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Croisière sur le Louis Majesty "Odyssée Ionienne" du 1er mai au 9 mai 2010 English translation pending
Bonjour à tous, 🙂
Nous partons 2 amies et moi même en croisière du 1er au 9 mai 2010 au départ de Marseille à bord du Louis Majesty pour la croisiere Odyssée Ionienne . Y a t'il des personnes partant pour cette date?
Merci et bonne croisière a tous pour ceux qui le départ approche
vévédu13
Nous partons 2 amies et moi même en croisière du 1er au 9 mai 2010 au départ de Marseille à bord du Louis Majesty pour la croisiere Odyssée Ionienne . Y a t'il des personnes partant pour cette date?
Merci et bonne croisière a tous pour ceux qui le départ approche
vévédu13
Quitter Pattaya au plus vite: plage et coin tranquilles pas trop loin? English translation pending
Bonjour !
Alors, voila le topo... Je viens de passer 9 semaines en Thailande, dont la grande majorite au Nord du Pays et meme une excursion dans le recule Nord Laos. Tres Tres chouete voyage.
Pour la derniere demaine avant mon retour, j avais envie d aller voir la mer. J aurais bien sur prefere aller sur le cote ouest. Mais disposant de peu de temps, il m est paru plus judicieux d aller au Sud Est de Bangkok. Je venais de me taper 2 jours de bus pour rentrer du Laos, et puis encore une nuit de train Bangkok/CHiangmai. A Bangkok je reprends un bus et creve de chez creve... Je m arrete a Pattaya por dormir !! Bordel de bordel qu est ce que c est ce truc infame??? Je vais pas faire l effarouche, je savais bien que c etait un haut lieu de la prostituton mais a ce point !!! Incroyable. C est bruaynt, voyant, vulgaire, criard. Rempli de vieux, bedonnant, de tout pays l air beat et de horde de jeune assoiffe de sexe tarife.
Tres tres peu pour moi. Je nai pas du tout planifier mes quelques jours dans ce coin. Je pensais arriver, dormir une nuit a Pattaya pour me reposer ( javais envie d un bon hotel, facile a trouver - de ce cote la pas de probleme ). Puis me renseigner pour trouver une ile sympa dans le coin, oue une plage tranquilou avec un Bungalow.. Mais apres quelques recherche j ai l impressoin que toute cette cote est ultra touristique est surfaite. Et je ne sais pas ou aller ..
Donc ma question ; Sachant que je prends l avion jeudi a BAngkok, que nous sommes deja Lundi, que je suis actuellemet a Pattaya. Conaissez un coin vraiment pas loin d dici ou je peux me "refugier" et buller trankilou jusqu au depart. Peut etre y a til une plage preserve pas trop loin d ici. ou peut etre existe il un endroit calme a Pattaya?Au pire, je prefere un endroit trankilou sans la mer que Pattaya (tant pis pour la bronzette ;) )
Dans tout les cas, je sors mes bagages de l Hotel maintenant et je quitte Pattaya centre avant ce soir (je suis sur la 2nd pattaya road)
Merci de m avoir lu et si vous me sortez de la et bien je vous serez sacrement redevable.
Alors, voila le topo... Je viens de passer 9 semaines en Thailande, dont la grande majorite au Nord du Pays et meme une excursion dans le recule Nord Laos. Tres Tres chouete voyage.
Pour la derniere demaine avant mon retour, j avais envie d aller voir la mer. J aurais bien sur prefere aller sur le cote ouest. Mais disposant de peu de temps, il m est paru plus judicieux d aller au Sud Est de Bangkok. Je venais de me taper 2 jours de bus pour rentrer du Laos, et puis encore une nuit de train Bangkok/CHiangmai. A Bangkok je reprends un bus et creve de chez creve... Je m arrete a Pattaya por dormir !! Bordel de bordel qu est ce que c est ce truc infame??? Je vais pas faire l effarouche, je savais bien que c etait un haut lieu de la prostituton mais a ce point !!! Incroyable. C est bruaynt, voyant, vulgaire, criard. Rempli de vieux, bedonnant, de tout pays l air beat et de horde de jeune assoiffe de sexe tarife.
Tres tres peu pour moi. Je nai pas du tout planifier mes quelques jours dans ce coin. Je pensais arriver, dormir une nuit a Pattaya pour me reposer ( javais envie d un bon hotel, facile a trouver - de ce cote la pas de probleme ). Puis me renseigner pour trouver une ile sympa dans le coin, oue une plage tranquilou avec un Bungalow.. Mais apres quelques recherche j ai l impressoin que toute cette cote est ultra touristique est surfaite. Et je ne sais pas ou aller ..
Donc ma question ; Sachant que je prends l avion jeudi a BAngkok, que nous sommes deja Lundi, que je suis actuellemet a Pattaya. Conaissez un coin vraiment pas loin d dici ou je peux me "refugier" et buller trankilou jusqu au depart. Peut etre y a til une plage preserve pas trop loin d ici. ou peut etre existe il un endroit calme a Pattaya?Au pire, je prefere un endroit trankilou sans la mer que Pattaya (tant pis pour la bronzette ;) )
Dans tout les cas, je sors mes bagages de l Hotel maintenant et je quitte Pattaya centre avant ce soir (je suis sur la 2nd pattaya road)
Merci de m avoir lu et si vous me sortez de la et bien je vous serez sacrement redevable.
Avis sur circuit à moto de dix-huit jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Après mon 1er post du 13 janvier, voil�� la suggestion de mon circuit pour le mois de juillet.
je précise que pour l'instant je n'ai rien réservé ferme, j'ai surtout travaillé sur le circuit, et je n'ai pas déterminé le temps passé dans les parks où les lieux.
1ER jour-AR LOS ANGELES le dimanche 11/07 à 18H30- hôtel.
2ème jour- prise d'une HD electra glide avec assurance EVIP + sup LIR jusqu'au 29/07 pour 2, 881.59$.
LOS ANGELES.
LA côte pacifique.
SAN FRANCISCO.
yosemite N.P/ mono lake.
death valley.
LAS VEGAS.
zion N.P.
bryce canyon
lake powell/page
canyon N.P/moab.
arches.
monument valley.
grand canyon.
flagstaff (route 66).
laughin.
LOS ANGELES
dépôt de la moto le 29/07 dans la matinée, et décollage vers 17H.
Je prévois des hôtels dans les trois gdes villes, du camping dans les parks, et 2 ou 3 môtels sur la route 66.
estimation du séjour. vols, via LONDRES, LOS ANGELES, LONDRES, PAU. 1700€ moto + carburant. 2100 + 300 = 2400 € logement + bouffe + entrées + divers. 120/150€ /jour = 2500€ soit environ 6500/7000€ pour deux.
est ce que je tiens les grandes bases?
merci CHRISTOPHE.
Je prévois des hôtels dans les trois gdes villes, du camping dans les parks, et 2 ou 3 môtels sur la route 66.
estimation du séjour. vols, via LONDRES, LOS ANGELES, LONDRES, PAU. 1700€ moto + carburant. 2100 + 300 = 2400 € logement + bouffe + entrées + divers. 120/150€ /jour = 2500€ soit environ 6500/7000€ pour deux.
est ce que je tiens les grandes bases?
merci CHRISTOPHE.
Retour de Croisière MSC Spendida en Méditerranée ( 9 au 20 janvier 2010) English translation pending
Bonjour
Je reviens de la Croisiére découverte de la méditerranée, sur le MSC Splendida .
Je suis a voir ecoute si vous souhaitez des conseils ou des renseignements.
Nous avons fait prés de 3500 photos, le temps de les classer et de faire des petits textes, et j'enverrai mon carnet de voyage.
Je suis trés contente de mon séjour
Nos escales, Katakolon, le Pirée, Alexendrie, Héraklion, Rhodes, La valette, Messina, Naples.
Bonne croisiére a tous
Fiora
Bonne croisiére a tous
Fiora
Croisière avec le Pacific Dream de Pullmantur dans les Caraïbes (28 novembre - 6 décembre 2009) English translation pending
Croisière avec le Pacific Dream de Pullmantur dans les Caraïbes du 28 Nov au 06 Déc 09
Tout d’abord Merci 🙂 à Laetitia pour son article sur sa croisière avec le Pacific Dream qui nous a bien aider sur place.
Voir : http://voyageforum.com/voyage/croisiere_dans_les_caraibes_pacific_dream_experience_quelques_conseils_D3025395/
Dans mon article , j’essaierais de ne pas redire ce qui a été décris dans l’article de laetitia.
Nous avons trouver tout d’abord trouver cette croisiére sur Lastminute.com .
Puis ensuite vu sur Croisière de France.
Avons fait 2 devis (une agence de Nice et une agence de Monaco).
Nous avons choisis Monaco avec QCNS Cruise (un grand Merci à Luna qui a pu nous faire un vol direct Marseille – Madrid).
Nous habitons dans le Gard au dessus d’Avignon. Nous sommes partis de Marignane (avec Air Ibéria) le samedi à 7h30 (n’oubliez pas votre chéque Parking à 15€), et arrivée à Madrid à 9h10.
Oh stupéfaction , on s’est aperçu qu’on avait oublier notre appareil photo dans la voiture… 😕 grrrr !
Attention changement de terminal à Madrid (on passe du terminal 4 au terminal 1, il faut donc prendre une navette).
Ne pas s’affoler l’aéroport de Madrid est immense , et il faut marcher …😐
Obligation de récuperer ces bagages et de les faire réenregistrer.
Vol long courrier avec PLM6007 (747 de Pullmantur) départ 13h30, arrivée (heure locale, décalage 5h) 17h30.
Je confirme les dire de Laetitia, le vol avec Pullmantur, pas extra ! 😕
Boissons payantes, le casque pour les TV payant (3€), Rares films francais, et personnels peu souriants … Repas correct !
Arrivée à St Domingue , on prend le bus pour nous amener au quai d’embarquement (15 mns)…. Wahouuuu, on est impressionner par le bateau !! Faut dire aussi , que pour nous, c’était la première croisière…
Enregistrement pour l’accès à Bord : création d’une carte d’accès magnétique (effectivement , il faut donner son numéro de CB). La solution sinon est de créditer cette carte de 200 dollars/ personne.
On a choisis la CB (ce qui fait que toute les dépenses sont enregistrer et à la fin du séjour , on recoit une facture qui indique le montant qui sera débiter automatiquement sur la carte).
L’autre solution est de payer en espèces la facture.
Pour notre part , on est arriver à 520 dollars avec 3 excursions (à deux) prises avec le bateau et quelques photos et articles divers !
Nota : Environ 1 euro = 1, 4 dollar (ne l’oubliez pas , car dans certaines îles, 1euro = 1 dollar).
Par contre , à l’arrivée à St Domingue on ne s’occupe pas de nos bagages , ils arrivent directement dans la chambre, ouf !!
Et dans le quai d’enregistrement , le p’tit nombre de Français sera acceuillis par la charmante Allemande Jessica Palmer.😊
Et maintenant ….. A bord !!!
😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉
- --
Le Pacific Dream
Nous avons pris une chambre de catégorie H n° 5010 avec un hublot !
Les chambres sont très chouette et bien équipées.
(coffre fort, serviettes de plages, serviettes de toilette, gel douche, gel savon, sèche cheveux, téléphone, TV).
Sur place , il vous propose des chambres de catégorie supérieure pour 120 Dollars de plus (le bateau dans cette période n’est pas remplis 800 touristes au lieu de 1800 ).
Psiiiiitt… à bord , c’est du 110 volts ! Ne pas oublier l’adaptateur sinon c’est 5 dollars (remboursable à la fin du séjour).😉
Dans la chambre tous les soirs , vous aurez droit à votre programme pour le lendemain (festivitées et excursions ).
Sur la TV , il y a qu’une seule chaine en Français , avec des films très nul et mal enregistrés (mais bon, on est pas là, pour regarder la TV)🙁.
Le personnel d’entretien des chambres est très sympa (la plupart des philipins, comme dans tous les gros paquebots).🙂
Le 1er jour (dimanche 29 nov) Navigation :
Navigation toute la journée. Découverte du bateau, de tous ces bars (et bien sur, hic hic hic…. De ces coktails ! Je vous conseille de goutter la caipirinha …. C’est bon !).
Le matin, vous aurez droit à un essai d’évacuation du bateau avec gilet de sauvetage.
Puis après une réunion de bienvenue avec Jessica Palmer et Benjamin ( un Français qui s’occupe des excursions de toute la croisière).
Je vous conseille d’aller voir Benjamin car il vous apprendra pleins de choses et au moins on parle FRANÇAIS avec lui (Il faut dire qu’au bout de quelques jours, la langue Espagnol vous sort un peu des yeux ! ).
Dans cette réunion , on vous présente les excursions à chaque escale (de 30$ à 160$).
Je peux vous fournir la liste des excursions , mais allez voir directement sur le site www.pullmantur.es (Les excursions Calypso).
Sinon le soir à 19h00, soirée du commandant avec son cocktail et bien sur, la photo ! Pour la photo , il faut attendre plus d’une heure (les photos sont vendues autour de 12$).
On a pu acheter un appareil photo jetable (ouf !!), à 8.30$ ! Cela dépanne …🙂
Tous les repas sont servis à 20h00 et on choisit à la carte (c’est excellent !).😉
Il y a du choix (n’hésitez pas à demander plusieurs plats), et les serveurs sont à nos p’tits soins.😛
On était avec le chef de rang MARCO (un mauricien), il est adorable et vous ferra rire.😎
Le soir (comme tous les soirs d’ailleurs) à 22h30, spectacle dans le théatre très luxieux. Allez y , on a trouver que tous les spectacles , étaient géniaux. Puis ils ont une troupe de danseurs et danseuses ( mamamilliaaaaaaaa !! rien que pour les yeux 🤪🤪🤪, cela fait du bien …).
Puis vers minuit , vous pouvez aller profiter de la Discothèque ZOOM , puis ….. ronfffl (les journées sont chargées).
Le 2ième jour (lundi 30 nov) Sainte Lucie:
Miammmm… vous allez apprécier les petits déjeuners à volonté.😛
Nous avons choisis, l’excursion pour la croisière des pitons avec catamaran (66$).
Prévoyez des protections solaires, on a cramé !🏴☠️
Un grand MERCI à Benjamin des excursions, qui a fait le catamaran avec nous, et qui nous a prêter son appareil numérique étanche, avec lequel j’ai pu faire des photos sous marine sur une des plages de Sainte Lucie. Les poissons se laissent photographier, et les fonds marins sont superbes.
Il a gracieusement pu me copier les photos sur une clé USB.
Sur cette ile pas grand chose, et on a pas trouver pour acheter un appareil photo numérique.
Le soir, soirée LATINO TROPICAL (avec des coups de soleil).😏
Tous les jours, les animateurs vous font jouer au BINGO (au vous pouvez gagner des $). Pfeuuu… on a jamais gagner !😕
L’équipe d’animatiôôôônnnne, (prononcer le mot animation , comme si vous avez un cheveux sur la langue 😮, c’est l’accent Espagnol ! On commence à connaître la langue.) vous propose des activitées toute la journée et aussi le soir.
Le 3ième jour (mardi 1 déc) Martinique :
On est aller louer une voiture de location à Fort de France, sur les indications de laetitia.🙂
C’est assez facile à trouver (suivre sur la gauche du port le trottoir vert), qui vous améne dans le centre , pour le quasi seul loueur BUDGET.
Location à 43€ à 10h00, sachant qu’il fallait ramener la voiture avant 16h30.
Donc dur dur , on est pas aller voir une des plus belles plages de l’ile (Plage des salines), mais on est aller acheter un appareil photo caméra numérique dans un Carrefour (à Dillon)… yesss ! et après on est aller manger à un p’tit restau qu’on connaissait à Grande Anse (c’est la 4iéme fois que je pars en Martinique), le restaurant Djiloul (ou le poisson est bon 🙂!), puis plage du Diamant !
Dans les excursions proposées, plantation clément et jardins Balata et Jeep sont à faire … Beaucoup de choses à voir sur la Martinique.
A chaque escale , ne pas oublier de prendre le numéro de tél du bateau , au cas ou il vous arrive un soucis.
Sachez quand même , que le bateau n’attends pas et part à l’heure …
Le soir, spectacle « FOUS et SANS LIMITES », une nouveauté, à ne surtout pas rater, vous allez rire !!😉
Suivi à la discothéque du spectacle du Talent (ce sont des talents qu’on certaines personnes de l’équipage), et là aussi à ne pas manquer, c’est super !!😉
Le 4ième jour (mercredi 2 déc) Guadeloupe :
Nous avons opter pour prendre un taxi à l’extérieur de l’enceinte du port.
A l’intérieur du port une flopée de taxi attende et c’est mini 40€ / personne pour de petites excursions.
On a payer 50€ pour deux, pour qu’il nous améne à la plage de St Anne (superbe plage à découvrir avec son p’tit marché typique) et qu’il vienne nous rechercher !
La plage de St Anne est à envion 35 mns du bateau, il y a de bons p’tits restau et c’est une plage ombragée.🙂
Vous pouvez négocier si vous êtes plusieurs et il a aussi un mini bus :
Patrick (06.90.13.74.88) ou Anne Marie (06.90.57.44.16)
On nous a parler d’une très belle plage qui est à Grande Anse, mais plus éloignée !🙂
Le soir , tjs l’équipe d’animatioooone qui est là pour vous proposez pleins d’activitées…. Et n’oubliez de siroter tous les cocktails !😛
Pssiiit … une petite astuce : étant donner que nous sommes en All Inclusive , bouffe et alcool à gogo, pour éviter de prendre trop de kilos , on s’est forcer à ne jamais prendre l’ascenseur !!! Si si …. Du Pont (4 ou 5), jusqu’au Pont 11, plusieurs fois par jour , ben… cela maintient la forme !🙁
Et on a du prendre moins de 2 kg dans la semaine ( et c’est bien , car on ne s’est pas privé ! hic ).
Le 5ième jour (jeudi 3 déc) St Martin :
Nous avons choisis aussi l’excursion QUAD (101 $) ! et génial … je la conseille !🙂
Excursiôôône qui a durer presque 4h, avec arrêt sur une petite plage privé !
Ce sont des quads de 350 cm3 et y de quoi s’amuser (faut espérer avoir un bon groupe qui suit !). Les moniteurs sont complétement barges à bord de leur engin, mais pas grave, on a pu faire de superbes photos et films avec notre bel appareil Toshiba.
Au retour , miam miam au buffet du bateau (on peut manger jusqu’à 17h00), puis p’tite douche et en avant pour les achats Hightech à prix dégriffé de St Martin !!
Vous trouvez de tout , il faut quand même comparés !
On a acheter un ipod Nano 16Go (dernière génération) à 169$, en France c’est plutot 190€ !!🙂
Puis aussi une carte SD 8GO à 20€, pour notre appareil numérique.
Certains acheter des PC portables, d’autres des appareils photos, des bijoux, des montres, des parfums, etc … C’est à voir et aussi à négocier !
Je crois que ce jour là, c’etait la plus basse température de la croisière (29°C).
Le spectacle du soir « Show de Bulles de savon », spectacle rarissime et quasiment unique au monde😉 ! A voir absolument… suivi de la kermesse sur le bateau (avec pleins de jeux amusant) ! On n’y etait pas , car on etait nase ! Ronffflll ….
Le 6ième Jour (vendredi 4 déc) Tortola :
Je confirme l’avis de laetitia , si il ya une excursion à faire c’est « 😉VIRGIN GORDA 😉»(66$).
Sur cette ile , il n’y a que des banques => Paradis fiscal😎
L’excursion consiste à prendre un bateau pendant 40 mns , pour arriver sur la plus spectaculaire des îles vierges britaniques. On prend un bus safari pendant 10 mns , et on arrive enfin à une magnifique plage ou on peut admirer les fameuses « baignoires », plages paradisiaques équivalent sinon mieux que les seychelles .
Là aussi , on a fait chauffer l’appareil photo.
Il y avait une excursion aussi avec nage avec les dauphins ! Ben , c’est paraît il pas mal ! Cela n’a rien à voir avec Marineland d’Antibes , on nage réellement 1h30 avec les dauphins… c’est remplis d’émotiôônnne !🙂
La soirée spectacle « Au cœur … ABBA » , excellente 😉, à voir aussi !
Le 7ième jour (samedi 5 déc) St Domingue :
Nous sommes rester à bord , on voulait profiter de la journée du bateau !😎
Puis je suis déjà aller à St Domingue , et on etait moins emballer pour faire des excursions.
On a pu profiter à fond des jaccuzis, de la pisicne , des cocktails …
Pour boire un bon café expresso🙂, n’hésitez pas à aller au bar du salon Rendez vous , ou au bar du Casino.
Pour le casino🙂 , gardez quelques dollars avec vous , ce sont des jetons de 25 cts.
Vous pouvez demander des bouteilles d’eau 🙂le soir, ou pour les excursions, au bar du casino (c’est gratuit).
Hey ... psiiit, un autre truc : le mal de terre ! Vous connaissez ?
A force d'être sur le bateau , on suit les mouvements (jour et nuit) et lorsqu'on est sur terre, on a l'impression que cela continue à tanguer... (sans avoir bu, bien sur !!).
Nous avons acheter le DVD de la notre croisière (21.35$), mais c’est plutot un DVD génaral sur la croisiére du Pacific dream dans les caraibes. Il n’y a que quelques passages ou on reconnaît des gens de notre semaine de croisière.🙁
On a débarquer à quai pour prendre un bus (à 15h30), direction l’aéroport.
Les bagages avaient été déjà envoyer à l’aéroport.🙂
Le dernier soucis pour nous, a été l’oubli de notre fameux appareil photo camera Toshiba, dans le « Bar Rendez vous », avec la p’tite carde SD de 8Go, au moment du débarquement !😕
Snif et resnif, surtout pour les photos de Tortola et sa plage et aussi de la dernière soirée.😕
J’ai recontacter le bateau pour cette perte et aussi contacter notre agence, on attends tjs des nouvelles à ce jour !!!😐
Départ de St Domingue à 19h45 …
Le 8ième jour :
… Arrivée à Madrid à 8h45 ! Recup bagage , changement de terminal , puis réenregistrement bagage …
Notre avion pour Marseille etait à 16h50… j’ai essayer de voir pour avancer le vol , impossible , un seul départ pour Marseille le dimanche.
Vol retardé et décollage à 17h30… grrr !🙁
Sol FRANÇAIS à 19h00
Conclusion :
La croisière superbe et le bateau aussi .🙂
Les équipes d’animations et de restaurations superbes aussi.🙂
Un régal sur la nourriture et les cocktails…😛
Un dépaysement complet avec les îles et les excursiôônnnes …😎
N’hésitez à nous posez des questions ou à avoir d’autres conseils pour cette belle croisière sur le Pacific Dream.😎
Bonne croisière aux veinards qui vont partir …
Et …. N’oubliez pas votre appareil photo !!🤪
NATOU et FILOU
Tout d’abord Merci 🙂 à Laetitia pour son article sur sa croisière avec le Pacific Dream qui nous a bien aider sur place.
Voir : http://voyageforum.com/voyage/croisiere_dans_les_caraibes_pacific_dream_experience_quelques_conseils_D3025395/
Dans mon article , j’essaierais de ne pas redire ce qui a été décris dans l’article de laetitia.
Nous avons trouver tout d’abord trouver cette croisiére sur Lastminute.com .
Puis ensuite vu sur Croisière de France.
Avons fait 2 devis (une agence de Nice et une agence de Monaco).
Nous avons choisis Monaco avec QCNS Cruise (un grand Merci à Luna qui a pu nous faire un vol direct Marseille – Madrid).
Nous habitons dans le Gard au dessus d’Avignon. Nous sommes partis de Marignane (avec Air Ibéria) le samedi à 7h30 (n’oubliez pas votre chéque Parking à 15€), et arrivée à Madrid à 9h10.
Oh stupéfaction , on s’est aperçu qu’on avait oublier notre appareil photo dans la voiture… 😕 grrrr !
Attention changement de terminal à Madrid (on passe du terminal 4 au terminal 1, il faut donc prendre une navette).
Ne pas s’affoler l’aéroport de Madrid est immense , et il faut marcher …😐
Obligation de récuperer ces bagages et de les faire réenregistrer.
Vol long courrier avec PLM6007 (747 de Pullmantur) départ 13h30, arrivée (heure locale, décalage 5h) 17h30.
Je confirme les dire de Laetitia, le vol avec Pullmantur, pas extra ! 😕
Boissons payantes, le casque pour les TV payant (3€), Rares films francais, et personnels peu souriants … Repas correct !
Arrivée à St Domingue , on prend le bus pour nous amener au quai d’embarquement (15 mns)…. Wahouuuu, on est impressionner par le bateau !! Faut dire aussi , que pour nous, c’était la première croisière…
Enregistrement pour l’accès à Bord : création d’une carte d’accès magnétique (effectivement , il faut donner son numéro de CB). La solution sinon est de créditer cette carte de 200 dollars/ personne.
On a choisis la CB (ce qui fait que toute les dépenses sont enregistrer et à la fin du séjour , on recoit une facture qui indique le montant qui sera débiter automatiquement sur la carte).
L’autre solution est de payer en espèces la facture.
Pour notre part , on est arriver à 520 dollars avec 3 excursions (à deux) prises avec le bateau et quelques photos et articles divers !
Nota : Environ 1 euro = 1, 4 dollar (ne l’oubliez pas , car dans certaines îles, 1euro = 1 dollar).
Par contre , à l’arrivée à St Domingue on ne s’occupe pas de nos bagages , ils arrivent directement dans la chambre, ouf !!
Et dans le quai d’enregistrement , le p’tit nombre de Français sera acceuillis par la charmante Allemande Jessica Palmer.😊
Et maintenant ….. A bord !!!
😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉
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Le Pacific Dream
Nous avons pris une chambre de catégorie H n° 5010 avec un hublot !
Les chambres sont très chouette et bien équipées.
(coffre fort, serviettes de plages, serviettes de toilette, gel douche, gel savon, sèche cheveux, téléphone, TV).
Sur place , il vous propose des chambres de catégorie supérieure pour 120 Dollars de plus (le bateau dans cette période n’est pas remplis 800 touristes au lieu de 1800 ).
Psiiiiitt… à bord , c’est du 110 volts ! Ne pas oublier l’adaptateur sinon c’est 5 dollars (remboursable à la fin du séjour).😉
Dans la chambre tous les soirs , vous aurez droit à votre programme pour le lendemain (festivitées et excursions ).
Sur la TV , il y a qu’une seule chaine en Français , avec des films très nul et mal enregistrés (mais bon, on est pas là, pour regarder la TV)🙁.
Le personnel d’entretien des chambres est très sympa (la plupart des philipins, comme dans tous les gros paquebots).🙂
Le 1er jour (dimanche 29 nov) Navigation :
Navigation toute la journée. Découverte du bateau, de tous ces bars (et bien sur, hic hic hic…. De ces coktails ! Je vous conseille de goutter la caipirinha …. C’est bon !).
Le matin, vous aurez droit à un essai d’évacuation du bateau avec gilet de sauvetage.
Puis après une réunion de bienvenue avec Jessica Palmer et Benjamin ( un Français qui s’occupe des excursions de toute la croisière).
Je vous conseille d’aller voir Benjamin car il vous apprendra pleins de choses et au moins on parle FRANÇAIS avec lui (Il faut dire qu’au bout de quelques jours, la langue Espagnol vous sort un peu des yeux ! ).
Dans cette réunion , on vous présente les excursions à chaque escale (de 30$ à 160$).
Je peux vous fournir la liste des excursions , mais allez voir directement sur le site www.pullmantur.es (Les excursions Calypso).
Sinon le soir à 19h00, soirée du commandant avec son cocktail et bien sur, la photo ! Pour la photo , il faut attendre plus d’une heure (les photos sont vendues autour de 12$).
On a pu acheter un appareil photo jetable (ouf !!), à 8.30$ ! Cela dépanne …🙂
Tous les repas sont servis à 20h00 et on choisit à la carte (c’est excellent !).😉
Il y a du choix (n’hésitez pas à demander plusieurs plats), et les serveurs sont à nos p’tits soins.😛
On était avec le chef de rang MARCO (un mauricien), il est adorable et vous ferra rire.😎
Le soir (comme tous les soirs d’ailleurs) à 22h30, spectacle dans le théatre très luxieux. Allez y , on a trouver que tous les spectacles , étaient géniaux. Puis ils ont une troupe de danseurs et danseuses ( mamamilliaaaaaaaa !! rien que pour les yeux 🤪🤪🤪, cela fait du bien …).
Puis vers minuit , vous pouvez aller profiter de la Discothèque ZOOM , puis ….. ronfffl (les journées sont chargées).
Le 2ième jour (lundi 30 nov) Sainte Lucie:
Miammmm… vous allez apprécier les petits déjeuners à volonté.😛
Nous avons choisis, l’excursion pour la croisière des pitons avec catamaran (66$).
Prévoyez des protections solaires, on a cramé !🏴☠️
Un grand MERCI à Benjamin des excursions, qui a fait le catamaran avec nous, et qui nous a prêter son appareil numérique étanche, avec lequel j’ai pu faire des photos sous marine sur une des plages de Sainte Lucie. Les poissons se laissent photographier, et les fonds marins sont superbes.
Il a gracieusement pu me copier les photos sur une clé USB.
Sur cette ile pas grand chose, et on a pas trouver pour acheter un appareil photo numérique.
Le soir, soirée LATINO TROPICAL (avec des coups de soleil).😏
Tous les jours, les animateurs vous font jouer au BINGO (au vous pouvez gagner des $). Pfeuuu… on a jamais gagner !😕
L’équipe d’animatiôôôônnnne, (prononcer le mot animation , comme si vous avez un cheveux sur la langue 😮, c’est l’accent Espagnol ! On commence à connaître la langue.) vous propose des activitées toute la journée et aussi le soir.
Le 3ième jour (mardi 1 déc) Martinique :
On est aller louer une voiture de location à Fort de France, sur les indications de laetitia.🙂
C’est assez facile à trouver (suivre sur la gauche du port le trottoir vert), qui vous améne dans le centre , pour le quasi seul loueur BUDGET.
Location à 43€ à 10h00, sachant qu’il fallait ramener la voiture avant 16h30.
Donc dur dur , on est pas aller voir une des plus belles plages de l’ile (Plage des salines), mais on est aller acheter un appareil photo caméra numérique dans un Carrefour (à Dillon)… yesss ! et après on est aller manger à un p’tit restau qu’on connaissait à Grande Anse (c’est la 4iéme fois que je pars en Martinique), le restaurant Djiloul (ou le poisson est bon 🙂!), puis plage du Diamant !
Dans les excursions proposées, plantation clément et jardins Balata et Jeep sont à faire … Beaucoup de choses à voir sur la Martinique.
A chaque escale , ne pas oublier de prendre le numéro de tél du bateau , au cas ou il vous arrive un soucis.
Sachez quand même , que le bateau n’attends pas et part à l’heure …
Le soir, spectacle « FOUS et SANS LIMITES », une nouveauté, à ne surtout pas rater, vous allez rire !!😉
Suivi à la discothéque du spectacle du Talent (ce sont des talents qu’on certaines personnes de l’équipage), et là aussi à ne pas manquer, c’est super !!😉
Le 4ième jour (mercredi 2 déc) Guadeloupe :
Nous avons opter pour prendre un taxi à l’extérieur de l’enceinte du port.
A l’intérieur du port une flopée de taxi attende et c’est mini 40€ / personne pour de petites excursions.
On a payer 50€ pour deux, pour qu’il nous améne à la plage de St Anne (superbe plage à découvrir avec son p’tit marché typique) et qu’il vienne nous rechercher !
La plage de St Anne est à envion 35 mns du bateau, il y a de bons p’tits restau et c’est une plage ombragée.🙂
Vous pouvez négocier si vous êtes plusieurs et il a aussi un mini bus :
Patrick (06.90.13.74.88) ou Anne Marie (06.90.57.44.16)
On nous a parler d’une très belle plage qui est à Grande Anse, mais plus éloignée !🙂
Le soir , tjs l’équipe d’animatioooone qui est là pour vous proposez pleins d’activitées…. Et n’oubliez de siroter tous les cocktails !😛
Pssiiit … une petite astuce : étant donner que nous sommes en All Inclusive , bouffe et alcool à gogo, pour éviter de prendre trop de kilos , on s’est forcer à ne jamais prendre l’ascenseur !!! Si si …. Du Pont (4 ou 5), jusqu’au Pont 11, plusieurs fois par jour , ben… cela maintient la forme !🙁
Et on a du prendre moins de 2 kg dans la semaine ( et c’est bien , car on ne s’est pas privé ! hic ).
Le 5ième jour (jeudi 3 déc) St Martin :
Nous avons choisis aussi l’excursion QUAD (101 $) ! et génial … je la conseille !🙂
Excursiôôône qui a durer presque 4h, avec arrêt sur une petite plage privé !
Ce sont des quads de 350 cm3 et y de quoi s’amuser (faut espérer avoir un bon groupe qui suit !). Les moniteurs sont complétement barges à bord de leur engin, mais pas grave, on a pu faire de superbes photos et films avec notre bel appareil Toshiba.
Au retour , miam miam au buffet du bateau (on peut manger jusqu’à 17h00), puis p’tite douche et en avant pour les achats Hightech à prix dégriffé de St Martin !!
Vous trouvez de tout , il faut quand même comparés !
On a acheter un ipod Nano 16Go (dernière génération) à 169$, en France c’est plutot 190€ !!🙂
Puis aussi une carte SD 8GO à 20€, pour notre appareil numérique.
Certains acheter des PC portables, d’autres des appareils photos, des bijoux, des montres, des parfums, etc … C’est à voir et aussi à négocier !
Je crois que ce jour là, c’etait la plus basse température de la croisière (29°C).
Le spectacle du soir « Show de Bulles de savon », spectacle rarissime et quasiment unique au monde😉 ! A voir absolument… suivi de la kermesse sur le bateau (avec pleins de jeux amusant) ! On n’y etait pas , car on etait nase ! Ronffflll ….
Le 6ième Jour (vendredi 4 déc) Tortola :
Je confirme l’avis de laetitia , si il ya une excursion à faire c’est « 😉VIRGIN GORDA 😉»(66$).
Sur cette ile , il n’y a que des banques => Paradis fiscal😎
L’excursion consiste à prendre un bateau pendant 40 mns , pour arriver sur la plus spectaculaire des îles vierges britaniques. On prend un bus safari pendant 10 mns , et on arrive enfin à une magnifique plage ou on peut admirer les fameuses « baignoires », plages paradisiaques équivalent sinon mieux que les seychelles .
Là aussi , on a fait chauffer l’appareil photo.
Il y avait une excursion aussi avec nage avec les dauphins ! Ben , c’est paraît il pas mal ! Cela n’a rien à voir avec Marineland d’Antibes , on nage réellement 1h30 avec les dauphins… c’est remplis d’émotiôônnne !🙂
La soirée spectacle « Au cœur … ABBA » , excellente 😉, à voir aussi !
Le 7ième jour (samedi 5 déc) St Domingue :
Nous sommes rester à bord , on voulait profiter de la journée du bateau !😎
Puis je suis déjà aller à St Domingue , et on etait moins emballer pour faire des excursions.
On a pu profiter à fond des jaccuzis, de la pisicne , des cocktails …
Pour boire un bon café expresso🙂, n’hésitez pas à aller au bar du salon Rendez vous , ou au bar du Casino.
Pour le casino🙂 , gardez quelques dollars avec vous , ce sont des jetons de 25 cts.
Vous pouvez demander des bouteilles d’eau 🙂le soir, ou pour les excursions, au bar du casino (c’est gratuit).
Hey ... psiiit, un autre truc : le mal de terre ! Vous connaissez ?
A force d'être sur le bateau , on suit les mouvements (jour et nuit) et lorsqu'on est sur terre, on a l'impression que cela continue à tanguer... (sans avoir bu, bien sur !!).
Nous avons acheter le DVD de la notre croisière (21.35$), mais c’est plutot un DVD génaral sur la croisiére du Pacific dream dans les caraibes. Il n’y a que quelques passages ou on reconnaît des gens de notre semaine de croisière.🙁
On a débarquer à quai pour prendre un bus (à 15h30), direction l’aéroport.
Les bagages avaient été déjà envoyer à l’aéroport.🙂
Le dernier soucis pour nous, a été l’oubli de notre fameux appareil photo camera Toshiba, dans le « Bar Rendez vous », avec la p’tite carde SD de 8Go, au moment du débarquement !😕
Snif et resnif, surtout pour les photos de Tortola et sa plage et aussi de la dernière soirée.😕
J’ai recontacter le bateau pour cette perte et aussi contacter notre agence, on attends tjs des nouvelles à ce jour !!!😐
Départ de St Domingue à 19h45 …
Le 8ième jour :
… Arrivée à Madrid à 8h45 ! Recup bagage , changement de terminal , puis réenregistrement bagage …
Notre avion pour Marseille etait à 16h50… j’ai essayer de voir pour avancer le vol , impossible , un seul départ pour Marseille le dimanche.
Vol retardé et décollage à 17h30… grrr !🙁
Sol FRANÇAIS à 19h00
Conclusion :
La croisière superbe et le bateau aussi .🙂
Les équipes d’animations et de restaurations superbes aussi.🙂
Un régal sur la nourriture et les cocktails…😛
Un dépaysement complet avec les îles et les excursiôônnnes …😎
N’hésitez à nous posez des questions ou à avoir d’autres conseils pour cette belle croisière sur le Pacific Dream.😎
Bonne croisière aux veinards qui vont partir …
Et …. N’oubliez pas votre appareil photo !!🤪
NATOU et FILOU
Synthèse des départs de croisières "Perles des Antilles" de Costa Cruises English translation pending
Je vous propose de faire une synthèse des amis VF qui partent sur le méditerrannéa et de rajouter votre nom...
02 janvier 2010 momoteo 9 janvier 2010 16 janvier 2010 23 janvier 2010 30 janvier 2010 06 fevrier 2010 13 Février 2010 friquette07 depart de lyon pont 6 1ère croisiere 13 Fevrier 2010 vatu
20 fevrier 2010 alfaechotang depart de montpellier
02 janvier 2010 momoteo 9 janvier 2010 16 janvier 2010 23 janvier 2010 30 janvier 2010 06 fevrier 2010 13 Février 2010 friquette07 depart de lyon pont 6 1ère croisiere 13 Fevrier 2010 vatu
20 fevrier 2010 alfaechotang depart de montpellier
Compte rendu d'un voyage en Iran, octobre 2009 English translation pending
Voyage sans tension particulière, meme si on a l’impression que pas mal d’iraniens ont le coup des elections un peu en travers de la gorge.
Quelques chiffres, tarifs de transports, hotels, principalement, si cela peut aider certains a preparer leur voyage :
Visa de deux semaines obtenu a l’aeroport Imam Khomeyni sans aucune difficulté, comme d’habitude, en 20mn, 50 euros, pas de photos, pas d’empreintes digitales a déposer. On peut changer de l’argent a l’aeroport 24/24
Imam Khomeyni airport- meshed hotel a Tehran taxi « dar bast » (privatif)= 180 000 RI
Meshed hotel= 100 000RI la chambre deux lits
Tehran-Qazvin en savari « na dar bast » (taxi collectif 4 passagers)=60 000 RI
Qazvin hotel iran single avec douche, tv, frigo=180 000 RI. Propre
Qazvin-Zanjan savari (toujours « na dar bast » par la suite, sauf si précisé)=50 000 RI
Zanjan mosaferkhune single 100 000 RI. Sale
Zanjan-Miyaneh= 40 000 RI, route superbe. La route jusqu'à Bostan Abad ressemble a l’Afghanistan, tel que je me l’imagine en tout cas puisque je ne connais pas ce pays
Ardabil hotel sabalan tres cher, 420 000 RI la double et 310 000 RI la single, standard international apparement, donc pour moi ca a été hotel jahan a quelques centaines de metres du sabalan, trottoir d’en face juste avant le rond point, 70 000 la chambre, propre mais pas de douche
Ardabil-Meshgin Shahr, savari 25 000 RI
Meshgin Shahr-Ahar savari 20 000 RI
Ahar- Tabriz savari 25000 RI route superbe, roches rouges voir site photos d'Ali Shokri, photographe Tabrizi (http://www.alishokri.com/index.php?x=about)
Tabriz golshan hotel chambre avec douche 140000 RI, assez net
Tabriz-Marand savari 15000 RI. Visiblement difficile de faire Marand-Maku direct (mostaghim), il faut passer par Khoy
Taxi « dar bast » de Maku a Qareh Kelisa 50 000 RI de l’heure. Il faut compter une heure aller, une heure retour, et au moins une heure sur place
Maku hotel tourist inn, 230 000 RI mais hotel d’etat, tres net, frigo tv douche, finalement un bon rapport qualité prix
Jolfa-Tabriz savari 30 000 RI
Tabriz –Kandovan pas de savari, des bus paraît il…taxi « dar bast » entre 150 000 et 200 000 RI aller retour, attente comprise
Restaurant de l’hotel El Goli a Tabriz tres bonne vue 360 sur Tabriz, restaurant pivotant, mais cher (et pas d’esturgeon !)
Bus Bostan Abad-Zanjan 40000 R.I . Lent, arrets frequents. Decidement la meilleure solution pour voyager en iran est le savari, plus rapide, plus fluide, sans horaire
De Zanjan a Tabriz, au km 60 la route est tres belle (c’est en fait l’autoroute, la « vieille route etant parralele, et apparement encore plus belle), mais a partir du km 100 jusqu’au km 120 environ, la route est tout simplement sublime, lunaire, des couleurs a couper le souffle
Qazvin-Rasht= savari 50 000 RI
Rasht-Fuman savari 30000 RI
Fuman-Masouleh dar bast= 40000 RI, etonnament peu cher pour un dar bast de 35km
Hotel Masuleh tout en bas du village=200000 RI frigo tv douche
Minibus masouleh-fuman= 5000 RI. Lent.
Rasht-Tehran savari 100000 RI a l’arriere, 150000 RI devant, 4h, par qazvin. La route qui passe le long de la caspienne par Ramsar, Chalus dure 6h
Tehran hotel meshad dortoir 50000 RI
Un lift motorisé a Tehran=entre 15000 et 30000 maxi, selon distance. Frayeur garantie (on s’est trompé de route ? remontons la 4 voies a contre sens !)
Prix en vrac:
Tehran khayyam traditionel resto, le dizi est a 45000 RI. Cadre sublime et qalyan pas mal
Carte memoire d’appareil photo 4 giga= environ 12 euros
Hamburger 10000 RI ; tablette chocolat europeen 7000 RI ; jus de carotte, melon, banane 3000 RI ; qalyan+ thé entre 10000 RI et 15000 RI (sauf a masouleh ou c’est du vol) ; brochette mouton+riz 30000-45000 RI ; glace 3000 RI : koresht 30000 RI
Quelques photos prises lors de ce voyage (octobre 2009) sont visibles a l’adresse suivante :
http://picasaweb.google.com/home
Pour plus d’infos n’hesitez pas a me contacter
L’Iran est tres loin de tous les clichés, c’est un pays sublime et les iraniens le sont encore plus. La sécurité y est quasi totale pour un touriste.
Yoann
Organisation d'un salon du voyage à vélo: qu'en dites-vous cyclo(tes)? English translation pending
Une question me passe par la tete cette apres midi:
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Sumatra - "dis Carlos, je me sens un peu gênée avec mon bikini..." English translation pending
Sumatra. Je viens d'arriver a Pantai Bungus (pres de Padang), au Losmen Carlos. Carlos, c'est le patron de l'hotel.
Apres-midi. Personne. Temps superbe pour se baigner. L'hotel donne sur la plage.
- Dis Carlos, je me sens un peu genee avec mon bikini..
- T'inquiete pas, va te baigner. Me repond Carlos.
OK. Apres 10 mn de baignade, je decide d'aller me promener sur la plage. Cette gene me poursuit quand-meme. Cipika en bikini, elle ne vendrait pas une Porsh pourtant. D'habitude, elle se trouve plutot discrete sur la plage. Mais la... elle se sent caremment "a poil". Il y a des pecheurs qui travaillent un peu plus haut. Est-ce le silence? Je ne sais pas.Tres vite, avant que je ne fasse demi-tour, une horde de tout-petits se ruent sur moi. Ils sont 5 ou 6 , moyenne d'age 6, 8 ans. Le petit leadeur, une gamine de 8 ans, commence son interview en indonesien accompane de gestes. Je capte "malu" (genee, timide) et elle se dessine avec les mains un bikini. Tres explicite. Je fais repeter, histoire de tester un peu plus loin mes capacites en indonesien et de preparer une reponse mais le message est bien passe:
- "T'es pas un peu genee de te promener comme ca sur la plage en bikini?"
- Be....un peu quand-meme....car il n'y a pas d'autres filles.
- Alors, si il y avait d'autres filles, tu ne serais pas genee. Et si c'etait des garcons?
- Be.... ca depend....
- ?...Si il est comme lui (elle me montre du doigt un bambin de 6 ans a peine), t'es genee?
- Ah non... la, ca va!
- Et si c'est lui, la-bas, (elle m'indique un pecheur a 50m, occupe a ses filets) t'es genee?
- La oui, un peu.... alors je ne le regarde pas et comme ca, ca va.
Perspicace la gamine avec ses questions.
Malheureusement, la conversation avec ce petit bout de femme pas si innocente et moi, un peu naive en ce pays, donc cette conversation tres instructive est interrompue par un pecheur, un aine dans ce village:
- Madame, vous etes dans un village Minangkabau (groupe ethique de l'ouest-Sumatra). Vous ne pouvez pas marcher ici comme ca. Veuillez faire demi-tour.
Les paroles etaient cinglantes. La, j'avais honte. Et les enfants se sont envoles de peur de se faire reprimander.
- Carloooos! Je me suis fait gronder!!!!
- T'en fais pas. Baigne toi devant l'hotel. Pas de probleme.
J'ai donc appris ma lecon:
1- devant l'hotel, baignade en bikini: OK
2- se deplacer de son bungalow a la plage: avec un pareo, c'est mieux.
3- se promener le long de la plage: au moins un t-shirt.
Tout est question d'ajustement, et lorsqu'on a compris les moeurs du pays qui nous accueille, d'un peu de savoir vivre. Ca m'a pris un quart d'heure et une bonne dose de honte alors je vous presente mon anecdote afin de vous eviter mesdames et mesdemoiselles ce petit embarras.
Le lendemain: Sortie en mer pour snorkling. J'ai bien ajuste les pendules des bons moeurs et me suis enroulee dans mon pareo. Nous accostons sur une petite ile d'ou l'on peut faire du snorkling. C'est merveilleux. Les poissons sont a a peine un metre du bord. "Horreur!". Sur cette plage bordee de bungalows, mesdames se font bronzer la pilule topless! Quoi! Il n'y a pas quelque patrouille de Minangkabau ici pour rhabiller de pudeur ces damoizelles? On n'est pas a Montalivet ici! Ya plus qu'a se mettre a faire du velo a poil comme la-bas. Je DETESTE ces camps de naturistes qui debordent sur NOS plages...Bref... Tout ca pour en venir ou? Pudeur: question de culture? religion? epoque? Ou commence la pudeur? Moi, je me coyais tres correcte en maillot sur la plage. Pourtant, ma tenue etait indecente. De mon cote, que je trouve indecent de s'exposer topless, dans un pays musulman aussi bien qu'au bord d'une piscine en France ou ailleurs. Conclusion: un pareo (ou "sarung" ici) c'est pratique. C'est beau, c'est leger. On s'enroule dedans et on peut meme dormir dedans.
Petit appendix pour notre comptable de service, je nommerai Ragamuffin: des prix. Quoi que je ne pense pas qu'il se soit senti concerne par ces petits problemes de bikini en pays Minangkabau. - Losmen Carlos: 3 cathegories de chambres: 50 000rp (mandi- salle de bain- a l'exterieur), 75 000rp (avec mandi et fan), 125 000rp je crois (avec clim) - snorkling: une journee 200 000rp (tuba, repas, snack et boisons compris) a partir de 3 personnes. - restau: plats entre 10 et 20 000rp - barbecue sur la plage avec feu de bois, guitare... ambiance tres bon enfant: 50 000rp - personnel (hotel tenu par une grande famille): gentillesse, sourires, convivialite, bienveillance en abondance: gratuit Bonheur garanti. On planifie 3 jours, on reste 5.
Le lendemain: Sortie en mer pour snorkling. J'ai bien ajuste les pendules des bons moeurs et me suis enroulee dans mon pareo. Nous accostons sur une petite ile d'ou l'on peut faire du snorkling. C'est merveilleux. Les poissons sont a a peine un metre du bord. "Horreur!". Sur cette plage bordee de bungalows, mesdames se font bronzer la pilule topless! Quoi! Il n'y a pas quelque patrouille de Minangkabau ici pour rhabiller de pudeur ces damoizelles? On n'est pas a Montalivet ici! Ya plus qu'a se mettre a faire du velo a poil comme la-bas. Je DETESTE ces camps de naturistes qui debordent sur NOS plages...Bref... Tout ca pour en venir ou? Pudeur: question de culture? religion? epoque? Ou commence la pudeur? Moi, je me coyais tres correcte en maillot sur la plage. Pourtant, ma tenue etait indecente. De mon cote, que je trouve indecent de s'exposer topless, dans un pays musulman aussi bien qu'au bord d'une piscine en France ou ailleurs. Conclusion: un pareo (ou "sarung" ici) c'est pratique. C'est beau, c'est leger. On s'enroule dedans et on peut meme dormir dedans.
Petit appendix pour notre comptable de service, je nommerai Ragamuffin: des prix. Quoi que je ne pense pas qu'il se soit senti concerne par ces petits problemes de bikini en pays Minangkabau. - Losmen Carlos: 3 cathegories de chambres: 50 000rp (mandi- salle de bain- a l'exterieur), 75 000rp (avec mandi et fan), 125 000rp je crois (avec clim) - snorkling: une journee 200 000rp (tuba, repas, snack et boisons compris) a partir de 3 personnes. - restau: plats entre 10 et 20 000rp - barbecue sur la plage avec feu de bois, guitare... ambiance tres bon enfant: 50 000rp - personnel (hotel tenu par une grande famille): gentillesse, sourires, convivialite, bienveillance en abondance: gratuit Bonheur garanti. On planifie 3 jours, on reste 5.
Partir vivre en Polynésie-Française English translation pending
Bonsoir a tous 🙂
Nous sommes trois jeunes de 24 ans habitant Paris et ayant chacun 10 000€ de coté.
Nous souhaitons partir a l'aventure afin de nous installer en Polynésie Francaise.
Nous sommes actuellement diplomé en informatique, comptabilité et notre 3eme ami travail dans la manutention.
Pensez vous qu'il est possible de trouver du travail en maximum 2 mois ? ( avec notre budget nous pensons rester 2 mois maximum en prenant en compte le billet d'avion et le retour au cas ou nous sommes fauché )
Nous souhaitons vraiment chercher un logement et un travail sur place :)
Pouvons nous facilement trouver un logement ? Papeete serait le mieux pour nous ?
Cela fait un certain moment que nous recoltons des information sur la polynesie Francaise mais les principales questions sans réponses sont :
Est'il possible de partir a l'aventure avec se budget afin de nous y installer ? en bref arriver a l'aéroport de Tahiti nous allons etre livré a nous meme.
Je compte sur vous pour nous conseiller des logements, un endroit de base favorable a notre situation ainsi que des conseil afin de trouver du travail le plus vite possible ( surtout les endroits les plus propice a l'embauche ) 🙂
ps : bien sur pour le logement nous pensons a habiter tous ensemble le temp d'avoir une situation stable
Nous vous remercions de l'interet que vous porterez a nos questions
Merci a tous !!!!
Bonne soirée
Nous sommes trois jeunes de 24 ans habitant Paris et ayant chacun 10 000€ de coté.
Nous souhaitons partir a l'aventure afin de nous installer en Polynésie Francaise.
Nous sommes actuellement diplomé en informatique, comptabilité et notre 3eme ami travail dans la manutention.
Pensez vous qu'il est possible de trouver du travail en maximum 2 mois ? ( avec notre budget nous pensons rester 2 mois maximum en prenant en compte le billet d'avion et le retour au cas ou nous sommes fauché )
Nous souhaitons vraiment chercher un logement et un travail sur place :)
Pouvons nous facilement trouver un logement ? Papeete serait le mieux pour nous ?
Cela fait un certain moment que nous recoltons des information sur la polynesie Francaise mais les principales questions sans réponses sont :
Est'il possible de partir a l'aventure avec se budget afin de nous y installer ? en bref arriver a l'aéroport de Tahiti nous allons etre livré a nous meme.
Je compte sur vous pour nous conseiller des logements, un endroit de base favorable a notre situation ainsi que des conseil afin de trouver du travail le plus vite possible ( surtout les endroits les plus propice a l'embauche ) 🙂
ps : bien sur pour le logement nous pensons a habiter tous ensemble le temp d'avoir une situation stable
Nous vous remercions de l'interet que vous porterez a nos questions
Merci a tous !!!!
Bonne soirée
Avis sur circuit Utah - Wyoming - South Dakota - Colorado en été 2010 English translation pending
Après avoir bossé dessus (mais quel plaisir) je vous soumets ma première version du circuit que je compte (que j'espère! si tout va bien) faire l'été prochain (sans doute fin juin/ début juillet 2010).
D'avance, merci pour toutes les remarques, suggestions que vous pourrez me faire. J'ai essayé de détailler le plus possible, mais bien sûr, rien n'est coulé dans le marbre, le mieux c'est quand même d'aviser sur place (notamment pour les marches dans les parcs). J'aime prendre mon temps et ne pas courir, seule une partie du trajet sera baclée à mon goût mais je pense que je peux difficilement faire autrement sachant que j'ai 2 endroits inamovibles les stars du voyage que sont Yellowstone et Moab! Bon, c'est parti:
Jour 1: Vol Paris - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
D'après ce que j'ai vu seul Delta Airlines assure des vols directs. Pour la location de voiture on verra plus tard.
Jour 2: Salt Lake City - Jackson (Nuit Jackson)
Le trajet se fera sans doute par l'US89 (via Logan, Montpelier...) plutôt que par l'I15. Ça a l'air plus sympa.
Jour 3: Journée à Grand Teton National Park (Nuit Jackson)
AM: Parcourir les Scenic Drive qui jalonnent le parc: Teton Park Road, Jenny Lake Scenic et Signal Mountain Road PM: Une petite rando, par exemple Taggart Lake (vu dans un carnet de voyages)
Jour 4: Jackson - Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: West Thumb PM: Old Faithful, Castle Geyser, Morning Glory Pool
Jour 5: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Lower Geyser Basin, Fountain Paint Pots, Grand Prismatic Spring, Midway Geyser Basin PM: Upper Geyser Basin, Biscuit Basin, Emerald Pool, Black Sand Basin
Jour 6: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Firehole Falls, Gibbon River falls, Terrace Spring PM: Monument Geyser Basin, Norris Geyser Basin
Jour 7: Yellowstone (Nuit Gardiner)
AM: Roaring Mountain, Golden Gate, The Hoodoos, Rustic Falls PM: Mammoth Hot Springs
Jour 8: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Lower Falls, Upper Falls, Inspiration Point & Artist Point PM: Lamar Valley pour voir les animaux
Jour 9: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Sulphur Caldron, Mud Volcano, Yellowstone Lake PM: Hayden Valley pour voir les animaux
Jour 10: Yellowstone - Beartooth Highway - Red Lodge - Cody (Nuit Cody)
Jour 11: Cody - Devil's Tower National Monument (Nuit Hulett)
Jour 12: Hulett - Keystone (Nuit Keystone)
AM: Arrêt à Deadwood PM: Mont Rushmore National Memorial
Jour 13: Journée à Badlands National Park
AM: Badlands Loop Road et une petite marche style Notch Trail PM: Badlands Loop Road puis retour à Keystone via Custer et Custer State Park
Jour 14: Keystone - Estes Park (Nuit Estes Park)
Grosse journée de voiture, on est 2 conducteurs
Jour 15: Estes Park - Moab (Nuit Moab)
Deuxième journée consécutive de voiture, traversée du Rocky Mountain National Park (pas de marche prévue) et UT128
Jour 16: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Park Avenue Viewpoint & Trail, Courthouse Tower Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Balances Rock, The Windows, Double Arch PM: (En fin d'après-midi pour laisser passer la vraisemblable grosse chaleur) Delicate Arch Trail
Jour 17: Canyonlands National Park - Island In The Sky (Nuit Moab)
AM: Mesa Arch, Shafer Canyon Overlook, Grand View Point, White Rim Overlook, Green River Overlook PM: (en fin d'aprem) Dead Horse Point State Park
Jour 18: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Sand Dune Arch, Devils Garden Trail PM: Fisher Towers sur UT128
Jour 19: Canyonlands National Park - The Needles (Nuit Moab)
AM: Needles & Anticline Overllok PM: Newspaper Rock, Wooden Shoe Overlook, Pothole Point Trail, Cave Spring, Big Spring Canyon Overlook
Jour 20: Moab - Torrey (Nuit Torrey)
AM: Goblin Valley State Park PM: Goosenecks Overlook + Sunset Point (Capitol Reef National Park)
Jour 21: Capitol Reef National Park (Nuit Torrey)
AM: Hickman Bridge Trail PM: Scenic Drive, Capitol Gorge Trail
Jour 22: Torrey - Escalante (Nuit Escalante)
AM: Burr Trail à Boulder PM: UT12 de Boulder à Escalante
Jour 23: Grand Staircase National Monument (Nuit Escalante)
AM: Hole In The Rock Road jusqu'à Devil's Garden PM: Kodachrome Basin State Park + Cottowood Canyon Road (Grovesnor Arch & Cottonwood Canyon)
Jour 24: Escalante - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
Jour 25: Vol Salt Lake City - Paris
The End 😛
D'avance, merci pour toutes les remarques, suggestions que vous pourrez me faire. J'ai essayé de détailler le plus possible, mais bien sûr, rien n'est coulé dans le marbre, le mieux c'est quand même d'aviser sur place (notamment pour les marches dans les parcs). J'aime prendre mon temps et ne pas courir, seule une partie du trajet sera baclée à mon goût mais je pense que je peux difficilement faire autrement sachant que j'ai 2 endroits inamovibles les stars du voyage que sont Yellowstone et Moab! Bon, c'est parti:
Jour 1: Vol Paris - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
D'après ce que j'ai vu seul Delta Airlines assure des vols directs. Pour la location de voiture on verra plus tard.
Jour 2: Salt Lake City - Jackson (Nuit Jackson)
Le trajet se fera sans doute par l'US89 (via Logan, Montpelier...) plutôt que par l'I15. Ça a l'air plus sympa.
Jour 3: Journée à Grand Teton National Park (Nuit Jackson)
AM: Parcourir les Scenic Drive qui jalonnent le parc: Teton Park Road, Jenny Lake Scenic et Signal Mountain Road PM: Une petite rando, par exemple Taggart Lake (vu dans un carnet de voyages)
Jour 4: Jackson - Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: West Thumb PM: Old Faithful, Castle Geyser, Morning Glory Pool
Jour 5: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Lower Geyser Basin, Fountain Paint Pots, Grand Prismatic Spring, Midway Geyser Basin PM: Upper Geyser Basin, Biscuit Basin, Emerald Pool, Black Sand Basin
Jour 6: Yellowstone (Nuit Old Faithful ou West Yellowstone)
AM: Firehole Falls, Gibbon River falls, Terrace Spring PM: Monument Geyser Basin, Norris Geyser Basin
Jour 7: Yellowstone (Nuit Gardiner)
AM: Roaring Mountain, Golden Gate, The Hoodoos, Rustic Falls PM: Mammoth Hot Springs
Jour 8: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Lower Falls, Upper Falls, Inspiration Point & Artist Point PM: Lamar Valley pour voir les animaux
Jour 9: Yellowstone (Nuit Gardiner Ou Canyon Village)
AM: Sulphur Caldron, Mud Volcano, Yellowstone Lake PM: Hayden Valley pour voir les animaux
Jour 10: Yellowstone - Beartooth Highway - Red Lodge - Cody (Nuit Cody)
Jour 11: Cody - Devil's Tower National Monument (Nuit Hulett)
Jour 12: Hulett - Keystone (Nuit Keystone)
AM: Arrêt à Deadwood PM: Mont Rushmore National Memorial
Jour 13: Journée à Badlands National Park
AM: Badlands Loop Road et une petite marche style Notch Trail PM: Badlands Loop Road puis retour à Keystone via Custer et Custer State Park
Jour 14: Keystone - Estes Park (Nuit Estes Park)
Grosse journée de voiture, on est 2 conducteurs
Jour 15: Estes Park - Moab (Nuit Moab)
Deuxième journée consécutive de voiture, traversée du Rocky Mountain National Park (pas de marche prévue) et UT128
Jour 16: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Park Avenue Viewpoint & Trail, Courthouse Tower Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Balances Rock, The Windows, Double Arch PM: (En fin d'après-midi pour laisser passer la vraisemblable grosse chaleur) Delicate Arch Trail
Jour 17: Canyonlands National Park - Island In The Sky (Nuit Moab)
AM: Mesa Arch, Shafer Canyon Overlook, Grand View Point, White Rim Overlook, Green River Overlook PM: (en fin d'aprem) Dead Horse Point State Park
Jour 18: Arches National Park (Nuit Moab)
AM: Sand Dune Arch, Devils Garden Trail PM: Fisher Towers sur UT128
Jour 19: Canyonlands National Park - The Needles (Nuit Moab)
AM: Needles & Anticline Overllok PM: Newspaper Rock, Wooden Shoe Overlook, Pothole Point Trail, Cave Spring, Big Spring Canyon Overlook
Jour 20: Moab - Torrey (Nuit Torrey)
AM: Goblin Valley State Park PM: Goosenecks Overlook + Sunset Point (Capitol Reef National Park)
Jour 21: Capitol Reef National Park (Nuit Torrey)
AM: Hickman Bridge Trail PM: Scenic Drive, Capitol Gorge Trail
Jour 22: Torrey - Escalante (Nuit Escalante)
AM: Burr Trail à Boulder PM: UT12 de Boulder à Escalante
Jour 23: Grand Staircase National Monument (Nuit Escalante)
AM: Hole In The Rock Road jusqu'à Devil's Garden PM: Kodachrome Basin State Park + Cottowood Canyon Road (Grovesnor Arch & Cottonwood Canyon)
Jour 24: Escalante - Salt Lake City (Nuit Salt Lake City)
Jour 25: Vol Salt Lake City - Paris
The End 😛
Voyages en Finlande en été English translation pending
La Finlande dont je vais parler est celle des vacances en famille, excluant les voyages professionnels ou les séjours d'étudiant, individuel ou en groupe.
Lors de nos vacances d'été, de 1978 à 2011, nous sommes allés douze fois en Finlande, parfois en couplant avec un circuit en Norvège ou avec diverses traversées de la Suède. De toute la Scandinavie, c'est le pays où nous avons préféré retourner et retrouver le calme et l'isolement, dans la forêt, près des lacs. C'est là aussi que nous avons été le mieux accueilli, là où nous avons eu les meilleures rencontres et fait des amis. Là aussi où nous avons pris du plaisir à la pêche, sans être du tout pêcheurs chevronnés ni même de vrais amateurs. Pour les finlandais qui me liraient, cette passion pour leur pays a été jusqu'à la lecture du Kalevala et au diplôme de « sauna fumé ».
Rencontre en Laponie
Tous les voyages se sont fait en voiture, au départ de Nantes, avec 2 à 4 jours de routes suivant la destination initiale et les ferries empruntés.
A quelle période y aller ?
Je ne parlerai pas de la Finlande en hiver, des séjours de neige en Laponie que l'on trouve sur les catalogues de tous les bons voyagistes, mais de la Finlande en été, où on va en vacances en famille. Mais quand y aller ? Le pays est tout au nord de l'Europe, la météo et le thermomètre, c'est comment ? En Laponie, on dit « ici, il fait plus souvent +30° que -40° », Cela veut dire qu'il peut faire chaud en été, mais la période est limitée. Lors de tous nos séjours au-dessus du cercle polaire, une ou deux semaines de juin à août, nous avons toujours constaté que le temps se dégradait à partir de la 2ème semaine d'août. Vent d'est – nord est, pluies, baisse rapide de température du lac limitant les envies de baignade. A l'inverse, trop tôt, les boues qui suivent les fontes des neiges peuvent être désagréables avec les premières chaleurs. Plus au sud, une année où nous étions restés assez tard fin août , les brumes matinales s'était progressivement transformées en brouillard persistant toute la matinée. Je résumerais donc la période à fin mai – fin août au sud et mi juin 7 août au nord. Cela n'assure pas du beau temps, il faut penser que lorsque l'on part vers le nord, de l'Irlande (pour ne pas dire de la Bretagne) à la Baltique, on ne peut être sûr d'avoir du soleil tous les jours en été comme sur les bords de la Méditerranée.
2h30 du matin, le 13 juin 2011 juste au dessus du cercle polaire
Comment s'y rendre ?
J'élimine l'idée d'une liaison routière par la Pologne, les pays Baltes et la Russie, ce serait un tout autre voyage. J'élimine aussi la combinaison avec une visite de la Norvège – tout à fait possible, j'en parlerai à part.
En avion et voiture de location – j'ai pratiqué au printemps 2011. L'intérêt, c'est bien sûr de remplacer 1500 à 2500 km de route par l'avion . Avec Finnair, on trouve des liaisons à un prix abordable au départ de paris ou d'Amsterdam Après, il faut louer une voiture, et là, la Finlande est chère (5 fois le prix des USA pour un 4x4, mais un 4x4 n'est pas nécessaire ni même utile – voir routes et chemins). Il faut compter plus de 400€ la semaine pour une petite voiture. L'inconvénient de l'avion est aussi la limite des bagages.
En voiture et bateau – là, j'ai du faire toutes les traversées qui existent ou qui existaient. Depuis il y en a des nouvelles et certaines ont disparues. Il faut distinguer 2 grandes routes – directe d'Allemagne en Finlande ou avec une étape par la Suède.. Ma préférée a toujours été la seconde, avec une nuit sur un ferry de la StenaLine entre Kiel (D) et Goteborg (S) puis une nuit entre Stockholm et Turku (Fi) ou Helsinki avec la Viking Line ou la SiljaLine. Pourquoi une nuit ? Parce que ça permet de se déplacer pendant la nuit, de faire un super dîner au buffet, de dormir dans une cabine et de prendre un bon petit déjeuner avant de reprendre la route au matin. Et la traversée de la Baltique en été est plus calme que celle de la Manche. Sans visiter la Norvège , la traversée au départ de l'Allemagne peut se faire vers Olso, au départ de Kiel (plus cher, mais l'entrée dans le fjord d'Oslo au petit matin est un spectacle inoubliable). Puis Oslo- Stockholm par la route Les traversées directes se font en 24h mais ne sont pas journalières – les prix actuels méritent d'être épluchés et comparés. Il faut aussi voir les horaires: une arrivée tard le soir peut être gênantes.
En voiture sans bateau – autrefois, cela nécessitait quelques courtes traversées en ferry, maintenant ponts et tunnel relient le Danemark et la Suéde. Il faut alors monter vers le nord pour rejoindre la Laponie finlandaise, 2 jours de route par la E4 qui longe la côte. Personnellement, je préfère l'itinéraire qui passe par l'intérieur, un peu plus long, mais plus agréable que la route côtière d'où on ne voit jamais la mer. Bien sûr, cette liaison pont-tunnel qui arrive en Suède à Malmo peut se combiner avec une traversée en ferry de Stockholm à Turku ou Helsinki
Comment se loger ? Camping Lors des premiers voyages, nous avons parfois campé pour les étapes intermédiaires, entre 2 locations. Puis les enfants grandissant et avec toujours le soucis de partir sans remorque ni matériel sur le toît de la voiture, les tentes sont restées à la maison. Cela ne nous a pas empêché de nous loger dans des camping en louant des chalets à la nuit. Parfois très bien équipés, parfois sommaires, ces cabanes sur les campings offrent des solutions pas trop onéreuses. Il peut être préférable de réserver en pleine saison ou d'arriver de bonne heure. Les draps ne sont pas fournis, il faut les louer en supplément ou en apporter. Chalet Notre principal moyen de logement a été la location de chalet, soit dans ensembles dans les endroits les plus fréquentés, soit à des particuliers en passant par les Tourist Offices ou par courrier (maintenant par internet) auprès de « Lomarengas ». Nous avons aussi loué directement à des particuliers dans des lieux déjà connus.
Un chalet (je préfère ce terme à cabane ou cottage, parfois employé pour le même sens). L'idéal : dans la forêt, à quelques dizaines de mètres du lac, avec un ponton, une barque, le sauna chauffé au bois près du ponton pour se plonger dans l'eau et une plage.
Le chalet, tout en bois, naturellement, avec 1, 2, 3 pièces ou plus – une cuisine - une cheminée – salle d'eau quand elle n'est pas avec le sauna à l'extérieur

Il doit être rares maintenant de louer des chalets sans électricité ni eau courante, mais nous avons connus. Les bougies, l'eau au puit à 50m ou au magasin à 15 km, la cuisine au feu de bois, les toilettes dehors… Mais le chemin de terre pour y accéder, c'est toujours courant. Certain sont sur une île, accessible en bateau (à rame) Hôtel Nous avons rarement logé en hôtel en Finlande, peu adapté au 1 puis 2 puis 3 enfants que nous avons amené avec nous de 1978 à 1993 (après ce fut 2 puis 1 puis 0, au fur et à mesure qu'ils ont cessé de nous accompagner. Des rares cas en mémoire, c'était plutôt cher.
Par contre les hôtels sont des lieux de restauration pratiques et économiques le midi. Autres Je n'ai pas d'expérience en B&B ni en Auberge de Jeunesse.
Un essai de logement en ferme en 2004 s'est traduit par un chalet tout à fait comparable à ceux décrits plus haut, mais avec la possibilité de diner dans la salle commune (assez proche d'un restaurant – cuisine correcte et beaucoup trop à manger / cher)
Ma LAPONIE (Ce que j'en sais, ce que j'y ai vu, ce qui m'y plait)
Sur mes 12 périples en Finlande, il n'y a que 4 fois que je ne suis pas allé dans le nord, au-dessus du cercle polaire. En fait cette immense région descend bien en dessous de cette limite mythique.
Passage du cercle polaire
C'est lors de notre 2ème voyage que nous avions loué un chalet sur le bord du lac Raanujärvi, juste au-dessus du cercle polaire, entre les 2 grandes routes du nord, la E75 par Rovaniemi à 60km à l'est et la E8 par Pello à 30km à l'ouest. Un lac comme des dizaines de milliers d'autres, un minuscule village au bout d'un chemin de terre. Un petit bâtiment de bois avec 1 seule pièce se séparant en deux par un rideau, un coin cuisine, une salle d'eau et un sauna. A quelques mètres, un ponton et une barque. 15 jours là-bas en juillet, avec le soleil qui n'en finit pas de se coucher et ne disparaît pas bien longtemps derrière la colline au fond du lac. Là, nous nous sommes baignés, nous avons ramé sur le lac, nous avons pêché des perches, nous avons vu le propriétaire monter tout seul une énorme bâtisse en troncs de sapin (6 chambres je crois à l'étage), nous avons vu la grand mère tisser des tapis avec des tissus multicolores, nous sommes allés en barque avec le grand père relever les filets pleins de siika (lavaret, salmonidé des lacs de montagne chez nous). Nous avons cueilli des framboises et des myrtilles, Les rennes venaient souvent le soir faire un tour dans le grand pré devant le chalet.
Nous sommes retournés bien des fois dans ce lieu, qui a servi de base pour nos excursions nordiques. D'autres chalets ont été construits depuis, nous avons logé dans 3 autres dont l'ancienne résidence d'été des propriétaires. Cet immense bâtiment à 2 étages ne comptait pas moins de 24 lits. C'est lors de nos séjours ici que nous avons remarqué qu'après la première semaine d'août, le vent tourne à l'est (de là il ne viens jamais rien de bon, dises les finlandais) amenant fraicheur, vent et pluie. La température de l'eau du lac baisse de 3-4 degrés en 1 semaine.
Le cahier signé par les divers locataires met en évidence les périodes de locations favorites du lieu : les fêtes de fin d'année la fin de l'hiver quand il commence à faire jour, février/mars, pour le ski et autres sports de neige l'été, juin juillet début août l'automne pour la saison de chasse Rovaniemi
La plus grande ville de la région administrative lapone compte près de 60 000 habitants (sur 8000 km2). C'est le pays du PÈRE NOËL, le seul vrai, si si, tous les finlandais vous le certifieront. En tout cas le lieu le plus visité est certainement la maison du Père Noël, à 10km au nord, juste à la limite du cercle polaire en un lieu nommé « Santa Clauss Village » . En fait c'est plus un complexe commercial où l'on trouve tout pour les décors de fin d'année, où les enfants peuvent se faire photographier avec le vieux à la barbe blanche dans son chariot tiré par les rennes. Y est associé un parc d'attraction nommé Santa Park (je ne connais pas). Situé sur la E75 vers Ivalo, il ne faut pas hésiter à y fait une halte.
Autres lieux à visiter, le musée arctique de la Laponie, Artikum. Situé à l'entrée Ouest de Rovaniemi. le musée de plein air à l'est de la ville. Au « Tourist Information » situé en plein centre ville, il arrive que les jeunes filles de l'accueil parlent français. Lors de nos derniers passages j'ai eu des difficultés à trouver un ravintola (restaurant classique) ouvert le midi pour manger un plat de renne. Il y a quelques années, l'école hôtelière avait une bonne table.
Vers le lac Inari
A monter vers le nord, passer par Kemijävri allonge de 60km . Je n'ai pas beaucoup de souvenir de la ville à part de son pont route-train assez curieux. C'est la ville la plus septentrionale de Finlande.
Sur la E75, Sodankylä est connu pour son festival du film du soleil de minuit (pas vu), A visiter, les 2 églises.
Tankavaara, 100km plus au nord est le village des chercheurs d'or. On s'y arrête pour visiter le musée consacré à la grande époque de l'orpaillage dans la région. Mais mieux, il faut enfiler des bottes, prendre une gamelle et un tas de terre, aller s'assoir sur un ban en travers du ruisseau et remuer son plat dans l'eau sous la direction et les conseils d'un professionnel sorti tout droit de la ruée vers l'or. On repars toujours avec son grain d'or, un milligramme au mieux.
Et à la fin, il ne reste que l'or
C'est là qu'on été organisés les premiers championnats du monde d'orpaillage.
Ivalo, sur la rivière Ivalojöki est l'arrivée sud-est du lac Inari. En traversant la ville, on trouvera de nombreux magasins de souvenirs lapons tirés des rennes (peaux, bois, nature ou travaillés) et d'autres animaux (du moins la dernière fois que j'y suis passé). A proximité, en embarquant de la rive, on pouvait faire un survol du lac en hydravion.
Inari, une municipalité grande comme la Slovénie ou Israël pour environ 7000 habitants, compte une forte part de lapons et les langues sames y sont parlées. A part un séjours reposant sur les bords de l'immense lac de plus de 2000km2, la pêche avec des dates et règles bien précises, il faut surtout visiter le musée de plein air lapon.
Entrée du musée lapon (en 1978)
C'est certainement un des plus intéressants de Finlande. Un promenade de plus d'une heure pour visiter les habitations lapones d'hiver et d'été, les collections de vêtements traditionnels, les constructions annexes (saunas), les barques de pêche etc. Le circuit permet de découvrir les différents pièges utilisés pour chasser loup et ours et les autres animaux sauvages de la région.
Piège à loup et à ours
Je rappelle au passage que les rennes, que l'on croisent en entière liberté en été, sont les animaux des élevages lapons. Lors d'un de nos voyage, une affaire faisait grand bruit dans la région : un voyagiste (étranger) organisait des parties de chasse de rennes, à l'arc !
Vers la Norvège
Trois grandes directions à partir d'Inari vers l'extrême nord scandinave : celle du cap nord que beaucoup connaissent mais que je n'ai jamais faite celle de Ustjöki, le lieu touristique le plus septentrional de Finlande. Là, la rivière Teno sépare la Finlande de la Norvège. C'est une rivière à saumon, parsemée de filet en été. De là nous avions remonté jusqu'à des petits ports norvégiens beaucoup moins touristiques que le cap nord, à travers des paysages désertiques et encore enneigés en août, celle qui longe le lac Inari à l'ouest. Nous l'avions prise pour aller à Kirkerness, le port le plus à l'est au nord de la Norvège, près de la Russie. Sur cette route 971, après les petits villages le long du lac et quelques campings avec des chalets à louer, fréquentés par les pêcheurs estivaux, on arrive dans un secteur plus désert. Soudain, on s'aperçoit que les noms des minuscules villages que l'on approche sont écrits en caractères cyrilliques ! Aurait-on passé la frontière russe sans s'en apercevoir ? Vite, on contrôle sur la carte ; non , ce n'est pas possible. Un petit cours d'histoire – bon plus-tard. Plus loin, sur la rive de la rivière, un centre de vacances avec quelques chalets. Arrêter manger ou simplement entrer dans le restaurant, les saumons pêchés ici sont affichés aux murs, grandeurs natures et c'est impressionnant. Plus haut, le poste frontière de Näätämö est (était) ouvert uniquement dans la journée. Au carrefour qui suit avec la route E6, on vérifiera ce qu'il reste dans le réservoir (surtout en rentrant de Kirkeness – la première ville indiquée à l'ouest est Alta à 400km)
En redescendant
De Inari, une route « verte » descend à Kittilä. 200Km en majorité piste en terre lors de notre passage, il y plus de 10 ans il est vrai. Tôle ondulée, rennes et quelques villages fantômes, mais un plaisir de traverser une région à l'écart des grandes routes du nord, faite de forêt et de collines. La route longe l'immense parc national de Lemmenjoki.
Au-dessus de Kittilä, le pays a plus de relief. Sur les pentes du mont Levi qui culmine à 530m, on trouve la grande station de ski de Sirkka. Probablement ouvert tard au printemps, mais il n'y a pas de neige en été. Au sud est, la route rejoins Rovaniemi en longeant une rivière.
L'ouest de la Laponie
La route qui longe la frontière suédoise le long de la rivière Tornio est très fréquentée par ceux qui redescendent du cercle polaire. A Muonio, on trouve un grand magasin à souvenirs lapons, qui a du remplacer les petits marchands locaux qui s'implantaient autrefois sur le bord de la route.
Des visites dans ce secteur, j'ai gardé le souvenir des pistes de terre et de gravier vers le parc de Pallastunturit avec les monts à 800m. Au-dessus la petit bourgade de Enontekiö et son musée local,
La petite ville de Pello est celle où j'ai fait les achats pour nous ravitailler lors de nos séjours à Raanujärvi.
Au sud de Rovaniemi, la petite ville de Ranua a un zoo consacré aux animaux polaires. On peut voir ceux qui ne se rencontrent pas trop souvent sur les routes, comme les ours, les loups et les rennes sauvages (plus proche du caribou canadien que le renne d'élevage), les élans etc. On y voit même des ours blancs, bien loin de leur banquise.
A VENIR
La région des lacs et la Carélie
La côte Ouest &la côte sud
Quoi manger ? Restaurant Déjeuner buffet Plats particulier Cuisine traditionnelle Achats Particulier : poissons fumé, rennes, mures des marais Les pains Boisson, bière et vodka Les routes et chemin en été
Quoi visiter ? Les musées de plein air Châteaux et Églises Parcs naturels et randonnées Zoo Chercher de l'or Le Kalevala Vivre au bord d'un lac logement promenade en barque pêche la pratique du sauna Avec la location d'un chalet, il y a toujours le sauna et une barque. Le chalet est généralement proche du lac mais souvent à plusieurs dizaines de mètres. L'idéal est que le sauna soit sur le bord du lac, et s'ouvre directement sur un ponton. La pratique du sauna se fait tous les 2 ou 3 jours, bien que j'ai connu des finlandais qui y allaient tous les jours pendant les vacances. C'est de préférence en fin d'après-midi, lorsqu'on a pas à ressortir après. L'utilisation du sauna privé, ce qui est presque toujours le cas dans un chalet de location, commence par la préparation : compter près d'une heure avant de l'utiliser. apporter du bois dans le sauna : il y a toujours à proximité un stock de bois sec (bouleau en général) – il est parfois nécessaire de le découper à la hachette lorsque les morceaux sont trop gros vider la cendre si nécessaire et allumer le feux dans le foyer du sauna ; quand le feu est bien pris, remplir le foyer et l'alimenter régulièrement. remplir le réservoir d'eau sur le coté du four ; remplir la bassine (en plastique) à moitié et les seaux (sauf lorsqu'il y a une douche eau chaude eau froide) la température dans le sauna (sur le thermomètre, plus ou moins précis) doit monter au moins à 70 degrés, mais la pratique courante est plutôt 80-90, voire 100) pendant que le sauna chauffe, couper des très jeunes branches de bouleau (30-40cm) et les nouer par 4-5. On pratique le sauna en famille ou pour les groupes, hommes et femmes séparément. Lorsque le sauna est à la température souhaitée, on peut y aller. Pensez à quitter montres et colliers en même temps que les vêtements, tous les vêtements (garder un maillot de bain est considéré comme antihygiénique). Une serviette sera utile pour s'assoir sur les bancs brulants. La température est naturellement plus forte sur les bancs du haut ; attention aussi à ne pas appuyer brutalement le dos sur le bois du mur, ça peut aussi être très chaud. La séance de sauna dure 3/4h à 1 heure, entrecoupé de bains ou de douches. On reste à l'intérieur le temps que l'on juge bien, 7-10 minutes par exemple, et surtout qu'on se sent bien. La sueur doit couler de partout. Ne pas rester trop longtemps à chaque fois, 1/4h me semble trop, ne pas se forcer à rester si on ne se sent pas bien. Sortir et plonger dans le lac ! En été l'eau des lacs finlandais n'est pas plus froide que la Manche, et quand bien même, on reste dans l'eau tant qu'on ne ressent pas le froid. La douche froide remplace le bain lorsque le lac n'est pas à proximité. Quelques minutes dehors pour souffler avant de revenir dans le sauna. Le foyer du sauna est couvert de pierres. Ne pas les toucher quand c'est chaud, mais jeter de temps à autre une grande cuillerée d'eau (il y a toujours une grande cuillère en bois ou en plastique). Cela dégage un nuage de vapeur et une bouffée de chaleur qui donnera une sensation agréable à son passage. Éviter de respirer au passage du nuage. Ne pas en abuser, cela augmente la température de la pièce, mais le faire en particulier en entrant et un peu avant de sortir. Les jeunes rameaux de bouleau servent à se flageller légèrement le dos, les épaules et les jambes pour stimuler la circulation sanguine. Il peut être nécessaire de remettre du bois dans le foyer (après le premier bain s'il est consumé, et à la fin si quelqu'un d'autre l'utilise après vous). En général, on passe 3 fois au sauna, suivies d'un bain ou d'une douche. Dans un chalet de vacances, la séance est suivie par une toilette. Avec des équipements rustiques (pas de douche chaude), on utilisera l'eau bouillante du foyer mélangée dans la bassine d'eau froide pour se rincer. Tout se termine par le rinçage du plancher. Un contrôle de la bonne extinction du foyer sera à faire par la suite. Après le sauna, une bonne bière est la bienvenue et le dîner traditionnel consistera en saucisses grillées au barbecue ou au feux de la cheminée.
Souvenirs
Musique traditionnelle – 2 choses très caractéristiques et vraiment à part: les chants lapons et le kantele ( instrument des dieux dans le Kalevala)
Joueuse de Kantele
Souvenirs Lapons en peau et bois de rennes
Tapis traditionnels en tissus multicolores
Instruments de cuisine et récipients (comme chez Ikea, mais pas made in China)
Fumoir à poissons (à chaud)
Rennes fumé, mures des marais et vodka
Lors de nos vacances d'été, de 1978 à 2011, nous sommes allés douze fois en Finlande, parfois en couplant avec un circuit en Norvège ou avec diverses traversées de la Suède. De toute la Scandinavie, c'est le pays où nous avons préféré retourner et retrouver le calme et l'isolement, dans la forêt, près des lacs. C'est là aussi que nous avons été le mieux accueilli, là où nous avons eu les meilleures rencontres et fait des amis. Là aussi où nous avons pris du plaisir à la pêche, sans être du tout pêcheurs chevronnés ni même de vrais amateurs. Pour les finlandais qui me liraient, cette passion pour leur pays a été jusqu'à la lecture du Kalevala et au diplôme de « sauna fumé ».
Rencontre en LaponieTous les voyages se sont fait en voiture, au départ de Nantes, avec 2 à 4 jours de routes suivant la destination initiale et les ferries empruntés.
A quelle période y aller ?
Je ne parlerai pas de la Finlande en hiver, des séjours de neige en Laponie que l'on trouve sur les catalogues de tous les bons voyagistes, mais de la Finlande en été, où on va en vacances en famille. Mais quand y aller ? Le pays est tout au nord de l'Europe, la météo et le thermomètre, c'est comment ? En Laponie, on dit « ici, il fait plus souvent +30° que -40° », Cela veut dire qu'il peut faire chaud en été, mais la période est limitée. Lors de tous nos séjours au-dessus du cercle polaire, une ou deux semaines de juin à août, nous avons toujours constaté que le temps se dégradait à partir de la 2ème semaine d'août. Vent d'est – nord est, pluies, baisse rapide de température du lac limitant les envies de baignade. A l'inverse, trop tôt, les boues qui suivent les fontes des neiges peuvent être désagréables avec les premières chaleurs. Plus au sud, une année où nous étions restés assez tard fin août , les brumes matinales s'était progressivement transformées en brouillard persistant toute la matinée. Je résumerais donc la période à fin mai – fin août au sud et mi juin 7 août au nord. Cela n'assure pas du beau temps, il faut penser que lorsque l'on part vers le nord, de l'Irlande (pour ne pas dire de la Bretagne) à la Baltique, on ne peut être sûr d'avoir du soleil tous les jours en été comme sur les bords de la Méditerranée.
2h30 du matin, le 13 juin 2011 juste au dessus du cercle polaire Comment s'y rendre ?
J'élimine l'idée d'une liaison routière par la Pologne, les pays Baltes et la Russie, ce serait un tout autre voyage. J'élimine aussi la combinaison avec une visite de la Norvège – tout à fait possible, j'en parlerai à part.
En avion et voiture de location – j'ai pratiqué au printemps 2011. L'intérêt, c'est bien sûr de remplacer 1500 à 2500 km de route par l'avion . Avec Finnair, on trouve des liaisons à un prix abordable au départ de paris ou d'Amsterdam Après, il faut louer une voiture, et là, la Finlande est chère (5 fois le prix des USA pour un 4x4, mais un 4x4 n'est pas nécessaire ni même utile – voir routes et chemins). Il faut compter plus de 400€ la semaine pour une petite voiture. L'inconvénient de l'avion est aussi la limite des bagages.
En voiture et bateau – là, j'ai du faire toutes les traversées qui existent ou qui existaient. Depuis il y en a des nouvelles et certaines ont disparues. Il faut distinguer 2 grandes routes – directe d'Allemagne en Finlande ou avec une étape par la Suède.. Ma préférée a toujours été la seconde, avec une nuit sur un ferry de la StenaLine entre Kiel (D) et Goteborg (S) puis une nuit entre Stockholm et Turku (Fi) ou Helsinki avec la Viking Line ou la SiljaLine. Pourquoi une nuit ? Parce que ça permet de se déplacer pendant la nuit, de faire un super dîner au buffet, de dormir dans une cabine et de prendre un bon petit déjeuner avant de reprendre la route au matin. Et la traversée de la Baltique en été est plus calme que celle de la Manche. Sans visiter la Norvège , la traversée au départ de l'Allemagne peut se faire vers Olso, au départ de Kiel (plus cher, mais l'entrée dans le fjord d'Oslo au petit matin est un spectacle inoubliable). Puis Oslo- Stockholm par la route Les traversées directes se font en 24h mais ne sont pas journalières – les prix actuels méritent d'être épluchés et comparés. Il faut aussi voir les horaires: une arrivée tard le soir peut être gênantes.
En voiture sans bateau – autrefois, cela nécessitait quelques courtes traversées en ferry, maintenant ponts et tunnel relient le Danemark et la Suéde. Il faut alors monter vers le nord pour rejoindre la Laponie finlandaise, 2 jours de route par la E4 qui longe la côte. Personnellement, je préfère l'itinéraire qui passe par l'intérieur, un peu plus long, mais plus agréable que la route côtière d'où on ne voit jamais la mer. Bien sûr, cette liaison pont-tunnel qui arrive en Suède à Malmo peut se combiner avec une traversée en ferry de Stockholm à Turku ou Helsinki
Comment se loger ? Camping Lors des premiers voyages, nous avons parfois campé pour les étapes intermédiaires, entre 2 locations. Puis les enfants grandissant et avec toujours le soucis de partir sans remorque ni matériel sur le toît de la voiture, les tentes sont restées à la maison. Cela ne nous a pas empêché de nous loger dans des camping en louant des chalets à la nuit. Parfois très bien équipés, parfois sommaires, ces cabanes sur les campings offrent des solutions pas trop onéreuses. Il peut être préférable de réserver en pleine saison ou d'arriver de bonne heure. Les draps ne sont pas fournis, il faut les louer en supplément ou en apporter. Chalet Notre principal moyen de logement a été la location de chalet, soit dans ensembles dans les endroits les plus fréquentés, soit à des particuliers en passant par les Tourist Offices ou par courrier (maintenant par internet) auprès de « Lomarengas ». Nous avons aussi loué directement à des particuliers dans des lieux déjà connus.
Un chalet (je préfère ce terme à cabane ou cottage, parfois employé pour le même sens). L'idéal : dans la forêt, à quelques dizaines de mètres du lac, avec un ponton, une barque, le sauna chauffé au bois près du ponton pour se plonger dans l'eau et une plage.
Le chalet, tout en bois, naturellement, avec 1, 2, 3 pièces ou plus – une cuisine - une cheminée – salle d'eau quand elle n'est pas avec le sauna à l'extérieur

Il doit être rares maintenant de louer des chalets sans électricité ni eau courante, mais nous avons connus. Les bougies, l'eau au puit à 50m ou au magasin à 15 km, la cuisine au feu de bois, les toilettes dehors… Mais le chemin de terre pour y accéder, c'est toujours courant. Certain sont sur une île, accessible en bateau (à rame) Hôtel Nous avons rarement logé en hôtel en Finlande, peu adapté au 1 puis 2 puis 3 enfants que nous avons amené avec nous de 1978 à 1993 (après ce fut 2 puis 1 puis 0, au fur et à mesure qu'ils ont cessé de nous accompagner. Des rares cas en mémoire, c'était plutôt cher.
Par contre les hôtels sont des lieux de restauration pratiques et économiques le midi. Autres Je n'ai pas d'expérience en B&B ni en Auberge de Jeunesse.
Un essai de logement en ferme en 2004 s'est traduit par un chalet tout à fait comparable à ceux décrits plus haut, mais avec la possibilité de diner dans la salle commune (assez proche d'un restaurant – cuisine correcte et beaucoup trop à manger / cher)
Ma LAPONIE (Ce que j'en sais, ce que j'y ai vu, ce qui m'y plait)
Sur mes 12 périples en Finlande, il n'y a que 4 fois que je ne suis pas allé dans le nord, au-dessus du cercle polaire. En fait cette immense région descend bien en dessous de cette limite mythique.
Passage du cercle polaireC'est lors de notre 2ème voyage que nous avions loué un chalet sur le bord du lac Raanujärvi, juste au-dessus du cercle polaire, entre les 2 grandes routes du nord, la E75 par Rovaniemi à 60km à l'est et la E8 par Pello à 30km à l'ouest. Un lac comme des dizaines de milliers d'autres, un minuscule village au bout d'un chemin de terre. Un petit bâtiment de bois avec 1 seule pièce se séparant en deux par un rideau, un coin cuisine, une salle d'eau et un sauna. A quelques mètres, un ponton et une barque. 15 jours là-bas en juillet, avec le soleil qui n'en finit pas de se coucher et ne disparaît pas bien longtemps derrière la colline au fond du lac. Là, nous nous sommes baignés, nous avons ramé sur le lac, nous avons pêché des perches, nous avons vu le propriétaire monter tout seul une énorme bâtisse en troncs de sapin (6 chambres je crois à l'étage), nous avons vu la grand mère tisser des tapis avec des tissus multicolores, nous sommes allés en barque avec le grand père relever les filets pleins de siika (lavaret, salmonidé des lacs de montagne chez nous). Nous avons cueilli des framboises et des myrtilles, Les rennes venaient souvent le soir faire un tour dans le grand pré devant le chalet.
Nous sommes retournés bien des fois dans ce lieu, qui a servi de base pour nos excursions nordiques. D'autres chalets ont été construits depuis, nous avons logé dans 3 autres dont l'ancienne résidence d'été des propriétaires. Cet immense bâtiment à 2 étages ne comptait pas moins de 24 lits. C'est lors de nos séjours ici que nous avons remarqué qu'après la première semaine d'août, le vent tourne à l'est (de là il ne viens jamais rien de bon, dises les finlandais) amenant fraicheur, vent et pluie. La température de l'eau du lac baisse de 3-4 degrés en 1 semaine.Le cahier signé par les divers locataires met en évidence les périodes de locations favorites du lieu : les fêtes de fin d'année la fin de l'hiver quand il commence à faire jour, février/mars, pour le ski et autres sports de neige l'été, juin juillet début août l'automne pour la saison de chasse Rovaniemi
La plus grande ville de la région administrative lapone compte près de 60 000 habitants (sur 8000 km2). C'est le pays du PÈRE NOËL, le seul vrai, si si, tous les finlandais vous le certifieront. En tout cas le lieu le plus visité est certainement la maison du Père Noël, à 10km au nord, juste à la limite du cercle polaire en un lieu nommé « Santa Clauss Village » . En fait c'est plus un complexe commercial où l'on trouve tout pour les décors de fin d'année, où les enfants peuvent se faire photographier avec le vieux à la barbe blanche dans son chariot tiré par les rennes. Y est associé un parc d'attraction nommé Santa Park (je ne connais pas). Situé sur la E75 vers Ivalo, il ne faut pas hésiter à y fait une halte.

Autres lieux à visiter, le musée arctique de la Laponie, Artikum. Situé à l'entrée Ouest de Rovaniemi. le musée de plein air à l'est de la ville. Au « Tourist Information » situé en plein centre ville, il arrive que les jeunes filles de l'accueil parlent français. Lors de nos derniers passages j'ai eu des difficultés à trouver un ravintola (restaurant classique) ouvert le midi pour manger un plat de renne. Il y a quelques années, l'école hôtelière avait une bonne table.
Vers le lac Inari
A monter vers le nord, passer par Kemijävri allonge de 60km . Je n'ai pas beaucoup de souvenir de la ville à part de son pont route-train assez curieux. C'est la ville la plus septentrionale de Finlande.
Sur la E75, Sodankylä est connu pour son festival du film du soleil de minuit (pas vu), A visiter, les 2 églises.
Tankavaara, 100km plus au nord est le village des chercheurs d'or. On s'y arrête pour visiter le musée consacré à la grande époque de l'orpaillage dans la région. Mais mieux, il faut enfiler des bottes, prendre une gamelle et un tas de terre, aller s'assoir sur un ban en travers du ruisseau et remuer son plat dans l'eau sous la direction et les conseils d'un professionnel sorti tout droit de la ruée vers l'or. On repars toujours avec son grain d'or, un milligramme au mieux.
Et à la fin, il ne reste que l'or
C'est là qu'on été organisés les premiers championnats du monde d'orpaillage.Ivalo, sur la rivière Ivalojöki est l'arrivée sud-est du lac Inari. En traversant la ville, on trouvera de nombreux magasins de souvenirs lapons tirés des rennes (peaux, bois, nature ou travaillés) et d'autres animaux (du moins la dernière fois que j'y suis passé). A proximité, en embarquant de la rive, on pouvait faire un survol du lac en hydravion.
Inari, une municipalité grande comme la Slovénie ou Israël pour environ 7000 habitants, compte une forte part de lapons et les langues sames y sont parlées. A part un séjours reposant sur les bords de l'immense lac de plus de 2000km2, la pêche avec des dates et règles bien précises, il faut surtout visiter le musée de plein air lapon.
Entrée du musée lapon (en 1978)C'est certainement un des plus intéressants de Finlande. Un promenade de plus d'une heure pour visiter les habitations lapones d'hiver et d'été, les collections de vêtements traditionnels, les constructions annexes (saunas), les barques de pêche etc. Le circuit permet de découvrir les différents pièges utilisés pour chasser loup et ours et les autres animaux sauvages de la région.
Piège à loup et à ours
Je rappelle au passage que les rennes, que l'on croisent en entière liberté en été, sont les animaux des élevages lapons. Lors d'un de nos voyage, une affaire faisait grand bruit dans la région : un voyagiste (étranger) organisait des parties de chasse de rennes, à l'arc !Vers la Norvège
Trois grandes directions à partir d'Inari vers l'extrême nord scandinave : celle du cap nord que beaucoup connaissent mais que je n'ai jamais faite celle de Ustjöki, le lieu touristique le plus septentrional de Finlande. Là, la rivière Teno sépare la Finlande de la Norvège. C'est une rivière à saumon, parsemée de filet en été. De là nous avions remonté jusqu'à des petits ports norvégiens beaucoup moins touristiques que le cap nord, à travers des paysages désertiques et encore enneigés en août, celle qui longe le lac Inari à l'ouest. Nous l'avions prise pour aller à Kirkerness, le port le plus à l'est au nord de la Norvège, près de la Russie. Sur cette route 971, après les petits villages le long du lac et quelques campings avec des chalets à louer, fréquentés par les pêcheurs estivaux, on arrive dans un secteur plus désert. Soudain, on s'aperçoit que les noms des minuscules villages que l'on approche sont écrits en caractères cyrilliques ! Aurait-on passé la frontière russe sans s'en apercevoir ? Vite, on contrôle sur la carte ; non , ce n'est pas possible. Un petit cours d'histoire – bon plus-tard. Plus loin, sur la rive de la rivière, un centre de vacances avec quelques chalets. Arrêter manger ou simplement entrer dans le restaurant, les saumons pêchés ici sont affichés aux murs, grandeurs natures et c'est impressionnant. Plus haut, le poste frontière de Näätämö est (était) ouvert uniquement dans la journée. Au carrefour qui suit avec la route E6, on vérifiera ce qu'il reste dans le réservoir (surtout en rentrant de Kirkeness – la première ville indiquée à l'ouest est Alta à 400km)
En redescendant
De Inari, une route « verte » descend à Kittilä. 200Km en majorité piste en terre lors de notre passage, il y plus de 10 ans il est vrai. Tôle ondulée, rennes et quelques villages fantômes, mais un plaisir de traverser une région à l'écart des grandes routes du nord, faite de forêt et de collines. La route longe l'immense parc national de Lemmenjoki.
Au-dessus de Kittilä, le pays a plus de relief. Sur les pentes du mont Levi qui culmine à 530m, on trouve la grande station de ski de Sirkka. Probablement ouvert tard au printemps, mais il n'y a pas de neige en été. Au sud est, la route rejoins Rovaniemi en longeant une rivière.
L'ouest de la Laponie
La route qui longe la frontière suédoise le long de la rivière Tornio est très fréquentée par ceux qui redescendent du cercle polaire. A Muonio, on trouve un grand magasin à souvenirs lapons, qui a du remplacer les petits marchands locaux qui s'implantaient autrefois sur le bord de la route.
Des visites dans ce secteur, j'ai gardé le souvenir des pistes de terre et de gravier vers le parc de Pallastunturit avec les monts à 800m. Au-dessus la petit bourgade de Enontekiö et son musée local,
La petite ville de Pello est celle où j'ai fait les achats pour nous ravitailler lors de nos séjours à Raanujärvi.
Au sud de Rovaniemi, la petite ville de Ranua a un zoo consacré aux animaux polaires. On peut voir ceux qui ne se rencontrent pas trop souvent sur les routes, comme les ours, les loups et les rennes sauvages (plus proche du caribou canadien que le renne d'élevage), les élans etc. On y voit même des ours blancs, bien loin de leur banquise.
A VENIR
La région des lacs et la Carélie

La côte Ouest &la côte sud
Quoi manger ? Restaurant Déjeuner buffet Plats particulier Cuisine traditionnelle Achats Particulier : poissons fumé, rennes, mures des marais Les pains Boisson, bière et vodka Les routes et chemin en été
Quoi visiter ? Les musées de plein air Châteaux et Églises Parcs naturels et randonnées Zoo Chercher de l'or Le Kalevala Vivre au bord d'un lac logement promenade en barque pêche la pratique du sauna Avec la location d'un chalet, il y a toujours le sauna et une barque. Le chalet est généralement proche du lac mais souvent à plusieurs dizaines de mètres. L'idéal est que le sauna soit sur le bord du lac, et s'ouvre directement sur un ponton. La pratique du sauna se fait tous les 2 ou 3 jours, bien que j'ai connu des finlandais qui y allaient tous les jours pendant les vacances. C'est de préférence en fin d'après-midi, lorsqu'on a pas à ressortir après. L'utilisation du sauna privé, ce qui est presque toujours le cas dans un chalet de location, commence par la préparation : compter près d'une heure avant de l'utiliser. apporter du bois dans le sauna : il y a toujours à proximité un stock de bois sec (bouleau en général) – il est parfois nécessaire de le découper à la hachette lorsque les morceaux sont trop gros vider la cendre si nécessaire et allumer le feux dans le foyer du sauna ; quand le feu est bien pris, remplir le foyer et l'alimenter régulièrement. remplir le réservoir d'eau sur le coté du four ; remplir la bassine (en plastique) à moitié et les seaux (sauf lorsqu'il y a une douche eau chaude eau froide) la température dans le sauna (sur le thermomètre, plus ou moins précis) doit monter au moins à 70 degrés, mais la pratique courante est plutôt 80-90, voire 100) pendant que le sauna chauffe, couper des très jeunes branches de bouleau (30-40cm) et les nouer par 4-5. On pratique le sauna en famille ou pour les groupes, hommes et femmes séparément. Lorsque le sauna est à la température souhaitée, on peut y aller. Pensez à quitter montres et colliers en même temps que les vêtements, tous les vêtements (garder un maillot de bain est considéré comme antihygiénique). Une serviette sera utile pour s'assoir sur les bancs brulants. La température est naturellement plus forte sur les bancs du haut ; attention aussi à ne pas appuyer brutalement le dos sur le bois du mur, ça peut aussi être très chaud. La séance de sauna dure 3/4h à 1 heure, entrecoupé de bains ou de douches. On reste à l'intérieur le temps que l'on juge bien, 7-10 minutes par exemple, et surtout qu'on se sent bien. La sueur doit couler de partout. Ne pas rester trop longtemps à chaque fois, 1/4h me semble trop, ne pas se forcer à rester si on ne se sent pas bien. Sortir et plonger dans le lac ! En été l'eau des lacs finlandais n'est pas plus froide que la Manche, et quand bien même, on reste dans l'eau tant qu'on ne ressent pas le froid. La douche froide remplace le bain lorsque le lac n'est pas à proximité. Quelques minutes dehors pour souffler avant de revenir dans le sauna. Le foyer du sauna est couvert de pierres. Ne pas les toucher quand c'est chaud, mais jeter de temps à autre une grande cuillerée d'eau (il y a toujours une grande cuillère en bois ou en plastique). Cela dégage un nuage de vapeur et une bouffée de chaleur qui donnera une sensation agréable à son passage. Éviter de respirer au passage du nuage. Ne pas en abuser, cela augmente la température de la pièce, mais le faire en particulier en entrant et un peu avant de sortir. Les jeunes rameaux de bouleau servent à se flageller légèrement le dos, les épaules et les jambes pour stimuler la circulation sanguine. Il peut être nécessaire de remettre du bois dans le foyer (après le premier bain s'il est consumé, et à la fin si quelqu'un d'autre l'utilise après vous). En général, on passe 3 fois au sauna, suivies d'un bain ou d'une douche. Dans un chalet de vacances, la séance est suivie par une toilette. Avec des équipements rustiques (pas de douche chaude), on utilisera l'eau bouillante du foyer mélangée dans la bassine d'eau froide pour se rincer. Tout se termine par le rinçage du plancher. Un contrôle de la bonne extinction du foyer sera à faire par la suite. Après le sauna, une bonne bière est la bienvenue et le dîner traditionnel consistera en saucisses grillées au barbecue ou au feux de la cheminée.
Souvenirs
Musique traditionnelle – 2 choses très caractéristiques et vraiment à part: les chants lapons et le kantele ( instrument des dieux dans le Kalevala)
Joueuse de Kantele
Souvenirs Lapons en peau et bois de rennes
Tapis traditionnels en tissus multicolores
Instruments de cuisine et récipients (comme chez Ikea, mais pas made in China)
Fumoir à poissons (à chaud)
Rennes fumé, mures des marais et vodka20 000 km en stop depuis la Normandie jusqu'à Bangkok English translation pending
Voyage en auto-stop depuis la Normandie (le mardi 28 avril, départ du Pays de Caux) jusqu'en Thaïlande (arrivée à Bangkok 2:26 pm, le 23 juin 2009). Vol Air Asia le 24 Bkk-Rgn.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop c��té ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop c��té ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Croix gammée et Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Paris - Tokyo, à pied et sans argent English translation pending
Bonjour à tous , je m'appelle Yoann , j'ai 23 et depuis plusieurs années maintenant , j'ai cette envie folle et envahissante de quitter la France à pied pour aller jusqu'a la Chine , et si possible jusqu'au Japon en solo ! Le projet est de partir de France , passer par la Suisse , l'Autriche , la Hongrie , l'Ukraine , la Russie , la Mongolie puis la Chine et enfin passer au Japon en bateau .
Je n'ai pas grand chose qui me retienne , je suis intérimaire , je n'ai que ce projet de voyage pour l'avenir quand à ma famille , même à l'autre bout du monde ça restera ma famille ! Je suis moralement et phisiquement prêt à partir . Je sais que ce projet parait fou , d'ailleurs j'en ai parlé à mes proches et ils en rigolent tellement ils trouvent l'idée ridicule ce qui me fait beaucoup de peine car du coup personne ne me soutient malgré le fait que c'est une obsession quotidienne et que je SAIS que dans tous les cas , je ferais ce voyage , avec ou sans leur aide ! Je suis trop attiré de découvrir d'autres endroits , voir d'autres lieux , d'autres gens ! Arreter d'avoir une vie ou je m'ennuie quoi que je fasse et découvrir ce que c'est réelement de se sentir bien vivant !
Je ne tiens pas à faire n'importe quoi , et c'est la raison pour laquel j'ai besoin de conseils quand à ce voyage ! Petit détail , j'ai l'intention de le faire avec le minimum d'argent possible , armée uniquement de mon sac , mes chaussures , ma tente et mon sourire pour recevoir si nessessaire l'ospitalité des gens que je croiserai ! Je veux bien évidemment éviter les grands axes routier , passer de préférence par les campagnes et les montagnes . Je maitraise à peut pres correctement l'Anglais pour me faire comprendre dans tous les pays ou je passerai .
Voilà , si vous avez des conseils , n'hésitez pas à me les donner , j'ai déjà fait une liste de choses à apporter , mais dites moi ce que vous , vous enmèneriez pour un tel voyege . Je rajouterai peut etre des choses à ma liste , je suis pas sur d'avoir pensé à tout .
Merci .
Je n'ai pas grand chose qui me retienne , je suis intérimaire , je n'ai que ce projet de voyage pour l'avenir quand à ma famille , même à l'autre bout du monde ça restera ma famille ! Je suis moralement et phisiquement prêt à partir . Je sais que ce projet parait fou , d'ailleurs j'en ai parlé à mes proches et ils en rigolent tellement ils trouvent l'idée ridicule ce qui me fait beaucoup de peine car du coup personne ne me soutient malgré le fait que c'est une obsession quotidienne et que je SAIS que dans tous les cas , je ferais ce voyage , avec ou sans leur aide ! Je suis trop attiré de découvrir d'autres endroits , voir d'autres lieux , d'autres gens ! Arreter d'avoir une vie ou je m'ennuie quoi que je fasse et découvrir ce que c'est réelement de se sentir bien vivant !
Je ne tiens pas à faire n'importe quoi , et c'est la raison pour laquel j'ai besoin de conseils quand à ce voyage ! Petit détail , j'ai l'intention de le faire avec le minimum d'argent possible , armée uniquement de mon sac , mes chaussures , ma tente et mon sourire pour recevoir si nessessaire l'ospitalité des gens que je croiserai ! Je veux bien évidemment éviter les grands axes routier , passer de préférence par les campagnes et les montagnes . Je maitraise à peut pres correctement l'Anglais pour me faire comprendre dans tous les pays ou je passerai .
Voilà , si vous avez des conseils , n'hésitez pas à me les donner , j'ai déjà fait une liste de choses à apporter , mais dites moi ce que vous , vous enmèneriez pour un tel voyege . Je rajouterai peut etre des choses à ma liste , je suis pas sur d'avoir pensé à tout .
Merci .
Descendre dans le nord du Laos depuis la Chine English translation pending
Bonjour à tous !
Je cherche à préparer un ptit voyage au laos et en chine. Plus exactement, nous voudrions partir (avec ma copine) de kunmming en chine pour redescendre sur le nord du laos. Un trajet du genre kunming, jiangshui, yuanyang, mohan/boten, luang nam tha, muang sing (ballade de 2 ou 3 jours autour), boun neua (ballade de 4 ou 5 jours autour), muang khua, muang ngoy, luang prabang, vientiane. les questions maintenant.... :D quand on arrivera de chine, est-ce possible d'aller directement à muang sing ? sans passer une nuit à luang nam tha ? combien de temps et quelle(s) route(s) enprunter pour relier muang sing à boun neua ? entre muang khua, muang ngoy, et luang prabang, où prendre le bateau ? entre muang khua et muang ngoy ? entre muang ngoy et luang prabang ? les 2 ? combien de temps ça prends pour chaque trajet ?
sachant que je ne suis pas trop fan de me retrouver avec tout mes compatriotes lorsque je suis à l'autre bout de la planète... tout en sachant très bien que certains lieux peuvent être incontournables malgré l'affluence touristique (luang prabang par ex.)...
merci de votre aide
Je cherche à préparer un ptit voyage au laos et en chine. Plus exactement, nous voudrions partir (avec ma copine) de kunmming en chine pour redescendre sur le nord du laos. Un trajet du genre kunming, jiangshui, yuanyang, mohan/boten, luang nam tha, muang sing (ballade de 2 ou 3 jours autour), boun neua (ballade de 4 ou 5 jours autour), muang khua, muang ngoy, luang prabang, vientiane. les questions maintenant.... :D quand on arrivera de chine, est-ce possible d'aller directement à muang sing ? sans passer une nuit à luang nam tha ? combien de temps et quelle(s) route(s) enprunter pour relier muang sing à boun neua ? entre muang khua, muang ngoy, et luang prabang, où prendre le bateau ? entre muang khua et muang ngoy ? entre muang ngoy et luang prabang ? les 2 ? combien de temps ça prends pour chaque trajet ?
sachant que je ne suis pas trop fan de me retrouver avec tout mes compatriotes lorsque je suis à l'autre bout de la planète... tout en sachant très bien que certains lieux peuvent être incontournables malgré l'affluence touristique (luang prabang par ex.)...
merci de votre aide
Visiter Toulouse et Bordeaux? English translation pending
Bonjour nous sommes un couple de retraités et nous préparons un voyage de trente jours pour la France en sept prochain. Nous arrivons sur Paris et revenons de Marseille.Nous prévoyons visiter quelques régions dont la Normandie, un peu la Bretagne et descendre vers le Périgord, Sarlat, et jusque Marseille.
Je vois que dans les guides il n'y a pas beaucoup de choses intéressantes à voir à Toulouse et à Bordeaux du moins on ne nous les vantent pas alors nous hésitons à visiter ces deux villes. Nous aimons beaucoup les villages pittoresques alors svp dites-moi s'il y a de belles choses à voir dans ces deux villes.
Une autre question nous prenons une voiture achat-rachat donc elle est neuve. Est-ce que la plaque d'immatriculation est différente des autres donc facile à détecter par les voleurs. ?
Merci pour vos réponses
Une autre question nous prenons une voiture achat-rachat donc elle est neuve. Est-ce que la plaque d'immatriculation est différente des autres donc facile à détecter par les voleurs. ?
Merci pour vos réponses
Deux jours à San Francisco: Sausalito est-il incontournable? English translation pending
Bonjour à tous,
nous finissons notre voyage par 2 jour pleins a san francisco, et il me reste à eclaircir un dernier point : ma femme veut absolument aller a sausalito car des collegues lui ont conseillé d'y aller, par contre les guides ne semblent pas aussi "ferme" là dessus; a vous qui y etes deja allé, quel est votre avis ?
merci de vos reponses jc
nous finissons notre voyage par 2 jour pleins a san francisco, et il me reste à eclaircir un dernier point : ma femme veut absolument aller a sausalito car des collegues lui ont conseillé d'y aller, par contre les guides ne semblent pas aussi "ferme" là dessus; a vous qui y etes deja allé, quel est votre avis ?
merci de vos reponses jc
Racisme en Espagne English translation pending
Bonjour,
je viens de passer une semaine en Espagne. Ma soeur fait son second semestre à Elche et j'en ai profité avec une copine pour lui rendre visite. On n'a jamais été autant regardé de notre vie. Ah, j'ai oublié de préciser, je suis d'origine marocaine. Donc je suis mate de peau.
A chaque fois qu'on rentrait dans un musée, les personnes de l'accueil nous regardaient étonnées, du genre ah des maghrébins visitent des musées, ils savent ce que c'est. A Elche, on part visiter les bains arabes, la personne de l'accueil nous demande de quel pays on vient, on leur dit la France, elle fait genre de ne pas avoir entendu et nous repose la question, on lui redit la France. C'est apres qu'on comprend qu'à l'interieur des bains arabes, il y a une voix qui explique la fonction de chaque pièce des bains. La voix s'exprimait en francais.
On resort des bains et la personne de l'accueil nous dit: "J'espère que je ne me suis pas trompé, j'ai mis du francais".
Dans la rue, tout le monde nous scrute.
On se disait peut etre que c'est elche qui est comme ca, meme les espagnols disent de cette ville que les gens qui y vivent sont snobes. On décide de partir a granada pour visiter Alhambra, les gens nous scrutent mais moins qu'à elche. On rentre à l'Alhambra, maintenant ce ne sont pas les espagnols qui nous scrutent mais les touristes étrangers. On arrive à l'entrée des jardins, il faut redonner son ticket et le gars de la sécurité murmure "Vous etes des marocains, des musulmans".
Qu'est ce que ca peut lui faire? Bon sang!!!
A chaque fois qu'on demande un renseignement, ils sont obligé de faire allusion a notre origine. On cherche une boulangerie:" il y a une boulangerie marocaine la bas", On veut acheter une carte téléphonique, le gars du bureau de tabac nous dit "J'en vend pas, mais celui d'a coté il en vend, c'est un marocain"
On rentre dans une marroquinerie, la vendeuse nous dit" il y a une marocaine qui travaille ici mais elle est pas la". On s'en fout. Je n'ai jamais autant entendu le mot marroqui de toute ma vie.
Le jour de notre départ, c'est le pompon, on se fait insulté par un homme et une femme de ménage à la gare d'alicante. On fait appel a un policier qui était sur place, il s'en fout.
Je ne sais pas si vous avez vécu une experience similaire, mais je ne la souhaite à personne, se faire montrer du doigt tout le temps comme si on était des monstres, c'est insupportable. Honte à l'Espagne
Est ce que c'est arrivé à certains d'entres vous ce genre de truc?
"Voyage" sur le périphérique parisien English translation pending
Bonjour !
Voilà ! Je suis lorrain, de la campagne...
Dans le cadre de mon métier (chauffeur-livreur), j'ai dû me rendre dans l'ouest de la France, aujourd'hui. Pour la première fois de ma vie, je suis passé par Paris en empruntant le périphérique sud... Il était entre 8 et 9 heures du matin... Des embouteillages sur des kilomètres, c'était pour moi une difficile escapade dans un monde fou, fou, fou !!! Sorti de Paris, la circulation redevenait fluide, je respirais... je décompressais... Et mon stress s'évacuait... Le paysage s'aérait enfin ! De la nature !
Et je me disais: "Que je suis bien à la campagne !"
Vraiment, quel courage, quelle patience il faut avoir pour affronter tous les jours (matin et soir) cet univers de folie, ce rythme effréné ! Beaucoup de parisiens (que j'ai déjà rencontrés) ne jurent que par Paris... Comme si c'était le summum ! Et, ça me laisse perplexe...
Voilà ! Je suis lorrain, de la campagne...
Dans le cadre de mon métier (chauffeur-livreur), j'ai dû me rendre dans l'ouest de la France, aujourd'hui. Pour la première fois de ma vie, je suis passé par Paris en empruntant le périphérique sud... Il était entre 8 et 9 heures du matin... Des embouteillages sur des kilomètres, c'était pour moi une difficile escapade dans un monde fou, fou, fou !!! Sorti de Paris, la circulation redevenait fluide, je respirais... je décompressais... Et mon stress s'évacuait... Le paysage s'aérait enfin ! De la nature !
Et je me disais: "Que je suis bien à la campagne !"
Vraiment, quel courage, quelle patience il faut avoir pour affronter tous les jours (matin et soir) cet univers de folie, ce rythme effréné ! Beaucoup de parisiens (que j'ai déjà rencontrés) ne jurent que par Paris... Comme si c'était le summum ! Et, ça me laisse perplexe...
Projet de partir vivre en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonsoir,
nous sommes un couple désireux d'avoir des renseignements sur les diverses formalités nécessaires à prévoir, dans le but de s'installer sur le caillou. Nous souhaitons réellement nous installer activement en NC, tout en respectant les cultures et traditions. L'envie de découvrir un mode de vie tout autre que la France est grande!
Notre projet serai de partir d'ici un an, afin de pouvoir tout préparer au mieux (budjet, déménagement, administratif, etc).
De nombreuses questions nous viennent :
Concernant l'emploi, savez-vous s'il y a du déboucher pour le métier d'infirmière? Pour acheter une voiture, vaut-il mieux passer par des particuliers ou par un garage automobile? Y-a-t'il des complications pour louer un appartement? Savez-vous comment se passe le changement de banque? Peut-on ouvrir un compte facilement en NC? Peut-on avoir rapidement un accès internet (après avoir trouver un logement)? Y-a-t'il de belles plages à proximité de Nouméa? Quel budjet nous conseiller pour partir? Sachant que nous comptons chercher un travail dès notre arrivée.
Merci d'avance pour vos réponses qui nous serons très précieuses!! A bientôt! 🙂
nous sommes un couple désireux d'avoir des renseignements sur les diverses formalités nécessaires à prévoir, dans le but de s'installer sur le caillou. Nous souhaitons réellement nous installer activement en NC, tout en respectant les cultures et traditions. L'envie de découvrir un mode de vie tout autre que la France est grande!
Notre projet serai de partir d'ici un an, afin de pouvoir tout préparer au mieux (budjet, déménagement, administratif, etc).
De nombreuses questions nous viennent :
Concernant l'emploi, savez-vous s'il y a du déboucher pour le métier d'infirmière? Pour acheter une voiture, vaut-il mieux passer par des particuliers ou par un garage automobile? Y-a-t'il des complications pour louer un appartement? Savez-vous comment se passe le changement de banque? Peut-on ouvrir un compte facilement en NC? Peut-on avoir rapidement un accès internet (après avoir trouver un logement)? Y-a-t'il de belles plages à proximité de Nouméa? Quel budjet nous conseiller pour partir? Sachant que nous comptons chercher un travail dès notre arrivée.
Merci d'avance pour vos réponses qui nous serons très précieuses!! A bientôt! 🙂
Facile de voyager en Algérie? English translation pending
Bonjour,
je vois beaucoup de commentaires pour aller vivre en Algérie mais pas trop concernant le tourisme, alors est'il facil de voyager en Algérie ? y a t il des hotels un peu partout ? les transports sont ils simples ? la securite est elle assurée sur le territoire ?
j'ai vraiment envie d'y aller mais pas beaucoup d'infos
merci
Suite de la discussion sur Madagascar ce jour: le 9 février 2009 English translation pending
Bonjour!!!!!!!!!
Suite à la réponse de François l'administrateur de ce site, nous avons la permission de réouvrir cette discussion à la condition de rester courtois tous envers nous!!!🙂
Voici le lien de référence à cette discussion mise en place par Jipi
http://voyageforum.com/...vrier_2009_D2368025/
Suite à la réponse de François l'administrateur de ce site, nous avons la permission de réouvrir cette discussion à la condition de rester courtois tous envers nous!!!🙂
Voici le lien de référence à cette discussion mise en place par Jipi
http://voyageforum.com/...vrier_2009_D2368025/
Madagascar: ce jour le 9 février 2009 English translation pending
nous esperons de tous coeur que cette semaine ne sera pas celle de la mort mais de l espoir
les tours operators français (80% du CA sur mada) demande la suspenssion des voyages sur madagascar officielement
la mauvaise annee pour le tourisma gasy se precise
a plus
Voyager seul en camping-car English translation pending
Bonjour,
Mon épouse est décédé il y a 3 mois, nous avions commencé à sortir début 2008 (en tout 3 sorties).
J’aimerais continuer (surtout qu’elle le souhaitait).
Partir seul, ou partir avec un couple d’amis je me pose la question.
Car il est évident que je ne serais lors de sortie je ne serais pas si disponible en étant seul que mes amis qui sont en couple.
En couple les taches se répartissent à deux alors que seul il y a tout à faire.
Si vous pouviez me renseigner sur la solution préférable si vous l’avez vécu ou côtoyé, et me donner des astuces.
D’avance merci
Le jeu des photos 2009, encore et toujours English translation pending
et voici la photo promise : c'est une plage...
mais où ?
😇
mais où ?
😇
Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car? English translation pending
Bonjour,
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Apporter de la boisson à bord d'un bateau de croisière? English translation pending
Je voudrais savoir si il y a des gens qui ont deja apporté des canettes de biere dans leurs valise.
lors de leur croisiere.
Merci de me raconter vos experiences.
Pensive
Merci de me raconter vos experiences.
Pensive
Croisière "Les Trésors de l'Histoire" sur le Costa Concordia, départ le 21 janvier English translation pending
bonsoir à tous.
je crée ce topic car le départ approche. nous attendons avec impatience les carnets de voyage.
bien sur je vous invite à surveiller les discussions car je ferais un compte rendu à mon retour avec photos et explications.
ca sera avec plaisir que je répondrais à vos questions avant et après la croisière.
nous serons au pont 6 cabine 6444.
j'ai déjà bien visité virtuellement le concordia grace à vos blogs ou photos postées sur ce forum.
ma soeur à fait la méditerranée en novembre sur le concordia.
j'espère que ce topic aura du succés et qu'il vous sera utile si un jour vous partez soit avec costa, soit sur le concordia ou faites les trésors de l'histoire.
départ mercredi 21 janvier de savone, italie.
nous somme de vallauris près de cannes et prenons le bus à nice aéroport.
l'itinéraire sera visible en dessous de ce message.
merci à tous de l'intérêt que vous porterez à ce topic.
je crée ce topic car le départ approche. nous attendons avec impatience les carnets de voyage.
bien sur je vous invite à surveiller les discussions car je ferais un compte rendu à mon retour avec photos et explications.
ca sera avec plaisir que je répondrais à vos questions avant et après la croisière.
nous serons au pont 6 cabine 6444.
j'ai déjà bien visité virtuellement le concordia grace à vos blogs ou photos postées sur ce forum.
ma soeur à fait la méditerranée en novembre sur le concordia.
j'espère que ce topic aura du succés et qu'il vous sera utile si un jour vous partez soit avec costa, soit sur le concordia ou faites les trésors de l'histoire.
départ mercredi 21 janvier de savone, italie.
nous somme de vallauris près de cannes et prenons le bus à nice aéroport.
l'itinéraire sera visible en dessous de ce message.
merci à tous de l'intérêt que vous porterez à ce topic.
Voyage en Thaïlande pour la première fois English translation pending
Bonjour,
Nous partons à Bangkok dans 10 jours; programme, deux jours à Bangkok, 8 jours à Phuket, puis de nouveau 24h à Bangkok.
Pour Phuket, nous pensons trouver un Hôtel sur place, qu'en pensez vous? mieux vaut réserver par le Net??
Et évidement, ce serait super si vous pouviez nous donner des idées de visites, d'endroits à ne pas manquer...
Merci d'avance et Bonne Année !!!
Merci d'avance et Bonne Année !!!