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Crossing the Alps and Mont Ventoux by Bike
by Pluton2070 · 2020-08-04 · 26 replies
Hey Cyclists! So, here we go—departure this Thursday from Giromagny (90), still in bikepacking mode, but this time with my wife’s bike lol.

12 years later, back in the Alps for a crossing all the way to Barcelonnette. From there, I’ll head toward Vaucluse and face Mont Ventoux for the first time 🚴‍♂️. Until then, the Alps will most likely leave their mark 😅🚵‍♂️🚴‍♂️. I’m a bit nervous about the Col de la Colombière—if all goes well, I should leave a wreath there lol! The return after Mont Ventoux should be less traumatic (or maybe not).

A few photos below.

If you’re on my route, it’d be great to chat! ;) I’m also planning to film the ride (as usual), my impressions, etc.

Good luck with your preparations to everyone working on a project, and safe travels to those already on the road! ;) Gilles
Cévennes, mont Lozère et saute-causses à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2020-07-28 · 7 replies
Saute-Causses à vélo

En cette fin juin 2020, nous reprenons des activités de plein-air, après il faut bien le dire avoir été un peu sonnés par cette pandémie qui nous a tenus confinés presque deux mois.

Alors dans ce contexte particulier, cette balade à vélo de 9 jours je l’ai vécue comme une libération, certes toute relative, nous étions malgré les nombreux décès dans notre village, loin des grandes tragédies de notre histoire. Cependant, en préambule, je me permets de faire l’apologie de Voyage Forum et de la revue « 200 le vélo de route autrement ».

Oui, l’apologie de VF pourquoi ? Parce que grâce à ce site de voyage on fait de fabuleuses rencontres qui permettent de partir en virée avec des personnes étonnantes. Les réseaux sociaux on y trouve le meilleur et le pire.

Il m’est arrivé de me faire écharper, traiter de tous les noms, affubler de tous les défauts parmi les plus détestables car à travers mes récits certains acrimonieux ou acrimonieuses (certes peu nombreux) n’y décelaient qu’un égocentrique, à l’imagination prolixe, en recherche d’admiration. Assurément, nous avons tous notre petit égo, et j’ajouterais heureusement. Personnellement, je ne suis jamais insensible à un petit mot gentil même d’admiration, au risque qu’il puisse flatter mon orgueil, mais l’essentiel n’est pas là. En effet, si quelques-uns sont prompts à la critique acerbe ou tatillonne, d’autres au contraire ont une réaction opposée. Accrochés, piqués de curiosité par mes écrits, ils me contactent et ont envie de partir avec moi. Et là commence l’aventure. Que de fois ai-je rencontré des compagnes ou compagnons de voyage grâce à mes écrits sur VF.

Mais, je dois avouer que cette randonnée vélocipédique de 9 jours à travers causses et Cévennes a été le point d’orgue, une apothéose qu’il me sera difficile de retrouver en matière de compagnons de voyage hors normes. Et quand je pense que nous aurions pu partir à cinq, si Hélène, notre gentille hébergeuse, n’avait pas eu des impératifs. Elle aussi connue il y a déjà quatre ans par VF, et comme baroudeuse du bout du monde à vélo en solo elle se pose là.

Nous sommes partis à quatre, tout d’abord André, camarade sûr au moral d’acier, capable de faire 1500 kilomètres avec une fracture du pouce non soignée, en compagnie de qui j’avais déjà effectué deux voyages à vélo, dont 64 jours à travers les immensités rudes du nord Argentine, ainsi que deux femmes.

La première Brigitte, grande baroudeuse, au look de « grand-mère moderne » bien dans sa peau, mais ne pas s’y tromper, les immenses traversées de déserts seule sur son vélo seraient presque son quotidien si elle ne prenait pas sur son temps pour garder le lien avec sa famille et s’occuper de ses petits-enfants, comme toute Mamy qui se respecte. Même si parfois l’un de ses enfants lui tire l’oreille alors qu’elle vagabonde de l’autre côté de la planète pour lui faire passer un petit message du genre « Maman, ça va être Noël, nous t’attendons tous avec impatience en particulier les petits-enfants ». Ces injonctions, qui jouent sur le sentiment et la fibre maternelle, lui font stopper très temporairement ses grandes chevauchées solitaires. Notre premier contact se fit grâce à VF et à CCI. Dès les premiers échanges nous avons constaté notre immense passion commune concernant le désert de l’Atacama. Nous nous sommes rencontrés deux fois au festival annuel du voyage à vélo organisé par Cyclo Camping International à Paris. Depuis l’envie de partir ensemble nous taraudait.

La seconde, Patricia m’a contacté par VF pour savoir si je recherchais des personnes pour de futurs voyages. Premier contact très sympathique, cependant mes conditions familiales actuelles ne me permettent pas d’envisager de longs voyages, mais m’échapper une dizaine de jours me semblait possible. Je lui ai donc promis de la contacter au cas où. Et effectivement, l’envie de me changer les idées et de partir quelques jours avec mon copain André est vite arrivée, et je dirais même s’est imposée. Et me souvenant de notre conversation, voilà comment elle s’est jointe à nous. Wahou !!! J’ai découvert une athlète complètement hors normes, au palmarès incroyable, championne de France et d’Europe de marathon, championne d’Europe et vice-championne du monde de 100 kilomètres de course à pied sur route. Bien d’autres exploits jalonnent sa vie, comme des temps stupéfiants sur l’ultra-trail du mont Blanc ou des courses furieuses dans les très grands froids nordiques, et avec tout cela une simplicité et une gentillesse immenses, sans parler d’une rusticité sidérante. Elle m’avait même dit : tu as beaucoup plus voyagé à vélo que moi, peut-être devras-tu m’attendre. Elle a vu ! mais elle n’a pas dû être vraiment surprise, je ne pense pas que dans sa vie beaucoup, même parmi les meilleurs, l’aient attendue à pied ou à vélo, l’inverse oui sans doute toujours !!!



Et pourquoi l’apologie de la revue 200 ? Tout simplement parce que les articles sont des morceaux d’anthologie littéraires. Et lorsqu’il est question de la France, même concernant des coins que je connais bien, les descriptions à couper le souffle me donnent à penser qu’il s’agit d’un ailleurs qu’il me faut découvrir au plus vite.

Oui, les quelques rares échanges désagréables sur VF de quelques personnes mal lunées sont vite oubliés quand on a le bonheur de partir avec trois personnes de cette trempe, je dirais même que c’est un honneur. J’ai commencé, cependant, à me faire un peu de souci au sujet de ma forme physique car, au cours des 18 derniers mois, je n’ai effectué en tout et pour tout que 20 kilomètres à vélo.

Trois semaines avant le départ je me suis promis de me remettre en selle. J’ai tenu 6 jours, une trentaine de kilomètres par jour et 500 à 700 mètres de dénivelé. Tout surpris ça passait bien, donc la motivation est retombée et je suis retourné taquiner la truite, surtout que cette année la pêche est bonne par chez moi, mais que de la fario sauvage des Vosges.

Donc nous y voilà, petit projet en France, un itinéraire à travers les reliefs des Cévennes qui nous mènera de Mialet (un peu à l’ouest d’Alès) vers le mont Lozère puis la montagne de Bougès. Ensuite nous écornerons le coin nord-est du causse Méjean à partir de Florac avec redescente sur Castelbouc. De là, nous partirons à l’assaut du causse Sauveterre par un chemin infernal dans la chaleur de l’après-midi. Nous en longerons tout le bord sud qui s’étire en croissant au-dessus du Tarn, puis nous plongerons vers Sainte-Enimie et irons dormir à la Malène. Après s’en suivra une magnifique traversée du causse Méjean en passant par le terrain d’aviation jusqu’à Saint-Jean-des-Tripiers. Nous poursuivrons par une descente vertigineuse sur la Jonte où nous verrons de nombreux vautours. Après un ravitaillement au Rozier, nous partirons à l’assaut du causse Noir que nous traverserons en entier jusqu’à sa barrière sud la rivière Dourbie. Nuit à Trêves suivie d’une montée du mont Aigoual, ponctuée d’un bivouac sur son versant est. Et en fin, nous déroulerons la dernière étape de cette trop courte balade de 9 jours, en nous laissant emporter par la descente le long du Gardon. Dernier point dur, voire très dur, la remontée chez mon amie Hélène d’où nous sommes partis, au Puech, 7 km dont 5 à pousser les vélos dans des côtes bien supérieures à 10%. Mais pourquoi aller habiter sur un piton si loin du joli petit village, sans doute parce qu’Hélène est aussi une vraie « furieuse » à qui les grandes aventures dans des pays sauvages à vélo en solo ne font pas vraiment peur.

Cette période post-covid est un peu inquiétante, comment allons-nous voyager ? Avant de partir, je viens de lire sur VF un beau récit à travers le Morbihan post-pandémie, agrémenté de jolies photos, effectué en juin. L’impression qui s’en dégage est étrange. On pourrait s’imaginer dans un film d’anticipation futuriste, l’humanité guettée par quelques menaces généralisées. Un préambule au livre de Cormac McCarthy « la Route ».

Tout commence par un trajet en voiture de quelques 600 kilomètres à travers la France. Quelque part avant Alès je m’arrête, un restaurant semble ouvert, il m’est dit qu’on ne mange que sur réservation, espacements obligent. On me montre la pizzeria un peu plus loin. Là, on me prépare une bonne pizza mais on me demande d’aller la manger ailleurs, même pas le droit de m’installer à la terrasse. On m’indique un parc en contre-bas, au bord d’une jolie petite rivière. Je vais y passer un moment de repos agréable. Mais, de toute évidence nous ne sommes pas revenus à la normale.

Mon accession à la maison d’Hélène n’est pas ��vidente, de plus mon GPS auto n’étant pas à jour, il ne m’est d’aucune aide pour une route toute récente. Elle qui me prenait pour un grand baroudeur au flair infaillible va réviser son jugement.

Voilà mon arrivée chez elle sur sa montagne isolée, telle qu’elle l’a restituée en s’insinuant dans mes pensées. Je dois reconnaître qu’elle est très proche de la vérité, comme si elle avait été passagère invisible à côté de moi. Donc voilà Hélène qui s’exprime en extrapolant mes pensées : « Tout commença mal. Après six heures de voiture et ayant passé Alès, me voilà perdu sur une route de montagne digne de celle de la Bérarde dans les années 70. Pas de maison, ni de poteau téléphonique ou électrique. Pas âme qui vive. Où m'étais-je donc fourré ? J'avais pourtant reçu des informations précises : les poubelles, la table en bois, les deux panneaux -un noir, un rouge- "Les Puechs", la fourche que je ne pouvais pas manquer paraît-il, l’impasse de droite… Mais rien de tout cela. Une route tortueuse qui n'en finit pas de monter au milieu des chênes verts... On ne m'y reprendrait pas à dire venez chez moi j'habite chez une copine. J'appelle ladite copine. Pas de réseau évidemment. Après plusieurs essais infructueux je la vois qui vient à ma rencontre. Ouf, sauvé pour cette fois. »

Un peu ridicule, je constate que les trois autres sont arrivés sans problème. Brigitte a même poussé la plaisanterie en venant d’Aix-en-Provence à vélo, et c’est concomitamment que nous nous arrêtons devant le portail du nid d’aigle d’Hélène. Soirée de retrouvailles pour certains et de découverte pour d’autres, mais ambiance magnifique entre frénétiques du « gros baroud ». Plus les personnes sont habituées à voyager en dehors des chemins habituels et plus elles sont généralement décontractées, et puis que d’histoires incroyables elles peuvent raconter, même s’il faut un peu les torturer pour les faire parler. Hélène nous fait bien rigoler, même si sur le coup ça l’aurait plutôt fait pleurer, en nous relatant sa traversée himalayenne avec un être étrange qui se jetait sur la nourriture et ne lui en laissait même pas quelques miettes. Il paniquait à l’idée de manquer et, affamer sa compagne de route ne semblait pas le perturber. Elle finira sa traversée seule, elle est habituée. En route, elle avait sympathisé avec un couple de Hollandais qui, quelques jours plus tard, tomba sous les roues et les coups de couteau d’un djihadiste. L’homme fut tué, la femme en réchappa, Hélène, elle, en garde une vraie souffrance. Pour raison de Covid, on s’installe dans le jardin, chacun avec sa tente. Chut, je vais un peu tricher, je finirai sur un lit mais dans mon sac de couchage !

Au matin, un petit-déjeuner qui s’étire presque à l’infini. Des personnes, qui ne se connaissaient pas la veille, ont tellement d’aspirations et d’expériences communes qu’elles ont l’impression de toujours s’être connues. Mais vers les 9 heures du matin c’est parti, on serait bien resté plus longtemps, voire toute la journée à discuter des chemins du monde.

Nous commençons par la terrible descente du sommet où Hélène et Bernard, son compagnon, ont élu domicile. Il nous faut faire quelques courses car les jours à venir nous ne savons pas ce que nous trouverons, comptant traverser par des pistes confidentielles cette région de France sauvage. Epicerie associative de village, désinfectant à l’entrée et masque obligatoire, je dégaine le mien. Nous ne trouvons pas grand-chose. A la sortie du village de Mialet, une petite boutique de camping nous permet d’acheter du pain en complément. Mais nous ne nous faisons pas de souci, ayant chacun dans les sacoches du riz et des pâtes, de quoi tenir plusieurs jours. Pour ma part, avec un kilo de riz et de pâtes j’ai de quoi assurer pour 4 durant 48 heures.



Et nous voilà lancés. Premier objectif, le col d’Uglas qui culmine à 539 mètres. Certes ce n’est pas l’Abra del Acay, le plus haut col carrossable des Andes et ses 4972 mètres, mais c’est le même bonheur de la liberté en étant bien accompagné. Bien évidemment, mes trois camarades me laissent sur place, mais bon je ne m’en fais pas, sachant qu’ils ont tant de choses à se raconter en m’attendant. Du col, nous partons sur des pistes mal pavées à travers les grosses bosses et les forêts des Cévennes et nous rejoindrons en milieu d’après-midi le village du Collet-de-Dèze sur le Gardon. Par moments, nous avons l’impression de monter dans les cieux, quelques poussages de vélo agrémentent la journée. Je vois parfois mes camarades devant moi se découper directement sur le ciel, dans des pentes à plus de 15%, comme s’ils se trouvaient sur une rampe de lancement pour quelque voyage improbable. Bien évidemment, cela nous rappelle à tous les grands déserts, le Gobi ou l’Atacama, et les éclats de rire augmentent au rythme du pourcentage de la pente.

Arrivée au village précité, arrêt au bistrot, j’en profite pour prendre le permis de pêche du département de la Lozère pour la première catégorie, c’est-à-dire pour les rivières à salmonidés, département dans lequel nous allons passer et repasser. La réglementation en matière de pêche en France est quelque chose d’inextricable, mais il y a de multiples raisons dont certaines bien valables, mais je ne m’aventurerai pas à vous les expliquer, il y faudrait tout un livre.

La bière est bonne, on la multiplie par deux, rien de tel après avoir ingurgité des litres d’eau tiède toute la journée. De plus elle a un effet diurétique du meilleur résultat pour le corps après une journée d’efforts somme toutes conséquents, en tout cas pour moi. Certes, la distance n’est pas énorme en ce premier jour, 47 kilomètres et 1025 mètres de dénivelé, mais cependant beaucoup de pistes en partie parcourues en poussant les vélos. Nous avons même eu droit à un tronçon emporté par des intempéries réputées très violentes, les fameux épisodes cévenols. Une charmante jeune femme habitant une ferme isolée au milieu, plutôt au sommet de nulle part, nous a remis sur le bon chemin.

Nous rejoignons le camping le long du Gardon, quasi-désert, une seule tente, un Américain vivant en Espagne qui, voyant la tournure du Covid rôdant, a décidé depuis un mois d’attendre la suite des événements ici en Lozère, qui a été très peu touchée par ce fléau, un mort répertorié. La patronne est sympathique et très prolixe sur sa région, tout à mon bonheur. Elle est originaire de pas très loin, d’un coin où nous allons passer et que je connais depuis longtemps, le causse Méjean, plateau d’altitude qui me rappelle par ses lumières et ses grands ciels les plateaux boliviens. Oui, je maintiens et les plateaux boliviens je m’y suis baladé à vélo à plusieurs reprises !

Sitôt installé, je me précipite à la pêche avec mon fouet à mouche, à quelques mètres de nos tentes. Patricia et Brigitte comptent manger de la truite ce soir, mais si je connais bien mes rivières vosgiennes, celles de la Lozère sont une découverte pour moi, et elles seront déçues de devoir se contenter d’une grosse platée de riz, très bonne cependant.

Nous passons une excellente nuit et partons relativement tard. Nous allons nous installer dans une petite routine qui me va bien, vu mon entraînement. Aujourd’hui, il s’agit d’aller le plus haut possible, à la pointe est du mont Lozère et d’y bivouaquer. Trouver notre route confidentielle qui se faufile sur les hauteurs du village n’est pas facile, nos différents tâtonnements nous permettent de visiter ce beau village tout en pente.

Après une matinée par une petite route du bout du monde, nous faisons halte à Génolhac, village tranquille. Nous nous laissons tenter par le restaurant avant d’entamer la montée du mont Lozère, sur 968 mètres de dénivelé pour 15 kilomètres. Pour moi, ce sera une première au restaurant depuis le confinement. Nous sommes les seuls dans la salle, quelques personnes sont en terrasse. Repas créole, très bon, de quoi nous mettre en forme pour un après-midi qui s’annonce « pentu ». Le problème de l’eau se pose. Remplissons-nous les deux bâches de 6 litres maintenant ou plus tard ? Je penche pour maintenant, Brigitte beaucoup plus cool, pour plus tard, ayant bon espoir de trouver une source plus haut. On prend 4 litres par bâche, plus les deux litres que nous avons chacun, cela nous permettra de bivouaquer. Brigitte avait raison, non seulement on va faire le complément dans un ruisseau beaucoup plus haut mais, une fois près du col de Pré de la dame à 1474 mètres, une magnifique source nous fournit avec prodigalité toute l’eau que nous désirons.

Nous trouvons rapidement un coin idyllique pour installer notre bivouac dans des conditions atmosphériques que je qualifie d’idéales. Partir avec des personnes rompues aux longs voyages est un vrai bonheur, tout se passe avec une simplicité déconcertante. Brigitte a un œil particulièrement exercé pour déceler de loin le point précis où s’installer et durant les 9 jours, cela va se renouveler. Pour la deuxième fois, nous sommes trois à monter nos tentes, tandis que Patricia dormira face au ciel, et là aussi, tout le voyage durant, elle ne montera pas sa tente. Notre étape, si elle a été courte en kilomètres, seulement 38, le dénivelé lui a été assez conséquent, 1560 mètres.



De nouveau une superbe nuit, de plus peu de condensation et sur notre versant est, le soleil nous touche rapidement. Encore une bonne excuse pour traîner un peu une fois de plus et ne démarrer que vers les 9 heures. Très rapidement, nous rejoignons la piste du versant nord du mont Lozère que nous comptons suivre jusqu’au col Finiels. Son début est particulièrement raide, sur un chemin jonché de gros cailloux, petite séance de poussage obligatoire sur un kilomètre. Nous arrivons à une magnifique cabane-refuge perchée en dessous de la crête. Nous parcourons le livre d’or, manifestement des randonneurs venant de tous les coins d’Europe au moins y ont laissé un petit mot. Je m’empresse d’en faire autant. Malgré tout l’agrément du lieu, il n’est pas question d’y passer la nuit, il n’est que 10 heures du matin.



Nous suivons cette piste d’altitude sur une dizaine de kilomètres. Nous y croisons des Vététistes, et discutons longuement avec un groupe. Le temps est couvert et il fait frisquet dès que nous nous arrêtons. Les sources du Tarn sont indiquées. Posant nos vélos, nous les rejoignons en quelques centaines de mètres. Pas une goutte d’eau, plutôt un vaste bassin au flanc de la crête qui sert de réceptacle. Plus précisément, il s’agit de l’un des différents lieux répertoriés comme source de la rivière. Toute la cime est sans doute en elle-même le lieu d’alimentation. Le col Finiels arrive presque trop vite, nous y retrouvons le goudron.



De là, l’itinéraire conduit au village de Pont-de-Montvert, célèbre du fait de la révolte des camisards, lorsque Louis XIV révoqua en 1685 l’édit de Nantes, qui avait été mis en vigueur par François Ier. L’un des chefs de cette révolte Pierre Laporte, est originaire du village d’Hélène, Mialet, point de départ et d’arrivée de notre petite aventure. Mais le principal chef camisard s’appelait Jean Cavalier et sa vie est digne d’un roman d’aventure à rebondissements car contrairement à Pierre Laporte, il ne mourra pas les armes à la main.

Cette pente est magnifique et très surprenante. D’immenses constructions rocheuses naturelles se dévoilent au détour des virages, des amoncellements ruiniformes ou d’énormes galets morainiques, parfois empilés en des arrangements prêts à durer encore des millénaires. En cours de descente nous décidons de piquer niquer dans ce décor grandiose. La vue porte au sud sur la montagne de Bougès, l’éminence que nous avons l’intention de traverser par sa crête qui se dirige vers l’ouest jusqu’à Florac. Puis nous nous laissons emporter jusqu’au village où André renvoie par la poste 6 kilos de bagages. Les Cévennes, toutes sauvages qu’elles soient, ne sont pas le désert de l’Atacama, destination de notre dernière grande équipée à vélo. Près du pont central, un bistrot nous ouvre les bras et nous y passons un bon moment. Le Tarn, tout au fond de sa gorge, donne un véritable cachet à la commune. Plusieurs terrasses, des touristes pas très nombreux, des tables qui ne respectent pas l’espacement préconisé par les autorités sanitaires. Certains portent le masque, d’autres non. Sensation une fois encore étrange. Tant que nous nous trouvons seuls, au milieu de nulle part, le covid nous n’y pensons pas trop, mais dès que nous nous retrouvons rapprochés de nos congénères, il se rappelle à notre bon souvenir.

C’est l’heure de partir. Malgré deux Grimbergen je me sens une frite d’enfer pour partir à l’assaut de cette fameuse montagne de Bougès. Bien évidemment, mes trois acolytes disparaissent et je vous assure les Grimbergen n’y sont pour rien. Mais quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites. Donc je ne boude pas mon plaisir en remontant le petit vallon qui se dirige vers la crête, et je m’arrête pour traquer du regard les truites dès que je décèle un endroit favorable à leur positionnement. Avec un immense plaisir bien qu’elles soient très mimétiques, en lisant les veines d’eau je les vois, quel bonheur, mais je ne vais quand même pas sortir ma canne !

Une fois au sommet, une piste de toute beauté nous emmène presque jusqu’à Florac en partie à travers forêt et aussi par des zones aérées qui nous permettent les plus beaux points de vue sur cette région étonnante de France. Des villages à l’architecture montagnarde se cachent dans les replis du mont Lozère. La vue porte très loin par-delà vers le nord. Devant nous le Tarn déroule sa gorge qui coupe comme un coup de couteau les causses Méjean et Sauveterre. Derrière ce dernier des monts apparaissent dans un lointain un peu diffus, l’Aubrac et quelques pointements plus saillants nous font penser aux premiers volcans d’Auvergne. De Clermont-Ferrand à Nîmes s’étale un immense carré magique, où la géologie a subi tous les bouleversements. Calcaire et granit s’entremêlent, pour la plus grande joie du spectateur. La terre a craché de ses entrailles ces formations cristallines et la mer a fait monter d’immenses plateaux calcaires, qui se sont constitués au cours de millions d’années par sédimentation de carapaces d’animaux marins. Le tout nous offre un panorama magnifique, propice aux plus belles bambées à vélo. Ce spectacle allume en moi le clignotant revue 200.

Dans le dernier numéro de ma revue fétiche, on peut lire, que dis-je savourer, un très bel article sur ce coin de France des causses, qui s’intitule ’’là-haut’’. L’auteur, Alain Puiseux, est spécialiste de la formule qui frappe, et il en saupoudre à l’envi le texte tout au long de son récit, et cela pour le plus grand bonheur du lecteur. J’en cite pêle-mêle quelques-unes : je me suis demandé si la beauté existe en elle-même ou dans les yeux de qui la contemple; si vous avez une carte routière du Massif Central, vous pouvez y lire les rivages des îles la magie marche toujours là-haut c’était juste après le confinement. L’air était plus pur, plus transparent, le ciel sans une griffure la lumière y est rapide et changeante au-dessus d’une houle d’herbe; je suis tombé amoureux par inadvertance d’une isohypse et des plateaux d’altitude.

Remarque au passage, je ne connaissais pas le mot isohypse, cependant tellement parlant lorsqu’on évoque le Méjean, le Sauveterre ou tout autre causse. Voilà, ces différentes citations extraites du texte « là-haut » fournissent une bonne introduction à l’apparition des différents causses que nous allons traverser et escalader dans les jours à venir.

Après quelques moments de rêverie, les yeux errant jusqu’à l’infini, et aussi quelques erreurs d’embranchement ou tout au moins quelques hésitations, une magnifique pente abrupte au chemin cabossé nous mène pratiquement à l’entrée de Florac. Nous sommes à la frontière des zones granitiques sombres du mont Lozère et des falaises calcaires lumineuses du causse Méjean. Le courage nous manque pour repartir à l’attaque des zones de solitude à cette heure tardive et nous optons pour le camping municipal. Il vient juste d’ouvrir. L’employée est partie la veille de Bretagne et a roulé toute la nuit. Depuis quelques heures elle se dépêche d’effectuer les premiers nettoyages de mise en service. Presque personne, un motard avec une magnifique moto-guzzi, un couple en camping-car et nous quatre.

Toute la place pour nous installer, que l’embarras du choix, nous optons pour disséminer nos tentes à portée du bruit de la rivière, le Tarnon qui rejoint le Tarn un peu plus loin. Sans surprise, nouvelle séance de pêche, et bien que cette rivière m’inspire plus que le Gardon au Collet-de-Dèze, mes camarades n’auront à nouveau pas de truites sur feu de bois. Nous décidons d’aller au restaurant. Le centre-ville est assez animé, la place centrale accueille une terrasse de restaurant aux tables relativement espacées. Les clients y sont nombreux et nous passons une soirée agréable dans une ambiance méridionale. J’avais déjà remarqué, au cours des différentes occasions où ma voiture, mon vélo ou mes jambes m’ont conduit dans ce village au nom chantant, que les habitants avaient déjà l’accent du midi.

Ce matin du quatrième jour, nous partons à l’assaut de mon causse préféré, le Méjean. Dans un premier temps, nous allons seulement en mordre le coin nord-est. Une belle montée par la D16 va nous permettre de dominer la vallée du Tarn et d’étendre notre vision aux montagnes que nous avons traversées la veille là-bas, à l’est et au nord.

L’arrivée sur le plateau est toujours aussi surprenante. On passe sans transition de zones de vallées à l’habitat assez dense et au tourisme très visible, à des déserts d’altitude où l’herbe sauvage ou de prairie prend le contrôle, les hommes semblant fuir ses hauteurs hostiles à la vie. C’est en partie ce qui donne un charme fou à ces plateaux. Comme l’écrit Alain Puiseux de ces coins perchés jusqu’au mont Gerbier-de-Jonc, « Se plaindre ici, plus qu’ailleurs, de l’eau ou du froid, c’est n’avoir rien compris », me fait comprendre pourquoi le soir les vacanciers désertent ces lieux pour aller rechercher la quiétude plus bas le long des rivières.

Après une première prise de contact, Brigitte et Patricia ne connaissant pas ces coins bénis des Dieux, nous bifurquons vers Montbrun et effectuons une plongée en direction du Tarn. La différence de chaleur entre plateau et fond de vallée est très nette. Nous marquons l’arrêt au bord du Tarn, dans un coin charmant, le temps d’un pique-nique. Eau verte et grande falaise claire éclatante de soleil. La flemme nous gagnant et subjugués par la beauté des lieux, notre envie de continuer est annihilée. Nous envisageons de passer l’après-midi et la nuit à venir à contempler ce méandre de rivière aux eaux turquoise, surplombées d’une falaise sculptée au cours des millénaires par les flots qui, parfois, se montrent redoutables, sauvages et tumultueux. Cette halte précoce n’est pas vraiment du goût de la trépignante Patricia, mais elle se plie de bon gré à l’avis de l’écrasante majorité. Mais, à peine commençons nous à prendre nos aises que, débouche sur notre coin perdu une famille avec force gamins et chiens. Ces derniers se précipitent sur le gros pain que nous avons acheté ce matin à Florac et, sans une intervention prompte de Patricia, nous pouvions lui dire adieu. Elle se réjouit, car bien évidemment nous abandonnons notre projet de farniente et décidons de reprendre notre route. Dommage, j’avais repéré quelques belles truites en chasse qui n’attendaient que la plus élégante de mes mouches !

En ce début d’après-midi, la chaleur est terrible. Entre ces plateaux calcaires, il y a comme un effet de four et mon thermomètre indique 40 degrés. Quelques kilomètres en direction de Sainte-Enimie nous offrent l’occasion de magnifiques points de vue sur la rivière, et tout particulièrement sur le village de Castelbouc. Cet ensemble de maisons caussenardes, accrochées à la paroi et semblant prêtes à plonger dans une eau aux reflets de jade, est tout simplement splendide. La légende du village rapporte qu’au temps des croisades, un jeune homme seul était resté en ce lieu. Obligé de satisfaire toutes les épouses dont les maris combattaient les infidèles, il en serait mort d’épuisement. Depuis cette époque, un diable sous forme de bouc survole régulièrement la cité.



A Prades, changement radical, nous avons l’intention de monter directement sur le causse Sauveterre par un chemin non carrossable qui s’insinue entre des falaises. Il présente des pentes ne permettant pas de rester sur le vélo, sauf peut-être pour Patricia dont les cuisses et les mollets sont constitués de l’acier le plus trempé.

Là encore la question de l’eau se pose. Devons-nous remplir les bâches en prévision du bivouac sur le causse ? Sur ces plateaux calcaires, il n’est pas question d’en trouver la moindre trace. Même Brigitte qui sent les sources à 50 lieues, y est favorable. Pourtant nous regardons dubitatifs le pan de montagne qui nous domine et à travers lequel nous allons partir. A la fontaine de ce petit village, profitant d’une ombre bienfaitrice, nous faisons donc provision du liquide précieux. J’en profite pour m’asperger copieusement le visage. Nous jouissons des derniers instants de température clémente, ou presque, avant d’affronter cette piste escarpée tournée au sud, soumise à l’infernale chaleur du soleil vertical.

C’est parti pour un court tronçon goudronné où même Patricia pousse dans cette ligne droite qui se jette sans ambages dans la pente. Après 400 mètres le chemin s’échappe à gauche, tout d’abord pas très raide et roulant. Il va perdre très rapidement ces deux qualités. La pente s’accentue franchement et le sol devient instable, au point que, même en poussant le vélo, la roue avant ripe en permanence de droite et de gauche. Immanquablement, je me retrouve très vite seul, André et Brigitte ayant pris un rythme de montée supérieur au mien, sans parler de Patricia qui s’est littéralement envolée. Je n’ai même pas eu le temps de voir si elle avait disparu en courant, son vélo à la main, ou bien en appuyant comme une forcenée sur les pédales dans cette caillasse fuyante. Mais où va-telle chercher une telle force, une telle énergie, une telle envie de s’arracher ? Sans vouloir être un mufle, certes elle est un peu plus jeune que moi, mais elle n’a plus trente ans !

J’adopte la posture ‘’Atacama’’, le comptage de mes doubles-pas. Selon la pente et la consistance du sol, j’en effectue de 20 à 50 avant de marquer l’arrêt. Il semblerait, à vue de nez que cette piste infernale fasse de l’ordre de 6 kilomètres. Il n’y a qu’à prendre son mal en patience. Bon seigneur, André redescend à pied pour venir me donner une petite, même une grande poussette, ce qu’il fera à plusieurs reprises. Je mets ma fierté dans ma poche et je le laisse pousser. On dira que c’est parce que j’ai l’une des bâches à eau de 6 litres sur le porte-bagages ! Mais au fait, Brigitte a la même et elle caracole comme une gazelle dans la pierraille surchauffée. Mais pour elle, c’est tout à fait normal. Elle est habituée aux traversées de déserts en solo, parfois sans même avoir de quoi faire chauffer ses aliments, n’ayant qu’un réchaud à bois. Dans les coins bien désertiques, on peut avoir la surprise de ne pas trouver la moindre brindille. Mais bon, elle continue son périple en croquant ses aliments sans cuisson, trouvant cela presque très bon !

On doit être un peu maso car, dans ce type de situations de chaleur, de caillasses, de sol qui se défile et de pentes très raides, nous éprouvons tous un grand plaisir, je dirais même un grand bonheur d’être là. L’effort, la sueur, la fatigue, mais surtout le corps et l’esprit qui vivent… Nos pensées sont retournées dans les hautes altitudes du Sud Lipez, entre 4 et 5000 mètres, nostalgie des grandes bambées qui nous arrachent à notre quotidien. Le dépaysement et la défonce. Je me dis cependant qu’il n’est pas besoin de faire des milliers de kilomètres pour connaître les bonheurs de l’aventure, la France nous fournit très bien la matière. Certes, ce n’est pas à la même échelle, quand on sait que le prochain point de ravitaillement en eau est à 140 kilomètres et que l’on est en train de pousser son vélo dans le sable. Toutefois ne pas savoir si cela va durer un kilomètre ou trois jours, cette incertitude introduit une dimension supplémentaire, la trouille.

Mais nous montons, les maisons de Prades deviennent minuscules. Le Tarn se dessine dans tous ses méandres en prenant des teintes profondes qui tirent sur l’émeraude. Un signe de Patricia, elle nous attend. Je ne suis pas certain qu’elle avait réalisé que cette piste était difficile pour la multitude de raisons que j’ai données. Nous la rejoignons. Elle va prendre la place d’André et me fournir une petite poussette sur une centaine de mètres. J’ai l’impression d’être aux commandes d’un Rafale en ayant mis la post-combustion. Incroyable, je n’ai pas une Terrienne derrière mon porte-bagages mais un être bionique venu du fond du cosmos qui me propulse littéralement !!!

Mais tout a une fin, surtout le meilleur, les deux derniers virages en épingle me dominent. Changement brutal de configuration du terrain, la déclivité s’atténue, le chemin quitte le flanc de la montagne et s’enfonce dans des fourrés, laissant juste l’espace pour y faire passer le guidon. Je remonte quelques dizaines de mètres sur mon vélo, mais c’est à pied que je rejoins une minuscule route qui longe le bord du causse. Nous nous regroupons, nous venons de déboucher au niveau d’un petit bourg qui se nomme ‘’Nissoulogres’’. Nous n’allons pas tarder à apprendre la signification de cette appellation étrange. « Jamais sous l’orage ». En effet, il rôde tout autour, tapi, sautant d’un causse à l’autre mais épargnant pratiquement toujours cette pointe du plateau du Sauveterre qui domine la petite cité de Prades.



Il ne nous reste pour nous quatre qu’une quinzaine de litres d’eau, ce qui n’est pas énorme pour tenir un bivouac après un tel effort et, il sera sans doute difficile de s’en procurer avant demain midi. Un homme se trouve dans la première maison à quelques mètres du chemin par lequel nous arrivons depuis la vallée. Je lui demande s’il peut nous ravitailler. Non seulement il y est favorable, mais il nous invite à planter nos tentes dans son jardin, où nous sommes aux premières loges pour contempler le causse Méjean qui s’étale au sud, au-delà du Tarn. Nous acceptons bien volontiers et, très vite, ce n’est plus de l’eau qu’il nous propose mais de la bière. De plus, il nous offre une douche, de toute évidence nous sommes tombés sur un 5 étoiles. Nous prendrons notre repas en commun à partir de nos réserves de pâtes. Il nous fait goûter un vin rouge de la région, ma foi de bonne facture. La discussion va s’éterniser en passant des secrets du causse Sauveterre à des considérations professionnelles. Mes camardes se foutront de moi, je suis un bavard impénitent, mais ce soir je n’arriverai pas à en placer une, notre hôte est d’une catégorie toute autre, sans doute au moins champion d’Europe. Le monde est petit, André et lui se trouvent des connaissances communes, ayant tous deux œuvré dans le cadre de grands travaux de la DDE, que ce soit à titre privé ou non. Je dois dire qu’en finale, j’ai un peu, même beaucoup, perdu le fil de la conversation, la bière et le vin par-dessus les kilomètres de poussage dans la caillasse et le cagnard de cet après-midi auront assez vite raison de moi.

Ce matin nous allons longer le bord du causse Sauveterre en descendant vers le sud. Notre itinéraire emprunte de petites routes et des pistes parfois pas très roulantes. Alors je ressens la fatigue consécutive au gros effort d’hier après-midi. Nous traversons le lieu-dit Dignas, puis nous arrivons à une ferme isolée et nous discutons un bon bout de temps avec Christian, l’habitant du lieu. La vie de paysan sur le causse n’est pas facile. Il nous parle des conditions climatiques rigoureuses, des réglementations tatillonnes sur les produits en particulier laitiers, des législations de transmission d’héritage pénalisantes et autres intrusions de l’Etat, ce qui donne à penser que la vie sur ces plateaux devient impossible. Lui s’est spécialisé comme beaucoup dans le lait de brebis pour le roquefort. Ces régions reçoivent l’eau des montagnes environnantes, le Sauveterre du mont Lozère et le Méjean de l’Aigoual. On peut dire que les zones granitiques alimentent les plateaux calcaires.



A midi, nous arrivons à Laval-du-Tarn. Le pique-nique est organisé à l’abri de l’ancien four à pain, nous sortons le réchaud pour une platée de riz. Comme je l’ai toujours pensé, une halte longue le midi est en définitive un gain de temps car l’après-midi permet encore de nombreuses heures de pédalage, surtout en été.

Notre intention initiale était de continuer à longer les hauteurs dominant le Tarn. Après avoir dépassé le Pont Sublime, belvédère tout particulièrement souligné sur la carte, notre itinéraire devait nous mener au village des Vignes. Mais outre une petite fatigue résultant de la montée infernale d’hier pour moi, le temps semble vouloir se mettre à l’orage. De bonnes ou moins bonnes raisons nous poussent à rester sur le goudron et prendre la direction de Sainte-Enimie par une route toute en descente. Un délice. Différents belvédères livrent des points de vue grandioses sur la vallée et les villages qui ponctuent la rivière, là-bas tout en bas. Le cirque de Saint-Chély est particulièrement spectaculaire vu de quelques centaines de mètres au-dessus.

Passage par Sainte-Enimie, haut lieu du tourisme de la vallée du Tarn, que nous laissons derrière nous jusqu’au village de la Malène. Cette gorge est surprenante. Je l’ai parcourue à plusieurs reprises, mais il y a tant de choses à regarder. De l’architecture caussenarde aux formations géologiques que représentent ces immenses falaises calcaires et le Tarn lui-même qui prend tous les aspects entre ses zones profondes et ses parties où il court sur un lit de galets, presque à fleur d’eau.

Nous marquons l’arrêt au niveau du village de Hauterive situé de l‘autre côté du Tarn. Jusque récemment, il était approvisionné par un câble au-dessus de la rivière. Mais, par manque de financement, cet outil de ravitaillement est en panne ce qui occasionne les plus grandes difficultés à ce bourg accroché sur la rive du causse Méjean. Mais les temps ont changé. Ce village est un vestige des temps passés, maintenant révolus, où la rivière était un axe de communication. Il n’y a pas si longtemps les cours d’eau du sud-ouest étaient sillonnés par les gabarres, les poids lourds des siècles passés. Mais pouvaient-elles remonter jusque dans ces gorges profondes du haut de la vallée du Tarn ? Sur certaines rivières difficiles, où le retour n’était pas possible, les embarcations étaient vendues au prix du bois lorsqu’elles arrivaient à destination.

Une fois à la Malène, nous décidons de ne pas poursuivre jusqu’au village des Vignes. Nous nous installons au camping municipal, remarquablement situé sur une plage du Tarn, pratiquement au centre-village. Ambiance covid, je sors mon masque pour aller à l’accueil. Heureusement peu de monde, deux personnes attendent sagement dehors masque sur le nez, dont un Suisse avec un vélo électrique. Cela nous donne une bonne occasion de parler du voyage à deux roues avec assistance électrique. Notre Suisse a l’air ravi de sa machine. Peut-être que dans un temps, que j’espère le plus lointain possible, nous y viendrons. Mais tant que nos muscles fonctionnent encore assez bien, si nous pouvons éviter, nous nous attacherons à le faire.

Devant nos tentes, la rivière miroite mais nous ne sommes plus dans l’ambiance causses, les kayakistes sont nombreux, en particuliers les Allemands. J’en ressens comme une dissonance. Une fois encore, nous constatons la différence d’ambiance entre les plateaux et le bord de la rivière. Sur cette belle eau qui court je fais une tentative à la mouche. Je fais monter deux beaux poissons, sans doute des truites, qui dans un jaillissement attaquent ma mouche. Mais les deux fois, le ferrage ne donne rien si ce n’est une belle poussée d’adrénaline. Le point commun entre le voyage à vélo et la pêche à la mouche est évident, quand on y goûte, c’est foutu, on est enchaîné à vie.

Bon, si les truites ne sont pas coopératives, les bières le seront plus et nous partons au centre du village. Cette petite cité, rassemblée au pied de part et d’autre d’une immense falaise qui avance sa proue acérée presque jusqu’à la grève, a vraiment belle allure. Après quelques bières, mais pas tant que l’on pourrait le penser, deux mois de confinement entraînent un défoulement et une envie de terrasse de café, nous faisons des courses. Et là que vois-je ? Un ORNI bikepacker qui s’arrête devant moi. Je me précipite et engage de manière autoritaire la conversation. Il semble un peu fatigué. Il est lancé dans un tour express de 1200 kilomètres depuis le Gers en passant par Chamonix. Wahou trop bien ! Il est irlandais et vit du côté d’Astaffort, la ville de Francis Cabrel.

Vu l’heure, je n’ai pas l’intention d’interrompre le dialogue. Je lui propose immédiatement de l’inviter au restaurant. Il me demande un court délai de réflexion. Il s’installe un peu plus loin, sort une canette de bière de sa sacoche. Je le rejoins dès qu’il l’a terminée et lui demande s’il accepte l’invitation. Il serait d’accord mais son souci est tout d’abord de trouver un point de chute pour la nuit. Je le rassure, on lui fera une place parmi nos tentes. Nous allons passer une soirée de rêve avec un autre vrai fou qui arpente la planète, à fond de train, à pied ou à vélo. Il se trouve de nombreux points communs avec Patricia dans les courses les plus extravagantes et les places sur le podium. Les grandes traversées de désert en solo de Brigitte l’étonnent aussi, et lui arrachent des exclamations d’admiration. Wahou ! André et moi passons pour de doux pédaleurs mais, cependant nous trouvons un vrai terrain de discussion et d’entente. Il est irlandais, la bière, le vin et le whisky ne l’effrayent pas. J’adore ces athlètes de très haut niveau qui ne sont pas traumatisés par le régime et qui n’oublient pas leurs racines et leurs coutumes. Jimmy nous a enthousiasmés et fait rêver, même nos deux super women sont sous le charme ! Voilà ce que j’appelle voyager et faire une belle rencontre. De retour au camping, la nuit est bien établie, je ne sais plus si Brigitte ou Patricia a vu un, même deux gros poissons. Manu militari, on me met une lampe de poche sous le nez et l’injonction sans discussion possible m’est donnée de remonter ma canne à mouche. Déjà de jour, en possession de tous ses moyens, manier un fouet à mouche nécessite une bonne expérience, alors de nuit, entre les arbres après avoir essayé de tenir tête à un Ecossais dans un autre sport mondialement répandu, il ne s’agissait plus du Tarn, mais de la Bérézina ! Dans la nuit, de nombreux éclats de rire ont résonné !

Le lendemain matin, dès 6 heures je tente de prendre ma revanche sur les truites, en fouettant cette belle eau qui court et que je sens propice et prometteuse. Malheureusement je ne déclenche que deux énormes geysers. Au ferrage, il ne se passe rien non plus, juste de beaux coups d’adrénaline ! La truite reste un mystère, elle monte elle prend ou non votre mouche. Cela dépend de quoi ? je n’en sais fichtre rien. Au dernier moment voit-elle le subterfuge et, étant lancée, elle jaillit du fait de l’inertie mais ne gobe pas ? Mystère total. Comme dans de nombreux domaines, les grands spécialistes sont américains. Leurs connaissances ne s'arrêtent pas uniquement aux super technologies, mais ils sont représentés entre autres aussi par les hommes de la terre et des rivières. Un des plus célèbres d’entre eux dans le domaine de la pêche, le Jim Harrison de la truite, John D. Voelker nous dit que plus il pratique moins il est capable d’expliquer le comportement du roi des salmonidés, la truite.

Nous regardons partir notre Ecossais et, retournons à notre train-train. Nous partons à l’assaut du causse Méjean vers les 9 heures. Nous savourons la montée de la Malène. Les points de vue sur la bourgade écrasée par son rocher nous surprennent par des panoramas différents à chaque virage. Une fois sur le causse, l’ambiance farouche et déserte reprend le dessus. Le contraste est saisissant. Sur le causse Méjean, j’ai toujours l’impression d’être à l’autre bout du monde.



Ce plateau situé en moyenne à mille mètres d’altitude, couvre un peu plus de 300 kilomètres carrés et fait partie de l’ensemble plus vaste du parc national des Cévennes qui lui s’étend sur 2000. Le causse Méjean a été, comme l’ensemble de la région, remodelé par l’homme. L’élevage de la brebis est une activité importante afin de fournir le lait pour la fabrication du roquefort. La partie ouest recèle quelques forêts de pins sylvestres, la partie est, quant à elle, est essentiellement recouverte de prairies à l’herbe sèche, qui rappelle une steppe en zone vallonnée.

Nous allons le franchir d’ouest en est puis, en diagonale vers la pointe sud-ouest jusqu’au village de Saint-Pierre-des-Tripiers. Quelques exploitations agricoles ponctuent de loin en loin le paysage. Nous faisons une halte à l’aéroport, où nous demandons de l’eau. Cela nous donne l’occasion de discuter avec les amoureux du planeur, les vélivolistes. Que de patience il leur faut, quand, parfois des jours durant les conditions pour pratiquer leur sport ne sont pas favorables, comme en ce moment, et il s’en suit d’immenses journées d’attente. Je n’aurais pas la patience d’attendre.

Dans la partie est, la vue porte très loin sur ces pâturages rabougris. Il règne comme un petit air de Mongolie au sol et de Bolivie lorsque quelques nuages viennent s’accrocher au ciel. Halte de midi au Villaret, lieu où l’on élève le cheval de Przewalski. Cela me rappelle mon voyage en Mongolie, où nous avions traversé l’immense parc où ce fameux cheval avait été réimplanté en provenance de France.



Nous nous installons dans l’ancien four communal à l’abri d’un soleil ardent. Que le lieu est calme, malgré sa réputation. Je suis toujours frappé de rencontrer si peu de monde dans un coin si caractéristique. Pourquoi ? De toute évidence, l’austérité de ces grands espaces n’est pas propice à attirer les âmes. L’intérêt de ces endroits ne réside-t-il pas dans la réflexion personnelle qu’ils déclenchent du fait de la quiétude qui s’en dégage ? Le vélo est le vecteur de voyage idéal pour prendre le temps de se laisser emporter par l’ambiance du plateau. La lenteur, l’effort physique et l’exposition aux variations du climat permettent l’osmose avec la nature et l’esprit de la Planète.

Après une pause bien sympathique au milieu de ce que je qualifie de nulle part, nous mettons le cap sur Saint-Pierre-des-Tripiers, petit village au fin fond du causse, à l’architecture remarquable, tout particulièrement son église qui semble se dresser dans ce bout du monde depuis les siècles des siècles. Juste en face de l’édifice religieux, une fontaine nous fournit une belle eau fraîche. C’est exactement ce dont nous avons besoin afin de nous préparer à un bivouac tout confort. Mais justement où nous installer ? Le village semble désert, des quelques maisons environnantes ne nous parvient aucun bruit et nous ne décelons pas le moindre mouvement. Une pelouse devant le clocher me paraît un endroit idéal, de plus elle est protégée par un mur qui semble dater de la création du monde et prêt à affronter l’éternité.

Mais notre présence attire l’attention depuis la maison en face de l’église qui nous domine de quelques mètres. Au sommet d’un escalier de pierre, un homme apparaît, une canette de bière à la main. Je m’adresse à lui pour lui demander s’il est possible de camper sur le petit terrain devant l’église. Il répond sur un ton surpris par la question, sans doute n’en est-il pas à sa première bière. D’une intonation, qui de toute évidence ne plaira ni à Brigitte ni à Patricia, il me rétorque que ce n’est pas dans la tradition française de dormir devant une église. Ah bon, étant catholique croyant comme l’est aussi Patricia, cela ne nous choque pas d’autant que nous avons tous l’habitude de l’accueil dans les temples en Asie du Sud-Est.

Ouille ! pourquoi me suis-je adressé à cet homme, qui de sa vie sans doute n’a jamais imaginé une seule fois dormir dehors. Nos deux baroudeuses démarrent. Je réalise, peut-être suis-je en train de découvrir le fil à couper le beurre ou l’eau chaude, mais cette évidence me frappe, des femmes d’exception ont très généralement des caractères qui vont avec cette spécificité d’exception. Patricia ouvre le bal, notre homme y voit une remarque acerbe et répond. La vitesse supérieure est enclenchée. Brigitte, la placide ‘grand-mère’, en rajoute une louche du style « mais pourquoi poser ce type de question à quelqu’un qui n’a aucune idée de ce que veut dire bivouaquer ». Fin de la discussion, elles enfourchent leur vélo et disparaissent en rigolant. André et moi restons sur le champ de bataille déserté par nos amazones. Par quelques formules de politesse mâtinées de paroles diplomatiques, nous prenons congé de notre homme encore tout surpris, sa canette toujours brandie à la main. Pourtant, ce dernier avait fini par essayer d’y mettre un peu du sien en nous conseillant, dans des explications incompréhensibles, un lieu quelque part dans les environs alors que manifestement il n’avait aucune idée sur le sujet.

A la sortie du village, les sens aux aguets, nous trouvons rapidement le lieu de chute idéal le long d’un GR ou GRP, ce qui nous donne l’autorisation de bivouaquer d’après la réglementation du Parc des Cévennes. Notre campement établi, nous revenons au cours du repas sur l’incident et, heureusement que nous sommes éloignés d’une distance proche du kilomètre de l’habitation de l’homme à la canette, car les commentaires et les éclats de rire ponctuent bruyamment la pinède où nous avons élu domicile.



Je profite de ces moments de franches rigolade pour attirer Patricia dans mes filets malgré ses réticences, afin de l’interviewer et l’enregistrer durant 45 minutes dans le cadre de mon émission mensuelle sur la radio de la Bresse « un pays vu par un cyclovoyageur ». Bien qu’ayant l’habitude des journalistes du fait de ses exceptionnelles performances sportives, trois quarts d’heure à parler lui font un peu peur. Wahou ! Ce fut un moment d’anthologie, fabuleux et en plus on a bien rigolé, et ça lui a plu puisque nous allons réitérer l’expérience deux jours plus tard. Cela me permet de monter tranquillement ma saison radiophonique 2020-2021. Je suis certain que les auditeurs vont rester scotchés ! Brigitte qui nous écoute de sa tente, sans s’en douter, ne coupera pas à l’interview également.

Pour le moment, André et moi sommes dans « les petits papiers » de nos deux cavalières de l’apocalypse. Tout va bien. André, toujours à l’élégance très aristocratique de bon goût et au flegme british est appelé par ces dames Lord Andrew, moi le latino Lucio. Pour ma part, je vais tout faire pour y rester dans les petits papiers, car on ne s’ennuie pas avec elles. Je vais de surprise en surprise. Brigitte me fait, dans un grand sourire, la confidence suivante « Luc tu vas voir ce que c’est que de voyager avec des sauvages ». Et effectivement, au cours de ces 9 jours, que de leçons dans tous les domaines, physiques, mollets et cuisses de titane, moral au beau fixe quelles que soient les difficultés, matériel en sachant être hyper-minimaliste, adaptation à la nature, instinctivement ou presque, se poser pour la nuit, vaisselle avec une poignée de sable au bord d’une rivière ou une poignée d’herbes sèches sur les plateaux. Je les imagine toutes les deux dans une vie antérieure, au fond du bush australien, Aborigènes sachant décoder un des endroits les plus hostiles de la Planète et s’y adapter pour y vivre en autonomie.

L’endroit où nous nous trouvons est tout simplement l’un de ceux que je préfère parmi tous ceux que j’ai vus de par le monde, aussi bien professionnellement ou au cours de mes voyages lors de mes vacances ou de ma retraite. Il s’agit du coin sud-ouest du Causse Méjean dominant le village du Rozier où se rejoignent le Tarn et la Jonte. C’est là que se trouve le fameux chemin du vertige ou balcon de la Jonte que j’ai déjà parcouru à deux reprises, mais hélas je ne pourrai pas le faire découvrir à mes compagnons, nous avons un créneau de temps restreint.

Au matin nous dévalons du plateau par une gorge abrupte que Brigitte a dénommée route Danièle, du prénomde mon épouse. En effet, il y a quelques années nous l’avions prise en voiture et la terreur l’avait envahie. Minuscule route au-dessus d’un précipice sans parapet. Dans une épingle à forte déclivité il avait fallu faire des manœuvres, au-dessus d’un vide conséquent, pour pouvoir négocier un virage pour le moins très sévère. Elle en garde encore et pour toujours des émotions pour le moins fortes, pas besoin des rutas del loco d’Amérique du Sud. Mais nous allons être déçus, la chaussée a été élargie et un muret installé dans les endroits les plus vertigineux.

Cependant, le spectacle est toujours époustouflant, et les vautours participent au spectacle. Nous prenons tout notre temps en profitant des nombreux points de vue avant de rejoindre le fond de la vallée de la Jonte. Au-dessus de nous de nombreuses parois verticales, voire surplombantes, nous obligent à garder le nez au ciel, paradis des grimpeurs.

Je me souviens être allé observer les vautours sur leur aire d’envol. Embusqué dans des genévriers un peu désaxés à l’entrée de leur zone de poser, je les regardais arriver comme des avions en courte finale. Ils étaient majestueux dans la puissance de leur vol. Leurs serres, grosses comme des mains humaines, prêtes à l’impact de l’atterrissage, me faisaient penser aux roues d’un avion. Soudain, l’un d’eux m’ayant repéré, dévia de son axe d’approche et convergea sur ma position. Nos regards se croisèrent quelques secondes, impression étrange que de se sentir proie. Alors, il réalisa que j’étais bien vivant, pas encore une bonne charogne prête à être dégustée. Il modifia sa trajectoire et atterrit au point initialement prévu. Quelle belle expérience ce fut, que d’émotion j’en éprouve encore bien des années plus tard.

Une fois le long de la Jonte, nous rejoignons rapidement le village du Rozier, où nous prenons notre temps en allant savourer un chocolat chaud accompagné d’un croissant, confortablement assis sur une terrasse dominant la rivière. Après avoir effectué quelques courses nous partons à l’assaut du causse Noir. Il porte ce nom du fait des forêts de pins noirs qui le parsèment. Nous le traversons vers l’est jusqu’à Lanuéjols. L’église ruinée de Saint-Jean-des-Balmes nous invite pour la pause de midi. Au cours de sa longue histoire, elle a eu à souffrir de nombreuses dégradations, les routiers dans les années 1376-1379, ces bandes qui pillaient en passant, des guerres de religion lors du passage des protestants en 1568, et puis finalement de la désertification qui entraîna l’abandon des paroissiens. Le lieu dégage une grande sérénité, l’autel de pierre massive se retrouve à l’air libre, la voûte ayant disparu. On accède au clocher par un escalier restauré dont l’usure des marches, en creux, rappelle la longue histoire du lieu, ainsi que le long cortège d’êtres humains qui y sont montés.

A Lanuéjols, nous trouvons un village quasiment désert. Seuls, deux Allemands à moto sur la place centrale, nous échangeons quelques mots. Nous partons plein sud, direction la Dourbie, rivière qui sépare le causse Noir du causse du Larzac. J’aurais bien aimé continuer en faisant le tour de ce causse, mais voilà notre petite balade ne prévoit que 9 jours, ayant tous nos impératifs. Ce causse du Larzac, en d’autres occasions, je l’ai aussi arpenté dans tous les sens, que ce soit en voiture, à pied ou à vélo. Il recèle des merveilles en matière architecturale comme le village de la Couvertoirade, haut lieu des Templiers, ou en matière de sites naturels, en particulier d’énormes avens, à se prendre pour Indiana Jones. Malheureusement, ce ne sera pas notre route. Nous effectuons nos derniers tours de roues sur ces causses que nous avons parcourus durant quelques jours. Nous y avons croisé de rares lavognes, ces petites mares circulaires autour desquelles les troupeaux viennent s’abreuver. En zone calcaire, les points d’eau sont très rares et ceux-là sont entretenus par l’homme en rendant le fond étanche. Ces petites mares étaient sans doute vitales dans des temps pas si lointains. Mais maintenant, les causses Méjean et Noir sont alimentés par des canalisations venant du mont Aigoual, comme le Sauveterre est lui ravitaillé par le mont Lozère.

Après avoir rejoint la Dourbie, nous suivons sa vallée sur quelques kilomètres puis remontons son affluent, le Trèvezel. Le très pittoresque village de Cantobres se découpe devant nous, sur son rocher à la crête hérissée. Nous ne pouvons manquer d’aller le visiter. Charmant, de plus un bistrot vient de rouvrir suite à la pandémie. Nous y faisons une halte agréable. De toute évidence, le tourisme n’est pas encore reparti. Dans ces lieux en temps normal, on doit y croiser des foules. Or là, personne ou presque, seul un couple attablé et, un peu plus tard, quatre habitants du village viendront y prendre place. L’heure tourne, il est temps de se préoccuper de notre point de chute dans ce vallon escarpé. Après avoir roulé quelques kilomètres nous rencontrons une zone plate en partie encombrée de vieux engins agricoles. Cela nous semble très bien pour nous installer à quatre. Deux cents mètres plus haut une ferme, par sécurité Brigitte et André y montent demander l’autorisation de nous installer. L’homme qui leur répond leur explique que le terrain est à son frère et que s���il se rendait compte de notre présence, il appellerait la gendarmerie pour nous faire décamper. Donc dans ces conditions, frère ou pas, notre champ de ferraille ne nous accueillera pas cette nuit. L’homme leur a conseillé d’aller quelques kilomètres plus loin au camping de Trêves. Ce que nous ferons.

Nous arrivons juste à temps à l’accueil, l’employé municipal allait le fermer, ce qui ne nous aurait pas empêché de nous installer. Là encore, la saison n’a toujours pas commencé. Nous sommes tout simplement les premiers clients cette année et nous disposons du camping entier pour nous quatre. Le lieu est agréable, le long d’un séduisant cours d’eau, où je vais voir quelques belles truites. Mais nous ne sommes plus dans la Lozère, étant revenus dans le Gard, et je n’ai pas le droit de pêcher. Mes scrupules à m’astreindre à respecter la réglementation font éclater de rire Brigitte et Patricia. Au fond d’elles-mêmes que d’espoirs déçus depuis une semaine alors qu’elles rêvaient d’une truite frétillante sur feu de bois. Du coup, Brigitte me raconte sa traversée de l’Alaska à vélo, bien évidemment en solitaire. Là, elle était tombée sur un mec, un vrai, non seulement il lui avait pêché des saumons énormes, mais il l’avait initiée à la pêche à la mouche et elle s’était retrouvée avec un bulldozer survitaminé au bout de la ligne. Il est clair que je ne tiens pas la comparaison.

Au matin, je me lève tôt et pars à la recherche d’une boulangerie afin de faire une agréable surprise à mes camarades pour le petit-déjeuner. Mais dans ce village, somme toute assez grand, pas âme qui vive, j’en fais pourtant deux fois le tour. Désertification est un mot qui a toute sa signification en France. En retournant au camping je longe la rivière, quelques belles truites me narguent dont une de taille plus que respectable.

Aujourd’hui, cap sur le mont Aigoual. Par une route confidentielle qui s’élève rapidement, la D 710, nous rejoignons le village de Camprieu. Le mont Aigoual n’est plus qu’à 15 kilomètres. Nous prenons tout notre temps et allons au restaurant, là les clients sont assez nombreux et les mesures de distanciation sont respectées. Nous le prenons tellement notre temps que j’en profite pour faire l’interview de 45 minutes de Brigitte pour mon émission de radio mensuelle « un pays vu par un cyclovoyageur ». Le thème en est la traversée du désert d’Atacama, en particulier du Sud Lipez, par une cycliste solitaire. Wahou, là aussi je crois que lorsqu’elle sera diffusée, cette interview va faire son effet sur les auditeurs.

Mettant fin à notre longue pause, nous prenons le chemin du mont Aigoual. Nous rencontrons un peu de circulation, le lieu étant très connu. La vue du sommet est époustouflante dans toutes les directions, des Alpes aux Pyrénées en passant par la Méditerranée. Et pourtant, en cet après-midi, l’atmosphère est un peu brumeuse. J’imagine le spectacle un jour d’hiver bien clair par grand froid. Parfois les conditions météorologiques permettent des visions presque jusqu’à l’infini. Je me souviens d’un jour, alors que je survolais le lac de Genève à quelques milliers de mètres d’altitude, je voyais les Pyrénées et étais capable de reconnaître le Canigou ainsi que quelques-uns des sommets de l’Ariège.

Nous voulons visiter le musée mais il est trop tard. Nous nous attablons pour une bière et réfléchissons à notre lieu de chute pour la nuit. Nous avons été prévenus que si nous cherchions à rester près du sommet, nous serions à coup sûr délogés. Après quelques débats, il est décidé que nous partions voir un peu plus loin dans un endroit moins exposé. Quelques kilomètres de descente plus tard sur le versant nord par la D18, nous repérons un endroit superbe qui nous conviendrait à merveille. Petit point noir, non seulement nous y voyons le logo camping interdit, mais aussi bivouac interdit, ce dernier matérialisé par une tête qui sort d’un sac de couchage. Ne pas insister et c’est reparti. Un peu plus haut, nous avions repéré un chemin à l‘air sympathique. Bien évidemment, mes camardes y arrivent avant moi, et s’y engagent. Lorsque je m’y présente, pas d’alternative, je suis bien obligé de les rejoindre. Mais là aussi un petit hic qui ne les a pas perturbés, un beau panneau circulation interdite annonce la couleur. Mais tout le monde finira par revenir à la raison et nous décidons de nous éloigner franchement. Au lieu-dit Cabrillac, une route minuscule part plein est pour rejoindre la vallée du Gardon, nous la prenons. Quelques kilomètres plus loin, l’œil de lynx de Brigitte intuite, plus qu’il ne voit, derrière un repli du terrain le lieu qui va nous fournir le bivouac idéal, de plus autorisé.

C’est notre dernier soir sous les étoiles, demain nous dormirons chez Hélène. Que ces huit premiers jours sont passés vite, trop vite. Ce soir bombance, grosse platée de riz. La volumineuse gamelle que j’ai fournie est sortie comme chaque soir, et comme chaque fois Brigitte, elle la minimaliste aux sacoches de plumes, me dit « Luc mais ce n’est pas possible tu nous as amené une casserole qui pèse un cheval mort, et non content tu y as mis un couvercle en verre ». Il faut dire, que depuis le deuxième jour, c’est elle qui la porte. En voyage à vélo, il est rare de partir à quatre, donc on ne détient pas un récipient aussi conséquent. Pour la cohésion du groupe et aussi pour la simplification de la gestion des provisions, je considère comme indispensable de prendre nos repas en commun.

Avant de partir de mes Vosges, j’ai fait le tour des magasins de sport, je n’ai rien trouvé. Plusieurs gérants m’ont dit qu’avec la crise sanitaire les livraisons de matériel de camping avaient subi des retards, donc pas de gros contenant. En définitive, j’ai pris une casserole chez moi avec un joli couvercle lourd mais pratique car on voit à travers. Sans doute l’ensemble avoisine le kilo et demi, mais cela n’a pas empêché Brigitte de systématiquement disparaître dans le lointain à la moindre côte, donc tout va bien.

Au matin, nous savons que nous vivons la dernière journée de notre balade saute-causses. Bien cachés dans notre coin abrité, alors qu’à cinquante mètres sur la route souffle un petit vent vif, nous dégustons un copieux petit-déjeuner. Nos avions six œufs nous n’en avons plus que quatre, mystère !

Une fois sur les vélos, c’est l’évasion en direction d’un petit col nommé Salidès, puis c’est la grande descente qui nous conduit d’abord le long de Gardon puis au village de Saint-André de Valborgue. Habitude prise, ma foi pas désagréable, halte au bistrot oblige. Deux joggeurs s’installent à côté de nous sur la terrasse. Voyant les vélos chargés, l’un d’eux s’adresse à Brigitte et lui demande si avec assistance électrique ça allait bien, malgré les sacoches. Houps, elle ne dit rien, mais à sa tête on comprend que ça a fait boum. Plus loin, nous aurons droit au débriefing et sous les traits de la gentille « grand-mère » sourd la flamme vindicative de la jeunesse où la confection et sans doute l’utilisation du cocktail molotov faisaient partie des moyens de régler les différends. On en rit encore !



Dernier pique-nique, nous n’avons pas de pain. On apprend qu’au village, 5 kilomètres plus bas, on en trouvera, mais à midi pile la boulangerie ferme. 10 minutes, ça semble jouable à André, qui sans demander son reste, disparaît. Lorsque nous arrivons au village, son vélo est rangé devant la vitrine. Il est donc à l’intérieur, c’est gagné. Il sort avec la boulangère, elle ferme à clef et voilà, c’était bien midi pétant.

Plus loin, par un chemin qui serpente, nous descendons au Gardon. Lieu tranquille nous en profitons pour une petite baignade et nous laissons traîner ces dernières heures ensemble, pas pressés de mettre un point final à notre aventure cycliste. Malgré l’eau, la chaleur devient intenable, et nous fuyons. Dernière halte à Saint-Jean-du-Gard et la boucle va être bouclée. La dernière difficulté, remonter chez Hélène, 7 kilomètres d’une route sans merci, seule Patricia ne descendra pas du vélo. Pour ma part, je vais le pousser 5 kilomètres et André et Brigitte en feront presque de même !

Une belle histoire prend fin. Pour moi, après 18 mois d’abstinence de voyage à vélo, ce fut un bonheur, même s’il y manquait le sel de la grande aventure que l’on éprouve au fond du désert de Gobi ou de l’Atacama. Mais, me laissant emporter par mes rêves et mes désirs les plus fous, je me verrais bien avec la même équipe partir trois mois pour une traversée du désert de Gobi dans la totalité de sa partie mongole. Ces immensités sans repères, contrairement à l’Atacama où les volcans tiennent lieu de balises, je m’en étais approché sur leurs lisières. L’idée d’y pénétrer franchement, au cours des huit cents kilomètres que j’y ai effectués à la marge, m’a hanté. Mon regard restait fixé sur ces milliers de kilomètres où même les Mongols ne s’aventurent pratiquement pas. Cette pensée m’enthousiasmait et m’effrayait tout à la fois. Les problèmes logistiques à vélo deviennent une vraie gageur lorsqu’il faut transporter au moins 15 litres d’eau sans savoir si cela sera suffisant. Incertitude et trouille qui nouent la gorge, les deux ingrédients indispensables pour que l’on bascule dans le voyage.

Quelques réflexions de Brigitte à méditer après ces 9 jours de grand plaisir:

Pour ma part, ce tour sur les Causses a été un tour très différent des voyages que j'ai faits précédemment. Le voyage en solo rend peut-être plus ouvert aux autres? plus avide de contacts? on a croisé des gens super, mais a-t-on fait des rencontres ? De celles qui font bouger les lignes ? De celles qui continuent à nous secouer longtemps après s'être perdus de vue. Est-ce le fait d'être en groupe ? Est-ce le fait d'être en France ? Ici, les sens sont peut-être moins en alerte. Les cartes sont précises, on connaît les codes culturels, les distances sont courtes, l'incertitude est réduite. J'ai beaucoup aimé rigoler avec vous. Le voyage en solitaire n'apporte pas autant de franches rigolades
Redécouvrir la Corse, un vrai plaisir English translation pending
by Hyerois83 · 2020-07-05 · 28 replies
Après un départ manqué pour la Louisiane et deux mois de confinement, on avait comme beaucoup envie de changer d'air (encore que Hyères soit une ville extrêmement agréable, surtout quand la fréquentation reste modérée). Début juin, il y avait peu d'opportunités d'évasion, sauf un tour en Corse qui paraissait une bonne solution. Mais c'était sans compter sur les atermoiements de l’exécutif Corse, avec la demande d'un passeport sanitaire (mais quel type de passeport, quels tests, quand, comment?) et le mutisme du gouvernement sur le même sujet. Finalement, nous avons choisi de partir quand même le 22 juin, avec transport, hôtels, location tous annulables sans frais sous 48 h et, progressivement, les obstacles au départ ont été levés. Malgré tout, petit suspense à l'embarquement à Toulon le 22 au soir : y aurait t'il un nouveau rebondissement dans la gestion Corse de l'épidémie ? Finalement, tout se passe en douceur : accueil beaucoup moins stressé que d'habitude, que ce soit sur le port même, à l'embarquement, où souvent les garagistes de Corsica Ferries sont plutôt sur les dents, et également sur le bateau où le personnel est beaucoup plus aimable que d'habitude (facile diront les habitués de la traversée). A bord, beaucoup moins de monde, port généralisé du masque, sauf quelques jeunes adultes qui s'estiment au dessus de ça. On quitte le port de Toulon au soleil couchant, en saluant à tribord les fermes aquacoles des Tamaris , puis les deux vieux bateaux de la Marine qui finissent leur carrière comme brise lames à la Seyne et on admire le départ toujours acrobatique du pilote - Sommeil tranquille dans une cabine où personne n'a pris la peine de remplir les distributeurs de savon du lavabo et de la douche. Ce sera donc une toilette de chat. On vire les Sanguinaires à 7 h du matin, par grand beau temps et mer plate, pour accoster comme prévu à Ajaccio à 7 h 30. A 8 h, on met l'autoradio sur radio Corsica, ce qui nous met tout de suite dans l'ambiance (Non, rien de rien d'Edith Piaf chanté en Corse, ça vaut le déplacement!) et on roule tranquillement en direction de la Parata, avec très peu de trafic, pas de bus touristiques et sans l'affreux petit train sur pneus qui bloque habituellement la circulation. Arrivé au parking de la Parata, les navettes électriques ne fonctionnent pas encore, on continue donc à pied vers la pointe, en admirant les Iles sanguinaires qui se reflètent dans l'eau lisse.

Après notre tour de la pointe, c'est l'heure du café, mais la brasserie est fermée, nous repartons vers Ajaccio et prenons notre café à Marinella, le petit bar de plage sympa à coté de l'ancienne propriété de Tino Rossi et de là embrayons direction Cargese avec quelques embouteillages pour quitter Ajaccio. A Cargese, nous saluons comme il se doit les deux églises jumelles, l'orthodoxe d'un coté, la catholique en face et nous descendons jusqu'au port qui visiblement tourne au ralenti. Nous déjeunons fort agréablement a U Rasaghiu. Dans le temps, nous avions l'habitude d'y aller souvent le soir, le patron laissait tomber le service pour pousser la chanson pour ses clients pinzutti, dont nous étions et nous ne nous lassions pas d'écouter la Boudeuse et la Vieille Guitare. L'établissement a été fort joliment modernisé, l'accueil et la cuisine y sont toujours excellents, mais la maison attend qu'il y ait plus de clients pour rentabiliser ses soirées Chansons Corses, ainsi va la vie. Nous nous dirigeons ensuite vers Porto Ota en traversant au ralenti la zone des calanques de Piana, en profitant de la faible circulation pour nous arrêter sur les petites aires de stationnement et admirer le paysage, superbe sous le bel éclairage que nous avons la chance d'avoir aujourd'hui.

A suivre....
Itinéraire au Rwanda en famille en été 2021 English translation pending
by Breizhjane · 2020-05-31 · 31 replies
Bonjour à tous et merci à toutes les personnes qui alimentent les forums qui sont des mines d’informations.

Après avoir mené une 1ère réflexion sur la Namibie (avec un itinéraire assez avancé déjà) je réfléchis également au Rwanda car entre les 2, notre cœur balance 😛.

En effet, nous projetons un voyage en Afrique Australe en juin/juillet l'année prochaine sur environ 14 ou 15 nuits sur place avec nos deux filles (13 et 15 ans), avec location d'une voiture.

Après avoir parcouru le forum, j'ai dressé un 1er itinéraire, et je souhaitais avoir votre avis sur le timing et le trajet entre les différentes étapes. Le but est aussi de prendre notre temps et de ne pas faire un marathon, essayer de s'imprégner du pays, de donner une dimension humaine à ce voyage.

Voilà ma 1ère ébauche : Kigali - 1 nuit Butare - 1 nuit Nyungwe - 2 nuits Kibuye 1 ou 2 nuits ? Gisenyi 1 nuit Musanze ou Kinigi 1 nuit (nous ne nous offrirons pas le permis gorille 😉)

Pour aller à l'Akagera ensuite, faut-il refaire une nuit à Kigali où existe-t-il une étape sympa à faire pour 1 nuit ?

Akagera 2 nuits Kigali 2 nuits pour visites et repos avant de repartir

Merci à l'avance pour vos 1ers conseils afin que je ne fasse pas fausse route !

Janie
Enjoy Jordan: 3 semaines inoubliables English translation pending
by Phil31600 · 2020-04-26 · 95 replies
Je vais me lancer dans un énième carnet sur cette fabuleuse destination. Je ne prétends pas égaler le style humoristique de certaines ou certains (ils se reconnaîtront !). Je vais juste essayer de vous faire vivre ou revivre quelques-uns de nos beaux souvenirs en ces temps où l'on ne sait plus vraiment quand nous pourrons refaire nos bagages et pour quelle destination. Allez c'est parti, embarquement immédiat ! Mi-octobre 2019, mon épouse et moi sommes revenus d'un beau voyage de 3 semaines en Jordanie et 3,5 jours à Jérusalem. Mais pourquoi 3 semaines dans un aussi petit pays où la plupart des touristes en 'font le tour' en 8/10 jours ? Parce que... C'est la meilleure réponse... Surtout parce que nous le pouvons (pas de vacances en juillet/août) et que nous aimons prendre notre temps, visiter des sites moins connus, faire des activités parfois surprenante à nos âges. Nous avons parcouru la Jordanie de Madaba et des rives de la Mer Morte à Jerash en passant par les châteaux du désert, de Jerash à Dana en passant par Kerak, de Dana au sublime Wadi Rum en passant par la merveilleuse Petra. Pour terminer, je vous proposerai de flâner dans la vieille ville d'Aman. Et au bout du bout, je pourrai éventuellement vous raconter nos derniers jours de ce périple passés à Jérusalem. Etape 1 : Madaba



L’objectif de cette étape était de visiter tranquillement la ville et de voir les nombreuses mosaïques sur ses différents sites. Mais aussi de passer une journée au bord de la Mer Morte (objectif : repos dans un cadre sympa), de visiter quelques sites, villes ou villages tout autour et d’aller tenter le canyoning dans le wadi Mujib, nous qui n’avons jamais fait de canyoning ! Etape 2 : Jerash



Etape à 100% culturelle avec au programme les châteaux du désert (petit détour pour relier Madaba à Jerash), les sites romains de Jerash, Um Qais et Pella, mais aussi le château médiéval d’Ajlun. Etape 3 : Kerak par la route du roi.



Nous ne passerons qu’une nuit à Kerak. Une demi-journée pour visiter le château, c’est très largement suffisant (même pour nous !) et donc cela va nous laisser du temps pour aller se balader dans des wadis faciles d’accès. Etape 4 : Dana



Ici aussi nous ne passerons qu’une nuit alors qu’au départ j’envisageai de passer plusieurs jours dans la réserve. Cela a été a priori un bon choix car si les randonnées y sont probablement très belles, Justine aurait eu beaucoup de mal compte-tenu du dénivelé. Et puis derrière, il y a Pétra et le trek dans le Wadi Rum. Il fallait donc se garder un peu d’énergie. Etape 5 : Pétra



Que dire de cette étape ? Mon projet est de visiter le site en 4 journées complètes sans savoir si on pourra y rentrer 4 jours avec un Jordan Pass de 3 jours à Pétra. Si pas possible, on improvisera ! Etape 6 : Wadi Rum



Nous allons y fêter notre anniversaire de mariage. Un trek de 3 jours, des camps itinérants et les nuits à la belle étoile. Et le jour de note anniversaire, le survol du désert au lever du soleil en montgolfière… projet sympa non ? Mais chut, c'est une surprise pour mon épouse ! Etape 7 : Amman



Dernière étape en Jordanie avant de traverser la frontière et terminer notre voyage à Jérusalem Etape 8 : Jérusalem



On ne présente plus cette destination : la vieille ville avec ses souks et les 4 quartiers (arabe, juif, chrétien et arménien), le Mont des Oliviers, le Mur des Lamentations, l’Esplanade des Mosquées. Mais aussi le mémorial de la Shoah.
Temps des fêtes au Québec English translation pending
by GéraldineCH · 2019-12-03 · 26 replies
Bonjour à tous,

On prévoit de partir au Québec en hiver 2020-2021. Je sais c'est dans longtemps... On sera sur place pour Noël et le Nouvel An. Les enfants auront 11 et 14 ans. On va passer du temps surtout dans les parcs (raquette, ski de fond, patinage, ...). On a déjà fait deux fois des vacances de ce type en hiver au Québec mais c'était avant d'avoir des enfants, il y a longtemps.

Mon interrogation principal est où passer Noël et le Nouvel An? Je pensais être en ville pour ces deux événements ou en tout cas pour le Nouvel An. Mais plutôt Québec ou Montréal? Sachant qu'on aime pas forcément les grosses foules... Il me semble que Québec est plus adapté, non?

Si vous avez des expériences de ces deux villes le temps des Fêtes plus récente que les miennes, je suis preneuse...

Merci 😉
Crète... un parcours en zigzags dans l'ouest de l'île English translation pending
by Krikri6792 · 2019-11-27 · 7 replies
Joli mois de mai en Crète entre plages et lagons, gorges et arrière-pays mais aussi chapelles et monastères, sites antiques, villages typiques, routes panoramiques et partout à cette saison... des fleurs ! Circuit en voiture + randonnées quotidiennes.

Le récit complet avec toutes les photos et cartes se trouve ici :

sites.google.com/...abuleuxvoyagescrete/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte ! 🙂



Présentation

De la Crète je m'étais fait jusqu'à présent une idée fausse, imaginant ses côtes bétonnées et urbanisées comme celles des îles Baléares ou Canaries. J'avais par conséquent toujours écarté la destination.

Ce n'est que très récemment, sur la recommandation de deux couples d'amis (notamment Kashtin), que je me suis véritablement intéressée aux attraits de cette île grecque.

J'ai alors découvert des paysages insoupçonnés, depuis les plages du Nord baignées de soleil aux canyons déchiquetés s'ouvrant sur la côte sud tout en criques et falaises. Dans l'arrière-pays, des villages lovés au creux de belles vallées, entre collines arrondies et sommets enneigés culminant à plus de 2000 mètres. Bref de quoi contenter les amateurs de mer et de montagne que nous sommes !

C'est décidé, la Crète sera au programme de nos vacances de mai 2019.

Encore fallait-il déterminer si en quinze jours notre circuit devait englober toute l'île ou seulement une partie. De façon générale, notre philosophie étant d'en voir moins mais mieux, le choix s'est rapidement imposé, nous n'en parcourrons qu'une partie.

Oui mais… l'Est ou l'Ouest ?

C'est le blog de Viinz qui m'a définitivement convaincue, ce sera l'Ouest !

M'inspirant très largement du récit susmentionné à la fois pour le choix des étapes, des lieux d'hébergement et des activités, j'établis le planning suivant, nous permettant de rayonner depuis cinq bases en faisant la part belle aux randonnées sur le littoral et dans l'arrière-pays. 4 nuits près de Kissamos 4 nuits près de Sougia 3 nuits près de Chania 3 nuits près de Chora Sfakion 2 nuits au sud de Rethymnon

Au final, un parcours tout en zigzags dont on se rend encore mieux compte sur une carte.

Le vol est réservé auprès de la compagnie Transavia par l'intermédiaire de laquelle nous retenons également une petite voiture auprès d'un loueur local, Sur Price, en espérant néanmoins de ne pas avoir de mauvaise surprise. 😉

Voilà tout est prêt ! Il ne reste plus qu'à vérifier sur le terrain la pertinence de nos choix.

Départ le 9 mai, retour le 25 mai 2019.

Lauriers roses

Arrivée en Crète et route vers l'Ouest J1 : Jeudi 9 mai 2019

Après un départ matinal de Paris-Orly (6 heures du mat'), Transavia nous offre le luxe d'atterrir à 10 h 10 à Héraklion, avec trente minutes d'avance sur l'horaire prévu. Des minutes précieuses qui vont nous permettre de récupérer dans la foulée bagages et voiture.

Comme craint, le loueur Sur Price veut d'abord nous refourguer un véhicule sale aux phares complètement dépolis et jaunis. Nous refusons fermement et finissons par avoir une Skoda un peu moins pourrie que la précédente mais pas de première jeunesse non plus (73000 kilomètres au compteur). Elle s'avérera néanmoins très agréable à conduire.

A peine cinquante minutes après notre atterrissage, nous voilà déjà prêts à prendre la route. 180 kilomètres nous séparent de notre destination du soir dans la région de Kissamos.

Attendus sur place vers 16 heures, nous avons tout le temps de flâner et prévoyons de ce fait une halte à mi-distance, à Rethymnon.

Par conséquent cap à l'ouest par la E75 sur un parcours tout en couleurs entre les bas-côtés fleuris de lauriers roses et de genêts, le flanc des collines recouvertes d'oliviers, le bleu de la mer quand la route s'en rapproche et, sur le toit de l'île, les sommets encore enneigés des Montagnes blanches.

Côté conduite, il faut immédiatement se faire au mode local qui consiste, sur les routes à double sens, à se rabattre sur la voie d'arrêt d'urgence quand un véhicule plus rapide souhaite doubler.

Les nombreux petits oratoires sur le bord des routes ont-ils un lien avec cette conduite fantaisiste ?

Après une heure et quart de trajet, la pause à Réthymnon est bienvenue, avec une assiette de calamars frits dégustés en bord de mer suivie d'une petite balade dans le port vénitien jusqu'au phare construit par les Turcs au XVIe siècle.

Ainsi requinqués, c'est reparti pour une heure trente de plus. Arrivés à 15 h 30, nous nous accordons une demi-heure pour faire quelques courses avant de donner rendez-vous à la propriétaire qui doit nous conduire à notre "Cretan Home".

Dans l'arrière-pays de Kissamos, à Lousakies, au bout d'un chemin de terre, au milieu de champs d'oliviers, voici notre pied-à-terre pour les quatre prochaines nuits. On ne peut trouver plus perdu comme endroit !

L'intérieur est rustique, un peu humide en ce début de saison, mais le cadre est superbe et nous sommes les seuls occupants.

Un environnement dont on va quand même s'arracher en fin d'après-midi, histoire d'aller voir la mer. En passant par Kissamos, on découvre sa situation privilégiée, étagée sur plusieurs niveaux jusqu'à l'océan.

En revanche, petite déception à Falassarna où un vent fort et une mer agitée ne nous permettent pas d'apprécier à sa juste valeur la longue plage sablonneuse, réputée pour être l'une des plus belles de l'Ouest crétois.

Bah, on va se rattraper dans les deux jours à venir avec les magnifiques lagons d'Elafonissi et de Balos !

Distance parcourue dans la journée : 210 kilomètres

Petit oratoire

Plages d'Elafonissi et Kedrodasos J2 : Vendredi 10 mai 2019

Parmi les points d'intérêt de cette région de l'Ouest figure l'incontournable plage d'Elafonissi qui se trouve à 44 kilomètres de notre camp de base, soit une heure par l'itinéraire le plus rapide. Pour y arriver, deux possibilités, soit par la route de l'intérieur, soit par celle de la côte. Nous décidons d'emprunter la première à l'aller et la seconde au retour.

Censé être le trajet le plus direct, sur un axe principal indiqué en rouge sur notre carte, il ne s'avérera pas aussi rapide que prévu. Nous l'expérimenterons à de nombreuses reprises en Crète, les chaussées sont souvent abîmées, avec des travaux en cours suite à des affaissements ou des éboulements.

Si l'on y ajoute les arrêts pour profiter de quelques points d'intérêt, toute (ou presque) la matinée y passe.

Avec l'entrée dans les gorges de Topolia, la route, grimpant jusqu'à 561 mètres d'altitude entre parois orangées et canyon verdoyant, devient panoramique, offrant mille occasions de s'arrêter pour le cadre et la vue.

Plus loin, quand notre itinéraire rejoint le bord de mer, c'est un monastère haut perché qui retient notre attention. C'est au terme de 98 marches que nous accédons à Moni Chrysoskalitissas, vieux de mille ans, dont le nom signifie "escalier d'or".

Nous n'avons pas trouvé la marche en or (elle ne serait visible qu'aux croyants à l'âme pure !) mais en revanche une magnifique mosaïque composée de deux paons réunis autour d'un calice.

Depuis l'esplanade au sommet du monastère, nous avons surtout apprécié la vue sur une belle crique rocheuse aux eaux turquoise qui donnent très envie d'y faire immédiatement un plongeon. Alors quand est-ce qu'on se baigne ?

Pour l'instant poursuivons cinq kilomètres de plus jusqu'au rivage d'Elafonissi au bout duquel l'île du même nom forme un étroit isthme de sable blanc créant une double plage de toute beauté.

L'endroit attire en saison une foule de visiteurs friands de transats et de parasols. Aujourd'hui la pression est toute relative, d'autant qu'un vent froid balaie les dunes, nous obligeant à enfiler pulls et coupe-vents et à repousser aux calendes grecques nos envies de baignade.

Alors ce n'est pas tant pour fuir les touristes que pour nous réchauffer que nous prenons la direction de l'est pour une petite marche de cinq kilomètres aller/retour vers la plage de Kedrodasos.

Nous suivons le sentier E4, une sorte de GR traversant l'île d'ouest en est que nous aurons l'occasion de croiser maintes fois par la suite, entre rocailles et garrigue fleurie.

Kedro signifie "cèdre" en grec ou plus justement genévrier. Quelques spécimens tortueux jalonnent le parcours.

Ici ni transat ni parasol, mais un croissant de sable blanc rose ourlé de genévriers auquel des dalles rocheuses lisses offrent un accès facile à l'eau.

Nous n'y tremperons pourtant pas plus que les orteils.

C'est sur la route du retour, non loin du monastère visité ce matin, que nous trouvons enfin les conditions idéales pour nous immerger.

Voulolimni, un ancien cratère ceinturé de rochers formant un petit lac salé, n'est pas à proprement parler une plage mais une sorte de piscine naturelle pour les habitants du coin. C'est le moment ou jamais : l'endroit est à nous tout seuls, abrité du vent, l'eau calme, le bain frais mais revigorant. Un bon coup de fouet pour la fin de l'après-midi !

Car pour le retour, une variante plus longue qu'à l'aller, à la fois en durée et en distance, nous attend. A Kefali, nous optons pour un itinéraire entre mer et montagne passant par des villages parmi les plus pittoresques et les moins visités de l'ouest de la Crète. Réputée pour ses oliviers et ses châtaigniers, la région est l'une des plus verdoyantes et des plus fertiles de l'île.

Un parcours magnifique, quand soudain au détour d'un virage, peu avant Keramoti, la route est coupée suite à un gigantesque éboulement, nous obligeant à rebrousser chemin jusqu'à Kefali pour reprendre le trajet classique via Topolia comme à l'aller.

Malgré ce léger contretemps, la journée a été une réussite. Coup d'œil sur une gorge, visite d'un monastère, balade sur une plage de rêve, passage par des villages pittoresques et sur des routes panoramiques : voilà un concentré de Crète dont il ne nous reste plus qu'à dérouler le programme en détail dans la suite de notre séjour.

Nous espérons finir la journée en beauté par un bon dîner au restaurant. Mauvaise pioche, repas sans intérêt dans l'une des tavernes du centre-ville de Kissamos.

Distance parcourue dans la journée : 160 kilomètres

Elafonissi

Péninsules de Gramvoussa et Rodopos, du lagon de Balos au sentier côtier de Nopigia J3 : Samedi 11 mai 2019

Encore une plage d'exception à notre programme, à 20 kilomètres seulement de notre hébergement. Mais pas la porte à côté quand même car il faut compter une bonne heure de trajet.

En effet, le lagon de Balos, situé sur la péninsule de Gramvoussa, à la pointe nord-ouest de la Crète, n'est accessible que par un chemin carrossable très accidenté de 12 kilomètres débutant après le village de Kalyviani où l'on s'acquitte d'un petit droit de passage.

La piste peu roulante traverse sur son flanc Est la presqu'île inhabitée, couverte d'une garrigue clairsemée, qui s'étire dans la mer Egée tel un doigt tendu.

Cahin caha, elle mène à un parking garni de trois ou quatre véhicules seulement à cette heure pourtant pas si matinale, il est 10 heures.

Pour l'instant, c'est le mont Geroskinos qui retient notre attention. Le lagon n'est pas encore visible à ce stade. Il reste à parcourir à pied un peu plus d'un kilomètre sur 155 mètres de dénivelé pour atteindre le bord de mer.

Mais un quart d'heure plus tard, arrivés à un point de vue, c'est déjà le choc ! En face de nous, le cap Tigani recouvert d'une falaise tabulaire aux allures de poêle à frire (tigani = poêle) relié à la péninsule par un isthme (le manche de la poêle) délimitant une lagune aux cinquante nuances de turquoise bordée de deux magnifiques croissants de plage.

Le spectacle est continu tout au long du sentier maintenant en escalier descendant jusqu'aux dunes et au rivage.

Arrivés au bord de l'eau, avec à peine une dizaine de personnes sur le site, ce n'est pas encore la foule. L'eau cristalline nous invite à la baignade, même si elle est plus fraîche que la veille à Voulolimni. Les transats et les parasols nous tendent aussi les bras pour un petit moment de farniente, néanmoins payant même en ce début de saison.

Mais plus l'heure tourne plus les touristes se font nombreux.

11 h 30, il est temps pour nous de lever le camp. La file des visiteurs est maintenant continue sur le sentier, l'aire de stationnement pleine à craquer et les voitures à la queue leu leu sur la piste.

Les seules à apprécier tout ce monde, ce sont les chèvres qui ont pris leurs quartiers sur, sous et près des voitures sur le parking.

Nous mettons alors le cap vers la péninsule voisine de Rodopos, beaucoup moins prisée. C'est là que j'ai retenu la randonnée n°3 du guide Rother, reliant le camping de Nopigia à la plage de Ravdoucha.

Le sentier côtier rocailleux va rapidement prendre de la hauteur, nous livrant de très belles vues de la baie de Kissamos jusqu'à la péninsule de Gramvoussa (où nous étions ce matin) juste en face.

Si les pentes sont majoritairement recouvertes de xérophytes épineux en coussinets, nous y trouvons aussi des cistes de Crète (Cistus creticus), reconnaissables à leur air un peu froissé, ainsi que de majestueuses serpentaires, des plantes de la famille des aracées pouvant atteindre un mètre de haut.

Au bout d'une heure et demie, on finit par apercevoir en contrebas le but de notre randonnée, le long embarcadère de Ravdoucha auprès duquel sont regroupées quelques maisons.

Maintenant à nos pieds la plage de galets de Ravdoucha où se trouve aussi la taverne Wave on the Rocks, but ultime de notre balade.

Des promeneurs nous ayant prévenus que l'établissement était fermé, inutile de pousser aussi loin, la tonnelle ombragée de cette autre adresse fera tout autant l'affaire pour nous désaltérer avant le retour par le même itinéraire.

En cours de route, nous ramassons quelques tiges de roseaux pour faire office de bâtons de marche, ayant oublié les nôtres en France.

Retour à Lousakies au terme d'une journée encore bien remplie.

Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.

Lagon de Balos

Des gorges de Sirikari au site antique de Polyrinia J4 : Dimanche 12 mai 2019

En dehors du littoral, les paysages caractérisant le mieux l'arrière-pays crétois sont les gorges, dont les plus célèbres, les gorges de Samaria, figurent bien sûr à notre programme par la suite.

Aujourd'hui, pour nous mettre en jambe, nous avons retenu un objectif plus modeste et moins couru, la gorge de Tsichliana, dont le point de départ se situe à proximité de Sirikari, à une vingtaine de kilomètres de "notre maison crétoise".

Il s'agit de la randonnée n°5 du guide Rother, indiquée en bleu, donc facile, avec 300 mètres de dénivelé pour 7 kilomètres et 2 h 45 AR que nous prévoyons de "muscler" un peu en lui ajoutant une extension jusqu'au site antique de Polyrinia.

Mais avant de rallier Sirikari, petit détour jusqu'à Potamida afin de découvrir ces étonnantes cheminées de fée plantées au beau milieu des champs. Avec leurs robes évasées et pelées, elles détonnent dans ce paysage par ailleurs très vert.

Poursuite donc vers les gorges de Sirikari noyées elles aussi dans la verdure !

A partir de la chapelle Agios Constantinos où nous avons garé notre voiture, nous descendons dans une pente d'abord escarpée puis plus douce en prenant soin de refermer derrière nous le portail de plusieurs enclos.

Nous ne tardons pas à arriver à un torrent dont on entend le grondement bien avant d'apercevoir le cours d'eau.

Nous suivons alors la rivière, à l'ombre d'une grande variété d'arbres (platanes, érables, figuiers, arbousiers et oliviers), sur un ancien sentier muletier bien tracé. A défaut de mules 😛 ce sont une chèvre et son petit qui nous ouvrent la voie.

Moins d'une heure après notre départ apparaissent les premières falaises orangées au-dessus desquelles tournoie une armada de vautours.

Peu après, nous atteignons le point le plus étroit des gorges, juste avant une aire de pique-nique récemment restaurée grâce aux fonds de l'Union européenne.

Le plus beau passage de la gorge de Tsichliana est à présent derrière nous. La randonnée initiale se termine quelques centaines de mètres plus loin, sur un ancien pont à arches.

A partir de là, nous prolongeons notre balade d'une heure supplémentaire jusqu'à Polyrinia, tantôt par un chemin carrossable, tantôt par la route

Sur les coups de midi, nous atteignons le village fortifié au sommet duquel se trouvent de modestes vestiges d'une acropole antique.

Mais plus que les ruines, c'est la vue, à la fois sur la montagne, sur la vallée et jusqu'à la mer, qui vaut principalement le détour, sans oublier les ombrelles jaunes des férules qui illuminent le tableau.

Après deux jus d'orange pressée chacun (il faut bien ça pour recharger les batteries), un pique-nique à l'ombre d'une chapelle, une trempette de pieds dans le torrent, nous espérons être d'attaque pour juguler la remontée sportive entre la rivière Tsichliana et le parking sous le soleil accablant de ce début d'après-midi.

Les cent derniers mètres de dénivelé sont harassants, mais heureusement à l'ombre. Des clémentines bien juteuses nous attendent dans la glacière de la voiture, j'en salive d'avance ! Nous pouvons enfin les déguster peu après 15 heures.

Fin d'une randonnée de 14 km AR avec 450 mètres de dénivelé en 4 heures (sans les pauses), dans un site moins prestigieux que les jours précédents, dans des gorges de taille modeste (par rapport à d'autres à découvrir plus tard) mais grâce à la présence de nombreuses fleurs sauvages, un très beau parcours tout de même et surtout un bel entraînement pour les randonnées à venir.

Pour finir la journée, j'aurais aimé explorer la portion de route au nord de Keramoti, là où nous avions trouvé la voie coupée il y a quelques jours. Mais pour y arriver, le GPS nous a fait errer dans des routes sans issue ou se transformant en piste, ce qui est très fréquent en Crète. De guerre lasse, nous décidons de retourner à Kissamos par le même itinéraire que ce matin pour finir la journée sur notre terrasse.

Demain nous partons vers d'autres horizons !

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.

Vue depuis l'acropole de Polyrinia

Autour de Sougia, de l'antique Lissos à la grotte de Polifimos J5 & J6 : Lundi 13 et mardi 14 mai 2019

Ça y est, notre séjour près de Kissamos s'achève, avec des souvenirs déjà plein la tête.

Dès 9 heures, nous faisons route vers notre étape suivante, située sur la côte sud, près de Sougia. Passage par Kissamos et Topolia que nous commençons à bien connaître. Après Mili, la route s'élève jusqu'à 850 mètres, toisant de haut les champs d'éoliennes qui tournent à plein régime, un étage plus bas.

Le vent est aussi au rendez-vous sur la côte, ce qui empêche les températures de dépasser la vingtaine de degrés malgré un soleil généreux.

Sur les coups de 11 heures, au terme d'une soixantaine de kilomètres, nous voici arrivés à Moni (qui signifie "monastère"), à 4 petits kilomètres de Sougia et du bord de mer.

Et c'est justement dans la Monastery Guesthouse que nous avons réservé les quatre nuits suivantes. Construit en pierre et en bois, l'établissement comprend des chambres d'hôtel flambant neuves très récemment ouvertes et, dans la partie plus ancienne, des appartements alliant matériaux traditionnels (parquets, poutres apparentes) et éléments de décoration modernes. Un style rustique chic qui nous séduit immédiatement !

Depuis notre terrasse, la vue donne sur le massif des Lefka Ori au cœur duquel se trouve le plateau d'Omalos, point de départ des gorges de Samaria, que nous avons bien l'intention de parcourir prochainement. Notre hôtesse nous prévient que le canyon est encore fermé, mais que son ouverture devrait intervenir d'un jour à l'autre. A suivre donc !

En attendant, c'est le bord de mer que nous souhaitons découvrir, en randonnant de Sougia à Lissos, une baie uniquement accessible à pied ou avec un petit bateau. La randonnée correspond à l'itinéraire 16 du guide Rother.

Il est 13 h 45 quand nous commençons notre balade dans le port de Sougia alors que la plupart des promeneurs sont déjà sur le chemin du retour.

Après contournement de quelques gros rochers et de plusieurs passages étroits, nous arrivons rapidement dans la gorge de Lissos, sauvage et romantique, avec ses jolis massifs de lauriers roses en guise de haie d'honneur.

C'est par un ancien chemin muletier que nous accédons ensuite à un large plateau couvert d'une garrigue très odorante. Au loin, quelques névés font de la résistance sur les bien nommées montagnes Blanches.

Bientôt, la petite baie de Lissos est à portée de vue.

Mais qu'on ne s'y trompe pas, il y a 120 mètres de dénivelé entre le haut du plateau et la plage. Le début de la descente est marqué d'un drapeau grec peint sur la falaise en guise de repère.

Une fois arrivés, la plage de galets est moins accueillante qu'elle n'y paraissait d'en haut. En tout cas, il n'est pas question de se baigner, la mer est beaucoup trop agitée.

Cela nous laisse le temps d'explorer les alentours, notamment le site archéologique de l'antique Lissos mis à jour dans les années 1950. En effet, dans cette vallée, loin de tout, se trouvait jadis, à la basse époque hellénistique, une station thermale. Des mosaïques à formes géométriques et motifs d'oiseaux témoignent de ce passé révolu.

Il reste à nous coltiner la remontée, moins pénible qu'escomptée. Quand on aperçoit le drapeau grec peint sur la paroi, la partie est gagnée. Il ne reste alors qu'à retraverser le plateau et la gorge.

Pour les plus endurants qui souhaiteraient faire une boucle, il est possible de combiner les itinéraires 16 et 17 du Rother, c'est-à-dire qu'une fois de retour au niveau de la gorge il faut remonter sur un autre plateau pour arriver à Sougia par le haut.

Nous, on se contente des 7,4 kilomètres effectués en 3 heures, pauses comprises, avec 310 mètres de dénivelé. Il faut garder des forces pour les prochains jours !

Demain, justement, nous avons réservé une dépose en bateau au cap Tripiti pour un retour à pied de 8 kilomètres et un dénivelé de 850 mètres entre le cap et Sougia… si Dieu le veut !

En attendant, dîner sur notre terrasse dans ce magnifique cadre des montagnes Blanches. Petite pluie en soirée.

Distance parcourue dans la journée : 80 kilomètres

Le lendemain…

Un ciel couvert, quelques gouttes de pluie et surtout une mer agitée conduisent le Captain George à annuler la sortie en bateau, alors que nous sommes sur le point de quitter notre hôtel à 8 heures.

Zut, il faut trouver une alternative au pied levé !

L'aller-retour entre Sougia et le cap Tripiti, représentant plus de 15 kilomètres en 6 heures et demie de marche avec 850 mètres de dénivelé à la montée et à la descente, nous semble inenvisageable.

Notre hôtesse nous suggère d'en parcourir une partie et de faire demi-tour dès qu'il nous plaira.

Nous suivons partiellement sa recommandation. Néanmoins, après avoir consulté notre documentation et afin de nous fixer un but, nous décidons de nous inspirer de l'itinéraire 19 du guide Rother en le limitant à un aller-retour entre Sougia et la grotte de Polifimos.

8 h 20, ça y est, c'est parti en direction du cap Tripiti sur un parterre fleuri en surplomb de la mer.

Au bout d'une heure et quart environ, nous quittons l'itinéraire menant au cap pour grimper dans les hauteurs tout en profitant de larges vues sur toute la côte Sud.

A l'approche de la cavité, gare au cheval de mer géant qui en défend l'entrée 😉 Ouf, totalement inoffensif, il nous laisse investir les lieux. L'intérieur est très vaste et garni de nombreuses concrétions.

C'est là, selon la légende, que vivait le cyclope Polyphème, un berger qui aurait capturé Ulysse et ses compagnons et aurait dévoré plusieurs hommes. Ulysse a fini par enfoncer un pieu en bois dans l'œil du cyclope pendant son sommeil et est parvenu à s'enfuir.

Après une petite pause, nous laissons la grotte mythique derrière nous pour être de retour à Sougia sur les coups de midi, à l'issue d'un parcours d'une douzaine de kilomètres en 3 heures 45 et 280 mètres de dénivelé.

Au final, une chouette balade alliant panorama, géologie et mythologie, une alternative intéressante pour qui ne veut pas aller jusqu'au cap Tripiti.

Le ciel de plus en plus bas n'incite guère à sortir dans l'après-midi, sauf pour explorer brièvement les alentours et le village de Moni.

En soirée, dîner à la taverne Rebetika à Sougia… bof, pas terrible !

Distance parcourue dans la journée : 23 kilomètres.

Vers Lissos

Autour de Sougia, des gorges de Figou à la ville de Paleochora J7 : Mercredi 15 mai 2019

Initialement, nous avions prévu de prendre le bus à 7 heures du matin jusqu'au village de Agia Irini. De là, nous voulions combiner les itinéraires 20 et 21 du guide Rother, à savoir parcourir les gorges de Figou puis enchaîner avec celles d'Agia Irini pour arriver à Moni (4 à 5 heures de marche en aller simple).

Mais une météo incertaine va une nouvelle fois contrarier nos plans et limiter nos ambitions.

Nous finissons par prendre la direction du village d'Agia Irini, mais en voiture et à 10 heures du matin seulement, après moult hésitations. Il fait 17 degrés à Sougia mais seulement 9 à Agia Irini avec de petites averses. Brr !

Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les gorges d'Agia Irini, nous contentant de la petite boucle de 2 heures à travers la gorge de Figou.

Figou signifie "fuite" et fait référence à un événement survenu en 1821, date à laquelle un grand nombre de femmes et d'enfants ont trouvé refuge ici pour être à l'abri des Turcs.

Tout comme l'ont sans doute fait les réfugiés de l'époque, nous suivons un ancien kalderimi (sentier muletier) qui monte en douceur vers un col à 842 mètres.

Mais contrairement aux fugitifs de l'époque, nous prenons tout le temps d'admirer la vue très dégagée sur les pentes environnantes couvertes d'anciennes terrasses.

C'est en nous retournant pour évaluer la distance parcourue que nous réalisons le travail titanesque des Anciens pour soutenir et empierrer cette voie.

Changement de décor après le col alors que nous amorçons la descente dans une cuvette qui se rétrécit petit à petit, comme un entonnoir. Le sentier parfois accidenté se faufile alors au milieu de gros rochers rendus glissants par une petite pluie fine.

Près des ruines d'un ancien poste de garde des résistants crétois, nous débouchons à l'entrée des gorges d'Agia Irini. S'il avait fait beau, nous aurions poursuivi dans ces dernières, mais vu la météo, nous préférons en rester là et fermer la boucle en revenant à notre point de départ.

Comme prévu, nous avons mis deux heures pour effectuer ces 5,1 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé, dans des gorges très jolies et très peu fréquentées.

La météo se dégrade encore un peu plus dans l'après-midi. Qu'en est-il 15 kilomètres plus à l'est ? Pas mieux ! C'est sous une petite pluie persistante que nous visitons Paleochora.

Le soleil fait néanmoins son retour en soirée, ce qui est de bon augure pour demain. Notre hôtesse nous annonce que les gorges de Samaria viennent d'ouvrir. Parfait !

Distance parcourue dans la journée : 92 kilomètres.

Gorges de Figou

Des gorges de Samaria au fort turc d'Agia Roumeli J8 : Jeudi 16 mai 2019

Les gorges de Samaria constituent un incontournable de la Crète, mais de par leur situation au centre de l'île il n'est pas facile de les intégrer à un circuit. En effet, il s'agit d'un parcours linéaire de 16 kilomètres de long avec 1200 mètres de dénivelé entre le plateau d'Omalos au cœur des Montagnes blanches et la petite localité d'Agia Roumeli sur la côte sud qui, elle, n'est pas reliée au réseau routier.

Il faut par conséquent prévoir des liaisons en bus et/ou en ferry pour atteindre l'une ou l'autre des extrémités du parcours.

Depuis Sougia par exemple, il est possible de prendre un bus à 7 heures du matin qui arrive vers 9 heures à Xyloskalo, l'entrée du parc national de Samaria. La descente à pied jusqu'au bord de mer prend 5 à 7 heures. Pour le retour, il faut prendre en fin de journée le ferry entre Agia Roumeli et Sougia.

On pourrait aussi rejoindre Xyloskalo en voiture, mais dans ce cas c'est pour le retour qu'il faut enchaîner ferry (entre Agia Roumeli et Sougia) et bus (de Sougia à Xyloskalo).

Ces solutions sont valables si l'on veut faire l'intégralité des 16 kilomètres de descente.

Car il existe aussi une version "allégée" des gorges de Samaria qui consiste à les remonter depuis la mer entre Agia Roumeli et les Portes de Fer, soit la partie la plus belle, en deux heures environ l'aller-retour. Dans ce cas, pour rejoindre Agia Roumeli, inutile de partir très tôt, un ferry au départ de Sougia à 9 h 15 atteint Agia Roumeli une heure plu tard.

C'est l'option que nous avons retenue. Nous la complèterons avec une extension vers les ruines d'une forteresse turque dominant la baie d'Agia Roumeli. Cela correspond à la combinaison des parcours 22 et 23 du guide Rother.

La journée commence par conséquent par une merveilleuse promenade en bateau le long de la côte, entre Sougia et Agia Roumeli via le cap Tripiti, l'occasion pour nous de revoir depuis la mer les paysages de falaises que nous avons arpentées hier.

Arrivés à Agia Roumeli, nous nous dirigeons rapidement vers un torrent mugissant que nous suivrons jusqu'à l'entrée du parc national. A cette heure, la plupart des randonneurs en provenance de Xyloskalo sont encore dans les hauteurs. Nous profitons donc de ce calme relatif avant leur arrivée en nombre, en général à partir de midi.

Une fois dans le parc, nous franchissons à plusieurs reprises le cours d'eau bordé de lauriers roses, de pins de Calabre et de cyprès sur des passerelles rudimentaires. Le débit et la hauteur de l'eau à peine inférieure à celle des passerelles expliquent sans doute pourquoi l'accès n'est possible que depuis un jour ou deux.

Au fil de notre progression, les parois du canyon se rapprochent.

C'est sur un chemin de planches que nous franchissons les Portes de Fer, ce passage où le lit de la rivière ne fait plus que trois mètres de large entre des parois verticales s'élevant jusqu'à 300 mètres de haut. Impressionnant !

Néanmoins, il est un peu tôt pour profiter de l'éclairage optimal de la gorge. En attendant que le soleil arrive au zénith, nous poursuivons vers l'amont jusqu'à l'aire de repos de Christos et encore un peu plus loin.

Là, devant les eaux turquoise de la rivière, tout en dégustant nos sandwichs, nous observons avec amusement le profil des randonneurs qui commencent à arriver à la queue leu leu depuis les hauteurs de Xyloskalo. Nous leur emboîtons le pas pour revenir aux Portes de Fer et assister maintenant à l'entrée progressive du soleil dans le canyon.

Pour le moment, ce sont deux mules qui jouent les vedettes, remontant le cours d'eau afin d'offrir leur assistance à quelque marcheur épuisé.

Ça y est, il est presque 13 heures, la lumière inonde à présent la gorge. Nous tournons alors le dos aux Portes de Fer pour quitter le canyon, mais contrairement à la quasi-totalité des randonneurs impatients de rallier l'embarcadère au plus vite après 16 kilomètres dans les jambes et dans les genoux, nous profitons de notre relative fraîcheur pour amorcer une extension dans les hauteurs.

Pour ce faire, nous grimpons à flanc de montagne en direction d'un fort en ruines, 220 mètres au-dessus de la mer.

Plus on monte, plus la vue sur la zone de l'embouchure des gorges de Samaria est belle. Elle devient encore plus spectaculaire un étage plus haut quand nous atteignons la crête rocheuse d'où quelques pas nous séparent de la forteresse du Kastro.

Depuis les vestiges du fort, on contemple Agia Roumeli et sa longue plage de galets à nos pieds.

En revanche, la descente sur le versant opposé dans un éboulis rocheux est raide et délicate. Pas le temps de lever le nez sous peine de se tordre une cheville !

Les ferrys sont déjà ancrés dans le port, même si leur départ n'est prévu qu'à 17 h 30. De retour à l'embarcadère vers 15 h 30, nous avons tout loisir de flâner dans le village, de passer du café au glacier, de la plage au port, sans oublier baignade et bain de soleil.

Une magnifique journée qui se termine par une ultime promenade en bateau.

Notre séjour dans la région de Sougia s'achève avec un bilan toujours très enthousiaste.

Distance parcourue dans la journée : 12 kilomètres.

Portes de Fer

La suite se trouve dans le post 2 !
Autumn trip from Puglia to Naples via Basilicata...
by Brigitte42 · 2019-11-11 · 183 replies
Hi everyone!!!

I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.

First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.

A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.

Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!

Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.



A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!

Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.



To be continued...
Mimi and Maumau, Martine and DD Return! Or the Denver-Denver Loop of the 4 Friends
by Marcalamar · 2019-11-04 · 324 replies
Hello! 🙂

In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.

We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.

For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.

Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.

Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!! That’s us!!!

Rêveries d'une promeneuse solitaire à Malte English translation pending
by MirandaMouse · 2019-11-03 · 40 replies
Comme il faut une première à tout, je vous conterai ici mon premier voyage en solo ! Cela faisait plusieurs années que je souhaitais découvrir cet archipel, et j'ai profité de l'ouverture de la ligne Beauvais-Malte pour planifier ce séjour. Il ne devait pas s'effectuer seule, mais la vie fait que... et au final j'ai plutôt apprécié cette petite escapade solitaire bienvenue dans une période un peu particulière de ma vie !

Les détails pratiques pour commencer (la suite viendra plus tard). Voyage du 4 au 11 octobre, après le gros de la période touristique, mais avec des températures encore agréables. Hélas, la météo fut mitigée, mais à cette période, je m'y attendais. Et à part une journée plutôt gâchée par la pluie, ça allait.

Vol AR à 64€ avec Ryanair, acheté deux mois avant environ. Hébergement : chambre chez l'habitant dans la ville de Msida, pour 230€/semaine. Trouver un logement fut la partie la plus moins simple. Malte étant une île et le tourisme s'étant bien développé, les hébergements sont assez chers, du moins plus que ce que j'ai l'habitude de payer même dans les grandes capitales.

Je ne souhaitais pas résider à Sliema (la zone hôtelière), car pas envie d'effectuer tous les jours le trajet jusqu'à La Valette en bus. Je souhaitais justement le rapprocher le plus possible de La Valette. Pas trop grand-chose dans la ville ou à proximité immédiate qui me convenait.

Au final j'étais satisfaite de mon logement : 5 minutes à pied des arrêts de bus, bus très fréquents pour La Valette, et 5 minutes de trajet jusqu'à la gare routière à l'entrée de la capitale. Grande chambre d'environ 15 m2 (plus que chez moi 😛) avec salle d'eau indépendante. Accès à la cuisine (m'en suis servie pour le déjeuner) et hôte très sympathique et aidant. Il est venu me chercher à l'aéroport et m'a également raccompagnée.

Msida n'est cependant pas un coin animé. J'étais près de la marina, avec quelques resto à 10 minutes de marche, ouf !

Bref, assez satisfaite de mon expérience logement chez l'habitant.

Sur place, j'ai choisi de prendre la carte de transport (Tallinja) de 12 trajets pour 15€. J'ai utilisé tous les trajets et ce fut suffisant, mais du coup après mes excursions j'ai dîné à Msida pour m'éviter d'aller à La Valette et revenir. Il existe une carte illimitée à la semaine pour 21€. Un trajet en bus est de 2€, payable directement au chauffeur.

Les visites effectuées : - La Valette of course ! Balade dans les rues, tour des remparts, jardins Barraka, cathédrale, grand palais (déçue), Casa Rocca Piccola, musée des Beaux-Arts...

- Les 3 Cités : juste en face de La Valette, agréable balade, surtout dans Vittoriosa, visite du fort (surtout pour admirer la vue). Très jolies ! Sympa la balade en ferry pour y aller 😛

- Mdina et Rabat : les anciennes cités du centre de l'île. Mdina très jolie mais trop trop touristique... que des groupes, des calèches... mouais. J'imagine en été... Visite de la cathédrale et son musée (billet combiné obligatoire à 10€) Rabat moins jolie mais mignonne quand même, plus authentique... visite de la maison romaine et des catacombes, églises...

- Marsaxlokk : petit port de pêche et image de carte postale ! j'ai pris le temps de flâner, c'est petit, on peut vite en faire le tour. Rien de spécial à visiter sur place. Balade en bateau possible mais pas motivée !

- Le palais Parisio : j'avais vu ce palais dans un documentaire et il était bien noté sur le Routard. J'avoue ne pas m'être renseignée outre mesure. Joli (faut aimer le baroque par contre), mais pour 15€, je m'attendais au "Versailles maltais", donc plutôt déçue car c'est tout petit. Enfin, c'était la journée de tempête, je cherchais une visite intérieure, je pensais y passer plus de temps. Tant pis... faut bien une journée un peu ratée dans un voyage 😛

Nourriture : Le plat maltais typique est le ragout de lapin mais je n'ai pas testé ! Sinon, on trouve surtout de la cuisine italienne (mais moins bien qu'en Italie) ou de la "world food". Pas mal de restos de poisson frais à Marsaxlokk mais je n'y étais pas au moment des repas 😕 J'ai gouté à la tourte de "lampuki", le poisson local de saison (sorte de petite dorade), très bonne !

Prix : Les prix des restos sont légèrement inférieurs à ceux de la France on va dire. C'est plus cher à la Valette. Prévoir donc en conséquence. J'ai surtout mangé des pâtes, une pizza, un burger (très bon). Il est possible de manger sur le pouce des spécialités locales pour trois fois rien ! Goutez les pastizzi, les espèce de friands à la ricotta, viande ou purée de pois-chiches, ou la version "tourte", pour 50 cts pièce ! J'ai fait des courses au Lidl, tout était deux fois moins cher que dans l'équivalent français.

Les boissons sont moins chères : 3-4€ la pinte de bière locale (la Cisk est la plus connue), 1-2€ un cappuccino (aussi bons qu'en Italie !), 2€ les sodas environ (de mémoire, j'en ai pas bu !)

Les visites par contre ne sont pas données, on sent un peu l'usine à cash touristique... 10€ la co-cathédrale, autant pour le Grand palais (à moitié en travaux ! déception !), le fort de Vittoriosa, 15€ le palais Parisio... Puis quelques visites pas trop chères (5€ les catacombes de Rabat).

Accueil : Fait agréable, tout le monde parle anglais, donc pas de problème de compréhension ! Tout est indiqué en anglais également. J'ai trouvé les gens plutôt sympathiques avec moi, rien à signaler donc.

Avant d'entamer le carnet à proprement parler, je dois donc dire que j'ai apprécié cette destination et que je compte y retourner un jour compléter mes visites et passer également deux jours à Gozo (volontairement zappée cette fois-ci).

Il s'agit d'un séjour "cool", dans l'idée de visiter tranquillement et de ne pas faire plus d'une excursion par jour, ni de jouer la course contre la montre. J'avais besoin de me détendre, j'ai vu l'essentiel de ce que je voulais voir, il s'agit d'une première approche !

Conseils pour 2 semaines en hiver entre Montréal et Québec English translation pending
by TheFrenchEye · 2019-11-03 · 11 replies
Hello tout le monde !

Nous sommes un couple de trentenaires qui adorent voyager depuis plusieurs années, et nous avons décidé de passer le nouvel an à Montréal pour découvrir cette ville et ses environs en hiver. Nous avons d'ailleurs le projet de s'y installer pourquoi pas l'année prochaine si nous avons la chance d'avoir le PVT, et là il s'agirait un peu d'un "repérage" pour voir si on arrive à affronter l'hiver ^^

Nous arrivons le 27/12 à Montréal et repartons le 12/01, ce qui nous laissera le temps de découvrir pas mal de choses !

Nous avons déjà un peu en tête notre planning (pour l'instant seul l'avion est réservé), mais nous voulons avoir vos avis voir même des recommandations.

Nous connaissons déjà Montréal car nous y avons fait un étape de quelques jours fin septembre 2017, mais nous avons quand même prévu de rester à jusqu'au 2 janvier car nous avons des amis là bas et nous voulons faire le nouvel an dans cette ville. Ca fait donc 6 nuits à Montréal pour attaquer ce voyage, le temps pour nous de se balader, de retourner au Bota Bota pour ceux qui connaissent, etc. Il y a dejà des activités / choses à voir particulièrement en hiver que vous nous conseilleriez à Montréal et proximité (nous n'aurons pas encore de voiture pendant cette période) ?

Ensuite, on a prévu de louer une voiture et aller passer normalement 4 nuits aux alentours de Québec (pas dans la ville, on va privilégier la nature, idéalement un chalet) qui nous permettrons d'aller faire du chien de traineau, de la motoneige, de la pêche sur glace, aller voir Montmorency gelé, et aussi faire un petit tour à Québec... bref profiter des activités extérieures si la métro est clémente ! Vous pensez que c'est assez ? Un endroit à privilégier pour loger ? Le fait d'être dans le parc Jacques-Cartier a un réel intéret ?

Ensuite, nous reprendrons la route en direction normalement dans les Laurentides car nous avons trouvé un logement fort sympatique (Chalets Evasion) avec également des activités extérieures, un petit tour au mont tremblant aussi peut-être, à voir. De nouveau 4 nuits, ça vous parrait bien ?

Et enfin retour à Montréal le dernier jour, avant de malheureusement repartir...

Pour info, jusqu'à maintenant on a beaucoup voyagé de manière assez "intense" avec changement de logement tous les jours ou 2 jours, mais là on aimerait se poser un peu plus, avec pas forcément l'intention de "rentabiliser" à 2000% le voyage en allant faire tout ce qui est possible de faire, sans prendre le temps de se poser, car normalement on aura l'occasion d'y retourner pour de vrai dans pas trop longtemps.

N'hésitez pas si vous avez des recommandations, que ce soit activité, logement, resto, tout est bon à prendre :)

Merci d'avance, et bravo d'avoir lu jusqu'ici si c'est le cas !

ps : nous faisons d'ailleurs des photos et vidéos de nos voyages, sous le nom The French Eye (sur facebook, instagram, youtube) si cela vous intéresse d'aller jeter un oeil
Compte-rendu d'une croisière en Méditerranée en famille, Rhapsody OTS (19 octobre 2019) English translation pending
by Reglisse68 · 2019-11-02 · 12 replies
Voici le compte rendu d'une croisière effectuée à bord du Rhapsody of the seas (compagnie Royal Caribbean), du 19 au 26 octobre 2019 au départ de Venise (arrivée à Barcelone).

Les escales sont les suivantes : - VENISE (Italie) - ZADAR (Croatie) - KOTOR (Monténégro) - en mer - ROME (Italie) - LIVOURNE (Italie) pour visiter Pise ou Florence - MARSEILLE (France) - BARCELONE (Espagne)

Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant relativement raisonnable côté budget et en gardant une grande liberté pour avancer à notre rythme ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.

Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - le retour - une partie budget.

Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.

QUELQUES MOTS SUR NOUS Après une grosse dizaine de croisières en amoureux, nous voici à nouveau à bord en famille pour la troisième fois. Nous avons voyagé avec nos deux enfants, âgés de 4 et 6 ans. Nous étions donc 4. Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni des corvées quotidiennes… ! Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée… Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas.

PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le samedi matin, décollage à 9h15 depuis l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Après 1h de voiture nous avons déposé notre voiture au parking Bader pour 56€ les 12 jours (8 jours de croisière + 4 jours dans le sud de la France ensuite). Il suffit de réserver en ligne en avance, tout est très bien expliqué sur leur site Internet et en plus on récupère une voiture lavée à l’extérieur à la fin des vacances. Pratique, rapide, moins cher que les autres à cette date-là et efficace ! Pour récupérer ses clés il suffit de rentrer le code, reçu 24h avant sur votre téléphone portable, sur le boitier dans le hall de l’aéroport.

Vol easy-jet Bale-Venise pour 112€ pour nous 4 avec un bagage en soute, à ce prix-là ce n’est vraiment pas cher. Vol réservé dès l’ouverture du programme des vols.

Arrivés à l’aéroport Marco Polo à Venise nous avons pris un taxi pour nous rendre jusqu’au port. Le but était d’arriver rapidement jusqu’au port, de déposer nos valises, de s’enregistrer et d’aller se promener dans Venise pour donner un petit aperçu de cette ville magique à nos enfants.

Il existe de très nombreux moyens de rejoindre l’aéroport et le port de Venise (tout dépend du nombre de personnes qui voyagent, de votre budget et du temps disponible) : - 45€ en taxi, le tarif est fixe, 25 minutes de trajet, pas d’attente pour en trouver un sur place, dépose au pied de votre bateau. - 8€ par personne en bus de l’aéroport à la piazzale Roma. De là il faut finir le trajet soit à pied (15 à 20 minutes) soit en métro automatique people mover à 1€50 par personne (2 min dans le métro + 5 à 10 minutes de marche). - 15€ (14€ en ligne) par personne pour un trajet simple en vaporetto, ligne bleue alilaguna, 1h30 de trajet de l’aéroport au cruise terminal. Prévoir 5 à 10 minutes à pied pour rejoindre votre bateau.

On s’enregistre assez rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous demande si vous avez été malade puis on vous distribue votre sea pass.

Plutôt que de remonter à bord, nous choisissons de ressortir du terminal à 11h, puis de marcher 10 minutes jusqu’à l’arrêt de vaporetto « Tronchetto Mercato ». Nous attendons moins d’une minute et voilà que le vaporetto ligne 2 arrive. Le bureau de vente est fermé, il est censé être ouvert en regardant les horaires mais peu importe, on achète nos trois billets à bord, 7€50 par personne, moins de 5 ans gratuit ! Nous nous plaçons à l’arrière, le bateau est quasi-désert (il se remplira à la piazzale Roma) nous profitons du trajet. Nous descendons à l’arrêt « San Toma » (30 minutes de trajet, en grande partie dans le grand canal) puis nous marchons tranquillement pour rejoindre la piazzale Roma en passant par le marché. Cet itinéraire rapide ne montre pas la plus belle partie de Venise, mais permet de découvrir rapidement le principe de la ville : vivre sur l’eau en s’adaptant à cette contrainte. Mon mari et moi-même connaissons assez bien cette ville, donc cet aperçu rapide était parfait pour nos enfants. Nous faisons une pause à l’aire de jeux située dans le parc Papadopoli près de la piazzale Roma.

Nous remontons à bord un peu avant 14h puis nous allons manger au buffet. Nous inscrivons nos enfants à l’ocean adventure, nous nous installons dans notre cabine puis c’est le moment de l’exercice d’évacuation. 17h, heure du départ et heure de la sieste pour nos enfants !

LES ESCALES

🙂ZADAR 7h00 - 17h00 Le bateau est amarré à l’est de la ville. Le bateau est au port de gazenica. météo : Ensoleillé, parfait pour les visites ! Environ 22°C.

Le programme de la journée était le suivant : faire la grasse matinée (possible car longue escale), prendre le bus local, visiter la veille ville, revenir au bateau en bus local.

Nous sommes descendus du bateau un peu avant 10h, bien après le rush des excursions ! Le terminal était presque désert. Le port de gazenica est un ensemble récent et moderne capable d’accueillir les ferrys locaux et, ce jour-là, notre bateau. Des plans de la ville sont disponibles gratuitement.

Pour se rendre en ville, il existe le bus local numéro 9, son arrêt est dans le port, facile à trouver, à gauche en sortant du port, pas loin de la petite supérette. Le trajet en bus coute 10 kunas par personne (à payer au chauffeur), gratuit pour les enfants visiblement. Le dimanche il y a moins de bus. Le bus vous dépose ensuite au terminal de bus, et de là il faut attendre le bus numéro 2 qui va directement dans la vieille ville, avec le même ticket de bus. Le temps de transport est de 30 minutes, voire moins. Pour les plus pressés, il y a des taxis locaux. J’avais lu avant mon départ qu’il pratiquait des tarifs très élevés (entre 20 et 25€ le trajet), et sur place l’un d’eux est venu nous proposer 5€ nous voyant attendre à l’arrêt de bus, 2 minutes avant que le bus n’arrive au port. Nous avons tout de même pris le bus, il nous restait 60 kunas d’une croisière précédente que nous souhaitions utiliser.

Nous avons passé 3h dans l’ancienne cité à flanner, en passant notamment par la place des puits et le parc attenant, l’orgue marin, quelques belles églises, une aire de jeux pas loin de l’orgue en bord de mer et l’artère centrale qui relie la mer à une des portes de la ville. Il existe un petit train touristique que nous n’avons pas testé.

Pour rentrer au port, le but était de prendre le bus local comme le matin. Nous nous sommes donc assis à l’arrêt de bus et un chauffeur de taxi est venu nous proposer 10€ pour rentrer au port. Je lui ai montré notre porte-monnaie contenant les kunas, il nous restait 40 kunas, il est parti. Sur le moment nous avons pensé qu’il refusait et en fait un autre chauffeur est arrivé et nous a fait comprendre que ce prix lui convenait. Nous étions vraiment étonnés qu’il accepte pour l’équivalent de 5€ environ. Moralité, négociez votre taxi (peut-être plus délicat si vous sortez en même temps que tout le monde vers 8h -8h30).

Arrivés au port, nous avons pris 20 minutes pour lézarder au soleil pendant que nos enfants jouaient sur une aire de jeux déserte (un beau bateau pirate tout en bois).

Nous sommes remontés à bord vers 14h30 pour aller manger au buffet.

Bilan de notre journée à terre : Une belle journée sous le soleil où finalement la plus belle surprise a été l’orgue marin, un instrument unique dans son genre. Ayant déjà visité Split et Dubrovnik, Zadar a un intérêt plutôt limité. Il y a des parcs naturels mais qui sont situés entre 1h30 et 2h de trajet, et en octobre, la météo trop incertaine nous a poussés à nous concentrer sur la vieille ville.

🙂KOTOR 10h00 – 17h00 Le bateau est en tender. Des petites navettes font le trajet régulièrement entre le bateau et le port en moins de 10 minutes. Etant membres Diamond, nous n’avons pas eu besoin d’aller chercher un ticket pour réserver notre place dans une navette, le concierge s’en charge pour nous et nous avons obtenu le ticket numéro 2. Nous étions dans le premier bateau à partir. Les tickets sont à retirer à partir de 8h30. météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… ! 25°C environ.

Au programme de la journée : , voir depuis le bateau l’entrée dans cette magnifique baie (durée 1h environ), montée au château en passant par l’ancienne centrale électrique pour éviter de payer 8€ par personne, visiter le château et redescendre par les marches directement dans la vieille ville, puis visiter la ville fortifiée, laisser nos enfants se défouler à l’aire de jeux située dans le parc juste à côté du port, puis reprendre la navette pour rentrer au bateau.

Nous avons regardé les paysages défiler au fur et à mesure de l’entrée dans la baie. Ne manquer pas la petite église, seule sur son ile.

Nous sommes ensuite sortis du bateau à 10h, puis nous nous sommes dirigés à la gauche de la ville fortifiée, en longeant le cours d’eau en direction de l’ancienne centrale électrique. Le chemin pour monter est agréable, très souvent à l’ombre (ici un avantage !), peu emprunté, montant tranquillement en faisant des lacets. Plus on monte, plus la vue est belle sur la baie. Il faut compter 1h de montée en marchant tranquillement, prévoir des chaussures adaptées pour plus de sécurité et de confort. Plus on monte, plus on s’approche de la muraille, c’est impressionnant. Pendant la montée il y a une maison qui fait office de bar avec une vue splendide… A l’arrivée vous trouvez une belle petite chapelle, en bien mauvais état.

J’avais lu, lors de la préparation de notre voyage, qu’il était possible de rentrer gratuitement dans le château en passant par ce chemin, et en fait cela n’est plus possible aujourd’hui. Nous l’avons appris à nos dépends ! L’imprévu s’invite toujours dans les voyages… En fait à côté de l’échelle en bois qui permettait avant de rentrer gratuitement dans l’enceinte du château, il y a un gardien qui m’a gentiment hurlé, avant même que je pose la question, qu’il fallait redescendre et payer 8€ par personne si je voulais voir l’intérieur du château, le tout avec une amabilité plus que discutable…sous le regard de touristes Americains médusés du ton employé par le gardien. Bref, nous nous faisons une raison et nous entamons tranquillement la descente. Si vous souhaitez voir la chapelle qui domine la ville ou le château, il faut payer 8€ et cela permet soit de faire un aller-retour soit de monter par les marches et de redescendre par le chemin que nous avons emprunté. Nous avions choisi de monter par cet ancien chemin pour ne pas payer, monter sans marches d’escalier (plus simple avec des enfants), monter à l’ombre et surtout éviter la foule. Raté mais sans regret finalement, nous avons fait une belle balade, visiblement plus propre que la balade payante si on en croit les commentaires sur trip advisor et moins risqué car l’échelle est réalisée artisanalement et surplombe le vide…

Nous avons ensuite déambulé dans l’ancienne ville, en rentrant par la porte à l’ouest de la ville. La ville est belle mais envahie par les boutiques pour touristes et les restaurants. Il y a des églises à visiter, c’est un labyrinthe où les indications sont peu nombreuses. Nous sommes ensuite montés sur les remparts entre la porte à l’est de la ville et la porte principale. Sur les remparts, c’est plus calme, pas toujours propre mais cela a tout de même du charme.

En dehors de l’ancienne cité fortifiée, nous longeons la rue principale pour nous rendre dans le parc Slobode. Il y a une aire de jeux ombragée pour les enfants. Le sol est jonché de détritus, cela n’invite pas à la flânerie…

Retour à bord en prenant une navette (pas tenté par la nage bien que l’eau du port est très poissonneuse donc en théorie plutôt propre), puis pause repas à 15h.

bilan de notre journée à terre : Une belle randonnée, des fortifications magnifiques et une petite cité bien protégée. Si vous acceptez de payer, je pense que la vue est plus belle depuis l’intérieur du château, mais je doute que les 8€ soient réellement réinvestis pour mieux aménager la ville et gérer notamment les déchets…

🙂ROME 7H00 – 19H Le bateau est amarré à Civitavecchia, à 80km, soit environ 1h30 en voiture de Rome (sans les embouteillages).

météo : Superbe soleil, 28°C, sans vent ! Parfait !

Conscient que Rome ne peut pas se visiter en une seule journée, nous avons choisi de survoler les monuments principaux. Afin de minimiser les pertes de temps en trajet, nous avons fait le choix de ne pas prendre le train qui relie la gare de Civitavecchia et celle de Rome. Par facilité, nous avons passé notre journée avec un chauffeur francophone, nommé Carole. Pour 60€ par personne (enfant, adulte, le tarif est le même) elle vient vous chercher au port à 8h, vous emmène au plus près des monuments dans Rome puis vous ramène au port entre 17h et 17h30. A chaque arrêt nous avions entre 20 et 30 minutes pour nous promener librement. Nous avons donc fait le parcours suivant (pas dans cet ordre) : Belvédère de Rome, place S. Pierre, Fontaine de Trévi, Place d'Espagne, Place de Venise, Colisée, les forums impériaux et le Capitole, Cirque Maxime, Panthéon, Place de Navone. Un arrêt repas est prévu, environ 45 minutes, dans une pizzéria où les pizzas sont cuites au feu de bois sur place. Le repas est correct, les pizzas sont peu garnies, addition à 34€ pour 2 pizzas et des pâtes à la sauce tomate, c’est peu onéreux surtout pour une ville si touristique. Le restaurant est situé près d’un marché local, pas loin de l’endroit où César a été assassiné. Carole donne beaucoup d’explications, et fournit un excellent service pour le prix demandé. Il faut garder à l’idée que vous visitez seuls, elle conduit et donne des explications et montre des documents mais n’accompagne pas. Il faut aussi bien être conscient que ces arrêts courts ne permettent pas de visiter l’intérieur du Colysée ou du Vatican… Elle connait bien l’histoire de sa ville ce qui rend le parcours très instructif. Elle travaille en équipe avec d’autres chauffeurs, qui certains ne maitrisent pas totallement la langue française, si vous êtes intéressés par le côté historique et que vous ne parlez pas italien, il est je pense, préférable de demander expressément Carole comme chauffeur.

bilan de la journée : Une magnifique journée ensoleillée où nous avons enchainé les découvertes, un rapport qualité-prix parfait pour une excursion où, pour une fois, nous nous sommes laissés guider avec plaisir.

🙂LIVOURNE 7h– 17h Le bateau est amarré en ville, dans le port commercial. météo : un beau soleil et une température très agréable ! Non soyons sincères, une pluie diluvienne puis des petites averses pendant la journée.

Au programme de la journée : prendre la navette pour sortir du port, prendre le bus local, prendre le train pour Pise, visiter la place des miracles à Pise et revenir au bateau.

Vers 8h30, nous sommes sortis du bateau, à vrai dire, il fallait une grosse motivation pour sortir. Nous avons enfilé nos imperméables, protéger notre sac à dos avec une protection étanche puis nous avons couru jusqu’à la tente qui abrite les scanners pour la sécurité.

Nous sommes ensuite montés à bord du shuttle gratuit. Dans le bus, le chauffeur faisait de la publicité pour les tuscany bus, un bus qui vous emmène pour 8€ par trajet et par personne à Pise (jusqu’à la gare visiblement) puis qui vous ramène. Le problème c’est qu’il faut 20 minutes de marche à pied entre la gare de Pise et la place des miracles (ou prendre le bus mais l’attente peut aussi être de 20 minutes !), donc le temps réel sur la place est court (environ 1h30), trop court à notre gout. Cela reste une solution rapide, efficace et abordable pour ceux qui sont à Livourne lors d’une escale courte.

Le shuttle nous dépose via Cogorano. De là partent les tuscany bus, et dans une rue perpendiculaire (via grande) les bus locaux. Les billets de bus locaux sont de 1€50 par trajet et par personne et s’achètent dans tous les bureaux de tabac. Il faut prendre le lam blu à l’arrêt grande 4, direction la gare (stazione centrale). Les bus passent toutes les 10 minutes environ. Nous étions heureux d’attendre à l’abri de la pluie sous les arcades !

Arrivée à la gare, le train pour Pise, pour deux adultes et deux enfants, coute 8€20 par trajet et dure entre 15 et 20 minutes. Les trains sont fréquents. Les billets s’achètent sur des machines (français, anglais … au choix) et vous pouvez payer en liquide ou par carte. Nous avons pris le train de 9h19. Il faut juste faire attention quand vous sélectionnez le train car certains trajets sont plus onéreux que d’autres.

Arrivés à Pise, il pleut toujours des cordes, nous nous décidons à prendre le bus pour se rendre jusqu’à la place des miracles afin d’éviter les 20 minutes de marche sous la pluie. Il s’agit de la ligne Lam rossa direction park Pietrasantina, sortir à l’arrêt Torre 1. Le billet est de 1€50 (adulte et enfant à partir de 1mètre) et s’achète dans un billet de tabac, il y en a un dans la gare. Le bus était complet lorsqu’il est arrivé à la gare, le chauffeur a fait signe de monter par l’arrière, il m’a été impossible de valider nos tickets (une seule borne, près du chauffeur).

A 10h nous étions sur la place où tous les monuments sont concentrés. Le ciel était gris, mais il ne pleuvait presque plus. J’avais réservé en ligne 20 jours avant notre départ un billet pour le camposanto (cimetière), le baptistère et la cathédrale. Le billet est de 7€ par adulte, gratuit pour les enfants et permet d’accéder sans restriction d’horaires à la cathédrale. Nos enfants sont trop jeunes pour gravir la tour (8 ans minimum) et cela n’a pas un grand intérêt pour nous.

Le baptistère est magnifique, monter à l’étage cela vaut le détour. Soyez patients et attendez qu’une personne chante, le son résonne, c’est impressionnant.

Le cimetière est magnifique et vaut le détour. Nous avons cherché tous les animaux gravés et observé les peintures avec nos enfants pendant une heure, pourtant le lieu n’est pas immense.

La tour est penchée, magnifiquement ornée, mais victime de son succès donc envahie par les touristes.

La cathédrale est elle aussi majestueuse. Se poser sur un banc permet de profiter de cette prouesse architecturale très richement décorée.

Vers 13h15 nous reprenons le bus dans l’autre sens, puis le train, puis le bus local puis la navette sous une pluie diluvienne. A 14h30 nous sommes à bord. Comblés mais trempés et affamés !

Bilan de la journée : Avec l’escale de Rome, notre deuxième coup de cœur, malgré la pluie et les nombreux moyens de transports. Il est simple de visiter Pise par soi-même si on se limite à la place des miracles car tout est au même endroit.

🙂MARSEILLE 7h – 17h Le bateau est amarré loin de la ville. météo : 22°C, un beau soleil et pas de vent, parfait pour visiter !

Le programme de la journée prévoyait de visiter la bonne-mère puis le mucem (musée des civilisations de l’Europe et de la méditerranée).

Quelques informations concernant le transport entre le port et le centre-ville : - il y a une navette gratuite (il faut marcher en direction de la sortie du port pendant 15 minutes environ, ou plus selon où votre bateau est amarré) puis se résoudre à attendre. Nous en avons vu une à notre sortie du port et une lorsque nous sommes revenus dans l’après-midi, donc elle doit passer assez fréquemment, tout dépend aussi du nombre de bateau à quai… - il y a le bus de ville, 35T, il faut marcher plus loin que pour la navette, car il se prend à la sortie du port. Le terminus est Joliette, il faut reprendre un autre bus ensuite pour aller vers le vieux port ou marcher 20 minutes jusqu’au Mucem. On peut télécharger l’application RTM. - il y a des taxis. - il y a le transfert vendu par royal caribbean à 18$ par personne, un aller-retour, à acheter au bureau des excursions en avance ou directement sur le quai en euro (16€).

Nous disposions de 50$ de crédit à dépenser à bord et nous avons décidé de les utiliser pour acheter 4 transferts pour se faciliter la vie plutôt que 5 tee-shirts… Cela nous a réellement couté 20€ pour 4 du coup, une bonne affaire.

Nous sommes descendus, à 5 minutes de marche à pied du Mucem, de là nous avons continué notre promenade jusqu’à l’arrêt de bus Capitainerie où nous avons attendu le bus 60. Cette ligne est parfaite pour les touristes vu qu’elle se termine à la basilique Notre Dame de la Garde. Le bus coute 2€ par personne si vous l’achetez dans le bus. Normalement les enfants paient à partir de 6 ans. 20 minutes après nous dominions la ville de Marseille depuis la bonne-mère.

Nous visitons le site de 10h à11h : les terrasses, la crypte et la basilique de notre Dame de la Garde. Les bateaux suspendus dans basilique intriguent nos enfants !

Nous reprenons le bus 60 et nous sortons au terminus, le Mucem.

Après 20 minutes d’attente, et un passage en caisse de 14€ pour un prix famille, nous profitons des expositions de ce musée récent. Le Mucem est un musée national intéressant, même si le bâtiment semble immense par rapport à ce qu’on voit dans les expositions. Cela manque un peu d’indications pour passer d’une exposition à une autre, ou plutôt d’un étage à un autre mais avec un peu de bon sens on se repère aisément dans ce qui peut ressembler aux premiers abords à un labyrinthe. Nous avons vu l’exposition sur l’agriculture en méditerranée, les iles, et l’urbanisation. Après une pause sur la terrasse du bâtiment et un passage par une passerelle, nous flânons dans la dernière exposition puis nous nous dirigeons vers le fort saint Jean. C’est un site fortifié qui offre une belle promenade et une magnifique vue depuis la tour. Nous terminons vers 14h30 notre visite en flânant dans les jardins provençaux. Nous sortons par la passerelle du quartier du panier pour rejoindre la navette de RCCL qui nous ramènera en 20 minutes au port.

Après un bref passage par la sécurité, il est 15h15, direction la cabine pour déposer le sac puis le buffet pour se restaurer.

bilan de la journée : Une belle journée, entre culture, religion et tradition, le tout sous le soleil !

Bilan des différentes escales : une croisière très axées sur la découverte des monuments, souvent religieux (églises, cathédrales, basilique…) mais dans des pays différents, le tout presque tout le temps sous le soleil ! Un vrai bonheur.

DETAILS SUR LE BATEAU

Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est très varié ! Et surtout c’est très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. Chaque soir, il y a un petit truc qui change et c’est toujours bon. Le premier soir par exemple on pouvait avoir des beignets, un autre soir des crêpes, puis des churros… Le midi, parfois il y a une spécialité comme les tacos ou des donners à composer soi-même par exemple en plus des classiques. Et bien sûr toujours des bonnes glaces à compléter avec des fruits, du chocolat fondu…. Certains plats servis dans la salle de restaurant le sont le soir au buffet également. Par exemple, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un muffin ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat pour préparer des chocolats au lait. Un vrai buffet qui pourra plaire à tout le monde, très propre et vraiment varié. Chaque jour il y avait également 5 ou 6 plats indiens, bien relevés, un délice…On a aussi eu droit à du poulet sauce aigre-douce délicieux. Pour les enfants ou les grands, hamburger à composer soi-même et hot-dog tous les midis et soirs ! Nous avons pour habitude faire manger nos enfants vers 19h15 au buffet puis de les emmener au club enfants puis d’aller manger en couple à 20h30 (deuxième service). Cette solution convient à toute la famille, et nous permet du coup de gouter au menu du soir au buffet lorsque cela nous tente. - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, carpaccio de saumon, bisque de homard, beignet de crabe, feuilleté aux fruits de mer, salade ceasar... Pour les plats : steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, poulet aux épices, de nombreux poissons et pour le dernier soir : pas de queue de homard ! Pas servis en méditerrannée… Pff, petite déception vivement notre prochaine croisière au départ de Hong-kong ! Pour le dessert, que du bonheur également, l’apple pie est excellente, le moelleux chaud au chocolat, le soufflé au grand-marnier également. Le tout à volonté bien entendu… ! Heureusement que nous marchons toute la journée et que nous ne prenons presque jamais les ascenseurs à bord pour bruler les calories… !

Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Je ne peux pas juger de la qualité des excursions proposées mais simplement dire qu’elles étaient très nombreuses.

Côté spectacles... Nous avons vu plusieurs spectacles dont un d’excellente qualité : un jongleur nommé François, un français, que nous avons rencontré le lendemain soir au buffet. Il est sous contrat avec la compagnie et passe de bateaux en bateaux. Nous avons également vu un spectacle de danseurs et chanteurs sur le thème de la country et un magicien dont le spectacle un peu court (20 minutes) était sympathique.

Pour les enfants Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans, de 9 à 11…). Il faut s’inscrire le premier jour (de 13h à 15h ou à 19h) et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Ici le premier soir, le club a commencé à 21h, c’est un peu idiot quand le repas du soir est servi à 20h30 dans le restaurant principal… Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 9h-12h, 14h-17h ou 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour dans la cabine, nos enfants ont beaucoup aimé et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Ils proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate, fabrication de faux gâteaux en pâte à modeler… et sans parler un seul mot d’anglais nos enfants étaient demandeurs pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains ! Nos enfants de 4 et 6 ans sont restés ensemble à notre demande, dans le groupe des 3-5 ans. Une nouveauté sur ce bateau, jamais observé sur d’autres navires RCCL précédemment, des moments « famille » sont planifiés tous les jours vers 17h15 à l’ocean adventure. Une activité est proposée pour les familles : création d’une chenille en papier en collant des ronds de toutes les couleurs, des jeux de société, de la peinture pour décorer des animaux…

Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! - piste de marche et course : pas franchement utilisée, on marche déjà toute la journée - piscines extérieures : testées le jour en mer car le temps était magnifique (avec vue sur le stromboli !). Les gilets flottants sont fournis aux enfants selon le poids gratuitement. Il n’y a pas de piscine pour les enfants sur ce navire, cependant une partie de la piscine est moins profonde, et il y a également une plage avec 5cm d’eau environ où ils peuvent jouer. Pas de jets, ni toboggans. En même temps, à cette saison, c’était déjà inespéré de pouvoir s’y baigner. - solarium (piscine intérieure + 2 jacuzzis) : piscine testée en journée, plutôt très calme. Jacuzzis très chauds mais sans bulles… Etrange ! Les jours de pluie les enfants propres sont autorisés au solarium de 9h à 11h et de 17h à 18h de mémoire.

Le bateau en lui-même... en vrac ! Cabine intérieure correcte avec deux lits en hauteur pour les enfants. Les rangements sont nombreux. Il y a un petit canapé et un bureau. La salle de bain a été changée entièrement. Le bateau est parti 15 jours juste à la fin de notre croisière pour une remise en état à Cadix en Espagne avant de traverser l’atlantique pour rejoindre Tampa en Floride.

Le bateau propose des endroits agréables pour se poser, pour jouer en famille ou tout simplement colorier comme le viking crown lounge tout en haut. C’est l’avantage des bateaux « classe vision ». Il y a aussi un diamond lounge pour les membres « diamond et plus » comme nous. C’était très agréable de pouvoir s’y poser avec les jeux et des coloriages tout en grignotant des petites mignardises et en admirant le magnifique panorama (arrière du bateau).Dans ce salon, on peut manger (des petits canapés, des petits plats, prendre son petit-déjeuner) et prendre l’apéritif (alcoolisé ou non) à volonté. C’est un avantage en plus des trois boissons par personne gratuite de 16h30 à 20h qu’on peut avoir en étant diamond (pratique pour les verres de vin pour le restaurant ou l’eau en bouteille pour la journée).

Le bateau n’est pas récent, mais il est entretenu. Certains points sont cependant à rénover notamment le fond des tiroirs ! Cela reste du détail.

DEBARQUEMENT Nous avons pu sortir du bateau en dernier, c’était notre choix ! Habituellement les membres du programme Crown and Anchor sortent dans les premiers, mais là nous avons reçu les dernières étiquettes, comme si quelqu’un avait deviné notre idée (le concierge du diamond club ?) : dormir le plus longtemps possible plutôt que de réveiller nos monstres à 6h du matin ! Nous avions choisi de mettre trois de nos valises devant notre porte la veille après le diner et d’en conserver une pour ranger les affaires comme les trousses de toilettes, les pyjamas des enfants. Nous connaissons déjà Barcelone, et le fait d’avoir un vol retour en début d’après-midi, nous a obligé à se diriger vers l’aéroport dès la sortie du port. En taxi, prix fixe 39€, durée du trajet environ 20 minutes le samedi, plus en semaine d’après notre chauffeur. Il y a d’autres solutions (métro, aérobus), pas forcément très rentables à 4.

VOL RETOUR Effectué sur Easy jet, en direct, direction Nice pour aller voir les grands-parents. Il y a une belle aire de jeux à l’aéroport de Barcelone au terminal 2 porte B, après le passage de la sécurité. Il y a apparemment d’autres aires de jeux dans l’aéroport. Nous avons pris le vol Nice-Bale 4 jours après pour enfin rentrer à la maison.

BUDGET Côté budget : - 1655€ pour nous 4 pour la croisière en elle-même en tout compris - pas de frais de visa - 56€ de parking à l’aéroport de Bâle pour 12 jours - 423€ pour les vols Bale-Venise puis Barcelone-Nice puis Nice-Bale avec un bagage en soute de 23kg - 499€ pour les transports en taxi ou bus locaux, les visites, les souvenirs…. (dont 274€ pour visiter Rome ave le chauffeur). Soit un total d’environ 2630€ pour 8 jours de vacances à 4 en Méditerranée (puis 4 jours chez les grands-parents).

N'hésitez pas si vous avez des remarques ou des questions concernant ce compte-rendu !
L'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte English translation pending
by Valmichel86 · 2019-10-08 · 55 replies
Jour1 : dimanche 25 août 2019 Introduction J'avais pensé appeler ce carnet "l'Abruzzo, une région qui gagne à être connue", mais ce titre est déjà pris par un carnet sur la région voisine "les Marches" (le Marche) rédigé il y a quelques années ; ce sera donc "l'Abruzzo, une région qui mérite d'être découverte". L'Abruzzo, nous n'en entendons parler que quand un malheur (tremblement de terre) est arrivé. C'est une région d'Italie centrale avec une façade sur l'Adriatique, la région où l'Apennin est le plus haut. J'y ai voyagé du 25 août 2019 (arrivée dans la région) au 28 septembre 2019 (départ de la région) en caravane. Pour les personnes tentées par le voyage de septembre en camping, il y a une seule précaution à prendre ; les campings commencent à fermer dès les premiers jours de septembre, peu sont ouverts après le 15 Septembre. Renseignez-vous sur les dates de fermeture de façon à bien savoir ce qui sera ouvert la seconde quinzaine du mois. Je n'établis pas de programme journalier à l'avance ; je prépare le voyage à l'aide d'internet en constituant une liste de points d'intérêt ; sur place, je vais dans les offices de tourisme (IAT : Informazioni e Accoglienza Turistiche), en général assez bien signalés en Italie, pour me documenter. Je décide le soir le programme du lendemain (forme d'improvisation).

Première demi-journée Je suis la "via adriatica" (SS16) qui longe toute la côte et je vais aller jusqu'à Pineto (20 kms au nord de Pescara) au camping "Pineto beach" (un nom pas très italien). J'arrive juste à temps pour m'installer avant l'heure de la sieste, moment de la journée pendant lequel il est interdit de s'installer sur les emplacements. Ayant beaucoup roulé, ce sera une demi-journée de récupération. Je vais trouver la piscine,



tester la plage.



Puis je vais aller en vélo jusqu'au pays (Pineto) pour une promenade (plage : "lidi", "Via D'Annunzio" : la rue commerçante) et des courses ; ce sera tout pour la journée. Je posterai un message par jour de voyage ; j'utiliserai beaucoup la fonction "modifier" pour ne pas perdre, pour compléter et pour corriger ce que j'aurai fait. Les photos seront celles prises le jour du récit ; je tricherai pour quelques unes (endroits où je suis allé plusieurs fois, meilleures conditions). Exemple : les 2 photos ci-dessus prises un matin quelques jours plus tard.
Ici et là... en Moravie et Slovaquie English translation pending
by Moushika · 2019-10-03 · 23 replies
Bonjour,

Après une opération des yeux , bien réussie 😎 , fin août , j'ai eu envie de partir voir du beau . Surtout du coloré . Et pas trop loin ... les petites maisons colorées de Moravie , me sont revenues à l'esprit , et la décision a été vite prise , je partirais en Moravie , au départ de Bratislava , et resterais 10 jours en tout .

Pourquoi le Camino n'est pas pour nous? English translation pending
by WalkingNatur · 2019-09-29 · 17 replies
Pourquoi le Camino n'est pas pour nous? Camino de Santiago en vaut-il la peine? | Nos dernières réflexions, astuces et conseils

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/zzp-KqDvUkU

Dans cette vidéo, nous souhaitons partager avec vous nos dernières réflexions, conseils et astuces sur le Camino de Santiago del Norte, que nous avons commencés à Biarritz et terminés à Ribadeo.

Quelle a été votre expérience avec le Camino? Était-ce similaire? Faites le nous savoir dans les commentaires.
Une semaine à Venise début septembre English translation pending
by Beebuick · 2019-07-19 · 26 replies
Bonjour aux amoureux de Venise,

J'ai visité Venise en avril il y a de nombreuses années.Cette fois, je logerai en appartement à San Polo pour participer à la vie diurne et aussi à la vie nocturne de la ville. -Est-il intéressant de commander certaines visites sur internet?Tout d'abord;est-ce moins cher?

-En septembre, faut-il acheter des billets coupe-file pour le Palais des Doges par exemple?

-J'aimerais aussi assister à des concerts d'orgues dans les églises. Je trouve juste un renseignement sur des vêpres dans la Basilique Santa Maria de la Salute.Y en a t'il d'autres? -Pour les courses alimentaires, le marché du Rialto est-il suffisant?

Merci de bien vouloir m'éclairer!A bientôt. Beebuick
Un petit bout du Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et les Îles-de-la-Madeleine English translation pending
by Annebéné · 2019-07-10 · 76 replies
Voici donc mon troisième carnet de voyage pour relater mon troisième voyage au Canada (je sais, je ne vais pas dans l'ordre..le premier carnet pour le quatrième voyage, le deuxième carnet pour le deuxième voyage 😛) En 2016 voilà presque 4 ans que je ne suis plus venue au Québec.. J'ai décidé de ce voyage en mars après un clash de la Vie.... Que faire pour ne pas ruminer??? Partir au Canada pardi!!! Ma fille est moyennement partante mais la perspective de prendre une amie avec elle lui fait changer d'avis. Je partirai donc avec deux ados de 16 ans. Mon voyage précédent m'a menée jusqu'au boutte de la route 138, à Natashquan et cette fois j'ai envie de découvrir d'autres contrées : au programme, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Ecosse et les charmantes îles de la Madeleine qui me font rêver. Je n'ai pas trop réfléchi en prenant mes billets. A refaire je ne ferais plus une boucle Montréal - Montréal mais sans doute Halifax à l'aller et retour à Montréal. Ce 28 juin 2016 , nous partons très tôt de la maison (dans la périphérie Bruxelloise) car nous décollons de Paris Charles de Gaule. Comme pour mon voyage précédent, les billets sont vraiment moins chers, même en comptant le trajet et presque un mois de parking près de l'aéroport (143 euros). Je pars un peu la boule au ventre car c'est un jour de grève en France!!! J'ai d'ailleurs changé de parking quelques jours avant...de peur que la navette prévue ne fonctionne pas. Arrivée sans encombre à l'hôtel Pullman à côté du shuttle pour se rendre au bon endroit à l'aéroport. Aucun problème pour embarquer, le vol se passe bien , j'essaye de dormir un peu car la journée est loin d'être finie.... Nous survolons la Nouvelle Ecosse que nous verrons quelques jours plus tard! Montréal nous voilà! Mais juste le temps de récupérer la voiture de location... Il ne fait pas très beau en ce milieu d'après midi, il y a plein de travaux sur les autoroutes de Montréal, des bouchons et la pluie se met de la partie... et je suis quand même debout depuis pas mal d'heures.... Nous mettons longtemps pour sortir de la ville en direction de Lévis. La route me semble bien longue et...à un moment l'hôtel réservé me contacte pour me dire que ma réservation a été annulée!!!! Soit disant un problème de carte de crédit! Ma fille leur téléphone (cher l'appel...) et ils prétendent alors que booking a annulé la réservation... Je suis claquée, je comprend rien, la route n'est pas facile avec la circulation dense et la pluie. Je me rend quand même à l'hôtel réservé...où "par miracle" ils me trouvent le même type de chambre au même prix.... Ouffffff on y est et je ne me pose pas trop de questions..et j'aurai la réponse à cette bizarrerie plus tard... Mais les vacances ne commencent pas super bien... Les filles, elles sont en forme (elles ont dormi dans la voiture). Il est déjà tard, on se trouve un p'tit resto où elles se régalent d'une poutine. Puis dodo!!!!

Si je peux vous donner un conseil c'est de ne pas faire comme moi..un long trajet après un long vol...
Problème réservation Google Flights Air Canada English translation pending
by Sarahmrn · 2019-07-06 · 31 replies
Bonjour,

J’ai réservé il y’a quelques jours via : GOOGLE FLIGHT un vol allé retour pour Montréal. Sur le mail de confirmation il est indiqué qu’après réservation c’est Air Canada qui prend le relais, que j’allais recevoir un deuxième mail de leur part cette fois ci. Chose faite.

Souhaitant modifier quelques infos pour mon vol et ajouter 1 bagage, je me rend sur air Canada et il m’est alors indiquer que j’ai fait la réservation ailleurs que sur air Canada, donc je ne peut rien faire il faut que je contacte « mon agence de voyage ou le site qui a fait la réservation ». J’ai essayer de les joindre , après 45 min (de hors forfait) et personne au bout du fil, j’ai préféré raccrocher.

J’ai tellement peur. Je ne sais même pas comment faire pour m’enregistrer Maintenant
Je vous invite à découvrir le Portugal English translation pending
by Pinacoladada · 2019-06-24 · 155 replies
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 16 jours au Portugal fin mai - début juin de cette année et avons parcouru près de 2300 km pour découvrir différents attraits de ce magnifique pays.

Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Durant ce voyage, je n'ai pris aucune photo des établissements dans lesquels nous avons séjourné.

Si vous désirez obtenir des informations supplémentaires sur ces établissements, la majorité d'entre eux possèdent déjà leur propre site web.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Sintra Azenhas do Mar Obidos Nazaré Alcobaça Batalha Alvados: Grutas de San Antonio Grutas de Mira de Aire Fatima: Grutas da Moeda Fatima - Sanctuaire Tomar Coimbra Aveiro Porto Braga et son sanctuaire Bom Jesus do Monte Sanctuaire de Sameiro Guimaraes Lamego et son sanctuaire Nossa Senhora dos Remédios Serra da Estrela: Poço da Broca Falls Serra da Estrela: Praia Fluvial de Loriga Serra da Estrela: Torre Serra da Estrela: Covão do Boi Monsanto Penha Garcia Marvao Evora Mertola Cacela Velha Tavira Santo Estevao: Pego do Inferno Loulé Faro Albufeira: Praia da Falesia Carvoeiro: Praia de Albandeira Lagoa: Sentier des septs vallées suspendues Grottes de Carvoeiro (Aurora Boat Trips) Alvor: Praia Três Irmãos Lagos: Ponta da Piedade Grottes de Lagos (Blue Fleet Boat Trips) Carrapateira: Praia da Bordeira Aljezur: Praia de Monte Clérigo Aljezur: Praia da Amoreira Praia de Odeceixe

Voici un aperçu de l'itinéraire que nous avons parcouru. Il ne reflète pas exactement tous les arrêts que nous avons fait. Cependant, cela vous permet de visualiser l'étendue du trajet.

Veuillez cliquer sur chaque image afin d'obtenir une vue agrandie.







Au début de chaque journée, j'indique la distance parcourue, le temps passé sur la route et le temps des activités.

Toutes ces informations sont données à titre indicatif seulement, puisque les valeurs indiquées peuvent varier pour différentes raisons.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités lors de notre séjour au Portugal.

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: Sintra Jour 2: Sintra (suite), Azenhas do Mar, Obidos et Peniche Jour 3: Nazaré et Alcobaça Jour 4: Monastère de Batalha, Fatima et les grottes Mira de Aire, Moeda et San Antonio Jour 5: Tomar, Coimbra et Aveiro Jour 6: Porto Jour 7: Braga, Sanctuaire Bom Jesus do Monte, Sanctuaire de Sameiro et Guimarães Jour 8: Guimarães, Lamego et le Sanctuaire Dos Remedios Jour 9: Serra da Estrela (Plage fluviale Poço da Broca, Plage fluviale de Loriga, Torre, Senhora da Boa Estrela) et Idanha-a-Nova Jour 10: Monsanto, Penha Garcia, Marvao Jour 11: Évora et Mertola Jour 12: Cacela Velha, Tavira, Cascade du Pego do Inferno, Loulé, Faro et sa Chapelle des Os, Praia da Falesia (Albufeira)
Idées d'itinéraire en Croatie English translation pending
by Davidguerrei · 2019-06-01 · 20 replies
Bonjour , je suis en train de préparer un road trip vers la Croatie de 12 jours dans 11 jours pleins sur place, j'ai quelques questions au sujet de la pertinence de mon itinéraire et je suis ouvert à tous bonne idées pour l'améliorer

Pour ce voyage nous serons donc deux adultes m'a compagne et moi

Jour 1 Nous arrivons le 18 septembre fin d'après-midi nous récupérons la voiture de location à l'aéroport de Dubrovnik et nous partons dormir dans les hauteurs de la vieille cité dans un appartement dans la pension stankovich ( connaissez-vous ?) Nous avons réservé 3 nuits dans cet appartement qui dispose d'une petite cuisine Jour 2 Pour cette journée direction les bouches de Kotor, y a-t-il besoin d'un passeport ? nous disposons de nos cartes d'identité à jour , faut-il s'attendre à de la tente à la frontière en cette période ?

pour cette journée je m'appuie sur plusieurs sources pour trouver des sites à visiter et des randonnées à faire nuit à Dubrovnik

Jour 3 Visite de Dubrovnik Nous comptons prendre la carte Dubrovnik pour faciliter l'accès aux murailles ainsi qu'à certains musées non complètement la journée par peut-être une balade en bateau

Jour 4

Pendant cette journée nous comptons rallier split, mais en chemin nous comptons faire plusieurs halte dans des petits villages et autres creek afin de pouvoir se baigner

Pensez-vous qu'en cette période il y a beaucoup d'attente à la frontière de Neum ? L'idée est de pouvoir s'arrêter au gré de nos envies, dans des villages et des villes comme Makarska , Omis , mais aussi dans de tout petit village afin de pouvoir se baigner profitez du panorama et rouler jusqu'à split

À partir du jour 4 tout reste à construire au niveau de l'itinéraire et des location de logement

Nuit a Split

Jour 5

Notre idée était de dormir à Split et d'obtenir un rayonnement suffisant pour pouvoir organiser plusieurs visites aux alentours

Le jour 5 sera consacré à visiter split, la liste des endroits à visiter et encore à déterminer Nuit à Split

Jour 6 Le jour 6 nous comptons laisser la voiture à l'appartement à Split et prendre le ferry ou un catamaran pour rejoindre Hvar , sur place nous louerons un scooter pour visiter l'île, le soir au retour à Split pour la nuit

Jour 7 Polo joue recette nous comptons j' ai laissé la voiture à l'appartement à Split et prendre un ferry ou un catamaran jusqu'à Brac, là encore nous comptons louer un scooter pour nous déplacer sur L'île Le soir nuit à Split

Jour 8

Nous voudrions passer la journée au parc de Krka , les randonnées à faire ou les choses à visiter sont à déterminer

Nuit à Zadar

Jour 9

Visite de Zadar et de ses alentours à déterminer

Nuit près du lac de Plitvice, car nous comptons être taux à l'ouverture du parc pour éviter les horde de touriste

Jour 10

Journée consacrée au lac de Plitvice Là encore les visites sont à déterminer

Nuit a Plitvice

Jour 11

nous comptons nous lever tôt et consacrer cette dernière journée à effectuer des randonnées et autres à balade à déterminer

en fin d'après-midi nous repartirons vers Split

Nuit à Split

Jour 12

Étant donné que notre avion ne décolle que le soir à 22h nous pensions réserver cette journée au farniente et profitez des criques et des plages aux environs de Split

Le soir vers 20h au retour de la voiture de location puis 22h décollage pour Bordeaux

J'aimerais connaître votre sentiment sur notre itinéraire et les choses que nous pourrions améliorer

je dispose du Routard

Merci pour votre aide
Annonce du rachat en cours d'Air Transat par Air Canada English translation pending
by GGaillard · 2019-05-17 · 90 replies
Selon la presse canadienne Air Canada annonce son intention d'acquérir Air Transat.

Bigre, n'aurons-nous plus le choix (Air Canada Rouge à la place d'Air Transat par exemple).

Pour avoir choisi 6 fois Air Transat sur mes 7 voyages au Québec dois-je m'inquiéter de la suite ? Et vous qu'en pensez-vous ? (votre avis m'intéresse).
Itinéraire l'Échappée bleue Lyon - Metz (à vélo) English translation pending
by Christine070 · 2019-03-21 · 21 replies
Le guide l Echappee bleue est dans le sens Luxembourg Lyon et je voudrais faire de Lyon pour à Metz Savez vous s il existe un guide dans ce sens et comment est la portion Lyon à Mâcon le long de la Saône Je pars vers le 8 Avril de l Ardèche Combien de temps entre Lyon et Metz Si des hébergements sont possible car il fait encore frais pour camper, je serais discrète et disponible pour donner un coup de main avec quelques fromages de chèvre dans ma sacoche Merci si je peux vous donner avoir quelques conseils Christine
Crash d'un Boeing 737 Max Ethiopian Airlines Addis-Abeba - Nairobi English translation pending
by Blesl · 2019-03-10 · 142 replies
D'après le site de la BBC ce matin :

An Ethiopian Airlines Boeing 737 passenger jet has crashed on a flight from Addis Ababa to Nairobi.

The flight is believed to have had 149 passengers and eight crew members on board, the airline says. A spokesman said the crash happened at 08.44 local time on Sunday, shortly after take-off from the Ethiopian capital. In a statement, the airline said that search and rescue operations were under way. It did not provide details on the number of casualties. "Ethiopian Airlines staff will be sent to the accident scene and will do everything possible to assist the emergency services, " the airline added. First word of the crash came on Prime Minister Abiy Ahmed's Twitter account. He tweeted his "deepest condolences to the families of those that have lost their loved ones".

Toute notre sympathie aux familles des passagers et de l'équipage. Nous prenons un vol Paris-Addis-Windhoek en septembre avec Ethiopian.

Amitiés et bises

Bernard
Les Cévennes en caravane English translation pending
by GiulioC · 2019-02-25 · 13 replies
Bonjour voyageurs! On est une couple de (35ans) et nous avons décidé de passer quelques jours dans les Cevennes du 27 Mars au 8 Mai, avec notre petit caravane Eriba. On compte faire des randonnes à pied et à vtt en privilégiant donc les "destination nature" plutôt que culturelles. Quelqu'un a un itinéraire sympa à partager? Est ce que Il fera deja assez chaud pour passer les nuits en caravane/campings? J'ai déjà noté quelques destination: le Mont Lozère Gorges du Tarn Corniche des Cévennes Mont Aigoual train à vapeur des Cévennes le cirque de Navacelles château de Peyrelade

Merci pour vos conseilles ! :)
Idée de périples en Israël, Palestine et Jordanie English translation pending
by Yayoyu · 2018-11-01 · 17 replies
Bonjour nous partons en famille avec notre fils de 16 ans en février. Nous atterissons à Tel Aviv et souhaitons sur 21 jours de faire Israel Palestine er Jordanie Nous souhaitons aller à Acre Nazareth Tibériade mer morte Jérusalem desert mer rouge mais aussi Bethléem Jéricho Naplouse Hebron et Petra....pensez vous que nous sommes trop ambitieux ou que nous pouvons tout loger dans ces 3 semaines? .. J'ai etablis un programme mais j'attends votre avis sur le temps à passer dans les lieux cités. Merci
Son et lumière pyramides de Gizeh + activités à Gizeh (avec enfants) English translation pending
by Pierreyvesb · 2018-10-02 · 45 replies
Bonsoir à tous,

Nous partons dans 15 jours en Égypte avec nos 2 enfants de 6 et 9 ans.

Nous passerons 2 nuits à Gizeh puis 3 nuits chez un ami à Le Caire.

L'une des choses qui nous semblent sympas à faire à Gizeh avec des enfants est le spectacle sons et lumières aux pyramides de Gizeh, mais j'ai lu pas mal de commentaires négatifs qui insistent sur 2 points: le prix excessif ( 30€ par personne, soit 120€ pour nous 4 si c'est le même prix pour les enfants) et le côté désuet voire dépassé.

Une voyageuse suggère l'idée d'assister au spectacle depuis le Pizza Hut qui aurait une vue super sur le son et lumière: gratuit et pas mauvais selon elle. Quelqu'un a-t-il déjà assister au spectacle depuis ce pizza Hut ou depuis un restau sympa avec vue? Peut-on entendre ce qui est dit? Est-ce vraiment bien?

Et le spectacle en lui-même? vaut-il vraiment le prix demandé? On a un budget un peu serré, mais parfois il faut savoir se faire plaisir. Mais si c'est décevant à ce prix là... dur

Que peut-on faire d'autre de sympa à Gizeh ou à proximité avec des enfants ( à part la visite des pyramides, du sphinx, le lever et coucher de soleil déjà au programme)?

Merci d'avance, Pierre-Yves.
Turkish Airlines: 24 heures de retard et prise en charge lamentable English translation pending
by Jouski · 2018-08-11 · 36 replies
Bonjour,

Je partage notre mésaventure de retour de vacances du Vietnam, et je voudrais aussi savoir si cela peut justifier une indemnisation. Notre voyage est au départ et à destination de l'Europe, mais le vol retardé est hors Europe.

7 août 2018. Nous sommes deux adultes et deux enfants de 9 et 11 ans.

De retour du Vietnam, sur le vol TK168 de Hanoï à Istanbul. Départ 22H20. Correpondance prévue le lendemain matin pour Marseille.

Une fois installés dans l'avion, on nous demande de sortir, problème technique. Nous patientons 1H30 dans le hall devant la porte d'embarquement. Enfin une annonce nous demande de changer de porte (la 22, qui se trouve à l'autre extrémité de l'aéroport). Nous resterons à cette nouvelle porte encore 1H30.

Nouvelle annonce, il faut revenir à la porte 36. située à l'opposé. Nouvelle attente, une heure.

Enfin, on nous annonce qu'il n'y aura pas d'avion avant demain, nous allons être pris en charge à l'hôtel.

Nouvelle file d'attente, revérification des billets / passeports, passage de la douane, sortie de la zone internationale ... attente dans le hall des arrivées.

2H plus tard, les premiers passagers de la classe affaires sont emmenés. Puis, à force d'insister, les personnes à mobilité réduite. Il faudra encore une heure pour que nous puissions monter à bord d'un bus bondé. Certains passagers doivent rester debout.

Direction le centre d'Hanoï à 30km.

Le bus nous laisse devant un hôtel. Le personnel de Turkish Airlines reste dans le bus qui repart.

Nous entrons avec tous les autres passagers dans l'hôtel ... qui ne s'attend pas à nous voir, et pour cause, ce n'est pas celui que la compagnie a réservé. Le personnel de l'hôtel, compréhensif, nous indique un autre hôtel au nom voisin, à 5 minutes de marche.

Nous voilà donc partis, en pleine nuit (enfin au petit matin) dans Hanoï, à la recherche de l'hôtel, sans aucun membre de Turkish Airlines.

Arrivés dans l'autre hôtel, nous rencontrons d'autres passagers du même vol, qui y ont été déposés par un autre bus...et devinez quoi ... ce n'est pas non plus le bon hôtel !

Le troisième sera le bon, après 10 minutes de marche, à nous orienter seuls avec un plan et les smartphones sur Google Maps.

Après un très long check in (longue file d'attente), nous arrivons dans notre chambre à 6H du matin. La mauvais blague. Il nous faudra d'ailleurs libérer les chambres avant midi.

Après l'annulation du vol de 22H20, il aura donc fallu 8 heures à Turkish Airlines pour nous mettre dans une chambre d'hôtel, et encore nous avons dû nous débrouiller seuls.

Rien ne nous a été donné à manger ni à boire pendant ces huit heures.

Les quelques informations ont été distillées à petite voix, sans micro, ni en français ni en anglais.

La suite s'est mieux passée, nous avons pu prendre une douche et nous restaurer à l'hôtel, avant de prendre l'avion le lendemain. Nous avons été aussi reportés sur la correspondance du lendemain pour Marseille.

Soit 24 heures de retard. 1 Journée de congé perdue (mon épouse devait reprendre le travail le lendemain)

J'espère que la compagnie se montrera à la hauteur en terme d'indemnisation. Mais peut-on la réclamer dans ce cas ?
Trois semaines entre Montréal, Québec et la Nouvelle-Angleterre English translation pending
by Agnès95 · 2018-05-24 · 100 replies
Après avoir lu quelques retours des uns et des autres sur cette région , je me décide enfin à écrire ce carnet de voyage qui s’est déroulé du 18 Juillet au 8 Août 2017. Merci à ceux qui ont eu le courage de faire des carnets dans lesquels j’ai pu piocher des idées de parcours et de centres d’interêt, j’espere Qu’ils se reconnaîtront vu qu’il n’y en a pas beaucoup 😐 et c’est aussi pour cette raison que je vais essayer d’apporter ma pierre à cet édifice 😛 On a décidé de prendre un aller-retour Paris Montréal pour une question de budget -615 € le billet X 4 personnes, billets achetés début Mars. Les voyageurs : mon mari, notre fille 21 ans , le petit dernier 18 ans à l'époque et moi même. La voiture a été réservée dans une agence Avis dans le quartier d’Outremont : Jeep Grand Cherokee pour 920 €. Les hôtels ont été réservés soit sur des sites de voyage bien connus soit directement , avec un mélange de chaînes et de petits hôtels - motels.

En gros : 2 jours Montréal 2 jours Québec 6 jours entre Acadia NP et Boston 2 jours Boston 2 jours Cape Cod 6 jours pour rallier Montréal 2 jours Montréal J1 Paris-Montréal par Air Canada . Avion à l’heure , arrivée à l’heure , repas comme dans un avion , beaucoup de film ... nickel . Arrivée à 12h, achat des tickets de bus sur une borne dans l’espace des arrivées internationales . L'arrêt de la navette 747 est bien indiqué.Par contre les arrêts ne sont pas indiqués , il faut guetter !! Facile quand on connaît pas la ville . Bref on rate notre arrêt mais le chauffeur bien sympathique nous a déposés quelques mètres plus loin. L’ hôtel choisi en Mars est le Comfort Suite Downtown, il ne casse pas trois pattes à un canard mais il est super bien placé : navette , métro, rue Sainte Catherine , rue Crescent . Chambre pour 4 , 2 nuits , petit déjeuner compris : 335 €.

Pose des bagages et départ pour la rue Ste Catherine et ses boutiques ´ enfin Sa boutique : Victoria S...eh oui le paradis pour ma fille et une interminable attente pour les deux garçons 😂😂. Puis « errance » à travers la ville : la gare Windsor, la basilique Marie Reine du Monde, l’esplanade des Canadiens de Montréal, la place Ville Marie, un peu dans la ville souterraine...

Retour à l’hôtel vers 18h30-petite pause des petons puis direction un restaurant à 3 mn à pieds, rue Crescent : le Dundees Deli bar et grill. Bien posés en terrasse à regarder les kékés faire des aller-retour avec leurs voitures. Dodo à 21h comme des bébés



























Compostelle du Puy-en-Velay en autonomie complète, sac à dos English translation pending
by Mistral2607 · 2018-05-17 · 17 replies
Bonjour, ayant annulé mon départ le 13 mai 2018 du Puy en Velay pour cause de météo exécrable, j’ai reporté le départ au 30 mai pour 7 jours en autonomie complète pour voir si c’est possible et si ce périple peut me convenir. Les 7 premiers jours se feront avec un ami. Nous privilégierons les campings (douche !) mais seront autonomes au cas où… Si cela me convient il se peut que je continue sur ma lancée jusqu’au terme n’ayant pas de chose importante sur ses 3 mois à venir. Etant retraité. J’ai pris le livre topo guide J’ai un sac de 40 litres contenant : Sac à dos : Tente 1 place double toit + duvet + tapis de sol (avec le sac 40 litres) = 4kg700 Sur soi : le pantalon ou le short de rando, un tee-shirt, un pull polaire, veste légère voile, lunettes de soleil, mouchoirs, casquette, Chaussures de rando. Papiers : Carte identité, carte vitale et si Europe : carte Européenne d’assurance maladie, carte CB, porte monnaie, agendas, lunettes de vue, téléphone portable (pour photos et autres) sur soi dans les poches Reste à mettre dedans le sac : Poche du haut (accessible) : guide ou livre ou liste des étapes, stylo, papier pour écrire, fil de recharge téléphone avec adaptateur USB/220V, couteau suisse, lampe frontale. Fruits secs. Dans le sac : Verre pliable, assiette pliable, cuillère et fourchette, réchaud de bivouac avec sa bouteille de gaz, briquet. Pharmacie : désinfectant, eau physiologique, anti-moustique, cachets contre la douleur, pansements, médicaments du moment avec ordonnance, carte santé, ciseaux, pince à épiler, papier WC, mouchoirs, cordelette et pinces à linge. Mini bombe contre les moustiques (pour la tente), radio (facultatif car Smartphone) Vêtements : 4 paires de chaussettes (de rando) (+ une sur soi) 4 boxer (fibre) (+ 1 sur soi) 4 tee-shirt (fibre)(+ 1 sur soi), bob Un short (ou sur soi) Un pantalon de rando (si pas sur soi), un pull polaire (ou sur soi), un vêtement de sport style leggins + un polo anti-transpirant manches longues de sport, Veste légère très légère type coupe vent (ou sur soi), vêtement de pluie ou Pancho Serviette polaire Une paire de sandalettes pour l’après rando (après douche) Trousse de toilette : avec shampoing douche, dentifrice, brosse à dents, rasoir avec fil de recharge si rasoir électrique, déodorant. Savon liquide (pour le lavage des sous vêtements) Eau pour boire (2 gourdes de 0,8 L dans les poches de coté ou bouteilles plastiques) Sacs poubelle. Torchon pour poser sur les tables (pique-nique) Capteur solaire Bâtons de marche. Poids total du sac : 10KG

Je ferais par de mes remarques suite au périple et pendant (Smartphone) répondrais aux questions s’il y en a. pour le présent manque t’il quelque chose ? Gilbert
Je vous invite à découvrir la Guadeloupe English translation pending
by Pinacoladada · 2018-03-03 · 75 replies
Bonjour,

Ayant quelques carnets à mon actif, je procède habituellement de la manière suivante. J'effectue le montage des vidéos, je compose ensuite le texte et lorsque le tout est finalisé, je transfère rapidement le contenu par la méthode du copier-coller.

Cette fois-ci, j'ai décidé de procéder autrement, de prendre mon temps et ainsi vous permettre de découvrir ou redécouvrir les différents attraits qu'offre la Guadeloupe, i.e. que lorsque le texte et la vidéo se rapportant à un attrait seront terminés, je viendrai l'ajouter au présent carnet.

Nous avons séjourné 15 jours en Guadeloupe. Nous y sommes allés au début du mois de février de cette année.

La météo a été très favorable, nous permettant ainsi de profiter pleinement de la multitude d'activités qui étaient prévues au programme.

Sans plus tarder, voici le résumé de notre séjour. N'hésitez pas à me contacter si vous désirez de plus amples informations.

Pinacoladada 🙂

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