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Salons de tatouage à Bali? English translation pending
Avez vous des bonnes adresses de salon de tatouages à Bali ? Qu'est ce qui est plutôt représentatif de Bali en tatouage ? J'ai déjà fais des recherches, j'ai envie d'une phrase en Sanskrit mais je reste à l'écoute de vos idée !
C'est mon deuxième séjour là bas. Je vais à Cangu, Amed, Ubud et Gili
C'est mon deuxième séjour là bas. Je vais à Cangu, Amed, Ubud et Gili
Thai: super promotion vols vers la Thaïlande avec l'A380 English translation pending
Bonjour à tous ,
Si vous comptez bientôt réserver votre voyage en Thaïlande, ne manquez pas la super promotion de la THAI à l'occasion de l'arrivée de l'A380, à partir de 640€ TTC, par personne, proposée par CFA Voyages. http://www.tourismethaifr.com/Promotion-voyage/dl/CFA_promoA380.pdf
Si vous comptez bientôt réserver votre voyage en Thaïlande, ne manquez pas la super promotion de la THAI à l'occasion de l'arrivée de l'A380, à partir de 640€ TTC, par personne, proposée par CFA Voyages. http://www.tourismethaifr.com/Promotion-voyage/dl/CFA_promoA380.pdf
Choisir un vélo trekking English translation pending
Salut,
Je vais aller faire une semaine de vélo en Norvège cet été et c'est l'occasion pour moi de m'acheter mon premier "vrai" vélo. Pour le moment je suis surtout un pilote de Vélib et j'ai fait quelques virées de plus plus de 100km avec des vélos de loc ou mon vieux VTC décat. J'ai donc une connaissance très faible en matos.
Je suis à la recherche d'un vélo polyvalent qui puisse avaler des kilomètres de bitume ou des chemins de terre, caillasse, foret... Un truc tout équipé, orienté voyage, pas forcément pour faire le tour du monde encore que, on ne sait jamais... Mon budget est de 1000€ max mais je préférerais moins...
J'ai déjà pas mal tourné en rond à lire des forums (pas toujours récents...) et j'en suis arrivé à considérer que le Riverside 7 de Décat était un bon rapport qualité prix : http://www.decathlon.fr/...de-7-id_8070411.html
Mais en cherchant un peut plus, je me rend compte qu'il y a d'autres vélos qui semblent intéressants dans cette gamme de prix. Par exemple, pour 50€ de moins on a un vélo qui semble similaire à mes yeux non experts et qui propose en prime des freins à disque : http://www.bikester.fr/...s-de-500/284127.html
Même en descendant à 500€ j'ai trouvé un vélo qui me semble pas mal du tout : http://www.bikester.fr/...s-de-500/284245.html
Est-ce vraiment nécessaire de mettre 200 ou 250€ de plus ?? J'ai également entendu qu'on faisait de meilleurs affaires en achetant directement en Allemagne. Bref, il y tellement de possibilités... Je suis un peu perdu !
Ha oui et un point qui me semble important : la fourche suspendue verrouillable. Il me semble que c'est le cas sur les deux premiers vélos que j'ai cité mais sur le 3e je n'en sais rien. Comment le savoir ? Est-ce effectivement un point important ?
Merci pour vos lumières
Je vais aller faire une semaine de vélo en Norvège cet été et c'est l'occasion pour moi de m'acheter mon premier "vrai" vélo. Pour le moment je suis surtout un pilote de Vélib et j'ai fait quelques virées de plus plus de 100km avec des vélos de loc ou mon vieux VTC décat. J'ai donc une connaissance très faible en matos.
Je suis à la recherche d'un vélo polyvalent qui puisse avaler des kilomètres de bitume ou des chemins de terre, caillasse, foret... Un truc tout équipé, orienté voyage, pas forcément pour faire le tour du monde encore que, on ne sait jamais... Mon budget est de 1000€ max mais je préférerais moins...
J'ai déjà pas mal tourné en rond à lire des forums (pas toujours récents...) et j'en suis arrivé à considérer que le Riverside 7 de Décat était un bon rapport qualité prix : http://www.decathlon.fr/...de-7-id_8070411.html
Mais en cherchant un peut plus, je me rend compte qu'il y a d'autres vélos qui semblent intéressants dans cette gamme de prix. Par exemple, pour 50€ de moins on a un vélo qui semble similaire à mes yeux non experts et qui propose en prime des freins à disque : http://www.bikester.fr/...s-de-500/284127.html
Même en descendant à 500€ j'ai trouvé un vélo qui me semble pas mal du tout : http://www.bikester.fr/...s-de-500/284245.html
Est-ce vraiment nécessaire de mettre 200 ou 250€ de plus ?? J'ai également entendu qu'on faisait de meilleurs affaires en achetant directement en Allemagne. Bref, il y tellement de possibilités... Je suis un peu perdu !
Ha oui et un point qui me semble important : la fourche suspendue verrouillable. Il me semble que c'est le cas sur les deux premiers vélos que j'ai cité mais sur le 3e je n'en sais rien. Comment le savoir ? Est-ce effectivement un point important ?
Merci pour vos lumières
Besoin de conseil pour un 1er voyage! English translation pending
Bonjours à tous et à toutes :)
Voici là situation, Moi et 2 amis (dont un majeur) avons eu l'idée de nous faire un petit voyage en vélo pendant les grandes vacances, nous voudrions faire 150Km en vélo pour arriver au bord d'un lac et faire le retour après 2-3 jour de détente. Plusieurs questions ce posent, déjà penser vous que 50Km par jour pourrait ce faire à raison de 10Km par heure en sachant qu'un de mes amies est pas super sportif ? Après les vélos, personnellement j'ai un rock rider (moutaine bike) avec suspension avant mais que je peux bloquer et un B'twin qui serait donc plus pour la route et plus confortable, lequel, selon vous, conviendrais le mieux sachant que ce n'est que 150Km et qu'on avance bien mieux sur le rock rider ? Le camping sauvage pendant les trois jours de vélo c'est possible ? et dans un parc naturel ça passe ? On m'a dit que les routes départementales allait pour faire la route, vous confirmez ? Ps : La route ne semble pas plein de monté et de descente ^^
Merci d'avance et désoler pour les fautes d'orthographes !
Voici là situation, Moi et 2 amis (dont un majeur) avons eu l'idée de nous faire un petit voyage en vélo pendant les grandes vacances, nous voudrions faire 150Km en vélo pour arriver au bord d'un lac et faire le retour après 2-3 jour de détente. Plusieurs questions ce posent, déjà penser vous que 50Km par jour pourrait ce faire à raison de 10Km par heure en sachant qu'un de mes amies est pas super sportif ? Après les vélos, personnellement j'ai un rock rider (moutaine bike) avec suspension avant mais que je peux bloquer et un B'twin qui serait donc plus pour la route et plus confortable, lequel, selon vous, conviendrais le mieux sachant que ce n'est que 150Km et qu'on avance bien mieux sur le rock rider ? Le camping sauvage pendant les trois jours de vélo c'est possible ? et dans un parc naturel ça passe ? On m'a dit que les routes départementales allait pour faire la route, vous confirmez ? Ps : La route ne semble pas plein de monté et de descente ^^
Merci d'avance et désoler pour les fautes d'orthographes !
Parking à Monaco English translation pending
Je pars dans une semaine a marineland à Antibes et je vous voudrai aller voir la ville de Monaco.
Ou peut-on se garer dans la ville (parking gratuit de préférence ou à moindre cout)
Peut-on visiter le musée océanographique, la vieille ville et le rocher avec le palais dans une journée.
Le jardin exotique vaut il vraiment le coup et est-il loin du rocher (pour y aller a pied)
Merci à vous tous pour vos réponses
Pêcher en mer à Bali English translation pending
Bonjour, je partirai avec mon copain a Bali au mois de novembre. J'aimerais faire une journée de pêche en bateau afin de faire plaisir à mon copain. Savez vous a quel endroit cela risque d'être possible (permuteran? Amed?)? Je ne cherche pas a partir en groupe avec une agence, mais plutot d'etre accompagne par un local. Merci pour votre aide!!
Liaisons Serbie - Bosnie English translation pending
Bonjour !
Je crée une nouvelle discussion, ma question étant assez précise et n'arrivant jusque là pas à trouver une réponse. Je pars en août avec une amie dans les Balkans. Nous arrivons à Belgrade. Nous voulons ensuite rejoindre la Bosnie, mais avant prendre quelques jours pour visiter certains lieux. J'aimerai voir le lac Palic et Novi Saad, cela peut-il se faire en une journée ?
Nous pensions ensuite descendre jusqu'à Studenica, et c'est là que le problème se pose : nous voudrions rejoindre directement la ville de Ljubuski (pour aller aux chutes de Kravica), sans repasser par Belgrade : cela est-il possible en bus ou en train ? (on a aussi pensé à le faire en stop, mais on a peur de galérer à trouver quelqu'un qui va là où on veut, et on ne sais pas trop si c'est sûr...)
La ville de Zlatibor a l'air très jolie, devrions-nous y faire une étape, et si oui la question se pose encore de savoir comment rejoindre la Bosnie ?
Toute cette logistique risquant d'être très compliquée, je me demandais s'il ne vaudrait pas mieux louer une voiture pendant 2 jours. Mais j'ai beaucoup de mal à me faire une idée des prix, quelqu'un pourrait-il me renseigner ? Et serait-il possible de franchir la frontière avec, ou vaudrait-il mieux la rendre à Belgrade et repartir de là bas en bus vers la Bosnie ?
Voilà, je sais que mes questions sont nombreuses et très précises, mais après des heures et des heures de recherches, on coince... ^^
Merci pour votre aide !
Je crée une nouvelle discussion, ma question étant assez précise et n'arrivant jusque là pas à trouver une réponse. Je pars en août avec une amie dans les Balkans. Nous arrivons à Belgrade. Nous voulons ensuite rejoindre la Bosnie, mais avant prendre quelques jours pour visiter certains lieux. J'aimerai voir le lac Palic et Novi Saad, cela peut-il se faire en une journée ?
Nous pensions ensuite descendre jusqu'à Studenica, et c'est là que le problème se pose : nous voudrions rejoindre directement la ville de Ljubuski (pour aller aux chutes de Kravica), sans repasser par Belgrade : cela est-il possible en bus ou en train ? (on a aussi pensé à le faire en stop, mais on a peur de galérer à trouver quelqu'un qui va là où on veut, et on ne sais pas trop si c'est sûr...)
La ville de Zlatibor a l'air très jolie, devrions-nous y faire une étape, et si oui la question se pose encore de savoir comment rejoindre la Bosnie ?
Toute cette logistique risquant d'être très compliquée, je me demandais s'il ne vaudrait pas mieux louer une voiture pendant 2 jours. Mais j'ai beaucoup de mal à me faire une idée des prix, quelqu'un pourrait-il me renseigner ? Et serait-il possible de franchir la frontière avec, ou vaudrait-il mieux la rendre à Belgrade et repartir de là bas en bus vers la Bosnie ?
Voilà, je sais que mes questions sont nombreuses et très précises, mais après des heures et des heures de recherches, on coince... ^^
Merci pour votre aide !
Zéro bagage autorisé sur Austral dans un E90 English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'apprêtais à réserver mon vol entre Iguazu et Salta avec Aerolineas Argentinas (vol assuré par Austral) et j'ai eu la désagréable surprise de voir l'inscription ci-dessous : Bagages autorisés = 0".
Départ: dim. 29 septembre 13 - Non-stop - Durée: 02:05
Départ:11:40dim.Iguazu, Argentine Arrivée:13:45dim.Salta Martín Miguel de Güemes International Airport, Argentine Aerolineas Argentinas AR 2814 - Type d'avion - E90
Bagages autorisés: 0
Plus d'infos
Economique avec restrictions Vol assuré par Austral Classe W
Quelqu'un a t'il déjà pris ce vol ? Qu'en est'il réellement svp ?
Merci d'avance pour vos retours.
Je m'apprêtais à réserver mon vol entre Iguazu et Salta avec Aerolineas Argentinas (vol assuré par Austral) et j'ai eu la désagréable surprise de voir l'inscription ci-dessous : Bagages autorisés = 0".
Départ: dim. 29 septembre 13 - Non-stop - Durée: 02:05
Départ:11:40dim.Iguazu, Argentine Arrivée:13:45dim.Salta Martín Miguel de Güemes International Airport, Argentine Aerolineas Argentinas AR 2814 - Type d'avion - E90
Bagages autorisés: 0
Plus d'infosEconomique avec restrictions Vol assuré par Austral Classe W
Quelqu'un a t'il déjà pris ce vol ? Qu'en est'il réellement svp ?
Merci d'avance pour vos retours.
Circuler en France et en Europe avec un camping-car nord américain English translation pending
Bonjour/Bonsoir!
Nous nous posons plusieurs questions concernant la conduite d'un camping-car en France, et en Europe. Puisque nous aimerions passer au moins 2 ans en Europe, nous nous demandons si notre camping-car actuel se qualifie pour rouler sur les routes françaises et européennes.
Marque: Leisureway 2013 Modèle: Unity U24TB Poids brut: 11030 lbs - 5003 kg longueur: 24' 7" - 7,50 m largeur: 7'8" - 2,3 m hauteur: 10'5" - 3,19 m
La première questions concerne le permis de conduire.
Est-ce que la conduite de notre camping-car peut se faire avec un simple permis de conduire international ou alors les législations française et européenne demandent un permis de conduire spécial?
Immatriculation.
Notre camping-car est immatriculé au Québec. Faudra-t-il faire en sorte que le camping-car reçoive une immatriculation autre pour pouvoir rouler en France et en Europe?
En regard des caractéristiques de notre camping-car (poids, largeur, hauteur, longueur), y aura-t-il de grandes difficultés à circuler sur les routes secondaires et tertiaires en France et en Europe?
Pour terminer, savez-vous s'il nous sera permis (d'essayer) de vendre notre camping-car à un citoyen Français ou européen ou si les législations pourraient l'interdire?
Merci beaucoup à l'avance!
Marc de Montréal
Nous nous posons plusieurs questions concernant la conduite d'un camping-car en France, et en Europe. Puisque nous aimerions passer au moins 2 ans en Europe, nous nous demandons si notre camping-car actuel se qualifie pour rouler sur les routes françaises et européennes.
Marque: Leisureway 2013 Modèle: Unity U24TB Poids brut: 11030 lbs - 5003 kg longueur: 24' 7" - 7,50 m largeur: 7'8" - 2,3 m hauteur: 10'5" - 3,19 m
La première questions concerne le permis de conduire.
Est-ce que la conduite de notre camping-car peut se faire avec un simple permis de conduire international ou alors les législations française et européenne demandent un permis de conduire spécial?
Immatriculation.
Notre camping-car est immatriculé au Québec. Faudra-t-il faire en sorte que le camping-car reçoive une immatriculation autre pour pouvoir rouler en France et en Europe?
En regard des caractéristiques de notre camping-car (poids, largeur, hauteur, longueur), y aura-t-il de grandes difficultés à circuler sur les routes secondaires et tertiaires en France et en Europe?
Pour terminer, savez-vous s'il nous sera permis (d'essayer) de vendre notre camping-car à un citoyen Français ou européen ou si les législations pourraient l'interdire?
Merci beaucoup à l'avance!
Marc de Montréal
Petite question au sujet des altimètres English translation pending
Je viens d'acheter un altimètre geonaute et je me demande s'il n'y a pas d4altitude maximum de fonctionnement
Quelles excursions dans les îles grecques? English translation pending
Bonjour,
je pars en croisière Costa en avril 2014 pour les îles grecques. J'espère profiter de vos expériences concernant les excursions pour ce voyage. Voici les escales:
Bari (Italie)- Corfou (Grèce) - Myconos (Grèce) - Santorin (Grèce) - Dubrovnik (Croatie).
Avez-vous effectué certaines excursions valant vraiment le coup? Ou à l'inverse, doit-on en éviter certaines (pièges à touristes)?
Je vous remercie d'avance de l'aide que vous m'apporterez.
Tadjikistan et Kirghizistan: cartouches pour réchauds à gaz? English translation pending
Bonjour,
J'ai vu pas mal de discussion concernant la vente de recharges pour réchauds à gaz au Tadjikistan et au Kirghizstan. Ces messages datant de 2006-2007, je me demandais si la situation a changé depuis.
Est-il toujours impossible d'acheter des recharges de gaz à Dushanbé? Et sont-elles toujours aussi difficiles à obtenir à Bishkek? Est-ce que quelqu'un sait si le développement du tourisme entre temps a amélioré la situation?
Merci d'avance pour votre aide. Estelle
Est-il toujours impossible d'acheter des recharges de gaz à Dushanbé? Et sont-elles toujours aussi difficiles à obtenir à Bishkek? Est-ce que quelqu'un sait si le développement du tourisme entre temps a amélioré la situation?
Merci d'avance pour votre aide. Estelle
Les Rocheuses canadiennes en camping-car English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs des Rocheuses!
Nous sommes un jeune couple et souhaitons beaucoup visiter l'Ouest du Canada, plus précisément les Rocheuses en mai. Nous aimerions être plongés dans la nature en voyageant en camping-car (donc sans tente) mais en ne dormant pas toujours dans les campings.
Savez-vous comment faire?
Il y a énormément d'informations pour camper sous tente mais rien sur les camping-car hors campings...
Merci beaucoup pour votre aide!
Joëlle
Nous sommes un jeune couple et souhaitons beaucoup visiter l'Ouest du Canada, plus précisément les Rocheuses en mai. Nous aimerions être plongés dans la nature en voyageant en camping-car (donc sans tente) mais en ne dormant pas toujours dans les campings.
Savez-vous comment faire?
Il y a énormément d'informations pour camper sous tente mais rien sur les camping-car hors campings...
Merci beaucoup pour votre aide!
Joëlle
Escale en Turquie, quelle horreur! English translation pending
Bonjour à tous!
Je souhaiterais partager une expérience assez humiliante que j'ai vécue durant mon escale en Turquie. L'escale à l'allée c'est bien passée, par contre le retour c'était autre chose. Une fouille sérieuse de mes affaires, ok pas de problèmes, c'est une routine. Des palpations du corps, je me dis ok, ils sont peut-être en train de faire leur travail. Et étant donné que je n'ai rien à cacher, rien à me reprocher, rien d'illégal sur moi, ma fouille se limitera aux palpations. Eh bien que ne fût ma surprise lorsqu'on m'envoie dans une salle pour une fouille plus approfondie, et là je me demande s'ils en ont vraiment le droit vu qu'il n'y a rien de suspects. J'ai été fouillée de fond en comble si j'ose m'exprimer ainsi. Mes parties intimes y sont passées. Ce genre de fouilles se font en principe après un scanner, lorsqu'on aperçoit des tâches pas nettes. Mais rien de tout cela. Je peux vous assurer que ça été pour moi une expérience humiliante et dégradante. Hélas, je ne parlais ni anglais, ni la langue locale, alors comment essayer de discuter ou demander ce qui se passe? Il fallait que je me taise, que je subisse tout ceci de peur de dire des choses qui auraient été mal interprétées. Vous vous doutez que je n'avais pas envie de croupir dans une petite cellule pour insubordination ou quelque chose du genre. Des agents pas aimables, hautains, car un petit sourire aurait pu me faire sentir considérée, ou me faire sentir plus humaine. Ces fouilles ne se basaient sur rien de concrets. Était ce parce que je suis noire et que je revenais du Brésil?Aucune idée. Ce n'est peut-être pas une histoire de couleur de peau mais c'est tellement dommage de n'effectuer des fouilles que sur des personnes juste parce qu'elles sont comme-ci ou comme-ça. Quoiqu'il en soit c'est la première et la dernière fois que je fais une escale en Turquie. C'est tout simplement scandaleux et honteux, je n'y garde aucun souvenir positif, que ce soit au niveau de l’accueil, des fouilles et autres formalités. Je ne suis pas la seule à avoir subit ce genre de fouilles, et je ne serai certainement pas la dernière. Je tenais néanmoins à en parler et à partager cela... Je suis bien contente d'être finalement bien rentrée.
Je souhaiterais partager une expérience assez humiliante que j'ai vécue durant mon escale en Turquie. L'escale à l'allée c'est bien passée, par contre le retour c'était autre chose. Une fouille sérieuse de mes affaires, ok pas de problèmes, c'est une routine. Des palpations du corps, je me dis ok, ils sont peut-être en train de faire leur travail. Et étant donné que je n'ai rien à cacher, rien à me reprocher, rien d'illégal sur moi, ma fouille se limitera aux palpations. Eh bien que ne fût ma surprise lorsqu'on m'envoie dans une salle pour une fouille plus approfondie, et là je me demande s'ils en ont vraiment le droit vu qu'il n'y a rien de suspects. J'ai été fouillée de fond en comble si j'ose m'exprimer ainsi. Mes parties intimes y sont passées. Ce genre de fouilles se font en principe après un scanner, lorsqu'on aperçoit des tâches pas nettes. Mais rien de tout cela. Je peux vous assurer que ça été pour moi une expérience humiliante et dégradante. Hélas, je ne parlais ni anglais, ni la langue locale, alors comment essayer de discuter ou demander ce qui se passe? Il fallait que je me taise, que je subisse tout ceci de peur de dire des choses qui auraient été mal interprétées. Vous vous doutez que je n'avais pas envie de croupir dans une petite cellule pour insubordination ou quelque chose du genre. Des agents pas aimables, hautains, car un petit sourire aurait pu me faire sentir considérée, ou me faire sentir plus humaine. Ces fouilles ne se basaient sur rien de concrets. Était ce parce que je suis noire et que je revenais du Brésil?Aucune idée. Ce n'est peut-être pas une histoire de couleur de peau mais c'est tellement dommage de n'effectuer des fouilles que sur des personnes juste parce qu'elles sont comme-ci ou comme-ça. Quoiqu'il en soit c'est la première et la dernière fois que je fais une escale en Turquie. C'est tout simplement scandaleux et honteux, je n'y garde aucun souvenir positif, que ce soit au niveau de l’accueil, des fouilles et autres formalités. Je ne suis pas la seule à avoir subit ce genre de fouilles, et je ne serai certainement pas la dernière. Je tenais néanmoins à en parler et à partager cela... Je suis bien contente d'être finalement bien rentrée.
Petit tour en hiver en Californie English translation pending
Bonjour a tous
Depuis que nous sejournions en hiver en Californie, nous etions restes sagement dans le meme Park sans bouger, cad a Desert Hot Springs, pres de Palm Springs.Cette annee, un petit tour dans le Sud Ouest, a un peu change le rythme:un peu plus de 1000 miles: Los Angeles, Las Vegas, Lake Mead, Valley of Fire, Death Valley, Lake Havasu City, Joshua Tree NP et retour a DHS.Il n'y avait que 2 endroits que nous ne connaissions pas:Valley of Fire et Lake Havasu que nous avons ajoute au programme, apres avoir consulte le site Roadtrippin.fr qui est tres bien fait et renseigne.En hiver le temps change tres vite et s'il a fait plus chaud que la moyenne a L A, cad
entre 25 et 28 C, c'est l'inverse qui s'est produit dans Death Valley!Et entre Death Valley et Lake Havasu, il y a un petit col a franchir-environ 1500 m-et en haut il neigeait pas beaucoup, mais suffisamment pour que le conducteur du motorhome ait un peu la trouille.En tous les cas, si vous circulez sur l'I 15, n'hesitez pas a aller visiter Valley of Fire, on a trouve ce State Park magnifique, voir photos et j'en ai pris beaucoup d'autres. Bien cordialement Jean et Francoise.
Vacances à Hurghada dangereux? English translation pending
nous allons en aout 2013 a Hourghada. Tout le monde nous disent que nous avons fait une erreur d avoir choisit l Égypte.
C comment la situation la bas.? Merci.
Lyon - Shanghai à moto, visas? English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite faire un périple à shangai en moto à partir de lyon.J'aimerais connaitre l'expérience d'autres personnes qui auraient pu faire cela.Je me pose question pour la demande de visa en russie car pour obtenir ce fameux visa il faut toujours prouver que l'on rentre et que l'on quitte du territoire chinois par avion donc donner les informations sur un billet d'avion aller-retour.Mais vu que mon moyen de transport est la moto comment faire?
Je souhaite faire un périple à shangai en moto à partir de lyon.J'aimerais connaitre l'expérience d'autres personnes qui auraient pu faire cela.Je me pose question pour la demande de visa en russie car pour obtenir ce fameux visa il faut toujours prouver que l'on rentre et que l'on quitte du territoire chinois par avion donc donner les informations sur un billet d'avion aller-retour.Mais vu que mon moyen de transport est la moto comment faire?
Croisière de Montréal aux Îles-de-la-Madeleine du 19 au 26 juillet 2013 English translation pending
Nous ferons cette croisière du 19 au 26 juillet 2013.
Quelqu'un aurait-il des infos à nous communiquer ?
Merci d'avance
Emmener un chien et un chat au Maroc English translation pending
Bonjour,
Qui peut me dire ce qu'il faut exactement comme papiers pour emmener un chien et un chat au Maroc pour trois mois, dans une maison, à la campagne, ils voyagent en voiture.
Merci de vos réponses.
🙂
Conseils pour préparer au mieux notre voyage en Thaïlande? English translation pending
Bonjour 😉
Nous partons en couple du 20 avril au 9 mai en Thaïlande (sur place du 21 midi au 8 soir si on enlève les trajets soit 18 jours) avec Arrivée et retour de Bangkok. Avion aller retour déjà payé (royal jordanian) et budget sur place maxi 1000€/ personne Nous souhaitons faire un voyage qui allierai: dépaysement, temples, iles, aventure...sachant que ce sera notre premier voyage dans ce pays nous voudrions voir les incontournables sans tomber dans le trop touristique (idéalement bien sur). Aussi nous sommes preneurs de tous vos conseils et bons plans 🙂
Nous avons acheté le routard et le lonely mais on se retrouve un peu noyés sous les infos: voici ce que nous souhaiterions faire absolument pour l'instant:
Bangkok: 2/3 jours au début du voyage avec excursion d'une journée au milieu sur Ayutthaya + le dernier jour
Sokuthai: 2 jours (trajet de Bangkok aller retour compris en train? avion?) notre idée est de faire la visite à vélo, idéalement en dormant dans l'ancienne ville
Nous hésitons ensuite à passer 2/3 jours dans le nord ou l'ouest? (pas indispensable si équivalent dans le sud, nous craignons la météo) pour un trek? ou ballade en éléphant (surtout pas trop touristique) nous avions repéré le ganesha park à thong pha phum mais cela semble assez cher et on ne sait pas si cela vaut vraiment le coup. 😕
Ensuite nous voulons partir dans le sud et envisagions de passer 6j entre ko Phi Phi et Ko Lanta avec hôtel sympa, excursions vers les iles, snorkeling voire plangée et activités (lézarder sur la plage c'est pas trop notre truc).
Pour le reste nous hésitons: Ko samui? ko tarutao? Iles Similan? Parcs naturels?
Qu'en pensez vous? Est ce trop ambitieux pour la durée de notre séjour? Avez vous des conseils sur nos étapes prévues...ou d'autres à conseiller? Un grand merci d'avance!!!
Nous partons en couple du 20 avril au 9 mai en Thaïlande (sur place du 21 midi au 8 soir si on enlève les trajets soit 18 jours) avec Arrivée et retour de Bangkok. Avion aller retour déjà payé (royal jordanian) et budget sur place maxi 1000€/ personne Nous souhaitons faire un voyage qui allierai: dépaysement, temples, iles, aventure...sachant que ce sera notre premier voyage dans ce pays nous voudrions voir les incontournables sans tomber dans le trop touristique (idéalement bien sur). Aussi nous sommes preneurs de tous vos conseils et bons plans 🙂
Nous avons acheté le routard et le lonely mais on se retrouve un peu noyés sous les infos: voici ce que nous souhaiterions faire absolument pour l'instant:
Bangkok: 2/3 jours au début du voyage avec excursion d'une journée au milieu sur Ayutthaya + le dernier jour
Sokuthai: 2 jours (trajet de Bangkok aller retour compris en train? avion?) notre idée est de faire la visite à vélo, idéalement en dormant dans l'ancienne ville
Nous hésitons ensuite à passer 2/3 jours dans le nord ou l'ouest? (pas indispensable si équivalent dans le sud, nous craignons la météo) pour un trek? ou ballade en éléphant (surtout pas trop touristique) nous avions repéré le ganesha park à thong pha phum mais cela semble assez cher et on ne sait pas si cela vaut vraiment le coup. 😕
Ensuite nous voulons partir dans le sud et envisagions de passer 6j entre ko Phi Phi et Ko Lanta avec hôtel sympa, excursions vers les iles, snorkeling voire plangée et activités (lézarder sur la plage c'est pas trop notre truc).
Pour le reste nous hésitons: Ko samui? ko tarutao? Iles Similan? Parcs naturels?
Qu'en pensez vous? Est ce trop ambitieux pour la durée de notre séjour? Avez vous des conseils sur nos étapes prévues...ou d'autres à conseiller? Un grand merci d'avance!!!
Cinq semaines au Cambodge, Laos ou Indonésie, treks English translation pending
Bonjour,
Nous comptons partir 5 semaines au mois de juillet aout 2013 au Cambodge Laos ou en Indonésie. Nous voyageons en mode routard et faisons au maximum les trecks seuls. Nous sommes partis l'an dernier au Pérou Bolivie et nous avons vraiment adoré la nature (cordillère blanche, Salar d'Uyuni avec ascension volcan, les sommets de La Paz...) ainsi que la population. Nous aimons surtout la nature volcan, jungle... et particulièrement la montagne, les paysages variés qui nous en mettent plein la vue. Nous voudrions finir notre séjour par 4 5 jours sur des plages tranquilles sable blanc et fond marin turquoise histoire d'emmagasiner un peu de chaleur (car on s'est bien pelé l'an passé).
J'ai peur que le Laos Cambodge au niveau paysage soit moins spectaculaire que l'Indonésie mais le côté humain me semble plus sympas. De plus, la saison des pluies est elle génante au Laos Cambodge et est ce possible d'avoir de belles eaux turquoises à cette saison? Nous sommes également partis en malaisie il y a quelques temps, l'Indonésie reste elle proche de la Malaisie au niveau culturel?
Merci de vos conseils. Julie.
Nous comptons partir 5 semaines au mois de juillet aout 2013 au Cambodge Laos ou en Indonésie. Nous voyageons en mode routard et faisons au maximum les trecks seuls. Nous sommes partis l'an dernier au Pérou Bolivie et nous avons vraiment adoré la nature (cordillère blanche, Salar d'Uyuni avec ascension volcan, les sommets de La Paz...) ainsi que la population. Nous aimons surtout la nature volcan, jungle... et particulièrement la montagne, les paysages variés qui nous en mettent plein la vue. Nous voudrions finir notre séjour par 4 5 jours sur des plages tranquilles sable blanc et fond marin turquoise histoire d'emmagasiner un peu de chaleur (car on s'est bien pelé l'an passé).
J'ai peur que le Laos Cambodge au niveau paysage soit moins spectaculaire que l'Indonésie mais le côté humain me semble plus sympas. De plus, la saison des pluies est elle génante au Laos Cambodge et est ce possible d'avoir de belles eaux turquoises à cette saison? Nous sommes également partis en malaisie il y a quelques temps, l'Indonésie reste elle proche de la Malaisie au niveau culturel?
Merci de vos conseils. Julie.
Tatouage tibétain English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais sur mes 20 ans, et pour mon anniversaire je voudrais me faire tatouer mon signe astrologique (poisson) en tibétain caligraphier, simplement car je trouve cette écriture magnifique... Malheureusement, j'ai recherché partout, impossible de trouver ce que je cherche. J'ai vue qu'un post avait été créé sur ce sujet mais il y à trop de pages et trop de questions sans réponse. Je voudrai vraiment trouver ce que je cherche, si quelqu'un de renseigné pouvait m'aider ca serai vraiment gentil !! 🙂
MERCI À TOUSSSS !!! Je glisse l'image du mot "poisson" en tibétain, il ne reste plus qu'à le caligraphier !
Je vais sur mes 20 ans, et pour mon anniversaire je voudrais me faire tatouer mon signe astrologique (poisson) en tibétain caligraphier, simplement car je trouve cette écriture magnifique... Malheureusement, j'ai recherché partout, impossible de trouver ce que je cherche. J'ai vue qu'un post avait été créé sur ce sujet mais il y à trop de pages et trop de questions sans réponse. Je voudrai vraiment trouver ce que je cherche, si quelqu'un de renseigné pouvait m'aider ca serai vraiment gentil !! 🙂
MERCI À TOUSSSS !!! Je glisse l'image du mot "poisson" en tibétain, il ne reste plus qu'à le caligraphier !
Asturies, bains naturels et escalade English translation pending
Bonjour,
Un ami m'a fait une tellement bonne pub des Asturie, que j'ai décidé d'y aller courant avril.
Quelqu'un saurait-il me dire ou ça grimpe et ou sont les bains naturels et chauds?
Un trip en fourgon est envisageable voir conseillé?
Bref je cherche des infos...à bon entendeur
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
DEPART DE SAINT-NAZAIRE
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Compte rendu de la croisière Perles des Antilles du 16 au 24 février 2013: Antigua English translation pending
Jeudi 21 février – Antigua – Tour de l’île en taxi et baignade à la plage de Valley Church
Jeudi matin, fidèle à mon habitude – incroyable, j’ai déjà des habitudes au bout de 5 jours de croisière !- j’observe l’horizon et l’arrivée toute tranquille du Luminosa à Antigua. La couleur de l’eau aux abords des plages est bien engageante et des plages, j’en vois beaucoup depuis mon cher balcon ! Il y en a 365 à Antigua, on peut en découvrir une nouvelle chaque jour de l’année, pas mal non ? J’aperçois le petit bateau du pilote qui approche de l’énorme paquebot, il paraît bien miteux mais se place impeccablement le long de la coque pour que le pilote passe d’un navire à l’autre et vienne diriger le Luminosa vers son quai d’amarrage.
On se prépare, pas le temps de traîner ce matin car on a décidé de visiter l’île en taxi. On sort, on s’extirpe du parking pour fuir les sollicitations des chauffeurs et je me dirige vers le kiosque touristique. C’est Jany qui m’avait donné ce conseil mais je ne suis pas sûre d’avoir trouvé l’endroit qu’elle m’avait indiqué. Qu’importe, l’adresse est bonne. J’explique à l’hôtesse notre souhait, bien banal ici : visiter l’île en taxi, voir Nelson Dockyard, la forêt pluviale, puis passer quelques heures sur une belle plage, Valley Church si possible. Pas de problème, elle appelle un chauffeur : ce sera 30 dollars par personne. Un couple de Français est là aussi et aucun des deux ne parle anglais. Ils vont se joindre à nous pour la journée. Des gens charmants, originaires du Bassin d’Arcachon, que je salue s’ils me lisent. Notre chauffeur est désigné, ce sera… Cullen. Lectrices de Twilight et leurs mères (j’ai une fille de 15 ans !), calmez-vous !...
Cullen arrive, c’est un peu le sosie de Teddy Rinner, en moins musclé, avec un regard doux. Je lui demande de nous faire découvrir son île, en privilégiant les coins qu’il aime ou qu’il trouve beaux. Le taxi est grand, tout neuf, avec un toit ouvrant bien pratique pour prendre des photos sans avoir besoin de s’arrêter systématiquement. On s’installe, c’est parti pour l’équipée sauvage ! (par moment je m’emballe, je m’emballe ! : ) )
Quelle chance d’être tombés sur Cullen ! Il prend son rôle de guide très au sérieux et nous explique tout ce qu’il faut savoir sur Antigua : les héros nationaux, comme le champion de cricket Sir Vivian Richard, le fonctionnement de l’école, du gouvernement, l’économie du pays, (l’île importe beaucoup et n’est pas encore auto-suffisante notamment pour la nourriture), la religion, le passé de l’île , la domination britannique, la guerre contre les Français (Cullen était tout gêné de me dire ça !) , l’esclavage. Il nous montrera d’ailleurs au fil de notre périple des villages qui sont des hauts lieux de l’émancipation des esclaves : Freeman et Liberta qui est le site de la première colonie d'Antigua pour les esclaves libérés. Histoire et géopolitique hors du cadre de l’école, voilà qui est beaucoup plus vivant et concret à la fois !
La première visite sera celle de Nelson’s Dockyard, sur le port, l’entrée coûte 8 dollars. L’English Harbour est un lieu historique devenue une magnifique marina de luxe qui abrite des yachts et des voiliers c’était le refuge, le chantier naval et la base de ravitaillement des navires anglais aux XVII et XVIIIème siècles. Mesdames, préparez vos portefeuilles car il y a une petite boutique là-bas, humm, pleine de petites robes trop tentantes, et les sacs ! les chemises ! Bon, c’est un peu cher quand même !... J
On garde nos tickets d’entrée qu’on donne à Cullen pour accéder ensuite au point de vue qui surplombe le site. C’est le moment de prendre des photos !
On reprend la balade et Cullen continue ses explications : bizarrement, je comprends tout et pourtant, j’avais cru qu’il me faudrait mobiliser toutes mes connaissances en anglais mais non, ça le fait ! Je crois que c’est parce qu’il parle simplement et sans accent trop britannique justement.
On papote gentiment et il m’explique qu’il joue au cricket tous les dimanches : les habitudes britanniques sont encore fortement ancrées malgré l’indépendance de l’île. Je lui demande s’il connaît le soccer, le foot quoi ! Quelle question idiote ! Bien sûr ! Il me cite des noms de joueurs français que je ne connais même pas (faut dire qu’à part Zidane, je suis assez limitée sur le sujet …).
La route passe à travers la forêt pluviale. Bon il faut reconnaître que pour ceux qui connaissent la forêt martiniquaise ou guadeloupéenne, c’est un peu décevant. Un peu sèche, la forêt pluviale ! On est loin de la végétation exubérante et spectaculaire de la Route de la traversée ou de celle de la Trace.
On passe ensuite devant des champs d’ananas : trop mimis les ananas d’Antigua ! Ils sont tout petits ! Comme je m’extasie niaisement devant les petits ananas, Cullen me demande si j’aimerais en goûter. Peu de temps après, il s’arrête sur le bord de la route, disparait un moment et revient avec une barquette remplie de quartiers d’ananas tout frais (i l’a fait préparer par un vendeur ambulant) plantés de cure-dents. On se régale dans la voiture.
Il nous dépose ensuite à la plage de Valley Church où l’on va passer deux bonnes heures : le genre plage de rêve avec une eau presque fluorescente. Je vous jure que c’est vrai ! On loue deux transats, Louis file dans l’eau, c’est le bonheur …
Vers 15 heures, Cullen est de retour et nous ramène au port tranquillement. C’est la cohue, il passe par un raccourci qui nous permet de voir que derrière l’image idyllique des plages et hôtels de luxe se cache une réalité difficile. Les cabanons délabrés dans les ruelles défoncées évoquent davantage les bidonvilles que les petits chalets coquets.
Devant le port où accostent les navires de croisière (ce jour-là, le Luminosa et deux paquebots de Royal Caribbéan) est construit un village dédié aux touristes avec boutiques de luxe, duty-free, façades pimpantes … C’est l’arbre qui cache la forêt.
On dit adieu et merci à Cullen qui s’est révélé être THE guide ! Mesdemoiselles qui comme Bella, rêvez d’épouser votre Cullen, ne cherchez plus : il vit à Antigua, près de la plage de Valley Church en plus ! C’est un cœur (tendre) à prendre qui vit encore avec sa mummy (sic).
Sur les photos, le bateau pilote, la vue depuis les hauteurs de Nelson Dockyard, la plage de Valley church (les gens sur la photo ne sont pas nous, c'est juste pour monter la couleur de l'eau). Désoléé, j'ai plein de photos sympas mais on est dessus . Je penserai la prochaine fois à prendre plus de photos neutres.
Jeudi matin, fidèle à mon habitude – incroyable, j’ai déjà des habitudes au bout de 5 jours de croisière !- j’observe l’horizon et l’arrivée toute tranquille du Luminosa à Antigua. La couleur de l’eau aux abords des plages est bien engageante et des plages, j’en vois beaucoup depuis mon cher balcon ! Il y en a 365 à Antigua, on peut en découvrir une nouvelle chaque jour de l’année, pas mal non ? J’aperçois le petit bateau du pilote qui approche de l’énorme paquebot, il paraît bien miteux mais se place impeccablement le long de la coque pour que le pilote passe d’un navire à l’autre et vienne diriger le Luminosa vers son quai d’amarrage.
On se prépare, pas le temps de traîner ce matin car on a décidé de visiter l’île en taxi. On sort, on s’extirpe du parking pour fuir les sollicitations des chauffeurs et je me dirige vers le kiosque touristique. C’est Jany qui m’avait donné ce conseil mais je ne suis pas sûre d’avoir trouvé l’endroit qu’elle m’avait indiqué. Qu’importe, l’adresse est bonne. J’explique à l’hôtesse notre souhait, bien banal ici : visiter l’île en taxi, voir Nelson Dockyard, la forêt pluviale, puis passer quelques heures sur une belle plage, Valley Church si possible. Pas de problème, elle appelle un chauffeur : ce sera 30 dollars par personne. Un couple de Français est là aussi et aucun des deux ne parle anglais. Ils vont se joindre à nous pour la journée. Des gens charmants, originaires du Bassin d’Arcachon, que je salue s’ils me lisent. Notre chauffeur est désigné, ce sera… Cullen. Lectrices de Twilight et leurs mères (j’ai une fille de 15 ans !), calmez-vous !...
Cullen arrive, c’est un peu le sosie de Teddy Rinner, en moins musclé, avec un regard doux. Je lui demande de nous faire découvrir son île, en privilégiant les coins qu’il aime ou qu’il trouve beaux. Le taxi est grand, tout neuf, avec un toit ouvrant bien pratique pour prendre des photos sans avoir besoin de s’arrêter systématiquement. On s’installe, c’est parti pour l’équipée sauvage ! (par moment je m’emballe, je m’emballe ! : ) )
Quelle chance d’être tombés sur Cullen ! Il prend son rôle de guide très au sérieux et nous explique tout ce qu’il faut savoir sur Antigua : les héros nationaux, comme le champion de cricket Sir Vivian Richard, le fonctionnement de l’école, du gouvernement, l’économie du pays, (l’île importe beaucoup et n’est pas encore auto-suffisante notamment pour la nourriture), la religion, le passé de l’île , la domination britannique, la guerre contre les Français (Cullen était tout gêné de me dire ça !) , l’esclavage. Il nous montrera d’ailleurs au fil de notre périple des villages qui sont des hauts lieux de l’émancipation des esclaves : Freeman et Liberta qui est le site de la première colonie d'Antigua pour les esclaves libérés. Histoire et géopolitique hors du cadre de l’école, voilà qui est beaucoup plus vivant et concret à la fois !
La première visite sera celle de Nelson’s Dockyard, sur le port, l’entrée coûte 8 dollars. L’English Harbour est un lieu historique devenue une magnifique marina de luxe qui abrite des yachts et des voiliers c’était le refuge, le chantier naval et la base de ravitaillement des navires anglais aux XVII et XVIIIème siècles. Mesdames, préparez vos portefeuilles car il y a une petite boutique là-bas, humm, pleine de petites robes trop tentantes, et les sacs ! les chemises ! Bon, c’est un peu cher quand même !... J
On garde nos tickets d’entrée qu’on donne à Cullen pour accéder ensuite au point de vue qui surplombe le site. C’est le moment de prendre des photos !
On reprend la balade et Cullen continue ses explications : bizarrement, je comprends tout et pourtant, j’avais cru qu’il me faudrait mobiliser toutes mes connaissances en anglais mais non, ça le fait ! Je crois que c’est parce qu’il parle simplement et sans accent trop britannique justement.
On papote gentiment et il m’explique qu’il joue au cricket tous les dimanches : les habitudes britanniques sont encore fortement ancrées malgré l’indépendance de l’île. Je lui demande s’il connaît le soccer, le foot quoi ! Quelle question idiote ! Bien sûr ! Il me cite des noms de joueurs français que je ne connais même pas (faut dire qu’à part Zidane, je suis assez limitée sur le sujet …).
La route passe à travers la forêt pluviale. Bon il faut reconnaître que pour ceux qui connaissent la forêt martiniquaise ou guadeloupéenne, c’est un peu décevant. Un peu sèche, la forêt pluviale ! On est loin de la végétation exubérante et spectaculaire de la Route de la traversée ou de celle de la Trace.
On passe ensuite devant des champs d’ananas : trop mimis les ananas d’Antigua ! Ils sont tout petits ! Comme je m’extasie niaisement devant les petits ananas, Cullen me demande si j’aimerais en goûter. Peu de temps après, il s’arrête sur le bord de la route, disparait un moment et revient avec une barquette remplie de quartiers d’ananas tout frais (i l’a fait préparer par un vendeur ambulant) plantés de cure-dents. On se régale dans la voiture.
Il nous dépose ensuite à la plage de Valley Church où l’on va passer deux bonnes heures : le genre plage de rêve avec une eau presque fluorescente. Je vous jure que c’est vrai ! On loue deux transats, Louis file dans l’eau, c’est le bonheur …
Vers 15 heures, Cullen est de retour et nous ramène au port tranquillement. C’est la cohue, il passe par un raccourci qui nous permet de voir que derrière l’image idyllique des plages et hôtels de luxe se cache une réalité difficile. Les cabanons délabrés dans les ruelles défoncées évoquent davantage les bidonvilles que les petits chalets coquets.
Devant le port où accostent les navires de croisière (ce jour-là, le Luminosa et deux paquebots de Royal Caribbéan) est construit un village dédié aux touristes avec boutiques de luxe, duty-free, façades pimpantes … C’est l’arbre qui cache la forêt.
On dit adieu et merci à Cullen qui s’est révélé être THE guide ! Mesdemoiselles qui comme Bella, rêvez d’épouser votre Cullen, ne cherchez plus : il vit à Antigua, près de la plage de Valley Church en plus ! C’est un cœur (tendre) à prendre qui vit encore avec sa mummy (sic).
Sur les photos, le bateau pilote, la vue depuis les hauteurs de Nelson Dockyard, la plage de Valley church (les gens sur la photo ne sont pas nous, c'est juste pour monter la couleur de l'eau). Désoléé, j'ai plein de photos sympas mais on est dessus . Je penserai la prochaine fois à prendre plus de photos neutres.
Ouvrir un atelier de bijouterie en Thaïlande English translation pending
bonjour,
je vis depuis 2ans entre la france et la thaïlande; en france je crée des bijoux que je vends sur les marchés et en boutiques; 100% fait main et créations uniques.
Bonjour à tous,
J'ai comme projet depuis un moment d'ouvrir un atelier de création de bijoux en thailande, pas forcément quelque chose de grand, même une hutte en bambou de 4m2 suffirait, où je puisse installer quelques établis de bijoutier, du matériel et où je pourrais organiser des stages d'initiations à la bijouterie sur plusieurs jours avec 4personnes maximum;
Pensez vous que pour cela il faudrait que je sois associée à un thai?
J'ai demandé à beaucoup de personnes (farang et thai) et tout le monde a une version différente, certains thai me disent que si c'est un petit business je pourrais le faire toute seule en louant un espace; d'autres me disent qu'il faut que je m'associe à quelqu'un et en quelque sorte travailler pour lui...
qu'en pensez-vous?!
merci d'avance
je vis depuis 2ans entre la france et la thaïlande; en france je crée des bijoux que je vends sur les marchés et en boutiques; 100% fait main et créations uniques.
Bonjour à tous,
J'ai comme projet depuis un moment d'ouvrir un atelier de création de bijoux en thailande, pas forcément quelque chose de grand, même une hutte en bambou de 4m2 suffirait, où je puisse installer quelques établis de bijoutier, du matériel et où je pourrais organiser des stages d'initiations à la bijouterie sur plusieurs jours avec 4personnes maximum;
Pensez vous que pour cela il faudrait que je sois associée à un thai?
J'ai demandé à beaucoup de personnes (farang et thai) et tout le monde a une version différente, certains thai me disent que si c'est un petit business je pourrais le faire toute seule en louant un espace; d'autres me disent qu'il faut que je m'associe à quelqu'un et en quelque sorte travailler pour lui...
qu'en pensez-vous?!
merci d'avance
4x4 simple ou double cabine? English translation pending
Bonjour à tous et un grand merci pour toutes les infos que nous pouvons récolter grâce à votre aide.
Notre question est la suivante: Nous sommes 2 adultes (62 et 67 ans); nous préparons un séjour de 25 jours sur place en 4x4 Toyota, en lodges(donc peu de bagages). Dans certains compte-rendus (Krikri), nous lisons que la 4x4 simple cabine est peu pratique. Qui en a fait l'expérience ? De quel espace dispose t'on entre le dos du siège et la carroserie de la cabine ?
Merci pour les réponses. Renardeau
Notre question est la suivante: Nous sommes 2 adultes (62 et 67 ans); nous préparons un séjour de 25 jours sur place en 4x4 Toyota, en lodges(donc peu de bagages). Dans certains compte-rendus (Krikri), nous lisons que la 4x4 simple cabine est peu pratique. Qui en a fait l'expérience ? De quel espace dispose t'on entre le dos du siège et la carroserie de la cabine ?
Merci pour les réponses. Renardeau
Afrique du Sud et Namibie au programme: lequel en camping-car? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement en tour du monde (voir notre blog en signature), et préparons notre futur périple (Afrique du Sud et Namibie notamment). Nous prévoyons de descendre de Johanesburg au Cap, avant de remonter depuis le Sud de la Namibie vers Windhoek, le tout en 6 semaines environ.
Nous souhaiterions louer un petit camping car (camper van, 4X4 avec cellule, etc.), j'ai lancé différents devis sur le sujet (camping car online , bobocamper).
Par contre, une question reste : dans quel pays est il le plus agréable ou pratique de louer un camping car ? Afrique du Sud ou Nambie, donc ?
Notre budget ne nous permet pas de louer sur les 6 semaines, évidemment, d'où notre demande. - en Afrique du Sud : distances importantes, le camping car est sympa. Mais si c'est plus pratique d'en louer un en Namibie, on peut toujours faire une boucle autour de Johanesburg puis tranfert vers le Cap pour une seconde boucle...Bref, on ne sait pas comment s'organiser !
Merci pour votre aide...
contourdumonde.
Nous sommes actuellement en tour du monde (voir notre blog en signature), et préparons notre futur périple (Afrique du Sud et Namibie notamment). Nous prévoyons de descendre de Johanesburg au Cap, avant de remonter depuis le Sud de la Namibie vers Windhoek, le tout en 6 semaines environ.
Nous souhaiterions louer un petit camping car (camper van, 4X4 avec cellule, etc.), j'ai lancé différents devis sur le sujet (camping car online , bobocamper).
Par contre, une question reste : dans quel pays est il le plus agréable ou pratique de louer un camping car ? Afrique du Sud ou Nambie, donc ?
Notre budget ne nous permet pas de louer sur les 6 semaines, évidemment, d'où notre demande. - en Afrique du Sud : distances importantes, le camping car est sympa. Mais si c'est plus pratique d'en louer un en Namibie, on peut toujours faire une boucle autour de Johanesburg puis tranfert vers le Cap pour une seconde boucle...Bref, on ne sait pas comment s'organiser !
Merci pour votre aide...
contourdumonde.
Occidentale habillée en sari en Inde? English translation pending
voilà je voulais savoir si il y a des occidentales qui ont adopter le style indien genre tunique indienne salwar kameez ou encore le sari , je suis jamais aller en inde mais j'aime se style d'habillement je vis aux antilles et j'achete dans le seule magasin qui vend le style indien , si vous avez pas adopter se style d'habillement qu'est ce que vous en pensez ???😊
Habiter en Suisse pour six mois: coût de la vie? English translation pending
Bonjour,
Je compte venir en suisse ~ Waburn pour une duré de 6mois et y vivre comme les citoyen normaux et j'aimerais savoir ce qu'il m'en coutera.
Donc j'aimerais avoir le prix moyen de:
- Appartement - Électricité - Facture moyenne au marché (nourriture) - Transport en commun (Es-ce qu'il y a des passes?) - Téléphone cellulaire - Etc... si vous pensez à autre chose
J'aimerais savoir c'est quoi les incontournables à voir absolument en suisse.
- Musée - Activité - Panorama - Endroit touristique - Etc...
Je pense venir vers les mois de septembre 2013 et repartir vers le mois de mars 2014.
Merci
Je compte venir en suisse ~ Waburn pour une duré de 6mois et y vivre comme les citoyen normaux et j'aimerais savoir ce qu'il m'en coutera.
Donc j'aimerais avoir le prix moyen de:
- Appartement - Électricité - Facture moyenne au marché (nourriture) - Transport en commun (Es-ce qu'il y a des passes?) - Téléphone cellulaire - Etc... si vous pensez à autre chose
J'aimerais savoir c'est quoi les incontournables à voir absolument en suisse.
- Musée - Activité - Panorama - Endroit touristique - Etc...
Je pense venir vers les mois de septembre 2013 et repartir vers le mois de mars 2014.
Merci