bien marqué par des barrières qui empêchent de pénétrer dans les terrains privés qui bordent le chemin. On traverse une belle forêt de résineux et d'eucalyptus puis on aperçoit la mer et la plage tout en bas, le chemin descend vers la plage qui est effectivement petite et encadrée par des rochers usés et polis par les grosses vagues qui déferlent régulièrement. Une trentaine de personnes sont installés là avec transat, parasols et tapis de plage. Il n’y a qu’une seule personne dans l'eau mais beaucoup d'enfants jouent de l'eau jusqu'aux cuisses. La mer est fraiche mais le soleil est radieux et la température de l'air plutôt élevée. Patricia regrette de n'avoir pas le temps de se baigner mais il nous faut remonter vers le village et il y en a pour 20 mn et il n’y a plus beaucoup de bus pour retourner à Valpo.
Fresque12/02 de Santiago à Puerto Natales Levés aux aurores c'est-à-dire à 5h15, le taxi nous emmène un peu plus tard à la station de bus d'où nous partons à 6h vers Santiago jusqu’à la station Pajaritos où nous arrivons vers 7h30, 5 mn plus tard nous prenons le bus pour l'aéroport où nous arrivons à 8H pile. Attente puis décollage pour 2h40mn dans un airbus de la compagnie Latam pour Puerto Natales. Beau temps, du vent et 19° au thermomètre ! Nous prenons la navette chère (5000 pp=6.60€) qui nous laisse devant nos cabañas dans le centre de la ville. Installation dans notre cabaña propre un peu vieillotte mais avec tout le confort. Balade dans la ville, courses au supermarché Unimarc, récupération de la voiture chez Avis puis diner dans notre cabaña.
Guanaco13/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Réveil peu avant 6h, petit-déjeuner, préparation des sandwichs puis départ dans notre Renault Symbol dont la porte arrière droite soit se verrouille sans que’on puise l’ouvrir soit ne peut être fermée. Nous prenons la route vers l'aéroport puis tournons à gauche vers la cueva Milodon et continuons, d'abord sur du ripio (piste gravillonnée avec nids de poule et tôle ondulée) puis sur du goudron, du demi-ripio et encore du goudron mais avec d'énormes nids de poule. Au bout d'1h1/2 nous sommes devant la Guarderia Serrano. Nous payons nos 21000 $ (28€) d'entrée et repartons toujours sur du ripio vers le lago Grey. Nous faisons quelques photos du site magnifique puis nous nous garons au bout de la piste devant l'hôtel Lago grey. Là, Pierre-Paul, Patricia et moi partons grimper les 650m de dénivelé jusqu'au mirador Ferrier : en 3 km la montée est rude essentiellement en marches raides et très hautes, il fait chaud et les polaires et les pulls s'enlèvent vite. Au bout de 1h50 nous arrivons au sommet et là les bourrasques de vent sont impressionnantes et glaciales. Nous essayons de faire quelques photos du superbe panorama qui s’offre à nous avec le massif del Peine et le glacier Grey mais c’est difficile vu la puissance des bourrasques. Nous redescendons et trouvons un abri sous le vent pour pique-niquer. Redescente un peu pénible en 1h45. Monique nous attend et nous allons faire la randonnée facile qui mène au bord du lago Grey. Superbe paysage avec les icebergs qui dérivent sur le lago et au fond l'imprenable et incontournable masse des Torres del Paine. Retour par le fameux pont suspendu qui balance violemment sous les coups de vent. Une queue se forme car on ne peut être plus de 6 à passer en même temps. Reprise de la voiture, le parking qui était vide ce matin est maintenant bien plein. Nous reprenons la piste vers l'entrée Serrano puis continuons en direction du lac Pehoe : superbe piste avec le massif en face de nous et les nuages qui jouent avec le soleil bien présent, un vrai régal. Arrivés à la hauteur de l'hôtel Pehoe, nous retournons vers P. Natales par la même route.
Torres del Paine14/02 de P. Natales à Torres del Paine et retour Bonne nuit malgré un chauffage trop fort que l’on n’est pas arrivé à régler ! Levé vers 7h nous prenons un bon petit-déjeuner (œufs, tartines beurre confiture, fruits). Nous reprenons notre Renault Symbol en direction de TDP mais cette fois-ci par la route 9 en meilleur état jusqu'à Cerro Castillo, ensuite c'est du ripio avec souvent de la tôle ondulée. Le trajet est aussi plus long en km. Le temps est nettement plus couvert qu'hier et un vent très fort souffle par rafales. Le 1er mirador où nous nous arrêtons offre une vue magnifique sur un lac bleu turquoise avec le spectacle des Cuernos au fond. Les Torres seront invisibles tout au long de la journée. Nous allons progresser en direction de la laguna Amarga puis obliquer vers la cafétéria Pudeto pour atteindre Salto grande. Nous nous garons et partons, sous des rafales de vent courtes mais impressionnantes (notées à 80/90 kmh au début du chemin) vers le mirador des chutes de Salto Grande. Le ciel est couvert, il pleuviote par intermittence mais quand le vent s'arrête il fait chaud. Les Cuernos sont balayés incessamment par des nuages et les moments où ils sont bien visibles sont rares. Nous apercevons un peu plus loin, près du chemin, un troupeau de guanacos qui paît tranquillement dans la steppe. De temps à autre de brusques rafales de vent nous déséquilibrent et dans ce cas il faut bien s'arc-bouter où alors se tenir à quelque chose de fixe pour ne pas risquer d'être renversé. Le chemin se termine au bord d'un lac juste en face des Cuernos mais le vent très fort et les nuages nous obligent à repartir de suite. Retour à la voiture, piquenique dans la voiture en face de la cafétéria Pudeto. Nous continuons notre route vers le lac Pehoe déjà vu hier et rentrons à P.N. par La cueva del Milodon. Nous refaisons le plein après avoir fait quelques 500 km. Tour en ville, achats, change, choix d'un restaurant pour ce soir, jour de la St-Valentin. Nous nous décidons pour Don Jorge et pour un plat de viande typiquement chilien, « cordero a la parilla », c’est à dire un gros morceau d'agneau (4 côtes et un bon morceau de gigot grillé (soit 350g) et des patates, la viande étant travaillée ensuite dans une réduction au vin blanc (19500 CLP=26€) quand même !.
15/02 de Puerto Natales à El Calafate
Il a plu, tôt ce matin, mais le soleil n'est jamais loin. Nous partons voir quelques magasins de souvenirs mais les objets touristiques sont dans l'ensemble de piètre qualité et assez grossiers. Comme à Valpo on croise ici des quantités de chiens la plupart du temps affalés sur les trottoirs et devant les magasins, de temps en temps ils aboient et se défient les uns les autres. Puerto Natales est une ville agréable avec des rues en damiers et des maisons qui dépassent rarement 1 ou 2 niveaux. Le centre est dédié au tourisme avec nombreux bars, restos, magasins de sports et de modes, hôtels plus ou moins luxueux. Il y règne une ambiance bonne enfant et il y fait très doux, sauf quand le vent se lève. Quand on sort du centre ville on retrouve les quartiers d'habitation avec leurs petites cabanes de bois plus ou moins élaborées, certaines étant assez misérables. Nous allons déposer nos affaires à 11h à la réception de notre cabaña « ultima esperanza ». Déjeuner d'excellentes pizzas à prix doux chez « Mesita grande » puis taxi pour la station de bus. Le bus part à 14h et nous aurons deux arrêts pour passer la frontière avec l’ Argentine. En effet El Calafate est en Argentine tout comme El Chalten l’étape suivante. Le ciel est maintenant bleu et nous longeons une pampa désertique, on voit même des nandous (émeus). Est-ce dû à la frontière ? Mais nous aurons de nombreux contrôles policiers et même d'Interpol avec un scanner mobile sur un camion. Enfin la route quitte le plateau monotone de la pampa pour descendre dans une magnifique quebrada immense au bout de laquelle se trouve le lac d'el Calafate. Nous nous arrêtons à la station de bus à l'extérieur de la ville et prenons un taxi (piloté par Martin, un sympathique argentin qui vit la moitié de l'année à Genève et parle donc bien français). Il nous emmène à notre cabaña situé loin en dehors du centre ville. Nous déposons nos affaires dans une cabane très bien conçue en bois avec tout le confort, et une vue magnifique sur le lac. Martin nous emmène dans le centre ville pour que nous puissions faire quelques achats pour le diner. Puis il nous ramène à la cabaña. Problème il n'y a pas d'eau froide mais que de l'eau chaude, la patronne est désolée essaie de remédier au problème mais sans résultat. Elle nous apporte 2 gros bidons d'eau potable et nous offre une bouteille de vin !
Lagune d'El Calafate16/02 El Calafate Martin notre taximan vient nous chercher pour nous emmener à la station de bus (Caltour) pour le glacier d'El Perito Moreno. Il faut presque 2h pour y aller à cause d'une organisation pas très professionnelle : les bus attendent le passage d'une employée qui fait payer le ticket d'entrée en fonction de la nationalité puis elle part avec l’argent liquide, et revient 10mn plus tard avec les tickets. Ceux qui paient par CB doivent sortir du bus pour aller payer ailleurs. Finalement au bout d'une 1/2h nous quittons le péage et il reste encore 27 km jusqu'au parking du bas. Finalement vers 11h nous sommes arrivés. Nous prenons le chemin (sendero de la costa) sous une pluie assez forte qui nous oblige à mettre nos capes de pluie. Le chemin agréable longe le lac et offre de magnifiques points de vue sur le glacier il y a très peu de gens sur ce chemin et c'est tant mieux : Ce glacier est vraiment impressionnant avec ces quelques 70 m de haut et plusieurs km de long. De temps à autre un grondement et un bruit de déflagration transperce le silence et des morceaux de glace s'effondrent dans le lac. Suivant les éclairages du soleil et les passages de nuages, le glacier prend des teintes différentes : dans certains cas un bleu irréel illumine la glace. En approchant des balcons centraux la foule se fait plus dense, les bus déversent leur quota de visiteurs. Avec la pluie les deux cafétérias ont fait le plein et il faut lutter pour trouver des places assises ! Je repars par le sentier de la côte pour retourner au parking du bas où nous nous retrouvons tous les quatre pour casse-croûter. Un rapace habitué des lieux nous regarde manger derrière une vitre. Dernière balade le long du sentier avec un peu de soleil et beaucoup moins de vent. A 16h le bus nous ramène à El Calafate. En ville c'est la fête du lac pour plusieurs jours et la ville est envahie par des milliers de touristes venus écouter des vedettes locales et internationales. La ville déjà très touristique en temps normal vibre sous les manifestations estivales. Nous faisons quelques courses et récupérons notre chauffeur de taxi, Martin devant son bar préféré le Wanaco .
Glacier du Perito Moreno17/02 d’El Calafate à El Chalten
Nous allons payer la gérante qui, à notre surprise, nous fait cadeau de la 1re nuit pour cause de manque d'eau. Nous en profitons pour discuter de la situation du pays qu’elle estime mauvaise et si elle votera Macri lors des prochaines élections c'est à reculons car Kirschner n'est pas pour elle une alternative possible Elle la connaît très bien puisqu'elle possède 8 hôtels à El Calafate. Martin notre chauffeur est là à 11h pile et nous emmène en ville, il nous garde nos bagages dans son taxi pendant que nous allons faire un petit tour et trainer dans quelques magasins de souvenirs en pure perte, les articles sont soit hors de prix soit terriblement kitsch. Nous repérons également le resto « Petro » pour midi et allons y manger des empanadas : bonnes et pas trop chères. A l'heure dite nous allons au bar Wanako retrouver Martin qui nous emmène à la gare de bus d'où nous partons à 13h30 pour El Chalten, durée du trajet 2h30mn, et de nouveau la monotonie de la pampa argentine avec ses grandes étendues TOUJOURS clôturées de fils de fer barbelés, de temps à autre les restes d'un cadavre de guanaco y est encore accroché. Puis c'est la descente vers El Chalten par une ouverture dans ce grand plateau, les Andes apparaissent au loin mais bien cachées par les nuages. A ’ arrivée le bus nous arrête devant la maison du parc pour une séance d'information : on y apprend les conditions générales d'utilisation du parc, la présentation des principaux chemins, les prévisions météo pour les jours à venir. Nous allons ensuite rejoindre notre cabaña toute proche de la station de bus, les cabañas Cerro Torre. C'est une cabaña standard tout en bois dont la terrasse donne sur le Fitzroy. Pour l'instant le ciel est bien couvert et il pleut et on ne voit quasiment rien des mythiques montagnes environnantes. Un Belge nous affirme que demain il fera une journée superbe, on croise les doigts.
Massif du Fitzroy18/02 El Chalten Réveil à 7H, en jetant un coup d'œil par la fenêtre je vois les sommets dégagés et le Fitzroy au loin, un rayon de soleil commence à colorer son sommet ! Belle journée en perspective. Nous prenons le petit-déjeuner, préparons les sandwiches pour midi et faisons nos sacs que nous laissons à la réception. Monique qui préfère ne pas faire la montée à la Laguna Capri se reposera à la cabane jusqu'à 11H puis ira se balader au village, quant à nous trois vers 9h nous sommes en route, remontant la rue principale du village jusqu'au début du chemin qui mène au Fitzroy en passant pas la lagune Capri. Il y a déjà beaucoup de monde sur la route et en arrivant au parking on se rend compte que nous ne serons pas seuls : Des groupes de marcheurs, Suisses, Allemands, Japonais, Français ont le même projet que nous ! Le temps est très favorable et nous enlevons rapidement nos diverses couches de polaires et pulls. Un premier mirador offre une belle sur la vallée d’El Chalten, on continue notre montée un peu plus d’une heure jusqu'à l'embranchement où à droite s'amorce une petite boucle vers le mirador du Fitzroy : Vue extraordinaire sur tout le massif du Fitzroy toujours en partie encapuchonné de nuages, ce qui rajoute au charme et à la magie du lieu ! Les photographes et autres selfieurs s'en donnent à cœur joie. Nous continuons et reprenons l'embranchement à gauche vers la lagune Capri alors que le chemin continue à droite vers le campement Poincenot. La plupart des marcheurs continue ce chemin alors qu'il est censé être fermé un peu plus loin à cause d'inondations dues aux pluies incessantes de ces derniers jours. Nous arrivons rapidement à la lagune et bénéficions d’une vue magnifique sur toutes les montagnes environnantes. Puis c'est la redescente avec, cerise sur le gâteau, la rencontre inopinée avec un huemul qui paissait tranquillement au bord du chemin pourtant emprunté par de très nombreux marcheurs pas toujours discrets ! Un peu plus loin, c'est un condor qui fera plusieurs passages au-dessus de nos têtes. Retour à El Chalten. Cette balade nous aura pris 4h pique-nique et nombreux arrêts photos compris Nous partons ensuite nous promener vers le mirador de Los Condores de l'autre côté du village, le temps est toujours aussi beau et le panorama tout aussi magnifique avec un autre angle de vue sur ce beau massif montagneux. Retour en ville, nous avons soif et c'est le moment de nous attabler à la « Vineria » bar sympa où nous étions hier mais à l'intérieur et qui était bondé et bruyant. Aujourd'hui nous profitons de la terrasse dehors et la conversation s'engage avec nos voisins de table, un couple de Roumains, puis deux Uruguayennes, enfin Michel le Belge déjà vu hier. Nous profitons des tarifs « happy hour » pour étancher notre soif ! Pour diner nous irons au restaurant Ahonikenk, partager un plat de lentilles et un bife de chorizo de très bonne qualité. Nous allons ensuite à la station de bus où nous attend notre bus, départ à 21h pour 10h de bus jusqu'à Los Antiguos au bord du Lago Carrera. Ce n’est pas un bus de luxe comme nous en avons déjà eu en Argentine, mais on s’en contentera.

Massif du Fitzroy
19/02 bus de nuit de El Chalten à Chile Chico
Il est 7h du matin, la station de bus de Los Antiguos, est déserte à cette heure, donc inutile d'espérer être au port de Chile chico à 8h, je m'en doutais, de plus, nous apprenons que la frontières n'ouvre qu'à 8h et que le colectivo qui va nous faire traverser la frontière n'arrive qu'à 9h comme il n'est que 7h 30 il nous faut prendre notre mal en patience. Arrive un taxi qui pour 3000 CLP peut nous emmener à la frontière du Chili, nous pensons qu'il serait bien d'anticiper et donc de partir en avance comptant sur un autre moyen de transport pour continuer notre avancée. Hélas, arrivés à la frontière de sortie de l'argentine, calme plat, il n'y a rien pas de taxi, rien le nomansland qui sépare les deux frontières est long de 5 km, la navette n'est plus autorisée à nous prendre à cet endroit, de plus elle risque d'être pleine en arrivant ici. En fait, le chauffeur de taxi argentin ne nous avait pas dit qu’il n’y avait pas de taxi chilien à la frontière !!!, ne reste plus que le stop, plutôt aléatoire vu le peu de voitures qui circulent, et nous sommes 4 bien chargés : cela réduit encore les possibilités. Pourtant, une voiture avec un couple d’Argentins se présente et Monique leur demande de nous emmener tous les 4 avec bagages dans leur VW ! Pas de problème ! Et effectivement quoiqu'un peu serrés à l’arrière, ils nous emmènent à Chile Chico et nous laissent devant l'office du tourisme où nous nous renseignons sur les possibilités de rejoindre Coyhaique, Là encore désillusion, pas d'autres bateaux pour aujourd'hui quant au bus il faut prendre un transport privé jusqu'à P. Tranquillo (4h), puis attendre combien de temps ? Pour attraper un bus aléatoire qui va à Coyhaique en 7h. Nous allons donc tenter d'acheter des billets de bâteau pour demain matin à 8h, hélas tout est plein même celui de l'après-midi ! C’est embêtant car nous avons loué une voiture à Coyhaique pour demain matin 9h ! Que faire ? D'abord attendre qu'éventuellement 4 places se libèrent dans le bateau du matin mais il faudra attendre 17h pour le savoir. Nous allons d'abord, sur les conseils de l'employée de l'OT nous préoccuper de notre hébergement : elle nous propose les cabañas de « Brisas del lago », et heureusement il y a de la place. C’est une cabane traditionnelle au bord du lac pour un prix honnête (60 000CLP pour les 4). Nous allons ensuite nous balader dans ce village agréable situé au bord du grand lac Général Carrera. Nous achetons de quoi bruncher dans un supermercado bien achalandé et nous nous installons dans notre cabane. Pour récupérer d'une nuit pas extraordinaire dans le bus nous nous payons une petite sieste réparatrice. Vers 17h nous allons aux nouvelles, n'avons pas de places pour le bateau de 8h nous en avons pour celui de 16h ce qui ne nous arrange pas totalement à cause du rendez-vous pour récupérer la voiture. La seule solution est de contacter le loueur de voiture pour lui demander s'il peut nous amener la voiture au port d’Ibanez à l'arrivée du bateau vers 18h et si oui à quel prix ? Encore faut-il pouvoir téléphoner sans utiliser notre téléphone français trop coûteux pour cette raison nous retournons à l'O.T. où l’employée très compétente et aimable nous laisse son téléphone et nous arrivons effectivement à régler notre problème pour un coût non négligeable (150€) mais c'est la meilleure solution. Dîner chez Petizos d'une excellente chorillada goûteuse et abondante. Nuit réparatrice.

L'hôtel "chic" de Chile Chico
20/02 de Chile Chico à Puerto Rio Tranquilo Vers 11h nous libérons la cabane, déposons nos affaires chez la propriétaire et partons faire un tour en ville, d'abord en longeant le lac qui est très beau, dommage que le vent aujourd'hui soit si glacial et impétueux. Pendant que Monique va se réfugier à l'abri du vent sous les arbres du jardin public, je pars à l'assaut du mirador qui domine la ville de 275 marches. Là haut le vent souffle de plus belle. On a une belle vue sur le lac et les environs. Sur la route en bas 3 jeunes font du stop dans l'espoir d'être pris alors qu'il ne passe qu'une voiture tous les 1/4h. De toute façon Chile Chico est un carrefour par où passent pas mal de touristes mais peu y restent. On les voit à la gare de bus ou devant le guichet de la compagnie de navigation. Vers 12h30 nous allons déjeuner au restaurant « Valle de Luna », Le menu de midi est à prix doux (6500). A 16h pile notre bateau quitte le petit port de Chile Chico, les places sont toutes prises et le ferry a fait le plein de véhicules. Le lac est agité et la houle est plutôt forte. Il nous faudra 2h1/2 pour atteindre Puerto Ibañez. Là M. Leclerc le loueur de voiture nous attend avec son employé pour nous livrer le 4x4 loué. Après les vérifications d'usage nous partons sur une route goudronnée avec notre Suzuki Grand Nomade 4x4 en direction de Villa Cerro Castillo. La route goudronnée continue puis il y a des km de nouvelles routes fraîches bétonnées, d'ailleurs on voit les ouvriers et les engins de chantier s'activer, malheureusement toute bonne chose à une fin, et le ripio remplace le goudron et le béton. La piste d'abord très large se réduit à une stricte piste à deux voies. Ça monte, ça descend, les virages se succèdent et le cadre général est grandiose : on longe de petits lacs, des rivières plus ou moins encaissées et à l'horizon de superbes montagnes aux pics acérés recouvertes de neige, il y a relativement peu de circulation, on croise toutes les 10 mn des voitures dans le sens inverse. Par endroits la piste est glissante et il me faut une fois contrebraquer rapidement pour redresser la voiture qui avait tendance à glisser vers le fossé. Il commence maintenant à faire nuit et il nous reste encore une vingtaine de km à faire nous voilà à P. Rio Tranquilo et il est 21h45mn. Nous trouvons facilement l'hosteria Costanera au bord de la route. Accueil ironique, sans chaleur (comme notre cabane) : confort plutôt spartiate, pas de chauffage à part un poêle dont les braises sont en train de s'éteindre, pas de miroir, ni de meubles dans les chambres dont l'une donne sur l'autre, pas d'eau chaude au lavabo, vaisselles sales, il nous faut réclamer du papier hygiénique et du savon. A cette heure tardive pour diner nous n'avons pas trop le choix et le faisons ici à l'hôtel, nourriture correcte mais bien plus chère que d'habitude. Le wifi est faiblard.

221 Cimetière de Chile Chico
21/02 Puerto Rio Tranquillo
Ce matin il fait très froid dans la chambre, PP et Patricia sont gelés, de plus pour démarrer le feu il n'y a que de grosses bûches impossibles à allumer sans brindilles, je pars chercher des brindilles aux alentours de la cabane et finalement arrive à redémarrer le feu dans le poêle. Nous prenons un petit-déjeuner de fortune. Après nous être plaints auprès des responsables de l'hôtel qui nous claquent la porte au nez ! nous partons acheter nos billets pour la « Capilla de mármol » l’incontournable curiosité du secteur qui explique que P. Rio Tranquilo soit devenu un village très touristique avec les dérapages que cela suppose.
A 10h nous sommes une dizaine à embarquer dans une barque qui va filer sur les eaux agitées du lago Carrera, nous sommes bien secoués, même arrosés sur le flanc babord du bateau. Puis au bout d'une 1/2heure nous arrivons et longeons les différentes curiosités, capilla de mármol, túnel, cathédrale, el champiñon... le temps est au beau fixe avec quelques nuages cependant, l'érosion a formé dans ces massifs de marbre du bord du lac de surprenantes formes en sculptant soit des colonnes soit des stalactites ou stalagmites de marbre coloré. A certains endroits les veines du marbre sont superbes et forment des motifs ressemblant au papier marbré. Retour sur un lac aux vagues encore plus déchainées, on est drôlement secoués pendant une petite demi-heure. Dans l’après midi nous prenons la voiture cette fois-ci en direction de la vallée des explorateurs, la route s'enfonce vers l’ouest par une grande vallée ouverte vers des pics enneigés. La vallée se rétrécit de plus en plus et nous faisons un 1er arrêt à la cascade de la Nutria au km 27. Belle chute d'eau bien verticale dans un superbe décor. Nous continuons en direction du mirador du glacier mais à peine avons-nous parcouru quelques km que nous tombons sur un panneau « ruta cortada ». Après nous être renseignés nous apprenons que la route est coupée depuis octobre 2018 à la suite d'un glissement de terrain occasionné par la chute d'un bout de glacier dans une lagune qui s'est elle même déversée dans la vallée coupant la route et recréant une lagune à la place de la route. La route restera sûrement fermée jusqu'en avril. Retour par la même route, arrêt devant un petit cimetière typique avec ses petites cabanes en bois recouvertes de tavaillons. Balade en ville : de gros travaux de réfection des rues et des trottoirs sont à l'œuvre, transformant ce village pionnier en future étape touristique majeure d'ici peu de temps. Ici aussi de nombreux jeunes sacs au dos font du stop à la sortie de la ville. L'animation principale consiste à prendre des barques à moteur pour aller voir la cathédrale de marbre au bord du lac, les rotations durent toute la journée et il y a foule. En me promenant je suis tombé sur le petit cimetière de P. Tranquilo, paisiblement installé au sommet d'une bute donnant sur le lac, un autre cimetière de Sète en quelque sorte. Bel éclairage en cette fin de journée. Dîner dans un restaurant juste sur la rue principale devant le lac. Nuit troublée par les conversations animées des fêtards alcoolisés installés dans la cabanas collée à la nôtre !
Capilla de Marmol22/02 de puerto Rio Tranquillo à Cochrane Départ pour Cochrane, nous payons non sans avoir, après bien des critiques, fait baisser le prix de 10000 pesos ! Nous allons à l'OT tout proche pour nous renseigner sur la suite de notre voyage. Nous y réservons une nuit à Cerro Castillo, ayant plus ou moins définitivement écarté l'option de CaletaTortel compte tenu du grand nombre de km sur piste à faire ce qui correspond à plus de 7h de routes pénibles. Nous quittons P. Rio Tranquilo sous un beau soleil mais avec un fond d'air encore très froid. La route très belle longe longtemps le lago Carrera offrant de beaux points de vue, il y a pas mal de trafic sur la route et la piste est globalement bonne, nous sommes époustouflés par les différentes couleurs de bleus des lacs et rivières rencontrés. Nous allons voir le beau site de la confluencia entre le rio Baker et la rivière Neff. Nous nous sommes également arrêtés dans le petit et superbe village de Puerto Bertrand pour y réserver une cabaña pour dans deux nuits juste derrière l'hospedaje Mirabella. Nous reprenons notre route jusqu'à Cochrane, gros village assez étendu et qui semble vouloir s'agrandir à voir les lotissements qui se construisent à sa périphérie. Nous sommes logés dans une cabaña très propre et agréable chez ñadis cabanas. Nous allons déjeuner ensuite dans un petit restaurant situé au 1er étage d'un supermarché, nous y choisissons du poisson et entre autres une spécialité chilienne excellente le pastel de jaiba, un plat à base de crabe gratiné au fromage. Nous partons ensuite en direction du parc national de Tamango distant de 5km du centre de la ville, là en payant (5000 pesos) on peut parcourir plusieurs sentiers, vu l'heure un peu tardive il est déjà 17 h nous prenons le sendero de los carpinteros qui longe la rivière puis s'en éloigne en grimpant sur de petites collines qui la dominent. La couleur de l’eau est tjrs aussi surprenante quoique moins marquée vu l'heure et le ciel qui s'est couvert entre temps. C'est néanmoins une belle promenade digestive, nous parcourons ce chemin pendant environs 2h, notre point le plus élevé nous offrant une vue sur un petit ponton en bois au bord du lac.

Rio Negro : La palette du peintre
23/02 de Cochrane à Puerto Bertrand Il a plu cette nuit et surprise ce matin tous les sommets qui entourent la ville sont enneigés. Si le ciel est d'un beau bleu, le fond de l'air est très froid. Après le petit-déjeuner nous allons faire un tour en ville, acheter de nouvelles provisions au supermercado et reprenons la route pour le parc Patagonia situé dans la vallée de Chacabuco. Après quelques km nous sommes accueillis par un troupeau de guanacos qui broutent tranquillement au bord de la piste. Séance photos puis nous repartons dans cette belle vallée dont l'horizon est fermé par un superbe massif de montagnes enneigées. Un peu plus loin 2me troupeau de guanacos et on finira presque par s'en lasser tellement on en croisera sur la piste. Arrêt à la belle maison du parc : en fait il y a plusieurs bâtiments tous imposants, construits en grosse pierre grise, logique quand on connait les moyens du milliardaire Thompson, propriétaire du parc et de la vallée. Ici aussi des guanacos paissent à l'ombre des bâtiments. Après nous être renseignés sur les possibilités du parc nous décidons d'aller jusqu'à la lagune pour y voir éventuellement des flamands roses que nous ne verrons pas, par contre nous y verrons des cygnes à tête noire ! Devant la lagune nous pique-niquons dans les beaux abris prévus. Retour par la même piste, à l'embranchement nous reprenons la piste pour Puerto Bertrand situé à environ 35 km. Installation dans notre cabaña, du salon on a une superbe vue sur le lac. C'est la fête au village et la commune a offert un banquet aux anciens : sur un pré les cuisiniers s'affairent autour du feu où rôtissent de grand plats de saucisses pendant que deux moutons traditionnellement écartelés sur des grilles, rôtissent en dégageant de bonnes odeurs. On se balade dans ce sympathique village dont la partie basse touche le lac. Au bord du lac plusieurs prestataires de services touristiques offrent de faire du rafting, du kayak et d’autres activités aquatiques. En soirée on va dîner chez Doña Esther, typique hospedaje familial d’un autre temps : on a l’impression d’être invités à partager un repas dans la salle à manger d’une vieille tante ! menu unique à 8000CLP avec soupe en entrée, cordero con papas et leche de semola con mermelada de melón. Nous retournons au village où l'orchestre après avoir fait la balance joue 2 morceaux et part se reposer pendant que les futurs spectateurs dinent. La fatigue et le froid aidant nous ne « tiendrons pas la distance » l’orchestre ne commençant son spectacle qu’après 23h. Une bonne partie de la nuit nous entendrons, heureusement atténuée, la musique de la fête.
Carretera austral24/02 de Puerto Bertrand à Villa Cerro Castillo Réveil à 6h30, petit-déjeuner sur place puis c'est le départ, le jour s'est levé et il gèle dehors, il faut gratter les vitres de la voiture. Le ciel est en partie dégagé et nous partons pour environ 200 km de ripio jusqu'à Villa Cerro Castillo. Si la piste n'est pas trop mauvaise jusqu'à Puerto Rio Tranquilo, il n'en sera pas de même entre P.R. Tranquilo et Castillo. La piste par endroit est complètement creusée en gigantesque tôle ondulée, c'est redoutable, elle est très sinueuse tout en montée puis en descente avec peu de visibilité dans les virages, si on y rajoute la poussière soulevée par les véhicules, nombreux à cette heure, le tableau sera complet. Le paysage reste magnifique. À V. Cerro Castillo nous nous arrêtons aux cabañas Tropero réservées il y a deux jours. Nous avons une belle cabane avec une chambre à l'étage et un beau salon-salle à manger. La patronne Eliana est, comme c'est presque toujours le cas, très sympathique. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché nous allons déjeuner dans une petite gargote située juste à côté de chez nous l’hospedaje San Sebastián où nous prenons le menu du jour. Une fois de plus nous sommes les seuls touristes à y manger, avant que n'y viennent 3 jeunes filles israéliennes très bavardes. Comme partout au Chili, les rues sont envahies de chiens en maraude, pas méchants et qui passent le plus clair de la journée à dormir devant les pas de portes ou dans les bennes des pick-up. Vers 15h Pierre-Paul, Patricia et moi partons faire une balade en empruntant une piste carrossable qui part juste à côté de l'entrée principale du parc de Cerro Castillo fermé depuis 14h. Le chemin longe la rivière se dirige vers les marécages qui la bordent puis serpentent dans un sous bois entre montagne et plaine. Nous y croiserons un gaucho à cheval et de nombreux randonneurs sacs au dos. En fin de journée nous allons tous les quatre faire un tour au village avec un bel éclairage de fin de journée, un vieil homme avec lequel nous avons échangé quelques paroles sur le pas de la porte nous invite à rentrer dans sa petite cabaña, bien modeste, pour nous montrer son passeport car il a travaillé comme berger en Californie.
Lac Carrera25/02 de Cerro Castillo à Coyhaique Nous quittons Cerro Castillo vers 9h 30 et prenons la route goudronnée (quel plaisir !) vers Coyhaique sous un ciel bleu et une température clémente. Dès notre arrivée nous filons à la station de bus pour être sûrs d’avoir nos billets pour Puerto Cisnes le lendemain, heureusement il y a de place ! Nous cherchons ensuite notre cabaña que nous trouvons après avoir un peu tourné dans le quartier : c'est un lotissement moderne situé au-dessus de la ville sur une pente de la montagne : c'est une maisonnette toute neuve avec tous les équipements modernes. Après le repas nous partons en voiture jusqu'à la réserve nationale de Coyhaique, située 6km au nord de la ville : on emprunte une piste un peu défoncée pour arriver au parc, où il faut payer l’entrée (3000 pour rejoindre le parking de la Laguna Verde. Nous en faisons le tour en 30 mn tranquillement, c'est un endroit agréable favorable au pique-nique, d'ailleurs de nombreux chiliens sont là pour en profiter comme nous, installés sur la pelouse face au lac. Au moment de repartir plus de batterie ! La voiture ne réagit plus, on ne peut même pas ouvrir les 4 portes. Que faire ? Heureusement il y a quelques traces ténues de réseau et nous arrivons à téléphoner au loueur qui heureusement est installé à Coyhaique et vient 30 mn plus tard nous dépanner.
Rencontre avec un gaucho26/02 de Coyhaique à Puerto Cisnes
Nous la voiture chez le loueur qui nous emmène à la station de bus où nous laissons nos bagages à la consigne. Temps magnifique, nous allons nous promener autour de la place principale qui est de forme pentagonale. Là on voit passer beaucoup de marcheurs surtout des jeunes avec sacs au dos et pataugas. Vers 12h30 nous allons déjeuner de pizzas chez Mama Gaucha, excellent resto près de la place. Comme il fait beau nous « tuons » le temps en prenant le soleil sur la place pentagonale, je vais changer de l'argent et récupérer nos billets de bateau chez Naviera Austral. Vers 16h30 nous nous dirigeons vers la station de bus proche pour y attendre le nôtre qui partira à l'heure à 17h c'est un grand bus et la route goudronnée, à part quelques travaux, ne nous quittera plus jusqu'à destination. Il commence à faire nuit et nous arrivons à P. Cisnes mignon petit port lové au bord d’une belle baie. L'hotel Bellavista tout en bois est agréable avec ses petites chambres au 1er sous les combles. Les cloisons sont minces mais nos voisins discrets. Sur la recommandation de la patronne très sympathique nous allons dîner au Miramar de l'autre côté du pont : c'est un resto spécialisé en poissons.

Villa Cerro Castillo
28/02 de Puerto Cisnes à Quellon (île de Chiloe)
Réveil à 4h15, le petit-déjeuner a été préparé, il suffit juste de chauffer l'eau pour le café. À 5h nous sommes quelques dizaines de voyageurs à se peler de froid en attendant de pouvoir monter dans le bateau, à 6h, heure du départ, rien ne se passe ! À 7h apparaît enfin le bateau qui vient du large, à 7h50 nous sommes enfin autorisés à monter à bord lorsque les voitures et camions ont fini de manœuvrer. À 8h c'est le départ, rapide retour au port pour embarquer un retardataire et c'est sous un beau soleil que commence la croisière vers Chiloé : Le bateau se faufile dans des fjords évasés, le paysage est très beau, au loin on peut voir quelques montagnes aux sommets enneigés. La croisière va continuer ainsi, on somnole dans nos fauteuils puis on sort prendre l'air et faire quelques photos puis le vent se levant il fait plus froid. Escale à Malinka, puis c'est reparti jusqu'à Quellon où nous arrivons vers 20h, prenons un taxi pour rejoindre notre appartement « Donde coco » appartement confortable, installé au premier étage d’ un supermarché, pratique pour faire les courses !

En partance pour Chiloe Suite dans la 2me partie d'ic ipeu...
Les deux albums de photos sont visibles en cliquant sur ces deux liens :
https://photos.app.goo.gl/rL4MLqSaBc8MbEFV6
https://photos.app.goo.gl/wHeN9zepCSsJYxZ5A
5 Days in Porto in September 2017 (Full Travel Journal)
Tuesday, September 12
We had to get up early that day to leave our house at 3:30 AM, as our flight from Lyon Saint-Exupéry was scheduled for 6:35 AM. In the end, our Transavia flight took off with a delay.

I’d found a round-trip flight from Lyon to Porto on the Transavia website for 58 € per person, including only a carry-on bag.

Before landing at Porto Airport, we flew over the Douro River and the famous bridge between Porto and Vila Nova de Gaia.

The Douro flows into the Atlantic Ocean.
From the airport, we took the metro, which starts above ground before diving into Porto’s underground.

Once we’d dropped off our bags at the hotel, we set off to explore Porto.



You can’t go to Portugal without riding a tram—it’s a must! So we took an old tram (Line 1) to the beach.



The Guindais Funicular connects Praça da Batalha, high up in the city, to Ribeira in the historic center near the quays.

We didn’t take it—going down the stairs was fine. A one-way ticket costs 2.5 €.


The Dom Luís I Bridge is one of the city’s icons. Built between 1881 and 1886 by engineer Théophile Seyrig, a disciple of Gustave Eiffel,


The historic Ribeira district, once run-down, is undergoing an urban revival. Porto is gradually regaining its former splendor.

Old mansions with crests are being restored, splendid façades adorned with azulejos, Baroque-style churches, yellow trams, ancient shops, trendy restaurants, hip bars, boutiques, and design hotels!




I’d found a round-trip flight from Lyon to Porto on the Transavia website for 58 € per person, including only a carry-on bag.

Before landing at Porto Airport, we flew over the Douro River and the famous bridge between Porto and Vila Nova de Gaia.

The Douro flows into the Atlantic Ocean.
From the airport, we took the metro, which starts above ground before diving into Porto’s underground.

Once we’d dropped off our bags at the hotel, we set off to explore Porto.



You can’t go to Portugal without riding a tram—it’s a must! So we took an old tram (Line 1) to the beach.


The Guindais Funicular connects Praça da Batalha, high up in the city, to Ribeira in the historic center near the quays.

We didn’t take it—going down the stairs was fine. A one-way ticket costs 2.5 €.


The Dom Luís I Bridge is one of the city’s icons. Built between 1881 and 1886 by engineer Théophile Seyrig, a disciple of Gustave Eiffel,


The historic Ribeira district, once run-down, is undergoing an urban revival. Porto is gradually regaining its former splendor.

Old mansions with crests are being restored, splendid façades adorned with azulejos, Baroque-style churches, yellow trams, ancient shops, trendy restaurants, hip bars, boutiques, and design hotels!



Oregon: fog, smoke, sun & fun English translation pending
Avant propos
Au retour de notre roadtrip USA 2016, qui nous a amené à traverser 5 Etats de San Francisco à Denver, nous nous sommes immédiatement mis à la recherche du procahin itinéraire sur les routes nord-américaines. Tout roadtripper qui se respecte connait cette sensation au retour d’un tel voyage et le besoin de se projeter sur un nouveau projet. Nous ne dérogeons pas à la règle !
Ce nouvel itinéraire a été très difficile à définir. Une seule chose était certaine, nous irions dans le nord-ouest des Etats Unis ! Mais pour le reste … Nous avons longtemps hésité : Washington + Oregon, côte pacifique nord de San Francisco à Seattle, One way Seattle Yellowstone en passant par Glacier … que de choix ! Et comme l’affirmait André Gide « choisir c’est renoncer » !
Après avoir tous mis dans le shaker (nos priorités à voir, le temps imparti, le budget), nous avons concocté un bel et bon cocktail Oregon : côte pacifique, monts volcaniques, déserts, roches et rivières ! Tous les ingrédients d’un roadtrip réussi pour nous !
Nous avons donc réalisé une boucle au départ de Portland du 10 au 26 août et je vous invite à suivre nos aventures dans ce carnet 😉

Cannon Beach
J1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.
En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.
En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.
(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )

Cannon BeachJ1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.
En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.
En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.
(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )
L'Orégon et seulement l'Orégon English translation pending
Bonjour, j'ai lu de nombreux carnets de voyage sur les Etats-Unis (sur l'Ouest des Etats-Unis pour être précis) ; beaucoup concernent le Sud-Ouest et/ou Yellowstone.
J'ai fait en 2018 un voyage en Orégon, destination bien moins présente sur le forum ; c'est ce qui me décide à commencer ce carnet de voyage. J'espère aller au bout en avançant petit à petit.
J'ai voyagé seul, avec un budget limité ; l'hébergement s'est fait en camping à l'exception de 2 nuits à l'arrivée et 2 nuits juste avant le retour.
Le voyage a eu lieu du 30 mai 2018 (départ Roissy) au 6 juillet 2018 (retour Roissy).
J'avais pris un billet AR Paris-Portland environ 7 mois avant le départ. Portland est une destination chère, mais c'est la porte d'entrée de l'Oregon par avion. Billet acheté chez Condor 770 euro.
J'avais réservé une voiture chez Thrifty du 1 juin au 4 juillet : Ford fiesta (le plus petit modèle) pour 750 euro.
Le billet d'avion, la voiture de location et 2 fois 2 nuits étaient les seules réservations faites ; l'itinéraire n'était pas fixé, mais j'avais des idées assez précises sur ce que je voulais faire ; le voyage (itinéraire précis, longueur des étapes) s'est construit au fur et à mesure avec une part importante d'improvisation.
Les nuits réservées l'ont été en auberges de jeunesse ou hostel ; il y en a 2 à Portland : j'avais choisi celle située près du centre à l'arrivée (19ième avenue NW), celle plus excentrée (Hawthorne Boulevard SE) avant le retour.
Les photos viendront après avoir quitté Portland. Je m'efforcerai d'être précis sur les lieux, les itinéraires, les routes empruntées.
Jour 1 : mercredi 30 mai Journée en avion (la plus longue...) Vol aller : Paris-Manchester par Flybe, le tronçon suivant jusqu'à Los Angeles par Thomas Cook Airlines, Los Angeles-Portland (pour finir) par Alaska Airlines. Premier vol en retard (un peu), deuxième vol en retard (beaucoup) : l'avion pour Portland est parti depuis longtemps à l'arrivée à Los Angeles. Le mot du jour : "delayed" lu des dizaines de fois. Je m'adresse au bureau d'aide qui m'oriente vers le comptoir d'Alaska Airlines (compagnie importante) qui a un autre vol en soirée vers Portland : en 10 minutes tout est réglé, j'ai une carte d'embarquement et j'attends à la porte indiquée. Mais le mot du jour va s'afficher : "delayed", suivi d'une estimation de l'heure de départ qui s'éloigne plusieurs fois. L'avion part enfin ; il va arriver à Portland peu avant minuit ; je récupère mon bagage : j'ai prévu de prendre le MAX , un train-tram qui relie l'aéroport (10kms à l'est du centre) à la ville ; je trouve le terminus : il y a un MAX à quai ; j'achète un billet à un automate et je monte dans le MAX (c'est le dernier). Trois stations plus loin, le MAX stoppe ; les quelques voyageurs descendent, puis le conducteur, qui se dirige vers l'arrière du train pour repartir dans l'autre sens ; je discute avec lui : le dernier MAX ne va pas dans le centre, il repart dans un quartier périphérique de l'est de Portland (Gresham) et reste au dépôt pour la nuit ; il n'y a plus de tram pour le centre. Heureusement le conducteur est serviable ( comme beaucoup d'Américains) ; avant le terminus la ligne passe près d'un arrêt de bus : il vérifie l'heure du dernier bus, m'explique où descendre, comment aller à l'arrêt et me trouve un voyageur qui va "surveiller" depuis sa place que je ne me perds pas ; je me retrouve donc à l'arrêt de bus ; le dernier doit passer à 1h15 ; la quartier est désert : pas de circulation, pas de piéton, environnement glauque. Finalement 2 personnes arriveront (dont une à vélo) et prendront le dernier bus . Le chauffeur, lui aussi serviable, m'indiquera où descendre (19ième avenue) pour rejoindre mon hébergement. 2h30 fin de la première journée
Jour 1 : mercredi 30 mai Journée en avion (la plus longue...) Vol aller : Paris-Manchester par Flybe, le tronçon suivant jusqu'à Los Angeles par Thomas Cook Airlines, Los Angeles-Portland (pour finir) par Alaska Airlines. Premier vol en retard (un peu), deuxième vol en retard (beaucoup) : l'avion pour Portland est parti depuis longtemps à l'arrivée à Los Angeles. Le mot du jour : "delayed" lu des dizaines de fois. Je m'adresse au bureau d'aide qui m'oriente vers le comptoir d'Alaska Airlines (compagnie importante) qui a un autre vol en soirée vers Portland : en 10 minutes tout est réglé, j'ai une carte d'embarquement et j'attends à la porte indiquée. Mais le mot du jour va s'afficher : "delayed", suivi d'une estimation de l'heure de départ qui s'éloigne plusieurs fois. L'avion part enfin ; il va arriver à Portland peu avant minuit ; je récupère mon bagage : j'ai prévu de prendre le MAX , un train-tram qui relie l'aéroport (10kms à l'est du centre) à la ville ; je trouve le terminus : il y a un MAX à quai ; j'achète un billet à un automate et je monte dans le MAX (c'est le dernier). Trois stations plus loin, le MAX stoppe ; les quelques voyageurs descendent, puis le conducteur, qui se dirige vers l'arrière du train pour repartir dans l'autre sens ; je discute avec lui : le dernier MAX ne va pas dans le centre, il repart dans un quartier périphérique de l'est de Portland (Gresham) et reste au dépôt pour la nuit ; il n'y a plus de tram pour le centre. Heureusement le conducteur est serviable ( comme beaucoup d'Américains) ; avant le terminus la ligne passe près d'un arrêt de bus : il vérifie l'heure du dernier bus, m'explique où descendre, comment aller à l'arrêt et me trouve un voyageur qui va "surveiller" depuis sa place que je ne me perds pas ; je me retrouve donc à l'arrêt de bus ; le dernier doit passer à 1h15 ; la quartier est désert : pas de circulation, pas de piéton, environnement glauque. Finalement 2 personnes arriveront (dont une à vélo) et prendront le dernier bus . Le chauffeur, lui aussi serviable, m'indiquera où descendre (19ième avenue) pour rejoindre mon hébergement. 2h30 fin de la première journée
Trois semaines entre Dubrovnik et Split, où aller? English translation pending
Bonjour,
j'ai decouvert la croatie l'an dernier, en famille.... et nous avons adoré ! nous avons fait ce périple : Dubrovnik => mjlet (notre coup de coeur) => korkula => hvar => brac => Dubrovnik.
Les seuls points noirs ont été la foule a Dubrovnik (insupportable) et les prix des resto sur les iles completement aberrant. On a surtout aimé Mjlet pour le coté "nature" et aussi Korcula ou nous avons fait de bien belles ballades.
Cette année je pensais a rester sur le continent pour environ 18 jours... Atterir a Dubrovnik et repartir de split...en louant une voiture. Nous avons de jeunes enfants donc je ne veux pas faire trop de kilometres et faire minimum 3 nuits par étape... pas envie de courir partout et au final de rien voir.
Est ce une bonne idée ? il y t'il des endroits a ne pas manquer dans tout ce secteur ? et surtout il y a t'il autant de monde que sur les iles ? car c'est tout ce que nous detestons... a mjlet c'etait tranquille, et sur les autres iles nous avons soigneusement éviter les endroits les plus peuplés (hvar par ex, nous somme resté du coté de Jelsa et c'etait tres bien).
Je sais que le sud est bien plus prisé que l'intérieur mais avec nos bambins il nous faut la plage.
Merci d'avance pour vos précieux conseils.
j'ai decouvert la croatie l'an dernier, en famille.... et nous avons adoré ! nous avons fait ce périple : Dubrovnik => mjlet (notre coup de coeur) => korkula => hvar => brac => Dubrovnik.
Les seuls points noirs ont été la foule a Dubrovnik (insupportable) et les prix des resto sur les iles completement aberrant. On a surtout aimé Mjlet pour le coté "nature" et aussi Korcula ou nous avons fait de bien belles ballades.
Cette année je pensais a rester sur le continent pour environ 18 jours... Atterir a Dubrovnik et repartir de split...en louant une voiture. Nous avons de jeunes enfants donc je ne veux pas faire trop de kilometres et faire minimum 3 nuits par étape... pas envie de courir partout et au final de rien voir.
Est ce une bonne idée ? il y t'il des endroits a ne pas manquer dans tout ce secteur ? et surtout il y a t'il autant de monde que sur les iles ? car c'est tout ce que nous detestons... a mjlet c'etait tranquille, et sur les autres iles nous avons soigneusement éviter les endroits les plus peuplés (hvar par ex, nous somme resté du coté de Jelsa et c'etait tres bien).
Je sais que le sud est bien plus prisé que l'intérieur mais avec nos bambins il nous faut la plage.
Merci d'avance pour vos précieux conseils.
Compte rendu d'une croisière sur MSC Lirica en golfes Persique et d'Oman English translation pending
Salut,
Nous rentrons d’une croisière de 11 nuits (12 jours) sur MSC LIRICA avec embarquement et débarquement à Dubaï.
Pourquoi le choix de MSC ?
Nous recherchions à découvrir les golfes persique et d’Oman au travers d’une croisière sur place d’une dizaine de jours et nous souhaitions faire une croisière MSC pour la première fois. Cette croisière de 11 nuits sur LIRICA répondait donc à nos critères.
Les escales étaient
Dubaï (+nuit à quai) Abu Dhabi Sir Banni Yas Is Doha Bahrein Kashab Muscat (+nuit à quai) Dubaï (+nuit à quai)
Si c’était la première fois avec MSC … ce n’était pas notre première croisière loin de là.
Étant Perla Diamente chez Costa, nous avions été classés « BLACK » chez MSC via le « status match » de MSC et cela sans avoir jamais navigué avec eux !!!
La réservation vols + croisière a été faite directement avec MSC en formule cabine intérieure Bella.
Après consultation du site VF, nous avons réservé à l’avance certaines excursions et avons choisi de nous débrouiller par nous même pour d’autres escales.
Nous n’avions pas réservé de package boisson à l’avance, ceux-ci étant d’un prix exorbitant tenant compte de nos consommations.
Nous avions acheté le « package » complet vols+croisière avec les vols aller et retour « MSC », assurés par la compagnie EMIRATES en vols directs Bruxelles-Dubaï.
Formalités administratives
Seul le passeport valable 6 mois au moins est nécessaire.
Pas besoin de visa préalable ni pour les Emirats, ni pour le Qatar ni pour Oman ni pour Bahrein. Nos passeports seront conservés par MSC durant toute la croisière et tamponnés par les autorités des Emirats, Oman et qatar.
Vols – embarquement – débarquement
Le vol aller est direct sur EMIRATES de Bruxelles (20h15) à Dubaï (06h00) soit un peu moins de 7 heures de vol et un décalage horaire de 3 heures.
Du personnel MSC est présent à l’enregistrement à Bruxelles afin de lister les passagers MSC présents (une vingtaine) et de les informer.
Le vol aller est plein et se passe bien. Repas du soir et petit-déjeuner seront servis durant le vol
Remarques - Le choix des siège est possible à l’avance - L’allocation « bagages soute » est très généreuse … 30 kg par personne
Nous débarquons à Dubaï airport un peu avant 06h00 du matin.
La procédure d’immigration nous prend une petite demi-heure avant de récupérer les bagages et la sortie de la zone sécurisée. Nous en profitons pour munir nos bagages enregistrés des bandelettes MSC avec notre N° de cabine
Du personnel MSC est présent à la sortie de cette zone et une chaîne de 5 ou 6 agents MSC nous guide vers les bus MSC en attente. Nos bagages sont mis en soute du bus et nous les retrouverons devant notre cabine.
Nous quittons l’aéroport vers 07h15.
Il est environ 07h45 quand nous arrivons au port
L’enregistrement se fait dans la foulée et nous montons à bord à 08h00 du matin. Le buffet est à notre disposition pour le petit-déjeuner et nous faisons une première découverte du navire avant de prendre possession de la cabine vers 10h00 – 10h30.
Jusque là, tout baigne donc.
Joseph 😉
Nous rentrons d’une croisière de 11 nuits (12 jours) sur MSC LIRICA avec embarquement et débarquement à Dubaï.
Pourquoi le choix de MSC ?
Nous recherchions à découvrir les golfes persique et d’Oman au travers d’une croisière sur place d’une dizaine de jours et nous souhaitions faire une croisière MSC pour la première fois. Cette croisière de 11 nuits sur LIRICA répondait donc à nos critères.
Les escales étaient
Dubaï (+nuit à quai) Abu Dhabi Sir Banni Yas Is Doha Bahrein Kashab Muscat (+nuit à quai) Dubaï (+nuit à quai)
Si c’était la première fois avec MSC … ce n’était pas notre première croisière loin de là.
Étant Perla Diamente chez Costa, nous avions été classés « BLACK » chez MSC via le « status match » de MSC et cela sans avoir jamais navigué avec eux !!!
La réservation vols + croisière a été faite directement avec MSC en formule cabine intérieure Bella.
Après consultation du site VF, nous avons réservé à l’avance certaines excursions et avons choisi de nous débrouiller par nous même pour d’autres escales.
Nous n’avions pas réservé de package boisson à l’avance, ceux-ci étant d’un prix exorbitant tenant compte de nos consommations.
Nous avions acheté le « package » complet vols+croisière avec les vols aller et retour « MSC », assurés par la compagnie EMIRATES en vols directs Bruxelles-Dubaï.
Formalités administratives
Seul le passeport valable 6 mois au moins est nécessaire.
Pas besoin de visa préalable ni pour les Emirats, ni pour le Qatar ni pour Oman ni pour Bahrein. Nos passeports seront conservés par MSC durant toute la croisière et tamponnés par les autorités des Emirats, Oman et qatar.
Vols – embarquement – débarquement
Le vol aller est direct sur EMIRATES de Bruxelles (20h15) à Dubaï (06h00) soit un peu moins de 7 heures de vol et un décalage horaire de 3 heures.
Du personnel MSC est présent à l’enregistrement à Bruxelles afin de lister les passagers MSC présents (une vingtaine) et de les informer.
Le vol aller est plein et se passe bien. Repas du soir et petit-déjeuner seront servis durant le vol
Remarques - Le choix des siège est possible à l’avance - L’allocation « bagages soute » est très généreuse … 30 kg par personne
Nous débarquons à Dubaï airport un peu avant 06h00 du matin.
La procédure d’immigration nous prend une petite demi-heure avant de récupérer les bagages et la sortie de la zone sécurisée. Nous en profitons pour munir nos bagages enregistrés des bandelettes MSC avec notre N° de cabine
Du personnel MSC est présent à la sortie de cette zone et une chaîne de 5 ou 6 agents MSC nous guide vers les bus MSC en attente. Nos bagages sont mis en soute du bus et nous les retrouverons devant notre cabine.
Nous quittons l’aéroport vers 07h15.
Il est environ 07h45 quand nous arrivons au port
L’enregistrement se fait dans la foulée et nous montons à bord à 08h00 du matin. Le buffet est à notre disposition pour le petit-déjeuner et nous faisons une première découverte du navire avant de prendre possession de la cabine vers 10h00 – 10h30.
Jusque là, tout baigne donc.
Joseph 😉
Voyage en famille cet été en Croatie English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Croatie cet été en famille (deux adultes et deux enfants/ ados de 10 et 13 ans) et j’aurais besoin de conseils sur le circuit à effectuer et les endroits où loger entre autres .... Nous arrivons à Dubrovnik le vendredi 2 août vers 10 heures et repartons le lundi 19 août vers 10 heures. Nous avons d’ores et déjà réservé un véhicule à l’aéroport de Dubrovnik pour l’ensemble du voyage.
Nous envisageons de passer un peu de temps dans les îles et de remonter jusqu’à Sibenik/Zadar. Initialement j’avais envisagé d’aller jusqu’au parc de Plitvicka mais je pense que c’est finalement un peu loin et que ça risque d’être juste en17 jours. Nous ne souhaitons pas changer de logement tous les jours et l’idéal serait de pouvoir rester au minimum deux ou trois jours dans chaque logement. Nous souhaitons pouvoir alterner entre farniente, visites, autres activités (les enfants sont assez actifs et aiment bien être occupés…)
J’ai fait une ébauche de circuit J1 : arrivée à l’aéroport, récupérer le véhicule et filer sur l’île de Mljet en s’arrêtant à Ston. Ferry à Prapratno. Nuit à Mljet (3 nuits): ou? : dans le parc à l’ouest, ça a l’air sympa : Soline?; ou ailleurs) J2 : Mljet (parc national, balade, baignade, paddle?…) J3 : Mljet (visite du reste de l’île : y a t’il un peu à faire?) J4: départ pour Korcula: faut il mieux repasser par la presqu’île de Peljesac puis ferry à Orebic ou ferry direct de Mljet à Korcula. Est ce que la visite de la presqu’île vaut le coût ? Nuit à Korcula (3 nuits?) quel coin dans l’ile pour le logement? J5: Korcula J6: Korcula ( Y a-t-il de quoi s’occuper deux jours et demi sur Korcula ? ) J7 à J11: L’idée initiale était de se poser pendant quatre jours (5 nuits) aux alentours de Sibenik (Primosten? Vodice ?) pour faire une journée à Krka, une journée dans les îles Kornati, une journée Split - Trogir, une journée Zadar. Maintenant, j’ai vu que la région de Omis était également sympa... Faut-il séparer ces 5 nuits en en passant 2 à Omis??? ou peut on aller à Omis sur la journée en logeant vers Sibenik? Ou bien faut il passer une nuit de moins après sur Hvar pour faire 6 nuits ou 3+3?) Autre question : pour aller de Korcula à Omis ou Sibenik : quelle est la meilleure solution : repasser par Orebic, la presqu’île et prendre la route de la côte ou bien prendre un ferry de Korcula vers Split? J12: départ pour Hvar pour 3 nuits (ou Brac?) : ferry de Split / dans quel endroit vaut-il mieux chercher un logement sur l’ile? J13: Hvar J14: Hvar J15 : départ pour Dubrovnik : ferry de sucuraj à Drvenik puis route côtière (mais passage par Neum …), autre idée? Logement (3 nuits), plutôt sud de Dubrovnik (Mlini? Cavtat? Mais j’ai lu qu’il il y avait un couloir aérien au-dessus d’un des 2?) J16 : visite Dubrovnik (y aller en bateau?), c’est un samedi, je me suis dit qu’il y avait peut être un peu moins de monde? (On peut toujours rêver) J17 : Kotor (faisable en AR sur la journée?) J18 : départ Voilà, je suis désolé c’est un petit peu long mais j’ai lu qu’il vallait mieux avoir un itinéraire un peu précis pour avoir l’idée des autres. Dans tous les cas merci par avance de vos remarques concernant tout ou partie du voyage …
Nous partons en Croatie cet été en famille (deux adultes et deux enfants/ ados de 10 et 13 ans) et j’aurais besoin de conseils sur le circuit à effectuer et les endroits où loger entre autres .... Nous arrivons à Dubrovnik le vendredi 2 août vers 10 heures et repartons le lundi 19 août vers 10 heures. Nous avons d’ores et déjà réservé un véhicule à l’aéroport de Dubrovnik pour l’ensemble du voyage.
Nous envisageons de passer un peu de temps dans les îles et de remonter jusqu’à Sibenik/Zadar. Initialement j’avais envisagé d’aller jusqu’au parc de Plitvicka mais je pense que c’est finalement un peu loin et que ça risque d’être juste en17 jours. Nous ne souhaitons pas changer de logement tous les jours et l’idéal serait de pouvoir rester au minimum deux ou trois jours dans chaque logement. Nous souhaitons pouvoir alterner entre farniente, visites, autres activités (les enfants sont assez actifs et aiment bien être occupés…)
J’ai fait une ébauche de circuit J1 : arrivée à l’aéroport, récupérer le véhicule et filer sur l’île de Mljet en s’arrêtant à Ston. Ferry à Prapratno. Nuit à Mljet (3 nuits): ou? : dans le parc à l’ouest, ça a l’air sympa : Soline?; ou ailleurs) J2 : Mljet (parc national, balade, baignade, paddle?…) J3 : Mljet (visite du reste de l’île : y a t’il un peu à faire?) J4: départ pour Korcula: faut il mieux repasser par la presqu’île de Peljesac puis ferry à Orebic ou ferry direct de Mljet à Korcula. Est ce que la visite de la presqu’île vaut le coût ? Nuit à Korcula (3 nuits?) quel coin dans l’ile pour le logement? J5: Korcula J6: Korcula ( Y a-t-il de quoi s’occuper deux jours et demi sur Korcula ? ) J7 à J11: L’idée initiale était de se poser pendant quatre jours (5 nuits) aux alentours de Sibenik (Primosten? Vodice ?) pour faire une journée à Krka, une journée dans les îles Kornati, une journée Split - Trogir, une journée Zadar. Maintenant, j’ai vu que la région de Omis était également sympa... Faut-il séparer ces 5 nuits en en passant 2 à Omis??? ou peut on aller à Omis sur la journée en logeant vers Sibenik? Ou bien faut il passer une nuit de moins après sur Hvar pour faire 6 nuits ou 3+3?) Autre question : pour aller de Korcula à Omis ou Sibenik : quelle est la meilleure solution : repasser par Orebic, la presqu’île et prendre la route de la côte ou bien prendre un ferry de Korcula vers Split? J12: départ pour Hvar pour 3 nuits (ou Brac?) : ferry de Split / dans quel endroit vaut-il mieux chercher un logement sur l’ile? J13: Hvar J14: Hvar J15 : départ pour Dubrovnik : ferry de sucuraj à Drvenik puis route côtière (mais passage par Neum …), autre idée? Logement (3 nuits), plutôt sud de Dubrovnik (Mlini? Cavtat? Mais j’ai lu qu’il il y avait un couloir aérien au-dessus d’un des 2?) J16 : visite Dubrovnik (y aller en bateau?), c’est un samedi, je me suis dit qu’il y avait peut être un peu moins de monde? (On peut toujours rêver) J17 : Kotor (faisable en AR sur la journée?) J18 : départ Voilà, je suis désolé c’est un petit peu long mais j’ai lu qu’il vallait mieux avoir un itinéraire un peu précis pour avoir l’idée des autres. Dans tous les cas merci par avance de vos remarques concernant tout ou partie du voyage …
Quatre semaines de Zagreb à Tirana English translation pending
Bonjour,
Je prévois un périple de 4 semaines au départ de Zagreb jusqu'à Tirana en passant par la Bosnie et le Monténégro. Je serai sur place du 24 juin au 22 juillet. Je voyage seule, donc j'utiliserai les transports en commun. Est-ce envisageable ou trop contraignant au niveau du transport? Je ne sais pas vraiment comment organiser mon trajet. Surtout pour la durée dans chaque pays.
J'avais pensé gross modo : 9 jours en Croatie, 7 en Bosnie, 3 au Monténégro et 8 en Albanie. Je garde le dernier jour pour rejoindre Zagreb d'où je reprends un vol vers Montréal.
Est-ce faisable ou dois-je garder l'Albanie pour un autre voyage? Merci pour vos conseils et suggestions :)
Je prévois un périple de 4 semaines au départ de Zagreb jusqu'à Tirana en passant par la Bosnie et le Monténégro. Je serai sur place du 24 juin au 22 juillet. Je voyage seule, donc j'utiliserai les transports en commun. Est-ce envisageable ou trop contraignant au niveau du transport? Je ne sais pas vraiment comment organiser mon trajet. Surtout pour la durée dans chaque pays.
J'avais pensé gross modo : 9 jours en Croatie, 7 en Bosnie, 3 au Monténégro et 8 en Albanie. Je garde le dernier jour pour rejoindre Zagreb d'où je reprends un vol vers Montréal.
Est-ce faisable ou dois-je garder l'Albanie pour un autre voyage? Merci pour vos conseils et suggestions :)
Carnet de voyage de 22 jours au Vietnam English translation pending
Bonjour a tous,
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
De Hô-Chi-Minh-Ville à Hanoï en passant par Angkor English translation pending
Voila,
dimanche mon mari et moi partons, pour le Vietnam et surtout Angkor , pour un périple de 19 jours .Un peu court pour certains , mais nous n'avons pas plus de temps .
Après avoir lu de nombreux récits sur le forum , pris quelques renseignements ici et là , posé quelques questions , notre circuit est bouclé.
4 jours à Ho Chi Minh
2.5 jours à Phnom Penh
5.5 jours à Siem Reap
5 jours à Hanoi
Nous essaierons de donner de nos nouvelles tous les jours , en espèrant que cela servira à certains .Pardon d'avance , si notre ressenti est différent du votre .
A bientôt sur le forum
Christiane
Nous vous souhaitons un agréable voyage en notre compagnie English translation pending
Compagnie aérienne ? Carnet de voyage ? Pensée et réflexions ? Allez... compagnie aérienne, et aéroport.
Il est huit heures. Le vol est prévu à 13h50. L'app affirme que je peux faire le check-in online jusqu'à deux heures avant le départ, mais autant m'en débarrasser tout de suite. Ça bloque et il s'affiche un message d'erreur m'annonçant que je dois demander une assistance au comptoir de l'aéroport. Zut ! Cochonnerie de dysfonctionnement de site, je vais être obligée d'abréger le temps rare, précieux, qui me reste à passer avec ma centenaire grand-mère pour me farcir la queue des voyageurs à valises.
11h30. Comptoir d'enregistrement. Pas grand monde ne voyage avec une valise finalement, j'aurais pu arriver plus tard. Je pose ingénument souriante le smartphone avec le code de résa et la carte d'identité sur le comptoir et signale le dysfonctionnement du site à l’hôtesse. - Mais ? vous avez un siège ? m'entends-je dire. - Non, puisque je n'ai pas pu faire l'enregistrement, mais j'ai le billet. - Le vol est complet, madame. - Si le vol est complet sans que j'aie un siège, c'est que votre compagnie a vendu plus de places qu'il n'y en a dans l'avion. - Toutes les compagnies le font. Respire ma fille, et reste calme. - Bien... Et concrètement ? - Je vous fais une carte d'accès à la porte d'embarquement, vous vous y rendez à l'heure donnée, et on verra s'il reste des places. Sinon vous aurez un dédommagement de 500 € et on vous transfère sur le vol suivant. - Quand ? - Vendredi après-midi. On vous paie l’hôtel. Vous êtes 4ème sur liste d'attente. .....
48 h après. N'importe quoi ! Vite, trouver des solutions alternatives. Un vol AF à 18 heures avec escale à Lyon et arrivée en soirée. 800 €. Les avions demain, arrivée à Orly, départ de CDG, des heures de transit... Le train, départ demain à 6h49, changement à Paris, arrivée 13 heures plus tard. 250€. La voiture, ah zut, pas de location avec passage de frontière, donc la laisser à Nice et prendre le premier train le lendemain matin. Je gagne six bonnes heures par rapport au train, voilà la solution ! Sauf que mon cher et tendre consulté par téléphone m'interdit de conduire dans la région méditerranéenne où sont en cours des pluies diluviennes, que j'avais oubliées. Rien, rien de rien de vivable... me résoudre à souhaiter par téléphone un bon appétit aux êtres chers que j'avais promis d'accueillir le lendemain, annuler tous les rv de vendredi et profiter de ma centenaire grand-mère alors. Ceci dit, faut quand même que j'aille poireauter à la porte d'embarquement 51 inscrite sur ma carte jusqu'à l'heure du départ de l'avion. Avec beaucoup de chance, quatre enregistrés auront eu des pépins les empêchant de prendre leur vol.
Je franchis la large bande jaune au sol qui indique la limite interdite aux accompagnateurs, scanne la carte de non embarquement qui commande l'ouverture des portes automatiques, fais les cinq kilomètres de slalom, présente la carte à l'un des trois vigiles qui la scannérise à nouveau. - file 2 ! Ok, file 2. - place 5 ! Ok, place 5. C'est un box. Les bacs défilent dessous. On se croirait à la pêche aux canards : vous êtes chargés d'en attraper un avant qu'il glisse sous le box quatre, qui lui-même le fauchera s'il est réactif au box trois, pour le placer dans votre espace fixe de déshabillage, le remplir de vos effets, avant de le replacer dans le tapis roulant à l'arrière pour le contrôle aux rayons machins. Il y a dans le box de l'espace pour deux bacs. Je sors l'ordi et les produits cosmétiques, moins de 100 ml dans une pochette transparente de moins d'un litre, entasse tout dans un bac avec la ceinture, la montre, la doudoune, le foulard. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi- questa morte che ci accompagna dal mattino alla sera, insonne, - Madame, sortez l'ordinateur de sa housse et mettez-le dans un bac à part avec les cosmétiques. sorda, come un vecchio rimorso o un vizio assurdo. I tuoi occhi saranno una vana parola, un grido taciuto, un silenzio. - Madame, vous ne pouvez pas poser votre valise directement sur le tapis, tout doit être dans un bac. Cosìli vedi ogni mattina quando su te sola ti pieghi nello specchio. O cara speranza, - Enlevez votre gilet, s'il vous plait. quel giorno sapremo anche noi che sei la vita e sei il nulla - Madame mettez votre pied droit sur l’empreinte. Per tutti la morte ha uno sguardo. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi. Sarà come smettere un vizio, - Le pied gauche s'il vous plait. come vedere nello specchio riemergere un viso morto, come ascoltare un labbro chiuso. - Faites le tour s'il vous plait. Scenderemo nel gorgo muti. - A qui sont ces affaires ? La publicité orange de la compagnie de merde occulte le ciel que je devrais voir par l'immense baie vitrée. Et le poème est fini. Plonger dans un autre, ou m'incarner dans ce que je suis en train de vivre ? - A moi, Monsieur. Le type fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur mon gilet, mon foulard et ma housse d'ordinateur et le flanque avec le plus grand sérieux dans la fente d'un appareil. - Vous pouvez reprendre vos affaires, Madame. - Bien... Monsieur. - A qui est cette valise ? - Mais encore à moi... Monsieur. - Veuillez l'ouvrir s'il vous plait. Je l'ouvre. Il fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur les foulards, les pulls et les chaussettes sales à l'intérieur de la valise. - La France est devenue un pays incroyablement ridicule avec ces contrôles d'une méticulosité ostentatoire. - Vous ne savez même pas ce que je fais. - Je sais que j'ai passé à l'aller les contrôles à Milan et que l'on y épargne aux passagers ce genre de mascarade. - Milan, c'est pas sérieux. (il doit pas avoir la télé celui-là, ça fait deux jours que je vois la tronche de Salvini à toutes les infos qui annoncent que je vis dans un pays fasciste populiste, la trouille totale, l'orée du totalitarisme.) Il flanque son papelard dans sa boite. - Disons surtout qu'on y sait que le cirque grotesque dans lequel vous vous complaisez ici avec autant de sévérité ne sert à rien. - Vous verrez quand il y aura un attentat ! Ah voilà, l'attentat ! Formule gri-gri magique justifiant manifestement toute cette comédie à ses yeux. Je ferme la valise et me contente de lui sourire. Vaut mieux après tout que ce pauvre gars n'aie pas trop conscience de l'inutilité de ce qu'il fait quotidiennement.
Porte 51. Je m'adonne à des exercices respiratoires. Pense à des choses agréables. Et si j'allais manger avec une amie à Bordeaux ? L'oreille capte soudain ma chantante langue familière qui retentit dans le hall, le vol pour Milan en porte 55 est complet et les passagers sont priés de laisser leur valise pour un transport en soute. Porte 55 ?
Porte 55 à 60 c'est les vols extra nationaux, ce monde hostile qui entoure les Gaulois et pour lequel il faut forcément présenter patte blanche, y compris en sortie, au cas où vous auriez commis quelques méfaits pendant votre séjour.
Y a pas foule et le policier pianote sur son smartphone. Sans doute, vu le vent qui souffle dans l'hexagone, demande-t-il à sa douce si elle va le dénoncer pour harcèlement sexuel s'il a l'audace de lui poser le petit doigt sur la cuisse. Pfff ça dure... il doit lui demander de lui signer une autorisation écrite... je reprends ma carte d'identité et me dirige vers une file voisine. - Madame, venez ici ! Madame !!! Ah... Monsieur a fini, ou a été envoyé paitre.
La foule des passagers embarque. Ils semblent innombrables.
L'un d'entre eux n'avait pas sa carte d'identité. Je monte dans le vol pour Milan.
Il est huit heures. Le vol est prévu à 13h50. L'app affirme que je peux faire le check-in online jusqu'à deux heures avant le départ, mais autant m'en débarrasser tout de suite. Ça bloque et il s'affiche un message d'erreur m'annonçant que je dois demander une assistance au comptoir de l'aéroport. Zut ! Cochonnerie de dysfonctionnement de site, je vais être obligée d'abréger le temps rare, précieux, qui me reste à passer avec ma centenaire grand-mère pour me farcir la queue des voyageurs à valises.
11h30. Comptoir d'enregistrement. Pas grand monde ne voyage avec une valise finalement, j'aurais pu arriver plus tard. Je pose ingénument souriante le smartphone avec le code de résa et la carte d'identité sur le comptoir et signale le dysfonctionnement du site à l’hôtesse. - Mais ? vous avez un siège ? m'entends-je dire. - Non, puisque je n'ai pas pu faire l'enregistrement, mais j'ai le billet. - Le vol est complet, madame. - Si le vol est complet sans que j'aie un siège, c'est que votre compagnie a vendu plus de places qu'il n'y en a dans l'avion. - Toutes les compagnies le font. Respire ma fille, et reste calme. - Bien... Et concrètement ? - Je vous fais une carte d'accès à la porte d'embarquement, vous vous y rendez à l'heure donnée, et on verra s'il reste des places. Sinon vous aurez un dédommagement de 500 € et on vous transfère sur le vol suivant. - Quand ? - Vendredi après-midi. On vous paie l’hôtel. Vous êtes 4ème sur liste d'attente. .....
48 h après. N'importe quoi ! Vite, trouver des solutions alternatives. Un vol AF à 18 heures avec escale à Lyon et arrivée en soirée. 800 €. Les avions demain, arrivée à Orly, départ de CDG, des heures de transit... Le train, départ demain à 6h49, changement à Paris, arrivée 13 heures plus tard. 250€. La voiture, ah zut, pas de location avec passage de frontière, donc la laisser à Nice et prendre le premier train le lendemain matin. Je gagne six bonnes heures par rapport au train, voilà la solution ! Sauf que mon cher et tendre consulté par téléphone m'interdit de conduire dans la région méditerranéenne où sont en cours des pluies diluviennes, que j'avais oubliées. Rien, rien de rien de vivable... me résoudre à souhaiter par téléphone un bon appétit aux êtres chers que j'avais promis d'accueillir le lendemain, annuler tous les rv de vendredi et profiter de ma centenaire grand-mère alors. Ceci dit, faut quand même que j'aille poireauter à la porte d'embarquement 51 inscrite sur ma carte jusqu'à l'heure du départ de l'avion. Avec beaucoup de chance, quatre enregistrés auront eu des pépins les empêchant de prendre leur vol.
Je franchis la large bande jaune au sol qui indique la limite interdite aux accompagnateurs, scanne la carte de non embarquement qui commande l'ouverture des portes automatiques, fais les cinq kilomètres de slalom, présente la carte à l'un des trois vigiles qui la scannérise à nouveau. - file 2 ! Ok, file 2. - place 5 ! Ok, place 5. C'est un box. Les bacs défilent dessous. On se croirait à la pêche aux canards : vous êtes chargés d'en attraper un avant qu'il glisse sous le box quatre, qui lui-même le fauchera s'il est réactif au box trois, pour le placer dans votre espace fixe de déshabillage, le remplir de vos effets, avant de le replacer dans le tapis roulant à l'arrière pour le contrôle aux rayons machins. Il y a dans le box de l'espace pour deux bacs. Je sors l'ordi et les produits cosmétiques, moins de 100 ml dans une pochette transparente de moins d'un litre, entasse tout dans un bac avec la ceinture, la montre, la doudoune, le foulard. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi- questa morte che ci accompagna dal mattino alla sera, insonne, - Madame, sortez l'ordinateur de sa housse et mettez-le dans un bac à part avec les cosmétiques. sorda, come un vecchio rimorso o un vizio assurdo. I tuoi occhi saranno una vana parola, un grido taciuto, un silenzio. - Madame, vous ne pouvez pas poser votre valise directement sur le tapis, tout doit être dans un bac. Cosìli vedi ogni mattina quando su te sola ti pieghi nello specchio. O cara speranza, - Enlevez votre gilet, s'il vous plait. quel giorno sapremo anche noi che sei la vita e sei il nulla - Madame mettez votre pied droit sur l’empreinte. Per tutti la morte ha uno sguardo. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi. Sarà come smettere un vizio, - Le pied gauche s'il vous plait. come vedere nello specchio riemergere un viso morto, come ascoltare un labbro chiuso. - Faites le tour s'il vous plait. Scenderemo nel gorgo muti. - A qui sont ces affaires ? La publicité orange de la compagnie de merde occulte le ciel que je devrais voir par l'immense baie vitrée. Et le poème est fini. Plonger dans un autre, ou m'incarner dans ce que je suis en train de vivre ? - A moi, Monsieur. Le type fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur mon gilet, mon foulard et ma housse d'ordinateur et le flanque avec le plus grand sérieux dans la fente d'un appareil. - Vous pouvez reprendre vos affaires, Madame. - Bien... Monsieur. - A qui est cette valise ? - Mais encore à moi... Monsieur. - Veuillez l'ouvrir s'il vous plait. Je l'ouvre. Il fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur les foulards, les pulls et les chaussettes sales à l'intérieur de la valise. - La France est devenue un pays incroyablement ridicule avec ces contrôles d'une méticulosité ostentatoire. - Vous ne savez même pas ce que je fais. - Je sais que j'ai passé à l'aller les contrôles à Milan et que l'on y épargne aux passagers ce genre de mascarade. - Milan, c'est pas sérieux. (il doit pas avoir la télé celui-là, ça fait deux jours que je vois la tronche de Salvini à toutes les infos qui annoncent que je vis dans un pays fasciste populiste, la trouille totale, l'orée du totalitarisme.) Il flanque son papelard dans sa boite. - Disons surtout qu'on y sait que le cirque grotesque dans lequel vous vous complaisez ici avec autant de sévérité ne sert à rien. - Vous verrez quand il y aura un attentat ! Ah voilà, l'attentat ! Formule gri-gri magique justifiant manifestement toute cette comédie à ses yeux. Je ferme la valise et me contente de lui sourire. Vaut mieux après tout que ce pauvre gars n'aie pas trop conscience de l'inutilité de ce qu'il fait quotidiennement.
Porte 51. Je m'adonne à des exercices respiratoires. Pense à des choses agréables. Et si j'allais manger avec une amie à Bordeaux ? L'oreille capte soudain ma chantante langue familière qui retentit dans le hall, le vol pour Milan en porte 55 est complet et les passagers sont priés de laisser leur valise pour un transport en soute. Porte 55 ?
Porte 55 à 60 c'est les vols extra nationaux, ce monde hostile qui entoure les Gaulois et pour lequel il faut forcément présenter patte blanche, y compris en sortie, au cas où vous auriez commis quelques méfaits pendant votre séjour.
Y a pas foule et le policier pianote sur son smartphone. Sans doute, vu le vent qui souffle dans l'hexagone, demande-t-il à sa douce si elle va le dénoncer pour harcèlement sexuel s'il a l'audace de lui poser le petit doigt sur la cuisse. Pfff ça dure... il doit lui demander de lui signer une autorisation écrite... je reprends ma carte d'identité et me dirige vers une file voisine. - Madame, venez ici ! Madame !!! Ah... Monsieur a fini, ou a été envoyé paitre.
La foule des passagers embarque. Ils semblent innombrables.
L'un d'entre eux n'avait pas sa carte d'identité. Je monte dans le vol pour Milan.
La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal English translation pending
Récit de 9 jours de découvertes du lac Baïkal et de la Sibérie hivernale.
Tout démarre par un coup de téléphone de ma maman. Elle m’annonce avoir trouvé sa future destination de vacances. Je souris en coin, moi aussi. Un reportage du magazine Géo a focalisé mon attention sur le lac Baïkal. J’écoute son récit : j’ai vu un reportage télévisé, la traversée du lac Baïkal en hiver ! Incroyable ! Il n’en faut pas plus pour nous lancer dans l’aventure. Le compagnon de ma maman ne souhaitant pas nous accompagner, nous partirons à 3. Ma maman, Jeannette, 54 ans, mon compagnon, Adrien, 33 ans et moi, Estelle, 29 ans !
Nous choisissons un parcours sur mesure, organisé par l’agence russe Artel Troïka. Plusieurs mails avec cette agence francophone basée à Moscou nous permettent de finaliser notre voyage. Départ le 3 mars 2018 !
Viens ensuite une étape que nous avions sous-estimée : les visas. Commence un long et pénible travail administratif. Pour ceux qui préfèrent éviter la paperasse, passez ce paragraphe. Nous nous enregistrons sur le site de VFS.Global, qui permet l’obtention de visa russe en Suisse. La liste des documents nécessaires est horriblement longue. Il nous faudra plus de deux semaines pour obtenir toutes les attestations nécessaires auprès de nos assureurs (maladie-accident-rapatriement). Nous complétons ensuite un formulaire long comme le bras sur le site, puis nous fixons une date de rendez-vous à l’ambassade de Bern. Jeannette se dévoue à faire le déplacement, nous lui fournissons des procurations pour qu’elle puisse également présenter nos dossiers. Viens ensuite la très douloureuse facture : 118 CHF par personne ! ça passe plutôt mal, mais nous n’avons pas le choix. Nos passeports sont déposés à l’ambassade, nous les recevrons par courrier deux semaines plus tard. Astuce pour faire quelques économies : l’ambassade facture 45 CHF par passeport pour un renvoi par la Poste. En fonction du nombre de voyageurs, il peut être plus économique de refaire le déplacement jusqu’à Bern pour les récupérer en main propre.
Nous nous retrouvons le 3 mars à l’aéroport de Genève, nos valises pleines à craquer d’habits chauds. Sur recommandation de l’agence, nous partons avec nos bottes d’hiver aux pieds et des habits chauds dans nos bagages à main. Il neige à peine, mais suffisamment pour créer un certain chaos. Notre vol décolle avec 1h30 de retard. Nous avons 2h d’escale à Moscou, la tension monte. Nous atterrissons à Moscou avec 40 minutes de retard sur l’horaire, le pilote a bien comblé le retard. Pourtant habitués des aéroports, nous nous plantons royalement. Il nous faudra longtemps pour comprendre que nous arrivons sur un vol international et devons repartir avec un vol national, ce qui implique un passage de frontière. Nous sommes bons derniers dans la file de la douane. Nos passeports sont tamponnés puis nous piquons un sprint à travers l’aéroport. Quel bonheur de courir à l’intérieur avec des bottes d’hiver rembourrées et une doudoune ! Nous suons à grosses gouttes, mélange de stress et de surchauffe vestimentaire !
Lorsque nous atteignons la porte d’embarquement, les passagers prennent déjà place dans un bus. Adrien présente sa carte d’embarquement, rejoins le bus, suivi de près par ma maman. Arrive mon tour, on me demande d’attendre car le bus est plein. Je tente d’apercevoir mes compagnons de voyage pour les prévenir, sans succès. Dans le bus, ma maman s’aperçoit de mon absence. Adrien est coincé au fond du véhicule par le flot de passagers, impossible de ressortir. C’est donc Jeannette qui revient sur ses pas à ma recherche. Nous communiquons par gestes à travers les deux portes vitrées coulissantes. Rassurée, elle se retourne au moment où le bus démarre. Elle se retrouve coincée sur le tarmac, gesticulant pour tenter de faire fonctionner le détecteur des portes. Amusée par la situation (il fait tout de même -10 °C dehors), je préviens l’agent au guichet. Sa collègue se retourne et fonce vers le tarmac au pas de charge. Ouverture des portes, remontrances (vous ne devez pas rester là, c’est dangereux !), elle abandonne ensuite ma maman entre les deux portes vitrées. Nous rions de sa mésaventure. Un second bus arrive, nous embarquons ensemble et retrouvons Adrien dans l’avion.
Nous sommes le 4 mars et il est 8h30 lorsque nous atterrissons à Irkoutsk. Nous avons volé durant plus de 10h heures et franchi 7 fuseaux horaires depuis Genève. Le pilote baragouine en anglais, impossible de comprendre la valeur de la température locale.
Dans le hall d’arrivée, nous rencontrons Olga, notre guide francophone. Un rapide détour aux toilettes pour enfiler des habits chauds, puis nous récupérons nos valises. Il manque celle d’Adrien, il remplit donc avec l’aide d’Olga un formulaire pour déclarer la perte. Nous croisons les doigts et espérons la récupérer demain.
A peine sortis de l’aéroport, le froid nous saisit. Olga nous regarde avec un sourire et nous annonce : Bienvenue à Irkoutsk, aujourd’hui il fait moins 24 °C !

Petite pensée pour notre entourage, qui n’a pas compris notre souhait de découvrir la Sibérie en plein hiver : « Vous êtes toujours aussi cinglés ! La Sibérie, en hiver…. Mais pourquoi ? » A leur décharge, nous avons parcouru le Groenland en kayak lors de nos dernières vacances (voir notre carnet « Kayak au Groenland ») et nous nous étions promis de partir au chaud. La vie est pleine de surprises !
Nous montons à bord d’un minibus surchauffé et commençons un tour de ville. Un premier arrêt pour découvrir le quartier des 3 églises (orthodoxe et chrétiennes)

et les rives fumantes de l’Angara.

En amont, un barrage réchauffe l’eau du fleuve, qui fume au contact de l’air froid.

Nous continuons notre visite, découvrons plusieurs monuments puis une courte marche nous amène au pied de la statue d’Alexandre III. Après un court trajet en minibus, nous rejoignons le musée des Décembristes. Petit résumé historique : Les insurgés de 1825 furent condamnés au goulag et à une vie entière en Sibérie. Ils furent pardonnés lors du couronnement du tsar Alexandre II en 1856 après des décennies d’exil.


Visite intéressante sur une époque importante de la Russie.

Nous visitons ensuite une petite partie du centre-ville, désert en ce dimanche matin.


Un trajet d’une heure en minibus et nous atteignons le musée Taltsy, reproduction des différents bâtiments historiques datant du dix-septième au vingtième siècle.



Malgré un froid mordant, nous découvrons les différentes architectures et sommes conviés à une représentation musicale d’une artiste locale. Nous découvrons également de superbes toboggans de glace et ne résistons pas à l’envie de nous élancer, assis sur de fines planches en bois souple. Nous nous réchauffons ensuite autour d’un repas, dans un petit café. Nous reprenons la route à travers de magnifiques forêts de bouleaux pour atteindre l’embouchure de l’Angara. Ce fleuve est le seul qui sort du lac Baïkal, alors que ce dernier possède 336 affluents permanents !


Nous admirons la vue splendide sur le lac gelé et sur le fleuve qui ne gèle jamais à l’embouchure. Sur la rive opposée de l’Angara, nous apercevons le village de Port Baïkal, distant d’un kilomètre.

Olga nous conte une légende la région. Un vieil homme barbu prénommé Baïkal était père de 336 fils et d’une seule fille nommé Angara. Ses fils étaient très économes, contrairement à sa fille, dépensière. Cette dernière tomba amoureuse de Ienisseï. Lorsqu’elle voulut le rejoindre, son père tenta de l’en empêcher un jetant un rocher, devenu aujourd’hui une petite île au centre de l’Angara.

Sa fille parvint à s’échapper pour rejoindre l’élu de son cœur. Cette légende raconte l’histoire du Baïkal. 336 affluents, 1 fleuve (Angara) qui en sort et qui rejoint le Ienisseï avant de se jeter dans l’océan arctique après presque 6’000 km.
Olga nous propose une modification du programme. Initialement, nous devions monter en télésiège au sommet du Mont Tchersky. Selon elle, le musée du Baïkal sera plus enrichissant. Nous voilà en route pour quelques kilomètres supplémentaires. Nous apprécions la visite du musée, très complet. Les chiffres donnent le vertige : la superficie du Baïkal équivaut à celle de la Belgique, la profondeur maximale est de 1’642 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond mais également le plus volumineux au monde (260 fois le Lac Léman). Il est souvent surnommé « mer de Sibérie ».
Nous prenons ensuite place dans un laboratoire équipé de microscopes. Ils nous permettent de découvrir quelques espèces de micro-organismes et de crevettes vivant dans le Baïkal. La visite se termine par un minuscule aquarium, dans lequel nagent deux phoques de Sibérie, une espèce endémique du lac.

En été, il est très facile d’en apercevoir dans leur milieu naturel.
Quelques kilomètres supplémentaires nous permettent d’atteindre Listvyanka. Nous parcourrons les allées du marché (en plein air !) puis nous rejoignons la plage. Nous faisons nos premiers pas sur la glace ! A proximité, des aéroglisseurs font le plein de passagers. Ils remplacent les ferrys utilisés en été.
Nous croisons un véhicule « pur invention russe »

et rejoignons notre hôtel (Chalet Listvyanka). L’aéroport a contacté Olga, nous récupérerons demain la valise d’Adrien. Un rapide souper puis nous filons nous coucher. Nous avons très peu dormi lors des vols et les 7 heures de décalages horaires se font sentir.
Le lundi, après un solide petit-déjeuner, nous nous équipons au maximum. Tous nos habits chauds y passent. 2h en motoneige nous attendent, il fait -28°C. Avant le départ, l’on nous fournit un pantalon et une veste supplémentaire. Le bonhomme Michelin n’a qu’à bien se tenir, la concurrence est là !

Tout démarre par un coup de téléphone de ma maman. Elle m’annonce avoir trouvé sa future destination de vacances. Je souris en coin, moi aussi. Un reportage du magazine Géo a focalisé mon attention sur le lac Baïkal. J’écoute son récit : j’ai vu un reportage télévisé, la traversée du lac Baïkal en hiver ! Incroyable ! Il n’en faut pas plus pour nous lancer dans l’aventure. Le compagnon de ma maman ne souhaitant pas nous accompagner, nous partirons à 3. Ma maman, Jeannette, 54 ans, mon compagnon, Adrien, 33 ans et moi, Estelle, 29 ans !
Nous choisissons un parcours sur mesure, organisé par l’agence russe Artel Troïka. Plusieurs mails avec cette agence francophone basée à Moscou nous permettent de finaliser notre voyage. Départ le 3 mars 2018 !
Viens ensuite une étape que nous avions sous-estimée : les visas. Commence un long et pénible travail administratif. Pour ceux qui préfèrent éviter la paperasse, passez ce paragraphe. Nous nous enregistrons sur le site de VFS.Global, qui permet l’obtention de visa russe en Suisse. La liste des documents nécessaires est horriblement longue. Il nous faudra plus de deux semaines pour obtenir toutes les attestations nécessaires auprès de nos assureurs (maladie-accident-rapatriement). Nous complétons ensuite un formulaire long comme le bras sur le site, puis nous fixons une date de rendez-vous à l’ambassade de Bern. Jeannette se dévoue à faire le déplacement, nous lui fournissons des procurations pour qu’elle puisse également présenter nos dossiers. Viens ensuite la très douloureuse facture : 118 CHF par personne ! ça passe plutôt mal, mais nous n’avons pas le choix. Nos passeports sont déposés à l’ambassade, nous les recevrons par courrier deux semaines plus tard. Astuce pour faire quelques économies : l’ambassade facture 45 CHF par passeport pour un renvoi par la Poste. En fonction du nombre de voyageurs, il peut être plus économique de refaire le déplacement jusqu’à Bern pour les récupérer en main propre.
Nous nous retrouvons le 3 mars à l’aéroport de Genève, nos valises pleines à craquer d’habits chauds. Sur recommandation de l’agence, nous partons avec nos bottes d’hiver aux pieds et des habits chauds dans nos bagages à main. Il neige à peine, mais suffisamment pour créer un certain chaos. Notre vol décolle avec 1h30 de retard. Nous avons 2h d’escale à Moscou, la tension monte. Nous atterrissons à Moscou avec 40 minutes de retard sur l’horaire, le pilote a bien comblé le retard. Pourtant habitués des aéroports, nous nous plantons royalement. Il nous faudra longtemps pour comprendre que nous arrivons sur un vol international et devons repartir avec un vol national, ce qui implique un passage de frontière. Nous sommes bons derniers dans la file de la douane. Nos passeports sont tamponnés puis nous piquons un sprint à travers l’aéroport. Quel bonheur de courir à l’intérieur avec des bottes d’hiver rembourrées et une doudoune ! Nous suons à grosses gouttes, mélange de stress et de surchauffe vestimentaire !
Lorsque nous atteignons la porte d’embarquement, les passagers prennent déjà place dans un bus. Adrien présente sa carte d’embarquement, rejoins le bus, suivi de près par ma maman. Arrive mon tour, on me demande d’attendre car le bus est plein. Je tente d’apercevoir mes compagnons de voyage pour les prévenir, sans succès. Dans le bus, ma maman s’aperçoit de mon absence. Adrien est coincé au fond du véhicule par le flot de passagers, impossible de ressortir. C’est donc Jeannette qui revient sur ses pas à ma recherche. Nous communiquons par gestes à travers les deux portes vitrées coulissantes. Rassurée, elle se retourne au moment où le bus démarre. Elle se retrouve coincée sur le tarmac, gesticulant pour tenter de faire fonctionner le détecteur des portes. Amusée par la situation (il fait tout de même -10 °C dehors), je préviens l’agent au guichet. Sa collègue se retourne et fonce vers le tarmac au pas de charge. Ouverture des portes, remontrances (vous ne devez pas rester là, c’est dangereux !), elle abandonne ensuite ma maman entre les deux portes vitrées. Nous rions de sa mésaventure. Un second bus arrive, nous embarquons ensemble et retrouvons Adrien dans l’avion.
Nous sommes le 4 mars et il est 8h30 lorsque nous atterrissons à Irkoutsk. Nous avons volé durant plus de 10h heures et franchi 7 fuseaux horaires depuis Genève. Le pilote baragouine en anglais, impossible de comprendre la valeur de la température locale.
Dans le hall d’arrivée, nous rencontrons Olga, notre guide francophone. Un rapide détour aux toilettes pour enfiler des habits chauds, puis nous récupérons nos valises. Il manque celle d’Adrien, il remplit donc avec l’aide d’Olga un formulaire pour déclarer la perte. Nous croisons les doigts et espérons la récupérer demain.
A peine sortis de l’aéroport, le froid nous saisit. Olga nous regarde avec un sourire et nous annonce : Bienvenue à Irkoutsk, aujourd’hui il fait moins 24 °C !

Petite pensée pour notre entourage, qui n’a pas compris notre souhait de découvrir la Sibérie en plein hiver : « Vous êtes toujours aussi cinglés ! La Sibérie, en hiver…. Mais pourquoi ? » A leur décharge, nous avons parcouru le Groenland en kayak lors de nos dernières vacances (voir notre carnet « Kayak au Groenland ») et nous nous étions promis de partir au chaud. La vie est pleine de surprises !
Nous montons à bord d’un minibus surchauffé et commençons un tour de ville. Un premier arrêt pour découvrir le quartier des 3 églises (orthodoxe et chrétiennes)

et les rives fumantes de l’Angara.

En amont, un barrage réchauffe l’eau du fleuve, qui fume au contact de l’air froid.

Nous continuons notre visite, découvrons plusieurs monuments puis une courte marche nous amène au pied de la statue d’Alexandre III. Après un court trajet en minibus, nous rejoignons le musée des Décembristes. Petit résumé historique : Les insurgés de 1825 furent condamnés au goulag et à une vie entière en Sibérie. Ils furent pardonnés lors du couronnement du tsar Alexandre II en 1856 après des décennies d’exil.


Visite intéressante sur une époque importante de la Russie.

Nous visitons ensuite une petite partie du centre-ville, désert en ce dimanche matin.


Un trajet d’une heure en minibus et nous atteignons le musée Taltsy, reproduction des différents bâtiments historiques datant du dix-septième au vingtième siècle.



Malgré un froid mordant, nous découvrons les différentes architectures et sommes conviés à une représentation musicale d’une artiste locale. Nous découvrons également de superbes toboggans de glace et ne résistons pas à l’envie de nous élancer, assis sur de fines planches en bois souple. Nous nous réchauffons ensuite autour d’un repas, dans un petit café. Nous reprenons la route à travers de magnifiques forêts de bouleaux pour atteindre l’embouchure de l’Angara. Ce fleuve est le seul qui sort du lac Baïkal, alors que ce dernier possède 336 affluents permanents !


Nous admirons la vue splendide sur le lac gelé et sur le fleuve qui ne gèle jamais à l’embouchure. Sur la rive opposée de l’Angara, nous apercevons le village de Port Baïkal, distant d’un kilomètre.

Olga nous conte une légende la région. Un vieil homme barbu prénommé Baïkal était père de 336 fils et d’une seule fille nommé Angara. Ses fils étaient très économes, contrairement à sa fille, dépensière. Cette dernière tomba amoureuse de Ienisseï. Lorsqu’elle voulut le rejoindre, son père tenta de l’en empêcher un jetant un rocher, devenu aujourd’hui une petite île au centre de l’Angara.

Sa fille parvint à s’échapper pour rejoindre l’élu de son cœur. Cette légende raconte l’histoire du Baïkal. 336 affluents, 1 fleuve (Angara) qui en sort et qui rejoint le Ienisseï avant de se jeter dans l’océan arctique après presque 6’000 km.
Olga nous propose une modification du programme. Initialement, nous devions monter en télésiège au sommet du Mont Tchersky. Selon elle, le musée du Baïkal sera plus enrichissant. Nous voilà en route pour quelques kilomètres supplémentaires. Nous apprécions la visite du musée, très complet. Les chiffres donnent le vertige : la superficie du Baïkal équivaut à celle de la Belgique, la profondeur maximale est de 1’642 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond mais également le plus volumineux au monde (260 fois le Lac Léman). Il est souvent surnommé « mer de Sibérie ».
Nous prenons ensuite place dans un laboratoire équipé de microscopes. Ils nous permettent de découvrir quelques espèces de micro-organismes et de crevettes vivant dans le Baïkal. La visite se termine par un minuscule aquarium, dans lequel nagent deux phoques de Sibérie, une espèce endémique du lac.

En été, il est très facile d’en apercevoir dans leur milieu naturel.
Quelques kilomètres supplémentaires nous permettent d’atteindre Listvyanka. Nous parcourrons les allées du marché (en plein air !) puis nous rejoignons la plage. Nous faisons nos premiers pas sur la glace ! A proximité, des aéroglisseurs font le plein de passagers. Ils remplacent les ferrys utilisés en été.

Nous croisons un véhicule « pur invention russe »

et rejoignons notre hôtel (Chalet Listvyanka). L’aéroport a contacté Olga, nous récupérerons demain la valise d’Adrien. Un rapide souper puis nous filons nous coucher. Nous avons très peu dormi lors des vols et les 7 heures de décalages horaires se font sentir.
Le lundi, après un solide petit-déjeuner, nous nous équipons au maximum. Tous nos habits chauds y passent. 2h en motoneige nous attendent, il fait -28°C. Avant le départ, l’on nous fournit un pantalon et une veste supplémentaire. Le bonhomme Michelin n’a qu’à bien se tenir, la concurrence est là !

Trois semaines d'été dans les Dolomites et en Slovénie (+ Bonus Venise) English translation pending
Bonjour à tous,
Rentrée depuis quelques semaines, je m’attelle à la rédaction d’un petit carnet sur un road trip de 3 semaines dans les Dolomites et en Slovénie au mois d’août 2018.
Au programme, des spritz, quelques plongeons, mais surtout beaucoup de marche dans des paysages spectaculaires.
Nous voyagions à deux (couple de trentenaires) avec une voiture louée à l’aéroport de Venise.
Nous avons réservé nos vols et tous nos logements (hôtels et B&B) en juillet, un peu moins d’un mois avant le départ. C’est faisable mais trop tard : nous avons payé nos A/R Paris-Venise assez cher et nous dormions parfois un peu loin du point de départ des randonnées.
Notre itinéraire :
Jour 1 : Arrivée à Venise –> Nuit Trente Jour 2 : Dolomites de Brenta –> Nuit Trente Jour 3 : Trente -> Lago Di Tovel –> Nuit Chiusa Jour 4 : Seceda / Puez-Odle –> Nuit Chiusa Jour 5 : Adolf Munkel Trail –> Santa Maddalena -> Nuit Bolzano Jour 6 : Bolzano –> Spa Miramonti -> Merano -> Nuit Bolzano Jour 7 : Route des Dolomites -> Lago di Carezza -> Nuit Arabba Jour 8 : Cinque Torri et Nuvolau -> Nuit Arabba Jour 9 : Alpe di Fanes -> Nuit Arabba Jour 10 : Lago di Sorapis -> Cortina d'Ampezzo -> Nuit Villabassa Jour 11 : Bressanone -> Route des vins du Sud-Tyrol -> Nuit Villabassa Jour 12 : Lago di Braies -> Tre Cime di Lavaredo -> Nuit Kranjska Gora Jour 13 : Parc national du Triglav -> Nuit Kranjska Gora Jour 14 : Vallée de la Soca -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 15 : Lac de Bohinj -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 16 : Gorges de Vintgar -> Lac de Bled -> Radovljika -> Nuit Logarska Dolina Jour 17 : Logarska Dolina -> Nuit Logarska Dolina Jour 18 : Velika Planina -> Nuit Ljubljana Jour 19 : Ljubljana -> Nuit Ljubljana Jour 20 : Retour voiture Venise -> Torcello -> Burano -> Nuit Burano Jour 21 : Venise -> Nuit Burano Jour 22 : Murano -> Vol aéroport Venise
Cela faisait plusieurs années que les paysages des Dolomites nous faisaient rêver mais nous avons tendance à partir un peu plus loin l’été, pour optimiser nos 3 semaines.
Cette année, nous penchions pour l’Ouest canadien, mais nous nous y sommes pris trop tard. Nous avons donc opté (sans regret) pour les Dolomites, en décidant d’y ajouter la Slovénie et quelques jours à Venise (que nous connaissions déjà).
Pour planifier nos randonnées, nous avons principalement eu recours au site 10Hikes.com et au Guide « Shorter Walks in the Dolomites » (Editions Cicerone).
Je précise que j’adore marcher mais que je suis loin d’être une grande sportive : je galère un peu en montée et j’ai un genou fragile. Nous avons donc visé des randonnées abordables en termes de dénivelé.
A bientôt pour le récit jour par jour !

Rentrée depuis quelques semaines, je m’attelle à la rédaction d’un petit carnet sur un road trip de 3 semaines dans les Dolomites et en Slovénie au mois d’août 2018.
Au programme, des spritz, quelques plongeons, mais surtout beaucoup de marche dans des paysages spectaculaires.
Nous voyagions à deux (couple de trentenaires) avec une voiture louée à l’aéroport de Venise.
Nous avons réservé nos vols et tous nos logements (hôtels et B&B) en juillet, un peu moins d’un mois avant le départ. C’est faisable mais trop tard : nous avons payé nos A/R Paris-Venise assez cher et nous dormions parfois un peu loin du point de départ des randonnées.
Notre itinéraire :
Jour 1 : Arrivée à Venise –> Nuit Trente Jour 2 : Dolomites de Brenta –> Nuit Trente Jour 3 : Trente -> Lago Di Tovel –> Nuit Chiusa Jour 4 : Seceda / Puez-Odle –> Nuit Chiusa Jour 5 : Adolf Munkel Trail –> Santa Maddalena -> Nuit Bolzano Jour 6 : Bolzano –> Spa Miramonti -> Merano -> Nuit Bolzano Jour 7 : Route des Dolomites -> Lago di Carezza -> Nuit Arabba Jour 8 : Cinque Torri et Nuvolau -> Nuit Arabba Jour 9 : Alpe di Fanes -> Nuit Arabba Jour 10 : Lago di Sorapis -> Cortina d'Ampezzo -> Nuit Villabassa Jour 11 : Bressanone -> Route des vins du Sud-Tyrol -> Nuit Villabassa Jour 12 : Lago di Braies -> Tre Cime di Lavaredo -> Nuit Kranjska Gora Jour 13 : Parc national du Triglav -> Nuit Kranjska Gora Jour 14 : Vallée de la Soca -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 15 : Lac de Bohinj -> Nuit Bohinjska Bistrica Jour 16 : Gorges de Vintgar -> Lac de Bled -> Radovljika -> Nuit Logarska Dolina Jour 17 : Logarska Dolina -> Nuit Logarska Dolina Jour 18 : Velika Planina -> Nuit Ljubljana Jour 19 : Ljubljana -> Nuit Ljubljana Jour 20 : Retour voiture Venise -> Torcello -> Burano -> Nuit Burano Jour 21 : Venise -> Nuit Burano Jour 22 : Murano -> Vol aéroport Venise
Cela faisait plusieurs années que les paysages des Dolomites nous faisaient rêver mais nous avons tendance à partir un peu plus loin l’été, pour optimiser nos 3 semaines.
Cette année, nous penchions pour l’Ouest canadien, mais nous nous y sommes pris trop tard. Nous avons donc opté (sans regret) pour les Dolomites, en décidant d’y ajouter la Slovénie et quelques jours à Venise (que nous connaissions déjà).
Pour planifier nos randonnées, nous avons principalement eu recours au site 10Hikes.com et au Guide « Shorter Walks in the Dolomites » (Editions Cicerone).
Je précise que j’adore marcher mais que je suis loin d’être une grande sportive : je galère un peu en montée et j’ai un genou fragile. Nous avons donc visé des randonnées abordables en termes de dénivelé.
A bientôt pour le récit jour par jour !

USA: entre 5 et 45°C dans le Southwest en septembre English translation pending
Après un premier voyage classique en famille en juillet 2017 qui se déroula merveilleusement bien, nous avons été déclaré coupable d'avoir aimé le Southwest 😛
Et comme tout le monde le sait, les coupables retournent toujours sur le lieu du crime 😏
Avion: C'est en octobre 2017, après définition du nombre de jour de congés disponibles, que nous achetons 2 billets directement à la compagnie Swiss. Nous avions déjà pris cette compagnie l'année dernière et tout c'était bien passé. Cependant nous avions acheté les billets par Lufthansa et le vol retour était opéré par United. Cette année ce sera Swiss (enfin Edelweiss) sur tout la ligne sauf pour les correspondances qui sont opérées respectivement par Lufthansa et Swiss au retour.
Le vol se fera à destination de Las Vegas au départ de Francfort via Zurich (2h40 d'escale à l'aller et 1h20 au retour) pour un tarif de 550€ par personne. En prenant le départ directement à Zurich, c'est 300€ de plus par personne. Le choix est très vite fait !
En janvier 2018, nous sommes contactés par Swiss pour un changement d'horaire du vol retour. Départ à 21h45 au lieu de 14h45. Ils nous proposeront de modifier gratuitement notre vol retour pour un direct LAS > FRA le lendemain mais niveau congé, madame est dans l'impossibilité de poser un jour supplémentaire. On se contentera de 21h45 qui au final nous permet de profiter de la dernière journée sur place.
Voiture de location: A peine les billets d'avion achetés, j'ai commencé à scruter régulièrement les offres de prix des différents "grands loueurs", c'est à dire Hertz, Avis et Alamo. Nous avions loué chez Hertz l'année passée et avions été particulièrement satisfait du véhicule mais aussi des employés de l'agence de McCarran.
En octobre ou novembre 2017 je trouve un SUV AWD 7 places catégorie FRAR pour 674$ chez Hertz (avec "feu" le code qui allait bien). Tarif très intéressant car pour la même durée en départ LAS et abandon SFO on avait payé 742$ l'année dernière. Je prends donc réservation du véhicule en paiement sur place. Un 7 places pour 2 oui, c'est grand, mais on voulait un AWD et chez Hertz ils le sont tous dans cette catégorie.
En décembre 2017 j'avais constaté que sur le site irlandais de Hertz, le Cadillac Escalade (catégorie Prestige) était 3 fois moins cher que sur le site français de la firme ... 890$ au lieu de 2700$ ... OK, c'est presque 300$ plus cher mais obtenir cette catégorie à ce prix pour 20 jours, ça demande réflexion. La réservation est prise en paiement sur place, on se décidera plus tard.
Peu de temps avant le départ, une alerte sur le forum prévient d'une soudaine augmentation de prix sur les locations de voiture. Le code qui allait bien n'était plus .... Branle-bas de combat pour retrouver un tarif correct avec un code générique ou que l'on a le droit d'utiliser. Au final, une augmentation de presque 60$ ...
Logements: Marre de voir tous ces carnets montrant de parfaits et somptueux emplacements de camping ! Mais encore; c'est la (re)lecture du blog de JP (Orionide) jeveuxcamperauxusa.blogspot.com/...amping-prati... qui nous convainc. Mais attention, le camping sera une première pour nous ... Bah ouais y un début à tout !
On se décidera donc sur un 50/50 motel/camping afin d'avoir un plus de confort de temps à autre.
Tous les campings ont été réservés dès leur disponibilité sur www.recreation.gov/ , www.reserveamerica.com/ et un camping privé en direct. Le site www.campsitephotos.com/ nous a permit de parfois choisir le bon emplacement. On testera donc un peu toute sorte de camping (NP, SP, NF, privé) mais pas le sauvage.
Les motels ont été réservés via le groupe www.choicehotels.com/ la plus part du temps mais il y aussi du www.bestwestern.fr/ et du www.wyndhamhotels.com/en-uk. Sur 2018, nous avons annulé et repris environ 6 fois des motels déjà réservés pour cause de baisse de prix. 1 hôtel a été réservé sur fr.hotels.com/ car le tarif était plus bas qu'en direct. D'autres hôtels ont été réservés en direct et hors grandes chaines.
Ces 2 chaines (ChoiceHotels et Wyndham) ont l'air de pratiquer le Lean Management comme les hôtels de Las Vegas et les locations de voiture (chez Hertz particulièrement). Pour faire simple, les prix varient souvent selon un algorithme ou une science que seuls eux connaissent et ils faut donc être aux aguets pour annuler et re-réserver si on souhaite bénéficier d'un prix plus avantageux. Certains proposent de bons prix en non-annulable, je déconseille sauf si on est certain à 100% qu'il n'y aura pas de changement.
Le circuit: Bon là, pas de mystère, je ne pense pas que vous verrez des lieux inconnus du forum. Mais concrètement, si vous voulez connaitre le circuit .... ben y a qu'à suivre 😎
Sommaire:
Jour 0: on se rapproche un peu plus du départ Jour 1: il était temps après presque un an d'attente Jour 2: réveil matinal et prêts à avaler du bitume pour rejoindre Death Valley NP Jour 3: couleurs matinales sur la Vallée de la Mort et retour à la case Las Vegas Jour 4: à Las Vegas y a aussi des Red Rock ! Jour 5: Utah nous voilà ! (Zion NP) Jour 6: les mollets chauffent sur Observation Point Trail (Zion NP) Jour 7: direction St George en passant par les Red Cliffs Jour 8: Yant Flat, passage express à Zion NP puis repos à Sand Hollow SP Jour 9: Left Fork of North Creek to the Subway Jour 10: prenons un peu d'altitude direction Cedar City Jour 11: de Cedar City à Kodachrome Basin SP Jour 12: rejoignons Page pour découvrir la région Jour 13: un secret pas très bien gardé: Edmaier's Secret Jour 14: finissons en avec Page et sa région mais restons en Arizona Jour 15: de Chinle à Holbrook Jour 16: de Holbrook à Flagstaff avec un petit bout de Route 66 Jour 17: un peu plus bas en Arizona, Sedona nous voilà ! Jour 18: encore à Sedona Jour 19: de Sedona vers Kingman: un petit bout de route sur la Mother Road Jour 20: faut rejoindre le point de départ, Kingman to Las Vegas Jour 21: the last day before take-off Bilans financiers
Et comme tout le monde le sait, les coupables retournent toujours sur le lieu du crime 😏
Avion: C'est en octobre 2017, après définition du nombre de jour de congés disponibles, que nous achetons 2 billets directement à la compagnie Swiss. Nous avions déjà pris cette compagnie l'année dernière et tout c'était bien passé. Cependant nous avions acheté les billets par Lufthansa et le vol retour était opéré par United. Cette année ce sera Swiss (enfin Edelweiss) sur tout la ligne sauf pour les correspondances qui sont opérées respectivement par Lufthansa et Swiss au retour.
Le vol se fera à destination de Las Vegas au départ de Francfort via Zurich (2h40 d'escale à l'aller et 1h20 au retour) pour un tarif de 550€ par personne. En prenant le départ directement à Zurich, c'est 300€ de plus par personne. Le choix est très vite fait !
En janvier 2018, nous sommes contactés par Swiss pour un changement d'horaire du vol retour. Départ à 21h45 au lieu de 14h45. Ils nous proposeront de modifier gratuitement notre vol retour pour un direct LAS > FRA le lendemain mais niveau congé, madame est dans l'impossibilité de poser un jour supplémentaire. On se contentera de 21h45 qui au final nous permet de profiter de la dernière journée sur place.
Voiture de location: A peine les billets d'avion achetés, j'ai commencé à scruter régulièrement les offres de prix des différents "grands loueurs", c'est à dire Hertz, Avis et Alamo. Nous avions loué chez Hertz l'année passée et avions été particulièrement satisfait du véhicule mais aussi des employés de l'agence de McCarran.
En octobre ou novembre 2017 je trouve un SUV AWD 7 places catégorie FRAR pour 674$ chez Hertz (avec "feu" le code qui allait bien). Tarif très intéressant car pour la même durée en départ LAS et abandon SFO on avait payé 742$ l'année dernière. Je prends donc réservation du véhicule en paiement sur place. Un 7 places pour 2 oui, c'est grand, mais on voulait un AWD et chez Hertz ils le sont tous dans cette catégorie.
En décembre 2017 j'avais constaté que sur le site irlandais de Hertz, le Cadillac Escalade (catégorie Prestige) était 3 fois moins cher que sur le site français de la firme ... 890$ au lieu de 2700$ ... OK, c'est presque 300$ plus cher mais obtenir cette catégorie à ce prix pour 20 jours, ça demande réflexion. La réservation est prise en paiement sur place, on se décidera plus tard.
Peu de temps avant le départ, une alerte sur le forum prévient d'une soudaine augmentation de prix sur les locations de voiture. Le code qui allait bien n'était plus .... Branle-bas de combat pour retrouver un tarif correct avec un code générique ou que l'on a le droit d'utiliser. Au final, une augmentation de presque 60$ ...
Logements: Marre de voir tous ces carnets montrant de parfaits et somptueux emplacements de camping ! Mais encore; c'est la (re)lecture du blog de JP (Orionide) jeveuxcamperauxusa.blogspot.com/...amping-prati... qui nous convainc. Mais attention, le camping sera une première pour nous ... Bah ouais y un début à tout !
On se décidera donc sur un 50/50 motel/camping afin d'avoir un plus de confort de temps à autre.
Tous les campings ont été réservés dès leur disponibilité sur www.recreation.gov/ , www.reserveamerica.com/ et un camping privé en direct. Le site www.campsitephotos.com/ nous a permit de parfois choisir le bon emplacement. On testera donc un peu toute sorte de camping (NP, SP, NF, privé) mais pas le sauvage.
Les motels ont été réservés via le groupe www.choicehotels.com/ la plus part du temps mais il y aussi du www.bestwestern.fr/ et du www.wyndhamhotels.com/en-uk. Sur 2018, nous avons annulé et repris environ 6 fois des motels déjà réservés pour cause de baisse de prix. 1 hôtel a été réservé sur fr.hotels.com/ car le tarif était plus bas qu'en direct. D'autres hôtels ont été réservés en direct et hors grandes chaines.
Ces 2 chaines (ChoiceHotels et Wyndham) ont l'air de pratiquer le Lean Management comme les hôtels de Las Vegas et les locations de voiture (chez Hertz particulièrement). Pour faire simple, les prix varient souvent selon un algorithme ou une science que seuls eux connaissent et ils faut donc être aux aguets pour annuler et re-réserver si on souhaite bénéficier d'un prix plus avantageux. Certains proposent de bons prix en non-annulable, je déconseille sauf si on est certain à 100% qu'il n'y aura pas de changement.
Le circuit: Bon là, pas de mystère, je ne pense pas que vous verrez des lieux inconnus du forum. Mais concrètement, si vous voulez connaitre le circuit .... ben y a qu'à suivre 😎
Sommaire:
Jour 0: on se rapproche un peu plus du départ Jour 1: il était temps après presque un an d'attente Jour 2: réveil matinal et prêts à avaler du bitume pour rejoindre Death Valley NP Jour 3: couleurs matinales sur la Vallée de la Mort et retour à la case Las Vegas Jour 4: à Las Vegas y a aussi des Red Rock ! Jour 5: Utah nous voilà ! (Zion NP) Jour 6: les mollets chauffent sur Observation Point Trail (Zion NP) Jour 7: direction St George en passant par les Red Cliffs Jour 8: Yant Flat, passage express à Zion NP puis repos à Sand Hollow SP Jour 9: Left Fork of North Creek to the Subway Jour 10: prenons un peu d'altitude direction Cedar City Jour 11: de Cedar City à Kodachrome Basin SP Jour 12: rejoignons Page pour découvrir la région Jour 13: un secret pas très bien gardé: Edmaier's Secret Jour 14: finissons en avec Page et sa région mais restons en Arizona Jour 15: de Chinle à Holbrook Jour 16: de Holbrook à Flagstaff avec un petit bout de Route 66 Jour 17: un peu plus bas en Arizona, Sedona nous voilà ! Jour 18: encore à Sedona Jour 19: de Sedona vers Kingman: un petit bout de route sur la Mother Road Jour 20: faut rejoindre le point de départ, Kingman to Las Vegas Jour 21: the last day before take-off Bilans financiers