Search VoyageForum
FR
L'Ouest américain, Le Grand et Mamie-Boulet pour trois mois English translation pending
by Ninou98 · 2010-09-16 · 508 replies
Bonsoir à tous,

On n'a pas hésité longtemps. On repart !

Durée max : 4 mois

Hébergement : on ne réserve rien, comme la première fois. On ressort notre Home-sweet-home d'il y a 5 ans (tente 2 secondes Decath) et une voiture (4X4 - mais ça c'est Le Grand qui gère) l'important c'est qu'elle soit assez grande pour que je/on puisse dormir dedans : je ne suis toujours pas mure pour dormir sous la tente dans la Death Valley et la solution table préconisée par Sedonax est valable pour Le Grand pas pour moi 😕.

Epoque : départ mi-mars ou fin mars. Ahhhh revoir Mono Lake, mais comme l'ont vu "Les Héros" !

Les impératifs :

Ceux du Grand - retourner à Grand Canyon pour descendre au fond - dormir à la belle étoile dans Death Valley

Les miens - Joshua Tree NP - Carlsbad Caverns NP - Retourner à Canyonlands. Descendre la piste de ouf dans les traces de JF, aller à The Needles pour voir les pétroglyphes et trouver Thelma et Louise Point.

Les nôtres (parce qu'on en a quand même en commun 😛).

Zion : les Narrows

Grand Canyon : Havasupai

Capitol Reef : reprendre la balade où nous avons été obligés de la laisser à cause des orages

Kodachrome Basin

Grand Staircase-Escalante

Canyon de Chelly

Sedona

Garder la dernière semaine pour San Francisco

Garder les trois semaines avant la dernière pour remonter vers le nord :

- 1 semaine à Yellowstone. Ahhhh voir Grand Prismatic comme l'a vu Thibaud 😉

- 2 semaines pour la région de Seattle - pas pour les coups de foudre - mais pour North Cascades NP - Mt Rainier NP - et surtout les Columbia River gorge.

Les autres se sont imposés peu à peu grâce à la lecture des carnets de Thibaud, JC, Sedonax (pas fini 🙁 mais je finirai par trouver le temps) et tous les autres. Merci encore à tous 😎

- la Sierra Nevada avec encore un peu de neige - Bodie - Fisher Towers - Salt Lake City - Antelope Island - Goblin valley - CBN - CBS mais là va falloir m'expliquer cette histoire de tirage au sort. Sur place j'ai bien compris, mais par Internet 😛 - Horseshoe Bend - Antelope Canyon - Dead Horse Point - Chesler Park etc

Voilà, il ne nous reste plus qu'à tout mettre en ordre et vérifier ce qui est à la portée de nos gambettes.

Tous vos conseils seront les bienvenus.

Beaux rêves d'Ouest à tous Ninou
Calcutta, les Sunderbans, et les îles Andamans English translation pending
by Amans · 2010-09-01 · 46 replies
Bonjour à tous !

Je suis à la recherche d'infos sur Calcutta, les sunderbans et les iles andamans ! Nous prévoyons avec ma copine de faire un ptit tour en inde à la fin de l'année. Nous savons déjà, à peu près où on veut aller. J'ai déjà fait un voyage làbas et connais donc un ptit peu.... Par contre je ne connais pas du tout les 3 endroits cités !

J'ai déjà parcouru le forum en quête d'infos, mais il reste encore quelques questions.

Calcutta Toujours les mêmes questions, une guesthouse sympa, pas trop chere ? les lieux à ne pas manquer ? Quelqu'un a déjà fait du couchsurfing sur place ?

Sunderbans Faut-il absolument organiser le trip vers les sunderbans à partir de calcutta ? ou peut-on prendre tout seul un bus pour les rejoindre et voir sur place ? Question logement, j'ai l'impression quand je lis que ce n'est pas la panacée question choix....y a t'il des guesthouse sympa sur place ? Sont-elles dans le parc ? en bordure du parc ? Toujours complètes (Faut-il réserver avant de partir ?) ? Concernant l'accès au parc, combien cela coûte t'il ? Vaut-il mieux prendre un package avec guesthouse et excursion ?

Iles Andamans Alors dans un premier temps, on voulait se rendre, comme beaucoup sur Havelock....ou Neil. Après j'ai commencer à lire dessus.... Est-ce vraiment déjà touristique ? Peut-on quand même être tranquille ? Les sandflies ? vraiment handicapant au quotidien ? on peut tout de même aller se baigner sans se faire bouffer ? Les logements sur place ? j'ai vu quelques nom de guesthouse qui tournent sur les forums.....il y en a combien sur place ? obliger de réserver avant d'y aller ?

Sinon, quelle ile me conseilleriez-vous ? une autre que celles-ci ? Little Andaman ? D'autres moins connus ?

Pour rejoindre Neil ou Havelock, à quelle heure part le bateau de Port Blair ? Il y en a plusieurs par jour ? Idem pour le retour ?

Ca fait beaucoup de question tout ça :D

Merci à tous pour votre aide !!
Hôtel Dominican Beach à Punta Cana en septembre English translation pending
by Vanille13090 · 2010-08-27 · 14 replies
Bonjour Mon conjoint et moi avons réservé une semaine à l'hotel dominican beach à punta cana, la semaine du 18 au 26 septembre prochain. Je lis sur de nombreux sites internet que la période est mal choisie... visiblement la météo est semble t-il capricieuse avec risque de cyclone !!! aie aie aie ... j'avoue être inquiète et me demande s'il ne faut pas que l'on annule notre séjour ? Quels conseils nous donnez vous ??? Je souhaiterai savoir quelles sont les meilleures chambres à demander éventuellement pour ne pas avoir trop de moustiques ! Tous vos conseils et excursions faites me seront utiles et vous remercie par avance

bribri
Où se loger dans le nord du Vietnam? English translation pending
by Henrileger · 2010-08-24 · 29 replies
bonjour ns arriverons à hanoi le 15/11 ( 2eme voyage) pour 2 nuits puis le Nord-Ouest/Nord et retour à hanoi et descente sur Saigon en 3 semaines avec les sacs à dos comme tjrs (69 et 62 balais) en prenant les moyens locaux de transports et en vivant comme les locaux ( la Birmanie en Fevrier de cette annèe) : alors si vs avez de bonnes G Houses ou hotels à Hanoi , à Son La , à Muong Lay, à Lai chau , à Sapa et à Lao cai ?....ça ns aiderait bcp ! pour Hanoi en particulier . Peut-on rejoindre Son La voire au mieux Muong lay façilement ds une 1re etape ? merçi ++ pour les tuyaux de toutes espèces . Henri
Parcs en Inde du Sud English translation pending
by Monikapaulau · 2010-08-23 · 13 replies
Bonjour a tous,

Je suis entrain de finir mon parcours et pris contact avec différents chauffeurs. J'ai un souci de choix dans les parcs, pouvez vous me conseiller ?? Bandipur ou Kabini ou Mudumalai ou encoure Wayanadu ??

Un des chauffeurs me propose Kabini et dormir dans le parc pour 15OOO rps ce qui me semble très cher ? Qu'en pensez vous ? Avez vous des adresses d'hôtels ou lodges dans les parcs ??

Merci d'avance de m'aider.
Beaucoup de touristes français aux Etats-Unis English translation pending
by Autechre · 2010-08-22 · 67 replies
C'est un des faits m'ayant le plus marqué. Les touristes français sont massivement présents aux USA (je parle de l'Ouest) et semblent représenter, de très loin, le plus gros contingent (au bas mot, j'aurai tendance à dire plus de 50% des touristes). On croise aussi pas mal d'italiens (trop souvent bruyants et, par contre, présents très rarement en camping), beaucoup d'asiatiques (jamais en camping par contre) mais finalement peu d'allemands (alors que ces derniers sont plutôt adeptes du camping itinérant).

Pourquoi autant de français ?
En direct de l'enfer Ouest américain English translation pending
by Bubonik · 2010-08-22 · 196 replies
Bonjour,

Je vous écris en direct du camping Thousand Lakes de Torrey où ma foi je suis bien, avec une belle vue sur les premières roches de Capitol Reef, seulement voila, hormis les parcs il n'y a rien à faire !! Je vous explique mon périple brièvement : Mardi j'ai visité Los Angeles, Hollywood Bd, Beverly hills, Santa Monica , Griffith observatory, rien de transcendant mais journée bien remplie, pas de soucis. Mercredi LA - Las Vegas, arret à Calico pour les enfants (9, 10 et 11 ans), chaud mais sympa, avec un bon 40° à LV.. Jeudi (et c'est là que ca se gate), je récupère le camping car chez Cruise America, courses au Walmart et file à Valley of Fire (je passe l'épisode du CC qui avance pas, et pleins de petits défaut qui énervent, normal il a 180 000 km le bestiau), j'arrive à VOF à 16h-16H30, trouve l'Atlatl rock Camp facilement mais voila, à 16H30 il fait 42° et pas moyen de se promener avec cette chaleur, je reste donc dans le RV à ne rien faire, la clim à fond faisant un bruit du tonnerre et rafraichissant autant que si j'étais assis sur les genoux d'une nonne. A 18h je me décide à aller faire la White domes trail de 1.2 miles (très sympa) mais un bon 37° au compteur à 20H. Je passe sur la nuit horrible avec le bruit de la clim et la chaleur + les guepes qui nous tournent autour quand on met un nez dehors... Jeudi, tout le monde se lève tôt et on prend la route de Zion où ne nous arreterons peu , c'était , on s'arrête au KOA de Glendale où il y a une piscine et...c'est tout ! Bilan de la journée, on a roulé, roulé et roulé mais rien vu. Vendredi, on décolle de Glendale sans regrêt et direction Bryce Canyon, là c'est magnifique, on fait la boucle Queen Gardens Trail / Navajo loop, tout le monde a aimé même si on a souffert et là c'est le drame... au départ on devait dormir à Escalante ou à Boulder mais au vu de la paumitude (sisi ça existe) de ces 2 bleds, je n'ai franchement pas envie de m'y arrêter et je pousse à Torrey, où je vous écrit qui ressemble à peu près à une ville. Bilan de la journée 320 bornes dans le désert et dans un CC qui se traine lamentablement (sauf au niveau de la conso qui tourne à 27/28 litres au 100 KM) et un moral pas dans les chaussettes mais pas loin.

Il y a sans doute quelque chose que j'ai pas compris dans le déroulement d'un séjour dans l'ouest mais j'étais loin d'imaginer que les viles que j'allais traverser allait être aussi pitoyables (en taille, en habitants). J'en suis à un point où j'ai carrément envie d'aller rendre cette merde et louer une voiture, modifier mon programme, inclure San Francisco et zapper ce qui me reste à faire de parcs (Arches, Canyonlands, MV, GC). Vous parliez d'attraper le virus du grand Ouest mais la je sens que c'est la déprime qui guette, et j'aurai jamais ô grand jamais envie de revenir ici (peut être ne suis pas assez vieux pour être en camping car) .

Cordialement, David.
Route la plus dangereuse d'Ethiopie English translation pending
by Jneraf · 2010-08-18 · 9 replies
Voici quelques informations sur la route la plus dangereuse d'Éthiopie à l'attention des voyageurs indépendants... et des autres aussi!

Bien que les routes éthiopiennes soient considérées comme très dangereuses (plus de 120 morts par 10'000 véhicules, contre 60/10'000 pour 39 autres pays africains sub-sahariens et 1.5/10'000 en France...) par les spécialistes, surtout lorsqu'on voyage en minibus, il en est une particulièrement meurtrière et qui mérite la palme de "route la plus dangereuse du pays". Il est toujours dangereux pour les voyageurs farenj de se déplacer dans les très nombreux minibus surchargés du type Toyota HiAce qui sillonnent le pays (mis à part les minibus blancs-bleus de la capitale Addis Abeba). De nombreux accidents ont lieu tous les jours, en particulier sur les grands tronçons goudronnés que sont Mojo-Shashemene, Addis-Bahir Dar, Bahir Dar-Gondar, Addis-Dessié, ... mais le risque y est acceptable et relativement limité.

Toutefois méfiez-vous particulièrement du terrible tronçon de 100 km entre Addis Abeba et Nazret en passant par Debre Zeit Bishoftu) et Mojo. C'est un piège mortel lorsqu'on voyage en minibus, le plus dangereux de toute l'Afrique, concentrant 60% de tous les morts sur les routes éthiopiennes. Pourquoi? Parce que ce tronçon concentre tout le trafic descendant et montant depuis le port de Djibouti, les zones sensibles de l'est (frontière sommalienne) et le sud de la Vallée du Rift. Camions civils ou militaires, bus, minibus, voitures privées et même troupeaux et charrettes à ânes le sillonnent en permanence. Beaucoup de chauffeurs de camions, de voitures et surtout de petits camions Isuzu blancs (appelés communément Al-Qaida par la population) venant du sud roulent depuis de nombreuses heures. Ils sont fatigués, souvent épuisés, ont hâte d'arriver à Addis ou d'en partir, mâchent parfois du khat, sont un peu ivre ou tout cela en même temps. Les dépassements sont suicidaires, en particulier ceux des minibus chargés à bloc et manquant de visibilité (les camions rejettent énormément de fumée d'échappement noire), mésestimant leur puissance et voulant à tout prix faire un maximum de trajets Addis-Nazret par jour. Les chauffeurs connaissent la route parfaitement mais toujours à leur avantage, sans penser aux autres et surtout pas aux passagers!

Croyez-moi, pour l'avoir fait souvent et risqué plusieurs fois des chocs frontaux terribles, il faut vraiment vouloir jouer avec sa vie pour voyager d'Addis à Debre Zeit, Mojo ou Nazret en minibus. Privilégiez plutôt un bus normal, moins rapide, plus vieux mais beaucoup plus sûr, ou alors un bus "de luxe" du style Shelam ou Sky. Ils partent de la gare d'Addis, du Bus Tera à Debre Zeit ou le long de la route à Nazret.

Pour vous faire une idée des conditions routières en Ethiopie voici un lien utile! Mais pas de panique, peu de touristes y sont directement impliqués dans des accidents graves, il suffit juste de savoir que le risque y est nettement plus élevé qu'en Europe.

Bon voyage avec risques limités en Éthiopie!
Retour de cinq semaines en Chine et Hong Kong English translation pending
by Olivierq · 2010-08-17 · 14 replies
ALLER Départ Paris Ch de Gaulles 3 juillet LYON 20h20 / Beijing 12h55 le 4 juillet (trajet 10h) Le 4 juillet Beijing 15h30/19h00 Hong Kong (trajet 3h30)

RETOUR Retour 6 aout Hong Kong 8h30 / Beijing 11h55 (trajet 11h) 6 aout Beijing 13h35 / Paris Ch de G 18h40 (trajet 3h35)

Le tout avec Air China compagnie que je ne recommande pas, le service est au mini mini pas de jeu, pas d’écran perso, des films sont souvent en chinois sans sous titrage, la nourriture médiocre, en clair, si l’on peut compagnie à éviter !

Nous sommes partis 5 semaines. Les filles étaient seules avec papa la première semaine, la maman nous a rejoint ensuite pour les 4 semaines suivantes.

Taux de change 1E=0,98 HK$ / 1E=0,93Y

D 4 Hong kong Prendre le bus au RdC (acheter les cartes Octopus dans le hall d’arrivée 50 HK$ de déposite c’est très pratique on peut prendre bus, bateaux, payer dans de nombreux magasins du type 7/11 et elle se recharge de partout très rapidement). Pour Kowloon prendre le bus le A21, 40mn, 33 HK$, hôtel Cosmic 250/300 HK$ pour ¾ personnes. Attention il est préférable d’aller à Mirador Mension plutôt que à Chuking Mension qui est un bulding pas rénové, souvent sale et mal fréquenté. Mirador est à 50m à gauche lorsque l’on fait face à Chuking Mension. Les chambres sont minuscules mais propres. Nombreux hôtels ont des chambres de niveaux différents dans plusieurs parties du bâtiment, le but est de trouver une chambre rénovée à prix correct, testez en plusieurs. Le Hong kong GH au 12ème étage m’a fait les meilleurs prix 700 HK$ pour 3 nuits à 4, chambre rénovée, douche, wc, clim, TV écran plat. Ce quartier est très central, proche des bateaux, de la piscine, des musées, du métro.

L 5 Hong kong Petite balade à Kowloon, voir l’hôtel Peninsula RL583/LP595 office du tourisme vers le ferry est performant. Pour Aberdeen (prendre le bus n°70 à "central "- 5 H$ - depuis le terminal des bus, continuer dans le même sens, empruntez le souterrain, on y est.....au retour, le même ou le n°37 A / n°72 pour Causeway et le n°107 pour Kowloon) visite sympa mais pas indispensable à faire si l’on a du temps. Ce port est un des poumons de la ville, port rempli de sampans. 35 HK$ pour environ 30 min de ballade Retour à HK, balade avec le tramway du Nord au Sud de la ville pour 2 HKD, 2h dans un autre monde.

En fin de journée Tin hau temple 8h18h puis marché de nuit on peut y manger, c’est bon et pas cher, marché de jade et le Ladie’s market. En soirée piscine de Kowloon ouverte jusqu’à 22h à faire on paye avec la carte Octopus, les enfants adorent.

M 6 Cheung chau prendre le ferry pour central 2 H$ puis arrivé à central tourner à droite. Quai N°5, ferry 30 min22 H$ ou 55 min11 H$ "l'île longue" en Cantonnais. Louer un vélo 30HK$/3h, visiter du temple taoïste "Kwan Kung" (ouvert de 6h30 à 16h30) pas loin il y a une petite grotte prendre une lampe de poche. Temple de Pak-Tai (restauration récente) dédié au Dieu du même nom qui est en quelque sorte le "parton" de Cheung-Chau - Quelques beaux sentiers, on peut se baigner à"Tungwan Beach" et il y a un autre plage sur sa droite "Kwun Yam beach" avec toilettes et douches gratuites à dispo.

Ballade à pieds (si l’on préfère la marche au vélo): après la plage de " Kwun Yam", remonter le petit chemin raide, suivre les panneaux "mini great wall", et faire une jolie promenade en balcon au milieu de la nature - 10 min plus tard, petite bifurcation à Gauche (possibilité de descendre jusqu'à "Human Head Rock" en A/R) on revient sur le chemin et on continue jusqu'à la nouvelle bifurcation , prendre à droite en direction de "Fa peng Rd par les marches, on arrive à un plan sur votre D, prendre sur votre G et à la fourche, à nouveau à G vers le "Kwantai Pavilon" , passer quelques maisons jusqu'à prendre au début d'une petite descente sur la gauche par des escaliers qui ont vue sur le port , on arrive dans "School Rd", en tournant à D, on arrive au coeur du village.

M 7 Hong kong Marchéaux oiseaux: au nord de Kowloon (à faire petit mais amusant vente de sauterelles, de vers aussi) - Yuen Po Street/Mong kok - Un peu plus loin marché aux fleurs y arriver le matin pour les couleurs des fleurs exotiques. Aller au sud dans "Tung Choi Street"également un marché aux poissons rouges ! Et un marché tout cour pas loin.

Tous les musées sont gratuits le mercredi profitez-en ; musée de l’espace (bien pour les enfants sans plus), les films dans la géode sont très intéressants, ils raviront grands et petits ne pas prendre les places devant. Musée de la science avec des centaines d’expériences à faire le tout sur 5 niveaux (génial pour les enfants et ados) et en face le musée de l’histoire de Hong Kong (très beau mon préféré). Le soir à Kowloon il y a la symphonie des lumières à 20h LP550 bien sans plus.

J 8 Océan park LP549 Ocean Park est ouvert tous les jours de l'année, du mardi au dimanche, de 10h à 18h en hiver, jusqu'à 19h en été. Plein tarif : 23/11E. - "Ocean Park": (bus spécial au départ de "Central").

A faire, les enfants adorent, les attractions sont TB et il n’y a pratiquement pas de queue ; dommage qu’il n’y ai pas de piscine mais qu’une « zone humide » maillots à prendre!

V 9 Hong kong Balade LP553, puis soho P539 le central Escalator: Situé dans le quartier de "Mid Levels", (île principale) ce "super escalator" ( le plus long au monde avec 800 m de long pour un dénivelé de 400 m !) relie en une petite demi heure le quartier de "Queen's Road" à celui de "Conduit Street" - Il est gratuit et coupé en de nombreux endroits vous permettant de vous arrêter. Vers le milieu, sur la gauche, remarquez la belle mosquée "Jamia" perdue au milieu des buildings - L'escalator monte de 10h à minuit et redescends de 6h du matin à 10h, si vous êtes dans l'un des sens contraire vous marcherez ! Du sommet, tourner à gauche et suivre les panneaux qui prennent la direction du zoo et du jardin botanique (un petit quart d'heure en descente), promenez vous au milieu de cet endroit agréable (gratuit) et calme alors qu'il se trouve en plein centre ville ! Puis on arrive au tram de Victoria peak. Avec la carte Octopus l’A/R est au même prix que l’aller simple puis descente à pied. En haut, il y a un centre commercial et le musée de Me Thusaud (artistes en cire cher), superbe vue sur HK.

S 10 Lamma island prendre le ferry pour central puis prendre à droite quai N°4-tts.les heures-11 H$ pour "Yung Shue" ou 14 H$ pour arriver à "Sok Kwu" - 6000 habitants. Lamma" est l'île verte belles plages on traverse l'île à pied. Il faut arriver à Yung Shue faire la balade de 1h15 une petite plage est à la sortie de la ville, mais il faut aller à la plus belle plage de l’île avec toilettes et douches à dispo gratuitement. (prendre de l’eau car il n’y a pas de vendeur sur place) puis après la baignade, en 20mn rejoindre Sok Kwu de là on pourra reprendre le ferry pour central ou repas de poisons.

D 11 Hong kong Villages fortifiés du XVIème LP551 aucun intérêt, puis temple des dix mille Boudas à Sha Tin, très sympa et facile à trouver des Boudas comme s’il en pleuvait ! Il vous faudra quand même monter 500 marches jusqu’en haut. Puis repos et arrivée de maman le soir.

12 L Hong kong - shenzhen bus 100 HK$ direct pour l’aéroport départ de "Elément" (c’st un bulding dans Keloon), 2h30 avec arrêt en douane. Avion Shenzhen-Kunming-Lijiang 14:15/18:10 2400m La vieille ville de Lijiang est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est un haut lieu de la minorité Naxi. Hôtel Mama’s Naxi GH, génial dans le vieux centre 160Y pour 4 pour deux grandes chambres communicantes. Mama fait le petit dèj et le diner avec ses filles et on mange seul ou tous ensemble avec la famille pas cher et pan cake délicieux, dans la cour à 18 h elle donne plein de conseils sur le coin. C'est un peu introuvable dans les ruelles 78 WEN HUA, WuYi, DaYan il faut appeler et on vient te cher pour 50Y tel dans le LP. Ballade dans la ville le soir.

13 M Lijiang Visite de la vielle ville superbe le matin, marché, pagode Wanggu, la résidence Mu (il faut se lever tôt)… pour l’orchestre Naxi c’est très cher 160Y nous ne l’avons pas fait. En fin de matinée des hordes de chinois envahissent la ville, bruyants et en pleine frénésie acheteuse, il est temps d’aller dans les petites rues voir les parties moins touristiques de la ville.

14 M Lijiang louer un vélo 20Y et aller à Baisha puis Shuhe ((également appelé Longquan) c’est un village protégé en tant que « Site de l’Héritage Culturel Mondial »), le petit village de Baisha est très sympa, pas grand monde. Pour, Baisha (ne pas payer le droit d’entrée abusif 80Y il y a deux possibilités : faire le tour ou ne pas s’arrêter à la caisse (nous on a choisi le 2)) lorsque l'on arrive depuis la route express continuer tout droit et traverser le village vers la colline, après quelques centaines de mètres, on se retrouve dans un autre village encore plus petit. De là il est facile de rejoindre Shuhé par les routes secondaires, la balade est très agréable, c’est plat et facile à trouver.

15 J Départ pour les gorges du saut du tigre avec Mama’s Naxi GH2 h de routele plus simple (si l’on veut continuer après sur Shangri la) est de laisser ses affaires à Qiao Tou qui est entre Shangri la et Lijiang et de les récupérer après le trek. La GH du coin qui est juste au début du sentier elle prend 5Y par sac. Le LP est très alarmiste sur les difficultés et la sécurité de cette marche. Il ne faut pas exagérer être prudent, ne pas s’approcher des précipices et un peu de bon sens suffisent. C’est un tek superbe avec des paysages grandioses. Le premier jour est un peu plus rude surtout les fameux 30 lacets mais pas d’inquiétude de nombreux chevaux vous seront proposés tout au long du trajet pour vous aider. Nous, nous en avons pris un pour les trois filles pour 150Y. En chemin on peut manger pas cher à Tea house et on arrive vers 3h à Halfway GH où nous avons dormi à 100Y pour une chambre pour 4 et le repas est excellent et pas cher.

16 V Les gorges du saut du tigre la marche est plus facile que la veille, plus de plat et une belle descente à la fin. Attention, à un moment on croise une route goudronnée, il ne faut pas descendre mais au contraire remonter sur 100m et l’on retrouve le chemin fléché. Néanmoins, il faut être prudent pendant cette marche et bien marcher sur l’intérieur des chemins (à répéter régulièrement aux enfants).

Une route à péage est en construction dans la vallée, le coin sera bientôt payant et les nombreux touristes chinois qui n’aiment pas marcher pourront venir dans les gorges en bus. Arrivée vers 14h à Tina GH qui nous a organisé le retour en minibus pour Shangri la 3h. Visite de la ville, hôtel dans le centre pour 105Y.

17 S Shangri la Le grand monastère de Sumtseling le « petit Potala » accueille 600 moines bus N°3 il faut vraiment le voir même si le prix de l’entrée est excessif 80Y nous avons assisté à une cérémonie très intéressante, prendre son temps pour visiter les différents temples où des prières sont bien souvent en train d’être dites par de nombreux moines de tous les ages.

18 D Shangri la / Dali 1900m départ pour Lijiang 4/5h puis Lijiang-Dali 3h, 90Y.

19 L Dali P712 C’est une ville vielle entourée de rempares. Hôtel devant les remparts, internet gratuit, bon hôtel chambres propres et spacieuses, 70Y/chambre. Se renseigner pour les dates des marchés ils sont très sympas. On peut se passer de visiter les trois pagodes hors de prix 140Y! Mais les voir d’en bas/haut.

Nous devions faire une petite marche sur les hauteurs de Dali pour rejoindre deux temples Zhonghé et Gantong. Pour aller à Zhonghé télésiège de là on peut marcher et rejoindre temples et autres monuments. Puis, il suffit de suivre un chemin tout plat à flanc de coteau qui continue sur de nombreux kilomètres, on peut redescendre à pied plus loin ou bien en télésiège. Nous n’avons pas fait cette marche à cause de la pluie, mais il faut se renseigner à l’hôtel elle semble très intéressante à faire le ticket entrée, télésiège est en vente à l’hôtel. Journée à zoner à l’hôtel ; pluie, pluie, pluie…

20 M Dali Dans la région de Dali, exactement à 23kms au Nord de la vieille ville de Dali (au Nord Ouest du lac Erhai), se trouve le très agréable village de Zhoucheng c’était jour de marché très sympa puis aller à Xiehou c’est un autre endroit pour observer la culture et l’architecture typiques de la minorité Bai. Voir la place du marché elle n’est pas à coté du parc aux papillons qui n’intéressera que les chinois vu le prix ! Possibilité de faire tout ceci en vélo ou en bus.

21 M Dali / Kunming LP693 1800m 4/5h en théorie mais l’autoroute étant en travaux le trajet a duré 9h30 dans des routes défoncées. Nous sommes arrivés crevés et en plus l’hôtel que nous voulions était complet nous avons donc atterri dans le centre ville dans une tour tout récente ultra moderne et presque déserte dans laquelle un hôtel occupait le 8 et 9ème étage nous avons eu une chambre superbe pour 4 à 200Y.

22 J Kunming excursion à Silin LP704 c’est à 120km il faut partir à 8h le bus part de la toute nouvelle gare routière et plus de la gare routière située à gauche de la gare ferroviaire. Le mieux est de prendre un taxi jusqu’à la gare routière puis un bus. Silin ticket très cher 175Y/125Y adulte /enfant. Le but est de s’éloigner des groupes. Il y a des parcours aménagés qui se terminent sur des pavillons élevés où l’on a une vue panoramique de la forêt. Plan derrière le ticket d’entrée mais en chinois. Très beau.

23 V Kunming départ pour Jiansuhi une des plus belles villes anciennes du Sud du Yunnan, Jianshui est situé à 210kms au Sud de Kunming 3h30 départ d’une autre gare routière neuve elle aussi. Hotel Peng Yuan, moyennement propre, 60Y la chambre dans le centre bien situé. Temple de confucius 60Y le matin des papis font de la musique avec des instruments traditionnels, jardin de la famille Zhu, porte Chaoyang.

24 S Jiansuhi pas loin de l’hôtel le jardin de la famille Zhu 50Y, très beau un bel ensemble de maisons traditionnelles, tout un art de vivre au XIXème la ville est agréable avec ses avenues ombragées. Puis retour à Kunming puis avion pour Guilin dep 14h20 arriv 15h45. Voir la pagode de la lune et du soleil, balade autour du lac romantique à souhait.

25 D Guilin balades en bateau 50Y pour la vue depuis la rivière (à faire) et il faut absolument faire un des pics de la ville. Nous, nous avons fait la colline de Fuebo qui est restée à 15Y alors que par exemple a colline qui arrête les vague annoncée à 15Y est maintenant à 60Y (400% d’augmentation !) puis nous sommes allés à la grotte de la flûte et du roseau (payante comme toujours) éclairage très surprenant mais pourquoi pas superbe grotte à faire, grandes salles puis en soirée marché nocturne.

26 L Guilin Sanjiang en bus 3h puis 1h30 pour Longsheng 27Y (ville d’où arrivent et partent les mini-bus pour les villages des rizières de Longji) et prendre un bus plus petit pour Ping’an (environ 30-40 minutes, 5 yuans). Entrée dans la région 50Y, les bus s’arrêtent en bas du village, pour rejoindre les hôtels il y a une belle grimpette avec le sac ! Hotel tout neuf Ping’an GH 50Y la chambre.

27 M Ping’an / Dazhai Ballade facile d’environ 5 heures qui relie les deux villages à ne pas rater un superbe moment à passer : de Ping’an le début monte un peu puis la fin est facile on traverse 3 versant avec des panoramas différents pas de difficultés d’orientation c’est la marche à faire ! Puis de Dazhai prendre un bus qui descend et vous laissera en bas de la montée pour revenir à Ping’an. Cette ballade permet de voir à la fois les rizières de Dazhai, la campagne entre les deux villages, traverse d’autres villages et hameaux très peu touristiques et amène aux différents points de vue magnifiques de Ping’an. Attention toutefois aux horaires des bus entre Ping’an et Dazhai : les bus ne sont pas très fréquents, il faut en demander les horaires à l’entrée du village où l’on vous remet aussi un plan du site. Prévoir deux jours et deux nuits, un jour pour le trajet et la découverte de Ping’an, le second jour pour la ballade, avec un départ au matin du troisième jour vers Guilin ou le pays Dong "Pont du vent et de la pluie" de Chenyang, chef-d'oeuvre de l'architecture dong que nous n’avons pas vu.

28 M Yangshuo Pour dormir tranquille ne pas aller sur la rue centrale, mais plutôt vers la rivière ou dans les rues adjacentes. Nombreux hôtels mais pour les renseignements, le Bamboo hôtel est très performant, les excursions sont bien placés, on y mange bien, pas besoin d’y dormir pour tout ceci. Visite de la ville.

29 J Yangshuo matin, balade sur la rivière Li RP687 au départ de Yangdi (y aller en bus) bamboo boat jusqu’à Xingping puis marche vers Yangdi cette marche est très belle et doit durer 5/6, malheureusement elle a été interrompue par une pluie incessante.

En soirée son et lumière (160 RMB), magnifique à faire absolument, il y a trois cathégories de prix de mémoire 140/160/180Y avec le transport compris. Il faut prendre les billets à 160Y car à 140Y on est trop près pour bien voir.

30 V Yangshuo petit marché puis vélo dans les rizières 24km, partir en bamboo boat avec les vélos dessus puis revenir en vélo en longeant la rivière génial, c’est la balade du LP.

31 S Yangshuo Monhill belle colline à gravir, lorsque l’on est dans le trou, on peut continuer de monter et atteindre le sommet (c’est sans danger), puis les grottes "Water caves" super on peut se baigner à l’intérieur dans de la boue et dans des sources chaudes expérience très originale. En fin d’après midi bus pour Guilin 1h 15Y (attention bien prendre le bus rapide et direct). Et train de nuit pour Guangzhou 700Y pour tous en hard bed, 12h de trajet les trains sont propres est les couchettes sont confortable une bonne expérience.

1 D Guangzhou Hong kong en bus 100Y 3h30 pour Hong Kong avec les formalités - ne pas oublier de prendre vos affaires à chaque fois que le bus s'arrête à l'une des frontières.

2 L Hong kong arrivée en début d’après midi, Balade dans Kowloon, et marchés.

3M Hong kong pour que tous se reposent un peu de plage, Lamma island et repas de poisons nous avions prévu d’aller à Macao mais ce sera pour une autre année, car il fallait calmer le rythme pour reposer les filles.

4 M Hong kong Victoria peak la marche qui fait le tour du pic est très agréable à faire elle dure 1h15, en sortant du tram et du petit centre commercial au sommet, tourner à droite la marche dure 1h15, puis nous sommes redescendu à pied dans le centre. L’après midi repos et musée historique.

Le soir nous sommes allés voir un superbe spectacle de danse, il faut réserver les billets le plus tôt possible. Nous, nous les avons pris à notre arrivée pour l’avant-veille de notre départ. Les prix sont très raisonnables la salle est belle, on voir et on entent bien de partout. Si vous pouvez, à faire !

5 J Lantau island nous avons pris le bateau quai n°6 à "Central" - 1h00 de traversée -11,30 H$ (autre possibilité plus cher par le métro puis ballade en télécabine). A Lantau, il y a 40.000 habitants. En arrivant à "Mui Wo", sentiers de randonnée. Le monastère de "PO LIN" ainsi que le fameux Bouddha géant (26 m de haut et apparemment le plus grand bouddha assis au monde) en prenant le bus N°2 face aux ferry (16 H$ la semaine et 25 H$ le Dimanche - 45 minutes de route sinueuse mais en bon état) - Le Bouddha (Tian Tan) trône fièrement en haut des escaliers Belle (des 300 marches pour grimper en haut). 23 H$ pour entrer à l’intérieur avec une bouteille d’eau et une glace. Possible aussi de manger avec les moines (tarif comprenant au retour un repas léger au monastère de "Po Lin" où l'on vous offre en échange du ticket une boisson, un petit bol de nouilles 60 H$.

6 V Retour.

Bon un petit bilan pour ce n’est que mon avis et il n’engage que moi

- les vielles villes sont très belles,

- les campagnes lorsqu’elles sont isolées et préservées sont superbes,

- les villes sont sales et très bruyantes,

- les WC desc gares routières : une horreur, du jamais vu !

- il est casse pied de toujours devoir payer pour n’importe quel site et c’est facilement 50/60Y,

- le chinois (bon ils sont 1,4M), ils parlent peu ou pas l’anglais, oui, ils crachent, ils ne parlent pas ils hurlent.

- les rapports humains sont très froids, voir inexistants…

Bon voyage à tous.

Olivier
Vietnam: permis de conduire et circulation routière? English translation pending
by Asean · 2010-07-16 · 45 replies
bonjour amis de VF

je rentre d'un circuit en moto d'environ 3 mois dans tout le VN. je ne vais pas repeter ce que racontent si bien mes congeneres de VF.

ma remarque tient plutot dans l'obtention du permis de conduire auto :

mon voisin a achete un mini camion de 3tonnes, permis B. il n'a pas passe son permis (il ne veut pas, je ne sais pas pourquoi), il veut l'acheter (c'est possible). en attendant son permis, il fait ses livraisons avec son camion (sans permis, sans lecon de conduite). reponse de la police : il ne peut plus acheter son permis (pour des raisons que je ne sais pas).

alors depuis il roule sans permis, sans aucune connaissance de code de la route, des dangers, priorites etc...

si vous le croisez, sur votre route, priez pour qu'il conduise bien. je pense qu'il y a beaucoup de personnes dans la meme situation 🙁
Cheminer entre Porto Douro et Minho Verde (Portugal) English translation pending
by Tomas3 · 2010-07-15 · 57 replies
quand la canicule frôle les 37° et que les alizés portugais vous narguent, rien de tel que de prendre un vol low-coast à Andrezieux-Bouthéon(aéroport de Saint Etienne) et d'attérrir deux heures plus tard dans l'estuaire du Douro et la patrie de Magellan...

Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...

Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...

Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...

Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...

Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...

Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...

Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...

Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...

Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
Retour de l'Inde du Nord en juin 2010 English translation pending
by Misan34 · 2010-07-13 · 9 replies
Notes éparses, plus ou moins au fil des jours. Elles ne peuvent qu’imparfaitement décrire (parce que j’suis pas un écrivain) :

- Le bruit qui règne dans toutes les rues, klaxons déchaînés. Bruit physique, agressif qui vrille le cervelet et que l’on intègre difficilement au fil des jours.

- Les couleurs belles, criardes, délavées, éclatantes…

- Les odeurs…

- L’aridité du désert du Thar…

- La beauté des femmes et la rudesse des hommes…

- La sécheresse qui vide lacs et rivières

- La richesse culturelle d’une civilisation que je découvre…

- Et mille autres merveilles ou horreurs…

OLD DELHI, peu après notre arrivée, nous partons au hasard à pied en remontant Main Road vers la gare, puis obliquons vers Connaught Place. Nous trouvons les rues défoncées par les travaux. Le bruit agressif, la foule, la chaleur, la fatigue du voyage… H. et S. sont choqués et ne trouvent rien de beau. Retour en métro, clean, « rafraîchissant ». Dans un restau pour touristes, climatisé, un couple d’européens, vêtus style religio-kitsch, mangent « à l’indienne » avec la main, communiant sûrement ainsi avec la population locale … qui n’a jamais mis les pieds dans cet établissement. Et nous repartons pour la JAMA MASJID (grande mosquée). Curieux retournement de situation, ce sont les familles indiennes qui nous abordent et nous photographient. Des cerfs-volants planent au-dessus des toits.

Le soir nous nous éloignons par une rue très animée. Nous prenons nos risques dans la traversée des transversales, où tout ce qui roule, ( voitures, camions, rick-shaws, vélos, motos) et tout ce qui coure, (vaches sacrées, chevaux) se rue sur nous et semble nous viser personnellement et vouloir nous ajouter à son tableau de chasse. Nous repérons une grande patisserie-restau. Végétarien, bondé, très middle-class indienne, seuls européens nous découvrons nos premiers thalis et autre dosas. Et nous nous prenons de passion pour les « gulab jamun ».

Lu dans le journal : un jeune couple se fréquente sans l’accord des familles. Les parents les invitent, puis les torturent et les tuent.

Les discussions autour des « fous de l’Inde » de Régis Airault, qui passe de mains en main rythmerons le voyage.

VARANASI. Le taxi de l’hôtel ALKA nous attend à l’aéroport. Nous nous comprenons mal avec le chauffeur, qui s’arrête un moment dans la rue la plus animée. 4 gaillards surgissent de la foule, s’emparent de nos bagages et filent dans les ruelles adjacentes. Et nous voilà suivant au loin nos sacs perchés sur leurs épaules, slalomant entre vaches, étals, vendeurs, gamins, mendiants, évitant bouses et flaques dans le labyrinthe des minuscules ruelles du CHOWK. Evidemment quand nous les rattrapons, c’est devant l’hôtel où ils exercent leur travail de porteurs.

Sadhus, puja, cérémonie nocturne, cranes rasés, ablutions, lumières flottant sur le fleuve, beaux saris, mômes s’entraînant au cricket, barques de toutes sortes, autels, temples, singes en liberté, odeur douce de l’encens et âcre de l’urine et les vaches toujours. Varanasi rêvée…La ville où l’on vient mourir. A Manikarnika Ghât, les nombreux bûchers crématoires nous divisent. Faut-il s’approcher, s’immiscer ou non dans ces cérémonies intimes ? Débat non clos. Nous ne visitons pas le Golden Temple, la cohorte de policiers, la nécessité d’être fouillé et les innombrables interdictions provoquant d’avance une allergie. Etonnement au petit temple Népalais et devant les sculptures sur bois qui l’entourent. Tranquillité de louer une barque pour remonter toute la ville le long des ghâts.

MANDAWA. En quittant Delhi, transsexuels mendiant, certainement des hijras, aux feux rouges(voir : . www.infoinde.com/inde_homosexualite.html ). Nous entamons une boucle de 2800km avec le chauffeur et la voiture louée. Sur la route d’improbables rick-shaws vite et banalement baptisés de « mad max », tant ils auraient pu figurer dans le film.

M. le chauffeur prie à voix basse et rote à voix haute à intervalles réguliers. Pratiques, nous le constaterons, assez communes à la partie mâle de la population.

Surmontant une colline dénudée, une statue géante d’Hanuman. Beau temple, lieu de pèlerinage dédié à une femme qui s’est jetée dans le feu pour accompagner son époux dans la mort. Temple à la gueule de lion. Dans les rues de Mandawa, des enfants parlant bien le français pratique un harcèlement qui reste supportable pour servir de vrai/faux guide. Celui que nous prendrons sera en tout cas parfait pour voir un grand nombre d’havelis, ces grandes et belles maisons de commerçants décorées de peintures.

BIKANER. Sur la route, étendues de sable et arbres isolés. Les havelis de Fatepur sont aussi belles que celles de Mandawa. Peu de voitures et aucun sentiment de danger sur la route. Peu de villages. Arrivée face à l’imposant Junagarth Fort et ses fortifications. Visite et musée: première approche de la vie sous les mahararaja. Partout, des chameaux, des chameaux.

Dégoût devant le grouillement des rats sacrés du temple de Deshnoke.

Lu dans le journal et vu à la télé : les naxalistes commettent un attentat (17 morts).

JAISALMER. La cité d’or du désert. Crénelages, ocre dorée, enfermant sur la colline le palais du Rajmahal, la cité et ses havelis. Hôtel Paradise perché dans la citadelle. Fenêtre de la chambre perçée dans la muraille. Vue jusqu’au désert, dans la brume de chaleur. Près de 50°. Coupures d’électricité. 5 douches « tièdes » par nuit. Vent violent, sable et poussière. Au « 8th of July », un australien scotché sur place depuis des années sert des plats végétariens revisités… Premiers temples jaïns et la finesse de leurs sculptures. Petites librairies, ce qui me vaut de recevoir en cadeau « vacances indiennes » de Sutcliffe. Cénotaphes dans le désert. Partout, on nous aborde en nous parlant du scandale des français à la coupe du monde.

JODHPUR . Ah les lassis de Jodhpur ! Première rencontre avec un éléphant dans la circulation. En quittant la ville, petite route en pays Bishnois. Antilopes petites et grandes. Les femmes sont couvertes de bijoux dont un piercing du nez à l’oreille. Les hommes : turbans et longues moustaches. Un couple de français en bob et short, au lieu de payer en bon argent le gardien de leurs chaussures, lui donne des échantillons de parfums(gratuits) et un stylo, siglé de leur boîte, tirés d’un grand sac à bonne conscience.

L’art culinaire est important en Inde. Je me régale du polar indien « saveurs assassines » de K. Swamirathan.

Lu dans le journal : manifestation au Cachemire et répression policière.

RANAKPUR. Dans les monts ARAWELI. Montagnes et plateaux très cultivés. Cultures en terrasse et murs en pierres sèches. Le temple jaïn d’Adinath, le plus beau et le plus grand d’inde. Fascinante profusion de1444 piliers entièrement sculptés. A l’hôtel le parfum des frangipaniers ramène le souvenir du jardin d’Abidjan. Impressionnante forteresse de Kumbhalgarh.

UDAIPUR. Ville plus verte. Arbres du voyageur dans le jardin de l’hôtel. Le Lake Palace trône au centre du lac Pichola désespérément vide. James Bond ne s’en aperçoit pas et plonge dans la boue.

Repas du soir sous les arbres au restaurant « The Garden ». La pluie se déchaîne. Coupure d’electricité. Les serveurs se saisissent de tout, tables, chaises, plats et clients pour les mettre à l’abri. Le repas se termine à la bougie.

Dans les rues un mariage défile, fanfare en tête. Foule des invités, femmes parées. Fier et légèrement coincé le marié enturbanné suit sur un cheval orné.

Cuisine de rue, samosas, halwas. Les Indiens sont des touristes comme les autres. Dans tous les monuments, ils sont en nombre avec femmes, enfants et appareils photos. Dans un grand jardin public, les bougainvilliers, palmiers, arbres du voyageur, cordylines, canas donnent-ils déjà un aperçu de l’Inde du sud ?

CHITTORGARH. Une enceinte de plusieurs kms de murs entourent la forteresse. A l’intérieur protégés par 7 portes monumentales : tours, ruines, palais, bassins, temples jaïn du 11ème et de Shiva, tours, etc…

BUNDI. Tranquille la ville mijote dans sa cuvette de collines sous le soleil impitoyable. Reçu dans l’hôtel par une anglaise grisonnante, fine et l’air absente. Pluie et inévitable coupure de courant. Retour dans la nuit. Choc, excusez-moi Mme la vache sacrée !.

Immense palais du 16ème, en partie ruiné, empli de chauve-souris. Les peintures précieuses ne sont même pas protégées. Levé avant tout le monde, dans l’hotel non éclairé, j’enjambe un jeune homme presque nu, qui dort sur un tissu au milieu du hall. (dédicace spéciale à Frédéric Mitterrand)..Tchai délicieux, dans la rue à l’aube.

Sur la route, lacs et rivières à sec.

AMBER. Les éléphants rapés du Palais d’Amber transportent laborieusement et pathétiquement les touristes sur 500 m. A l’arrière du palais, en redescendant vers le village il y a un très beau temple de Shiva.

JAIPUR. Des fillettes des rues traînent leur grand sac de « biffin ». une petite main tapote la vôtre, et soudain, les yeux dans les yeux, ce sourire lumineux et franc qui vous assassine la conscience.

Des chauffeurs de rick-shaws manifestent pour leurs salaires derrière des drapeaux rouges.

Gràce au livre de Tarun Chopra du même titre, je sais enfin « pourquoi les vaches sont sacrées ».

De jeunes et belles américainent se baignent, la moitié du personnel masculin de l’hôtel traîne autour de la piscine.

AGRA. Le chauffeur dit que c’est une dirty city », plus tard sur la route , il refusera énergiquement de s’arréter en Uttar Pradesh, répétant qu’il s’agissait de « dirty people ». Je crois qu’il fait allusions aux intouchables. Les livres « intouchable » de Narendra Jadav et « le tigre blanc » de Aravind Adiga m’en diront plus sur ces castes dont personne ne veut parler. Des milliers de visiteurs indiens au Taj Mahal. Sans doute l’appropriation de sa culture et de son histoire par un peuple en plein développement.

RETOUR A DELHI. Le Red Fort et l’empreinte coloniale anglaise. Le QUTB MINAR dresse ses 73m. un minaret et une mosquée du 12ème. Ainsi donc les musulmans avaient conquis l’Inde et personne ne m’avaient rien dit à l’école ! Le Khan Market, ou comment s’amusent les friqués de Delhi.

Lu dans le « Mail Today » : « The games makeover the city’s heart look like a bombed-out zone”. C’est exactement cela, une zone bombardée. Delhi défoncée, Delhi excavée, mais Delhi rénovée (à temps peut-être pour les Jeux du Commonwealth). Nous sommes début juillet et les jeunes touristes envahissent Pahar Ganj. Il leur faut à peine ½ journée pour l’équipement complet (baba-hippie, retour au 70’s) et on the road again…

Misan

Les photos sont de M.P.
Itinéraire de deux semaines au Rajasthan: votre avis? English translation pending
by Varkalai · 2010-07-12 · 34 replies
Bonjour,

J'ai voyagé 6 mois en Inde il y a bien bien longtemps :)

Je voudrais y retourner l'hiver prochain, avec mon fils de 8 ans, pour 2 semaines, pendant les vacances scolaires de février. Je voudrais faire Delhi-Agra-Rajasthan, ça me semble idéal pour une première virée en Inde, et pas trop compliqué en terme de transports... avec la possibilité de prendre un vol direct Paris-Delhi AR: quand on part seulement 2 semaines, c'est un détail qui compte ;)

Je ne veux pas tout faire... mais faire un circuit sympa et pas trop compliqué, avec les incontournables suivant: le Taj Mahal même si on le fait rapidement, une réserve naturelle (je n'en ai pas fait à l'époque, là ça me semble incontournable), Jaisalmer et le fameux tour en chameau avec nuit dans le désert, Udaipur car j'avais adoré mais je ne me souviens plus pourquoi!!!)

J'ai un très bon souvenir des trains de nuit, mais au Rajasthan je voyageais en bus, car le train c'était pas ça... mais bien sûr je ne me souviens pas des détails, et ça a peut-être changé...à étudier...

Je commence tout juste à ébaucher un itinéraire possible. Je veux bien votre avis pour ceux qui y sont allés plus récemment...

Voilà mon ébauche:

J1: Vol direct pour Delhi et nuit à Delhi

J2: visite de la ville et nuit à Delhi

J3: train pour Agra le matin (j'ai lu que c'est seulement 3h, c'est vrai?), puis visite du Taj Mahal et nuit à Agra

J4: bus pour Barathpur avec halte à Fathepur Sikri, nuit à Barathpur (apparemment, court trajet de bus... si on part dès le matin et qu'on s'arrête peu de temps à Fathepur Sikri, on peut arriver dans l'aprèm à Barathpur et commencer à visiter le parc?) je ne connais pas ces endroits, ça me tente bien.

J5: fin de la visite à Barathpur (?), puis bus ou train pour Jaipur (je n'arrive pas à trouver les horaires et la durée du trajet Barathpur-Jaipur, pouvez-vous m'aider??), nuit à Jaipur

(si ça vaut le coup, je resterais bien une journée de plus à visiter le parc, en racourcissant mon séjour à Udaipur, notre dernière étape... si une demi-journée de visite suffit, alors non... autant repartir tout de suite... qu'en pensez vous?)

(j'ai pensé aussi à Ranthambore à la place, mais ça me semble pas simple pour les trajets, et est-ce que ça vaut le coup si on n'y reste qu'une ou 2 journées? ??)

J6: visite de Jaipur

nuit de J6 à J7: train ou bus de nuit de Jaipur à Jaisalmer (là aussi si vous avez des indications d'horaires, je veux bien... est-ce possible avec des horaires corrects en une nuit? y a-t-il un train ou seulement des bus??)

J7: journée tranquille à Jaisalmer (qu'est ce que j'ai hate, j'avais adoré cet endroit!!!), nuit sur place

J8-J9: tour en chameau avec Mister Desert (là aussi, quel souvenir!!! je ne veux pas le rater, est-il possible de réserver à l'avance et si oui comment?)

J9 au soir: retour à Jaisalmer et nuit sur place

J10: repos à Jaisalmer, et départ le soir pour Udaipur (il y a bien un bus "luxe" de nuit? je l'ai fait mais je ne m'en souviens pas bien...)

J11-J12-J13: Udaipur (là aussi, j'en ai un souvenir très agréable et reposant! et je crois qu'il y a des hotels bien confortables, ça pourrait être sympa après le chameau, les nuits de bus etc ;))

Puis nous rejoindrons Delhi pour reprendre notre vol de retour... Comment aller d'Udaipur à Delhi sans que ce soit une grosse galère? S'il y a un train de nuit direct, c'est ok! On le prendra la nuit de J13 à J14 si notre vol de retour n'est pas trop tôt... Si c'est compliqué, je suis prète à prendre l'avion, à condition de trouver un vol en correspondance avec notre vol pour Paris... ça m'arrangerait de ne pas re-séjourner à Delhi en fait... Les vols internes sont-ils suffisamment fiables pour que quelques heures de marge suffisent? Si j'ai un vol pour Paris en fin de journée, est-il raisonnable de prendre un vol Udaipur-Delhi le même jour?

Tout cela est à creuser, j'ai le temps! Mais merci d'avance si vous pouvez me donner votre avis et répondre à certaines de mes questions...

Merci! à bientôt!
Situation actuelle à Sapa au Vietnam (mi-juillet 2010) English translation pending
by Satoli · 2010-07-12 · 19 replies
Des nouvelles fraîches concernant Sapa... Comme évoqué par Larsay dans un post précédent, il est désormais impossible de conduire une moto. Le permis international n'étant même pas reconnu au Vietnam, il nous faut désormais laisser tomber ce fabuleux moyen de transport. La fin d'une belle époque, la fin aussi d'agences telle que l'excellente Compagnie Bourlingue certainement aussi 😕

Place aux villages maintenant. Sachez que les montagnes et la nature ne nous appartiennent plus! Impossible d'y aller par soi-même même en payant le stupide ticket d'entrée dont les bénéfices sont soi-disant reversés aux habitants de la région. Un vaste contrôle a été mis en place depuis une semaine maintenant. Un exemple qui m'a été rapporté hier par deux canadiens est sans équivoque. Ils sont descendus jusqu'à la petite maison qui délivre les tickets. Jusque-là tout va bien. Ils se sont acquittés des 15'000 dongs pour obtenir le sésame. Jusque-là tout va bien. Et là paf! Juste après le virage contrôle de police, impossible d'aller plus loin, amende de 200'000 dongs chacun. Rien n'va plus. Incroyable tout de même qu'ils n'aient pas été mis au courant qu'ils ne pouvaient pas aller au villages seuls à la petite maison de tickets 🤪

Bref, amis forumeurs, vous qui venez à Sapa pour découvrir la culture hmong, dao, giay et autre tay, laissez tomber! Avec un parc de guides composé à plus de 75% de vietnamiens, ce n'est certainement pas eux qui vous expliqueront correctement comment faire de l'indigo, le travail aux champs de maïs, riz et chanvre, comment se passe la confection des habits, les coutumes avant et après un mariage, etc., etc., etc. Pourquoi ils sont incapables d'expliquer tout ça? Parce que ces mecs ne viennent même pas de la région pour la majeure partie, parce que (et je vais pas avoir que des amis sur ce forum) ces mecs n'aiment pas les hmongs. Pour être en couple depuis deux ans avec une jeune femme hmong, j'ai déjà assisté des centaines de fois à des comportements carrément racistes des vietnamiens envers eux. Quelques guides viets sont toutefois adorables et compétents mais sur la masse totale, cela ne représente finalement pas grand chose.

En conclusion, si vous venez tout de même à Sapa, exigez une guide hmong ou dao. Si vous ne l'avez pas, ne partez pas!

Amoureux de la culture hmong depuis bientôt cinq ans maintenant, c'est la mort dans l'âme que je constate les changements dans la région. C'est la mort dans l'âme également que je vois mon boulot dans la région s'effondrer. SapaTrek n'existe plus, il m'est même impossible d'être simple accompagnateur. J'ai passé huit heures avec la police il y a quelques jours. Résultat une petite amende de 200'000 dongs parce que mon passeport et mon visa se trouvaient à Hanoi. Pour l'avenir à court terme, je vais essayer d'infiltrer l'ennemi 😛 de l'intérieur en bossant à l'office de tourisme de Sapa. En tout cas, si vous venez par ici, envoyez-moi un MP, qu'on boive une bia hoi ensemble, qu'on fasse connaissance, bref que je continue à faire des rencontres avec des gens qui ont jusqu'à présent ont été adorables durant ces deux dernières années.

Amicalement, Satoli
Les marchés du nord Vietnam? English translation pending
by Williama · 2010-07-09 · 20 replies
Bonjour,

Pouvez-vous me préciser les jours de marché et moyens d'atteindre ces lieux comme Can Cau et autres endroits proches de Sapa merci
WI-FI dans les hôtels: en direct depuis l'Ouest américain (Cendryon) English translation pending
by Cendryon · 2010-07-02 · 302 replies
L'année passée, certains d'entre vous avaient apprécié que je donne des nouvelles en direct. Pour moi c'était aussi l'occasion de garder le contact, de renseigner les forumeurs mais aussi de poser d'éventuelles questions à propos des imprévus qui avaient pu nous poser problème tel que le fait de ne pas trouver la notice du véhicule par exemple (Sedonax m'avait “dépannée”).

Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.

Jour 1 : Un voyage stressant !

On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...

En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.

C'est à partir d'ici que cela se complique.

J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.

Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!

Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!

La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁

1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...

Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.

Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...

La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁

C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!

Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪

Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !

Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..

C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.

Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...

Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !

Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”

Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...

Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪

Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !

Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...

C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.

Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!

Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪

C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁

Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).

C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.

Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐

C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .

Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !

On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …

Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪

Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.

Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !

Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.

Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?

Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !

Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...

Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.

Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...

Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !

Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.

Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.

J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!

Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.

FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.

Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
Immunité au paludisme pour les résidants d'Afrique (Cameroun par exemple)? English translation pending
by Peplum59 · 2010-06-29 · 32 replies
Pour un séjour de plusieurs année, j'imagine qu'on n'envisage pas de prendre des médicaments prophylaxiques en permanence.

Alors :

Existe-t-il des personnes originaires d'Europe adultes arrivant et qui n'ont jamais fait une crise de palu sans prendre de médicaments et qui se sont donc immunisées naturellement ? Sont-elles nombreuses

Est-ce qu'on peut découper la population immigrée et locale en 2 groupes : ceux qui attrapent le palu et qui font des crises régulières et ceux qui ont été en contact avec le palu mais n'ont jamais eu aucun symptome ?

Merci
Quelle îles choisir en Polynésie-Française? English translation pending
by Sandra0911 · 2010-06-26 · 66 replies
Bonjour, J'aimerais faire un séjour en polynésie et j'aimerais aller sur les ile de bora bora;morea et j'aimerais en faire d'autre mais je ne sais pas lesquel choisirs Pouvez vous m'aider?? Ce qui m'intéresse surtout c'est la plongée et voir des poissons (surtou dauphin, requin, raie) du corail et excursion sur des ile lagon..... Merci de m'aider
Que se passe-t-il à l'ouest de Hué et Danang? (Vietnam) English translation pending
by 321 · 2010-06-25 · 31 replies
Salut,

Je n'ai jamais mis les pieds au Vietnam mais j'aimerais m'approcher tout près de la frontière, côté Laos (voir carte).

Côté Laos, cette zone est très isolée et jamais visitée par le tourisme (on ne peut y accéder qu'à pied, en quelques journées).

Ma présence dans ces coins risque déjà suffisamment de surprendre, alors je voudrais être certain qu'aucun site "sensible" ne se trouve juste de l'autre côté de la frontière, côté Vietnam.

Il me semble que par là (côté Vietnam) se trouvent des zones démilitarisées (DMZ) visitables avec des permis seulement et, plus au sud, il y aurait des zones militaires.

Quelqu'un peut-il m'en dire plus ? Cette région vietnamienne est-elle "sensible" ?

Merci,

A + 321

Notre conduite face aux éléphants en Namibie? English translation pending
by F83eric · 2010-06-24 · 75 replies
Bonjour,

nous sommes deux familles à nous rendre en Namibie et allons remonter certains cours de rivières en 4x4. Nous nous demandions la conduite à tenir face aux éléphants que nous risquons de rencontrer.

Distance de sécurité, de passage avec les véhicules, ...

Merci Eric
Téléphoner aux États-Unis English translation pending
by Portege · 2010-06-21 · 43 replies
Bonjour, Je pars cet été pour un mois au USA pour un stage linguistique. Je souhaite rester en contact avec la France, et je ne sais pas si je vais disposer d'internet dans ma famille. Chez moi je suis abonné sfr pour internet et j'ai pu voir que dans mon forfait de téléphone illimité, les appels vers les fixes et les mobiles également sont gratuits vers les USA. Je pense donc acheter un telephone prépayé pour mon séjour, mais j'ai des petites questions : - Peut-on commander pour le recevoir en France ? - Plutot quel opérateur : je vais à Los Angeles, je ne sais pas si c'est en ville ou dans la banlieue - Mes parents ne vont pas payer l'appel donc, mais moi de mon côté, cela va-il être payant de recevoir les appels ? Quelqu'un connait-il les tarifs ?

Merci à tous
L'Ouest américain, c'est vraiment bien English translation pending
by Gnou75 · 2010-06-13 · 357 replies
Mes chers heureux voyageurs,

Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.

Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!

Introduction

Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.

J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.

J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté :
http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…

Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…

Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours

Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.

- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.

- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.

- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.

- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.

- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.

Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :

San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.

Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/

Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).

Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!

San Francisco

Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.

Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.





Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !

Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :





Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)



On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower



Depuis l’intérieur du Financial District :





« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »



Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :





Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :







Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.





Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.





Colombus avenue :









Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.



L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :



Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !



Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :





Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :





Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.

Depuis le bateau navette :





Une cellule reconstituée :



San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :





Ou les fameux « Cable Car » :





Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :



On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :





Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :









Une maison de schtroumpfs :



Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.





Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :



L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :





L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.

Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.





L'arbre poilu :



La vue depuis Tiburon :







Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :



J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !

Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).

Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.

Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :

“Amoeba music” : 1855 Haight Street

“Recycled Records” : 1377 Haight Street

“Ceiba Records” : 1364 Haight Street

“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.

“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street

Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"

La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !

On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Voyage de trois semaines au Kerala: inclure le Tamil Nadu? English translation pending
by Lesvachettes · 2010-06-08 · 11 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je prépare un voyage pour le mois d'octobre en Inde du sud. Je dispose de 3 semaines et je me pose la question sur la faisabilité de 2 trajets:

- Le Kerala seul (arrivée et départ de Cochin) en faisant Cochin-Coimbatore-Ooty-Wayanad-Munnar-Varkala-Kollam(backwaters)-Allepey-Cochin. Ceci ponctué de plusieurs haltes de 2-3 jours dans certaines villes.

- Le Tamil Nadu et le Kerala (arrivée Madras et départ Cochin) en passant par Mahabalipuram-Pondichery-Tanjore-Trichy-Madurai-Varkala-Backwaters-Munnar-Ooty-Cochin.

Ma femme et moi souhaitons prendre au maximum bus et train tout en profitant d'un rythme qui ne nous fasse pas courir... et seulement en dernier recours utiliser une voiture avec chauffeur.

Pouvez-vous nous conseiller, nous avons peur de ne pas pouvoir profiter suffisamment en prenant le 2ème trajet ?

Merci à tous
À nous le Mexique! (du 9 au 29 janvier) English translation pending
by Bibouns51 · 2010-05-31 · 6 replies
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!

9 janvier

C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…

10 janvier

Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !

Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !

11 janvier

Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.

On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…

Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…

Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…

A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…

12 janvier

La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !

Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !

Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.

Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !

13 janvier

Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.

Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !

Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).

14 janvier

Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…

15 janvier

Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…

C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…

Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.

Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !

16 janvier

Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie r��sonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…

Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.

Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.

17 janvier

Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.

Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !

Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…

Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.

Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.

18 janvier

C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.

19 janvier

Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…

Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !

Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !

20 janvier

Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…

L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…

Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !

21 janvier

Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.

Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.

El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…

22 janvier

La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.

C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …

23 janvier

Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).

La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !

24 janvier

Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.

Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.

25 janvier

Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…

Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…

J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !

Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…

26 janvier

Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.

Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !

Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…

27 janvier

La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.

28 janvier

Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…

29 janvier

Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...

Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
Pourquoi le tutoiement sur VoyageForum? English translation pending
by Registoubkal · 2010-05-21 · 132 replies
Bonjour,

On tutoie facilement sur le forum. C'est presque automatique. Mais, pourquoi ? Personne ne se connaît, chacun est anonyme... Et pourtant, dès le premier message, on dit spontanément "tu". Je trouve cette façon de communiquer sympathique, mais (en même temps) bizarre. Pas spécialement naturelle. En décalage avec la vie courante...

Voyageforum (comme plein d'autres forums) rapprocherait-il les gens ???
Itinéraire de quatorze jours en Irlande English translation pending
by Nocchio · 2010-05-15 · 24 replies
Bonjour!

J'ai concocté un itinéraire pour un voyage de 14 jours en Irlande en septembre.

J'aimerais connaître votre avis sur cet itinéraire et s'il peut servir à d'autres, servez-vous! Merci pour vos conseils!

Jour 1Arrivée Dublin Nuit à Dublin Jour 2 Powerscourt Russborough Monts Wicklow et Glendalough Nuit à Kilkenny Jour 3 Cashel Cahir Castle Cork Nuit à Cork Jour 4 Cork Kinsale Nuit à Cork (ou Killarney) Jour 5 Anneau de Kerry Skellig Michael Island Parc national Killarney Nuit à Killarney Jour 6 Dingle Nuit à Limerick Jour 7 Burren (Falaises du Moher) Nuit à Galway Jour 8 Connemara Kylemore Abbey Nuit à Westport (ou Galway) Jour 9 Le Mayo Sligo Mont Benbulben Nuit à Sligo (Ou Donegal) Jour 10 Killybegs Donegal : Parc et Château de Glenveagh Nuit à Londonderry Jour 11 Bushmills Chaussée des Géants Carrick-a-rede Bridge Glens d'Antrim Nuit à Belfast Jour 12 Belfast Mount Stewart Nuit à Belfast Jour 13 Vallée de la Boyne Nuit à Dublin Jour 14 Dublin Nuit à Dublin Jour 15 Départ
Gros dilemme sur le trajet au Vietnam English translation pending
by Rom38 · 2010-05-06 · 7 replies
Bonjour Après 8 mois en Nouvelle Zélande, nous sommes (presque) prêts à partir pour l'Asie, ou nous passerons deux mois (avec deux semaines par pays, nous comptons faire le Cambodge, Le vietnam, Le Laos et la Thailande), avant de retourner en France. Nous avons plus ou moins trouvé l'itinéraire que nous voudrions faire au Vietnam, pensez vous que c'est réalisable en deux semaines? Et notre dilemme consiste le trajet entre Ho Chi Minh et Hoi An, nous hésitons entre passer par le centre, par Plei Ku, Kon TUm...ou bien par la côte. Quels conseils pourriez vous nous donner? Pour le reste, sachant que nous arriverons du Cambodge, voila ce que nous pensions faire:

- Arrivée à la frontière, direction le Delta du Mekong. Sachant que nous ne pourrons pas tout faire, qu'est ce qui vaut le plus le coup entre Vinh Long et Can Tho (pour aller sur un marché flottant) - Bus jusqu'à Ho Chi Minh - Bus jusqu'à Hoi An, soit par les montagnes, soit par la côte, avec un ou deux arrêts en route. - Une journée + une nuit à Hoi An? - Direction Hanoi (est ce que ça vaut le coup/on aura le temps de s'arrêter à Hué?) (normalement, nous devrions faire cette première partie en une semaine, avant de récupérer une amie à Hanoi. Pour la deuxième semaine:) - Baie d'Halong (Au moins 2 jours) - Retour Via Hanoi (je crois qu'on n'a pas vraiment le choix), puis direction Sa pa/Bac Ha et les alentours pour le reste du temps.

Ensuite direction le Laos. Faut il retourner à Hanoi pour trouver un bus pour le Laos? MErci!
Fin des hostilités en Thaïlande? English translation pending
by Toufdepoil · 2010-05-04 · 600 replies
Le 1er ministre a annoncé une dissolution de l'assemblée et des élections pour novembre, ainsi qu'une commission d'enquête indépendante sur les affrontements. Sa proposition englobe une démarche de réconciliation nationale et une protection de la monarchie. Il répond à peu prêt aux demande des chemises rouges. La réponse de ceux ci est attendu aujourd'hui pour une levée de leur "camp" sur Bangkok et la fin des manifestations.

🙂
Explosion de l'économie chinoise English translation pending
by Jcender · 2010-05-02 · 625 replies
Je poste ce sujet car je suis actuellement en chine, une petite ville méconnue de 700000 habitants Laioyang dans la province du Liaoning, je voyage de temps en temps en chine depuis 5 ans pour le boulot, bien souvent dans des villes méconnues, bien loin de Beijing et Shangai. Et en fait je suis impressionné par le développement Chinois, j'imagine que je n'apprends rien à personne car on se fait rabâcher en permanence sur l'insolente explosion de l'économie chinoise, mais en fait je pense que nous n'avons aucune idée de la puissance de l'économie Chinoise, ce qui me marque c'est comme ce développement s'applique à l'ensemble du pays, en venant à Liaoyang j'ai longé la ligne de train rapide qui va être mise en service en 2011, voie reliant Harbin ( ce nom ne dit peu être pas grand chose à la plupart mais c'est une ville de 10 millions d'habitants) à Dalian, une ligne sortie de nul part au milieu d'une nature peu généreuse. Je pensais également à cette explosion de l'économie en rentrant hier par une magnifique autoroute 4 voies lors de mon retour de Shenyang, en fait à chaque voyage j'ai beau être dans des lieux reculés je retrouve toujours cette volonté de développement, de choses bien pensées avec une vision à long terme. Je passerai les edifices les grattes ciels, les demonstrations d'architecture comme le batiment de la pudong bank a coté de la gare nord de shenyang, si cela était uniquement a Shenyang, mais toutes les villes chinoises sont comme cela, Shangai elle est indescriptible on a l'impression d'être en 2050. Mon travail m'emene souvent dans des pays en voie de devellopement, Bresil, Inde, europe de l'est, ou bien dans des pays avec une economie stable, mais ce que je retrouve ici il n'y a pas un pays qui devellope autant ses infrastructures et qui met autant de piliers en place pour le futur. En fait la chine me donne l'impression d'avoir des infrastructures à l'européenne, une économie à l'américaine, et une vision et façon de penser à long terme à la japonaise, cela avec une population de la taille indienne, je laisse imaginer comment leur niveau sera dans 20 ans, en fait non, je pense que ce n'est même pas possible d'imaginer et que personne n'a une idée........
Impression négative de l'Inde English translation pending
by Pomedhappy · 2010-04-26 · 360 replies
Bonjour a tous,

J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.

Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.

L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!

Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.

Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).

Merci pour vos reactions.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display