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Mon rêve américain English translation pending
Parce que je considère que toute la richesse d’un voyage se trouve, bien plus encore que dans les pays traversés, dans les émotions ressenties. Parce qu’un voyage est d’autant plus beau qu’il est personnellement vécu, pleinement subjectif. Parce que tant de livres regorgent d’informations pratiques de sorte que ma touche à moi ne peut être que personnelle, presque intime. Pour toutes ces raisons-là, je ne raconterai pas les détails, les prix, les bonnes affaires … Je ne conterai que mes battements de cœur ; mon récit ne sera qu’émotion. Voici « quelques » phrases et pensées glanées au fil de mon voyage.
Mon histoire commence … la veille du départ.
Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.
J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.
Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.
En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.
Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.
Bruxelles – Chicago – San Francisco.
C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.
San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.
Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.
San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …
D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.
Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.
J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.
De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.
Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.
A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !
Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.
Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !
Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.
Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …
Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.
Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.
Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.
Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.
Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.
Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.
Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.
Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.
Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.
Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.
D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.
Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.
Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.
Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.
Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.
Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.
I had a dream.
J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.
J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.
J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.
J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.
J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.
I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.
Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.
Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.
Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.
Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.
Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.
Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.
Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.
Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !
Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.
Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.
Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !
Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.
Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.
Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.
Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.
Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.
De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.
Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.
Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.
Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.
Prochain arrêt : LE Grand Canyon.
Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.
Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.
A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.
Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.
Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.
Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.
Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.
Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.
Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.
Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.
J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.
Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.
5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
Mon histoire commence … la veille du départ.
Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.
J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.
Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.
En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.
Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.
Bruxelles – Chicago – San Francisco.
C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.
San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.
Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.
San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …
D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.
Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.
J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.
De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.
Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.
A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !
Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.
Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !
Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.
Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …
Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.
Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.
Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.
Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.
Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.
Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.
Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.
Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.
Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.
Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.
D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.
Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.
Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.
Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.
Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.
Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.
I had a dream.
J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.
J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.
J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.
J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.
J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.
I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.
Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.
Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.
Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.
Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.
Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.
Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.
Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.
Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !
Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.
Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.
Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !
Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.
Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.
Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.
Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.
Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.
De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.
Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.
Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.
Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.
Prochain arrêt : LE Grand Canyon.
Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.
Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.
A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.
Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.
Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.
Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.
Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.
Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.
Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.
Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.
J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.
Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.
5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
réservation d'hotels aux Etats-Unis pendant l'été English translation pending
Nous partons en famille (5 dont 3 enfants) fin juillet - début aout aux US . Faut-il à cette période absolument réserver les hôtels? Nous allons passer par le circuit des parcs (Brice, Arches, Chelly, ...., Yosemite)? temps de séjour : 3 semaines.
Jeu des mots (1ère édition...) English translation pending
Bonjour à tous.
Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂
Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...
Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂
Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...
Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Mexique: randonnée et sécurité? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je pars dans une semaines avec 2 copines pour 1 mois au Méxique. Nous comptons prendre un vol intérieur pour aller dans le Nord du Pays, pour ensuite descendre petit à petit jusqu'à Mexico (et ensuite visiter les alentours de Mexico), et pour terminer, visiter le sud de ce pays (nous n'irons je ne pense pas jusqu'au Yucatan faute de temps).
J'ai lu sur le Mexique tout et sont contraire en matière de sécurité. Il semble que Mexico, soit comme d'ailleurs de très nombreuses grandes agglomérations à travers le monde, une ville ou il est nécessaire de suivre les "recommandations d'usages" en matière de sécurité (ne pas porter d'objet de valeur, éviter de se déplacer la nuit, etc.).
Mais qu'en est il du reste du pays, et plus particulièrement des zones moins habités, c'est à dire, les régions de Creel (canyon du cuivre, de Basse Californie, de Puebla, de Colima? Peux t on sans risque réel (ou limité) faire des randonnées non accompagnés d'un guide sur ces territoires (je ne parle pas des risques physique liés à la pratique de la randonnée)? Enfin, avez vous des conseils et des suggestion de sites à ne manquer pour randonnées dans ce pays qui semble magnifique?
Je vous remercie par avance,
Benoît
Je pars dans une semaines avec 2 copines pour 1 mois au Méxique. Nous comptons prendre un vol intérieur pour aller dans le Nord du Pays, pour ensuite descendre petit à petit jusqu'à Mexico (et ensuite visiter les alentours de Mexico), et pour terminer, visiter le sud de ce pays (nous n'irons je ne pense pas jusqu'au Yucatan faute de temps).
J'ai lu sur le Mexique tout et sont contraire en matière de sécurité. Il semble que Mexico, soit comme d'ailleurs de très nombreuses grandes agglomérations à travers le monde, une ville ou il est nécessaire de suivre les "recommandations d'usages" en matière de sécurité (ne pas porter d'objet de valeur, éviter de se déplacer la nuit, etc.).
Mais qu'en est il du reste du pays, et plus particulièrement des zones moins habités, c'est à dire, les régions de Creel (canyon du cuivre, de Basse Californie, de Puebla, de Colima? Peux t on sans risque réel (ou limité) faire des randonnées non accompagnés d'un guide sur ces territoires (je ne parle pas des risques physique liés à la pratique de la randonnée)? Enfin, avez vous des conseils et des suggestion de sites à ne manquer pour randonnées dans ce pays qui semble magnifique?
Je vous remercie par avance,
Benoît
Espagne: Madrid, entre travail et découverte English translation pending
Il n’est pas facile de combiner le travail et la découverte d’une ville, d’autant que dans le cas présent je suis arrivé sur place avec 39 de fièvre. Résultat, la première soirée m’a permis de rien voir à part ma chambre d’hôtel. Bien souvent le regard que j’ai sur les villes où je me déplace est limité à une vision nocturne. Cette fois-ci, j’ai eu l’occasion d’aller un peu plus loin. Ca reste superficiel par rapport à tout ce que l’on peux trouver dans des guides de voyages mais je considère que c’est toujours mieux que rien, d’autant que ce n’est pas le but de ma visite, et cela m’a donné envie d’y retourner pour approfondir. En dehors de nombreuses fois dans les Iles Baléares, il y a très longtemps, je n’étais jamais venu en Espagne.
Dans les paragraphes suivants, vous découvrirez donc une balade nocturne dans Madrid (6 heures de balade environ), puis une petite vision de jour (3 heures de balade environ) et ensuite un petit complément (3 heures de balades environ) avant de devoir repartir vers une autre destination, en l’occurrence le grand nord à Oslo.
JEUDI 08 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE NOCTURNE
Je pars de mon hôtel après le boulot pour aller dîner à pied au restaurant Balear qui se trouve près de la place Iglesia. Une très bonne adresse pour une paella. Une adresse qui m’a été communiquée par un collègue qui travail à Madrid et à qui j’ai demandé ou je pourrais trouver des spécialités en dehors du Cocido Madrilene qui j’ai mangé le midi. Le cadre est assez cossu et la carte plutôt variée en paella. Le personnel ne parle pas vraiment anglais ou français, mais finalement, je m’en sors pas mal, j’ai même droit à un digestif local pour terminer.

De là, je rejoins la place Puerto del sol en métro pour une marche nocturne dans Madrid. La station est facile à trouver car c’est SOL. J’assiste à un mini concert péruvien sur la place près de calle de Alcala avec un musicien jouant d’une flûte de pan extrêmement large. Ce mini concert improvisé attire beaucoup de monde et l’ambiance est très conviviale. Petit tour sur la place qui est très sympa et plutôt animée pour l’heure. Une statue de Charles III à cheval se trouve sur un coté de la place avec une jolie fontaine juste à coté. Au milieu se trouvent quelques colonnes lampadaires qui font face à un bâtiment qui ressemble à une mairie ou un bâtiment publique plutôt bien éclairé. Au bout de la place, je m’engage dans la calle Mayor en direction de la Plaza Mayor. Cette rue est très agréable et, malgré l’heure plus qu’avancée, les gens se promènent encore. Je me laisse à flâner dans cette rue jusqu’à la Plaza de la villa, une place sans prétention ou se trouve un bâtiment du XV ème siècle, La Torre de los Lujanes. D’après mon plan, j’ai du passer devant la Plaza Mayor sans la voir. Moi qui étais persuadé qu’il était impossible de la raté. Bon, je fais demi-tour, effectivement, je n’étais pas bien loin et avec ses petites entrées… Je passe par la Plaza Morenas et j’entre sur la Plaza Mayor. Première impression, je voyais ça beaucoup plus grand. Grande déception, le sol est couvert de chaises en prévision de la fête Almudena du vendredi 9 novembre. Bref, pas une très grosse impression suite au premier contact. Je me dis qu’il faudra que j’essai de repasser après cette fête.

En sortant de la place, je reprend la calle Mayor vers la Plaza de la villa que j’ai vu tout à l’heure pour aller jusqu’au Palacio Real. Au bout de la calle Mayor, je prends à droite en direction de Plaza d’Espana. Ce n’est pas bien difficile car le bout de calle Mayor arrive à la Cathédrale de la Almudena qui fait face au Palacio Real. C’est une Cathédrale très imposante même si de nuit sont éclairage pourrais la mettre plus en valeur. Elle est dédié à la sainte patronne de Madrid, fût construite en 1879 et inauguré par le Pape en 1993. Une des entrées de cette Cathédrale fait face à une entrée du Palacio Real. Sous cet angle, il fait beaucoup moins imposant que je ne le pensais, par contre l’architecture est très carrée. En fait, cette partie n’est que le bout du bâtiment, donc sa largeur. Sur cette place, entre la Cathédrale de la Almudena et le Palacio Real, malheureusement il y a des travaux, et je ne peux accéder à la vue sur le Parque del Campo del Moro. Vu l’heure, je pense que je ne manque pas grand-chose. Par contre, je peux voir la place d’Arme à l’intérieur du Palacio Real. Je continue ensuite vers la Plaza d’Espana en longeant le Palacio Real. Effectivement, il est plutôt tout en longueur. A force de marcher, j’ai l’impression qu’il est plus grand que Versailles mais assez mal mis en valeur du fait qu’il est en plein centre ville. Devant ce qui devait être une grande entrée, car elle semble ne plus être utilisé, se trouve la Plaza de Oriente avec une fontaine centrale rehaussé par un cavalier. Tout autour de cette place se trouve des sculptures des précédents rois. En poursuivant vers la Plaza d’Espana, j’arrive au bout du Palacio Real. A cette endroit se trouve l’entrée du jardin des Sabatini en contre-bas puis du Parque del Campo del Moro plus loin. Il est fermé à cette heure, mais l’éclairage qui en ressors en direction du Palacio Real est vraiment impressionnant, il y a un coté magique car de là et malgré la nuit bien tombé, nous sommes assez en hauteur avec une vue très dégagé et le Palacio Real sur la partie gauche de la vue. Un intérêt de cette heure tardive est aussi qu’il n’y a presque personne, c’est plutôt agréable et différent de Puerto del sol et calle mayor.

Il est maintenant 1h du matin largement passée et je refais le chemin inverse jusqu’à Puerto del Sol pour prendre le dernier métro et rejoindre mon hôtel. Sur le retour par Calle Mayor, il y a toujours un peu de monde dans les rues et malgré que l’on soit en novembre la température est plus que douce, c’est plutôt agréable et ça donne envie de continuer la balade.
VENDREDI 09 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE DE JOUR
Aujourd’hui, c’est férié à Madrid, c’est la fête pour la Almudena la sainte patronne de Madrid. Résultat, je travail dans l’hôtel. En fin de journée, je décide de partir en ville découvrir Madrid de jour. Métro jusqu’à Banco de Espana ou se trouve la Plaza de Cibeles. C’est ici que le Real de Madrid vient faire quelques fêtes. Au milieu de la place se trouve une impressionnante statue de Cybèle la déesse de la fertilité monté sur un char dirigé par deux lions. De l’autre coté de la place se trouve le Palacio de Communicaciones que certains ici comparent à une pièce montée tellement sont architecture est étrange. Il a été construit entre 1905 et 1917 pour abriter les services postaux espagnol.

La Plaza Cibelles se trouve au bout de Paseo del Prado, une élégante avenue plantée d’arbre construite par Charles III au XVIIIème siècle. Cette avenue est très reposante et donne l’impression de marcher dans un parc. De part et d’autre se trouve de magnifiques batiments utilisés en musée pour certaines, comme le Museo Naval le Museo Thyssen-Bornemisza ou encore le Prado plus loin. En descendant cette avenue, je fais le tour de la Plaza de la Lealtad. En son centre se trouve un Obélisque comme celui de la concorde à Paris, il fait face à un élégant bâtiment néo-classique qui héberge la bourse de Madrid. Plus loin sur le Paseo del Prado, se trouve deux des plus grands hôtels de Madrid sur Plaza Canovas del Castillo, il s’agit de l’hôtel Palace et l’hôtel Ritz. Au milieu de cette place se trouve une statue de Neptune debout sur un char tiré par deux chevaux.

Après être passé devant le musée du Prado et sa façade néo-classique, décidément, je rentre dans le Parque del Buen Retiro. Ce parc offres aux Madrilènes un espace de 100ha. C’est l’ancien jardin royal du Real Sitio del Buen Retiro de Philippe IV. En son centre, se trouve un grand lac ou il est possible de louer une barque. Autour de se lac, l’ambiance est étonnante, des danseurs de salsa, flamenco, de voyant, des magiciens, des peintres portraitistes côtoient les madrilènes en promenades. Sur le bord est du lac se trouve un étonnant monument dédié à Alphonse XII. Au sud du lac se trouve deux bâtiments Ricardo Velàsquez Bosco utilisé pour des expositions temporaires. La balade dans ce parc est très agréable, par moment, il donne l’impression d’être en pleine forêt avec les arbres et les feuilles jaunes au sol et à d’autre moment rappel que l’on est en ville avec le lac, ses barques et ses familles en balade. Je sors de ce parc par la porte Nord-Ouest en empruntant l’Avenida de Méjico qui me conduit à Puerta de Alcala. Il s’agit du plus grandiose monument commandé par Charles III, c’est un Arc de Triomphe néo-classique malheureusement pas très bien placés au milieu de toute cette circulation. Jusqu’au XIXème siècle, cette porte marquait la limite est de Madrid.

Sur de nombreuses cartes postales de Madrid est représenté les arènes. Après cette petite balade dans le Madrid des Bourbons, je récupère le métro pour rejoindre les arènes situées plus à l’est et un peu à l’écart du centre. Sur place c’est un peu la déception, les arènes sont utilisées pour un cirque qui a installé ses caravanes tout au tour à tel point qu’il est difficile de se faire une idée ou même de voir quoique se soit à moins de 5 mètres de haut. Un grand chapiteau recouvre même l’entrée. L’impression reste moyenne même si en Espagne ces arènes sont considérées comme les plus belles. Le style de construction est appelé néo-mudéjar composé d’arc en fer à cheval et de parement de brique et d’azulejos. Autour, il y a pleins de statues qui commémorent Antonio Bienvenida et José Cubero, deux matadors renommés.

Après cette balade un peu à l’écart du centre, je retourne en métro jusqu’à la Puerta del Sol puis à pied jusqu’à mon hôtel avant d’aller manger à Monteprincipe dans le quartier d’Iglesia. La décoration de ce restaurant est assez étrange mais très fashion. La cuisine est composée de spécialités plutôt pour une clientèle locale. Exit, donc, Paella et Cocido Madrilène et place à des plats dont les noms m’ont déjà échappés. Retour à l’hôtel à pied tellement il est agréable de se balader dans cette ville.
SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE MATINALE
Le samedi matin fût très court car je devais prendre mon avion en direction d’Oslo vers 14 heures. Ne sachant pas exactement quoi faire, j’ai voulu refaire une partie du trajet de la première journée fait de nuit pour cette fois-ci en avoir une vision de jour.
Me voici donc de nouveau à la Puerta del Sol avec un visage bien différent. Les lumières et la population piétonne à fait place à d’incessant vas et viens de voiture. Evidement, l’architecture reste la même et affiche un visage assez agréable quand même. J’ai quand même préférence pour ma vision de nuit.
Dans la calle Mayor en revanche, là ça grouille de monde, les magasins sont ouverts et les gens de Madrid en profitent. Sur la Plaza Mayor, là gros sourire, les chaises ne sont plus là et le soleil illumine cette place de manière extra ordinaire. Les façades qui ne m’avaient pas fait beaucoup d’effet la première fois, sont, cette fois-ci, de toute beauté. C’est vraiment une très jolie place.

Je poursuis vers le Palacio Real qui est couvert de monde. Je préférai ma vision nocturne avec moins de touristes. L’impression reste la même que la première fois, c’est grandiose. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps d’y entrer et je continue vers Plaza de Espana que je n’ai pas encore vu.
Cette place est étrange, peut-être parce que de part son nom, je m’en faisais une idée bien différente. Au bout de cette place, trône un bâtiment impressionnant qui, sous certains angles me rappel les immeubles staliniens de Moscou. C’est l’Edificio de Espana construit par Franco entre 1947 et 1953. Au milieu de cette place se trouve un jardin qui entoure un monument dédié à Cervantes et édifié en 1927. Sous la statue de l’écrivain se trouve une statue de Don Quichotte chevauchant Rossinante avec à ses cotés son valet Sancho Pança sur son âne. L’ensemble est des plus agréable avec tous ces arbres et ce bassin qui fait face à ces statues.

Je poursuis ma balade en remontant calle de la Princesa à partir de la Plaza de Espana. La balade est sympathique mais dans ce quartier il n’y a rien d’exceptionnel à voir, juste la vie quotidien des madrilènes. Une fois arrivée à Arguelles dans un grand centre commercial qui héberge entre autre El Corte Inglès, je prends le métro pour aller voir la Plaza de Colon.
La Plaza de Colon, me déçoit un peu, sans doute parce qu’il y avait pas mal de travaux. Sur cette place se trouve une magnifique colonne dédiée à Christophe Colomb. Planté au milieu de tous ces grand building c’est assez étonnant. De part et d’autre de chaque route, se trouve une multitude de fontaine assez simple mais du plus bel effet.

L’heure avançant malheureusement trop vite, je décide de rejoindre mon hôtel à pied. D’ici, ça fait une bonne heure de marche mais dans une ville vraiment très agréable et de plus avec un climat qui ne donne pas vraiment envie de rejoindre Oslo…
Dans les paragraphes suivants, vous découvrirez donc une balade nocturne dans Madrid (6 heures de balade environ), puis une petite vision de jour (3 heures de balade environ) et ensuite un petit complément (3 heures de balades environ) avant de devoir repartir vers une autre destination, en l’occurrence le grand nord à Oslo.
JEUDI 08 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE NOCTURNE
Je pars de mon hôtel après le boulot pour aller dîner à pied au restaurant Balear qui se trouve près de la place Iglesia. Une très bonne adresse pour une paella. Une adresse qui m’a été communiquée par un collègue qui travail à Madrid et à qui j’ai demandé ou je pourrais trouver des spécialités en dehors du Cocido Madrilene qui j’ai mangé le midi. Le cadre est assez cossu et la carte plutôt variée en paella. Le personnel ne parle pas vraiment anglais ou français, mais finalement, je m’en sors pas mal, j’ai même droit à un digestif local pour terminer.

De là, je rejoins la place Puerto del sol en métro pour une marche nocturne dans Madrid. La station est facile à trouver car c’est SOL. J’assiste à un mini concert péruvien sur la place près de calle de Alcala avec un musicien jouant d’une flûte de pan extrêmement large. Ce mini concert improvisé attire beaucoup de monde et l’ambiance est très conviviale. Petit tour sur la place qui est très sympa et plutôt animée pour l’heure. Une statue de Charles III à cheval se trouve sur un coté de la place avec une jolie fontaine juste à coté. Au milieu se trouvent quelques colonnes lampadaires qui font face à un bâtiment qui ressemble à une mairie ou un bâtiment publique plutôt bien éclairé. Au bout de la place, je m’engage dans la calle Mayor en direction de la Plaza Mayor. Cette rue est très agréable et, malgré l’heure plus qu’avancée, les gens se promènent encore. Je me laisse à flâner dans cette rue jusqu’à la Plaza de la villa, une place sans prétention ou se trouve un bâtiment du XV ème siècle, La Torre de los Lujanes. D’après mon plan, j’ai du passer devant la Plaza Mayor sans la voir. Moi qui étais persuadé qu’il était impossible de la raté. Bon, je fais demi-tour, effectivement, je n’étais pas bien loin et avec ses petites entrées… Je passe par la Plaza Morenas et j’entre sur la Plaza Mayor. Première impression, je voyais ça beaucoup plus grand. Grande déception, le sol est couvert de chaises en prévision de la fête Almudena du vendredi 9 novembre. Bref, pas une très grosse impression suite au premier contact. Je me dis qu’il faudra que j’essai de repasser après cette fête.

En sortant de la place, je reprend la calle Mayor vers la Plaza de la villa que j’ai vu tout à l’heure pour aller jusqu’au Palacio Real. Au bout de la calle Mayor, je prends à droite en direction de Plaza d’Espana. Ce n’est pas bien difficile car le bout de calle Mayor arrive à la Cathédrale de la Almudena qui fait face au Palacio Real. C’est une Cathédrale très imposante même si de nuit sont éclairage pourrais la mettre plus en valeur. Elle est dédié à la sainte patronne de Madrid, fût construite en 1879 et inauguré par le Pape en 1993. Une des entrées de cette Cathédrale fait face à une entrée du Palacio Real. Sous cet angle, il fait beaucoup moins imposant que je ne le pensais, par contre l’architecture est très carrée. En fait, cette partie n’est que le bout du bâtiment, donc sa largeur. Sur cette place, entre la Cathédrale de la Almudena et le Palacio Real, malheureusement il y a des travaux, et je ne peux accéder à la vue sur le Parque del Campo del Moro. Vu l’heure, je pense que je ne manque pas grand-chose. Par contre, je peux voir la place d’Arme à l’intérieur du Palacio Real. Je continue ensuite vers la Plaza d’Espana en longeant le Palacio Real. Effectivement, il est plutôt tout en longueur. A force de marcher, j’ai l’impression qu’il est plus grand que Versailles mais assez mal mis en valeur du fait qu’il est en plein centre ville. Devant ce qui devait être une grande entrée, car elle semble ne plus être utilisé, se trouve la Plaza de Oriente avec une fontaine centrale rehaussé par un cavalier. Tout autour de cette place se trouve des sculptures des précédents rois. En poursuivant vers la Plaza d’Espana, j’arrive au bout du Palacio Real. A cette endroit se trouve l’entrée du jardin des Sabatini en contre-bas puis du Parque del Campo del Moro plus loin. Il est fermé à cette heure, mais l’éclairage qui en ressors en direction du Palacio Real est vraiment impressionnant, il y a un coté magique car de là et malgré la nuit bien tombé, nous sommes assez en hauteur avec une vue très dégagé et le Palacio Real sur la partie gauche de la vue. Un intérêt de cette heure tardive est aussi qu’il n’y a presque personne, c’est plutôt agréable et différent de Puerto del sol et calle mayor.

Il est maintenant 1h du matin largement passée et je refais le chemin inverse jusqu’à Puerto del Sol pour prendre le dernier métro et rejoindre mon hôtel. Sur le retour par Calle Mayor, il y a toujours un peu de monde dans les rues et malgré que l’on soit en novembre la température est plus que douce, c’est plutôt agréable et ça donne envie de continuer la balade.
VENDREDI 09 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE DE JOUR
Aujourd’hui, c’est férié à Madrid, c’est la fête pour la Almudena la sainte patronne de Madrid. Résultat, je travail dans l’hôtel. En fin de journée, je décide de partir en ville découvrir Madrid de jour. Métro jusqu’à Banco de Espana ou se trouve la Plaza de Cibeles. C’est ici que le Real de Madrid vient faire quelques fêtes. Au milieu de la place se trouve une impressionnante statue de Cybèle la déesse de la fertilité monté sur un char dirigé par deux lions. De l’autre coté de la place se trouve le Palacio de Communicaciones que certains ici comparent à une pièce montée tellement sont architecture est étrange. Il a été construit entre 1905 et 1917 pour abriter les services postaux espagnol.

La Plaza Cibelles se trouve au bout de Paseo del Prado, une élégante avenue plantée d’arbre construite par Charles III au XVIIIème siècle. Cette avenue est très reposante et donne l’impression de marcher dans un parc. De part et d’autre se trouve de magnifiques batiments utilisés en musée pour certaines, comme le Museo Naval le Museo Thyssen-Bornemisza ou encore le Prado plus loin. En descendant cette avenue, je fais le tour de la Plaza de la Lealtad. En son centre se trouve un Obélisque comme celui de la concorde à Paris, il fait face à un élégant bâtiment néo-classique qui héberge la bourse de Madrid. Plus loin sur le Paseo del Prado, se trouve deux des plus grands hôtels de Madrid sur Plaza Canovas del Castillo, il s’agit de l’hôtel Palace et l’hôtel Ritz. Au milieu de cette place se trouve une statue de Neptune debout sur un char tiré par deux chevaux.

Après être passé devant le musée du Prado et sa façade néo-classique, décidément, je rentre dans le Parque del Buen Retiro. Ce parc offres aux Madrilènes un espace de 100ha. C’est l’ancien jardin royal du Real Sitio del Buen Retiro de Philippe IV. En son centre, se trouve un grand lac ou il est possible de louer une barque. Autour de se lac, l’ambiance est étonnante, des danseurs de salsa, flamenco, de voyant, des magiciens, des peintres portraitistes côtoient les madrilènes en promenades. Sur le bord est du lac se trouve un étonnant monument dédié à Alphonse XII. Au sud du lac se trouve deux bâtiments Ricardo Velàsquez Bosco utilisé pour des expositions temporaires. La balade dans ce parc est très agréable, par moment, il donne l’impression d’être en pleine forêt avec les arbres et les feuilles jaunes au sol et à d’autre moment rappel que l’on est en ville avec le lac, ses barques et ses familles en balade. Je sors de ce parc par la porte Nord-Ouest en empruntant l’Avenida de Méjico qui me conduit à Puerta de Alcala. Il s’agit du plus grandiose monument commandé par Charles III, c’est un Arc de Triomphe néo-classique malheureusement pas très bien placés au milieu de toute cette circulation. Jusqu’au XIXème siècle, cette porte marquait la limite est de Madrid.

Sur de nombreuses cartes postales de Madrid est représenté les arènes. Après cette petite balade dans le Madrid des Bourbons, je récupère le métro pour rejoindre les arènes situées plus à l’est et un peu à l’écart du centre. Sur place c’est un peu la déception, les arènes sont utilisées pour un cirque qui a installé ses caravanes tout au tour à tel point qu’il est difficile de se faire une idée ou même de voir quoique se soit à moins de 5 mètres de haut. Un grand chapiteau recouvre même l’entrée. L’impression reste moyenne même si en Espagne ces arènes sont considérées comme les plus belles. Le style de construction est appelé néo-mudéjar composé d’arc en fer à cheval et de parement de brique et d’azulejos. Autour, il y a pleins de statues qui commémorent Antonio Bienvenida et José Cubero, deux matadors renommés.

Après cette balade un peu à l’écart du centre, je retourne en métro jusqu’à la Puerta del Sol puis à pied jusqu’à mon hôtel avant d’aller manger à Monteprincipe dans le quartier d’Iglesia. La décoration de ce restaurant est assez étrange mais très fashion. La cuisine est composée de spécialités plutôt pour une clientèle locale. Exit, donc, Paella et Cocido Madrilène et place à des plats dont les noms m’ont déjà échappés. Retour à l’hôtel à pied tellement il est agréable de se balader dans cette ville.
SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE MATINALE
Le samedi matin fût très court car je devais prendre mon avion en direction d’Oslo vers 14 heures. Ne sachant pas exactement quoi faire, j’ai voulu refaire une partie du trajet de la première journée fait de nuit pour cette fois-ci en avoir une vision de jour.
Me voici donc de nouveau à la Puerta del Sol avec un visage bien différent. Les lumières et la population piétonne à fait place à d’incessant vas et viens de voiture. Evidement, l’architecture reste la même et affiche un visage assez agréable quand même. J’ai quand même préférence pour ma vision de nuit.
Dans la calle Mayor en revanche, là ça grouille de monde, les magasins sont ouverts et les gens de Madrid en profitent. Sur la Plaza Mayor, là gros sourire, les chaises ne sont plus là et le soleil illumine cette place de manière extra ordinaire. Les façades qui ne m’avaient pas fait beaucoup d’effet la première fois, sont, cette fois-ci, de toute beauté. C’est vraiment une très jolie place.

Je poursuis vers le Palacio Real qui est couvert de monde. Je préférai ma vision nocturne avec moins de touristes. L’impression reste la même que la première fois, c’est grandiose. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps d’y entrer et je continue vers Plaza de Espana que je n’ai pas encore vu.
Cette place est étrange, peut-être parce que de part son nom, je m’en faisais une idée bien différente. Au bout de cette place, trône un bâtiment impressionnant qui, sous certains angles me rappel les immeubles staliniens de Moscou. C’est l’Edificio de Espana construit par Franco entre 1947 et 1953. Au milieu de cette place se trouve un jardin qui entoure un monument dédié à Cervantes et édifié en 1927. Sous la statue de l’écrivain se trouve une statue de Don Quichotte chevauchant Rossinante avec à ses cotés son valet Sancho Pança sur son âne. L’ensemble est des plus agréable avec tous ces arbres et ce bassin qui fait face à ces statues.

Je poursuis ma balade en remontant calle de la Princesa à partir de la Plaza de Espana. La balade est sympathique mais dans ce quartier il n’y a rien d’exceptionnel à voir, juste la vie quotidien des madrilènes. Une fois arrivée à Arguelles dans un grand centre commercial qui héberge entre autre El Corte Inglès, je prends le métro pour aller voir la Plaza de Colon.
La Plaza de Colon, me déçoit un peu, sans doute parce qu’il y avait pas mal de travaux. Sur cette place se trouve une magnifique colonne dédiée à Christophe Colomb. Planté au milieu de tous ces grand building c’est assez étonnant. De part et d’autre de chaque route, se trouve une multitude de fontaine assez simple mais du plus bel effet.

L’heure avançant malheureusement trop vite, je décide de rejoindre mon hôtel à pied. D’ici, ça fait une bonne heure de marche mais dans une ville vraiment très agréable et de plus avec un climat qui ne donne pas vraiment envie de rejoindre Oslo…
Le jeu des photos est éternel! English translation pending
Le jeu des photos continue ici (mars 2013), puisque nous avons dépassé les 500 messages.
Où se trouve ce paysage ? (pays et région)

Où se trouve ce paysage ? (pays et région)

5 Grands sauts de puces à travers cet immense pays pour de sublimes découvertes:octobre-novembre2012 English translation pending
Ce récit, je le fais pour nous mais aussi pour ceux qui nous ont permis de réaliser ce voyage et qui nous ont beaucoup aidé tout au long de cette préparation et plus particulièrement: Madikéra, Chrissand, Diamina, Kashtin, KriKri, Chegringo et bien d’autres !
SOMMAIRE :
Episode 1 : France à Buenos-Aires - page 1
Episode 2 : Iguazu (Brésil et Argentine) - pages 1 à 2
Episode 3 : Le NOA - pages 3à10 - Salta, Tilcara- page3- Laguna de Pozuelos; Humahuaca; Tilcara, Purmamarca, Salinas Grande, Purmamarca-page7; Purmamarca(suite) -Cachi; page8 - Cachi-San Carlos- page9; San Carlos, Quilmes, Cafayate, Salta; Salta-Buenos Aires- page10
Episode 4 : La Patagonie -pages 10à 14 - Ushuaia jour 1et 2, page10 -jour 3, page11 - Ushuaia- Rio Gallegos; Rio Gallegos-El Calafate; El Calafate:Todos Glacieres;-page11 El Perito Moreno- El Chalten; -page12 - El Chalten jour 2 et 3; El Calafate, El Calafate-Buenos-Aires; -page14
- Episode 5 : Buenos-Aires -Jour 1et 2- page15 jour 2et 4- page19
-Bilan:- page19
Episode 1)
Après une longue journée de voyage : (partis à 4h.30; arrivée à 21h) France-Buenos-Aires, nous sommes attendus à l’aéroport (ce qui est très agréable) et rapidement emmenés chez notre hébergeur. Yann, nous accueille avec le sourire et toute sa gentillesse. Nous découvrons notre logement: une chambre spacieuse avec une salle de bain impeccable, une entrée avec une mezzanine ! Bref le grand confort, nous apprécions notre douche et une bonne nuit de sommeil.
Avec le décalage horaire, nous sommes réveillés tôt et les premiers au petit déjeuner par ailleurs bien agréable : Jus d’orange, petits pains frais avec « dulce de leche » (un régal !), beurre, confiture, bref de quoi nous caler pour un moment. Nous en profitons pour discuter avec Yann. Aujourd’hui c’est change, puis résa d’autobus à Retiro entre Salta et Buenos-Aires. Cette journée s’avérera difficile, d’une part par le changement de climat et du milieu d’autre-part comme il faisait beau, je suis partie en sandalettes ce n’est pas l’idéal à Buenos-Aires et j’en payerai les conséquences tout au long du voyage! Pas de photos en ce premier jour, beaucoup de quartiers traversés et observés. Beaucoup de difficultés pour trouver du change, les banques ne l’acceptent pas et dans les «casa de cambio» il varie de1€=5,90 au plus 6,14!ce 26 octobre !
Nous rentrons fatigués, mais une bonne douche et un bon restaurant (premier beef de chorizo, extra et pas cher!) indiqué par Yann, nous requinquent!
Une bonne nuit et nous voici réveillés à nouveau de bonne heure : nous préparons nos bagages, Yann a réservé le taxi et en route pour Iguazù !
Episode2): Iguazù
Le vol avec LAN se passe sans problème: nous avons le plaisir de voir le Parana que nous survolons un bon moment, mais hélas les nuages recouvriront le paysage assez rapidement.
Nous avons droit à une barquette repas et nous découvrirons notre premier alfajores (petit clin d’œil à Madikéra!)
Nous arrivons à l’heure, la navette : bus 4 de Travel (35pesos/personne), nous emmène dans notre logement: la maison et le jardin sont entourés de fleurs, notre bungalow est derrière. Nous nous installons, il fait très chaud, lourd et l’air est chargé d’humidité: la propriétaire m’avait prévenue c’est la période très chaude ! Une fois installés, nous partons à la gare de bus chercher nos tickets de bus pour le Brésil. La gare est importante, plusieurs guichets mais on nous indique ou acheter les tickets pour Foz de Iguazù et là miracle! On est dans un petit bureau climatisé! On y serait bien resté mais une fois les tickets en poche (120pesos
A/R pour deux) on est bien obligé de sortir ! C’est incroyable comment cette chaleur vous tombe sur les épaules ça nous rappelle notre arrivée à Djibouti !
Quelques courses au supermarket en face, une bonne bière pour étancher notre soif et en route pour l’office de tourisme. Nous sommes seul dans les rues, tout est fermé, l’office de tourisme aussi!
Nous rentrons par un autre chemin et nous reposons dans notre chambre.
A 16h. nous repartons pour l’office de tourisme, qui nous donnera plein de renseignements: cartes etc., Après quelques courses nous retournons au bungalow. Nous n’avons pas faim !
Un gros orage s’abat sur Iguazù, c’est impressionnant !
Le soir nous discutons un bon moment avec nos voisins français qui sont partis en voiture de Buenos-Aires et y retournent!
Jour4 ; en route pour Foz de Iguazù
Après une nuit agitée, nous sommes réveillés tôt; nous préparons notre petit déjeuner et à 7h.30 nous sommes à la gare des bus : nous en profitons pour vérifier les horaires des bus pour les chutes côté argentin. Un petit tour aux toilettes et le bus est arrivé. Le voyage est rapide, les tampons pour la sortie (et pour le retour aussi) du pays se font sans problème, c’est curieux nous n’aurons pas de tampon pour l’entrée ni pour la sortie du Brésil! Le chauffeur nous indique l’entrée du parc où prendre les tickets et nous dit d’attendre, pour le retour, au même endroit! Nous faisons la queue pour prendre les billets, mais c’est rapide: nous payerons en Euros, le change est plus intéressant. Nous constatons qu’il y a une heure de décalage il est donc 10h. au Brésil d’où l’affluence.
Nous voici dans le parc, nous prenons le bus à étage qui nous emmène au sentier des chutes: J’ai beau regarder, pas d’oiseaux pas d’animaux le long du parcours! Nous descendons face au grand hôtel Tropical los Cataras, il y a un chemin qui part le long du fleuve. Et très rapidement on est surpris, par la vue, toute cette eau, moi qui avais peur que le débit soit faible! On nous avait dit que le côté brésilien n’était pas terrible, mais pour une première impression on trouve ça impressionnant ! On est émerveillé! Comme il y a beaucoup de monde les photos sans personne sont rares !

Nous prenons le temps d'observer les oiseaux qui piquen du bec dans les chutes!!!


Nous sommes impressionnés par le débit et ne regrettons pas d'être venus voir au Brésil en premier: nous avons une vue d'ensemble différente!

Parfois, il y a tellement d'eau que tous les rochers sont recouverts!
Nous trouvons qu'il y a beaucoup d'eau déjà, le bruit est impressionnant!
Après la douche ou nous ne prendrons pas de photos nous retournons sur l'aire de pique-nique et là

Un koati gourmand tente de récupérer de quoi manger!!!!
SOMMAIRE :
Episode 1 : France à Buenos-Aires - page 1
Episode 2 : Iguazu (Brésil et Argentine) - pages 1 à 2
Episode 3 : Le NOA - pages 3à10 - Salta, Tilcara- page3- Laguna de Pozuelos; Humahuaca; Tilcara, Purmamarca, Salinas Grande, Purmamarca-page7; Purmamarca(suite) -Cachi; page8 - Cachi-San Carlos- page9; San Carlos, Quilmes, Cafayate, Salta; Salta-Buenos Aires- page10
Episode 4 : La Patagonie -pages 10à 14 - Ushuaia jour 1et 2, page10 -jour 3, page11 - Ushuaia- Rio Gallegos; Rio Gallegos-El Calafate; El Calafate:Todos Glacieres;-page11 El Perito Moreno- El Chalten; -page12 - El Chalten jour 2 et 3; El Calafate, El Calafate-Buenos-Aires; -page14
- Episode 5 : Buenos-Aires -Jour 1et 2- page15 jour 2et 4- page19
-Bilan:- page19
Episode 1)
Après une longue journée de voyage : (partis à 4h.30; arrivée à 21h) France-Buenos-Aires, nous sommes attendus à l’aéroport (ce qui est très agréable) et rapidement emmenés chez notre hébergeur. Yann, nous accueille avec le sourire et toute sa gentillesse. Nous découvrons notre logement: une chambre spacieuse avec une salle de bain impeccable, une entrée avec une mezzanine ! Bref le grand confort, nous apprécions notre douche et une bonne nuit de sommeil.
Avec le décalage horaire, nous sommes réveillés tôt et les premiers au petit déjeuner par ailleurs bien agréable : Jus d’orange, petits pains frais avec « dulce de leche » (un régal !), beurre, confiture, bref de quoi nous caler pour un moment. Nous en profitons pour discuter avec Yann. Aujourd’hui c’est change, puis résa d’autobus à Retiro entre Salta et Buenos-Aires. Cette journée s’avérera difficile, d’une part par le changement de climat et du milieu d’autre-part comme il faisait beau, je suis partie en sandalettes ce n’est pas l’idéal à Buenos-Aires et j’en payerai les conséquences tout au long du voyage! Pas de photos en ce premier jour, beaucoup de quartiers traversés et observés. Beaucoup de difficultés pour trouver du change, les banques ne l’acceptent pas et dans les «casa de cambio» il varie de1€=5,90 au plus 6,14!ce 26 octobre !
Nous rentrons fatigués, mais une bonne douche et un bon restaurant (premier beef de chorizo, extra et pas cher!) indiqué par Yann, nous requinquent!
Une bonne nuit et nous voici réveillés à nouveau de bonne heure : nous préparons nos bagages, Yann a réservé le taxi et en route pour Iguazù !
Episode2): Iguazù
Le vol avec LAN se passe sans problème: nous avons le plaisir de voir le Parana que nous survolons un bon moment, mais hélas les nuages recouvriront le paysage assez rapidement.
Nous avons droit à une barquette repas et nous découvrirons notre premier alfajores (petit clin d’œil à Madikéra!)
Nous arrivons à l’heure, la navette : bus 4 de Travel (35pesos/personne), nous emmène dans notre logement: la maison et le jardin sont entourés de fleurs, notre bungalow est derrière. Nous nous installons, il fait très chaud, lourd et l’air est chargé d’humidité: la propriétaire m’avait prévenue c’est la période très chaude ! Une fois installés, nous partons à la gare de bus chercher nos tickets de bus pour le Brésil. La gare est importante, plusieurs guichets mais on nous indique ou acheter les tickets pour Foz de Iguazù et là miracle! On est dans un petit bureau climatisé! On y serait bien resté mais une fois les tickets en poche (120pesos
A/R pour deux) on est bien obligé de sortir ! C’est incroyable comment cette chaleur vous tombe sur les épaules ça nous rappelle notre arrivée à Djibouti !
Quelques courses au supermarket en face, une bonne bière pour étancher notre soif et en route pour l’office de tourisme. Nous sommes seul dans les rues, tout est fermé, l’office de tourisme aussi!
Nous rentrons par un autre chemin et nous reposons dans notre chambre.
A 16h. nous repartons pour l’office de tourisme, qui nous donnera plein de renseignements: cartes etc., Après quelques courses nous retournons au bungalow. Nous n’avons pas faim !
Un gros orage s’abat sur Iguazù, c’est impressionnant !
Le soir nous discutons un bon moment avec nos voisins français qui sont partis en voiture de Buenos-Aires et y retournent!
Jour4 ; en route pour Foz de Iguazù
Après une nuit agitée, nous sommes réveillés tôt; nous préparons notre petit déjeuner et à 7h.30 nous sommes à la gare des bus : nous en profitons pour vérifier les horaires des bus pour les chutes côté argentin. Un petit tour aux toilettes et le bus est arrivé. Le voyage est rapide, les tampons pour la sortie (et pour le retour aussi) du pays se font sans problème, c’est curieux nous n’aurons pas de tampon pour l’entrée ni pour la sortie du Brésil! Le chauffeur nous indique l’entrée du parc où prendre les tickets et nous dit d’attendre, pour le retour, au même endroit! Nous faisons la queue pour prendre les billets, mais c’est rapide: nous payerons en Euros, le change est plus intéressant. Nous constatons qu’il y a une heure de décalage il est donc 10h. au Brésil d’où l’affluence.
Nous voici dans le parc, nous prenons le bus à étage qui nous emmène au sentier des chutes: J’ai beau regarder, pas d’oiseaux pas d’animaux le long du parcours! Nous descendons face au grand hôtel Tropical los Cataras, il y a un chemin qui part le long du fleuve. Et très rapidement on est surpris, par la vue, toute cette eau, moi qui avais peur que le débit soit faible! On nous avait dit que le côté brésilien n’était pas terrible, mais pour une première impression on trouve ça impressionnant ! On est émerveillé! Comme il y a beaucoup de monde les photos sans personne sont rares !

Nous prenons le temps d'observer les oiseaux qui piquen du bec dans les chutes!!!

Nous sommes impressionnés par le débit et ne regrettons pas d'être venus voir au Brésil en premier: nous avons une vue d'ensemble différente!

Parfois, il y a tellement d'eau que tous les rochers sont recouverts!

Nous trouvons qu'il y a beaucoup d'eau déjà, le bruit est impressionnant!
Après la douche ou nous ne prendrons pas de photos nous retournons sur l'aire de pique-nique et là
Un koati gourmand tente de récupérer de quoi manger!!!!
Croisière MSC Splendida catastrophique (4-10 juillet 2009) English translation pending
CROISIERE DU 4 au 10 juillet 2009
Si on vous vole votre carte bancaire ne soyez pas honnêtes, ne le dites surtout pas à la comptabilité de l'usine à touristes flottant "Splendida", ils vous demanderont juste de voir votre seconde carte bancaire et sans vous le dire prendront une autorisation de prelevement qui epuise votre reserve! de plus ils bloqueront (tjrs sans vous le dire) votre carte de bord!
Vous continuez votre croisiere sans argent mais ils s'en moquent et vous font même signer une reconnaissance de dette!
Et quand vous arrivez à Toulon à 18.30 au lieu de Marseille à 16.00 pour rentrer en bretagne, que vos billets de train que vous aviez achetés sur internet ne sont plus valables car votre TER est parti (billets prems), il ne vous reste plus qu'à faire la manche..au lieu de l'Atlantique.
A bord vous dîner au 2eme service et quand vous sortez de table pour voir le spectacle prevu pour vous ; le "second seating"!!! il est fini!! tout cela parce qu'en deux heures on n'a pas pu vous servir à table.
Des exemples de l'amateurime sur ce "con voyage" j'en ai à revendre, quant à la sécurité à bord il y a de quoi être inquiet quand on vit l'arrivée aux escales coincé au milieu de 3979 passagers!
Trop de monde trop c'est trop!
MSC tu vois trop grand: pense à la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf!
Ne confond pas transport de container et croisiere
C'est mon troisieme voyage avec MSC et...le dernier!!! bien sûr
Honduras et sécurité English translation pending
salut à tous
qui connait le honduras au niveau sécu et contact avec la population?
merci, Stéph
qui connait le honduras au niveau sécu et contact avec la population?
merci, Stéph
Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... English translation pending
Bonjour tout le monde!
2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!
Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants: - Buenos Aires - les chutes d'Iguazu - la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine - Tupiza - Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni - Copacabana et le lac Titicaca - La Paz et ses alentours
Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!
Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants: - Buenos Aires - les chutes d'Iguazu - la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine - Tupiza - Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni - Copacabana et le lac Titicaca - La Paz et ses alentours
Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
Pour continuer ce sujet, vos TR, vos impressions et vos critiques sont appréciés sur n'importe quelle compagnie qui vole dans le monde!
Tour du monde et chômage English translation pending
Y'en a qui sont partis en TDM avec le chomage?
Retour de Lerida, Teruel, Cuenca, Aranjuez, Madrid, Tolède et Saragosse English translation pending
Nous devions partir le jeudi précédant Pâques pour faire le tour décrit ci-après et continuer après Tolède jusqu'à La Coruna et revenir par le nord de l'Espagne vers le 5 juin, etc.
Nous sommes bien partis le jeudi, mais n'avons pas dépassé Aix-les-Bains. Je me suis arrêtée à un passage piétons, et... boum à l'arrière... Vu l'état du coffre et du pare-choc, nous sommes revenus à Genève, allés au garage, etc. Il a fallu trouver une voiture de location et on a supprimé la fin du voyage pour cette fois-ci... 😠
1er jour – mardi 22 avril 2014
Départ à 7 h 15 de Bandol, 632 km au compteur de la voiture de location.
Petit déjeuner à Saint-Cyr-sur-Mer, 2 croissants, 4 cafés = 8.80 euros et lecture des journaux. Départ vers 8 h 15.
Autoroute pour Marseille, 2.20 euros.
Tunnel Prado Carénage, 2.80 euros, peu de bouchons, on en sort à 9 h.
Martigues, Arles, La Grande Motte, Sète, quelques averses... Travaux, on quitte Sète vers 12 h...
12 h 30, arrêt au restaurant La Camargue sur la route après Sète, sur la commune de Marseillan.
Restaurant La Camargue avec, à côté, le Ranch, promenades à cheval, etc. Voir http://www.ranchlacamargue.fr/
2 menus (entrée, plat principal, dessert) à 13.50 euros, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 33 euros.
Buffet d'entrées, 1 faux filet, 1 escalope de porc aux champignons, 1 tarte aux pommes, 1 fromage.
Simple et très correct, départ vers 13 h 30.
Route pour Béziers, Narbonne...
15 h 30, arrêt 15 min. à Salses. On a déjà visité la forteresse. 1 coca light = 2.80 euros
Suite de la route, traversée de Perpignan... On arrive à 16 h 30 à l'hôtel Acajou, réservé sur internet, à Argelès-Plage. On connaît, on est déjà venu à Noël... c'est pratique.
Chambre 10, avec voiture devant. Je règle tout de suite, 38.50 euros pour la chambre sans petit déjeuner (dont 1 euro de taxes de séjour pour deux).
Installation, on repart pour Saint-André à 8 km. Arrivée à 17 h 10. Visite de l'église, intérieur intéressant, mais surtout le linteau au dessus de la porte d'entrée ainsi que la fenêtre au dessus dudit linteau. L'église ferme normalement à 17 h, mais il semble y avoir une messe à 17 h 30 ce jour. Puis, visite du petit musée à côté sur l'art roman, 2 euros par personne. On nous remet un pass si l'on a d'autres visites dans la région, elles seront à mi-prix. Diaporama intéressant également. Le musée ferme à 18 h. Ca va juste, on a terminé à 17 h 55.
On décide d'aller quand même à Saint Genis des Fontaines à quelques kilomètres de là malgré l'heure.
Parking vers 18 h 10, le cloître reconstitué depuis 1995 ferme à 18 h. L'église est fermée. On admire le linteau. Demain, ouverture à 9 h 30... Petit tour dans le village... 1 sandwich et 1 coca light au supermarché = 4.40 euros. 2 cafés dans un bar = 3 euros.
On revient reprendre la voiture, tiens l'église est ouverte, on profite d'entrer, je préfère l'intérieur de l'église de Saint-André, resté « plus roman » qu'ici...
Départ vers 19 h 10, arrivée à l'hôtel à 19 h 30.
2e jour – mercredi 23 avril 2014
On va au centre ville d'Argelès pour déjeuner. 2 croissants + 4 cafés = 7.40 euros.
Départ d'Argelès vers 8 h 45 pour Céret, Amélie-les-Bains, Arles sur Tech, Prats de Mollo... ça ne roule pas vite dans le Vallespir, mais très agréable car temps splendide ce jour...
Essence en Espagne à Camprodon, 1.459 euro le litre de sans plomb 95 = 61 euros.
En Espagne, ailleurs en Europe ?, faire attention à ne pas se faire refiler de pièces de 1 bolivar vénézuélien qui ressemblent beaucoup aux pièces de 1 euro...
11 h. on est garé au centre de Ripoll près du monastère, parking 2 euros jusqu'à 13 h, après gratuit jusqu'à 16 h.
Visite du monastère + cloître, 3 euros par personne.On était déjà venus il y a fort longtemps et on voulait revoir surtout le portail du monastère et le cloître.
11 h 45, repas en face du monastère. Cafétéria La Parada. 1 salade, 2 x 2 oeufs au plat/frites, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 15.25 euros.
Petit tour dans Ripoll, fête de San Jordi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sant_Jordi
13 h, on quitte Ripoll, direction Vic et Lleida. Autovia presque tout le long du trajet, surtout des camions (notamment de transport de porcs...), mais relativement peu de trafic.
15 h, on arrive à Lleida, on trouve un parking gratuit pas trop loin de l'hôtel réservé. On y va à pied avec les valises, installation, etc.
Hostal Goya, chambre 36, avec balcon. Parfait et très propre. Je règle tout de suite les 33 euros pour la nuit sans petit déjeuner (dont 1 euro de taxe de séjour). Le seul problème, dû peut-être à la chaleur ce jour, de très fortes odeurs émanant des canalisations dans la salle de bains et même dans la chambre...
La gare routière est assez près de l'hôtel.
16 h, on repart à pied dans la rue piétonne centrale, quelques belles maisons, cathédrale, mairie. puis place Saint-Jean, ascenseurs pour monter à l'ancienne cathédrale où on arrive vers 16 h 45. Petit tour sur la colline, on n'entre pas dans le château, on fait le tour de la cathédrale fermée. Le château ferme à 17 h 30 de toute façon... La vue d'ensemble est belle surtout.
Il fait 27 degrés... 2 glaces à l'extérieur vers le parking, 3.60 euros.
On redescend, on poursuit la rue piétonne jusqu'à la gare des trains. On remarque un hôtel Transit dans la gare.
On revient en partie par une autre rue vers l'hôtel. Il y a de plus en plus de monde notamment pour la San Jordi.
19 h. arrêt dans une cafétéria près de l'hôtel. 1 salade mêlée, 1 plat avec 2 brochettes de viande, 1 spaghetti, 1 coca light, 1 eau minérale (il arrive un « Vichy catalan »), 2 cafés = 24.10 euros.
20 h, retour à l'hôtel, au calme, après avoir subi pas mal de bruit en ville avec la fête...
Disons que je ne passerais pas 1 semaine dans cette ville...
3e jour – jeudi 24 avril 2014
7 h 30, dans un café-boulangerie à 100 mètres de l'hôtel, 4 cafés et 2 croissants = 5.50 euros.
On retourne à pied à la voiture, départ 8 h 30 pour Teruel ce soir.
La N211 traverse de très beaux paysages.
Mequilenza au bord de l'Ebre semble très jolie.
Caspe au loin également...
11 h arrêt à Alcaniz au bas de la vieille ville.
1 jus d'abricot et 1 coca light au Café des Sports = 3.10 euros.
On monte visiter la cathédrale, on y voit encore les objets récemment transportés en procession lors de la semaine sainte... puis, on monte au Parador, on entre dans la cour, au fond église, cloître, faudrait prendre une visite guidée (4 euros), etc. On renonce. Belles vues d'en haut en revanche.
12 h 15, on retourne au même bar que ce matin. 2 filets de porc, patates, poivrons, salade verte, 2 gâteaux San Marco, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 26.15 euros.
Départ vers 13 h 30. A la sortie de la ville, essence sans plomb 95 à 1.409 euro le litre = 29 euros.
Départ vers 13 h 45.
Montalban, joli village
Utrillas, patrimoine minier ancien
Alfambra, superbe village « rouge » entouré de terres et roches très colorées. La vue d'ensemble est splendide.
Arrivée à Teruel à 15 h 45. Pas grand monde sur la nationale...
On trouve facilement l'hôtel fléché en ville. Places de parking gratuites dans la rue devant (sinon, il y a un parking réservé à l'hôtel à l'arrière, payant je suppose...).
Hôtel Civera, Chambre 504, 5e étage, réservée par Booking = 40.50 euros sans petits déjeuners, que je règle immédiatement. Si pas réservé par Booking, 5 euros de plus pour 6 h d'internet.
On repart à pied vers 16 h 20.
Visite en ville du mausolée des Amants de Teruel, de l'église adjacente (San Isidoro) et de son cloître. Billet groupé à 8 euros par personne.
Puis, visite du centre ville, de 2 ou 3 tours (sans monter à l'intérieur). Les façades des tours sont remarquables.
Visite de la cathédrale (plafond remarquable) et du musée diocésain à côté (de beaux objets, notamment 3 vierges romanes en bois), billet groupé 3 euros.
On va voir de près l'aqueduc, on rentre en passant par la gare routière. Ascenseur à l'arrière et vue panoramique.
Arrêt pour 3 parts de tortilla au thon, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 9.20 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30.
J'ai trouvé Teruel beaucoup plus jolie et intéressante que Lleida hier.
4e jour – vendredi 25 avril 2014
Petit déjeuner dans un café-boulangerie à 50 mètres de l'hôtel. 2 croissants et 4 cafés = 6 euros.
Départ pour Cuenca à 8 h 25.
A nouveau, très jolis paysages sur la route... Pratiquement personne sur cette route...
Canete est un très joli site. Village avec ancien village ou château au dessus.
Fuentes, de nombreux hostals, semble être sur la route de Compostelle.
10 h 30, on arrive à Cuenca.
Du bon côté, on trouve facilement l'hôtel, parking gratuit dans la rue devant ou dans la rue au dessus.
On s'installe, ça ne va pas vite, il y a d'autres clients et la patronne, fort sympathique, nous explique tout ce qu'il faut voir sur un plan, en répétant tout 3 fois, en espagnol, mais je la comprends à 80 %...
Je règle la chambre réservée sur Booking = 45 euros avec les petits déjeuners.
Hotel Plaza, Chambre 10, au rez-de-chaussée. Apparemment, toutes les chambres sont au rez. La nôtre donne à l'arrière sur un toit (il ne faudrait pas laisser la fenêtre ouverte, on pourrait entrer). Beaucoup de bois, c'est assez sombre, très très propre. WIFI gratuit dans la chambre.
A côté de l'hôtel, passage chez le cordonnier pour déposer 2 paires de chaussures à réparer qui seront prêtes ce soir à 19 h paraît-il.
Donc, départ à pied de l'hôtel à 11 h 30.
La gare routière est près de l'hôtel, on passe devant (il y a un resto à l'intérieur).
On se dirige vers les 4 maisons suspendues, jolie route le long de la rivière. On va sur la passerelle en face pour mieux les voir de loin (s'abstenir de la passerelle si on a le vertige...). En face, de l'autre côté de la rivière, le Parador et son église.
On monte dans la vieille ville visiter la cathédrale, entrée 3.80 euros (5 euros si on veut également voir le musée diocésain adjacent, on renonce). La cathédrale est splendide, bien éclairée et mise en valeur. Visite de son cloître également. Etonnamment, il y a des WC dans le cloître.
On en ressort vers 13 h 20. Nous sommes sur la Plaza Mayor où se trouve la Mairie.
Repas au Restaurant San Juan, dans une salle arrière assez jolie. Il y a des menus à 10 et à 20 euros.
2 menus à 10 euros. 1 grosse salade pour deux. 1 tagliatelle bolognaise, 1 tagliatelle carbonara, 2 grillades boeuf avec légumes (excellente viande), on renonce au dessert et on prend le café à la place, 1 coca light, 1 verre de vin rouge (excellent paraît-il) = 20 euros. L'endroit est à recommander... Plein de monde du coin apparemment. Ceci : http://sanjuanplazamayor.com/indexb.htm
Vers 14 h 30, on sort et on monte par un chemin sans voiture derrière la cathédrale jusqu'au château. On dépasse le château pour aller jusqu'au parking à l'entrée de la vieille ville. Parking gratuit, possible pour camping cars. En face, parking non goudronné également possible pour camping-cars. Plein de restaurants entre le parking et le château.
On redescend par la route des voitures. Forte pente entre le château et la cathédrale, faire attention aux véhicules et aux bus qui descendent à tombeau ouvert... ça, c'est n'importe quoi en ville... Sinon, magnifiques vues sur l'autre versant de la ville. C'est vraiment une ville musée. J'y reviendrai sûrement car le site est fantastique.
On continue à descendre par la route, on ne va pas voir le musée des Sciences. Arrivés au bas de la vieille ville, on va à la place d'Espagne voir un Bodeguilla recommandé par la patronne de l'hôtel = Bodeguilla de Basilis. Ca ferme à 13 h et ça réouvre à 20 h. On a pu juste voir l'intérieur de ce bar assez sombre plein de photos jusqu'au plafond... On peut dire que c'est typique... Il semble qu'on y serve des tapas notamment. Bon, on est pas très intéressés, on ne va pas y revenir à 20 h...
On continue et on s'assied 30 min. dans un magasin de glaces = Capri. 2 très grosses glaces maison dans un gobelet = 8 euros, une chocolat noir, l'autre mandarine. Délicieux... = 8 euros.
On continue à pied et on arrive à l'hôtel vers 18 h.
Il y a 2 lignes de bus qui traversent la ville pour aller au parking au dessus du château : lignes 1 et 2, voir http://www.urbanoscuenca.com/ L'une d'entre elles passe dans la rue au bas de l'hôtel (la 1 sauf erreur)
Repos et internet dans la chambre avant d'aller chercher les chaussures...
On va récupérer les chaussures = 35 euros.
Près de l'hôtel, 2 tartes aux pommes, 3 cafés = 8.80 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 40.
5e jour – samedi 26 avril 2014
Petit déjeuner vers 8 h.
La propriétaire m'offre un pendentif en fossile en souvenir de l'hôtel...
Départ 8 h 45 avec la voiture direction Aranjuez.
On prend l'autovia gratuite tout le long. A nouveau, très peu de véhicules sur cette route...
Arrivée vers 10 h 15, on voit le palais de loin en arrivant.
On trouve assez facilement l'hôtel réservé.
Aucun souci pour se garer gratuitement devant et dans les rues proches.
Hôtel Santa Marta, chambre 7. Je règle les 59 euros pour la chambre et les petits déjeuners. Là aussi, ça ne va pas vite, il y a d'autres personnes. Au 1er étage, sans ascenseur, escalier assez pentu... un serveur monte nos 2 valises, ça nous arrange... On s'installe.
La chambre est un peu triangulaire, c'est très propre, il y a un tout petit balcon. Les maniaques du détail pourraient avoir des soucis par ici en revanche..., mais pas nous... Pas assez de prises électriques dans la chambre.
11 h, on repart à pied direction le palais royal proche.
C'est ouvert de 10 h à 20 h, on reviendra tout à l'heure...
On poursuit pour aller voir la gare pour demain matin.
On pourrait se parquer gratuitement facilement à côté de la gare, mais l'endroit est désert, on préfère laisser la voiture en ville comme on va rester à Madrid 1 semaine...
Billets à 4 euros aller simple par personne, environ 40 min. de trajet, un train toutes les 30 min. environ, même demain dimanche. Il faut acheter les billets au distributeur demain (le même jour que le départ).
Exactement en face de notre hôtel, dans la même rue, se trouve la station des bus pour Madrid notamment, ils arrivent à la station Sud à Madrid. Mais on préfère le train... l'appartement réservé à Madrid étant proche d'Atocha.
Bus vert clair no 423, compagnie AISA, http://www.elportaldelautobus.es/horarios-y-planos/39/840-linea-423-madrid-estacion-sur-aranjuez
On revient en arrière.
12 h, restaurant La Riberena. On peut manger à cette heure-ci. OK.
= http://www.lariberena.es/
2 menus à 15 euros + 2 cafés = 33.60 euros. 2 lasagnes maison, salade. 2 escalopes panées frites, 2 macédoines de fruits. Très bien.
Vers 13 h 30, on est de retour au Palais. 2 entrées à 9 euros par personne (sinon il y a des visites guidées à 15 euros). Consignes pour déposer le sac à dos, scanner à l'entrée, etc. On y reste env. 45 min.
Dans tous les monuments, prévoir une pièce de 1 euro pour l'utilisation des consignes (la pièce nous est restituée après usage de la consigne).
On part ensuite en ville visiter les cours des bâtiments adjacents, puis en direction de la place des taureaux, on voit l'ancien hôpital et on va visiter le parc le long du Tage (Jardin del Principe)... très loin à pied... quelques fontaines...
16 h 30, affalés sur la terrasse d'un bar au centre ville, mal aux pieds... 2 coca light avec pop corn = 4.60 euros. Le vent se lève, tempête de pollens des érables, on se replie vite fait...
On rentre un moment à l'hôtel proche, internet, etc.
Vers 19 h, on retourne sur la place centrale.
12 gambas à la plancha, 1 salade de pommes de terre, 1 sandwich avec tortilla, 1 plat de morceaux de porc, 1 Schwepps, 1 coca light = 23.50 euros. La vaisselle est maltraitée, que de bruit... sinon tout était très bon...
Plus loin, 1 gâteau = 1.90 euro, 2 cafés = 2.40 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 45.
6e jour – dimanche 27 avril 2014
Petit déjeuner vers 8 h
Départ à pied vers 8 h 35 pour la gare où on arrive à 9 h 05.
2 billets pour Madrid aux machines = 8 euros
Le train part à 9 h 21, on arrive à Atocha vers 10 h 05
Aujourd'hui, c'est le marathon de Madrid, on le savait, mais pas trop gênant dans le secteur de la gare.
Petit tour dans la gare, on en sort devant, on prend la rue Santa Isabella, au passage, bref arrêt au musée de la Reine Sophie pour constater qu'il est gratuit aujourd'hui (jour de la danse). Sinon, entrée 12 euros apparemment.
On va voir où se trouve l'appartement loué (rue Salitre 22), nous devons y être à 14 h.
On trouve un café-restaurant dans l'angle de la rue. 1 café, 1 croissant, 1 eau minérale = 4.60 euros. On y laisse nos 2 valises « en consigne », sympa le garçon
Pas très intéressé par le musée de la Reine Sophie, on voulait surtout voir Guernica et le bâtiment lui-même, bon, c'est l'occasion.
On y retourne à 11 h. Tour rapide des 3 étages, de la cour, puis de la partie nouvelle, terrasses, vues sur le marathon qui se déroule aujourd'hui en partie au dessous... Le 2e étage est le plus intéressant pour moi, le reste, je n'en parle même pas... pas mon truc.
Dans la boutique du musée, achat d'un plan de Madrid = 7.90 euros.
13 h 30, on est ressorti et on trouve une terrasse pour 1 coca light, 1 verre de vin, 2 sandwich jambon, 2 cafés = 13.90 euros
A 14 h, on est à l'appartement, on s'installe.
Appartement réservé sur Tripadvisor, 240 euros pour 6 nuits.
Difficile de trouver ce que je voulais, à savoir près d'Atocha, pas au 5e étage sans ascenseur... et calme.
Nous sommes au niveau de la rue, l'appartement a une petite cour intérieure et ne donne que dans cette cour, 1 lit en mezzanine et 1 canapé transformable en lit. L'immeuble est ancien, mais c'est propre et pratique. Impossible de se garer dans la rue devant...
Cuisine avec frigo, micro-onde, hotte. Machine à laver dans une alcôve. 1 salle de bain/WC et 1 sorte de dressing au dessous de la mezzanine. 1 pièce avec une grande table pour manger.
15 h, on ressort et on va voir à pied où se situe le marché du Retiro (ils sont en train de ranger, on y retournera), puis on va voir la Piazza Mayor. Splendide.
On revient par la rue Atocha.
En route, sur la place Benavente, 2 grosses glaces, une rhum raisin, une menthe chocolat et 1 coca light = 8.90 euros = www.dolceangelo.com
On va acheter quelques commissions pour l'appartement = 8 euros
Un peu de repos dans l'appartement, puis on ressort vers 19 h
En haut de la rue, 1 grosse salade saumon, 1 steack frites, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 22.10 euros.
Retour vers 20 h 30 à l'appartement.
7e jour – lundi 28 avril 2014
Petit déjeuner vers 8 h, 4 cafés, 2 croissants = 7.60 euros
On va à pied voir la Porta del Sol, le théâtre de la Zarzuela, la place Cybeles, une petite exposition de photos dans la poste, la place de l'Indépendance, la Casa America (sans entrer) = http://www.casamerica.es/visitas.
11 h 45, repas près du musée Thyssen, à l'arrière. Menus du jour à 10 euros. 1 salade mêlée, 1 spaghetti bolognaise, 1 churrasco, 1 escalope de poulet, 2 flans caramel, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 20 euros
Vers 13 h, musée Thyssen, entrées gratuites tous les lundi de 12 h à 16 h (sinon 10 euros, hors expositions temporaires). Que de tableaux... Magnifique ! On en repart vers 15 h 15.
On revient à l'appartement en prenant une rue piétonne montant à l'arrière du musée.
Quelques achats au magasin Dia à côté de l'appartement = 8 euros.
Repos, internet, petit repas tranquille.
2 cafés sur une terrasse à côté = 3.40 euros.
Retour à l'appartement vers 20 h 15.
8e jour – mardi 29 avril 2014
Petit déjeuner vers 7 h 30 près de la gare d'Atocha, café Le Brillant, un des seuls ouverts à cette heure-là... 4 cafés, 1 croissant = 6.90 euros
On va prendre un billet de train cercanas pour aller à El Escorial, même tarif, même zone que pour Aranjuez, 2 billets aller simple = 8 euros.
Un peu d'hésitation entre lignes C3 et C8... Bon, finalement, faut se rendre sur le quai du C3 pour une raison que je n'ai pas comprise. On attend le prochain train qui arrive à l'heure à 8 h 40. Donc, c'est un C3 qui arrive. Depuis la gare de Villalba, il va changer de nom et afficher C8... Il faut 1 heure environ pour arriver à El Escorial.
Depuis la gare de El Escorial, il est aussi possible de prendre un train pour Avila.
Ensuite, on monte 100 mètres à pied, là, soit on suit la route, soit on monte par un chemin en terre sur la gauche, soit on monte à gauche en traversant le parc de la Case Felipe (le parc ouvre à 10 h.). On opte pour la route. En montant tranquillement, il faut 30 min. pour arriver devant le musée à San Lorenzo de El Escorial.
Sinon, taxis à la sortie de la gare ou bus L1 vert clair qui monte à San Lorenzo de El Escorial.
Ceci : http://www.aytosanlorenzo.es/Contenidos/_tP40_H9xYr_DZARGg24aZDf6w52BOAzsOtKkLZ5KOa8
Pour ceux qui veulent venir depuis Madrid en bus, il y a un bus 661 qui part à Madrid de la station de Moncloa.
Ceci : http://www.sanlorenzoturismo.org/ingles/localizacion/horarios_661.htm
On entre au monastère, scanner, billets 2 entrées à 10 euros par personne, WC, on est opérationnels à 10 h 30. Visite en suivant les flèches, facile. Très beau et intéressant.
13 h 15, on a fini.
Repas plus haut en ville, Bar Alaska, dehors sur la terrasse sous les arbres. 2 menus du jour à 12.50 euros. 1 gambas salade, 1 oeuf/haricot/jambon, 1 saumon patates, 1 entrecôte patates, 1 crème vanille, 1 gâteau chocolat, 1 petite bouteille de vin, 1 coca light, pas de café. = 25 euros.
Vers 14 h, petit tour en ville, 2 cafés au soleil = 3 euros. Très jolie cette petite ville...
15 h 10, on redescend à la gare en traversant le parc de la Casa Felipe, ça va plus vite...
Je reprends 2 billets de train à 4 euros par personne pour le retour.
15 h 30, on attend le train de 16 h 01 sur le quai. Il arrive un C8... qui se transformera en C3 en route après Chamartin...
17 h 05, on est à Atocha.
On monte la rue Alfonse III et on tourne à gauche dans la rue piétonne (rue Claudio Moyano) pour redescendre. Boutiques de bouquinistes dans la rue piétonne.
Un petit saut au musée du Prado pour vérifier les heures d'ouverture gratuites, tous les jours de 18 h à 20 h, le dimanche et jours fériés de 17 h à 19 h. Le 2 mai est un jour férié à Madrid.
On coupe par les petites rues et à 18 h on est à l'appartement.
Repos un moment.
19 h 15, on va manger au café de l'Alma à côté (celui qui a gardé nos valises le premier jour). 1 salade tomates/mozzarella, 1 saucisse de Francfort, 1 eau minérale, 1 coca light, 3 cafés = 22 euros. Rien d'extraordinaire, mais on avait dit qu'on reviendrait, promesse tenue...
20 h 30, on est rentré à l'appartement.
9e jour – mercredi 30 avril 2014
Petit déjeuner vers 8 h 15 au même café qu'hier, Le Brillant. 2 croissants + 4 cafés = 8.20 euros.
Départ à pied vers 8 h 45.
Ronda de Atocha, Ronda de Valencia, Glorieta de Embajadores, Ronda de Toledo, Porta Toledo, Eglise Virgen de la Paloma, extérieur et intérieur, Gran via San Francisco, église San Francisco, terrasse avec vue à côté. Extérieur et intérieur, visite guidée possible si intéressé vers 10 h 30 avec montée dans la coupole, pas fait. Pas possible de voir le cloître et le reste des salles (travaux). Pas compris jusqu'à quand les travaux... Dommage, le cloître nous aurait intéressés. Très belle coupole à l'intérieur (fresques).
On passe par les parcs à l'arrière, un pont sur une autre rue au bas et on va voir les restes de la muraille arabe (derrière la cathédrale, calle Mayor, à côté de l'ambassade d'Arménie).
Possibilité d'entrer dans une crypte néoromane à l'arrière de la cathédrale (1 euro). Après avoir jeté un oeil et vu des chapiteaux romans newlook, on abandonne tout de suite...
On revient devant la cathédrale (La Almudena), on entre. On peut faire un don de 1 euro. Les vitraux et les peintures murales sont très modernes. Heureusement, certains objets anciens ont été installés dans cette cathédrale assez moderne...
On passe voir le côté du Palais Royal sans y entrer. Puis place d'Orient, l'opéra et place Isabel II (où se tient un marché de fromages, jambons, etc.). On coupe pour aller manger plaza Mayor.
11 h 45, repas à Cafétéria Cristina, plaza Mayor 7. Menus du jour à 9.50 euros. = 19 euros. 1 assiette de charcuterie, 1 assiettes avec 2 croquettes et 2 empanadas, 2 plats boulettes + pommes sautées, 1 flans caramel, 1 coca light, 1 verre de vin rouge. Pas de cafés.
Départ vers 12 h 45, arrêt derrière l'opéra au soleil pour 2 cafés. 2 euros (self service).
On repasse vers le palais royal.
Puis on continue, on passe devant le Sénat, on va au Temple de Debrod. Joli parc. Le temple rouvrira de 18 h à 20 h. Entrée gratuite. On abandonne et on continue dans le parc jusqu'au téléphérique où on arrive vers 14 h 45. 2 billets aller-retour = 5.80 euros par personne. (Il existe des billets aller simple à 4 euros). Belles vues sur Madrid et Palais Royal, trajet une dizaine de minutes.
Sur place, une cafétéria, 2 x 2 boules de glace (rhum raisin et chocolat) = 6.50 euros. 1 bouteille d'eau (0.5 litre) à une machine = 1.50 euros.
On revient, vers 15 h 45, nous sommes redescendus du téléphérique.
On coupe pour rejoindre la via Princesa, on passe 1/2 h. dans le magasin El Corte Ingles.
16 h 30, on descend la via Princesa et la Gran Via pour rejoindre la plaza Cybeles où nous arrivons à 17 h 30. 1/4 d'heure de repos sur un banc à l'ombre. Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de lutte contre le bruit, on ne peut pas dire qu'ils aient l'air au courant dans le secteur...
17 h 45, on descend l'avenue du Prado, on coupe sur la droite pour rejoindre l'appartement.
Petit arrêt dans un Carrefour Market pour acheter quelques victuailles pour demain soir, comme demain c'est le 1er mai... 7.90 euros.
18 h 30, on arrive à l'appartement. Un peu mal aux pieds...
Petit pique nique sur place, on ne ressort pas.
10e jour – jeudi 1er mai 2014
On ne sait pas ce qu'on va trouver d'ouvert en ce 1er mai, les musées sont fermés en tout cas. On a prévu le marché aux puces et le parc du Retiro.
Petit déjeuner vers 8 h 20 au café El Brillante. 4 cafés et 2 croissants = 8.20 euros
On rejoint le haut du marché El Rastro par la via Argumosa, place Lavapiès, rue Lavapies, rue Jesus y Maria, rue Duque Alba jusqu'au croisement avec rue Ribera de Curtidores. On descend cette rue, puis autres stands sur la place en bas à droite, puis on remonte 1 rue et quelques rues voisines, on redescend à la place ensuite.
Nous avons fini avec le marché aux puces et prenons le Paseo des Acacias jusqu'au rond-point des Pyramides pour voir l'ancien pont (Pont de Toledo). Nous le franchissons et revenons au rond point des Pyramides (qui sont plutôt des obélisques d'ailleurs)...
On remonte jusqu'au croisement avec le Paseo de la Esperanza pour aller manger à un resto repéré tout à l'heure... avec terrasse ombragée. On y arrive à 13 h.
2 menus du jour à 10 euros. 2 paellas en entrée, 1 encornets salade, 1 entrecôte panée patates, 2 boules de glace vanille, 2 boules de glace chocolat, pas de café = 20 euros.
Départ vers 14 h 15. On descend le paseo de la Esperanza et on tourne à gauche dans le paseo du Docteur Vallejo Najera. Depuis le croisement, rue piétonne et pour vélos seulement.
En route, 2 cafés en terrasse = 3.20 euros.
On continue jusqu'à la gare d'Atocha, on y arrive à 15 h 15. On entre pour revoir le hall avec les plantes, un bassin plein de tortues, etc. On ressort à 15 h 35, un bruit atroce, il y a un concert devant le musée Reine Sofia, enfin si on peut appeler ça un concert...
On contourne la place pour aller voir le parc du Retiro par rue du Prado et rue Espalter. Dans le parc, on va essentiellement regarder le Palais de Cristal et son lac, le palace de Velazquez, le monument à Alfonso XII, l'étang (avec locations de petits bateaux) et on ressort Place de l'Indépendance. Beaucoup de monde dans ce magnifique parc en ce jour féri��... Il est 17 h 30.
On rejoint la place Cybeles en jetant un oeil à la Galerie de Cristal (derrière la Poste), la rue du Prado, on coupe et on arrive à l'appartement vers 18 h 15.
Repos, petit repas tranquille.
11e jour – vendredi 2 mai 2014
Aujourd'hui, musées ouverts, mais fête locale (jour férié) ici à Madrid.
Ceci :
Dos de mayo, 2 mai Le 2 mai 1808, les habitants de Madrid se révoltèrent contre Joseph Bonaparte, le frère de Napoléon, pour se libérer de l'occupation française. S'en suivent 6 années de guerre d'indépendance espagnole et la 1ère constitution espagnole. Madrid célèbre chaque année ces évènements autour de la Plaza de 2 de mayo dans le quartier de Malasana important de lieu de combat et aujourd'hui le centre de la contre-culture madrilène (voir La Movida). La police a aujourd'hui plus ou moins levé l'interdiction de boire sur la plaza juste pour cette occasion, ravivant l'esprit du Dos de Mayo.
Petit déjeuner vers 8 h 15 au même café qu'hier, Le Brillant. 2 croissants + 4 cafés = 8.20 euros.
On va à la gare prendre le métro 1 pour aller à la station Bilbao. De là, on pourrait prendre le métro 4 pour aller à la Plaza Colon, mais nous irons à pied. 1.70 euro le ticket par personne aux appareils.
Arrivée vers 9 h 30, on va voir la place Colon. Petite la colonne au milieu de cette immense place...
A côté une énorme grenouille en statue... porte-chance devant le casino... La statue semble dater de 2014.
On se rapproche du musée du Prado et on s'arrête à 11 h 30 pour manger avant d'y aller...
On mange dans un resto de chaîne VIP'S. Rien de notoire, donc on prend un « English breakfest » (pain grillé, champignons, tomate, oeufs brouillés, frites, lard, saucisse avec un jus d'orange frais), on ajoute 1 coca, 1 verre de vin et 2 cafés = 15.85 euros. Très étonnée de voir beaucoup d'Espagnols dans ce resto... à touristes... Bon, le mieux, c'était le jus d'orange, le reste, pas trop pour moi...
Vers 13 h, on arrive au musée du Prado, pour constater qu'il y a 50 mètres de queue...
On décide de rentrer préparer nos valises pour demain et de revenir à 17 h lorsque l'entrée sera gratuite, on verra bien, ça ne doit pas être pire... et cela ne le sera pas...
Retour à l'appartement, rangement.
C'est là qu'il devient impossible de pousser le verrou de la porte-fenêtre de la cour dans laquelle mon linge est sec sur le séchoir. Très bien, je monte sur la table de la cuisine et je passe par la fenêtre, je saute dans la cour, je récupère le linge, le séchoir, et je rentre par le même chemin via une chaise de jardin... ! Olé !
14 h 30, on ressort en direction de la Plaza Mayor, 2 glaces au même endroit que l'autre jour = 6.40 euros.
16 h 45, on est de retour au musée.
Il y a toujours 50 mètres de queue. On s'assied sur un banc à l'ombre et on observe... La queue ne bouge pas d'un centimètre pendant au moins 15 min. puis avance très légèrement...
Vers 17 h 10, tout à coup, ça avance très rapidement. On s'encourage, on se met dans la queue, en 10 min. nous sommes à l'intérieur du musée !
Pour info, le prix normal d'entrée du Musée du Prado = 14 euros par personne.
On commence par aller voir 2 ou 3 tableaux (Menines, etc), puis un tour rapide du reste.
A l'étage 0, sculptures et les fresques d'une chapelle entière (de Ségovie). Sinon, évidemment, de nombreux tableaux...
18 h 50, on est dehors, ouf !
On remonte en ville, une pizza dans la rue Cabeza fera l'affaire. 1 salade mêlée, 2 pizzas, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 32.50 euros.
20 h 45, retour à l'appartement.
12e jour – samedi 3 mai 2014
A 1 h 10 du matin, la propriétaire de l'appartement m'envoie un SMS pour me dire qu'elle ne pourra pas venir ce matin à 9 h et que nous n'avons qu'à laisser les clefs dans l'appartement...
8 h 15, on quitte l'appartement avec les valises direction la gare.
Petit déjeuner vers 8 h 25 au café El Brillante. 4 cafés et 2 croissants = 8.20 euros
On va à la gare, 2 billets à 4 euros par personne pour Aranjuez
Train à 9 h 23, on arrive à 10 h 11 à Aranjuez. Footing jusqu'au centre ville... 10 h 35, 2 cafés avant de reprendre la voiture = 3 euros
On se perd un peu en ville en cherchant la route de Tolède...
Essence super sans plomb 95 à 1.359 euro le litre = 42 euros.
11 h 25, on sort par la N400, route quasiment toute droite jusqu'à Tolède, pleine de flics qui surveillent les vitesses...
12 h, on passe devant la gare de Tolède, très belle.
12 h 10, on est garé gratuitement devant l'hôtel Godofredo. Paperasses, je paie les 2 nuits = 94 euros et on s'installe chambre 214, beaucoup de place, grands lits, double vitrage, climatisation, parfait. Ascenseur, WIFI. 1 plan de la ville = 2 euros.
Quasiment devant l'hôtel, arrêt des bus 91, 5, 10, 93 et B2 en direction du centre ville voir http://www.t-descubre.com/es/info/autobuses_urbanos_toledo.php
Juste à côté de notre hôtel, il y a un autre hostal = Hostal Toledo, ceci http://www.hostaltoledo.com/fr
Vers 12 h 50, on arrive à pied dans un centre (pour touristes) proche = Toletum On commence par nous dire que l'on peut manger à 13 h, ensuite, on nous dit 13 h 30. Bon, on attend...
2 menus du jour, 1 coca light, 2 verres de vin, 2 cafés = 26.40 euros. 2 macaroni bolognaise, 1 lapin, 1 côtelette de porc, 2 gâteaux. On est dans un truc pour touristes, mais c'est très bon.
14 h 20, on part à pied direction le centre ville, on passe devant l'arène des taureaux (corrida prévue ce soir à 18 h...). Quelqu'un nous ouvre l'arrière et on peut voir brièvement l'intérieur, très joli. Architecture extérieure également spéciale.
On poursuit et on entre dans le musée Tavera, 2 billets à 3 euros. Cour de l'ancien hôpital, tableaux de Gréco, etc. Assez petit comme musée, on y reste env. 30 min.
Les parkings zone bleue en ville sont gratuits du samedi à 14 h au dimanche soir.
On entre en ville, portes, remparts, pas facile de s'y retrouver sur le plan... On tourne un peu au petit bonheur... et on voit l'extérieur de nombreuses églises, voire l'intérieur d'autres transformées en cafés, etc...
Eglise des Jésuites, 2.50 euros l'entrée par personne. On peut monter sur les tours pour la vue sur Tolède, nous capitulons...
Il semble qu'il existe un pass pour env. 5 églises en ville à 8 euros par personne.
17 h 30, visite de la cathédrale et musées adjacents (sacristie, etc) = 8 euros par personne. Tickets à acheter en face dans un magasin avec WC au fond si nécessaire... Fermeture à 18 h 30 ce jour.
Magnifique la cathédrale, intérieur et extérieur.
En route, 1.5 litre d'eau Bezoya dans une épicerie = 1 euro.
Ensuite, nous rentrons à l'hôtel oû nous arrivons vers 19 h.
Nous ressortons à 20 h. On s'arrête au Toletum, c'est pratique. 1 salade mixte, 1 oeuf, jambon, patates, 1 crevettes à l'ail, 2 coca light = 22 euros.
Vers 21 h, nous avançons vers la porte d'entrée de la ville, juste avant de la franchir, 2 cafés = 2.40 euros. On attend qu'il fasse nuit pour les illuminations, Essentiellement l'alcazar et le clocher de la cathédrale visibles de cet endroit, magnifique. On recule jusqu'à l'hôtel, à mi-chemin, on voit mieux l'alcazar illuminé, splendide.
22 h, retour à l'hôtel.
13e jour – dimanche 4 mai 2014
Comme festivités, aujourd'hui, c'est la fête des mères... Rien de très visible à ce sujet.
Départ à pied de l'hôtel vers 8 h 15, on descend en direction de la station de bus où on arrive vers 8 h 40. Pour info, une trentaine, pas plus, de casiers consignes de 1.30 à 3 euros la journée selon la taille.
Petit déjeuner au café de la station de bus, qui semble le seul ouvert en ce dimanche matin... 4 cafés, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 6.20 euros.
Juste en face de la station de bus, grand parking, avec de nombreux camping-cars. Dans d'autres parkings, sans limitateurs de hauteur, ils ne semblent pas agréés du tout et c'est affiché « amende 500 euros »...
On passe le pont de Azarquiel pour aller voir la gare, extérieur et intérieur, magnifique.
On revient en arrière et on passe le pont ancien = pont de Alcantara.
Après le pont, en traversant la rue, fléchage pour un escalier roulant (sous le palais des Congrès en fait), on suit le chemin qui monte, il nous fait entrer dans le parking Miradero, tourner à gauche, un petit escalier, en face derrière une porte vitrée, on voit l'escalier roulant. On le prend et on arrive près de la plaza Zocodover où nous nous rendons.
Parking Miradero, tarif affiché pour 24 h = env. 20 euros.
10 h 35, 2 cafés sur la place Zocodover = 3 euros.
Puis, nous entrons dans l'Alcazar par le nouveau bâtiment, entrée gratuite le dimanche (sinon 5 euros par personne), ceci nous fait suivre un cheminement montrant des restes archéologiques sous l'Alcazar. Nous voulions essentiellement voir la cour centrale et la chapelle royale. Un petit tour rapide à l'étage consacré à l'histoire. On en ressort à 12 h environ. Ca devient insupportable, les cars de touristes arrivent...
On se rend ensuite au musée Santa Cruz proche. Aucune place ce jour pour la visite de l'exposition sur le Greco, on s'en doutait... On entre dans le cloître somptueux. On se repose un moment avec un diaporama sur le Greco, on monte à l'étage supérieur...
Vers 13 h, on a rejoint la place Zocodover, on va à l'arrière manger à l'hostal Maravilla (menus du jour à 11 euros) + 1 coca light, un verre de vin = 24.20 euros (l'eau était comprise dans le menu, pas le coca). Entrées, 1 paella, 1 macaroni bolognaise, puis 1 darne de saumon et 1 steak, puis 1 glace et 1 salade de fruits. Très bien, sauf les desserts, n'importe quoi, 1 glace en bâton et 1 salade de fruit en boîte...
Départ vers 14 h, rue du Commerce, rue Trinidad
Eglise del Salvador, 2 entrées à 2.50 euros. Restes archéologiques, pilier visigoth
Plus loin, église Santo Tomé, 2 entrées à 2.50 euros. Essentiellement, un tableau du Gréco.
Plus loin, visite de la Synagogue Santa Maria La Blanca, 2 entrées à 2.50 euros. Très spécial ce lieu.
Encore plus loin, visite du cloître (gothique) et de l'église de San Juan de los Reyes, 2 entrées à 2.50 euros. Très imposant comme lieu, très chargé, pas trop mon style...
On descend ensuite voir le pont de San Martin, joli site, comme l'autre pont ce matin.
On remonte à la Porte del Cambron qu'on ne franchit pas, puis rue Real jusqu'à la rue Santa Leocadia qu'on prend à gauche pour descendre avec un autre escalier roulant rejoindre la Porte Alfonso et la Porte Bisagra ; de là, nous sommes à env. 10 à 12 min. de notre hôtel.
Nous rentrons en partie à travers le parc (ombre !) et arrivons à l'hôtel vers 17 h 30. Il fait encore 26-27 degrés...
Je reprends un code internet à la réception, celui d'hier étant valable 24 h. On me demande 3 euros aujourd'hui, rien hier, bon, c'est notifié sur Booking, rien compris pourquoi on nous a rien demandé hier, mais on s'en fiche...
Repos un moment.
Vers 20 h, repas au Toletum à côté. 1 crevettes grillées, 1 hamburger, 1 patates, 2 coca light, 2 cafés = 21.40 euros
21 h 15, retour à l'hôtel
14e jour – lundi 5 mai 2014
A 8 h 15, on a pris la voiture et on est garés à la station de bus (parcomètres gratuits jusqu'à 10 h du matin, il n'y a personne ou presque donc facile de s'arrêter à cette heure-ci à côté de la station de bus...)
1 croissant, 1 pain au chocolat, 4 cafés = 6.20 euros
Départ 8 h 45, on repasse devant l'hôtel et on trouve la route pour Madrid.
Après, on a dû faire une conn... et on s'égare un peu trop à l'ouest. On prend l'autoroute à péage pour Mostoles = 3.05 euros, puis un autre péage à 1.30 euro, la route M45 et l'autoroute A2 direction Saragosse, pas mal de circulation, surtout jusqu'à Guadalajara, après moins de monde, mais ça avance bien.
11 h, 2 cafés dans un bar sur l'autoroute à Ledanca = 2.40 euros On y reste environ 20 min.
12 h 30, on sort dans Calatayud, on se gare, on part à pied, un peu sinistré l'endroit, beaucoup de magasins fermés... on arrive au Paseo Cortes de Aragon, là, on trouve quelques cafés...
Arrêt dans la Cafeteria Munich, rien de transcendant... 2 plats avec tranche de porc, oeuf, frites, salade, saucisses, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 19 euros.
Départ avec la voiture vers 14 h. A 15 h, on entre dans Saragosse, on tourne un peu, je trouve une place gratuite derrière la poste, rue Escoriazo y Fabro. Vers 15 h 45, on arrive à pied avec les valises à l'hostal Holgado où j'avais réservé. Chambre 501, tout en haut, ascenseur, avec balcon, climatisation, WIFI = 30 euros. Pas mal du tout. On est tout près de la Place des Taureaux.
On est déjà venu à Saragosse. Vers 16 h 30, on repart à pied en direction de la cathédrale. 2 entrées à 4 euros avec le musée adjacent. On ne visite que la cathédrale (qui ferme à 18 h 30), pas envie d'aller au musée. Il fait environ 30 degrés...
2 glaces sur la place = 7 euros
On entre dans la basilique également, puis plus loin dans San Pablo.
Retour près de l'hôtel vers 20 h. Rien de très gastronomique dans le secteur. Dans un café proche, 1 portion de calamar, 1 tortilla, 1 portion de jambon, 3 coca light, 1 café = 13.30 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30, il commence à souffler, ouf, moins chaud !
15e jour – mardi 6 mai 2014
8 h 15, petit déjeuner dans le Bar Tauro sur la place en face de l'hôtel. 2 croissants, 4 cafés = 7.20 euros
On revient chercher les valises à l'hôtel, personne à la réception, on laisse la clef sur la porte de la chambre...
Petit footing jusqu'à la voiture, départ vers 9 h 15. On va nous promener dans toute la ville pour retrouver l'A2 direction Barcelone...
Vers 10 h, on est enfin sur cette route. Arrêt essence, sans plomb 95 à 1.429 euros le litre = 51 euros.
On poursuit sur la NII jusqu'à Lerida. Beaucoup de camions, surtout dans l'autre sens, 1 seule voie dans chaque sens jusqu'à Fraga, après ça va mieux, 2 x 2 voies...
11 h 20, Lerida, on trouve relativement facilement la route pour Andorre.
Vers 13 h 20, arrêt à Organya, restaurant La Cabana, 2 menus à 10.50 euros + 2 cafés = 23.40 euros. 1 macaroni, 1 salade pâtes/fruits de mer, 2 poulets frites, 2 glaces. Très copieux et bon.
Départ vers 14 h 30, on va juste entrer en Andorre pour voir de ce côté-là, jusqu'à San Julia (env. 7 km), on remarque un magasin E. Leclerc et on s'arrête juste après prendre de l'essence sans plomb 95 à 1.259 euros le litre = 22 euros. Dans la station service, on voit alcools et tabacs très présents évidemment...
On redescend à La Seu d'Urgel. Arrêt vers 15 h 30, église fermée (enterrement à 16 h) et musée adjacent fermé l'après-midi en mai. On est déjà venus de toute façon.
2 cocas light sur une terrasse = 4.40 euros.
Départ vers 16 h 10, en direction de Puigcerda et de Prades où j'ai réservé un hôtel.
On arrive à 18 h 10 à l'hôtel.
Hôtel Hexagone, plaine Saint-Martin. Chambre 501, 58 euros, wifi mais ne fonctionne pas. Sinon, simple et correct. En fait 1 lit pour un couple et 1 lit pour 1 personne à côté.
Vers 19 h, on reprend la voiture et on retourne en ville. Parking sur la place centrale (gratuit dès 19 h d'ailleurs). Grand marché sur cette place le mardi matin.
Petit tour, visite de l'église, voir le retable et l'extérieur surtout.
Repas sur la place, dans une brasserie qui existe depuis 1919. 1 agneau, girolles, haricots, pommes de terre. 1 cuisse canard morilles, haricots, pommes de terre, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 36.20 euros. Très bon.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30.
16e jour – mercredi 7 mai 2014
Vers 7 h 30, petit déjeuner en ville. 1 pain au chocolat, 1 croissant = 1.90 euros. 4 cafés = 5.60 euros.
Départ de Prades vers 8 h 15. Il pleuvra jusqu'à Perpignan.
nationale via Perpignan, Narbonne
Vers 9 h 45, on s'arrête 20 min. à Coursan. 2 cafés = 2.60 euros
nationale via Béziers, Sète, Palavas, Lunel
12 h 45, on s'arrête juste avant Saint-Gilles, restaurant Le Provence, menu à 12 euros, 1 coca, 1 verre de vin et 2 cafés = 26 euros. Restaurant avec petit magasin de produits régionaux, terrasse, accueil très sympathique. 1 anchoiade avec légumes, 1 assiette de charcuterie, 2 mijotés de veau avec riz local, 1 assiette de fromage, 1 glace chocolat. Très bon, bien que je ne trouve rien de notoire au riz camarguais...
Départ vers 14 h 10.
Près de Fos sur Mer, essence sans plomb 95 à 1.465 euro le litre = 40 euros.
On arrive à 15 h 15 à Marseille, bouchon dès le silo de la Madrague...
16 h 15, on atteint le péage à la sortie du tunnel Prado Carénage, ouf ! Péage, 2.80 euros
On prend l'autoroute jusqu'à Saint-Cyr, péage 2.20 euros.
17 h, on est à Bandol, 3.290 km au compteur de la voiture de location.
Nous sommes bien partis le jeudi, mais n'avons pas dépassé Aix-les-Bains. Je me suis arrêtée à un passage piétons, et... boum à l'arrière... Vu l'état du coffre et du pare-choc, nous sommes revenus à Genève, allés au garage, etc. Il a fallu trouver une voiture de location et on a supprimé la fin du voyage pour cette fois-ci... 😠
1er jour – mardi 22 avril 2014
Départ à 7 h 15 de Bandol, 632 km au compteur de la voiture de location.
Petit déjeuner à Saint-Cyr-sur-Mer, 2 croissants, 4 cafés = 8.80 euros et lecture des journaux. Départ vers 8 h 15.
Autoroute pour Marseille, 2.20 euros.
Tunnel Prado Carénage, 2.80 euros, peu de bouchons, on en sort à 9 h.
Martigues, Arles, La Grande Motte, Sète, quelques averses... Travaux, on quitte Sète vers 12 h...
12 h 30, arrêt au restaurant La Camargue sur la route après Sète, sur la commune de Marseillan.
Restaurant La Camargue avec, à côté, le Ranch, promenades à cheval, etc. Voir http://www.ranchlacamargue.fr/
2 menus (entrée, plat principal, dessert) à 13.50 euros, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 33 euros.
Buffet d'entrées, 1 faux filet, 1 escalope de porc aux champignons, 1 tarte aux pommes, 1 fromage.
Simple et très correct, départ vers 13 h 30.
Route pour Béziers, Narbonne...
15 h 30, arrêt 15 min. à Salses. On a déjà visité la forteresse. 1 coca light = 2.80 euros
Suite de la route, traversée de Perpignan... On arrive à 16 h 30 à l'hôtel Acajou, réservé sur internet, à Argelès-Plage. On connaît, on est déjà venu à Noël... c'est pratique.
Chambre 10, avec voiture devant. Je règle tout de suite, 38.50 euros pour la chambre sans petit déjeuner (dont 1 euro de taxes de séjour pour deux).
Installation, on repart pour Saint-André à 8 km. Arrivée à 17 h 10. Visite de l'église, intérieur intéressant, mais surtout le linteau au dessus de la porte d'entrée ainsi que la fenêtre au dessus dudit linteau. L'église ferme normalement à 17 h, mais il semble y avoir une messe à 17 h 30 ce jour. Puis, visite du petit musée à côté sur l'art roman, 2 euros par personne. On nous remet un pass si l'on a d'autres visites dans la région, elles seront à mi-prix. Diaporama intéressant également. Le musée ferme à 18 h. Ca va juste, on a terminé à 17 h 55.
On décide d'aller quand même à Saint Genis des Fontaines à quelques kilomètres de là malgré l'heure.
Parking vers 18 h 10, le cloître reconstitué depuis 1995 ferme à 18 h. L'église est fermée. On admire le linteau. Demain, ouverture à 9 h 30... Petit tour dans le village... 1 sandwich et 1 coca light au supermarché = 4.40 euros. 2 cafés dans un bar = 3 euros.
On revient reprendre la voiture, tiens l'église est ouverte, on profite d'entrer, je préfère l'intérieur de l'église de Saint-André, resté « plus roman » qu'ici...
Départ vers 19 h 10, arrivée à l'hôtel à 19 h 30.
2e jour – mercredi 23 avril 2014
On va au centre ville d'Argelès pour déjeuner. 2 croissants + 4 cafés = 7.40 euros.
Départ d'Argelès vers 8 h 45 pour Céret, Amélie-les-Bains, Arles sur Tech, Prats de Mollo... ça ne roule pas vite dans le Vallespir, mais très agréable car temps splendide ce jour...
Essence en Espagne à Camprodon, 1.459 euro le litre de sans plomb 95 = 61 euros.
En Espagne, ailleurs en Europe ?, faire attention à ne pas se faire refiler de pièces de 1 bolivar vénézuélien qui ressemblent beaucoup aux pièces de 1 euro...
11 h. on est garé au centre de Ripoll près du monastère, parking 2 euros jusqu'à 13 h, après gratuit jusqu'à 16 h.
Visite du monastère + cloître, 3 euros par personne.On était déjà venus il y a fort longtemps et on voulait revoir surtout le portail du monastère et le cloître.
11 h 45, repas en face du monastère. Cafétéria La Parada. 1 salade, 2 x 2 oeufs au plat/frites, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 15.25 euros.
Petit tour dans Ripoll, fête de San Jordi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sant_Jordi
13 h, on quitte Ripoll, direction Vic et Lleida. Autovia presque tout le long du trajet, surtout des camions (notamment de transport de porcs...), mais relativement peu de trafic.
15 h, on arrive à Lleida, on trouve un parking gratuit pas trop loin de l'hôtel réservé. On y va à pied avec les valises, installation, etc.
Hostal Goya, chambre 36, avec balcon. Parfait et très propre. Je règle tout de suite les 33 euros pour la nuit sans petit déjeuner (dont 1 euro de taxe de séjour). Le seul problème, dû peut-être à la chaleur ce jour, de très fortes odeurs émanant des canalisations dans la salle de bains et même dans la chambre...
La gare routière est assez près de l'hôtel.
16 h, on repart à pied dans la rue piétonne centrale, quelques belles maisons, cathédrale, mairie. puis place Saint-Jean, ascenseurs pour monter à l'ancienne cathédrale où on arrive vers 16 h 45. Petit tour sur la colline, on n'entre pas dans le château, on fait le tour de la cathédrale fermée. Le château ferme à 17 h 30 de toute façon... La vue d'ensemble est belle surtout.
Il fait 27 degrés... 2 glaces à l'extérieur vers le parking, 3.60 euros.
On redescend, on poursuit la rue piétonne jusqu'à la gare des trains. On remarque un hôtel Transit dans la gare.
On revient en partie par une autre rue vers l'hôtel. Il y a de plus en plus de monde notamment pour la San Jordi.
19 h. arrêt dans une cafétéria près de l'hôtel. 1 salade mêlée, 1 plat avec 2 brochettes de viande, 1 spaghetti, 1 coca light, 1 eau minérale (il arrive un « Vichy catalan »), 2 cafés = 24.10 euros.
20 h, retour à l'hôtel, au calme, après avoir subi pas mal de bruit en ville avec la fête...
Disons que je ne passerais pas 1 semaine dans cette ville...
3e jour – jeudi 24 avril 2014
7 h 30, dans un café-boulangerie à 100 mètres de l'hôtel, 4 cafés et 2 croissants = 5.50 euros.
On retourne à pied à la voiture, départ 8 h 30 pour Teruel ce soir.
La N211 traverse de très beaux paysages.
Mequilenza au bord de l'Ebre semble très jolie.
Caspe au loin également...
11 h arrêt à Alcaniz au bas de la vieille ville.
1 jus d'abricot et 1 coca light au Café des Sports = 3.10 euros.
On monte visiter la cathédrale, on y voit encore les objets récemment transportés en procession lors de la semaine sainte... puis, on monte au Parador, on entre dans la cour, au fond église, cloître, faudrait prendre une visite guidée (4 euros), etc. On renonce. Belles vues d'en haut en revanche.
12 h 15, on retourne au même bar que ce matin. 2 filets de porc, patates, poivrons, salade verte, 2 gâteaux San Marco, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 26.15 euros.
Départ vers 13 h 30. A la sortie de la ville, essence sans plomb 95 à 1.409 euro le litre = 29 euros.
Départ vers 13 h 45.
Montalban, joli village
Utrillas, patrimoine minier ancien
Alfambra, superbe village « rouge » entouré de terres et roches très colorées. La vue d'ensemble est splendide.
Arrivée à Teruel à 15 h 45. Pas grand monde sur la nationale...
On trouve facilement l'hôtel fléché en ville. Places de parking gratuites dans la rue devant (sinon, il y a un parking réservé à l'hôtel à l'arrière, payant je suppose...).
Hôtel Civera, Chambre 504, 5e étage, réservée par Booking = 40.50 euros sans petits déjeuners, que je règle immédiatement. Si pas réservé par Booking, 5 euros de plus pour 6 h d'internet.
On repart à pied vers 16 h 20.
Visite en ville du mausolée des Amants de Teruel, de l'église adjacente (San Isidoro) et de son cloître. Billet groupé à 8 euros par personne.
Puis, visite du centre ville, de 2 ou 3 tours (sans monter à l'intérieur). Les façades des tours sont remarquables.
Visite de la cathédrale (plafond remarquable) et du musée diocésain à côté (de beaux objets, notamment 3 vierges romanes en bois), billet groupé 3 euros.
On va voir de près l'aqueduc, on rentre en passant par la gare routière. Ascenseur à l'arrière et vue panoramique.
Arrêt pour 3 parts de tortilla au thon, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 9.20 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30.
J'ai trouvé Teruel beaucoup plus jolie et intéressante que Lleida hier.
4e jour – vendredi 25 avril 2014
Petit déjeuner dans un café-boulangerie à 50 mètres de l'hôtel. 2 croissants et 4 cafés = 6 euros.
Départ pour Cuenca à 8 h 25.
A nouveau, très jolis paysages sur la route... Pratiquement personne sur cette route...
Canete est un très joli site. Village avec ancien village ou château au dessus.
Fuentes, de nombreux hostals, semble être sur la route de Compostelle.
10 h 30, on arrive à Cuenca.
Du bon côté, on trouve facilement l'hôtel, parking gratuit dans la rue devant ou dans la rue au dessus.
On s'installe, ça ne va pas vite, il y a d'autres clients et la patronne, fort sympathique, nous explique tout ce qu'il faut voir sur un plan, en répétant tout 3 fois, en espagnol, mais je la comprends à 80 %...
Je règle la chambre réservée sur Booking = 45 euros avec les petits déjeuners.
Hotel Plaza, Chambre 10, au rez-de-chaussée. Apparemment, toutes les chambres sont au rez. La nôtre donne à l'arrière sur un toit (il ne faudrait pas laisser la fenêtre ouverte, on pourrait entrer). Beaucoup de bois, c'est assez sombre, très très propre. WIFI gratuit dans la chambre.
A côté de l'hôtel, passage chez le cordonnier pour déposer 2 paires de chaussures à réparer qui seront prêtes ce soir à 19 h paraît-il.
Donc, départ à pied de l'hôtel à 11 h 30.
La gare routière est près de l'hôtel, on passe devant (il y a un resto à l'intérieur).
On se dirige vers les 4 maisons suspendues, jolie route le long de la rivière. On va sur la passerelle en face pour mieux les voir de loin (s'abstenir de la passerelle si on a le vertige...). En face, de l'autre côté de la rivière, le Parador et son église.
On monte dans la vieille ville visiter la cathédrale, entrée 3.80 euros (5 euros si on veut également voir le musée diocésain adjacent, on renonce). La cathédrale est splendide, bien éclairée et mise en valeur. Visite de son cloître également. Etonnamment, il y a des WC dans le cloître.
On en ressort vers 13 h 20. Nous sommes sur la Plaza Mayor où se trouve la Mairie.
Repas au Restaurant San Juan, dans une salle arrière assez jolie. Il y a des menus à 10 et à 20 euros.
2 menus à 10 euros. 1 grosse salade pour deux. 1 tagliatelle bolognaise, 1 tagliatelle carbonara, 2 grillades boeuf avec légumes (excellente viande), on renonce au dessert et on prend le café à la place, 1 coca light, 1 verre de vin rouge (excellent paraît-il) = 20 euros. L'endroit est à recommander... Plein de monde du coin apparemment. Ceci : http://sanjuanplazamayor.com/indexb.htm
Vers 14 h 30, on sort et on monte par un chemin sans voiture derrière la cathédrale jusqu'au château. On dépasse le château pour aller jusqu'au parking à l'entrée de la vieille ville. Parking gratuit, possible pour camping cars. En face, parking non goudronné également possible pour camping-cars. Plein de restaurants entre le parking et le château.
On redescend par la route des voitures. Forte pente entre le château et la cathédrale, faire attention aux véhicules et aux bus qui descendent à tombeau ouvert... ça, c'est n'importe quoi en ville... Sinon, magnifiques vues sur l'autre versant de la ville. C'est vraiment une ville musée. J'y reviendrai sûrement car le site est fantastique.
On continue à descendre par la route, on ne va pas voir le musée des Sciences. Arrivés au bas de la vieille ville, on va à la place d'Espagne voir un Bodeguilla recommandé par la patronne de l'hôtel = Bodeguilla de Basilis. Ca ferme à 13 h et ça réouvre à 20 h. On a pu juste voir l'intérieur de ce bar assez sombre plein de photos jusqu'au plafond... On peut dire que c'est typique... Il semble qu'on y serve des tapas notamment. Bon, on est pas très intéressés, on ne va pas y revenir à 20 h...
On continue et on s'assied 30 min. dans un magasin de glaces = Capri. 2 très grosses glaces maison dans un gobelet = 8 euros, une chocolat noir, l'autre mandarine. Délicieux... = 8 euros.
On continue à pied et on arrive à l'hôtel vers 18 h.
Il y a 2 lignes de bus qui traversent la ville pour aller au parking au dessus du château : lignes 1 et 2, voir http://www.urbanoscuenca.com/ L'une d'entre elles passe dans la rue au bas de l'hôtel (la 1 sauf erreur)
Repos et internet dans la chambre avant d'aller chercher les chaussures...
On va récupérer les chaussures = 35 euros.
Près de l'hôtel, 2 tartes aux pommes, 3 cafés = 8.80 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 40.
5e jour – samedi 26 avril 2014
Petit déjeuner vers 8 h.
La propriétaire m'offre un pendentif en fossile en souvenir de l'hôtel...
Départ 8 h 45 avec la voiture direction Aranjuez.
On prend l'autovia gratuite tout le long. A nouveau, très peu de véhicules sur cette route...
Arrivée vers 10 h 15, on voit le palais de loin en arrivant.
On trouve assez facilement l'hôtel réservé.
Aucun souci pour se garer gratuitement devant et dans les rues proches.
Hôtel Santa Marta, chambre 7. Je règle les 59 euros pour la chambre et les petits déjeuners. Là aussi, ça ne va pas vite, il y a d'autres personnes. Au 1er étage, sans ascenseur, escalier assez pentu... un serveur monte nos 2 valises, ça nous arrange... On s'installe.
La chambre est un peu triangulaire, c'est très propre, il y a un tout petit balcon. Les maniaques du détail pourraient avoir des soucis par ici en revanche..., mais pas nous... Pas assez de prises électriques dans la chambre.
11 h, on repart à pied direction le palais royal proche.
C'est ouvert de 10 h à 20 h, on reviendra tout à l'heure...
On poursuit pour aller voir la gare pour demain matin.
On pourrait se parquer gratuitement facilement à côté de la gare, mais l'endroit est désert, on préfère laisser la voiture en ville comme on va rester à Madrid 1 semaine...
Billets à 4 euros aller simple par personne, environ 40 min. de trajet, un train toutes les 30 min. environ, même demain dimanche. Il faut acheter les billets au distributeur demain (le même jour que le départ).
Exactement en face de notre hôtel, dans la même rue, se trouve la station des bus pour Madrid notamment, ils arrivent à la station Sud à Madrid. Mais on préfère le train... l'appartement réservé à Madrid étant proche d'Atocha.
Bus vert clair no 423, compagnie AISA, http://www.elportaldelautobus.es/horarios-y-planos/39/840-linea-423-madrid-estacion-sur-aranjuez
On revient en arrière.
12 h, restaurant La Riberena. On peut manger à cette heure-ci. OK.
= http://www.lariberena.es/
2 menus à 15 euros + 2 cafés = 33.60 euros. 2 lasagnes maison, salade. 2 escalopes panées frites, 2 macédoines de fruits. Très bien.
Vers 13 h 30, on est de retour au Palais. 2 entrées à 9 euros par personne (sinon il y a des visites guidées à 15 euros). Consignes pour déposer le sac à dos, scanner à l'entrée, etc. On y reste env. 45 min.
Dans tous les monuments, prévoir une pièce de 1 euro pour l'utilisation des consignes (la pièce nous est restituée après usage de la consigne).
On part ensuite en ville visiter les cours des bâtiments adjacents, puis en direction de la place des taureaux, on voit l'ancien hôpital et on va visiter le parc le long du Tage (Jardin del Principe)... très loin à pied... quelques fontaines...
16 h 30, affalés sur la terrasse d'un bar au centre ville, mal aux pieds... 2 coca light avec pop corn = 4.60 euros. Le vent se lève, tempête de pollens des érables, on se replie vite fait...
On rentre un moment à l'hôtel proche, internet, etc.
Vers 19 h, on retourne sur la place centrale.
12 gambas à la plancha, 1 salade de pommes de terre, 1 sandwich avec tortilla, 1 plat de morceaux de porc, 1 Schwepps, 1 coca light = 23.50 euros. La vaisselle est maltraitée, que de bruit... sinon tout était très bon...
Plus loin, 1 gâteau = 1.90 euro, 2 cafés = 2.40 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 45.
6e jour – dimanche 27 avril 2014
Petit déjeuner vers 8 h
Départ à pied vers 8 h 35 pour la gare où on arrive à 9 h 05.
2 billets pour Madrid aux machines = 8 euros
Le train part à 9 h 21, on arrive à Atocha vers 10 h 05
Aujourd'hui, c'est le marathon de Madrid, on le savait, mais pas trop gênant dans le secteur de la gare.
Petit tour dans la gare, on en sort devant, on prend la rue Santa Isabella, au passage, bref arrêt au musée de la Reine Sophie pour constater qu'il est gratuit aujourd'hui (jour de la danse). Sinon, entrée 12 euros apparemment.
On va voir où se trouve l'appartement loué (rue Salitre 22), nous devons y être à 14 h.
On trouve un café-restaurant dans l'angle de la rue. 1 café, 1 croissant, 1 eau minérale = 4.60 euros. On y laisse nos 2 valises « en consigne », sympa le garçon
Pas très intéressé par le musée de la Reine Sophie, on voulait surtout voir Guernica et le bâtiment lui-même, bon, c'est l'occasion.
On y retourne à 11 h. Tour rapide des 3 étages, de la cour, puis de la partie nouvelle, terrasses, vues sur le marathon qui se déroule aujourd'hui en partie au dessous... Le 2e étage est le plus intéressant pour moi, le reste, je n'en parle même pas... pas mon truc.
Dans la boutique du musée, achat d'un plan de Madrid = 7.90 euros.
13 h 30, on est ressorti et on trouve une terrasse pour 1 coca light, 1 verre de vin, 2 sandwich jambon, 2 cafés = 13.90 euros
A 14 h, on est à l'appartement, on s'installe.
Appartement réservé sur Tripadvisor, 240 euros pour 6 nuits.
Difficile de trouver ce que je voulais, à savoir près d'Atocha, pas au 5e étage sans ascenseur... et calme.
Nous sommes au niveau de la rue, l'appartement a une petite cour intérieure et ne donne que dans cette cour, 1 lit en mezzanine et 1 canapé transformable en lit. L'immeuble est ancien, mais c'est propre et pratique. Impossible de se garer dans la rue devant...
Cuisine avec frigo, micro-onde, hotte. Machine à laver dans une alcôve. 1 salle de bain/WC et 1 sorte de dressing au dessous de la mezzanine. 1 pièce avec une grande table pour manger.
15 h, on ressort et on va voir à pied où se situe le marché du Retiro (ils sont en train de ranger, on y retournera), puis on va voir la Piazza Mayor. Splendide.
On revient par la rue Atocha.
En route, sur la place Benavente, 2 grosses glaces, une rhum raisin, une menthe chocolat et 1 coca light = 8.90 euros = www.dolceangelo.com
On va acheter quelques commissions pour l'appartement = 8 euros
Un peu de repos dans l'appartement, puis on ressort vers 19 h
En haut de la rue, 1 grosse salade saumon, 1 steack frites, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 22.10 euros.
Retour vers 20 h 30 à l'appartement.
7e jour – lundi 28 avril 2014
Petit déjeuner vers 8 h, 4 cafés, 2 croissants = 7.60 euros
On va à pied voir la Porta del Sol, le théâtre de la Zarzuela, la place Cybeles, une petite exposition de photos dans la poste, la place de l'Indépendance, la Casa America (sans entrer) = http://www.casamerica.es/visitas.
11 h 45, repas près du musée Thyssen, à l'arrière. Menus du jour à 10 euros. 1 salade mêlée, 1 spaghetti bolognaise, 1 churrasco, 1 escalope de poulet, 2 flans caramel, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 20 euros
Vers 13 h, musée Thyssen, entrées gratuites tous les lundi de 12 h à 16 h (sinon 10 euros, hors expositions temporaires). Que de tableaux... Magnifique ! On en repart vers 15 h 15.
On revient à l'appartement en prenant une rue piétonne montant à l'arrière du musée.
Quelques achats au magasin Dia à côté de l'appartement = 8 euros.
Repos, internet, petit repas tranquille.
2 cafés sur une terrasse à côté = 3.40 euros.
Retour à l'appartement vers 20 h 15.
8e jour – mardi 29 avril 2014
Petit déjeuner vers 7 h 30 près de la gare d'Atocha, café Le Brillant, un des seuls ouverts à cette heure-là... 4 cafés, 1 croissant = 6.90 euros
On va prendre un billet de train cercanas pour aller à El Escorial, même tarif, même zone que pour Aranjuez, 2 billets aller simple = 8 euros.
Un peu d'hésitation entre lignes C3 et C8... Bon, finalement, faut se rendre sur le quai du C3 pour une raison que je n'ai pas comprise. On attend le prochain train qui arrive à l'heure à 8 h 40. Donc, c'est un C3 qui arrive. Depuis la gare de Villalba, il va changer de nom et afficher C8... Il faut 1 heure environ pour arriver à El Escorial.
Depuis la gare de El Escorial, il est aussi possible de prendre un train pour Avila.
Ensuite, on monte 100 mètres à pied, là, soit on suit la route, soit on monte par un chemin en terre sur la gauche, soit on monte à gauche en traversant le parc de la Case Felipe (le parc ouvre à 10 h.). On opte pour la route. En montant tranquillement, il faut 30 min. pour arriver devant le musée à San Lorenzo de El Escorial.
Sinon, taxis à la sortie de la gare ou bus L1 vert clair qui monte à San Lorenzo de El Escorial.
Ceci : http://www.aytosanlorenzo.es/Contenidos/_tP40_H9xYr_DZARGg24aZDf6w52BOAzsOtKkLZ5KOa8
Pour ceux qui veulent venir depuis Madrid en bus, il y a un bus 661 qui part à Madrid de la station de Moncloa.
Ceci : http://www.sanlorenzoturismo.org/ingles/localizacion/horarios_661.htm
On entre au monastère, scanner, billets 2 entrées à 10 euros par personne, WC, on est opérationnels à 10 h 30. Visite en suivant les flèches, facile. Très beau et intéressant.
13 h 15, on a fini.
Repas plus haut en ville, Bar Alaska, dehors sur la terrasse sous les arbres. 2 menus du jour à 12.50 euros. 1 gambas salade, 1 oeuf/haricot/jambon, 1 saumon patates, 1 entrecôte patates, 1 crème vanille, 1 gâteau chocolat, 1 petite bouteille de vin, 1 coca light, pas de café. = 25 euros.
Vers 14 h, petit tour en ville, 2 cafés au soleil = 3 euros. Très jolie cette petite ville...
15 h 10, on redescend à la gare en traversant le parc de la Casa Felipe, ça va plus vite...
Je reprends 2 billets de train à 4 euros par personne pour le retour.
15 h 30, on attend le train de 16 h 01 sur le quai. Il arrive un C8... qui se transformera en C3 en route après Chamartin...
17 h 05, on est à Atocha.
On monte la rue Alfonse III et on tourne à gauche dans la rue piétonne (rue Claudio Moyano) pour redescendre. Boutiques de bouquinistes dans la rue piétonne.
Un petit saut au musée du Prado pour vérifier les heures d'ouverture gratuites, tous les jours de 18 h à 20 h, le dimanche et jours fériés de 17 h à 19 h. Le 2 mai est un jour férié à Madrid.
On coupe par les petites rues et à 18 h on est à l'appartement.
Repos un moment.
19 h 15, on va manger au café de l'Alma à côté (celui qui a gardé nos valises le premier jour). 1 salade tomates/mozzarella, 1 saucisse de Francfort, 1 eau minérale, 1 coca light, 3 cafés = 22 euros. Rien d'extraordinaire, mais on avait dit qu'on reviendrait, promesse tenue...
20 h 30, on est rentré à l'appartement.
9e jour – mercredi 30 avril 2014
Petit déjeuner vers 8 h 15 au même café qu'hier, Le Brillant. 2 croissants + 4 cafés = 8.20 euros.
Départ à pied vers 8 h 45.
Ronda de Atocha, Ronda de Valencia, Glorieta de Embajadores, Ronda de Toledo, Porta Toledo, Eglise Virgen de la Paloma, extérieur et intérieur, Gran via San Francisco, église San Francisco, terrasse avec vue à côté. Extérieur et intérieur, visite guidée possible si intéressé vers 10 h 30 avec montée dans la coupole, pas fait. Pas possible de voir le cloître et le reste des salles (travaux). Pas compris jusqu'à quand les travaux... Dommage, le cloître nous aurait intéressés. Très belle coupole à l'intérieur (fresques).
On passe par les parcs à l'arrière, un pont sur une autre rue au bas et on va voir les restes de la muraille arabe (derrière la cathédrale, calle Mayor, à côté de l'ambassade d'Arménie).
Possibilité d'entrer dans une crypte néoromane à l'arrière de la cathédrale (1 euro). Après avoir jeté un oeil et vu des chapiteaux romans newlook, on abandonne tout de suite...
On revient devant la cathédrale (La Almudena), on entre. On peut faire un don de 1 euro. Les vitraux et les peintures murales sont très modernes. Heureusement, certains objets anciens ont été installés dans cette cathédrale assez moderne...
On passe voir le côté du Palais Royal sans y entrer. Puis place d'Orient, l'opéra et place Isabel II (où se tient un marché de fromages, jambons, etc.). On coupe pour aller manger plaza Mayor.
11 h 45, repas à Cafétéria Cristina, plaza Mayor 7. Menus du jour à 9.50 euros. = 19 euros. 1 assiette de charcuterie, 1 assiettes avec 2 croquettes et 2 empanadas, 2 plats boulettes + pommes sautées, 1 flans caramel, 1 coca light, 1 verre de vin rouge. Pas de cafés.
Départ vers 12 h 45, arrêt derrière l'opéra au soleil pour 2 cafés. 2 euros (self service).
On repasse vers le palais royal.
Puis on continue, on passe devant le Sénat, on va au Temple de Debrod. Joli parc. Le temple rouvrira de 18 h à 20 h. Entrée gratuite. On abandonne et on continue dans le parc jusqu'au téléphérique où on arrive vers 14 h 45. 2 billets aller-retour = 5.80 euros par personne. (Il existe des billets aller simple à 4 euros). Belles vues sur Madrid et Palais Royal, trajet une dizaine de minutes.
Sur place, une cafétéria, 2 x 2 boules de glace (rhum raisin et chocolat) = 6.50 euros. 1 bouteille d'eau (0.5 litre) à une machine = 1.50 euros.
On revient, vers 15 h 45, nous sommes redescendus du téléphérique.
On coupe pour rejoindre la via Princesa, on passe 1/2 h. dans le magasin El Corte Ingles.
16 h 30, on descend la via Princesa et la Gran Via pour rejoindre la plaza Cybeles où nous arrivons à 17 h 30. 1/4 d'heure de repos sur un banc à l'ombre. Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de lutte contre le bruit, on ne peut pas dire qu'ils aient l'air au courant dans le secteur...
17 h 45, on descend l'avenue du Prado, on coupe sur la droite pour rejoindre l'appartement.
Petit arrêt dans un Carrefour Market pour acheter quelques victuailles pour demain soir, comme demain c'est le 1er mai... 7.90 euros.
18 h 30, on arrive à l'appartement. Un peu mal aux pieds...
Petit pique nique sur place, on ne ressort pas.
10e jour – jeudi 1er mai 2014
On ne sait pas ce qu'on va trouver d'ouvert en ce 1er mai, les musées sont fermés en tout cas. On a prévu le marché aux puces et le parc du Retiro.
Petit déjeuner vers 8 h 20 au café El Brillante. 4 cafés et 2 croissants = 8.20 euros
On rejoint le haut du marché El Rastro par la via Argumosa, place Lavapiès, rue Lavapies, rue Jesus y Maria, rue Duque Alba jusqu'au croisement avec rue Ribera de Curtidores. On descend cette rue, puis autres stands sur la place en bas à droite, puis on remonte 1 rue et quelques rues voisines, on redescend à la place ensuite.
Nous avons fini avec le marché aux puces et prenons le Paseo des Acacias jusqu'au rond-point des Pyramides pour voir l'ancien pont (Pont de Toledo). Nous le franchissons et revenons au rond point des Pyramides (qui sont plutôt des obélisques d'ailleurs)...
On remonte jusqu'au croisement avec le Paseo de la Esperanza pour aller manger à un resto repéré tout à l'heure... avec terrasse ombragée. On y arrive à 13 h.
2 menus du jour à 10 euros. 2 paellas en entrée, 1 encornets salade, 1 entrecôte panée patates, 2 boules de glace vanille, 2 boules de glace chocolat, pas de café = 20 euros.
Départ vers 14 h 15. On descend le paseo de la Esperanza et on tourne à gauche dans le paseo du Docteur Vallejo Najera. Depuis le croisement, rue piétonne et pour vélos seulement.
En route, 2 cafés en terrasse = 3.20 euros.
On continue jusqu'à la gare d'Atocha, on y arrive à 15 h 15. On entre pour revoir le hall avec les plantes, un bassin plein de tortues, etc. On ressort à 15 h 35, un bruit atroce, il y a un concert devant le musée Reine Sofia, enfin si on peut appeler ça un concert...
On contourne la place pour aller voir le parc du Retiro par rue du Prado et rue Espalter. Dans le parc, on va essentiellement regarder le Palais de Cristal et son lac, le palace de Velazquez, le monument à Alfonso XII, l'étang (avec locations de petits bateaux) et on ressort Place de l'Indépendance. Beaucoup de monde dans ce magnifique parc en ce jour féri��... Il est 17 h 30.
On rejoint la place Cybeles en jetant un oeil à la Galerie de Cristal (derrière la Poste), la rue du Prado, on coupe et on arrive à l'appartement vers 18 h 15.
Repos, petit repas tranquille.
11e jour – vendredi 2 mai 2014
Aujourd'hui, musées ouverts, mais fête locale (jour férié) ici à Madrid.
Ceci :
Dos de mayo, 2 mai Le 2 mai 1808, les habitants de Madrid se révoltèrent contre Joseph Bonaparte, le frère de Napoléon, pour se libérer de l'occupation française. S'en suivent 6 années de guerre d'indépendance espagnole et la 1ère constitution espagnole. Madrid célèbre chaque année ces évènements autour de la Plaza de 2 de mayo dans le quartier de Malasana important de lieu de combat et aujourd'hui le centre de la contre-culture madrilène (voir La Movida). La police a aujourd'hui plus ou moins levé l'interdiction de boire sur la plaza juste pour cette occasion, ravivant l'esprit du Dos de Mayo.
Petit déjeuner vers 8 h 15 au même café qu'hier, Le Brillant. 2 croissants + 4 cafés = 8.20 euros.
On va à la gare prendre le métro 1 pour aller à la station Bilbao. De là, on pourrait prendre le métro 4 pour aller à la Plaza Colon, mais nous irons à pied. 1.70 euro le ticket par personne aux appareils.
Arrivée vers 9 h 30, on va voir la place Colon. Petite la colonne au milieu de cette immense place...
A côté une énorme grenouille en statue... porte-chance devant le casino... La statue semble dater de 2014.
On se rapproche du musée du Prado et on s'arrête à 11 h 30 pour manger avant d'y aller...
On mange dans un resto de chaîne VIP'S. Rien de notoire, donc on prend un « English breakfest » (pain grillé, champignons, tomate, oeufs brouillés, frites, lard, saucisse avec un jus d'orange frais), on ajoute 1 coca, 1 verre de vin et 2 cafés = 15.85 euros. Très étonnée de voir beaucoup d'Espagnols dans ce resto... à touristes... Bon, le mieux, c'était le jus d'orange, le reste, pas trop pour moi...
Vers 13 h, on arrive au musée du Prado, pour constater qu'il y a 50 mètres de queue...
On décide de rentrer préparer nos valises pour demain et de revenir à 17 h lorsque l'entrée sera gratuite, on verra bien, ça ne doit pas être pire... et cela ne le sera pas...
Retour à l'appartement, rangement.
C'est là qu'il devient impossible de pousser le verrou de la porte-fenêtre de la cour dans laquelle mon linge est sec sur le séchoir. Très bien, je monte sur la table de la cuisine et je passe par la fenêtre, je saute dans la cour, je récupère le linge, le séchoir, et je rentre par le même chemin via une chaise de jardin... ! Olé !
14 h 30, on ressort en direction de la Plaza Mayor, 2 glaces au même endroit que l'autre jour = 6.40 euros.
16 h 45, on est de retour au musée.
Il y a toujours 50 mètres de queue. On s'assied sur un banc à l'ombre et on observe... La queue ne bouge pas d'un centimètre pendant au moins 15 min. puis avance très légèrement...
Vers 17 h 10, tout à coup, ça avance très rapidement. On s'encourage, on se met dans la queue, en 10 min. nous sommes à l'intérieur du musée !
Pour info, le prix normal d'entrée du Musée du Prado = 14 euros par personne.
On commence par aller voir 2 ou 3 tableaux (Menines, etc), puis un tour rapide du reste.
A l'étage 0, sculptures et les fresques d'une chapelle entière (de Ségovie). Sinon, évidemment, de nombreux tableaux...
18 h 50, on est dehors, ouf !
On remonte en ville, une pizza dans la rue Cabeza fera l'affaire. 1 salade mêlée, 2 pizzas, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 32.50 euros.
20 h 45, retour à l'appartement.
12e jour – samedi 3 mai 2014
A 1 h 10 du matin, la propriétaire de l'appartement m'envoie un SMS pour me dire qu'elle ne pourra pas venir ce matin à 9 h et que nous n'avons qu'à laisser les clefs dans l'appartement...
8 h 15, on quitte l'appartement avec les valises direction la gare.
Petit déjeuner vers 8 h 25 au café El Brillante. 4 cafés et 2 croissants = 8.20 euros
On va à la gare, 2 billets à 4 euros par personne pour Aranjuez
Train à 9 h 23, on arrive à 10 h 11 à Aranjuez. Footing jusqu'au centre ville... 10 h 35, 2 cafés avant de reprendre la voiture = 3 euros
On se perd un peu en ville en cherchant la route de Tolède...
Essence super sans plomb 95 à 1.359 euro le litre = 42 euros.
11 h 25, on sort par la N400, route quasiment toute droite jusqu'à Tolède, pleine de flics qui surveillent les vitesses...
12 h, on passe devant la gare de Tolède, très belle.
12 h 10, on est garé gratuitement devant l'hôtel Godofredo. Paperasses, je paie les 2 nuits = 94 euros et on s'installe chambre 214, beaucoup de place, grands lits, double vitrage, climatisation, parfait. Ascenseur, WIFI. 1 plan de la ville = 2 euros.
Quasiment devant l'hôtel, arrêt des bus 91, 5, 10, 93 et B2 en direction du centre ville voir http://www.t-descubre.com/es/info/autobuses_urbanos_toledo.php
Juste à côté de notre hôtel, il y a un autre hostal = Hostal Toledo, ceci http://www.hostaltoledo.com/fr
Vers 12 h 50, on arrive à pied dans un centre (pour touristes) proche = Toletum On commence par nous dire que l'on peut manger à 13 h, ensuite, on nous dit 13 h 30. Bon, on attend...
2 menus du jour, 1 coca light, 2 verres de vin, 2 cafés = 26.40 euros. 2 macaroni bolognaise, 1 lapin, 1 côtelette de porc, 2 gâteaux. On est dans un truc pour touristes, mais c'est très bon.
14 h 20, on part à pied direction le centre ville, on passe devant l'arène des taureaux (corrida prévue ce soir à 18 h...). Quelqu'un nous ouvre l'arrière et on peut voir brièvement l'intérieur, très joli. Architecture extérieure également spéciale.
On poursuit et on entre dans le musée Tavera, 2 billets à 3 euros. Cour de l'ancien hôpital, tableaux de Gréco, etc. Assez petit comme musée, on y reste env. 30 min.
Les parkings zone bleue en ville sont gratuits du samedi à 14 h au dimanche soir.
On entre en ville, portes, remparts, pas facile de s'y retrouver sur le plan... On tourne un peu au petit bonheur... et on voit l'extérieur de nombreuses églises, voire l'intérieur d'autres transformées en cafés, etc...
Eglise des Jésuites, 2.50 euros l'entrée par personne. On peut monter sur les tours pour la vue sur Tolède, nous capitulons...
Il semble qu'il existe un pass pour env. 5 églises en ville à 8 euros par personne.
17 h 30, visite de la cathédrale et musées adjacents (sacristie, etc) = 8 euros par personne. Tickets à acheter en face dans un magasin avec WC au fond si nécessaire... Fermeture à 18 h 30 ce jour.
Magnifique la cathédrale, intérieur et extérieur.
En route, 1.5 litre d'eau Bezoya dans une épicerie = 1 euro.
Ensuite, nous rentrons à l'hôtel oû nous arrivons vers 19 h.
Nous ressortons à 20 h. On s'arrête au Toletum, c'est pratique. 1 salade mixte, 1 oeuf, jambon, patates, 1 crevettes à l'ail, 2 coca light = 22 euros.
Vers 21 h, nous avançons vers la porte d'entrée de la ville, juste avant de la franchir, 2 cafés = 2.40 euros. On attend qu'il fasse nuit pour les illuminations, Essentiellement l'alcazar et le clocher de la cathédrale visibles de cet endroit, magnifique. On recule jusqu'à l'hôtel, à mi-chemin, on voit mieux l'alcazar illuminé, splendide.
22 h, retour à l'hôtel.
13e jour – dimanche 4 mai 2014
Comme festivités, aujourd'hui, c'est la fête des mères... Rien de très visible à ce sujet.
Départ à pied de l'hôtel vers 8 h 15, on descend en direction de la station de bus où on arrive vers 8 h 40. Pour info, une trentaine, pas plus, de casiers consignes de 1.30 à 3 euros la journée selon la taille.
Petit déjeuner au café de la station de bus, qui semble le seul ouvert en ce dimanche matin... 4 cafés, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 6.20 euros.
Juste en face de la station de bus, grand parking, avec de nombreux camping-cars. Dans d'autres parkings, sans limitateurs de hauteur, ils ne semblent pas agréés du tout et c'est affiché « amende 500 euros »...
On passe le pont de Azarquiel pour aller voir la gare, extérieur et intérieur, magnifique.
On revient en arrière et on passe le pont ancien = pont de Alcantara.
Après le pont, en traversant la rue, fléchage pour un escalier roulant (sous le palais des Congrès en fait), on suit le chemin qui monte, il nous fait entrer dans le parking Miradero, tourner à gauche, un petit escalier, en face derrière une porte vitrée, on voit l'escalier roulant. On le prend et on arrive près de la plaza Zocodover où nous nous rendons.
Parking Miradero, tarif affiché pour 24 h = env. 20 euros.
10 h 35, 2 cafés sur la place Zocodover = 3 euros.
Puis, nous entrons dans l'Alcazar par le nouveau bâtiment, entrée gratuite le dimanche (sinon 5 euros par personne), ceci nous fait suivre un cheminement montrant des restes archéologiques sous l'Alcazar. Nous voulions essentiellement voir la cour centrale et la chapelle royale. Un petit tour rapide à l'étage consacré à l'histoire. On en ressort à 12 h environ. Ca devient insupportable, les cars de touristes arrivent...
On se rend ensuite au musée Santa Cruz proche. Aucune place ce jour pour la visite de l'exposition sur le Greco, on s'en doutait... On entre dans le cloître somptueux. On se repose un moment avec un diaporama sur le Greco, on monte à l'étage supérieur...
Vers 13 h, on a rejoint la place Zocodover, on va à l'arrière manger à l'hostal Maravilla (menus du jour à 11 euros) + 1 coca light, un verre de vin = 24.20 euros (l'eau était comprise dans le menu, pas le coca). Entrées, 1 paella, 1 macaroni bolognaise, puis 1 darne de saumon et 1 steak, puis 1 glace et 1 salade de fruits. Très bien, sauf les desserts, n'importe quoi, 1 glace en bâton et 1 salade de fruit en boîte...
Départ vers 14 h, rue du Commerce, rue Trinidad
Eglise del Salvador, 2 entrées à 2.50 euros. Restes archéologiques, pilier visigoth
Plus loin, église Santo Tomé, 2 entrées à 2.50 euros. Essentiellement, un tableau du Gréco.
Plus loin, visite de la Synagogue Santa Maria La Blanca, 2 entrées à 2.50 euros. Très spécial ce lieu.
Encore plus loin, visite du cloître (gothique) et de l'église de San Juan de los Reyes, 2 entrées à 2.50 euros. Très imposant comme lieu, très chargé, pas trop mon style...
On descend ensuite voir le pont de San Martin, joli site, comme l'autre pont ce matin.
On remonte à la Porte del Cambron qu'on ne franchit pas, puis rue Real jusqu'à la rue Santa Leocadia qu'on prend à gauche pour descendre avec un autre escalier roulant rejoindre la Porte Alfonso et la Porte Bisagra ; de là, nous sommes à env. 10 à 12 min. de notre hôtel.
Nous rentrons en partie à travers le parc (ombre !) et arrivons à l'hôtel vers 17 h 30. Il fait encore 26-27 degrés...
Je reprends un code internet à la réception, celui d'hier étant valable 24 h. On me demande 3 euros aujourd'hui, rien hier, bon, c'est notifié sur Booking, rien compris pourquoi on nous a rien demandé hier, mais on s'en fiche...
Repos un moment.
Vers 20 h, repas au Toletum à côté. 1 crevettes grillées, 1 hamburger, 1 patates, 2 coca light, 2 cafés = 21.40 euros
21 h 15, retour à l'hôtel
14e jour – lundi 5 mai 2014
A 8 h 15, on a pris la voiture et on est garés à la station de bus (parcomètres gratuits jusqu'à 10 h du matin, il n'y a personne ou presque donc facile de s'arrêter à cette heure-ci à côté de la station de bus...)
1 croissant, 1 pain au chocolat, 4 cafés = 6.20 euros
Départ 8 h 45, on repasse devant l'hôtel et on trouve la route pour Madrid.
Après, on a dû faire une conn... et on s'égare un peu trop à l'ouest. On prend l'autoroute à péage pour Mostoles = 3.05 euros, puis un autre péage à 1.30 euro, la route M45 et l'autoroute A2 direction Saragosse, pas mal de circulation, surtout jusqu'à Guadalajara, après moins de monde, mais ça avance bien.
11 h, 2 cafés dans un bar sur l'autoroute à Ledanca = 2.40 euros On y reste environ 20 min.
12 h 30, on sort dans Calatayud, on se gare, on part à pied, un peu sinistré l'endroit, beaucoup de magasins fermés... on arrive au Paseo Cortes de Aragon, là, on trouve quelques cafés...
Arrêt dans la Cafeteria Munich, rien de transcendant... 2 plats avec tranche de porc, oeuf, frites, salade, saucisses, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 19 euros.
Départ avec la voiture vers 14 h. A 15 h, on entre dans Saragosse, on tourne un peu, je trouve une place gratuite derrière la poste, rue Escoriazo y Fabro. Vers 15 h 45, on arrive à pied avec les valises à l'hostal Holgado où j'avais réservé. Chambre 501, tout en haut, ascenseur, avec balcon, climatisation, WIFI = 30 euros. Pas mal du tout. On est tout près de la Place des Taureaux.
On est déjà venu à Saragosse. Vers 16 h 30, on repart à pied en direction de la cathédrale. 2 entrées à 4 euros avec le musée adjacent. On ne visite que la cathédrale (qui ferme à 18 h 30), pas envie d'aller au musée. Il fait environ 30 degrés...
2 glaces sur la place = 7 euros
On entre dans la basilique également, puis plus loin dans San Pablo.
Retour près de l'hôtel vers 20 h. Rien de très gastronomique dans le secteur. Dans un café proche, 1 portion de calamar, 1 tortilla, 1 portion de jambon, 3 coca light, 1 café = 13.30 euros.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30, il commence à souffler, ouf, moins chaud !
15e jour – mardi 6 mai 2014
8 h 15, petit déjeuner dans le Bar Tauro sur la place en face de l'hôtel. 2 croissants, 4 cafés = 7.20 euros
On revient chercher les valises à l'hôtel, personne à la réception, on laisse la clef sur la porte de la chambre...
Petit footing jusqu'à la voiture, départ vers 9 h 15. On va nous promener dans toute la ville pour retrouver l'A2 direction Barcelone...
Vers 10 h, on est enfin sur cette route. Arrêt essence, sans plomb 95 à 1.429 euros le litre = 51 euros.
On poursuit sur la NII jusqu'à Lerida. Beaucoup de camions, surtout dans l'autre sens, 1 seule voie dans chaque sens jusqu'à Fraga, après ça va mieux, 2 x 2 voies...
11 h 20, Lerida, on trouve relativement facilement la route pour Andorre.
Vers 13 h 20, arrêt à Organya, restaurant La Cabana, 2 menus à 10.50 euros + 2 cafés = 23.40 euros. 1 macaroni, 1 salade pâtes/fruits de mer, 2 poulets frites, 2 glaces. Très copieux et bon.
Départ vers 14 h 30, on va juste entrer en Andorre pour voir de ce côté-là, jusqu'à San Julia (env. 7 km), on remarque un magasin E. Leclerc et on s'arrête juste après prendre de l'essence sans plomb 95 à 1.259 euros le litre = 22 euros. Dans la station service, on voit alcools et tabacs très présents évidemment...
On redescend à La Seu d'Urgel. Arrêt vers 15 h 30, église fermée (enterrement à 16 h) et musée adjacent fermé l'après-midi en mai. On est déjà venus de toute façon.
2 cocas light sur une terrasse = 4.40 euros.
Départ vers 16 h 10, en direction de Puigcerda et de Prades où j'ai réservé un hôtel.
On arrive à 18 h 10 à l'hôtel.
Hôtel Hexagone, plaine Saint-Martin. Chambre 501, 58 euros, wifi mais ne fonctionne pas. Sinon, simple et correct. En fait 1 lit pour un couple et 1 lit pour 1 personne à côté.
Vers 19 h, on reprend la voiture et on retourne en ville. Parking sur la place centrale (gratuit dès 19 h d'ailleurs). Grand marché sur cette place le mardi matin.
Petit tour, visite de l'église, voir le retable et l'extérieur surtout.
Repas sur la place, dans une brasserie qui existe depuis 1919. 1 agneau, girolles, haricots, pommes de terre. 1 cuisse canard morilles, haricots, pommes de terre, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 36.20 euros. Très bon.
Retour à l'hôtel vers 20 h 30.
16e jour – mercredi 7 mai 2014
Vers 7 h 30, petit déjeuner en ville. 1 pain au chocolat, 1 croissant = 1.90 euros. 4 cafés = 5.60 euros.
Départ de Prades vers 8 h 15. Il pleuvra jusqu'à Perpignan.
nationale via Perpignan, Narbonne
Vers 9 h 45, on s'arrête 20 min. à Coursan. 2 cafés = 2.60 euros
nationale via Béziers, Sète, Palavas, Lunel
12 h 45, on s'arrête juste avant Saint-Gilles, restaurant Le Provence, menu à 12 euros, 1 coca, 1 verre de vin et 2 cafés = 26 euros. Restaurant avec petit magasin de produits régionaux, terrasse, accueil très sympathique. 1 anchoiade avec légumes, 1 assiette de charcuterie, 2 mijotés de veau avec riz local, 1 assiette de fromage, 1 glace chocolat. Très bon, bien que je ne trouve rien de notoire au riz camarguais...
Départ vers 14 h 10.
Près de Fos sur Mer, essence sans plomb 95 à 1.465 euro le litre = 40 euros.
On arrive à 15 h 15 à Marseille, bouchon dès le silo de la Madrague...
16 h 15, on atteint le péage à la sortie du tunnel Prado Carénage, ouf ! Péage, 2.80 euros
On prend l'autoroute jusqu'à Saint-Cyr, péage 2.20 euros.
17 h, on est à Bandol, 3.290 km au compteur de la voiture de location.
Vos meilleures photos 2012 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...
Qui ouvre le bal ?
"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...
Qui ouvre le bal ?
"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Tracter sa voiture derrière son camping-car? English translation pending
je tracte ma voiture derriere mon camping car en toute légalité...et oui c'est permis car nous sommes européens peu de gens le savent. Mon épouse étant handicapée je me suis intéressé au probleme de tracter sa voiture pour les déplacements hors des campings et les visites des sites lorsque nous partons
si des personnes sont intérésées je suis a leur dispositions pour montrer le systeme.
monCC un RAPIDO962 et ma voiture une AX diesel
salutations 😎
Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour English translation pending
Bonjour à tous !
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
Le jeu de la photo à retrouver continue... English translation pending
Bonjour,
Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...
Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!
C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...
Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!
C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

Récit de voyage au Chili en passant par la Patagonie argentine English translation pending
De Buenos Aires à Bariloche
Dès sa descente de taxi au Retiro, terminal de bus de la capitale argentine, elle se dirige vers les nombreux guichets qui affichent tous leurs destinations. Bariloche direct en vingt-cinq heures. Départ douze heures trente. Juste le temps de se restaurer d'un poulet-frites-coca que le départ est annoncé. Assise au premier étage, place panoramique, semi-cama, l'aventure commence. Quelle joie de retrouver cette atmosphère printanière et le soleil qui rend tout plus beau. Elle ne pense déjà plus au brouillard et à la grisaille de sa ville natale dans le sud-ouest de la France. Il fait beau, les gens sont souriants.
A sa droite, deux jeunes touristes belges révisent leurs cours d'espagnol. Elles viennent pour six mois en Argentine perfectionner leur langage et leur première halte se situe dans une ferme près de Bariloche. Elles vont travailler quatre heures par jour en échange de l'hospitalité. La plus jeune semble plus inquiète car elle n'arrête pas de manger des bonbons.
La route est droite, longue, très longue. De chaque côté c'est la pampa avec ses troupeaux de vaches. Des nids de cigognes sont perchés en haut des pylones électriques. Elles parcourent ainsi des centaines de kilomètres sans voir une seule maison. De temps à autre, on devine au loin une estancia abritée par un bosquet d'arbres. Le paysage se déroule ainsi pendant des heures. Cette monotonie n'est entrecoupée que par le vue de pique-boeufs, de poules d'eau, de rapaces, d'autruches, de portails aux croisillons blancs, de plaques indiquant le nom des estancias et de barbelés. Ce grand pays d'élevage est clôturé : d'un côté l'Atlantique, de l'autre la Cordillère des Andes, à l'intérieur des milliers de kilomètres de fil de fer barbelé.
Au petit matin, des haies de peupliers penchés bordent la route, l'herbe est plus verte. La pampa a laissé place à un environnement moins désertique. Au loin, quelques sommets enneigés apparaissent derrière d'immenses forêts. La route devient plus sinueuse et pentue. Le soleil se reflète dans les eaux du lac Nahuel Huapi. Bariloche est en vue.
Cette région de Patagonie ressemble à notre Suisse voisine et doit sa spécialité, le chocolat, aux premiers habitants d'Europe venus s'installer ici au début du vingtième siècle.
Un colectivo (bus de ville) conduit Marie au centre-ville. La fatigue commence à se faire sentir et l'on peut lire sur son visage les traits d'une touriste qui vient de voyager quarante heures non-stop depuis Toulouse-Blagnac. Après un rapide coup d'oeil au plan de la ville, elle se dirige quatre cuadras (carrefours) plus haut vers l'hospedaje San Francisco. La patronne l'accueille avec un large sourire et lui souhaite la bienvenue. Marie n'a qu'une envie : se doucher et dormir.
Au réveil, le lendemain matin, elle allume le poste de télévision et la nouvelle tombe : l'ex Président Kirchner, époux de Cristina, la Présidente actuelle, vient de décéder à El Calafate. Son coeur malade vient de lâcher à l'âge de soixante et un ans. Sur chaque chaîne les images tournent en boucle, montrant tour à tour la Casa Rosada et la foule effondrée venant soutenir la veuve. “Fuerza Cristina” “Nous t'aimons”, autant d'inscriptions accrochées aux grilles du palais présidentiel montrent que le peuple s'identifie à la douleur de cette famille. Des bouquets de fleurs sont déposés sur les trottoirs. Les journalistes interviewent les mères éplorées. On montre aussi l'avion présidentiel qui s'apprête à décoller pour la Patagonie et les silhouettes de Madame Kirchner-mère, de sa soeur et de son épouse. L'Argentine toute entière est frappée par une immense émotion.
Comme pour ajouter à cette peine c'est le jour du recensement national. Consignes sont données de rester chez soi. Les magasins sont fermés, la ville est déserte. Par bonheur, vers vingt heures, les commerces rouvrent et Marie se jette sur la première confiserie venue pour acheter une livre de chocolats. Tout en dégustant les spécialités barilochiennes, elle fait du lèche-vitrine. Les magasins de sport sont nombreux de part et d'autre de la rue Mitre et O'Connor, les deux principales artères de la ville. Dans la journée, elle a eu le loisir de flâner le long du lac, prenant plusieurs photos. Le contraste entre le jaune des genêts et le bleu du lac, avec pour toile de fond un ciel azur rempli de gros nuages blancs, lui donne envie d'immortaliser ce paysage. Elle a également fixé la Cathédrale au style gothique, les chalets en bois bordant le lac, la Place des Armes avec ses canons, l'office du tourisme, ancienne maison coloniale pouvant rappeler l'Alsace. Deux saint-bernard tenus en laisse par leurs maîtres attendent les photographes. Le musée de la Patagonie attire son attention. Demain, elle viendra le visiter.
Aujourd'hui Marie a prévu une randonnée à Los Coihues, malgré la pluie annoncée. Le colectivo n°50 la dépose à une vingtaine de kilomètres plus haut, à l'entrée du parc. Cette balade va lui permettre de découvrir la flore de cette région. Elle emprunte le sentier de randonnée qui longe le lac Guttierez et s'arrête parfois sous les arbres pour se protéger de la pluie fine. Ce sont des coihues ou des robles à petites feuilles persistantes et brillantes semblables à du houx. De beaux chalets en bois bordent le sentier. Etonnée de trouver des bambous à cette altitude, Marie repense à son dernier voyage au Vietnam dans la région de Sapa. La pluie se calme et laisse place à un timide soleil. Elle arrive à un carrefour : à droite, cascade de los Duendes (gnomes), à gauche, Mirador (point de vue). Marie décide d'aller d'abord voir la cascade. La forêt s'épaissit et de longues barbes de vieux dansent sous les mélèzes, signe de bonne santé de la forêt. Cet endroit est magique. Les essences nouvelles éveillent la curiosité de la randonneuse, comme le ciruelillo, sorte de chèvre-feuille aux fleurs orange. Elle aperçoit aussi des chincols, petits oiseaux semblables aux moineaux. Quelques piverts martèlent les troncs d'arbres à la recherche de quelque nourriture. Le bruit de la cascade se fait de plus en plus fort. L'air est frais et humide mais la marche réchauffe Marie et son coeur est léger. Elle se plaît à chantonner et apprécie cette communion avec la nature. Elle aime poser ses mains sur les troncs d'arbres, caresser les mousses et lichens, s'excuser parfois lorsqu'elle est obligée de fouler les herbes. Ce comportement naturel n'est réprimé que par la vue d'un couple qui a fait une halte pour boire un maté. Par politesse, elle accepte gentiment l'invitation à partager cette boisson nationale qu'elle apprécie peu. Ces argentins sont heureux de discuter avec une touriste française.
L'ascension vers le Mirador est plus accidentée, surtout à l'approche du sommet où le sentier se transforme en escalier de marches naturelles de pierres. De magnifiques orchidées jaunes parsèment le chemin. Marie ne peut s'empêcher de pousser un cri d'exclamation lorsqu'elle découvre le panorama. Les cimes enneigées se confondent avec les gros nuages blancs qui se reflètent dans les eaux du
lac. Des condors planent dans le ciel, apparaissant et disparaissant tour à tour derrière les montagnes. Tout ici respire l'harmonie et la paix et un sentiment presque religieux envahit Marie.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
CROISIERE EN PATAGONIE CHILIENNE Marie a réservé depuis la France une croisière Navimagreliant Puerto Montt à Puerto Natales, au Chili. Pour bénéficier du tarif basse-saison, elle a un impératif : être sur le lieu du départ le vendredi avant le premier novembre. Elle serait bien restée plus longtemps dans la région des sept lacs pour profiter des forêts d'alerces et d'arrayans, des ciels changeant au gré du vent, des randonnées en montagne et des parrillas le soir au dîner. Lorsqu'elle a traversé la frontière et s'est retrouvée au Chili, Marie s'est sentie envahie de joie : elle était à moitié chez elle. De l'autre côté de la Cordillère, certains paysages lui rappelaient le bocage normand : des pommiers en fleurs, des vaches noires et blanches, de l'herbe verte, des prés clôturés par des haies d'arbres, des maisons en bois. C'est donc le vendredi vingt neuf octobre, vers seize heures, que le bateau largue les amarres.A bord il y a cent vingt cinq personnes, touristes et employés compris. De gros camions ont été chargés à l'aide de puissants ascenseurs. La corne de brume se fait entendre, le drapeau chilien bleu, blanc, rouge étoilé flotte au vent, de grosses cordes de chanvre sont enroulées aux bittes d'amarrage, la cheminée crache une fumée noire. Les touristes, appuyés au bastingage, caméras au poing, immortalisent ces moments d'effervescence. Le bateau prend sa vitesse de croisière et s'élance dans le Seno Reloncavi, baie protégée de chaque côté par des terres. A droite Calbuco, à gauche Hornopiren. La mer est calme, le soleil brille, l'ambiance à bord est décontractée et des affinités se créent entre les voyageurs selon leur pays d'origine. Il y a beaucoup de français, des espagnols, des allemands, des anglais, quelques italiens, des chauffeurs et ouvriers chiliens qui se regroupent à table pour jouer aux cartes. Chacun a retrouvé ses bagages dans les couloirs, au pied des cabines-dortoirs. Deux services de cafétéria assurent la restauration à bord. La nuit commence à tomber. Marie sympathise avec un jeune couple toulousain, Sophie et Cédric, qui achèvent leur tour du monde ici au Chili. Le jour suivant deux animateurs présentent le programme en anglais et en espagnol. Suit un diaporama sur la flore et la faune de la Patagonie. Un écran TV affiche la position du navire et Marie suit avec attention ces indications sur sa carte : 73° de longitude, 45°Sud de latitude (juste à l'opposé de Bordeaux qui se situe à 45° Nord) Nous sommes dans le canal Moraleda. A droite, une multitude d'îles inhabitées, très découpées. A gauche l'Ile Magdalena. Le paysage est de toute beauté. Les mouettes, les goélands et les albatros se détachent sur le gris du ciel, parfois entrecoupé de rayons de soleil. C'est magique, féérique. Après avoir franchi le canal Chacabuco, le bateau arrive dans les eaux plus agitées de l'Océan Pacifique. Les voyageurs ont été prévenus la veille qu'il y aurait beaucoup de tangage et de roulis, surtout dans le golfe de Penas. Marie a prévenu le mal de mer à l'aide de cachets homéopathiques. Les espaces communs se vident peu à peu, les visages palissent et une odeur désagréable envahit les coursives. Marie, amusée, constate que les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce phénomène. La soirée s'achève ainsi dans un calme tout relatif. Est-ce l'effet du médicament ou du bercement du bateau, Marie a passé une très bonne nuit. Au petit matin, le micro informe les passagers que le bâtiment a quitté l'Océan et navigue à présent dans le canal Messier, plus calme. De chaque côté de magnifiques fjords et, récompense due à l'avance prise, un arrêt est prévu au pied du glacier Tampanas (48°42 Lat S) Bien emmitouflés dans leurs vêtements chauds, têtes cagoulées, mains gantées, les touristes se précipitent à babord pour admirer le glacier. Une immense bande de glace se jette dans les eaux glacées. Quelques icebergs se sont détachés et dansent sur les vagues. On dirait une glace norvégienne. Malgré l'air glacial qui rougit les visages, on peut lire la joie de partager un spectacle hors du commun. Une escale de deux heures est prévue à Puerto Eden pour ceux qui le désirent. L'occasion sera donnée à Marie de découvrir la flore de l'île Wellington. Les terres sont battues par les vents et seules quelques fétuques poussent aux pieds d'arbustes piquants aux fleurs jaunes, les calafates. Cet arbrisseau donne des baies violettes en automne dont on fait de délicieuses confitures. La tradition dit que celui qui mange ces fruits reviendra en Patagonie! Chaque maison, ou plutôt cabane en bois, a son lopin de terre bien travaillé. La terre est noire, volcanique. Quelques barques colorées sont ancrées au port. Il y a même un collège flambant neuf et l'accès à internet. Tout au long du sentier, des boutiques d'articles artisanaux permettent aux habitants isolés de survivre. Pas de mendicité ici mais de la dignité, la dignité d'un peuple fier. Cet arrêt bi-hebdomadaire permet le ravitaillement de ce petit port de pêche en produits de première nécessité. Le débarquement à Puerto Natales se fait sous la pluie. Les plus jeunes et sportifs projettent de faire un trek de plusieurs jours dans le célèbre Parc de Torres del Paine. Quant à Marie ce sera juste une ville-étape. Elle en profite pour visiter les lieux en fin de journée lorsque la pluie a cessé. Elle revient au port où une famille de majestueux cygnes blancs à cols noirs attire son attention. C'est aujourd'hui le premier novembre, les magasins sont fermés. Sur la route du cimetière elle photographie les petites maisons colorées et leur devant de porte bien clôturé. Les pelouses sont recouvertes de pissenlits formant un épais tapis jaune. Quelques massifs de tulipes et de pivoines la renvoient à son jardin lointain. Là-bas, tout doit être en sommeil et elle apprécie la chance d'être à l'autre bout du monde en ce moment. Le jour suivant, Marie se retrouve deux cents kilomètres plus bas, dans la ville la plus australe du Chili, Punta Arenas. Des maisons aux toits de tôle peints de couleurs vives lui rappellent les ports norvégiens du Spitzberg, à latitude inverse, même paysage. Est-ce par hasard que Marie se sent déboussolée dans ces contrées? Son sens inné de l'orientation lui fait défaut. Elle interprète toujours en sens opposé les plans de son guide et doit demander son chemin aux passants. Elle regrette de ne pas avoir emporté une boussole dans ses bagages. C'est donc après plusieurs kilomètres d'errance que Marie arrive au Residencial Roca, avenue Magellan. C'est une belle bâtisse coloniale pleine de charme, tenue par deux soeurs septuagénaires. La chambre est spacieuse, les plafonds très hauts, le lit confortable. A deux pas se trouve la Place des Armes très animée en cette fin d'après-midi printanière. Un groupe de collégiens en uniforme bleu-marine et blanc posent pour elle au pied de la statue du célèbre navigateur. Des boutiques sur roulettes exposent les articles artisanaux faits de laine du pays : bonnets, pulls, écharpes, porte-clés, bijoux. A l'approche du fameux Détroit de Magellan, Marie ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour ses lointains ancêtres les portugais, découvreurs et aventuriers courageux. Le lendemain une excursion la conduit dans la pingouinerie de Seno Otway, à bord d'un minibus. Une heure de route où elle peut observer les guanacos broutant les herbes de la steppe, des troupeaux de moutons paissant tranquillement, quelques nandous et des condors. Cette région très aride, balayée par des vents violents, est une réserve naturelle pour les manchots de Magellan, reconnaissables à leur double collerette noire. C'est la période de la couvaison et les parents veillent à tour de rôle sur leurs oeufs enfouis au fond des trous, à même le sable. Au loin, un panorama spectaculaire s'offre à ses yeux : les massifs enneigés de la Terre de Feu. LE PERITO MORENO ET LE FITZ ROY Prochaine destination : El Calafate et le Perito Moreno. Après une brève escale à Rio Gallegos, passage obligé pour rejoindre en bus cette région d'Argentine si célèbre grâce à son glacier, Marie arrive au terminal d'El Calafate au milieu de l'après-midi. Elle n'a qu'une centaine de mètres à parcourir pour se rendre à l'albergue du lago argentino. Cet endroit est très touristique et elle n'est pas étonnée de trouver beaucoup de routards. Heureusement, il reste un lit disponible en chambre individuelle, en cellule plutôt. La pièce mesure deux mètres cinquante sur un mètre cinquante à peu près. Une petite fenêtre en hauteur laisse passer un peu de lumière. Les douches et les lavabos communs se trouvent au fond du bâtiment. Il y a une cuisine équipée à la disposition des clients et Marie, lasse des sandwichs jambon–beurre–pain de mie et des poulet-frites va en profiter pour se cuisiner de bons petits plats qui attireront l'odorat du réceptionniste et des co-pensionnaires. Comme à chaque fois qu'elle arrive dans une nouvelle ville, Marie prend l'atmosphère des lieux en arpentant les rues toujours tracées sur le même modèle, en quadrillage. De beaux magasins, restaurants et cafés se trouvent de chaque côté de l'avenue du général San Martin. Elle entre dans un cyber café pour consulter ses mails et envoyer quelques photos à sa famille et à ses amies. Il fait beau, l'air est frais et elle se réjouit d'être là, consciente du privilège qu'elle a. En remontant vers l'auberge, elle s'arrête au terminal pour acheter son billet pour le lendemain à la compagnie Caltur qui assure l'aller-retour pour le Perito Moreno. C'est donc le lendemain à neuf heures que le bus quitte la ville pour une heure de route à destination du mythique glacier. Le soleil brille, une belle journée s'annonce. Marie est stupéfaite à la découverte de l'imposant spectacle qui s'offre à elle du haut des passerelles. Des kilomètres de passerelles bien sécurisées zigzaguent face au monstre de glace, permettant aux visiteurs de le voir sous plusieurs angles. Tout à coup, un bruit d'explosion la stoppe sur place. Un gros bloc vient de se détacher du front, entraînant d'immenses remous dans les eaux du lac. Elle retrouve la même végétation qu'au Chili, à même latitude : les ciruelillos et les calafates. Quelques rouges-gorges sautillant de branche en branche viennent rompre le silence de leur chant aigu. L'atmosphère est irréelle. Ce glacier avance de deux mètres par jour en été, sous l'action du soleil qui réchauffe les glaces, et des vagues qui viennent miner la base de l'édifice. D'énormes icebergs se détachent et flottent à la surface des eaux turquoise. Les rayons du soleil éclairent d'immenses failles verticales d'un bleu électrique. L'ensemble ressemble à une cathédrale ou à un château-fort dont les créneaux se découpent sur le ciel limpide. Des traces brunâtres alternent avec un blanc-bleuté d'une pureté extraordinaire : on dirait un gâteau marbré. Ces strates sont constituées de sédiments et il est facile de dater l'épaisseur de neige compactée. Plus loin on aperçoit une arche et des cavernes. Le dessus ressemble à de la crème chantilly que l'on aurait dressé à l'aide d'une poche à douille. Marie ne peut s'empêcher de méditer devant ce spectacle hors du commun, faisant le vide dans sa tête et prenant toute l'énergie de ce lieu grâce à une respiration contrôlée. Le soir, Marie réserve une excursion pour découvrir les glaciers Onelli, Spagazzini et Perito Moreno depuis le lac Argentine. Arrivée à l'auberge, elle partage son plat de langoustines avec des touristes rencontrés sur le paquebot de croisière, et raconte sa journée passée devant le fabuleux glacier. Certains ont fait aujourd'hui l'excursion sur le lac et en sont revenus vraiment enchantés. Elle aime ces échanges autour d'un bon plat et d'un bon verre de vin argentin. Les conseils et les avis sur telle ou telle destination sont toujours bons à prendre, même si le temps très variable en Patagonie, peut influer sur l'appréciation de chacun. A sept heures du matin, un minibus vient prendre les touristes à l'auberge pour les conduire à Puerto Banderas, lieu de départ de l'excursion. Une longue file d'attente s'étire avant de pénétrer, après acquittement des droits d'entrée au parc, sur les quais. Les visiteurs se répartissent par groupe d'une cinquantaine de personnes dans les nombreux catamarans ancrés au port. A nouveau, Marie entend parler plusieurs langues, et une charmante hôtesse annonce la bienvenue à bord. C'est sous le soleil matinal que le bateau s'élance. Les passagers, cameras et appareils photos en main, se massent sur les plats-bords pour ne rien perdre du spectacle unique qui se déroule sous leurs yeux. A tribord ce sont des montagnes de granit rouge qui contrastent avec le bleu-vert des eaux du lac. Puis, deux heures après ils aperçoivent les premiers îlots de glace. Le glacier Onelli est en vue. Moins impressionnant que le géant mais tout aussi beau. Chacun se plaît à imaginer une forme : un gros palmipède, une baleine, un navire, une maison de Schtroumfs. Les lunettes de soleil haute protection sont indispensables pour éviter les brûlures et une odeur de crème solaire se dégage des visages rougis par le froid. Des cris d'exclamation se font entendre de part et d'autre. Il règne une atmosphère de joie et les amateurs de photos se régalent, prenant cliché sur cliché pour la postérité. Le bateau redémarre et l'hôtesse annonce le prochain glacier aux environs de midi. Frigorifiés par l'air glacial, les passagers rentrent à l'intérieur pour se réchauffer. Marie s'assied près d'une argentine et entame une conversation par politesse. Cette personne suit, avec un groupe de collègues, un stage de formation à El Calafate et en profite pour faire du tourisme dans cette région si belle. Marie apprend beau-coup de choses sur la vie quotidienne des argentins et son interlocutrice semble ravie de discuter avec une française. Un service de boissons et de sandwichs permet aux touristes de se restaurer. Aux abords du second glacier, le Spegazzini, on retrouve la même effervescence. Celui-ci est très imposant, son front mesure plusieurs mètres. Toujours des dizaines d'icebergs d'un blanc immaculé en haut et bleuté à la base. Quand on pense que seule la partie émergée est visible on réalise avec peine que la partie immergée est dix fois supérieure. Ce lac, le plus grand d'Argentine, mesure près de six cents mètres au plus profond. Le passage vers l'Upsala étant bloqué par les glaces, une approche au pied du Perito Moreno est proposée. Une pluie glaciale se met à tomber, obligeant les touristes à regagner la pièce chauffée à l'intérieur. C'est donc en début d'après-midi que Marie fait face à une barrière de soixante mètres de hauteur. La vue d'en bas est encore plus impressionnante. Plusieurs ruptures se produisent dans un bruit d'enfer. Les remous font dangereusement bouger le bateau. Les fenêtres lumineuses ont disparu laissant place à des failles verticales de couleur grise ou noire. L'omelette norvégienne s'est transformée en un redoutable fantôme. Hier, sous le soleil et vu d'en haut, le glacier était féérique, aujourd'hui, sous la pluie et vu d'en bas il est dantesque. Après une bonne nuit Marie prend le bus pour El Chalten, situé à trois heures de route plus au nord. Le même paysage de steppes se déroule : ci et là quelques guanacos et choiques semblables à des autruches, affrontent le vent glacial. Elle regarde la cordillère enneigée se dessinant au loin sur un ciel azuré parsemé de gros nuages blancs, lorsque soudain, le Géant s'offre à elle. Elle l'a déjà vu en photo, mais le voir en vrai la remplit d'une immense joie et du sentiment d'être privilégiée. Cette dent de granit émerge des montagnes et son sommet joue à cache-cache avec les nuages. Le Fitz Roy grossit de plus en plus. Ses couleurs changent au gré de la lumière, passant du gris bleuté au rose tendre. La neige recouvre les flancs, le sommet est dénudé, battu par les vents. L'arrêt du bus devant le Maison d'information du Parc lui permet de se renseigner sur les diverses randonnées à effectuer et, passionnée par les plantes, elle achète un dépliant sur la faune et la flore de cette région. Chaque groupe est accueilli par des animateurs qui donnent les règles à suivre pour respecter l'environnement et signaler le risque de se trouver face à face avec un puma! Les empreintes de daims doivent être signalés également. Des consignes de sécurité sont données afin d'éviter les accidents. El Chalten est un tout petit village s'étendant dans la vallée. Il reçoit des amateurs de randonnées et des andinistes chevronnés de tous les pays. C'est à l' Auberge Patagonia qu'elle trouve un lit dans un dortoir prévu pour quatre personnes. Comme dans toutes les auberges il y a une cuisine équipée, une salle à manger et beaucoup de routards. Ici aussi, les prés regorgent de fleurs jaunes de pissenlits. L'accueil est très chaleureux. Marie partagera sa chambre avec une allemande et deux autrichiens. Après un déjeuner composé d'une soupe de citrouille et de blanc de poulet frit, elle décide de se rendre au Mirador, en direction de la Laguna Capri. Le sentier grimpe sévèrement dès le début. Elle doit s'arrêter pour reprendre sa respiration à plusieurs reprises et elle profite de ces haltes pour se retourner et admirer le village : des toits de tôle de couleur bleue, verte, rouge, jaune rendent ce petit village très gai. Le soleil brille mais un vent glacial souffle. La forêt de hêtres atténue son effet. Au bout de deux heures de marche entrecoupées de pauses, le sentier est à découvert et un spectacle hors du commun s'offre à Marie : un couple de condors plane au-dessus d'elle. Elle s'amuse à les suivre à la jumelle et observe le travail des rémiges. Trois battements d'ailes et la levée des rémiges leur permet de se diriger. Ont-ils aperçu une proie? Leur cercle s'agrandit de plus en plus et ils disparaissent derrière les montagnes. Des mottes buissonnantes, épineuses et flamboyantes parsèment l'herbe rase. Ce sont des mata guanaco. Les fleurs ne s'épanouissent pas, ce sont des boutons en forme d'ogives de couleur rouge-orangé qui contrastent avec le vert des prés, le bleu du ciel et le blanc de la neige au loin. Une barre rocheuse s'élève: le Fitz Roy. Il se dresse, majestueux. Marie a une pensée émue pour Lionel Terray qui l'a gravi en 1952. Quel courage! A côté, elle se sent toute petite. On dirait une canine dressée qui s'élève à près de 3 500 mètres d'altitude. Les indiens l'avaient surnommé “le volcan” en raison des nuages gris qui le recouvrent souvent comme de la fumée qui s'échapperait d'un volcan. Heureusement, cet après-midi, elle peut l'admirer et le photographier dans toute sa splendeur. Lors de la descente vers le village, Marie aperçoit, à flanc de montagne, plusieurs traces blanchâtres, signe qu'il y a au-dessus, posées sur le rebord étroit, des aires de condors ou d'aigles. Les rapaces continuent leur ballet dans le ciel et se jouent des randonneurs. Elle s'arrête plusieurs fois pour se désaltérer à l'eau pure des petits torrents qui dévalent les pentes. Plus bas, elle observe des carpinteros magallanicos, ces piverts au jabot rouge feu, au bec noir et au plumage gris strié de blanc. Habitués aux humains, ils ne daignent même pas arrêter leur martèlement sur les vieux troncs calcinés par les tempêtes. En revenant sous le couvert des hêtres, elle croise Georges, le bordelais septuagénaire qu'elle a rencontré sur le Puerto Eden. Ce vieil homme solitaire, très alerte et jovial, semble ravi de retrouver un visage connu. Ils échangent quelques mots, se racontant leur parcours depuis leur séparation à Puerto Natales, quinze jours auparavant. Les journées sont si intenses ici en Patagonie qu'il leur semble s'être rencontrés dans une autre vie. Tout au long de son voyage Marie croisera ainsi ce qu'elle appelle “des petites étoiles”, des hommes et des femmes remplis d'optimisme, les yeux pétillant des mêmes valeurs qu'elle, une sorte de communauté de gens de bonne volonté. Ces deux-là auraient pu faire un bout de chemin ensemble, mais la timidité et le respect mutuel en ont décidé autrement. Le lendemain, de très bonne heure, Marie opte pour une randonnée vers le Mirador du Cerro Torre. L'approche est plus douce. Le sentier démarre dans les tourbières moelleuses gorgées d'eau. De temps à autre, les montagnes se reflètent dans des petites mares, accentuant la magie des lieux. Sur ce versant mieux exposé au soleil, les anémones et les orchidées foisonnent. Sur la gauche Marie découvre une montagne en forme de pyramide bicolore, noire et blanche. Des cascades gigantesques alimentent plus bas la rivière Fitz Roy, cachée par la végétation. Le chemin devient de plus en plus ardu et serpente à travers les rochers et les souches grises des arbres morts. Arrivée au Mirador, la même émotion indescriptible envahit Marie. A côté du Géant, sur la gauche, un autre massif plus bas et arrondi : le Poincenot. Celui-ci est entièrement recouvert de neige. Ces deux sentinelles veillent amoureusement sur le village. Marie sort le pique-nique de son sac et s'assied, fatiguée, sur l'un des nombreux bancs. Il est midi, le soleil tape fort et toujours ce vent cinglant. Lunettes de soleil, bonnet, coupe-vent, crème solaire sont vraiment indispensables. Son plaisir, à chaque grande halte, c'est d'ôter ses chaussures et chaussettes afin de laisser respirer ses pieds. Le troisième jour, Marie entreprend de gravir le versant opposé, en direction du Mirador du Lago Toro. Le départ du sentier est situé juste à côté de la Maison du Tourisme. Des panneaux de bois balisent le chemin, aucun risque de se perdre. Au pied de la montée même fraîcheur et humidité, même végétation. Au bout d'une heure de marche celle-ci se raréfie, laissant place à un paysage aride. Seules des fétuques jaunâtres poussent ça et là. La montée est de plus en plus difficile, la fatigue et le découragement se font sentir. Le sommet est encore loin et à ce rythme elle pense au retour qui risque de s'avérer trop long. Marie n'aime pas renoncer mais la sagesse lui conseille de faire demi-tour. La descente est plus agréable, moins épuisante pour son coeur qui, à cette altitude, doit travailler deux fois plus. Au loin, toujours les deux sentinelles au garde-à-vous, vues sous un angle différent. En bas, le paisible village semble endormi. Le clocher de l'église sonne midi lorsque Marie arrive, épuisée, à l'auberge Patagonia. Ce midi au menu ce sera ratatouille et beefsteak. L'auberge est vide de touristes, les jeunes partant pour la journée entière et ne revenant que tard le soir, le visage et les bras rougis, fourbus mais heureux. L'après-midi Marie décide d'aller voir les chutes du Chorillo del Salto. Cette promenade suit la petite rivière Las Vueltas. Il n'y a pas d'effort à faire, juste mettre un pied devant l'autre. Le début est une piste caillouteuse et à chaque passage d'un 4x4 un nuage poussiéreux l'oblige à se protéger le visage avec son écharpe en guise de masque. Sur le bord de la rivière, un couple d'oies andines prend le soleil. Le mâle tout blanc excepté son bec et ses pattes noires, les ailes rayées de gris. La femelle toute grise, plus petite. Le couple semble habitué à la fréquentation de cet endroit par les curieux car il ne daigne même pas bouger. Puis l'accès est interdit aux véhicules et la piste se transforme en un agréable sentier qui serpente au milieu d'un épais tapis d'herbe verte parsemé de milliers de fleurs de pissenlits. Ici encore des calafates, des ciruellos (sorte de chèvre-feuille) aux fleurs orange flamboyant, des gaultherias aux baies violettes, un véritable festival de couleurs. Soudain, Marie entend un bruit assourdissant : des tonnes d'eau s'abattent sur les rochers. Haute d'une quinzaine de mètres, la cascade miroite sous l'effet du soleil. A ses pieds, beaucoup de touristes, appareils photos en mains, immortalisent la scène. La roche est grise, brillante, usée par l'écoulement de l'eau. Sur les côtés, le gris des arbres déracinés contraste avec le vert des arbustes en fleurs. Quelques amoureux semblent s'éterniser, assis sur les rochers. C'est rechargée en énergie que Marie regagne le village qu'elle doit quitter ce soir pour une très longue route qui la conduira jusqu'à Chile Chico. RETOUR EN PATAGONIE CHILIENNE C'est donc vers 15H30 que le minibus arrive le 10 novembre à Chile Chico. La traversée sur la célèbre route 40 a été fatigante. Peu ou pas de goudron, un bus en mauvais état pas confortable du tout, un arrêt au petit matin dans une estancia pour le petit déjeuner, un ranch perdu au milieu de nulle part, un lever de soleil magnifique, la terre et le feu. Le passage de la frontière à los Antiguos avait duré plus d'une heure, les chiliens vérifiant tous les bagages des argentins; puis ce minibus pour elle toute seule. Ici aussi des lacs à perte de vue, des paysages magnifiques. L'aridité a laissé place à une nature généreuse. Marie est très heureuse de retrouver “son” Chili et la gentillesse de ses habitants. L'hôtesse du guichet ne l'avait-elle pas appelée corazon? Ce n'est pas en France que de tels mots affectueux seraient prononcés. Ce n'est pas de la familiarité, seulement un signe d'attention. La voyageuse trouve un hôtel, le Rosaria, juste à côté du port. Marie va se dégourdir les jambes en gravissant la colline qui se dresse derrière le port et où trône une Vierge. Des lycéens argentins en voyage de fin d'année chahutent et interpellent la touriste : “D'où viens-tu? Où vas-tu? Tu viens de quel pays?”. De là-haut Marie voit la petite ville et ses rues quadrillées, les barges ancrées prêtes à larguer les amarres pour Puerto Ibanez, ville située sur l'autre rive du lac Carrera. Ce soir, elle ira au restaurant car dans le bus, contrairement aux habitudes, les repas n'ont pas été servis et elle se sent affamée. Le lendemain matin elle parcourt les rues de la ville et observe l'avance du printemps : les soucis et les pivoines sont en fleurs, les arbustes aussi comme le pommier de japon, le forsythia, le genêt. Près de l'hôtel elle remarque une quantité de plantes en pots. Une jeune femme s'approche, la salue et la conversation est entamée. La même passion les anime : les fleurs et les plantes. Elle s'appelle Marcela. C'est une belle femme d'environ trente cinq ans, ses longs cheveux noirs bouclés encadrent un visage fin, à peine typé. Sa voix est douce, elle est souriante. Marie est invitée à pénétrer à l'intérieur de la serre et s'exclame devant tant d'abondance. Des semis et des boutures partout, bien étiquetés. Marie traduit en français le nom des plantes qu'elle reconnaît. Beaucoup de noms sont semblables car la racine est latine. C'est à regret que les deux amies se séparent car Marie doit faire ses bagages et embarquer sur le Pilchero pour l'autre rive. La route 40 n'a rien à envier à la Carretera Austral si ce n'est la végétation luxuriante. Même ripio, même poussière lorsque le temps est sec. De part et d'autre de la route d'immenses fougères, des bambous, des malcas (sorte de rhubarbes) en fleurs violettes dont les tiges se mangent crues et salées, transportent Marie en forêt tropicale tandis que nous sommes en Patagonie, à environ 47° de latitude Sud. Sur la gauche les sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu. La route serpente dangereusement dans un foisonnement de cascades, de torrents, de lacs, de falaises et de plantes géantes. On se croirait dans un conte de fées! Le bus croise des touristes à bicyclette, sacoches bien remplies. Ces fous du cyclo ont bien de la chance de pouvoir s'arrêter quand ils le veulent. Planter la tente dans des lieux aussi magiques et sublimes, seuls, coupés du monde, n'ayant pour compagnie que la nature généreuse, quel luxe! Le bus arrive à Coihaique en pleine nuit. Difficile pour Marie de se repérer dans ce dédale de rues à la recherche d'un hôtel. Heureusement, quelques habitants croisés sur les trottoirs lui indiquent un hospedaje à un kilomètre de là, rue Freire. L'accueil est toujours aussi chaleureux. Elle pénètre dans une salle commune sombre, surchauffée, enfumée. Quelques hommes sont attablés, étonnés de voir ici une gringa. Les locaux, en effet, sont plutôt métissés, bruns de peau et de cheveux. Marie à une chevelure plus blanche que neige, le teint pâle. La maîtresse de maison semble hésiter avant d'accepter de recevoir son hôte. Le patron, quant à lui, conduit directement la touriste dans une cuisine sortie tout droit d'un roman de Victor Hugo. La table de bois brut cirée par la saleté des années est surchargée de récipients, couverts ébréchés et restes de nourriture. Les murs sont tapissés de placards et d'étagères où s'entassent les ustensiles et provisions. L'évier déborde de vaisselle sale et la gazinière n'a pas vu l'éponge depuis des lustres, L'homme propose à Marie de partager son repas. Poliment, elle refuse, ne voulant pas abuser de son hospitalité. Elle sort de son sac à dos un sachet de soupe poulet-vermicelle et un sandwich jambon-fromage. Pour ce soir, ça ira, pense t-elle. Elle est affamée, mais la vue de ce spectacle la rebute un peu. C'est vraiment du typique. Cet hospedaje restera pour longtemps dans les souvenirs de Marie, tant pour la cuisine que pour la chambre : des draps sales, pas de chauffage, des couvertures sentant la crasse et l'humidité. Et la salle-de-bains, impossible d'y entrer tellement c'est sale. Marie fera sa toilette à la lingette. Le lendemain Marie va se promener le long du Rio Simpson pour découvrir l'attraction locale : la tête d'indien. La route est bordée de hauts lupins en fleurs. Le violet mélangé au jaune des cytises est un ravissement pour la touriste. Elle, qui ne peut réussir à faire pousser de lupins dans sa terre trop calcaire, est émerveillée. Ici, la terre est brune, volcanique. La région foisonne de volcans qui se réveillent parfois, projetant leurs cendres à des dizaines de kilomètres. Le rocher de granit apparaît et, avec un peu d'imagination, on peut reconnaître, en effet, le profil d'une tête d'indien. Chaque ville offre ainsi une spécialité touristique à voir ou à goûter. Plus enthousiasmée par la flore que par la vue de ce bloc de granit gris, Marie remonte la route jusqu'au centre ville, en direction de la Place des Armes. Toujours le même schéma: au centre, une statue en bronze d'un général célèbre, ici O'Higgins, des canons, une fontaine, des arbres, des bancs, des marchands ambulants, des étudiants dans leurs costumes bleu-marine, chemises blanches et cravates, des pigeons, des vendeurs de grains, des agents de ville balai en mains, d'autres chargés du stationnement encaissant la taxe. Ici, au Chili, peu de chômage. Chacun à un petit emploi. Excepté aux abords des grandes villes, Marie ne trouvera pas de sans logis. C'est peut-être dû au sens de la famille très développé dans ce pays. Les vieux sont respectés et pris en charge par les enfants et petits-enfants. La solidarité et l'entraide sont encore présents. A aucun moment Marie n'a ressenti de stress venant des chiliens. Ils sont décontractés, très lents, heureux de vivre. Peut-être est-ce dû à leur récente liberté? Sortis d'un régime de dictature sous Pinochet, ils goûtent à la joie d'une liberté durement acquise. Le lendemain matin Marie arrive à Chaiten, petit village situé au bord de la mer. C'est d'ici qu'elle prévoit de rejoindre l'Ile Chiloe en ferry. Dès sa descente de bus elle part, comme à l'habitude, à la recherche d'un hospedaje. Personne dans les rues. Le premier hôtel est fermé. Au deuxième, la propriétaire dit : “Désolée, je n'ai pas d'eau”. Il règne ici une ambiance étrange, inhospitalière. Marie s'enfonce un peu plus dans la ville et tombe sur une épicerie ouverte. “Bonjour Madame, pourriez-vous m'aider, je suis à la recherche d'un hôtel”. “Pas de problème, je vais appeler mon amie Carla, elle va venir vous chercher.” Et la discussion se poursuit. Marie apprend, tout étonnée, que le village a été enseveli en mai 2008, suite à l'éruption du volcan. “Allez voir là-bas” dit l'épicière en tendant son bras, “il ne reste plus rien”. Carla arrive à bord de son puissant 4x4. Elle conduit Marie au Don Carlos, rescapé du sinistre. Un drapeau gris flotte au-dessus d'un échafaudage de bois sur lequel repose une énorme citerne d'eau. Les murs jaunes à l'origine tirent sur une couleur jaune-grisâtre. L'herbe a du mal à pousser, le sol est recouvert de cendres. L'hôtel est très grand, désert. Dans l'immense salon des photos aux murs attirent l'attention de la touriste : celles d'avant et celles d'après la catastrophe. Que vient faire cette étrangère ici doit penser Carla. N'a t-elle pas lu son guide? Si, elle l'a bien lu mais il date de 2008-2009 et l'information n'y figure pas. Marie commence à angoisser d'autant plus que le prochain départ de ferry n'est prévu que dans trois jours. Le volcan Chaiten aperçu au-dessus des montagnes continue de fumer et c'est peu rassurée que l'aventureuse part constater les dégâts occasionnés par l'éruption. Dix centimètres de cendres recouvrent les rues, de larges traces de pneus indiquent que de gros engins sont venus déblayer les lieux. Des amas de cendres s'entassent de part et d'autre du chemin. Les maisons de bois sont englouties, ne laissant apparaître que leurs toits rouges. Les voitures aussi ont été saisies par la coulée dévastatrice. Les câbles électriques arrachés s'agitent au vent. Il règne ici un silence de mort. C'est une ville fantôme, un décor de film d'horreur. Mais que font ces gens ici? Marie apprendra que le gouvernement a relogé les habitants plus loin, hors du danger potentiel et qu'il ne reste que des résistants, des enracinés qui ne veulent pas partir malgré la menace d'une nouvelle éruption. Marie a rencontré deux “Calamity Jane” sorties tout droit d'un western. Elle aura la chance d'apprendre qu'un ferry appareillera le soir même pour Quellon. Les dieux auraient-ils entendu ses prières? La traversée du canal Corcovado durera plus de six heures sur une véritable tôle ondulée, éprouvante. Chiloe la rayonnante, Chiloe la fière, Chiloe la typique, Chiloe la désirée s'offre enfin à Marie. Il y a vingt ans, lors de son précédent voyage au Chili, le couple était allé jusqu'à Puerto Montt et la région des lacs. On leur avait tellement vanté cette île que dans l'imaginaire de Marie sa beauté était devenue inaccessible. La découvrir la remplit d'une immense émotion. Elle n'est pas déçue. La lande parsemée de genêts et de ciruellos en fleurs se déroule sous ses yeux. Des troupeaux de vaches bien grasses paissent tranquillement. L'herbe est riche, bien verte. Le soleil brille et rend tout plus beau. Il pleut souvent dans cette région agricole. Les maisons colorées égayent le paysage et toujours ce ciel patagon d'un bleu soutenu sur lequel se détachent de gros cumulus blancs. La capitale, Castro, s'enorgueillit en son centre d'une belle église tout en bois aux tons pastels de violet et de jaune. Près d'elle le musée régional, en bois également, permet à Marie de mieux connaître l'histoire des chilotes, derniers résistants de la colonie espagnole. Des maquettes de chalupones, ces embarcations creusées dans les troncs d'arbres dont la proue et la poupe sont identiques, sont exposées à côté d'instruments de musique typiques. Marie flâne dans les rues animées et se réjouit de pouvoir goûter aux premières cerises et fraises de l'année. Un vrai régal! Puis elle descend vers les palafitos, ces maisons de pêcheurs construites sur pilotis, qui sont l'attraction de la ville. Côté rue, c'est une succession de façades en bois, aux bardeaux peints en bleu, vert, jaune, framboise. Côté mer, c'est moins joli: des moules sont accrochées aux poteaux qui soutiennent les maisons et une odeur désagréable se dégage des lieux. Plus loin, une locomotive noire aux jantes rouges trône au milieu d'un square fleuri de gaillardes et de lupins aux tons pastels. Des enfants jouent sur la plage recouverte de coquilles. Marie pense à ses petits-enfants et la nostalgie l'envahit.
SANTIAGO - VALPARAISO Marie quitte l'Ile Chiloé pour un long trajet de nuit en direction de Santiago. Elle connaît déjà cette région et préfère gagner du temps en voyageant de nuit, les bus étant confortables et se sentant en sécurité dans ce pays. Aux abords de la capitale, elle sent une vive émotion l'envahir et les souvenirs des trois mois passés dans l'attente d'une décision de justice remontent à la surface. Elle est à la fois impatiente et inquiète. Ne va-t-elle pas être déçue? Le taxi la dépose devant le Residencial Londres 54, recommandé par les jeunes toulousains. On se croirait dans un vieil hôtel anglais avec ses fauteuils dépareillés, son parquet crissant sous les pas, ses salons cosy et ses chambres aux plafonds très hauts. Ambiance très british. Cet hôtel a l'avantage d'être à deux pas du centre, dans un quartier très calme. La température avoisine les trente degrés l'après-midi lorsque Marie gravit le Cerro de la Virgen del Valle à los Andes. Le sentier caillouteux zigzague à travers les cactus, ce sentier qu'elle a gravi vingt ans plus tôt en compagnie de son mari. C'est comme un chemin de croix tellement la montée est rude. Elle avait promis de revenir ici si son voeu était exaucé : adopter Julie. Ici, le paysage n'a pas changé, contrairement à la banlieue de Santiago qui a vu grandir de gigantesques gratte-ciel. C'est épuisée que Marie arrive aux pieds de la statue. Elle sort l'ex-voto de son sac et l'accroche à la grille bleue qui entoure la Vierge. Debout, elle la remercie de tout son coeur et adresse une prière, mélange de bouddhisme et de christianisme, à l'intention de sa fille. Pas de Je vous salue Marie, pas de Notre père, juste un recueillement religieux. C'est le coeur léger qu'elle quitte ce lieu de pèlerinage, redescend vers la ville et apprécie de déguster une glace à la vanille à la terrasse d'un café. Le soir, Marie va se promener dans Ahumada, la principale rue piétonne de la capitale, toujours bondée de monde, avec ses beaux magasins et ses nombreux fast-food, les pollitos, restaurants où l'on trouve des demi-poulets grillés accompagnés de frites (papas fritas), le tout servi avec un énorme verre de coca-cola ou de soda. Il lui est agréable de se fondre dans la foule, de passer pour une véritable chilienne. Le lendemain Marie se dirige vers le Cerro Santa Lucia au pied duquel se dresse toujours l'hôtel Monte Carlo. On dirait qu'il a souffert du récent tremblement de terre, ses murs roses sont fissurés et il semble à l'abandon. La montée matinale de cette colline la renvoie à ses vieux souvenirs et Marie ne peut s'empêcher de penser à sa fille qui trottinait à ses côtés ou juchée sur les épaules de Jean, heureuse d'avoir enfin trouvé une famille. Les décors n'ont pas changé, seule la saison a changé : autrefois c'était l'hiver en plein mois d'août, les arbres dénudés, les massifs dépourvus de fleurs, à présent c'est le printemps, l'équivalent d'un mois de mai en France, et les fleurs abondent. Des jardiniers, tuyau ou balai en mains s'affairent à arroser les massifs ou balayer les allées. D'énormes acanthes en fleurs voisinent avec des cornes de bélier, les céanothes et les bougainvilliers se mêlent aux fleurs violettes des jacarandas (flamboyants bleus-violets), les palmiers se reflètent dans les vitres bleutées des immeubles avoisinants. Une cascade s'écoule dans trois grandes vasques superposées, ajoutant un brin de fraîcheur et d'humidité à cet endroit si romantique. Marie arrive au sommet et redécouvre les créneaux du fort aux briques rouges, retrouve avec émotion l'endroit même où avaient été prises les photos. Rien n'a changé. La colline a résisté au tremblement de terre! Seul le point de vue a changé : la ville semble deux fois plus étendue. Un groupe de jeunes filles, portable en mains, s'amusent à se photographier, assises sur un énorme canon. Marie s'assied sur un banc et médite sur la notion du temps. Pour l'ascension de l'autre célèbre cerro de Santiago, le San Cristobal, Marie emprunte le funiculaire. A plus de trois cents mètres de dénivelé est érigée une immense statue de la Vierge de l'Immaculée Conception qui veille sur la ville, les yeux levés vers le ciel et les mains ouvertes en offrande. Premier arrêt au zoo (c'est ici que Julie avait vu pour la première fois des girafes et des lions). Les jeunes parents accompagnés de leurs enfants excités descendent. Deuxième arrêt, l'esplanade de la Vierge. La statue géante attire de nombreux touristes, croyants ou non. Un jardinier propose gentiment à Marie de la prendre en photo avec, au premier plan, les roses épanouies dont il est si fier, et en arrière plan la statue vénérée. D'ici, la ville semble encore plus étendue et la pollution empêche de discerner clairement les limites de la mégapole noyée sous une fine couche de brume. Prochaine destination : Limache et le foyer Saint-Vincent de Paul. Trois heures de route sont nécessaires pour atteindre les lieux si chers au coeur de Marie. Ce chemin parcouru autrefois dans un autre état d'esprit lui semble long et court à la fois. Long car elle est pressée d'y arriver, court car elle apprécie la nature généreuse en cette saison : les cerisiers croulent sous le poids des cerises et les avocatiers sont en pleine production. Les champs de pommes de terre, de fèves et d'asperges alternent avec les vergers. Cette région agricole, loin de la capitale, convient mieux à Marie. Il est midi lorsque le bus “Golondrinas” stoppe devant la petite Place des Armes. Rien n'a changé. Toujours ces larges trottoirs carrelés qu'elle a foulé pendant trois mois, seule ou accompagnée de Julie. Une joie mêlée de nostalgie envahit la touriste. Une inquiétude aussi (et si le foyer n'existait plus!) Marie dépose ses bagages au petit restaurant faisant face à la place et dans lequel elle vient de se restaurer à la hâte, puis elle part, conduite par ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, comme téléguidée, vers la rue Colon, au 349, où se trouvait le Foyer. La statue de bronze du célèbre saint, un enfant dans les bras et deux autres à ses pieds est toujours là, sur le trottoir. Elle reconnaît les grilles, la porte, la cloche. Le coeur battant très fort Marie s'apprête à la saisir lorsque la porte s'ouvre, laissant apparaître deux adolescents. Elle entre dans le hall, s'approche de la jeune secrétaire souriante et se présente. La Mère Supérieure étant absente, c'est Sonia, l'éducatrice qui se souvient très bien de la petite Julita, sordita con ojos azules qui recevra Marie.(...) Ses pas la conduisent machinalement vers le Collège Allemand où elle est restée près de trois mois, en attente du jugement. Elle reconnaît l'enseigne de tôle peinte en vert se dressant en arche au-dessus du portail et sur laquelle est écrit “Farienheim”. La cour est identique, des amarylys en fleur et des acanthes de part et d'autre de l'entrée gravillonnée. La grande baie vitrée et le hall. Son coeur bat très vite. Tout se mêle dans sa tête et son coeur, le passé et le présent se bousculent. Sur la gauche, le bar et derrière le comptoir deux femmes. Marie s'adresse à celle qui l'accueille d'un large sourire, se présente et demande poliment la permission de visiter le parc et de prendre des photos. A gauche la piscine, ses relax blancs et ses parasols, un peu plus loin l'aire de jeux avec le tourniquet et les balançoires sur lesquels Julie passait des heures. Les arbres centenaires aux essences rares reconnaissent Marie et agitent leurs feuilles en guise de bienvenue. Le parc s'étend sur un demi-hectare, bien entretenu. Les bancs se souviennent de cette maman et de cette petite fille qu'ils recevaient souvent. Ils revoient leurs visages se faisant face, les mouvements de leurs lèvres, leurs sourires, leurs câlins. Plus loin, en contrebas, il y avait une vache noire et blanche. Julie arrivait à prononcer le mot “vaca”. Elle n'est plus là. Le bâtiment qui était occupé par les collégiens est vide. Marie se revoit dans sa chambre où elle a commencé, patiemment, à apprendre quelques mots de français à Julie. Elle s'entend lui chantonner à l'oreille droite : “A la claire fontaine...” Que de chemin parcouru depuis ce temps! Il n'y a pas d'hôtel à Limache et Valparaiso n'est qu'à une heure en métro-bus. Un taxi la dépose à l'hôtel Pilcomayo au Cerro Alegre. Marie est encore toute bouleversée par le retour sur ces lieux qu'elle avait dû quitter en pleurs, vingt ans auparavant, les démarches n'aboutissant pas et surtout menacée de radiation par le directeur de l'hôpital. Elle était loin de sa famille et de ses deux garçons qui lui manquaient beaucoup. Elle n'avait pas pu revenir à Noël lorsque la nouvelle était tombée : “Vous pouvez venir chercher Julie”. Mais le bonheur d'avoir enfin une réponse à la question de sa fille l'emporta et elle passa une très bonne nuit. Le lendemain, Marie continue son tourisme et part à la découverte de la ville qui n'a pas changé. Les maisons colorées tapissent les collines qui protègent la baie. Des ascenseurs brinqueballants font la navette entre le bas de la ville et le haut des quartiers les plus beaux, évitant ainsi aux piétons bien des fatigues. C'est un véritable festival de couleurs, entre les murs peints de couleurs vives et les fleurs qui débordent des balcons. Marie est attirée par le musée à ciel ouvert, au cerro Bellavista, où les artistes-peintres rivalisent de créativité. Un vieil homme est en train de peindre les marches d'un escalier d'une marine éclatante, dans un style figuratif plus vrai que nature. Les barques semblent flotter sur l'océan et les mouettes blanches se dessinent sur un ciel azuré. Plus loin, des bancs en demi-lune recouverts de mosaïques invitent au repos. Les lampadaires aussi sont tapissés de mosaïques aux couleurs vives. Ailleurs, ce sont des tags plus ou moins réussis. Les chats et les chiens cohabitent. Un persan gris est allongé sur le rebord d'une fenêtre, se fondant avec le gris des volets et de la grille. Il ne daigne même pas bouger lorsque Marie le prend en photo. Le quartier dégage beaucoup de charme et les touristes sont très nombreux ici. En revenant vers l'hôtel, Marie aperçoit une enseigne “Kfe Havana Club”. Depuis son arrivée en Amérique du Sud elle n'a bu que du café en poudre! Ici, peut-être va-t'elle pouvoir déguster un bon café! Ramon le cubain l'accueille gentiment et lui sert un véritable expresso. Quel régal! Il lui parle de sa femme et de ses enfants laissés à Cuba et son souhait le plus cher c'est de visiter Paris un jour. L'hôtel est ancien. C'est un grand bâtiment à étage où les chambres et les dortoirs se répartissent de chaque côté d'un large couloir moquetté. Une cuisine équipée bien propre est à la disposition des clients. Deux ordinateurs gratuits d'accès meublent le grand salon. Une vieille machine à coudre Singer décore la pièce aux côtés d'un écran télé dernier cri. Des canapés usés invitent au repos dans le coin lecture. Satisfaite de cette première journée, Marie va cuisiner des fèves aux lardons, le tout arrosé d'un bon vin chilien “El Gato” (le chat). COQUIMBO Encore toute bouleversée par sa découverte, Marie continue son trajet vers le Nord, vers la ville natale de sa fille, Coquimbo. Des vignes et des champs d'oliviers s'étendent à perte de vue au départ de Valparaiso, dans la vaste plaine s'étalant entre le Pacifique et la Cordillère. Puis le paysage devient plus aride et la panaméricaine longe l'océan sur plus de trois cents kilomètres, surplombant de magnifiques criques. Les roches rouges, riches en cuivre et recouvertes de cactus, se détachent sur un ciel sans nuages. Il fait de plus en plus chaud et les tongs ont remplacé les chaussures de randonnée. Son sac à dos s'est allégé au fur et à mesure du voyage, surtout à Chaiten où Marie a offert la moitié de ses vêtements à Carla, toute heureuse de recevoir des “marques” françaises. Le bonnet a laissé place à la casquette et les lunettes de soleil sont vraiment indispensables. La climatisation du bus fonctionne à plein régime et les postes de télévision projettent leur DVD sous les yeux attentifs des voyageurs, tantôt en espagnol, tantôt en anglais mais sous-titrés. Marie ne s'assied plus au premier rang, plutôt au milieu ou au fond, depuis qu'un bus de la même compagnie a fait quatorze victimes au sud de Santiago. Elle a vu les images dans sa chambre le soir et, croyant aux signes, elle est devenue prudente. En Amérique du Sud les habitants sont friands de faits divers qui sont repassés en boucle sur les diverses chaînes avec des témoignages plus émouvants les uns que les autres. Ajoutez à cela les Novelas, ces feuilletons romantiques à l'eau de rose, il ne reste pas grand chose à regarder, à part les émissions de cuisine qui, comme en France, ont un réel succès. Coquimbo, petit port de pêche situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Serena, capitale de la région, est en vue. Cette ville est abritée par une baie et s'arrondit au pied des collines, ce qui en fait un lieu tranquille et charmant, loin du tumulte de la grande ville touristique. Marie, comme à l'habitude, part à la recherche d'un hôtel en cette fin de journée. Elle ne réserve jamais à l'avance, préférant voir sur place la situation et le confort. Tout près du terminal de bus, dans une rue parallèle, elle trouve un apart-hôtel bien tenu. Elle restera là une bonne semaine pour se reposer et digérer les milliers de kilomètres parcourus. Idéal. La touriste va enfin se poser en vacancière. Le lendemain matin ses pas la guident vers le port de pêche animé. De gros palans lèvent les filets pleins de calamars et de thons qui viennent se déverser à même le quai. Les pêcheurs pèsent et découpent leur butin, rejetant les viscères à l'eau, festin attendu des pélicans et des lions de mer, habitués à recevoir cette manne providentielle. Les grosses têtes de chats à longues moustaches n'ont qu'à ouvrir leur gueule pour engloutir, encore chauds et sanguinolents, les rejets de la pêche. Le vol pataud des pélicans plongeant depuis le quai ne les effraie même pas. Les marchands et les restaurateurs négocient avec les patrons pêcheurs. Chacun semble y trouver son compte et le quai se vide peu à peu, laissant les lions de mer et les pélicans repus jusqu'au lendemain. Les mouettes mangent les miettes en virevoltant au-dessus des barques. Près du terminal pesquero une multitude de restaurants proposent leurs spécialités. Les passants peuvent grignoter à toute heure les crustacés préparés à l'avance et présentés dans des bols en plastique transparent. Moules, crevettes, calamars baignent dans un jus épicé et une odeur de pêche fraîche s'exhale des étals. Chez Juanito, chez Rosa, chez Don Jose. Chaque stand porte le nom de son propriétaire et des tables recouvertes de tissu coloré invitent à la dégustation. Evacuation tsunami. De grosses flèches jaunes indiquent au sol la direction à prendre en cas de raz-de-marée. Marie emprunte l'escalier en zigzag qui grimpe jusqu'au sommet de la colline où se dresse une immense croix en béton, la Croix du 3ème Millénaire. Les hibiscus, les lantanas et les strélitzias débordent des jardins et des géraniums géants et abondamment fleuris retombent en cascade le long des murets. A chaque halte, Marie se retourne pour profiter de la vue sur le petit port; au loin, les sommets enneigés de la cordillère, véritable décor de carte postale. Au Chili, les chiens sont rois. On les trouve partout, seuls ou en bande, même dans les terminaux de bus; ils font partie du paysage et surtout, ils ne sont pas agressifs et aboient rarement. Curieux, ils accompagnent les touristes ou les précèdent pour leur indiquer le chemin. Au pied de la croix un groupe de touristes chiliens pénètre dans la chapelle moderne. Mariage du bois et du béton, statues religieuses, autel épuré, odeur de cierges, recueillement. Le jour suivant Marie décide de grimper jusqu'à la Mosquée récemment construite et parrainée par le roi Mohammed VI pour la paix dans le monde. C'est la seule mosquée du pays, ce pays largement catholique. Trouvant cette construction pour le moins incongrue dans ce paysage et surtout inutile car il n'y a pas de musulmans ici, Marie ne peut s'empêcher de repenser à sa fille et à ses nombreux voyages au Maroc. Les drapeaux chilien et marocain flottent au vent, les voûtes au style mauresque et les mosaïques vertes et blanches ne sont pas sans lui rappeler un petit air de déjà vu. L'Orient et l'Occident cohabitent sous le regard tolérant des coquimbiens. Le sentier redescend, bordé de bananiers, de palmiers et de cannas. Les habitants croisés la renvoient aux origines de sa fille. Il y a peut-être ici des parents, des gens qui l'ont vu naître, qui ont connu sa mère et, inconsciemment, Marie leur trouve une certaine ressemblance. Une fête foraine est installée sur la Costanera. Les manèges, chenilles et auto-tamponneuses attirent les familles entières. Les bambins se promènent aux bras de leurs parents, une énorme glace en main. Les vendeurs de pop corn, glaces et sodas font recette. Les chiliens sont gourmands et heureux de profiter de ces moments de fête en famille. Cette ambiance bon enfant renvoie Marie à sa jeunesse, aux fêtes votives et à la joie de s'amuser sans souci du lendemain. C'est à Coquimbo que Marie prendra son premier bain dans l'océan glacé malgré la chaleur extérieure. Elle préfèrera lézarder, allongée sur la plage de sable gris et rêver à d'autres mers plus chaudes qu'elle a connues par le passé, au Kerala par exemple. La ville n'avait plus d'inconnu pour Marie. Elle avait déjà ses repères quotidiens : le cyber café d'où elle pouvait consulter sa messagerie et envoyer des mails, le supermarché Unimarc où elle faisait ses courses et mangeait parfois à la cafétéria, la Place des Armes qui se préparait à recevoir le gigantesque arbre de Noël enguirlandé, le port et le marché aux poissons, la plage et le jardin public ombragé où elle aimait venir lire les après-midi. Elle se verrait bien vivre ici à trente degrés de latitude sud, sans hiver rigoureux, sans trop de pluie, juste ce qu'il faut pour alimenter les réserves d'eau. Elle se sentait devenir à moitié chilienne par la pensée mais complètement par le coeur. Une excursion à Vicuna, village natal de Gabriela Mistral va permettre à Marie de découvrir la vallée de l'Esqui, ses vignobles taillés hauts comme des treilles, ses paysages à couper le souffle et l'authenticité de l'arrière-pays avec ses maisons en adobe. La tour Bauer a quelque chose de la Tour Eiffel de par sa forme pyramidale, excepté son clocher cubique crénelé et ses murs recouverts de bois. Elle abrite la mairie et l'office du tourisme. Elle apprendra que le pisco sour, cette boisson alcoolisée si typique, se fabrique dans cette région, gardant jalousement son secret. Au loin, les cerros enneigés culminent à plus de cinq mille mètres. Marie avait visité la maison natale de Pablo Neruda à Valparaiso, ici, la visite de la maison de son amie Gabriela, première femme d'Amérique latine à recevoir le prix Nobel de Littérature, l'émeut par-dessus tout. Marie se recueille sur sa tombe à Monte Grande et se promet de lire son oeuvre. LE DESERT D'ATACAMA Copiapo, Caldera, Chanaral, Antofagasta, autant de villes et d'arrêts dans ce Chili du Nord que Marie découvre pour la première fois. Les ports exportant les minerais de cuivre et le salpêtre, la pampa, le tropique du Capricorne, les cactus, les lamas, la sècheresse et une oasis accueillante, perdue dans le désert : San Pedro de Atacama. Sur la place, devant l'église, une fanfare joue et Monsieur le Maire fait un discours. Foule colorée, drapeau atacamène aux couleurs de l'arc-en-ciel, visages burinés, costumes traditionnels. Ici les touristes sont dans le typique. Le petit village d'adobe fourmille de touristes. Marie est fatiguée, ses chevilles sont enflées, son coeur bat trop fort et son crâne va exploser. Est-ce dû à l'altitude, à la chaleur ou au rythme élevé de son voyage? Quelques jours de repos dans un hôtel bien calme vont lui faire du bien. C'est à l'hôtel Cruz d'Atacama qu'elle trouve son bonheur. Situé à l'écart du village, peu fréquenté, cet endroit va lui permettre de se ressourcer. Elle repense à ses précédents arrêts. Antofagasta et la Portada, cette arche naturelle creusée par les vagues dans la roche calcaire, sa place des Armes aux bougainvilliers multicolores et aux quatre fontaines si romantiques, la crèche qui ornait déjà l'Eglise San Francisco, les balades sur les quais où se dresse une immense sculpture de cuivre et les petites plages bondées de monde. Caldera, petit port de pêche non loin de la célèbre Baie des Anglais, avec son église de bois fraîchement repeinte et son monument en hommage à Cousteau, son hôtel Pucara si accueillant. Copiapo, ville sans intérêt si ce n'est son musée minéralogique rempli de trésors. Tous ces souvenirs lui reviennent en mémoire et se bousculent dans sa tête. Ne rien faire, s'allonger sur la chaise longue et boire beaucoup d'eau. Son corps lui rappelle qu'elle aura bientôt soixante deux ans et qu'il serait temps qu'elle apprenne à le ménager. Elle se sent jeune dans son esprit et ce décalage lui déplaît. Un peu de sophrologie, quelques techniques de récupération et tout va rentrer dans l'ordre. Effectivement, le lendemain Marie arpente les rues poussiéreuses de la ville en direction de l'église. Hier, il y avait trop de monde pour s'approcher de cette église qu'elle a déjà peinte en aquarelle d'après photo. Eclatante de blancheur sous le soleil de midi, entourée d'une clôture de briques de terre et de paille séchée, elle-même peinte en blanc, son arcade au linteau surmonté de trois pics au travers de laquelle on aperçoit la porte de bois bleue, entr'ouverte. Le toit de terre et de chaume brun et, à droite, le clocher cubique surmonté d'une croix de travers. Encore plus beau en vrai, pense Marie. Elle pénètre à l'intérieur sombre et frais. La charpente de bois de cactus ressemble à un navire à l'envers. Saint Pierre et la Vierge Marie se côtoient et scintillent sous les cierges allumés. Recueillement, prières, silence. Plus loin, Marie emprunte le passage entre la place et ses vieux caroubiers et le cimetière, où se dresse le marché artisanal très coloré. Des tissages aux motifs incas, des pulls en alpaga, des poteries, des aguachos (carrés de laine tissée aux couleurs vives servant à porter les bébés dans le dos), des souvenirs fabriqués dans la Bolivie voisine, beaucoup plus pauvre. Marie s'arrête devant la boutique d'un potier qui fabrique des ocarinas. Elle l'observe remplissant les moules d'une boule d'argile et trouant l'objet avec adresse et précision pour en faire sortir les notes si harmonieuses. Alfaro est un artiste, après cuisson au four à haute température, ces ocarinas partent comme des petits pains. C'est ici, dans ce marché, que Marie va rencontrer un couple de grenoblois extraordinaire, Christophe et Fabienne, des routards atypiques et courageux. Christophe est paraplégique. Elle aura l'occasion de sympathiser et de partager avec eux quelques moments dits existentiels. Le cimetière, comme tous les cimetières de l'altiplano, est accueillant. Chaque tombe est fleurie d'une couronne de fleurs en papier crépon aux tons brûlés par le soleil. Il fait sec et chaud. Au loin, le volcan Licancabur se dresse majestueusement et veille sur les morts. Le lendemain matin Marie loue un vélo tout terrain et part visiter le Pukara de Quitor et la Gorge du Diable . Dans son sac à dos, de l'eau, des fruits secs et des biscuits, indispensables pour de tels efforts. Elle reprend la route internationale sur trois kilomètres avant de tourner à droite sur un sentier sablonneux qui serpente vers la forteresse inca construite au XIIe siècle. Elle laisse son vélo à l'entrée du site protégé et commence l'ascension des ruines. Elle imagine sans mal la vie d'ici autrefois, paisible, agricole, familiale, rituelle, avant l'arrivée des conquistadores au XVIe siècle et les massacres qui ont suivi. Marie se sent l'âme d'une indienne. Déjà, petite, quand son frère l'obligeait à jouer aux cowboys et aux indiens, elle s'attribuait d'office le rôle d'indien. Elle voue une admiration à la nature et déteste les armes à feu. Les envahisseurs catholiques ont forcé ces habitants à croire et à pratiquer une religion tellement éloignée de la leur qu'ils en ont gardé une peur superstitieuse, mêlant cette nouvelle croyance à leurs rites ancestraux dédiés au Soleil et à la Pachamama. Du sommet de la cité antique dont il ne reste que des blocs de pierre, Marie peut admirer la vaste oasis verdoyante qui s'étale dans la vallée. Quel contraste avec l'aridité environnante! Marie continue en pédalant vers la Gorge du Diable, passage étroit créé par l'érosion de la cordillère de sel. Le sentier longe des haies de bambous et d'arbrisseaux avant de traverser une large rivière au débit peu abondant et heureusement peu profonde. C'est à pied qu'elle franchit le gué en prenant soin de ne pas glisser. L'eau est fraîche, pure et invite à une pause à l'ombre des arbres. Le lendemain Marie partira pour trois jours en excursion en Bolivie, sur le Salar d'Uyuni, à plus de quatre mille cinq cents mètres d'altitude. Elle découvrira des paysages magiques, des lagunes Verte, Blanche, Colorée, qui doivent leur couleur aux algues et aux minéraux présents dans les eaux comme le borax, l'arsenic, le cuivre, le soufre. Elle sera émerveillée à la vue des flamants roses andins aux ailes noires pris dans les glaces, des volcans se reflétant dans les lagunes, des pierres sculptées par la force des vents, de la mer de sel s'étendant à perte de vue, rendant irréel le paysage, de la beauté de la nature à l'état pur.
ARICA Mi décembre Marie arrive à Arica, la ville la plus septentrionale du Chili. La France est paralysée par la neige. Ici, la température constante avoisine les vingt cinq degrés. Cela fait quatre ans que les habitants n'ont pas vu une goutte de pluie. Ville agréable située au bord de la mer, Marie décide de s'y reposer jusqu'à Noël. Le trek en Bolivie a été éprouvant à cause du mal des montagnes, de la poussière et du rythme accéléré du pilote sur les pistes sablonneuses. Cela a été pour elle l'équivalent du Dakar qui d'ailleurs sera accueilli dans la région en Janvier. Ensuite, elle a dû regagner de nuit Antofagasta avant de reprendre la seule route qui suit la côte. Arrêts repos à Tocopilla et à Iquique où elle a pu apprécier la rue Baquedano avec ses vieilles maisons coloniales datant de l'époque du salpêtre, aux teintes pastels et semblant sorties d'un western. C'est là, dans un petit restaurant en terrasse, qu'elle a commandé un gratin de fruits de mer dont elle se souviendra longtemps, tellement il était bon. C'est dans la rue Sotomayor qu'elle s'installe à l'hôtel Jardin del Sol. C'est de loin le meilleur hébergement rapport qualité prix qu'elle trouve depuis bientôt deux mois. Marta, la réceptionniste l'accueille avec un large sourire et lui donne la meilleure chambre à l'étage. Des employées, chiffons et balais en mains, traquent le moindre grain de poussière. Au rez-de-chaussée, une petite cour remplie de plantes vertes abrite Tatiana, la tortue fétiche âgée de quarante ans. Elle est énorme et dort, la nuit, dans une petite maison en bois. Au fond, un local à la disposition des résidents, avec quatre ordinateurs et une vaste documentation sur la région. A l'étage, face à l'escalier, une cuisine équipée très lumineuse va permettre à Marie de se cuisiner de bons petits plats. Les chambres sont situées sur la gauche, dominant la cour, et bien exposées au soleil. Au fond, au-dessus du local informatique, une terrasse couverte avec fauteuils, tables et chaises longues. Les murs sont tapissés de treillis en bois peints en blanc. C'est ici que Marie fera son réveillon. Le centre ville est à deux cuadras seulement. Les magasins bondés de monde en cette période pré-festive, se trouvent de part et d'autre de la rue piétonne du 21 Mai. Ici, ça ressemble à la France, il y a des terrasses de cafés et de restaurants où l'on peut boire et manger à toute heure. Ce sont les vacances scolaires d'été et les familles déambulent joyeusement dans les rues, d'énormes glaces à la main. Plus bas, Marie arrive sur une place où est installée une vieille locomotive à vapeur allemande qui reliait autrefois Arica à la Paz en Bolivie. A côté, un bassin avec des jets d'eau où viennent boire et se baigner des centaines de mouettes. Des palmiers abritent des oiseaux noirs, très laids, qui chantent comme grognent les cochons. En remontant, elle aperçoit la Cathédrale Saint Marc au style gothique, peinte en jaune et blanc. C'est une oeuvre de Gustave Eiffel, les piliers et les arcades sont en fer forgé, de même que le bâtiment abritant le Centre des Arts. (en 1868, il y a eu un terrible tremblement de terre qui a tout détruit dans la ville) Arica est protégée par le Morro, célèbre colline qui vit la victoire des chiliens sur les péruviens lors de la guerre du Pacifique. Un Christ immense y est édifié côtoyant un musée de la guerre et d'antiques canons. De là-haut, Marie a un point de vue superbe sur la ville et sur les plages qui bordent l'océan. Sur une autre colline, moins haute, qui sert de refuge en cas de tsunami, est érigée une statue de la Vierge. Des marchands de fruits et de légumes stationnent aux angles des rues, proposant avocats, bananes, fraises, cerises, tomates à des prix très raisonnables. Marie fera ses courses au supermarché Santa Isabel et achètera à ces commerçants ambulants les meilleurs fruits et légumes de tout son voyage. Elle aura l'occasion de se baigner dans la piscine olympique, sa tentative en mer ayant été repoussée à cause des méduses. De longues promenades sur le port, le long des quais où quelques lions de mer paresseux guettent les restes jetés par les pêcheurs, le long des plages sablonneuses, sur l'ex île Alacran, lui permettent de se refaire une santé. L'air marin, le soleil, la basse altitude conviennent mieux à Marie que les montagnes. Entre montagnes et déserts, elle est arrivée au bout de ce qu'elle voulait : connaître tout le Chili, sur plus de cinq mille kilomètres. Son épine dorsale, la Cordillère des Andes et son ventre, le Pacifique. Elle comprend mieux à présent le caractère de sa fille, tantôt explosif comme les volcans, tantôt doux et charmeur comme la tendre Patagonie, tantôt fier comme l'Ile Chiloé.
Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama English translation pending
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.
Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.
Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!
La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...

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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca
Renseignements divers
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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Mardi 16 octobre
Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...
Mercredi 17
Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)
De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.
Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.
On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!
Jeudi 18
Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.

Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.
Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.

Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.
Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...
Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.
Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.
Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!
La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...

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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca
Renseignements divers
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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Mardi 16 octobre
Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...
Mercredi 17
Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)
De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.
Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.
On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!
Jeudi 18
Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.

Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.
Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.

Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.
Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...
Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.
Patagonie 2005 English translation pending
Je vous livre le compte rendu du voyage de noces que nous avons fait il y a un an maintenant....C'est tres long, alors je poste en trois parties.
Pour notre voyage de noces, on avait décidé de faire original et pas vraiment reposant ( ca c'etait plutot la Martinique il y a un an ), en s'envolant pour l'Argentine, et plus précisément la Patagonie, un territoire grand comme 3 fois la France.
Tout fut organisé bien des mois avant par l'organisme "Voyageurs du monde", qui vous cisèle un programme à la carte et privé, uniquement pour les novi que nous sommes. Le tout financé par ma maman chérie, encore un grand merci à elle. A chaque etape nous allions donc être receptionnés par une guide privé parlant francais, et un chauffeur qui nous emmeneraient directement à l'hotel résérvé. Seule deux excursions sur les glaciers à El Calafate allaient etre en groupe et en anglais, infrastructure oblige.Et à chaque fois, des hotels au top, et des breakfasts gargantuesques!
Le 14 février, on s'envole donc pour 14 jours en terre sud-americaine, à partir de l'aéroport Marseille-Provence. On y arrive bien avant le départ programmé de l'avion, et bien nous en prit, car en flanant devant les panneaux electroniques indiquant les partances, je m'apercois que le vol pour Madrid, transit obligatoire pour l'Amerique latine avec Iberia (la compagnie nationale espagnole), est annulé pour cause de mauvais temps (mistral surpuissant). Direction le comptoir d'Iberia fissa fissa, pour s'arranger un vol Marseille-Lyon puis Lyon-Madrid, afin d'etre à l'heure pour le Madrid-Buenos Aires de 23h40.... Ca commence bien...
Nous nous envolons donc pour Lyon par un mistral à décorner le plus solide des taureau landais, dans un coucou que même mon grand père devait avoir peur de prendre à son epoque....et nous atterrissons dans la neige drue ! Je me suis dis que si je restais bloqué à Lyon, je pourrai toujours aller voir le concert de Kreator le soir même :-p
Mais finalement, avec un peu de retard nous pouvons décoller direction la capitale espagnole où il fait tolerablement frisquet.
On atterrit une heure et demie avant l'embarquement du vol transatlantique, ca nous laisse donc le temps de souffler un peu... Tu parles Charles !!! A partir de maintenant, ca va être la course et l'épopée internationale !!
1 heure avant le boarding, on se présente au guichet pour se faire enregistrer, mais on nous apprend que le vol est plein. On m'avait prévenu de la pratique courante d'Iberia à surbooker ses vols, et on va en faire l'expérience.... Allez gueuler et taper du poing en espagnol quand vous causez pas espagnol et qu'ils parlent et comprennent l'anglais comme moi le finlandais antique....
On est mis en stand by, c'est à dire qu'à un moment (40 mn avant le vol), ils appellent les noms de ceux qui sont arrivés en premier en stand by etc...Nous evidemment, avec le retard par Lyon, on etait bons derniers. Une fois tous les noms appelés sauf le notre, je commence à m'irriter, et le mec au guichet me dit de passer le controle et d'aller voir directement à la porte d'embarquement. Un bon moyen de se débarasser de nous en sommes... On court, on attend que toute la longue file s'écoule, et on se retrouve avec plusieurs autres jeunes en stand by, comme des cons, à dire que nos bagages sont à l'interieur de ce putain d'avion et qu'ils vont partir sans nous (ben oui, on les a fait enregistrer à Marseille direct pour Bueons Aires !). Les mecs comprennent mais ne nous laissent pas passer, meme l'argentin qui rentrait chez lui et qui prenait la mouche !
On nous dit d'aller voir a la porte d'embarquement pour Sao Paolo...On recourt...et on nous dit impossible sans autorisation préalable du genre de guichet central d'information d'Iberia. On recourt jusque la, et la chose comique c'est qu'il est deja minuit, que la femme seule derrière ce nouveau guichet voit arriver 7 ou 8 jeunes qui lui gueulent dessus en trois langues différentes au moins ! L'argentin evidemment se fait comprendre, les allemands se font aider par une flamande je pense, qui leur traduit dans leur langue et qui me traduit a moi en francais ! C'est ubuesque!
A ce moment là, j'ai commencé à me sentir découragé/irrité. Parce qu'à cette heure, c'etait forcément dormir dans l'aérogare, et foutre en l'air tout le voyage qui etait réglé au jour le jour en Argentine ! Heureusement, la chance ou je sais pas quoi fut enfin de notre coté. La femme derrière sa vitre prononce mon nom, je ne sais pas pourquoi moi plutot que les autres, mais tant mieux. Elle nous dit qu'on a deux billets résérvés pour....Santiago du Chile !!! Rigolade ultime parmi nous, surtout quand je lui dis :"ok, mais ma connexion pour Buenos Aires apres" et qu'elle me regarde la bouche grande ouverte....Mais qu'est ce que je vais foutre au Chili !! Finalement on se rend à un autre guichet ou nos billets pour Santiago sont validés et où la correspondance est prévue. Seulement l'embarquement commence à 0h20, et bien sur il est déjà 0h30, sachant que l'embarquement n'est pas dans le même terminal !! Un rapide au revoir à nos compagnons d'infortune, et on file à TGV vers le terminal A !
Youpi on se ramène à temps, les mecs de l'embarquement sont les même que ceux pour le vol initial et quand ils nous voyent ils s'exclament en rigolant "tiens, nos amis de Buenos Aires !" CONNAUDS !!!! La bonne surprise c'est qu'on a été mis en Business Class, donc tout confort, champagne, nappe pour le repas excellent, digestifs nombreux et à volonté, trousse de toilette hyper chic, téléphone etc... On reprend notre souffle, on se dit que cette fois c'est bon, on a finit le périple. Ouais ben on va encore ressortir de l'avion car y avait un probleme de Kerosène, et le temps de changer ledit avion, on en a encore pour 1h30 avant de réembarquer, attendant dans un hall vide !! Le décollage se fera bel et bien... à 3h du mat'.... Le temps de faire un bon gueuleton et on s'endort comme des masses aprés ces péripéties imprévues !
Au réveil, je dépense 10 euros la minute de téléphone pour prévenir l'agence francaise des schismes et du retard dans la capitale argentine.
Mais à chaque malheur, y a un truc de bon à retenir. Et dans notre cas, en plus de l'expérience de la class affaire, on va retenir la Cordillères des Andes....Et je serai tenté de dire que, rien que pour le survol de cette formidable beauté de la Nature, cela valait le coup d'être à la bourre ! Rien qu'en survolant la chose, j'etais estomaqué, éberlué, ému. C'est impressionant.
Après 13h de vol, on se pose en terre chilienne, et pendant l'heure et demie d'attente, on se prend un petit magnèt, je photographie le drapeau chilien flottant dehors, je bois une binouse locale, pour bien prouver qu'un jour dans ma vie je suis allé au Chili ! :-)) Le vol pour Buenos Aires est à l'heure, et c'est donc avec 10 heures de retard qu'on pose nos petits petons sur le sol argentin.Sur le chaud sol argentin.
Ah oui, il nous reste nos bagages à recupérer. Nos bagages qui ont du arriver le matin donc. Sauf que personne ne sait ou ils sont ! Et hop on est reparti dans l'épopée, même de ce coté ci de l'atlantique ! La guide qui nous accueille (elle etait bien au rendez vous, au moins ca !), va nous faciliter la tâche en traduisant. On repasse le poste de controle à l'envers, on cherche nos bagages, mais ils n'y sont toujours pas. On repasse le controle, on retourne voir LanChile (parce qu'Iberia bien sur, n'ouvraient leurs guichets qu'une heure plus tard...), la compagnie chilienne, qui nous renvoit dans un bureau ailleurs. Quand on arrive, une fille bien sympa nous sort triomphalement le sac de ma Femme, et quand je lui demande :"et le mien ?" elle tombe la face, moi je me marre tellement c'est invraisemblable tout ca ! Je décris donc le bagage manquant, apres coup de fil, il arrivera ce soir sur les coups de 22h. Mais comme on repart le lendemain à 7h00 pour Trelew, il nous le fallait impérativement ! Finalement il sera livré à l'hotel où on pieutait...à minuit !
Cette fois le voyage rocambolesque est définitivement terminé, mais dediou, même si on a plus ri qu'autre chose, parfois on a cru ne jamais atteindre notre but ! Avec tout ca, j'oublierai presque de vous parler de Buenos Aires ! Le premier soir fut court, mais heureusement on s'etait pris 2 jours et demi libre au retour de notre programme en Patagonie, ce qui nous a laissé le temps de découvrir tous les charmes de cette immense capitale (12 millions d'habitants avec la grande banlieue, 4M je crois pour le gros centre). Pour moi, c'est un mix entre les USA ( pour ses avenues larges, son quadrillage en rues perpendiculaires et ses buildings) et l'europe ( ses nombreux monuments, certains quartiers typiquement italiens comme La Boca ou parisiens comme Recoleta, et ses autochtones d'apparence similaire )
Et j'ai adoré cette ville. Oui bien sur c'est une grande ville d'Amerique du sud, donc il y a beaucoup de pauvreté et y a des quartiers où ils faut franchement pas s'aventurer, même de jour. Mais c'est comme toute grande ville, faut pas faire le touriste typique avec son camescope en bandoulière, faut pas sortir d'argent dans la rue, ni trainer où il faut pas. Je ne me suis pas senti en insécurité de jour dans le centre, ni la nuit la fois où on est sorti tard (dans un quartier qui bouge beaucoup).
La conduite y est plus sportive que jamais, c'est une vraie guerre !! Enormement de caisses, ca ne respecte pas les files, ca coupe le devant, ca se frole tout le temps, ca use au moins 12 klaxons à l'année, les bus se tirent la bourre, AUCUN RESPECT DES PIETONS ( faut vraiment pas rester au milieu de la route !), les limitations de vitesse intra-muros ils connaissent pas...bref pire que tout ce que j'ai pu voir, et pourtant c'est un marseillais habitué à l'Italie qui vous dit ca !
On a beaucoup marché, notre hotel etant trés bien placé à chaque fois, dans le Microcentro. On a pris le métro: une antiquité ! Avec sa ligne A d'époque, avec les wagons tout en bois. Les autres lignes c'est guère mieux, on se dit qu'on va dérailler une fois sur deux ! Mais surtout il est mal adapté à la ville, ne couvrant pas bien l'immense superficie du centre. Mais bon, à 0, 70 pesos le trajet...Comme le genre de RER qu'on a pris pour aller à Tigre, une bourgade d'où partent nombre de mini croisières sur le fleuve du même nom. 1, 89 pesos l'aller/retour par personne !!!
Il faut savoir que pour nous, la bas c'est moins cher que cher pour beaucoup de choses, l'euro etant trés fort, plus que le dollar. J'ai changé en moyenne 1 euro pour 3, 60 pesos...Donc pour le trajet de metro ca fait du 0, 20 cents d'euros en gros.... Et pour le reste c'est pareil. On mange super bien pour 10 euros, bien pour moins, fastueux pour 15 euros. La pinte est à 1, 50 euros en moyenne (4 euros pour le plus cher que j'ai pu voir, Guinness importée), les taxis c'est dérisoire, le menu McDo (oui oui je sais...mais ma Femme teste le BigMac dans tous les pays !) est à 2 euros et des poussières, etc....
Attention, pour eux c'est pas donné tout ca, le salaire minimum etant à 300 pesos, et la moyenne basse à 1000 pesos... Mais ca sort, ca boit, ca achète, ca mange... Et pour manger, rhalala le bonheur !!! Jamais vous mangerez une viande aussi gouteuse, aussi tendre ! Pour pas cher vous avez des portions plus que généreuses, et excellentes ! Les spécialités sont le "bife de lomo" (beefsteack enorme et tendre), le asado criollo (agneau croustillant), les brochettes de poulets ou boeufs enormes... Tout est au feu de bois, dans les restos le coté ou ca grille les viandes est à part de la cuisine et au vu de tous, avec ces moutons entiers qui cuisent sur les braises, c'est génial ! On s'est franchement gavé pendant ce voyage ! On a connu des restos succulents.Dans chaque ville. Et une spécialité vraiment locale :la Dulce de Leche, ou confiture de lait. Je m'en suis mis jusque là, et j'en ai même ramené !
Pour en revenir à BUENOS AIRES, c'est un peu découpé en quartiers pour le grand centre.
Recoleta c'est tout mignon, c'est un des quartiers les plus riches, ca ressemble beaucoup à Paris dans ses rues, dans ses parcs, l'avenue aux magasins les plus chics et aux hotels fastueux...Des immeubles haussmaniens, des statues, les ambassades, son Hard Rock Café ..;-) Et puis le cimetière réputé, tel le Père Lachaise parisien, qui ne contient que des mausolée plus "beaux" les uns que les autres ! Aucun corps dans la terre dans ce cimetière. Seuls des hommes politiques, fortunés ou de stars locales, dont la fameuse Evita Peron, y sont enterrés, ce qui donna la démesure des monuments mortuaires, composés de statues pafois immenses, de colonnes, de marbre...Trés beau à voir.
Palermo/Belgrano, c'est le quartier le plus chic, avec en son centre un parc enorme, ainsi qu'un jardin japonais et un parc de Roses. C'est comme le Parc Borely à Marseille ou Vincennes à Paris mais en trés trés grand. C'est un peu le poumon de Bs As, car la première plage est à 400 km, donc les Portenos (habitants de Bs As communément) passent leur week end là, tous les jours y a des joggers, les promeneurs de chiens, les flaneurs... Un quartier qui bouge beaucoup la nuit, et où nous a emmené le frère d'un medecin argentin qui est venu bosser dans le service à ma Femme depuis quelques mois. Une trés bonne soirée qui nous a permis de voir comment sortaient les argentins, de restos en bars et de bars en bars.( 4 euros le Jack, snif...) Au passage, les argentines...muy bonitas !! Sexy et souvent belles.
La Boca, ca c'est le quartier populaire, bordé par San Telmo, l'ancien quartier riche qui fut déserté après une épidémie de fièvre jaune y a longtemps, et où le premier spectacle de Tango dans un etablissement eut lieu dans la capitale. Un coin qui ressemble enormément à l'Italie du sud...normal, à l'origine ce furent des immigrants italiens qui arrivèrent ici.C'est trés coloré, c'est pas très propre, et ca craint vraiment. Le jour on peut aller à Caminito, une rue ou il y a des peintres, des boutiques, avec des maisons bariolées faites de tôles ou de briques, où on sent la pauvreté partout..Mais vous avez pas intêret à vous aventurer hors de cette rue et celle adjacente, même de jour. Si ce n'est pour faire un tour au mythique stade de l'equipe Bocas Junior: la Bombonera ! LE club populaire de Bs As. River Plate, le club concurrent, etant celui des riches. Une vraie religion la bas. Pour 6 pesos on peut aller dans les gradins, voir le petit musée, sentir l'atmosphère de ce lieu...Ca parait vétuste, avec ses gradins élimés, ses peintures décatis...Mais c'est magique !On aurait dit un neuneu quand je disais à ma Femme :"vas y prend moi en photo la, puis filme moi la" en train de simuler un gooooooooaaaaalllllllllllllllllllllllllllll...:-)) Et hop, un tshirt officiel dans la poche ! Petite anecdote pour les footeux: pourquoi les couleurs jaune et bleu pour cette équipe ? Parce que les italiens ayant crée ce club, ne sachant pas quelles couleurs lui donner, décidèrent que le prochain bateau qui rentrerait dans le port donnerait du fait de son pavillon, les couleurs au club naissant ! Et ce fut une coque...suedoise qui passa à ce moment là ! Voila c'etait la minute historique !
Les Docks, qui avant etaient un quartier dangereux, furent réhabilités en lieu agréable, succession de restaurants, de bars, de glaciers...Il fait bon s'y balader le long du fleuve (aussi sain que la Seine....).
Le Microcentro, où ca foisonne de vie la semaine, circulation impossible, boucan, pollution, magasins innombrables, commerces, monuments... En parlant de monuments, il y en a presque autant qu'à Paris, c'est incroyable ! Et des beaux. Un obélisque vertigineux au milieu de l'avenue du 9 de Julio (indépendance proclamée de l'Argentine), qui est l'avenue la plus large du monde !! 125 mètres pratiquement ! Les Champs Elysée peuvent aller se rhabiller ! :-p Impossible de la traverser à pied d'une seule traite, ou alors en courant vite! Il y a 7 voies d'un coté, 7 de l'autre et 2 contre allées ! Impression de gigantisme ! Alors quand tout est bouché, vous voyez le truc... La Casa Rosada (l'Elysée de chez nous à ce que j'ai compris) est bellement rose ! La Cathédrale est magnifique, même si elle n'a pas le cachet de vieillesse des eglises romaines, normal vu sa jeunesse, et l'ancienne Hacienda typiquement espagnole, sans oublier une batisse impressionante genre la mairie ou je sais plus quoi, font de la place de Mayo une place magnifique et où on sent l'Argentine.
Et puis on a pu faire la visite guidée (pas en francais bien sur...) l'Opera local, le Teatro Colon, un des quatre Operas les plus réputés avec la Scala de Milan, le Garnier de Paris et celui de Vienne. Tres belles architecture, une activité de fourmis dans les sous sols (2000 paires de chaussures en stock, des milliers de fringues, de perruques...) et un interieur sublime, à l'accoustique quasi parfaite (l'orchestre repetait juste à ce moment) et SANS aucune amplification. Superbe !
On a vu plein d'autres choses, on s'est beaucoup baladé, on a beaucoup baffré et bu (overdose de Quilmes, la bière la plus réputée chez eux, une lager basique), et on a finit en apothéose le dernier soir par l'ouverture du festival international de Tango dans la capitale interplanetaire du Tango justement ! En plein air, dans le parc de Palermo cité plus haut, gratos, avec une grande scène facon festival, et des milliers de personnes devant ! Sur scène un orchestre, avec apparement une légende vivante du style au piano et des intervenants aussi connus, des ecrans géants sur les cotés, et des danseurs EPOUSTOUFLANTS de temps en temps ! Je ne suis pas fan du truc, mais voir la grâce des danseurs, les trucs hallucinants qu'ils peuvent faire, ca me met en admiration totale ! La perfection. Sur les derniers titres, toute la foule chantait en choeur, sauf deux pauvres francais au milieu qui ne pigeaient que dalle aux speeches, ni aux paroles. Mais mémé derrière moi a chanté pour nous deux ! "Bravo Maestro" comme elle disait.
Le dernier jour nous a permis d'acheter les souvenirs, de dépenser nos derniers pesos, et de nous balader une dernière fois dans cette capitale envoutante, chaude (35 degrés moite !), et pleine de charmes. Les autochtones sont très souriants et accueillants, et même si ca ne cache pas la pauvreté regnante (les "cartoneros" qui trient les poubelles pour se faire un petit peu de sous, les jeunes qui jonglent devant les voitures aux feux rouges, les mendiantes bébé au sein, les vendeurs en tout genre qui s'époumonent pour quelques pesos, les désoeuvrés à la Boca, les bidonvilles à la périphérie de la ville...), la ville possède une âme et des qualités intrinsèques certaines. C'est quand même réputée comme la capitale la moins dangereuse et la moins pauvre d'Amerique du sud....
A suivre: la Patagonie.
Pour notre voyage de noces, on avait décidé de faire original et pas vraiment reposant ( ca c'etait plutot la Martinique il y a un an ), en s'envolant pour l'Argentine, et plus précisément la Patagonie, un territoire grand comme 3 fois la France.
Tout fut organisé bien des mois avant par l'organisme "Voyageurs du monde", qui vous cisèle un programme à la carte et privé, uniquement pour les novi que nous sommes. Le tout financé par ma maman chérie, encore un grand merci à elle. A chaque etape nous allions donc être receptionnés par une guide privé parlant francais, et un chauffeur qui nous emmeneraient directement à l'hotel résérvé. Seule deux excursions sur les glaciers à El Calafate allaient etre en groupe et en anglais, infrastructure oblige.Et à chaque fois, des hotels au top, et des breakfasts gargantuesques!
Le 14 février, on s'envole donc pour 14 jours en terre sud-americaine, à partir de l'aéroport Marseille-Provence. On y arrive bien avant le départ programmé de l'avion, et bien nous en prit, car en flanant devant les panneaux electroniques indiquant les partances, je m'apercois que le vol pour Madrid, transit obligatoire pour l'Amerique latine avec Iberia (la compagnie nationale espagnole), est annulé pour cause de mauvais temps (mistral surpuissant). Direction le comptoir d'Iberia fissa fissa, pour s'arranger un vol Marseille-Lyon puis Lyon-Madrid, afin d'etre à l'heure pour le Madrid-Buenos Aires de 23h40.... Ca commence bien...
Nous nous envolons donc pour Lyon par un mistral à décorner le plus solide des taureau landais, dans un coucou que même mon grand père devait avoir peur de prendre à son epoque....et nous atterrissons dans la neige drue ! Je me suis dis que si je restais bloqué à Lyon, je pourrai toujours aller voir le concert de Kreator le soir même :-p
Mais finalement, avec un peu de retard nous pouvons décoller direction la capitale espagnole où il fait tolerablement frisquet.
On atterrit une heure et demie avant l'embarquement du vol transatlantique, ca nous laisse donc le temps de souffler un peu... Tu parles Charles !!! A partir de maintenant, ca va être la course et l'épopée internationale !!
1 heure avant le boarding, on se présente au guichet pour se faire enregistrer, mais on nous apprend que le vol est plein. On m'avait prévenu de la pratique courante d'Iberia à surbooker ses vols, et on va en faire l'expérience.... Allez gueuler et taper du poing en espagnol quand vous causez pas espagnol et qu'ils parlent et comprennent l'anglais comme moi le finlandais antique....
On est mis en stand by, c'est à dire qu'à un moment (40 mn avant le vol), ils appellent les noms de ceux qui sont arrivés en premier en stand by etc...Nous evidemment, avec le retard par Lyon, on etait bons derniers. Une fois tous les noms appelés sauf le notre, je commence à m'irriter, et le mec au guichet me dit de passer le controle et d'aller voir directement à la porte d'embarquement. Un bon moyen de se débarasser de nous en sommes... On court, on attend que toute la longue file s'écoule, et on se retrouve avec plusieurs autres jeunes en stand by, comme des cons, à dire que nos bagages sont à l'interieur de ce putain d'avion et qu'ils vont partir sans nous (ben oui, on les a fait enregistrer à Marseille direct pour Bueons Aires !). Les mecs comprennent mais ne nous laissent pas passer, meme l'argentin qui rentrait chez lui et qui prenait la mouche !
On nous dit d'aller voir a la porte d'embarquement pour Sao Paolo...On recourt...et on nous dit impossible sans autorisation préalable du genre de guichet central d'information d'Iberia. On recourt jusque la, et la chose comique c'est qu'il est deja minuit, que la femme seule derrière ce nouveau guichet voit arriver 7 ou 8 jeunes qui lui gueulent dessus en trois langues différentes au moins ! L'argentin evidemment se fait comprendre, les allemands se font aider par une flamande je pense, qui leur traduit dans leur langue et qui me traduit a moi en francais ! C'est ubuesque!
A ce moment là, j'ai commencé à me sentir découragé/irrité. Parce qu'à cette heure, c'etait forcément dormir dans l'aérogare, et foutre en l'air tout le voyage qui etait réglé au jour le jour en Argentine ! Heureusement, la chance ou je sais pas quoi fut enfin de notre coté. La femme derrière sa vitre prononce mon nom, je ne sais pas pourquoi moi plutot que les autres, mais tant mieux. Elle nous dit qu'on a deux billets résérvés pour....Santiago du Chile !!! Rigolade ultime parmi nous, surtout quand je lui dis :"ok, mais ma connexion pour Buenos Aires apres" et qu'elle me regarde la bouche grande ouverte....Mais qu'est ce que je vais foutre au Chili !! Finalement on se rend à un autre guichet ou nos billets pour Santiago sont validés et où la correspondance est prévue. Seulement l'embarquement commence à 0h20, et bien sur il est déjà 0h30, sachant que l'embarquement n'est pas dans le même terminal !! Un rapide au revoir à nos compagnons d'infortune, et on file à TGV vers le terminal A !
Youpi on se ramène à temps, les mecs de l'embarquement sont les même que ceux pour le vol initial et quand ils nous voyent ils s'exclament en rigolant "tiens, nos amis de Buenos Aires !" CONNAUDS !!!! La bonne surprise c'est qu'on a été mis en Business Class, donc tout confort, champagne, nappe pour le repas excellent, digestifs nombreux et à volonté, trousse de toilette hyper chic, téléphone etc... On reprend notre souffle, on se dit que cette fois c'est bon, on a finit le périple. Ouais ben on va encore ressortir de l'avion car y avait un probleme de Kerosène, et le temps de changer ledit avion, on en a encore pour 1h30 avant de réembarquer, attendant dans un hall vide !! Le décollage se fera bel et bien... à 3h du mat'.... Le temps de faire un bon gueuleton et on s'endort comme des masses aprés ces péripéties imprévues !
Au réveil, je dépense 10 euros la minute de téléphone pour prévenir l'agence francaise des schismes et du retard dans la capitale argentine.
Mais à chaque malheur, y a un truc de bon à retenir. Et dans notre cas, en plus de l'expérience de la class affaire, on va retenir la Cordillères des Andes....Et je serai tenté de dire que, rien que pour le survol de cette formidable beauté de la Nature, cela valait le coup d'être à la bourre ! Rien qu'en survolant la chose, j'etais estomaqué, éberlué, ému. C'est impressionant.
Après 13h de vol, on se pose en terre chilienne, et pendant l'heure et demie d'attente, on se prend un petit magnèt, je photographie le drapeau chilien flottant dehors, je bois une binouse locale, pour bien prouver qu'un jour dans ma vie je suis allé au Chili ! :-)) Le vol pour Buenos Aires est à l'heure, et c'est donc avec 10 heures de retard qu'on pose nos petits petons sur le sol argentin.Sur le chaud sol argentin.
Ah oui, il nous reste nos bagages à recupérer. Nos bagages qui ont du arriver le matin donc. Sauf que personne ne sait ou ils sont ! Et hop on est reparti dans l'épopée, même de ce coté ci de l'atlantique ! La guide qui nous accueille (elle etait bien au rendez vous, au moins ca !), va nous faciliter la tâche en traduisant. On repasse le poste de controle à l'envers, on cherche nos bagages, mais ils n'y sont toujours pas. On repasse le controle, on retourne voir LanChile (parce qu'Iberia bien sur, n'ouvraient leurs guichets qu'une heure plus tard...), la compagnie chilienne, qui nous renvoit dans un bureau ailleurs. Quand on arrive, une fille bien sympa nous sort triomphalement le sac de ma Femme, et quand je lui demande :"et le mien ?" elle tombe la face, moi je me marre tellement c'est invraisemblable tout ca ! Je décris donc le bagage manquant, apres coup de fil, il arrivera ce soir sur les coups de 22h. Mais comme on repart le lendemain à 7h00 pour Trelew, il nous le fallait impérativement ! Finalement il sera livré à l'hotel où on pieutait...à minuit !
Cette fois le voyage rocambolesque est définitivement terminé, mais dediou, même si on a plus ri qu'autre chose, parfois on a cru ne jamais atteindre notre but ! Avec tout ca, j'oublierai presque de vous parler de Buenos Aires ! Le premier soir fut court, mais heureusement on s'etait pris 2 jours et demi libre au retour de notre programme en Patagonie, ce qui nous a laissé le temps de découvrir tous les charmes de cette immense capitale (12 millions d'habitants avec la grande banlieue, 4M je crois pour le gros centre). Pour moi, c'est un mix entre les USA ( pour ses avenues larges, son quadrillage en rues perpendiculaires et ses buildings) et l'europe ( ses nombreux monuments, certains quartiers typiquement italiens comme La Boca ou parisiens comme Recoleta, et ses autochtones d'apparence similaire )
Et j'ai adoré cette ville. Oui bien sur c'est une grande ville d'Amerique du sud, donc il y a beaucoup de pauvreté et y a des quartiers où ils faut franchement pas s'aventurer, même de jour. Mais c'est comme toute grande ville, faut pas faire le touriste typique avec son camescope en bandoulière, faut pas sortir d'argent dans la rue, ni trainer où il faut pas. Je ne me suis pas senti en insécurité de jour dans le centre, ni la nuit la fois où on est sorti tard (dans un quartier qui bouge beaucoup).
La conduite y est plus sportive que jamais, c'est une vraie guerre !! Enormement de caisses, ca ne respecte pas les files, ca coupe le devant, ca se frole tout le temps, ca use au moins 12 klaxons à l'année, les bus se tirent la bourre, AUCUN RESPECT DES PIETONS ( faut vraiment pas rester au milieu de la route !), les limitations de vitesse intra-muros ils connaissent pas...bref pire que tout ce que j'ai pu voir, et pourtant c'est un marseillais habitué à l'Italie qui vous dit ca !
On a beaucoup marché, notre hotel etant trés bien placé à chaque fois, dans le Microcentro. On a pris le métro: une antiquité ! Avec sa ligne A d'époque, avec les wagons tout en bois. Les autres lignes c'est guère mieux, on se dit qu'on va dérailler une fois sur deux ! Mais surtout il est mal adapté à la ville, ne couvrant pas bien l'immense superficie du centre. Mais bon, à 0, 70 pesos le trajet...Comme le genre de RER qu'on a pris pour aller à Tigre, une bourgade d'où partent nombre de mini croisières sur le fleuve du même nom. 1, 89 pesos l'aller/retour par personne !!!
Il faut savoir que pour nous, la bas c'est moins cher que cher pour beaucoup de choses, l'euro etant trés fort, plus que le dollar. J'ai changé en moyenne 1 euro pour 3, 60 pesos...Donc pour le trajet de metro ca fait du 0, 20 cents d'euros en gros.... Et pour le reste c'est pareil. On mange super bien pour 10 euros, bien pour moins, fastueux pour 15 euros. La pinte est à 1, 50 euros en moyenne (4 euros pour le plus cher que j'ai pu voir, Guinness importée), les taxis c'est dérisoire, le menu McDo (oui oui je sais...mais ma Femme teste le BigMac dans tous les pays !) est à 2 euros et des poussières, etc....
Attention, pour eux c'est pas donné tout ca, le salaire minimum etant à 300 pesos, et la moyenne basse à 1000 pesos... Mais ca sort, ca boit, ca achète, ca mange... Et pour manger, rhalala le bonheur !!! Jamais vous mangerez une viande aussi gouteuse, aussi tendre ! Pour pas cher vous avez des portions plus que généreuses, et excellentes ! Les spécialités sont le "bife de lomo" (beefsteack enorme et tendre), le asado criollo (agneau croustillant), les brochettes de poulets ou boeufs enormes... Tout est au feu de bois, dans les restos le coté ou ca grille les viandes est à part de la cuisine et au vu de tous, avec ces moutons entiers qui cuisent sur les braises, c'est génial ! On s'est franchement gavé pendant ce voyage ! On a connu des restos succulents.Dans chaque ville. Et une spécialité vraiment locale :la Dulce de Leche, ou confiture de lait. Je m'en suis mis jusque là, et j'en ai même ramené !
Pour en revenir à BUENOS AIRES, c'est un peu découpé en quartiers pour le grand centre.
Recoleta c'est tout mignon, c'est un des quartiers les plus riches, ca ressemble beaucoup à Paris dans ses rues, dans ses parcs, l'avenue aux magasins les plus chics et aux hotels fastueux...Des immeubles haussmaniens, des statues, les ambassades, son Hard Rock Café ..;-) Et puis le cimetière réputé, tel le Père Lachaise parisien, qui ne contient que des mausolée plus "beaux" les uns que les autres ! Aucun corps dans la terre dans ce cimetière. Seuls des hommes politiques, fortunés ou de stars locales, dont la fameuse Evita Peron, y sont enterrés, ce qui donna la démesure des monuments mortuaires, composés de statues pafois immenses, de colonnes, de marbre...Trés beau à voir.
Palermo/Belgrano, c'est le quartier le plus chic, avec en son centre un parc enorme, ainsi qu'un jardin japonais et un parc de Roses. C'est comme le Parc Borely à Marseille ou Vincennes à Paris mais en trés trés grand. C'est un peu le poumon de Bs As, car la première plage est à 400 km, donc les Portenos (habitants de Bs As communément) passent leur week end là, tous les jours y a des joggers, les promeneurs de chiens, les flaneurs... Un quartier qui bouge beaucoup la nuit, et où nous a emmené le frère d'un medecin argentin qui est venu bosser dans le service à ma Femme depuis quelques mois. Une trés bonne soirée qui nous a permis de voir comment sortaient les argentins, de restos en bars et de bars en bars.( 4 euros le Jack, snif...) Au passage, les argentines...muy bonitas !! Sexy et souvent belles.
La Boca, ca c'est le quartier populaire, bordé par San Telmo, l'ancien quartier riche qui fut déserté après une épidémie de fièvre jaune y a longtemps, et où le premier spectacle de Tango dans un etablissement eut lieu dans la capitale. Un coin qui ressemble enormément à l'Italie du sud...normal, à l'origine ce furent des immigrants italiens qui arrivèrent ici.C'est trés coloré, c'est pas très propre, et ca craint vraiment. Le jour on peut aller à Caminito, une rue ou il y a des peintres, des boutiques, avec des maisons bariolées faites de tôles ou de briques, où on sent la pauvreté partout..Mais vous avez pas intêret à vous aventurer hors de cette rue et celle adjacente, même de jour. Si ce n'est pour faire un tour au mythique stade de l'equipe Bocas Junior: la Bombonera ! LE club populaire de Bs As. River Plate, le club concurrent, etant celui des riches. Une vraie religion la bas. Pour 6 pesos on peut aller dans les gradins, voir le petit musée, sentir l'atmosphère de ce lieu...Ca parait vétuste, avec ses gradins élimés, ses peintures décatis...Mais c'est magique !On aurait dit un neuneu quand je disais à ma Femme :"vas y prend moi en photo la, puis filme moi la" en train de simuler un gooooooooaaaaalllllllllllllllllllllllllllll...:-)) Et hop, un tshirt officiel dans la poche ! Petite anecdote pour les footeux: pourquoi les couleurs jaune et bleu pour cette équipe ? Parce que les italiens ayant crée ce club, ne sachant pas quelles couleurs lui donner, décidèrent que le prochain bateau qui rentrerait dans le port donnerait du fait de son pavillon, les couleurs au club naissant ! Et ce fut une coque...suedoise qui passa à ce moment là ! Voila c'etait la minute historique !
Les Docks, qui avant etaient un quartier dangereux, furent réhabilités en lieu agréable, succession de restaurants, de bars, de glaciers...Il fait bon s'y balader le long du fleuve (aussi sain que la Seine....).
Le Microcentro, où ca foisonne de vie la semaine, circulation impossible, boucan, pollution, magasins innombrables, commerces, monuments... En parlant de monuments, il y en a presque autant qu'à Paris, c'est incroyable ! Et des beaux. Un obélisque vertigineux au milieu de l'avenue du 9 de Julio (indépendance proclamée de l'Argentine), qui est l'avenue la plus large du monde !! 125 mètres pratiquement ! Les Champs Elysée peuvent aller se rhabiller ! :-p Impossible de la traverser à pied d'une seule traite, ou alors en courant vite! Il y a 7 voies d'un coté, 7 de l'autre et 2 contre allées ! Impression de gigantisme ! Alors quand tout est bouché, vous voyez le truc... La Casa Rosada (l'Elysée de chez nous à ce que j'ai compris) est bellement rose ! La Cathédrale est magnifique, même si elle n'a pas le cachet de vieillesse des eglises romaines, normal vu sa jeunesse, et l'ancienne Hacienda typiquement espagnole, sans oublier une batisse impressionante genre la mairie ou je sais plus quoi, font de la place de Mayo une place magnifique et où on sent l'Argentine.
Et puis on a pu faire la visite guidée (pas en francais bien sur...) l'Opera local, le Teatro Colon, un des quatre Operas les plus réputés avec la Scala de Milan, le Garnier de Paris et celui de Vienne. Tres belles architecture, une activité de fourmis dans les sous sols (2000 paires de chaussures en stock, des milliers de fringues, de perruques...) et un interieur sublime, à l'accoustique quasi parfaite (l'orchestre repetait juste à ce moment) et SANS aucune amplification. Superbe !
On a vu plein d'autres choses, on s'est beaucoup baladé, on a beaucoup baffré et bu (overdose de Quilmes, la bière la plus réputée chez eux, une lager basique), et on a finit en apothéose le dernier soir par l'ouverture du festival international de Tango dans la capitale interplanetaire du Tango justement ! En plein air, dans le parc de Palermo cité plus haut, gratos, avec une grande scène facon festival, et des milliers de personnes devant ! Sur scène un orchestre, avec apparement une légende vivante du style au piano et des intervenants aussi connus, des ecrans géants sur les cotés, et des danseurs EPOUSTOUFLANTS de temps en temps ! Je ne suis pas fan du truc, mais voir la grâce des danseurs, les trucs hallucinants qu'ils peuvent faire, ca me met en admiration totale ! La perfection. Sur les derniers titres, toute la foule chantait en choeur, sauf deux pauvres francais au milieu qui ne pigeaient que dalle aux speeches, ni aux paroles. Mais mémé derrière moi a chanté pour nous deux ! "Bravo Maestro" comme elle disait.
Le dernier jour nous a permis d'acheter les souvenirs, de dépenser nos derniers pesos, et de nous balader une dernière fois dans cette capitale envoutante, chaude (35 degrés moite !), et pleine de charmes. Les autochtones sont très souriants et accueillants, et même si ca ne cache pas la pauvreté regnante (les "cartoneros" qui trient les poubelles pour se faire un petit peu de sous, les jeunes qui jonglent devant les voitures aux feux rouges, les mendiantes bébé au sein, les vendeurs en tout genre qui s'époumonent pour quelques pesos, les désoeuvrés à la Boca, les bidonvilles à la périphérie de la ville...), la ville possède une âme et des qualités intrinsèques certaines. C'est quand même réputée comme la capitale la moins dangereuse et la moins pauvre d'Amerique du sud....
A suivre: la Patagonie.
Six mois autour du monde à vélo English translation pending
Salut a tous,
je me présente, Bastien 31 ans lyonnais et fana de vélo.
Pour 2013 je me lance dans un projet qui me trotte dans la tête depuis un moment, 6 mois de voyage a vélo. Je me suis donc décidé, posé 6 mois sabbatiques et c'est parti, direction les Usa départ le 1 avril, ensuite l'Australie et la nouvelle Zélande retour fin septembre.
J'ai commencé un petit blog pour donner des nouvelles : http://cyclogone.blogspot.fr/
Ma seule expérience de cyclotouriste est un voyage de 9 jours cet été dans l'est de la France, la Suisse et le nord de l'Italie.
Là je commencerai par la Floride (miami) puis remonter par le golf du mexique, repartir sur la cote atlantique et remonter jusqu’à Washington. Ensuite transfert en avion jusqu’à Seatle et descente de la cote jusqu'à Los Angles.
En Australie je partirai de Cairns pour descendre jusqu’à Sydney (je fais le trajet dans ce sens pour être dans le nord pendant la période la plus froide). Pour finir je passerai peu être 15 jours (mi septembre) en Nouvelle zelande, j’espère que le temps ne sera pas trop froid.
Pour l'hébergement comme beaucoup je vais privilégier le camping et les solutions types couchsurfing/warmshower. Pour l’Australie apparemment la référence c'est ce guide :http://www.campsaustraliawide.com/camps-books/53-camps-7-paper-back.html Pour les états Unis il y a des sites internet qui référencent les camping et les sites internet de parc naturel qui ont souvent un coin camping.
Mon vélo est un Specialized Tricross de 2010 monté en randonneuse. Je complète mon équipement petit a petit, je pars avec 4 sacoches Ortlieb Roller classic. Je vais tenter de faire un package restreint et assez léger.
Voila crée ce topic pour vous faire partager mon projet et recevoir les précieux conseilles de ceux qui ont déjà parcouru ces pays (ou d'autres) sur leur vélo.
Pour 2013 je me lance dans un projet qui me trotte dans la tête depuis un moment, 6 mois de voyage a vélo. Je me suis donc décidé, posé 6 mois sabbatiques et c'est parti, direction les Usa départ le 1 avril, ensuite l'Australie et la nouvelle Zélande retour fin septembre.
J'ai commencé un petit blog pour donner des nouvelles : http://cyclogone.blogspot.fr/
Ma seule expérience de cyclotouriste est un voyage de 9 jours cet été dans l'est de la France, la Suisse et le nord de l'Italie.
Là je commencerai par la Floride (miami) puis remonter par le golf du mexique, repartir sur la cote atlantique et remonter jusqu’à Washington. Ensuite transfert en avion jusqu’à Seatle et descente de la cote jusqu'à Los Angles.
En Australie je partirai de Cairns pour descendre jusqu’à Sydney (je fais le trajet dans ce sens pour être dans le nord pendant la période la plus froide). Pour finir je passerai peu être 15 jours (mi septembre) en Nouvelle zelande, j’espère que le temps ne sera pas trop froid.
Pour l'hébergement comme beaucoup je vais privilégier le camping et les solutions types couchsurfing/warmshower. Pour l’Australie apparemment la référence c'est ce guide :http://www.campsaustraliawide.com/camps-books/53-camps-7-paper-back.html Pour les états Unis il y a des sites internet qui référencent les camping et les sites internet de parc naturel qui ont souvent un coin camping.
Mon vélo est un Specialized Tricross de 2010 monté en randonneuse. Je complète mon équipement petit a petit, je pars avec 4 sacoches Ortlieb Roller classic. Je vais tenter de faire un package restreint et assez léger.
Voila crée ce topic pour vous faire partager mon projet et recevoir les précieux conseilles de ceux qui ont déjà parcouru ces pays (ou d'autres) sur leur vélo.
Itinéraire 4 semaines en Australie février 2015 English translation pending
Voilà. Les billets d'avion sont achetés :)
Nous atterrirons à Sydney. De là je me demande quel itinéraire nous pourrions chosir pour ces 4 semaines en février.
Je sais que cette période n'est pas la meilleure pour la Gold Coast et le nord. Donc j'imagine qu'il faudra se diriger vers le sud. Nous serons 2 et notre mode de transport sera probablement la voiture.
Suggestions?
Merci d'avance.
Nous atterrirons à Sydney. De là je me demande quel itinéraire nous pourrions chosir pour ces 4 semaines en février.
Je sais que cette période n'est pas la meilleure pour la Gold Coast et le nord. Donc j'imagine qu'il faudra se diriger vers le sud. Nous serons 2 et notre mode de transport sera probablement la voiture.
Suggestions?
Merci d'avance.
Présentement au Real San Jorge à Rincon de Guayabitos, Mexique English translation pending
Bonjour !
J'essaie en vain de trouver un endroit adéquat où laisser ce message alors je fais une tentative ici merci. Écrivez-moi pour m'éclairer SVP merci.
__
BUNGALLOWS REAL SAN JORGE À RINCON DE GUAYABITOS, Mexique.
SÉJOUR DU 15 FÉVRIER AU 16 MARS 2011.
Bonjour ! Buenas dias !
Je suis présentement au Real San Jorge depuis je 15 février 2011 et ce, pour un mois. Moi et mon épouse considérons avoir été victimes de fausse représentation lors de l'entente de location qui s'est fait par courriels. Nous payons 35 dollars US par jour ce qui est royalement prohibitif comme tarif vu la chambre minable que nous avons. Nous étions moi et ma femme au départ et nous sommes dans un appartement avec 2 chambres (si on peut appeler ça ainsi). Une avec 2 lits double et un lit simple et un semblant de chambre avec 1 lit king. Aucun meuble dans les deux pièces sauf une petite table blanche de patio en plastique avec 2 chaises. Vous avez bien lu.........AUCUN MEUBLE !!
Nous n'avons jamais songé à demander " Avez-vous des meubles dans le condo? " car il est évident pour nous qu'un condo à ce tarif comprend des meubles, même rustiques, pour y ranger notre linge c'est la moindre des choses pour un séjour de 1 mois. En guise de garde-robe, se trouve une piètre barre de métal mou suspendue entre deux anneaux improvisées et posées maladroitement.. Cette barre mesure environ 5 pieds ou 1.5 mètre et il est impossible d'y suspendre du linge pour 2 personnes à moins de l'étendre sur les lits comme il nous fut suggéré de manière effrontée par la dame du Québec avec qui nous avons fait affaire pour la location.
C'est un vieux bâtiment qui nécessite beaucoup de rénovations dont notre "condo" entre autres (chambre 401) et la piscine est à l'ombre durant plusieurs heures de la journée ce qui la rend glaciale de surcroît. Une fuite d'eau du robinet nous gène pour notre sommeil et ce, même si elle fut "réparée" suite à notre plainte. La fuite persiste et nous laissons aller. Un des ventilateurs est bruyant quand on l'a fait partir et nous préférons ne plus essayer et en plus, les fils électriques paraissent et tout est installé de façon à nourrir notre insécurité au point de vue électricité dans notre "condo". Il y a des trous et même un avec deux fils électriques dépassant. De la classe quoi ! Une planche soutenue par la boîte vide de la cafetière et une planche à découper nous sert de tablette sous le comptoir de cuisine. Je pourrais écrire un livre mais nous gardons nos écrits pour le futur. Nous prenons beaucoup de photos qui sont disponibles pour vous sur demande.
Mon costume de bain qui séchait sur le bord de notre balcon fut retrouvé au sol derrière le bâtiment et heureusement retrouvé par une Québécoise habitant ici qui le donna à la réception dans la journée du 23 février. Nous étions absents toute la journée. Mon costume fut suspendu au babillard pour environ 5 heures et disparut. Ce fait nous a été rapporté par des personnes habitant ici. Je fis une plainte qui se vira contre moi par la dame en question qui fut d'une arrogance exemplaire. Nous avons cru bon mettre un avis sur le babillard pour que les gens fassent attention à leurs objets personnels ce qui ne fut nullement apprécié.
Un ami est avec nous du 17 février au 14 mars soit 26 jours. Le tarif additionnel est normalement de $10.00 US par jour. Notre ami nous a payé et nous avons laissé savoir à la dame que nous gardions cet argent et que c'était la moindre des choses. Cette entente tacite met un léger baume sur notre frustration sans pour autant nous enlever notre frustration et notre désir de faire quelque chose avec ce dossier à notre retour au Québec.
Nous avons en plus payé la somme entière au Québec à son conjoint pour ne pas à avoir à se promener avec la balance du paiement soit $850.00 US car nous sommes arrivés au Mexique le 10 janvier 2011. Ne faites JAMAIS cela. Nous aurions pu "négocier" plus facilement si nous avions eu la balance du paiement dans nos poches.
Les photos de "votre" condo envoyées par courrier électronique, ne seront très fort possiblement nullement représentatives de la réalité comme il le fut pour nous et sûrement d'autres personnes qui n'osent pas se plaindre. Nous entendons beaucoup d'écho et rencontrons des gens qui ont séjourné ici et qui ont de l'amertume pour avoir été loupées comme nous l'avons été.
EXIGEZ des photos complètes de votre condo ( nous avons eu 3 photos d'un condo situé à l'étage inférieur en plus ) sous tous les angles et posez la question pour les meubles, armoires, tablettes etc.........Je le répète..........nous n'avons AUCUN meuble soit aucun bureau, garde-robe, tablettes, armoires de cuisine et vous devrez acheter beaucoup de choses qui manquent pour votre séjour ce qui augmente encore le coût de votre séjour qui est déjà scandaleux quand on trouve des dizaines de posadas et bungalows complètement équipés et propres aux alentours à des coûts très attrayants comme $600,00 US pour un mois.
Il nous fera un immense plaisir de répondre à toutes vos questions et de vous envoyer des photos "représentatives " de cet endroit que nous ne recommanderons jamais à personne.
Soyez circonspects et vigilants ! Bon voyage !
PS : Nous avons quitté le condo le 27 février en perdant de l’argent, ce qui fut notre meilleur investissement. On a payé pour apprendre.
Rédigé le 26 février 2011 à Rincon de Guayabitos, Mexique.
J'essaie en vain de trouver un endroit adéquat où laisser ce message alors je fais une tentative ici merci. Écrivez-moi pour m'éclairer SVP merci.
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BUNGALLOWS REAL SAN JORGE À RINCON DE GUAYABITOS, Mexique.
SÉJOUR DU 15 FÉVRIER AU 16 MARS 2011.
Bonjour ! Buenas dias !
Je suis présentement au Real San Jorge depuis je 15 février 2011 et ce, pour un mois. Moi et mon épouse considérons avoir été victimes de fausse représentation lors de l'entente de location qui s'est fait par courriels. Nous payons 35 dollars US par jour ce qui est royalement prohibitif comme tarif vu la chambre minable que nous avons. Nous étions moi et ma femme au départ et nous sommes dans un appartement avec 2 chambres (si on peut appeler ça ainsi). Une avec 2 lits double et un lit simple et un semblant de chambre avec 1 lit king. Aucun meuble dans les deux pièces sauf une petite table blanche de patio en plastique avec 2 chaises. Vous avez bien lu.........AUCUN MEUBLE !!
Nous n'avons jamais songé à demander " Avez-vous des meubles dans le condo? " car il est évident pour nous qu'un condo à ce tarif comprend des meubles, même rustiques, pour y ranger notre linge c'est la moindre des choses pour un séjour de 1 mois. En guise de garde-robe, se trouve une piètre barre de métal mou suspendue entre deux anneaux improvisées et posées maladroitement.. Cette barre mesure environ 5 pieds ou 1.5 mètre et il est impossible d'y suspendre du linge pour 2 personnes à moins de l'étendre sur les lits comme il nous fut suggéré de manière effrontée par la dame du Québec avec qui nous avons fait affaire pour la location.
C'est un vieux bâtiment qui nécessite beaucoup de rénovations dont notre "condo" entre autres (chambre 401) et la piscine est à l'ombre durant plusieurs heures de la journée ce qui la rend glaciale de surcroît. Une fuite d'eau du robinet nous gène pour notre sommeil et ce, même si elle fut "réparée" suite à notre plainte. La fuite persiste et nous laissons aller. Un des ventilateurs est bruyant quand on l'a fait partir et nous préférons ne plus essayer et en plus, les fils électriques paraissent et tout est installé de façon à nourrir notre insécurité au point de vue électricité dans notre "condo". Il y a des trous et même un avec deux fils électriques dépassant. De la classe quoi ! Une planche soutenue par la boîte vide de la cafetière et une planche à découper nous sert de tablette sous le comptoir de cuisine. Je pourrais écrire un livre mais nous gardons nos écrits pour le futur. Nous prenons beaucoup de photos qui sont disponibles pour vous sur demande.
Mon costume de bain qui séchait sur le bord de notre balcon fut retrouvé au sol derrière le bâtiment et heureusement retrouvé par une Québécoise habitant ici qui le donna à la réception dans la journée du 23 février. Nous étions absents toute la journée. Mon costume fut suspendu au babillard pour environ 5 heures et disparut. Ce fait nous a été rapporté par des personnes habitant ici. Je fis une plainte qui se vira contre moi par la dame en question qui fut d'une arrogance exemplaire. Nous avons cru bon mettre un avis sur le babillard pour que les gens fassent attention à leurs objets personnels ce qui ne fut nullement apprécié.
Un ami est avec nous du 17 février au 14 mars soit 26 jours. Le tarif additionnel est normalement de $10.00 US par jour. Notre ami nous a payé et nous avons laissé savoir à la dame que nous gardions cet argent et que c'était la moindre des choses. Cette entente tacite met un léger baume sur notre frustration sans pour autant nous enlever notre frustration et notre désir de faire quelque chose avec ce dossier à notre retour au Québec.
Nous avons en plus payé la somme entière au Québec à son conjoint pour ne pas à avoir à se promener avec la balance du paiement soit $850.00 US car nous sommes arrivés au Mexique le 10 janvier 2011. Ne faites JAMAIS cela. Nous aurions pu "négocier" plus facilement si nous avions eu la balance du paiement dans nos poches.
Les photos de "votre" condo envoyées par courrier électronique, ne seront très fort possiblement nullement représentatives de la réalité comme il le fut pour nous et sûrement d'autres personnes qui n'osent pas se plaindre. Nous entendons beaucoup d'écho et rencontrons des gens qui ont séjourné ici et qui ont de l'amertume pour avoir été loupées comme nous l'avons été.
EXIGEZ des photos complètes de votre condo ( nous avons eu 3 photos d'un condo situé à l'étage inférieur en plus ) sous tous les angles et posez la question pour les meubles, armoires, tablettes etc.........Je le répète..........nous n'avons AUCUN meuble soit aucun bureau, garde-robe, tablettes, armoires de cuisine et vous devrez acheter beaucoup de choses qui manquent pour votre séjour ce qui augmente encore le coût de votre séjour qui est déjà scandaleux quand on trouve des dizaines de posadas et bungalows complètement équipés et propres aux alentours à des coûts très attrayants comme $600,00 US pour un mois.
Il nous fera un immense plaisir de répondre à toutes vos questions et de vous envoyer des photos "représentatives " de cet endroit que nous ne recommanderons jamais à personne.
Soyez circonspects et vigilants ! Bon voyage !
PS : Nous avons quitté le condo le 27 février en perdant de l’argent, ce qui fut notre meilleur investissement. On a payé pour apprendre.
Rédigé le 26 février 2011 à Rincon de Guayabitos, Mexique.
Retour de croisière "Tutti Frutti" sur l'Horizon du 8 au 15 avril 2012 English translation pending
🙁 On a échappé à la rébellion des passagers, prévue au port de Civitavecchia. Beaucoup d'ennuis sur ce bateau vétuste. Problèmes d'hygiène, manque de personnel, des retards considérables, enfin...très grosse déception ! Attention aussi aux légendes des cabines sur là brochure de CDF. Fausses ! J'étais séparée de mon mari pendant toute là croisière ! Cabine 9063 trois lits individuels...
Arizona et Nouveau-Mexique à moto en octobre 2011: étapes et trajets? English translation pending
Bonjour à tous les connaisseurs de la destination
Je souhaite faire un tour à moto de 9 jours et recherche les étapes et trajets idéaux
Jour 1: Arrivée à Phoenix et prise en charge de la moto
Jour 2 Florence et Tucson
Jour 3 Bisbee
Jour 4 ?
Jour 5 ?
Jour 6 Santa Fe
Jour 7 albuquerque puis R66 jusqu'à Grants
Jour 8 Showlow
Jour 9 Phoenix (par Globe et Apache trail)
Critiquez ma suggestion d'itinéraire, complétez la éventuellement avec des conseils Et si vous avez une idée du climat pour cette période (et pour les différentes étapes d'altitude surtout) , merci de m'en faire part
Critiquez ma suggestion d'itinéraire, complétez la éventuellement avec des conseils Et si vous avez une idée du climat pour cette période (et pour les différentes étapes d'altitude surtout) , merci de m'en faire part
Demande de permis d'études au Canada pour les Algériens English translation pending
Bonjour tous le monde.
j'ai demander mon permit d’étude le 18/06/2015, j'ai consulter ma demande en ligne et j'ai trouvé sa:
Demande de visa, numéro de référence 20150618CAALSTU36495 - Votre passeport traité a été envoyé du Haut-commissariat auxiliaire du Canada, Algiers le 29/06/2015 au Centre de Réception des Demandes de visa Canadiens. Pour en savoir plus, veuillez appeler l'assistance téléphonique du CRDV, ou visiter le site Web du CRDV.
Svp est ce que quelqu’un peut m'explique que ce que sa veut dire
L'autre version sur le meurtre de deux Françaises en Argentine English translation pending
grâce à un des membres de ce forum, j'ai lu un article qui me paraît plus plausible sur le meurtre des 2 françaises en Argentine. En fait, elles enquêtaient sur le détournement d'argent provenant de l'unesco destiné aux populations indigènes du nord argentin, également il y a des soupçons d'extermination de cette même population pour s'approprier de leur terre afin de cultiver du soja. Cassandra était prof d'uni et non étudiante.
La façon du meurtre m'interpelle: enlèvement- torture ( viol)- exécution( tir dans la tête). c'est le même mode opératoire que durant la dictature argentine. C'est un travail de pro et je doute que de jeunes gens aient pu commettre ce genre de crime. De plus, sur les corps, on trouve plusieurs pistes ( cheveux dans la main) comme s'ils étaient là pour faire une mise en scène afin de nous diriger vers un viol. Si vous regardez deux films de Fernando Solanas " memoire d'un saccage" et la "dignité des pauvres" vous apprendrez plus sur la façon de tuer les personnes gênantes. on parle de la violence policière , les enfants ayant aidé la police qui deviennent gênantes finissent par être tués par un tir dans la tête. J'ai le sentiment que dans cette affaire, on a mis des gens innocents en prison et que les vrais coupables sont toujours en liberté.
Pour finir, si vous voyagez en Amérique latine, je ne voudrais pas que vous ayez cette réflexion: " pourvu qu'il ne m'arrive pas la même chose qu'aux 2 françaises tuées en Argentine" et que vous évitiez tout contact avec les gens locaux. Au contraire, je pense que les 2 françaises aimaient beaucoup les locaux et elles ont donné leur vie pour eux. En vous éloignant d'eux ( ou en ayant peur d'eux), vous faites ce que les commanditaires du meurtre veulent: à savoir " avoir peur des autochtones et ne pas sentir leur souffrance"
La façon du meurtre m'interpelle: enlèvement- torture ( viol)- exécution( tir dans la tête). c'est le même mode opératoire que durant la dictature argentine. C'est un travail de pro et je doute que de jeunes gens aient pu commettre ce genre de crime. De plus, sur les corps, on trouve plusieurs pistes ( cheveux dans la main) comme s'ils étaient là pour faire une mise en scène afin de nous diriger vers un viol. Si vous regardez deux films de Fernando Solanas " memoire d'un saccage" et la "dignité des pauvres" vous apprendrez plus sur la façon de tuer les personnes gênantes. on parle de la violence policière , les enfants ayant aidé la police qui deviennent gênantes finissent par être tués par un tir dans la tête. J'ai le sentiment que dans cette affaire, on a mis des gens innocents en prison et que les vrais coupables sont toujours en liberté.
Pour finir, si vous voyagez en Amérique latine, je ne voudrais pas que vous ayez cette réflexion: " pourvu qu'il ne m'arrive pas la même chose qu'aux 2 françaises tuées en Argentine" et que vous évitiez tout contact avec les gens locaux. Au contraire, je pense que les 2 françaises aimaient beaucoup les locaux et elles ont donné leur vie pour eux. En vous éloignant d'eux ( ou en ayant peur d'eux), vous faites ce que les commanditaires du meurtre veulent: à savoir " avoir peur des autochtones et ne pas sentir leur souffrance"
Ségou (Mali): la communauté des flageurs, capitale des buveurs de bière et autres spiritueux English translation pending
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
Avis sur autotour de vingt et un jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous !
Je sollicite toutes les bonnes volontés pour donner un avis sur notre projet d’autotour dans l’Ouest pour l’été 2013.🙂
Le contexte : moi 40 ans, et mon mari, 47 ans, aimant les randonnées dans les parcs naturels, mais aussi la visite des villes, et le shopping. Nous sommes des randonneurs « moyens », nous n’hésitons pas à marcher longtemps, même si j’ai un peu plus de mal en altitude. Pour le moment, nous n’avons entrepris que des randonnées bien balisées dans des parcs très connus, mais nous voudrions l’année prochaine nous aventurer dans quelques randos moins cadrées.
A savoir, nous avons fait un 1er autotour « classique » dans l’Ouest en 2008, avec notamment la Californie et les parcs les plus connus (le photo-reportage, c’est ici : http://beaux_voyages.voila.net/eta). 2e autotour en 2010, de NY à Miami (c’est ici : http://globetrekkeuse.voila.net/est) 3e autotour en 2011, de Denver à Seattle (c’est ici : http://globetrekkeuse.voila.net/roc )
Notre projet pour 2013, c’est donc de découvrir des parcs moins connus que ceux visités les années précédentes, et de faire une incursion au Nouveau-Mexique, où nous n’avons encore jamais mis les pieds. Nous envisageons pour cela 3 semaines, ce sera sûrement au mois d’Août. Rien n’a encore été réservé, ni billets d’avion, ni motels, ni voiture. Pour la voiture nous prévoyons de louer un SUV intermédiaire (le Santa Fe loué en 2011 nous a bien plu).
Avec ce contexte, voici donc la trame que j’ai pour l’instant imaginée, j’indique les kilométrages prévus, et la durée de route par jour, parfois les randos prévues. Merci Google Map ! Quand j'indique un parc dans le trajet, c'est qu'on prévoit bien sûr de le visiter avec quelques randos. La dernière étape de chaque jour est là ville où nous prévoyons de dormir.
J’ajoute que pour imaginer ce projet, j’ai pioché de très bonnes infos dans : le site OuestUsa, les 3 tomes de Photographing the Southwest, et j’ai écumé de nombreux comptes rendus dans le forum. Ca m'a pris un temps certain, mais ça fait partie intégrante du plaisir du voyage pour moi...
J1 – Vol Paris – Las Vegas
J2 Journée de battement , shopping dans les outlets, découverte des casinos
J3 Las Vegas –Valley of Fire SP – Red Cliffs – Springdale = 325 km, 3H15 Randos prévues White Dome et Jumble Rock à Valley of Fire SP et Nature Trail à Red Cliffs
J4 Springdale – Hurricane = 80 km, 1H20 Randos à Zion = Angels landing, Upper Pools, Northgate Peak
J5 Hurricane – Cedar Breaks NM – Red Canyon – Kodachrome = 223 km, 3H10 Visite de Cedar Breaks, Red Canyon, et Kodachrome Basin SP
J6 Kodachrome – Lower Calf Creek – Grosvenor Arch – Yellow Rock – Page = 295 km, 5H25 Rando prevue à Lower Calf Creek et Yellow Rock, piste par la Cottonwood Canyon Road
J7 Page – Lees Ferry- Horseshoe Bend – Stud Horse Hoodoos – Old Paria – Lone Rock Beach – Page = 272 km, 4H20
J8 Page – Chinle = 271 km, 3H30 Visite du Canyon de Chelly
J9 Chinle – Aztec Ruins – Bisti Badlands – Grants = 465 km, 7H00
J10 Grants – El Malpais – Albuquerque = 267 km, 2H10 Lava Falls Trail, La ventana, Sandstone Bluffs à El Malpais, Sandial Tramway et old Town à Albuquerque
J11 Albuquerque – Coronado SM – Tent Rocks – Santa Fe = 157 km, 2H30 Découverte du Historic Santa Fe l’après midi
J12 Santa Fe – Rio Grande Gorge – High Road to Taos – Santa Fe = 269 km, 4H20 Découverte des villages indiens
J13 Santa Fe – Alamogordo par la Turquoise Trail = 401 km, 5H00
J14 Alamogordo – White Sands NM – Willcox = 425 km, 4H20
J15 Willcox – Chiricahua NM – Tombstone = 179 km, 3H00 Rando Echo Canyon prevue à Chiricahua NM
J16 Tombstone – Mission San Xavier Del Bac – Sonora Arizona Museum – Saguaro NP West = 155 km, 2H00
J17 Tucson – Heard Museum Phoenix – Hall of Flame – Anthem Outlets = 263 km, 3H00
J18 Anthem – Montezuma Castle – Sedona = 167 km, 2H40 A Sedona : Courthouse Butte, Chapel of the holy Cross, Tlaquepaque, Airport Rd
J19 Sedona – West Fork of Oak Creek – Flagstaff – Las Vegas (par RD 66) = 500 km, 6H00
J20 Las Vegas – Red Rock Canyon NCA – Las Vegas= 80 km, 1H00 Derniers achats
J21 Las Vegas Paris
Voilà pour le projet, qu’en pensez vous ?? faisabilité, équilibre ? suggestions , propositions ? Merci d’avance à tous pour votre aide précieuse...
Le contexte : moi 40 ans, et mon mari, 47 ans, aimant les randonnées dans les parcs naturels, mais aussi la visite des villes, et le shopping. Nous sommes des randonneurs « moyens », nous n’hésitons pas à marcher longtemps, même si j’ai un peu plus de mal en altitude. Pour le moment, nous n’avons entrepris que des randonnées bien balisées dans des parcs très connus, mais nous voudrions l’année prochaine nous aventurer dans quelques randos moins cadrées.
A savoir, nous avons fait un 1er autotour « classique » dans l’Ouest en 2008, avec notamment la Californie et les parcs les plus connus (le photo-reportage, c’est ici : http://beaux_voyages.voila.net/eta). 2e autotour en 2010, de NY à Miami (c’est ici : http://globetrekkeuse.voila.net/est) 3e autotour en 2011, de Denver à Seattle (c’est ici : http://globetrekkeuse.voila.net/roc )
Notre projet pour 2013, c’est donc de découvrir des parcs moins connus que ceux visités les années précédentes, et de faire une incursion au Nouveau-Mexique, où nous n’avons encore jamais mis les pieds. Nous envisageons pour cela 3 semaines, ce sera sûrement au mois d’Août. Rien n’a encore été réservé, ni billets d’avion, ni motels, ni voiture. Pour la voiture nous prévoyons de louer un SUV intermédiaire (le Santa Fe loué en 2011 nous a bien plu).
Avec ce contexte, voici donc la trame que j’ai pour l’instant imaginée, j’indique les kilométrages prévus, et la durée de route par jour, parfois les randos prévues. Merci Google Map ! Quand j'indique un parc dans le trajet, c'est qu'on prévoit bien sûr de le visiter avec quelques randos. La dernière étape de chaque jour est là ville où nous prévoyons de dormir.
J’ajoute que pour imaginer ce projet, j’ai pioché de très bonnes infos dans : le site OuestUsa, les 3 tomes de Photographing the Southwest, et j’ai écumé de nombreux comptes rendus dans le forum. Ca m'a pris un temps certain, mais ça fait partie intégrante du plaisir du voyage pour moi...
J1 – Vol Paris – Las Vegas
J2 Journée de battement , shopping dans les outlets, découverte des casinos
J3 Las Vegas –Valley of Fire SP – Red Cliffs – Springdale = 325 km, 3H15 Randos prévues White Dome et Jumble Rock à Valley of Fire SP et Nature Trail à Red Cliffs
J4 Springdale – Hurricane = 80 km, 1H20 Randos à Zion = Angels landing, Upper Pools, Northgate Peak
J5 Hurricane – Cedar Breaks NM – Red Canyon – Kodachrome = 223 km, 3H10 Visite de Cedar Breaks, Red Canyon, et Kodachrome Basin SP
J6 Kodachrome – Lower Calf Creek – Grosvenor Arch – Yellow Rock – Page = 295 km, 5H25 Rando prevue à Lower Calf Creek et Yellow Rock, piste par la Cottonwood Canyon Road
J7 Page – Lees Ferry- Horseshoe Bend – Stud Horse Hoodoos – Old Paria – Lone Rock Beach – Page = 272 km, 4H20
J8 Page – Chinle = 271 km, 3H30 Visite du Canyon de Chelly
J9 Chinle – Aztec Ruins – Bisti Badlands – Grants = 465 km, 7H00
J10 Grants – El Malpais – Albuquerque = 267 km, 2H10 Lava Falls Trail, La ventana, Sandstone Bluffs à El Malpais, Sandial Tramway et old Town à Albuquerque
J11 Albuquerque – Coronado SM – Tent Rocks – Santa Fe = 157 km, 2H30 Découverte du Historic Santa Fe l’après midi
J12 Santa Fe – Rio Grande Gorge – High Road to Taos – Santa Fe = 269 km, 4H20 Découverte des villages indiens
J13 Santa Fe – Alamogordo par la Turquoise Trail = 401 km, 5H00
J14 Alamogordo – White Sands NM – Willcox = 425 km, 4H20
J15 Willcox – Chiricahua NM – Tombstone = 179 km, 3H00 Rando Echo Canyon prevue à Chiricahua NM
J16 Tombstone – Mission San Xavier Del Bac – Sonora Arizona Museum – Saguaro NP West = 155 km, 2H00
J17 Tucson – Heard Museum Phoenix – Hall of Flame – Anthem Outlets = 263 km, 3H00
J18 Anthem – Montezuma Castle – Sedona = 167 km, 2H40 A Sedona : Courthouse Butte, Chapel of the holy Cross, Tlaquepaque, Airport Rd
J19 Sedona – West Fork of Oak Creek – Flagstaff – Las Vegas (par RD 66) = 500 km, 6H00
J20 Las Vegas – Red Rock Canyon NCA – Las Vegas= 80 km, 1H00 Derniers achats
J21 Las Vegas Paris
Voilà pour le projet, qu’en pensez vous ?? faisabilité, équilibre ? suggestions , propositions ? Merci d’avance à tous pour votre aide précieuse...
Auberges de jeunesse en Californie? English translation pending
Bonjour! 😉
Je pars dans 6 jours en Californie, et je voudrais savoir si les auberges Jeunesses dans le coin de L.A sont potables ou dégueulasses...😕 ( par example, celle de Santa Monica, ou autres... ) Merci beaucoup!😛
Je pars dans 6 jours en Californie, et je voudrais savoir si les auberges Jeunesses dans le coin de L.A sont potables ou dégueulasses...😕 ( par example, celle de Santa Monica, ou autres... ) Merci beaucoup!😛