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Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop English translation pending
by Sarana · 2020-04-15 · 177 replies
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse : "Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde." "Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !" Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)

Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.

AU MENU

Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !

PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...

1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.

Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.

Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...

Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?



Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges

CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...

Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...

Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.



Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.

Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...

Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.

C'est quoi ce truc ?

Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.

Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.

Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.



Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre

Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?

L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .

La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.

Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.

Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.

C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.

Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...

Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !

Prochain épisode : le trafic de monnaie
Été 2017: trois semaines en Colombie en famille English translation pending
by Bluequark · 2020-04-14 · 65 replies
Comment la Colombie nous est venue à l’esprit ?



La première fois que j’ai entendu parler de la Colombie – comme destination touristique, j’entends –, c’était lors de notre voyage en Equateur au cours de notre hâlte à La Rana canto(que je recommande chaleureusement d’ailleurs pour qui voudrait faire un stop à la campagne. C’est vraiment très bien). Nadine et Pascal nous ont dit qu’ils commençaient à accueillir des backpackers venant de Colombie et que ces derniers trouvaient cela vraiment super.

Puis un podcast de Voyageurs du Monde m’a persuadée que la Colombie était le pays à visiter rapidement.

Ma fille (19 ans à l’époque) n’a pas été difficile à convaincre. Elle adore l’Amérique latine et une de ses meilleures amies a passé de nombreuses années en Colombie. Les garçons (mon tendre et cher, et notre fils - 17 ans) étaient loin d’être convaincus. Il faut dire que le site du ministère des affaires étrangères était tout sauf rassurant avec plein de rouge partout et un peu de jaune. Mais grâce à un travail de lobbying acharné et astucieux des filles, la promesse de bien rester dans les zones jaunes, ils ont fini par se laisser entraîner. (Entre notre décision et le voyage, le rouge du MAE a été largement réduit).

Restait à établir le parcours. La Colombie c’est grand, très grand. Et les routes sont lentes, très lentes. Pas question de vouloir trop en faire. Notre choix s’est porté sur la région du café, Medellin, Carthagène - parce que Carthagène a beau être très touristique, il nous paraissait difficilement envisageable de passer outre – et la Santander (avec Saint-Gil) que nous avons privilégié au parc de Tayrona (qui nous paraissait davantage semblable à ce que nous avions pu découvrir au cours de nos précédents voyages).

J’ai été guidée dans mes choix par les posts de Intothetrees -merci mille fois à lui- et le blog de Mars56 - merci aussi mille fois. Quelques blogs de voyageurs en tour du monde aussi (peu de sites évoquaient la Colombie à l’époque et j’ai découvert que les blogs de TDM étaient une bonne source d’information dans ce cas).

Pour optimiser les trajets, j’ai choisi une arrivée dans la région du café et un départ de Bogota. Trouver les billets au meilleur prix a été un peu compliqué et j’ai dû me résoudre à passer par un site de grossiste, chose que je ne fais jamais, en croisant les doigts pour ne pas avoir de problèmes. Deux vols intérieurs (Medellin – Carthagène et Carthagène – Bucaramanga) ont permis d’alléger les trajets.

Pour les hôtels, je n’ai pas eu le temps de potasser et puis à vrai dire, il n’y avait pas vraiment de quoi potasser. Je les ai choisis quelques jours à l’avance sur Booking en fonction des différents commentaires. Bien m’en a pris : en réservant depuis l’étranger – et Booking fait partie de « réserver depuis l’étranger », même nous étions déjà en Colombie lors de la réservation – on ne paye pas la TVA.

Au final, le trajet a donné cela.

5 août : trajet Paris - Perreira 6 août : Trajet pour Salamina – Salamina 7 août : Salamina - Balade aux alentours 8 août : Salamina - San Felix-vallée de Samaria 9 août : en route pour Jardin de Antoquia 10 août : Jardin de Antoquia 11 août : Jardin de Antoquia 12 août : trajet pour Medellín - musée de Antoquia 13 août : Guatape 14 août : Medellín - Free tour- Metrocable et Comuna 13 15 août : trajet pour Carthagène - Carthagène 16 août : Carthagène 17 août : Carthagène – les îles de Rosaire 18 août : Carthagène – La Boqu
http://illa 19 août : En route pour San Gil. Non ! pour Bogota ! 20 août : San Gil 21 août : Barichara- Guane 22 août : Rafting à San Gil 23 août : San Gil- Guadalupe 24 août : Guadalupe 25 août : Trajet pour Bogotá 26 août : Bogotá – bike tour – La calendelaria- musée de l’or 27 août : Bogotá - Montserrat- retour sur Paris

Tant pis pour la carte que j'ai faite sur Google earth : je ne peux pas la télécharger, pas assez de pixels!!

Nous avons donc adopté un rythme cool, nous laissant le temps de la découverte mais aussi du repos entre des trajets qui ont été souvent chaotiques voire complétement chamboulés. J’y reviendrai.

Un petit bilan, avant de passer au détail du récit : nous avons tout quatre bien apprécié la Colombie et les Colombiens. Le très bon espagnol de notre fille nous a beaucoup aidé à la fois pour nous débrouiller – mais nous aurions pu faire sans – mais aussi pour échanger avec les gens, notamment dans le bus. Le Colombie est un pays vraiment très chouette et mon seul regret, partagé par au moins un autre membre de la famille (je vous laisse deviner lequel), est de ne pas avoir eu plus de temps pour, par exemple, aller à Mompox ou encore Mongi.

Quant à la sécurité, souvent source d’interrogations, jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Bien sûr nous avons pris les précautions d’usage et, dans les villes, Medellín et Bogotá, j’avais choisi pour nous loger les quartiers les plus sécures, peut-être moins typiques mais plus simples à gérer. Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il n’y pas de problèmes, mais nous n’avons pas eu de soucis pour voyager. Dans la région du café, nous avons croisé maints militaires dûment armés, un peu impressionnant quand même.
Le premier jour English translation pending
by Atila · 2020-04-13 · 963 replies
Nous sommes le xx xx xxxx, jour de votre déconfinement, vous êtes guéri ou n'avez jamais été en contact avec le virus couronné. Qu'imaginez-vous faire en premier ? 😛

(Par simplicité, nous allons partir du principe que votre région est redevenue comme avant à défaut du monde.)
Concours photo du mois d'avril 2020: "En famille" English translation pending
by Pierre · 2020-04-01 · 178 replies
Le monde traverse une crise éprouvante pour chacun, je vous propose donc un thème universel et optimiste: la famille. Si une multitude de définitions peuvent s'appliquer au thème, je souhaite cependant que vous nous montriez des enfants et leurs parents (au moins un enfant, un parent). Plusieurs génération doivent-être représentées (minimum deux, vous l'aurez compris). Ces photos peuvent être des plans larges ou serrés, prises lors de promenades, de scènes de la vie quotidienne, de voyages...

Quelques exemples:

A Bali



En Roumanie



Au Cambodge



Au Maroc



A Hong Kong



Evidemment, il ne vous sera pas demandé d'attestation sur l'honneur sur la véracité des relations familiales qui unissent les différents sujets de la photo 😉. Cette relation doit être supposée, suggérée.

Chaque participant peut proposer jusqu'à 3 photos, et ce jusqu'au mercredi 22/04 à 20h00, heure de Paris. Chaque photo sera présentée dans un seul message, en indiquant son numéro (1, 2 ou 3). Pensez à ajouter une petite explication, commentaire ou localisation.

Chaque membre VF peut voter pour les 3 photos qu'il ou elle juge les meilleures selon ses propres critères et en tenant compte du thème. Les votes se feront du jeudi 23/04 au mercredi 29/04 à 20h00, heure de Paris. Les photos choisies seront citées dans l'ordre de préférence : - la 1ère photo : 3 points - la 2ème: 2 points - la 3ème: 1 point

Un seul et unique vote pour 3 photos est accepté par membre.

Le vainqueur est l'auteur de la photo ayant reçu le plus de points. Les résultats seront publiés le 30/04. En cas d'égalité, le nombre de premières places prévaudra. Le vainqueur aura l'honneur d'organiser le concours du mois de mai. Le diaporama est ici. La discussion est là.

Une pensée à tous dans ces moments troubles et prenez soin de votre famille 🙂 C'est parti ! 🙂
Orléans - Berlin à vélo, à la découverte d'une Allemagne méconnue English translation pending
by Sarana · 2020-03-31 · 23 replies
Eté 2017 - Papa, je quitte la France, je pars vivre à Berlin. - Super ma fille, comme ça j'irai te voir à vélo Ce qui n'était au départ qu'une boutade germe peu à peu dans mon esprit. Après tout, je peux profiter de tout le temps libre que me laisse ma retraite, je fais beaucoup de vélo toute l'année, j'ai déjà fait les chemins de Compostelle à VTT... Alors pourquoi ne pas tenter l'aventure !

Pour Berlin deux possibilités - Tracer une ligne droite de Bordeaux à Berlin et la suivre au plus près par les petites routes - Composer un itinéraire qui permet de traverser les plus beaux sites, par les petites routes et les pistes cyclables.



Va pour la deuxième option en suivant le plus possible fleuves, rivières et vallées. Ce sera donc la Loire, La Saône, le Doubs, le Rhin, le Main. Pour la partie française, ce sera surtout l'eurovélo 6 jusqu'aux portes de l'Alsace. Pour la partie allemande, je vais composer avec les nombreux itinéraires cyclables qu'offre le pays, et relier entre elles des jolies villes que j'ai envie de voir. Open Cycle Map, mon outil de prédilection, me permet de visualiser tout ça avant de partir.



J'adapte mon vieux VTT qui a déjà beaucoup roulé : porte bagages de selle, sacoches, charge minimale. Pour l'hébergement, ce sera le réseau Warmshowers, Airbnb, ou Booking. Pas de tente, ça allège beaucoup. Pour le départ, ce sera Orléans.
Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud English translation pending
by Jef39 · 2020-03-29 · 104 replies
Bonjour, Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire. Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili. Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier. Je me propose de vous le livrer.
Mais où qu'il est ce truc là? (3) English translation pending
by Eleni13 · 2020-03-26 · 983 replies
Bonjour!

Je reprends donc la main en ouvrant un nouveau sujet.

Où est-ce?



Un indice? Je n'ai pas (encore?) fait de carnet sur ce pays....

À vous de jouer!
17 jours à Abu Dhabi et Oman en camping/hôtel English translation pending
by Cagiva · 2020-03-24 · 34 replies
Bonjour Je profite du confinement pour faire un compte rendu de notre voyage qui s’est déroulé du 14 janvier au 1er février 2020.

Ci-dessous notre itinéraire : 14 janvier vol Paris – Abu Dhabi 15 janvier visite Abu Dhabi Vol Abu Dhabi – Mascate 16 janvier Mascate 17 janvier Wadi As Sahtan 18 janvier Wadi Mistall 19 janvier Wadi Bani Awf, Wadi Tanuf, Nizwa 20 janvier Nizwa 21 janvier El Hamra, Misfah, Jabal Shams 22 janvier Jabal Shams, Jabal Al Akdar 23 janvier Plateau de Sayq, Wadi Bani Habib 24 janvier Wadi Bani Khalid, Wahiba Sands 25 janvier Sur, Ras Al Jinz 26 janvier Sur, Jabal Bani Jabir 27 janvier Wadi Tiwi, Wadi Ash Shab, Fins 28 janvier Plateau de Salma, Umq Al RubaKh 29 janvier Wadi Al Arbiyyin, Wadi Dayqak 30 janvier As Sifah, Mutrah 31 janvier Mascate 1er Février vol Abu Dhabi – Paris

Quelques infos pratiques : Budget : avion 560 € par personne par Etihad Airways Location 4x4 : 1.077 € pour 16 jours par Thrifty (Toyota Fortuner 2,7 l essence auto) Carburant : 0,50 € le litre d’essence octane 91 Consommation : entre 12,5 l sur route à 18 l sur piste Restaurant : 3/5 € au coffee shop jusqu’à 10/15 € au restaurant Hôtel : 120 € à Abu Dhabi, 50/70 € à Oman Kilométrage parcouru : 2.500 km Change : 1 € = 3,783 AED (dirham Emirati) 1 OMR (Rial Omanais) =2,39 €

Mardi 14 janvier 2020

Départ de la maison à 6h00. Grève des transports oblige, nous allons à l’aéroport en voiture et nous réservons un parking longue durée à Roissy CDG . Notre vol Etihad sur Airbus A380 pour Abu Dhabi décolle à 10h30 et atterrit à 19h30 (16h30 heure française). Nous avons réservé une navette (40 €) au City Seasons Al Hamra Hotel où nous passerons la nuit. Après 45 mn de route, nous atteignons l’hôtel qui nous surclasse dans une immense suite. Premières impressions. Beaucoup de gros 4x4 V8 dans la circulation et ville comportant des gratte-ciels récents et semblant posée au milieu de nulle part. Larges autoroutes très éclairées de nuit.

Mercredi 15 janvier 2020

Pas d’eau chaude et coupure d’électricité ce matin à l’hôtel. Bon petit déj. Nous appelons un taxi (20 AED) qui nous dépose au musée du Louvre en 15 mn. Prix entrée au Louvre : prix normal 63 AED et 31,50 AED pour les + 65 ans (attention réduc non affichée à la billetterie). Très beau musée situé en bord de mer.

Nous passons deux heures dans ce lieu dont la majorité des œuvres exposées sont prêtées par les grands musées français. Il y a aussi des œuvres achetées par les Emirats.















Au loin, on aperçoit la Sky Line d’Abu Dhabi.



Nous reprenons un taxi qui nous ramène à notre hôtel où nous avons laissé nos bagages puis un autre taxi (prix 37 AED) pour nous rendre à la grande mosquée Cheikh Zayed. L’accès à la mosquée se fait par un souterrain où on peut laisser ses bagages dans une consigne. Cette mosquée édifiée en 2007, immense et magnifique, d’un blanc éblouissant peut contenir jusqu’à 40.000 personnes.



























En fin d’après-midi, nous hélons un taxi qui nous emmène à l’aéroport (prix 44 AED). A noter que les taxis ont un compteur, donc pas de possibilité de facturer un prix trop élevé. Nous dînons au Burger King de l’aéroport.

Notre vol Etihad pour Mascate décolle à 21h25. Durée 1 h. Nous récupérons sans encombre notre Toyota Fortuner 4x4 chez Thrifty à Mascate où nous devons laisser un dépôt de garantie de 500 OMR par carte bancaire. Nous nous rendons au Muscat Gate Hotel près de l’aéroport où nous avons réservé 2 nuits (55 € la nuit). Hôtel au très bon rapport qualité/prix.
Californie en mars 2020: qui veut une part de désert? English translation pending
by Ju45 · 2020-03-22 · 66 replies
Hello à toutes et à tous,

De retour cette semaine, voici le carnet de nos dernières aventures, majoritairement dans le désert californien (petites incursions dans le Nevada et en Arizona). Nous avons eu la chance de pouvoir partir. Cela s'est joué à quelques jours mais on passera sur la phase d'incertitude et de stress les semaines et jours précédant le départ, car bien d'autres sont davantage impactés par ce coronavirus....

Au programme théorique, boucle de 15 jours depuis Los Angeles avec les alentours de Ridgecrest, Alabama Hills, Death Valley approfondie sur 3/4 jours, des belles randos autour de Las Vegas, les désert de Mojave et d'Anza Borrego, Joshua NP et Palm Springs.

Los Angeles n'est pas une ville que nous aimons, mais c'est une destination sur laquelle les compagnies (y compris les low cost long courrier) se livrent une bataille avec des prix compétitifs. Et nous voulions du soleil et ne pouvant partir qu'en dehors de la saison touristique, c'était le meilleur choix pour la rando aux states...

C'est parti pour le départ!

Jour 1: Jeudi 5 mars 2020

Après une nuit à Roissy, trajet en bus pour l'aéroport sous une forte pluie, vol Air France direct CDG LAX sans encombre. Même si le vol est long (11h30), nous avons apprécié le confort d'un vol direct et les prestations de la compagnie Air France (vol réservé au prix compétitif de 330€ hors supplément bagages et autres, tout compris 760€ / 2 avec sièges choisis et un bagage en soute / pers). L'A380 est vraiment confortable.

Arrivée à l'heure prévue (13h heure locale), il fait beau et bon (20°C). Passage de l'immigration hyper rapide, nous voyons beaucoup d'évolutions année après année: le personnel est remplacé par les machines. Tout se fait désormais par les bornes. Seul un passage rapide pour le coup de tampon. En 10 minutes, tout est plié! Récupération des bagages puis attente de la navette Alamo.

Une vingtaine de minutes plus tard, nous voici au parking Alamo. Toujours un moment de "stress" sur le type de véhicule qu'il y aura de dispo. Sans surprise, très peu de choix en Suv 4x4. Seulement un et il y a quelqu'un dedans. On prend un Ford Escape 2wd, la garde au sol est correcte, il est neuf (4000 miles au compteur), spacieux et les pneus Michelin sont bons (résa plusieurs mois à l'avance, 443 € pour 15 jours). Pour la première fois, il n'a pas été possible de valider le "Skip the counter" permettant d'éviter l'étape réputée très chiante de l'attente au guichet. Et je confirme c'est très chiant. Attente interminable, le vendeur essaie de fourguer toutes sortes d'options. Il me dit que je suis "Mr No", refusant chacune de ses propositions.

Il était prévu d'aller se balader l'après-midi au bord du Pacifique à Los Angeles, vers 3rd St, Palisades Park, Venice beach et un sunset éventuel vers Santa Monica. Mais la fatigue, le détour (par rapport à la situation de notre hôtel situé à l'Est) et la circulation très dense dans l'agglo tentaculaire de L.A nous font renoncer. Et nous avons bien fait! Nous allons mettre 1h30 pour rejoindre notre hôtel Days Inn à Artesia (choisi pour position pour la route de demain et petit dej inclus) alors qu'il n'y a que 37 km! toutes les routes sont encombrées, y compris en rusant en quittant les freeway et highway...

Bien contents d'arriver, quartier calme, parking gratuit. Quelques achats à pied au supermarché tout proche Stater Bross pour le diner de ce soir. Hôtel classique (88$), chambre spacieuse avec frigo, M-O, coin table, piscine extérieure non chauffée (et froide). Nous avons trouvé les hôtels chers cette année comparativement à l'Arizona l'année dernière à la même période.

Sunset à 17h49, c'est tôt! Diner dans la chambre et au lit à 19h30! La première nuit est toujours un moment spécial...

Jour 2: Vendredi 6 mars 2020

Le road-trip commence!! réveil évidemment très tôt, on fait l'ouverture du p'tit dèj à 6h30 (avec notre gel désinfectant en poche) et route pour Barstow pour la première rando du voyage peu connue et.. normalement peu fréquentée... Il nous faut 2 bonnes heures pour rejoindre le départ dans le secteur de Rainbow basin, au nord de Barstow. La piste après Irwin Rd est bonne, en tôle ondulée. Quelques passages sablonneux mais ok avec tout type de véhicule si temps sec (et c'est le cas). On traverse le camping de Owl canyon, chaque campeur nous salue.

Aucune voiture au trailhead (😉 !), j'aime. C'est indiqué. Il est déjà presque 10h, le soleil est levé depuis plusieurs heures (sunrise 6h14) et la luminosité n'est déjà plus optimale pour des photographes. Pour nous randonneurs, on est au top ! Il fait beau et on retrouve le plaisir des randos en tenue estivale (65° F, soit 17°C au départ)



Le parking est tout au bout de la piste. J'ai repéré 2 canyons qui semblent intéressants, peu d'infos sur le net sur ce secteur. J'ai envie de faire une boucle plutôt que 2 A/R pour chaque canyon mais je ne sais pas ce que nous allons trouvé comme type de terrain pour faire la boucle. Au programme, une assez longue boucle pour un début de voyage avec 13km mais peu de dénivelé (380m d'après ma trace gpx théorique).

Nous partons par le canyon le plus à l'est, facile à suivre.

C'est rapidement très joli



Une grande diversité, la solitude. Une tortue (morte), des belles pierres



Il nous faut une heure pour parcourir ce premier canyon, qui va vers le nord. Nous galérons à trouver un chemin qui connecte les 2 canyons. C'est un peu casse gueule par endroits (on aperçoit le sentier à droite sur la photo du dessous)



La portion qui suit est moins intéressante (après les arbres en haut de la photo). Deux belles remontées et nous piquons à gauche pour retrouver le second canyon qui va nous ramener à la piste puis à la voiture. Je n'attendais rien de cette seconde partie et nous l'avons préféré, plus ludique



Attention il y a une grosse "marche" à descendre" d'environ 4 mètres puis une seconde de 2/3 mètres. Après quelques hésitations et études des environs, nous "désescaladons" cette partie avec précaution. Il serait plus facile de faire la boucle dans l'autre sens mais ce serait moins joli...

Vers 12h, nous sortons du canyon et remontons sur la piste (faisable en voiture, en sens unique). Nous prenons donc cette (jolie) piste aux belles couleurs malgré une lumière devenue trop crue. La piste a des airs de Death Valley, c'est le désert et plus c'est désert. Personne de près ni de loin...



La dernière partie est commune à notre arrivée en voiture, sur la piste puis au travers du camping de Owl canyon (6$ / jour pour les campeurs, dépaysement garanti!) . Les jambes commencent à être lourdes et ce secteur n'est pas passionnant mais c'est le prix à payer pour faire la boucle... On est en mode automatique, bonne cadence. Il fait désormais très chaud (75°F).

Cette première rando Owl canyon / rainbow canyon nous a vraiment plu. 2h50 de rando, 13,5km et 400m de D+.

Petit rafraichissement à l'espace aménagé sur la piste du retour (picnic area pour les groupes)



Retour vers Barstow qui essaie de revivre (sans véritable succès) en utilisant son emplacement sur la route 66

Arrêt aux outlets de Barstow que nous avions fait en 2014. Aucun achat ici, vraiment pas terrible.

Route pour Ridgecrest. Au passage, arrêt à la ghost town de Randsburg. Petite bourgade sympatique, très Old West. Tout est fermé sauf un bar. C'est sympa. L'arrêt ne nous prend que quelques minutes.





Pas de touristes ici à cette saison. Seuls quelques bikers et pilotes de quads et des locaux.

Check-in au Best western China Lake Inn de Ridecrest en fin de journée (181$ pour 2 nuits, PDJ inclus). Bel hôtel. Ridgerest est une ville où l'on trouve tout pour se ravitailler avant la Vallée de la mort (Walmart, Albertsons) à des prix abordables. Accueil charmant à l'hôtel, soirée relax ici. Jacuzzi extérieur, piscine non chauffée et glaciale. On prend plaisir à retrouver un Walmart avec nos achats pour les prochains jours. Bière, burrito salade dans la chambre. Première journée sympa. Belle entrée en matière avec la rando

A suivre...
Mais où qu'il est ce truc là? (2) English translation pending
by Envallis · 2020-03-21 · 125 replies
A mon tour donc...

Au mur de quel bâtiment voit-on cette carte ?...

Amusez-vous bien 🙂
Un petit tour au Tamil Nadu English translation pending
by Chris70 · 2020-03-20 · 100 replies
Au milieu de toute cette morosité, je me lance dans un nouveau carnet indien qui vous changera les idées, je l’espère. Un nouveau séjour de deux semaines pendant les vacances d’hiver, du 21 au 6 mars. Mon 15ème voyage en Inde, mais mon 1er dans le grand sud.

Cette année, ce sera une petite partie du Tamil Nadu, un petit tour de 1000 km à peu près, de Chennai à Chennai (Kanchipuram, Gingee, Tirunmavallai, Chidambaram, Tranquebar, Kumbakonam, Trichy, le Chettinad, Tanjore, Pondichery et Mahabalipuram) avec une amie. Nous avons volontairement zappé Madurai et Rameshvaram, ce sera pour une autre fois, nous n’avions pas envie de faire trop de km et nous avons déjà beaucoup de chose au programme... Comme d’habitude, location d’une voiture avec chauffeur, et nous ne le regrettons pas, tant nous avons vu de lieux, quelquefois bien perdus, que nous n’aurions jamais pu atteindre en transport en commun, ou certainement pas en 14 jours.

J’ai consulté les carnets et blogs de Pagaljavad et Yann55 entre autre et je les remercie pour leurs tuyaux. J’ai eu des conseils d’Aleph, qui quand elle écumait le Tamil Nadu, ne postait pas encore de carnet. J’ai lu et relu les pages sur le Tamil Nadu sur le site Purattatva, un must pour moi depuis toujours. Et cherché, lu et relu, sur internet et sur papier (j’ai un vieux guide bleu de 1984 trouvé sur une brocante que je conserve précieusement et consulte pour chaque voyage car la qualité des guides a bien baissé culturellement depuis …)

A l’aéroport de Chennai, nous faisons connaissance avec notre chauffeur, Pandi. Départ immédiat pour Kanchipuram, à 65 km de là. Chennai sera pour une prochaine fois … Nous arrivons en fin de journée, il fait quasi nuit. Après le dîner, nous nous lançons à l’assaut des petites rues de Kanchipuram pour aller au temple de Kamaskhi, (une forme de Parvati), le plus proche, avec ses gopurams illuminés, son bassin sacré, des familles indiennes.



La photo n'est pas terrible car mon APN ne gère pas bien l'obscurité ...
De Goa à Jaipur en 6 semaines cet hiver 2020 English translation pending
by An5 · 2020-03-20 · 85 replies
Notre motivation de ce 3 ème voyage en Inde et de visiter les sites de Ellora et Ajanta et c’est ce qui va déterminer notre trajet qui s’étale sur près de 6 semaines. En 2012 notre voyage s’était arrêté à Hampi et en 2017 notre voyage en Inde après le Gujarat avait commencé à Bhopal. Il a paru logique de commencer celui ci un peu au dessus de Hampi pour le terminer du moins dans sa première mouture vers Bundi. La préparation se fait avec les guides papiers classiques mais surtout en consultant VF et des blogs d’autres voyageurs. Sur VF, nous suivons les anciens et les nouveaux « forumeurs » à qui je n’hésite pas à demander des conseils et je remercie ici ceux nombreux avec qui je suis entrée en contact et ceux dont j’ai profité simplement et anonymement de leurs récits et interventions de manière plus passive. Voyager en Inde s’apprend et nos 3 voyages ont été formateurs. Le premier dans le sud avec chauffeur et soutien logistique d’une petite agence locale. Le deuxième au Gujarat avec chauffeur pendant 3 semaines et ensuite par nous mêmes de Bhopal à Dehli. Pour ce dernier on est prêt à voyager autant en transport en commun qu'en taxi, nous savons maintenant que ce n'est pas compliqué de se déplacer dans ce pays.

Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…

Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog
https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

De retour du Ladakh, 3 semaines de Leh à Delhi English translation pending
by Bruno31 · 2020-03-11 · 155 replies
De retour d’un premier séjour au Ladakh…je me décide enfin à écrire quelques lignes.

En effet le voyage date déjà de quelques mois, l’été 2019. Mieux vaut tard que jamais…

Beaucoup de montagnards chevronnés sur cette destination (il y a peut être une certaine logique à cela), je dois avouer que je n’entre pas dans cette catégorie… ce qui ne m’empêche pas d’apprécier de grandioses paysages de montagne !! Mes motivations premières pour cette destination étaient donc : la découverte de la région et des ses habitants, bien entendu ; l’Himalaya bien sûr, mais sans forcément penser à faire de grandes marches / de grands escalades ; les monastères bouddhistes, cela va sans dire ; et les routes mythiques, en particulier la route ralliant Leh à Manali qui est bien haut dans ma wish-list depuis un certain nombre d’années…

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un grand merci à tous ceux qui ont répondu à mes messages et m’ont aidé à dans ma préparation. Et des very special thanks au grand spécialiste de la destination, Djullé84, qui, m’a grandement aidé dans mon itinéraire, et qui a aussi influé sur le contenu de mon voyage. On en reparlera !

Donc, les grandes lignes de ce voyage ont été : - Leh (inévitablement) et les monastères de la vallée de l’Indus - Le festival de Lamayuru - Le trek de la Markha - Une virée dans la vallée de la Nubra - Le trajet de retour en bus de Leh à Delhi. Pour les déplacements, les transports publics sont privilégiés, autant que possible.

Durée / période : ~3 semaines, fin juin / mi-juillet

Le voyage jusqu'à Leh : vol jusqu’à Delhi sur Lufthansa via Munich (Lufthansa est très concurrentiel vers les destinations asiatiques depuis ma province). Arrivée Delhi peu avant minuit, passage à l’immigration sans problème pour valider mon visa à entrées multiples sur un an obtenu sur internet. Je traîne quelques heures dans l’aéroport puis je m’aperçois qu’il me faut changer de terminal pour prendre mon vol SpiceJet du petit matin. Le terminal 1D est loin, la navette en bus est gratuite en montrant sa carte d’embarquement du vol précédent et sa réservation du vol suivant (à prendre près du pilier 10 accessible par la sortie 4, le monsieur dans la cabane donne le ticket). Heureusement, j’avais été attentif lors de ma réservation et je n’avais pas acheté mon billet avec une CB virtuelle : il faut effectivement montrer la CB avec laquelle on a fait l’achat pour obtenir sa boarding card…(Spicejet) Vol sans histoire, mais… le ciel très couvert ne permet aucun spectacle, c’est une déception car ça aurait pu être pire : le vol n’a pas été annulé… Avion jusqu'à Leh, donc : d'une part en juin, c'est encore tôt dans la saison pour prendre la route ; et d'autre part, la route Delhi-Manali-Leh me paraît très haute pour l'emprunter sans aucune acclimatation, je la réserve pour le retour... Et l'autre possibilité par Amritsar et Srinagar était très tentante, mais d'une part elle exigeait beaucoup de temps, et d'autre part cet itinéraire fait emprunter des trajets qui se situent dans la zone rouge du ministère des affaires étrangères...

Depuis l'aéroport, le taxi pour le centre de Leh coûte 450 Rs (flat price), installation à la GH, réservée sur booking, dans le vieux Leh, entre le terrain de polo et la rue principale.

La 1ère journée se passe au ralenti, sous un ciel couvert, il me faut récupérer du voyage et de la nuit dans l’aéroport de Delhi, et m’acclimater à l’altitude. Premières découvertes de Leh qui au premier abord et sous le ciel gris, n’est pas vraiment enthousiasmante (ça me rassure un peu d’avoir lu quelque part (n’est ce pas, Djullé84) que « chaque journée passée à Leh est une journée de moins passée au Ladakh »…). Ah tous ces toutous en train de roupiller… La première nuit est un peu difficile, mal de tête avec l’altitude… Et les chiens donnent un concert dès le coucher du soleil. Je comprends pourquoi les chiens dormaient dans la journée : à Leh, le chien est un animal nocturne, qui dort le jour et qui passe ses nuits à aboyer… Ah, il y a le chant du muezzin aussi…

Temps pluvieux le matin (et j’apprends qu’il n’y a aucun vol depuis/vers Leh aujourd’hui…), il me faut récupérer des infos pratiques pour organiser la suite du voyage (les jours et heures des bus, en particulier …). Le temps s’arrange, location de scooter l’après midi, je parviens à en obtenir un bien que je n’aie pas pu avoir mon permis de conduire international en temps et en heure. Je vais aller jusqu’à Phyang. Une fois sorti des embouteillages et du bazar de Leh, la ballade permet les premières vues spectaculaires sur les montagnes himalayennes et sur l’Indus. Et les premiers convois militaires à croiser aussi, ils seront omniprésents sur les routes…Et la possibilité de voir de près le 1er monastère ! (mais pas de le visiter à l’heure de mon arrivée) Côté organisation, j’ai pu planifier les choses : dans les prochains jours, ce sera une virée Alchi – Likir – Lamayuru et retour sur Leh : le lendemain je prendrai un premier bus pour Alchi ; mon périple continuera en prenant le bus qui repart pour Leh ; en descendant à la bifurcation pour Likir, je pourrai ensuite monter à pied pour la fin d’après-midi et la nuit à Likir. Le jour suivant je redescendrai à pied à la highway prendre le bus pour Lamayuru, où je resterai deux jours et demi (dont une pleine journée de festival) avant de rentrer en bus pour Leh. J’en repartirai le lendemain pour la vallée de la Markha. Leh sera donc ma plaque tournante, ce qui me permet de m’alléger en demandant à la GH de garder une partie de mes affaires lors de chacune de mes escapades.

(à suivre)
Self-drive in southwestern Uganda, February 2020
by Brycs23 · 2020-03-10 · 98 replies
Since I used this forum a lot to prepare our trip, here’s a little feedback from our 15-day self-drive adventure in southwestern Uganda. For those who have questions, don’t hesitate! I’ll do my best to answer them 😉

We’d already traveled quite a bit in South Africa and once in Namibia, always self-driving. When the idea of visiting Uganda came up, we debated—especially me 😛—whether to go solo or with a guide. My husband quickly convinced me to do it self-drive, so I started planning and organizing the trip accordingly. We began preparations and bookings in June 2019 for a trip scheduled during the first two weeks of February 2020. We deliberately chose to explore just a small part of Uganda and take our time. We traveled as a group of four, with our oldest son and his partner.

Here’s our itinerary: - February 1: Departure from Brussels, arrival and overnight in Entebbe - February 2: Drive to Lake Mburo and overnight there - February 3: Drive to Lake Bunyonyi and overnight there - February 4: Boat ride on the lake, then departure for Kisoro. Overnight there - February 5: Trek in Mount Mgahinga National Park for the youngsters. Overnight in Kisoro - February 6: Drive to Bwindi Impenetrable Forest. Overnight in Rushaga - February 7: Gorilla tracking in Rushaga. Overnight in Rushaga - February 8: Drive to Queen Elizabeth National Park – Southern sector – Overnight on the park’s edge - February 9: Morning in the southern sector of the park, then crossing to the northern part – Short safari in the late afternoon – Overnight by the Kazinga Channel - February 10: Safari and boat cruise – Second night on site - February 11: Drive to Kibale Forest – Overnight there - February 12: Chimpanzee tracking in the morning – Bigodi swamps in the afternoon – Second night there - February 13: Scenic drive to see the crater lakes + walk at Lake Nkuruba Nature Reserve – Third night there - February 14: Return to Entebbe - February 15: Morning boat ride in the Mabamba swamps – Afternoon by Lake Victoria and midnight flight to Brussels. That’s the broad outline of our trip.

We fell in love with this country: the people, the kids shouting "muzungu," the colors, the landscapes, the wildlife... But we were also saddened by the poverty in some villages and the child labor, especially in "quarries."

I’ll try to post a day-by-day account if it interests anyone.

A la découverte du Japon en voiture d’Osaka à Tokyo English translation pending
by Girardinpho · 2020-03-10 · 26 replies
Bonjour à tous,

Voilà enfin un avant-goût de notre voyage au Japon que nous avons fait au mois de juillet /août 2019.

Pour tous ceux qui désir découvrir les photos et la suite de chaque jours, je leur conseille de prendre la direction de notre nouveau site : Carnet de voyage : Asie - Japon 2019.
https://www.girardinphoto.net/girardinPHOTO/Accueil.html. Bonne lecture !

Informations sur le voyage :

· Voyage en transports publiques et en voiture (Nissan Wingroad)

· Distance parcourue en voiture : 1847 km

· Durée : 27 jours

Site de plongée :

· Izu Ocean Park (péninsule d'Izu, Itō)

Régions et préfectures visitées :

· Kansai : Osaka et Kyoto

· Chūbu : Gifu, Ishikawa, Nagano, Yamanashi et Shizuoka (péninsule d'Izu)

· Kantō : Gunma, Kanagawa et Tokyo

Voilà un aperçu de notre voyage :



20.07.2019 : Kansai Airport - Osaka

Cette année, comme promis pour les 20 ans de nos jeunes, notre destination est le Japon. C'est donc avec les images de la série télévisée "Shôgun", des films "Wasabi" et "Mémoires d'une Geisha" ainsi que du film d'animation japonais "Your Name", que nous partons à l'aventure.

Le vendredi 19 juillet, nous sommes dans le train pour l'aéroport de Genève.

15h15 : Décollage du Boeing 777-300ER de la compagnie Emirates. 23h45 : Arrivée à Dubaï pour une petite escale (nous sommes un peu dans le cirage). 03h00 : Décollage de l'Airbus A380 de la compagnie Emirates. Les sièges de l'A380 sont un peu plus confortables, nous en profitons pour faire un petit somme. Le reste du trajet est animé par de longues séances cinématographiques entrecoupées de nombreux repas. 17h15 : Arrivée à l'aéroport d'Osaka (Kansai - KIX) situé sur une île artificielle.

A la sortie de l'avion, nous remarquons une hôtesse qui tient un panneau au nom de Dylan Girardin. Etonnant, personne n'est censé nous attendre...

21.07.2019 : Osaka

La nuit a été calme et réparatrice. Grâce à la clim, nous n'avons pas eu trop chaud. Il est 8h00 lorsqu'une alarme nous réveille, mais ce n'est pas celle de notre smartphone, ça vient de dehors. En regardant par la fenêtre, nous découvrons une superbe vue sur la ville d'Osaka.

Pendant que les jeunes se préparent, nous descendons à la réception et profitons de boire un bon café (offert en libre service). Pour commencer la journée, nous allons visiter le petit temple près de l'hôtel que nous avons aperçu ce matin depuis notre fenêtre. Il s'agit du sanctuaire shinto Namba-jinja.

Après la visite, nous prenons la direction de Honmachi Station et tombons sur un Doutor Coffee, parfait pour prendre notre petit déjeuner. Nous rejoignons ensuite la station de métro et, malgré quelques hésitations devant l'automate à billets, nous comprenons rapidement le principe. C'est tout simple !...

22.07.2019 : Osaka (Himeji Castle)

Notre sac n'est pas encore arrivé, donc mêmes habits pour aujourd’hui ! Après un copieux petit-déjeuner au Doutor Coffee, nous prenons le métro à Honmachi Station jusqu'à Shin-Osaka Station (M13) et la gare du Shinkansen. A la gare, sûrs de nous, nous allons aux distributeurs pour prendre nos billets pour le Shinkansen. De nouveau, nous trouvons assez rapidement le fonctionnement, mais au moment de passer le portique automatique, nos billets sont refusés. Un contrôleur nous explique que nous avons pris des billets pour le Limited Express. Pour le Shinkansen, il faut payer un supplément au guichet et introduire les deux billets l'un sur l'autre dans le portique. La procédure fonctionne, nous sommes prêts à prendre le Shinkansen pour la première fois.

Nous embarquons dans le Kyushu, Shinkansen de la nouvelle série N700, composé de huit voitures équipées de moteurs électriques. Le Shinkansen série N700 est le plus rapide (avec la série 500) avec une vitesse commerciale maximale de 300 km/h. Le N700 est aussi le modèle qui possède la plus forte accélération (2,6 km/h/s). Il peut atteindre les 270 km/h en trois minutes.

Le trajet est très confortable. Les paysages défilent rapidement et, après 30 minutes de Shinkansen, nous arrivons à la gare d'Himeji...

23.07.2019 : Osaka - Kyoto

Ce matin, nous rendons les clés des chambres et laissons nos sacs à la réception de l'hôtel. Après un passage au Doutor Coffee pour le petit déjeuner, nous prenons le métro jusqu'à Namba Station (M20). Nous marchons dix minutes dans les petites ruelles du quartier Namba pour arriver au sanctuaire shinto Namba Yasaka-jinja. La particularité de ce sanctuaire est son temple en forme de tête de lion, appelé Ema-Den. Il mesure 12 mètres de haut, 11 mètres de large et 10 mètres de profondeur.

Il est midi et la chaleur est suffocante. Nous nous mettons à l'ombre des cerisiers pour nous désaltérer mais il y a un bruit intriguant dans les arbres...

24.07.2019 : Kyoto

La nuit a été très calme car notre appartement donne sur l'arrière-cour. Au réveil, Nathalie fonce au supermarché du coin (FamilyMart). Elle ramène des pâtisseries pour le petit déjeuner et une réserve de boisson (Milk Tea). Après le petit déjeuner, nous nous rendons à pied sur Kawaramachi-dori Street pour assister au célèbre cortège du Gion Matsuri.

Le Gion Matsuri est l'un des trois plus importants festivals annuels de Kyoto. Il est rattaché au sanctuaire Yasaka-jinja Shrine, aussi appelé sanctuaire de Gion.

Depuis 2014, deux processions de chars et d'autels portatifs ont lieu au mois de juillet :

17 juillet : Saki Matsuri, il s'agit de la "fête d’avant" où les dieux sortent du Yasaka-jinja pour purifier et accorder leurs bénédictions dans les rues de la ville ; cette grande parade est baptisée Yamaboko-Junko. 24 juillet : Ato Matsuri, il s'agit de la "fête d’après" où les dieux font le chemin inverse pour rentrer au sanctuaire.

A 9h30, nous nous arrêtons au bord de Kawaramachi-dori Street, en plein soleil. Les places à l’ombre sont déjà bondées. Soudain, juste en face de nous, les organisateurs installent une table avec des cartons cadeaux (bouteilles de saké) et...

25.07.2019 : Kyoto

Après le petit déjeuner, nous nous rendons à pied à la gare de Sanjo et prenons le train jusqu'à Fushimi-Inari. Comme à Osaka, les distributeurs de billets sont très faciles d'emploi.

Vers 10h00, nous arrivons à Fushimi-Inari pour visiter le fameux sanctuaire shinto Fushimi Inari Taisha, dédié à la déesse du riz Inari. Ce sanctuaire est surtout connu pour ses milliers de toriis vermillon, portails traditionnels que l'on trouve à l’entrée des sanctuaires shinto.

Depuis la gare de Fushimi-Inari, nous empruntons les petite ruelles commerçantes qui mènent au sanctuaire. Il y a plein d'échoppes et de stands de nourriture. C'est sûr, nous sommes sur la bonne route !...

26.07.2019 : Kyoto

Après le petit déjeuner, nous nous rendons au sanctuaire shinto Heian Jingu Shrine, à cinq minutes à pied de l'appartement.

Nous payons l'entrée permettant d'accéder aux jardins où se trouve le Taiheikaku Bridge. C'est sur ce pont que se joue la dernière scène du film "Mémoires d'une Geisha".

Après la visite, nous allons voir l'imposant Torii de 24,2 mètres de haut et 33,9 mètres de large. Il enjambe la rue principale qui mène au sanctuaire.

Nous prenons ensuite le bus au pied de l'immense Torii pour rejoindre l'arrêt de Shijo Kawaramachi, près de Teramachi Kyogoku Shopping Arcades. Arrivés sur place, nous trouvons un restaurant spécialisé dans le curry japonnais. Malgré les avertissements de la serveuse, nous choisissons 7/10 pour la force des piments. A la fin du repas, nous avons le tube digestif bien désinfecté. Nathalie a dû ajouter un peu de miel dans sa soupe pour l'adoucir.

Cet après-midi, pendant que les jeunes écumeront les magasins de Teramachi Kyogoku, les parents iront visiter la Yamazaki Distillery.

Voici l'histoire :...

27.07.2019 : Kyoto - Gujō

Distance : 190 km

Ce matin, nous prenons une dernière fois notre petit déjeuner à l'appartement avec le reste de pâtisseries et du café soluble. Nous déposons ensuite la clé dans la Key Box et appelons un taxi pour nous rendre à la gare de Kyoto. A l'heure prévue (9h00), nous sommes au comptoir de l'agence Nissan. Le représentant est très aimable mais la communication est un peu difficile car il ne parle que japonais. Pour remplir la paperasse, nous nous débrouillons avec des gestes et des fiches en anglais. Avec un permis français, allemand, suisse, belge, ... il est nécessaire d'avoir une traduction japonaise (le permis international n'est pas reconnu). Il est possible d'obtenir cette traduction sur place à la JAF (Japan Automobile Federation) mais nous avons pu la faire à l'avance en passant par l'agence française "Vivre le Japon".

Nous nous rendons ensuite dans le garage, à l'arrière du comptoir, pour découvrir notre voiture. Il s'agit d'une Nissan Wingroad grise presque neuve (27'155 km au compteur).

La conduite au Japon (à gauche) est globalement assez facile : les limitations de vitesse sont plutôt basses, la signalisation est assez claire et le GPS est performant.

A la sortie de Kyoto, le ciel commence à se couvrir et un déluge nous tombe dessus. Avec un temps pareil, la visite prévue du sanctuaire Suhara Shrine et ses oiseaux bleus (dollarbirds) tombe à l'eau (c'est le cas de le dire). Nous prenons directement l'autoroute payante (Meishin Expressway) en direction de Gujō, notre destination pour cette nuit...

28.07.2019 : Gujō - Kanazawa

Distance : 153 km

Ce matin, le ciel est toujours couvert mais il ne pleut plus. Nous repartons donc à la découverte de la ville et, cette fois, l'eau des canaux est beaucoup plus claire alors nous pouvons voir les fameuses carpes koï.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au Coffee Tirol pour prendre un bon petit déjeuner. Nous retournons ensuite au Guesthouse Mizuya pour rendre les clés et prendre nos sacs.

Nous partons de Gujō vers 11h00 et prenons la route nationale 156 pour rejoindre la région de Shirakawa-go. La route est plutôt bonne, à part quelques travaux dont la signalisation est un peu mystérieuse mais nous finissons par nous y habituer.

Nous arrivons au parking payant du village d'Ogimachi un peu avant 13h00...

29.07.2019 : Kanazawa

Distance : 0 km

Nous n'avons pas si mal dormi dans notre petite maison. La proximité de la route ne nous a pas trop dérangés. Après le petit déjeuner, nous retournons dans le quartier des Geishas Higashi Chaya. De jour, l’ambiance est un peu différente mais la promenade dans ces petites ruelles reste très agréable.

Les nuages se déchirent et c'est sous un soleil de plomb que nous poursuivons la visite de la ville. Nous prenons d'abord la direction du Omicho Fish Market.

La ville côtière de Kanazawa se trouve au bord de la mer du Japon (côté Chine). Omicho Fish Market propose à peu près tout ce que la mer peut offrir. L’ambiance simple et authentique du marché permet de nous imprégner de la vie des japonnais. Déambuler entre les étalages de poissons frais, de légumes et de fruits aux formes parfaites est un vrai plaisir pour les yeux et pour les papilles gustatives (nous ne pouvons pas résister à la dégustation de quelques produits)...

30.07.2019 : Kanazawa - Takayama

Distance : 173 km

Après le petit déjeuner, Nathalie et Dylan décident de retourner au quartier Higashi Chaya pour visiter la Ochaya Shima Geisha House (ancienne maison de Geishas). Pendant ce temps, Michel et Marine font la grasse matinée.

A 25 km au nord-est de Kanazawa, on peut rouler sur le sable de la plage de Chirihama sur environ 8 km. C'est la Chirihama Nagisa Driveway. Pour nous y rendre, nous prenons la Noto Satoyama Kaido jusqu'à l'échangeur d'Imahama. La Chirihama Nagisa Driveway est une vraie route, tous les véhicules peuvent l'emprunter.

Comme le ciel est bleu, qu'il fait très chaud et que la mer est juste à côté, nous en profitons pour piquer une tête. La grande classe !...

31.07.2019 : Takayama - Nagano

Distance : 183 km

Ce matin, pour la première fois, nous testons le petit déjeuner japonais typique proposé dans les ryokan. C'est un assortiment de plusieurs plats avec poisson, algues, tofu, nattō, omelettes japonaises tamagoyaki, soupe, riz etc ... Au saut du lit, certains plats passent un peu plus difficilement, mais c'est une expérience intéressante. Nous mettons un point d'honneur à tout finir.

Après avoir rendu les clés de nos chambres, nous retournons en ville et garons la voiture vers le quartier Sanmachi Suji. Sous un ciel bleu, nous marchons 1,5 kilomètre pour nous rendre au sanctuaire de Hida Sannogu Hie Jinja.

Le sanctuaire Hida Sannogu Hie Jinja a inspiré les dessinateurs du film d'animation japonais "Your Name" pour le sanctuaire dans lequel Mitsuha prépare le Kuchikamizake, l’alcool sacré pour les dieux...

01.08.2019 : Nagano - Kusatsu

Distance : 78 km

Le Backpackers Dorms Miwa Apartment se trouve juste à côté d'une gare mais il n'y a pas de bruit durant la nuit. Nous rendons les clés puis partons à la recherche d'un restaurant pour le petit déjeuner. Le Café Restaurant Gusto est ouvert et il y a un très grand choix. Tout le monde y trouve son bonheur.

Nous quittons ensuite la ville par la route nationale 292 jusqu'au Jigokudani Monkey Park dans la vallée de la rivière Yokoyu. Nous aimerions voir les fameux macaques japonais qui viennent se baigner dans un des nombreux onsen (sources chaudes) de la région. L'expérience fait rêver, mais nous ne sommes pas sûrs de voir les singes car parfois, lorsqu'il fait trop chaud, ils décident de rester dans la forêt, en altitude. Et justement, il fait très chaud aujourd'hui ! Depuis le parking, nous prenons un petit sentier qui longe la rivière jusqu'à l'entrée du parc. Juste avant d'arriver nous apercevons furtivement quelques macaques. C'est de bonne augure...

02.08.2019 : Kusatsu - Karuizawa

Distance : 71 km

Pour notre première nuit sur des futons, à quatre dans la même chambre, nous avons bien dormi. Ce matin, nous nous levons tranquillement, rangeons les futons et descendons dans la salle commune avec nos pâtisseries pour le petit déjeuner. Le propriétaire, qui avait tout un groupe de Français pour la nuit (à l'occasion d'un mariage), nous offre généreusement le surplus de leur petit déjeuner. Nous avons droit au jus d'orange pressé, à du vrai café, du thé, des fruits, de la charcuterie et des pâtisseries. Parfait !

Aujourd'hui, notre parcours jusqu'à Karuizawa est un tronçon de la Japan Romantic Road. Cette "route romantique" est un itinéraire de 350 kilomètres entre Nikko et Ueda permettant de découvrir un éventail de paysages montagneux, de villes thermales, de sanctuaires et de sites du patrimoine mondial.

Juste avant l'immense parking de l'Onioshidashi Park, nous passons un poste de péage mais il n'est pas en fonction. L'Onioshidashi Park se trouve sur un champ de lave provenant d'une puissante éruption du mont Asama en 1783. Le paysage est constitué d'une masse chaotique de formations volcaniques irrégulières, ponctuées de quelques zones de verdure. Au centre du parc, se dresse le temple Asama Kannon-do, dédié à la déesse bouddhiste Kannon. Nous sommes au pied du mont Asama, un stratovolcan actif de 2568 mètres d'altitude, qui joue à cache-cache derrière les nuages...

03.08.2019 : Karuizawa - Fujikawaguchiko

Distance : 219 km

Dans la forêt, la nuit a été paisible et reposante. Aujourd’hui, nous allons visiter la distillerie Hakushu. Le rendez-vous est à 15h30, alors nous profitons un peu de nos chalets et prenons notre petit déjeuner tranquillement. Avant de quitter la ville de Karuizawa, nous décidons d'aller visiter l'Uchimura Kanzo Memorial Stone Church avec son architecture étonnante. Dommage, nous sommes bloqués devant l'enceinte de l'église à cause d'une cérémonie de mariage en cours.

Nous reprenons la route et faisons un petit détour par le lac Suwa. C'est le lieu de naissance de Makoto Shinkai, le réalisateur du film d'animation "Your Name". Le lac d'Imotori (ville fictive) est un lieu important du film et il est justement inspiré du lac Suwa. Pour avoir le même angle de vue que la scène du film (image de droite), nous nous rendons au Tateishi Park. La vue est splendide mais la météo est très changeante. Sur place, nous essuyons un bel orage.

Nous partons du Tateishi Park vers 14h00. Nous nous arrêtons dans un 7-Eleven pour prendre quelques snacks à manger sur le parking : des Nikuman (brioches vapeur fourrées à la viande), des Onigiris (boulettes de riz farcies) et des Yakisoba-pan (sandwiches aux pâtes). Nous passons également dans une station-service pour faire le plein...

04.08.2019 : Fujikawaguchiko - Temple Lodging Shukubo Kakurinbo

En construction !

05.08.2019 : Temple Lodging Shukubo Kakurinbo - Fujikawaguchiko

En construction !

06.08.2019 : Fujikawaguchiko - Itō

En construction !

07.08.2018 : Itō (Izu Ocean Park)

En construction !

08.08.2019 : Itō - Kawazu

En construction !

09.08.2019 : Kawazu - Matsuzaki

En construction !

10.08.2019 : Matsuzaki - Hakone

En construction !

11.08.2019 : Hakone - Tokyo

En construction !

12.08.2019 : Tokyo

En construction !

13.08.2019 : Tokyo

En construction !

14.08.2019 : Tokyo

En construction !

15.08.2019 : Tokyo - Narita Airport

En construction !

Voilà, la suite va normalement suivre rapidement ! 😏
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
by Genevois · 2020-03-07 · 3 replies
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.

Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...

L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.

Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.

Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.

La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.

Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.

Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.

Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.

L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.

L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.

Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.

L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Oman, le pays des Mille moins Une Merveilles English translation pending
by Muriel18 · 2020-03-04 · 163 replies
Bonjour à tous,

Petit clin d'oeil au carnet d'Isabelle (Rouquine 38) quant au choix du titre 😉.

Pourquoi "mille moins une"? Tout simplement parce qu'en 10 jours, on en voit moins qu'en 14 et qu'en berline on en voit (un peu) moins qu'en 4x4. Exit donc le Dhofar et le Jebel Akhdar. Pour ce qui est des 999 autres merveilles, c'est pas faute de ne pas vous avoir prévenus: il va y avoir des redites!

C'est parti.... Muriel
Voyage solo-rando de 4 semaines dans l'Ouest des États-Unis English translation pending
by Jhc019 · 2020-03-01 · 40 replies
En guise de préambule Voici un nouveau carnet - un énième, me diriez-vous mais c'est mon premier, soyez indulgent svp. 🙂 - qui décrit mon voyage à l’Ouest des Etats-Unis en solo en été 2018 et qui ne sera probablement pas un carnet comme les autres car je l’écris tout d’abord et principalement pour mes enfants qui n’ont pas pu y participer. Je me suis dit que leur parler de tout ça serait trop long et à un moment donné ils en auront assez tandis qu’un carnet peut se lire quand on veut. J’aurais pu l’écrire et leur donner en direct sans passer par le site mais je pense que les enfants d’aujourd’hui liront avec davantage d’intérêt quelque chose publié sur un site que sous fichier Word comme ils lisent plus volontiers les blogs que des romans, pourtant mille fois plus intéressants. Ce carnet aura donc beaucoup de sentiments personnels, du ressenti qui n’intéressera peut-être pas les gens qui cherchent avant tout de l’info pratique. Je vais tout de même tacher d’y mettre quelque renseignements de ce genre dans la mesure qu’il me paraîtrait important d’expliquer certaines choses ou les choix que j’ai fait ou pas. Évidemment toutes mes réflexions et analyses sont des avis personnels et ne seront sans doute pas entièrement partagés par tout le monde.😉 Et juste la dernière chose avant d'entrer dans le vif du sujet: le voyage était fait il y a un an et demi, certaines choses se sont effacés du disque dur (ou mou, c'est à voir) de mon cerveau mais je vais essayer de retracer l'essentiel en espérant que cela servira à quelqu'un sur ce forum et à mes enfants de mieux connaitre leur père.

La genèse

Après avoir fait un premier voyage à l’Ouest des US en famille qui comportait tous les lieux classiques visités habituellement et qui était une grande réussite au niveau de la diversité des lieux vus 😇 mais un peu moins au niveau des intensités des balades 🙁 j’ai voulu approfondir l’expérience et sortir des sentiers battus. Il m’a vite apparu que pour des diverses raisons il ne serait pas possible de le faire en famille. 🙁 Ma femme que je remercie infiniment m’a permis de partir tout seul pendant un mois prenant sur elle les enfants. Sans son soutien ce voyage n’aurait pas été possible.

Les préparatifs

Un voyage solo hors les sentiers battus – relativement bien sûr - demande plus de préparatifs qu’un voyage classique ou plutôt il demande de le préparer différemment. J’ai passé donc beaucoup de temps pendant plusieurs mois avant le départ à établir mon circuit, chercher les informations, créer des itinéraires. J’expliquerai plus tard mon avis sur ce travail fastidieux. Comme à toute la personne qui cherche à faire un voyage à l’Ouest des US une question s’est posée à moi si je dois faire une boucle ou arriver dans un endroit et repartir d’un autre. Les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients – laisser la voiture dans une autre agence que celle où elle a été prise va augmenter la facture de 200-400$ (sauf en Californie), l’arrivée et le départ des différents aéroports peut aussi coûter plus cher bien que j’ai entendu des avis contraires. Mais cela vous permet de ne pas revenir sur vos pas en passant par les endroits qui ne seront pas spécialement intéressants au retour, vous économiserez donc du temps. En faisant une boucle on roule presque toujours un peu trop juste parce qu’il faut revenir.

Le problème éternel est également qu’il faut s’y prendre assez tôt à l’avance pour bénéficier des billets et de la location voiture pas trop chers et généralement sauf être super bien organisé et avoir commencé les préparatifs très en amont (ce qui n’était pas mon cas), au moment d’achat de billets le circuit n’est pas entièrement établi. Généralement on ne conseille pas prendre les billets avant de faire le planning (voir les commandements de Pong 😉, bien faits). Je ne suis pas de cette avis : il est parfaitement possible d’avoir une trame de circuit plus ou moins bien faite et de prendre les billets, ensuite il suffit juste d’avoir beaucoup d’options à sa disposition et de ne pas essayer de mettre tout ce qu’on a envie de voir car cela ne marchera pas. Et c’est ça, le plus difficile ! :-) 🙂

Bref comme vous avez compris, mon circuit était loin d’être fini au moment de recherche et d’achat de billet. J’avais plus ou moins une bonne idée des régions ou des lieux que je voulais visiter mais je n’avais pas de planning exact.

Le départ était prévu pour le mois d’août, j’ai pris mes billets en mars. Les recherches étaient fastidieuses : il me fallait me décider sur le lieu d’arrivée et du départ et sur la location de voiture. Finalement tous facteurs pesés mon choix s’est porté sur la boucle à partir de Denver (la première fois on a fait la boucle à partir de Las Vegas). J’ai longuement hésité sur les vols mais en mars les prix des meilleurs vols avec les horaires potables étaient déjà prohibitifs, je me suis donc décidé à faire des vols avec des longues escales pour passer la nuit à Montréal en aller et à Vancouver au retour. Je donnerai mon avis là dessus plus tard.

Etant donné que j’envisageais de faire beaucoup de pistes j’ai choisi une SUV en espérant avoir un vrai 4x4 au moment de location sur place. Comme j’ai pensé dormir parfois dans la voiture je n’ai pas pris le plus petit modèle. Par ailleurs je me suis fixé comme objectif faire –ou essayer de faire – un voyage vraiment près de la nature, dormir le maximum dans les campings, il me fallait donc avoir un peu de place dans la voiture pour mettre tout le matériel.

Une fois les billets pris j’ai commençais vraiment à construire mon circuit ayant déjà une idée bien précise d’endroits que je voulais absolument visiter. Comme dit plus haut je me suis fixé l’objectif de ne pas dormir dans les hôtels/motels mais de m’arrêter dans les campings. Or en commençant construire mon circuit et en regardant les campings dans les endroits où je voulais dormir il m’est vite apparu que soit les bons campings étaient déjà pleins soit les autres n’étaient pas terribles et de surcroit assez chers juste pour mettre une tente (30-35$ la nuit sans douche en tenant compte de frais de résa que Recreation.gouv ou autres site vous sucrent au passage). J’ai réservé donc les deux premières nuits et ensuite me suis dit que payer aussi cher sans avoir la douche juste pour dormir dans les endroits probablement moyennement sympathiques n’était sans doute pas le meilleur choix et que j’allais essayer de trouver autre chose. Je donnerai mon avis sur ce choix pour chaque jour de voyage.

Ensuite ont commencé les vrais mois de préparation car je ne voulais pas perdre du temps sur place, être tributaire du temps, donc il fallait des plans B, comme tout le monde je voulais faire le max des choses, bref vers la fin du mois de juin j’étais carrément épuisè par mes recherches d’info, des endroits, des itinéraires au point que je n’absorbais plus l’info, j’ai frôlé l’indigestion...

Etant donné que je voulais visiter les endroits où je ne risquais pas voir beaucoup de monde et dans les conditions climatiques assez difficiles (chaleur) j’ai décide d’acheter un navigateur de randonnée. Mon choix après un certain temps de recherches s’est porté sur Etrex 30x pour sa robustesse, son poids, son côté pratique pour la randonnée et son prix (200€ tout de même). J’étais très surpris par le caractère très peu pratique de cet appareil, qui demande à s’habituer à sa manière de fonctionner et ne pas du tout user friendly. Ayant été habitué à la maniabilité des téléphones portables j’ai trouvé cet appareil d’un autre age, et je me demande comment on arrive à vendre aujourd’hui au prix fort ces machins si peu pratique. Cela me rappelait les bons vieux modems de l’époque préADSL qui ramaient pas possible... Par ailleurs il s’est trouvé très énergivore et il fallait constamment penser à avoir les piles supplémentaires sous peine de se trouver avec l’appareil mort. Cela dit je ne regrette pas mon achat car il m’a servi à plusieurs reprises pour me repérer au milieu de nulle part et je pense que sans lui j’aurai pu vraiment m’y perdre ou tout simplement et moins tragiquement de ne pas trouver ce que je cherchais.

Enfin en parlant de préparatifs je ne peux ne pas mentionner les ressources inestimables que j’ai trouvé sur ce forum et sur les sites de ces membres, que je remercie, notamment Thierry (wavemaster), dont le site reste une référence par son exhaustivité des lieux à visiter mais qu’il faut souvent compléter par le recoupement d’info d’ordre pratique, Julien (ju45) qui donne dans ses carnets pas mal d’info justement pratiques – la distance, le temps, l’appréciation – et qui met beaucoup de belles photos ce qui est très appréciables pour se faire une idée, Yves (mycovtt) dont les nombreux carnets et les aventures ainsi que des magnifiques photos m’ont beaucoup inspiré, Pierre (pong) pour ces récits instructifs et les photos, Jean Philippe (orionide) pour ses sites très bein faits, Michèle et Jean-Michel dont les magnifiques photos sont une source inépuisable d’envies et beaucoup d’autres dont j’ai parcouru assidument les carnets.

Je voudrais remercier plus particulièrement Patrice (jdakota), Olivier (oliv2019), Valérie (veileen) et Guillaume (Marati) dont les carnets super détaillés et les photos magnifiques m’ont directement inspiré et qui ont eu la gentillesse et la patience de me donner leurs tracés de GPS et leurs conseils et encouragements. Ce carnet est autant l’hommage à leur gentillesse et le sens de partage.

Et juste le dernier mot pour expliquer ce qui va suivre : je suis arrivé aux US dans l’état de fatigue très avancé, l’année était très dure et le manque de sommeil cumulé tel que parfois je dormais debout dans le métro. Cela explique certaines choses que vous allez trouver dans ce carnet.

Et pour comprendre vraiment le manque de belles photos dans ce carnet il faut savoir que pour moi marcher vitedans ces beaux endroits est un plaisir plus grand que de les voir, ce qui doit me faire rater énormément de choses que je n’ai pas le temps d’apercevoir et/ou de contempler. C’est sans doute bête mais c’est comme ça, j’aime bien marcher et marcher vite. Un Forest Gump, quoi... 😉 😊
Voyage à Rodrigues... et Maurice English translation pending
by Krikri6792 · 2020-02-28 · 26 replies
Nager dans un jardin de corail ou avec des dauphins, se baigner dans un lagon turquoise, se réfugier dans de petites criques isolées, marcher le long de grandes plages de sable, mais aussi gravir les Deux Mamelles ou le Piton du Canot, voici pêle-mêle quelques expériences faites lors de notre séjour dans les îles Maurice et Rodrigues.

Du lagon de Rodrigues...

aux pitons de Maurice La version accompagnée de cartes et de la totalité des photos se trouve ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesmaurice/

Ci-dessous le récit accompagné d'une sélection d'images...

Bonne lecture ! 🙂

=========================================================================== Présentation

Envie de soleil, de mer chaude, de plages de sable fin, de poissons multicolores ! Très vite, c'est l'océan Indien qui nous vient à l'esprit. Pourtant, nous l'avons déjà largement écumé, de La Réunion (2 fois) à Madagascar (3 fois), de l'île tanzanienne de Mafia à l'archipel des Seychelles (2 fois) sans oublier l'île Maurice (4 ou 5 fois).

C'est alors qu'une petite alerte s'allume dans ma tête : et pourquoi pas Rodrigues ?

Hervé, pas du tout convaincu, m'oppose d'abord une fin de non-recevoir. Il me faut alors déployer des tonnes d'arguments !

Située à 650 kilomètres au nord-est de Maurice (elle est plus éloignée de Maurice que l'île de La Réunion), cette île de 130 km2 recèle des trésors naturels insoupçonnés : un magnifique lagon de deux fois sa surface (voilà qui intéresse notre plongeur !), de longues plages bordées de filaos, un relief d'origine volcanique dominé par le mont Limon (390 mètres), des cultures en terrasses et des vallées profondes à découvrir en randonnée (un bon point pour le randonneur !).

Chère à l'écrivain Jean-Marie Le Clézio, on la décrit comme étant nature et sans artifice, à l'image de Maurice il y a 40 ans. Deux arguments de poids, car d'une part, Hervé a lu et apprécié tous les romans de l'auteur, et d'autre part son premier voyage à Maurice au milieu des années 70 reste pour lui une référence inoubliable.

Il ne reste plus qu'à évoquer l'activité phare de Rodrigues, à savoir la plongée, pour finir de le convaincre d'y passer au moins quelques jours et le reste du temps à Maurice.

Au final, ce sera : 5 nuits à Rodrigues, 5 nuits dans le nord-ouest de Maurice (que nous connaissons déjà bien) et 5 nuits dans le sud-ouest de l'île (que nous connaissons beaucoup moins).

Départ le 25 novembre, retour le 12 décembre 2018.

Alors que nos séjours précédents étaient principalement tournés vers le balnéaire, nous espérons cette fois, en fonction de la météo, pouvoir explorer un peu plus la montagne mauricienne et ses pitons emblématiques.

Au vu d'un tel programme, notre fille est également partante !

C'est donc à trois que nous embarquons le jour J sur le vol Air Mauritius MK0045 à destination de l'île Maurice avant d'enchaîner directement (ou presque) vers Rodrigues que nous atteignons en milieu de matinée en J +1. Un taxi nous conduit immédiatement à La Belle Rodriguaise, sur la côte sud-est de l'île.

Les vacances peuvent commencer !



Rodrigues, l'hôtel et son environnement

A Rodrigues, aucun complexe touristique comme à Maurice, uniquement de petites unités souvent familiales bien intégrées à la nature. On vous l'a déjà dit, l'île est restée très authentique !

Initialement, notre préférence allait à l'hôtel Tekoma sur la côte Est mais malheureusement à nos dates il n'y avait plus de disponibilités pour deux chambres ou pour une chambre familiale.

En revanche, La Belle Rodriguaise pouvait nous offrir deux chambres.

Cette maison d'hôtes de douze chambres, située près de Graviers, dans un joli jardin tropical surplombant la plage et l'océan, est tenue par Françoise (la belle Rodriguaise ?) et son mari Laval, très investis dans le tourisme local et très à l'écoute de leurs hôtes. Françoise, fin cordon bleu, est également l'auteure de deux livres de cuisine.

L'accueil est chaleureux, les chambres sont un peu rustiques mais mignonnes, et l'ensemble joliment situé, un peu en hauteur face à la mer et au pied du Mont Chéri.

Petite déconvenue en allant à la plage : les fonds sont sableux à cet endroit (donc rien à voir sous l'eau) et la baignade pas idéale (peu de profondeur).

En revanche, la baie est prisée des kite-surfers.

En même temps, on ne compte pas se cantonner à cette plage mais bien rayonner un peu. D'ailleurs, pour le lendemain notre hôtesse propose une sortie en bateau vers l'île aux Chats et l'île Hermitage avec pique-nique et snorkeling. Hervé reporte sa sortie plongée pour nous accompagner, d'autant que la météo risque de se détériorer dans les prochains jours.

Vue depuis notre terrasse

Excursion en bateau à l'île aux Chats et l'île Hermitage

C'est sous un ciel couvert (mais demain ça devrait être pire !) que la barque à moteur met le cap vers l'île aux Chats, une réserve naturelle connue pour ses colonies d'oiseaux, entourée d'un récif corallien qui la protège des vagues. A bord, nous sommes une douzaine de touristes de La Belle Rodriguaise, tous Français sauf un couple d'Allemands.

A mi-chemin, au lieu appelé Couzoupa réputé pour être l'un des plus meilleurs sites de snorkeling dans le sud de Rodrigues, le bateau fait un arrêt pour que ceux qui le souhaitent puissent mettre la tête sous l'eau pour une première exploration des fonds sous-marins rodriguais avec palmes/masque/tuba.

Vu la luminosité ambiante et les intempéries récentes, il n'y a rien de transcendant mais on prend quand même plaisir à débusquer quelques petits poissons.

La navigation se poursuit vers le fameux îlot où après avoir débarqué, nous bénéficions d'un temps libre avant le déjeuner.Charlotte, Hervé et moi en profitons pour faire le tour le l'île à pied.

C'est parti sur le sentier central en se frayant un passage entre acacias et cactées.

Arrivés au bord de mer, nous poursuivons les pieds dans l'eau jusqu'à la pointe Est.

Puis retour vers le point de départ par le bord de mer.

Pas d'oiseaux en vue, mais un joli couple de papillons dont la couleur est parfaitement raccord avec la teinte rouille de cette plante parasite, Cuscuta campestris. Appelée aussi "griffes du diable" ou "cheveux du diable", elle emprisonne dans ses rets les buissons alentour.

La plage est en vue et le barbecue déjà prêt !

Autour de la table de pique-nique, stimulée par quelques verres de punch ou de rhum, la discussion va bon train jusqu'au moment de lever l'ancre.

Avant de rentrer, le bateau fait une dernière halte à l'île Hermitage, l'occasion de grimper sur son éperon rocheux pour une vue panoramique sur le lagon et tout le sud de Rodrigues.

Une excursion bien sympathique pour une première journée bien remplie !

L'île aux Chats



Le lendemain…

Journée de mauvais temps, il faut prendre notre mal en patience !

Histoire de ne pas rester enfermées dans notre chambre, et malgré une pluie battante, Charlotte et moi faisons un aller/retour jusqu'à l'hôtel Mourouk Ebony à 1500 mètres à l'est de La Belle Rodriguaise.

Quant à Hervé, la pluie ne l'empêche pas de faire une première session de plongée (voir page consacrée plus loin).

En fin d'après-midi, une légère amélioration nous permet à tous les trois de commencer la randonnée prévue le lendemain vers les fameuses criques de la côte Est.

Ce soir, petit avant-goût entre Graviers et Pointe Noire.

La suite sous un ciel plus clément, le lendemain !

Entre Graviers et Pointe Noire



Randonnée côtière entre Graviers et Rivière Banane

Profitons du beau temps pour programmer une grande journée de randonnée, LA randonnée à faire à Rodrigues, à savoir le tour des criques les plus emblématiques de l'île, accessibles uniquement à pied.

Les plus fameuses se situent entre Pointe Noire et la plage de St François.

Nous refaisons d'abord le bout de chemin déjà parcouru hier soir. Nous nous étions arrêtés juste avant cette grande plage au nord de Pointe Noire. C'est l'occasion de la revoir sous un meilleur jour !

Maintenant place à la nouveauté !

Le sentier se faufile entre les roches volcaniques où seuls résistent une végétation rase et quelques arbustes déformés et couchés par les ardeurs du dieu Eole.

Au bout de trois kilomètres environ, nous arrivons au niveau de l'une des deux plus belles criques, Anse Bouteille, où une première baignade est déjà bienvenue.

Un peu plus loin, nous jetons un œil à Grand Anse avant de nous enfoncer dans une oasis de verdure où un bosquet de Vacoas s'est taillé une place de choix.

Nous voici maintenant à Anse Trou d'Argent, autre plage mythique, où nous ne résistons pas à une nouvelle baignade dans ce lagon aux reflets argentés.

La marche et les bains de mer, ça creuse sans oublier le soleil qui tape en cette fin de matinée. Il est temps de s'attabler avant de gagner la plage de St François, longue courbe déserte bordée d'une forêt de filaos.

Ici toutes les nuances de bleu se côtoient, bleu saphir du large, bleu turquoise ou émeraude du lagon, et contrastent avec les rochers noirs de jais. Une véritable carte postale !

Nous aurions pu faire demi-tour à St François mais galvanisés par la beauté des paysages, nous décidons de poursuivre encore un peu jusqu'à Pointe Coton.

Une extension qui nous permet de passer à proximité du Tekoma Hotel, notre premier choix, sacrément bien placé côté lagon. On se serait bien vus sur ces transats !

Le parcours jusque là balisé se termine à l'hôtel Cotton Bay où nous prenons un verre avant de piquer une tête dans la piscine.

Derrière l'hôtel, le sentier maintenant non balisé grimpe vers le sommet d'une colline.

Et si on poursuivait ? Top là, c'est Ok !

C'était peut-être l'extension de trop, car une fois au sommet, l'itinéraire se complique en devenant de plus en plus confus. Nous errons entre les broussailles et les toiles d'araignées géantes. Nous commençons à en avoir plein les gambettes.

Par chance, nous finissons par retrouver une route qui nous conduit à travers le village de Rivière Banane et ses petites parcelles cultivées jusqu'au bord de mer.

Depuis la maison voisine, une dame accourt aussitôt pour nous informer qu'elle organise des sorties en bateau vers l'un des plus beaux sites de snorkeling du nord de l'île, un Jardin de corail au milieu de la baie. Elle précise qu'elle sert aussi des spécialités locales. Pour le snorkeling, c'est trop tard mais nous prenons rendez-vous pour le lendemain. Quant au dîner, tout est déjà prévu à La Belle Rodriguaise. En revanche, des boissons fraîches et des accras ne sont pas de refus.

En réalité, notre principal souci est de trouver un moyen de rentrer à Graviers car nous sommes à présent loin de tout.

Pas de problème, la dame a aussi la solution, son père fait taxi !

Tout est bien qui finit bien. En tout cas, nous avons passé une journée extra et parcouru une bonne dizaine de kilomètres.

Plage de Pointe Noire

Anse Trou d'Argent

De Rivière Banane à Rivière Pistache et l'extrémité Ouest

Nous n'avons pas loué de voiture pour l'ensemble du séjour, mais avons pu réserver un des véhicules de La Belle Rodriguaise pour cette journée.

Dans un premier temps, retour à Rivière Banane pour faire la sortie en bateau au Jardin de Corail dont on nous a vanté les qualités hier.

Alors ? Eh bien, le jardin de corail est plutôt joli et bien préservé.

La patronne nous propose de déjeuner chez elle, mais il est encore trop tôt et nous avons d'autres projets pour la suite de la journée.

Retour sur la plage de St François que nous avions traversée hier en randonnant. Nous souhaitons en profiter plus largement aujourd'hui d'autant que nous sommes seuls (ou presque) sur cette longue bande de sable que viennent lécher des eaux turquoise.

Déjeuner au bord de la piscine du Tekoma Hotel, notre fameux premier choix.

Puis, à défaut de pouvoir randonner dans le centre (trop détrempé), nous décidons de traverser l'île en voiture d'Est en Ouest.

Au passage nous faisons un petit détour à Petit Gabriel pour acheter le très réputé miel Victoria.

Après La Ferme, la route toute neuve se termine au bord de mer par un rond-point où règne aujourd'hui une activité inhabituelle. On attend justement l'arrivée d'un Ministre pour inaugurer ce nouveau tronçon.

Clic clac, une photo vite faite vers l'îlot d'en face, puis il nous faut faire demi-tour afin que la chaussée puisse être nickel avant l'arrivée de la personnalité.

Sur la route du retour, ce banyan tentaculaire nous retient un instant. On y est bien à l'abri des regards indiscrets !

Puis cette curieuse installation nous interpelle. Il s'agit d'un pont suspendu au-dessus de la rivière Pistache qu'on peut traverser accroché dans une sorte de nacelle.

Retour à La Belle Rodriguaise au terme d'une petite journée tranquille.

Après une dernière journée consacrée principalement à la plongée, nous quittons la nonchalance de Rodrigues pour l'île Maurice, plus touristique mais aussi plus variée.

Dans le jardin de corail

Maurice Nord : Trou-aux-Biches, l'hôtel et son environnement

Pour cette deuxième partie du séjour, nous avons loué une voiture, ce qui nous permet de rejoindre directement notre hôtel situé sur la plus belle plage de l'île, Trou-aux-Biches, au milieu d'un jardin tropical foisonnant.

Un certain nombre d'activités sont incluses, ce qui fait que nous trouvons sur place de quoi largement nous occuper.

Catamaran pour Hervé : le plan d'eau devant l'hôtel est parfait, pédalo ou kayak pour Charlotte et moi, afin de suivre les tortues nombreuses dans la baie ! Ou encore sortie snorkeling organisée tous les matins.

Sans compter les balades le long de la plage !

Tous les soirs, le coucher de soleil est l'occasion d'un spectacle sans cesse renouvelé.

Hervé compte aussi faire de la plongée sous-marine avec bouteille tous les matins ou presque. Il faut par conséquent jongler avec les impératifs de chacun pour pouvoir envisager un programme extérieur.

Justement le lendemain de notre arrivée, la sortie plongée ayant été annulée, nous en profitons pour prévoir une randonnée vers l'un des fameux pitons mauriciens, dès le matin, avant l'arrivée des nuages sur les reliefs.

Coucher de soleil

Randonnée vers le sommet Est des deux Mamelles

Parmi toutes les randonnées en montagne que j'avais notées, nous choisissons aujourd'hui un lieu pas trop éloigné de notre hôtel (point de départ à Beau Bois) et un itinéraire en principe assez facile.

Il s'agit du massif des Deux Mamelles, et plus particulièrement du sommet Est (altitude 500 mètres).

Le parcours commence par une marche d'approche sur un très bon chemin utilisé pour l'exploitation des champs de canne alentour.

Mais une fois les cultures dépassées, le sentier devient plus confus. Tout en continuant à prendre de la hauteur, il nous faut batailler avec les broussailles jusqu'au sommet.

Là-haut la vue est à la hauteur de nos efforts, offrant un large panorama sur la chaîne montagneuse de Moka, dont le Pieter Both (le sommet coiffé d'un bilboquet) ainsi que sur les localités alentour.

Au final, une ascension magnifique, assez courte mais pas très aisée en raison du manque d'entretien de l'accès, sans doute la preuve que Maurice ne mise pas beaucoup sur ses itinéraires pédestres. Dommage !

Nous espérons néanmoins réitérer cette expérience avant la fin de notre séjour.

Au sommet des Deux Mamelles

Balade dans le jardin botanique de Pamplemousses

Nouvelle sortie à l'extérieur de l'hôtel pour visiter le jardin botanique, le premier créé au monde, dans le district de Pamplemousses.

Ce n'est pas notre première visite mais c'est avec un plaisir toujours intact que nous déambulons entre arbres et plans d'eau remarquables.

A côté de ces palmiers, vacoas, arbres du voyageur ou banyans, on se sent tout petit !

Du bassin des nénuphars à celui des lotus…

Tout en s'attardant devant quelques variétés de fleurs exotiques…

C'est une promenade qui flatte tous les sens !

Nous la prolongeons encore sur la route du retour par une énième observation botanique, un splendide flamboyant trônant au bord de la chaussée.

Après une dernière journée consacrée en partie à une escapade dans l'extrême nord de l'île, du côté de Cap Malheureux, notre séjour se poursuit dans le Sud mauricien.

Jardin des Pamplemousses

La suite dans le post 2, juste en dessous...
Itinéraire 15 jours entiers en Égypte à l'automne (Le Caire, Alexandrie, Louxor...) English translation pending
by Xeta · 2020-02-18 · 56 replies
Bonjour à tous, Je suis en train d'organiser un itinéraire pour notre séjour (mon mari et moi) en Egypte pendant deux semaines en octobre prochain. Nous aurons 15 "vrais" jours sur place et j'aimerais avoir vos avis et conseils sur l'itinéraire que j'envisage pour notre séjour et peut-être les réponses aux questions que je me pose 🙂

Jour 1 (dimanche 18 octobre) : arrivée très matinale au Caire à 1h30. Nous comptons prendre un train dans la matinée pour nous rendre à Alexandrie. Jour 2 : matinée et déjeuner à Alexandrie. Train en début d'après-midi pour retourner au Caire et y prendre le train de nuit pour Louxor Jour 3 : arrivée matinale à Louxor. Vallée des Artisans, vallée des Nobles et Medinet Habou avec le guide conseillé par Brigitte s'il est disponible Jour 4 : avec ce même guide, visite de Abydos et Dendara Jour 5 : survol en montgolfière tôt le matin. Visite du temple de Karnak Jour 6 : train dans la matinée pour aller à Assouan. Iles Elephantine et Kitchener. Souk Jour 7 : Temple de Philae et Musée de la Nubie Jour 8 : transfert pour Abu Simbel et hôtel sur place Jour 9 : visite du temple avant l'arrivée des groupes. Retour sur Assouan dans la journée. Début de la croisière pour descendre le Nil en direction de Louxor Jour 10 : croisière Jour 11 : croisière Jour 12 : croisière jusqu'à Esna et transfert à Louxor (si felouque si j'ai bien compris) ou jusqu'à Louxor (si dahabiyya si j'ai vraiment bien compris ?!) Jour 13 : Vallée des Rois, musée de Louxor. Temple de Louxor la nuit Jour 14 : avion pour Le Caire dans la matinée. Jour 15 (01/11) : Le Caire 02/11 : décollage pour Paris via Rome à 4h30 du matin

Quelques interrogations : - j'ai souvent lu qu'il n'était pas tellement plus cher de prendre un avion pour le trajet Le Caire/Louxor plutôt que le train de nuit, pour un gain de temps non négligeable. Toutefois, je trouve difficilement des billets à moins 120/150 euros pour l'avion. Je m'y prends trop tôt ? - j'ai regardé pour faire des simulations de réservations de train sur le site de National Egyptian Railways ; or même à des dates proches (courant mars par exemple), impossible de réserver. Une astuce pour m'aider à réserver ? - les transferts pour Abu Simbel depuis Assouan se font-ils en convoi ? ou peut-on partir en milieu de journée en voiture individuelle avec chauffeur ? - pour la croisière, je suis en contact avec une agence locale à Assouan (sur felouque) et attends une réponse de l'agence conseillée par Brigitte. J'ai parfois lu que le dimanche était le jour privilégié pour les départs en croisière. Si je m'en tiens à mon itinéraire, le jour 9, début de la croisière, tombe le lundi 26. Vaudrait-il mieux que nous enlevions un jour à Louxor (le 4e ou 5e par exemple) pour le positionner avant notre retour sur le Caire afin de pouvoir commencer la croisière le dimanche 25 ? - autre question sur les croisières : est-il possible de naviguer du temple d'Abu Simbel à Assouan ? (hors gros bateau de croisière) - si nous devions faire un spectacle de sons et lumières, lequel devrions-nous privilégier ? Je garde un souvenir très mitigé de celui de Karnak auquel j'avais assisté en 1999 Dernière précision : ayant séjourné au Caire en octobre 2010, nous prévoyons de n'y rester que peu de temps, le temps justement de retourner aux pyramides de Gizeh, Saqqarah et au mastaba de Tî Un grand merci d'avance pour vos conseils avisés et critiques !
Voyage du West Bengal à Varanasi en passant par Bodhgaya English translation pending
by Zebulonne · 2020-02-15 · 102 replies
Atteints par le virus "Inde" depuis notre premier voyage en 2013 , (seulement😮 ! ), nous y revoilà pour un 8° séjour ( du 14 au 28 janvier 2020). Cette fois-ci notre périple nous amènera de Calcutta à Varanasi en passant par des petits villages du Westbengal et par Bodhgaya.. Nous prendrons ensuite notre vol de retour de Delhi à Nice .

Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!

Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !





Vue du balcon de l'hôtel

Colombie du 18 octobre au 11 novembre 2019 English translation pending
by Chapardeur · 2020-02-13 · 0 replies
COLOMBIE

itinéraire de 24 jours en Colombie, du 18 octobre au 11 novembre 2019.

BOGOTA 2 jours - LA MACARENA 4 jours - MEDELLIN et GUATAPE 3 jours - SALENTO 3 jours - CALI 2 jours - POPAYAN 2 jours - SAN AGUSTIN 3 jours - TATACOA 3 jours - BOGOTA 1 jour -

Il faut bien l'avouer, j'ai hésité à partir en Colombie. Un peu parce que je ne suis toujours pas très au point en espagnol (en fait, je suis proche du niveau zéro) et que je n'ai pas beaucoup progressé depuis l'an dernier au Guatemala. Un peu aussi à cause du ramdam que tout le monde fait autour de la sécurité dans le pays et particulièrement à Bogota. Cela s'est un peu calmé depuis la signature d'un accord de paix entre le gouvernement et les FARC mais maintenant que cet accord a été révoqué et que la population veut que ceux qui l'ont terrorisée pendant des années soient punis, il y a comme une incertitude sur l'avenir politique du pays, et donc sa stabilité. Néanmoins, la situation sécuritaire n'est pas aussi dégradée que dans le passé, et le tourisme reprend sérieusement du poil de la bête. Donc, revenons à nos moutons : je veux voir le Caño Cristales, cette rivière aux eaux cristallines dans laquelle s’épanouissent des plantes aux couleurs flamboyantes sur un fond de roches multicolores et de sable jaune. Ca fait des années maintenant que je regarde des reportages sur ce site incroyable, et à chaque fois, je me dis qu'un jour, j'irai là-bas… même si c'est un pari risqué, car à la saison des pluies, période de floraison des plantes aquatiques à l’origine du phénomène, on peut ne rien voir du tout si le ciel reste nuageux. Le spectacle a besoin que le soleil darde ses rayons magiques dans la rivière… Maintenant, le reste du programme reste aussi à déterminer : le nord du pays, ou le sud ? 3 semaines me paraissent un peu juste pour parcourir ce territoire grand comme deux fois la France. Je veux prendre mon temps, m'installer à l'auberge comme si j'allais y rester toute ma vie, me balader sans avoir une longue liste de choses à faire ou à voir dans un créneau horaire limité, goûter tranquillement aux lieux que je découvre, en ajoutant, pourquoi pas, un café, une bière ou une glace. J’ai donc le choix entre le nord et la beauté de petites villes coloniales, les caraïbes, la ciudad perdida et Carthagène des indes ou bien le sud avec le café de Salento, la sulfureuse Medellin, les statues pré-colombiennes de San Agustin et le désert de la Tatacoa ? J'ai comme l'impression que le sud est moins visité... top là, ce sera le sud, là où le temps dure longtemps, dit la chanson…

Le 18 octobre, vol Air Europa pour Madrid, puis Bogota. Il est environ 18h quand je débarque à Bogota, et le passage devant les guichets de la police des frontières se fait très rapidement. Pas de photo, pas d'empreinte, pas de formulaire interminable dans une langue mystérieuse (l'espagnol). Ensuite, recherche désespérée d'un distributeur de billets dans l'aéroport, pour payer le taxi mais puisque je ne trouve rien, je me décide à changer 50 euros, et je verrai plus tard en ville pour retirer vraiment des sous. Direction l'hôtel que j'ai reservé sur internet et j'irai ensuite faire un tour pour dîner. Ce sera tout pour aujourd'hui. C’est le matin et je pars à la découverte du quartier, La Candelaria. Tout y semble tranquille, les petites rues pavées sont pentues et bordées de jolies maisons colorées. Parfois, des odeurs de croissants chauds et de café s’échappent de petites échoppes où s’entasse toute une population d’ouvriers et d’habitués. Beaucoup de street-art et de fresques murales s’affichent un peu partout, sur les portes ou sur les façades des maisons et des immeubles Du coup, ça agrémente beaucoup mes déambulations à la découverte de la ville. Bien-sûr, je ne me suis pas aventuré dans les quartiers chauds, je suis resté sagement dans le centre sécurisé. J’ai poussé jusqu’au grand marché central mais guère plus loin. Un tour à Zipaquira pour visiter la cathédrale de sel, à bord d’un train touristique depuis la gare de la Sabena, puis un saut en téléphérique sur le Cerro de Monserrate qui domine la ville, plus un musée ou deux, ainsi finit ma découverte de Bogota.

A La Macarena, tout change. L’arrivée à bord d’un petit avion de 20 places sur une piste herbeuse quasiment en pleine ville me met dans l’ambiance « bout du monde » qui m’attend . Cette bourgade perdue dans une vaste zone de prairies et de forêts, au bord du rio Guayabero, est la tranquillité même. Ce n’est peut-être qu’une apparence trompeuse, car de nombreux militaires armés sillonnent les quelques rues commerçantes, mais enfin, comparée à Bogota, on s’y sent libre et sans appréhension. Cela dit, la région, libérée depuis peu de l’occupation des FARC est maintenant en effervescence à cause de la déforestation et de l’accaparement des terres de groupes qui voient ici l’opportunité facile d’un enrichissement ou d’une nouvelle vie. Les journaux et la télé en parlent, mais la population vaque à ses occupations et rien ne transparaît. Dès l’arrivée et votre sortie de l’avion, vous êtes pris en charge par votre guide qui constitue votre groupe, vous conduit à votre hôtel et au centre d’information sur la rivière. Après le déjeuner en compagnie de mes équipiers avec lesquels je fais connaissance, on rassemble quelques affaires, une serviette et un maillot de bain, et on rejoint le bord du rio Guayabero. De là, une pirogue nous conduit sur l’autre rive, au départ du chemin de El Mirador, qui grimpe bien et se poursuit par la découverte du Cañolito, un des bras du Caño Cristales. Voici donc ces fleurs incroyables, c'est beau, c'est stupéfiant. Il fait super chaud, l’atmosphère est humide, le soleil est de plomb. Néanmoins, le ciel se couvre progressivement de nuages noirs et notre baignade dans une petite dépression rocheuse de la rivière se termine sous la pluie. La rentrée en pirogue à la Macarena se fait à la nuit tombée, le soleil se couchant tôt sous ces latitudes tropicales. Le reste du séjour à Caño Cristales va se dérouler toujours de ma même manière : on prend une pirogue, on se fait déposer quelque part sur le parcours de la rivière, et on la longe en marchant sur une rive ou l’autre. La pluie est parfois au rendez-vous, normal à cette saison, mais quand le soleil revient, le spectacle est toujours saisissant. Le quatrième et dernier jour, on part sur une zone beaucoup moins intéressante, quoique jolie, le Caño Pierras. Franchement, j’aurais préféré retourner sur le Cañolito, par exemple, mais la répartition des touristes sur les sites obéit à une règle. Si je dois y retourner un jour, je préciserai que je ne veux consacrer mon temps qu’à la rivière aux couleurs et pas à des endroits d’un intérêt moyen choisis pour faire patienter les touristes en attendant l’heure du départ. Justement, le départ de mon avion pour Bogota est prévu à 15h. Mais comme des pluies diluviennes s’abattent sur la Macarena, notre petit avion de 20 place reste cloué au sol en attendant une accalmie. Vers 16h30, une fenêtre météo lui permet enfin de décoller. A l’heure ou il atterrit à Bogota, je suis censé me trouver à l’embarquement de mon vol pour Medellin. Et le terminal n’est pas à la porte d’à côté, il faut prendre un bus. Bref, prendre une marge de 2 heures lorsqu’on vient de La Macarena, ce n’est pas suffisant. Heureusement pour moi, mon vol a été annulé et je suis reporté sur le vol de 22h. Ca me convient tout à fait, j’ai fait une résa dans une petite AJ, le Grand Hostel Medellin, et je n’aurai qu’à prendre un taxi à l’arrivée pour m’y rendre. Bon, à Medellin, ce qui a surtout marqué mon séjour, c’est bien sûr la comuna 13. Au départ, j’ai rejoint la sortie du métro San Javier et je me suis joint à un groupe d’une vingtaine de personnes. La visite sera en anglais, je suis le seul Frenchie. A mon avis, le guide nous abreuve de trop d’explications par rapport au temps consacré à la découverte du quartier. Donc, Lorsque la sortie prend fin vers 13h et que le guide ramène tout le monde au métro, je m’échappe pour faire ma propre visite de la comuna 13. Au petit resto où je m’arrête le temps d’une averse, pour me restaurer, on s’inquiète de me savoir seul et on me conseille d’être sur mes gardes. J’ai erré plus de 2 heures dans les ruelles ou les escaliers du quartier, en m’arrêtant souvent pour photographier les magnifiques fresques ultra-colorées, et je n’ai rencontré aucun problème tout en restant très vigilant, bien sûr. Medellin, c’est aussi la ville de Botero, et un petit tour sur la place qui porte son nom, où s’alignent une bonne vingtaine de ses statues s’impose. Au petit matin, la place est tranquille, bien éclairée et très photogénique. Le quartier, lui, est plutôt sale et mal fréquenté. Le lendemain, dans le bus qui m’emmène à Guatapé, mes piètres notions d’espagnol ne découragent pas un groupe de jeunes colombiens sympathiques d’engager une conversation avec moi, pauvre voyageur esseulé venu d’un pays pour eux fort exotique. Ils connaissent nos gilets jaunes, ils font le parallèle avec le soulèvement des étudiants au chili. Guatapé, enfin ! Ce village est dans toutes les émissions de voyage et dans tous les livres consacrés à la Colombie. Ses fresques sculptées sur des maisons multicolores ont fait sa réputation et les Colombiens y viennent nombreux en visite, un peu comme nous on va au mont Saint-Michel. Il y a des tas de choses à faire ici, avec la proximité du lac. Baignades, promenades en bateau, excursions à cheval, etc. J’ai préféré me promener dans les rues en admirant les jolies maisons aux joyeuses couleurs. Les bas reliefs racontent un peu la vie de ceux qui vivent à l’intérieur, celle du chien curieux qui surveille la rue, du cultivateur et sa nombreuse progéniture ou du musicien et son saxophone. Le parque central, où les familles et les vieux colombiens à chapeau de cow-boys viennent boire un café, est aussi un incontournable d’une visite à Guatapé. C’est d’ailleurs la première fois que je bois des cafés si tard dans la journée, mais c’est ce que font les locaux, alors je me suis mis au diapason. Et je dois avouer que je n’ai pas moins bien dormi que d’habitude. Faut dire que j’étais bien crevé de ma journée, en partie à cause de ma grimpée sur le pain de sucre local, le Peñon de Guatapé. Un rocher de 220 mètres de haut, dont on atteint le sommet après une bonne grosse volée de marches. Pour gagner Salento, dans la région du café, je dois retourner à Medellin, en partant de très bonne heure. La route est longue jusque là-bas, j’ai donc de quoi boire et grignoter dans le bus. Il fait quasiment nuit quand j’atteins Salento mais j’ai pris la précaution, comme souvent, de réserver une chambre, que j’ai choisie dans une plantation de café à la sortie de la ville, la finca don Eduardo. Après une journée passée dans le bus, j’ai un peu envie de me dégourdir les guiboles, même si la nuit est tombée. Salento est une ville faite pour la promenade après la tombée du jour. Les lumières des lampadaires éclairent les maisons à l’architecture coloniale et les bars, les restaurants, les épiceries sont ouverts. L’ambiance de la grande rue est joyeuse et animée, avec quelques établissements plus attractifs, tel le grand billard entièrement ouvert sur la rue, où les colombiens se pressent car c’est un jeu qu’ils adorent et qu’on voit dans toutes les villes. Dehors, les vieux s’assoient sur les bancs publics et papotent gentiment, les jeunes vont tout droit au bout de la rue, au club branché et son concert en plein air. Le matin de très bonne heure, je suis le premier sur le parque central pour le départ de la première billie, cette jeep qui sert de taxi collectif pour aller au parc de la vallée de la cocora. Il n’est pas 7h30 et je suis au départ du chemin. C’est un parcours de 13kms en boucle, vraiment facile à suivre, il n’y a aucun besoin d’engager un guide. Partout dans ce paysage de collines verdoyantes, on admire les fameux cocotiers de plus de 60m de haut. Tout en haut du chemin, on atteint la ferme des colibris, où l’on peut se restaurer. En redescendant, on longe la jolie rivière qui coule dans une gorge boisée et vous ramène au point de départ. Sur le parking, les jeeps billies retournent sur SALENTO au rythme des arrivées des randonneurs. CALI et sa mauvaise réputation. Le cartel de Medellin a été démantelé, celui de Cali continue de prospérer, lui. L’image de cette grande agglomération de plus de 2 millions d’habitants souffre de cette étiquette de « ville de la drogue » et de sa délinquance. J’ai pourtant choisi de m’y arrêter, car bien que je ne sois pas spécialement amateur de salsa, la danse à laquelle on voue un véritable culte ici, et qui redore un peu son blason, je suis curieux de connaître sa vie, sa physionomie, son atmosphère. A la maison violette, je me sens chez moi, l’accueil est gentil et le quartier, installé sur une des collines de la ville, est constellé de petits bars et de restos sympas. A CALI succède POPAYAN la blanche, la belle cité historique. J’ai bien failli ne pas y arriver, car l’assassinat par les FARC d’une députée indigène et de quatre de ses gardes du corps fait souffler un vent de révolte dans la région. Comme en 2016, les populations indigènes ont menacé de couper la panaméricaine à toute circulation, en représaille à l’inaction du gouvernement devant ces crimes qui se répètent. Mais maintenant que j’y suis, je savoure l’atmosphère de ses rues en damier, de ses petits commerces, de ses églises somptueuses. La ville est un régal pour le photographe amateur que je suis. Le temps est parfois pluvieux, le fond de l’air est frais et je suis souvent réfugié sous les arcades, dans un bar ou un resto lorsque s’abattent les violentes averses qui transforment les rues en marécages.

La ville est aussi le point de départ pour un petit tour à Silvia, le village des Guambianos. Le jour de marché est le mardi, et il est réputé dans toute la région. Comme on est dimanche, je ne le verrai pas, mais je vais quand même y aller jeter un coup d’oeil. Par chance, c’est jour de fête, le parque central est couvert de stands de nourriture et de tissus, les guambianos costumés se baladent tranquillement et bavardent en attendant le spectacle qui doit se tenir sur la grande scène installée sur le côté de la place. Hélas, de méchants nuages noirs s’amoncellent au-dessus de nos têtes, et la pluie s’abat soudain avec violence sur Silvia. Tout le monde coure se mettre aux abris (la plupart dans l’immense église) et moi, je me retrouve coincé dans une entrée de garage avec deux gambianos sympas en costume traditionnel, qui ne prennent pas la situation au tragique. Mais le violent orage s’est transformé en pluie continue, la fête tourne à la débandade, les commerçants remballent leurs étals, les bus se remplissent et chacun rentre chez soi. La route, ou plutôt la piste de Popayan à San Agustin est carrément épouvantable. Des ornières de boue, des croisements au centimètre en font le pire itinéraire que j’ai pu emprunter jusqu’ici. Quasiment 5 heures pour rejoindre San Agustin, le mauvais temps était un peu de la partie. San Agustin, c’est d’abord un site archéologique très mystérieux. On y a réuni là de grandes statues découvertes dans la région, témoins d’une civilisation dont on ne connaît même pas le nom. On sait si peu de choses du peuple qui vénérait ces statues que tout le monde y va de sa petite théorie perso et qu’au final, ce qu’il faut en conclure, c’est qu’on ne sait rien du tout. Le musée du site est vraiment à visiter, car on y trouve notamment de vieilles photos prises lors de la découverte des différentes statues. Dans le coin de San Agustin, il y a pas mal de jolies balades à faire, comme aller admirer la Chaquira, une statue située en bordure d’une gorge impressionnante. Il y a aussi El Estrecho, l’endroit où le tumultueux Rio Magdalena se resserre pour passer dans un goulet étroit de seulement 2 mètres. Mon voyage se termine bientôt, et je vais terminer avec le magnifique désert de la Tatacoa. À Villa vieja, il n’y a pas grand-chose à voir, mais cette petite bourgade est une étape obligée pour prendre un transport jusqu’au désert. J’y passe une nuit, dans un petit hôtel basique (mais avec piscine) pour embrayer demain matin à l’aube sur un rickshaw qui m’emènera là-bas. Le soleil vient de se lever et je suis déjà dans les dunes rouges du désert de la Tatacoa. Pendant deux journées, mais seulement le matin de très bonne heure (6h-10h) et en fin d’après-midi, j’arpente sans guide ce territoire qui n’est pas si immense que ça. Mon petit hôtel, le Tranquilidad, est au bord de la piste du désert rouge et 300 mètres plus loin, il y a une piscine publique qui me permet d’attendre tranquillement la fin des heures chaudes. Le désert gris, à quelques kms de là, vaut le coup d’oeil, mais il est moins photogénique, faut bien l’avouer. Surtout si on ne le découvre qu’après 10h ou avant 16h30. A Villa vieja, le dimanche, il n’y a pas de bus régulier pour gagner Neiva. Mais sur le Parque central, tôt le matin, des taxis collectifs font le même office. Et à Neiva, à la gare routière, aucun problème pour trouver le bus de Bogota, l’ultime étape de mon voyage.

Maintenant, parlons gros sous :

Ma plus maousse dépense, c’est évidemment Caño Cristales. J’ai réservé sur internet avec Cristales Aventura Tours, 4 jours sur place, tout compris, pour 600 euros. Pour ce prix, vous avez le vol de Bogota à La Macarena (A/R), l’hôtel qui n’est pas grand luxe, juste une chambre individuelle avec douche, la nourriture et les transports en pirogue ou en 4x4. Bref, tout est compris, vous n’avez rien à payer sur place, sauf la petite bière du soir si vous aimez vous détendre.

Pour le reste du pays, vous serez surpris des prix vraiment très raisonnables :

L’hébergement : j’ai rarement dépensé plus de 50 000 pesos (14 euros), sauf quand j’ai vraiment été coincé et que j’ai du allonger jusqu’à 100 000 pesos. Je ne peux recommander tous mes hébergements, mais j’ai bien aimé celui de Salento, à la Finca Don Eduardo, de San Agustin, à la Casa de François ou mon petit hôtel Tranquilidad au désert de la Tatacoa, pourtant très très basique.

Les transports : tout dépend de la distance, évidemment, mais de toute façon cela ne côute pas très cher. Par exemple, l’avion entre Bogota et Medellin m’a coûté 43 euros. Le taxi de l’aéroport de Medellin à la ville (25 km, et à 23h30, donc c’est plus cher) 80 000 pesos (21 euros). Le bus Medellin-Guatape 15000 pesos (4 euros). Un TukTuk de Villa Vieja au désert de la Tatacoa (8km) coûte environ 15000 Pesos (4 euros) aussi. Donc globalement, pas de grosses dépenses sur le poste transports.

Voilà, si j'ai oublié quelque-chose, laissez moi un message, je vous répondrai si j'ai la réponse.

Et n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil à ma galerie sur FLICKR en recherchant mon pseudo « Kalzennyg », album Colombie.

Bon voyage à tous !
Trois générations, 23 jours, 11 états, western happiness English translation pending
by Kast13 · 2020-02-06 · 103 replies
J’ai longtemps hésité à écrire ce carnet, au retour de ce merveilleux voyage, en Juillet, il m’a semblé que plusieurs autres carnets parlaient plus ou moins des mêmes lieux , et d’autres ont suivi les mois suivants, je les ai lu et continue à les lire avec beaucoup de Plaisir (encore merci bibouns51, marcalamar, marati et les autres, trop nombreux pour que je les cite tous), ils me rappellent ces endroits superbes et ces 3 semaines d’émerveillements.

Mais en décembre, mon père, le seul participant masculin à ce beau voyage, nous a quitté . Et en y réfléchissant, j’ai eu envie de raconter ce dernier road trip tous ensemble , pour moi c’est un rappel de bons souvenirs, et j’espère que pour certains ça donnera encore un autre exemple, les voyages à 3 générations n’étant pas si fréquents dans les carnets. Voyager avec les grands-parents et les enfants ados, ça force chacun à faire des concessions, à s’adapter au rythme et aux envies des uns et des autres…

C’était déjà le 6ème voyage dans l’Ouest pour moi, en une vingtaine d’année, et 3ème en trois ans:

En 2017, un trip à 9 avec un couple d’amis, ma soeur et nos 5 enfants, de San Francisco à Las Vegas en passant par les parcs les plus fréquemment visités (Grand Canyon, Bryce, …) sans passer par Los Angeles (https://voyageforum.com/v.f?post=8264822;#8264822 ).

En 2018, toute seule sans enfants, à la découverte du Yellowstone puis de Valley of fire, Cedar breaks et Snow Canyon entre autres (https://voyageforum.com/v.f?post=9100875;#9100875 )

Et 2019, l’objet de ce carnet, avec mes parents, mes deux filles de 14 et 16 ans et ma niece de 17 ans. Il y a eu plusieurs versions de l’itinéraire, j’avais fait une liste de nombreux endroits possibles et chacun a donné son classement. J’ai pris les lieux qui avaient le plus de voix de préférence et j’ai essayé de tous les mettre dans un itinéraire bien chargé mais je pense assez équilibré. Les incontournables étaient pour moi Yellowstone et Monument Valley que je voulais absolument leur faire découvrir à tous. Et pour les enfants, Universal Studios à Los Angeles et un nouveau passage à Las Vegas qu’elles avaient adoré deux ans plus tôt. Pour mes parents, le Mont Rushmore leur faisait envie. Le résultat a été un road trip de 23 jours, avec 2 vols intérieurs, 11 états traversés, 11 parcs nationaux, des lieux marqués par l’histoire indienne…on a beaucoup ri, un peu marché, et si souvent été éblouis.

Alors, après ce long préambule, comme on dit dans New-York Unité spéciale; voilà leur histoire . 😊

Comme nous avions un vol le 25 Juin au matin, un direct CDG-Los Angeles, on a décidé de rejoindre Paris en TGV le 24 au soir, pour dormir près de l’aéroport. Le 25, frais et dispos, nous voilà à l’aéroport. Pas de bagages à enregistrer, nous avons tous voyagé avec une valise cabine et un sac à dos. On monte bien à temps dans l’A380, et on attend le décollage…et on attend…et on attend…on nous parle d’un petit souci technique, on attend toujours…au bout d’un moment, on nous dit qu’on va nous faire sortir, que du personnel au sol nous prépare une salle climatisée (oui, il fait plutôt chaud ces jours-ci) pour nous recevoir en attendant de nous trouver un autre avion… Quand enfin on peut sortir, pas vraiment de salle climatisée mais du personnel qui nous traite un peu comme du bétail pour nous faire sortir au plus vite et nous dit de récupérer nos bagages (youpie, on n’en a pas à récupérer) et d’aller au comptoir air France où on va nous trouver un prochain vol. Mais c’est pas possible, on a nos places pour Universal demain nous! Au comptoir, on arrive dans les premiers, n’ayant pas de bagages à récupérer (mais ayant dû parcourir CDG de long en large) et là commence la recherche d’une solution pour nous 6. Première proposition: attendre minuit (on est 11h du matin à peu près là)pour prendre un vol ver Mexico, y attendre 8h puis avoir enfin un vol vers Los Angeles. Notre refus est clair, tant qu’à arriver demain, autant partir demain matin, au moins on aura une nuit de repos d’ici là. On finit par nous trouver un vol le lendemain matin, avec une escale à Detroit et arrivée en fin d’après-midi à Los Angeles. Bon, bein on fera avec…vous nous trouvez un hotel pour cette nuit? Euh…"on n’en trouve pas directement mais trouvez vous même et on vous remboursera…"je comprends qu’ils n’aient pas trouvé, il m’a fallu 2h pour finalement trouver des chambres à Chantilly, il n’y avait rien de libre plus près (les environs de l’aéroport étaient surbookés et on était six donc besoin de minimum 2 chambres). Franchement, la gestion de la situation par Air France ne nous a pas du tout impressionnés. Heureusement qu’ils ont fini par nous rembourser l’hotel et nous dédommager pour le vol 2 mois plus tard, une fois la plainte enregistrée et traitée sur leur site.

J’ai profité de l’après-midi et la soirée à l’hotel pour appeler Universal, et là, super service, ils ont accepté de changer la date des billets sans problème en apprenant la situation. J’ai aussi appelé pour changer la date de location de la voiture (prevue au depart pour 48h, on l’aura finalement prise juste 24h) et ça a été sans souci.

Le lendemain, 26 Juin, on retourne à l’aéroport avec une petite apprehension, mais tout se passe bien, premier vol ok, étape à Détroit rapide pour le passage à la douane et deuxième vol très bien également. A l’arrivée à Los Angeles, pour rejoindre notre hotel près de Universal, on fait un petit arrêt à Griffith Park, voir le signe Hollywood à la tombée du jour,



et après une pizza près de l’hotel, on s’effondre dans nos lits. Hotel : BLVD hotel and spa, très correct, jolie chambre, pas de petit déjeuner, bien situé (on peut aller à Universal à pieds).
Croisière MSC Splendida Dubaï - Gênes du 12 mars 2020 et escale au Pirée English translation pending
by Nacenta · 2020-02-02 · 87 replies
Bonjour Nous allons effectuer la croisière Dubai Génes du 12 au 29 mars 2020 sur le MSC SPLENDIDA

Pour l'escale au Pirée le 26 mars, nous avons réservé le tour d'athènes avec Piraeus express bus (20€), y aurait t-il des membres interéssés par cette visite ou déjà inscrits?

Merci d'avance
Bolivia: Exploring the South Lipez by Self-Drive
by Ticapi · 2020-01-25 · 400 replies
Hi everyone,

The idea of traveling to Bolivia came to me after seeing Jean-François (Max68)’s photos on his website. I thought we *had* to see those stunning landscapes with the colorful lagoons for ourselves. But a self-drive trip didn’t seem doable at first. A few years ago, everyone advised against going to the South Lipez with just one car.

Laguna Kara

It was only after reading Laurent (Lolobe) and Pascal (Pepe874)’s travel journals—who explored the South Lipez solo with a car from Biz Rent a Car—that I thought we might be able to do the same. Meanwhile, we’d already contacted a local agency to organize a trip with a driver and guide. But the idea of a self-drive adventure really appealed to us. With encouragement and tips from Thierry (Tbernay) and Jean-François (Max68), we decided to plan our own self-drive trip. I’d like to thank them for their advice—it was *super* helpful. And a big thanks to all the other forum members for the info shared during our prep!

Laguna Colorada

Planning this trip happened during a tough time for our family. My mother-in-law’s illness and passing, plus a few health issues of my own, made us doubt the trip multiple times and nearly scrap the whole thing.

We booked our international flights in February with Swiss. They offered the best balance of travel time and price from Switzerland. Swiss operates Zurich–São Paulo with their own fleet, and São Paulo–Santa Cruz with GOL. In June, GOL canceled the Saturday flight and rebooked us on Sunday. Spending over 24 hours in that huge Brazilian city didn’t work for us at all, so we asked Swiss to put us on the next Zurich–São Paulo flight. Too bad—we lost a day in Bolivia and had to skip the Tarabucco market on Sunday.

Right after, we also booked the car in February. After contacting Imbex and Biz, we went with Biz. Not speaking Spanish, we were relieved to communicate with Alejandra in French. The contact was great—she answered all our questions patiently. Sometimes it took a few days to get a reply, but we could also reach her on WhatsApp. After our trip, we can *only* recommend Biz for rentals in Bolivia. The cars are well-prepped for the South Lipez tracks. The agency is reliable, and the vehicles are new and well-maintained.

“Our” car, a Toyota Hilux

While planning, we realized the presidential elections would happen while we were in Bolivia. The risk of *bloqueos* (roadblocks and protests) was very real. But in Bolivia, *bloqueos* seem common—you always have to account for that kind of hassle. In late August/early September, Uyuni and the Salar region were blocked for days, leading to food, fuel, and cash shortages. Worried about a blockade in Uyuni and missing the Salar, we decided to visit it first *just in case*.

On election day, the whole country shut down. Planes were grounded, buses and taxis couldn’t circulate, and private cars were banned. There were a few exceptions—ambulances, police, or certain professions—but as tourists, we couldn’t get permission to drive. We asked the embassy, and Biz even requested a permit from the electoral office. So we had to plan to be somewhere with things to do *without* the car.

We decided not to book any accommodations in advance—a first for us. Usually, we plan our stops and reserve lodges, hotels, or campgrounds well ahead. This time, only the room in Sucre was booked, so we’d have a base when we arrived.

In July, Alex (Delhenry) reached out to propose joining part of the trip. He didn’t realize we were leaving in October. Still, we got fresh updates when he returned from the South Lipez. Thanks, Alex—your tips, especially about the Guadalupe–Tupiza stretch, were *super* useful.

In September, we connected with Jean-Louis (Avx) and Anne (Xeta), who were also heading to Bolivia in October, one and two weeks after us. We had dinner with Jean-Louis and his friend after our South Lipez trip and stayed in touch with Anne. It was great to chat with them! Unfortunately, Anne and her husband had a much rockier trip—they got hit hard by post-election issues.

Climbing Volcán Tunupa

Our itinerary wasn’t set in stone—we decided to wing it on the spot. Two weeks before departure, I reconnected with Alejandra at Biz to move the car rental up by a day. With the elections, we wanted to leave Sucre ASAP and focus on the South Lipez. Outside Uyuni and Tupiza, the risk of blockades was zero. We also planned a two-night buffer in Sucre before our flights, just in case. It might sound overcautious, but in hindsight, we made the right call. If we’d left Sucre a day later, we wouldn’t have made it to Potosí—it was completely blocked. On the way back, we *just* dodged blockades in Potosí and elsewhere. Sometimes, you’ve gotta trust your gut.

Here’s our route—only the first two nights in Sucre were booked ahead:

D1 Departure from Switzerland

D2 Sucre (La Selenita)

D3 Sucre (La Selenita)

D4 Colchani (Hotel de Sal Luna Salada)

D5 Jirira (Auberge Doña Lupe)

D6 On the Salar (in the car)

D7 A few kilometers from Estancia Catal (in the car)

D8 Laguna Hedionda (Hotel Los Flamencos)

D9 Laguna Colorada (Lodge by the lagoon)

D10 Middle of nowhere, en route Laguna Verde–Mina Horsu–Quetena Chico (in the car)

D11 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)

D12 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)

D13 Guadalupe (Guest room at Celia’s)

D14 Along the Rio Grande (in the car)

D15 Tupiza (Hotel Mitru)

D16 Tupiza (Hotel Mitru)

D17 Sucre (La Selenita)

D18 Sucre (La Selenita)

D19 Santa Cruz (Hotel Sun)

D20 Departure from Santa Cruz

D21 Arrival in Switzerland

As you can see, we spent 13 nights in the South Lipez. Initially, we’d planned for nine, but Jean-François (Max68) suggested staying longer. Great advice—we didn’t regret it one bit. We could’ve even added 2–3 more days without getting bored.

Self-driving in the South Lipez takes some prep and a good GPS. We kept it simple and used maps.me to navigate. It’s a solid app—just save your waypoints ahead of time. For some stretches, I used Google Earth to visualize the tracks and sites. If you stick to the tour operator routes, you *almost* can’t get lost. But we often veered off the beaten path and took different routes. Some days, we didn’t see another car. So in case of a breakdown, it’s key to have water and food for several days. In some spots, there’s *zero* signal—your phone won’t work. Another must: it gets *cold* in the South Lipez, and a good sleeping bag is essential. We brought down sleeping bags rated for -10°C and didn’t regret it during our car nights.

The Dalí Desert

Some tracks are *super* rocky—flat tires are a real risk. On those stretches, maps.me’s estimated travel time was way off. Some sections barely let us go over 15 km/h.

Lots of forum members recommend doing the South Lipez “loop” from Tupiza to Uyuni—ending with the Salar—to avoid Uyuni’s crowds. That might work for organized tours, but for self-drive, the direction *doesn’t* matter. I’ll say this: the few vehicles we saw mostly came from Tupiza and Chile, not Uyuni. So if starting from Uyuni works better for you, go for it! Ending in Tupiza means heading toward warmer weather. For our planned stops and climbs, starting in Uyuni helped with acclimatization. Spending a few nights between 3,600–3,800 m before going over 4,000 m is a smart move.

Uyuni Salt Flats in the morning

Overall, we barely saw anyone—except at Laguna Hedionda and Chalviri. There were several tour groups at Hotel Los Flamencos (Laguna Hedionda), but we didn’t cross paths during the day. Hardly anyone on the Salar, on the roads, or at the lodges in the evenings. The *only* place that shocked us was Chalviri. We’d planned to stay there, but it was fully booked—and we counted *forty* tour jeeps on-site. This was around noon! At the Polques hot springs (Chalviri), it was *packed*—we quickly nixed the idea of a dip. Plus, the vibe wasn’t great: soaking right by the road with lodges and restaurants in the background? Meh. Still, lots of tourists love it, so it’s up to you.

For the photos, I kept the colors and mood we saw. The lagoons’ hues are often stunning, but some online photos are *way* over-edited and oversaturated. The South Lipez’s landscapes are breathtaking—no need for excessive retouching.

If you don’t want to read all the details, the start of the travel journal is here: https://voyageforum.com/v.f?post=9888761;a=9888761
Chine: Au fil de l'eau du Yangtse English translation pending
by Jemaflor · 2020-01-19 · 9 replies
Le fleuve Yangtse et ses célèbres trois gorges … un vrai rêve de voyageur. Voilà ce que je vous propose de découvrir à travers ce récit d'une balade fluviale singulièrement dépaysante au cœur de l'immense Chine. Le long fleuve est majestueux surtout lorsque son cours traverse les fameuses gorges qui en ont fait sa renommée. Quant au nom de Trois Gorges, il vous évoque probablement celui d'un barrage hydroélectrique unique au monde, il sera évidemment abordé mais à la fin de ce carnet de voyage. Des impressions et des descriptions et beaucoup de photos pour illustrer ce compte rendu de périple fluvial. Êtes-vous fin prêts à embarquer ? Alors, bienvenue à bord.

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Un voyage fluvial débute comme il se doit dans un port. Ici, ce sera Chongqing. La ville est impressionnante et démesurée. Presque à perte de vue ce ne sont que gratte-ciel, tours et blocs d'immeubles où s'empilent des milliers d'appartements et où s'entassent des millions de Chinois. La vision est oppressante … en tout cas, c'est l'image que je garde en mémoire de Chongqing, la tentaculaire mégapole du centre de la Chine. Pour vous impressionner un peu plus, on vous parle de cette ville comme la plus vaste de l'Empire du Milieu avec une population estimée à 32 millions d'habitants, la population de cette cité serait l'équivalent de la moitié de celle de la France ! Bon, en y regardant d'un peu plus près on s'aperçoit que ce chiffre effrayant correspond en fait au nombre d'habitants de la région puisque Chongqing est le nom de l'agglomération mais également celui du territoire (un peu plus grand que la superficie de la région française de la Nouvelle Aquitaine). Donc, ironiquement j'aurai envie de préciser que la cité de Chongqing ne compte qu'une petite vingtaine de millions d'habitants !

Après avoir traversé cette étourdissante concentration de buildings et puis après avoir longé la « forêt » d'immeubles alignés tout le long des collines surplombant la rivière Jialing, nous voici au bord de l'autre cours d'eau de l'agglomération, bien plus célèbre, le fameux Yangtse. Le but de notre étape dans cette région.



En contrebas, le mythique fleuve paraît presque encombré avec un va-et-vient incessant entre navires de transport et bateaux de promenades sans oublier la présence à quai de plusieurs navires de croisières. Un port fluvial et un fleuve, à l'image de la ville, trépidants. Nous voici donc prêts à embarquer. La pensée de quitter l'immense et si grouillante ville de Chongqing n'est pas pour nous déplaire … déjà on s'imagine navigant lentement dans un décor naturel de gorges hautement spectaculaires. Pour l'instant, on le constate, le lit du Yangtse est particulièrement encaissé, il nous faut descendre par un long escalier fixé sur ces berges pour le moins pentues, puis emprunter un brinquebalant pont flottant, traverser un, puis encore un second bateau de croisière pour enfin atteindre notre navire. Ouf !



Quant à nos bagages, les porteurs locaux se les disputent. Un portage traditionnel avec un bâton sur l'épaule : un, puis deux bagages de chaque côté et voilà plus de 80 kg sur le dos … Aïe, aïe ! Un vrai travail de forçat, que ne faut-il endurer pour gagner sa vie ! Merci messieurs et respect.



La nuit est maintenant tombée sur la ville et sur l'imposant fleuve, place à un superbe festival de couleurs et de lumières. On en oublie la concentration de barres de buildings pour admirer le spectacle. En fond de panorama des façades illuminées toutes constellées de lumières celles des appartements avec en prime juste sur la berge qui nous fait face un bâtiment de style palais asiatique, aux lignes dorées et étincelantes comme parées de guirlandes lumineuses.



Le ballet des navires anime le décor, les couleurs scintillent. Un moment vert puis jaune avec de virer au rose, splendide ! Ajoutez au tableau des reflets et la représentation devient féerique ! Cette version rose est du plus bel effet.



En se tournant du côté opposé, vers le cœur de la ville, quelques gratte-ciel nous toisent avec leurs originales architectures. Ils paraissent gigantesques, normal pour des gratte-ciel mais c'est plutôt leurs lignes incurvées qui surprennent, on pourrait voir là un effet de déformation due à l'angle de prise de vue … mais non, on ne rêve pas , ces immeubles ont bien ce surprenant aspect légèrement courbe.





Une dernière vision depuis le pont supérieur du bateau en direction du pont illuminé, on l'aperçoit en fond d'image … car il est temps de rentrer à l'intérieur, la brume nimbe le décor et de plus une bruine commence à nous mouiller.

La nouvelle va vite se répandre parmi les voyageurs. Quoi ? le bateau ne partira pas comme prévu ce soir ? Le commandant est seul maître à bord et il a pris cette décision. Le motif ? Des pluies abondantes ont gonflé le débit du Yangtse, les eaux sont hautes et les courants s'affolent en tout sens … Le long fleuve tranquille s'est transformé en quelques heures en un tumultueux cours d'eau. Les manœuvres pour quitter le port puis la navigation paraissent trop périlleuses pour envisager un départ imminent. Dont acte ! Et pendant ce temps, dans le salon à l'intérieur du navire … la croisière s'amuse ! Il fallait bien que je la place cette expression devenue culte, c'est fait !



Un moment de convivialité entre une partie de l'équipage, quelques officiers et les croisiéristes. Le Century Diamond est un bateau de croisière à taille presque humaine … rien à voir avec le gigantisme des paquebots des «cruises » à l'américaine avec leurs milliers de passagers à bord. 110 mètres de long et 130 cabines qui probablement n'était pas toutes occupées à cette date, cela donne à bord une ambiance bon enfant. Pour cet apéritif de présentation, l'ambiance est chaleureuse , les sourires sont de mise et l'on trinque avec entrain. L'occasion pour moi de converser avec un membre du staff de direction, et entre deux gorgées d'un vin chinois champagnisé de lui poser la question qui brûle les lèvres de nous tous : sait-on finalement jusqu'à quel moment est reporté le départ. Avec un large sourire comme savent faire les asiatiques, il nous rassure : « Tomorrow at dawn, for sure! ». Ça s'arrose, tiens ! Et hop un autre flûte de vin sera vite avalée.

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Quelques bruits, une sensation de mouvement … je suis à peine éveillé, j'ouvre un œil puis les deux et réalise que nous quittons le port. Adieu Chongqing et bonjour la découverte d'une partie du fleuve Yangtse. Au programme, quatre jours de cabotage jusqu'au célèbre barrage des Trois Gorges soit 648 kilomètres de navigation au fil de l'eau.



Les lueurs de l'aube n'ont pas encore fait disparaître les ombres de la nuit mais à travers la fenêtre de la cabine j'observe le décor qui défile très lentement : passage sous un pont et croisement de plusieurs embarcations. La photo prise est floue, un peu bougée par manque de luminosité. Finalement elle correspond parfaitement au souvenir que je garde des ces instants celui d'un paysage fluvial embrumé … comme mes yeux à demi réveillés.

Un peu plus tard, un peu plus loin … le jour est à présent levé mais ne triomphe pas complètement des brumes du petit matin, elles estompent encore l'horizon et les silhouettes des montagnes.



Fini les visions agressives de l'urbanisme galopant qui sévit dans les villes chinoises, ici, dans ce secteur du fleuve, il n'y a de place que pour une nature florissante, celle de la Chine profonde de l'intérieur du pays … de l'eau, des montagnes et une végétation verdoyante. Que cela fait du bien à voir ! voilà un panorama des plus apaisants, on apprécie et on contemple, sans retenue aucune. Avec une vitesse de croisière de quelques 20 à 25 kilomètres/heure, on a tout le temps de profiter des paysages du célèbre Yangtse. Le troisième plus long fleuve du monde (après l'Amazone et le Nil), en effet il serpente sur 6300 kilomètres depuis les hauteurs des montagnes du Tibet jusqu'à la Mer de Chine où il se jette un peu nord de Shanghai. Le cours du Yangtse le fait voyager à travers pas moins de onze régions chinoises, il se fait successivement torrent montagneux puis méandre après méandre se faufile entre des gorges escarpées et de larges vallées pour s'étendre enfin en un immense delta. Quelques 700 affluents viennent rejoindre le lit principal et gonfler son débit, environ 30 000 m³ seconde !

Depuis le pont supérieur, le belvédère est idéal pour ne cesser d'observer les berges.



Là, c'est une ferme traditionnelle qui domine le fleuve et surtout une belle plantation de bananiers. Des arbres tropicaux aux larges palmes qui témoignent du climat local, c'est à dire chaud et plutôt humide.



Ici, c'est une simple embarcation qui attire mon regard. Mais où est le pêcheur ? A bien l'observer, on constate que c'est une balise, elle est surmontée d'un lampe pour son éclairage nocturne et elle sert donc à délimiter le chenal de navigation. Il y en a ainsi tout le long des rives du Yangtse, après en avoir ainsi longé plusieurs je ne les confond plus avec de simples barques de pêcheurs. Finalement cette forme imitant une embarcation est bien vue pour intégrer ces repères parmi cet environnement fluvial. Autre avantage, on peut facilement les déplacer selon la hauteur des eaux.



D'autres balises, blanches et rouges jalonnent régulièrement les rivages du fleuve comme on peut le voir sur ces deux photos. Nous sommes en septembre et par endroits, déjà quelques feuillages jaunissent, apportant une belle touche automnale à ces rivages. En de nombreux passages, les berges semblent confortées par des rochers dont les strates (à droite) présentent d'étonnantes courbes. L'impression de solidité, qualité reconnue de la roche, est ici atténuée par cet aspect de mouvement. Comme si la pierre était aussi molle qu'une pâte à modeler. Au bas du long escalier, un pêcheur solitaire taquine les poissons, une image classique des bords de ce fleuve.



D'autres pêcheurs sont embarqués sur de simples barques comme celui-ci qui tire vaillamment son filet. Je ne suis pas sûr qu'il ait apprécié les petites vagues provoquées par le passage de notre navire. Pardon pour le dérangement.

Les rivières qui se jettent dans le grand Yangtse sont particulièrement nombreuses, je l'ai déjà évoqué précédemment. Ainsi, la continuité des rives se trouve-t-elle souvent entaillée, sauf lorsqu'un pont à été construit. C'est le cas en cet endroit où ce pont enjambe la rivière affluente. Tiens, voici un train qui apparaît, c'est parfait pour « animer » ma photo.



Vous vous en doutez, le grand et long Yangtse n'est pas seulement une fleuve utilisé pour les seuls bateaux de croisières. De même, les rivages ne sont pas seulement constitués de paysages de campagnes bucoliques destinées à dépayser les touristes. Avant tout, le fleuve est une voie navigable principalement dédiée aux transports commerciaux. Lors d'une croisière sur son cours on ne s'étonnera pas de croiser en permanence une multitude de péniches, de cargos et de portes containers. Ils transitent chargés de marchandises et de matériaux, de port en port et de ville en ville.





Peu à peu, les rivages se font moins nature et la végétation cède la place à des entrepôts, des silos, des usines et maintenant à un port. Sur les quais d'imposantes grues oranges font comprendre que l'on retrouve une Chine industrielle et urbaine. D'ailleurs, à proximité se profilent de hauts immeubles bâtis à touche-touche !



Cette portion des bords du fleuve n'est pas vraiment des plus esthétiques … et si on rentrait à l'intérieur du bateau ? D'autant que comme sur toute croisière d'agrément, des animations sont au programme. Ce matin, il est prévu une démonstration de peinture. Une peinture originale de tradition chinoise : de la peinture sur verre …. mais en peignant l'intérieur de petits vases. Un talentueux artiste nous fait une démonstration et nous explique la technique. Et me voilà pinceau et vase aux mains.



Les poils recourbés du pinceau sont sensés faciliter le travail … mais cela ne me paraît pas du tout évident. Il ne faut surtout pas trembler et à vrai dire cela me donne l'impression d'essayer de peindre avec la main gauche alors que je suis droitier ! Bon, la tentative ne m'a pas convaincu. On pouvez s'en douter, il faut de l'expérience et du travail pour réussir un début de décoration présentable aussi je préfère admirer le travail réalisé par l'artiste (photo vase de gauche).
La Tanzanie, du Tanganyika à Zanzibar English translation pending
by Jlcro · 2020-01-15 · 30 replies
Un voyage qui date un peu, mais qui mérite, il me semble, d'être conté ici. Les choses ne devraient pas avoir tellement changé, j'espère...

jeudi 8 novembre 2018

Dodo à 0 :00, réveil positionné sur 2h30… Et finalement très peu de dodo entre les deux…C’est la quasi nuit blanche. Café, on drive jusqu’au parking alternatif de l’aéroport. On y est accueilli par un garçon sympa qui nous offre le café. Tu lui laisses les clés, il s’occupe de tout… On est rejoint par une famille nombreuse et la navette nous emmène à l’aéroport pour autour de 4 heures et demie. File d’attente, drop des bagages, contrôles, fouilles… La routine… On transite par Schiphol/Amsterdam où on passe une paire d’heure… Ensuite, easy, films à deux balles, mp3, dos en huit, les documents à remplir, les visas, les passeports… Dehors un grand type avec un panneau à notre nom qui nous emmènera au ralenti à travers une piste passablement casse-gueule, jusqu’à un grand bâtiment blanc. L’endroit est tenu par une italienne extatique qui parle de son séjour ici comme d’un miracle !

vendredi 9 novembre 2018 Parc du Tarangire

Geoffrey, guide francophone nous choppe à 9h. On traverse Arusha…

C’est l’Afrique, que veux-tu que je te dise ! On roule durant 3 heures pour atteindre le parc de Tarengire. D’entrée de jeu Geoffrey nous amène au bord d’un petit étang. L’effet est extraordinaire. Il y a tellement de choses à voir de tous côtés , les paysages sont tellement beaux avec d’incroyables baobabs partout, qu’on a du mal à croire que c’est la réalité. Si tu devais crée un jeu 3D sur le thème des animaux d’Afrique, ça ressemblerait à ça…

















Après quelques heures, on arrive sur un surplomb avec vue sur une large vallée.

Organiser mon voyage en boucle Colombo - Colombo au Sri Lanka English translation pending
by 1963Philippe · 2020-01-11 · 12 replies
Bonjour,

Nous aimerions organiser notre voyage au Sri Lanka via Voyage Forum, pouvez-vous nous aider ? Nous arrivons le 14 mai à 08:35 du matin à Colombo pour un retour le 01 juin.

Pour commencer, nous avons imaginé le périple suivant :

Une boucle nous faisant passer par le triangle culturel (sigiriya, Polonaruwa, Dambulla...) ensuite Kandy et après Ella et Haputale.

Ensuite descendre vers udawalawe voir les élephants pour rejoindre après les plages de l'est vers Arugam bay et passikudah.

J’aimerais que nous préparions ce voyage étape par étape.

A partir de notre arrivée à Colombo,

1) quel train prendre, quel bus ou tuktuk, voir ensemble les horaires et éventuellement les réservations ?

2) Qu’est-ce qu’il faut visiter en priorité ?

3) Combien de temps reSter pour visiter ? 4) Quel safari ?

Sachant que nous avons envie de rejoindre la plage à partir du 25 mai car visiter c’est bien mais là farniente aussi !!!

D’avance, je vous remercie.

Valerie et Philippe
Visites, découvertes, balades et repos au centre Vietnam et hauts plateaux du centre English translation pending
by Frangil · 2020-01-07 · 29 replies
Bonjour, Nous partons à Da nang le 4 février à 2 pour 30 jours de visites, découvertes, ballades et repos tranquillou ! Nous avons de ne faire que le centre de façon à réserver le nord pour une autre saison et le sud pour une autre année (donc on ne descendrait pas jusqu' Dalat) ! Nous avons épluché le routard et le lonely et parcouru le forum qui regorge d'informations passionnantes ........et c'est le pb car nous ne savons plus comment orienter notre séjour. Aussi je pose les questions en vrac . 1/ ce qui est fixé : arrivé à Danang et direct à Hoi An = 7 jours pour rayonner puis Hué = 4 ou 5 jours ?? (nous aimons prendre notre temps) 2/ Ensuite reste donc 17 ou 18 jours pour faire Kontum, Buon Ma Thuot et remonter vers Da nang en faisant une ou 2 escales sur des plages : Doc let ? Qui Nhon (bai Xep ?)

Que pensez vous de la faisabilité en fonction des temps de transport ? Quelles sont les durées de transports ? N'est-ce pas "redondant" de faire une étape à Kontum et à BMT sachant que nous n'aimons pas faire des escales de moins de 2 jours ? Est-ce possible d'aller en louant une moto visiter seul les villages à la journée ? et les campagnes environnantes ?

Pour la remontée et escale plage (avant retour dans froid et grisaille parisienne) vos avis ?

Désolé, je sais que tout çà a déjà été énoncé dans des carnets de voyage (j'en ai 6 pages de notes!) mais je n'arrive pas à synthétiser et "essentialiser"

merci pour vos avis
Projet 3 semaines en Croatie, Bosnie, Monténégro en été English translation pending
by Lhaura · 2020-01-05 · 22 replies
Bonjour à tous,

Nous prévoyons un séjour de 3 semaines en Croatie, Bosnie et Monténégro du 20/07 au 10/08 (21 nuits sur place) avec nos 2 enfants de 9 et 14 ans.

Nous aimons les randonnées, les paysages de montagne et les paysages où on se sent tout petit en général, les villes chargées d’histoire, les couchers de soleil en bord de mer ...

J’ai un vague itinéraire en tête. Pourriez vous donner votre avis, et quelques conseils pour la dernière semaine en Croatie ?

J 1 arrivée à Dubrovnik en début de matinée (EasyJet au départ de Nantes).

Route vers les bouches de Kotor

Je prévois 4 nuits / 3 jours sur place pour le mont Lovcen, le tour des bouches et les beaux points de vue, une balade en kayak pourquoi pas ...

J 5 départ pour Mostar en passant par Trebinje

Je prévois 3 nuits / 2 jours sur place avec notamment la visite de Mostar, Pocitelj, Blagaj et les chutes de Kravica.

J 8 départ pour Sarajevo

Je prévois 3 nuits / 2 jours sur place avec notamment une visite de la ville avec un guide francophone.

J 11 départ pour Jajce, située à mi-chemin entre Sarajevo et le parc de l’Una. A priori c’est une jolie petite ville avec des belles chutes et des moulins. De quoi occuper la fin de journée.

J 12 route vers le parc national de l’Una

Je prévois 3 nuits / 2 jours pour quelques randonnées et voir les plus belles chutes du parc. Peut être une activité rafting également.

A partir de là il nous reste 7 nuits à caler en Croatie. Et là je ne sais plus ... Je n’ai pas suffisamment de temps pour faire tout ce que j’aurais voulu !

D’autant que la dernière nuit du séjour, la 21eme, sera à Dubrovnik en prévision du vol retour du matin. Il m’en reste donc 6 à caler.

Je pensais passer par Sibenik pour visiter le parc national de Krka.

J’aurais aimé passer par Primosten également et visiter Split. Mais Omis me semble intéressant également. J’aurais voulu aller sur une île aussi.

Mais niveau timing, je vais devoir exclure certaines choses !

Surtout que j’aurais voulu me poser un peu en fin de séjour pour profiter du bord de mer, des plages, peut être louer un zodiac et faire une balade de criques en criques,  profiter de beaux couchers de soleil, des restau en bord de mer ... Les enfants adorent les pontons d’où ils peuvent plonger.

C’est là que j’apprécierais vos conseils.

Quels point de chutes me conseilleriez vous pour ces 6 nuits ? 2 nuits à Sibenik et 4 nuits à Omis ? La route Omis - Dubrovnik se fait elle facilement ?

Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de partager leur expérience !

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