Results for "colline+ou+Pnyx+|+123+>+211"
11043 results found.
Recherche projet d'aide humanitaire en été 2009 English translation pending
Bonjour!!
Je suis étudiante en services sociaux à L'Université de Montréal. J'ai toujours eu envie de m'impliquer dans un projet de voyage et encore plus d'aide humanitaire à l'étranger. Je désirerais partir pour environ 1 mois, autour de juillet ou aout 2009. Je débute mes recherches afin de recevoir le maximum d'informations sur différents projets et organismes. L'amérique sud ou L'afrique du nord m'interesse beaucoup. J'attend vos conseils, commentaires témoignages et idées!! Merci et au plaisir!
christine
Je suis étudiante en services sociaux à L'Université de Montréal. J'ai toujours eu envie de m'impliquer dans un projet de voyage et encore plus d'aide humanitaire à l'étranger. Je désirerais partir pour environ 1 mois, autour de juillet ou aout 2009. Je débute mes recherches afin de recevoir le maximum d'informations sur différents projets et organismes. L'amérique sud ou L'afrique du nord m'interesse beaucoup. J'attend vos conseils, commentaires témoignages et idées!! Merci et au plaisir!
christine
Avis sur itinéraire en Jordanie-Syrie English translation pending
Hello les voyageurs,
Voilà nous voulons partir 2 semaines pour faire la Jordanie et la Syrie. Nous pensons arriver à Damas, partir directement sur Palmyre, y rester une nuit, puis nous rendre à Alep ou nous pensons y rester 2 nuits. Ensuite on repart direction Damas ou nous restons 2 nuits pour visiter la ville. Ensuite on pense rejoindre la Jordanie direction Hamman en faisant halte à Bosra. On pense rester une nuit à Amman histoire de faire Jerash puis descendre à Petra ou on pense rester 3 nuits. Ensuite à on se rends à Wadi-Rum ou on y passe 3 nuits aussi. On pense passer une nuit à la mer morte pour finir.
Que pensez vous de notre circuit ainsi que le nombre de nuit passer dans chaque endroit ?
Et puis LA grande question, est ce que vous nous conseillez de louer une voiture ou on peut se débrouiller sans trop galérer avec les bus et taxis locaux pour faire notre circuit?
Merci d'avance à tous pour vos réponses :-)
Florence
Voilà nous voulons partir 2 semaines pour faire la Jordanie et la Syrie. Nous pensons arriver à Damas, partir directement sur Palmyre, y rester une nuit, puis nous rendre à Alep ou nous pensons y rester 2 nuits. Ensuite on repart direction Damas ou nous restons 2 nuits pour visiter la ville. Ensuite on pense rejoindre la Jordanie direction Hamman en faisant halte à Bosra. On pense rester une nuit à Amman histoire de faire Jerash puis descendre à Petra ou on pense rester 3 nuits. Ensuite à on se rends à Wadi-Rum ou on y passe 3 nuits aussi. On pense passer une nuit à la mer morte pour finir.
Que pensez vous de notre circuit ainsi que le nombre de nuit passer dans chaque endroit ?
Et puis LA grande question, est ce que vous nous conseillez de louer une voiture ou on peut se débrouiller sans trop galérer avec les bus et taxis locaux pour faire notre circuit?
Merci d'avance à tous pour vos réponses :-)
Florence
Brésil: Natal et environs English translation pending
Bonjour,
je cherche pour des amis, un coin très sympa en bord de plage au nord de natal ! il y a t'il des bungalows en bord de plage comme en asie, ou alors hotels ?
comme je ne connais pas du tout, je viens vers vous, membres spécialiste de l'AMSUD
je vous remercie pour tout ce que vous le direz !
bonne journée
je cherche pour des amis, un coin très sympa en bord de plage au nord de natal ! il y a t'il des bungalows en bord de plage comme en asie, ou alors hotels ?
comme je ne connais pas du tout, je viens vers vous, membres spécialiste de l'AMSUD
je vous remercie pour tout ce que vous le direz !
bonne journée
Recherche stage humanitaire pour août 2009 English translation pending
Bonjour,
je me présente je suis en première année d'ecole d'infirmière et je souhaiterai partir en stage humanitaire avec une association.
Je ne sais pas où je veux partir car il y a beucoup de pays qui on besoin d'aide.
Je suis disponible tout le mois d'août .
J 'aimerais trouver un stage dans le domaine de l'éducation de la santé.
aurore
Retour de croisière sur le Costa Classica en septembre 2008: Italie, Grèce, Santorin, Mykonos et Croatie English translation pending
bonjour à tous.
nous avons effectuée cette croisière en septembre 2008 avec mon épouse, ma soeur et mon beau frère.
le départ du classica s'effectuait à Trieste en Italie le dimanche 21 septembre.
nous avions environ 650 kms à faire pour nous rendre à Trieste. ca semblait compliquer d'effectuer le trajet en train ou en avion. nous avons décidé de partir en voiture. le soucis fut de ranger 4 grosses valises dans le coffre du break. fallait ajouter les bagages à main, camescopes, appareil photo, glacière et 4 adultes... 😛
pour éviter tout risque de rater le départ, nous partons le samedi matin à 4 h... 🙁 et de faire un arrêt visite de venise.
arrivée à l'hotel vers midi à Mestre. casse croute, dégarquement des bagages dans les chambres et vous voila partis pour Venise.
nous avons pris d'abord un bus puis le vaporetto. il faisait beau. venise c'est magnifique et que c'est romantique.
la fatigue se faisant sentir, nous regagnos l'hotel vers 21 h après un petit repas en ville.
à 22 h tout le monde dormait.
dimanche matin ! le grand jour. à 9 h, petit déj avalé et douche prise, nous voila en route pour trieste. il restait plus que 120 kms à faire.
on risquait pas d'être en retard... 😛
à 11 h nous voila sur le port. merci au tom tom qui nous a bien aidé à trouver d'abord l'hotel puis le port.
on entre sur le parking réservé aux passagers, on débarque les valises, on les remets aux employés costa et on va garer la voiture sur le parking réservé à l'avance. on a décider de faire le petit km à pied, séance photo avec le bateau en toile de fond et nous voila dans le hall d'embarquement à 12 h 30.
vu que le bateau accostait vers 18 h on risquait pas de louper le départ... 😛
vers 14 h c'est notre tour. on a embarquer dans les premiers. pas trop d'attente.
ca nous a permis de faire des photos du bateau quasiment vide, de prendre un repas au self sur la terrasse arrière du bateau. très agréable.
les valises n'étaient pas encore dans les cabines. elle sont arrivées en milieu d'après midi. mais on n'était pas tout nu. pas de soucis.
le départ à été retardé et on a accosté vers 19 h 30.
toujours des retardataires... 🙁
du coup on a loupé le départ car on avait le repas à 19 h.
nos souhaits de table et de services ont étés respectés. impeccable.
rappel. un topic photo du classica a été crée. je vous donnerais le lien plus loin.
à suivre...
nous avons effectuée cette croisière en septembre 2008 avec mon épouse, ma soeur et mon beau frère.
le départ du classica s'effectuait à Trieste en Italie le dimanche 21 septembre.
nous avions environ 650 kms à faire pour nous rendre à Trieste. ca semblait compliquer d'effectuer le trajet en train ou en avion. nous avons décidé de partir en voiture. le soucis fut de ranger 4 grosses valises dans le coffre du break. fallait ajouter les bagages à main, camescopes, appareil photo, glacière et 4 adultes... 😛
pour éviter tout risque de rater le départ, nous partons le samedi matin à 4 h... 🙁 et de faire un arrêt visite de venise.
arrivée à l'hotel vers midi à Mestre. casse croute, dégarquement des bagages dans les chambres et vous voila partis pour Venise.
nous avons pris d'abord un bus puis le vaporetto. il faisait beau. venise c'est magnifique et que c'est romantique.
la fatigue se faisant sentir, nous regagnos l'hotel vers 21 h après un petit repas en ville.
à 22 h tout le monde dormait.
dimanche matin ! le grand jour. à 9 h, petit déj avalé et douche prise, nous voila en route pour trieste. il restait plus que 120 kms à faire.
on risquait pas d'être en retard... 😛
à 11 h nous voila sur le port. merci au tom tom qui nous a bien aidé à trouver d'abord l'hotel puis le port.
on entre sur le parking réservé aux passagers, on débarque les valises, on les remets aux employés costa et on va garer la voiture sur le parking réservé à l'avance. on a décider de faire le petit km à pied, séance photo avec le bateau en toile de fond et nous voila dans le hall d'embarquement à 12 h 30.
vu que le bateau accostait vers 18 h on risquait pas de louper le départ... 😛
vers 14 h c'est notre tour. on a embarquer dans les premiers. pas trop d'attente.
ca nous a permis de faire des photos du bateau quasiment vide, de prendre un repas au self sur la terrasse arrière du bateau. très agréable.
les valises n'étaient pas encore dans les cabines. elle sont arrivées en milieu d'après midi. mais on n'était pas tout nu. pas de soucis.
le départ à été retardé et on a accosté vers 19 h 30.
toujours des retardataires... 🙁
du coup on a loupé le départ car on avait le repas à 19 h.
nos souhaits de table et de services ont étés respectés. impeccable.
rappel. un topic photo du classica a été crée. je vous donnerais le lien plus loin.
à suivre...
Cherche restaurant à Salta pour Noël (Argentine) English translation pending
Hola !
Je vais passer Noel à Salta avec ma mère et mon frère, nous cherchons un restaurant sympa pour le 24... Cuisine argentine, cadre tarditionnel ou atypique, musique ou ambience intime, toutes les suggestions sont les bienvenues ! 🙂
De plus, si certains d'entre vous habitent à Salta et dans la région, quelles sont les visites à ne pas manquer, sachant que nous resterons sur lace 4 ou 5 jours pour explorer les alentours...
Merci !
Coordonnées GPS pour Stargate Arch, Corona Arch et Tukuhnikivats Arch à VTT près de Moab? English translation pending
hi! les forumers et forumeuses
je cherche les coordonnées GPS de débuts de trails pour Stargate arch, Corona arch et ( attention les yeux) Tukuhnikivats ach ou Tukuhnikivista arch près de Moab??? un nom à coucher dehors avec un 'voucher' d'hotel😏 (je cherche l'origine de ce nom)🙂 état des trails (sachant que je devrai les parcourir en VTT)😇 normalement🤪 si pépé est en forme !!!😎😎😛
Situ Stargate Arch: LAT N38°37'51.4" LONG 109°40'36.3": début de trail ??😇 Situ:Corona arch: LAT N38°34'47.9'' LONG W109°37'10.1": début de trail ??😇 Situ: Tukuhnikivats arch: LAT N38°27'15.3" LONG W109°28'19.2": début de trail ??😇
pas évident de repérer sur google map😕
je soumet humblement cette question à la sagacité éclairée des forumers et forumeuses avertis (pas sérieux s'abstenir) pour une fois ça va changer des conseils sur road trip😛 et compagnie, adaptateur, ESTA, et quelle ville préférée😛 allez ... je plaisante... je n'ai pas envie de recevoir une avalanche de messages😛 je vois déjà quelques pistoléros dégainer😛 et répandre tout leur fiel, mais le spartiate veille😏 (bouclier et sarisse)
merci pour les futures réponses sur les trails et gps
je cherche les coordonnées GPS de débuts de trails pour Stargate arch, Corona arch et ( attention les yeux) Tukuhnikivats ach ou Tukuhnikivista arch près de Moab??? un nom à coucher dehors avec un 'voucher' d'hotel😏 (je cherche l'origine de ce nom)🙂 état des trails (sachant que je devrai les parcourir en VTT)😇 normalement🤪 si pépé est en forme !!!😎😎😛
Situ Stargate Arch: LAT N38°37'51.4" LONG 109°40'36.3": début de trail ??😇 Situ:Corona arch: LAT N38°34'47.9'' LONG W109°37'10.1": début de trail ??😇 Situ: Tukuhnikivats arch: LAT N38°27'15.3" LONG W109°28'19.2": début de trail ??😇
pas évident de repérer sur google map😕
je soumet humblement cette question à la sagacité éclairée des forumers et forumeuses avertis (pas sérieux s'abstenir) pour une fois ça va changer des conseils sur road trip😛 et compagnie, adaptateur, ESTA, et quelle ville préférée😛 allez ... je plaisante... je n'ai pas envie de recevoir une avalanche de messages😛 je vois déjà quelques pistoléros dégainer😛 et répandre tout leur fiel, mais le spartiate veille😏 (bouclier et sarisse)
merci pour les futures réponses sur les trails et gps
Visites pour quatre jours à Bamako et train Bamako-Dakar? English translation pending
Bonjour
je compte partir bientot a BAMAKO pour passer quelque jours, je veux prendre le train bamako dakar, circule il toujours??? il prend combien de temps ? ca coute combien le billet ?
aussi y a t il quelqu'un qui peux me conseiller ce que je peux faire pendant 4jours a bamako ??
merci beaucoup
karim
Circuit de quinze jours au Myanmar début novembre English translation pending
Mingalaba
Nous sommes un couple âgé de 58 et 62 ans
Les chambres sont toutes double avec salle de bains et air conditionné. Le petit déjeuner complet (thé ou café, toasts, œufs, « jus de fruits », fruits) est compris
Généralités
Mercredi 29 Octobre
Vol Singapore airlines qui mérite sa renommée (impeccable).
Jeudi 30
Changement en 20 ‘ à Changi (aéroport de Singapour) mais nos bagages nous rejoindront par le vol suivant.
Vol Silk Air : RAS
A l’arrivée à Yangon taxi 7$ pour aller à Gulliver (agence) pour récupérer billets et réservations d’hôtels). c’est un peu cher.
Accueil Gulliver parfait, cadeau, boisson et prise en charge gratuite de notre problème de bagages qu’ils iront récupérer à l’aéroport et nous livreront à l’hôtel un peu plus tard.
Taxi 4$ pour aller dans downtown au Scott Market ; Ballade dans celui ci, change à 1.223.
Arrivée à notre hôtel (Liberty) accueil un peu sombre et vieillot mais la nouvelle annexe est très correcte et propre 21$. Quand nous y repasserons en quittant le Myanmar il faudra 15 bonnes minutes pour obtenir la monnaie en $ sur le paiement de notre chambre.
Repas au Chat pitre (alliance française juste en face de l’hôtel) sympa ! plat à 5000K/p correct et copieux. Crêpe 1000K
Nous dînerons chez des amis (quelle chance !)
Vendredi 31
Au Programme train de jour pour Mandalay départ à 5h, durée approximative 15h
Taxi pour la gare (demandé à l’accueil de l’hôtel) 3000K
Départ réel à 5h45
40$ par personne en Upper Class confortable, beaucoup de place, propreté moyenne. Il y a sans arrêt des vendeurs de boissons et de nourriture locale qui passent dans le train, peu de fruits. Peu d’arrêts (dans des gares !).
Parfait pour admirer la campagne qui à cette époque est très verte (juste après la mousson) et le temps passe très vite jusqu’à 18 h où il fait nuit et nous sommes arrivé à minuit (donc avec 4h de retard) !
Blue taxi jusqu’au Peacock Lodge. Chambre très bien. 20$. Très calme donnant sur un étang.
Samedi 1er
Excellent et copieux petit déjeuner. Accueil familial (d’ailleurs c’est toute la famille qui s’y colle : père, mère, fils, fille, tous charmants). Ils renseignent sur tout et prennent des billets pour tout. On s’y sent bien ! Bien situé au calme dans la verdure (et les moustiques) non loin de l’agitation et de beaucoup de curiosités.
Vélo jusqu’à la pagode Mahamuni (fléchée sur la route de Yangon) parking à vélo 200K pour 2 vélos
Très intéressante, vivante, priante
Il faut préciser que la partie musée est dans la cour au fond à droite lorsque l’on arrive par l’entrée principale .Les bronzes khmer y sont présents et subissent tristement les outrages des gamins qui les chevauchent sans aucune pudeur. Ces merveilles mériteraient un autre traitement, surtout quand l’on sait qu’il n’y à que très très peu de bronzes khmer.
Déjeuner au BBB plats 5000K bœuf (ou 5700 pour des crevettes) excellent mais accompagnement un peu léger.
L’après midi visite de Atumashi Kyaung sur la route de la colline. Peu intéressante (sauf le plafond) le sous sol ressemble à un parking. mais nous y avons acheté le billet à 10$ de Mandalay+. Amarapura + Sagaing
Colline de Mandalay : on s’est arrêtés à mi hauteur où il y a déjà une très jolie vue (en gros 290°) sur Mandalay et l ‘Irrawaddy (qu’on n’avait pas encore vu)
Le soir nous avons mangé à Peacock lodge (nous avions commandé le matin ) repas excellent très copieux, varié pour 6500K. (y compris soupe thé fruits et petits gâteaux fabuleux)
La blanchisserie est très bon marché (1200K pour 4 pièces)
Location de vélo 2$ par personne.
Le Bateau Mandalay Bagan ne fonctionne en ce moment que les Mercredi et Dimanche. Il s’agit apparemment du slow boat, ce serait dû au manque de touristes.
Dimanche 2 11
Taxi blue pour la journée 20 $ : très confortable à l’avant, très inconfortable à l’arrière.
Sagaing
pagode U Ponya vue époustouflante sur la colline couverte de stupas pagodes et monastères et les environs. On finit par s’habituer aux couleurs. Calme et reposant invite à la méditation.
Déjeuner chez un chinois choisi par notre chauffeur près de Happy hôtel restaurant. 5000K pour 2 plats. Très correct .D’une manière générale nous avons souvent fait confiance à nos chauffeurs locaux pour nous conseiller sur les restaus à petits prix er nous n’avons jamais été déçus.
Ava (Inwa)
billet 3$ valable pour Mingun. Barque 1000K/p Calèche 4000K (très inconfortable : chemins défoncés)
Nous avons vu en route le petit temple Yadana see mee en ruines mais mignon au milieu des rizières avec quelques reliefs en stuc.
Monastère Bagaya très beau, très sombre. Voir en dessous la forêt de piliers et réaliser que ce sont les mêmes au dessus qui font « cathédrale »
Tour du palais : jolie vue sur la campagne
Monastère Mye bon zan : en cours de restauration intéressant, jeter un œil à une ruine en brique de l’autre côté du temple de style « roman ». Petits vendeurs collants (c’est un des rares fois où cela s’est produit)
Pont U Bein : une merveille au coucher de soleil (en barque 3000k) : on a traversé à pied et on a retrouvé de l’autre côté la barque à qui l’on avait donné rendez vous. Arrêt au retour dans le calme total pour regarder le soleil se coucher devant et derrière le pont.Il y avait 3 barques.
Le soir dîner au Kaung Mon 26ème rue au coin de la 66ème street côté sud 6500K pour 2 plats excellents et une bière(recommandé par l’hôtel)
Marionnettes de Mandalay : excellent spectacle (1h) coloré et gracieux, 10000K par personne.
Change à 1200K dans une agence de voyage que notre chauffeur nous a indiqué.
Lundi 3 11
Mingun
Bateau 4500K/p l’eau est chère 500K la bière aussi 2500K (avec vue sur le fleuve). Départ 9h
Billet Mingun Sagaing à présenter à l’embarcadère (à côté des billets de bateau) ainsi qu’à côté de la grosse pagode.
Très jolie balade en bateau le long de la rive est. Le bateau propose 9 sièges bruyants en bas ou le pont plus calme sans sièges.
La grande pagode est incroyable, la pagode Hsinbyume très belle. Deux jeunes parlant l’anglais (bien) et le français (un peu) nous ont accompagné réservés et psychologues, ils nous ont fait traverser le village plutôt que les boutiques à touristes, on leur a bien sûr donné un peu d’argent, mais ils nous ont réellement apporté des informations intéressantes.
Retour 13h : cela laisse le temps de prendre son temps. 1h à l’aller 40’ au retour
Nous avons gardé notre blue taxi 9000k pour hôtel, restau, marionnettes, hôtel, bateau, hôtel. C’est nous qui avons fixé le prix . Il est voisin du Peacock lodge : leur demander, il est charmant et parle un petit peu l’anglais.
Nous retournons manger au Kaung Mon (c’est aussi la buvette des flics de la guérite au coin sud est du palais)
Visite l’après midi de Shwe Nandaw dont l’entrée est à gauche dans l’allée qui mène à Atumashi Kyaung.
C’est une merveille, une dentelle de teck et des centaines de bas reliefs. Ceux ci sont rénovés quand ils sont trop abimés mais cela ne nuit pas à l’ensemble. Entrée avec le billet archéologique.
On a fait de l’internet à ACME 26ème road entre 78 et 79ème street. Temps de réponse correct même pendant une panne de courant, 1200K de l’heure.
Mardi 4 11
Bus Mandalay Bagan 7000K/p
Départ 8h pause 30’ déjeuner.
Panne à 12h45 (les vitesses ne passent plus) Nouveau bus à 15h45, arrivée Bagan 18h. Calme olympien de tous les passagers birmans. Route en très mauvais état (surtout la deuxième partie qui est d’ailleurs plutôt un chemin).
A l’arrivée à Nyaung Oo le chauffeur nous a proposé de nous accompagner en bus à notre hôtel à New Bagan pour 10000K, fatigués on a accepté, en ayant le sentiment d’une arnaque
Hôtel Thiri Marlar .30$ Accueil impeccable (serviette froide tous les jours, cocktail de bienvenue, service parfait). Petit dèj sur la terrasse, complet, avec vue magnifique. Cadre et chambre agréables et calmes. Blanchisserie un peu chère (1.5$ le pantalon)
Repas au Sunset garden, site idyllique et calme, un peu cher (14400 pour 2 plats et une eau). Très bon.
Mercredi 5 11
Vélo jusqu’à Old Bagan : pas si plat que ça et quand on est vieux et pas entrainé….
Nous avons accepté les services de Maung Pa : le fils du peintre qui expose à l’entrée de New Bagan au coin du chemin qui mène au Thiri Marlar. Il est étudiant en histoire en rupture d’études pour manque de financement (il n’y a plus de touristes donc son père ne vend plus de tableaux). Il le fait bénévolement mais bien sur accepte un « dédommagement ». Il est charmant connait bien Bagan et son histoire et parle bien l’anglais (et un peu le français)..
Nous visiterons diverses pagodes (entre 20 et 30) au cours des 3 jours.
Déjeuner au Golden Myanmar (conseillé par Maung Pa)2000K/p dans old Bagan. A noter tout est servi froid (sauf la soupe) il y a beaucoup de choix et ils renouvellent autant qu’on le veut les plats. Il y a même un fruit et des sucreries.
Change euro à 1450K
Visite très intéressante de la fabrique de laque Maung Aung Myin à Myin Kaba, en français parfait, on nous a expliqué ( et montré) toutes les étapes . Demander à voir le magasin du fond où sont entreposées les laques de 13 couches. Superbe !
A 17h on est allés au temple Seinnyet Ama pour voir le coucher de soleil qui n’aura pas lieu (quelques nuages mal placés) mais on était tout seuls.
Le soir restau de l’hôtel (sur commande) 7$, excellent, très copieux, très varié avec dessert ; service impeccable : un must.
Jeudi 6 11
Calèche (madame est fatiguée du vélo au soleil) 15000K pour la journée.
Temples entre l’aéroport et Old Bagan.
Nous avons particulièrement apprécié la lumière de l’est à 7 h du matin depuis le temple Dammaya Zika : on peut monter dessus, il n’y a personne, et l’or fatigué du stupa laisse apparaître le rouge qui est en dessous, c’est très beau.
Midi restau à Old Bagan Sarabha près de la porte du même nom à l’extérieur des murs. Plat 2500K excellent cadre agréable toilettes impeccables. Nous y retournerons demain à 4 personnes 10400 avec une bière et 2 eaux. monastère de Nat Taung : remarquables bas et hauts reliefs Temple Tayak pye paya beaux bas reliefs. Nous sommes allés assister au coucher de soleil à Shwesandaw. Il y avait au moins 150 personnes sur cette pauvre pagode (alors qu’il n’y a personne : sans doute 90% des touristes étaient là). Les meilleures photos que j’ai faites, je les ai faites en bas…. Le soir nous avons dîné dans New Bagan au Khan Wa : le Bœuf curry n’est pas terrible mais les chips excellentes . 4500K/p Vendredi 7 11 Calèche 17000K pour old Bagan, Nyaung Oo . Internet à Nyaung Oo 1200k, mais très très lent. Balade au marché pagode Shwezigon : les statues du prince Sidharta ressemblent plus à des hauts reliefs qu’à des statues. Cet ensemble est remarquable et les histoires y sont fort bien représentées. Le trou de l’architecte m’a paru être du côté est. Le stupa est en restauration mais cela devrait être fini pour le festival des pagodes qui a lieu fin Novembre. Le haut qui est déjà dégagé resplendit. Upali Thein il y a également de très jolies peintures sur les murs des portes. Le soir nous allons admirer le coucher du soleil sur l’Irrawaddy en barque du côté d’old Bagan : surement un des meilleurs moments de notre voyage, toutes les couleurs de l’arc en ciel ont défilé devant nos yeux dans le calme du soir. C’est notre cocher (proposé par Maung Pa) qui nous a fait la proposition. C’est l’heure où les pêcheurs partent à la pêche. Repas du soir à Khan Wa 2 portions de chips 1500K/p. Nous avons craqué pour une aquarelle du père de Maung Pa, il propose des œuvres intéressantes, aquarelle, huile, acrylique. Pour la petite histoire il n’a vendu qu’une seule œuvre depuis mars (et Nargis) alors qu’en 2007 il en a vendu 30 ou 40… l’absence de touristes…et c’est leur gagne pain ! En conversant avec Maung Pa nous avons pu apprendre beaucoup sur la vie en Birmanie. Samedi 8 11 Petit déj à 6h30 sans problème(complet et servi sur la terrasse au soleil levant). Taxi pour l’aéroport 7000k tarif officiel Enregistrement en 2’ Pour le vol nous étions à gauche dans l’avion et n’étions ainsi pas à contre jour. Arrivée à Heho, sortie en 5’. Taxi 30$ pour l’embarcadère �� Nyaung shwe ! C’est beaucoup trop cher mais nous croyions que le taxi nous amenait au sud du lac près de notre hôtel. On paiera 18000K au retour. On s’arrête au passage au marché d’Heho : super, peu de touristes : ceux de l’avion. Beaucoup de couleurs. La route pour Nyaung Shwe est limite submergée, si on a bien compris il y a deux jours après la pluie les voitures ordinaires ne passaient pas. Le taxi nous dépose à l’embarcadère devant une agence « silver king », après avoir payé la taxe d’immigration au lac de 3$/p. Le vendeur nous propose pour 53000k avec un discount de 3000 : l’aller aujourd’hui à l’hôtel Shwe inn tha et demain le tour des curiosités du lac et le retour dans l’après midi à Nyaung Shwe. Après une ½ h de discussion nous ressortons et trouvons en 5’ la même prestation pour 35000K (après un léger marchandage) avec un jeune qui s’avérera charmant et attentif. N’allez pas à « Silver King » Voyage en bateau jusqu’au Shwe inn tha, parfait et pas si bruyant que cela. Accueil impeccable au Shwe inn tha, serviette froide, jus d’orange. Nous avons payé 65$ en passant par Gulliver une chambre annoncée à 80$ sur leur site. Très peu de clients (3 bungalows occupés sur 36), quelques détails clochent (volet cassé, moustiquaire trouée, WC de la piscine très sale, mais le bungalow est fantastique, nous avions la piscine pour nous 2, il y a beaucoup de fleurs et de plantes et hors des barques à moteur c’est le calme parfait. Il y a bien sur quelques moustiques (mais en fait il y en a partout et j’ai été piqué tous les jours 2 à 3 fois avant de mettre du répulsif) Repas du soir pour 6-7$/p riz compris bon et copieux. Le poisson du lac farci est excellent. Dimanche 9 11 Petit dèj moyen pour la catégorie (pas de jus de fruit ni de fruits) mais servi à 6h ! Le bateau nous attend à 6h30 pour le tour classique (4h30 en prenant son temps ): marché flottant, atelier d’argent, ombrelles + papier à fleurs, jardins flottants, femmes « girafes » exposées où tout est moche, lotus et soie, forgeron, fabrique de cigares et les 2 monastères. Contrairement à beaucoup de visites d’artisans programmées dans les tours organisés et à part les femmes girafe les visites sont intéressantes et apportent réellement quelque chose. Le bateau nous ramène à Nyaung Shwe et nous partons à pied pour notre hôtel le Manaw Thu Kha (on ne savait pas qu’il était exactement à l’opposé du débarcadère en face de la police, et on a fait une petite 1/2h de marche avec nos super sacs à dos à roulette de chez Décathlon). Hôtel assez neuf, très grande chambre agréable, joli mobilier, petite terrasse, accueil très correct (un peu inférieur au Thiri Marlar qui restera notre Must). 30$. Nous allons ensuite à une petite « agence » Golden Bowl dans la même rue en retournant vers le centre trottoir de gauche en face du Smiling Moon à côté du Golden Kite. Le jeune père de famille qui la tient est charmant (en fait le bureau est l’auvent devant la « case » qui contient la chambre et la cuisine, et sert aussi de salle de jeux pour les enfants). Nous négocions pour 105000K un taxi parlant l’anglais qui s’avèrera être effectivement confortable (c’est ce qu’il nous avait promis et c’est indispensable vu l’état se la route pour Pindaya) qui nous prendra à 6h30 pour enchainer Pindaya et le festival des ballons à Taunggyi pour rentrer à minuit. Il nous propose aussi le taxi pour l’aéroport à 18000K et fera pour nous le change (on n’avait plus envie de bouger ) à 1400K pour 1 euro. Internet KTO (avant le Golden Kite) 1500K l’heure, débit moyen (bien pour le Myanmar). Repas au Golden Kite : tendance Italienne, pastas, pizzas, les deux sont très bonnes, les pancakes délicieux, service assez rapide et impeccable. On a visité les cuisines pour admirer la machines à pastas et le four à pizzas au feu de bois. 10500K 1 pasta, 1 pizza, 2 pancakes, 1 bière. Lundi 10 11 Petit dej impeccable servi sans problème à 6h ! 6h30 : 3h de taxi jusqu’à Pindaya, la route entre Kalaw et Pindaya est complètement défoncée. Sinon la route est superbe, variée avec toutes les couleurs de différents champs et du relief. Grotte : entrée 3500K. Extérieur très kitsch, intérieur très beau et très émouvant. Vue superbe sur la vallée. Vaut le voyage. Notre taxi nous a emmenés au Mémento : jolie table, service impeccable, nourriture excellente. 2 plats, bière, amuse gueule et gâteaux 10 000K. On voit le lac en allant aux toilettes ! 4h de route pour Taunggyi et le festival des ballons. Arrivée à 15h et jusqu’à 16h nous voyons s’envoler une vingtaine de petits ballons représentants des animaux colorés : génial, on peut s’approcher des ballons et même les toucher. On a payé 3000K pour avoir un badge qui nous servira le soir et qui finalement représente notre participation. Le restaurant golden triangle est, d’après notre chauffeur, fermé. A 20h30 le festival a repris avec des ballons plus gros, 3 camions amènent enveloppe, bruleur et nacelle. Le chauffeur nous a déposés au début de la fête foraine (comme ça on est repartis facilement à 11h 20). Celle ci consiste en une allée de plus d’1 km avec des vendeurs de tout y compris alcool et cigarettes avec un espaces attractions et les décibels indispensables !. La préparation (gonflage du ballon, mise en place du bruleur, accrochage de la nacelle) et le lancement prennent une demi heure, grâce à nos badges on a pu entrer dans l’enceinte et ainsi assister à la mise en place : c’est un gros boulot qui demande beaucoup de préparation, d’organisation et de répétitions. Toutes les ½ heures il y a un lancement. Certains ballons sont recouverts de bougies photophores (très beau) d’autres ont une nacelle feu d’artifice. L’ensemble est vraiment superbe et vaut vraiment le voyage (mais arriver plus tôt et partir plus tard). Il reste un côté bon enfant appréciable, mais il existe une organisation autour du champ de lancement et pour la circulation. Nous sommes rentrés en un peu plus d’une heure à Nyaung Shwe arrivés à minuit. Mardi 11 11 1 h de taxi pour l’aéroport. Enregistrement en 10’, il suffit d’arriver 1h avant (et non 1h1/2 comme demandé). A droite dans l’avion on évite le contre jour ; mais on ne voit pas les lacs Inle et Sankar. L’avion a une heure de retard. Taxi pour le liberty hôtel 5000K. Restau Chat pitre 2 plats une bière 10000K bon Taxi entre 1000 et 2000k pours les courses en ville . Musée intéressant, mais hélas mal éclairé, sauf le trône, au 2ème objets artisanaux superbes, 4ème fermé pour rénovation. Paya Shwedagon : aujourd’hui début de la fête de la pleine lune avec grande procession et concours de tissage. Intéressant mais un monde fou, des enfants et des familles qui crient absolument partout, tout le monde pique nique et c’est très sale (ce qui est très désagréable pieds nus). Dommage car cela n’incite pas à la méditation. Les échafaudages en bambou font le soir une résille dorée du plus bel effet. Nous mangeons au Golden Duck (Kyaw thu min) qui nous semble être installé à la place du Shan Khan que l’on n’a pu trouver. La terrasse est tout à fait agréable (la salle semble dédiée à des groupes et est bruyante) pour 13400K 2 plats, 1 légume, 1 bière, 1 riz (le tout en portions small déjà très copieuses) Excellent ! Mercredi 12 11 Petit dej correct (1 seul œuf, 1 seul fruit) Balade sympa dans le marché de la 26è rue en allant vers la synagogue. Kandawgyi lake il y a une entrée sud est (Gum) 300k/p + 500 pour les photos !!!!! en ce jour férié cette petite partie ressemble à une fête foraine, mais si on veut faire le tour du lac par le Nord il faut ressortir puis rerentrer, suivre un chemin abandonné le long du grillage et on arrive au Nord à une nouvelle entrée où il faut repayer (on ne sait pas combien car on a refusé) il y a des jardineries, une piscine, des jardins joliment arrangés et des passerelles en bois sur le lac qui permettent, je crois de boucler a peu près le tour du lac. Cette partie est très agréable . Nous avons mangé au lake view terrace (à l’est du Kandawgyi palace hôtel) et l’entrée en est sur la rue il n’est pas nécessaire de passer par le couloir décrit dans le routard p107, la vue est très agréable sur le lac cuisine goûteuse 14400 2 plats 2 desserts 1 bière. Taxi pour l’aéroport 4000K (depuis le liberty). A l’embarquement : taxe d’aéroport+ contrôle des bagages+enregistrement = 10’. Il a 3 avions dans tout l’après midi et la soirée. Vol silk air sans pb Escale à Singapour OK Vol singapore airline parfait ( plein aux 2/3) et atterrissage à Roissy à l’heure.
merci à tous ceux qui nous ont par leur participation au forum aidés à préparer ce très chouette voyage
Midi restau à Old Bagan Sarabha près de la porte du même nom à l’extérieur des murs. Plat 2500K excellent cadre agréable toilettes impeccables. Nous y retournerons demain à 4 personnes 10400 avec une bière et 2 eaux. monastère de Nat Taung : remarquables bas et hauts reliefs Temple Tayak pye paya beaux bas reliefs. Nous sommes allés assister au coucher de soleil à Shwesandaw. Il y avait au moins 150 personnes sur cette pauvre pagode (alors qu’il n’y a personne : sans doute 90% des touristes étaient là). Les meilleures photos que j’ai faites, je les ai faites en bas…. Le soir nous avons dîné dans New Bagan au Khan Wa : le Bœuf curry n’est pas terrible mais les chips excellentes . 4500K/p Vendredi 7 11 Calèche 17000K pour old Bagan, Nyaung Oo . Internet à Nyaung Oo 1200k, mais très très lent. Balade au marché pagode Shwezigon : les statues du prince Sidharta ressemblent plus à des hauts reliefs qu’à des statues. Cet ensemble est remarquable et les histoires y sont fort bien représentées. Le trou de l’architecte m’a paru être du côté est. Le stupa est en restauration mais cela devrait être fini pour le festival des pagodes qui a lieu fin Novembre. Le haut qui est déjà dégagé resplendit. Upali Thein il y a également de très jolies peintures sur les murs des portes. Le soir nous allons admirer le coucher du soleil sur l’Irrawaddy en barque du côté d’old Bagan : surement un des meilleurs moments de notre voyage, toutes les couleurs de l’arc en ciel ont défilé devant nos yeux dans le calme du soir. C’est notre cocher (proposé par Maung Pa) qui nous a fait la proposition. C’est l’heure où les pêcheurs partent à la pêche. Repas du soir à Khan Wa 2 portions de chips 1500K/p. Nous avons craqué pour une aquarelle du père de Maung Pa, il propose des œuvres intéressantes, aquarelle, huile, acrylique. Pour la petite histoire il n’a vendu qu’une seule œuvre depuis mars (et Nargis) alors qu’en 2007 il en a vendu 30 ou 40… l’absence de touristes…et c’est leur gagne pain ! En conversant avec Maung Pa nous avons pu apprendre beaucoup sur la vie en Birmanie. Samedi 8 11 Petit déj à 6h30 sans problème(complet et servi sur la terrasse au soleil levant). Taxi pour l’aéroport 7000k tarif officiel Enregistrement en 2’ Pour le vol nous étions à gauche dans l’avion et n’étions ainsi pas à contre jour. Arrivée à Heho, sortie en 5’. Taxi 30$ pour l’embarcadère �� Nyaung shwe ! C’est beaucoup trop cher mais nous croyions que le taxi nous amenait au sud du lac près de notre hôtel. On paiera 18000K au retour. On s’arrête au passage au marché d’Heho : super, peu de touristes : ceux de l’avion. Beaucoup de couleurs. La route pour Nyaung Shwe est limite submergée, si on a bien compris il y a deux jours après la pluie les voitures ordinaires ne passaient pas. Le taxi nous dépose à l’embarcadère devant une agence « silver king », après avoir payé la taxe d’immigration au lac de 3$/p. Le vendeur nous propose pour 53000k avec un discount de 3000 : l’aller aujourd’hui à l’hôtel Shwe inn tha et demain le tour des curiosités du lac et le retour dans l’après midi à Nyaung Shwe. Après une ½ h de discussion nous ressortons et trouvons en 5’ la même prestation pour 35000K (après un léger marchandage) avec un jeune qui s’avérera charmant et attentif. N’allez pas à « Silver King » Voyage en bateau jusqu’au Shwe inn tha, parfait et pas si bruyant que cela. Accueil impeccable au Shwe inn tha, serviette froide, jus d’orange. Nous avons payé 65$ en passant par Gulliver une chambre annoncée à 80$ sur leur site. Très peu de clients (3 bungalows occupés sur 36), quelques détails clochent (volet cassé, moustiquaire trouée, WC de la piscine très sale, mais le bungalow est fantastique, nous avions la piscine pour nous 2, il y a beaucoup de fleurs et de plantes et hors des barques à moteur c’est le calme parfait. Il y a bien sur quelques moustiques (mais en fait il y en a partout et j’ai été piqué tous les jours 2 à 3 fois avant de mettre du répulsif) Repas du soir pour 6-7$/p riz compris bon et copieux. Le poisson du lac farci est excellent. Dimanche 9 11 Petit dèj moyen pour la catégorie (pas de jus de fruit ni de fruits) mais servi à 6h ! Le bateau nous attend à 6h30 pour le tour classique (4h30 en prenant son temps ): marché flottant, atelier d’argent, ombrelles + papier à fleurs, jardins flottants, femmes « girafes » exposées où tout est moche, lotus et soie, forgeron, fabrique de cigares et les 2 monastères. Contrairement à beaucoup de visites d’artisans programmées dans les tours organisés et à part les femmes girafe les visites sont intéressantes et apportent réellement quelque chose. Le bateau nous ramène à Nyaung Shwe et nous partons à pied pour notre hôtel le Manaw Thu Kha (on ne savait pas qu’il était exactement à l’opposé du débarcadère en face de la police, et on a fait une petite 1/2h de marche avec nos super sacs à dos à roulette de chez Décathlon). Hôtel assez neuf, très grande chambre agréable, joli mobilier, petite terrasse, accueil très correct (un peu inférieur au Thiri Marlar qui restera notre Must). 30$. Nous allons ensuite à une petite « agence » Golden Bowl dans la même rue en retournant vers le centre trottoir de gauche en face du Smiling Moon à côté du Golden Kite. Le jeune père de famille qui la tient est charmant (en fait le bureau est l’auvent devant la « case » qui contient la chambre et la cuisine, et sert aussi de salle de jeux pour les enfants). Nous négocions pour 105000K un taxi parlant l’anglais qui s’avèrera être effectivement confortable (c’est ce qu’il nous avait promis et c’est indispensable vu l’état se la route pour Pindaya) qui nous prendra à 6h30 pour enchainer Pindaya et le festival des ballons à Taunggyi pour rentrer à minuit. Il nous propose aussi le taxi pour l’aéroport à 18000K et fera pour nous le change (on n’avait plus envie de bouger ) à 1400K pour 1 euro. Internet KTO (avant le Golden Kite) 1500K l’heure, débit moyen (bien pour le Myanmar). Repas au Golden Kite : tendance Italienne, pastas, pizzas, les deux sont très bonnes, les pancakes délicieux, service assez rapide et impeccable. On a visité les cuisines pour admirer la machines à pastas et le four à pizzas au feu de bois. 10500K 1 pasta, 1 pizza, 2 pancakes, 1 bière. Lundi 10 11 Petit dej impeccable servi sans problème à 6h ! 6h30 : 3h de taxi jusqu’à Pindaya, la route entre Kalaw et Pindaya est complètement défoncée. Sinon la route est superbe, variée avec toutes les couleurs de différents champs et du relief. Grotte : entrée 3500K. Extérieur très kitsch, intérieur très beau et très émouvant. Vue superbe sur la vallée. Vaut le voyage. Notre taxi nous a emmenés au Mémento : jolie table, service impeccable, nourriture excellente. 2 plats, bière, amuse gueule et gâteaux 10 000K. On voit le lac en allant aux toilettes ! 4h de route pour Taunggyi et le festival des ballons. Arrivée à 15h et jusqu’à 16h nous voyons s’envoler une vingtaine de petits ballons représentants des animaux colorés : génial, on peut s’approcher des ballons et même les toucher. On a payé 3000K pour avoir un badge qui nous servira le soir et qui finalement représente notre participation. Le restaurant golden triangle est, d’après notre chauffeur, fermé. A 20h30 le festival a repris avec des ballons plus gros, 3 camions amènent enveloppe, bruleur et nacelle. Le chauffeur nous a déposés au début de la fête foraine (comme ça on est repartis facilement à 11h 20). Celle ci consiste en une allée de plus d’1 km avec des vendeurs de tout y compris alcool et cigarettes avec un espaces attractions et les décibels indispensables !. La préparation (gonflage du ballon, mise en place du bruleur, accrochage de la nacelle) et le lancement prennent une demi heure, grâce à nos badges on a pu entrer dans l’enceinte et ainsi assister à la mise en place : c’est un gros boulot qui demande beaucoup de préparation, d’organisation et de répétitions. Toutes les ½ heures il y a un lancement. Certains ballons sont recouverts de bougies photophores (très beau) d’autres ont une nacelle feu d’artifice. L’ensemble est vraiment superbe et vaut vraiment le voyage (mais arriver plus tôt et partir plus tard). Il reste un côté bon enfant appréciable, mais il existe une organisation autour du champ de lancement et pour la circulation. Nous sommes rentrés en un peu plus d’une heure à Nyaung Shwe arrivés à minuit. Mardi 11 11 1 h de taxi pour l’aéroport. Enregistrement en 10’, il suffit d’arriver 1h avant (et non 1h1/2 comme demandé). A droite dans l’avion on évite le contre jour ; mais on ne voit pas les lacs Inle et Sankar. L’avion a une heure de retard. Taxi pour le liberty hôtel 5000K. Restau Chat pitre 2 plats une bière 10000K bon Taxi entre 1000 et 2000k pours les courses en ville . Musée intéressant, mais hélas mal éclairé, sauf le trône, au 2ème objets artisanaux superbes, 4ème fermé pour rénovation. Paya Shwedagon : aujourd’hui début de la fête de la pleine lune avec grande procession et concours de tissage. Intéressant mais un monde fou, des enfants et des familles qui crient absolument partout, tout le monde pique nique et c’est très sale (ce qui est très désagréable pieds nus). Dommage car cela n’incite pas à la méditation. Les échafaudages en bambou font le soir une résille dorée du plus bel effet. Nous mangeons au Golden Duck (Kyaw thu min) qui nous semble être installé à la place du Shan Khan que l’on n’a pu trouver. La terrasse est tout à fait agréable (la salle semble dédiée à des groupes et est bruyante) pour 13400K 2 plats, 1 légume, 1 bière, 1 riz (le tout en portions small déjà très copieuses) Excellent ! Mercredi 12 11 Petit dej correct (1 seul œuf, 1 seul fruit) Balade sympa dans le marché de la 26è rue en allant vers la synagogue. Kandawgyi lake il y a une entrée sud est (Gum) 300k/p + 500 pour les photos !!!!! en ce jour férié cette petite partie ressemble à une fête foraine, mais si on veut faire le tour du lac par le Nord il faut ressortir puis rerentrer, suivre un chemin abandonné le long du grillage et on arrive au Nord à une nouvelle entrée où il faut repayer (on ne sait pas combien car on a refusé) il y a des jardineries, une piscine, des jardins joliment arrangés et des passerelles en bois sur le lac qui permettent, je crois de boucler a peu près le tour du lac. Cette partie est très agréable . Nous avons mangé au lake view terrace (à l’est du Kandawgyi palace hôtel) et l’entrée en est sur la rue il n’est pas nécessaire de passer par le couloir décrit dans le routard p107, la vue est très agréable sur le lac cuisine goûteuse 14400 2 plats 2 desserts 1 bière. Taxi pour l’aéroport 4000K (depuis le liberty). A l’embarquement : taxe d’aéroport+ contrôle des bagages+enregistrement = 10’. Il a 3 avions dans tout l’après midi et la soirée. Vol silk air sans pb Escale à Singapour OK Vol singapore airline parfait ( plein aux 2/3) et atterrissage à Roissy à l’heure.
merci à tous ceux qui nous ont par leur participation au forum aidés à préparer ce très chouette voyage
Programme au Cambodge du 19 au 29 décembre English translation pending
je prépare activement notre escapade cambodgienne de cette fin d'année !
j'ai quelques questions non élucidées!
19/12 : arrivée à Phnom Penh à 07:35, on souhaite partir de suite sur Battambang, --> Où trouver des taxis collectifs à proximité de l'aéroport ? combien de temps pour aller à Battambang ? une GH à Battambang ? 20/12 : visite de Battambang et des environs 21/12 : bateau pour Siem Reap--> combien de temps pour aller à SR ? à quelle heure est le départ de Battambang ? 22-23-24/12 : visite de Siem Reap, les temples d'Angkor etc... 25/12 : avion pour Phnom Penh à 07:45 + trajet pour Kep ou Sihanoukville --> laquelle priviliégié en cette période de fin d'année ? Où trouver des taxis collectifs à proximité de l'aéroport ? combien de temps pour aller à Kep? et Sihanoukville ? une GH à Kep ? ou Sihanoukville ? 26/12 : balade dans les îles 27/12 : repos 28/12 : retour à PP, --> une GH à PP ? 29/12 :départ de PP à 08:20 est ce que ce programme est réaliste ou alors sera-t-il trop speed ? J'ai un peu de mal à me faire une idée des temps de trajet. pour les guest house, on veut une salle de bain privative, une fenêtre et un fan, pour le reste c'est la cerise sur le gateau pour siem reap nous avons en principe trouver l'hébergement (j'attends la confirmation) nous ne voulons pas passez trop de temps à PP car nous aurons la possibilité de repasser par là un weekend (on habite Singapour)
Merci d'avance pour votre aide et vos conseils
19/12 : arrivée à Phnom Penh à 07:35, on souhaite partir de suite sur Battambang, --> Où trouver des taxis collectifs à proximité de l'aéroport ? combien de temps pour aller à Battambang ? une GH à Battambang ? 20/12 : visite de Battambang et des environs 21/12 : bateau pour Siem Reap--> combien de temps pour aller à SR ? à quelle heure est le départ de Battambang ? 22-23-24/12 : visite de Siem Reap, les temples d'Angkor etc... 25/12 : avion pour Phnom Penh à 07:45 + trajet pour Kep ou Sihanoukville --> laquelle priviliégié en cette période de fin d'année ? Où trouver des taxis collectifs à proximité de l'aéroport ? combien de temps pour aller à Kep? et Sihanoukville ? une GH à Kep ? ou Sihanoukville ? 26/12 : balade dans les îles 27/12 : repos 28/12 : retour à PP, --> une GH à PP ? 29/12 :départ de PP à 08:20 est ce que ce programme est réaliste ou alors sera-t-il trop speed ? J'ai un peu de mal à me faire une idée des temps de trajet. pour les guest house, on veut une salle de bain privative, une fenêtre et un fan, pour le reste c'est la cerise sur le gateau pour siem reap nous avons en principe trouver l'hébergement (j'attends la confirmation) nous ne voulons pas passez trop de temps à PP car nous aurons la possibilité de repasser par là un weekend (on habite Singapour)
Merci d'avance pour votre aide et vos conseils
Votre avis sur Istanbul? English translation pending
Bonjour a tous,
Si vous avez eu l'occasion de voir Istanbul-Turquie, je voudrai savoir vos pensés a pros pos de cette ville. Ce que vous pensez de la ville en general ou bien les emotions que cette ville a eveillé en vous, ce que vous avez aimé le plus ou bien le moins.
Merci a tous.
Si vous avez eu l'occasion de voir Istanbul-Turquie, je voudrai savoir vos pensés a pros pos de cette ville. Ce que vous pensez de la ville en general ou bien les emotions que cette ville a eveillé en vous, ce que vous avez aimé le plus ou bien le moins.
Merci a tous.
Bonnes adresses pour un séjour à Ko Samet? English translation pending
Bonjour je pars jeudi prochain pour ko samet. Pouvez vous m'indiquer selon vous, le coin le plus judicieux pour séjourner sur l'ile.
Les bonnes adresses sont les biens venues. Merci d'avance.
Escale à Barcelone: bus, métro, sites à visiter? English translation pending
Bonjour,
Pour l'escale à Barcelone, l'office de tourisme de cette ville m'a adressé un plan des lignes de bus et du métro, ainsi qu'une documentation des principaux sites à visiter.
Un tarif de bus nous parait très intéressant, 10 tickets pour la somme modique de 7, 20€.
Pour une journée, 2 personnes, avec durée de 1h15 entre chaque oblitération de ticket, c'est sympa !
Il y a aussi les bus touristiques, mais parmi les 4 lignes, laquelle prendre ? et c'est 20€/personne.
Quelqu'un pourrait-il me dire s'il y a un arrêt de bus à la sortie du port, direction le centre ville, car sur le plan je ne vois que le port de plaisance ? Peut-on acheter la carte de 10 tickets dans le bus, un distributeur ou peut-être au Centre commercial du port de débarquement?
Merci pour vos réponses et bonne soirée
Hôtels, visites et excursions pour un voyage en Grèce mi-décembre? English translation pending
bonjour
je vais en Grèce avec mon mari pour nos 1 an de mariage donc on nous a payé le billet d'avion
mais pour le reste c'est à nous de nous débrouiller.
Nous partons mi décembre( du 12 au 18) et nous ne sommes pas de grands voyageurs!!!
J'espère que vous pourrai m'aiguiller sur les hotels( on atterie à Athenes), les coins à visiter, les excursions à faire...
et les habits à emmener!Quel temps fait-il en décémbre?
Merci d'avance pour vos réponses
A bientot
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respect��es. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respect��es. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
De retour de Madagascar English translation pending
De retour d’un deuxième séjour à Madagascar, voilà quelques commentaires, trucs de voyages qui, j’espère, pourront aider de futurs voyageurs.
Les appréciations sont des commentaires personnels basés sur des critères d’évaluation individuels. Par correction, je ne mentionne pas ce qui a déplu ou pas convenu.
Tout d'abord, merci aux réguliers qui m’ont renseigné il y a quelques semaines. Je tâche à mont tour de donner quelques informations.
Informations pratiques, générales Billet d’avion : avons acheté nos billets via le site billet discount. C’est une agence de voyage qui négocie des tarifs avec les compagnies desservant Madagascar. Intéressant pour avoir le choix. Visa : recommandation de faire le visa en France pour éviter de faire la queue à votre arrivée à Madagascar après plus de 10 h de vol. Visa réalisés immédiatement au consulat d’Amiens (Somme). Traitement anti-palu. Le prix de vente normal d’une boîte de Malarone est d’environ 45€ mais en avons trouvé sur Paris dans une pharmacie à (métro Alésia) à moins de 30 € : économie non négligable lors d’un voyage longue durée ou à plusieurs Le taux de change à l’aéroport d’Ivato est très bon : 3% plus intéressant que dans les autres banques testées dans plusieurs villes du pays (octobre 2008 – 2300 ar pour 1 euro) Téléphone portable : acquérir une carte sim sur place pour son téléphone portable débloqué (déslimlocké) est pratique et peu onéreux (quelques euros) les recharges se trouvent partout : énormément de vendeurs même ambulants
o facilite les réservations pour les hôtels, permet de rappeler les chauffeurs...
o permet d’être appelé de la France à moindre coût (via coucoutel, télérabais, ..)
o recommandation d’acheter 2 cartes sim (2 réseaux différents) si vous voyagez en dehors des axes principaux Vol intérieur : si annoncé complet, ne pas hésiter à se rendre à l’aéroport pour bénéficier de désistements de dernière minute. Environ 120 à 150 € pour un vol intérieur Bière malgache THB ou Queen’s très agréables. Pour le vin, le Clos Malaza Gris est le meilleur. L’abus d’alcool est dangereux ! J
Tana et environs Minibus de l’aéroport au centre-ville (hôtel) et inversement : 80.000 ar. Pour le sens ville-aéroport, compter 30-40 minutes si départ vers 6h00. Chauffeur : 032.02596.29 Course en taxi centre ville : entre 4000 et 6000 ar Musée du Palais du 1° ministre : 8.000 ar par personne. Histoire de la royauté malgache à l’intérieur et découverte des différentes maisons traditionnelles malgaches derrière le bâtiment Palais de la Reine : « Guide » possible aux environs contre pourboire pour écouter l’histoire, faire le tour Messe Père Pedro, Akamasoa, 30 min du centre. Fantastique ! Emotion garantie avec 4 à 5000 personnes qui chantent ! Dimanche matin dès 8h30 - 9h. Rova d’Ambohimanga, 20 km de Tana environ. joli site, intéressant à visiter – entrée 7.000 ar Marché de la digue : plus de 200 boutiques pour trouver tout l’artisanat malgache. La première grande boutique en arrivant à droite propose un large choix avec une bonne qualité à des prix intéressants. Calme le matin, achats en toute tranquilité. Plus proche de la ville, il y a le marché artisanal ou encore le marché Pochard vers la gare. Hôtel Au Jardin d’Antanimena : hôtel proche du centre, chambre bien (privilégier à l’étage pour une vue sur la ville) entre 38.000 et 65.000 ar par chambre. Tél 020.22.66.391 ou 032.07.922.75 Hôtel Le Manoir – superbe batisse du début du 20° siècle, façade magnifique, grande chambres, entre 55.0000 et 65.000 ar par chambre Resto Au Jardin d’Antanimena - bonne cuisine, terrasse agréable. Tél (voir plus haut) Resto Au Petit Verdot – bonne cuisine, jolie salle en sous sol. Tél : 020.22.392.34 Resto La Ribaudière, très bon – réservation conseillée. Service rapide possible. Tél : 033.02.000.72 Resto Chez Sucett’s, très bon – service sympa. Tél : 020.22.261.00 Resto/Pizzeria La Gastro-nomie (c’est le vrai nom, en 2 mots !) : bonne pizza à 10.000 ar. Plusieurs lieux dans Tana. Resto : Le Relais du Rova avant Ambohimanga – bonne cuisine, grand parc. Tél : 033.11.935.46 ou 020.22.017.17
Tana – Manambato, route de l’est Minibus privatisé trouvé à Andravoahangy : 250.000 ar pour Tana-Manambato en 1 journée (6-7 heures environ). Tél : 032.486.22.08 Recommandation de faire en 2 jours et de s’arrêter à Andasibe au moins. Pourquoi pas à Mantasoa pour aller voir Jean Laborde? Musée de la gendarmerie à Moramanga : 4.000 ar par personne, break sympa Manambato : 7 derniers km de piste en quittant la nationale Hôtel et restaurant : Chez Luigi, Manambato. Nouveau propriétaire, Pascal. Accueil chaleureux, excellents repas avec cuisine raffinée, personnel souriant et agréable, cadre superbe. Rénovation prévue des bungalows. Baignade sympa. Petit spectacle traditionnel le soir. Magnifique vue depuis le haut de la colline (vers la pointe enchantée) sur une partie des Pangalanes. Bungalow pour 4 pers. : 65.000 ar. Tél : 032.073.18.61
Canal des Pangalanes, Ankanin’ny nofy - Andrianijika Privatisation d’un bateau pour Manambato-Tamatave avec 1 nuit à Ankanin’ny nofy : 600.000 ar. Charles au 032.02.342.32 ou 033.13.281.95 Manambato – Ankanin’ ny nofy : 1h30 de bateau Visite au Palmarium. 10.000 ar par personne, de nombreux lémuriens, découverte de plantes dans la forêt. Tél : 033.14.84.734. Pascal, guide intéressant et sympa. Halte au village d’Andrianijika avant de remonter vers Tamatave Ankanin’ ny nofy- Tamatave : 4 h en bateau Hôtel Pangalanes, Ankanin’ ny nofy : cadre idyllique. Baignade sympa. 60.500 ar le bungalow pour 4 pers. Lémuriens derrière l’hôtel. Possibilité de chambre sur pilotis. Tél : 032.04.945.84 Restaurant Palmarium, Ankanin’ny nofy : bonne cuisine, joli cadre
Tamatave Artisanat au marché Bazar Be Cybercafé juste à côté de l’hôtel Joffre Taxi : M. Lala - 032.40.59.710 Pousse-pousse : Eric – 033.190.53.73 Restaurant Joffre – très bonne cuisine, service « colonial » de qualité. 020.53.323.90 Restaurant Bateau ivre : très bonne cuisine, présentation de qualité, belle vue sur le port, animation le soir. 020530.302.94 Hôtel Longo – propre, chambres récentes – 75.000 ar par chambre 020.53.339.54 Hôtel Génération – propre, un peu plus central - 60.000 ar par – 020.53.321.05
Nord de Tamatave : Foulpointe, Mahambo Minibus pour Mahambo privatisé : 85.000 ar. Tél : 032.57.152.70 ou 034.03.90.201 Visite du fort de Foulpointe. Pause historique intéressante avec un guide cultivé et plein d’humour : Nirina – 4.000 ar par personne Possibilité d’acheter de la vanille aux locaux à Mahambo dans le village (400 à 500 ar la gousse en fonction de la quantité) Restaurant Manda Beach, Foulpointe. Ressemble à un club de vacances face à la mer. Piscine. Bonne cuisine. Tél : 020.57.220.00 Restaurant Ylang-Ylang, Mahambo : rapport qualité/prix imbattable (notamment le thon). Tél : 02057.300.08 Hôtel La Pirogue, Mahambo : Parc soigné, bungalows très esthétiques et de qualité avec grande attention pour la décoration. 72.5000 ar pour 2 personnes. Tél : 033.08.768.10 ou 033.08.768.18
Tana et environs Minibus de l’aéroport au centre-ville (hôtel) et inversement : 80.000 ar. Pour le sens ville-aéroport, compter 30-40 minutes si départ vers 6h00. Chauffeur : 032.02596.29 Course en taxi centre ville : entre 4000 et 6000 ar Musée du Palais du 1° ministre : 8.000 ar par personne. Histoire de la royauté malgache à l’intérieur et découverte des différentes maisons traditionnelles malgaches derrière le bâtiment Palais de la Reine : « Guide » possible aux environs contre pourboire pour écouter l’histoire, faire le tour Messe Père Pedro, Akamasoa, 30 min du centre. Fantastique ! Emotion garantie avec 4 à 5000 personnes qui chantent ! Dimanche matin dès 8h30 - 9h. Rova d’Ambohimanga, 20 km de Tana environ. joli site, intéressant à visiter – entrée 7.000 ar Marché de la digue : plus de 200 boutiques pour trouver tout l’artisanat malgache. La première grande boutique en arrivant à droite propose un large choix avec une bonne qualité à des prix intéressants. Calme le matin, achats en toute tranquilité. Plus proche de la ville, il y a le marché artisanal ou encore le marché Pochard vers la gare. Hôtel Au Jardin d’Antanimena : hôtel proche du centre, chambre bien (privilégier à l’étage pour une vue sur la ville) entre 38.000 et 65.000 ar par chambre. Tél 020.22.66.391 ou 032.07.922.75 Hôtel Le Manoir – superbe batisse du début du 20° siècle, façade magnifique, grande chambres, entre 55.0000 et 65.000 ar par chambre Resto Au Jardin d’Antanimena - bonne cuisine, terrasse agréable. Tél (voir plus haut) Resto Au Petit Verdot – bonne cuisine, jolie salle en sous sol. Tél : 020.22.392.34 Resto La Ribaudière, très bon – réservation conseillée. Service rapide possible. Tél : 033.02.000.72 Resto Chez Sucett’s, très bon – service sympa. Tél : 020.22.261.00 Resto/Pizzeria La Gastro-nomie (c’est le vrai nom, en 2 mots !) : bonne pizza à 10.000 ar. Plusieurs lieux dans Tana. Resto : Le Relais du Rova avant Ambohimanga – bonne cuisine, grand parc. Tél : 033.11.935.46 ou 020.22.017.17
Tana – Manambato, route de l’est Minibus privatisé trouvé à Andravoahangy : 250.000 ar pour Tana-Manambato en 1 journée (6-7 heures environ). Tél : 032.486.22.08 Recommandation de faire en 2 jours et de s’arrêter à Andasibe au moins. Pourquoi pas à Mantasoa pour aller voir Jean Laborde? Musée de la gendarmerie à Moramanga : 4.000 ar par personne, break sympa Manambato : 7 derniers km de piste en quittant la nationale Hôtel et restaurant : Chez Luigi, Manambato. Nouveau propriétaire, Pascal. Accueil chaleureux, excellents repas avec cuisine raffinée, personnel souriant et agréable, cadre superbe. Rénovation prévue des bungalows. Baignade sympa. Petit spectacle traditionnel le soir. Magnifique vue depuis le haut de la colline (vers la pointe enchantée) sur une partie des Pangalanes. Bungalow pour 4 pers. : 65.000 ar. Tél : 032.073.18.61
Canal des Pangalanes, Ankanin’ny nofy - Andrianijika Privatisation d’un bateau pour Manambato-Tamatave avec 1 nuit à Ankanin’ny nofy : 600.000 ar. Charles au 032.02.342.32 ou 033.13.281.95 Manambato – Ankanin’ ny nofy : 1h30 de bateau Visite au Palmarium. 10.000 ar par personne, de nombreux lémuriens, découverte de plantes dans la forêt. Tél : 033.14.84.734. Pascal, guide intéressant et sympa. Halte au village d’Andrianijika avant de remonter vers Tamatave Ankanin’ ny nofy- Tamatave : 4 h en bateau Hôtel Pangalanes, Ankanin’ ny nofy : cadre idyllique. Baignade sympa. 60.500 ar le bungalow pour 4 pers. Lémuriens derrière l’hôtel. Possibilité de chambre sur pilotis. Tél : 032.04.945.84 Restaurant Palmarium, Ankanin’ny nofy : bonne cuisine, joli cadre
Tamatave Artisanat au marché Bazar Be Cybercafé juste à côté de l’hôtel Joffre Taxi : M. Lala - 032.40.59.710 Pousse-pousse : Eric – 033.190.53.73 Restaurant Joffre – très bonne cuisine, service « colonial » de qualité. 020.53.323.90 Restaurant Bateau ivre : très bonne cuisine, présentation de qualité, belle vue sur le port, animation le soir. 020530.302.94 Hôtel Longo – propre, chambres récentes – 75.000 ar par chambre 020.53.339.54 Hôtel Génération – propre, un peu plus central - 60.000 ar par – 020.53.321.05
Nord de Tamatave : Foulpointe, Mahambo Minibus pour Mahambo privatisé : 85.000 ar. Tél : 032.57.152.70 ou 034.03.90.201 Visite du fort de Foulpointe. Pause historique intéressante avec un guide cultivé et plein d’humour : Nirina – 4.000 ar par personne Possibilité d’acheter de la vanille aux locaux à Mahambo dans le village (400 à 500 ar la gousse en fonction de la quantité) Restaurant Manda Beach, Foulpointe. Ressemble à un club de vacances face à la mer. Piscine. Bonne cuisine. Tél : 020.57.220.00 Restaurant Ylang-Ylang, Mahambo : rapport qualité/prix imbattable (notamment le thon). Tél : 02057.300.08 Hôtel La Pirogue, Mahambo : Parc soigné, bungalows très esthétiques et de qualité avec grande attention pour la décoration. 72.5000 ar pour 2 personnes. Tél : 033.08.768.10 ou 033.08.768.18
Itinéraire pour un voyage Lima-Quito au mois de février 2009? English translation pending
Je vais voyager tout le mois de février entre lima et quito, nous devons arriver le 2 février 2009 à lima à plus de 22h, quelqu'un peut il me donner une adresse où passer la première nuit. Nous prévoyons visiter très rapidement Lima et partir ensuite sur la route de quito, l'idée de ce voyage c'est la découverte du pays mais surtout l'aventure humaine, notre itinéraire n'est pas encore défini, je compte sur vos remarques pour l'étoffer. Merci
Catherine
Bons plans pas chers pour Madagascar du 18 novembre au 9 décembre? English translation pending
🙂 SLT A TOUS
On part à Mada à 2 du 18/11 au 09/12, nous n'avons que les billets en poche et le traitement anti-palu 😕!!
🤪En fait je ne sais pas trop par ou commencer, je me rends compte que Mada est très grand et j'ai du mal à me faire une idée d'ou aller, par ou commencer...
😇Si vous avez des bons plans pour des sites à ne pas manquer, des chambres chez l'habitant, des tuyaux pour les modes de transport, je laisse tomber la voiture avec chauffeur et pense plutot train et taxi brousse !
Je pense avoir un budget de 20 Euros par jour (des fois plus des fois moins suivant le programme !)
Je vais commencer à bucher sur cette destination alors merci pour tous vos conseils !
🙂
On part à Mada à 2 du 18/11 au 09/12, nous n'avons que les billets en poche et le traitement anti-palu 😕!!
🤪En fait je ne sais pas trop par ou commencer, je me rends compte que Mada est très grand et j'ai du mal à me faire une idée d'ou aller, par ou commencer...
😇Si vous avez des bons plans pour des sites à ne pas manquer, des chambres chez l'habitant, des tuyaux pour les modes de transport, je laisse tomber la voiture avec chauffeur et pense plutot train et taxi brousse !
Je pense avoir un budget de 20 Euros par jour (des fois plus des fois moins suivant le programme !)
Je vais commencer à bucher sur cette destination alors merci pour tous vos conseils !
🙂
Visiter Hluhluwe-Umfolozi sans réservation? (Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour,
Je cogite sur notre prochain voyage en avril 2009 qui aura lieu pendant les vacances des sudaf.
J'ai envie de visiter le Drakensberg et/ou le Lesotho mais en cas de mauvais temps je pense aller plutôt vers Hlu... Im...
J'aimerais donc ne rien réserver pour pouvoir improviser au dernier moment en fonction de la météo.
On aura 4X4 + matériel de camping.
Est-il possible à votre avis de trouver un camping le jour même près de la réserve d'H..I...?
Pour le Lesotho, ça devrait poser moins de problème (enfin il me semble...)
Enfin est-ce "Un crime impardonnable" de zapper H... I.. (au profit du Drakensberg ou du Lesotho donc...) sachant qu'on passera 4 nuits dans le Kruger, 2 à Kosi Bay, 1 à Ndumo ?
Merci!
Marie
Enfin est-ce "Un crime impardonnable" de zapper H... I.. (au profit du Drakensberg ou du Lesotho donc...) sachant qu'on passera 4 nuits dans le Kruger, 2 à Kosi Bay, 1 à Ndumo ?
Merci!
Marie
Croisière "Mers et mythes classiques": escale d'une journée à Marmaris English translation pending
Nous faisons escale d'une journée à Marmaris le 1er novembre lors de notre croisière avec le Costa Atlantica.
Que pouvons nous faire de notre propre moyen en visite pour aller visiter Dalyan et Caunos ?
Pouvons-nous prendre un Taxi et à quel prix pour rejoindre Dalyan ou Caunos en partant de Marmaris car nous souhaitons voir les tombes rupestres ?
Merci beaucoup pour vos renseignements.
Merci beaucoup pour vos renseignements.
Visites et activités à Chiang Mai? English translation pending
Bonjour,
j'ai l'intention de me rendre à Chiang Mai lors de mon voyage ( ce sera la première fois en Thailande). Je ne sais pas encore précisement ce qu'il y a a faire ou a voir la bas. Ceux qui me répondent "pleins de choses ..." ne m'aideront pas.😉
J'aimerai faire un treck, car j'adore la nature, mais je ne sais pas précisement a quoi cela correspond. S'il s'agit d'une balade à dos d'éléphant entourés de touristes, ça ne m'interrese pas vraiment. S'il s'agit d'une randonnée dans la nature thailandaise, là par contre...Donc, comme trouver cela une fois sur place ?
En outre, combien de temps pensez vous qu'il faille rester sur Chiang Mai et environs sachant que nous avons 15 jours de vacances sur place et souhaitons visiter aussi Bangkok et aller un petit peu (2 ou 3 jours dans les iles).
Merci...
j'ai l'intention de me rendre à Chiang Mai lors de mon voyage ( ce sera la première fois en Thailande). Je ne sais pas encore précisement ce qu'il y a a faire ou a voir la bas. Ceux qui me répondent "pleins de choses ..." ne m'aideront pas.😉
J'aimerai faire un treck, car j'adore la nature, mais je ne sais pas précisement a quoi cela correspond. S'il s'agit d'une balade à dos d'éléphant entourés de touristes, ça ne m'interrese pas vraiment. S'il s'agit d'une randonnée dans la nature thailandaise, là par contre...Donc, comme trouver cela une fois sur place ?
En outre, combien de temps pensez vous qu'il faille rester sur Chiang Mai et environs sachant que nous avons 15 jours de vacances sur place et souhaitons visiter aussi Bangkok et aller un petit peu (2 ou 3 jours dans les iles).
Merci...
Inde du Sud: loger dans un village toda? English translation pending
Bonjour
Pendant un circuit en Inde du Sud, je vais passer par OOty. Est-il possible de loger dans un village Toda?
A qui s'adresser, et ne fait il pas trop froid en novembre?
Merci
jacqueline
Destination européenne pour un voyage de noce fin octobre? English translation pending
Bonjour à tous,
Help, on cherche une chouette destination pour notre voyage de noce à la Toussaint ! On partira de Bruxelles (pas en avion, plutôt en train). On préfère la nature et les beaux paysages à la ville, on aime marcher, le froid et la pluie ne nous font pas peur (même si on ne veut pas être mouillé tout le voyage). On pensait à l’Italie, l’Espagne du nord ou l’Irlande mais pourquoi pas certaine région de France qu’on ne connait pas si bien que ça malgré tout.
On est assez débordés par nos boulots et l’organisation de notre mariage donc votre aide est la bienvenue… Mille merci,
Martin & Céline
Voyager en France à pied d'Ouest en Est English translation pending
Bonjour,
Je compte rattraper l’été prochain tout le temps perdu à avoir fui la nature et retrouver mon grand ami d’adolescence avec qui j’ai partagé tant de belles randonnées.
Le but : traverser la France à pieds d’ouest en est. La méthode : ni portable ni internet, juste un ami et une tente, suivre les chemins qui nous plaisent, aller de bois en village, de ruisseau en colline, en suivant l’est sans trop de plan. Train de retour pour Pau à la première gare après craquage psychologique ; si pas de craquage cap sur le grand Sud-Est. Le budget : en conséquence. Sandwich et tomate le midi, plus chaud le soir. Tabler sur 20 euros par jour en moyenne. La période : août – septembre 2009, à confirmer (juin juillet aurait peut-être été mieux mais ce n’est pas faisable). Au départ je voulais partir de La Rochelle et rejoindre Marseille, pour symboliquement aller « d’une côte à l’autre » ; mais tout le monde m’a certifié que marcher en Charentes c’était chiant à mourir ; et je n’ai jamais vu les Alpes. On se dirige donc plutôt vers un : Dordogne – Lot / Corrèze – Cantal – (Aveyron) – Lozère – Ardèche – Drôme, puis on verra en fonction de la fatigue ou de l’envie du moment (plus de montagne ? la Camargue ? Menton ?). Ca laisse la place pour les noms évocateurs : Quercy, Cévennes, Causses, Aubrac, Chemin de Stevenson...
Que pensez-vous de ce trajet ? Est-ce que nous ratons des épisodes randos fabuleux sur le chemin ? Le but n’est pas forcément de ne bouffer que du dénivellé (on est suffisamment rodé niveau Pyrénées) ; plutôt d’apprécier le patrimoine rural, la gastronomie (d’où étape Cantal), les églises, les sous-bois. Avec un gros morceau volcans au milieu quand même ! Toute recommandation, mise en garde, carnet de voyage est le bienvenu.
Il nous reste dix mois pour affiner grâce à vous. Un compte rendu poétique sera posté en récompense, l’an prochain 😏 Merci d'avance à tout le monde
Pablo
Le but : traverser la France à pieds d’ouest en est. La méthode : ni portable ni internet, juste un ami et une tente, suivre les chemins qui nous plaisent, aller de bois en village, de ruisseau en colline, en suivant l’est sans trop de plan. Train de retour pour Pau à la première gare après craquage psychologique ; si pas de craquage cap sur le grand Sud-Est. Le budget : en conséquence. Sandwich et tomate le midi, plus chaud le soir. Tabler sur 20 euros par jour en moyenne. La période : août – septembre 2009, à confirmer (juin juillet aurait peut-être été mieux mais ce n’est pas faisable). Au départ je voulais partir de La Rochelle et rejoindre Marseille, pour symboliquement aller « d’une côte à l’autre » ; mais tout le monde m’a certifié que marcher en Charentes c’était chiant à mourir ; et je n’ai jamais vu les Alpes. On se dirige donc plutôt vers un : Dordogne – Lot / Corrèze – Cantal – (Aveyron) – Lozère – Ardèche – Drôme, puis on verra en fonction de la fatigue ou de l’envie du moment (plus de montagne ? la Camargue ? Menton ?). Ca laisse la place pour les noms évocateurs : Quercy, Cévennes, Causses, Aubrac, Chemin de Stevenson...
Que pensez-vous de ce trajet ? Est-ce que nous ratons des épisodes randos fabuleux sur le chemin ? Le but n’est pas forcément de ne bouffer que du dénivellé (on est suffisamment rodé niveau Pyrénées) ; plutôt d’apprécier le patrimoine rural, la gastronomie (d’où étape Cantal), les églises, les sous-bois. Avec un gros morceau volcans au milieu quand même ! Toute recommandation, mise en garde, carnet de voyage est le bienvenu.
Il nous reste dix mois pour affiner grâce à vous. Un compte rendu poétique sera posté en récompense, l’an prochain 😏 Merci d'avance à tout le monde
Pablo
Carnet de voyage juin 2008: Utah et Colorado en dehors des sentiers battus (2ème partie) English translation pending
Jour 14 : Autour de Grand Junction
Pas de lever de soleil aujourd’hui et au programme de la matinée, Rough canyon situé à quelques miles de Grand Junction. Un petit passage par le BLM pour prendre une carte de Rattlesnake canyon pour l’après midi et nous voila partis lorsque le témoin de perte de pression des pneus s’allume sur le tableau de bord. Direction la première station service pour vérifier la pression et effectivement, le pneu arrière droit accuse 1 bar de moins que la normale. A ce stade, je ne sais pas s’il s’agit d’une crevaison lente ou si le pneu était déjà sous gonflé depuis le départ. Je me contente de remettre de la pression et direction Rough Canyon qui est, avec Mica Mine Canyon, une rando prisée des locaux. A partir du parking, on hésite sur le chemin à suivre et nous prenons la mauvaise direction mais un coup d’œil sur le GPS nous remet vite dans le droit chemin. La balade est sympa sans plus

et la progression devient plus compliquée après environ 1H de marche car le sentier escarpé à flan de colline devient glissant. Retour vers le trailhead. L’heure est déjà avancée et il est trop tard pour combiner Mica Mine canyon annoncée pour 2 miles A/R sans compromettre le point fort de la journée : Rattlesnake canyon. Direction donc Colorado Nat Monument d’où part la piste de 13 miles. Nous progressons prudemment sans excès de zèle dans les premiers miles roulant. Les 4 derniers miles sont les plus rudes avec une forte descente et des passages de slickrock en escalier à franchir avec de nombreux cailloux aiguisés : le risque de crevaison est élevé. Au bout d’environ 1H15, nous sommes arrivés au trailhead. Comme souvent nous y sommes seuls et c’est parti pour aller découvrir la plus grande concentration d’arches naturelles des Etats-Unis après Arches. Dès le début, c’est la descente vers le fond du canyon et ensuite nous longeons la rim sous de bonnes odeurs de pins. Nous levons souvent les yeux pour ne pas manquer les arches car on ne sait pas, sauf pour Rainbow arch, à quoi elles ressemblent, ni où elles sont situées précisément. Environ 1H15 après le départ, la première est en vue, puis la deuxième très originale car double et un mix entre arche horizontale et verticale.

Les deux suivantes ne sont pas très photogéniques contrairement à la dernière, Rainbow Arch, qui est la plus impressionnante et dont les belles couleurs de la roche ajoutent un petit plus. Je la shoote sur tous les angles et fait même un panoramique regroupant deux arches sur la même photo, ce qui n’est pas si courant.


Nous continuerons un peu plus loin dans le canyon pour faire une petite pause à l’ombre avant de revenir sur nos pas. De retour au trailhead après environ 3H de rando, c’est l’heure de vérité : en effet, descendre des escaliers de Slickrock, en général ça passe mais le problème c’est souvent pour remonter, comme ce fut le cas en septembre 2005 avec Philippe où nous avions été incapables de franchir un rocher d’apparence anodine….Lysiane me guide au millimètre et c’est là que la boîte courte prouve cette efficacité car au final, les slickrocks sont avalés sans problème mais pas sans sueurs froides car j’ai la hantise de crever vu l’absence de vraie roue de secours. 1H10 après le trailhead, c’est enfin la fin de cette piste plus rude que je ne le pensais. Encore une journée bien remplie avec une météo parfaite, pourvu que ça dure….
Jour 15 : Fruita -> Ouray
De nouveau lever aux aurores pour aller apprécier le lever de soleil dans Colorado National Monument. Comme toujours, ce sont des moments magiques que je vis (Lysiane est restée se reposer) dans un silence absolu devant ces canyons qui s’éveillent peu à peu sous les rayons du soleil.


Quelques miles parcourus sur la scenic road + quelques moments passés proche du visitor center suffiront à mon bonheur. De retour à l’hôtel pour prendre le petit déjeuner et aller chercher Lysiane, nous retournons vers le trailhead de Mica Mine Canyon que nous n’avions pas fait la veille. Donnée pour 2 miles A/R sur mon ouvrage de référence, la rando ne devrait pas nous prendre plus d’une heure. C’est la bonne surprise du jour car contrairement à Rough Canyon la veille, cette rando est très agréable et variée avec des Red Rocks,

Une mine naturelle de Mica très colorée et une cascade à la fin de la rando ce qui nous semblait impossible au départ tant le ruisseau ressemblait plutôt à un filet d’eau mais comme on le dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières….L’endroit est très prisé des locaux, un peu comme Negro bill canyon à côté de Moab. Au final, nous y resterons 2 bonnes heures car la rando ne fait pas 1 mais au moins 2 miles. De retour à la voiture, il faut faire un choix sur la suite de la journée entre Grand Mesa et Black Canyon of The Gunnison. Comme nous n’avons pas envie de passer trop de temps en voiture sur de la route de montagne, Ce sera donc Black Canyon of the Gunnison en deuxième partie d’après midi mais avant cela, il faut trouver un endroit pour le pique nique. Un coup d’œil sur la recreational map et avec cette forte chaleur, un lac serait bienvenu et par chance, il y a Schweitzer state park qui sera l’endroit idéal pour manger. Il fait vraiment très chaud et j’ai un coup de pompe après manger. Comme Lysiane réclame depuis plusieurs jours un peu de repos, c’est l’occasion pour moi de sortir le matelas gonflable pour faire une sieste sous un arbre et de se baigner pour Lysiane qui n’en aura cependant plus très envie après que 2 enfants aient sortis de l’eau un gros serpent…. Après une bonne heure de repos, les batteries sont rechargées et direction Black Canyon of the Gunisson où 3 heures devraient suffire pour avoir un bon aperçu de la south Rim. Les premiers points de vue sont très impressionnants, vertigineux et il est agréable de découvrir également autre chose que des red rocks.

Après quelques points de vue le long de la route dont l’impressionnant Painted Wall,

il serait dommage de partir du parc sans faire une petite rando, question de principe. Ce sera Walter trail au bout de la route qui permet d’avoir des points de vue panoramiques à la fois sur la vallée et les San Juan Mountains que l’on aperçoit au loin et sur le canyon.


Nous emprunterons également un bout de la rim rock trail qui part du visitor center et qui rejoint le camping pour quelques vues spectaculaires. Ce parc a vraiment été une bonne surprise et mérite largement la visite d’autant plus qu’il n’engendre qu’un tout petit détour. Route vers Ouray, notre ville étape pour les 2 prochains jours au pied des San Juan Mountains. La petite ville est très agréable et a beaucoup de charme même si son surnom de « little switzerland of America » est usurpé. Ceux qui ont donné ce surnom n’ont jamais du mettre les pieds en Suisse….On sent tout de suite que nous sommes passés d’un climat désertique à un climat montagnard car en cette fin de journée, le Gore tex ou le polaire sont les bienvenus. Lors du check in au Chalet Inn, je remarque une pub pour un outfitter local (c’est un vrai business à Ouray) qui propose un tour de ½ journée dans Yankee boy Basin à des tarifs très intéressant (55$ par personne). Ce sera une bonne occasion de découvrir cet endroit qui était sur ma wish list de ce voyage 2008, sans risquer la crevaison. Après un bon repas dans un bar avec un chanteur local de Country, c’est sous les couvertures que nous tomberons dans les bras de Morphée car pour la première fois, nul besoin de clim…

J16 : Autour de Ouray
On retrouve ce matin la fraîcheur du climat montagnard et pour la première fois, je sors le polaire pour aller faire le plein quand de nouveau le témoin de pression des pneus s’allume. Là ça sent la crevaison lente. Par chance, il y a un garage adossé à la seule station essence d’Ouray. Il est cependant encore un peu tôt et ils me demandent de revenir ½ heure plus tard. Le planning risque d’être tendu pour aller à Yankee girl mine, Silverton et revenir pour 13H30, heure du départ pour Yankee boy basin. Après démontage du pneu, c’est bien une crevaison lente mais la bande de roulement n’est pas touchée et la réparation est possible. 16$ et 30 minutes plus tard, le pneu est réparé et nous pouvons enfin partir Vers Silverton.

Après quelques miles, en cherchant la piste qui mène à Yankee girl mine, je prends un semblant de piste que je pense être la bonne mais rapidement la neige est profonde et je manque de justesse de rester planté. Eh oui, un 4X4 c’est bien mais lorsque l’adhérence est quasi nulle, rien ne vaut des chaines ou des pneus avec des sculptures profondes. Nous laissons alors la voiture et prenons le chemin à pied pour voir rapidement que ce n’est pas le bon mais finalement je ne regrette pas de m’être trompé puisque la vue est grandiose.

De retour sur la route, nous revenons sur nos pas pour prendre cette fois ci la bonne piste qui s’avère rugueuse par endroit et très glissante avec la fonte des neiges. Nous ferons le reste à pied pour aller jusqu’à Yankee girl mine, une des plus belles mine abandonnée de la région.

Route maintenant vers Silverton et il y a pas mal de travaux sur la route ce qui tend un peu plus le planning du jour. 3 stops plus tard et 1 heure de route, nous arrivons enfin à Silverton mais à priori trop tard pour voir le train à vapeur qui vient de Durango. Petite balade dans cette ancienne ville minière très colorée et au pied de ces montagnes aurifères. Avant de repartir, pause repas dans un snack lorsque nous entendons un bruit de locomotive à vapeur et là surprise, le train de Durango arrive et nous sommes sans le savoir placés juste au bout de la voie de chemin de fer.


Ce train est très beau et nul doute que nous tenterons l’expérience un jour. 12H30, il est temps de repartir vers Ouray où nous arrivons pile poil à l’heure pour notre excursion de l’après midi. On prend place dans le pick up et c’est parti pour un bon bol d’air au soleil. Notre guide du jour, un ancien de Tag a long avec qui j’évoque des souvenirs de The maze bien ancrés dans sa mémoire, est un passionné de fleurs sauvages et nous ferons de nombreux stops pour observer la flore ce qui est très agréable. Il est trop tôt pour la saison des Wildflowers vu la couche de neige qu’il reste mais ce spectacle de montagnes aurifères parsemées de neige et de cascades sous un ciel d’un bleu profond est fantastique.



La fin de notre excursion se situera peu après les impressionnantes twin falls

lorsque nous serons bloqués par la neige qui atteint plus de 3 mètres par endroit….


Au retour quelques stops photos mais il y a trop de lumière pour que cela soit intéressant. Un peu de repos à Ouray pour Lysiane et quant à moi, j’ai envie de voir à quoi ressemble Box Canyon et je vais être rapidement fixé : cela ne ressemble à rien, quasiment aucun intérêt visuel. Je décide donc de retourner vers Yankee Boy Basin où l’absence de soleil devrait être un avantage pour faire quelques clichés. C’est effectivement plus photogénique surtout pour les nombreuses petites cascades et jardins suspendus le long de la piste.

Après cette journée bien remplie, rien de tel qu’un bon plat de spare ribs et une bière avant une bonne nuit
J17 : Ouray -> Monticello
J’avais initialement prévu un lever de soleil sur Crystal Lake mais j’ai un peu la flemme ce matin et décide finalement de ne pas y aller. Direction donc les chutes d’eau dans la ville

avant de rejoindre la Last Dollar Road pour descendre vers Telluride. La piste présente peu de difficultés sauf dans quelques sous bois avec des passages cassants et distille de nombreux panoramas

plus ou moins fleuris même si nous ne sommes pas à l’optimum de la Wildflowers season.

Nous arrivons après environ 1H30 à Telluride et là surprise, il est impossible de se garer plus de 2 heures dans la ville à cause du blue grass festival. On se gare donc à la sortie de la ville et direction Bridalveil Falls.

Nous longeons la route pendant un peu moins d’une heure avant de se rendre compte qu’il y a un parking à la fin de la route….le problème est que nous n’avons pas mangé et il est trop tard pour monter au somment de la cascade sans risque de prendre un PV. Retour donc à la voiture pour venir se garer sur le parking où il reste juste une place. Ce sera donc pique nique sur le parking avec une belle vue sur la ville avant la montée vers les chutes. J’ai toujours mal aux genoux donc ce sera bâtons obligatoires aujourd’hui pour espérer aller à Druid arch le lendemain qui promet d’être traumatisant pour les articulations. La montée est rude mais c’est un régal pour les yeux car outre Bridalveil falls, il y a d’autres cascades et également de très belles vues sur la vallée.
Arrivés au pied des chutes, c’est un brumisateur géant qui nous attend

et encore une longue montée pour atteindre le sommet qui n’est pas spécialement spectaculaire car sans possibilité de vue dégagée sur les cascades. Durant la descente, les bâtons sont d’une grande utilité et à l’arrivée, les genoux n’ont pas trop souffert mais j’ignore si je serai capable d’aller à Druid arch le lendemain. La rando ayant été plus longue que prévu et les possibilités de parking réduites, nous faisons une croix sur Jude wiebe loop et direction Monticello avec quelques belles vues sur les San Juan Mountains. Au départ, j’avais prévu une nuit au camping de Needles outpost pour gagner du temps le lendemain matin et être sûr de démarrer la randonnée de bonne heure mais j’avoue ne pas avoir envie de remballer tout le matériel de camping le lendemain matin et ce sera donc plutôt un motel à Monticello et lever plus matinal le lendemain matin.
J18 : Monticello -> Blanding
Lever à 6H aujourd’hui pour démarrer la rando pour Druid arch à 8H. Premier objectif atteint mais le plus dur est à venir en cette matinée couverte où le soleil est pour la première fois quasi absent.

Nous prenons le chemin le plus court par Elephant canyon même si celui-ci n’est pas très photogénique. Il ne fait pas trop chaud donc la progression est assez rapide et par chance, le soleil perce avant notre arrivée à Druid arch ce qui laisse augurer un superbe panorama. Environ 2H30 après le départ et une dernière montée dans les éboulis, Druid Arch nous saute à la figure et les superlatifs ne manquent pas pour la décrire: majestueuse, imposante, gracieuse.



Elle rentre direct dans le Top3 de nos arches préférées car contrairement à Arches Nat park, ici point de foule et c’est dans un silence quasi absolu que seul une brise vient rompre, que nous profitons du spectacle et entamons notre pique nique à l’ombre. Pour le retour, je convaincs Lysiane, non sans réticence, de revenir par Chesler park car elle a peur de manquer d’eau vu la chaleur ambiante. Le premier kilomètre est très lent ce qui fait regretter à Lysiane mon choix. Heureusement, une fois arrivés dans Chesler Park,


nous reprenons un rythme normal et économisons les réserves d’eau. Il reste 2 miles à parcourir et de nouveau la plante de mon pied gauche me brule à cause de nerfs en boule je suppose. La fin sera un calvaire accentué par le relief du parcours et en arrivant à la voiture après 12, 5 miles et 8h après le départ, je n’ai envie que d’une chose, tremper le pied dans la glacière pour le détendre. A force de trop économiser l’eau, nous n’en avons pas bu assez et on s’est un peu déshydratés comme le montre les nombreuses traces de sel autour nos bouches. Tout y passera ; eau, gatorade, coca pour épancher notre soif.

J19 : Blanding -> Hanksville
Aujourd’hui c’est la journée ruines indiennes avec au programme Butler wash ruins, House on fire dans south fork of Mule Canyon et pour finir Kane gulch to junction ruins. Première étape, Butler wash ruins qui sont de belles ruines mais avec une vue lointaine et en oubliant la panasonic zoom 18X dans la voiture, je ne me simplifie pas la tâche.

Sur la route nous doublons un cyclo-touriste qui se dirige vers l’US95. Nous le plaignons car vu la solitude extrême de cette route j’imagine le calvaire à vélo. Deuxième étape, South fork of Mule Canyon pour aller voir House on Fire qui est située à environ 1 mile du trailhead. Les Granaries sont très photogéniques mais je me rends compte à quel point les photos habituellement diffusées sur ce lieu sont boostées car OK les teintes sont chaudes mais en aucun cas rouges comme de la braise.


Après ces deux mises en bouche, il est temps de passer au plat principal à savoir Kane Gulch to junction ruins qui nous avions zappé en 2007 à cause de la chaleur. En route vers le trailhead, nous doublons à nouveau le cyclo touriste qui continue sa route. Dés le début nous savons que cela ne sera pas une rando comme une autre car nous sommes dans un enclos de bétail et les vaches sont présentes sur le sentier en nombre. Au fur et à mesure de notre progression, elles fuient devant nous car elles ont peur mais l’une d’elle nous regarde dans les yeux et commence à gratter le sol comme si elle allait charger avec ses grandes cornes mais par chance elle tourne les sabots et fuit comme les autres. Nous faisons fuir les vaches pendant environ 1h en prenant soin d’éviter les bouses jusqu’à ce que les vaches soient dans un cul de sac et repartent finalement dans l’autre sens et nous laissent tranquilles tout du moins jusqu’au retour….pause pique nique sous une alcôve avant de reprendre notre progression qui se fait plus lente car le terrain devient accidenté. Le paysage n’est pas spécialement extraordinaire

et après environ 2H15 nous arrivons à la jonction avec Grand Gulch et junction ruins qui sont des ruines situées en hauteur et qui nécessitent un zoom important que j’ai encore oublié dans la voiture…

Le camping est situé au pied des ruines et doit constituer une étape agréable pour les backpakers. Au retour, nous faisons à nouveau fuir nos amies les vaches et au bout d’environ 5H et 8 miles, nous en avons fini avec cette rando qui ne sera pas inoubliable mais il fallait le faire pour le savoir. Route vers Hanksville et l’US95 qui est ma route goudronnée préférée dans le Southwest avec ses vues nombreuses sur White Canyon, Grand Gulch, Dark Canyon et Glen Canyon. Nous doublons le cyclo touriste pour la 3ème fois qui va je pense comme nous à Hanksville. Un petit stop pour prendre Hog Spring canyon Petroglyph en photo
et nuit à Hanksville où on ne perd pas de temps à choisir le resto, puisqu’il n’y en a qu’un…
J20 : Hanksville -> Torrey
Aujourd’hui nous arrivons dans un de mes parcs préférés, Capitol reef pour des canyons en dehors des sentiers battus : Red Canyon, Surprise Canyon et Headquarters Canyon. Nous empruntons donc la Nottom road, piste roulante qui mène à Bullfrog, jusqu’à Red Canyon campground. C’est infesté de petits moucherons qui rentrent dans le nez et les oreilles et je sors donc la moustiquaire de tête pour la première fois. J’attendais beaucoup de cette rando qui renferme 9 des 14 types de roches que compte Capitol reef, et nous ne sommes pas déçus avec un paysage très varié, torturé et coloré et qui plus est, la randonnée est facile.



Très bonne surprise donc pour Red Canyon et environ 3H de marche. Après le pique nique au camping, nous reprenons la route vers Surprise Canyon. Il fait très chaud puisque les 40°c sont atteints et heureusement que la randonnée ne fait que 2 miles A/R. Les Narrows du canyon sont sans intérêt et finalement ce sont plutôt les quelques roches colorées qui jalonnent la rando qui valent le détour. Vu la chaleur, et la déception de Surprise Canyon, je tire un trait sur Headquarters canyon et préfère aller dans la Fremont river pour se rafraichir et terminer la journée à Hickman bridge. Comme l’année dernière, petit bain dans la rivière en contrebas de la route. C’est la foule mais l’essentiel c’est de se rafraichir et le contrat est rempli. Le temps d’apprécier une peinture naturelle au bord de la route qui représente une tête d'ours

avant d’attaquer la dernière rando du jour vers Hickman bridge que nous n’avions jamais vu. Bien que le soleil commence à se cacher, l’atmosphère est spéciale mêlant subtilement ombre et lumière,

ce que j’apprécie en général.


J21 : Torrey -> Escalante
La vague de chaleur est bien installée et c’est donc avec bonheur que l’on attend la rando dans la rivière Escalante avec comme objectif d’aller jusqu’à sand creek soit 9 miles A/R. Après avoir doublé pour la quatrième fois notre cyclo touriste préféré qui semble suivre le même itinéraire que nous, nous sommes en 1H environ au trailhead de l’Escalante river où nous croisons un groupe d’américains qui reviennent de 2 jours de rando dans la rivière. Comme je le pensais, les deer flies sont omni présentes donc ce sera pantalon obligatoire et marche intégrale dans l’eau pour se rafraichir.

Le premier centre d’intérêt est Escalante Natural Bridge qui est très beau avec les cottonwood au premier plan bien que difficile à photographier dans la mesure où il ne se détache pas beaucoup de la falaise.

Par la suite on trouve une petite arche en hauteur


et plus grand-chose d’exceptionnel jusqu’au terme de notre parcours puisque l’incursion dans Sand Creek sera de courte durée car bloqués par un barrage naturel difficilement franchissable dans une végétation dense. De retour au trailhead après 6H environ (la progression dans l’eau est toujours lente), je termine la journée en allant observer de loin le panel de handprints que je n’aurai sans doute par trouvé sans le zoom 18x de l’appareil photo.

En arrivant à Escalante, nous doublons pour la cinquième fois le cyclo touriste qui ne nous quitte décidément pas…Un bon diner au cowboy blues avec des spare ribs désossés et une bonne bière locale terminera de manière idéale la journée avant une bonne nuit de repos pour attaquer Neon Canyon le lendemain, un gros morceaux surtout vu la forte chaleur.
J22 : Escalante
Départ à 7H en ce matin ensoleillé car il est impératif que nous soyons à Golden Cathedral entre 11H et 14H pour profiter de conditions idéales. Dès que je pose le pied sur le parking de l’hôtel, je sais que cette journée sera spéciale. Je fais rouler la glacière sur le parking et avec l’inertie de celle-ci, je renverse tout son contenu sur le parking. La journée commence bien. Je monte dans la voiture et impossible de mettre la main sur mes lunettes de soleil. Je fais le tour de la ville (heureusement qu’on n’est pas à LA….) dans tous les endroits où j’ai mis les pieds la veille mais pas moyen de mettre la main sur ces lunettes et comme on ne peut se passer de lunettes de soleil, j’en achète une paire basique à l’Escalante outpost. Nous partons enfin vers la Hole In the rock road et 3 miles après le début de la piste qui est comme toujours très roulante au début, nous entendons un sifflement à l’arrière gauche. A peine le temps de s’arrêter et de descendre de la voiture que le pneu est complètement à plat. Une fois la roue démontée, la bande de roulement est complètement déchirée, conséquence je pense de Rattlesnake canyon car je ne crois pas une seconde avoir déchiré un pneu qui plus est sur la bande de roulement dans les 3 premiers miles de la Hole In the rock road….Comme nous n’avons qu’une roue galette de merde, impossible de continuer sur la piste mais par chance nous n’avons fait que 3 miles. Retour donc au pas vers Escalante en espérant pouvoir changer le pneu et ne pas rester bloqués pendant plusieurs jours. Par chance, le garage à un pneu de même taille et qui plus est de bien meilleure qualité mais pas de la même marque. Il faudra que je bataille au téléphone avec le loueur (Dollar) pour qu’ils acceptent de mettre un pneu d’une autre marque. Nous avons perdus 2 heures ce qui est peu dans l’absolu mais suffit à ruiner nos espoirs de visite dans Neon Canyon car il est désormais trop tard pour s’y rendre dans de bonnes conditions. Il faut donc un plan B et par cette chaleur, Calf creek s’impose naturellement

même si je crains un peu que l’endroit soit bondé vu le souvenir que j’en ai lors de notre dernière visite en 2004 (seuls à la chute mais croisant au moins 100 personnes au retour). Tant qu’on y est, Lysiane prend le matelas autogonflant pour y faire la sieste et nous atteignons la chute d’eau en 1H20 environ. Effectivement il y a foule mais comme l’ombre arrive finalement assez vite l’après midi, les gens partent assez vite au fur et à mesure que le soleil disparait, si bien qu’on se retrouve quasiment seuls en milieu d’après midi. Pour terminer la journée, rien de tel qu’un bon plat mexicain dans notre cantine attitrée, le Cow Boy blues
J23 : Escalante -> Kodachrome Basin
J’avais initialement prévu de passer 3 ou 4 nuits à Escalante et aller notamment voir le Volcano au-delà de Harris Wash mais la chaleur ne nous incite pas vraiment à la longue randonnée en plein cagnard. J’écourte donc le séjour pour ajouter une étape à Kanab et aller notamment voir les Toadstool hoodoos et Water Canyon. Mais il reste tout de même à découvrir Zebra slot avant de partir. Cette fois ci pas de problème sur la Hole in the Rock road et nous entamons la rando dans le wash en essayant au maximum de couper au plus court. Le paysage est très sympa et rappelle parfois Coyote buttes en moins spectaculaire et coloré.

Après environ 1H20 de marche, nous devinons le slot canyon qui nous tend les bras. Vu les tonnes de buissons entassés à l’entrée, je n’ai aucun mal à imaginer que l’endroit était inaccessible trois semaines auparavant. Ce n’est plus le cas et le canyon est sec sans une trace de boue, ce qui est plutôt rare. C’est extrêmement étroit et je manque même de rester le pied coincé dans un passage qu’il vaut mieux passé en opposition. Il est environ 10h ce qui est l’heure idéale pour profiter de la belle lumière réfléchie qui colore les parois du canyon qui mérite bien son nom.


Après cette séance photo, retour vers la voiture avec, une fois n’est pas coutume, les deer flies dont on se demande bien à quoi elles peuvent servir dans l’écosystème…Le retour sera plus rapide que l’aller en optimisant les raccourcis. En repassant par Escalante, pause casse croute au Golden Loop café. Si vous voulez voir à quoi ressemble un vieux snack avec des sièges rafistolés de partout comme on peut en voir dans les films, allez au golden loop café. La nourriture est sans fioriture mais correcte et avec un rapport qualité prix imbattable car je n’ai jamais vu un endroit si bon marché dans tout l’ouest. Après ce repas, il fait un peu chaud pour faire une rando donc c’est l’occasion d’aller faire trempette dans le lac de Escalante petrified forest state park. Je sors carrément le matelas gonflable pour faire une petite sieste les pieds dans l’eau. Après cette pause bien sympathique, route vers Kodachrome basin où nous doublons pour la dernière fois notre fameux cyclo touriste. Nous referons la rando de Panorama trail effectuée en 2004 qui offre, comme son nom l’indique, de beaux panoramas sur le parc.


La prochaine fois, ce sera camping car il a l’air vraiment sympa et qui plus est avec douches chaudes. Le soleil commence à tendre vers l’horizon et nous assistons à son coucher en buvant l’apéro sur une table de camping aux première loges et dans un silence absolu.




Jour 24 : Tropic -> Kanab
Il est impensable de venir à Bryce sans un petit lever de soleil à Sunrise point mais cette fois ci j’ai décidé d’innover un peu et d’enchainer sur Queen’s garden et Navajo loop à la fraiche. Pendant que Lysiane dort, nouveau réveil (façon de parler puisque je n’utilise jamais de réveil) à l’aube et route vers Bryce. Comme toujours à Sunrise point, il y a un monde fou et l’instant n’est pas propice à la méditation dans le calme. Je préfère donc m’excentrer pour vivre le lever de soleil qui est magique comme toujours et 15 minutes après, tout le monde est reparti se coucher et j’ai le canyon quasiment pour moi tout seul.


Malgré le froid du matin, je ne tarde pas à tomber le polaire puis le gore tex car j’ai décidé de faire une marche sportive pour me mettre en appétit. C’est ma première rando dans Bryce juste après le lever de soleil et c’est vraiment le bon moment pour profiter du canyon, sans la foule et en profitant des teintes chaudes qui embrasent peu à peu les hoodoos. Les cuisses chauffent lors de la dernière montée dans Wall street et en 1 heure je boucle ma mise en jambe.




Le temps de prendre un petit dej à l’hôtel à Tropic et retour avec Lysiane dans Bryce pour refaire la même rando mais dans l’autre sens cette fois ci. Le timing est serré car il faut descendre vers le sud par la Cottonwood road, aller à Yellow rock et terminer par les Toadstool Hoodoos. Nous nous mettons en route donc vers la Cottonwood road après un Pique Nique dans Kodachrome et nous filons vers la Brigham plain road. C’est la première fois que nous faisons cette piste dans le sens Nord -> Sud et cela va m’être fatal. Persuadé que je suis arrivé à la jonction avec la Brigham plain road, je me gare et bien que ne reconnaissant pas les lieux arpentés 2 ans avant, je pars confiant vers Yellow rock GPS éteint pendant que Lysiane se repose dans le transat pliable. J’arrive à ce que je crois être la montée pour gravir la colline mais quelque chose me dit que je ne suis pas sur le bon chemin. La montée me parait beaucoup plus dure et dangereuse qu’avant et c’est avec difficulté que j’arrive au sommet et aperçoit Yellow rock au loin mais je me rends vite compte de mon erreur : je suis de l’autre côté de Hackberry canyon qui constitue un gouffre infranchissable. C’est bien fait pour moi, la prochaine fois, je relirai mes notes et j’ouvrirai mon GPS avant de partir. La descente est encore pire que la montée car c’est très instable et les rochers se dérobent sous moi jusqu’à provoquer une chute heureusement sans gravité. Une fois à la voiture, je vois que la Brigham plain road est en fait 300m plus loin et qu’il aurait suffit de suivre la paria river pour arriver à la bonne montée. Je n’ai plus le temps d’y retourner et ce sera pour une prochaine fois. Suite de la piste sans problème avant d’arriver sur le parking pour la rando de Toadstool hoodoos que nous n’avons jamais fait malgré 5 visites à Page. A peine une demi heure après le départ les premiers hoodoos

sont en vue et il n’y a plus qu’à laisser fonctionner l’imagination pour trouver des cadrages sympa.


Après ce dernier centre d’intérêt de la journée, nous filons vers Kanab où nous arrivons pile poil à la fermeture du liquor store pour le réappro du stock de bière. Après un repas succulent (sans conteste le meilleur resto du southwest que l’on ait fait) au Rocking 5 café, avant dernière nuit au treasure trail motel
J25 : Kanab -> Las Vegas
Pour une fois, nul besoin de se lever aux aurores aujourd’hui et c’est tranquillement que nous quittons Kanab

pour se diriger vers Water Canyon, notre destination du jour via Coral Pink sand dunes où nous ne ferons pas de stop cette fois ci. Après coup je le regrette un peu car les fleurs semblaient très abondantes et formaient un joli contraste avec la couleur des dunes. Arrivés au bout de la piste que l’on emprunte à la sortie de la ville de Hildale,

c’est parti pour aller jusqu’aux Narrows de Water Canyon ; Je m’attendais à une balade tranquille et finalement ça monte pas mal et ce n’est pas si reposant que cela d’autant plus qu’il fait très chaud. En moins d’une heure, j’atteins la section des Narrows avec de petites cascades. L’endroit est sympa, frais mais pas facile à photographier si on ne veut pas bruler le ciel.


Il aurait été parfait pour un pique nique mais il est encore un peu tôt et nous décidons de passer dire au revoir à notre ami steeve à Hurricane que nous promettons de revoir dès que possible. Depuis que nous nous sommes quittés en début de voyage, il en a profité pour aller explorer Kanara creek et nous annonce d’ailleurs qu’une barrière à été construite à la sortie du village et rend désormais l’accès à la rivière beaucoup plus difficile puisqu’il est nécessaire de marcher quelques miles pour atteindre l’endroit où on se garait auparavant. J’ai tout de même envie d’y retourner avec Lysiane cette fois mais un orage menaçant nous en dissuadera une fois sur place. Direction donc plein sud vers Las Vegas car la rando, ce ne sera pas pour aujourd’hui vu les 46° à Saint George. Durant le trajet la température ne baisse pas et c’est la clim de la voiture qui n’arrive plus à suivre et se coupe fréquemment. Comme d’habitude en cette saison, Las Vegas est un four et on ne se sent bien que dans les endroits climatisés. Pendant que Lysiane profite de la piscine, c’est séance valise pour moi pour ne pas avoir à le faire le lendemain. Pour le diner, nous décidons d’aller au Wynn’s qui propose un excellent buffet, sans doute le meilleur de Vegas, que l’on apprécie après quasiment une heure de queue. On est loin du silence de Cathédrale de The Maze et décidément, je n’aime pas cet endroit et nous terminerons la soirée comme le premier soir, c'est-à-dire près des vieux casinos qui ont encore une âme mais plus pour bien longtemps puisqu’ils sont promis à la destruction pour y reconstruire des hôtels tous plus moches les uns que les autres….
J26 : Las Vegas -> LA
Nous quittons de bon matin la fournaise de Las Vegas pour être au plus tôt à LA et enfin offrir à Lysiane un peu d’océan sur Venice Beach car elle l’a bien mérité. Nous resterons donc environ 2 heures sur la plage avant de reprendre l’avion, le temps de respirer l’air iodé avec une température enfin supportable, d’observer le bal des mouettes


et d’apercevoir Pamela Anderson dans son maillot de bain rouge prête à secourir les nageurs en détresse….

En conclusion, ce fut un voyage bien rempli avec une météo top niveau, près de 5500 kilomètres parcourus en voiture, 310 à pied, 2 survols sur l’Utah et quelques péripéties qui font aussi l’attrait de ce genre de voyage. Il me reste maintenant à trouver de nouveaux sites pour de nouvelles aventures dans le southwest….
Pas de lever de soleil aujourd’hui et au programme de la matinée, Rough canyon situé à quelques miles de Grand Junction. Un petit passage par le BLM pour prendre une carte de Rattlesnake canyon pour l’après midi et nous voila partis lorsque le témoin de perte de pression des pneus s’allume sur le tableau de bord. Direction la première station service pour vérifier la pression et effectivement, le pneu arrière droit accuse 1 bar de moins que la normale. A ce stade, je ne sais pas s’il s’agit d’une crevaison lente ou si le pneu était déjà sous gonflé depuis le départ. Je me contente de remettre de la pression et direction Rough Canyon qui est, avec Mica Mine Canyon, une rando prisée des locaux. A partir du parking, on hésite sur le chemin à suivre et nous prenons la mauvaise direction mais un coup d’œil sur le GPS nous remet vite dans le droit chemin. La balade est sympa sans plus

et la progression devient plus compliquée après environ 1H de marche car le sentier escarpé à flan de colline devient glissant. Retour vers le trailhead. L’heure est déjà avancée et il est trop tard pour combiner Mica Mine canyon annoncée pour 2 miles A/R sans compromettre le point fort de la journée : Rattlesnake canyon. Direction donc Colorado Nat Monument d’où part la piste de 13 miles. Nous progressons prudemment sans excès de zèle dans les premiers miles roulant. Les 4 derniers miles sont les plus rudes avec une forte descente et des passages de slickrock en escalier à franchir avec de nombreux cailloux aiguisés : le risque de crevaison est élevé. Au bout d’environ 1H15, nous sommes arrivés au trailhead. Comme souvent nous y sommes seuls et c’est parti pour aller découvrir la plus grande concentration d’arches naturelles des Etats-Unis après Arches. Dès le début, c’est la descente vers le fond du canyon et ensuite nous longeons la rim sous de bonnes odeurs de pins. Nous levons souvent les yeux pour ne pas manquer les arches car on ne sait pas, sauf pour Rainbow arch, à quoi elles ressemblent, ni où elles sont situées précisément. Environ 1H15 après le départ, la première est en vue, puis la deuxième très originale car double et un mix entre arche horizontale et verticale.

Les deux suivantes ne sont pas très photogéniques contrairement à la dernière, Rainbow Arch, qui est la plus impressionnante et dont les belles couleurs de la roche ajoutent un petit plus. Je la shoote sur tous les angles et fait même un panoramique regroupant deux arches sur la même photo, ce qui n’est pas si courant.


Nous continuerons un peu plus loin dans le canyon pour faire une petite pause à l’ombre avant de revenir sur nos pas. De retour au trailhead après environ 3H de rando, c’est l’heure de vérité : en effet, descendre des escaliers de Slickrock, en général ça passe mais le problème c’est souvent pour remonter, comme ce fut le cas en septembre 2005 avec Philippe où nous avions été incapables de franchir un rocher d’apparence anodine….Lysiane me guide au millimètre et c’est là que la boîte courte prouve cette efficacité car au final, les slickrocks sont avalés sans problème mais pas sans sueurs froides car j’ai la hantise de crever vu l’absence de vraie roue de secours. 1H10 après le trailhead, c’est enfin la fin de cette piste plus rude que je ne le pensais. Encore une journée bien remplie avec une météo parfaite, pourvu que ça dure….
Jour 15 : Fruita -> Ouray
De nouveau lever aux aurores pour aller apprécier le lever de soleil dans Colorado National Monument. Comme toujours, ce sont des moments magiques que je vis (Lysiane est restée se reposer) dans un silence absolu devant ces canyons qui s’éveillent peu à peu sous les rayons du soleil.


Quelques miles parcourus sur la scenic road + quelques moments passés proche du visitor center suffiront à mon bonheur. De retour à l’hôtel pour prendre le petit déjeuner et aller chercher Lysiane, nous retournons vers le trailhead de Mica Mine Canyon que nous n’avions pas fait la veille. Donnée pour 2 miles A/R sur mon ouvrage de référence, la rando ne devrait pas nous prendre plus d’une heure. C’est la bonne surprise du jour car contrairement à Rough Canyon la veille, cette rando est très agréable et variée avec des Red Rocks,

Une mine naturelle de Mica très colorée et une cascade à la fin de la rando ce qui nous semblait impossible au départ tant le ruisseau ressemblait plutôt à un filet d’eau mais comme on le dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières….L’endroit est très prisé des locaux, un peu comme Negro bill canyon à côté de Moab. Au final, nous y resterons 2 bonnes heures car la rando ne fait pas 1 mais au moins 2 miles. De retour à la voiture, il faut faire un choix sur la suite de la journée entre Grand Mesa et Black Canyon of The Gunnison. Comme nous n’avons pas envie de passer trop de temps en voiture sur de la route de montagne, Ce sera donc Black Canyon of the Gunnison en deuxième partie d’après midi mais avant cela, il faut trouver un endroit pour le pique nique. Un coup d’œil sur la recreational map et avec cette forte chaleur, un lac serait bienvenu et par chance, il y a Schweitzer state park qui sera l’endroit idéal pour manger. Il fait vraiment très chaud et j’ai un coup de pompe après manger. Comme Lysiane réclame depuis plusieurs jours un peu de repos, c’est l’occasion pour moi de sortir le matelas gonflable pour faire une sieste sous un arbre et de se baigner pour Lysiane qui n’en aura cependant plus très envie après que 2 enfants aient sortis de l’eau un gros serpent…. Après une bonne heure de repos, les batteries sont rechargées et direction Black Canyon of the Gunisson où 3 heures devraient suffire pour avoir un bon aperçu de la south Rim. Les premiers points de vue sont très impressionnants, vertigineux et il est agréable de découvrir également autre chose que des red rocks.

Après quelques points de vue le long de la route dont l’impressionnant Painted Wall,

il serait dommage de partir du parc sans faire une petite rando, question de principe. Ce sera Walter trail au bout de la route qui permet d’avoir des points de vue panoramiques à la fois sur la vallée et les San Juan Mountains que l’on aperçoit au loin et sur le canyon.


Nous emprunterons également un bout de la rim rock trail qui part du visitor center et qui rejoint le camping pour quelques vues spectaculaires. Ce parc a vraiment été une bonne surprise et mérite largement la visite d’autant plus qu’il n’engendre qu’un tout petit détour. Route vers Ouray, notre ville étape pour les 2 prochains jours au pied des San Juan Mountains. La petite ville est très agréable et a beaucoup de charme même si son surnom de « little switzerland of America » est usurpé. Ceux qui ont donné ce surnom n’ont jamais du mettre les pieds en Suisse….On sent tout de suite que nous sommes passés d’un climat désertique à un climat montagnard car en cette fin de journée, le Gore tex ou le polaire sont les bienvenus. Lors du check in au Chalet Inn, je remarque une pub pour un outfitter local (c’est un vrai business à Ouray) qui propose un tour de ½ journée dans Yankee boy Basin à des tarifs très intéressant (55$ par personne). Ce sera une bonne occasion de découvrir cet endroit qui était sur ma wish list de ce voyage 2008, sans risquer la crevaison. Après un bon repas dans un bar avec un chanteur local de Country, c’est sous les couvertures que nous tomberons dans les bras de Morphée car pour la première fois, nul besoin de clim…

J16 : Autour de Ouray
On retrouve ce matin la fraîcheur du climat montagnard et pour la première fois, je sors le polaire pour aller faire le plein quand de nouveau le témoin de pression des pneus s’allume. Là ça sent la crevaison lente. Par chance, il y a un garage adossé à la seule station essence d’Ouray. Il est cependant encore un peu tôt et ils me demandent de revenir ½ heure plus tard. Le planning risque d’être tendu pour aller à Yankee girl mine, Silverton et revenir pour 13H30, heure du départ pour Yankee boy basin. Après démontage du pneu, c’est bien une crevaison lente mais la bande de roulement n’est pas touchée et la réparation est possible. 16$ et 30 minutes plus tard, le pneu est réparé et nous pouvons enfin partir Vers Silverton.

Après quelques miles, en cherchant la piste qui mène à Yankee girl mine, je prends un semblant de piste que je pense être la bonne mais rapidement la neige est profonde et je manque de justesse de rester planté. Eh oui, un 4X4 c’est bien mais lorsque l’adhérence est quasi nulle, rien ne vaut des chaines ou des pneus avec des sculptures profondes. Nous laissons alors la voiture et prenons le chemin à pied pour voir rapidement que ce n’est pas le bon mais finalement je ne regrette pas de m’être trompé puisque la vue est grandiose.


De retour sur la route, nous revenons sur nos pas pour prendre cette fois ci la bonne piste qui s’avère rugueuse par endroit et très glissante avec la fonte des neiges. Nous ferons le reste à pied pour aller jusqu’à Yankee girl mine, une des plus belles mine abandonnée de la région.

Route maintenant vers Silverton et il y a pas mal de travaux sur la route ce qui tend un peu plus le planning du jour. 3 stops plus tard et 1 heure de route, nous arrivons enfin à Silverton mais à priori trop tard pour voir le train à vapeur qui vient de Durango. Petite balade dans cette ancienne ville minière très colorée et au pied de ces montagnes aurifères. Avant de repartir, pause repas dans un snack lorsque nous entendons un bruit de locomotive à vapeur et là surprise, le train de Durango arrive et nous sommes sans le savoir placés juste au bout de la voie de chemin de fer.


Ce train est très beau et nul doute que nous tenterons l’expérience un jour. 12H30, il est temps de repartir vers Ouray où nous arrivons pile poil à l’heure pour notre excursion de l’après midi. On prend place dans le pick up et c’est parti pour un bon bol d’air au soleil. Notre guide du jour, un ancien de Tag a long avec qui j’évoque des souvenirs de The maze bien ancrés dans sa mémoire, est un passionné de fleurs sauvages et nous ferons de nombreux stops pour observer la flore ce qui est très agréable. Il est trop tôt pour la saison des Wildflowers vu la couche de neige qu’il reste mais ce spectacle de montagnes aurifères parsemées de neige et de cascades sous un ciel d’un bleu profond est fantastique.



La fin de notre excursion se situera peu après les impressionnantes twin falls


lorsque nous serons bloqués par la neige qui atteint plus de 3 mètres par endroit….


Au retour quelques stops photos mais il y a trop de lumière pour que cela soit intéressant. Un peu de repos à Ouray pour Lysiane et quant à moi, j’ai envie de voir à quoi ressemble Box Canyon et je vais être rapidement fixé : cela ne ressemble à rien, quasiment aucun intérêt visuel. Je décide donc de retourner vers Yankee Boy Basin où l’absence de soleil devrait être un avantage pour faire quelques clichés. C’est effectivement plus photogénique surtout pour les nombreuses petites cascades et jardins suspendus le long de la piste.

Après cette journée bien remplie, rien de tel qu’un bon plat de spare ribs et une bière avant une bonne nuit
J17 : Ouray -> Monticello
J’avais initialement prévu un lever de soleil sur Crystal Lake mais j’ai un peu la flemme ce matin et décide finalement de ne pas y aller. Direction donc les chutes d’eau dans la ville

avant de rejoindre la Last Dollar Road pour descendre vers Telluride. La piste présente peu de difficultés sauf dans quelques sous bois avec des passages cassants et distille de nombreux panoramas

plus ou moins fleuris même si nous ne sommes pas à l’optimum de la Wildflowers season.

Nous arrivons après environ 1H30 à Telluride et là surprise, il est impossible de se garer plus de 2 heures dans la ville à cause du blue grass festival. On se gare donc à la sortie de la ville et direction Bridalveil Falls.

Nous longeons la route pendant un peu moins d’une heure avant de se rendre compte qu’il y a un parking à la fin de la route….le problème est que nous n’avons pas mangé et il est trop tard pour monter au somment de la cascade sans risque de prendre un PV. Retour donc à la voiture pour venir se garer sur le parking où il reste juste une place. Ce sera donc pique nique sur le parking avec une belle vue sur la ville avant la montée vers les chutes. J’ai toujours mal aux genoux donc ce sera bâtons obligatoires aujourd’hui pour espérer aller à Druid arch le lendemain qui promet d’être traumatisant pour les articulations. La montée est rude mais c’est un régal pour les yeux car outre Bridalveil falls, il y a d’autres cascades et également de très belles vues sur la vallée.
Arrivés au pied des chutes, c’est un brumisateur géant qui nous attend

et encore une longue montée pour atteindre le sommet qui n’est pas spécialement spectaculaire car sans possibilité de vue dégagée sur les cascades. Durant la descente, les bâtons sont d’une grande utilité et à l’arrivée, les genoux n’ont pas trop souffert mais j’ignore si je serai capable d’aller à Druid arch le lendemain. La rando ayant été plus longue que prévu et les possibilités de parking réduites, nous faisons une croix sur Jude wiebe loop et direction Monticello avec quelques belles vues sur les San Juan Mountains. Au départ, j’avais prévu une nuit au camping de Needles outpost pour gagner du temps le lendemain matin et être sûr de démarrer la randonnée de bonne heure mais j’avoue ne pas avoir envie de remballer tout le matériel de camping le lendemain matin et ce sera donc plutôt un motel à Monticello et lever plus matinal le lendemain matin.
J18 : Monticello -> Blanding
Lever à 6H aujourd’hui pour démarrer la rando pour Druid arch à 8H. Premier objectif atteint mais le plus dur est à venir en cette matinée couverte où le soleil est pour la première fois quasi absent.

Nous prenons le chemin le plus court par Elephant canyon même si celui-ci n’est pas très photogénique. Il ne fait pas trop chaud donc la progression est assez rapide et par chance, le soleil perce avant notre arrivée à Druid arch ce qui laisse augurer un superbe panorama. Environ 2H30 après le départ et une dernière montée dans les éboulis, Druid Arch nous saute à la figure et les superlatifs ne manquent pas pour la décrire: majestueuse, imposante, gracieuse.



Elle rentre direct dans le Top3 de nos arches préférées car contrairement à Arches Nat park, ici point de foule et c’est dans un silence quasi absolu que seul une brise vient rompre, que nous profitons du spectacle et entamons notre pique nique à l’ombre. Pour le retour, je convaincs Lysiane, non sans réticence, de revenir par Chesler park car elle a peur de manquer d’eau vu la chaleur ambiante. Le premier kilomètre est très lent ce qui fait regretter à Lysiane mon choix. Heureusement, une fois arrivés dans Chesler Park,


nous reprenons un rythme normal et économisons les réserves d’eau. Il reste 2 miles à parcourir et de nouveau la plante de mon pied gauche me brule à cause de nerfs en boule je suppose. La fin sera un calvaire accentué par le relief du parcours et en arrivant à la voiture après 12, 5 miles et 8h après le départ, je n’ai envie que d’une chose, tremper le pied dans la glacière pour le détendre. A force de trop économiser l’eau, nous n’en avons pas bu assez et on s’est un peu déshydratés comme le montre les nombreuses traces de sel autour nos bouches. Tout y passera ; eau, gatorade, coca pour épancher notre soif.

J19 : Blanding -> Hanksville
Aujourd’hui c’est la journée ruines indiennes avec au programme Butler wash ruins, House on fire dans south fork of Mule Canyon et pour finir Kane gulch to junction ruins. Première étape, Butler wash ruins qui sont de belles ruines mais avec une vue lointaine et en oubliant la panasonic zoom 18X dans la voiture, je ne me simplifie pas la tâche.

Sur la route nous doublons un cyclo-touriste qui se dirige vers l’US95. Nous le plaignons car vu la solitude extrême de cette route j’imagine le calvaire à vélo. Deuxième étape, South fork of Mule Canyon pour aller voir House on Fire qui est située à environ 1 mile du trailhead. Les Granaries sont très photogéniques mais je me rends compte à quel point les photos habituellement diffusées sur ce lieu sont boostées car OK les teintes sont chaudes mais en aucun cas rouges comme de la braise.


Après ces deux mises en bouche, il est temps de passer au plat principal à savoir Kane Gulch to junction ruins qui nous avions zappé en 2007 à cause de la chaleur. En route vers le trailhead, nous doublons à nouveau le cyclo touriste qui continue sa route. Dés le début nous savons que cela ne sera pas une rando comme une autre car nous sommes dans un enclos de bétail et les vaches sont présentes sur le sentier en nombre. Au fur et à mesure de notre progression, elles fuient devant nous car elles ont peur mais l’une d’elle nous regarde dans les yeux et commence à gratter le sol comme si elle allait charger avec ses grandes cornes mais par chance elle tourne les sabots et fuit comme les autres. Nous faisons fuir les vaches pendant environ 1h en prenant soin d’éviter les bouses jusqu’à ce que les vaches soient dans un cul de sac et repartent finalement dans l’autre sens et nous laissent tranquilles tout du moins jusqu’au retour….pause pique nique sous une alcôve avant de reprendre notre progression qui se fait plus lente car le terrain devient accidenté. Le paysage n’est pas spécialement extraordinaire

et après environ 2H15 nous arrivons à la jonction avec Grand Gulch et junction ruins qui sont des ruines situées en hauteur et qui nécessitent un zoom important que j’ai encore oublié dans la voiture…

Le camping est situé au pied des ruines et doit constituer une étape agréable pour les backpakers. Au retour, nous faisons à nouveau fuir nos amies les vaches et au bout d’environ 5H et 8 miles, nous en avons fini avec cette rando qui ne sera pas inoubliable mais il fallait le faire pour le savoir. Route vers Hanksville et l’US95 qui est ma route goudronnée préférée dans le Southwest avec ses vues nombreuses sur White Canyon, Grand Gulch, Dark Canyon et Glen Canyon. Nous doublons le cyclo touriste pour la 3ème fois qui va je pense comme nous à Hanksville. Un petit stop pour prendre Hog Spring canyon Petroglyph en photo
et nuit à Hanksville où on ne perd pas de temps à choisir le resto, puisqu’il n’y en a qu’un…J20 : Hanksville -> Torrey
Aujourd’hui nous arrivons dans un de mes parcs préférés, Capitol reef pour des canyons en dehors des sentiers battus : Red Canyon, Surprise Canyon et Headquarters Canyon. Nous empruntons donc la Nottom road, piste roulante qui mène à Bullfrog, jusqu’à Red Canyon campground. C’est infesté de petits moucherons qui rentrent dans le nez et les oreilles et je sors donc la moustiquaire de tête pour la première fois. J’attendais beaucoup de cette rando qui renferme 9 des 14 types de roches que compte Capitol reef, et nous ne sommes pas déçus avec un paysage très varié, torturé et coloré et qui plus est, la randonnée est facile.



Très bonne surprise donc pour Red Canyon et environ 3H de marche. Après le pique nique au camping, nous reprenons la route vers Surprise Canyon. Il fait très chaud puisque les 40°c sont atteints et heureusement que la randonnée ne fait que 2 miles A/R. Les Narrows du canyon sont sans intérêt et finalement ce sont plutôt les quelques roches colorées qui jalonnent la rando qui valent le détour. Vu la chaleur, et la déception de Surprise Canyon, je tire un trait sur Headquarters canyon et préfère aller dans la Fremont river pour se rafraichir et terminer la journée à Hickman bridge. Comme l’année dernière, petit bain dans la rivière en contrebas de la route. C’est la foule mais l’essentiel c’est de se rafraichir et le contrat est rempli. Le temps d’apprécier une peinture naturelle au bord de la route qui représente une tête d'ours

avant d’attaquer la dernière rando du jour vers Hickman bridge que nous n’avions jamais vu. Bien que le soleil commence à se cacher, l’atmosphère est spéciale mêlant subtilement ombre et lumière,

ce que j’apprécie en général.


J21 : Torrey -> Escalante
La vague de chaleur est bien installée et c’est donc avec bonheur que l’on attend la rando dans la rivière Escalante avec comme objectif d’aller jusqu’à sand creek soit 9 miles A/R. Après avoir doublé pour la quatrième fois notre cyclo touriste préféré qui semble suivre le même itinéraire que nous, nous sommes en 1H environ au trailhead de l’Escalante river où nous croisons un groupe d’américains qui reviennent de 2 jours de rando dans la rivière. Comme je le pensais, les deer flies sont omni présentes donc ce sera pantalon obligatoire et marche intégrale dans l’eau pour se rafraichir.

Le premier centre d’intérêt est Escalante Natural Bridge qui est très beau avec les cottonwood au premier plan bien que difficile à photographier dans la mesure où il ne se détache pas beaucoup de la falaise.

Par la suite on trouve une petite arche en hauteur


et plus grand-chose d’exceptionnel jusqu’au terme de notre parcours puisque l’incursion dans Sand Creek sera de courte durée car bloqués par un barrage naturel difficilement franchissable dans une végétation dense. De retour au trailhead après 6H environ (la progression dans l’eau est toujours lente), je termine la journée en allant observer de loin le panel de handprints que je n’aurai sans doute par trouvé sans le zoom 18x de l’appareil photo.

En arrivant à Escalante, nous doublons pour la cinquième fois le cyclo touriste qui ne nous quitte décidément pas…Un bon diner au cowboy blues avec des spare ribs désossés et une bonne bière locale terminera de manière idéale la journée avant une bonne nuit de repos pour attaquer Neon Canyon le lendemain, un gros morceaux surtout vu la forte chaleur.
J22 : Escalante
Départ à 7H en ce matin ensoleillé car il est impératif que nous soyons à Golden Cathedral entre 11H et 14H pour profiter de conditions idéales. Dès que je pose le pied sur le parking de l’hôtel, je sais que cette journée sera spéciale. Je fais rouler la glacière sur le parking et avec l’inertie de celle-ci, je renverse tout son contenu sur le parking. La journée commence bien. Je monte dans la voiture et impossible de mettre la main sur mes lunettes de soleil. Je fais le tour de la ville (heureusement qu’on n’est pas à LA….) dans tous les endroits où j’ai mis les pieds la veille mais pas moyen de mettre la main sur ces lunettes et comme on ne peut se passer de lunettes de soleil, j’en achète une paire basique à l’Escalante outpost. Nous partons enfin vers la Hole In the rock road et 3 miles après le début de la piste qui est comme toujours très roulante au début, nous entendons un sifflement à l’arrière gauche. A peine le temps de s’arrêter et de descendre de la voiture que le pneu est complètement à plat. Une fois la roue démontée, la bande de roulement est complètement déchirée, conséquence je pense de Rattlesnake canyon car je ne crois pas une seconde avoir déchiré un pneu qui plus est sur la bande de roulement dans les 3 premiers miles de la Hole In the rock road….Comme nous n’avons qu’une roue galette de merde, impossible de continuer sur la piste mais par chance nous n’avons fait que 3 miles. Retour donc au pas vers Escalante en espérant pouvoir changer le pneu et ne pas rester bloqués pendant plusieurs jours. Par chance, le garage à un pneu de même taille et qui plus est de bien meilleure qualité mais pas de la même marque. Il faudra que je bataille au téléphone avec le loueur (Dollar) pour qu’ils acceptent de mettre un pneu d’une autre marque. Nous avons perdus 2 heures ce qui est peu dans l’absolu mais suffit à ruiner nos espoirs de visite dans Neon Canyon car il est désormais trop tard pour s’y rendre dans de bonnes conditions. Il faut donc un plan B et par cette chaleur, Calf creek s’impose naturellement

même si je crains un peu que l’endroit soit bondé vu le souvenir que j’en ai lors de notre dernière visite en 2004 (seuls à la chute mais croisant au moins 100 personnes au retour). Tant qu’on y est, Lysiane prend le matelas autogonflant pour y faire la sieste et nous atteignons la chute d’eau en 1H20 environ. Effectivement il y a foule mais comme l’ombre arrive finalement assez vite l’après midi, les gens partent assez vite au fur et à mesure que le soleil disparait, si bien qu’on se retrouve quasiment seuls en milieu d’après midi. Pour terminer la journée, rien de tel qu’un bon plat mexicain dans notre cantine attitrée, le Cow Boy blues
J23 : Escalante -> Kodachrome Basin
J’avais initialement prévu de passer 3 ou 4 nuits à Escalante et aller notamment voir le Volcano au-delà de Harris Wash mais la chaleur ne nous incite pas vraiment à la longue randonnée en plein cagnard. J’écourte donc le séjour pour ajouter une étape à Kanab et aller notamment voir les Toadstool hoodoos et Water Canyon. Mais il reste tout de même à découvrir Zebra slot avant de partir. Cette fois ci pas de problème sur la Hole in the Rock road et nous entamons la rando dans le wash en essayant au maximum de couper au plus court. Le paysage est très sympa et rappelle parfois Coyote buttes en moins spectaculaire et coloré.

Après environ 1H20 de marche, nous devinons le slot canyon qui nous tend les bras. Vu les tonnes de buissons entassés à l’entrée, je n’ai aucun mal à imaginer que l’endroit était inaccessible trois semaines auparavant. Ce n’est plus le cas et le canyon est sec sans une trace de boue, ce qui est plutôt rare. C’est extrêmement étroit et je manque même de rester le pied coincé dans un passage qu’il vaut mieux passé en opposition. Il est environ 10h ce qui est l’heure idéale pour profiter de la belle lumière réfléchie qui colore les parois du canyon qui mérite bien son nom.


Après cette séance photo, retour vers la voiture avec, une fois n’est pas coutume, les deer flies dont on se demande bien à quoi elles peuvent servir dans l’écosystème…Le retour sera plus rapide que l’aller en optimisant les raccourcis. En repassant par Escalante, pause casse croute au Golden Loop café. Si vous voulez voir à quoi ressemble un vieux snack avec des sièges rafistolés de partout comme on peut en voir dans les films, allez au golden loop café. La nourriture est sans fioriture mais correcte et avec un rapport qualité prix imbattable car je n’ai jamais vu un endroit si bon marché dans tout l’ouest. Après ce repas, il fait un peu chaud pour faire une rando donc c’est l’occasion d’aller faire trempette dans le lac de Escalante petrified forest state park. Je sors carrément le matelas gonflable pour faire une petite sieste les pieds dans l’eau. Après cette pause bien sympathique, route vers Kodachrome basin où nous doublons pour la dernière fois notre fameux cyclo touriste. Nous referons la rando de Panorama trail effectuée en 2004 qui offre, comme son nom l’indique, de beaux panoramas sur le parc.


La prochaine fois, ce sera camping car il a l’air vraiment sympa et qui plus est avec douches chaudes. Le soleil commence à tendre vers l’horizon et nous assistons à son coucher en buvant l’apéro sur une table de camping aux première loges et dans un silence absolu.



Jour 24 : Tropic -> Kanab
Il est impensable de venir à Bryce sans un petit lever de soleil à Sunrise point mais cette fois ci j’ai décidé d’innover un peu et d’enchainer sur Queen’s garden et Navajo loop à la fraiche. Pendant que Lysiane dort, nouveau réveil (façon de parler puisque je n’utilise jamais de réveil) à l’aube et route vers Bryce. Comme toujours à Sunrise point, il y a un monde fou et l’instant n’est pas propice à la méditation dans le calme. Je préfère donc m’excentrer pour vivre le lever de soleil qui est magique comme toujours et 15 minutes après, tout le monde est reparti se coucher et j’ai le canyon quasiment pour moi tout seul.


Malgré le froid du matin, je ne tarde pas à tomber le polaire puis le gore tex car j’ai décidé de faire une marche sportive pour me mettre en appétit. C’est ma première rando dans Bryce juste après le lever de soleil et c’est vraiment le bon moment pour profiter du canyon, sans la foule et en profitant des teintes chaudes qui embrasent peu à peu les hoodoos. Les cuisses chauffent lors de la dernière montée dans Wall street et en 1 heure je boucle ma mise en jambe.




Le temps de prendre un petit dej à l’hôtel à Tropic et retour avec Lysiane dans Bryce pour refaire la même rando mais dans l’autre sens cette fois ci. Le timing est serré car il faut descendre vers le sud par la Cottonwood road, aller à Yellow rock et terminer par les Toadstool Hoodoos. Nous nous mettons en route donc vers la Cottonwood road après un Pique Nique dans Kodachrome et nous filons vers la Brigham plain road. C’est la première fois que nous faisons cette piste dans le sens Nord -> Sud et cela va m’être fatal. Persuadé que je suis arrivé à la jonction avec la Brigham plain road, je me gare et bien que ne reconnaissant pas les lieux arpentés 2 ans avant, je pars confiant vers Yellow rock GPS éteint pendant que Lysiane se repose dans le transat pliable. J’arrive à ce que je crois être la montée pour gravir la colline mais quelque chose me dit que je ne suis pas sur le bon chemin. La montée me parait beaucoup plus dure et dangereuse qu’avant et c’est avec difficulté que j’arrive au sommet et aperçoit Yellow rock au loin mais je me rends vite compte de mon erreur : je suis de l’autre côté de Hackberry canyon qui constitue un gouffre infranchissable. C’est bien fait pour moi, la prochaine fois, je relirai mes notes et j’ouvrirai mon GPS avant de partir. La descente est encore pire que la montée car c’est très instable et les rochers se dérobent sous moi jusqu’à provoquer une chute heureusement sans gravité. Une fois à la voiture, je vois que la Brigham plain road est en fait 300m plus loin et qu’il aurait suffit de suivre la paria river pour arriver à la bonne montée. Je n’ai plus le temps d’y retourner et ce sera pour une prochaine fois. Suite de la piste sans problème avant d’arriver sur le parking pour la rando de Toadstool hoodoos que nous n’avons jamais fait malgré 5 visites à Page. A peine une demi heure après le départ les premiers hoodoos

sont en vue et il n’y a plus qu’à laisser fonctionner l’imagination pour trouver des cadrages sympa.

Après ce dernier centre d’intérêt de la journée, nous filons vers Kanab où nous arrivons pile poil à la fermeture du liquor store pour le réappro du stock de bière. Après un repas succulent (sans conteste le meilleur resto du southwest que l’on ait fait) au Rocking 5 café, avant dernière nuit au treasure trail motel
J25 : Kanab -> Las Vegas
Pour une fois, nul besoin de se lever aux aurores aujourd’hui et c’est tranquillement que nous quittons Kanab

pour se diriger vers Water Canyon, notre destination du jour via Coral Pink sand dunes où nous ne ferons pas de stop cette fois ci. Après coup je le regrette un peu car les fleurs semblaient très abondantes et formaient un joli contraste avec la couleur des dunes. Arrivés au bout de la piste que l’on emprunte à la sortie de la ville de Hildale,

c’est parti pour aller jusqu’aux Narrows de Water Canyon ; Je m’attendais à une balade tranquille et finalement ça monte pas mal et ce n’est pas si reposant que cela d’autant plus qu’il fait très chaud. En moins d’une heure, j’atteins la section des Narrows avec de petites cascades. L’endroit est sympa, frais mais pas facile à photographier si on ne veut pas bruler le ciel.


Il aurait été parfait pour un pique nique mais il est encore un peu tôt et nous décidons de passer dire au revoir à notre ami steeve à Hurricane que nous promettons de revoir dès que possible. Depuis que nous nous sommes quittés en début de voyage, il en a profité pour aller explorer Kanara creek et nous annonce d’ailleurs qu’une barrière à été construite à la sortie du village et rend désormais l’accès à la rivière beaucoup plus difficile puisqu’il est nécessaire de marcher quelques miles pour atteindre l’endroit où on se garait auparavant. J’ai tout de même envie d’y retourner avec Lysiane cette fois mais un orage menaçant nous en dissuadera une fois sur place. Direction donc plein sud vers Las Vegas car la rando, ce ne sera pas pour aujourd’hui vu les 46° à Saint George. Durant le trajet la température ne baisse pas et c’est la clim de la voiture qui n’arrive plus à suivre et se coupe fréquemment. Comme d’habitude en cette saison, Las Vegas est un four et on ne se sent bien que dans les endroits climatisés. Pendant que Lysiane profite de la piscine, c’est séance valise pour moi pour ne pas avoir à le faire le lendemain. Pour le diner, nous décidons d’aller au Wynn’s qui propose un excellent buffet, sans doute le meilleur de Vegas, que l’on apprécie après quasiment une heure de queue. On est loin du silence de Cathédrale de The Maze et décidément, je n’aime pas cet endroit et nous terminerons la soirée comme le premier soir, c'est-à-dire près des vieux casinos qui ont encore une âme mais plus pour bien longtemps puisqu’ils sont promis à la destruction pour y reconstruire des hôtels tous plus moches les uns que les autres….
J26 : Las Vegas -> LA
Nous quittons de bon matin la fournaise de Las Vegas pour être au plus tôt à LA et enfin offrir à Lysiane un peu d’océan sur Venice Beach car elle l’a bien mérité. Nous resterons donc environ 2 heures sur la plage avant de reprendre l’avion, le temps de respirer l’air iodé avec une température enfin supportable, d’observer le bal des mouettes


et d’apercevoir Pamela Anderson dans son maillot de bain rouge prête à secourir les nageurs en détresse….

En conclusion, ce fut un voyage bien rempli avec une météo top niveau, près de 5500 kilomètres parcourus en voiture, 310 à pied, 2 survols sur l’Utah et quelques péripéties qui font aussi l’attrait de ce genre de voyage. Il me reste maintenant à trouver de nouveaux sites pour de nouvelles aventures dans le southwest….
Premier voyage en Inde pour deux mois English translation pending
bonjour a tous
toute nouvelle sur ce forum je viens a la peche aux renseignement ;
je pars pour la premiere fois en inde avec mon amoureux et mes deux enfants ; on arrive a bombay et ensuite grande decouverte on etudie un trajet avec des passages sur pour dharamsala le desert du thar udaipur enfin le nord avec une petite envie quand meme de finir le voyage par la plage ds le sud ( pas specialement goa) ; on part en octobre/novembre, on aimerai bien trouves des petits endroit sympa mais pas trop touristique en dehors des sentiers battus!!! si vous avez des petits conseils des adresses, je suis preneuse! merci beaucoup
Hôtel pas trops cher sur Manali? (Inde) English translation pending
hello
nous tirons sur Manali en fin de semaine, pour trouver un peu de soleil et de big montagnes, est ce qu'il y a hotel correct pour pas trop cher cad pas plus de 200, 300rps, nous sommes 1 couple avec1 enfant, jusque la nous avons pris chambre double sans rajouter un lit sup, ou y a t il un petit village pas trop loin et plus tranquille que Manali
merci pour un bon plan
Deux jours à occuper à Los Angeles English translation pending
Bonjour,
Nous débutons notre périple aux US par 2 jours pleins (3 nuits) à LA.
Nous prévoyons le 1er jour à Universal Studios mais pour le second c'est plutôt open sachant que j'aimerais bien voir une plage.
Que pensez-vous de Santa Monica peer ? j'ai déjà vu Venice en 2006.
Ensuite j'ai entendu parler de Griffith Park et Mulholland Drive pour les vues. Un avis ou conseil ?
"House of the blues" : de quoi s'agit-il exactement ?
Merci pour vos réponses et avis
Ensuite j'ai entendu parler de Griffith Park et Mulholland Drive pour les vues. Un avis ou conseil ?
"House of the blues" : de quoi s'agit-il exactement ?
Merci pour vos réponses et avis
Circuit de trois semaines dans le sud de l'Inde English translation pending
Bonjour à tous, j'aurai aimé savoir ce que vous pensiez de ce circuit dans le sud de l'Inde d'une durée de trois semaines environ. Merci pour toutes vos suggestions, conseils, adresses et bons plans...
Madras, Pondichéry, Tanjore, Madurai, Periyar, Allepey (house-boat), Cochin, Mysore et Bengalore puis Hampi, Badami puis Goa ou bien : les Laquedives…
A bientôt,
Madras, Pondichéry, Tanjore, Madurai, Periyar, Allepey (house-boat), Cochin, Mysore et Bengalore puis Hampi, Badami puis Goa ou bien : les Laquedives…
A bientôt,
Voyage en camping-car: coin tranquille à proximité de Laguardia? (Espagne) English translation pending
Bonjour, je cherche un coin tranquille pour passer quelques nuit du coté de Laguardia en Espagne, je part en camion le 10 AOUT prochain.
j'accepterai aussi les bonnes adresses d'auberges et les parcours de randonnées à proximité.
merci d'avance.