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Deux semaines de trekking et camping à Madère (mars 2011) English translation pending
Mardi 1er mars
Arrivée à Madeira, après un voyage tranquille. Je suis à la Pensão Astoria, chambre simple sans WC, mais dans le centre du centre, pour 18 euros. A l'aéroport j'ai fait la connaissance d'une charmante dame qui travaille dans l'office du tourisme et m'a donné de bons conseils, en particulier les suivants : 1) il est possible de faire du camping sauvage à Madeira et 2) certains chemins dans la région des pics sont fermés à cause de l'incendie d'août 2010... je vais devoir changer mes itinéraires.
Mercredi 2 mars
La journée commence « mal », je ne trouve pas d'alcool à brûler... Par contre du gaz c'est ok, sauf que je n'ai pas de brûleur... J'achète de l'alcool pharmaceutique à 96%, et miracle ! Ça fonctionne très bien. (bon, il me faut quand même allumer 3 réchaud pour cuire les pâtes) Note : j'utilise un réchaud ultra-léger fait maison. Je pars vers midi de Funchal et monte à pied jusqu'au Pico Alto, en passant para la Levada dos Tornos, après le jardin botanique. Belle levada. Je suis maintenant proche du Pico Alto, avec un vent à décorner les boeufs, mais j'ai déjà vu pire, donc ça va le faire. Camping site : un peu sous le Pico Alto.
Jeudi 3 mars
Je commence à perdre la notion du temps. Je savais qu'on était le 3, mais j'ignorais le jour de la semaine. La nuit passée a été relativement bonne, entre vent à décorner les boeufs et pluie. C'était ou l'un ou l'autre, ni les deux, ni aucun... Je suis monté jusqu'au Pico Areiro, sous la pluie, en me trompant souvent de chemin, mais finalement j'y suis arrivé, et j'ai bu 2 chocolats chauds dans le bar. Puis, malgré l'interdiction, j'ai continué vers le Pico Ruivo et me suis arrêté à mi-chemin pour planter ma tente, à l'abri du vent. Il pleuvine et il y a du brouillard, mais de rares ouvertures m'ont offert un paysage splendide. Demain je redescends vers la côte, en espérant que le soleil sera au rendez-vous pour sécher mon matériel et mes os. Camping site : sur le sentier, à une intersection.
Vendredi 4 mars
La nuit dernière, en plus de la pluie et du vent, j'ai eu droit à la neige ! Qui l'eut cru, en mars, à Madère ? Evidemment le réveil a été laborieux, surtout quand j'ai vu qu'à 100 mètres d'où j'étais il y avait une sorte de grotte... Bref, c'était fun, et ça l'a été encore plus lorsque le brouillard s'est levé (un peu), laissant paraître un paysage à couper le souffle. Une superbe région que celle du Pico Ruivo, le plus haut de Madère. De là, je suis parti vers l'ouest, sur un chemin qui, en principe, était aussi fermé, et je me demande bien pourquoi. Bien sûr, ça a brûlé l'été passé, mais sinon le chemin est super praticable... et les paysages ! Je suis ensuite redescendu dans la civilisation, à Curral das Freiras. Certes il fait plus chaud, il n'y a pas de vent ni de pluie pour l'instant, mais en contrepartie j'ai droit aux aboiements des chiens et aux bestioles qui piquent en tout genre... Sinon, première douche, que du bonheur ! Demain, destination bord de mer. Camping site : sur une terrasse abandonnée avant le tunnel de Curral das Freiras.
Samedi 5 mars
La nuit dernière a été bonne, peu de pluie, pas de vent. L'étape du jour m'a conduit de Curral das Freiras à Curral da Baixo, de là un sentier monte jusqu'à un mirador, puis je redescend vers Camara de Loibos, atteint la Levada do Norte, et la suis jusqu'au Cabo Girão, où je suis pour camper. Une longue mais magnifique étape, des montagnes à l'océan. Et quelle vue depuis ici ! Tout simplement splendide. Par contre pas d'eau, donc je mangerai froid ce soir... j'hésite à rester un jour ici pour me reposer, j'en ai besoin... mais le manque d'eau est un problème. Je ferai une courte étape jusqu'à Ribeira Brava où j'espère pouvoir me poser au bord de l'océan. Ou alors je m'arrêterai entre deux si je trouve de l'eau et un lieu sympa. Camping site : un peu au-dessous du Cabo Girão.
Dimanche 6 mars
Le temps sur cette île, en cette saison, change à une vitesse étonnante. Alors que hier je m'endormais sous un ciel étoilé, durant la nuit – pour changer – la pluie arrive. Le matin il pleut toujours, ça va ça vient, et je me décide presque à rester la journée sous la tente. Mais vers 9-10h, alors que la pluie cesse, je me motive à aller à Ribeira Brava, histoire de trouver de l'eau et de me baigner. Je suis à peine parti qu'il recommence à pleuvoir de plus belle, mais ce n'est pas si grave vu qu'il ne fait pas froid. Puis je passe devant une boulangerie, hésite un instant, et décide d'entrer. Triple chance : 1) 2 super chocolats chauds, 2) 2 super croissants, 3) j'évite la super averse de grêle qui tombe droit à ce moment-là. Je repars l'esprit réchauffé sous la pluie incessante. J'arrive finalement à Ribeira, où je trouve un endroit pour m'abriter juste avant un nouveau déluge biblique. Je commence à être démotivé, parce que chercher un lieu pour se poser par cette pluie... Et puis miracle ! La pluie cesse, le soleil revient, je trouve un lieu tranquille sur la plage, c'est magique. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer ! Je vais sans doute rester ici une journée pour soulager mes pieds. Camping site : plage de Ribeira Brava, entre une butte (côté ville) et les pare-vagues.
Lundi 7 mars
La nuit passée fut des plus sympathiques, ayant eu la bonne idée de planter la tente perpendiculairement aux vents, et oubliant qu'une sardine dans le sable s'enlève facilement. Donc une bourrasque plus forte que les autres a littéralement déraciné ma tente au milieu de la nuit... j'ai connu plus sympa. Et rebelote le matin, mais là j'ai pu agripper de mes mains la toile. Aujourd'hui, toujours à Ribeira, c'est donc le Round II. Mais je suis prêt : position parallèle (plus ou moins) aux vents, gros cailloux tout autour et surtout SUR les sardines, petite terrasse aménagée pour mon confort, on va voir ce qu'on va voir! D'ailleurs ça recommence déjà... je croise les doigts. Sinon la journée de repos fut splendide : soleil, baignade, farniente. Tout ce dont je rêvais. J'ai même justifié le transport de ma slackline en la tendant entre 2 palmiers. Sinon, rien de spécial à signaler. Demain je prends le bus histoire d'avancer un peu, parce que suivre 3 jours la même levada à flanc de coteau, ça soûle. J'espère atteindre un phare. Camping site : comme hier (mais autre position).
Mardi 8 mars
La dernière nuit, le vent avait parfois la force d'un ouragan (selon moi), mais la tente, telle le roseau, a plié sans rompre ni s'envoler. Par contre, même ainsi la nuit fut rude, avec un boucan d'enfer lorsque le vent agressait la toile... Ensuite, parmi les infinies possibilités de la vie, il y a soit le bus vient, soit il vient pas, et là il est pas venu, pour une obscure raison liée au Carnaval. Donc je suis parti à pied, en essayant de longer la côte le plus possible. Evidemment c'était le long des routes, mais la plupart très peu fréquentée et ainsi j'ai découvert de splendides sites et villages. J'ai marché jusqu'à Jardim do Mar, ce qui fait un bon bout sur la carte, mais comme c'est assez en ligne droite avec pas trop de dénivelé, ça va encore. J'étais quand même cuit en arrivant, et très content de trouver, le long de la promenade du bord de mer, des espaces verts où poser ma tente. Désavantage : beaucoup de promeneurs... Demain, le phare, cette fois ça devrait le faire. Camping site : bord de mer de Jardim do Mar.
Mercredi 9 mars
La nuit passée a été d'une tranquillité paradisiaque : pas de pluie ni de vent, grâce au mur de la promenade. J'ai donc super bien dormi, pour la première fois de la semaine de trek. Je suis parti vers Paul do Mar en longeant la côte, et juste avant le village, il m'a fallu me mouiller pour atteindre un escalier, mais c'est ok, vu que je préfère les sandales aux chaussures de marche. S'en est suivi une étape sympa et pas longue le long de la falaise, entre sentiers, levadas et petites routes, jusqu'à arriver au phare. Le paysage sur la côte ouest est bien différent : de nombreux pâturages, des grands espaces, moins de logements, et il est facile de trouver un endroit pour camper, ce que j'ai fait, proche du phare. Demain je me rends à Porto Moniz, et pour une fois, je serai dans un camping officiel ! L'occasion de prendre ma première douche depuis Curral das Freiras, et peut-être de laver quelques habits. Camping site : proche du phare à Ponto Largo (ou un truc comme ça).
Jeudi 10 mars
On commence avec la traditionnelle nuit passée : terrible ! Le vent semblait encore plus fort qu'au bord de la mer, sur la plage, et avec la pluie battante et les lumières du phare (j'ai posé ma tente pile à la hauteur du faisceau), ma nuit fut longue et difficile... et la journée n'a pas mieux commencé, sous des trombes d'eau à peine parti, j'étais assez démotivé. Mais heureusement à Madère tout change très vite, et le soleil a fait son apparition alors que je trouvais chanceusement le chemin pour la levada Moinho. Et quelle levada ! La plus belle de celles que j'ai parcoures jusqu'à présent. Sauvage, vivante, surprenante, j'ai adoré. Je suis ensuite descendu sur Porto Moniz, très joli village de la côte nord avec de splendides piscines naturelles. Je pensais que le camping était là, mais non... il est à Ribeira da Janela, un trou à 30' de Porto Moniz. Je m'y suis donc rendu en admirant le superbe relief de la côte nord. Et une fois arrivé au camping, dont je suis le seul occupant, le bonheur suprême : la douche chaude ! Oh oui ! J'ai aussi lavé mes habits bien crades et puant, ai profité de cuisiner sur une table abritée, bref, le luxe total ! Tout ça pour 6 euros, ça va. Chien qui aboie à côté compris... Au moins, ici pas de vent en tempête, donc je devrais passer une bonne et douce nuit. Demain, j'hésite... soit je reste ici tranquille, soit je pars pour la montagne... je ne sais pas, on verra demain comment se sentent mes muscles. Camping site : camping de Ribeira da Janela.
Vendredi 11 mars
Journée de repos au camping. Un bon choix : il a plu à verse jusque vers 15h ! J'ai utilisé la slackline pour faire sécher mes habits à l'abri, j'espère que demain matin ils seront plus ou moins secs... Sinon, rien à signaler. Je suis aller acheter quelques trucs à Porto Moniz, en prévision des dures journées de montagne qui m'attendent. Demain, objectif Rabaçal, voire plus loin selon le temps et l'heure. Camping site : comme hier. NB : comment oublier de décrire la merveilleuse nuit passée, sous une pluie constante certes, mais sans vent, j'ai dormi super bien, et je me réjouis de la nuit à venir, parce qu'ensuite... disons que rien ne devrait plus me surprendre :)
Samedi 12 mars
Une journée grandiose et un final en apothéose ! Mais d'abord, la traditionnelle nuit passée : excellente, sans pluie ni vent, ce qui est très inhabituel. Bon, il faut dire qu'il avait plu toute la journée, donc à un moment les réserves sont vides, heureusement ! Je me suis réveillé vers 5h du mat', frais et dispo et motivé pour une belle journée de marche. Le temps de tout emballer et de petit-déjeûner, il est environ 6h et demi, et je pars. Le mot d'ordre du jour : monte ! De 0 à 1400m... La première partie étant la plus pénible, avec un sentier souvent confondu avec rivière. Heureusement que j'avais mis mes sandales : je les mouille une fois comme il faut et après je n'y fait plus attention. L'avantage de l'étape, c'est que les sentiers sont très bien indiqués. A un moment j'aurais dû prendre un chemin de traverse pour rejoindre Rabaçal, comme je l'avais prévu, mais je ne l'ai pas trouvé. Et d'ailleurs le sentier de crête (PR13) sur lequel je me trouvais m'offrait un panorama splendide, car en effet, chance ou travail des esprits, le temps était beaucoup plus dégagé que ce que j'aurais pensé. Une alternance de gros nuages blancs et de soleil, pas de vent, une température agréable, bref, une étape magnifique. Et l'arrivée sur le plateau ! Quel bonheur, la grande solitude des vastes steppes, j'étais heureux. Et le suis encore, vu le magnifique site que j'ai trouvé pour poser ma tente. Et j'allais oublier : signe du beau temps, j'ai pris le temps de faire un repas chaud à midi, c'est la première fois, camping excepté. Demain je retrouve un paysage familier : j'espère atteindre le Pico Ruivo, et dormir proche de la cabane, si j'arrive assez tôt je dormirai plus bas. Camping site : quelque part sur Campo Grande.
Dimanche 13 mars
La nuit dernière a été froide, sans doute autour des 0°C avec le vent, faible par ailleurs, parce qu'il y avait des bouts de glace sur ma tente, et il a neigé un petit peu aussi. J'ai du sortir mon bonnet : froid aux oreilles. Quant à la journée d'aujourd'hui... une journée bof. Sous la pluie du matin au soir, et un vent froid quand j'étais encore en altitude. Je n'ai pas pu faire l'itinéraire prévu : un énorme glissement de terrain avait emporté, sans doute l'année passé, la levada sur 50 mètres, et pas moyen de contourner l'éboulement. Dommage d'être arrivé à ce cul-de-sac après 2h de marche. Transi de froid, j'ai donc décider d'oublier l'Encumeada et les montagnes pour redescendre gentiment vers la côte sud, espérant un temps plus clément qui ne l'était pas, mais au moins il fait moins froid. Demain je redescend à Ribeira Brava, et de là je prendrai le bus pour Funchal, où je dormirai quelques nuits à l'hôtel. Mon corps, je le sens, a besoin de repos. Je dresserai un bilan demain. Camping site : sur une route forestière dans un bois d'eucalyptus.
Lundi 14 mars
La dernière nuit sous tente s'est bien passée. La pluie a fini par cesser, puis un vent intense a soufflé, mais j'ai bien placé la tente, parce que je sentais les arbres qui se balançaient secs, mais la tente à peine. J'ai donc bien dormi. Le matin, j'ai rangé mes affaires mouillées et suis descendu vers Ribeira Brava. Là, je me suis posé une heure et quelque au bord de la mer, sous le soleil, et j'en ai profité pour faire sécher tout ce qui en avait besoin : tente, matelas, sac de couchage, pantalon et 2-3 autres trucs. Tout a bien séché, et j'ai pu remballer le matos avant une nouvelle averse. Ensuite j'ai pris le bus pour Funchal (avec un gros sac, monter à l'arrière!). Je suis au sec dans la pension, et très content d'y être parce que dehors, il fait froid et il pleut... j'aurais eu de la peine à passer encore une nuit sous ces conditions ! Et en plus ce soir il y a une grosse soirée Bear Grylls sur Discovery Channels, mon aventurier préféré va m'apprendre de nouveaux trucs pour ma prochaine aventure dans la nature :) Demain, si le temps est, disons, plus accueillant, j'irai faire un tour de Funchal, mais surtout j'ai besoin de repos, donc probablement j'irai me poser dans un parc pour lire. Sleeping site : Pensão Astoria.
Epilogue
La semaine suivante, ma dernière sur l'île, fut splendide : beau et beau et chaud. J'ai fait un peu de camping, quelques marches, et suis finalement rentré chez moi. Un bout de moi restera par contre sur Madère pour toujours...
Photos: https://picasaweb.google.com/gregolombiano/Madeira
Arrivée à Madeira, après un voyage tranquille. Je suis à la Pensão Astoria, chambre simple sans WC, mais dans le centre du centre, pour 18 euros. A l'aéroport j'ai fait la connaissance d'une charmante dame qui travaille dans l'office du tourisme et m'a donné de bons conseils, en particulier les suivants : 1) il est possible de faire du camping sauvage à Madeira et 2) certains chemins dans la région des pics sont fermés à cause de l'incendie d'août 2010... je vais devoir changer mes itinéraires.
Mercredi 2 mars
La journée commence « mal », je ne trouve pas d'alcool à brûler... Par contre du gaz c'est ok, sauf que je n'ai pas de brûleur... J'achète de l'alcool pharmaceutique à 96%, et miracle ! Ça fonctionne très bien. (bon, il me faut quand même allumer 3 réchaud pour cuire les pâtes) Note : j'utilise un réchaud ultra-léger fait maison. Je pars vers midi de Funchal et monte à pied jusqu'au Pico Alto, en passant para la Levada dos Tornos, après le jardin botanique. Belle levada. Je suis maintenant proche du Pico Alto, avec un vent à décorner les boeufs, mais j'ai déjà vu pire, donc ça va le faire. Camping site : un peu sous le Pico Alto.
Jeudi 3 mars
Je commence à perdre la notion du temps. Je savais qu'on était le 3, mais j'ignorais le jour de la semaine. La nuit passée a été relativement bonne, entre vent à décorner les boeufs et pluie. C'était ou l'un ou l'autre, ni les deux, ni aucun... Je suis monté jusqu'au Pico Areiro, sous la pluie, en me trompant souvent de chemin, mais finalement j'y suis arrivé, et j'ai bu 2 chocolats chauds dans le bar. Puis, malgré l'interdiction, j'ai continué vers le Pico Ruivo et me suis arrêté à mi-chemin pour planter ma tente, à l'abri du vent. Il pleuvine et il y a du brouillard, mais de rares ouvertures m'ont offert un paysage splendide. Demain je redescends vers la côte, en espérant que le soleil sera au rendez-vous pour sécher mon matériel et mes os. Camping site : sur le sentier, à une intersection.
Vendredi 4 mars
La nuit dernière, en plus de la pluie et du vent, j'ai eu droit à la neige ! Qui l'eut cru, en mars, à Madère ? Evidemment le réveil a été laborieux, surtout quand j'ai vu qu'à 100 mètres d'où j'étais il y avait une sorte de grotte... Bref, c'était fun, et ça l'a été encore plus lorsque le brouillard s'est levé (un peu), laissant paraître un paysage à couper le souffle. Une superbe région que celle du Pico Ruivo, le plus haut de Madère. De là, je suis parti vers l'ouest, sur un chemin qui, en principe, était aussi fermé, et je me demande bien pourquoi. Bien sûr, ça a brûlé l'été passé, mais sinon le chemin est super praticable... et les paysages ! Je suis ensuite redescendu dans la civilisation, à Curral das Freiras. Certes il fait plus chaud, il n'y a pas de vent ni de pluie pour l'instant, mais en contrepartie j'ai droit aux aboiements des chiens et aux bestioles qui piquent en tout genre... Sinon, première douche, que du bonheur ! Demain, destination bord de mer. Camping site : sur une terrasse abandonnée avant le tunnel de Curral das Freiras.
Samedi 5 mars
La nuit dernière a été bonne, peu de pluie, pas de vent. L'étape du jour m'a conduit de Curral das Freiras à Curral da Baixo, de là un sentier monte jusqu'à un mirador, puis je redescend vers Camara de Loibos, atteint la Levada do Norte, et la suis jusqu'au Cabo Girão, où je suis pour camper. Une longue mais magnifique étape, des montagnes à l'océan. Et quelle vue depuis ici ! Tout simplement splendide. Par contre pas d'eau, donc je mangerai froid ce soir... j'hésite à rester un jour ici pour me reposer, j'en ai besoin... mais le manque d'eau est un problème. Je ferai une courte étape jusqu'à Ribeira Brava où j'espère pouvoir me poser au bord de l'océan. Ou alors je m'arrêterai entre deux si je trouve de l'eau et un lieu sympa. Camping site : un peu au-dessous du Cabo Girão.
Dimanche 6 mars
Le temps sur cette île, en cette saison, change à une vitesse étonnante. Alors que hier je m'endormais sous un ciel étoilé, durant la nuit – pour changer – la pluie arrive. Le matin il pleut toujours, ça va ça vient, et je me décide presque à rester la journée sous la tente. Mais vers 9-10h, alors que la pluie cesse, je me motive à aller à Ribeira Brava, histoire de trouver de l'eau et de me baigner. Je suis à peine parti qu'il recommence à pleuvoir de plus belle, mais ce n'est pas si grave vu qu'il ne fait pas froid. Puis je passe devant une boulangerie, hésite un instant, et décide d'entrer. Triple chance : 1) 2 super chocolats chauds, 2) 2 super croissants, 3) j'évite la super averse de grêle qui tombe droit à ce moment-là. Je repars l'esprit réchauffé sous la pluie incessante. J'arrive finalement à Ribeira, où je trouve un endroit pour m'abriter juste avant un nouveau déluge biblique. Je commence à être démotivé, parce que chercher un lieu pour se poser par cette pluie... Et puis miracle ! La pluie cesse, le soleil revient, je trouve un lieu tranquille sur la plage, c'est magique. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer ! Je vais sans doute rester ici une journée pour soulager mes pieds. Camping site : plage de Ribeira Brava, entre une butte (côté ville) et les pare-vagues.
Lundi 7 mars
La nuit passée fut des plus sympathiques, ayant eu la bonne idée de planter la tente perpendiculairement aux vents, et oubliant qu'une sardine dans le sable s'enlève facilement. Donc une bourrasque plus forte que les autres a littéralement déraciné ma tente au milieu de la nuit... j'ai connu plus sympa. Et rebelote le matin, mais là j'ai pu agripper de mes mains la toile. Aujourd'hui, toujours à Ribeira, c'est donc le Round II. Mais je suis prêt : position parallèle (plus ou moins) aux vents, gros cailloux tout autour et surtout SUR les sardines, petite terrasse aménagée pour mon confort, on va voir ce qu'on va voir! D'ailleurs ça recommence déjà... je croise les doigts. Sinon la journée de repos fut splendide : soleil, baignade, farniente. Tout ce dont je rêvais. J'ai même justifié le transport de ma slackline en la tendant entre 2 palmiers. Sinon, rien de spécial à signaler. Demain je prends le bus histoire d'avancer un peu, parce que suivre 3 jours la même levada à flanc de coteau, ça soûle. J'espère atteindre un phare. Camping site : comme hier (mais autre position).
Mardi 8 mars
La dernière nuit, le vent avait parfois la force d'un ouragan (selon moi), mais la tente, telle le roseau, a plié sans rompre ni s'envoler. Par contre, même ainsi la nuit fut rude, avec un boucan d'enfer lorsque le vent agressait la toile... Ensuite, parmi les infinies possibilités de la vie, il y a soit le bus vient, soit il vient pas, et là il est pas venu, pour une obscure raison liée au Carnaval. Donc je suis parti à pied, en essayant de longer la côte le plus possible. Evidemment c'était le long des routes, mais la plupart très peu fréquentée et ainsi j'ai découvert de splendides sites et villages. J'ai marché jusqu'à Jardim do Mar, ce qui fait un bon bout sur la carte, mais comme c'est assez en ligne droite avec pas trop de dénivelé, ça va encore. J'étais quand même cuit en arrivant, et très content de trouver, le long de la promenade du bord de mer, des espaces verts où poser ma tente. Désavantage : beaucoup de promeneurs... Demain, le phare, cette fois ça devrait le faire. Camping site : bord de mer de Jardim do Mar.
Mercredi 9 mars
La nuit passée a été d'une tranquillité paradisiaque : pas de pluie ni de vent, grâce au mur de la promenade. J'ai donc super bien dormi, pour la première fois de la semaine de trek. Je suis parti vers Paul do Mar en longeant la côte, et juste avant le village, il m'a fallu me mouiller pour atteindre un escalier, mais c'est ok, vu que je préfère les sandales aux chaussures de marche. S'en est suivi une étape sympa et pas longue le long de la falaise, entre sentiers, levadas et petites routes, jusqu'à arriver au phare. Le paysage sur la côte ouest est bien différent : de nombreux pâturages, des grands espaces, moins de logements, et il est facile de trouver un endroit pour camper, ce que j'ai fait, proche du phare. Demain je me rends à Porto Moniz, et pour une fois, je serai dans un camping officiel ! L'occasion de prendre ma première douche depuis Curral das Freiras, et peut-être de laver quelques habits. Camping site : proche du phare à Ponto Largo (ou un truc comme ça).
Jeudi 10 mars
On commence avec la traditionnelle nuit passée : terrible ! Le vent semblait encore plus fort qu'au bord de la mer, sur la plage, et avec la pluie battante et les lumières du phare (j'ai posé ma tente pile à la hauteur du faisceau), ma nuit fut longue et difficile... et la journée n'a pas mieux commencé, sous des trombes d'eau à peine parti, j'étais assez démotivé. Mais heureusement à Madère tout change très vite, et le soleil a fait son apparition alors que je trouvais chanceusement le chemin pour la levada Moinho. Et quelle levada ! La plus belle de celles que j'ai parcoures jusqu'à présent. Sauvage, vivante, surprenante, j'ai adoré. Je suis ensuite descendu sur Porto Moniz, très joli village de la côte nord avec de splendides piscines naturelles. Je pensais que le camping était là, mais non... il est à Ribeira da Janela, un trou à 30' de Porto Moniz. Je m'y suis donc rendu en admirant le superbe relief de la côte nord. Et une fois arrivé au camping, dont je suis le seul occupant, le bonheur suprême : la douche chaude ! Oh oui ! J'ai aussi lavé mes habits bien crades et puant, ai profité de cuisiner sur une table abritée, bref, le luxe total ! Tout ça pour 6 euros, ça va. Chien qui aboie à côté compris... Au moins, ici pas de vent en tempête, donc je devrais passer une bonne et douce nuit. Demain, j'hésite... soit je reste ici tranquille, soit je pars pour la montagne... je ne sais pas, on verra demain comment se sentent mes muscles. Camping site : camping de Ribeira da Janela.
Vendredi 11 mars
Journée de repos au camping. Un bon choix : il a plu à verse jusque vers 15h ! J'ai utilisé la slackline pour faire sécher mes habits à l'abri, j'espère que demain matin ils seront plus ou moins secs... Sinon, rien à signaler. Je suis aller acheter quelques trucs à Porto Moniz, en prévision des dures journées de montagne qui m'attendent. Demain, objectif Rabaçal, voire plus loin selon le temps et l'heure. Camping site : comme hier. NB : comment oublier de décrire la merveilleuse nuit passée, sous une pluie constante certes, mais sans vent, j'ai dormi super bien, et je me réjouis de la nuit à venir, parce qu'ensuite... disons que rien ne devrait plus me surprendre :)
Samedi 12 mars
Une journée grandiose et un final en apothéose ! Mais d'abord, la traditionnelle nuit passée : excellente, sans pluie ni vent, ce qui est très inhabituel. Bon, il faut dire qu'il avait plu toute la journée, donc à un moment les réserves sont vides, heureusement ! Je me suis réveillé vers 5h du mat', frais et dispo et motivé pour une belle journée de marche. Le temps de tout emballer et de petit-déjeûner, il est environ 6h et demi, et je pars. Le mot d'ordre du jour : monte ! De 0 à 1400m... La première partie étant la plus pénible, avec un sentier souvent confondu avec rivière. Heureusement que j'avais mis mes sandales : je les mouille une fois comme il faut et après je n'y fait plus attention. L'avantage de l'étape, c'est que les sentiers sont très bien indiqués. A un moment j'aurais dû prendre un chemin de traverse pour rejoindre Rabaçal, comme je l'avais prévu, mais je ne l'ai pas trouvé. Et d'ailleurs le sentier de crête (PR13) sur lequel je me trouvais m'offrait un panorama splendide, car en effet, chance ou travail des esprits, le temps était beaucoup plus dégagé que ce que j'aurais pensé. Une alternance de gros nuages blancs et de soleil, pas de vent, une température agréable, bref, une étape magnifique. Et l'arrivée sur le plateau ! Quel bonheur, la grande solitude des vastes steppes, j'étais heureux. Et le suis encore, vu le magnifique site que j'ai trouvé pour poser ma tente. Et j'allais oublier : signe du beau temps, j'ai pris le temps de faire un repas chaud à midi, c'est la première fois, camping excepté. Demain je retrouve un paysage familier : j'espère atteindre le Pico Ruivo, et dormir proche de la cabane, si j'arrive assez tôt je dormirai plus bas. Camping site : quelque part sur Campo Grande.
Dimanche 13 mars
La nuit dernière a été froide, sans doute autour des 0°C avec le vent, faible par ailleurs, parce qu'il y avait des bouts de glace sur ma tente, et il a neigé un petit peu aussi. J'ai du sortir mon bonnet : froid aux oreilles. Quant à la journée d'aujourd'hui... une journée bof. Sous la pluie du matin au soir, et un vent froid quand j'étais encore en altitude. Je n'ai pas pu faire l'itinéraire prévu : un énorme glissement de terrain avait emporté, sans doute l'année passé, la levada sur 50 mètres, et pas moyen de contourner l'éboulement. Dommage d'être arrivé à ce cul-de-sac après 2h de marche. Transi de froid, j'ai donc décider d'oublier l'Encumeada et les montagnes pour redescendre gentiment vers la côte sud, espérant un temps plus clément qui ne l'était pas, mais au moins il fait moins froid. Demain je redescend à Ribeira Brava, et de là je prendrai le bus pour Funchal, où je dormirai quelques nuits à l'hôtel. Mon corps, je le sens, a besoin de repos. Je dresserai un bilan demain. Camping site : sur une route forestière dans un bois d'eucalyptus.
Lundi 14 mars
La dernière nuit sous tente s'est bien passée. La pluie a fini par cesser, puis un vent intense a soufflé, mais j'ai bien placé la tente, parce que je sentais les arbres qui se balançaient secs, mais la tente à peine. J'ai donc bien dormi. Le matin, j'ai rangé mes affaires mouillées et suis descendu vers Ribeira Brava. Là, je me suis posé une heure et quelque au bord de la mer, sous le soleil, et j'en ai profité pour faire sécher tout ce qui en avait besoin : tente, matelas, sac de couchage, pantalon et 2-3 autres trucs. Tout a bien séché, et j'ai pu remballer le matos avant une nouvelle averse. Ensuite j'ai pris le bus pour Funchal (avec un gros sac, monter à l'arrière!). Je suis au sec dans la pension, et très content d'y être parce que dehors, il fait froid et il pleut... j'aurais eu de la peine à passer encore une nuit sous ces conditions ! Et en plus ce soir il y a une grosse soirée Bear Grylls sur Discovery Channels, mon aventurier préféré va m'apprendre de nouveaux trucs pour ma prochaine aventure dans la nature :) Demain, si le temps est, disons, plus accueillant, j'irai faire un tour de Funchal, mais surtout j'ai besoin de repos, donc probablement j'irai me poser dans un parc pour lire. Sleeping site : Pensão Astoria.
Epilogue
La semaine suivante, ma dernière sur l'île, fut splendide : beau et beau et chaud. J'ai fait un peu de camping, quelques marches, et suis finalement rentré chez moi. Un bout de moi restera par contre sur Madère pour toujours...
Photos: https://picasaweb.google.com/gregolombiano/Madeira
Voyage vraiment chouette sur tous les plans en Thaïlande (janvier 2012) English translation pending
après qques autres pays d'Asie, du Moyen Orient et d'amérique du sud, nous avions depuis longtemps envie de tester la Thailande, qui semblait "facile", avec un enfant de 5 ans.
bon choix!
en vadrouillant sur les sites et forums pendant des heures, j'ai fini par trouver qques agences sur place qui semblaient sérieuses, et demandé des propositions (j'avais qques idées de ce que nous voulions faire : peu Bangkok, absolument le Nord, éventuellement l'un ou l'autre site plus ancien type Ayuttayah ou Sukothai) et un peu de plage. mais surtout, nous voulions quelque chose à la fois d'authentique, pas trop touriste de base, et adapté pour un petit.
Nous avons finalement choisi l'agence Asiegolf (son dirigeant, M. Bauer est installé à Chiangmai avec son épouse thailandaise, et connait parfaitement le pays, les coins à conseiller). Le must a été que M. Bauer nous ajustement surtout proposé des coins très peu touristiques, très authentiques, avec une vraie vie locale; des logements en chambres d'hotes parfaits, de qualité, avec un accueil sympathique, agréable, et des tranches de vie quasi en famille : dans une famille de pecheurs, puis dans une grande famille autour de chaingmai : un bonheur de déambuler ds un jardin immense, à tout apprendre sur les herbes, les plantes, la cuisine, ...Inutile de dire qu'au delà du plaisir de notre fils, nous en avons largement profité aussi : amphawa, à l'ouest de Bangkok, sans un occidental à la ronde, mais des images, des odeurs, des stands de marché impressionnants! Puis les incontournables de Bgkk : Palais royal (vraiment magnifique, malgré la foule), maison de Jim thompson (un éclat de fraicheur au coeur de la ville), puis direction le Nord : chiang Mai (temples, zoo (que nous avons bcp aimé malgré qques lectures qui nous indiquaient qu'il était un peu délaissé), Tiger Kingdom (idem : malgré qques lectures mitigées, nous avons trouvé bien : tigres très bien traités; et je ne vous raconte pas les jaloux de tous ages en voyant les photos de nous tous en train de caresser et jouer avec les tigrons!)), chiangrai (pour laquelle nous avons un petit faible : testez les chenilles grillées sur le night bazaar avec la scène de musique/ danse thai), balade en éléphant, tribus des montagnes; Triangle d'Or ;au delà du paysage qui vaut plus par son histoire que sa beauté, nous avons adoré (y compris notre fils qui en parle encore bcp) le "hall of Opium" : un must en matière de pédagogie, d'architecture, d'animation. et surtout, le bungalow dans un "resort" en bord du Mekong, la terrasse qui donne envie d'y rester 3 jours, la nature environnante.
Retour pour 1 journée à Bangkok, maison d'hote très bien : déco super, très au calme, en plein coeur du quartier central.
Le tout pour finir par 3jrs de plage, à 5h de route de Bangkok (là encore, van climatisé, très appréciable pour faire de la route avec enfant(s)), à Bang Saphan; hotel top, par contre très occidental, mais bien agréable pour enfants et se poser au calme. (nous avons eu une mer un peu agitée malgré le soleil, donc pas fait trop de masque/ tuba ou bateau).
Bref, 2 semaines de bonheur!
Croisière Canaries, Madère, Espagne sur le Jade English translation pending
Bonjour
Je cherche des personnes qui ont fait une croisière sur le ncl jade récemment car je suis en train de prévoir mes excursions et j'ai plein de questions pratiques. Je vais voyager avec ma grand mère et je voudrai connaître par exemple les distances entre la ville et le lieu de débarquement à Tenerife etc merci d'avance idem pour Barcelone, funchal...
Eurovélo 6 avec enfant de 20 mois - quel parcours? English translation pending
Salut,
J'ai dejá lu quelques discussions ici sur ce sujet mais j'aimerais bien demander plus des conseils sur le Eurovélo 6 pour ceux que voyage a velo avec un enfant de 20 mois (+ / -) dans la remorque.
On pense pédaler le prochain eté pendant 2 ou 3 semaines, peut etre a faire genre 40 ou 50 km par jour.
Quels sont les etapes plus sympas de le eurovelo 6 au niveau de securité avec que des pistes cyclables (sans voitures) et en plat?
J'ai dejá lu que la part de Allemagne et Autriche c'est pas mal, c'est vrais?
Au niveau de camping ou hebergement pas cher c'est aussi bien?
Je remercie toutes les conseils, merci : )
Pardon les fautes, je ne suis pas français...
J'ai dejá lu quelques discussions ici sur ce sujet mais j'aimerais bien demander plus des conseils sur le Eurovélo 6 pour ceux que voyage a velo avec un enfant de 20 mois (+ / -) dans la remorque.
On pense pédaler le prochain eté pendant 2 ou 3 semaines, peut etre a faire genre 40 ou 50 km par jour.
Quels sont les etapes plus sympas de le eurovelo 6 au niveau de securité avec que des pistes cyclables (sans voitures) et en plat?
J'ai dejá lu que la part de Allemagne et Autriche c'est pas mal, c'est vrais?
Au niveau de camping ou hebergement pas cher c'est aussi bien?
Je remercie toutes les conseils, merci : )
Pardon les fautes, je ne suis pas français...
Aventure écossaise à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
On prévoit de partir avec un copain en Ecosse début Aout, pendant une bonne semaine.
On irait en vélo, un peu à l'arrache, pour prendre le temps de vivre un peu.
Je vous consulte donc pour avoir des renseignements sur le pays, les bons coins à voir, le camping sauvage en écosse, la pluie (si il faut qu'on change direct de direction), et tout ce que vous savez d'autre qui peut intéresser deux jeunes à la recherche d'un peu d'air et de grands paysages.
Merci beaucoup !
Voyage d'amoureux à Hawaï: vos suggestions? English translation pending
Bonjour à tous,
Je tente de planifier un voyage d'amoureux à Hawai, dont les dates ne sont pas encore déterminées. Quelqu'un a des suggestions d'hôtels, soit en tout inclus ou non. Notre préférence irait plus dans un hôtel un peu à l'extérieur d'une ville, avec une belle plage et des activiétes facilement accessibles. On est ouvert à toutes vos suggestions et merci à l'avance!😎
Je tente de planifier un voyage d'amoureux à Hawai, dont les dates ne sont pas encore déterminées. Quelqu'un a des suggestions d'hôtels, soit en tout inclus ou non. Notre préférence irait plus dans un hôtel un peu à l'extérieur d'une ville, avec une belle plage et des activiétes facilement accessibles. On est ouvert à toutes vos suggestions et merci à l'avance!😎
Meilleure solution d'un voyage camping-car pour la Crète? English translation pending
Bonsoir,
Est ce la meilleure solution de voyage pour la Crète ?
merci pour vos réponses
Est ce la meilleure solution de voyage pour la Crète ?
merci pour vos réponses
Hôtel Grand Paradise Puerto Plata English translation pending
Bonjour, nous allons être au grand paradise du 3 mars au 17 mars :) Nous voulons connaitre d'autre monde qui v'ont y être ? nous allons être 5!!
C'est notre 2e voyages à cette hotel :) Alors écrivez moi !!!!
Bonne journée !!
C'est notre 2e voyages à cette hotel :) Alors écrivez moi !!!!
Bonne journée !!
Image: trois jours autours de Madurai, vos suggestions? English translation pending
Bonjour,
Disons que j'aurais trois jours d'avance sur un rendez-vous en février à Madurai.....
Je disposerai donc de 72 heures pour faire plus ample connaissance avec la région.
"Notre" incontournable et vénéré Stallingrad, me propose Kanyakumari, Pondicheri, Munnar ou Kodaikanal....
(Merci à lui, merci à toi). Plus loin, je n'irais pas, ayant été à Trivandrum, Killon, Allepey & Kochi en mars dernier.
Je connais Pondicherry ( 2 jours en scooter ; gé-ni-al !!( 2010)) , Tanjavur et ai "effleuré" Tiruchirapalli
Je suis très interpellé par un concept "montagne", c-a-d- Munnar et/ou Kodaikanal...
Mais... 72 h... !!! qui peut compléter l'idée de Stallingrad ??
(image : Jaisalmer, Bus Station, Février 2009)
(image : Jaisalmer, Bus Station, Février 2009)
Hôtel à Cannes ou Nice English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'un hôtel chouette sur Nice ou Cannes (budget entre 80 et 150 euros la nuit) pour un ami venant d'Esthonie, ceci pour les derniers jours de l'année 2011 et le 1er janvier 2012. Merci pour vos avis.
Bonne journée, bonnes fêtes à tous.
Voyager à travers le monde avec un budget de trois à cinq € ou $ par jour English translation pending
Hello
Voila j'ai 18 ans et depuis que je suis gamine je rêve de voyager à travers le monde. Cet été pour un projet scolaire je pensais faire une première expérience de 2-3 semaines.
J'aurai vraiment voulu descendre une partie de la côte ouest américaine mais le problème c'est le billet d'avion. Je pense que ce sera donc plutôt un voyage en europe (la France aurai pu être sympa mais un pays où je ne parle pas la langue serai un défi plutôt sympa)
J'ai déjà lu pas mal de forum et de blog mais j'ai encore besoin d'info 😛
Donc si vous avez des astuces, des idées de trajets et quoi que ce soit ce serai vraiment trop cool de votre part de m'aider !! 😉
Merci à tous
Voila j'ai 18 ans et depuis que je suis gamine je rêve de voyager à travers le monde. Cet été pour un projet scolaire je pensais faire une première expérience de 2-3 semaines.
J'aurai vraiment voulu descendre une partie de la côte ouest américaine mais le problème c'est le billet d'avion. Je pense que ce sera donc plutôt un voyage en europe (la France aurai pu être sympa mais un pays où je ne parle pas la langue serai un défi plutôt sympa)
J'ai déjà lu pas mal de forum et de blog mais j'ai encore besoin d'info 😛
Donc si vous avez des astuces, des idées de trajets et quoi que ce soit ce serai vraiment trop cool de votre part de m'aider !! 😉
Merci à tous
Que visiter en famille en Allemagne? English translation pending
bonjour,
Apres plusieurs recherche l'allemagne me tentent bien avec ma petite famille, sauf a part europapark on peut faire koi avec des enfants de 14 et 11 ans. Pour l'ete 2012. Merci de vos reponses
Apres plusieurs recherche l'allemagne me tentent bien avec ma petite famille, sauf a part europapark on peut faire koi avec des enfants de 14 et 11 ans. Pour l'ete 2012. Merci de vos reponses
Birmanie, juillet-août 2011: carnet de voyage English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé �� l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
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- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé �� l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
- -
- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
Recherche retour d'expérience de voyageuse au Sri Lanka English translation pending
Bonjour les filles,
Pour celles qui en reviennent soyez sympa partagez..!!!
Je vais y aller fin décembre pour un mois, ok, je ne serais pas toute seule puisque mon fils (16 mois) m'accompagnera, mais quels ont été vos impressions.
Merci
Garder votre maison contre hébergement English translation pending
Bonjour,
nous sommes un couple avec un enfant de 3ans et demi qui n'est pas scolarisé à l'école mais à domicile (enfant précoce). Nous pouvons venir garder votre maison quand vosu partez en voyage, nous occuper des plantes, d'animaux, du ménage etc... En échange nous demandons l'hébergement. Pourquoi ? Cela nous permet de voyager à moindre coût et d'enrichir les expériences de notre enfant. Par ailleurs, cela vous permet de sécuriser votre domicile ne votre absence et de laisser vos plantes et animaux entre de bonnes mains. N'hésitez pas à nous contacter :) A bientôt
nous sommes un couple avec un enfant de 3ans et demi qui n'est pas scolarisé à l'école mais à domicile (enfant précoce). Nous pouvons venir garder votre maison quand vosu partez en voyage, nous occuper des plantes, d'animaux, du ménage etc... En échange nous demandons l'hébergement. Pourquoi ? Cela nous permet de voyager à moindre coût et d'enrichir les expériences de notre enfant. Par ailleurs, cela vous permet de sécuriser votre domicile ne votre absence et de laisser vos plantes et animaux entre de bonnes mains. N'hésitez pas à nous contacter :) A bientôt
Cherche location au Costa Rica en juillet ou août 2012 English translation pending
Bonjour
Je désire passer environ 3 semaines au Costa Rica en Juillet ou en Aout 2012 (quel serait le mois à privilégier ?) Je ne désire pas rester au même endroit pour me reposer ou profiter de la plage mais je souhaite découvrir le pays. Donc l'idéal dans l'absolu serait de louer une maison pour une semaine dans 3 régions différentes. Nous sommes 2 adultes qui n'avons pas des goûts de luxe mais privilégions le calme, la nature et la beauté des paysages. Si la mer n'est pas à proximité et si il faut prendre la voiture pour aller aux commerces les plus proches, aucune importance !
Si quelqu'un a une petite maison (la piscine n'est absolument pas indispensable) à louer dans un endroit calme, agréable, entouré d'une nature encore préservée, merci par avance de me contacter.
Inutile de me proposer une maison luxueuse pour milliardaire, je n'en ai pas les moyens !!
Au plaisir de vous lire.
Visite de Bangalore English translation pending
bonjour
je serais de passage a bangalore quelques jours bientot
je voudrais savoir si il ya des francais ou indiens sur place qui peuvent m aider
sur les trucs a faire visiter dans la ville merci a bientot
mon email
rakeefashion@yahoo.fr
Visiter librement les hôtels à l'île Maurice? English translation pending
Nous partons dans quelques jours à l'hotel Hilton Ile Maurice et en prévision de futurs voyages nous souhaitons visiter les hotels voisins sur la plage de Flic en Flac ainsi que les casinos des ses derniers.
Ma question pouvons nous y entrer librement ?
Merci par avance pour vos précieuses informations.
Cebu - Masbate - Ormoc (Philippines) English translation pending
Bonjour à tous
Dans une dizaine de jour nous serons a CEBU
De Cebu nous aimerions visiter Masbate island (10 jours) 1. Si vous avez qlq info, ressort à prix moyen, endroits a ne pas rater, je suis preneur.
De Masbate nous aimerions nous rendre à Ormoc pour remonter sur maripipi island. (2 semaines) 2. Y a t'il une liaison ferry masbate > ormoc ou naval ? 3. Si vous avez qlq info, ressort à prix moyen, endroits a ne pas rater sur maripipi, naval et alentour ou Ormoc , je suis aussi preneur.
Enfin de Ormoc nous retournerions sur CEBU island ou nous aimerions rester au moins 1 mois (10 dec - 10 jan 2012) 4. Là aussi connaissez vous un/des endroits agréable, plus pittoresque que d'autre ? 5. Nous aimerions y trouver un petit logement meublé avec terrasse et ptt jardin (Cable TV et internet) pas trop éloigné d'une plage agréable ou encore mieux d'une pîscine. Etant handicapé, un endroit ou de petites ballades sont possibles. Si en plus on peut y rencontrer qlq expath FR, Allemand, suisse ce serait super.
D'avance Merci pour toutes info qui sera fortement appréciée
Dans une dizaine de jour nous serons a CEBU
De Cebu nous aimerions visiter Masbate island (10 jours) 1. Si vous avez qlq info, ressort à prix moyen, endroits a ne pas rater, je suis preneur.
De Masbate nous aimerions nous rendre à Ormoc pour remonter sur maripipi island. (2 semaines) 2. Y a t'il une liaison ferry masbate > ormoc ou naval ? 3. Si vous avez qlq info, ressort à prix moyen, endroits a ne pas rater sur maripipi, naval et alentour ou Ormoc , je suis aussi preneur.
Enfin de Ormoc nous retournerions sur CEBU island ou nous aimerions rester au moins 1 mois (10 dec - 10 jan 2012) 4. Là aussi connaissez vous un/des endroits agréable, plus pittoresque que d'autre ? 5. Nous aimerions y trouver un petit logement meublé avec terrasse et ptt jardin (Cable TV et internet) pas trop éloigné d'une plage agréable ou encore mieux d'une pîscine. Etant handicapé, un endroit ou de petites ballades sont possibles. Si en plus on peut y rencontrer qlq expath FR, Allemand, suisse ce serait super.
D'avance Merci pour toutes info qui sera fortement appréciée
Retour de vingt jours au Sri Lanka avec deux enfants English translation pending
Nous revenons de 20 jours de voyage au Sri Lanka avec nos 2 enfants de 10 mois et 3 ans. Après avoir préparé notre voyage avec le forum, voici à notre tour notre contribution.
Nous avons décidé de voyager avec un chauffeur pour favoriser les déplacements et par confort aussi pour les enfants (pratique notamment pour dormir). Nous avons voyagé avec Neville, chauffeur et guide parlant français, qui a été parfait durant tous le séjour (15 jours). Il propose et n'impose pas (notamment pour le choix de l'itinéraire et des guesthouses). Nous le recommandons chaudement.
Notre itinéraire a été plutôt classique: Arrivée à Colombo et départ pour Dambulla. Nous avons séjourné à JC village (rien de fantastique, piscine et bungalow propre - staff sympa). Nous y avons passé 4 nuits (trop longs) et avons visité Anuradhapura, Pollonaruwa et Sigiriya en partant chaque jour de Dambulla.
Kandy: 3 nuits à Shangri La (sur les conseils de nombreux voyageurs) - de loin notre coup de coeur. Nous avons tellement apprécié que nous y sommes revenus en fin de séjour. Visite du jardin botanique (super) du temple de la dent. Visite de l'orphelinat des éléphants à Pollonaruwa, un attrape touriste, selon nous, qui s'écarte beaucoup trop de son but initial. Nous avons rencontré d'autres francais qui sont allés voir la fondation Millenium, mieux à priori.
Nuwara Eliya (1 nuit) puis trajet vers Ella en train (2 nuits à Garden View Inn - tres sympa, jolie guesthouse avec jardin et belle vue - excellent rice and curry - tenu par une famille très agréable)
Tangalle: 2 nuits à Patini Guesthouse chez Severine, notre 2eme coup de coeur! de jolis bungalow (tres propres et confortables) sur la plage, un petit coin de paradis. Séverine est très accueillante. Plage magnifique mais grosses vagues, donc difficile de se baigner.
Mirissa: 2 nuits à Palm villa (très joli mais sans âme - staff peu aimable - cela manque de jolies rencontres)
Retour à Colombo (1 nuit à Lake lodge, un peu cher mais très charmant et staff très sympa et avenant)
Retour à Kandy à Shangri La Guesthouse ou nous avons passé du temps avec Nandana qui nous a fait découvrir les alentours de Kandy hors des sentiers battus. Il fait par ailleurs des massages fantastiques (les meilleurs pour moi jusqu'à aujourd'hui) et a également un centre de yoga et relaxation. Une excellente adresse!
Retour à Colombo et départ.
Voilà en espérant que cela serve à ceux qui prépare leur séjour!
Nous avons décidé de voyager avec un chauffeur pour favoriser les déplacements et par confort aussi pour les enfants (pratique notamment pour dormir). Nous avons voyagé avec Neville, chauffeur et guide parlant français, qui a été parfait durant tous le séjour (15 jours). Il propose et n'impose pas (notamment pour le choix de l'itinéraire et des guesthouses). Nous le recommandons chaudement.
Notre itinéraire a été plutôt classique: Arrivée à Colombo et départ pour Dambulla. Nous avons séjourné à JC village (rien de fantastique, piscine et bungalow propre - staff sympa). Nous y avons passé 4 nuits (trop longs) et avons visité Anuradhapura, Pollonaruwa et Sigiriya en partant chaque jour de Dambulla.
Kandy: 3 nuits à Shangri La (sur les conseils de nombreux voyageurs) - de loin notre coup de coeur. Nous avons tellement apprécié que nous y sommes revenus en fin de séjour. Visite du jardin botanique (super) du temple de la dent. Visite de l'orphelinat des éléphants à Pollonaruwa, un attrape touriste, selon nous, qui s'écarte beaucoup trop de son but initial. Nous avons rencontré d'autres francais qui sont allés voir la fondation Millenium, mieux à priori.
Nuwara Eliya (1 nuit) puis trajet vers Ella en train (2 nuits à Garden View Inn - tres sympa, jolie guesthouse avec jardin et belle vue - excellent rice and curry - tenu par une famille très agréable)
Tangalle: 2 nuits à Patini Guesthouse chez Severine, notre 2eme coup de coeur! de jolis bungalow (tres propres et confortables) sur la plage, un petit coin de paradis. Séverine est très accueillante. Plage magnifique mais grosses vagues, donc difficile de se baigner.
Mirissa: 2 nuits à Palm villa (très joli mais sans âme - staff peu aimable - cela manque de jolies rencontres)
Retour à Colombo (1 nuit à Lake lodge, un peu cher mais très charmant et staff très sympa et avenant)
Retour à Kandy à Shangri La Guesthouse ou nous avons passé du temps avec Nandana qui nous a fait découvrir les alentours de Kandy hors des sentiers battus. Il fait par ailleurs des massages fantastiques (les meilleurs pour moi jusqu'à aujourd'hui) et a également un centre de yoga et relaxation. Une excellente adresse!
Retour à Colombo et départ.
Voilà en espérant que cela serve à ceux qui prépare leur séjour!
Hôtel-bungalow tout-inclus au bord de l'eau en République Dominicaine? English translation pending
bjr tout le monde!
je recherche pour ma mamie et ma maman un petit hotel (pas un immense complexe) dans n importe quel coin de la rép dom, l'important c'est qu il soit vraiment au bord de l'eau ds un jardin tropical avc piscine et si possible un spa..
Je suis allée moi même 4 fois en rép dom mais tjs ds de grds complexes ..
Merci de votre aide🙂
Itinéraire pour Sulawesi du Nord et les îles Togians? (Indonésie) English translation pending
Je voudrais voyager au nord Sulawesie et aux iles Togians je cherche un itinéraire si vous avez des propositions merci de me répondre
Retour d'une semaine à Madère (22 au 29 septembre 2011) English translation pending
Bonjour à tous!
Et bien voila...j en avais envie je l ai fais! Du 22/09/2011 au 29/09/2011 j étais à Madère!!Nous avons voyagé d est en ouest.
En quelques mots Funchal -Caniça-Gaula-Santa Cruz-Caniçal-Prainha- A l Est puis
Camara de lobos-Ribeira Brava-Ponta do sol A l Ouest..
Et au centre Monte- Corticeiras- Jardin do Serra..
1ère impression :le contraste entre le bord du littoral , Funchal et le haut de l ile....Des constructions d immeubles..et oui!!!! de partout.Après fevrier 2010 ils ont obtenu des subventions suites à la catastrophe naturelle que l ile avait subie, et les utilisent de façon exponnentielle. Le littoral ressemble à nice!!
La ville de Funchal à l arrière tombe en ruine! Seul le haut de l ile et les autres régions ont gardé une identité....Des fleurs magnifiques, des jardins, des odeurs, des couleurs, ...L ile est truffée de tunnel plus ou moins longs qu il est absolument recommandé d emprunter sous peine de marche interminable avec des dénivelés hallucinants!!
Nous marchions entre 2 et 4 heures par jours.Nos mollets s en souviendront longtemps!
Les piscines naturelles sont à faire..il y en a un peu partout sur la cote est.
Coté traffic les bus sont rois! Au vu des trajets qu ils réalisent le traffic est intense..Amateur de sensations fortes vous allez aimé!!!les routes sont étroites et à 2 véhicules c est impossible!cela aussi bien sur les rues au dessus de Funchal que sur les routes nationales!!!!
Les oeufs qui vous montent au jardin tropical , les luges d osier qui vous descendent a faire aussi.
Nous avons rencontré 2 couples qui étaient déja venu à Madère..l un il y a 28 ans et ils ont été déçu par le coté developpement immoilier dont l ile se pare...et l autre il y a 5 ans et eux aussi ont été déçus pour les memes raisons...Je vous conseille pour ma part de vous éloigner de Funchal et de séjourner à Calheta ou à Santana .Vous aurez ainsi un autre aperçu plus typique de l ile.
Bon séjour à tous si Cette ile constitue votre prochaine destination de voyage!!
L'Ouest américain autrement: de Seattle à San Diego English translation pending
Bonjour,
Voici notre carnet sur le trajet Seattle / San Diego, que nous avons fait en été 2011, avec une grosse boucle en Oregon.
Présentation du voyage
Comment en est-on venu à déterminer ce circuit ?
Eh bien, notre fille a fait un séjour de 3 semaines en été 2010 à Eugene, ville inconnue de nous jusque là (156 000 habitants quand même !)en Oregon dans une famille. Elle est revenue, bien entendu, enchantée de son séjour et nous a ramené un superbe livre sur l'Oregon avec des photos somptueuses ! De là, l'idée a fait son chemin, assez rapidement finalement, de faire la Côte ouest, puisqu'en octobre les billets d'avion pour Seattle avec retour de San Diego étaient déjà achetés. Nous avions d'abord pensé commencer à Vancouver mais la difficulté de louer une voiture au Canada et de la rendre aux USA plus le fait qu'il y avait beaucoup à découvrir autour de Vancouver et que ça méritait un autre voyage, nous ont fait renoncer.
Pour choisir les dates, il a fallu jongler entre les études de l'un et la rentrée des classes de l'autre. Donc, nous sommes partis le 10 juillet à 4 : 2 adultes et 2 enfants de 9 et 16 ans, le 3ème de 19 ans finissant son année d'études seulement le 28 juillet et nous rejoignant à San Francisco sur la dernière partie du voyage jusqu'au 12 août, la rentrée scolaire du petit dernier étant prévue pour le 15 août déjà.
Il a fallu ensuite choisir les étapes et nous avons essayé au mieux de faire un mélange de petites à grandes villes, de forêts primaires, d'océan et de paysages quasi désertiques sans oublier quelques cases shopping ! Il en fallait aussi pour tous les goûts: côté grande nature et western pour les uns, aviation (ah non, c'est pas incompatible), lieux de tournage de films ou séries, parcs à thème, baignade, beaucoup d'océan car on ne s'en lasse pas ... avec un seul rendez-vous fixé à Eugene, pour rencontrer la famille d'accueil de notre fille. Ca nous a donc donné ce circuit de 3700 km sur 32 jours, sans compter les kms en ville et aux alentours, moins donc que notre aller-retour Berlin-Paris-Nice de l'an dernier mais largement suffisant à notre goût !
Nous avons tenu un carnet de route où chacun devait écrire à tour de rôle mais bon finalement, c'est moi qui m'y suis collé la plupart du temps ! Malheureusement, notre grand qui a la plume facile n'était là que pour le dernier tiers du voyage. Je l'indiquerai quand c'est lui qui a écrit.
Nos étapes Dans l'Etat de Washington : - Jours 1 à 5 : Seattle - Jour 6 : Kalaloch en passant par Port Angeles et ForksEn Oregon : - Jour 7 : Astoria - Jours 8 et 9 : Portland - Jours 10 et 11 : Pendleton - Jours 12 et 13 : Mitchell (John Day Fossil Beds) - Jours 14 et 15 : EugeneEn Californie : - Jours 16 et 17 : Crescent City (Redwood National Park) - Jours 18 et 19 : Fort Bragg - Jour 20 : Sacramento - Jours 21 à 26 : San Francisco - Jour 27 : Monterey - Jour 28 : Lompoc (à côté de Santa Barbara) - Jour 29 à 31 : Los Angeles - Jour 32 : San Diego - Jour 33 : Retour à Berlin
Voici notre carnet sur le trajet Seattle / San Diego, que nous avons fait en été 2011, avec une grosse boucle en Oregon.
Présentation du voyage
Comment en est-on venu à déterminer ce circuit ?
Eh bien, notre fille a fait un séjour de 3 semaines en été 2010 à Eugene, ville inconnue de nous jusque là (156 000 habitants quand même !)en Oregon dans une famille. Elle est revenue, bien entendu, enchantée de son séjour et nous a ramené un superbe livre sur l'Oregon avec des photos somptueuses ! De là, l'idée a fait son chemin, assez rapidement finalement, de faire la Côte ouest, puisqu'en octobre les billets d'avion pour Seattle avec retour de San Diego étaient déjà achetés. Nous avions d'abord pensé commencer à Vancouver mais la difficulté de louer une voiture au Canada et de la rendre aux USA plus le fait qu'il y avait beaucoup à découvrir autour de Vancouver et que ça méritait un autre voyage, nous ont fait renoncer.
Pour choisir les dates, il a fallu jongler entre les études de l'un et la rentrée des classes de l'autre. Donc, nous sommes partis le 10 juillet à 4 : 2 adultes et 2 enfants de 9 et 16 ans, le 3ème de 19 ans finissant son année d'études seulement le 28 juillet et nous rejoignant à San Francisco sur la dernière partie du voyage jusqu'au 12 août, la rentrée scolaire du petit dernier étant prévue pour le 15 août déjà.
Il a fallu ensuite choisir les étapes et nous avons essayé au mieux de faire un mélange de petites à grandes villes, de forêts primaires, d'océan et de paysages quasi désertiques sans oublier quelques cases shopping ! Il en fallait aussi pour tous les goûts: côté grande nature et western pour les uns, aviation (ah non, c'est pas incompatible), lieux de tournage de films ou séries, parcs à thème, baignade, beaucoup d'océan car on ne s'en lasse pas ... avec un seul rendez-vous fixé à Eugene, pour rencontrer la famille d'accueil de notre fille. Ca nous a donc donné ce circuit de 3700 km sur 32 jours, sans compter les kms en ville et aux alentours, moins donc que notre aller-retour Berlin-Paris-Nice de l'an dernier mais largement suffisant à notre goût !
Nous avons tenu un carnet de route où chacun devait écrire à tour de rôle mais bon finalement, c'est moi qui m'y suis collé la plupart du temps ! Malheureusement, notre grand qui a la plume facile n'était là que pour le dernier tiers du voyage. Je l'indiquerai quand c'est lui qui a écrit.
Nos étapes Dans l'Etat de Washington : - Jours 1 à 5 : Seattle - Jour 6 : Kalaloch en passant par Port Angeles et ForksEn Oregon : - Jour 7 : Astoria - Jours 8 et 9 : Portland - Jours 10 et 11 : Pendleton - Jours 12 et 13 : Mitchell (John Day Fossil Beds) - Jours 14 et 15 : EugeneEn Californie : - Jours 16 et 17 : Crescent City (Redwood National Park) - Jours 18 et 19 : Fort Bragg - Jour 20 : Sacramento - Jours 21 à 26 : San Francisco - Jour 27 : Monterey - Jour 28 : Lompoc (à côté de Santa Barbara) - Jour 29 à 31 : Los Angeles - Jour 32 : San Diego - Jour 33 : Retour à Berlin
Hôtels à Sukothai et Krabi? English translation pending
en prévision d'un voyage a l'hiver prochain, je suis a la recherche de bons hotels, ou guesshouse a +- 1000 baths /nuit pour 3 nuit a Sukothai, et 21 nuits a Krabi/ Aonang/ noparath/klong muang.
apres recherche sur le forum, je m'y perds un peu.
Choisir Gibbon Experience ou Tree Top Laos à Paksé? English translation pending
bonjour,
j'ai vu qu'il existe une autre alternative à la gibbon experience, la Tree top laos, les deux ont l'air trés bien. quelqu'un les auraient ils faites et pourrait nous aider à faire notre choix?
Merci
Itinéraire pour un voyage à vélo (en partie seule) en Europe? English translation pending
Ca y est, j'ai enfin décidé de demander 6 mois de congés sabbatiques pour partir voyager à vélo. Je serais en partie seule, et en partie avec mon compagnon qui me rejoindrait pour 2 semaines aux vacances de Paques et deux mois pendant l'été. Je suis en train d'essayer de faire un itinéraire qui combine les parties solo et les parties à deux en fonction des pays traversés. Mon but n'est pas de faire un raid hyper sportif dans des endroits reculés, mais juste de découvrir de nouveaux horizons et de profiter de la vie de voyageur itinérant. En fait j'essaie évidemment de passer par les pays à réputation tranquille lorsque je serai seule, non seulement pour ma tranquillité mais aussi pour rassurer mes proches et surtout ma môman qui je sais va se faire un sang d'encre...
Voilà où j'en suis, si vous avez des suggestions/remarques n'hésitez pas: Départ en avril. Je voudrais commencer par aller à St Jacques de Compostelle (je sais c'est hyper classique mais bon...), la partie Espagnole coïnciderait avec les 2 semaines de vacances avec mon compagnon. Ensuite (en solo) je remonterais la France direction l'Europe du Nord, peut etre par la North Sea Cycle Route, donc en passant par Pays-Bas, Danemark, un tour en Suède, Norvège, puis un petit coup de ferry pour l'Ecosse, la Grande-Bretagne, l'Irlande, puis retour vers la France où je récupère mon compagnon. Ensuite, à 2 on prend la direction de l'Europe de l'Est jusqu'à la Bulgarie. Et puis je termine toute seule par la Grèce, un pays que je rêve de découvrir depuis très très longtemps. Et puis selon l'humeur et le temps qu'il me reste, retour par l'Italie en ferry+train ou à vélo.
Vous en pensez quoi? Ca vous semble être un itinéraire plutôt tranquille?
Je précise que j'ai 34 balais (mais ça n'empêchera pas ma môman de se faire du soucis pour moi!), j'ai un peu d'expérience de voyage à vélo (plusieurs voyages de 5-6 semaines en France, Grande-Bretagne, Irlande, Rép. Tchèque, Espagne) surtout à 2 mais aussi un peu toute seule (3 semaines en solo en Irlande l'été dernier). Je suis de plus en plus adepte du bivouac. Je me sens autant voire plus en sécurité en bivouac qu'en camping (pourvu qu'on soit discret et bien planqué). Sinon je pratique aussi pas mal le bivouac chez l'habitant (demander si on peut se poser dans le champ/jardin), ça a l'intérêt qu'on est en quelque sorte sous la protection de quelqu'un et qu'on peut choisir ce quelqu'un surtout en été lorsque les gens trainent dehors dans le jardin (évidemment lorsque je suis seule ou avec une autre nana on va plutôt demander à des familles ou des couples de papi/mamie qu'à un grand baraqué tout seul)
Allez les filles j'attends vos commentaires...
Voilà où j'en suis, si vous avez des suggestions/remarques n'hésitez pas: Départ en avril. Je voudrais commencer par aller à St Jacques de Compostelle (je sais c'est hyper classique mais bon...), la partie Espagnole coïnciderait avec les 2 semaines de vacances avec mon compagnon. Ensuite (en solo) je remonterais la France direction l'Europe du Nord, peut etre par la North Sea Cycle Route, donc en passant par Pays-Bas, Danemark, un tour en Suède, Norvège, puis un petit coup de ferry pour l'Ecosse, la Grande-Bretagne, l'Irlande, puis retour vers la France où je récupère mon compagnon. Ensuite, à 2 on prend la direction de l'Europe de l'Est jusqu'à la Bulgarie. Et puis je termine toute seule par la Grèce, un pays que je rêve de découvrir depuis très très longtemps. Et puis selon l'humeur et le temps qu'il me reste, retour par l'Italie en ferry+train ou à vélo.
Vous en pensez quoi? Ca vous semble être un itinéraire plutôt tranquille?
Je précise que j'ai 34 balais (mais ça n'empêchera pas ma môman de se faire du soucis pour moi!), j'ai un peu d'expérience de voyage à vélo (plusieurs voyages de 5-6 semaines en France, Grande-Bretagne, Irlande, Rép. Tchèque, Espagne) surtout à 2 mais aussi un peu toute seule (3 semaines en solo en Irlande l'été dernier). Je suis de plus en plus adepte du bivouac. Je me sens autant voire plus en sécurité en bivouac qu'en camping (pourvu qu'on soit discret et bien planqué). Sinon je pratique aussi pas mal le bivouac chez l'habitant (demander si on peut se poser dans le champ/jardin), ça a l'intérêt qu'on est en quelque sorte sous la protection de quelqu'un et qu'on peut choisir ce quelqu'un surtout en été lorsque les gens trainent dehors dans le jardin (évidemment lorsque je suis seule ou avec une autre nana on va plutôt demander à des familles ou des couples de papi/mamie qu'à un grand baraqué tout seul)
Allez les filles j'attends vos commentaires...
Escale à Funchal (Madère) English translation pending
bonjour,
Je fais escale à FUNCHAL le mardi 1er novembre (jour de la toussaint).
Peut on me dire si les commerces, le téléphérique et les jardins seront ouverts ?
Comment aller du port au téléphérique car je voudrai aller a MONTE puis aller voir le jardin botanique et peut etre éventuellement faire une descente en panier en osier.
Merci pour les infos
Seychelles, Praslin: attention aux requins! English translation pending
salut a tous!
juste pour signaler aux voyageurs qu'un 2e touriste vient de se faire tuer par un requin encore sur l'ile de Praslin, donc attention a vous qui partez aux Seychelles!
Maroc pour la première fois du 28 octobre au 12 novembre avec un enfant de deux ans et demi English translation pending
Bonjour,
Nous allons visiter le Maroc pour la 1 ère fois du 28/10 au 12/11 avec ma femme et mon fils de 2 ans et demi.
Je n'ai pas encore étudier notre parcours et je me suis dit que quelques voyageurs auront peut être de bonnes idées.
Avez vous un itinéraire (lieux, festivals, hébergement, tranports...) à recommander à cette période de l'année avec un petit de 2 ans?
Est il possible de louer une voiture ou est il plus sur d'utiliser des taxis sur place?
Nous arrivons, partons et passerons les 5 dernières nuits à Marrrakech.
Je également pense acheter le guide Lonely Planet.
Merci par avance
Nous allons visiter le Maroc pour la 1 ère fois du 28/10 au 12/11 avec ma femme et mon fils de 2 ans et demi.
Je n'ai pas encore étudier notre parcours et je me suis dit que quelques voyageurs auront peut être de bonnes idées.
Avez vous un itinéraire (lieux, festivals, hébergement, tranports...) à recommander à cette période de l'année avec un petit de 2 ans?
Est il possible de louer une voiture ou est il plus sur d'utiliser des taxis sur place?
Nous arrivons, partons et passerons les 5 dernières nuits à Marrrakech.
Je également pense acheter le guide Lonely Planet.
Merci par avance