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Caraïbes: zône violente English translation pending
Voici un petit sujet qui sans polémiquer peut servir de precaution a plus d'un pour son futur voyage !!!
Enfin ceci dit nous partons dns 4 jours en Républica Dominicana pour 1 mois et demi mais je me fais pas de souci hé hé hé
Analyse Record de violences aux Caraïbes, par Jean-Michel Caroit LE MONDE | 31.05.07 | 12h46 • Mis à jour le 31.05.07 | 12h46 Découvrez le Desk, votre écran de contrôle et de suivi de l'information en temps réel.
lages paradisiaques bordées de cocotiers, resorts tout inclus et croisières sur les eaux turquoise : les Caraïbes évoquent les vacances ensoleillées et le farniente à longueur d'année. Au revers de ces images de dépliant touristique, cette région est pourtant la plus violente du monde. Dans un récent rapport intitulé "Criminalité, violence et développement dans les Caraïbes", la Banque mondiale souligne que "les taux d'homicide y sont plus élevés que dans toute autre région du monde et que les taux d'agression se situent largement au-dessus de la moyenne mondiale". Attisée par le trafic de drogue, cette violence "compromet la croissance et la prospérité".
Avec un taux d'homicide de 30 pour 100 000 habitants, le bassin des Caraïbes devance l'Afrique du Sud et de l'Ouest (29), l'Amérique du Sud (26) et l'Amérique centrale (22). Les indicateurs de violence varient d'une île à l'autre dans cette région où l'extrême pauvreté d'Haïti côtoie l'opulence des Bahamas. Dans la majorité des pays et territoires formant l'arc insulaire, qui s'étire des côtes vénézuéliennes à la Floride, la criminalité a progressé ces dernières années. Parfois de manière spectaculaire, comme dans les îles jumelles de Trinité-et-Tobago et en République dominicaine, où les taux d'homicide ont respectivement triplé et doublé entre 2000 et 2005. Les pages des quotidiens dominicains sont remplies de faits divers sanglants. Le 24 mai, El Nacional a fait sa "une" sur l'assassinat par balles de trois jeunes à la sortie d'une discothèque d'un quartier huppé de Saint-Domingue, à la suite d'une rixe apparemment banale. Trois jours plus tôt, un Colombien, accusé de trafiquer 442 kg de cocaïne et pourtant en liberté sous caution, était abattu de plusieurs balles devant un débit de boisson. Deux cents femmes ont été tuées en 2006 par un mari ou un concubin jaloux. La violence contre les femmes est très répandue. L'initiation sexuelle de 48 % des adolescentes a été "forcée", révèle une enquête réalisée en 2003 dans neuf pays de la région. Les Bahamas détiennent le peu enviable record mondial du taux de viol. Diverses par leurs héritages coloniaux, leurs tailles, leurs populations, leurs langues et leurs niveaux de vie, les îles ont un point commun : elles sont devenues l'une des principales plaques tournantes du trafic de stupéfiants. Hormis le cannabis jamaïcain, la région ne produit pas de drogue. Mais une part importante de la cocaïne colombienne y transite à destination de l'Amérique du Nord et de l'Europe, un marché en expansion. En 2005, au moins 10 tonnes de cocaïne sont passées par la Jamaïque, et 20 tonnes par l'île d'Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine. Les saisies d'héroïne et de drogues synthétiques, notamment d'ecstasy, ont fortement augmenté ces dernières années. Parmi les vingt pays identifiés par les Etats-Unis comme étant des centres majeurs de production ou de transit de drogues, quatre appartiennent aux Caraïbes : les Bahamas, la République dominicaine, Haïti et la Jamaïque. Les services des trafiquants régionaux sont souvent rémunérés en marchandises, qui sont écoulées localement. Minime, il y a une vingtaine d'années, la consommation de cocaïne et de crack s'est répandue dans toutes les couches de la population. En République dominicaine, les gangs, appelés les "nations", recrutent des enfants pour distribuer la drogue. Selon le code pénal, les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent être arrêtés. Exclus d'un système éducatif déficient, sans perspectives d'emploi, les jeunes paient le plus lourd tribut à la violence liée au trafic de stupéfiants. Près de la moitié des victimes d'homicides sont âgées de 11 à 30 ans en République dominicaine. Etroitement associé au négoce illicite des stupéfiants, le trafic d'armes est en pleine expansion. Dans plusieurs pays de la région, comme la Jamaïque ou la République dominicaine, la prolifération d'armes de poing n'est pas nouvelle. Les partis politiques les distribuent depuis longtemps à leurs sympathisants, et le port d'armes, légal ou non, est commun. De plus en plus de fusils d'assaut et d'armes de guerre, souvent achetés aux Etats-Unis, sont introduits en contrebande.
CULTURE DE LA CORRUPTION
Trinité-et-Tobago est l'un des pays où les crimes ont fortement augmenté. Ces deux îles jumelles, dont l'économie est dopée par l'envolée des prix des hydrocarbures, ont connu une explosion du nombre des kidnappings. Nouveaux dans la région, les enlèvements avec demande de rançon sont devenus une véritable industrie à Trinité-et-Tobago et en Haïti. La corruption sert de terreau à la criminalité. En Haïti, les mafias ont occupé le vide créé par l'effondrement de l'Etat. Illustrant la culture de la corruption et de l'impunité qui gangrène la République dominicaine, le rapport de la Banque mondiale rappelle le scandale de Baninter, l'une des principales banques commerciales. Sa faillite frauduleuse, en 2003, a coûté l'équivalent de 16 % du PNB et fait plonger 1, 5 million de Dominicains (16 % de la population) dans la pauvreté. A ce jour, aucun des responsables de ce désastre n'est en prison ni n'a été condamné. Les criminels en col blanc exhibent sans pudeur leurs hélicoptères et leurs villas somptueuses, tandis qu'un pauvre bougre a passé des années en prison préventive pour le vol d'une poule. "La criminalité et la violence constituent un problème de développement", souligne Caroline Anstey, la responsable des Caraïbes à la Banque mondiale. Selon l'organisme international, une baisse d'un tiers des taux d'homicide permettrait de doubler le taux de croissance par habitant dans la région. Si Haïti et la Jamaïque parvenaient à réduire leur taux d'homicide au niveau du Costa Rica, leur revenu par habitant augmenterait de 5, 4 % par an. Pour la République dominicaine, le gain serait de 1, 8 %. Pertes humaines et matérielles, soins, justice, police, prisons, augmentation des dépenses privées de sécurité : dans tous les pays, les coûts de la criminalité ne cessent d'augmenter. La violence éloigne les investisseurs et renchérit les coûts des entreprises, qui doivent financer leur sécurité ou payer des racketteurs, parfois en uniforme. Principal secteur d'activité régional, le tourisme n'a jusqu'à présent que peu souffert de cette inquiétante montée de la criminalité. En Jamaïque ou en République dominicaine, les hôteliers ont constitué des enclaves où les touristes sont isolés des populations locales. Mais ces resorts protégés par des gardiens armés et appartenant le plus souvent à des chaînes étrangères contribuent peu à l'économie locale. Et donc à la lutte contre la pauvreté, qui pourrait freiner la montée de la violence. Jean-Michel Caroit
Enfin ceci dit nous partons dns 4 jours en Républica Dominicana pour 1 mois et demi mais je me fais pas de souci hé hé hé
Analyse Record de violences aux Caraïbes, par Jean-Michel Caroit LE MONDE | 31.05.07 | 12h46 • Mis à jour le 31.05.07 | 12h46 Découvrez le Desk, votre écran de contrôle et de suivi de l'information en temps réel.
lages paradisiaques bordées de cocotiers, resorts tout inclus et croisières sur les eaux turquoise : les Caraïbes évoquent les vacances ensoleillées et le farniente à longueur d'année. Au revers de ces images de dépliant touristique, cette région est pourtant la plus violente du monde. Dans un récent rapport intitulé "Criminalité, violence et développement dans les Caraïbes", la Banque mondiale souligne que "les taux d'homicide y sont plus élevés que dans toute autre région du monde et que les taux d'agression se situent largement au-dessus de la moyenne mondiale". Attisée par le trafic de drogue, cette violence "compromet la croissance et la prospérité".
Avec un taux d'homicide de 30 pour 100 000 habitants, le bassin des Caraïbes devance l'Afrique du Sud et de l'Ouest (29), l'Amérique du Sud (26) et l'Amérique centrale (22). Les indicateurs de violence varient d'une île à l'autre dans cette région où l'extrême pauvreté d'Haïti côtoie l'opulence des Bahamas. Dans la majorité des pays et territoires formant l'arc insulaire, qui s'étire des côtes vénézuéliennes à la Floride, la criminalité a progressé ces dernières années. Parfois de manière spectaculaire, comme dans les îles jumelles de Trinité-et-Tobago et en République dominicaine, où les taux d'homicide ont respectivement triplé et doublé entre 2000 et 2005. Les pages des quotidiens dominicains sont remplies de faits divers sanglants. Le 24 mai, El Nacional a fait sa "une" sur l'assassinat par balles de trois jeunes à la sortie d'une discothèque d'un quartier huppé de Saint-Domingue, à la suite d'une rixe apparemment banale. Trois jours plus tôt, un Colombien, accusé de trafiquer 442 kg de cocaïne et pourtant en liberté sous caution, était abattu de plusieurs balles devant un débit de boisson. Deux cents femmes ont été tuées en 2006 par un mari ou un concubin jaloux. La violence contre les femmes est très répandue. L'initiation sexuelle de 48 % des adolescentes a été "forcée", révèle une enquête réalisée en 2003 dans neuf pays de la région. Les Bahamas détiennent le peu enviable record mondial du taux de viol. Diverses par leurs héritages coloniaux, leurs tailles, leurs populations, leurs langues et leurs niveaux de vie, les îles ont un point commun : elles sont devenues l'une des principales plaques tournantes du trafic de stupéfiants. Hormis le cannabis jamaïcain, la région ne produit pas de drogue. Mais une part importante de la cocaïne colombienne y transite à destination de l'Amérique du Nord et de l'Europe, un marché en expansion. En 2005, au moins 10 tonnes de cocaïne sont passées par la Jamaïque, et 20 tonnes par l'île d'Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine. Les saisies d'héroïne et de drogues synthétiques, notamment d'ecstasy, ont fortement augmenté ces dernières années. Parmi les vingt pays identifiés par les Etats-Unis comme étant des centres majeurs de production ou de transit de drogues, quatre appartiennent aux Caraïbes : les Bahamas, la République dominicaine, Haïti et la Jamaïque. Les services des trafiquants régionaux sont souvent rémunérés en marchandises, qui sont écoulées localement. Minime, il y a une vingtaine d'années, la consommation de cocaïne et de crack s'est répandue dans toutes les couches de la population. En République dominicaine, les gangs, appelés les "nations", recrutent des enfants pour distribuer la drogue. Selon le code pénal, les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent être arrêtés. Exclus d'un système éducatif déficient, sans perspectives d'emploi, les jeunes paient le plus lourd tribut à la violence liée au trafic de stupéfiants. Près de la moitié des victimes d'homicides sont âgées de 11 à 30 ans en République dominicaine. Etroitement associé au négoce illicite des stupéfiants, le trafic d'armes est en pleine expansion. Dans plusieurs pays de la région, comme la Jamaïque ou la République dominicaine, la prolifération d'armes de poing n'est pas nouvelle. Les partis politiques les distribuent depuis longtemps à leurs sympathisants, et le port d'armes, légal ou non, est commun. De plus en plus de fusils d'assaut et d'armes de guerre, souvent achetés aux Etats-Unis, sont introduits en contrebande.
CULTURE DE LA CORRUPTION
Trinité-et-Tobago est l'un des pays où les crimes ont fortement augmenté. Ces deux îles jumelles, dont l'économie est dopée par l'envolée des prix des hydrocarbures, ont connu une explosion du nombre des kidnappings. Nouveaux dans la région, les enlèvements avec demande de rançon sont devenus une véritable industrie à Trinité-et-Tobago et en Haïti. La corruption sert de terreau à la criminalité. En Haïti, les mafias ont occupé le vide créé par l'effondrement de l'Etat. Illustrant la culture de la corruption et de l'impunité qui gangrène la République dominicaine, le rapport de la Banque mondiale rappelle le scandale de Baninter, l'une des principales banques commerciales. Sa faillite frauduleuse, en 2003, a coûté l'équivalent de 16 % du PNB et fait plonger 1, 5 million de Dominicains (16 % de la population) dans la pauvreté. A ce jour, aucun des responsables de ce désastre n'est en prison ni n'a été condamné. Les criminels en col blanc exhibent sans pudeur leurs hélicoptères et leurs villas somptueuses, tandis qu'un pauvre bougre a passé des années en prison préventive pour le vol d'une poule. "La criminalité et la violence constituent un problème de développement", souligne Caroline Anstey, la responsable des Caraïbes à la Banque mondiale. Selon l'organisme international, une baisse d'un tiers des taux d'homicide permettrait de doubler le taux de croissance par habitant dans la région. Si Haïti et la Jamaïque parvenaient à réduire leur taux d'homicide au niveau du Costa Rica, leur revenu par habitant augmenterait de 5, 4 % par an. Pour la République dominicaine, le gain serait de 1, 8 %. Pertes humaines et matérielles, soins, justice, police, prisons, augmentation des dépenses privées de sécurité : dans tous les pays, les coûts de la criminalité ne cessent d'augmenter. La violence éloigne les investisseurs et renchérit les coûts des entreprises, qui doivent financer leur sécurité ou payer des racketteurs, parfois en uniforme. Principal secteur d'activité régional, le tourisme n'a jusqu'à présent que peu souffert de cette inquiétante montée de la criminalité. En Jamaïque ou en République dominicaine, les hôteliers ont constitué des enclaves où les touristes sont isolés des populations locales. Mais ces resorts protégés par des gardiens armés et appartenant le plus souvent à des chaînes étrangères contribuent peu à l'économie locale. Et donc à la lutte contre la pauvreté, qui pourrait freiner la montée de la violence. Jean-Michel Caroit
Croisière "Magique Méditerranée" sur le Concordia de Costa en octobre 2007 English translation pending
BONJOUR à tous
nous envisagons de faire une croisiere sur le costa concordia le 27 octobre 2007 magique méditérranée :savone barcelone palma malte tunis palerme rome pouvez vous me donner des renseignements sur le bateau et sur les excursions? on hésite beaucoup mais alors beaucoup avec celle qui part le 25 oct sur le magica et qui fait espagne portugal : savone cadix alicante gibraltar lisbonne barcelone, l itinéraire super mais le pb est que c est en dehors des vacances scolaires et au dela de louper l ecole pour mes deux enfants 8 ans et 11 ans, j ai peur qu il n'y ait pas bcp de famille! pouvez vs me conseiller sachant que je connais déja tunis et un peu rome merci de plus qu elle est la meilleure compagnie msc ou costa? y a t il des francais quand meme sur ces bateaux ? le concordia n est il pas trop gigantesque et encore plein d autres questions qui bouillonnent dans ma tête !!! FRANCOISE
nous envisagons de faire une croisiere sur le costa concordia le 27 octobre 2007 magique méditérranée :savone barcelone palma malte tunis palerme rome pouvez vous me donner des renseignements sur le bateau et sur les excursions? on hésite beaucoup mais alors beaucoup avec celle qui part le 25 oct sur le magica et qui fait espagne portugal : savone cadix alicante gibraltar lisbonne barcelone, l itinéraire super mais le pb est que c est en dehors des vacances scolaires et au dela de louper l ecole pour mes deux enfants 8 ans et 11 ans, j ai peur qu il n'y ait pas bcp de famille! pouvez vs me conseiller sachant que je connais déja tunis et un peu rome merci de plus qu elle est la meilleure compagnie msc ou costa? y a t il des francais quand meme sur ces bateaux ? le concordia n est il pas trop gigantesque et encore plein d autres questions qui bouillonnent dans ma tête !!! FRANCOISE
Quinze euros par jour en Asie du Sud-Est? English translation pending
Salut à tous,
je compte partir 6 mois pour visiter Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam...j'envisageais un budget quotidien de 15€ par jour pour manger, dormir et se déplacer dans le lieu où je suis (donc hors déplacement plus long et éventuels extras).
J'aimerais avoir votre avis sur la question: avec ce budget, l'hébergement est tout de même propre même si modeste? ça donne quoi sur le terrain comme possibilités?
merci!!!
Zineb
Déplacements au Vietnam English translation pending
Rassurez-moi !
Je lis sur de nombreux posts les mots "moto" - "moto-taxi" - parcours derrière le chauffeur à "moto"...
J'ai peur de la moto et je refuse catégoriquement de monter derrière un chauffeur, si prudent et initié soit-il !!!
Y a-t-il quand même des taxis à quatre roues ??? 😐😐
Sont-ils beaucoup plus chers que les motos ?
Thanks
Thanks
Hébergement pour quinze jours dans le Sahara algérien? English translation pending
On a prevus de faire un sejour de 15 jours dans le sahara algerien, ghardaya golea timimoun beni abbes taghit debut mai, quels sont les possibilites d'hebergement pour cinq adultes, à savoir on demmare d'oran en voiture de location?
hotel, chambre chez habitant meme camping si vous avez des adresse .
merçi de vos conseils.
merçi de vos conseils.
Destination en France pour cet été? English translation pending
Bonjour à tous!
Avec un groupe d'amis, on a décidé de partir une semaine pas trop loin, c'est-à-dire en France, en Italie ou en Espagne, mais ce serait plus la france cet été. On aimerait louer un appart ou une villa, on serait environ 6 ou 8. On pensait partir à Nice, les prix de logements ont pas l'air si chèr que ça... Est-ce que qqun a des bons plans ou d'autres idées de destinations. En gros, on aimerait être près de la mer et dans une ville qui bouge, où il y a de l'ambiance pour les jeunes.
Merci d'avance pour vos réponses!
Expérience de parents de jeunes enfants à Bali? English translation pending
Bonsoir,
Nous partons dans 3 semaines à Bali avec notre fille de 2 ans 1/2. Côté préparatifs, pas de souci, elle a eu les vaccins nécessaires, elle aura sa malarone pour un court séjour à Lombok et Komodo (Flores). Pour les aspects pratiques vie quotidienne on ne s'inquiète pas non plus.
La question, c'est plutôt de savoir pour des visites un peu particulières comment s'organiser avec elle et si c'est envisageable ou si vous conseillez de renoncer : monter sur un volcan, si on choisit la ballade la plus courte ? On ne peut plus la porter dans le dos (13 kg) et j'imagine qu'on ne trouve pas de mûle, hihi. aller en bateau à Lombok et Komodo ? type de bateau (cabine ?) et durée... On aimerait vraiment bien aller voir les varans. ...
J'aimerais avoir des retours d'expérience de parents de jeunes enfants, comment avez-vous fait, y-a-t'il des solutions pour les emmener partout ? Je précise que notre fille est une véritable terrible two, trèèèès indépendante en plus..........
Merci pour vos réponses.
Nous partons dans 3 semaines à Bali avec notre fille de 2 ans 1/2. Côté préparatifs, pas de souci, elle a eu les vaccins nécessaires, elle aura sa malarone pour un court séjour à Lombok et Komodo (Flores). Pour les aspects pratiques vie quotidienne on ne s'inquiète pas non plus.
La question, c'est plutôt de savoir pour des visites un peu particulières comment s'organiser avec elle et si c'est envisageable ou si vous conseillez de renoncer : monter sur un volcan, si on choisit la ballade la plus courte ? On ne peut plus la porter dans le dos (13 kg) et j'imagine qu'on ne trouve pas de mûle, hihi. aller en bateau à Lombok et Komodo ? type de bateau (cabine ?) et durée... On aimerait vraiment bien aller voir les varans. ...
J'aimerais avoir des retours d'expérience de parents de jeunes enfants, comment avez-vous fait, y-a-t'il des solutions pour les emmener partout ? Je précise que notre fille est une véritable terrible two, trèèèès indépendante en plus..........
Merci pour vos réponses.
Mission humanitaire au Pakistan English translation pending
17 novembre 05
L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.
Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).
Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !
Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.
La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.
On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).
On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.
17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.
On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous
18 novembre
Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!
Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.
Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.
En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)
Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?
Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.
Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.
19 novembre
Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.
Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!
Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.
Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?
Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !
20 Novembre
Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.
Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).
Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.
Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air
21 novembre
Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).
Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).
Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!
Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.
En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).
En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.
22 Novembre
Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !
Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday
Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.
Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations
23 novembre
Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).
Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.
Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).
26 Novembre
Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).
Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !
Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.
Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.
Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.
Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.
Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.
27 Novembre
Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !
Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires. Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!
28 Novembre
Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !
Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !
Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).
On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.
Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?
Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).
Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!
29 Novembre
Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !
Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….
En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !
D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!
Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !
Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.
L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !
30 Novembre
On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !
Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.
Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !
Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)
Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.
Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.
Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.
1er Décembre
Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».
J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.
L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!
Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).
On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??
Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !
2 décembre
Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.
On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.
Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.
On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !
Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.
La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).
3 décembre
Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).
Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !
Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….
Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.
Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.
ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.
Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !
4 décembre
Aujourd’hui c’est journée repos!
La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).
Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.
Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.
Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.
L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.
Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?
Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.
Que la force soit avec vous !
C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.
Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).
Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !
Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.
La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.
On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).
On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.
17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.
On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous
18 novembre
Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!
Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.
Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.
En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)
Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?
Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.
Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.
19 novembre
Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.
Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!
Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.
Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?
Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !
20 Novembre
Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.
Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).
Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.
Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air
21 novembre
Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).
Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).
Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!
Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.
En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).
En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.
22 Novembre
Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !
Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday
Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.
Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations
23 novembre
Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).
Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.
Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).
26 Novembre
Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).
Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !
Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.
Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.
Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.
Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.
Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.
27 Novembre
Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !
Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires. Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!
28 Novembre
Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !
Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !
Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).
On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.
Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?
Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).
Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!
29 Novembre
Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !
Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….
En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !
D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!
Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !
Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.
L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !
30 Novembre
On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !
Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.
Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !
Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)
Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.
Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.
Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.
1er Décembre
Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».
J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.
L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!
Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).
On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??
Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !
2 décembre
Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.
On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.
Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.
On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !
Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.
La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).
3 décembre
Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).
Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !
Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….
Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.
Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.
ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.
Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !
4 décembre
Aujourd’hui c’est journée repos!
La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).
Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.
Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.
Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.
L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.
Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?
Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.
Que la force soit avec vous !
C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
Camping-car en Bulgarie cet été English translation pending
Bonjour à tous,
Je fais appel à toute personne ou famille intéressée par un voyage en CC durant l'été 2007 : 15/7 jusqu'au 20/8 à peu près pour se rendre en Bulgarie à plusieurs. Nous sommes 1 couple + 2 enfants. Nous partirons du midi de la France (Aude).
J'ai consulté le site et il me semble avoir vu 2 familles dont 1 de Nantes et l'autre de Belgique qui sembleraient fixées sur cet itinéraire.
Pourquoi ne pas rajouter d'autres personnes qui pourraient d'ici être tentées par l'expérience ???
Nous rejoutons à cela que nous avons l'intention de visiter tout le pays et pas uniquement la Mer Noire, de passer par la roumanie et de rajouter les quelques lieux touristiques que nous avions "zappé" il y a 3 ans.
Nous sommes "ouverts" aux désirs de chacun : je veux dire que tous les participants ne sont pas obligés de se suivre à la queue leu leu... mais qu'on peut faire le maximum de chemin ensemble et après chacun voit en fonction des affinités des uns et des autres.
Pour l'instant, je ne me suis pas penché sur l'itinéraire mais comme l'a bien dit 1 de vous, le guide vert est très bien fait et puis je pense que ce sera assez vite fait de se documenter.
Une précision tout de même : étant donné que ce pays est entré dans la CEE, le passeport n'est donc + obligatoire, mais le CI suffit en cours de valadité bien entendu.
Salutations à tous et longue vie aux caristes.
AP
je rajoute mon e-mail pour réponse : arthurperret@yahoo.fr
Je fais appel à toute personne ou famille intéressée par un voyage en CC durant l'été 2007 : 15/7 jusqu'au 20/8 à peu près pour se rendre en Bulgarie à plusieurs. Nous sommes 1 couple + 2 enfants. Nous partirons du midi de la France (Aude).
J'ai consulté le site et il me semble avoir vu 2 familles dont 1 de Nantes et l'autre de Belgique qui sembleraient fixées sur cet itinéraire.
Pourquoi ne pas rajouter d'autres personnes qui pourraient d'ici être tentées par l'expérience ???
Nous rejoutons à cela que nous avons l'intention de visiter tout le pays et pas uniquement la Mer Noire, de passer par la roumanie et de rajouter les quelques lieux touristiques que nous avions "zappé" il y a 3 ans.
Nous sommes "ouverts" aux désirs de chacun : je veux dire que tous les participants ne sont pas obligés de se suivre à la queue leu leu... mais qu'on peut faire le maximum de chemin ensemble et après chacun voit en fonction des affinités des uns et des autres.
Pour l'instant, je ne me suis pas penché sur l'itinéraire mais comme l'a bien dit 1 de vous, le guide vert est très bien fait et puis je pense que ce sera assez vite fait de se documenter.
Une précision tout de même : étant donné que ce pays est entré dans la CEE, le passeport n'est donc + obligatoire, mais le CI suffit en cours de valadité bien entendu.
Salutations à tous et longue vie aux caristes.
AP
je rajoute mon e-mail pour réponse : arthurperret@yahoo.fr
Meilleur endroit pour deux semaines en France au mois de septembre? English translation pending
😎bonjour a tous,
je ne suis jamais allée en europe, je veux partir au milieu de septembre pour une durée de 2 semaines. je veux savoir quel est le meilleur endroit pour ce temps de l'année j'ai pensée voir paris quelques jours et ensuite allé en suisse, j'ai peur que la temperature soit trop fraiche???j'ai des amis qui me conseil de faire seulement la france. je suis un peu mélangé ....merci d'avance
je ne suis jamais allée en europe, je veux partir au milieu de septembre pour une durée de 2 semaines. je veux savoir quel est le meilleur endroit pour ce temps de l'année j'ai pensée voir paris quelques jours et ensuite allé en suisse, j'ai peur que la temperature soit trop fraiche???j'ai des amis qui me conseil de faire seulement la france. je suis un peu mélangé ....merci d'avance
Premier voyage à vélo en France English translation pending
Bonjour à tous,
j'envisage avec un très bon ami à moi de faire un voyage à vélo en France cet été. Ce voyage durerait tout le voyage d'Août. Le problème, s'il en est un, c'est que nous sommes totalement novices dans le voyage à vélo et nous ne savons pas par où commencer. Quel itinéraire prendre ? nous aimerions longer la côte atlantique mais sans trop savoir où exactement, ni le trajet exact. Dans quel matériel investir ? Nous possédons tous deux, un bon vélo mais rien de plus, si ce n'est une tente et des duvets "moyens". Quel en sera le coût ? Et donc immédiatement où dormir ? Le camping sauvage est il possible ?
Merci de m'aiguiller car je dois avouer que je suis un peu perdu...
A bientôt !
j'envisage avec un très bon ami à moi de faire un voyage à vélo en France cet été. Ce voyage durerait tout le voyage d'Août. Le problème, s'il en est un, c'est que nous sommes totalement novices dans le voyage à vélo et nous ne savons pas par où commencer. Quel itinéraire prendre ? nous aimerions longer la côte atlantique mais sans trop savoir où exactement, ni le trajet exact. Dans quel matériel investir ? Nous possédons tous deux, un bon vélo mais rien de plus, si ce n'est une tente et des duvets "moyens". Quel en sera le coût ? Et donc immédiatement où dormir ? Le camping sauvage est il possible ?
Merci de m'aiguiller car je dois avouer que je suis un peu perdu...
A bientôt !
Yéménia pour Addis Abeba en Ethiopie English translation pending
Bonjour,
Je voudrais aller à Addis Abeba, via Sana'a au Yémen en empruntant la Yemenia comme compagnie aérienne. Impossible de trouver quoi que ce soit sur leur site, même pas un n° de téléphone. J'ai pourtant rencontré des personnes qui pour le même trajet ont emprunté ces lignes-là. Qui peut m'aider ?
d'avance merci !🙂
Je voudrais aller à Addis Abeba, via Sana'a au Yémen en empruntant la Yemenia comme compagnie aérienne. Impossible de trouver quoi que ce soit sur leur site, même pas un n° de téléphone. J'ai pourtant rencontré des personnes qui pour le même trajet ont emprunté ces lignes-là. Qui peut m'aider ?
d'avance merci !🙂
La sortie du nouveau Routard Thaïlande? English translation pending
Partant en Thaïlande fin Novembre, savez-vous si le nouveau Routard est sorti ?
Stage de salsa à Cuba English translation pending
Bonjour à tous,
mon prochain projet de voyage est d'aller à Cuba, selon la formule suivante:stage de danse salsalogement chez l'habitantenviron 2 semaines plutôt en février 😛
j'ai un niveau intermédiaire+ en salsa (difficile de s'évaluer dans ce domaine !!!), et j'aimerais vraiment approfondir mon goût pour cette danse là-bas, en découvrant parallèlement ce pays si fascinant. Certains d'entre vous ont-ils "testé" ce type de voyage, et peuvent-ils me conseiller des organisateurs dans ce domaine (associations de danse, etc...) Merci d'avance à tous, y que viva la
mon prochain projet de voyage est d'aller à Cuba, selon la formule suivante:stage de danse salsalogement chez l'habitantenviron 2 semaines plutôt en février 😛
j'ai un niveau intermédiaire+ en salsa (difficile de s'évaluer dans ce domaine !!!), et j'aimerais vraiment approfondir mon goût pour cette danse là-bas, en découvrant parallèlement ce pays si fascinant. Certains d'entre vous ont-ils "testé" ce type de voyage, et peuvent-ils me conseiller des organisateurs dans ce domaine (associations de danse, etc...) Merci d'avance à tous, y que viva la
Hôtel Princess Bavaro à Punta Cana English translation pending
🙁 Coucou, j'ai déjà posé la question mais personne ne répond. Alors je la repose. La mer devant l'hôtel Princess Bavaro est-ce que c'est une baie ? Je crois que j'ai lu ça quelque part mais je ne me souvien plus ou. Comment sont les spectacles de fin de soirée ? La nourriture est-elle bonne et avec un grand choix ? De la plage est-ce que c'est bien loin du Grand Bahia Principe ? En espèrant de vos nouvelle 😕 bientôt. Merci
L'Égypte est-elle accessible pour les handicapés? English translation pending
Bonjour
Je venais vers vous routard, je suis une personne handicape qui souhaite visité l'egypte.
Avez vous deja vue des personnes handicapé ?
Peut-on louer des appartement au mois?
Merci a vous TOUS
Je venais vers vous routard, je suis une personne handicape qui souhaite visité l'egypte.
Avez vous deja vue des personnes handicapé ?
Peut-on louer des appartement au mois?
Merci a vous TOUS
Voyage en Amazone (Brésil) English translation pending
Salut à tous qui rêvent de visiter l’Amazone http://www.brazilnature.com/frances/amazonia.html avec un peu de confort ...
Moi et ma femme sommes arrivés à Manaus (capitale de l’État de Amazonas). Comme prévoyait notre voyage organisé (4 jours - 3 nuitées), nous sommes passés en bateau (2 heures) à l’hôtel Ariaú http://www.viverde.com.br/hoteis_de_selva.html#ariau à 60 km en amont de Manaus, au bord du fleuve Rio Negro (12 km de largeur à cet endroit).
Cet hôtel est né grâce à une idée du Commandant Cousteau: il a suggéré la construction d’un hôtel dans la forêt même, où les touristes pourraient mieux l’apprécier. Cet hôtel est construit en bois, sur pilotis (les eaux du Rio Negro peuvent s’élever de 15 m approx. à la saison des pluies). Aujourd’hui plusieurs hôtels “dans la jungle”, au décor parfois fantaisiste, plus ou moins chers, accueillent des milliers des touristes en Amazonie.
On vous offre des promenades faciles dans la forêt, des promenades en bateau, et (en bonne saison) la pêche. De quoi se faire une idée de l’environnement: des jolies plages fluviales sur le Rio Negro – la forêt inondée (= “igapó”) – la flore et la faune – la confluence des eaux noirâtres du Rio Negro et celles boueuses du Rio Solimões (les deux formateurs du Rio Amazonas). Et aussi de la vie humaine en bordure des inombrables fleuves et lacs: les petits villages – les huttes sur pilotis – la pêche – la nourriture – l’artisanat – le manioc et le processus de production de la farine et de l’amidon – la récolte de la sève du “hevea” et la production du caoutchouc – les bateaux etc.
De juin à fin août, depuis l’hôtel Ariaú (où depuis Manaus même) on peut aller visiter les dauphins roses (“botos côr de rosa”) http://www.junior.te.pt/servlets/Bairro?P=Animais&ID=1739. Ce sont des jolies, charmantes, extraordinaires et intelligent bêtes. À un certain endroit, convenablement aménagé, les habitants leur ont appris à s’approcher des touristes, qui leur offrent des poissons. Les “botos” vivent en liberté: en dehors de cette période spécifique (juin – fin août), ils migrent ailleurs, à la poursuite des bancs des poissons, et surtout pour se réproduire. Ils sont les lointains descendants des dauphins qui habitaient des mers salés peu profonds, que les soulèvements et les plissements du terrain ont fait disparaître, pendant la formation du bassin amazonien.
Manaus http://www.manausonline.com/turismo_ptturistico.asp c’est aujourd’hui une métropole équatoriale, qui affiche presque 2 millions d’habitants. Elle conserve des merveilleux souvenirs de la belle / richissime époque (début du XXème) du caoutchouc. Vous savez que le brutal déclin économique de l’économie du caoutchouc dans mon pays, le Brasil, se doit aux anglais, qui nous ont volé des semences du “hevea brasiliensis”, ensuite plantés au sud-est asiatique ...
Des importants travaux sont en cours depuis des années, pour la récupération et mise en valeur de son patrimoine architectural. Il en résulte une multitude des bâtiments soigneusement restaurés, un peu partout dans le centreville, reconvertis en musées (sciences, arts, anthropologie) ou en espaces pour les manifestations culturelles, services publics, restaurants, bars etc. Le fastueux Teatro de Manaus (l’Opéra), inauguré en 1906, est le haut lieu de Manaus. Il se trouve au milieu d’une énorme et merveilleuse place, bordée par plusieurs bâtiments restaurés.
En dehors du luxueux hôtel Tropical (à Ponta Negra, à approx. 15 km du centreville) et d’autres établissements haut de gamme, il y a quelques hôtels au centreville de Manaus, beaucoup plus modestes et pas trop chers, mieux localisés pour la visite de la ville. Nous sommes descendus au Plaza Hotel http://www.grupotajmahal.com.br/meio_plazal_hotel.html (il faut prendre une chambre aux derniers étages, vers le fond du bâtiment, pour être plus à l’abri du bruit de la circulation urbaine). Lors de nos promenades, nous avons remarqué l’hôtel Central www.hotelcentralmanaus.com.br qui semble être mieux situé, dans un coin certainement plus calme la nuit, mais sur une rue piétonne où grouillent le jour des dizaines des vendeurs.
La ville de Presidente Figueiredo se trouve à 140 km de Manaus (accès en car). Des fleuves aux eux noires, avec des rapides, des chuttes d’eau, des cavernes et des grottes font les délices de ceux qui la visitent.
Finalement, le bateau NM Santarém http://www.amazonstar.com.br/ fait régulièrement le trajet Manaus – Belém (celle-ci la capitale de l’État du Pará) sur le Rio Amazonas. Il faut absolument réserver à l’avance. En passant, stop de quelques heures à Santarém, d’où on peut aller visiter les merveilleuses plages de Alter do Chão http://users.libnet.com.br/pirarara/index.html sur le Rio Tapajós aux eaux verdâtres (de août à janvier approx.). De quoi satisfaire ceux qui veulent naviguer en évitant les bateaux ordinaires, moins confortables, certainement pas assez sûrs et fiables.
Moi et ma femme sommes arrivés à Manaus (capitale de l’État de Amazonas). Comme prévoyait notre voyage organisé (4 jours - 3 nuitées), nous sommes passés en bateau (2 heures) à l’hôtel Ariaú http://www.viverde.com.br/hoteis_de_selva.html#ariau à 60 km en amont de Manaus, au bord du fleuve Rio Negro (12 km de largeur à cet endroit).
Cet hôtel est né grâce à une idée du Commandant Cousteau: il a suggéré la construction d’un hôtel dans la forêt même, où les touristes pourraient mieux l’apprécier. Cet hôtel est construit en bois, sur pilotis (les eaux du Rio Negro peuvent s’élever de 15 m approx. à la saison des pluies). Aujourd’hui plusieurs hôtels “dans la jungle”, au décor parfois fantaisiste, plus ou moins chers, accueillent des milliers des touristes en Amazonie.
On vous offre des promenades faciles dans la forêt, des promenades en bateau, et (en bonne saison) la pêche. De quoi se faire une idée de l’environnement: des jolies plages fluviales sur le Rio Negro – la forêt inondée (= “igapó”) – la flore et la faune – la confluence des eaux noirâtres du Rio Negro et celles boueuses du Rio Solimões (les deux formateurs du Rio Amazonas). Et aussi de la vie humaine en bordure des inombrables fleuves et lacs: les petits villages – les huttes sur pilotis – la pêche – la nourriture – l’artisanat – le manioc et le processus de production de la farine et de l’amidon – la récolte de la sève du “hevea” et la production du caoutchouc – les bateaux etc.
De juin à fin août, depuis l’hôtel Ariaú (où depuis Manaus même) on peut aller visiter les dauphins roses (“botos côr de rosa”) http://www.junior.te.pt/servlets/Bairro?P=Animais&ID=1739. Ce sont des jolies, charmantes, extraordinaires et intelligent bêtes. À un certain endroit, convenablement aménagé, les habitants leur ont appris à s’approcher des touristes, qui leur offrent des poissons. Les “botos” vivent en liberté: en dehors de cette période spécifique (juin – fin août), ils migrent ailleurs, à la poursuite des bancs des poissons, et surtout pour se réproduire. Ils sont les lointains descendants des dauphins qui habitaient des mers salés peu profonds, que les soulèvements et les plissements du terrain ont fait disparaître, pendant la formation du bassin amazonien.
Manaus http://www.manausonline.com/turismo_ptturistico.asp c’est aujourd’hui une métropole équatoriale, qui affiche presque 2 millions d’habitants. Elle conserve des merveilleux souvenirs de la belle / richissime époque (début du XXème) du caoutchouc. Vous savez que le brutal déclin économique de l’économie du caoutchouc dans mon pays, le Brasil, se doit aux anglais, qui nous ont volé des semences du “hevea brasiliensis”, ensuite plantés au sud-est asiatique ...
Des importants travaux sont en cours depuis des années, pour la récupération et mise en valeur de son patrimoine architectural. Il en résulte une multitude des bâtiments soigneusement restaurés, un peu partout dans le centreville, reconvertis en musées (sciences, arts, anthropologie) ou en espaces pour les manifestations culturelles, services publics, restaurants, bars etc. Le fastueux Teatro de Manaus (l’Opéra), inauguré en 1906, est le haut lieu de Manaus. Il se trouve au milieu d’une énorme et merveilleuse place, bordée par plusieurs bâtiments restaurés.
En dehors du luxueux hôtel Tropical (à Ponta Negra, à approx. 15 km du centreville) et d’autres établissements haut de gamme, il y a quelques hôtels au centreville de Manaus, beaucoup plus modestes et pas trop chers, mieux localisés pour la visite de la ville. Nous sommes descendus au Plaza Hotel http://www.grupotajmahal.com.br/meio_plazal_hotel.html (il faut prendre une chambre aux derniers étages, vers le fond du bâtiment, pour être plus à l’abri du bruit de la circulation urbaine). Lors de nos promenades, nous avons remarqué l’hôtel Central www.hotelcentralmanaus.com.br qui semble être mieux situé, dans un coin certainement plus calme la nuit, mais sur une rue piétonne où grouillent le jour des dizaines des vendeurs.
La ville de Presidente Figueiredo se trouve à 140 km de Manaus (accès en car). Des fleuves aux eux noires, avec des rapides, des chuttes d’eau, des cavernes et des grottes font les délices de ceux qui la visitent.
Finalement, le bateau NM Santarém http://www.amazonstar.com.br/ fait régulièrement le trajet Manaus – Belém (celle-ci la capitale de l’État du Pará) sur le Rio Amazonas. Il faut absolument réserver à l’avance. En passant, stop de quelques heures à Santarém, d’où on peut aller visiter les merveilleuses plages de Alter do Chão http://users.libnet.com.br/pirarara/index.html sur le Rio Tapajós aux eaux verdâtres (de août à janvier approx.). De quoi satisfaire ceux qui veulent naviguer en évitant les bateaux ordinaires, moins confortables, certainement pas assez sûrs et fiables.
Augmentation du prix d'entrée des parcs nationaux en Thaïlande English translation pending
A compter du 15 Septembre, le prix d'entree des parc nationaux en Thailande augmente comme suit:
400Bt au lieu de 200 pour les farangs
40Bt (et meme 80 dans certains endroits) au lieu de 20 pour les Thais et farangs residents.
Pêche à Port Gentil au Gabon English translation pending
😉Bonjour à tous. qui pourrait me donner des renseignements pour la peche surfcasting à port gentil, merci d avance.
tony
Il était une fois... la vie après VF English translation pending
Bonjour à tous.
Un revenant? Non, deux revenants!
Tout d'abord, nous voudrions dire: « loin du site, mais pas loin du coeur ». Nous sommes restés bien silencieux, mais non sans penser souvent à VF, voire à venir parfois regarder en douce, sans nous identifier. Nous sommes heureux de voir que VF continue, que les discussions sont toujours aussi passionnées, que la relève est là, et bien là. Le site se développe, espérons que ceux qui en ont la charge tiendront toujours le coup. (No pasaran!). On leur doit tout. Et plus encore que vous ne pourriez l'imaginer.
Flashback:
Février 2003: Loopkin se pose beaucoup de questions, et veut partir faire un Grand Voyage. Il commence à farfouiller sur internet, et rapidement, il tombe sur un petit forum, de quelques centaines de membres. Il s'y plait. Le forum grandit, et en même temps, ses membres mûrissent les uns aux contacts des autres. Les discussions sont soutenues et passionnées (sinon passionnantes), et ce, dès le début. Loopkin prend conscience de nombreuses choses sur les manières de voyager, de ressentir, de penser la Terre et les Hommes. Il découvre les dinosaures de la première heure, et qui sont toujours là : Alan, Simba, SandrineInde, François et les autres ...
Novembre 2003: Loopkin publie ses premiers récits de voyage, après une incartade de deux minuscules semaines à bord du Transsibérien. Les éloges qu'il reçoit en retour lui vont droit au coeur, et l'encouragent pour la suite.
Cette suite, c'est un voyage d'un an, en Amérique Latine, où il se plaît à faire rêver plein de vf-autes grâce au forum, et à rêver des récits de voyage de ces mêmes vf-autes, alors même qu'il est lui-même sur la route !!! Addicted au rêve? Addicted au voyage? Addicted à la reconnaissance virtuelle?
Et grâce à VF, il rencontre plusieurs membres passionnants durant le périple: Grobi, Jocan, Hergé ... Ce voyage voulait en faire rêver plus d'un, notamment par la géantropie, joli pretexte à l'aventure? Emballage conceptuel? Peu importe, il en est ressorti un an de voyage, avec tout ce que cela veut dire...
Août 2005: Bluebird se pose beaucoup de questions, et veut tout plaquer pour partir en voyage. Elle commence à farfouiller sur Internet, et rapidement, tombe sur un véritable univers de plusieurs dizaines de milliers de membres. Elle s'y plait. Beaucoup. Elle y pose quelques questions, y trouve des réponses, et d'autres questions encore. Les discussions sont soutenues et passionnantes, l'accueil chaleureux, la complicité forte. Les Incontournables, les amis de la première heure, les petits nouveaux comme elle... Très vite, VF devient une seconde famille.
Et puis, et puis... Et puis...
Un pseudo qui revient souvent, décidément très souvent. Un voyage qui la fait rêver. Un nom qui interpelle: « géantropie »... Elle ose un mail privé...sans bien savoir ce qu'elle cherche.
Et puis... Et nous voilà ce soir !
9 juillet 2006 : L'un comme l'autre, nous avons réalisé le pourquoi de notre présence respective sur VF. Avec le recul, nous pouvons affirmer que nous étions sur VF d'abord comme des bouteilles jetées à la mer, dans l'espoir insensé d'être trouvées par l'Autre. Une chance sur cent mille? Et pourtant...
C'est le message que nous voulions laisser avant de partir : VF rapproche ceux que tout rapproche mais que la vie ne prédestinait pas forcément à se rencontrer. C'est une ouverture formidable, parce que la rencontre en vraie peut être encore plus forte que ne le sont les échanges par VF, même s'ils sont déjà riches.
Ce soir, nous venons aussi vous dire au-revoir. La vraie vie a pris le dessus, avec ses formidables promesses, faîtes de quotidien chaque jour réinventé, d'amour, de montagnes, de projets de voyage, d'amitiés communes, de constructions... vraiment plus de temps pour des soirées sur un clavier!!!!
En cadeau d'adieu, Loopkin voudrait dédicacer à tout VF ce sur quoi il a passé des mois : l'aboutissement, ENFIN, de l'aventure de la géantropie. Il s'agit du livre de son voyage, disponible sous la forme d'un diaporama, libre, sur le site de la géantropie (http://geantropie.free.fr). Il condense les grands moments de cette année latino-américaine, et permet, enfin, de tourner la page. Le futur remplace désormais le passé. Et ce futur .... se conjugue à deux.
Nous souhaitons longue vie au forum, et garderons de temps en temps un oeil sur la famille VF.
Bluebird et Loopkin
Un revenant? Non, deux revenants!
Tout d'abord, nous voudrions dire: « loin du site, mais pas loin du coeur ». Nous sommes restés bien silencieux, mais non sans penser souvent à VF, voire à venir parfois regarder en douce, sans nous identifier. Nous sommes heureux de voir que VF continue, que les discussions sont toujours aussi passionnées, que la relève est là, et bien là. Le site se développe, espérons que ceux qui en ont la charge tiendront toujours le coup. (No pasaran!). On leur doit tout. Et plus encore que vous ne pourriez l'imaginer.
Flashback:
Février 2003: Loopkin se pose beaucoup de questions, et veut partir faire un Grand Voyage. Il commence à farfouiller sur internet, et rapidement, il tombe sur un petit forum, de quelques centaines de membres. Il s'y plait. Le forum grandit, et en même temps, ses membres mûrissent les uns aux contacts des autres. Les discussions sont soutenues et passionnées (sinon passionnantes), et ce, dès le début. Loopkin prend conscience de nombreuses choses sur les manières de voyager, de ressentir, de penser la Terre et les Hommes. Il découvre les dinosaures de la première heure, et qui sont toujours là : Alan, Simba, SandrineInde, François et les autres ...
Novembre 2003: Loopkin publie ses premiers récits de voyage, après une incartade de deux minuscules semaines à bord du Transsibérien. Les éloges qu'il reçoit en retour lui vont droit au coeur, et l'encouragent pour la suite.
Cette suite, c'est un voyage d'un an, en Amérique Latine, où il se plaît à faire rêver plein de vf-autes grâce au forum, et à rêver des récits de voyage de ces mêmes vf-autes, alors même qu'il est lui-même sur la route !!! Addicted au rêve? Addicted au voyage? Addicted à la reconnaissance virtuelle?
Et grâce à VF, il rencontre plusieurs membres passionnants durant le périple: Grobi, Jocan, Hergé ... Ce voyage voulait en faire rêver plus d'un, notamment par la géantropie, joli pretexte à l'aventure? Emballage conceptuel? Peu importe, il en est ressorti un an de voyage, avec tout ce que cela veut dire...
Août 2005: Bluebird se pose beaucoup de questions, et veut tout plaquer pour partir en voyage. Elle commence à farfouiller sur Internet, et rapidement, tombe sur un véritable univers de plusieurs dizaines de milliers de membres. Elle s'y plait. Beaucoup. Elle y pose quelques questions, y trouve des réponses, et d'autres questions encore. Les discussions sont soutenues et passionnantes, l'accueil chaleureux, la complicité forte. Les Incontournables, les amis de la première heure, les petits nouveaux comme elle... Très vite, VF devient une seconde famille.
Et puis, et puis... Et puis...
Un pseudo qui revient souvent, décidément très souvent. Un voyage qui la fait rêver. Un nom qui interpelle: « géantropie »... Elle ose un mail privé...sans bien savoir ce qu'elle cherche.
Et puis... Et nous voilà ce soir !
9 juillet 2006 : L'un comme l'autre, nous avons réalisé le pourquoi de notre présence respective sur VF. Avec le recul, nous pouvons affirmer que nous étions sur VF d'abord comme des bouteilles jetées à la mer, dans l'espoir insensé d'être trouvées par l'Autre. Une chance sur cent mille? Et pourtant...
C'est le message que nous voulions laisser avant de partir : VF rapproche ceux que tout rapproche mais que la vie ne prédestinait pas forcément à se rencontrer. C'est une ouverture formidable, parce que la rencontre en vraie peut être encore plus forte que ne le sont les échanges par VF, même s'ils sont déjà riches.
Ce soir, nous venons aussi vous dire au-revoir. La vraie vie a pris le dessus, avec ses formidables promesses, faîtes de quotidien chaque jour réinventé, d'amour, de montagnes, de projets de voyage, d'amitiés communes, de constructions... vraiment plus de temps pour des soirées sur un clavier!!!!
En cadeau d'adieu, Loopkin voudrait dédicacer à tout VF ce sur quoi il a passé des mois : l'aboutissement, ENFIN, de l'aventure de la géantropie. Il s'agit du livre de son voyage, disponible sous la forme d'un diaporama, libre, sur le site de la géantropie (http://geantropie.free.fr). Il condense les grands moments de cette année latino-américaine, et permet, enfin, de tourner la page. Le futur remplace désormais le passé. Et ce futur .... se conjugue à deux.
Nous souhaitons longue vie au forum, et garderons de temps en temps un oeil sur la famille VF.
Bluebird et Loopkin
Retour d'une croisière sur le Costa Europa le 10 juin 2006 English translation pending
salut tout le monde,
nous avons fait avec ma femme notre lune de miel sur le costa europa le 10 juin 2006 avec pour escales naple, alexandrie, limassol, rhodes, athenes et olympie ...
c 'etait magnifique et le temps etait au rendez vous sauf à naples ou il pleuvait beaucoup...
question bateau:le costa europa est un bateau luxueux mais pas le plus beau de la flotte ...les cabines pont 4 et 5 hublot sont plus petites que les cabines pont 6 et 7 sans hublot !!!les cabines pont 8 et 9 avec fenetres sont tres spatieuses avec une baignoire ...une tele 51 cms dans chaque cabine avec 2 chaines françaises (tv5 et 1 chaine info), un seche cheveux pour les dames !! (pas la peine de prendre le votre surtout que nous sommes sur le bateau en 110v donc ça seche 2x plus lentement !!), un coffre fort pour vos economies et votre camescope-appareil photo)......les chambres sont nettoyées 2x par jour !! avec serviettes propres a chaque fois... les femmes de chambres parlent peu français mais sont tres gentilles !le fer à repasser n 'est pas autoriser donc prevoyez de repasser vos affaires à l avance ou alors il y a un service blanchisserie un peu cher (4 euros la chemise ...)vous verrez mais le "TODAY" est le journal incontournable à lire le soir dans votre lit pour tout ce qui va se passer le lendemain...environ 2 jours pour vous retrouver dans le bateau !! 11 ponts (le 8eme est là ou tout se situe sauf pont 4 ou il y a le restaurant)pour le resto:1er ou 2eme service peut importe car chaque soir il y a un spectacle 2x par soir suivant les services(les spectacles sont de toutes beautés donc prenez le temps d'y aller)... le menu est different chaque soir mais delicieux et tres tres varié !!! 2 serveurs à votre service et restent les memes durant votre croisiere... 3 repas de gala avec tenue cocktail recommandées..Si vous ne voulez pas aller au resto pas de probleme car les buffets sont ouverts tot et l on y mange bien aussi (attention aux kilos car toute la nourriture est a volonté !!)3 bars avec ambiances variés (mon prédéré reste le DELO bar pour son coté feutré avec un mega pianiste mais les consommations sont chéres:whisky cola 7 euros, jus de fruits 5 euros café 1.30 euros ...)il faut se lever tot pour avoir un transat devant la piscine !!! et il y a toujours la queue pour les jaccuzi ...
les astuces:prendre une bouteille apéro au dutty free de naples ou de grece avec boissons non alcoolisés et les laisser dans la chambre:on a prit l apéro dans la chambre de copains connu sur le bateau !! de belles economies au prix de l apéro sur le bateau... pour les crackers pas de panique : demandez du fromage au restaurant et prenez les sachets de crackers !!! si vous etes fumeurs prenez des cigarettes avec vous et attendez les dutty free au port en grece !!! cartouche à partir de 10 euros pour des marques connus !! ne vous laissez pas avoir par les offres du bateau car encore trop cheres par rapport au dutty free de grece.pour vos souvenirs de grece attendez RHODES... vous n avez pas besoin d excusions pour cette magnifique ville medievale ... faites du shopping la-bas les prix sont allucinants (visitez plusieurs boutiques car plus on s 'eloigne moins c'est cher !!)en egypte prenez absolument l excursion la plus chere (pyramide avec 4x4)... prenez avec vous des stylos et des chewing gum que vous donnerez en guise de bakchich...ne vous laissez pas avoir par les preneurs de photos au bord des pyramides car ils vous demanderons de l argent...si vous voulez du sable pas de probleme : emportez un sac plastique et servez vous ... attendez le temple de saqquarah pour prendre vos cartes postales (30+timbres pour 1 euros !!!) .. les vendeurs sont facilement amadouables donc MARCHANDEZ !pour poster vos lettres ne le faites pas a bord du bateau car exessivement cher ... attendez d'etre à terre au dutty free du coin.
bon je pourrai en dire plus mais mes doigts se fatiguent !!! si vous voulez en savoir plus posez vos questions ça ira plus vite et surtout BONNE FUTURE CROISIERE A VOUS TOUS😉
question bateau:le costa europa est un bateau luxueux mais pas le plus beau de la flotte ...les cabines pont 4 et 5 hublot sont plus petites que les cabines pont 6 et 7 sans hublot !!!les cabines pont 8 et 9 avec fenetres sont tres spatieuses avec une baignoire ...une tele 51 cms dans chaque cabine avec 2 chaines françaises (tv5 et 1 chaine info), un seche cheveux pour les dames !! (pas la peine de prendre le votre surtout que nous sommes sur le bateau en 110v donc ça seche 2x plus lentement !!), un coffre fort pour vos economies et votre camescope-appareil photo)......les chambres sont nettoyées 2x par jour !! avec serviettes propres a chaque fois... les femmes de chambres parlent peu français mais sont tres gentilles !le fer à repasser n 'est pas autoriser donc prevoyez de repasser vos affaires à l avance ou alors il y a un service blanchisserie un peu cher (4 euros la chemise ...)vous verrez mais le "TODAY" est le journal incontournable à lire le soir dans votre lit pour tout ce qui va se passer le lendemain...environ 2 jours pour vous retrouver dans le bateau !! 11 ponts (le 8eme est là ou tout se situe sauf pont 4 ou il y a le restaurant)pour le resto:1er ou 2eme service peut importe car chaque soir il y a un spectacle 2x par soir suivant les services(les spectacles sont de toutes beautés donc prenez le temps d'y aller)... le menu est different chaque soir mais delicieux et tres tres varié !!! 2 serveurs à votre service et restent les memes durant votre croisiere... 3 repas de gala avec tenue cocktail recommandées..Si vous ne voulez pas aller au resto pas de probleme car les buffets sont ouverts tot et l on y mange bien aussi (attention aux kilos car toute la nourriture est a volonté !!)3 bars avec ambiances variés (mon prédéré reste le DELO bar pour son coté feutré avec un mega pianiste mais les consommations sont chéres:whisky cola 7 euros, jus de fruits 5 euros café 1.30 euros ...)il faut se lever tot pour avoir un transat devant la piscine !!! et il y a toujours la queue pour les jaccuzi ...
les astuces:prendre une bouteille apéro au dutty free de naples ou de grece avec boissons non alcoolisés et les laisser dans la chambre:on a prit l apéro dans la chambre de copains connu sur le bateau !! de belles economies au prix de l apéro sur le bateau... pour les crackers pas de panique : demandez du fromage au restaurant et prenez les sachets de crackers !!! si vous etes fumeurs prenez des cigarettes avec vous et attendez les dutty free au port en grece !!! cartouche à partir de 10 euros pour des marques connus !! ne vous laissez pas avoir par les offres du bateau car encore trop cheres par rapport au dutty free de grece.pour vos souvenirs de grece attendez RHODES... vous n avez pas besoin d excusions pour cette magnifique ville medievale ... faites du shopping la-bas les prix sont allucinants (visitez plusieurs boutiques car plus on s 'eloigne moins c'est cher !!)en egypte prenez absolument l excursion la plus chere (pyramide avec 4x4)... prenez avec vous des stylos et des chewing gum que vous donnerez en guise de bakchich...ne vous laissez pas avoir par les preneurs de photos au bord des pyramides car ils vous demanderons de l argent...si vous voulez du sable pas de probleme : emportez un sac plastique et servez vous ... attendez le temple de saqquarah pour prendre vos cartes postales (30+timbres pour 1 euros !!!) .. les vendeurs sont facilement amadouables donc MARCHANDEZ !pour poster vos lettres ne le faites pas a bord du bateau car exessivement cher ... attendez d'etre à terre au dutty free du coin.
bon je pourrai en dire plus mais mes doigts se fatiguent !!! si vous voulez en savoir plus posez vos questions ça ira plus vite et surtout BONNE FUTURE CROISIERE A VOUS TOUS😉
Se nourrir en randonnée de vélo English translation pending
Bonjour, nous partons dans un mois en Islande à vélo: nous aimerions savoir quelle nourriture emmener, afin d'optimiser le poids, mais aussi l'apport nutritif: l'année dernière nous avons fait l'Ecosse en 15 jours, avec uniquement du déshydraté, et cela ne nous a jamais suffit: 1 paquet de 80g par personne et par repas est vite apparu quasi inutile: donc nous avons comblé avec pain et autre confiture.
Il est vrai que pour l'Islande, la nourriture est très chère là-bas, en plus, s'arrêter acheter de la nourriture vous impose de rester dans les parages d'un ravitaillement, et finalement, un paquet de pates, est quand même bien plus lourd (mais plus nourrissant) que le deshydraté : que faire??? deux paquets par personne et par repas??????
Merci à vous de nous faire partager votre expérience
Merci à vous de nous faire partager votre expérience
Full moon party en Thaïlande! English translation pending
Salut a tous, tout dabord merci a tous ceux qui ont pris du temps pour repondre a ma question precedente. J'ai bcp entendu parler de la full moon party, jai vu qu elle se passait le 9 aout 2006 donc jyserais certainement. je voudrais savoir si la pluparts des personnes etaient des touristes ou des thailandais. Aussi le moyen de transport le plus rapide et le moins cher pour se rendre a koh phangan en partant de pattaya. Puyis si l'on pouvait y aller a moto jusqu'au lieu ou il fo prendre le bateaui merci a vous..................le ké de marseille du parc
Envoi de colis de Phnom Penh (Cambodge) en France English translation pending
URGENT
Il se trouve que j'ai oublié dans un hotel à PP un sac plastique contenant des souvenirs. L'hotel est prêt à me l'expédier mais je dois lui indiquer mon choix d'expédition. Quelqu'un aurait il déjà procéder à ce genre d'envoi par la poste par exemple. Je souhaiterai également rembourser les frais d expédition ou recevoir le colis contre remboursement. Est ce possible ? Je viens de me renseigner aurprès des compagnies de transport style UPS ou DHL et leur tarif dépasse tout entendement (entre 300 et 500 euros pour un simple sac en plastique de 2 à 3 kg à peine) Merci bcp pour les info et la rapidite de la réponse Cordialement
Il se trouve que j'ai oublié dans un hotel à PP un sac plastique contenant des souvenirs. L'hotel est prêt à me l'expédier mais je dois lui indiquer mon choix d'expédition. Quelqu'un aurait il déjà procéder à ce genre d'envoi par la poste par exemple. Je souhaiterai également rembourser les frais d expédition ou recevoir le colis contre remboursement. Est ce possible ? Je viens de me renseigner aurprès des compagnies de transport style UPS ou DHL et leur tarif dépasse tout entendement (entre 300 et 500 euros pour un simple sac en plastique de 2 à 3 kg à peine) Merci bcp pour les info et la rapidite de la réponse Cordialement
Tristes éthiopiques? English translation pending
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.
Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
Royaume-Uni - Irlande - Écosse - Norvège - Suède - Danemark - Pays-Bas - Belgique, retour pour Londres à vélo English translation pending
L'année prochaine j'aimerais faire Royaume-Uni - Irlande Écosse Norvège Suède Danemark Pays-Bas Belgique Retour pour Londres en vélo.
J'aimerais savoir si ce voyage est réalisable en trois mois de voyage en vélo. Et comment Traverser des Royaume - uni a la Norvège. Quel est le prix d'une telle traversier.
Est t'il possible de trouver des campagne gratuit. Car se sont des pays qui coûte très cher.
J'aimerais savoir si ce voyage est réalisable en trois mois de voyage en vélo. Et comment Traverser des Royaume - uni a la Norvège. Quel est le prix d'une telle traversier.
Est t'il possible de trouver des campagne gratuit. Car se sont des pays qui coûte très cher.
Séjour à l'hôtel Dominicus Palace à Bayahibe en juin English translation pending
recherche conseils, infos sur l'hotel Dominicus à Bayahibé
sejour prevu juin06😎
Rencontre à Toulouse dimanche le 21 mai 2006 English translation pending
Oye Oye, brave citoyens de la ville rose, si d' aventure il y aurait des personnes motivés pour se retrouver ce mois dans un lieux propice aux echanges de voyageurs, si quelqu' un a une date a proposer, je vous ecoute ....
amicalement, phil
amicalement, phil
Spécialités locales d'alcool en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous !
Je souhaite s'il existe des spécialités en therme d'alcool en Thailande. Certes je ne vait pas en Thailande pour me pinter la tête mais cela peut faire partie de la culture d'un pays. (comme pour la France par exemple)
Pourriez vous m'indiquer des adresses et des alcools locaux s'il vous plait...
Merci.
Je souhaite s'il existe des spécialités en therme d'alcool en Thailande. Certes je ne vait pas en Thailande pour me pinter la tête mais cela peut faire partie de la culture d'un pays. (comme pour la France par exemple)
Pourriez vous m'indiquer des adresses et des alcools locaux s'il vous plait...
Merci.
Température du Viva Wyndham Dominicus Beach ou Palace à Bayahibe? English translation pending
Salut!!!
J'aimerais savoir si il y a des gens qui reviennent du Viva wyndham Dominicus Beach ou Palace a Bayahibe....Si Oui c'était comment?
Avez vous eu de la belle temperature??
Merci!
J'aimerais savoir si il y a des gens qui reviennent du Viva wyndham Dominicus Beach ou Palace a Bayahibe....Si Oui c'était comment?
Avez vous eu de la belle temperature??
Merci!