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Pauvre Sihanoukville! English translation pending
bonjour
vous , voyageurs d'un moment , vous allez vous dire :"mais , nous on s'en fiche, on est de passage ! "
et bien , non ! parce qu'à cause d'une invasion massive , sauvage , des chinois, population essentiellement "affairistes" , TOUS les prix , à tous les niveaux ont déjà explosés !! une chambre il y a 2 ans seulement à Sihanoukville était à environ 10/15 $ , aujourd'hui elle sera à 40/50 $ !!, sale , bruyante , car TOUTE la ville est en chantier , pour construite plus de 80 casinos , et faire venir" l'élite" de chine c'est à dire les joueurs , et les mafieux avec ! ceci avec la bénédiction des plus hautes instances ...enfin décidées à réduire cette invasion , suite aux trop nombreux problêmes que cette communauté engendre ;bagarres , criminalité en hausse , cohabitation difficile avec les trop gentils khmers , égouts des nouveaux bâtiments à la mer !
bruits de chantiers , poussière sur toute la ville et le plus INCROYABLE MAIS VRAI ; IL VOUS SERA DIFFICILE DE TROUVER UN RESTAURANT , UN HOTEL , UNE GUEST HOUSE KHMER !! peut être le plus ODIEUX : dans certains quartiers , ces envahisseurs vous y INTERDISENT l'accès ....
alors que , sihanouk est la SEULE station balnéaire , qui possède de belles plages ;en ville : ocheteal , sérenpidity , soka , indépendance , puis à une dizaine de kms ; OTRES 1 et OTRES 2 la plus belle ;
hélas défigurées par le béton ;et routes défoncées ;
voilà le tableau , que TOUS les médias déplorent , en termes bien plus virulents , regardez donc sur le net !
je suis triste parce que j'aime trop ces Cambodgiens si agréables et chaleureux et que je viens d'apprendre qu' à cause de la voracité , l'appât du gain facile de ces affairistes dans un immeuble en construction , dans cette ville , sans permis , avec interdiction de construire , ont fait qu'il s'est écroulé (renseignez vous ! ) il y aurait 17 voir 25 morts !
par mal façon bien sur , pour gagner plus !
ceci sur un immeuble de 7 étages OR ils en construisent certains de plus de ...40 étages !
c'était juste un petit rappel de la triste réalité dans cette ville AVANT agréable et devenue un ENFER !
(avec des amis , j'y ai résidé 5 ans en paix jusqu'au jour , il y a 2 ans où "ILS " sont arrivés et nous ont chassés ...)
bon vent et bons voyages le plus longtemps possible !
cordialement
Jacques
Code vestimentaire des roof top bars de Bangkok English translation pending
Bonjour,
J'ai essayé de trouver des informations sur les roof top bar de BKK.
Et je me suis aperçu que certains avaient un règlement très strict pour le dress code. Par exemple le Bayan Tree demande une chemise à manche longue...(pour autant que ma traduction soit juste), pas de sac à dos, etc..etc..
Je souhaiterai faire le So Sofitel et l'Octave du Marriott.
Je n'ai pas trouvé d'information concernant le dress code de ces deux endroits, si ce n'est "smart casual" qui est une généralité, mais ne précise pas si les manches longues sont obligatoires, si les baskets de marque sont acceptées, etc...etc.. J'ai essayé de regarder des photos, mais ce n'est pas probant.
Quelqu'un aurait-il des infos sur le dress code de ces deux endroits ?
En dehors de ceux deux là et du Bayoke skytower, vous auriez une recommandation ?
Au plaisir de vous lire 🙂
J'ai essayé de trouver des informations sur les roof top bar de BKK.
Et je me suis aperçu que certains avaient un règlement très strict pour le dress code. Par exemple le Bayan Tree demande une chemise à manche longue...(pour autant que ma traduction soit juste), pas de sac à dos, etc..etc..
Je souhaiterai faire le So Sofitel et l'Octave du Marriott.
Je n'ai pas trouvé d'information concernant le dress code de ces deux endroits, si ce n'est "smart casual" qui est une généralité, mais ne précise pas si les manches longues sont obligatoires, si les baskets de marque sont acceptées, etc...etc.. J'ai essayé de regarder des photos, mais ce n'est pas probant.
Quelqu'un aurait-il des infos sur le dress code de ces deux endroits ?
En dehors de ceux deux là et du Bayoke skytower, vous auriez une recommandation ?
Au plaisir de vous lire 🙂
Vietnam, Cambodge... petites pensées English translation pending
À propos du Vietnam et de certaines arnaques
2 août 2009 à 12:45
Bonjour tout le monde ! A propos du Viet Nam. Je ne m’adresse à personne en particulier. Je voudrais simplement dire ce que je pense à propos des « arnaques aux touristes » au Viet Nam. Pour moi, une des premières cause de ces arnaques vient du fait que l’on désigne le VN comme un « pays facile pour le touriste » Pourquoi le VN qui partage une bonne partie de sa culture, de son histoire et de sa façon de vivre avec la Chine est il considéré « façile » et que cette derniere est classée dans les pays difficiles ? Mystere. Qu’est-ce que cela veut dire ??? existe-t-il des pays plus facile que d’autres ??? On ne peut tout de même pas mettre sur un même pied, partir en vacances à la Costa del sol et voyager au VN.Le voyage au VN et en asie en géneral doit se préparer. Personne ne le fait. C’est la le problème.La plupart des gens partent sans aucune connaissance du monde asiatique pensant tout découvrir sur place. Enorme erreur. La culture de l’Asie ne se découvre pas sur place mais dans les livres. Jamais un asiatique ne se déplacera dans un pays étranger sans en connaitre d’abord ni la culture ni la langue, sauf si son business l’y oblige Ils ne comprenent pas pourquoi la plupart des occidentaux qui viennent chez eux n’ont aucune connaissance de leur société. Ce qui est aussi difficile pour les vietnamiens, c’est aussi l’attitude de bon nombre de touristes : il se baladent torse nu, bierre à la main, parlent fort et les filles se baladent en ville comme à la plage... cela choque. Certains vont me dire que les « locaux » font comme cela aussi !Mais justement, ce sont des locaux ! ils pensent que c’est un manque de repect quand ils voient les touristes faire ca car pour eux chaque étranger est un peu l’ambassadeur de son pays. Le Vietnamien est un peuple fier et difficile cela va sans dire et en plus ils sont « les rois de l’argent ». Qu’ils essayent par touts les moyens de faire de l’argent, c’est vrai. D’ailleurs, seul les occidentaux considèrent ce pays comme une destination façile, les autres voyageurs asiatiques savent à quoi s’en tenir. Il faut aussi rajouter l’histoire récente du Viet Nam-colonisation, guerres-ainsi que la réalité socio-économique des Viets : pour eux la vie n’est pas aussi simple qu’en France. L’administration passe son temps à arnaquer ses concitoyens. Bien-sur, il faut concilier des points de vue radicalement opposés et pour bien appréhender la culture du VN et de l’Asie il faudrait faire des études d’orientalisme !!!! ( ce que j’ai fais et qui n est pas le cas de tout le monde. Rajoutons quelques origines mandchoues et europeennes, donc j’ai plus façile à comprendre. Ce qui ne veux pas dire que c’est facile d’etre metis en asie...) Non le Viet Nam n’est pas un pays facile et seule une longue pratique fera découvrir les beautés cachés de sa culture ! Un jour un chinois m’a dit : si tu veux apprendre la culture chinoise, apprend d’abord le chinois à l’université, ensuite vit et travaille en Chine pendant 10 ans et seulement à ce moment la tu commencera à comprendre un peu... Hier soir un vietnamien m’as dit à peu près la même chose...
Voila ce que je pensais au moment de quitter le Viet Nam pour aller vivre à Phnom Penh au Cambodge… C’était avant de passer la frontière entre Ho Chi Minh Ville et Phnom Penh. C’était avant que le douanier Viet ne me jette mon passeport à la geule comme à un chien… Bien-sûr les Kinh n’ont pas fait un bond d’estime dans mon esprit, c’est sûr, mais malgré tout je ne les mets pas tous dans le même panier…dans la génération future il y en aura surement qui seront amicaux, d’ailleurs beaucoup le sont déjà...d'ailleurs pour vivre et travailler au cambodge faut s'accrocher aussi...c 'est différent bien-sûr, c 'est même totalement différent la planète cambodge...
2 août 2009 à 12:45
Bonjour tout le monde ! A propos du Viet Nam. Je ne m’adresse à personne en particulier. Je voudrais simplement dire ce que je pense à propos des « arnaques aux touristes » au Viet Nam. Pour moi, une des premières cause de ces arnaques vient du fait que l’on désigne le VN comme un « pays facile pour le touriste » Pourquoi le VN qui partage une bonne partie de sa culture, de son histoire et de sa façon de vivre avec la Chine est il considéré « façile » et que cette derniere est classée dans les pays difficiles ? Mystere. Qu’est-ce que cela veut dire ??? existe-t-il des pays plus facile que d’autres ??? On ne peut tout de même pas mettre sur un même pied, partir en vacances à la Costa del sol et voyager au VN.Le voyage au VN et en asie en géneral doit se préparer. Personne ne le fait. C’est la le problème.La plupart des gens partent sans aucune connaissance du monde asiatique pensant tout découvrir sur place. Enorme erreur. La culture de l’Asie ne se découvre pas sur place mais dans les livres. Jamais un asiatique ne se déplacera dans un pays étranger sans en connaitre d’abord ni la culture ni la langue, sauf si son business l’y oblige Ils ne comprenent pas pourquoi la plupart des occidentaux qui viennent chez eux n’ont aucune connaissance de leur société. Ce qui est aussi difficile pour les vietnamiens, c’est aussi l’attitude de bon nombre de touristes : il se baladent torse nu, bierre à la main, parlent fort et les filles se baladent en ville comme à la plage... cela choque. Certains vont me dire que les « locaux » font comme cela aussi !Mais justement, ce sont des locaux ! ils pensent que c’est un manque de repect quand ils voient les touristes faire ca car pour eux chaque étranger est un peu l’ambassadeur de son pays. Le Vietnamien est un peuple fier et difficile cela va sans dire et en plus ils sont « les rois de l’argent ». Qu’ils essayent par touts les moyens de faire de l’argent, c’est vrai. D’ailleurs, seul les occidentaux considèrent ce pays comme une destination façile, les autres voyageurs asiatiques savent à quoi s’en tenir. Il faut aussi rajouter l’histoire récente du Viet Nam-colonisation, guerres-ainsi que la réalité socio-économique des Viets : pour eux la vie n’est pas aussi simple qu’en France. L’administration passe son temps à arnaquer ses concitoyens. Bien-sur, il faut concilier des points de vue radicalement opposés et pour bien appréhender la culture du VN et de l’Asie il faudrait faire des études d’orientalisme !!!! ( ce que j’ai fais et qui n est pas le cas de tout le monde. Rajoutons quelques origines mandchoues et europeennes, donc j’ai plus façile à comprendre. Ce qui ne veux pas dire que c’est facile d’etre metis en asie...) Non le Viet Nam n’est pas un pays facile et seule une longue pratique fera découvrir les beautés cachés de sa culture ! Un jour un chinois m’a dit : si tu veux apprendre la culture chinoise, apprend d’abord le chinois à l’université, ensuite vit et travaille en Chine pendant 10 ans et seulement à ce moment la tu commencera à comprendre un peu... Hier soir un vietnamien m’as dit à peu près la même chose...
Voila ce que je pensais au moment de quitter le Viet Nam pour aller vivre à Phnom Penh au Cambodge… C’était avant de passer la frontière entre Ho Chi Minh Ville et Phnom Penh. C’était avant que le douanier Viet ne me jette mon passeport à la geule comme à un chien… Bien-sûr les Kinh n’ont pas fait un bond d’estime dans mon esprit, c’est sûr, mais malgré tout je ne les mets pas tous dans le même panier…dans la génération future il y en aura surement qui seront amicaux, d’ailleurs beaucoup le sont déjà...d'ailleurs pour vivre et travailler au cambodge faut s'accrocher aussi...c 'est différent bien-sûr, c 'est même totalement différent la planète cambodge...
Sécurité à Lombok English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un voyage de 3 semaines en Août dans les petites îles de la sonde : Lombok et autres îles non encore définies. Qu'en est-il de la sécurité sur place ? J'ai lu sur le net qu'il y a eu plusieurs cas d'agressions violentes à Kuta sur Lombok. Qu'en est-il réellement ? L'Islam pratiqué dans cette région est-il rigoriste ?
Merci par avance pour vos réponses
Nous envisageons un voyage de 3 semaines en Août dans les petites îles de la sonde : Lombok et autres îles non encore définies. Qu'en est-il de la sécurité sur place ? J'ai lu sur le net qu'il y a eu plusieurs cas d'agressions violentes à Kuta sur Lombok. Qu'en est-il réellement ? L'Islam pratiqué dans cette région est-il rigoriste ?
Merci par avance pour vos réponses
Préparation de croisière Costa Diadema, départ du 17 décembre 2016 English translation pending
Bonjour,
Marseille Barcelone en mer Rome La spezia Savone Marseille
Nous partons sur le Diadema le 17/12/16 au départ de Marseille croisière de 6 nuits 7 jours, je sais qu'il est un peu tôt pour préparer cette croisière mais habituée à MSC je ne connais pas du tout Costa. Nous serons en intérieure premium pont 10 donc des boissons de type tout inclus sauf cocktail J'ai lu quelques CR et merci à vous tous pour les informations données
Je suppose que cette croisière est considérée comme mini ( 6 nuits) pensez vous qu'une soirée commandant sera programmée ?
Pour la spezia nous comptons nous rendre à Pise car connaissons Florence y a t il des trains ? Excursion Costa pour Pise en liberté est courte à peine 5 h ( voyage compris je suppose)?
Et Rome Où prendre civitatours ? Je sais qu'une navette est obligatoire pour sortir du port mais nous dépose assez loin. Nous aimerions faire le musée du Capitole cette année.
Une dernière question le restaurant club est il accessible moyennant supplément?
Merci
Marseille Barcelone en mer Rome La spezia Savone Marseille
Nous partons sur le Diadema le 17/12/16 au départ de Marseille croisière de 6 nuits 7 jours, je sais qu'il est un peu tôt pour préparer cette croisière mais habituée à MSC je ne connais pas du tout Costa. Nous serons en intérieure premium pont 10 donc des boissons de type tout inclus sauf cocktail J'ai lu quelques CR et merci à vous tous pour les informations données
Je suppose que cette croisière est considérée comme mini ( 6 nuits) pensez vous qu'une soirée commandant sera programmée ?
Pour la spezia nous comptons nous rendre à Pise car connaissons Florence y a t il des trains ? Excursion Costa pour Pise en liberté est courte à peine 5 h ( voyage compris je suppose)?
Et Rome Où prendre civitatours ? Je sais qu'une navette est obligatoire pour sortir du port mais nous dépose assez loin. Nous aimerions faire le musée du Capitole cette année.
Une dernière question le restaurant club est il accessible moyennant supplément?
Merci
Code vestimentaire au Shangri La à Bangkok? English translation pending
Avis à ceux qui sont allé au Shangri la à Bangkok, concernant le code vestimentaire.
Sur leur site il y a marqué: pas de short, pas de sandale.
Peut on y aller avec un jean et un tee shirt ( propre, nickel, bien sur)?
J'aimerai avoir les avis de ceux qui sont allé dîner au Salathip.
Merci
Vaccins nécessaires pour l'Inde? English translation pending
Bonjour!
J'aimerais m'informer concernant les vaccins nécessaires pour l'Inde. J'ai appelé la Clinique du Voyageur (au Québec) et puis on me dit qu'il faut que je me rende sur place rencontrer le medecin.. blablabla! Bref, je fais appel à ceux qui ont déjà été en Inde du Nord (surtout les gens du Québec étant les prix différents entre le QC et l'europe... mais toutes les infos sont les bienvenues!!!!)... Vous souvez-vous combien vous avez déboursé pour les vaccins avant le départ?
Merci d'avance pour les infos!!! :)
Problème de paiement par carte Visa aux États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai un problème de paiement aux Etats-Unis. J'ai une carte bleue visa et mon frère aussi et ce matin en allant faire les courses, le paiement par carte bleue (celle de mon frère) a été refusé. Nous avons essayé de retirer de l'argent à un distributeur ATM et le paiement a été refusé. J'ai donc essayé avec ma carte bleue, j'ai réussi à retirer 20$ et puis maintenant, plus rien. Je n'arrive même pas à regarder mon solde sur le distributeur par exemple. Nous avons essayé un deuxième distributeur ATM et même problème...
Je précise que ce n'est visiblement pas un problème d'approvisionnement, ni de plafond bancaire car je n'ai pas fait d'achats avec ma carte bancaire depuis un moment.
J'ai un problème de paiement aux Etats-Unis. J'ai une carte bleue visa et mon frère aussi et ce matin en allant faire les courses, le paiement par carte bleue (celle de mon frère) a été refusé. Nous avons essayé de retirer de l'argent à un distributeur ATM et le paiement a été refusé. J'ai donc essayé avec ma carte bleue, j'ai réussi à retirer 20$ et puis maintenant, plus rien. Je n'arrive même pas à regarder mon solde sur le distributeur par exemple. Nous avons essayé un deuxième distributeur ATM et même problème...
Je précise que ce n'est visiblement pas un problème d'approvisionnement, ni de plafond bancaire car je n'ai pas fait d'achats avec ma carte bancaire depuis un moment.
Le paradis c'est Bali? English translation pending
je voudrais connaitre le ressenti des gens par rapport a Bali
Bali évoqué un paradis pour mes oreilles et pour la plus part des êtres humains sur cette planéte mais quenini me concernant, c'est sympa mais jamais de la vie je ferais 15000 km pour passer 15 jours la-bas (a moins d etre surfeur)
Bali c'est une immense machine a fric, les paysages sont magnifiques, les rencontres qu on y aura faite vont du meilleur au pire mais y a des coins tellement plus beau en asie et en indonesie aussi j'en suis sure.
j ai adore etre seul et tranquille en moto pour te perdre, te balader... j ai deteste l agressivite d un guide du HPPGB, qui nous aura menacer une pierre a la main
bref, votre avis m interesse .
je rentre de 8 mois de voyage en asie avec mon amie, Bali et Lombok ont ete nos dernieres etapes, on y aura passe 1 mois.
j ai adore etre seul et tranquille en moto pour te perdre, te balader... j ai deteste l agressivite d un guide du HPPGB, qui nous aura menacer une pierre a la main
bref, votre avis m interesse .
je rentre de 8 mois de voyage en asie avec mon amie, Bali et Lombok ont ete nos dernieres etapes, on y aura passe 1 mois.
Quelle Thaïlande fréquentez-vous? English translation pending
A lire certains sujets, ce pays serait totalement envahi de "parasites" venus principalement d'occident dans l'unique but de s'installer et profiter de la situation !
Mais laquelle ?
Sachant que les "non thaïlandais" n'ont aucun droit d'intégration...
Donc, si l'on suit les allégations, les changements sur les conditions de séjour des étrangers devraient assainir les lieux ?
Malheureusement cette belle perspective ne résoudra pas le problème du troupeau de braillards qui se "lache" pour deux semaines à un mois et représente 99, 99% des réelles nuisances !
Ils et parfois elles continueront à pouvoir déambuler dans des tenues indécentes, s'alcooliser à souhait en parcourant les rues une bouteille à la main, s'offrir tous les plaisirs que propose le territoire puis rentrer à la maison soulagés de leur voyage réussi...
Mais laquelle ?
Sachant que les "non thaïlandais" n'ont aucun droit d'intégration...
Donc, si l'on suit les allégations, les changements sur les conditions de séjour des étrangers devraient assainir les lieux ?
Malheureusement cette belle perspective ne résoudra pas le problème du troupeau de braillards qui se "lache" pour deux semaines à un mois et représente 99, 99% des réelles nuisances !
Ils et parfois elles continueront à pouvoir déambuler dans des tenues indécentes, s'alcooliser à souhait en parcourant les rues une bouteille à la main, s'offrir tous les plaisirs que propose le territoire puis rentrer à la maison soulagés de leur voyage réussi...
Récit - descente de la ViaRhona en août 2013 English translation pending
Bonjour à tous.
Nous ne créons pas ce sujet pour vous poser une question ou demander un conseil mais pour vous raconter le voyage a vélo que nous avons effectué en août dernier. Les expériences lues sur le forum nous ont bien aidées pour nos préparatifs, nous apportons la notre pour aider les prochains.
Il y a là le début du voyage, je dois remettre la main sur le guide que nous avons suivi pour me remémorer le trajet, les noms de villes etc, promis j’essaierai de terminer le topic bientôt !
Ce voyage était notre premier voyage à vélo en autonomie. Après avoir lu nombre de témoignages à droite à gauche (merci VF.com, entre autre) nous avons choisi de parcourir la via Rhôna qui lie Genève à la Méditerranée en suivant plus ou moins le Rhône. A la fin de la via, nous prévoyions d'obliquer vers l'ouest pour rejoindre Narbonne où nous retrouvions une maison de vacances.
Le matériel
Commençons par le commencement, le vélo. Le projet était de partir en couple et en tandem. N'en ayant pas, nous avons dû en trouver un. Notre budget se limitait à 500€ je suis plutôt grand (1.90m) et Mathilde est plus petite (1,60m). Les recherches ont été longues et parfois démoralisantes. Les annonces proposent souvent, soit un vieux vélo à retaper en grande partie, soit un vélo très sportif, hors budget. A force de recherches nous avons trouvé ce qu'il nous fallait. Un tandem de marque Micmo plutot typé VTC avec cadre acier ayant peu roulé et en bon état. Il a couté 250€ avec un porte bagage arrière. A ce prix la transmission était le bas de gamme de chez shimano, les roues étaient des roues de 700 de vtt, sans marque. Les pneus étaient chinois mais neufs. Nous avions trois plateaus et sept vitesse et trois machoires de freins, deux pour le pilote (AV-AR) et une gerée par le binôme (AR). Les mâchoires arrière étaient toutes deux sur la jante (V-brake), je doute donc de l'efficatité réelle de la troisième mâchoire sachant que l'échauffement de la jante n'allait pas diminuer. Par contre le bénéfice psychologique pour le binome valait le coup.
Nous avons ensuite choisit les sacoches. Nous avons bien-sur découvert les Rolls de celles-ci : Vaude et Ortlieb qui mettent tout le monde d'accord pour leur durabilité, leur qualité et leur ergonomie. Cependant à 100€ la paire, pour les moins chères, n'étant pas sûrs d'être des cyclotouristes nés, nous avons préferé retarder l'investissement. Nous avons donc de nouveau écumé le bon coin, sans succès. Nous avons considéré les sacoches Décathlon, qui d'après les forums ne valaient pas l'investissement (en tout cas pour celles vendues en 2013). Puis nous avons trouvé ces sacoches : xxx plus de deux fois moins chères que les grandes du noms, présentées comme étant complètement étanches et à propos desquelles nous n'avons trouvé aucun avis sur internet. Nous nous sommes lancés et nous avons commandé une paire de 40L et une de 25L. Grand bien nous en a pris. Nous avons accompagné notre commande d'un porte bagage avant Zéfal Raider. Pour completer notre chargement nous avons adapté un sac à dos de 60L en top case à l'arrière. Ce sac est un sac de rando dont les bretelles et la ceinture sont amovibles. Nous l'avons donc disposé sans les bretelles ni la ceinture au dessus des deux sacoches arrières, tenu par une sangle et un tandeur.
Après avoir roulé quelque kilomètres autour de chez nous, il s'est avéré que les selles n'allaient pas nous convenir. Mathilde avait une selle royale gel vendue par décathlon. Nous l'avons essayé à tour de rôle. Comme elle convenait, nous en avons acheté une seconde pour le pilote.
En conclusion sur le matériel spécifique au vélo. Nous avons été très satisfait des sacoches. Pour un investissement moindre elles sont toujours en bon état, nous avons eu une journée complète sous une pluie soutenue, nous étions trempés sous nos Kway (sueur ou pluie ?) mais le contenu des sacoches ainsi que celui du sac a dos (protégé par une house de pluie et par la toile extérieure de la tente) est resté complètement sec. Leur ergonomie n'est pas celle des grandes du nom, il faut se poser cinq minutes tous les matins pour les accrocher mais elle restent très satisfaisantes pour leur prix. Le vélo nous a posé quelque problèmes mineurs, il a fallu faire remplacer la roue libre qui n'était plus... libre, à Lyon et remplacer la commande de dérailleur ar avant à un bivouac. De même les vitesse étaient plus que capricieuses et nous avons dû les regler à plusieurs reprises. A part cela aucun problème, ni avec les roues qui me paraissaient légère pour deux cyclistes et leur équipement, ni avec les pneus "chinois" (une crevaison en 850km). Malgré l'absence de toute lubrification, la chaîne a tenu bon sans souci. C'est d'ailleur une énigme pour moi, comment les voyageurs qui traversent de longues étendues désertiques lubrifient-ils leur matériel ? Ils emportent une burette d'huile avec eux ? A méditer pour la prochaine fois. Concernant les selles, ça n'a pas été le grand coup de foudre, en bref, nous avions mal au c**. Cependant nous n'avons pas regretté de n'avoir pas cassé notre tirelire pour une Brooks car la douleur restait "supportable" et ne nous a pas empeché de pédaler.
Le voyage pour Genève
Après moult recherches et malgrè notre sensibilité écolo il nous est apparu que pour couvrir la distance Lille-Genève (où commence la via Rhôna), la meilleur solution est l'avion. Il semble impossible de faire rentrer un tandem dans un TGV et encore moins dans un bus. EasyJet propose de faire voyager un tandem au prix d'un vélo normal (une trentaine d'euros) à la condition que celui ci soit conditionné dans un emballage rigide. Nous avons donc assemblé deux cartons de vélo (récuperés chez le vélociste du coin qui les donne volontier) avec beaucoup de scotch. Nous avons bourré le tout de polystyrène en croisant les doigts. Finalement, tout s'est très bien passé à l'embarquement, et pendant le voyage, il semble que le paquet ait été bien traité. Nous avions démonté certaines parties, mis les guidons dans l'axe du vélo etc. Pour le remonter, attacher les sacoches etc, nous sommes restés dans l'aéroport, au niveau du convoyeur de bagages. Cela permet de s'étaler, sortir les outils, laisser les sacoches ouvertes sans être dans le flot de monde et sans se soucier d'éventuels vols.
Le parcours
L'aéroport de Genève est proche du centre ville, il est très facile d'en sortir à vélo par une passerelle qui enjambe les voies rapides et amène rapidement en ville. Voir ici : Plan d'accès cycliste à l'aéroport
Une fois arrivés en ville nous avons rattrapé le parcours de la via Rhôna qui commence dans Genève. Nous avions acheté le guide d'un cycliste qui y donne ses impressions, ses conseils, on y trouve des itinéraires bis, des adresses de vélocistes, des adresses de gites, de campings de restaus etc. Ca sent bon le vécu, il n'y a pas d'extraits de cartes, seulement des topos et schémas mais nous ne nous sommes servis que de ce guide qui a été excellent partout. A découvrir ici :xxx ou sur le site xxx
Le but de l'intervention n'étant pas de faire un récit de voyage mais plutôt d'apporter des conseils au futurs voyageurs, nous allons nous contenter d'observations les plus constructives possible sur les spots de camping, les ravitaillement et l'itinéraire.
Jour 1 : Compter au moins deux heures pour sortir de Genève et de sa banlieu et ainsi trouver un endroit propice au camping sauvage. Nous en avons trouvé un au dessus du poste frontière avec la France peu après la ville de Chancy (après 30km de route). Penser à se ravitailler à Genève car nous n'avons trouvé que peu de magasins d'alimentation ouverts. L'itinéraire fait serpenter un long moment dans des zone d'habitation, ca surprend mais le parcours est bien fleché. Prévoir peut-être un itinéraire perso qui permet de sortir de la ville plus rapidement.
Jour 2 : Arrivée en France, le parcours grimpe plus sérieusement, le Rhône est encaissé et ne permet pas d'être suivit au plus près. Il faut donc s'en éloigner, ce qui signifie grimper quelques belles côtes. La via est peu balisée mais quelques panneaux nous rappellent de temps en temps qu'on est sur la bonne route. Les routes empruntées (il n'y a pas beaucoup de piste cyclables à cet endroit) sont peu fréquentées et sûres. Ravitaillements possibles à divers endroits sur cette étape notamment à l'Intermarché de Seyssel. En fin d'étape, à partir de Chanaz (ville charmante mais bourée de touristes) devrait commencer une portion de voie verte (route dédié aux vélos). En août 2013 elle était fermée en partie après Chanaz puis ouverte plus loin. C'est une très belle portion, bien en contrebas de la route donc très agréable. Nous avons campé dans ce coin. Possibilité de se ravitailler à Belley dans une zone commerciale près de la via. Nous avons trouvé un coin sympas à proximité de Virignin pour planter notre tente après 80km de route.
Jour 3 : Au départ de Virignin, la route monte dans les hauteurs pour prendre la direction de la Balme par la D1504 (route dailleur très fréquentée). Attention, en août 2013 cette portion était fermée, il faut donc, à partir de Virignin traverser le Rhône (rive droite) et suivre Belley, Peyrieu, Murs et Gélignieux). A la Balme commencent de très belles voies vertes isolées, montées sur les digues du fleuve. Aucun problème jusque Port de Groslée. Là le projet de via Rhôna est en stand-by, il n'y a plus de panneaux et encore moins de piste. Préparer le parcours si on n'a pas de guide. Nous avons rejoint le village de Saint Maurice de Gourdans où nous nous somme arretés au camping municipal après 110km de route. Nous conseillons ce camping, pas cher et calme, à deux pas d'une plage sur un affluent du Rhône. Les douches sont à jetons mais elles restent tout à fait abordables (50ct le jeton de six minutes il me semble). Ravitaillement possible dans le village, on y trouve aussi un restaurant.
Jour 4 : Au départ de Saint Maurice on rejoint le pont de Jons en dehors de tout balisage (préparer son itinéraire entre Port de Groslée et Pont de Jons donc). Là après un petit portage sur des escaliers, on rejoint un chemin très roulant à partager avec les piétons, en bord de Rhône. Simplement suivre le Rhône jusqu'à Lyon. L'entrée et la traversée de Lyon se font facilement par les voies sur berges vidées de voitures. A partir du parc Gerland, les choses se compliquent, il faut retourner sur la route et encore une fois avoir bien préparé son itinéraire pour s'en sortir. Arrivés à hauteur de Feyzin, on sort de la banlieu et on commence à retrouver des coins où planter sa tente. Ravitaillements possibles à Feyzin, Solaize, Ternay et Givors Après Givors commence une longue partie de voie verte qui serpente entre des verger. Il est donc difficile de planter sa tente dans ce coin sans en avoir demandé l'autorisation au maraîcher. A la fin de cette zone de vergers, on trouve l'île du beurre, qui est une réserve naturelle où il est donc interdit de camper. Nous avons réussi à trouver un coin entre les verger et la réserve, prévoir un anti moustiques si on veut y bivouaquer.
Jour 5 : On continue sur des voies vertes pendant près de 50km, ravitaillement possible à la hauteur de la commune de Sablons (traverser le Rhône pour arriver dans le village de Serrière et y trouver une boulangerie et une épicerie). Les voies vertes continuent sans soucis en bord de Rhône. Entre Saint Vallier et Tain l'Hermitage, pas de balisage, préparer son itinéraire. A Tain, la via reprend sur des chemins de graviers jusqu'à Valence. La traversée de Valence se fait sans problème sur des pistes cyclables. Après avoir traversé le Rhône, on se retrouve sur une longue section sans balisage et sans pistes cyclables. Nous nous sommes arretés au camping municipal de Charmes sur Rhône. Nous déconseillons plutot ce camping, cher et bruyant.
Jour 6 : On continue sur une route non balisée mais tranquille. On retrouve la Via à hauteur d'Ancône (pas de balisage de Valence à Ancône). On y roule une dizaine de kilomètres puis on la perd pour de bon à Chateauneuf du Rhône. Entre Viviers et Pont Saint Esprit, on trouve de nombreux spots pour le camping sauvage. Se préocuper de son ravitaillement avant Viviers car le parcours se fait sauvage jusque Pont Saint Esprit. Nous avons campé dans les environs de Pierrelatte, comme nous l'avons dit, le coin est sauvage et nous y avons effectué notre plus beau bivouac.
To be continued en PACA !!!
Et pour vous donner envie, un album photo : https://drive.google.com/#folders/0B0O1IloM7bsCanVxR3oxTVRwcUE
Nous ne créons pas ce sujet pour vous poser une question ou demander un conseil mais pour vous raconter le voyage a vélo que nous avons effectué en août dernier. Les expériences lues sur le forum nous ont bien aidées pour nos préparatifs, nous apportons la notre pour aider les prochains.
Il y a là le début du voyage, je dois remettre la main sur le guide que nous avons suivi pour me remémorer le trajet, les noms de villes etc, promis j’essaierai de terminer le topic bientôt !
Ce voyage était notre premier voyage à vélo en autonomie. Après avoir lu nombre de témoignages à droite à gauche (merci VF.com, entre autre) nous avons choisi de parcourir la via Rhôna qui lie Genève à la Méditerranée en suivant plus ou moins le Rhône. A la fin de la via, nous prévoyions d'obliquer vers l'ouest pour rejoindre Narbonne où nous retrouvions une maison de vacances.
Le matériel
Commençons par le commencement, le vélo. Le projet était de partir en couple et en tandem. N'en ayant pas, nous avons dû en trouver un. Notre budget se limitait à 500€ je suis plutôt grand (1.90m) et Mathilde est plus petite (1,60m). Les recherches ont été longues et parfois démoralisantes. Les annonces proposent souvent, soit un vieux vélo à retaper en grande partie, soit un vélo très sportif, hors budget. A force de recherches nous avons trouvé ce qu'il nous fallait. Un tandem de marque Micmo plutot typé VTC avec cadre acier ayant peu roulé et en bon état. Il a couté 250€ avec un porte bagage arrière. A ce prix la transmission était le bas de gamme de chez shimano, les roues étaient des roues de 700 de vtt, sans marque. Les pneus étaient chinois mais neufs. Nous avions trois plateaus et sept vitesse et trois machoires de freins, deux pour le pilote (AV-AR) et une gerée par le binôme (AR). Les mâchoires arrière étaient toutes deux sur la jante (V-brake), je doute donc de l'efficatité réelle de la troisième mâchoire sachant que l'échauffement de la jante n'allait pas diminuer. Par contre le bénéfice psychologique pour le binome valait le coup.
Nous avons ensuite choisit les sacoches. Nous avons bien-sur découvert les Rolls de celles-ci : Vaude et Ortlieb qui mettent tout le monde d'accord pour leur durabilité, leur qualité et leur ergonomie. Cependant à 100€ la paire, pour les moins chères, n'étant pas sûrs d'être des cyclotouristes nés, nous avons préferé retarder l'investissement. Nous avons donc de nouveau écumé le bon coin, sans succès. Nous avons considéré les sacoches Décathlon, qui d'après les forums ne valaient pas l'investissement (en tout cas pour celles vendues en 2013). Puis nous avons trouvé ces sacoches : xxx plus de deux fois moins chères que les grandes du noms, présentées comme étant complètement étanches et à propos desquelles nous n'avons trouvé aucun avis sur internet. Nous nous sommes lancés et nous avons commandé une paire de 40L et une de 25L. Grand bien nous en a pris. Nous avons accompagné notre commande d'un porte bagage avant Zéfal Raider. Pour completer notre chargement nous avons adapté un sac à dos de 60L en top case à l'arrière. Ce sac est un sac de rando dont les bretelles et la ceinture sont amovibles. Nous l'avons donc disposé sans les bretelles ni la ceinture au dessus des deux sacoches arrières, tenu par une sangle et un tandeur.
Après avoir roulé quelque kilomètres autour de chez nous, il s'est avéré que les selles n'allaient pas nous convenir. Mathilde avait une selle royale gel vendue par décathlon. Nous l'avons essayé à tour de rôle. Comme elle convenait, nous en avons acheté une seconde pour le pilote.
En conclusion sur le matériel spécifique au vélo. Nous avons été très satisfait des sacoches. Pour un investissement moindre elles sont toujours en bon état, nous avons eu une journée complète sous une pluie soutenue, nous étions trempés sous nos Kway (sueur ou pluie ?) mais le contenu des sacoches ainsi que celui du sac a dos (protégé par une house de pluie et par la toile extérieure de la tente) est resté complètement sec. Leur ergonomie n'est pas celle des grandes du nom, il faut se poser cinq minutes tous les matins pour les accrocher mais elle restent très satisfaisantes pour leur prix. Le vélo nous a posé quelque problèmes mineurs, il a fallu faire remplacer la roue libre qui n'était plus... libre, à Lyon et remplacer la commande de dérailleur ar avant à un bivouac. De même les vitesse étaient plus que capricieuses et nous avons dû les regler à plusieurs reprises. A part cela aucun problème, ni avec les roues qui me paraissaient légère pour deux cyclistes et leur équipement, ni avec les pneus "chinois" (une crevaison en 850km). Malgré l'absence de toute lubrification, la chaîne a tenu bon sans souci. C'est d'ailleur une énigme pour moi, comment les voyageurs qui traversent de longues étendues désertiques lubrifient-ils leur matériel ? Ils emportent une burette d'huile avec eux ? A méditer pour la prochaine fois. Concernant les selles, ça n'a pas été le grand coup de foudre, en bref, nous avions mal au c**. Cependant nous n'avons pas regretté de n'avoir pas cassé notre tirelire pour une Brooks car la douleur restait "supportable" et ne nous a pas empeché de pédaler.
Le voyage pour Genève
Après moult recherches et malgrè notre sensibilité écolo il nous est apparu que pour couvrir la distance Lille-Genève (où commence la via Rhôna), la meilleur solution est l'avion. Il semble impossible de faire rentrer un tandem dans un TGV et encore moins dans un bus. EasyJet propose de faire voyager un tandem au prix d'un vélo normal (une trentaine d'euros) à la condition que celui ci soit conditionné dans un emballage rigide. Nous avons donc assemblé deux cartons de vélo (récuperés chez le vélociste du coin qui les donne volontier) avec beaucoup de scotch. Nous avons bourré le tout de polystyrène en croisant les doigts. Finalement, tout s'est très bien passé à l'embarquement, et pendant le voyage, il semble que le paquet ait été bien traité. Nous avions démonté certaines parties, mis les guidons dans l'axe du vélo etc. Pour le remonter, attacher les sacoches etc, nous sommes restés dans l'aéroport, au niveau du convoyeur de bagages. Cela permet de s'étaler, sortir les outils, laisser les sacoches ouvertes sans être dans le flot de monde et sans se soucier d'éventuels vols.
Le parcours
L'aéroport de Genève est proche du centre ville, il est très facile d'en sortir à vélo par une passerelle qui enjambe les voies rapides et amène rapidement en ville. Voir ici : Plan d'accès cycliste à l'aéroport
Une fois arrivés en ville nous avons rattrapé le parcours de la via Rhôna qui commence dans Genève. Nous avions acheté le guide d'un cycliste qui y donne ses impressions, ses conseils, on y trouve des itinéraires bis, des adresses de vélocistes, des adresses de gites, de campings de restaus etc. Ca sent bon le vécu, il n'y a pas d'extraits de cartes, seulement des topos et schémas mais nous ne nous sommes servis que de ce guide qui a été excellent partout. A découvrir ici :xxx ou sur le site xxx
Le but de l'intervention n'étant pas de faire un récit de voyage mais plutôt d'apporter des conseils au futurs voyageurs, nous allons nous contenter d'observations les plus constructives possible sur les spots de camping, les ravitaillement et l'itinéraire.
Jour 1 : Compter au moins deux heures pour sortir de Genève et de sa banlieu et ainsi trouver un endroit propice au camping sauvage. Nous en avons trouvé un au dessus du poste frontière avec la France peu après la ville de Chancy (après 30km de route). Penser à se ravitailler à Genève car nous n'avons trouvé que peu de magasins d'alimentation ouverts. L'itinéraire fait serpenter un long moment dans des zone d'habitation, ca surprend mais le parcours est bien fleché. Prévoir peut-être un itinéraire perso qui permet de sortir de la ville plus rapidement.
Jour 2 : Arrivée en France, le parcours grimpe plus sérieusement, le Rhône est encaissé et ne permet pas d'être suivit au plus près. Il faut donc s'en éloigner, ce qui signifie grimper quelques belles côtes. La via est peu balisée mais quelques panneaux nous rappellent de temps en temps qu'on est sur la bonne route. Les routes empruntées (il n'y a pas beaucoup de piste cyclables à cet endroit) sont peu fréquentées et sûres. Ravitaillements possibles à divers endroits sur cette étape notamment à l'Intermarché de Seyssel. En fin d'étape, à partir de Chanaz (ville charmante mais bourée de touristes) devrait commencer une portion de voie verte (route dédié aux vélos). En août 2013 elle était fermée en partie après Chanaz puis ouverte plus loin. C'est une très belle portion, bien en contrebas de la route donc très agréable. Nous avons campé dans ce coin. Possibilité de se ravitailler à Belley dans une zone commerciale près de la via. Nous avons trouvé un coin sympas à proximité de Virignin pour planter notre tente après 80km de route.
Jour 3 : Au départ de Virignin, la route monte dans les hauteurs pour prendre la direction de la Balme par la D1504 (route dailleur très fréquentée). Attention, en août 2013 cette portion était fermée, il faut donc, à partir de Virignin traverser le Rhône (rive droite) et suivre Belley, Peyrieu, Murs et Gélignieux). A la Balme commencent de très belles voies vertes isolées, montées sur les digues du fleuve. Aucun problème jusque Port de Groslée. Là le projet de via Rhôna est en stand-by, il n'y a plus de panneaux et encore moins de piste. Préparer le parcours si on n'a pas de guide. Nous avons rejoint le village de Saint Maurice de Gourdans où nous nous somme arretés au camping municipal après 110km de route. Nous conseillons ce camping, pas cher et calme, à deux pas d'une plage sur un affluent du Rhône. Les douches sont à jetons mais elles restent tout à fait abordables (50ct le jeton de six minutes il me semble). Ravitaillement possible dans le village, on y trouve aussi un restaurant.
Jour 4 : Au départ de Saint Maurice on rejoint le pont de Jons en dehors de tout balisage (préparer son itinéraire entre Port de Groslée et Pont de Jons donc). Là après un petit portage sur des escaliers, on rejoint un chemin très roulant à partager avec les piétons, en bord de Rhône. Simplement suivre le Rhône jusqu'à Lyon. L'entrée et la traversée de Lyon se font facilement par les voies sur berges vidées de voitures. A partir du parc Gerland, les choses se compliquent, il faut retourner sur la route et encore une fois avoir bien préparé son itinéraire pour s'en sortir. Arrivés à hauteur de Feyzin, on sort de la banlieu et on commence à retrouver des coins où planter sa tente. Ravitaillements possibles à Feyzin, Solaize, Ternay et Givors Après Givors commence une longue partie de voie verte qui serpente entre des verger. Il est donc difficile de planter sa tente dans ce coin sans en avoir demandé l'autorisation au maraîcher. A la fin de cette zone de vergers, on trouve l'île du beurre, qui est une réserve naturelle où il est donc interdit de camper. Nous avons réussi à trouver un coin entre les verger et la réserve, prévoir un anti moustiques si on veut y bivouaquer.
Jour 5 : On continue sur des voies vertes pendant près de 50km, ravitaillement possible à la hauteur de la commune de Sablons (traverser le Rhône pour arriver dans le village de Serrière et y trouver une boulangerie et une épicerie). Les voies vertes continuent sans soucis en bord de Rhône. Entre Saint Vallier et Tain l'Hermitage, pas de balisage, préparer son itinéraire. A Tain, la via reprend sur des chemins de graviers jusqu'à Valence. La traversée de Valence se fait sans problème sur des pistes cyclables. Après avoir traversé le Rhône, on se retrouve sur une longue section sans balisage et sans pistes cyclables. Nous nous sommes arretés au camping municipal de Charmes sur Rhône. Nous déconseillons plutot ce camping, cher et bruyant.
Jour 6 : On continue sur une route non balisée mais tranquille. On retrouve la Via à hauteur d'Ancône (pas de balisage de Valence à Ancône). On y roule une dizaine de kilomètres puis on la perd pour de bon à Chateauneuf du Rhône. Entre Viviers et Pont Saint Esprit, on trouve de nombreux spots pour le camping sauvage. Se préocuper de son ravitaillement avant Viviers car le parcours se fait sauvage jusque Pont Saint Esprit. Nous avons campé dans les environs de Pierrelatte, comme nous l'avons dit, le coin est sauvage et nous y avons effectué notre plus beau bivouac.
To be continued en PACA !!!
Et pour vous donner envie, un album photo : https://drive.google.com/#folders/0B0O1IloM7bsCanVxR3oxTVRwcUE
Croisière sur le Splendour of the Seas English translation pending
Bonjour,
Je me suis décidée à la dernière minute de faire une croisière au départ de Venise sur le Splendour of the Seas, départ le 31 juillet 2010. Il s'agit de ma première croisière et je me pose une multitude de questions. Je vais faire cette croisière avec mon fils de 15 ans et ma nièce de 19 ans.
Activités pour les ados ? Y en a-t-il a bord ? Comme je me suis prise au dernier moment, je n'ai pas eu encore de description du bateau (à part ce que j'ai pu lire sur internet), peut-on faire du jogging sur le bateau ?
Repas: doit-on réserver une table ? garde-t-on la même table pendant toute la croisière ? Est-ce mieux de prendre le premier ou le 2ème service ? Peut-on commander de l'alcool et faire garder la bouteille pour plusieurs repas ?
Habillement : Y a-t-il tjs ces fameuses soirées du capitaine ? Les toilettes sont-elles spéciales ? Doit-on prévoir des serviettes de plage ou y en a-t-il dans les cabines ?
Activités sur terre : Si quelqu'un a fait récemment cette croisière (Split Corfou Pirée Mykonos Katakolon) que devrions-nous savoir lors des arrêts sur terre ? Peut-on sortir et entrer sur le bateau sans autre durant ces haltes ? Si l'on souhaite faire les visites par soi-même doit-on attendre que la vague des personnes ait débarqué ou doit-on sortir les premiers du bateau pour avoir des taxis et autres ? (Je ne m'imagine pas très bien comment est gérée toute cette population lors des débarquements et des embarquements ?)
Monnaie : Dois-je prendre des USD ou des Euro (comme je viens de Suisse je dois de toute façon faire du change !) et doit-on prévoir de la monnaie locale pour les excursions étant donné que je souhaite les faire en privé ?
Dernier jour : au retour je dois impérativement prendre un train de Venise à 8h45. Etant donné que le retour est prévu à 6h45 est-il possible de quitter rapidement le navire ?
Merci de me donner des tuyaux et si quelqu'un a fait cette croisière récemment de me livrer ses impressions. (J'avoue que j'appréhende un peu ces vacances car j'ai l'habitude de faire des voyages découvertes, organisés par nous-mêmes dans des pays peu touristiques et je n'ai jamais fait de vacances où il y aura tant de monde !
Danielle 😏



Danielle 😏




Lesotho entièrement à pied English translation pending
Hello
est ce que quelq'un a deja traversé le lesotho entierement a pied ?
je n'est jamais fait ce genre de truc mais je pense que c'est faisaible, les gens ont la reputation d'etre vraiment acceuillant pour peux que ca soit un contact naturelle et desinteressé, c'est un asser petit pays mais vraiment beau
a votre avis vous grand marcheur lol combien de semaine pour traver ce pays du sud au nord ?par ex en partant de la riviere Caledon, bifurquant sur le fleuve orange ensuite la chaine de montagne, la reserve nationale, ...
j'ai vraiment pas encore d'itineraire car ca reste encore du reve mais je comte bien traverser un coin d'Afrique entierement a pied facon africa trek lol az la fin de mes etudes...
Merci beaucoup de m'eclairer
Quels vêtements pour Singapour au mois d'avril? English translation pending
Bonjour,
Quels vêtements faut-il emporter à Singapour pour y séjourner au mois d'avril (du 20 au 26).
En faisant des recherches sur Internet j'ai vu que, compte tenu des conditions météorologiques et des températures, il est conseillé des vêtements légers en coton, en lin, par exemple, et que la climatisation dans l'intérieur des bâtiments est souvent fort.
Je vis en France. J'ai la peau très blanche et sensible aux coups de soleil. Je suis aussi du genre frileuse (je pense à l'intérieur des maisons). J'ai envie de mettre dans ma valise : tee-shirts à bretelles fines, tuniques en coton léger à manches longues, pantalons et jupes en coton ou coton + lin, plusieurs gilets légers pour être à l'intérieur.
A ceux qui ont déjà vécu à Singapour à cette période de l'année, qu'en pensez-vous ? Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Désolée si mon message fait doublon avec un autre. J'ai consulté le forum mais n'en ai pas vus qui répondent à ma question.
Cordialement
Kythalou
Quels vêtements faut-il emporter à Singapour pour y séjourner au mois d'avril (du 20 au 26).
En faisant des recherches sur Internet j'ai vu que, compte tenu des conditions météorologiques et des températures, il est conseillé des vêtements légers en coton, en lin, par exemple, et que la climatisation dans l'intérieur des bâtiments est souvent fort.
Je vis en France. J'ai la peau très blanche et sensible aux coups de soleil. Je suis aussi du genre frileuse (je pense à l'intérieur des maisons). J'ai envie de mettre dans ma valise : tee-shirts à bretelles fines, tuniques en coton léger à manches longues, pantalons et jupes en coton ou coton + lin, plusieurs gilets légers pour être à l'intérieur.
A ceux qui ont déjà vécu à Singapour à cette période de l'année, qu'en pensez-vous ? Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Désolée si mon message fait doublon avec un autre. J'ai consulté le forum mais n'en ai pas vus qui répondent à ma question.
Cordialement
Kythalou
Croisière sur le Costa Fortuna: repas et forfaits boissons? English translation pending
Bonjour,
Je pars sur le Costa Fortuna pour la croisière « Iles Grecques » au mois d’avril prochain. Ce sera ma première croisière, et je pars avec mon mari et mes deux enfants de 8 et 3 ans. J’ai lu déjà beaucoup de témoignages sur ce forum (qui est d’ailleurs super….) ; mais il me reste encore quelques questions sans réponses.
- Concernant le choix du service pour le repas du soir, je ne l’ai pas fait lors de la réservation auprès de mon agence de voyages (qui ne me l’a pas proposé). Faut-il le faire avant le départ, ou peut-on s’en occuper lors de l’embarquement ? - De même, on préfèrerait avoir une table juste pour nous 4. Est-ce possible et quand faut-il le préciser ? - Pour les forfaits boissons : si on ne finit pas une bouteille de vin à un repas, est-ce qu’ils nous la gardent pour le prochain repas… ou est-ce perdu ? Idem pour les bouteilles d’eau. - J’ai également réservé un forfait boissons pour les enfants. Est-ce que les boissons doivent être prises uniquement au restaurant, ou également à n’importe quel bar à d’autres moments de la journée ? - Est-il possible de glisser dans ces bagages quelques bouteilles d’eau achetées sur le continent, avant le départ ou en escales ? Ou sont-elles systématiquement « confisquées » à l’embarquement ?
Merci à tous pour vos réponses d’experts !
Je pars sur le Costa Fortuna pour la croisière « Iles Grecques » au mois d’avril prochain. Ce sera ma première croisière, et je pars avec mon mari et mes deux enfants de 8 et 3 ans. J’ai lu déjà beaucoup de témoignages sur ce forum (qui est d’ailleurs super….) ; mais il me reste encore quelques questions sans réponses.
- Concernant le choix du service pour le repas du soir, je ne l’ai pas fait lors de la réservation auprès de mon agence de voyages (qui ne me l’a pas proposé). Faut-il le faire avant le départ, ou peut-on s’en occuper lors de l’embarquement ? - De même, on préfèrerait avoir une table juste pour nous 4. Est-ce possible et quand faut-il le préciser ? - Pour les forfaits boissons : si on ne finit pas une bouteille de vin à un repas, est-ce qu’ils nous la gardent pour le prochain repas… ou est-ce perdu ? Idem pour les bouteilles d’eau. - J’ai également réservé un forfait boissons pour les enfants. Est-ce que les boissons doivent être prises uniquement au restaurant, ou également à n’importe quel bar à d’autres moments de la journée ? - Est-il possible de glisser dans ces bagages quelques bouteilles d’eau achetées sur le continent, avant le départ ou en escales ? Ou sont-elles systématiquement « confisquées » à l’embarquement ?
Merci à tous pour vos réponses d’experts !
Est-ce mal vu de fumer pour les femmes en Inde et au Népal? English translation pending
Bonjour a tous!
Petite question qui peut paraitre idiote mais je pars pour un mois en Inde en passant par le Nepal et j'aurais aime savoir si c'est mal vu de fumer pour les femmes dans ces pays?
Car j'en suis une! Et je fume!
Etant deja allee en turquie et en thailande ou il n'y a pas eu de probleme je ne me suis pas pose la question...mais une amie m'a fait la remarque et j'aimerais bien connaitre la reponse...!!
Merci pour les infos!
Petite question qui peut paraitre idiote mais je pars pour un mois en Inde en passant par le Nepal et j'aurais aime savoir si c'est mal vu de fumer pour les femmes dans ces pays?
Car j'en suis une! Et je fume!
Etant deja allee en turquie et en thailande ou il n'y a pas eu de probleme je ne me suis pas pose la question...mais une amie m'a fait la remarque et j'aimerais bien connaitre la reponse...!!
Merci pour les infos!
Réceptifs locaux pour l'Afrique du Sud: lequel choisir English translation pending
Bonjour,
Je projette pour 2015 un premier voyage avec un réceptif en AFS de deux semaines.
Soyez gentils de ne pas me répondre qu'il ne sert à rien de passer par une agence alors qu'il est facile d'organiser un voyage en AFS.
Le principal dans un voyage est d'en revenir satisfait avec ou sans agence.
Pour l'AFS je pars du principe qu'il faut être anglophone pour tout organiser tout seul. Je souhaite aussi limiter la communication de mes coordonnées bancaires sur le net. Voici 2 des raisons qui font que je privilégie les séjours organisés par réceptif. Mais si je suis d'accord pour payer plus cher, je ne suis pas prête à partir en AFS à n'importe quel prix.
Pour ceux qui sont partis avec l'une des agences ci-dessous, merci de me faire part de vos avis.
Effective Connections. South African Travellers Capsud Afrique. Sur leur site ni adresse ni téléphone ?? Rhino Africa. Leur site me donne le sentiment d'être plutôt orienté haut de gamme ?
Peut-on leur demander des résa dans des guests houses ou impossible ?
Si vous avez d'autres agences francophones à recommander je suis preneuse.
Merci pour votre aide.
Pour l'AFS je pars du principe qu'il faut être anglophone pour tout organiser tout seul. Je souhaite aussi limiter la communication de mes coordonnées bancaires sur le net. Voici 2 des raisons qui font que je privilégie les séjours organisés par réceptif. Mais si je suis d'accord pour payer plus cher, je ne suis pas prête à partir en AFS à n'importe quel prix.
Pour ceux qui sont partis avec l'une des agences ci-dessous, merci de me faire part de vos avis.
Effective Connections. South African Travellers Capsud Afrique. Sur leur site ni adresse ni téléphone ?? Rhino Africa. Leur site me donne le sentiment d'être plutôt orienté haut de gamme ?
Peut-on leur demander des résa dans des guests houses ou impossible ?
Si vous avez d'autres agences francophones à recommander je suis preneuse.
Merci pour votre aide.
Retour d'un séjour de 10 jours au Chili English translation pending
PUCON:
Pour infos, villarrica plus sympa, plus cool, plus jolie. On viens à Pucon pour le volcan villarica( autours des 85000 pesos). Cest aussi un excellent endroit pour faire la fête. L'excursion " tour de la zona" pas terrible. 20000 ps par pers, 2 Cascades, 2 plages , une thermes, genre usine à touristes , décevant comme tour . Tres Facile à trouver une cabañas pour loger sans resa dans le centre , 55000 pesos/ jour .
VILLARRICA : Le Flor/Victoria est loin du centre , ne pas tenir compte de la position sur la carte de booking ou mapsme (complètement erroné). Plusieurs options en ville . Pour la visite des thermes géométriques mieux vaut le faire d'ici que depuis pucon car les vans passent par villarrica pour prendre les clients et les ramener . 37000ps /pers , le soir sympa . Le bord du lac est bien plus agréable ici que pucon .Les 2 villes sont facilement reliable en bus , toute les 10mn , 1000 pesos.
TEMUCO: Pas terrible comme ville, le marché près de la estation de train très sympa, tout en longueur et sûre de jour .Un bon restaurant près du marché qui a brûlé , "la comida municipal" , ouvert le dimanche . Sinon excellant centre commercial sur avenida alemana (portal temuco) accès en bus facile, restau tout le long de l'avenue . Alojamiento patagonia tres bien , près des bus JAC . 9h de voyage pour santiago , 18000 pesos.
SANTIAGO: Super chambre au" best western "près du terminal de bus. 38 euro par jour pour 2. Metro a coté et bus qui passent sur l'avenue, facile. Le" turist bus" à 2 étages chère, 30000 pesos/ pers. Autre option bien plus economique , en prenant le bus de ville , 700 pesos chaque voyage( se munir de la carte bip). Prendre le 407 qui va jusqu'à" los dominicos" , descendre au métro" Manquehue" , prendre l'avenue "Alonso de cordova" à pied, tres belle avenue , allez jusqu'au merveilleux" shopping Parque arauco" ( excellant food court). Ensuite marché jusqu'à l'avenue" vitacura " , environ 10mn , pour prendre le bus num 502 jusqu'au quartier" bellavista". Facile et très sympa comme itinéraire. On peu éventuellement s'arrête ou on veux , et attendre le bus suivant. Ces 2 bus fond à peu près le même itinéraire que le bus rouge touristique à 30000 pesos/ personne , et vous aurez un excellent aperçu des différents quartiers de santiago . Pour monter à la grande tour c'est 15000 pesos/pers , super point de vu sur tout santiago! vaut le détour ( vers 19h/20h pour le couché de soleil). Les sacs passent aux rayons X( objets tranchants interdit , même petit couteau suisse ). Enorme shopping center sur 6 étages. Quartier de lastarria et belles artes sympa ds l'après-midi. Un excellent restau dans barrio yungay , "peluqueria francesa" , superbe superbe!. Le "thai express" trop bon , petit là dedans mais alors tip top dans l'assiette ! entre 4000 et 5000 pesos , près cerro santa lucia, sur merced . Change euro sur Agustina ds le centre, angle avec paseo ahumada .Bus aéroport avec turbus du terminal, toute les 10mn, à peine 1900 pesos. Env 30mn de trajet. Si vous avez l'intention de poster des cartes postales faites le au chili , car en Argentine faudra payer 300 pesos le timbre!?!. Pratiquement tout les jours il y a des manifestations autours de la" plaza italia", ça commence en fin de journée, les bus sont alors obligés de contourner cette endroits, et la nuit mieux vaut circuler en métro, attention il ferme vers 22h30 .
3 jours avant notre départ, nous sommes passés à la compagnie "Latam "pour confirmer notre vol . Il a fallu le faire sur leurs ordinateurs à la disposition des clients. ( impossible de le faire en passant par un de leurs agents sur place) . Connection tres lente , une fois que nous avons choisis les sièges ( avec l'aide d'un agent Latam ) il a fallu attendre 2h avant de poursuivre, ( message reçu sur l'écran de l'ordinateur ). Plus tard , nous y sommes retournés sur l'application de la compagnie avec notre smartphone pour poursuivre , nous sommes arrivés sans difficultés à obtenir nos cartes d'embarquement de Santiago à porto allègre. En revanche il a fallu attendre encore une 2h avant de pouvoir poursuivre l'opération. 2h plus tard nous nous sommes connecté , nous avons pu enfin obtenir nos cartes d'embarquement pour le vol suivant( porto allègre/ sao paulo). OUFF!!! . Il a fallu , comme vous avez pu le constater, 3 connections espacées de 2h à chaque fois pour un check in complet....j'avais jamais vu ça. Ensuite le jour J, à l'aéroport, il a fallu imprimer notre étiquette pour le bagage en soute , là rien d'anormale n'est ce pas . Nous avions un gros sac à dos qu'il a fallu mettre dans un grand sachet en plastique pour ne pas que les sangles et bretelles ne se prennent dans le tapis roulant . Les sachets sont à votre disposition gratuitement . Cette aéroport est un peu chaotique en ce moment, il y a des travaux d'agrandissement ( ils en ont bien besoin). Il est conseillé d'arriver 3 à 4h avant pour les vols internationaux. Tres longue file pour le passage de l'immigration.
VILLARRICA : Le Flor/Victoria est loin du centre , ne pas tenir compte de la position sur la carte de booking ou mapsme (complètement erroné). Plusieurs options en ville . Pour la visite des thermes géométriques mieux vaut le faire d'ici que depuis pucon car les vans passent par villarrica pour prendre les clients et les ramener . 37000ps /pers , le soir sympa . Le bord du lac est bien plus agréable ici que pucon .Les 2 villes sont facilement reliable en bus , toute les 10mn , 1000 pesos.
TEMUCO: Pas terrible comme ville, le marché près de la estation de train très sympa, tout en longueur et sûre de jour .Un bon restaurant près du marché qui a brûlé , "la comida municipal" , ouvert le dimanche . Sinon excellant centre commercial sur avenida alemana (portal temuco) accès en bus facile, restau tout le long de l'avenue . Alojamiento patagonia tres bien , près des bus JAC . 9h de voyage pour santiago , 18000 pesos.
SANTIAGO: Super chambre au" best western "près du terminal de bus. 38 euro par jour pour 2. Metro a coté et bus qui passent sur l'avenue, facile. Le" turist bus" à 2 étages chère, 30000 pesos/ pers. Autre option bien plus economique , en prenant le bus de ville , 700 pesos chaque voyage( se munir de la carte bip). Prendre le 407 qui va jusqu'à" los dominicos" , descendre au métro" Manquehue" , prendre l'avenue "Alonso de cordova" à pied, tres belle avenue , allez jusqu'au merveilleux" shopping Parque arauco" ( excellant food court). Ensuite marché jusqu'à l'avenue" vitacura " , environ 10mn , pour prendre le bus num 502 jusqu'au quartier" bellavista". Facile et très sympa comme itinéraire. On peu éventuellement s'arrête ou on veux , et attendre le bus suivant. Ces 2 bus fond à peu près le même itinéraire que le bus rouge touristique à 30000 pesos/ personne , et vous aurez un excellent aperçu des différents quartiers de santiago . Pour monter à la grande tour c'est 15000 pesos/pers , super point de vu sur tout santiago! vaut le détour ( vers 19h/20h pour le couché de soleil). Les sacs passent aux rayons X( objets tranchants interdit , même petit couteau suisse ). Enorme shopping center sur 6 étages. Quartier de lastarria et belles artes sympa ds l'après-midi. Un excellent restau dans barrio yungay , "peluqueria francesa" , superbe superbe!. Le "thai express" trop bon , petit là dedans mais alors tip top dans l'assiette ! entre 4000 et 5000 pesos , près cerro santa lucia, sur merced . Change euro sur Agustina ds le centre, angle avec paseo ahumada .Bus aéroport avec turbus du terminal, toute les 10mn, à peine 1900 pesos. Env 30mn de trajet. Si vous avez l'intention de poster des cartes postales faites le au chili , car en Argentine faudra payer 300 pesos le timbre!?!. Pratiquement tout les jours il y a des manifestations autours de la" plaza italia", ça commence en fin de journée, les bus sont alors obligés de contourner cette endroits, et la nuit mieux vaut circuler en métro, attention il ferme vers 22h30 .
3 jours avant notre départ, nous sommes passés à la compagnie "Latam "pour confirmer notre vol . Il a fallu le faire sur leurs ordinateurs à la disposition des clients. ( impossible de le faire en passant par un de leurs agents sur place) . Connection tres lente , une fois que nous avons choisis les sièges ( avec l'aide d'un agent Latam ) il a fallu attendre 2h avant de poursuivre, ( message reçu sur l'écran de l'ordinateur ). Plus tard , nous y sommes retournés sur l'application de la compagnie avec notre smartphone pour poursuivre , nous sommes arrivés sans difficultés à obtenir nos cartes d'embarquement de Santiago à porto allègre. En revanche il a fallu attendre encore une 2h avant de pouvoir poursuivre l'opération. 2h plus tard nous nous sommes connecté , nous avons pu enfin obtenir nos cartes d'embarquement pour le vol suivant( porto allègre/ sao paulo). OUFF!!! . Il a fallu , comme vous avez pu le constater, 3 connections espacées de 2h à chaque fois pour un check in complet....j'avais jamais vu ça. Ensuite le jour J, à l'aéroport, il a fallu imprimer notre étiquette pour le bagage en soute , là rien d'anormale n'est ce pas . Nous avions un gros sac à dos qu'il a fallu mettre dans un grand sachet en plastique pour ne pas que les sangles et bretelles ne se prennent dans le tapis roulant . Les sachets sont à votre disposition gratuitement . Cette aéroport est un peu chaotique en ce moment, il y a des travaux d'agrandissement ( ils en ont bien besoin). Il est conseillé d'arriver 3 à 4h avant pour les vols internationaux. Tres longue file pour le passage de l'immigration.
Retour de l'hôtel Moreva Indian Resort (17 novembre au 1er décembre 2010) English translation pending
AVIS TRÈS PARTAGE SUR CET HÔTEL qui fait partie de l'INDIAN RESORT.
Séjour du 17 novembre au 1er décembre 2010
Points positifs : 😉 Bien situé sur l'île, au Sud Ouest. On a pu faire des visites :
en minibus (1/2j gratuite) en taxi (à 4 personnes) en scooter et à pied jusqu'au village du Morne.
On aurait aussi pu prendre des VTT mais on les a vus le dernier jour !
Escalade sur le Morne et plongée libre juste à côté de l'hôtel, kayak de mer,
avec une très belle plage (l'hôtel et la plage de Marmara sont une classe en-dessous).
Notre grande chambre (n° 1069) avec salle d'eau (douche, baignoire, lavabo et WC séparé) était bien placée,
près du resto mais pas trop, en RDC, à 50m de la plage avec vue sur les magnifiques jardins et en fond la mer avec la barrière de corail .
Points négatifs : 🙁 3 buffets/j matin, midi et soir Restaurant/buffet indien gratuit sur réservation : cuisine hyper épicée ! Animation très sommaire et manque d'information Nouvelles frontières. Attention aux moustiques et aux coups de soleil mais sous les Tropiques, c'est normal.
Déconseillé aux enfants ne sachant pas nager ou en bas âge. A 6km de la route principale donc difficile de prendre les transports en commun.
GENERAL : 😊 En ce qui concerne la piscine, elle est très jolie mais nous préférions nous baigner dans l'océan. Nous avons pu visiter les 2/3 de l'Ile, l'essentiel... Températures de l'air agréables (environ 25° à 30°) et mer tiède. Les grandes vacances d'été pour les Mauriciens se terminent début janvier. Très bon séjour dans l'ensemble et si vous avez besoin d'autres infos...
Points négatifs : 🙁 3 buffets/j matin, midi et soir Restaurant/buffet indien gratuit sur réservation : cuisine hyper épicée ! Animation très sommaire et manque d'information Nouvelles frontières. Attention aux moustiques et aux coups de soleil mais sous les Tropiques, c'est normal.
Déconseillé aux enfants ne sachant pas nager ou en bas âge. A 6km de la route principale donc difficile de prendre les transports en commun.
GENERAL : 😊 En ce qui concerne la piscine, elle est très jolie mais nous préférions nous baigner dans l'océan. Nous avons pu visiter les 2/3 de l'Ile, l'essentiel... Températures de l'air agréables (environ 25° à 30°) et mer tiède. Les grandes vacances d'été pour les Mauriciens se terminent début janvier. Très bon séjour dans l'ensemble et si vous avez besoin d'autres infos...
Croisière sur l'Adventure of the Seas (Royal Caribbean) English translation pending
Bonjour
Ce sera notre première croisière le 1er février. Nous partons sur le adventure of the seas, au départ de San Juan. Nous allons a St-Thomas. St-Maarten., Antigua, etc...
On se questionnais sur plusieurs point qui semble mineur, masi pour nosu semblent une montagne.
Par exemple, est il possible d'utilsier internet sur le bateau, via des ordianeurs sur le bateau (correspondance avec une adresse hotmail avec nos filles)
Qule est l'habillement en général sur le bateau (pas pour les souper, masi diner et boutique et pour se rendre au piscine)
doit on donner des pourboire ?
est ce froid le soir, sur le blacon (nous avons une suite junior (la 1644, pour les gens qui connaisse le bateau)
est ce que nous pouvons nous procurez des médicament pour le mal de mer sur le bateau ?
Doit on réserver nos chaise le matin sur le bateau ? ou y en a t'il suffisament ?
Doit on apporter tuba et masque ?
Toute autre information pertinente serait apprécier.
Merci
Jean et Louise
Ce sera notre première croisière le 1er février. Nous partons sur le adventure of the seas, au départ de San Juan. Nous allons a St-Thomas. St-Maarten., Antigua, etc...
On se questionnais sur plusieurs point qui semble mineur, masi pour nosu semblent une montagne.
Par exemple, est il possible d'utilsier internet sur le bateau, via des ordianeurs sur le bateau (correspondance avec une adresse hotmail avec nos filles)
Qule est l'habillement en général sur le bateau (pas pour les souper, masi diner et boutique et pour se rendre au piscine)
doit on donner des pourboire ?
est ce froid le soir, sur le blacon (nous avons une suite junior (la 1644, pour les gens qui connaisse le bateau)
est ce que nous pouvons nous procurez des médicament pour le mal de mer sur le bateau ?
Doit on réserver nos chaise le matin sur le bateau ? ou y en a t'il suffisament ?
Doit on apporter tuba et masque ?
Toute autre information pertinente serait apprécier.
Merci
Jean et Louise
Vénézuela ou Colombie? English translation pending
Salut tout le monde,
Je prévois un p'tit voyage d'un mois en janvier 2016 et j'hésite entre ces deux magnifiques pays que sont le Venezuela et la Colombie...
Tous les retours que j'ai eu sur la Colombie sont plus que positifs ( ici sur le forum ou de la part d'amis ayant séjourné là-bas ) donc mes questions se tournent plus vers le Venezuela. je pensais a un itinéraire : Caracas - Choroni - Morrocoy - Merida+llanos - Ciudad Bolivar+Canaima - Caracas. -Cela vous semble-t-il jouable au vu de la situation actuelle ? -Qu'en est-il du taux de change ? est-ce comparable a l'Argentine ou changer au marché noir est facile et plutôt safe ? -Les excursions se payent en Bolivars ou en dollars ? -Des recommendations ou suggestions ? 😉
merci pour votre aide.
a+, el niño
Je prévois un p'tit voyage d'un mois en janvier 2016 et j'hésite entre ces deux magnifiques pays que sont le Venezuela et la Colombie...
Tous les retours que j'ai eu sur la Colombie sont plus que positifs ( ici sur le forum ou de la part d'amis ayant séjourné là-bas ) donc mes questions se tournent plus vers le Venezuela. je pensais a un itinéraire : Caracas - Choroni - Morrocoy - Merida+llanos - Ciudad Bolivar+Canaima - Caracas. -Cela vous semble-t-il jouable au vu de la situation actuelle ? -Qu'en est-il du taux de change ? est-ce comparable a l'Argentine ou changer au marché noir est facile et plutôt safe ? -Les excursions se payent en Bolivars ou en dollars ? -Des recommendations ou suggestions ? 😉
merci pour votre aide.
a+, el niño
Vive les Park Rangers! English translation pending
Bonjour à tous,
Comme je l’avais promis lors d’une récente discussion, voici un post destiné à rendre un "Vibrant Hommage" à une profession bien connue des touristes qui sillonnent le vaste territoire des Etats-Unis.
Je veux parler des fameux "Park Rangers" !
L’accueil généralement réservé aux voyageurs étrangers, par le personnel des différentes sociétés ou établissements US (loueurs de véhicules, hôtels, motels, restaurants, etc, etc…) que le touriste "lambda" peut être amené à côtoyer lorsqu’il se déplace sur une période relativement courte, n’étant pas toujours à la hauteur des espérances ; il m’a semblé particulièrement juste, de souligner celui diamétralement opposé, de ces hommes et de ces femmes : les "Park Rangers" Américains qui, tout au long de l’année accomplissent un travail remarquable au sein du "National Park Service", l’agence ayant en charge la gestion de ces immenses territoires que constituent les Parcs Nationaux !
Polis, courtois, aimables et souriants, d’une grande disponibilité, d'un dévouement sans faille et d'un grand professionnalisme, leur aide nous a été bien précieuse !
Passionnés par leur métier et dotés d'une patience infinie avec les visiteurs: ce sont pratiquement les seuls Américains qui semblent avoir l’extrême gentillesse, de bien vouloir faire l’effort de parler lentement et en détachant bien les syllabes, de manière à être plus facilement compréhensible par les étrangers dont l'Anglais n'est pas la langue maternelle !
Pour toutes les raisons que je viens d’évoquer, nos amis les Park Rangers méritaient donc bien ce......................Vibrant Hommage !
Bravo et encore un grand merci à eux !!!
Comme je l’avais promis lors d’une récente discussion, voici un post destiné à rendre un "Vibrant Hommage" à une profession bien connue des touristes qui sillonnent le vaste territoire des Etats-Unis.
Je veux parler des fameux "Park Rangers" !
L’accueil généralement réservé aux voyageurs étrangers, par le personnel des différentes sociétés ou établissements US (loueurs de véhicules, hôtels, motels, restaurants, etc, etc…) que le touriste "lambda" peut être amené à côtoyer lorsqu’il se déplace sur une période relativement courte, n’étant pas toujours à la hauteur des espérances ; il m’a semblé particulièrement juste, de souligner celui diamétralement opposé, de ces hommes et de ces femmes : les "Park Rangers" Américains qui, tout au long de l’année accomplissent un travail remarquable au sein du "National Park Service", l’agence ayant en charge la gestion de ces immenses territoires que constituent les Parcs Nationaux !
Polis, courtois, aimables et souriants, d’une grande disponibilité, d'un dévouement sans faille et d'un grand professionnalisme, leur aide nous a été bien précieuse !
Passionnés par leur métier et dotés d'une patience infinie avec les visiteurs: ce sont pratiquement les seuls Américains qui semblent avoir l’extrême gentillesse, de bien vouloir faire l’effort de parler lentement et en détachant bien les syllabes, de manière à être plus facilement compréhensible par les étrangers dont l'Anglais n'est pas la langue maternelle !
Pour toutes les raisons que je viens d’évoquer, nos amis les Park Rangers méritaient donc bien ce......................Vibrant Hommage !
Bravo et encore un grand merci à eux !!!
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
West Highland Way - Carnet de route English translation pending
Bonjour à tous !
Voici mon récit de ma rando sur la West Highland Way. Je l'ai faite en mai 2015. Je vais posté jour par jour avec le premier aujourd'hui. La semaine prochaine je posterai le reste. J'ai accompagné mon récit de dessins mais vous pouvez suivre mon récit sur mon blog également: joeflip.blogspot.be/...land-way-jour-1.html Sur le dernier jour je posterai un lien avec les photos et des liens pratique. Vous pouvez, bien sur, me poser des questions sur la rando. Je suis à votre disposition. Bonne lecture !

L'Ecosse, la West Highland Way. Une grande randonnée de 151 km. L'une des plus connues en Ecosse. Si je me souviens bien, je pense à l'Ecosse un an avant. Une randonnée en solitaire pour être proche de la nature. C'est ce que j'imaginais à ce moment là.
Quelques fois j'ai marché dans les Pyrénées, trois ou quatre jours, avec mon père et des amis. Je me souviens de ces montagnes et ces grands espaces, avec très peu de personnes sur le chemin. Je me suis imaginé la WHW un peu plus peuplée mais je pensais conserver un semblant de solitude dans la marche. Finalement je me suis trompé et je n'étais pas seul sur le chemin. Ce fût une marche faite de rencontre et c'est un de mes meilleurs souvenirs.

12 mai 2015 Milngavie - Drymen 19 km « Sous le hululement du hibou »
Le temps est gris pour le départ mais sans pluie. La veille je suis arrivé à Glasgow avec un joli soleil. J'espère les jours suivant plus cléments. Je suis dans le train en route pour le point de départ Milngavie (prononcé Mingaye) et après 20 min de trajet je descends et je retrouve le centre-ville. Tout est clairement indiqué. On ne peut pas se tromper.
Je rentre chez Iron Chef pour me procurer une cartouche de gaz. La vendeuse est très aimable. C'est un peu ce que sont les Écossais. Très agréables, très aimables et amicaux. Elle me glisse, avant que je quitte la boutique, une pub pour le "transport" de bagages sur la WHW. Je trouve ça décalé sur le coup, car je suis venu randonner. Ça comprend le sac et tout ce qui va avec. Plus tard, sur le chemin, je repenserais à ce "transport" de bagage. Je porte 17 kilos environ, avec l'eau, et de temps en temps on aimerait ne rien porter. Je sors, j'achète du pain et je le fourre dans mon sac. Je cherche le départ de la route 5 min. Je me rends compte que là où j'avais mis mon pain dans mon sac c'était le départ ! Un grand écriteau avec "West Highland Way" ouvre le chemin. Si je commence à me perdre alors que je ne suis pas parti, ça démarre bien ! Le départ est joli. Des bois avec un tapis de jacinthes pendant 2 km. Je croise des promeneurs avec leur chien (on reste encore près de la ville.) Je croise un peu plus tard, à un petit mémorial en pierres, 4 dames. Je les salue. Sur le chemin je remplis ma gourde dans des sources claires. J'y ajoute un micropur de peur de me chopper un truc pas agréable en voyage, un truc qui te fait t'arrêter et courir derrière un buisson. J'ai un camelbak de 2 litres mais je remplis ma gourde qui fait à peine 450ml. J'ai peur d'être trop chargé avec 2 kilo en plus. Je m'arrête souvent pour remplir ma gourde... Je changerai plus tard et j'utiliserai mon camelbak. Le chemin est plutôt plat pour le début. Quelques montées ici et là mais rien de bien méchant. Le chemin est ponctué de barrières pour éviter que les moutons se barrent. A l'une d'elle je recroise les 4 dames que j'avais rencontré avant. Vers midi je m'arrête grignoter un morceau de pain et du saucisson. Une pluie fine m'accompagne pour le déjeuner. Je suis derrière un talus qui longe la route. Les marcheurs passent mais ne me voient pas. Il y a de plus en plus de marcheurs. Là où j'ai décidé de m'arrêter, je tombe sur une tête d'oiseau. La chair est encore accrochée dessus mais par petits bouts. J'hésite à la prendre pour la nettoyer. Pourquoi ? Je ne sais pas trop... Finalement je la laisse sur place et je reprends le chemin.

La pluie fine continue. J'arrive à un pub/snack bar pour les randonneurs. Dumgoyne. J'hésite un peu, car il pleut et un thé et une pause me ferait du bien. Après 2 minutes de réflexion je repars car si je commence à m'arrêter partout, je ne finirai jamais. Le soleil apparaît ! Mais disparaît quelques minutes plus tard pour laisser place à une pluie qui me force à m'arrêter sous un arbuste. C'est ça le temps Écossais. Soleil et pluie qui disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Je repars et m'arrête de temps en temps pour l'eau. C'est finalement assez pénible car je bois beaucoup. Je ne veux pas être déshydraté - ce qui m'est arrivé une fois dans les Pyrénées. Je décide de remplir mon camelbak mais à un lieu sûr, pas dans une source. Plus loin il y a un point d'eau indiqué sur la carte. Arriver au lieu je ne trouve rien. C'est quatre cinq maisons qui longent une route. Le lieu est charmant mais rien pour remplir. Une dame rentre chez elle et je lui demande si elle sait où se trouve le coin pour remplir ma gourde. Elle me propose gentiment de la remplir. Je lui donne ma petite gourde pour ne pas la déranger avec mon camelbak. Le chemin commence à être long car c'est un passage sur du bitume. Mes pieds commencent à me dire que ça ne va pas. Les ampoules apparaissent et le dur de la route n'arrange pas les choses. Je m'arrête plus souvent. Je regarde ma carte pour voir où se trouve l'endroit où je compte camper. Il me faut de l'eau si je veux pouvoir être tranquille et cuisiner mais il faut que je fasse un petit détour sur Drymen. En allant sur Drymen je croise un couple de randonneurs et une randonneuse solitaire. Plus tard je les recroiserai et on fera connaissance. Arrivé à Drymen je m'arrête à un pub. L'endroit est cosy. Une dizaine de places, le plafond est bas, c'est chaleureux, typique. Je prends un thé au comptoir et les 4 dames arrivent. On discute quelques minutes et je leur explique que je campe plus loin. Elles restent à Drymen et ne vont que jusqu'à Balmaha. C'est une randonnée de deux jours. "Have a nice walk" sont mes derniers mots pour ces dames. Je crois que c'est ça la WHW. Des rencontres et des discutions brèves, cordiales, amicales. Je remplis mon camelbak et je pars pour le campement. J'ai 3 kilomètres à faire avant le campement mais c'est dur ! Les douleurs du premier jour de randonnée apparaissent ! Les ampoules arrivent ! Je ne trouve pas le campement et je décide de m'arrêter avant. Un petit lieu pas loin du chemin, sous des immenses pins ce qui me protégera légèrement du vent qui souffle fort ! Je pose ma tente, mange, visite un peu le coin. Après tout ça je me rentre dans ma tente. Il est assez tôt (19h30) et je m'ennuie légèrement. Je n'ai pas la force d'écrire ou de lire. Je m'écoute un podcast mais le temps est un peu long. D'un coup, quelque chose frôle ma tente. C'est très vif! Il y a un reniflement. Mon cœur s'emballe et je me demande ce que c'est. Un aboiement. Ouf! C’est un chien. Je sors la tête de la tente et j'aperçois le maître sur le chemin. Je m'endors et passe la première nuit. J'ai un peu froid et c'est une nuit en pointillés. D'ailleurs il ne fait pas vraiment nuit. Je m'attendais à une nuit noire mais on y voit clair sous la tente. Comme si un lampadaire était à proximité. Durant la nuit j'entends un hibou. D'abord un peu loin puis je l’entends se rapprocher. C'est un des moments que j'apprécie. Il doit être posé sur une branche au dessus de ma tente, il est tellement proche. Je ne sais pas de quelle espèce de hibou il s'agit. Il y en 3 espèce en Ecosse. Finalement je me rendors jusqu'au petit matin.

Voici mon récit de ma rando sur la West Highland Way. Je l'ai faite en mai 2015. Je vais posté jour par jour avec le premier aujourd'hui. La semaine prochaine je posterai le reste. J'ai accompagné mon récit de dessins mais vous pouvez suivre mon récit sur mon blog également: joeflip.blogspot.be/...land-way-jour-1.html Sur le dernier jour je posterai un lien avec les photos et des liens pratique. Vous pouvez, bien sur, me poser des questions sur la rando. Je suis à votre disposition. Bonne lecture !

L'Ecosse, la West Highland Way. Une grande randonnée de 151 km. L'une des plus connues en Ecosse. Si je me souviens bien, je pense à l'Ecosse un an avant. Une randonnée en solitaire pour être proche de la nature. C'est ce que j'imaginais à ce moment là.
Quelques fois j'ai marché dans les Pyrénées, trois ou quatre jours, avec mon père et des amis. Je me souviens de ces montagnes et ces grands espaces, avec très peu de personnes sur le chemin. Je me suis imaginé la WHW un peu plus peuplée mais je pensais conserver un semblant de solitude dans la marche. Finalement je me suis trompé et je n'étais pas seul sur le chemin. Ce fût une marche faite de rencontre et c'est un de mes meilleurs souvenirs.

12 mai 2015 Milngavie - Drymen 19 km « Sous le hululement du hibou »
Le temps est gris pour le départ mais sans pluie. La veille je suis arrivé à Glasgow avec un joli soleil. J'espère les jours suivant plus cléments. Je suis dans le train en route pour le point de départ Milngavie (prononcé Mingaye) et après 20 min de trajet je descends et je retrouve le centre-ville. Tout est clairement indiqué. On ne peut pas se tromper.
Je rentre chez Iron Chef pour me procurer une cartouche de gaz. La vendeuse est très aimable. C'est un peu ce que sont les Écossais. Très agréables, très aimables et amicaux. Elle me glisse, avant que je quitte la boutique, une pub pour le "transport" de bagages sur la WHW. Je trouve ça décalé sur le coup, car je suis venu randonner. Ça comprend le sac et tout ce qui va avec. Plus tard, sur le chemin, je repenserais à ce "transport" de bagage. Je porte 17 kilos environ, avec l'eau, et de temps en temps on aimerait ne rien porter. Je sors, j'achète du pain et je le fourre dans mon sac. Je cherche le départ de la route 5 min. Je me rends compte que là où j'avais mis mon pain dans mon sac c'était le départ ! Un grand écriteau avec "West Highland Way" ouvre le chemin. Si je commence à me perdre alors que je ne suis pas parti, ça démarre bien ! Le départ est joli. Des bois avec un tapis de jacinthes pendant 2 km. Je croise des promeneurs avec leur chien (on reste encore près de la ville.) Je croise un peu plus tard, à un petit mémorial en pierres, 4 dames. Je les salue. Sur le chemin je remplis ma gourde dans des sources claires. J'y ajoute un micropur de peur de me chopper un truc pas agréable en voyage, un truc qui te fait t'arrêter et courir derrière un buisson. J'ai un camelbak de 2 litres mais je remplis ma gourde qui fait à peine 450ml. J'ai peur d'être trop chargé avec 2 kilo en plus. Je m'arrête souvent pour remplir ma gourde... Je changerai plus tard et j'utiliserai mon camelbak. Le chemin est plutôt plat pour le début. Quelques montées ici et là mais rien de bien méchant. Le chemin est ponctué de barrières pour éviter que les moutons se barrent. A l'une d'elle je recroise les 4 dames que j'avais rencontré avant. Vers midi je m'arrête grignoter un morceau de pain et du saucisson. Une pluie fine m'accompagne pour le déjeuner. Je suis derrière un talus qui longe la route. Les marcheurs passent mais ne me voient pas. Il y a de plus en plus de marcheurs. Là où j'ai décidé de m'arrêter, je tombe sur une tête d'oiseau. La chair est encore accrochée dessus mais par petits bouts. J'hésite à la prendre pour la nettoyer. Pourquoi ? Je ne sais pas trop... Finalement je la laisse sur place et je reprends le chemin.

La pluie fine continue. J'arrive à un pub/snack bar pour les randonneurs. Dumgoyne. J'hésite un peu, car il pleut et un thé et une pause me ferait du bien. Après 2 minutes de réflexion je repars car si je commence à m'arrêter partout, je ne finirai jamais. Le soleil apparaît ! Mais disparaît quelques minutes plus tard pour laisser place à une pluie qui me force à m'arrêter sous un arbuste. C'est ça le temps Écossais. Soleil et pluie qui disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Je repars et m'arrête de temps en temps pour l'eau. C'est finalement assez pénible car je bois beaucoup. Je ne veux pas être déshydraté - ce qui m'est arrivé une fois dans les Pyrénées. Je décide de remplir mon camelbak mais à un lieu sûr, pas dans une source. Plus loin il y a un point d'eau indiqué sur la carte. Arriver au lieu je ne trouve rien. C'est quatre cinq maisons qui longent une route. Le lieu est charmant mais rien pour remplir. Une dame rentre chez elle et je lui demande si elle sait où se trouve le coin pour remplir ma gourde. Elle me propose gentiment de la remplir. Je lui donne ma petite gourde pour ne pas la déranger avec mon camelbak. Le chemin commence à être long car c'est un passage sur du bitume. Mes pieds commencent à me dire que ça ne va pas. Les ampoules apparaissent et le dur de la route n'arrange pas les choses. Je m'arrête plus souvent. Je regarde ma carte pour voir où se trouve l'endroit où je compte camper. Il me faut de l'eau si je veux pouvoir être tranquille et cuisiner mais il faut que je fasse un petit détour sur Drymen. En allant sur Drymen je croise un couple de randonneurs et une randonneuse solitaire. Plus tard je les recroiserai et on fera connaissance. Arrivé à Drymen je m'arrête à un pub. L'endroit est cosy. Une dizaine de places, le plafond est bas, c'est chaleureux, typique. Je prends un thé au comptoir et les 4 dames arrivent. On discute quelques minutes et je leur explique que je campe plus loin. Elles restent à Drymen et ne vont que jusqu'à Balmaha. C'est une randonnée de deux jours. "Have a nice walk" sont mes derniers mots pour ces dames. Je crois que c'est ça la WHW. Des rencontres et des discutions brèves, cordiales, amicales. Je remplis mon camelbak et je pars pour le campement. J'ai 3 kilomètres à faire avant le campement mais c'est dur ! Les douleurs du premier jour de randonnée apparaissent ! Les ampoules arrivent ! Je ne trouve pas le campement et je décide de m'arrêter avant. Un petit lieu pas loin du chemin, sous des immenses pins ce qui me protégera légèrement du vent qui souffle fort ! Je pose ma tente, mange, visite un peu le coin. Après tout ça je me rentre dans ma tente. Il est assez tôt (19h30) et je m'ennuie légèrement. Je n'ai pas la force d'écrire ou de lire. Je m'écoute un podcast mais le temps est un peu long. D'un coup, quelque chose frôle ma tente. C'est très vif! Il y a un reniflement. Mon cœur s'emballe et je me demande ce que c'est. Un aboiement. Ouf! C’est un chien. Je sors la tête de la tente et j'aperçois le maître sur le chemin. Je m'endors et passe la première nuit. J'ai un peu froid et c'est une nuit en pointillés. D'ailleurs il ne fait pas vraiment nuit. Je m'attendais à une nuit noire mais on y voit clair sous la tente. Comme si un lampadaire était à proximité. Durant la nuit j'entends un hibou. D'abord un peu loin puis je l’entends se rapprocher. C'est un des moments que j'apprécie. Il doit être posé sur une branche au dessus de ma tente, il est tellement proche. Je ne sais pas de quelle espèce de hibou il s'agit. Il y en 3 espèce en Ecosse. Finalement je me rendors jusqu'au petit matin.

Restaurants du Gran Bahia Punta Cana English translation pending
Nous réservons d ici 15 jours avec VacancesAirCanada, à cet hôtel...Nous avons droit à 3 repas/semaine. Nous serons à la section Punta Cana, je crois que le Resto Le Gourmet fait partie de cette section...Pouvons nous souper à ce restaurant, puis au Resto Le Café de Paris (même genre de cuisine, je crois) + 1 autre resto à la carte...(ce qui ferait nos 3 soupers à la carte) Est ce que l on peut porter le bermuna en soirée au resto buffet, ainsi qu'aux restos à la carte?? Ou si cela prend le pantalon nécessairement...(sommes en vacances...) et les ados eux...le pantalon long aussi??? (ils vont être bien malheureux...) Merci pour vos infos!!!l
Retour d'un circuit dans l'est des États-Unis et au Canada avec un tour opérateur English translation pending
Bonjour,
De retour de circuit sur Est USA / CAnada avec Carrefour Voyages en collaboration avec Kuoni, je déconseille fortement. Kuoni est invisible sauf à Roissy pour vous dire ou est le comptoir et vous donner un bon. La suite, sous traitance à GEO Tours qui sous-traite à un guide indépendant ( qui n'est pas guide de profession) et une société de car US avec Chauffeur US. Personne ne connait le circuit, ils ne se connaissent pas et ne s'entendent pas. résultat : un stress permanent de voyageurs, des hotels excentrés ( 40 km) de la ville avec beaucoup de difficultés pour les trouver par le chauffeur, des restaurants à l'opposé de l'hôtel obligeant de nouveau à des trajets en car pour diner.
En gros tout le monde prend sa marge et le dernier ( l'organisateur ) fait ce qu'il peut avec ce qui reste, cad un circuit à l'économie sans juger des distance ou de l'agrément. Un ex: repas libre un soir quand on vous héberge à 40 km en pleine campagne sans resto à proximité, cela se termine par négo avec le chauffeur du car pour vous emmener à un resto chinois à 8 km c'est cela le libre pour Carrefour Voyages 12h de conduite pour un seul chauffeur qui à la fin s'endort sur la route, c'est cela la sécurité pour Carrefour Voyages
Méfiance donc sur ces TO qui jouent le profit avant tout pour envoyer leurs clients dans des galères
De retour de circuit sur Est USA / CAnada avec Carrefour Voyages en collaboration avec Kuoni, je déconseille fortement. Kuoni est invisible sauf à Roissy pour vous dire ou est le comptoir et vous donner un bon. La suite, sous traitance à GEO Tours qui sous-traite à un guide indépendant ( qui n'est pas guide de profession) et une société de car US avec Chauffeur US. Personne ne connait le circuit, ils ne se connaissent pas et ne s'entendent pas. résultat : un stress permanent de voyageurs, des hotels excentrés ( 40 km) de la ville avec beaucoup de difficultés pour les trouver par le chauffeur, des restaurants à l'opposé de l'hôtel obligeant de nouveau à des trajets en car pour diner.
En gros tout le monde prend sa marge et le dernier ( l'organisateur ) fait ce qu'il peut avec ce qui reste, cad un circuit à l'économie sans juger des distance ou de l'agrément. Un ex: repas libre un soir quand on vous héberge à 40 km en pleine campagne sans resto à proximité, cela se termine par négo avec le chauffeur du car pour vous emmener à un resto chinois à 8 km c'est cela le libre pour Carrefour Voyages 12h de conduite pour un seul chauffeur qui à la fin s'endort sur la route, c'est cela la sécurité pour Carrefour Voyages
Méfiance donc sur ces TO qui jouent le profit avant tout pour envoyer leurs clients dans des galères
Sacoche et stratégie de rangement pour vélo English translation pending
Bonjour, je viens de faire mon premier petit WE en vélo camping. Je suis parti avec deux sacoches Ortlieb bikepacker et une tout petite sacoche de guidon. Je me demandais comment organiser le rangement dans les sacoches (mis à part la répartition du poids). par exemple mettre au-dessus la tente car on la sortira en premier, etc ... D'autre part est-ce que chaque jour vous faite un vidage total pour le bivouac quitte à tout ranger correctement à chaque départ le matin ?
Merci pour les idées.
Merci pour les idées.
Compte rendu croisière du 14 au 30 juin 2012 Islande et Nord Extrême sur le Pacifica English translation pending
Bonjour à tous !
Je m'essaie à un petit compte rendu de la croisière citée en titre.
Ce fut un voyage formidable, on rentre plein de magnifiques paysages dans les yeux, à faire absolument une fois dans sa vie 😎
Nous sommes parties le 13 juin pour Hambourg et avons passé la nuit dans un hôtel proche de la gare d'Altona et du port d'embarquement (Altona Cruise Center à deux pas du marché aux poissons). Le 14 juin, nous avons bénéficié de la voiture de Banamala et Mme qui ont fait le trajet depuis la Belgique ; encore merci à eux ! Arrivée vers 11h30 au port, nous y laissons la voiture, procédure un peu plus chaotique qu'à Savone, notamment au niveau de la prise en charge des baggages que nous avons dû aller déposer nous-mêmes sur des chariots (rien de grave, hein ! 😛). Nous n'avons pas pu monter à bord de suite , on nous a dit de revenir à 13h.
Je ne peux pas vous donner d'infos sur l'acheminement puisque nous nous sommes débrouillées sans agence ni Costa. Depuis l'aéroport, le métro vous emmène en ville pour moins de 2 euros (pour autant que j'aie choisi le bon tarif 😉) en 30 minutes. Vol direct Genève - Hambourg. Selon le site Costa, il faut 10 mins de marche depuis la gare d'Altona jusqu'au bateau ; je dirai un peu plus surtout avec les valises, comptez 7 euros en taxi (nous avons mangé tout près le 13 au soir).
13h arrive enfin ... et là, c'était un peu le chaos dans le terminal. Nous avons dû insister pour entrer car nous n'avions pas reçu de numéro à l'arrivée. On a donc dû invoquer le fait que nous étions en suite et on a pu entrer. Il a encore fallu jouer des coudes pour arriver au contrôle des billets mais à 13h30 nous étions dans notre cabine, prête, une valise déjà là.
Réunion francophone à 19h30 avec Florence et Arnaud (je parlerai d'eux plus tard) : on apprend qu'il y a 2000 allemands à bord et quelque 400 francophones ; le reste se répartit entre italiens, espagnols et divers. Le premier service est à 17h45, le second à 20h15, on s'adapte aux habitudes allemandes ! Florence nous parle des diverses excursions et là, on entend déjà des mécontents.
En effet, il est important de réserver le plus tôt possible vos excursions avec costa !!! Les premier et deuxième jours, la file était impresionnante au bureau des excursions, certaines étaient déjà complètes avant la croisière. Donc si vous voulez visiter avec Costa, réservez impérativement avant de partir ! Cela dit, à plusieurs escales, j'ai vu des propositions de tours organisés, donc pas de panique non plus si vous n'avez rien ... (exemple : 10'000 couronnes islandaises pour le Cercle d'Or avec une agence locale au port). Il faut aussi savoir que certaines excursions ne sont pas garanties en français, j'y reviendrai le moment venu.
Je ne peux pas vous parlez des animations ni des spectacles, nous n'avons pas participer.
Concernant les restaurants : nous étions au New York New York, deuxième service. J'ai trouvé bien, nettement mieux que la dernière fois, bon et plus varié, parfois certains plats manquaient un peu de goût. Concernant le buffet, c'est pas mon truc, nous n'y avons pas beaucoup manger. Nous avons par contre eu deux fois le thé élégant pendant les jours en mer.
Petit bémol : un virus a circulé sur le bateau, une sorte de gastro. J'ai été malade un jour, ma maman également, 2 jours plus tard. Nous entendions souvent des gens en parler et amener du thé au conjoint malade ; il semble que le virus ait fait le tour du bateau jusqu'à la fin de la croisière.
Je détaillerai plus tard les diverses escales avec quelques photos :-)
Si vous avez des questions spécifiques, n'hésitez pas : voici les escales : Lerwick (Shettland), Reykjavik, Isafjord, Akureyri, Ny Alesund, Longyearbyen, Honnigsvag (cap nord), Hammerfest, Bergen et retour à Hambourg.
Martine
Je m'essaie à un petit compte rendu de la croisière citée en titre.
Ce fut un voyage formidable, on rentre plein de magnifiques paysages dans les yeux, à faire absolument une fois dans sa vie 😎
Nous sommes parties le 13 juin pour Hambourg et avons passé la nuit dans un hôtel proche de la gare d'Altona et du port d'embarquement (Altona Cruise Center à deux pas du marché aux poissons). Le 14 juin, nous avons bénéficié de la voiture de Banamala et Mme qui ont fait le trajet depuis la Belgique ; encore merci à eux ! Arrivée vers 11h30 au port, nous y laissons la voiture, procédure un peu plus chaotique qu'à Savone, notamment au niveau de la prise en charge des baggages que nous avons dû aller déposer nous-mêmes sur des chariots (rien de grave, hein ! 😛). Nous n'avons pas pu monter à bord de suite , on nous a dit de revenir à 13h.
Je ne peux pas vous donner d'infos sur l'acheminement puisque nous nous sommes débrouillées sans agence ni Costa. Depuis l'aéroport, le métro vous emmène en ville pour moins de 2 euros (pour autant que j'aie choisi le bon tarif 😉) en 30 minutes. Vol direct Genève - Hambourg. Selon le site Costa, il faut 10 mins de marche depuis la gare d'Altona jusqu'au bateau ; je dirai un peu plus surtout avec les valises, comptez 7 euros en taxi (nous avons mangé tout près le 13 au soir).
13h arrive enfin ... et là, c'était un peu le chaos dans le terminal. Nous avons dû insister pour entrer car nous n'avions pas reçu de numéro à l'arrivée. On a donc dû invoquer le fait que nous étions en suite et on a pu entrer. Il a encore fallu jouer des coudes pour arriver au contrôle des billets mais à 13h30 nous étions dans notre cabine, prête, une valise déjà là.
Réunion francophone à 19h30 avec Florence et Arnaud (je parlerai d'eux plus tard) : on apprend qu'il y a 2000 allemands à bord et quelque 400 francophones ; le reste se répartit entre italiens, espagnols et divers. Le premier service est à 17h45, le second à 20h15, on s'adapte aux habitudes allemandes ! Florence nous parle des diverses excursions et là, on entend déjà des mécontents.
En effet, il est important de réserver le plus tôt possible vos excursions avec costa !!! Les premier et deuxième jours, la file était impresionnante au bureau des excursions, certaines étaient déjà complètes avant la croisière. Donc si vous voulez visiter avec Costa, réservez impérativement avant de partir ! Cela dit, à plusieurs escales, j'ai vu des propositions de tours organisés, donc pas de panique non plus si vous n'avez rien ... (exemple : 10'000 couronnes islandaises pour le Cercle d'Or avec une agence locale au port). Il faut aussi savoir que certaines excursions ne sont pas garanties en français, j'y reviendrai le moment venu.
Je ne peux pas vous parlez des animations ni des spectacles, nous n'avons pas participer.
Concernant les restaurants : nous étions au New York New York, deuxième service. J'ai trouvé bien, nettement mieux que la dernière fois, bon et plus varié, parfois certains plats manquaient un peu de goût. Concernant le buffet, c'est pas mon truc, nous n'y avons pas beaucoup manger. Nous avons par contre eu deux fois le thé élégant pendant les jours en mer.
Petit bémol : un virus a circulé sur le bateau, une sorte de gastro. J'ai été malade un jour, ma maman également, 2 jours plus tard. Nous entendions souvent des gens en parler et amener du thé au conjoint malade ; il semble que le virus ait fait le tour du bateau jusqu'à la fin de la croisière.
Je détaillerai plus tard les diverses escales avec quelques photos :-)
Si vous avez des questions spécifiques, n'hésitez pas : voici les escales : Lerwick (Shettland), Reykjavik, Isafjord, Akureyri, Ny Alesund, Longyearbyen, Honnigsvag (cap nord), Hammerfest, Bergen et retour à Hambourg.
Martine
Réserver soi-même hôtel et avion pour Marrakech ou passer par un tour opérateur? English translation pending
Bonjour,
Nouvelle sur le site, je voulais tout d'abord remercier tout ceux qui prennent le temps de partager leurs expériences car ça aide beaucoup ceux ou celles qui comme moi, ont toujours peur de faire un mauvais choix !
Voilà la question que je me pose : je désire passer une semaine à Pâques au Maroc à Marrakech avec mon mari et mes deux enfants (envie de soleil et budget limité pour d'autres destinations plus lointaines !)
Après avoir consulté des tas et des tas d'avis, mon choix s'est porté sur le Riu Tikida Palmeraie en all inclusive mais, par le biais des tours-opérateurs (Nouvelles-Frontières par exemple), cela reste encore un peu cher. Par contre, si je réserve directement auprès du site Riu et que j'achète mes billets d'avion moi-même (sur Royal Air Maroc par exemple), j'économise presque 1 000 euros par rapport au prix en agence. En plus, je peux choisir mon jour de départ et mes heures de vol ! Cela me semble bien mais y a-t-il un piège ? (l'offre est presque trop belle...) Quelqu'un a-t-il déjà fait ce choix ? Cela s'est-il bien passé ? J'imagine qu'à l'hôtel, on a droit aux mêmes prestations...
Merci de prendre le temps de m'aider car j'ai peur de me tromper et comme il s'agit d'un voyage exceptionnel pour nous (nous fêtons nos dix ans de mariage), ce serait tout de même dommage !!!
Retrait d'argent dans les DAB au Japon English translation pending
Bonjour,
On lit tout et son contraire dans les guides touristiques.
Alors sachant que j'ai une master card (du crédit agricole) : est il possible de retirer des l'argent liquide dans les DAB ? aurai-je des problèmes ? Quelles solutions ?
Merci