Results for "Bagnols-sur-Cèze+|+127"
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Quel 4x4 pour les pistes de l'Utah? English translation pending
Hi ! tous
Je m'adresse à ceux qui connaissent les pistes et les voitures.
Dans mon circuit en mai prochain, j'envisage de faire (avec l'accord des rangers à chaque fois) : la Cottonwood canyon - la Burr trail + Notom Bullfrog - le circuit de Cathedral Valley et la Shafer trail - cela en 4 jours
J'ai le choix avec voituredelocation.com entre un midsize SUV type chevrolet equinox (660€ pour 29 jours), un standard SUV type chevrolet blazer (998€) et un fullsize SUV type chevrolet tahoe (1131€)
Je suis pas un spécialiste du 4x4 mais ces pistes m'ont semblé abordables dans de bonne condition. Ma principale expérience est le Titus canyon de Death Valley avec le passage du col Red Pass.
Une remarque pour ceux qui vont louer, lorsque le plein est inclus au départ, son prix est proportionnel à la durée, dont excessif si on dépasse 2 semaines.
Bern
Rallye Dakar, cordillères et pampas (Argentine et Chili) English translation pending
le Dakar, la Cordillère et les pampas:
comme tous les voyageurs du Monde, on reste scotchés par les images des sept premières étapes du Dakar en Argentine et au Chili. on est aussi surpris de l'intérêt et de la fascination des populations locales pour cette expression hautement futile de notre « belle civilisation technicienne ». Et puis on va voir le film « MUTUM » de Sandra KOGUT qui décrit le quotidien d'une famille pauvre de paysans brésiliens et on comprend mieux les yeux grands ouverts ou écarquillés (au choix) des autochtones devant ce délire mécanique venu d'une autre planète. Les splendides contrées traversées ont-elles besoin de cette bruyante et polluante publicité ou bien les progrès et la croissance de notre univers mécanique sont-ils à ce point utiles que' l'on peut perdre sa vie à le prouver ? (mort d'un motard anonyme sur le parcours délaissé et abandonné trois jours après l'émission de sa balise de détresse)
Itinéraire de Santiago à Ushuaïa English translation pending
Bonjour (et meilleurs voeux!)
Je suis actuellement en train de preparer mon itineraire de Santiago a Ushuaia...c'est pas evident, surtout que je compte traverser la frontiere un bon nombre de fois. J'aimerais donc avoir vos judicieux conseils pour mon trajet. Voici mon plan (n'hesitez pas a me "rediriger" si vous pensez que c'est mieux): santiago, Temuco, Villarica, Pucon, Curarrehue passage frontiere par le Paso Mamuil Malal jusqu'a Junin de los Andes Bariloche passage frontiere (Paso Cardenal Antonio Samare) pour aller sur Osorno et Puerto Mont (y a t il une route directe Bariloche- Puerto Mont?) Ile de Chiloe ensuite caretera austral par Chaiten jusqu'a Coihaique passage frontiere pour aller a la ville de Perito Moreno (est-ce possible? si non, comment faire?)El Chalten, El Calafate, Puerto Natales Punta Arena, Porvenir (y a t il un bateau de Punta Arena a Porvenir?) Rio Grande Et finalement Ushuaia.
Cela vous semble t il judicieux? Y a t il plus interessant a faire. Nous sommes le 8 janvier et je dois etre a Ushuaia pour fin fevrier, est-ce possible? Le stop marche t il dans ce coin du bout du monde?
Enfin bref vous avez compris toutes les infos sont les bienvenues.
Je vous remercie pour tous vos futurs conseils Mucha suerte a todos Nico
Je suis actuellement en train de preparer mon itineraire de Santiago a Ushuaia...c'est pas evident, surtout que je compte traverser la frontiere un bon nombre de fois. J'aimerais donc avoir vos judicieux conseils pour mon trajet. Voici mon plan (n'hesitez pas a me "rediriger" si vous pensez que c'est mieux): santiago, Temuco, Villarica, Pucon, Curarrehue passage frontiere par le Paso Mamuil Malal jusqu'a Junin de los Andes Bariloche passage frontiere (Paso Cardenal Antonio Samare) pour aller sur Osorno et Puerto Mont (y a t il une route directe Bariloche- Puerto Mont?) Ile de Chiloe ensuite caretera austral par Chaiten jusqu'a Coihaique passage frontiere pour aller a la ville de Perito Moreno (est-ce possible? si non, comment faire?)El Chalten, El Calafate, Puerto Natales Punta Arena, Porvenir (y a t il un bateau de Punta Arena a Porvenir?) Rio Grande Et finalement Ushuaia.
Cela vous semble t il judicieux? Y a t il plus interessant a faire. Nous sommes le 8 janvier et je dois etre a Ushuaia pour fin fevrier, est-ce possible? Le stop marche t il dans ce coin du bout du monde?
Enfin bref vous avez compris toutes les infos sont les bienvenues.
Je vous remercie pour tous vos futurs conseils Mucha suerte a todos Nico
Quelle roue libre utiliser pour un vélo? English translation pending
J'utilise la roue libre shimano HG hyperglide 14-32 et j'en suis fort peu satisfait.
C'est la cinquième que je change en très peu de temps.
Soit la roue libre craque, soit elle tourne de temps en temps un quart de tour dans la
choucroute, soit elle casse au bout de deux jours d'utilisation.
Et quand elles fonctionnent, il faut les resserrer régulièrement...
Je pèse 82 kg, mon vélo fait 18 kg et mon chargement l'hiver monte à 35 kg.
Je souhaiterais savoir ce que vous utilisez comme roue libre... Me préciser le poids total et le nombre de jours utilisés. Merci
Et quand elles fonctionnent, il faut les resserrer régulièrement...
Je pèse 82 kg, mon vélo fait 18 kg et mon chargement l'hiver monte à 35 kg.
Je souhaiterais savoir ce que vous utilisez comme roue libre... Me préciser le poids total et le nombre de jours utilisés. Merci
Mais où va la Terre? English translation pending
Voici les petites phrases inscrites au bas de chaque photo de l'exposition de Yann Arthus-Bertrand, La Terre vu du ciel.
Cela fait 3 mois que je passe devant, à Perth, et j'avoue que ça donne à réfléchir.
Même si je n'approuve pas forcément la façon dont ces photos ont été prises, il faut bien avouer que l'exposition permet de s'emerveiller devant la beauté de la Terre et aussi de prendre un peu conscience de notre impact et de notre comportement, nous les plus "évolués" des êtres (sur)vivants.
J'ai essayé de traduire au mieux l'anglais donc d'avance désolé si j'ai écorché le sens de la phrase. L'essentiel est toujours présent je vous rassure. Il y en a tellement que je vais les envoyer en plusieurs fois.
Bonne lecture et bonne reflexion....
Plus d un quart des cours d eau australien sont proches, ou ont dépassé, la limite durable d extraction (ACF)
Si chaque individu sur Terre vivait comme un australien, il faudrait 5, 3 planète pour fournir toutes les ressources et absorber toute la pollution. (AGO)
Moins de 10 pays se partagent 60% des ressources mondiales en eau douce. (CEAU)
Avec les quantités de soleil dont profitent l’Australie, l’énergie solaire pourrait subvenir a toute notre demande d’énergie et même plus. (ACF)
600 millions de personnes vivent sous la menace d’une éruption volcanique. (UNEP)
Bruler 4m3 de bois sauve l’équivalent approximatif d’une tonne de pétrole et élimine, en moyenne, 2, 5 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. (www.europa.eu.int)
L’espérance de vie était de 46 ans en 1950. Elle excède maintenant les 66 ans. (World Fact Book)
40% de la demande mondiale d’énergie est satisfaite par le pétrole. (French ministry of Foreigns Affairs)
104 millions de vélos sont fabriqués chaque années, contre 44 millions d’automobiles. (World institute)
Il faut 1500 litres d’eau pour produire 1kg de céréales et 15000 litres pour produire 1kg de bœuf. (FAO)
En dépit du fait que les reefs de coraux recouvrent moins de 0, 5% des océans, on estime que 90% des espèces marines sont directement et indirectement dépendantes de ceux-là. (UNEP 2004)
Au sommet de Rio en 1992, les pays les plus riches du monde ont promis de consacrer 0, 7% de leur PIB aux aides étrangères. Ces pays consacrent actuellement moins de 0, 3%. (OECD)
Il y avait plus de 37000 ONG opérant en 2000. (UNDP Report 2002)
Recycler 1 tonne de plastique sauve 750 kg de pétrole. (Jean-Benoit Durand)
Un seul réacteur nucléaire produit approximativement 20 tonnes de déchets par an. Les 443 réacteurs à travers le monde produisent 10000 tonnes de déchets annuellement. (IAEA)
J'ai essayé de traduire au mieux l'anglais donc d'avance désolé si j'ai écorché le sens de la phrase. L'essentiel est toujours présent je vous rassure. Il y en a tellement que je vais les envoyer en plusieurs fois.
Bonne lecture et bonne reflexion....
Plus d un quart des cours d eau australien sont proches, ou ont dépassé, la limite durable d extraction (ACF)
Si chaque individu sur Terre vivait comme un australien, il faudrait 5, 3 planète pour fournir toutes les ressources et absorber toute la pollution. (AGO)
Moins de 10 pays se partagent 60% des ressources mondiales en eau douce. (CEAU)
Avec les quantités de soleil dont profitent l’Australie, l’énergie solaire pourrait subvenir a toute notre demande d’énergie et même plus. (ACF)
600 millions de personnes vivent sous la menace d’une éruption volcanique. (UNEP)
Bruler 4m3 de bois sauve l’équivalent approximatif d’une tonne de pétrole et élimine, en moyenne, 2, 5 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. (www.europa.eu.int)
L’espérance de vie était de 46 ans en 1950. Elle excède maintenant les 66 ans. (World Fact Book)
40% de la demande mondiale d’énergie est satisfaite par le pétrole. (French ministry of Foreigns Affairs)
104 millions de vélos sont fabriqués chaque années, contre 44 millions d’automobiles. (World institute)
Il faut 1500 litres d’eau pour produire 1kg de céréales et 15000 litres pour produire 1kg de bœuf. (FAO)
En dépit du fait que les reefs de coraux recouvrent moins de 0, 5% des océans, on estime que 90% des espèces marines sont directement et indirectement dépendantes de ceux-là. (UNEP 2004)
Au sommet de Rio en 1992, les pays les plus riches du monde ont promis de consacrer 0, 7% de leur PIB aux aides étrangères. Ces pays consacrent actuellement moins de 0, 3%. (OECD)
Il y avait plus de 37000 ONG opérant en 2000. (UNDP Report 2002)
Recycler 1 tonne de plastique sauve 750 kg de pétrole. (Jean-Benoit Durand)
Un seul réacteur nucléaire produit approximativement 20 tonnes de déchets par an. Les 443 réacteurs à travers le monde produisent 10000 tonnes de déchets annuellement. (IAEA)
Tour dans l'ouest des États-Unis en mai 2009 English translation pending
Bonsoir à tous!
Après avoir lu et relu les messages du Forum, c'est é mon tour d'enfin écrire le(les) miens!
Je vais aller aux USA pour la 3ème fois en Mai09 (6-20) mais se sera ma première fois dans l'ouest du pays.
Nous allons arrivés à San Francisco puis faire le "petit" tour suivant: San Francisco (départ directement depuis SFO avec l'Expedition de location Hertz) Une petite nuit à Bakersfield après nos 5 heures de route. Direction Williams (AZ) ou nous allons également passer une nuit Ensuite arrivé à Mexican Hat ou nous allons passer 2 nuits pour profiter de Monument Valley Direction St George ou nous allons passer une nuit avant de nous rendre sur Las Vegas, 2 nuits afin de profiter de la ville et des environs Très long trajet direction South Lake Tahoe (dans les 12 heures de route) avec une traversé du Death Valley Nat Park 2 nuits à South Lake Tahoe avec un tour du lac Puis revenir sur San Francisco ou nous allons passer 5 nuits.Beaucoup de route (pas de soucis pour moi) et peux de temps (un soucis pour moi), je reviens se soir avec une GMaps du trajet et plus d'informations sur mon petit projet.
J'attends vos avis/conseils etc.
Au plaisir de vous lire :)
Après avoir lu et relu les messages du Forum, c'est é mon tour d'enfin écrire le(les) miens!
Je vais aller aux USA pour la 3ème fois en Mai09 (6-20) mais se sera ma première fois dans l'ouest du pays.
Nous allons arrivés à San Francisco puis faire le "petit" tour suivant: San Francisco (départ directement depuis SFO avec l'Expedition de location Hertz) Une petite nuit à Bakersfield après nos 5 heures de route. Direction Williams (AZ) ou nous allons également passer une nuit Ensuite arrivé à Mexican Hat ou nous allons passer 2 nuits pour profiter de Monument Valley Direction St George ou nous allons passer une nuit avant de nous rendre sur Las Vegas, 2 nuits afin de profiter de la ville et des environs Très long trajet direction South Lake Tahoe (dans les 12 heures de route) avec une traversé du Death Valley Nat Park 2 nuits à South Lake Tahoe avec un tour du lac Puis revenir sur San Francisco ou nous allons passer 5 nuits.Beaucoup de route (pas de soucis pour moi) et peux de temps (un soucis pour moi), je reviens se soir avec une GMaps du trajet et plus d'informations sur mon petit projet.
J'attends vos avis/conseils etc.
Au plaisir de vous lire :)
Travailler et voyager English translation pending
bonjour ! alors depuis quelques temps je me pose une question...sans doute tres bête mais voilà...
je suis étudiante et ayant presque 4 mois de vacances l'été ( ça a du bon la vie etudiante !!!) je peux facilement partir 6-7 semaines en voyage puis bosser le reste des vacances.
Mais voilà je me demandais donc...une fois qu'on est plus étudiant, qu'on a trouvé du boulot, qu'on a un salaire qui permet de voyager...où trouve t'on le temps de voyager? Car avec les cinq semaines de congés payés par an, admettons que l'on prenne une semaine à Noel, une semaine à fevrier ou Paques ça laisse seulement trois semaines l'été! Trois semaines, c'est peu pour vraiment découvrir un pays non??
alors je me suis toujours dit que une fois mes études finies je ne pourais plus voyager comme maintenant, ça ne sera que des petits voyages...
mais quand je lis vos posts je me rend compte que si, c'est possible de voyager tout en travaillant...alors question: comment faites vous? vous partez juste genre 2-3 semaines l'été en étant un peu frustré parce que c'est trop court, vous partez 5 semaines l'été en bossant comme des dingues le reste de l'année... ou vs avez des boulots qui vs permettent d'avoir plus de vacances?
voilà bon c'est sans doute une question un peu stupide néanmoins si vous pouviez m'éclairer un peu sur comment concilier "vie active" et voyages ben merci ...🙂
Image de la France à l'étranger: bien cotée? English translation pending
😉 Une des premières questions que l'on nous pose en voyage c'est " de quel pays es tu ?" Celà semble un paramètre super important pour que l'on nous situe, plus que l'age, le métier, l'état civil etc.. D'après les réactions et commentaires de vos interlocuteurs, avez vous l'impression lors de vos contacts aux 4 coins du monde que la France a une (très) bonne image ?
A quel prix puis-je vendre ma voiture au Sénégal ou Mali? English translation pending
Le 16/12/2008
Bonjour,
J'envisage de descendre ma voiture en mars 2009, une Ford Sierra break Diesel 2, 3l de 1987 (donc de plus de 5 ans !!), pour la vendre, soit au Sénégal (si c'est encore possible ?) ou parce que ça parait moins compliqué (entrée du véhicule), au Mali.
Je ne sais pas : si ça intéresse des gens (vu qu'au Sénégal que je connais un peu je n'en ai pas vu ! à quel prix elle peut se vendre.
Est-ce que quelqu'un peut me répondre ?
Vos boissons durant un long voyage à vélo? English translation pending
Hello,
Durant un long voyage, comme certains en font de part le monde, je pense à l'asie, l'orient ou l'affrique... quelles boissons est plus ou moin idéale à boire pour s'hydrater toute la journée, que mettre dans ses gourdes? de l'eau (bouille ou micropurée) simple, ou avec du sucre, ou thés (thé vert ou noir) ou autre? et quelle est plus ou moins la quantité de boisson dont le corp à besoin par jour, en faisant des efforts?
merci por vos lumières!!
Visa pour la Thaïlande: à qui se fier? English translation pending
Bonjour a tous,
je suis presentement a Phnom Penh et ayant ete mis au courant de la nouvelle regle des quinze jours pour les visa a l arrivee pour les frontieres terrestres de la Thailande je me suis presente aujourd'hui a l embassade Thai a PP. La dame au comptoir m a dit que je n avais pas besoin de demander de visa pour 30 jours que pour les canadiens c etait ok. D un cote content de sauver 35$us mais je ne sais plus ce qui est vrai.
Si on me donne 15 jours seulement a la frontiere terrestre, vais-je pouvoir renouveler le visa a Bangkok ou ailleurs ou devrais-je ressortir du pays? (ce que je n ai aucune envie de faire, je voudrais bien y rester un mois, mais s il me complique trop la vie, dans le cul, j irais depenser mon argent ailleurs...!)
Merci de me repondre rapidement!!!
je suis presentement a Phnom Penh et ayant ete mis au courant de la nouvelle regle des quinze jours pour les visa a l arrivee pour les frontieres terrestres de la Thailande je me suis presente aujourd'hui a l embassade Thai a PP. La dame au comptoir m a dit que je n avais pas besoin de demander de visa pour 30 jours que pour les canadiens c etait ok. D un cote content de sauver 35$us mais je ne sais plus ce qui est vrai.
Si on me donne 15 jours seulement a la frontiere terrestre, vais-je pouvoir renouveler le visa a Bangkok ou ailleurs ou devrais-je ressortir du pays? (ce que je n ai aucune envie de faire, je voudrais bien y rester un mois, mais s il me complique trop la vie, dans le cul, j irais depenser mon argent ailleurs...!)
Merci de me repondre rapidement!!!
Cherche mission humanitaire dans un petit village à Madagascar English translation pending
Bonjour je cherche une mission humanitaire à Madagascar dans une petit village pas dans une grande ville pour un mois.
stevefigueras@yahoo.fr
Madagascar: de nouveaux circuits nature dans ce pays English translation pending
Bonjour!!!!!!!!!!!!😉
Que pensez vous de cet article de l'Express de Madagascar édité ce jour et qui concerne, une nouvelle façon de pouvoir visiter Madagascar!!!
Personnellement, je trouve cela intêressant et plein d'avenir!!! mes j'attend aussi vos impressions amis vforumistes!!!!
bonne journée à vous tous😉
http://www.lexpressmada.com/...display&id=22741
Que pensez vous de cet article de l'Express de Madagascar édité ce jour et qui concerne, une nouvelle façon de pouvoir visiter Madagascar!!!
Personnellement, je trouve cela intêressant et plein d'avenir!!! mes j'attend aussi vos impressions amis vforumistes!!!!
bonne journée à vous tous😉
http://www.lexpressmada.com/...display&id=22741
Conduire au Brésil English translation pending
Conduire au Brésil
Dans les années 80 nous avons vécu deux ans à Fortaleza, dans le Nordeste brésilien, et nous y retournons régulièrement depuis 1997. Cette année-là, l’ami qui nous hébergeait nous avait également laissé les clefs de son buggy Très sympa de sa part, mais je n’en menais pas large quand j’ai pris le volant. Finalement, quinze jours après, j’étais aussi à l’aise là-bas qu’en France. C’est ce qui nous a décidés à louer une voiture à chaque fois que nous retournons au Brésil. On trouve d’excellentes cartes routières, remises à jour tous les ans, dans le guide Quatro Rodas, en vente dans les kiosques. Détail amusant : elles indiquent même les routes présentant des risques de braquage (risco de assalto). Après avoir sillonné le Ceará en tous sens et parcouru le Nordeste de Natal à São Luís do Maranhão, sur des routes fédérales, « estaduais » (d’état) et même sur des pistes, je me suis dit qu’un petit article à ce sujet pourrait en intéresser d’autres. Pour commencer, je précise que nous louons uniquement des voitures de tourisme d’entrée de gamme. Les tarifs sont en effet assez élevés dans le Nordeste (je n’ai aucune expérience en la matière ailleurs au Brésil). À titre indicatif, il faut compter approximativement € 35-40 hors saison (davantage en haute saison) par jour pour une voiture de type Opel (Chevrolet) Corsa ou Volkswagen Gol (une Golf au rabais, en quelque sorte). Donc, pas de vitres électriques, de condamnation centrale des portes ni d’ABS… En Asie on a beaucoup mieux pour moins cher. Louer un 4x4 est beaucoup plus onéreux, environ € 100 par jour. C’est cependant un bon choix pour ceux qui viennent à plusieurs et peuvent partager les frais. C’est même recommandé sur certains itinéraires, sans parler des pistes. Quant au buggy, si ça peut être sympa pour une journée à la plage, il ne faut pas compter faire plus avec. C’est bruyant, gourmand en carburant, ça ne tient guère la route et c’est ouvert, donc idéal pour se faire braquer. Enfin, pour un périple, il vaut mieux prendre l’option kilométrage illimité. Les 150 km/jour proposés en standard sont très insuffisants dans un pays comme le Brésil. Au cours des deux derniers voyages, nous avons parcouru plus de 3000 km en une dizaine ou une douzaine de jours, et encore, sans rouler tous les jours. L’option 150 km/jour peut convenir si vous circulez uniquement en ville ou dans les environs immédiats, mais ici « immédiat » peut vouloir dire une centaine de kilomètres. L’essence est généralement meilleur marché qu’en Europe, mais pas beaucoup. Il est préférable de la prendre dans les stations « de marque » (Petrobras, Shell, BP…). Il existe en effet des stations « sans marque » où elle est quelques centavos moins cher mais où le taux d’essence pure est aussi moins élevé… Beaucoup de voitures ont un moteur « flex » alcool/essence. Pas très intéressant. Perso, je préfère rouler à l’essence. D’une part, le rendement énergétique est bien meilleur, l’économie que représente l’alcool étant finalement dérisoire ; d’autre part, je suis contre les nécrocarburants : il faut savoir que les gens qui travaillent dans les plantations de canne sont quasiment esclaves. Fortaleza ne pose guère de problèmes de circulation pour qui est habitué à rouler en ville. Il y a beaucoup de sens uniques, comme un peu partout, mais la configuration de la ville fait qu’on s'y retrouve assez facilement. La signalisation est acceptable, du moins sur les grandes avenues. Les noms de rue sont bien indiqués. Se garer est plus ou moins facile selon les heures et les quartiers. À Beira Mar, par exemple, des gardiens informels vous font signe pour indiquer où se trouvent les places libres. Quand vous descendez de voiture, il se peut qu’ils proposent de la laver. À vous de voir. Quand vous reprenez la voiture, vous leur donnez une cinquantaine de centavos. C’est le tarif généralement pratiqué. L’état du revêtement est variable selon les quartiers et la saison. Attention aux nids de poule en saison des pluies et aux plaques d’égout volées. Le week-end, c’est souvent le rodéo : des chauffeurs alcoolisés font la course et dans ce cas, il est préférable de se ranger sagement sur le côté… Il y a relativement peu de deux-roues dans les beaux quartiers, mais ailleurs il est préférable de rester vigilant. En fait, tout cela s’applique globalement à la plupart des villes d’une certaine importance. Les radars sont signalés 200-400 mètres avant, par un panneau et par une inscription sur la chaussée. De même, si vous grillez un feu rouge, vous risquez de vous faire flasher, sauf après dix heures du soir. À partir de cette heure, ne vous arrêtez pas : contentez-vous de regarder à gauche et à droite puis passez. Si vous vous arrêtez, vous risquez de vous faire braquer (là encore, le risque varie selon les quartiers et les heures). Ce qui précède vaut d’ailleurs pour la plupart des villes du Nordeste. Dans ce qu’on appelle ici l’ « interior », c’est-à-dire en dehors des villes, c’est un peu le Far West. D’une part, la signalisation routière est quasiment inexistante ; d’autre part, l’état des routes est très variable. Sur les grands axes, tels que les routes fédérales (appelées BR suivi d’un numéro, par exemple, BR116), ce n’est généralement pas la gloire, surtout en saison des pluies. Un tronçon tel que la trentaine de kilomètres séparant Umirim d'Itapagé (ou Itapajé), par exemple, est un véritable scandale. En plus de dix ans, je ne l’ai pas vu réparé une seule fois. La première fois, en 1998, il était déjà complètement pourri. On ne peut guère y dépasser les trente kilomètres à l’heure si on ne veut pas crever un pneu. (Ça nous est arrivé à la tombée de la nuit au milieu de nulle part et nous étions drôlement contents que des routiers nous prêtent main forte : le cric s’enfonçait dans le sol détrempé et il fallait soulever la voiture pour mettre la roue de secours.) Il y a aussi plus de circulation sur les fédérales, principalement des camions. Les routes « estaduais », c’est-à-dire gérées par les états (appelées CE au Ceará, PI au Piauí, etc., suivi d’un numéro, par exemple, CE040) sont plutôt meilleures, voire excellentes, mais là encore, ce n’est pas garanti. On peut faire cinquante kilomètres le pied au plancher sans problème puis, au détour d’un virage, se retrouver sur un tronçon avec des nids de poule tous les mètres ! Je n’exagère pas, ça m’est arrivé en décembre 2007 du côté de Tauá. Les pistes : si vous regardez une carte du Nordeste, vous constaterez qu’il y en a beaucoup. Certaines localités ne sont reliées par aucune route asphaltée. En saison sèche, passe encore, mais en saison des pluies… L’année dernière, nous avons ainsi dû nous cogner une centaine de kilomètres de piste, traversée d’une petite rivière à gué comprise, pour nous rendre à Cococí. Inutile de dire qu’en saison des pluies, ce n’aurait pas été envisageable autrement qu’avec un 4x4 et, encore, avec un chauffeur connaissant bien le coin. La signalisation ? Encore un truc de pays riche, ça ! Sur les routes fédérales et quelques estaduais, la signalisation est à peu près correcte. Les virages dangereux, notamment, sont généralement bien signalés. En revanche, dans les agglomérations, elle est pour ainsi dire inexistante. Ou alors vous voyez un panneau indiquant la direction que vous recherchez puis, au bout de quelques dizaines de kilomètres, vous vous rendez compte que vous auriez dû tourner quelque part bien avant. Pour trouver le nom du bled où on se trouve, il faut regarder sur les panneaux publicitaires ou les bâtiments administratifs… Le mieux est évidemment de s’arrêter et de demander à un passant. De toute façon, on est souvent obligé de demander son chemin. Comme la plupart des gens n’ont pas de voiture et ne sortent que rarement de leur ville, leurs indications sont souvent floues. Il vaut donc mieux demander à plusieurs personnes. Si vous trouvez une station-service, c’est encore le mieux, ils ont plus l’habitude. À l’entrée des agglomérations, il y a souvent des bandes rugueuses. Elles sont généralement signalées par un panneau évoquant les créneaux d’un château-fort. Quelques dizaines de mètres plus loin, vous trouvez une « lombada », c’est-à-dire un ralentisseur. Lui aussi est généralement signalé par un panneau mais attention : ce panneau ne se trouve pas 50 m avant comme on pourrait s’y attendre, mais immédiatement à hauteur du ralentisseur. Et ces ralentisseurs sont parfois très hauts. Pire : il y en a souvent tous les cinquante mètres, voire plus et à des emplacements dont la logique nous dépasse un peu. D’autant plus que dans la plupart des villages, le revêtement est souvent constitué de pavés plus ou moins disjoints, interdisant de circuler à plus de 15 km/h. Ces ralentisseurs ont été interdits il y a quelques années. Quelques-uns ont été supprimés, mais bien souvent le remède a été pire que le mal : on s’est contenté d’arracher le goudron ou le ciment et à la place on se retrouve avec une tranchée ! Ailleurs, on en a même rajouté. Parfois, ce sont d’ailleurs les habitants qui s’en chargent. Personnellement, je trouve ces machins vraiment dangereux et totalement inutiles. Dans le sertão, les gros 4x4 se fichent pas mal des ralentisseurs. Ils passent dessus à fond et tant pis si un gosse d’une famille pauvre traverse. Ça en fait un de moins. Ma pire expérience avec ces ralentisseurs a été en rase campagne. Nous étions sur une route parallèle au tronçon Umirim-Itapajé. Le revêtement était comme neuf, personne ne passant jamais par là. Je roulais à 120-130 pour éviter de me faire prendre par la nuit et, surtout, par un orage qui menaçait. En haut d’une côte j’ai dû piler d’un seul coup à cause d’un ralentisseur qui n’était pas signalé. J’ai laissé pas mal de gomme sur la chaussée et je suis passé dessus à 90. Quel imbécile a eu l’idée de placer un ralentisseur à cet endroit ? L’agglomération la plus proche est à une bonne quinzaine de kilomètres et il n’y a absolument aucune habitation ni aucun chemin à proximité ! Les distances sont aussi un élément à prendre en compte. C’est l’Amérique. Des amis brésiliens m’ont raconté qu’ils avaient dû faire 300 kilomètres pour retrouver la bonne route. Toujours la signalisation… Heureusement, ils venaient de refaire le plein. En effet, les stations-service sont parfois assez éloignées les unes des autres. Alors si la jauge a baissé un peu et qu’on n’est pas sûr à 100 % d’avoir assez d’essence pour parvenir à destination, il est vivement conseillé de refaire le plein à la première station qu’on trouve. Si vous tombez en panne sèche et que vous n’avez pas de jerrycan, rassurez-vous : à la station, on vous servira l’essence dans un… sac en plastique. D’ailleurs, il nous est arrivé de traverser à pied tout le quartier de Pirambu, soit près de 4 km, avec un arrosoir plein d’essence en plein midi. Nous étions tombés en panne sèche avec le buggy et nous n’avions évidemment pas de jerrycan… Toujours au chapitre des réjouissances routières sertanejas, il y a les vaches ou les ânes, voire des gens à vélo qui sortent de nulle part et traversent brusquement la route. Les camions sont souvent surchargés et poussifs. Si vous vous trouvez derrière l’un d’eux et que vous hésitez à le dépasser, faites-lui confiance : il applique la règle internationale consistant à mettre son clignotant à gauche comme pour déboîter pour vous avertir qu’il ne faut pas le doubler. Dès qu’il constate que vous pouvez enfin le doubler, il met son clignotant à droite, comme pour se ranger. Là, vous pouvez y aller. Enfin, la conduite de nuit est à éviter. Le Nordeste étant sous l’équateur, la nuit tombe très vite. Donc, tâchez d’arriver à destination à dix-sept heures au plus tard. Si vous êtes néanmoins contraint de rouler de nuit, soyez très vigilant. De nuit, on ne voit pas toujours les nids de poule ni les ralentisseurs. Les rues sont mal éclairées et on est toujours à la merci d’un poivrot qui traverse d’un seul coup, d’un cycliste distrait, d’un gamin qui traverse sans regarder, d’un chien ou d’un âne qui trouve l’autre côté de la route plus intéressant… Voilà, je suppose que tout ça donne l’impression qu’on risque sa peau tous les cinquante mètres. N’exagérons rien. Tous les cent mètres, c’est plus près de la vérité. Plus sérieusement, le Brésil en voiture, c’est quand même mieux qu’en car ou en avion. Pour commencer, on est indépendant. On n’est pas confiné dans les villes ni sur les plages que vendent les agences de voyages locales (à croire qu’il n’y a que les plages qui soient intéressantes). Rouler des heures en plein sertão, les vitres grandes ouvertes alors qu’il fait 45° à l’extérieur (et délicieusement frais – 42° – dans la voiture), ça permet de s’immerger dans l’immensité de ce pays extraordinaire. Vous traversez d’immenses forêts de carnaúbas des villages paumés, vous verrez des gamins jeter des pelletées de terre dans les nids de poule en demandant une piécette aux routiers de passage, vous dégustez une galette de tapioca pour le petit-déjeuner dans le « routier » d’une station-service, vous papotez un moment avec des femmes qui font la lessive dans une lagune, vous dégustez une galinha caipira dans un autre routier de station-service, vous apercevez un petit vieux se balançant dans son hamac à l’heure chaude, vous suivez un « pau de arara » (un pickup avec une quinzaine de personnes à l’arrière), tout ça en écoutant du forró à la radio… Pour vous donner une idée de tout ça, deux petites vidéos :
1000 kilomètres dans le sertão : http://www.aquiceara.com/...o/Icapui_Cococi.html
Du Ceará au Maranhão : http://www.aquiceara.com/...o/CearaMaranhao.html
Dans les années 80 nous avons vécu deux ans à Fortaleza, dans le Nordeste brésilien, et nous y retournons régulièrement depuis 1997. Cette année-là, l’ami qui nous hébergeait nous avait également laissé les clefs de son buggy Très sympa de sa part, mais je n’en menais pas large quand j’ai pris le volant. Finalement, quinze jours après, j’étais aussi à l’aise là-bas qu’en France. C’est ce qui nous a décidés à louer une voiture à chaque fois que nous retournons au Brésil. On trouve d’excellentes cartes routières, remises à jour tous les ans, dans le guide Quatro Rodas, en vente dans les kiosques. Détail amusant : elles indiquent même les routes présentant des risques de braquage (risco de assalto). Après avoir sillonné le Ceará en tous sens et parcouru le Nordeste de Natal à São Luís do Maranhão, sur des routes fédérales, « estaduais » (d’état) et même sur des pistes, je me suis dit qu’un petit article à ce sujet pourrait en intéresser d’autres. Pour commencer, je précise que nous louons uniquement des voitures de tourisme d’entrée de gamme. Les tarifs sont en effet assez élevés dans le Nordeste (je n’ai aucune expérience en la matière ailleurs au Brésil). À titre indicatif, il faut compter approximativement € 35-40 hors saison (davantage en haute saison) par jour pour une voiture de type Opel (Chevrolet) Corsa ou Volkswagen Gol (une Golf au rabais, en quelque sorte). Donc, pas de vitres électriques, de condamnation centrale des portes ni d’ABS… En Asie on a beaucoup mieux pour moins cher. Louer un 4x4 est beaucoup plus onéreux, environ € 100 par jour. C’est cependant un bon choix pour ceux qui viennent à plusieurs et peuvent partager les frais. C’est même recommandé sur certains itinéraires, sans parler des pistes. Quant au buggy, si ça peut être sympa pour une journée à la plage, il ne faut pas compter faire plus avec. C’est bruyant, gourmand en carburant, ça ne tient guère la route et c’est ouvert, donc idéal pour se faire braquer. Enfin, pour un périple, il vaut mieux prendre l’option kilométrage illimité. Les 150 km/jour proposés en standard sont très insuffisants dans un pays comme le Brésil. Au cours des deux derniers voyages, nous avons parcouru plus de 3000 km en une dizaine ou une douzaine de jours, et encore, sans rouler tous les jours. L’option 150 km/jour peut convenir si vous circulez uniquement en ville ou dans les environs immédiats, mais ici « immédiat » peut vouloir dire une centaine de kilomètres. L’essence est généralement meilleur marché qu’en Europe, mais pas beaucoup. Il est préférable de la prendre dans les stations « de marque » (Petrobras, Shell, BP…). Il existe en effet des stations « sans marque » où elle est quelques centavos moins cher mais où le taux d’essence pure est aussi moins élevé… Beaucoup de voitures ont un moteur « flex » alcool/essence. Pas très intéressant. Perso, je préfère rouler à l’essence. D’une part, le rendement énergétique est bien meilleur, l’économie que représente l’alcool étant finalement dérisoire ; d’autre part, je suis contre les nécrocarburants : il faut savoir que les gens qui travaillent dans les plantations de canne sont quasiment esclaves. Fortaleza ne pose guère de problèmes de circulation pour qui est habitué à rouler en ville. Il y a beaucoup de sens uniques, comme un peu partout, mais la configuration de la ville fait qu’on s'y retrouve assez facilement. La signalisation est acceptable, du moins sur les grandes avenues. Les noms de rue sont bien indiqués. Se garer est plus ou moins facile selon les heures et les quartiers. À Beira Mar, par exemple, des gardiens informels vous font signe pour indiquer où se trouvent les places libres. Quand vous descendez de voiture, il se peut qu’ils proposent de la laver. À vous de voir. Quand vous reprenez la voiture, vous leur donnez une cinquantaine de centavos. C’est le tarif généralement pratiqué. L’état du revêtement est variable selon les quartiers et la saison. Attention aux nids de poule en saison des pluies et aux plaques d’égout volées. Le week-end, c’est souvent le rodéo : des chauffeurs alcoolisés font la course et dans ce cas, il est préférable de se ranger sagement sur le côté… Il y a relativement peu de deux-roues dans les beaux quartiers, mais ailleurs il est préférable de rester vigilant. En fait, tout cela s’applique globalement à la plupart des villes d’une certaine importance. Les radars sont signalés 200-400 mètres avant, par un panneau et par une inscription sur la chaussée. De même, si vous grillez un feu rouge, vous risquez de vous faire flasher, sauf après dix heures du soir. À partir de cette heure, ne vous arrêtez pas : contentez-vous de regarder à gauche et à droite puis passez. Si vous vous arrêtez, vous risquez de vous faire braquer (là encore, le risque varie selon les quartiers et les heures). Ce qui précède vaut d’ailleurs pour la plupart des villes du Nordeste. Dans ce qu’on appelle ici l’ « interior », c’est-à-dire en dehors des villes, c’est un peu le Far West. D’une part, la signalisation routière est quasiment inexistante ; d’autre part, l’état des routes est très variable. Sur les grands axes, tels que les routes fédérales (appelées BR suivi d’un numéro, par exemple, BR116), ce n’est généralement pas la gloire, surtout en saison des pluies. Un tronçon tel que la trentaine de kilomètres séparant Umirim d'Itapagé (ou Itapajé), par exemple, est un véritable scandale. En plus de dix ans, je ne l’ai pas vu réparé une seule fois. La première fois, en 1998, il était déjà complètement pourri. On ne peut guère y dépasser les trente kilomètres à l’heure si on ne veut pas crever un pneu. (Ça nous est arrivé à la tombée de la nuit au milieu de nulle part et nous étions drôlement contents que des routiers nous prêtent main forte : le cric s’enfonçait dans le sol détrempé et il fallait soulever la voiture pour mettre la roue de secours.) Il y a aussi plus de circulation sur les fédérales, principalement des camions. Les routes « estaduais », c’est-à-dire gérées par les états (appelées CE au Ceará, PI au Piauí, etc., suivi d’un numéro, par exemple, CE040) sont plutôt meilleures, voire excellentes, mais là encore, ce n’est pas garanti. On peut faire cinquante kilomètres le pied au plancher sans problème puis, au détour d’un virage, se retrouver sur un tronçon avec des nids de poule tous les mètres ! Je n’exagère pas, ça m’est arrivé en décembre 2007 du côté de Tauá. Les pistes : si vous regardez une carte du Nordeste, vous constaterez qu’il y en a beaucoup. Certaines localités ne sont reliées par aucune route asphaltée. En saison sèche, passe encore, mais en saison des pluies… L’année dernière, nous avons ainsi dû nous cogner une centaine de kilomètres de piste, traversée d’une petite rivière à gué comprise, pour nous rendre à Cococí. Inutile de dire qu’en saison des pluies, ce n’aurait pas été envisageable autrement qu’avec un 4x4 et, encore, avec un chauffeur connaissant bien le coin. La signalisation ? Encore un truc de pays riche, ça ! Sur les routes fédérales et quelques estaduais, la signalisation est à peu près correcte. Les virages dangereux, notamment, sont généralement bien signalés. En revanche, dans les agglomérations, elle est pour ainsi dire inexistante. Ou alors vous voyez un panneau indiquant la direction que vous recherchez puis, au bout de quelques dizaines de kilomètres, vous vous rendez compte que vous auriez dû tourner quelque part bien avant. Pour trouver le nom du bled où on se trouve, il faut regarder sur les panneaux publicitaires ou les bâtiments administratifs… Le mieux est évidemment de s’arrêter et de demander à un passant. De toute façon, on est souvent obligé de demander son chemin. Comme la plupart des gens n’ont pas de voiture et ne sortent que rarement de leur ville, leurs indications sont souvent floues. Il vaut donc mieux demander à plusieurs personnes. Si vous trouvez une station-service, c’est encore le mieux, ils ont plus l’habitude. À l’entrée des agglomérations, il y a souvent des bandes rugueuses. Elles sont généralement signalées par un panneau évoquant les créneaux d’un château-fort. Quelques dizaines de mètres plus loin, vous trouvez une « lombada », c’est-à-dire un ralentisseur. Lui aussi est généralement signalé par un panneau mais attention : ce panneau ne se trouve pas 50 m avant comme on pourrait s’y attendre, mais immédiatement à hauteur du ralentisseur. Et ces ralentisseurs sont parfois très hauts. Pire : il y en a souvent tous les cinquante mètres, voire plus et à des emplacements dont la logique nous dépasse un peu. D’autant plus que dans la plupart des villages, le revêtement est souvent constitué de pavés plus ou moins disjoints, interdisant de circuler à plus de 15 km/h. Ces ralentisseurs ont été interdits il y a quelques années. Quelques-uns ont été supprimés, mais bien souvent le remède a été pire que le mal : on s’est contenté d’arracher le goudron ou le ciment et à la place on se retrouve avec une tranchée ! Ailleurs, on en a même rajouté. Parfois, ce sont d’ailleurs les habitants qui s’en chargent. Personnellement, je trouve ces machins vraiment dangereux et totalement inutiles. Dans le sertão, les gros 4x4 se fichent pas mal des ralentisseurs. Ils passent dessus à fond et tant pis si un gosse d’une famille pauvre traverse. Ça en fait un de moins. Ma pire expérience avec ces ralentisseurs a été en rase campagne. Nous étions sur une route parallèle au tronçon Umirim-Itapajé. Le revêtement était comme neuf, personne ne passant jamais par là. Je roulais à 120-130 pour éviter de me faire prendre par la nuit et, surtout, par un orage qui menaçait. En haut d’une côte j’ai dû piler d’un seul coup à cause d’un ralentisseur qui n’était pas signalé. J’ai laissé pas mal de gomme sur la chaussée et je suis passé dessus à 90. Quel imbécile a eu l’idée de placer un ralentisseur à cet endroit ? L’agglomération la plus proche est à une bonne quinzaine de kilomètres et il n’y a absolument aucune habitation ni aucun chemin à proximité ! Les distances sont aussi un élément à prendre en compte. C’est l’Amérique. Des amis brésiliens m’ont raconté qu’ils avaient dû faire 300 kilomètres pour retrouver la bonne route. Toujours la signalisation… Heureusement, ils venaient de refaire le plein. En effet, les stations-service sont parfois assez éloignées les unes des autres. Alors si la jauge a baissé un peu et qu’on n’est pas sûr à 100 % d’avoir assez d’essence pour parvenir à destination, il est vivement conseillé de refaire le plein à la première station qu’on trouve. Si vous tombez en panne sèche et que vous n’avez pas de jerrycan, rassurez-vous : à la station, on vous servira l’essence dans un… sac en plastique. D’ailleurs, il nous est arrivé de traverser à pied tout le quartier de Pirambu, soit près de 4 km, avec un arrosoir plein d’essence en plein midi. Nous étions tombés en panne sèche avec le buggy et nous n’avions évidemment pas de jerrycan… Toujours au chapitre des réjouissances routières sertanejas, il y a les vaches ou les ânes, voire des gens à vélo qui sortent de nulle part et traversent brusquement la route. Les camions sont souvent surchargés et poussifs. Si vous vous trouvez derrière l’un d’eux et que vous hésitez à le dépasser, faites-lui confiance : il applique la règle internationale consistant à mettre son clignotant à gauche comme pour déboîter pour vous avertir qu’il ne faut pas le doubler. Dès qu’il constate que vous pouvez enfin le doubler, il met son clignotant à droite, comme pour se ranger. Là, vous pouvez y aller. Enfin, la conduite de nuit est à éviter. Le Nordeste étant sous l’équateur, la nuit tombe très vite. Donc, tâchez d’arriver à destination à dix-sept heures au plus tard. Si vous êtes néanmoins contraint de rouler de nuit, soyez très vigilant. De nuit, on ne voit pas toujours les nids de poule ni les ralentisseurs. Les rues sont mal éclairées et on est toujours à la merci d’un poivrot qui traverse d’un seul coup, d’un cycliste distrait, d’un gamin qui traverse sans regarder, d’un chien ou d’un âne qui trouve l’autre côté de la route plus intéressant… Voilà, je suppose que tout ça donne l’impression qu’on risque sa peau tous les cinquante mètres. N’exagérons rien. Tous les cent mètres, c’est plus près de la vérité. Plus sérieusement, le Brésil en voiture, c’est quand même mieux qu’en car ou en avion. Pour commencer, on est indépendant. On n’est pas confiné dans les villes ni sur les plages que vendent les agences de voyages locales (à croire qu’il n’y a que les plages qui soient intéressantes). Rouler des heures en plein sertão, les vitres grandes ouvertes alors qu’il fait 45° à l’extérieur (et délicieusement frais – 42° – dans la voiture), ça permet de s’immerger dans l’immensité de ce pays extraordinaire. Vous traversez d’immenses forêts de carnaúbas des villages paumés, vous verrez des gamins jeter des pelletées de terre dans les nids de poule en demandant une piécette aux routiers de passage, vous dégustez une galette de tapioca pour le petit-déjeuner dans le « routier » d’une station-service, vous papotez un moment avec des femmes qui font la lessive dans une lagune, vous dégustez une galinha caipira dans un autre routier de station-service, vous apercevez un petit vieux se balançant dans son hamac à l’heure chaude, vous suivez un « pau de arara » (un pickup avec une quinzaine de personnes à l’arrière), tout ça en écoutant du forró à la radio… Pour vous donner une idée de tout ça, deux petites vidéos :
1000 kilomètres dans le sertão : http://www.aquiceara.com/...o/Icapui_Cococi.html
Du Ceará au Maranhão : http://www.aquiceara.com/...o/CearaMaranhao.html
De San Francisco à Vancouver: quel moyen de transport? English translation pending
Salut tout le monde,
Je suis en pleins préparatifs d'un tour du monde avec OneWorld. Comme tronçon par voie de terre, je projette notamment de relier San Francisco à Vancouver. Quel moyen de transport me conseillez-vous ? Le train (je crois qu'il y en a) ? Le bus ? Le stop ?
Par où me conseillez-vous de passer ? Je disposerai d'environ 2 semaines pour faire le trajet.
Je vous remercie par avance !
Tdm09
Je suis en pleins préparatifs d'un tour du monde avec OneWorld. Comme tronçon par voie de terre, je projette notamment de relier San Francisco à Vancouver. Quel moyen de transport me conseillez-vous ? Le train (je crois qu'il y en a) ? Le bus ? Le stop ?
Par où me conseillez-vous de passer ? Je disposerai d'environ 2 semaines pour faire le trajet.
Je vous remercie par avance !
Tdm09
Mon voyage dans l'Ouest américain de juin 2009: quelques détails à régler English translation pending
Salut à tous
Disons que je reussirais à partir en juin 🤪
Je vais reprendre pour l'essentiel ce que j'avais préparé pour sept 08 mais j'y apporte qques modifs, j'ai donc encore besoin de vos lumières ! 😉
Mettons que j'arrive à LA pour profiter du vol direct depuis la France L'avion se pose en début d'après midi (13h30/14h30), je pense qu'il faut compter plus ou moins deux heures pour récupérer les bagages, passer l'immigration et récupérer la voiture de loc. On est donc en seconde partie d'après midi, je suis à LA que je ne veux pas visiter et mon étape suivante est Grand Canyon, soit à une bonne journée de route.
Que me conseillez vous, dodo à LA ou bien rouler déja un peu pour s'éloigner de LA et prendre de l'avance sur l route du lendemain ? Et dans ce cas, ou est ce que je peux dormir ?
Disons que je reussirais à partir en juin 🤪
Je vais reprendre pour l'essentiel ce que j'avais préparé pour sept 08 mais j'y apporte qques modifs, j'ai donc encore besoin de vos lumières ! 😉
Mettons que j'arrive à LA pour profiter du vol direct depuis la France L'avion se pose en début d'après midi (13h30/14h30), je pense qu'il faut compter plus ou moins deux heures pour récupérer les bagages, passer l'immigration et récupérer la voiture de loc. On est donc en seconde partie d'après midi, je suis à LA que je ne veux pas visiter et mon étape suivante est Grand Canyon, soit à une bonne journée de route.
Que me conseillez vous, dodo à LA ou bien rouler déja un peu pour s'éloigner de LA et prendre de l'avance sur l route du lendemain ? Et dans ce cas, ou est ce que je peux dormir ?
Budget pour trois semaines au Maroc et meilleure saison? English translation pending
nous sommes jumelles et nous désirons connaitre le maroc où le sénégal le choix est dur !
il me semble que ce serrait plus facile dans un premier temps d'opter pour le maroc !
tanger, rabat, casablanca nous comptons venir 3 semaines mais nous aimerions avoir un pied à terre vu que c'est la première fois que nous allons au maroc
combien doit on prévoir de budget ? hors l'avion
pour la location, l'alimentation et d'éventuels déplacements sachant que nous voulons surtout nous reposer en bord de mer déguster du poisson
y a t'il des vaccins à prévoir ?
pour les dates celà reste à fixer mais que me conseillerez vous ?
hors saison serrait moins honéreux ? quelles seraient le mieux ?
Oserai-je demander qui va aux Etats-Unis en juin 2009? English translation pending
Ben oui, j'ose 😎😎😎😎
En espérant que j'arrive à concrétiser cette fois !! 🤪🙂
Voyage en Algérie pour quinze jours à moto English translation pending
Bonjour,
nous sommes 5 à 6 motards (Transalp) et sommes partis 15 jours au Maroc en 2007, 15 jours en Tunisie en 2008. Cette année nous souhaiterions partir en Algérie fin avril début mai 2009 pour aussi 15 jours au total. Notre souhait est de faire si possible des étapes dans des dunes et de découvrir le plus possible de beaux paysages au sud du pays. Nous ne souhaitons pas dépendre d'une agence de voyage.
1ère question et non la moindre! y a-t-il actuellement des risques d'insécurité dans le pays et si oui qu'elles sont les régions est à éviter.
2ème question: connaissez-vous un circuit sympa à faire en moto sur 15 jours (y compris le délai aller/retour)?, quels sont les incontournables à voir?
3ème question: peut-on partir seul sans voyagistes dans le sud?
L'autre alternative (pour gagner du temps et aussi passer plus facilement les dunes) serait de partir en avion et de louer sur place des motos légères type KTM ou autre, connaissez vous des loueurs fiables sur place?
Merci pour touts vos réponses
L'autre alternative (pour gagner du temps et aussi passer plus facilement les dunes) serait de partir en avion et de louer sur place des motos légères type KTM ou autre, connaissez vous des loueurs fiables sur place?
Merci pour touts vos réponses
Circuit dans l'Ouest américain au mois d'août 2009 avec trois ados (modifié) English translation pending
Tout d'abord, Merci à tous ceux qui m'aident à élaborer ce circuit !!!Bref rappel du contexte : Je prépare un circuit dans l'Ouest des USA + New-York ( 1 couple + 3 grands ados très "city" )
J'ai ouvert un nouveau sujet pour faciliter la lecture et tentant de tenir compte au maximum de toutes vos remarques. J'ai enlevé la partie Moab pour simplifier le circuit ( lien ancien circuit ).
Il me reste un journée à caser : si vous avez des idées ? ( après Las Vegas ) Je ne sais pas trop comment gérer le soir et le matin à la Death Valley si je dors à Stovepipe Wells ?
Voilà donc le tableau + le circuit. Merci encore à tous si vous avez des propositions ou des remarques.



Merci encore !!! 😎 ( j'ai déjà mis les lunettes ).
J'ai ouvert un nouveau sujet pour faciliter la lecture et tentant de tenir compte au maximum de toutes vos remarques. J'ai enlevé la partie Moab pour simplifier le circuit ( lien ancien circuit ).
Il me reste un journée à caser : si vous avez des idées ? ( après Las Vegas ) Je ne sais pas trop comment gérer le soir et le matin à la Death Valley si je dors à Stovepipe Wells ?
Voilà donc le tableau + le circuit. Merci encore à tous si vous avez des propositions ou des remarques.



Merci encore !!! 😎 ( j'ai déjà mis les lunettes ).
Accident de voiture aux États-Unis en étant Marocain English translation pending
bonjour mon copain a fait un accident de voiture au etats unis.
va t il perdre son permis international qui vaut 3 point?? il a eu
un ticket pour un feu rouge bruler qui va de battre en cours au
mois de decembre. merci de me dire parce qu on veut reparer
la voiture et rouler jusqu en californie et sa serai bete de se faire
arreter pi pas savoir que son permis n est pas valide... :)
ps les points de permis sont ils perdu ou ils le seront en decembre
apres la cours??
Voyage organisé au Kenya English translation pending
Bonjour,
Je projette un voyage au Kenya et j'aimerais savoir plein de choses... Déjà j'ai consulté 2 TO relativement chers (Jet Tours et Kuoni), en connaissez vous d'autres spécialisés "Afrique" qui ont un bon rapport qualité prix. J'aimerais aussi savoir quelle est la période la meilleure pour partir : est ce que le mois de mars est bien ? J'envisage également un séjour à Mombassa en fin de voyage au niveau des moustiques au bord de l'océan c'est comment ? Et puis si vous avez des conseils ou des expériences à me faire partager je suis intéressée (vaccination fièvre jaune obligatoire, anti paludéens....) Merci d'avance pour vos réponses parce j'ai de la bonne volonté mais je suis infiniment peu documentée.
PS : Il faut que ce soit un voyage réussi car c'est un cadeau que je veux faire !!!
Je projette un voyage au Kenya et j'aimerais savoir plein de choses... Déjà j'ai consulté 2 TO relativement chers (Jet Tours et Kuoni), en connaissez vous d'autres spécialisés "Afrique" qui ont un bon rapport qualité prix. J'aimerais aussi savoir quelle est la période la meilleure pour partir : est ce que le mois de mars est bien ? J'envisage également un séjour à Mombassa en fin de voyage au niveau des moustiques au bord de l'océan c'est comment ? Et puis si vous avez des conseils ou des expériences à me faire partager je suis intéressée (vaccination fièvre jaune obligatoire, anti paludéens....) Merci d'avance pour vos réponses parce j'ai de la bonne volonté mais je suis infiniment peu documentée.
PS : Il faut que ce soit un voyage réussi car c'est un cadeau que je veux faire !!!
Aller à San Francisco ou Los Angeles? English translation pending
Bonjours à tous,
En vue d'un voyage en Fevrier/Mars 2009 je me pose la question de la destination.
Je pense soit aller à San Fransisco ou à Los Angeles.
Le voyage durerait une semaine dans un hôtel de basse catégorie ( et oui pas beaucoup d'argent :) ). La question est que je ne connais pas l'infrastructure de ces deux villes et que n'ayant pas le permis je ne peux pas louer de voiture pour me déplacer.
Je viens donc solliciter votre aide pour savoir laquelle de ces deux villes est la plus attrayante pour deux jeune ( 20 ans ) et également la mieux développée en transport en commun ( hôtel => plage, hôtel => visite de la ville :) ).
Si vous avez d'autres suggestions à me faire sur des villes de la Cote Ouest ou tout autre chose je vous en pris ;).
Merci d'avance.
En vue d'un voyage en Fevrier/Mars 2009 je me pose la question de la destination.
Je pense soit aller à San Fransisco ou à Los Angeles.
Le voyage durerait une semaine dans un hôtel de basse catégorie ( et oui pas beaucoup d'argent :) ). La question est que je ne connais pas l'infrastructure de ces deux villes et que n'ayant pas le permis je ne peux pas louer de voiture pour me déplacer.
Je viens donc solliciter votre aide pour savoir laquelle de ces deux villes est la plus attrayante pour deux jeune ( 20 ans ) et également la mieux développée en transport en commun ( hôtel => plage, hôtel => visite de la ville :) ).
Si vous avez d'autres suggestions à me faire sur des villes de la Cote Ouest ou tout autre chose je vous en pris ;).
Merci d'avance.
Aeroflot, Emirates English translation pending
que pensez vous de ces compagnies les meilleurs prix que je trouve sont avec elles, merci pour votre aide, on envisage de partir en avril, faut -il réserver maitenant ou attendre, si vous avez des bons plans pour trouver un billet à un bon prix, ça serait super 😉
Que penser de ce fait divers au Cameroun? English translation pending
Cameroun-Insécurité : Une attaque des « assaillants » fait un mort et de nombreux blessés au Cameroun
Des « assaillants » estimés à une cinquantaine de personnes armés de fusils et d’armes blanches, ont attaqués dimanche, la ville camerounaise de Limbé (Sud-ouest), frontalière du Nigéria, faisant un mort et près d’une dizaine de blessés, a appris APA de sources concordantes.
APA / Dimanche 28 septembre
Selon des témoignages, des personnes non identifiées ont attaqué simultanément des institutions bancaires et des commerces, réussissant à dévaliser ces structures avant de fondre dans la nature.
Cette attaque qui a « surpris » les forces armées camerounaises, a jeté de l’émoi à travers le pays, notamment dans la province du Sud-ouest, la ville de Limbé se situant à une centaine de kilomètres de la péninsule de Bakassi qui a été rétrocédée par le Nigéria au Cameroun le 14 août 2008 conformément à la décision sans appel de la Cour internationale de justice de la Haye (CIJ) du 10 octobre 2002.
Le ministre camerounaise de la Défense Remy Ze Meka qui a immédiatement réagit après cette attaque, ne s’est pas prononcée sur l’identité des assaillants, même s’il a confirmé que ces derniers ont pu s’échapper à partir de la mer où des embarcations les attendaient.
Selon des sources proches de la sécurité militaire, l’enquête privilégierait trois principales pistes : la première serait attribuée aux bandits, la seconde piste serait liée aux activistes du Southern Cameroon national council (SCNC), un groupe séparatiste qui lutte pour « l’indépendance » la partie anglophone du pays, en occurrence, les provinces du Nord-ouest et du Sud-ouest.
Cette piste semble prospérer d’autant que les activistes du SCNC, ont annoncé une série de manifestations à l’approche du 1er octobre prochain, date qu’ils considèrent depuis quelque temps comme « anniversaire de leur indépendance », a-t-on appris.
La troisième piste d’après des responsables camerounais pourrait être celle des étrangers, notamment des groupes rebelles nigérians opposés au pouvoir d’Abuja et hostiles à la rétrocession de Bakassi au Cameroun.
Sans vouloir faire de L'alarmisme ni froisser les sensibilités de qui que ce soit, c un peu inquietant non? surtout que ce type d'attaque sur la côte s'est déjà produit et le manque de réaction des autorités. Bon l'objet de ce message est en complement d'une petite prise de bec concernant ce sujet de la securité au cameroun. A ceux qui vont s'exciter et aux bien pensants, le cameroun m'attire, j'envisage d'y voyager et je n'ai rien contre ce pays, au contraire; mais je trouve ce type de fait divers inquietant....
Sans vouloir faire de L'alarmisme ni froisser les sensibilités de qui que ce soit, c un peu inquietant non? surtout que ce type d'attaque sur la côte s'est déjà produit et le manque de réaction des autorités. Bon l'objet de ce message est en complement d'une petite prise de bec concernant ce sujet de la securité au cameroun. A ceux qui vont s'exciter et aux bien pensants, le cameroun m'attire, j'envisage d'y voyager et je n'ai rien contre ce pays, au contraire; mais je trouve ce type de fait divers inquietant....
Tourisme durable English translation pending
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
Retour de notre voyage dans l'Ouest américain (du 2 au 14 septembre) English translation pending
Premier compte rendu de notre voyage, j'ai commencé à trier les 1300 photos, et 2h de film. Les photos sont visibles là : http://picasaweb.google.fr/myriam.nicolas.USA1
et le récit avec les photos intégrées et la carte de chaque jour : http://www.lesitedublogtrotter.fr
Bonjour, à tous, j'ai enfin fini de faire le montage des vidéos prises durant mon séjour en sept 2008 dans les parcs autour de Las Vegas, j'ai mis tout ça sur YouTube, il y a 5 vidéos de 10min environ, sans le son malheureusement, car j'ai utilisé des musiques que You Tube reconnait comme nécessitant des droits d'auteur, ce qui est vrai d'ailleurs !!
http://www.youtube.com/watch?v=83KskRM6CP4
J1 mardi 2 septembre Dijon, Roissy, Toronto, Las Vegas
Aujourd'hui c'est le départ, c'est parti pour environ 25h de voyage, en comptant les escales. Nous nous levons tôt, 5h! À 6h32 nous prenons le TGV direct de Dijon à Roissy Charles de Gaulle. Dans le train je regarde les vacances de Cauet à Las Vegas pour me mettre dans le bain, du coup le temps passe assez vite. Arrivée vers 8h30 à roissy, le temps d'aller de la gare TGV au terminal 2 pour enregistrer les bagages, 3 valises (nous avons le droit à 2 fois 23 kg par personne, bien pratique pour le retour). Nous avons pu enregistrer tout de suite, après quand même quelques minutes d'attente, car apparemment nous ne serons pas les seuls dans l'avion! Une fois nos valises enregistrer nous avons presque 2h à attendre, nous mangeons les provisions que nous avions avec nous dans la partie publique de roissy, je trouve une prise pour recharger le petit Asus EEE 901 qui nous accompagnera. 11h40 nous décollons, enfin pas vraiment à l'heure, car un bagage avait perdu son passager, donc obligé de redescendre du l'avion pour cette malheureuse valise. Premier décollage pour ma femme, tout se passe bien, nous sommes dans un 2x4x2 et sommes côté couloir de la partie médiane donc pas de vue sur le hublot. C'est partie pour 8h de vol, un peu long quand même, nous avons droit à un plateau repas durant le vol, plutôt bon, et un casse croute, sorte de hot-pocket. L'équipage d'Air Canada est très sympa. Atterrissage à l'heure, RAS. Ensuite, nous nous dirigeons vers la partie transit vers les USA de l'aéroport de Toronto, nous attendons nos bagages, une bonne heure, un peu long quand même, surtout pour quelques passagers qui n'avait 1h30 d'escale pour poursuivre vers LA. Nous ça va, nous ne sommes pas stresser, nous avions 6heures d'escale. Donc une fois nos bagages récupérés nous passons la douane US, avec la feuille verte remplie dans l'avion, nous reposons nos bagages juste après sur le tapis roulant des bagages enregistrés. Ensuite, ben passage de la fouille, on enlève nos chaussures, on vide les sacs avec tout le matériel high tech (minipc, reflex, camescope, disque externe etc...), pour la 2ème fois, la première à Roissy. Maintenant il reste 4 bonnes heures à attendre, un peu de « magasinage » dans le duty free, achat d'un coca et de 2 paquets de chips, paiement en dollars US et rendu monnaie en dollars canadiens. Décollage à l'heure : 20h40 (heure locale) dans un petit avion, 3x3, service sommaire, boissons gratuites mais nourriture payante (c'était prévu). Mais avec écran perso, arrivée à 22h20, avec 15 minutes d'avance à LAS, vu sur le bas du strip illuminé. Après avoir récupéré nos valises, assez rapide, nous prenons une navette pour le Luxor, pour 15$ plus 2$ de tips pour le chauffeur. Nous faisons juste un arrêt au Madalay Bay avant le notre, donc nous arrivons rapidement au Check-In du Luxor. Bonne nouvelle, nous sommes surclassé, comme quoi ça sert d'être jeune marié! Nous avons une Spa Suite, une petite chambre de 60m² avec jaccuzy contre la fenêtre, vu sur les 2 extensions du Luxor et l'Excalibur. Nous nous prenons un petit bain et enfin allons nous coucher, il est presque minuit, soit 9 heures du matin à Dijon.
J2 mercredi 3 septembre Las Vegas, Red Rock Canyon
A cause du décalage horaire, nous nous réveillons assez tôt, nous allons prendre un gros petit déjeuner au buffet du Luxor. 28$ à 2. Très bien, et décor sympathique. Ensuite nous allons nous balader, nous visitons le Luxor, le Madalay Bay, et l'Excalibur qui sont juste à côté. Nous profitons un peu de la piscine, vraiment très chouette, 2 bassins, et jaccuzzi chaud. Après s'être rafraichi à la piscine nous remontons le strip sous la chaleur accablante du desert, nous traversons rapidement le NewYorkNewYork, ensuite nous passons par le MGM, et remontons le strip sur le trottoir droit quand on regarde le nord. Nous nous arrêtons à la boutique M&M's, nous prenons le temps de regarder le petit film en 3D, gratuit et rigolo, nous passons aussi à la boutique CocaCola. Nous remontons jusqu'à l'Imperial Palace, où nous devons récupérer la voiture à 14h. Nous marchons sur le trottoir et de temps en temps via les hôtels pour se rafraichir un peu. A 14h, nous prenons possession de notre voiture pour 1 semaine, une ford fusion, chose amusante, nous avons la même à la maison, enfin c'est le même nom, mais pas le même modèle, parce que faire 15000 km pour avoir la même voiture qu'à la maison!! Nous optons pour l'option qui permet de rendre la voiture vide de carburant, en payant pas trop cher le litre (enfin le gallon), en effet au comptoir il est à 3, 5$ alors qu'il est au même prix, et même un peu plus cher en station essence. Une fois familiarisé avec la voiture, nous partons vers le Premium Outlet au nord du strip, nous avions emmené TomTom avec nous pour nous servir de guide et heureusement, parce que se repérer avec toutes les voies de circulation, s'habituer au fait que les feux soient de l'autre côté des carrefours, qu'on peut tourner à droite au feu rouge, etc..., ça fait plaisir d'avoir une voix familière qui vous dit, tourner à droite etc... Nous faisons un peu de shopping, 7 Levis et 2 ceintures pour 230$ (180€) bonne affaire. Nous mangeons un truc là bas. Il est déjà 16h30, mais le petit déj était copieux. Nous prenons la direction de Red Rock Canyon, à quelques miles de là. Nous passons devant le « péage » mais il n'y avait personne, donc on rentre sans payer, de toute façon nous acheterons le pass à 80$ le lendemain à Grand Canyon. Nous faisons la boucle, route en excellent état, nous nous arrêtons à quelques points de vue, mais trop fatigué, et beaucoup trop chaud pour se lancer dans une petite rando. A chaque point de vue, des toilettes, ouais, je sais c'est pas étonnant là bas, mais on est loin en France de trouver autant de commodités, j'aimerais en France payer quelques dizaines d'euros dans les parcs nationaux pour avoir des guides, des toilettes, des visitor center comme là bas. Red Rock Canyon, petit parc bien sympathique à voir si vous avez le temps à Las Vegas, on va dire une heure pour faire le tour, plus une heure pour faire l'aller retour depuis le strip. A faire en fin de journée pour avoir des couleurs plus chaudes et des ombres qui me le relief plus en avant. Nous rejoignons notre hôtel (le Luxor pour ceux qui suivent pas!), nous avons un peu de mal à trouver le Self Park, mais finalement nous trouvons une place pas trop loin de l'entrée. Nous regagnons notre chambre, et rangeons les affaires car demain le réveil sera tôt, en effet nous partons vers 5h30 en direction du Grand Canyon.
J3 jeudi 4 septembre Las Vegas, Flagstaff, Grand Canyon
Ce matin lever tôt, nous posons la clé de la chambre dans la boîte Check Out rapide, nous nous faisons avoir d'ailleur de 2$ pour avoir utilisé le téléphone, tu parles, il y avait le voyant de message qui clignoté et j'ai appuyé dessus, en fait de message c'était une pub pour le spa, mais ça à quand même activé la facturation du téléphone. Bon on a été surclassé alors on oublie. Donc direction Grand Canyon, nous sortons d'abord de Las Vegas, puis nous nous approchons du Hoover Dam, le grand barrage à quelques miles. Nous faisons un arrêt rapide pour faire quelques photos, nous avons prévu d'y retourner depuis Las Vegas à la fin de notre séjour, finalement nous n'auront pas le temps. Une fois le Hoover Dam passé nous suivons la direction de Kingman. Nous quittons l'autoroute à Kingman pour trouver de l'essence et retirer de l'argent, nous trouvons un ATM (distributeur) qui miracle ne prend pas de charge pour les retraits. Nous poursuivons notre route et passons devant le château d'eau sur lequel est écrit route 66, et même sans le faire exprès! Donc nous prenons la route 66, rien de bien particulier d'ailleurs, je suis déçu de ne pas avoir vu un gros signe route 66 imprimé au sol, comme on voit sur les photos. Nous nous arrêtons à Seligman à au petit « routier » à Seligman, juste à côté d'un village reconstitué, nous prenons le petit dej, toasts, pain de mie sous une sauce blanche avec des pommes de terres émincées, plutôt pas mauvais et ça colle au ventre en tout cas. Nous refaisons quelques miles et nous nous arrêtons à la boutique « musée » de la route 66, où tous les cars de touristes s'arrêtent, d'ailleurs il y en avait un au moment où nous y étions. Nous faisons quelques emplettes. Puis nous traçons la route jusqu'à Grand Canyon Village. Nous avons un peu d'avance donc nous allons à l'hôtel, le Maswik Lodge, pour voir si la chambre est déjà prête, normalement c'est 15h, mais là il n'est que 13h. Mais nous avons de la chance elle est prête. Nous allons poser les valises, et nous prenons la direction de Tusayan, pour faire une petite course afin de manger avant de prendre l'avion pour survoler le Grand Canyon. Nous nous rendons à l'aéroport du Grand Canyon, nous nous « enregistrons », avec pesée à la clé, pour savoir où nous serons dans l'avion. Nous rajoutons 15$ chacun pour le carburant. Et attendons pour embarquer. Une fois dans l'avion nous attendons un peu, il y a juste un petit soucis avec le siège du pilote. Nous mettons les casques sur nos oreilles pour suivre l'audio-guide, en français! Qui nous guidera tout le long du vol. Presque une heure de vol, magique, ça secoue un peu de temps en temps, mais la vue est superbe, le Grand Canyon, c'est GRAND! Ensuite une fois redescendu sur le planché des vaches nous regagnons le bord du Canyon, pour un premier aperçu et un petit passage par le visitor center. Nous sommes un peu fatigué alors nous regagnons notre chambre, avant de repartir pour aller voir le coucher de soleil. Nous nous trouvons un petit coin tranquille pour observer les ombres gagner le Canyon. Petit conseil, prenez un pull, il fait pas très chaud! Une fois ce spectacle imprimé dans nos mémoires nous allons nous coucher, la journée a été longue, sans compter les kilomètres, même si avec le régulateur de vitesse et la boite automatique ça passe mieux, ça fait des miles quand même.
Merci de m'avoir lu jusqu'à là, excusez moi si il y a quelques fautes. La suite va arriver très bientôt, en attendant allez voir les photos.
Bonjour, à tous, j'ai enfin fini de faire le montage des vidéos prises durant mon séjour en sept 2008 dans les parcs autour de Las Vegas, j'ai mis tout ça sur YouTube, il y a 5 vidéos de 10min environ, sans le son malheureusement, car j'ai utilisé des musiques que You Tube reconnait comme nécessitant des droits d'auteur, ce qui est vrai d'ailleurs !!
http://www.youtube.com/watch?v=83KskRM6CP4
J1 mardi 2 septembre Dijon, Roissy, Toronto, Las Vegas
Aujourd'hui c'est le départ, c'est parti pour environ 25h de voyage, en comptant les escales. Nous nous levons tôt, 5h! À 6h32 nous prenons le TGV direct de Dijon à Roissy Charles de Gaulle. Dans le train je regarde les vacances de Cauet à Las Vegas pour me mettre dans le bain, du coup le temps passe assez vite. Arrivée vers 8h30 à roissy, le temps d'aller de la gare TGV au terminal 2 pour enregistrer les bagages, 3 valises (nous avons le droit à 2 fois 23 kg par personne, bien pratique pour le retour). Nous avons pu enregistrer tout de suite, après quand même quelques minutes d'attente, car apparemment nous ne serons pas les seuls dans l'avion! Une fois nos valises enregistrer nous avons presque 2h à attendre, nous mangeons les provisions que nous avions avec nous dans la partie publique de roissy, je trouve une prise pour recharger le petit Asus EEE 901 qui nous accompagnera. 11h40 nous décollons, enfin pas vraiment à l'heure, car un bagage avait perdu son passager, donc obligé de redescendre du l'avion pour cette malheureuse valise. Premier décollage pour ma femme, tout se passe bien, nous sommes dans un 2x4x2 et sommes côté couloir de la partie médiane donc pas de vue sur le hublot. C'est partie pour 8h de vol, un peu long quand même, nous avons droit à un plateau repas durant le vol, plutôt bon, et un casse croute, sorte de hot-pocket. L'équipage d'Air Canada est très sympa. Atterrissage à l'heure, RAS. Ensuite, nous nous dirigeons vers la partie transit vers les USA de l'aéroport de Toronto, nous attendons nos bagages, une bonne heure, un peu long quand même, surtout pour quelques passagers qui n'avait 1h30 d'escale pour poursuivre vers LA. Nous ça va, nous ne sommes pas stresser, nous avions 6heures d'escale. Donc une fois nos bagages récupérés nous passons la douane US, avec la feuille verte remplie dans l'avion, nous reposons nos bagages juste après sur le tapis roulant des bagages enregistrés. Ensuite, ben passage de la fouille, on enlève nos chaussures, on vide les sacs avec tout le matériel high tech (minipc, reflex, camescope, disque externe etc...), pour la 2ème fois, la première à Roissy. Maintenant il reste 4 bonnes heures à attendre, un peu de « magasinage » dans le duty free, achat d'un coca et de 2 paquets de chips, paiement en dollars US et rendu monnaie en dollars canadiens. Décollage à l'heure : 20h40 (heure locale) dans un petit avion, 3x3, service sommaire, boissons gratuites mais nourriture payante (c'était prévu). Mais avec écran perso, arrivée à 22h20, avec 15 minutes d'avance à LAS, vu sur le bas du strip illuminé. Après avoir récupéré nos valises, assez rapide, nous prenons une navette pour le Luxor, pour 15$ plus 2$ de tips pour le chauffeur. Nous faisons juste un arrêt au Madalay Bay avant le notre, donc nous arrivons rapidement au Check-In du Luxor. Bonne nouvelle, nous sommes surclassé, comme quoi ça sert d'être jeune marié! Nous avons une Spa Suite, une petite chambre de 60m² avec jaccuzy contre la fenêtre, vu sur les 2 extensions du Luxor et l'Excalibur. Nous nous prenons un petit bain et enfin allons nous coucher, il est presque minuit, soit 9 heures du matin à Dijon.
J2 mercredi 3 septembre Las Vegas, Red Rock Canyon
A cause du décalage horaire, nous nous réveillons assez tôt, nous allons prendre un gros petit déjeuner au buffet du Luxor. 28$ à 2. Très bien, et décor sympathique. Ensuite nous allons nous balader, nous visitons le Luxor, le Madalay Bay, et l'Excalibur qui sont juste à côté. Nous profitons un peu de la piscine, vraiment très chouette, 2 bassins, et jaccuzzi chaud. Après s'être rafraichi à la piscine nous remontons le strip sous la chaleur accablante du desert, nous traversons rapidement le NewYorkNewYork, ensuite nous passons par le MGM, et remontons le strip sur le trottoir droit quand on regarde le nord. Nous nous arrêtons à la boutique M&M's, nous prenons le temps de regarder le petit film en 3D, gratuit et rigolo, nous passons aussi à la boutique CocaCola. Nous remontons jusqu'à l'Imperial Palace, où nous devons récupérer la voiture à 14h. Nous marchons sur le trottoir et de temps en temps via les hôtels pour se rafraichir un peu. A 14h, nous prenons possession de notre voiture pour 1 semaine, une ford fusion, chose amusante, nous avons la même à la maison, enfin c'est le même nom, mais pas le même modèle, parce que faire 15000 km pour avoir la même voiture qu'à la maison!! Nous optons pour l'option qui permet de rendre la voiture vide de carburant, en payant pas trop cher le litre (enfin le gallon), en effet au comptoir il est à 3, 5$ alors qu'il est au même prix, et même un peu plus cher en station essence. Une fois familiarisé avec la voiture, nous partons vers le Premium Outlet au nord du strip, nous avions emmené TomTom avec nous pour nous servir de guide et heureusement, parce que se repérer avec toutes les voies de circulation, s'habituer au fait que les feux soient de l'autre côté des carrefours, qu'on peut tourner à droite au feu rouge, etc..., ça fait plaisir d'avoir une voix familière qui vous dit, tourner à droite etc... Nous faisons un peu de shopping, 7 Levis et 2 ceintures pour 230$ (180€) bonne affaire. Nous mangeons un truc là bas. Il est déjà 16h30, mais le petit déj était copieux. Nous prenons la direction de Red Rock Canyon, à quelques miles de là. Nous passons devant le « péage » mais il n'y avait personne, donc on rentre sans payer, de toute façon nous acheterons le pass à 80$ le lendemain à Grand Canyon. Nous faisons la boucle, route en excellent état, nous nous arrêtons à quelques points de vue, mais trop fatigué, et beaucoup trop chaud pour se lancer dans une petite rando. A chaque point de vue, des toilettes, ouais, je sais c'est pas étonnant là bas, mais on est loin en France de trouver autant de commodités, j'aimerais en France payer quelques dizaines d'euros dans les parcs nationaux pour avoir des guides, des toilettes, des visitor center comme là bas. Red Rock Canyon, petit parc bien sympathique à voir si vous avez le temps à Las Vegas, on va dire une heure pour faire le tour, plus une heure pour faire l'aller retour depuis le strip. A faire en fin de journée pour avoir des couleurs plus chaudes et des ombres qui me le relief plus en avant. Nous rejoignons notre hôtel (le Luxor pour ceux qui suivent pas!), nous avons un peu de mal à trouver le Self Park, mais finalement nous trouvons une place pas trop loin de l'entrée. Nous regagnons notre chambre, et rangeons les affaires car demain le réveil sera tôt, en effet nous partons vers 5h30 en direction du Grand Canyon.
J3 jeudi 4 septembre Las Vegas, Flagstaff, Grand Canyon
Ce matin lever tôt, nous posons la clé de la chambre dans la boîte Check Out rapide, nous nous faisons avoir d'ailleur de 2$ pour avoir utilisé le téléphone, tu parles, il y avait le voyant de message qui clignoté et j'ai appuyé dessus, en fait de message c'était une pub pour le spa, mais ça à quand même activé la facturation du téléphone. Bon on a été surclassé alors on oublie. Donc direction Grand Canyon, nous sortons d'abord de Las Vegas, puis nous nous approchons du Hoover Dam, le grand barrage à quelques miles. Nous faisons un arrêt rapide pour faire quelques photos, nous avons prévu d'y retourner depuis Las Vegas à la fin de notre séjour, finalement nous n'auront pas le temps. Une fois le Hoover Dam passé nous suivons la direction de Kingman. Nous quittons l'autoroute à Kingman pour trouver de l'essence et retirer de l'argent, nous trouvons un ATM (distributeur) qui miracle ne prend pas de charge pour les retraits. Nous poursuivons notre route et passons devant le château d'eau sur lequel est écrit route 66, et même sans le faire exprès! Donc nous prenons la route 66, rien de bien particulier d'ailleurs, je suis déçu de ne pas avoir vu un gros signe route 66 imprimé au sol, comme on voit sur les photos. Nous nous arrêtons à Seligman à au petit « routier » à Seligman, juste à côté d'un village reconstitué, nous prenons le petit dej, toasts, pain de mie sous une sauce blanche avec des pommes de terres émincées, plutôt pas mauvais et ça colle au ventre en tout cas. Nous refaisons quelques miles et nous nous arrêtons à la boutique « musée » de la route 66, où tous les cars de touristes s'arrêtent, d'ailleurs il y en avait un au moment où nous y étions. Nous faisons quelques emplettes. Puis nous traçons la route jusqu'à Grand Canyon Village. Nous avons un peu d'avance donc nous allons à l'hôtel, le Maswik Lodge, pour voir si la chambre est déjà prête, normalement c'est 15h, mais là il n'est que 13h. Mais nous avons de la chance elle est prête. Nous allons poser les valises, et nous prenons la direction de Tusayan, pour faire une petite course afin de manger avant de prendre l'avion pour survoler le Grand Canyon. Nous nous rendons à l'aéroport du Grand Canyon, nous nous « enregistrons », avec pesée à la clé, pour savoir où nous serons dans l'avion. Nous rajoutons 15$ chacun pour le carburant. Et attendons pour embarquer. Une fois dans l'avion nous attendons un peu, il y a juste un petit soucis avec le siège du pilote. Nous mettons les casques sur nos oreilles pour suivre l'audio-guide, en français! Qui nous guidera tout le long du vol. Presque une heure de vol, magique, ça secoue un peu de temps en temps, mais la vue est superbe, le Grand Canyon, c'est GRAND! Ensuite une fois redescendu sur le planché des vaches nous regagnons le bord du Canyon, pour un premier aperçu et un petit passage par le visitor center. Nous sommes un peu fatigué alors nous regagnons notre chambre, avant de repartir pour aller voir le coucher de soleil. Nous nous trouvons un petit coin tranquille pour observer les ombres gagner le Canyon. Petit conseil, prenez un pull, il fait pas très chaud! Une fois ce spectacle imprimé dans nos mémoires nous allons nous coucher, la journée a été longue, sans compter les kilomètres, même si avec le régulateur de vitesse et la boite automatique ça passe mieux, ça fait des miles quand même.
Merci de m'avoir lu jusqu'à là, excusez moi si il y a quelques fautes. La suite va arriver très bientôt, en attendant allez voir les photos.
Australie: Fraser Island et environs English translation pending
Bonjour,
Suite au forum où je cherchais ce que l'on pouvait faire pendant 3 semaine en Australie (http://voyageforum.com/v.f?post=1989299;) J'ai besoin encore de quelques conseils !!!
On va arriver à Brisbane dans la soirée du 8 novembre et on voudrait faire Fraser Island et les environs sur 4 jours.
Question 1: Faut-il passer 1 journée à Brisbane pour voir la ville sachant que dans le voyage, on fait Sydney, Melbourne (et Canberra car il y a un copain là-bas).
Question 2: Vaut-il mieux louer un 4x4 qu'une voiture normale pour faire Fraser Island ? Sinon, vaut-il mieux passer par un truc organisé (d'ailleurs, si vous avez des adresses... elles sont les bienvenues) et faire un circuit en partant de Brisbane et revenir à Brisbane que de louer un véhicule qu'on va (surement) faire rouler sur le sable et risquer les complications de restitution du même véhicule (vos expériences sont également les bienvenues) ?
Question 3: Le camping est-il de rigueur dans cette région ou c'est à proscrire (tempête de sable, moustique tueurs, kangouroos boxeurs...) ?
Question 4: En 4 jours, en partant de Brisbane, quels sont les incontournable de la région? Si vous pouvez indiquer vos préférences et le nb de jours à passer:Surfer ParadiseHervey Bay (mais du coup avec Fraser)Moreton IslandLone Pine Koala Sanctuary __ (autre idée) __ (autre idée n°2)Question 5: Avez-vous eu l'impression de préparer le voyage de qq'un d'autre ??? Si oui, je vous remercie beaucoup de votre implication. Si non, je vous remercie beaucoup de votre implication.
Merci encore et @ bientôt. Julien
Suite au forum où je cherchais ce que l'on pouvait faire pendant 3 semaine en Australie (http://voyageforum.com/v.f?post=1989299;) J'ai besoin encore de quelques conseils !!!
On va arriver à Brisbane dans la soirée du 8 novembre et on voudrait faire Fraser Island et les environs sur 4 jours.
Question 1: Faut-il passer 1 journée à Brisbane pour voir la ville sachant que dans le voyage, on fait Sydney, Melbourne (et Canberra car il y a un copain là-bas).
Question 2: Vaut-il mieux louer un 4x4 qu'une voiture normale pour faire Fraser Island ? Sinon, vaut-il mieux passer par un truc organisé (d'ailleurs, si vous avez des adresses... elles sont les bienvenues) et faire un circuit en partant de Brisbane et revenir à Brisbane que de louer un véhicule qu'on va (surement) faire rouler sur le sable et risquer les complications de restitution du même véhicule (vos expériences sont également les bienvenues) ?
Question 3: Le camping est-il de rigueur dans cette région ou c'est à proscrire (tempête de sable, moustique tueurs, kangouroos boxeurs...) ?
Question 4: En 4 jours, en partant de Brisbane, quels sont les incontournable de la région? Si vous pouvez indiquer vos préférences et le nb de jours à passer:Surfer ParadiseHervey Bay (mais du coup avec Fraser)Moreton IslandLone Pine Koala Sanctuary __ (autre idée) __ (autre idée n°2)Question 5: Avez-vous eu l'impression de préparer le voyage de qq'un d'autre ??? Si oui, je vous remercie beaucoup de votre implication. Si non, je vous remercie beaucoup de votre implication.
Merci encore et @ bientôt. Julien
Tadjikistan: mise à jour juillet 2008 English translation pending
Bonjour,
Revenant d’un mois de ce beau pays montagneux, voilà quelques petites mises à jour par rapport aux infos superbes recueillies précédemment.
D’ailleurs grand merci à Cupda, Naps, Bouyaka, et Wax.
Par ailleurs le LP ne sert strictement à rien pour ce pays. Il y’a un livre bien plus intéressant Tajikistan & The High Pamirs: A Companion and Guide (Odyssey Illustrated Guides) de 2008 mais un peu lourd.
Revenant d’un mois de ce beau pays montagneux, voilà quelques petites mises à jour par rapport aux infos superbes recueillies précédemment.
D’ailleurs grand merci à Cupda, Naps, Bouyaka, et Wax.
Par ailleurs le LP ne sert strictement à rien pour ce pays. Il y’a un livre bien plus intéressant Tajikistan & The High Pamirs: A Companion and Guide (Odyssey Illustrated Guides) de 2008 mais un peu lourd.
Impressions après un retour de l'Albanie English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de passer une dizaine de jours en Albanie au mois d’août. Nous avons préparé notre voyage en profitant, entre autre, de ce forum. Vos avis, en grande majorité très enthousiastes, nous ont fait rêver et nous sommes partis avec l’espoir de visiter un pays splendide et accueillant. Au final, nous avons quitté l’Albanie après 4 jours et en revenons profondément déçus. Nous sommes entrés en Albanie par la Grèce (poste de douanes à Kakavijë). Nous avons fait 2 heures de queue sur une route très sale. Tout le monde, sans aucune gêne, jetait des déchets par la fenêtre. La plupart de voitures étaient immatriculées en Grèce et en Italie. Nous avons compris plus tard que c’étaient des Albanais vivant à l’étranger qui rentraient dans leur pays… La route entre Kakavijë et Saranda (dans le sud de la Riviera albanaise) est jolie et plutôt en bon état. Saranda, en revanche, est une ville de contrastes. Il y a une multitude d’hôtels en construction absolument partout mais en dehors de la promenade au bord de la mer et du centre-ville, les rues sont en très mauvais état, extrêmement sales, avec des poubelles et des décharges sauvages un peu partout, parmi lesquelles traînent des vaches et des ânes. Les plages, pas très nombreuses, sont remplies. Il était difficile de trouver une place dans un hôtel. Nous avons déjeuné dans un restaurant au bord de la mer, c’était gras, quelconque et le service était désagréable. Le lendemain, nous sommes allés visiter le site archéologique de Butrint. Les tickets d’entrée nous a coûté 700 leks par personne alors que les Albanais paient 200 leks (parfois c’est gratuit pour eux) et c’est comme ça dans tous les musées ou sites archéologiques. Honnêtement, Butrint n’a rien de spécial. Le jour même, nous avons décidé d’aller un peu plus en nord, vers Dhermi où, selon les informations dénichées sur internet, on devrait trouver des plages magnifiques et vides. La route longeant la côte entre Saranda et Dhermi est en construction, on est obligé de rouler très lentement. Mais des paysages sont plutôt agréables. A de nombreux endroits deux voitures ont du mal à passer côte à côte. Régulièrement nous laissions passer les autres conducteurs mais nous n’avions jamais vu un geste de remerciement. Nous nous sommes arrêtés dans différents endroits en tentant de trouver un coin tranquille et sympa. En vain. Les plages sont vraiment rares et pris d’assaut par des touristes albanais. C’est très sale partout. La mer n’est pas propre non plus; par endroits (notamment à proximité de Dhermi) on voit bien les égouts de villages se jeter directement dans la mer mais les gens se baignent dedans. Quelqu’un sur le forum a recommandé une plage à la sortie de Dhermi. Nous l’avons trouvée. On passe par une immense décharge sauvage. Il ne s’agit pas de quelques poubelles qui traînent, mais c’est vraiment une grande décharge. La route est pleine de cailloux et d’ornières, difficile à faire. Mais c’est la seule plage sur la côte où il n’y a vraiment pas grand-monde, devinez pourquoi. Dégoûtés mais pas encore découragés nous avons décidé de monter encore plus au nord. A Vlora, nous n’avons pas trouvé de chambre, tous les hôtels étaient pleins. Nous avons roulé jusqu’à Fier, où seulement vers 9h du soir nous avons trouvé un hôtel. 4000 leks, petit-déjeuner compris. Mais le lendemain il s’est avéré que les boissons (café et une boisson gazeuse au goût indéfini à la place du jus d’orange) n’étaient pas inclus dans le petit-déjeuner (composé d’une écœurante omelette). Ensuite, nous sommes partis visiter Apollonia, un autre site archéologique à proximité de Fier. Quelques ruines pas franchement impressionnantes et qui servent de cadre pour les photos de nombreux mariages qui avaient eu lieu ce jour-là. A Apollonia nous avons rencontré un couple des Français qui n’étaient pas non plus emballés par l’Albanie. De là, nous sommes partis à Berat, appelée « ville aux mille fenêtres ». Nous avons déjeuné dans un petit restaurant rempli par la population locale. Mais les « koftés » étaient tout simplement infâmes, impossibles à digérer. Nous nous sommes dit que peut-être dans les montages nous aurons plus de chance. Nous sommes donc partis encore plus dans le nord, avons fait un tour rapide de Tirana, et sommes arrêtés à Kruja qui s’est avéré être encore plus touristique que les endroits précédents. A Kruja, il est impossible à un étranger de se garer en dehors de parkings payants, bien qu’il ait de la place ailleurs et les Albanais s’y garent sans problème. Nous avons décidé de passer une nuit à Skodër et partir de là vers Kukes. Skodër est une petite ville où il y a beaucoup de traces de l’époque communiste. C’est aussi l’endroit où l’on trouve une église catholique à une proximité étonnante avec une mosquée et une église orthodoxe. Mais c’est également une ville où les femmes ne fréquentent pas les cafés. Le soir nous étions étonnés de voir uniquement les hommes assis dans de nombreux bistros. Les jeunes filles, en revanche, se promenaient dans les rues habillée de façon aguichante, très maquillées et très tendues – sous les regards des hommes. A Skodër, nous avons trouvé une chambre dans un hôtel – relique de l’ère communiste. Chambre très vétuste, salle de bain sommaire, plein d’eau parterre car le WC fuyait. Après l’expérience précédente nous nous sommes bien renseignés si le petit-déjeuner était inclus dans le prix et de quoi il était composé. Le lendemain on nous a fait attendre presque une heure pour avoir ce fameux petit-déj. On nous a servi un bout de feta avec un œuf au plat, sans boisson. A un moment donné un homme âgé est rentré dans la salle et nous a demandé en allemand si c’était bon. Nous avons confirmé. Il a dit au serveur de nous apporter du thé. Nous sommes persuadés que sans son intervention on ne nous servirait à boire. C’est difficile à décrire mais nous nous sommes sentis humiliés, comme des chiens à qui l’on jette les restes. Mais le meilleur nous attendait plus tard. Avant de démarrer la voiture, nous avons regardé sous le capot et avons vu que le bouchon de l’huile a disparu et la jauge était à moitié sortie. Une blague ou un geste prémédité? Fatigués, nous avons fait 2 tentatives pour trouver la bonne route vers Kukes. Il était quasiment impossible de sortir de Skodër, pas de panneaux, des bouchons dans tous les sens, des voitures essayant de doubler à gauche et à droite, tout le monde klaxonnait, les policiers faisaient semblant de maîtriser la circulation, bref, un bordel total. Nous nous sommes retrouvés finalement sur la route menant vers la frontière et avons décidé, sans aucun regret, de quitter l’Albanie. Nous ne remettrons plus le pied dans ce pays. C’était éprouvant. Les gens ne sont pas accueillants. Ce n’est pas super beau, bien qu’il ait des endroits plutôt jolis mais la construction sauvage et à la va-vite gâche tout. En villes les Albanais affichent prétentieusement leur relative richesse : beaucoup de 4x4 flambant neufs, des Mercedes, des filles endimanchées, des hôtels et des stations d’essence tous les 200 mètres…. Mais la pauvreté des paysans est bien visible et contraste violemment avec ce style m’as-tu vu de nouveaux-riches. De plus, l'Albanie est relativement chère pour la qualité de séjour qu'elle offre.
Nous avons prévu de passer une dizaine de jours en Albanie au mois d’août. Nous avons préparé notre voyage en profitant, entre autre, de ce forum. Vos avis, en grande majorité très enthousiastes, nous ont fait rêver et nous sommes partis avec l’espoir de visiter un pays splendide et accueillant. Au final, nous avons quitté l’Albanie après 4 jours et en revenons profondément déçus. Nous sommes entrés en Albanie par la Grèce (poste de douanes à Kakavijë). Nous avons fait 2 heures de queue sur une route très sale. Tout le monde, sans aucune gêne, jetait des déchets par la fenêtre. La plupart de voitures étaient immatriculées en Grèce et en Italie. Nous avons compris plus tard que c’étaient des Albanais vivant à l’étranger qui rentraient dans leur pays… La route entre Kakavijë et Saranda (dans le sud de la Riviera albanaise) est jolie et plutôt en bon état. Saranda, en revanche, est une ville de contrastes. Il y a une multitude d’hôtels en construction absolument partout mais en dehors de la promenade au bord de la mer et du centre-ville, les rues sont en très mauvais état, extrêmement sales, avec des poubelles et des décharges sauvages un peu partout, parmi lesquelles traînent des vaches et des ânes. Les plages, pas très nombreuses, sont remplies. Il était difficile de trouver une place dans un hôtel. Nous avons déjeuné dans un restaurant au bord de la mer, c’était gras, quelconque et le service était désagréable. Le lendemain, nous sommes allés visiter le site archéologique de Butrint. Les tickets d’entrée nous a coûté 700 leks par personne alors que les Albanais paient 200 leks (parfois c’est gratuit pour eux) et c’est comme ça dans tous les musées ou sites archéologiques. Honnêtement, Butrint n’a rien de spécial. Le jour même, nous avons décidé d’aller un peu plus en nord, vers Dhermi où, selon les informations dénichées sur internet, on devrait trouver des plages magnifiques et vides. La route longeant la côte entre Saranda et Dhermi est en construction, on est obligé de rouler très lentement. Mais des paysages sont plutôt agréables. A de nombreux endroits deux voitures ont du mal à passer côte à côte. Régulièrement nous laissions passer les autres conducteurs mais nous n’avions jamais vu un geste de remerciement. Nous nous sommes arrêtés dans différents endroits en tentant de trouver un coin tranquille et sympa. En vain. Les plages sont vraiment rares et pris d’assaut par des touristes albanais. C’est très sale partout. La mer n’est pas propre non plus; par endroits (notamment à proximité de Dhermi) on voit bien les égouts de villages se jeter directement dans la mer mais les gens se baignent dedans. Quelqu’un sur le forum a recommandé une plage à la sortie de Dhermi. Nous l’avons trouvée. On passe par une immense décharge sauvage. Il ne s’agit pas de quelques poubelles qui traînent, mais c’est vraiment une grande décharge. La route est pleine de cailloux et d’ornières, difficile à faire. Mais c’est la seule plage sur la côte où il n’y a vraiment pas grand-monde, devinez pourquoi. Dégoûtés mais pas encore découragés nous avons décidé de monter encore plus au nord. A Vlora, nous n’avons pas trouvé de chambre, tous les hôtels étaient pleins. Nous avons roulé jusqu’à Fier, où seulement vers 9h du soir nous avons trouvé un hôtel. 4000 leks, petit-déjeuner compris. Mais le lendemain il s’est avéré que les boissons (café et une boisson gazeuse au goût indéfini à la place du jus d’orange) n’étaient pas inclus dans le petit-déjeuner (composé d’une écœurante omelette). Ensuite, nous sommes partis visiter Apollonia, un autre site archéologique à proximité de Fier. Quelques ruines pas franchement impressionnantes et qui servent de cadre pour les photos de nombreux mariages qui avaient eu lieu ce jour-là. A Apollonia nous avons rencontré un couple des Français qui n’étaient pas non plus emballés par l’Albanie. De là, nous sommes partis à Berat, appelée « ville aux mille fenêtres ». Nous avons déjeuné dans un petit restaurant rempli par la population locale. Mais les « koftés » étaient tout simplement infâmes, impossibles à digérer. Nous nous sommes dit que peut-être dans les montages nous aurons plus de chance. Nous sommes donc partis encore plus dans le nord, avons fait un tour rapide de Tirana, et sommes arrêtés à Kruja qui s’est avéré être encore plus touristique que les endroits précédents. A Kruja, il est impossible à un étranger de se garer en dehors de parkings payants, bien qu’il ait de la place ailleurs et les Albanais s’y garent sans problème. Nous avons décidé de passer une nuit à Skodër et partir de là vers Kukes. Skodër est une petite ville où il y a beaucoup de traces de l’époque communiste. C’est aussi l’endroit où l’on trouve une église catholique à une proximité étonnante avec une mosquée et une église orthodoxe. Mais c’est également une ville où les femmes ne fréquentent pas les cafés. Le soir nous étions étonnés de voir uniquement les hommes assis dans de nombreux bistros. Les jeunes filles, en revanche, se promenaient dans les rues habillée de façon aguichante, très maquillées et très tendues – sous les regards des hommes. A Skodër, nous avons trouvé une chambre dans un hôtel – relique de l’ère communiste. Chambre très vétuste, salle de bain sommaire, plein d’eau parterre car le WC fuyait. Après l’expérience précédente nous nous sommes bien renseignés si le petit-déjeuner était inclus dans le prix et de quoi il était composé. Le lendemain on nous a fait attendre presque une heure pour avoir ce fameux petit-déj. On nous a servi un bout de feta avec un œuf au plat, sans boisson. A un moment donné un homme âgé est rentré dans la salle et nous a demandé en allemand si c’était bon. Nous avons confirmé. Il a dit au serveur de nous apporter du thé. Nous sommes persuadés que sans son intervention on ne nous servirait à boire. C’est difficile à décrire mais nous nous sommes sentis humiliés, comme des chiens à qui l’on jette les restes. Mais le meilleur nous attendait plus tard. Avant de démarrer la voiture, nous avons regardé sous le capot et avons vu que le bouchon de l’huile a disparu et la jauge était à moitié sortie. Une blague ou un geste prémédité? Fatigués, nous avons fait 2 tentatives pour trouver la bonne route vers Kukes. Il était quasiment impossible de sortir de Skodër, pas de panneaux, des bouchons dans tous les sens, des voitures essayant de doubler à gauche et à droite, tout le monde klaxonnait, les policiers faisaient semblant de maîtriser la circulation, bref, un bordel total. Nous nous sommes retrouvés finalement sur la route menant vers la frontière et avons décidé, sans aucun regret, de quitter l’Albanie. Nous ne remettrons plus le pied dans ce pays. C’était éprouvant. Les gens ne sont pas accueillants. Ce n’est pas super beau, bien qu’il ait des endroits plutôt jolis mais la construction sauvage et à la va-vite gâche tout. En villes les Albanais affichent prétentieusement leur relative richesse : beaucoup de 4x4 flambant neufs, des Mercedes, des filles endimanchées, des hôtels et des stations d’essence tous les 200 mètres…. Mais la pauvreté des paysans est bien visible et contraste violemment avec ce style m’as-tu vu de nouveaux-riches. De plus, l'Albanie est relativement chère pour la qualité de séjour qu'elle offre.