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Plymouth / Portsmouth à vélo (Angleterre) English translation pending
Bonjour !
En août prochain, nous partons 3 semaines en cyclo-rando, avec nos 2 enfants (10 et 14 ans). Le trajet est presque entièrement prévu, de Plymouth à Portsmouth aller/retour (http://perso.orange.fr/La-roue-tourne/cyclo/randos/velo_2007_2.html).
Les hébergements sont en camping, et j'ai prévu pas mal de curiosités pour les visites... Mais si quelqu'un connaît une route particulièrement sympa, ou un coin génial à visiter que j'aurais oublié... Merci d'avance de me faire profiter de vos expériences !
Bonne route !
En août prochain, nous partons 3 semaines en cyclo-rando, avec nos 2 enfants (10 et 14 ans). Le trajet est presque entièrement prévu, de Plymouth à Portsmouth aller/retour (http://perso.orange.fr/La-roue-tourne/cyclo/randos/velo_2007_2.html).
Les hébergements sont en camping, et j'ai prévu pas mal de curiosités pour les visites... Mais si quelqu'un connaît une route particulièrement sympa, ou un coin génial à visiter que j'aurais oublié... Merci d'avance de me faire profiter de vos expériences !
Bonne route !
Maladie de chagas au Pérou et en Bolivie English translation pending
Nous nous apprêtons à partir pour ces deux beaux pays.
Au service des maladies tropicales d'un hopital, on nous a mis en garde contre la maladie de chagas.
Cette maladie se transmet par les déjections de punaises, particulièrement dans des zones rurales et les maisons en torchi (même si les grandes ne sont pas épargnées).
On aimerait savoir si vous y avez été confronté? Comment vous vous en êtes prémunis? Quelles zones sont selon vous les plus à éviter?
Avez vous par exemple des infos sur la côte péruvienne, le canyon de colca, le lac titicaca et le sud lipez?
Merci à vous
cédric
Retour de l'hôtel Barcelo Premium Punta Cana English translation pending
Bonjour tout le monde !!! Je reviens a peine de Punta Cana . Jai ador/ mon sejour la bas . Une des plus interessante hotel que jai vu la bas .
Plage : Tres belle et blanche, De belle grosses vaques !!
Chambres : le points le moins interessant ... Elle est bien mais sans plus . Moi javais la vue sur la mer, 2 planches de bois comme lit !! La proprete de la chambre etait correct mais un peu fait rapido presto .Drap pas changer a chaque jour. Je nai meme pas eu de petit oiseau en serviette :( Le frigo est remplis a chaque jour . Leau de la salle de bain rush un peu, sois tres chaud ou aucune pression ... On ne va pas la pour la chambre !!! Mais inquiete vous pas, attendez vous pas a une chambres 5 etoiles mais c corect pareil .
Resto a la carte : Par favoris de 1 a 5 1 Roma, resto italien, pate delicieuse :) 2 tokyo, resto japonais, miam miam tres bon !!! 3conuco, resto dominicain, excellent, soupe delicieuse ! 4merlin, resto de fruit de mer, bon mais pas plus . 5 paris, resto francais ... sans commentaire !! Non c ok mais vraiment pas digne dun resto francais . Le pire de tous le buffet, c pas trop frais mais le matin aller au resto sur le bord de la piscine, c meilleur, et le diner a la meme place il font des hamburger delicieux !!! Eviter le buffet . Meme si vous navez pas de reservation, aller au resto a la porte voir si il y a de la place ... Nous ont a manger toujours a la carte c bien meilleur . Le gateu au fromage est delicieux !!
Le personel est tres aimable !! On sest bien amuser avec eux, moi jai bien aime discuter avec eux !! Les animateurs sont tres motiver .
Les spectacles sont bon, bonne ambiance et bonne annimation !!! Le matin, a place de boire le mauvais cafe du buffet, au cafe de sandy il fait des bons cafe latte et capuchino . ecris moi . Je retournerais nimporte quand la, jai vraiment adore . Si tu aimes danser, le soir a la disco ca bouge pomale . Casino, si tu as envie de te faire crosser ... Cest rare que tu gagnes . Excursion a faire, Bavaro runner ... geniale . Lile saona ... Paradis sur terre quad ( 4 roues ) super trippant Marinarium, piege a touriste, si tu aimes lannimatio sur un bateau danser sur un bateau et voir 2 requins ds le fond de leau, tu vas aimer . Noulie pas detre gentil avec le personel un hola !!! c pasw dure de leur fare plaisir !!! Ah oui, si tu achete ds les petit quiosque, si il te vends ton lot 90, tu peux lavoir a 20 . Il faut dealer . Goutte a la mama juana !!! Ca cogne et c delicieux !!!
Tes pratique par contre de parler espagnole, car rare sont le persones qui parle 0bien le francais ou langlais . Si vous avez des questions ecrivez moi
Plage : Tres belle et blanche, De belle grosses vaques !!
Chambres : le points le moins interessant ... Elle est bien mais sans plus . Moi javais la vue sur la mer, 2 planches de bois comme lit !! La proprete de la chambre etait correct mais un peu fait rapido presto .Drap pas changer a chaque jour. Je nai meme pas eu de petit oiseau en serviette :( Le frigo est remplis a chaque jour . Leau de la salle de bain rush un peu, sois tres chaud ou aucune pression ... On ne va pas la pour la chambre !!! Mais inquiete vous pas, attendez vous pas a une chambres 5 etoiles mais c corect pareil .
Resto a la carte : Par favoris de 1 a 5 1 Roma, resto italien, pate delicieuse :) 2 tokyo, resto japonais, miam miam tres bon !!! 3conuco, resto dominicain, excellent, soupe delicieuse ! 4merlin, resto de fruit de mer, bon mais pas plus . 5 paris, resto francais ... sans commentaire !! Non c ok mais vraiment pas digne dun resto francais . Le pire de tous le buffet, c pas trop frais mais le matin aller au resto sur le bord de la piscine, c meilleur, et le diner a la meme place il font des hamburger delicieux !!! Eviter le buffet . Meme si vous navez pas de reservation, aller au resto a la porte voir si il y a de la place ... Nous ont a manger toujours a la carte c bien meilleur . Le gateu au fromage est delicieux !!
Le personel est tres aimable !! On sest bien amuser avec eux, moi jai bien aime discuter avec eux !! Les animateurs sont tres motiver .
Les spectacles sont bon, bonne ambiance et bonne annimation !!! Le matin, a place de boire le mauvais cafe du buffet, au cafe de sandy il fait des bons cafe latte et capuchino . ecris moi . Je retournerais nimporte quand la, jai vraiment adore . Si tu aimes danser, le soir a la disco ca bouge pomale . Casino, si tu as envie de te faire crosser ... Cest rare que tu gagnes . Excursion a faire, Bavaro runner ... geniale . Lile saona ... Paradis sur terre quad ( 4 roues ) super trippant Marinarium, piege a touriste, si tu aimes lannimatio sur un bateau danser sur un bateau et voir 2 requins ds le fond de leau, tu vas aimer . Noulie pas detre gentil avec le personel un hola !!! c pasw dure de leur fare plaisir !!! Ah oui, si tu achete ds les petit quiosque, si il te vends ton lot 90, tu peux lavoir a 20 . Il faut dealer . Goutte a la mama juana !!! Ca cogne et c delicieux !!!
Tes pratique par contre de parler espagnole, car rare sont le persones qui parle 0bien le francais ou langlais . Si vous avez des questions ecrivez moi
Faire la fête à Vientiane (Laos) English translation pending
Salut à tous,
Je me doute bien que c'est pas le pays idéal et rêvé pour faire la fête, mais je vais être retenu à Vientiane une douzaine de jours et je me dis qu'il me prendra surement l'envie d'aller me déhancher un peu sur une piste et de boire quelques godets juste au bord. Alors z'avez-vous point de "bon plan" de boîte pas trop ringardos dans cette ville ?
Sinon j'ai ouï dire que les lieux noctures doivent fermer à minuit là-bas... C'est bien toujours respecté ça ?
Merci de vos réponses.
K.
Je me doute bien que c'est pas le pays idéal et rêvé pour faire la fête, mais je vais être retenu à Vientiane une douzaine de jours et je me dis qu'il me prendra surement l'envie d'aller me déhancher un peu sur une piste et de boire quelques godets juste au bord. Alors z'avez-vous point de "bon plan" de boîte pas trop ringardos dans cette ville ?
Sinon j'ai ouï dire que les lieux noctures doivent fermer à minuit là-bas... C'est bien toujours respecté ça ?
Merci de vos réponses.
K.
Combien de kilomètres par jour? English translation pending
Bonjour à tous,
voici la naïve question d'une grande débutante de la pédalette... débutante oui mais pleine de bonne volonté 😛: Alors voilà, j'envisage de voyager à vélo/pédalette (linguistiquement, c'est pareil j'vous jure). Au début, ce serait à la petite semaine avant d'envisager, pourquoi pas, un tour de plusieurs semaines. Hier, j'ai fait une rando de 84 bornes, très chouette mais au retour j'avais les cuisses en feu (sans double sens). Des bons étirements une fois Pédalette rangée et ce matin, mes jambes étaient OK. Mais savoir si sur un rythme de plusieurs jours, je pourrais maintenir un pareil kilométrage quotidien... bof 🤪.
D'où la question: quand vous partez pour plusieurs jours, combien de kilomètres par jour pédalez-vous? Disons que terrain est plat, faux-plat et un peu pentu parfois, mais roulable... je ne parle ni de pistes africaines ni de pistes islandaises (encore que...), mais juste d'un petit terrain bien de chez nous avec ses hauts et ses bas...
Autre question: au bout de combien de jours atteignez-vous une saturation physique, genre gros besoin de pause musculaire? Bon je dis ça mais peut-être que ça n'arrive jamais... je ne sais pas... d'où ces questions dont les réponses me seront fort utiles pour préparer un périple d'une semaine en septembre sans me prendre pour wonderwoman, ni finir par divorcer d'avec Pédalette (que je trouve très chouette même si tout est à refaire dessus).
MERKI!!
Hôtel Riu Bambou à Punta Cana English translation pending
Bonjour
Je pars à l'hotel riu Bambou le 21 juin, je voudrais savoir si quelqu'un a des photos et si il a des personnes qui y sont déja allées et c'est bien, point de vue service et plage.
merci
Se faire voler ses lunettes au Pérou? English translation pending
Bonjour,
Je vais au Pérou (et faire la Inca Trail) en fin juin.
Je porte habituellement des lunettes (que j'aime beaucoup, prescription de -6, donc qui valent 400$). La fin de semaine et pour faire du sport, je porte des verres de contact.
J'ai peur d'amener mes lunettes au Pérou (de me les faire voler, ca serait l'item de plus de valeur que j'aurais...) je pensais donc amener uniquement mes verres de contacts.
Selon vous, est il possible que les voleurs me prennent mes lunettes à l'arraché? Pensez vous que je prends des risques en manipulant mes verres de contact dans ce coin pas très clean?
Merci!!!
Je vais au Pérou (et faire la Inca Trail) en fin juin.
Je porte habituellement des lunettes (que j'aime beaucoup, prescription de -6, donc qui valent 400$). La fin de semaine et pour faire du sport, je porte des verres de contact.
J'ai peur d'amener mes lunettes au Pérou (de me les faire voler, ca serait l'item de plus de valeur que j'aurais...) je pensais donc amener uniquement mes verres de contacts.
Selon vous, est il possible que les voleurs me prennent mes lunettes à l'arraché? Pensez vous que je prends des risques en manipulant mes verres de contact dans ce coin pas très clean?
Merci!!!
10 jours au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
je pars 10 jours début avril au Costa Rica. Pouvez-vous m'indiquer les sites incontournables à visiter ?
Merci par avance.
je pars 10 jours début avril au Costa Rica. Pouvez-vous m'indiquer les sites incontournables à visiter ?
Merci par avance.
Recherche associations sur Mbour ou Joal (Sénégal) English translation pending
Bonjour, je fais partie d'une asso de solidarité avec le sénégal, plus particulièrement le village de Mbodiène pour l'instant.
Nous sommes à la recherche d'une ou plusieurs assos ou institution sur Mbour ou Joal avec lesquels on pourrait mettre en place un partenariat et donc leur donner un petit coup de pouce financier ou autre. Notre domaine serait plutôt dans l'éducation ou la formation professionnelle, ou même un orphelinat, ce genre de chose. Nous voudrions prendre des contacts maintenant car ensuite nous nous rendons sur place en avril et nous voudrions pouvoir apporter quelque chose, selon leurs besoins.
Si vous en connaissez, merci de nous faire signe
Julie
Julie
Louer un 4X4 et voyager sans guide ou chauffeur en Tanzanie et au Kenya English translation pending
Est il possible de louer un 4X4, complètement équipé pour le camping et de pouvoir circuler librement dans les réserves, sans avoir recours à un guide ou chauffeur ?
Bangkok: Un seul billet d'entrée pour Wat Po, Wat Phra Kaeo et grand palais? English translation pending
Bonjour à tous, petite question en suspend....
est ce que le billet acheté au Wat Pho englobe la visite du grand palais et du Wat Phra Kaeo et du musée Vimanmek, ou est ce le grand palais et le Wat Phra Kaeo qui permettent la visite du musée Vimanmek, avec un seul billet.
Je vous remercie car selon ces dispositions, je n'organiserais pas mais visites de la même façon.
merci à tous.
😉Remerciement tout particulier à Sabaidee, Thuan et Barbot qui prennent toujours le temps de nous faire part de leur bon plans, de leurs photos et de leur petites adresses de resto, de boutiques...
est ce que le billet acheté au Wat Pho englobe la visite du grand palais et du Wat Phra Kaeo et du musée Vimanmek, ou est ce le grand palais et le Wat Phra Kaeo qui permettent la visite du musée Vimanmek, avec un seul billet.
Je vous remercie car selon ces dispositions, je n'organiserais pas mais visites de la même façon.
merci à tous.
😉Remerciement tout particulier à Sabaidee, Thuan et Barbot qui prennent toujours le temps de nous faire part de leur bon plans, de leurs photos et de leur petites adresses de resto, de boutiques...
Ostria Beach en Crète English translation pending
Je réserve l'hotel samedi par thomas cook et je voulais avoir l'avis de ceux qui y ont séjourné : accueil, bouffe, infrastructure, animations, confort, propreté ...
Merci
Caroline
Thaïlande: Koh Chang, White sands beach English translation pending
Bonjour ! J'ai passé 3 semaines magnifiques dans une hutte au KC Bungalows à White Sands Beach il y a 3 ans. A ce moment là ils étaient à construire de gros bungalows en dur derrière les huttes. Quelqu'un pourrait me dire si les huttes sont encore là ? et si possible à combien la nuitée. J'y retournerai en Novembre. Merci à tous
Traversée d'Islande English translation pending
Salut,
Je compte cet été (aout) traverser l'Islande Sud Ouest/Nord Est en gros le long du rift transatlantique.
j'ai déjà kkes expériences d'autonomie (10 jours) mais sur ce coup là j'ai prévu 20/25 jours pour environ 400 km.
Dit comme ca ca parait assez violent, d'autant plus que je pense pas rencontrer grand monde sur la route, dc si je pouvais avoir l'avis de quelques randonneurs expérimentés ayant déjà fait ce genre de parcours, histoire de pas louper quelques recommandations importantes.
SInon: Est-ce faisable en solitaire, ou répartir les charges à 2 semble indispensable? quel type de tente (hormis qu'elle soit légere) faut il emporter pour ce pays?
j'ai déjà kkes expériences d'autonomie (10 jours) mais sur ce coup là j'ai prévu 20/25 jours pour environ 400 km.
Dit comme ca ca parait assez violent, d'autant plus que je pense pas rencontrer grand monde sur la route, dc si je pouvais avoir l'avis de quelques randonneurs expérimentés ayant déjà fait ce genre de parcours, histoire de pas louper quelques recommandations importantes.
SInon: Est-ce faisable en solitaire, ou répartir les charges à 2 semble indispensable? quel type de tente (hormis qu'elle soit légere) faut il emporter pour ce pays?
Plongée à Koh Tao (Thailande) English translation pending
1eres impressions
Je suis toujours en vie mais j'ai mal. je sais pas ce qui se passe, je n'ai pas bu d'eau du robinet, je ne suis pas alle faire crac-crac avec l'autochtone (meme si l'incitation etait forte, voir plus loin) et je me tape quand meme des crampes d'estomac pas possibles, les muqueuses a l'envers. Du coup aujourd'hui j'ai du decoller de mon bouge vers 15H. Et si je parle de bouge ce n'est pas a cause du niveau des prestations (conformes aux standards europeens) mais bien parceque je suis tombe sur un bordel industriel. Le "Nana Hotel" porte magnifiquememt son nom. Il est meme dote d'un night-club au premier dans lequel on ne rencontre que deux especes : les nymphettes (endemiques) et les gras du bide (ou "farangs", c'est a dire "occidentaux" en idiome local. Comme c'est derive de "francais", j'ai bien peur que ce soit pejoratif...). Passons. Finalement, je crois que ca doit etre les glacons. j'ai pas fait attention a la gueule des glacons dans mon seven up; le guide du routard etait pourtant clair a ce sujet : Des glacons en cube, toujours, jamais de glace pilee. Bref, a l'heure qu'il est mon tube digestif doit etre devenu le repaire de millions de thais clandestins et microscopiques. Pas de panique, j'ai embarque quelques tablettes de charbon actif, ca devrait me remettre d'equerre assez rapidement. En tout cas, d'equerre ou pas, apres demain c'est adieu "Nana" et bonjour Kho Tao . merde, je trouve pas le point d'exclamation sur ce putain de clavier thai. Ah la vache, y a pas de trema non plus ? Passons. Bon, je reviens d'une petite ballade dans Chinatown et c'est exactememt comme dans les films (en plus chaud, humide et puant). Je me suis installe dans une gargote pour faire comme l'autochtone et je me suis penche sur la carte le coeur au bord des levres. Il faut tout de meme dire qu'elle est bien foutue la carte, avec des images qui valent mieux que tous les beaux discours (en tout cas pour ceux qui ne comprennent ni les discours en thailandais ni ceux en chinois). Le probleme, c'est que je n'ai a peu pres rien reconnu sur leurs images, que des potages ou des fritures a base d'aliments inconnus sur ma planete. A un moment, j'ai quand meme cru reconnaitre des raviolis chinois, alors j'ai timidememt pointe la photo du doigt, avec un petit sourire plein d'espoir.. Grave erreur : je ne sais toujours pas ce que j'ai bouffe, si ce n'est que ca avait plutot une gueule de friture de moules entourees de panure. Le gout est indescriptible, je ne vais donc meme pas essayer... Passons. Demain est un autre jour qui verra Gwenn partir a l'assaut des khlongs (les canaux du coin), que l'on parcourt en tail-boats. Des que j'ai compris pourquoi ils appellent comme ca leurs barques a moteur je vous explique. J'aimerais bien aussi cloturer mon apres-midi par un match de boxe thaie.... Et apres demain Kho Tao donc. Le Guide en fait une description feerique moins un. Le "moins un" signifie qu'il est tout de meme fait mention de petits foyers de paludisme se ranimant a la saison des pluies. A 6 mois pres j'etais mal. Bien, il est temps que j'aille refaire provision de charbon actif. Mais je repasserai.
Après 3 jours
Ca y est, je sais pourquoi ils appellent ca des tail-boats : c'est en rapport avec le moteur installe a l'arriere du bateau, tout au bout d'une longue tige metallique, si bien qu'on a effectivement l'impression que l'engin dispose d'une sorte de queue. Il faudra que je vous montre les photos... Les khlongs (les canaux du coin) sont vraiment depaysants : il s'agit d'un enchevetrement bordelique de cabanes sur pilotis, d'humains innombrables et de barques chargees de poisson, viande, riz, fleurs, arrosoirs, PQ, auto-radios, enfants, chiens, chats, bref de tout mais il faut chercher... Point tres positif : c'est la premiere fois depuis trois jours que j'ai eu l'impression de respirer sans difficultes a l'air libre. Autre moment fort - et j'en suis encore tout emu - il m'aura fallu parcourir 10 000 bornes mais ca y est, je l'ai vu : Steven Seagall m'est apparu. Ca fait un choc hein ? j'etais tranquillement en train de compter les coups que s'echangeaient deux tares insensibles a la douleur au Ratchadomnoen Thai Boxing Stadium, lorsqu'a la faveur d'une pause entre deux rounds une ombre gigantesque a recouvert le ring. Le mec a deja une certaine carrure dans l'absolu mais lorsqu'on le fait poser pour la photo a cote des deux thais superweight ca devient carrement un monstre. Et quand je vois la clameur que cet acteur de serie Z a reussi a soulever dans le stade, j'ai du mal a imaginer les mouvements de foule qu'un demi-dieu comme David Beckham pourrait provoquer. Il faut dire que les mecs sont tous litteralement passionnes par la "premiere league" anglaise. J'ai vraiment l'air d'un naze lorsque je commence a parler football avec un conducteur de tuk-tuk et qu'il me sort des noms d'anglais dont j'ai jamais entendu parler ( c'est qui Roy Mc Coy ? c'est une equipe Aston Villa ?). Alors je me rabats invariablement sur Arsenal, vantant les merites de Thierry Henri, Sylvain Villtorde ou Robert Pires. Je sais, c'est pathetique mais il n'y a que de cette maniere que Je recupere plus ou moins le controle de la conversation. Et vous n'imaginez pas a quel point c'est important d'avoir le controle dans une conversation avec un thai (enfin la je parle uniquement des deux pour cent qui comprennent quelques mots d'anglais, sinon c'est peine perdue) parceque si tu arrives a peu pres a te faire comprendre, capter ce qu'ils te repondent en retour releve de la pure gageure ; Ils ont vraiment un accent a chier, ils bouffent toutes les terminaisons. Exemple : "A wha tam u wan to co u ?" (Il fallait bien sur comprendre : "At what time do you want me to call you"). Je crois que je vais finir par repondre invariablement "yes" et attendre de voir si ce "yes" implique une sortie de thune. Il sera toujours temps alors de me retracter... Quoi moi raconter d'autre a vous ? je prends le bus pour Chumphon dans deux heures, ou je vais passer la nuit. Demain matin de bonne heure je prends le speed boat pour l'ile de Koh Tao, puis le taxi boat jusqu'au Coral View Resort : c'est une chtite crique ou je devrais etre tranquille. Apres trois jours a Bangkok, c'est la seule chose a laquelle j'aspire...
A bientot.
Auprès de mon ile
Bonjour Public,
Maintenant que je suis arrive sur mon ile et que ca ressemble vraiment a un film d'Elvis avec des guirlandes autour du cou, je peux y aller franco et vous reveler clairement ce qui devait jusqu'a present etre lu entre les lignes : Bangkok C'EST PAS BEAU. Alors, oui, c'est depaysant, il y a des temples dans chaque pate de maison et des autels a tous les coins de rue, ca grouille, ca exulte, ca s'engueule, ca vit intensement, tout ca c'est vrai je suis temoin. Mais ca a aussi toutes les tares de la ville champignon, tu sens que le developpement a ete fulgurant et par consequent totalement anarchique : y a des milliards de bagnoles, de velos, de motos, de camions, de tuk-tuk qui empuantissent tellement l'athmosphere que tous les conducteurs "a l'air libre" portent un masque, il fait chaud, y a un boucan assourdissant, Les fils electriques sont tendus par grappes de soixante-quinze et rarement a plus d'un metre quatre-vingt du sol (eux ils s'en foutent mais moi je me les prends en pleine gueule) et le truc pire que tout c'est cette extreme pauvrete offerte au regard - les thais vivent sur le pas de leurs portes et y bouffent itou - obligee de cohabiter avec le luxe tapageur des nouveaux riches. Ca fait un peu cliche, cette tirade sur les ecarts de niveau de vie dans les pays du tiers monde, mais quand ca se passe sous tes yeux.... Bref, je me suis barre hier a quinze heures, confiant en ma bonne etoile et en mon bus. Le programme etait pourtant simple : tu restes dans le bus jusqu'a Chompung, ensuite tu descends et t'attends le bateau. Alors la tu le prends et lorsque tu vois la plage et les palmiers, c'est que t'es arrive. Mais ca s'est pas passe comme ca. Chompung, c'etait a deux heures du matin et personne ne m'a reveille. Faut me comprendre : j'en avais bave pour trouver une position a peu pres confortable (en foetus avec une couverture sur la tete), j'avais marque mon nom et mon arret sur un bout de papier, ca ne pouvait pas merder. Et pourtant j'arrive a Khurat-tani a cinq heures du matin en me demandant ce que je fous la. Bref, prochain ferry boat a huit heures du mat' (encore trois heures d'attente sur un quai plus quatre heures de traversee) et changement de bateau a Koh Phangan pour une arrivee finale a Koh Tao vers 12H30. J'ai perdu 6 heures et une bonne partie de mon flegme dans l'histoire. Honnetement, je crois que ca en valait la peine : l'ile est magnifique ? en trois mots : petite, montagneuse, luxuriante - et les bungalows ne sont pas chers (60 F par jour). En debarquant, j'ai a peine mis le pied sur le ponton qu'un banc de poissons passait dessous. Cinq minutes plus tard je detalais devant des papillons gros comme mon poing ; heureusement, c'etait un peu a l'ecart du village et je crois que personne ne m'a vu. Je commence la plongee sous-marine demain : deux jours d'enseignement theorique puis quatre plongees sur deux jours, entre 12 et 18 M de profondeur. Peut-etre un peu juste pour choper un requin baleine, quoique... Melanie et Pascal, j'ai bien recu vos messages, ca fait d'autant plus plaisir que je n'ai pas lu ou parle francais depuis mon depart, et apparemment y a pas un francais sur l'ile. Je fais donc de l'immersion aquatique ET linguistique. Je n'ai qu'un truc a dire : continuez.
A suivre.
J-1
Comment ca va chez vous ? De mon cote, ca s'ameliore tous les jours. Mais reprenons dans l'ordre chronologique : Lorsque je suis arrive, une des premieres choses qui m'a frappe, c'est l'attachement delirant des thailandais pour la monarchie. C'est vraiment quelquechose dont les Windsor, les Bourbons ou les Sturm und Taxis peuvent etre jaloux. Bien sur, j'en avais deja eu un avant-gout a Bangkok avec tous ces panneaux geants a la gloire du roi, mais apres tout (et toutes proportions gardees) c'est un phenomene dont on peut aussi etre temoin a Bagdad ou a Tripoli (sic). A Koh tao, le roi est venu en villegiature il y a une trentaine d'annees, il y a laisse une stele sur la plage en souvenir de son passage. Aujourd'hui encore, c'est un defile constant d'iliens honorant la memoire de leur monarque, certains allumant des batonnets d'encens, d'autres epoussetant consciencieusement le granite, d'autres enfin se contentant d'un "wai" esquisse avant de poursuivre leur route. Le "Wai" est le salut traditonnel thai, les deux mains jointes devant soi. Plus les mains sont elevees et plus la marque de respect est grande. Devant la stele on a l'impression que les mecs essaient de decrocher une etoile. Une autre caracteristique thaie est leur sens inne du commerce (seulement depasse parait-il par les vietnamiens, mais eux ont carrement une reputation de crapule) : le soir de mon arrivee j'etais desesperement a la recherche d'une montre afin de ne pas louper le premier cours du lendemain que ces batards du "Crystal Diving Resort" avaient arbitrairement fixe a 9H du mat'. L'ile nest pas bien grande et assez isolee, si bien que certains articles sont assez difficiles a trouver. Au bout d'un moment j'en deniche une cependant, adaptee au gout thaie - enorme et doree, en un mot tres laide - mais qui fait bien mon affaire. Le mec voulait me l'echanger contre la bague du grand pere. Il a fallu que je lui conte par le menu tout son historique familial pour qu'il finisse par accepter mes 600 bahts. De toute maniere je compte bien la lui revendre avant de partir, et ainsi transformer l'affaire en simple location, pas question de revenir en France avec cette horreur au poignet. En parlant de la France j'ai tout de meme fini par denicher des compatriotes : ils tiennent l'unique pizzeria de la rue principale. Ce soir je leur ai ramene une tablee de 9 personnes, ce qui m'a permis de diner a l'oeil. Comme quoi les Farangs aussi savent faire des affaires... Aujourd'hui, premier plongeon avec des bouteilles. Je suis arrive a la bourre malgre la montre. Il faut dire que j'ai assez mal dormi la nuit derniere etant donne qu'il m'a fallu tenir un siege contre la fourmiliere du coin. Sous les tropiques, ne jamais garder de la bouffe dans son bungalow si on n'a pas de frigo pour l'y entreposer. Qui plus est, une enieme panne des generateurs de l'ile nous a tous prives de ventilateur jusqu'au reveil. Mais ce qui m'a instantanement tout fait oublier, c'est qu'en recompense des 8 heures d'enseignement theoriques ingurgitees depuis hier matin concernant les bouteilles, les moderateurs de pression, les respirateurs, les jauges, les lests, les mesures de securite, les paliers de decompression, les problemes de sinus et d'oreille interne et j'en passe, notre petit groupe a pu enfin tester le materiel cet apres midi dans une petite crique d'1 metre cinquante au nord de l'ile. Et demain c'est parti pour 12 metres. Matt, le cockney qui nous chaperonne, est assez content de lui : les deux norvegiens, les deux suisses allemands, la canadienne, les deux hollandais, l'israeliennne et le frenchie qui composent ce groupe colore s'en sont globalement bien tires. Et pourtant, il nous a un soumis a rude epreuve : a un moment donne il m'a meme coupe l'arrivee d'oxygene pour simuler une asphyxie et voir comment je m'en sortais. J'aurais pu le baffer. Une derniere anecdote pour la route ? Pour se rappeler des differentes etapes du chek-up, le PADI (bouquin officiel edite par la federation intenationale de "scuba diving") enseigne a ses etudiants un moyen mnemotechnique : les initiales de ces etapes (respectivement "Bcd", "Weights", "Releases", "Air" et "Final ok") peuvent etre retenues grace a la phrase assez debile qui suit : "Begin With Review And Friends". Quand a moi, je prefere celle que Matt m'a sussuree : "Bangkok Women Rarely Are Fellows". Pour les non anglophones, ce veut a peu pres dire : "les petites femmes de Bangkok sont rarement des travelos". Il y a quelques jours, j'ai eu personnellement la preuve du contraire, mais chut... Demain matin, le cours est a huit heures. Il est bientot minuit ici, alors bonne nuit mes enfants.
A suivre.
Dites bonjour a un nouveau diplome
Coucou tous,
Comme prevu, mes quatres premieres plongees ont eu lieu hier et aujourd'hui, suivies d'un examen final, et je peux maintenant vous l'annoncer : a mon retour a Paris, vous aurez devant vous un homme-grenouille diplome. J'hesite maintenant quant a la suite des evenements : passer "l'advanced open-water" qui me permettrait de descendre jusqu'a 30 M et me specialiser un peu (plonger dans les grottes ou les epaves, plonger de nuit, plonger dans les lacs de montagne, etc..etc..) ou bien m'en tenir la. Un plan plus economique - et c'est la solution vers laquelle je penche pour le moment - serait de louer une moto demain afin de visiter (enfin) Koh Tao, faire deux plongees supplementaires apres-demain et peut etre me barrer pour Koh Phangan dans 3 jours ou, parait-il, de grosses fetes sont organisees sur la plage a peu pres un soir sur deux. Plutot que de changer d'ile, je pourrais egalement elargir mon horizon et me decider enfin! ! a faire ce trip au Laos dont j'avais parle a certains avant mon depart. C'est ce que me conseille Stephane, mon pote Francais qui habite le coin depuis 7 ans. Il y est alle lui-meme et a fait cette fameuse croisiere sur le Mekong qui me fait tant saliver. Par contre, comme il s'avere finalement impossible de relier Luang Prabang a Vientiane en bateau, j'emprunterais putot le fleuve jusqu'au nord de la Thailande. La, on m'a parle d'une riviere que tu peux descendre sur des boudins durant une apres-midi entiere, ca a l'air amusant comme tout. Bref, pour l'instant je suis un peu dans le brouillard et ce dont j'ai besoin apres toute cette debauche energetique c'est surtout d'une petit cure de sommeil. Donc, la maniere dont je vois les choses pour demain, c'est dodo jusqu'a midi puis ballade a moto dans la jungle.
Les plongees se sont super bien passees : j'ai croise des trucs incroyables (limaces de mer, poissons pierre, murenes, grosses bestioles colorees dont je ne connaitrai jamais le nom) et eprouve des sensations inedites qui, selon les pros, se rapprochent assez de l'apesanteur. Mais plutot que des descriptions forcement imparfaites, je vous ramene une video dans mes bagages. On m'y voit faire le con sous l'eau, tout ca. Bon, pendant ce temps la il y avait une raie manta a quinze metres mais je l'ai loupee ; c'est ca l'emmerdant quand on ne peut pas siffler ses potes pour leur dire "eh ramene toi et vise un peu ce que j'ai trouve"... Une speciale dedicace pour Titi : j'ai plonge deux fois quarante minutes sur un spot paradisiaque que les mecs appellent.....Twin Peaks. Decidement j'apprecie de plus en plus David Lynch.
Pour terminer sur une note un peu moins descriptive, un petit conseil : si mes mails vous donnemt envie de vous rendre compte par vous meme de la geule de l'endroit d'ou je vous ecris, magnez vous. Pour le moment, Koh Tao n'est pas vraiment urbanise mais ca pourrait changer rapidement. Le village ou je creche, de taille respectable, n'existait pas il y a 10 ans. Et le mec qui avait essaye de mettre un cadastre au point, avec permis de construire et tutti quanti, s'est fait flinguer de 5 balles l'annee derniere.
Bienvenue au Far East.
Laisser les bons temps rouler
Sabai deeeeee,
J'ai note un truc interressant au fil de mes rencontres avec d'autres Farangs : La moitie d'entre eux sont au milieu de trips de deux mois minimum, plus souvent de cinq ou six et parfois de plusieurs annees. Presque pas de francais dans le lot mais une floppee d'anglo-saxons, de scandinaves et d'israeliens. Pour ces derniers, je comprends : c'est tellement la merde chez eux en ce moment que des qu'ils en on l'opportunite - entre deux affectations dans Tsahal par exemple - ils se barrent le plus loin et le plus longtemps possible. Par contre, concernant les scandinaves et les anglo-saxons, il doit y avoir derriere tout ca une explication d'ordre culurel qui m'echappe encore. N'empeche, ils ont tout compris. Fidele a mon programme, j'ai donc loue une moto hier pour faire un peu de "sightseeing". Naivement, je pensais pouvoir trouver des petits scooters de 50 cc ; Ils m'ont mis entre les pattes un truc petaradant avec plein de vitesses, j'ai cru faire une attaque. Apparemment je ne dois pas etre le premier blaireau a qui ca arrive, la petite thaie que j'avais en face de moi a donc essaye de me rassurer du mieux qu'elle a pu : "very easy to shif? gear. You no scarry". Elle avait presque reussi son coup mais l'etat des pistes et le sable genereusement repandu dessus ont failli me faire verser dans le fosse au bout de cinquante metres. Vu que les mecs ne semblent pas connaitre les principes de base de l'Assurance sur cette ile et que le moindre pet sera pour ma pomme, j'ai crachote vraiment pepere jusqu'a Buddah Rock, un rocher en forme de buddah donc, a la pointe sud de l'ile et aussi sacre pour les iliens que trois autres cascades et quinze autres steles du coin. J'etais accompagne de Jahrun (un batave sympa), de Jori (une tcheque qui a etudie les medecines douces pendant quatre ans a Brisbane et qui part bientot s'installer a Tel-Aviv pour rejoindre son fiance. Elle fait super bien les massages) et de jani, Joseph et Z'e'ela (3 israeliens jamais a court de cigarettes qui font rire). On a passe une apres-midi entiere dans un joli lagon avec masque, palmes et tuba. Ce matin, reveil vers 07:15 pour deux autres plongees, j'ai vu mes premiers baraccudas et suis descendu a -22 M. Mon compagnon de plongee du jour (un moniteur du Crystal) etait tellement relax qu'il m'a encore occasionne un coup de flippe ; Voila a peu pres l'echange - en langage des signes bien sur - qu'on a eu sous quinze metres de flotte : "il te reste combien la ?" "60" " tu vas bientot etre a court" "je sais" "agrechnoupf slop rugh" (La, en fait, c'est que je me refuse a comprendre un truc qui m'etonne un peu. Euphemisme) "euh...quoi ?" "file moi ton equipement. On echange" Petit moment de solitude mais bon, finalement, je ne regrette pas, ca a ete marrant et il avait du super materiel.
Je vous embrasse.
Laisser les bons temps rouler (part 2)
Hello everybody, everybody hello.
Ces deux derniers jours ont ete riches en emotions.
Ca a commence lorsque le distributeur ATM a bouffe ma carte de credit mercredi dernier. Ma premiere reaction a ete d'essayer de bouffer le distributeur a mon tour. J'avais deja une pizza dans le bide, ca promettait d'etre assez indigeste, je me suis fait une raison. "Quel pourrait etre le prochain smoothe move ?" me suis alors demande ? Reponse : quand tu as un probleme sur l'Ile, vas voir Mr J. Ainsi que le proclament les panneaux plantes sur les cocotiers entourant son domaine "need some cash ? Ask Mr J. The rate is up to you" ou encore "Mr J likes vikings. Because they're never angry. And they don't bargain". Il y en a toute une floppee de la meme veine. Bon, je suis donc alle faire appel a ses services d'usurier, d'autant que c'est le seul mec sur l'ile qui a un accord avec Western Union. Apres 36 heures de demarches laborieuses et de coups de fils intercontinentaux, me voila donc redevenu un homme riche (merci Bibou, merci Yannosch). Maintenant, il faut juste que je pense a ne pas me faire piquer ma thune. Vous tremblez pour moi ? Y a de quoi.
Apres cette merde et quelques autres (on m'a tire mes pompes. Mr J s'est paye sur la bete a hauteur de 50 dollars), j'ai eprouve le besoin subit d'aller me retourner la tete. Tous les bars a biere etant squattes par les instructeurs britanniques du coin, je me suis retourne vers le happy daze. Appelez cela comme vous voudrez, un sixieme sens, une narine puissante, l'endroit m'a d'emblee semble prometteur : un etroit passage pour y acceder, des lumieres tamisees, uen terrasse sur la mer, quelques inscriptions au look psychedelique. Et de fait, je ne fus pas decu : "What is on the menu ?" "soft drinfks, fruit shakes, cocktails....", puis dans un souffle : "...opium and weed". J'ai donc chope un peu de beuh avant de monter au premier etage, intrigue. Vous vous rappelez la fumerie d'opium dans le premier Emmamuelle ? Piece sombre et sans fenetres, juste quelques rais de lumieres qui filtrent a travers les planches, mecs avachis sur des nattes, volutes de fumee prenant lentement possession de l'espace, un thai accroupi hachant son herbe sur une planchette en bois, gueule fantomatique mise en relief par une petite source de lumiere venant du sol. J'y etais. Je l'ai vu. Un bong plus tard, j'etais comme tout le monde, c'est a dire par terre. Je suis reparti au bout d'une heure, non sans avoir du decliner quelques pipes a opium dans l'intervalle. Ai fait 100 M avant de m'ecrouler sur mon lit. Fin de l'histoire.
J'ai rendu ma chambre ce matin et m'apprete a me diriger avec Zeela vers le lagon ou nous avons fait halte il y a quelques jours, avec palmes, masque et tuba. Un decor enchanteur, le calme, quelques shakes a la noix de coco, la tranquillite, une petite israelienne partageant ma couche, la paix et l'harmonie. Je vous previens que Gwenn rentre en hibernation pour quelques jours : il a trouve ce qu'il cherchait, il se met sur "off" et profite. Ne vous etonnez donc pas si la frequence de mes mails decroit. Ca veut dire Bonheur.
PS : c'est le nouvel an chinois demain. Je me bougerai peut-etre a cette occasion, on verra bien.
PPS : Raphael et Lorita, j'ai bien recu vos mails. Je vous envoie une pensee tropicale.
J-1 (avant retour sur Bangkok)
Bon finalement, je n'ai pas fait la moitie de ce que j'avais prevu (pas de Chang-Mai, de Luang-Prabang ou d'Angkor Vat) et meme pour le nouvel an chinois je n'ai pas decolle de ma natte; mais il faut dire que sur l'ile les festivites se sont resumees aux traditionnels fireworks et autres firecrackles, avec une intensite a peine superieure a un soir ordinaire.
Je rapporte quelques jolis photos de mon lagon, j'ai encore plonge ce matin et ce soir sera ma derniere soiree "calme et volupte". Je vais surement la passer sur la terrasse en bois d'un bungalow a flanc de montagne, les yeux alternativement diriges sur les lumieres de la baie et celles de la voute nocturne. On va commander quelques beignets a la banane et ce sera bien.
Demain, retour sur Bangkok (seul) : depart a 09:00, arrivee a 21:00. Esperons que je ne louperai pas la station cette fois. Honnetement, la perspective du retour a la civilisation ne m'enchante qu'a moitie - vous savez ce que je pense de Bangkok - mais je vais tout de meme essayer de me trouver un coin different et, dans la mesure du possible, aborder la ville avec un regard neuf. De toute maniere, je n'ai pas vraiment le choix puisque Luna se produit au Meridien de Bangkok apres-demain soir (dans un numero d'equilibriste) et nous avions convenu que je l'y rejoindrais a cette occasion.
Sinon, quelles nouvelles ? Je viens de recuperer ma carte de credit (APPLAUSE) j'ai fait du Kayak de mer toute l'apres-midi d'hier. C'est pas bon du tout pour les bras ce truc. Plus jamais. Je pratique un peu l'allemand avec des mecs de Stuttgart, de Hamburg et de Leipzig. Comme ils ne se comprennent pas entre eux, ils parlent tous Hochdeutsch, ce qui me convient parfaitement. Il me reste plus de 20 000 bahts pour finir mon voyage (billet d'avion deja paye). N'ayons pas peur des mots : Gwenn se revele un gestionnaire remarquable. Et a la troisieme personne parcequ'il le merite. Je vous aime. Je veux rester la. Vous etes mes amis. Envoyez moi de la thune. Vous etes trop geniaux Timbres acceptes.
Dernier contact avant rentrée dans l?atmosphère
Shalom,
J'atterris dimanche soir a Paris, avec de grosses chances de rentrer directement en hypothermie a ma descente de l'avion. Je crains aussi les ampoules (je vis pieds nus depuis 2 semaines), sans parler de ma premiere douche chaude depuis 22 jours (mon pauvre coeur tiendra-t-il le choc ?). Pire que tout, que va-t-il se passer dans l'avion ? Peut-etre vais-je me faire prendre en hotage par des terroristes qataris ? ou cambodgiens ? Peut-etre vais-je me taper un hotel a Gonesse ? Tout cela peut VRAIMENT arriver, j'en veux pour preuve la destruction du bateau qui me ramenait a Chumphon avant-hier. J'etais a ce moment la dans la cabine interieure, occupe a mater d'un oeil morne une serie japonaise doublee en thai, lorsque le plafond est parti. Dans un grand CRAK, il est reste scotche a un pont sous lequel le pilote pensait pouvoir passer. Eclatement du bois au-dessus de ma tete, fils electriques sectionnes projetant des etincelles, cris et odeur de poudre...vachement plus marrant que la merde japonaise, vous pouvez me croire.
J'ai trouve une petite pension de famille sur Kao San, artere a touristes dont les guesthouses figurent parmi les moins cheres de la ville. Bois patine et portes coulissantes, tables basses et niches a offrande, chasses d'eau "manuelles" (un seau d'eau) et gekkos sur les murs, pas de doute : on est a Bangkok. Au premier etage, le salon est construit autour d'un arbre. A l'interieur, quelques jeunes japonais defonces (on reconnait leur etat a la frequence de leurs pouffements : Hi hi hi hi hi) et un clone de Cocodile Dundee, avec rides et Stetson, qui vous parle de l'amour de sa vie : une jeune cambodgienne de 28 ans qu'il prevoit d'aller retrouver a Phnom Penh pour la Saint Valentin, les poches pleines de billets. Inutile de vous dire qu'une partie de la somme servira a payer la Mama San, afin de dispenser la demoiselle de turbin durant le sejour de notre amoureux transi.
Hier, j'ai failli causer un incident diplomatique : je suis tombe sur une affiche du roi (taille standard : 4x2m) se rendant a la plage. Lorsque j'ai vu les pains flottants a sa ceinture, explosion de rire. Mais je me suis vite repris afin d'eviter le lynchage et j'ai deguerpi devant les regards ouvertement hostiles que les autochtones continuaient a me lancer. Que voulez-vous, c'est un fait avere : les thailandais ne savent pas nager. A mon retour a la pension, le fils de la famille, 30 ans et legerement demeure, s'est mis en tete de me faire parier sur des combats de poissons empereurs. Devant mon incomprehension, il a sorti quelques bouteilles de derriere les fagots ; les bouteilles etaient en fait des bocaux, dont les contenus ont ete rapidemenbt transvases dans un seau hygienique, arene improvisee de nos paris. Et j'ai paume 50 bahts contre un cretin.
Voila donc les derniers rebondissements d'un sejour en Thailande qui s'acheve ;
Je vous bise,
Cretin et demi.
Je suis toujours en vie mais j'ai mal. je sais pas ce qui se passe, je n'ai pas bu d'eau du robinet, je ne suis pas alle faire crac-crac avec l'autochtone (meme si l'incitation etait forte, voir plus loin) et je me tape quand meme des crampes d'estomac pas possibles, les muqueuses a l'envers. Du coup aujourd'hui j'ai du decoller de mon bouge vers 15H. Et si je parle de bouge ce n'est pas a cause du niveau des prestations (conformes aux standards europeens) mais bien parceque je suis tombe sur un bordel industriel. Le "Nana Hotel" porte magnifiquememt son nom. Il est meme dote d'un night-club au premier dans lequel on ne rencontre que deux especes : les nymphettes (endemiques) et les gras du bide (ou "farangs", c'est a dire "occidentaux" en idiome local. Comme c'est derive de "francais", j'ai bien peur que ce soit pejoratif...). Passons. Finalement, je crois que ca doit etre les glacons. j'ai pas fait attention a la gueule des glacons dans mon seven up; le guide du routard etait pourtant clair a ce sujet : Des glacons en cube, toujours, jamais de glace pilee. Bref, a l'heure qu'il est mon tube digestif doit etre devenu le repaire de millions de thais clandestins et microscopiques. Pas de panique, j'ai embarque quelques tablettes de charbon actif, ca devrait me remettre d'equerre assez rapidement. En tout cas, d'equerre ou pas, apres demain c'est adieu "Nana" et bonjour Kho Tao . merde, je trouve pas le point d'exclamation sur ce putain de clavier thai. Ah la vache, y a pas de trema non plus ? Passons. Bon, je reviens d'une petite ballade dans Chinatown et c'est exactememt comme dans les films (en plus chaud, humide et puant). Je me suis installe dans une gargote pour faire comme l'autochtone et je me suis penche sur la carte le coeur au bord des levres. Il faut tout de meme dire qu'elle est bien foutue la carte, avec des images qui valent mieux que tous les beaux discours (en tout cas pour ceux qui ne comprennent ni les discours en thailandais ni ceux en chinois). Le probleme, c'est que je n'ai a peu pres rien reconnu sur leurs images, que des potages ou des fritures a base d'aliments inconnus sur ma planete. A un moment, j'ai quand meme cru reconnaitre des raviolis chinois, alors j'ai timidememt pointe la photo du doigt, avec un petit sourire plein d'espoir.. Grave erreur : je ne sais toujours pas ce que j'ai bouffe, si ce n'est que ca avait plutot une gueule de friture de moules entourees de panure. Le gout est indescriptible, je ne vais donc meme pas essayer... Passons. Demain est un autre jour qui verra Gwenn partir a l'assaut des khlongs (les canaux du coin), que l'on parcourt en tail-boats. Des que j'ai compris pourquoi ils appellent comme ca leurs barques a moteur je vous explique. J'aimerais bien aussi cloturer mon apres-midi par un match de boxe thaie.... Et apres demain Kho Tao donc. Le Guide en fait une description feerique moins un. Le "moins un" signifie qu'il est tout de meme fait mention de petits foyers de paludisme se ranimant a la saison des pluies. A 6 mois pres j'etais mal. Bien, il est temps que j'aille refaire provision de charbon actif. Mais je repasserai.
Après 3 jours
Ca y est, je sais pourquoi ils appellent ca des tail-boats : c'est en rapport avec le moteur installe a l'arriere du bateau, tout au bout d'une longue tige metallique, si bien qu'on a effectivement l'impression que l'engin dispose d'une sorte de queue. Il faudra que je vous montre les photos... Les khlongs (les canaux du coin) sont vraiment depaysants : il s'agit d'un enchevetrement bordelique de cabanes sur pilotis, d'humains innombrables et de barques chargees de poisson, viande, riz, fleurs, arrosoirs, PQ, auto-radios, enfants, chiens, chats, bref de tout mais il faut chercher... Point tres positif : c'est la premiere fois depuis trois jours que j'ai eu l'impression de respirer sans difficultes a l'air libre. Autre moment fort - et j'en suis encore tout emu - il m'aura fallu parcourir 10 000 bornes mais ca y est, je l'ai vu : Steven Seagall m'est apparu. Ca fait un choc hein ? j'etais tranquillement en train de compter les coups que s'echangeaient deux tares insensibles a la douleur au Ratchadomnoen Thai Boxing Stadium, lorsqu'a la faveur d'une pause entre deux rounds une ombre gigantesque a recouvert le ring. Le mec a deja une certaine carrure dans l'absolu mais lorsqu'on le fait poser pour la photo a cote des deux thais superweight ca devient carrement un monstre. Et quand je vois la clameur que cet acteur de serie Z a reussi a soulever dans le stade, j'ai du mal a imaginer les mouvements de foule qu'un demi-dieu comme David Beckham pourrait provoquer. Il faut dire que les mecs sont tous litteralement passionnes par la "premiere league" anglaise. J'ai vraiment l'air d'un naze lorsque je commence a parler football avec un conducteur de tuk-tuk et qu'il me sort des noms d'anglais dont j'ai jamais entendu parler ( c'est qui Roy Mc Coy ? c'est une equipe Aston Villa ?). Alors je me rabats invariablement sur Arsenal, vantant les merites de Thierry Henri, Sylvain Villtorde ou Robert Pires. Je sais, c'est pathetique mais il n'y a que de cette maniere que Je recupere plus ou moins le controle de la conversation. Et vous n'imaginez pas a quel point c'est important d'avoir le controle dans une conversation avec un thai (enfin la je parle uniquement des deux pour cent qui comprennent quelques mots d'anglais, sinon c'est peine perdue) parceque si tu arrives a peu pres a te faire comprendre, capter ce qu'ils te repondent en retour releve de la pure gageure ; Ils ont vraiment un accent a chier, ils bouffent toutes les terminaisons. Exemple : "A wha tam u wan to co u ?" (Il fallait bien sur comprendre : "At what time do you want me to call you"). Je crois que je vais finir par repondre invariablement "yes" et attendre de voir si ce "yes" implique une sortie de thune. Il sera toujours temps alors de me retracter... Quoi moi raconter d'autre a vous ? je prends le bus pour Chumphon dans deux heures, ou je vais passer la nuit. Demain matin de bonne heure je prends le speed boat pour l'ile de Koh Tao, puis le taxi boat jusqu'au Coral View Resort : c'est une chtite crique ou je devrais etre tranquille. Apres trois jours a Bangkok, c'est la seule chose a laquelle j'aspire...
A bientot.
Auprès de mon ile
Bonjour Public,
Maintenant que je suis arrive sur mon ile et que ca ressemble vraiment a un film d'Elvis avec des guirlandes autour du cou, je peux y aller franco et vous reveler clairement ce qui devait jusqu'a present etre lu entre les lignes : Bangkok C'EST PAS BEAU. Alors, oui, c'est depaysant, il y a des temples dans chaque pate de maison et des autels a tous les coins de rue, ca grouille, ca exulte, ca s'engueule, ca vit intensement, tout ca c'est vrai je suis temoin. Mais ca a aussi toutes les tares de la ville champignon, tu sens que le developpement a ete fulgurant et par consequent totalement anarchique : y a des milliards de bagnoles, de velos, de motos, de camions, de tuk-tuk qui empuantissent tellement l'athmosphere que tous les conducteurs "a l'air libre" portent un masque, il fait chaud, y a un boucan assourdissant, Les fils electriques sont tendus par grappes de soixante-quinze et rarement a plus d'un metre quatre-vingt du sol (eux ils s'en foutent mais moi je me les prends en pleine gueule) et le truc pire que tout c'est cette extreme pauvrete offerte au regard - les thais vivent sur le pas de leurs portes et y bouffent itou - obligee de cohabiter avec le luxe tapageur des nouveaux riches. Ca fait un peu cliche, cette tirade sur les ecarts de niveau de vie dans les pays du tiers monde, mais quand ca se passe sous tes yeux.... Bref, je me suis barre hier a quinze heures, confiant en ma bonne etoile et en mon bus. Le programme etait pourtant simple : tu restes dans le bus jusqu'a Chompung, ensuite tu descends et t'attends le bateau. Alors la tu le prends et lorsque tu vois la plage et les palmiers, c'est que t'es arrive. Mais ca s'est pas passe comme ca. Chompung, c'etait a deux heures du matin et personne ne m'a reveille. Faut me comprendre : j'en avais bave pour trouver une position a peu pres confortable (en foetus avec une couverture sur la tete), j'avais marque mon nom et mon arret sur un bout de papier, ca ne pouvait pas merder. Et pourtant j'arrive a Khurat-tani a cinq heures du matin en me demandant ce que je fous la. Bref, prochain ferry boat a huit heures du mat' (encore trois heures d'attente sur un quai plus quatre heures de traversee) et changement de bateau a Koh Phangan pour une arrivee finale a Koh Tao vers 12H30. J'ai perdu 6 heures et une bonne partie de mon flegme dans l'histoire. Honnetement, je crois que ca en valait la peine : l'ile est magnifique ? en trois mots : petite, montagneuse, luxuriante - et les bungalows ne sont pas chers (60 F par jour). En debarquant, j'ai a peine mis le pied sur le ponton qu'un banc de poissons passait dessous. Cinq minutes plus tard je detalais devant des papillons gros comme mon poing ; heureusement, c'etait un peu a l'ecart du village et je crois que personne ne m'a vu. Je commence la plongee sous-marine demain : deux jours d'enseignement theorique puis quatre plongees sur deux jours, entre 12 et 18 M de profondeur. Peut-etre un peu juste pour choper un requin baleine, quoique... Melanie et Pascal, j'ai bien recu vos messages, ca fait d'autant plus plaisir que je n'ai pas lu ou parle francais depuis mon depart, et apparemment y a pas un francais sur l'ile. Je fais donc de l'immersion aquatique ET linguistique. Je n'ai qu'un truc a dire : continuez.
A suivre.
J-1
Comment ca va chez vous ? De mon cote, ca s'ameliore tous les jours. Mais reprenons dans l'ordre chronologique : Lorsque je suis arrive, une des premieres choses qui m'a frappe, c'est l'attachement delirant des thailandais pour la monarchie. C'est vraiment quelquechose dont les Windsor, les Bourbons ou les Sturm und Taxis peuvent etre jaloux. Bien sur, j'en avais deja eu un avant-gout a Bangkok avec tous ces panneaux geants a la gloire du roi, mais apres tout (et toutes proportions gardees) c'est un phenomene dont on peut aussi etre temoin a Bagdad ou a Tripoli (sic). A Koh tao, le roi est venu en villegiature il y a une trentaine d'annees, il y a laisse une stele sur la plage en souvenir de son passage. Aujourd'hui encore, c'est un defile constant d'iliens honorant la memoire de leur monarque, certains allumant des batonnets d'encens, d'autres epoussetant consciencieusement le granite, d'autres enfin se contentant d'un "wai" esquisse avant de poursuivre leur route. Le "Wai" est le salut traditonnel thai, les deux mains jointes devant soi. Plus les mains sont elevees et plus la marque de respect est grande. Devant la stele on a l'impression que les mecs essaient de decrocher une etoile. Une autre caracteristique thaie est leur sens inne du commerce (seulement depasse parait-il par les vietnamiens, mais eux ont carrement une reputation de crapule) : le soir de mon arrivee j'etais desesperement a la recherche d'une montre afin de ne pas louper le premier cours du lendemain que ces batards du "Crystal Diving Resort" avaient arbitrairement fixe a 9H du mat'. L'ile nest pas bien grande et assez isolee, si bien que certains articles sont assez difficiles a trouver. Au bout d'un moment j'en deniche une cependant, adaptee au gout thaie - enorme et doree, en un mot tres laide - mais qui fait bien mon affaire. Le mec voulait me l'echanger contre la bague du grand pere. Il a fallu que je lui conte par le menu tout son historique familial pour qu'il finisse par accepter mes 600 bahts. De toute maniere je compte bien la lui revendre avant de partir, et ainsi transformer l'affaire en simple location, pas question de revenir en France avec cette horreur au poignet. En parlant de la France j'ai tout de meme fini par denicher des compatriotes : ils tiennent l'unique pizzeria de la rue principale. Ce soir je leur ai ramene une tablee de 9 personnes, ce qui m'a permis de diner a l'oeil. Comme quoi les Farangs aussi savent faire des affaires... Aujourd'hui, premier plongeon avec des bouteilles. Je suis arrive a la bourre malgre la montre. Il faut dire que j'ai assez mal dormi la nuit derniere etant donne qu'il m'a fallu tenir un siege contre la fourmiliere du coin. Sous les tropiques, ne jamais garder de la bouffe dans son bungalow si on n'a pas de frigo pour l'y entreposer. Qui plus est, une enieme panne des generateurs de l'ile nous a tous prives de ventilateur jusqu'au reveil. Mais ce qui m'a instantanement tout fait oublier, c'est qu'en recompense des 8 heures d'enseignement theoriques ingurgitees depuis hier matin concernant les bouteilles, les moderateurs de pression, les respirateurs, les jauges, les lests, les mesures de securite, les paliers de decompression, les problemes de sinus et d'oreille interne et j'en passe, notre petit groupe a pu enfin tester le materiel cet apres midi dans une petite crique d'1 metre cinquante au nord de l'ile. Et demain c'est parti pour 12 metres. Matt, le cockney qui nous chaperonne, est assez content de lui : les deux norvegiens, les deux suisses allemands, la canadienne, les deux hollandais, l'israeliennne et le frenchie qui composent ce groupe colore s'en sont globalement bien tires. Et pourtant, il nous a un soumis a rude epreuve : a un moment donne il m'a meme coupe l'arrivee d'oxygene pour simuler une asphyxie et voir comment je m'en sortais. J'aurais pu le baffer. Une derniere anecdote pour la route ? Pour se rappeler des differentes etapes du chek-up, le PADI (bouquin officiel edite par la federation intenationale de "scuba diving") enseigne a ses etudiants un moyen mnemotechnique : les initiales de ces etapes (respectivement "Bcd", "Weights", "Releases", "Air" et "Final ok") peuvent etre retenues grace a la phrase assez debile qui suit : "Begin With Review And Friends". Quand a moi, je prefere celle que Matt m'a sussuree : "Bangkok Women Rarely Are Fellows". Pour les non anglophones, ce veut a peu pres dire : "les petites femmes de Bangkok sont rarement des travelos". Il y a quelques jours, j'ai eu personnellement la preuve du contraire, mais chut... Demain matin, le cours est a huit heures. Il est bientot minuit ici, alors bonne nuit mes enfants.
A suivre.
Dites bonjour a un nouveau diplome
Coucou tous,
Comme prevu, mes quatres premieres plongees ont eu lieu hier et aujourd'hui, suivies d'un examen final, et je peux maintenant vous l'annoncer : a mon retour a Paris, vous aurez devant vous un homme-grenouille diplome. J'hesite maintenant quant a la suite des evenements : passer "l'advanced open-water" qui me permettrait de descendre jusqu'a 30 M et me specialiser un peu (plonger dans les grottes ou les epaves, plonger de nuit, plonger dans les lacs de montagne, etc..etc..) ou bien m'en tenir la. Un plan plus economique - et c'est la solution vers laquelle je penche pour le moment - serait de louer une moto demain afin de visiter (enfin) Koh Tao, faire deux plongees supplementaires apres-demain et peut etre me barrer pour Koh Phangan dans 3 jours ou, parait-il, de grosses fetes sont organisees sur la plage a peu pres un soir sur deux. Plutot que de changer d'ile, je pourrais egalement elargir mon horizon et me decider enfin! ! a faire ce trip au Laos dont j'avais parle a certains avant mon depart. C'est ce que me conseille Stephane, mon pote Francais qui habite le coin depuis 7 ans. Il y est alle lui-meme et a fait cette fameuse croisiere sur le Mekong qui me fait tant saliver. Par contre, comme il s'avere finalement impossible de relier Luang Prabang a Vientiane en bateau, j'emprunterais putot le fleuve jusqu'au nord de la Thailande. La, on m'a parle d'une riviere que tu peux descendre sur des boudins durant une apres-midi entiere, ca a l'air amusant comme tout. Bref, pour l'instant je suis un peu dans le brouillard et ce dont j'ai besoin apres toute cette debauche energetique c'est surtout d'une petit cure de sommeil. Donc, la maniere dont je vois les choses pour demain, c'est dodo jusqu'a midi puis ballade a moto dans la jungle.
Les plongees se sont super bien passees : j'ai croise des trucs incroyables (limaces de mer, poissons pierre, murenes, grosses bestioles colorees dont je ne connaitrai jamais le nom) et eprouve des sensations inedites qui, selon les pros, se rapprochent assez de l'apesanteur. Mais plutot que des descriptions forcement imparfaites, je vous ramene une video dans mes bagages. On m'y voit faire le con sous l'eau, tout ca. Bon, pendant ce temps la il y avait une raie manta a quinze metres mais je l'ai loupee ; c'est ca l'emmerdant quand on ne peut pas siffler ses potes pour leur dire "eh ramene toi et vise un peu ce que j'ai trouve"... Une speciale dedicace pour Titi : j'ai plonge deux fois quarante minutes sur un spot paradisiaque que les mecs appellent.....Twin Peaks. Decidement j'apprecie de plus en plus David Lynch.
Pour terminer sur une note un peu moins descriptive, un petit conseil : si mes mails vous donnemt envie de vous rendre compte par vous meme de la geule de l'endroit d'ou je vous ecris, magnez vous. Pour le moment, Koh Tao n'est pas vraiment urbanise mais ca pourrait changer rapidement. Le village ou je creche, de taille respectable, n'existait pas il y a 10 ans. Et le mec qui avait essaye de mettre un cadastre au point, avec permis de construire et tutti quanti, s'est fait flinguer de 5 balles l'annee derniere.
Bienvenue au Far East.
Laisser les bons temps rouler
Sabai deeeeee,
J'ai note un truc interressant au fil de mes rencontres avec d'autres Farangs : La moitie d'entre eux sont au milieu de trips de deux mois minimum, plus souvent de cinq ou six et parfois de plusieurs annees. Presque pas de francais dans le lot mais une floppee d'anglo-saxons, de scandinaves et d'israeliens. Pour ces derniers, je comprends : c'est tellement la merde chez eux en ce moment que des qu'ils en on l'opportunite - entre deux affectations dans Tsahal par exemple - ils se barrent le plus loin et le plus longtemps possible. Par contre, concernant les scandinaves et les anglo-saxons, il doit y avoir derriere tout ca une explication d'ordre culurel qui m'echappe encore. N'empeche, ils ont tout compris. Fidele a mon programme, j'ai donc loue une moto hier pour faire un peu de "sightseeing". Naivement, je pensais pouvoir trouver des petits scooters de 50 cc ; Ils m'ont mis entre les pattes un truc petaradant avec plein de vitesses, j'ai cru faire une attaque. Apparemment je ne dois pas etre le premier blaireau a qui ca arrive, la petite thaie que j'avais en face de moi a donc essaye de me rassurer du mieux qu'elle a pu : "very easy to shif? gear. You no scarry". Elle avait presque reussi son coup mais l'etat des pistes et le sable genereusement repandu dessus ont failli me faire verser dans le fosse au bout de cinquante metres. Vu que les mecs ne semblent pas connaitre les principes de base de l'Assurance sur cette ile et que le moindre pet sera pour ma pomme, j'ai crachote vraiment pepere jusqu'a Buddah Rock, un rocher en forme de buddah donc, a la pointe sud de l'ile et aussi sacre pour les iliens que trois autres cascades et quinze autres steles du coin. J'etais accompagne de Jahrun (un batave sympa), de Jori (une tcheque qui a etudie les medecines douces pendant quatre ans a Brisbane et qui part bientot s'installer a Tel-Aviv pour rejoindre son fiance. Elle fait super bien les massages) et de jani, Joseph et Z'e'ela (3 israeliens jamais a court de cigarettes qui font rire). On a passe une apres-midi entiere dans un joli lagon avec masque, palmes et tuba. Ce matin, reveil vers 07:15 pour deux autres plongees, j'ai vu mes premiers baraccudas et suis descendu a -22 M. Mon compagnon de plongee du jour (un moniteur du Crystal) etait tellement relax qu'il m'a encore occasionne un coup de flippe ; Voila a peu pres l'echange - en langage des signes bien sur - qu'on a eu sous quinze metres de flotte : "il te reste combien la ?" "60" " tu vas bientot etre a court" "je sais" "agrechnoupf slop rugh" (La, en fait, c'est que je me refuse a comprendre un truc qui m'etonne un peu. Euphemisme) "euh...quoi ?" "file moi ton equipement. On echange" Petit moment de solitude mais bon, finalement, je ne regrette pas, ca a ete marrant et il avait du super materiel.
Je vous embrasse.
Laisser les bons temps rouler (part 2)
Hello everybody, everybody hello.
Ces deux derniers jours ont ete riches en emotions.
Ca a commence lorsque le distributeur ATM a bouffe ma carte de credit mercredi dernier. Ma premiere reaction a ete d'essayer de bouffer le distributeur a mon tour. J'avais deja une pizza dans le bide, ca promettait d'etre assez indigeste, je me suis fait une raison. "Quel pourrait etre le prochain smoothe move ?" me suis alors demande ? Reponse : quand tu as un probleme sur l'Ile, vas voir Mr J. Ainsi que le proclament les panneaux plantes sur les cocotiers entourant son domaine "need some cash ? Ask Mr J. The rate is up to you" ou encore "Mr J likes vikings. Because they're never angry. And they don't bargain". Il y en a toute une floppee de la meme veine. Bon, je suis donc alle faire appel a ses services d'usurier, d'autant que c'est le seul mec sur l'ile qui a un accord avec Western Union. Apres 36 heures de demarches laborieuses et de coups de fils intercontinentaux, me voila donc redevenu un homme riche (merci Bibou, merci Yannosch). Maintenant, il faut juste que je pense a ne pas me faire piquer ma thune. Vous tremblez pour moi ? Y a de quoi.
Apres cette merde et quelques autres (on m'a tire mes pompes. Mr J s'est paye sur la bete a hauteur de 50 dollars), j'ai eprouve le besoin subit d'aller me retourner la tete. Tous les bars a biere etant squattes par les instructeurs britanniques du coin, je me suis retourne vers le happy daze. Appelez cela comme vous voudrez, un sixieme sens, une narine puissante, l'endroit m'a d'emblee semble prometteur : un etroit passage pour y acceder, des lumieres tamisees, uen terrasse sur la mer, quelques inscriptions au look psychedelique. Et de fait, je ne fus pas decu : "What is on the menu ?" "soft drinfks, fruit shakes, cocktails....", puis dans un souffle : "...opium and weed". J'ai donc chope un peu de beuh avant de monter au premier etage, intrigue. Vous vous rappelez la fumerie d'opium dans le premier Emmamuelle ? Piece sombre et sans fenetres, juste quelques rais de lumieres qui filtrent a travers les planches, mecs avachis sur des nattes, volutes de fumee prenant lentement possession de l'espace, un thai accroupi hachant son herbe sur une planchette en bois, gueule fantomatique mise en relief par une petite source de lumiere venant du sol. J'y etais. Je l'ai vu. Un bong plus tard, j'etais comme tout le monde, c'est a dire par terre. Je suis reparti au bout d'une heure, non sans avoir du decliner quelques pipes a opium dans l'intervalle. Ai fait 100 M avant de m'ecrouler sur mon lit. Fin de l'histoire.
J'ai rendu ma chambre ce matin et m'apprete a me diriger avec Zeela vers le lagon ou nous avons fait halte il y a quelques jours, avec palmes, masque et tuba. Un decor enchanteur, le calme, quelques shakes a la noix de coco, la tranquillite, une petite israelienne partageant ma couche, la paix et l'harmonie. Je vous previens que Gwenn rentre en hibernation pour quelques jours : il a trouve ce qu'il cherchait, il se met sur "off" et profite. Ne vous etonnez donc pas si la frequence de mes mails decroit. Ca veut dire Bonheur.
PS : c'est le nouvel an chinois demain. Je me bougerai peut-etre a cette occasion, on verra bien.
PPS : Raphael et Lorita, j'ai bien recu vos mails. Je vous envoie une pensee tropicale.
J-1 (avant retour sur Bangkok)
Bon finalement, je n'ai pas fait la moitie de ce que j'avais prevu (pas de Chang-Mai, de Luang-Prabang ou d'Angkor Vat) et meme pour le nouvel an chinois je n'ai pas decolle de ma natte; mais il faut dire que sur l'ile les festivites se sont resumees aux traditionnels fireworks et autres firecrackles, avec une intensite a peine superieure a un soir ordinaire.
Je rapporte quelques jolis photos de mon lagon, j'ai encore plonge ce matin et ce soir sera ma derniere soiree "calme et volupte". Je vais surement la passer sur la terrasse en bois d'un bungalow a flanc de montagne, les yeux alternativement diriges sur les lumieres de la baie et celles de la voute nocturne. On va commander quelques beignets a la banane et ce sera bien.
Demain, retour sur Bangkok (seul) : depart a 09:00, arrivee a 21:00. Esperons que je ne louperai pas la station cette fois. Honnetement, la perspective du retour a la civilisation ne m'enchante qu'a moitie - vous savez ce que je pense de Bangkok - mais je vais tout de meme essayer de me trouver un coin different et, dans la mesure du possible, aborder la ville avec un regard neuf. De toute maniere, je n'ai pas vraiment le choix puisque Luna se produit au Meridien de Bangkok apres-demain soir (dans un numero d'equilibriste) et nous avions convenu que je l'y rejoindrais a cette occasion.
Sinon, quelles nouvelles ? Je viens de recuperer ma carte de credit (APPLAUSE) j'ai fait du Kayak de mer toute l'apres-midi d'hier. C'est pas bon du tout pour les bras ce truc. Plus jamais. Je pratique un peu l'allemand avec des mecs de Stuttgart, de Hamburg et de Leipzig. Comme ils ne se comprennent pas entre eux, ils parlent tous Hochdeutsch, ce qui me convient parfaitement. Il me reste plus de 20 000 bahts pour finir mon voyage (billet d'avion deja paye). N'ayons pas peur des mots : Gwenn se revele un gestionnaire remarquable. Et a la troisieme personne parcequ'il le merite. Je vous aime. Je veux rester la. Vous etes mes amis. Envoyez moi de la thune. Vous etes trop geniaux Timbres acceptes.
Dernier contact avant rentrée dans l?atmosphère
Shalom,
J'atterris dimanche soir a Paris, avec de grosses chances de rentrer directement en hypothermie a ma descente de l'avion. Je crains aussi les ampoules (je vis pieds nus depuis 2 semaines), sans parler de ma premiere douche chaude depuis 22 jours (mon pauvre coeur tiendra-t-il le choc ?). Pire que tout, que va-t-il se passer dans l'avion ? Peut-etre vais-je me faire prendre en hotage par des terroristes qataris ? ou cambodgiens ? Peut-etre vais-je me taper un hotel a Gonesse ? Tout cela peut VRAIMENT arriver, j'en veux pour preuve la destruction du bateau qui me ramenait a Chumphon avant-hier. J'etais a ce moment la dans la cabine interieure, occupe a mater d'un oeil morne une serie japonaise doublee en thai, lorsque le plafond est parti. Dans un grand CRAK, il est reste scotche a un pont sous lequel le pilote pensait pouvoir passer. Eclatement du bois au-dessus de ma tete, fils electriques sectionnes projetant des etincelles, cris et odeur de poudre...vachement plus marrant que la merde japonaise, vous pouvez me croire.
J'ai trouve une petite pension de famille sur Kao San, artere a touristes dont les guesthouses figurent parmi les moins cheres de la ville. Bois patine et portes coulissantes, tables basses et niches a offrande, chasses d'eau "manuelles" (un seau d'eau) et gekkos sur les murs, pas de doute : on est a Bangkok. Au premier etage, le salon est construit autour d'un arbre. A l'interieur, quelques jeunes japonais defonces (on reconnait leur etat a la frequence de leurs pouffements : Hi hi hi hi hi) et un clone de Cocodile Dundee, avec rides et Stetson, qui vous parle de l'amour de sa vie : une jeune cambodgienne de 28 ans qu'il prevoit d'aller retrouver a Phnom Penh pour la Saint Valentin, les poches pleines de billets. Inutile de vous dire qu'une partie de la somme servira a payer la Mama San, afin de dispenser la demoiselle de turbin durant le sejour de notre amoureux transi.
Hier, j'ai failli causer un incident diplomatique : je suis tombe sur une affiche du roi (taille standard : 4x2m) se rendant a la plage. Lorsque j'ai vu les pains flottants a sa ceinture, explosion de rire. Mais je me suis vite repris afin d'eviter le lynchage et j'ai deguerpi devant les regards ouvertement hostiles que les autochtones continuaient a me lancer. Que voulez-vous, c'est un fait avere : les thailandais ne savent pas nager. A mon retour a la pension, le fils de la famille, 30 ans et legerement demeure, s'est mis en tete de me faire parier sur des combats de poissons empereurs. Devant mon incomprehension, il a sorti quelques bouteilles de derriere les fagots ; les bouteilles etaient en fait des bocaux, dont les contenus ont ete rapidemenbt transvases dans un seau hygienique, arene improvisee de nos paris. Et j'ai paume 50 bahts contre un cretin.
Voila donc les derniers rebondissements d'un sejour en Thailande qui s'acheve ;
Je vous bise,
Cretin et demi.
Retour de Malaisie avec fièvre English translation pending
😛😛😛bonjour mon mari et moi sommes revenus de MALAISIE depuis 25 aout;fiévre maux de tete;mal a tous les muscles.....bref pas en pleine forme!!!!nous sommes suivis a PARIS maladies infectieuses et tropicales a ST ANTOINE..juque la on ne trouve rien(malgres fievre et grande fatigue) ils continuent les recherches....
si quelqu'un est allé en MALAISIE et presente ces symptomes qu'il nous contacte cela pourrait faire avancer les choses MERCI😕😕😕
si quelqu'un est allé en MALAISIE et presente ces symptomes qu'il nous contacte cela pourrait faire avancer les choses MERCI😕😕😕
L'excellente cuisine Québecoise English translation pending
La cuisine Québecoise est très diversifiée et arrive de plus en plus à maturité suite à 50 ans d'un travail de rationalisation de régionalisation et de qualification . Je peus vous en parler
Arg-e-Bam....... English translation pending
Un de mes nombreux rêves de voyageur était d'enmener ma princesse cueillir des roses à Ispahan et d'aller les effeuiller dans les ruelles de la cité de Arg-e-Bam, tout là bas aux confins du désert, juste avant la frontière avec le Baluchistan.....tout un voyage déjà par les mots....
C'était une cité mythique et la citadelle de Bam, avec ses murs de boue, surplombait la vieille ville avec ses maisons construites autour d'une cour centrale et dont les murs sont un mélande de boue et de paille, on la disait la plus belle ville de terre au monde et elle avait résisté à bien des tremblements de terre déjà.....
Le destin une nouvelle fois s'en est mêlé, on parle maintenant de 50 000 morts, et les couchers de soleil ne seront plus jamais pareils, c'est toute une histoire qui disparaît et des coutumes qui ne seront plus retranscrites, bien des anciens ayant disparus à tout jamais....
Je suis sur que certains d'entre nous sont allés voir ce lieu et ce serait rendre hommage aux disparus que de nous raconter votre voyage avec une simple anecdote, rien que pour montrer que l'on est solidaire avec leur malheur, ne serait ce que par quelques mots.....
Merci,
C'était une cité mythique et la citadelle de Bam, avec ses murs de boue, surplombait la vieille ville avec ses maisons construites autour d'une cour centrale et dont les murs sont un mélande de boue et de paille, on la disait la plus belle ville de terre au monde et elle avait résisté à bien des tremblements de terre déjà.....
Le destin une nouvelle fois s'en est mêlé, on parle maintenant de 50 000 morts, et les couchers de soleil ne seront plus jamais pareils, c'est toute une histoire qui disparaît et des coutumes qui ne seront plus retranscrites, bien des anciens ayant disparus à tout jamais....
Je suis sur que certains d'entre nous sont allés voir ce lieu et ce serait rendre hommage aux disparus que de nous raconter votre voyage avec une simple anecdote, rien que pour montrer que l'on est solidaire avec leur malheur, ne serait ce que par quelques mots.....
Merci,
Namibia Travel Journal: May 2025 - Trip Review
NAMIBIA TRIP 2025: April 24 to May 20: Feel free to comment or ask us any questions about this amazing journey.
>> Find all our photos and videos for each day on our website here: www.montagne-aventure.net
**DAY 1: Thursday, April 24, 2025: Outbound Flights from Lyon to Windhoek via Munich - Visit to Munich:**

Off we go on a new adventure. The alarm rings at 6:30 AM, the travel bags are packed, and we head to Lyon Airport. We booked our flight tickets with Lufthansa. The first leg to Munich, Germany, is operated by AirBaltic. Departure at 1:05 PM for a 1-hour and 20-minute flight. We arrive at 2:30 PM.
**We now have a 7-hour layover, so we take the opportunity to get some fresh air and explore Munich.** We quickly exit Terminal 2 of the airport and head towards the subway. We buy a group day ticket "Airport-city Day Zone M-5," valid for 2 to 5 people at a price of 30.50 € (instead of 16.30 € per person). We take the S8 line to **Marienplatz** in 35 minutes. **This is the heart of the city.** The weather is overcast, quite cool, but dry. Perfect for a little city trip between two flights while leaving our large luggage in transit at the airport. **Munich is the third-largest German city after Berlin and Hamburg, in the Bavaria region.** **The center has a lot of charm and brings together several religious buildings, easy to explore on foot.** We are impressed by the number of people enjoying these 100% pedestrian streets, which are very pleasant. After Marienplatz, the most famous square with the town hall, we head to the Cathedral of Our Lady, a Gothic church, then continue to **Karlsplatz** and move on to **the food market offering a wide selection of high-end food products in an atmosphere where a certain art of living prevails.** We also visit St. Peter's Church before grabbing a bite to eat. Two good hours were enough for this 10 km city walk. It's time to take the subway back: by 6:30 PM, we are back at the airport. Now, it's time for a bit of waiting and rest. Our second flight is scheduled for 9:35 PM for a 9-hour and 30-minute journey to our final destination in Namibia: **Windhoek.**
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.
> Lyon Airport parking: 120 €
> Today's expenses: 7 € for 2 pizzas in France / 14 € for the restaurant in Munich / 30.50 € for the daily subway ticket in Munich.
**DAY 2: Friday, April 25, 2024: Arrival in Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**
After a 9-hour and 30-minute overnight flight with Discover Airlines, we finally land on Namibian soil just before 7:30 AM. The day is breaking, and the colors are already stunning. We are eager despite the usual fatigue from the flight. The airline was punctual, with friendly staff and good meals, though a bit light. We are the first flight of the day to land, with no more than 15 flights per day here, from 7 AM to 8 PM. We disembark on the tarmac at this airport located in the middle of nowhere, **I finally set foot on African soil for the first time.** We exit among the first from the aircraft to go through the long formalities at the front of the line, as the wait can quickly become endless. Allow at least 5 minutes per person for e-visas. We still wait 45 minutes despite only about twenty people ahead of us. Phew, it's done. We collect our luggage and then withdraw money from an ATM. We make 4 withdrawals of the maximum amount, 2000 NAD $ per withdrawal, for a total of 380 €, or 95.33 € per withdrawal.
Our driver arrives at the same time, perfect timing, we were quick.
We leave the airport at 8:45 AM. By 9:30 AM, we arrive at the **Gracious Whisp vehicle rental agency**, located at the entrance of Windhoek, small and human-sized with a fleet of recent vehicles. More formalities, then a short wait as our vehicle is not yet ready. Time to decompress, catch our breath, and enjoy the very pleasant morning temperature. Not a cloud in sight. Next, a briefing on the vehicle, always with a bit of apprehension due to our approximate English. Allow 45 minutes of explanations, including setting up the roof tent, camping equipment, technical information in case of a flat tire, driving tips in Namibia, and a tour of the 4x4. We have all the necessary equipment for camping: mattresses, sleeping bags, pillows, table, chairs, gas stove, BBQ grill... as well as 2 spare tires, a compressor, a dual tank, and accessories for removing wheels. Off we go, it's time to muster our courage and get behind the wheel. **Heading to SuperSpar Maerua**, fortunately located less than 10 minutes away. We park with the help of a parking attendant; it's very crowded, the space is narrow, but everything goes well despite the cursed right-hand drive. Today's new mission: stock up on groceries. The store is well-stocked with local and imported products, catering to all tastes. We spend 114 € on groceries, from pasta to meat, BBQ lighters to dishwashing products. Two people load our groceries into two carts and transfer them to our vehicle; we feel compelled to leave a tip, 50 NAD $, as we don't have change yet. Now, we head to the hotel, 15 minutes away. Traffic is difficult at a complicated intersection; this will likely be the only traffic jam in Namibia. **We arrive at Kate's Nest Guesthouse & Backpackers around 1:15 PM, quite tired.** We take some well-deserved rest at this recent establishment, quite calm with secure private parking. After a short nap, we enjoy the quiet by the hotel pool. Night falls between 6:30 PM and 7 PM. We eat quietly in our room tonight before starting this long 4x4 road trip in camping mode in the heart of Namibia.
> Today's grocery expenses: 114 € at Super Spar Marua (2395.21 NAD $).
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.
> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)
> Distance driven today: 15 km.
> Accommodation: Kate's Nest Guesthouse & Backpackers - 4 Aristotles Street Academia, 9000 Windhoek - 36 € for two for one night.
> Windhoek International Airport website: (https://www.airports.com.na/)
**DAY 3: Saturday, April 26, 2025: Windhoek to Hardap: Mariental Region - Kalahari Desert:**
After a good, restful night, we wake up leisurely around 7 AM. We enjoy the comfort provided by this first and last hotel before 24 nights under the tent.
**We leave Kate's Nest Guesthouse at 8:30 AM to tackle the Namibian roads.** We quickly leave the capital; in just 30 minutes, we find ourselves almost alone in the world. The landscape is dotted with small domes. We leave the **paved B1** quickly to turn left onto the **C15**. **From there, we won't see more than 10 vehicles all day.** After passing through the few houses of **Lekkerwaterpoort**, we tackle our first gravel road. These road sections are limited to 100 km/h, but even at 70 km/h, I find it already challenging. However, I quickly get used to it and gradually pick up speed to reach my cruising speed of around 80 to 90 km/h. **We are on immense straight lines crossing wild expanses as far as the eye can see.** **We come across two baboons, a few ostriches, and numerous cattle and sheep farms.** We pass through the charming village of **Uhlenhorst** with its typical houses and children with broad smiles waving at us. Life here is already very different from Windhoek. **The thermometer rises quickly from 16°C at 8:30 AM to over 28°C in the early afternoon.**
**We arrive at the Hardap Dam reserve at 2 PM.** We stop at the toll booth at the park entrance to pay the entrance fee: 250 NAD $ for 2 people and 1 vehicle. We continue to the dam and then the camp entrance, located a bit further. We had booked in advance, but this place remains little frequented by foreigners.
We take advantage of the hottest hours to rest by the large pool overlooking the immense lake, a very enjoyable moment. Would this be a bit of a vacation?
Around 4:30 PM, we head to the campsite. We overlook this vast water reserve. We arrive first; we will be only 3 vehicles spending the night here. It's time to get to work and set up our equipment for the first time. It takes us a good 20 minutes to set everything up, with a slight apprehension about unfolding the tent. Once this task is done, which we will have to repeat for almost a month, we will become much more efficient over time. Time for rest and contemplation in total silence. The sun gradually sets, and the heat quickly becomes bearable again. Bliss! **This dam is located 20 km northwest of Mariental in an area dotted with conical hills topped with dolerite buttons (Hardap means "hillock" in Nama). It captures the Fish River, which flows south, creating a large lake in the middle of an arid environment. The contrast is striking.** We enjoy our first sunset facing this 360° otherworldly landscape.
Around 7 PM, we start our first BBQ, or "braai" as it's called here. The temperature is perfect. The sun sets, giving way to a star-filled sky of incredible beauty thanks to the absence of any light pollution. The Milky Way will lull us throughout the evening. After some good sausages and potatoes on the BBQ, we head to our roof tent around 9:30 PM with a complete change of scenery in just 24 hours. France already seems so far away...
This campsite has shared showers and toilets, quite clean and functional, as well as a central area with several BBQs and tables. The sites are arranged in a semicircle, each with an electrical outlet. The sites are close to each other but spacious, some slightly shaded. We are only three vehicles tonight, so it's perfectly comfortable and quiet. Not to mention the large pool near the restaurant. Our trip is off to a great start.
> Today's road itinerary: Windhoek > Head south on the B1 to Rehoboth > Turn left onto the C25 then C15 to Stampriet > C20 to Hardap > Full north on the B1 > Then turn left onto the M93 - 5 hours of driving.
> Distance driven today: 354 km.
> Accommodation: Hardap Recreation Resort - 23.3 € for two - Large pool - GR6W+3M2, Hardap Game Reserve, Mariental, Namibia - (http://www.nwr.com.na/resorts/hardap-resort/)
**DAY 4: Sunday, April 27, 2025: Hardap - Brukkaros Volcano - Keetmanshoop - Quivertree Forest Rest Camp**
Our first night under the tent was very pleasant; the little wind quickly calmed down, giving way to absolute silence. The mattress is decent, more comfortable than some nights in Nepal. The length and width give us enough space for maximum comfort, despite my height (1.91 m). We wake up a little before 7 AM as the sun rises, and the lights dazzle us from the start of the day. We pack up the equipment in 30 minutes, quite easily. Then we enjoy the sun, which warms up quickly while we keep our light fleece on.
At 8:30 AM, **we hit the road again, heading south** to our first stop in **Mariental**. We want to do some shopping at SuperSpar, but once we arrive in the parking lot, a young local is fighting with the supermarket security guards and then threatens to throw stones. We don't want to take any risks right at the start, so despite the baton blows he receives, he doesn't stop. We leave empty-handed but fill up with fuel at the Shell station 1 km further. The price per liter is 21.33 NAD $, we fill our 107-liter tank for 107 €. In Namibia, you get served, and they bring the card machine to the window to pay. It's then customary to leave a tip.
We then take the B1 heading due south on a recently renovated road. Around 11:30 AM, we leave it on our right to take **a wild gravel road, the M98**. Just before **Berseba**, we turn right onto a small track, the **D3904 towards Brukkaros Crater up to a camp at 1588 m altitude**. The track then becomes too bumpy. We stop on the counter-slopes where **a wide panorama unfolds over these immense plains as far as the eye can see**. It's 12:15 PM, time for us to eat a rice and tuna salad facing this landscape.
**We are alone in the world until a vehicle arrives and parks next to us.** A bit of apprehension, 4 men head towards us. It turns out to be 4 shepherds looking for a lost foal. The conversation is pleasant, lost in the middle of nowhere. We find ourselves alone again in this absolute silence. **The heat becomes stifling with a good 30°C**. We get back on the road around 1 PM. Back on the B1, **we continue due south to Keetmanshoop**, which we reach around 3 PM. We stop there to do some shopping for 262 NAD $ (12 eggs, a can of tuna, a can of corn, bread, a soda, and a 5-liter water container), or 12.48 €. Two quite insistent children ask us for money or candy at the store exit, yet we give them a small tip, but they continue to cling to the car. Locals parked next to us tell them to leave us alone. Anyway, we finish the trip to **Quivertree Forest**, 15 km away. We will spend the night in this **pleasant farm run by a German**. Upon arrival, as the day before, and as I suppose in the future, we dive straight into the cool pool to relax after all these kilometers. A bliss. Then we take our 4x4 and choose a spot near these famous trees. After the 33°C this afternoon, once 4 PM passed, the temperature drops again and becomes very pleasant. **We are in the middle of the Kokerboom, one of the most interesting and characteristic plants of hot and arid regions. It's not really a tree but a variant of the aloe plant whose botanical name is Aloe Dichotoma. This Kokerboom has a smooth and thick trunk reaching up to 1 m in thickness and 9 m in height. They bloom for the first time at the age of 20 to 30 years.** The flowers are yellow and reach about thirty centimeters during the season between June and July. **They grow mainly in an environment with a high concentration of black rocks absorbing a large amount of heat (38°C). The rocks also serve to anchor the tree with its tentacle-like roots. It also resists frost. Each is between 200 and 300 years old.**
Around 5 PM, we walk to the farm reception to watch the feeding of **two cheetahs**. Magnificent carnivores taking their time to savor their piece of meat. **Then we return near our campsite to enjoy the sunset among these trees. The colors are sublime, as every evening apparently. A magnificent spectacle with colors evolving from yellow to orange then to pink, before giving way once again to a sky filled with thousands of stars.** Our campsite at Quiver Tree Forest Camp is very comfortable; we have a water supply, a stone table, a small lamp, an electrical outlet, a small tree for shade, and a BBQ that we won't use tonight; we'll cook on gas. The sites are far apart, with some shared facilities scattered around, a very beautiful setting. No reservation possible, no need, just show up directly. **The campsite accommodation for 2 people costs 28 €, including the reserve entrance fee of 5 €**. We finish this second bivouac evening around 9:30 PM, time for some reading and sleep in peaceful silence without wind.
> Today's road itinerary: Mariental > B1 heading south to Brukkaros > At Tses turn right towards Berseba via the M98 > Turn right onto the D3904 > 8 km > Brukkaros Volcano (stop at the lower camp as the track is difficult for 1 hour) > Keetmanshoop > Turn left onto the M29 > Quivertree Forest - 4 hours of driving.
> Distance driven today: 371 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Groceries for 12.48 € (262 NAD $) / Fuel for 107 € (1 liter of diesel for 21.33 NAD $).
> Accommodation: Quivertree Forest Rest Camp, P.O. Box 262, Keetmanshoop, Namibia - BBQ, hot showers, toilets, and electricity - No reservation - Pool - 18 €/Person (N$ 340.00 with park entrance) - (http://www.quivertreeforest.com/)
**DAY 5: Monday, April 28, 2025: Quivertree Forest Rest Camp - Giant's Playground - Keetmanshoop - Fish River Canyon - Canyon Roadhouse:**
After an excellent start to the night, we are woken up by the wind shortly before 6 AM, but the sunrise is not far off. We get up at 6:30 AM to enjoy it. The atmosphere is a bit cooler this morning, but the reward is already here.
The adventure continues. At 7:45 AM, we head towards **Giant's Playground**, 4 km away. We take a 3-kilometer walk through this expanse of blocks and igneous rocks.
We continue south at 8:45 AM, passing through Keetmanshoop again where we do some shopping for 25 €, a big stock-up for a good part of the trip: meats, canned goods, pasta, fruits... At 9:30 AM, we take the B4 to Fish River Canyon.
At 11:30 AM, we arrive at the entrance to the NWR park (350 NAD $ entrance for 2 people and 1 vehicle). The track becomes bumpy immediately upon entering the park. After about ten kilometers, we come upon this landscape carved by nature. In the end, it's well worth the detour. We were at the Grand Canyon in the USA exactly (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j21-3-juin-2024-grand-canyon-et-lac-powell/) and can thus confirm that this Fish River Canyon is comparable. We make several stops along the southern flank. **Here, nothing is developed; nature is almost in the wild state.** **With 160 km in length, up to 27 km in width, and a depth of 150 m, it is indeed the second-largest canyon in the world.** The history of the canyon is apparent in its different earth layers and stratification: the antiquity of the place is tangible, and the absence of vegetation is surprising. **It consists of two nested canyons, formed at distinct periods. The first distinct layer of schist, sandstone, and eruptive material surrounding the canyon was formed a few two billion years ago, then transformed due to heat and pressure into more solid rock such as gneiss. The inner canyon, carved more recently by the Fish River, has a depth of 270 m.**
We have a picnic once again alone in the world facing this grand panorama at the **Sulphur Spring View Point**. This is where the hiking trail begins, plunging into this narrow canyon, but it is forbidden to venture there alone without a guide. It's 30°C, but a slight wind makes the atmosphere bearable. At 1 PM, we retrace our steps and continue to the **Main View Point** then to the **Hikers View Point**.
In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.
At 3 PM, we arrive at our very charming camp for the evening, the **Canyon Road House**. We fill up with fuel right away because tomorrow we have a long day of isolated driving: 55 liters for 1240 NAD $. Then we settle into the campsite we had previously reserved in France. We are assigned site 2, very well set up under a tree with its BBQ and stone table just steps from the pool. We quickly set up the tent and jump straight into the pool for the relaxation moment of the day. As usual, the water is quite cool, but it's a real pleasure. Then we stroll around this Canyon Road House, which recreates the atmosphere of the roadside inns of the 1950s with old car wrecks and vintage gas pumps in a bygone era. **Around 5:45 PM, we start a short walk leading us to the top of a hill overlooking the wide plateau where we are to watch the sunset.**
And finally, to end this beautiful day, it's time for the braai, with grilled sausages and white beans on the evening menu.
> Park entrance: 150 DN/person + 50 DN/vehicle (18 € for two). It is possible to enter at two access points: Hobas in the north and Ai-Ais in the south.
> Today's road itinerary: M29 > Keetmanshoop > B1 > B4 > C12 (track) > After Holoog turn right onto the D601 (C37 track) > Accommodation on our right (stop just to check in before 6 PM) > Continue 30 km (30 minutes of track) to the viewpoints after Hobas where you must pay the entrance fee. Sunset View Point to the left > Return before sunset as the park closes (best lights at sunrise). 3 hours.
> Distance driven today: 228 km.
> Distance walked today: 10 km.
> Today's expenses: 25 € for groceries / 17 € for the Fish River Canyon park entrance / 58 € for fuel.
> Accommodation: Canyon Roadhouse, Gondwana Collection Namibia – 34.4 € for two - Pool - Near Hobas - (http://www.gondwana-collection.com/fr/accommodation/canyon-road-campsite)
**DAY 6: Tuesday, April 29, 2025: Canyon Roadhouse - Orange River - South African Border - Vista Trail - Gondwana Sperrgebiet Park - Aus:**
The night was excellent in this very comfortable campsite. **We wake up to the sound of birds** before the alarm at 6:45 AM. Our little morning routine starts as the sun rises. **A big day of driving awaits us to the South African border. This will be the southernmost point of our journey.** We hit the road at 8 AM via the C37, pass through **Hobas**, then turn onto the D207 to **Aussenkehr.** **We cross a mountainous barrier with some high peaks and perfect cones. The rock varies from orange to pink to black.**
We then cross a lunar desert as far as the eye can see on a giant dome; the track winds through nowhere without meeting anyone for hours. The landscapes are surprising. **We spot several ostriches and a gemsbok.** In the middle of this endless expanse, we come to an improbable intersection and continue right onto the D278.
In the middle of these arid lands, we come across a green zone: a vast vineyard. At 10:30 AM, **we come across a "Road closed" sign, fortunately, a local resident waves us to continue; a bit stressed, we proceed.** We start to follow the beautiful Orange River. On the other side of the bank, just a few meters away, South Africa is there. It is the second-longest river in Southern Africa, after the Zambezi. It flows over 2,000 km to the Atlantic. After passing through narrow gorges, we regain altitude before starting the descent, gently heading back north.
**We now cross and follow the Fish River, which joins the Orange River further south** **along this gorge dating back millennia.** At exactly noon, we take a lunch break by the Fish River, still without meeting a soul in this landscape between greenery and aridity. The temperature here is cooler with a pleasant 23°C on the banks, the perfect spot. **We continue on the track to Rosh Pinah**, where we find a paved road again. **The section along the Orange River and the Fish River was officially closed, but we were able to pass without any issues, avoiding a detour of at least 3 hours.** Phew. We now drive at high speed (limited to 120 km/h) through these vast spaces. We come across many ostriches after the **dozens of monkeys along the Fish River**. Around 3 PM, 3 km after the very small town of **Aus**, we reach **our campsite for the evening at Klein Aus Vista**. A new **small peaceful haven very well set up**. As usual, after checking in at reception, we jump straight into the beautiful pool to get our well-deserved dose of coolness, another good thermal shock that our bodies appreciate. Once this moment of relaxation is over, we take our 4x4 to reach the campsite located a bit higher, set apart at the foot of a hill that overlooks us.
After setting up, **around 5 PM, we head to the Vista Trail to climb to the top of a mountain overlooking the vast plain that surrounds us at 360°**. It takes about 30 minutes to climb. The place is just magical, **the perfect viewpoint to admire the sunset**. **We fully savor the moment. We also spot one of the few wild horses in the world capable of living in the desert.** Their numbers have decreased in recent years due to predation and drought (around 100 to 150). At 7 PM, we return to the camp, time for the braai and preparing the meal in this peaceful little camp.
In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.
> Today's road itinerary: 5 hours of driving: D324 heading south (track) > turn right onto the C10 (track) > D316 heading south > turn right onto the C13 > In Aus turn left onto the B4 > Campsite via a track on the left.
> Fuel station: Solitaire or Aus.
> Distance driven today: 398 km.
> Distance walked today: 7 km.
> Accommodation: Klein-Aus Vista Desert Horse Campsite - Farm Klein-Aus No 8 on the B4 main road to Luederitz Aus 9000, Aus, Namibia - (http://www.klein-aus-vista.com/accommodation/desert-horse-campsite/) 17908 420 DN - Water + Shared shower (hot water). No electricity.
**DAY 7: Wednesday, April 30, 2025: Aus - Kolmanskop - Diaz Point - Luderitz - Kanaan Desert:**
We wake up around 6:45 AM, with partly cloudy weather for once; we feel the ocean's influence gradually. But the sun isn't far off. At 7 AM, we leave the campsite heading west towards Luderitz via the B4. **First stop of the day: Kolmanskop, the ghost town we reach at 8:30 AM**, entry costs 180 NAD $ per person. We discover this **timeless place** in 1.5 hours, moving from building to building amidst violent sand-laden gusts of wind. There's a lot of charm in these different living spaces. **The sand quickly reclaimed the place after this mining town was abandoned.** This was once the headquarters of Consolidated Diamond Mines. It's hard to believe that this former town, where the diamond industry once flourished, had a hospital, a bowling alley, and a theater. The decline in diamond sales after World War II and the discovery of richer deposits put an end to this golden age. By 1956, the town was already completely deserted, and the sand had reclaimed its rights. **These dilapidated buildings swallowed by shifting dunes have something surreal about them.**
At 10:15 AM, we hit the road again **heading to Luderitz, 22 km away**, and first to **Diaz Point** **facing the Atlantic Ocean**. It's a wind-swept peninsula with its characteristic red and white lighthouse. There's a campsite and a coffee shop on site, but the place doesn't inspire rest without shade or shelter from the wind. We return to the city via the D701 track that runs along the ocean, be careful at low tide. We come across **a few fishermen and a fox as well as flamingos.**
We walk through the few streets of the city, much smaller than I imagined, then climb to the **famous little Lutheran church that overlooks the city, the Felsenkirchr.** **The wind blows very strongly here, and the sand is omnipresent, surrounded by the Namib Desert and the southern Atlantic coast.** **A German colonial relic barely touched by the 21st century, Luderitz seems frozen in the past, giving it both a gloomy and a certain charm. In short, it's certainly one of the most incongruous places in Africa.**
At 1:15 PM, just before leaving Luderitz, we do some shopping for 20.50 € and fill up with fuel: 61.50 €, 1290 NAD $ for 61 liters (21.18 $ per liter).
**We return via the B4 to Aus** (paved), **then via rougher tracks**, the C13 then the D707, magnificent as it runs along a mountain range with multiple colors on our right and an endless flat desert on the other side.
To access our campsite for the evening, we must take a **narrow private track for 7 km** on our right to emerge, in this total vastness, at the **isolated Kanaan Desert Retreat on a small hill**. I don't have time today to jump into the pool near the reception; we arrive at 5 PM at 8 small, isolated, and unique sites with a small kitchen, a shower, and a private toilet under a small tarp shelter. **A crazy charm with a unique view...** **This will be my favorite accommodation of this trip. The photos speak for themselves.** We jump into the outdoor shower while savoring the landscape, then prepare our evening braai while enjoying the colors fading, facing this plateau with bushes turning a vivid orange. **A moment that will remain etched for life.** **Savanna atmosphere under a thin emerging moon. Every minute offers different colors. Facing our meal, we have a natural giant screen.**
We end this day contemplating the stars and admire this thin orange moon setting on the horizon (8:42 PM).
**Ghost town just before Luderitz: Kolmanskop** (open from 8 AM to 3 PM - N$ 180 p.p – 9 €). Once, Kolmanskoppe was organized around diamond mining. After finding new, more prolific spots, the town was abandoned and is now a ghost town. The sand and dunes have reclaimed their rights and buried everything humans had built. Houses, train station, bakery, everything has been covered by sand, which passes through the windows, even though they are 1 meter high.
> Today's road itinerary: 5h30: B4 to Luderitz (paved) > Round trip > Kolmanskop on the left > Return via the previous campsite > Then C13 (track) > Turn left D707 (track) > Then track to the right to the campsite.
> Distance driven today: 438 km.
> Distance walked today: 8 km.
> Today's expenses: Groceries at the Spar in Luderitz for 20.50 € / Fuel fill-up in Luderitz for 61.50 €.
> Official Kolmanskop website: (https://kolmanskuppe.com) (open from 8 AM to 1 PM - N$ 180 p.p – 9 €).
> Accommodation: Night at the south of the Namibrand Nature Reserve: Kanaan Desert Retreat – 26.5 € for two - (http://www.kanaannamibia.com/) - Farm 104 Karas 9000 - Sanitary facilities + BBQ + Water + Pool - No electricity - My favorite accommodation of this trip.
**DAY 8: Thursday, May 1, 2025: Kanaan Desert Retreat - Namib Desert - Crossing the Namibrand Nature Reserve – Sesriem Canyon - Elim Dune - Little Sossus Lodge**
After a cooler night than the previous ones with about 10°C, we wake up around 7 AM. We admire, as usual, the sunrise between the desert and the mountains. **The spot from last night was truly perfect, isolated from the world, in total serenity, with a wake-up call to the sound of birds.**
We hit the road a little after 8 AM, heading north via the D707 to Spes Bona, then the gravel road C27 via Betta to Sesriem. **The landscapes roll by and dazzle us.** **We are right in the heart of the Namibrand reserve**, coming across numerous **zebras**, **impalas**, **ruminants that reproduce in large numbers**, and **gemsboks**. At noon, we stop in the shade of a tree to eat. The spot is so romantic facing orange arid mountains and a vast green plateau. **A landscape full of contrasts, timeless and silent.**
**The Namib Desert is the oldest on the planet; its name means "vast arid plain," and it also gave its name to the entire country: Namibia.** The majority of these arid and semi-arid lands dotted with viewpoints are part of the Namib-Naukluft National Park, which covers 23,000 km².
At 1 PM, we enter the Sossusvlei park. We start with the **Sesriem Canyon**, which is 3 km long and 30 m deep. We enter it with a short 1-hour hike into its depths. **It was carved by the Tsauchab River in an agglomerate of sand and pebbles over 15 million years old.** We retrace our steps back to Sesriem, which means "six belts," referring to the number of leather belts (from ox wagons) needed to draw water from the canyon. This remote locality is mainly the gateway to Sossusvlei but offers a gas station and some accommodations. For our part, we sleep 40 km away tonight.
**We then move on to Elim Dune.** It takes about 45 minutes of walking to reach its summit, and the climb is very breath-taking as we progress in the sand where we almost slide back with each step. **A first grand 360° panorama unfolds. The ochre color of the sand contrasts completely with the yellow plain and the brown and black mountains in the distance.**
At 3:15 PM, we start the descent facing Sesriem. We were completely alone once again on this dune. **These Namib dunes are composed of colored quartzite sand, presenting hues ranging from cream to orange and from red to purple. Unlike the ancient dunes of the Kalahari, these move with the wind and adopt distinct, ever-changing shapes.** Star dunes resemble stars seen from above, while transverse dunes, like those on the coast south of Walvis Bay, stand perpendicular to the prevailing southwest wind. The most stable dunes, which thus have the most vegetation, are parabolic dunes, due to the variability of the winds. Longitudinal (seif) dunes measure up to 100 m in height, while barchan dunes, crescent-shaped and predominant at the extreme north of the Skeleton Coast and south of Luderitz, are the most mobile, created by unidirectional winds.
**We get back on the road for 45 minutes to our campsite for the evening, Little Sossus, which we reach at 5 PM**, via C27 then right onto C19. As often upon our arrival, I jump into the cool pool to relax after all this driving, then we proceed to set up the camp. As the day before, the campsite consists of 10 fairly distant sites, with private sanitary facilities and a small roof. We are delighted with this crazy charm. The hot water for our shower is wood-heated: a Namibian lights it every evening around 5 PM.
For a change, or not, the menu features a small BBQ with pork ribs and pasta, facing another sunset, this time with partial cloud cover giving equally splendid colors. Time for a well-deserved rest after long corrugated tracks covered in our 4x4 today.
> Today's road itinerary: 4h45 of driving: Find the D707 and head north (track) > At Spesbona turn left onto the C27 (track) > At Sesriem after entering the park, turn left following View Point Sesriem > Continue 4.5 km to the Sesriem Canyon Parking > Return then head towards Elim Dune > Exit the park then take the D826 > Turn right onto the C19 heading SE > Turn right facing the D854 to the campsite (campsite closes at 7 PM).
> Distance driven today: 272 km.
> Distance walked today: 8 km.
> Today's expenses: Entry to the Sossusvlei Namib-Naukluft Park: 17 € for two (with one car).
> Accommodation: Little Sossus Lodge – 35 € for two - At the junction of the C19 and D854 roads Maltahohe 9000, Maltahohe, Namibia - (http://www.littlesossus.net/) - Pool + Private bathroom + Hot water + Electricity + BBQ + Grocery store (bread to order the day before).
**DAY 9: Friday, May 2, 2025: Little Sossus Lodge - Namib-Naukluft National Park – Sesriem - Sossusvlei - Big Daddy – Deadvlei - Tsauchab River Camp**
Today we start the day early to tackle **the famous dunes of Sossusvlei at first light**. The alarm goes off at 6 AM to leave the camp at 6:45 AM. The wind is blowing quite strongly in gusts this morning, but it only woke us up a quarter of an hour before sunrise. The park opens at 7:15 AM. We start with a small encounter: a friendly **jackal lounging by the roadside.**
We first have to cover the 40 km of track to Sesriem, pay the entrance fee (350 NAD $), and drive 65 km on a paved road this time to reach the **vast salt pan (a lake whose sediments are made of salts) of Sossusvlei**. **It appears amidst the gigantic red dunes that rise on either side. The wind constantly changes the shape of the dunes, as well as their colors, which vary with the light. The setting is breathtaking, giving an impression of immensity and timeless grandeur.**
The paved road ends; the last 4 kilometers become technical and are reserved for 4x4s. Phew, I pass without any problems, though not without stress, switching to L4 mode. **We start the ascent to Big Daddy at 8:45 AM, 325 m of elevation gain in the sand nonetheless.** We climb at an excellent speed despite the strong wind, in exactly 1 hour. At 9:45 AM, we are at the summit of what will remain etched for a long time. The 360° view is simply unimaginable; you have to experience it to believe it. The wind blows violently up there, **it feels like being in the high mountains, on a snow ridge, with a strong transport of sand. The atmosphere is magical.** We start the descent running barefoot in the steep sand.
**We then move on to its neighbor, Deadvlei.** **Here, petrified trees stand in the "vlei" (basin) with their dried branches casting desolate shadows on the white ground. The juxtaposition of the deep blue sky and the towering dunes is captivating.**
We return to the 4x4 parking at 11 AM, the stress rises again for the sandy track passage. We retrace our steps and stop at **Dune 45**.
At noon, we take the opportunity to picnic at the foot of **the beautiful Dune 40**, where there is already no one left. We enjoy the quiet again, well, almost, as the wind remains omnipresent.
At 1 PM, we return to **Sesriem**, where we fill up with fuel (21.15 NAD $ per liter), totaling 1630 for 77 liters (78 €), and do some shopping for 245 NAD $ (two nice pieces of pork, 2 cans, 2 sandwiches for tomorrow, and 1 soda), which is 12.48 €. It's 27°C. We hit the road again, heading to a new destination at 2 PM. We take the C19 back to Little Sossus where we spent the night, then turn left onto the gravel road D854 for about 40 km to **Tsauchab River camp**. Finally, we won't be sleeping here; we are redirected 7 km downstream to **Naukluft View Camp**, which also belongs to Tsauchab River Camp.
We arrive at 4 PM, and thankfully, the fatigue was starting to set in. **Our campsite is located under a small forest, providing some protection from the wind that blew strongly all day. The calm does us a world of good. Once again, a lot of charm**, with very spaced-out sites without any visibility. We can't wait to take our shower. It will be possible from 5 PM with, as the day before, water heated by a wood fire. Time to prepare the campsite for the night. And on the menu, a braai with two superb pieces of pork bought in Sesriem and fries!!!!
**The Namib Desert**
An impressive coastal desert stretching from the Atlantic to a high plateau inland, the narrow Namib Desert runs along the southwest African coast for about 1,300 km. **Considered one of the oldest deserts in the world**, it is bordered to the north by the Kaokoland Desert, which extends into Angola, and to the south by South Africa's Karoo. The narrow Namib is mostly less than 160 km wide. Despite this, it is considered to consist of three sections: the coastal strip influenced by the Atlantic; the Outer Namib, occupying what remains of the western half; and the Inner Namib, comprising the eastern half of the desert. Generally called the Skeleton Coast, the coastal Namib receives almost no rain and depends on regular marine fogs for moisture. From sea level, the terrain rises to 900 m, where the desert meets the base of the Great Escarpment to the east. In the Inner Namib, average annual rainfall is only about 50 mm.
The dryness is such a characteristic of the Namib that it is thought to have been in this arid state for at least 55 million years. It is all the more surprising to learn that animals such as vipers, geckos, zebras, and elephants live in this desert. Some areas of the Namib are also rich in flora, including Welwitschia mirabilis, which grows near the ground with seemingly exhausted leaves, extracting moisture from marine fogs and can live over 1,000 years. In the southern Namib, some dunes are up to 32 km long and 240 m high.
**The frequent fog of the Skeleton Coast:** Driving north along the coast of Namibia, the cold Benguela Current in the Atlantic cools the moist air above the ocean, which, upon meeting the warm desert air, leads to the formation of thick fog banks that drift up to 100 km into the center of the Namib before evaporating under the sun.
> Today's road itinerary: 4 hours of driving: C19 towards Sesriem (track) > D826 (paved) > Foot of Big Daddy via a technical sandy track > Return via the same route > D854 to Tsauchab.
> Gas station: Sesriem.
> Distance driven today: 254 km.
> Distance walked today: 12 km.
> Today's expenses: Park entry at Sesriem for 2 people: 17 € / Fuel fill-up: 78 € / Groceries at Sesriem gas station: 12 € (245 NAD $).
> Accommodation: Tsauchab River Camp - Naukluft View Camp - D054 & D850 GPS: S24 26' 37" E16 10' 11" Sossusvlei 22007, Maltahohe, Namibia - BBQ + Private sanitary facilities + Water - www.tsauchab.com
**DAY 10: Saturday, May 3, 2025: Tsauchab River Camp - Naukluft National Park - Olive Trail Hike (10 km) - Ababis Guest Farm**
We pack up the camp at 8 AM and continue our road trip north via the D854, a bumpy track with many corrugated sections. It's cool this morning, 12°C.
**We enter the Naukluft massif, discovering landscapes with very different terrain than before.** We first need to check in at the campsite, 13 km from the entrance at the end of the track: 350 NAD $ for 2 people and 1 vehicle, then return 4 km back. **On the agenda is the lovely Olive Trail, a 10 km hiking loop that starts 4 km northwest of the park office**, along the D854 that we follow. At 9:45 AM, the hike begins with a fairly steep ascent (about 45 minutes) among the **wild olive trees** from which the trail gets its name. **At the summit, we enjoy a view that embraces the Naukluft Valley.** We then turn east and gradually descend into a deep valley, passing over sometimes slippery rocks. We have a snack around 11:30 AM in these small gorges. **Further on, to cross the wall of a canyon in front of us, some chains are fixed to the rock to help us pass.** We finish this superb loop clockwise at 1:15 PM, taking 3.5 hours including 30 minutes of breaks. We only crossed a small group of 3 people on this wild adventure far from everything. At 1:45 PM, we exit the park and take the **D854 track north to Bullsport**. From there, we turn left and take the C14, which **runs along the bed of the Tsondab River.**
**We arrive at our campsite for the evening, Ababis Guest Farm, at 3 PM.** Quite early for once, allowing us to rest a bit in this peaceful farm where many sheep wander around us. We also enjoy the pool under a magnificent sun, less hot than the previous days, it's 22°C. The camp has only 4 spaced-out sites around shared sanitary facilities. **We are in the middle of a vast plain facing the Naukluft massif mountains.** We will have another beautiful sunset on these mountains. For the first time on this trip, **we will be completely alone at this campsite.** **We haven't encountered many people today**, just 3 during the hike and fewer than 10 vehicles all day.
> Today's road itinerary: Head north on the D854 (track) > Turn left to enter the Naukfluft National Park > Continue on the track then turn right to the Olive Trail hike parking lot (1 hour for 45 km). Return to the D854 and continue north > At Bullsport turn left onto the C14 to Ababis (still a track) > The camp is located on the left facing the D1261 (1 hour for 60 km from Olive Trail). Total: 2 hours of driving for 100 km.
> Gas station: No gas station on the route, except in Solitaire.
> Distance driven today: 115 km.
> Distance walked today: 13 km.
> Accommodation: Ababis Gaestefarm - Night booked by email – payment on site: (https://www.ababis-gaestefarm.de/) - P.O.Box 1004, Maltahöhe - N$ 300.00 per person
**DAY 11: Sunday, May 4, 2025: Ababis Gaestefarm - Namib-Naukluft National Park – Solitaire - Gaub Pass - Kuiseb Canyon - Moon Landscape - Walvis Bay**
The night was, for the first time since the start of this road trip, quite difficult. A strong wind accompanied us all night, making the tent flap constantly. A racket that drove us crazy. We still managed to sleep a few hours. The morning sun brings back our smiles. We hit the road for this new stage a little before 7:45 AM.
We start the day with a first stop less than 15 km away **on the C14 in Solitaire** at 8:15 AM. **This town is lost in the middle of nowhere with its small gas station with a western atmosphere adorned with rusted and sand-covered car wrecks.** After a quick supply stop: 86 NAD $, or 4 € for 1 water container and a box of cookies, we continue north still on the C14, **crossing the Tropic of Capricorn** then devouring this **magnificent track up to Gaub Pass**. **A succession of narrow gorges, turns, climbs, and descents breaking the monotony of the previous long straight lines.** We are right in the heart of no man's land for 200 km. We then start the descent to the **Kuiseb Canyon. It houses the wide bed of the eponymous river, dry almost all year.** Even when it flows for 2 to 3 weeks during the rainy season, it doesn't go beyond Gobabeb and then seeps into the sand. **The drinking water that supplies Walvis Bay is pumped at Rooibank from this underground water table.** **We now cross the Kuiseb Desert where impressive dunes roll down.** We make a short stop at a **natural rock arch** reminding us of our (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/). Then we gradually descend towards **Walvis Bay** where we will spend the night. At noon, we enter the **Dorob National Park**. The thermometer drops 10°C in 10 minutes as we get closer to the Atlantic Ocean.
At 12:45 PM, much earlier than initially planned, we arrive at the **Moon Landscape** (View Point 4, free) to have a snack, via a very recent surprising dual carriageway in the middle of nowhere, then via the C28. We are again in the hinterlands, the temperature has soared: 30°C without a bit of shade. Even if the colors and the panorama must be exceptional at sunrise or sunset, the detour for this 360° panorama is still worth it. Extreme aridity as far as the eye can see. The place lives up to its name; it really feels like being on the moon. We get back on the road at 1:30 PM via the D1991, C28, then again the A2, which is very new. The latter runs along the beautiful dunes up to the **Dune 7**, where we make another stop.
Then we head towards our final destination of the day, **Walvis Bay. Its port is sheltered by a sand spit, a natural breakwater that protects the city from the powerful assaults of the ocean. Its port was long a strategic place: claimed by the Cape Colony in 1795, it was officially annexed by the British in 1878 to counter Germany's ambitions in the region. A colony of fur seals, pelicans, flamingos, and whale terns have made it their home.**
We do a big grocery shopping at the Spar located in the center for 66 €; it's very easy to park there. Then we fill up with fuel at an Engen station right across for 1117 NAD $ for 54 liters (20.6 NAD $ per liter), which is 54 €. We then **enjoy the seaside in the Lagoon neighborhood**, where it's also easy to park. After kilometers in the desert, **this cool break is more than welcome. The outside temperature is 22°C. In the distance, we can clearly see the clouds lingering over Swakopmund.**
We take the 4x4 one last time to the **Lagoon Chalets where we will spend the night**. The spot is well set up and surprising in the heart of a residential neighborhood. The sites are quite large, separated by fences around very comfortable shared sanitary facilities. BBQ, electricity, and shaded area. We settle in quietly before going out on foot to watch the **sunset over the Pacific Ocean along Lagoon Promenade Road**. We can still see this impressive persistent mist in the distance. The neighborhood is very peaceful, certainly without much charm, but with a very well-developed seafront that inspires relaxation after kilometers without meeting anyone in inhospitable lands. We end the day with our traditional braai: grilled chicken thighs and sautéed potatoes in the coolness of a starry sky.
> Today's road itinerary: 5h30 of driving (or 3h30 of driving for 250 km without the Moon Landscape): Head north on the C14 > Cross the Tropic of Capricorn > Gaub Pass > Kuiseb Canyon on our left in a round trip > Continue to Green Valley and leave the C14 to the right on the D1984 > Turn right on the C28 > Then left D1991 to Moon Landscape D1991 View Point 4 > Return via the same road and stop at Dune 7 for sunset > Walvis Bay.
> Gas station: Solitaire or Walvis Bay.
> Distance driven today: 372 km.
> Distance walked today: 5 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up for 54 € + Groceries for 66 € at Spar.
> Accommodation: Walvis Bay: Lagoon Chalets – 36.6 € for two - (http://www.lagoonchaletswb.com/) - 8th Road West, Meersig Meersig 9000, Walvis Bay, Namibia - BBQ – Electricity – Shared sanitary facilities.

**DAY 12: Monday, May 5, 2025: Walvis Bay - Swakopmund - Round Trip to Cape Cross (seals) - Wreck of the Zeila en route - Henties Bay - Spitzkoppe Tented Camp & Campsite**
After an excellent night, a bit cooler and more humid than usual, we wake up around 7 AM and leave the camp at 7:45 AM to **follow the Atlantic coast heading north**. We thus leave **Walvis Bay**, a very pleasant stopover town, and follow the ocean via the B2. **We enter the mist and Swakopmund** at 8:40 AM, parking **near the lighthouse**. The atmosphere is very quiet, the streets seem dead with large empty parking lots and very little traffic, but the few open shops are filled with expatriates enjoying their breakfasts, French bakeries, cafes, travel agencies... **We are in this Benguela Current, a fast cold ocean current that flows from South Africa, up the coasts of Namibia and Angola, towards the northwest to join a warm equatorial current. Hence the supply of very fish-rich waters and this tenacious mist depending on the seasons. In the northern part of the Namib Desert, fogs are frequent during the southern winter. It's almost the only source of moisture since the city of Swakopmund receives, on average, only 11 liters of water per m² in December and January.**
**Swakopmund is wedged between the dunes and the Atlantic rollers. It is the Namibian capital of adventure activities and has a ghostly colonial remnant. With its German architecture, its seaside promenade, it resembles a seaside town of the North Sea or the Baltic.** It is also a bustling African city. **Nearly two-thirds of Swakopmund's population live in Mondesa, a township created during apartheid, northeast of the city center, a legacy of the South African mandate.** The heart of the city is located in the area of the pier, at the foot of the lighthouse, better known as the Mole. During the South African occupation of Swakopmund, the port took a back seat to Walvis Bay.
Continuing on this C34, sometimes on salt, we come across the famous **wreck of the Zeila, stranded in 2008**, on our left. We can see it through the thick fog, being very close to the beach. It's 10:15 AM. Further on, Henties Bay is a bay that attracts many fishermen; it's teeming with vehicles equipped with fishing rods. Besides its fish-rich waters, it enjoys a relaxed atmosphere and a large beach suitable for walks.
We continue further north, heading to Cape Cross, this time a round trip because we will turn off later here in Henties Bay to reach Spitzkoppe via good gravel roads that are quiet alternatives to the very busy paved B2 further south. **Henties Bay is part of the Dorob National Park, a multi-purpose park protecting coastal ecosystems and hosting the many renowned recreational activities of the region. The part of the coast north of Swakopmund up to the Ugab is particularly popular with fishermen who come in droves to fish for saltwater fish.** The small concrete buildings spaced at regular intervals are actually toilets for fishermen and campers. The coastline is also dotted with world-renowned surf spots.
Even before arriving, we can already smell it before we come across thousands of seals (population in 2021: 1.5 million). **The Cape Cross Seal Reserve, the most renowned on the Namibian coast, is home to the most famous breeding colony of fur seals, which seems to take full advantage of the high concentrations of fish present in the icy waters of the Benguela Current. We are impressed by the sight of these 100,000 pinnipeds lounging on the beach and frolicking in the waves.** We have a picnic a little away from the smells facing the ocean in the sun.
At 12:45 PM, it's time to hit the road again. We retrace our steps back to Henties Bay. We stop there to do another big grocery run before not encountering any big cities for many days. We will only buy fresh items day by day until the end of the trip; we have 23 € worth. **In the space of 30 minutes, we go from 15 to 36°C. The thermal shock with an amplitude of more than 20°C.** At 1:45 PM, we hit the road again via the D1918, then we try a very small track on our left, the D1925. It becomes narrow and rough; I have a bit of apprehension. We arrive at a gate to open in the middle of nowhere, then young children run up to us asking for water or food... We then drive to **Spitzkoppe. The arrival right in front of the mountains is majestic, off the beaten path. This mountain appears in the distance like a mirage above the dusty plains of southern Damaraland.** We come across a second gate held by a guard. We enter the "Community Camp" campsite without realizing it through the west entrance. We are given a small paper, then we go to the reception passing **at the foot of these gigantic, magnificent rocks.** Once at the reception, we are informed that this is not the camp we had booked. Ours is located just a little further, and in the end, it's better because the latter was packed. We were able to cross the park very close to these rocks without paying. We exit through the main entrance; 5 Himba children cling to our doors and trunk asking for bread and food again. We continue despite them staying attached, worried about hurting them. Phew, more fear than harm. We cross the few houses and arrive at the right camp at 4:30 PM, the Spitzkoppe Tented & Campsite. The spot is much quieter and well set up. We have site C12, cozy to perfection with its sink, a private shower and toilet, as well as electricity, under the shade of a tree and facing the mountains. The sunset and sunrise will be perfect. We set up the tent and, without delay, head to the pool for a big dose of coolness. Then it's time to prepare the BBQ and **contemplate the fading lights on the Spitzkoppe massif.**
> Today's road itinerary: 5 hours of driving: Head north on the B2 (paved) along the ocean > Swakopmund > C34 (paved) still heading north > On the left, the wreck of the Zeila before Henties Bay > Cape Cross round trip > Henties Bay > D1916 heading east (track) > Turn left onto D3716 > Turn left to the campsite.
> Gas station: Swakopmund or Henties Bay.
> Distance driven today: 344 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Groceries in Henties Bay: 23 € + Cape Cross park entry: 17 €.
> Accommodation: Spitzkoppe Tented Camp & Campsite - Spitzkoppe River Valley 00000, Spitzkoppe river valley, Namibia - (http://spitzkoppemountaincamp.com/) - 26 € - Pool - BBQ - Shower and toilet.
**DAY 13: Tuesday, May 6, 2025: Spitzkoppe - Rock Pools - Uis**
It's 6:45 AM, **we wake up at the foot of one of the most emblematic landscapes of the country, Spitzkoppe, which towers over the valley at 1,728 m.** **The Spitzkoppe massif, "pointed hat" in Afrikaans, is actually a set of three rock formations: Big Spitzkoppe, the granite domes of the Pontok Mountains that surround it, and Little Spitzkoppe, to the southwest. It was first climbed in 1946 and has never stopped attracting experienced climbers; it remains one of the most challenging ascents in the country. The climate in the region is hot**, so try to visit during the cooler months, as it can quickly reach 36°C in the sun in the afternoon. **Spitzkoppe is particularly striking at dusk, as it was last night, and at dawn this morning when the low light sets the rocks ablaze with red and orange hues. The spectacle is unique.**
We re-enter the park managed by the local community (160 NAD $ per person), then start with the **arch sector**. We quietly enjoy all the viewpoints under perfect orange colors. We leave this magnificent spot, reminding us of (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/), but with much less crowding here. Around 10 AM, we head closer to these mythical peaks, including the main one nicknamed the Matterhorn of Namibia. Then we finish with the **ascent of the rock above Rock Pool. The 360° view of the park is a must-see. Small natural pools carved into the rock bring a bit of water to this arid and rocky landscape.** The wind blows strongly up there, and during a photo shoot with a tripod, it falls forward right onto the lens glass, cracking it... Frustration and shouts, these will be the last quality photos of this trip, and a new bill to pay when we return to replace it... Disgusted.
We continue to **Bushmans Paradise**, have a lunch break in the shade of a rock before hitting the road again around 12:30 PM after thoroughly exploring the park, feeling weakened and sad about my passion: photography...
We fill up with fuel as soon as we arrive in Uis at the price of 21 NAD $ per liter, a total of 1021 NAD $ for 50 liters (52 € by card). **Uis is a former mining town. Tin mining ceased in the early 1990s, but the high white mountain where the ore was dumped is clearly visible. The region is rich in amethysts, Brandberg crystals, and other semi-precious stones; we come across many vendors on the roadside.**
We then head to our final destination of the day, the **Daureb Isib Restcamp**. We arrive quite early for once at 2:45 PM in the heat, but the camp is just perfectly set up, surely the most upscale we will have during this trip. We are in a fortunately shaded area under palm leaves, with a table, chairs with cushions, a sink, a hot shower, toilets, a beautiful pool, and of course our private BBQ. Perfect for regaining a bit of a smile after the fall of my DSLR camera. **We are facing the Brandberg massif, the "fire mountain" in Afrikaans, dominated by Königstein (2,573 m), the highest peak in Namibia.** **The Brandberg owes its name to the reddish-orange glow that forms on its slopes at dawn and dusk, when the sun's rays awaken its red granite faces studded with crystals. It also hides a real treasure inside, as it contains an exceptional concentration of prehistoric rock art**, mainly paintings and some petroglyphs, including the most famous of them, the **White Lady in the Tsisab Gorge**. There are over 43,000 in total, dating back 2,000 to 4,000 years, scattered in hundreds of crevices around the mountain.
Time for the usual swim, laundry, and evening cooking. On the braai menu, local sausages with cheese pasta and leftovers for a good salad the next day.
> Today's road itinerary: 1h45: Head north on the D3716 > Then D1930 (gravel and sand track) to Uis.
> Gas station: Uis.
> Distance driven today: 113 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up in Uis for 52 € (1,021 NAD $).

> Accommodation: Daureb Isib Restcamp - Erf 672 C/O 3rd & 4th Avenue Uis 9000, Uis, Namibia - (http://www.daurebisib.com/) – 31 € - Pool. Comfort with private bathroom + electricity + Wi-Fi at the restaurant. Clear sky for a beautiful starry night.
**DAY 14: Wednesday, May 7, 2025: Brandberg (Namibia's Highest Mountain) - Damaraland:**
**The Brandberg massif is an isolated, dome-shaped mountain, an inselberg, that towers over the gravel plains scorched by the sun of the Namib Desert to the northwest. It measures 23 km long and 20 km wide. It is the highest point in Namibia at 2,573 meters.**
This massif formed about 130 million years ago when a gigantic viscous mass of magma from deep within the Earth's crust rose through the surrounding rock layers before solidifying. Later, the granite mass was exposed by the erosion of the surrounding rocks.
**The Brandberg is the highest mountain in Namibia, peaking at an altitude of 2,573 m. The indigenous San people call it the "burning mountain," as it appears to glow with a red light at sunset. With its considerable height and width, this massif influences the local climate, attracting more rain on its slopes than the desert below.** The rain seeps through the springs. Unique animal and plant species thrive in this high-altitude environment, and prehistoric paintings adorn the rock faces hidden in the ravines around the base of the mountain.
The first night was also hot since the start of this trip, the thermometer did not drop below 20°C. We wake up gently around 8 AM, a pleasant sleep-in, the sun is already out. After a quick morning cleanup of the 4x4, we have time today, we hit the road at 9:30 AM, getting lost in the Brandberg massif. We are now in the **Damaraland, which stretches from the majestic rock formations of the Brandberg in the south, where we are today, to the bushy expanses at the foot of the rugged mountains of Sesfontein in the north, where we will be tomorrow. It is the perfect destination for wildlife and flora observation.**
We take the track heading towards the **White Lady**, but we want an alternative to this guided visit only. So, just before arriving, we turn right towards a viewpoint named on Google Maps **Rastplatz**. We come across **small Himba villages, living in extreme poverty with no natural resources; the inhabitants ask for water with every passing vehicle...** A bit further, we encounter about ten **ostriches** in the middle of the track, magnificent, as we get closer to the mountains in the background, and a few meters further, **a herd of Oryx**. Then we approach the **bed of the Ugab River**. We then go back and have a snack in the middle of nowhere, under the shade of our 4x4, facing the mountainous massif. We get back on the road around noon, while the temperature is at its peak in this very hot region, 35°C on the gauge with very dry air. We go up the C35 slightly then turn left onto the small track D2319 until we reach the Ugab bed again. Back to Uis in the mid-afternoon.
We did not book the same campsite as the previous night; today we are at the Brandberg Rest Camp. Unfortunately, the camp is not at the same level as the previous one, which was perfect. But the price is also much lower. The sites are next to each other, separated by small fences behind the main building. But it will do just fine. We have our BBQ and electricity, the shared sanitary facilities are decent. We then lounge in the large pool. We will then buy some water for 10 € at the supermarket located right across.
> Gas station: Uis.
> Distance driven today: 118 km.
> Today's expenses: Groceries in Uis: 10 €.
> Accommodation: Brandberg Rest Camp Uis - No 3 Uis Street Namibia 9000, Damaraland, Namibia - (http://www.brandbergrestcamp.com/) - Large pool – Shower – Electricity
**DAY 15: Thursday, May 8, 2025: Damaraland: Petrified Forest - Ugab Valley - Palmwag**
The night was excellent and slightly cooler than the previous one. We wake up around 7 AM and hit the road just before 7:45 AM heading to a new destination as we continue this Namibian road trip. **We cross Damaraland today from south to north.** First via the C35 to **Khorixas**, then turning left onto the C39. **We come across some villagers walking kilometers under the scorching sun with only a small water container in their hand... What a tough life, light-years away from ours.** About 40 km west of this town, we arrive at the **Petrified Forest National Monument**. It is a vast expanse of veld (open vegetation area), dotted with petrified tree trunks that can reach 34 m in length and 6 m in circumference, estimated to be over 260 million years old. These trees belonged to the Gymnospermae family, conifers among which we find today's cycads and welwitschias. The absence of roots and branches suggests that the trunks were deposited here during a significant flood. The site has about fifty trees, some half-buried in sandstone, others perfectly petrified in silica with their bark and growth rings. A guide is mandatory at the entrance to visit the site.
We then continue on this C39 due west to the junction of the D2612. We make a round trip to the south to **Twyfelfontein, which means "uncertain spring" or "bubbling spring" in Damara**. The site is a UNESCO World Heritage site, located at the entrance of the grassy Aba Huab Valley and houses one of the largest collections of rock art on the continent. More than **2,500 petroglyphs** have been discovered on over 200 stones, as well as some rock paintings. They date back about 6,000 years and others 2,500 years. Many engravings depict species that have since disappeared from the region, such as elephants, rhinoceroses, giraffes, and lions. The presence of a seal attests to the existence of links with the coastline at the time, now over 100 km away. It is here, as well as at Brandberg, that the human history of Namibia began with these testimonies of ritual and economic practices among hunter-gatherer peoples.
We continue a bit further south on the D3214 then D3254 to visit the **Organ Pipes, "organ pipes"**. The entrance is also paid, much to our regret... 500 NAD $ for two. We take a well-marked trail leading to a small gorge containing dolerite (coarse-grained basalt) columns 4 m high and aligned on an astonishing 100 m long wall. We are in a volcanic chain stretching over a dozen kilometers, a pile of scoria that seems to have been exposed to fire, the Burnt Mountain "burnt mountain" stands in a bleak and desolate landscape where almost nothing grows.
We head back north and return to the C39 then the C43 to **Palmwag where we will spend the night**. **This concession, covering an area of 5,500 km², is a region of red hills and plains, remarkable for its rolling landscapes as well as its rich fauna and flora**. The region serves as a **buffer zone between Etosha and the Skeleton Coast**. We have a good chance of encountering black rhinos, desert elephants, and lions, as well as spotted hyenas, giraffes, gemsboks, and other antelopes.
We pass the sanitary control barrier at 4 PM, just before entering Palmwag. In our direction, from south to north, we are simply asked about our future destinations and to present my French driver's license. A few meters further, there is a small gas station, then on our left our final destination of the day: the Palmwag Lodge Campsites. We are happy to arrive after this long journey. The welcome is very pleasant, and the site is very comfortable with a real brick shelter housing our shower and toilet, as well as water and electricity. We always have a BBQ available, but today we unfortunately no longer have meat due to concerns about the sanitary control, but we were not sure if it was rather in the other direction that the transport of fresh meat and dairy products is prohibited. We now cross our fingers to be able to observe some different animals, as the place is renowned for elephants, giraffes, and rhinos. We first take some time to relax in the pool before going for a walk around the reserve, without encountering anything unfortunately this evening, but the wake-up will be up to par... Time for the sunset, which is always one of the highlights of the day.
> Today's road itinerary: 5h30 of driving: C35 heading north > Then turn left onto the C39 > Petrified Forest > Go down on the D3612 in a round trip to Twyfelfontain (rock paintings and Organ Pipes) > Go back up on the C39 then C43 to Palmwag > Round trip on the C40 to Mount Grootberg Pass.
For info on the C43, there is a sanitary control at the entrance and exit (transporting raw meat is prohibited).
Palmwag: black rhinos (guided or free visit? at sunrise or sunset).
> Gas station: Twyfelfontain or Palmwag (07:00 – 19:00) – Tire repair in Palmwag.
> Distance driven today: 349 km.
> Distance walked today: km.
> Accommodation: North of Palmwag Lodge Campsites - GPS Coordinates -19.88556°, 13.93694° - Pool – Water and electricity – 34 € - (https://gondwana-collection.com/accommodation/palmwag-campsite?LodgeName=PALMWAG%20CAMPSITE)
**DAY 16: Friday, May 9, 2025: Palmwag - Sesfontein - Entry into Kaokoland - Opuwo**
This morning, we take our time watching for wildlife. We can finally observe our first **kudus** as the sun begins to illuminate the plain in front of us (see video and time-lapse of the day). A few minutes later, we also spot **a couple of giraffes with their calf**, moving calmly and serenely.
**We leave Palmwag** at 9 AM, heading to the northernmost point of Damaraland via the C43 to Sesfontein.
A few kilometers on the track, and we come across **a herd of zebras**, 11 to be exact, in the middle of green hills. Even further, it's more than twenty that cross right in front of us, a treat for our eyes. Their gait is majestic; they are very sensitive to noise. Some are more curious than others and don't hesitate to stay close if we remain quiet. We then cross numerous rough riverbeds. We must always stay very attentive at the wheel because we can drive at over 80 km/h on straight lines and then suddenly have to brake to cross these small streams, usually already dry at this time of year. Many antelopes are still present by the side of the track; the heat is already rising, and they are often lying on the ground at this hour.
**We arrive in Sesfontein at 11:15 AM**, just as the children are leaving school. Transportation is done by donkey-drawn carts. The villagers spend their time in the shade of the trees and in front of the few small shops. The atmosphere of its streets is dusty with a laid-back pace; this town has the feel of an oasis located **by the Hoanib River**, the town of six springs from which it gets its name. Founded in 1896, it was a military outpost built after a cattle plague epidemic. This page of its history is reflected in Fort Sesfontein, erected in 1905 to fight cattle diseases, arms smuggling, and poaching.
We take a lunch break at the exit of the village around 11:30 AM in the shade of a tree, so peaceful, it's 32°C. We continue further north, away from the usual tourist routes, and **enter the Kunene region, also called Kaokoland**. The track becomes narrower and more winding. **These are now vast solitary spaces largely devoid of roads, simply crossed by sandy tracks opened by the South African army just a few decades ago.** The fauna and flora have managed to adapt to this harsh and dry environment, like the desert elephant, an endangered species whose slender legs are perfectly suited to the long journeys the animal must make to find water, a rare resource. This region is also the territory of the Himba people, emblematic of the country. Its name comes from the Kunene River, which marks a narrow belt of vegetation at the Angolan border.
**We arrive in Opuwo at 3 PM**, **this town is the capital of the Kunene region**. Its name means "the end" in the Herero language, a fitting term for this dusty collection of commercial buildings surrounded by traditional huts with round thatched roofs.
**Opuwo is a strong cultural moment of this trip in Himba territory, this semi-nomadic people traditionally settles in an onganda (small village), moving if necessary to find access to water. Himba women are known for their ochre-colored cream, otjize, a mixture of butterfat and ochre powder, applied to protect and moisturize the skin and hair. Fire and smoke play an important role in their culture.** Smoke, often scented with herbs, is used by women for purification. It can also convey prayers to the supreme being, Muluru. In traditional celebrations, there is always a sacred fire that remains lit between the main hut and the animal enclosure, to maintain ties with the ancestors.
Right upon arrival, we fill up with fuel at the Shell station at the price of 21.48 NAD $ per liter, or 67 liters for 1454 NAD $ (72 €) by card. We then quickly stock up on meat at the Spar **where Himba women with bare breasts mix with us, the only white people shopping in the aisles**. **Since the beginning of this trip, this is where life is most bustling**. There are many people on these dusty streets, after kilometers without seeing anyone, the shock is brutal. There are small markets, poverty but also wealth. The town is quite spread out. There are no white people left, **we finally discover the true, harsh African life.**
We arrive at the **Opuwo Country Lodge at 3:30 PM**, located slightly on the heights. We have site 9 at the end of the property for maximum isolation as we like. Once again, we have private sanitary facilities, a BBQ, and electricity. Once settled, we walk 10 minutes to the reception where the pool is located to cool off. An infinity pool that is just magnificent facing the vast landscape before us. But this contrast between this little comfort and the town below makes us uneasy. The employees walk back down. A guard is present at the entrance of the lodge to ensure security; the park where we are is fenced. We enjoy a good braai, then enjoy the few lights of the town gradually lighting up. The night will be quite noisy for once with very loud music rising from a party below until 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 261 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up in Opuwo for 72 € + Groceries in Opuwo for 21 €.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ.
**DAY 17: Saturday, May 10, 2025: Opuwo to Epupa Falls:**
We take our time this morning by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.
After 4 good hours of driving, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay for these two expenses in cash for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we now have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2 PM. We are the first to arrive, we rest for a moment before heading to the pool and then end the day around our traditional BBQ with sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.
The campsite's location should be avoided because we again have infernal music that gets louder from 7 PM to 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we eliminate what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 180 km.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Electricity / BBQ
**DAY 18: Sunday, May 11, 2025: Epupa Falls:**
Time for a "vacation" day; we wake up leisurely at 8 AM and take our time this morning. Breakfast and even coffee. The night was good, lulled by the sound of the waterfalls.
In the late morning, we head out on the small path along the banks of the Kunene River, which offers magnificent landscapes. We have a beautiful view of Angola from the opposite bank. The falls extend over about 1.5 km and flow over a series of promontories, the highest of which reaches 37 m.
At noon, we return to our campsite to eat in the shade of the palm trees. On the menu: fried eggs and pasta. We take advantage of this afternoon to rest before the last part of this road trip, with reading, writing, and pool time on the agenda.
In the late afternoon, we return to one of the viewpoints overlooking Epupa Falls to once again enjoy the sunset colors from a different angle. We are over the moon; our thoughts wander in all directions. We discuss future trips, adventures, reminisce about our memories, and think about the world around us... We savor the luck of being here. On the way back, a Himba woman asks if we can give her a ride in our 4x4 to Opuwo tomorrow.
Tonight, we dine on our traditional braai with white beans by the Kunene River. We are lulled by the sound of this powerful river flowing under the song of insects. The coolness sets in, and we fall asleep under the stars.
> Distance driven today: 0 km.
> Distance walked today: 10 km.
> Accommodation: Omarunga Lodge Campsites - 68 € for two nights - Site by the river - (https://gondwana-collection.com/fr/accommodation/omarunga-epupa-falls-campsite?LodgeName=OMARUNGA%20EPUPA-FALLS%20CAMPSITE&hsLang=en)

**DAY 19: Monday, May 12, 2025: Epupa to Opuwo**
We enjoy the morning a bit more by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.
After 4 good hours on the road, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) for 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay in cash for these two expenses for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2:30 PM. We are the first to arrive, rest for a moment before heading to the pool, and then end the day with our traditional BBQ: sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.
The campsite's location should be avoided, as we again have loud music until 2:30 AM... And it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 180 km.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ
**DAY 20: Tuesday, May 13, 2025: Opuwo – Etosha - Olifantsrus**
We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations and discoveries. It's 11°C, and as soon as we leave the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent images.
**At 8:30 AM, we are still alone**, we witness **one of the most beautiful scenes of this trip: 3 lionesses hunting springboks**. It's thanks to the latter, slowing down, that we manage to spot 4 lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We are on the lookout and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the East. The terrain becomes completely flat. It's now been 3 hours since we left the campsite without noticing the time passing, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.
Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.
Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the West, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.
30 minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.
**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.
We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.
We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Olifantsrus Camp**, which we had previously booked in France. We had to wait and click several times for a spot to open up, as the camp has very few sites, and that's a good thing. It is located in one of the wildest areas of Etosha and has a practical observation tower overlooking a waterhole, offering us great opportunities to spot wildlife after nightfall (see photos). **The sunset is once again memorable.** In the guestbook at the reception, where each visitor can note their observations, 3 lions were seen the day before just a few steps from here (1 male, 1 female, and their cub), on a part of the track we didn't cover today; it will be on tomorrow morning's program. We cross our fingers for these predators.
> Today's road itinerary: 6 hours of driving: Leave Opuwo via the C41 (paved road) > Turn right onto the C35 (paved road) to the Galton Gate > Enter Etosha Park.
> Gas station: Opuwo.
> Distance driven today: 369 km.
> Accommodation: Olifantsrus Camping site - 53.4 € for two – Shared sanitary facilities – Electricity – BBQ – No grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/olifantsrus-camp)

**DAY 21: Wednesday, May 14, 2025: Etosha National Park: From Olifantsrus to Okaukuejo:**
We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open, heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations. It's 11°C, and just outside the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent scenes.
**At 8:30 AM, we are still alone**, and we witness **one of the most beautiful moments of this trip: three lionesses hunting springboks**. Thanks to the springboks slowing down, we manage to spot four lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, and move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We stay alert and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the east. The terrain becomes completely flat. It's been 3 hours since we left the campsite without noticing the time, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.
Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.
Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the west, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.
Thirty minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.
**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.
We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.
We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Okaukuejo Resort**. Upon arrival, this impression of a small town in the middle of hundreds of kilometers without infrastructure remains shocking. **The atmosphere is quite different from last night in our small wild campsite**. However, even though the attendance is higher, we are lucky to get a site in a corner (number 46). **The lit waterhole will also be a reward**. After checking in, we take advantage of the small grocery store to buy two meats for our next BBQs in the park, 3 pork chops and sausages, as well as a cold drink for 252 NAD $. This locality also offers a gas station, a restaurant, and a nice pool, but our goal during this park stay remains focused on the wildlife, so I won't give in this time. Time to set up, followed by a short rest, then our toilette before heading to the "waterhole" for the sunset around 6 PM. **A new grand spectacle unfolds before us, a hundred zebras come to hydrate right before our eyes at the water reserve facing the sunset in a cloud of dust. Then a couple of lions approach stealthily without managing to fill their stomachs. A third guest arrives, a second male lion also comes to drink. The waterhole now becomes the territory of the lions... We are speechless facing what nature offers us, we savor for over an hour scrutinizing the smallest details. What an intense day, images that will remain forever etched in our minds.** It's our turn to have our meal with three beautiful pork chops on the BBQ accompanied by curry vegetables.
At 9 PM, we decide to return to the waterhole, a wonderful idea because we find **an elephant and two black rhinos courting in the water. The male has a hard time seducing his sweetheart and eventually leaves, but a third rhino appears out of nowhere to join her. The scenes unfold under the spotlights** accompanied by a sky full of stars. We eventually go to bed. Looking forward to the rest of the story tomorrow.
> Today's road itinerary: Camp Olifantsrus > Camp Okaukuejo.
> Gas station: Okaukuejo camp.
> Distance driven today: 229 km. > Today's expenses: Groceries for 12 €.
> Accommodation: Okaukuejo Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/okaukuejo)

**DAY 22: Thursday, May 15, 2025: Etosha National Park: From Okaukuejo to Halali:**
We wake up around 5:30 AM to a strange noise getting closer, a few thunderclaps, then heavy rain pours down on us! The first since the start of this trip, we had forgotten its sound and smell. We leave the campsite quickly at 7:13 AM as the gates open, the rain stops just in time!
We are right in the heart of the park today. We arrive at the Etosha Pan, an immense flat salt desert that, a few days a year, transforms into a shallow expanse teeming with flamingos and pelicans. At the end of the dry season, everything, from elephants to grasslands, is covered in the white, chalky dust of Etosha.
Around noon, at the Riedfontein waterhole, we spot two male lions in this picturesque savannah. As we've noticed, the females hunt while the males protect the territory. The males and cubs will benefit first.
The day was less emotional than the previous one. We encounter far fewer animals, often at a greater distance. Is it because of the stormy rain we had at dawn this morning, or is it the area? The tracks were also more exhausting, especially the Rhino Drive without meeting a soul. But the view over the immense salt pan as far as the eye can see is worth seeing. Maybe the waterhole at the campsite will surprise us tonight as it did yesterday?
We arrive at 4 PM at the Halali Resort for our last night in the park. We still have a lit waterhole, more intimate than yesterday's, and we can walk around the park thanks to a hiking trail. The sanitary facilities are shared and quite recent, with each site offering its own BBQ and electrical outlet. After setting up and a quick wash, we head on foot to the Halali waterhole for sunset. Tonight's menu features local sausages (beef and pork) with curry pasta.
> Today's road itinerary: Camp Okaukuejo > Camp Halali.
> Gas station: Halali Camp.
> Distance driven today: 242 km.
> Accommodation: Halali Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.nwr.com.na/resorts/halali-resort/)

**DAY 23: Friday, May 16, 2025: Etosha National Park: From Halali to Namutoni - Waterberg Park:**
We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open. It's 17°C, and the sun is out as usual. **We follow the Etosha Pan, still quite wet at this time of year.** The small track offers different viewpoints under a sun gradually rising higher.
The further east we go, the more we encounter gnus, kudus, and impalas. **We are once again spoiled and delighted by everything we discover this morning.** A majestic **giraffe** appears before our eyes just before arriving at **Namutoni** around 9:45 AM, quickly followed by 4 other companions. From there, we change plans, do the **Fischer's Pan** loop, and then decide to exit through the northern gate, allowing us to cover the entire park. Our last encounters will be with these tallest animals, the giraffes, and what a spectacle to see them spread their legs to hydrate, followed by gnus.
Just before the exit, we take a lunch break at an equipped area at 11:30 AM.
**We leave Etosha National Park with a touch of nostalgia through the King Nehale Iya Mpingana gate** at 12:30 PM. We find the beautiful paved B1 road, which is a great relief. Cows and goats take over; driving at 120 km/h on these single-lane, two-way roads with these animals we brush past requires constant vigilance. We fill up with fuel at 1:30 PM in **Oshivelo** (21.33 $ per liter), 93 liters for 99 € by card. Since we hadn't planned to go so far north out of Etosha, we are surprised to go through a **sanitary check** at the exit of the town, but it turns out to be even quicker than the previous one, a simple glance in the fridge by very smiling women, much more pleasant than the staff at the Etosha entrances and exits.
We pass **near Lake Otjikoto** ("deep hole" in Herero), which is **one of the only two natural lakes in Namibia along with its neighbor Lake Guinas**. In 1851, explorers Charles Andersson and Francis Galton came across this karst lake occupying a limestone cauldron 100 m long, 150 m wide, and 55 m deep. Its steep walls, about 20 m high, are the result of the collapse of the rock roof of the sinkhole under water pressure. This lake is also known for the large quantity of weapons and ammunition found in its depths. Remnants of the region's violent past, they were dumped there in 1915 by the retreating German army, refusing to let South African troops get their hands on them. Unfortunately, it's paid entry, and given the late hour, we continue on our way. To our great surprise, there is a lot of traffic on this B1, including many trucks, the first time we've seen so many people in this country. The landscapes change; we even discover deciduous trees taking on their autumn colors.
We pass through **Tsumeb**, and the road continues to **Otjiwarongo**, which means "pleasant place" in the Herero language, and the town lives up to its name. Prosperous and peaceful, with wide avenues and a relaxed atmosphere, we stop there to do some shopping. We buy some local meat to treat ourselves during these last two remaining camping nights: skewers, pork, and sausages, as well as biscuits, a last water tank, and yogurt for Mimi; 388 NAD $ - 20 €. We get back on the road heading south via the B1 for 15 minutes, then turn left onto the C42, still paved, for 30 minutes and 41 km, then left again onto the D2512, a wavy sandy track for 15 minutes.
**We enter the Waterberg National Park this evening.** The arrival facing this mountainous massif in the middle of the plains under the end-of-day lights of a deep red makes us even more eager to discover it. **Composed of impressive sandstone cliffs, tangles of vines, a canopy teeming with birds, elusive wildlife, and improbable dinosaur footprints. The Waterberg occupies a large sandstone plateau 50 km long and 16 km wide, at an altitude of 150 m above the plain.** It is possible to encounter elands, black wildebeests, roan antelopes, buffaloes, and red hartebeests, and with luck, leopards, as well as 200 identified bird species.
We arrive at the NWR campsite at 6 PM, the first time we arrive so late, just before nightfall. It's from here that various hiking trails start for tomorrow's day, including the **Mountain View Trail** that climbs to the edge of the plateau. We quickly settle into this peaceful camp where calm reigns, no more than 5 vehicles tonight. The place is shaded, with fairly recent shared sanitary facilities, electricity, and a BBQ for each. We savor our second-to-last braai under the stars, hearing our plane that brought us to Frankfurt fly over, every day at the same time over the Waterberg then Etosha. Very rare, as there are very few flights that land or fly over Namibian skies.
> Today's road itinerary: 10 hours of driving: B1 then C42 then D2512.
> Gas station: Exit of Etosha Park, Tsumeb, Otavi, or Waterberg Park.
> Distance driven today: 616 km.
> Accommodation: NWR Waterberg Camping Site - Pool - Water - 45 € for two - (https://www.nwr.com.na/resorts/waterberg-resort/#1577510913112-8f243e49-35a647e7-1997)

**DAY 24: Saturday, May 17, 2025: Waterberg Park - Otjiwa:**
We wake up around 7 AM after a very cool night.
**At sunrise, the cliffs appear even redder, and the cries of baboons echo around us.** We come across about thirty of them. We start the hike around 8:15 AM. **The Mountain View Trail will take us to the Waterberg Plateau.** The temperature is pleasant for walking. **The trail starts in a thick forest where the song of birds resonates.** The path is little frequented, so progress is slow and irregular; we regularly have to duck, step over, and climb rocks. However, in 35 minutes, we reach the top of the plateau. We are once again alone in the world in this Namibian nature. **The 360° panorama extends over a wide plain of green shrubs below, then over these steep red cliffs** giving access to this suspended plateau of the Waterberg. To enter, unfortunately, a special permit is required, and you must be accompanied by a guide. We savor the moment under the already hot sun at 9 AM. After an hour reminiscing about our journey on our rocky promontory, we start the descent at 10 AM, completing a loop back to our starting point. **At 10:30 AM, we pass by the small cemetery of German fighters who died in 1904**, then we hit the road back to the B1. We take a lunch break at noon at one of the tables scattered regularly along the paved roads. We are watched by **baboons** perched in their tree. We then decide to make a **detour through the town of Otjiwarongo**, which we didn't have time to explore properly yesterday. **A quick visit to the train station is a must to see locomotive No. 41, built in 1912 by the German company Henschel. It was transported to Namibia to carry ore between the mines of Tsumeb and the port of Swakopmund before being decommissioned in 1960 when the tracks were modified.**
We return to do some shopping and bring back some souvenirs for 300 NAD $ (14 €). We then take the road south on the B1. I start to feel the end of this immense loop through Namibia. Morale is gradually dropping. But we still have plenty of beautiful things to discover. We arrive at 3 PM at the **Otjiwa Safari Lodge. This will be our last night camping after 22 nights sleeping in the wild to the sound of animals.** The nostalgia is palpable. We enter this high-end private park; we don't really feel at home upon arrival. The reception, the pool, the restaurant, everything is very upscale, unlike anything we've experienced during this road trip. However, the reserve has its charm; we come across our beautiful antelopes again. The 10 sites are very comfortable, spaced apart under some bushes. Each has, of course, its BBQ, electricity, lighting, and sink. Before enjoying our last evening, we need to do a thorough dusting of the 4x4 and a good cleaning and organizing of our belongings. Then it's time for our last perfect braai: chicken and pork skewers, as well as tomato-flavored white beans.
> Today's road itinerary: 1h30 of driving: Waterberg > Otjiwarongo > Okonjima wildlife reserve - D2512 then C22 then B1 then turn right onto a 3 km track.
> Gas station: Waterberg Park.
> Distance driven today: 135 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Souvenirs for 14 €.
> Accommodation: Otjiwa Safari Lodge - B1 main road, west side Otjiwarongo 12001, Otjiwarongo, Namibia - (http://www.otjiwa.com.na/) – 40 € for two – From 3 PM.
**DAY 25: Sunday, May 18, 2025: Otjiwa - Windhoek:**
For this last leg of our Namibian journey, we complete the loop back to our starting point, Windhoek. We leave our last campsite at Otjiwa, later than usual, at 10 AM. We head due south on the B1 in less than 3 hours to the country's capital, not without a touch of nostalgia after all these kilometers traveled through Namibia. The landscapes roll by with a lot of melancholy. We make a stop 60 km north, in Okahandja. We take the opportunity to fill up with fuel (21.10 $ per liter), 500 NAD $ for 23 liters; the card machine wasn't working, so we had to withdraw from an ATM at the next gas station. A local was quite insistent at my window, asking for food or money. Anyway, after 15 minutes, we get back on the road.
From here, we take the new A1, a 2x2 lane highway limited, like the previous roads, to 120 km/h. Then we gradually see some of the country's industries before entering the capital in the blink of an eye. We arrive at 1:45 PM at Chameleon Backpackers. It's a small hostel-style hotel with a central pool, a shared kitchen, secure indoor parking, and a restaurant. They also organize tours (3 Day Express, 3 Day Link, 4 Days Etosha, 7 Day Norbert Adventure), very different from everything we've encountered so far, a kind of atmosphere like in Thailand. There are dormitories, rooms with shared bathrooms, and our little cocoon, the Love Bird, a room located alone on the upper floor with its small balcony, a swing, its bathroom, and its large bed with a thatched roof. A lot of charm while overlooking the pool. We eat before setting off to explore the capital.
Windhoek is a modern and well-maintained city, contrasting completely with the rest of the country. It is heavily influenced by its German colonial heritage, still very present in some streets of the capital. The architecture is colorful and surprising. The skyline is shared between the spires of a neo-baroque cathedral, the unusual silhouette of three castles from the German colonial era, and glass and steel skyscrapers. Office workers head to Zoo Park at lunchtime.
We enjoy the smell of grills at some street corners lined with small single-story houses with zinc roofs.
We first head to Windhoek's emblematic monument, its unofficial symbol: Christuskirche, just a 10-minute walk away. This German Lutheran church rises above the traffic at the center of an intersection. Built in 1907 with local sandstone. The roof and other elements were imported from Europe. The result evokes a gingerbread house.
We then walk along the pedestrian shopping street of **Post Street Mall** to admire African crafts, but on this Sunday, most shops are closed; we'll come back tomorrow. We return via the Wernhil shopping center.
> Today's road itinerary: Return to Windhoek in 3 hours via the B1 then the A1. In the capital, turn left onto Florence Nightingale, then right onto Beethoven Street then C28 then B6, then Bismarck Street. Take Church Street and Trift Street towards Voight Street.
> Gas station: Okahandja or Windhoek.
> Distance driven today: 245 km.
> Accommodation: Chameleon Backpackers & Guesthouse – 49 € for two - 5-7 Voigt St, North Windhoek Central, 9000 Windhoek
**DAY 26: Monday, May 19, 2025: Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**
Our last sleep in Namibia... The wake-up is a bit sad; we still enjoy this return to comfort in a real bed. After a hearty breakfast, we check out of our little cocoon at 10 AM. We leave our vehicle in the secure parking lot and return for a walk in the center of Windhoek. On this Monday, the center is immediately livelier while still remaining extremely calm for a capital. The pace of life is slow; employees move slowly without rushing, each task is performed with a slowness that is almost surprising. A few skyscrapers further on, we quickly leave the hyper-center. We retrace our steps to the shopping gallery where we linger for a while. We eat around noon with African music in the background, making us even more nostalgic. Then the trip will gradually come to an end, unfortunately, until the moment when we will have to, not without regret, return our rental vehicle around 3 PM... We stop by the hotel again and then head to the rental agency and then to the airport by shuttle, included in our contract.
At 4:20 PM, we are back at the airport. We see ourselves upon arrival as if it were yesterday... Tears are not far off; we wait, the formalities are much quicker than upon arrival. **We board by walking across the tarmac on foot, escorted by about fifteen Namibians, facing the sunset. It will be there until the end, beautifully drawn on the horizon, to say goodbye to Namibia...**
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or **1,014.50 €** per person.
> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)
**DAY 27: Tuesday, May 20, 2025:** Flight FRA 8:15 AM -> 9:35 AM LYS (Air Dolomite No. 1074)
Total expenses including flight tickets + vehicle rental + visa + Lyon parking + food + fuel:
Cost per person: 3467 € Cost for two: 6935 €
>> All our photos and videos for each day on our website here: (https://www.montagne-aventure.net/voyages-découvertes/namibie-2025/)
>> Find all our photos and videos for each day on our website here: www.montagne-aventure.net
**DAY 1: Thursday, April 24, 2025: Outbound Flights from Lyon to Windhoek via Munich - Visit to Munich:**

Off we go on a new adventure. The alarm rings at 6:30 AM, the travel bags are packed, and we head to Lyon Airport. We booked our flight tickets with Lufthansa. The first leg to Munich, Germany, is operated by AirBaltic. Departure at 1:05 PM for a 1-hour and 20-minute flight. We arrive at 2:30 PM.
**We now have a 7-hour layover, so we take the opportunity to get some fresh air and explore Munich.** We quickly exit Terminal 2 of the airport and head towards the subway. We buy a group day ticket "Airport-city Day Zone M-5," valid for 2 to 5 people at a price of 30.50 € (instead of 16.30 € per person). We take the S8 line to **Marienplatz** in 35 minutes. **This is the heart of the city.** The weather is overcast, quite cool, but dry. Perfect for a little city trip between two flights while leaving our large luggage in transit at the airport. **Munich is the third-largest German city after Berlin and Hamburg, in the Bavaria region.** **The center has a lot of charm and brings together several religious buildings, easy to explore on foot.** We are impressed by the number of people enjoying these 100% pedestrian streets, which are very pleasant. After Marienplatz, the most famous square with the town hall, we head to the Cathedral of Our Lady, a Gothic church, then continue to **Karlsplatz** and move on to **the food market offering a wide selection of high-end food products in an atmosphere where a certain art of living prevails.** We also visit St. Peter's Church before grabbing a bite to eat. Two good hours were enough for this 10 km city walk. It's time to take the subway back: by 6:30 PM, we are back at the airport. Now, it's time for a bit of waiting and rest. Our second flight is scheduled for 9:35 PM for a 9-hour and 30-minute journey to our final destination in Namibia: **Windhoek.**
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.
> Lyon Airport parking: 120 €
> Today's expenses: 7 € for 2 pizzas in France / 14 € for the restaurant in Munich / 30.50 € for the daily subway ticket in Munich.
**DAY 2: Friday, April 25, 2024: Arrival in Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**
After a 9-hour and 30-minute overnight flight with Discover Airlines, we finally land on Namibian soil just before 7:30 AM. The day is breaking, and the colors are already stunning. We are eager despite the usual fatigue from the flight. The airline was punctual, with friendly staff and good meals, though a bit light. We are the first flight of the day to land, with no more than 15 flights per day here, from 7 AM to 8 PM. We disembark on the tarmac at this airport located in the middle of nowhere, **I finally set foot on African soil for the first time.** We exit among the first from the aircraft to go through the long formalities at the front of the line, as the wait can quickly become endless. Allow at least 5 minutes per person for e-visas. We still wait 45 minutes despite only about twenty people ahead of us. Phew, it's done. We collect our luggage and then withdraw money from an ATM. We make 4 withdrawals of the maximum amount, 2000 NAD $ per withdrawal, for a total of 380 €, or 95.33 € per withdrawal.
Our driver arrives at the same time, perfect timing, we were quick.
We leave the airport at 8:45 AM. By 9:30 AM, we arrive at the **Gracious Whisp vehicle rental agency**, located at the entrance of Windhoek, small and human-sized with a fleet of recent vehicles. More formalities, then a short wait as our vehicle is not yet ready. Time to decompress, catch our breath, and enjoy the very pleasant morning temperature. Not a cloud in sight. Next, a briefing on the vehicle, always with a bit of apprehension due to our approximate English. Allow 45 minutes of explanations, including setting up the roof tent, camping equipment, technical information in case of a flat tire, driving tips in Namibia, and a tour of the 4x4. We have all the necessary equipment for camping: mattresses, sleeping bags, pillows, table, chairs, gas stove, BBQ grill... as well as 2 spare tires, a compressor, a dual tank, and accessories for removing wheels. Off we go, it's time to muster our courage and get behind the wheel. **Heading to SuperSpar Maerua**, fortunately located less than 10 minutes away. We park with the help of a parking attendant; it's very crowded, the space is narrow, but everything goes well despite the cursed right-hand drive. Today's new mission: stock up on groceries. The store is well-stocked with local and imported products, catering to all tastes. We spend 114 € on groceries, from pasta to meat, BBQ lighters to dishwashing products. Two people load our groceries into two carts and transfer them to our vehicle; we feel compelled to leave a tip, 50 NAD $, as we don't have change yet. Now, we head to the hotel, 15 minutes away. Traffic is difficult at a complicated intersection; this will likely be the only traffic jam in Namibia. **We arrive at Kate's Nest Guesthouse & Backpackers around 1:15 PM, quite tired.** We take some well-deserved rest at this recent establishment, quite calm with secure private parking. After a short nap, we enjoy the quiet by the hotel pool. Night falls between 6:30 PM and 7 PM. We eat quietly in our room tonight before starting this long 4x4 road trip in camping mode in the heart of Namibia.
> Today's grocery expenses: 114 € at Super Spar Marua (2395.21 NAD $).
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.
> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)
> Distance driven today: 15 km.
> Accommodation: Kate's Nest Guesthouse & Backpackers - 4 Aristotles Street Academia, 9000 Windhoek - 36 € for two for one night.
> Windhoek International Airport website: (https://www.airports.com.na/)
**DAY 3: Saturday, April 26, 2025: Windhoek to Hardap: Mariental Region - Kalahari Desert:**
After a good, restful night, we wake up leisurely around 7 AM. We enjoy the comfort provided by this first and last hotel before 24 nights under the tent.
**We leave Kate's Nest Guesthouse at 8:30 AM to tackle the Namibian roads.** We quickly leave the capital; in just 30 minutes, we find ourselves almost alone in the world. The landscape is dotted with small domes. We leave the **paved B1** quickly to turn left onto the **C15**. **From there, we won't see more than 10 vehicles all day.** After passing through the few houses of **Lekkerwaterpoort**, we tackle our first gravel road. These road sections are limited to 100 km/h, but even at 70 km/h, I find it already challenging. However, I quickly get used to it and gradually pick up speed to reach my cruising speed of around 80 to 90 km/h. **We are on immense straight lines crossing wild expanses as far as the eye can see.** **We come across two baboons, a few ostriches, and numerous cattle and sheep farms.** We pass through the charming village of **Uhlenhorst** with its typical houses and children with broad smiles waving at us. Life here is already very different from Windhoek. **The thermometer rises quickly from 16°C at 8:30 AM to over 28°C in the early afternoon.**
**We arrive at the Hardap Dam reserve at 2 PM.** We stop at the toll booth at the park entrance to pay the entrance fee: 250 NAD $ for 2 people and 1 vehicle. We continue to the dam and then the camp entrance, located a bit further. We had booked in advance, but this place remains little frequented by foreigners.
We take advantage of the hottest hours to rest by the large pool overlooking the immense lake, a very enjoyable moment. Would this be a bit of a vacation?
Around 4:30 PM, we head to the campsite. We overlook this vast water reserve. We arrive first; we will be only 3 vehicles spending the night here. It's time to get to work and set up our equipment for the first time. It takes us a good 20 minutes to set everything up, with a slight apprehension about unfolding the tent. Once this task is done, which we will have to repeat for almost a month, we will become much more efficient over time. Time for rest and contemplation in total silence. The sun gradually sets, and the heat quickly becomes bearable again. Bliss! **This dam is located 20 km northwest of Mariental in an area dotted with conical hills topped with dolerite buttons (Hardap means "hillock" in Nama). It captures the Fish River, which flows south, creating a large lake in the middle of an arid environment. The contrast is striking.** We enjoy our first sunset facing this 360° otherworldly landscape.
Around 7 PM, we start our first BBQ, or "braai" as it's called here. The temperature is perfect. The sun sets, giving way to a star-filled sky of incredible beauty thanks to the absence of any light pollution. The Milky Way will lull us throughout the evening. After some good sausages and potatoes on the BBQ, we head to our roof tent around 9:30 PM with a complete change of scenery in just 24 hours. France already seems so far away...
This campsite has shared showers and toilets, quite clean and functional, as well as a central area with several BBQs and tables. The sites are arranged in a semicircle, each with an electrical outlet. The sites are close to each other but spacious, some slightly shaded. We are only three vehicles tonight, so it's perfectly comfortable and quiet. Not to mention the large pool near the restaurant. Our trip is off to a great start.
> Today's road itinerary: Windhoek > Head south on the B1 to Rehoboth > Turn left onto the C25 then C15 to Stampriet > C20 to Hardap > Full north on the B1 > Then turn left onto the M93 - 5 hours of driving.
> Distance driven today: 354 km.
> Accommodation: Hardap Recreation Resort - 23.3 € for two - Large pool - GR6W+3M2, Hardap Game Reserve, Mariental, Namibia - (http://www.nwr.com.na/resorts/hardap-resort/)
**DAY 4: Sunday, April 27, 2025: Hardap - Brukkaros Volcano - Keetmanshoop - Quivertree Forest Rest Camp**
Our first night under the tent was very pleasant; the little wind quickly calmed down, giving way to absolute silence. The mattress is decent, more comfortable than some nights in Nepal. The length and width give us enough space for maximum comfort, despite my height (1.91 m). We wake up a little before 7 AM as the sun rises, and the lights dazzle us from the start of the day. We pack up the equipment in 30 minutes, quite easily. Then we enjoy the sun, which warms up quickly while we keep our light fleece on.
At 8:30 AM, **we hit the road again, heading south** to our first stop in **Mariental**. We want to do some shopping at SuperSpar, but once we arrive in the parking lot, a young local is fighting with the supermarket security guards and then threatens to throw stones. We don't want to take any risks right at the start, so despite the baton blows he receives, he doesn't stop. We leave empty-handed but fill up with fuel at the Shell station 1 km further. The price per liter is 21.33 NAD $, we fill our 107-liter tank for 107 €. In Namibia, you get served, and they bring the card machine to the window to pay. It's then customary to leave a tip.
We then take the B1 heading due south on a recently renovated road. Around 11:30 AM, we leave it on our right to take **a wild gravel road, the M98**. Just before **Berseba**, we turn right onto a small track, the **D3904 towards Brukkaros Crater up to a camp at 1588 m altitude**. The track then becomes too bumpy. We stop on the counter-slopes where **a wide panorama unfolds over these immense plains as far as the eye can see**. It's 12:15 PM, time for us to eat a rice and tuna salad facing this landscape.
**We are alone in the world until a vehicle arrives and parks next to us.** A bit of apprehension, 4 men head towards us. It turns out to be 4 shepherds looking for a lost foal. The conversation is pleasant, lost in the middle of nowhere. We find ourselves alone again in this absolute silence. **The heat becomes stifling with a good 30°C**. We get back on the road around 1 PM. Back on the B1, **we continue due south to Keetmanshoop**, which we reach around 3 PM. We stop there to do some shopping for 262 NAD $ (12 eggs, a can of tuna, a can of corn, bread, a soda, and a 5-liter water container), or 12.48 €. Two quite insistent children ask us for money or candy at the store exit, yet we give them a small tip, but they continue to cling to the car. Locals parked next to us tell them to leave us alone. Anyway, we finish the trip to **Quivertree Forest**, 15 km away. We will spend the night in this **pleasant farm run by a German**. Upon arrival, as the day before, and as I suppose in the future, we dive straight into the cool pool to relax after all these kilometers. A bliss. Then we take our 4x4 and choose a spot near these famous trees. After the 33°C this afternoon, once 4 PM passed, the temperature drops again and becomes very pleasant. **We are in the middle of the Kokerboom, one of the most interesting and characteristic plants of hot and arid regions. It's not really a tree but a variant of the aloe plant whose botanical name is Aloe Dichotoma. This Kokerboom has a smooth and thick trunk reaching up to 1 m in thickness and 9 m in height. They bloom for the first time at the age of 20 to 30 years.** The flowers are yellow and reach about thirty centimeters during the season between June and July. **They grow mainly in an environment with a high concentration of black rocks absorbing a large amount of heat (38°C). The rocks also serve to anchor the tree with its tentacle-like roots. It also resists frost. Each is between 200 and 300 years old.**
Around 5 PM, we walk to the farm reception to watch the feeding of **two cheetahs**. Magnificent carnivores taking their time to savor their piece of meat. **Then we return near our campsite to enjoy the sunset among these trees. The colors are sublime, as every evening apparently. A magnificent spectacle with colors evolving from yellow to orange then to pink, before giving way once again to a sky filled with thousands of stars.** Our campsite at Quiver Tree Forest Camp is very comfortable; we have a water supply, a stone table, a small lamp, an electrical outlet, a small tree for shade, and a BBQ that we won't use tonight; we'll cook on gas. The sites are far apart, with some shared facilities scattered around, a very beautiful setting. No reservation possible, no need, just show up directly. **The campsite accommodation for 2 people costs 28 €, including the reserve entrance fee of 5 €**. We finish this second bivouac evening around 9:30 PM, time for some reading and sleep in peaceful silence without wind.
> Today's road itinerary: Mariental > B1 heading south to Brukkaros > At Tses turn right towards Berseba via the M98 > Turn right onto the D3904 > 8 km > Brukkaros Volcano (stop at the lower camp as the track is difficult for 1 hour) > Keetmanshoop > Turn left onto the M29 > Quivertree Forest - 4 hours of driving.
> Distance driven today: 371 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Groceries for 12.48 € (262 NAD $) / Fuel for 107 € (1 liter of diesel for 21.33 NAD $).
> Accommodation: Quivertree Forest Rest Camp, P.O. Box 262, Keetmanshoop, Namibia - BBQ, hot showers, toilets, and electricity - No reservation - Pool - 18 €/Person (N$ 340.00 with park entrance) - (http://www.quivertreeforest.com/)
**DAY 5: Monday, April 28, 2025: Quivertree Forest Rest Camp - Giant's Playground - Keetmanshoop - Fish River Canyon - Canyon Roadhouse:**
After an excellent start to the night, we are woken up by the wind shortly before 6 AM, but the sunrise is not far off. We get up at 6:30 AM to enjoy it. The atmosphere is a bit cooler this morning, but the reward is already here.
The adventure continues. At 7:45 AM, we head towards **Giant's Playground**, 4 km away. We take a 3-kilometer walk through this expanse of blocks and igneous rocks.
We continue south at 8:45 AM, passing through Keetmanshoop again where we do some shopping for 25 €, a big stock-up for a good part of the trip: meats, canned goods, pasta, fruits... At 9:30 AM, we take the B4 to Fish River Canyon.
At 11:30 AM, we arrive at the entrance to the NWR park (350 NAD $ entrance for 2 people and 1 vehicle). The track becomes bumpy immediately upon entering the park. After about ten kilometers, we come upon this landscape carved by nature. In the end, it's well worth the detour. We were at the Grand Canyon in the USA exactly (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j21-3-juin-2024-grand-canyon-et-lac-powell/) and can thus confirm that this Fish River Canyon is comparable. We make several stops along the southern flank. **Here, nothing is developed; nature is almost in the wild state.** **With 160 km in length, up to 27 km in width, and a depth of 150 m, it is indeed the second-largest canyon in the world.** The history of the canyon is apparent in its different earth layers and stratification: the antiquity of the place is tangible, and the absence of vegetation is surprising. **It consists of two nested canyons, formed at distinct periods. The first distinct layer of schist, sandstone, and eruptive material surrounding the canyon was formed a few two billion years ago, then transformed due to heat and pressure into more solid rock such as gneiss. The inner canyon, carved more recently by the Fish River, has a depth of 270 m.**
We have a picnic once again alone in the world facing this grand panorama at the **Sulphur Spring View Point**. This is where the hiking trail begins, plunging into this narrow canyon, but it is forbidden to venture there alone without a guide. It's 30°C, but a slight wind makes the atmosphere bearable. At 1 PM, we retrace our steps and continue to the **Main View Point** then to the **Hikers View Point**.
In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.
At 3 PM, we arrive at our very charming camp for the evening, the **Canyon Road House**. We fill up with fuel right away because tomorrow we have a long day of isolated driving: 55 liters for 1240 NAD $. Then we settle into the campsite we had previously reserved in France. We are assigned site 2, very well set up under a tree with its BBQ and stone table just steps from the pool. We quickly set up the tent and jump straight into the pool for the relaxation moment of the day. As usual, the water is quite cool, but it's a real pleasure. Then we stroll around this Canyon Road House, which recreates the atmosphere of the roadside inns of the 1950s with old car wrecks and vintage gas pumps in a bygone era. **Around 5:45 PM, we start a short walk leading us to the top of a hill overlooking the wide plateau where we are to watch the sunset.**
And finally, to end this beautiful day, it's time for the braai, with grilled sausages and white beans on the evening menu.
> Park entrance: 150 DN/person + 50 DN/vehicle (18 € for two). It is possible to enter at two access points: Hobas in the north and Ai-Ais in the south.
> Today's road itinerary: M29 > Keetmanshoop > B1 > B4 > C12 (track) > After Holoog turn right onto the D601 (C37 track) > Accommodation on our right (stop just to check in before 6 PM) > Continue 30 km (30 minutes of track) to the viewpoints after Hobas where you must pay the entrance fee. Sunset View Point to the left > Return before sunset as the park closes (best lights at sunrise). 3 hours.
> Distance driven today: 228 km.
> Distance walked today: 10 km.
> Today's expenses: 25 € for groceries / 17 € for the Fish River Canyon park entrance / 58 € for fuel.
> Accommodation: Canyon Roadhouse, Gondwana Collection Namibia – 34.4 € for two - Pool - Near Hobas - (http://www.gondwana-collection.com/fr/accommodation/canyon-road-campsite)
**DAY 6: Tuesday, April 29, 2025: Canyon Roadhouse - Orange River - South African Border - Vista Trail - Gondwana Sperrgebiet Park - Aus:**
The night was excellent in this very comfortable campsite. **We wake up to the sound of birds** before the alarm at 6:45 AM. Our little morning routine starts as the sun rises. **A big day of driving awaits us to the South African border. This will be the southernmost point of our journey.** We hit the road at 8 AM via the C37, pass through **Hobas**, then turn onto the D207 to **Aussenkehr.** **We cross a mountainous barrier with some high peaks and perfect cones. The rock varies from orange to pink to black.**
We then cross a lunar desert as far as the eye can see on a giant dome; the track winds through nowhere without meeting anyone for hours. The landscapes are surprising. **We spot several ostriches and a gemsbok.** In the middle of this endless expanse, we come to an improbable intersection and continue right onto the D278.
In the middle of these arid lands, we come across a green zone: a vast vineyard. At 10:30 AM, **we come across a "Road closed" sign, fortunately, a local resident waves us to continue; a bit stressed, we proceed.** We start to follow the beautiful Orange River. On the other side of the bank, just a few meters away, South Africa is there. It is the second-longest river in Southern Africa, after the Zambezi. It flows over 2,000 km to the Atlantic. After passing through narrow gorges, we regain altitude before starting the descent, gently heading back north.
**We now cross and follow the Fish River, which joins the Orange River further south** **along this gorge dating back millennia.** At exactly noon, we take a lunch break by the Fish River, still without meeting a soul in this landscape between greenery and aridity. The temperature here is cooler with a pleasant 23°C on the banks, the perfect spot. **We continue on the track to Rosh Pinah**, where we find a paved road again. **The section along the Orange River and the Fish River was officially closed, but we were able to pass without any issues, avoiding a detour of at least 3 hours.** Phew. We now drive at high speed (limited to 120 km/h) through these vast spaces. We come across many ostriches after the **dozens of monkeys along the Fish River**. Around 3 PM, 3 km after the very small town of **Aus**, we reach **our campsite for the evening at Klein Aus Vista**. A new **small peaceful haven very well set up**. As usual, after checking in at reception, we jump straight into the beautiful pool to get our well-deserved dose of coolness, another good thermal shock that our bodies appreciate. Once this moment of relaxation is over, we take our 4x4 to reach the campsite located a bit higher, set apart at the foot of a hill that overlooks us.
After setting up, **around 5 PM, we head to the Vista Trail to climb to the top of a mountain overlooking the vast plain that surrounds us at 360°**. It takes about 30 minutes to climb. The place is just magical, **the perfect viewpoint to admire the sunset**. **We fully savor the moment. We also spot one of the few wild horses in the world capable of living in the desert.** Their numbers have decreased in recent years due to predation and drought (around 100 to 150). At 7 PM, we return to the camp, time for the braai and preparing the meal in this peaceful little camp.
In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.
> Today's road itinerary: 5 hours of driving: D324 heading south (track) > turn right onto the C10 (track) > D316 heading south > turn right onto the C13 > In Aus turn left onto the B4 > Campsite via a track on the left.
> Fuel station: Solitaire or Aus.
> Distance driven today: 398 km.
> Distance walked today: 7 km.
> Accommodation: Klein-Aus Vista Desert Horse Campsite - Farm Klein-Aus No 8 on the B4 main road to Luederitz Aus 9000, Aus, Namibia - (http://www.klein-aus-vista.com/accommodation/desert-horse-campsite/) 17908 420 DN - Water + Shared shower (hot water). No electricity.
**DAY 7: Wednesday, April 30, 2025: Aus - Kolmanskop - Diaz Point - Luderitz - Kanaan Desert:**
We wake up around 6:45 AM, with partly cloudy weather for once; we feel the ocean's influence gradually. But the sun isn't far off. At 7 AM, we leave the campsite heading west towards Luderitz via the B4. **First stop of the day: Kolmanskop, the ghost town we reach at 8:30 AM**, entry costs 180 NAD $ per person. We discover this **timeless place** in 1.5 hours, moving from building to building amidst violent sand-laden gusts of wind. There's a lot of charm in these different living spaces. **The sand quickly reclaimed the place after this mining town was abandoned.** This was once the headquarters of Consolidated Diamond Mines. It's hard to believe that this former town, where the diamond industry once flourished, had a hospital, a bowling alley, and a theater. The decline in diamond sales after World War II and the discovery of richer deposits put an end to this golden age. By 1956, the town was already completely deserted, and the sand had reclaimed its rights. **These dilapidated buildings swallowed by shifting dunes have something surreal about them.**
At 10:15 AM, we hit the road again **heading to Luderitz, 22 km away**, and first to **Diaz Point** **facing the Atlantic Ocean**. It's a wind-swept peninsula with its characteristic red and white lighthouse. There's a campsite and a coffee shop on site, but the place doesn't inspire rest without shade or shelter from the wind. We return to the city via the D701 track that runs along the ocean, be careful at low tide. We come across **a few fishermen and a fox as well as flamingos.**
We walk through the few streets of the city, much smaller than I imagined, then climb to the **famous little Lutheran church that overlooks the city, the Felsenkirchr.** **The wind blows very strongly here, and the sand is omnipresent, surrounded by the Namib Desert and the southern Atlantic coast.** **A German colonial relic barely touched by the 21st century, Luderitz seems frozen in the past, giving it both a gloomy and a certain charm. In short, it's certainly one of the most incongruous places in Africa.**
At 1:15 PM, just before leaving Luderitz, we do some shopping for 20.50 € and fill up with fuel: 61.50 €, 1290 NAD $ for 61 liters (21.18 $ per liter).
**We return via the B4 to Aus** (paved), **then via rougher tracks**, the C13 then the D707, magnificent as it runs along a mountain range with multiple colors on our right and an endless flat desert on the other side.
To access our campsite for the evening, we must take a **narrow private track for 7 km** on our right to emerge, in this total vastness, at the **isolated Kanaan Desert Retreat on a small hill**. I don't have time today to jump into the pool near the reception; we arrive at 5 PM at 8 small, isolated, and unique sites with a small kitchen, a shower, and a private toilet under a small tarp shelter. **A crazy charm with a unique view...** **This will be my favorite accommodation of this trip. The photos speak for themselves.** We jump into the outdoor shower while savoring the landscape, then prepare our evening braai while enjoying the colors fading, facing this plateau with bushes turning a vivid orange. **A moment that will remain etched for life.** **Savanna atmosphere under a thin emerging moon. Every minute offers different colors. Facing our meal, we have a natural giant screen.**
We end this day contemplating the stars and admire this thin orange moon setting on the horizon (8:42 PM).
**Ghost town just before Luderitz: Kolmanskop** (open from 8 AM to 3 PM - N$ 180 p.p – 9 €). Once, Kolmanskoppe was organized around diamond mining. After finding new, more prolific spots, the town was abandoned and is now a ghost town. The sand and dunes have reclaimed their rights and buried everything humans had built. Houses, train station, bakery, everything has been covered by sand, which passes through the windows, even though they are 1 meter high.
> Today's road itinerary: 5h30: B4 to Luderitz (paved) > Round trip > Kolmanskop on the left > Return via the previous campsite > Then C13 (track) > Turn left D707 (track) > Then track to the right to the campsite.
> Distance driven today: 438 km.
> Distance walked today: 8 km.
> Today's expenses: Groceries at the Spar in Luderitz for 20.50 € / Fuel fill-up in Luderitz for 61.50 €.
> Official Kolmanskop website: (https://kolmanskuppe.com) (open from 8 AM to 1 PM - N$ 180 p.p – 9 €).
> Accommodation: Night at the south of the Namibrand Nature Reserve: Kanaan Desert Retreat – 26.5 € for two - (http://www.kanaannamibia.com/) - Farm 104 Karas 9000 - Sanitary facilities + BBQ + Water + Pool - No electricity - My favorite accommodation of this trip.
**DAY 8: Thursday, May 1, 2025: Kanaan Desert Retreat - Namib Desert - Crossing the Namibrand Nature Reserve – Sesriem Canyon - Elim Dune - Little Sossus Lodge**
After a cooler night than the previous ones with about 10°C, we wake up around 7 AM. We admire, as usual, the sunrise between the desert and the mountains. **The spot from last night was truly perfect, isolated from the world, in total serenity, with a wake-up call to the sound of birds.**
We hit the road a little after 8 AM, heading north via the D707 to Spes Bona, then the gravel road C27 via Betta to Sesriem. **The landscapes roll by and dazzle us.** **We are right in the heart of the Namibrand reserve**, coming across numerous **zebras**, **impalas**, **ruminants that reproduce in large numbers**, and **gemsboks**. At noon, we stop in the shade of a tree to eat. The spot is so romantic facing orange arid mountains and a vast green plateau. **A landscape full of contrasts, timeless and silent.**
**The Namib Desert is the oldest on the planet; its name means "vast arid plain," and it also gave its name to the entire country: Namibia.** The majority of these arid and semi-arid lands dotted with viewpoints are part of the Namib-Naukluft National Park, which covers 23,000 km².
At 1 PM, we enter the Sossusvlei park. We start with the **Sesriem Canyon**, which is 3 km long and 30 m deep. We enter it with a short 1-hour hike into its depths. **It was carved by the Tsauchab River in an agglomerate of sand and pebbles over 15 million years old.** We retrace our steps back to Sesriem, which means "six belts," referring to the number of leather belts (from ox wagons) needed to draw water from the canyon. This remote locality is mainly the gateway to Sossusvlei but offers a gas station and some accommodations. For our part, we sleep 40 km away tonight.
**We then move on to Elim Dune.** It takes about 45 minutes of walking to reach its summit, and the climb is very breath-taking as we progress in the sand where we almost slide back with each step. **A first grand 360° panorama unfolds. The ochre color of the sand contrasts completely with the yellow plain and the brown and black mountains in the distance.**
At 3:15 PM, we start the descent facing Sesriem. We were completely alone once again on this dune. **These Namib dunes are composed of colored quartzite sand, presenting hues ranging from cream to orange and from red to purple. Unlike the ancient dunes of the Kalahari, these move with the wind and adopt distinct, ever-changing shapes.** Star dunes resemble stars seen from above, while transverse dunes, like those on the coast south of Walvis Bay, stand perpendicular to the prevailing southwest wind. The most stable dunes, which thus have the most vegetation, are parabolic dunes, due to the variability of the winds. Longitudinal (seif) dunes measure up to 100 m in height, while barchan dunes, crescent-shaped and predominant at the extreme north of the Skeleton Coast and south of Luderitz, are the most mobile, created by unidirectional winds.
**We get back on the road for 45 minutes to our campsite for the evening, Little Sossus, which we reach at 5 PM**, via C27 then right onto C19. As often upon our arrival, I jump into the cool pool to relax after all this driving, then we proceed to set up the camp. As the day before, the campsite consists of 10 fairly distant sites, with private sanitary facilities and a small roof. We are delighted with this crazy charm. The hot water for our shower is wood-heated: a Namibian lights it every evening around 5 PM.
For a change, or not, the menu features a small BBQ with pork ribs and pasta, facing another sunset, this time with partial cloud cover giving equally splendid colors. Time for a well-deserved rest after long corrugated tracks covered in our 4x4 today.
> Today's road itinerary: 4h45 of driving: Find the D707 and head north (track) > At Spesbona turn left onto the C27 (track) > At Sesriem after entering the park, turn left following View Point Sesriem > Continue 4.5 km to the Sesriem Canyon Parking > Return then head towards Elim Dune > Exit the park then take the D826 > Turn right onto the C19 heading SE > Turn right facing the D854 to the campsite (campsite closes at 7 PM).
> Distance driven today: 272 km.
> Distance walked today: 8 km.
> Today's expenses: Entry to the Sossusvlei Namib-Naukluft Park: 17 € for two (with one car).
> Accommodation: Little Sossus Lodge – 35 € for two - At the junction of the C19 and D854 roads Maltahohe 9000, Maltahohe, Namibia - (http://www.littlesossus.net/) - Pool + Private bathroom + Hot water + Electricity + BBQ + Grocery store (bread to order the day before).
**DAY 9: Friday, May 2, 2025: Little Sossus Lodge - Namib-Naukluft National Park – Sesriem - Sossusvlei - Big Daddy – Deadvlei - Tsauchab River Camp**
Today we start the day early to tackle **the famous dunes of Sossusvlei at first light**. The alarm goes off at 6 AM to leave the camp at 6:45 AM. The wind is blowing quite strongly in gusts this morning, but it only woke us up a quarter of an hour before sunrise. The park opens at 7:15 AM. We start with a small encounter: a friendly **jackal lounging by the roadside.**
We first have to cover the 40 km of track to Sesriem, pay the entrance fee (350 NAD $), and drive 65 km on a paved road this time to reach the **vast salt pan (a lake whose sediments are made of salts) of Sossusvlei**. **It appears amidst the gigantic red dunes that rise on either side. The wind constantly changes the shape of the dunes, as well as their colors, which vary with the light. The setting is breathtaking, giving an impression of immensity and timeless grandeur.**
The paved road ends; the last 4 kilometers become technical and are reserved for 4x4s. Phew, I pass without any problems, though not without stress, switching to L4 mode. **We start the ascent to Big Daddy at 8:45 AM, 325 m of elevation gain in the sand nonetheless.** We climb at an excellent speed despite the strong wind, in exactly 1 hour. At 9:45 AM, we are at the summit of what will remain etched for a long time. The 360° view is simply unimaginable; you have to experience it to believe it. The wind blows violently up there, **it feels like being in the high mountains, on a snow ridge, with a strong transport of sand. The atmosphere is magical.** We start the descent running barefoot in the steep sand.
**We then move on to its neighbor, Deadvlei.** **Here, petrified trees stand in the "vlei" (basin) with their dried branches casting desolate shadows on the white ground. The juxtaposition of the deep blue sky and the towering dunes is captivating.**
We return to the 4x4 parking at 11 AM, the stress rises again for the sandy track passage. We retrace our steps and stop at **Dune 45**.
At noon, we take the opportunity to picnic at the foot of **the beautiful Dune 40**, where there is already no one left. We enjoy the quiet again, well, almost, as the wind remains omnipresent.
At 1 PM, we return to **Sesriem**, where we fill up with fuel (21.15 NAD $ per liter), totaling 1630 for 77 liters (78 €), and do some shopping for 245 NAD $ (two nice pieces of pork, 2 cans, 2 sandwiches for tomorrow, and 1 soda), which is 12.48 €. It's 27°C. We hit the road again, heading to a new destination at 2 PM. We take the C19 back to Little Sossus where we spent the night, then turn left onto the gravel road D854 for about 40 km to **Tsauchab River camp**. Finally, we won't be sleeping here; we are redirected 7 km downstream to **Naukluft View Camp**, which also belongs to Tsauchab River Camp.
We arrive at 4 PM, and thankfully, the fatigue was starting to set in. **Our campsite is located under a small forest, providing some protection from the wind that blew strongly all day. The calm does us a world of good. Once again, a lot of charm**, with very spaced-out sites without any visibility. We can't wait to take our shower. It will be possible from 5 PM with, as the day before, water heated by a wood fire. Time to prepare the campsite for the night. And on the menu, a braai with two superb pieces of pork bought in Sesriem and fries!!!!
**The Namib Desert**
An impressive coastal desert stretching from the Atlantic to a high plateau inland, the narrow Namib Desert runs along the southwest African coast for about 1,300 km. **Considered one of the oldest deserts in the world**, it is bordered to the north by the Kaokoland Desert, which extends into Angola, and to the south by South Africa's Karoo. The narrow Namib is mostly less than 160 km wide. Despite this, it is considered to consist of three sections: the coastal strip influenced by the Atlantic; the Outer Namib, occupying what remains of the western half; and the Inner Namib, comprising the eastern half of the desert. Generally called the Skeleton Coast, the coastal Namib receives almost no rain and depends on regular marine fogs for moisture. From sea level, the terrain rises to 900 m, where the desert meets the base of the Great Escarpment to the east. In the Inner Namib, average annual rainfall is only about 50 mm.
The dryness is such a characteristic of the Namib that it is thought to have been in this arid state for at least 55 million years. It is all the more surprising to learn that animals such as vipers, geckos, zebras, and elephants live in this desert. Some areas of the Namib are also rich in flora, including Welwitschia mirabilis, which grows near the ground with seemingly exhausted leaves, extracting moisture from marine fogs and can live over 1,000 years. In the southern Namib, some dunes are up to 32 km long and 240 m high.
**The frequent fog of the Skeleton Coast:** Driving north along the coast of Namibia, the cold Benguela Current in the Atlantic cools the moist air above the ocean, which, upon meeting the warm desert air, leads to the formation of thick fog banks that drift up to 100 km into the center of the Namib before evaporating under the sun.
> Today's road itinerary: 4 hours of driving: C19 towards Sesriem (track) > D826 (paved) > Foot of Big Daddy via a technical sandy track > Return via the same route > D854 to Tsauchab.
> Gas station: Sesriem.
> Distance driven today: 254 km.
> Distance walked today: 12 km.
> Today's expenses: Park entry at Sesriem for 2 people: 17 € / Fuel fill-up: 78 € / Groceries at Sesriem gas station: 12 € (245 NAD $).
> Accommodation: Tsauchab River Camp - Naukluft View Camp - D054 & D850 GPS: S24 26' 37" E16 10' 11" Sossusvlei 22007, Maltahohe, Namibia - BBQ + Private sanitary facilities + Water - www.tsauchab.com
**DAY 10: Saturday, May 3, 2025: Tsauchab River Camp - Naukluft National Park - Olive Trail Hike (10 km) - Ababis Guest Farm**
We pack up the camp at 8 AM and continue our road trip north via the D854, a bumpy track with many corrugated sections. It's cool this morning, 12°C.
**We enter the Naukluft massif, discovering landscapes with very different terrain than before.** We first need to check in at the campsite, 13 km from the entrance at the end of the track: 350 NAD $ for 2 people and 1 vehicle, then return 4 km back. **On the agenda is the lovely Olive Trail, a 10 km hiking loop that starts 4 km northwest of the park office**, along the D854 that we follow. At 9:45 AM, the hike begins with a fairly steep ascent (about 45 minutes) among the **wild olive trees** from which the trail gets its name. **At the summit, we enjoy a view that embraces the Naukluft Valley.** We then turn east and gradually descend into a deep valley, passing over sometimes slippery rocks. We have a snack around 11:30 AM in these small gorges. **Further on, to cross the wall of a canyon in front of us, some chains are fixed to the rock to help us pass.** We finish this superb loop clockwise at 1:15 PM, taking 3.5 hours including 30 minutes of breaks. We only crossed a small group of 3 people on this wild adventure far from everything. At 1:45 PM, we exit the park and take the **D854 track north to Bullsport**. From there, we turn left and take the C14, which **runs along the bed of the Tsondab River.**
**We arrive at our campsite for the evening, Ababis Guest Farm, at 3 PM.** Quite early for once, allowing us to rest a bit in this peaceful farm where many sheep wander around us. We also enjoy the pool under a magnificent sun, less hot than the previous days, it's 22°C. The camp has only 4 spaced-out sites around shared sanitary facilities. **We are in the middle of a vast plain facing the Naukluft massif mountains.** We will have another beautiful sunset on these mountains. For the first time on this trip, **we will be completely alone at this campsite.** **We haven't encountered many people today**, just 3 during the hike and fewer than 10 vehicles all day.
> Today's road itinerary: Head north on the D854 (track) > Turn left to enter the Naukfluft National Park > Continue on the track then turn right to the Olive Trail hike parking lot (1 hour for 45 km). Return to the D854 and continue north > At Bullsport turn left onto the C14 to Ababis (still a track) > The camp is located on the left facing the D1261 (1 hour for 60 km from Olive Trail). Total: 2 hours of driving for 100 km.
> Gas station: No gas station on the route, except in Solitaire.
> Distance driven today: 115 km.
> Distance walked today: 13 km.
> Accommodation: Ababis Gaestefarm - Night booked by email – payment on site: (https://www.ababis-gaestefarm.de/) - P.O.Box 1004, Maltahöhe - N$ 300.00 per person
**DAY 11: Sunday, May 4, 2025: Ababis Gaestefarm - Namib-Naukluft National Park – Solitaire - Gaub Pass - Kuiseb Canyon - Moon Landscape - Walvis Bay**
The night was, for the first time since the start of this road trip, quite difficult. A strong wind accompanied us all night, making the tent flap constantly. A racket that drove us crazy. We still managed to sleep a few hours. The morning sun brings back our smiles. We hit the road for this new stage a little before 7:45 AM.
We start the day with a first stop less than 15 km away **on the C14 in Solitaire** at 8:15 AM. **This town is lost in the middle of nowhere with its small gas station with a western atmosphere adorned with rusted and sand-covered car wrecks.** After a quick supply stop: 86 NAD $, or 4 € for 1 water container and a box of cookies, we continue north still on the C14, **crossing the Tropic of Capricorn** then devouring this **magnificent track up to Gaub Pass**. **A succession of narrow gorges, turns, climbs, and descents breaking the monotony of the previous long straight lines.** We are right in the heart of no man's land for 200 km. We then start the descent to the **Kuiseb Canyon. It houses the wide bed of the eponymous river, dry almost all year.** Even when it flows for 2 to 3 weeks during the rainy season, it doesn't go beyond Gobabeb and then seeps into the sand. **The drinking water that supplies Walvis Bay is pumped at Rooibank from this underground water table.** **We now cross the Kuiseb Desert where impressive dunes roll down.** We make a short stop at a **natural rock arch** reminding us of our (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/). Then we gradually descend towards **Walvis Bay** where we will spend the night. At noon, we enter the **Dorob National Park**. The thermometer drops 10°C in 10 minutes as we get closer to the Atlantic Ocean.
At 12:45 PM, much earlier than initially planned, we arrive at the **Moon Landscape** (View Point 4, free) to have a snack, via a very recent surprising dual carriageway in the middle of nowhere, then via the C28. We are again in the hinterlands, the temperature has soared: 30°C without a bit of shade. Even if the colors and the panorama must be exceptional at sunrise or sunset, the detour for this 360° panorama is still worth it. Extreme aridity as far as the eye can see. The place lives up to its name; it really feels like being on the moon. We get back on the road at 1:30 PM via the D1991, C28, then again the A2, which is very new. The latter runs along the beautiful dunes up to the **Dune 7**, where we make another stop.
Then we head towards our final destination of the day, **Walvis Bay. Its port is sheltered by a sand spit, a natural breakwater that protects the city from the powerful assaults of the ocean. Its port was long a strategic place: claimed by the Cape Colony in 1795, it was officially annexed by the British in 1878 to counter Germany's ambitions in the region. A colony of fur seals, pelicans, flamingos, and whale terns have made it their home.**
We do a big grocery shopping at the Spar located in the center for 66 €; it's very easy to park there. Then we fill up with fuel at an Engen station right across for 1117 NAD $ for 54 liters (20.6 NAD $ per liter), which is 54 €. We then **enjoy the seaside in the Lagoon neighborhood**, where it's also easy to park. After kilometers in the desert, **this cool break is more than welcome. The outside temperature is 22°C. In the distance, we can clearly see the clouds lingering over Swakopmund.**
We take the 4x4 one last time to the **Lagoon Chalets where we will spend the night**. The spot is well set up and surprising in the heart of a residential neighborhood. The sites are quite large, separated by fences around very comfortable shared sanitary facilities. BBQ, electricity, and shaded area. We settle in quietly before going out on foot to watch the **sunset over the Pacific Ocean along Lagoon Promenade Road**. We can still see this impressive persistent mist in the distance. The neighborhood is very peaceful, certainly without much charm, but with a very well-developed seafront that inspires relaxation after kilometers without meeting anyone in inhospitable lands. We end the day with our traditional braai: grilled chicken thighs and sautéed potatoes in the coolness of a starry sky.
> Today's road itinerary: 5h30 of driving (or 3h30 of driving for 250 km without the Moon Landscape): Head north on the C14 > Cross the Tropic of Capricorn > Gaub Pass > Kuiseb Canyon on our left in a round trip > Continue to Green Valley and leave the C14 to the right on the D1984 > Turn right on the C28 > Then left D1991 to Moon Landscape D1991 View Point 4 > Return via the same road and stop at Dune 7 for sunset > Walvis Bay.
> Gas station: Solitaire or Walvis Bay.
> Distance driven today: 372 km.
> Distance walked today: 5 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up for 54 € + Groceries for 66 € at Spar.
> Accommodation: Walvis Bay: Lagoon Chalets – 36.6 € for two - (http://www.lagoonchaletswb.com/) - 8th Road West, Meersig Meersig 9000, Walvis Bay, Namibia - BBQ – Electricity – Shared sanitary facilities.

**DAY 12: Monday, May 5, 2025: Walvis Bay - Swakopmund - Round Trip to Cape Cross (seals) - Wreck of the Zeila en route - Henties Bay - Spitzkoppe Tented Camp & Campsite**
After an excellent night, a bit cooler and more humid than usual, we wake up around 7 AM and leave the camp at 7:45 AM to **follow the Atlantic coast heading north**. We thus leave **Walvis Bay**, a very pleasant stopover town, and follow the ocean via the B2. **We enter the mist and Swakopmund** at 8:40 AM, parking **near the lighthouse**. The atmosphere is very quiet, the streets seem dead with large empty parking lots and very little traffic, but the few open shops are filled with expatriates enjoying their breakfasts, French bakeries, cafes, travel agencies... **We are in this Benguela Current, a fast cold ocean current that flows from South Africa, up the coasts of Namibia and Angola, towards the northwest to join a warm equatorial current. Hence the supply of very fish-rich waters and this tenacious mist depending on the seasons. In the northern part of the Namib Desert, fogs are frequent during the southern winter. It's almost the only source of moisture since the city of Swakopmund receives, on average, only 11 liters of water per m² in December and January.**
**Swakopmund is wedged between the dunes and the Atlantic rollers. It is the Namibian capital of adventure activities and has a ghostly colonial remnant. With its German architecture, its seaside promenade, it resembles a seaside town of the North Sea or the Baltic.** It is also a bustling African city. **Nearly two-thirds of Swakopmund's population live in Mondesa, a township created during apartheid, northeast of the city center, a legacy of the South African mandate.** The heart of the city is located in the area of the pier, at the foot of the lighthouse, better known as the Mole. During the South African occupation of Swakopmund, the port took a back seat to Walvis Bay.
Continuing on this C34, sometimes on salt, we come across the famous **wreck of the Zeila, stranded in 2008**, on our left. We can see it through the thick fog, being very close to the beach. It's 10:15 AM. Further on, Henties Bay is a bay that attracts many fishermen; it's teeming with vehicles equipped with fishing rods. Besides its fish-rich waters, it enjoys a relaxed atmosphere and a large beach suitable for walks.
We continue further north, heading to Cape Cross, this time a round trip because we will turn off later here in Henties Bay to reach Spitzkoppe via good gravel roads that are quiet alternatives to the very busy paved B2 further south. **Henties Bay is part of the Dorob National Park, a multi-purpose park protecting coastal ecosystems and hosting the many renowned recreational activities of the region. The part of the coast north of Swakopmund up to the Ugab is particularly popular with fishermen who come in droves to fish for saltwater fish.** The small concrete buildings spaced at regular intervals are actually toilets for fishermen and campers. The coastline is also dotted with world-renowned surf spots.
Even before arriving, we can already smell it before we come across thousands of seals (population in 2021: 1.5 million). **The Cape Cross Seal Reserve, the most renowned on the Namibian coast, is home to the most famous breeding colony of fur seals, which seems to take full advantage of the high concentrations of fish present in the icy waters of the Benguela Current. We are impressed by the sight of these 100,000 pinnipeds lounging on the beach and frolicking in the waves.** We have a picnic a little away from the smells facing the ocean in the sun.
At 12:45 PM, it's time to hit the road again. We retrace our steps back to Henties Bay. We stop there to do another big grocery run before not encountering any big cities for many days. We will only buy fresh items day by day until the end of the trip; we have 23 € worth. **In the space of 30 minutes, we go from 15 to 36°C. The thermal shock with an amplitude of more than 20°C.** At 1:45 PM, we hit the road again via the D1918, then we try a very small track on our left, the D1925. It becomes narrow and rough; I have a bit of apprehension. We arrive at a gate to open in the middle of nowhere, then young children run up to us asking for water or food... We then drive to **Spitzkoppe. The arrival right in front of the mountains is majestic, off the beaten path. This mountain appears in the distance like a mirage above the dusty plains of southern Damaraland.** We come across a second gate held by a guard. We enter the "Community Camp" campsite without realizing it through the west entrance. We are given a small paper, then we go to the reception passing **at the foot of these gigantic, magnificent rocks.** Once at the reception, we are informed that this is not the camp we had booked. Ours is located just a little further, and in the end, it's better because the latter was packed. We were able to cross the park very close to these rocks without paying. We exit through the main entrance; 5 Himba children cling to our doors and trunk asking for bread and food again. We continue despite them staying attached, worried about hurting them. Phew, more fear than harm. We cross the few houses and arrive at the right camp at 4:30 PM, the Spitzkoppe Tented & Campsite. The spot is much quieter and well set up. We have site C12, cozy to perfection with its sink, a private shower and toilet, as well as electricity, under the shade of a tree and facing the mountains. The sunset and sunrise will be perfect. We set up the tent and, without delay, head to the pool for a big dose of coolness. Then it's time to prepare the BBQ and **contemplate the fading lights on the Spitzkoppe massif.**
> Today's road itinerary: 5 hours of driving: Head north on the B2 (paved) along the ocean > Swakopmund > C34 (paved) still heading north > On the left, the wreck of the Zeila before Henties Bay > Cape Cross round trip > Henties Bay > D1916 heading east (track) > Turn left onto D3716 > Turn left to the campsite.
> Gas station: Swakopmund or Henties Bay.
> Distance driven today: 344 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Groceries in Henties Bay: 23 € + Cape Cross park entry: 17 €.
> Accommodation: Spitzkoppe Tented Camp & Campsite - Spitzkoppe River Valley 00000, Spitzkoppe river valley, Namibia - (http://spitzkoppemountaincamp.com/) - 26 € - Pool - BBQ - Shower and toilet.
**DAY 13: Tuesday, May 6, 2025: Spitzkoppe - Rock Pools - Uis**
It's 6:45 AM, **we wake up at the foot of one of the most emblematic landscapes of the country, Spitzkoppe, which towers over the valley at 1,728 m.** **The Spitzkoppe massif, "pointed hat" in Afrikaans, is actually a set of three rock formations: Big Spitzkoppe, the granite domes of the Pontok Mountains that surround it, and Little Spitzkoppe, to the southwest. It was first climbed in 1946 and has never stopped attracting experienced climbers; it remains one of the most challenging ascents in the country. The climate in the region is hot**, so try to visit during the cooler months, as it can quickly reach 36°C in the sun in the afternoon. **Spitzkoppe is particularly striking at dusk, as it was last night, and at dawn this morning when the low light sets the rocks ablaze with red and orange hues. The spectacle is unique.**
We re-enter the park managed by the local community (160 NAD $ per person), then start with the **arch sector**. We quietly enjoy all the viewpoints under perfect orange colors. We leave this magnificent spot, reminding us of (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/), but with much less crowding here. Around 10 AM, we head closer to these mythical peaks, including the main one nicknamed the Matterhorn of Namibia. Then we finish with the **ascent of the rock above Rock Pool. The 360° view of the park is a must-see. Small natural pools carved into the rock bring a bit of water to this arid and rocky landscape.** The wind blows strongly up there, and during a photo shoot with a tripod, it falls forward right onto the lens glass, cracking it... Frustration and shouts, these will be the last quality photos of this trip, and a new bill to pay when we return to replace it... Disgusted.
We continue to **Bushmans Paradise**, have a lunch break in the shade of a rock before hitting the road again around 12:30 PM after thoroughly exploring the park, feeling weakened and sad about my passion: photography...
We fill up with fuel as soon as we arrive in Uis at the price of 21 NAD $ per liter, a total of 1021 NAD $ for 50 liters (52 € by card). **Uis is a former mining town. Tin mining ceased in the early 1990s, but the high white mountain where the ore was dumped is clearly visible. The region is rich in amethysts, Brandberg crystals, and other semi-precious stones; we come across many vendors on the roadside.**
We then head to our final destination of the day, the **Daureb Isib Restcamp**. We arrive quite early for once at 2:45 PM in the heat, but the camp is just perfectly set up, surely the most upscale we will have during this trip. We are in a fortunately shaded area under palm leaves, with a table, chairs with cushions, a sink, a hot shower, toilets, a beautiful pool, and of course our private BBQ. Perfect for regaining a bit of a smile after the fall of my DSLR camera. **We are facing the Brandberg massif, the "fire mountain" in Afrikaans, dominated by Königstein (2,573 m), the highest peak in Namibia.** **The Brandberg owes its name to the reddish-orange glow that forms on its slopes at dawn and dusk, when the sun's rays awaken its red granite faces studded with crystals. It also hides a real treasure inside, as it contains an exceptional concentration of prehistoric rock art**, mainly paintings and some petroglyphs, including the most famous of them, the **White Lady in the Tsisab Gorge**. There are over 43,000 in total, dating back 2,000 to 4,000 years, scattered in hundreds of crevices around the mountain.
Time for the usual swim, laundry, and evening cooking. On the braai menu, local sausages with cheese pasta and leftovers for a good salad the next day.
> Today's road itinerary: 1h45: Head north on the D3716 > Then D1930 (gravel and sand track) to Uis.
> Gas station: Uis.
> Distance driven today: 113 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up in Uis for 52 € (1,021 NAD $).

> Accommodation: Daureb Isib Restcamp - Erf 672 C/O 3rd & 4th Avenue Uis 9000, Uis, Namibia - (http://www.daurebisib.com/) – 31 € - Pool. Comfort with private bathroom + electricity + Wi-Fi at the restaurant. Clear sky for a beautiful starry night.
**DAY 14: Wednesday, May 7, 2025: Brandberg (Namibia's Highest Mountain) - Damaraland:**
**The Brandberg massif is an isolated, dome-shaped mountain, an inselberg, that towers over the gravel plains scorched by the sun of the Namib Desert to the northwest. It measures 23 km long and 20 km wide. It is the highest point in Namibia at 2,573 meters.**
This massif formed about 130 million years ago when a gigantic viscous mass of magma from deep within the Earth's crust rose through the surrounding rock layers before solidifying. Later, the granite mass was exposed by the erosion of the surrounding rocks.
**The Brandberg is the highest mountain in Namibia, peaking at an altitude of 2,573 m. The indigenous San people call it the "burning mountain," as it appears to glow with a red light at sunset. With its considerable height and width, this massif influences the local climate, attracting more rain on its slopes than the desert below.** The rain seeps through the springs. Unique animal and plant species thrive in this high-altitude environment, and prehistoric paintings adorn the rock faces hidden in the ravines around the base of the mountain.
The first night was also hot since the start of this trip, the thermometer did not drop below 20°C. We wake up gently around 8 AM, a pleasant sleep-in, the sun is already out. After a quick morning cleanup of the 4x4, we have time today, we hit the road at 9:30 AM, getting lost in the Brandberg massif. We are now in the **Damaraland, which stretches from the majestic rock formations of the Brandberg in the south, where we are today, to the bushy expanses at the foot of the rugged mountains of Sesfontein in the north, where we will be tomorrow. It is the perfect destination for wildlife and flora observation.**
We take the track heading towards the **White Lady**, but we want an alternative to this guided visit only. So, just before arriving, we turn right towards a viewpoint named on Google Maps **Rastplatz**. We come across **small Himba villages, living in extreme poverty with no natural resources; the inhabitants ask for water with every passing vehicle...** A bit further, we encounter about ten **ostriches** in the middle of the track, magnificent, as we get closer to the mountains in the background, and a few meters further, **a herd of Oryx**. Then we approach the **bed of the Ugab River**. We then go back and have a snack in the middle of nowhere, under the shade of our 4x4, facing the mountainous massif. We get back on the road around noon, while the temperature is at its peak in this very hot region, 35°C on the gauge with very dry air. We go up the C35 slightly then turn left onto the small track D2319 until we reach the Ugab bed again. Back to Uis in the mid-afternoon.
We did not book the same campsite as the previous night; today we are at the Brandberg Rest Camp. Unfortunately, the camp is not at the same level as the previous one, which was perfect. But the price is also much lower. The sites are next to each other, separated by small fences behind the main building. But it will do just fine. We have our BBQ and electricity, the shared sanitary facilities are decent. We then lounge in the large pool. We will then buy some water for 10 € at the supermarket located right across.
> Gas station: Uis.
> Distance driven today: 118 km.
> Today's expenses: Groceries in Uis: 10 €.
> Accommodation: Brandberg Rest Camp Uis - No 3 Uis Street Namibia 9000, Damaraland, Namibia - (http://www.brandbergrestcamp.com/) - Large pool – Shower – Electricity
**DAY 15: Thursday, May 8, 2025: Damaraland: Petrified Forest - Ugab Valley - Palmwag**
The night was excellent and slightly cooler than the previous one. We wake up around 7 AM and hit the road just before 7:45 AM heading to a new destination as we continue this Namibian road trip. **We cross Damaraland today from south to north.** First via the C35 to **Khorixas**, then turning left onto the C39. **We come across some villagers walking kilometers under the scorching sun with only a small water container in their hand... What a tough life, light-years away from ours.** About 40 km west of this town, we arrive at the **Petrified Forest National Monument**. It is a vast expanse of veld (open vegetation area), dotted with petrified tree trunks that can reach 34 m in length and 6 m in circumference, estimated to be over 260 million years old. These trees belonged to the Gymnospermae family, conifers among which we find today's cycads and welwitschias. The absence of roots and branches suggests that the trunks were deposited here during a significant flood. The site has about fifty trees, some half-buried in sandstone, others perfectly petrified in silica with their bark and growth rings. A guide is mandatory at the entrance to visit the site.
We then continue on this C39 due west to the junction of the D2612. We make a round trip to the south to **Twyfelfontein, which means "uncertain spring" or "bubbling spring" in Damara**. The site is a UNESCO World Heritage site, located at the entrance of the grassy Aba Huab Valley and houses one of the largest collections of rock art on the continent. More than **2,500 petroglyphs** have been discovered on over 200 stones, as well as some rock paintings. They date back about 6,000 years and others 2,500 years. Many engravings depict species that have since disappeared from the region, such as elephants, rhinoceroses, giraffes, and lions. The presence of a seal attests to the existence of links with the coastline at the time, now over 100 km away. It is here, as well as at Brandberg, that the human history of Namibia began with these testimonies of ritual and economic practices among hunter-gatherer peoples.
We continue a bit further south on the D3214 then D3254 to visit the **Organ Pipes, "organ pipes"**. The entrance is also paid, much to our regret... 500 NAD $ for two. We take a well-marked trail leading to a small gorge containing dolerite (coarse-grained basalt) columns 4 m high and aligned on an astonishing 100 m long wall. We are in a volcanic chain stretching over a dozen kilometers, a pile of scoria that seems to have been exposed to fire, the Burnt Mountain "burnt mountain" stands in a bleak and desolate landscape where almost nothing grows.
We head back north and return to the C39 then the C43 to **Palmwag where we will spend the night**. **This concession, covering an area of 5,500 km², is a region of red hills and plains, remarkable for its rolling landscapes as well as its rich fauna and flora**. The region serves as a **buffer zone between Etosha and the Skeleton Coast**. We have a good chance of encountering black rhinos, desert elephants, and lions, as well as spotted hyenas, giraffes, gemsboks, and other antelopes.
We pass the sanitary control barrier at 4 PM, just before entering Palmwag. In our direction, from south to north, we are simply asked about our future destinations and to present my French driver's license. A few meters further, there is a small gas station, then on our left our final destination of the day: the Palmwag Lodge Campsites. We are happy to arrive after this long journey. The welcome is very pleasant, and the site is very comfortable with a real brick shelter housing our shower and toilet, as well as water and electricity. We always have a BBQ available, but today we unfortunately no longer have meat due to concerns about the sanitary control, but we were not sure if it was rather in the other direction that the transport of fresh meat and dairy products is prohibited. We now cross our fingers to be able to observe some different animals, as the place is renowned for elephants, giraffes, and rhinos. We first take some time to relax in the pool before going for a walk around the reserve, without encountering anything unfortunately this evening, but the wake-up will be up to par... Time for the sunset, which is always one of the highlights of the day.
> Today's road itinerary: 5h30 of driving: C35 heading north > Then turn left onto the C39 > Petrified Forest > Go down on the D3612 in a round trip to Twyfelfontain (rock paintings and Organ Pipes) > Go back up on the C39 then C43 to Palmwag > Round trip on the C40 to Mount Grootberg Pass.
For info on the C43, there is a sanitary control at the entrance and exit (transporting raw meat is prohibited).
Palmwag: black rhinos (guided or free visit? at sunrise or sunset).
> Gas station: Twyfelfontain or Palmwag (07:00 – 19:00) – Tire repair in Palmwag.
> Distance driven today: 349 km.
> Distance walked today: km.
> Accommodation: North of Palmwag Lodge Campsites - GPS Coordinates -19.88556°, 13.93694° - Pool – Water and electricity – 34 € - (https://gondwana-collection.com/accommodation/palmwag-campsite?LodgeName=PALMWAG%20CAMPSITE)
**DAY 16: Friday, May 9, 2025: Palmwag - Sesfontein - Entry into Kaokoland - Opuwo**
This morning, we take our time watching for wildlife. We can finally observe our first **kudus** as the sun begins to illuminate the plain in front of us (see video and time-lapse of the day). A few minutes later, we also spot **a couple of giraffes with their calf**, moving calmly and serenely.
**We leave Palmwag** at 9 AM, heading to the northernmost point of Damaraland via the C43 to Sesfontein.
A few kilometers on the track, and we come across **a herd of zebras**, 11 to be exact, in the middle of green hills. Even further, it's more than twenty that cross right in front of us, a treat for our eyes. Their gait is majestic; they are very sensitive to noise. Some are more curious than others and don't hesitate to stay close if we remain quiet. We then cross numerous rough riverbeds. We must always stay very attentive at the wheel because we can drive at over 80 km/h on straight lines and then suddenly have to brake to cross these small streams, usually already dry at this time of year. Many antelopes are still present by the side of the track; the heat is already rising, and they are often lying on the ground at this hour.
**We arrive in Sesfontein at 11:15 AM**, just as the children are leaving school. Transportation is done by donkey-drawn carts. The villagers spend their time in the shade of the trees and in front of the few small shops. The atmosphere of its streets is dusty with a laid-back pace; this town has the feel of an oasis located **by the Hoanib River**, the town of six springs from which it gets its name. Founded in 1896, it was a military outpost built after a cattle plague epidemic. This page of its history is reflected in Fort Sesfontein, erected in 1905 to fight cattle diseases, arms smuggling, and poaching.
We take a lunch break at the exit of the village around 11:30 AM in the shade of a tree, so peaceful, it's 32°C. We continue further north, away from the usual tourist routes, and **enter the Kunene region, also called Kaokoland**. The track becomes narrower and more winding. **These are now vast solitary spaces largely devoid of roads, simply crossed by sandy tracks opened by the South African army just a few decades ago.** The fauna and flora have managed to adapt to this harsh and dry environment, like the desert elephant, an endangered species whose slender legs are perfectly suited to the long journeys the animal must make to find water, a rare resource. This region is also the territory of the Himba people, emblematic of the country. Its name comes from the Kunene River, which marks a narrow belt of vegetation at the Angolan border.
**We arrive in Opuwo at 3 PM**, **this town is the capital of the Kunene region**. Its name means "the end" in the Herero language, a fitting term for this dusty collection of commercial buildings surrounded by traditional huts with round thatched roofs.
**Opuwo is a strong cultural moment of this trip in Himba territory, this semi-nomadic people traditionally settles in an onganda (small village), moving if necessary to find access to water. Himba women are known for their ochre-colored cream, otjize, a mixture of butterfat and ochre powder, applied to protect and moisturize the skin and hair. Fire and smoke play an important role in their culture.** Smoke, often scented with herbs, is used by women for purification. It can also convey prayers to the supreme being, Muluru. In traditional celebrations, there is always a sacred fire that remains lit between the main hut and the animal enclosure, to maintain ties with the ancestors.
Right upon arrival, we fill up with fuel at the Shell station at the price of 21.48 NAD $ per liter, or 67 liters for 1454 NAD $ (72 €) by card. We then quickly stock up on meat at the Spar **where Himba women with bare breasts mix with us, the only white people shopping in the aisles**. **Since the beginning of this trip, this is where life is most bustling**. There are many people on these dusty streets, after kilometers without seeing anyone, the shock is brutal. There are small markets, poverty but also wealth. The town is quite spread out. There are no white people left, **we finally discover the true, harsh African life.**
We arrive at the **Opuwo Country Lodge at 3:30 PM**, located slightly on the heights. We have site 9 at the end of the property for maximum isolation as we like. Once again, we have private sanitary facilities, a BBQ, and electricity. Once settled, we walk 10 minutes to the reception where the pool is located to cool off. An infinity pool that is just magnificent facing the vast landscape before us. But this contrast between this little comfort and the town below makes us uneasy. The employees walk back down. A guard is present at the entrance of the lodge to ensure security; the park where we are is fenced. We enjoy a good braai, then enjoy the few lights of the town gradually lighting up. The night will be quite noisy for once with very loud music rising from a party below until 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 261 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up in Opuwo for 72 € + Groceries in Opuwo for 21 €.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ.
**DAY 17: Saturday, May 10, 2025: Opuwo to Epupa Falls:**
We take our time this morning by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.
After 4 good hours of driving, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay for these two expenses in cash for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we now have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2 PM. We are the first to arrive, we rest for a moment before heading to the pool and then end the day around our traditional BBQ with sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.
The campsite's location should be avoided because we again have infernal music that gets louder from 7 PM to 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we eliminate what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 180 km.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Electricity / BBQ
**DAY 18: Sunday, May 11, 2025: Epupa Falls:**
Time for a "vacation" day; we wake up leisurely at 8 AM and take our time this morning. Breakfast and even coffee. The night was good, lulled by the sound of the waterfalls.
In the late morning, we head out on the small path along the banks of the Kunene River, which offers magnificent landscapes. We have a beautiful view of Angola from the opposite bank. The falls extend over about 1.5 km and flow over a series of promontories, the highest of which reaches 37 m.
At noon, we return to our campsite to eat in the shade of the palm trees. On the menu: fried eggs and pasta. We take advantage of this afternoon to rest before the last part of this road trip, with reading, writing, and pool time on the agenda.
In the late afternoon, we return to one of the viewpoints overlooking Epupa Falls to once again enjoy the sunset colors from a different angle. We are over the moon; our thoughts wander in all directions. We discuss future trips, adventures, reminisce about our memories, and think about the world around us... We savor the luck of being here. On the way back, a Himba woman asks if we can give her a ride in our 4x4 to Opuwo tomorrow.
Tonight, we dine on our traditional braai with white beans by the Kunene River. We are lulled by the sound of this powerful river flowing under the song of insects. The coolness sets in, and we fall asleep under the stars.
> Distance driven today: 0 km.
> Distance walked today: 10 km.
> Accommodation: Omarunga Lodge Campsites - 68 € for two nights - Site by the river - (https://gondwana-collection.com/fr/accommodation/omarunga-epupa-falls-campsite?LodgeName=OMARUNGA%20EPUPA-FALLS%20CAMPSITE&hsLang=en)

**DAY 19: Monday, May 12, 2025: Epupa to Opuwo**
We enjoy the morning a bit more by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.
After 4 good hours on the road, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) for 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay in cash for these two expenses for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2:30 PM. We are the first to arrive, rest for a moment before heading to the pool, and then end the day with our traditional BBQ: sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.
The campsite's location should be avoided, as we again have loud music until 2:30 AM... And it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 180 km.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ
**DAY 20: Tuesday, May 13, 2025: Opuwo – Etosha - Olifantsrus**
We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations and discoveries. It's 11°C, and as soon as we leave the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent images.
**At 8:30 AM, we are still alone**, we witness **one of the most beautiful scenes of this trip: 3 lionesses hunting springboks**. It's thanks to the latter, slowing down, that we manage to spot 4 lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We are on the lookout and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the East. The terrain becomes completely flat. It's now been 3 hours since we left the campsite without noticing the time passing, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.
Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.
Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the West, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.
30 minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.
**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.
We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.
We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Olifantsrus Camp**, which we had previously booked in France. We had to wait and click several times for a spot to open up, as the camp has very few sites, and that's a good thing. It is located in one of the wildest areas of Etosha and has a practical observation tower overlooking a waterhole, offering us great opportunities to spot wildlife after nightfall (see photos). **The sunset is once again memorable.** In the guestbook at the reception, where each visitor can note their observations, 3 lions were seen the day before just a few steps from here (1 male, 1 female, and their cub), on a part of the track we didn't cover today; it will be on tomorrow morning's program. We cross our fingers for these predators.
> Today's road itinerary: 6 hours of driving: Leave Opuwo via the C41 (paved road) > Turn right onto the C35 (paved road) to the Galton Gate > Enter Etosha Park.
> Gas station: Opuwo.
> Distance driven today: 369 km.
> Accommodation: Olifantsrus Camping site - 53.4 € for two – Shared sanitary facilities – Electricity – BBQ – No grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/olifantsrus-camp)

**DAY 21: Wednesday, May 14, 2025: Etosha National Park: From Olifantsrus to Okaukuejo:**
We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open, heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations. It's 11°C, and just outside the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent scenes.
**At 8:30 AM, we are still alone**, and we witness **one of the most beautiful moments of this trip: three lionesses hunting springboks**. Thanks to the springboks slowing down, we manage to spot four lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, and move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We stay alert and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the east. The terrain becomes completely flat. It's been 3 hours since we left the campsite without noticing the time, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.
Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.
Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the west, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.
Thirty minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.
**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.
We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.
We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Okaukuejo Resort**. Upon arrival, this impression of a small town in the middle of hundreds of kilometers without infrastructure remains shocking. **The atmosphere is quite different from last night in our small wild campsite**. However, even though the attendance is higher, we are lucky to get a site in a corner (number 46). **The lit waterhole will also be a reward**. After checking in, we take advantage of the small grocery store to buy two meats for our next BBQs in the park, 3 pork chops and sausages, as well as a cold drink for 252 NAD $. This locality also offers a gas station, a restaurant, and a nice pool, but our goal during this park stay remains focused on the wildlife, so I won't give in this time. Time to set up, followed by a short rest, then our toilette before heading to the "waterhole" for the sunset around 6 PM. **A new grand spectacle unfolds before us, a hundred zebras come to hydrate right before our eyes at the water reserve facing the sunset in a cloud of dust. Then a couple of lions approach stealthily without managing to fill their stomachs. A third guest arrives, a second male lion also comes to drink. The waterhole now becomes the territory of the lions... We are speechless facing what nature offers us, we savor for over an hour scrutinizing the smallest details. What an intense day, images that will remain forever etched in our minds.** It's our turn to have our meal with three beautiful pork chops on the BBQ accompanied by curry vegetables.
At 9 PM, we decide to return to the waterhole, a wonderful idea because we find **an elephant and two black rhinos courting in the water. The male has a hard time seducing his sweetheart and eventually leaves, but a third rhino appears out of nowhere to join her. The scenes unfold under the spotlights** accompanied by a sky full of stars. We eventually go to bed. Looking forward to the rest of the story tomorrow.
> Today's road itinerary: Camp Olifantsrus > Camp Okaukuejo.
> Gas station: Okaukuejo camp.
> Distance driven today: 229 km. > Today's expenses: Groceries for 12 €.
> Accommodation: Okaukuejo Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/okaukuejo)

**DAY 22: Thursday, May 15, 2025: Etosha National Park: From Okaukuejo to Halali:**
We wake up around 5:30 AM to a strange noise getting closer, a few thunderclaps, then heavy rain pours down on us! The first since the start of this trip, we had forgotten its sound and smell. We leave the campsite quickly at 7:13 AM as the gates open, the rain stops just in time!
We are right in the heart of the park today. We arrive at the Etosha Pan, an immense flat salt desert that, a few days a year, transforms into a shallow expanse teeming with flamingos and pelicans. At the end of the dry season, everything, from elephants to grasslands, is covered in the white, chalky dust of Etosha.
Around noon, at the Riedfontein waterhole, we spot two male lions in this picturesque savannah. As we've noticed, the females hunt while the males protect the territory. The males and cubs will benefit first.
The day was less emotional than the previous one. We encounter far fewer animals, often at a greater distance. Is it because of the stormy rain we had at dawn this morning, or is it the area? The tracks were also more exhausting, especially the Rhino Drive without meeting a soul. But the view over the immense salt pan as far as the eye can see is worth seeing. Maybe the waterhole at the campsite will surprise us tonight as it did yesterday?
We arrive at 4 PM at the Halali Resort for our last night in the park. We still have a lit waterhole, more intimate than yesterday's, and we can walk around the park thanks to a hiking trail. The sanitary facilities are shared and quite recent, with each site offering its own BBQ and electrical outlet. After setting up and a quick wash, we head on foot to the Halali waterhole for sunset. Tonight's menu features local sausages (beef and pork) with curry pasta.
> Today's road itinerary: Camp Okaukuejo > Camp Halali.
> Gas station: Halali Camp.
> Distance driven today: 242 km.
> Accommodation: Halali Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.nwr.com.na/resorts/halali-resort/)

**DAY 23: Friday, May 16, 2025: Etosha National Park: From Halali to Namutoni - Waterberg Park:**
We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open. It's 17°C, and the sun is out as usual. **We follow the Etosha Pan, still quite wet at this time of year.** The small track offers different viewpoints under a sun gradually rising higher.
The further east we go, the more we encounter gnus, kudus, and impalas. **We are once again spoiled and delighted by everything we discover this morning.** A majestic **giraffe** appears before our eyes just before arriving at **Namutoni** around 9:45 AM, quickly followed by 4 other companions. From there, we change plans, do the **Fischer's Pan** loop, and then decide to exit through the northern gate, allowing us to cover the entire park. Our last encounters will be with these tallest animals, the giraffes, and what a spectacle to see them spread their legs to hydrate, followed by gnus.
Just before the exit, we take a lunch break at an equipped area at 11:30 AM.
**We leave Etosha National Park with a touch of nostalgia through the King Nehale Iya Mpingana gate** at 12:30 PM. We find the beautiful paved B1 road, which is a great relief. Cows and goats take over; driving at 120 km/h on these single-lane, two-way roads with these animals we brush past requires constant vigilance. We fill up with fuel at 1:30 PM in **Oshivelo** (21.33 $ per liter), 93 liters for 99 € by card. Since we hadn't planned to go so far north out of Etosha, we are surprised to go through a **sanitary check** at the exit of the town, but it turns out to be even quicker than the previous one, a simple glance in the fridge by very smiling women, much more pleasant than the staff at the Etosha entrances and exits.
We pass **near Lake Otjikoto** ("deep hole" in Herero), which is **one of the only two natural lakes in Namibia along with its neighbor Lake Guinas**. In 1851, explorers Charles Andersson and Francis Galton came across this karst lake occupying a limestone cauldron 100 m long, 150 m wide, and 55 m deep. Its steep walls, about 20 m high, are the result of the collapse of the rock roof of the sinkhole under water pressure. This lake is also known for the large quantity of weapons and ammunition found in its depths. Remnants of the region's violent past, they were dumped there in 1915 by the retreating German army, refusing to let South African troops get their hands on them. Unfortunately, it's paid entry, and given the late hour, we continue on our way. To our great surprise, there is a lot of traffic on this B1, including many trucks, the first time we've seen so many people in this country. The landscapes change; we even discover deciduous trees taking on their autumn colors.
We pass through **Tsumeb**, and the road continues to **Otjiwarongo**, which means "pleasant place" in the Herero language, and the town lives up to its name. Prosperous and peaceful, with wide avenues and a relaxed atmosphere, we stop there to do some shopping. We buy some local meat to treat ourselves during these last two remaining camping nights: skewers, pork, and sausages, as well as biscuits, a last water tank, and yogurt for Mimi; 388 NAD $ - 20 €. We get back on the road heading south via the B1 for 15 minutes, then turn left onto the C42, still paved, for 30 minutes and 41 km, then left again onto the D2512, a wavy sandy track for 15 minutes.
**We enter the Waterberg National Park this evening.** The arrival facing this mountainous massif in the middle of the plains under the end-of-day lights of a deep red makes us even more eager to discover it. **Composed of impressive sandstone cliffs, tangles of vines, a canopy teeming with birds, elusive wildlife, and improbable dinosaur footprints. The Waterberg occupies a large sandstone plateau 50 km long and 16 km wide, at an altitude of 150 m above the plain.** It is possible to encounter elands, black wildebeests, roan antelopes, buffaloes, and red hartebeests, and with luck, leopards, as well as 200 identified bird species.
We arrive at the NWR campsite at 6 PM, the first time we arrive so late, just before nightfall. It's from here that various hiking trails start for tomorrow's day, including the **Mountain View Trail** that climbs to the edge of the plateau. We quickly settle into this peaceful camp where calm reigns, no more than 5 vehicles tonight. The place is shaded, with fairly recent shared sanitary facilities, electricity, and a BBQ for each. We savor our second-to-last braai under the stars, hearing our plane that brought us to Frankfurt fly over, every day at the same time over the Waterberg then Etosha. Very rare, as there are very few flights that land or fly over Namibian skies.
> Today's road itinerary: 10 hours of driving: B1 then C42 then D2512.
> Gas station: Exit of Etosha Park, Tsumeb, Otavi, or Waterberg Park.
> Distance driven today: 616 km.
> Accommodation: NWR Waterberg Camping Site - Pool - Water - 45 € for two - (https://www.nwr.com.na/resorts/waterberg-resort/#1577510913112-8f243e49-35a647e7-1997)

**DAY 24: Saturday, May 17, 2025: Waterberg Park - Otjiwa:**
We wake up around 7 AM after a very cool night.
**At sunrise, the cliffs appear even redder, and the cries of baboons echo around us.** We come across about thirty of them. We start the hike around 8:15 AM. **The Mountain View Trail will take us to the Waterberg Plateau.** The temperature is pleasant for walking. **The trail starts in a thick forest where the song of birds resonates.** The path is little frequented, so progress is slow and irregular; we regularly have to duck, step over, and climb rocks. However, in 35 minutes, we reach the top of the plateau. We are once again alone in the world in this Namibian nature. **The 360° panorama extends over a wide plain of green shrubs below, then over these steep red cliffs** giving access to this suspended plateau of the Waterberg. To enter, unfortunately, a special permit is required, and you must be accompanied by a guide. We savor the moment under the already hot sun at 9 AM. After an hour reminiscing about our journey on our rocky promontory, we start the descent at 10 AM, completing a loop back to our starting point. **At 10:30 AM, we pass by the small cemetery of German fighters who died in 1904**, then we hit the road back to the B1. We take a lunch break at noon at one of the tables scattered regularly along the paved roads. We are watched by **baboons** perched in their tree. We then decide to make a **detour through the town of Otjiwarongo**, which we didn't have time to explore properly yesterday. **A quick visit to the train station is a must to see locomotive No. 41, built in 1912 by the German company Henschel. It was transported to Namibia to carry ore between the mines of Tsumeb and the port of Swakopmund before being decommissioned in 1960 when the tracks were modified.**
We return to do some shopping and bring back some souvenirs for 300 NAD $ (14 €). We then take the road south on the B1. I start to feel the end of this immense loop through Namibia. Morale is gradually dropping. But we still have plenty of beautiful things to discover. We arrive at 3 PM at the **Otjiwa Safari Lodge. This will be our last night camping after 22 nights sleeping in the wild to the sound of animals.** The nostalgia is palpable. We enter this high-end private park; we don't really feel at home upon arrival. The reception, the pool, the restaurant, everything is very upscale, unlike anything we've experienced during this road trip. However, the reserve has its charm; we come across our beautiful antelopes again. The 10 sites are very comfortable, spaced apart under some bushes. Each has, of course, its BBQ, electricity, lighting, and sink. Before enjoying our last evening, we need to do a thorough dusting of the 4x4 and a good cleaning and organizing of our belongings. Then it's time for our last perfect braai: chicken and pork skewers, as well as tomato-flavored white beans.
> Today's road itinerary: 1h30 of driving: Waterberg > Otjiwarongo > Okonjima wildlife reserve - D2512 then C22 then B1 then turn right onto a 3 km track.
> Gas station: Waterberg Park.
> Distance driven today: 135 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Souvenirs for 14 €.
> Accommodation: Otjiwa Safari Lodge - B1 main road, west side Otjiwarongo 12001, Otjiwarongo, Namibia - (http://www.otjiwa.com.na/) – 40 € for two – From 3 PM.
**DAY 25: Sunday, May 18, 2025: Otjiwa - Windhoek:**
For this last leg of our Namibian journey, we complete the loop back to our starting point, Windhoek. We leave our last campsite at Otjiwa, later than usual, at 10 AM. We head due south on the B1 in less than 3 hours to the country's capital, not without a touch of nostalgia after all these kilometers traveled through Namibia. The landscapes roll by with a lot of melancholy. We make a stop 60 km north, in Okahandja. We take the opportunity to fill up with fuel (21.10 $ per liter), 500 NAD $ for 23 liters; the card machine wasn't working, so we had to withdraw from an ATM at the next gas station. A local was quite insistent at my window, asking for food or money. Anyway, after 15 minutes, we get back on the road.
From here, we take the new A1, a 2x2 lane highway limited, like the previous roads, to 120 km/h. Then we gradually see some of the country's industries before entering the capital in the blink of an eye. We arrive at 1:45 PM at Chameleon Backpackers. It's a small hostel-style hotel with a central pool, a shared kitchen, secure indoor parking, and a restaurant. They also organize tours (3 Day Express, 3 Day Link, 4 Days Etosha, 7 Day Norbert Adventure), very different from everything we've encountered so far, a kind of atmosphere like in Thailand. There are dormitories, rooms with shared bathrooms, and our little cocoon, the Love Bird, a room located alone on the upper floor with its small balcony, a swing, its bathroom, and its large bed with a thatched roof. A lot of charm while overlooking the pool. We eat before setting off to explore the capital.
Windhoek is a modern and well-maintained city, contrasting completely with the rest of the country. It is heavily influenced by its German colonial heritage, still very present in some streets of the capital. The architecture is colorful and surprising. The skyline is shared between the spires of a neo-baroque cathedral, the unusual silhouette of three castles from the German colonial era, and glass and steel skyscrapers. Office workers head to Zoo Park at lunchtime.
We enjoy the smell of grills at some street corners lined with small single-story houses with zinc roofs.
We first head to Windhoek's emblematic monument, its unofficial symbol: Christuskirche, just a 10-minute walk away. This German Lutheran church rises above the traffic at the center of an intersection. Built in 1907 with local sandstone. The roof and other elements were imported from Europe. The result evokes a gingerbread house.
We then walk along the pedestrian shopping street of **Post Street Mall** to admire African crafts, but on this Sunday, most shops are closed; we'll come back tomorrow. We return via the Wernhil shopping center.
> Today's road itinerary: Return to Windhoek in 3 hours via the B1 then the A1. In the capital, turn left onto Florence Nightingale, then right onto Beethoven Street then C28 then B6, then Bismarck Street. Take Church Street and Trift Street towards Voight Street.
> Gas station: Okahandja or Windhoek.
> Distance driven today: 245 km.
> Accommodation: Chameleon Backpackers & Guesthouse – 49 € for two - 5-7 Voigt St, North Windhoek Central, 9000 Windhoek
**DAY 26: Monday, May 19, 2025: Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**
Our last sleep in Namibia... The wake-up is a bit sad; we still enjoy this return to comfort in a real bed. After a hearty breakfast, we check out of our little cocoon at 10 AM. We leave our vehicle in the secure parking lot and return for a walk in the center of Windhoek. On this Monday, the center is immediately livelier while still remaining extremely calm for a capital. The pace of life is slow; employees move slowly without rushing, each task is performed with a slowness that is almost surprising. A few skyscrapers further on, we quickly leave the hyper-center. We retrace our steps to the shopping gallery where we linger for a while. We eat around noon with African music in the background, making us even more nostalgic. Then the trip will gradually come to an end, unfortunately, until the moment when we will have to, not without regret, return our rental vehicle around 3 PM... We stop by the hotel again and then head to the rental agency and then to the airport by shuttle, included in our contract.
At 4:20 PM, we are back at the airport. We see ourselves upon arrival as if it were yesterday... Tears are not far off; we wait, the formalities are much quicker than upon arrival. **We board by walking across the tarmac on foot, escorted by about fifteen Namibians, facing the sunset. It will be there until the end, beautifully drawn on the horizon, to say goodbye to Namibia...**
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or **1,014.50 €** per person.
> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)
**DAY 27: Tuesday, May 20, 2025:** Flight FRA 8:15 AM -> 9:35 AM LYS (Air Dolomite No. 1074)
Total expenses including flight tickets + vehicle rental + visa + Lyon parking + food + fuel:
Cost per person: 3467 € Cost for two: 6935 €
>> All our photos and videos for each day on our website here: (https://www.montagne-aventure.net/voyages-découvertes/namibie-2025/)
Zambia in Summer 2024 – Self-Drive Trip
Well, here we go,
despite the lack of info on Zambia, I managed to pull off this pretty special trip.
I’d posted asking for tips but got very few replies. So I leaned heavily on Giradhino’s travel journal to plan the route.
The context: After visiting Kenya, then Namibia, then Botswana, I wanted to see another Southern African country—hence Zambia. This time, we’re two couples: us (of course) and our friends we’ve traveled with to the last two countries mentioned. The idea was to do a self-drive trip, picking up a 4x4 at the airport and figuring it out as we went.
We rented our fully equipped vehicle from Hemingways, an agency in Livingstone. Great agency (really), I’ll talk more about them later. It came with rooftop tents and all the gear for cooking and everything... However, our goal was to sleep in lodges and only use the tents as a last resort. Mission accomplished—we never even unfolded the tents. Guess we’re getting old 🙂
The route (summary): Lusaka - Kasanka NP - Bangweulu NP - Mutinondo - Kapishya - North Luangwa - South Luangwa and back to Lusaka.
That said, let’s hit the road for this travel journal of a pretty lively trip. Reminder: I’m more of a filmmaker, so I’ve got tons of footage but very few photos. The ones I have were taken on my phone, so they’re not great quality. My wife’s the one who handles that side of things.
Day 1:
At 9 a.m. sharp (or close enough), we leave the Lyon area, heading to Paris CDG. Our flight’s at 9:30 p.m., but it’s a busy Saturday with holiday traffic, so we play it safe to avoid jams—especially since the Olympics (hosted in Paris, in case you didn’t know) are causing extra traffic issues.
We’re relaxed and happy to be on our way. The drive goes smoothly. We take the eastern route around Paris to reach a hotel with parking at a better price than the airport lots. We leave the car there, and a shuttle takes us to Terminal 2. Bad luck—we’re actually flying from Terminal 1! The transfer between terminals is quick, though, so no stress.
After the usual formalities (with Rwandair), we end up in the Duty Free.
A rare rant-free moment: Usually, I let off steam in my travel journals now and then, but this time it’s the opposite. I had a terrible memory of CDG and had been avoiding it for years. But this time—Olympics effect? A big change? What a pleasant surprise! The staff were plentiful and super friendly at every pre-flight step, making everything easier. Comfortable seats for waiting to board. Well done, CDG!
We buy Ricard, Jack Daniel’s, and Get 27 to handle any situation that might come up. We board on time, and that’s when our adventures with Rwandair really begin. Yep, the first hiccup!
We’d booked our tickets back in October and (since we don’t hold back!) had paid extra for preferred seats on all our flights. Since October, we’d received emails about schedule changes—just a few minutes here and there. Unfortunately, we never got an email saying that *on top of* the schedule change, the plane’s configuration had also changed. So when we boarded with our seats (all four of us together at row 25), we were furious to see that the preferred seats were now row 23. We’d been *completely* scammed. We’d paid extra to end up in seats we’d been trying to avoid! You could say Rwandair double-dipped on the same seats. What a rip-off! We tried to negotiate an upgrade, but the flight was full. So our flight to Kigali started with a real sense of anger.
The +: We’re on our way The -: Rwandair
The context: After visiting Kenya, then Namibia, then Botswana, I wanted to see another Southern African country—hence Zambia. This time, we’re two couples: us (of course) and our friends we’ve traveled with to the last two countries mentioned. The idea was to do a self-drive trip, picking up a 4x4 at the airport and figuring it out as we went.
We rented our fully equipped vehicle from Hemingways, an agency in Livingstone. Great agency (really), I’ll talk more about them later. It came with rooftop tents and all the gear for cooking and everything... However, our goal was to sleep in lodges and only use the tents as a last resort. Mission accomplished—we never even unfolded the tents. Guess we’re getting old 🙂
The route (summary): Lusaka - Kasanka NP - Bangweulu NP - Mutinondo - Kapishya - North Luangwa - South Luangwa and back to Lusaka.
That said, let’s hit the road for this travel journal of a pretty lively trip. Reminder: I’m more of a filmmaker, so I’ve got tons of footage but very few photos. The ones I have were taken on my phone, so they’re not great quality. My wife’s the one who handles that side of things.
Day 1:
At 9 a.m. sharp (or close enough), we leave the Lyon area, heading to Paris CDG. Our flight’s at 9:30 p.m., but it’s a busy Saturday with holiday traffic, so we play it safe to avoid jams—especially since the Olympics (hosted in Paris, in case you didn’t know) are causing extra traffic issues.
We’re relaxed and happy to be on our way. The drive goes smoothly. We take the eastern route around Paris to reach a hotel with parking at a better price than the airport lots. We leave the car there, and a shuttle takes us to Terminal 2. Bad luck—we’re actually flying from Terminal 1! The transfer between terminals is quick, though, so no stress.
After the usual formalities (with Rwandair), we end up in the Duty Free.
A rare rant-free moment: Usually, I let off steam in my travel journals now and then, but this time it’s the opposite. I had a terrible memory of CDG and had been avoiding it for years. But this time—Olympics effect? A big change? What a pleasant surprise! The staff were plentiful and super friendly at every pre-flight step, making everything easier. Comfortable seats for waiting to board. Well done, CDG!
We buy Ricard, Jack Daniel’s, and Get 27 to handle any situation that might come up. We board on time, and that’s when our adventures with Rwandair really begin. Yep, the first hiccup!
We’d booked our tickets back in October and (since we don’t hold back!) had paid extra for preferred seats on all our flights. Since October, we’d received emails about schedule changes—just a few minutes here and there. Unfortunately, we never got an email saying that *on top of* the schedule change, the plane’s configuration had also changed. So when we boarded with our seats (all four of us together at row 25), we were furious to see that the preferred seats were now row 23. We’d been *completely* scammed. We’d paid extra to end up in seats we’d been trying to avoid! You could say Rwandair double-dipped on the same seats. What a rip-off! We tried to negotiate an upgrade, but the flight was full. So our flight to Kigali started with a real sense of anger.
The +: We’re on our way The -: Rwandair
Conversation transatlantique English translation pending
Ciao a tutti,
Ras le censuré du covid! Et si on causait d'autre chose, hein?
Dans un livre au beau titre, Globe-trotteur en français, Svetski putnik en langue originale bcms (littéralement La Conscience du voyageur) David Albahari, auteur serbe émigré au Canada, place ces mots dans la bouche de l'un des personnages du roman, Daniel Atias, écrivain de l'"ex-pays" invité à une résidence d'artistes à Banff :
Dans son monde, l'Europe,
il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent.
L'ici qu'il évoque est le Nouveau Monde, l'Amérique aux vastes étendues.
La lectrice que je suis avait adhéré à la vision d' Albahari sur l'homme européen, du moins d'un certain âge et curiosité intellectuelle sur sa propre histoire, sur la matière de sa mémoire, Frankenstein couturé de traumatismes mal digérés (comment ne pas entendre aujourd'hui sans masque sur les oreilles les grincements de dents dans l'Egée?) et de quelques rares périodes resplendissantes. Je n'avais eu en revanche aucun point d'appui pour évaluer sa perception du Nord Américain.
Qu'en pensent mes compatriotes européens et les natifs des vastes étendues (pratiquement absents de cette rubrique) ou bourlingueurs attentifs des deux rives de l'Atlantique?
Catherine (qui se dit que son esprit serait peut-être différent, autre texture, autres réflexes, si elle habitait rue des écureuils au lieu de rue d'un général napoléonien syphilitique à quelques pas de la place d'un empereur romain grand massacreur de chrétiens)
PS : pour contextualiser (sans épistémologiser 😇) la citation extraite du livre, voici la critique complète que j'avais écrite de l'ouvrage :
« Ce qui m’inquiétait c’était une chose que je devinais plutôt que je ne la voyais vraiment, une chose qui n’avait pas encore de forme déterminée et ne se rattachait pas davantage à telle ou telle partie de son visage, quelque chose qui du moins à ce moment là n’aurait pas pu être saisi par le dessin, mais qui, telle une ombre, ne cessait de glisser sur ses joues, ses sourcils et l arête de son nez, menaçant de s’y fixer et – la voilà mon inquiétude, de s’y établir à demeure. »
Deux hommes. Un peintre et un écrivain. Un peintre canadien et un écrivain de Belgrade. En cet été 1998, ils sont tout deux invités du Centre des Arts de Banff, artistes en résidence, longue pour le premier, à peine 13 jours pour le second. Le visage de l’auteur fascine le plasticien, qui en scrute les moindres détails, les moindres expressions, et tente dans les heures où ils ne sont pas ensemble de dessiner ses traits, de la simple épure d’une ride à la physionomie complète. Il tente péniblement de faire apparaître une forme qui se dérobe.
Cette passion exclusive et oh combien possessive du peintre envers l’écrivain qui ne la découvrira, en feuilletant le haut paquet de dessins dans un parfait silence, que quelques minutes avant son départ définitif de Banff, est contrariée par l’arrivée d’un troisième homme, un Canadien de Calgary, rejeton d’Ivan Matulić, globe-trotter croate dont les deux artistes ont vu la signature dans une vitrine du Musée d’Histoire naturelle de Banff. L’écrivain et le petit-fils partageant une origine géographique commune et par là même une fraction d’histoire commune, il se noue entre eux une discussion, une entente même, dont le peintre, à son grand regret, se sent exclu.
Le peintre est le narrateur. Narration intime où il relate ses sentiments, les mouvements du groupe, les discussions.
Thé pris au grand hôtel à l’orgueilleuse architecture, conférences au Centre des Arts, cocktail petit doigt en l’air et expression inspirée de rigueur chez le directeur des programmes littéraires, fraîches eaux des torrents et wapitis vaquant, indifférents aux hommes, à leurs occupations. Déambulations plus ou moins rapides selon l’heure et l’humeur dans les rues du Bison, de la Loutre, du Castor…
Les rues ont à Banff des noms d’animaux, le peintre s’attirera la sympathie de Daniel Atias en définissant son identité par la prairie.
Les deux hommes viennent de deux mondes profondément différents. Dans le monde de Daniel Atias dit-il, « il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent. » La réflexion sur le temps, sur l’histoire, sur les relations que les peuples entretiennent avec elle influençant ainsi leur existence, charpente le livre.
Au-delà de la confrontation du rapport au temps, à la mémoire sur les deux rives de l’Atlantique se développe la relation entre des ressortissants de deux camps opposés de l' »ex-pays » comme le nomme l’écrivain qui ne mentionnera jamais ni la « Yougoslavie« , ni encore moins la « Serbie« , discussions intenses, prises de conscience qui réveillent l’espoir assoupi de Daniel Atias. Mais le petit-fils du globe-trotter croate, né dans un pays d’avenir, cédant à l’impulsion de contempler le passé de son ancêtre, de Canadien devenant ainsi Croate, sera empoisonné, à mort, par cette dislocation abyssale de son identité.
En mode mineur, une réflexion sur la nature de la peinture et de la littérature, sur leur façon différente d’appréhender le monde, d’en rendre compte, traverse l’ouvrage.
Le texte est dense, pas de chapitre, pas même d’alinéa. Un bloc de langue, d’idées, de sentiments. Daniel Atias prétend que « le mieux serait encore de lire un seul livre pendant toute sa vie…« . Au vu de l’épaisseur de ces 200 pages, on se dit que si elles n’occupent pas toute une vie, il ne serait sans doute pas inutile de les fréquenter longuement pour en approfondir la compréhension, en déceler le cheminement, en apprécier le système d’échos.
Ras le censuré du covid! Et si on causait d'autre chose, hein?
Dans un livre au beau titre, Globe-trotteur en français, Svetski putnik en langue originale bcms (littéralement La Conscience du voyageur) David Albahari, auteur serbe émigré au Canada, place ces mots dans la bouche de l'un des personnages du roman, Daniel Atias, écrivain de l'"ex-pays" invité à une résidence d'artistes à Banff :
Dans son monde, l'Europe,
il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent.
L'ici qu'il évoque est le Nouveau Monde, l'Amérique aux vastes étendues.
La lectrice que je suis avait adhéré à la vision d' Albahari sur l'homme européen, du moins d'un certain âge et curiosité intellectuelle sur sa propre histoire, sur la matière de sa mémoire, Frankenstein couturé de traumatismes mal digérés (comment ne pas entendre aujourd'hui sans masque sur les oreilles les grincements de dents dans l'Egée?) et de quelques rares périodes resplendissantes. Je n'avais eu en revanche aucun point d'appui pour évaluer sa perception du Nord Américain.
Qu'en pensent mes compatriotes européens et les natifs des vastes étendues (pratiquement absents de cette rubrique) ou bourlingueurs attentifs des deux rives de l'Atlantique?
Catherine (qui se dit que son esprit serait peut-être différent, autre texture, autres réflexes, si elle habitait rue des écureuils au lieu de rue d'un général napoléonien syphilitique à quelques pas de la place d'un empereur romain grand massacreur de chrétiens)
PS : pour contextualiser (sans épistémologiser 😇) la citation extraite du livre, voici la critique complète que j'avais écrite de l'ouvrage :
« Ce qui m’inquiétait c’était une chose que je devinais plutôt que je ne la voyais vraiment, une chose qui n’avait pas encore de forme déterminée et ne se rattachait pas davantage à telle ou telle partie de son visage, quelque chose qui du moins à ce moment là n’aurait pas pu être saisi par le dessin, mais qui, telle une ombre, ne cessait de glisser sur ses joues, ses sourcils et l arête de son nez, menaçant de s’y fixer et – la voilà mon inquiétude, de s’y établir à demeure. »
Deux hommes. Un peintre et un écrivain. Un peintre canadien et un écrivain de Belgrade. En cet été 1998, ils sont tout deux invités du Centre des Arts de Banff, artistes en résidence, longue pour le premier, à peine 13 jours pour le second. Le visage de l’auteur fascine le plasticien, qui en scrute les moindres détails, les moindres expressions, et tente dans les heures où ils ne sont pas ensemble de dessiner ses traits, de la simple épure d’une ride à la physionomie complète. Il tente péniblement de faire apparaître une forme qui se dérobe.
Cette passion exclusive et oh combien possessive du peintre envers l’écrivain qui ne la découvrira, en feuilletant le haut paquet de dessins dans un parfait silence, que quelques minutes avant son départ définitif de Banff, est contrariée par l’arrivée d’un troisième homme, un Canadien de Calgary, rejeton d’Ivan Matulić, globe-trotter croate dont les deux artistes ont vu la signature dans une vitrine du Musée d’Histoire naturelle de Banff. L’écrivain et le petit-fils partageant une origine géographique commune et par là même une fraction d’histoire commune, il se noue entre eux une discussion, une entente même, dont le peintre, à son grand regret, se sent exclu.
Le peintre est le narrateur. Narration intime où il relate ses sentiments, les mouvements du groupe, les discussions.
Thé pris au grand hôtel à l’orgueilleuse architecture, conférences au Centre des Arts, cocktail petit doigt en l’air et expression inspirée de rigueur chez le directeur des programmes littéraires, fraîches eaux des torrents et wapitis vaquant, indifférents aux hommes, à leurs occupations. Déambulations plus ou moins rapides selon l’heure et l’humeur dans les rues du Bison, de la Loutre, du Castor…
Les rues ont à Banff des noms d’animaux, le peintre s’attirera la sympathie de Daniel Atias en définissant son identité par la prairie.
Les deux hommes viennent de deux mondes profondément différents. Dans le monde de Daniel Atias dit-il, « il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent. » La réflexion sur le temps, sur l’histoire, sur les relations que les peuples entretiennent avec elle influençant ainsi leur existence, charpente le livre.
Au-delà de la confrontation du rapport au temps, à la mémoire sur les deux rives de l’Atlantique se développe la relation entre des ressortissants de deux camps opposés de l' »ex-pays » comme le nomme l’écrivain qui ne mentionnera jamais ni la « Yougoslavie« , ni encore moins la « Serbie« , discussions intenses, prises de conscience qui réveillent l’espoir assoupi de Daniel Atias. Mais le petit-fils du globe-trotter croate, né dans un pays d’avenir, cédant à l’impulsion de contempler le passé de son ancêtre, de Canadien devenant ainsi Croate, sera empoisonné, à mort, par cette dislocation abyssale de son identité.
En mode mineur, une réflexion sur la nature de la peinture et de la littérature, sur leur façon différente d’appréhender le monde, d’en rendre compte, traverse l’ouvrage.
Le texte est dense, pas de chapitre, pas même d’alinéa. Un bloc de langue, d’idées, de sentiments. Daniel Atias prétend que « le mieux serait encore de lire un seul livre pendant toute sa vie…« . Au vu de l’épaisseur de ces 200 pages, on se dit que si elles n’occupent pas toute une vie, il ne serait sans doute pas inutile de les fréquenter longuement pour en approfondir la compréhension, en déceler le cheminement, en apprécier le système d’échos.
Chine: au pays des pandas English translation pending
Un carnet de voyage en Chine … vous vous attendez probablement à un récit évoquant soit une randonnée sur l'impressionnante Grande Muraille ou un parcours parmi l'immense Cité interdite pékinoise. Ou bien encore une visite à Xi'an, à la découverte de l'incroyable armée de terre cuite … Non, rien de ces incontournables sites dans le récit qui suit.
J'ai choisi de vous raconter ici ma visite dans la Province du Sichuan à la rencontre des sympathiques pandas géants. Ces gros nounours sont devenus un emblème de l'empire du Milieu, les Chinois se sont fait un devoir de protéger cette espèce un temps menacée et ils en sont très fiers.

Dans les environs de la ville de Chengdu se trouve un de leur sanctuaire. Là, au Centre de Recherche et de reproduction des pandas géants, ils y sont particulièrement choyés. Sur place, un espace naturel est dédié à l'observation de ces drôles de grosses peluches. Nous y voici.
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Un petit lac, une grande forêt touffue à flanc de collines, des bambous à foison … cet environnement paraît idéal pour séduire nos amis pandas et plaire aux visiteurs qui s'y pressent dans un dédale d'allées serpentant parmi les bosquets.
L'animal a la réputation d'être solitaire et plutôt discret … et même si l'on compte plus d'une centaine de pandas géants dans cette réserve, on croise les doigts pour avoir la chance de bien les observer. En apercevoir plusieurs est en principe assuré mais la forêt de bambous est dense, sombre et l'enchevêtrement de troncs, de branches et de feuilles gêne quelque peu la vue. Il va donc falloir être particulièrement attentif.

Tiens, voilà un premier panda, bien allongé sur une branche avec sa fourrure en noir et blanc toute auréolée de tâches vertes : l'effet de cette broussailleuse et abondante végétation. Pour la mise au point photo sur l'animal, toutes ces feuilles ne facilitent pas l'affaire. Je comprends très vite qu'une bonne netteté d'image impose de désactiver l'autofocus et donc de réaliser les prises avec une mise au point manuelle. Soit !
Les pandas, on les imagine à priori très câlins, leur épaisse et douce fourrure donnerait l'envie de la caresser. Cependant, à l'image de cet adulte, on s'aperçoit vite qu'un panda montre facilement les crocs et de plus en grognant. C'est un des traits de caractère de l'espèce, en fait les pandas adultes ne sont pas doux comme des agneaux mais plutôt grincheux ! On ne peut les approcher que jeunes (environ jusqu'à leur deuxième année), ensuite c'est plus compliqué. Il paraît que les soigneurs dans les réserves ont trouvé un subterfuge pour les aborder : se déguiser en panda en portant une panoplie blanche et noire, astucieux !

On s'en est aperçu, les pandas sont bien dotés côté dentition, leur mâchoire est puissante et armée de solides dents, des « outils » qui leur sont finalement indispensables. Pour se nourrir, les pandas consomment essentiellement des bambous. Mâchouiller les tendres feuilles c'est facile, mais les tiges sont plus coriaces, dures et fibreuses parfois comme du bois. Un adulte, en grosse bête de 100 kg pour 1 m 65 (en moyenne) peut engloutir environ 20 à 30 kg de bambous dans la journée ! Grignoter, croquer, mastiquer … constitue la principale occupation d'une journée de panda, soit environ 14 heures par jour passées à se goinfrer. Ainsi, prendre des photos de pandas se résume le plus souvent à obtenir des portraits de pandas croquants la vie à pleines dents. Voilà un bon titre pour cette série de photos.

De telles quantités de bambous ingurgitées nécessitent un bon approvisionnement. La forêt locale n'y suffit pas. Aussi, pour bien dorloter nos chers pandas de la réserve de Chengdu, des kilos de tiges et de feuilles de bambous leur sont livrés chaque matin. Car ici, on prend soin avec beaucoup d'attention de cette colonie de gentils pandas géants. L'espèce s'avère menacée, il ne resterait plus qu'environ 2000 pandas géants sauvages vivants dans les montagnes du Sichuan et des territoires alentour. Sur ces versants élevés (entre 1000 et 2000 mètres d'altitude) les pandas s'y plaisent, la fraîcheur des températures et la végétation locale leur convenant parfaitement… Cependant, au fil des années, les spécialistes de la faune n'ont fait que constater la diminution des populations de pandas chinois. Il fallait donc réagir, c'est ce qu'on fait les autorités chinoises. D'abord en protégeant les pandas des braconniers et surtout en créant des réserves dans le but d'obtenir des naissances en captivité. Avec un espoir, la réintroduction de pandas géants dans leur milieu naturel. Pour réussir cet objectif, il fallait aussi mieux connaître ces mystérieux pandas : étudier leur comportement et mieux comprendre leur mode de reproduction sont au programme des travaux de ce Centre de Recherche de Chengdu.
Par exemple, en ce qui concerne la digestion des pandas, les études ont montré que les intestins de ces animaux ne digèrent pas la cellulose des bambous ingurgités tout au long de la journée. Le résultat ? Un panda adulte de bonne corpulence peut rejeter une dizaine de kilos de crottes verdâtres par jour ! Des déjections « truffées » de fibres végétales … d'où l'idée de les traiter pour fabriquer de la pâte à papier. Décidément rien ne se perd, tout se transforme. Mais le papier obtenu n'a certes pas la qualité du fameux papier de riz chinois, on pouvait s'en douter.

On l'a vu, les pandas sont de gros mangeurs occupés à presque boulotter du bambou du matin au soir … et le reste du temps que font-ils ? Ils dorment. Celui-ci tout avachi, semble vraiment imperturbable. Ainsi une vie de panda se partage entre manger et dormir, quel emploi du temps !

En Chinois, le panda géant est nommé « Daxiongmao » ce que l'on peut traduire par : grand chat-ours. Une appellation qui fait débat. Le panda est-il plus proche du chat que de l'ours ? Le pelage est soyeux comme celui d'un chat mais je ne sais si l'animal ronronne lorsqu'on parvient à le caresser, en revanche, son caractère paraît bien moins docile que celui d'un chat, le panda reste un animal sauvage ! Pour les arguments en faveur de sa parenté avec l'ours : il en a la taille et la corpulence (centaine de kilos à l'âge adulte) et puis le panda est classé dans la famille des ursidés.
Mais quand on voit un panda juché sur une haute branche comme celui-là, on viendrait à pencher vers le comportement d'un chat … un chat perché, bien sûr !

En tout cas ils sont mignons tout plein avec leur belle fourrure noire et blanche. Au fait, ne devrait-on pas plutôt dire : une fourrure blanche et noire ? On le constate sur ces deux photos, c'est bien le blanc qui domine avec seulement quelques tâches noires.

Ils sont marrants avec ces « lunettes » noires autour des yeux et ces deux petites oreilles, toute noire.
Quant à celui ci-dessous, je ne sais si vous avez la même impression que moi en le regardant, il me paraît presque attristé. Pour un peu on lui devinerait un semblant de larmes à l’œil …

On dit (et ce n'est là pas du tout scientifique !) que cet aspect tristounet pourrait être la traduction d'une grosse déception des pandas, ils auraient un rêve inassouvi : mais qu'enfin un des nombreux photographes qui les mitraillent parvienne à réaliser leur portrait mais en … couleurs ! En auraient-ils assez de cet éternel noir & blanc ?
J'ai tout de même une photo de panda en couleurs … prise à l'entrée du centre de recherche. Le rose bonbon lui va bien mais cette œuvre à facettes est moins lisse que le doux pelage d'un panda bien vivant.

Poursuivons la visite en arrivant maintenant près d'un attroupement. Une foule qui semble attentive et captivée. De ce point de vue, je ne vois pas grand-chose avec ce « rideau » de personnes, des adultes, des enfants et une multitude de smartphones levés en l'air. C'est certain, il y a sûrement par ici des pandas à voir !

De toute la réserve, c'est sans doute là que l'on peut voir le plus facilement ces fameux pandas … encore faut-il se faufiler et jouer des coudes pour parvenir en première ligne, près de la barrière. Ça y est, me voici en bonne position pour l'observation. Trois pandas sont parqués dans cet enclos. Sans se soucier de tous ces spectateurs ravis, ils vaquent à leur occupation favorite … manger ! L'un d'entre eux, tige de bambou à la patte et à la bouche, est assis sur un tapis de morceaux de bambous.

Et dire que les pandas aiment paraît-il la solitude. Là, ils sont servis : ils sont trois presque côte à côte sans compter ces dizaines de spectateurs ! Bon, cela n'a pas l'air de déranger celui-ci, qui continue sans relâche de croquer du bambou.

C'est marrant d'observer ces grosses peluches, ils ont souvent des attitudes qui prêtent à sourire. Zieutez par exemple ce gentil panda avec cette façon de tenir son bambou. Ne vous fait-il pas penser à un musicien ? On a l'impression qu'il joue de la flûte traversière … mais non, il grignote. Un détail de leur anatomie est assez original et très pratique pour bien tenir, par exemple, les tiges de bambous. Les pandas sont dotés d'un sixième doigt, comme un faux pouce.

Et que dire de celui-là, bien repu, il est en pleine sieste. Sa corpulence avec son gros ventre m'évoque un bouddha … avec tous le respect que l'on doit aux bouddhas, c'est juste un ironique clin d’œil !


Dans les environs de la ville de Chengdu se trouve un de leur sanctuaire. Là, au Centre de Recherche et de reproduction des pandas géants, ils y sont particulièrement choyés. Sur place, un espace naturel est dédié à l'observation de ces drôles de grosses peluches. Nous y voici.
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Un petit lac, une grande forêt touffue à flanc de collines, des bambous à foison … cet environnement paraît idéal pour séduire nos amis pandas et plaire aux visiteurs qui s'y pressent dans un dédale d'allées serpentant parmi les bosquets.
L'animal a la réputation d'être solitaire et plutôt discret … et même si l'on compte plus d'une centaine de pandas géants dans cette réserve, on croise les doigts pour avoir la chance de bien les observer. En apercevoir plusieurs est en principe assuré mais la forêt de bambous est dense, sombre et l'enchevêtrement de troncs, de branches et de feuilles gêne quelque peu la vue. Il va donc falloir être particulièrement attentif.

Tiens, voilà un premier panda, bien allongé sur une branche avec sa fourrure en noir et blanc toute auréolée de tâches vertes : l'effet de cette broussailleuse et abondante végétation. Pour la mise au point photo sur l'animal, toutes ces feuilles ne facilitent pas l'affaire. Je comprends très vite qu'une bonne netteté d'image impose de désactiver l'autofocus et donc de réaliser les prises avec une mise au point manuelle. Soit !
Les pandas, on les imagine à priori très câlins, leur épaisse et douce fourrure donnerait l'envie de la caresser. Cependant, à l'image de cet adulte, on s'aperçoit vite qu'un panda montre facilement les crocs et de plus en grognant. C'est un des traits de caractère de l'espèce, en fait les pandas adultes ne sont pas doux comme des agneaux mais plutôt grincheux ! On ne peut les approcher que jeunes (environ jusqu'à leur deuxième année), ensuite c'est plus compliqué. Il paraît que les soigneurs dans les réserves ont trouvé un subterfuge pour les aborder : se déguiser en panda en portant une panoplie blanche et noire, astucieux !

On s'en est aperçu, les pandas sont bien dotés côté dentition, leur mâchoire est puissante et armée de solides dents, des « outils » qui leur sont finalement indispensables. Pour se nourrir, les pandas consomment essentiellement des bambous. Mâchouiller les tendres feuilles c'est facile, mais les tiges sont plus coriaces, dures et fibreuses parfois comme du bois. Un adulte, en grosse bête de 100 kg pour 1 m 65 (en moyenne) peut engloutir environ 20 à 30 kg de bambous dans la journée ! Grignoter, croquer, mastiquer … constitue la principale occupation d'une journée de panda, soit environ 14 heures par jour passées à se goinfrer. Ainsi, prendre des photos de pandas se résume le plus souvent à obtenir des portraits de pandas croquants la vie à pleines dents. Voilà un bon titre pour cette série de photos.

De telles quantités de bambous ingurgitées nécessitent un bon approvisionnement. La forêt locale n'y suffit pas. Aussi, pour bien dorloter nos chers pandas de la réserve de Chengdu, des kilos de tiges et de feuilles de bambous leur sont livrés chaque matin. Car ici, on prend soin avec beaucoup d'attention de cette colonie de gentils pandas géants. L'espèce s'avère menacée, il ne resterait plus qu'environ 2000 pandas géants sauvages vivants dans les montagnes du Sichuan et des territoires alentour. Sur ces versants élevés (entre 1000 et 2000 mètres d'altitude) les pandas s'y plaisent, la fraîcheur des températures et la végétation locale leur convenant parfaitement… Cependant, au fil des années, les spécialistes de la faune n'ont fait que constater la diminution des populations de pandas chinois. Il fallait donc réagir, c'est ce qu'on fait les autorités chinoises. D'abord en protégeant les pandas des braconniers et surtout en créant des réserves dans le but d'obtenir des naissances en captivité. Avec un espoir, la réintroduction de pandas géants dans leur milieu naturel. Pour réussir cet objectif, il fallait aussi mieux connaître ces mystérieux pandas : étudier leur comportement et mieux comprendre leur mode de reproduction sont au programme des travaux de ce Centre de Recherche de Chengdu.
Par exemple, en ce qui concerne la digestion des pandas, les études ont montré que les intestins de ces animaux ne digèrent pas la cellulose des bambous ingurgités tout au long de la journée. Le résultat ? Un panda adulte de bonne corpulence peut rejeter une dizaine de kilos de crottes verdâtres par jour ! Des déjections « truffées » de fibres végétales … d'où l'idée de les traiter pour fabriquer de la pâte à papier. Décidément rien ne se perd, tout se transforme. Mais le papier obtenu n'a certes pas la qualité du fameux papier de riz chinois, on pouvait s'en douter.

On l'a vu, les pandas sont de gros mangeurs occupés à presque boulotter du bambou du matin au soir … et le reste du temps que font-ils ? Ils dorment. Celui-ci tout avachi, semble vraiment imperturbable. Ainsi une vie de panda se partage entre manger et dormir, quel emploi du temps !

En Chinois, le panda géant est nommé « Daxiongmao » ce que l'on peut traduire par : grand chat-ours. Une appellation qui fait débat. Le panda est-il plus proche du chat que de l'ours ? Le pelage est soyeux comme celui d'un chat mais je ne sais si l'animal ronronne lorsqu'on parvient à le caresser, en revanche, son caractère paraît bien moins docile que celui d'un chat, le panda reste un animal sauvage ! Pour les arguments en faveur de sa parenté avec l'ours : il en a la taille et la corpulence (centaine de kilos à l'âge adulte) et puis le panda est classé dans la famille des ursidés.
Mais quand on voit un panda juché sur une haute branche comme celui-là, on viendrait à pencher vers le comportement d'un chat … un chat perché, bien sûr !

En tout cas ils sont mignons tout plein avec leur belle fourrure noire et blanche. Au fait, ne devrait-on pas plutôt dire : une fourrure blanche et noire ? On le constate sur ces deux photos, c'est bien le blanc qui domine avec seulement quelques tâches noires.

Ils sont marrants avec ces « lunettes » noires autour des yeux et ces deux petites oreilles, toute noire.
Quant à celui ci-dessous, je ne sais si vous avez la même impression que moi en le regardant, il me paraît presque attristé. Pour un peu on lui devinerait un semblant de larmes à l’œil …

On dit (et ce n'est là pas du tout scientifique !) que cet aspect tristounet pourrait être la traduction d'une grosse déception des pandas, ils auraient un rêve inassouvi : mais qu'enfin un des nombreux photographes qui les mitraillent parvienne à réaliser leur portrait mais en … couleurs ! En auraient-ils assez de cet éternel noir & blanc ?
J'ai tout de même une photo de panda en couleurs … prise à l'entrée du centre de recherche. Le rose bonbon lui va bien mais cette œuvre à facettes est moins lisse que le doux pelage d'un panda bien vivant.

Poursuivons la visite en arrivant maintenant près d'un attroupement. Une foule qui semble attentive et captivée. De ce point de vue, je ne vois pas grand-chose avec ce « rideau » de personnes, des adultes, des enfants et une multitude de smartphones levés en l'air. C'est certain, il y a sûrement par ici des pandas à voir !

De toute la réserve, c'est sans doute là que l'on peut voir le plus facilement ces fameux pandas … encore faut-il se faufiler et jouer des coudes pour parvenir en première ligne, près de la barrière. Ça y est, me voici en bonne position pour l'observation. Trois pandas sont parqués dans cet enclos. Sans se soucier de tous ces spectateurs ravis, ils vaquent à leur occupation favorite … manger ! L'un d'entre eux, tige de bambou à la patte et à la bouche, est assis sur un tapis de morceaux de bambous.

Et dire que les pandas aiment paraît-il la solitude. Là, ils sont servis : ils sont trois presque côte à côte sans compter ces dizaines de spectateurs ! Bon, cela n'a pas l'air de déranger celui-ci, qui continue sans relâche de croquer du bambou.

C'est marrant d'observer ces grosses peluches, ils ont souvent des attitudes qui prêtent à sourire. Zieutez par exemple ce gentil panda avec cette façon de tenir son bambou. Ne vous fait-il pas penser à un musicien ? On a l'impression qu'il joue de la flûte traversière … mais non, il grignote. Un détail de leur anatomie est assez original et très pratique pour bien tenir, par exemple, les tiges de bambous. Les pandas sont dotés d'un sixième doigt, comme un faux pouce.

Et que dire de celui-là, bien repu, il est en pleine sieste. Sa corpulence avec son gros ventre m'évoque un bouddha … avec tous le respect que l'on doit aux bouddhas, c'est juste un ironique clin d’œil !

La façon dont nous voyageons ne s'est-elle pas modifiée par notre activité sur les réseaux sociaux? English translation pending
Bonjour,
Suite aux réflexions posées sur mon premier grand voyage (qui se termine d'ici 15 jours) mais aussi après la lecture d'un article partagé sur fb, je me pose énormément de questions sur la façon dont nous voyageons, dont notre "génération" voyage. Ne voyage-t-elle pas pour faire sensation sur Instagram ?
Je pense qu'il y a du juste là-dedans mais également du faux, car il restera toujours des voyageurs, des aventuriers qui partent à la découverte du monde pour leur propre expérience, leur propre bien-être et non pas pour s'exposer sur Internet.
Le vrai là-dedans est que de plus en plus de jeunes voyageurs voyagent pour faire des photos sensationnelles, montrer une vie "trop cool", parce que le voyage est devenu une mode.
Est-ce que j'en fais partie ? Est-ce que vous en faites partie ?
Je dois vous avouer qu'avant de partir je ne me posais même pas la question, je suis partie pour voyager, pour découvrir le monde, pour trouver des réponses, des questionnements. Puis petit à petit je me suis laissée prendre au jeu des "belles photos instagram" parce que j'ai commencé à suivre de plus en plus de voyageurs sur cette plateforme. Mais désormais je me demande à quoi tout ça rime ?
Cette nouvelle façon de voyager s'empare de bcp personnes et modifie notre rapport au monde, notre façon de le voir et de le vivre.
J'avais simplement envie d'ouvrir une telle discussion, de partager avec certains mes réflexions et opinions. N'hésitez pas à me donner votre avis, sans jugement, sans critique et sans pression. Je ne souhaite pas faire polémique mais je pense que c'est une discussion actuelle et j'avais envie d'avoir des opinions.
Merci ! A bientôt
J'avais simplement envie d'ouvrir une telle discussion, de partager avec certains mes réflexions et opinions. N'hésitez pas à me donner votre avis, sans jugement, sans critique et sans pression. Je ne souhaite pas faire polémique mais je pense que c'est une discussion actuelle et j'avais envie d'avoir des opinions.
Merci ! A bientôt
Les aventures de Marco et Denito au pays de Bernardo et Arturo English translation pending
Nos 60 jours passés dans les régions au nord de Santiago furent à tout point de vue mémorables. Je n’hésite pas une seconde à dire que ce fut le plus magnifique voyage de montagnes depuis que… je voyage assidûment (2001)
Assurément, il y a eu un total de 5 mois passés au Népal avec des paysages de montagnes sublimes, qui restent gravés dans ma mémoire mais il faut quand même le préciser: le Népal ce n’est pas pour tout le monde, car les conditions de séjour sont difficiles… Adieu confort, bonne bouffe, déplacements faciles etc…
Je ne fais pas beaucoup dans les appréciations personnelles, et les activités quotidiennes. Quand je nomme un lieu, un établissement, une route panoramique, c’est que cela a été testé par bibi et approuvé ou non!
À l’origine, nous voulions louer ne voiture à Arica et la remettre à Santiago. Le prix exigé étant astronomique, nous avons donc décidé de faire 4 locations de voitures en faisant des trajets en boucles.
Vol Toronto/Santiago immédiatement suivit d’un vol Santiago/Arica.
N = nuitée
Première boucle
Arica/Arica, 20 nov 2018 au 04 décembre 2018, 14 jours, 1871 km parcourus, VW Virtus Europcar, payée 503,800 P.
Ouvrons une parenthèse: si vous travaillez pour une agence de location de voitures, je suggère de ne pas lire ce qui suit. Vous avez été prévenu…
Quand vous achetez un litre de lait à l’épicerie, vous pouvez être raisonnablement certain de payer à peu près le même prix quel que soit l’épicerie choisie, non?
Eh! bien pour un véhicule locatif, il semble y avoir une très large palette de prix parmis plusieurs locateurs pour le même modèle de voiture, et même un large éventail de prix dépendant de la platteforme utilisée… Il y a Europcar.com et il y a l’application Europcar pour téléphone, par exemple.
Nous avons mené plusieurs simulations à différents moments de la journée, à plusieurs jours d’interval sur différents réseaux, et franchement les prix étaient passablement variables.
Donc, nous avons payé cette première location à partir du Canada sur Europcar.com (5 semaines avant le depart) et nous avons payé au moins 150.00$ de trop… car une misérable semaine avant le départ, la même voiture nous aurait coûté 458,000 P.
Je ne sais pas s’il y a une leçon particulière à tirer de tout cela… Louer bien avant de partir? Louer peu de temps avant de partir? Faire de multiples simulations avec différentes firmes? Se croiser les doigts?
Une chose de certaine: les lois de la logique ne s’appliquent pas… quand il s’agit de la location d’une voiture à l’étranger!
Fermeture de la parenthèse.
Habituellement, nous aimons bien faire du camping, mais la perspective de trimballer notre équipement pendant 2 mois conjugé au fait que camper à plus de 3000 mètres n’est pas évident côté froid. On s’est abstenu…
Il y a un incontournable quand il s’agit de quitter Arica pour se diriger vers Putre: le gain en altitude et la très faible possibilité de faire des palliers d’acclimatation.
Il y a Socoroma à 3060m. Un superbe de beau petit village bien fleuri et propret. De la route principale, la descente au village est… sportive! Pour avoir questionné un peu, il semble que ce soit la seule alternative à Putre (juchée à au moins 3500m).
Avoir su, on aurait jeté notre dévolu sur Socoroma au lieu de croire que Poconchili pouvait constituer une nuitée acceptable… Malheureusement, ce village n’est pas situé assez en altitude pour en faire un pallier d’acclimatation acceptable…
Nous avons donc réservé 1 nuit à Eco Truly qui fait ashram Hare Krisna. Nous sommes arrivés vers 15h00 après avoir vadrouillés le village de San Miguel de Azapa et son musée bien sympa.
L’endroit où dorment les invités est une construction qui sort de l’ordinaire dans un sens positif, c’est relativement propre, mais poussiéreux sous les lits. Les sanitaires sont rudimentaires. Le tour de cette communauté se fait très rapidement: le centre de recyclage, de compostage, le jardin etc…
D’entrée de jeu, je peux dire avec certitude que nous n’avons pas faits l’objet de prosélytisme religieux d’aucune façon.
Un seul détail m’a en fait beaucoup fait tiquer: les chats et les chiens qui grimpent sur les tables de la salle à manger sans que personne ne tente de les déloger ou ne dise quoi que ce soit… Je ne suis pas un obsédé de propreté, mais je sais depuis longtemps que les animaux et les humains ne devraient pas vivrent une telle prosmiscuité.
Le repas du soir fut très frugal pour ne pas dire monastique: soupe clairote, légumes en purée, un quignon de pain, et beaucoup de thé. Puis, dodo.
Tôt le lendemain matin, Denis se plaint de crampes, de gaz intestinaux etc… Moi? Rien. Lui décide de ne pas manger, moi oui. Le déjeuner sera essentiellement une reprise de la veille, une pomme en plus.
Nous quittons tôt. On prend notre temps et arrivons à Putre vers 14h00, et là c’est la totale: crampes abdominals, fièvre, diarrhée et vomissements. Bienvenue à Putre!
En fin PM, je vais au dispensaire du village. Une consultation: signes vitaux, administration d’oxygène, médicaments et consultation avec un médecin coûteront 20,000 P. La pression sanguine est haute 140/90 (normal dans les circonstance), le pouls élevé à 94/minutes et la saturation en O2 à 82%, c’est pas mal bas, ça mes amis… et les 10 minutes d’administration d’oxygène n’y changeront pas grand chose…
La (très) jeune médecin importée sans doute de Santiago tente de m’amadouer en me parlant de difficile acclimation à l’altitude. J’ai vu neigé avant aujourd’hui chérie, et j’ai travaillé dans des hôpitaux presque 40 ans, alors… La fièvre tenace et la diarrhée ne font pas parties des symptômes... J’aurais finalement droit à de lopéramide et des comprimés en masse d’acétominophène.
La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
En passant par la Lorraine English translation pending
Nos échanges e-pistolaires sur VF sont des rencontres dématérialisées par nature: ainsi celle avec Jeanne. J’ai été touché par son attachement à sa Lorraine et à la fidélité aux Siens. Pour moi, à l’instar de beaucoup de Français, la Lorraine est transparente; mais si j’y pense, elle est pour moi l’image, de façon caricaturale certes, de la vieille industrie, de la mine de fer, du gâchis des investissements industriels sans logique, de la désindustrialisation, des friches industrielles, du désespoir des ouvriers, des guerres aux frontières….. Une sorte de Ruhr ou de Silésie dans mon imaginaire. C’est une province que je traverse en A4 l’autoroute procure des œillères, tant il fait ignorer le paysage traversé en tous lieux.
Pourtant en invoquant la Lorraine, notre Sainte Patronne se rappelle à mon souvenir et à mon affection. Une des plus belles figures de France est lorraine. Cette Province ne m’est peut être pas si indifférente. Et puis, il y a chez nous Lothaire, l’oncle lorrain.
(Ces e-pistolaires, échanges entre âmes suite à des rencontres improbables sont une remise en question bénéfique. Je dis bien des « âmes », car nous sommes dans un quasi Paradis, puisque sur l’ensemble appelé VF, nous sommes dématérialisés : Notre enveloppe charnelle n’entre pas en ligne de compte pour nous jauger et influencer notre rapport à l’Autre. En plus nous ne nous rencontrerons sans doute jamais. La différence avec la représentation du Paradis, où tout le monde s’aime, est qu’un tout petit nombre, profitant de l’anonymat, se livre à l’invective, comportement qu’ils ne se permettraient sans doute pas s’ils se rencontraient réellement.
Cette remise en question pour moi, c’est mon rapport à la Lorraine, province oubliée que Jeanne implicitement me demande de ne pas oublier. Je me remémore mes belles visites, en particulier celle d’un des plus beaux sites de France et la rencontre avec quelques Lorrains. Ceux que j’ai pu identifier comme tels, étaient des personnes de belle tenue, affichant une certaine densité des personnes avec lesquelles j’aurais aimé partager une amitié. Plus j’avance dans mon récit, plus je sens que la Lorraine commence à prendre des couleurs et à se parer de beauté et de noblesse dans mes pensées; l’image des damnés de la Terre s’estompe.
Jeanne m’avait mis au défi d’écrire sur la Lorraine, puis m’a délié de ce défi. Trop tard, j’avais rassemblé tous mes arguments, mes séquences, mes souvenirs pour lui répondre. Surtout je voudrais vous parler de l’Oncle Lothaire que ma famille a eu le bonheur de recevoir en son sein. Allais-je jeter tous ces matériaux ? Non, car outre raconter Oncle Lothaire, je suis souhaite me faire pardonner des pensées si médiocres envers une province de si grande qualité.
Voici ma Lorraine en deux récits :
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ?»
« Rencontre avec Maxim »
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ? »
Chère Jeanne,
Je ne suis pas très fier d’écrire ces lignes, c’est presque un acte de contrition. En effet ta Province est absente dans mon imaginaire je suis sûr que je passe à coté de belles richesses. Je t’expose donc ma Lorraine, ce possessif est un peu abusif, tant il étreint si peu, mais j’essaye d’être honnête, car on ne peut qu’être honnête avec un Lorrain
Carlin
Je revenais chaque dimanche vers Allemagne pour rejoindre la BASF à Ludwigshafen. Sur le tronçon final de l’A4, des lumières au sodium vous plongent en dépression. Les panneaux aux noms barbares défilent : « Freyming » « Merlebach », « Forbach ». J’ai l’impression de passer l’entrée des antres sous terrains des travailleurs de fond des légendes germaniques : Ceux qui, une fois l’an remontent à la surface manger les épicuriens qui se dorent au soleil. J’accélère presque pour chercher refuge en Allemagne proche; « Tu parles d’un refuge » ! Ce pays me pose un problème d’Amour/Répulsion, mais je m’écarte du sujet. Je ne surjoue ce récit, je ressens toujours les mêmes émotions sur ce tronçon d’autoroute. Le seul rayon de bonheur qui m’apparaît sur cette section dantesque, c’est Carlin la ville abrite un magnifique Vapocraqueur, composé d’une batterie de grandes colonnes noir et de tuyauteries compliquées. La vapeur d’eau agit aussi doucement qu’un jet sur la peau, elle supprime des atomes d’hydrogène sur les molécules d’hydrocarbures livrés à son traitement. Le flux sortant est transformé en molécules à double ou triple liaisons, de la tribu des « insaturés ». Après séparation par distillation dans les grandes colonnes, les différentes fractions seront livrées aux chimistes, véritables magiciens. Ils en feront des sacs plastiques jetables, des costumes pour gens fauchés, des tableaux de bord de voiture, des coques de yacht pour des gens friqués. ….Si ma vie était à refaire, je postulerais pour servir ce géant magnifique, merveille de la création humaine. (Le vapocraqueur n’a rien à voir avec le Craqueur Catalytique, la « marmite du diable » selon les mots d’un ingénieur exploitant de la Baie de San Francisco Ce démon casse en morceaux les molécules d’hydrocarbures trop longues, et offre des quantités de carburant supplémentaires par rapport de la distillation initiale du brut. (J’aurais pu rester à San Francisco servir la « Marmite du Diable », je n’aurais eu aucun problème de permis de travail, je serais maintenant américain??!!?. Quand j’annonçais que je rentrais en Europe mes interlocuteurs se demandaient comment pouvait on quitter la Terre Promise, après avoir l’avoir foulée)). Carlin mon amour !
Montigny les Metz, une histoire des fesses. (Non, n’appelez pas la modération, l’histoire est chaste, je ne déraille pas) L’Armée française a ses raisons pour avoir fait de moi un infirmier. J’ai donc passé 3 mois d’instruction à Montigny les Metz. Vous y arrivez en passant par la grande gare de Metz, au style germanique. La salle des pas perdus grouille de bidasses le chef de gare est blasé : lorsqu’il la traverse, des bidasses un peu benêts le saluent militairement au vu du galon rouge de sa casquette.
Le métier du soldat est de vouloir du mal à des inconnus (des jeunes) d’ailleurs, sur lesquels nos Autorités (des vieux) ont lancé un arrêt de mort pour une raison qui leur appartient, et de leur trouer la peau avec de gros calibres. Mon travail est de vouloir du bien à des personnes non agressives mais de leur trouer la peau quand même, avec du très petit calibre. Encore faut il apprendre le métier. Notre formation avait commencé par la mise en place des bandages l’Adjudant Chef (Il avait mis 15 ans pour avoir cette rallonge à son grade : « Chef », si vous l’oubliez en vous adressant à lui, gare à vous !) fait l’instruction des bandages depuis 30 ans il déclare péremptoirement : « L’infirmier doit savoir bander » (Sic). Etait ce de l’ironie, pour nous, nourris momentanément au Bromure ? Vient l’instruction des piqures. Presque comme un guet apens, 8 soldats dont moi, sommes quasiment enfermés dans une pièce avec l’Instructeur. Celui ci nous déclare que nous ne quitterons la pièce tant que nous, constitués en 4 binômes, ne nous serons pas fait mutuellement une piqure sous cutanée et une intramusculaire dans le quart supérieur externe des fesses. A l’Armée on est vite persuadés qu’il était absolument vain de discuter. C’est pourquoi actuellement des jeunes gens dans notre société, auraient besoin de se mesurer à cette limite infranchissable. Il a été décidé que je serai infirmier, je serai donc infirmier. Nous exécutons ces taches peu agréables assez rapidement, sauf un infirmier: Nous le regardons tous, nous, les 6 infirmiers et l’instructeur, sidérés, retenant notre souffle : L’homme est ultra nerveux, il abaisse doucement la seringue, l’aiguille forme lentement une dépression dans la fesse de l’infortuné binôme (1/4 supérieur externe !) : la dépression se creuse encore, la peau lâche enfin et l’aiguille pénètre le muscle en prenant son temps. La victime lance un long cri, rauque et douloureux, et nous les spectateurs, relâchons la tension par un grand éclat de rire, peu charitable. Nous, les nouveaux « injecteurs » allons nous répandre dans toutes les unités militaires de France pour exercer nos nouveaux talents. Il est entendu que l’intraveineuse, mal faite, peut tuer elle est réservée aux seuls infirmiers D.E., ce que nous n’étions pas. Dans ma nouvelle affectation, je ne devais pas toucher aux fesses étoilées ni à celles à barrettes. C’est notre voisine l’infirmière (Une charmante Lorraine !) qui nous soulageait de traiter ces muscles de gradés, et nous évitait des risques potentiels de punitions. Nous traitions les fesses diverses: Femmes, Sous off, Gendarmes, Gardes Républicains et Hommes de troupe….. Je ne me plains pas, car j’aurais pu être affecté à la Morgue de l’Hôpital militaire local. Mes débuts de ma nouvelle affectation ont été laborieux : Ainsi un gendarme se présente: Je le pique correctement, mais j’ai mal fixé la seringue à l’aiguille la belle solution de vitamines rouge s’est répandue sur sa chemise neuve de sortie. L’homme est passablement furieux. Une jeune femme de l’Etat Major arrive, elle m’a quelque peu troublé et je n’ai pas mis l’énergie nécessaire pour enfoncer l’aiguille par deux fois, distrait de ce qui devait être pourtant l’unique objet de mon attention : un de ses ¼ supérieurs externes et rien d’autre ! Elle m’a fait un gentil reproche et j’ai pu planter l’aiguille jusqu’à la garde à la 3èmetentative depuis cet instant j’ai servi sans faiblesse et sans distraction la Nation et son Armée. Nous faisions aussi des injections sous cutanées de TABDT, qui vous rendaient malades comme des chiens pendant 2 jours. Dans ma file d’attente, de temps à autres, un soldat me susurrait des gentillesses : « Si tu me piques, je te casse la gueule ». Alors c’était la compresse qui recevait le vaccin. Un autre moins menaçant glissait un billet de 50 Francs que je refusais la compresse prenait encore le contenu de la seringue. Puisque le sujet est la Lorraine, parlons de cette gentille infirmière, notre voisine. Elle était jolie et enjouée : Elle venait dans notre salle de soins tous les matins pour nous saluer, nous, ses « collègues ». On avait l’impression qu’elle venait souffler, s’échapper un peu de la rigidité ambiante, elle nous faisait du bien en retour. Un jour, un long conflit entre moi et mon « supérieur », un Sergent, mélange atroce de l’Armée et du Séminaire, trouve son aboutissement par un « motif »collé à mon encontre. Il est des luttes sournoises entre « l’intello », sursitaire et les « non intello ». Pour certains, être « intello » est une tare, une sorte de paresse de celui qui ne travaille pas de ses mains et qui en plus, gagne plus les « non intello » ne réalisent pas toutes les beautés des réalisations de l’esprit dont ils sont pourtant entourés, elles leur paraissent naturelles. Ainsi j’ai vu dans une Compagnie du Train, de chauffeurs un « intello »harcelé, terminer au service psychiatrique. Je complète par ce « motif » qui m’est collé, tous les attributs pour être un vrai soldat :
1. Aller au trou au moins une fois 2. Faire le mur : J’avais déjà fait le mur 3. Picoler et tenir à la boisson. Ca se discute est ce vraiment indispensable ?
Dans les petits pays, un vrai homme devait aussi avoir « fait son régiment »! Comme cela il était bon pour les filles.
Je n’ai pas été de ces braillards qui hurlaient dans les gares « La quille !» et la brandissait par contre j’ai fixé à jamais l’instant lorsque j’ai franchi le portillon de la caserne, ce qui m’a fait redevenir un homme d’avant, une personne, qui dans les limites fixées par la Société, pouvait décider de son destin, de ses activités. Mon aliénation s’était envolée !
Pour en revenir à mon « motif », la justice militaire est assez cocasse : Nous sommes rentrés dans le bureau du Médecin Capitaine, un soir, et avons consulté son Code de Justice Militaire: Chaque motif est décrit le Gradé après avoir fait son choix, doit accoler au motif un qualificatif : « Léger » « Sérieux » « Très sérieux » « Très grave »« Gravissime ».
D’où le mot de Clémenceau : « La justice militaire est à la justice, ce qu’est la musique militaire à la musique ».
Après cette longue digression, je reviens à l’infirmière lorraine. Je l’avoue, j’étais un de ses chouchous et nous aimions bien échanger. Elle est scandalisée par le « motif » collé à l’encontre de son chouchou, et elle entend le venger dans un couloir, elle rencontre le Sergent, l’hybride séminariste/militaire, et lui lance : « Vous pourriez me saluer, je suis votre supérieure en tant qu’Adjudante !» L’hybride se met au garde à vous, et nous pouffons dans notre coin. Le lendemain, nous saluons la Lorraine avec ces mots : « Mes respect, mon Adjudante ». Elle sourit avec indulgence et elle nous répond: « Vous exagérez, les garçons ».
L’Armée a des problèmes avec la féminité : Attribuer un titre d’Adjudante à une jolie femme, quel non sens ! Le surnom masculin de l’Adjudant est « Juteux », le féminin donnerait « Juteuse » ça ne passe pas. Par exception, à la Marine Nationale, le Personnel Féminin a une coiffure très craquante Une rencontre avec une « Première Maîtresse » serait très aguichante, si le titre existe comme on a « Premier Maître » au masculin, et si Ornella Muti me permettait ce vagabondage. Les « Quart Maîtresses » correspondent elles à « Quartier Maître » ? Elles peuvent rester dans leurs sous marins, l’idée de partager avec trois autres quarts est moins séduisante.
A Montigny les Metz, J’ai même livré un combat, armé d’un fusil d’avant guerre. Je relate ce fait militaire très banal, car j’ai « été tué » a cette occasion. Les mots « Zorba, tu es mort ! » résonnent encore en moi.
Un des plus beaux endroits de France
Je n’ai pas choisi ce titre pour me racheter, on ne triche pas à une Lorraine: Visiter cet endroit me permet de me réaliser, de sentir la plénitude du bien être, de rassasier mon sens de l’esthétique: Place Stanislas, Nancy.
Je me sens Français (J’ai la crainte de ce qu’il faudra bientôt s’excuser d’éprouver ce sentiment bien élémentaire), et je suis fier de penser qu’un Architecte français avait sorti ce joyau de son imagination.
Je ne suis pas seulement Français, Place Stanislas, car j’ai une faculté, celle de me métamorphoser en rêve suivant le lieu. Ce jour là je suis un Gentilhomme français, le Comte de Kervraz, habillé en costume d’époque (Dans ma tête). Je croise sur cette sublime place, John Malkovitch je le trouve encore plus sournois que d’habitude. Je salue Madame de Volanges, et Michelle Pfeiffer, je soutiens à peine son regard. J’aperçois Choderlos de Laclos. Je lui demande en aparté un stratagème pour circonvenir Ornella Mutti, lui qui a été si brillant dans son plan de conquête de Madame de Tourvel. Glenn Close passe et me glace. Je m’en détourne. Belle femme pourtant ! En l’apercevant, je me demande où a-t-elle caché sa fiole de poison il est vrai que ses mots sont aussi des lames de poignards.
(Déjà j’ai eu du mal à réintégrer Bourvil dans mon Panthéon, après son rôle atroce en Thénardier. J’étais prêt à le haïr à vie. Mais qui peut résister longtemps à Bourvil ?)
La Place Stanislas, c’est pour moi un art maitrisé, c’est la fantaisie, la beauté qui s’arrête à la limite du « C’est trop », du surchargé. Le « C’est trop » est souvent atteint et dépassé par les Architectes italiens. Cette place est tout simplement la manifestation de l’élégance française à son sommet elle montre sans ostentation, tout en est éblouissante de noblesse. Regardez comme la Renaissance italienne revisitée par les artistes français en Renaissance française est plus sobre, est totalement élégante. L’élégance ne se remarque pas dit on !
Il y a au moins deux joyaux inestimables en Lorraine : Jeanne d’Arc et la Place Stanislas. Je me mets soudain à avoir de l’indulgence envers moi même, et je ne me sens pas si coupable d’indifférence envers la Lorraine mon culte pour Jeanne d’Arc me dédouane du reproche dans une large mesure. Je repasserai par la Lorraine !
Dans le domaine de l’Architecture Louis XV, j’affectionne le Grand Trianon et l’Hôtel de la Marine, visité lors des journées du Patrimoine. Travailler même comme planton, dans l’œuvre de Gabriel aurait été un rêve pour satisfaire ma dose journalière d’esthétique, tant cet Hôtel est majestueux et juste dans la note. J’ai remarqué, selon une fiche attenante à une fenêtre qu’elle avait occupée à la Révolution par des témoins officiels mandatés par l’Assemblée Nationale : Ils devaient certifier avoir vu les décapitations de Louis XVI et de Marie Antoinette. Quels procéduriers !
Nancy est aussi un des berceaux de l’Art Nouveau, les verreries s’inspirant de la Nature sont tellement belles, le style végétal est si original. Mais là aussi l’excentricité des motifs à base de lianes doit trouver une limite pour le bon goût. (Voyez comme Mucha, le Tchèque a un style un peu chargé) Les quelques maisons Art Nouveau de Nancy sont un bonheur à contempler.
RENCONTRE AVEC MAXIM
Je commence le récit concernant mon Oncle Lorrain, lorsqu’un inconnu aux cheveux jaunâtres couverts de toiles d’araignées et aux yeux maquillés de noir s’invite à assoir à coté de moi. -« Que faites vous ici ? D‘ailleurs Halloween, c’est terminé, maintenant on va sur le 11 Novembre » -« Du calme, l ‘« écrivain », je suis mandaté, dans le cadre du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre, par la « Commission Citoyenne de la Transversalité multiculturelle et le Souvenir Solidaire » de recueillir des textes afin d’illustrer nos différences et notre unité mémorielle ». -« C’est quoi ce truc, je n’y comprends rien » -« C’est une invention de Macron, il doit savoir ce que c’est » -« Bon asseyez vous et restez silencieux je continue, il faut que tout soit fini pour le 11 Novembre »
Ma Tante Soizic était menue et offrait encore un visage fin et rieur c’était une belle femme elle était un mélangecurieux de femme du monde parisien qu’elle avait fréquenté un temps assez court, et de femme dévote aux idées sociales et religieuses antédiluviennes. Cette absence de connaissance des réalités du Monde tenait au fait qu’elle resta le reste de sa vie en Basse Bretagne : Au manoir de Kervraz-Lanvullin.
En Bretagne, la seule attaque sérieuse contre notre foi confite a eu lieu à Tréguier où l’Antéchrist Renan a répandu des idées sataniques. Si vous passez à Tréguier, allez saluer le buste d’Ernest Renan qu’un pouvoir sacrilège a édifié par provocation devant l’Eglise, et descendez près du Jaudy admirer le « Calvaire de la Réparation » censé laver les péchés Renaniens !
En ce temps là, l’appariement de jeunes gens d’une certaine société, en vue du mariage consécutif se faisait aux bals des Grandes Ecoles ou dans des petits gouters guet-apens organisés par des « Marieuses ». Vous constatiez que la Maitresse de maison avec invité plusieurs couples et comme par le fait du hasard une seule Demoiselle et un seul jeune Homme. Pas trop dupes, ils engageaient la conversation et se mariaient. (Cette phrase est un peu sèche, mais c’est une relation de cause à effet, les choses se passaient ainsi à cette époque. Nul besoin de remplissage à la Christian Jacq entre « la rencontre fortuite » et le mariage)
Les bals ! Le plus prestigieux était le bal de l’X. Pour les Polytechniciens, souvent issus de milieux très modestes, c’était le moyen de rencontrer des jeunes filles de la bourgeoisie parisienne. Les Demoiselles pouvaient rencontrer la fleur de l’intelligence française, promise à des situations les plus élevées.
Cette année là, 1913 ? Un jeune Lorrain, fils de paysan de la région de Thionville danse au bal de son Ecole. Il l’avait intégrée après avoir été le héros d’une belle histoire classique en France : Un « hussard noir de la République », son instituteur l’avait remarqué parmi tous les petits paysans, ses élèves. Le Lorrain avait une intelligence très au dessus de la moyenne ses parents sont convoqués, le « hussard » leur explique les perspectives de l’enfant et les projette dans un monde totalement inconnu pour eux. Tout fiers, ils laissent l’Instituteur placer leur fils dans « l’ascenseur social » et la République paye pour la montée.
Ainsi arrivait en continu à la tête de l’Etat, aux Affaires ou dans l’Industrie, des gens simples, très proches des réalités quotidiennes, durs au travail, d’une grande éthique, ayant le sens du service de l’Etat, et surtout ayant du sens pratique.
Aujourd’hui l’ascenseur est cassé et personne ne s’est avisé de le réparer. Ainsi les jeunes gens de bon sens issus des milieux modestes sont remplacés par les enfants consanguins de la bourgeoisie parisienne endogame, aux plus hautes fonctions par cooptation, après être passés par l’Ecole du Baratin Policé. Le bon sens déserte les hautes sphères, l’éthique laisse à désirer, et qui sert on ? Les nouveaux maîtres sont occupés à nourrir un monstre avide : L’Etat, ou à enrichir leur caste. Où sont les grands chantiers d’antan et les grandes ambitions ? Les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, même disparaissent des instances dirigeantes peu à peu.….
Notre Lorrain s’appelait Lothaire, il a remarqué ma Tante, la jeune beauté. Comme je connais la gentillesse de Tante, le Lorrain n’a pas du se faire violence pour la demander en mariage. Ils se sont mariés la Lorraine prenait pied chez la Bretagne ! Mon Grand Père, pourtant homme très réservé ne cacha pas son approbation et son bonheur à l’arrivée de ce gendre lorrain et il l’adopta sans réserve. Celui ci reçut le meilleur accueil de ses beaux frères et de sa belle sœur. Ma Grand Mère a certainement du expliquer à sa fille à quoi s’attendre de la part de son Mari. Les choses de la Nature ne faisaient pas l’objet de publicité en Basse Bretagne en ce temps là, l’Eglise et Mr le Recteur jetaient peut être un voile suspect sur ces choses.
Hélas, les coups de feu de Sarajevo ont provoqué la conflagration que l’on connaît. Tous les jeunes hommes ont été mobilisés. Le Lorrain, Polytechnicien, était de ce fait Lieutenant. Il prit donc un commandement d’une unité dans les Vosges, en Alsace, province sœur de sa Lorraine natale.
A ce point du récit que je convoque Blaise Cendrars, Maurice Genevois, Erich Maria Remarque, Stanley Kubrick pour témoigner de cet événement.
Mon voisin aux cheveux jaunes s’agite et me pousse du coude : - « Hé, Zorba ! Je ne suis pas mandaté pour le comité machin chose…. »
- « Laisse moi écrire, je ne m’en sors pas » - « Je suis la Mort, chez toi en Bretagne on m’appelle l’Angkou, mais calme toi ! Je ne viens pas pour toi. J’ai appris que tu écrivais une bio sur un Lieutenant, alors je t’interdis d’écrire quoique ce soit sur son salut ou sa résurrection, sinon ton disque dur va mystérieusement crasher. Il y en a d’autres qui m’ont bravé, ils ont du tout recommencer »
- « ………………………….. »
- « Tu sais Zorba, tu me fais marrer avec ta marotte de travailler à l’Hôtel de la Marine. Je peux t‘aider à y aller : A l’étage des Amiraux on recherche un Monsieur PiPi, comme pour Amélie Nothomb au Japon. Ah Ah Ah Ah.. »
- « ………………………………. »
- « Eh puis tu sais je connais la femme de chambre d’Ornella Mutti, je vais lui dire qu’elle à un Amoureux transi, futur Homme Pipi, au Ministère de la Marine, Ah Ah Ah Ah, je me tiens les côtes, elles vont tomber »
- « Laisse moi, et ne compte pas sur moi pour les remettre »
- « Hé doucement Monsieur le nouveau Majordome maritime, si tu veux que j’anticipe notre ultime rendez vous avec moi, dis le moi! Et pas de bêtises sur ton texte, je pars chez Ornella Ah Ah Ah Ah Mr Zorbamuti de la Marine française !!
C’était déjà la guerre de tranchées, l‘unité du Lieutenant en occupait une section.
A l’Etat Major général des Armées, le Général en chef consulte les cartes et s’attarde sur le front d’Alsace. Il lance à tout l’aréopage de ses Aides de camps et collaborateurs : -« Que fait Dubois dans les Vosges ? » -« Le secteur est calme, mon Général » -« On ne va pas s’endormir, allons réveiller les Allemands las bas ! Mon Instructeur à l’Ecole de Guerre insistait: « Offensive, Offensive, toujours l’Offensive. Notre Armée excelle dans l’attaque, montrons nos atouts; il faut bousculer les Allemands, ne pas leur laisser un jour de répit nous finirons par percer un jour. Dites à Dubois de monter quelque chose et de nous le soumettre il aura le droit à de l’artillerie supplémentaire ».
Plus tard le Lieutenant Lorrain est convoqué ainsi que tous les autres Lieutenants et Capitaines de cette partie du Front des Vosges à une réunion du Général Dubois. Celui ci annonce d’un air martial que les troupes sous ses ordres allaient lancer qu’une grande offensive dans 20 prochains jours. « Je compte sur vous, Messieurs, le Grand Etat Major a les yeux sur nous nous ne pouvons pas faillir. Messieurs les officiers, allez préparer vos hommes pour le grand jour ».
Le Lieutenant Lorrain avait analysé le dispositif allemand, la déclivité du terrain, les obstacles visibles et ceux qu’il supputait. L’équation « Assaut » n’avait pas de solution car il savait qu’il n’y aurait aucune chance pour lui et ses Chasseurs d’atteindre les lignes ennemis en nombre suffisant et supplanter l’ennemi si les mitrailleuses n’étaient pas neutralisées. Elles étaient escamotables très rapidement: « Le grand jour » serait nécessairement son dernier jour !
Une autre pensée lui vient immédiatement à l’esprit : Si cette attaque est absurde, lui et ses hommes seront sacrifiés inutilement. Ce sentiment du sacrifice inutile lui semble odieux. Pourtant il n’exprime aucune révolte qui serait pourtant légitime. Il est pénétré du sentiment de servir les valeurs de son Armée sont les siennes.
Regardez le cas du Capitaine Dreyfus : Il a subit l’affront majeur pour un soldat, celui du déshonneur pire que la mort. Il est dégradé lors d’une cérémonie bien mise en scène pour frapper les esprits de la Nation entière : son sabre est brisé. On le condamne au bagne. Après sa réhabilitation, que fait il ? Il sert son drapeau à nouveau !
Jusque là, pour le Lieutenant lorrain, sa trajectoire personnelle décrivait plus ou moins une courbe y=3+sin x avec des hauts et des bas. Jamais elle n’avait l’occasion de décrocher et de toucher la droite y= 0 où rodait la Mort, puisqu’il n’avait été impliqué dans un aucun engagement.
Imaginez vous, jeune homme, jeune marié, promis à une mort certaine et inutile. Vos perspectives s’effondrent. Soudain vous êtes basculé dans la catégorie des vivants en sursis et vous êtes embarqué sur le toboggan mortifère de l’équation : y= 1/x avec x positif
Cette terrible courbe était la branche d’hyperbole du désespoir, elle décroissait de jour en jour pour aller asymptotiquement vers y=0, la droite de la Mort. Pourtant on doit parler de décroissance asymptotique et non de « quasi » croisement avec y=0. Ce « quasi » vous vaudrait un zéro en Maths Sup. Il restait une incertitude résiduelle toujours s’amenuisant et cela jusqu’à la fin des temps. Comme causes d’incertitude on pouvait avoir :
-Une maladie grave du Lieutenant, le rendant indisponible pour l’assaut.
-Un message du Président Poincaré envoyé au Kaiser en ces mots: « Arrêtons les conneries, je vous invite à un picnic de réconciliation sur la ligne de front, nous faisons la Paix, et gommons Sarajevo»..….
-Jésus revient sur Terre et interroge : « Que faites vous en mon nom »……
-Le char d’assaut vient d’être inventé secrètement, il va livrer son premier combat en conséquence les assauts d’Infanterie sont ajournés. Il ne fallait pas rêver, ces raisons devenaient de plus improbables, 1/x se rapprochait dangereusement de y=0.
Le Lieutenant lorrain était intimement persuadé de sa fin prochaine. C’est ce qu’il dira à son Beau Père et c’est ce qui m’a été rapporté. Avant la grande attaque, on lui offre une permission un convoi du Train le conduit à la gare il commence son voyage vers Kervraz- Lanvallin.
Comment vit il ses derniers jours avec sa jeune épouse, avec ses parents ? Que se communique-t-on dans leur dernière étreinte ? Je m’interdis de faire du Christian Jacq ! A cet instant du récit je me félicite lâchement de n’avoir pas eu à expérimenter ces situations. Mais je salue la mémoire de ma chère tante et de mon cher oncle, ces admirables héros inconnus.
Lothaire fait des adieux sobres les regards sont lourds mais n’affichent aucune faiblesse. Il monte dans la calèche, elle s’éloigne sur l’allée bordée de chênes. Il est maintenant redevenu le Lieutenant Lorrain et uniquement cela. L’époux et amant, le gendre, le beau frère sont restés à Kervraz, tous ces qualités peuvent maintenant faire l’objet du culte du futur disparu. C’est dit ! Le Lieutenant Lothaire ne se retourne pas, il est droit sur son siège. Cela aussi m’a été rapporté. Homme de devoir, fidèle à son Armée, il part pour sa dernière mission.
Jour J , H-5 minutes, dans la tranchée, le Lieutenant Lorrain ne s’attendrit pas sur son sort, il a réglé sa montre sur celle du Colonel, il convoque ses Sergents et Adjudants, ces chiens bergers des Armées qui mordent les tièdes. Les hommes ont reçu leur ration exceptionnelle de gnole, cette divine boisson aide le condamné à mort militaire ou civil à affronter son supplice. Le Lieutenant sort son pistolet dont il doute d’avoir à se servir, il met son sifflet aux lèvres et siffle, il franchit les premières marches du parapet et s’élance en criant « En avant, pour la France, pour vos familles ! »
En face les Allemands ne tardent pas à réagir, ils avaient été copieusement arrosés par une préparation d’artillerie intense c’est un signe qui ne trompe pas. Les Jägers sont déjà en position et font feu deux Maxim crépitent. Le Lieutenant a juste le temps de penser : « On n’a pas eu les Maxim ! » Les assaillants français sont fauchés méthodiquement, vague par vague on ne dépasse pas des Maxim !
Le Lieutenant a reçu deux projectiles, il conserve deux secondes de conscience, et son âme s’envole au pays des Braves. Sa vie décroche de la courbe 1/x flirtant toujours avec l’asymptote y=0, où la Mort rode en parcourant -l’infini à +l’infini, à une vitesse inconnue dans notre Monde. (Je sais que c’est impossible de parcourir ce chemin, mais la Mort, elle, peut le faire)! Sa vie déclinante attrape une des droites x = Constante et frappe avec violence la droite y=0, même si le chemin à parcourir est infime.
La Mort cueille le Lieutenant Lothaire, Lorrain, Polytechnicien, fils de paysans, fils adoptif de Bretagne, et Etre noble, en grinçant des dents de plaisir. Elle ne s’attarde pas tant elle a une belle moisson offerte par les deux « Maxim ». La Mort lance un hurlement à l’adresse des malheureux qu’elle a recueillis :
« Vos officiers, vieilles badernes, sont trop cons ! le travail est trop facile, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah ! J’adore la « Maxim », il faudra que je rajeunisse mon image, finie la faux, je poserai en tenant une « Maxim » dans les bras. Remarquez quand je travaille sur les assauts allemands, votre canon de 75 ne pardonne pas non plus».
Notice Wikipedia sur la « Maxim » : « Sa puissance de feu, considérable pour l'époque, en fit une arme redoutable qui a permis de stopper de nombreuses charges d'assaillants ».
L’Etat Major n’aurait sans doute pas été ébranlé dans ses certitudes en lisant cette note. Dommage, j’aurai peut être conservé deux oncles.
La Mort est partie sur un autre front; les infirmiers tentent de récupérer morts et blessés, les convois sanitaires pathétiques partent pour l’Arrière avec leur lot de malheureux pleins de bandages ces malheureux qui étaient des jeunes gens une heure plus tôt. Des infirmières, surement des Lorraines parmi elles, prodiguent soins, paroles affectueuses de douce féminité, ou de Mères, montrant la merveilleuse ambivalence de la Femme.
Le scribouillard du régiment commence sa comptabilité macabre pour le rapport à l’Etat Major.
Le Général Dubois est un peu gêné par l’échec de l’action qu’il a ordonnée. C’est moche pour les hommes et un peu négatif pour sa carrière: -« Oui il y avait très peu de chances, mais l’artillerie n’a pas fait son travail en ne neutralisant pas les Maxim. Enfin les Hommes se sont bien battus » (Tu parles, ils ne se sont pas battus, ils n’ont pas pu atteindre la ligne ennemie !).
-« Vous me faites un petit communiqué un peu ronflant, pour le Général en Chef , comme vous savez les tourner» dit Dubois à son Aide de Camp.
-« J’en ai déjà préparé un : « Le 123 ème Chasseur a montré de façon éclatante face à l’ennemi, sa résolution, son esprit guerrier et sa bravoure légendaire. L’ennemi a été bousculé en plusieurs endroits par cette action résolue » »
-« C’est pas mal, envoyez le !»
La folie touche les Allemands On se prête souvent à l’auto flagellation, et on porte aux nues tout ce qui se fait outre Rhin. Voici un petit épisode qui bat en brèche ce culte démesuré : Lors d’une émission de TV, alors que la France ne comptait plus que 10 survivants de la Grande Guerre, l’un d’eux raconte son combat : Il était servant d’une mitrailleuse, installée devant un petit ruisseau creux. Lui et son unité sont attaqués par les Allemands il tire sans fin et voit le ruisseau se combler de corps à la fin du tir il n’y avait plus de creux et plus d’assaillants ! Ainsi un gradé allemand a laissé toute une unité se faire détruire, malgré la vanité de l’action. Sans doute est ce du à l’obéissance aveugle aux ordres, valeur essentielle en Allemagne. Le gradé est allé jusqu’au bout de l’absurde, mais au moins on n’aura pas pu lui reprocher une désobéissance aux ordres. Cet épisode dépasse la fiction qui aurait pu inventer une histoire aussi stupide ? Je pense qu’il serait intéressant de ressortir un jour l’interview pour se pénétrer de la véracité de l’incident.
Le record de bêtise chez les Français
Je peux apparaître comme un amateur, sans connaissance aucune de l’Art militaire et refaire la bataille confortablement installé chez moi. Je me permets de faire ces commentaires, car il n’est pas besoin d’être expert pour signaler l’absurdité de certaines situations : Ainsi le Général Nivelle, polytechnicien fait un plan léché pour percer les lignes allemandes au « Chemin des Dames ». Son plan détaille la progression future des troupes assaillantes heure par heure. L’heure a laquelle les Allemands partiront en débâcle, est donnée aussi surement que la solution d’une équation. Ce plan est une belle construction intellectuelle. Pour avoir toutes les chances de son coté, le Général fait venir plusieurs grosses pièces d’artillerie formidables. A l’heure dite un déluge de feu s’abat sur les lignes allemandes…. Il ne s’est trouvé personne pour dire au Général Nivelles que la cote du « Chemin des Dames », en France donc, comporte des grottes où les Allemands se sont réfugiés en attendant que cela se passe !
Pour conclure sur ces épisodes de folie militaire, j’ai lu récemment un article d’un expert militaire affirmant que ces grandes charges étaient vaines. Si une première ligne est emportée, la seconde ligne prend le relais défensif presqu’immédiatement. La sagesse aurait voulu d’attendre de nouvelles armes comme les chars et conserver précieusement le potentiel humain.
Tout est fini, les équations des courbes mathématiques régissant la vie du Polytechnicien mort, sont répandues sur le sol, déversées depuis sa besace ouverte.
La Bretonne, ma gentille Tante a reçu la visite du facteur la famille partage le deuil avec la dignité des gens de ce temps là. Mon grand père avait déjà perdu un fils juste de l’autre coté de la Lorraine en Belgique. Ce patriote était employé de banque à New York il était revenu à l’appel de son Pays, on l’avait habillé de rouge, cible voyante, et il avait rencontré un projectile de Maxim. Il est enterré à la limite de la France, de la Belgique et du Luxembourg dans un cimetière allemand. Les Allemands n’ont pas fait le nécessaire pour l’inhumer avec un signe de reconnaissance, il est devenu « soldat inconnu ». Qu’a t il apporté aux armées françaises ? Rien ! Encore, si on avait pu dire à sa Mère, ma Grand Mère que son engagement et son sacrifice avait à son échelon, contribué au succès de nos Armées, qu’il avait participé à une action telle que prendre une tranchée ou un pont, cela aurait été une petite consolation et une fierté. Je vois encore son certificat de décès sous verre avec la médaille militaire dans la chambre de ma grand-mère à Kervraz.
Tante Soizic commence un deuil de près de 60 ans, à porter du noir, et d’afficher sa fidélité à son Lorrain. Elle est prête à traverser la vie en solitaire, dans le souvenir de ces moments si courts passés avec son être cher. Elle aussi est cassée en pleine jeunesse. La vie va être morne à Kervraz.
Le Lieutenant avait laissé une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit à tout hasard. Il avait quitté sa femme, sans qu’elle ne manifeste aucun signe avant coureur qu’elle abrite une vie nouvelle : Retard, nausée, démangeaison mammaire, exigence pressante d’un Kuing Amann à la farine de sarrazin à 2 heures du matin…Aucun petit palabre entre les initiées n’avait été détecté dans les couloirs de Kervraz. Lothaire aurait tellement eu besoin de réconfort en partant vers son destin, en pensant qu’il laisserait un enfant, trace de son passage. Ce réconfort lui a été refusé.
Ma Tante n’y entend rien en mathématiques, et l’exponentielle lui est totalement étrangère. Cette courbe est assez exceptionnelle : Dans les x négatifs, elle tangente asymptotiquement y=0, la droite de la mort. Depuis le fond des âges et au delà, la Vie et la Mort, dans les x négatifs, parcourent leurs courbes respectives, presque à touche-touche, elles se sentent, elles se haïssent, mais ne peuvent se toucher. La Mort ne peut s’élever de la quantité infinitésimale qui la sépare de la Vie, pour l’agripper, la déchirer. Les mathématiques l’interdisent strictement. Alors il reste les râles de haine et d’invectives. Soudain en touchant x=0 la Vie s’élève d’un coup au point (0,1), et s’éloigne de sa rivale rampant toujours sur y=0. Elle peut continuer sa course et jaillir dans les hauteurs, si et seulement si, elle peut embarquer dans les x positifs une microscopique formation de Vie que l’on trouve chez les femmes qui réclament du Kuing Amann à 2 heures du matin. Alors la courbe, jaillit dans les hauteurs infinies« de façon exponentielle ». La Vie triomphe !
Revenons en arrière : Kervraz étant au bord de la mer, ma Tante comme beaucoup d’autres femmes de la région, abritait un chantier naval fabriquant des petites nacelles l’activité était assez paresseuse : La porte du chantier s’ouvrait tous les 27, 28 ou 29 jours pour laisser passer l’esquif tout neuf. Mon oncle, dans ses effusions, déposait vague après vague des armées de braillards, aux grandes chemises marquées en gros X ou Y, près du chantier. Cette multitude naviguait en ondulant leurs queues pour la propulsion et elle avait été formée pour naviguer sur les nacelles. Mais aucune n’était annoncée dans ces cavernes immenses : La porte du chantier restait désespérément close. Alors vague après vague 3, 6, 9 Milliards de braillards hurlant, faisant un bruit d’enfer, s’étiolaient petit à petit sur ces rivages étranges. Le silence revenait jusqu’à la prochaine visite.
Un jour le chantier ouvrit , sans préavis, sa porte et libéra une nacelle par chance mon Oncle avait renouvelé sa petite armée. La clameur monta à son comble, tout est agitation, pugilats. Imaginez une place ou parfois deux dans la nacelle pour 3 milliards de postulants. ! On approche de la nacelle, un X monte à l’assaut, il est presqu’installé c’est alors qu’un Y s’est retourné et lance sa queue de propulsion comme un lasso pour attraper le X déjà à bord et l’arrache violemment de l’esquif. Un Y avait anticipé la manœuvre, il est déjà prêt en ayant enroulé sa queue sous lui comme un ressort, et se propulse dans la nacelle en grillant la politesse au lanceur de lasso.
La nacelle très automatisée, ferme ses écoutilles immédiatement, asperge les 3 Milliards moins un, braillards d’un spray pour les éloigner. Le Y gagnant a eu le temps de lancer par l’ouverture aux perdants : « Je saluerai la Place Stanislas pour vous ! »La nacelle et son occupant commençe son voyage dans grandes grottes et s’accroche à une paroi qui recelait une station service ultra moderne. Pour la suite de l’histoire de la nacelle et de son occupant, reportez vous à vos livres de sciences naturelles.
Le conseil des initiées et expertes de Kervraz (Marijo, la vieille bonne bretonne en faisait partie) chuchotaient et se mirent d’accord sur le fait qu’un occupant avait pris place chez ma Tante, d’autant qu’il manquait une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit. Pourtant ma Tante n’avait pas osé demander un Kuing Amann à son Père ou à son jeune Frère à une heure indue. Fortes de leur expertise, elles décident d’annoncer la nouvelle aux hommes de Kervraz. Ainsi le Manoir avait laissé partir une Vie, une nouvelle jaillit. Le Lorrain continuera à se perpétuer.
Cet incident que mes investigations ont mis en lumière vous montre que votre vie se décide en un temps infime : Ma Tante a failli avoir une descendante de Lorraine, douce et aux beaux cheveux blonds. Au lieu de cela, par une manœuvre brutale et sournoise que j’ai eu le privilège de découvrir, ma Tante a élevé un grand gaillard blond, à la carrure de bucheron. Elle a été vite dépassée par l’individu moralement et physiquement. Elle ne fait pas le poids ! Cela m’étonnera toujours de voir de frêles Mamans entourées de géants.
Il était très bricoleur : il a par exemple inventé un système avancé de détection du passage maternel la nuit. Ainsi il pouvait éteindre sa lumière à temps et faire semblant de dormir. Il devint Pilote militaire. Avec la carrure, les yeux bleus et l’uniforme il moissonna beaucoup de femmes de Bretagne et d’ailleurs. Il passa des soirées entières dans les bistrots et cabarets de France et d’Afrique. Sa Mère levait rarement le nez de son missel, et n’avait pas pris conscience de son activité affective, et savait elle seulement ce qu’était un cabaret ? Le grand Lorrain se marrie à une Bretonne enjouée. La Vie enfourchant une Exponentielle ne fait pas de pause ! Deux petits fils naissent, l’un brun : le Breton? Et l’autre blond : Le Lorrain ? Ce dernier un garçon très solide à l’image de son père. Mais il est plus fin que son Père, il est extraordinairement beau de l’enfance à l’âge adulte ! D’habitude je ne m’attarde pas sur la beauté des hommes, tout au plus je ressens une petite pointe jalousie, puisque tout est plus facile pour eux avec les Filles.
L’un des petits fils du Lorrain, le Breton se marie : Après la messe, Kervraz s’ouvre à une très belle réception où du beau monde de Bretagne est convié. La joie nous tourne la tête, particulièrement celle de « l’Apollon Lorrain ». Il est entouré des plus belles filles de la région, habillées de si belles robes et aux coiffures magnifiques, se déhanchant, dansant, s’abandonnant au plaisir de la fête. Elles avaient aligné le grand jeu de la séduction féminine et ne quittaient pas d’une semelle l’Appolon. Les femmes affichent rarement leur concupiscence je ne doute pas que leurs têtes soient traversées par des orages sentimentaux. A Kervraz, l’une d’elles devait tirer le gros lot : Mon cousin, tant les yeux brillaient et les petits rires fusaient. Ces demoiselles et Apollon riaient, jouaient, dansaient, nulle doute qu’un petit angelot, fesses nues était en train de bandait son arc pour le compte de la Vie juchée sur son Exponentielle.: Une nouvelle dynastie bretonno-lorraine allaient être crée. Ces belles filles étaient vraiment émoustillées. Combien de fois avait elles vu un gars pareil, avec une telle carrure, un tel esprit, une telle gentillesse et une telle gaité. Pensez à Mick Jager, à Adamo, et à Frantz Listz….Ils ont passé leur vie entourés de femmes en émoi, ils ont pu vivre une vie de sultan oriental sans faire d’efforts. Aux autres le long chemin de la séduction, de la naissance de l’Amour…Quoique maintenant on prend des raccourcis.
Mon cousin, ce tellement beau cousin, vient vers nous. Nous nous attendions à le voir, tel un homme à la joie de vivre décuplée par la fête, sûr de sa virilité, gonflé d’ivresse à la joie future de partager des instants délicieux avec une belle femme, de gouter aux traits si particuliers, si déroutant et si enchanteur de la féminité. Au lieu de cela, il nous assène un piteux : « Je ne peux pas ». Nous étions désolés pour lui, car en plus d’être beau, il était très famille. Est ce un caractère breton ou lorrain ? Nous l’aimions beaucoup et il était un cousin charmant.
J’ai compris ce jour là les ressorts de l’homosexualité et de l’impossibilité de désirer une personne du sexe opposé : Nous sommes tous soumis à une sécrétion d’hormone. Si l’on pense : « Quelle belle fille ! » Un jet d’hormone se déclenche en nous. A « Je l’ai dans la peau » Là un cocktail puissant envahit notre organisme. A « Elle me rend fou » toutes les hormones en stock sont envoyées. J’abandonne la description du mécanisme, car il va vite s’emballer et je n’aurais pas de mots assez forts pour le décrire. Le pauvre garçon avait en stock d’autres hormones pour d’autres desseins. Nous avons rencontré son autre dessein : On dit que les extrêmes s’attirent, c’est la réalité : Son autre dessein était un homme encore assez jeune, haut fonctionnaire que Jean Edern Hallier aurait décrit comme un « Colin froid ». Les desseins de la nature sont surprenants : Finies les jeunes filles, avec des rubans dans leurs longues coiffures, endiablées et tout désir dehors, à la fête à Kervraz . Cette triste fin est due à un petit jet absent d’hormones ! On peut aimer un Colin froid mais ne me demandez pas la mayonnaise. Coup dur pour la descendance du Lorrain, la Vie décroche de son Exponentielle porteuse pour s’accrocher à une nouvelle Exponentielle la Vie ne prend qu’un léger retard, oublié dans deux générations. La Mort n’a même pas le temps de lancer un sarcasme.
Je peux en témoigner de la persistance de la Vie et du jaillissement de l’exponentielle. Sa dérivée est follement positive: Il y a mariage à Kervraz à nouveau. Les Cousins de Lorraine reviennent, lointains cousins maintenant. A ce nouveau mariage d’un arrière petit fils du Lorrain, la fête continue. Je suis entouré par sa nombreuse descendance. L’un joue a cache-cache avec ses cousins, ou une autre joue à la poupée, d’autres s’essaient à la drague. Par contre l’endogamie naturelle bretonne sévit: Les têtes blondes ont disparues, les gènes lorrains ont été submergés par ceux de Bretagne. Mais tous les enfants présents portaient encore son nom.
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ?»
« Rencontre avec Maxim »
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ? »
Chère Jeanne,
Je ne suis pas très fier d’écrire ces lignes, c’est presque un acte de contrition. En effet ta Province est absente dans mon imaginaire je suis sûr que je passe à coté de belles richesses. Je t’expose donc ma Lorraine, ce possessif est un peu abusif, tant il étreint si peu, mais j’essaye d’être honnête, car on ne peut qu’être honnête avec un Lorrain
Carlin
Je revenais chaque dimanche vers Allemagne pour rejoindre la BASF à Ludwigshafen. Sur le tronçon final de l’A4, des lumières au sodium vous plongent en dépression. Les panneaux aux noms barbares défilent : « Freyming » « Merlebach », « Forbach ». J’ai l’impression de passer l’entrée des antres sous terrains des travailleurs de fond des légendes germaniques : Ceux qui, une fois l’an remontent à la surface manger les épicuriens qui se dorent au soleil. J’accélère presque pour chercher refuge en Allemagne proche; « Tu parles d’un refuge » ! Ce pays me pose un problème d’Amour/Répulsion, mais je m’écarte du sujet. Je ne surjoue ce récit, je ressens toujours les mêmes émotions sur ce tronçon d’autoroute. Le seul rayon de bonheur qui m’apparaît sur cette section dantesque, c’est Carlin la ville abrite un magnifique Vapocraqueur, composé d’une batterie de grandes colonnes noir et de tuyauteries compliquées. La vapeur d’eau agit aussi doucement qu’un jet sur la peau, elle supprime des atomes d’hydrogène sur les molécules d’hydrocarbures livrés à son traitement. Le flux sortant est transformé en molécules à double ou triple liaisons, de la tribu des « insaturés ». Après séparation par distillation dans les grandes colonnes, les différentes fractions seront livrées aux chimistes, véritables magiciens. Ils en feront des sacs plastiques jetables, des costumes pour gens fauchés, des tableaux de bord de voiture, des coques de yacht pour des gens friqués. ….Si ma vie était à refaire, je postulerais pour servir ce géant magnifique, merveille de la création humaine. (Le vapocraqueur n’a rien à voir avec le Craqueur Catalytique, la « marmite du diable » selon les mots d’un ingénieur exploitant de la Baie de San Francisco Ce démon casse en morceaux les molécules d’hydrocarbures trop longues, et offre des quantités de carburant supplémentaires par rapport de la distillation initiale du brut. (J’aurais pu rester à San Francisco servir la « Marmite du Diable », je n’aurais eu aucun problème de permis de travail, je serais maintenant américain??!!?. Quand j’annonçais que je rentrais en Europe mes interlocuteurs se demandaient comment pouvait on quitter la Terre Promise, après avoir l’avoir foulée)). Carlin mon amour !
Montigny les Metz, une histoire des fesses. (Non, n’appelez pas la modération, l’histoire est chaste, je ne déraille pas) L’Armée française a ses raisons pour avoir fait de moi un infirmier. J’ai donc passé 3 mois d’instruction à Montigny les Metz. Vous y arrivez en passant par la grande gare de Metz, au style germanique. La salle des pas perdus grouille de bidasses le chef de gare est blasé : lorsqu’il la traverse, des bidasses un peu benêts le saluent militairement au vu du galon rouge de sa casquette.
Le métier du soldat est de vouloir du mal à des inconnus (des jeunes) d’ailleurs, sur lesquels nos Autorités (des vieux) ont lancé un arrêt de mort pour une raison qui leur appartient, et de leur trouer la peau avec de gros calibres. Mon travail est de vouloir du bien à des personnes non agressives mais de leur trouer la peau quand même, avec du très petit calibre. Encore faut il apprendre le métier. Notre formation avait commencé par la mise en place des bandages l’Adjudant Chef (Il avait mis 15 ans pour avoir cette rallonge à son grade : « Chef », si vous l’oubliez en vous adressant à lui, gare à vous !) fait l’instruction des bandages depuis 30 ans il déclare péremptoirement : « L’infirmier doit savoir bander » (Sic). Etait ce de l’ironie, pour nous, nourris momentanément au Bromure ? Vient l’instruction des piqures. Presque comme un guet apens, 8 soldats dont moi, sommes quasiment enfermés dans une pièce avec l’Instructeur. Celui ci nous déclare que nous ne quitterons la pièce tant que nous, constitués en 4 binômes, ne nous serons pas fait mutuellement une piqure sous cutanée et une intramusculaire dans le quart supérieur externe des fesses. A l’Armée on est vite persuadés qu’il était absolument vain de discuter. C’est pourquoi actuellement des jeunes gens dans notre société, auraient besoin de se mesurer à cette limite infranchissable. Il a été décidé que je serai infirmier, je serai donc infirmier. Nous exécutons ces taches peu agréables assez rapidement, sauf un infirmier: Nous le regardons tous, nous, les 6 infirmiers et l’instructeur, sidérés, retenant notre souffle : L’homme est ultra nerveux, il abaisse doucement la seringue, l’aiguille forme lentement une dépression dans la fesse de l’infortuné binôme (1/4 supérieur externe !) : la dépression se creuse encore, la peau lâche enfin et l’aiguille pénètre le muscle en prenant son temps. La victime lance un long cri, rauque et douloureux, et nous les spectateurs, relâchons la tension par un grand éclat de rire, peu charitable. Nous, les nouveaux « injecteurs » allons nous répandre dans toutes les unités militaires de France pour exercer nos nouveaux talents. Il est entendu que l’intraveineuse, mal faite, peut tuer elle est réservée aux seuls infirmiers D.E., ce que nous n’étions pas. Dans ma nouvelle affectation, je ne devais pas toucher aux fesses étoilées ni à celles à barrettes. C’est notre voisine l’infirmière (Une charmante Lorraine !) qui nous soulageait de traiter ces muscles de gradés, et nous évitait des risques potentiels de punitions. Nous traitions les fesses diverses: Femmes, Sous off, Gendarmes, Gardes Républicains et Hommes de troupe….. Je ne me plains pas, car j’aurais pu être affecté à la Morgue de l’Hôpital militaire local. Mes débuts de ma nouvelle affectation ont été laborieux : Ainsi un gendarme se présente: Je le pique correctement, mais j’ai mal fixé la seringue à l’aiguille la belle solution de vitamines rouge s’est répandue sur sa chemise neuve de sortie. L’homme est passablement furieux. Une jeune femme de l’Etat Major arrive, elle m’a quelque peu troublé et je n’ai pas mis l’énergie nécessaire pour enfoncer l’aiguille par deux fois, distrait de ce qui devait être pourtant l’unique objet de mon attention : un de ses ¼ supérieurs externes et rien d’autre ! Elle m’a fait un gentil reproche et j’ai pu planter l’aiguille jusqu’à la garde à la 3èmetentative depuis cet instant j’ai servi sans faiblesse et sans distraction la Nation et son Armée. Nous faisions aussi des injections sous cutanées de TABDT, qui vous rendaient malades comme des chiens pendant 2 jours. Dans ma file d’attente, de temps à autres, un soldat me susurrait des gentillesses : « Si tu me piques, je te casse la gueule ». Alors c’était la compresse qui recevait le vaccin. Un autre moins menaçant glissait un billet de 50 Francs que je refusais la compresse prenait encore le contenu de la seringue. Puisque le sujet est la Lorraine, parlons de cette gentille infirmière, notre voisine. Elle était jolie et enjouée : Elle venait dans notre salle de soins tous les matins pour nous saluer, nous, ses « collègues ». On avait l’impression qu’elle venait souffler, s’échapper un peu de la rigidité ambiante, elle nous faisait du bien en retour. Un jour, un long conflit entre moi et mon « supérieur », un Sergent, mélange atroce de l’Armée et du Séminaire, trouve son aboutissement par un « motif »collé à mon encontre. Il est des luttes sournoises entre « l’intello », sursitaire et les « non intello ». Pour certains, être « intello » est une tare, une sorte de paresse de celui qui ne travaille pas de ses mains et qui en plus, gagne plus les « non intello » ne réalisent pas toutes les beautés des réalisations de l’esprit dont ils sont pourtant entourés, elles leur paraissent naturelles. Ainsi j’ai vu dans une Compagnie du Train, de chauffeurs un « intello »harcelé, terminer au service psychiatrique. Je complète par ce « motif » qui m’est collé, tous les attributs pour être un vrai soldat :
1. Aller au trou au moins une fois 2. Faire le mur : J’avais déjà fait le mur 3. Picoler et tenir à la boisson. Ca se discute est ce vraiment indispensable ?
Dans les petits pays, un vrai homme devait aussi avoir « fait son régiment »! Comme cela il était bon pour les filles.
Je n’ai pas été de ces braillards qui hurlaient dans les gares « La quille !» et la brandissait par contre j’ai fixé à jamais l’instant lorsque j’ai franchi le portillon de la caserne, ce qui m’a fait redevenir un homme d’avant, une personne, qui dans les limites fixées par la Société, pouvait décider de son destin, de ses activités. Mon aliénation s’était envolée !
Pour en revenir à mon « motif », la justice militaire est assez cocasse : Nous sommes rentrés dans le bureau du Médecin Capitaine, un soir, et avons consulté son Code de Justice Militaire: Chaque motif est décrit le Gradé après avoir fait son choix, doit accoler au motif un qualificatif : « Léger » « Sérieux » « Très sérieux » « Très grave »« Gravissime ».
D’où le mot de Clémenceau : « La justice militaire est à la justice, ce qu’est la musique militaire à la musique ».
Après cette longue digression, je reviens à l’infirmière lorraine. Je l’avoue, j’étais un de ses chouchous et nous aimions bien échanger. Elle est scandalisée par le « motif » collé à l’encontre de son chouchou, et elle entend le venger dans un couloir, elle rencontre le Sergent, l’hybride séminariste/militaire, et lui lance : « Vous pourriez me saluer, je suis votre supérieure en tant qu’Adjudante !» L’hybride se met au garde à vous, et nous pouffons dans notre coin. Le lendemain, nous saluons la Lorraine avec ces mots : « Mes respect, mon Adjudante ». Elle sourit avec indulgence et elle nous répond: « Vous exagérez, les garçons ».
L’Armée a des problèmes avec la féminité : Attribuer un titre d’Adjudante à une jolie femme, quel non sens ! Le surnom masculin de l’Adjudant est « Juteux », le féminin donnerait « Juteuse » ça ne passe pas. Par exception, à la Marine Nationale, le Personnel Féminin a une coiffure très craquante Une rencontre avec une « Première Maîtresse » serait très aguichante, si le titre existe comme on a « Premier Maître » au masculin, et si Ornella Muti me permettait ce vagabondage. Les « Quart Maîtresses » correspondent elles à « Quartier Maître » ? Elles peuvent rester dans leurs sous marins, l’idée de partager avec trois autres quarts est moins séduisante.
A Montigny les Metz, J’ai même livré un combat, armé d’un fusil d’avant guerre. Je relate ce fait militaire très banal, car j’ai « été tué » a cette occasion. Les mots « Zorba, tu es mort ! » résonnent encore en moi.
Un des plus beaux endroits de France
Je n’ai pas choisi ce titre pour me racheter, on ne triche pas à une Lorraine: Visiter cet endroit me permet de me réaliser, de sentir la plénitude du bien être, de rassasier mon sens de l’esthétique: Place Stanislas, Nancy.
Je me sens Français (J’ai la crainte de ce qu’il faudra bientôt s’excuser d’éprouver ce sentiment bien élémentaire), et je suis fier de penser qu’un Architecte français avait sorti ce joyau de son imagination.
Je ne suis pas seulement Français, Place Stanislas, car j’ai une faculté, celle de me métamorphoser en rêve suivant le lieu. Ce jour là je suis un Gentilhomme français, le Comte de Kervraz, habillé en costume d’époque (Dans ma tête). Je croise sur cette sublime place, John Malkovitch je le trouve encore plus sournois que d’habitude. Je salue Madame de Volanges, et Michelle Pfeiffer, je soutiens à peine son regard. J’aperçois Choderlos de Laclos. Je lui demande en aparté un stratagème pour circonvenir Ornella Mutti, lui qui a été si brillant dans son plan de conquête de Madame de Tourvel. Glenn Close passe et me glace. Je m’en détourne. Belle femme pourtant ! En l’apercevant, je me demande où a-t-elle caché sa fiole de poison il est vrai que ses mots sont aussi des lames de poignards.
(Déjà j’ai eu du mal à réintégrer Bourvil dans mon Panthéon, après son rôle atroce en Thénardier. J’étais prêt à le haïr à vie. Mais qui peut résister longtemps à Bourvil ?)
La Place Stanislas, c’est pour moi un art maitrisé, c’est la fantaisie, la beauté qui s’arrête à la limite du « C’est trop », du surchargé. Le « C’est trop » est souvent atteint et dépassé par les Architectes italiens. Cette place est tout simplement la manifestation de l’élégance française à son sommet elle montre sans ostentation, tout en est éblouissante de noblesse. Regardez comme la Renaissance italienne revisitée par les artistes français en Renaissance française est plus sobre, est totalement élégante. L’élégance ne se remarque pas dit on !
Il y a au moins deux joyaux inestimables en Lorraine : Jeanne d’Arc et la Place Stanislas. Je me mets soudain à avoir de l’indulgence envers moi même, et je ne me sens pas si coupable d’indifférence envers la Lorraine mon culte pour Jeanne d’Arc me dédouane du reproche dans une large mesure. Je repasserai par la Lorraine !
Dans le domaine de l’Architecture Louis XV, j’affectionne le Grand Trianon et l’Hôtel de la Marine, visité lors des journées du Patrimoine. Travailler même comme planton, dans l’œuvre de Gabriel aurait été un rêve pour satisfaire ma dose journalière d’esthétique, tant cet Hôtel est majestueux et juste dans la note. J’ai remarqué, selon une fiche attenante à une fenêtre qu’elle avait occupée à la Révolution par des témoins officiels mandatés par l’Assemblée Nationale : Ils devaient certifier avoir vu les décapitations de Louis XVI et de Marie Antoinette. Quels procéduriers !
Nancy est aussi un des berceaux de l’Art Nouveau, les verreries s’inspirant de la Nature sont tellement belles, le style végétal est si original. Mais là aussi l’excentricité des motifs à base de lianes doit trouver une limite pour le bon goût. (Voyez comme Mucha, le Tchèque a un style un peu chargé) Les quelques maisons Art Nouveau de Nancy sont un bonheur à contempler.
RENCONTRE AVEC MAXIM
Je commence le récit concernant mon Oncle Lorrain, lorsqu’un inconnu aux cheveux jaunâtres couverts de toiles d’araignées et aux yeux maquillés de noir s’invite à assoir à coté de moi. -« Que faites vous ici ? D‘ailleurs Halloween, c’est terminé, maintenant on va sur le 11 Novembre » -« Du calme, l ‘« écrivain », je suis mandaté, dans le cadre du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre, par la « Commission Citoyenne de la Transversalité multiculturelle et le Souvenir Solidaire » de recueillir des textes afin d’illustrer nos différences et notre unité mémorielle ». -« C’est quoi ce truc, je n’y comprends rien » -« C’est une invention de Macron, il doit savoir ce que c’est » -« Bon asseyez vous et restez silencieux je continue, il faut que tout soit fini pour le 11 Novembre »
Ma Tante Soizic était menue et offrait encore un visage fin et rieur c’était une belle femme elle était un mélangecurieux de femme du monde parisien qu’elle avait fréquenté un temps assez court, et de femme dévote aux idées sociales et religieuses antédiluviennes. Cette absence de connaissance des réalités du Monde tenait au fait qu’elle resta le reste de sa vie en Basse Bretagne : Au manoir de Kervraz-Lanvullin.
En Bretagne, la seule attaque sérieuse contre notre foi confite a eu lieu à Tréguier où l’Antéchrist Renan a répandu des idées sataniques. Si vous passez à Tréguier, allez saluer le buste d’Ernest Renan qu’un pouvoir sacrilège a édifié par provocation devant l’Eglise, et descendez près du Jaudy admirer le « Calvaire de la Réparation » censé laver les péchés Renaniens !
En ce temps là, l’appariement de jeunes gens d’une certaine société, en vue du mariage consécutif se faisait aux bals des Grandes Ecoles ou dans des petits gouters guet-apens organisés par des « Marieuses ». Vous constatiez que la Maitresse de maison avec invité plusieurs couples et comme par le fait du hasard une seule Demoiselle et un seul jeune Homme. Pas trop dupes, ils engageaient la conversation et se mariaient. (Cette phrase est un peu sèche, mais c’est une relation de cause à effet, les choses se passaient ainsi à cette époque. Nul besoin de remplissage à la Christian Jacq entre « la rencontre fortuite » et le mariage)
Les bals ! Le plus prestigieux était le bal de l’X. Pour les Polytechniciens, souvent issus de milieux très modestes, c’était le moyen de rencontrer des jeunes filles de la bourgeoisie parisienne. Les Demoiselles pouvaient rencontrer la fleur de l’intelligence française, promise à des situations les plus élevées.
Cette année là, 1913 ? Un jeune Lorrain, fils de paysan de la région de Thionville danse au bal de son Ecole. Il l’avait intégrée après avoir été le héros d’une belle histoire classique en France : Un « hussard noir de la République », son instituteur l’avait remarqué parmi tous les petits paysans, ses élèves. Le Lorrain avait une intelligence très au dessus de la moyenne ses parents sont convoqués, le « hussard » leur explique les perspectives de l’enfant et les projette dans un monde totalement inconnu pour eux. Tout fiers, ils laissent l’Instituteur placer leur fils dans « l’ascenseur social » et la République paye pour la montée.
Ainsi arrivait en continu à la tête de l’Etat, aux Affaires ou dans l’Industrie, des gens simples, très proches des réalités quotidiennes, durs au travail, d’une grande éthique, ayant le sens du service de l’Etat, et surtout ayant du sens pratique.
Aujourd’hui l’ascenseur est cassé et personne ne s’est avisé de le réparer. Ainsi les jeunes gens de bon sens issus des milieux modestes sont remplacés par les enfants consanguins de la bourgeoisie parisienne endogame, aux plus hautes fonctions par cooptation, après être passés par l’Ecole du Baratin Policé. Le bon sens déserte les hautes sphères, l’éthique laisse à désirer, et qui sert on ? Les nouveaux maîtres sont occupés à nourrir un monstre avide : L’Etat, ou à enrichir leur caste. Où sont les grands chantiers d’antan et les grandes ambitions ? Les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, même disparaissent des instances dirigeantes peu à peu.….
Notre Lorrain s’appelait Lothaire, il a remarqué ma Tante, la jeune beauté. Comme je connais la gentillesse de Tante, le Lorrain n’a pas du se faire violence pour la demander en mariage. Ils se sont mariés la Lorraine prenait pied chez la Bretagne ! Mon Grand Père, pourtant homme très réservé ne cacha pas son approbation et son bonheur à l’arrivée de ce gendre lorrain et il l’adopta sans réserve. Celui ci reçut le meilleur accueil de ses beaux frères et de sa belle sœur. Ma Grand Mère a certainement du expliquer à sa fille à quoi s’attendre de la part de son Mari. Les choses de la Nature ne faisaient pas l’objet de publicité en Basse Bretagne en ce temps là, l’Eglise et Mr le Recteur jetaient peut être un voile suspect sur ces choses.
Hélas, les coups de feu de Sarajevo ont provoqué la conflagration que l’on connaît. Tous les jeunes hommes ont été mobilisés. Le Lorrain, Polytechnicien, était de ce fait Lieutenant. Il prit donc un commandement d’une unité dans les Vosges, en Alsace, province sœur de sa Lorraine natale.
A ce point du récit que je convoque Blaise Cendrars, Maurice Genevois, Erich Maria Remarque, Stanley Kubrick pour témoigner de cet événement.
Mon voisin aux cheveux jaunes s’agite et me pousse du coude : - « Hé, Zorba ! Je ne suis pas mandaté pour le comité machin chose…. »
- « Laisse moi écrire, je ne m’en sors pas » - « Je suis la Mort, chez toi en Bretagne on m’appelle l’Angkou, mais calme toi ! Je ne viens pas pour toi. J’ai appris que tu écrivais une bio sur un Lieutenant, alors je t’interdis d’écrire quoique ce soit sur son salut ou sa résurrection, sinon ton disque dur va mystérieusement crasher. Il y en a d’autres qui m’ont bravé, ils ont du tout recommencer »
- « ………………………….. »
- « Tu sais Zorba, tu me fais marrer avec ta marotte de travailler à l’Hôtel de la Marine. Je peux t‘aider à y aller : A l’étage des Amiraux on recherche un Monsieur PiPi, comme pour Amélie Nothomb au Japon. Ah Ah Ah Ah.. »
- « ………………………………. »
- « Eh puis tu sais je connais la femme de chambre d’Ornella Mutti, je vais lui dire qu’elle à un Amoureux transi, futur Homme Pipi, au Ministère de la Marine, Ah Ah Ah Ah, je me tiens les côtes, elles vont tomber »
- « Laisse moi, et ne compte pas sur moi pour les remettre »
- « Hé doucement Monsieur le nouveau Majordome maritime, si tu veux que j’anticipe notre ultime rendez vous avec moi, dis le moi! Et pas de bêtises sur ton texte, je pars chez Ornella Ah Ah Ah Ah Mr Zorbamuti de la Marine française !!
C’était déjà la guerre de tranchées, l‘unité du Lieutenant en occupait une section.
A l’Etat Major général des Armées, le Général en chef consulte les cartes et s’attarde sur le front d’Alsace. Il lance à tout l’aréopage de ses Aides de camps et collaborateurs : -« Que fait Dubois dans les Vosges ? » -« Le secteur est calme, mon Général » -« On ne va pas s’endormir, allons réveiller les Allemands las bas ! Mon Instructeur à l’Ecole de Guerre insistait: « Offensive, Offensive, toujours l’Offensive. Notre Armée excelle dans l’attaque, montrons nos atouts; il faut bousculer les Allemands, ne pas leur laisser un jour de répit nous finirons par percer un jour. Dites à Dubois de monter quelque chose et de nous le soumettre il aura le droit à de l’artillerie supplémentaire ».
Plus tard le Lieutenant Lorrain est convoqué ainsi que tous les autres Lieutenants et Capitaines de cette partie du Front des Vosges à une réunion du Général Dubois. Celui ci annonce d’un air martial que les troupes sous ses ordres allaient lancer qu’une grande offensive dans 20 prochains jours. « Je compte sur vous, Messieurs, le Grand Etat Major a les yeux sur nous nous ne pouvons pas faillir. Messieurs les officiers, allez préparer vos hommes pour le grand jour ».
Le Lieutenant Lorrain avait analysé le dispositif allemand, la déclivité du terrain, les obstacles visibles et ceux qu’il supputait. L’équation « Assaut » n’avait pas de solution car il savait qu’il n’y aurait aucune chance pour lui et ses Chasseurs d’atteindre les lignes ennemis en nombre suffisant et supplanter l’ennemi si les mitrailleuses n’étaient pas neutralisées. Elles étaient escamotables très rapidement: « Le grand jour » serait nécessairement son dernier jour !
Une autre pensée lui vient immédiatement à l’esprit : Si cette attaque est absurde, lui et ses hommes seront sacrifiés inutilement. Ce sentiment du sacrifice inutile lui semble odieux. Pourtant il n’exprime aucune révolte qui serait pourtant légitime. Il est pénétré du sentiment de servir les valeurs de son Armée sont les siennes.
Regardez le cas du Capitaine Dreyfus : Il a subit l’affront majeur pour un soldat, celui du déshonneur pire que la mort. Il est dégradé lors d’une cérémonie bien mise en scène pour frapper les esprits de la Nation entière : son sabre est brisé. On le condamne au bagne. Après sa réhabilitation, que fait il ? Il sert son drapeau à nouveau !
Jusque là, pour le Lieutenant lorrain, sa trajectoire personnelle décrivait plus ou moins une courbe y=3+sin x avec des hauts et des bas. Jamais elle n’avait l’occasion de décrocher et de toucher la droite y= 0 où rodait la Mort, puisqu’il n’avait été impliqué dans un aucun engagement.
Imaginez vous, jeune homme, jeune marié, promis à une mort certaine et inutile. Vos perspectives s’effondrent. Soudain vous êtes basculé dans la catégorie des vivants en sursis et vous êtes embarqué sur le toboggan mortifère de l’équation : y= 1/x avec x positif
Cette terrible courbe était la branche d’hyperbole du désespoir, elle décroissait de jour en jour pour aller asymptotiquement vers y=0, la droite de la Mort. Pourtant on doit parler de décroissance asymptotique et non de « quasi » croisement avec y=0. Ce « quasi » vous vaudrait un zéro en Maths Sup. Il restait une incertitude résiduelle toujours s’amenuisant et cela jusqu’à la fin des temps. Comme causes d’incertitude on pouvait avoir :
-Une maladie grave du Lieutenant, le rendant indisponible pour l’assaut.
-Un message du Président Poincaré envoyé au Kaiser en ces mots: « Arrêtons les conneries, je vous invite à un picnic de réconciliation sur la ligne de front, nous faisons la Paix, et gommons Sarajevo»..….
-Jésus revient sur Terre et interroge : « Que faites vous en mon nom »……
-Le char d’assaut vient d’être inventé secrètement, il va livrer son premier combat en conséquence les assauts d’Infanterie sont ajournés. Il ne fallait pas rêver, ces raisons devenaient de plus improbables, 1/x se rapprochait dangereusement de y=0.
Le Lieutenant lorrain était intimement persuadé de sa fin prochaine. C’est ce qu’il dira à son Beau Père et c’est ce qui m’a été rapporté. Avant la grande attaque, on lui offre une permission un convoi du Train le conduit à la gare il commence son voyage vers Kervraz- Lanvallin.
Comment vit il ses derniers jours avec sa jeune épouse, avec ses parents ? Que se communique-t-on dans leur dernière étreinte ? Je m’interdis de faire du Christian Jacq ! A cet instant du récit je me félicite lâchement de n’avoir pas eu à expérimenter ces situations. Mais je salue la mémoire de ma chère tante et de mon cher oncle, ces admirables héros inconnus.
Lothaire fait des adieux sobres les regards sont lourds mais n’affichent aucune faiblesse. Il monte dans la calèche, elle s’éloigne sur l’allée bordée de chênes. Il est maintenant redevenu le Lieutenant Lorrain et uniquement cela. L’époux et amant, le gendre, le beau frère sont restés à Kervraz, tous ces qualités peuvent maintenant faire l’objet du culte du futur disparu. C’est dit ! Le Lieutenant Lothaire ne se retourne pas, il est droit sur son siège. Cela aussi m’a été rapporté. Homme de devoir, fidèle à son Armée, il part pour sa dernière mission.
Jour J , H-5 minutes, dans la tranchée, le Lieutenant Lorrain ne s’attendrit pas sur son sort, il a réglé sa montre sur celle du Colonel, il convoque ses Sergents et Adjudants, ces chiens bergers des Armées qui mordent les tièdes. Les hommes ont reçu leur ration exceptionnelle de gnole, cette divine boisson aide le condamné à mort militaire ou civil à affronter son supplice. Le Lieutenant sort son pistolet dont il doute d’avoir à se servir, il met son sifflet aux lèvres et siffle, il franchit les premières marches du parapet et s’élance en criant « En avant, pour la France, pour vos familles ! »
En face les Allemands ne tardent pas à réagir, ils avaient été copieusement arrosés par une préparation d’artillerie intense c’est un signe qui ne trompe pas. Les Jägers sont déjà en position et font feu deux Maxim crépitent. Le Lieutenant a juste le temps de penser : « On n’a pas eu les Maxim ! » Les assaillants français sont fauchés méthodiquement, vague par vague on ne dépasse pas des Maxim !
Le Lieutenant a reçu deux projectiles, il conserve deux secondes de conscience, et son âme s’envole au pays des Braves. Sa vie décroche de la courbe 1/x flirtant toujours avec l’asymptote y=0, où la Mort rode en parcourant -l’infini à +l’infini, à une vitesse inconnue dans notre Monde. (Je sais que c’est impossible de parcourir ce chemin, mais la Mort, elle, peut le faire)! Sa vie déclinante attrape une des droites x = Constante et frappe avec violence la droite y=0, même si le chemin à parcourir est infime.
La Mort cueille le Lieutenant Lothaire, Lorrain, Polytechnicien, fils de paysans, fils adoptif de Bretagne, et Etre noble, en grinçant des dents de plaisir. Elle ne s’attarde pas tant elle a une belle moisson offerte par les deux « Maxim ». La Mort lance un hurlement à l’adresse des malheureux qu’elle a recueillis :
« Vos officiers, vieilles badernes, sont trop cons ! le travail est trop facile, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah ! J’adore la « Maxim », il faudra que je rajeunisse mon image, finie la faux, je poserai en tenant une « Maxim » dans les bras. Remarquez quand je travaille sur les assauts allemands, votre canon de 75 ne pardonne pas non plus».
Notice Wikipedia sur la « Maxim » : « Sa puissance de feu, considérable pour l'époque, en fit une arme redoutable qui a permis de stopper de nombreuses charges d'assaillants ».
L’Etat Major n’aurait sans doute pas été ébranlé dans ses certitudes en lisant cette note. Dommage, j’aurai peut être conservé deux oncles.
La Mort est partie sur un autre front; les infirmiers tentent de récupérer morts et blessés, les convois sanitaires pathétiques partent pour l’Arrière avec leur lot de malheureux pleins de bandages ces malheureux qui étaient des jeunes gens une heure plus tôt. Des infirmières, surement des Lorraines parmi elles, prodiguent soins, paroles affectueuses de douce féminité, ou de Mères, montrant la merveilleuse ambivalence de la Femme.
Le scribouillard du régiment commence sa comptabilité macabre pour le rapport à l’Etat Major.
Le Général Dubois est un peu gêné par l’échec de l’action qu’il a ordonnée. C’est moche pour les hommes et un peu négatif pour sa carrière: -« Oui il y avait très peu de chances, mais l’artillerie n’a pas fait son travail en ne neutralisant pas les Maxim. Enfin les Hommes se sont bien battus » (Tu parles, ils ne se sont pas battus, ils n’ont pas pu atteindre la ligne ennemie !).
-« Vous me faites un petit communiqué un peu ronflant, pour le Général en Chef , comme vous savez les tourner» dit Dubois à son Aide de Camp.
-« J’en ai déjà préparé un : « Le 123 ème Chasseur a montré de façon éclatante face à l’ennemi, sa résolution, son esprit guerrier et sa bravoure légendaire. L’ennemi a été bousculé en plusieurs endroits par cette action résolue » »
-« C’est pas mal, envoyez le !»
La folie touche les Allemands On se prête souvent à l’auto flagellation, et on porte aux nues tout ce qui se fait outre Rhin. Voici un petit épisode qui bat en brèche ce culte démesuré : Lors d’une émission de TV, alors que la France ne comptait plus que 10 survivants de la Grande Guerre, l’un d’eux raconte son combat : Il était servant d’une mitrailleuse, installée devant un petit ruisseau creux. Lui et son unité sont attaqués par les Allemands il tire sans fin et voit le ruisseau se combler de corps à la fin du tir il n’y avait plus de creux et plus d’assaillants ! Ainsi un gradé allemand a laissé toute une unité se faire détruire, malgré la vanité de l’action. Sans doute est ce du à l’obéissance aveugle aux ordres, valeur essentielle en Allemagne. Le gradé est allé jusqu’au bout de l’absurde, mais au moins on n’aura pas pu lui reprocher une désobéissance aux ordres. Cet épisode dépasse la fiction qui aurait pu inventer une histoire aussi stupide ? Je pense qu’il serait intéressant de ressortir un jour l’interview pour se pénétrer de la véracité de l’incident.
Le record de bêtise chez les Français
Je peux apparaître comme un amateur, sans connaissance aucune de l’Art militaire et refaire la bataille confortablement installé chez moi. Je me permets de faire ces commentaires, car il n’est pas besoin d’être expert pour signaler l’absurdité de certaines situations : Ainsi le Général Nivelle, polytechnicien fait un plan léché pour percer les lignes allemandes au « Chemin des Dames ». Son plan détaille la progression future des troupes assaillantes heure par heure. L’heure a laquelle les Allemands partiront en débâcle, est donnée aussi surement que la solution d’une équation. Ce plan est une belle construction intellectuelle. Pour avoir toutes les chances de son coté, le Général fait venir plusieurs grosses pièces d’artillerie formidables. A l’heure dite un déluge de feu s’abat sur les lignes allemandes…. Il ne s’est trouvé personne pour dire au Général Nivelles que la cote du « Chemin des Dames », en France donc, comporte des grottes où les Allemands se sont réfugiés en attendant que cela se passe !
Pour conclure sur ces épisodes de folie militaire, j’ai lu récemment un article d’un expert militaire affirmant que ces grandes charges étaient vaines. Si une première ligne est emportée, la seconde ligne prend le relais défensif presqu’immédiatement. La sagesse aurait voulu d’attendre de nouvelles armes comme les chars et conserver précieusement le potentiel humain.
Tout est fini, les équations des courbes mathématiques régissant la vie du Polytechnicien mort, sont répandues sur le sol, déversées depuis sa besace ouverte.
La Bretonne, ma gentille Tante a reçu la visite du facteur la famille partage le deuil avec la dignité des gens de ce temps là. Mon grand père avait déjà perdu un fils juste de l’autre coté de la Lorraine en Belgique. Ce patriote était employé de banque à New York il était revenu à l’appel de son Pays, on l’avait habillé de rouge, cible voyante, et il avait rencontré un projectile de Maxim. Il est enterré à la limite de la France, de la Belgique et du Luxembourg dans un cimetière allemand. Les Allemands n’ont pas fait le nécessaire pour l’inhumer avec un signe de reconnaissance, il est devenu « soldat inconnu ». Qu’a t il apporté aux armées françaises ? Rien ! Encore, si on avait pu dire à sa Mère, ma Grand Mère que son engagement et son sacrifice avait à son échelon, contribué au succès de nos Armées, qu’il avait participé à une action telle que prendre une tranchée ou un pont, cela aurait été une petite consolation et une fierté. Je vois encore son certificat de décès sous verre avec la médaille militaire dans la chambre de ma grand-mère à Kervraz.
Tante Soizic commence un deuil de près de 60 ans, à porter du noir, et d’afficher sa fidélité à son Lorrain. Elle est prête à traverser la vie en solitaire, dans le souvenir de ces moments si courts passés avec son être cher. Elle aussi est cassée en pleine jeunesse. La vie va être morne à Kervraz.
Le Lieutenant avait laissé une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit à tout hasard. Il avait quitté sa femme, sans qu’elle ne manifeste aucun signe avant coureur qu’elle abrite une vie nouvelle : Retard, nausée, démangeaison mammaire, exigence pressante d’un Kuing Amann à la farine de sarrazin à 2 heures du matin…Aucun petit palabre entre les initiées n’avait été détecté dans les couloirs de Kervraz. Lothaire aurait tellement eu besoin de réconfort en partant vers son destin, en pensant qu’il laisserait un enfant, trace de son passage. Ce réconfort lui a été refusé.
Ma Tante n’y entend rien en mathématiques, et l’exponentielle lui est totalement étrangère. Cette courbe est assez exceptionnelle : Dans les x négatifs, elle tangente asymptotiquement y=0, la droite de la mort. Depuis le fond des âges et au delà, la Vie et la Mort, dans les x négatifs, parcourent leurs courbes respectives, presque à touche-touche, elles se sentent, elles se haïssent, mais ne peuvent se toucher. La Mort ne peut s’élever de la quantité infinitésimale qui la sépare de la Vie, pour l’agripper, la déchirer. Les mathématiques l’interdisent strictement. Alors il reste les râles de haine et d’invectives. Soudain en touchant x=0 la Vie s’élève d’un coup au point (0,1), et s’éloigne de sa rivale rampant toujours sur y=0. Elle peut continuer sa course et jaillir dans les hauteurs, si et seulement si, elle peut embarquer dans les x positifs une microscopique formation de Vie que l’on trouve chez les femmes qui réclament du Kuing Amann à 2 heures du matin. Alors la courbe, jaillit dans les hauteurs infinies« de façon exponentielle ». La Vie triomphe !
Revenons en arrière : Kervraz étant au bord de la mer, ma Tante comme beaucoup d’autres femmes de la région, abritait un chantier naval fabriquant des petites nacelles l’activité était assez paresseuse : La porte du chantier s’ouvrait tous les 27, 28 ou 29 jours pour laisser passer l’esquif tout neuf. Mon oncle, dans ses effusions, déposait vague après vague des armées de braillards, aux grandes chemises marquées en gros X ou Y, près du chantier. Cette multitude naviguait en ondulant leurs queues pour la propulsion et elle avait été formée pour naviguer sur les nacelles. Mais aucune n’était annoncée dans ces cavernes immenses : La porte du chantier restait désespérément close. Alors vague après vague 3, 6, 9 Milliards de braillards hurlant, faisant un bruit d’enfer, s’étiolaient petit à petit sur ces rivages étranges. Le silence revenait jusqu’à la prochaine visite.
Un jour le chantier ouvrit , sans préavis, sa porte et libéra une nacelle par chance mon Oncle avait renouvelé sa petite armée. La clameur monta à son comble, tout est agitation, pugilats. Imaginez une place ou parfois deux dans la nacelle pour 3 milliards de postulants. ! On approche de la nacelle, un X monte à l’assaut, il est presqu’installé c’est alors qu’un Y s’est retourné et lance sa queue de propulsion comme un lasso pour attraper le X déjà à bord et l’arrache violemment de l’esquif. Un Y avait anticipé la manœuvre, il est déjà prêt en ayant enroulé sa queue sous lui comme un ressort, et se propulse dans la nacelle en grillant la politesse au lanceur de lasso.
La nacelle très automatisée, ferme ses écoutilles immédiatement, asperge les 3 Milliards moins un, braillards d’un spray pour les éloigner. Le Y gagnant a eu le temps de lancer par l’ouverture aux perdants : « Je saluerai la Place Stanislas pour vous ! »La nacelle et son occupant commençe son voyage dans grandes grottes et s’accroche à une paroi qui recelait une station service ultra moderne. Pour la suite de l’histoire de la nacelle et de son occupant, reportez vous à vos livres de sciences naturelles.
Le conseil des initiées et expertes de Kervraz (Marijo, la vieille bonne bretonne en faisait partie) chuchotaient et se mirent d’accord sur le fait qu’un occupant avait pris place chez ma Tante, d’autant qu’il manquait une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit. Pourtant ma Tante n’avait pas osé demander un Kuing Amann à son Père ou à son jeune Frère à une heure indue. Fortes de leur expertise, elles décident d’annoncer la nouvelle aux hommes de Kervraz. Ainsi le Manoir avait laissé partir une Vie, une nouvelle jaillit. Le Lorrain continuera à se perpétuer.
Cet incident que mes investigations ont mis en lumière vous montre que votre vie se décide en un temps infime : Ma Tante a failli avoir une descendante de Lorraine, douce et aux beaux cheveux blonds. Au lieu de cela, par une manœuvre brutale et sournoise que j’ai eu le privilège de découvrir, ma Tante a élevé un grand gaillard blond, à la carrure de bucheron. Elle a été vite dépassée par l’individu moralement et physiquement. Elle ne fait pas le poids ! Cela m’étonnera toujours de voir de frêles Mamans entourées de géants.
Il était très bricoleur : il a par exemple inventé un système avancé de détection du passage maternel la nuit. Ainsi il pouvait éteindre sa lumière à temps et faire semblant de dormir. Il devint Pilote militaire. Avec la carrure, les yeux bleus et l’uniforme il moissonna beaucoup de femmes de Bretagne et d’ailleurs. Il passa des soirées entières dans les bistrots et cabarets de France et d’Afrique. Sa Mère levait rarement le nez de son missel, et n’avait pas pris conscience de son activité affective, et savait elle seulement ce qu’était un cabaret ? Le grand Lorrain se marrie à une Bretonne enjouée. La Vie enfourchant une Exponentielle ne fait pas de pause ! Deux petits fils naissent, l’un brun : le Breton? Et l’autre blond : Le Lorrain ? Ce dernier un garçon très solide à l’image de son père. Mais il est plus fin que son Père, il est extraordinairement beau de l’enfance à l’âge adulte ! D’habitude je ne m’attarde pas sur la beauté des hommes, tout au plus je ressens une petite pointe jalousie, puisque tout est plus facile pour eux avec les Filles.
L’un des petits fils du Lorrain, le Breton se marie : Après la messe, Kervraz s’ouvre à une très belle réception où du beau monde de Bretagne est convié. La joie nous tourne la tête, particulièrement celle de « l’Apollon Lorrain ». Il est entouré des plus belles filles de la région, habillées de si belles robes et aux coiffures magnifiques, se déhanchant, dansant, s’abandonnant au plaisir de la fête. Elles avaient aligné le grand jeu de la séduction féminine et ne quittaient pas d’une semelle l’Appolon. Les femmes affichent rarement leur concupiscence je ne doute pas que leurs têtes soient traversées par des orages sentimentaux. A Kervraz, l’une d’elles devait tirer le gros lot : Mon cousin, tant les yeux brillaient et les petits rires fusaient. Ces demoiselles et Apollon riaient, jouaient, dansaient, nulle doute qu’un petit angelot, fesses nues était en train de bandait son arc pour le compte de la Vie juchée sur son Exponentielle.: Une nouvelle dynastie bretonno-lorraine allaient être crée. Ces belles filles étaient vraiment émoustillées. Combien de fois avait elles vu un gars pareil, avec une telle carrure, un tel esprit, une telle gentillesse et une telle gaité. Pensez à Mick Jager, à Adamo, et à Frantz Listz….Ils ont passé leur vie entourés de femmes en émoi, ils ont pu vivre une vie de sultan oriental sans faire d’efforts. Aux autres le long chemin de la séduction, de la naissance de l’Amour…Quoique maintenant on prend des raccourcis.
Mon cousin, ce tellement beau cousin, vient vers nous. Nous nous attendions à le voir, tel un homme à la joie de vivre décuplée par la fête, sûr de sa virilité, gonflé d’ivresse à la joie future de partager des instants délicieux avec une belle femme, de gouter aux traits si particuliers, si déroutant et si enchanteur de la féminité. Au lieu de cela, il nous assène un piteux : « Je ne peux pas ». Nous étions désolés pour lui, car en plus d’être beau, il était très famille. Est ce un caractère breton ou lorrain ? Nous l’aimions beaucoup et il était un cousin charmant.
J’ai compris ce jour là les ressorts de l’homosexualité et de l’impossibilité de désirer une personne du sexe opposé : Nous sommes tous soumis à une sécrétion d’hormone. Si l’on pense : « Quelle belle fille ! » Un jet d’hormone se déclenche en nous. A « Je l’ai dans la peau » Là un cocktail puissant envahit notre organisme. A « Elle me rend fou » toutes les hormones en stock sont envoyées. J’abandonne la description du mécanisme, car il va vite s’emballer et je n’aurais pas de mots assez forts pour le décrire. Le pauvre garçon avait en stock d’autres hormones pour d’autres desseins. Nous avons rencontré son autre dessein : On dit que les extrêmes s’attirent, c’est la réalité : Son autre dessein était un homme encore assez jeune, haut fonctionnaire que Jean Edern Hallier aurait décrit comme un « Colin froid ». Les desseins de la nature sont surprenants : Finies les jeunes filles, avec des rubans dans leurs longues coiffures, endiablées et tout désir dehors, à la fête à Kervraz . Cette triste fin est due à un petit jet absent d’hormones ! On peut aimer un Colin froid mais ne me demandez pas la mayonnaise. Coup dur pour la descendance du Lorrain, la Vie décroche de son Exponentielle porteuse pour s’accrocher à une nouvelle Exponentielle la Vie ne prend qu’un léger retard, oublié dans deux générations. La Mort n’a même pas le temps de lancer un sarcasme.
Je peux en témoigner de la persistance de la Vie et du jaillissement de l’exponentielle. Sa dérivée est follement positive: Il y a mariage à Kervraz à nouveau. Les Cousins de Lorraine reviennent, lointains cousins maintenant. A ce nouveau mariage d’un arrière petit fils du Lorrain, la fête continue. Je suis entouré par sa nombreuse descendance. L’un joue a cache-cache avec ses cousins, ou une autre joue à la poupée, d’autres s’essaient à la drague. Par contre l’endogamie naturelle bretonne sévit: Les têtes blondes ont disparues, les gènes lorrains ont été submergés par ceux de Bretagne. Mais tous les enfants présents portaient encore son nom.
La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal English translation pending
Récit de 9 jours de découvertes du lac Baïkal et de la Sibérie hivernale.
Tout démarre par un coup de téléphone de ma maman. Elle m’annonce avoir trouvé sa future destination de vacances. Je souris en coin, moi aussi. Un reportage du magazine Géo a focalisé mon attention sur le lac Baïkal. J’écoute son récit : j’ai vu un reportage télévisé, la traversée du lac Baïkal en hiver ! Incroyable ! Il n’en faut pas plus pour nous lancer dans l’aventure. Le compagnon de ma maman ne souhaitant pas nous accompagner, nous partirons à 3. Ma maman, Jeannette, 54 ans, mon compagnon, Adrien, 33 ans et moi, Estelle, 29 ans !
Nous choisissons un parcours sur mesure, organisé par l’agence russe Artel Troïka. Plusieurs mails avec cette agence francophone basée à Moscou nous permettent de finaliser notre voyage. Départ le 3 mars 2018 !
Viens ensuite une étape que nous avions sous-estimée : les visas. Commence un long et pénible travail administratif. Pour ceux qui préfèrent éviter la paperasse, passez ce paragraphe. Nous nous enregistrons sur le site de VFS.Global, qui permet l’obtention de visa russe en Suisse. La liste des documents nécessaires est horriblement longue. Il nous faudra plus de deux semaines pour obtenir toutes les attestations nécessaires auprès de nos assureurs (maladie-accident-rapatriement). Nous complétons ensuite un formulaire long comme le bras sur le site, puis nous fixons une date de rendez-vous à l’ambassade de Bern. Jeannette se dévoue à faire le déplacement, nous lui fournissons des procurations pour qu’elle puisse également présenter nos dossiers. Viens ensuite la très douloureuse facture : 118 CHF par personne ! ça passe plutôt mal, mais nous n’avons pas le choix. Nos passeports sont déposés à l’ambassade, nous les recevrons par courrier deux semaines plus tard. Astuce pour faire quelques économies : l’ambassade facture 45 CHF par passeport pour un renvoi par la Poste. En fonction du nombre de voyageurs, il peut être plus économique de refaire le déplacement jusqu’à Bern pour les récupérer en main propre.
Nous nous retrouvons le 3 mars à l’aéroport de Genève, nos valises pleines à craquer d’habits chauds. Sur recommandation de l’agence, nous partons avec nos bottes d’hiver aux pieds et des habits chauds dans nos bagages à main. Il neige à peine, mais suffisamment pour créer un certain chaos. Notre vol décolle avec 1h30 de retard. Nous avons 2h d’escale à Moscou, la tension monte. Nous atterrissons à Moscou avec 40 minutes de retard sur l’horaire, le pilote a bien comblé le retard. Pourtant habitués des aéroports, nous nous plantons royalement. Il nous faudra longtemps pour comprendre que nous arrivons sur un vol international et devons repartir avec un vol national, ce qui implique un passage de frontière. Nous sommes bons derniers dans la file de la douane. Nos passeports sont tamponnés puis nous piquons un sprint à travers l’aéroport. Quel bonheur de courir à l’intérieur avec des bottes d’hiver rembourrées et une doudoune ! Nous suons à grosses gouttes, mélange de stress et de surchauffe vestimentaire !
Lorsque nous atteignons la porte d’embarquement, les passagers prennent déjà place dans un bus. Adrien présente sa carte d’embarquement, rejoins le bus, suivi de près par ma maman. Arrive mon tour, on me demande d’attendre car le bus est plein. Je tente d’apercevoir mes compagnons de voyage pour les prévenir, sans succès. Dans le bus, ma maman s’aperçoit de mon absence. Adrien est coincé au fond du véhicule par le flot de passagers, impossible de ressortir. C’est donc Jeannette qui revient sur ses pas à ma recherche. Nous communiquons par gestes à travers les deux portes vitrées coulissantes. Rassurée, elle se retourne au moment où le bus démarre. Elle se retrouve coincée sur le tarmac, gesticulant pour tenter de faire fonctionner le détecteur des portes. Amusée par la situation (il fait tout de même -10 °C dehors), je préviens l’agent au guichet. Sa collègue se retourne et fonce vers le tarmac au pas de charge. Ouverture des portes, remontrances (vous ne devez pas rester là, c’est dangereux !), elle abandonne ensuite ma maman entre les deux portes vitrées. Nous rions de sa mésaventure. Un second bus arrive, nous embarquons ensemble et retrouvons Adrien dans l’avion.
Nous sommes le 4 mars et il est 8h30 lorsque nous atterrissons à Irkoutsk. Nous avons volé durant plus de 10h heures et franchi 7 fuseaux horaires depuis Genève. Le pilote baragouine en anglais, impossible de comprendre la valeur de la température locale.
Dans le hall d’arrivée, nous rencontrons Olga, notre guide francophone. Un rapide détour aux toilettes pour enfiler des habits chauds, puis nous récupérons nos valises. Il manque celle d’Adrien, il remplit donc avec l’aide d’Olga un formulaire pour déclarer la perte. Nous croisons les doigts et espérons la récupérer demain.
A peine sortis de l’aéroport, le froid nous saisit. Olga nous regarde avec un sourire et nous annonce : Bienvenue à Irkoutsk, aujourd’hui il fait moins 24 °C !

Petite pensée pour notre entourage, qui n’a pas compris notre souhait de découvrir la Sibérie en plein hiver : « Vous êtes toujours aussi cinglés ! La Sibérie, en hiver…. Mais pourquoi ? » A leur décharge, nous avons parcouru le Groenland en kayak lors de nos dernières vacances (voir notre carnet « Kayak au Groenland ») et nous nous étions promis de partir au chaud. La vie est pleine de surprises !
Nous montons à bord d’un minibus surchauffé et commençons un tour de ville. Un premier arrêt pour découvrir le quartier des 3 églises (orthodoxe et chrétiennes)

et les rives fumantes de l’Angara.

En amont, un barrage réchauffe l’eau du fleuve, qui fume au contact de l’air froid.

Nous continuons notre visite, découvrons plusieurs monuments puis une courte marche nous amène au pied de la statue d’Alexandre III. Après un court trajet en minibus, nous rejoignons le musée des Décembristes. Petit résumé historique : Les insurgés de 1825 furent condamnés au goulag et à une vie entière en Sibérie. Ils furent pardonnés lors du couronnement du tsar Alexandre II en 1856 après des décennies d’exil.


Visite intéressante sur une époque importante de la Russie.

Nous visitons ensuite une petite partie du centre-ville, désert en ce dimanche matin.


Un trajet d’une heure en minibus et nous atteignons le musée Taltsy, reproduction des différents bâtiments historiques datant du dix-septième au vingtième siècle.



Malgré un froid mordant, nous découvrons les différentes architectures et sommes conviés à une représentation musicale d’une artiste locale. Nous découvrons également de superbes toboggans de glace et ne résistons pas à l’envie de nous élancer, assis sur de fines planches en bois souple. Nous nous réchauffons ensuite autour d’un repas, dans un petit café. Nous reprenons la route à travers de magnifiques forêts de bouleaux pour atteindre l’embouchure de l’Angara. Ce fleuve est le seul qui sort du lac Baïkal, alors que ce dernier possède 336 affluents permanents !


Nous admirons la vue splendide sur le lac gelé et sur le fleuve qui ne gèle jamais à l’embouchure. Sur la rive opposée de l’Angara, nous apercevons le village de Port Baïkal, distant d’un kilomètre.

Olga nous conte une légende la région. Un vieil homme barbu prénommé Baïkal était père de 336 fils et d’une seule fille nommé Angara. Ses fils étaient très économes, contrairement à sa fille, dépensière. Cette dernière tomba amoureuse de Ienisseï. Lorsqu’elle voulut le rejoindre, son père tenta de l’en empêcher un jetant un rocher, devenu aujourd’hui une petite île au centre de l’Angara.

Sa fille parvint à s’échapper pour rejoindre l’élu de son cœur. Cette légende raconte l’histoire du Baïkal. 336 affluents, 1 fleuve (Angara) qui en sort et qui rejoint le Ienisseï avant de se jeter dans l’océan arctique après presque 6’000 km.
Olga nous propose une modification du programme. Initialement, nous devions monter en télésiège au sommet du Mont Tchersky. Selon elle, le musée du Baïkal sera plus enrichissant. Nous voilà en route pour quelques kilomètres supplémentaires. Nous apprécions la visite du musée, très complet. Les chiffres donnent le vertige : la superficie du Baïkal équivaut à celle de la Belgique, la profondeur maximale est de 1’642 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond mais également le plus volumineux au monde (260 fois le Lac Léman). Il est souvent surnommé « mer de Sibérie ».
Nous prenons ensuite place dans un laboratoire équipé de microscopes. Ils nous permettent de découvrir quelques espèces de micro-organismes et de crevettes vivant dans le Baïkal. La visite se termine par un minuscule aquarium, dans lequel nagent deux phoques de Sibérie, une espèce endémique du lac.

En été, il est très facile d’en apercevoir dans leur milieu naturel.
Quelques kilomètres supplémentaires nous permettent d’atteindre Listvyanka. Nous parcourrons les allées du marché (en plein air !) puis nous rejoignons la plage. Nous faisons nos premiers pas sur la glace ! A proximité, des aéroglisseurs font le plein de passagers. Ils remplacent les ferrys utilisés en été.
Nous croisons un véhicule « pur invention russe »

et rejoignons notre hôtel (Chalet Listvyanka). L’aéroport a contacté Olga, nous récupérerons demain la valise d’Adrien. Un rapide souper puis nous filons nous coucher. Nous avons très peu dormi lors des vols et les 7 heures de décalages horaires se font sentir.
Le lundi, après un solide petit-déjeuner, nous nous équipons au maximum. Tous nos habits chauds y passent. 2h en motoneige nous attendent, il fait -28°C. Avant le départ, l’on nous fournit un pantalon et une veste supplémentaire. Le bonhomme Michelin n’a qu’à bien se tenir, la concurrence est là !

Tout démarre par un coup de téléphone de ma maman. Elle m’annonce avoir trouvé sa future destination de vacances. Je souris en coin, moi aussi. Un reportage du magazine Géo a focalisé mon attention sur le lac Baïkal. J’écoute son récit : j’ai vu un reportage télévisé, la traversée du lac Baïkal en hiver ! Incroyable ! Il n’en faut pas plus pour nous lancer dans l’aventure. Le compagnon de ma maman ne souhaitant pas nous accompagner, nous partirons à 3. Ma maman, Jeannette, 54 ans, mon compagnon, Adrien, 33 ans et moi, Estelle, 29 ans !
Nous choisissons un parcours sur mesure, organisé par l’agence russe Artel Troïka. Plusieurs mails avec cette agence francophone basée à Moscou nous permettent de finaliser notre voyage. Départ le 3 mars 2018 !
Viens ensuite une étape que nous avions sous-estimée : les visas. Commence un long et pénible travail administratif. Pour ceux qui préfèrent éviter la paperasse, passez ce paragraphe. Nous nous enregistrons sur le site de VFS.Global, qui permet l’obtention de visa russe en Suisse. La liste des documents nécessaires est horriblement longue. Il nous faudra plus de deux semaines pour obtenir toutes les attestations nécessaires auprès de nos assureurs (maladie-accident-rapatriement). Nous complétons ensuite un formulaire long comme le bras sur le site, puis nous fixons une date de rendez-vous à l’ambassade de Bern. Jeannette se dévoue à faire le déplacement, nous lui fournissons des procurations pour qu’elle puisse également présenter nos dossiers. Viens ensuite la très douloureuse facture : 118 CHF par personne ! ça passe plutôt mal, mais nous n’avons pas le choix. Nos passeports sont déposés à l’ambassade, nous les recevrons par courrier deux semaines plus tard. Astuce pour faire quelques économies : l’ambassade facture 45 CHF par passeport pour un renvoi par la Poste. En fonction du nombre de voyageurs, il peut être plus économique de refaire le déplacement jusqu’à Bern pour les récupérer en main propre.
Nous nous retrouvons le 3 mars à l’aéroport de Genève, nos valises pleines à craquer d’habits chauds. Sur recommandation de l’agence, nous partons avec nos bottes d’hiver aux pieds et des habits chauds dans nos bagages à main. Il neige à peine, mais suffisamment pour créer un certain chaos. Notre vol décolle avec 1h30 de retard. Nous avons 2h d’escale à Moscou, la tension monte. Nous atterrissons à Moscou avec 40 minutes de retard sur l’horaire, le pilote a bien comblé le retard. Pourtant habitués des aéroports, nous nous plantons royalement. Il nous faudra longtemps pour comprendre que nous arrivons sur un vol international et devons repartir avec un vol national, ce qui implique un passage de frontière. Nous sommes bons derniers dans la file de la douane. Nos passeports sont tamponnés puis nous piquons un sprint à travers l’aéroport. Quel bonheur de courir à l’intérieur avec des bottes d’hiver rembourrées et une doudoune ! Nous suons à grosses gouttes, mélange de stress et de surchauffe vestimentaire !
Lorsque nous atteignons la porte d’embarquement, les passagers prennent déjà place dans un bus. Adrien présente sa carte d’embarquement, rejoins le bus, suivi de près par ma maman. Arrive mon tour, on me demande d’attendre car le bus est plein. Je tente d’apercevoir mes compagnons de voyage pour les prévenir, sans succès. Dans le bus, ma maman s’aperçoit de mon absence. Adrien est coincé au fond du véhicule par le flot de passagers, impossible de ressortir. C’est donc Jeannette qui revient sur ses pas à ma recherche. Nous communiquons par gestes à travers les deux portes vitrées coulissantes. Rassurée, elle se retourne au moment où le bus démarre. Elle se retrouve coincée sur le tarmac, gesticulant pour tenter de faire fonctionner le détecteur des portes. Amusée par la situation (il fait tout de même -10 °C dehors), je préviens l’agent au guichet. Sa collègue se retourne et fonce vers le tarmac au pas de charge. Ouverture des portes, remontrances (vous ne devez pas rester là, c’est dangereux !), elle abandonne ensuite ma maman entre les deux portes vitrées. Nous rions de sa mésaventure. Un second bus arrive, nous embarquons ensemble et retrouvons Adrien dans l’avion.
Nous sommes le 4 mars et il est 8h30 lorsque nous atterrissons à Irkoutsk. Nous avons volé durant plus de 10h heures et franchi 7 fuseaux horaires depuis Genève. Le pilote baragouine en anglais, impossible de comprendre la valeur de la température locale.
Dans le hall d’arrivée, nous rencontrons Olga, notre guide francophone. Un rapide détour aux toilettes pour enfiler des habits chauds, puis nous récupérons nos valises. Il manque celle d’Adrien, il remplit donc avec l’aide d’Olga un formulaire pour déclarer la perte. Nous croisons les doigts et espérons la récupérer demain.
A peine sortis de l’aéroport, le froid nous saisit. Olga nous regarde avec un sourire et nous annonce : Bienvenue à Irkoutsk, aujourd’hui il fait moins 24 °C !

Petite pensée pour notre entourage, qui n’a pas compris notre souhait de découvrir la Sibérie en plein hiver : « Vous êtes toujours aussi cinglés ! La Sibérie, en hiver…. Mais pourquoi ? » A leur décharge, nous avons parcouru le Groenland en kayak lors de nos dernières vacances (voir notre carnet « Kayak au Groenland ») et nous nous étions promis de partir au chaud. La vie est pleine de surprises !
Nous montons à bord d’un minibus surchauffé et commençons un tour de ville. Un premier arrêt pour découvrir le quartier des 3 églises (orthodoxe et chrétiennes)

et les rives fumantes de l’Angara.

En amont, un barrage réchauffe l’eau du fleuve, qui fume au contact de l’air froid.

Nous continuons notre visite, découvrons plusieurs monuments puis une courte marche nous amène au pied de la statue d’Alexandre III. Après un court trajet en minibus, nous rejoignons le musée des Décembristes. Petit résumé historique : Les insurgés de 1825 furent condamnés au goulag et à une vie entière en Sibérie. Ils furent pardonnés lors du couronnement du tsar Alexandre II en 1856 après des décennies d’exil.


Visite intéressante sur une époque importante de la Russie.

Nous visitons ensuite une petite partie du centre-ville, désert en ce dimanche matin.


Un trajet d’une heure en minibus et nous atteignons le musée Taltsy, reproduction des différents bâtiments historiques datant du dix-septième au vingtième siècle.



Malgré un froid mordant, nous découvrons les différentes architectures et sommes conviés à une représentation musicale d’une artiste locale. Nous découvrons également de superbes toboggans de glace et ne résistons pas à l’envie de nous élancer, assis sur de fines planches en bois souple. Nous nous réchauffons ensuite autour d’un repas, dans un petit café. Nous reprenons la route à travers de magnifiques forêts de bouleaux pour atteindre l’embouchure de l’Angara. Ce fleuve est le seul qui sort du lac Baïkal, alors que ce dernier possède 336 affluents permanents !


Nous admirons la vue splendide sur le lac gelé et sur le fleuve qui ne gèle jamais à l’embouchure. Sur la rive opposée de l’Angara, nous apercevons le village de Port Baïkal, distant d’un kilomètre.

Olga nous conte une légende la région. Un vieil homme barbu prénommé Baïkal était père de 336 fils et d’une seule fille nommé Angara. Ses fils étaient très économes, contrairement à sa fille, dépensière. Cette dernière tomba amoureuse de Ienisseï. Lorsqu’elle voulut le rejoindre, son père tenta de l’en empêcher un jetant un rocher, devenu aujourd’hui une petite île au centre de l’Angara.

Sa fille parvint à s’échapper pour rejoindre l’élu de son cœur. Cette légende raconte l’histoire du Baïkal. 336 affluents, 1 fleuve (Angara) qui en sort et qui rejoint le Ienisseï avant de se jeter dans l’océan arctique après presque 6’000 km.
Olga nous propose une modification du programme. Initialement, nous devions monter en télésiège au sommet du Mont Tchersky. Selon elle, le musée du Baïkal sera plus enrichissant. Nous voilà en route pour quelques kilomètres supplémentaires. Nous apprécions la visite du musée, très complet. Les chiffres donnent le vertige : la superficie du Baïkal équivaut à celle de la Belgique, la profondeur maximale est de 1’642 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond mais également le plus volumineux au monde (260 fois le Lac Léman). Il est souvent surnommé « mer de Sibérie ».
Nous prenons ensuite place dans un laboratoire équipé de microscopes. Ils nous permettent de découvrir quelques espèces de micro-organismes et de crevettes vivant dans le Baïkal. La visite se termine par un minuscule aquarium, dans lequel nagent deux phoques de Sibérie, une espèce endémique du lac.

En été, il est très facile d’en apercevoir dans leur milieu naturel.
Quelques kilomètres supplémentaires nous permettent d’atteindre Listvyanka. Nous parcourrons les allées du marché (en plein air !) puis nous rejoignons la plage. Nous faisons nos premiers pas sur la glace ! A proximité, des aéroglisseurs font le plein de passagers. Ils remplacent les ferrys utilisés en été.

Nous croisons un véhicule « pur invention russe »

et rejoignons notre hôtel (Chalet Listvyanka). L’aéroport a contacté Olga, nous récupérerons demain la valise d’Adrien. Un rapide souper puis nous filons nous coucher. Nous avons très peu dormi lors des vols et les 7 heures de décalages horaires se font sentir.
Le lundi, après un solide petit-déjeuner, nous nous équipons au maximum. Tous nos habits chauds y passent. 2h en motoneige nous attendent, il fait -28°C. Avant le départ, l’on nous fournit un pantalon et une veste supplémentaire. Le bonhomme Michelin n’a qu’à bien se tenir, la concurrence est là !

Cinq semaines en bus en Colombie English translation pending
J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
Passagers pour Seattle, mont Saint Helens, Montana, Yellowstone, Idaho, Oakland, en voiture English translation pending
Eté 2018. Le Montana, cette année, ne sera qu’une étape. Prometteuse certes, mais une simple étape dans un circuit qui pour une fois ne nous mènera pas dans des endroits connus. Grands Canyons, Graceland, bayous et pays de Mark Twain sont derrière nous. Nous sommes en quête, voyez-vous, d’autre chose. Cette fois-ci nous suivrons une large trajectoire dans l’Amérique profonde, celle dont les guides ne parlent pas, ou si peu. Deux grandes villes seulement : Seattle, pour commencer, et San Francisco/Oakland, pour finir. Entre les deux, l’ouest hors sentiers touristiques, à la seule exception de Yellowstone, le parc où le touriste peut se mesurer à un ours noir ou parfaire une existence dissolue dans un lac acide.
La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.
Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?
A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.
Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?
A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
Dis papa si on allait faire du cheval en Mongolie... été 2017 English translation pending
Hello Tous,
Cette fois on est doublement apprentis: jamais été en Mongolie et jamais été sur un cheval 😮
GENESE Normalement nous ne devions pas partir en vacances cet été, mais lors d'une discussion Facebook avec Léonie, elle nous a dit qu'elle n'avait rien au programme pour l'été, du coup je lui ai proposé qu'on aille ensemble en voyage. Mais où ? ... comme nous n'avions pas d'idées précise je lui ai demandé où elle rêvait d'aller: "c'est vrai je peux !". "Dis toujours on verras ensuite" "J'ai toujours rêver d'aller faire du cheval en Mongolie ..." "Ok je regarde ce que ça coûte et je te réponds, en revanche ça n'est possible que si ton frère est d'accord pour venir avec nous" J'ai rapidement regardé le prix des billets d'avions pour Oulan Bator et le prix pour un circuit à cheval. Pour les vols ça marche, le prix est raisonnable. Pour l'agence, j'ai tout de suite trouvé l'agence Cassiopée qui m'a bien plu. Après j'ai recherché d'autres compagnies mais aucune n'a aussi bien réussi à me convaincre. L'agence est Francophone, elle semble a voir bien compris les besoins des Français (notamment au niveau qualité des repas), le programme équestre n'est pas trop dense (2x 2h/2h30) de cheva par jour. L'intendance est assuré par un 4x4 Russe (UAZ) qui meut nous prendre en passager si on fatigue sur le cheval. Bref l'équilibre parfait pour nous et pour ne rien gâter le prix est vraiment raisonnable. 1h30 plus tard: "Coucou Léonie ... c'est bon Mongolie vendue" "Waouuhhh, génial, merci, merci, ... etoutetout" ça fait plaisir de faire plaisir ! "En plus mon frère est 100% d'accord" Donc les dés sont jetés nous partirons en Mongolie du 9 au 23 juillet 2017
Le circuit
Cette fois on est doublement apprentis: jamais été en Mongolie et jamais été sur un cheval 😮
GENESE Normalement nous ne devions pas partir en vacances cet été, mais lors d'une discussion Facebook avec Léonie, elle nous a dit qu'elle n'avait rien au programme pour l'été, du coup je lui ai proposé qu'on aille ensemble en voyage. Mais où ? ... comme nous n'avions pas d'idées précise je lui ai demandé où elle rêvait d'aller: "c'est vrai je peux !". "Dis toujours on verras ensuite" "J'ai toujours rêver d'aller faire du cheval en Mongolie ..." "Ok je regarde ce que ça coûte et je te réponds, en revanche ça n'est possible que si ton frère est d'accord pour venir avec nous" J'ai rapidement regardé le prix des billets d'avions pour Oulan Bator et le prix pour un circuit à cheval. Pour les vols ça marche, le prix est raisonnable. Pour l'agence, j'ai tout de suite trouvé l'agence Cassiopée qui m'a bien plu. Après j'ai recherché d'autres compagnies mais aucune n'a aussi bien réussi à me convaincre. L'agence est Francophone, elle semble a voir bien compris les besoins des Français (notamment au niveau qualité des repas), le programme équestre n'est pas trop dense (2x 2h/2h30) de cheva par jour. L'intendance est assuré par un 4x4 Russe (UAZ) qui meut nous prendre en passager si on fatigue sur le cheval. Bref l'équilibre parfait pour nous et pour ne rien gâter le prix est vraiment raisonnable. 1h30 plus tard: "Coucou Léonie ... c'est bon Mongolie vendue" "Waouuhhh, génial, merci, merci, ... etoutetout" ça fait plaisir de faire plaisir ! "En plus mon frère est 100% d'accord" Donc les dés sont jetés nous partirons en Mongolie du 9 au 23 juillet 2017
Le circuit

Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc English translation pending
Mercredi 13 Septembre 2017 Balaruc Sète 9 km
Je suis le seul participant à la randonnée Solarbike 2017 a avoir dormi au camping de Balaruc où était prévu le regroupement. Retardés les autres n’arriveront que pour le départ du bateau de 20h à Sète.
Voir préambule : voyageforum.com/...post=8369614#8369614
J’ai donc toute la journée pour plier ma tente et réorganiser mes bagages. J’en profite pour redresser les sardines de mon tapis de sol beaucoup moins rigides que les piquets de ma tente et qui ont déjà souffert de mes 3 premières nuits.

Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.
Je m’offre une daurade et une dame blanche
en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.
Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.
Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.
Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike
dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.
Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.

ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147

Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.
Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.
Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.
Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :
13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.

C'est parti ! bien installés dans les cabines.
Le pilote veille sur notre sortie du port.

je finis de rassurer les followers en ajoutant :
13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.

Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.

Je m’offre une daurade et une dame blanche
en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.
Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.
Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.
Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike
dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.
Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.
ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147

Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.
Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.
Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.
Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :
13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.

C'est parti ! bien installés dans les cabines.

Le pilote veille sur notre sortie du port.

je finis de rassurer les followers en ajoutant :
13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.
